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Le

JOURNAL des deux rives

Sept.-Octobre 2010

2,20€

JOURNAL INDÉPENDANT DES RIVES DE SEINE

Numéro 94

Roms dans la Plaine :

tâche ou honte pour nos élus...

Dossier pages 3à9


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LE JOURNAL DES

ÉDITORIAL

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2010

Tache sur la Plaine... une tâche pour les élus

P

our tenter de faire oublier l’affaire WoerthBettencourt, le président de la République s’est emparé d’un grave incident isolé pour en faire une affaire nationale. Le prétexte était tout trouvé pour procéder à un amalgame facile avec l’arrivée plus récente (2008) de Roms de Roumanie, pays membre de l’Union européenne, mais pour qui la liberté totale de circulation n’interviendra qu’au 1er janvier 2014, à condition qu’ils arrivent avec en poche un contrat de travail.

pas eux-mêmes dans l’illégalité ! Déjà, en 2009, le maire de Triel avait refusé d’en scolariser les enfants. La HALDE puis le préfet avaient obligé M. Mancel à respecter la loi. Plus globalement, la CA2RS, présidée par Pierre Cardo, ne respecte pas ses obligations en matière d’accueil des gens du voyage : le schéma départemental prévoit une aire de grand passage de 150 places sur la plaine. Nos élus ont bloqué le projet en novembre 2009, prétextant « l’inaction de l’Etat en matière d’expulsions ».

Le drame avait impliqué dans la nuit du 16 au 17 De surcroît, Triel, Carrières et Andrésy doivent juillet dernier des gens du voyage - donc a priori aussi construire deux aires d’accueil (financées en français - à Saint-Aignan (Loir-et-Cher). Un jeune partie par l’Etat) de quelques dizaines de places, de la communauté avait été tué par comme toute commune de plus un gendarme lors d’une fuite en de 5000 habitants (lois Besson de voiture. Le lendemain, la petite ville 2000) en a l’obligation. Le délai «... la position avait été, en représailles, saccagée. de construction de deux ans est de nos élus est dépassé et aucun coup de pioche n’a • vraisemblablement été donné dans les trois communes Depuis juillet 2008, une centaine approuvée par une concernées. Manifestement, les de Roms s’est installée sur la plaine maires tentent de négocier l’aire majorité de leurs de Chanteloup. Courant août 2010, de grand passage en contrepartie concitoyens.» ils ont reçu la visite de la police de l’abandon des aires d’accueil. qui a distribué quatre arrêtés de Tentative vaine puisque le schéma reconduite à la frontière. Aubaine pour nos élus, départemental est un arrêté opposable : les aires particulièrement pour le vice-président de notre d’accueil resteront obligatoires. communauté d’agglomération (CA2RS) en charge de « l’accueil des gens du voyage » (sic) et maire de Certes, la position de nos élus est vraisemblablement Carrières, Eddie Aït : non satisfait de demander approuvée par une majorité de leurs concitoyens de «  l’expulsion dans les meilleurs délais », le seul élu la plaine de Triel et au-delà (la Boucle). L’activisme de gauche de la plaine est allé jusqu’à écrire au du gouvernement dans cette affaire des Roms est Président Sarkozy pour exiger une « mise en œuvre donc pain bénit pour nos maires. Ces derniers ajoutent l’autosatisfaction teintée de mauvaise foi concrète » de l’objectif fixé. (M. Ribault, maire d’Andrésy, déclarait en 2005 L’écrivain américain Philip Roth, dans son roman que sa ville « est exemplaire pour l’accueil des gens « LaTache » (Gallimard, 2002), insiste sur l’équivoque du voyage  ») aux excès de zèle (M. Aït, maire de possible entre les mots tache et tâche… L’expulsion gauche, qui écrit une « lettre ouverte » à M. Sarkozy). des campements illégaux est devenue une « tâche » nationale pour le gouvernement : c’est le boulot Mais si - comme les lois Besson les y obligent de certains ministres... et, localement, d’Eddie Aït, nos élus accomplissaient leur « tâche », leurs appels soutenu par les autres maires de la CA2RS. Mais, au « respect de la loi », et donc « l’expulsion » des pour Dominique de Villepin, cette affaire des Roms familles rom (déclarations de M. Aït), seraient moins ressentis comme une « tache » indélébile sur représente une « tache de honte sur notre drapeau ». la Plaine… La situation locale est tout aussi équivoque. Nos maires ont beau jeu de rappeler l’illégalité de ce Rodrigo ACOSTA campement. Encore faudrait-il qu’ils ne soient et Lionel WASTL 3

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LE JOURNAL DES

SOMMAIRE

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2010

ÉDITORIAL

Le Journal des deux rives

Tache sur la Plaine... une tâche pour les élus.

page

3

DOSSIER Le camp des roms dans la Plaine (Boucle) pages 5 et 6

Mobilisation et inquiétudes réactions au niveau local

page 7

Les Roms confortés par la visite de l’évêque

page 8

Le Collectif maintient la pression...

page 9

ACTUALITÉ LOCALE

andrésy

carrières

Le projet d’urbanisation rejeté à 70 % « Le combat continue ! » La leçon «participative» Rébellion chez les artistes...

10 11 page 12 page 13

page

page

Carrières-plage, une réussite

page 14

chanteloup La Cie des Contraires, à 100 % avec l’interco’

page

15

triel

« On se sent floués ! » Une classe d’inclusion scolaire aux Hublins

page 16 page 17

verneuil

L’enseignement “à l’américaine” à Notre-Dame La troisième fête de l’Air

page 18 page 19

vernouillet Que la fête commence !

page 20

ENVIRONNEMENT

Petitdidier perd la partie ! Vaux ÉCONOMIE

Entreprendre

page 22

page 23

Coopactive, une entreprise « sur mesure »

TRIBUNE laïcité

Dans une crèche, la Halde défend le voile

pages 24 et 25

SPORTS

Boxe anglaise Natation Course à pied

Tony Yoka ramasse l’or olympique

page

26

Hugues Duboscq a atteint son objectif

page

27

Foulée trielloise : une rentrée classique

pages

28 et 29

CULTURE

Un jour un livre Contre-pouvoirs page 30 bloc-notes de l'histoire Terrible accident à Andrésy page 31 S aison culturelle Programme éclectique à Verneuil page 32 T héâtre page 33 40 ans de scène passion page 34 Mon voisin est un artiste Partager le regard de Claudie Backmann pages 35 et 36 Irradiation alimentaire Des rayons dans nos assiettes

CUISINE

Recette EN BREF

Souris d’agneau aux carottes et miel de Paris

page pages

4

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38 à 39

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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0311 I 79525. ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271. Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z. TVA FR 76 490 151 271. PUBLICITÉ ET RÉDACTION : 22 rue Charles Dupuis BP 31 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr LE JOURNAL DES DEUX RIVES est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, Michèle Ballery, Christine Briquet, Guillaume Capoen, François Darcq, Damien Delerin, Robert Landsberger, Véronique Remont, Pierre Tassain, Raymonde Uhl, Lionel Wastl. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. ABONNEMENT 10 numéros : 20 € Prix unitaire : 2,20 €.

www.journal-deux-rives.com Plutôt que la reprise pure et simple du contenu rédactionnel de l’édition papier, ce site a vocation de complément. Il offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions... : trielnews@free.fr


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SEPTEMBRE-OCTOBRE 2010

CONTROVERSE

LE CAMP DES ROMS DANS LA PLAINE

L’actuelle controverse au sujet de l’installation sauvage des Roms de Roumanie conduit à opposer les «biens-pensants» et les «purs et durs de la Sarkozie». Tentons de démêler un dossier extrêmement complexe, et par définition hyper-sensible... Même le religieux entre dans ce débat, devenu dangereux pour le ciment de notre société... La situation des Roms dans la Plaine est explosive... comme le méthane de l’ancienne décharge.

Mobilisation et inquiétudes Le camp illégal de Roms de Roumanie installé sur la Plaine a rythmé, pendant le mois d’août, l’actualité : descentes de police, demande d’évacuation par le maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït (PRG), visites de soutien d’élus de gauche et d’associations…

Bien qu’installé en plein milieu de la plaine, invisible des habitations et de la route, le camp des Tziganes venus de Roumanie est au centre de l’actualité intercommunale. Au fond du sentier, un brasier nauséabond. Des dizaines de caravanes insalubres, des voitures essoufflées, des cuisines de fortune installées aux abords, sans hygiène : le dénuement est ce qui marque le plus la visite de ce camp rom de la plaine de Chanteloup. Aucun signe extérieur de richesse suspect, ni de « grosses cylindrées » comme le déclarait le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, le 28 juillet dernier, à propos des voitures qui « traînent les caravanes des gens du voyage.» Deux ans d’efforts d’intégration des familles risquent d’être réduits à néant Les rares familles ayant bien voulu s’exprimer (en majorité les mères, les plus inquiètes) témoignent de l’angoisse qui s’est emparée du camp cet été: « Nos enfants font des cauchemars la nuit : ils ne veulent plus connaître les expulsions [de Pierrelaye, en 2007], ils ne veulent pas partir en Roumanie. Leur pays, c’est la France  : ils ne savent pas parler roumain. Ils veulent continuer à aller à l’école ». Depuis le fichage organisé par la police, jeudi 12 août, les familles rom s’attendent au pire. Ils sont soutenus par les membres du Collectif de soutien aux familles rom de la Plaine de Triel-Chanteloup, qui regroupe des associations humanitaires, dont la ligue des Droits de l’Homme Yvelines (LDH 78). Les

L’arrivée des Roms vient encore compliquer la question déjà difficile à gérer de la présence quasi-permanente Gens du voyage. (Photo DR)

hommes du camp, aidés du Collectif, organisent une surveillance nocturne. Pour Anne Laforgue, de la LDH 78, « Chaque matin, les familles ont peur. Tout le travail réalisé par le Collectif depuis deux ans risque d’être détruit d’un jour à l’autre : il y a des familles qui sont là depuis des années ! ». En effet, le Collectif de soutien a œuvré à la scolarisation des enfants du camp et a dû batailler contre les refus de scolari-

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sation par les municipalités de Chanteloup et de Triel : « Nous avons dû faire intervenir la HALDE qui a obligé les communes ». Beaucoup de bruit pour rien : les enfants rom ne sont jamais allés à l’école. Les contradictions sont aussi dans le camp des « victimes »… De même, le Collectif aide les familles dans leur combat pour obtenir des allocations familiales : «Ils y ont le droit mais la CAF renvoie la balle à la préfecture… ». Un rendez-vous avec


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LE CAMP DES ROMS DANS LA PLAINE la préfecture est demandé. Le Collectif pose ses conditions : pas de destruction du camp, ni d’expulsion. Les maires de Triel-sur-Seine et de Carrières-sous-Poissy sont critiqués. Tous deux demandent la destruction du camp. Le Collectif s’est moqué de l’une des raisons avancées par le maire de Triel, Joël Mancel : « Le camp ferait peur aux… chasseurs ». Grosse colère contre le maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, un «prétendu élu de gauche...» Eddie Aït, maire de Carrières et Conseiller régional PRG, a été le plus sévèrement critiqué. Il faut dire que M. Aït a mis le feu aux poudres en tenant des propos à la tonalité étonnamment sarkozyste : « évacuation et expulsion » du camp pour « une mise en œuvre concrète » des mesures sarkozystes a-t-il martelé dans un communiqué de presse. Pour Gilles Sert, « Eddie Aït est un prétendu élu de gauche qui jette en pâture une population, stigmatise les Roms et soutient le Président Sarkozy  ». Le Collectif nous a confirmé qu’aucun contact n’a pu être établi avec le maire de Carrières : « Il était en vacances, mais depuis qu’il est rentré, il ne répond pas à nos messages ». Les propos et la position d’Eddie Aït semblent au premier abord surprenants à plus d’un titre. Il est rare qu’un élu de gauche soutienne la politique sarkozyste, particulièrement dans le domaine de la sécurité. Surtout, localement, rappelons qu’Eddie Aït est vice-président de la Communauté d’agglomération (CA2RS), « en charge de l’accueil des gens du voyage » (sic) tout en ne s’étant jamais déplacé sur le terrain, n’ayant rencontré aucun responsable du camp rom en question.

Après avoir traité le collectif de mouvance « d’extrême-gauche », le maire de Carrières-sous-Poissy, en septembre, a dérapé en organisant pour la presse une vraie-fausse rencontre avec les membres du collectif qui, depuis, ont nié y avoir participé… Enfin, Eddie Aït est isolé à gauche : le PS yvelinois a condamné sévèrement les propos du maire de gauche de Carrières-sous-Poissy tenus sur le camp rom. Fin août, la tension est montée d’un cran, avec le passage, pendant une heure, d’un hélicoptère de la police, venu explorer les lieux et les différents points de passage traversant le camp rom et la plaine. Les autorités policières sont à nouveau passées et ont distribué quatre arrêtés de reconduite à la frontière (APRF). Les quatre Rom ont fait appel en moins de 48 heures. Ils ont été déboutés par le tribunal administratif. En parallèle, le Collectif travaille à la demande d’aide juridictionnelle, et indique que deux familles avec enfants se sont vues signifier des APRF, arrêtés de reconduite à la frontière, sont « terrorisées et ne veulent plus dormir sur le terrain, de crainte d’être arrêtées ». « Humaniste mais légaliste » Eddie Aït profite de l’offensive gouvernementale contre les Roms pour demander l’expulsion d’un camp, soutenu par les maires de la Communauté d’agglomération (CA2RS). Le contexte est favorable pour passer sous silence le non-respect par nos communes des obligations en matière d’accueil des gens du voyage, issues des lois Besson de 2000 (voir notre éditorial). La CA2RS a bloqué le chantier de l’aire de grand passage, proche d’Azalys, en novembre 2009. Eddie Aït se justifie : face à la présence régulière de caravanes sur la

CE QUE DIT LA LOI : La loi distingue « aires d’accueil » et « aires de grand passage » : La loi du 5 juillet 2000 (2000-614) rend obligatoire pour les communes de plus de 5000 habitants la participation «à l’accueil des personnes dites gens du voyage et dont l’habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles» par la réalisation d’aires d’accueils. Les besoins sont prescrits par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage au terme d’une procédure de concertation assez longue. Il convient de distinguer, selon la loi, deux aires distinctes : -les aires d’accueil proprement dites dont la vocation est le séjour des gens du voyage de quelques jours à plusieurs mois ; - les aires de grand passage qui sont destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes et ont un caractère temporaire,

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plaine, «  nous n’avons pas de garantie d’expulsion et, de fait, les forces de l’ordre n’interviennent pas ». Les deux aires d’accueil prévues à Triel et à Carrières/Andrésy n’existent toujours pas. Le maire d’Andrésy et sa majorité UMP ont même voté contre le schéma départemental en septembre 2005. Contacté, le nouveau député de la circonscription, Arnaud Richard (UMP), a confirmé la politique de fermeté du gouvernement tout en s’essayant à l’art de la litote. Le successeur de Pierre Cardo nous a en effet déclaré que, dans cette affaire, il fallait être « humaniste mais légaliste » : évacuer le camp, expulser les Roms concernés par un arrêté de reconduite mais… « avec humanité ». On ne voit guère de solution poindre dans cet épineux dossier : les maires de notre interco ne veulent absolument pas remplir leurs obligations en matière d’accueil des gens du voyage (les investissements sont financés par l’Etat, jusqu’à hauteur de 70 %). Ils sont soutenus par la (grande) majorité silencieuse de leurs concitoyens. L’activisme du gouvernement autour des Roms est du pain bénit pour nos communes, notamment pour le maire de gauche Eddie Aït, régulièrement attaqué par l’opposition de droite locale comme un maire incapable d’empêcher les gens du voyage de s’installer aux abords des quartiers nord de la ville. D’où son vif soutien aux décisions prises par Nicolas Sarkozy. Par contre, contrairement aux craintes de la LDH 78, le camp illégal n’a toujours pas été évacué et détruit par les forces de police durant ce mois de septembre. Lionel WASTL

c’est à dire qu’elles sont rendues accessibles en tant que de besoin. La durée de stationnement sur les aires de grand passage devrait être limitée et ne pas dépasser une quinzaine de jours. Notre interco est concernée par les deux types d’aires : la commission départementale des Yvelines a décidé l’implantation de l’aire de grand passage, pour la zone « Saint-Germain-en-Laye / Maisons-Lafitte / Gargenville / Maule », sur la boucle de Chanteloup. Une aire de 150 places est prévue sur la commune de Triel, aux abords de la déchetterie d’Azalys. Le schéma départemental prévoit deux aires d’accueil rive droite : une aire d’accueil commune aux villes d’Andrésy et de Carrières. Celle-ci devra garantir 34 places de caravanes. Une autre aire à Triel de 16 places. L.W.

