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# 155 saison 16 - episode 2

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RinôçÊrĂ´se Et si depuis le dĂŠbut on se trompait ! Si en fait RinôçÊrĂ´se n’Êtait pas simplement un groupe de rock’n’roll. Ils avaient brouillĂŠ les pistes avec leur premier album au son house, easy listing. Mais depuis deux disques (Schizophonia et le rĂŠcent Futurino), le chant et les guitares sont prĂŠsents partout, et soudain, on se rappelle que leur premier groupe, Les Maracas, ĂŠtait bel et bien rock. Retour sur le parcours des MontpelliĂŠrains au cours d’un entretien rare, oĂš ils se livrent enfin sur Les Maracas, leur groupe des dĂŠbuts aujourd’hui oubliĂŠ de tous. Certes RinôçÊrĂ´se est un groupe de rock’n’roll, mais pas n’importe lequel : c’est un “ Putain de bon groupe â€?. RinôçÊrĂ´se ĂŠvolue. Vous avez dĂŠmarrĂŠ en tant que groupe instrumental. Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’intervenants dans vos disques. Comment les sĂŠlectionnez-vous ? Comme tu l’as dit, nos 3 premiers albums sont instrumentaux, et puis on a eu envie de changer, d’inviter des chanteurs. Pour la plupart, ils sont underground. Ce sont soit des groupes qu’on aime (comme pour Mark Gardener de Ride ou avec la chanteuse de Go Team) soit des rencontres organisĂŠes par notre tourneur. Notre ĂŠvolution vers des titres chantĂŠs a d’abord ĂŠtĂŠ mal vĂŠcue par le public et la critique, mais le single Cubicle, nous a amenĂŠ un public plus jeune. D’ailleurs Cubicle est notre plus gros hit. Les gens nous connaissent par ce titre. C’est vrai que c’est paradoxal, car ce titre est Ă l’opposĂŠ des morceaux easy listing qu’on faisait Ă  nos dĂŠbuts. Si on avait continuĂŠ Ă  faire de la house aujourd’hui, on serait morts. Futurino est pour nous la fin d’un diptyque qu’on a dĂŠmarrĂŠ avec Schizophonia. La suite, on verra bien. Ce sera peut-ĂŞtre tournĂŠ vers diffĂŠrents arts : le numĂŠrique, la video‌ L’esthĂŠtique est très importante dans RinôçÊrĂ´se ? Oui, c’est particulièrement important, notamment sur scène. C’est la première fois qu’on a autant d’ambition dans le mĂŠlange du numĂŠrique et du son. Ca se mixe constamment. Tu viens de parler de Ride et donc du Shoegazing. Je me souviens que votre premier groupe, Les Maracas, ĂŠtait très influencĂŠ par l’imaginaire du Velvet Underground. Revenez vous Ă  vos sources ? Les Maracas, c’Êtait dans le dĂŠbut 90 Ă  la pĂŠriode charnière entre le son baggy et la naissance de la house. A ce moment-lĂ , on a complètement accrochĂŠ sur Primal Scream ou la vrai house. Comme on allait souvent en Angleterre, on a dĂŠcouvert ce son avant les Français. La french touch, c’est environ 95, alors qu’en Angleterre, ça a dĂŠmarrĂŠ 4 ans avant. Dans Les Maracas, on ĂŠtait 4. On s’est sĂŠparĂŠs car on ne s’entendait plus. On s’est donc retrouvĂŠ Ă  deux avec la possibilitĂŠ de faire ce que l’on veut, mais sans chanteur, car aucun de nous ne sait chanter. On a donc fait de la house, ça a ĂŠtĂŠ une coupure radicale avec Les Maracas. Vous ne citez jamais Les Maracas. Vous reniez votre passĂŠ ? Non. Il y a une raison Ă  ça. Ă€ l’Êpoque on avait une mauvaise image. On ĂŠtait collĂŠs Ă  l’image Sony Music alors que les labels alternatifs avaient le vent en poupe. Et puis surtout, comme il y a eu des grosses tensions Ă  l’intĂŠrieur du groupe, on voulait simplement oublier cette pĂŠriode lĂ . En plus on avait un procès avec un groupe de Tcha Tcha qui s’appelle aussi Les Maracas. On a donc

tout dÊtruit. Les Maracas c’est un groupe qui n’existe pas. D’autres personnes me disent la même chose que toi. Qu’aujourd’hui il faudrait peut être reparler des Maracas, car il y a maintenant un lien. Votre retour vers le rock correspond aussi à la mode. Il y a 10 ans, on n’entendait que des sons electro (Chemical Brothers, Death In Vegas‌) aujourd’hui ce sont les groupes en The (The Strokes, The White Stripes... ) qui ont le pouvoir. Pour nous RinôçÊrôse, depuis le dÊbut, c’est un mix entre le rock et l’electro. L’un est aussi impor-

tant que l’autre. D’un album à l’autre, on oscille entre les deux au grÊ de notre humeur. Effectivement, on Êcoute beaucoup de musique, donc oui quand le son rock est devenu plus tendu, on est devenu plus tendus. Mais heureusement qu’on a ÊvoluÊ, c’est grâce à ça qu’on est encore là aujourd’hui. Les thèmes ÊvoquÊs dans les textes ? Ce n’est pas nous qui Êcrivons les textes, ce sont les intervenants. On a une thÊmatique, on les aiguille, mais c’est eux qui composent. Le concept est toujours le même, on contacte un artiste sans lui faire Êcouter de musique. S’il accepte, il vient a Montpellier et là il dÊcouvre la musique. On se donne ensuite deux jours pour bosser avec lui. C’est de la composition à plusieurs, il y a nous deux, les RinôçÊrôse, l’artiste ou groupe invitÊ, mais aussi nos producteurs. Ça ne vous titille pas de vous mettre au chant ? Non. Je pense qu’on a fait le bon choix. Le chanteur des Maracas avait un vrai charisme, une vraie Êcriture. Si on avait chantÊ, on aurait cherchÊ à le re-faire et on n’y serait jamais arrivÊ. Regarde OTH de Montpellier, quand Spirou le chanteur est parti, ils ont essayÊ de le remplacer et ils n’y sont jamais arrivÊs. Quand les Maracas ce sont sÊparÊs, on a donc perdu chant et batterie, on ne les a pas remplacÊs, on a voulu renaÎtre sur quelque chose de complètement diffÊrent, on a tout reconsidÊrÊ. Avec nos intervenants, on est totalement libres.  Simon PÊgurier Une interview www.loreillequigratte.com

Nouvel album ÂŤ FuturinĂ´ Âť (Polydor/Universal). En concert le 23/10 au Dock des Suds - Marseille (13), et le 19/11 Ă L'Usine - Istres (13).


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::sommaire:: BP 62 - 06142 VENCE cedex 04 93 58 51 51 04 93 58 51 53 nouvelle-vague@orange.fr www.nouvelle-vague.com

Dir. de la publication & Rédacteur en chef Philippe PERRET (philippe.perret@nouvelle-vague.com) Resp. communication et publicité David BARTOLI (david.bartoli@nouvelle-vague.com) Resp. rédaction Matthieu BESCOND (matthieu.bescond@nouvelle-vague.com) Rédacteurs Abdelhakim ABARDI, Angélique ALASTA, Frédérique ALFASSA-LARSONNEUR, Vincent AMMOUR, Christel BEGUIN-BERARD, Virginie BERNAD, Jean-Philippe BLANCHARD, Jean-Paul BOYER, Benjamin BREGEAUT, Daniel CHAUVET, Cédrine CHEILLAN, Jacques DE CHABANNES, Annabelle DE L'EPINE, Yan DEGORCE-DUMAS, Céline DEHEDIN alias Justine SIRKIS, Pierre DERENSY, François DEVRED, Marc DI ROSA, Caroline DUBREUIL, Jérôme GILLET, Julien GILLET, Christophe GUILBERT, Nicolas HILLALI, David JEANNE, Guillaume LACOMBE, Benjamin LATIERE, Fabrice LE QUERRÉ, Jacques LEROGNON, Jessica LOSCO, Maeva LOSCO, Guillaume MARTEL, Jean-Jacques MASSE, William MASSON, Amélie MAURETTE, Aboubacar MBAE, Jérôme MOLINIER, Elodie MORANA, Cécilia N'ZAOU, Loreleï NEGRO, Simon PEGURIER, Michel PELINI, Frédéric PERRET, Micheline PERRET, Patricia PERRET, Céline RASTELLO, Virginie RATTO, Mourad REBBANI, Laure RIVAUD - PEARCE, Mathieu SALVADORE, Aurélie SELVI, Raymond SERINI, Jonathan SEU, Nicolas TARRAGONI, Emmanuel TRUCHET, Anaïs VAILLANT, Jeoffroy VINCENT, Jean-Sébastien ZANCHI. Correspondants Thierry ARNAUD / Cosmic Trip (Draguignan), Sylvain BESSE / Tandem (Toulon), Manu / Machination (Avignon).

Tirage 10 000 exemplaires Dépôt légal 3ème trimestre 2009 N° ISSN 1266-8591 Maquette Patricia PERRET & Philippe PERRET Illustration couverture X Impression Riccobono - Le Muy Régie publicitaire régionale La Plage Régie publicitaire nationale Proxirégie Nouvelle Vague est édité par La Plage.

Rinôçérôse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Région Sud-est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Alif Tree . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Concerts à venir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

“Spécial NV 15 ans!”

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Offre exceptionnelle !

-MMister mystère (CD 13 titres + DVD) ”Mister mystère” s’apparente à une mise à nu qui voit l’artiste “léguer son costume de plumes” pour “nous livrer ses entrailles en plein trip”, comme il le chante dans “Le roi des ombres”.

«La rédaction ne peut en aucun cas être tenue pour responsable du contenu des encarts publicitaires.»

:: Prochain numéro le 28 octobre 2009 ::

::: Distribution :::

«Nouvelle Vague» est distribué gratuitement sur plus de 350 points de la région Sud-Est.

+ 1 AN The Dodoz (CD 11 titres)

DE NOUVELLE VAGUE Les jumeaux Adrien (batterie) et Jules (guitare) avec Vincent (guitare) et la charismatique Géraldine à la voix lead et à la basse, ont été décrits par les British comme “Youth in it’s purest form”, traduction : “la jeunesse dans sa forme la plus pure”.

AU CHOIX*

HAUTES ALPES (05) - EN PARTENARIAT AVEC LE CDMDT 05 BRIANÇON : ESPACE BABYLONE. / EMBRUN : ASSOCIATION EMBRUN MUSIQUES ACTUELLES. / GAP : CDMDT 05 - CENTRE DÉPARTEMENTAL MUSIQUE DANSE ET THÉÂTRE, CMCL, IMPULSE, LIVE CAFE. ALPES-MARITIMES (06) ANTIBES : OFFICE DU TOURISME D'ANTIBES , DEAL MUSIC , AU BAR EN BIAIS , BIJ , MÉDIATHÈQUE. / CAGNES SUR MER : A CAPELLA, STUDIO MARYLIN, MILLENIUM STUDIO, LE BIRDY, CENTRE CULTUREL, OFFICE DU TOURISME, GAME'S, BLACK CAT, PLANÈTE JEUNES, ACADÉMIE DE MUSIQUE. / CANNES : VILLE DE CANNES - DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES, MIXAGE, MJC PICAUD, LIME LIGHT RECORDS, MADISON NUGGETS, FNAC, LYCÉE CARNOT, LYCÉE BRISTOL, SUN7 CAFÉ, TWIGGY, CANNES JEUNESSE INFORMATION, PREMIUM SHOP, WORK MUSIC CONCEPT, THÉÂTRE DE LA LICORNE, THÉÂTRE ALEXANDRE III, LOGIS DES JEUNES DE PROVENCE, CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET D'ART DRAMATIQUE, IUT NICECÔTE D'AZUR, ANNEXE MJC PICAUD. / CANNES LA BOCCA : LASER QUEST, SALLE LES ARLUCS. / GRASSE : ESPACE CULTUREL ALTITUDE 500, AGORA FM, MAIRIE DE GRASSE, BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE, MÉDIATHÈQUE MUNICIPALE. / LA TRINITE : MÉDIATHÈQUE. / LE CANNET : RADIO AS 89.6 FM, ESPACE LASER. / CARROS : FORUM JACQUES PREVERT. / MANDELIEU : CULTURA. / NICE : THÉÂTRE LINO VENTURA, SACEM, CEDAC CIMIEZ, RTL 2, ESRA, NOUVELLES, FRANCE BLEU, EUROPE 2, FNAC, ADEM 06, ESPACE D'ANIMATION ET DE LOISIRS, STUDIO ARION, SB MUSIQUE, HIGH TECH, HARMONIA MUNDI, HIT IMPORT, ESPACE MAGNAN, AGORA NICE-EST, LE BIG BEN, MEP, EDHEC, DISCOTHÈQUE DE CAUCADE, FACULTÉ DES LETTRES, FACULTÉ DE DROIT, GATTI MUSIQUE, BIBLIOTHÈQUE LOUIS NUCÉRA, APOCALYPSE RECORDS, LA BODÉGUITA DEL HAVANA, CENTRE INFO JEUNESSE, RELAIS DES ASSOCIATIONS, APP, FACULTÉ DE PSYCHOLOGIE, DISCOTHÈQUE ST-ROCH, FACULTÉ DES SCIENCES, VIRGIN MÉGASTORE, BAR DES OISEAUX, TAPAS MOVIDA, LES DEUX FRÈRES, L'AFTER, LES DISTILLERIES IDÉALES, TOP US, GHOST HOUSE, L'ATELIERBLUE WHALES, SONIC IMPORT, HELIOTROPE, AKIRA, LES FICTIONAUTES, SEZAMO, STACCATO, BULLDOG PUB, HI HOTEL, NICE RADIO, LYCÉE LES EUCALYPTUS, OFFICE DU TOURISME, LE HUBLOT, SMARTIES, JUNGLE ART, LE GRAND CAFÉ DES ARTS, IPAG, LE VOLUME, LE BAGATELLE, IUT (INSTITUT UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE), UFCV, LE KETJE, LE SNAKE PIT, L'ARENE, LE TÉOCALI, CMCA - CENTRE MUSICAL CÔTE D'AZUR, ESPACE DJANGO REINHARDT, CAVE ROMAGNAN, STUDIO MEANCAT, CONSERVATOIRE NATIONAL DE RÉGION, DES GOÛTS ET DES COULEURS, SOLID SOUND STUDIO, MILLE CENT ONZE (1111). / SAINT ANDRE DE LA ROCHE : POINT INFORMATIONS JEUNESSE, MEDIATHEQUE. / SAINT LAURENT DU VAR : CONSERVATOIRE MUNICIPAL, BIJ, LE PRIEURE, MUSIC 3000, JAZZ ROCK CAFÉ, OFFICE DE TOURISME / NO LIMIT. / SAINT JEANNET : POINT JEUNES. / SAINT PAUL : LA BROUETTE. / LA TRINITE : MÉDIATHÈQUE. / VENCE : MAIRIE DE VENCE, NICE-MATIN, NUITS DU SUD, MÉDIATHÈQUE MUNICIPALE, STUDIOS DU SOLEIL, LE PETIT CREUX, SERVICE JEUNESSE, TRÉSOR PUBLIC, CENTRE CULTUREL, OFFICE DU TOURISME, CINÉMA CASINO, LA GRIGNOTTE, BAR LE CLUB, LYCÉE HENRI MATISSE, ACCUEIL EMPLOI, LE DÉMOCRATE. / VILLENEUVE-LOUBET : SUN MUSIC. ARDÈCHE (07) VIVIERS : ZIGOTO PRODUCTIONS. BOUCHES-DU-RHÔNE (13) AIX EN PROVENCE : DRAC P.A.C.A., ARCADE, COMPACT CLUB, HARMONIA MUNDI, NUGGETS, TROC'N'ROLL, CECDC, OFFICE DU TOURISME, MJC PRÉVERT, LABO MISTRAL, MUSICA AIX, FNAC, FRANCE BLEU PROVENCE, ECOLE DE COMMUNICATION VISUELLE, PAVILLON NOIR. / AUBAGNE : ESCALE ST MICHEL, LA BOITE A REPET. / BERRE L’ETANG : FORUM DES JEUNES ET DE LA CULTURE . / CABRIES : MILONGA. / MARSEILLE : LE MOULIN, VIRGIN MEGASTORE, L'AFFRANCHI / R'VALLÉE, ESPACE HYPERION, LE CRI DU PORT, RADIO GRENOUILLE, CMA LA BARASSE, POSTE A GALENE, LEDA ATOMICA MUSIQUES, L'INTERMEDIAIRE, FNAC, STUDIO CACTUS, CITÉ DE LA MUSIQUE, LA MACHINE A COUDRE, CAFÉ JULIEN, LE BALTHAZAR, LE PELLE MÊLE, TROLLEYBUS, ESPACE CULTURE, LA BAGUETTERIE, SABRE-TOOTH RECORDS, A.T.S. MUSIC / AFQH PRODUCTION, GEBELIN MUSIQUE, SCOTTO, MUSIC SHOP, MUSIC LEADER INTERNATIONAL, LA MAISON HANTEE, TRIPSICHORD, MASSILIA RECORDS, LA FRICHE LA BELLE DE MAI, STUPEUR & TROMPETTE !, EL ACHE DE CUBA, POLE INFO MUSIQUE / AGESCA, L'EXODUS, PARVIS DES ARTS, BAR DE LA PLAINE, GIBERT JOSEPH, CRIJ, ESPACE JULIEN, O'CD, LE SON D'ORIENT, LE POULPASON, CONSEIL REGIONAL P.A.C.A., LE LOUNGE, LES DANAÏDES, CULTURA, CABARET ALÉATOIRE, PLANET SATURN, LA MESON, DAN RACING, ATHANOR THEATRE, BIBLIOTHEQUE DE MARSEILLE À VOCATION RÉGIONALE - ALCAZAR, CENTRE RÉGIONAL DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE, LA CAVE (CITÉ DE LA MUSIQUE DE MARSEILLE), FACULTE SAINT-CHARLES, HARMONIA MUNDI, OFFICE DU TOURISME, VIDEODROME, CENTRAL MUSIC OCCASION, REPETITA, AUCHAN, HÔTEL DE LA MUSIQUE, STUDIO M, LE NOMAD' CAFÉ / ESPACE CULTUREL MÉDITERRANÉE, L'ATELIER DES VENTS, FNAC, L'EMBOBINEUSE, LOLLIPOP MUSIC STORE, RED LION IN TOWN, OOGIE, LE PARADOX, LE LOCAL, MAISON DES MUSICIENS. / PLAN DE CAMPAGNE : AVANT CAP, PLANÈTE SATURN, VIRGIN MÉGASTORE, MUSIC N°1. VAR (83) DRAGUIGNAN : CTHÉÂTRE EN DRACÉNIE, RHAPSODY, COSMIC TRIP, LE MARQUE PAGE, SMAD, BIJ, LIBRAIRIE PAPIERS COLLÉS, OFFICE DE TOURISME, MÉDIATHÈQUE DÉPARTEMENTALE DU VAR. / FRÉJUS : ACDC, MELODY, RHAPSODY, MÉDIATHÈQUE, MISSION LOCALE, POINT INFO JEUNESSE, LASER QUEST, HBN MUSIC, PAPA ROGER SNACK, ORLANDO, FORUM ACOUSTIK, AGORA, HORIZON 2000, BAR TABAC (BD DE LA MER). / LA GARDE : STEEL MUSIC, VIRGIN STORE. / LA VALETTE : INDIANA COFFEE. / ST RAPHAËL : RTL 2, L'INTROUVABLE, LASER MUSIC, BUREAU INFORMATION JEUNESSE, MÉDIATHÈQUE DU CENTRE CULTUREL, TRIANGLE, LOCH NESS, LE GRAPHITO, IUT NICE-CÔTE D'AZUR, ARIA, AGORA, HELP MUSIC, BAR DU PEYRON, COMKWATT COMMUNICATION, RTL 2. / SAINT AYGULF : COX IN HELL STUDIO. / TOULON : ZENITH OMEGA, TANDEM, FNAC, FWF SONORISATION, STEEL MUSIC, PIM, LE BAR A THYM, MUR DU SON, PEOPLE RAG, STUDIO MUSIC, SAMBA, NATURAL MYSTIC, KFS SKATE SHOP, MÉGAPHONE, CONSEIL GÉNÉRAL DU VAR, CREP DES LICES, CINÉMA LE ROYAL, OMEGA LIVE. / VILLECROZE : LE CERCLE DE L'AVENIR. / SIX FOURS LES PLAGES : ESPACE CULTUREL ANDRE MALRAUX. VAUCLUSE (84) AVIGNON : AJMI / LA MANUTENTION, ADDM 84, IDOLS, CONSEIL GÉNÉRAL DE VAUCLUSE, SOUND SYSTEM, ROUGE GORGE, UTOPIA, SING SING MARKET, BODY ART, FNAC, PUB Z, CECCANO, FESTIVAL MUSIC DAMPIERRE, GUITARE BROTHER, LE ZINGO, TRAX, RED LION, LES YEUX DU CHAT, LA BULLE SONORE, GENERAL MUSIC, LA CAVE BREYSSE, LE COULOIR, LE MAGAZIN, LA CUISINE DES MECHANTES, LES FERRAILLEURS, JARDINS SUSPENDUS.

(voir ci-contre)

King Cannibal Let the night roar (CD 12 titres) Grâce à ses mélanges industriels, sans compromis, de sons et de rythmes issus du dancehall et de la drum&bass, King Cannibal et sa musique sont qualifiés de “too dark” par les animateurs de radios anglaises.

The Heavy The house that dirt built (CD 11 titres) The Heavy grandit. Avec un passé voué aux joies du sampling et un présent rempli de guitares, de basses et de batteries déchaînées, des goûts musicaux schizophrènes, ils ont construit cet album, comme une maison, brique après brique.

Coming Soon Ghost train tragedy (CD 15 titres) GTT, qui n’est pas une abréviation de Gran Tourismo Tour mais qui signifie Ghost Train Tragedy est un approfondissement des promesses de New Grids. GTT est un album brûlant, qui continue de naviguer entre folk, blues et rock au gré des humeurs de ses interprètes. Le train entre dans la maison hantée.

(VOIR CI-CONTRE)

+ 1 CD SURPRISE

Ê

Guitares folk, classique, électrique, orgue… se mêlant aux cordes du violon, de la mandoline et du banjo et surgissent alors des atmosphères singulières. Nicolas Ghetti trace librement sa route avec un répertoire alliant belles sonorités et authenticité des textes.

(11 N°)

+ 2 CD

Nicolas Ghetti Je veux du beau (CD 11 titres)

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Region Sud-Est

::: NOUVELLES ::: ::: REGION ::: Le Forum des Musiques du Monde Babel Med Music lance son appel à candidatures. Tous les groupes de la rÊgion, de la MÊditerranÊe est du monde sont invitÊs à renvoyer leurs dossiers de candidature (fiche d'inscription, deux CDs, un dossier de presse et une fiche technique), avant le 23/10. Trente groupes seront sÊlectionnÊs pour se produire sur une des scènes du Dock des Suds, pendant la prochaine Êdition prÊvue du 25 au 27/03.  04 91 99 00 00. Web : www.dock-des-suds.org.

::: 06 :::

Ivoire Music lance un appel à candidatures en direction des collÊgiens et lycÊens des Alpes-Maritimes. Les candidats sont invitÊs à envoyer lien MySpace et prÊsentation du groupe à l'adresse mail ci-dessous. Le vainqueur sera connu le 15/10 prochain, et assurera la première partie du Rock Addict, le 07/11 au ThÊâtre Lino Ventura de Nice, en compagnie de Stuck in the Sound et de The Dodoz. Mail : edr@ivoiremusic.fr.

::: 13 :::

MCE productions annonce l'ouverture du cafĂŠ culturel L'Eolienne, le 16/10 prochain. En sous-sol, sous une voĂťte de pierre, la salle pourra accueillir de 80 Ă 100 personnes, avec une programmation orientĂŠe autour des musiques du monde. Inauguration prĂŠvue les 09 et 10/10, sur invitations, en compagnie de la Cie Rassegna et de la conteuse Marie Ricard. u MCE Productions/L'Eolienne - 5, rue MĂŠolan 13001 Marseille.  04 91 37 86 89. Mail : mceprod@gmail.com.

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::::: CD ::::: OBNY 2009 (autoproduit) 2009 est le troisième album, dans un style qu'on pourrait dÊfinir entre de l'industriel et de la musique Êlectronique très dark, pour cet artisan de l'ombre. Avec à son actif plusieurs remix dont quatre pour Pitchshifter, il s'est Êgalement illustrÊ dans la bande son de jeu vidÊo ou de film. Après deux albums trip-hop, ce nouveau disque prÊsente un aspect plus dancefloor, mais au sens piste de dance en sous-sol de clubs obscurs. Dansants et malsains, les titres aux noms plus qu'Êvocateurs (Sodom, Porn...) ont de quoi ravir les fans de Skinny Puppy. ChroniquÊ dans Trax et dans D-side, avec des compositions solides et plutôt homogènes, 2009 a de bons arguments pour plaire à des gens n'ayant pas vu un rayon de soleil depuis des lustres.  J.P. Boyer ### Mail : obny@obny.fr. Web : www.obny.fr. V13 Overlook Hotel (autoproduit) Il n’est plus besoin de prÊsenter les V13 en notre rÊgion. Depuis la crÊation du groupe, en 2004, ces passionnÊs de rock alternatif expÊrimental ont su prouver leur talent bien au-delà de nos frontières. C’est à ce titre que les V13 ont ÊtÊ soutenus par la rÊgion PACA et par la DRAC pour la sortie de leur nouvel album, Overlook Hotel. DÊrangeant par son côtÊ brut et ses textes forts, cet album nous offre son lot d’Êmotions au travers des compositions originales, parfois presque machiavÊliques. On remarquera la collaboration de Chiara Locardi du groupe franco-Italien L’Enfance Rouge dans  Mais ils ne renforcent pas le camp ennemi qui comptait dÊjà des millions d’imbÊciles, et oÚ l’on est objectivement condamnÊ à être un imbÊcile , dont la voix si particulière rajoute une profondeur dÊstabilisante au texte ; mais Êgalement l’insertion d’instruments acoustiques (vibraphone, violon, piano, trompette, percussions). Depuis la sortie de Puzzle en 2007, leur Ênergie est demeurÊe intacte, les paroles toujours en français nous entraÎnent aux confins d’un univers tout à fait particulier à la fois sombre et alertant. Aussi, Overlook Hotel (Êgalement disponible en vinyle dès la fin de l’annÊe) est un petit bijou pour les passionnÊs

du genre, entre mĂŠtal fusion et rock psychĂŠdĂŠlique. Et ne parlons pas de leur live Ă la fois troublant et hypnotisant‌ un rĂŠgal pour nos oreilles !  Caroline Dubreuil #### u Versatile - Le Val Devens - 4 allĂŠe des Santolines 06250 Mougins. Mail : laurent@v13theband.net. Web : www.myspace.com/v13theband.  06 61 34 25 27. MUXY Halves (autoproduit) Groupe toulonnais rĂŠcemment installĂŠ sur Paris, Muxy livre son premier album studio après un prĂŠcĂŠdent EP ayant posĂŠ les bases de leur son. FondĂŠ en 2006, le groupe s’inspire immĂŠdiatement des sonoritĂŠ 80’s avec leur riffs de guitares rock et les samples ĂŠlectroniques. Les ballades se mĂŠlangent avec des morceaux plus rythmĂŠs et toujours une constante rock digne de Grandaddy, The Notwist ou The Postal Service. MĂŞme si une certaine redondance peut se faire ressentir, la qualitĂŠ de la production et la pertinence des riffs provoquent une très bonne ĂŠcoute.  Guillaume Martel ## Mail : t.o@rocketsconcerts.com. Web : www.muxyhalves.com. DIZZYLEZ DĂŠmo 09 (DZ Prod.) Dizzylez est un groupe rĂŠsolument hip-hop tant dans la verve presque “ slamique “ du chanteur que dans le choix des textes. Et justement, ce cĂ´tĂŠ slam crĂŠe une douce et ĂŠtonnante dichotomie qui s‘exprime par une subtile alliance de sonoritĂŠs jazzy soulignĂŠe par une contrebasse, et de funk ponctuĂŠ par une basse aussi insolente que les paroles. Les diffĂŠrents morceaux reflètent la dense et variĂŠe culture musicale de ce groupe. En effet, Ă  la fin de l’un d’entre eux, ils citent, dans une sorte de leitmotiv, ceux qui sembleraient ĂŞtre leurs artistes de rĂŠfĂŠrence ; on y trouve entre autres : IAM, Public Enemy, Patti Smith, Missy Elliot, Beastie Boys, Mos Def, les Roots et tant d‘autres. Eh oui ! Dizzylez est un groupe de notre belle rĂŠgion, ce qui signifie que la taquinerie provençale est belle et bien lĂ . On peut la retrouver tout le long de ce maxi Ă  travers des textes Ă  la fois drĂ´les, taquins et surtout incisifs, car ne l’oublions pas c’est un groupe de hip-hop, amoureux de jazz certes, mais toujours revendicatif. Il faut admettre que toute la sĂŠrĂŠnitĂŠ de nos chères cigales se retrouve dans ces chansons enveloppĂŠes d’un ĂŠcrin jazzy.  Kadha Cissoko ### Mail : contact@dizzylez.com. Web : www.dizzylez.com.


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ALIF TREE

Artiste français, un peu touche à tout, Alif Tree revient avec un album surprenant de richesses musicales. Multi instrumentiste, technicien sonore et cuisinier à ses heures, Alif veut reprÊsenter l’art de vivre à la française. Avec un mÊlange sonore très colorÊ et caractÊriel, glissant entre les styles, l’artiste dÊveloppe son univers musical en lui donnant une dimension plus vivante, et toujours aussi cinÊmatographique. Une fois de plus, le bonheur de nos petites oreilles est comblÊ par un bon repas sonore. DiversitÊ : voila comment on peut dÊcrire un peu l’univers de cet artiste complet qu’est Alif Tree. Avec un savant mÊlange d’un peu tous les styles, allant de la pop, au classique, et au rock, en passant par la soul, le blues, et la musique traditionnelle, le tout remixÊ à la sauce Êlectro, il nous plonge dans son monde musical riche et divers. Mais il faut dire qu’il n’en est pas à son premier essai. Avec près de dix ans de carrière, et dÊjà quatre album, Alif est arrivÊ aujourd’hui à un stade d’artiste auteur compositeur et interprète confirmÊ. Dans ce dernier album, il s’est offert un voyage pour les Etats-Unis, direction Nashville, pour y enregistrer son nouvel opus, entourÊ de musiciens extraordinaires. Tout cela commence il y a quelques annÊes par une rencontre et deux mix fait pour Tony Joe White. Et par un coup du hasard nommÊ Jody White (fils de Tony Joe), il trouve un endroit pour enregistrer, le tout à coÝt rÊduit.  J’aime bien saisir les opportunitÊs, il n’y avait rien de prÊmÊditÊ  prÊcise-t-il. C’est donc dans une vieille maison qu’il passe une semaine avec des musiciens locaux de gÊnie pour mettre en bande son Clockwork. Ce fut une agrÊable expÊrience pour lui, car  ces musiciens connaissent la musique, d’habitude mieux que nous, et puis en dehors de l’aspect travail, tous ces mecs, ils ont une culture blues bayou folk country du sud, et ça ne les empêche pas de jouer n’importe quoi d’autre  explique-t-il. De plus, l’ambiance Êtait tout à fait particulière, loin de celle des studios français.

