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# 212 - DÉCEMBRE 2014 / JANVIER 2015

Mina Tindle TOUTE L’ACTU MUSICALE DU SUD-EST

YELLE / AQME / GIEDRÉ / BEN MAZUÉ / THE KITCHIES / AKHENATON / L’AFFRANCHI...


Directeur de la publication & Rédacteur en chef Philippe PERRET > philippe.perret@nouvelle-vague.com Secrétaire de rédaction Fabrice REYBAUD > contact@nouvelle-vague.com Responsable commercial & communication Lyuba SOFRONIEVA > communication@nouvelle-vague.com Rédacteurs Abdelhakim ABARDI, Héloïse BAILLET, Sarah BARBIER, David BARTOLI, Cristel BEGUIN, Matthieu BESCOND, Jean-Paul BOYER, Pierre-Olivier BURDIN, Rémi CAVAILLES, Marc CHAIX, Daniel CHAUVET, Kadha CISSOKO, Elise DAMEME, Shani DE VECCHI, Céline DEHEDIN, François DEVRED, Marc DI ROSA, Rachid EL HARMI, Karima EL KARMOUDI, Sarah FOUDRIER, Paulin FRENOISBRIOLS, Christophe GUILBERT, Nicolas HILLALI, Jérémy JOLLET-RODENAS, Elisa KLEIN, Aurélie KULA, Solène LANZA, Marianne LARCHERON, Annie LÊ, Matthieu LEGER, Jacques LEROGNON, Sarah LONEGRO, Jean-Jacques MASSE, Christopher MATHIEU, Margaux MAURISSET, Aurélie MIGNONE, Elodie MORANA, Maxime MORIN, Mélissa NOAT, Vincent PAOLINO, Frédéric PERRET, Micheline PERRET, Romain PERRET, Léa RASO DELLA VOLTA, Virginie RATTO, Mourad REBBANI, Laure RIVAUD - PEARCE, Jean-Pascal ROBLIN, Alice ROUSSELOT, Fanny SANANES, Julie SCARONE, Raymond SERINI, Nicolas TARRAGONI, Jean-Luc THIBAULT, Emmanuel TRUCHET, Bérengère VUCHE, Dimitri WALAS, Jean-Sébastien ZANCHI.

Avancer «Il suivait son idée. C’était une idée fixe, et il était surpris de ne pas avancer.» Jacques Prévert Pas faux. Mais, comme tout aphorisme, l’inverse peut également être juste. Comment parvenir à réaliser son objectif, son projet si on ne manifeste pas une foi inébranlable et une persistance à toute épreuve ? Imaginer, croire, travailler, douter, persévérer... mais avancer, quoi qu’il en soit. Philippe Perret

SOMMAIRE

Stagiaire Mathieu PRESSEQ. Correspondant 30 & 34 Rachid EL HARMI > contact30-34@nouvelle-vague.com Tirage 10 000 exemplaires. Dépôt légal 4 trimestre 2014. ème

N° ISSN 1266-8591. Maquette Patricia PERRET - LE QUERRÉ (patriciaperret.fr). Photo couverture X.

NV partenaire des évènements musicaux + SMS

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L’œil de... + SMS

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L’œil de... + SMS

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Ma playlist : François Kreutz

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L’œil de...

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Du tac au tac : Jean-Sébastien Zanchi

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A la Une : Mina Tindle

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Concerts à venir

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Agenda concerts

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Zoom : Yelle

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Zoom : Aqme

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Zoom : Giedré

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Zoom : Ben Mazué

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Zoom : The Kitchies

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Zoom Sud-Est : Akhenaton

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Zoom Sud-Est : L’Affranchi

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Chroniques

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Chroniques Sud-Est

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Album de légende : Gil Scott-Heron

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Impression Graficas Piquer (Espagne). Régie publicitaire La Plage (04 93 58 51 51). Nouvelle Vague est édité par La Plage. Abonnement 15 euros pour 1 an (11n° + 3 CD cadeau). Distribution «Nouvelle Vague» est distribué gratuitement dans plus de 350 points de la région Sud-Est. Liste complète des lieux sur : www.nouvelle-vague.com/ou-le-trouver ::: Prochain numéro le 28 janvier 2015 :::

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BP 62 - 06142 VENCE cedex 04 93 58 51 51 09 59 42 53 96 contact@nouvelle-vague.com www.nouvelle-vague.com www.facebook.com/nouvelle.vague.magazine www.twitter.com/nouvelle_vague1 www.youtube.com/nouvellevaguemag


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PARTENARIATS

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

SAISON CULTURELLE 2014 - SAINT LAURENT DU VAR Du 01/01/14 au 31/12/14 à Saint Laurent Du Var (06) www.saintlaurentduvar.fr

PROGRAMMATION TANDEM Du 01/09/2014 au 30/06/2015 dans le Var (83) www.tandem83.com

PROGRAMMATION LES ARTS D’AZUR Du 01/09/2014 au 31/01/2015 à Le Broc (06) lesartsdazur.net

PROGRAMMATION NUITS MÉTIS Du 01/11 au 01/12/2014 à Miramas (13)

L’appel à candidatures pour l’édition 2015 du tremplin Class’Eurock vient d’être lancé. Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’association Aix Qui ? jusqu’au 5 janvier 2015. www.aixqui.fr

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nuits-metis.wix.com/nuits-metis


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L’ŒIL DE...

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MAGALI ARSAC (www.facebook.com/pages/Magali-Arsac-Photography)

The Kitchies @ Festival Les Découvertes Sonores - Saint Raphaël (83), le 26/07/2014

Le site de la SMAC 07 fait peau neuve ! Nouveau logo, nouveau site pour la structure ardéchoise, réunissant la Presqu’île et Cavajazz, qui nous propose, depuis le 30 septembre dernier, de découvrir sa programmation sur son nouveau site : www.smac07.com

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Envoyez vos photos “musicales” à contact@nouvelle-vague.com. Les sélectionnées seront publiées dans Nouvelle Vague.


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L’ŒIL DE..

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JEAN-LUC THIBAULT (inthestreet.fr)

Jean-Luc THIBAULT ERIC LEGNINI Dès que l’on parle jazz et piano, difficile de ne pas penser à Eric Legnini, à ce seigneur belge de la musique âgé de 44 ans, à cet homme au sourire radieux et à la joie communicative. Son toucher unique d’une légèreté si agréable à l’oreille, au registre allant du classique à la soul/pop ne peut que séduire les mélomanes, surtout lorsqu’une diva du jazz, Kellylee Evans chante avec lui. Deux artistes exceptionnels réunis sur une même scène : un concert à ne pas rater. Le 12/12 à l’Affranchi – Marseille (06)

L’appel à candidatures pour l’édition 2015 du tremplin Class’Eurock vient d’être lancé. Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’association Aix Qui ? jusqu’au 5 janvier 2015. www.aixqui.fr

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MA PLAYLIST

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FRANÇOIS KREUTZ Président de imusic-school, musicien. (www.-music-school.com) Ta personnalité et ton action ? J’aime la simplicité et l’authenticité. Je vais à la rencontre, j’écoute, je discute sans tabou et je fédère. Il en est toujours sorti des projets et des réalisations à part. Mon action : continuer à développer ce qui est reconnu comme la plus grande plateforme d’e-learning musical en Europe, voire au Monde. Continuer à diversifi er notre offre d’instruments, d’artistes, exporter le concept, en conservant une qualité pédagogique dont nous sommes fiers. Et tout ça depuis Nice et Bastia ! Emie. Fatiguant mais génial… - Espoir : Que les groupes et musiciens indépendants puissent trouver, en dehors des circuits actuels, des lieux et des événements de qualité où se produire. Que le public suive aussi. Petite pensée pour l’association 1Max de Bruit et son Rock Fest à Nice, qui œuvre en ce sens! Pourvu que ces projets se multiplient et trouvent un échos. Ta plus grande émotion musicale ? Cure – Swing Tour, au Zenith de Lille, 1996. Le public « déguisé » comme il se doit. Dans l’obscurité : la sauce qui monte sur « Want », les basses, des «Robert Smith » qui fusent de partout… Puis les premières paroles, les projecteurs, Robert Smith…

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Ta playlist ? - Musique : Souljazz Orchestra - « Inner Fire ». Pas de paroles, mais ça me parle ! C’est chouette que des formations instrumentales puissent prendre comme ça le devant de la scène. - Cinéma : Je n’y suis pas allé depuis « La Reine des Neiges », avec les enfants… Disons qu’ils ont plus accroché que moi ! - Livre : Je n’aime pas ça les livres, sauf pour décorer : ça fait genre je suis cultivé. - Concert : Kid Creole and the Coconuts au B Spot en avril dernier. J’ai rarement vu un show réglé comme ça, au millimètre. Une vraie leçon scénique. - Evénement : L’arrivée de mon fi ls Yanis en février 2013, après mes deux fi lles Joane et

L’Ipag Business School et IBS Music viennent d’annoncer le lancement de leur tremplin : The Student Music Show. Il est ouvert aux étudiants et lycéens et proposera de gagner un enregistrement de 2 titres et la 1e partie d’un  concert Ivoire Music. www.facebook.com/ studentmusicshow


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L’ŒIL DE..

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MAX WELL

Nashville Pussy @ Secret Place - Montpellier (34), le 17/02/2014 Envoyez vos photos “musicales” à contact@nouvelle-vague.com. Les sélectionnées seront publiées dans Nouvelle Vague.


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DU TAC AU TAC

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JEAN-SÉBASTIEN ZANCHI

Que détestais-tu le plus étant enfant ? Les fi lms de Walt Disney. Aurais-tu aimé vivre à une autre époque ? Les années 60 aux Etats-Unis. Ce qui te fait kiffer musicalement en ce moment ? Une chanteuse de r’n’b FKA Twigs. C’est vachement chouette. Ton idole secrète ? Stanley Kubrick. Ton film culte? Pulp Fiction. Si tu étais un animal ? Un panda roux. Ton cocktail préféré ? Le Vesper Martini. Celui que boit James Bond. Ta première pensée le matin ? Vivement que je me recouche! L’adjectif qui te caractérise ? Curieux. Dans le sens intéressé, ouvert. Un objet que tu collectionnes ? Les disques de Depeche Mode. Quelque chose qui t’énerve dans la musique actuellement ? Le fait d’appeler “électro” toutes le smusiques où il y a de l’électronique. Ce grand fourre-tout qui ne veut rien dire. Un truc craignos auquel tu es accro ? Les M&M’s. Un gros dilemme auquel tu as été confronté ? Il y en a un mais c’est en train de se faire, je ne peux pas en parler. (rires) Une manie qui énerve tes proches ? Je suis un grand maniaque du rangement.

Photo : Claire Sulpice

Journaliste à Metronews et Playlistsociety (www.playlistsociety.fr)

Ta définition du bonheur? Faire ce dont on en a envie quand on en a envie. L’homme ou la femme qui te fait fantasmer ? Il y en a beaucoup! (rires) Kelly Reilly. La rousse qui joue dans “Les poupées russes”. Une blague à nous raconter ? C’est l’histoire d’un mec qui trouve un pingouin dans la rue. Il sait pas quoi en faire. Il va voir un agent de police qui lui dit “ben il faut l’amener au zoo, monsieur!”. Le gars s’en va. Le lendemain, le policier revoit le gars dans la rue toujours avec le pingouin. Alors il lui demande “mais vous ne l’avez pas alené au zoo?” “Si et il a vachement aimé. Alors aujourd’hui je l’amène au cinéma.”


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À LA UNE

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MINA TINDLE De son vrai nom Pauline de Lassus, Mina Tindle est une artiste à l’univers unique. Après un premier, album saluer par la critique « Taranta » au terme d’une tourné de deux ans et plus de 120 concerts, elle revient avec un nouvelle album « Parade », plein de contraste, joyeux et mélodique une vraie bouffé d’oxygène. C’est à cette occasion que nous avons cherché à en savoir un peu plus sur elle, entretien.

Revenir à la musique comme quelque chose d’immédiat et non de cérébrale. Je ne veux pas dire bâcler le travail mais que se soit une impulsion, j’avais vraiment un besoin de m’exprimer. Mais pour un troisième album, pourquoi ne pas faire quelque chose de beaucoup plus réfléchis avec un thème par exemple, ce sont des choses qui m’intéressent aussi, peut être même croiser cinéma et musique qui sait ? D’ou vient ce besoin d’expression ? Ca vient de tout. Le premier disque était très intimiste, je me cachais beaucoup, j’avais besoin de prendre la parole mais je ne savais pas trop comment le faire, c’est pour ça que je l’ai fait avec un mentor et j’ai adoré qu’il prenne autant de place dans le processus. Mais j’ai appris à faire mon métier durant les années de tournées qui ont suivi, et j’ai

hoto : Julien Mignot

Vous avez mis plus de trois ans à sortir votre premier album et seulement quelques mois pour le second, est ce l’expérience ou avez vous écris durant ces deux ans de tournée ? Certaines personnes arrivent à écrire en tournée, pas moi. C’est très prenant, C’est une vie de nomade, où l’on passe beaucoup de temps à attendre et peu avec une guitare. Le premier disque j’ai mis beaucoup de temps à le murir et certaines chansons étaient très vieilles, dans un premier album je crois que l’on met tout ce qu’on a de sa vie, on déverse des années dans nos chansons. Mais le fait d’avoir vu pleins de choses et de m’être enrichie grâce à la tournée et bien mettre mes idées sur le papier a été comme un sursaut naturel, comme une photographie, un instantané. Je voulais que l’album soit dans cette énergie de tournée.


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À LA UNE

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ressenti un besoin de parler à la première personne pas avec plus d’audace mais avec plus de laissé aller. Je suis moins timide, peut être plus libre. En plus, j’ai adoré le faire pendant l’été, je suis méditerranéenne d’origine, il y avait une envie que tout soit un peu plus sensuel et terrien, sortir de l’étiquette folk, j’avais envie de couleurs. Mais je suis aussi très contente des chansons calmes qui sont comme de petites portes par lesquelles on susurre, on parle à l’oreille. J’avais envie d’un album plein de contraste. Vos chansons sont très fouillées, sur le premier album il y a parfois jusqu’à 100 pistes par titre, quand vous composez avez vous déjà une idée du rendu final ou est ce que vous avancez à tâtons ? Sur le second, il y a beaucoup moins de

pistes vu que j’ai composé chez moi. Je faisais des maquettes que j’envoyais à mon binôme sur lesquelles nous posions uniquement la couleur. Après en studio, vu que je souhaitais quelque chose de très rythmique, quelque chose qui prend aux tripes, nous avons commencé par enregistrer les percussions. L’idée était de se faire surprendre, donc beaucoup de choses ont découlé du travail de studio, je n’avais pas d’idée préconçues de ce que cela devait être. Bien sûr, si je vous fait écouter les maquettes vous reconnaitriez les chansons de l’album, leurs ambiances. Mais il y a pleins de choses, surtout sur les chansons festives qui tiennent presque du cadavre exquis. (rire) Qu’est ce qui est le plus difficile, sortir son tout premier album ou sortir le se-


cond en étant attendu au tournant ? Le premier, il y a quelque chose de l’ordre de l’irréel, c’est un rêve qui se réalise, rien que le fait qu’il sorte c’était simplement fou… Ces trois ans pour y arriver étaient nécessaires, j’avais besoin de ressentir le labeur pour me légitimer en tant qu’auteur compositeur, mais aussi pour m’approprié l’objet album. Le second c’est différent j’ai l’impression d’être beaucoup plus moi, si il y a une mauvaise réception ça peut faire mal. Mais je sais que c’est un disque est extrêmement honnête ce qui est capital pour moi donc quoi qu’il arrive je n’ai aucun regret. Alors au final je ne sais pas ce qui est le plus dur, de toute façon c’est une vie qui est dure, pleine de joie hors du commun c’est vrai, mais dure… Qu’auriez vous fait si vous n’aviez pas chanté ? Quoi qu’il arrive j’ai toujours été une amoureuse de la beauté et du vivant surtout, j’aime être surprise donc j’aurais pu travailler pour une foire d’art contemporain, être conservatrice d’un musée, organiser des évènements culturels. Où alors j’aurais été psy ! (rire) Etes vous tentée par autre chose ? Je ne sais pas… J’adore cuisiner… Alors peut être créer un endroit, sur une île bien loin, recevoir les gens et en même temps organiser des expos photos, des spectacles et leur faire la cuisine… Tout est une question de rencontre. Et d’où vient le titre de l’album: « Parade »? J’ai demandé qu’on me laisse du temps pour le trouver, tout le monde me pressait et mais je ne l’avais pas. Tout ce que j’avais, c’était une liste de mots. J’ai relu Henry Michaux un

poète du XXème siècle qui fait résonner des mots, et je suis tombée sur «parade» c’était presque visuel et je me suis dit « mais évidemment! ». J’adore tous les sens du mot, Et puis j’aime le fait que ce titre marche aussi en anglais. C’est la musique à la fois comme bouclier, comme expression de joie mais aussi comme chant d’amour éternel. En plus j’ai réalisé que l’un de mes albums préférés de Prince s’appelait « Parade », tout comme un ballet russe dont la musique est faite par Satie, alors j’aimais l’idée de rajouter ma version (rire). Ces mélanges sont importants pour vous ? Extrêmement ! Il y a des artistes qui sont cosmiques et doivent tout maîtriser comme Sergio Leone, qui dit que la moindre scène est écrite dans sa tête à l’avance comme un architecte. Moi c’est l’inverse ! Je sais où est la direction, mais j’aime me laisser surprendre sur le chemin par le rapport à l’autre. C’est un chemin solitaire alors le plus de personnes j’embraque dans la danse le mieux c’est ! J’aime beaucoup l’idée de confronter ma musique à autre chose, à des gens d’univers différents. De toute façon une fois l’album fini, il ne nous appartient plus, il va se confronter au public, à l’Autre donc si jamais mes chansons peuvent naître d’une rencontre je trouve ça beau… Merci beaucoup Mina, peut être un mot pour la fin ? Et bien j’espère juste que l’album vous plaira ! ✏✏ Hugo Pascual Le 05/12 à Victoire 2 – Saint Jean de Vedas (34) www.minatindle.com


