CHASSEUR 85 N124

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Dossier : Le sanglier

NUMÉRO 124

Commercialisation de la venaison LA CAILLE DES BLÉS

INTERVIEW DE GUY PLISSONNEAU Président de l'Association des Maires de Vendée

EDITO

Chères chasseresses, chers chasseurs,

À l’heure où s’ouvre cette nouvelle saison, je mesure plus que jamais combien la chasse reste un formidable levier d’engagement pour nos territoires ruraux. Engagement pour la nature, engagement pour la sécurité, engagement pour la transmission.

Dans ce numéro, vous découvrirez un dossier complet consacré au Sanglier, espèce emblématique qui interroge nos modes de gestion et nos responsabilités collectives. Derrière chaque bracelet, chaque plan de chasse, c’est un équilibre subtil entre régulation, sécurité et cohabitation qu’il nous faut préserver. La Fédération poursuit ce travail avec exigence et transparence, en lien avec les chasseurs de terrain et les services de l’État.

Vous lirez également des pages consacrées à des sujets qui nous tiennent à cœur :

• la commercialisation de la venaison, gage de valorisation éthique et locale du gibier ;

• le protocole de gestion de l’eau, dont nous défendons une application équitable pour les mares de chasse ;

• nos suivis sur le petit gibier, au travers de la reprise des bagues et du suivi des territoires en plan de gestion faisan et perdrix.

Au fil des articles, vous verrez aussi que la jeunesse et la formation continuent d’être des priorités : apprentissage des gestes qui sauvent, intégration de nouveaux visages au sein de l’équipe fédérale, et implication des jeunes dans nos actions sur le terrain.

Enfin, l’interview de Guy Plissonneau, président de l’Association des Maires et Présidents de Communautés de Vendée (AMPCV), rappelle avec force que la chasse et les élus partagent une même ambition : faire vivre des territoires ruraux dynamiques, respectueux de leur environnement et fiers de leurs traditions.

Bonne lecture et bonne saison à toutes et à tous.

Le Président, David MARCHEGAY

SOMMAIRE

Les chasseurs et les chasseresses se mobilisent pour se former aux gestes qui sauvent • p 3

Changement au sein de l'équipe fédérale • p 4

Le protocole de gestion de l'eau • p 6

Restauration de réseaux de mares bocagères • p 8

TECHNIQUE

RÉGLEMENTATION

Suivis perdrix et faisans en 2025 • p 11

Le suivi en 2025 de la caille des blés en Vendée • p 14

Les papiers de chasse et la réglementation • p 9

Permis de chasser égaré ou détérioré, quelle démarche • p 10

J'aime la nature propre 2026 • p 35

Abonnement : 10 euros

Reprise de bagues • p 19

Interview de Guy Plissonneau • p 30

La chasse sur les communes • p 31

Bon pied, bon œil • p 3

Inciter les jeunes à chausser les bottes • p 33

Commercialisation de la venaison • p 34

Recettes • p 38

Petites annonces • p 40

ESPÈCE

DOSSIER : Le sanglier (Sus scrofa) • p 23

CPPAP : N° 0226 G 88133 - Dépôt légal : A parution.

Service Abonnement : FDC85

Les Minées, Route de Château-Fromage, 85010 LA ROCHE-SUR-YON - Tél. 02 51 47 80 90 fdc85@chasse85.fr

Directeur de Publication : David MARCHEGAY, Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée.

CHASSEUR VENDÉEN • N°124 - 2

Directrice de Rédaction : Alexandra Baron, Directrice de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée.

Comité de Rédaction : Commission Communication de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée. Régie Publicitaire : Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée.

Conception-Réalisation-Impression : Imprimerie OFFSET 5 - LA MOTHE-ACHARD - Tél. 02 51 94 79 14

Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée

Siège social et administratif

Rédaction - Abonnement

Les Minées - Route de Château-Fromage - BP 393 85010 LA ROCHE-SUR-YON Tél 02.51.47.80.90.

© Copyrights : FDC85, Offset 5, Adobe Stock

UNE PREMIERE EN VENDEE

LES CHASSEURS ET LES CHASSERESSES

SE MOBILISENT POUR SE FORMER

« AUX GESTES QUI SAUVENT »

En partenariat avec les chasseurs de Cezais Vouvant, la Mairie de Vouvant et les chasseresses vendéennes ont organisé une formation « AUX GESTES QUI SAUVENT » à la salle polyvalente.

Les prestations des formateurs de la CROIX ROUGE, Cédric et Katou, ont été très remarquées et appréciées.

Faire un massage cardiaque, un garrot, éviter un étouffement, six Français sur dix en sont incapables, regrette la CROIX ROUGE.

La journée mondiale des premiers secours a eu lieu le samedi 13 septembre.

Dans un pays comme le Danemark, le taux de survie après un arrêt cardiaque est passé à 20%, en France, il ne dépasse pas les 6%.

Dans la chaîne de survie, le premier maillon c’est le témoin, le dernier, l’hôpital et le service de réanimation. En France, ce premier maillon est le plus fragile.

De plus en plus de chasseresses et chasseurs éprouvent le besoin de se former à ce genre de formation, il en existe plusieurs avec des durées différentes : LES GESTES QUI SAUVENT 2 heures, au PSC1 (PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES de niveau 1) 7 heures.

La CROIX ROUGE est à notre disposition pour développer ces dernières.

Merci au Président de Chasse de la société de Cezais Vouvant, Monsieur Edmond LECLERC, Monsieur le Maire Xavier PHILIPPOT, Cédric et Katou, formateurs de la CROIX ROUGE pour ces moments intenses d’échanges, et de convivialité.

Si vous êtes intéressés par ce genre de prestations, n’hésitez pas à me consulter.

Chasseresses de France 85 Marinette BROCHARD marinettebrochard@wanadoo.fr

Tél : 06 28 28 01 96

Sté de chasse Cezais Vouvant Edmond LECLERC - 1700 HA , 54 chasseurs

CHANGEMENTS AU SEIN DE L’ÉQUIPE FÉDÉRALE !

Marie-Christine GENTREAU a fait valoir ses droits à la retraite au 1er septembre dernier.

Embauchée en 2003, comme secrétaire à l’accueil, elle fût par la suite promue comme secrétaire comptable en 2015. Elle laissera derrière elle 22 ans d’une belle carrière fédérale.

Son rire expressif et communicatif résonnera encore longtemps entre les murs de la Fédération ! Son passage à la Fédération lui laissera également des souvenirs, mémorables pour certains….

Deux services civiques à la Fédération

L’équipe fédérale s’est étoffée tout récemment à la suite de l’arrivée de deux jeunes en service civique, pour 8 mois.

Malou ROUAUD, est chargée de conforter l’équipe technique et environnement sur les dossiers de plantations de haies, de J’aime la Nature Propre, ainsi que sur les différents suivis et comptages réalisés sur l’année. Elle nous en dit plus :

Originaire de Sarthe, où j’ai effectué un BAC STAV (Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant) puis remontée en Normandie pour mon BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature), je descends aujourd’hui en Vendée pour un service civique à la fédération des chasseurs. Je viens découvrir leurs différentes missions en intervenant sur la thématique du bocage, « j’aime la nature propre » ou encore divers autres inventaires et suivis, tout en acquérant des connaissances et une expérience professionnelle pour reprendre mes études et devenir chargée d’étude.

Marie-Christine GENTREAU
Malou ROUAUD

Emma CHÉNÉ aura, quant à elle, la charge du bilan du Plan de Gestion des Marais de Lieu-Dieu et de l’écriture du prochain, en accompagnement de Justine SERUSIER, gestionnaire du site. Elle découvrira également l’ensemble des actions réalisées sur le site, situé à Jard-sur-Mer, et accompagnera les équipes fédérales en soutien également.

Après un Master en Biodiversité, Écologie et Évolution à l’Université d’Angers, Emma a souhaité s’engager à nos côtés afin d’approfondir ses compétences et connaissances sur la gestion des espaces naturels.

A travers ses différents stages au sein de structures telles que Mission Bocage, le parc naturel du Perche et le Conseil Départemental de Loir-et-Cher, elle a su acquérir un baguage de terrain, d’analyse et de rédaction.

L’arrivée d’Emma nous sera d’une grande aide sur le site du marais de Lieu Dieu. Cet espace naturel de 120 ha, en propriété du Conservatoire du Littoral, suit un plan de gestion depuis 2018 et permet au gestionnaire, en l’occurrence la FDC85 de mettre en place des actions favorables à la biodiversité. Ce plan de gestion touchant à sa fin, une évaluation des objectifs et des actions mises en place depuis 10 ans est nécessaire afin d’orienter le nouveau plan à venir. Une mission qui nécessite un renfort dans les équipes.

Emma aura également l’opportunité de participer aux nombreuses missions que mènent le service technique et le service environnement (suivis faunistiques, protocoles de recherches, actions sur le bocage…).

Alternante en tant que Chargée de mission

Louise VACHON

Après avoir obtenu mon baccalauréat général, j’hésitais entre des études vétérinaires ou une formation qui me permettrait d’allier ma passion pour les animaux et mon attrait pour la nature. J’ai finalement choisi de m’orienter vers le domaine de l’environnement.

Je suis actuellement étudiante en deuxième année de Bachelor Universitaire et Technologique (BUT) Génie Biologique, parcours Sciences de l’Environnement et

Écotechnologies, à l’IUT de La Roche-sur-Yon. Après des mois de recherche, j’ai intégré fin septembre, la Fédération Régionale des Chasseurs des Pays de la Loire pour une alternance sur une durée de deux ans.

Pour des raisons pratiques, je suis hébergée au sein de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée, ce qui me permet d’être au plus près du terrain et de découvrir pleinement le fonctionnement du réseau cynégétique local. Autrefois, je découpais le Chasseur Vendéen de mon papi pour me fabriquer des classeurs de photos… et aujourd’hui, j’y figure moi-même...

Au cours de mes deux ans d’alternance au sein de la FRC PDL, j’aurai pour missions principales :

• le suivi des aménagements (mares, haies...), inventaires naturalistes, rédaction de bilans, synthèses et vulgarisation.

• le suivi et la coordination des acteurs et partenaires du projet.

• la conduite d'inventaires de chemins ruraux en partenariat avec les collectivités locales et usagers de la nature

• la mise en place d'actions d'éducation à l'environnement sur ces chemins, notamment en créant des sentiersBaludik - (balades et jeux de pistes numériques éducatifs)

• la participation aux activités de la vie fédérale en liaison avec les directeurs, ainsi qu'avec les 5 chargés de mission FRC PDL basés sur les 5 départements des Pays de la Loire.

Depuis mon enfance, je baigne dans l’univers de la chasse grâce à mon papi et mon papa, que j’ai souvent accompagnés, avec mes oncles, lors de leurs sorties. J’ai d’ailleurs obtenu mon permis de chasser dès la classe de Seconde. Ces week-ends passés sur le terrain sont pour moi de véritables bouffées d’air : ils me permettent de redécouvrir sans cesse la nature qui nous entoure, d’observer la faune et les paysages évoluer au fil des saisons, de voir nos chiens progresser, et surtout de partager de précieux moments de convivialité et de transmission en famille.

Emma CHÉNÉ
Louise VACHON

Le protocole de gestion de l’eau

pour les demandes de remplissage

des Plans d’Eau à Vocation Cynégétique

HISTORIQUE DU PROTOCOLE

ENTRE LA FDC85 ET LA DDTM85

(Direction Départementales des Territoires et de la Mer de la Vendée) :

Lors de chaque début de saison cynégétique, les chasseurs de gibier d’eau effectuent des demandes de remplissage ou des compléments de remplissage des plans d’eau à vocation cynégétique pour pratiquer leur activité de chasse mais également pour permettre à ces milieux de préserver et d’exprimer toute leurs richesses écologiques.

