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L'Orléanais étudiant 1 avril 2021

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étudiant 1er avril 2021, Volume 3 Numéro 6

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition 29 avril

Vaccins : Sommesnous vraiment à plaindre?

Les Canadiens devraient se considérer chanceux de se faire vacciner en 2021. D’autres pays n’auront pas cette chance. PHOTO FICHIER

Louis-Philippe St-Arnaud, 12 e année École secondaire catholique Garneau Alors que plus d’un an a passé depuis le début de la pandémie de COVID-19, il est clair que la plupart des gens sont fatigués des mesures sanitaires. Plusieurs entreprises furent dévastées par le confinement, sans oublier que mes collègues de 12e année et moi aurions tous aimé pouvoir mieux profiter de ce qui devait être la meilleure année de notre secondaire. Nous attendons avec impatience l’occasion de se faire vacciner. Suite aux retards de livraison des vaccins Pfizer et Moderna en janvier et février, il n’est pas surprenant qu’un sondage de Ipsos mené à la mi-février détermina que 71% des Canadiens étaient « fâchés » par le rythme lent des vaccinations comparativement aux États-Unis et au Royaume-Uni. Présentement, le Canada est au 36e rang international en termes de doses administrées par 100 personnes selon le classement du Globe and Mail. On envie nos voisins du sud, qui auront assez de vaccins

sous la main pour commencer à vacciner leur population générale le 1er mai alors que ça commencera en juillet ici en Ontario selon le plan provincial. Pourtant, près d’un mois plus tard, la situation s’améliore. On s’attend à franchir le seuil de huit millions de doses reçues d’ici la fin mars ainsi que recevoir les premières livraisons du vaccin Johnson & Johnson en avril. L’approbation de nouveaux vaccins pourrait accélérer davantage le processus. Toutefois, alors que l’on commence à voir la lumière au bout du tunnel dans les pays riches, les pays en voie de développement continuent à souffrir. Plusieurs d’entre eux n’ont pas pu acheter la moindre dose et sont complètement dépendants du programme Covax, une initiative de l’OMS et plusieurs autres organismes ayant pour but d’assurer l’accès aux vaccins pour le monde entier. D’après la People’s Vaccine Alliance, les 700 millions de doses sécurisées par le programme suffiraient à vacciner seulement 10% de la population

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Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

L’enfant-feu : petit bijou de poésie autobiographique MABE, 8e année Écriture et création littéraire, CEAO, École secondaire publique De La Salle L’enfant-feu, paru en 2016 aux Éditions Prise de parole, est un livre autobiographique déguisé de Michèle Vinet, répondant à une ancienne promesse que l’écrivaine francoontarienne s’était faite, à savoir écrire dans sa langue, dans son pays. En moins de deux cents pages, ce livre nous donne une leçon de vie complète, de l’enfance à la retraite. Abordant tous les sujets, du racisme à la poésie en passant par la religion, dressant un portrait formidable de l’époque ou plutôt des époques, ce livre débute au milieu du siècle dernier pour nous ramener à nos jours. À coups d’ellipse et de prose, cette vie couleur feu et poésie nous

émeut, nous émerveille, nous enflamme. Déjà, la structure peu anodine de ce roman annonce une histoire inédite : divisée en épisodes, chacun attribué à une période de la vie du personnage principal, telle l’enfance, l’adolescence, et eux-mêmes sous-divisés en chapitres, tous se concentrant sur un unique sujet, un certain membre de la famille, par exemple, ou encore une aventure bien particulière. Cette manière de jouer sur le temps et les souvenirs ne conserve dans ce récit que l’important, rendant donc toutes choses, pensées ou sensations concises et pointues, nous piquant au cœur. Ajoutez à ce schéma original, qui aurait presque permis de faire un livre entier de chaque épisode, une constante métaphore sur

le feu, ramenée à la fin de chaque chapitre, soudant merveilleusement bien l’ensemble de l’œuvre. Des cendres aux flammes en passant par les charbons ardents, l’enfant-feu, la femme flamme, survivra fièrement à tous les éteignoirs sur son chemin. Brûlante de fièvre, lorsqu’à dix ans elle se retrouve clouée au lit par la maladie, ou alors de courage, devant les dangers des causes qu’elle décidera de défendre des années plus tard, jamais la flamme de son écriture ne faiblit. Car l’écriture est dans ce roman un thème récurrent, des récits griffonnés sur les bancs d’école à son œuvre finale, qu’on pourrait supposer être l’ouvrage que l’on tient alors dans nos mains. À travers de multiples cahiers, ne servant

