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étudiant 7 mars 2019 Volume 2 Numéro 5

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition 4 avril

La robotique à Louis-Riel, un sport en soi!

L’équipe de basketball senior masculine Louis-Riel Rebelles a connu une excellente saison en remportant huit matchs consécutifs, avant de perdre point en prolongation. PHOTO : FRED SHERWIN

COR-18-075

APPRENDS À PENSER

COMME UN PRO

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7 mars, 2019 • Volume 2, Numéro 5 • A1

contre Longfields Davidson Heights dans le match de championnat AAA par un

Pascal Bessette, 9e année École publique Louis-Riel Saviez-vous qu’à l’École secondaire publique Louis-Riel il n’y a pas que les sports? Nos élèves peuvent aussi vivre d’autres passions telles que la robotique. Il y a trois ans, suite à un intérêt exprimé par les élèves, M. Lavigne, enseignant passionné de la technologie, a mis sur pied le Club de robotique de Louis-Riel. Les élèves de la 7e à la 12e année du Club de robotique de LouisRiel, se rencontrent une à deux fois par semaine pour travailler leur robot construit avec des legos Mindstorm. À quoi serviront ces robots? Ils seront les vedettes des compétitions interscolaires dans lesquelles participeront les membres du club au courant de l’année. Grâce à l’organisme Robotique Zone 01, qui existe depuis maintenant 12 ans, une panoplie de compétitions sont organisées pour les différents âges et elles sont ouvertes à toutes et à tous. Pour les 6 à 9 ans, il y a le défi Appel à l’aide et le défi Ours polaire. Le défi Appel à l’aide consiste à faire une démonstration d’un sauvetage. Le défi Ours polaire consiste à éviter un conflit entre des scientifiques et un ours polaire. Pour les 10 à 12 ans, il y a les défis : La grande échelle, la WRO (World Robot Olympiad), la 3e alarme et le Sumo. Pour le défi de La grande échelle, le robot doit monter et descendre une échelle à un angle de 45 degrés. La WRO est un défi de parcours. Pour ce qui est de la 3e alarme, le robot doit venir en aide à une situation d’urgence. Et finalement, le défi Sumo est un combat entre deux robots sur un tapis de type Sumo. Pour les 13 à 15 ans, il y a le défi de Hockeybot au lieu du Sumo, en plus d’autres défis qui sont divisés en deux catégories selon le niveau de difficulté : la compétition blanche et la compétition noire.


N’oublions pas que les portes ouvrent des deux côtés Amélie Trottier, 12e année École catholique Garneau « En français s’il vous plaît. » « Le français t’ouvre des portes. » « Le français s’apprend, l’anglais s’attrape. » Que veulent dire ces courtes phrases dénuées de sens pour l’élève du secondaire? Outre l’irritation causée par la répétition de ces énoncés à signification obscure, l’adolescent finit par se tanner et associe avec le français, une connotation négative. Pourtant, les intentions sont bonnes, alors pourquoi une réaction si négative? Au sein des écoles francophones, on voit des phénomènes culturels qui sont inexistants chez nos voisins anglos. Parmi les nôtres, une division se crée entre ceux qui tiennent à leur français comme une bouée de sauvetage et les autres qui voient notre langue comme une ancre qui essaie de nous noyer. Certains élèves, souvent le même groupe, décident de s’impliquer à fond dans la communauté scolaire et ainsi baignent dans la culture francophone. Mais tout le reste, pour une raison évidente, ne parle qu’en français lorsqu’une figure d’autorité est présente et revient à son anglais chéri dès que l’adulte est parti.