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LE CAMP DES ROMS DANS LA PLAINE

CARRIÈRES :

La gauche s’oppose à l’expulsion des Roms

Un maire qui critique la dérive populiste et la précipitation de

Nicolas Sarkozy Dans cette controverse, Eddie Aït, secrétaire national du PRG, président du Groupe PRG au Conseil régional d’Ile-de-France, et vice-président de la Communauté d’agglomération des deux rives de Seine, délégué à l’accueil et à la sédentarisation des gens du voyage, a pris position :

« Avec force, nous condamnons les délinquants et voyous issus de la Communauté des gens du voyage qui ont engendré les événements violents qui ont secoué récemment Saint-Aignan et le Loir-et-Cher. La République ne saurait céder aux pillards et aux brigands…. (sans oublier d’ajouter)… Victimes du désintérêt et des préjugés de l’opinion publique, les Roms font les frais de discriminations nombreuses et variées, cristallisées par l’éternelle question de leur accueil. Il serait hypocrite de considérer que l’accueil des Roms est chose aisée. Car, si les collectivités locales ont une responsabilité dans l’absence de mise en œuvre véritable des schémas départementaux d’accueil des gens du voyage, la problématique liée aux Roms est plus complexe. Elle est du ressort des politiques migratoires en Europe, donc de l’Etat, donc du gouvernement. Le même gouvernement qui tente aujourd’hui de noyer le poisson en amalgamant gens du voyage et Roms. »

Le Parti socialiste des Yvelines, par l’intermédiare de sa prémière secrétaire fédérale, Estelle Rodes, a rapidement réagi aux menaces d’expulsion du camp rom illégal sur la plaine de Chanteloup. Le PS condamne cette politique du «bulldozer». La gauche a aussi vitupéré le maire PRG de Carrières-sousPoissy, Eddie Aït. Le PS des Yvelines s’indigne des propos (d’Eddie Aït) appelant à « l’expulsion dans les meilleurs délais » des gens du voyage de ce camp et à une « mise en œuvre concrète » de l’objectif que s’est fixé Nicolas Sarkozy en matière « d’évacuation des Roms ». Le seul maire de gauche de l’interco, soutenu par ses collègues de droite, se fait donc taper sur les doigts par ses camarades de gauche du canton et du département. Un cortège d’élus de gauche s’est rendu sur place. Une délégation des élus régionaux du Front de Gauche, d’Europe Ecologie (Les Verts) et du Parti Socialiste des Yvelines a rencontré, le 13 septembre, les familles rom du camp de Triel-sur-Seine afin de leur apporter tout leur soutien. Cette rencontre est le début d’une démarche collective des élus régionaux « afin de tenter de trouver des réponses aux légitimes attentes de ces familles rom, citoyens européens, qui ne demandent qu’à vivre dans la dignité ». Une des conséquences politiques est donc la « marginalisation » d’Eddie Aït au sein de sa famille politique. Affaire à suivre...

Enfin, il justifie cette position par une double raison, juridique et de salubrité : une occupation illégale d’un terrain nécessite une évacuation avec dignité… et les terrains occupés posent des problèmes de salubrité publique, car les sols sont pollués par la présence de métaux lourds liés aux boues d’épandage du SIAAP.

ANDRÉSY : Un maire exemplaire ? ! Lors du Conseil municipal du 22 septembre 2005, Hugues Ribault déclarait qu’Andrésy « était exemplaire car, avec Carrières, les communes ont travaillé, avec l’aide du sous-préfet, sur la mise en place d’une zone d’aire d’accueil des gens du voyage. Celle-ci sera située sur le territoire de Carrières, à la limite d’Andrésy, le long du tracé potentiel de la A104 ». Cinq ans après, aucune aire d’accueil n’a encore vu le jour, tant à Andrésy, qu’à Triel ou Carrières...

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Le Collectif a-t-il été manipulé ? Oui, affirment les membres du collectif, qui avaient demandé, le 11 août, à être reçus par le maire de Carrières-sousPoissy, sans résultat. Cependant, la photo ci-dessus, prise le 20 août, montre le maire de Carrières attentif aux besoins des familles rom de la Plaine. Certes, cette rencontre a été fixée par un membre du collectif « à titre individuel.» En revanche, pour M. Aït, il s’agissait d’une «délégation du collectif de soutien aux Roms». Une polémique de plus !

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LE CAMP DES ROMS DANS LA PLAINE

Les Roms confortés par la visite de l’évêque deVersailles Les Roms roumains installés depuis trois ans dans la plaine de Triel sont menacés d’expulsion et de reconduite à la frontière. Samedi 28 août, Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, s’est rendu auprès d’eux pour leur apporter son soutien.

Il importe de souligner que les déplacements médiatisés - extrêmement rares chez cet homme - sont réservés aux circonstances graves dans lesquelles il estime en péril les valeurs fondamentales d’humanité et de société. Il s’agit bien là à ce titre d’une démarche «politique», signifiant qu’à travers sa présence l’Eglise juge la situation insuportable - même si elle est complexe - et d’un désaveu sous-jacent mais clair des méthodes pratiquées par nos gouvernants. L’évêque de Versailles a constaté un contexte de « quart-monde dans le département des Yvelines, le deuxième département le plus riche de France après les Hauts-de-Seine ». Il a parcouru les allées du camp situé au milieu des champs avant de s’entretenir plusieurs minutes dans une grande caravane avec une partie de la communauté. « Je suis venu aujourd’hui comme un frère », a-t-il déclaré. « J’ai appris que ces gens ont peur, qu’il existe une grande solidarité entre

eux. Je souhaite qu’ils soient écoutés», a-t-il ajouté. Il a évoqué « la grande précarité » à laquelle la soixantaine de Roms, dont une majorité d’enfants nées en France, est confrontée, vivant sans eau courante ni électricité. Eric Aumonier, dans une démarche simple mais déterminée, n’a pas précisé s’il comptait mener une action pour aider ces familles, à qui la police a signifié le 20 août quatre APRF (Arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière), et Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, s’est onze «Obligations de quitter le ter- déplacé pour constater la grande précarité des ritoire français». Les familles, qui Roms de la Plaine. (Photo DR) se sont installées sur un terrain de l’Agence foncière et technique de la Ré- Nous sommes prêts à payer un loyer », a poursuivi gion parisienne, sont toutes originaires d’un Ion pour qui l’avenir de ses enfants est en même village situé à l’ouest de la Roumanie. France. Elles ne cachent pas leur intention de rester Avec l’appui de Mgr Aumonier signifié par en France. « En Roumanie nous n’avons pas la sa présence, les Roms de Triel marquent un possibilité d’avoir de terres. Nous n’avons pas de deuxième point, suite à la mobilisation montravail et nous vivons dans la misère parce que nous tante du Collectif qui s’est constitué autour sommes des gitans », dit Ion, un homme d’une d’eux. quarantaine d’années à la stature imposante. Enfin, Pierre Cardo, le président de la ComExpulsées d’Achères, les familles se sont munauté d’agglomération des deux Rives de rendues ensuite dans le Val-d’Oise avant de Seine, dans un entretien publié dans l’hebrevenir s’installer à nouveau dans les Yve- domadaire régional «Le Courrier des Yvelines», lines. « Tout ce que nous voulons, ce sont des pa- fustige, lui aussi, la politique sécuritaire du Sérieux piers pour travailler et un terrain où nous installer. gouvernement...

«I have a dream» L’évêque de Versailles a rendu visite aux Roms de la plaine de Triel. Pour l’ancien vicaire de la paroisse de Verneuil-sur-Seine que je suis, ces lieux continuent de vivre en moi. Les événements actuels à propos des Roms, et les expulsions qui se multiplient, provoquent souffrances, contestations, colères, condamnations. Associations, médias, églises l’expriment, à juste titre. Les situations sociales sont toujours complexes, la sécurité des peuples est toujours nécessaire, mais la vie n’est pas binaire : bon ou mauvais, lumière ou ténèbres, anges ou démons. « Sortir de la maison de servitude » est une phrase qui ouvre les «Dix commandements» dans la Bible. «Sortir de la maison de servitude», c’est simplement devenir humain. « La migration » est dans nos gènes. Les Roms et autres migrants ou « gens du voyage » sont les symboles vivants de la condition humaine. La vie est itinérance et nos crispations « sédentaires » sur nos biens (maisons, certi-

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tudes ou conforts) sont sans issue tant que les fruits de la terre ne sont pas partagés dans la justice. La stigmatisation autour des Roms manifeste qu’ils ne sont pas reconnus ni accueillis à leur vraie place. Les expulser est une résolution primaire, mais pas une solution. La sécurité et le respect de la loi sont essentiels au vivreensemble, mais atteindre à l’humiliation devient insoutenable. Au fait, pourquoi na pas poser le problème dans l’autre sens : que ces expulsions me soient une bonne occasion d’honorer les migrations, d’habituer mon esprit à imaginer joyeusement que des terrains d’accueil vont s’implanter à côté de ma maison sans que le prix du foncier baisse, de souhaiter que les maires qui les construiront auront la garantie qu’ils seront réélus sur cette victoire … «I have a dream»… Christian DIORÉ (prêtre,ancien vicaire à Verneuil-sur-Seine)

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LE CAMP DES ROMS DANS LA PLAINE

Le Collectif «Romyvelines» maintient la pression... Le 4 septembre, les familles de Roms installées dans la plaine de Triel-Chanteloup et le Collectif de soutien «Romyvelines» ont participé à la manifestation parisienne à l’appel de plus de 50 organisations et de personnalités médiatiques comme Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du journal « Le Monde ».

Selon le Collectif, il faut continuer à s’opposer « partout en France à la politique raciste du gouvernement, à ses surenchères sécuritaires, aux interventions violentes contre les campements de Roms, à leurs expulsion ».

En marge du forum des associations de Triel, le Collectif «Romyvelines» a protesté contre la politique actuelle à l’échelon de l’interco’. (Photo DR)

Le maire de Triel apostrophé Avant le départ pour la manifestation parisienne, et pendant le forum des associations au COSEC, le maire de Triel, Joël Mancel (UMP), s’est fait apostropher sur la probable éviction des Roms de la plaine, et s’est trouvé contraint de « parlementer » avec un duo de la Ligue de Droits de l’homme (LDH), dont Anne Laforgue, pédiatre dans les Deux Rives. « NON à la xénophobie et à la politique du pilori», scandaient ces militants LDH devant le premier magistrat de Triel. Pour Mme Laforgue, il est inacceptable de laisser faire. Et l’heure est à la mobilisation : « Les familles rom de Triel et le Collectif Romyvelines continuent de solliciter l’ensemble des interlocuteurs : élus, administrations, CAF, tribunaux, écoles… qui peuvent permettre de trouver des solutions décentes pour ces familles : un relogement digne et un revenu vital par le rétablissement des allocations familiales et l’accès au travail, l’application des droits en faveur des citoyens européens, l’abandon immédiat des mesures d’expulsion, les moyens de la scolarisation des enfants… » Le conflit à propos des Roms de la plaine est engagé. Pour quelle issue ?

Un communiqué de la LDH de Poissy « Depuis le début de l’été, et en application du discours de Grenoble du Président de la République, les expulsions de familles rom de leurs lieux de vie se multiplient partout en France... Ainsi, de nombreuses menaces pèsent actuellement sur le campement des Roms de la plaine de Triel-sur-Seine : descentes de polices, obligation de quitter le territoire français, arrêtés préfectoraux de reconduite

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à la frontière, demande d’expulsion du terrain.... La section de Poissy de la Ligue des Droits de l’Homme se montrera déterminée à défendre ces droits pour les Roms de la plaine de Triel-surSeine. Nous appelons tous les citoyens, sans distinction d’appartenance religieuse ou politique à nous rejoindre dans cette lutte pour le respect des Droits de l’Homme... » (8 sept 2010).


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Le projet d’urbanisation des coteaux rejeté à 70 %  «  Les Andrésiens ne sont pas prêts à passer à la démocratie participative ».

Hugues RIBAULT

Résultat sans appel de la consultation sur le projet d’urbanisation des coteaux. Le « non » l’emporte à 70%, dans tous les quartiers et avec une participation plus élevée que prévu (30%, supérieure à la législative partielle de Rambouillet qui avait lieu le week-end précédent). Un véritable désaveu pour le maire ? Pour ce dernier, « la municipalité conserve un vrai capital confiance ». Hugues Ribault a multiplié les déclarations dans la presse pour relativiser le résultat : les abstentionnistes lui feraient confiance pendant la durée de son mandat, « seuls 28% des inscrits se sont exprimés », les opposants ont abusé des «  amalgames  » et intenté un faux procès en « bétonnage »…

Même pas peur de 70% contre lui

Le maire n’a pas peur d’injurier les 70 % de « non » en déclarant que « les citoyens n’étaient pas prêts à passer à la démocratie participative » ! S’arrogeant un statut d’expert en la matière, Hugues Ribault balaie d’un revers de main les résultats de la consultation qu’il a luimême proposée. Faut-il donc exclusivement voter « oui » aux propositions d’une municipalité, et transformer toute consultation en

plébiscite, pour que celle-ci considère l’opinion de ses concitoyens comme légitime  ? Une démocratie locale ne fonctionne-t-elle qu’à la condition de ne jamais remettre en question les actions ou les projets d’une municipalité ? Hugues Ribault et son équipe ont réalisé une véritable campagne électorale en multipliant les réunions locales et chez l’habitant. Le maire et son adjointe à l’urbanisme ont reçu tous les jours. La mairie a aussi envoyé des courriers personnalisés, mobilisé les pensionnaires des maisons de retraite (avec transport gratuit à disposition). Deux des trois groupes municipaux ont fait campagne pour le « oui » (la majorité UMP et le groupe ex-MoDem) et 90% des pages consacrées au projet d’urbanisation dans le journal municipal ont été réservées aux arguments favorables. En définitive, pour le maire, cette consultation, censée être un simple outil de démocratie locale, avait bien un enjeu d’élection... ou de plébiscite. Mais la majorité municipale a été bousculée par une opposition politique et citoyenne plus active que prévu sur le terrain, et qui a su mobiliser des élus locaux opposés à ce projet qui touchait le poumon vert du territoire, comme les maires de Maurecourt ou de Conflans, ainsi que des élus du Conseil régional d’Ile-de-France.

Effets politiques

Mais le maire d’Andrésy compte bien maîtriser le calendrier politique de sa ville, et la

principale association locale qui avait appelé à voter «  non  » au projet «  Andrésy-QualitéPour-Tous  », a été immédiatement sanctionnée par une exclusion du forum des associations. Hugues Ribault a désiré consulter sa population contre l’avis du président de la communauté d’agglomération, Pierre Cardo, qui y voyait un piège. Et maintenant : le maire abandonnera t-il son projet ? Rien n’est moins sûr. Déjà, M. Ribault a prévenu que les « 42 logements par an se feront » dans la ville. Mais comment va-t-il se mettre en cohérence avec ce qu’il a acté ou voté au niveau supra-local ? Car Andrésy a voté le projet de territoire de la CA2RS qui prévoit justement une couronne urbaine sur l’Hautil, entre Triel, Chanteloup et Andrésy. De même, le projet de M. Ribault est acté au niveau du territoire Seine-Aval, au sein de l’Opération d’intérêt national. Ces rappels mettent ainsi en valeur l’incohérence du calendrier décisionnel proposé par la mairie, dans lequel on a consulté les Andrésiens après avoir tout décidé au niveau supérieur ! Ces 70% de « non » représentent la première réelle défaite électorale de M. Ribault. Son parti, l’UMP, n’est pas content  : le maire s’est lui-même fragilisé pour les prochaines Cantonales de mars 2011. Après la chute de Rambouillet, le parti présidentiel ne veut aucunement voir un autre bastion tomber dans les mains de la gauche. Lionel WASTL

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« Le combat continue ! »  Le Collectif pour la Protection des Coteaux - qui regroupait mouvements associatifs locaux et partis politiques, tous unis contre le projet de Hugues Ribault-, considère que le maire d’Andrésy n’a rien compris au message de la consultation du 30 juin.

