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c a n n e s

Dossier de presse

bien être • sports • environnement • authentique • culture • saveurs • évènements • cinema • night life • luxe • hôtelleries • congrès


Edito

Le plus beau “village mondial” Parce qu’elle accueille les grands de ce monde depuis près de deux siècles, parce qu’elle abrite le plus célèbre des festivals de cinéma, Cannes est connue du monde entier. Mais que sait-on vraiment de cette ville ? On l’imagine frivole,

avide de tapis rouge et de robes de soirée, et on la découvre studieuse, accaparée une grande partie de l’année par de grands rendez-vous professionnels. On la dit moderne, cosmopolite, à la pointe de la Mode. Elle l’est, c’est vrai ! Mais elle a su préserver parallèlement ses racines et ses traditions, une authenticité qui permet à chacun de ses hôtes, pour peu qu’il s’écarte un temps de la Croisette, de goûter au pittoresque d’une cité méditerranéenne. On la pense immuable, avec ses palaces du siècle dernier, ses quartiers chics, sa baie tranquille et ses îles hors du temps. C’est mal la connaître ! Inventive, audacieuse, réactive, dyamique, Cannes est en perpétuel renouvellement. Chaque nouvelle saison amène son lot de nouveautés : tables gourmandes, établissements nocturnes, espaces de bien-être, boutiques branchées, hôtels de charme, sorties culturelles… Alors, tel Socrate, il vous faut venir ici sans idées préconçues : «Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien». Allez, flânez, observez et c’est ainsi que vous (re)découvrirez notre ville. Lisez également. Notre dossier de presse, évidemment. Avec ses douze thématiques, réactualisées sans cesse, il est le fidèle reflet de la richesse de notre destination, celle du plus beau “village mondial”.

David Lisnard Président du Palais des Festivals et des Congrès Premier Adjoint au Maire délégué au Développement Economique et auTourisme


Douze manières de découvrir Cannes En une centaine de pages, ce dossier de presse vous dit tout de

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Cannes et de ses atouts, de ses mythes et de ses nouveautés. Il a été pensé pour faciliter votre découverte de la destination et vous suggérer de nombreux articles.

Une mine d’informations qui aborde

tout ce qui fait l’art de vivre cannois fort des années

: le bien-être, bien sûr, thème

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2009-2010, mais aussi l’hôtellerie, la gastronomie,

la culture, le sport, le patrimoine, le luxe, le tourisme d’affaire, le cinéma…

Chacune de ces thématiques fait l’objet d’un dossier avec

des entrées multiples, sujets de fond ou simples anecdotes. Il vous revient de choisir les données qui vous sont utiles, d’approfondir

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certaines pistes, de tester nos bonnes adresses…

sommaire 6

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Cannes Bien etre Une vague de bien-être / Chanel N°5 / Un parfum made in Cannes / Noosa, les rayons du bien-être / Pilates, un corps tout neuf ! / HO2 / Abbaye de Lérins

Cannes sports Cannes tient la grande forme / Cannes-Mandelieu Old Course / Le berceau du golf cannois / Nice-Cannes Au pas de course / L’épreuve reine / Equitation Et que ça saute !

Cannes environnement Une ville au goût Nature Un cycle vertueux

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5 8


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Cannes Authentique Quand la Ville se raconte / Les derniers patrons pêcheurs / Villa Domergue / Un jardin (presque) secret / Le Suquet / Cannes en Provence / Lérins Iles aux trésors

Cannes Culture Cannes carrefour culturel / Voyage, voyage / Gabriel Tacchino / Yorgos Loukos / L’enfance de l’art / Philippe Bender

Cannes saveurs Des instants délicieux / Restaurants de plage / Sous le soleil exactement / Cuisine du monde / Le plus gourmand des voyages / Rendez-vous gourmets / Bars à vin Cannes se met au verre

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74 86 100

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Cannes evenements Cannes fait le spectacle

Cannes 7 e art Cannes capitale du 7e art / Une palme nommée désir / L’autre festival / Silence on tourne / Le cinéma est dans la rue / Festivalier de père en fils

Cannes night Life Autour de minuit / Nuit blanche et Grand Bleu / La gay-friendly attitude /Casinos dans l’esprit du jeu / La force du malt

1 0 0

Cannes luxe Cannes terre de luxe / Cannes prestige / Un autre temps / Cannes décolle en jet privé / Voitures de rêve / Il était une fois La Croisette / La charte Only Cannes / Immobilier de luxe l’or de la Californie

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Cannes hotellerie

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Cannes congrès

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Comme à la maison / Hôtel 3.14 Le nouveau monde / C’est la vie de palace / Bienvenu au club / Au goût du jour

Cannes en classe Affaires / Reed Midem, le grand partenaire / SEMEC, les forces vives / De nouveaux horizons

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1 4 0


Cannes


Bien-être Une vague de bien-être / Chanel N°5 / Un parfum made in Cannes / Noosa, les rayons du bien-être / Pilates, un corps tout neuf ! / HO2, la mer nourricière / ABbaye de Lérins, l’âme en paix


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Cannes Bien-être

SPA ! «Sanitas per acqua», promettait Néron. La santé par l’eau. Cannes pourrait faire sienne cette maxime impériale. La douceur de son climat, la beauté de ses plages et paysages et la fraîcheur de l’air marin sont en effet propices à la détente. D’autant qu’à ses bienfaits naturels s’ajoute le savoir-faire de nombreux professionnels du bien-être.

Une vague de

Bien être


Cannes Bien être

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un sacré numéro Cannes a placé 2009 et 2010 sous le signe du

mathérapie naturelle. On regarde aussi, beau-

bien-être. Une sensation qui, ici, se nourrit

coup. On en voit alors de toutes les couleurs :

avant tout de choses simples. En effet, tous les

les ocres du Suquet, les ors des palaces, le

Cannois vous le diront : il n’est pas de meilleur

bleu de la Méditerranée, le rouge sang d’un

produit de beauté que le soleil et la mer. La

couché de soleil sur l’Esterel. Quelque chose

ville est ainsi un spa à ciel ouvert. Le soin le

d’une chromathérapie ! Le premier pas est fait,

plus goûté par les amateurs de farniente  : à

sans doute le plus difficile. On se sent déjà

l’approche de l’aurore, quand l’air se fait plus

mieux. On en veut plus et voilà que l’on pousse

tendre, on se pose quelques minutes sur une

la porte de l’un des nombreux établissements

chaise de la Croisette, en surplomb des plages,

cannois dédiés au bien-être.

le regard perdu sur la baie et les Iles de Lérins. Un bain de nature, de beauté, de vie pour se

Bio ou gourmand

ressourcer, se détendre.

Cannes abrite près d’une centaine d’instituts

Un bon début qui donne déjà des envies.

de beauté. Ils profitent du savoir-faire des

L’envie de prendre soin de soi. Alors on pour-

plus grands laboratoires de cosmétologie. Ils

suit l’expérience, on donne enfin du temps

sont tous là ou presque : Mary Cohr, Ca-

au temps. On flâne. On respire. Les senteurs

rita, Thalgo, Shiseido, Payot, Maria Gal-

d’eucalyptus ou de mimosas sur les sentiers de

land, Guinot, Kanebo Sensai, Decleor,

la Croix des Gardes ou des îles, les embruns

la Sultane de Saba, Peggy Sage… L’offre

iodés en bord de mer, les parfums de terroir

s’en ressent, variée et originale. Rue Hoche,

sur les étals du Marché Forville : c’est de l’aro-

Warner Brush propose ainsi un soin énergé-

Chanel n°5, le plus célèbre parfum au monde, est d’origine cannoise ! C’est en 1920, lors d’un séjour sur la Côte d’Azur que Gabrielle Chanel, par l’entremise du Grand Duc Dimitri Pavlovitch, son amant d’alors, rencontre un jeune parfumeur d’origine russe, installé à Cannes depuis la Révolution communiste : Ernest Beaux. Un an plus tard, souhaitant lancer un premier parfum à son nom, Coco pense à lui et lui commande différents “prototypes”. Dans son laboratoire de La Bocca, à quelque minutes de la Croisette, le “nez” imagine dix compositions qu’il numérote de 1 à 5 et de 20 à 24. La couturière a le coup de coeur pour le N°5. Une légende est née !


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Cannes Bien-être

tique Jet-Lag pour le visage à base de boues minérales volcaniques auto chauffantes ou encore un soin relaxant pour le corps Aromavedic, associant le massage ayurvédique de tradition indienne aux huiles essentielles. Installé sur la rue Maréchal Foch, l’Institut GM a développé ses propres cosmétiques : GM Total Care. Conçue à partir d’actifs naturels et biotechnologiques, cette petite gamme a été développée en Suisse, en collaboration avec la créatrice, dans les années 80, des produits Valmont. A Cannes, comme ailleurs, le bio est à la mode. On retrouve les soins à base de composants 100% naturels de Bionatural, 2B Bio Beauty ou Phyt’s dans de nombreux instituts cannois, associés, le plus souvent, à des techniques naturelles de relaxation. Une vague nature à laquelle a succombé Adriana Karembeu, la célèbre top model slovaque. Elle a créé sa propre gamme : Silicium+, des soins formulés avec du silicium organique naturel, sans paraben et sans test sur les animaux. Une ligne et des rituels appropriés à découvrir chez Palm Beauty, rue du Docteur Monod. Rue Felix Faure, Naturospa Center mise, de son côté, sur son «Péché de gourmandise», deux heures de plaisir avec un gommage au miel et à la fève de cacao, enveloppement au chocolat, onction d’huile aromatisée à la vanille et au chocolat et, pour finir, un soin relaxant de 50 minutes. Tout aussi alléchant, le Soin Rêves chocolatés

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Un parfum made in Cannes

d’Afrique de Melody Beauté, rue d’Antibes : hammam, gommage au sucre roux café chocolat, modelage au baume chocolaté, envelop-

Même si la société a transféré une partie de son activité à Grasse, Cannes restera toujours le fief des Parfums M. Micallef. Pour cause : c’est la que tout a commencé. Martine Micallef dirigeait en effet un institut de beauté dans la ville des Festivals quand elle a rencontré, en 1997, Geoffrey Newman, consultant financier pour une société spécialisée dans le commerce des ingrédients. Cela n’aurait pu être qu’une belle histoire d’amour si le couple n’avait eu l’envie folle de vivre une passion partagée pour la parfumerie de luxe. Les débuts sont modestes. Inspiré par l’Orient et ses senteurs capiteuses, Geoffrey imagine des fragrances précieuses de fleurs, de fruits et d’épices. Réfugiée dans les sous-sols de sa villa, au seuil de la Croisette, Martine, elle, imagine des flacons uniques, faits de cristal de Bohème qu’elle pare de pierres et de strass. Le succès est très vite au rendez-vous, les créations du parfumeur azuréen s’exportant dans les Emirats, en Europe de l’Est, en Allemagne ou encore au Kazakhstan. Nul n’est prophète en son pays ? Pas sûr ! Car Les Parfums M. Miccalef ont ouvert en mars 2008 leur première boutique française. Où ? A Cannes, bien sûr ! Installée au 2, rue d’Antibes, la boutique ne propose que les créations maison, à commencer par le Bar à Parfums, un concept original qui permet à chacun de créer aisément un jus unique. Elle dispose en outre de trois cabines ravissantes, dans un style “boudoir” au charme délicieusement suranné. On y délivre les soins maisons : massage à l’élixir de bougie, aux tampons botaniques, aux huiles essentielles, enveloppements aux algues ou au rasoul.

pement fondant au chocolat. C’est noir, c’est excellent, mais ce n’est pas du cacao : c’est le caviar ! Son incomparable potentiel énergétique lui vaut, depuis quelques années déjà, les faveurs de la cosmétique. Pour ses soins liftants et hydratants, l’institut Infiniment belle, sur le boulevard de Lorraine, fait ainsi confiance aux produits de Thalassocaviar. Autre adepte de l’or noir  : le spa de l’Hôtel Cézanne. Outre son soin visage aux extraits de caviar, le quatre étoiles du Boulevard d’Alsace multiplie les pauses bien être originales : Soin aux pochons du Japon pour le visage (pochons aux herbes : poudre de riz, poudre de lotus, huile de pépin de raisin), soin aux pochons d’Indonésie pour le corps (pochons aux herbes : citronnelle, gingembre, noix de muscade, noix de coco, massage aux pierres chaudes et chocolathérapie.


« Avec l’année du bien-être, Cannes donne envie de prendre soin de soi. »


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Cannes Bien-être

Des cocons pour une pause bien-être Le Cézanne n’est pas le seul quatre étoiles cannois à abriter un spa. En attendant l’ouverture prochaine du centre de thalassothérapie HO2 (lire page 14), on peut s’offrir une parenthèse enchanteresse au sein de l’Hôtel Beau Séjour. Au programme : hammam oriental, sauna finlandais, spa américain, soins du corps et massages esthétiques. La perle du genre ? Elle se cache sur la Croisette, au 7ème et dernier étage de l’hôtel Martinez. Le spa Martinez est un véritable havre de paix qui, sur 900 m2, prodigue soins anti-âge, minceur, solaires… Depuis fin 2008, pour la mise en beauté de ses hôtes, le palace cannois fait confiance à deux grands noms de la beauté : Lancaster et Sothys. A l’actif du premier, entre autres : le Wrinkle Lab, un soin correcteur haute précision qui comble, lisse et repulpe les rides, mêmes les plus profondes. Le second signe Evasion, un modelage réalisé avec des ballotins parfumés, baignés dans un granité de différents beurres et d’épices tiédies. A Cannes, cela dit, les hôtels n’ont pas l’apanage du bien-être. L’institut de thalassothérapie Biothal attaque le sujet sous deux angles : santé et détente. Pour le premier, des cures minceur-vitalité, rhumatologie, jeune maman, jambes légères… Pour le second, des enveloppements d’algues ou de boues, des douches au jet, des bains bouillonnants ou encore un bar à oxygène. Pour recharger ses batteries, on peut aussi faire une petite escapade au Centre Energie, rue Jean Jaurès : hammam, sauna, jacuzzi et divers massages. Le petit plus : les soins orientaux, à savoir le gommage tonifiant du corps, réalisé dans le hammam, ou l’épilation à la cire au sucre. Autre espace de détente : le Centre Croisette, rue des Etats-Unis. Ce loft luxueux conjugue détente, mise en beauté et minceur. Il a également succombé aux charmes de l’Orient comme en témoigne son rituel Hammam, avec rasoul et savon noir. Mais

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les rayons du bien-être

il n’est pas hermétique à l’innovation : essayez donc le Spa Jet, un lit hydro-massant futuriste qui combine les avantages de l’hydrofusion, l’aromathérapie, la chromathérapie, l’hydrothérapie, le

Noosa, cela veut dire « coin ombragé » en aborigène. Noosa, c’est le nom d’un Comté du Queensland, en Australie, une station balnéaire du bout du monde à l’environnement particulièrement préservé. Noosa, c’est aussi l’enseigne d’une boutique originale de la Rue de la République, créée en 2008, par un jeune Azuréen : Sébastien Kahn. Cet entrepreneur a multiplié les longs séjours à l’étranger : au Kenya, en Australie, au Maroc, en Egypte… Il lui ont inspiré, in fine, son concept : Nossa Happy Shop. Un royaume du bien-être qui regroupe sous un même toit des produits biologiques et/ou naturels, des accessoires de massage, des nouvelles technologies contribuant au bien-être. L’adresse assure également des animations permanentes (bar à eau, oxygénation avec le Bol d’air Jacquier, un stand d’écoute de musique zen...), des conférences et des services de proximité (paniers Bio, informations sur les professionnels de différents secteurs)..

vibromassage ou encore l’oligothérapie. L’Orient, encore, mais “extrême” : Eric Zemmour, star de la coiffure, s’est inspiré de l’Asie pour créer, rue Macé, Aux Portes de Jade, un spa raffiné  au décor exotique, aux méthodes souvent innovantes. Citons le sauna bain tropical un bain de vapeur tiède, ou encore la cabine infrarouge : une douce chaleur apaisante et détoxifiante qui prépare parfaitement aux soins esthétiques. Des infrarouges, il en est également question avec le VelaSmooth, la nouveauté 2009 d’Un Moment pour soi, le joli spa installé sur le Rond Point Duboys d’Angers. Cette fois, les ondes lumineuses, associées à des rouleaux mécaniques, ne servent pas à la détente, mais au remodelage de la silhouette. Une technique particulièrement innovante qui enrichit encore un peu plus une offre cannoise particulièrement dynamique en matière de bien-être.


« Le soleil, la mer, le farniente : la vie cannoise est déjà un soin détente . »


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Cannes Bien être

Exit le Sofitel Méditerranée. BienvenuE au 1835 White Palm Hotel. Une renaissance qui se double d’une naissance : celle de HO2, l’unique centre de thalassothérapie du bassin cannois.

HO2

la mer nourricière

HO2, 3.000 m2 voués au bien-être.


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Pilates Un corps tout neuf !

En mai 2009, Cannes voit l’ouverture du premier centre de thalassothérapie de la région cannoise, un havre raffiné, baptisé sobrement «HO2». Associé au 1835 White Palm Hotel (ex Sofitel Méditerranée) auquel il est relié par un passage souterrain, cet établissement de luxe a nécessité un investissement de 30 millions d’euros. Ouvrant sur la plage, le bâtiment déroule pas moins de 3.000 m2, occupés en grande partie par une cinquantaine de cabines de soin. Prélude à une belle expérience sensorielle, le décor est résolument contemporain et élégant, épuré comme l’exigent les modes d’aujourd’hui, habillé de couleurs chaudes. Un écrin parfait pour un rare moment de détente. Ici, en effet, la santé se préserve avant tout par le bien-être. On vient affiner ses formes, retrouver la forme en évacuant le stress du quotidien, gommer les petites traces du temps qui passe. Pour cela, on offre son corps aux massages et modelages (water-massage, reflexologie plantaire, modelages thaï, et shiatsu…), aux soins esthétiques hi-tech signé Anne Semonin, Dr Hauschka ou Valmont, spécialiste suisse de la cosmétologie cellulaire. Mais la grande spécialité des lieux reste évidemment la thalassothérapie. On le sait depuis longtemps : l’eau de mer naturelle multiplie les actions bienfaisantes sur l’appareil cardio-vasculaire, la circulation lymphatique, le système nerveux ou encore l’épiderme. Pour optimiser ses bienfaits, HO2 a développé une offre étendue de soins et de cures : enveloppements d’algues ou de boues marines, douches et modelages sous affusion, douche à jets, bain hydromassant, douche sous-marine…

Mon premier est une méthode de remise en forme inventée aux Etats-Unis. Mon deuxième permet un renforcement musculaire en douceur et en profondeur, grâce à des exercices basés sur la respiration et la concentration. Mon troisième soulage les problèmes articulaires, améliore la souplesse tout en renforçant la sangle abdominale. Mon tout est… la méthode Pilates. A Cannes, depuis quelques années déjà, cette discipline a le vent en poupe. Outre les salles de fitness qui ont toutes remodelé leur grille de programmes en faveur du Pilates, quelques clubs ont vu le jour. Cannes Pilates , le Studio Pilates de Cannes ou encore Life Tree Pilates se réclament de la méthode authentique de Joseph Pilates, telle qu’elle est enseignée aujourd’hui encore à New-York. Le succès de ces établissements est tel que les cours en solo ou en duo, préconisés par la méthode originelle, se font de plus en plus rares. La solution ? Un coach privé qui se déplace à domicile ou à l’hôtel.


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Cannes Bien être

Abbaye de Lérins

L’âme en paix

Une mise au vert qui suffit déjà à vous apaiser. Mais certains — plusieurs centaines de personnes chaque année — prolongent l’expésimplement, envie d’un break 100 % nature ? Direcrience en profitant de l’hospitalité des maîtres des lieux  : les moines cisterciens de l’Abbaye de Lérins. A condition d’en faire la tion Saint-Honorat, la plus petite des deux Iles de demande deux mois à l’avance au minimum, il est en effet possible de partager, pour une semaine ou plus, le quotidien de cette commuLérins. On y vient pour la sérénité des lieux, les nauté religieuse. Une obligation néanmoins : garder le silence auquel balades tranquilles le long de la mer, l’odeur aspirent les retraitants. On parle peu sur cette île, voire pas du tout quand sonne l’heure du repas ! Mais ce mutisme porte vite ses fruits. des eucalyptus, le chant des oiseaux ou des cigaLa quiétude de ce site protégé de 40 hectares, entouré de part et les dans les pins. d’autres de criques à l’eau cristalline, et l’immersion dans la vie des religieux, rythmée par la prière, facilitent le cheminement intérieur et pansent les plaies de l’âme. Une chose est certaine : c’est une rupture totale avec notre monde La journée démarre tôt, avant les premières lueurs du jour : à 4 heures du matin pour chanter le premier office. Puis, on s’adonne à la marche en solitaire, on se repose dans le jardin fleuri de l’abbaye, on lit dans sa chambre, on participe aux travaux de la vigne. Une retraite spirituelle salvatrice, dont on ressort ragaillardi. Une expérience qui, par sa nature religieuse, reste plutôt réservée aux croyants. A vivre seul, en couple ou en groupes (jusqu’à 30 personnes).

Besoin d’une parenthèse spirituelle ou, plus


« Saint-Honorat : un monastère, un fort chargé d’histoire et 40 hectares de nature. »


Cannes


Sport Cannes tient la grande forme / Cannes-Mandelieu Old Course / Le berceau du golf cannois / Nice-Cannes Au pas de course / L’épreuve reine / Equitation Et que ça saute !


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Cannes sports

Cannes tient

la grande forme

Pour être bien dans sa tête, il faut être bien dans son corps ! En faisant du sport,

Cannes, paradis du farniente ? Allons donc ! Ce n’est là qu’une idée reçue. La vérité est tout autre  : avec 24 000 licenciés pratiquant 102 disciplines sportives, amateurs et professionnels de haut niveau

par exemple ! Une recette du bien-être que

(les volleyeurs de l’AS Cannes et les volleyeuses du Racing Club

Cannes maîtrise à la perfection, multipliant

d’ailleurs élue la ville la plus sportive de France. Et ce goût pour la

les activités physiques.

ont inscrit l’Europe à leurs palmarès), Cannes aime l’effort. Elle fut culture physique remonte à loin. Le premier court de tennis de France, fut créé en 1880 du côté de la Croix des Gardes, par Sir Wooldfield, alias le Marquis de Carabas. La Croisette fut même l’épicentre du tennis mondial entre les deux guerres, recevant les plus grands cham-

pions de l’époque, comme la fameuse Suzanne Lenglen. Il faut dire qu’aujourd’hui comme hier, avec un ensoleillement de 300 jours par an, la météo locale encourage la pratique sportive. Sur terre, bien sûr. Sur mer également !

Sea, sport and sun Une escapade cannoise finit bien souvent à la mer. Et pas seulement sur une plage, pour bronzer. Sur l’eau ! Cannes cultive en effet sa fibre nautique tout au long de l’année avec ses cinq ports (le vieux port Saint-Pierre [650 anneaux], le port Pierre Canto [598 anneaux, premier port européen construit spécifiquement pour la plaisance], le port de la Pointe Croisette, le port du Mourre


Avec plus de 7 kilomètres de côte, Cannes est un haut-lieu des sports de glisse.

Rouge et le port-abri du Béal) et les nombreuses bases nautiques qui jalonnent son littoral. Elles proposent jet-skis, wake boards ou parachutes ascensionnels pour découvrir la Côte et les îles de Lérins autrement. Cette vocation maritime est plus que centenaire : le Yacht Club de Cannes a vu le jour en 1864. Quatre ans plus tard, on donnait le départ des premières Régates Royales. Cet événement réunit, aujourd’hui encore, chaque mois de septembre, quelques-uns des plus beaux voiliers du monde, 200 navires et 1500 marins. Il est ainsi le point d’orgue d’une saison nautique qui, de février à décembre, multiplie les compétitions : Régates Internationales de Cannes, Championnat du Monde 8MJI, Armistice Cup… Mais la baie de Cannes ne se donne pas qu’aux seuls compétiteurs. Ce beau plan d’eau est également le terrain de jeu de nombreux plaisanciers. Certains naviguent sur leurs propres embarcations, d’autres profitent de l’hospitalité des écoles de voile. Ils peuvent ainsi voguer à bord d’un optimist, d’un catamaran, d’un dériveur, ou sur une planche à voile, une discipline que les Cannois firent découvrir au reste de la France, en 1974. Entre la côte et les îles, poussé par le vent, on se prend alors à rêver d’odyssée au long cours, de transats effrénées, à la façon de Philippe Monnet qui, bien des années avant de battre le record du tour du monde à l’envers, en 2000, tira ses premiers bords ici. Ultime aventure marine : la plongée. A Cannes, de nombreux clubs reçoivent les amateurs du genre comme les néophytes. Pour tous, le même plaisir : la découverte du monde du silence. Et il y a de quoi faire. A elle seule, la côte cannoise compte plus d’une quinzaine de sites intéressants,


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Cannes sports

dont quelques épaves : le Robuste, coulé à une vingtaine de mètres de fond, et la Grosse Minouche, posé à plus de 50 mètres de profondeur, les restes éparpillés du Normandie, un quatre mats à vapeur coulé en 1875 devant Saint-Honorat ou encore un T6, avion école de l’US Navy perdu, dans les années 50, lors d’un appontage sur l’USS Midway. Envie d’en voir plus ? Une heure de bateau et l’on arrive aux portes du Var, dans les grottes et tombants nés de la rencontre de la Méditerranée et du Massif de l’Estérel. Exceptionnel !