d’abord que de listes de vocabulaires pour ensuite devenir récits, les mots, les siens et ceux des autres, accompagneront notre héroïne tout au long de sa vie. Mise en abyme délicieuse, écrits dans l’écrit, qui rendent l’histoire plus grande que nature. C’est donc de son écriture intemporelle et comme immuable, jouant sur les mots tout en établissant une narration d’âme à âme, que Michèle Vinet nous invite à plonger dans cette aventure où Baudelaire et Lamartine rencontrent les ghettos de Caroline du Sud, où les tortues côtoient les hiboux et les anges et où les mots brûlent pour éclairer le monde. (PS – À surveiller : Le malaimant, le plus récent roman de Michèle Vinet est en librairie depuis le 3 février 2021, ce qui promet une réussite tout aussi flamboyante.)

Triste sort des adolescentes : nous nous détestons Amélie Marin-Rus, 11e année École secondaire Béatrice-Desloges Beep-beep, beep-beep. Voilà les bruits d’un nouveau matin, d’une journée qui commence, qui sera comme toutes les autres. La jeune femme se retrouve les yeux collés à son téléphone cellulaire, sur les réseaux sociaux. Elle y voit des filles bien jolies, aux corps parfaits, et aux visages doux comme le miel. Elle ne le sait peut-être pas, mais les images qu’elle « like » sont très loin de la réalité. Elle se lève, et se rend à la salle de bains où elle se prépare pour sa journée chargée. Cependant, lors du temps consacré à ses préparations matinales, cette fille ne se regarde point dans le miroir, de peur de voir une image qu’elle déteste, et qu’elle ne peut pas changer. On peut bien croire que ce n’est

pas normal pour cette fille de se sentir de cette façon, pourtant, c’est la réalité pour tellement de jeunes gens. En 2017, lorsque la photographe irlandoaméricaine, Eva O’Leary s’est rendue en Pennsylvanie pour entamer sa série de photos Spitting Image, sa mission était évidente. Elle tentait de capturer les réactions réelles et spontanées des adolescentes qui s’observent dans un miroir. Dans la plupart des photos capturées, les filles se regardant dans le miroir ne sourient guère. Une vidéo conçue par la même photographe affiche également ces mêmes jeunes femmes replaçant leurs cheveux et leurs chandails pour paraître différemment dans la glace. Le fait de percevoir une image que l’on déteste dans le miroir est néfaste à long

terme pour ces jeunes filles. Ça peut abaisser notre confiance en soi et celle-ci, pourtant si précieuse, peut-être extrêmement difficile à reconquérir par la suite. De plus, ce n’est pas seulement les médias sociaux qui blessent les adolescents et les enfants, mais aussi les paroles qui sortent de la bouche de gens qui les entourent. De nos jours, les enfants se font dire que leur corps n’est pas adéquat pour les standards presque inatteignables de la société d’aujourd’hui. Il faut être mince, avoir la peau pâle, avoir des cheveux droits, une peau douce sans boutons, de longs cils, de longues jambes, une silhouette de sablier, et la liste n’en finit plus. Une étude de l’Université de Californie menée en 2014 explique que les parents qui

ont commenté la corpulence de leurs fillettes de 10 ans, par exemple en affirmant qu’elles sont trop « grosses », était un indicateur pour un trouble alimentaire et pouvait même mener à des problèmes de surpoids, même d’obésité lorsqu’elles atteignent l’âge de 19 ans. Se faire déclarer, comme enfant, qu’avoir une allure différente est défavorable, est certainement une sorte d’abus. Parfois, cet abus vient des gens qui nous entourent et, de temps en temps, de gens qui ont vécu une situation similaire. Ces gens peuvent nous blesser sans savoir qu’ils nous font tellement mal. En fin de compte, on peut bien se demander pourquoi tant de jeunes femmes évitent tout contact avec le miroir. Ce n’est pas sorcier, nous nous détestons.