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CONCERTS À VENIR

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LES INOVENDABLES

CHICAGO BLUES FESTIVAL

L’auteur-compositeur et chanteur Phil Spectrum et son collectif de musiciens Léda Atomica présentent la sixième édition du festival marseillais Les Inovendables, entièrement dédié à l’improvisation. Un événement ouvert aux libérateurs en tous genres, qu’ils soient musiciens, poètes, comédiens ou danseurs. Avec leurs vocalises jazzy, les sœurs d’André nous entraîneront dans un univers cartoonesque, qui doit beaucoup aux Andrews Sisters, comme son nom le laisse deviner, tout en empruntant aux Beach Boys, Ray Charles, Queen ou à la comédie musicale Grease. Le groupe Tchanelas proposera, lui, une rencontre entre la musique classique et le flamenco, dans le cadre de son projet Flamenclasico. A ce quatuor, il faudra ajouter Florencia Deleria, une danseuse flamenca. Outre la new wave de Vega Project et l’outrageuse Mother Mina, le festival explorera également les chemins de traverse : lectureperformance de Pierre Guéry accompagné par le bassiste de rock progressif William Kopecky, cocktails de textes et d’instruments inhabituels, ciné concerts... Un festival à aborder les oreilles grandes ouvertes.

Le Chicago Blues Festival fait office depuis 45 ans de tournée de référence pour les amateurs de blues. On y retrouve comme toujours des artistes habitués aux plus grandes scènes internationales et ayant joué avec les légendes du genre. Avec une particularité cette année : ces musiciens de Chicago rendront hommage aux figures majeures du blues... texan. Le chanteurguitariste Andrew « Junior Boy » Jones a fait ses armes dans le groupe de Freddie King, The Thunderbirds. Il est actuellement le complice de Charlie Musselwhite. Si la chanteuse Kerrie Lepai a fait ses gammes très tôt en chantant du gospel à l’Eglise, c’est vers le blues qu’elle s’est ensuite orientée, en dirigeant notamment la fameuse Jam du R.L. Griffin’s Blues Palace à Dallas. Enfin, le saxophoniste et chanteur Mark « Kaz » Kazanoff servira de parfait trait d’union de la soirée, ayant hanté les clubs de Chicago avant de se faire un nom avec les Texas Horns, dont il mène la section de cuivres d’une main de maître. Alors embarquez pour un fascinant voyage à travers le blues, qui reliera Chicago à Austin.

✏ Mathieu Presseq

Du 29/11 au 14/12 au LAM – Marseille (13). www.ledatomica.mus.free.fr

✏ Mathieu Presseq

Le 03/12 au Cinéma Communal La Tomette – Salernes (83).


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SHAKA PONK

On oublie souvent que les Frenchies de Shaka Ponk ont introduit le concept de personnages virtuels dans la musique, un an avant Gorillaz. Chez eux, il s’agit de Goz, un singe en images de synthèse. Le groupe s’est d’abord fait connaître outre-Rhin, enchaînant diverses formations. Leur succès grand public coïncide avec l’arrivée de Samaha Sam, une chanteuse qui s’était brièvement faite connaître avec un album solo

CONCERTS À VENIR

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au début des années 2000. La musique de SHKPNK mélange furieusement électro-rock, pop-métal, punk, funk ou encore hip-hop. Ils ont collaboré avec Bertrand Cantat, Skunk Anansie ou Beat Assailant et ont même leur propre bande dessinée. Mais en 2012, leur chanteur Frah est obligé de faire une pause suite à une blessure au genou survenue lors d’un bain de foule. En plus de les voir consacrés Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres, 2014 est l’année de leur grand retour, avec la sortie de deux albums, conçus tels le yin et le yang. Une dichotomie beaucoup moins entre la joie et la noirceur, comme ils l’entendent, qu’entre l’électro et le rock, qui promet de beaux moments sur scène.

✏ Mathieu Presseq

Le 05/12 au Palais Nikaia – Nice (06) et le 10/04 au Zénith Sud – Montpellier (34). www.shakaponk.com


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CONCERTS À VENIR

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ONX / THE KITCHIES Le 06/12 à la Salle Félix Martin – Saint-Raphaël (83) Media Massive est une association varoise visant à promouvoir les musiques actuelles. Elle est notamment impliquée dans l’aide à la création et au développement des artistes et, depuis 2011, à l’origine du Festival Les Découvertes Sonores. Pour célébrer ses dix ans d’existence, un concert anniversaire est organisé à la Salle Félix Martin de SaintRaphaël. Deux groupes 100% PACA, deux univers très différents. Les Niçois de The Kitchies, un temps exilés à Brighton pour assouvir leur amour de la culture – et en particulier de la musique – british, ont déjà fait des premières parties pour Skip The Use, Ebony Bones, BB Brunes, Hyphen Hyphen ou Dionysos. Cet été, le quatuor s’est produit dans toute la France et a même fait une halte en Allemagne. Ils ont également remporté les titres de Lauréats SFR Jeunes Talents et Lauréats Jeunes Aventuriers. Avec un premier EP paru en 2012 « Time Square  » suivi de «  Fan  » en 2014, et des

sonorités évoquant parfois Two Door Cinema Club, le groupe jouera en exclusivité lors de cette soirée les morceaux de leur premier album à venir. Les OnX viennent de Draguignan, eux, mais sont tout aussi épris de musiques anglo-saxonnes. Leurs hymnes rock rappellent parfois ceux des Strokes ou des Arctic Monkeys. Ils ont mis le feu aux arènes de Fréjus lors de leur passage en juillet dernier au Festival Les Découvertes Sonores. L’été dernier, les quatre musiciens ont aussi été sélectionnés par les internautes pour rejoindre la programmation du festival Pantiero, où ils ont fait vibrer le public cannois en première partie de Breton et Isaac Delusion. Que vous penchiez pour la (brit) pop radieuse des Kitchies ou pour le garage rock musclé de OnX, faites le choix de ne pas choisir, adoptez les deux ! ✏ Mathieu Presseq www.media-massive.com


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THE Dø

Les sonorités nordiques que semble évoquer le nom de ce duo sont en fait une référence à la note de musique éponyme, laquelle se décline plus précisément en une noire et un o barré. Il s’agit surtout des initiales des deux musiciens fondateurs, le compositeur de musique de film, Dan Levy et la chanteuse franco-finlandaise, Olivia Merilahti. Révélé au public en 2007, avec le désormais classique « On My Shoulder », The Dø se démarque par ses musiques subtiles mais aussi ses clips très esthétiques, comme celui de «  Slippery Slope  ». Ces fins perfectionnistes ont également un jeu de scène unique gravitant tout autour d’une chanteuse charismatique qui sait véritablement contenter son public. Leur dernier album, « Shake Shook Shaken  » est sorti en septembre dernier, fruit de plusieurs mois de travail en studio au sein d’un château d’eau normand. Cet opus forme un ensemble enivrant mélangeant touches rétro et électroniques, avec notamment, «  Miracles (Back in Time) », « Despair Hangover Ecstasy » et « Keep Your Lips Sealed ».

✏ Annie Lê

Le 05/12 à l’Espace Julien - Marseille (13) www.thedomusic.com

CONCERTS À VENIR

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MARIANNE FAITHFULL

Jeune protégée des Stones à ses débuts, pour lesquels elle a co-signé le fameux « Sister Morphine  », devenue aujourd’hui égérie des rockeurs indé (Beck, Damon Albarn, Jarvis Cocker...), l’Anglaise Marianne Faithfull affiche un demi-siècle de carrière au compteur. Du haut de ses 67 printemps, elle a exploré des sentiers rock, folk, country, classique ou jazz, incarné Marie-Thérèse d’Autriche sur grand écran, Dieu sur le petit, et lu sur scène des sonnets de Shakespeare. Un peu comme si l’art dramatique était un fil conducteur chez elle, il y a toujours quelque chose de théâtral quand elle chante de sa voix rauque et abîmée. La légende sort aujourd’hui son vingtième album, « Give My Love To London ». On y retrouve des compositions cousues main par ses fidèles amis Roger Waters des Pink Floyd et Nick Cave mais aussi par la nouvelle génération, incarnée par Anna Calvi et Tom McRae. Qu’on se le dise, Marianne Faithfull est de la trempe des Joni Mitchell, Nico, Kate Bush ou Patti Smith. Celle des grandes dames.

✏ Mathieu Presseq

Le 06/12 à l’Opéra Garnier – Monaco (98), le 07/12 à l’Espace Malraux – Six-Fours-les-Plages (83), le 01/02 au Pasino – La Grande Motte (34) et le 04/02 au Pasino – Aix-en-Provence (13). www.mariannefaithfull.org.uk


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CONCERTS À VENIR

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NOWADAYS PARTY & FRIENDS

DAVID ZINCKE

Le 06 décembre prochain, le Cabaret Aléatoire de Marseille accueille un mini-festival organisé par le label Nowadays Party. A l’affiche ? La Fine Equipe, Green T (A state of mind), EverydayZ, Phazz, Yann Kesz et Creestal. Avec ses beats aux sonorités hip-hop, La Fine Equipe n’en finit pas de surprendre depuis près de 10 ans. Et c’est avec «La Boulangerie 3» sortie le 24 novembre dernier que ces originaires de Marseille et de Paris viendront nous régaler les oreilles, le tout accompagné de leur famille de cœur. Un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de rythmes fracassants. On pourra notamment y retrouver Phazz, jeune prodige de la nouvelle scène française, qui s’est fait connaître notamment avec son remix de « Don’t Wanna Dance  » de MØ. Supporté par des artistes comme XXYYXX ou Cashmere Cat, ce producteur lyonnais n’a pas fini de faire parler de lui ! Au programme aussi EverydayZ, jeune beatmaker au style inclassable.

De Charlie Winston à Hugh Coltman, nombreux sont les songwriters britanniques qui ont choisi de s’installer en France. Si David Zincke partage avec eux un répertoire intimiste entre folk et blues, le natif de Doncaster, une petite ville du nord de l’Angleterre, n’a, lui, pas élu Paris mais Nice comme terre d’adoption. Après avoir donné plusieurs concerts dans la capitale azuréenne, l’Anglais a fini par croiser le chemin d’un célèbre chanteur et multi-instrumentiste local : Medi. Le Niçois, qui avait déjà officié derrière les manettes pour Charlie Winston ou plus récemment Ben Mazué, est tombé littéralement sous le charme de son talent. C’est donc naturellement qu’il a accepté de produire son très attendu premier album. Depuis, les deux compères se produisent régulièrement ensemble sur scène. Toutefois, c’est en solo que l’on aura l’occasion de découvrir le répertoire de David Zincke lors de deux dates dans la région. En attendant, on se repassera son premier single « Oh My », avec sa mélodie pop joyeuse et entraînante.

✏ Sarah Barbier

Le 06/12 au Cabaret Aléatoire – Marseille (06) www.facebook.com/nowadaysrecords

✏ Mathieu Presseq

Le 11/12 au Public House – Fréjus (83) et le 13/12 au B Spot – Nice (06). www.davidzincke.com


MATHIS HAUG

Né en 1976 outre-Rhin au cœur de la Forêt Noire, le bluesman franco-allemand Mathis Haug a partagé son enfance entre ses deux pays. Sa grand-mère mélomane lui a mis une guitare entre les mains dès ses trois ans et lui inculqué le goût de la musique. En particulier, celle du début du siècle dernier : le blues des années 30, le jazz déchirant de Billie Holiday, le swing de Charlie Christian ou même la musette. Même si le jeune artiste a aussi été influencé par Jacques Higelin et le rock des années 70. Tout ce mélange de styles, on va le retrouver dans le projet Mathis and the Mathematiks, qu’il fonde avec le guitariste anglais Seamus Taylor en 2003. Loin de se cantonner au milieu du blues, Mathis a aussi été guitariste et choriste pour Emily Loizeau et a partagé la scène avec Nosfell, Moriarty, Paul Personne, Anis, Camille Bazbaz ou le légendaire et regretté Terry Callier. En 2012, il sort son premier album solo « Playing My Dues », suivi l’année suivante de « Distance », un disque produit par l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau, sur lequel on retrouve la saxophoniste jazz Céline Bonacina et le talentueux bluesman acoustique Eric Bibb.

✏ Mathieu Presseq

Le 12/12 au Forum – Berre-l’Étang (13). www.mathishaug.com


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CONCERTS À VENIR

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GANG OF PEAFOWL / ALIFIB Le 13/12 au Théâtre Denis – Hyères (83). en Pologne, où ils ont été programmés aux côtés de groupes indie rock comme Yuck ou Eagulls. Gang of Peafowl a été élu groupe « coup de cœur » par la SMAC Tandem et a fi ni lauréat du tremplin Class’Eurock 2014 créé par l’association Aix’Qui. Un concours auquel avaient aussi participé leurs concitoyens d’Alifi b. Anciennement trio sous le nom de Brainshow Night, devenu quatuor avec l’arrivée d’un bassiste, Alifi b revendique une affi liation avec le rock progressif, tendance King Crimson, Pink Floyd... et bien sûr Robert Wyatt. Le contraire aurait été étonnant de la part d’un groupe qui s’est baptisé ainsi d’après l’un de ses morceaux. Bien qu’ils citent également Radiohead, Björk, Portishead ou Sigur Rós au rang de leurs infl uences.

De nombreux concerts en Europe à leur actif, notamment une date au Soundrive Festival

✏ Mathieu Presseq

Photo : Doris Poe

Du rock pour la bonne cause. Tel est, en résumé, le programme de cette soirée pour laquelle la scène de musiques actuelles varoise Tandem s’est associée à l’association Cultures du cœur. A la clé, une opération de collecte de jouets neufs au bénéfi ce des enfants défavorisés de l’agglomération toulonnaise pour faire des heureux à Noël. Et côté musique, deux jeunes groupes toulonnais que le collectif La Vallée des Artistes a pris sous son aile afi n de les aider à partager et promouvoir leur art : Gang of Peafowl et Alifi b. Les premiers sont friands des ambiances planantes à la Brian Jonestown Massacre ou Broken Social Scene comme des riffs pêchus d’Arcade Fire et consorts. Quatre garçons, une fi lle et l’un des plus gros « buzz » de la scène varoise actuelle, selon les programmateurs du Rockorama Festival.

www.facebook.com/gangofpeafowl


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CONCERTS À VENIR

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SIDILARSEN

I LOVE TECHNO

Le plus fou des groupes toulousains continue sa tournée « Chatter Box Tour » et va vous en mettre plein la vue. Sidilarsen ont fait bien du chemin depuis leurs débuts, fidèles à eux même, leur dernier album se veut toujours revendicatif et sulfureux. Côté texte, le but est toujours cette prise de conscience du peuple pour changer le monde. Côté son, mélange d’électro, de rock, tendance punk. Sur scène, du gros son, des projections sur écran géant, une énergie à en faire pâlir Mick Jagger, bref un concert de Sidilarsen c’est juste plus d’une heure et demi de bonheur. Beaucoup de très bonnes chansons, bien sûr de «  Comme on vibre  », en passant par « Back to basics » ou encore « Retourner la France », vous ressortez de là avec une furieuse envie de révolte et de le crier haut et fort. Enfin rendons à César ce qui est à César, ils sont aussi vachement sympas, toujours prêt à vous attendre au merchandising pour une dédicace ou taper la discute. Vous ne me croyez pas et bien je vous invite à venir nous rejoindre à l’un de leur concert, promis vous ne serez pas déçu ! Une sacrée soirée en perspective !