•Julien BESNARD, conseiller municipal d’opposition Andrésy citoyenne, analyse : «Il y avait un avant et un après la consultation du 30 juin. Celle-ci a affaibli le pouvoir en place. Et nous allons prouver qu’il existe une autre méthode pour gérer les affaires de la ville ainsi qu’un autre projet qui préserverait les coteaux… Au-delà de cette consultation, il faudra interpeller l’EPAMSA, la machine bureaucratique des élus de la Communauté d’agglomération des deux rives de Seine et mettre en question la pertinence de l’Opération d’intérêt national. En définitive, le maire d’Andrésy sort affaibli et restera isolé à la fois dans sa commune comme dans les instances exécutives liées au pouvoir actuel, dans l’interco et au-delà. » •Michèle CHATEAU (leader d’opposition au maire et membre d’Andrésy Citoyenne) : « La seule personne qui n’a pas compris la portée du message des Andrésiens, c’est Hugues Ribault… Les Andrésiens ne sont pas dupes. On continue le combat en procédant à une action de longue haleine… à l’échelle de l’intercom. » •Thierry PONSAA, de l’association Andrésy-Qualité-Pour-Tous, reste offensif : « On continue le combat… avec les Andrésiens. Le défi est de rester mobilisé… après un tel résultat et une telle réaction inadmissible du maire (« Les Andrésiens ne sont pas prêts pour la démocratie participative ! »). Le maire n’a pas compris le message des Andrésiens. Il faut désormais agir et anticiper sur les choix d’aménagements en ce qui

concerne la Gare, l’ancien collège, et les coteaux de l’Hautil. » •Jean-François THIL (ancien maire PS) : « Hugues Ribault a donné une opportunité de souder les forces éparpillées d’Andrésy. Désormais, la dynamique est enclenchée : le collectif deviendra une association loi 1901 à part entière afin de continuer le combat sur les enjeux d’aménagement. » •Jean-Luc FROT, du MoDem, est satisfait du message des Andrésiens : « Le MoDem andrésien a démontré son efficacité… et a pris position sur un dossier structurel de la ville. Le collectif était au rendez-vous : il ne s’agissait pas d’une démarche partisane mais de choisir le mode de vie pour les générations futures dans notre ville. » •Pierre-Alain BRASSARD (Europe Ecologie)  : «  Nous regrettons les réponses du maire après la consultation. Par sa réaction, le maire conforterait la thèse selon laquelle cette consultation était une mascarade… La réponse du maire fait fi de la réponse de 1830 votants qui ont dit NON. Ce n’est pas digne d’une démocratie Le Collectif pourrait-il devenir le ciment de victoires élec- locale ! ». En outre, torales futures ? (Photo DR) Europe Ecologie a

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décidé de soutenir ponctuellement les futures actions de cette association loi 1901 en gestation. F.D.

RAPPEL DES RÉSULTATS

Consultation du 30 juin à Andrésy - Inscrits : 9202 - Votants : 2639, soit 28,68 % (taux de participation) - Exprimés : 2620 - NON : 1831, soit 69,9 % - OUI : 789, soit 30,1 % Une participation plus élevée que prévue, dans un contexte guère favorable à la mobilisation (date choisie et question posée). Un «non» massif est sorti des urnes. M. le maire a eu le courage de consulter la population avant tout aménagement. La voie démocratique est imprévisible  : l’homme fort d’Andrésy a été mis en minorité, pour la première fois depuis 2001. Si le maire et son adjointe à l’urbanisme, Virginie Muneret, se sont engagés, lors des dernières réunions publiques de campagne, à respecter le résultat du vote, il est néanmoins à noter que M. Ribault, lors de cette soirée des résultats, n’a pas déclaré explicitement et clairement que son projet d’urbanisation était abandonné. Peut-être se sera-t-il exprimé lors du Conseil municipal de rentrée : jeudi 23 septembre ? .-R.A.


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La leçon «participative» La démocratie participative est en chantier. C’est un dossier plein d’embûches qui n’est pas près de se refermer. Les bonnes intentions affichées ne suffisent plus. Passer aux actes avec méthode, volontarisme et rigueur s’impose. Un projet urbain engage au-delà de la demande immédiate des habitants et oblige les décideurs à les écouter. La concertation est-elle un effet de mode, voire un outil de manipulation politique, ou s’agit-il d’un changement dans les pratiques ? Peut-on se concerter sans un engagement réciproque dénué d’arrière-pensées ? Quelle place réserver à la pédagogie et à la formation des acteurs si l’on veut construire un dialogue qui aboutisse au consensus partagé ? (1) Répondre à ces interrogations et adopter la concertation/consultation comme un outil de culture urbaine n’est pas simple. Doit-on continuer à faire pour ou franchir le pas et se décider à faire avec les gens ?

D’abord apprendre

Un outil pédagogique existe pour les acteurs qui souhaitent mettre en oeuvre un processus de concertation locale. Il s’adresse plus particulièrement aux élus et aux professionnels qui sont fréquemment amenés à associer l’ensemble des acteurs locaux aux processus décisionnels. On peut en créer d’autres : stages, visites commentées, ateliers de dialogues urbains, etc. Ou, pourquoi pas, inventer une « démocratie participative à la française » à partir de conseils de quartiers représentatifs dotés de véritables moyens.

Entre sagesse, technocratie et démagogie, les habitants ont désormais leur mot à dire dans les projets d’urbanisation. Cette évolution peut déranger les décideurs traditionnellement soumis à des pressions divergentes entre lesquelles ils arbitraient (réglementations, professionnels, financiers, élus, lobbies, etc.)

Un portage politique fort

Car entre les deux extrêmes que sont la démagogie (« Vous, les habitants, êtes des experts de la ville, puisque vous la vivez au quotidien ...  ») et la technocratie (« Nous, les experts, allons vous écouter et interpréter votre de- Méditer avant pendant et surtout après le procéssus dé(Photo DR) mande, puis nous pro- mocratique participatif. poserons aux politiques les meilleures décisions possibles ...»), il y a la sagesse qui traduit en instituée qui se décline par des actions de projets les bonnes intentions des uns en formation et d’information pour tous les bonnes réalisations pour tous. acteurs locaux, et en particulier les habitants, En fait, bien écouter les habitants, c’est aussi afin de diffuser une culture urbaine participative ne pas leur présenter de projets sans délivrer avec ces projets les clés de lecture qui per- dans laquelle chacun s’implique. mettent de les comprendre et d’en débattre Mais devant la multiplicité des groupes en présence, une large représentation des géutilement...(2) nérations comme des divers milieux socioPour cela, une stratégie du dialogue doit être économiques s’impose afin d’éviter la cristallisation des débats autour des « pro-gazon/ anti-béton  » et les «  aménageurs en herbe  ». Par une démarche s’appuyant sur des ateliers hétérogènes avec une représentation des élus, des habitants et des « forces vives » locales (citoyens, associations, entreprises, co-propriétés, parents d’élèves, professions libérales, etc.) Claude BAROUH

Les maires-adjoints, notamment Mme Virginie Muneret, ont innové en donnant la parole aux citoyens sur un projet «structurel»... (Photo DR)

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(1) «Le Guide de la concertation locale». Ed. Territorial, collection « Dossiers d’expert » N°469-163 pages-59€. Co-écrit par Gilles-Laurent Rayssac et Christian de La Cuéronnière, respectivement consultants des agences Res publica et IDcommunes, pour tous les acteurs qui souhaitent mettre en œuvre une concertation locale. www.territorial.fr (2) René Blanc, maire, explique sa démarche «participation au concret» dans «La démocratie participative», Editions le Passevent, 2009, (12 €).


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Rébellion chez les artistes... Tout allait bien pour cet événement culturel de l’année, ce sommet de la politique culturelle à Andrésy, «  Sculptures en l’Ile  ». Mais un Collectif local est venu fomenter la rébellion ici, dans les eaux paisibles de l’Oise et de la Seine...

les années à venir. Mais les frondeurs, artistes contemporains notamment locaux, expliquent que rien ne va plus : «  Cette manifestation qui sortait des sentiers battus de l’art contemporain et de ses conventions, intégrait des arCette exposition, organisée par la ville d’An- tistes de tous horizons drésy, a reçu le label «  Balade des Yvelines  » dans un rapport sans par le Conseil général. Et puis patatras ! Un filtre avec le public. groupe d’artistes «insolents» a voulu créer un Or, l’arrivée d’un com- Selon les frondeurs de «Sculptures en l’Ile» rien ne va Collectif qui revendique un vrai changement missaire d’exposition en plus entre la mairie et les artistes régionaux. (Photo DR) dans les rapports entre le maître d’ouvrage 2008 a complètement à défaut, un budget de production équitablement ré(la mairie) et les artistes contemporains lo- changé la donne et transformé cette exposition en préparti entre tous ». caux... tendue vitrine de l’art contemporain, y introduisant un  Le 9 juin, un film a été posté chez « Daily- semblant de pédagogie et de vocabulaire initiatique.» Contacté téléphoniquement par la rédaction, motion » et une série de lettres envoyées à la Pour ces rebelles, c’est la fin de «  la le matin du 29 juin,  le maire Hugues Ribault, ville, où le dossier est traité par Mme Madec, belle spontanéité des émotions, du rapport di- n’a pas encore fait connaître son avis à ce jour. Espérons, toutefois que les remous rect du public face aux oeuvres ! » adjointe à la Culture à Andrésy. qu’a connus l’édition 2010 de l’exposition Depuis treize ans, l’événement culturel sur l’Ile Nancy n’aura pas de répercussions « Sculptures en l’Ile » avait créé le consensus. La fin de la convivialité fâcheuses sur l’avenir de ce remarquable Tous les acteurs locaux et les habitants re- En effet, l’arrivée d’un commissaire avait événement culturel, maintes fois souligné connaissaient les efforts et la pertinence de sonné la fin du caractère convivial de l’ex- dans nos colonnes, particulièrement sous la la politique culturelle de Hugues Ribault, le position pour instaurer une hiérarchie dans plume d’un certain Lionel W…. maire d’Andrésy. L’événement « Sculptures en les rapports entre une poignée de VIP de l’Ile » a grandi et permet maintenant l’accès la culture et les sculpteurs contemporains à la culture au plus grand nombre : 20.000 locaux. La dizaine d’invités de marque est Rodrigo ACOSTA visiteurs ont utilisé la petite navette fluviale choyée tandis que les autres, presque sans pour visiter l’exposition en 2009. D’ailleurs, statut ni reconnaissance, sont laissés pour MOMENTS DE DÉTENTE... le dernier conseil municipal a voté une ligne compte. de crédit pour l’achat d’un bateau perforEN 2009 mant afin de faire traverser les visiteurs dans La porte-parole du Collectif souligne que Il y a juste un an, Lional Wastl écrivait : des « plasticiens venus de la région parisienne constituent 90% de la manifestation. Pourtant ils ont été «Moments de détente en famille et plaisir des complètement exclus de la communication lors des yeux. L’exposition «  Sculptures en l’île  » invitations consacrées à la presse le 6 mai 2010, permet de concilier nature et culture. Dans la pén’étant pas même mentionnés dans le carton d’innombre des sous-bois, c’est à qui dénichera l’objet vitation. » saugrenu derrière un bosquet ou sur les berges. Sur toute l’île, quelques dizaines d’œuvres d’art Résultat : une incompréhension et des contemporain enrichissent la promenade et font oeuvres vandalisées depuis avril, « aucune meréagir les enfants. Le maire, Hugues Ribault, sure de gardiennage n’ayant été prévue pour une telle est heureux  : «  Nous avons réussi avec le durée  ». Trois courriers demandant des meConseil général des Yvelines à proposer sures d’urgence sont restés « lettres mortes ». une exposition de sculptures de haut niLe collectif demande aussi une meilleure veau à la portée de très nombreuses favisibilité dans les documents de communimilles »... cation : un site internet avait été promis par L’île Nancy est un parc naturel qui a changé la mairie en 2009. Les membres du collectif au cours de l’histoire  : au XIXe siècle, «  il y constatent avec amertume que la mairie ne avait beaucoup de guinguettes et même tient pas ses engagements. des maisons closes  », nous rappelle Michel Ravat, président du Club historique d’Andrésy, Prochaine étape ? « mais le Broussard de l’époque y a mis bon ordre ! ». L’île se dote d’une passe à poissons dont les travaux actuels mécontentent les Que faire ? La prochaine étape est de senAndrésiens, mais le maire se veut rassurant  : sibiliser les visiteurs de cette exposition sur « Cette passe sera un atout à la fois paysala fragilité des oeuvres exposées afin que les ger, touristique et éducatif. » relations s’améliorent entre la mairie et les artistes. Les artistes revendiquent le RESin Nouvelles des Deux Rives, page 6, numéro 87, de juilletLe cercle des Ka (installation col- PECT pour leur travail... et demandent août 2009. lective engrillagée pour la protéger). « l’application du droit de présentation publique ou,

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CARRIÈRES-SOUS-POISSY

Carrières-plage, une réussite La deuxième édition de Carrières-plage était au rendez-vous et a prouvé sa pertinence... pour ceux qui ne partent pas en vacances. Carrières-Plage est une initiative de la ville de Carrières-sous-Poissy, organisée du 17 juillet au 15 août au Complexe sportif Bretagne. L’inauguration du 17 juillet a été plus sobre que l’année dernière (on s’est contenté d’une démonstration du club local de Capoeira en lieu et place d’un ballet international de Brésiliennes...) mais le concept reste le même : amener la plage à des personnes qui n’ont pas la possibilité d’y aller. Ce concept semble s’affirmer dans les Deux rives (Photo ci-contre).

Ambiance sobre avec plaisir

Devant un public important (plus de 200 personnes), le maire de Carrières, Eddie Aït, a donné le top du départ avec un discours qui mettait en avant le «travail collectif et l’appui des partenaires tels le Conseil général, le Conseil régional, la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine et des partenaires privés, telle la Lyonnaise des Eaux». Dans une ambiance festive et ensoleillée, la deuxième édition fut l’ocassion de voir le sous-préfet de SaintGermain, Philippe Court, les élus, Eddie Aït, Catherine Arenou... fouler le sable tout en jouant un mini-match de «beach soccer» ou football sur un terrain de sable. (Photo ci-dessous) C’étaient des moments de détente où on ne parle pas ou peu de sujets fâcheux... Tous les acteurs poltiques, institutionnels se sont

Les groupes du troisième âge sont aussi attirés par Carrières-Plage. (Photo DR)

fait un plaisir et même des cadeaux (symboliques... par exemple un rateau de plage) leur ont été offerts par le maire Eddie Aït.

Evénement primé

Depuis 2009, Carrières-Plage propose à ses visiteurs de profiter d’une plage de sable fin, d’une piscine en plein-air, d’une pataugeoire, d’un espace restauration, de transats, d’installations sportives (beach-volley, beach-soccer, accroville, structure gonflable), d’animations culturelles (ciné plein-air) et conviviales (apéritifs associatifs, seniors à la plage, animations du dimanche… Carrières-Plage a reçu le Prix national éVillementiel – prix de l’événement des communes – dans la catégorie des villes de 15 000 à 45 000 habitants. Le sable fut livré gratuitement par la GSM, un des exploitants de sable Philippe Court, le sous-préfet et Eddie Aït foulent le ter- de la plaine de Triel. rain afin d’inaugurer Carrières-Plage. (Photo DR) Et la Lyonnaise des

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Eaux a assuré une animation pour sensibiliser les visiteurs sur les enjeux de l’eau et la nécessité de l’ économiser... En 2010, cette dernière entreprise a lancé « Idées neuves sur l’eau  », un programme de 12 mois de travail et de dialogue avec l’ensemble des acteurs de l’eau en France et des citoyens, qui vise à définir les enjeux de l’eau en France aujourd’hui et à formuler de nouvelles propositions. En conclusion, Carrières-plage est devenu une plaque tournante pour ceux qui ne partent pas en vacances et pour les partenaires privés et institutionnels avant la trêve d’été. F.D.

«UN COÛT EXCESSIF» SELON L’OPPOSITION

Membre de l’opposition, Sylvie Desvergez-Grignon ne désarme pas sur cette affaire par rapport à l’année dernière : «L’opposition considère ce coût excessif (sans compter le temps passé par les services municipaux et l’apport des partenaires privés) et pas du tout en ligne avec la promesse de M. Aït de mener une politique de rigueur budgétaire ; en outre, cette opération éphémère ne sert qu’à embellir l’image du maire actuel...»


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CHANTELOUP-LES-VIGNES

La C des Contraires veut marcher à 100 % avec l’interco’ ie

Depuis quinze ans, la démarche de la Compagnie des Contraires est portée par un groupe d’artistes qui veut « ancrer » sa démarche pertinente dans les six villes de l’interco’.

ses qualités et, ses compétences. Ces stages s’adressaient aux jeunes dans les Deux Rives qui sont à la recherche d’une première expérience par l’économique.

Bilan satisfaisant

La deuxième semaine, du 21 au 23 septembre, a été consacrée à la valorisation des acquis de la première, à travers un projet commun avec les artistes et les formateurs de la Compagnie des Contraires à la fin du stage. Les 24 et 25 septembre ces stages se

Chanteloup – a réussi à toucher environ 300 jeunes : initiation au skate-board, le théâtre en rue, acrobaties, ont canalisé les énergies de la jeunesse populaire.

Ensuite ?