Clockwork : un concept album sur le temps Après ce voyage, Alif est rentrÊ en France, avec un concept album à mixer. Mais attention, il n’est pas tout à fait comme les autres, car chaque chanson traite du temps.  En fait, c’est un concept album que personne n’a remarquÊ, car tous les morceaux trai-

tent en fait du temps, ou de la mĂŠmoire. Tu en as un qui Ă un nom de mois, un qui nous dit que l’avenir proche ne nous rĂŠserve pas que du bonheur, un autre qui dit qu’il faut que tu m’attendes, que tu prennes le temps, et avec Never be the same, on n’est jamais le mĂŞme d’un jour Ă  l’autre Âť. Un sujet important pour l’artiste, car le temps influe sur notre ĂŠvolution, sur notre comportement jour après jour. Après, il fallait penser Ă  faire un album complet sur ce sujet. Alliant sa musique ĂŠlectronique aux sonoritĂŠs acoustiques, il signe ici son album le plus personnel. On ne retrouve jamais le mĂŞme style, on passe du classique au country en passant par du rock, avec une fluiditĂŠ et un enchaĂŽnement dans l’espace et le temps remarquable. MixĂŠ sur un son ĂŠlectronique propre et très soignĂŠ, cet opus est essentiellement un ensemble de petits dĂŠtails qui font toute la diffĂŠrence. On dĂŠpasse le stade du simple enchaĂŽnement de “ loops â€? pour arriver Ă  un degrĂŠ de construction musicale ĂŠlevĂŠ. Un vrai travail d’artiste que nous livre ici Alif Tree. En dehors de la vision qu’il a de sa musique, il associe celle-ci Ă  la cuisine, qu’il pratique et qu’il apprĂŠcie comme un second art, ÂŤ la nourriture, c’est comme la musique. Aujourd’hui, tu prends des matières premières, en cuisine comme en musique, qui font parties de ta culture. Et dans les deux cas, si ta culture est bonne, tu feras de bon plat et tu ĂŠcriras de belles musiques Âť. Entre le temps qui passe, la cuisine et le cinĂŠma, Alif Tree est un artiste complet, simple, et qui ne se prend pas la tĂŞte, du moment qu’il se fait plaisir. Car si le temps ne fait parfois rien Ă  l’affaire, il devient ici une source d’inspiration nouvelle et conceptuelle, signe d’une arrivĂŠe Ă  maturitĂŠ.  Ugo Vignal

Nouvel album ÂŤ Clockwork Âť (Compost Records/Nocturne).

::: REGION ::: En cette pÊriode Êconomiquement compliquÊe pour les disquaires, le CALIF (Club d'Action des Labels IndÊpendants Français) et Phonopaca (Goupement des Acteurs de L'Industrie Musicale en PACA) s'associent pour crÊer de nouveaux commerces culturels de proximitÊ. Soutenu pas la RÊgion PACA, le dispositif d'aide se rÊparti sur plusieurs points, avec une aide à la location des murs du magasin, une aide technique pour le montage des dossiers de financement et d'amÊnagement, la mise en place d'accords commerciaux avec plusieurs distributeurs indÊpendants (Naïve, Discograph, Harmonia Mundi, etc.), et une aide à la communication. u Phonopaca - 9, rue Haxo 13001 Marseille. & 04 91 52 81 15. Mail : direction@phonopaca.com. Web : www.phonopaca.com.

::: REGION :::

Le FAIR, dispositif de soutien et d'accompagnement aux artistes et groupes musicaux rĂŠsidants en France annonce sa sĂŠlection 2010. Et comme Ă l'habitude, force est de constater que le FAIR a du flair, avec une sĂŠlection de laurĂŠats qui font et feront encore parler d'eux, dont Jil is Lucky, Ben MazuĂŠ, MĂŠlanie Pain, Orelsan, Pony Pony Run Run, ou Sexy Sushi, pour n'en citer que quelques-uns. u FAIR - 15, rue Henry Monnier 75009 Paris. Web : www.lefair.org


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CONCERTS a venir MANU CHAO & RADIO BEMBA Est-il encore nÊcessaire de prÊsenter ce troubadour engagÊ et nomade, des temps modernes‌ le franco-hispanique Manu Chao !!! Après une tournÊe de plus d'un an de part le monde, nous aurons la joie de l'accueillir avec Tómbola Tour 2009, la tournÊe de l'album La radiolina. Manu Chao se produit avec son groupe Radio Bemba Sound System, et sur scène, l'Ênergie rappelle beaucoup le style de la Mano Negra. On y retrouve des succès de ces derniers, et les chansons mÊlancoliques des premiers albums sont revisitÊes, à la sauce ska, reggae, punk, rock ÊpicÊ, et salsa chaude ! Les rythmes sont rapides et efficaces, les voix fortes et le son est puissant. Le mÊtissage et les couleurs de ses chansons nous offrent des cartes postales musicales de ses voyages et de ses rencontres. C'est pour cela qu'on l'aime Manu : parce qu'il nous emmène à l'autre bout du monde. Les fans de la première heure seront sans doute impatients de pouvoir assister à un de ses concerts ; car il est vrai qu'il se fait rare sur les scènes françaises. Alors dÊpêchezvous d'aller acheter vos places, il n'y en aura pas pour tout le monde‌  Laure Rivaud-Pearce En concert le 01/10 au Palais Nikaïa - Nice (06).

JAZZ SUR LA VILLE S'il n'a pas (encore) la notoriĂŠtĂŠ de ses cousins azurĂŠens, Jazz sur la Ville, le festival de Jazz de Marseille —dĂŠjĂ Ă  sa 4ème ĂŠdition— n'en est pas moins de belle envergure. Une trentaine d'ĂŠvĂŠnements — concerts, cinĂŠ, expos, confĂŠrences— rĂŠpartis sur 20 jours et 15 lieux de la ville. Souvent ĂŠlitiste ou confinĂŠ dans des espaces devenus quasiment sacrĂŠs, le jazz Ă  tendance Ă  s'ĂŠloigner du grand public. Ici tout est fait pour inciter le plus grand nombre Ă  rejoindre les amateurs ou les “ addict â€? de cette musique : mĂŠdiathèques, bars, boĂŽtes de jazz, lieux institutionnels, tous seront de la fĂŞte. Quant au programme et aux musiciens, lĂ  aussi un grand ĂŠclectisme, des pointures (Eric Lignini, StĂŠphane Belmondo‌), des artistes locaux et d'autres venus d'horizons ou de pays plus lointains. Du jazz classique et des tendances plus expĂŠrimentales. Tout le monde devrait pouvoir trouver un endroit, un soir, pour se dĂŠlecter de son, de groove, d'improvisations folles ou furieuses, de dĂŠcouvertes, car le jazz, la musique, c'est avant tout du plaisir, tant pour les musiciens que pour les spectateurs.  Jacques Lerognon Du 1er au 19/10 Ă  Marseille (13).

LEZ'ARTS VERTS

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 04 93 58 51 51 e-mail nouvelle-vague@orange.fr

Deuxième Êdition pour l'Êcofestival Lez'Arts Verts qui se penche cette annÊe sur le thème du recyclage et de la rÊcupÊration. Manifestation culturelle destinÊe à construire des passerelles entre l'art et l'environnement, Lez'Arts Verts se dÊroule du 5 au 10 octobre sur les facultÊs et la ville d'Aix-en-Provence, proposant divers spectacles gratuits (concerts, danse, projection de film, vernissage‌). Notre appÊtit musical pourra se dÊlecter du reggae champêtre du Tchapaclan ou de l'hommage rendu aux Beatles lors de la Recycling Party, pour voir les foudroyants Choking Smokers, qui font rÊsonner les Fab Four de manière bien actuelle. L'entrÊe sera gratuite uniquement si vous apportez un objet Êlectrique ou Êlectronique usagÊ

(!). Samedi 10, changement de cap direction le Parc des Sports de Venelles : au menu, village Êcocitoyen, buvette et buffet bio. Les enfants de 7 à 77 ans seront ravis d'assister à quelques contes autour du sujet de cette Êdition. Les plus mÊlomanes patienteront en attendant une belle soirÊe sous chapiteau avec, au programme, Pense-Bête et Padam. Soient deux groupes qui font de la chanson française un genre mÊtissÊ, hautement populaire et raffinÊ. À noter que c'est l'unique date de Padam dans le Sud et que ce serait pÊcher que de manquer cet ÊvÊnement !  Jeoffroy Vincent Du 05 au 10/10 à Aix en Provence et Venelles (13).

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DES EVENEMENTS MUSICAUX

FESTIVAL DE LA CHANSON FRANÇAISE DU PAYS D'AIX 7ème ĂŠdition pour le Festival de la Chanson Française Ă Aix-en-Provence, qui ne change pas sa ligne de conduite : profiter de l'aura des grands artistes pour mettre en lumière celle des “ petits â€?. Du 2 au 10 octobre, sur le Pays d'Aix, on se dĂŠlectera peut-ĂŞtre plus de ces trublions qui bousculent un peu les idĂŠes reçues et les convenances d'un genre que l'on considère, trop souvent, comme guindĂŠ. Jugez plutĂ´t : Didier Super, qu'on ne prĂŠsente plus, est devenu malgrĂŠ lui une institution. Hilarant sur disque, il y a fort Ă  parier qu'il en sera autant sur scène. Continuons avec les Fatals Picards, qui reviennent pour apporter un vent de crĂŠtinerie drĂ´le Ă  nos oreilles dĂŠsabusĂŠes. Enfin, ne manquez surtout pas GĂŠrald Genty : dotĂŠ d'une force comique Ă  tirailler vos zygomatiques, ce chanteur “ ovniesque â€? est devenu, après trois albums, le fils lĂŠgitime de Gotainer et Lapointe. Dans un registre plus sĂŠrieux, il ne faudra pas non plus manquer l'occasion d'assister au spectacle colorĂŠ des Weepers Circus, groupe discret mais Ă  l'univers riche. CĂ´tĂŠ icĂ´nes de la variĂŠtĂŠ, on retiendra la prĂŠsence du toulousain Art Mengo et d'Hugues Aufray, idole folk et grand admirateur de Dylan devant l'Eternel. Parmi ces jeunes pousses qui ne demandent qu'Ă  ĂŞtre cueillies, Alcaz' et Mathieu Pirro reprĂŠsenteront les couleurs de la rĂŠgion. Chacun trouvera son compte.  Jeoffroy Vincent Du 02 au 10/10 en Pays d'Aix (13).

PIERS FACCINI Piers Faccini est un italien anglophone. Et, rien que pour cela, il mÊrite amplement votre attention. Pourquoi ? Parce que ce choc des cultures se rÊpercute immÊdiatement dans son univers musical. En trois albums, Faccini a distillÊ un folk nourri aux musiques du monde, mÊlangeant volontiers de la kora ou des percussions africaines à ses guitares alanguies. Certes, le tout n'est pas toujours très joyeux, mais il faut reconnaÎtre que l'artiste a l'art de crÊer des ambiances mÊlodiques rares, intenses et, souvent, incroyablement Êmouvantes. De Leave no trace (2004) à son dernier album, Two grains of sand, Faccini a su s'accomplir tel le fils cachÊ de Nick Drake et d'Ali Farka TourÊ. On pourrait craindre que de telles rÊsonances intimistes peinent à coexister sur scène. DÊtrompez-vous, car le chanteur a rÊussi le pari de tenir haut la main les premières parties de Ben Harper, il y a de cela quelques annÊes.  Jeoffroy Vincent En concert le 07/10 au Poste à Galène - Marseille (13), et le 08/10 au Trioletto - Montpellier (34).


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LISA EKDHAL Lisa Ekdahl est l'une de ces jeunes artistes qui parviennent Ă mettre Ă  la portĂŠe de tous une musique considĂŠrĂŠe, parfois Ă  juste titre, comme ĂŠlitiste. Ă€ la croisĂŠe des chemins, la sublime blonde passe du jazz Ă  la folk en passant par la bossa, sans complexe ni prĂŠtention. DĂŠlicate et simple, cette SuĂŠdoise de 38 ans interprète autant les grands standards Cry me a river que ses propres compositions, intimistes et vibrantes One life. Loin de se cloisonner dans un genre en particulier, ce qui importe Ă  la belle... c'est la musique et l'ĂŠmotion qui s'en dĂŠgage. Sa voix de “ folkeuseâ€? nordique se pose pour la première fois depuis 9 ans sur des textes ĂŠcrits en anglais... douceur, fragilitĂŠ et subtilitĂŠ sont au rendez-vous avec son dernier opus (le onzième !) intitulĂŠ Give me that slow knowing smile qu'elle vient nous prĂŠsenter pour le plus grand bonheur des amoureux d'un jazz “ popifiĂŠ â€?, accessible et bien emballĂŠ.  Nicolas Hillali En concert 09/10 Ă  Bastia (20), le 27/10 Ă  Villeneuve les Maguelone (34), le 28/10 Ă  L'Espace Malraux - Six Fours les Plages (83), et le 29/10 au ThÊâtre Lino Ventura - Nice (06).

MUSICALES DE BASTIA Bastia et le Cap Corse s'apprêtent à s'animer cinq jours durant. PlacÊes depuis toujours sous le sacrosaint signe de la diversitÊ, les Musicales ne dÊrogeront pas à la règle pour cette 22ème Êdition. Une vingtaine de formations en tout et pour tout investiront diffÊrents lieux de la citÊ bastiaise, dans un large dÊferlement stylistique. CôtÊ grosses pointures, le charismatique Abd al Malik usera de sa diction et de sa verve pour dÊvelopper le pouvoir hypnotique dont il a le secret, le chanteur-guitariste new-yorkais Eric Bibb distillera son blues cosmopolite comme bon se doit, tandis que la belle Lisa Ekdahl assurera la conquête de son auditoire de sa

voix cristalline. Des tĂŞtes d'affiches qui ne doivent pas ĂŠclipser les nombreuses formations dites montantes, Ă l'image de “ l'impertinente â€? Carmen Maria Vega et ses chansons entraĂŽnantes, du klezmer aux influences multiples de Kabbalah, ou des chansons de Padam, musettes ou plus arabisantes. Une bonne occasion de s'offrir une petite escapade bien sympathique sur l'ĂŽle de BeautĂŠ.  M.B. Du 07 au 11/10 Ă  Bastia (20).

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LE PEUPLE DE L'HERBE

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DES EVENEMENTS MUSICAUX

TRANS ETHNIK 2009, neuvième Êdition pour le festival Trans Ethnik organisÊ par l'association S.L.V, ou comment clôturer l'ÊtÊ en beautÊ ! Cette annÊe, le festival, fort de sa renommÊe et de ses valeurs sÝres, propose des thÊmatiques intÊressantes autour des musiques du monde, dans l'Êchange, le partage et la tolÊrance ! Au programme projection, dÊbat, confÊrence et bien sÝr musique dans des lieux dÊdiÊs à la culture. Première journÊe du festival le 07 octobre avec la projection d'un film musical sur le gnawa et le reggae, en partenariat avec la MÊdiathèque de Valbonne. Puis le 09 octobre s'y tiendra une confÊrence illustrÊe avec Êcoute musicale sur le reggae et les musiques du monde. Le weekend qui suit, place au concert le 10 octobre au prÊ des Arts à Valbonne ! En programmation, DJ John E.Boy et son collectif Nothing to Scratch ouvriront la soirÊe entre breakbeat et drum'n Bass. Puis, le chanteur Madi, Êtoile montante de la world music marocaine en France viendra transporter l'auditoire dans sa quête profonde d'amour et d'unitÊ. Enfin, Amazigh K., ancien leader de feu Gnawa Diffusion, diffusera une musique emplie d'une grande variÊtÊ ethnique, mêlant tour à tour raï, reggae, ragga, rock, hip hop et Êlectro. Le lendemain pour clôturer le festival, place sera faite au cinÊma avec 2 sÊances du film Un prophète, de Jacques Audiard. Un bien beau panel de diversitÊ culturelle vous attend donc. Alors n'hÊsitez plus !  CÊline DehÊdin Du 07 au 11/10 à Valbonne (06).

Nous connaissons tous le Peuple de l'Herbe, dont le nom fait officiellement rÊfÊrence au film Microcosmos, mais non moins Êvocateur et provocateur. Ce groupe lyonnais dÊbarque en 1997, très engagÊ à l'Êpoque dans la dÊpÊnalisation du cannabis, et aujourd'hui, toujours aussi militant, avec des sujets plus graves, sociÊtÊ oblige, comme les catastrophes nuclÊaires dans leur 4ème album, Radio blood money . En 10 ans, Le Peuple de l'Herbe a ÊvoluÊ dans ses engagements, les textes deviennent plus importants, mais aussi dans sa musique, une Êvolution plus humanitaire, moins de machines dans la production, un son alors plus organique, un beau rÊsultat plus fluide, en mouvement. Les 6 partenaires restent d'autant plus fidèles à leur engagement personnel, celui de ne pas entrer dans des cases, de rester ouverts et libres, de garder la volontÊ de briser les barrières musicales. Venus d'univers diffÊrents et hÊtÊroclites, hip hop ou rock, ils excellent dans l'art du mÊtissage des genres, et se dÊfinissent dans un registre hip hop electro rock. Pas d'Êtiquette pour le Peuple de l'Herbe. Ce dernier revient en octobre 2009 pour une grande tournÊe et aussi avec la prÊparation d'un nouvel album mystÊrieux, Tilt , dont la sortie est prÊvue pour novembre 2009. Rendez-vous est donc pris pour dÊcouvrir peut-être un peu plus de ce dernier album, et assurÊment pour passer un bon moment.  JÊrôme Gillet En concert le 08/10 à la MJC Picaud - Cannes (06), et le 09/10 au Passagers du Zinc - Avignon (84).


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CONCERTS a venir

YVES DUTEIL Après un passage remarquÊ à l’Êmission Vivement Dimanche, Yves Duteil repart en tournÊe cet automne. Son nouvel opus Fragiles , paru l’annÊe dernière, contenait de nouvelles collaborations (Art Mengo, VÊronique Sanson, A Filetta, etc.) et des chansons tendres et intenses dans lesquelles nous trouvions comme thèmes majeurs la nostalgie de l'enfance, les liens de filiation et surtout un humanisme toujours plus prÊsent. Un DVD enregistrÊ au thÊâtre Dejazet a suivi, avec un rÊcital inattendu rÊvÊlant la couleur des nouvelles compositions dans un cadre toujours acoustique, à la guitare ou au piano et un Yves Duteil entourÊ de deux musiciens multi instrumentistes. C’est dans le même spectacle acoustique que nous retrouverons sur scène en ce mois d’octobre cet auteur-compositeur de grand talent, de retour dans notre rÊgion.  Raymond SÊrini En concert le 21/10 au Palais de l’Europe - Menton (06), le 21/11 à L’Espace Notre Dame le Village Volonne (04), et le 22/11 au ThÊâtre Municipal Tarascon (13).

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DES EVENEMENTS MUSICAUX

FORUM DES MUSIQUES ACTUELLES Avis aux curieux, le 13ème Forum des Musiques Actuelles nous propose une nouvelle fois une programmation très ĂŠclectique sous son chapiteau itinĂŠrant. Vous pourrez ainsi retrouvez toutes sortes de spectacles : concerts, fanfares, spectacles pour enfants, thÊâtre de rue, ateliers de peinture et de vidĂŠos en suivant les diffĂŠrents ĂŠtapes de ce festival nomade varois. La soirĂŠe d'ouverture aura lieu au ZĂŠnith OmĂŠga de Toulon avec une première soirĂŠe rĂŠunissant hip hop, ska et dub. Puis direction La Martre pour une soirĂŠe rock ĂŠlectro occitan et musique traditionnelle sous le chapiteau. On pourra ainsi entendre par exemple OaĂŻ Star Ă La Roquebrussane ou Les Grosses Papilles Ă  Pignans. Au cours de la journĂŠe, vous pourrez ĂŠcouter une fanfare, voir du thÊâtre en pleine rue ou observer les artistes rĂŠaliser leurs toiles. Ce forum se terminera par un week-end festif oĂš l'on pourra entendre notamment le beat de Teenage Bad Girls et de Pulpalicious rĂŠveiller le ZĂŠnith OmĂŠga. Enfin il faut souligner le fait qu'il suffira de dĂŠbourser la modique somme de 8 euros par soirĂŠe. Alors si vous aussi vous vous sentez “ une âme de nomade â€? n'hĂŠsitez plus et entrez en piste ! A noter, une journĂŠe rĂŠservĂŠe aux professionnels qui se dĂŠroulera le 5 novembre Ă  Le Revest sous l'ĂŠgide du rĂŠseau TREMA et de PHONOPACA avec pour thème : ÂŤ L'approche du secteur des musiques actuelles par la notion de filière professionnelle, la syndicalisation et la mutualisation Âť.  Mathieu Salvadore Du 10/10 au 07/11 dans le Var (83).

BA CISSOKO En tournÊe en France et à l'Êtranger, le quatuor Ba Cissoko fête cette annÊe ses 10 ans de carrière et s'arrête dans le Sud pour un concert qui promet de beaux moments. Le joueur de kora guinÊen, qui manie habilement les sonoritÊs de tradition mandingue

pour les mêler à des influences plus rock, Êlectrique, blues ou reggae, compte bien enflammer la ville avec laquelle il a tissÊ des liens forts depuis 1995. À l'occasion de la sortie de son nouvel album Seno (sorti en fÊvrier dernier), le dernier nÊ d'une longue lignÊe de griots rend un hommage à sa grand-mère qui l'emmenait aux champs lorsqu'il Êtait jeune. Après son album Electric griot land, Ba Cissoko a dÊcidÊ de retourner aux sources acoustiques, tel un retour à ses racines. Le quatuor entend montrer toute sa potentialitÊ à travers cet album conçu à Conakry, mais aussi sur les routes en tournÊe. EntourÊ d'une basse, une kora Êlectrique, des percussions et d'une guitare, Ba Cissoko a sillonnÊ les quatre coins du monde et son talent n'est plus à prouver. Lors de son passage à Marseille, le groupe a prÊvu d'inviter Toko Blaze, Temenik Electric, Oumar KouyatÊ et bien d'autres artistes pour partager cette soirÊe pleine de surprises !  Annabelle de L’Epine En concert le 10/10 à l'Espace Julien - Marseille (13).

THE SOULJAZZ ORCHESTRA Vous aimez être saoul de bonne musique ? Alors je vous conseille sans plus attendre de vous rendre au prochain concert du groupe Souljazz Orchestra. Les Canadiens en profiteront pour nous prÊsenter leur dernier opus, Manifesto. VÊritable bijou musical, la formation vous fera voyager à travers toute une Êpoque, grâce à son style particulièrement original qui mêle à la perfection groove, jazz et soul. Ce que vous apprÊcierez surtout, c'est cette fusion intime entre la modernitÊ et les sons traditionnels de la musique afro-beat. Sur des rythmes entraÎnants ou plus calmes, le rÊsultat est toujours le même, la voix puissante du chanteur s'associe avec brio à un orchestre soul digne des seventies. Pour les connaisseurs, le live d'un tel groupe vous rÊservera bien des surprises. Quant aux dÊcouvreurs, ce sera plus un Êblouissement oÚ vous vous sentirez en parfaite communion avec ce que vous entendrez. Ça c'est l'effet Souljazz. Une musique de caractère, un engagement, une Ênergie dÊbordante, voilà ce que vous rÊserve ces soirÊes. Le groove sera à son paroxysme, alors foncez vous Êclater !  CÊcilia N’zaou En concert le 14/10 au Cedac de Cimiez - Nice (06) et le 15/10 au Cabaret AlÊatoire - Marseille (13).

MULATU ASTATKE HELIOCENTRICS

&

THE

Une date à ne manquer sous aucun prÊtexte. Panda 06 en partenariat avec la ville de Nice nous offre un concert de folie. Un mÊlange subtil et euphorisant vous attend. Mulatu Astatke est un très grand vibraphoniste et multi-instrumentiste de renommÊe internationale, premier Êtudiant africain au Collège de musique de Berklee, père de l'Ethio-jazz et encore professeur au Massachusetts Institute of Technology de Cambridge. Après 40 ans de succès d'une musique gÊnÊreuse, ronde, audacieuse et funky, il est remis sur le devant de la scène avec le film Broken flower dont il signe quelques titres de la bande originale. Toujours en mouvement et en quête d'Êvolution, il s'associe au groupe The Heliocentrics, des artistes du label Stones Throw (qui produit entre autres du hip-hop, Madlib, MF Doom ou Percee P, et avec lesquels ils collaborent). Ils ont aussi ÊtÊ backing band pour DJ Shadow‌ Bref, tout ça pour vous dire que la rencontre des genres n'est pas une improvisation, bien au contraire, l'Êquipe est chauffÊe à blanc avec un son abstract hip hop Êlectro dÊtonnant et passionnant, allant du

+ de concerts sur

jazz Ă la drum'n'bass, vous immergeant dans une frĂŠnĂŠsie de rythmiques telluriques. Courez rĂŠserver vos places, ce n'est pas cher payĂŠ pour s'ĂŠvader ; l'intensitĂŠ de cette musique va vous rĂŠchauffer le corps et l'esprit.  JĂŠrĂ´me Gillet En concert le 24/10 au Cedac de Cimiez - Nice (06).

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DES EVENEMENTS MUSICAUX

FIESTA DES SUDS En 17 ans, la Fiesta des Suds est devenu l'ĂŠvĂŠnement automnal incontournable. Plus de 60000 visiteurs par ĂŠdition, un site de près de 15000 m2 : la Fiesta, c'est un mastodonte. Une grosse ÂŤ machine Âť donc, aux rouages bien huilĂŠs, mais certainement pas au dĂŠtriment d'une âme et d'une identitĂŠ bien trempĂŠes. On ne va pas Ă la Fiesta des Suds simplement pour les concerts, on s'y rend ĂŠgalement pour l'atmosphère particulière qu'il y règne, pour dĂŠambuler tranquillement entre les bodegas, expos, comptoirs, restaurants, librairies ou autres disquaires parsemĂŠs sur le site. On va Ă  la Fiesta, pour faire la fĂŞte, tout simplement, avec en fil rouge le “ mĂŠlange â€? pour maĂŽtre mot. Celui des gens, avec une population hĂŠtĂŠroclite au possible, celui des saveurs d'ici et d'ailleurs, celui des arts en gĂŠnĂŠral, et celui des genres, bien entendu. Une bonne trentaine de formations sont annoncĂŠes, en provenance des 4 coins du monde, et dans un large ĂŠventail stylistique, que ce soit avec la pop soul du “ bohĂŠmienâ€? Charlie Winston, le rock ĂŠnergique d'Izia, l'electro punk rock de l'excentrique Nina Hagen, ou l'electro swing de Caravan Palace ; sans oublier plusieurs formations rĂŠgionales, dont l'electro rock de RinôçÊrĂ´se, Oai Star qui prĂŠsentera son dernier opus Manifesta, tout fraĂŽchement sorti, ou encore “ l'urban griot â€? phocĂŠen Toko Blaze. Du beau monde, de bons moments en perspective, pour une bonne Fiesta bien sympathique, comme Ă  l'habitude.  M.B. Du 16 au 24/10 au Dock des Suds - Marseille (13).

MONACO LIVE FESTIVAL Pour sa septième annÊe, le Monaco Live Festival nous offre quatre nouveaux jours de concerts à ne pas manquer ! DÊbut des festivitÊs le vendredi 9 avec Debout Sur Le Zinc. Ces sept parisiens issus de la chanson française alternative vous entraÎneront sur les airs festifs de leur musique composÊe d'un mÊlange de rock, folk et sonoritÊs tsiganes. Avec une joie de vivre et une grande Ênergie, on est Êgalement charmÊ par leurs textes plein d'Êmotions et de dÊrision. Samedi 10, Vincent Delerm nous dÊmontrera tous ses talents d'Êcrivain à travers son 4ème album dans lequel l'artiste dÊvoile un peu plus de lui-même et n'hÊsite pas à jouer avec les mots, la grammaire et les rÊfÊrences, avec habiletÊ, le tout dans un univers scÊnique cinÊmatographique. Relais pris une semaine plus tard par Emily Loizeau, la petite française nous emmènera dans son Pays sauvage, son dernier album, direction le sud de la Louisiane. Avec son chant aux tonalitÊs anglaises, son humour un peu noir, son piano et sa folk country, elle nous livre de belles images de ce pays et s'ouvre vers de nouveaux horizons. Fin du festival le samedi 17 avec Alexis HK et son 3ème album Les affranchis. Avec un univers pop/folk atypique, Alexis a confirmÊ son talent après ses prÊcÊdents albums Belle ville et C'que t'es belle, un artiste prometteur à dÊcouvrir sur scène.  Nicolas Tarragoni Du 09 au 17/10 à la Salle du Canton - Monaco (98).


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History Difficile de parler de la riche histoire de Nouvelle Vague quand on en a connu les débuts sans y participer. Cela dit, peu sont ceux qui peuvent se vanter de posséder les tous premiers numéros, que l'on a pu trouver dans des magasins musicaux historiques de la Côte, disparus depuis. Alors évidemment, avant de “ rentrer ” chez Nouvelle Vague, on commence en étant lecteur, en agissant de manière chirurgicale, une tendance que l'on perd avec le temps, en dépiautant le magazine en long, en large, voire parfois même en travers.