Ces remplissages sont très contrôlés et encadrés par la DDTM en fonction de la ressource en eau disponible sur chaque secteur hydraulique dans le département. Les remplissages s’effectuent par système dérogatoire.

Depuis 2013, la FDC85 et la DDTM travaillent conjointement sur une procédure de gestion collective de l’eau en Marais poitevin et en Marais breton par un système dérogatoire dès lors qu’un arrêté préfectoral limitant les usages de l’eau est en vigueur dans le département de la Vendée. La FDC85 centralise les demandes de remplissage via l’espace adhérent et transmet à la DDTM les volumes souhaités par plan d’eau pour chaque quinzaine de juillet à octobre.

En 2020, la DDTM nous a transmis la liste des plans d’eau régularisés au titre de la police de l’eau nous permettant de mettre à jour notre base de données. On dénombre ainsi 450 plans d’eau régularisés dont 292 en Marais breton et 158 en Marais poitevin. Malgré ce protocole, nous faisons néanmoins face à certaines difficultés pour un accès à l’eau lors de la période estivale.

VERS LA MISE EN PLACE D’UN PROTOCOLE COHÉRENT ET ÉQUITABLE… ?

Face à ce constat, la FDC85 (élus et salariés) mène depuis l’été 2024 des discussions auprès de la DDTM en y associant la Sauvagine Vendéenne et le représentant départemental de l’ANCGE pour améliorer l’accès à l’eau à de nombreux propriétaires ou gestionnaires de mares de chasse.

D’autre part, le groupe de travail a rencontré de nombreux présidents d’ASA (syndicat de marais) en Marais breton et en Marais poitevin ainsi que l’EPMP (Etablissement Public du Marais Poitevin) ou encore très récemment le SMVSA (Syndicat mixte Vendée Sèvre Autize). A l’immense majorité d’entre eux, il n’apparait pas de remise en question fondamentale sur les remplissages et remises à niveau des plans d’eau à vocation cynégétique.

Toutefois, malgré cette volonté collective de vouloir améliorer le système d’accès à l’eau dans nos marais, nous devons faire face à une nouvelle mesure présentée par la DDTM qui consisterait à interdire le remplissage des Plans d’eau à vocation cynégétique du 16 juin au 30 septembre et ce quelques soit l’état de la ressource en eau ! En plus de ces contraintes que nous ne pouvions imaginer, le propriétaire ou gestionnaire devrait dans un futur protocole :

✔ Disposer d’un registre de suivi des niveaux du plan d’eau au 1er avril (manœuvres, niveaux, volumes)

✔ Disposer d’un outil de suivi des niveaux d’eau contrôlable pour quantifier les volumes prélevés (compteur sur pompe ou échelle limnimétrique graduée en cm)

Face à ce constat, le groupe de travail accompagné par le président David MARCHEGAY a rencontré Monsieur le Préfet cet été. Nous lui avons exprimé qu'il n’était plus acceptable pour nous de subir davantage de contraintes et de restrictions vécues parfois comme de réelles injustices par nos chasseurs amoureux et enracinés dans leur marais. Cette privation d’accès à l’eau participe indirectement à la destruction des zones humides et de toute la biodiversité inféodée aux mares de chasse à des périodes déterminantes.

Ainsi, pour l’année 2025 nous avons souhaité maintenir le protocole toujours en vigueur consistant à formuler les demandes de remplissage, par quinzaine.

UN ÉTÉ COMPLIQUÉ !

Les conditions météorologiques ont globalement perturbé les possibilités de remplissage des mares pour nos deux secteurs de marais. Les fortes chaleurs de juin associées à un déficit en pluviométrie ont incité les services de la préfecture à prendre des mesures de restriction des usages de l’eau.

Face à l’épidémie de botulisme que nos voisins de LoireAtlantique ont subi au plein cœur de l’été, et à la suite de l’apparition de quelques cas en Vendée, certains demandeurs ont obtenu une autorisation exceptionnelle de mise en eau pour diluer et enrayer un phénomène épidémiologique tant redouté.

Par la suite, durant plusieurs quinzaines d’août et septembre de nombreuses demandes n’ont pas été honorées. Le Marais breton a connu les plus grandes

DÉFINITION DU PLAN D’EAU À VOCATION CYNÉGÉTIQUE

Il s’agit généralement d'une mare à profondeur d’eau variable de quelques dizaines de centimètres en général dont l’intérêt pour la faune et la flore dépend du milieu environnant et de leur gestion. Le plan d’eau à vocation cynégétique ou mare de chasse, présentent des caractéristiques qui ne sont pas comparables avec d’autres plans d’eau (étangs, lacs, réserves pour l’irrigation, …). En effet, ces mares sont intégrées à la zone humide et permettent d’y assurer différentes fonctionnalités comme l’épuration de l’eau. En Vendée, elles sont utilisées pour la pratique de la chasse du gibier d’eau à la passée durant les périodes et horaires autorisés par arrêté ministériel. Sur certains de ces plans d’eau on y trouve des affûts permettant aux chasseurs de se dissimuler ainsi que des installations fixes plus confortables (tonnes), permettant parfois d’y passer la nuit. Les connaissances acquises ces dernières décennies par des études scientifiques montrent que bien gérés, ces milieux permettent de maintenir une biodiversité intéressante et que les chasseurs sont impliqués dans cet enjeu important. Le maintien en eau au printemps et en été s’avère favorable à la reproduction de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau et joue un rôle majeur dans l’accueil de l’avifaune en migration postnuptiale. D’autres cortèges faunistiques et floristiques dépendent également du bon état de ces milieux (amphibiens, odonates, reptiles, poissons, invertébrés, flore patrimoniale, …)

difficultés pour obtenir les autorisations de remplissage alors que pour le Marais poitevin, les secteurs réalimentés par le Lay ont globalement réussi à prendre de l’eau pour la deuxième décade de septembre. Le secteur de Champagné-les-marais a cependant encore connu des difficultés malgré le faible nombre de demandeurs et des volumes associés.

Enfin, il faut saluer la responsabilité d'une très large majorité de propriétaires et gestionnaires de mares de chasse qui se sont adaptés et ont respectés ces restrictions.

Par Mickaël ANGELIN, Chargé de mission

RESTAURATION DE RÉSEAUX

DE MARES BOCAGÈRES

FONDS VERT 85

En Vendée, la Fédération Régionale des Chasseurs des Pays de la Loire a soumis un projet intitulé « Restauration de réseaux de mares bocagères » dans le cadre de l'appel à projet Fonds Vert 2024. Ce projet ayant été reçu, les travaux s’achèvent cet automne, à l’issue de deux campagnes de travaux en 2024 et 2025. Deux secteurs vendéens sont concernés : la partie aval du bassinversant de la Vie, du Ligneron et du Jaunay et la commune

de l’Oie. Ce sont 30 mares qui ont été restaurées sur ces deux secteurs, soit une surface de 5 045 m².

En plus d’améliorer les fonctionnalités hydrologiques du territoire, la restauration de ces mares permet de recréer des habitats favorables à la biodiversité aquatique et liée aux milieux humides. Ces petits points d’eau sont des habitats privilégiés pour de nombreuses espèces aquatiques et semi-aquatiques, comme les amphibiens, les insectes, ou encore certaines plantes rares. En recréant des milieux humides fonctionnels, le projet permet de reconnecter des habitats fragmentés, favorisant ainsi la circulation des espèces et la résilience écologique du territoire face aux pressions environnementales et au changement climatique.

La phase de travaux étant achevée, ce sont désormais les inventaires qui prendront place à la fin de l’hiver pour les amphibiens et jusqu'à la fin de l’été pour les odonates.

VALORISEZ VOTRE TERRITOIRE :

LE LABEL EUROPÉEN « TERRITOIRES DE FAUNE SAUVAGE »

Un label européen qui accompagne et valorise les initiatives de gestion intégrée des territoires naturels et ruraux.

Il s’agit grâce à ce label de promouvoir les gestions exemplaires de territoires où se pratiquent des activités humaines diverses et variées telles que l’agriculture, l’élevage, la sylviculture, la chasse, la pêche... et qui aujourd’hui sont vertueuses pour l’environnement.

QUI PEUT DEMANDER LA LABELLISATION ?

Les propriétaires et gestionnaires privés à titre individuel ou collectif (collectifs, associations de propriétaires ou d’usagers, groupements forestiers, groupements d’intérêt agro-sylvo-cynégétique...).

Les propriétaires publics (communes, conservatoire du littoral, …) partenaires d’acteurs privés pour la gestion de leur territoire.

POUR QUELS BÉNÉFICES ?

✔ Pour intégrer un réseau de gestionnaires engagés ;

✔ Pour bénéficier d’un appui sur la gestion durable de son territoire ;

✔ Pour obtenir une reconnaissance locale, nationale et européenne.

Déjà 21 territoires labellisés engagés en Pays de la Loire dont 4 territoires en Marais breton et en Marais poitevin.

Si la démarche vous intéresse, n'hésitez pas à contacter Pauline VEILLON par téléphone au : 06.72.67.13.77 ou par e-mail à l’adresse suivante : p.veillon@frc-paysdelaloire.com

LES PAPIERS DE CHASSE ET LA RÉGLEMENTATION

Cet hiver encore, les agents assermentés de la Fédération ont procédé à des contrôles du permis de chasser et de ses éléments afférents. A plusieurs reprises, des chasseurs n’avaient pas un permis conforme. Voici ce qu’il faut retenir afin d’être en règle :

Le permis de chasser

☞ Le permis de chasser « vert » doit être signé par son titulaire en bas à gauche sous la photo d’identité.

☞ Le permis de chasser doit être en bon état et lisible.

☞ Le permis de chasser doit être l’original et non pas une photocopie.

L’assurance

☞ L’assurance doit être présentée aux agents de contrôle en version papier même si celle-ci existe en version numérique.

Le carnet Bécasse ou l’application

La validation annuelle

☞ La validation annuelle doit être présentée aux agents de contrôle en version papier, même si elle résulte d’une e-validation (par internet).

☞ Ne pas garder les anciennes validations afin de ne pas les confondre avec celles de la saison en cours.

Chassadapt

☞ Le timbre « Carnet Prélèvement Bécasse » doit être apposé sur le carnet bécasse à l’endroit prévu à cet effet.

☞ Le carnet bécasse et l’application Chasseadapt sont individuels. Un chasseur n’en possédant pas, n’aura pas le droit de chasser la bécasse.

☞ Attention, suite à plusieurs fraudes, en cas de perte du carnet bécasse, il n’en sera pas délivré d’autre. Le chasseur sans carnet devra arrêter de chasser la bécasse jusqu’à la fin de la saison. Il faut donc privilégier l’application Chassadapt.

☞ Avec l’application Chassadapt : Penser à se connecter avant le départ de la chasse afin de pouvoir utiliser l’outil sur le terrain même hors connexion.

RAPPEL : Si un chasseur n’est pas en possession de l’ensemble de ces éléments lorsqu’il est en action de chasse ou si ces éléments sont incomplets ou erronés, il s’expose à une contravention allant de 11 € (1ère catégorie) à 135 € (4ème catégorie).

PERMIS DE CHASSER ÉGARÉ OU DÉTÉRIORÉ, QUELLE DÉMARCHE ?

En cas de perte ou détérioration du permis de chasser, il vous faut demander un duplicata auprès de l’OFB. Cette déclaration se fera via une attestation initiale de délivrance du permis de chasser. Le permis sera envoyé, à réception d’un dossier complet, dans un délai de quatre à cinq semaines directement au demandeur par l’imprimerie nationale et, sous réserve d’un acheminement postal normal

ATTENTION , la procédure diffère selon l’organisme qui a délivré le permis original, selon que vous ayez un permis de chasser « vert » qui a été délivré avant 2009 ou un permis de chasser format « carte bancaire » qui a été délivré après 2009.