COR-20-063

C’EST LE BON TEMPS POUR DEVENIR

INDISPENSABLE

A2 • 1er avril 2021 • Volume 3, Numéro 6


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Un jardin vertical dans la serre de Gisèle-Lalonde Romy Delisle-Sanscartier, 8e année École secondaire publique Gisèle-Lalonde Les élèves de 11e année de la classe de M. Moula à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde ont réalisé un projet STIAM [NDLR : sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques] très intéressant qui comportait un volet environnemental. Il consistait à créer un jardin vertical suspendu sur trois niveaux dans la serre de l’école. Ils avaient trois semaines pour le compléter et ont procédé par étape. Tout d’abord, les élèves ont dressé un plan. Ils ont appliqué la technique de la pensée design

(Design Thinking) et réfléchi aux éléments dont ils devaient absolument tenir compte pour assurer le succès du projet. Ensuite, ils ont déterminé les besoins en eau des plantes. L’évaporation, l’humidité de la terre et la récupération de l’excès d’eau constituaient toutes des éléments importants du projet. Le jardin n’était pas une tâche facile et les élèves ont dû faire divers choix tout au long du parcours. Pour l’arrosage, certains ont utilisé la méthode de la capillarité, qui consiste à placer un contenant d’eau à côté d’une plante et de les relier par un fil ou une mèche de coton. D’autres ont opté pour la technique du cure-dent, c’est-

à-dire qu’ils devaient placer la pointe d’un cure-dent dans le bouchon d’une bouteille d’eau et planter l’autre dans la terre de la plante. Les enseignants ont pu observer plusieurs autres méthodes d’arrosage originales et ingénieuses. Par ailleurs, toujours selon le concept du Design Thinking, les étudiants ont dû élaborer le profil de la personne idéale pour veiller sur leur jardin. Elle pouvait être jeune ou âgée, et possiblement soucieuse des besoins de la ville ou de sa propre santé. Ils devaient considérer toutes les possibilités afin d’accommoder le plus de gens possible. Grâce à cela, ils ont pu créer un jardin durable.

Bien sûr, les élèves de 11e année ont dû affronter plusieurs défis et obstacles pendant le déroulement du projet. Par exemple, la terre était parfois mal arrosée ou, au contraire, il y avait souvent un surplus d’eau dans les contenants. Malgré tout, ils ont fait du très bon travail dont les enseignants sont fiers. « Notre école met de l’avant ses valeurs environnementales dans toutes sortes de contextes d’apprentissage », affirme Mme Elizabeth Bengle, technicienne de la serre de Gisèle-Lalonde. En effet, un jardin vertical suspendu peut diminuer de 3°C la température environnante et prévenir les îlots de chaleur dans la ville.

Bien sûr, un seul jardin vertical ne suffit pas à les prévenir, mais si tout le monde s’y mettait, leurs efforts auraient une grande incidence positive sur l’environnement.

L’importance du rôle d’animateur culturel dans une école Camille Desmarais, 11e année Collège catholique Mer Bleue Au Collège catholique Mer Bleue (CCMB), nous avons la chance d’avoir M. Alain Verville comme animateur culturel. Mais quel est le rôle d’un animateur culturel dans un milieu scolaire? Tout d’abord, un des rôles principaux de M. Verville est d’organiser des spectacles ainsi que des conférences pour les élèves du Collège catholique Mer Bleue. En général, un spectacle régulier lui prend environ une semaine et demie à organiser. Par

contre, il doit établir un horaire approximatif qui comprend la majorité des activités planifiées pour l’année suivante afin de bien structurer son budget. Puisque M. Alain Verville est l’animateur culturel au CCMB depuis son ouverture en 2016, il analyse les activités des années précédentes dans le but de diversifier celles à venir. Il y a de nombreuses étapes à suivre dans l’organisation d’un spectacle et le tout débute avec une rencontre plus ou moins informelle avec le gouvernement des élèves et

la direction. Une fois que l’idée est approuvée, M. Verville peut alors réserver le spectacle ou la conférence et commencer à préparer l’école en montant des affiches, insérant des capsules vidéos dans les annonces du matin ou en passant de classe en classe pour engager les élèves. Finalement, la journée de l’activité, il s’occupe de la technologie avec l’aide de quelques membres du GDE. Il arrange un mets à la cafétéria pour l’invité et, plus que tout, s’assure du bon fonctionnement du spectacle.

De plus, M. Alain Verville est un mentor pour les jeunes leaders de notre école, spécifiquement les élèves du GDE. Il aime développer leurs capacités de leadership avec l’appui des autres enseignants et il les inclut dans le développement des activités. D’ailleurs, il a collaboré à la création du calendrier des artistes du mois où les élèves pouvaient retrouver des fiches descriptives, de la musique ainsi que des entrevues organisées par les animateurs culturels de la région d’Ottawa.

Poursuivez vos interrogations sur la nature humaine et la foi avec notre B.A. spécialisé avec majeure en foi, éthique et justice.

