ELECTRO VISION
LE MENSUEL POUR LE SECTEUR DE L'ELECTRO

DANS CETTE ÉDITION
Nelectra en visite chez Elektro Mac à Deinze
Électrobaromètre : légère baisse
Comment les bornes de recharge intelligentes soulagent à la fois le réseau et l’utilisateur
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Nelectra en visite chez Elektro Mac à Deinze
Électrobaromètre : légère baisse
Comment les bornes de recharge intelligentes soulagent à la fois le réseau et l’utilisateur




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Pendant des décennies, le Règlement Général sur les Installations Électriques (RGIE) a très peu évolué. Si vous avez été formé à l’« ancien RGIE » des années 1980, vous vous en souvenez sûrement : les changements arrivaient au compte-gouttes.
Depuis l’entrée en vigueur du nouveau RGIE en juin 2020, le rythme s’est pourtant nettement accéléré : à peine la version 5 digérée que la version 6 paraissait déjà. Cette nouvelle version, publiée récemment au Moniteur belge, entrera en vigueur le 1er avril 2026. Cette fois, les modifications concernent surtout le Livre 1, avec un accent particulier sur les installations en courant continu (DC) : panneaux solaires, batteries, bornes de recharge ou encore éclairage LED. Et, dans les coulisses, la version 7 est déjà en préparation…
Pour les installateurs, rester informés et préparés est donc plus crucial que jamais. Heureusement, Nelectra suit de près toutes ces évolutions. Nous fournissons des explications claires, tant dans ÉlectroVision que via notre site Internet. Car plus les règles évoluent, plus il est essentiel d’informer rapidement, correctement et concrètement.
Et ce n’est pas tout… À partir du 1er janvier 2026, la facturation électronique deviendra obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA.
En parallèle, les négociations sectorielles au sein de la sous-commission paritaire 149.01 pour les électriciens se poursuivent. À l’image du premier ministre De Wever, qui s’était fixé une échéance pour conclure l’accord budgétaire fédéral, nous visons nous aussi un accord avant Noël.
En tant que fédération patronale, Nelectra défend les intérêts des entreprises de notre secteur. Nous veillons à maintenir la maîtrise des coûts salariaux tout en garantissant la flexibilité nécessaire dans un marché du travail de plus en plus tendu. Nous mettons également l’accent sur la formation et le développement des compétences, afin d’attirer davantage de talents techniques — en nombre et en qualité — malgré la pénurie persistante de main-d’œuvre qualifiée.
Une fois l’accord sectoriel national finalisé, nous informerons bien entendu nos membres et nos lecteurs des changements concrets à anticiper.
En résumé : 2026 s’annonce riche en défis et en changements. Mais rassurez-vous : Nelectra restera votre guide dans ce dédale réglementaire et continuera, l’an prochain encore, à éclairer — au propre comme au figuré — votre travail.

Des réactions ? Fallon Declerck fallon.declerck@nelectra.be
Achats en ligne, conséquences hors ligne. 12


15
Light + Building 2026 : l’avenir de l’énergie intelligente.
« Si notre technicien possède une carte d’identification pour systèmes d’alarme et caméras délivrée par notre entreprise, peut-il la conserver en devenant indépendant et continuer à travailler pour nous sous cette autorisation ? »
Magazine d’information pour les professionnels du secteur de l’électro. ElectroVision/ElektroVisie a un tirage de 7265 exemplaires. ElectroVision est un mensuel publié par Nelectra asbl : Nationaal Verbond van Zelfstandige Elektriciens en Handelaars in Elektrische Toestellen, Stationlei 78 boîte 1/1, 1800 Vilvoorde BE 0410 342 662 RPM Bruxelles · T: 02 550 17 11, info@nelectra.be, www. nelectra.be/fr/home
comité de rédaction Dirk Van Steenlandt, Eric Claus, Ludo Holemans, Rudy Van den Bergh, Danny Hermans, Linda Claeys, Fallon Declerck, Els Heyrman, Layla Redjeb, Ken Leemans, Freddy Steenackers
Rédacteur-en-chef Els Heyrman 02 550 17 21 els.heyrman@nelectra.be
régie publicitaire
TREVI · Thomas Lannoo Meerlaan 9 · 9620 Zottegem 09 326 74 51 thomas@trevi-regie.be
Les articles et les annonces paraîssent sous la responsabilité de leurs auteurs et annonceurs. La réproduction des articles est autorisée après autorisation écrite de l’éditeur. Membre de l’Union des Editeurs de la Presse Périodique
reportages Linda Claeys linda.claeys@nelectra.be
éditeur responsable Fallon Declerck Stationlei 78 1/1 · 1800 Vilvoorde 02 550 17 11
traduction Akira Translations translations@akiratranslations.be
imprimerie Bredero Graphics administration
Nadia Van Nuffel · 02 550 17 17 nadia.vannuffel@nelectra.be
Marian Hemerijckx · 02 550 17 18 marian.hemerijckx@nelectra.be
cover Katia De Wasch



Nelectra utilise vos données personnelles à des fins de gestion de ses membres et prospects. Si vous ne souhaitez pas que vos données soient utilisées à ces fins, il vous suffit de nous le signaler par courriel à l’adresse info@nelectra.be. Vous pouvez consulter et faire modifier vos données sur simple demande, avec preuve de votre identité, auprès de Nelectra, Stationlei 78 bus 1/1, 1800 Vilvoorde, ou via info@nelectra.be. Pour toute question ou plainte relative au traitement des données, vous pouvez directement vous adresser à l’Autorité de protection des données. Vous trouverez notre politique générale en matière de protection de la vie privée sur notre site web www.nelectra.be. Vos données nous sont peut-être parvenues via une base de données externe. Vous pouvez obtenir de plus amples informations sur simple demande.

Stefanie Schneider: « Peu de secteurs offrent des leviers de croissance aussi évidents »
3 Les réflexions de Fallon
6 Nelectra en visite chez ses membres
Elektro Mac à Deinze : une expérience, une stratégie et une histoire en constante évolution
10 Nelectra vous informe
8 Allô Nelectra?
10 À l’écoute du secteur
11 Électrobaromètre : légère baisse
13 Modification RGIE : courant continu
12 Europe Achats en ligne, conséquences hors ligne
14 Nouvelles sectorielles
14 Renouvellement de l’attestation de Spécialiste INCERT Vidéo
15 Salon
Light + Building 2026 : l’avenir de l’énergie intelligente et de l’éclairage inspirant
16 Nelectra en entretien avec Stefanie Schneider, Managing Director Cebeo
19 Informations techniques
19 Socles de prise de courant à basse tension à courant alternatif
20 Systèmes on-grid et off-grid ou comment optimiser sa consommation d’électricité (partie 3)
22 Comment les bornes de recharge intelligentes soulagent à la fois le réseau et l’utilisateur
24 Modes d’installation et choix des câbles : comment procéder dans les règles
27 5 questions à Els Heyrman, responsable communication et presse
Dès que l’on pousse la porte d’Elektro Mac à Deinze, l’effet est immédiat : l’action temporaire « Mac gaat Retro » attire tous les regards. Des appareils vintage côtoient les toutes dernières technologies. « Il y a même un quiz », sourient les dirigeants Dorine Deboeverie et Geert Schobben. « Les passants entrent spontanément, revivent leur jeunesse ou s’étonnent de voir à quoi ressemblait le passé. » Cette initiative est un véritable succès et illustre parfaitement l’esprit d’innovation constante d’Elektro Mac.
À l’origine, Elektro Mac était un magasin de photographie et un centre télécom. En 2012, Dorine et Geert ont élargi leur offre aux appareils électro. Lorsque l’opportunité s’est présentée de déménager dans un nouveau bâtiment sur la place de Deinze, ils ont décidé de repenser entièrement le concept du magasin.
Aux côtés de l’équipe du spécialiste en aménagement intérieur Aber, ils ont travaillé à un concept global. « Nous avons impliqué nos collaborateurs à chaque étape : de la vision et des valeurs à l’analyse client, en passant par l’assortiment et la disposition du magasin », explique Geert. « Nous avons réfléchi aux parcours, aux zones chaudes et froides, à l’éclairage flexible et, surtout, à la meilleure façon d’entrer véritablement en contact avec le client en magasin. »
Le résultat ? Un magasin d’électro où chaque produit est placé de manière réfléchie, et où l’atelier de réparation occupe une place centrale. Une entrée, une sortie et une caisse placée stratégiquement. « Nous avons refait le plan du magasin une vingtaine de fois », sourit Geert. « J’étais surpris de constater toute la stratégie qui se cache derrière l’agencement d’un magasin. Tout le monde connaît les astuces à la caisse d’un supermarché, mais là, c’est bien plus subtil. Et ça fonctionne – je le vois chaque jour dans les chiffres. » Sept ans après le déménagement, Geert se dit satisfait : « C’était le bon choix. Nous sommes littéralement au milieu de nos clients, avec un parking devant le magasin. Deinze se développe, tout comme ses communes avoisinantes, et la communauté scolaire apporte une dynamique supplémentaire. »
Elektro Mac démontre qu’un magasin est bien plus qu’un lieu d’achat. C’est une expérience, une stratégie et une histoire en constante évolution.
Le lundi 20 octobre, notre groupe de travail Retail a rendu visite à Elektro Mac et a reçu un compte rendu détaillé du concept du magasin.
Els Heyrman
Katia De Wasch