ETAPE PRÉALABLE À FAIRE UNIQUEMENT

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POUR UN PERMIS DÉLIVRÉ PAR UNE PRÉFECTURE (AVANT 2009)

Compléter l’imprimé « Attestation préfectorale de délivrance initiale d’un permis de chasser original ou duplicata » et l’envoyer à la Préfecture ou la Sous-Préfecture qui vous l’a délivré la 1ère fois.

Cet établissement renverra l’attestation datée et tamponnée.

ETAPE SUIVANTE POUR LES DEUX TYPES DE PERMIS

Pour simplifier cette démarche, l'OFB propose désormais une plateforme numérique simple et intuitive.

La saisie en ligne permettra de suivre toutes les étapes à la constitution du dossier. Le demandeur saisira ses informations personnelles, ainsi que les coordonnées du permis de chasser perdu ou détérioré s’il les possède. Elles permettront ainsi aux utilisateurs : ✔ de saisir leur identité complète sans risque d’erreurs de retranscription ; ✔ de recevoir par mail un CERFA 13944*06 d’inscription pré rempli, plus lisible ; ✔ de payer en ligne, par carte bleue ou par virement, la redevance pour la délivrance du duplicata ; ✔ de recevoir en temps réel les informations sur l’avancée de sa demande ou des demandes d’éléments complémentaires.

Attention : Lors d’une demande de duplicata, une adresse mail ainsi qu’un numéro de téléphone mobile devront obligatoirement être saisis.

Vous connecter sur le site de l’Office Français de la Biodiversité https://permischasser.ofb.fr/ afin de faire votre demande de duplicata :

À l’issue de la demande en ligne, les demandeurs de duplicata devront transmettre l’ensemble de leur dossier (avec les pièces obligatoires à joindre) sous format papier et par voie postale à l’OFB (Office Français de la Biodiversité) :

Office Français de la Biodiversité

Unité du permis de chasser

BP 20

78612 LE PERRAY EN YVELINES CEDEX

Y ajouter l’attestation datée et tamponnée de la préfecture citée plus haut pour le cas d’un permis délivré avant 2009.

DERNIÈRE ÉTAPE POUR LES DEUX TYPES DE PERMIS

Dès réception de votre duplicata, merci d’appeler le secrétariat de la FDC85 pour lui communiquer le numéro et la date de délivrance de celui-ci.

SUIVIS PERDRIX & FAISAN EN 2025

LES SUIVIS PERDRIX DU PRINTEMPS

De mars à avril, les suivis perdrix sont réalisés principalement sur quatre communes situées en « Sud Vendée » et pour lesquelles des territoires se sont engagés dans une nouvelle convention en 2023. L’implication des responsables de territoires et de certains de leurs adhérents est à souligner dans l’engagement dont ils font preuve pour recenser les effectifs reproducteurs au printemps de perdrix grises et de perdrix rouges. Plusieurs méthodes de suivis sont réalisées (voir article dans la « revue le Chasseur Vendéen » n°120 pages 16 à 21), et une battue à blanc fut organisée cette année encore à Sainte Gemme la Plaine. Deux circuits voiture (IKAPRV) à raison de cinq sorties par circuit furent réalisés à Rosnay et à Saint Michel en l’Herm.

par la méthode de l’indice ponctuel d’abondance (voir article dans la revue « le Chasseur Vendéen » n°119 page 19) permet de mesurer la progression de cet oiseau sur les deux zones en gestion.

Enfin, un suivi perdrix rouge à l’aide d’un chant diffusé par magnétophone a permis au cours de douze matinées de recenser les mâles chanteurs de cette espèce. Ce suivi a été réalisé par le service technique de la FDC85 pour la deuxième année consécutive dans notre département. Par ailleurs, le suivi « perdrix » sur l'île de Noirmoutier perdure là encore grâce à l’implication de nombreux chasseurs locaux. Cette année, les effectifs de la perdrix grise restent à un niveau satisfaisant malgré la tendance au déclin sur la majeure partie de l’aire de répartition de cet oiseau en France métropolitaine. La méthode de la battue à blanc, pratiquée sur les quatre communes de l’île, ne permet cependant pas de dénombrer facilement la perdrix rouge qui utilise des milieux « plus fermés » et peu prospectés dans les carrés échantillons.

LES COMPTAGES FAISAN AU CHANT

Au mois d’avril, sonne le début des comptages de coqs chanteurs dans près de quarante communes vendéennes désormais. Lancé en 2022 à la suite des premiers repeuplements de faisandeaux dans quelques communes du Sud Vendée, le dénombrement « au chant » des faisans

Ainsi, 150 points d’écoute ont été suivis le matin à partir du lever du soleil, représentant au total 408 passages et impliquant 85 personnes différentes (personnel de la FDC85 et chasseurs bénévoles). Certains points d’écoute sont localisés volontairement en dehors des périmètres de repeuplement afin d’évaluer une éventuelle dispersion des oiseaux.

Le nombre de points d’écoute a légèrement augmenté en raison d’une extension de la zone en gestion « Sud Vendée ». Ce fut notamment le cas à Sainte Pexine et aux Moutiers sur Lay, deux nouvelles communes signataires de la « convention de repeuplement et de gestion » et pour lesquelles les premiers résultats sont déjà honorables avant même d’avoir réalisé le premier repeuplement estival.

La zone « Sud Vendée » progresse légèrement avec de fortes disparités cependant selon les milieux écoutés. Sur les 96 points d’écoute, la moyenne est de 2,1 coqs entendus par point en dix minutes. (Voir graphique : Evolution de l’IPA faisan communal en « Sud Vendée »)

Sur la zone « marais mouillé », nous observons une très nette augmentation encore cette année et un « ressentit » sur le terrain qui confirme la belle présence du faisan sur une bonne dizaine de communes. Les 54 points d’écoute ont permis d’entendre en moyenne 3,3 coqs faisan chanter par point (Voir graphique Evolution de l’IPA faisan communal en « marais mouillé »).

LE SUIVI DE LA REPRODUCTION DU FAISAN EN ETE

En lien avec le partenariat entre la FDC85 et les territoires des zones en gestion, un recensement des compagnies de faisans est réalisé au cours des mois estivaux.

Cette année, la prospection a permis d’observer un total de 853 faisandeaux pour 185 poules recensées. Avec de grands écarts du nombre de jeunes par poule, la reproduction moyenne s’établit à 4,6 jeunes par poule d’été.

Le pic d’éclosion est à peu près constant ces dernières années et se situe de fin mai à début juin.

En dehors des zones où un suivi est effectué, il nous a été signalé des compagnies de faisans dans d’autres secteurs du département de la Vendée démontrant le dynamisme de cette espèce depuis quelques années.

DES COMPAGNIES DE PERDRIX AUSSI !

Comme pour le faisan, des compagnies de perdrix rouges ou de perdrix grises ont pu être observées au cours de l’été dans différents secteurs.

Un suivi particulier a été réalisé sur la commune de Saint Michel en l’Herm grâce à l’implication des chasseurs locaux. Ainsi, l’indice de reproduction pour la perdrix grise est de 4,6 jeunes par poule d’été et chez la perdrix rouge, il est établi à 2,7 jeunes par adulte. Il s’agit pour les deux espèces d’une bonne reproduction et qui laisse encore quelques espoirs après les mauvaises années traversées !

Sur l’île de Noirmoutier, le service technique de la FDC85 accompagné de quelques chasseurs locaux a réalisé cet été une prospection sur les traques parcourues au printemps pour dénombrer les couples reproducteurs. Cet échantillonnage de compagnies nous permet cette année d’établir les résultats suivants :

Perdrix grise : 85 jeunes pour 25 poules observées = 3,4 jeunes par poule d’été (4.8 en 2024)

Perdrix rouge : 51 jeunes pour 33 adultes observées = 1.5 jeunes par adulte (1.2 en 2024)

Remarque : pour ces deux espèces, nous exprimons la qualité de la reproduction différemment, car chez la perdrix rouge, les coqs peuvent également mener une couvée de manière dissociée de la poule.

LA GESTION DU FAISAN

POUR LA SAISON 2025-2026

Pour cette saison cynégétique, le périmètre de gestion du faisan commun avec la fermeture de la poule s’est étendu à six nouvelles communes. Cela fait suite aux trois signatures de la convention de repeuplement et de gestion des sociétés de chasse de Château-Guibert, des Moutiers-sur-le-Lay et de Sainte Pexine. Pour favoriser une « continuité » de gestion avec la zone « Sud Vendée » initialement développée depuis ces dernières années, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) réunie en mars a de ce fait également intégré les communes de Mareuil-surLay-Dissais, Corpe et Bessay. (Voir communes concernées en vert sur la carte ci-dessous).

Par Mickaël ANGELIN, Chargé de mission

Le suivi en 2025 de la Caille des blés en Vendée

Depuis plusieurs années, le numéro du Chasseur Vendéen de l’automne permet de vous rapporter les éléments de suivis de Caille des blés réalisés en Vendée.

Vous trouverez dans ce numéro les résultats d’analyse d’ailes de la saison de chasse 2024-2025 puis les résultats de l’année 2025 des suivis des mâles chanteurs sur la station de Saint-Aubin-la-Plaine ainsi que les résultats des opérations de baguage.

Comme pour les anatidés et les limicoles, il est nécessaire pour la Caille des blés de disposer de données qualitatives pour améliorer les connaissances sur la dynamique des populations. Ces données sont complémentaires à celles obtenues au cours des opérations de baguage. Sur la saison 2024-2025, nous avons récolté 128 ailes. Le Tableau 1 indique la répartition de cet échantillon et les résultats par zone géographique. Un nombre plus important d’ailes que les années passées provient du bocage vendéen, les plaines du Sud-Vendée fournissent toujours l’essentiel des ailes analysées. Sur

l’échantillon d’ailes récoltées, 82,8 % sont des ailes correspondant à des jeunes de l’année dont 46,2 % de jeunes encore en mue active au moment du prélèvement. Les jeunes en mue active sont très probablement des oiseaux nés sur ou proche du territoire de prélèvement. Sur cet échantillon, la majorité de ces oiseaux a été prélevée en octobre (36,7% ; n=47) et en décembre (32.8% ; n=42).

Seulement 15 individus ont été prélevés en septembre, 23 en novembre et 1 en janvier. Les prélèvements hivernaux (décembre-janvier) représentent un tiers de cet échantillon d’ailes analysées.

Plaine céréalière du Sud Vendée

Plaine céréalière Nordouest de Luçon

Marais Poitevin, Marais Desséché

Saint-Aubin-laPlaine,Pouillé,SainteHermine,Pétosse, Nalliers, Benet

Les Magnils-Reigners, Péault, Chasnais,

Bocage Vendéen Bazoges-en-Pareds, Beaufou, Les Lucs-surBoulogne

SUIVI DES MÂLES CHANTEURS

SUR LA COMMUNE DE SAINT-AUBIN-LA-PLAINE

Ce travail est effectué sur la station d’étude de Saint-Aubin-la-Plaine avec le même protocole depuis 2012. Les données recueillies sont également utilisées comme indicateur de la présence de l’avifaune à l’échelle de la Zone de Protection Spéciale de la Plaine Calcaire du Sud-Vendée (FR5212011). Pour rappel, le site d’étude occupe une surface de 700 ha et comprend 13 points d’écoute disposés chaque année selon l’assolement. Sur chaque point d’écoute, les mâles chanteurs sont dénombrés toutes les semaines de fin mars à mi-juillet. La fin de ce suivi est conditionnée par le début des moissons.