La Cie des Contraires avec son chapiteau (Repaire des contraires) souhaite mettre en place un projet plus ambitieux et à l’échelle Tout au long de la saison 2010, la Compade la Communauté d’agglomération des gnie des Contraires a proposé une multitude deux rives : « Pour une durée de trois ans, on voud’ateliers pour les jeunes drait mettre en place une école chantelouvais, de repréde cirque pour les villes de l’insentations de théâtre terco… » Pourquoi n’intéde prévention dans les grerait-on pas les actions écoles et auprès des endes centres de loisirs des fants de la Maison de la six communes  ? Deux Petite Enfance Pierre sites – à Chanteloup et à de Lune. Educative et la Base de loisirs – sont culturelle, la démarche déjà repérés, mais la vode la Compagnie des lonté politique commune Contraires s’inscrit égareste à confirmer. lement dans une autre Mme Thomasi a pris le démarche, d’insertion soin de contacter tous les professionnelle avec des institutionnels et futurs chantiers école, des forpartenaires privés pour mations aux métiers du présenter les grandes spectacle et des ateliers lignes. Elle évoque un pratiques pour trouver coût de 200.000 euun emploi. ros dont la moitié est déjà «  acceptée en principe.» « Shakespeare » L’Etat, le Conseil général, et formation l’Europe, la Région, les villes de l’interco peuvent des jeunes et doivent financer ce Le 28 juillet, à 15 heures, projet « pertinent ». le chapiteau du Repaire Neusa Thomasi, directrice et fondatrice de la Compagnie des des contraires, installé Contraires, veut faire évoluer son projet avec l’interco’. (Photo DR) La Cie des contraires reste toujours sur un sentier qui dans le quartier de la est rarement balisé - parNoé, a résonné des célèbres tirades du « Songe d’une nuit d’été » de sont terminés par une démonstration réussie fois même inconnu - mais qui se dirige vers « un lieu de liberté ». Il s’agit de semer l’espoir à William Shakespeare. Une vingtaine de pe- lors de la traditionnelle Fête du flan. tits chantelouvais âgés de 8 à 14 ans inter- La Compagnie des Contraires a porté et un prix tout à fait « abordable et utile », car l’arprétèrent ce classique. Quel bijou et quelle veut continuer à porter le théâtre dans des gent existe là où on ne le soupçonne pas à découverte : la culture classique imprégnée quartiers en pleine renaissance. Pour Neusa condition que la volonté politique soit claire. dans ce quartier qui vit une renaissance ur- Thomasi, directrice et fondatrice de la Cie Mme Thomasi se moque des idées reçues : des contraires : « Le bilan de janvier à juillet « Notre chapiteau donne l’impression d’être un borbaine, et a fortiori culturelle. del, mais c’est une bordel organisé et discipliné ! » Cette représentation combinait théâtre et 2010 a été important par ses actions et satisfaisant Certes, Mme Thomasi est consciente des par son impact auprès d’un public jeune : un projet arts du cirque (une mise en scène avec des grands équilibres financiers dans cette péfédérateur dans trois écoles chantelouvaises a permis tigres est prévue). Elle est le fruit du travail mené cette saison par la « Compagnie des la mise en œuvre du « Petit prince ». Deux cents riode de «vaches maigres», mais il est pertinent Contraires », en partenariat avec la « Com- enfants y participèrent. En plus, le « Songe d’une de mettre la « culture et l’éducation populaire à nuit d’été » de William Shakespeare a tout un la portée de tous… » Ce sont des vecteurs du pagnie Chouff ». public au mois de juillet… permettant de dépas- progrès de la société comme « l’intégration» Sur un autre plan, la Compagnie des ser les frontières imaginaires et sociales » dans les dans un contexte de fraternité et d’égalité. Contraires a proposé récemment un atelier Deux rives. Le chapiteau de la Compagnie Elle y croit : « Pour faire évoluer un territoire, il théâtre pour faciliter sa recherche d’em- des contraires est devenu « un centre de for- faut avancer ensemble dans un contexte de compléplois du 13 au 17 septembre à la Maison de mation », où on forge les outils de la mixité mentarité et de partenariat. » Il lui reste juste à l’emploi. Il s’agissait de préparer l’entretien sociale malgré quelques réticences histo- convaincre 50% des vice-présidents de l’ind’embauche, apprendre à gérer le stress, ga- riques ici et là ! En outre, la journée de la rue terco. Et de marcher avec eux à 100 %. gner en confiance et prendre conscience de – avec le concours du service des sports de SÉRIEUX

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TRIEL-SUR-SEINE

« On se sent floués ! » La fermeture annoncée de la caserne de pompiers de Triel a fait réagir vivement certains pompiers volontaires…Un sentiment d’abandon et de colère a envahi l’unité...

Christophe Gougerot (au centre de la photo) n’est pas un pompier revendicatif, mais quand la coupe est pleine, il faut le dire haut et fort. Sur un site de pétition (www.petitionduweb.com), il demande le maintien en activité de sa caserne, qui a plus d’un siècle d’existence ! Environ 150 personnes ont déjà signé la pétition. La départementalisation dans le fonctionnement des casernes dans les Yvelines a certes été préparée de longue date (depuis 2006). La caserne de Triel (46 pompiers dont 12 avec le double statut, professionnel et volontaire) devait fusionner avec celle de Chanteloup-les-Vignes le jour où une nouvelle caserne serait construite en 2011… Mais la crise et l’impact sur le budget du Service départemental d’incendies et de secours des Yvelines (SDIS 78) a précipité la prise de décision : « Le contexte budgétaire est difficile », a argumenté un gradé pour justifier la décision prise en amont… mi-juin 2010. Le Conseil général, à la recherche d’économies, sabre un peu partout, sans se soucier du personnel « volontaire », qui n’est pas en cause, selon le même gradé. Christophe, Nico et les autres pompiers triellois se sentent floués : « Les élus nous

L’avenir des «Gaillards de Triel» est scellé... (Photo DR)

avaient promis une caserne toute neuve avant toute fermeture à Triel-sur-Seine ; la fermeture au 1er septembre 2010 démontre que la parole donnée ne vaut rien ! »

Le maire de Triel sans réaction

Avant le lancement de la pétition, une délégation de six pompiers avait décidé d’aller voir Joël Mancel, le maire de Triel, qui n’a pas souhaité les recevoir en invoquant un emploi du temps « trop chargé ». Au dernier conseil municipal, le maire n’a pas contredit l’avis du SDIS 78, qui devait entériner la décision le 24 juin à 11 heures. Il s’est seulement montré « perplexe » face à la dureté de la décision prise. Il est à noter que le maire de Triel avait donné son aval avant prise de décision par le SDIS 78. Ensuite il a regretté

Triel Optique

la décision du SDIS… dans les colonnes du dernier bulletin municipal (Triel-infos, aoûtseptembre 2010, page 4). Depuis le 14 juin, 150 personnes ont signé la pétition sur le net. La colère monte : « Non à l’abandon de notre caserne ; c’est le moment de se battre… Non à la précarisation des services publics… » sont les mots d’ordre de certains pétitionnaires. Mais la décision est inéluctable, car aucun élu de poids ne semble disposé à se battre contre une décision prise pour « rationaliser le service » et assurer sa fiabilité : intervention en moins de dix minutes dans les zones urbaines. L’avenir des « Gaillards de Triel » est désormais scellé : 27 pompiers ont demandé leur rattachement à d’autres casernes : Chanteloup (8), Conflans-Saint-Honorine (9), Vernouillet (7), Les Mureaux (2), Poissy (1). Les autres vont partir, ou prendre du recul… La « future caserne » verrait sa construction « retardée » dans un contexte budgétaire difficile. Entre-temps, la prise de décision de fermeture « anticipée » au 1er septembre et de remise de clés (donc de fermeture administrative) le 31 décembre 2010 est passée presque inaperçue, sauf pour quelques soldats du feu qui croient toujours bon de se battre jusqu’à la dernier minute. Ce combat est noble mais semble perdu d’avance… Comment renverser la tendance lourde du moment ? Et, aux dernières nouvelles, la pétition a été clôturée... Le mardi 31 août, vers 19 heures, les pompiers de Triel ont fait un dernier tour d’honneur dans leur ville en klaxonnant… partout dans la ville. .-R.A.

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ACTUALITÉ LOCALE

TRIEL-SUR-SEINE

Une classe d’inclusion scolaire à l’école des Hublins L’Inspecteur d’Académie de l’Education nationale à Versailles s’est rendu à Triel à l’occasion de l’ouverture d’une classe d’inclusion scolaire (ou CLIS) à l’école des Hublins.

Le 2 septembre dernier en fin de journée d’école, a eu lieu un événement inhabituel à Triel-sur-Seine : M. Jean-Michel Coignard, Inspecteur d’Académie, est venu se rendre compte du bon déroulement de l’ouverture d’une classe d’inclusion scolaire à l’école primaire des Hublins. La loi sur le handicap du 11 février 2005 préconise de mettre en place les moyens nécessaires pour scolariser les enfants atteints de handicap. L’inspection académique des Yvelines a souhaité ouvrir plusieurs classes d’inclusion scolaire (CLIS) dans le département à la rentrée, et notamment une de type 1 à Triel-sur-Seine. Suite à la proposition de Mme Colnaghi, adjointe chargée des affaires scolaires à Triel, d’adhérer au projet de l’Académie de Versailles pour la création d’une CLIS à Triel-sur-Seine, le Conseil municipal du 23 juin a adopté cette ouverture.

Jean-Michel Coignard, Inspecteur d’Académie des Yvelines, Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine et Christelle Colnaghi, adjointe à la scolarité, sont ravis de l’ouverture de la classe spécialisée.

d’élèves, les membres de l’Inspection académique, l’équipe pédagogique et les familles actuellement concernées. Lors de l’ouverture de cette classe, les élèves

présents étaient ravis et à l’aise de voir tant de gens s’intéresser à leur éducation et à leur formation. Rodrigo ACOSTA

Etre attentif avec doigté

Les CLIS ont pour mission d’offrir aux enfants handicapés un enseignement spécialisé adapté à leurs besoins. L’effectif de ces classes est limité à douze élèves, et les enseignants qui les prennent en charge sont titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle spécifique. L’objectif des CLIS est de permettre aux élèves de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire normal en milieu scolaire ordinaire. La ville de Triel compte aujourd’hui cinq enfants scolarisés dans cette classe. Les communes telles que Maurecourt, Médan et Villennes envoyent aussi des enfants à la CLIS des Hublins. À Triel, Marianne Le Brun, institutrice spécialisée, a démontré sa compétence pour ouvrir et faciliter la vie pour ces écoliers « pas comme les autres ». Selon la pédagogue, « il faut être attentive et agir avec doigté dans ce type de classe, par définition complexe... pour la pédagogie. » En tout cas, l’équipe enseignante de l’école des Hublins était prête pour le démarrage dès cette année d’une classe de ce type. Il faut souligner que les parents ont joué le jeu de la concertation : des réunions de concertation et d’information ont été organisées avec les fédérations de parents

Marianne Le Brun, institutrice spécialisée, explique le déroulement de l’ouverture de la CLIS. (Photo DR)

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VERNEUIL-SUR-SEINE

L’enseignement "à l’américaine" dans les Deux Rives Il est à la mode d’internationaliser et surtout d’américaniser tous les aspects du quotidien dans la langue de John Updike, un grand romancier des Etats-Unis. «Notre-Dame High - School» à Verneuilsur-Seine a été officiellement inaugurée le mardi 21 septembre. La grande nouveauté de la rentrée ici dans les Deux Rives en matière d’éducation, c’est l’ouverture d’une classe internationale, de style High-School. Environ trente élèves vont suivre un cursus académique à l’américaine : un système de points (crédits) que l’on additionne au fur et à mesure des trimestres afin d’acquérir un bagage intellectuel et scientifique permettant d’accéder à des études supérieures universitaires. Danièle Thévenin, ancienne directrice adjointe au directeur de Notre-Dame, pilote ce projet pédagogique osé : instaurer une pédagogie internationale tout en conservant la tradition éducative de l’école Notre-Dame « Les Oiseaux ». Selon Mme Thévenin, « c’est une école internationale avec un cursus américain ancrée dans la tradition locale de Notre-Dame en matière de culture, d’arts et de littérature ». Bretonne et catholique, aurait-on pu ajouter. Depuis deux ans, Danièle Thévenin, la cheville ouvrière du projet, arpente les chemins philosophiques et économiques pour mener à bien ce projet. D’abord, la philosophie adoptée consiste à « promouvoir et développer des liens entre les jeunes des différents pays, entre les équipes pédagogiques françaises et internationales, entre les familles nouvelles et la grande famille des « Oiseaux », forte de 2800 élèves dans toutes les écoles…, du primaire jusqu’au lycée. » Cependant, cette ambition est confrontée à la réalité financière et logistique. Chaque nouvel élève déboursera entre 10.000 € (pensionnaire pour la semaine scolaire) et 14.000 € pour l’accueil total dans une famille vernolienne. En fait, les promoteurs du projet sont persuadés qu’une demande existe en provenance des trois profils types : les expatriés

La France, les Etats-Unis, le Brésil... sont représentés à Verneuil.

français qui vont et viennent au fil des missions à l’étranger pour des firmes internationales ; les internationaux qui séjournent en France, tel le fils d’un ambassadeur ; les étrangers qui veulent « expérimenter une année ou plus de scolarité à l’étranger, et pourquoi pas en France… » dans un contexte de globalisation. A cela s’ajoute le savoir-faire et l’apport logistique du réseau NACEL, établissement privé de séjours linguistiques, avec son siège à Rodez, qui s’occupe de longue date des échanges éducatifs internationaux.

Vers une ouverture sur l’international

L’apport attendu de cette nouvelle classe « High School » qui couvre les années de lycée, est de permettre une ouverture sur l’international vers des études universitaires aux Etats-Unis ou dans d’autres pays à tradition anglo-saxonne. Les futurs diplômés de Notre-Dame HS seront plus sensibles à la globalisation et « à la culture de l’autre… afin de contribuer au développement d’un groupe d’élèves citoyens du monde ! ». Vaste objectif…

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(Photo DR)

Sur le plan économique, les initiateurs de l’école attendent aussi des retombées sur l’économie locale : nourrir, habiller et éduquer trente élèves de plus, cela pourrait crééer des demandes économiques profitables à Verneuil-sur-Seine. Mutualiser les moyens permettra à court terme d’utiliser les équipements pédagogiques, culturels, sportifs de l’ensemble des « Oiseaux ». L’école Notre-Dame est et restera le point d’ancrage. Fin août 2010, trois pédagogues disposant d’une expérience américaine de l’éducation, ont intégré le corps enseignant de l’école. Quatre postes (culture, musique, EPS, et langues) seront remplis par des enseignants français. Cela dit, la langue de travail est et restera la langue de Shakespeare… (What a dream !). Pour faire face à certaines réserves et critiques (élitisme, hors budget) émises ça et là, Danièle Thévenin fait savoir que « NotreDame HS » a octroyé une bourse aux familles modestes… et que la classe internationale créée sort du «contrat » passé avec l’Education nationale. Donc il n’y aura pas de péréquation au sein du budget total. .-R.A.


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VERNEUIL-SUR-SEINE

La troisième fête de l’Air Le samedi 11 septembre s’est déroulée sur l’aérodrome des Verneuil-Les Mureaux, la troisième édition de la fête de l’Air. L’importante participation du public montre un succès qui va croissant pour cet événement. L’aérodrome de Verneuil-les Mureaux ouvrait ses portes dès dix heures, et déjà le parking se remplissait. Les avions et aéronefs étaient présents dès la veille, soit plus de 70 appareils. Une quarantaine a été utilisée pour des baptêmes de l’air. C’est sous le soleil que les visiteurs ont pu aller à la rencontre des pilotes, des passionnés, accomplir leur baptême de l’air, assister à des démonstrations, faire des simulations de vol et, peut-être, amorcer une future passion pour cette discipline. Etaient présents outre Eugène Dalles, maire-adjoint de Verneuil et président du SIVU (Syndicat Inter-communal à Vocation Unique), gérant de l’aérodrome, Philippe Tautou, maire de Verneuil et conseiller général du canton, et M. Hiron, maire-adjoint des Mureaux. On a pu également noter la présence du député de la circonscription Arnaud Richard, qui a succédé à Pierre Cardo depuis la démission de ce dernier. Eugène Dalles a remercié les associations participantes lors d’une conférence de presse improvisée vers 11h 40. Seul le maire

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des Mureaux était absent en raison d’un déplacement à Rome, pour la préparation à la présidence des « villes d’Ariane ». Il faut souligner que Les Mureaux sera en 2011 la capitale de ces villes. M. Dalles a souligné l’importance de l’Association des utilisateurs de l’aérodrome, qui a été partie prenante dans l’organisation : « Ils sont (Photo DR) tous solidaires maintenant... Et pourtant... il vole ! ce qui est très bien pour nous ! » Il faut rappeler que des tensions avec la police de l’air étaient également présents. le SIVU étaient apparues dans la base et avec C’est d’ailleurs devant eux que Jean-Loup le quartier de la Route de Verneuil aux Mu- Maréchal, directeur des vols, a procédé au reaux, qui la longe, en raison de l’arrivée des briefing du personnel de la tour de contrôle ULM « 3 axes ». Les commissions consulta- et des pilotes afin que toutes les démonstives sur le sujet ne sont d’ailleurs pas closes. trations se déroulent sans problème. Sur ce genre de manifestation, le mot d’ordre est : De splendides sécurité. De très belles démonstrations ont eu lieu, démonstrations aériennes comme les voltiges des modèles réduits de Aujourd’hui, a précisé M. Dalles, il y a 6 à 8 l’association « Les Ailes du Mantois », ou enULM sur place. Et lorsque la question du bruit core celles de la quadruple championne de est abordée, il rappelle que des subventions ont France, d’Europe et du Monde par équipe, été prévues pour équiper les appareils de silen- Pascale Alajouanine. Les avions n’ayant plus cieux. Selon lui et la carte stratégiques du bruit le droit de voler, ensuite, la manifestation a sur les Yvelines, qu’il invoque, les trains font pris fin vers 19 heures. plus de bruit qu’un avion au décollage. Des représentants de l’aviation civile et de Damien DELERIN

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VERNOUILLET

Que la fête commence ! «Ballon à l’horizon !» est le thème d’une semaine festive pour revivre l’histoire locale dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Vernouillet a des ambitions.

aérostats et aux timbres utilisés pendant la guerre de 1870. L’occasion de comprendre le rôle postal et militaire de ces premiers aérostats, la technique de vol employée et l’évolution de l’aéronautique au cours des décennies qui suivirent. 18 septembre 1870 - Paris est encerclé par l’armée prussienne. Le blocus est total, même pour le courrier et le télégraphe. Le 14 septembre, à la surprise générale un ballon s’est arrimé à la balustrade de la mai- 25 septembre 1870 - Deuxième départ réusrie de Vernouillet ! Une maquette. En fait, si d’un ballon monté de Paris vers la prole Cercle Historique et l’Association Phila- vince. C’est le « Ville de Florence », qui se pose télique et Cartophile du Canton de Triel ou- à Vernouillet, avec à son bord l’aéronaute vraient l’exposition consacrée aux premiers Gabriel Mangin, le passager Lutz, soit-disant commissaire du gouvernement et 150 kg de courrier et dépêches, ainsi que trois pigeons voyageurs pour le «retour», car aucun ballon ne revint à Paris. Une exposition où l’on apprend que les frères Mongolfier s’élèvent dès 1782 dans un ballon gonflé à l’air chaud. Qu’en 1783 un ballon atteint une altitude de 3000 m ! Et en 1875, 8600 m. Altitude fatale à deux des trois aéronautes… Les timbres servirent à affranchir le courrier transporté par les différents moyens de communication mis en œuvre B. Loubry, H. Pefferkorn, M.-H. Lopez-Jollive, pour échapper au blocus : bal(maire), M. Cinalli écoutent J.-C. Lagrave annon- lons montés, pigeongrammes, cer l’arrivée du ballon. (Photo DR) boules de Moulins, etc.