Pour clarifier, je ne blâme pas les élèves, ou même les enseignants. Je blâme la collectivité silencieuse et passive qui choisit de ne pas faire l’effort. J’aimerais dénoncer notre paresse et notre maladresse quand ça vient à expliquer l’importance du français. Pourquoi attaquer le franco souffrant d’insécurité linguistique qui a de la difficulté à s’exprimer dans sa langue complexe (difficile à maîtriser, peu importe ce que son enseignant de français essaie de lui faire croire) et qui est attaqué pour chacun de ses anglicismes, quand tout ce qu’il veut, c’est de dire sa pensée? Nous devrions cesser de corriger chaque petite erreur et mettre plus d’énergie à promouvoir le français qu’à empêcher l’anglais. Trop souvent, on voit la langue anglaise comme une ennemie. Mais pourtant, elle fait partie de notre culture. Lorsqu’un élève se met à franciser son anglais ou à parler le « franglais », nous devons comprendre que c’est non seulement l’avenir de notre langue parlée, mais aussi notre identité en tant que Franco-Ontariens. Si l’Académie française accepte maintenant des mots tels que boycott, break, crash, flirt, selfie et lobbying, tous d'origine

anglaise, alors pourquoi réprimander le francophone qui s’exprime avec les mots qui lui semblent le plus clair? La langue est vivante et évolue constamment, tout comme les êtres humains à travers lesquels elle perdure. Alors cessons d’attaquer nos semblables qui choisissent de vivre de l’ensemble de leur culture. Notre identité culturelle ne s'arrête pas qu’à la langue française et nous devrions être les premiers à consommer les arts et la scène culturelle bilingue. Des oeuvres comme le film Noël en Boîte de Jocelyn Forgues sont la preuve que le français et l’anglais peuvent cohabiter et prospérer. Le français lui-même est influencé par d’autres langues. Nous devrions donc célébrer la diversité culturelle et non essayer de la diviser. Nous sommes à la fois francophone et anglophone, et aucune langue ne devrait être plus importante que l’autre. Si nous souhaitons la survie de la langue française, nous devons la laisser grandir et s’épanouir, tout en se permettant de consommer dans toutes les langues. Sans l’anglais, le français ne nous ouvre aucune porte. Dans le fond, c’est le bilinguisme qui nous avantage.

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Mise en garde à tous : le miroir est tranchant Kira Cuerrier, 11e année École catholique Béatrice-Desloges En ce moment, quelque part dans le monde, quelqu’un se regarde tristement dans le miroir, affichant un faible sourire de honte. Cette situation vous semble familière? Je parierais que oui. En fait, la plupart d’entre nous se sont retrouvés dans cette position. Et avec l’influence actuelle des médias, ce phénomène ne fait qu’empirer. Dans cette ère technologique, on pourrait facilement banaliser les effets qu’ont les médias sur notre cerveau. Pourtant, il semble que plus ils évoluent, plus notre société fait face à des problèmes de basse estime de soi chez les adolescents. Coïncidence? Je crois que non. Nous vivons dans une société obsédée par la beauté dont les standards sont clairement reflétés dans nos choix de modèles dans les médias. Mais qu’y a-t-il de mal avec ça? Selon eux, c’est évident que la robe va mieux paraître sur une figure svelte, n’est-ce pas? Le problème, c’est qu’une étude démontre que 56 % des adolescents croient que les publicités des médias sociaux sont la source primaire d’une basse estime de

soi. Ce qui est pire sont les conséquences de cette basse estime de soi. Dans une étude menée sur la satisfaction par rapport à l’apparence, 27,6 % des adolescents avouent qu’ils sautent des repas, et 11,3 % de ceux-ci avouent que parfois ils ne mangent pas pendant une journée entière. Mais ce n’est pas tout. Les médias, surtout la télévision, affectent pour autant les minorités visibles, souvent stéréotypées de manière humoristique. Avec plus de 200 groupes ethniques au Canada, on croirait qu’on serait mieux représentés, non? Malheureusement, ce n’est pas le cas. En fait, plusieurs études démontrent que les émissions à la télévision abaissent l’estime de soi des enfants étant des minorités, non seulement à cause des mauvaises représentations, mais surtout en raison du manque de représentation. Par exemple, dans les films de Hollywood, on compte moins de 30 % de minorités ethniques qui ont des rôles avec du dialogue. Pourtant, dans le monde, spécifiquement l’Occident, il y a tant de personnes qui s'identifient en tant que minorité visible, parmi laquelle six millions sont des Canadiens. C’est en fait un problème réel et qui a un impact sur