En 2025, le nombre de mâles chanteurs inventoriés sur chaque point d’écoute se situe au premier rang sur les 14 années de suivis consécutifs, les trois meilleures années étant respectivement 2025, 2021 et 2024. Ainsi, de fin mars à début juillet 2025, 208 contacts de mâles chanteurs ont été obtenus sur les 13 points d’écoute de la station en 18 sorties hebdomadaires. La Figure 1 permet de comparer le nombre de contacts hebdomadaires des deux dernières années avec la moyenne des contacts par semaine sur le site depuis 2012. Les conditions cli-

matiques de l’année 2025 ont été favorables alors que le mois de mai 2024 avait été très pluvieux. Du début du mois de mai à la fin juin 2025, le nombre de contacts de mâles chanteurs a toujours été supérieur à 2024 et à la moyenne hebdomadaire depuis le début de ce suivi en 2012. Le protocole de suivi exige une écoute de 5 minutes avant l’utilisation de la repasse, les chants spontanés de mâles (durant cette phase) représentent 49 % des contacts.

BAGUAGE D’OISEAUX DANS LE CADRE DU RÉSEAU NATIONAL CAILLE DES BLÉS

Au cours du printemps 2025, Mickaël ANGELIN (chargé de mission petite faune) a passé avec succès un stage de qualification pour devenir bagueur spécialisé sur l’espèce. Ce qui porte le nombre de bagueurs à trois personnes parmi le personnel de la FDC (Maxime BOBINEAU et Pascal BONNIN étant les premiers bagueurs de Caille).

En complément de la station de Saint-Aubin-la-Plaine, des opérations de capture-baguage sont donc effec tuées sur d’autres sites du département (secteur de plaine différent, bocage, marais…) (Figure 2). lant l’ensemble des sorties de l’année 2025, plus de 115 heures de prospection ont permis de recueillir 381 contacts sur un total de 272 points prospectés soit 3,3 contacts par heure de prospection et 1,4 contact par point. Les valeurs de ces données sont supérieures à celles de 2024 et 2023 ; la Caille des blés en période de reproduction est dans notre département relativement abondante à partir du moment où l’espèce trouve des cultures favorables à sa reproduction.

Figure 1 : Évolution du Nombre de mâles chanteurs inventoriés

Les céréales d’hiver sont les cultures les plus fréquentées avec 46% des contacts de mâles chanteurs, en y ajoutant les mélanges de céréales et de légumineuses en agriculture biologique (19,8%), les deux tiers des oiseaux contactés le sont dans les céréales d’hiver. Les luzernes viennent ensuite (9,2% des contacts) puis l’orge de printemps 5,8%. Les cultures comme les lentilles, le lin, le pavot, le colza sont également fréquentées par l’espèce sachant que dans celles-ci les mâles sont moins recherchés du fait de la difficulté à les capturer.

LES FAITS MARQUANTS DE L’ANNÉE

2025 SONT :

✔ La capture du premier jeune de l’année le 19 juin (18 juin en 2024, 24 mai en 2023 ce qui était la date la plus précoce enregistrée depuis 2012).

✔ La confirmation chaque hiver d’un hivernage régulier qui devient même de plus en plus marqué…

✔ La présence de reproducteurs à un niveau élevé pratiquement tout au long de la saison de reproduction.

✔ Des observations « importantes » de jeunes oiseaux pendant les moissons.

✔ Les canicules de cet été ont impacté la végétation dans les milieux cultivés et indirectement la Caille des blés sachant, que lorsque l’espèce n’a plus de parcelles favorables à sa disposition, elle quitte le lieu.

Les opérations de baguage ont permis la réalisation de 126 captures pour 122 individus bagués et 4 contrôles. Enfin, dans le cadre d’un programme d’études sur la migration des oiseaux dans les marais de Talmont, 20 cailles supplémentaires ont été baguées du 18 au 28 août 2025.

Ces données alimentent un réseau national de baguage porté aujourd’hui par les fédérations des Chasseurs, ce programme continue de se dérouler en collaboration avec l’Office Français pour la Biodiversité. Dans le cadre de ce réseau, l’année 2024 avait permis de mettre en place un suivi par point d’écoute spécifique à la Caille des blés sur l’ensemble du territoire national. Les résultats nationaux 2025 ne sont pas encore connus. À l’instar des données récoltées sur notre station d’étude de SaintAubin-la-Plaine, le cumul des années sera nécessaire pour suivre l’évolution d’un indice d’abondance tout en contribuant à l’amélioration des connaissances recueillies grâce aux opérations de baguage.

PERSPECTIVES

La connaissance de l’état de conservation des espèces chassées est aujourd’hui indispensable. L’Union Européenne, dans le cadre de la Directive Oiseaux, considère que, par rapport aux données européennes en sa possession, la caille des blés est en mauvais état de conservation. Dans ce contexte, les données qui sont recueillies en France sont et seront particulièrement utiles. La caille des blés possède un cycle biologique annuel complexe et original, les connaissances (voies migratoires, phénologie, dispersion, taux de survie…) restent encore à améliorer. Chacun à son niveau (chasseurs individuels, responsables de territoire, Fédérations des chasseurs…) doit contribuer à l’amélioration des connaissances par la fourniture d’ailes d’oiseaux prélevés à la chasse, par la fourniture d’éventuelles reprises de bague, des tableaux de chasse, par l’aménagement du territoire.

L’enjeu est important car, avec de belles densités d’oiseaux dans notre département, la caille des blés a pris ces dernières années de plus en plus importance pour les chasseurs au chien d’arrêt.

Par Pascal BONNIN Responsable du Service Technique

Nous tenons à remercier les personnes suivantes pour leurs contributions, en nous excusant des éventuels oublis (des ailes nous ont été fournies sans mention du nom du collecteur) :

Aurélien BROCHARD, Benjamin BROCHARD, Jérémy CARRÉ, Boris CHEVRE, Alain DRAPEAU, Franck DRAPEAU, Romain DRAPEAU, Jean Louis GUILLON, Sylvain JOLLY, Xavier LAMBERT, Jean Claude L’HERITEAU, Alexandre LIEVRE, Jean-Paul LIEVRE, JeanPhilippe LIGONNIERE, David MARCHEGAY, Christophe MINIER, Joël PAQUEREAU, Michel PREZEAU, Vincent ROTUREAU, Christian TIRAND, Gilbert TROUVAT.

Reprises de bagues

Nous avons centralisé, depuis février 2024, 42 nouvelles données de reprises de bagues pour lesquelles nous avons eu les retours d’informations. Nous sommes toujours dans l’attente des données pour quelques reprises. Vous trouverez également les informations de 10 contrôles (un contrôle est la lecture de bague sur un oiseau vivant et relâché alors qu’une reprise est la lecture d’une bague sur un oiseau mort).

Ces informations de reprises nous sont fournies par des chasseurs ou des particuliers, auxquels nous adressons nos vifs remerciements. En retour, le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO) du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) nous fournit les informations sur l’origine et le baguage de l’oiseau. Dans certains cas, il s’agit de programmes de baguage de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB) auxquels nous participons (Colombidés, bécassines, bécasse des bois, anatidés), des programmes gérés par les fédérations des chasseurs comme celui mené sur la caille des blés ou des programmes de baguage que nous menons sur des sites gérés par la FDC.

Concernant la Bécasse des bois, hormis les reprises de bagues étrangères, Les nombreuses reprises de bagues ne figurent pas dans ce tableau faute de place. Les lectures de bagues couleurs sur les oiseaux vivants ne sont pas non plus mentionnées ici.

La lecture de ce tableau vous permettra de voyager avec les oiseaux en recherchant sur internet les lieux de baguage, de reprise ou encore d’améliorer vos connaissances ornithologiques en identifiant les espèces que vous connaissez moins. Quelques reprises sont particulièrement intéressantes, comme par

Conseils pratiques !

Nous rappelons à toute personne qui prélève ou qui trouve un oiseau bagué que, pour permettre les recherches et connaître son origine, il convient de récupérer la bague, de l’aplatir et de la scotcher sur une feuille (pour éviter toute perte). Retranscrire ensuite les inscriptions mentionnées sur la bague et la transmettre à la Fédération. Il est très important de compléter tous les renseignements suivants : la date du prélèvement ou de la découverte, le lieu précis, l’espèce, et toutes informations complémentaires que vous pourrez apporter comme le sexe, l’âge, le poids… Il n’est pas inutile de conserver une copie de ces informations, éventuellement photographier la bague. Enfin, sachez que le délai de réponse peut être assez long en fonction du pays de baguage de l’oiseau. Dès que nous avons les résultats, ceux-ci sont envoyés à l’informateur concerné.

exemple, ce vanneau « biélorusse » âgé de 6 ans repris sur la commune de Triaize dans le marais poitevin.

Nous l’avons mentionné de nombreuses fois, toutes les données ont un intérêt ; que l’oiseau soit resté sur place ou qu’il est fait des milliers de kilomètres.

Notre réseau cynégétique est un contributeur incontournable et historique dans l’étude des oiseaux par le baguage. A ce titre, nous relayons dans l’encart suivant le projet Ecocontribution AVIMARK porté par la Fédération Nationale des chasseurs.

Merci encore pour vos contributions

Responsable du Service Technique

Projet Ecocontribution de la Fédération National des Chasseurs : AVIMARK baguage des oiseaux chassables.

L’amélioration des connaissances des espèces chassables est une nécessité. Le baguage est essentiel à l’avenir de la chasse des oiseaux, puisqu’il apporte des données de survie, longévité, déplacements, ce qui peut être utilisé dans les modèles démographiques et la gestion des populations. Le projet Ecocontribution AVIMARK a pour objectif d’améliorer la contribution du réseau des fédérations des chasseurs. AVIMARK s’appuie sur un partenariat entre la Fédération Nationale des Chasseurs et le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO) du Muséum national d’Histoire naturelle. Il a débuté en 2025 avec la signature d’une Convention entre la FNC et le MNHN. Il s’appuie sur le recrutement d’un coordinateur du baguage des espèces chassables au sein du CRBPO-MNHM, en lien avec les bagueurs, les fédérations des chasseurs, les centres de baguage de chaque pays et l’organisation EURING qui coordonne le baguage au niveau européen.

Le programme s’articule en deux volets principaux :

- Accompagner la montée en compétences et la valorisation du travail des bagueurs du monde cynégétique.

- Faciliter les flux de données réciproques entre le monde cynégétique et les centres de baguage.

Grâce au concours des chasseurs vendéens cette contribution fonctionne bien dans notre département. Sur ces dernières décennies ce sont plusieurs centaines de bagues reprises en Vendée qui ont été intégrées aux bases de données et pas uniquement des espèces chassables ce qui montre que les chasseurs sont également des sentinelles de notre environnement. Le système fonctionnant bien en Vendée nous souhaitons le faire perdurer et être le relai vers la Fédération National des Chasseurs dans le cadre de ce projet.