Exceptionnellement le musée de la poste a prêté des maquettes étonnantes : ballon, boule de Moulins, et d’authentiques objets d’époque : une assiette décorée d’un dessin humoristique très connu et un puzzle dont la conservation étonne compte tenu de la fragilité de l’objet. Cette exposition galerie Decaris n’était que le début de l’événement vernolitain de l’année : le spectacle « Ballon à l’horizon » présenté les 24 et 25 septembre au Parc des Buissons. Une histoire vernolitaine « tombée du ciel ». C.s.B. Pour en savoir plus : www.ballonalhorizon.fr - Des spectacles nocturnes ont eu lieu les 24 et 25 septembre au Parc des Buissons, 83 bd de l’Europe. - Le 25 septembre, une kermesse du ballon a complété ce spectacle majeur dans les Deux rives.

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ENVIRONNEMENT

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VAUX-SUR-SEINE : ÉCHEC À LA DÉCHARGE

Petitdidier perd la partie ! Le TGI de Pontoise a communiqué son jugement le 2 juillet dernier. Et il est favorable aux associations.

Dans l’affaire de la décharge à Vaux-surSeine par l’entreprise Petitdidier (commencée en 2008) la juge Cathérine Métadieu ordonne «  l’arrêt par la S.A.S Transports Petitdidier et fils » de l’exploitation de stockage de matériaux et de déchets ainsi que d’extraction sur le site situé dans le bois de Fort  Vache à l’Hautil, et ce, sous astreinte de 1 000 € par infraction constatée à compter de la signification de l’ordonnance du 2 juillet. C’est exécutoire. L’affaire - une décharge illégale de 8 hectares à ciel ouvert de matériaux interdits par le Code de l’Environnement - a été mise en délibéré le 2 juillet 2010 dans le cadre d’un référé au Tribunal de Grande Instance de Pontoise. Les quatre associations (le Comité pour la défense de l’Environnement de Menucourt, l’Association pour la Défense des sites Meulan-Evequement-Vaux-Triel, l’association Bien Vivre à l’Hautil, et l’association de la Vallée de la Seine pour la protection des intérêts des citoyens et du cadre de vie, ASPIC) avec l’appui de certains élus des Yvelines - dont l’ancien député Pierre Cardo  - et du Val d’Oise - ont fait plier le géant Petitdidier.

Décharge illégale

Les quatre associations - piliers d’un Collectif constitué à l’occasion de ce combat écologique - ont réussi leur coup tant sur le plan tactique que médiatique. Tactique car elles

Le Collectif a eu raison de Petitdidier avec le slogan «Décharge piège à cons» et son action en justice. (Photo DR) ont fait de la pédagogie auprès des habitants -Il y a eu violation des articles L.130-1 et L. pour les sensibiliser à l’illégalité de la dé- 541-30-1 du Code de l’Environnement car la charge à ciel ouvert. Ensuite, sur le plan mé- société Petitdidier s’ est livrée au stockage diatique, ils ont su utiliser les outils de com- de matériaux de construction ou de déchets munication adaptés (notamment pour les non naturels. photos). Tout le monde en a parlé : France On peut mettre en parallèle cette affaire 3, Yvelines Première, la presse régionale, etc. avec l’échec de l’implantation d’un circuit de Sur le fond, le Collectif a eu raison de Petit- Formule 1 aux Mureaux. Ainsi que le NON didier avec des arguments jugés recevables massif à la consultation locale à Andrésy. La population (30% des votes exprimés) s’est par le TGI de Pontoise : - La décharge fut et reste illégale et les asso- opposée à la volonté de « sanctuariser avec une ciations ont soulevé l’urgence d’agir devant ZAC » (sic) les 44 ha d’une zone proche du bois de l’Hautil. (Pages 10 à 12) le juge de référés. - Le rehaussement du terrain a été constaté, le « Touche pas à mon Hautil » deviendra-t-il un 12 janvier 2010, par huissier, qui a souligné que slogan environnemental d’actualité ? «le terrain était surélevé de manière incontestable et non C.s.B. naturelle par rapport aux parties boisées alentour. »

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ÉCONOMIE

ENTREPRENDRE

Coopactive, une entreprise « sur mesure » Pour franchir le pas afin d’entreprendre, il y a du choix… Mais a-t-on vraiment exploré la piste de la coopérative d’activités. C’est, en définitive, une alternative à la démarche classique.

car il offre souplesse, sécurité juridique et la transparence. Souplesse dans la présentation du projet : une note rapide sur les objectifs, les moyens et les modalités de mise en œuvre. Ensuite, COOPACTIVE analyse le projet et échange avec son apporteur. Cette étape donne ou non la possibilité de tester le projet en grandeur nature en totale autonomie et sécurité juridique. Une preTriel a accueilli en 2009 le Salon des entremière convention est signée avant que le preneurs destiné à favoriser, renforcer et projet soit validé définitivement. dynamiser le tissu économique local. Plus La sécurité juridique est de 300 personnes s’étaient rendue possible grâce à un déplacées à cette première cadre juridique pré-existant manifestation sur la création : la coopérative d’activités et et la reprise d’entreprise dans d’emploi est immatriculée au les Deux Rives. Organisé par Registre du commerce et des le RESEAU OZ’ CREER et sociétés, RCS de Pontoise. en multipartenariat, le salon Cette immatriculation lui était aussi l’occasion de déprocure un statut salarial qui couvrir une autre façon « de permet de conserver la coufaire du business » : la coopéraverture sociale la plus comtive d’activités et d’emploi. plète et la prise en charge de L’idée d’organisation et de toutes les déclarations fiscales production sous forme cooet sociales par la mutualisapérative est vieille comme tion des outils de gestion. l’économie et elle existe COOPACTIVE accompagne toujours dans de nombreux le nouvel ensemble « Entresecteurs (la cave coopérative preneurs-Salariés» avec un en agriculture et en viticulprogramme de soutien : ture, la coopérative laitière, • accueil dans un atelier coll’imprimerie, etc. Il s’agit de lectif de gestion (2 journées) ; mutualiser certains facteurs de production (outils de • audit de l’activité d’une matransformation) et de gesnière méthodique ; tion, pour mieux partager les efforts et les bénéfices des Coopactive : les entrepreneurs sont de plus en plus sensibles • pratique commerciale et «  propriétaires » de l’appareil à cette démarche depuis janvier 2009. (Photo Mourrad Chefai, MACIF) publicitaire : outils de la communication, prospection ; de production en les rendant plus efficaces. Les frais d’investissement tion est rempli d’obstacles, et les difficultés • gestion et fidélisation de la clientèle. sont partagés (on pourrait dire mutualisés), sont nombreuses, d’autant plus lorsque le Quant à la transparence, elle est garantie car et chacun des membres tire le meilleur d’une porteur du projet se retrouve seul pour les la clientèle, elle, reste propriété du groupe organisation qui n’a rien à envier à des sites surmonter. Certains, comme le signataire de «  Entrepreneurs-Salariés». Par conséquent, cet article, ont déjà expérimenté la gérance c’est un cadre unique dans ses dimensions de production entièrement privés. Toutefois, dans le secteur des biens et des d’une SARL, ont fait l’amère rencontre de la juridique, économique et humaine pour services, la formule coopérative est peu utili- solitude… vis-à-vis de l’administration, des ceux qui souhaitent créer leur propre activité professionnelle, la rendre viable et pérennisée, sauf par certains irréductibles qui cher- fournisseurs, de la clientèle. chent à innover dans la création et la gestion Une autre voie est-elle possible ? « Oui », ser leur emploi, via l’équivalent d’un CDI. répond Daniel Hausknech d’ORDI-SERdes entreprises. VICE à Vaux-sur-Seine, qui a intégré une Rodrigo ACOSTA Pour les porteurs de projets coopérative d’activités dans la région pariPOUR EN SAVOIR PLUS : Roger Daviau, cofondateur avec Anne Fu- sienne. www.coopactive.net gen de COOPACTIVE, était à Triel - fin 2009 - pour encourager les candidats à en- Selon Roger Daviau, les entrepreneurs, sont Coopactive treprendre, mais aussi informer les por- sensibilisés, dans leur majorité, par cette dé- 36 rue Albert 1er teurs de projets potentiels de la nature et marche : « Depuis janvier 2009, nous sommes de 95260 Beaumont-sur-Oise de la richesse de COOPACTIVE, une des plus en plus nombreux à avoir adopté ce régime » 01 30 28 38 19 coopératives les plus actives dans le nord de l’Ile-de-France. Pour le cofondateur de COOPACTIVE, située dans le Val-d’Oise, à Beaumont-sur-Oise, « un entrepreneur est porté par le désir d’exercer son métier, d’exploiter ses savoir-faire tout en étant autonome. La création d’entreprise s’inscrit, bien souvent, dans un réel projet de vie, avec un fort investissement personnel. C’est pourquoi elle doit être réfléchie et encadrée ». Création, reprise, fiscalité, douanes, URSAFF..., et rapports et bilans, peuvent donner le tournis aux futurs créateurs de richesse économique. Le parcours de créa-

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TRIBUNE

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LAÏCITÉ

Dans une crèche, la HALDE défend le voile d’une employée «Riposte Laïque», dirigé par Pierre Cassen, habitant de Triel, a exprimé son point de vue - en avril dernier - sur le conflit qui oppose la direction de la crèche Baby-loup de Chantelouples-Vignes, à la HALDE (Haute autorité contre les descriminations et pour l’égalité). Nous en publions les principaux extraits. «  C’est devenu une histoire tristement banale. Dans une ville populaire de la région parisienne, avec un fort taux d’immigration, une crèche associative, dont la marraine est Elisabeth Badinter, s’est montée et développée depuis 20 ans. 19 salariés, 50 places par jour, un budget financé par différents fonds publics. La volonté de former le personnel, et de donner en priorité du travail aux personnes de la cité. Cette crèche est ouverte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour permettre aux familles monoparentales, avec des horaires décalés, de pouvoir assurer la garde des enfants sans devoir payer une nourrice à domicile au prix bien plus élevé. C’est vraiment une des vitrines sociales de la politique d’une ville, où il faut, malgré tout, dans une cité où le militantisme musulman

se développe, rappeler en permanence certaines règles laïques. En 1992, une femme se fait embaucher, sans voile, bien sûr. Petit à petit, elle vient avec un bandana, puis le bandana progresse, insidieusement, et devient un voile à l’iranienne. Cette femme commence à tenir des discours militants, contre l’homosexualité, contre les mécréants, contre les juifs, et sème le trouble dans l’institution. Elle réussit à imposer des repas hallal, le midi, quand elle a la responsabilité de passer les commandes. Naturellement, elle trouve des appuis au sein de la crèche, dans un quartier où l’offensive de l’islam politique est de plus en plus visible. Elle joue la stratégie des petits pas, et tente, par des manoeuvres de séduction, de banaliser le message que fait passer son voile, devant les enfants, et les familles. C’est un rapport de forces permanent qui s’institue entre elle et ses alliés, et la hiérarchie de la crèche. En 2003, elle prend un congé parental de 5 ans, et ne reprend le travail... qu’avec son voile. Elle entame un rapport de forces avec sa hiérarchie, ne veut pas le retirer, refuse de quitter les lieux, et, en toute logique, se fait licencier pour un ensemble de fautes lourdes. Affaire classée  ? Que nenni  ! C’était sans compter sur la HALDE, et sur la capacité

des militants islamistes d’utiliser la juridiction de notre pays, pour mieux la pervertir. La brave dame demande donc à l’association 80.000 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Après tout, une policière qui refuse de retirer son voile est payée depuis six ans, pourquoi ne pas essayer ? Et naturellement, elle est appuyée dans sa démarche par... la HALDE ! Dans un courrier que la rédaction de Riposte Laïque s’est procuré, Marie-Luce Cavrois, présentée dans l’organigramme de la HALDE comme responsable du service juridique, se livre à une grossière intimidation contre l’association qui gère la crèche, et sa directrice. La HALDE ose contester le règlement intérieur de l’association, qui affirme, de manière claire, dans le paragraphe III de la partie A : B) « Règles générales et permanentes relatives à la discipline au sein de l’association  : Le principe de la liberté de conscience et de religion de chacun des membres du personnel ne peut faire obstacle au respect des principes de laïcité et de neutralité qui s’appliquent dans l’exercice de l’ensemble des activités développées par xxxx, tant dans les locaux de la crèche, ses annexes ou en accompagnement extérieur des enfants confiés à la crèche à l’extérieur ». C’est cela que la HALDE, poignardant le travail laïc de la hiérarchie, ose remettre en cause, en prétendant substituer à ce règlement intérieur la liberté religieuse qui consis-

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TRIBUNE

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LAÏCITÉ terait à pouvoir imposer le voile sur son lieu de travail, dans un établissement répondant à une demande de service public, financé par les finances publiques ! Naturellement, Marie-Luce Cavrois s’appuie sur le fameux article 9 de la convention européenne des Droits de l’Homme, qu’utilisent tous les islamistes qui veulent, selon la conception anglo-saxonne, que la liberté religieuse se substitue à la séparation du religieux et du politique, esprit de la loi de 1905. Précisément au moment où la mission parlementaire sur le voile intégral a travaillé, durant six mois, sur la réalité de l’offensive de l’islam dans l’ensemble de la société française, et où le débat sur l’identité nationale vient de se terminer, jusqu’à quand le gouvernement va-t-il continuer à laisser les mains libres à la HALDE ? Les 11 millions d’euros que les finances publiques allouent tous les ans à l’officine présidée (jusqu’en mars seulement) par Louis Schweitzer doivent-ils servir à aider les islamistes à briser notre modèle laïque ? Voilà ce que disait de la HALDE Malika Sorel, en décembre dernier : Quand donc un député aura-t-il le courage, lors des questions au gouvernement, d’interpeller nos ministres sur ce scandale, et de demander la dissolution du machin présidé par Schweitzer, qui est devenu une machine de guerre contre la laïcité, et le bras armé de la discrimination positive contre l’égalité républicaine ? » Pierre CASSEN Pour en savoir plus : http://www.ripostelaique.com/Dans-unecreche-la-HALDE-defend-le.html http://www.lefigaro.fr/actualitefrance/2010/09/10/01016-20100910ARTFIG00404-remous-a-la-HALDE-jeannettes-en-va-en-guerre.php A lire aussi : Résistence républicaine, Collectif Cyrano et l’équipe de Riposte Laïque, Editions Riposte, mai 2010 Les travaux du philosophe Pena Ruiz sur la laïcité.