En tant que membre de Nelectra, vous pouvez à tout moment contacter nos conseillers pour toute question d’ordre juridique, technique, social ou fiscal. Voici quelques questions intéressantes reçues ces derniers mois.
Un ancien employé qui continue comme indépendant : à quoi faut-il faire attention ?
La pénurie structurelle de personnel dans notre secteur rend souvent difficile le maintien d’une équipe complète sur le payroll. De nombreux professionnels choisissent volontairement le statut d’indépendant sans personnel (free-lance). Cette réalité oblige les entreprises à faire preuve de flexibilité : d’anciens employés continuent fréquemment à collaborer sous forme de sous-traitance. Cependant, ce type de collaboration peut parfois entrer en conflit avec la législation sur le faux travail indépendant. Les inspections se basent avant tout sur la réalité des faits, non sur le simple contenu du contrat. Le port de votre uniforme, l’usage de votre camionnette, l’emploi de votre matériel ou le fait de ne travailler que pour un seul client sont autant d’éléments qui comptent. La loi propose des critères
généraux et sectoriels pour évaluer l’indépendance réelle d’une personne. Dans les secteurs de la construction ou de l’électro, si plus de cinq des neuf critères sont remplis, un soupçon de faux travail indépendant peut être avancé. Dans ce cas, la relation peut être requalifiée en contrat de travail, avec des conséquences financières et juridiques importantes. La clé : bien organiser la collaboration. L’indépendant doit travailler pour son propre compte : il choisit librement la manière et le moment d’exécuter ses tâches, utilise son propre matériel, peut servir plusieurs clients et se présente comme un entrepreneur autonome. Un contrat de sous-traitance solide peut soutenir cette organisation, mais c’est la situation concrète qui prime.
Si notre technicien possède une carte d’identification pour systèmes d’alarme et caméras délivrée par notre entreprise, peut-il la conserver en devenant indépendant et continuer à travailler pour nous sous cette autorisation ?
Non. La carte d’identification est strictement liée à l’entreprise qui l’a délivrée. Lorsque le technicien quitte celle-ci, la carte doit être retournée au SPF Intérieur. Pour poursuivre son activité indépendante dans ce domaine, son entreprise devra obtenir sa propre autorisation
Contactez nos conseillers Nelectra pour tout complément d’information :

Layla Redjeb (conseillère juridique) 02/550 17 19
layla.redjeb@nelectra.be

Freddy Steenackers (conseiller technique) 02/550 17 11
freddy.steenackers@nelectra.be
auprès du SPF Intérieur. Ce n’est qu’après cette démarche qu’il pourra recevoir une nouvelle carte d’identification liée à sa propre société. Jusqu’à ce moment, il ne peut réaliser aucune activité soumise à autorisation. En attendant, il peut se limiter à des activités ne nécessitant pas d’autorisation, comme la sécurité incendie, le contrôle d’accès ou le câblage pour systèmes d’alarme et caméras.
Que dois-je faire si, en tant que travailleur indépendant, on me demande un certificat BA5 ?
Un professionnel BA5 compétent doit combiner connaissances, expérience et formation pour intervenir en toute sécurité sur des installations électriques. Cependant, le certificat BA5 n’est délivré qu’aux employés, et non aux indépendants. Cela n’empêche toutefois pas un indépendant d’acquérir et de prouver les compétences requises. En Belgique, cela se fait via une combinaison de formation, d’expérience et de documentation officielle. Voici les étapes à suivre :

Ken Leemans (conseiller fonctionnement du secteur et affiliations) 02/550 17 11
ken.leemans@nelectra.be
Acquérir connaissances et expérience : Vous devez posséder des connaissances démontrables en matière d'installations électriques, acquises par :
• Un diplôme technique seul est insuffisant (électricité, électromécanique…)
• Une expérience professionnelle pertinente
• Des formations spécifiques sur l’analyse des risques, le RGIE, la norme EN 50110-1, l’utilisation des EPI et les procédures de travail
Suivre une formation reconnue :
• Des centres tels que Volta ou des organismes de contrôle agréés proposent des formations BA5.
• À l’issue de celles-ci, un certificat de participation est délivré.
Établir une déclaration de compétence :
En tant qu’indépendant, vous êtes aussi votre propre employeur.
Cela signifie que vous pouvez rédiger votre déclaration en vous appuyant sur vos formations, votre expérience et une analyse des risques des installations sur lesquelles vous travaillez.
La déclaration doit mentionner :
o nom et fonction o niveau BA5 o type d’installations et travaux o durée de validité o EPI et procédures
Effectuer une analyse des risques : Conformément au Code du Bien-être au Travail et au RGIE, une analyse des risques de chaque installation est indispensable pour justifier votre compétence et travailler en toute sécurité.
Résumé : acquérir connaissances et expérience, suivre une formation reconnue, obtenir un certificat, rédiger la déclaration de compétence et réaliser l’analyse des risques.
Quel câble utiliser pour des installations apparentes ou dans des cloisons creuses ?
Lors de la préparation d'une installation électrique, le choix des câbles doit tenir compte du lieu d’installation (influences externes) et des caractéristiques techniques de l’installation (charges prévues). Une bonne sélection est essentielle pour la conformité et la sécurité incendie. Depuis le RGIE du 1er juin 2020, la sécurité incendie des canalisations électriques dans les bâtiments est renforcée par la norme européenne EN 50575, issue du Construction Products Regulation (CPR). Cette norme classe notamment les câbles selon leur contribution au feu. Dans la section 5.2.7 du RGIE, l’accent est mis sur les classes de résistance au feu Eca et Cca (propagation du feu) et sur les
caractéristiques supplémentaires s1-s3/ a1-a3, qui concernent la production de fumée et l’absence d’halogènes. Pour les installations à l’air libre, dans des espaces creux (comme les faux plafonds ou cloisons creuses), il est recommandé d’utiliser au minimum des câbles et conduites de type Cca (cf. RGIE section 5.2.9.), éventuellement associés à des gaines non propagatrices de flamme. La fiche technique de chaque produit indique si celui-ci est ou non propagateur de flamme.
Enfin, le RGIE (Livre 1, p. 111) impose l’usage de matériaux sans halogène (a1/ s1) – câbles, conduites, boîtes de dérivation, etc. – dans certains lieux spécifiques, et concerne donc des installations non domestiques :
• Voies d’évacuation dans les ouvrages de construction (par exemple, cages d’escalier et couloirs). Cette exigence n’est pas d’application pour les installations domestiques.
• Locaux accessibles au public pouvant accueillir au minimum 50 personnes (salles pour séminaires, halls sportifs, salles de spectacle …)
• Tunnels considérés comme ouvrages d’art
La facturation électronique deviendra obligatoire au 1er janvier 2026 pour toutes les transactions B2B. Cette mesure prolonge celles de 2024 : toutes les entreprises doivent déjà pouvoir recevoir des factures électroniques, et celles-ci ne peuvent plus être refusées en B2B. Pour beaucoup, l’envoi de factures électroniques n’est pas nouveau, notamment pour les factures destinées aux pouvoirs publics.
Il est essentiel de distinguer « électronique » et « numérique ». Un simple PDF n’est pas une facture électronique : il ne permet pas un traitement automatique. Une véritable facture électronique est un fichier XML standardisé envoyé via Peppol. Ce format
contraignant implique la présence de données obligatoires, comme le numéro d’entreprise du destinataire. Deux incitations fiscales soutiennent l’acquisition éventuelle de nouveaux logiciels : dès 2025, une déduction pour investissement relevée à 20 %
pour les investissements numériques ; et depuis 2024, une déduction temporaire majorée de 120 % pour les frais de location de logiciels de facturation et les frais de conseil. Les honoraires de votre comptable relatifs à la facturation électronique sont également déductibles à 120 %.
Le gouvernement met à disposition deux plateformes : Mercurius pour les entreprises facturant uniquement aux pouvoirs publics, et Hermes pour le marché B2B, qui requiert l’envoi de factures électroniques structurées. Plus d’informations sont disponibles sur le site du SPF Finances.
Un cadre biennal
Tous les deux ans, les partenaires sociaux se réunissent au sein des commissions (sous-)paritaires pour négocier de nouveaux accords sectoriels. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre défini par le Groupe des Dix, l’instance de concertation où siègent les principales organisations patronales et syndicales. C’est là que se définit l’accord interprofessionnel (AIP), qui fixe les grandes lignes et les marges dans lesquelles les différents secteurs peuvent entamer leurs propres discussions.
Un départ plus lent que prévu
Cette année, la concertation interprofessionnelle s’est révélée particulièrement difficile. Le Groupe des Dix a bien avancé sur certains thèmes, mais le dossier de la norme salariale a bloqué les pourparlers. Résultat : le gouvernement fédéral a dû reprendre la main. Comme le veut la procédure, il a fixé lui-même la norme, après un projet de médiation et une période de réaction laissée aux partenaires sociaux. Ce cadre désormais établi, les négociations sectorielles ont enfin pu commencer.
La norme salariale : de quoi s’agit-il et que signifie « 0 % » ?
La norme salariale détermine de combien le coût salarial moyen par travailleur peut augmenter sur deux ans, en moyenne au niveau de chaque entreprise. Pour 2025-2026, cette norme est fixée à 0 %. Concrètement, cela signifie que l’indexation automatique et les augmentations liées à l’ancienneté continuent à s’appliquer, mais qu’aucune hausse salariale générale supplémentaire ne peut être accordée au-delà de ces mécanismes. Un cadre qui garantit la prévisibilité budgétaire pour les employeurs et permet de garder les coûts salariaux sous contrôle. Certains avantages, toutefois, ne sont pas concernés par cette norme. Ainsi, dès 2026, il
sera par exemple possible d’augmenter la part patronale des chèques-repas sans dépasser la norme.
Les négociations sectorielles ont démarré
Les discussions sectorielles ne peuvent débuter que lorsque la norme salariale est fixée. Désormais, le coup d’envoi est donné. Les syndicats et les organisations patronales sont entrés en discussion pour définir un accord sectoriel valable pour 2025-2026. Un calendrier de négociation a été établi, prévoyant plusieurs cycles, avec un objectif clair : parvenir à un accord d’ici le 22 décembre.
Le rôle de Nelectra
Nelectra représente les employeurs au sein de la SCP 149.01 (électriciens – installation et distribution) et défend les intérêts des indépendants et PME. Nous veillons à garantir des accords équilibrés et réalistes, tant sur les salaires que sur les autres conditions de travail : indemnités, horaires, formation, etc. Nous suivons également de près les développements au sein des CP 200 (employés) et 201 (commerce de détail indépendant), dont les décisions influencent directement les entreprises de notre secteur.
Perspectives et suivi
Avec une norme de 0 %, la marge de manœuvre reste réduite. L’enjeu est donc de trouver des solutions équilibrées, offrant à la fois de la stabilité aux employeurs et de la clarté à leurs équipes. Dès que des avancées concrètes verront le jour –qu’elles soient provisoires ou définitives –, nous en feront part à nos membres en toute transparence. Restez informés : suivez l’évolution des négociations sur notre site web et via nos newsletters !