Espèce (Nom français) Date de Baguage, sexe et/ou âge

OISEAUX BAGUÉS EN FRANCE (20 REPRISES, 5 CONTRÔLES)

OISEAUX BAGUÉS EN VENDEE, REPRIS EN VENDÉE (9 REPRISES)

Goéland argenté

Bécassine des marais

Pigeon ramier

Pigeon ramier

Pigeon ramier

Pigeon ramier

Tourterelle turque

Avocette élégante

Grive musicienne

26/05/2022 (plus de 4 ans)

19/08/2024 (mâle, 1ère année)

13/09/2023 (poussin)

12/07/2024 (poussin)

02/08/2024 (poussin)

28/06/2021 (poussin)

11/07/2024 (poussin)

28/07/2016 (poussin)

29/09/2023 (1ère année)

OISEAUX BAGUÉS EN VENDEE, REPRIS OU CONTRÔLÉS EN FRANCE (4 REPRISES, 1 CONTRÔLE)

Bécassine des marais

Bécassine des marais

Bécassine des marais

Pouillot véloce

Pinson des arbres

12/08/2024 (mâle, 1ère année)

22/08/2024 (1ère année)

19/08/2024 (mâle, 1ère année)

03/10/2023 (volant)

09/02/2023 (femelle, 2ème année)

OISEAUX BAGUÉS EN VENDEE, REPRIS OU CONTRÔLÉS À L'ÉTRANGER (0 REPRISE, 4 CONTRÔLES)

Fauvette à tête noire 05/09/2023 (mâle, 1ère année)

Rousserolle effarvatte 21/08/2023 (1ère année)

Pouillot véloce

Fauvette à tête noire

27/09/2022 (volant)

07/07/2023 (mâle, plus d'un an)

OISEAUX BAGUÉS EN FRANCE, REPRIS OU CONTRÔLÉS EN VENDÉE (7 REPRISES, 0 CONTRÔLE)

Bécassine des marais 28/06/2025 (mâle probable, 1ère année)

Lieu de Baguage

Ile d'Yeu

Saint-Gervais

La Chaize-le-Vicomte

La Chaize-le-Vicomte

La Ferrière

Dompierre-sur-Yon

La Ferrière

Les Sables-d'Olonne

La Roche-sur-Yon

Saint-Gervais

Jard-sur-Mer

Saint-Gervais

La Roche-sur-Yon

Les Sables-d'Olonne

La Roche-sur-Yon

Jard-sur-Mer

La Roche-sur-Yon

Pétosse

Saint-Joachim (44-Loire-Atlantique)

Bécassine des marais 15/10/2024 (mâle, plus d'un an) Donges (44-Loire-Atlantique)

Sarcelle d'hiver 12/10/2022 (mâle, plus d'un an)

Sarcelle d'hiver 02/09/2024 (femelle, plus d'un an)

Fuligule milouin 02/05/2023 (mâle, 2ème année)

Caille des blés 03/10/2024 ( mâle 1ère année)

Cigogne blanche 06/06/2021 (poussin)

Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (44-Loire-Atlantique)

Sainte-Opportune-la-Mare (27- Eure)

Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (44-Loire-Atlantique)

Néré (17-Charente-Maritime)

Saint-Agnant (17-Charente-Maritime)

OISEAU BAGUÉ EN BELGIQUE/LUXEMBOURG, REPRIS OU CONTRÔLÉS EN LOIRE-ATLANTIQUE ET VENDÉE ( 8 REPRISES, 5 CONTRÔLES)

Vanneau huppé

Vanneau huppé

Vanneau huppé

Vanneau huppé

Pluvier doré

Becasse des bois

Fauvette à tête noire

Mouette mélanocéphale

Rousserolle effarvatte

Rousserolle effarvatte

Phragmite des joncs

Pouillot fitis

Pouillot fitis

08/05/2024 (poussin)

27/04/2024 (poussin)

12/05/2016 (poussin)

29/04/2023 (poussin)

14/03/2024 (plus de 2 ans)

13/11/2023 (1ère année)

21/08/2023 (femelle, 1ère année)

29/05/2011 (poussin)

12/08/2024 (1ère année)

13/08/2024 (1ère année)

21/08/2024 (1ère année)

07/05/2024 (plus d'un an)

18/08/2024 (1ère année)

OISEAUX BAGUÉS AU PAYS BAS, REPRIS EN VENDÉE ( 4 REPRISES )

Vanneau huppé

Vanneau huppé

Pluvier doré

Pluvier doré

09/05/2024 (poussin)

10/05/2021 (poussin)

15/10/2019 (1ère année)

09/09/2023 (1ère année)

Passendale, Flandre-Occidentale

Ledegem, Ropulers, Flandre-Occidentale

Saint Laurent, Eeklo, Flandre orientale

Lier, Malines, Anvers, Flandre

Merkem, Flandre-Occidentale

Uebersyren, Luxembourg

Hamme Sint Anna. Hamme, Flandre-orientale

Antwerpen, Anvers, Flandre

Bierwart,Namur, Wallonie

Eben-Emael, Liège, Wallonie

Lebbeke, Termonde, Flandre-Orientale

Neerharen, Limbourg, Flandre

Oorderen, Anvers, Flandre

Nieuw-Reijerwaard, Ridderkerk, Hollande-Méridionale

Ravenstein, Oss, Brabant-septentrionnal

Jorwert, Hessens, Frise

Janke Trompstrjitte, Warns, Frise

OISEAUX BAGUÉS EN GRANDE BRETAGNE, REPRIS OU CONTRÔLÉS EN VENDÉE ( 1 REPRISE, 4 CONTRÔLES)

Fou de Bassan

Pouillot véloce

Fauvette grisette

Pouillot fitis

Phragmite des joncs

20/06/2001 (poussin)

28/07/2023 (1ère année)

08/08/2023 (1ère année)

20/08/2023 (1ère année)

02/08/2020 (1ère année)

OISEAU BAGUÉ EN ALLEMAGNE, REPRIS OU CONTRÔLÉ EN VENDÉE ( 1 REPRISE )

Cigogne blanche

12/06/2021 (poussin)

OISEAU BAGUÉ EN BIELORUSSIE, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE)

Vanneau huppé

31/05/2018 (poussin)

OISEAU BAGUÉ EN REPUBLIQUE TCHEQUE, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE)

Great Saltee Island, Wexford, Irlande

Meadow Croft Farm, Ugthorpe, North Yorkshire, Angleterre

North Luffenham Airfield, Rutland, Angleterre

Westdown Plantation, Wiltshire, Angleterre

Slaton Ley, Devon, Angleterre

Radolfzell, Moggingen, Constance, Fribourg en Brisgau

Turov, Zhitkovichi district, Gomel

Bécasse des bois 14/10/2024 (1ère année) Olomuc

OISEAU BAGUÉ AU DANEMARK, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE)

Bécasse des bois 06/11/2018 (1ère année)

OISEAU BAGUÉ EN NORVEGE, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE)

Bécasse des bois 04/11/2023 (1ère année

OISEAUX BAGUÉS EN SUEDE, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE)

Canard siffleur 06/10/2023 (femelle, 1ère année)

OISEAU BAGUÉ EN FINLANDE, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE )

Vanneau huppé 26/05/2022 (poussin)

OISEAUX BAGUÉS EN ESPAGNE, REPRIS EN VENDÉE ( 2 REPRISES )

Hypolaïs polyglotte 23/05/2021 (plus d'un an)

Fauvette à tête noire 21/03/2021 (mâle, plus d'un an)

OISEAUX BAGUÉS AU PORTUGAL, REPRIS EN VENDÉE ( 1 REPRISE )

Sarcelle d'hiver 14/10/2021 (mâle, 1ère année)

Oksbol Flyveplads, Blavandshuk, Varde

Sore Merkeskog, Utsira, Rogaland

Ottenby, Norrvik, Andfänget

Kitte, Pohjois Karjala, Kuopio

La Quintanilla, La Puebla del Rio, Séville, Andalousie

Traibuenas, Murillo el Cuende, Navarre

Evoa, Lisboa

22/12/2024 (trouvé mort)

Le Poiré-sur-Vie

ROCHETEAU Claude 28/12/2024

Saint-Christophe-du-Ligneron

FLAIRE Benjamin 15/10/2024 (trouvé mort thricomonose)

29/09/2024

22/09/2024

30/03/2025 (collision véhicule)

La Chaize-le-vicomte

La Chaize-le-vicomte

La Merlatière

Dompierre-sur-Yon

JAUNET René

LECOMTE Sébastien

LAUWERIER Sébastien

ROUSSEAU Guy 06/11/2024 (prédation)

La Ferrière

VRIGNAUD Jacky 26/11/2023 (trouvé mort)

Noirmoutier-en-l'île

IZACARD David et GENDRON Alexis 27/06/2025 (collision véhicule)

21/08/2024

05/01/2025

03/09/2024

Nieul-le-Dolent

Saint-Jean-d'Angle (17-Charente-Maritime)

Villeneuve-en-Retz (44-Loire-Atlantique)

Vry (57-Moselle)

ROUSSELOT Daniel

COLLARD Michel

BOUHIER Alexandre

GRYSAN Moana, CRBPO contrôlé le 07/06/2024

15/03/2025 (prédation chat)

contrôlée le 26/10/2023

Donges (44-Loire-Atlantique)

Orée-d'Anjou (49-Maine et Loire)

Essen, Anvers, Flandre, Belgique

CRBPO

CRBPO

CRBPO contrôlée le 14/05/2025

Countess Wear, Devon, Angleterre

CRBPO contrôlé le 08/03/2024

Portland Bill, Dorset, Angleterre

CRBPO contrôlée le 06/01/2025

30/08/2025

01/05/2025

Alpicat, Lérida, catalogne, Espagne

Saint-Hilaire-de-Riez

14/11/2024 Bouin

27/09/2024

08/12/2024

Sainte-Radégonde-des-Noyers

Noirmoutier-en-l'Ile

CRBPO

Mickaël et Réseau Bécassines

BAUDRY Alain

TESSIER Laurent 11/11/2024 Saint-Valérien

ARDOUIN Philippe 14/04/2025 (trouvé mort)

17/12/2024

Sainte-Foy

Villeneuve-en-Retz (44-Loire-Atlantique)

CHABOT Jérôme

BOUTET Maxence

29/10/2024 Chaillé-les-Marais 598 km MAUGUILLET Dimitri

22/10/2023

19/10/2023

09/10/2024

Saint-Urbain 633 km BESSEAU Didier

Saint-Urbain 676 km BONNIN Manuel

Angles 597 km DUFOURD Patrice

24/12/2023 La Réorthe 637 km GERMAIN Wilfried et POUPEAU Wilfried

02/04/2024 (collision paroi vitrée) La Caillère-Saint-Hilaire

28/08/2023 (Maladie IAHP) Bouin, Lagune de Bouin

622 km LECOMTE Henri-Michel

666 km ROTUREAU Vincent (FDC) contrôlée le 22/08/2024

contrôlée le 26/08/2024

Jard-sur-Mer

Jard-sur-Mer

670 km CRBPO

km CRBPO contrôlée le 29/08/2024

Jard-sur-Mer 661 km CRBPO contrôlée le 28/08/2024

contrôlée le 21/08/2024

27/09/2024

25/12/2022

17/01/2025

04/11/2023

12/11/2023 (Phénomène climatique violent)

Jard-sur-Mer

Jard-sur-Mer

km CRBPO

km CRBPO

Triaize 741 km VEDRIT Dylan

Longeville-sur-Mer

Contrôle le 07/11/2023 La Roche-sur-Yon, Les Minées

Contrôle le 17/08/2023

Contrôle le 26/08/2023

Contrôle le 22/08/2023

01/11/2023 (électrocution)

19/05/2023 (collision véhicule)

(collision paroi vitrée)

792

FOUCHER Guillaume et LORIAU Joël

BOUEILH Gérard

VEDRIT Fabien

et

Découvrez ainsi l’histoire de l’oiseau et participez aux études scientifiques sur les populations

Pour déclarer la découverte d’une bague, accédez à la page web en ashant ce QRcode ou à l’adresse suivante : www.chasseurdefrance.com/oiseaux-bagues/

CLASSE : Mammifères

ORDRE : Artiodactyles

FAMILLE : Suidés

Biométrie

LONGUEUR :

Mâle (140-165 cm)

Femelle (125-145 cm)

POIDS :

Mâle (90-150 kg)

Femelle (70-100 kg)

Le sanglier (Sus scrofa)

Le sanglier est un suidé présentant des adaptations aux conditions de vie opportunistes.