Retour sur terre Si le bleu de la Méditerranée domine sur la palette des sports cannois, une autre couleur lui dispute régulièrement la vedette : le vert. Celui, vif et soigné, de la dizaine de parcours de golf qui entoure la ville de Cannes. A moins de 20 minutes de la ville, ils s’étendent de la baie de CannesMandelieu jusqu’à la plaine de Valbonne-Mougins, en passant par le haut bassin grassois. La liste est belle et prestigieuse : Cannes-Mandelieu Old Course, Cannes-Mandelieu Riviera, Golf-club de la Bastide du Roy, Golf-club de Saint-Donnat, Royal Mougins Golf-club, Golf de Cannes-Mougins, Golf de la Grande Bastide, Golf Opio-Valbonne, Golf de Taulane et Claux-Amic. Ils recensent au total pas moins de 4 500 licenciés qui vivent leur passion à l’année et ils accueillent de très nombreux visiteurs, pour un simple green-fee, un stage ou bien l’une des très nombreuses compéti-

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tions qui rythment la vie golfique cannoise. Depuis trois ans, par exemple, au mois de septembre, le Cannes Golf Classic, tournoi international amateur fort prisé des golfeurs, entraînent ses participants sur

Cannes-Mandelieu Old Course Le berceau du golf cannois

trois des plus beaux parcours de la Riviera : le Royal

L’histoire d’amour entre Cannes et le golf dure depuis plus d’un siècle. Depuis

Mais il faut l’admettre, à la petite balle, nombre de

ce jour de 1891 où le Grand Duc Michel de Russie, frère du tsar Nicolas II,

Cannois préfèrent la… boule  ! La pétanque à Can-

inaugura le Cannes-Mandelieu Old Course, le premier parcours de golf de la

nes, c’est plus qu’un sport: une véritable institution qui

région. L’aristocrate russe qui résidait une grande partie de l’année à Cannes, en avait eu l’idée en découvrant le golf à sa source : à Saint-Andrews, en Ecosse. De retour sur la Côte, il fit un premier parcours de neuf trous, à l’est

Mougins Golf-club, le Golf de Cannes-Mougins et le Golf-club de Saint-Donat.

compte près d‘un millier de licenciés. La ville abrite pas moins de 13 boulodromes, dont le boulodrome Troncy Jean Beraudo, tout de bois vêtu, qui fait la fierté de la Bocca. Erigé en 2005, il offre terrains couverts

de Cannes, entre la mer et la Siagne. Son concepteur, Henry Colt, imagina

et en plein air. Une infrastructure magnifique qui re-

alors un tracé de 2118 mètres bordées de pins paraols plusieurs fois cente-

çoit chaque année, au mois de mars, l’International de

naires. Il existe toujours, connu sous le nom de “Grand Duc”. Il se double

Pétanque de Cannes, un rendez-vous qui dure de-

aujourd’hui d’un “18 trous”, le Old Course, qui développe 5749 mètres. Point fort de ce parcours : la traversée de la Siagne, entre les trous n°2 et 3. On emprunte alors un petit bac et l’on se laisse glisser sur l’eau, saisi par le parfum des lieux, une fragrance inédite où se mêlent les embruns marins, les senteurs de pins et, en hiver, celles, capiteuses, des mimosas en fleurs.

puis plus de vingt ans. Et quel succès ! Cette série de tournois attirent en quatre jours jusqu’à 3500 joueurs issus du monde entier. Parmi eux, quelques champions hors-pair comme Christian Fazzino, élu joueur du siècle en 2001, ou Bruno Rocher, champion du monde en 2004.


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Nice-Cannes Au pas de course Ce n’est pas la façon la plus reposante de découvrir la Côte d’Azur, mais c’est assurément l’une des plus originales : à pied ! Ou plus exactement en courant sur les 42 kilomètres du Marathon des AlpesMaritimes. 10.500 coureurs avaient relevé le défi de la première édition en novembre 2008. Ils pourraient être 15.000 en 2009, Ils s’élanceront de la Promenade des La pétanque, sport roi à Cannes.

Anglais, à Nice pour suivre la mer jusqu’à Cannes et son Palais des Festivals où sera jugée l’arrivée. Cette course magnifique un programme particulièrement étoffé avec

Qu’on ne s’y trompe pas pour autant  : la

D’où vient leur engouement pour la boule pro-

le semi-marathon de Cannes (en février),

pétanque cannoise n’a pas que l’esprit de

vençale ? De sa simplicité avant tout : la pé-

le cross des Iles de Lérins (en décembre)

compétition ; elle est aussi conviviale et hos-

tanque a un minimum de règles, ne présente

ou encore, en septembre, Odyssea, une

pitalière. Ainsi, dans les années 1970 et 80,

aucune contre-indication médicale et se prati-

course au profit de la lutte contre le cancer

les autochtones aimaient se mesurer à Henri

que à tout âge. De son caractère bon enfant :

Salvador, Eddy Barclay, Jean-Claude Brialy et

point de rivalité entre les joueurs qui sont là

du sein.

bien d’autres stars du septième art, en quête

avant tout pour passer un bon moment, dans

d’un peu de détente entre deux montées des

une ambiance amicale. Ils en oublient même

marches. Aujourd’hui, les people se font plus

la barrière de la langue.

rares. Ils ont été remplacés par les congressis-

Pour autant il n’est pas sûr que tous les touris-

tes et les hommes d’affaires, qui, le plus sou-

tes étrangers saisissent bien la subtilité de cer-

vent à l’initiative des agences événementielles

taines traditions locales ! Comme celle «d’em-

parcours de santé de la Croix des Gardes,

locales, s’initient aux joies du cochonnet lors

brasser Fanny», par exemple ! Remontant à la

sur les îles de Lérins ou dans l’Esterel

de leurs séjours à Cannes. D’ailleurs, pendant

fin du XIXe siècle, cette coutume nous vient

les grands salons et festivals, les terrains, fré-

de la région lyonnaise. Il s’agit, dès lors que

quentés alors par des businessmen anglais,

l’on a perdu sans marquer le moindre point,

allemands, hollandais, finlandais, chinois, ja-

d’embrasser le postérieur de Fanny, créature

ponais et thaïlandais, tous très friands de pé-

fessue peinte, à l’origine, sur un panneau

tanque, affichent le plus souvent complet.

de bois.

«Rien ne sert de courir», pensait la tortue de la célèbre fable de La Fontaine. Une idée largement partagée par de nombreux Cannois et vacanciers qui préfère la marche à la course. On les croise du côté du


« Avec les Régates Royales, Cannes est le paradis des vieux gréements. »


25 Héritières de plus d’un siècle d’histoire, réunissant des skippers de renom et des bateaux de légende, les Regates Royales marquent le temps fort de la saison nautique cannoise.

L’épreuve reine Les premières Régates Royales datent de 1929. Mais l’origine de

yachting cannois. Le souverain scandinave se montre digne de

cette manifestation est bien plus ancienne : elle remonte au XIXe

l’honneur qui lui est fait : il remporte deux des six courses de

siècle. En 1859, plus exactement ! Cette année-là quelques pas-

cette première édition.

sionnés de voiles — des “canotiers” comme on disait à l’époque

La Seconde Guerre Mondiale met temporairement un terme

— se livrent aux premières joutes sportives jamais organisées en

aux Régates Royales. La compétition reprend néanmoins dès la

rade de Cannes. Dix ans plus tard, ils sont déjà une cinquantaine

paix revenue. Mais les engagés sont encore peu nombreux : six

de riches yachtmen, venus de toutes l’Europe, de l’Angleterre à

navires, à peine. Malgré les efforts de la Société des Régates de

la Russie, à s’affronter sur le plan d’eau cannois.

Cannes, la compétition ne retrouve pas son lustre d’antan. Elle

A la fin du siècle, ces batailles navales prennent encore de l’am-

ne cesse de décliner jusqu’à disparaître aux début des années 60.

pleur avec l’affrontement du Britannia d’Albert-Edouard, Prince

En septembre 1978, le Phœnix renaît de ses cendres. En quête

de Galles (le futur Edouard VII) et de l’Ailsa, son plus grand chal-

d’un événement sportif pour appuyer la création du premier Salon

lenger, propriété du brasseur Andrew Barclay Walker. Ce duel

de la Plaisance, Jean-Pierre Odero, alors directeur du nautisme

attire des milliers de spectateurs sur le bord de mer. La passion

au sein de la Ville de Cannes, ressuscite les Régates Royales.

des Cannois et de leurs hôtes pour la course nautique est alors

Un renouveau fort discret  : quatre bateaux répondent alors à

à son comble. A tel point que le Prince de Galles qualifie un jour

l’appel. L’année suivante, ils sont déjà onze. Dès lors, le succès

Cannes de « Cowes de la Méditerranée ». Un beau compliment :

ne se démentira pas. Menés par quelques-uns des meilleurs

Cowes est en effet le berceau du yachting, un véritable mythe

skippers du monde, les 5M50, 6M, 8M et 12M JI, les Dragon,

de la voile britannique.

Requin et Star investissent la baie cannoise. En 1994, l’épreuve

Au début du XXe siècle, la rade de Cannes reste l’un des terrains

prend une dimension différente avec l’arrivée des premiers

de jeu préférés des marins. En 1906, la ville accueille ainsi ses

yachts classiques, tel le légendaire Endeavour. Aujourd’hui,

premières Régates Internationales. En 1929, elles changent de

les Régates Royales de Cannes restent un must de la saison

nom et deviennent “Régates Royales” en hommage à Christian X,

nautique mondiale avec un millier de marins réunis pour six jours

roi du Danemark, grand amateur de 6M JI et mécène du

dans la rade cannoise.


26

Cannes sports

Equitation

Et que ça saute ! Près de 30 ans après sa création,

le Jumping International de Cannes compte parmi les plus grands concours équestres du monde.

Il est des événements qui marquent les esprits. Le Jumping International de Cannes en fait partie ! Depuis 29 ans, chaque mois de juin, l’élite mondiale des sports équestres prend ses quartiers au stade des Hespérides, à deux pas de la pointe Croisette. Pendant trois jours, les meilleurs cavaliers du monde se disputent cette compétition inscrite au calendrier Global Champions Tour, le circuit des neuf plus grands concours hippiques “outdoor” de la planète. A la clé  : une dotation de 300.000 euros pour le seul vainqueur du Grand Prix de la Ville de Cannes. Le public apprécie : plusieurs milliers de spectateurs

font le déplacement chaque soir et le dénouement du Jumping de Cannes est suivi en direct par plus de 2,5 millions de téléspectateurs, grâce à la retransmission de l’événement par la chaîne Eurosport dans 59 pays différents. La fête est d’autant plus belle que le saut d’obstacle n’est pas le seul plaisir de la soirée. Depuis 2008, la piste cannoise accueille aussi un concours de dressage de haut niveau, doté de 100.000 euros et regroupant les meilleurs dresseurs mondiaux.


« Le Jumping International de Cannes, le mariage du sport et de l’élégance. »


Cannes


Environnement Une ville au go没t Nature / Un cycle vertueux


30

Cannes environnement

Un parfum floral, une eau claire et propre, une forêt apaisante : à Cannes, le bien-être naît souvent d’une émotion “nature”.

Une ville

au goût Nature


Cannes environnement

31

Des ports et des plages propres : Cannes prend soin de la Méditerranéen.

Une bouffée d’oxygène pour chasser le stress ?

Des efforts qui portent déjà leurs fruits. Invité

pour leur distribuer un guide d’information en

Destination Cannes ! La ville des Festivals jouit

à juger la politique de développement durable

trois langues ou encore la bagatelle de 10.000

en effet d’une douceur de vivre sans pareille.

de la ville, le cabinet BMJ Ratings lui a attribué

cendriers de plage, seul remède efficace contre

Il faut dire qu’avec 300 jours d’ensoleillement,

un A+. Un point de vue confirmé peu de temps

les mégots de cigarettes, fléaux des plages de

une baie magnifique et une flore abondante

après par une Marianne d’or, une récompense

sable.

et colorée, la nature s’est montrée généreuse

spécifique pour les collectivités locales, décer-

Même les plaisanciers sont associés à ce dis-

avec elle. Une richesse qui profite tout aussi

née pour l’action municipale en faveur de l’en-

positif. Ils sont appelés à respecter les “dix

bien aux autochtones qu’aux visiteurs. Mais

vironnement.

commandements”, une série de bonnes prati-

elle est fragile. Les Cannois le savent bien ; ils

ques citoyennes pour une pratique écologique

ont ainsi soigné leur qualité de vie, préservé-

Une mer propre

des loisirs nautiques. Ils profitent également

leurs espaces naturels, changé leurs habitudes

Pour parvenir à de tels résultats, Cannes

des bateaux “Mer propre”. Ces embarcations

pour développer durablement leur belle cité.

a dû mobiliser au-delà de sa population. La

légères vont quotidiennement à la rencontre

Dès 2004, la municipalité a montré l’exemple

ville accueille en effet chaque année 2,5 mil-

de l’ensemble des navires mouillant en baie de

en s’engageant concrètement via une charte

lions de visiteurs. On s’en doute : l’impact de

Cannes pour récupérer leurs déchets. Chaque

pour l’environnement et le développement du-

cette activité touristique sur l’environnement

année, ce sont plusieurs dizaines de tonnes

rable. Depuis, elle a initié un “agenda 21”, as-

cannois n’est pas négligeable. Aussi, chaque

qui sont ainsi ramenées sur la terre ferme pour

sociant à sa réflexion l’ensemble de ses ressor-

hôte est-il invité, depuis quelques années, à

y être traitées et, pour partie, valorisées. Un

tissants. En novembre 2008, elle a présenté un

un séjour éco-responsable. Point d’orgue de

dynamisme qui, une fois encore, donne des

plan de 220 actions pour préserver le cadre de

cette politique de sensibilisation, la campagne

résultats visibles : le Port Canto, premier port

vie, se déplacer autrement, accroître les soli-

Mer Propre. De juin à septembre, les équipes

de plaisance de la ville avec ses 598 “anneaux”

darités ou encore améliorer le pouvoir d’achat.

municipales vont à la rencontre des estivants

a reçu en 2008 le label Pavillon Bleu.


32

Cannes environnement

En matière de mer propre, si la Ville de Can-

est une ville jardin. Elle profite en effet de 90

nes demande beaucoup d’efforts et de vigi-

hectares d’espaces verts urbains, répartis sur

lance à ses hôtes, elle n’hésite pas à montrer

plus de 200 sites différents. Mieux : elle abrite

l’exemple. La municipalité a su ainsi fédérer

une forêt de 80 hectares ! C’est la fameuse col-

onze communes voisines autour d’un Contrat

line de la Croix des Gardes, propriété (pour

de Baie. Cette démarche environnementale

l’essentiel) du Conservatoire du Littoral. Situé

vise, entre autres objectifs, l’amélioration de la

à quelques minutes à peine du centre-ville, ce

qualité des eaux de baignade et le maintien de

véritable poumon vert est apprécié des spor-

la richesse et de la diversité des écosystèmes

tifs comme des simples promeneurs pour ses

marins. Cette politique lancée à l’aube des an-

sentiers natures et son parcours de santé qui

nées 2000 donne déjà des résultats tangibles :

fraient à travers le maquis, les pins parasols,

le pourcentage de plages conformes à la régle-

les arbousiers et les chênes verts. Et puis, il y

mentation en vigueur est passé de moins de

a les mimosas… C’est ici, en 1864, au terme

70 % en 1976 à 96,5 % pour la saison 2005.

d’un long voyage qui débuta en Australie, que l’on planta le premier spécimen jamais vu en

La santé par les plantes

France. Depuis, par la beauté de leur floraison

Cannes soigne sa mer. Elle veille aussi sur ses

hivernale d’un jaune lumineux, par l’exploita-

terres. Cette ville aime la verdure et cela se

tion qu’en ont fait, durant un bon siècle, de

voit ! Avec ses parterres de fleurs, ses pins et

nombreuses familles d’horticulteurs cannois,

ses palmiers, la Croisette donne le ton : Cannes

ces arbres ont fait la réputation des lieux. A tel point que la ville projette aujourd’hui de créer à la Croix des Gardes un musée du mimosa et de l’environnement.

f o c u s

Un cycle vertueux

Les plages cannoises sont sujettes au désensablement. Tout au long de l’année, la mer grignote le littoral, emportant à chaque vague quelques grains supplémentaires. Longtemps, la ville est allée chercher dans les sablières de quoi réparer les dégâts causés par

La nature prend le large La forêt de la Croix des Gardes n’est pas l’unique trésor naturel de Cannes. A quelques minutes à peine du centre ville, les Cannois et leurs hôtes profitent également de deux

cette érosion naturelle. Un système qui engendre, entre autres, une noria de camions.

grands oasis de verdure : les îles de Lérins.

Pas très satisfaisant d’un point de vue environnemental ! Alors, pour que le plaisir des

Elles totalisent à elles-deux 136 hectares de

estivants ne se paie pas de plusieurs tonnes de CO2, le municipalité a mis en place, dès

forêt plantées essentiellement de pins d’Alep,

2004, un dispositif original. Le principe : rendons à César ce qui appartient à César ! A l’orée du printemps, le sable est pompé au large, dans le fond marin, pour être redéposé directement sur le rivage. Il arrive grisâtre mais, très rapidement, sous l’action du soleil,

d’eucalyptus et de chênes verts. De nombreux sentiers permettent la découverte de ces joyaux. Gérée par l’Office National des Forêts, Sain-

il retrouve sa belle couleur blonde. Aujourd’hui, l’ensemble du littoral cannois est traité

te-Marguerite, la plus grande des îles, abrite

avec ce procédé. Une opération qui pèse pas moins de 80.000 tonnes de sable !

une très belle réserve ornithologique : l’étang


« Cannes, une ville verte au bord de la Grande Bleue. » de Batéguier. Ces eaux saumâtres attirent tout au long de l’année 150 espèces d’oiseaux. Ornithlogues éclairés ou simples amoureux de la Nature se retrouvent ainsi sur les berges pour admirer le sterne PierreGarin, un cousin de la mouette et du goéland dont les sites de nidification se font de plus en plus rares en France. Ils en profitent alors pour observer le grand cormoran, le héron cendré, la mouette rieuse, le fou de Bassan, voire, plus rarement, le flamand rose. Mais la grande attraction du site reste sans aucun doute les concentrations étonnantes de migrateurs. Deux fois par an, au printemps et en septembre, balbuzards pêcheurs, hérons, aigrettes, spatules blanches, canards sauvages, bécasseaux, passereaux et chevaliers font escale par milliers sur l’étang de Batéguier. Quelques jours de repos au milieu d’un long voyage entre l’Afrique et le cœur de l’Europe.

Une ville fleurie Quand les vacanciers se mettent au vert, Cannes leur en fait voir de toutes les couleurs ! Pour cause : cette ville fleurie multiplie les bouquets éclatants, répartis sur 95 suspensions florales et 9.000 mètres carrés de massifs. Ceux-ci sont plantés en moyenne trois fois dans l’année. A l’approche du Festival, la ville se couvre ainsi de 30.000 pétunias et 6.000 mufliers. L’été voit fleurir 130.000 plantes d’une trentaine d’espèces différentes. En automne, les rues se parent, entre autres, de 28 000 cyclamen, 40 000 pensées, 40 000 primevères, 3 000 soucis, 5.500 myosotis, 1 000 pavots ou encore 3.000 pâquerettes.


Cannes


Authentique Quand la Ville se raconte / Les derniers patrons pêcheurs / Villa Domergue / Un jardin (presque) secret / Le Suquet / Cannes en Provence / Lérins Iles aux trésors


36

Cannes authentique

Malgré son succès, Cannes a su rester elle-même. Elle allie à la noblesse de ses vieilles pierres chargées d’histoire, le pittoresque des Méditerranéens. Et puis, elle a ce charme discret qui naît de trois fois rien, une humeur, un détail, mais qui, à la fin de votre séjour, vous laisse conquis.

Quand la

Ville se raconte

Le Vieux Port : Cannes reste un village de pêcheurs.


Cannes authentique

Cannes est à part. C’est une destination ten-

f o

dance, villégiature prisée des grands de ce monde. Il en est d’autres ! Oui, mais Cannes

c u

37

s

Les derniers patrons-pêcheurs

a quelque chose en plus qui la rend unique : elle a une âme. Parce qu’elle a une histoire, tout simplement. La ville jouit d’un passé plus

Avant que Lord Brougham and Vaux et, à

que millénaire. Une mémoire dont elle a su

sa suite, toute l’aristocratie anglaise, n’en

conserver intact de nombreux fragments. C’est

fassent une villégiature fameuse, Cannes

en 1915 qu’elle sera classée station climatique

était un village de pêcheurs. Et il l’est

par arrêté ministériel.

resté ! Deux cents ans après la création de la Prud’hommie de pêche de Cannes,

Scènes de vie

une quarantaine d’artisans perpétuent en

Ces fragments, ce sont souvent des scènes du

effet la tradition, mouillant leurs nasses,

quotidien. Un pointu qui rentre au port. «La

filets, lamparos et palangres entre les

pêche est-elle bonne  ?» Un étal à Forville.

eaux de Golfe-Juan et la limite du Var.

«Combien pour ces courgettes?» Une ruelle du Suquet. «Sens-tu cette fraîcheur ?» Une partie

Leurs fameux pointus, barques typiques

de pétanque sur la Place de l’Etang, à quel-

de ce coin de Méditerranée, sont amar-

ques pas des immeubles chics de la Croisette,

rées dans le port du Mouré-Rouge, de la Pointe Croisière et au quai Pantiero,

là où Jean Yanne, Henri Salvador ou Eddie Barclay aimaient à se mesurer aux boulistes du

Otéro, quand on en pinçait pour une adorable

dans le Vieux Port. Quel contraste

cru. «Alors, tu tires ou tu pointes?» Quelques

starlette. «  Comment se nomme cette jeune

savoureux que le pittoresque de ces em-

pas sur les marches du Palais. «Comme tant

fille ? Brigitte Bardot, je crois bien. »

barcations de bois et le modernisme des

d’autres stars avant moi.»

grands yachts des milliardaires !

Ces fragments, ce sont aussi des petits tré-

Beautés cachées

sors d’architecture. Des pierres précieuses,

Bien sûr, il y a des terres propices à cet émer-

médiévales ou Belle Epoque. Certaines brillent

veillement. On pense à La Croix des Gardes,

ostensiblement : les palaces de la Croisette,

fief des aristocrates anglais, qui, les premiers,

le Fort Royal à Sainte-Marguerite, l’Abbaye de

découvrirent la douceur de vivre de ce petit

Lérins sur l’île Saint Honorat, la Tour Carrée au

coin de Méditerranée. A commencer par Lord

Suquet, l’Eglisse Russe à l’entrée de la Califor-

Brougham et Sir Woolfield, dont on peut encore

loups, rougets, pagres, daurades et autres

nie. D’autres ne révèlent leur éclat qu’à ceux

admirer les belles demeures : la Villa Eléono-

rascasses.

qui font plus que visiter la ville  : la regarder.

re-Louise (avenue du Docteur Picaud) pour le

Oui, à Cannes, il faut aller l’esprit ouvert, flâner

premier, le Château des Tours (avenue Jean-

et voir, sentir, ressentir, imaginer ce qu’était

de-Noailles) et la villa Victoria (avenue du

la vie au temps jadis, quand on craignait les

Docteur Picaud) pour le second. Il y a aussi la

Sarrasins, quand on combattait les Espagnols,

Californie, autre paradis qui laisse voir ou en-

quand on succombait aux charmes de la Belle

trevoir aux promeneurs quelques somptueuses

Chaque matin, du mardi au dimanche, les pêcheurs cannois proposent leur marée sur les étals de Forville, le marché le plus courru de la ville. Là, grands chefs et simples gourmands viennent quérir


38

Cannes authentique

tueuses propriétés : le Château Scott (avenue Maréchal Juin), une folie néogothique, comme arrachée aux landes des Highlands, la villa Les Lotus (avenue de la Favorite), cottage anglais déraciné en Provence, le Château Louis XIII (avenue de la Tropicale) et ses tourelles, hautes et pointues, faussement Renaissance. Pour autant, ces deux quartiers n’ont pas, loin s’en faut, l’apanage du patrimoine architectural cannois. Ici, la beauté et l’histoire, inséparables, surprennent à tout instant. Quand on entre sur la rue Felix Faure et que l’on pose alors les yeux sur la façade du Splendid. Cet hôtel doit-il sont nom à sa magnifique ornementation stuquée ? Quand, depuis, le boulevard de Strasbourg, on débouche sur le Boulevard Montfleury. Il y a là un grand et beau portail, gardant une résidence anodine. En lettres d’or, il est écrit dessus “Gallia”. C’est tout ce qu’il reste du Gallia Palace, l’un des plus beaux hôtels cannois de la Belle Epoque. Quand on attaque la montée du Boulevard Carnot. Aux numéros 11 et 12, deux immeubles de style haussmanien se font face. A l’exception des couleurs des façades, ravivée pour l’une, fanée pour l’autre, les deux bâtiments sont ri-

f o

c u

s

Villa Domergue Un jardin (presque) secret

goureusement identiques  : la même coupole en zinc, les mêmes balcons en fer forgé, les mêmes colonnes doriques, la même rotonde

Comme un saut dans le passé… Chaque été, de juillet à fin septembre, la ville

portée par six cariatides. Ils furent construits

organise des visites guidées de l’un des plus beaux joyaux de son patrimoine : la

en 1882 par la PLM (Paris-Lyon-Méditerranée),

Villa Domergue. Une occasion unique de sentir, de comprendre le Cannes mondain des Années Folles. C’est que l’ancienne Villa Fiesole fut l’antre de l’une des figures de cette époque : Jean-Gabriel Domergue. Ce Bordelais, adulé du ToutParis qui raffolait de ses portraits, aimait avant tout peindre la femme, élégante et sensuelle. Glamour, toujours ! « Je suis l’inventeur de la pin-up », aimait-il à dire. Les dames sont-elles plus belles sous le soleil de la Côte d’Azur ? Toujours est-il qu’il s’installa à Cannes dans les années 30, y faisant construire une grande villa inspirée de la Renaissance italienne. Un petit bijou qu’il agença, décora avec un rare talent pour en faire l’une des plus belles demeures de son temps. De son côté, Odette, son épouse, sculpteur de son état, modela la terre, dessinant les jardins, multipliant les bassins et cascades, imitant notamment celle de la fameuse Villa d’Este. En 1973, cet Eden fut légué à la ville de Cannes qui, depuis, y organise quelques-unes de ses réceptions officielles ainsi qu’un festival de jazz qui, pour quelques soirs, fait revivre l’ambiance tendre de jadis.

la fameuse compagnie de chemin de fer de la Belle Epoque. L’un abrite aujourd’hui commerces et logements, l’autre accueille, depuis les Années Folles, l’hôtel Cavendish.