I Love Techno revient au Parc des Expositions de Montpellier le 13 décembre prochain. Et pour sa quatrième édition, le festival directement importé de Belgique mise sur une programmation de qualité. Au niveau des poids lourds, on retrouvera Gesaffelstein, Paul Kalkbrenner, Vitalic, Laurent Garnier, Len Faki ou encore Jeff Mills tandis que Camo & Crooked ou Andy C satisferont les fans de drum & bass et Borgore ceux de dubstep. En tout cas, nombreux sont les artistes qui raviront les amateurs de musiques électroniques pendant plus de 11h non stop. Il faut savoir aussi que cette année, le plus grand festival indoor de France s’est agrandi afin d’accueillir plus de 35 000 personnes. Au programme : trois nouvelles scènes pour les shows, une zone «chill out» et une zone de restauration élargie ! Ce qui est sûr, c’est que cet événement incontournable de la région du sud mettra le feu tout au long de la nuit du samedi 13 décembre. Et si vous comptez y aller, dépêchez-vous de prendre vos billets, il n’y en aura pas pour tout le monde !

✏ Céline Dehédin

Le 13/12 à Nikaïa- Nice (06) www.sidilarsen.fr

✏ Sarah Barbier

Le 13/12 au Parc des expositions – Montpellier (34) www.ilovetechnofrance.fr


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CONCERTS À VENIR CALOGERO

Calogero Maurici, de son vrai nom, a entamé sa carrière il y a 25 ans déjà ! D’abord avec son groupe Les Charts, qui a connu un certain succès dans les années 90, puis en solo. Protégé de Pascal Obispo et Zazie, il est devenu l’une des figures incontournables de la variété française la décennie suivante. S’il fait appel pour ses textes à de grands noms comme Zazie, Jean-Jacques Goldman, Dominique A ou encore Marc Lavoine, Calogero signe luimême ses musiques. Florent Pagny, Françoise Hardy ou même Johnny Hallyday ont ainsi fait appel à ses talents de compositeur. Le chanteur n’avait pas sorti d’album studio depuis 2009, si l’on excepte son projet parallèle Circus, qu’il forme avec Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon. Paru en août dernier, « Les Feux d’Artifice » est un disque résolument orienté pop-rock. On y retrouve une fois de plus la plume de Dominique A ainsi que celle d’Alex Beaupain. Ce sixième album a été élaboré à Londres avec le producteur anglais Alan O’Connell, connu pour son travail pour Gossip, The Rapture, Bloc Party, Mark Ronson ou Paul McCartney.

✏ Mathieu Presseq

Le 18/12 au Palais Nikaia – Nice (06), le 19/12 au Zénith Sud – Montpellier (34) et le 20/12 au Dôme – Marseille (13). www.calogero.fr

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JÉRÔME VINSON TRIO / CIE SO WHAT

La MJC Picaud présente une soirée entièrement dédiée aux talents du jazz azuréen. Le trio acoustique du pianiste Jérôme Vinson proposera un répertoire « mélodie, swing et poésie » mêlant grands standards du jazz, classiques de la pop jazzifiés (de Gainsbourg à Michael Jackson) et compositions personnelles. Le tout dans une configuration minimaliste piano-contrebassebatterie, où l’on pourra déceler l’influence des Keith Jarrett, Brad Mehldau et autre Avishai Cohen. Le trio a remporté en 2011 le concours des jeunes du talent du Nice Jazz Festival, ce qui lui a valu une programmation en première partie d’Avishai Cohen et Trombone Shorty. Certains ont aussi pu écouter Jérôme Vinson accompagner au piano la chanteuse Yaël Angel. Quant à la Compagnie So What, il s’agit d’un groupe polymorphe qui pratique depuis près de quinze ans un joyeux mélange de jazz des années 70, de musique contemporaine et de jazz fusion. Entre mélodies écrites et improvisations, une musique imaginée pour le public et la scène.

✏ Mathieu Presseq

Le 19/12 à la MJC Picaud – Cannes (06). www.latangente-smac.fr


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CHRISTOPHE

De l’idole des jeunes des années yé-yé au crooner torturé, Christophe est l’un des artistes les plus singuliers de la chanson française. Un premier 45 tours en 1963 mais le succès ne viendra que deux ans plus tard avec la ballade « Aline  ». Le jeune chanteur profite alors à fond de son nouveau statut de star et développe une réputation de séducteur et de collectionneur de belles voitures... Dans les années 70, il compose et écrit deux albums avec un jeune parolier du nom de Jean-Michel Jarre. De cette collaboration, naît l’inoubliable «  Les Mots Bleus  ». Christophe est alors à l’apogée de sa carrière, se produisant deux soirs de suite à guichets fermés à l’Olympia. Mais c’est aussi à ce moment qu’il tombe dans la dépression et sous l’emprise de la drogue. Les années 80 voient sa production discographique ralentir et son retrait de la scène. Ce n’est qu’en 2001 qu’il fait son grand retour sur scène après 26 ans d’absence. Ne ratez donc pas l’occasion de redécouvrir ses plus grandes chansons dans leur plus simple appareil, telles qu’elles figurent sur son album « Intime » paru en début d’année.

✏ Mathieu Presseq

Le 29/01 au Théâtre La Colonne – Miramas (13). www.christophe-lesite.com

CONCERTS À VENIR

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FLAVIA COELHO

On a vite fait de résumer le Brésil à sa bossa nova rêveuse et à sa samba fiévreuse. Pourtant, c’est avant tout une terre de métissage et en cela, Flavia Coelho est une vraie carioca. La musique de cette trentenaire, chantée dans son portugais natal, défie les catégories avec son mélange de samba, reggae, hip-hop et forró, cette musique du Nordeste de Brésil, où elle a passé son enfance. On optera donc pour la jolie appellation « Bossa Muffin », du nom de son premier album. Dès son plus jeune âge, elle a écouté des artistes aussi divers que Bob Marley, Peter Tosh, Aretha Franklin, Marvin Gaye... ou même Serge Gainsbourg. La France, justement, elle y réside depuis 2006. A Paris, sa ville d’adoption, elle a joué dans la métro et a rencontré de nombreux artistes qui figurent sur son deuxième album « Mundo Meu », paru cette année : la légende de l’afrobeat Tony Allen, le chanteur reggae Patrice ou encore l’accordéoniste Fixi de Java. En résulte un répertoire à la fois rafraîchissant et dansant, à vivre sur scène.

✏ Mathieu Presseq

Le 05/12 à l’Auditorium Jean Moulin – Le Thor (84), le 24/01 au Dock des Suds – Marseille (13), le 31/01 à la Cigalière – Sérignan (34) et le 12/05 au Théâtre en Dracénie – Draguignan (83). wwwflaviacoelhomusic.com


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CONCERTS À VENIR

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MOUNTAIN MEN Le 30/01 au Théâtre du Rocher – La Garde (83) Mountain Men, c’est la rencontre de la voix rugueuse du Français Mr Mat et de l’harmonica de l’Australien Barefoot Iano. Leur premier album « Springtime Coming  » de 2009 leur a valu une reconnaissance internationale dans le monde du blues  : deux nominations aux Awards de la Blues Foundation de Memphis, un prix spécial lors du prestigieux Cognac Blues Passion Festival et de nombreux concerts dans le monde entier. Les deux artistes se sont ainsi produits aux Etats-Unis, en Turquie, au Québec, en Croatie, au Burkina Faso, en Suède, etc. Si le duo porte en lui la tradition du blues le plus racinien, celui du Delta du Mississippi, pas question chez eux de verser dans le sectarisme.

Photo : Damien Luçon

Leur musique est également ouverte aux infl uences rock, pop, folk et chanson française.

Et plus particulièrement depuis leur deuxième album « Home » de 2012, plus marqué par les sonorités pop-rock. Ils y faisaient notamment le grand écart, dans leur choix de reprises, entre le morceau cajun « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard (repris en France par Julien Clerc) et le «  Smells Like Teen Spirit » de Nirvana, et donnaient ailleurs la réplique au chanteur folk burkinabè Victor Démé. Dernièrement, ils ont revisité de fond en comble le répertoire de Georges Brassens à la sauce blues sur un album live paru cette année. Sur scène, nous aurons l’occasion de retrouver ce savoureux mélange entre tradition blues et esprit rock, en plus de découvrir sans doute des morceaux de leur prochain album, dont la sortie est prévue pour le 23 février 2015. ✏ Mathieu Presseq www.mountain-men.fr


CONCERTS À VENIR

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

46 ans de carrière et toujours la même volonté de chanter des causes perdues sur des musiques tropicales, comme il le dit lui-même. Le Stéphanois sort son premier album en 1968, ça ne s’invente pas. Artiste engagé par excellence, militant depuis toujours à gauche, il n’a eu de cesse de se faire le porte-parole des cols bleus comme des peuples du Tiers-monde et le chantre de l’altermondialisme. Bernard Lavilliers a chanté Ferré, adapté des poèmes de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud et fait un duo avec Jimmy Cliff. Avec Gainsbourg, il a été l’un des premiers à introduire des influences jamaïcaines, brésiliennes et africaines dans la chanson française. Ses chansons sont ainsi autant de visas pour des destinations exotiques. Dans le cadre de sa tournée nationale, le baroudeur s’arrêtera dans le Var pour défendre les couleurs de son nouvel album « Acoustique », paru le 24 novembre dernier. Un disque où il revisite ses plus grands succès dans un format dépouillé : « Melody Tempo Harmony », « On The Road Again », « Traffic », « Idées noires »... Tout seul ou en duo avec Catherine Ringer, Jean-Louis Aubert, Oxmo Puccino ou le rappeur sénégalais Faada Freddy

✏ Mathieu Presseq

Le 16/01 au Théâtre Georges Galli – Sanarysur-Mer (83). www.bernardlavilliers.com

LISA SIMONE

Photo : Franck Louriou

BERNARD LAVILLIERS

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Lisa Simone n’est autre que la fille unique de Nina Simone, une mère absente avec qui elle a toujours entretenu des relations compliquées. Pour ne plus être dans l’ombre de son illustre mère, la chanteuse a longtemps retiré son prénom de son nom de scène pour se faire appeler Simone. Dans les années 90, elle s’est illustrée dans de nombreuses comédies musicales de Broadway (Jesus Christ Superstar, Le Roi Lion, Rent) et a raflé un National Broadway Theatre Award pour son rôle dans Aïda. En 1996, elle rejoint le groupe acid jazz Liquid Soul pour devenir leur chanteuse. Puis en 2007, Lisa se produit dans toute l’Europe avec les Daughters of Soul, aux côtés de Sandra St. Victor, Nona Hendryx, Joyce Kennedy, Deniece Williams, Indira Khan et Lalah Hathaway. Une tournée qui passe notamment par le Nice Jazz Festival. L’année suivante, elle sort un premier album solo « Simone On Simone », exclusivement composé de reprises de Nina Simone. Six ans plus tard, en 2014, paraît son successeur « All Is Well », signé cette fois-ci de son nom complet et composé de chansons originales. A 52 ans, Lisa semble avoir fait la paix avec son passé et trouvé sa propre voix, entre soul et jazz.

✏ Mathieu Presseq

Le 29/01 à La Cigalière – Sérignan (34)


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CONCERTS À VENIR

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

Kyo, c’est l’histoire de quatre garçons des Yvelines passionnés par le rock et les mangas, en particulier Samurai Deeper Kyo, d’où ils tirent leur nom. Le quatuor pop-rock des Yvelines, a connu son heure de gloire au début des années 2000, propulsé par le single « Le chemin », un duo avec la chanteuse néerlandaise Sita. Même si le groupe souffre d’une réputation de rockeurs pour midinettes, ils enchainent les tubes : « Le chemin », « Dernière danse », « Je cours », « Je saigne encore », « Contact »... En 2004, ils font un pied de nez aux détracteurs en raflant trois Victoires de la Musique dans les catégories « album révélation » (pour « Le chemin »), « groupe ou artiste révélation » et « groupe révélation scène ». Devant un tel succès, ils deviennent très demandés et se mettent à composer pour Johnny Hallyday, Jenifer et la comédie musicale Le Roi Soleil. Mais fin 2005, à l’issue de la tournée de leur troisième album, ils décident de faire une pause pour se consacrer à leurs carrières solo respectives. Après huit ans d’absence, Kyo revient cette année sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé « L’équilibre » et une tournée dans toute la France.

✏ Mathieu Presseq

Le 23/01 au Silo – Marseille (13), le 24/01 au Zenith Sud – Montpellier (34) et le 13/02 au Quattro – Gap (05). www.kyomusic.com

JAY-JAY JOHANSON

Photo : Jean-Baptiste Millot

KYO

Depuis la parution de son premier album « Whiskey » en 1997, Jay-Jay Johanson entretient une relation privilégiée avec la France, ses artistes et son public, l’un de ses plus fidèles. Chez le Suédois, il y a un peu du trip-hop cafardeux de Portishead, du jazz enfumé de Chet Baker, de la dance nostalgique des Pet Shop Boys et de l’easy listening cristallin de Francis Lai. Depuis ses débuts, le crooner blond n’a eu de cesse de se réinventer à chaque album (y compris ses coupes de cheveux). Sa voix androgyne a caressé des mélodies tour à tour arty, racées, oniriques, mélancoliques ou cinématographiques. Il a ainsi réalisé les bandes originales de deux films français : «  La Confusion des Genres » en 2000 et «  La Troisième Partie du Monde  » en 2008. En 2012, il a même collaboré au bestseller « Tetr4 » de C2C. C’est dans les petites salles que les chansons de ce dandy venu du froid prennent toute leur saveur donc ne ratez pas sa venue dans ces deux clubs intimistes du sud-est.

✏ Mathieu Presseq

Le 23/01 au Rockstore – Montpellier (34) et le 25/01 au Studio 13 (MJC Picaud) – Cannes (06). www.jayjayjohanson.tumblr.com


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TOUTE L’ACTU MUSICALE DU SUD-EST


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AGENDA CONCERTS

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DECEMBRE 2014 01 ANGUS ET JULIA STONE Le Silo - Marseille (13) 20:00 01 LENNY KRAVITZ Le Dôme - Marseille (13) 20:00 02 SÉGAL & FACCINI Anthéa - Antibes (06) 20:00 02 PIERRE DE BETHMANN TRIO Salon de Musique - Salon de Provence (13) 03 DODDODO / ADAADAT / TADASHIRO ISHIHARA / JESSICA 93 L’Embobineuse - Marseille (13) 20:30 03 Chicago Blues Festival : ANDREW JR. BOY JONES / KERRIE LEPAI / MARK KAZANOFF / SHAWN PHARES / CHRIS JONES / JAMIL BYROM Cinéma Communal La Tomette - Salernes (83) 21:00 03 JAZZ SOCIAL CLUB FEATURING FRANÇOIS CORDAS AJMI - Avignon (84) 20:30 04 Le Tour du Pays d’Aix : SON OF DAVE / OH ! TIGER MOUNTAIN Le Korigan - Luynes (13) 04 BETRAYING THE MARTYRS / GRAVITY The Black Sheep - Montpellier (34) 21:00 04 TINARIWEN Espace Culturel André Malraux - Six-Fours-Les-Plages (83) 20:30 05 NIGHT SHIFT Le Ketje - Nice (06) 05 SHAKA PONK Palais Nikaia - Nice (06) 20:00 05 DUPAIN Espace Robert Hossein - Grans (13) 18:30 05 Le Tour du Pays d’Aix : BOUCAN CLAN / BIG PANDA Salle Marcel Pagnol - La Roque d’Antheron (13) 05 ELZHI / GUILTY SIMPSON / PHAT KAT L’Affranchi - Marseille (13) 20:30 05 GUERILLA TOSS / BATALJ / LES SPRITZ / LA CONFRATERNITA DEL PURGATORIO L’Embobineuse - Marseille (13) 05 DANIEL JEAN RENAUD & THE CAMDEN CATS Le Portail Coucou - Salon de Provence (13) 21:00 05 SOMA Théâtre des Salins - Martigues (13) 21:30 05 GUERILLA TOSS / BATALJ / LES SPRITZ / LA CONFRATERNITA DEL PURGATORIO L’Embobineuse - Marseille (13) 21:00 05 THE DØ Espace Julien - Marseille (13) 05 MINA TINDLE / HEART OF WOLVES Victoire 2 - Montpellier (34) 05 EVE AND THE TRAVELERS / PAPER BOAT SAILORS The Black Sheep - Montpellier (34) 21:00