Certaines sousespèces dans l’Est de l’Europe possèdent les plus gros représentants de cette famille, avec des individus pouvant atteindre 250 à 300 kg.

En moyenne, en France, la longueur du mâle est de 140-165 cm, celle de la femelle de 125-145 cm.

Poids : mâle 90-150 kg , femelle : 70-100 kg, là encore ces chiffres ne sont que des estimations à titre indicatif.

Jeune, le sanglier revêt une livrée rayée dont la fonction sert au camouflage. Il est dénommé marcassin. Ensuite, à partir du 4-5ème mois, sa coloration vire au roux, il devient bête rousse. Vers 8-10 mois, les soies s’assombrissent pour donner la couleur sombre des animaux subadultes et adultes. Le sanglier est alors « bête noire ou bête de compagnie ». La distinction des sexes n’est guère évidente. Elle ne pourra se faire empiriquement que sur la présence de grés développées typiques d’un mâle adulte ainsi que d’une morphologie plus imposante. Une laie adulte ne dépassant que très rarement les 90 kg.

Régime alimentaire :

Le sanglier est un omnivore très opportuniste qui a la faculté de s’adapter à une très vaste diversité de sources alimentaires selon leurs disponibilités au fildes saisons. Cependant, la majeure partie de son régime alimentaire, en général pour plus de 95 à 97%, est constitué de matière végétale : bulbes, racines et rhizomes, tiges de plantes herbacées, feuillages de graminées ainsi qu’une multitude de fruits et graines les plus divers. La part animale présente dans le régime alimentaire du sanglier, souvent moins de 5%, est constituée là encore de nombreuses espèces, le plus souvent d’insectes (adultes ou larves), mollusques, lombriciens et autres petits animalcules. Cependant, on peut trouver occasionnellement des restes d’animaux plus gros tels que des reptiles, des batraciens, des oiseaux ou des mammifères. Il existe une échelle de préférence alimentaire relativement établie. Les fruits naturels (glands, châtaignes et faines) y figurent en tête, suivis du maïs en grain.

Activités :

Le sanglier montre en général un rythme d’activité cyclique avec une phase de repos pendant la période diurne (on dit qu’il est à la bauge) et une phase d’activité essentiellement à vocation alimentaire durant la nuit. Ce schéma général est un peu modifié chez les laies suitées qui montrent des phases d’activité aussi bien pendant le jour et la nuit et inversement des phases de repos diurnes et nocturnes. Le temps passé à l’alimentation et le parcours alimentaire est très variable selon les saisons et les disponibilités alimentaires. Soit l’animal ou la compagnie gagnera directement une zone d’alimentation principale sur laquelle se fera toute la prise alimentaire, soit le repas sera réalisé par des prises successives lors d’arrêts plus ou moins longs durant tout le parcours d’activité. Ce choix variable se fera en fonction de la distribution spatiale des sources de nourriture et des milieux exploités au fil des saisons. Pour son occupation spatiale, le sanglier montre une grande sédentarité. Le domaine vital des mâles est généralement plus vaste que celui des femelles et la littérature fournit des estimations variables en fonction des types d’habitats fréquentés allant de 500 à 3000 hectares. Ces valeurs peuvent augmenter sensiblement sous l’effet de la chasse pour atteindre

6000-7000 voire 15 000 hectares. Comme cette espèce n’est pas territoriale, de nombreux animaux, en particulier ceux apparentés, se partagent un même espace géographique dans le temps. L’expérience de télémétrie, sur un grand nombre d’individus, montre même qu’à l’échelle d’un massif homogène de 11000 ha, plus de 95% des animaux possèdent un domaine vital s’inscrivant parfaitement dans les limites de cet habitat.

Reproduction

et survie :

Le sanglier est une espèce polygame, le mâle dominant lors du rut pouvant s’accoupler à plusieurs femelles. La maturité sexuelle chez le mâle est acquise vers 10 mois et chez la laie entre 8 mois et 24 mois. Cette amplitude peut s’expliquer par la variation des facteurs trophiques qui conditionnent la croissance et permettent d’atteindre le poids seuil nécessaire à l’activité reproductrice. Donc, en fonction de la période de naissance, des disponibilités alimentaires, de la période d’anœstrus estival, et éventuellement de facteurs sociaux, la laie participera à la reproduction plus ou moins tôt dans sa vie. Par ailleurs, la participation à la reproduction sera différente chez les laies adultes et subadultes, Pour un âge donné, la prolificité des laies est en partie dépendante du poids corporel : A titre indicatif, la taille de portée d’une laie adulte en France est de l’ordre de 5-6 marcassins. Il semblerait que la période la plus critique pour la survie du sanglier soit durant ses premiers mois de vie où la mortalité postnatale peut être très variable et pourrait affecter près de 9% à 71% des nouveau-nés.

L’accroissement annuel d’une population est très variable, selon les années et peut varier de 100% jusqu’à 150 %.

CaraCtère écologiques

Répartition géographique :

Au niveau mondial, cette espèce est très largement représentée et occupe des habitats très diversifiés, allant de milieux semi-désertiques (Australie, EtatsUnis ou pays du Magreb) en limite de toundra (Russie et Pays scandinaves) en passant par des milieux de forêt humide (Australie, Sud-Est asiatique). En France, le sanglier se rencontre dans tous les types de formation, depuis la garrigue méditerranéenne jusqu’aux pelouses alpines. En montagne, le sanglier peut effectuer des migrations altitudinales en fonction des saisons, la neige étant une contrainte forte pour ses déplacements et son alimentation. Il s’adapte aussi bien à des milieux marécageux tels que la Camargue, qu’à des milieux secs tels que le pourtour méditerranéen, bien qu’initialement il soit resté longtemps cantonné dans les milieux forestiers.

L’augmentation de l’urbanisation et le développement des réseaux à grande circulation, autoroutiers ou ferroviaires, peuvent modifier de façon significative la qualité des habitats et leur occupation par les populations de sangliers. Paradoxalement, le sanglier peut aussi s’adapter à la présence humaine et en profitera pour exploiter les jardins ou les pelouses des zones résidentielles en périphérie des villes.

L’agriculture :

La présence du sanglier en milieu agricole est lourde de conséquences puisque cette espèce sait parfaitement exploiter les cultures agricoles. Les dégâts les plus importants sont observés sur le maïs. De fait, les niveaux de populations de sangliers acceptables seront très liés au contexte agricole dans la région considérée. Malgré des mesures de protection les plus diverses (clôture électrique, agrainage dissuasif etc..), il est impossible d’empêcher tous dégâts avec une forte population de sangliers présente. En revanche, des zones où la déprise agricole intervient peuvent devenir rapidement favorables au développement du sanglier qui pourra exploiter aisément les zones de quiétude créées par la fermeture du milieu.

RisqueS sanitaires :

A priori ce risque, bien qu’existant, n’a pour l’instant eu des effets qu’à des échelles très locales ne parvenant toutefois pas à décimer les populations qui arrivent à s’auto immuniser plus ou moins rapidement contre les épidémies. De plus, compte tenu des enjeux économiques liés à la production porcine, la surveillance des problèmes sanitaires est permanente. Cependant, les types de maladies

Références bibliographiques :

- Vassant J., Brandt S., Nivois E., Baubet E. 2010. Le fonctionnement des compagnies de sanglier.

Faune Sauvage 288 : 8-13.

- Brandt S., Baubet E., Vassant J., Servanty S. 2006. Régime alimentaire du sanglier en milieu forestier de plaine agricole.

Faune Sauvage 273 : 20-27

- Baubet E., Vassant J., Brandt S., Maillard D. 2008. Connaissances sur la biologie du sanglier : utilisation de l’espace et régime alimentaire. In : Modalités de gestion du sanglier

- Arthur C., Aulagnier S., Body G., Callou S., Haffner P., Marchandeau S., Moutou F. Saint-Andrieux C. (coord.) 2021. Atlas des mammifères sauvages de France. Vol 2 : Ongulés et Lagomorphes.

susceptibles d’affecter les sangliers sont multiples. Ainsi, les pathologies les plus graves pour lesquels le sanglier est un relais, un réservoir ou un révélateur sont : la fièvre aphteuse, la peste porcine classique, la peste porcine africaine, la maladie d’Aujesky, la rage et la brucellose. En relation avec la consommation de viande de sanglier par l’homme, on indiquera également les risques liés à la trichinose.

Prélèvements de sangliers

2024-2025

par commune

Bilan au 31 mai 2025

en Vendée

4 527 sangliers prélevés

En Vendée, cette population ne fait que croître, malgré une réelle volonté des territoires de chasse d’exercer une pression constante sur cette espèce.

Un groupe de travail avec la Direction Départementale des Territoires et de la Mer a été créé pour identifier les zones de non-chasse et les zones refuges du département et ainsi envisager un plan d’action départemental sanglier, afin de faire

182 kg !

Le mardi 30 septembre 2025 lors d'une battue, un sanglier de 182 kg a été prélevé sur la Société intercommunale de chasse le Poiré sur vie/Belleville s/vie. Un chasseur expérimenté de 70 ans (Jean-luc REMAUD voir photo) a établi un record pour la société ! Un animal bien armé, car un chien en a fait malheureusement les frais…

Félicitations pour ce tir qui permet peut-être d'éviter une collision sur une portion de route très accidentogène (le Poiré/Palluau).

Bravo pour ce beau trophée !

Le Président Jean Luc BUTON.

Tous ensemble pour une Vendée

sans déchets ! J’aime la nature propre 2026

Chaque année, les chasseurs de Vendée, les communes, les associations et les écoles se mobilisent pour un grand geste citoyen : l’opération « J’aime la nature propre ». Cette action, coordonnée au niveau national, aura lieu les 6, 7 et 8 mars 2026 sur l’ensemble du département.

L’objectif ? Simple, mais essentiel : ramasser les déchets abandonnés dans nos campagnes, nos forêts et nos chemins ruraux, et sensibiliser petits et grands à la protection de la nature. C’est aussi un moment de convivialité et de partage entre chasseurs, habitants et jeunes générations, autour de valeurs communes : respect, transmission et engagement pour le territoire.

Retour sur le bilan 2025

L’édition 2025 a une nouvelle fois démontré la force du réseau cynégétique et associatif :

✔ plus de 2 000 tonnes de déchets collectés sur l’ensemble du territoire national,

✔ plus de 50 000 bénévoles mobilisés, dont de nombreux jeunes et scolaires,

✔ et une participation record en Vendée, preuve que la mobilisation locale ne faiblit pas !

Ces résultats montrent combien la chasse et ses partenaires restent en première ligne pour préserver la nature et sensibiliser à des comportements responsables.

Ensemble pour 2026

Les associations de chasse, communes et établissements scolaires sont invités à participer à cette édition 2026. Organisez un point de collecte, rassemblez vos bénévoles, vos élèves ou vos habitants, et contribuez à cette belle journée au service de la nature vendéenne !

Le soutien de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée

Pour faciliter l’organisation des opérations locales, la FDC85 met à disposition des structures participantes :

✔ des sacs de collecte et gants de protection,

✔ des gilets “J’aime la nature propre” pour les bénévoles, ✔ des affiches et supports de communication pour annoncer l’événement,

✔ et un accompagnement logistique (conseils, relais auprès des partenaires, collecte des bilans).

Un kit complet pour permettre à chaque association, école ou commune d’agir efficacement et en toute sécurité !

Par Adeline LERAY, Chargée de mission

Fédération des Chasseurs de la Vendée

7 Réservez les 6, 7 et 8 mars 2026

Inscrivez votre action auprès de la Fédération

Départementale des Chasseurs de la Vendée (FDC 85) : 06.19.71.21.09 ainsi que sur le site https:// www.jaimelanaturepropre.fr/organiser/

Ensemble, faisons de la Vendée un département encore plus propre et accueillant pour la faune, la flore… et pour nous tous !

cHasse veSTeS léGèReS OU chAUdeS, éléGANTeS, éTANcheS, ReNfORcéeS kevlAR, cAmO, BlAze OU veRTeS, vOTRe veSTe IdéAle vOUS ATTeNd!