Dans cette affaire de voile à Babyloup, les perdants à long terme seront probablement les enfants : la crèche risque de fermer... dans l’indifférence générale. (Photo DR)

L’association « Regards de femmes » assure la directrice de la crèche de son soutien

Le 24 février dernier, Michèle Vianès, présidente de l’association « Regards de femmes », a publié sur le même site (www. ripostelaique.com) une lettre adressée à la directrice de la crèche « Babyloup » un courrier lui manifestant son entier soutien dans le bras de fer qui l’oppose à la HALDE sur le licenciement de la salarié qui refusait de retirer, sur son lieu de travail, le voile islamique qu’elle porte. Elle déplore que la procédure de la HALDE implique pour la directrice le recours à un avocat, procédure « en elle-même intimidante et humiliante… inacceptable dans un

Etat de droit… discriminante par son coût pour les personnes harcelées ». Toutefois, la présidente de l’association développe un argumentaire plus original - et donc plus intéressant - que l’habituelle opposition laïcité-Porte des signes religieux. « Accepter la présence de personnels se discriminant eux-mêmes par le port de signes distinctifs indiquant un choix politique et/ou religieux, c’est oublier la valeur d’exemplarité de l’adulte aux yeux de l’enfant. Lieu premier d’apprentissage du « vivre-ensemble », une crèche peut-elle cautionner le principe rétrograde du marquage du corps féminin, objet supposé de convoitise, devant être caché ? Comment concilier les valeurs qui permettent la cohésion sociétale avec l’affichage ostensible de codes vestimentaires qui clament, plus qu’un discours, le contraire de l’égalité femmes/ hommes, principe constitutionnel ?»

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SPORTS

BOXE ANGLAISE

Tony Yoka ramasse l’or olympique Mercredi 25 août dernier, Tony Yoka, membre du BAM (Boxing Amical des Mureaux), a décroché l’or chez les super-lourds de boxe anglaise du tournoi olympique de la jeunesse à Singapour. Il termine ainsi en beauté cette saison avant de passer chez les seniors. Tony Yoka a disputé la finale du tournoi olympique de la jeunesse en +91kg à Singapour contre le Néo-Zélandais Joseph Parker. Mais avant ce rendez-vous, ce junior du Boxing Amical des Mureaux (BAM) a dû affronter deux rudes adversaires.

Deux matchs pour la finale

Le 21 août, Tony Yoka a rencontré un vieil adversaire, l’Ukrainien Oleksandr Skorya, qu’il avait affronté lors de la demi-finale du championnat du monde des jeunes de Bakou. Le Français a expédié le match, puisque l’arbitre l’a arrêté. L’écart de touches entre les deux boxeurs était si grand, que selon le règlement, l’arbitre a pu stopper l’affrontement en faveur du Français avant la fin de la deuxième reprise. Cette victoire expéditive montra à quel point Tony Yoka était en forme pour ce tournoi. Le 22 août, le boxeur du BAM retrouva encore un adversaire connu : le Moldave Danil Svarescic, qu’il avait éliminé dés le premier tour à Bakou. Tony Yoka l’a dominé encore une fois.

Une finale à 50/50

Lors de la finale du tournoi le 25, Tony Yoka se retrouva face au Néo-Zélandais Joseph Parker. Selon les déclarations faites par son entraîneur Moktar Hadjri, ce match devait être difficile pour Tony. Joseph Parker était un adversaire à la hauteur du Muriautin. La finale se joua à 50/50. Et Tony Yoka sortit vainqueur de cette épreuve avec un score de 8 à 5. Il devenait ainsi le nouveau champion olympique jeunesse de boxe anglaise en super-lourds. Cette victoire à Singapour marquait le sommet de la saison pour Tony Yoka. Il est incontestable que ce boxeur a de l’avenir. A la rentrée, le jeune Yoka passe chez les seniors. C’est un nouveau monde qui s’ouvre à lui avec de nouveaux adversaires. Mais Tony Yoka semble avoir des atouts pour y arriver.

Tony Yoka, champion olympique des super-lourds chez les jeunes. (Photo DR)

«Le B oxing amical des Mureaux : premier club de F rance … avec T ony » Le Journal des Deux rives, n° 90, page 25, l’avait déjà écrit fin 2009 : «C’est une salle de boxe de banlieue qui ressemble un peu à toutes les autres : des vestiaires, des sacs de frappe et trois rings… Mais un boxeur attire immédiatement l’œil par son physique hors norme. En l’admirant, on se dit que Dame nature sait donner un petit coup de pouce pour qu’un jeune sportif puisse prétendre à l’excellence et à l’élite ! C’est le cas de ce grand jeune homme qui n’est pas encore majeur mais qui culmine à près de deux mètres : un poids lourds espoir d’exception, 105 kilos, tout en muscle tout en longueur… Un profil physique « poids lourds » presque atypique, d’où se dégage la puissance, plus que le poids.» Lional WASTL

Damien DELERIN

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NATATION

Hugues Duboscq a atteint son objectif Dimanche 15 août, Hugues Duboscq a ajouté une nouvelle médaille d’or aux vingt-et-une rapportées par le clan français des championnats d’Europe de natation de Budapest, en remportant la finale du relais 4 fois 100 mètres 4 nages avec Fabien Gilot, Camille Lacourt et Frédérick Bousquet en 3’31’’ 32. Mais ce n’est pas la seule médaille que Duboscq a rapporté. Cet athlète était, le samedi 12 juin dernier, venu aux «Douze heures de natation  » organisées par le Cercle Aqua-sport des Mureaux.

Hugues Duboscq a remporté trois médailles lors de ces championnats d’Europe 2010 de natation de Budapest, en Hongrie. Il avait confié à notre rédaction, lors des «Douze heures de natation», mi-juin, que Budapest était son objectif numéro 1. Lors de ce challenge muriautin amical, Hugues Duboscq avait séduit les nageurs présents à la piscine de Bécheville en posant pour des photos et en signant de nombreux autographes. Mardi 10 août, Hugues Duboscq entra dans le bassin de Budapest et s’empara de la médaille d’argent du 100 mètres brasse en 1’00’’15, derrière le Norvégien Alexander Dale Oen, qui, lui, était passé sous la minute (59’20). Le 12 août, Hugues Duboscq décrocha la médaille de bronze en finale du 200 mètres brasse en 2’11’’03, derrière le Hongrois Daniel Gyurta (2’08’’95) et le Norvégien Alexander Dale Oen (2’09’’68).

21 médailles pour l’équipe de France

A lui seul, Hugues Duboscq a engrangé trois des 21 médailles que les nageurs français ont rapportées du bassin hongrois de ces championnats d’Europe 2010. Plus exactement, Hugues Duboscq et ses partenaires reviennent avec 8 médailles en or, 7 en argent et 6 en bronze.

Claude Magnin, président du CAM et le champion Hugues Duboscq.

C’est le meilleur résultat pour les Français aux championnats d’Europe de natation de tous les temps. De retour en France, Hugues Duboscq,

De l’or pour Rouault du bonheur pour Ribault

Le champion olympique Sébastien Rouault s’est rendu le 15 septembre à 14 heures à Andrésy (salle Julien-Green) pour remercier la municipalité et ses habitants pour leurs encouragements avant le championnat mondial de Budapest. Les deux médailles d’or de Rouault ont eu un impact sur notre territoire, notamment sur Andrésy. Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, a su capitaliser en felicitant le champion

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(DR)

Fabien Gilot, Camille Lacourt, Frédérick Bousquet et les autres ont été reçus à l’Elysée, avant de descendre les Champs-Elysées où la foule les a accueillis en héros ! -D.D. Rouault : «A 24 ans, Sébastien est un véritable exemple pour les jeunes... et la ville d’Andrésy est fière d’avoir choisi Sébastien Rouault et d’avoir baptisé de son nom la piscine intercommunale »(ndlr : de la Communauté d’agglomération des deux rives de Seine). En effet, la piscine intercommunale, tout juste inaugurée, porte bien le nom d’un grand champion : Sébastien Rouault. Le pari du maire d’Andrésy était gagné dans sa dimension sportive et médiatique. Quant aux employés de la piscine, ils goûtent le succès de Rouault : «un mec super sympa !»


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SPORTS

COURSE À PIED

Foulée trielloise : une rentrée sportive classique Dans cette édition de la Foulée trielloise courue le dimanche 30 août dernier, on a vu l’émergence de nouveaux champions, mais les records sont restés invaincus. Récit d’une course classique.

Quelques minutes après 10 heures en ce dimanche de fin août, le temps était propice pour une course de haut niveau : 20°, peu de vent, présence du soleil malgré quelques nuages à l’horizon. Ainsi, plus de 400 participants se sont élancés pour la douzième édition de la Foulée sur les chaussées de Triel. Dans la catégorie hors stade, c’est la course classique du championnat des Yvelines. L’organisateur principal, Michel Poirot, président de l’association « Courir à Triel » - toujours anxieux en raison des aléas inhérents à l’organisation d’un événement sportif – était comme libéré par une décharge électrique lors du départ donné par Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine. Dès le départ, et en première ligne, se profilent déjà les futurs leaders : Mohamed Soltani avec le dossard 201, Resak Kessas avec le 164, Olivier Riant-Petit avec le 87, Stéphane Humblot avec le 325. Après cinq minutes, ce quatuor prend la course en main et mène le rythme. Les quatre font la différence avenue des Fontenelles et ont « escaladé » ensemble le « mur » (1). Voilà qu’ils se détachent définitivement du gros du peloton et qu’ils commencent à creuser davantage l’écart avec les coureurs amateurs.

Bagarre chez les Frères Martin et devant le « mur »

Les quatre leaders, qui se disputent d’ores et déjà les places du podium, passent devant notre premier poste d’observation : la célèbre rue des Frères-Martin où tous les ans les fondus de la Foulée se donnent rendezvous pour applaudir et encourager les coureurs… quel que soient les niveaux. On accélère maintenant, d’autant plus que la descente facilite la relance et les surpassements. Au deuxième point d’observation (début du boulevard de la Petite vitesse en face de la caserne des pompiers), les leaders de la Foulée accentuent la pression sur les

poursuivants, et plus loin le peloton. L’écart se creuse encore davantage entre les leaders, coureurs chevronnés, et le reste du peloton. Devant l’Espace Rémi-Barrat, après un premier tour, le passage des échappés est marqué par un temps moyen par rapport aux années précédentes. Avec 17’ 10’’ pour la première boucle, on peut avancer que les records ne tomberont pas cette année : on est loin du temps total de 33’ 28’’ détenu par Frédéric Pacq, sans parler de la vitesse moyenne de l’année 2000 (quand la Foulée faisait 12 km). La course s’affole : après l’avenue des Fontenelles, la bagarre se déclenche en tête de la Foulée. Une sorte de fébrilité marque ce moment crucial de la course, car chacun des leaders surveille les autres prétendants à la

sentier forestier en haut de Triel et aboutir à la rue du général Leclerc. Ici, au deuxième point de ravitaillement, il creuse l’écart avec le groupe qui s’était détaché… et s’installe en patron de la Foulée.

Dilemme et « finish »

Interloqués, avec 30 mètres d’écart, les désormais poursuivants se regardent et s’interrogent : « Faut-il relancer maintenant l’attaque ou attendre que Soltani s’épuise ? » Dilemme classique. Soltani ne lâchera plus le contrôle de la course. En grand seigneur de l’asphalte, il jette un coup d’œil furtif à ses poursuivants afin de doser ses efforts pour terminer la course en beauté. C’est un champion

La Foulée trielloise a tenu ses promesses : un bon niveau de compétion dans une ambiance conviviale. (Photo DR)

victoire : Resak Kessas (dossard 164), qui menait la course d’une main de maître, atténue son effort. Sur le champ, on a l’impression que la course s’arrête pour lui et que la Foulée se déroule avec un spectateur de plus aux bords de la course. Au sixième km, la course bascule : Kessas (164) accuse une douleur aux côtes, et on voit que le grand gaillard est victime d’un point de côté. Cette douleur l’empêche de se bagarrer pour la 1re place du podium. Devant cette confusion, Mohamed Soltani (201) en profite et lance son offensive : il excelle dans les côtes… et Soltani monte facilement le « mur » pour disparaître dans le

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prometteur (actuellement non licencié) qui s’installe dans les Yvelines et on espère le revoir dans les prochaines courses du Challenge des Yvelines.

Soltani : « J’ai fait la différence au mur »

Le champion de la foulée édition 2010 (Photo page suivante) a déclaré : « C’est un parcours sélectif, et j’ai couru la première boucle d’une manière prudente… en suivant deux coureurs au grand gabarit. Je savais qu’au deuxième tour je pouvais les battre, car je suis solide dans les côtes… J’ai accéléré au «mur »… avant l’entrée dans la forêt. Après je


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FOULÉE TRIELLOISE

ZOOM

SUR LA JEUNESSE.- (Photo 1) Thimothée Auberdiac, 37’ 32’’, dossard 276, arrive 17e de la générale. « La course est partie moins vite que les années précédentes. Sur les côtes, j’avançais bien, mais les leaders étaient meilleurs que moi aujourd’hui. Mon temps s’améliore par rapport à 2009 : j’ai fait une minute de mieux ». Roman Dez, dossard 450 et Flavien Lahutte, dossard 416, ont participé à la course de 5 km… dans le cadre du collectif « Les Marmottes » des Deux Rives.

SUR LES POMPIERS.- (Photo 2) Didier Delmotte, dossard 93, pompier à Chanteloup-les-Vignes, arrive avec un confortable temps de 42’ 6’’. Il fait partie d’un groupe de cinq pompiers… qui ont couru sans le dévidoir (par rapport à l’année 2009). Ils se sont 1 fixé comme objectif de participer à toutes les courses du challenge des Deux rives… un sacré défi pour les hommes de feu… et d’action.

n’avais plus qu’à gérer la fin de ma course. » Mohamed Soltani, ancien de la Garde républicaine, s’est installé à Maisons-Laffitte, et on le verra plus souvent dans les courses des Yvelines. Il va participer certainement au challenge des Deux Rives. Rodrigo ACOSTA (1) Le terme « mur » désigne la montée très sèche entre l’avenue des Fontenelles et le chemin des Beauregards.

RÉSULTATS

10 KM HOMMES.- 1. Mohamed Soltani 35’ 03’ ; 2. Resak Kessas 35’ 32’’ ; 3. Olivier Riant-Petit 35’ 42’’. 10 KM FEMMES.- 1. Myrian Akdim 40’ 41» ; 2. Sabrinan Akdim 41’ 46’’ ; 3. Lucy Di Benedeto : 43’ 30’’. 5 KM HOMMES.- 1. Joël Gomez : 17’15’’; 2. Abdenour El Yacoubi 17’ 22’’ ; 3. Cyril Lacrouts 17’ 37’’ . 5 KM FEMMES.- 1. Célia Caillavet 22’ 17’’ ; 2. Manuela Gomes 22’ 39’’ ; 3. Pascale Raverdy 26’ 56’’.

Prochaines dates e du 2 Challenge des 2 Rives

Cross de Chapet, le 10 octobre La Vernolienne, le 14 novembre

SUR VERNOUILLET-ATHLÉ ET DANS LA COURSE DES 5 KM.- Cyril Lacrouts, dossard 424, (Photo 3) arrive troisième avec un chrono de 17’ 37’’ après un duel au finish avec Tarik Elmissaoui, (à gauche de Cyril) le Triellois (4e avec un temps de 17’ 38’’). Un sprint fratricide ! Pour Elmissaoui, « après le deuxième kilomètre, je suis parti à la chasse et j’ai failli atteindre le podium ».

SUR LES COÉQUIPIERS.- (Photo 4) On prend le cas du Club AS ISSOU, Guillaume Rémy, 37’ 13’’, dossard 230, et Jean-Louis Vidal, 39’ 13’’, dossard 231, ont animé la course sans relâche. Le premier arrive 13e et le deuxième 31e (vétéran 2). « C’est un course de la rentrée et la foulée casse bien les pattes. » Pour Vidal, (à droite de Guillaume) « la course est très agréable, mais mes jambes ne sont plus ce qu’elles étaient il y a vingt ans ! ».