Volume de travail : activité prudente, perspectives sombres
31% des entreprises font état d'une augmentation du volume de travail par rapport à juin, tandis que 30% signalent une baisse. C’est légèrement mieux que le trimestre précédent, mais le ralentissement estival de l’activité y contribue.
Les prévisions pour les prochains mois sont toutefois plus négatives : 19% des entreprises anticipent plus de travail, tandis que 28% prévoient une baisse.
Fait notable : les rôles s’inversent ce trimestre. Alors que les commerçants étaient plus pessimistes que les installateurs lors des trimestres précédents, ce sont désormais les installateurs qui affichent le moins de confiance. Un installateur sur trois signale moins de travail et prévoit une nouvelle baisse dans les prochains mois.

La rentabilité des entreprises du secteur de l’électro reste sous pression. Seules 15% déclarent une amélioration, tandis que 25% constatent une détérioration. Ces chiffres sont quasiment identiques à ceux du trimestre précédent, et pour 60 % des entreprises, la situation reste stable.
Les prévisions pour les mois à venir semblent plus sombres : 16% anticipent une amélioration, 28% craignent une détérioration (contre 18 % au trimestre précédent).
Le problème des mauvais payeurs demeure tenace : 22% des entreprises signalent une augmentation des impayés, alors que 7% constatent une baisse. Ces chiffres sont presque identiques à la mesure précédente.
Au troisième trimestre 2025, l’Électrobaromètre recule légèrement de 0,3 point d’indice. Avec ce score, l’indice reste en dessous du seuil des 100 points, ce qui traduit un climat entrepreneurial toujours marqué par la prudence. Le tableau d’ensemble reste contrasté : certains indicateurs se stabilisent, mais les perspectives pour les mois à venir s’assombrissent nettement. Les attentes concernant le volume de travail et la rentabilité sont particulièrement sous pression.
: stabilité
L’emploi dans le secteur évolue peu. Pour 79 % des entreprises, le nombre de collaborateurs est resté stable. 11 % ont recruté, autant ont réduit leurs effectifs. C’est légèrement mieux que le trimestre précédent (8 % d’augmentation, 11 % de baisse).
Les perspectives à court terme sont prudemment positives : 14% des entrepreneurs prévoient des recrutements, alors que 11% anticipent une baisse.
Commerçants et installateurs souhaitent principalement maintenir leurs effectifs, même si les installateurs se montrent un peu plus prudents que lors des mesures précédentes.
L’évaluation de la situation propre de l’entreprise s’améliore légèrement : 55% des entrepreneurs se déclarent satisfaits, 31 % neutres et 14% insatisfaits (contre 52 % –33 % – 16 % au trimestre précédent).
En revanche, la perception de la situation économique globale se détériore : Seulement 16% des entrepreneurs se montrent positifs (contre 20 % au T2), tandis que 44%

évaluent la situation négativement, contre 37 % au trimestre précédent. Comme lors des trimestres précédents, les commerçants restent nettement plus pessimistes que les installateurs : 65 % des commerçants sont insatisfaits de la conjoncture, alors qu’ils sont 38 % chez les installateurs.
Anja Larik
L’Électrobaromètre est établi depuis 2010. Il est l’indicateur conjoncturel par excellence des PME et des entrepreneurs indépendants flamands du secteur de l’électro, qu’il s’agisse d’installateurs ou de détaillants. Une valeur supérieure à l’indice 100 indique une évolution positive de la conjoncture, tandis qu’une valeur inférieure traduit une évolution défavorable. La dernière enquête, menée auprès d’un panel représentatif fixe, a eu lieu début octobre 2025.
Un clic, un sourire et moins de deux jours plus tard, le colis est déjà dans la boîte aux lettres. C’est rapide, pratique et bon marché. Mais derrière ce sourire numérique se cache une face plus sombre. Pour le secteur de l’électro en Belgique, ces « bonnes affaires » ne sont plus, depuis longtemps, une source de réjouissance. Derrière l’écran, se joue une concurrence silencieuse mais de plus en plus déloyale, qui met en danger la sécurité, l’économie locale et l’environnement.
Un terrain de jeu faussé
Les plateformes d’e-commerce non européennes inondent notre marché de lampes, câbles, appareils et accessoires à prix cassés. Leurs sites donnent l’impression d’être européens et fiables, mais dans les coulisses, les règles sont différentes. Tandis que les installateurs locaux investissent dans la formation, la sécurité des installations et le respect des obligations de recyclage, les vendeurs étrangers passent à travers les mailles du filet. Et c’est nous tous qui en payons la facture : les consommateurs sont exposés à des risques, les entreprises honnêtes perdent du terrain et les déchets s’accumulent.
Chaque jour, plus de quatre millions de colis provenant de pays tiers entrent en Europe. Les services d’inspection et les douanes ne peuvent plus contrôler cette importation massive. Résultat : une arrivée massive de produits non conformes aux normes européennes. Certains appareils n’ont pas de marquage CE, présentent des risques d’incendie ou contiennent des substances nocives. Dans certaines catégories – comme les jouets et l’électronique –, jusqu’à 85 % des produits inspectés sont non conformes.
force du commerce de proximité
Les installateurs et commerçants locaux ne sont pas que des vendeurs. Ils sont conseillers, experts et partenaires de confiance en matière de sécurité. Ils connaissent leurs clients, assurent une installation correcte, un suivi rigoureux et contribuent à l’économie circulaire via des systèmes comme Recupel et Bebat.
Leur engagement pour la qualité et la responsabilité sociétale mérite d’être protégé. Les commerces locaux représentent la durabilité, l’innovation, le service, l’emploi et
la résilience économique. Si cette tendance se poursuit, notre marché du détail risque de s’éroder durablement, avec des conséquences sur l’autonomie, la qualité et la cohésion.
Un marketing sans morale
Les plateformes non européennes utilisent des techniques de vente douteuses, contraires à la protection des consommateurs et aux règles européennes sur l’affichage des prix. Exemples : fausses promotions, prix trompeurs, pression temporelle artificielle et recours stratégique à des influenceurs pour séduire principalement les jeunes. Le respect de la vie privée est souvent ignoré, les droits de retour et les garanties sont flous, inexistants ou mal communiqués.
La responsabilité de l’Europe
L’Europe dispose de plusieurs leviers pour garantir une concurrence plus équitable. La Commission européenne peut ainsi renforcer le cadre actuel du commerce
numérique par des mesures qui ont un véritable impact. Par exemple : interdire les retours gratuits, qui favorisent aujourd’hui les achats impulsifs et la surconsommation. Celui qui commande porte aussi une responsabilité – c’est plus juste et plus durable.
Par ailleurs, une « taxe colis » ou des droits d’importation sur les envois bon marché pourraient ralentir le flot de colis non européens et couvrir les coûts de contrôle et de protection de l’environnement. Une taxe numérique sur les grandes plateformes étrangères contribuerait également à rétablir des conditions de concurrence équitables : les profits réalisés ici doivent aussi alimenter notre économie. Enfin, l’Europe doit mener des enquêtes à grande échelle sur la sécurité des produits, la protection des consommateurs et la vie privée. Lorsque des infractions systématiques sont constatées, il convient de sanctionner : infliger des amendes et retirer les sites web qui enfreignent les règles.
Un réalisme sain, pas de protectionnisme
Ces mesures ne relèvent pas du protectionnisme, mais d’un réalisme sain. Qui agit sur le marché européen doit jouer selon les règles européennes : de manière équitable, sûre et durable. C’est la seule façon de protéger les consommateurs, renforcer les entreprises honnêtes, et assurer l’avenir de notre secteur électro local.
Elise Detavernier (Conseillère juridique, Service d’étude UNIZO)