IntervieW de

Guy Plissonneau

Président de l’Association des Maires et des Présidents de Communautés de Vendée (AMPCV)

Q : Pouvez vous nous présenter en quelques mots l’AMPCV ?

L’Association des Maires et Présidents de Communautés de Vendée regroupe l’ensemble des communes et intercommunalités de Vendée. Elle accompagne les maires et Présidents d’intercommunalités dans l’exercice de leur mission en leur apportant conseil et expertise sur les sujets d’actualité locales. Elle assure leur représentation auprès des partenaires institutionnels que sont la Préfecture de Vendée et les services d’Etat, le Conseil Départemental,… En tant qu’organisme agréé, elle propose à l’ensemble des élus vendéens une offre de formation complète et variée.

Q : Comment percevez-vous la relation entre les maires et les chasseurs en Vendée ?

Les Maires entretiennent de bonnes relations avec les chasseurs et les nombreuses associations locales présentes sur leurs communes. Cette proximité permet une fluidité des échanges et une réactivité.

Q : Quels atouts concrets la chasse apporte-t-elle aux communes et à leurs habitants ?

Les chasseurs connaissent bien la nature et les paysages communaux. Ils contribuent par leurs actions à la bonne gestion du territoire en aidant à la régulation des espèces nuisibles et dangereuses. Ils participent également à la préservation et l’entretien de la biodiversité par les différents programmes qu’ils accompagnent : surveillance de la faune et la flore, actions de plantation…

Q : La chasse est parfois un sujet sensible. Comment renforcer la compréhension entre élus, chasseurs et habitants ?

Il y a un besoin de pédagogie et de communication autour des actions menées par les chasseurs sur les territoires. Il faut davantage mettre en lumière les actions de préservation de la faune et de la flore menée par les chasseurs. De plus, les chasseurs, les randonneurs, les habitants des communes partagent les mêmes espaces sensibles et sentiers de randonnée. Il est important de sensibiliser les populations au respect de l’usage qui est fait de ces espaces par les uns et les autres. La signature de la charte

de mixité des sentiers de randonnée en septembre 2025 est un marqueur de cette volonté d’entretenir le bien-vivre ensemble.

Q : Que peut apporter la Fédération des Chasseurs de la Vendée aux Communes du Département ?

Outre le soutien financier et les indemnisations supportés par la fédération auprès des agriculteurs pour les dommages causés par le gibier. La fédération occupe un rôle majeur de représentation et de communication et peut à ce titre porter des actions de sensibilisation, sur la faune et la flore, notamment par la gestion d’espaces sensibles, à l’égard des habitants et élus communaux.

Q : Un dernier mot sur la place des chasseurs dans la Vendée d’aujourd’hui et de demain ?

Les chasseurs disposent d’un regard complémentaire aux autres usagers de la nature. Les chasseurs peuvent incarner une vigie, un relai d’information en circulant dans des lieux naturels et sensibles peu fréquentés par les agents des collectivités et les citoyens.

La Fédération des Chasseurs de la Vendée accompagne régulièrement les Maires face aux problématiques de dégâts de gibier ; des conseils sur la protection et la restauration de milieux naturels, tel que le programme Sensibilis’haie ou Ekosentia (voir logos), la restauration de zones humides et apporter une expertise technique sur des sujets tels que la biodiversité, gestion de l’eau, agriculture etc…

La FDC 85 intervient également très régulièrement auprès des écoles pour faire mieux connaitre la ruralité, sensibiliser les apprenants aux enjeux environnementaux et faire découvrir la biodiversité ordinaire qui les entoure.

La chasse sur les communes

La chasse vendéenne est présente sur l’ensemble de notre territoire. Dans toutes les communes du département, il existe au minimum une association ou une société de chasse.

Pour le non-initié, la chasse apparaît comme un sujet sensible. Cela se comprend aisément : des règlements nombreux et complexes encadrent cette activité. Dans la société d’aujourd’hui, les difficultés de compréhension entre ruraux et urbains ont tendance à augmenter. Elle est devenue un sujet d’actualité et fait l’objet de débats aussi nombreux que passionnés.

La sécurité, la gestion de la faune sauvage, la formation du chasseur, les espèces chassables, les jours de chasse… Que de sujets !

Les chasseurs s’investissent sur les territoires ruraux pour préserver l’environnement, restaurer sa biodiversité, sauvegarder la faune qu’il s’agisse d’espèces chassables ou non.

LES CHASSEURS : UNE CONNAISSANCE EXCEPTIONNELLE DU TERRITOIRE ET DE LA FAUNE SAUVAGE

La pratique de la chasse nécessite une connaissance parfaite du territoire. Ainsi, la connaissance du territoire s’acquiert par les sorties sur le terrain qu’effectue le chasseur. A l’échelle de la commune, les chasseurs connaissent tous les chemins qui permettent d’accéder aux espaces inaccessibles à un public non averti. Ils sont souvent les seuls, par exemple à pouvoir guider les services de secours pour des recherches de personnes, pour des incendies, etc.

LES

CHASSEURS

: UN LIEN SOCIAL ET INTERGÉNÉRATIONNEL

La chasse est une activité qui génère de nombreuses rencontres. De nombreux petits villages de Vendée connaissent un regain d’activité durant la période de chasse. La chasse rassemble autour d’une activité ancestrale. Ce mélange de générations crée et entretient de magnifiques liens sociaux entre les différentes composantes sociales des villages ruraux. Les adhérents à l’association de chasse sont les habitants de la commune et les propriétaires de terrains chassables sur celle-ci. De plus, l’accueil de chasseurs extérieurs au département, le plus souvent sous forme « d’invitation » contribue aussi aux rencontres sur nos territoires.

Les territoires de chasse, notamment de forme associative, sont les interlocuteurs privilégiés des maires en matière d’exercice de la chasse.

La chasse est partie intégrante de la vie locale dans les territoires ruraux. 12 000 chasseurs sont présents en Vendée regroupés en 1 600 territoires de chasse sur 253 communes pour 254 sociétés communales de chasse.

Le siège social de la société de chasse se trouve très souvent en mairie. Les documents annuels de l’association (compte-rendu de l’assemblée générale et règlement intérieur) peuvent y être consultés par les adhérents.

Ces associations sont de véritables atouts pour nos territoires : liens sociaux, intergénérationnels, entretien des chemins, régulation des populations de gibier, connaissance du territoire, surveillance des zoonoses, etc.

LE RÔLE DU MAIRE EN MATIÈRE DE CHASSE

• La chasse

En ce qui concerne la chasse, le Maire procède à l’affichage de l’arrêté préfectoral fixant la période annuelle d’ouverture et de fermeture de la chasse dans le département et veille à ce que l’affiche reste visible et consultable librement pendant toute cette période. Il peut également accepter que soient affichées les dates de battues au grand gibier, à titre d’information pour les autres utilisateurs de la nature.

• Les déclarations de piégeage

Le maire intervient aussi dans le cadre de la destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, pour l’enregistrement par ses services des déclarations de piégeage. Le Maire de la commune où est pratiqué le piégeage appose le tampon de la mairie sur cette déclaration. Il en remet un exemplaire au déclarant qui le conserve par-devers lui. Le maire en conserve un exemplaire pour publication à l’emplacement réservé aux affichages officiels. Cet affichage a pour but l’information des habitants de la commune sur l’emplacement de la zone de piégeage.

Le responsable du territoire de chasse est ainsi un interlocuteur privilégié du Maire sur sa commune.

Bon pied, bon œil !

« Je vous parle d’un temps… ». Telle pourrait être l’introduction d’Henri Morisset, qui nous reçoit ce matin à son domicile de Bois-de-Céné. Avec ses 94 printemps au compteur, cette figure locale, haute en couleurs, n’est autre que le doyen des chasseurs de Vendée.

L’œil est vif, le regard pénétrant. Et croyez-bien que dès lors qu’il évoque sa passion pour la chasse, Henri ne se fait pas avare de paroles. Né en 1931, dans une famille qui n’ignore rien de nos pratiques, c’est tout naturellement que, dès sa tendre enfance, il imprime ses pas dans ceux de son père, fieffé chasseur de plume comme de poil. Porte-carnier un temps, il a tout juste 10 ans quand il se saisit la première fois d’un fusil. Une autre époque… « Nous étions en temps de guerre », nous explique-t-il. « Dès lors que la garnison allemande quittait la région, nous ressortions le fusil qui était caché derrière un mur. Contre l’avis de ma mère, je partais en yole sur le marais pour tirer les vanneaux. Il y en avait des milles et des cents. Quelle chasse ! Couché au fond de la barque, accompagné de mon chien, je guettais ces oiseaux virevoltants ». A 16 ans, permis en poche, celui qui sait déjà presque tout du petit gibier, officialise son entrée parmi les rangs des chasseurs. Et de poursuivre, en nous expliquant que le territoire de la commune se caractérise par deux biotopes bien différents : le marais d’un côté, le bocage de l’autre. « Dans le bocage, il y avait pléthore de lapins et de perdrix. Ce n’était que du bonheur. Une époque malheureusement révolue. Aujourd’hui, c’est le désert ! » Depuis, il n’a pourtant jamais cessé de chasser, validant en août dernier son permis pour la 79ème année consécutive. Lors de la dernière campagne, il a brillamment prélevé les deux lièvres qui lui étaient attribués par le plan de chasse, et compte bien réitérer, cette année, dès que sonnera l’ouverture du léporidé. En attendant le jour J, il participe aux battues locales de sangliers, et parcourt le marais pour tirer quelques ragondins, participant ainsi à l’effort collectif de régulation.

Nemrod passionné, Henri Morisset est aussi un homme d’actions, de terrain, qui depuis toujours œuvre pour action la défense et la valorisation de nos pratiques. Il n’a pas 18 ans quand il intègre le bureau de la société communale de Bois-deCéné. Bien des années plus tard, il en prend la présidence, fonction qu’il assurera pendant plus de 30 ans. Entre-temps, la donne a changé. A la

fin des années 70, les petites parcelles à vocation maraichère laissent place à la maïsiculture. Conséquence directe, la raréfaction du petit gibier, et l’effritement des effectifs de la société de chasse. En président responsable, Henri décide d’agir en procédant à des lâchers de perdreaux, de faisans et à des aménagements du territoire. Pour financer ces opérations, il mobilise ses troupes. Deux ball-traps, suivis d’un repas et d’un bal sont organisés chaque année, auxquels il convient, d’ajouter deux concours de belote. « C’était un sacré travail qui nécessitait une soixantaine de bénévoles. On impliquait nos épouses, tout le monde mettait la main à la pâte. Au-delà d’être une nécessité pour la vie de l’association, c’était aussi d’inoubliables moments de partage et de convivialité », conclut-il. Vous l’aurez compris, plus qu’une passion, les pratiques cynégétiques sont pour Henri Morisset, un virus, mieux, un art de vivre. But ultime d’une vie, qui n’est pas sans expliquer une telle énergie et une telle longévité, pour celui qui nous confie ne jamais aussi bien dormir qu’après une journée de chasse.

Inciter les jeunes à chausser les bottes

Le constat est sans appel. Pour perdurer, notre loisir n’aura d’autre choix que de relever un défi de taille, lutter contre l’effritement et le vieillissement de ses effectifs. A ce titre, de nombreuses initiatives ont déjà vu le jour, tant au niveau des Fédérations que des sociétés de chasse. Pour exemple, l’association communale d’Oulmes/Bouillé-Courdault, au sud du département.