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AGENDA CONCERTS

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05 JULIEN DORÉ Théâtres en Dracénie - Draguignan (83) 20:30 06 MONSIEUR POLI & MISTER STF Théâtre de la Semeuse - Nice (06) 20:30 06 GIÉDRÉ Théâtre Lino Ventura - Nice (06) 06 OEILROULETTE Médiathèque Noailles - Cannes (06) 06 Le Tour du Pays d’Aix : OMAR PERRY / KATCHINA / AUBA Complexe Culturel - SimianeCollongue (13) 06 A2H L’Affranchi - Marseille (13) 20:30 06 TRIEMBACH / HARMONIC GENERATOR Le Portail Coucou - Salon de Provence (13) 21:00 06 HEITING & SOUCASSE Roll’Studio - Marseille (13) 18:30 06 LE PEUPLE DE L’HERBE / LA CANAILLE L’Usine - Istres (13) 06 WINSTON FRANCIS Espace Julien - Marseille (13) 20:30 06 LES OGRES DE BARBACK Palais des Congrès - Montélimar (26) 06 GRUGRÜ / LAURENT MONTAGNE Le Sonambule - Gignac (34) 06 KANKA / WEEDING DUB Omega Live - Toulon (83) 21:00 06 THE KITCHIES / ONX Salle Félix Martin - St Raphaël (83) 21:00 06 CAMELIA JORDANA / OTTILIE B La Gare - Coustellet (84) 06 TAMBOUR BATTANT / NIVEAU ZERO / THE UNIK / PABLITO ZAGO Akwaba - Châteauneuf de Gadagne (84) 21:00 06 MARIANNE FAITHFULL Opéra Garnier - Monaco (98) 07 MARTY FRIEDMAN B Spot - Nice (06) 07 MARIANNE FAITHFULL Espace Culturel André Malraux - Six-Fours-Les-Plages (83) 20:30 09 MARC DUCRET TRIO Salon de Musique - Salon de Provence (13)


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AGENDA CONCERTS

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

10 THE BAR AT BUENA VISTA Zenith du Sud - Montpellier (34) 20:00 10 MARC DUCRET TRIO AJMI - Avignon (84) 20:30 11 VINCENT NICLO Le Silo - Marseille (13) 20:30 11 ONEFOOT / AMNESIAC QUARTET Le Cri du Port - Marseille (13) 20:30 11 VINCENT DELERM La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 11 LE RÉVEIL DES TROPIQUES The Black Sheep - Montpellier (34) 21:00 12 YURI BUENAVENTURA Anthéa - Antibes (06) 20:30 12 JANIS ET LES SLYBARTS Le Ketje - Nice (06) 12 DAVID LAFORE Chez Steph - Sécheras (07) 19:00 12 DELINQUANTE Les Hurle-Vents - St Jeure d’Andaure (07) 19:00 12 CHOUF O’Clodom’s - Rochessauve (07) 19:00 12 LUCIEN CHEENNE Café de la Fontaine - Boulieu-les-Annonay (07) 20:30 12 KELLYLEE EVANS & ERIC LEGNINI L’Affranchi - Marseille (13) 20:30 12 MATHIS HAUG DUO Forum des Jeunes et de la Culture - Berre l’Etang (13) 20:30 12 HILIGHT TRIBE Espace Julien - Marseille (13) 20:30 12 NOMAD MJC Prévert - Aix en Provence (13) 20:30 12 WASHINGTON DEAD CATS / MAC ABBÉ & LE ZOMBI ORCHESTRA L’Usine - Istres (13) 12 AUBA / BIONIC MAN SOUND Le Moulin - Marseille (13) 20:30 12 69DB/ MISO SOUP / DJ SPY _TZ La Cordonnerie - Romans (26) 20:30 12 FRANCKIE IV FINGERS / GOODBYE DIANA / DOTPAL Victoire 2 - Montpellier (34) 19:30 12 WHEN REASONS COLLAPSE / BRAIN FUEL The Black Sheep - Montpellier (34) 21:00 12 BEN MAZUÉ Espace Félix-Martin - Saint-Raphaël (83) 12 DES FOURMIS DANS LES MAINS / 6LEXIC Théâtre du Rocher - La Garde (83) 20:30 12 BEN MAZUÉ / MEDI Salle Félix Martin - St Raphaël (83) 12 LES MAUX DE ZOÉ / ADDITUP La Gare - Coustellet (84) 12 EZ3KIEL Salle de l’Étoile - Châteaurenard (84) 13 CHOUF L’Atelier du Pont de Mars - Mars (07) 19:00 13 GAËL HORELLOU 4TET / THE WEST LINES Cavajazz - Viviers (07) 21:00 13 HORLA La Feuille d’Ay - St Romain d’Ay (07) 20:30 13 DAVID LAFORE L’Auberge de Peaugres - Peaugres (07) 20:30 13 DELINQUANTE La Table d’Aurance - St Michel d’Aurance (07) 19:00 13 EMILE PARISIEN QUARTET Moulin à Jazz - Vitrolles (13)


Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

AGENDA CONCERTS

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13 DAIPIVO / CHOCOLATE JESUS Le Portail Coucou - Salon de Provence (13) 21:00 13 ELECTRIC LADY Roll’Studio - Marseille (13) 18:30 13 YANNICK NOAH Le Dôme - Marseille (13) 20:00 13 TAIWAN MC / HIGH KU / S.O.A.P / BLUNTSMAN / BAJA FREQUENCIA / MEZCAL Dock des Suds - Marseille (13) 23:00 13 NASSER L’Usine - Istres (13) 13 CHILL BUMP / DOCTOR FLAKE Salle des Fêtes - Venelles (13) 13 T.I.T.S./ LA SECTE DU FUTUR / THE SPACE PADLOCKS Mistral Palace - Valence (26) 13 POSITIVE ROOTS BAND / ROD TAYLOR & BOB WASA Le Sonambule - Gignac (34) 13 ETHIODA / SOAL FERDUSSON The Black Sheep - Montpellier (34) 21:00 13 GANG OF PEAWOLF / ALIFIB Théâtre Denis - Hyères (83) 13 ANA POPOVIC Salle Félix Martin - St Raphaël (83) 20:30 13 DAVID «»STEEL PULSE»» HINDS / WELDERS HI-FI / CONQUERING SOUND Akwaba - Châteauneuf de Gadagne (84) 21:00 14 DE PALMAS Le Dôme - Marseille (13) 17:30 15 ISAAC DELUSION / BOREAL WOOD Omega Live - Toulon (83) 20:00 16 LOUIS PETRUCCIANI QUARTET Salon de Musique - Salon de Provence (13) 17 AGNES JAOUI Anthéa - Antibes (06) 20:30 17 Matière Cinéma : LEVON VINCENT / ELIJAH Seconde Nature - Aix en Provence (13) 18 CALOGERO Palais Nikaia - Nice (06) 18 Matière Cinéma : MARTIN MESSIER / YRO & TRANSFORMA / URIEL BARTHELEMY & KAZUYUKI KISHINO / JACK DE MARSEILLE Seconde Nature - Aix en Provence (13)


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AGENDA CONCERTS

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

18 MINO / SWIFT GUAD / TIERS MONDE / OMERTA MUZIK / LACRAPS / SPOKA / ANONYVOX Le Moulin - Marseille (13) 20:30 18 TALISCO / MUHADIB Victoire 2 - Montpellier (34) 18 LA MAL COIFFÉE Le Sonambule - Gignac (34) 19 JEROME VINSON TRIO / CIE SO WHAT MJC Picaud – Cannes (06) 21:00 19 MARJOLAINE KARLIN Café du Midi - Annonay (07) 23:00 19 LES TIT’NASSELS Bar des Sportifs - Annonay (07) 21:00 19 DUOPOINTZERO Mafana Café - Annonay (07) 19:00 19 LILI CROS & THIERRY CHAZELLE Le Préau - Preaux (07) 19:00 19 BAPTISTE Le Bateau d’Emile - Annonay (07) 19:00 19 ARCHIMÈDE Le Moulin - Marseille (13) 20:30 19 EMILIE SIMON Théâtre de l’Olivier - Istres (13) 20:30 19 POUM TCHACK / HUGO KANT / FANTASTICUS / OXYPUT CIE Le Bois de l’Aune - Aix en Provence (13) 20:30 19 NANA MOUSKOURI Le Silo - Marseille (13) 20:30 19 BAPTISTE GIABICONI Espace Julien - Marseille (13) 20:30 19 CHEZ LE PALMIER / LIKES BERRY / ELODIE DU DETROIT Le Poste à Galène - Marseille (13) 21:00 19 MARTIN MEY / FRENCH 79 / GHOST OF CHRISTMAS Le Cabaret Aléatoire - Marseille (13) 21:00 19 EMILIE SIMON Théâtre de l’Olivier - Istres (13) 19 SOVIET SUPREM Les Passagers du Zinc - Avignon (84) 20 OUR DAY WILL COME / HATE IN FRONT / SUBVERSES MJC Picaud – Cannes (06) 21:00 20 MONOLOG La Zonmé - Nice (06) 20 NANA MOUSKOURI Casino du Palais de la Méditerranée - Nice (06) 20:30 20 THE NIGGLES Staccato - Nice (06) 21:00 20 LILI CROS & THIERRY CHAZELLE Liberté Café - Annonay (07) 23:00 20 ASKEHOUG Carafons - Annonay (07) 21:00 20 MARJOLAINE KARLIN Marie Café - Lapras (07) 20:30 20 BAPTISTE Bar de la Mairie - Annonay (07) 19:00 20 DUOPOINTZERO L’Auberge Buissonnière - Pailharès (07) 19:00 20 AZIZ SAHMAOUI L’Affranchi - Marseille (13) 20:30 20 CALOGERO Le Dôme - Marseille (13) 20 TROIS CHEVAUX DE FRONT Roll’Studio - Marseille (13) 18:30 20 ALDEBERT Le Silo - Marseille (13) 20:00 20 FLORE / LA FILLE La Cordonnerie - Romans (26) 20:30 21 NANA MOUSKOURI Théâtre Liberté - Toulon (83) 16:00


JANVIER 2015 06 LITTLE BRASS BAND Salon de Musique - Salon de Provence (13) 07 LOÏC LANTOINE & THE VERY BIG EXPERIMENTAL TOUBIFRI ORCHESTRA Cavajazz - Viviers (07) 18:30 09 LOÏC LANTOINE & THE VERY BIG EXPERIMENTAL TOUBIFRI ORCHESTRA Théâtre - Viviers (07) 21:00 10 LOIC LANTOINE Salle des Fêtes - Venelles (13) 20:30 11 LOÏC ANTOINE Le Fourmidiable - Veynes (05) 18:00 11 BRUNO RUDER AJMI - Avignon (84) 17:00 13 GAEL HORELLOU QUARTET Salon de Musique - Salon de Provence (13) 15 NOVOX SEPTET Le Comoedia - Miramas (13) 21:00 16 ANTOINE HERVE La Presqu’île - Annonay (07) 21:00 16 BERNARD LAVILLIERS Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 20:30 17 BERNARD LAVILLIERS Anthéa - Antibes (06) 20:30 17 ANTOINE HERVE Cavajazz - Viviers (07) 21:00 18 GUILLAUME SÉGURON AJMI - Avignon (84) 17:00 20 REMI PLOTON Salon de Musique - Salon de Provence (13) 21 - VOUS - La Presqu’île - Annonay (07) 18:30 22 ENRICO MACIAS Pasino - Aix en Provence (13) 20:30


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AGENDA CONCERTS

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22 JAZZ SOCIAL CLUB FEATURING GUILLAUME SÉGURON AJMI - Avignon (84) 20:30 23 MONOFOCUS CMCL - Gap (05) 20:30 23 KYO Le Silo - Marseille (13) 20:00 23 69 / RANK / EXTRAVAGUE Mistral Palace - Valence (26) 23 DIVINE K Carré Léon Gaumont - Sainte Maxime (83) 20:30 24 MONOFOCUS Le Fourmidiable - Veynes (05) 20:30 24 MONOFOCUS Cinéma Les Variétés - Veynes (05) 20:30 24 GASPARD ROYANT / SUPERETS / X-TV La Presqu’île - Annonay (07) 21:00 24 ANDRÉ MANOUKIAN La Cordonnerie - Romans (26) 20:30 25 JAY-JAY JOHANSON MJC Picaud – Cannes (06) 21:00 25 LAURENT DEHORS & MATTHEW BOURNE AJMI - Avignon (84) 17:00 26 LOUIS BERTIGNAC Le Silo - Marseille (13) 20:00 27 FREDERIC MONINO Salon de Musique - Salon de Provence (13) 28 JULIEN DORÉ Le Silo - Marseille (13) 20:00 29 CHRISTOPHE Théâtre la Colonne - Miramas (13) 20:30 29 ISAAC DELUSION Le Poste à Galène - Marseille (13) 20:00 29 LISA SIMONE La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 29 JULIEN DORE Palais des Congrès - Saint-Raphaël (83) 20:30 30 CHARLIER & SOURISSE Cavajazz - Viviers (07) 21:00 30 PARIS COMBO La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 30 MOUNTAIN MEN Théâtre du Rocher - La Garde (83) 20:30 31 FLAVIA COELHO La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 31 NINA ATTAL / ISAYA La Croisée des Arts - St Maximin (83) 20:30

+ DE CONCERTS

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+ DE CONCERTS

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FÉVRIER 2015 03 RAVEN Salon de Musique - Salon de Provence (13) 04 BLEU La Presqu’île - Annonay (07) 18:30 04 MARIANNE FAITHFULL Pasino - Aix en Provence (13) 20:30 05 TRIO BAROLO Théâtre - Privas (07) 19:30 05 DANY BRILLANT Le Silo - Marseille (13) 05 PATRICK BOYON Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 21:00 07 EN VRAC ET D’AILLEURS / LES P’TITS GARS LAIDS Les Arts d’Azur - Le Broc (06) 20:30 07 ANAÏS Maison du Peuple Gardanne (13) 20:30 07 MIOSSEC La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 08 CAFÉ ZIMMERMANN Théâtre la Colonne - Miramas (13) 17:00 10 PIERRE DE TREGOMAIN QUARTET Salon de Musique - Salon de Provence (13) 11 JULIETTE Z Théâtre Les Quinconces - Vals les Bains (07) 18:30 12 PATRICK FIORI Pasino - Aix en Provence (13) 20:30 12 KENDJI GIRAC Le Silo - Marseille (13) 13 PATRICK FIORI Pasino - Aix en Provence (13) 20:30 14 SOVIET SUPREM Omega Live - Toulon (83) 15 KATY PERRY Park And Suites Arena - Montpellier (34) 17 LILANANDA JAZZ QUINTET Salon de Musique - Salon de Provence (13) 19 MALIA Théâtre du Rocher - La Garde (83) 20:30


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20 MALIA Forum des Jeunes et de la Culture - Berre l’Etang (13) 20:30 20 ORANGE BLOSSOM Omega Live - Toulon (83) 21:00 21 TAL Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 20:30 27 SALVATORE ADAMO La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 28 DEPORTIVO / MEMENTO MORI L’Usine - Istres (13) 28 NEVCHÉ Maison du Peuple Gardanne (13) 20:30

MARS 2015 03 VIOLETTA Le Dôme - Marseille (13) 04 VIOLETTA Le Dôme - Marseille (13) 07 ARTHUR H Palais des Festivals - Cannes (06) 20:30 07 BROUSSAÏ Le Moulin - Marseille (13) 20:30 10 HUGUES AUFRAY Casino du Palais de la Méditerranée - Nice (06) 20:30 12 ENNIO MORRICONE Palais Nikaia - Nice (06) 20:00 12 ABLAYE CISSOKO & VOLKER GOETZE Théâtre du Rocher - La Garde (83) 20:30


14 MARIONÈLE Le Fourmidiable - Veynes (05) 20:30 14 FRÉDÉRIC FRANCOIS Acropolis - Nice (06) 20:30 14 PIERRE PERRET La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 15 FREDERIC FRANCOIS Le Dôme - Marseille (13) 20:30 16 MARIONÈLE Le Fourmidiable - Veynes (05) 18:00 18 FLORENT PAGNY Le Dôme - Marseille (13) 20:00 19 FLORENT PAGNY Zenith du Sud - Montpellier (34) 20 VÉRONIQUE SANSON Palais Nikaia - Nice (06) 20:30 20 BÉNABAR Le Dôme - Marseille (13) 20:00 20 MALTED MILK & TONI GREEN Omega Live - Toulon (83) 21 MARIE STONE Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 20:30 21 LIONEL RICHIE Sporting Monte-Carlo - Monaco (98) 20:30 26 DMITRY BAEVSKY TRIO Le Comoedia - Miramas (13) 21:00 27 KABBALAH Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 21:00 28 ENRICO MACIAS La Palestre - Le Cannet (06) 20:30 28 RICHARD GALLIANO Carré Léon Gaumont - Sainte Maxime (83) 20:30 31 CHRISTINE AND THE QUEENS Le Silo - Marseille (13) 20:00