L’arrêté royal du 6 octobre 2025 a été publié le 29 octobre 2025 au Moniteur belge.
Cet arrêté est d'application à partir du 1er avril 2026.
Actuellement, le règlement général sur les installations électriques (RGIE) est principalement orienté vers les installations électriques en courant alternatif.
Vu la présence croissante des systèmes en courant continu dans les installations électriques à basse tension et à très basse tension (batteries d’accumulateurs, panneaux photovoltaïques…), des modifications ont été apportées au livre 1 du RGIE et portent sur :
1. l’ajout des schémas mise à la terre en courant continu (TN, TT et IT) qui déterminent les caractéristiques des installations électriques :
o définition de ces schémas
o mesures de protection actives contre les chocs électriques par contact indirect pour ces schémas
2. la prise en compte de l’impact de l’ajout des schémas mise à la terre en courant continu sur les prescriptions du livre 1 (définitions générales, autres mesures de protection, choix et utilisation du matériel électrique…)
3. l’intégration de la nouvelle terminologie des modifications et la vérification rédactionnelle des parties existantes qui ont été examinées à la lumière des modifications. Ceci figure également dans le livre 2
Le rapport au Roi accompagnant l’arrêté royal du 6 octobre 2025 fournit les explications sur le contenu de ces modifications :
Vous trouverez ci-dessous les livres 1 et 2 adaptés d’application à partir du 01.04.2026 :
• Livre 1 (PDF, 7.55 Mo):
• Livre 2 (PDF, 3.26 Mo):
En 2026, Nelectra continue à éclairer votre travail !

Soudatransit P FR : la solution coupe-feu pour les passages de câbles dans le secteur électrique

Soudatransit P FR de Soudal est un manchon de passage pour câbles et petits conduits plastiques, qui peut aussi servir de protection coupe-feu provisoire. Il est constitué d’un tube plastique haute température avec un revêtement intérieur intumescent à base de graphite. À la chaleur, le graphite se dilate et comble les vides et interstices autour des câbles ou conduits, empêchant ainsi la propagation des flammes, fumées et gaz. L’un des atouts de Soudatransit est qu’on peut ajouter ou retirer un câble ou une conduite rapidement, sans avoir à refaire l’étanchéité permanente. C’est donc un choix fiable pour la sécurité incendie, tant en construction neuve qu’en rénovation. Soudatransit P FR répond aux normes européennes les plus strictes et offre jusqu’à 240 minutes de résistance au feu, ce qui en fait une solution idéale pour les installateurs souhaitant réaliser des passages de câbles sûrs et durables.
Podcast Rexel: Que devez-vous savoir à propos de Peppol ?
À partir du 1er janvier 2026, la facturation électronique via le réseau Peppol deviendra obligatoire pour toutes les transactions B2B en Belgique.
Moins d’erreurs, plus de sécurité et un gain de temps considérable : découvrez comment Peppol révolutionne la facturation et pourquoi il est préférable de s’y préparer dès aujourd’hui.
Dans ce nouvel épisode de nos Rexel Talks, Joachim Vandermeersch (Rexel) accueille Sven Dauwe pour expliquer de manière claire et avec des exemples concrets ce qu’est Peppol, comment cela fonctionne en pratique et l’impact de la facturation électronique pour nos installateurs.
Écoutez ce dernier podcast sur Spotify ou via https://rexel.be/ fr/talks/

Vous avez obtenu votre attestation de Spécialiste INCERT Vidéo entre 2017 et 2021 ? Dans ce cas, il est temps de la renouveler. Une nouvelle version de la note technique T030/2 est disponible depuis le 1er octobre 2025. A partir de 2026, votre attestation actuelle ne sera plus valable à moins d’être renouvelée.
Que devez-vous faire ?
Pour renouveler votre attestation et rester informé des dernières directives, vous auriez dû participer à l’une de nos sessions d’info. Vous avez manqué ce webinaire exclusif ? Vous pouvez le (re) voir facilement.
Que traitait ce webinaire ?
• Présentation de la nouvelle T030/2 : structure, nouveautés et avantages concrets
• Focus sur les niveaux de performance et les applications des caméras
• Certification INCERT Video : pourquoi certifier et quels sont les avantages commerciaux ?
• Informations pratiques sur la mise en œuvre, les prochaines étapes, les sessions d’information et les examens Avec les contributions de spécialistes du groupe de travail ayant participé à la révision de la note technique.
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À l’approche de Light + Building 2026, le compte à rebours a commencé. Du 8 au 13 mars 2026 se réuniront quelque 2 000 entreprises nationales et internationales à Francfort-sur-le-Main, pour le salon mondial de référence dédié à l’éclairage et à la technologie des bâtiments. Des leaders du marché aux jeunes entreprises innovantes : le large éventail d’exposants montre à quel point le secteur évolue rapidement sous l’influence de l’efficacité énergétique, de la numérisation et de la transition durable. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de construction et d’énergie ainsi que par des défis géopolitiques, Light + Building constitue un repère essentiel pour l’échange de connaissances et la vision d’avenir.
La devise « Be Electrified – Electrifying Places. Illuminating Spaces. » souligne la double force du salon : une infrastructure énergétique intelligente et des concepts d’éclairage avancés. « Electrifying Places » englobe les bâtiments connectés, la gestion énergétique et les systèmes de commande efficaces, tandis que « Illuminating Spaces » met en avant la dimension créative et émotionnelle de la lumière. Cette approche se reflète dans les trois thèmes principaux : « Sustainable Transformation », « Smart Connectivity » et « Living Light ». Ils illustrent comment les énergies renouvelables, la gestion intelligente de l’énergie et la numérisation s’associent à un éclairage capable de définir les espaces et d’améliorer le bien-être.
Les visiteurs pourront découvrir une vaste offre de produits et de systèmes. Dans le segment de l’éclairage, la gamme s’étend de l’éclairage fonctionnel pour les espaces de travail, l’éducation, l’industrie et les lieux publics, jusqu’aux luminaires design qui structurent les pièces et créent l’atmosphère souhaitée. L’éclairage technique est réparti dans les halls 3.0, 5.0, 5.1 et le Forum ; le hall 3.1 met l’accent sur le design. L’éclairage extérieur se trouve dans le hall 4.0, tandis que le hall 4.1 est dédié à l’éclairage de sécurité et de secours. Les luminaires décoratifs pour les habitations, l’hôtellerie et la restauration sont exposés dans le hall 6. Le hall 8 rassemble les composants, les systèmes de commande et les interfaces intelligentes, complétés par

l’Asia Selection dans les halls 10.1 à 10.3. La domotique et l’automatisation des bâtiments y tiennent également une place importante. Les halls 12.0 et 12.1 présentent les installations électriques, les solutions de recharge, la gestion de l’énergie, les systèmes de distribution décentralisés et les composants photovoltaïques. Les halls 11.0 et 11.1 regroupent les plateformes d’automatisation, les systèmes de commande et les solutions de mise en réseau. Enfin, le hall 9.0 rassemble l’ingénierie électrique, la sécurité et les solutions de smart home.
En parallèle du salon, un programme d’événements riche et varié attend les visiteurs. La Design Plaza du hall 3.1 propose conférences, présentations et discussions, et accueille les Designplus Awards. Pour la première fois, les IALD International Lighting Design Awards auront également lieu à Light + Building. La Workshop Street met en avant des démonstrations pratiques destinées aux professionnels de l’électrotechnique, tandis que les Power Creator Days offrent un espace de rencontre à la communauté active sur les réseaux sociaux. S’y ajoutent des congrès thématiques, le ZVEI Technology Forum, la maison intelligente ZVEH E-House, ainsi que plusieurs scènes où les exposants présentent leurs innovations.
Light + Building 2026 s’annonce ainsi comme une plateforme inspirante où technologie, créativité et vision du futur se rejoignent.
Stefanie Schneider, Managing Director Cebeo
Depuis le début de l’année 2025, Stefanie Schneider est à la tête de Cebeo, la filiale belge du groupe Sonepar. Forte d’un parcours brillant en stratégie et en retail, elle apporte un regard neuf au secteur de l’installation. Elle revient ici sur ses premiers mois à la direction de l’entreprise, explique pourquoi elle croit à la force de l’ancrage local au sein d’un groupe international, et détaille la manière dont Cebeo accompagne ses clients dans la transition énergétique.
Vous dirigez Cebeo depuis près d’un an. Comment avez-vous vécu cette période ?
Ces dix premiers mois ont été intenses, mais surtout extrêmement instructifs.
J’ai découvert une gamme de produits très vaste et variée, allant du matériel d’installation classique à l’automatisation industrielle la plus technologique. Mais aussi une approche client et un service
logistique remarquables, portés par une équipe de 1 000 collaborateurs qui, chaque jour, mettent leur expertise et leurs connaissances techniques au service de nos clients. J’ai été très impressionnée par Cebeo et j’ai eu la chance d’être accueillie très chaleureusement. J’ai également déjà pu rencontrer de nombreux fournisseurs et clients. Aujourd’hui, je me sens enfin vraiment chez moi dans ce secteur !
Votre CV met surtout en avant votre carrière de dix ans chez C&A. Qu’en retenez-vous pour Cebeo ?
Comme vous le savez, C&A est un grand acteur européen de la mode, très bien

