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volontaires a été observé par des procédés d’imagerie médicale sophistiqués, pour pouvoir suivre comment les différentes parties cérébrales communiquent entre elles. Les sujets ont ensuite été divisés en deux groupes : • Le premier groupe a commencé un programme d’entraînement cérébral bien déterminé avec une heure de classe par semaine et, une série d’exercices mentaux visant à renforcer la mémoire, à pratiquer à la maison quotidiennement pendant environ 15 minutes. • Les autres ont pratiqué le yoga pendant une heure, chaque semaine. Ils ont visité le campus de l’UCLA pour apprendre le yoga Kundalini, ce qui implique des exercices de respiration et de méditation ainsi que des mouvements et des poses. Les chercheurs ont choisi cette forme de yoga en grande partie parce que les gens qui ne sont pas en très grande forme trouvent, généralement, qu’il est facile de suivre les séances. • Ce « groupe yoga » a également reçu un enseignement à la méditation connue sous le nom Kirtan Kriya, qui consiste à répéter une série de sons – mantra – tout en « dansant » avec des mouvements répétitifs de la main. Ils ont été invités à méditer de cette manière pendant 15 minutes tous les jours, de sorte que l’engagement de temps total soit équivalent pour les deux groupes. L’expérimentation s’est prolongée sur douze semaines.

Une amélioration dans les deux groupes Ensuite, tous sont retournés au laboratoire de l’université pour réaliser une autre série de tests cognitifs et se soumettre à un deuxième examen d’imagerie de leur cerveau. A ce stade, tous les hommes et les femmes testés ont obtenu des résultats nettement meilleurs sur la plupart des tests mentaux.

Yoga et méditation : les « plus » apportés • Seuls ceux qui avaient pratiqué le yoga et la méditation ont montré des améliorations de leur humeur. • Les marqueurs de dépression potentielle était plus bas que ceux des personnes du groupe « exercice cérébral ». • Idem sur les test de mémoire visuo-spatiale. Les fonctions visuospatiales permettent de s’orienter dans l’espace, de percevoir les objets de notre environnement et de les organiser en une scène visuelle cohérente, ou encore, d’imaginer un objet physiquement absent. Dans les deux groupes, les scans du cerveau affichent maintenant plus de communication entre les parties impliquées dans la mémoire et les compétences linguistiques. Ceux qui avaient pratiqué le yoga ont aussi développé plus de communication entre les parties du cerveau qui contrôlent l’attention, ce qui suggère une plus grande capacité à se concentrer et au multitâche. Le yoga et la méditation ont égalé, et même dépassé, les bénéfices de 12 semaines d’entrainement du cerveau. La Dr Helen Lavretzky, professeur de psychiatrie à l’UCLA qui a supervisé l’étude, à déclaré concernant yoga et méditation :

« Nous étions un peu surpris par l’ampleur des effets sur le cerveau. » Comment yoga et méditation ont modifié physiologiquement uniquement le cerveau des volontaires ? Ce n’est pas possible de le savoir à partir de cette étude. Mais la baisse des taux d’hormones liées à l’anxiété et au stress est susceptible de jouer un rôle important, d’après la psychiatre. Que d’autres formes de yoga/ méditation ou d’activité soient à même de produire des effets similaires sur le cerveau reste une énigme, précise la psychiatre Helen Lavretzky. Mais, dit-elle, on peut obtenir de réels résultats, particulièrement puissants, en associant le yoga avec le type de méditation spécifique employée dans cette étude. L’organisme « Alzheimer’s Research and Prevention Foundation » (fondation pour la recherche et la prévention de la maladie d’Alzheimer) qui a financé en partie ces travaux de recherche, fournit des informations sur son site internet pour commencer à méditer selon le Kirtan Kriya.. Si cela vous tente d’essayer… faites-le avant d’oublier.

N° 4 / Automne-hiver 2017 / J’OSE en Vendée

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J'Ose en Vendée n°4  

Editions Offset 5

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