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Formations / chantiers participatifs / travaux professionnels Juillet 2015 - Octobre 2016

Martin PIJULET architecte DE


Je m’appelle Martin PIJULET, né en 1990 à Montpellier. En 2012 j’ai habité 13 mois à Venise dans le cadre de mon master 1 à l’IUAV et à l’Università Ca’Foscari, étudiant l’architecture durable/résiliente, le paysagisme, la scénographie et la muséographie. A mon retour à l’ENSA Montpellier j’ai effectué un master 2 dans le domaine thématique Architectures & milieux au sein duquel j’ai suivi un enseignement sur l’architecture passive et l’étude des conforts dans l’habitat et les pratiques contemporaines. Diplômé en juillet 2014, je suis parti deux mois en Guyanne pour travailler avec Antoine Bruguerolle sur une Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (ex ZPPAUP) missionnée par la mairie de Cayenne. Elle vise la sauvegarde des cases créoles en pans de bois et torchis, à caractère patrimonial. En 2014-15 j’ai été élu en tant que président de Focus, une association étudiante qui promeut la photographie argentique et ses différents supports à l’ENSA Montpellier. Responsable du laboratoire argentique, j’ai mené à bien avec l’équipe étudiante plusieurs projets destinés à dynamiser la vie associative et étudiante à l’école d’architecture. En aout 2015 je suis parti travailler dans une agence d’architecture en Suisse italienne dans le Tessin aux abords du Lac Majeur. J’ai principalement effectué des maquettes à grande échelle réalisées pour discuter avec les différents acteurs des étapes de chantier et des détails constructifs d’un projet de pavillon restaurant sur les rives du lac. Dans la perspective de trouver un emploi, je réalise ensuite de multiples voyages en France, à Edimbourg, à Venise., au Ladakh en Inde, en Belgique.


1 Aire de Valorisation de l’architecture et du Patrimoine de Cayenne, Guyane française Juillet - Août 2014

Recencement et sauvegarde des cases créoles datant des 19 et 20ème siècles. Bien souvent en état de péril imminent, elles sollicitent des interventions urgentes. Ces maisons sont réalisées en pans de bois avec remplissage briques ou torchis et Wapa tressé. Leur toiture est faite de tuiles de tôle traditionnelles ou en tôle petites ondes. Expertise/diagnostic des désordres structurels en façade. Caractère authentique des éléments qui composent l’architecture : impostes, balustres, enduits au badigeon de chaux, pentures en fer forgé, tuiles faîtières, parement en lambris ou en golettes, etc.


à gauche : détail sur les portes basses et leurs volets à traverse simple. Elles sont authentiques et possèdent un caractère remarquable : callebotis, profil chantourné, pentures en fer forgé anciennes. Autant d’eléments qui attestent que l’édifice n‘a pas été altéré par des reconstructions et est resté dans son jus... Les portes basses, tout comme les impostes optimisent la convection naturelle de l’air, grâce aux jours d’aération percés dans le socle de fondation de la case. La grande technicité de la conception des maisons produit un confort thermique surprenant. Crédit photo : Francisco Hidalgo ci-dessous : cas courant de case en piteux état de conservation. page précédente : mon carnet de bord, consignant relevés métriques, cas remarquables et éléments constitutifs du vocabulaire architectural vernaculaire de Cayenne. Les identités architecturales des villes divergent légèrement selon leurs positions géographiques.


Travail dans l’agence Tresoldi-Cavalli Locarno, Tessin, Suisse italienne Juillet - Octobre 2015

Pendant trois mois, j’ai travaillé pour une petite agence d’architecture implantée à proximité du lac Majeur à Locarno. Mon travail a principalement consisté à réaliser une série de maquettes pour la construction d’un pavillon restaurant projeté sur les rives du lac. Commandé par l’Albergo MonteSole, hôtel cinq étoiles, ce projet de style résolument minimaliste emprunte à l’esthétique de Mies Van der Rohe et au Bahaus.Les formes sont réduites au simple jeu de superposition du plancher en caillebotis et de la toiture. Ces derniers sont traversés par les vitrages discrets créant un cube transparent. Le soin apporté aux détails structurels a été rigoureux et ce qui m’a amené à faire tous les essais préalables en maquette afin d’avoir un outil de dialogue entre les commanditaires, les exécutants et l’architecte. J’ai réalisé une dizaine de maquettes avec des matériaux variés (carton, plâtre, bois...) pour la valorisation commerciale de cinq projets différents.

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page précédente : Handmade school, Anna Heringer - Rudrapur, Bangladesh, 2005. à gauche : Buisson Saint-Louis (architecture participative), Bernard Kohn, Paris, 1979.


3 Workshop Enduits de finition en terre encadré par Sylvie Wheeler, enseignante au CRAterre Mars 2016 (deuxième session), Les Vendangeurs

à gauche : échantillons d’enduits en terre et outils nécessaires. ci-dessus : le lieu du chantier, une ancienne cave agricole située dans le village d’Assas. page précédente : murs réalisés en terre et sable provenant de Teyran, dans l’Hérault.