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la société. Vous connaissez sans doute plusieurs dans votre entourage qui en sont affectés. Moi aussi, j’ai vécu ceci. Dès un jeune âge, je remarquais que personne aux nouvelles ne me ressemblait, étant biraciale. À mes yeux, le métier de journaliste m’était inaccessible, j’étais l’opposée des filles blondes caucasiennes que je voyais à la télévision. Ces quelques millions d’enfants comme moi grandissent avec une basse estime de soi à cause de ce qu’ils voyaient (ou ne voyaient pas) à la télévision durant leur jeunesse. En 2019, aucun enfant, adolescent(e) ou adulte ne devrait avoir à subir cela. En fin de compte, ce n’est pas la faute des jeunes qui se sentent mal dans leur peau. C’est celle des médias, dont l’indifférence flagrante touche des millions de personnes. Pourtant, le progrès n’est pas inexistant. On voit de plus en plus de mannequins de différentes tailles dans des campagnes de publicité. Black Panther et Crazy Rich Asians ont remporté des succès phénoménaux au cinéma. Lentement, le monde commence à revendiquer son estime de soi. Et ce n’est qu’un début.

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De nouvelles personnes du jour au lendemain Geneviève Bessette, 11e année Collège catholique Mer Bleue Après 12 ans d’inaction, le gouvernement canadien a changé une des ressources essentielles pour la santé quotidienne de ses citoyens. Du jour au lendemain, plus de 36 millions de Canadiens deviendront de nouvelles personnes. En effet, comme dit le dicton, « on est ce que l’on mange! ». Au début de la nouvelle année, le gouvernement canadien a publié le nouveau Guide alimentaire canadien révisé. On peut dire qu’il n’est pas comme ceux du passé auxquels on a été habitués; celui-ci a une approche qui s'éloigne des portions et des groupes alimentaires pour offrir des recommandations plus générales que dictatrices. En général, le nouveau guide encourage un mode de vie sain et des choix alimentaires santé. Les spécialistes ont pensé à l’extérieur de l’assiette pour

présenter plusieurs options saines. On encourage de prendre les repas en famille ou entre amis, de cuisiner plus souvent à la maison, de savourer ses aliments ainsi que de prendre conscience de ses habitudes alimentaires. En mettant en pratique ces nouvelles habitudes, les Canadiens seront plus en santé parce qu’ils sauront ce qui se trouve dans leur nourriture, ils utiliseront des aliments de meilleure qualité et ils pourront trouver les points faibles à améliorer pour avoir une meilleure santé. En bout de ligne, une bonne alimentation est essentielle pour le bon fonctionnement du corps, de l’esprit et de l’environnement. Comme règle générale, les aliments transformés et préparés à haute teneur en sodium, en sucre et en gras saturés sont hors de la liste (p. ex., les croustilles, les jus et plusieurs collations « prêtes à manger » ). On prend aussi en considération l’influence du marketing alimentaire. Lorsqu’on voit une publicité d’un bon hambourgeois

juteux, c’est facile de se laisser aller. Ce repas, souvent accompagné de frites et d’une boisson gazeuse, est haut en sucre, en gras saturé et en sodium et contient très régulièrement plus de la moitié des calories recommandées par jour, lorsque

acheté dans un restaurant. Voilà pourquoi le gouvernement canadien veut sensibiliser sa population sur son effet dans la vie quotidienne pour avoir des citoyens en meilleure santé. SUITE À LA PAGE A4

La légende du Betobeto-san, une leçon par la peur en choeur. Son nom serait Betobeto-san, le Yokai qui expliquerait le son. Selon moi, l'alcool l’explique mieux. La pleine lune montrait son beau visage en lançant sur la ville une lumière argentée. Mon sourire est à moitié faux. C’est drôle, bien entendu, que cette histoire se déroule sous la pleine lune, symbole du surnaturel. Mais mon rire ne couvre pas mes vrais sentiments. L’humain ne peut s'empêcher de craindre ce qu’il ne comprend pas. J’essaye de me convaincre, encore et encore, que je comprends. Je nie l'évidence. La mère me l'a raconté un jour. - Betobeto-san n’est pas dangereux, mais si, tu veux l’éviter. Elle a remarqué que je l’ignorais. - Marche vers le côté de la route et dis-lui poliment: «Après vous, Betobeto-san.» Je n’ai rien à perdre. Un pas, puis un autre. Je me tiens debout dans le jardin de mon voisin.