QUESTION DE FINANCES…

« Notre société de chasse n’échappe pas à la tendance, puisque nous sommes passés de 100 chasseurs, dans les années 90, à 30 aujourd’hui », précise en préambule Anthony Sabourin, président de ladite association. « Aussi, nous fallait-il réagir, et trouver les bons remèdes ». Mais qui dit prescription, dit avant tout diagnostic. La chasse est souvent une pratique transgénérationnelle, se transmettant par atavisme familial. Or, si les jeunes sont encore nombreux à passer l’examen du permis de chasser l’âge venu, on constate fréquemment un désengouement dans les 2 ou 3 ans qui suivent. Pour raison principale, le coût financier que représente nos pratiques, qu’il s’agisse de l’équipement, de l’acquisition éventuelle d’un chien et de son entretien, mais surtout de l’accès aux territoires. « Dans ce contexte, nous nous sommes inspirés de l’exemple de la FDC 85 qui, voici quelques années, validait le permis à zéro euros pour ceux qui venaient de réussir l’examen », poursuit le responsable cynégétique. « Nous offrons désormais la carte de sociétaire aux primo-accédants ». Un bon point, certes, mais cela est-il suffisant ?

…ET D’ENJEUX SOCIOLOGIQUES.

« L’autre tendance que nous avons prise en compte est l’évolution des mentalités », ajoute le président Sabourin. « Les

jeunes sont très attachés aux valeurs environnementales, au respect de la faune, et ne voient aucun intérêt dans les lâchers de tir ». Forte de ce constat, l’association maraîchine a signé une convention avec la FDC 85, visant à réintroduire le faisan commun, accompagnée d’un plan de gestion strict. L’opération porte déjà ses fruits puisque 12 compagnies, nées sur place, ont été récemment recensées. L’objectif souhaité est de ne plus procéder à aucun lâcher dans les années à venir. Pour y parvenir, les membres du bureau incitent les plus jeunes à participer activement à l’aménagement du territoire (mise en place et réapprovisionnement des agrainoirs), et à la régulation des ESOD. « Je me réjouis de voir que ces chasses que je qualifierais de confidentielles, modernes et essentielles, telles que le tir d’été du renard, des corvidés en période de semis, ou encore des ragondins, suscitent un intérêt tout particulier parmi nos jeunes recrues », ajoute Anthony Sabourin. « Probablement parce qu’elles visent des espèces à la fois naturelles et abondantes, et qu’elles permettent d’allonger la saison de chasse ». Et de conclure, en précisant que les nouveaux arrivants sont également aussitôt impliqués dans la vie associative du groupe, en participant à l’organisation des différentes manifestations (ball-trap, marche gourmande…), voire en intégrant le bureau, à l’instar de Simon Fajoux, sociétaire depuis peu et déjà vice-président.

Les actions menées par la société d’Oulmes/Bouillé-Courdault lui ont permis d’accueillir 5 jeunes chasseurs au cours des 2 dernières saisons, et de descendre l’âge moyen du groupe à 49 ans, soit bien en-deçà de la moyenne nationale. En associant les jeunes dans nos traditions cynégétiques, et en respectant les enjeux contemporains, peut-être sera-t-il possible de préserver cet héritage culturel, tout en garantissant la durabilité des ressources naturelles. L’avenir de nos pratiques en dépend, ne l’oublions pas…

Commercialisation de la venaison

La cession comme la vente de gibier, ou de produits qui en sont issus, fait l’objet d’un encadrement réglementaire strict. Le respect scrupuleux de ces règles est indispensable pour garantir à la fois la sécurité sanitaire et la conformité légale des pratiques.

L'article L. 424-8 du Code de l'environnement libéralise les activités liées à la commercialisation et à la vente des animaux appartenant à des espèces dont la chasse est autorisée, issus du milieu naturel ou d'élevages, vivants ou morts. Cette loi a été récemment modifiée en consacrant toujours la libéralisation de la vente de gibiers sous certaines conditions, sauf désormais pour les sangliers vivants

1. USAGE PRIVÉ ET DOMESTIQUE

Sous réserve de respecter préalablement les règles sanitaires et de gestion cynégétique (examen initial, traçabilité de la venaison, contrôle trichine pour le sanglier… ), un chasseur peut vendre le produit de sa chasse en direct au commerce de détail, en respectant un rayon de 80 kilomètres au maximum autour du lieu de chasse et uniquement sous forme de gibier en peau ou en plumes, entier et éviscéré..

2. REPAS ASSOCIATIFS OUVERTS AU PUBLIC

Le chasseur est considéré comme un producteur primaire.

➠ Pour le petit gibier, il s’agit de : carcasses entières, non éviscérées et non dépouillées,

➠ Pour le Grand gibier : carcasses entières, éviscérées mais non dépouillées.

Dès qu’un repas est ouvert au public extérieur (repas de village, manifestations locales…), des obligations sanitaires strictes s’appliquent : traçabilité du gibier, examen initial, recherche de trichine obligatoire, respect des conditions de conservation et d’hygiène lors de la préparation et du service.

3. CESSION OU VENTE À DES PARTICULIERS OU COMMERCES

DE DÉTAIL

Dans certains territoires, l’abondance de gibier a pu être perçue comme une opportunité de revenus à travers la commercialisation de produits transformés. Or, de telles pratiques sont interdites par la réglementation. Une note technique de la DGAL a récemment invité les DDETSPP à renforcer les contrôles afin de garantir le respect de la législation. Nous vous appelons donc à la plus grande vigilance à ce sujet.

4. VENTE OU DON DE PRODUITS TRANSFORMÉS

La commercialisation de produits transformés à base de gibier (pâtés, saucisses, jambons, etc.) est strictement interdite, sauf lorsque le territoire ou le chasseur dispose d’une reconnaissance officielle en tant que commerce de détail.

Cette interdiction s’applique également à la vente ou au don de morceaux congelés, en particulier lorsqu’ils sont proposés dans le cadre de manifestations.

5. LUTTE CONTRE LES PRATIQUES ILLÉGALES

La Fédération Nationale des Chasseurs conduit actuellement des expérimentations visant à encadrer la cession légale de gibier, dans le respect des exigences sanitaires, avec l’ambition de faire évoluer la législation dans les prochaines années. Toutefois, le cadre réglementaire en vigueur demeure complexe et restrictif, marqué par un principe de précaution particulièrement strict.

OUTIL ZACHARIE

Cette application du service public vous permet de dématérialiser les fiches d’examen initial de la venaison directement depuis votre téléphone ou votre ordinateur. Une seule fiche pour l’ensemble du gibier de chasse du jour. Elle est disponible en téléchargement sur vos mobiles en téléchargement.

Source Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et Direction Générale de l'Alimentation (DGAL)

Lancement de la marque label « Gibiers de France » : Osez le Gibier !

La Fédération Nationale des Chasseurs lance la marque-label « Gibiers de France » en 2025, afin de rendre la viande de gibier accessible à tous, communiquer en local sur ses qualités nutritionnelles et afin de parler de la chasse aux nonchasseurs au travers de la cuisine, et la consommation de cette viande. Les objectifs de ce label sont multiples :

1Promouvoir la consommation de venaison et valoriser la viande de gibier sauvage et française

Face à l’abondance de grands gibiers en France, « Gibiers de France » ambitionne de démocratiser la consommation de viande de gibier locale, alors que 51% du gibier distribué sur le marché est importé. En assurant contrôle et traçabilité, la marque-label répond à une demande croissante pour une alimentation locale de qualité, avec 89,2 % des Français souhaitant consommer davantage de produits Made In France.

Développer les circuits de commercialisation

Le label garantit un approvisionnement sécurisé via des circuits maîtrisés, du territoire à l’assiette.

Grâce à une traçabilité complète, la marque assure une viande 100 % française, sûre et contrôlée.

4

Accompagner les opérateurs de la filière

Gibiers de France soutient les professionnels en facilitant leur accès à une viande de qualité.

5

Renforcer la notoriété de la filière

La marque soutient les territoires ruraux, tout en collaborant avec les acteurs de la filière.

6

Valoriser les qualités nutritionnelles et gustatives

Au-delà de garantir origine et traçabilité, « Gibiers de France » a pour vocation d’accompagner les professionnels de la filière et les consommateurs vers une approche moderne du gibier. Grâce à sa palette de saveurs variées, la viande de gibier ouvre la voie à une cuisine inventive, qui séduira les gourmets en toute saison

7

Stimuler l’économie rurale

La structuration de la filière soutient l’emploi, valorise les savoir-faire et apporte une offre différenciante et valorisante.

Fédération Nationale des Chasseurs, étude du Pr DUCLUZEAU, Service de Nutrition et Diabétologie, CHU de Tours, 2024.

COUSCOUS AU GIBIER

(SANGLIER ET CHEVREUIL)

Ingrédients

6 personnes

• 1 kg de couscous roulé

• 800 g d'oignons

• 5 cl d’huile d’olive

• 200 g de lard fumé

• 500 g d’épaule de sanglier

• 500 g de cuissot de chevreuil

• 250 g de carottes

• 250 g de navets

• 6 cuil. à soupe de paprika doux

• 1 piment

• 100 g de beurre

• Sel, poivre

(Source : lechasseurfrançais)

Préparation

• Pelez et émincez finement les oignons. Coupez le lard fumé en lardons. Coupez les viandes en gros cubes. Epluchez les carottes et les navets.

• Faites revenir oignons et lardons dans la marmite du couscoussier, avec de l’huile, sans que les oignons prennent couleur.

• Sortez-les de l’huile, et mettez la viande à la place. Faites saisir les morceaux de viande, puis ajoutez le paprika. Attention à ne pas le faire griller, ce qui donnerait mauvais goût au plat !

• Ajoutez les oignons, les carottes et les navets. Versez de l’eau, qui doit largement recouvrir la viande et les légumes. Portez à ébullition, puis faîtes cuire à feu doux tout le temps de la préparation du couscous.

• Déposez le couscous dans un couscoussier, et faîtes-le cuire 15 minutes à la vapeur.

• Versez le couscous dans un plat, et séparez les graines avec une fourchette. Arrosez-le d’un bol d’eau froide salée, en mélangeant bien pour imprégner les grains.

• Remettez le couscous dans le couscoussier, et faîtes cuire de nouveau à la vapeur pendant 15 minutes, puis versez dans un plat et répétez l’opération précédente.

• Faîtes cuire à la vapeur une dernière fois 15 minutes.

• Versez le couscous dans un plat, mettez au centre un morceau de beurre, laissez fondre. Disposez dessus les légumes et les viandes. Versez le bouillon dans un récipient et servez à part.

CHEVREUIL EN CROÛTE

PAR MATTHIEU PAYET GODET

Ingrédients

6 personnes

• 1 rôti de chevreuil

• 2 pâtes feuilletées

• Chapelure

• 20 g de beurre

• 2 œufs

• 1 oignon

• 2 œufs

• Sel poivre

• 5 g de lait

USTENSILES

• Une plaque de four

• Une poêle

Préparation

• Saisir le rôti sur toutes ses faces après l'avoir salé dans une poêle avec le beurre.

• Tailler l'oignon en lamelles et le faire revenir dans la même poêle.

• Battre les 2 œufs puis les cuire en omelette dans une poêle graissée très finement.

• Placer l'omelette sur votre planche.

• Ajouter les oignons, le rôti, puis refermer l'omelette dessus. Retourner et placer-la sur la pâte feuilletée.

• Ajouter une pâte feuilletée au dessus et détourer. Découper un rond de pâte feuilletée et faites des stries au couteau avant de la placer sur le dessus.

• Détailler en cercle. Dorer avec le jaune d'œuf mélangé à une cuillère de lait.

• Cuire 30 minutes à 180°C.

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