Ce workshop était l’occasion d’apprendre une technique japonaise d’enduction des murs à la terre. Sylvie Wheeler nous a proposé de tester deux solutions : un mélange de différents enduits prêts à l’emploi Terrafino®, et puis une préparation avec de la terre et du sable trouvés à proximité du site et tamisés. Les étapes de travail sont relativement simples mais nécessitent de ne commettre aucun oubli : - tamisage et préparation des enduits dans les quantités suffisantes de manière à effectuer d’un trait un pan de mur. - humidification des murs (enduits de corps en terre-paille). - enduction des murs, de haut en bas, gauche à droite avec les outils adéquats (taloche bois et outils japonais en inox) - lissage avec une taloche éponge pendant que l’enduit est toujours humide mais ne laisse plus de marques. - dépoussiérage quand le mur est sec avec une éponge et une brosse en poils de lin. - conservation de restes/rebuts d’enduit dans un bocal avec de l’eau pour anticiper d’éventuelles retouches futures.


4 Chantier Participatif aire de jeux en pisé Parc de la Tête d’Or, Lyon, animé par Pauline Sémon Juillet 2016

Animé par Pauline Sémon, la construction de ce chantier est composée de trois modules en pisé revêtus d’un plateau en bois. Nous avons construit un banc oblique, une table de pique-nique et une table haute pour jouer aux échecs. Pauline Sémon a travaillé pendant deux ans avec Martin Rauch et Anna Heringer, deux constructeurs et architectes phares dans la revalorisation de la terre battue. Elle a participé aux illustrations du livre Construire en terre aujourd’hui écrit par Dominique Gauzin-Müller. Ce chantier a également été l’occasion de rencontrer et construire avec les Lauréats Milinda Pathiraja et Mujun du congrès mondial de la construction en terre TerraLyon 2016. Les modules sont construits sur un lit de sable et deux lits de pierres sèches, puis constitués de terre pisée dans un coffrage acier, aggrémenté d’une dernière couche stabilisée à la chaux hydrolique.


5 Formation construction en Terre crue SECMOL campus, Phyang, Ladakh INDE Juillet 2016

Ce workshop a consisté en deux semaines d’apprentissage très intense sur les techniques de l’Adobe (massivement utilisée dans cette région de l’Himalaya) de la bauge du terre-paille, des BTC, et du pisé. Nos cours pratiques le matin et théoriques l’après-midi, nous ont été dispensés par Swati Negi architecte formée à Auroville, Sonam Wangchuk, ingénieur (formé par ailleurs au CRAterre et spécialiste reconnu en Inde de l’architecture passive, des solutions écologiques pour faire face au changement climatique), ainsi que Robert Célaire ingénieur thermique. La formation s’est déroulée en trois temps : un premier module tourné vers la construction d’arcs, voûtes et dômes, avec chantier pratique et calculs de résistance structurelle ; étude des propriétés physiques de l’argile et constitution des terres, essais techniques ; cours sur l’architecture solaire.


à gauche : Mise en place des banches à pisé, leur configuration permet de réaliser des murs monolithiques sans trou ni raccord. La terre utilisée est stabilisée avec 5% de ciment pour les 4 couches inférieures, la terre doit être amalgamée puis banchée en moins de 30min afin que le ciment atteingne les caractéristiques stucturelles optimales. ci-dessus : Mise en forme des briques d’adobe dans des moules en fer. ci-dessous : Travail à la chaine pour façonner un mur en bauge. La suffisance de la main d’oeuvre reste l’élément-clef pour que la construction en terre se déroule aisément.


à gauche : Visite d’un chantier réalisé par Sonam Wangchuk, utilisant toutes les techniques de construction traditionnelles Ladakhi, remises au goût du jour avec une pointe d’architecture contemporaine. Les murs externes sont massifs (1m d’épaisseur) les enduits intérieurs sont réalisés à l’argile violette de Basgow et l’isolation en poils de wack est insérée sous les faux-plafonds en bardeau de hêtre. Du gros oeuvre à la serrurerie, tout est réalisé artisanalement sans l’aide de machine. ci-dessus : Le campus du SECMOL, réalisé par des villageois volontaires et les étudiants à partir de 1995, les techniques constructives en terre sont sensiblement les mêmes. ci-dessous : La maison pratiquement achevée, photographiée dans son environnement proche, entourée des roches montagneuses de Phyang.


Contact Martin PIJULET 88 Avenue Georges Pompidou, 30900 NĂŽmes Email : martin.pijulet@hotmail.fr portable : (+33) 06 13 54 22 79


Plaquette Travaux 2014-2016  

This is a short selection of my work / workshops done after my scholarship at ENSAMontpellier.

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