- Après vous. Ma voix tremble. Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur. - Après vous, Betobeto-san, dis-je encore. La réponse qui me vient à l’oreille me terrifie. - Il fait trop noir, monsieur. Je n’irai pas. Je fige. Je coupe mes respirations. Je sens mon visage enfler, mais je retiens mon souffle. Ma main est guidée vers mon sac. J’en retire ma lampe de poche. D’une main tremblante, je l’allume. J’étire mon bras. Un vent passe. Je garde mon bras, étiré vers la nuit, en place. Je ne suis pas surpris que la lampe de poche y soit retirée. J’ai déjà eu ma dose du surnaturel. Pas grand chose, maintenant, pourrait me surprendre. La main invisible qui agrippe la lumière continue sa route. Je me retrouve bientôt dans mon lit. Tout va bien. Je devrais m’attendre à ne plus vivre d’aventures. Je ne savais pas encore que cette nuit-là, le Baku allait passer.

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Jonas Lévesque Kinder, 8e année École publique De La Salle Centre d’excellence artistique de l’Ontario Je me concentre sur ma marche. J’ignore mon entourage. Un pied à la fois. J’aurais pu jurer que je n’étais pas ivre, mais il n’y avait point autre explication. Le bruit léger de pas, qui suit le rythme des miens, derrière moi. Il manque de silhouette. Je ferme les yeux. J’étais presque chez moi : je dormirai comme un bébé, et un gros mal de tête se présentera le prochain matin. C’est ce que j'espère. J’ai déjà entendu une histoire similaire, mais c’est l’histoire d’une vieille dame dont les mémoires s’échappent. Elle faisait cela pour protéger ses petitsenfants. Les histoires sont créées comme ça. Une leçon par la peur. - Ne nage pas tout seul, disait-elle, un Kappa t’attrapera. Ma mère aussi, me faisait le tour. Je me mords les lèvres. Mes pas et mon coeur résonnent


L’éducation sexuelle à l’école : une nécessité négligée Victoria Monteils, 12e année École publique L'Héritage Actualité considérée tabou, l’information enseignée aux élèves canadiens lors des cours d’éducation sexuelle dans les écoles primaires et secondaires est simplement traitée de mauvaise façon. Depuis quelques années, il existe un débat silencieux relatif à la quantité et la qualité d’information qui devrait être transmise aux jeunes. Le problème? Ceuxci grandissent sans connaître suffisamment le fonctionnement de leurs corps pour leur permettre de résoudre les problèmes auxquels ils font face à l'adolescence, tout en apprenant à éviter le sujet avec leurs parents, leurs enseignants, et même les spécialistes. C’est une histoire fréquente : Un garçon ne reçoit pas d’éducation à propos de la sexualité autrement que par le web. Est-ce la vraie vie? Une fille ne sait toujours pas reconnaître les indices qu’un garçon joue ses meilleures cartes pour prendre avantage d’elle. L’ignorance est-elle une excuse pour ne pas faire

entendre sa voix? Le consentement, connaissez-vous? Un si grand nombre de jeunes se questionnent à propos du fonctionnement de leurs corps et celui de leurs partenaires. Pourquoi les parents acceptent-ils de perpétuer l’ignorance? Pourquoi les enseignants sont-ils si inconfortables face aux discussions sensibles avec leurs élèves? Les générations continuent de grandir sans le bénéfice de connaissances importantes telles que la possibilité d’une grossesse même si les relations ont lieu durant les menstruations, quels produits sont essentiels et recommandés pour prévenir des problèmes physiques et de la douleur, etc. Dans certains pays, il est considéré comme normal que les filles soient forcées à avoir des relations sexuelles. Le mariage forcé n’est-il pas une tradition qui contrôle des générations de jeunes filles sur leur propre corps? Aujourd’hui, les adolescents apprennent la majorité de cette information sur

La robotique à Louis-Riel, un sport en soi!