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Et c'est dans les trois premières années que l'on trouve les évolutions les plus spectaculaires. Quand notre maître à tous, Philippe Perret, se décide à créer un fanzine gratuit pour diffuser les informations musicales locales en octobre 1994, il est loin d'imaginer que 15 ans plus tard, la feuille A4 noir et blanc pliée allait devenir un vrai magazine couleur et papier glacé, où les meilleurs plumes de la région se relaieront. Car, à ses débuts, il ne faut pas l'oublier, Nouvelle Vague ne se distinguait que peu du bulletin paroissial de Saint-Marcel-des-Espigoulettes. Maquette basique, papier basse qualité, noir et blanc baveux de rigueur, tous les éléments étaient réunis pour ne pas dépasser le numéro zéro. Mais, à force de travail, et de persévérance, la chenille rampante s'est transformée en papillon voltigeur.

par David Bartoli Adoptant très rapidement la formule qui a fait son succès, c'est à dire celle d'un magazine de 16 à 24 pages (en fonction du nombre d'annonceurs), Nouvelle Vague se paie même le luxe de passer à la couleur, d'abord sur la couverture, dès avril 2000, puis intégralement dans les mois qui suivirent. Les plus grands noms de la Musique se bousculent pour faire la couverture, certains la font même trois fois, les attaché(e)s de presse parisien(ne)s ne jurent que par nous, les groupes locaux font le pied de grue devant la rédaction afin d'avoir un article car cela fait toujours bien dans une revue de presse. Les annonceurs font chauffer le standard, les propositions de rachats pleuvent (Murdoch m'a personnellement appelé), les invitations dans des cocktails se suivent. Bref, on s'embourgeoise, on prend du poids, on devient des notables, et en dehors de quelques numéros spéciaux et d'un vague changement de maquette, rien ne vient vraiment changer la monotonie du chroniqueur de Nouvelle Vague. Bien sûr, je plaisante. Livrer chaque mois, en essayant bon gré mal gré de l'améliorer systématiquement, un vrai magazine, cela sous-entend un travail assidu et pointilleux que seuls des passionnés peuvent faire. Et c'est bien pour cela que la flamme de Nouvelle Vague ne peut pas s'éteindre.

J’ai 15 ans!

par Philippe Perret

Durer pour durer n’est pas une fin en soi. Toutefois, atteindre 15 ans d’existence pour un magazine indépendant, cela relève d’un petit exploit voire du miracle. Car loin d’être un long fleuve tranquille, la vie de notre support est parsemée d’obstacles en tout genre. Notre frêle embarcation naviguant sur les eaux tumultueuses de l’océan des médias a traversé de multiples tempêtes et a souvent lutté contre vents et marées. Crise du disque et crise de la presse écrite ont causé pas mal d’avaries. Et je vous épargne toutes les vicissitudes inhérentes à la vie d’une micro-structure... Parfois difficile de garder le cap dans ces circonstances, mais pas impossible. A force de motivation et de conviction, nous avançons au gré des vents favorables. Bon, l’idée n’est pas de faire pleurer dans les chaumières, hein. On est là parce qu’on l’a bien voulu et parce que nous avons la passion de la musique chevillée au corps et à l’âme. Et puis Nouvelle Vague c’est avant tout une aventure humaine. Et plutôt une belle aventure. Des personnages, des rencontres, des émotions... Et en se penchant sur les 15 années écoulées, les anecdotes croustillantes et les fous rires foisonnent. Avec ce numéro « Spécial 15 ans ! », nous avons voulu retracer les moments marquants de ce périple et vous faire partager quelques « tranches » de notre vie. L’époque, particulièrement dans les domaines qui nous concernent, est aux mutations. Internet et la révolution numérique ont complètement bouleversé notre quotidien et notre approche de la musique. De nouveaux modèles économiques sont apparus et vont continuer à évoluer. Alors même si l’industrie du disque est en pleine débâcle et que les perspectives ne sont pas forcément très engageantes, nous persistons et nous signons. Tant que nous prendrons du plaisir à écouter de la musique, à aller aux concerts. Tant que nous continuerons à vibrer, à rêver, à partager. L’âme et l’esprit l’emporteront sur toute autre considération. Et c’est bien là l’essentiel.


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L’odyssée Nouvelle Vague par Jérôme Ivanichtchenko

Réunion de rédaction par JP Boyer

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La constante du magazine est la réunion, celle-ci se déroule selon des règles tacites, en trois parties qui n'ont jamais changé. Il y a d'abord la première phase dite de l'installation, chaque rédacteur se rend plus ou moins ponctuellement au lieu dit (un bar en l'occurrence) et commente avec les autres ses dernières découvertes en commandant de quoi se rafraîchir (de l'alcool plus précisément). Le discours peut sembler hermétique ou totalement surréaliste au quidam lambda installé autour, qui se demande de quoi parlent ces gens avec autant de verve. Puis, le rédac chef, trônant tel le despote d'une république bananière, impose le silence afin que commence la seconde partie dite de la présentation des disques à chroniquer. Là, chacun attend fébrilement que l'un de ses artistes soit dans le carton magique, certains continuent d'ailleurs à attendre depuis des années, à l'instar de ce chroniqueur féru de rock progressif qui pense que Yes va se reformer pour nous infliger un nouvel album concept. La tache du maître de cérémonie est rude, car le chroniqueur continue à s'abreuver pendant cette phase et à tendance à se disperser, sollicité par les textos, le décolleté plongeant d'une voisine, son iPhone ou le gâteau qu'une autre chroniqueuse amène afin d'éponger les bières ingurgitées. Si la grande majorité des disques trouve vite preneur, voire demande un arbitrage juste entre plusieurs enthousiastes (un lancé de dé fatidique), d'autres subissent la purge et sont éventuellement récupérés par de téméraires adeptes du masochisme sonore. Cette phase terminée, la troisième phase dite du travail accompli, permet aux chroniqueurs de comparer leurs acquisitions, au rédac chef de payer la note et surtout d'ajouter sur son Facebook ses nouveaux contacts (et au passage de regarder les photos intimes de ces nouveaux amis). Cependant si cette manière de procéder subsiste, c'est qu'elle a fait ses preuves, au gré des changements de membres ou de formules. Qui pourrait se plaindre de venir chercher des nouveautés musicales dans un bar en ne payant pas ses consommations, tout en profitant de l'occasion pour vérifier ses mails ? Mais bien plus que ça, c'est la chance de pouvoir rencontrer de vrais passionnés, des férus de musique un brin autiste, qui rend cela si agréable. Car tous les gens que j'ai pu croiser en réunion ont cela en commun, ils vivent leur passion pour la musique et la communiquent, peu importe le style. Je suis fier de pouvoir connaître ces personnes et j'espère encore en rencontrer davantage dans les quinze prochaines années, cela ne rendra pas le monde meilleur, mais cela permettra à des bars de changer leurs fûts, au rédac chef d'ajouter encore plus d'amis sur son fuckbook, mais surtout à ce qu'on fasse vivre, modestement, à notre niveau, la musique.

Il y a quinze ans, Nouvelle Vague lançait un défi sous forme de bravade : "faire avancer [musicalement parlant] les choses dans notre région". Coups d’œil dans le rétro. Un lundi d’avril Je suis quelque part dans la grisaille du XIème arrondissement de Paris. Code pin ? "Tût-tût ! Tût-tût !". Le portable vibre puis sonne. Un nouveau message. C’est mon boss, l’inspecteur L. Il m’envoie dans le Midi. Il s’agit cette fois d’enquêter sur une nouvelle vague, une sorte de déferlante qui emplirait chaque mois les moindres recoins du sud-est en répandant bons plans et avis éclairés sur la création musicale contemporaine. Autant chercher des alligators dans les égouts ou des piquouzes sur des fauteuils au cinéma. A moins que ce ne soit encore un coup d’un NGV espiègle… Tour de chauffe Seule pièce à conviction en ma possession: Nouvelle Vague #1, actualité rock Côte d’Azur - octobre 94, une mauvaise photocopie écornée, étrangement proche de ce que les journaleux appellent dans leur jargon un fanzine. Une vieille feuille A4 pliée en deux, où se bousculent pêle-mêle l’annonce du concert de Thiéphaine au Théâtre de Verdure, la chronique du Come de Prince et quelques bonnes adresses de vendeurs de skeuds. "Un tour de chauffe" me dit-on dans les milieux bien informés. Un essai qui présente et accompagne une compilation (Sous le soleil, 1994, suivie de Alternative 98 en... 1998) montée par le label-association La Plage. La piste se précise : Nouvelle Vague et La Plage seraient donc liés. Normal. Elémentaire, même : les vagues, la plage, le soleil, tout ça. Je remonte déjà à la source, quelque part dans l’arrière-pays niçois, à Vence. Vocation : coup de pouce Pendant ce temps-là, mon réseau travaille et progresse. Un ami bibliothécaire dégote le vrai numéro 1, celui qui donnera sa forme au magazine actuel. Octobre 95, Drive Blind en couv’, huit pages, noir et blanc. Lu dans l’édito signé d’un certain Philippe Perret (note pour plus tard : se renseigner sur cet homme) : "Nouvelle Vague se fixe comme objectif d’être le média de tous les passionnés de musique et de tous ceux qui veulent contribuer à faire avancer les choses dans notre région." Ambitieux. Quelques lignes plus tard : "je sens déjà l’haleine fétide des éternels râleurs en tout genre : Pour qui il se prend ! De toute façon, il va se planter !" Humilité… Et l’envie d’offrir un autre regard aussi, volontaire et engagé. Le constat était évident : les jeunes formations musicales locales ne font du bruit

que dans leurs garages. Nouvelle Vague les aidera à s’exprimer. A la cool Le numéro 10 (nous sommes en été 1996) marque un premier tournant : l’apparition de la couleur (rouge, en l’occurrence) au sortir des presses. Plus soigné, plus lisible, Nouvelle Vague commence à ressembler à une vraie publication musicale. Progressivement, je reconstitue le parcours du magazine et ses transformations, mais n’ai pas encore mis la main sur ses instigateurs. Et soudain, coup de bol ! Au hasard d’une soirée arrosée, le patron d’un bar du Vieux Nice me dit que les conférences de rédaction se déroulent dans son établissement. Quelques jours plus tard, déguisé en dame pipi pour ne pas éveiller les soupçons, je rencontre enfin mes hommes. Il y a plus de pintes de bière sur la table que de gens autour de la table. Cohésion : 10/10. Ils ont tous l’air d’être potes. Vient le moment de se répartir les chroniques d’albums (et donc de se partager une cagette entière d’albums même pas encore sortis dans les bacs… j’en pleure d’émotion depuis mon poste d’observation). Surprenant, pas de pugilat : tout se joue à pile ou face. Etat d’esprit : 9/10. L’été, c’est chaud Mais le visage du rédac’ chef Philippe Perret semble préoccupé. Il doit motiver ses troupes pour la préparation du Spécial Festivals, le numéro double juillet-août. Il doit aussi anticiper la rentrée et les comptes-rendus des événements de l’été, envoyer ses accrédités sur tous les fronts pour revenir les poches pleines de découvertes et de confirmations. Car la promotion de la création locale (et d’ailleurs, d’ailleurs !) passe aussi par la mise en avant des scènes émergentes comme des ralliements historiques. C’est également un lien direct avec les récepteurs de l’information, dans l’incitation et le partage de moments de plaisir. Les Vieilles Charrues, Les Eurocks, Les Nuits du Sud… Ils seront partout, ces têtes chercheuses indépendantes. Utilité publique Aujourd’hui, à force d’occuper le premier plan dans l’information écrite musicale dans le sud-est, Nouvelle Vague (et ses 10 000 exemplaires par mois) s’est fait un nom, a imposé sa crédibilité, sans jamais se prendre la tête, et toujours pour assouvir les envies de ses lecteurs. Des lecteurs de plus en plus séduits par l’association entre gratuité et qualité des avis proposés par une vingtaine de pigistes "couleur locale" et une poignée de correspondants, qui œuvrent chaque mois à sa conception avec l’intime conviction d’en faire un média d’utilité publique.


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Envoyé spécial sur les festivals Avec un long stylo et un mince carnet, je me dirige vers cet endroit paradisiaque, gorgé de lumière et de musique. C'est le premier grand festival que je couvre pour Nouvelle Vague et je n'en suis pas peu fier… A l'arrivée, le soleil est à son zénith, à l'image de l'accueil réservé aux journalistes de la “ grande presse ”. Les mensuels régionaux, en revanche, ont moins la cote… même s'ils viennent de celle d'Azur. Tant pis, l'estrade fera office de substitut aux chaises longues les plus en vue, celles réservées aux plus VIP des VIP. Le journal a pourtant bonne presse, si j'en crois un ancien collaborateur, qui vient me saluer et m'accueillir très amicalement. Première soirée,

une discussion sympa avec le DJ du warm-up et direction la place sur laquelle ont lieu les concerts. Là, les choses se corsent. Des cartes de crédit sont déployées à des fins non commerciales et elles permettent de tirer un trait sur la banalité du quotidien. Tout le monde prend confiance, le champagne de l'open-bar pétille et la fête peut commencer… À quelques mètres, le café de cette place est en état de choc. Un couple de festivaliers doté de bracelets dorés s'est réfugié dans l'unique toilette de l'établissement. Les clients en sont tout retournés et les commentaires fusent. Quelques minutes s'écoulent. Elle, brune, élancée et resplendissante, sort en premier ; lui, blond,

Profession : rock critic Il est des professions qui font rêver. Celle de critique-rock, sans atteindre le niveau de l'agent secret ou du cosmonaute, figure en bonne position sur la liste des métiers qui ont la classe. Quoi ! On me dit que non en fait. Personne ne veut faire ce taf de naze qui rapporte une misère et où tout le monde se bat à coup de stylos dans le dos pour placer sa pige. Bon, ben c'est pas grave, moi j'ai des frais. Alors on passe mon texte bordel, ou je pisse sur le disque dur de la rédac. Et puis d'abord c'est quand qu'on est payé ici ? Voici donc, la vie fantasmée et irréelle d'un journaliste, qui n'existe pas... bien évidemment.

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C'était fini. J'avais pondu mes comptes-rendus pour les concerts de la semaine à venir, et les trois interviews exclusives des groupes internationaux que je devais faire. 15 ans que je faisais ce job. Je commençais à maîtriser les fondamentaux. J'étais même au sommet de mon art. J'avais écrit tous mes textes avant de prendre l'avion pour me rendre au festival. La première fois ? Je ne sais plus comment c'était arrivé... la faute à une conf" de presse qui s'éternise au bar et tu loupes le concert du siècle. T'es un peu dans la merde. Tu rames au bar pro pour écouter ceux qui y étaient. Puis, dans un ultime élan de professionnalisme, tu fais la synthèse des articles de la presse locale dans le train du retour et tu balances la purée au rédac chef quand tu rentres. « Super Jean-Pierre ! On s'y croirait » qu'il te répond le boss.

Alors c'est l'engrenage. Tu repousses tranquillement la déontologie loin derrière le comptoir de l'intégrité, tout en vidant des verres avec un aplomb impeccable sur le devant du bar pro de la superficialité. Un matin, tu te lèves accompagné d'un mal de tête interplanétaire. Résultat de la sortie avec le dernier groupe à la mode avec qui tu as passé la nuit à faire la bringue pour découvrir sa fabuleuse aventure artistique et rencontrer son univers si particulier. Tu t'essayes à un nouvel exercice : la critique de disque du groupe que t'as pas écouté mais qui t'as retourné la tronche la veille. « Super JeanPierre ! On s'y croirait », qu'il te répond le boss. Ça devient un automatisme. Tu adaptes les bio des groupes à la sauce copier/coller et tu fais de la critique trop sympa. Évidemment que c'est toujours bien ce que tu écris. Les attachés de presse t'adorent, et tu es invité partout pour boire des coups. Le retour sur investissement de ton absorption de liquide et autres substances ne se fait pas attendre. T'es connu, reconnu et toujours bu. Tu fais les bars qui font le off du festival, tu te fais potes avec tous les groupes indés qui te remettent une tournée, eux attendant souvent longtemps avant d'en décrocher une. Le lendemain, tu tournes à l'eau gazeuse durant les conférences de presse du matin : t'es top crédibilité tout en étant fracassé. Le plus drôle avec ce fonctionnement c'est que tu gagnes à mort en reconnaissance professionnelle.

par Marc Di Rosa habillé comme dans un magazine de mode, la ligne et les muscles en moins, la suit. Ma réalité est plus terre à terre. Victime d'un malaise, mon accompagnatrice s'écroule et j'ai toutes les peines du monde à retenir sa chute afin d'éviter qu'elle ne heurte violement le sol. Enfin, tout s'arrange et le show débute. Ça groove et je ressens l'ambiance intensément dans la nuit d'été. À 6h du matin, je rejoins ma tente. À 9h30, elle bout. Direction la plage, où le sable brûlant me rappelle que ma tête pèse très lourd. Après avoir ingurgité l'équivalent de mon poids en litres d'eau gazéifiée aux extraits végétaux, je commence la deuxième journée du festival. Repérés, les bons plans champagne ; identifiés, les personnages clés du festival ; cochés, les temps forts musicaux du programme. Évidemment, l'euphorie du début de soirée bousculera ce trop parfait agenda. Tard dans la nuit, la fille avec le haut violet a disparu et j'ai perdu la page du carnet sur laquelle j'avais noté son numéro. Au coin de la scène, je croise l'un des artistes à l'affiche. Très cool, il m'offre un verre et se montre très intéressé par mon reportage. Passionné de presse peut-être, attiré par mes copines locales sûrement. « J'ai un gros projet rock arty », dit-il à l'une d'entre elles. Malheureusement, le rock n'est toujours pas redevenu à la mode ; les guitares n'ont pas encore supplanté les platines dans la panoplie du sex-symbol. Le soleil est levé depuis très longtemps. On se quitte et on se fait la bise comme dans le show-biz !

par Raoul le Chien Parfois des jeunes loups arrivent à la rédac et veulent prendre ma place. Mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de Jean-Pierre Créneau. Je sais. Mon nom semble m'être idéalement prédestiné. Au-delà d'un savant mix entre deux grandes pointures (chacun dans leur domaine et à leur façon) du journalisme (1), c'est avant tout un nom qui convient parfaitement à mon mode de vie. Un coup de coude à droite hum… ça passe, et un déhanché sur la gauche… et hop ! Me voici garé au buffet pour la soirée. Inutile de vous dire que mon bureau à la rédac, personne ne risque de s'y agripper. En plus avec le gras des cacahuètes que je ramène des cocktails, ça glisse à mort. Je ne devrai pas vous le dire, mais parfois j'ai honte. Pas de ce que je fais bien évidemment. Honte que les gens ne se rendent pas compte du fumiste que je suis. À moins qu'ils n'aient pitié d'un pauvre alcoolique. Dernièrement je pensais raccrocher et écrire une anthologie sur les ivrognes du rock qui assurent un max sur scène. Une thérapie pour repartir du bon verre en quelque sorte. Mais c'était réellement trop de boulot. Lorsqu'on m'a demandé de participer en tant que jury à une émission télé du câble pour découvrir de nouveaux talents, j'y ai vu un signe du destin. Quand je me suis retrouvé assis entre une chanteuse casserole pure inox totalement rouillée et l'enclume du groove pour fer à repasser complètement entartré, l'évidence s'imposait à moi : j'avais enfin trouvé ma place.


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Profession : rock critic par Michaël Rochette

La révolution numérique par Jean-Sébastien Zanchi S'il est un secteur qui a connu une révolution en quinze ans, c'est bien le marché musical. Enregistrement, distribution, promotion, toutes les facettes de cette activité ont été complètement remises en question, comme rarement on le rencontre dans une profession. Tout cela par la démocratisation des nouvelles technologies. Au milieu des années 90, la musique électronique fait exploser les “ home studios ”. N'importe quel artiste peut désormais écrire, composer, enregistrer, mixer et même graver son album seul, se passant ainsi de plusieurs maillons d'une chaîne jusqu'à présent compliquée et difficile à aborder pour le néophyte. Pour quelques milliers de francs et un peu d'inspiration, n'importe qui peut devenir un artiste. Les majors commencent déjà à être dépassées et arrivent le plus souvent après la bataille pour signer des artistes ayant le plus souvent déjà commercialisé leurs propres productions. Mais la grande révolution vient bien évidemment de l'Internet. Outil formidable, il sera surtout la bête noire des maisons de disques. Si le piratage était marginal jusqu'au début des années 2000 (malgré la grande notoriété du pionnier Napster), il explose complètement à l'aube du nouveau siècle avec les premières connexions haut débit illimitées. Depuis sa grande époque, le marché du disque a ainsi perdu la moitié de sa valeur. Si le piratage n'est pas la seule raison de ce retournement de situation (on peut notamment citer le manque de choix dans la proposition des majors), il y contribue fortement, mettant ainsi à mal une économie jusqu'à présent bien rodée. Plusieurs années seront nécessaires à des sociétés frileuses et pleines d'inertie pour enfin comprendre les codes de fonctionnement de la musique en ligne. Trop tard, de nouveaux acteurs ayant repris la main. Apple en est l'un des exemples les plus concrets. L'ancien fabricant d'ordinateurs est désormais le plus important vendeur de musique aux États-Unis devant tous les magasins physiques du pays. Du côté de la promotion, MySpace et YouTube se partagent découvertes sur découvertes, les Arctic Monkeys en étant la preuve la plus connue.

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Mais le mal est fait, les artistes ne gagnent plus d'argent avec leurs trop faibles ventes de disques, mises à part les grosses machines. Seul remède, le développement des concerts, les tournées interminables et surtout l'inflation incroyable du prix des places qui feront émerger quelques géants du genre, dont Live Nation, premier tourneur au monde et nouvelle machine à cash de l'industrie musicale.

une batterie de musiques électroniques toutes Qui n'a jamais rêvé de devenir rock critic ? Être plus excitantes les unes que les autres… Nous à Memphis en 1954 lorsqu'Elvis Presley on aurait l'avènement de la Star Ac', la noupoussa la porte des studios Sun pour enregisvelle (kof !) chanson française (kof kof !) et ses trer un petit air pour sa môman… Être à Hammonuments de poésie traitant de sujets aussi bourg en 1960 pour voir John, Paul, George et bouleversants qu'une liste de courses, la systéPete faire leurs premiers pas à l'Indra Club. Être matisation des recettes qui marchent débitées au CBGB à New York en 1974 et entendre le au kilomètre et clonées jusqu'à la consanguicri primal du punk dans la bouche de Joey nité, l'emprisonnement doré des ex-grands qui Ramone. Londres en 79, Boston en 86, Seattle survécurent au Y2K… Sans parler de la paraen 91, Bristol en 94… Comme beaucoup d'ennoïa galopante des labels et tre vous, j'ai fantasmé leurs disques promos bardés éveillé le nez plongé dans de systèmes anti-copies, à mon dico du rock sur toutes vous faire passer pour le derces dates clés de l'Histoire nier des criminels nazis de la musique moderne, (quand ils daignent vous les crevant d'une jalousie à envoyer — je vous dis pas le faire pâlir une dauphine de nombre de disques que j'ai Miss Univers en repensant dû télécharger illégalement à ces bienheureux rock cricette année pour pouvoir les tics qui prirent leur époque Michael et Dave Grohl (Foo Fighters, ex-Nirvana) chroniquer…). de plein fouet, à 120 db dans les tympans à bout Malgré cette ère viciée particulièrement hosportant. Je me souviens aussi de ces articles tile à toute forme de spontanéité, les accidents fleuves datant de l'époque bénie où Les existent. On voit encore éclore de-ci de-là Inrockuptibles étaient encore mensuels ET fréquelque artiste indécemment doué qui pousse quentables, ces reportages exclusifs pour lesl'insolence jusqu'à ne devoir son succès qu'à quels le rédacteur et son photographe étaient son talent (un luxe ces temps-ci). On peut défrayés une semaine à Los Angeles pour suiencore être surpris par une première partie de vre je ne sais quelle formation majeure pas concert ou au détour d'un disque dont on n'atencore “ embunkerée ” par une horde d'attatendait rien et se retrouver à le défendre becs chés de presse fraîchement vomis par paquets et ongles. On peut enfin, privilège trop facilede vingt d'une quelconque école de commerce. ment pris pour acquis par bon nombre de mes collègues, croiser le temps d'une interview le Pour ma part, je suis devenu journaliste musichemin de ses idoles et passer la semaine qui cal en 2001, par un de ces enchevêtrements précède la rencontre à couiner comme une d'événements aléatoires qui vous donneraient pucelle devant une corbeille de sous-vêtepresque envie de croire en Dieu, étalant mes ments des Jonas Brothers (car oui, si le fan premières digressions musicales dans les était un Pokémon, le journaliste musical serait pages du magazine-même que vous tenez préle niveau 3 de son évolution). Rien que cette sentement dans vos mains. Sans même parler année, j'aurai devisé avec Depeche Mode, du spare funeste qui plongea le monde dans Green Day, Offspring, Madness, Lenny Kracette ère bien détestable qui est la nôtre, 2001 vitz ou les Beastie Boys. Donc oui, même en n'était pas une bonne année pour devenir rock 2009, rock critic c'est encore être un gamin critic. La tenace impression d'arriver après la dans une confiserie… bataille, histoire de balayer les cadavres après un demi-siècle de révolutions ininterrompues qui virent naître le rock, le punk, le metal, le La suite de Profession : Rock Critic bientôt sur le blog reggae, le grunge, le hip-hop, le trip-hop et du même nom (http://rockcritic.blog.lemonde.fr).


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Après les différentes étapes d'élaboration du magazine vient la sacro-sainte et Ô combien chérissable étape de la distribution. Deux jours et demi, plus de 700 kms à parcourir, pas mal d'huile de coude et quelques bonnes suées. Parce que Nouvelle Vague, ce n'est pas franchement la World Company, nous faisons la distribution avec nos mimines, à deux, avec le soutien non négligeable de plusieurs correspondants et structures (1) sur certaines régions. Un chauffeur, qui a le nez collé sur son iPhone, dans une relation fusionnelle tout bonnement inébranlable, quand ce n'est pas sur le dernier Canard Enchainé (une fois arrêté bien sûr), le tout en sirotant un Coca Light, et en répétant de manière un tantinet “ obsessionnocompulsive “ : « M. (c'est moi), t'es prêt à jumper ? », avec le petit sourire narquois et joueur du « ha ha ça t'énerve hein, hein… ». Sous entendu, tu es prêt à sauter de la voiture, et à courir sur ton point de dépôt, à grandes enjambées, et avec la bonne quantité de magazine, et tu ne râles pas si je te laisse 200m plus loin alors qu'il y a une place devant. M., moi donc, c'est celui qui a la lourde responsabilité de porter les lourds cartons remplis de maga-

Les stagiaires par Cécilia N’zaou

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Un stage est toujours (ou presque) suivi de ce qu'on appelle un rapport ou un mémoire, appelez ça comme vous voudrez, dans lequel il s'agit de donner vos impressions sur le stage que vous venez d'effectuer. En plus de ce fameux rapport, le stage est également parfois suivi d'une soutenance pendant laquelle on vous demande : « Que retenez-vous de votre passage chez Nouvelle Vague, Mademoiselle N'zaou? ». A ce stade-là, il est indispensable de se tenir et de rester professionnelle, en tâchant de dire avec tact cette phrase commune et parfois hypocrite (pas dans mon cas) : « Ce fut une expérience extraordinaire pendant laquelle j'ai pu apprendre à faire de nombreuses choses ». Bien entendu, je n'ai donc pas pu dévoiler tout ce qui se trame dans ce petit bureau situé dans cette petite ville qui s'appelle patelin… heu non, Vence. Une journée chez Nouvelle Vague, c'est arriver à 9h02. Mon bon M. est déjà là, comme d'habitude. En même temps il habite à deux pas. Brossage de dent, un café et il est déjà devant son ordinateur. Quelle chance. À peine arrivée, j'ai donc droit au « tiens voici du travail, il y a quatre annonces concert, trois chroniques, deux nouvelles, et une interview, bon travail ». Comme si on ne chômait pas assez chez Nouvelle Vague. Ensuite, c'est silence jusqu'à 11h, heure où débarque Bartoli, l'homme qui ne pouvait pas tenir en place. Là, vous pouvez être sur que rien ne va plus. Il vous parle toutes les deux minutes, son téléphone ne

Distribution des magazines par Matthieu Bescond zines, de les placer de manière optimale pour que toi lecteur, tu le trouves le plus facilement possible, sans crise d'hystérie à taper des pieds et des mains, en beuglant « mais où est donc le dernier Nouvelle Vagueuuuuh !!! ». C'est moi qui récupère les anciens numéros quand il en reste, et qui ajuste la quantité à déposer au besoin. C'est moi qui subis la nonchalance de certains, pour être poli, « ouais mets les là, sans le moindre bonjour ni regard, genre j'te blaaase… », mais c'est aussi moi qui récolte les « ah super, on l'attendait, merci ! » de la jolie demoiselle au non moins joli sourire (non, je ne dirai pas où c'est).

ble de trouver le trajet optimal, la petite ruelle cachée, pour gagner un peu de temps. Parce que oui, une distribution est minutée. Départ pour 9h pour le premier jour, de Cannes à Nice, arrivée à 17h30, quand tout va bien, et que David n'a pas fait une micro éraflure à la voiture d'un livreur bulgare pas content qui vous empêche de partir en tapant du poing sur le capot (véridique), qu'il ne pleut pas, qu'il ne neige pas, qu'il n'y a pas de routes barrées, de manifs, qu'on a pas crevé, que David n'a pas démonter le pot d'échappement en s'envolant sur un dos d'âne, et patin couffin. Départ pour 6h le second jour, de Cannes à Marseille, en passant par le Var, Aix, et l'incontournable boucherie Chez Richard de Vidauban, dont la devanture… comment dire… attire l'œil… Une bonne vieille distrib' réserve toujours son lot de surprises, et se fait toujours, mais toujours, dans la bonne humeur et les tranches de rires, avec bien sûr un indispensable fond sonore perpétuel, nourrit entre autres par les radios associatives du moment (Grenouille, Galère, Radio Active…). En fait, une distrib', c'est un peu pénible, mais c'est quand même de sacrés bons moments.