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SUR LES 5 KM.- Joël Gomez, PLM Conflans, qui est un habitué de la Foulée trielloise (2e en 2008) a gagné cette classique sans trop de difficulté avec un temps de 17’ 3 15’’. Les cinquante concurrents ont bataillé pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Joël Gomez, deux fois vainqueur de la Foulée, était satisfait de la course. « J’ai contrôlé mes adversaires au départ de la course… et quand l’attaque a été portée par un de mes concurrents je suis resté collé à lui jusqu’à la ligne d’arrivée. Là, au sprint, je suis imbattable. »

A noter la belle performance des sœurs Akdim : Myriam, dossard 224 a failli battre (de 10 secondes !) le record de la distance des 10 km avec un chrono de 40’ 41’’. Sabrine Akdim, dossard 223, arrive deuxième avec un chrono de 41’ 46’’. 4

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CULTURE

UN JOUR UN LIVRE

Contre-pouvoirs «La contre-démocratie» La politique à l’âge de la défiance.» Pierre Rosanvallon Points essais N°598 345 pages -9,50 €

Le citoyen des démocraties modernes aurait déserté le forum pour se réfugier dans la sphère privée, répètent à l’envi les pessimistes. Ce jugement ignore en réalité une large part de notre vie politique. En marge des procédures institutionnelles censées installer la confiance entre gouvernants et gouvernés, s’est en effet développé un vaste continent de défiance active. Surveiller, empêcher et juger sont ainsi devenus les travaux quotidiens des citoyens de la « contre-démocratie ». C’est cette face cachée de

CONTRE-POUVOIRS

Localement plusieurs maires ont eu le mérite d’initier des tentatives de concertation/consultation avec plus ou moins de succès (voir Andrésy pages 10, 11 et 12). Résultats en main, il faut souhaiter qu’ils en évalueront les conséquences, car si l’avis des habitants, qu’il soit favorable ou non, n’est pas pris en compte dans la suite du processus démocratique, la leçon n’aura servi à rien sinon d’écorner la légitimité populaire des élus. Il n’y a pas que la légitimité électorale qui compte et faire de l’abstention le signe du désintérêt pour le politique est réducteur car des contres pouvoirs existent dont il faut tenir compte. Pierre Rosanvallon considère que c’est « La contre démocratie » à « l’âge de la défiance » qui prend différents visages : « les pouvoirs de surveillance, qui ont pour but de contrôler les représentants et les contraindre à respecter leurs engagements ; les pouvoirs de sanction et d’empêchement, qui visent à obliger les gouvernants à renoncer à certains projets, la souveraineté populaire se manifestant alors par le rejet ou le refus… » D’autres expériences s’inscrivent dans une démarche « Pour une démocratie participative » dans le cadre d’un contrat de ville pour « Faire la ville autrement » afin de reconstruire le lien social.

l’activité démocratique dont Pierre Rosanvallon propose ici la première théorie d’ensemble. En l’inscrivant dans un cadre historique et politique élargi, ce livre éclaire d’un jour nouveau les mobilisations négatives qui émaillent notre vie publique au risque de la paralyser. L’expression choisie est trompeuse car, pour l’auteur, « cette contre-démocratie n’est pas le contraire de la démocratie ; c’est plutôt la forme de démocratie qui contrarie l’autre, la démocratie des pouvoirs indirects disséminés dans le corps social, la démocratie de la défiance organisée face à la démocratie de la légitimité électorale ». Pierre Rosanvallon est historien, professeur au Collège de France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont une trilogie consacrée à l’histoire des institutions démocratiques : Le Sacre du Citoyen, Le Peuple introuvable, La Démocratie inachevée.

«Faire la ville autrement» La démocratie et la parole des habitants. Patrick Norynberg Editions Yves Michel 152 pages – 12,20 €

Patrick Norynberg, chef de projet d’un contrat de ville en Seine-Saint-Denis, montre à partir de son expérience, qu’il est possible de faire la ville autrement à l’aide de nouveaux espaces de délibération et de participation des habitants. Selon lui, la politique de la ville ne peut plus se limiter à offrir des services, mais doit soutenir les projets dont les habitants sont les auteurs. Il propose des processus partagés de coproduction d’actions efficaces entre habitants et décideurs : - groupes de parole pour améliorer l’environnement et la vie quotidienne ; - travail sur la mémoire pour accompagner les changements ; - enquêtes participatives ; - groupes de projets où les personnes ont l’initiative ; - démarches de développement pour prévenir les dégradations. En utilisant des méthodes dynamiques et formatrices, il parvient à la construction collective de solutions où les habitants occupent une place centrale, depuis la genèse des projets jusqu’à l’organisation de leur gestion.

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«Pour une démocratie participative». Antoine Bevort La bibliothèque du citoyen Presses de Science PO 125 pages - 12 €

La démocratie participative constitue l’une des voies pour reconstruire le lien social, le terreau dont la république a besoin pour se réaliser pleinement, le moyen de régénérer une démocratie qui doute. La démocratie n’est pas un sport de spectateurs. Abstentions, votes protestataires, manifestations témoignent moins du désintérêt pour le politique que de l’insatisfaction grandissante devant les insuffisances de la démocratie représentative. Repas de quartier, budgets participatifs, forums citoyens, référendums locaux plus ou moins sauvages, collectifs civiques divers, conseils de quartier, etc., confirment non un désenchantement mais une exigence démocratique. Les citoyens veulent prendre en main leur destin : ils inventent de nouvelles formes d’intervention, se préoccupent de l’intérêt général, inventent de l’horizontal dans un système vertical. En un mot, ils réinventent la cité. Cette demande de participation met en cause une longue tradition de pensée qui, de Platon à Schumpeter, dénie au citoyen ordinaire toute compétence politique pourtant au fondement de l’idée démocratique : au mieux, les gouvernés ne seraient aptes qu’à désigner les gouvernants. Pourtant, plus les citoyens peuvent s’exprimer et délibérer sur le devenir de la cité, plus une communauté peut agir pour ses fins. C’est le plaidoyer de ce livre. Non pour rapprocher les citoyens du politique, mais le politique des citoyens.

Antoine Bevort est maître de conférences en sociologie à l’université de Rouen. Ancien responsable syndical et toujours militant, il travaille principalement sur les relations professionnelles et la politique de la ville.


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BLOC-NOTES DE L'HISTOIRE

Terrible accident à Andrésy

La rencontre d’une carte postale documentaire et d’un article de presse explicatif, tous deux d’époque, nous donne l’occasion d’évoquer un événement lointain par le temps mais proche de nous par le lieu où il s’est déroulé. En voici le texte intégral.

« Une collision de trains s’est produite lundi soir en gare d’Andrésy, entre le rapide amenant de Cherbourg à Paris les passagers du transatlantique allemand de la compagnie Norddeutscher Lloyd et un train de marchandises venant de Mantes, en manœuvre sur la ligne du train transatlantique. Les deux locomotives et les voitures du train de luxe ont été culbutées ; un incendie s’est déclaré, qui a détruit en partie de wagon-restaurant. De nombreux voyageurs ont été blessés par la collision et trois employés ont trouvé la mort dans ce terrible accident. L’un d’eux, M. Mode, était aide-cuisinier dans le wagonrestaurant, les deux autres habitent Gassicourt. Ce sont MM Thébault Eugène et Rannou Yves-Marie.

avec toute la modération possible par les soins de M. Pinel, chef de gare principal de la Direction du dépôt de Mantes, auquel appartenaient les deux victimes, de l’épouvantable malheur qui venait de les frapper ; on juge quel est leur désespoir.

M Thébault qui habitait rue de l’Ouest à Gassicourt (cité Bretonne), était le mécanicien du train de marchandises ; âgé de trente-neuf ans, il est marié et père de deux enfants âgés de treize et neuf ans. M Rannou, âgé de trente-deux ans est également marié et père de deux enfants, de deux ans et dix mois. Il habitait dans la maison Nédélec, route de Rosny, et, nettoyeur autorisé, faisait fonction de chauffeur dans le train de marchandises. Les familles des victimes ont été prévenues

Toute idée de tentative criminelle doit être écartée, et l’accident est dû soit à un mauvais fonctionnent des signaux, soit à une négligence, c’est ce que l’enquête ouverte établira. Les blessés ont été transportés à Meulan, à Mantes, et rapatriés à Paris, leur état est satisfaisant, deux seulement, le mécanicien du train transatlantique et un américain sont gravement atteints. La voie à la gare d’Andrésy est totalement obstruée depuis la catastrophe et le service des trains ne pourra reprendre ce soir

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mercredi, les travaux de déblaiement sont rendus difficiles par la proximité du pont de Conflans qui ne permet pas un passage suffisant des trains de matériaux ; c’est cette même cause qui a forcé d’interrompre le service des trains ; une navette à l’heure actuelle fonctionne entre Mantes et Triel, et les voyageurs sont dirigés sur Paris soit par la ligne de Poissy, soit par le raccordement de l’ancienne ligne d’Achères. Dès que M. Gaillard, sous-préfet de Mantes, a eu connaissance de ce terrible accident, il s’est rendu lui-même auprès des deux veuves de ces victimes du devoir, et leur a présenté en termes émus les condoléances du gouvernement. »

SOURCE : Le journal de Mantes, 2 mai 1906.

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CULTURE

SAISON CULTURELLE

Programme éclectique à Verneuil

Samedi 18 Septembre en soirée, nous étions invités par toute l’équipe de la salle Maurice-Béjart à la découverte du programme très chargé des spectacles de la nouvelle saison, de l’automne 2010 à l’été 2011.

Accueilli à l’entrée par un superbe tapis rouge éclairé par de puissants projecteurs, le public ne pouvait que se conformer à la proposition formulée par l’invitation du livret, soit : « Envolez-vous avec nous » ! Ce que nous avons fait avec plaisir, en choisissant nos places. Après l’ouverture par un petit groupe de musique « slam » sur la scène, les responsables Fabrice Jégouic et Gilles Fréville nous ont présenté le personnel de Béjart et ont enchaîné par la description de la programmation de la saison, qui aux dires de l’équipe municipale, permet quasiment une couverture complète des jours fériés de la nouvelle année. Jugez-en par vous-mêmes : huit pièces de théâtre contemporain, de boulevard et de comédie, avec la participation de vedettes comme Francis Huster, Gérard Jugnot ou

Fabrice Eboué. Ainsi que des « one man show ». Beaucoup de spectales musicaux, comme les « Tistics », « Carnaval à Venise », « Claire Grégoire », « Boris Vian, juste le temps de vivre ». Et n’oublions pas cinq concerts de jazz et de musique classique (Frédéric Chopin notamment). Très sympathiques également les nombreux spectacles pour les enfants, même de trois ans (un conte vivant), ou de deux ans (Berlingot, mélodie en clé de sol). Sans compter les spectacles de marionnettes (Boubam et le tam-tam, La fée des Une saison culturelle - dont la dimension musicale rêves). La séance s’est terminée sur joue un rôle important - pour tous les goûts était (Photo DR) scène avec un groupe de mu- le message principal de la soirée. sique techno – dont le nom ne Nous rappelleront toutes les dates de ces m’a pas marqué – et qui a enthousiasmé la événements à nos lecteurs en temps voulus. jeunesse dans la salle. Comme d’habitude, nous avons apprécié en Pierre TASSAIN fin de soirée le pot convivial, toujours excellent, auquel participaient en costumes les Espace Maurice-Béjart comédiens du « Carnaval à Venise » avec qui 3, Boulevard André Malraux nous avons pu échanger et qui se produiront Verneuil-sur-Seine à Béjart le 12 Mars 2011. Tél. 01 39 71 57 00

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CULTURE

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THÉÂTRE

Les Comédiens de la Tour, 40 ans de scène passion

Voilà maintenant 40 ans que Les Comédiens de la Tour diffusent obstinément a culture à Triel, dans la région et partout en France, à travers une grande variété de styles théâtraux. Avec 91 spectacles montés, 837 représentations devant plus de 52.000 spectateurs, ils sont devenus des acteurs incontournables de notre espace culturel. Leur nouvelle signature : 40 ans de scène passion !

C’est en mai 1970, que, pour la première fois, la compagnie trielloise foule les planches d’un théâtre en présentant « J’y suis, j’y reste », la comédie de Jean Valmy et Raymond Vinci. A l’époque, la troupe, constituée d’une dizaine de comédiens âgés d’une vingtaine d’années, est une section du Club Municipal des Jeunes de Triel (CMJT) installé dans un bâtiment préfabriqué situé dans le Parc municipal. Les trois représentations de cette première pièce, chaudement appréciée du public, sont données dans le petit théâtre de la salle Jeanne-d’Arc (rue du Docteur-Sobeau).

Verneuil, Léon Robert, venu assister en voisin à une représentation de « La Soupière  », accueille la troupe trielloise au cinéma « Le Régional », situé à emplacement de l’actuel Espace Maurice-Béjart. Il s’agit là de la toute première sortie des comédiens triellois à l’extérieur. En 1977, la compagnie adopte le nom de « Comédiens de la Tour » par référence au château de la Tour qu’elle quittera d’ailleurs quelques mois plus tard pour s’installer dans le vieux gymnase de la rue Cadot abandonné par les sportifs, qui viennent d’emménager Une équipe de jeunes copains autour de dans le tout nouveau COSEC. Petit à petit, Philippe Prévost, le fondateur des Co- la salle se transforme en véritable théâtre pour être rebaptisée en 1994 Théâtre Ocmédiens de la Tour. (Photo DR) tave-Mirbeau. Le maire de l’époque, Louis Champeix, et Depuis quarante ans, les « Comédiens de la son adjoint, Rémi Barrat, qui soutiennent Tour », qui ont adopté une politique de large avec ferveur les initiatives du CMJT, propo- ouverture, vont connaître de nombreux sucsent, pour les répétitions, d’installer l’équipe cès dans tous les styles de théâtre afin d’indu théâtre au dernier étage du château de la téresser le plus large public. Tout au long de Tour à côté du Groupe Astronomique des ces quatre décennies, les « Comédiens de la Tour » ont été sélectionnés à 76 reprises Yvelines, ancêtre du Parc aux Etoiles. dans des festivals et obtenu 15 prix. Ils parEn 1974, le CMJT disparaît suite à l’incen- ticipent très régulièrement et grâcieusement die de son local et la section théâtrale fonde à des opérations caritatives (Lions Club, Roen 1975 l’association « Théâtre & Culture à tary, Téléthon, Enfants de Laprak, Amnesty Triel » afin de poursuivre ses activités. Do- International, etc.) rénavant, les représentations sont données Des festivités sont en préparation pour ce dans le vieux gymnase de la rue Cadot, où 40e anniversaire, qui aura lieu les1, 2 et 3 ocla troupe enchaîne les succès populaires tobre à la salle mythique de Triel. comme « Le grand Zèbre », « La perruche et le poulet », « La Soupière ». En 1976, le maire de Valentin LANGLOIS

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MON VOISIN EST UN ARTISTE

Partager le regard de Claudie Backmann Ce printemps dernier, du 24 au 30 mai, l’association «Mon voisin est un artiste  », nous présentait, à Maurice-Béjart, une exposition de peinture très remarquée pour les qualités des oeuvres présentées.

Faute d’avoir pu disposer de l’espace voulu pour en faire profiter nos lecteurs à cette époque, il n’est pas trop tard pour évoquer quelques tableaux qui nous ont interpellé, notamment parmi les oeuvres de l’invitée d’honneur de ce salon, Claudie Backmann. Cette artiste, dont la facture de ses peintures est uniquement figurative, profite de ses nombreux voyages pour y trouver des sources d’inspiration et nous apporter nombre de toiles où se dévoile toute sa sensibilité humaine, et dont nous présentons deux exemples. Claudie Backmann nous invite à visiter ses portraits en nous proposant cette expérience : « Arrêtez-vous devant – partagez leur regard – ils vous parleront »! Nous avons essayé et en entrant dans la

Préparation traditionnelle du manioc en Côte d’Ivoire.

salle d’exposition, nous avons été irrésistiblement attiré par le regard désabusé mais pénétrant d’une jeune femme africaine. Par la beauté brute de son visage à demi caché par une chevelure dont on ne saurait dire si le tressage provenait d’une recherche sophistiquée ou d’un laisser-aller négligé. Ses traits réguliers, bien dessinés, nous séduisent immédiatement, offrant des lèvres charnues prêtes à sourire et des yeux d’une grande douceur semblant nous dire : « Excusez-moi, je n’ai pas eu le temps de me maquiller». Nous découvrons également la scène très contrastée où une jeune femme portant dans le dos son bébé et tout absorbée par la découpe à la machette du manioc du prochain repas. Il en émane une juvénilité, et Portrait d’une jeune femme de Casamance (Sénégal) une élégance simple, la (Photo DR) plus belle, dans un envi-

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(Photo DR)

«Revival» ou comment

ressuciter une idée noble pour l’art local

L’événement « Mon voisin est un artiste » avait été créé au début des années 2000 par Philippe Gianoli, animateur de la vie locale dans toutes ses dimensions... Donner la possibilité aux artistes locaux (amateurs et professionnels) d’exposer dans les vitrines des commerçants associés à l’événement, était une des idées clés de cette démarche. Après une période de passage à vide, suite à des péripéties locales, l’événement est ressuscité avec l’appui de la ville de Verneuil-surSeine et de son premier édile, Philippe Tautou. Une initiative à encourager car la rencontre du commerce de proximité et de l’art n’est pas courante dans le contexte actuel. ronnment qui pourrait passer pour du Gauguin. Pierre TASSAIN


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BIEN-ÊTRE

IRRADIATION ALIMENTAIRE

Des rayons dans nos assiettes Quel est le point commun entre la farine de riz, la volaille, les crevettes, les herbes aromatiques, les épices, les condiments, l’oignon, l’ail, l’échalote, les légumes et les fruits secs… ? La liste n’est pas limitative, et ce ne sont ni le goût ni l’aspect. Ce sont les rayons. Pas ceux du magasin mais le rayonnement ionisant bêta et le rayonnement gamma auxquels sont soumis certains produits de grande consommation et qui doivent porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » et le logo (Radura) adéquat. La plupart du temps, les consommateurs français ne peuvent guère savoir s’ils mangent des aliments irradiés, car les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés et mélangés à d’autres non irradiés. L’objectif de cette irradiation (par cobalt, césium, faisceau d’électrons accélérés ou rayons X) est de réduire le nombre de microorganismes contenus dans les aliments, et

diés deviennent radioactifs, elles entraînent néanmoins une modification de la structure moléculaire des cellules de ces produits. L’ionisation modifie donc l’ADN des cellules de l’aliment, entraînant leur destruction... L’organisme vivant irradié et proposé au consommateur devient alors un « aliment mort » sur le plan biologique et perd également une partie de ses vitamines (A, Bl, B6, B12, C, E, K, PP). En ce qui concerne le principe de précaution, il est à craindre, selon la revue médicale (Prescrire) que « des inconnues subsistent sur les effets à long terme d’une consommation à grande échelle d’aliments irradiés ».

ainsi d’obtenir une meilleure conservation, de les décontaminer et d’inhiber la germination ou d’en ralentir le mûrissement. Ce procédé est aussi appelé pasteurisation à froid, un terme commercial plus positif aux yeux du public qu’irradiation.