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Suite de la page A1 Pour les 16 à 19 ans, il y a le défi de La grande échelle au niveau noir, le Hockeybot et le défi de la WRO. Qui dit compétition dit prix à gagner! Robotique Zone 01 remet des prix à la première, deuxième et troisième position de chacune des catégories. En plus, chaque année à Montréal, une finale canadienne est tenue pour le défi WRO. C’est la coupe Stanley de la robotique!

Le Club de robotique de LouisRiel participera en force cette année et travaille de façon ardue ses robots pour qu’ils reviennent décorés. Les sports à Louis-Riel oui, mais nous sommes aussi en action avec nos robots! Si jamais vous vous promenez dans nos corridors, ne soyez pas surpris d’entendre des bruits électroniques et de voir des élèves au travail à résoudre des défis robotiques.

De nouvelles personnes du jour au lendemain Suite de la page A3 Avec ces nouvelles modifications aux régimes des Canadiens, on devrait voir des changements dans notre société pour les incorporer. En mangeant selon le guide, il y a moins de risques de développer des maladies chroniques telles que le

diabète de type 2 et plusieurs problèmes cardiaques. On peut toutefois se demander quel sera l’effet de ces nouvelles politiques sur l’économie des producteurs de lait et de viande alors que ceux-ci étaient beaucoup plus populaires et favorisés auparavant.

l’internet, une source vraiment fiable!... De plus, ils sont constamment exposés à des sites pornographiques, volontairement ou non. Des études ont démontré que la pornographie a des effets négatifs sur des relations amoureuses et sur l’individu en général. L’éducation sexuelle est d'autant plus importante de nos jours pour enseigner aux jeunes que ces contenus ne représentent pas la réalité de l’intimité physique et émotionnelle des relations sexuelles. Par ailleurs, les jeunes ressentent beaucoup d'anxiété face à leur questionnement qui demeure souvent sans réponses ou à leur capacité de trouver des sources fiables d'information. Ils sont régulièrement confrontés au risque de viol, d'abus, de toutes sortes de maladies transmises sexuellement et de grossesse, mais ne savent pas identifier les dysfonctions sexuelles et prévenir la grossesse et les maladies de façon sécuritaire. Par exemple, statistiquement, il est démontré qu’un nombre important d'adolescents ne connaissent pas des méthodes pour prévenir la grossesse, telle

que le stérilet. Ce sujet devrait certainement être discuté en salle de classe. Présentement, les écoles ne satisfont pas les besoins essentiels dans ce domaine. Cette année, les sexologues ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été consultés ou impliqués dans la décision d’implanter un nouveau programme d’éducation sexuelle obligatoire, cela dénote certainement un manque de jugement. Après tout, il est inconcevable que les enseignants aient les outils et les connaissances requises pour enseigner ce sujet sans l'aide de professionnels. Nos jeunes méritent de recevoir une éducation sexuelle qui leur fournit l'information nécessaire pour faire face aux défis de leur propre sexualité. Pour ce faire, une cohésion entre le gouvernement, les professionnels, les éducateurs, les parents et, bien sûr, les adolescents eux-mêmes, est de rigueur. Quand allez-vous enfin prendre des décisions pour le bien réel des adolescents et non pour respecter votre zone de confort?

En Spectacle à

l’Église Saint-Joseph d’Orléans

ÉDITH BUTLER le samedi 30 mars 2019 à 20 h Coût : 45 $

Un spectacle de marionnettes

POUR ENFANTS DE 5 À 10 ANS

le samedi 13 avril 2019 à 10 h ou 13 h

Coût : 10 $

Luce Dufault le vendredi 10 mai 2019 à 20 h Coût : 45 $ Les billets sont en vente au secrétariat de la paroisse 2757, boul. St-Joseph, Orléans – 613-824-2472 et en ligne sur le site www.eventbrite.ca

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Orléanais étudiant March 7  

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