implanté en Belgique, avec une riche histoire. Durant les cinq dernières années, j’étais responsable du Benelux, ce qui m’a apporté une solide expérience opérationnelle et commerciale dans la gestion d’une grande organisation avec un vaste réseau de points de vente. Et même s’il s’agissait d’une entreprise B2C, je vois plusieurs parallèles avec le monde du B2B.
Lesquels, par exemple ?
Cebeo compte 54 agences réparties dans toute la Belgique, avec une dynamique client très similaire et une approche omnicanale : nous sommes proches du client, aussi bien en ligne qu’en présentiel. La proximité joue un rôle essentiel. L’installateur, à bien des égards, est un consommateur comme un autre. Il veut lui aussi pouvoir commander en ligne le soir à la maison. Chez Cebeo, il peut le faire jusqu’à 20 h, pour une livraison dès le lendemain dans son agence ou sur chantier. Autre exemple : un installateur

qui a besoin d’un produit urgent dans la journée peut compter sur nos stocks importants en agence et sur nos services express.
L’essentiel est de comprendre les besoins du client, de faire preuve de sens du service et de lever les obstacles. Chez Cebeo, nous mesurons en continu la satisfaction client, notamment via l’enquête NPS (Net Promoter Score). Cela permet d’identifier rapidement les points d’amélioration du service. À ce niveau-là, je retrouve beaucoup de similitudes entre le B2C et le B2B.
direct avec nos clients, nous pouvons les conseiller dans le choix du bon produit, mais aussi leur offrir un accompagnement plus global.
Nous organisons également plus de 300 formations par an sur des sujets très variés – qu’il s’agisse de technologies émergentes (comme la gestion énergétique) ou d’évolutions réglementaires (PEB, nouveau RGIE, facturation électronique obligatoire, etc.).
Stefanie Schneider en bref
• 40 ans
• Maman de deux jeunes enfants
• Originaire du Brabant flamand
• Ingénieure commerciale (VUB/ULB)
• 7 ans chez Boston Consulting Group (Belgique, New York, Australie)
• 10 ans chez C&A, dont les cinq dernières années responsable du Benelux
• Depuis le 1er janvier 2025 : Managing Director de Cebeo
Et quelles différences voyez-vous avec le secteur de l’installation ? Il y a bien sûr plusieurs différences fondamentales. D’abord, l’assortiment est bien plus large et technique, ce qui exige une expertise approfondie et des connaissances pointues dans divers domaines. Ensuite, notre secteur évolue très rapidement : les installateurs élargissent leur champ d’action. L’électrification ouvre de nouvelles opportunités, et Cebeo joue ici un rôle central d’accompagnement. Notre réseau de spécialistes soutient les installateurs, qu’il s’agisse de produits de base ou de technologies de pointe. Certains marchés se développent à grande vitesse : pompes à chaleur, gestion énergétique, data centers… autant de domaines spécifiques qui exigent une approche adaptée de la part d’un distributeur.
Enfin, notre secteur repose sur un ancrage local fort et sur un véritable esprit d’entrepreneuriat, tout au long de la chaîne de valeur – des fabricants aux installateurs, en passant par les distributeurs. Le marché est aussi fortement influencé par les normes locales, les réglementations et les systèmes de primes.
Cebeo fait certes partie d’un groupe international, mais ce groupe soutient cet ancrage local tout en offrant plus de moyens et de synergies sur des thèmes communs à plusieurs pays : numérisation, investissements dans la chaîne d'approvisionnement, développement d’expertises globales, etc.
Les clients attendent des installateurs qu'ils restent au fait des nouvelles technologies et réglementations. Tout évolue à une vitesse folle. Cebeo les aide-t-elle dans ce domaine ?
En tant que grand acteur du secteur, nous avons un rôle à jouer. Avec plus de 500 collaborateurs commerciaux en contact
Nous mettons fortement l’accent sur la proximité client et voulons être un véritable partenaire, que ce soit pour un indépendant, une PME ou une grande entreprise d’installation.
Nous nous rendons aussi dans les écoles secondaires et sur les salons de l’emploi pour susciter des vocations, car ces jeunes sont les talents de demain.
Tous les deux ans, nous organisons notre salon Cebeo Technologie à Brussels Expo, qui rassemble 160 exposants et environ 9000 professionnels. C’est une plateforme idéale pour partager les connaissances, présenter les innovations et informer les clients sur nos nouveaux services, que nous continuons de perfectionner. La prochaine édition aura lieu en juin 2026.
Comment les installateurs accueillent-ils la numérisation et votre application ?
Très positivement. Avec la Cebeo App, ils accèdent directement à notre plateforme numérique et peuvent, de n’importe où, commander, consulter les prix ou chercher des informations produits.
Même en agence, l’app se révèle utile : en scannant le code-barres d’un produit, le client remplit son panier et gagne du temps à la caisse. Un concept, là encore, inspiré du monde du B2C.
Comment voyez-vous évoluer le marché de l’électro ?
Après plusieurs années de forte croissance,
Dans un monde d’algorithmes et d’automatisation, c’est la dimension personnelle de chaque contact client qui fait toute la différence.