« Belle Epoque ou Art Déco, une flânerie dans Cannes est une balade dans l’histoire de l’architecture. »


40

Cannes authentique

Le Suquet

Cannes en Provence Le Suquet ? Une ville dans la ville. Ou plutôt, un village ! Ce quartier millénaire, haut en

Si la Croisette, ses boutiques de luxe, ses palaces et son Palais des Festivals valent aujourd’hui à Cannes la prospérité et une gloire internationale, la ville n’a pas oublié

couleur, est plus qu’un haut-lieu touristique,

pour autant ses origines populaires. Le Suquet et le

pittoresque, gourmand, joliment méridional. Il

Vieux Port continuent ainsi de faire vivre l’authenticité

est la mémoire vivante de la cité !

provençale au cœur même de la plus cosmopolite des cités. Certes, on compte plus de yachts et de hors-bords amarrés au Quai Saint-Pierre, berceau du premier port

cannois, construit en 1838, que de barques de pêcheurs. Mais ces derniers n’ont pas renoncé à une tradition millénaire : on pêche encore du poisson au large de la Baie de Cannes. Pour preuve : les étals richement garnis du Marché Forville. Inaugurés en 1870, ces pavillons recouverts de tôle furent vite surnommés le «ventre de Cannes» tant ils comptaient dans la vie quotidienne des Cannois. Malgré deux grandes rénovations (en 1934 et 1993), les lieux n’ont rien perdu de leurs charmes et de la vitalité. Pêcheurs, producteurs de fruits et de légumes, fromagers, horticulteurs ou encore oléiculteurs s’y pressent chaque jour pour proposer aux autochtones le produit de leur labeur. Seuls les horticulteurs font « marché à part ». Ils se retrouvent en effet quelques pas plus loin, à l’ombre des platanes des Allées de la Liberté, pour un marché aux fleurs haut en couleur. Les rejoignent, chaque samedi, les brocanteurs, leurs stands pleins de livres anciens, de vieux bibelots et de bien d‘autres fantaisies plus ou moins attirantes.


Cannes authentique

Le charme fou du Vieux Cannes

riens s’ajoutent de grands rendez-vous. L’église

Dominant le port et le marché Forville, le Suquet

quartier. Elle fut construite en 1627 quand la ville

est le cœur historique de Cannes, ses plus vieux

ne comptait à peine qu’un millier d’âmes ! Son

murs datant du Xe siècle. Ce quartier millénaire

parvis accueille chaque été les Nuits du Suquet,

brille aujourd’hui par son caractère et son anima-

festival annuel de musique classique fort apprécié

tion. Elles abritent d’ailleurs de nombreux restau-

des mélomanes azuréens. A quelques mètres de

rants dont certains comptent parmi les meilleurs

là, l’ancien château, hôte du Musée de la Cas-

de la ville. Au plaisir du palais répond celui de

tre et de sa magnifique collection visitant toutes

l’œil : les ruelles pentues ont en effet gardé leur

les cultures du monde. Un pas encore et c’est

charme d’antan. Il naît de quelques détails : les

la Tour Carrée. Sa construction fut lancée au

murs fanés des vieilles maisons basses autrefois

Xe siècle pour s’achever à la fin du XIVe. Haute

habitées par les pêcheurs, les portes en ogive

de vingt-deux mètres, elle offre un point de vue

qui ouvrent sur d’anciennes remises très pri-

exceptionnel sur la ville, sa baie et une grande

sées aujourd’hui des commerçants, les passages

partie de la région. Ici, l’émotion, le bien-être,

voûtés, les placettes ombragées… A ces petits

passent par le regard.

Le Suquet, un village au cœur du village mondial

Notre-Dame-d’Espérance trône ainsi au cœur du

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42

Cannes authentique

A quelques encablures de Cannes, les îles de Lérins offrent à leurs hôtes la plus insolite des balades, mariage étonnant de nature, d’histoire et de spiritualité.

Lérins

Iles aux trésors

Saint-Honorat, l’une des deux îles de Lérins


Cannes authentique

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Les Iles de Lérins ? Deux émeraudes dont

toire de France fut en effet enfermé dans l’une

Là, vous attend une belle exposition de ma-

l’éclat est rehaussé par le bleu profond de la

des geôles du Fort en 1687. Mais qui était-il ?

tériel archéologique romain trouvé sur place

Méditerranée. Depuis la rive, là-bas, sur la

Le frère jumeau de Louis XIV, son frère adul-

ou lors de fouilles sous-marines et des épaves

Croisette, elles semblent inhabitées, coulant

térin ou bien son véritable géniteur, le duc de

romaines et arabes découvertes aux abords

des jours tranquilles à l’ombre d’une pinède

Beaufort ? Nul ne le sait et c’est bien là toute

rocheux de l’île.

centenaire. Pure illusion : depuis des millénai-

la magie de l’histoire.

res, elles accompagnent en fait l’histoire des

Deux siècles plus tard, la prison Sainte-Mar-

Le temps des prières

hommes, de guerres en prières. Grecs, Ro-

guerite accueillit un autre prisonnier célèbre :

Saint-Honorat, la plus petite des deux îles,

mains, Sarrasins, Espagnols : nombreux sont

le Maréchal Bazaine. Jugé coupable de la dé-

doit son nom à Honorat qui, en 410, s’établit

ceux qui les ont convoîtées depuis que les

bâcle des Français face à l’armée prussienne,

sur l’île. Il y accomplit à son arrivée un double

Ligures, à l’Antiquité, s’y installèrent pour édifier

en 1870, il fut condamné à la détention per-

miracle : il extermina les innombrables serpents

un temple à la mémoire de l’un de leurs héros :

qui infestaient l’île et fit jaillir une source au

Lero !

milieu de cette terre désertique. Le monastère

La plus grande de ces fausses jumelles est

qu’il fonde devint le plus illustre de la Chrétien-

assurément Sainte-Marguerite, la plus pro-

té. Sa renommée dépassant les frontières pour

che de la côte. Avec sa monumentale allée

gagner les quatre coins de l’Europe, il suscite

d’eucalyptus et de pins centenaires, elle met

bientôt autant de vocations que de convoitises.

vos sens en éveil. On tente d’identifier, à leurs

On vient y prier ou le piller ! Dès le VIIIe siècle,

cris, les nombreuses espèces d’oiseaux ma-

les moines décident donc la construction d’une

rins, hérons, aigrettes et chevaliers, qui ont

forteresse qui se dresse, aujourd’hui encore,

élu domicile sur l’étang salé du Batéguier, tan-

entre la mer et l’abbaye. Elle n’a pu éviter pour

dis que les parfums du thym, du romarin ou de

autant le déclin de la communauté. En 1791,

la bruyère se confondent ou se confrontent à

la Révolution aura raison des derniers moines :

l’odeur envoûtante des résineux.

saisie, l’île est vendue aux enchères. Près d’un siècle plus tard, elle est rachetée par

Une visite au Masque de Fer

l’évêque de Fréjus. Il favorisera alors l’installa-

La grande attraction de l’île reste cependant le

tion de moines cisterciens, chassés de Sénanque, abbaye fameuse située au cœur du Lube-

Fort Royal. L’origine de ce vaste ensemble de fortifications remonte au XVIIe siècle avec la

pétuelle. Il s’échappa quelques mois après son

ron. Même si, dans les années 80, une partie

construction d’un premier château. Les Espa-

incarcération pour trouver refuge en Espagne.

de la communauté est retournée dans le Vau-

gnols qui l’occupèrent lors de la Guerre de 30

Une évasion qui reste unique dans l’histoire du

cluse, l’abbaye de Lérins continue de se déve-

ans en firent une citadelle. Rendu à la France,

fort insulaire.

lopper. Indifférents aux yachts et naïades qui

il devint Prison d’Etat avant que Vauban, le

Depuis un quart de siècle, la forteresse ac-

pullulent sur leurs côtes, aux beaux jours reve-

plus célèbre des ingénieurs militaires de Louix

cueille le Musée de la Mer. S’il donne à voir

nus, les moines partagent leur journée entre la

XIV, n’en fisse l’un des plus beaux forts de la

la fameuse prison, cet établissement a bien

prière et le labeur. Ils produisent ainsi des vins

côte méditerranéenne. L’ouvrage doit pourtant

plus à offrir que son passé carcéral. Il vous en-

renommés. Mais leur grande spécialité reste

sa renommée actuelle à un autre contempo-

traîne au cœur même de l’édifice, dans les an-

la Lérina, liqueur verte ou jaune, sirupeuse et

rain du Roi-Soleil : le célèbre Masque de Fer.

ciennes citernes romaines, imposantes salles

parfumée, fabriquée à partir d’agrumes et de

Le plus énigmatique des personnages de l’His-

voûtées gardées intactes depuis le Ier siècle.

plantes aromatiques cueillies sur l’île.


Cannes


Culture Cannes carrefour culturel / Voyage, voyage / musique classique / danse / L’enfance de l’art


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Cannes culture

Musées ou festivals, civilisations d’antan ou artistes d’avant-garde, danseurs, comédiens, musiciens d’ici ou d’ailleurs : Cannes conjugue le mot “culture” au pluriel.

Cannes

carrefour culturel

Le Musée de la Castre : une balade à travers les cinq continents


Cannes culture

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Cannes côté musées Peut-on imaginer plus beau musée pour Cannes, ville cosmopolite, berceau du tourisme azuréen, hôte de nombreux salons et festivals internationaux, que celui de la Castre ? En effet, depuis bientôt 60 ans, cet établissement niché dans l’ancien château médiéval des moines de Lérins, au sommet du Suquet, invite à la découverte des plus anciennes civilisations de notre monde. Une odyssée dans le temps qui visite, un à un, les cinq continents. D’une salle à l’autre, on passe ainsi des antiquités méditerranéennes aux céramiques précolombiennes. On admire une dague d’exorcisme tibétaine, de superbes portraits persans, une armure de parade du Japon féodal ou des sceaux millénaires de la légendaire Babylone. On s’amuse des lunettes de bois primitives utilisées par les Inuites pour se protéger du froid et de la réverbération solaire. Ultime escale : la Chapelle Saint-Anne. Cet édifice du XIIe siècle abrite 200 instruments de musique qui, dans le temps, sonnèrent aux quatre coins du globe !

Mens sana in corpore sano… Les Romains, déjà, connaissaient la recette du bien-être absolu : un esprit sain dans un corps sain. Il ne suffit donc pas d’offrir son corps à un bain de soleil, à un bain de mer ou à une douche à jet pour retrouver la plénitude de ses moyens. On doit aussi s’oxygéner l’esprit, en l’abreuvant de découvertes, d’émotions, de réflexions. Cannes l’a compris de longue date et consacre à la culture, à toutes les cultures, une énergie et des moyens que nombre de villes bien plus grandes lui envient. Une action qui, ici, se conjugue à tous les temps : passé, présent et avenir. Elle associe ainsi patrimoine, histoire, spectacle vivant et formation artistique.


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Cannes culture

Autre lieu de mémoire : le Musée de la mer. Un musée “pied dans l’eau”, comme il se doit ! Il a en effet trouvé refuge sur l’île Ste Marguerite, à l’abri du Fort Royal et de ses hauts remparts battus par la Méditerranée. L’espace muséographique à proprement parler abrite une importante collection d’archéologie marine et terrestre : céramiques, amphores, verres des épaves romaine et sarrazine de la Tradelière et du Batéguier, fragments de peintures murales romaines, retrouvées lors de fouilles sur l’île. Mais la pièce maîtresse du Musée de la mer est un tout autre vestige. C’est une cellule ! Mais pas n’importe laquelle ! Celle du prisonnier le plus célèbre de tous les temps. Le fort, transformé en prison d’Etat sous le règne

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Voyage, voyage

Le musée de la Castre, l’un des plus anciens musées d’ethnographie français, doit tout ou presque à deux hommes : le baron Lycklama et Edmond Ginoux de la Coche. Originaire des Pays-Bas, amateur d’antiquités et de curiosités orientales, le premier s’installa à Cannes à la fin du XIXe siècle. Humaniste convaincu, il avait auparavant visité les plus lointaines contrées de l’Asie Mineure, passant par la Russie pour découvrir les civilisations et traditions du Caucase, de la Perse, de la Mésopotamie, du Kurdistan, de la Syrie et de la Palestine avant de retrouver l’Europe, via la Turquie. De ce beau périple, notre homme rapporta mille richesses dont il fit donation, en 1877, à la ville de Cannes pour qu’elle en fasse le meilleur usage. Elles brillent aujourd’hui dans les salles du Musée de la Castre où elle côtoient les pièces tout aussi exceptionnelles d’Edmond Ginoux de la Coche. Ce contemporain du Baron est également un grand voyageur devant l’Éternel. Issu d’une famille française aisée, il est considéré comme l’un des tous premiers ethnologues du monde. Il passa en effet une grande partie de sa vie à silloner l’hémisphère sud, apprenant le Kanaque, fondant un journal à Papeete, collectant des trésors témoignant de la douceur et du raffinement des sociétés polynésiennes. De retour au pays, il s’installa sur la Côte d’Azur où il mourut, à l’aube de la Belle Epoque.

de Louis XIV, a accueilli en effet le mystérieux «Masque de Fer». Débarqué sur l’île le 30 avril 1637, il ne la quitta que onze ans plus tard. Sa légende explique en grande partie le succès poplaire du Fort Royal : un demi million de visiteurs par an ! Retour sur le continent, au cœur de la Croisette, pour découvrir le cadet des musées cannois  : la Malmaison. Cette grande villa Belle Epoque, construite en 1863, ancienne annexe du Grand Hôtel, a été rachetée par la ville et aménagée en espace muséal en 1983. Ses salons cosy, donnant sur un jardin verdoyant, accueillent chaque année trois grandes expositions temporaires dédiées essentiellement aux Beaux Arts. Quelques-uns des plus grands artistes du XXe siècle ont déjà eu les honneurs de la maison : Matisse, Piccaso, Miro ou César. Mais la programmation fait également la part belle à des artistes d’aujourd’hui, installés le plus souvent dans la région.

Des spectacles vivants A Cannes, l’art ne passe pas que par les seuls musées  ; il est aussi sur scène. Sur les planches, par exemple, du Grand Auditorium et du Théâtre Debussy (au Palais des Festivals), du Théâtre Croisette (au Palais Stéphanie) et du Théâtre de la Licorne. Ses quatre salles se partagent les soirées “Sortir à Cannes”, un programme culturel ambitieux, orchestré par le Palais des Festivals et des Congrés.


« Ancienne prison du Masque de Fer, le Fort Royal est aujourd’hui l’hôte du Musée de la Mer. »


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Cannes culture

A l’affiche, des stars internationales comme Iggy Pop, Suzanne Vega, Liza Minelli… Mais aussi, les jeunes talents de la chanson française et des musiques du monde, des classiques du théâtre et des comédies de boulevard, des ballets folkloriques et de la danse contemporaine. En tout, plus d’une quarantaine de rendez-vous — musique, danse, théâtre, humour… — se succèdent de septembre à avril. C’est sûr : en matière de culture, la ville ne connaît pas de basse saison ! Point d’orgue de cette programmation éclectique : le Festival de la Danse. Cet événement multiplie, sur une dizaine de soirées, les créations mondiales et les premières françaises. En plus de 20 ans d’existence, il a ainsi reçu 150 compagnies parmi les plus talentueuses de la danse contemporaine. Créé en 1984, passé à un rythme biennal en 1993, il connaîtra sa 17e édition en novembre 2009. On peut d’ores et déjà lui prédire un beau succès ; le précédent millésime, en 2007, n’avait-il pas accueilli plus de 12.000 spectateurs !

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Yorgos Loukos

C’est une histoire d’amour qui dure depuis toujours… ou presque. Elle lie l’Athénien Yourgos Loukos à l’une de ses compatriotes : Terpsichore, muse de la danse. Ensemble, ils ont sillonné le monde. A Paris d’abord où, dans les années 60, 70, tout jeune homme, le Grec suit les cours d’Igor Foska, de Boris Kniaseff et de Raymond Franchetti. Puis, viennent Zurich, Marseille où il assiste Roland Petit, alors à la tête du Ballet de l’Opéra National, ou encore New-York, au sein du Metropolitan Opera. Enfin, la trentaine bien entamée, il se pose. A Lyon, pour commencer. En 1985, il entre à l’Opéra comme maître de ballet. Six ans plus tard, il est nommé directeur artistique. A Cannes, ensuite : en 1992, il succède à Jean Luc Barsotti et il prend la direction du Festival de Danse et lui donne une nouvelle impulsion. Depuis, cet artiste mène avec talent sa double vie entre Rhône et Méditerranée. Mais quelle que soit la latitude, l’homme n’est guère différent, épris d’audace et de créativité, en quête d’excellence et de nouveauté, en perpétuelle évolution, en constante ouverture sur le monde en général sur celui de la danse en particulier. Les programmations de Lyon comme de Cannes portent ainsi sa marque : contemporaines, inédites, reflets fidèles de la diversité chorégraphique.

Festivals estivaux La danse n’est pas, loin de là, le seul art à jouir d’un festival. Il y a bien sûr le cinéma qui a rendu la Croisette et les marches du Palais célèbres dans le monde entier. Mais pas seulement ! La comédie est ainsi à l’honneur en juin avec Performance d’acteur. Il fut à sa création, en 1980, le premier festival français du café-théâtre. Il s’est affirmé depuis comme l’un des grands rendez-vous de la scène française, programmant les plus grands acteurs comiques du moment, s’ouvrant largement à d’autres genres théâtraux, du répertoire classique à la comédie musicale, séduisant désormais plus de 9.000 spectateurs. Un succès qui, malgré tout, ne change rien à sa vocation première : découvrir de jeunes talents. Par le passé, Michel Boujenah, Jean-Marie Bigard ou, plus récemment, Florence Foresti s’y sont ainsi produits. Autre valeur sûre des festivals cannois : la musique ! En juillet, elle est classique avec les concerts


« Avec ses différents festivals, Cannes cultive le goût des spectacles vivants. »


« Les Nuits Musicales du Suquet, une rencontre entre l’art et le patrimoine. »


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des Nuits Musicales du Suquet, donnés sur le parvis de l’Eglise Notre Dame d’Espérance, sous un ciel étoilé propice à toutes les fantaisies musicales. En août, elle est jazzie, avec Jazz à Domergue, cinq concerts nocturnes joués pour 300 privilégiés, dans les jardins enchanteurs de la villa du peintre Jean-Gabriel Domergue. A la même époque ou presque, ça bouge aussi du côté de la terrasse du Palais des Festivals avec les quatre nuits du “cultissime” Festival Pantiero. C’est le rendez-vous désormais in-

P o r t r a i t

contournable des amateurs d’électro-hip hop et de musiques underground : afrobeat, soulfunk, house…

Gabriel Tacchino

Les plus grands DJ de la scène internationale s’y sont d’ailleurs produits, DJ Shadow, Antipop Consortium, Birdy Nam Nam, Justice, Jurassic , 2Many DJs ou encore Arrested Development.

Gabriel Tacchino le confie volontiers : le piano, c’est le contraire du football ; on joue moins bien à domicile ! « Sans doute parce qu’on connaît personnellement une bonne partie de la salle. » Et ce pianiste de talent, l’un des meilleurs concertistes français du moment, sait de quoi il cause. En plus d’un demi-siècle de carrière, celui

Le mois d’août s’achève non sans une ultime mani-

qu’Herbert von Karajan enrôla un jour pour son prestigieux Philharmonique de Berlin,

festation culturelle : le Festival de l’art russe. Or-

s’est en effet produit à maintes reprises à Cannes, sa ville natale. A chaque fois, avec

ganisé conjointement par la Fondation de la culture

un trac sans pareil. Une émotion qui, pour autant, ne l’a jamais empêché de briller

russe, la Ville de Cannes et le Palais des festivals et des congrès, il est, en quelque sorte, un condensé de

auprès des siens. Il a ainsi tissé un lien fort et unique avec les mélomanes cannois, d’autant qu’il les régale chaque année d’un excellent festival dédié au piano : les Nuits musicales du Suquet.

tous les festivals qui l’ont précédé. Il associe en effet

Chaque été, en juillet, pendant une douzaine de jours, le parvis de l’église Notre-Da-

la peinture, les arts plastiques, le cinéma, la danse

me d’Espérance, cœur de la vieille ville, accueille les meilleurs pianistes du moment.

et la musique pour célébrer les grandes gloires et les

Des concerts sous les étoiles dont Gabriel Tacchino a eu l’idée il y a plus de 30 ans.

jeunes pouces de la culture russe. Un juste retour des choses ! Après tout, à la Belle Epoque, le tsar et les siens ont largement contribué à faire de Cannes l’une des grandes villégiatures européennes.

« Il y a quelque chose de rare pour un musicien à jouer ici, entre ces vieux murs, en surplomb de la Méditerranée. Certes, rien ne remplacera l’acoustique d’une salle de concert, mais la Place de la Castre exerce toujours sur mes invités comme sur moi la même séduction. » Un moment rare qui fait de ce rendez-vous musical l’un des temps forts de l’été culturel azuréen.


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Cannes culture

Artiste ? On l’est, mais on le devient aussi, par le travail et l’apprentissage. A Cannes, trois grandes écoles forment ainsi les talents de demain.

L’e n fa n c e

de l’art


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Paola Cantalupo

Cannes fait souvent rimer “art” avec “stars”.

le niveau d’excellence de cet établissement

Mais elle sait aussi couver les artistes de de-

fondé en 1961 par Rosella Hightower, l’une

main. Des musiciens, par exemple… Avec

des grandes dames de la danse du XXe siècle.

un millier d’élèves, une soixantaine de profes-

Révélée en Europe par le Marquis de Cuevas et

seurs et une cinquantaine de disciplines en-

ses Grands Ballets de Monte-Carlo, cette étoile

seignées (la cornemuse, la musique assistée

américaine a dirigé son école 40 ans durant,

par ordinateur, le trombone, galoubet-tam-

jusqu’en 2001. Une vocation d’enseignante

bourin, les musiques tzigane, provençale et

qui ne l’empêcha pas de mener une brillante

celtique…), le Conservatoire de musique

carrière comme maîtresse de ballet. Elle mena

et d’art dramatique de Cannes s’est hissé

notamment le Ballet de l’Opéra de Paris et celui

parmi les meilleurs établissements du pays.

de la Scala de Milan. C’est d’ailleurs à l’Opéra

Pour preuve, le Ministère de la Culture lui a oc-

Garnier qu’elle fit la connaissance de celle qui

troyé, en avril 2005, l’agrément d’état. Il peut

allait lui succéder un jour à la tête de l’école :

ainsi décerner à ses meilleurs élèves des prix

Monique Loudières, danseuse étoile de l’Opéra

et des diplômes reconnus au plan national.

de Paris, formée, entre autres, par un certain

L’Ecole Supérieure de danse de Cannes

Rudolf Noureev.

Rosella Hightower profite également d’un

Depuis lors, l’établissement a accueilli la troi-

agrément d’état. Une reconnaissance rare dont

sième directrice de son histoire : l’Italienne

seules cinq autres écoles de danse en France

Paola Cantalupo, étoile des Ballets de Monte

peuvent actuellement se prévaloir. C’est dire

-Carlo. Un changement dans la continuité  :

Après Rosella Hightower, sa fondatrice, et Monique Loudières, l’Ecole Supérieure de Danse de Cannes Rosella Hightower a accueilli début 2009 une nouvelle directrice artistique : Paola Cantalupo. Comme ses devancières, cette Génoise peut s’enorgueillir d’une carrière exceptionnelle. Formée à l’école de danse de la Scala de Milan, lauréate de la médaille d’or du Prix de Lausanne en 1977, danseuse du Ballet du XXe Siècle (Béjart), du Ballet de Hambourg (Neumeier), elle devient Première danseuse du Ballet national du Portugal, interprétant alors les grands rôles du répertoire classique, de Gisèle au Lac des Cygnes, en passant par La Bayadère. Mais c’est à Monaco qu’elle connaît la consécration quand, en 1988, elle rejoint les Ballets de Monte-Carlo, l’une des plus prestigieuses formations au monde. L’année suivante, elle est nommée Etoile. Vingt ans ont passé, mais cette gracieuse Italienne reste l’une des figures de la danse classique. En février 2009, à Tokyo, le public japonais a d’ailleurs applaudi son interprétation d’Altro Canto, une œuvre de Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo et… ancien élève de l’Ecole de Rosella Hightower !


« Musique, danse, comédie : Cannes forme les talents de demain. »


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l’école reste fidèle à l’ouverture voulu par sa fondatrice. On y enseigne la danse sous toutes ses facettes  : classique, bien sûr, mais aussi contemporaine, modern jazz, danse de caractère, jusqu’au mime et à l’art dramatique. Motivés par un cycle danse-études, un stage de formation pour le diplôme d’Etat ou la pratique libre en amateur, près de 300 élèves, admis sur audition, fréquentent chaque année

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les parquets de l’école. Le niveau est également très élevé du côté de l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes, l’une des trois grandes écoles françaises de comédiens. Elle est habilitée à délivrer le diplôme national de comédien. Un Graal qui n’est pas donné à tout le monde : 400 élèves au concours d’entrée pour 16 places au final ! Mais une fois admis, même si rien n’est jamais acquis, on est sur une voie royale : la maison affiche un taux de réussite de 90 %. On retrouve ainsi la plupart des anciens élèves de l’ERAC à l’affiche de théâtres nationaux, mais aussi à la télévision, au cinéma. Un exemple ? Quand Daniel Auteuil est retourné sur les planches, début 2008, pour jouer l’Ecole des Femmes, c’est une ancienne élève cannoise, fraîchement diplômée, qui lui donnait la réplique : la prometteuse Lyn Thibault.

Philippe Bender En 2009, Philippe Bender, directeur artistique et chef de L’Orchestre Régional de CannesProvence-Alpes-Côte-d’Azur, célèbre un jubilé : il y a cinquante ans, ce flûtiste émérite décrochait pas moins de trois premiers prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il n’a depuis jamais déçu, menant une belle carrière de soliste qui l’amena jusqu’ à L’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, placé alors sous la direction de Paul Paray. Ce dernier, devinant chez son jeune musicien, un vrai talent de chef d’orchestre, l’incite à troquer la flûte pour la baguette. Une nouvelle carrière commence alors, encore plus belle que la précédente. Dans les années 70, il parfait ainsi sa formation auprès des meilleurs : chef assistant du New-York Philharmonic, il travaille aux côtés de Leonard Bernstein, puis Pierre Boulez. Puis, il vole de ses propres ailes, dirigeant quelques uns des meilleurs orchestres occidentaux : l’American Symphony de New York, les orchestres de la Suisse Romande, de Genève et de Lausanne, ceux de Francfort et Baden-Baden, l’Essicher Rundfunk Orchester, les Orchestres de la Haye, de Rotterdam, le Concertgebow d’Amsterdam, le New York Philharmonic, le Houston Symphony Orchestra, l’Orchestre symphonique du Québec, les Orchestres N.H.K et Tokyo Philharmonic, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Paris, l’Ensemble Instrumental de Paris. Mais son nom reste essentiellement attaché à l’Orchestre régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte-d’Azur, une formation qu’il dirige avec talent depuis trente ans. Ensemble, ils ont enregistré de nombreux disques, se sont produits dans le monde entier et, en coulisses, ont formé et révélé de nombreux talents, en région comme à l’international. Une dimension pédagogique qui leur a valu en 2005 une Victoire d’honneur décernée par les Victoires de la musique classique.