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AVRIL 2015 01 ASA Le Moulin - Marseille (13) 20:30 02 JULIEN CLERC Le Dôme - Marseille (13) 20:00 03 SOPRANO Le Dôme - Marseille (13) 04 SHY’M Palais Nikaia - Nice (06) 20:00 05 SHY’M Le Dôme - Marseille (13) 18:00 08 FAUVE Palais Nikaia - Nice (06) 19:30 09 JEB PATTON TRIO Le Comoedia - Miramas (13) 21:00 10 MADBEN / ONIRIS Théâtre des Salins - Martigues (13) 22:00 10 ABLAYE CISSOKO & VOLKER GOETZE Forum des Jeunes et de la Culture - Berre l’Etang (13) 20:30 10 BIGA*RANX La Croisée des Arts - St Maximin (83) 20:30 12 CHANTAL GOYA La Palestre - Le Cannet (06) 15:00 15 MARCUS MILLER Le Silo - Marseille (13) 20:30 17 CAMÉLIA JORDANA Théâtre Liberté - Toulon (83) 20:30 18 JEANNE CHERHAL Les Arts d’Azur - Le Broc (05) 20:30 21 VINCENT NICLO Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 20:30 22 VINCENT NICLO Casino du Palais de la Méditerranée - Nice (06) 20:30 23 JACQUES DELJEHIER Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 21:00 25 NOLWENN LEROY Palais des Festivals - Cannes (06) 20:30 30 GRUPO COMPAY SEGUNDO Le Forum / Salle Gounod - Fréjus (83) 20:30


MAI 2015 01 BRIGITTE La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 02 KENDJI GIRAC Théâtre de Verdure - Nice (06) 20:30 07 SANSEVERINO / GALA SWING QUARTET La Croisée des Arts - St Maximin (83) 20:30 07 QUARTET PHILIPPE PETRUCCIANI & NATHALIE BLANC Théâtre Galli - Sanary-sur-Mer (83) 21:00 12 FLAVIA COELHO Théâtres en Dracénie - Draguignan (83) 20:30 15 EL FASSA Théâtre de Grasse - Grasse (06) 20:00 23 MESHELL NDEGEOCELLO Espace Julien - Marseille (13) 20:30 23 CHARLELIE COUTURE La Cigalière - Sérignan (34) 20:30 29 ERIK TRUFFAZ / MURCOF / ENKI BILAL Anthéa - Antibes (06) 20:30 29 MARK KNOPFLER Palais Nikaia - Nice (06) 20:00 29 ALAIN SOUCHON & LAURENT VOULZY Le Dôme - Marseille (13) 20:00 29 MUHADIB / LES CHATS D’OC / KLERVO FABULOUS SHEEP / HEART OF WOLVES La Cigalière - Sérignan (34) 19:00

JUIN 2015 04 FRERO DELAVEGA Théâtre de Verdure - Nice (06) 20:30 04 M. POKORA Le Dôme - Marseille (13) 20:30 05 M. POKORA Palais Nikaia - Nice (06) 20:30

JUILLET 2015 02 JOHNNY HALLYDAY Arènes Nîmes (30) 20:30 04 TEKNIKOLOR Les Arts d’Azur - Le Broc (06) 20:30 11 ENNIO MORRICONE Arènes Nîmes (30) 18 M.POKORA Arènes Nîmes (30) 20:30 23 FRANÇOIS VALÉRY Théâtre de Verdure - Nice (06) 21:00 28 JOHNNY HALLYDAY Sporting Monte-Carlo - Monaco (98) 22:30 29 JOHNNY HALLYDAY Sporting Monte-Carlo - Monaco (98) 22:30


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YELLE

« Nous ne faisons que ce que nous aimons. C’est notre seule règle. Au bout du compte, c’est ce qui définit Yelle: la spontanéité. » Un résumé qui veux tout dire pour le groupe qui a retourné l’électro-pop française il y à déjà 7 ans. Yelle et Grand Marnier reviennent avec un nouvel album (leur troisième) « Complètement Fou », produit par le grand Docteur Luke. « Complètement Fou » pourquoi ? En fait nous avons mis du temps à trouver le titre, beaucoup s’en foute, moi je trouve ça important un titre, cela raconte une histoire. Quand nous avons écrit le morceau «  Complètement Fou  » nous nous sommes rendu compte qu’il décrivait la construction de l’album, l’histoire de la rencontre avec Dr. Luke et tout ce qu’il y a autour de Yelle donc nous nous sommes arrêtés sur ce titre la. Justement parlez moi de la rencontre avec dr. Luke Il nous a d’abord découvert avec le remix de Katy Perry, et ensuite (nous ne l’avons appris que plus tard) il est venu à notre concert à Los Angeles en 2011. Il était dans les loges mais il a fait son timide et n’est pas venu nous voir (rire). Puis, alors que nous travaillions pour Ubisoft, on nous a dit que Docteur Luke voulait nous rencontrer. Nous ne savions pas du tout qui c’était, donc sur le coup nous n’y avons pas trop réfléchi mais nous avons quand même pris le contact. Et puis nous lui avons envoyé un mail, mais nous nous sommes dit «  on va quand regarder qui c’est» et là, nous nous sommes rendu compte qu’il a fait des mégas hits et

que c’est juste le plus grand producteur pop des Etats-Unis ! C’était vraiment étonnant ! Qu’est ce que cela vous a apporté ? Nous avons toujours fonctionné en vase clos avec Grand Marnier. Là, nous avons ouvert la composition à des gens extérieurs, et ça a été une super expérience qui a apporté pleins de choses aux morceaux  ! C’est une belle rencontre entre les Américains pour qui la mélodie est reine et nous qui avions vraiment à cœur de faire sonner les mots. Comment avez vous composé ? Soit nous partions de rien, soit à partir de gimmicks, de phrases que nous voulions utiliser comme «  dire qu’on va tous mourir, dire que toutes ces chaires vont pourrir  » c’est une phrase qui nous trottait dans la tête depuis longtemps. Mais beaucoup de morceaux ont été écrits à partir de la musique, nous écrivions les « tops lines » et après nous plaquions les mots sur la musique. Comment expliquez vous les longues périodes qui séparent vos disques ? Nous avons envie d’être fiers et contents des morceaux que nous faisons donc c’est


une période que nous ne bâclons jamais. Là, cela nous a pris un an et demie pour faire cet album, c’est important de prendre le temps de faire les choses et puis aussi parce que nous adorons tourner, tant que l’on nous demande, nous y allons ! Il y a vraiment une addiction à la scène, à l’adrénaline quelque chose de surpuissant, c’est vraiment difficile de s’arrêter ! Justement quand on passe autant de temps sur scène n’est ce pas dur de retourner à la composition ? Si ! Et puis il y a toujours la crainte de ce: « Est ce que je vais faire aussi bien ? Est ce que les gens seront toujours là ? Est ce qu’il ne m’auront pas oublié ?» Mais j’ai envie de chanter de nouvelles chansons, même si les thèmes restent les mêmes il y a quand même un truc d’âge qui fait que nous les

abordons de façon différente.Sur le premier album je disait « bite » où « bâtard » ce que je ne fais plus aujourd’hui, pourtant je livre des choses plus crues et plus intimes. Je pense que les textes sont plus personnels et plus proches de la réalité. Un mot pour conclure ? J’espère surtout que les gens vont prendre l’album comme il a été fait. De façon simple et surtout pas comme quelque chose calculée. Et qu’il verront que c’est arrivé comme ça un peu par magie, comme le résultat d’une rencontre folle entre Saint-Brieuc et Los Angeles ! ✏ Hugo Pascual Le 04/12 au Paloma - Nîmes (30) et le 27/02 au Rockstore - Montpellier (34) www.yelle.fr


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AQME

Aqme renaît toujours et encore de ses cendres et pour le coup, le nouvel album « Dévisager Dieu » est un retour aux sources. Pochette incroyable, son aux petits oignons, et Vincent a définitivement trouvé sa place, rencontre avec le plus sexy des chanteurs de métal. Petit bilan pour toi de cette expérience avec Aqme ? En quelques mots, du travail et beaucoup de plaisir, une super équipe et un bilan très positif. Beaucoup de complicité entre nous quatre sur scène, en répétition, en studio ou en promo. Le feeling a été très important dès le départ et ensuite la musique. La nouveauté bien sûr c’est Etienne qui est passé derrière puisqu’il a réalisé ce disque, qu’est – ce que ça donne Etienne en chef d’orchestre ? C’était génial, c’est un peu l’extension des répétitions, c’est un peu comme si tu travaillais avec ton meilleur pote, il n’y a eu aucune pression. On se connait par cœur et nous avons pu laisser libre court à nos idées. Etienne avec son expérience, a pu donner cette couleur à l’album. Nous savions à l’avance exactement ce que nous voulions et le résultat est là ! T’es tu investi dans la compo au niveau écriture des textes et des mélodies ? J’ai écrit l’ensemble des textes et 90% des mélodies du chant, les 10% restant c’était un peu tout le monde, histoire de finaliser certains passages pour être tous d’accord.

Nous avons tous apporté quelque chose, les riffs et la base ont été là à 80% et après, la finalisation s’est faite avec tout le monde. Tu donnes beaucoup de toi dans cet album, quand tu interprètes un morceau et que tu veux y faire passer de l’émotion. Comment te prépares-tu ? Déjà, je me prépare de la même manière avant de rentrer en studio ou sur scène. Il faut se mettre dans sa bulle et en même temps dans l’ambiance générale de groupe. Il faut être dedans aussi bien mentalement que physiquement, et ne pas prendre cette préparation à la légère. Il faut juste faire ce que tu aimes et partager cela avec tout le monde. Le studio a été un des meilleurs moments de ma vie, car nous avons vécu ensemble pendant 3 semaines, 24h/24, en banlieue de Rennes, dans un charmant endroit, isolé et calme sans aucune tentation donc cette expérience a été très studieuse et bon enfant. Il y a eu là encore un vrai travail d’équipe, énormément de motivation et beaucoup de complicité. Qui a réalisé cette incroyable pochette et pourquoi ce design ? Nous avons travaillé avec Stéphane Casier,


qui a réalisé l’ep de The Butcher’s Rodeo. Nous avions envie de retrouver le logo original d’Aqme, de parler de religion et de dualité. Lui, nous alors apporté des esquisses de la pochette, et là nous sommes tous tombés par terre. Dès le premier jet, c’était hallucinant car c’était exactement Aqme ! At(h)ome vous a toujours suivi en vous laissant une totale indépendance, comment se passe les relations de travail avec le label ? Nous avons la chance d’être à proximité du label, je répète tout prêt de leurs locaux, donc quand je peux passer faire une bise ou dire bonjour, je passe. Les gars du label sont souvent pas mal débordés mais ils se rendent assez disponible et ont de très bonnes idées. Lorsque, nous sommes arrivés en fin de contrat avec « Epithète, Dominion, Epitaphe  », nous leur avons dit «  alors les gars on continue ? », leur réponse a été « la question ne se pose même pas, bien sûr qu’on continue ! ». Partant de là, notre relation va au-delà de la confiance et nous avons beaucoup de chance de travailler avec eux et notre tourneur aussi Rage Tour, car il y a

une vraie symbiose entre tous les membres de ces différentes équipes. En dehors d’Aqme tu fais partie de Noswad et de The Butcher Rodeo, comment arrives-tu à gérer tout ça ? Je ne sais pas, je fais ce que j’aime tout simplement, après certains soirs je fais certaines concessions car sinon mon corps ne tiendrait pas. Maintenant, je sais dire non, même si je répète tous les soirs, certains soirs après je rentre direct chez moi pour me reposer. Il faut savoir s’écouter soi-même car depuis 2 ans, je n’arrête pas et j’avais tendance à ne plus écouter mon corps. Un mot au public pour la prochaine tournée ? Merci à tous ceux qui nous suivent sur la route, continuez à vous bouger et venez nous voir en concert ! ✏ Céline Dehédin & Jean- Pascal Roblin Le 06/12 au Local - Marseille (13) www.aqme.com


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Née en Lituanie en 1985 du temps de l’URSS, GiedRé Barauskaité vit en France depuis l’âge de sept ans. Ne vous fiez pas à ses airs de fille sage car derrière ce visage d’ange blond, se cache une plume au vitriol, qu’elle porte sans complaisance dans les plaies de notre société. Si ses mélodies ressemblent à de douces comptines, ses paroles évoquent des sujets plus grinçants les uns que les autres, tour à tour grivois, scatologiques ou morbides. Considérez-vous vos chansons comme trash ? Je ne vois pas trop en quoi elles sont trash. C’est la vérité qui est trash, mes chansons n’en sont que le reflet. Je n’ai pas du tout l’impression de faire quelque chose de subversif. C’est plus subversif de chanter des chansons d’amour dans un monde comme le nôtre. Ne jamais affronter les choses, toujours un peu détourner le regard et tout envelopper de métaphores, ça empêche une réflexion directe et immédiate. Pour pouvoir parler des choses, il faut déjà commencer par les voir comme elles sont. Ce n’est pas vraiment être pessimiste, c’est être réaliste. Pourquoi ce décalage entre des paroles très crues et des mélodies plutôt légères ? Musicalement, j’écoute des choses très différentes mais j’ai toujours beaucoup aimé les mélodies plutôt douces. Les gens sont très habitués à ce que la forme reflète le fond mais ce n’est pas forcément le cas. On a l’impression que pour exprimer une certaine violence, il faudrait forcément faire du death metal. Mais moi le death metal, ça me fait mal à la tête. Du coup, je n’en ai pas fait (rires).

Le fait d’être née en Union soviétique a-t-il eu une influence sur vos textes ? Oui, sans doute. Pour moi, c’était normal de faire la queue pendant quatre heures pour acheter du beurre. Et voir quand je suis arrivée en France à sept ans, que la vie n’était pas forcément comme ça, je pense qu’inconsciemment, ça a dû jouer. La liberté, c’est l’une des quêtes que je poursuis. Pour être libre, il faut lutter au quotidien et aussi en tant qu’artiste. Il faut toujours être fidèle à cette exigence parce qu’on a très tôt fait de s’autocensurer pour convenir à une bienpensance et ça, c’est très dangereux. Vous considérez-vous comme une artiste engagée ? Non. J’ai l’impression que me définir comme ça, ça reviendrait à dire que j’ai compris quelque chose que les autres n’ont pas compris et que du coup, j’essayerais de les rallier à ma cause. Mais je ne pense pas avoir compris beaucoup plus que les autres gens. Nous sommes tous dans la même merde (rires). Pourtant, il semble clair que votre objectif va bien au-delà de faire rire...

Photo : Clément Halborn

GIEDRÉ


Quelles sont vos limites ? Quand je n’ai plus de place sur ma feuille (rires). Plus sérieusement, ma limite, c’est la méchanceté. Dans la vie de tous les jours, êtes-vous

comme dans vos chansons ? Ça, c’est la question que l’on me pose tout le temps. C’est plutôt marrant que l’on me pose cette question à moi et jamais aux artistes qui chantent sur la tolérance et le partage alors qu’ils sont exilés fiscaux. Dans la vie, je suis plutôt discrète. Je suis pareille en moins bien. En moins maquillée, avec plus de cernes. C’est la version lowcost (rires). ✏ Mathieu Presseq Le 06/12 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06). www.giedre.fr

Photo : Quentin Curtat

Oui, c’est sûr. Pour moi, l’humour n’est pas un but, c’est plus un moyen. C’est une forme d’expression qui m’a toujours été très familière parce qu’elle permet une grande pudeur de la part de celui qui parle mais aussi de celui qui écoute. Les gens, je ne sais pas pourquoi ils rigolent. Peut-être parce qu’ils trouvent ça drôle mais peutêtre aussi parce que ça les gêne. Parfois, on rit même quand on est triste. Ce que j’aime bien c’est que le rire appartient à chacun. Moi, je n’ai que la conséquence physique. Je vois rire les gens mais je ne sais pas pourquoi. L’humour permet aussi de décomplexer et de désacraliser beaucoup de sujets.


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BEN MAZUÉ

Niçois de naissance et Parisien d’adoption, l’auteur-compositeur-interprète Ben Mazué vient de sortir son deuxième album intitulé « 33 ans ». En référence à son âge bien sûr mais surtout au temps qui passe, un thème qu’il aborde en fil rouge à travers une série de portraits fictifs. Un disque qui oscille entre chanson, slam et hip-hop, mélancolie et allégresse. Enregistré en partie à Nice, avec un certain Medi.

Comment en es-tu venu à travailler avec Medi ? Mon manager m’a dit que je devrais essayer de faire des chansons avec lui. Je connaissais un peu son travail avec Charlie Winston mais je ne voyais pas trop ce que ça pouvait donner avec moi. Mais je suis quand même allé le voir dans son studio. On a fait une chanson ensemble et je me suis dit  : «  c’est avec lui qu’il faut que je fasse l’album ». C’était très fluide, il a une manière de résoudre les problèmes de structure et d’équilibre de mes morceaux. Puis il a aussi travaillé les grooves. Même s’il est surtout batteur au départ, il joue extrêmement bien du piano, de la guitare et de la basse. Il a fait tous les instruments sur l’album.