Quels effets sur la santé ? Selon les autorités internationales (OMS), il semble que les aliments irradiés soient sûrs et ne contiennent pas de traces de radioactivité, et que grâce à la protection conférée par cette technique de conservation, le consommateur bénéficie d’un plus : une meilleure sécurité alimentaire. Cependant, si les faibles doses utilisées permettent d’éviter que les produits irra-

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Le camembert au lait cru échappe aux rayons Seuls sept pays de l’UE autorisent l’irradiation d’aliments : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et la République Tchèque. Les autres pays européens n’importent pas de produits irradiés. Certains pays autorisent l’irradiation pour d’autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le RoyaumeUni pratique l’irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Produits que l’on peut retrouver, sous une forme transformée, dans des petits plats vendus chez nous. La France autorise l’irradiation de seize catégories de produits, c’est le troisième pays de l’UE à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique


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BIEN-ÊTRE

IRRADIATION ALIMENTAIRE LES PRODUITS QUI PEUVENT ÊTRE LÉGALEMENT IRRADIÉS EN FRANCE, selon la liste obligatoire de l’Union Européenne

• Les herbes aromatiques, • Les épices, • Les condiments. Liste spécifique à la France (13 de plus) : • L’oignon, • L’ail, • L’échalote, • Les légumes et fruits secs, • Les flocons et germes de céréales pour produits laitiers, • La farine de riz, • La gomme arabique, • La volaille, • Les cuisses de grenouilles congelées, • Le sang séché et le plasma, • Les crevettes, • L’ovalbumine (additif alimentaire), • La caséine et les caséinates (additifs alimentaires).

et les Pays-Bas. Toutefois, comme la France prend particulièrement soin de sa population, le camembert au lait cru et les fraises ont été récemment exclus de la liste.

Des produits bio irradiés, est-ce possible ?

Non ! Le cahier des charges de l’agriculture biologique interdit toute irradiation des aliments produits ou des semences utilisées.

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D’après le règlement européen n° 834/2007 du 28 juin 2007 (article 10) : « Le traitement des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux biologiques ou de matières premières utilisées dans les denrées alimentaires ou dans les aliments pour animaux biologiques par rayonnements ionisants est interdit. »

Et le principe de précaution dans tout ça ?

S’ils ne portent atteinte ni à l’aspect, ni au goût des aliments, les techniques d’ionisation ne sont pas neutres pour le consommateur. L’ionisation reste une méthode de conservation qui, selon les autorités sanitaires internationales, « n’a pas d’effet négatif supérieur à celui d’autres techniques de conservation  ». Mais c’est un procédé qui fait appel à des pratiques qui transforment une partie des aliments en produits qui n’existent pas dans la nature et dont les effets sont loin d’être connus et d’avoir été évalués sur une longue période. Comportent-ils des risques potentiels ? Rappelons que « le principe de précaution est un principe philosophique (et légal) qui a pour but de mettre en place des mesures pour prévenir des risques, lorsque la science et les connaissances techniques ne sont pas à même de fournir des certitudes, principalement dans le domaine de l’environnement et de la santé. Contrairement à la prévention qui s’intéresse aux risques avérés, la précaution, forme de prudence dans l’action, s’intéresse aux risques potentiels. Elle recouvre les dispositions mises en oeuvre de manière préventive afin d’éviter un mal ou d’en réduire les effets, avant qu’il ne soit trop tard.» Alors, pour ne pas mourir idiot, renseignons, nous et restons vigilants… à moins qu’il ne soit déjà trop tard. -.C.s.B.


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CUISINE

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RECETTE

Souris d’agneau aux carottes et miel de Paris Ingrédients pour 4 personnes :

• 4 souris d’agneau • 1 kg de carottes (préférez les carottes avec les fanes, assez petites et fermes. Elles auront plus de goût) • 1 oignon • 2 gousses d’ail • 2 cuillères à soupe de miel de Paris • 15 cl de vin blanc sec • 2 feuilles de laurier • huile d’olive • sel • poivre

Préparation 20 minutes cuisson 2 heures

Epluchez les carottes et coupez-les en rondelles. Prenez une cocotte en fonte ou en terre. Etalez dans le fond l’oignon et l’ail préalablement pelés et hachés ainsi que deux poignées de carottes arrosées de deux cuillères à

MIEL DE PARIS

Que ce soit sur le toit de l’Opéra Garnier, de l’Hôtel Scribe ou du Grand Palais, il y a des ruches à Paris. Sa saveur est inimitable et sa qualité exceptionnelle en raison de la présence de nombreuses variétés de fleurs (250 pollens de fleurs à Paris contre une quinzaine dans les plaines de la Beauce). Miel des toits de l’opéra de Paris de Jean Pancton, vendu chez Fauchon et sur madeleinemarket.com (*), environ 13 euros les 125 gr. Miel de l’Hôtel Scribe en vente au Salon de thé de l’hôtel (1 rue Scribe 75009 Paris) 15€ les 125gr

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Dans le jardin intérieur du Conseil régional d’Ile-de-France, rue de Babylone (7e) trônent quelques ruches. Les portes-fenêtres soupe d’huile d’olive. Posez dessus les souris d’agneau que vous aurez massées avec l’huile d’olive. Disposez autour le reste des carottes et les feuilles de laurier. Versez le vin blanc et le miel sur les souris. Salez et poivrez.

des bureaux des élus verts se situent, symboliquement, devant : un bien joli tableau… (*)http://www.madeleinemarket.com/epicerie-fine/ confiture-miel-compote/miel/1260-miel-toits-parisfleur-jean-paucton.html

Mettez le couvercle et mettez dans le four froid. Allumez le four à 120°C. Au bout d’une demi-heure élevez la température à 180°C et laissez cuire encore 1 heure 30 min. Rachel BANON

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• Le COPRA part en guerre Le puissant Collectif anti A104 COPRA a décidé de réagir suite à deux événements qui ont fait avancer le dossier autoroutier sur le territoire : l’Etat a officialisé le projet A104 et le maire de Conflans-Saint-Honorine a rejoint le camp des partisans de l’autoroute. Les opposants, épaulés encore par quelques maires, se préparent à la grande bataille qui aura vraisemblablement lieu en 2011, avec le démarrage attendu de l’enquête d’utilité publique.

core fait connaître l’opposant au sortant Ribault. Cependant, selon nos sources, le ticket PS sera composé de Michèle Chateau (leader de l’opposition) et JeanFrançois Thil (ancien maire PS). Du côté d’Europe Ecologie, il est plus que certain qu’un candidat soit annoncé d’ici à la fin du mois de septembre. Le Modem et les autres petits partis n’ont pas de figure marquante pour pouvoir faire face à l’homme fort d’Andrésy...

CARRIÈRES

• Eddie Aït : une VIe République

est nécessaire Pour les présidentielles de 2012, le président du Groupe PRG au Conseil Ré• Le COPRA superstar à Carrières..., gional d’Ile-de-France, Eddie Aït (35 ans), n’exclut pas de participer aux priexclu à Andrésy ! Pour la seconde année, le maire d’Andrésy, maires socialistes... Hugues Ribault (UMP), a exclu du forum Réuni en Université d’été les 4,5 et 6 des associations le puissant collectif contre septembre, le PRG a décidé de lancer un appel à candidatures en vue de sa le projet A104. Le COPRA a alors décidé de planter ses participation éventuelle aux primaires banderoles devant l’entrée du forum pour de la gauche pour l’élection présidendéfier le maire. La présidente du COPRA, tielle de 2010. Eddie Aït entend faire Christiane Paravy, nous fait part du pro- peser la doctrine des « Radicaux de chain grand rendez-vous du collectif : le 2 Gauche » avec « modestie » pour une victoire de la gauche en 2012. octobre !

• Quand l’UMP propose... Ribault A mi-septembre, l’UMP départementale a révélé la liste de ses candidats pour les élections cantonales de 2011. Le conseiller général sortant, Hugues Ribault (par ailleurs maire d’Andrésy) sera candidat pour la liste UMP. Pour le moment, le PS n’a pas en-

• Nettoyage des berges Fruit d’un partenariat entre la Lyonnaise des Eaux et la ville de Carrières-sous-Poissy, le chantier de réinsertion visant au nettoyage des berges de Seine a réuni quatre jeunes Carriérois. Au terme d’une

semaine de chantier, cette opération d’écologie urbaine menée grâce au concours opérationnel des associations « Vive la Seine » et « Décibels » s’est conclue le 3 septembre sur un beau succès : 15 m 3 de déchets ont été collectés sur 2,8 km de berges. Cette opération d’écologie urbaine s’inscrit dans un cadre plus large, la ville de Carrières ayant accompli de nombreux efforts en 2009 pour valoriser les abords des étangs de la Galiotte et de la Vieille ferme : parcours fitness, aire de jeux, espaces pique-nique, signalétique…

CHANTELOUP

• Internet Le sites de Chanteloup-les-Vignes a été relancé le 15 septembre. Les internautes peuvent y à accéder en allant sur www.chanteloup-lesvignes.fr. Après un piratage (encore un !) la ville de Chanteloup a voulu remettre de l’ordre et se réapproprier le nom de son domaine. Maintenant, le site se présente de façon plus dynamique, plus ludique et plus pratique. • Nouvelle résidence OPIEVOY Inauguration de la résidence « les Peupliers ». Cette résidence de 42 logements (OPIEVOY), qui a été inaugurée le 16 septembre, complète le stock du logement social à Chanteloup. Catherine Arenou, maire de

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Plus spectaculaire, quoique assez prévisible, le même indélicat a déposé successivement une demande de permis de construire sur une fraction de 800 m2 de sa propriété, mi-juin 2010, et début sep• Incendies :Violence ordinaire Le 19 septembre dernier, vers 4 heures tembre une demande d’autorisation de du matin, les habitants d’un quartier diviser la surface restante dans le cadre paisible de Triel, près du nouveau pont, d’un « projet d’aménagement ». Ce qui ont eu la désagréable surprise de dé- reviendrait à solliciter une autorisation TRIEL-SUR-SEINE couvrir trois voitures incendiées. Pour de lotir sur les parcelles dégagées. l’heure, les policiers enquêtent, mais il Le maire avait dit qu’il s’opposerait à • La fête du Flan doit se reprendre L’édition 2010 de la Fête du Flan faudra faire aussi vite que possible car toute tentative de construction sur cette n’a pas connu le succès habituel. les résidents sont choqués par cet acte. zone. Espérons qu’il tiendra sa parole. Il est vrai que le temps médiocre Beaucoup « d’amalgames » et des racet froid, agrémenté de quelques courcis « intellectuels » ont été proféVERNEUIL-SUR-SEINE averses, n’a pas incité la foule à se rés... Un résident dénonce : « J’habite déplacer en masse comme les années depuis une quinzaine d’années à Triel. Une • Journées vernoliennes de l’éco-moville plutôt calme. C’est la première fois que bilité et de la sécurité routière précédentes. Mais l’essentiel n’est pas là. Il tient des tels faits se produisent à 50 m de chez Dans le cadre de la semaine du dévelopau fait que, pour la partie brocante moi.» Une pétition, qui sera remise aux pement durable et de la mobilité, la ville – qui en constitue l’essentiel – notre autorités, circule. a organisé avec le Conseil général des fête de fin d’été tourne de plus en Yvelines et de nombreux partenaires, plus au banal vide-greniers (vête- • Un permis en catimini ? deux journées sur le thème « Bougez ments et jeux d’enfants, jouets élec- Après la déforestation sauvage - qui autrement » vendredi 17 et samedi 18 troniques, vieux livres ordinaires, avait été perpétrée à l’extrémité du che- septembre, sur la place du marché  ; le CD et DVD d’occasion, bibelots et min de la Fontaine aux Fées en lisière vendredi était plus particulièrement vaisselle dépareillée, etc.), et que les de la forêt de l’Hautil – déforestation destiné aux jeunes, aux écoliers et aux stands proposant objets intéressants accompagnée d’empiétements au-delà collégiens. Il s’agissait de réapprendre à ou originaux ont pratiquement dis- des limites de propriété et de destruc- nous déplacer ensemble. paru. tion de chemins communaux – il y a Comme il ne faudrait pas que la juste un an (Voir les Nouvelles des deux • «Se cacher pour exister» Fête du Flan continue à se banaliser rives, numéro 88, sept-octobre 2009), le Du 9 au 12 septembre dernier, une et à ressembler progressivement à un maire, Joël Mancel avait été interpellé ! exposition photographique de Cafourre-tout de village – souvenons- Certains habitants avaient constaté cette therine Autissier eu lieu à la base de nous de sa réputation passée – il curieuse façon de procéder au nettoyage loisirs. C’était une réussite pour une est urgent d’en redresser l’image et de printemps. Un voisin de l’indélicat pro- première d’une photographe intuil’originalité, et qu’elle retrouve ce priétaire avait dénoncé cet illégalité en ces tive, qui se veut autodidacte. Cathequi a fait la richesse de sa tradition termes : « La déforestation qui est entreprise rine Autissier est allée à la rencontre et son renom. juste derrière ma maison par des gens insensibles du peuple chinois et l’a fait s’exà l’écologie... m’inquiète. Certains tronçonnent primer sur les thèmes du Yin et du • Charité chrétienne des dizaines d’arbres, même ceux ayant plus de Yang, de l’année du Tigre et d’autres Sortie de la bouche du curé de Triel, 100 ans... et cela sans avoir obtenu aucune au- symboles typiques de la Chine et des Silvano Bellomo, au cours d’une de torisation de la part des autorités... » arts martiaux. la commune, était ravie de couper le ruban… Le cycle des inaugurations se poursuivra avec une maison des associations, place du Pas, un centre de promotion pour la formation, place des Arcades, et l’aménagement de la rue des Pierreusses (3e tranche).

ses récentes homélies dominicales, la phrase suivante : « [Pour ma part],  je préfère le rhum aux Roms ». Sans commentaire…

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Vente de produits de la ferme (fruits et légumes)

Marché de Vernouillet - le samedi Marché de Verneuil -sur-Seine - les mercredi et dimanche... «Vivons avec les saisons !»

Coups de cœur de la rédaction Samedi 9 et dimanche 10 octobre

Andrésy

Dimanche 10 octobre

De Venise à Dresde Voyage musical dans l’Europe du 18 e siècle Rens. 01 39 27 11 00

Course à Chapet

Vendredi 15 octobre à 20h30

Festival

des fromages à Meulan-en-Yvelines

Cross pour le 2e Challenge des 2 Rives de Seine 01 39 74 19 72

Concert poétique de Djilali Kadid

Vendredi 15 octobre à 21 heures

dans le cadre du Festival « Cultures d’ailleurs ». Ces voix françaises qui

Concert à

viennent d’ailleurs Théâtre Octave Mirbeau de Triel - Tarif : 5€ Du samedi 16 au 24 octobre

Festival Mosaïk aux Mureaux Karimouche, Molly Johnson, Ben l’Oncle Soul, Admiral T, Revolver, Miossec, Gaëtan Roussel, Enzo Enzo, Maurane Rens. 01 30 91 24 30

Dimanche 17 octobre

Brocante

2 e fête de la Chouquette Grande rue Carrières-sousPoissy Les 23 et 24 octobre

Humour “Même pas peur !”

Théâtre OctaveMirbeau - Samedi à 21 h. et dim. à 17 h. Rens. 01 39 27 94 59


94_publiéissuu  

Le 2,20€ JOURNAL INDÉPENDANT DES RIVES DE SEINE Numéro 94 Dossier pages 3à9 Sept.-Octobre 2010

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