Cannes


Saveur Des instants dĂŠlicieux / Restaurants de plage / Sous le soleil exactement / Cuisine du monde Le plus gourmand des voyages / Rendez-vous gourmets / Bars Ă  vin Cannes se met au verre


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Cannes saveurs

Des

instants délicieux

Avec 315 établissements différents, Cannes profite d’une offre de restauration conséquente. Mieux : elle ajoute la qualité à la quantité !

En tout épicurien, il y a forcément un gourmand ! La dolce vita exige ainsi des parfums qui font saliver, des saveurs qui font frétiller les papilles. Des émotions, des plaisirs, un bien-être que l’on éprouve à la table de nombreux chefs cannois. Il faut dire que ces maîtres-queux jouissent d’un atout et pas des moindres : la cuisine du Sud. Elle repose sur des traditions séculaires et, surtout, un terroir sans pareil. Ici, le croquant, les arômes, la fraîcheur des légumes du cru font d’une simple salade un bonheur. L’huile d’olive apporte goût et légèreté. La Méditer-

ranée régale les gourmets de ses loups, daurades, sars et rougets que l’on déguste avec un verre de blanc ou de rosé de Provence. Heureux mariage !

La Croisette gourmande Rares sont les chefs qui échappent à ces influences méditerranéennes. Même les cuisines des grands palaces internationaux ont le parfum du Midi. Au Carlton, par exemple, Laurent Bunel ne jure que par les produits locaux, bio le plus souvent. A la Brasserie Carlton ou bien sur la plage de l’hôtel, l’été venu, il régale ses hôtes d’une “socca croustillante de légumes provençaux, pistou de gambas et salade de mesclun” ou encore d’un “Parmentier aux olives et dos de cabillaud, pétales d’ail et croquant d’orange amère”. Proche voisin de Laurent Bunel, Mario d’Orio, chef du Cink, le volet gastronomique de l’hôtel 3.14, œuvre lui aussi dans un registre bio et méditerranéen. Il le marie, à l’occasion, à des saveurs d’ailleurs, du continent asiatique principalement. Ici, le Loup de méditerranée


Cannes saveurs

est accompagné par un dal indien (une pré-

trait pas aujourd’hui la maison qu’il a tant fré-

paration de légumineuses) et du lait de coco.

quentée. En effet, les nouveaux propriétaires

Le Carré d’agneau est rôti aux noix de cajou.

viennent d’en refaire totalement le décor : la

Cerise sur le gâteau  : la douceur du jardin et

salle s’habille désormais de briques, de chêne,

le décor insolite de la salle avec ses luminaires

de chaux ferrée… On peut toutefois lui préfè-

de Murano et ses éclairages changeants au fil

rer la belle terrasse, ouverte toute l’année.

du temps. Tout Alsacien qu’il est, Bertrand Schmitt, chef

Le Suquet succulent

du Fouquet’s, la brasserie du Majestic Bar-

Tous les chantres du terroir sudiste ne sont

rière, avoue aussi un goût prononcé pour les

pas, loin de là, sur la Croisette. Noël Mantel,

saveurs du Sud. Il faut dire qu’il a eu le temps

lui, a choisi de se poser au Suquet, à l’entame

de les apprivoiser  : il est installé depuis 20

de la rue Saint-Antoine. Passé par les cuisi-

ans sur la Croisette. Ses recettes s’en ressen-

nes d’Alain Ducasse, ce chef anime l’une des

tent avec, entre autres, une “côte d’agneau et

meilleures tables de la ville. Normal, l’homme

Tatin provençale”, et un “pressé de chèvre frais

est exigeant : viandes sélectionnées selon l’ori-

à la fleur de thym”.

gine et le label (veau de lait, boeuf de Chalos-

Parmi les bonnes tables de la Croisette, le Fe-

se, agneau de lait, agneau Chouria), poissons

lix est la seule à ne pas dépendre d’un hôtel.

choisis sur les étals du Marché Forville, pain

Cette adresse cinquantenaire est habitée par

et confiseries maison. Au menu : un joli choix

le souvenir de Charles Trénet qui y avait ses

de risottos, la spécialité maison, un “poulpe

habitudes. Mais le Fou Chantant ne reconnaî-

de roche de la Baie de Cannes, comme une

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Fait maison On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Ce ne sont pas Les Apprentis Gourmets qui vont dire le contraire. Cette adresse originale de la Rue Teisseire se propose de vous apprendre la cuisine en réalisant in situ une ou plusieurs recettes sous l’égide d’un chef avant de les déguster dans la salleà-manger voisine. Le programme change chaque jour (formules à partir de 15 euros, à découvrir sur lesapprentisgourmets.fr) et visite le terroir local, les cuisines d’ailleurs et les desserts.


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Cannes saveurs

bourride”, un “carré d’agneau rôti simplement à l’ail et au thym”… Au Suquet, toujours, sur la rue Saint-Antoine, encore : le Mesclun et le Relais des Semailles. Le premier est tenu par Anna et Olivier Bouzerand. Belle cuisine classique, d’inspiration méditerranéenne, servie dans un décor élégant où les murs parés de bois bruns font écho aux parquets et voilages chauds. Le second est l’antre de Bertrand Saint-Vannes. Une salle de caractère avec ses pierres et poutres apparentes, un décor précieux et classique avec ses nappes de dentelles et ses tableaux anciens, une ambiance plutôt intimiste pour un dîner aux chandelles. Et la cuisine ? Des classiques bien maîtrisés, des arômes du pays : risotto de calamars, saint-pierre rôti aux aromates et citron, épaule d’agneau confite au jus de romarin…

L’appel du large Des tables méditerranéennes encore, mais celles-là regardent au loin, vers la mer. Astoux-Brun, face à la Mairie, fait référence depuis un demi-siècle pour ses coquillages et crustacés. On y vient également pour sa soupe de poisson que l’on assure ici faite exclusivement avec des poissons de roche du littoral du bassin cannois. Depuis peu, la maison compte une petite sœur : l’Annexe, rue Louis Blanc. C’est la qualité Astoux-Brun, mais à petits prix, pour des petites faims : plateaux de fruits de mer, brandade, calamars à la romaine ou à la plancha… A quelques pas de là, sur le Port, Gaston Gastounette est une autre institution de la gastronomie marine cannoise. Ce restaurant à la clientèle huppée travaille essentiellement le poisson. Sous toutes ses formes : saint-pierre braisé, loup en croute de sel, croustillant de cabillaud à la chantilly de tapenade, bourride, bouillabaisse, fri-

p o r t r a i t

Christian Sinicropi

Fort de ses deux étoiles Michelin, glanées avec la Palme d’Or, le restaurant de l’Hôtel Martinez, Christian Sinicropi s’est imposé en quelques années comme l’une des figures de la gastronomie cannoise. Au fil des ans, ce Cannois a affirmé, affiné une identité originale, fondée sur le respect du produit et le renouvellement permanent des saveurs. Depuis trois ans, il va encore plus loin, inventant une cuisine qui parle autant au palais qu’à l’esprit : la poésie culinaire. Grâce au concours de Glag, un céramiste talentueux de Vallauris, il a imaginé des plats ou le contenant en dit autant que le contenu. Parmi ses classiques, « La Main tendue », une main dessinée avec une crème caramel de concombre et du caviar, une assiette qui, selon son concepteur, exprime « l’humanité, la générosité, l’ouverture aux autres ». Le « Carroussel des frivolités », étonnant manège en céramique garnie de bonbons de foie gras, invite à choyer la part d’enfance que chaque adulte porte en lui. Avec un tartare de bœuf et une poêlée de grenouilles en croûte de pain, «La Grenouille et le Bœuf », recette inspirée de la fable de La Fontaine, symbolise la modestie face à l’orgueil. Chaque saison est propice à de nouvelles fantaisies qui viennent ainsi nourrir le monde gourmand, pittoresque et pertinent de ce chef philosophe.

tures… L’assiette est d’autant plus savoureuse que le cadre est à l’unisson  : une terrasse gorgée de soleil, une salle en étage avec vue imprenable sur les yachts et la mer. La mer, on ne la voit pas depuis la terrasse de Fred L’Ecailler. Au contraire, ombragé par les grands chênes de la Place de l’Etang, l’endroit a comme un air champêtre. Un décor trompeur  car c’est bel et bien le Grand Bleu qui inspire totalement les lieux ! Fred et son équipe profitent en effet de la marée quotidienne de quelques pêcheurs locaux : chapons, St Pierre, turbots, dorade roses ou royales, pageots, pagres et loup de ligne se vendent ici au poids et se choisissent directement sur l’étal du poissonnier. Une fraîcheur, une qualité qui vaut à l’établissement une clientèle nombreuse ; mieux vaut réserver !


« La Méditerranée… Un plaisir des yeux, un régal pour les palais. »


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Cannes saveurs

Re s t a u ra n t s d e p l a g e

Sous le soleil exactement La recette du “bonheur à la Cannoise” : une plage de sable blond, une terrasse ensoleillée, l’air du Grand Bleu et une cuisine gourmande.

C’est l’une des grandes spécialités cannoises  : la restauration pieds dans l’eau. Les plages de la Croisette comme celles des Boulevard du Midi et Jean Hibert font en effet rimer détente balnéaire et plaisir culinaire. Et pas question d’en rester à la simple salade niçoise ou à l’escalope panée. Ici, on cuisine  ! Parfaite illustration du phénomène  : le Vegaluna. Cette jolie plage située au cœur de la Croisette, à l’ambiance familiale (les

juniors adorent les toboggans et autres jeux d’enfants disposés sur le sable), propose toute l’année, quelle que soit la météo, un déjeuner gourmand signé Antoine Regnault. La carte est inventive, osant quelques métissages : thon rouge mariné aux cacahuètes, tartare de daurade à la mangue fraîche et sirop de gingembre, émincé de bœuf aux senteurs d’Asie et coriandre… L’Ondine est également ouverte à l’année. Sous une véranda l’hiver, un parasol à la belle saison, on déjeune ici d’une assiette composée, généreuse, qui met en valeur le produit, de recettes brasserie parfaitement exécutées, de quelques délices simplement rôtis ou grillés : loup et daurade royale, langoustes et homards, carré d’agneau… Autre institution du bord de mer : Bijou Plage, appréciée de longue date pour ses spécialités de la mer : poissons grillés au fenouil, bourride, scampis ou noix de Saint-Jacques à la provençale…


A l’Ecrin, toute nouvelle plage de la Croisette, à l’orée du Port Canto. Un véritable régal pour les yeux ! Migule Cancio-Martins en a signé le décor. La Méditerranée inspire le chef du Maëma (sur le Boulevard Jean Hibert). Sur cette plage au décor lounge, bercée de musique brésilienne, le terroir local est pimenté de quelques notes exotiques. A l’ardoise, un tartare de mérou au gingembre, une brochette d’agneau à l’orientale, des aiguillettes de saint-pierre caramélisée aux épices… Un goût pour le métissage que l’on retrouve au 3.14 Plage, la plage de l’hôtel éponyme, ou encore à Zplage, celle de l’Hôtel Martinez. Au menu  : cuisine au wok, soupes froides, poissons et viandes en broche cuits au four en argile. Non loin de là, la plage du Gray d’Albion ose aussi la cuisine du monde. Mais ici, on ne mélange pas. L’établissement propose deux cartes distinctes  : l’une provençale, l’autre libanaise.


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Cannes saveurs

A Cannes, la gourmandise ne connaît pas de frontières. Couscous, mezzes, sushis, colombos, nems ou antipasti : ce n’est plus un menu ; c’est la Tour de Babel !

Cuisine du monde

Le plus gourmand des voyages

A Cannes, l’heure du repas est souvent un voyage.


Cannes, ville ouverte sur le monde, aime

Plus modeste : le Vietnamien Vinh Phat Pour

les cuisines d’ailleurs. Elle accueille ainsi de

sa terrasse : le Xuan. On traverse la mer de

nombreuses tables exotiques. Un voyage

Chine pour aborder le Pays du Soleil Levant.

gastronomique qui démarre tout près de

Pour un teppanyaki (cuisine sur plaque), on dîne

là, en Italie. Il Girasole sert une cuisine

au Tokyo. Pour des sushis et autres sashimis,

populaire, lasagnes, pasta et tutti quanti. Da

la grande mode du moment, on s’installe à

Laura évolue dans un registre «  retour de

l’Edo Sushi ou au Sushikan. Ultime adresse

marché » avec une pointe de bio. Il Rigoletto

nippone : le Wasabi d’Azur, une table discrète

travaille le produit avec finesse : foie de veau

mais d’un bon rapport qualité prix.

à la vénitienne, risotto aux pointes d’asperges,

Pour finir ce tour du monde, quelques adresses

spaghettini aux gambas poêlés à l’huile

pittoresques et gourmandes. La Case créole

d’olive, ravioli d’épinards et ricotta à l’infusion

pour sa cuisine des îles, ses langoustes, son

de lavande, pigeon farci en robe de jambon de

rougail saucisses, ses colombos et… son ti-

parme et ses ravioles…

punch pour bien entamer la soirée. Le Coco

On met les voiles pour passer de l’autre côté

Loco, autre bonne table antillaise. Plus chic,

de la Méditerranée. Le Maghreb est le grand

sur la Croisette, Le Restaurant Arménien

spécialiste cannois du couscous. 40 ans que ça

pour ses mezzes (beurecks, tarama blanc,

dure ! Le Riad et le Palais Oriental explorent,

taboulet, hoummos…), sa brochette de poulet

elles, la cuisine marocaine  : soupes harira,

au citron, son kechkeg (bœuf et gruau de blé).

bricks, pastillas, tajines, couscous… On reste

L’Athènes, pour sa belle carte à la Grecque et

en Orient mais on met le cap à l’est, direction

sa Giros à l’agneau fondant.

le Liban. Al-Charq est incontestablement la meilleure ambassade culinaire du pays du cèdre. Le Tout Cannes fréquente l’établissement des frères Dhaini. On vient ici pour les mezzes chauds ou froids, les chichtaouks et les chawarmas, les pâtisseries orientales dont les plateaux imposants occupent à eux seuls une salle entière de la maison. A consommer sur place ou à emporter. Citons aussi le Lemonot, sur la rue Hélène Vagliano, la petite adrese libanaise qui monte. Changement de continent  : on jette l’ancre en Asie. Elle inspire notamment les resto-bars

f o

c u

s

Bonnes tables à bons prix A Cannes, le bon goût n’est pas l’apanage des tables gastronomiques. De nombreux restaurants régalent en effet leurs hôtes d’une cuisine gourmande mais “light” à l’heure de l’addition. Un excellent rapport qualité-prix qui, le plus souvent, s’explique par la qualité des ingrédients utilisés. Nombreux sont ceux, par exemple, qui préfèrent les étals de Forville aux chambres froides des grandes surfaces. Du côté du Suquet, on s’attablera ainsi chez Mi Figue mi raisin (rue du Suquet), Chez Louis (rue Blanc), au Bistrot Gourmand dont la cuisine traditionnelle fait honneur à son nom, ou du Maschou, une institution de la Rue

branchés comme le Tantra et le Baoli. La

Saint-Antoine avec sa salle voûtée et ses viandes grillées au feu de bois. Aux alentours de la

Croisière jaune continue avec les spécialités

Pantiero, on fait escale Aux Bons Enfants, joli bouchon à la Cannoise. Derrière la Croisette,

chinoises et indochinoises du Bangkok, de

on dînera au Pastis (rue Commandant André), à la Grosse Tartine, bistrot chic de la rue

l’Escale de Chine, du Jardin de Bambou.

Batéguier, ou encore sur la petite terrasse du Pœllon, rue Pasteur.


68

Cannes saveurs

Cannes a l’amour des bons produits, un goût pour la bonne chaire que perpétuent quelques maisons, souvent anciennes, toujours artisanales. Quelques adresses savoureuses…

Re n d e z - v o u s

gourmets

Trio gourmand

cuits, santons, tissus provençaux. Mais, com-

Tout un fromage

A Cannes, la gourmandise porte un nom : Er-

me son nom l’indique, la spécialité reste l’huile

nest. Cette maison familiale tient trois bou-

d’olive. Tous les grands terroirs oléïcoles sont

jour à Cannes, Bill Cosby glissa dans ses va-

tiques traiteur et pâtisserie rue Meynadier et

représentés  : Nice, les Alpilles, le Var, les Al-

lises un souvenir de vacances pour le moins

boulangerie rue Louis Blanc (face au marché

pes de Haute Provence… Des huiles de qualité,

inattendu : une meule de parmesan. Mais pas

Forville). Le point commun aux trois adresses :

pour connaisseurs, vendues à prix doux.

n’importe laquelle  : une meule affinée par la

l’excellence. Michel Ernest signe 800 produits

Préparant son retour aux USA après un sé-

famille Céneri, à la Ferme Savoyarde. Cette

différents : charcuterie fraîche, hors d’œuvre,

La bonne pêche

belle maison fondée par Edouard Céneri, em-

salades, plats cuisinés, gâteaux, glaces, cho-

Installée sur la Place du Marché Forville, la

menée aujourd’hui pas ses petits-enfants, fait

colats… Aucun ne détonne. Même les plus

Compagnie des saumons est spécialisée

référence en matière de fromage. Ici, en effet,

simples : farines biologiques, levain naturel et

dans le poisson fumé : anguilles, esturgeons,

on a l’art de le faire vieillir. Point de sondes

sel de Guérande, ses pains sont délicieux.

espadons, escoliers, thons, fletan et saumons

et autres appareils électroniques dans la cave

(irlandais, shetlandais, écossais, norvégien).

d’affinage ; les maîtres fromagers usent juste

L’huile des huiles

On y trouve également des caviars de la Mer

de leurs sens pour travailler leurs pâtes. Et ça

Cannolive, c’est une maison fondée en 1880,

Caspienne, mais aussi d’Aquitaine et de Cali-

marche  : les 200 produits proposés dans la

propriété de la famille Raynaud depuis quatre

fornie. Pour accompagner ces mets délicieux,

boutique de la rue Meynadier, AOC célèbres ou

générations. L’adresse mélange les genres,

un large choix d’aquavits, de vodkas, de

fromages fermiers confidentiels, arrivent par-

joue la carte du pittoresque : fruits confits, bis-

champagnes.

faits sur les étals.


Cannes saveurs

69

chocolat sur tous les tons, visitent les vergers

crin, ce chocolatier recherche la qualité, usant

Des pâtes, oui, mais Aux Bons Raviolis. Cette

de Provence, s’aventurent aussi dans ses jar-

exclusivement de premiers crus de cacao, mé-

maison cinquantenaire de la rue Meynadier dé-

dins (coquelicots, jasmin, violette)… Que des

langeant les origines pour plus de subtilités, re-

cline la “pasta” à l’envi. Des raviolis aux asper-

composants naturels et des méthodes dans les

fusant les conservateurs qui changent le goût.

ges, aux morilles, au canard. Des raviolis niçois

règles de l’art. Un sorbet, pour ces gens-là, ce

à la daube, bellete ou parmesan. Des raviolis au

n’est rien d‘autre que de l’eau, du sucre et du

Sucré, salé

veau, au porc, au choux braisé. Le tout artisanal,

fruit. Sans oublier le talent !

Installé à Cannes, sur la rue Meynadier, de-

Bella pasta

bien sûr. Pour entamer ce festin à l’italienne, la boutique propose charcuteries et antipasti.

puis mars 2007, l’atelier Jean-Luc Pelé joue

Noirs désirs

la carte de l’insolite. Ce maître-chocolatier le

Cinquante ans que la Confiserie Bruno régale

confie volontiers  : chacune de ses créations

Le Palais des Glaces

les Cannois de ses marrons glacés, de ses fruits

allient au moins deux textures et deux saveurs

Les Vilfeu  ? Une dynastie de glaciers, les

confits (clémentines, oranges, melons, cerises,

pour surprendre le palais. Chocolat au thym ou

meilleurs de la ville, disent les gourmands.

fraises ou ananas) et surtout de ses chocolats,

à la violette, 100% cacao… : une trentaine de

Leur nouvelle boutique de la rue Buttura joue

des douceurs fabriquées dans leur atelier de

parfums différents s’offrent aux gourmands.

la carte des Sixties US. Les tables pour consom-

la rue Clémenceau. Les recettes ont peu varié

Tous sont garantis sans conservateur, sans ad-

mer sur place sont rares. On partira donc le

en un demi-siècle. La maison fait dans le clas-

ditif, sans colorant. En prime, des pâtisseries

plus souvent un cornet en main, rempli de

sique, le praliné, la ganache au rhum, au café,

maison, dont de délicieux maccarons, salés ou

l’un des 160 parfums maison. Ils déclinent le

au Grand Marnier. Plutôt que l’originalité à tout

sucrés, aux parfums classiques ou étonnants.


70

Cannes saveurs

B a rs à v i n

Cannes se met au verre

Cannes a le vin gai. Modéré, bien sûr, chic parfois, mais Cannes abrite aujourd’hui une dizaine de bars à vin. Leur toujours convivial. Festif. Le mérite en revient aux

clientèle  ? De fins connaisseurs qui viennent découvrir de nouveaux crus accompagnés d’une assiette de charcuterie et

bars à vin qui, depuis quelques années, se multiplient de tapas. Des locaux qui se retrouvent, sans façon, au terme dans toute la ville. d’une journée de travail, autour d’une bonne bouteille, dans une ambiance feutrée. Le plus célèbre de ces établissements est le « Bar à vin », avec ses 150 références qui font le tour du monde, son billard design, son décor élégant, cosy, et son ambiance décontractée. Le bar connaît un tel succès qu’à certaines époques de l’année, à commencer par le Festival bien sûr, les habitués n’hésitent pas à réserver leur table plusieurs semaines à l’avance pour être sûr de ne pas rester à la porte ! Autre adresse cotée : la « Cave du marché », en face de la halle de Forville. Elle propose des références de qualité en vins biodynamiques et natures. On déguste et grignote en terrasse, au soleil, sur de beaux mange-debout. Une pause idéale au retour du marché. L’ambiance est tout aussi précieuse, raffinée au «  Swing  », le bar de l’hôtel Cristal. Une carte de vins triés sur le volet, faisant la part belle aux grands noms des terroirs de France. Des valeurs sûres que l’on retrouve au «  Petit Paris  », derrière l’hôtel Majestic Barrière. Mais ce restobar à vin tout de velours rouge vêtu, sait aussi balader sa clientèle sur des vignobles moins connus du Sud ou d’ailleurs. A visiter également, la Cave Riviera, rue Teisseire, cadet des bars à vins cannois, le Carignan, rue Saint-Antoine (au Suquet), fief de Léandre Piquet, ancien sommelier de la Villa des Lys, la Cave Croisette (lire page 73) et la Cave Bianchi, rue Maréchal Joffre. C’est la plus vielle maison azuréenne (elle s’est d’abord installée à Nice, en 1862 !). Elle est aujourd’hui menée par un passionné : Franck Obadia. Ultime escale : le Comptoir des Vins, sur le boulevard de la République. Près de quinze ans d’existence pour cet établissement qui conjugue bar à vins, cave et restaurant. 120 références à prix doux à découvrir autour d’une cuisine de bistrot…


« Le vin, un plaisir à (re)découvrir dans les bars à vins cannois. »


72

Cannes saveurs

A b b a ye d e L ĂŠ r i n s

Vin et divin

Le vin des moines de LĂŠrins a conquis quelques-unes des meilleures tablesdu monde.


f o

c u

s

Nectars des Dieux

On fait du vin à Cannes. Et du bon, qui plus

lution pour les distraits  : déguster cette dive

est ! C’est l’œuvre des moines de l’Abbaye de

bouteille à la Bastide Saint-Antoine, à Grasse.

Lérins qui ont planté sur l’île de Saint-Hono-

Jacques Chibois (2 étoiles Michelin), le maître

rat huit hectares de vignes : chardonnay, clai-

des lieux, est en effet un partenaire historique

rette, syrah, pinot noir, mourvèdre. Relancée il

de l’abbaye qu’il accompagne depuis le début

y a une quinzaine d’années, cette exploitation

de son aventure œnologique.

produit aujourd’hui 38.000 bouteilles d’excel-

Dernier-né des vins insulaires : le Saint-Lam-

lentes cuvées, flattées par l’influence maritime

bert, un vin présenté pour la première fois du-

et les savoir-faire conjugués de Frère Marie,

rant l’hiver 2008-2009. Il est fait exclusivement

maître de chai, et de l’œnologue suisse Jean-

de mourvèdre, le fameux cépage des Bandol.

Michel Novelle. Le Saint-Cézaire en blanc et le

C’est la garantie d’un beau potentiel de garde.

Saint-Sauveur en rouge (il faut compter en-

Vieilli 12 mois en fût de chêne neuf, ce rouge

tre 40 et 50 euros la bouteille au caveau) ont

dégage un nez vif de fruits rouges et de can-

ainsi trouvé leur place sur quelques-unes des

nelle et des arômes de cerise et de prune. A

meilleures tables de France comme l’Arpège,

garder pour arrondir encore des tannins déjà

fief d’Alain Passard, ou la Ferme de mon père,

mûrs, gras, aux épices discrètes.

chère à Marc Veyrat (20/20 au Gault-Millau).

Dans un autre registre, signalons les fameuses

100% pinot noir, révélant de belles notes

liqueurs du monastère : la Lérina, un digestif à

épicées, Saint-Salonius, une cuvée rare dont

base de plantes, les liqueurs de mandarine et

le cours flirte avec une centaine d’euros, est

de verveine, l’eau-de-vie de marc de Provence

quasiment introuvable si l’on ne prend pas la

et le Lerincello, un limoncello fabriqué avec

peine de la réserver en primeur. Une seule so-

des citrons de Menton.