Plusieurs chansons de ton album portent des noms d’âges. S’agit-il d’une même personne qui évolue au fil du temps ? Non, ce sont différentes personnes, à différents moments de leurs vies. Je suis parti sur l’idée de jalonner l’album de portraits de gens. Des gens qui doutent car je suis fasciné par ces gens-là. J’avais déjà parlé d’un « homme modeste » dans mon premier album. Je suis allé faire un concert avec Anne Sylvestre. Sa chanson «  Les gens qui doutent » m’a complètement tué et a été un peu un fil conducteur sur l’album. C’est une sorte de concept-album ? Tous les albums sont plus ou moins des concept-albums car quand tu crées un album, tu cherches toujours une cohérence donc un concept. Avec « 33 ans », c’était la première fois que j’avais l’idée et le temps de faire un vrai album. L’album précédent, je l’avais fait à la fin d’une tournée. Je venais de trouver une maison de disques donc il fallait que j’enregistre les morceaux que j’avais fait en tournée. Comme c’était mon premier album, c’était un « best of » de tous les meilleurs morceaux que j’avais pu faire depuis le début de ma vie.

Photo : Romain Osi

Ce nouvel album est-il un retour aux sources pour toi ? Je suis né à Nice. J’ai vécu à Biot jusqu’à mes dix ans puis je suis parti vivre à Paris, où j’ai commencé à faire de la musique. Donc je n’ai pas eu l’impression que c’était un retour aux sources car j’ai rencontré des gens que je ne connaissais pas, comme Medi.


De qui t’es-tu inspiré pour ces portraits ? Forcément, tu t’inspires toujours un peu de gens que tu connais. Je ne pouvais pas les nommer donc j’ai fait un peu un mix entre plusieurs personnes. J’ai inventé un peu quelqu’un. Mais j’y ai mis un peu de moimême aussi. J’essaye de faire en sorte que ma musique soit un peu une mise à nu. Ma théorie c’est que pour parvenir à faire dire aux gens le fond d’eux-mêmes, il faut commencer par soi. Cet album est-il mélancolique ? Oui mais pas uniquement. Les trois ans pendant lesquels j’ai écrit cet album, il m’est arrivé plein de choses, il y a eu beaucoup de relief dans ma vie. J’ai perdu un être cher, j’ai fait un enfant, tout ça en même temps. Donc j’étais partagé entre des humeurs très joyeuses, tournées vers la vie et l’espoir, comme sur la chanson dédiée à mon fils « Oui-oui », et la grande tristesse, la peine et le désespoir.

Un mot sur ta tournée ? Cet album raconte des histoires, on l’écoute comme une émission de radio. J’ai voulu retranscrire ça sur scène, avec un fil conducteur dans la narration. J’ai voulu proposer une configuration de spectacle adaptée  : sans micro, sans retour, pas en mode concert. Plutôt comme si j’étais chez toi avec un pote pianiste, ma guitare et que je te racontais des histoires. Et sur scène, je divague énormément, je m’invente des vies. Des grands succès, des interviews avec des journalistes réputés, des correspondances avec des gens décédés. ✏ Sarah Foudrier & Philippe Perret Le 12/12 à la Salle Félix Martin - Saint Raphaël (83) et le 13/12 à l’Espace Léonard de Vinci – Mandelieu (06). www.benmazue.com


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THE KITCHIES

Fortement imprégnés de culture anglo-saxonne, The Kitchies revendiquent haut et fort un style indie-rock aux teintes électro. Une musique énergique, pétillante et entraînante. Entretien avec Jonathan Lecoq, chanteur/guitariste de la formation. Comment le groupe s’est-il créé ? Au départ, nous jouions dans deux formations différentes. Nous nous connaissions par le biais d’amis en commun. On a accroché, et pendant une année nous avons tourné dans la région niçoise. C’était en 2009. A peine deux mois après notre rencontre, nous avons eu envie de partir à l’étranger pour essayer de construire quelque chose de solide. On a donc économisé pour s’offrir un voyage en Angleterre, à Brighton, en 2010. Nous y sommes restés pendant 6 mois. L’objectif était de vivre une expérience en dehors de nos repères, sans les proches, sans les amis, sans les lieux familiers… C’était important de repartir à zéro pour composer et essayer de se faire un nom dans une ville étrangère. Chose que l’on a réussie. Ca a été la plus belle expérience de notre vie. Nous avons écumé toutes les scènes ouvertes pour travailler nos morceaux et rencontrer les musiciens locaux. On a fait plein de rencontres et on a beaucoup évolué musicalement. Ca nous a fait énormément grandir, ça a changé notre perception de la musique. Lorsque nous sommes rentrés en France, nous avons sorti un premier EP « Time square », en 2012, composé principalement de morceaux que nous avions écrits en Angleterre. Ensuite, nous avons enchainé les concerts et tremplins. Et puis on a continué à composer,

en France cette fois, mais toujours avec cette vision anglaise. D’où vient le nom du groupe ? Quand nous nous sommes rencontrés en 2009, nous faisions un peu de funk. On se trouvait super kitsch, et on s’est dit qu’il fallait garder ce côté-là. Aujourd’hui, on fait de la pop, mais il y a toujours cette notion de kitsch dans notre musique, avec des petites touches funk ou soul. Et puis en Angleterre, nous sommes tombés sur le terme « kitchie’s » dans un vieux dictionnaire. Cela voulait dire « rayonnant » ; rayonnant dans l’état d’esprit, content, heureux. Ca nous correspondait bien. Si l’on devait attribuer des valeurs au groupe, quelles seraient-elles ? J.L. : Je dirais que l’on a un côté pop assumé avec une énergie rock sur scène. On est dansants, entêtants. On a la valeur de la scène. Nous sommes tous intermittents du spectacle, et on continue à jouer un peu partout pour vivre de notre passion : dans les pubs, mais aussi en solo ou en duo dans les mariages, dans des restaurants, etc. On en a conscience parce qu’une partie de notre public vient des concerts que l’on a don-


nés dans des pubs à Nice ou à Cannes. C’est un public que l’on a été cherché loin et qui nous suit. Nous en sommes très reconnaissants. Qu’est-ce que vous essayez de créer, de transmettre, au travers de votre musique et de vos textes ? Dans nos textes, nous utilisons beaucoup un rapport à l’image. On aime parler d’un objet en le déviant de sa principale caractéristique. Nous abordons beaucoup de thèmes généraux comme l’espoir, comme le fait de garder la force pour se battre dans la vie. Qu’importe les problèmes rencontrés, il y a forcément pire ailleurs. On peut se relever, il suffit d’un peu d’envie et de volonté. Notre musique porte toujours une réflexion, avec un côté sombre et un autre plus positif, avec les deux côtés du miroir en même temps.

Quels sont vos projets ? Nous allons entrer en résidence à la salle Félix Martin de Saint-Raphaël, début décembre. Celle-ci débouchera sur un concert le 6 décembre, à l’occasion des 10 ans de l’association Media Massive. Nous travaillons donc sur un nouveau live qui sera davantage pop et jungle, peut-être avec un côté un peu plus sombre. On va ensuite partir en studio à Milan pour enregistrer quelques titres. Nous sommes entrain de quitter notre statut de « groupe indépendant ». On passe à la vitesse supérieure… Affaire à suivre. ✏ Matthieu Bescond Le 06/12 à la salle Félix Martin – Saint Raphaël (83). www.thekitchies.com


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AKHENATON

Figure de proue du rap français, bourreau de travail comme il se défini lui-même, Akhenaton publiait en novembre dernier son 5ème album solo intitulé « Je suis en vie ». Déjà 3 morceaux extraits de l’album en rotation et autant de clips tournés, Chill, 46 ans, prouve qu’il a conservé sa ligne de conduite artistique, comme il nous le confiait « je suis dans mes textes tel que je suis dans la vie »

C’est un planning très serré ! Tout à fait. Et puis une fois que je dis oui, je me lance à fond dans les morceaux, même si j’ai connu des moments de doute où je pensais que je n’y arriverais pas et d’autres moments d’euphorie où tout s’enchaîne à merveille. Du moment où j’ai commencé à enregistrer les premiers morceaux, le processus de création s’est vraiment enclenché de manière plus importante. Et comme à mon habitude j’ai enregistré plus de morceaux que l’album n’en compte. Ça a été une expérience éprouvante mais j’en garde un très bon souvenir. Le plus long a été de réunir un nombre suffisant d’instrus de qualité à partir desquels j’allais pouvoir dévelop-

per mes idées de thèmes que je souhaitais aborder. En solo tu t’autorises beaucoup de choses (thème, featurings, choix artistique). Quand je suis en solo, j’assume seul mes choix, qu’ils soient artistiques ou de featurings, alors qu’avec IAM, il faut que chaque décision contente les cinq membres du groupe. Sur cet album j’ai eu le loisir d’inviter Veust, RED K, Cut Killer, Shurik’n. J’ai tellement aimé la performance de Meryem Saci sur « Hi Tech Love » que j’ai carrément coupé mon passage et conservé uniquement le sien. Le thème de la famille est très présent dans « Je suis en vie », c’est important à ce point pour toi ? C’est tout simplement central dans ma vie. Cela a même eu une incidence sur le titre de l’album. J’ai été très affecté de la perte de mon père et de mes grands-parents ces dernières années. Mais grâce à l’amour que j’ai reçu de la part de mes enfants et de mon épouse, et que je leur ai donné en retour, j’ai pu avancer. Je vais te dire une chose : je ne

Photo : Nicolas Guerin

Quand est-ce que tu as décidé de faire cet album ? En fait à la base cet album n’était pas du tout prévu, j’étais focalisé sur le travail de la tournée avec IAM. Puis Def Jam m’a proposé de sortir un album solo avant la fin de l’année et le seul créneau de disponible était novembre. J’ai accepté parce que j’ai vu cet album solo comme un challenge. J’ai démarré les premiers morceaux en avril 2014 et l’album était fini courant septembre.


me travestis pas dans mes textes ! Ce que je raconte dans mes chansons, c’est ce que je suis au quotidien. Tu dis «  les grands ne sont grands que parce que nous rampons à leurs pieds ». Cette phrase est extraite du titre « Même les anges  ». Ça vient de l’idée que nous pensons ne rien pouvoir changer quant à l’état du monde. On nous impose un système de fonctionnement que nous validons dans nos comportements de tous les jours, et c’est ça qui me gêne profondément. « Ils ne sont grands  » uniquement parce que nous acceptons ce qu’ils nous imposent. Pourquoi as-tu décidé de faire une pochette dans la continuité de celle d’ « Arts Martiens » ? Le concept de cet album est basé sur un ver de Miyamoto Musashi, un samouraï itinérant

à l’époque du Japon féodal, qui faisait des duels à mort pour asseoir sa renommée. Et un matin en se levant, il contemple la nature et il se dit « je suis vivant  ». Cette simple phrase m’a énormément touché, dans tout ce qu’elle sous-entend. Musashi a eu une vie où la mort était omni-présente, il a tué plus de 60 personnes, et il réalise soudain que l’essentiel de la vie réside dans quelque chose de simple. Quand on est artiste, nous pouvons nous égarer dans des modes de vie fastueux, en flattant son égo. Et suite à des leçons de vie difficiles, nous nous rendons compte que la vie est précieuse, avec sa famille ou d’autres bonheurs simples et accessibles. ✏ Rémi Cavaillès www.akh-official.com


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L’AFFRANCHI Structure marseillaise par excellence l’Affranchi permet depuis 1990 à des groupes de rap français de percer. Après quelques années à se déplacer d’une salle à l’autre, le temps des rénovations de ses locaux, l’Affranchi et son directeur Miloud Arab-Tani reviennent avec une nouvelle salle et des nouveaux projets plein la tête ! Quand l’Affranchi a t’il été mis en place ? L’association a été créée en 1990 mais il faudra attendre 1996 pour obtenir la construction du bâtiment. Depuis nous avons fait presque 500 concerts toujours tournés vers le hip hop jusqu’en 2011, où nous avons fermé pendant 2 ans et demie pour cause de travaux. Mais nous ne nous sommes pas arrêtés pour autant, nous avons poursuivi notre activité en louant presque tout ce qui été louable, Docks Des Sud, Le Moulin, Le posta Galène, etc. Quelle est votre activité principale ? C’est une partie concert bien évidemment, mais c’est aussi une grosse partie accueil, conseil, accompagnement. Avec des accueils en répétition dans des boxs que nous avons fait construire, plus tout un travail de médiation sociale avec tous les centres sociaux. Les artistes viennent d’eux même vers vous où bien est ce que vous les démarchez ? Tout dépend, soit ils nous connaissent et ils nous sollicitent, soit ils participent à un trem-

plin national organisé en partenariat avec plusieurs associations, où les finalistes de toute la France se retrouvent pour un final à l’Affranchi. repérons beaucoup de groupes Avec ce dispositif, nous et cela nous permet de leur proposer un accompagnement. De plus à partir de septembre, nous ouvrons une école de DJ sur le principe d’une année de formation pour tous les niveaux, chaque mercredi. Ce qui nous permet de brasser pas mal d’artistes. Jusqu’où accompagnez vous ces groupes ? Encore une fois cela dépend. Par exemple, pour le vainqueur du tremplin national de cette année, qui est marseillais, nous allons lui faire des séances photos, des répétitions, le faire enregistrer, organiser sa tournée, s’occuper de tous les contrats et fiches de paie… Mais nous n’allons pas jusqu’à la production, après c’est à lui de se prendre en main. Pour les autres en général, c’est beaucoup plus modeste, comme la mise à disposition des boxs de répétition ou alors de la résidence sur scène, ce qui permet aux groupes de répéter comme s’ils étaient en concert.


Avez vous une idée du nombre de groupes que vous avez accompagnés ? A raison d’une trentaine de groupes par an, on va dire en gros 400 mais c’est difficile de donner un chiffre. Qu’est ce que l’ouverture du lieux a changé pour vous ? Nous avons toujours eu un très bon son mais là c’est encore mieux  ! Pour ce qui concerne les boxs ça n’a rien à voir non plus, les groupes sont bien mieux accueillis. Cela nous a permis aussi d’ouvrir l’école de DJ et de créer les bureaux administratifs. Parce que pendant 15 ans nous avons bossé avec un seul bureau, maintenant nous en avons enfin 3 pour 5 !

Est ce que d’autres activités (à part l’aide aux artistes) vous tiennent à cœur ? Nous allons ouvrir un nouveau service un peu en marge des activités habituelles de l’Affranchi, plus d’intérêt général, qui a pour but la démocratisation de l’accès à la culture. Nous avons fait le constat que le public de la culture est toujours le même, qu’il y avait un gros problème quant à son accès, d’élargissement et de renouvellement du public. Nous allons mettre en place des relais avec les centres sociaux pour aller vers les gens, faire bouger les lignes dans tous les domaines de la culture. C’est aussi un clin d’œil qui montre que sous couvert d’une image très renfermée sur le rap français nous sommes aussi ouverts à tout type de culture. Un mot pour la fin ? Soyez attentifs à notre programme, comme je le dis souvent : nous ne somme pas un programme de plus nous sommes le programme de l’Affranchi. ✏ Hugo Pascual www.l-affranchi.com


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ALBUM DU MOIS

KATE MILLER-HEIDKE : O Vertigo ! (Cooking Vynil) JJJJJ

Quand il s’agit de décrire Kate MillerHeidke, les métaphores ne manquent pas et se doivent d’être grandioses, il

y a une maîtrise vocale parfaite couvrant 3 octaves, mais aussi un look et des clips soignés et le visage pur de l’innocence. Après un 1er album disque d’or et un second certifié disque de platine, l’Australienne revient aujourd’hui avec «O Vertigo !» un 4e album qui sortira le 26 janvier prochain et financé grâce au «CrowdFounding» (3 jours seulement pour réunir les fonds nécessaires à l’enregistrement auprès des fans) ! 12 titres parmi lesquels « Share your air » en duo avec «Passenger» et «Offer it up», sûrement l’un des plus beaux morceaux de l’album. En concert à Londres ou à l’opéra à New-York, les salles sont pleines et le public conquit. À écouter sans aucune modération! ✏ Jérémy Jollet-Rodenas

PINK FLOYD : The Endless River (Parlophone) J J J J J 20 ans après le dernier album de Pink Floyd, «The Division Bell», tout pouvait s’espérer, surtout avec une intro à la Harold Budd, mais ce qui s’ensuit est digne d’un groupe de reprises de Dire Straits et Enya qui tenterait de refaire «Shine On You Crazy Diamond» sans paroles ni inspiration mais avec une mollesse et une prévisibilité sans égales. Somme toute, un «Momentary Lapse Of Reason» instrumental. En nettement pire. Car à la question obligatoire que l’on se pose dès le 3ème morceau: «Ça commence quand ?», il faut le dire: «Ça ne commencera jamais !» David Gilmour ne chante que sur le 18ème, épilogue de cet interminable chant du cygne instrumental qui nous confirme que pas seulement Rick Wright, mais tout Pink Floyd sont malheureusement bel et bien morts. Depuis longtemps. ✏ Christopher Mathieu