David lui, c'est un peu mon GPS intégré, ma boussole, mon repère de tous les jours… hum, pardon, je m'emballe... Non, David, c'est celui qui est capable de me démontrer que non, la mer n'est pas devant mais derrière nous, que non, on n'est pas sur le Prado mais sur la Canebière, et que non, définitivement non, ce n'est pas le Garlaban mais la Sainte-Victoire, tout en râlant parce que j'ai la vitre entrouverte, et que ça lui fait des courants d'airs sur la nuque… C'est lui qui est capa-

(1) Tandem ( Toulon), Cédrine Cheillan (Var Est), Thierry de Cosmic Trip (Draguignan), Manu de Machination & Vincent (Avignon), Fred Voyer du CDMDT 05 (Hautes-Alpes).

cesse de sonner, il se balade dans une tenue indécente, c'est-à-dire pieds nus, et nous rabâche tous les midis qu'il fait un régime tout en mangeant un américain au poulet blindé de mayonnaise. Quant au rédac' en chef, Phil, c'est aussi du lourd. Présent uniquement le mercredi, il en profite pour nous apporter de nouvelles anecdotes et blagues dont on ne comprend pas toujours le sens, et peut également vous surprendre par des cris ressemblant à ceux des hommes préhistoriques. Nouvelle Vague, c'est aussi d'autres stagiaires avec qui vous partagez de bons moments comme des crises de fous rires inutiles. Prenez Mathieu par exemple, son nom de scène serait plutôt “ Stagiaire Inutile ”. Il arrive à faire la même chose toute la journée, tout en nous faisant croire qu'il travaille comme un acharné, alors

qu'il a passé son temps à rire inutilement. Fidèle à luimême, dirai-je. Au final, je ne peux plus me passer de ces trois individus bizarres mais attachants que sont Mon bon M, Phil, et Bartoli. Je ne me souviens plus de la façon dont j'ai atterri ici. J'ai vu de la lumière et je suis entrée par le plus grand des hasards. Ils m'ont prise sous leurs ailes, m'ont appris avec patience les ficelles du métier, m'ont écouté, et m'ont conseillé. Je parle surtout de Mon Bon M puisque c'est lui qui a dû me supporter tous les jours, Bartoli supportait déjà “Stagiaire Inutile”. Avec le recul, je n'aurais pu rêver mieux. J'ai vraiment beaucoup appris et ai intégré une équipe d'enfer ! Bref un stage chez Nouvelle Vague, ça surfe. (Voici l'exemple d'une blague à la Phil).


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Ils ont participé à Nouvelle Vague Merci à tous ceux qui ont apporté leur contribution à ce magazine !

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Abdelhakim Abardi, Aboubacar Mbae, Akouavi, Alain Hamila, Alain Corrieras, Alex Fish / Alex Megahertz, Alex Garbay, Alexandra Pasco, Alexandre Hiernard, Alexandre Labourdette-Ladevéze, Alexis Valsardieu, Alice Viéville, Amandine, Anaïs Vaillant / Siana, Anaïs Vergano, André Clavel, Angélique Alasta, Annabelle De L’Epine, Anthony Arnaud, Anthony Dagorne, Amail Bendedda, Amélie Maurette, Anaïs Vaillant, Ariane Huchard, Armando Coxe, Arnaud Person, Aube Lalvée, Aurélia Grégoire, Aurélie Selvi, Aurore Harrouis, Aymeric Goetschy, Benjamin Bregeaut, Benjamin Videau, Benoît Belasco, Benoît Bozo, Benoît G. Gerbet, Big Ben, Bridie, Brigitte Mathis, Bruno Ayme, Bruno Deschamp , Bruno Nappi, Camille Sabarros, Candice Delmas, Carlos Val de Rama, Caroline Dubreuil , Caroline Galmot, Caroline Joyeux, Cathimini, Cathy Monnier / Shawnee, Cecil Dijoux / Nabot Coffe / Dino Zoff Jr, Cécilia N’zaou, Cédrine Cheillan, Céline Aracil, Céline Déhedin, Céline Puertas, Céline Rastello, Chapi & Chapo, Christelle Moreau, Christophe Duff, Christophe Guilbert, Christophe Meade, Christophe Poberejsky, Cramoisi, Cristel Bérard, Cyril Vekris, Daniel Chauvet, Dany Aribi , David Bartoli, David Bénard, David Bénaroche / Le Scoubidou à Vapeur, David Elalouf / Dood / Mr E, David Jeanne, David Jardel, Delphine Oliva, Dominique Corriéras, Dominique Surlapierre, El Chilango, Elisabeth Cervetti, Elise Pichelin, Elodie Morana, Emilie, Emmanuel Truchet, Emmanuel Vinale / Anglarès, Emmanuelle Galindo, Endive Ouarol, Eric Prenot, Erik Ballon, Fabrice Le Querré, Fabrice Ziolkowski, Fafé, Fatima Amrani, Félix, Flavien Gaudelet, Florent Chazarra, Florent Biteuchi, Franck Vienot, François Devred / Hum ! / Pirlouiiiit, François Guillemet, Françoise Morel, Frank Arnaud, Fred Bini, Fred Delpui, Fred Gille, Frédéric Perret / Space Boy, Frédérique Alfassa-Larsonneur , Frédérique Faure, Fréma, Gaëtan Corlouer, Gabrielle De Villoutreys, Gally, Geoffroy

Martin, Georges & Bouche, Gilles Saïssi, Guillaume Borgomano, Guillaume Garcia, Guillaume Lacombe, Guillaume Martel, Guy Reihnardt, Hanane Benhamou, Hervé Alapetite, Irie Mon, Ivan Phung, Jacky, Jacques Lerognon, Jacques De Chabannes, Jacquou Per Zou Mai, Jean-Baptiste Ferriere, Jean-Christophe Mary, Jean-Jacques Massé / Jérémiah Cornell, Jean-Paul Boyer, Jean-Pierre Clérici, Jean-Philippe Blanchard, Jean-Sébastien Zanchi, JeanSylvain Cabot, Jeff, Jeoffroy Vincent, Jeremy Grozel, Jérôme Derbès, Jerôme Ivanichtchenko / Jerôme Cesselin, Jérôme Molinier, Jérôme Gillet, Jessica Losco, Jessica Van Den Torren, Jessie Moy, JMi, Joëlle Tsésémeli, Jonathan Seu, JosselyneFrance Bélieu, Julie Baquet, Julien Barthélémy, Julien Gillet, Julien Mars, Justine Sirkis, Kaliméro, Karim Chekkat, Khalil Cham, Kooks, Kreel1, L’Ecureuil, L’Homme aux pseudos débiles (Autiste Raide-Dingue, Endive Ouarol, Flash 2P, Johnnny Mc Lynn, L’Abeille Cool, Marlon Branlo, Pipo Bimbo, The Unknown Soldier, X-Phil...), Laetitia Carques, Laetitia Lluch, Laure Rivaud-Pearce, Laurence Hébrard, Laurence Masing, Laurent Le Fers, Laurent

Fumas, Laurent Pégurier, Laurent Talem, Le Stagiaire Masqué, Le Bijoutier, Lionel Spiga, Lisa, Lisette & Jeannot, Live In Marseille, Loïc Le Joliff, Loreleï Negro, L.R., Luca Brazz, Lucie Bolelli Domingo, Luis Villalba Mateos, Lydie Mizera, Lynda Depraetere, Mad Jack, Maeva Losco, Magaô!, Maki, Manu / Des Deux Mains, Manu Schleich, Marc Benoist & Guy Gensini, Marc Chaix, Marc Di Rosa, Marc Ferrero, Mariama Diané, Marie Dufour, Marie-Noëlle Ottavi, Marie-Pierre Bonniol, Martin Hache, Mateo, Mathieu Salvadore, Matthieu Acker, Matthieu Bescond, Max Well / Pat Bolognez, Maxime Pargaud, Maxime Soler, Mélanie Thibaud, Memphis Sheik, Michaël Rochette, Michel Mavrothalassitis, Michel Mouillé, Michel Pelini, Micheline Perret, Mickael Nereau, Mikaël Bassat, Mikmak, Mister Pink, Mister White, Mystic Punk Pinguin, Mourad Rebbani, Nathalie Jan, Nathan Andolfi, Navarro, Nicolas Coudret, Nicolas Derrstroff, Nicolas Hermant, Nicolas Hillali, Nicolas Massa, Nicolas Tarragoni, Nicolas / Sine Kwa Non , No-No, Nova, Olivia Gregoire, Olivier Kerdudo / Olivier de Livry-Gargan, Oscar Naval, Oui Oui,

P. Bolton, P.O. Brial, Pascal Alliot, Pascal Linte, Patricia Perret, Patrick Lafitte / El Borbah / El Pitù, Philippe Coté, Philippe Lacroix / PLX , Philippe Mazzoni, Philippe Perret, Philippe Roulier, Philippe Petit, Philippe Robert / Numéro Zéro, Philippe Schneider, Pierre Derensy, Pierre Dandumont, Pierre Orsini, Pierre Paturle, Pierre Roussel, Pierre-Marie Gori, Pierrick Cohignac, Pirlouiiit, R. & D., Raïssa Pericard, Rafaël Chauvet, Raphaele Jaffre, Raoul le Chien, Raphaëlle Dedourge, Raymond Sérini, Régis Bouvier, Régis Dantaux, Rémy Pelleschi , Rhalid, Richard Pérédès, Rita Veltri, Robex, Robin Escolano-Locard, Romain Perret, Romain Vigna / Nagual, Romuald Genevois, Rudolf Harvie, Sandrine Cresciucci, Sandrine England, Sarah Tordjman, Sébastien Cay, Sébastien Cixous, Sébastien Merle, Seb Broquet, Simon Pégurier, Simon Tripnaux, Sonia Di Méglio, Sophie Guillouet, Squaaly, Stéphane Chareire, Stéphane Dusserre, Stéphanie Augier, Stéphanie Fenech, Sylvain Besse, Sylvie Campello - Perret, Théo Lucas, Thibaud Vuille, Thierry Arnaud , Thierry Duhamel , Thierry Arnaud, Thomas Bornand, Thomas Ibanès, Thomas Lorin, Thierry Noygues, Tifenn Thebaud, Ugo Vignal, Valentin Morisseau, Valérie Patte, Vic Grognet, Vic Polsinelli, Vincent Ammour, Vincent Gouitaa & Sigrid, Vincent Paindavoine, Virginie Bernad, Virginie Leurs, Virginie Ratto, Vincent Thauvin, Virginie Allegre, Vlad, Walther Leuchtenberger, William M. Brown, William Masson, Willy Alliot, Wizz, Yan DegorceDumas, Yan Guilleux, Yann ‘Y2Mars’ Quélennec, Yann Cohignac, Yoann Martin, Yves Jaumain, Zazie Halary.

Toutes nos excuses à ceux qui ne figurent pas dans cette liste mais ont apporté leur contribution à Nouvelle Vague. Nous remercions également tous les collaborateurs, lecteurs, points de distribution, partenaires, annonceurs, abonnés, sans qui, Nouvelle Vague n’aurait, jamais pu exister.


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Confessions intimes par les rédacteurs de Nouvelle Vague    

Quel disque emporterais-tu sur une île déserte ? Celui que tu écoutais à 15 ans ? Concert le plus marquant de ces 15 dernières années ? Anecdotes drôles, insolites, touchantes ou marquantes sur ces 15 dernières années ?

J.P. BOYER  Takk de Sigur Ros. Nevermind the bollocks des Sex Pistols.  Radiohead aux Arènes de Fréjus.  Trop pour les citer.

NICOLAS HILLALI  Beyond skin de Nitin Sawhney. Compilation Les incontournables de Wes Montgomery. U2 au Stade Ch. Ehrmann - Nice, le 15/07/09 (je n'y étais pas).

NICOLAS TARRAGONI  Mezzanine de Massive Attack. You've come a long way, baby de Fat Boy Slim.  Ruby Throat au Volume à Nice en 2008.  Et dire que Metallica s'est de nouveau perdu en coulisses avant de rentrer sur scène aux Arènes de Nîmes... (Spinal Tap spirit !).

CHRISTOPHE GUILBERT  Mellon Collie and The Infinite Sadness des Smashing Pumpkins. Bah Mellon Collie and The Infinite Sadness des Smashing Pumpkins.  Les Flaming Lips au Bataclan - Paris, le 28/04/06.

FRÉDÉRIQUE ALFASSA-LARSONNEUR  XO d'Elliott Smith. The black album de Metallica.  Kelis au Bataclan - Paris, le 02/09/04, marquant par sa nullité.  Courtney Love lançant des feuilles de salade de la fenêtre du Bataclan après le concert de Hole en 1995. JEAN-SÉBASTIEN ZANCHI  Violator de Depeche Mode : parfait équilibre entre pop et musique électronique. Zooropa de U2 : le premier CD que j'ai acheté.  Nine Inch Nails au Zénith de Paris en juillet 2009. Avoir approché de très près l'impressionnant Joey Starr au pied de la scène de Bercy avant son grand retour avec NTM. Ma rencontre avec Dave Gahan, chanteur de Depeche Mode, pour une interview pleine d'émotion. CÉLINE DEHÉDIN  Un CD gravé avec ma playlist. Un jour dans notre vie d’Indochine.  Indochine et l'Orchestre Philharmonique d'Hanoï à Bercy - Paris, le 19/05/07. LAURENT TALEM  Le premier album des Violent Femmes, sans doute, si je partais en ce moment. Come on pilgrim des Pixies.  The Jon Spencer Blues Explosion à Lyon, le 11/10/96 à l'époque de "Now I got worry".

SIMON PÉGURIER  The Velvet Underground And Nico de The Velvet Underground The head on the door de The Cure.  Dionysos au Tapas - Nice, le 25/09/97.  Une anecdote ! La musique est une part essentielle de ma vie, une anecdote c'est trop court. Je suis tellement fan de musique que je souviens que la radio (style MFM) qu'écoutaient les sages-femmes diffusait a l'instant précis de la naissance de mon fils : Polnareff, et « Careless whisper » de George Michael pour ma fille. MARC DI ROSA Ill Communication des Beastie Boys  Je demanderai à Simon Pégurier.  Kraftwerk à Benicassim - Espagne, le 06/08/04.  La rencontre explosive de David Bartoli et d'Ariel Wizman au festival de Cannes ; un grand moment de vidéo et un A.W. ridiculisé par D.B. JACQUES LEROGNON  Electric ladyland de Jimi Hendrix White album de The Beatles  Nick Cave au Dock des Suds - Marseille, le 26/04/08.  Avoir cherché en vain pendant plus d'une heure le “ Electric lady studio ” à New York. Mais un brunch mémorable a atténué notre déception. JULIEN GILLET In utero de Nirvana.  Petestrumentals de Pete Rock  Cunnie Williams sur les Plages du Mourillon à Toulon, le 28/07/07, avec une première partie tout simplement génialissime, la petite diva de Montpellier Sophie Delila.

JESSICA LOSCO  Mon paradis de Christophe Mae. Legend de Bob Marley.  Ben Harper au Dôme - Marseille, le 15/11/2003. GUILLAUME MARTEL  Octahedron de The Mars Volta MTV Unplugged in New-York de Nirvana  Rammstein à Bercy - Paris, le 11/02/05.  Une séance de ciné passée à côté de Quentin Tarantino lors du festival de Cannes où il était président. JACQUES 2 CHABANNES  Le " juke-box humain" qu'est Johnny Lyon (chanteur de Southside Johnny). Return to magenta de Mink DeVille.  Arthur Lee and Love au Café de La Danse - Paris, le 15/06/02.  Un concours de " descente " de verres de vin blanc alsacien engagé en interview contre Willy DeVille en 2002 (dont il est sorti largement vainqueur !) ce qui ne l'empêchera pas - bon prince ! - de me dédicacer une chansons le soir même… Avant de poursuivre au champagne en " after " (réveil pénible !). PIRLOUIIIT  10 songs de The Teenage Prayers Sergent Pepper's lonely Heart Club Band de The Beatles.  Sloy au Plan - Ris Orangis, en 1995.  La création de Liveinmarseille.com, il y a presque aussi longtemps... qui a marqué mon engagement concernant la scène musicale locale d'ici et d'ailleurs. PHILIPPE PERRET  Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band de The Beatles. Un sommet de la pop par le meilleur groupe de tous les temps, ni plus ni moins. War de U2. Lyrisme, énergie, conscience, ferveur... Un grand disque.  Jeff Buckley à l'Erotika - Paris en sept. 94. Son premier concert en France, j'étais au premier rang et j'ai eu la révélation !  La grande solitude de l'intervieweur quand l'artiste ne comprend absolument pas ce qu'on veut lui dire en anglais... Urban ? My Band ? MATTHIEU BESCOND  Black orpheus de Keziah Jones. Mellon Collie and the infinite sadness des Smashing Pumpkins.  The Skatalites aux Vieilles Charrues Carhaix, le 23/07/2000.  Une facheuse tendance, lors d’interviews, à brancher le micro dans la prise casque... Sans commentaires.

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J.P. BLANCHARD  Enter the Wu-Tang (36 chambers) du Wu-Tang Clan Muse sick-n-hour mess age de Public Enemy.  Robert Plant au Palais Nikaia - Nice, le 18/11/05.  2002, Public Enemy à Marseille. C'est décidé, ce sera mon premier concert ! Arrivé à la Fiesta des Suds, concert annulé : Flavor Flav est coincé aux States pour une contravention impayée. Arf...

ELODIE MORANA  Live MCMXCIII de The Velvet Underground. Spice des Spice Girls (j'avais même une choré pour chaque chanson !).  Radiohead aux Arènes de Nîmes, le 14/06/08 (le cadre, le spectacle, les gens avec qui j'étais... Magie)

VIRGINIE RATTO  Aujourd'hui ? Une compilation de 50 albums que j'aurais convertis en MP3. Un seul CD, c'est impossible ! The will to live Ben Harper.  Elysian Fields, au théâtre Denis - Hyères, le 27/04/06.  Mon premier concert : FFF, en 1995 sous un chapiteau à Anglet.

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Paroles, paroles par des acteurs de la scène musicale régionale

Votre opinion sur l'évolution de la scène régionale sur ces 15 dernières années ? David Bénaroche / Imago Production Il n'existe toujours qu'une seule Scène de Musiques Actuelles dans le département des Alpes-Maritimes : la MJC Picaud. Il manque donc toujours cruellement de porteurs de projets musiques actuelles. Et cela a des répercussions sur la scène locale. Pourtant, depuis 15 ans la création musicale du département n'a pas faibli et fait même parler d'elle au niveau national, voire international. Claire / Akwaba Au niveau des structures, il y a plus de lieux “pros” (dans le Vaucluse au moins 6 aujourd'hui, contre 2 en 1994) et moins d'assos “amateurs”. Le secteur s'est professionnalisé, c'est très positif d'avoir des lieux équipés, dédiés aux concerts. Mais je regrette un peu le foisonnement associatif, les petits concerts de passionnés dans des salles des fêtes à 10 francs l'entrée… halala, le “do it yourself” se perd mon bon monsieur, et c'est bien dommage… Odile Lecour / Les Voies du Chant La scène régionale évolue considérablement dans le sens des rencontres et surtout de la réappropriation d'un patrimoine traditionnel très riche dans des créations belles et originales. La région est habitée de nombreuses communautés qui apportent leur culture et leurs talents, les rencontres qui se font entre tous sont souvent particulièrement innovantes et intéressantes. Des traditions à la création, avec la voix comme outil de transmission et d'expression, sans limites géographiques ou temporelles, c’est l'axe sur lequel nous nous inscrivons ; la scène régionale illustre parfaitement cette attirance. Eric Lemaire / Ancien président du café musiques Le Sous-Marin à Vitrolles. Chanteur & guitariste du groupe On S'Fait Une Bouffe Il y a 15 ans, un vent nouveau soufflait sur les scènes de la région grâce a de nombreux lieux alternatifs, soit issus des dispositifs café musiques, soit des associations qui suaient sang et eau pour faire jouer leurs coups de cœurs avec les moyens du bord !! On trouvait assez facilement des lieux pour s'exprimer, même si la qualité de l'accueil résidait plus dans la bonne volonté des organisateurs que dans le matériel mis à disposition… Je travaillais à l'époque au Sous-Marin, café musiques de Vitrolles, et l'activité battait son plein entre punk, rock, chanson, avant l'arrivée du MNR à la mairie et les combats qui s'ensuivirent !!! Au fur et à mesure des années, les lieux d'expression dans la région se sont modifiés, institutionnalisés sous le poids des règles administratives et des baisses de subventions, les petites salles faisant face à de nombreuses difficultés pour (sur)vivre, que ce soit face à la mise aux normes des outils ou encore face au “ décret bruit ” et à ses batailles de voisinage !! Les groupes débutants ont eu de plus en plus de mal à s'exprimer sur des scènes équipées, tiraillés entre des organisateurs qui paient les groupes “ sandwichs + bières fraîches ” et des salles plus importantes soumis à des soucis de rentabilité. Du coup, malgré l'énergie artistique de la région, les programmations se sont un peu uniformisées, laissant peu de place aux nouveaux modes d'expression. Avec le groupe On S'Fait Une Bouffe, nous avons eu la chance de prendre en marche le train du retour de la chanson fin 90 début 2000, ce qui nous a permis de sortir 2 albums et d'écumer les salles de la région et d'ailleurs Michel Antonelli / Le Cri du Port Nombre de structures et de salles en forte expansion, mais hélas peu de moyen et surtout un grand nombre travaille en complète illégalité et n'assure pas la professionnalisation des artistes. Un plus grand nombre d'artistes-musiciens qui espèrent vivre de leur art, mais qui ne développent pas de projets originaux susceptibles de s'exporter au niveau national voire international (à part de rares exceptions). Thierry Calvier / Label Sous Nos Ailes - Le Moulin Quinze années d'évolution ? Posé comme ça, ça pourrait déjà ressembler à un discours de faux baroudeur donneur de leçons ! Reste à avouer qu'une scène régionale, en France, c'est par essence une scène de résistance... Et dans le Sud, il faut non seulement résister, comme partout, à la tentation d'un exil incertain vers la capitale, mais de surcroît, à de vieux clichés musicaux coincés quelque part entre hip-hop caricatural, métal poussif et reggae traditionaliste. Si évoluer est une nécessité pour ne pas disparaître, évoluer c'est d'abord, tout simplement, “ accomplir des mouvements

” : cette scène régionale du Sud, à son habitude, s'agite, revendique, papillonne, claironne, s'indigne, prend position, s'apostrophe, se congratule, s'époumone, se divise, s'organise, s'électrise, et guette les perfusions d'un argent public devenu réticent. L'évolution la plus sensible, il faut probablement désormais la chercher dans la kyrielle de ces nouvelles structures, éditeurs, labels, producteurs, distributeurs, studios, organes de presse qui tentent de l'encadrer et de lui donner vie, après que ces fameuses 15 années aient fini par faire accepter qu'au lieu de harceler sans succès des interlocuteurs parisiens saturés, il était temps de construire soi-même ses propres édifices. Hélas, cette prise de conscience arrive peut-être tardivement, dans un contexte que l'on sait tous particulièrement difficile pour la culture en général... Vincent Bertomeu / Réalisateur Multimédia - Assistant de la Direction Générale de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Pays d'Arles L'offre s'est beaucoup diversifiée, notamment dans notre région rurale des Alpilles qui regroupe 65 000 habitants. Il y a quinze ans, il fallait prendre sa voiture pour assister à un concert de qualité. Ce temps est révolu avec plusieurs autres festivals que le nôtre qui sont nés depuis. C'est d'ailleurs, cette carence qui nous a inspiré la création d'un festival des Alpilles, à la fois intercommunal, mais aussi varié dans son contenu, pour répondre à des goûts différents du public. Même si nous avons été des précurseurs dans cette démarche, nous sommes heureux de l'arrivée de nouveaux copains ayant à cœur eux aussi d'organiser des événements qui nous permettent de troquer l'habit d'organisateur pour celui de public. Ailleurs, notamment dans le département des Bouches-du-Rhône, il semble aussi que les événements se soient multipliés. En regardant les logos des affiches, on retrouve quasiment de partout celui de la Région PACA. Il faut dire que nous avons appris de la bouche du Président Michel Vauzelle que la Région consacre 92% de son budget régional de la Culture à de petites structures culturelles telles la nôtre. Les “ cafés musique ” qui fleurissent également sont également des opérations régionales. Je n'ai pas d'infos autres sur les autres département de la Région, mais il est certain qu'une volonté est à la base de ce développement de le scène musicale. Car il n'y a pas de mystère, peu d'événements s'en sortent sans l'octroi de subventions. Marie José Justamond / Directrice artistique du Festival Les Suds, à Arles La scène régionale actuelle est à la fois très vivante et très riche. Il y a de nombreuses salles de concerts bien équipées, des festivals qui rassemblent de nombreux spectateurs, et de nombreux artistes appréciés en France et à l'étranger (Massilia Sound System, Moussu T, Lo Cor de la Plana, Fred Nevchehirlian, Sam Karpiénia... dans notre domaine). La scène régionale actuelle nous est d'ailleurs enviée à l'extérieur. En revanche et à mon avis, il n'y a pas assez de structures de production et de management d'artistes. Alexandre Catoire / Directeur général du Centre de Formation Professionnelle de la Musique. Membre de la Fédération Française de l'Enseignement Musical On a vu fermer de plus en plus de petites salles au profit des “ grosses structures ” bien subventionnées. La suppression de beaucoup de subventions de fonctionnement des DRAC signe l'arrêt de mort de nombreuses structures et souligne un certain désengagement de l'Etat. Il ne faudrait pas étrangler la diversité de la création pour n'avoir qu'une pensée unique. Hervé Alapetite / Radio Active Si on voit les choses du bon côté, ça évolue bien, plus de concerts sympa, plus d’artistes valables, des festivals pointus avec des gens valables (qui ont ramé des années avec des décideurs culturels totalement largués) : Midi festival, Pantiero, Marsatac… Si on voit les choses du mauvais côté (c'est à dire en comparant avec des zones urbaines équivalentes en France, le nord, sud-ouest... et plus encore en Angleterre ou aux Etats-Unis : c'est LA MISERE. Marc Fazio / FM Management Pour mesurer l'évolution de la scène régionale, il nous faut distinguer deux acteurs : les artistes d'une part et les structures/salles de concert d'autre part. Le nombre de projets artistiques a énormément évolué : plus de groupes, plus d'autoproductions, plus d'audace musicale et plus de talents. En revanche, les programmateurs de salles sont toujours aussi frileux et privilégient les têtes d'affiche nationales. À l'exception des pub, les groupes locaux ont rarement l'occasion de jouer dans de bonnes conditions, sur de belles scènes, entourés d'une vraie organisation. A une époque où le “ live ” est devenu primordial, un écart se creuse entre les artistes et les organisateurs.

Marc / Skalopards Prod'z Il y a encore pas mal d'efforts à faire à notre avis, c'est de plus en plus difficile pour un label, les CDs se vendent de moins en moins, il y a beaucoup d'artistes, mais peu de salles de concerts et bars concerts, de moins en moins de subventions, malgré que nous n’en ayons jamais eu... Mais y a encore du monde et heureusement... J.L. Chinaski / Musicien Je vais parler exclusivement de Nice, puisque c'est là que je vis. Il y a de plus en plus d'artistes qui apparaissent et c'est une très bonne chose. Au niveau des structures et des salles de concert locales, à part la très bonne programmation annuelle du Théâtre Lino Ventura et le travail méritoire du Volume, qui est la seule vraie salle de musiques actuelles de la ville à avoir un programme hebdomadaire, la situation n'a guère évolué depuis 15 ans. Pour une ville de cette importance, c'est plutôt pauvre ! Il faut espérer que les nouveaux projets (Spada, Abattoirs,...) apporteront un plus à la vie culturelle. Simon Sottocorno / Espace culturel Leclerc Vence Je vis dans le département depuis 10 ans et cette région a toujours été pleine de talent et d'artistes comme Pascal Mono, Caligagan, Chiens de Paille, et, plus récemment, Quadricolor ou Gak qui se sont bâtis une renommée nationale, voire internationale. Il y a quelques grandes salles de concerts et pas mal d'espaces dédiés à la musique comme les MJC et les CAL des villes du 06. De plus, la région peut compter sur des organisateurs d'événements et festivals estivaux qui se démènent en proposant une offre de qualité ; le plus dur pour les artistes locaux semble être d'assurer le relais avec Paris, capitale de l'industrie, et le reste de la France. C'est à ce niveau, peut-être, qu'il faudrait s'améliorer.

Votre regard sur Nouvelle Vague ? David Bénaroche / Imago Production Bienveillant. Je me souviens de ma participation en tant que chroniqueur au début de Nouvelle Vague... J'étais jeune et l'équipe de Nouvelle Vague aussi et nous sommes toujours là !!!! Claire / Akwaba Nouvelle Vague est un groupe conceptuel très étonnant à ses débuts, la Nouvelle Vague était aussi un coup de pied dans la fourmilière du cinéma dans les années 60, mais Nouvelle Vague, c'est avant tout un sympathique magazine musical gratuit du Sud Est à la régularité irréprochable et qui crée parfois l'étonnement dans ses choix rédactionnels, comme des chroniques successives de Ben Harper et de Bernard Lavilliers… Odile Lecour / Les Voies du Chant C'est un journal ouvert, diversifié, les articles sont clairs, bien écrits, il n'y a pas d'exclusivité pour les têtes d'affiche ce qui est assez rare. Eric Lemaire / Ancien président du café musiques Le Sous-Marin à Vitrolles. Chanteur & guitariste du groupe On S'Fait Une Bouffe A l'époque du Sous-Marin, Nouvelle Vague a toujours été un partenaire privilégié de notre programmation, relayant les informations sur nos concerts et les difficultés que nous avons eu ensuite face au MNR. C'est également un magazine qui a su rester curieux de la scène musicale régionale et qui a soutenu au travers de ses articles les artistes tels que notre groupe OSFUB. C'est donc une revue incontournable de l'actualité musicale de notre région. La seule petite remarque : je trouverai intéressant qu'il y ait un peu plus de rédactionnels sur le monde de la musique en général, sur les différents métiers de la musique, des portraits d'artistes… Michel Antonelli / Le Cri du Port Un peu trop limité dans ces champs artistiques, absence quasiment totale du jazz, des musiques improvisées, de certaines musiques traditionnelles qui sont à la source des nouvelles musiques d'autres pays. À part ça essentiel dans le panorama régional. Thierry Calvier / Label Sous Nos Ailes - Le Moulin Qui d'autre qu'un précurseur éprouverait ainsi le besoin de jeter un regard derrière son épaule, et interroger son prochain sur ce qu'il y voit ? Nouvelle Vague, un des premiers organes à avoir relevé le défi de l'in-


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dépendance et du refus de l'hégémonie nationale... et un des rares à l'avoir réussi ! Attention, toutefois, aux limites inhérentes à une forme de démocratisation/vulgarisation de la critique musicale, qui tend parfois à se faire au détriment d'une certaine qualité rédactionnelle (orthographe, grammaire, lieux communs, culture générale, condescendance....). Longue vie à une liberté de ton et d'esprit, mais à une liberté de qualité ! Vincent Bertomeu / Réalisateur Multimédia - Assistant de la Direction Générale de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Pays d'Arles Les yeux de Chimène pour Rodrigue ! Il existe pourtant pléthore de fanzines, de catalogues de concerts et d'infos par Internet. Mais le “ plus ” indéniable de Nouvelle Vague est d'être très bien écrit par de vrais journalistes capables de disséquer un dossier de presse, de creuser, d'aller chercher l'info intéressante. Peu de verbiage, du solide, de l'intéressant, du concis et du précis... D'ailleurs, dès la première édition, notre festival naissant s'est retrouvé dans vos colonnes. Outre le plaisir de nous y retrouver, nous avons été surtout bluffés par la justesse des mots et des précisions sur les concerts qui ne figuraient même pas dans nos dossiers de presse. Pour nous, petit festival, nous apprécions aussi le fait que Nouvelle Vague ne serve pas forcément la soupe aux événements de notoriété, et ne copie/colle pas les dossiers de presse prémâchés que ceux-ci envoient par milliers à la presse. C'est un point fondamental, car Nouvelle Vague apporte de sorte les infos que l'on ne trouve pas ailleurs. L'imagination et la créativité ont une bonne écoute auprès des journalistes de Nouvelle Vague, mais aussi et surtout des lecteurs. On ressent donc au fil des pages de Nouvelle Vague, cette volonté d'apporter une information riche et variée quelque soit l'événement. Quand on sait, en plus, comme il est difficile d'avoir un regard sur toute l'actualité musicale, tout en bouclant un journal et un budget, on ne peut qu'être admiratif. Marie José Justamond / Directrice artistique du Festival Les Suds, à Arles Un regard positif mais nous souhaiterions un peu plus de proximité.