La France est le pays des grands vins et la Cave Croisette, située rue d’Antibes, fait honneur à cette réputation. Aux côtés de jolis vins de niche, cette enseigne abrite une cave exceptionnelle. Amateur de champagne ? Les plus belles cuvées des plus grandes maisons champenoises se disputent vos faveurs. Insolite : le Nabuchodonosor de Drapier, 15 litres et des millions de bulles ! Mais l’adresse abrite aussi des Bordeaux étonnants, proposés ici dans la fleur de l’âge : Petrus 86 (1300 euros), Château Haut Brion 89 (1650 euros), Château d’Yquem 77 (1100 euros) et Château Latour 82 (2650 euros). Le joyau de ce cellier remarquable : un Impérial (six litres) de Châteaux Margaux 86, affiché à 16.150 euros tout de même !


Cannes


événements Cannes Shopping Festival / Festival International des Jeux / Festival @ Sony World Photography Awards / Performance d’acteur / Jumping international de Cannes / Les Plages électroniques / Les

Nuits du Suquet / Festival Pantiero / Festival Pyrotechnique de Cannes /Festival de l’Art Russe / Le Festival international de la Plaisance / Les Vendanges de Cannes / Festival de la danse


76

Cannes evenements

Cannes fut d’abord la ville du Festival. Elle est aujourd’hui celle des festivals. Tout au long de l’année,elle multiplie en effet les grands évènements. Sport, culture, loisir, nuit : le calendrier brille par sa diversité. Mois par mois, en voici les grands rendez-vous…

Cannes

fait le spectacle


Cannes evenements

77

Que voulez vous, mon bon Monsieur : il n’y a

festivaliers peuvent donner libre cours à leur

teurs, unanimes, ne lui trouvent que des quali-

plus de saison ! A la Belle Epoque, Cannes vi-

goût pour la mode, le luxe, la gastronomie. Ils

tés ! Un public essentiellement familial investit

vait l’hiver. A partir des Années Folles, les tou-

profitent en effet de soldes privés, bénéficient

le Palais des Festivals pour pratiquer plusieurs

ristes l’ont fréquentée durant l’été. Mais tout

de tarifs préférentiels sur les hôtels, des 2* aux palaces, assistent aux défilés de jeunes

centaines de jeux de société, tester les princi-

cela est bien fini. Aujourd’hui, on y vient tout au long de l’année. Car la ville des Festivals ne

créateurs prometteurs et de talents reconnus

connait plus de temps morts. Elle ne cesse de

de la Couture, dînent aux meilleures tables de

vivre et de vibrer, alternant les soirées culturel-

la ville qui, pour un soir de gala, conjuguent

les et les grands événements.

le plaisir au pluriel, alliant aux mets les plus

> Janvier

internationales.

nels, ces joutes rassemblent des centaines de

> Février

Jeu de Dames, Backgammon, Mots Croisés,

Le Cannes Shopping Festival

fins, les créations des plus grandes griffes

pales nouveautés des grands noms de l’industrie du jeu, s’initier aux meilleurs jeux vidéos, découvrir l’univers fantaisiste des mangas ou encore participer à des dizaines de tournois. Ouverts aux amateurs comme aux professionjoueurs autour des grands classiques (Echecs, Tarot, Belote, Rami, Bridge, Othello®, Scrab-

Le Festival International des Jeux

ble®…), des jeux oubliés ou méconnus, des

capade sur la Croisette. Une migration qui ne

150.000 visiteurs en cinq jours : le Festival In-

Go, Mah-Jong, Shogi, Awalé…) en passant par

doit rien au hasard  : l’hiver y est show, très

ternational des Jeux est l’événement le plus

les jeux de simulation (Jeux de Rôle Grandeur

show grâce au programme intense du Can-

populaire de l’année cannoise. Absolument

Nature, Wargames historiques et fantastiques,

nes Shopping Festival. Durant trois jours, les

gratuit, convivial, interactif, original : ces visi-

jeux de cartes à collectionner...).

Depuis 2004, les élégantes, les fashionistas et les dandies entament l’année par une es-

jeux d’ici ou d’ailleurs (Carrom, Skat, Jeu de


78

Cannes evenements

Mais le Festival est bien plus qu’une immense ludothèque. C’est aussi un rendez-vous professionnel qui réunit plus de 300 acteurs du monde du jeu pour la remise de l’As d’or, un trophée récompensant le meilleur jeu de l’année.

> Avril Festival @ Sony World Photography Awards

> Juin Performance d’acteur Performance d’acteur fut à sa création, en 1980, le premier festival français du caféthéâtre. Il s’est affirmé depuis comme l’un des grands rendez-vous de la scène française, programmant les plus grands acteurs comiques du moment, largement ouvert à d’autres genres théâtraux, du répertoire classique à la comédie musicale, séduisant désormais plus de

A Cannes on célèbre la photographie et ses

9.000 spectateurs. Un succès qui, malgré tout,

plus grands talents grâce au Festival @ Sony

ne change rien à sa vocation première  : dé-

World Photography Awards. Se déroulant sur

couvrir de jeunes talents. Par le passé, Michel

une semaine, cette manifestation investit

Boujenah, Jean-Marie Bigard ou, plus récem-

la ville tout entière  : le Palais des Fes tivals,

ment, Florence Foresti s’y sont ainsi révélés.

bien sûr, mais aussi des galeries, des plages ou des hôtels. Le public peut ainsi admirer de nombreuses expositions. Mais il n’est pas que spectateur  : il est aussi un acteur clé de l’événement, participant à des débats sur

Jumping international de Cannes Depuis 29 ans, chaque mois de juin, l’élite mondiale des sports équestres prend ses quartiers au stade des Hespérides, à deux pas de

l’industrie photographique, des ateliers, des

la pointe Croisette, à l’occasion du Jumping

programmes pour étudiants, des visites orga-

international de Cannes. Pendant trois jours,

nisées d’expositions, des séances de dédicaces

les meilleurs cavaliers du monde se disputent

et des évaluations de portfolios. Temps forts

cette compétition inscrite au calendrier Global

de la semaine  : les deux soirées de gala, au

Champions Tour, le circuit des neuf plus grands

Palais des Festivals. La soirée d’ouverture rend hommage à un grand nom de la photo. La cérémonie des Sony World Photography Awards met à l’honneur les 21 lauréats, professionnels et amateurs, de l’une des plus grandes récompenses mondiales de la photographie.

concours hippiques “outdoor” de la planète. A la clé  : une dotation de 300.000 euros pour le seul vainqueur du Grand Prix de la Ville de Cannes. La piste cannoise accueille également un concours de dressage de haut niveau, doté de 100.000 euros et regroupant les meilleurs dresseurs mondiaux.


« Plages électroniques et Festival Pantiero : Cannes est au cœur de la scène électro international. »


80

Cannes evenements

> Juillet-Août Les Plages électroniques. Exceptionnels concerts Cannes c’est aussi un must des musiques actuelles. Une nuit sur une plage cannoise, à danser à la belle étoile, de 19 heures à minuit : c’est la promesse faite par les organisateurs des Plages Electroniques. Lancée en 2006, cette manifestation originale est le seul festival de musiques électroniques à investir une plage publique sur le littoral français. Cinq soirées, réparties sur tout le mois de juillet et le début août, visitent les courants musicaux les plus pointus, en vogue dans les grandes capitales la planète “Electro” : Berlin, Londres, Paris ou Barcelone. Un ticket d’entrée à prix raisonnable, un décor de rêve, une ambiance de feu, une programmation de choc assurent à ce dance-floor éphémère un succès grandissant. Jusqu’à six à huit mille personnes se pressent ainsi certains soirs sur la plage du Palais.

Les Nuits musicales du Suquet Chaque été, en juillet, pendant une douzaine de jours, le parvis de l’église Notre-Dame d’Espérance, cœur de la vieille ville, accueille les meilleurs musiciens du moment. Des concerts sous les étoiles dont Gabriel Tacchino, pianiste émérite, l’un des meilleurs concertistes français, a eu l’idée il y a plus de 30 ans. «Il y a quelque chose de rare pour un musicien à jouer ici, entre ces vieux murs, en surplomb de la Méditerranée. Certes, rien

p o r t r a i t

ne remplacera l’acoustique d’une salle de concert,

Jean-Marie Sevain

mais la Place de la Castre exerce toujours sur mes invités comme sur moi la même séduction.» Un

Jean-Marie Sevain incarne le renouveau de la culture cannoise. Sa ville natale a bâti sa renommée sur le cinéma, la danse ou encore la musique classique. Il a ajouté une nouvelle corde à cet arc : le son électro. En 2002, ce DJ formé à Londres, mais basé aujourd’hui à Lyon, assure la programmation du premier Festival Pantiero, consacré aux nouvelles tendances musicales. Pendant cinq soirs, il investit l’Esplanade Pantiero, face au Vieux Port. C’est un succès. Depuis ce coup d’essai, il n’a de cesse d’améliorer le concept. Le plateau réunit ainsi une trentaine d’artistes, connus ou en devenir, de la scène électronique international. Amateur averti d’afro-jazz, Jean-Marie Sevain ose les métissages, combinant l’afrobeat, l’afro house, l’électro dub, la house, l’électro-pop, le hip-hop, le reggae, l’électro-jazz. Un cocktail qui fait mouche : organisées depuis 2004 sur la terrasse du Palais des Festivals, les quatre soirées du Festival Pantiero attirent près de 10.000 clubbers.

moment rare qui fait de ce rendez-vous musical l’un des temps forts de l’été culturel azuréen.

Festival Pantiero Dans la foulée des Nuits Electroniques, Cannes accueille le Festival Pantiero. Pendant quatre nuits, la Terrasse du Palais des Festivals devient le point de rendez-vous des amateurs d’électro-hip hop et de musiques underground  : afrobeat, soulfunk, house… Ils viennent goûter au meilleur de l’électro: DJ Shadow, Bidy Nam Nam, Justice, Jurassic S, 2Many DJs, Antipop Consortium ou encore Arrested Development.

Festival international d’art Pyrotechnique de Cannes En matière de pyrotechnie, Cannes fut à l’avant-


« L’été, la baie de Cannes est le théâtre d’un superbe festival d’art pyrotechnique »


ÂŤ Une nuit insolite, sur des ryhtmes jazzies, dans les jardins de la villa Domergue Âť


Cannes evenements

garde. Car, dès 1967, la ville va plus loin que

Cannes l’une des grandes villégiatures euro-

le traditionnel feu d’artifice : elle organise en

péennes.

effet un grand concours de spectacles pyromusicaux. Pour la première fois, les artificiers

Jazz à Domergue

doivent marier mélodies et couleurs. Le résul-

Sur la Côte d’Azur, l’été est jazz. Une saison qui,

tat est souvent saisissant et le public conquis.

depuis 2006, se termine à Cannes avec Jazz à

En 1998, un nouveau pas est franchi avec la

Domergue. Cinq concerts en autant de jour,

création du Festival Pyrotechnique de Cannes.

dans les jardins de la Villa Domergue, fleuron

Les mises en scène atteignent alors des som-

du patrimoine cannois. Un site paradisiaque,

mets de sophistication. Normal  : elles sont

une vue magnifique sur la rade de Cannes,

l’œuvre des plus grands spécialistes mondiaux.

une ambiance particulière avec un auditoire

Et ceux-là donnent alors le meilleur d’eux-mê-

limité à 300 privilégiés et une programmation

mes. D’une part, pour enchanter les 200.000

de qualité ont permis à cette manifestation de

spectateurs qui, à chacune des six soirées pro-

conquérir un public de connaisseurs.

grammées du 14 juillet au 24 août, applaudissent bombes, chandelles et comètes.

> Septembre

Chacune des éditions met en jeu la Vestale déesse du feu, ce prix distingue chaque an-

Le Festival international de la Plaisance

née le plus beau spectacle. C’est l’un des tro-

En trente ans, le Festival International de la

phées majeurs de la profession. C’est surtout

Plaisance de Cannes s’est hissé parmi les plus

le sésame pour la Vestale d’or, la récompense

grandes manifestations du genre, jusqu’à de-

suprême, décernée tous les six ans lors d’une

venir le premier salon à flots d’Europe. Les

édition d’élite qui voit s’affronter les lauréats

quais du Vieux Port accueillent en effet 600

des cinq festivals précédents.

des plus belles unités mondiales. La quantité

d’argent. Inspiré par Vesta, sœur de Zeus,

est là  ; la qualité aussi : durant la dernière

Festival de l’Art Russe

édition le public a pu découvrir 210 bateaux

Dernier grand rendez-vous de l’été culturel

d’une longueur de plus de 20 mètres et 250

cannois  : le Festival de l’art russe. Organisé

nouveautés mondiales. A cette armada s’ajou-

conjointement par la Fondation de la culture

taient les 59 yachts d’occasion ancrés au Port

russe, la Ville de Cannes et le Palais des Fes-

Canto, de l’autre côté de la Croisette, des uni-

tivals et des Congrès, il est, en quelque sorte,

tés présentées par les principaux acteurs amé-

un condensé de tous les festivals qui l’ont pré-

ricains et européens du brokerage. Au total, ce

cédé. Il associe en effet la peinture, les arts

salon nautique réunit plus de 500 exposants,

plastiques, le cinéma, la danse et la musique

issus de 34 pays différents. Des constructeurs,

pour célébrer les grandes gloires et les jeunes

pour l’essentiel, mais aussi des équipemen-

pouces de la culture russe. Un juste retour des

tiers, des spécialistes de l’aménagement inté-

choses ! Après tout, à la Belle Epoque, le tsar

rieur (image, son et domotique, mobilier, art

et les siens ont largement contribué à faire de

de la table, textile, cuisines, salles de bains,

83


84

Cannes evenements

accessoires de décoration, fitness), des so-

Pas les popstars ! Depuis 3 ans, le Palais des

ciétés de service (financement, assurances,

Festivals s’associe en effet au Casino Barrière

presse, institutions), des marinas… Une offre

Les Princes pour produire une série de concerts

étendue qui séduit 65.000 visiteurs. Ils sont

prestigieux.

à 50% étrangers. 46% appartiennent aux ca-

par le passé, on a pu aussi bien applaudir le

tégories socio-professionnelles à fort pouvoir

rock d’Iggy Pop, la pop intimiste de Suzane

d’achat. 30% viennent sur le Festival avec une

Vega, la disco de Gloria Gaynor ou encore la

intention d’achat.

nouvelle vague de la chanson française : Tho-

Un

programme

éclectique

:

mas Dutronc, Cali ou Sanseverino.

Les Vendanges de Cannes Lancées en 2008, les Vendanges de Cannes

> Novembre-décembre

concilient luxe et œnologie, deux piliers de l’art de vivre à la Française. Inspirée des Ven-

Festival de la danse

danges de l’avenue Montaigne, véritable insti-

Grâce à l’engagement, au relationnel et à la

tution de la vie parisienne, cette opération est

curiosité de Yorgos Loukos, son directeur ar-

organisée par Cannes Prestige, l’association

tistique, le Festival de Danse multiplie, sur

des commerces de luxe cannois. Le concept

une dizaine de soirées, les créations mon-

de la manifestation  ? Une trentaine de bou-

diales et les premières françaises. Son pro-

tiques invitent leurs meilleurs clients, de 18 à

gramme se veut éclectique pour refléter fidè-

22 heures, pour faire leur shopping tout en sa-

lement la diversité chorégraphique de la danse

vourant l’un des vins des grandes appellations

d’aujourd’hui. En plus de 20 ans d’existence,

régionales  : Bellet, Côtes de Provence, Co-

Cannes a ainsi reçu 150 compagnies parmi les

teaux Varois. Chaque enseigne s’associe pour

plus talentueuses de la danse contemporaine.

l’occasion à un domaine viticole. A consommer

Créé en 1984, passé à un rythme biennal en

avec élégance et modération.

1993, il connaîtra sa 17e édition en novembre 2009. Un rendez-vous très attendu. Le précé-

Les concerts de septembre

dent millésime, en 2007, avait accueilli plus de

A la fin de l’été, les cigales s’arrêtent de chanter.

12.000 spectateurs !


« Le Festival de Danse de Cannes, l’un des grands rendez-vous de la scène chorégraphique mondiale. »


Cannes


e 7

Art

Cannes capitale du 7e art / Une palme nommée désir / L’autre festival / Silence on tourne Le cinéma est dans la rue / Festivalier de père en fils


88

Cannes 7 e art

Cannes

capitale du 7 art e

Le monde du cinéma a deux capitales : Hollywood et Cannes. La première abrite

Un événement planétaire qui réunit sur une douzaine de jours un total de 4.500 journalistes, représentant 1.000 supports de presse écrite, 300 télés, 200 agences de presse, 150 radios. Seuls la Coupe

la toute puissante industrie américaine.

du Monde de Football et les Jeux Olympiques d’été font mieux ! Il faut

La seconde accueille la plus grande

des marches est, chaque soir, un cérémonial envoûtant, à la photogé-

dire que le spectacle, sur la Croisette, est permanent. La seule montée

manifestation au monde dédiée au 7e art :

nie universelle. Parées des plus beaux bijoux du moment, des robes

le fameux Festival de Cannes.

des galbes parfaits de celles qui les portent, les stars les plus glamours

des grandes maisons de couture qui, parfois, ne laissent rien ignorer du moment grimpent d’un pas lent et élégant vers l’Auditorium Louis

Lumière du Palais des Festivals, ce pinacle convoité par tous les professionnels du cinéma.

Des débuts mouvementés Cannes évoque le luxe, la beauté, le talent, la fête, l’ouverture aux autres… Mais nul ne dit jamais l’oublier : ce festival est avant tout empreint de liberté. La liberté de penser, de dire, de montrer. Il est né pour cela, en réaction à l’intolérance, à la dictature. Tout commence en 1938… Cette année-là, la Mostra de Venise récompense “Luciano Serra, pilote”, un film de propagande fasciste, supervisé par le fils de Benito Mussolini, et “Les Dieux du stade”, l’un des nombreux panégyriques du nazisme réalisés par Leni Riefenstahl. Cette fois, c’en est trop ! Pour Philippe Erlanger, no


ÂŤ Le Festival de Cannes attire 150.000 personnes sur la Croisette. Âť


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Cannes 7 e art

tamment. Cet homme de lettres, critique d’art et haut fonctionnaire du Ministère de l’Instruction publique et des Beaux Arts, annonce dans la foulée du palmarès la création d’un autre festival. Libre, cette fois ! La première édition se met en place. Elle doit se tenir à Cannes, du 1er au 30 septembre 1939, sous la présidence de Louis Lumière. L’inventeur du cinéma prend son rôle à cœur pour, dit-il, “encourager le développement de l’art cinématographique sous toutes ses formes et créer entre les pays producteurs de films un esprit de collaboration”. La première sélection officielle est arrêtée : “La Charrette fantôme” de Julien Duvivier, “La Piste du nord” de Jacques Feyder, “L’Homme du Niger” de Jacques de Baroncelli. “Le Magicien d’Oz” de Victor Fleming, “Au revoir Mr. Chips” de Sam Wood et “Les Quatre plumes blanches” de Zoltan Korda. Au mois d’août, les stars américaines se mettent en route. Tyrone Power, Gary Cooper, Annabella, Norma Shearer ou encore George Raft, têtes d’affiche de la Metro-Goldwyn-Mayer, embarquent sur un paquebot transatlantique pour rejoindre l’Europe. Le jour de l’ouverture officielle, au petit matin, les troupes allemandes ont envahit la Pologne. Deux jours plus tard, l’Angleterre et la France entrent en guerre. Le Festival est mort-né !

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Une palme nommée désir

Ce n’est que partie remise. La paix retrouvée, Philippe Erlanger mène son projet à bien. Du 20 septembre au 5 octobre 1946, le Casino Municipal de Cannes (ce bâtiment Belle

Distinction majeure du palmarès du Festival de Cannes, la Palme d’or, imaginée par Robert Favre Le Bret, alors Délégué Général, est apparue en 1955, supplantant cette année-là le traditionnel “Grand Prix du Festival”. Elle fait référence à la palme qui orne le blason historique de la ville de Cannes. D’autres prétendent qu’elle a été inspirée par les palmiers de la Croisette. La première récompense fut dessinée par une créatrice de bijoux française : Lucienne Lazon. Ce trophée en or 24 carats fut remis par Marcel Pagnol, président du jury en 1955, à Delbert Mann, réalisateur de Marty. Depuis la Palme a été redessinée à deux reprises. La dernière, en 1997, par le joaillier suisse Chopard

Epoque était alors implanté en lieu et place de l’actuel Palais des Festivals !) accueille les festivaliers, Georges Huisman, président du jury, en tête. L’ambiance est bon enfant et l’événement loué par tous ces participants. Le rendez-vous est pris pour l’année suivante. Mais l’Etat français va refroidir cet enthousiasme en annonçant que, dans le cadre de la réconciliation entre la France et l’Italie, le festival cannois sera organisé sur un rythme biennal, en alternance avec la Mostra de Venise. Devant le mécontentement des artistes, le gouvernement recule. Le Festival démarre le 12 septembre, dans un bâtiment flambant neuf, inauguré la veille : le Palais Croisette. Un peu trop neuf d’ailleurs ! De nombreuses plantes cachent difficilement les retards du chantier. Quant à la toiture, elle n’est pas encore terminée. A tel point qu’un violent orage l’emporte quelques jours avant la clôture, condamnant l’organisation à un repli vers le Casino Municipal.


« Comme Monica Bellucci, les plus grandes stars du Septième Art se retrouvent sur les marches du Palais des Festivals. »


« Le Festival de Cannes, l’un des événements les plus médiatisés au monde. »


Cannes 7 e art

L’envers du décor

Des résultats qui ne doivent rien au hasard. En

En 62 ans, le Festival a connu bien d’autres

un demi-siècle, le Festival n’a cessé de se déve-

péripéties que cette toiture arrachée. Il n’a pas

lopper jusqu’à regrouper plusieurs événements

eu lieu en 1948 et 1950. Il fut arrêté avant son

en un seul. Outre la sélection officielle, il y a

terme en 1968, victime des manifestations de

la Semaine Internationale de la Critique, lan-

mai, largement relayés par la Nouvelle Vague :

cée en 1962, qui donne à voir les premiers ou

Truffaut, Godard, Lelouch… Son palmarès fut

deuxième films des jeunes cinéastes du monde

copieusement sifflé en 1987 quand Sous le

entier, et la Quinzaine des Réalisateurs, organi-

soleil de Satan décrocha la Palme d’or. Mau-

sée depuis 1969 par la Société des Réalisateurs

rice Pialat, recevant son prix, eut cette sen-

de Film pour mettre en lumière des cinéastes

tence définitive : «Si vous ne m’aimez pas, je

talentueux, mais encore méconnus. Un travail

ne vous aime pas non plus». Autre scandale : la grève des photographes en 1983 qui, pour manifester leur rancœur vis à vis d’Isabelle Adjani, déposèrent leurs appareils photos à leurs pieds lors de la montée des marches de l’actrice. L’image choc a fait le tour du monde. Un drôle de baptême pour le nouveau Palais des Festivals inauguré cette année-là ! Qu’on ne s’y trompe pas pour autant : le Festival est aujourd’hui une machine bien huilée qui laisse peu de place à l’imprévu. Il a même pris une nouvelle dimension ces vingt dernières années. Il n’est plus seulement un rendezvous artistique, encore moins mondain : c’est une véritable entreprise qui génère plus de 250 millions de retombées économiques, près

de découvreur que fait aussi la sélection “Un certain regard”, initiée en 1978 par l’Association Française du Festival International du Film (AFFIF) organisatrice de l’évènement. Mais la manifestation la plus dynamique est aussi la plus discrète : le Marché du Flm. Ce salon professionnel a été créé en 1959 pour faciliter la rencontre entre producteurs et distributeurs de film. Personne, à l’époque, n’imaginait qu’il deviendrait le plus grand rendez-vous international de la profession. En effet, cette bourse aux longs métrages pèse aujourd’hui 20% du chiffre d’affaires de l’industrie mondiale du cinéma. Plus de 10.000 personnes, venus d’une centaine de pays différents, représentant plus de 4.000 sociétés différentes, s’y croisent en

de 3.000 emplois et 40 millions de contrepar-

douze jours, pour boucler un budget, choisir

ties publicitaires à travers le monde. Le Festival

un lieu de tournage, négocier des droits de

attire 150.000 touristes sur la Croisette (76.000

diffusion ou des produits dérivés. Pour remplir

nuitées générées par la manifestation) soit

leur panier, plus de 1.000 films sont projetés

près de 10% de sa fréquentation touristique

dans 32 salles différentes, des films d’auteurs

annuelle.

comme des blockbusters.

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s

L’autre festival Depuis 22 ans, l’association Cannes-Cinéma, outre sa mission auprès des cinéphiles lors du festival, organise un autre événement en décembre : les Rencontres Cinématographiques de Cannes. Durant toute une semaine, ces passionnés du 7e art multiplient les projections en avant-première, les ateliers pour les lycéens et collègiens (une vocation première ; d’ailleurs, la manifestation s’est longtemps appelée Rencontres Internationales du Film pour la Jeunesse) et les débats entre les professionnels et leur public. Mireille Darc, Serge Riaboukine, Claude Pinoteau, Gabriel Yared ou encore Georges Lautner ont ainsi apporté leur contribution aux plus récentes éditions.


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Cannes 7 e art

Hitchcock, Verneuil, De Palma : Cannes a été immortaliséE par quelques grands réalisateurs de cinéma. Une balade dans la ville et leurs images vous reviennent aussitôt en tête.

Silence

on tourne Et si l’on remettait à Cannes une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de son œuvre ? C’est que la belle cité méditerranéenne a participé à plus d’un tournage, prêtant ses décors à près d’une vingtaine de productions depuis 80 ans. Une riche filmographie qui a démarré en 1929 avec le Masque de fer, un film muet d’Allan Dwan, avec Douglas Fairbanks, alias The King of Hollywood. Le réalisateur canadien eut l’idée de poser sa caméra au cœur du Fort de l’île Sainte-Marguerite, là où le Masque de fer fut réellement emprisonné. Du docufiction avant l’heure, en quelque sorte ! Deux films ont marqué la carrière cinématographique de Cannes. L’un est américain, l’autre français. Sorti en 1955, tourné un an plus tôt, La Main au collet est l’un des chefs d’œuvre d’Alfred Hitchcock. L’affiche réunit Cary Grant et Grace Kelly. Si l’action se déroule sur toute la Côte d’Azur, les scènes sur la Croisette et au Carlton ont principalement marqué les esprits. A noter que ce n’est pas lors de ce tournage, en 1954, que Grace Kelly rencontra le prince Rainier de Monaco, mais un an plus tard, lors du festival de Cannes. Neuf ans après Hitchcock, Henri Verneuil pose à son tour ses caméras dans un établissement mythique de Cannes : le Palm Beach. Son film, Mélodie en sous-sol, associe deux monstres sacrés du cinéma français : Jean Gabin et Alain Delon. La scène ultime, avec ses billets de banque se répandant dans la piscine du casino cannois, est encore dans toutes les mémoires. Justement : il est possible de plonger au cœur de ces légendes. Pour cela, il suffit de suivre «l’itinéraire des lieux de tournage”. Cette brochure disponible auprès de l’Office de tourisme de Cannes, recense l’ensemble des sites de tournage de Cannes et, plus largement, de la Côte d’Azur. Elle suggère plusieurs activités, de la visite du Palais des Festivals à un déjeuner au sein des célèbres Studios de la Victorine, pour approcher au plus près le monde du cinéma. Elle raconte de nombreuses anecdotes sur les plus grands films réalisés dans la région.