on a connu un ralentissement, voire un recul en 2024, mais les perspectives à long terme restent très prometteuses. Peu de secteurs offrent des leviers de croissance aussi évidents.
La transition énergétique joue un rôle clé : de plus en plus d’installateurs deviennent multi-techniciens, capables d’installer des infrastructures intelligentes et des systèmes de gestion pour les clients finaux. Les data centers et la puissance de calcul constituent un autre axe de croissance : avec l’essor de l’IA et de l’Internet des objets (IoT), la demande en produits spécialisés explose.
Comment Cebeo s’adapte-t-elle à ces évolutions ?
Nous mettons fortement l’accent sur la relation de proximité avec nos clients et voulons être un véritable partenaire, que ce soit pour un indépendant, une PME ou une grande entreprise d’installation. Il est donc crucial de comprendre nos clients : Qu’attendent-ils ? Qu’est-ce qui fonctionne bien ? Qu’est-ce qui les satisfait moins ? En plus de l’enquête NPS, nous réalisons régulièrement des études
approfondies sur la clientèle, notre portefeuille et nos implantations. Ces analyses fournissent des informations concrètes que nous traduisons en décisions stratégiques, comme l’extension des heures de commande ou le développement des services express.
Ces enquêtes montrent aussi que, au-delà du produit et du prix, le contact humain est un facteur déterminant dans le choix d’un grossiste. Notre maillage géographique dense garantit cette proximité, qui demeure essentielle.
D’autres enseignements à partager ?
Oui ! Nous sommes particulièrement fiers de la reconnaissance dont bénéficient nos chauffeurs. Nous gérons une grande partie de notre propre logistique, et la gentillesse de nos chauffeurs est souvent mentionnée et très appréciée par nos clients. C’est la preuve que l’orientation client fait partie intégrante de toutes nos fonctions, sans exception.
Enfin, quelle place occupe l’intelligence artificielle dans votre organisation ? Nous utilisons l’IA pour rendre nos
processus plus efficaces et améliorer le service client. Un exemple concret : notre boutique en ligne intègre une recherche intelligente basée sur l’IA, qui aide les clients à trouver plus vite ce qu’ils cherchent et leur propose des recommandations pertinentes. Nous exploitons également l’IA dans plusieurs processus financiers internes : récemment, nous avons renforcé notre flux de facturation et de relance grâce à SAP, AiVidens et Medius. Mais même si la technologie est essentielle, le contact humain reste notre force. La technologie accélère les processus, améliore l’efficacité et ouvre de nouvelles perspectives. Mais ce sont les installateurs – soutenus par une distribution solide, des équipes commerciales engagées et des experts techniques – qui créent la véritable valeur. En fin de compte, notre métier reste profondément humain, et dans un monde d’algorithmes et d’automatisation, c’est la dimension personnelle de chaque contact client qui fait toute la différence.
Linda Claeys Cebeo
Depuis la modification du RGIE, Livre 1, le 28/10/2024, de nouvelles conditions s’appliquent au choix des socles de prise de courant à basse tension dans des installations domestiques et non domestiques à courant alternatif.
On constate qu’il n’est plus fait mention de la sécurité enfant, ni de l’autorisation ou non d’utiliser une prise avec contact de terre.
Sous-section 5.3.5.2.a
Socles de prise de courant à basse tension dans des installations électriques à courant alternatif
Les socles de prise de courant ont un degré de protection d’au moins IPXX-B.
Les socles de prise de courant dont le courant assigné ne dépasse pas 16 A et la tension assignée ne dépasse pas 250 V ont un degré de protection d’au moins IPXX-D.
Les socles de prise de courant dont le courant assigné ne dépasse pas 32 A et la tension assignée ne dépasse pas 400 V satisfont à la norme NBN C 61-112-1:2017 concernant les prises de courant pour usages domestiques et analogues.
Par dérogation aux alinéas 2 et 3, d’autres socles de prise de courant peuvent être utilisés dans les cas suivants :
- les socles de prise de courant exclusivement destinés à l’alimentation d’un ou plusieurs appareils à usage spécifique ; − les socles de prise de courant placés dans ou sur des tableaux de répartition et de manœuvre ;
- le point de raccordement fixe pour l’alimentation :
- des campings visés au chapitre 7.8. ;
- des marinas visées au chapitre 7.9. ;
- des véhicules ou remorques routières pendant leur stationnement visés au chapitre 7.101. ;
- les installations temporaires, mobiles ou transportables telles que définies à la sous-section 2.2.1.1. ;
- les lieux du service électrique ;
- les socles de prise de courant munis d’un verrouillage mécanique ou électrique mettant hors tension les parties actives du socle de prise de courant après l’enlèvement de la fiche.
Les socles de prise de courant qui sont encastrés dans les parois (sol, plafond, mur) sont logés soit dans des boîtes métalliques, soit dans des boîtes en matière isolante.
On constate qu’il n’est plus fait mention de la sécurité enfant, ni de l’autorisation ou non d’utiliser une prise avec contact de terre. Il est donc important de connaître le contenu de la référence à la norme.
NBN C 61-112-1:2017 – Prises de courant pour usages domestiques et analogues
Règles générales.
La présente partie de la NBN C 61-112 s'applique : - aux fiches et aux socles fixes ou mobiles pour courant alternatif seulement, - avec ou sans contact de terre,
- de tension assignée supérieure à 50 V mais ne dépassant pas 440 V - et de courant assigné ne dépassant pas 32 A, - destinés aux usages domestiques et usages analogues, à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments.
La présente norme et ses parties s'appliquent également aux fiches incorporées dans des cordons-connecteurs, aux fiches et socles mobiles incorporés dans des cordons-prolongateurs et aux fiches et socles en tant qu'éléments constituants d'un appareil.
Combinaisons de types et caractéristiques des socles de prise de courant selon la tension, le courant et l’exécution.

En consultant les feuilles standard, et plus précisément la feuille standard V, on constate que la prise murale bipolaire et le socle mobile 16 A-250 V avec broche de terre doivent être réalisés selon le système « PEN-terre ».

Classification selon le degré de protection contre les chocs électriques.
Les socles de prise de courant destinés à un usage normal sont classés selon leur degré de protection contre les chocs électriques.
a. Socles de prise de courant à protection normale : IPXX-B
b. Socles de prise de courant à protection renforcée : IPXX-D
Classification selon la présence de volets.
Les socles de prise de courant sont classés selon la présence ou l’absence de volets
a. Socles de prise de courant sans volets
b. Socles de prise de courant avec volets
Pour atteindre ce degré de protection, les socles de prise de courant doivent être conçus de telle sorte que les alvéoles sous tension soient automatiquement recouvertes par un écran lorsque la fiche est retirée.
Rudy Van den Bergh, Innovation & Training manager ElectroTest
Systèmes on-grid et off-grid ou comment optimiser sa consommation d’électricité (partie 3)
Dans les éditions de juin et d’octobre d’ÉlectroVision, nous avons publié les deux premiers volets de notre série consacrée aux systèmes on-off-grid. La première partie présentait les différents types de systèmes de batteries – on-grid, off-grid et hybrides – ainsi que leurs avantages et inconvénients. La deuxième abordait la réglementation et les aspects techniques liés à leur mise en œuvre. Dans ce troisième et dernier volet, nous nous intéressons plus particulièrement aux systèmes hybrides.
La transition énergétique pose de nouveaux défis. L’énergie solaire, malheureusement, n’est disponible que durant la journée. Installer une batterie domestique permet donc de stocker le surplus d’énergie solaire pour une utilisation ultérieure.
Législation et règles de l’art
En ce qui concerne la réalisation technique des « systèmes on-grid, off-grid et hybrides », le RGIE fournit peu d’informations directes. Nous devons donc nous tourner vers les règles de base relatives à la surcharge, aux courts-circuits, aux défauts d’isolation et, plus particulièrement, à la protection contre les contacts indirects. Dans l’attente d’une mise à jour du Livre 1, les autorités ont transmis une note 6 aux organismes de contrôle agréés.
Cette note fournit des instructions spécifiques pour le contrôle de conformité avant la mise en usage d’une installation électrique domestique comprenant une batterie domestique et son onduleur. Disponible sur le site du SPF Économie, cette note attire l’attention sur plusieurs exigences importantes du Livre 1 dans le cadre de ces contrôles : contrôle administratif et visuel, contrôle par essais, contrôle par mesures.
Avant tout contrôle, il est essentiel d’examiner le principe de fonctionnement de la batterie dans l’installation domestique, et la possibilité d’un « fonctionnement insulaire » en particulier. Un point crucial en matière de protection contre les contacts indirects : la présence d’au moins un dispositif de protection à courant différentiel-résiduel de maximum 300 mA en tête d’installation. S’il est prévu de faire fonctionner la batterie domestique en mode insulaire, il est nécessaire de vérifier la présence de l’équipement de protection contre le courant différentiel pour la partie de l’installation électrique concernée par le fonctionnement insulaire. Il est donc essentiel de consulter les manuels d’utilisation du fabricant de la batterie et de l’onduleur.
Protection contre les contacts indirects
Les mesures suivantes doivent être mises en œuvre en cas de fonctionnement off-grid :
• prévoir une double interruption de sécurité vers le réseau électrique public ;
• établir un système de mise à la terre adapté du côté AC de l’onduleur et/ou du groupe électrogène ;
• installer des dispositifs de protection à courant différentiel-résiduel supplémentaires pour assurer la protection contre les contacts indirects.
• assurer la commutation au moyen d’un onduleur hybride spécifique et/ou d’un coffret de commande.
• le groupe électrogène ne peut en aucun cas alimenter le réseau.
En ce qui concerne la réalisation technique des "systèmes on-grid, off-grid et hybrides", le RGIE fournit peu d’informations directes.
Le schéma ci-dessous illustre les circuits possibles dans une installation combinant panneaux solaires, batterie domestique et générateur de secours (ce dernier n’étant pas obligatoire).
Deux configurations sont possibles :
- L’ensemble de l’installation est alimenté par le système de secours ;
- Seules certaines lignes spécifiques sont reprises par le système de secours.
Chaque configuration comporte trois modes de fonctionnement :
- Alimentation via le réseau ;
- Coupure du réseau : l’installation continue de fonctionner sur batterie/panneaux solaires ;
- Coupure de la batterie : l’installation fonctionne sur groupe électrogène.
Rudy Van den Bergh, Innovation & Training manager ElectroTest
Seules certaines lignes spécifiques sont reprises par le système de secours