Alexandre Catoire / Directeur général du Centre de Formation Professionnelle de la Musique. Membre de la Fédération Française de l'Enseignement Musical Au fil des années, Nouvelle Vague a su s'imposer dans le paysage musical en PACA pour devenir aujourd'hui incontournable. Hervé Alapetite / Radio Active On reste toujours sur notre faim quant à l'épaisseur quantitative et qualitative de ce mensuel. On se doute que ça doit être “ hard “, mais on aimerait plus de contenu, et notamment des interventions plus engagées sur quelques questions cruciales (Hadopi, scène et structures locales qui ont souvent plus à dire ...). Nouvelle Vague, en tout cas, c'est incontournable et ça n'est pas pour rien ! Marc Fazio / FM Management Quinze ans d'articles, de chroniques et de reports live ! Ça n'est pas un hasard. Alors que la plupart des mensuels nationaux musicaux arrêtent leur publication, Nouvelle Vague ancre sa spécificité régionale au point d'être reconnu et lu dans la France entière. Le mérite est à une équipe qui a su évoluer, s'adapter et proposer un format accessible et de qualité à la fois. Pas de crise d'adolescence pour Nouvelle Vague... Marc / Skalopards Prod'z Le regard que l'on porte, c'est que le magazine est toujours là, et qu'il a toujours soutenu la scène indé, que ce soit par des chroniques d'albums, ou articles, et diffusions de dates de concerts, et tout ça c'est important pour un artiste, et donc bien sûr pour un label. J.L. Chinaski / Musicien Je connais le magazine depuis ses débuts, et c'est vraiment le seul qui a tenu la route et qui a su évoluer, tout en continuant à chroniquer et interviewer des artistes locaux. Vous êtes la référence pour le Sud-Est. Chapeau ! Ça repart pour 15 ans ? Simon Sottocorno / Espace culturel Leclerc Vence C'est un magazine qui s'est fait une place historique dans la scène musicale régionale. Les exemplaires déposés au magasin partent à chaque fois très vite. Beaucoup de passionnés de musique d'horizons très différents s'intéressent à l'information, très complète et soignée qu'on y retrouve à chaque parution.

Comment voyez-vous le futur de la musique ? David Bénaroche / Imago Production La licence globale !!!!! Qui permettrait en prélevant une taxe sur les fournisseurs de connexion Internet de re-distribuer une masse financière à l'industrie musicale, à l'inverse de la loi Hadopi qui coûte cher et ne résoudra pas le problème de piratage ! Et arretons le format MP3 et optons pour le FLAC !! Claire / Akwaba Outre le fait que les batteurs auront 4 bras et que les potards des amplis iront jusqu'à 11, le format album va disparaître au profit du single (c'est Radiohead qui le dit !), la vente de morceaux sera considérée exactement comme du merchandising de base : morceaux en vente en Bluetooth les soirs de concert, avec des offres promotionnelles telles qu'une place achetée sur Internet, un morceau à télécharger gratuitement… ou alors on restera dans son canapé avec des patchs sensoriels collés sur le corps… Odile Lecour / Les Voies du Chant Je pense que la musique va évoluer, mais je ne vois pas, à long terme de réelle révolution. Je n'imagine pas qu'Internet remplace totalement l'écoute d'album dans de bonnes conditions, et je pense que le plaisir d'un concert n'est remplaçable par rien d'autre. Je pense aussi qu'il y a de plus en plus de désir d'écouter la musique en live, et je crois beaucoup au regain des petites salles et à l'envie de concerts intimes avec une proximité entre public et artistes. Eric Lemaire / Ancien président du café musiques Le Sous-Marin à Vitrolles. Chanteur & guitariste du groupe On S'Fait Une Bouffe Pour des groupes en devenir, l'Internet est un outil de travail indispensable de communication, de recherche de dates et de vente de CD en ligne. L'avenir de la musique ne se trouve de toute façon pas dans la vente d'album, mais dans la possibilité de jouer en concert, sur scène. Il est donc temps que les salles retrouvent une marge financière pour l'artistique, et ça, c'est un choix politique que n'ont pas actuellement les politiques !! Nous jouons souvent en Allemagne et les concerts dans ce pays sont complètement différents d'ici : les gens sortent plus facilement, en famille, car les concerts sont moins chers et la curiosité du public est au rendez-vous. Il est temps de redonner envie aux téléphages et webphages de sortir à nouveau !!! Et c'est aussi le rôle indispensable d'un journal comme Nouvelle Vague. Longue vie à vous. À bientôt. Michel Antonelli / Le Cri du Port Fort développement de ce qui est l'écoute tout azimuth de la musique, mais sans véritable développement de la curiosité, vente de plus en plus importante sur le réseau international. Pour les concerts, d'un côté de plus en plus de la grosse cavalerie, de l'autre une paupérisation des lieux, des artistes, des conditions de passage, donc concentration du phénomène de distraction/loisir, de l'autre marginalité, au milieu de tout ça, subsistance de quelques niches, soit financées par le pouvoirs publics, soit complètement bénévoles, soit tout à fait privées. Thierry Calvier / Label Sous Nos Ailes - Le Moulin Quelqu'un aurait-il déjà en sa possession la boule de cristal dans laquelle se lirait l'avenir des musiques ? Si les modes de découverte (de consommation ?) changent et mutent, les artistes, eux, créent quoiqu'il arrive. De nouvelles passerelles, rendues probablement obligatoires par une forme de résistance, ou impératives en réaction aux avancées technologiques, ne manqueront jamais d'être lancées entre création et public : la nature a horreur du vide, paraît-il... On ne peut se contenter de mettre naïvement en opposition les nobles gardiens d'un temple mal défini d'un côté, et les cyniques marchands modernistes de l'autre. Le “ No Future ” des punks de 77 n'est-il pas aujourd'hui sérigraphié en masse sur des t-shirts industriels vendus dans les supermarchés culturels ? Le futur de la musique reste indissociable du futur de la société qui la génère : à partir de là, le verre doitil être vu à moitié vide ou à moitié plein ? Vincent Bertomeu / Réalisateur Multimédia - Assistant de la Direction Générale de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Pays d'Arles Ma boule de cristal me dit qu'il est radieux pour les artistes. Mais pas pour les majors qui ont phagocyté les médias (après avoir, pour certains, enchaînés les artistes). Avec les autoproductions possibles à faible coût, le téléchargement et l'immensité des répertoires offerts, je pense même que le temps des clips TV, qui durent depuis les scopitone est déjà périmé par les vidéos en ligne. La scène redeviendra le vrai tremplin des artistes. C'est là, face à face avec son public que l'avenir de l'artiste se décidera. Exit forcément les “boys band” et autres “produits marketing”, tubes de l'été, etc., fabriqués artificielle-

ment par les majors avec, parfois, des voix d'emprunt. L'artiste super marché deviendra obsolète, car les grandes surfaces ne retrouveront plus leur(s) compte(s). Le consommateur voudra de la musique “ bio ” avec saveur et couleur. Entre Internet et les concerts qui supplanteront les toiles de fond musicales des radios, les vraies valeurs émergeront du lot. Et seront forcément de retour et récompensées. Des concepts qui figurent dans la philosophie et la ligne éditoriale de Nouvelle Vague. Alors, on re-témoigne dans les quinze ans suivants de Nouvelle Vague ? Bravo à toute l'équipe... Marie José Justamond / Directrice artistique du Festival Les Suds, à Arles Du côté scène, tant que les collectivités territoriales pourront la soutenir, cela devrait bien se passer. Du coté de la musique enregistrée, c'est difficile, et je ne vois pas pour l'instant comment cela pourrait s'améliorer. Alexandre Catoire / Directeur général du Centre de Formation Professionnelle de la Musique. Membre de la Fédération Française de l'Enseignement Musical Les maisons de disques sont toujours dans le rouge, incapables avec les moyens actuels de faire face au peer-to-peer. Une large place est laissée à la scène “ live ” et à Internet. Nous nous dirigeons vers un nouveau mode de consommation que nous serons obligés d'accepter si aucune mesure n'est prise par le gouvernement. Une nouvelle loi ne serait-elle qu'un patch retardant momentanément les effets de ces nouvelles technologies ? Hervé Alapetite / Radio Active Attendez, je regarde ma boule de cristal, je me concentre, je vois, je vois .... des moutons, des milliers de moutons… à qui on fait gober tout ce qu'on veut !! Et notamment, on arrive à leur faire acheter de la zik uniformisée, insipide, incolore et sans saveurs. Et je vois... Mais oui, un petit groupuscule de résistants, à qui on ne la fait pas et qui essayent de faire passer de la PASSION, de la DIVERSITE, de LA DIFFERENCE quoi ! Hey hey my my... Marc Fazio / FM Management Faisons état des évolutions de ces 10 dernières années : le MP3 a détrôné le CD, les particuliers se sont substitués partiellement aux maisons de disque (MyMajorCompany, Spidart, etc.), les réseaux sociaux ont favorisé la diffusion des artistes autoproduits (MySpace), la téléphonie et Internet remplacent progressivement les négociants en musique... Bref ! L'informatique a pris le dessus et fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Et les 10 prochaines années ? Si les canaux de distribution numérique subsisteront, les acteurs de la musique prendront conscience que les artistes ont des besoins concrets : accompagnement dans la durée (les modèles Star Ac et Nouvelle Star — génération Kleenex — disparaîtront), des réseaux de salles de concerts adaptés aux artistes autoproduits (de nouvelles initiatives naîtront dans ce domaine comme par exemple des réseaux de salles affiliées en France et/ou en Europe proposant des tournées clé en main), des solutions globales “ tout en un ” (pack complet avec production, édition, attaché de presse et tourneur)... Bref, des solutions dans lesquelles l'artiste est le centre d'intérêt. Et bien sûr, un magazine Nouvelle Vague toujours à l'écoute des artistes et des initiatives de qualité. Marc / Skalopards Prod'z Euh... Alors là, ça c'est d'la question… J'le verrai bien avec plus de structures qui pourraient organiser des concerts avec de moindres frais (mises à dispo de salles équipées), mais vu la conjoncture actuelle, c'est pas prêt d'être le cas. J.L. Chinaski / Musicien Il est une évidence que la musique numérique va devenir la norme. Il va y avoir toujours plus d'artistes émergents. Le problème à terme sera la rémunération pour les “ petits ”. Il faudra trouver une autre façon de gagner de l'argent, vu que l'intermittence se réduit de plus en plus... C'est dans les périodes difficiles que naissent les idées nouvelles ! Simon Sottocorno / Espace culturel Leclerc Vence Internet a, en quelques sortes, fini le travail commencé par MTV et les radios networks de mondialisation de la musique. De nos jours, on peut écouter du son partout, ce qu'on veut et quand on veut, même sans payer pour l'avoir. Je crois beaucoup aux nouvelles lois anti-piratage, mais je crois aussi que la consommation de musique digitale va, petit à petit, remplacer les produits physiques à grande échelle. Cependant, je parie qu'il restera partout sur terre une niche de passionnés qui continueront d'alimenter leurs collections de CD et vinyles. En ce qui concerne les scènes, Internet permet aujourd'hui de faire découvrir sa musique, ses vidéos et ses concerts avec un potentiel à échelle mondiale et, de plus en plus, l'autopromotion est une pratique qui se révèle redoutablement efficace. Je pense que pour percer, un artiste devra être très prolifique, inonder constamment les médias et le grand public avec sa musique et ses clips et se produire en concert partout où il peut.


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Morceaux choisis

extrait d'articles publiés ces 15 dernières années

par Caroline Dubreuil Didier Super

NV #125 - Janvier 2007

C'est qui ton public ? On essaie d'élargir, d'être le moins étudiant possible. Un public qui tient l'alcool. Ce soir, je pense que si on avait passé au lance-flammes le public il resterait plus beaucoup de jeunes à Nice. High Tone

NV # 114 - Janvier 2006

Qu'est-ce qui vous intéresse dans l'utilisation de samples ethniques ? Un sample ethnique a une certaine fragilité, il vient un peu de nulle part, comme s'il sortait d'un rêve. Ce n'est pas quelque chose qu'on serait capable de faire nous-mêmes. Ce qui nous intéresse c'est un peu ce côté magique, intemporel. Cali

NV #101 - Novembre 2004

« Dès que je touche de trop près une certaine perfection routinière, je pars dans des improvisations. C'est nécessaire ». Sinclair

NV #105 - Mars 2005

Comment fait on pour retrouver son indépendance ? On pose son cul à un moment en se posant les bonnes questions ! La première c'est “ doit on rester victime d'un système qui ne nous convient pas ? ”, et la seconde “ comment fait-on pour se casser ? ” NV #106 - Avril 2005 Hubert-Félix Thiéfaine « Je me méfie des libertaires. Je veux bien être nihiliste, anarchiste, libertin mais libertaire c'est déjà appartenir à un parti. Je n'appartiens à personne car c'est difficile de faire le parti des solitaires (rire). Ce que je veux c'est garder mon indépendance totale. J'essaye d'être le plus seul possible pour ne pas avoir d'ennuis avec la pensée des autres qui est souvent très encombrante ».

NV #106 - Avril 2005 Comment conçois-tu tes intermèdes dans ton show ? Ils ont une importance car j'y raconte souvent de grosses bêtises, mais ils détendent le public. C'est surtout pour faire passer le message que nous faisons de la musique mais que rien n'est sacré. Je n'aime pas l'idée du chanteur sur scène et du public qui applaudit. Il faut que cela déborde. Le sacralisé m'emmerde sec ! Benabar

Ur Nord Germanisch NV #144 - Octobre 2008 Le mot de la fin ? Je trouve dommage que l'on favorise trop les gens “ catalogués ”. Quand tu sors trop des normes, tu es bloqué. Soit tu t'autoproduits, soit tu te formates. Thomas Fersen NV #122 - Octobre 2006 Vous disiez à une époque que la musique n'était là que pour servir le texte. Avezvous changé votre fusil d'épaule ? Ce que je dis surtout, c'est qu'il y a une musicalité dans la langue française et qu'il faut savoir l'entendre. On ne peut pas imposer une musique à un texte. Charlélie Couture NV #126 - Février 2007 « Un arbre n'est ni gai, ni triste, il est comme on le voit. C'est le regard qu'on porte sur le monde qui fait le monde. Il n'y a pas de vérité, il n'y a que des interprétations de la réalité ».

Jeff Mills

NV #103 - Janvier 2005 Que gardes-tu de tes expériences avec Laurent Garnier l'année dernière ? Ce n'était pas si mauvais que je l'aurai pensé... […] Actuellement, le revival 80 n'est pas nécessaire et ce n'est pas très sain de regarder toujours en arrière. C'est là qu'on voit qu'il est difficile de créer de la musique toujours nouvelle. Tu abordes souvent le sujet de la technologie et du futur. On dirait que tu as déjà envie d'être dans quelques années. C'est une des choses à laquelle, en tant qu'humain, nous pouvons penser (rires). Et sur laquelle nous pouvons agir. J'ai 41 ans, j'en ai vu assez dans ma vie pour conclure que le Monde est un endroit merveilleux mais il y a d'autres endroits en dehors qui doivent être encore plus intéressants. Nous essayons de définir et de modeler le futur, c'est la seule chose que nous pouvons faire, le seul pouvoir que nous humain ayons. Dans la techno, la musique en elle-même n'est pas importante, le plus important c'est la part de futur qu'elle a en elle et qui parle à l'âme des gens. T'essaieras-tu à un autre genre que la techno ? Oui j'ai l'idée d'essayer de réaliser un album de “thérapie sonore”. Ce n'est pas seulement de la musique pour relaxer l'auditeur, elle travaille aussi sur son esprit. C'est la raison pour laquelle la musique existe, agir sur l'esprit, amener les gens dans des endroits différents, et la techno est un de ces moyens, qui a ses limites cependant. La musique sert à exprimer des sentiments profonds et c'est le but de chacun de mes morceaux.

Camille

NV #108 - Juin 2005 Alors dans quelle position faut-il écouter votre nouvel album ? Dans la position qui vous correspond : en faisant le cochon pendu si vous êtes trapéziste, en 69 si vous êtes deux, assis si vous êtes debout, et debout si vous êtes couché. Ou bien écoutez-le dans diverses positions, et observez en quoi cela influence votre écoute. Comment vous est venue l'idée de cette note qui s'éternise presque à l'infini pour suivre vos chansons ? J'ai entendu dire que dans toute pièce, une note résonne mieux que les autres. J'ai entendu dire aussi que la note dominante sur terre est le “ la ”. J'ai voulu trouver mon diapason. L'album étant un projet essentiellement vocal, je voulais trouver “ ma ” note, et rebondir dessus. La pop musique occidentale n'a jamais utilisé, à ma connaissance, à l'échelle d'un album, ce procédé appelé “ basse continue ” ou “ bourdon ”, alors que c'est très commun dans la musique indienne ou orientale par exemple. Si l'on prend le “ diapason ” dans un sens mystique, l'occident a, selon moi, perdu son diapason collectif. A chacun de trouver son diapason individuel. Parfois vous vous permettez de laisser l'auditeur dans le flou de votre pelote, cette intimité intérieure que vous ne franchissez jamais ? L'intimité est une poupée russe. A chaque fois qu'on l'ouvre un peu plus, on s'aperçoit qu'elle est plus profonde encore. Je crois que l'intimité ne se dévoile pas. Elle se suggère. Elle se dérobe.

Alain Souchon

NV #117 - Avril 2006 En fabuleux parolier de name-droping, vous débutez le disque par Putain ça penche et votre constat sur la société de consommation, pensez-vous que les marques rendent les gens impersonnels ? Ho non, ce n'est pas comme ça que je le vois. Tout le monde s'habille de la même manière, mais de tout temps cela a été comme ça. C'est surtout la société de consommation qui a pris le dessus sur la jeunesse qui était encore il y a peu le moment de la liberté, la période où l'on pouvait tout envoyer balader. Maintenant, s'ils n'ont pas la chaussure de telle ou telle marque, ils sont malheureux ; c'est presque devenu tragique. En même temps à mon époque, nous on voulait des jean's, s'habiller en clochard et entendre nos parents dire que l'on n'avait pas le droit de se costumer de cette manière, dorénavant cela relève d'une symbolique beaucoup plus forte. C'est une mode puissante, ma chanson c'est un gadget, une photo de la société prise en instantané.

Tryo

NV #124 - Décembre 2006 En quoi pensez-vous que Tryo est utile ? Pour nous-mêmes, c'est évident. Pour l'auditeur, on ne peut pas être juge de ça. Ponctuellement, c'est amener du bonheur aux gens. Et de les amener parfois, je dis bien parfois, à une réflexion sur certaines choses : éveiller l'intérêt par des chansons, sans apporter forcément de réponses. C'est déjà un pas en avant. Mais il n'y a rien d'acquis. Et ce n'est pas distinctif des autres artistes. C'est de l'art, donc ça te dit qui tu es, et tu essayes d'y mettre des émotions. C'est le vecteur. Une musique, ça provoque des émotions et des sensations physiques. C'est être en harmonie avec le monde qui t'entoure et le refléter, transmettre ces émotions. Les gens après en font ce qu'ils veulent. L'utilité, dans notre cas, c'est subjectif. Médecins du Monde, oui, c'est utile. Nous, on peut juste essayer d'éveiller. Et depuis les débuts du groupe, c'est vrai qu'il y a eu une ouverture sur le monde. Ce qui serait intéressant là, c'est de monter des collectifs pour que les jeunes en âge de voter le fassent l'année prochaine. Ne pas laisser les vieux xénophobes voter à leur place. C'est une réalité : on vit dans un pays où le pourcentage de fascistes et de xénophobes est élevé. Des gens stupides, pas du tout ouverts au monde, cloisonnés, qui ne parlent pas à leur voisin. Les gens ont peur. C'est de l'ignorance. La première forme de liberté, c'est la connaissance.

Yann Tiersen

NV #112 - Novembre 2005 « J'ai l'impression qu'on assiste à une mort du politique et que l'on devient une sorte de voiture balais de l'ultra-libéralisme. Je ne dis pas ça pour l'Europe mais au niveau français. On semble être plus gouverné par les entreprises et l'économie que par des hommes avec des sentiments humains. Le problème c'est que je ne sais pas comment réagir face à ça. On est tellement dedans jusqu'au cou. C'est pour ça aussi que je ne suis pas entièrement partisan du “ non ” car je pense qu'il faut réussir à se battre avec les armes de l'ennemi ».


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Mathieu Boogaerts

NV #115 - Février 2006 Ce nouvel album tu l'as commencé tout seul pour y coller le travail de tes amis ensuite. Es-tu du genre à écouter le point de vue des autres ou as-tu déjà à l'avance une idée bien précise de ce que tu veux faire sans varier de cette vision ? Quand je pense avoir raison : j'ai raison ! (rire). Et objectivement je pense avoir raison. Après les gens peuvent ne pas aimer, mais c'est moi l'artiste. Dans un disque c'est moi qui le signe donc c'est moi qui choisi au final. Je suis ravi après quand l'on me donne quelque chose qui peut aider, mais si jamais 9 personnes pensent que ce n'est pas bon et que moi je pense c'est une bonne chose, je le mettrais quand même (rire). Peut-être que si j'écoutais les autres je vendrais 10 fois plus de disques.

Renaud

NV #128 - Avril 2007 Mais en même temps tu n'hésites pas à avouer tes paradoxes ? Je les assume en tout cas. J'essaye de les expliquer. En essayant de les justifier je me les explique à moi-même. Le plus grand des paradoxes, de la part de mes adversaires, actuellement en ce qui me concerne, c'est d'être soi disant écolo et de rouler en 4x4. Je peux leur citer mille exemples de contradictions chez les écolos ! J'ai au moins cet honneur dans ma vie de dire que je suis écolo : je suis hyper sensible aux menaces et aux massacres de l'environnement, aux pollutions des forêts et des rivières. Alors oui, je roule en 4x4, non pas parce que j'aime les grosses voitures, mais parce que j'ai un gros chien, un bébé, une poussette avec des roulettes d'un côté et des nacelles de l'autre, plus une poussette canne, plus 2 guitares et 3 bagages. De toi à moi, si tu savais ce que les blondes emportent pour un week-end, tu ne peux pas imaginer ce qu'elles peuvent prendre pour deux mois. J'ai besoin d'être en sécurité quand je fais 30 000 bornes par an. De toute manière, mon 4x4 doit moins polluer que les vieilles R5 pas révisées depuis 10 ans.

Sanseverino

NV #144 - Octobre 2008 On doit comprendre que ta famille c'est la scène alternative française de la fin des années 80 ? Oui c'est là que j'ai commencé vraiment. Ce sont les premiers gars que j'ai admirés. Notamment car il se sont pris en main, il ont voulu autre chose, il se sont produits eux mêmes, ont monté leurs propres maisons de disques. Malheureusement ça n'a pas tenu, la dernière Boucherie Production, a chuté il n'y a pas longtemps. Oui j'admire cette scène pour leur prise en main : on autoproduit nos disques, on les vend nous-mêmes, on tourne dans un bus pourri… Moi j'ai un peu commencé comme ça, je laissais une feuille sur le bord de la scène, ceux qui étaient intéressés nous laissaient leurs adresses et on les re-contactait, il nous envoyaient 100 francs et en échange ils avaient le disque. C'est comme ça qu'on a démarré, en prenant exemple sur les alternatifs. Sans subvention. Pour parler de subvention la danse contemporaine en a plus besoin que nous par exemple.

The Stranglers NV #129 - Mai 2007 C'est plus facile de faire un disque en Angleterre qu'en France ? Oui, c'est un pays qui est complètement inséré dans le rock. C'est culturel chez eux. Ça fait partie des mœurs. Tout le monde est un peu rock ici. C'est rare de trouver quelqu'un sans tatouage en Angleterre. Le punk ici, c'est de la variété. Même la grande aristocratie, les bourgeois sont immergés dans le rock. Plus que dans n'importe quel autre pays en Europe. Benabar

NV #114 - Janvier 2006

Dans des interviews tu revendiques le fait de ne pas être spécialement un dévoreur de musique, ni un fou de la mélodie, c'est par provocation ? Je sais que je suis ignare en musique, maintenant il ne faut pas généraliser, j'écoute quand même des artistes et je garde mes oreilles ouvertes. Mais c'est vrai que je ne suis pas très pointu dans mes connaissances musicales. La Ruda

NV #134 - Novembre 2007

Vous qui êtes de Saumur que pensez-vous du public sudiste ? C'est un peu difficile de faire venir les gens aux concerts que ce soit à Marseille ou à Nice, il y a peut-être moins de culture rock. Mais du coup on est d'autant plus flatté quand les gens essaient de faire vivre leur ville et viennent au concert. En fait le public n'est pas moins enthousiaste, mais il est moins nombreux. Quaisoir

NV #108 - Juin 2005

Comment décrirais-tu votre style ? Desmotsdusondubruitparfoisdeslarmesdelajoiedeshistoiresdelaviedusangdestripesdel'air !


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Morceaux choisis

extraits d'articles publiÊs ces 15 dernières annÊes

Neurotic Swingers NV #116 - Mars 2006 Que pensez vous du problème des intermittents ? StÊphane : Je pense que la France vit sur des acquis sociaux d'une autre Êpoque et qu'il est temps qu'elle s'aligne sur ses voisins europÊens et sur l'exemple amÊricain. Autrement dit, nous espÊrons vraiment que ce statut, qui coÝte cher à la collectivitÊ, disparaisse enfin‌ Et heu, ça m'arrangerait s'ils avaient de l'humour aussi‌ Les Clones

NV #101 - Novembre 2004

Que penses-tu de l'opinion nÊgative que les puristes du jazz ont sur le travail de Truffaz ? Le puriste du jazz est certainement aussi con que le puriste de la techno ou de tout autre style musical : ce sont des extrÊmistes. Les puristes sont des gens qui sont rÊtrogrades, frustrÊs et qui ont certainement des problèmes sexuels ! Syd Matters

NV #107 - Mai 2005

Si tu partais sur une ĂŽle dĂŠserte tu emporterais toujours Radiohead en musique, Little Big en littĂŠrature et Gus van Sant en cinĂŠma ? Oui je pense.... Un disque pour couvrir le cri des mouettes, un bouquin pour me protĂŠger du soleil et un film pour voir d'autres personnes, et ĂŞtre moins seul... L'art peut sauver ta vie sur une ĂŽle dĂŠserte ! NV #113 - DĂŠcembre 2005 RIT Qui admires-tu le plus comme artiste (musical ou pas) ? Je n'ai plus d'admiration pour personne, cĂ´tĂŠ musique. La musique est quand mĂŞme quelque chose d'assez futile finalement... Mon admiration irait plutĂ´t vers ces anonymes qui bossent dans des ONG ou des organisations humanitaires.

DIDIER SUPER Vaut mieux en rire que de s'en foutre II (V2) NV #129 - Mai 2007 PlutĂ´t que de nous offrir de nouvelles chansons, Didier Super, qui profite de son succès “mondialâ€? , reprend exactement les titres de son premier disque (avec un inĂŠdit Je veux ĂŞtre une star), les mĂŠlange avec une tracklist diffĂŠrente, histoire de tromper son monde et de dire qu'il a bossĂŠ quand mĂŞme, mais surtout, les garnit de musique symphonique. Rondo VĂŠnĂŠziano au pays des frites et de la bière prolo. Mais, me direz-vous, finalement qui est le plus bĂŞte : celui qui ĂŠcoute Didier Super ou celui qui prend AndrĂŠ Rieu pour un soliste d'exception. Pourquoi ce choix ? Pour ĂŠviter de se prendre une volĂŠe de bois vert sur l'album de la confirmation ? Non, pas chez ce garçon-lĂ . Apparemment selon l'artiste himself : ÂŤ Comme on m'a dit que, musicalement, mon premier album ĂŠtait un peu lĂŠger, j'ai choisi un orchestre symphonique, car la musique classique, personne ne la comprend, mais tout le monde la respecte Âť. Quand on lui demande oĂš il souhaite aller avec cet album, il rĂŠpond : ÂŤ je veux que dans le crâne de n'importe quel plouc soit inscrit Ă  jamais : Didier Super c'est du Wagner Âť. Attention, le plouc en question n'est pas le pauvre garçon qui ĂŠcoute Johnny Hallyday en pensant que c'est du rock (lui il a eu son compte lors du premier opus), ce mec primaire qui ne voit pas le second degrĂŠ chez Didier, non, lĂ  il provoque le gratin. Son disque est destinĂŠ Ă  orner les bacs d'Harmonia Mundi, c'est-Ă -dire selon lui ÂŤ bon pour les vieux Âť et ça doit le faire rire (et nous avec) que la bourgeoise collet montĂŠ qui se rĂŠgale Ă  l'opĂŠra de 4 sous puisse un jour (par mĂŠgarde) acheter Petit caniche peluche pour vieux, arrangĂŠ de quelques violons et autres histoires drĂ´les sur Surya Bonaly. Le mauvais goĂťt de Super, en contrepoint de musiques dites classiques, est un vrai rĂŠgal. C'est bien un ancien-nouveau disque que vous ĂŠcouterez. EnregistrĂŠ avec des chips et du coca (selon la bio pour l'album) mais surtout avec Pierre Le Bourgeois (Nosfell), les chansons et les apartĂŠs du chanteur, dans une sorte de ripaille clownesque, font que ce disque est une sorte de remake encore plus jouissif que l'original. En conclusion du disque, il dĂŠclare : ÂŤ Putain si la maison de disque fout cette merde dans le commerce, ben je peux te dire qu'on culmine dans le foutage de gueule Âť. On apprĂŠcie l'honnĂŞtetĂŠ intellectuelle. Contrat rempli.  Pierre Derensy ####

Erik Truffaz

NV #148 - FĂŠvrier 2009 Peux-tu donner ta dĂŠfinition du jazz‌ Et si tu devais dĂŠcrire ta musique ? Le jazz est en mouvement qui existe depuis plus de 150 ans, je n'en ai aucune dĂŠfinition prĂŠcise si ce n'est qu'il est une des reprĂŠsentations de la mixitĂŠ : blues, polka, hard bop, musique classique, variĂŠtĂŠ française du dĂŠbut du siècle, groove et rock‌ Le jazz est musique. Ma musique est une musique savante et populaire Ă la fois, donc “popjazzâ€?.