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Cannes 7 e art

Le cinéma

est dans la rue Des fresques géantes, des silhouettes amusantes, des empreintes mythiques : Cannes cultive avec humour, poésie et originalité sa vocation cinématographique. Pour la plus

Cannes est, aux yeux de tout cinéphile, le temple du cinéma. Si le Festival en est la grand-messe, le culte rendu aux dieux et déesses du Septième Art porte bien au-delà de ces douze jours euphoriques. Tout au long de l’année, les touristes cannois touchent en effet le mythe au plus près. La ville a imaginé pour cela différents parcours évocateurs des stars du grand écran. Le circuit des murs peints est sans doute le plus spectaculaire. Aux quatre coins de la ville, 15 fresques géantes habillent autant de bâtiments. La première de ses œuvres monumentales, sur le thème du “trompe l’œil cinématographique” a vu le jour place du Suquet, en

grande joie de ses visiteurs.

2002. Depuis, chaque année, ce musée à ciel ouvert s’enrichit de nouvelles réalisations.

“L’Envers du décor” rend hommage aux techniciens. “Le 7e Art” dit la nostalgie des cinémas de quartier. Le “Cannes movies car museum” rappelle à travers ses voitures fameuses, quelques-uns des grands succès populaires : Bonnie & Clyde, Mad Max, Batman, Taxi Driver, Cars… Autre lieux, autres mœurs : “Les Baisers du cinéma” (Jean Gabin et Michelle Morgan, Cary Grant et Ingrid Bergman, Leonard Di Caprio et Kate Winslet, Clark Gable et Vivien Leigh, Humphrey Bogart et Lauren Bacall, Marcello Mastroianni et Anita Ekberg) font vibrer le romantique qui sommeille en chacun de nous. Que c’est beau le cinéma quand il parle d’amour !


A Cannes , le mythe de Marylin est plus que jamais éternel.

Cannes 7 e art

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Meryl Streep, Sharon Stone, Sylvester Stallone…) sous la houlette des maîtres de la mise en scène : Sergio Léone, Louis Malle, Claude Lelouch, George Lucas, Steven Soderbergh, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino…). Tous se sont prêtés avec grâce au même cérémonial, apposant leurs mains dans la terre de faïence molle. Un moule de plâtre a été ensuite coulé dans ces empreintes, puis ces moules ont été confiés à un céramiste qui, dans son atelier, a fait estamper de la terre à grés dans ces empreintes de plâtre. Après une cuisson à 980°, les mains sont patinées par des oxydes métalliques différents afin que, après une deuxième cuisson à 1350°, leur aspect soit varié dans les tons des minéraux. Les grands artistes sont décidemment immortels !

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Mais la majorité de ces peintures puise son

glisser sa tête. Et voilà comment on finit en mi-

inspiration dans la légende du cinéma. Char-

nijupe dans les bras d’Austin Power, armé d’un

lot et le Kid, Gérard Philippe, alias Fanfan

pistolet laser aux côtés de Chewbacca ou bien

Le technopôle de l’image

la Tulipe, Buster Keaton et Harold Lloyd,

encore façon princesse Fiona avec Shrek.

ténors du cinéma muet, Jean Gabin dans la

Ultime clin d’œil de Cannes au Cinéma : l’Al-

Bête Humaine, Alain Delon dans Plein So-

lée des Stars, sur l’Esplanade Georges Pom-

leil, Marylinn Monroe comme surgi de Sept

pidou, aux pieds du Palais des Festivals. Au

Afin de diversifier son activité économique et ses ressources, la Ville de Cannes a entrepris d’aménager un parc de 30 hectares au coeur du quartier de La Bocca, en vue de la création d’un Technopôle de l’Image, dédié à la haute technologie, à l’image numérique, aux nouveaux médias et aux technologies spatiales. Par ailleurs, un pôle commercial et ludique, comprenant un cinéma multiplexe de plus de dix salles, un bowling, des restaurants, des activités de loisirs et des commerces thématiques, favorisera l’appropriation par les Cannois de ce nouveau lieu de vie. L’implantation de ces nouvelles entreprises à forte valeur économique entrainera la création de près de 2000 emplois.

ans de réflexion  : ils sont tous là. Ce panthéon n’oublie pas bien sûr celui sans lequel les autres ne seraient pas : Les frères Louis Lumière, inventeurs du cinéma.

Dans la peau d’une star La ville offre un deuxième itinéraire sur le

sol, plusieurs centaines de céramiques où réalisateurs et acteurs du monde entier ont laissé l’empreinte de leurs mains et leur signature. Inaugurée en 1985, cette “collection” (qui n’est pas sans rappeler celle du Grauman’s Chinese Theatre, sur Hollywood Boulevard) réunit aujourd’hui plus de 400 célébrités. Un formidable casting qui offre l’essentiel du ci-

thème du cinéma  : celui des silhouettes. Les

néma français (Jean-Paul Belmondo, Gérard

silhouettes en question, en acier, sont celles de

Depardieu, Catherine Deneuve, Alain Delon,

personnages célèbres reproduit à taille réelle :

Michel Piccoli…), les monstres sacrées du ciné-

Lara Croft, The Mask, Spiderman, Harry Potter,

ma international (Gong Li, Leonard Di Caprio,

Jack Sparow, le pirate des Caraïbes… En lieu

Johnny Depp, Sophia Loren, Michael Douglas,

et place du visage, un trou où chacun peut

Robert Mitchum, Faye Dunaway, Sean Penn,


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Cannes 7 e art

Festivalier

de père en fils

Les photographes cannois Auguste, Henri et Gilles Traverso n’ont jamais manqué une seule édition du Festival de Cannes, accumulant des milliers d’images !

Septembre 1939. Louis Lumière arrive en gare de Cannes pour assurer la présidence d’honneur du premier festival international du film. L’affaire ne fait pas grand bruit. Le monde est beaucoup plus préoccupé par les ardeurs bellicistes du régime hitlérien. Il n’y a donc pas foule pour accueillir le père du cinéma. Un homme va néanmoins immortaliser l’instant : c’est Auguste Traverso. Depuis 20 ans, ce photographe cannois est de toutes les fêtes, de toutes les cérémonies, figeant sur ses plaques de verre les têtes couronnées et les palaces naissants.

En 1946, Traverso couvre à nouveau le Festival. Pour de bon ! Mais, cette fois, il n’est pas seul. Une quinzaine de chasseurs d’images l’ont rejoint. Et puis, il y a ce jeune homme qui le suit partout, un gamin de seize ans tout heureux d’être à pareille fête. C’est Henri, son petit-fils. Il sera fidèle à ce rendez-vous 36 ans durant, n’y renonçant qu’en 1982, le jour où, pour la dernière fois, une star monta les marches de l’ancien Palais des Festivals. Une dernière bobine et il se retire, laissant derrière lui des dizaines de milliers de négatifs de Jeanne Moreau, Kim Novak, Grace Kelly, Kirk Douglas, Orson Welles, Brigitte Bardot, Cary Grant, Alain Delon, Robert Mitchum… La retraite d’Henri ne met pas pour autant un terme à l’aventure commune du Festival et de la famille Traverso. Comme Auguste l’avait fait pour lui, Henri Traverso a eu en effet la sagesse d’initier son fils, Gilles. Celui-ci ne se contente pas de faire vivre le patrimoine familial. Il l’enrichit lui aussi chaque année davantage. Aujourd’hui, le fond familial, unique au monde, est constitué de plusieurs centaines de milliers de clichés. Un porfolio formidable qui a donné naissance à un livre, réalisé en collaboration avec Serge Toubiana, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma : “Cannes Cinéma, cinquante ans de Festival vus par Traverso”.


« La belle Sofia Loren immortalisée par Henri Traverso »


Cannes


Night life Autour de minuit / Nuit blanche et Grand Bleu / La gay-friendly attitude Casinos dans l’esprit du jeu / La force du malt


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Cannes night life

A u to u r

de minuit Lounge-bar, club huppé, terrasse tamisée

ou dancefloor déjanté, Cannes ne manque pas d’adresses branchées et glamours. Belles nuits blanches en perspective !

A Cannes, les noctambules vous le diront, la nuit est un festin. Alors, elle commence forcément par une mise en bouche. Ça se passe dès 19h, du «carré des Allées», en face du Palais des Festivals. Là, les bars chics comme le Caffé Roma, le Claridge, l’Up Side Down ou la Brasserie Le Porto, assurent le prélude autour d’un apéritif. Vers 21h, l’ambiance monte d’un ton. Les

noctambules se déplacent alors vers la Croisette, du côté de la rue du Commandant-André, pour goûter aux folles ambiances du Carré d’Or. Au programme, un cocktail fait de long drinks, de son electro, lounge ou rock, de décors contemporains. Ça se passe au Must, au Loft, au Via Notte, au Morrisson’s Lounge, au Quay’s ou encore au Chokko. A suivre, un petit tour au Sparkling (et au For You, son lounge bar), au Tantra ou au Living-room où chefs et DJ unissent leurs talents pour un dîner mixant “cuisine et décibels”.


ÂŤBefore, after, lounge bar, clubs, festivals : Cannes conjugue la Nuit au pluriel.Âť


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Cannes night life

Au cœur de la nuit 23h30. Le son monte, le ton aussi. Les DJs jettent un dernier coup d’œil à leurs platines tandis que les gogo-danseuses s’échauffent en coulisses. Les oiseaux de nuit sont de sortie. C’est parti pour une longue vague de “dance” et de séduction. Côté house et électro, direction les dancefloors de la discothèque du Palm Beach, à la pointe de la Croisette. Ou bien au Baoli. L’endroit est aussi select que branché. Avec ses tentes blanches et ses grands palmiers, il évade en un clin d’œil plus d’un millier de noceurs vers un pays imaginaire, quelque part près de Bali. Pour ceux qui préfèrent les ambiances vintage, façon années 80 et hits de toujours direction le Balroom qui, avec son Kitsch Club, offre, chaque week-end, un voyage dans le temps particulièrement survolté. Autre lieu, autre ambiance : le Caliente (entre le Martinez et la pointe Croisette) avec ses mu-

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Nuit blanche et Grand Bleu

Une nuit sur une plage cannoise, à danser à la belle étoile,de 19h à minuit : c’est la promesse faite par les organisateurs des Plages Electroniques.

siques chaudes et son décor latino.

Le Palais CLUB est roi Depuis 2006, Cannes profite d’un établissement de nuit rivalisant avec les meilleures adresses

Lancée en 2006, cette manifestation originale est le seul festival de musi-

du clubbing européen : le Palais Club. La plus

ques électroniques à investir une plage publique sur le littoral français. Cinq

grande discothèque estivale de la Côte d’Azur

soirées, réparties sur les mois de juillet et début août, visitent les courants mu-

s’installe chaque été, pour cinquante soirées

sicaux les plus pointus, en vogue dans les grandes capitales la planète “Electro”

de folie, dans la Rotonde du Palais des Festi-

: Berlin, Londres, Paris ou Barcelone. Un Festival de concerts

vals, face la baie de Cannes, les îles de Lérins

low-cost, un décor de rêve, une ambiance de feu, une programmation de

et le Vieux Port. En trois ans d’existence, cette

choc assurent à ce dance-floor éphémère un succès grandissant. Jusqu’à six à

discothèque éphémère a déjà accueilli plus de

huit mille personnes se pressent ainsi certains soirs sur la plage du Palais. Un

400 000 personnes. Il n’est pas rare que l’éta-

festival s’achève, un autre commence : dans la foulée des Nuits Electroniques,

blissement affiche complet, avec plus de 3.000

Cannes accueille le Festival Pantiero. Pendant quatre nuits, la Terrasse

clubbers par soir, laissant ainsi sur le carreau

du Palais des Festivals devient le point de rendez-vous des amateurs d’électro

des centaines de noctambules privés de son

et de musiques underground : afrobeat, soulfunk, house… Un festival reconnu

ambiance surchauffée.

comme l’un des meilleurs dans sa catégorie, l’un des rares, en été, à proposer

Il faut dire que les panoramas sublimes sur

une programmation rigoureuse et pertinente, avec la particpation de la fine

la ville et la mer ne sont pas, loin de là, les

fleur de la scène internationale.

seuls atouts de ce nightclub. Avec sa salle in-


« Le Palais Club attire certains soirs plus de 3.000 clubbers. » térieure en amphithéâtre de 2 600 m2, et sa terrasse «lounge» (sur la mer) de 2 000 m2, le Palais-Club conjugue tous les ingrédients du succès  : aux rythmes électro s’ajoutent une déco ultra branchée, un parterre de VIP et de people fidèles, un service impeccable, une sélection de grands crus de vins et d’alcools du monde entier qui donnent lieu à des cocktails détonants, mais aussi un bar à champagnes qui propose notamment jusqu’à des mathusalem, et une cave à cigares. Mais la marque de fabrique du Palais Club, sa qualité première, c’est avant tout sa thématique « un soir, un artiste ». Le livre d’or maison est riche des plus beaux noms de la scène “house” internationale. David Morales, Martin Solveig, Bob Sinclar, David Guetta, Niki Bellucci, Erick Morillo, Laurent Garnier, Benny Bennassi, Akon, Roger Sanchez ou encore David Vendetta ont ainsi rythmé, par le passé, les nuits de l’été cannois.

Ultimes escales La nuit, à Cannes : quand y en a plus, y en a encore ! Le jour commence à poindre sur la baie et les derniers nightclubbers s’attardent dans les piano-bars comme à l’After Sun, par exemple, ou au Brumel’s. Une ultime escale pour un “petit-déjeuner” au 72 Croisette, au Plaza Cafe, rue d’Antibes, ou au Croq’in, au pied du Suquet et l’on s’en va se coucher. Rassasié et les oreilles reposées, les bras de Morphée n’en seront que plus tendres.


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Cannes night life

Cannes s’engage. Ville d’hospitalité, de tolérance et d’ouverture, elle a fédéré de nombreux professionnels du tourisme et des loisirs autour d’une charte d’accueil “gay Friendly”.

La gay-friendly Durant le printemps 2008, pour marquer leur sens de l’accueil sans frontière, l’office de tourisme de Cannes et plus d’une quarantaine d’établissements privés (restaurants, bars, clubs, hôtels, boutiques ou plages privées) se sont engagés dans une démarche spécifique vis-à-vis de la communauté homosexuelle : une charte d’accueil “Gay-Friendly”. Déclinée en six résolutions, les mots d’ordre de ce document sont respect, égalité et convivialité. Les signataires s’engagent ainsi à offrir le meilleur service possible à la clientèle gay, leur assurant une information spécifique, la sécurité, des prestations équivalentes à la clientèle hétérosexuelle (comme, par exemple, les forfaits « Lune de Miel » pour les couples “pacsés) et une totale discrétion. Mais la vie gay cannoise n’a pas attendu cette charte pour exister. Très dynamique dans les années 90, elle avait marqué le pas depuis quelques années. Voilà qu’elle retrouve aujourd’hui tout son entrain grâce à un mélange détonnant de grands classiques et de nouveaux établissements. Au rang des valeurs sûres, on compte le Vogue, dans la rue du Suquet, un bar-discothèque passé maître es-musiques électroniques, ou encore le mythique Zanzibar, « le bar de la différence ». Une institution créé en 1885 dans un ancien hangar à pointus (ces grandes barques de bois typiques des pêcheurs provençaux) pour accueillir alors les marins. Toujours installé sur la rue Félix Faure, à deux pas du Palais des Festivals, il reçoit aujourd’hui une clientèle majoritairement homosexuelle qui vient ici pour siroter un cocktail, bavarder et danser dès 18h et jusqu’à 4 heures du matin. Autre incontournable de la nuit gay locale : le 7. Ce cabaret spectacle, digne des meilleures adresses parisiennes, produits de nombreux artistes de scène : transformistes, travestis, danseurs… A quatre heures du matin, l’ambiance se fait électrique avec un flot de techno qui amène les Clubbers jusqu’à l’aube. Côté relève, signalons, entre autres, le Pink, un disco-bar installé depuis l’automne 2006 face au port, ou encore le Night, rue Jean Jaurès, pour son happy hour (jusqu’à 20h30) et sa belle ambiance musicale (jusqu’à 2h30).


attitude


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Cannes night life

Avec trois casinos et plus de 600 machines à sous, Cannes est l’une des grandes destinations “Jeux” de France. Ses atouts : l’emplacement exceptionnels de ses établissements et leur ambiance raffinée, souvent luxueuse. Plus que des sensations fortes, on vient ici chercher un art de vivre fondé sur le plaisir.

Casinos

dans l’esprit du jeu


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Cannes et les casinos, c’est une histoire

a risqué un jour quelques sous ou des fortu-

d’amour vieille d’un siècle et demi. Les débuts

nes sur ses tapis verts  : les rois de la Vieille

furent pourtant difficiles. En effet, si le pre-

Europe, les maharadjahs indiens, les émirs du

Le bar du Casino Barrière Les Princes

mier établissement de jeux de la ville vit le jour

Moyen-Orient, l’Aga Khan ou encore Bao Daï,

offre sans doute l’une des plus belle

en 1863, son règne fut pour le moins éphé-

dernier empereur du Viet-Nam. La réputation

carte qui soit en France. Elle est riche,

mère : après seulement quatre ans d’activité,

de l’établissement était si grande qu’il fut le

par exemple, d’une cinquantaine

l’établissement fermait ses portes pour laisser

premier en France, en 1929, à recevoir l’auto-

de vodkas que l’on peut boire dans

place à un hôtel. Quelques temps plus tard à

risation d’exploiter des tables de roulette et de

l’Est de la ville on créait le Casino des Fleurs.

“trente et quarante”.

Enfin, le 28 janvier 1907, Albert Capron, maire

Mais on ne venait pas ici que pour jouer. Le

de Cannes, et, entre autres invités de prestige,

Casino Municipal était également un haut-lieu

le Grand Duc Michel de Russie inauguraient le

de la vie mondaine et culturelle de la ville. On

cave accueille plus de 300 bouteilles

Casino Municipal.

venait y applaudir des grands du music-hall

différentes, venues d’Ecosse, mais aussi

comme Maurice Chevalier et Mistinguett, mais

d’Irlande, du Canada, du Japon ou des

Cent ans d’émotions

aussi de jeunes talents prometteurs. Une cer-

Usa. Le nec plus ultra : un Glenfiddich

Installé sur la Jetée Albert Edouard, à la jonc-

taine Demoiselle Gassion y fit ainsi l’un de ses

Rare Collection de 70 ans d’âge.

tion de la Croisette et du Port Saint-Pierre,

premiers concerts  ; elle tournera par la suite

ce grand bâtiment Belle Epoque a rythmé les

dans le monde entier sous le pseudonyme

nuits cannoises pendant 70 ans. Tout ce que

d’Edith Piaf ! Autre débutant qui deviendra cé-

le XX siècle à compter de têtes couronnées

lèbre  : le Casino Municipal accueillit en 1946

e

La force du malt

un Ice Shooter, un verre éphémère fait de… glace ! Mais la spécialité maison est ailleurs : c’est le whisky. La

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Cannes night life

le… premier Festival de Cannes !

rope. Le concept fut étrenné durant l’été 2008

Le Casino Municipal fut détruit en 1979 pour

et plébiscité aussitôt par les joueurs On les

permettre la construction de l’actuel Palais

comprend ! Comment ne pas aimer cette belle

des Festivals et des Congrès. Mais la tradi-

terrasse qui vous permet de jouer au black-

tion des jeux a perduré en ces lieux puisque

jack, à la roulette ou encore au texas hold’em

le célèbre centre de congrès cannois abrite

poker, sous les étoiles, bercés par le ressac de

le 10e casino de France  : le Casino Barrière

la Méditerranée ?

de Cannes Croisette, il est le casino N°1 de abrite en effet trois établissements de jeux.

L’une des plus belles salles de jeux de France

Outre le Casino Croisette, les joueurs se

Le Casino Barrière Les Princes est le benja-

retrouvent au Palm Beach Casino, exploité par

min des casinos cannois. Abrité par le Palais

le Groupe Partouche, et au Casino Barrière

Stéphanie, un quatre étoiles Luxe implanté au

Les Princes.

cœur de la Croisette, il a ouvert ses portes en

la ville. Mais il n’est pas le seul  ! Cannes

mars 2004. Pour se distinguer de ses aînés,

Des tapis verts sous les étoiles

il a misé d’entrée sur une carte ambitieuse :

Le Palm Beach est une légende de la vie can-

Cannes a donc investi 26 millions d’euros pour

noise. Ce palais Art Déco, d’inspiration mau-

aménager l’une des salle de jeux traditionnels

resque, installé face à la mer, à la Pointe Croi-

les plus luxueuses de France. Chaque détail

sette, fut ouvert en avril 1929. Il doit son nom

a fait l’objet d’un soin particulier. Ses tables,

à la Princesse Elisabeth de Caraman-Chimay

en cuir et acajou, ont été fabriquées par le

qui, inspirée tout particulièrement par sa si-

Turinois Abbiati, le plus fameux spécialiste en

tuation “pieds dans l’eau”, eut l’idée de le bap-

la matière, sélectionné, entre autres, par l’ar-

tiser du nom d’une célèbre station balnéaire

mateur du Queen Mary II pour le matériel de

de Floride. 80 ans plus tard, avec ses salles

jeu. Elles sont éclairées par de grands lustres

de jeux, sa plage privée et ses nombreux évé-

de laiton, à la façon des salons d’antan. Les

nements (comme le Festival International de

chaises et tabourets qui les entourent pivotent

la Photographie de Mode), il est encore l’un

pour que les clientes en robes du soir s’ins-

des grands rendez-vous de la ville. Il faut dire

tallent à la table avec aisance et distinction.

qu’il ne se contente pas d’un passé glorieux,

Point d’orgue de ce raffinement : le salon VIP.

habité par le souvenir de Marlène Dietrich,

Il est uniquement dédié à une clientèle haut

Charlie Chaplin ou Alain Delon. Non, il vit aussi

de gamme souhaitant engager des mises éle-

avec son temps, innovant par exemple, avec

vées : de 300 à 15.000 euros au Black Jack,

la première salle de jeux en extérieur d’Eu-

de 50 à 1.000 euros à la Roulette.

le luxe à la portée de tous. Lucien Barrière


« La terrasse du Casino Palm Beach : black-jack, roulette, texas hold’em, sous les étoiles, bercé par le ressac de la Méditerranée. »


Cannes


luxe Cannes terre de luxe / Cannes prestige / Un autre temps / Cannes décolle en jet privé / Voitures de rêve / Il était une fois La Croisette / La charte Only Cannes / Immobilier de luxe l’or de la Californie


114

Cannes luxe

Cannes a développé un art de vivre sans équivalent. Il marie luxe, plaisir et douceur. Il se renouvelle sans cesse pour offrir à chaque visiteur le meilleur de son époque.

Cannes

terre de luxe


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Cannes prestige

Depuis sa découverte par l’aristocratie an-

Cannes pour en repartir idolâtrée, par la seule

glaise, au début du XIXe siècle, Cannes n’a

grâce d’un thriller sulfureux : Basic Instinct.

cessé de séduire les grands de ce monde : les aristocrates du Vieux Continent, les magnats

Au cœur de la mode

du Nouveau Monde, les maharajahs, les fa-

Le luxe, à Cannes, c’est une histoire qui s’écrit

milles régnantes d’Orient, les grands capitai-

chaque jour davantage. La ville ne vit pas sur

nes d’industrie et les stars du show-business.

ses acquis, mais les cultive, les développe. Un

D’où vient cette fascination  ? De l’ambiance

tourbillon permanent, un mouvement perpé-

sans pareille de la ville ! Le luxe, ici, n’est pas

tuel. Il n’y a qu’à voir la valse des boutiques

un artifice marketing pour grignoter quelques

sur les grandes artères commerciales. Les

parts du marché touristique. Il est véritable,

anciennes gloires déchues tirent le rideau,

légitimé par près de deux siècles de pratique,

les nouvelles coqueluches des fashionistas

profondément enraciné dans le quotidien de la

les remplacent aussitôt. Joailliers, horlogers,

ville. Il flirte avec l’Histoire, s’amuse de quel-

couturiers  : ils sont tous là ou presque. Ac-

ques légendes. Les plus belles propriétés de la

cueillant déjà Chanel, Boucheron, Dior, Ferre,

Californie évoquent les fastes de la Belle Epo-

Bvlgari, Christian Lacroix, Fendi, Chopard, Bre-

que. Les palaces vous racontent le XXe siècle.

guet, Hermès, Zegna, Ralph Lauren, Salvatore

La Croisette vous parle de Coco Chanel qui in-

Ferragamo, Gucci et bien d’autres, la Croisette

venta ici N°5, de Brigitte Bardot venue faire sa

côtoie sans rougir la 5e Avenue (New-York),

starlette avant de devenir un mythe vivant, de

l’Avenue Montaigne et la rue du Faubourg

Sharon Stone, arrivée inconnue au Festival de

Saint-Honoré.