Alimentation L’ensemble de l’installation est alimenté par le système de secours



L'électrification rapide de la Belgique fait grimper la demande en électricité à un rythme tel qu’à partir de 2028, elle ne pourra plus être entièrement satisfaite. Malgré les investissements prévus par les gestionnaires de réseau, la multiplication des demandes de raccordement provoque déjà, dans certaines régions, une saturation locale du réseau. Dans ce contexte, l’utilisation flexible de l’énergie devient essentielle. La recharge intelligente apporte une réponse efficace : en adaptant la période de charge à la charge du réseau et à la production locale, elle réduit à la fois les coûts du système et la facture d’électricité. Pour les installateurs, cette évolution change la donne. Leur rôle ne se limite plus à « tirer un câble » : ils conseillent désormais sur l’ensemble de l’écosystème énergétique – des panneaux solaires aux batteries, en passant par les pompes à chaleur. Cet article explique comment la recharge intelligente contribue à la stabilité du réseau et à la maîtrise des coûts pour le client, et montre en quoi les installateurs peuvent réellement faire la différence.
Là où, autrefois, la recharge d’un seul véhicule sur une allée n’avait qu’un impact limité, on voit aujourd’hui apparaître des zones de recharge, des flottes de véhicules utilitaires et des bornes rapides pouvant atteindre 350 kW. Lorsque plusieurs véhicules se rechargent simultanément, cela crée des pics de consommation importants. Dans les régions où le réseau est déjà saturé, cela peut se traduire par un allongement des délais de renforcement du réseau, des coûts supplémentaires, voire l’impossibilité d’installer de nouvelles bornes. Pour les entreprises et les communes, il devient donc crucial d’utiliser la capacité disponible de manière réfléchie. C’est ici que le rôle des installateurs prend tout son sens : ils doivent conseiller non seulement sur le type de borne, mais aussi sur le mode et le moment de la recharge.
La recharge intelligente : plus qu’une technologie, une stratégie
La recharge intelligente regroupe tous les systèmes qui adaptent la puissance de charge d’un véhicule selon :
• la capacité disponible sur le réseau,
• le moment de la journée (et donc le tarif de l’énergie),
• la consommation d’autres équipements dans le bâtiment (comme les pompes à chaleur),
• et, le cas échéant, la production solaire ou l’énergie stockée dans une batterie.
Pour l’utilisateur, cela se traduit par :
• une réduction des pics de consommation – et donc pas de frais liés à un renforcement du réseau,
• une meilleure valorisation de la production solaire,
• et des économies grâce aux tarifs dynamiques. Pour l’installateur, cela implique d’accompagner ses clients dans la gestion intelligente de l’énergie, l’intégration avec un EMS et une approche résolument tournée vers l’avenir.
La recharge intelligente, partout
Qu’il s’agisse de bornes privées, semi-publiques ou publiques, la recharge intelligente a sa place partout. Même la recharge à domicile peut générer une surcharge du réseau lorsque de nombreux utilisateurs branchent leur véhicule au même moment, notamment les soirs d’hiver.
Sur les grands parkings de recharge – par exemple, dans les PME ou les dépôts communaux –, elle est indispensable pour recharger plusieurs véhicules avec une seule connexion au réseau. Cela peut se faire via :
• l’équilibrage de charge dynamique (voir plus loin),
• des hubs énergétiques (où plusieurs entreprises coordonnent leur consommation et partagent un même raccordement),
• ou encore via des contrats horaires, avec une capacité accrue durant les heures creuses.
Les installateurs peuvent se démarquer en intégrant ces principes dans leur approche et leurs conseils.
Intégrer bornes, panneaux solaires, batteries et pompes à chaleur
La véritable valeur ajoutée de la recharge intelligente apparaît lorsque les bornes de recharge ne fonctionnent plus isolément, mais s’intègrent dans un système énergétique global :
• Les panneaux solaires peuvent, via la recharge intelligente, alimenter directement les véhicules.
• Les batteries domestiques peuvent se charger la nuit, à tarif réduit, et restituer l’énergie dans la journée.
• Les pompes à chaleur peuvent réduire temporairement leur puissance pendant les pics de consommation.
Cette coordination est assurée par un EMS (Energy Management System, ou système de gestion de l’énergie). Pour les installateurs, il est essentiel de considérer ces équipements comme un seul et même écosystème énergétique.
Les figures illustrent comment la recharge intelligente soulage le réseau