NU'ZIQ Le 01/07 Ă la Villa Arson- Nice (06) NV #110 - Septembre 2005 Les soirĂŠes Ă  la villa Arson jouissent toujours d'un petit parfum de dĂŠcadence “ arty â€? qui les rendent si particulières et si attachantes. On y croise souvent d'anciens camarades en prĂŠ-coma ĂŠthylique, qui picolent dur et qui bandent mou. Le lieu en lui-mĂŞme permet toutes les expĂŠriences visuelles et sonores, et se prĂŞte particulièrement Ă  la nouvelle formation de Baldu, garage rock sixties très factory warholienne circa 1965. Le son et l'ambiance reste fidèle aux DDB, mais on dĂŠcouvre une (deux) touches de fĂŠminitĂŠ en talons phalliques alternant basse/chant au grĂŠ des titres. La vraie classe destroy chic. Ca barde pas mal et un “ Baldu fils de fuzz â€? fuse du public ; El PitĂš sourit, les cheveux plaquĂŠs en arrière par un mur de guitare quasiment palpable. Rock on !  Fabrice Le QuerrĂŠ


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Agoria

NV #125 - Janvier 2007 Comment envisages-tu l'avenir de la musique électronique ? A l'inverse du rock, l'électro que je défends restera confidentielle, avec des ventes d'album qui n'atteindront jamais celles des Rolling Stones par exemple. Mais peut-être que je me trompe et que les nouvelles générations changeront la donne… Comme le jazz, la musique électronique s'adresse avant tout à des passionnés. Ceux qui connaissent mal ce genre croient que les morceaux se ressemblent tous. Car l'univers de cette musique n'est pas facile d'accès et il faut connaître ses codes musicaux pour l'aimer. Sans cela, il est difficile d'apprécier les subtilités de cette musique, comme la texture des sons ou la construction des morceaux par exemple.

Sébastien Tellier

NV #145 - Novembre 2008 Tu trouves que la musique électronique suit une bonne évolution ? Oui, elle est en prise directe avec la technologie qui elle évolue tout le temps. La musique électronique est devenue un style essentiel, au même titre que le folk ou le reggae. Ce sera très difficile de révolutionner le rock avec une guitare électrique, une basse, un ampli, tout a été dit. Désormais on ne peut plus rien faire de neuf. Le rôle de l'artiste n'est plus de créer, mais de faire des mélanges, d'essayer de nouvelles recettes. Alors que dans la musique électronique, tout reste à faire, c'est illimité. Tant que la technologie ira de l'avant, la musique électronique ira de l'avant.

Jeanne Cherhal

NV #107 - Mai 2005 D'ailleurs, ça y est les média de masse s'intéressent à toi… Quand tu te mets à vendre des disques, la télé s'intéresse à toi : ça va ensemble. Maintenant, je commence à pouvoir me permettre de refuser des invitations lorsque je sens que je ne vais pas pouvoir m'exprimer. J'étais très contente d'aller à l'émission Taratata (qui reprend), parce que tu peux chanter et Nagui, qui est quelqu'un d'intelligent, te fait parler de ton travail. Par contre, les émissions où on t'invite deux minutes sur le plateau pour te parler de tes cheveux ou de je ne sais quoi, ça ne m'intéresse pas. En 2004, tu as fait la première partie d'Higelin. Qu'est-ce que t'as apporté ce musicien pour le moins atypique? Ce fut quand même “ la rencontre de l'année 2004 ”. Il a un comportement sur scène qui me fait rêver. Il est un modèle de liberté fantaisiste, de prise de parole sans limite. Il est tellement lâché, sensuel, généreux. Sur le deuxième album, il y a du changement : des arrangements, mais les structures des morceaux me paraissent simplifiées… On parlait justement de ça avec Camille, lors d'une interview croisée. La simplicité, le fait d'utiliser peu d'accord, ce n'est pas très naturel chez moi. Ca me demande toujours un effort de faire simple sans faire simpliste, c'est-à-dire en gardant du propos et de la profondeur. Faire trop complexe, enfin complexe pour complexe, comme Les berceaux brodés… disons que j'ai l'impression de m'être un peu laisser aller à la performance. J'ai plus envie que mes chansons touchent le cœur plutôt qu'elles soient appréciées pour la technique.

Oshen

NV #115 - Février 2006

Que penses-tu du problème d'Internet et du mp3 ? Demande à mon ipod 60 Go ! Euh non non je veux dire ! C'est une honte ! Oh la la !! Achetez mon disque !! Neurotic Swingers NV #116 - Mars 2006 Un plus grand dynamisme de la scène musicale au Nord, mythe ou réalité ? Stéphane : On n'a pas senti un tel écart. Par contre, on sent une réelle différence entre la France et un pays comme l'Allemagne par exemple, où chaque ville a son club, un public fidèle et son magasin de disques indé. Tryo

NV #147 - Janvier 2009

Alors la vie est belle ? Oui ! On est très enthousiastes. La tournée a débuté très très fort avec beaucoup d'émotions, par 2 concerts à la MJC et à la prison de Fresnes. La culture doit être accessible à tous, et c'est elle qui vient à vous, voilà pourquoi on a fait ce concert à la prison. C'était très symbolique cette action ! Electrolux

NV #121 - Septembre 2006

Que pensez-vous du problème des intermittents ? C'est encore un problème de politique libérale et de volonté de précarisation. Plus on met les gens dans la merde, plus il seront prêt à travailler pour des cacahuètes, se diton là-haut… Au-delà de prétextes foireux du genre « ils profitent du système », on s'attaque à ceux qui ont l'air de parfaits bouc émissaires, histoire de montrer qu'on fait des réformes, qu'après tout personne n'avait demandé, sinon les moins concernés.


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extraits d'articles publiés ces 15 dernières années

Psy4 de la Rime NV #113 - Décembre 2005 Vous dites qu'après votre 1er album, vous avez connu les pires galères de votre vie. C'est paradoxal quand on sait que vous avez eu une renommée nationale, un disque d'or… Soprano : J'adore ta question ! C'est vrai que les gens ont l'habitude de voir des artistes sortir des disques pour pouvoir réussir. Nous on n'a pas sorti notre 1er album pour réussir, mais parce qu'on avait des choses à dire, il y a une différence. Les problèmes qu'on avait avant se sont empirés, et puis nous sommes devenus papas, on a grandi, on a d'autres responsabilités. Alonzo : De toute façon ni le succès ni l'argent font le bonheur, ils n'ont aucun rapport avec nos vraies vies. Nous écrivons nos textes en fonction de nos vies et de ce qu'on voit.

Abd Al Malik

Nosfell

Klub des Loosers

NV #111 - Octobre 2005

Le style, c'est pour ranger des disques dans des boutiques. Nous, on fait appel à ce qu'on ressent et on le ressort, mais on ne cherche pas à s'inscrire dans un style. Notre parti pris, c'est d'aller vers plusieurs musiques. No One is Innocent NV #130 - Juin 2007 Internet c'est à la fois un passeur d'informations extraordinaire et un abrutissement des masses. C'est quelque chose de très contrôlé quelque part. Par exemple, MySpace c'est vraiment formidable, et finalement personne ne se rend compte de la charte de responsabilité dictée par les dirigeants MySpace qui stipule que sur n'importe quel artiste, ils peuvent utiliser la musique et l'image sans avoir à demander des autorisations !

NV #126 - Février 2007 À quelques encablures des échéances électorales, tu aurais un message à faire passer aux jeunes ? Partout, je ne cesse de clamer que nous les rappeurs, on est ni des animateurs sociaux derrière un micro ni des politiques ou des journalistes, on est juste des artistes. Pour moi, l'artiste par excellence c'est le philosophe Socrate. Et lui, il pose des questions, il ne donne pas de réponse. Moi, j'interroge mon pays que j'aime, j'interroge mon contexte, j'interroge mes contemporains, et je suis convaincu que les réponses sont en chacun de nous. Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté. Donc le message que j'ai envie de donner, c'est de dire encore une fois ce que je disais tout à l'heure : la meilleure des choses que l'on puisse faire pour améliorer le Monde, c'est s'améliorer soi-même. À chacun de prendre conscience que l'on a tous une responsabilité, que l'on soit boucher, journaliste, au chômage ou rappeur. Finalement Abd Al Mailk, tu as les pieds sur terre ? J'ai les pieds sur terre et la tête dans les nuages. C'est vrai que mes pieds sont bien ancrés au sol. Y a-t-il un combat, une lutte qui te tient à coeur actuellement ? Pas actuellement, mon combat, c'est un combat de vie. Encore une fois, mon combat, c'est de dire que l'on devient soi en allant vers l'autre. Ce qui est essentiel et vital, c'est de maintenir le dialogue, et finalement en allant vers l'autre, on va vers nous-même. Ce n'est pas un combat du moment, c'est un combat de vie, et j'ai le sentiment que chaque individu, nous tous, on chemine. Cheminer vers l'autre, c'est cheminer vers nous-même. NV #106 - Avril 2005 Dans l'album, il y a ces interludes où tu essaies désespérément de séduire une fille, la pochette avec le titre Vive la vie et la corde de pendu... L'ensemble de tes textes sont basés sur l'auto-dérision. Estu vraiment désespéré par toi-même ou est-ce plus un jeu intellectuel en réaction au modèle dominant du gagnant, de l'homme parfait ? En fait, il y a plusieurs choses. Déjà, je trouve super présomptueux de se prendre au sérieux quand tu es artiste. C'est ce que je reproche à toute la nouvelle scène chanson française. Tu amènes un point de vue mais pas la vérité, tu es juste un artiste. Ensuite, il y a un peu l'idée de Fight Club, c'est à dire qu'on est quand même dans une société qui va de plus en plus mal. Toute la journée, on te montre du sexe à la T.V., on parle de boîtes échangistes alors que tu as trop de mal à trouver une meuf… Il y a vraiment un décalage entre toutes les émissions T.V. où les gens sont surlookés, ou dans le fait que même dans la rue maintenant le moindre jeune a son bandana, son baggy, son truc, sans même savoir pourquoi. C'est pas ça la vraie vie. Quand j'étais jeune, je n'avais pas confiance en moi et je pense que c'est important d'entendre des gens qui parlent de leurs faiblesses, sans se complaire dedans. Je n'aime pas le côté looser sympa. Le but du Klub des Loosers, c'est d'en sortir tu vois. Il n'y a pas de complaisance dans la 'looserie'. Tout le monde s'est pris des vestes et tout le monde galère. Quand tu es un peu influençable, quand tu es jeune et que tu n'as pas confiance en toi, ça vaut peutêtre mieux d'entendre dire que la vie n'est pas noire ou blanche, que tout le monde galère, et qu'on se prend tous des vents. Je ne sais pas, je trouve ça plus réaliste. Il faut arrêter de coller des clichés partout.


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Keren Ann

NV #111 - Octobre 2005 Par la baie vitrÊe, le ciel couvert de nuages Êtait Êlectrique. Sur une mer houleuse, les mouettes bataillaient avec le vent et des bateaux tanguaient. Le tout posait un climat qui paraissait faire Êcho à l'univers mÊlancolique de la demoiselle : "C'est en effet en m'imprÊgnant de ce type d'atmosphère que je compose". InstallÊe sur un canapÊ rouge, lunettes de soleil au nez, cendrier et cigarettes à portÊe de main, Keren Ann rÊpond tranquillement aux journalistes. " La timiditÊ, ce sont les gens qui la perçoivent. En tout cas en France, car ce n'est pas le cas ailleurs. Sur scène, je suis simplement concentrÊe. De toute façon : on est tous plusieurs. Je peux être timide à midi, extraverti à quatre heures, surtout dans ce mÊtier oÚ on est souvent à fleur de peau ". Effectivement, là sur le canapÊ, elle n'a pas l'air ni timide, ni fragile, juste concentrÊe. Et quant à la mÊlancolie, elle ne transparaÎt pas dans ses propos. " J'ai rÊcemment compris une chose dont on me parlait depuis des annÊes. Toutes ces idÊes sur l'Ênergie, la souplesse, le positivisme, que je refusais parce que je les trouvais naïves et un peu trop 'peace and love', sont en rÊalitÊ très importantes. Aller dans des lieux oÚ je me sens bien, m'entourer de gens parmi lesquels je me sens aimÊ, cela me permet de me sentir chez moi à peu près n'importe oÚ. Là je suis à Cannes pendant quatre jours et je ne suis que là. Demain, je serai ailleurs et je me sentirai tout autant chez moi ". Du point de vue de la composition, les choses paraissent tout aussi claires : " Je travaille beaucoup, je dors peu. Et j'ai besoin de pouvoir diviser le temps afin de perdre justement toute notion de temps lorsque je compose. J'ai besoin de passer le temps qu'il faut sur une chanson, de rester en studio sans enregistrer une note juste pour être tÊmoin des chansons qui grandissent dans ma tête et de les enregistrer en cinq minutes quand le moment arrive. Dans ce mÊtier, on passe des journÊes seul à Êcrire, guidÊ par une Ênergie et puis d'un coup on ne sait plus, on perd tout repère. Ainsi, j'aime les collaborations ou les interventions : lorsqu'on travaille à deux, le regard de l'autre apporte une touche de fraÎcheur qui permet à la chanson de grandir ". Pour Nolita, il y eut peu d'interventions extÊrieures mise à part ce climat particulier à New York dont Keren Ann s'est imprÊgnÊe durant sa phase d'Êcriture et quelques rÊfÊrences littÊraires et cinÊmatographiques. Ce qui signe une nouvelle Êtape dans le parcours de l'artiste, car aujourd'hui il n'est plus question d'assimiler son talent à celui des autres : Keren Ann est une artiste complète.

Edito

Les MÊchants et les Gentils NV #122 - Octobre 2006 Les MÊchants, ils font rien qu'à être de plus en plus mÊchants. Ce qui a le don d'Ênerver les Gentils. Car les Gentils sont si gentils qu'ils ne supportent pas le comportement des MÊchants. ça les met dans une colère noire ! Et parfois, les Gentils sont tellement en colère qu'ils peuvent devenir MÊchants à leur tour. Difficile de s'y retrouver, alors... A quoi reconnait-on un Gentil ? Il arbore un beau sourire. Il est un brin naïf et idÊaliste. Et par dessus tout, il ne supporte pas la mÊchancetÊ ! Quant au MÊchant, facile de le reconnaÎtre. Son visage est souvent barrÊ d'un sourire narquois. Il est rÊaliste, pragmatique et ne s'embarasse pas de principes Êthiques ou moraux. Tout ça, c'est des conneries que nous rabachent à longueur de journÊe les Gentils. D'ailleurs, il ne peut pas les blairer, eux et leurs leçons de morale. Bref, les Gentils et les MÊchants sont fait pour s'affronter et sont inconciliables à jamais. Le problème est qu'on a l'impression qu'ils sont aussi nombreux dans chaque camp. Autant dire qu'on en a pas fini avec ce sempiternel combat entre le Bien et le Mal. La Nature qui, en gÊnÊral, fait bien les choses, a d'ailleurs peut-être fait exprès. Ce doit être ça finalement le subtil Êquilibre des choses...  Philippe Perret

TĂŞtes Raides

NV #139 - Avril 2008 Expulsez-moi, le 3ème morceau de l'album, traite de la problÊmatique des sans-papiers. Comment est-il nÊ ? Quand on fait de la musique, même si on peut Êvoquer des sujets intemporels, on est toujours liÊ d'une manière ou d'une autre à son Êpoque. La libertÊ de circulation, les sans-papiers et l'exclusion sont des sujets qui nous ont toujours tenu à cœur. C'est un sentiment de rÊvolte qui m'a poussÊ à Êcrire ce titre. J'ai voulu mettre le doigt sur l'histoire de ces gamins scolarisÊs renvoyÊs dans leur pays parce que leurs parents n'ont pas de papiers. Ça dÊpasse la politique, c'est tout simplement humain. On ne peut pas accepter que des enfants soient privÊs d'Êducation. D'autant plus quand on voit de quelle manière c'est fait : les parents menottÊs devant leurs enfants, les familles envoyÊes à droite à gauche. Je me mets à la place du gamin en train d'apprendre dans un pays. Si du jour au lendemain on m'Êjectait comme ça, je trouverai ça bizarre. BURNING SPEAR Our Music (I-Sound/Nocturne) NV #112 - Novembre 2005 Our music est destinÊ à encourager tous les mÊdecins, professeurs, Êducateurs, infirmiers, paysans, artistes, intellectuels, travailleurs ou chômeurs‌ à vivre pour un système plus juste et plus humain, et considÊrer le jour naissant avec un petit plus d'ouverture sur l'autre‌ c'est quelque chose qu'on sent en soi ou pas‌ les autres peuvent toujours en rire‌ on aurait pourtant besoin de l'aide de tous‌  Emmanuel Truchet ####


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extraits d'articles publiÊs ces 15 dernières annÊes

Radios partenaires

R-Wan

“Nouvelle Vague 15 ans!�

NV #140 - Mai 2008 Tu penses que ces styles sont plus crÊatifs que ce que l'on appelle la nouvelle chanson française ? Oui, je trouve que d'une manière gÊnÊrale, elle manque de rythme. Lorsque l'on Êcoute BÊnabar ou Renan Luce, on retrouve finalement toujours le même. Ils ont peur de mÊlanger les mots et de faire sortir la chanson française de son carcan. C'est d'ailleurs bien dommage, car c'est ce que faisaient les plus grands. LÊo FerrÊ faisait presque du rap, Gainsbourg Êtait parti en Jamaïque et Brassens aimÊ des jazzmen.

Edito Radio Monaco www.radio-monaco.com 95.4 FM de l’Italie à Toulon 98.2 FM sur Monaco-Menton 103.2 FM sur Cannes - Grasse

Agora FM www.agorafm.fr 94 FM

Radio partenaire “Agenda culturel 06� France Bleu Azur 103.8 FM 100.7 FM

Changer le monde ? NV #118 - Mai 2006 Qu'ont en commun l'adolescent en proie Ă la rĂŠvolte, l'idĂŠaliste que la rĂŠalitĂŠ rebute ? Ils veulent tous “ changer le monde ! â€?. Immanquablement, cette phrase que l'on entend rĂŠgulièrement me laisse dubitatif. Elle me renvoie Ă  une chanson de U2 qui m'a marquĂŠ durant mon adolescence. Dans Rejoice, Bono s'exclame : “ I can't change the world but I can change the world in me â€?. “Je ne peux pas changer le monde mais je peux changer le monde en moi â€?. C'est simple, limpide, lumineux. Notre narcissisme innĂŠ, notre ĂŠgo mal placĂŠ nous poussent Ă  voir et Ă  juger Ă  l'aune de notre bien modeste personne. Nous nous retrouvons ainsi seul, face au monde hostile. Perspective de face Ă  face, d'affrontement, dont on ne peut sortir que frustrĂŠ, perdant, aigri... Le travail sur soi, au contraire, nous apprend l'humilitĂŠ et la juste place de chaque chose. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut cesser tout combat et se soumettre Ă  l'ordre ĂŠtabli. Mais le monde apparaĂŽt alors moins comme un “ ennemi â€? mais plutĂ´t comme un champs infini d'enrichissement et de dĂŠcouvertes.  Philippe Perret

EL CANTANTE de Leon Ichaso (Action&Communication/Aventi) Nv #148 - FĂŠvrier 2009 Le dossier de presse prĂŠsente El Cantante par une analogie Ă Ray et La mĂ´me (d'excellents films musicaux) et par l'union de Jennifer Lopez et Marc Anthony, heureux ensemble depuis 2004. VoilĂ  un ĂŠpisode apparemment anecdotique qui, si insignifiant qu'il soit, m'a ĂŠclairĂŠ, soudain frappĂŠ de clairvoyance sur toutes ces annĂŠes de vie passĂŠes qui prennent tout Ă  coup un sens. J'ai vĂŠcu 40 ans sans connaĂŽtre Jennifer Lopez, ni l'existence de son idylle avec Marc Anthony. Comment ai-je pu profiter de la vie en imbĂŠcile si inculte et heureux si longtemps ? Je m'en suis ĂŠnormĂŠment voulu. Bien que chroniqueur bĂŠnĂŠvole (je sais, c'est tragique, mais je dis ça par honnĂŞtetĂŠ intellectuelle pas pour vous gâcher votre journĂŠe), j'ai regardĂŠ ce DVD jusqu'Ă  la fin (rassurez-vous, je m'y suis mis Ă  2 fois) et j'ai trouvĂŠ un sens Ă  la marche du monde. La vie du musicien portoricain Hector Lavoe racontĂŠe de nos jours par une Jennifer Lopez (sa femme dans le film) interviewĂŠe vieillie en noir et blanc, enchaĂŽne les poncifs de la gloire puis de la dĂŠchĂŠance du musicien qui se brĂťle les ailes sous les sun lights du show business : l'amour, la gloire, la beautĂŠ, la drogue, les faux amis, la famille dĂŠchirĂŠe, le tout avec des dĂŠguisements et une ambiance vintage aussi attendue que ringarde, et pas mĂŞme un bon moment musical. Vous l'avez compris, j'ai beaucoup souffert et enfin ressenti de la compassion pour JĂŠsus sur sa croix (Il ĂŠtait temps, après tout je m'appelle Emmanuel). Le purgatoire, le paradis, l'enfer etc. Je sais tout cela aujourd'hui parce qu'en rĂŠcompense de mes souffrances pour racheter vos pĂŠchĂŠs de mĂŠcrĂŠants, Nouvelle Vague m'a offert une invitation pour aller voir Didier Super chanter la religion et la mĂŠdiocritĂŠ du monde. Et bien continuez Ă  “ mĂŠcrĂŠer “ en paix car c'ĂŠtait un pur moment de libertĂŠ intellectuelle inestimable par les temps qui courent.  Emmanuel Truchet #


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Un côtÊ fantasmatique, un peu BD et romantique, rÊalitÊ un brin magique de cet artiste hors normes et de son double fantasque. Multi-instrumentiste, guitariste de gÊnie pour un compositeur excentrique, le timide Matthieu Chedid, affublÊ en l'exaltÊ -M-, s'expose au public via des albums et des concerts hauts en couleur. Mais dÊsormais, il passe au noir et blanc avec son dernier album  Mister mystère . Analyse du schizophrène le plus talentueux du paysage musical francophone. Le baptême Evoluant dans un univers artistique, une grandmère poète et un père musicien, Matthieu Chedid s'Êprend très vite pour la guitare avec Jimi Hendrix comme idole. Il monte plusieurs groupes avec les fils Souchon et Voulzy et travaille comme musicien de session pour d'autres artistes comptant, parmi eux, son père : Louis Chedid. Mais c'est en 1997 que Matthieu Chedid annonce le baptême de son double : -M-. VÊritable personnage fictif, alter-ego rock-star du musicien, à l'image de Ziggy Stardust pour David Bowie. L'album prÊsente l'univers de l'artiste, à la fois loufoque et poÊtique, qui se sert du personnage pour explorer des horizons infinis. MalgrÊ un dÊmarrage timide, le public dÊcouvre et s'attache rapidement à ce personnage excentrique. Et cet attachement se fera d'autant plus fort avec le second album de l'artiste.

encore plus de moyens, sans pour autant tomber dans le show à l'amÊricaine. Le public est conquis à chaque prestation tant l'Ênergie et la sincÊritÊ de l'artiste se font ressentir. La tournÊe se terminera en apothÊose avec trois dates à Bercy, immortalisÊes par un DVD En tête à tête (titre inÊdit jouer uniquement lors des concerts). Le raz-de-marÊe -M- se fera même lors des Victoires de la Musique 2005 oÚ il remportera quatre rÊcompenses. Le mystère Il aura fallut six ans après Qui de nous deux pour que -Msorte un nouvel album. Entretemps Matthieu Chedid passe par le cinÊma, en composant la merveilleuse bande originale de Ne le dis à personne de Guillaume Canet, et partira en tournÊe comme simple guitariste avec Vanessa Paradis, après avoir rÊalisÊ l'album de celle-ci. On entendra nÊanmoins sa voix sur des duos avec Arthur H ou encore Sean Lennon. Durant ces intermèdes, la presse et les fans se posent une grande questions :  -M- est-il mort ? . Le morceau Je me dÊmasque, sur le prÊcÊdent opus, laisse envisager un virage dans la carrière de l'artiste en faisant mourir son personnage comme l'avait fait David Bowie à l'Êpoque. Matthieu Chedid reste très Êvasif sur la question et laisse planer le mystère. Il intitulera donc son nouvel album Mister Mystère qu'il signera sous le symbole du -M-. Même si l'album se fait plus simple au niveau mÊlodie et univers (fini les couleurs et place au noir et blanc), l'artiste continue d'exploiter la dualitÊ instaurÊe avec son personnage. -M- est toujours vivant, mais il a mÝri. L'album dÊçoit certains fans qui souhaitaient retrouver l'excentricitÊ d'antan, mais sÊduit un nouveau public avec sa sobriÊtÊ et sa sincÊritÊ. MalgrÊ tout, le succès est encore prÊsent et les places pour ses futurs concerts s'arrachent. DÊsormais, un autre mystère plane : Que donnera le nouveau -M- sur scène ? C'est une question qui trouvera rapidement une rÊponse avec la tournÊe qui affiche dÊjà beaucoup de dates complète et qui s'annonce comme l'ÊvÊnement de la saison 2009/2010.

-M-

La dÊclaration C'est deux ans après la sortie du  Baptême  que -Msort son deuxième album sous forme de dÊclaration  Je dis aime . Matthieu Chedid continue alors d'explorer l'univers de son personnage et de son  Monde virtuel  à la fois enfantin et poÊtique. L'album est un enchaÎnement de tubes qui squattent les ondes pendant des mois comme  Je dis aime ,  Onde sensuelle  ou encore  Le complexe du corn flakes . Mais c'est sur scène que -M- dÊvoile tout son talent avec des concerts à l'ambiance surpuissante. AccompagnÊ de Vincent Segal au violoncelle et à la basse, et de Cyril Atef aux percussions, -M- se sert de la scène pour exposer son univers visuel en plus de sa musique. Le timide Matthieu Chedid se transforme alors en -M-, Rock Star et exaltÊ. La tournÊe est un grand succès et sera même rÊcompensÊe par une Victoire de la Musique. La consÊcration Fort de son succès, -M- ne s'endort pas sur ses lauriers et prÊpare activement son troisième album. L'artiste prend le temps de faire mÝrir son futur bÊbÊ dans sa maison de campagne, en prenant lui-même soin de sa production. Et cela se fait ressentir dès l'Êcoute de Qui de nous deux, qui s'affirme immÊdiatement comme l'album le plus abouti de l'artiste. VÊritable dÊclaration d'amour à son instrument, -M- fera même construire une guitare Êlectro-acoustique rose et en fera le symbole de l'album, ainsi que de la tournÊe qui s'en suit. Il donnera à cette guitare le nom de sa fille : Billie. L'album devient le plus gros succès critique et public de l'artiste. La tournÊe se jouera en majoritÊ à guichet fermÊ. -M-, une fois de plus, poussera le spectaculaire dans ses concerts, avec

 Guillaume Martel

Nouvel album  Mister mystère  (Barclay/Universal). En concert les 09 et 10/11 au Zinga Zanga BÊziers (34), les 24 et 25/11 au Dock des Suds - Marseille (13), le 09/03 au ZÊnith OmÊga - Toulon (83), le 25/03 au Dôme - Marseille (13), le 26/03 au Palais Nikaïa - Nice (06), et le 09/04 au ZÊnith Sud - Montpellier (34).