Depuis 1985, les grands acteurs du luxe cannois se sont regroupés au sein d’une association, présidée par Jean-Pierre Venou (Louis Julian & Fils)  : Cannes Prestige. Une quarantaine de boutiques de la Croisette et de la rue d’Antibes y côtoient des spécialistes de la grande plaisance, de l’automobile haut-degamme, de l’immobilier de prestige, des casinos et quelques-uns des meilleurs hôtels et restaurants de la ville. Ensemble, ils ont imaginé une charte qualité pour garantir à leur clientèle un accueil et un service de qualité optimale. Ils participent également à l’animation de la ville. Chaque année, début janvier, Cannes Prestige apporte notamment son concours au Cannes Shopping Festival, s’impliquant dans les défilés de mode, les soirées de gala et les ventes privées. A l’occasion, l’association crée ses propres opérations de promotion comme, par exemple, les Vendanges de Cannes, en septembre, une soirée “shopping”conviviale qui, d’un magasin à l’autre, balade dandies et fashionistas à la découverte des meilleurs crus de Provence.


116

Cannes luxe

(Paris), la Via Montenapoleone (Milan), New Bond Street (Londres) ou Causeway Bay (HongKong) parmi les rues commerçantes les plus chics au monde. Chaque année amène de nouvelles enseignes de prestige. 2008 fut un excellent millésime. Van Cleef & Arpels a ouvert au cœur de l’Hôtel Majestic Barrière. Vertu s’est installé sur la Croisette. Quant au “65, La Croisette”, un tout nouveau pôle commercial de luxe, voisin de l’Hôtel Martinez, il accueille, depuis mai, les boutiques de Burberry, Botega Veneta, Jimmy Choo, Yves Saint-Laurent, Brioni ou encore Balanciaga. Un renouvellement qui se poursuivra en 2009 avec l’ouverture en juin d’une très vaste et superbe boutique Gucci.

Une expérience vécue A Cannes, on ne se contente pas d’acheter du luxe  ; on le vit. A la Palme d’Or, le restaurant gastronomique de l’Hôtel Martinez, qui, avec ses deux étoiles Michelin, reste depuis vingt ans l’une des meilleures tables de France. Sur le pont d’un vieux gréement lors des Régates Royales ou d’un yacht ancré face aux Iles de Lérins. Sur le dance-floor du Palais Club, le night-club le plus branché de la Riviera qui, tout au long de l’été, accueille les plus grands DJ’s du moment. Sur les greens du Golf Club de Cannes

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Un autre temps

A Cannes, sur la Croisette, face au Palais des Festivals, Kronometry 1999, l’un des

Mandelieu, le plus ancien des parcours azuréens, voulu en 1892 par le Grand Duc Michel de Russie, du Golf Country Club de Cannes Mougins, le plus privé de tous, ou encore du

plus grands spécialistes européens de la Haute Horlogerie, a bâti son succès sur

Royal Mougins, le plus moderne des 18 trous

une offre originale, faisant la part belle aux modèles inédits, aux séries limitées,

cannois.

aux pièces exclusives. L’enseigne distribue une trentaine de marques différentes.

Mais le plus grand de tous les luxes offerts

Certaines sont bien connues du grand public comme Paneraï, Bell & Ross, Harry

par Cannes ne coûte rien ou presque. C’est

Winston ou Audemars Piguet. Les autres sont plus confidentielles, réservées à des amateurs avertis, voire des collectionneurs. Mais toutes ces maisons ont en commun le même amour de l’horlogerie et des mécanismes de précision, le goût de la

le temps  ! Comme tous les Méditerranéens, les Cannois font rimer bonheur et douceur. A vous de choisir : un bain de soleil sur le sable blond d’une plage privée, un soin relaxant au

complexité et de l’innovation. Les merveilles exposées dans les vitrines de Krono-

spa de l’Hôtel Martinez, une balade romanti-

metry 1999 en témoignent… La WX1 de DeWitt : commercialisée début 2009,

que dans les ruelles du Suquet, le plus vieux

cette montre est si sophistiquée que la manufacture suisse ne peut en fabriquer que

quartier de la ville, une retraite spirituelle sur

quelques unités. La HM1 Baguette : issue du savoir-faire de MB&F, véritable chef de file de l’horlogerie contemporaine, cette pièce unique, créée tout spécialement pour Kronometry 1999, est sertie de diamants baguettes qui portent sa valeur à 290.000 euros ! La Franck Muller Aeternitas Mega Red Shadow : ce chef d’œuvre est uniquement disponible sur la Croisette pour un prix au-delà du million d’euros.

l’île Saint-Honorat, fief d’une communauté cistercienne dont le vin passe, aux yeux des œnologues, pour un véritable don du Ciel ! Ce n’est sans doute pas un hasard si Cannes a désigné l’année 2009 comme celle du Bien-être.


118

Cannes luxe

Cannes décolle

en jet privé

Créé il y a 80 ans, l’aéroport de Cannes-Mandelieu fait aujourd’hui référence dans le monde très

Si l’aéroport de Nice, avec plus de dix millions de voyageurs, accueille aujourd’hui la totalité des lignes régulières desservant la Côte d’Azur, c’est à

“select” de l’aviation d’affaires. Mais la clientèle

Cannes, dans la vallée de la Siagne, à l’ouest de la

cannoise ne se déplace pas qu’en jet privé. Certains

ville, que tout a commencé. Un aérodrome y fut en

préfèrent l’hélicoptère…

Air France s’y installait pour ouvrir les premières

effet créé dès 1930 et, quelques années plus tard, liaisons régulières avec Paris et Londres.

Après-guerre, le voisin niçois pris le dessus, mais la plate-forme cannoise sut évoluer et développer une spécialité qui fait aujourd’hui son succès  : Cannes-Mandelieu est, après Paris Le Bourget, le second aéroport français en matière d’aviation d’affaires. En 2007, il a ainsi enregistré plus de 13.000 mouvements de jets privés, un trafic en hausse de 11% sur un an ! Cela représente 50.000 voyageurs à haut pouvoir d’achat. 10.000 d’entre eux confessent d’ailleurs une dépense de 1.600 euros en moyenne lors de leur séjour à Cannes. Et ses résultats pourraient être encore plus spectaculaires si l’aéroport cannois n’avait sciemment limité son trafic pour préserver quelque peu la sérénité de ses riverains.

Un accueil VIP Ces résultats ne doivent rien au hasard. Ils sont bien sûr liés à la forte attractivité du bassin cannois, fief de nombreux événements internationaux. La croissance du marché de l’aviation d’affaires, reflet évident de la mondialisation de l’économie, profite également à Cannes-Mandelieu. Mais cela n’explique pas tout ; il y a autre chose : l’extrême qualité des prestations proposées par cet aéroport.


« L’aéroport Cannes-Mandelieu est le second aéroport d’aviation d’affaires de France. »


120

Cannes luxe

Tout est fait pour faciliter les déplacements d’une clientèle très haut de gamme. Au-delà des services traditionnellement disponibles dans un aéroport, les passagers des jets privés bénéficient ici d’un accueil VIP avec accompagnement sur la piste, d’un service voiturier, de salons d’affaires, de bureaux et de salles de réunion. Les équipages aussi sont choyés avec, par exemple, une salle de repos avec accès internet ou encore la mise à disposition d’un véhicule de courtoisie. Enfin, parce qu’en matière d’aviation d’affaires, “efficacité” rime nécessairement avec “rapidité”, l’aéroport de Cannes-Mandelieu a mis en place une organisation redoutable. Il ne faut que deux minutes pour passer du cuir de sa limousine à celui de son jet. Carburant, catering, chargement des bagages, plan de vol et formalités de douane : la rotation d’un appareil ne prend que vingt minutes.

Une qualité récompensée Une performance qui ne passe pas inaperçue. Cannes-Mandelieu est certifié Iso 9001, un label qualité qui fait référence dans le monde entier. Les indices des enquêtes de satisfaction réalisées régulièrement auprès des usagers de la plate-forme, flirtent depuis des années avec le 9/10 ! Mieux  : à l’occasion de l’European Business Aviation Conference & Exhibition (EBACE) 2005, l’ensemble des professionnels de l’aviation d’affaires a décerné un Award à l’aéroport cannois.

A ciel ouvert

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Voitures de rêve

Les jets privés n’ont pas l’exclusivité du ciel cannois. L’hélicoptère est également très apprécié de la clientèle haut de gamme.

Vous rêvez de prendre le volant d’une “supercar” ? Cannes vous en donne la possibilité grâce à First GT Location. Installée rue du Canada, face au Carlton,

D’autant que Cannes offre deux points d’atterrissage  : l’aéroport Cannes-Mandelieu, bien sûr, mais aussi l’Héliport du Quai Laubeuf,

cette société est l’un des grands spécialistes européens de la location de voitures

à l’entrée du port Saint-Pierre. Une situation

de prestige. Elle propose ainsi quelques-unes des plus belles mécaniques de notre

idéale, au cœur de la ville, aux portes du

temps. Des routières magnifiques comme la Bentley Flyng Spur, la Rolls Royce Phantom, la Maybach 62 ou la Maserati Quattroporte. Et des bolides d’excep-

Palais des Festivals et des Congrès, de la Croisette et de ses palaces. Une facilité d’accès qui permet les scénarios les plus insolites,

tion : la Mercedes Mac Laren SLR, l’Aston Martin DB9 Volante, la Lamborghini

comme de prendre un petit-déjeuner face à la

Gallardo Spyder, les Ferrari 599 GTB Fiorano, Spider F1 et F430 Scuderia… Un

Méditerranée avant de descendre tout schuss,

parc qui évolue sans cesse pour satisfaire une clientèle de passionnés. C’est ainsi

à peine une demi-heure plus tard, les pistes enneigées d’une station des Alpes du Sud.

que la Ferrari California, la nouvelle merveille “made in Maranello” présentée en

Plus tranquille, mais tout aussi spectaculaire :

octobre 2008 au Mondial de l’Auto, est déjà annoncée pour l’été 2009.

la découverte des sites remarquables de la Riviera “vus du ciel”.


« Grâce à l’héliport du Qui Laubeuf, l’hélicoptère est le moyen le plus rapide de rejoindre Cannes. »


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Cannes luxe

I l é t a i t u n e fo i s

La Croisette

Avec près de trois kilomètres de promenade, ses plages de sable, ses palmiers, ses boutiques de luxe et ses

La Croisette est un paradoxe : c’est l’une des plus célèbres avenues du monde, mais aussi l’une des plus méconnues ! Que sait-on de son histoire

palaces, la Croisette est sans aucun doute l’une des

mouvementée ? Qui connaît vraiment l’origine de son

avenues les plus célèbres au monde.

nom ? Parce qu’elle a accédé aujourd’hui à l’éternité, on la pense immuable. Pourtant, en plus d’un siècle et demi d’existence, elle a fait et défait les modes et

les mythes. Elle a changé mille fois de visage, n’hésitant pas à sacrifier parfois quelques-uns de ses plus beaux joyaux sur l’autel de la modernité.

Un Chantier de longue haleine Le destin fabuleux de ce boulevard de légende fut long à se décider. Il prend racine au milieu du XIXe siècle. En 1834 Lord Brougham, chancelier d’Angleterre, se lance dans un voyage d’agrément vers l’Italie. Il est arrêté sur la rive Ouest du Var qui sert alors de frontière entre la France et le Comté de Nice, rattaché à la maison de Savoie. Une épidémie de choléra a conduit les Niçois à refuser l’entrée sur leur territoire à tout étranger. L’Anglais fait donc demi-tour et s’installe, par hasard, à Cannes. Coup de foudre ! Il va tant vanter les charmes des lieux que, rapidement, ses compatriotes y affluent nombreux pour profiter de la douceur de l’hiver cannois. Les belles demeures surgissent ainsi aux quatre coins de la ville qui oublie chaque année davantage qu’elle ne fut longtemps qu’un modeste village de pêcheurs. Pour ses vacanciers fortunés, Cannes n’a qu’un seul défaut : il lui manque une promenade en bord de mer. La mairie se met donc en tête de combler cette lacune. Avec les moyens du bord : en 1846, elle autorise la savonnerie Girard à déposer ses déchets de fabrication le long de la mer, espérant ainsi préparer la future chaussée à moindre coût. Les choses vont traîner ainsi des années durant. Il faudra


« La Croisette, l’une des plus célèbres avenue au monde. »


124

Cannes luxe

attendre 14 ans pour que les Cannois se donnent des moyens à la hauteur de leurs ambitions. Cette année-là, la société Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) ouvre le chantier du chemin de fer qui doit relier Cannes à Toulon. Elle propose à la commune de récupérer une partie des déblais afin d’édifier un front de mer digne de ce nom. L’affaire est faite et, trois ans plus tard, un premier chemin est inauguré.

Un éternel recommencement Cette nouvelle voie est baptisée “chemin de la Croisette”, un nom tiré du provençal “crouseto”. Il évoque une petite croix longtemps vénérée par les Cannois qui l’avaient érigée au Moyen-Age, tout au bout de la baie de Cannes, face aux îles de Lérins, pour défier les Sarrasins et autres envahisseurs. En 1866, les choses s’accélèrent. La création de la première plage privée cannoise, la plantation de dizaines de palmiers, l’installation de bancs et d’un éclairage au gaz, propulsent le bord de mer au centre de la vie locale. Comme nombre d’artères françaises en ce temps-là, la Croisette est rebaptisée “Boulevard de l’Impératrice”. On reviendra au nom initial au début de l’année 1871, sous… la IIIe République ! Il faudra encore plus de vingt ans de labeur, la construction d’une plage artificielle et l’arrivée des premiers trottoirs, pour que la Croisette devienne définitivement cette longue et belle courbe qui épouse paresseusement la baie de Cannes.

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Si, depuis, son dessin est figé, son allure ne

La charte Only Cannes

va cesser d’évoluer au rythme des grands chantiers : la construction de la jetée Albert-

En février 2005, à l’initiative de la ville de Cannes, les professionnels du tourisme, hôteliers et restaurateurs ainsi que plagistes et taxis cannois se sont engagés, à travers la charte Confiance Qualité Service « Only Cannes », à garantir un niveau élevé de service, au juste prix et au profit de la clientèle locale comme étrangère. Un an plus tard, cette démarche qualité prenait une nouvelle ampleur commerçants et artisans de la ville rejoignant les rangs des singataires. Depuis, ils appliquent les 190 engagements , déclinés de trois valeurs fortes . Primo, la

Edouard (1902), du Casino Municipal (1907), des palaces Belle Epoque et Art Déco — à commencer par le Carlton, le plus célèbre d’entre eux — ou encore de l’ancien Palais des Festivals (1947)… La Croisette est ainsi l’hôte des plus illustres personnages du XXe siècle. Son image fait bientôt le tour du monde et la démocratisation de la télévision ne fait qu’amplifier le phénomène. Son succès est tel qu’il faut sans cesse voir plus grand. Un

fiabilité : garantir de façon pérenne la qualité des prestations et le sérieux des

nouveau Palais voit ainsi le jour en 1982. Très

prix pratiqués, pour le meilleur rapport qualité-prix possible. Secundo, l’exclusi-

rapidement, il fait l’objet d’une extension. Un

vité. Tertio, le plaisir : celui de recevoir des visiteurs comme celui de séjourner à

gestation. On l’aura compris : la Croisette n’a

Cannes.

nouveau projet est même actuellement en pas fini de briller !


126

Cannes luxe

Immobilier de luxe

l’or de la Californie

A Cannes, le chemin de la Californie est devenu l’avenue Albert Ier. Mais le nom est

On l’appelle «la Colline des Milliardaires». Situé à l’est de Cannes, le quartier de la Californie abrite les plus belles propriétés de la ville. Des résidences secondaires le plus souvent : moins d’un tiers de ses habi-

resté au quartier tout entier, l’un des plus

tations sont occupées à l’année. Ces villas se négocient pour plusieurs

prestigieux de la Côte d’Azur.

700 m2 habitables, avec vue mer et un parc de 5.000 m2, se vend ainsi

millions d’euros. Une demeure d’architecture Belle Epoque, de 600 à autour des 8 millions d’euros. Même les appartements profitent ici d’une belle cote. Il en coûte 10.000 euros par m2 pour goûter à cette

oasis de calme et de luxe. Et encore, c’est là un minimum ! Car une villa sur le toit peut monter jusqu’à 30.000 euros le m2 !

L’âme slave Ce succès ne date pas d’hier. La Californie a toujours su séduire les grandes fortunes du moment. Dans les années 70 et 80, ce micro-marché profita pleinement du choc pétrolier et de l’enrichissement des grandes familles du Moyen-Orient. Ces dix dernières années, on doit les plus belles transactions aux Britanniques, à commencer par les financiers de la City. Aujourd’hui, les Russes ont pris le relais. Un juste retour des choses puisqu’ils furent parmi les premiers à s’installer sur ces terres. C’était il y a 160 ans. Eugène Tripet, un banquier parisien installé à Saint-Petersbourg, s’arrête à Cannes par le plus grand des hasards : sa diligence a subi une avarie en traversant l’Esterel ! Il


De la Croix des Gardes à la Californie, les collines cannoises abritent de superbes propriétés Belle Epo-

est séduit par les lieux et acquiert un grand terrain à la sortie de la ville pour y construire la villa Alexandra. Fort de ses relations dans l’aristocratie russe, il convainc de nombreux sujets du Tsar de le rejoindre. Jusqu’à la révolution, la communauté slave ne va pas cesser de se développer. Emmenée par le Grand-Duc Michel de Russie, oncle de Nicolas II, cette colonie est bientôt si nombreuse qu’elle fait construire une grande église orthodoxe : Saint-Michel-Archange fut achevée en janvier 1896.

So british Les Russes achètent, mais c’est un Anglais qui en profite : John Taylor. En 1854, à vingt ans à peine, il a quitté son Lancashire natal pour s’installer sur la Côte d’Azur. Il y exerce longtemps son métier originel : jardinier. Il le fait d’ailleurs avec talent. On dit ainsi qu’il fut le premier à introduire le mimosa et l’eucalyptus sur la Riviera. Mais ce n’est pas la verdure qui va le rendre riche, mais la terre ! Il n’a pas son pareil pour trouver et négocier de beaux terrains à bâtir. Cela se sait très vite et bien au-delà de la communauté anglaise. Si bien qu’à trente ans, il crée son agence immobilière. Ses clients ? Les plus belles fortunes de l’époque. Comme la Reine Victoria, par exemple, qui fut si conquise par le brio de son sujet qu’elle le nomma Vice-Consul britannique de Cannes. Aujourd’hui encore, le groupe John Taylor existe toujours. Comme d’autre grands spécialistes cannois de l’immobilier de luxe azuréen, tel Michaël Zingraf ou Magrey & Sons, il rayonne bien au-delà de la Croisette, commercialisant les plus belles propriétés de la Riviera, du Cap Martin à Saint-Tropez.


Cannes


hôtellerie comme à la maison / c’est la vie de palace / Bienvenu au club / Au goût du jour


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Cannes hôtellerie

Parce que, tout au long de l’année, Cannes accueille de nombreuses manifestations internationales, elle dispose de la troisième offre d’hébergement de France derrière paris et nice. Son atout premier ? Sa diversité. Palaces ou maison d’hôtes, ambiance charme ou contemporaine, le temps d’un congrès ou pour tout un mois d’été : ici, la première règle de l’hospitalité, c’est le choix.

Comme

à la maison

L’une des chambres du Majestic Barrière


Cannes hôtellerie

1835 White Palm Hotel

On aurait tort de résumer l’hôtellerie cannoise aux seuls grands palaces de la Croisette. Certes,

Palais Stéphanie

avec plus d’un millier de chambres au total et un siècle d’histoire, le Carlton, le Majestic et le Martinez contribuent grandement à la renommée de la destination. Mais, au-delà de ce beau trio, on recense sur la ville plus d’une centaine d’établissements, totalisant plus de 4.000 chambres. Une armada qui, conjuguée au 2100 appartements en résidence, assure à la ville des Festivals la troisième offre d’hébergement de France derrière Paris et Nice. Une sacrée performance pour une cité d’à peine 70.000 âmes ! Il y en a pour tous les goûts, tous les budgets, des “Non Classés” au 4 étoiles Luxe, de la simple pension de famille au boutique hôtel. En tête de ce cortège, deux hôtels fraîchement rénovés : le Palais Stéphanie et le 1835 White Palm Hotel. Leur atout : la qualité de service d’une part et, d’autre part, une humeur résolument contemporaine. Cette atmosphère “trendy”, on la retrouve dans de nombreux hôtels cannois : le Camberra qui a revu son décor en 2008 dans un esprit Années 50, le Grand Hôtel à l’esthétisme très seventies, l’Eden Hôtel, à l’humeur zen, joliment relayée par un espace bien être (piscine intérieure, hammam, jacuzzi)…

Adresses de charme Toutes les maisons cannoises ne misent pas sur la modernité et la mode. Certaines leur préfèrent le charme et la tradition. C’est le cas du Cavendish, par exemple : façade et ascenseur Belle Epoque, escalier en marbre de Carrare et parquets d’origine, chambres aux tons méditerranéens, aux murs peints à la chaux… Ou encore du Château de la Tour, belle bâtisse de caractère, perchée au-dessus du boulevard du Midi et de la mer, apprécié tant pour la tranquillité des lieux que pour la douceur intemporelle des décors. Quant au Renoir, il n’a toujours pas tranché l’éter-

Hôtel Canberra

131


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Cannes hôtellerie

nel débat entre classique et moderne. Lui, il est les deux à la fois ! C’est un boutique hôtel aux ambiances cossues, égayées de quelques touches de fantaisie : un mobilier de style qui semble avoir trempé dans un bain d’or en fusion, des ciels de lits ou des murs entiers habillés de cuir capitonné, immaculé. Mais le charme n’exige pas systématiquement quatre à cinq étoiles. De nombreux trois étoiles cannois font également rimer hospitalité et authenticité. C’est le cas, par exemple, de l’Hôtel de Paris avec ses chambres classiques, son jardin méditerranéen et sa belle piscine, de la Villa Tosca dont les 22 chambres ont été rénovées récemment dans un esprit néo-classique épuré, du Molière à l’ambiance résolument contemporaine. A découvrir également : le Romanesque. A deux pas de la Croisette, ce deux étoiles offre huit chambres aux décors personnalisés, savemment étudiés, que peuvent lui envier bien des établissements de catégorie supérieure.

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Comme un cannois ou presque Les nombreux vacanciers ou congressistes qui fréquentent Cannes tout au long de l’année ne logent pas tous, loin s’en faut, dans un hôtel.

Destination Cannes

Comme toutes les grandes destinations touristiques, la ville a développé

115 7500 22000 480 30 30

différentes formes d’hébergement. Elle compte ainsi une quarantaine de

hôtels chambres en Hôtels et Résidences lits

pant aux travaux. La nouvelle infrastructure abrite désormais 11 appar-

bars lounge, clubs, casinos plages privés

Etats-Unis Moyen-Orient Allemagne Russie Scandinave Belgique Autres Pays de l’Est Pays-Bas Suisse Japon Canada

tements de grand luxe, du studio au trois pièces mezzanine, parfaitement équipés et superbement décorés : meubles « Mis en Demeure »,

Palmarès des nationalités étrangères Italie

de la Villa Garbo. Cette bâtisse d’architecture Belle Epoque (elle date de 1884) a été totalement reconstruite, seule sa façade classée échap-

restaurants et cafés

Grande-Bretagne

résidences de tourisme, une offre enrichie en juin 2007 par l’ouverture

12,3% 7.4% 6.5% 5.2% 4.6% 3.6% 2.5% 2.4% 2.2% 1.1% 1.7% 0.6% 0.6%

tissus Pierre Frey, potiches asiatiques et bibelots précieux… Enfin, Cannes n’échappe pas à la grande tendance touristique du moment : la maison d’hôtes. Malgré des prix de l’immobilier dissuasifs, on en dénombre déjà près d’une vingtaine. Dont un bateau, l’Ossianic ! Amarré dans le vieux port, face au Palais des Festivals, il offre deux cabines doubles avec salle-de-bains et WC. Vue mer imprenable, on s’en doute ! A découvrir également, la Palmeraie du Prado, à dix minutes de marche de la Croisette. A l’abri d’une palmeraie (avec piscine), trois jolies chambres de grand standing, parfaitement équipée. Ambiance différente du côté du Cottage Bellevue. Ici, c’est la ville à la campagne. Située dans les hauteurs de Cannes, cette belle maison et son jardin en restanques vous entraîne en Provence. Farniente et soleil à volonté. Une dernière adresse ? La Villa Picciola, tenue par une famille franco-britannique. Une maison au décor classique, sobre, élégant, qui jouit d’une recette bien-être éprouvée, mais toujours rafraîchissante : quelques brasses dans la piscine, une bonne dose de soleil dans le jardin et, pour finir, un zeste de hamac.


« L’hôtellerie cannoise propose un total de 5.000 chambres. »


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Cannes hôtellerie

C ’e s t l a

Vie de palace

Majestic, Carlton, Martinez : ces trois palaces incarnent le luxe, la qualité de service et la dolce vita. Partenaires privilégiés des grands

A Cannes, l’hôtellerie haut de gamme (quatre étoiles et quatre étoiles Luxe) offre 2.500 chambres. Summum de ce parc hôtelier exceptionnel : le Majestic Barrière, l’InterContinental Carlton et l’Hôtel Martinez. Ces trois grands vaisseaux amarrés à la Croisette

événements cannois, ils sont les monuments

comptent parmi les grands palaces européens. Offrant au total un

historiques de la ville.

millier de chambres, ils rivalisent de luxe, d’énergie et de raffinement pour satisfaire les désirs de leurs clientèles. Tous sont d’ailleurs certifiés Iso 9001. Une rareté pour les quatre étoiles Luxe français.

Personnifiant cette quête de l’excellence, leurs chefs concierges multiplient les miracles, collectionnent les anecdotes. Au Carlton, Stéphane Fanciulli évoque avec plaisir son tête à tête avec la belle Cindy Crawford. Pourchassée par une horde de fans et de paparazzi, la top model américaine avait trouvé refuge dans sa loge. Au Martinez, Fabrizio Bozzolan se souvient encore avec amusement de requêtes insolites de quelques clients : un bateau de 100 cabines pour un hôte du Festival de Cannes, des souliers de satin pour un grand nom de la Couture, des graines de caprier pour une milliardaire férue de botanique. Au Majestic Barrière, Roger Bastoni, cannois d’origine, président de l’Union Internationale des Clefs d’Or, vous glisse avec passion quelques idées pour (re)découvrir cette ville qu’il aime tant.