Le rôle des installateurs prend tout son sens : ils doivent conseiller non seulement sur le type de borne, mais aussi sur le mode et le moment de la recharge.
électrique en décalant la consommation dans le temps ou en aplatissant les pics de demande.
Load shifting
Graphique 1 : décalage de la consommation dans le temps (« load shifting »)
La consommation totale reste identique, mais elle est répartie différemment au cours de la journée. Les pics de demande, souvent observés autour de 8 h et 18 h, sont allégés en décalant la recharge vers des périodes plus calmes. Ce procédé s'avère particulièrement utile avec les tarifs dynamiques ou lorsque la production solaire est abondante.
Peak shaving
Graphique 2 : écrêtage des pics de consommation (« peak shaving »)
Ici, la puissance maximale prélevée à un instant donné est limitée, par exemple en réduisant le courant de charge pendant les heures de pointe. Cette technique est couramment utilisée sur les sites disposant d’une capacité de réseau restreinte.
Souvent, ces deux approches sont associées à un équilibrage de charge dynamique, qui répartit en temps réel la puissance disponible entre plusieurs bornes ou utilisateurs.
L’installateur, de technicien à conseiller en énergie
Accompagner efficacement ses clients dans leur transition énergétique demande une nouvelle approche. Les installateurs deviennent de véritables conseillers en énergie, capables de :
• analyser les besoins du client (nombre de véhicules, profils de conduite, etc.),
• définir des stratégies de recharge adaptées (quand faut-il charger quels véhicules, etc.),
• coordonner la recharge avec d’autres installations (photovoltaïque, HVAC, batteries),
• et proposer des solutions durables et évolutives.
L’investissement dans la recharge intelligente ne représente qu’un surcoût modéré, mais les avantages sont considérables :
• pas ou peu de renforcement de réseau nécessaire,
• meilleure utilisation de la capacité existante,
• préparation aux technologies de demain (V2G, tarifs dynamiques, marchés de flexibilité).
Pour le client, cela se traduit par des coûts réduits et un meilleur contrôle de sa consommation. Pour l’installateur, cela ouvre la voie à de nouveaux modèles économiques.
Wouter Wissink, Conseiller technologique chez VOLTA
Conduites et câbles (partie 3)
Dans cette troisième partie de notre série consacrée aux conduites et aux câbles, nous approfondissons les différents modes d’installation tels que décrits dans la norme IEC 60364. Alors que les volets précédents portaient sur les facteurs environnementaux et la réglementation, nous nous concentrons ici sur la mise en œuvre pratique. Nous examinons quatre modes d’installation courants – encastré, apparent, souterrain et à l’air libre – et précisons, pour chacun d’eux, les principaux points d’attention. Nous verrons également quel type de câble convient le mieux à diverses applications non domestiques. Ce guide pratique aide les professionnels à réaliser leurs installations électriques conformément aux règles de l’art et en respectant les normes en vigueur.
La norme IEC 60364 décrit différents modes d’installation pour les câbles utilisés dans les installations à basse tension. Voici les quatre principales méthodes :
1. Montage apparent : les câbles sont fixés à la surface des murs ou des plafonds. C’est une méthode simple et facilement accessible, mais souvent moins esthétique.
2. Montage encastré : les câbles sont incorporés dans les murs ou les plafonds. Cette solution offre une finition plus soignée et une meilleure protection contre les dommages mécaniques.
3.1 Montage encastré
Quelles sont les caractéristiques des canalisations électriques à respecter pour une installation encastrée conforme aux règles de l’art ?
Caractéristique
Section des conduites
Type de conducteurs
Distance par rapport aux autres conduites
Isolement
Fixation
Pose
Connexions
Code de couleurs
Description
3. Montage souterrain : les câbles sont posés sous terre, généralement dans des conduits de protection. Ce mode d’installation est courant pour les installations extérieures.
4. Montage à l’air libre : les câbles sont placés dans des chemins de câbles, ce qui permet d’organiser et de protéger plusieurs câbles à la fois. Ils peuvent aussi être autoportants – par exemple, fixés au plafond ou entre des structures porteuses –, une solution utile dans les environnements industriels.
Chaque méthode présente ses avantages et inconvénients, selon les exigences spécifiques de l’installation et les conditions du lieu où elle est mise en œuvre.
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques et exigences applicables aux conduites dans ce type d’installation :
La section doit être déterminée en fonction de la puissance prévue.
Les conducteurs souples doivent être munis d’un embout de câble.
Les conduites électriques doivent être installées à une distance suffisante des conduites d’eau et de gaz.
Les conducteurs peuvent être à isolement simple ou double.
Les conduites doivent être solidement fixées conformément aux règles de l’art.
Les conduites peuvent être encastrées dans les parois, les planchers ou les plafonds, à condition d’être recouvertes d’une couche de béton ou de ciment d’au moins 3 cm.
Aucune connexion de fils ne peut être réalisée à l’intérieur des conduites.
Bleu = Conducteur neutre, Jaune/Vert = Terre, Jaune et Vert = Interdit En l’absence de conducteur neutre, le conducteur bleu peut être utilisé comme conducteur de phase (par ex. en 3 × 230 V).
Ce tableau présente un aperçu des principaux aspects à prendre en compte lors de la pose de conduites électriques encastrées.
Quelles sont les caractéristiques des canalisations électriques à respecter pour une installation apparente conforme aux règles de l’art ?
Les principales caractéristiques et exigences sont identiques à celles reprises au point 3.1.
Prescription Description
Équipements de protection individuelle (EPI)
Quelles sont les prescriptions de sécurité pour les installations apparentes ?
Voici les principales prescriptions de sécurité applicables aux installations apparentes :
Le port d’EPI tels que casques de sécurité, gants, lunettes de protection et protections auditives est obligatoire lors du montage d’installations apparentes.
Utilisation sûre des machines Les machines doivent être utilisées conformément aux instructions du fabricant. Des inspections et entretiens réguliers sont indispensables.
Stockage et transport des matériaux
Les matériaux doivent être stockés et transportés de manière sûre afin d’éviter tout accident. L’usage de moyens de stockage et de manutention adaptés est requis.
Prévention incendie Des moyens de lutte contre l’incendie doivent être disponibles et facilement accessibles. Des procédures claires doivent être établies pour la gestion des risques d’incendie.
Procédures d’évacuation Des procédures d’évacuation précises doivent être définies en cas d’urgence. Des exercices réguliers et une formation du personnel sont recommandés.
Contrôles de sécurité Des contrôles de sécurité périodiques doivent être effectués pour s’assurer du respect de toutes les prescriptions.
Procédures d’urgence Des protocoles d’intervention d’urgence doivent être prévus, notamment pour les premiers secours et la communication avec les services de secours.
Sécurité électrique Les installations électriques doivent être conformes aux normes et prescriptions en vigueur, et réalisées à l’aide de matériaux agréés selon les bonnes pratiques d’installation.
Formation et sensibilisation
Tous les travailleurs doivent bénéficier d’une formation adéquate et d’une sensibilisation suffisante aux procédures et prescriptions de sécurité.
Ces prescriptions contribuent à garantir un environnement de travail sûr et à prévenir les accidents.
Quelles sont les caractéristiques des canalisations électriques à respecter pour une installation souterraine conforme aux règles de l’art ?
Les principales caractéristiques et exigences sont identiques à celles reprises au point 3.1. Montage apparent.
Quelles sont les prescriptions de sécurité pour les conduites souterraines ?
Voici les principales prescriptions de sécurité applicables aux conduites souterraines :
1. Travaux d’excavation : effectuer les travaux d’excavation avec précaution afin d’éviter tout dommage aux conduites souterraines déjà présentes. Utiliser des excavatrices adaptées ou du matériel manuel approprié selon la situation.
2. Marquage et identification : assurer un marquage clair et une identification précise des conduites souterraines. Employer des codes couleur et des panneaux de signalisation pour indiquer leur emplacement.
3. Distances de sécurité : maintenir des distances minimales de sécurité entre les différentes conduites (eau, gaz, électricité) afin de prévenir les interférences et dommages croisés.
4. Autorisation et notification : obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes avant tout travail d’excavation.
5. Inspection et entretien : procéder à des inspections régulières et à un entretien périodique des conduites souterraines pour garantir leur intégrité et leur sécurité dans le temps.
6. Matériaux de protection : utiliser des éléments de protection tels que gaines et conduits afin de protéger les conduites contre les dommages mécaniques et la corrosion.
7. Procédures d’urgence : prévoir des procédures d’urgence en cas de dommage accidentel aux conduites souterraines. Mettre en place des mesures de réaction rapide pour limiter les risques et garantir la sécurité.
8. Formation et sensibilisation : s’assurer que tous les intervenants disposent d’une formation suffisante et sont conscients des règles de sécurité spécifiques applicables aux conduites souterraines.
Ces prescriptions contribuent à garantir la sécurité des travailleurs et à prévenir les dommages aux conduites souterraines.
3.4 Montage à l’air libre
Quelles sont les caractéristiques des canalisations électriques à respecter pour une installation à l’air libre conforme aux règles de l’art ?
Les principales caractéristiques et exigences relatives aux conduites électriques dans les installations à l’air libre avec chemins de câbles, échelles à câbles, goulottes, etc. sont identiques à celles reprises au point 3.1. Montage apparent.
Type de câble Application
Câble XVB
Câble EXVB
Câble XGB
Choisir le bon type de câble pour une installation non domestique
Voici un aperçu des principaux types de câbles et de leurs applications dans les installations électriques non domestiques :
Convient pour les installations fixes à l’intérieur (éclairage, interrupteurs, coffrets à fusibles).
Convient aux installations extérieures et souterraines. Comporte une gaine de protection supplémentaire contre l’humidité et les dommages mécaniques.
Câble sans halogène, utilisé dans les bâtiments de plus de 25 mètres ou accessibles au public. Dégage moins de fumées et de gaz toxiques en cas d’incendie.
Fil VOB Conducteur isolé destiné à être posé dans des conduites ou des goulottes. Flexible et facile à poser.
Câble en néoprène (H07RN-F)
Convient aux environnements industriels. Résistant aux huiles, produits chimiques et sollicitations mécaniques.
Câble en silicone Résistant aux températures élevées, utilisé dans les installations où la résistance à la chaleur est essentielle.
Câble YMVK Convient aux applications industrielles lourdes et installations souterraines. Offre une protection mécanique renforcée et une résistance à l’humidité.
Câble NYM Couramment utilisé dans le secteur du bâtiment pour les installations fixes dans des lieux secs ou humides. Flexible et facile à poser.
Câble H07V-K Convient pour les installations nécessitant une grande flexibilité, par exemple dans les tableaux de répartition et armoires de commande.
Câble H07RN-F Convient aux applications industrielles lourdes et installations extérieures. Résistant aux huiles, produits chimiques et sollicitations mécaniques.
Chaque type de câble présente des caractéristiques et des applications propres qui le rendent adapté à différentes installations non domestiques.
Comment choisir le câble adéquat pour mon projet ?
Le choix du câble approprié dépend de plusieurs facteurs. Voici les principales étapes et considérations pour faire le bon choix : Étapes pour le choix du câble adéquat
1. Évaluer l’application :
• Intérieur ou extérieur : choisir des câbles adaptés à l’environnement d’installation. Par exemple, le câble EXVB convient pour une pose extérieure ou souterraine.
• Installation fixe ou flexible : pour une pose fixe, opter pour des câbles rigides tels que XVB ; pour une installation souple, privilégier des fils comme VOB.
2. Déterminer la capacité requise :
• Intensité et tension : sélectionner des câbles capables de supporter le courant nominal et la tension d’utilisation nécessaires. Il s'agit d'un facteur essentiel pour garantir la sécurité et la performance de l’installation.
3. Tenir compte des facteurs environnementaux :
• Température : les câbles en silicone sont adaptés aux zones à forte chaleur.
• Humidité : les câbles EXVB ou YMVK offrent une meilleure étanchéité et une résistance accrue à la corrosion.
4. Choisir la protection adéquate :
• Interférences électromagnétiques : en présence de perturbations électromagnétiques (ex. data centers), préférer des câbles S/FTP à double blindage.
5. Vérifier la conformité réglementaire :
• Normes de sécurité : s’assurer que les câbles respectent les normes en vigueur et les prescriptions pour les installations électriques.
Freddy Steenackers
Vous savez sans doute qui travaille chez Nelectra et ce que chacun d’entre nous peut faire pour vous. Si ce n’est pas le cas, vous trouverez une présentation de toute l’équipe – avec photo, fonction et coordonnées – sur www.nelectra.be, dans la rubrique « Contact ».
Sur cette dernière page d’ElectroVision, nous aimerions vous présenter tous les collègues, un par un, d’une façon différente : qui sommes-nous, quelle est notre fonction et que faisons-nous quand nous ne travaillons pas pour Nelectra ?

Els Heyrman, responsable communication et presse
Dans ce numéro, nous vous présentons Els Heyrman. Elle est responsable de toute la communication chez Nelectra : revues de presse, newsletters, invitations, site web, ElectroVision, brochures, réseaux sociaux… Elle veille à ce que les informations parviennent efficacement aux membres. Elle travaille chez Nelectra depuis maintenant neuf ans.
Quelle est la première chose que vous faites le matin ?
Je me réveille généralement avant que mon réveil ne sonne, et en été, je devine souvent l’heure à la lumière qui filtre dans ma chambre. Si ce n’est pas encore l’heure de me lever et que je n’arrive plus à me rendormir, je me plonge dans le journal numérique.
Comment aimez-vous passer votre temps libre ?
Pour moi, marcher et faire du vélo en pleine nature est une véritable détente. Mon compagnon choisit toujours de beaux itinéraires, souvent dans des régions fascinantes. Pendant nos balades, je savoure le paysage et toutes les anecdotes qu’il partage sur les régions traversées.
Quel livre vous a récemment marquée ? Et pourquoi ?
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire « Het Geschenk » de Gaea Schoeters. C’est une satire politique savoureuse, racontant l’histoire d’un cadeau de 20 000 éléphants offert par le président du Botswana à l’Allemagne.
Qu’est-ce qui vous rend heureuse ?
Les talents culinaires de mon compagnon : il parvient chaque fois à préparer des plats exquis. Et puis, j’adore voyager : partir vers une destination inconnue, découvrir d’autres cultures et coutumes. Chaque année, je trépigne d’impatience pour le séjour au ski. En altitude, sur des skis, sentir la neige craquer sous ses pieds, et puis la vitesse… cela procure une véritable bouffée d’énergie.
Quel est votre meilleur souvenir de l’année écoulée ?
Il y a exactement un an, mon partenaire et moi avons fait un tour de la Nouvelle-Zélande – un pays qui m’a profondément touchée. La nature y est impressionnante : fjords, montagnes, lacs, geysers… et à chaque détour, un paysage encore plus beau que le précédent. La population accueillante, ce sentiment unique d’île isolée et cette atmosphère de « bout du monde » font de cet endroit un lieu inoubliable.

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