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CONCERTS

octobre O6

alpes-maritimes

01 BEASTY BOP Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 01 MANU CHAO Palais Nikaia - Nice 20h (04 93 19 37 40) 01 TCHAPAKAN Le Tapas - Nice 21h (04 93 62 27 46) 01 JAH TOOL / SOLFAYAH / COSMIC SOUL SOUND Les 2 Frères - Nice 21h (04 93 80 77 61) 02 RESET Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 03 RESET Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 03 SLIIMY / CHEVELURE Théâtre Lino Ventura - Nice 20h30 (04 97 00 10 70) 04 LI BARRAGNAS Place Castillon - St Laurent du Var 11h30 (04 93 31 31 21) 06 SHUDDERWALL / PLUME Le King’s - Nice (06 03 32 03 38) 07 THE RIPPERS / MAMBO DISEASE Le Tapas - Nice (04 93 62 27 46) 08 MERRY MOOD Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 08 JAH TOOL / SOLFAYAH / COSMIC SOUL SOUND Les 2 Frères - Nice 21h (04 93 80 77 61) 09 NUTOPIA Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 09 Jah TOOL / SOLFAYAH / COSMIC SOUL SOUND Le Sézamo - Nice 20h (04 92 04 06 11) 09 ON THE EDGE / SHUDDERWALL Le Staccato - Nice (06 03 32 03 38) 10 Trans Ethnik : JOHN E.BOY / MADI / AMAZIGH K. Pré des Arts - Valbonne 20h30 (Association SLV : 09 55 52 97 47) 10 Festi Cant : TROBARIST D’OCT Eglise - Coaraze 18h 10 NUTOPIA Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 10 TCHAPAKAN Cultura - Mandelieu 15h (04 92 19 57 90) 10 MANIACX MJC Picaud - Cannes (04 93 06 29 90) 11 Festi Cant : CHRISTIAN BEZET / CORO GABRIEL / CHOEUR DE LA ROQUETTE Salle Polyvalente - Cantaron 16h 13 Hide Manca / Bliss Le King’s Nice (06 03 32 03 38) 14 SOUL JAZZ ORCHESTRA Cedac de Cimiez - Nice 20h (04 93 53 85 95) 14 MERRY MOOD Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 15 JAH TOOL / SOLFAYAH / COSMIC SOUL SOUND Les 2 Frères - Nice 21h (04 93 80 77 61) 16 RUNNING BIRDS Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 16 DIANA KRALL Palais Acropolis - Nice 20h30

16 KIM CAO / PLUME Le Sézamo - Nice (06 03 32 03 38) 16 JUAN CARMONA QUINTET Forum Prévert - Carros 20h30 (04 93 08 76 07) 16 NARENDRA MISHRA & NIHAR METAH Centre Culturel La Providence Nice 20h30 (04 93 80 34 12) 17 PASCALE PICARD BAND La Palestre - Le Cannet 20h30 17 RUNNING BIRDS Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 17 ASTROLAB / IN EXTENSO / MAZE’S MOOD Le Sézamo - Nice (04 92 04 06 11) 17 ZILINE Salle Polyvalente - Opio 18 JOHNNY HALLYDAY Palais Nikaia - Nice 20h (04 97 25 81 36) 20 SENZA FIRMA Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 23 EROS RAMAZZOTTI Palais Nikaia - Nice 20h (04 92 09 80 85) 23 HÉLÈNE SEGARA Casino Terrazur - Cagnes sur Mer 20h30 (04 97 25 81 36) 23 FOX Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 23 Handz Up ! : WE ARE TERRORISTS / RUDES ETUDES / WASHING MAJAZZZ MJC Picaud - Cannes 19h (04 93 06 29 90) 24 FOX Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 24 TRIO HANUMAN Centre Culturel La Providence - Nice 20h30 (04 93 80 34 12) 24 Handz Up ! : BUS DRIVER / MR AGAZ / CHRONO TIGERS MJC Picaud - Cannes 19h (04 93 06 29 90) 24 MULATU ASTATKE & THE HELIOCENTRICS Cedac de Cimiez - Nice 20h (04 93 53 85 95) 24 PATATES RATS / PARACHUTE COMPANY / AFTP Espace Culturel Altitude 500 - Grasse 21h (04 93 36 35 64) 25 JOHNNY HALLYDAY Palais Nikaia - Nice 20h (04 97 25 81 36) 27 ROAD 89 Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 28 FUCKING MACHINE Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 29 LISA EKDAHL Théâtre Lino Ventura - Nice 20h30 (04 97 00 10 70) 29 JAH TOOL / SOLFAYAH / COSMIC SOUL SOUND Les 2 Frères - Nice 21h (04 93 80 77 61) 29 FUCKING MACHINE Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 30 WASTE Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 30 KAENA COLORA... Théâtre de la Cité - Nice 21h (04 93 16 82 69) 31 WASTE Le King’s - Nice (04 93 80 12 45) 31 KAENA COLORA... Théâtre de la Cité - Nice 21h (04 93 16 82 69) 31 222 Le Sézamo - Nice (04 92 04 06 11) 31 POPA CHUBBY Théâtre Lino Ventura - Nice 20h30 (04 97 00 10 70)

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MONACO

09 Monaco Live Festival : DEBOUT SUR LE ZINC / BEN MAZUÉ Salle du Canton - Monaco 20h30 (+377 93 10 12 10) 09 JANE BIRKIN Grimaldi Forum - Monaco 20h30 (+377 99 99 3000) 10 Monaco Live Festival : VINCENT DELERM / ADRIEN Salle du Canton Monaco 20h30 (+377 93 10 12 10) 16 Monaco Live Festival : EMILY LOIZEAU / ALLO CAROLINE Salle du Canton - Monaco 20h30 (+377 93 10 12 10) 17 Monaco Live Festival : ALEXIS HK / LES BABAARS Salle du Canton Monaco 20h30 (+377 93 10 12 10)

2O

CORSE

07 Musicales de Bastia : PIERRE GAMBINI & KABBALAH Fabrique de Théâtre - Bastia 18h30 (04 95 32 32 30)

07 Musicales de Bastia : ERIC BIBB Théâtre Municipal - Bastia 21h15 (04 95 32 32 30) 08 Musicales de Bastia : MANU GALURE / PADAM Fabrique de Théâtre Bastia 18h30 (04 95 32 32 30) 08 Musicales de Bastia : ALAIN SOURIGUES / VINCENT DELERM Théâtre Municipal - Bastia 21h15 (04 95 32 32 30) 09 Musicales de Bastia : LATCHÉ CHTARNA Péristyle du Théâtre - Bastia 23h30 (04 95 32 32 30) 09 Musicales de Bastia : LA CASA / MR POP Fabrique de Théâtre - Bastia 18h30 (04 95 32 32 30) 09 Musicales de Bastia : NOTTE BLUE / LISA EKDAHL Théâtre Municipal Bastia 21h15 (04 95 32 32 30) 10 Musicales de Bastia : YA’ZMEN / KARIMOUCHE Fabrique de Théâtre Bastia 18h30 (04 95 32 32 30) 10 Musicales de Bastia : CARMEN MARIA VEGA / ABD AL MALIK Théâtre Municipal - Bastia 21h15 (04 95 32 32 30) 10 Musicales de Bastia : LATCHÉ CHTARNA Péristyle du Théâtre - Bastia 23h30 (04 95 32 32 30) 11 Musicales de Bastia : KARIMOUCHE / YA’ZMEN Salle Cardiccia Migliacciaru 18h (04 95 32 32 30)

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VAR

02 ONEIRA & BIJAN CHEMIRANI Le Chantier - Correns 20h (04 94 59 56 49) 02 CIE MONTANARO & COLLECTIF AMES ET BAGAGES Théâtres en Dracénie - Draguignan 19h30 (04 94 50 59 59) 03 Local Heroes 12 : MINA MAY / KAMI / QUADRICOLOR Oméga Live - Toulon 21h (04 98 070 070) 05 Scène Ouverte Acoustique Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 08 MANISH BOYS Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 09 THE YOUNG GODS / H-BURNS & JONATHAN MORALI Oméga Live Toulon 21h (04 98 070 070) 09 OLD DREAMERS JAZZ BAND Petit Galli - Sanary sur Mer 21h (04 94 88 53 90) 10 Forum des Musiques Actuelles : DUB WISER / NMB BRASS BAND / CIE CUANOL Oméga Live - Toulon 21h (04 98 070 070) 10 ERIK TRUFFAZ & SLY JOHNSON Chateauvallon - Ollioules 20h30 (04 94 22 02 02) 12 ROCH VOISINE Théâtre Galli - Sanary sur Mer (04 94 88 53 90) 12 Scène Ouverte Acoustique Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 15 CELTIC KANAN Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 15 EMILY LOIZEAU / MATHIS & THE MATHEMATIKS Oméga Live - Toulon 21h (04 98 070 070) 16 Festival des Musiques Insolentes : NATHALIE NEGRO & CLAUDE TCHAMITCHIAN / JM MONTERA & AHMAD COMPAORE Théâtres en Dracénie - Draguignan 20h30 (04 94 50 59 59) 17 DENIS CUNIOT & YOM HEYSER QUARTET Théâtres en Dracénie - Draguignan 20h30 (04 94 50 59 59) 17 Hommage à Nina Simone : THE BLACK ROCK COALITION ORCHESTRA Chateauvallon - Ollioules 20h30 (04 94 22 02 02) 17 Forum des Musiques Actuelles : SAM KARPIENIA / LOU DALFIN Chapiteau - La Martre 21h (04 98 070 070) 19 Scène Ouverte Acoustique Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 21 SHANNON WRIGHT / JULIEN PRAS Oméga Live - Toulon 21h (04 98 070 070) 21 COCOON / COEUR DE PIRATE Espace Culturel André Malraux - Six Fours les Plages 21h (04 94 34 51 97)


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22 EDDY RAY COOPER Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 23 SANTA CRUZ / BE MY WEAPON Théâtre Denis - Hyères 21h (04 98 070 070) 24 Forum des Musiques Actuelles : OAI STAR / LA KINKY BEAT Chapiteau - La Roquebrussanne 21h (04 98 070 070) 24 Zoo Electro VI : BATTANT / JUPITER / KELLY & KELLY Oméga Live Toulon 21h30 (04 98 070 070) 24 6,28 Petit Galli - Sanary sur Mer 21h (04 94 88 53 90) 26 Scène Ouverte Acoustique Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 27 Festival des Acoustiques Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 28 LISA EKDAHL Espace Culturel André Malraux - Six Fours les Plages 21h (04 94 34 51 97) 28 TAMAL Le Bar à Thym - Toulon (04 94 41 90 10) 29 THE LORD ALTAMONT / THE CRYPTONES / THE V-CIOUS Oméga Live - Toulon 20h30 (04 98 070 070) 31 Forum des Musiques Actuelles : AMAZIGH / LES GROSSES PAPILLES Chapiteau - Pignans 21h (04 98 070 070)

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BOUCHES DU RHONE

01 Jazz sur la Ville : ERIC LEGNINI TRIO Le Cri du Port/Parvis des Arts Marseille 20h30 (04 91 50 51 41) 01 Jazz sur la Ville : PHILIPPE DESCHEPPER & LAURENT LUCI DUO L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 01 RFM Party 80 Le Dôme - Marseille 20h30 02 FRENCH SUMO Plage de L’Estaque - Marseille (06 07 57 55 58) 02 PONY PONY RUN RUN / DONDOLO / THE MAGIKREW Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 02 UNDEAD / ORGONE GUN / LUCKY JOKE Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 02 LES ENFANTS 2 LA BASSE L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 02 Jazz sur la Ville : TRIO TENTIK... Le Cri du Port/Parvis des Arts - Marseille 20h30 (04 91 50 51 41) 02 FLOX Le Cargo de Nuit - Arles (04 90 49 55 99) 02 VELVETINE Lollipop Music Store - Marseille 19h (04 91 81 23 39) 02 Festival de la Chanson Française : DURAND & JUMPERS Salle des Colombes - Trets 20h30 (06 82 78 11 65) 02 JUGANDO Planet Mundo Kfé - Marseille (04 91 92 45 72) 02 RENAN LUCE Espace Julien - Marseille 19h30 (04 91 24 34 10) 02 Festival de la Chanson Française : ALCAZ’ Salle des Fêtes - Venelles 20h30 (06 82 78 11 65) 03 NDIDI O Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 03 OUTRAGE Muzikomania - Marseille (04 91 47 57 99) 03 Salute Human E.T. Crew : TONE MC / RAPTUS / PANARACH / METOD MC... Espace Julien - Marseille 20h30 (04 91 24 34 10) 03 Festival de la Chanson Française : RAOUL PETITE / PHYLTRE Complexe Culturel & Sportif - Simiane 20h30 (06 82 78 11 65) 03 CAVE... L’Embobineuse - Marseille 21h 03 JOSELE MIRANDA La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61) 03 OMPA BOMPA Le Moulin à Jazz - Vitrolles 21h (04 42 79 63 60) 03 DAVID CARRETTA / ELECTRIC RESCUE / AHM TRICK... Le Cabaret Aléatoire - Marseille 22h (04 95 04 95 09) 03 JAMES HUNTER L’Usine - Istres (04 42 56 02 21) 03 JOSELE MIRANDA La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61) 03 Musiques en Têtes : ALL READY BOYS / LIONEL DANDINE & FRIENDS... Espace Saint Exupery - Marignane 18h (04 42 31 12 97) 03 HELL HOUSE BAND Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 03 CRAINT DEGUN BE TARPIN HIP HOP L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 03 Jazz sur la Ville : SERGE CASERO / PAUL PIOLI / PIERRE FÉNICHEL TRIO Bibliothèque Municipale du Merlan - Marseille 16h (04 91 12 93 60) 03 ALCAZ’ Salle des Fêtes - Venelles 20h30 (04 42 54 71 70) 03 PONY PONY RUN RUN Le Cargo de Nuit - Arles (04 90 49 55 99)

03 TRIO AL WILLIS AND THE SWINGSTERS / JIM CARLISLE Le Portail Coucou - Salon de Provence 21h (04 90 56 27 99) 03 Jazz sur la Ville : MERAKHAAZAN / BALTHAZAR MONTANARO NAGY / EMMANUEL CREMER Grotte des Accoules - Marseille 20h30 (04 91 50 51 41) 03 FLOX Planet Mundo Kfé - Marseille (04 91 92 45 72) 04 Jazz sur la Ville : LAURE DONNAT / LILIAN BENCINI DUO La Maison du Chant - Marseille 19h (04 91 62 75 56) 04 CORE OF THE COALMAN / CHAD POPPLE Data - Marseille 18h30 05 DELAIN Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 05 Jazz sur la Ville : ALAIN RICHOU / DIDIER DEL AGUILA Cité de la Musique/La Cave - Marseille 21h (04 91 39 28 28) 05 MATHIEU PIRRO Théâtre de la Fontaine d’Argent - Aix en Provence 20h30 (06 82 78 11 65) 06 AGENT RIBBONS / JAWOHL MI AMOR L’Embobineuse - Marseille 20h30 06 Festival de la Chanson Française : SOURIGUES Salle du Bois de l’Aune Aix en Provence 19h (06 82 78 11 65) 06 VÉRONIQUE SAMSON Le Pasino - Aix en Provence 20h30 06 Lez’Arts Verts : TCHAPACLAN Faculté de Lettres - Aix en Provence 12h30 06 Festival de la Chanson Française : ART MENGO Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 21h (06 82 78 11 65) 07 Festival de la Chanson Française : CROCH & TRYOLE Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 14h30 (06 82 78 11 65) 07 PIERS FACCINI Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 07 Festival de la Chanson Française : KRISTIN MARION Restaurant Les 2 Frères - Aix en Provence 20h30 (04 42 27 90 32) 07 WEEPERS CIRCUS Forum Fnac - Aix en Provence (04 42 90 65 04) 07 DIONYSOS Théâtre La Colonne - Miramas (04 42 56 02 21) 07 Festival de la Chanson Française : DIDIER SUPER / DUO GRIM Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 21h (06 82 78 11 65) 08 Lez’Arts Verts : CHOKING SMOKERS Berny’s Café - Aix en Provence 20h30 08 Festival de la Chanson Française : WEEPERS CIRCUS Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 21h (06 82 78 11 65) 08 KYLE EASTWOOD BAND Espace Julien - Marseille 20h30 (04 91 24 34 10) 08 KARPATT / DES FOURMIS DANS LES MAINS Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 08 THE BLACK SEEDS Le Cabaret Aléatoire - Marseille 20h (04 95 04 95 09) 08 Jazz sur la Ville : TONINHO RAMOS & JO VURCHIO DUO Le Cri du Port/Parvis des Arts - Marseille 20h30 (04 91 50 51 41) 08 Festival de la Chanson Française : FRANCK NELLO Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 19h (06 82 78 11 65) 09 THE BLUE GRIOT Planet Mundo Kfé - Marseille (04 91 92 45 72) 09 Festival de la Chanson Française : ACQUATELLA Salle Georges Duby Eguilles 20h30 (06 82 78 11 65) 09 FABIENNE ZAOUI E BEIJO ACUSTICO Plage de L’Estaque - Marseille (06 07 57 55 58) 09 Festival de la Chanson Française : GERALD GENTY Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 19h (06 82 78 11 65) 09 LES TAMBOURS DU BRONX Espace Julien - Marseille 20h30 (04 91 24 34 10) 09 Festival de la Chanson Française : LES FATALS PICARDS / TIMEK Salle du Bois de l’Aune - Aix en Provence 21h (06 82 78 11 65) 09 ALEXANDRE VARLET / ORSO JESENSKA / ELKO La Machine à Coudre - Marseille 21h30 (04 91 55 62 65) 09 NOSFELL Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 09 MOON DOGS Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 09 FLOU L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 09 Jazz sur la Ville : KRYSTLE WARREN / MEÏ TEÏ SHÔ... Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 09 NICOLAS DICK Lollipop Music Store - Marseille 19h (04 91 81 23 39) 09 Jazz sur la Ville : ROBERT ROSSIGNOL Le Troquet - Marseille 19h (04 91 83 17 47) 09 LES POULETTES & INVITÉS Nomad Café - Marseille 19h30 (04 91 62 49 77) 10 Soirée Nova / Cargo / RAJE Le Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 10 Jazz sur la Ville :THE LOST FINGERS Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99)


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CONCERTS

10 TEOJIRA / DR STRESS Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 10 SLIIMY Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 10 Jazz sur la Ville : MARION RAMPAL & GUESTS La Meson - Marseille 19h (04 91 50 11 61) 10 Lez’Arts Verts : PENSE-BÊTE / PADAM Parc des Sports - Venelles 21h 10 ROSITA Planet Mundo Kfé - Marseille (04 91 92 45 72) 10 Festival de la Chanson Française : HUGUES AUFRAY Grand Théâtre de Provence - Aix en Provence 20h30 (06 82 78 11 65) 10 BA CISSOKO / TOKO BLAZE / YVES TOLE / KANJHA KORA / TÉMENIK ELECTRIC / KARAMOKO BANGOURA Espace Julien - Marseille 20h (04 91 24 34 10) 10 Jazz sur la Ville : SIMON SIEGER & THOMAS WIERICH DUO L.A.R L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 11 Jazz sur la Ville : TRIO D’EN BAS La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61) 12 Jazz sur la Ville : ANTONIO VALDES Cité de la Musique/La Cave - Marseille 21h (04 91 39 28 28) 12 HERMAN MÜNTZIG Data - Marseille 18h30 13 CRAINT DEGUN BE TARPIN HIP HOP L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 14 PEACHES Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 14 Jazz sur la Ville - Cine concert : ULI WOLTERS La Meson - Marseille 10h & 15h (04 91 50 11 61) 15 ETHNOSPHERE Espace Julien - Marseille 20h (04 91 24 34 10) 15 Jazz sur la Ville - Rencontre Marionnette Jazz : S. LEFRANC & P. PIOLI / Z QUINTET Le Cri du Port/Parvis des Arts - Marseille 20h30 (04 91 50 51 41) 15 OSLOW SWAN / REVOLVER Le Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 15 Jazz sur la Ville : SOUL JAZZ ORCHESTRA / PERRY LOUIS & JAZZCOTECH... Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 16 Fiesta des Suds : CHARLIE WINSTON / LE GROUPE F / ANIS / IZÏA / TOKO BLAZE / DJ OIL / YSAE Dock des Suds - Marseille 19h (04 91 99 00 00) 16 HADES AREA Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 16 Jazz sur la Ville : GLÔÔT & PHILIPPE BOTTA Espace Julien - Marseille 20h30 (04 91 24 34 10) 16 Jazz sur la Ville : TWITS Montévidéo/Le Grim - Marseille 21h (04 91 39 28 78) 16 YVES LAPLANE QUARTET Plage de L’Estaque - Marseille (06 07 57 55 58) 16 THE BLACK ROCK COALITION ORCHESTRA Théâtre des Salins - Martigues 20h30 (04 42 49 02 00) 16 KK NULL / CINDYTALK L’Embobineuse - Marseille 20h30 16 MONOFOCUS La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61) 16 BOONARAAAS / IRRITONES La Machine à Coudre - Marseille 21h (04 91 55 62 65) 17 JO CORBEAU & L’ADN Le Portail Coucou - Salon de Provence 21h (04 90 56 27 99) 17 Fiesta des Suds : CARAVAN PALACE / NINA HAGEN / OAÏ STAR / FÉFÉ / TOGUNA / DJ BOBZILLA Dock des Suds - Marseille 19h (04 91 99 00 00) 17 BORIS BLANCHET & DANIEL JEAND’HEUR / ERIC PROST QUARTET Le Moulin à Jazz - Vitrolles 21h (04 42 79 63 60) 17 FINK Le Cargo de Nuit - Marseille 21h30 (04 90 49 55 99) 17 SPEAK ON JACK Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 17 THE HOLY CURSE Aubagne 17 Jazz sur la Ville : CÉCILE MCLORIN SALVANT QUARTET Station Alexandre - Marseille 21h30 (04 91 00 90 00) 17 RADICAL JAZZ & BLUES BAND L’Usine - Istres (04 42 56 02 21) 17 Jazz sur la Ville : HENRI FLORENS TRIO & OLIVIER TEMIME La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61) 17 BEN & BENE / HEADWAR L’Embobineuse - Marseille 21h 18 HENRI FLORENS TRIO & STÉPHANE BELMONDO La Meson - Marseille 20h (04 91 50 11 61)

19 OFFSEASON / CINE-NOISE / EN PIRE / SYNDROME WPW L’Embobineuse - Marseille 20h30 19 Jazz sur la Ville : RAPHAËL IMBERT NEW YORK PROJECT / AHMAD COMPAORÉ QUINTET Cité de la Musique/Auditorium - Marseille 20h30 (04 91 39 28 28) 19 RooTZ UNDERGROUND / DANAKIL Le Cabaret Aléatoire - Marseille 20h30 (04 95 04 95 09) 20 CRAINT DEGUN BE TARPIN HIP HOP L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 21 YCARE Café Julien - Marseille 20h (04 91 24 34 10) 22 Oldelaf & Monsieur D Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 22 Fiesta des Suds - Carte blanche à Juan Carmona : ANTONIO CANALES & L’ORCHESTRE DE L’OPÉRA DE TOULON PROVENCE MEDITERRANÉE / RAFAEL DE CARMEN Dock des Suds - Marseille 20h (04 91 99 00 00) 22 MICK TAYLOR / JOEL DAYDE Espace Julien - Marseille 20h30 (04 91 24 34 10) 22 HOLDEN L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 22 QUARTET FAROA Le Baby - Marseille 22h 23 LO Lollipop Music Store - Marseille 19h (04 91 81 23 39) 23 ELECTRIC DUCKS L’Usine - Istres (04 42 56 02 21) 23 EBLEM MACARI TRIO / TRIBU Théâtre Toursky - Marseille 21h (04 91 02 58 35) 23 Fiesta des Suds : RINÔÇERÔSE / LOO & PLACIDO / CHAKA DEMUS / DERDIYOKLAR / BARIS K / PHRED & RELATIF YANN... Dock des Suds Marseille 20h (04 91 99 00 00) 23 SEBASTIEN SCHULLER Le Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 23 SAELLE Plage de L’Estaque - Marseille (06 07 57 55 58) 23 SKULINGTON Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 23 BASSE FRÉQUENCE L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 24 KILLERS / REVENGE / ENGRAVED / KUMSHOT DIESEL Le Korigan Luynes 20h (04 42 54 23 37) 24 Fiesta des Suds : CHRISTOPHE / KHALED / STAFF BENDA BILILI / SAM KARPIENIA / SAMENAKOA / EDU K Dock des Suds - Marseille 20h (04 91 99 00 00) 24 MESSALIA / DEATH OF A MARTIAN Dan Racing - Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 24 ANANTA / SONNY RED / MISTAKEN ELEMENT Le Portail Coucou Salon de Provence 21h (04 90 56 27 99) 24 JOSEPH ARTHUR Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 24 JOHNNY HALLYDAY Le Dôme - Marseille 20h 24 NADIYA Espace Julien - Marseille 21h (04 91 24 34 10) 28 TEENAGE RENEGADE / BILLY GAZ STATION / BILLY THE KILL L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 29 JUST JACK Le Cabaret Aléatoire - Marseille 21h (04 95 04 95 09) 30 SHANTEL & THE BUCOVINA CLUB ORKESTAR La Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 30 13 FIGHT / POG MO THOIN / DIARY OF AN ADDICT Dan Racing Marseille 21h30 (06 09 17 04 07) 30 BLOCK BUSTER L’Intermédiaire - Marseille 22h (04 91 47 01 25) 30 POPA CHUBBY L’Usine - Istres (04 42 56 02 21) 30 JUSTE UN SWING Plage de L’Estaque - Marseille (06 07 57 55 58) 31 ALICE RUSSELL L’Usine - Istres (04 42 56 02 21)

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VAUCLUSE

02 CARAVAN PALACE / DIVING WITH ANDY Salle Polyvalente de Montfavet - Avignon 20h (04 90 89 45 49)

03 FANGA Akwaba - Chateauneuf de Gadagne (04 90 22 55 54) 03 ZILINE Le Sonograf - Le Thor (04 90 02 13 30) 07 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Le Sonographe - Le Thor 21h (04 90 21 58 17) 09 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Espace St Gilles - Pernes les Fontaines 19h30 (04 90 21 58 17) 09 WEEPERS CIRCUS Espace Culturel Les Augustins - Pernes les Fontaines 09 BRUNO REGNIER X’TET AJMI/La Manutention - Avignon 20h30 (04 90 860 861) 09 LE PEUPLE DE L’HERBE / OBNY Les Passagers du Zinc - Avignon 20h (04 90 89 45 49) 10 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Salle de la Grange - Lagnes 20h30 (04 90 21 58 17) 10 LES TAMBOURS DU BRONX / KARPATT / NICOLAS JULES La Grenier à Sons - Cavaillon (04 90 06 44 20) 14 THE GLENN MILLER MEMORIAL ORCHESTRA Théâtre/Opéra - Avignon 20h30 14 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Centre Socio-Culturel Lou Pasquié Roussillon 18h (04 90 21 58 17) 15 GRZEGORZ KARNAS 5TET AJMI/La Manutention - Avignon 20h30 (04 90 860 861) 16 Soirée Avignonnaise #18 : CA PEUT PLAIRE À TA MÈRE / ROYAL ARCHE / DUB WELDERS / ONIRISM Les Passagers du Zinc - Avignon 21h (04 90 89 45 49) 16 HOCUS POCUS... Akwaba - Chateauneuf de Gadagne 21h (04 90 22 55 54) 16 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Salle des Fêtes - St Saturnin les Apt 20h30 (04 90 21 58 17) 16 DONALD RAY JOHNSON Le Sonograf - Le Thor (04 90 02 13 30) 16 BRAIN DAMAGE / CASUALTY Le Grenier à Sons - Cavaillon (04 90 06 44 20) 17 BELLE DU BERRY / FLEUR Akwaba - Chateauneuf de Gadagne 21h (04 90 22 55 54) 17 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Salle des Fêtes - Goult 20h30 (04 90 21 58 17) 17 GÉRARD MOREL & LA GUITARE QUI L’ACCOMPAGNE Théâtre du Sablier - Orange 20h30 (04 75 42 78 33) 18 Rural Detour : PHILIPPE MENARD Le Temple - Lacoste 17h (04 90 21 58 17) 21 ADOLPHUS BELL Le Sonograf - Le Thor (04 90 02 13 30) 23 MIKKO INNANEN & INNKVISITIO / DANIEL ERDMANN AJMI/La Manutention - Avignon 20h30 (04 90 860 861) 23 KAOPHONIC TRIBU / RENGA Le Grenier à Sons - Cavaillon (04 90 06 44 20) 24 OSLO SWAN / LALA POWER Akwaba - Chateauneuf de Gadagne 21h (04 90 22 55 54) 24 CARLOS DEL JUNCO TRIO Le Sonograf - Le Thor (04 90 02 13 30) 30 DOMINIQUE PIFARELY 4TET AJMI/La Manutention - Avignon 20h30 (04 90 860 861)

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alpes de haute provence

10 L’HERBE FOLLE Centre Culturel René Char - Digne les Bains 20h (04 92 30 87 10) 16 PARABELLUM / LAZY BONES MJC - Manosque 20h30 (04 92 72 10 01) 17 Chants Sacrés en Méditerranée : QUATUOR BALKANES / WAED BOUHASSOUN Cathédrale Notre Dame du Bourg - Digne les Bains 21h (04 92 30 87 10) 28 CHÀ Centre Culturel René Char - Digne les Bains 21h (04 92 30 87 10) 31 MINUIT SOLAIRE Centre Culturel René Char - Digne les Bains 21h (04 92 30 87 10)

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HAUTES-ALPES

06 TEREZ MONTCALM Théâtre La Passerelle - Gap 20h30 (04 92 52 52 58) 17 LES FILLES D’ARIANE / TREENITY Espace Babylone - Briançon 20h (04 92 21 25 76) 20 TCHAVALO SCHMITT Théâtre le Cadran - Briançon 20h30 (04 92 25 52 52)


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O7

22/09/09

23:37

Page 29

ARDECHE

01 DICK ANNEGARN La Presqu’île - Annonay 21h (04 75 33 15 54) 09 GRZEGORZ KARNAS... La Presqu’île - Annonay 21h (04 75 33 15 54) 17 MAXI MONSTER MUSIC SHOW La Presqu’île - Annonay 21h (04 75 33 15 54) 17 BA CISSOKO... L’Escargo - Vogue 20h30 (04 75 39 99 73) 24 KADY DIARRA La Presqu’île - Annonay 21h (04 75 33 15 54) 30 GÉRARD MOREL & LE DUETTE QUI L’ACCOMPAGNE Ciné Théâtre Tournon sur Rhône 20h30 (04 75 42 78 33)

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DROME

01 CARMEN MARIA VEGA Le Train Théâtre - Portes les Valence 20h30 (04 75 57 85 46) 02 CARMEN MARIA VEGA Le Train Théâtre - Portes les Valence 20h30 (04 75 57 85 46) 03 LOU SERIOL La Cigale - Nyons (04 75 26 03 60) 06 YOANNA / PEP’S Le Train Théâtre - Portes les Valence 20h30 (04 75 57 85 46) 08 BERNARD LAVILLIERS Théâtre Le Rhône - Bourg les Valence 20h30 (04 75 43 38 88) 09 MOUNTAIN MEN Le Moulin de la Pipe - Omblèze 10 VALE POHER / MILKYMEE La Cigale - Nyons (04 75 26 03 60) 13 SHERYFA LUNA Théâtre Le Rhône - Bourg les Valence 20h30 (04 75 43 38 88) 13 SOPHIE HUNGER / CYRZ Salle Jean Vilar - Romans 20h30 (04 75 02 28 72) 15 CARAVAN PALACE / SILVOUPLAY Théâtre Le Rhône - Bourg les Valence 19h30 (04 75 43 38 88) 17 DIEGO PALAVAS / ANNITA BABYFACE & THE TASTY PONEYS La Cigale - Nyons (04 75 26 03 60) 20 ALCAZ’ / XAVIER LACOUTURE Le Train Théâtre - Portes les Valence 20h30 (04 75 57 85 46) 23 KOUMEKIAN / KOSH / XTATIK & LE NARVALO ORCHESTRA La Cigale - Nyons (04 75 26 03 60) 30 LES TAMBOURS DU BRONX / MISS WHITE & THE DRUNKEN PIANO Centre Culturel - Chabeuil 19h30

3O

GARD

09 CORIANDRE Vergèze 10 GÉRARD MOREL & LE DUETTE QUI L’ACCOMPAGNE Maison de L’Eau Allegre les Fumades 21h (04 75 42 78 33) 10 WUNDERBACH / DOBERMANN / HIPPYCORE / KIR KI PETE / FICTION ROMANCE In Exes - Bagnols sur Cèze 20h