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TOTAL REGGAE : One Drop (VP Records)

YELLE : Complètement fou (Because)

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Le rythme One Drop c’est la base et le secret du reggae et de sa syncope : premier temps non joué puis grosse caisse, caisse claire puis grosse caisse à nouveau. Essayez : 1 on inspire, 2 boum, 3 TCHAK, 4 boum, ça colle sur tous les titres reggae  ! VP Records c’est une véritable corne d’abondance de la production reggae, alors quand ils sortent une compilation sur ce qu’on fait aujourd’hui du rythme historique, c’est un délice du début à la fin.  Je ne peux commencer à citer des noms car il y a tous les artistes qui comptent dans la mouvance new roots et chacun découvrira ses perles. On y décline aussi la richesse du chant jamaïcain d’aujourd’hui et la capacité des singjays à phraser et à rythmer avec une créativité que peu de gens connaissent, une manière de décrédibiliser nombre de clichés sur le reggae. ✏ Emmanuel Truchet

On avait laissé Yelle sur son « Safari Disco Club », galette électropop déjantée sortie en 2011. Les années passent mais Julie Budet et Jean-François Perrier, les deux protagonistes du groupe, n’ont rien perdu de leur goût pour les mélodies acidulées et les gimmicks désinvoltes. « Complètement Fou », leur dernier projet, poursuit dans cette même veine légère et pétillante. Cette fois l’album bénéficie de la patte de Dr. Luke, producteur (entre autres) de Britney Spears ou Katy Perry. On peut se délecter ou honnir cette pop un peu facile et ces paroles tantôt naïves ou grivoises, mais une chose est sûre, Yelle, insensible aux effets de mode, a le mérite de surprendre à chaque production. ✏ Pierre-Olivier Burdin

THE LILIX & DIDI ROCK BAND : Autre chose à faire le soir (Autoproduction) JJJJ J Non, chers lecteurs parents de jeunes enfants, vos gamins, ne sont pas condamnés à écouter de la musique prémâchée façon McDo! Lilix et Didi nous le prouve bien avec leur power trio. Elles ont toutes les deux 12 ans, elles jouent alternativement la batterie et la basse et elles chantent en français. Elles composent même trois des dix titres. Les autres sont des reprises allant de Souchon à Pink Floyd en passant par Beethoven et un «Life By The drop» popularisé par Steve Ray Vaughan. Elles sont accompagnées par un «grand», le guitariste Lionel Ris, celui des Mooonshiners. La pochette est de Margerin et Didier Wampas, himself, vient faire un titre, c’est dire ! Bravo les filles ! Vous confirmez avec cette petite galette plus que sympathique l’adage de Neil Young: «Rock’n’roll Will Never Die». ✏ Jacques Lerognon


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AQME : Dévisager Dieu (Athome) JJJJJ

ARETHA FRANKLIN : Aretha Franklin Sings The Great Diva Classics (RCA) J J J J J

Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute du nouvel album d’Aqme « Dévisager dieu  », c’est la voix de Vincent, posée, tour à tour elle se veut suave et lyrique, puis vient ce déchainement de hurlements contrôlés comme pour vomir sa haine au monde entier. Le son impeccable, ni trop loin, ni trop près, l’énergie brûlante d’Aqme et un graphisme de pochette à en faire pâlir de jalousie un Michel Ange ou un Léonard de Vinci. Non, vraiment, il n’y a rien à jeter dans ce nouvel opus d’Aqme, tout y est parfait. Dès le premier titre « Avant le jour », on sent tout le travail et le professionnalisme apporté à l’élaboration de ce petit bijou musical. Les paroles profondes et mélancoliques sont dans la lignée de « Sombres efforts » et on retrouve la verve et l’énergie des débuts de « Polaroïds et pornographie  », Aqme tel le phœnix renait encore et toujours. Un album culte et absolument parfait ! ✏ Céline Dehédin

Tout est dans le titre. De ce point de vue, l’album tient ses promesses. Pour le reste, ce disque nous rappelle amèrement qu’il est bien loin le temps de « Lady Soul  ». Ses reprises de succès d’hier et d’aujourd’hui, d’Etta James et Chaka Khan à Adele et Alicia Keys, n’apportent rien aux originaux. Pire, elles ressemblent souvent à des versions karaoké de luxe (une exception : sa relecture jazz du « Nothing Compares 2 U » de Prince). La production est tape-à-l’oeil à souhait, malgré l’assistance de producteurs comme Babyface. Aretha, elle, se complait dans cette irritante manie de surchanter... et a même recours à l’Auto-Tune ! La « Reine de la soul » mérite bien mieux que ce genre d’albums middle-of-the-road ringards, au clinquant très Las Vegas. Qu’elle prenne donc exemple sur Bettye LaVette ou Mavis Staples. ✏ Mathieu Presseq

THÉOPHILUS LONDON : Vibes (Warner Bros. Records) J J J J J Malgré tous ses dehors blingbling et son orgueil démesuré, le patron mégalo de GOOD Music, Kanye West a vu juste en s’intéressant au nouveau projet du jeune prodige originaire de Trinidad Théophilus London. En effet le jeune rappeur newyorkais publie « Vibes », un disque aux influences multiples allant de la soul anglaise façon Omar dans le sublime « Water Me », à la synthpop de « Neu Law », en passant par le hip-hop alternatif de « Can’t Stop », le new jack swing façon Boyz II Men de « Figure It Out », l’électro french touch de « Tribes » et la pop’n’B expérimentale façon Prince de « Heartbreaker » ou « Need Somebody ». L’artiste affirme avoir passé deux années à réaliser ce second disque, un long chemin parsemé de tâtonnements et de questionnements, mais récompensé au final par un son classieux plus abouti et prometteur. ✏ Nicolas Hillali


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STATUS QUO : Aq uost ic Stripped Bare (Rhino/Warner) J J J J J

CABADZI : Des Angles Et Des Épines

Le Quo comme vous ne l’avez jamais entendu après 50 ans de musique et de scènes, les rois anglais du boggie nous font un album… Acoustique ! 23 de leurs tubes revisités, sans leurs Telecaster, juste avec des Martin 6 ou 12 cordes, un ukulélé, de l’harmonica, une basse et une batterie. De «Picturesque Matchstickable Messages» à «Rock ‘Til you Drop», c’est surtout les trente première années qui sont représentées. Malgré les violons superfétatoires, Francis Rossi et Rick Parfitt nous offrent un joli moment nostalgique et vrai bain de jouvence, très folk, presque country. Vous pourriez le faire écouter à votre grand-mère sans craindre d’être déshérité. On surprendra à claquer des doigts et à se dire que l’adage de Keith Richards «Si tu n’arrives pas à te débrouiller avec une guitare acoustique, tu n’auras pas le toucher à l’électrique» s’avère juste une fois de plus. Rockons donc all over the wold ! ✏ Jacques Lerognon

Influencé à la fois par le hip hop dit «conscient», le slam et la chanson française, Cabadzi nous livrent 45 minutes intenses de constats sociaux, difficultés du quotidien, philosophie personnelle, émotionnel exacerbé, expériences de la rue et univers carcéral. Des observations à peine moins nihilistes que celles d’Arnaud Michniak et parfois aussi théâtrales que celles de Stromae qui font sonner même les moments les plus heureux des textes comme la clameur d’une éternelle plainte. Une guitare électrique vient parfois renforcer la dureté des propos ou, au contraire, une formation de cuivres et une mandoline aux intonations hispaniques viennent adoucir le tout. Varié, intéressant, mais visiblement à but thérapeutique pour Cabadzi. La vie est trop dure pour avoir la pêche. ✏ Christopher Mathieu

(Autoproduction) J J J J J

LA FÉLINE : Adieu l’enfance (Kwaidan Records) J J J J J J’ai découvert La Féline lors du Printemps de Bourges 2014, comme un savant cocktail de Zazie, d’underground et de cette « longue brune aux cheveux bruns », coupe au carré, look plutôt bcbg présente sur scène avec sa guitare. Après un maxi et trois EP, La Féline, classée comme groupe indie pop français nous propose son premier album composé de onze chansons françaises. Pas de textes racoleurs, seulement de la poésie offerte, associée à belles mélodies musicales. « Adieu l’enfance » sonne comme une étape initiatique de l’adolescente à la vie de femme. Un petit coup de cœur pour « Moderne », certes pas la chanson la plus commerciale, mais qui vous prend aux tripes. Un bel album homogène, nul doute qu’il est le premier d’une longue série. Un essai transformé pour la fille de Tarbes. ✏ Jean-Luc Thibault


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ZENZILE : Berlin (Yotanka Productions) JJJ JJ

BOUNCE TRIO : Small Steams... Big Rivers (Bartok Records 004/Absilone Digital) JJJ JJ

Après avoir pondu une perle d’électro dub avec « Electric Soul » en 2012, Zenzile nous revient avec un album pour la première fois totalement instrumental, bande son des temps modernes inspirée par le film de 1927 de Walther Ruttman, «Berlin, la Symphonie d’une Grande Ville». Comme d’autres avant lui (Bowie, Iggy Pop, Lou Reed...), le groupe a puisé dans la capitale allemande une nouvelle inspiration. On savait le panel d’influences des Angevins très vaste et ici, c’est le dub qui cède la place au rock progressif. On reconnaît pourtant ce son, cette identité forte qui, entre rythmes brutaux, envolées de flûte, basse, guitare et saxo convoqués pour l’occasion, se mêlent à des sonorités proches de celle des Floyd... «Berlin» est un superbe album qui se suffit à lui-même et qui ravira sans peine les amateurs de musique libre et sans frontières... ✏ Fanny Sananes

Projet du pianiste et organiste Matthieu Marthouret, Bounce Trio, sort un album jazz pur jus. Accompagné de l’excellent saxophoniste Toine Thys et du batteur hors pair Gautier Garrigue, le leader a choisi d’interpréter sur cet album un mélange de ses compositions originales de lui-même ou de Toine, et de reprises majoritairement pop réinterprétées à la façon des standards de jazz. Enregistré en deux jours dans les conditions « live », les trois musiciens jouant ensemble dans la même pièce, on ressent à l’écoute cette spontanéité et ce plaisir que peuvent avoir les musiciens à créer la musique ensemble, à l’opposé des enregistrements modernes, certes d’une qualité de son irréprochable, mais un peu aseptisés, les musiciens jouant chacun de leurs côtés, les morceaux étant « montés » après coup. ✏ Matthieu Leger

MC MANNUS BBB : Mother Road (Autoproduction) J J J J J Très productif, Mac Mannus BBB, sort dans la foulée de « Call me Back », « Mother Road ». Ca groove dans la lignée du précédent opus, de belles découvertes sur ce deuxième album comme le très irish « Crazy celtic boogie », ou encore l’excellente intro « Don’t cry, baby don’t cry », morceau dans lequel on retrouve toute l’énergie du blues noir américain. Les jeux de guitare et les claviers sont entraînants à souhait. « I’m so lazy », tendance slow, se veut lascif et très sensuel, toujours bien sûr mené par la voix magnifique de Paul. « Got a date with the mother road », aux notes d’harmonica swing, sur une batterie aérienne à la douceur des balais. « Gimme a chance », est un retour aux fondamentaux du boogie et du blues avec ses notes de piano parsemées de ci, de là. La basse quant à elle sait se faire discrète ou plus appuyée, suivant que les chansons de l’album sont énergiques ou plus douces. Un très bon album que je vous recommande chaudement ! ✏ Céline Dehédin


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SUPER POP CORN : Planète X - Saison 1 (Tipping Music) J J J J J

TIWONY : Roots Rebel (7seals Records)

Un dandy à lunettes, un cyber curé, un son pop façon 80’s et voilà Super Pop Corn. C’est audacieux c’est diffèrent, mais ça fonctionne ! «Planète X (Saison 1)» nous propulse dans l’univers du duo français. Les six morceaux s’enchaînent et endossent les traits d’une histoire avec pour intrigue principale l’invasion des «Sparx». Au menu entre autres, une reprise électro-pop d’  «  Antisocial» de Trust, «Des jeunes gens modernes» avec Lisa Wisznia d’  «Eléphant» et un clip haut en couleurs, ou encore «Tout casser» où il est clairement impossible de ne pas fredonner le refrain dès la première écoute. Les titres se veulent dansant et les notes «s’imbriquent comme des mathématiques sur les bandes magnétiques». Sans aucun doute l’un des groupes les plus prometteurs de la scène française actuelle ! ✏ Jérémy Jollet-Rodenas

Issu de la plus basique expression reggae, le Sound System, Tiwony fait depuis 20 ans une belle carrière. Il est pour moi devenu l’ambassadeur le plus émérite de l’identité antillaise dans la culture reggae. Offrant une crédibilité culturelle au reggae de France, c’est aussi grâce à leur authenticité et leur abnégation sur la durée que les singjays antillais occupent la scène française depuis plus de 30 ans. Il faut savoir qu’ils ont sorti leurs platines au cœur des cités avant les rappeurs. Tiwony engagé, enragé, solidaire, africain, appliqué et ouvert a enchainé les tournées jusqu’en Afrique et sorti des dizaines de titres et de featurings. Cet album marque un retour à une énergie et une musicalité plus roots mais Tiwony et son flow créole percutant sont à la hauteur de cet ampleur nouvelle qu’il a donné à son travail. Une authentique réussite. ✏ Emmanuel Truchet

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MLADA FRONTA : Polygon (Artoffact Records) J J J J J Actif depuis 20 années pendant lesquelles cet artiste régional a réussi à s’exporter par-delà nos frontières, c’est surtout depuis quelques années que Mlada Fronta met les bouchées doubles, enchaînant rééditions et compilations rétrospectives. Suite à sa performance raz-de-marée à la MJC Picaud de Cannes à l’occasion de l’Industrial Festival l’hiver dernier, le nouvel album était attendu et le voici enfin ! Comme prévu, «Polygon» (en référence aux multiples facettes qu’il contient) se dévoile riche en influences industrielles / EBM avec un soupçon d’électro actuelle (progrès technologique oblige). Les plus jeunes y entendront The Hacker, Digitalism ou Arnaud Rebotini tandis que les plus anciens y retrouveront surtout Frontline Assembly ou Haujobb. Solide et massif. ✏ Christopher Mathieu


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OMARA PORTUONDO : Magia Negra – New Beginning

LIONEL GROB : Mappemonde

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cords) J J J J J

(World Village/Harmonia Mundi) J J J J J

À tout juste 84 ans, cette grande dame du jazz et de la culture cubaine semble détenir le secret de la longévité. De retour en studio pour cette nouvelle mouture de » Magia Negra - The Beginning », gravé la première fois en 1958, «la novia del filin» retrouve l’équipe du pianiste Chucho Valdes avec laquelle elle enregistrait en 2011 « Omara & Chucho ». Inspirée bien sûr du son cubain (ou rumba) et autres boléros,  mais aussi du swing grandiose et classieux des divas américaines Ella Fitzgerald ou Sarah Vaughan, Omara Portuondo ne cesse de se renouveler, invitant par exemple la star du reggaeton El Micha et se produisant sur scène accompagné de son compatriote, le pianiste génial Roberto Fonseca ! ✏ Nicolas Hillali

L’Alsacien Lionel Grob nous présente son deuxième album « Mappemonde » composé de 13 chansons françaises, portées par une musique pop, rock ou folk. « Lettre à un pochtron », ballade émouvante, nous glisse dans les pas de Renaud et donne des indications sur ses influences (même si c’est l’avantdernier morceau). Romantisme, colère sur le monde actuel, dérision sont les piliers de cet opus. Avec des textes parfois doux, parfois décapants, la voix posée nous enveloppe au son de l’accordéon, du saxophone... Une belle réussite et un artiste à découvrir, d’autant que chanter en français n’est pas la voie la plus facile. ✏ Jean-Luc Thibault

PAOLO FRESU QUNITET : Jazzy Christmas (Tŭk Music/Bonsaï Music) J J J J J Les fêtes approchent avec les récurrentes angoisses de cadeaux à trouver qui feront plaisir. Cette année, Paolo Fresu va vous aider à combler vos amis amateurs de jazz, il vient de publier un nouvel album sur son label Tŭk Music consacré à des reprises de chant de noël. On y trouve le classique «White Christmas» d’Irvin Berlin ou «Have Yourself A Merry Little Christmas» popularisé par Frank Sinatra mais aussi une vieille chanson sarde ou des traditionnels tous revisités par le quintet de Paolo Fresu qui s’est adjoint la participation de Daniele di Bonaventura au bandonéon. Fresu joue de son buggle et de sa trompette à nu, sans effet électronique comme pour mieux rendre une ferveur que l’on veut croire musicale. Enregistré en décembre et en live, nul doute qu’on l’appréciera aussi en été. ✏ Jacques Lerognon


Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

CHRONIQUES

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MISIA : Delikatessen cafe Concierto

LISA SIMONE : All Is Well (Laborie Jazz)