Par la suite, ils sont dans le processus de développer une chaîne YouTube qui servira comme outil d’appui pour les membres du personnel et les élèves ainsi que pour mousser l’esprit d’école. Bref, le rôle d’un animateur culturel est crucial dans un milieu scolaire, non seulement pour les élèves, mais aussi pour les enseignants. M. Alain Verville aide les enseignants en planifiant des sorties de classe et en trouvant des ressources pertinentes. Il est un homme irremplaçable au CCMB.

ustpaul.ca

1er avril 2021 • Volume 3 Numéro 6 • A3


Louis-Riel veille à briser la routine en temps de pandémie Sarah Kaniki, 9e année École secondaire publique Louis-Riel Depuis plus d’un an déjà le virus de la COVID-19 est apparu dans plusieurs pays et nous a forcés à changer notre quotidien avec la distanciation sociale et le port du masque. Les écoles ont subi beaucoup de changements soudains et ont tenté de s’adapter, singulièrement l’École secondaire publique Louis-Riel. Pour les élèves du secondaire, les journées où ils ne sont pas à l’école, ils doivent exécuter leurs travaux à distance. Ce qui semblerait être une tâche plus

difficile que prévu pour les étudiants de la 9e à la 12e année. « Lorsque je suis à la maison, je suis facilement distraite par mon environnement et juste sortir du lit est compliqué. Ces jourslà, je manque un peu de motivation. » – Une élève de la 9e année à Louis-Riel. Cela se ressent encore plus pour ceux qui ont opté pour l’école en ligne en tout temps. C’est pour cela qu’il est très important de prendre soin de sa santé mentale et de se fixer des règles/habitudes pour être productif en ce temps de pandémie. Quelques habitudes qui ont été partagées et qui aident les élèves lors de

l’apprentissage à la maison sont : Travailler sur un bureau ou une place autre que ton lit; ta chambre et ton lit sont associés dans ta tête à un endroit où tu relaxes, tu serais donc plus propice à être distrait et démotivé. Faire une marche, sortir une fois de temps en temps; cela donne à notre corps des vitamines essentielles au bonheur. Se réveiller à la même heure chaque jour, que ce soit une journée à la maison ou à l’école; il est important de garder un rythme de sommeil équilibré parce que c’est comme ça qu’on entretient son cerveau pour accueillir de nouvelles informations.

En ne pouvant pas faire autant d’activités qu’avant, le gouvernement des élèves et l’animatrice culturelle de l’École secondaire publique Louis-Riel, Mme Lissa Turgeon, s’adaptent pour mettre en place des projets pour briser la routine difficile pendant cette période de pandémie. Cette année, les élèves ont eu droit à un spectacle des fêtes virtuel, une semaine thématique, une journée culturelle, un camp de leadership virtuel et bien plus encore. Finalement, l’École secondaire publique Louis-Riel veille à embellir la vie en gardant un encadrement exemplaire et sécuritaire pour les élèves.

Vaccins : Sommes-nous vraiment à plaindre? Suite de la page A1

de 67 pays en voie de développement cette année. D’après António Guterres, secrétaire général de l’ONU, au moins 130 pays n’avaient pas reçu la moindre dose de vaccin à la mi-mars. Nous sommes en partie responsables. Les

pays riches, dont le Canada, ont réservé 53% vacciner si l’approche des pays riches ne des doses projetées pour 2021 même s’ils change pas. Les Canadiens tomberaient n’abritent que 14% de la population mondiale. de leur chaise si l’économie devait rester Des chercheurs de l’Université Duke en séquestrée aussi longtemps, sans oublier Angleterre ont déterminé que la population que davantage de variants potentiellement générale des pays en voie de développement résistants aux vaccins peuvent émerger dans T:9.75" devra attendre jusqu’en 2024 pour se faire les pays laissés sans vaccins trop longtemps.

En bref, nous sommes chanceux de pouvoir espérer être vaccinés cette année. Même si ça peut sembler lent, c’est à vitesse grand V si l’on se compare à d’autres. S’il le faut, on se passera à nouveau des festivals cet été pour que d’autres n’aient pas à attendre des années.

Une pause-café innocente peut faire plus de mal qu’on ne pense. T:5.425"

Portez un masque, lavez-vous les mains et respectez l’écart sanitaire pour freiner la COVID-19. Pour en savoir plus, consultez ontario.ca/covid-19-fr Payé par le gouvernement de l’Ontario

A4 • 1er avril 2021 • Volume 3, Numéro 6 Cossette

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