34

HERAULT

01 WILLIAM WESLEY L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 01 GENERAL ELEKTRIKS / DIVING WITH ANDY La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 01 RENAN LUCE Le Rockstore - Montpellier 02 BERNARD LAVILLIERS La Cigalière - Serignan 21h (04 67 326 326) 03 DRUM SOUND / LES ENFANTS 2LA BASSE / DJ T’SEB L’Antirouille Montpellier 22h (04 67 06 51 68) 03 Les Internationales de la Guitare : LAURENT MONTAGNE Médiathèque F. Giroud - Castries 03 JUAN EL FLACO La Chapelle - Montpellier 20h (04 67 42 08 95) 04 Scène Ouverte Blues : SIRYEL BLUES BAND... L’Antirouille - Montpellier 20h (04 67 06 51 68) 08 DOCTOR FLAKE TRIO / SPORTO KANTES Le Baloard - Montpellier (04 67 79 36 68) 08 ZILINE Le Jam - Montpellier 21h (04 67 58 30 30) 08 TINARIWEN... La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 09 MINDLAG PROJECT... L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 10 ANTHONY LION / SHORTY... L’Antirouille - Montpellier 21h (04 67 06 51 68) 10 NFL3 / PART TIME DRUNK Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58) 10 Les Internationales de la Guitare : LAURENT MONTAGNE Salle J.L. Hero - Juvignac 10 Breakin’Motion La Victoire 2 - St Jean de Vedas 22h (04 67 47 91 00) 11 THE FUZZTONES Secret Place - St Jean de Vedas (04 67 68 80 58) 11 Scène Ouverte Blues : CATHIE BONIFIGLIO L’Antirouille - Montpellier 20h (04 67 06 51 68) 11 MEÏ TEÏ SHÔ Espace Culturel - Gignac 18h (04 67 56 10 32) 13 PHOENIX Le Rockstore - Montpellier (04 67 06 80 00) 13 CURASAN / DECURS Le Mojomatic - Montpellier 14 SOPHIE HUNGER / ANDROMAKERS La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 15 PITOM / EVIL COUNTRY JACK / PROJECT 4 Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58) 15 IS WHAT ?! / JAZZ LIBERATORZ La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 15 MYPOLLUX / CIGUË / ANTRACYDE L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 16 Les Nuits du Chat : ZOROZORA / LAURENT MONTAGNE / OMMM Théâtre Gérard Philippe - Montpellier 16 ARCHIMÈDE L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 16 THE METEORS / CROMOSOMA 3 Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (09 50 23 37 81) 17 TI’RAT & ROUGE REGGAE L’Antirouille - Montpellier 21h (04 67 06 51 68) 17 NILS PETTER MOLVAER Le Jam - Montpellier 21h 17 LE KLUB DES 7 / KOUMEKIAM La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 17 GBH / ARRACH / TADOS Secret Place - St Jean de Vedas 20h (04 67 68 80 58) 18 Scène Ouverte Blues : HOUSE BAND L’Antirouille - Montpellier 20h (04 67 06 51 68) 21 DUB PISTOLS L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 22 SANTA CRUZ L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 22 KARPATT / LES FOURMIS DANS LES MAINS La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 23 FERNANDO PAZ L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 23 TAKANA ZION / VIBRONICS La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 23 Festival Zipakeu : OLDELAF & MONSIEUR D... Salle Espace Rencontres Castelnau-le-Lez 20h 23 SHANNON WRIGHT / JULIEN PRAS / FAUSTA Secret Place - St Jean de Vedas 20h (04 67 68 80 58) 23 AEROFLOT / SEXOPATH Le Mojomatic - Montpellier 24 Com4Party Session : DJ KEY FEAT.MC LOOP / DJ PLAZOLMAN L’Antirouille - Montpellier 21h (04 67 06 51 68) 24 THE DYNAMITES FEAT. CHARLES WALKER La Victoire 2 - St Jean de Vedas 21h (04 67 47 91 00) 24 Festival Zipakeu : YETI & JULIA / ALEX & SA GUITARE... Salle Espace Rencontres - Castelnau-le-Lez 20h 25 LITTLE BOB / THE EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND La Cigalière Serignan 20h (04 67 326 326) 25 HEAL THE BLUES L’Antirouille - Montpellier 20h (04 67 06 51 68) 26 JIM JONES REVUE / 64’S 69’S / DIRTY SINNERS Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (09 50 23 37 81) 28 Festival Mandolines :CATERINA LICHTENBERG & MIKE MARSHALL DUO / SIMON MAYOR & THE MANDOLINQUENTS Salle Georges Brassens - Lunel 20h45 (04 67 42 06 81)

29 Festival Mandolines : BIG TRIO / PALOS Y CUERDAS Salle Georges Brassens - Lunel 20h45 (04 67 42 06 81) 29 BUSDRIVER / JONAZ La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 29 BLOCK BUSTER L’Antirouille - Montpellier 20h30 (04 67 06 51 68) 30 BRASSEN’S NOT DEAD / HEYOKA / LES PUNAISES Secret Place Saint Jean de Védas 20h30 (09 50 23 37 81) 30 ALKALYS Le Mechante Bete - Montpellier 30 Festival Mandolines : ANTONELLO PALIOTTI ITALIAN SAGA Salle Georges Brassens - Lunel 20h45 (04 67 42 06 81) 30 34 Tours : THE BISHOPS / SKELETON BAND / CLUB La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 31 DANCEHALL ECHO / MC LOX L’Antirouille - Montpellier 21h (04 67 06 51 68) 31 Festival Mandolines : STÉPHANE CÉZARD TRIO / SOLAS & JACOB JOLLIFF Salle Georges Brassens - Lunel 20h45 (04 67 42 06 81) 31 MORPAIN / BURNT FACE / VEILS OF PERCEPTION / DEEP THROAT TRACHEOTOMY Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58)

novembre 01 RUBY THROAT / DIVINE / ANDROMAKERS Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58) 02 AL THE BLACK CATS Secret Place - St Jean de Vedas (04 67 68 80 58) 03 OORUTAICHI L’Embobineuse - Marseille 20h30 03 WESTBOUND TRAIN / ROUGE KIT HASCH / LES JUDAS Secret Place - Saint Jean de Védas 20h00 (09 50 23 37 81) 04 HOCUS POCUS Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58) 04 The Eastpak Antidote Tour : ANTI-FLAG / ALEXISONFIRE / THE FALL OF TROY / GHOST OF A THOUSAND Espace Julien - Marseille 20h (04 91 24 34 10) 05 OLIVIA RUIZ Palais Nikaïa - Nice 20h30 05 GROUNDATION Théâtre Lino Ventura - Nice 20h30 (04 97 00 10 70) 05 QUARTIERS NORD Théâtre Toursky - Marseille 21h (04 91 02 58 35) 05 MONSIEUR ROUX Le Poste à Galène - Marseille (04 91 47 57 99) 05 DO MAKE SAY THINK Lollipop Music Store - Marseille 19h (04 91 81 23 39) 05 Montpellier à 100% : FANGA Le Jam - Montpellier (04 67 58 30 30) 05 PATRICK WATSON & THE WOODEN ARMS / THUS:OWLS La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 05 GÉRALD DE PALMAS Théâtre Le Rhône - Bourg les Valence 20h30 (04 75 43 38 88) 06 THE CRAFTMEN CLUB / ROTOR JAMBREKS La Cigale - Nyons (04 75 26 03 60) 06 LAURENT MONTAGNE / CLARIKA Centre Culturel Le Bournot - Aubenas 06 EMILY LOIZEAU Espace Montgolfier - Davézieux 21h (04 75 33 15 54) 06 GENERAL ELEKTRIKS Cavajazz - Viviers 20h30 (04 75 39 99 73) 06 GWEN MC CRAE / TREVOR & LISA La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h 06 AGATHE ZE BOUSE Espace Culturel - Gignac 21h (04 67 56 10 32) 06 BLACKLODGE / ALIEN DEVIANT CIRCUS / MALKHEBRE / INTROVERTED VIOLENCE Secret Place - Saint Jean de Védas 20h (04 67 68 80 58) 06 OLIVIA RUIZ Zenith - Montpellier 06 NAIVE NEW BEATERS / FLAIRS / DJEDJOTRONICS Le Cabaret Aléatoire - Marseille 22h (04 95 04 95 09) 06 QUARTIERS NORD Théâtre Toursky - Marseille 21h (04 91 02 58 35) 06 PLACEBO / EXPATRIATE Le Dôme - Marseille 06 MAGNETIX La Machine à Coudre - Marseille 20h30 (04 91 55 62 65) 06 GROUNDATION / PABLO MOSES / SEBASTIEN STRUM Dock des Suds - Marseille 20h (04 91 06 33 94) 06 HOCUS POCUS Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 06 SOL Y SOMBRA Théâtre de la Cité - Nice 21h (04 93 16 82 69) 06 GONG FEAT. STEVE HILLAGE & DAVID ALLEN Théâtre Lino Ventura Nice 20h30 (04 97 00 10 70) 06 PULSE CAL Bon Voyage - Nice (04 92 00 75 60) 06 Tour de Chauffe Le Grenier à Sons - Cavaillon (04 90 06 44 20) 06 Novembre en Chansons : IMBERT IMBERT Médiathèque - Cavaillon (04 90 06 44 20) 06 GÉRALDINE LAURENT TRIO AJMI/La Manutention - Avignon 20h30 (04 90 860 861) 06 303 Mad Horror Show : PELY SAN / MEMPAMAL Les Passagers du Zinc - Avignon 21h (04 90 89 45 49) 07 ROMEYN NESBITT Le Sonograf - Le Thor (04 90 02 13 30) 07 Rock Addict #1 : STUCK IN THE SOUND / THE DODOZ... Théâtre Lino Ventura - Nice 20h (04 97 00 10 70) 07 PULSE CAL Bon Voyage - Nice (04 92 00 75 60) 07 SOL Y SOMBRA Théâtre de la Cité - Nice 21h (04 93 16 82 69) 07 SIMÉO Espace Culturel Altitude 500 - Grasse 20h30 (04 93 36 35 64) 07 Forum des Musiques Actuelles : DUBMOOD VS FACTEUR / KANJAR’OC / SKARBONE 14 Oméga Live - Toulon 21h (04 98 070 070) 07 TIME OUT TRIO Le Moulin à Jazz - Vitrolles 21h (04 42 79 63 60) 07 CHARLOTTE MARIN Le Poste à Galène - Marseille 20h (04 91 47 57 99) 07 QUARTIERS NORD Théâtre Toursky - Marseille 21h (04 91 02 58 35) 07 OLIVIA RUIZ Le Dôme - Marseille 20h (04 91 06 33 94) 07 GANGPOL & MIT / LA VEUVE MOUSTACHUE L’Embobineuse - Marseille 21h 07 HOCUS POCUS Le Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 07 CRAFTMEN CLUB / ROTOR JAMBERKS Le Portail Coucou - Salon de Provence 21h (04 90 56 27 99) 07 ANDROMAKERS / PONY PONY RUN RUN / DJ PROSPER Les Passagers du Zinc - Avignon 21h (04 90 89 45 49) 07 DJ VADIM Akwaba - Chateauneuf de Gadagne 21h (04 90 22 55 54) 07 COEUR DE PIRATE... La Victoire 2 - St Jean de Vedas 20h (04 67 47 91 00) 07 ROMANE Espace Culturel - Gignac 21h (04 67 56 10 32) 07 Tour de Chauffe : FLEUR / TOUMAÏ / THE HOST / QUADRICOLOR... MJC - Manosque 20h30 (04 92 72 10 01) 07 FLORENT MARCHET / CORALIE CLÉMENT Centre Culturel René Char Digne les Bains 21h (04 92 30 87 10) 07 CORIANDRE Sommières 08 VERSAILLES Secret Place - St Jean de Vedas (04 67 68 80 58) 08 NEW MODEL ARMY Le Cargo de Nuit - Arles 21h30 (04 90 49 55 99) 09 BOX ELDERS / NON! Le Tapas - Nice (04 93 62 27 46) 09 HAIR POLICE Data - Marseille 18h30 09 -M- Zinga Zanga - Béziers 10 -M- Zinga Zanga - Béziers + de concerts sur

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AVANT LE 10 OCTOBRE 2009

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nouvelle vague

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chroniques

Le disque du mois MOBY Wait for me (Because Music)

C’est en entendant le discours de David Lynch aux BAFTA Awards que Moby eut une rÊvÊlation. Il lui fallait faire un album plus personnel qui toucherait davantage à ses recherches expÊrimentales. En effet, les mots de David Lynch rÊsonnaient en lui : la crÊativitÊ comme but ultime, dÊgagÊe de toutes pressions mercantiles ! Ainsi naquit Wait for me. Bien loin des productions imposantes ou agressives, c’est dans la simplicitÊ que rÊside la beautÊ de cet album à la fois nostalgique et vulnÊrable. RÊalisÊ sur de vieilles machines et enregistrÊ à la maison à la manière des annÊes 60 en stÊrÊo et sur des machines analogiques, Wait for me nous donne à entendre de longs riffs de guitares, des cordes chaudes et des rÊverbs caverneuses. Ces longues ballades sentimentales ont nÊcessitÊ la collaboration de chanteurs non connus à ce jour, mais dont le talent est indÊniable. A noter que David Lynch a rÊalisÊ le clip vidÊo de Shot in the back of the head. Un album à la fois doux et gracieux, pour ne pas dire une perle de simplicitÊ que l’on conseillera d’Êcouter en son entier, de manière à rendre hommage au travail de cohÊsion entrepris par l’artiste.  Caroline Dubreuil #### RICHARD BONA The ten shades of blues (Universal Music Jazz) Le mÊtissage musical est le cœur de ce sublime projet intitulÊ The ten shades of blues. Son auteur, l'immense bassiste et chanteur Richard Bona, l'a conçu comme une clef de voÝte entre les cultures reposant sur la base universelle qu'est la musique aux cinq notes : le blues. Aux côtÊs de musiciens indiens, le prodige camerounais signe avec Shiva tantra, un morceau vibrant et touchant par son intensitÊ spirituelle, ce titre nous transporte le temps de ses 5mns 47s à New Delhi, Bombay ou encore Madras. Rejoint par une des grandes figures de la scène nusoul, le multi-instrumentiste nous entraÎne ensuite vers des sonoritÊs plus urbaines oÚ le groove de l'amÊricain Franck McComb excelle et transcende ses propres mots sur Good times. L'Afrique enfin, Richard Bona y souligne le rôle protecteur de la maman M'Bemba Mama (en guests le guitariste Sylvain Luc et le pianiste Jean-Michel Pilc), nous conseillant d'accepter le destin plutôt que d'adhÊrer à des croyances comme celle de la sorcière Kurumalete. Il prône l'Êducation sur Esukudu, rend hommage à son Êpouse Yara sur un air grandiose de rhythm & blues, puis tente de nous faire danser avec Camer secrets. The ten shades of blues est l'histoire d'une aventure vÊcue aux quatre coins du monde. Rencontres, partages et Êchanges en sont les trois actes, les chapitres se succèdent et racontent la fusion du jazz avec la country et la world music‌ Richard Bona l'Alchimiste.  Nicolas Hillali #### JEAN-LOUIS MURAT Le cours ordinaire des choses (Polydor/Universal) C'Êtait une de ces journÊes, vous savez une de ces pÊnibles oÚ tout vous agace, et oÚ rien ni personne ne trouve grâce à vos yeux. Pas facile donc de trouver la bande-son idÊale à de tels moments. Pas facile de trouver celui ou celle qui sera à la hauteur de vos Êtats d'âme. Jean Louis Murat, bien connu pour ses petits coups de colère mÊdiatiques, et son caractère bien trempÊ, me semblait être le plus à même à supporter mes griefs. Un peu dÊçu par ses deux dernières livraisons discographiques, j'abordais ce Cours ordinaire des choses avec un peu de mÊfiance et de scepti-

cisme. Plus grande donc en fut ma stupeur. EnregistrĂŠ Ă Nashville avec la crème des musiciens (aux influences plus que prestigieuses, Dusty Springfield, Al Green, REM, Roy Orbison), cet opus ravive un peu la petite flamme qui ne brillait plus de mille feux depuis Mustango en 1999. L'Auvergnat enchaĂŽne ici quelques-unes de ses plus belles pièces (Falling in love again en forme de clin d'oeil au King, ou encore son single Comme un incendie) et semble plus inspirĂŠ que jamais. Les rĂŠpĂŠtitions filmĂŠes par la rĂŠalisatrice Laetitia Masson (A Vendre, Love me) sur le DVD bonus nous offre une vision encore plus ample de cette ĂŠpopĂŠe musicale au pays des Cowboys. Merci donc Monsieur Murat d'avoir enrichi ma journĂŠe, de m'avoir permis d'en retrouver le “ cours ordinaire “ et de m'avoir prouvĂŠ qu'après une si longue carrière, il ĂŠtait encore possible de produire des oeuvres belles et sincères.  Christophe Guilbert #### DREAM THEATER Black clouds & silver linings (Roadrunner Records) Dream Theater est le groupe mĂŠtal-progressif le plus connu de la planète, et la rĂŠfĂŠrence incontournable du genre. Ce nouvel opus, le dixième depuis leurs dĂŠbuts en 1989, confirme tout un savoir-faire impressionnant. Dream Theater occupe le devant de la scène durant soixante quinze minutes ; avec six morceaux longs, complexes, recherchĂŠs, mĂŠlodiques, progressifs et ultra-techniques. La production est grandiose, comme Ă  l’habitude, et les musiciens sont au top. Cette musique d'une redoutable efficacitĂŠ, d'une grande beautĂŠ et d'une technique incommensurable s’est imposĂŠe au fil des ans et a conquis un très large public partout Ă  travers le monde. Nous ne pouvons que vous conseiller l’acquisition de Black clouds and silver linings, avec ses compositions Ă  tiroirs, ses superbes mĂŠlodies et son ĂŠnergie dĂŠvastatrice. Nous retrouvons ici toute la maestria d’une formation vĂŠritablement exceptionnelle.  Raymond SĂŠrini #### JULIETTE LEWIS Terra incognita (Roadrunner) Au cinĂŠma, Juliette Lewis a toujours incarnĂŠ des personnages dĂŠcalĂŠs mais nĂŠanmoins très attachants, que ce soit avec Oliver Stone (Tueurs nĂŠs) ou Robert Rodriguez (Une nuit en enfer), entre autres. Contrairement Ă  d'autres actrices, on pouvait se douter que sa reconversion en chanteuse ne serait pas consensuelle, et cela a ĂŠtĂŠ confirmĂŠ par ses deux premiers albums. Toujours Ă  vif, sur ses disques, comme en invitĂŠ sur l'avant-dernier album de Prodigy, elle semble avoir rĂŠussi Ă  canaliser sa rage en une tension au moins aussi efficace. Peut-ĂŞtre est-ce dĂť Ă  la formation d'un nouveau groupe ou Ă  l'arrivĂŠe du gĂŠnial Omar Rodriguez-Lopez (At the Drive In, Mars Volta) en tant que producteur, toujours est-il que le rĂŠsultat est plus que probant. Naviguant entre PJ Harvey, Mars Volta ou The Distillers, la terre inconnue qui donne son nom Ă  l'album est très hospitalière pour peu que l'on se donne la peine de plonger dans l'univers Ă  part de Juliette Lewis, dĂŠsormais aussi douĂŠe pour la musique que pour le septième art.  J.P. Boyer ### CALVIN RUSSELL Dawg eat dawg (XIII Bis Records) Après une escapade, il y a deux ans, dans son Texas natal, pour un disque pur amĂŠricain, Calvin Russell, le cowboy crooner, 65 ans, bon pied, bon oeil —on a pu en juger en live cet ĂŠtÊ— revient Ă  Paris via Marrakech pour ce nouvel album au titre ĂŠtrange. En fait, c'est la façon texane de mâchouiller “ dog eat dog â€?, â€? les chiens mangent les chiens “ ! EmmenĂŠ par le groupe du guitariste Manu Lanvin (excellent !), il va a l'essentiel de sa voix rauque et rock, et nous envoie 11 titres tantĂ´t blues, tantĂ´t “ Southern “ voire country rock. Belle production, textes en forme d'histoires courtes parfois dĂŠsabusĂŠes, Two old to grow up know‌ Il s'offre mĂŞme un duo

LĂŠgende (exclamative)

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# # ## ### ####

! BĂ´ ! BĂśmuf !! Muuumm !!! Aaaahhh !!!!!

avec GĂŠrard Lanvin, le superbe 5m2. Un grand cru, peut-ĂŞtre un peu court Ă peine 37 minutes, mais quelles minutes !  Jacques Lerognon #### TERRY CALLIER Hidden conversations ( Mr Bongo/Because) Auteur d'une poignĂŠe de chefsd'oeuvre en plein âge d'or de la soul music, il aurait ĂŠtĂŠ fastoche Ă  Terry Callier de se prendre pour une lĂŠgende et de se passer de refondre son rĂŠpertoire. Empruntant plutĂ´t “ the hard way “, l'artiste se lance dans l'exploration de la musique ĂŠlectronique. Guitariste folk dans les annĂŠes 60, puis porteur d'une soul superorchestrĂŠe (au climax What color is love, 1973), Terry Callier est aujourd'hui partisan du trip hop — pas qu'une musique de jeune homme ! Sa voix braisĂŠe semble avoir gagnĂŠ en justesse et plane au dessus de ravissantes programmations, transpirant d'une inaltĂŠrable passion pour l'ĂŠmotion. La guitare reste discrète mais omniprĂŠsente, appuyant en temps voulus sur notre mĂŠlancolie. Les chansons Rice and beans et The hood I left behind sont de pures rĂŠussites, au milieu d'autres douceurs, un rien relaxantes. Le disque serait presque trop doux si Robert “ 3D “ Del Naja n'avait pas participĂŠ au titre John Lee Hooker, mystique, habitĂŠ. Un des meilleurs morceaux de Massive Attack depuis des annĂŠes, sans nul doute, pour ponctuer une des meilleures sorties de l'annĂŠe.  Jean-Philippe Blanchard ### ZAK LAUGHED The last memories of my old house (3ème Bureau/Wagram) Zak Laughed n’a que 15 ans et pourtant son premier album The last memories of my old house fait preuve de son talent. C’est en 2008, après avoir remportĂŠ le concours de reprises, organisĂŠ pour les 30 ans du label anglais Rough Trade, que tout commence pour le jeune Zachary. La recette est simple : guitare et voix pour transporter d’Êmotions l’auditeur, recette qui a d’ailleurs ĂŠtĂŠ conservĂŠe pour cet album entièrement composĂŠ par le jeune prodige. Zak Laughed a appris la musique en autodidacte (ukulĂŠlĂŠ, guitare, banjo, harmonica, piano) et puise l’inspiration de ses textes (qu’il ĂŠcrit ĂŠgalement lui-mĂŞme et en anglais s’il vous plait !) dans sa vie d’adolescent, mais non sans humour et ironie. The last memories of my old house est donc un album folk, frais et ĂŠnergique, aux allures parfois rock’n’roll, dans lequel le choix de l’instrumentation s’est portĂŠ vers des instruments acoustiques que Zak Laughed rĂŠussit Ă  manier comme un pro. La tendance est bien souvent Ă  la douceur, tant dans les accompagnements que dans la voix haut perchĂŠe de l’artiste, ce qui nous convient parfaitement !  Caroline Dubreuil ### MANO SOLO Rentrer au port (La Marmaille Nue/Wagram) MĂŠlancolique, entraĂŽnant, entre rires et pleurs, voici quelques mots qui semblent bien dĂŠcrire ce nouvel album de Mano Solo Rentrer au port. On retrouve des sonoritĂŠs lascives, une variĂŠtĂŠ instrumentale oĂš se mĂŞle l'ĂŠnergie de l'accordĂŠon, la dĂŠlicatesse du piano comme dans le titre Partir ailleurs, le tout bercĂŠ par la voix atypique du chanteur charismatique qu'est Mano Solo. Puisant tant dans son expĂŠrience personnelle que dans ses influences artistiques comme Tom Waits, Mano Solo se dĂŠfend luimĂŞme d'une quelconque imitation. Sa musique oscillant entre rock, reggae ou valse est Ă  l'image de son auteur, ĂŠtonnante ! Dixième album dĂŠjĂ  et aucune ride de lassitude ne s'installe ! Mano Solo, c'est aussi la vie prise sous toutes ses formes, avec sa complexitĂŠ comme sur le titre Tu m'as vu. DĂŠchirĂŠ : ÂŤ je voudrais vivre quelque chose de beau, mais j'ai comme un couteau plantĂŠ dans le dos Âť chante Mano Solo. On se laisse aller Ă  quelques larmes au dĂŠtour des Enfants paĂŻens ou Ă  la nostalgie sur Chaque matin. Vivante, vibrante, la musique de Rentrer au port est une tranche de vie ĂŠcorchĂŠe, faisant appel aux ĂŠmotions enfouies au fond du cĹ“ur‌  CĂŠline DehĂŠdin ####


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::::: dvd musique ::::: LES WRIGGLES En tournez (AtmosphÊriques) DÊjà 12 ans se sont ÊcoulÊs depuis la sortie du premier album des petits bonhommes rouges. Les Wriggles, c’est une catÊgorie de spectacle à part entière, perdu entre la chanson à texte et le thÊâtre. Évidemment, c’est en live que le groupe prend toute sa dimension. Troisième DVD, avec un CD bonus (7 nouvelles chansons en Live + quelques succès) et un dÊfi pour le groupe : les 5 insÊparables Wriggles ne sont plus que 3 depuis le dÊpart d’Antoine RÊjasse et de Franck Zerbib. On aborde le spectacle en se demandant ce qu’est devenue la mise en scène. Le groupe propose un ici un nouveau spectacle, même si l’esprit reste le même. Le trio gère ce trop plein d’espace sur scène diffÊremment, mais avec talent. On peut maintenant s’attarder sur la personnalitÊ de chacun des 3 membres. C’est toujours aussi drôle et parfaitement gÊrÊ sur scène, tant pour les chansons que pour les 8 sketchs. Les nouvelles chansons s’accueillent à grand coup de rigolades. Certains titres du dernier album sont plus personnels et sentimentaux. C’est une nouveautÊ en live, et on apprÊcie aussi, tant les mots sont bien maniÊs (Septembre, DÊsolÊ MÊmÊ). Le groupe reprend ses classiques (Poupine, GÊraldine...) et s’attarde peut être un peu trop sur son dernier album (14 chansons‌). On regrettera l’absence totale de titres de l’album Moi d’abord. Mais les bonus (de nouveaux sketchs dans les coulisses, et un contre-reportage) et le CD live du coffret, nous redonnent vite le sourire. À (a)voir vite !!  Vincent Paolino ####

::::: livres ::::: LED ZEPPELIN de François Ducray (Le Castor Astral) Encore une biographie sur Led Zep !!! On est en droit de se faire cette remarque tant le nombre incalculable de bios sur le groupe mythique pourrait remplir des bibliothèques entières. De plus, il est de plus en plus difficile d’en trouver de qualitÊ. C’est donc avec une certaine

apprĂŠhension qu’on se plonge dans la lecture de ce livre. Mais l’agrĂŠable surprise arrive très vite tant l’auteur nous expose des anecdotes et des analyses encore inĂŠdites. Et pour cause, François Ducray n’est pas le dernier des biographes. Ce journaliste pour Rock’n’folk et Best Ă dĂŠjĂ  oeuvrĂŠ pour des ouvrages sur les Rolling Stones, Serge Gainsbourg ou Pink Floyd. On dĂŠcouvre alors dans ce livre une analyse exaltĂŠe mais pertinente du groupe, expliquant pourquoi et comme le groupe a marquĂŠ sa gĂŠnĂŠration et celles Ă  suivre. Mais on dĂŠcouvre aussi des anecdotes que mĂŞme les plus grands fans du groupe pourraient ignorĂŠs. Une des rares bio du groupe Ă  se garder comme dĂŠpositaire de la mĂŠmoire du plus grand groupe de rock de tous les temps.  Guillaume Martel #### LE RAP EST NÉ EN JAMAĂ?QUE de Bruno Blum (Le Castor Astral) Bruno Blum, journaliste et musicien spĂŠcialiste de la musique jamaĂŻquaine, se propose dans cet ouvrage passionnant de nous faire comprendre la complexe diffusion de la culture africaine Ă  travers les musiques populaires d’aujourd’hui, en mettant en avant le rĂ´le central du creuset culturel qu’est la JamaĂŻque. Avec une dĂŠmarche très rigoureuse et une multiplication des sources utilisĂŠes (qui sont toutes crĂŠditĂŠes) l’auteur nous ĂŠclaire sur l’histoire de la dĂŠportation africaine, sur l’Êvolution sociale et culturelle du peuple jamaĂŻquain, de ses musiques, puis du rĂ´le primordial qu’a jouĂŠ cette culture dans la fondation du mouvement hip hop aux Etats-Unis et en Europe. L’ouvrage met l’accent sur la construction d’une culture syncrĂŠtique propre Ă  la population de cette ĂŽle, qui a su exploiter toutes les influences culturelles, tous les mouvements politiques ou spirituels de libĂŠration du peuple noir, ainsi que les savoir-faire musicaux pour tirer des mĂŠthodes d’improvisation hĂŠritĂŠes du jazz, le principe du remix dub puis du riddim. Cette pratique de recyclage de standards jazz et soul amĂŠricains rythmĂŠs “ CaraĂŻbes “

permit aux deejays (en Jamaïque le deejay chante et le selecter passe les disques) locaux de disposer de multiples versions instrumentales pour scander des textes exhortant le public des sound systems à la danse, à l’alcoolisation ou à l’ÊlÊvation des consciences. C’est ainsi que le style rap est nÊ, entre danse, fête et revendication sociale. C’est ensuite l’Êmigration jamaïquaine qui rÊpandit cette pratique. Entre musicologie, histoire, sociologie et ethnologie, ce livre est un puits de connaissance oÚ l’auteur dÊroule en fait le long fil historique de la genèse d’une culture afro-occidentale. Cet hÊritage n’Êtant toujours pas assumÊ dans nos sociÊtÊs, ce livre constitue alors un espoir de voir la connaissance nous faire progresser vers le mieux vivre ensemble dont nous avons tant besoin.  Emmanuel Truchet #### MUSIQUES ELECTRONIQUES - DES AVANT-GARDES AUX DANCE FLOORS de Guillaume Kosmicki (Le Mot et le Reste) Vaste sujet que l'Êvolution de la musique Êlectronique sur plus d'un siècle. Que ce soit au travers des techniques d'enregistrement comme en analysant les divers styles musicaux, l'auteur nous livre un panorama assez exhaustif de tout ce qui est liÊ de près ou de loin à cette mutation progressive, qui donne au final le D.J. Ainsi, ce livre nous amène d’Edgar Varèse à John Cage, de Kraftwerk à Daft Punk, dÊcortiquant tous les courants musicaux et montrant l'implication de l'arrivÊe de ces nouveaux outils à chaque fois. Traçant une histoire à un style que l'on a tendance à considÊrer un peu trop vite comme issu d'une gÊnÊration spontanÊe, cet ouvrage permet à tous fans d'Êlectronique de reconstituer son arbre gÊnÊalogique et à n'importe quel autre curieux de mieux concevoir les ramifications entre des styles musicaux parfois très ÊloignÊs.  J.P. Boyer ### + de chroniques sur


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NV #155 - octobre 2009  

Toute l'actu musicale du Sud-Est avec M en couverture, un zoom sur Alif Tree, l'agenda concerts et les chroniques disques.

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