(Verycords / Warner Music France) J J J J J

JJJJ J

Diva anticonformiste du Fado, la chanteuse portugaise Susana Maria Alfonso de Aguiar ou Misia, nous livre son dernier opus intitulé « Delikatessen Cafe Concierto  ». La tracklist capte d’emblée notre attention avec des guests aussi prestigieuses que surprenantes, la rockstar Iggy Pop par exemple intervient avec une profondeur insoupçonnée dans une reprise touchante de «  La Chanson d’Hélène » et la brésilienne Adriana Calcanhotto partage le sublime texte du délicat « Que Sera ». Boléros, tangos, chansons espagnoles, françaises et portugaises… Misia joue avec les mots, les styles et les époques, réinterprétant des thèmes qu’elle qualifie de « kitsch et cinématographiques  », fonctionnant comme les plats « d’un repas magique et chaotique ». ✏ Nicolas Hillali

Lisa est la fille de Nina et si, «All is Well» est son premier album, elle est n’est pas, loin de là, une débutante. Cela fait plus de 30 ans qu’elle est dans le monde de la musique, du gospel aux petits clubs de L.A. et même à Broadway dans «Jésus-Christ Superstar» ! C’est fort de cette expérience qu’elle peut, à cinquante ans passés, signer de son prénom un album brillant et accompli. Un quartet, voix, guitare, basse, batterie. Elle écrit les textes sur les compos du guitariste sénégalais Hervé Samb mais s’offre aussi cinq reprises dont une de sa mère, une de Leonard Cohen et un standard Prevert/Cosma qui clôt le CD. Et la magie opère dès les premières mesures, superbe voix posée, chaude qui fusionne parfaitement avec les accords, les entrelacs de guitare. Un nom, un prénom, une chanteuse, une voix! ✏ Jacques Lerognon

THE AMSTERDAM REDLIGHT DISTRICT : Gone for a while (Redlight records) JJJJ J Retenez bien ce nom “The amsterdam redlight district”. Ce quartet rock vient de sortir son nouvel album “Gone for a while” et leur son n’a rien à envier à des groupes comme Green Day ou Sum 41. Energique, musicalement prometteur, le groupe n’en ai pas à son premier opus. Il avait sorti, un premier album « Dear diary »en 2010 et un EP en 2011. Côté scène, il tourne partout Angleterre, Espagne, Allemagne, France car The amsterdam redlight district est avant tout un groupe de live ! Dès « Time Flies » c’est la méchante claque, entre punk et rock, déluges de riffs, section rythmique impeccable, la voix d’Elio oscille entre mélodie et cris sauvages. Enervés, les quatre garçons n’ont pas fini de vous impressionner avec leur pop rock ravageur tout comme leur physique d’ailleurs… Seul interrogation, drôle d’idée d’avoir fait un shooting photo dans un hangar d’avion, bon pourquoi pas ? ✏ Céline Dehédin


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CHRONIQUES

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

MORRISSEY : Vauxhall and I

PIGEON JOHN : All the roads

(Parlophone) J J J J J

(Discograph) J J J J J

Il y a vingt ans sortait « Vauxhall and I » certainement un des albums les plus brillants de Morrissey et en tout cas l’un des plus marquants de sa carrière. Face à l’incompréhension dont il souffrait depuis qu’il était en solo, le dandy avait alors répliqué par un album superbe, aux arrangements recherchés. Le disque s’était hissé à la première place des charts au Royaume-Uni, classé dans le top 20 américain et avait marqué le retour en grâce de celui qu’on n’imaginait pas poursuivre une carrière sans les Smiths. Agrémenté d’un concert inédit enregistré au Théâtre Royan de Drury l’année suivante, voici l’occasion de (re) découvrir l’un des meilleurs disques de cette époque, qui n’a d’ailleurs pas vieilli et semble démontrer un peu plus avec le recul que le talent de Morrissey est intemporel. ✏ Jean-Paul Boyer

Pigeon John est parti du creuset hip hop que représentent les quartiers chauds de L.A. comme South Central. Pour s’y faire remarquer il faut beaucoup de conviction, de talent et d’inventivité : toutes les qualités qu’on peut attribuer à Pigeon John. Aujourd’hui sa musique est un amas d’influences disparates qu’il manie avec une intelligence étonnante et réellement originale : des sons new wave 80’s, des rythmes entre electro funk,pop ou rock, des voix chantées puis scandées, rappelant Elvis Costello ou Robert Palmer puis Eminem le titre d’après. « All the Roads » qui raconte la période de sa vie où il s’est rangé en bon père de famille est un ovni qui l’éloigne de la banalité dans laquelle sa vie était, d’après lui, tombée. Si surprenant, éclectique et réussi, je ne sais à qui cet album peut plaire mais on ne peut imaginer qu’il laisse indifférent ! ✏ Emmanuel Truchet

MARIAN BADOÏ TRIO : Bunica (Lamastrock) J J J J J A 26 ans, l’accordéoniste Marian Badoï nous surprend avec son album «Bunica» sorti le 22 septembre, aux influences et mélanges jazz manouche et musique Rom. Accompagné d’Olivier Kikteff à la guitare et Tanguy Blum à la contrebasse, ce trio nous propose des arrangements sophistiqués ainsi qu’une grande qualité d’interprétation. D’origine Roumaine, il fait partie d’une grande famille de musiciens (Son grand-père était un violoniste virtuose et son père accordéoniste de talent). Sa musicalité exceptionnelle, son habileté, son inspiration et son talent nous offrent un album coloré d’une musique ancestrale aux sensations pures entre joies et déchirures. Il nous entraîne grâce a son enthousiasme et ses talents d’improvisateur vers un univers riche et intense en émotions. ✏ Aurélie Kula


Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

MAC ABBÉ ET LE ZOMBI ORCHESTRA : MAZO (Carotte Production)

CHRONIQUES

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BENSÉ : Le printemps (Parlophone) JJJJ J

JJJJJ Entrez braves gens, entrez ! Bienvenue dans l’univers cauchemardesque de Mac Abbé et du Zombi Orchestra. Second degré à mort, ce disque/livre est bourré de textes humoristiques décalés et décadents, plein de swing. Côté livre, un vrai petit chef d’œuvre qui présente le groupe, tous morts bien sûr mais surtout morts de rires. Hyper interactif, Mac Abbé a tout compris ! Côté musique, c’est tout hyper festif, et entraînant, aux textes cinglants, sans fausse pudeur comme sur «  Debout les morts  » ou «  Le gosse est moche  ». Dans la même lignée que les Ogres de Barback, leur nouvelle œuvre est un chef d’œuvre de packaging, original, loufoque et complètement en symbiose avec leur musique. ✏ Céline Dehédin

Son nom ne vous dit peut être pas grand-chose mais la chanson phare « Portrait chinois » de son nouvel album «  Le printemps  », vous l’avez forcément entendu cet été en boucle sur les radios. Bensé possède un univers coloré et positif, ou comment prendre la vie sous son meilleur aspect. Des mélodies pop/ folk, pleines de douceur comme sur les titres « La dernière fois » ou « Quelle année », jouant avec le doublage des voix. Sa voix parlons-en justement, agréable à l’écoute apporte l’équilibre à cet album. « En voyage », donne envie de prendre son sac à dos et partir avec Bensé sur les routes du monde. L’amour est également présent sur le disque à travers « Ma persane » ou «  Mes baisers  ». En résumé, un album qui fleure bon la positive attitude, en cette rentrée 2014. Un artiste qui redonne ces lettres de noblesse à la chanson française. ✏ Céline Dehédin

DVD > MIDNIGHT OIL : Black Rain Falls (Sony Music) J J J J J Après la catastrophe pétrolière de l’Exxon Valdez en Alaska, le groupe australien Midnight Oil a décidé de faire une « action de guérilla musicale urbaine », en jouant à l’arrière d’un bus au milieu de Manhattan. Ce fut un moyen pour le groupe, qui a toujours écrit des chansons engagées, de faire passer un message important à leurs yeux. En chantant 5 de leurs chansons phares : « Dreamworld », « Blue sky mine », « River runs red »,  « Progress », et « Sometimes », et une reprise de « Instant Karma » de John Lennon, les 5 membres du groupe ont voulu provoquer la réflexion des citoyens sur la façon dont ils vivent. Ce DVD nous relaye le concert de ce 30 Mai 1990, en noir et blanc, ponctué par des images, en couleurs, du littoral de l’Alaska souillé par les marres de pétrole. Le sujet de la préservation de l’environnement et de la pollution est encore d’actualité, et cette belle performance nous le rappelle, sur un fond de rock and roll. ✏ Sarah Foudrier


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CHRONIQUES SUD-EST

Nouvelle Vague

IMHOTEP : Kheper Dub (autoproduction)

JAH TOOL : Bor n n Raise d + Psa umes

JJJ JJ

(Autoproduction) J J J J J

Dans l’Egypte ancienne, Imhotep fut l’architecte du complexe funéraire de Saqqarah et également médecin. De nos jours il est le concepteur musical d’IAM depuis leurs débuts il y a 25 ans. Aîné du groupe (54 ans), Tonton Imhotep a eu une carrière de beatmaker et compositeur en parallèle d’IAM qui a démarré avec la sortie du classique « Chronique de Mars » en 1998. Deux ans après la sortie de son 4ème album solo «  Kheper  », il publie aujourd’hui une version dub de cet album, genre que Imhotep affectionne particulièrement. Si vous ne connaissez pas « Kheper », ce n’est pas rédhibitoire une seule seconde. L’album de 12 titres, très homogène, intimiste et envoûtant, s’écoute vraiment très bien et propose de bonnes sonorités méditerranéennes portées par des rythmes reggae entraînants. ✏ Rémi Cavaillès

Chanteur et selecta versatile et intelligent dans ses choix en soirée, live performer consciencieux et efficace tout au vinyle derrière de nombreux Sing Jays internationaux en Sound, prêcheur et pacificateur social infatigable, Jah tool représente pour moi l’archétype du « true hearted rastaman ». Empreint d’une foi profonde qu’il partage autour de lui, vivant dans une simplicité proche du dénuement et reggae man habité par la musique, je l’ai toujours vu impliqué corps et âme dans son activisme rasta. Ses textes inspirés dégagent une spiritualité envoûtante et communicative qui enveloppe ceux qui l’écoutent. Ces deux EPs très complémentaires vous apprendront à mieux le connaître et vous donneront envie d’aller le voir en live comme de découvrir un futur album à venir. ✏ Emmanuel Truchet

CAPUCINE OLLIVIER TRIO : En brassant Brassens (Label Durance) J J J J J Capucine Ollivier, enseignante en jazz vocal au conservatoire des Alpes de Haute Provence, s’est entourée de Alain Soler à la guitare et de Jean Bernard Oury à la trompette pour revisiter l’oeuvre de Brassens. Le but de cet opus est de surprendre l’auditeur en lui proposant un habillage inédit des chansons du maître avec des couleurs afro-américaines (blues, jazz et musiques improvisées). Ce détournement hautement revendiqué permet d’entendre « Les passantes », « Chanson pour l’auvergnat », « L’orage », « Les copains d’abord » ou « La non-demande en mariage » dans des versions totalement inattendues qui propulsent ces standards archi-connus dans une autre dimension. Un certain charme opère et ce brassage de Brassens s’avère finalement une vraie découverte. ✏ Raymond Sérini


Nouvelle Vague

CHRONIQUES SUD-EST

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POUPA CLAUDIO : Sur ma route

WAPI WAP : Totem (Camouflage Studio)

(Autoproduction) J J J J J

JJJJ J

Poupa Claudio s’est fait connaître dans les années 90 avec le rap puis le reggae. Aujourd’hui, le Toulonnais a choisi de s’exprimer à nouveau dans un autre registre, entre chanson et americana. Tour à tour blues, folk, rock & roll ou bluegrass, en français ou en anglais, le chanteur parvient à nous donner le sourire même quand la mélancolie s’immisce. A l’instar de ce « Rag de l’amant » désabusé, aux teintes country-jazz sépias, rehaussées d’une trompette. Ailleurs, il rend hommage à la Grosse Pomme sur « New York City », se laisse aller à la nostalgie pour sa «  Terre promise », à l’autodérision (« Dans le miroir ») comme à ses penchants écolos («  Viens avec moi  »). Mention spéciale au très beau « Et je vole », avec sa mélodie que l’on jurerait sortie de chez Crosby, Stills & Nash ou America. Un album bourré d’ondes positives, de soleil et de poésie. ✏ Mathieu Presseq

Avis aux aficionados de hip hop français, le cofondateur du label Château Bruyant et ex-chanteur de Comic Strip, Wapi Wap, sort son album solo sur le label Camouflage Studio, collectif indépendant marseillais. Ce projet prend forme en 2013 grâce à la rencontre avec Samn Coloquinte, aboutissant à la participation d’une dizaine de producteurs et de nombreux featurings tels que: MC2, The Unik, Grems et Oddateee. Album frais et positif sur le ton de l’humour, on peut toutefois y déceler une inquiétude ou une certaine réflexion sur le monde et son actualité. Regard ironique et désabusé, lucidité douce-amère saupoudrée de paroles habilement écrites et d’un flow original. L’artiste marseillais prépare la sortie prochaine d’un 7 titres intitulé « WaMo ». Vous n’êtes pas au bout de vos surprises! ✏ Aurélie Kula

UNKNOWN ARTIST : (Autoproduction) J J J J J Unknow Artist est un jeune groupe de Toulon. Avec ce premier EP, le groupe nous entraîne dans un univers promis comme rock progressif, alternant jazz, pop et métal, influencé par des groupes comme Tool, Jeff Beck et beaucoup de beau monde. L’album ne cesse d’osciller entre le franchement moyen et l’étonnant en fonction des styles abordés. Alors oui, ce n’est pas toujours très carré, ça ne prend pas trop de risque techniquement, les parties métal/growl sont très légères, mais l’intérêt du groupe m’est apparu ailleurs. On se doit de reconnaitre que les Toulonnais sont plutôt doués dans un registre pop ambiant 70’s, qui aidera à oublier quelques mauvais pas. Un son perché qui peut rappeler parfois Led Zepellin, une voix super, et un beau titre instru pour finir l’EP. Les musiciens repenseront avec nostalgie à leurs premiers enregistrement : ça sent le home-made, mais c’est prometteur. ✏ Vincent Paolino


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RETOUR VERS LE FUTUR

Nouvelle Vague - déc. 2014 / jan. 2015

ALBUM DE LÉGENDE GIL SCOTT-HERON :

Pieces Of A Man

Sorti en 1971 Le poète et chanteur Gil Scott-Heron n’avait que 22 ans quand il a sorti ce deuxième opus, qui est à la fois son premier album studio et son premier recueil de vraies chansons, faisant suite à un enregistrement live de morceaux spoken word. Non seulement « Pieces Of A Man » est un chef-d’œuvre absolu mais c’est aussi une source d’inspiration intarissable pour les rappeurs et la génération neosoul. Car il contient le mythique « The Revolution Will Not Be Televised », où il invite l’auditeur à prendre son destin en main, en descendant dans la rue plutôt qu’en restant passif derrière son téléviseur. Avec ses paroles militantes, son rythme cadencé et son phrasé déclamé, il jette les bases de ce que sera le rap. Un morceau qui n’est, cela dit, en rien représentatif du reste de l’album, où l’artiste privilégie le chant. Des musiciens de jazz triés sur le volet enveloppent ses mélodies d’un écrin soul-jazz raffiné. Entre une soul solaire aux arrangements très smooth) et un jazz plus sombre et nocturne, aux teintes bleu-indigo Parfois, le groove se fait même contagieux comme sur le funky « Lady Day And John Coltrane », un vibrant hommage à ces deux légendes du jazz (Lady Day étant le surnom de Billie Holiday).

Gil Scott-Heron déroule son sens inouï de la poésie (« I Think I’ll Call It Morning »), se met dans la peau d’un junkie (« Home Is Where The Hatred Is »), file la métaphore entre les ghettos noirs et les prisons (« The Prisoner ») ou nous fait part de ses inquiétudes pour les futures générations (« Save The Children »), un mois avant son frère d’âme Marvin Gaye. Un disque magnifique à tous les niveaux (mélodies, arrangements, textes). ✏ Mathieu Presseq

A LA UNE DE NOUVELLE VAGUE,

IL Y A 10 ANS... Entre jazz manouche et chanson française, Sanseverino a développé son aire de jeu dans laquelle il évolue avec une gouaille et une énergie débordante. En 2004, il sort son album le plus abouti “Les Sénégalaises” sur lequel figurent “A l’enterrement de ma grand-mère” et le décapant “La cigarette”. Il a sorti cette année son 9ème album “Le petit bal perdu”.


Profile for Nouvelle Vague

NV #212  

Toute l'actu musicale de décembre et janvier avec Mina Tindle en couverture ! Retrouvez notre numéro double, « décembre - janvier », avec M...

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