Des suites exceptionnelles La vie cannoise n’est jamais aussi belle que lorsque l’on tutoie les sommets ! L’ultime étage de chacun des trois palaces de la Croisette abrite en effet une suite d’exception. La Suite Sean Connery, hommage

légende - legende - legende

au plus charismatique des James Bond, occupe ainsi une partie du 7e étage de l’InterContinental


Cannes hôtellerie

Carlton. Facturée 12.000 euros la nuit, elle offre 450 m2 à ses hôtes. Sa salle de bains est située sous l’une des deux coupoles de l’hôtel. Un vrai gage de volupté quand on sait que ces dômes charmants et légendaires sont inspirés des seins de la Belle Otéro, l’une des plus belles femmes de la Belle Epoque. Toujours au septième étage, mais à l’Hôtel Martinez cette fois… Dominant la Baie de Cannes, deux “penthouses” panoramiques offrent 500 m2 chacun, partagés par un séjour, une salle à man-

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Rester au sommet Bien qu’ils jouissent d’un passé glorieux, de Livres d’Or paraphés par les plus grandes personnalités du XXe siècle, d’infrastructures remarquables, les palaces cannois ont la sagesse de se remet-

f o

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s

Bienvenue au club

tre perpétuellement en question. Ainsi, en 2005, le Majestic Barrière et, quelques mois plus tard, l’Hôtel Martinez ont relevé avec succès le défi de la certification Iso 9001, le standard mondial de la qualité. Avant eux, aucun autre palace azuréen ne l’avait tenté et seuls deux établissements de

ger, deux chambres, deux salles de bains et un

luxe parisien l’avaient osé.

sauna. Le tout s’ouvre sur une terrasse de 200 m2

L’InterContinental Carlton, de son côté, concentre

équipée d’un jacuzzi. Un majordome veille sur

ses efforts sur la préservation de l’environnement.

ces petits paradis, se consacrant uniquement au

L’ensemble de ses salles de bains a été équipé de

confort de leurs occupants.

réducteurs de débit pour réduire la consomma-

De l’autre côté de la Croisette, le Majestic Bar-

tion d’eau. Des ampoules basse consommation

rière est parti à son tour à la conquête de l’es-

et des détecteurs de présence permettent des

pace. Il propose déjà une Suite présidentielle,

économies d’énergie substantielles. Le personnel

entièrement rénovée pour loger le Président Jac-

est invité à trier et valoriser ses déchets. Finies

ques Chirac et son épouse lors de leur venue, en

les bouteilles en plastique à la cafétaria ! Les

février 2007, au XXIVe sommet France-Afrique.

produits “bio” se multiplient au restaurant, dans

Mais, bientôt, grâce à la construction d’une nou-

les services d’entretien (étage et espaces verts)

velle aile, programmée pour le printemps 2010,

et jusque dans les cabines de soin du fitness  !

le palace Art Déco offrira deux nouveaux joyaux :

Même les housses de pressing sont bio : elles

les Suites Royale et Impériale. Il sera alors pos-

sont réalisées à partir de fécules de pommes de

sible de réunir ces appartements d’exception afin

terre. Elles se dégradent ainsi en six mois quand

de profiter d’une suite de 840 m2. Une offre qui

les anciennes, en plastique, réclamaient quatre

a déjà suscité la convoitise de quelques riches

siècles  ! Enfin, le palace propose à sa clientèle

habitués qui, dès avril 2008, alors que l’on posait

de découvrir la ville en Vélosolex ou en Lexus, la

à peine la première pierre de ce vaste chantier,

seule limousine à motorisation hybride actuelle-

déposaient leurs pré-réservations.

ment disponible sur le marché.

Pour continuer à se développer en matière touristique, Cannes a créé le Club Cannes. L’enjeu est de faire de Cannes une destination urbaine au bord de l’eau - par opposition à station balnéaire saisonnière - en développant notamment une nouvelle saison Automne/Hiver. De novembre à mars, 20 weekends à fort contenu d’activités et de prestations visent la clientèle des mégalopoles situées à moins de trois heures d’avion. Au programme : des dégustations œnologiques d’exception, du nautisme, des spectacles, des soins en spa… Partenaires de l’opération, 15 hôtels**** et palaces proposent une carte comprenant 3 week-ends de 2 nuits pour 2 personnes, à consommer simultanément ou en 3 fois avec ses amis, sa famille ou en couple. En outre, pour sa seconde saison, le Club Cannes, innove en s’associant à une conciergerie de luxe.


136

Cannes hôtellerie

« L’hôtellerie de luxe cannoise est en constante évolution, comme en témoigne le nouveau lobby du Majestic Barrière. »


Cannes hôtellerie

Au goût du jour Qui n’avance pas recule. Cette célèbre maxime n’est jamais aussi pertinente que dans l’hôtellerie de luxe. Les décors fanent, les modes passent, de nouveaux concurrents naissent régulièrement. Une seule solution pour continuer de

L’hôtellerie de luxe cannoise est actuellement en plein renouveau.

séduire les touristes  argentés  : rénover. C’est ce qu’à fait, par exemple, le

A la clé, des établissements embellis,

Majestic Barrière. Durant l’hiver 2008, son vaste lobby et l’ensemble de

agrandis, modernisés pour toujours

ses étages ont été entièrement redécorés. Beige, ocre, taupe, noir : les 305

plus d’élégance et de confort.

chambres et suites ont pris des couleurs. Les couloirs et les escaliers qui les desservent ont un parfum de musée  : ils accueillent en effet une collection de 600 photos en noir et blanc, prises lors du Festival, immortalisant les stars du 7e art. Le lobby, plus cosy qu’auparavant, s’habille désormais d’un brun

lumineux, rehaussé d’or. Mais attention : un chantier peut en cacher un autre. Tandis qu’il rafraîchissait sa parure, le Majestic a ainsi lancé un projet bien plus ambitieux : la construction d’une nouvelle aile de 7.000 m2, juste devant le Palais des Festivals. Elle abritera, entre autres, un spa, des boutiques de luxe et 47 nouvelles suites de 45 m2 à 420 m2 pour les Suites Royale et Impériale (sans compter, pour cette dernière, le solarium et la piscine privés !). Ouverture prévue en mai 2010.

Comme neuf Le Majestic Barrière n’est pas le seul palace de la Croisette à se remettre en question. Dans quelques mois, l’InterContinental Carlton devrait lancer un vaste programme de rénovation pour célébrer son centenaire, au sommet de sa forme. Le Palais Stéphanie (ex Noga Hilton) , propriété du groupe Jesta, est bien plus jeune que son glorieux voisin : dix-sept ans à peine. Mais soucieux d’accueillir au

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138

Cannes hôtellerie

mieux sa clientèle, il s’est offert, durant l’hiver 2009, son premier lifting. Près de deux mois de travaux ont effacé le style clinquant des “eighties” pour installer une atmosphère plus “tendance”  : décors épurés, tons chauds et sobres de crème, chocolat et caramel. Par ailleurs, l’aménagement de l’hôtel a été repensé. Il compte désormais 262 chambres au lieu de 234 et dispose de cinq nouvelles suites (jusqu’à 170 m2), dont deux panoramiques. De l’autre côté de la Croisette, aux abords du Palais des Festivals, le Gray d’Albion a également fait sa mue ces derniers mois. En 2008, il a consacré 10 millions d’euros à la refonte de 167 chambres et suites, 116 salles-de-bains et l’ensemble des salles et salons d’affaires. La nouvelle livrée ? Un camaïeu de beiges du meilleur effet, allant du crème au chocolat, du caramel au camel, du blanc cassé au sable blond. Pour soutenir ce beau nuancier, la décoration privilégie le mobilier en wengé, un bois exotique et précieux qui contraste joliment avec la clarté et la légèreté des voilages. Pour pimenter le tout, on use ici de quelques accessoires de design comme les chaises Victoria Ghost en polycarbonate transparent, une fantaisie inspirée du style Louis XVI, signée Philippe Starck. Ultime détail, mais il en dit long sur le confort de ce nid : l’épaisseur du matelas ! Elle est de 26 centimètres, un cas unique en son genre dans l’hôtellerie azuréenne. Ce vent de modernité ne souffle pas que sur les grands hôtels de la Croisette. De l’autre côté du Port, à l’entrée du Boulevard du Midi, l’un des meilleurs hôtels de la ville a ainsi fait peau neuve. Exit le Sofitel Méditerranée, place au 1835 White Palm Hôtel ! Inauguré début mars

Hôtel le Gray d’Albion

2009, l’établissement abrite un restaurant, 134 chambres et 20 suites, équipées des dernières technologies,

agrémentées

par

quelques-

uns des meilleurs artisans de notre époque. Comme les ateliers de Bernard Pictet, un maître verrier qui compte, entre autres références, la Mamounia, le Meurice, le Martinez, Boucheron, Dior, de nombreuses multinationales ou encore le Sultan de Bruneï. Comme Pietro Seminelli, un architecte passé maître dans le travail des textiles dont il habille, pour Chanel et bien d’autres, les fenêtres, paravents ou écrans coulissants. Ou encore comme la Maison Charles, centenaire parisienne, bronzier d’art renommé pour ses luminaires.


1835 White Palm Hotel


Cannes


Congrès Cannes en classe Affaires / le palais des festivals et des congres / SEMEC, les forces vives / De nouveaux horizons


142

Cannes congrès

Deuxième destination du tourisme d’affaires en France, Cannes accueille chaque année de nombreuses manifestations professionnelles et une multitude d’événements d’entreprises. Sa recette : un cadre exceptionnel, une concentration unique de commerces, hôtels et restaurants, et l’une des plus belles infrastructures de congrès en Europe.

Cannes

en classe Affaires


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s

Reed Midem, le grand partenaire

Cannes cultive une longue tradition d’hospitali-

lévision accueille 13.000 participants venus de

té. Elle a d’abord accueilli de riches vacanciers.

104 pays. Près de 4.000 acheteurs y négocient

Puis, sans jamais se départir de son image gla-

4 milliards d’euro de droits télé. Il se double

mour, elle a accompagné, dès les années 30,

aujourd’hui d’un autre rendez-vous spécialisé :

la démocratisation du tourisme. Aujourd’hui,

le MIPCOM, le marché des contenus audiovi-

elle compte 2,5 millions de visiteurs par an.

suels, une passerelle entre les créateurs d’ima-

Mais attention : tous ne viennent pas ici pour

ge et leurs diffuseurs (chaînes de télé, sites

des vacances. Ils sont plus de 500.000 cha-

internet, éditeurs de DVD, opérateurs du câble

que année à venir sur la Croisette pour tra-

et satellite…) Autre fidèle de la Croisette : le

vailler. C’est que depuis bientôt cinquante ans,

MIDEM. Lancée en 1967, cette grand-messe

Cannes a développé un savoir faire unique en

de l’édition musicale continue de réunir sous le

matière de séminaires, congrès et salons pro-

soleil de janvier popstars et concertistes, pro-

fessionnels, jusqu’à se hisser parmi les grands

ducteurs indépendants et majors du disque,

spécialistes européens du tourisme d’affaires.

organisateurs de spectacle… Malgré la crise

Tout démarre en 1949 avec le Palais Croi-

de l’industrie musicale, plus 2000 sociétés et

sette, au cœur de l’avenue du même nom. Il

9.000 personnes ont participé à la dernière

abrite pour commencer les fastes et les fras-

édition.

ques des premiers Festivals du Film. En 1965,

Forte de ces deux premiers événements, Can-

le petit écran s’inspire du grand et débarque à

nes a su conquérir et fidéliser de nombreux

Cannes pour le MIPTV. 44 ans plus tard, le

congrès et salons. En octobre, depuis 25 ans,

Marché International des Programmes de Té-

tous les professionnels du duty free se donnent

En 1963, quand Bernard Chevry créé MIDEM Organisation, il décide d’implanter son premier événement, le MIPTV, à Lyon. Deux ans plus tard, la manifestation déménage sur la Croisette. C’est le début d’une collaboration fructueuse qui fait aujourd’hui de Reed MIDEM, dirigée désormais par Paul Zilk, le partenaire privilégié de la ville de Cannes. Elle lui doit en effet quelques-unes des plus grandes manifestations professionnelles cannoises : le MIPTV, toujours, mais aussi le MIPIM, le MIPCOM, le MIDEM, le MAPIC ou encore les MIPDOC et MIPCOM Junior, deux manifestations qui investissent chaque année les salons de l’Inter. Continental Carlton. Aujourd’hui, Reed Midem est une filiale de Reed Exhibitions, la première société mondiale dans l’organisation d’événements, avec plus de 470 événements dans 37 pays. En 2008, Reed Exhibitions a ainsi réuni plus de sept millions de professionnels du monde entier, générant plusieurs milliards de dollars de chiffre d’affaires. Ses manifestations s’adressent aux principaux secteurs économiques internationaux, de l’aviation et l’aérospatial à automobile, en passant par l’audiovisuel, le bâtiment et l’immobilier, l’énergie, les hautes-technologies, le tourisme… En savoir plus : www.reedmidem.com


144

Cannes congrès

ainsi rendez-vous sur la Croisette pour le Tax Free. Les meilleures années, ils sont plus de 14.000 à visiter les stands de 430 exposants, griffes de luxe ou spécialistes des produits détaxés. Les publicitaires ont également leurs habitudes à Cannes. Chaque année, en juin, la profession se réunit pour le Festival International du film publicitaire. Le temps fort de cette manifestation  : l’attribution des Lions d’or, récompenses très convoitées par les annonceurs et leurs agences. Plus récemment, les acteurs du tourisme de luxe ont également choisi Cannes comme site de ralliement. 5.000 d’entre eux se retrouvent chaque année, au mois de décembre, à l’occasion du salon ILTM. Mais la plus grande manifestation organisée à Cannes, hormis le Festival, est sans aucun doute le MIPIM. Organisé chaque année, en mars, cet événement s’est imposé en moins de 20 ans comme le premier forum mondial des professionnels de l’immobilier. Ici, se décident des projets et investissements colossaux, des partenariats ambitieux entre le secteur public (villes, régions, pays) et les grands acteurs privés de l’aménagement urbain. En 2008, le salon a reçu près de 30.000 professionnels, financiers, promoteurs, représentants des collectivités, architectes, chaînes hôtelières, constructeurs… Malgré le ralentissement du marché immobilier, le millésime 2009 n’a pas démérité. Il a même rempli pleinement

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son rôle, amorçant les grandes manœuvres de

SEMEC, les forces vives

L’infrastructure ne fait pas tout ; il faut des hommes pour la faire tourner. A Cannes, ce rôle échoit aux salariés de la SEMEC. Créée en 1992, c’est une société d’économie mixte : 80% au secteur public (la Ville de Cannes essentiellement) et 20% au secteur prive, via des partenaires locaux tels que les palaces cannois, certaines agences réceptives, la Caisse d’Epargne ou encore la Chambre de Commerce et de l’Industrie Nice Côte d’Azur. Outre la gestion du Palais des Festivals et des Congrès, la SEMEC assure celle de l’Office de Tourisme, la promotion touristique de la ville (clientèle individuelle, groupes, tourisme d’affaires) et l’animation événementielle de la cité. Outre un programme culturel particulièrement étoffé, tout au long de l’année, elle est à l’origine deux plusieurs grands rendezvous cannois comme le Cannes Shopping Festival ou le Festivals des Jeux. Dirigée aujourd’hui par David Lisnard (président) et Martine Giuliani (directeur général), la SEMEC emploie 300 salariés (moyenne annuelle). En 2008, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 38 millions d’euros. D’excellents résultats qui, depuis lui permettent de contribuer au budget de la Ville de Cannes grâce au versement d’une redevance d’occupation du Palais et de sponsoriser des manifestations et opérations d’intérêt public.

l’après crise !

Un concentré de services En marge de ces grands salons professionnels, Cannes attirent tout au long de l’année de très nombreuses entreprises internationales. Elles y organisent des réunions de travail, des séminaires, des présentations de produits, voire de grands symposiums, à l’image de Gartner, spécialiste du consulting et de la recherche hitech, qui, début novembre, réunit depuis près de vingt ans, pendant cinq jours, la fine fleur des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications. 3.000 personnes participent ainsi à 200 ateliers et conférences sur les technologies d’aujourd’hui et de demain. Que viennent chercher toutes ces multinationales ? Un environnement et des infrastructures à la hauteur de leurs ambitions. Cannes, c’est 300 jours d’ensoleillement par an. Ça compte ! Cannes, c’est le deuxième aéroport d’affaires


« Le MIPIM s’est imposé comme le premier forum mondial des professionnels de l’immobilier. »


« Le Palais des Festivals et des Congrès totalise 35.000 m2 de surfaces d’exposition. »


Cannes congrès

de France. De plus, le centre-ville cannois est

net associé au cabinet François Druet, fut

à 30 minutes à peine de l’aéroport Nice Côte

inauguré en décembre 1982. Il a connu une

d’Azur, une plate-forme internationale reliée

première extension en septembre 1999 avec

en direct à une centaine de destinations à tra-

la construction des 10.000 m2 de l’espace Ri-

vers le monde. Cannes, c’est une offre de res-

viera. En juin 2006, une deuxième annexe a vu

tauration et de shopping variée et qualitative,

le jour : la Rotonde Lérins. Avec 2.600 mètres

avec notamment les plus belles enseignes du

carrés, c’est la plus grande salle de gala de

Luxe. Elle est fort appréciée des congressistes

la Côte d’Azur. Elle dispose également d’une

et festivaliers. Cannes, c’est plusieurs milliers

terrasse attenante de plus de 2 000 m2. Son

de chambres d’hôtel à quelques minutes de

atout premier, outre sa surface ? Sa vue impre-

marche du Palais des Festivals et des Congrès.

nable sur la mer, un panorama que ses hôtes

Cannes, c’est une hôtellerie moderne qui offre

ne se lassent pas d’admirer.

plus d’une centaine de salles de réunions par-

Aujourd’hui, le Palais des Festivals et des

faitement équipées, des salles de sous-com-

Congrès totalise 35 000m2 de surfaces d’ex-

mission de quelques mètres carrés à peine à

position répartis sur 6 niveaux. Il dispose

des salons de prestige. L’hôtel Martinez, par

de 5 auditoriums (150 à 2 300 places) dont

exemple, abrite la deuxième infrastructure de

l’auditorium Louis Lumière (2 300 places) et

congrès de la ville après le Palais des Festi-

l’auditorium Claude Debussy (1 000 places).

vals : 2.500

m2

répartis sur une quinzaine de

Il offre 26 salles de réunion (de 10 à 80 pla-

salons modulables. Le seul espace Royal Ga-

ces), 1 salle de presse (208 personnes) et 2

luchat offre 930 m2 et peut accueillir jusqu’à

salles de rédaction (180 et 105 personnes).

1.000 participants. Cannes, enfin, c’est l’un

Une infrastructure qui jouit des meilleures

des plus beaux centres de congrès d’Europe :

technologies : système Wi-fi, matériels de so-

le célèbre Palais des Festivals…

norisation et d’éclairage dernier cri, réseau de télésurveillance pour la sûreté des biens et des

Un outil performant

personnes… Alors, forcément, le succès est au

Héritier du Palais Croisette, le Palais des Festi-

rendez-vous avec plus de 300 jours d’exploita-

vals relie la Croisette au Vieux Port. Une situa-

tion par an. Une activité soutenue qui permet

tion idyllique dont peu de concurrents peuvent

au Palais de s’imposer chaque année davan-

se prévaloir : en bord de mer mais au cœur de

tage comme le grand moteur économique du

la ville ! Ce bâtiment à l’architecture contem-

bassin cannois.

poraine, imaginée par le cabinet anglais Ben-

147


148

Cannes congrès

En mars 2009, le Palais des Festivals a démarré d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement. Un programme d’un total de 140 millions d’euros qui va lui permettre, dès la prochaine décennie, d’améliorer encore ses positions sur le marché mondial du tourisme d’affaires.

De nouveaux

horizons

La Rotonde Lérins, la plus grande salle de gala face à la mer de la Côte d’Azur


Cannes congrès

Jeudi 12 mars 2009… La ville de Cannes ac-

taire installé. Il sera un Palais «vert», soucieux

cueille les professionnels de l’immobilier à l’oc-

du respect des normes HQE (Haute Qualité

casion du MIPIM. Tous parlent de crise et de

Environnementale), dans le choix des maté-

reprise. L’Etat français, la Ville de Cannes et la

riaux utilisés notamment. L’ensemble de ces

SEMEC leur envoie un signal fort.

travaux de modernisation, d’embellissement et

Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise

d’agrandissement, d’un coût de 57M€, seront

en œuvre du plan de relance, Eric Ciotti, Dépu-

achevés en avril 2012.

té des Alpes-Maritimes, Président du Conseil

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295 000 participants pour 51 manifestations professionnelles 305 jours d’exploitation 925 342 518e de retombées économiques 19093 emplois engendrés

De nouvelles surfaces

chand, Député-Maire de Cannes, et David Lis-

D’ici là, la seconde opération aura été lan-

nard, Président du Palais des Festivals et des

cée. D’un coût estimatif de 83M€, elle doit

Congrès, Conseiller général, Premier adjoint

débuter au 1er trimestre 2011. C’est sans

au maire, posent ce jour-là, la première pierre

aucun doute la plus ambitieuse des deux. Elle

des travaux d’embellissement, de moderni-

consiste en effet en une extension souterraine

sation et d’extension du Palais des Festivals.

du Palais, sous le square Reynaldo Hahn. A

L’enjeu : consolider les marchés du centre de

la clé : la création de plus de 8 000 m2 nets

congrès cannois en le rendant plus compéti-

de

tif, plus esthétique et, surtout, plus spacieux

(niveau -1), dont une partie sera modulable,

encore !

une salle de projection de 500 places ainsi

Un plan d’attaque divisé en deux phases dis-

qu’une vaste zone logistique avec gare rou-

tinctes. D’abord, améliorer l’existant. Outre

tière souterraine (niveau -2). Le jardin public

l’achèvement des mises aux normes, le Grand

sera embelli et totalement rénové, notam-

Le Tourisme d’affaires représente près

Auditorium, l’une des plus belles salles de

ment dans sa partie destinée aux jeux pour

de 40% de l’activité hôtelière

France, va être remodelé. 300 places supplé-

enfants.

mentaires vont être créées à l’orchestre. Sa

Ce chantier, d’une durée de 32 mois, devrait

liaison avec le Théâtre Debussy va être amé-

être achevé fin 2013. Il sera assuré en majeure

liorée et son foyer totalement redessiné. A

partie grâce à des financements privés, dans

l’extérieur, les façades vont être embellies et le

le cadre d’une délégation de service public

parvis avec son chemin des étoiles bénéficie-

concessive. La puissance publique participera

ront d’une rénovation complète. Le bâtiment

à hauteur de 8 M€, pour les travaux d’intérêt

sera mieux intégré dans son environnement.

public (jardin, salle de projection). Une somme

La prise d’air extérieure sera déviée et remon-

raisonnable par rapport aux retombées atten-

tée sur le toit, et un monte-charge supplémen-

dues avec cette nouvelle infrastructure.

d’exposition

supplémentaires

s

Au Palais des Festivals et des Congrès en 2008

général des Alpes-Maritimes, Bernard Bro-

surfaces

149

Cannes 2e ville française du Tourisme d’Affaires 35000 m² d’exposition 26 salles de réunion de 10 à 2300 places


150

Cannes calendrier

Programmation culturelle et congrès

Festival - Congrès Salon - Sport Janvier

Mars

Mai

> CANNES SHOPPING FESTIVAL

> MIPIM

> FESTIVAL DE CANNES

Palais des Festivals – Rotonde Lérins

Palais des Festivals

(hors programmation direction de l’événementiel)

> NRJ MUSIC AWARDS Palais des Festivals – Grand Auditorium

> MIDEM Palais des Festivals

Avril > MIPTV Palais des Festivals

> SONY PHOTOGRAPHY AWARDS

Février > FESTIVAL INTERNATIONAL DES JEUX www.festivaldesjeux-cannes.fr

Palais des Festivals

Juin > PERFORMANCE D’ACTEUR (hors programmation direction de l’événementiel)

> CANNES JUMPING Stade des Hespérides

> CANNES LIONS FESTIVAL DU FILM PUBLICITAIRE Palais des festivals

> IDEF SALON DU JEU VIDEO Palais des festivals

> SYMPOSIUM DE L’EAU Palais des festivals

> FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA PHOTOGRAPHIE DE MODE (hors programmation direction de l’événementiel)

> JARDIN DES CONTES Jardins de la Médiathèque


Cannes calendrier

Juillet

Septembre

Novembre

> L’HOMME DE L’ANNEE

> FESTIVAL DE LA PLAISANCE 2009

> GARTNER

Palais des Festivals – Ville de Cannes

Ports de Cannes

Palais des Festivals

> PLAGES ELECTRONIQUES

> REGATES ROYALES

> MAPIC et MIPIM HORIZON

Plage du Palais des Festivals

Baie de Cannes

Palais des Festivals

> FESTIVAL D’ART PYROTECHNIQUE

> CONCERTS DE SEPTEMBRE

> MARE DI MODA

14 – 21 – 29 jullet

Palais des Festivals

Palais des Festivals

Baie de Cannes – 22h00

> VMWARE

> FESTIVAL DE DANSE

> NUITS MUSICALES DU SUQUET

Palais des Festivals

Biennale 2009 puis 2011

18-20-22-24-26-28-30 jullet Parvis de l’Eglise ND d’Espérance

Palais des Festivals

Octobre

Décembre

Août

> VENDANGES DE CANNES

> ILTM

Boutiques de Cannes

Palais des Festivals

> PLAGES ELECTRO

> MIPCOM

> RENCONTRES CINEMATOGRAPHIQUES

Plage du Palais des Festivals

Palais des Festivals

Divers Théâtres de la Ville de Cannes

> FESTIVAL D’ART PYROTECHNIQUE 7 – 15 – 24 Baie de Cannes – 22h00

> FESTIVAL PANTIERO Terrasse Palais des Festivals

> JAZZ A DOMERGUE Villa Domergue

> FESTIVAL DE L’ ART RUSSE Palais des Festivals

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Contact Presse Elisabeth Lara Palais des Festivals et des Congrès – BP 272 06403 CANNES Cedex – France Tél : 00 33 (0)4 92 99 84 46 – Fax : 00 33 (0)4 92 99 84 25 email : lara@palaisdesfestivals.com

Maquette et réalisation : O2C Rédaction : 30 Décembre Photos : J.Kelagopian, G.Traverso, C.Berg, M.Ajuria, M.Perreard Photothèques : Palais des Festivals et des Congrès, Groupe Barrière, Groupe Partouche, Carlton InterContinEntal, Martinez, Palais Stéphanie, 1835 White Palm Hôtel


Dossier de Presses