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Le journaliste de triathlon n’a pas eu la tâche facile ces dernières semaines. De nombreuses infos, pas toujours très claires, ont, en effet, circulé sur la toile. Il n’était pas toujours facile de séparer le bon grain de l’ivraie. Cela a commencé par une dépêche de Reuters qui annonçait que le groupe chinois Dalian Wanda avait fait appel à trois banques pour préparer une éventuelle introduction en bourse de ses activités dans le sport. Le conglomérat est engagé dans une série de cessions d’actifs afin de pouvoir faire face aux échéances de remboursement de sa dette. La cotation devrait concerner notamment World Triathlon Corp (WTC). Si l’info se confirme, le géant chinois n’aura conservé qu’un peu plus de deux ans la gestion du circuit Ironman. Les activités n’auront-elles pas aussi été lucratives que prévu ? Quels seront les repreneurs éventuels ? Affaire à suivre...

Quelques jours plus tard, une nouvelle surprise tombait dans le monde du triathlon. Dans un message publié sur sa page facebook, Gérald Iacono annonçait que l’Embrunman allait passer sous le contrôle d’Amaury Sport Organisation, qui a notamment en charge le Tour de France et le marathon de Paris. Le célèbre organisateur explique que « des circonstances nous ont obligés à couper les ponts » avec la Fédération Française de triathlon. La F.F.TRI dont s’était pourtant rapprochée l’association présidée par le fondateur de l’Embrunman jusqu’à nommer cette dernière présidente déléguée. « Une rupture qui a été faite ce lundi à la suite d’une assemblée extraordinaire de l’Embrun Triathlon », a écrit le Haut-Alpin. À la date du 24 janvier, aucun communiqué n’avait été publié par ASO sur le sujet.

La troisième et dernière affaire qui a fait couler beaucoup d’encre concerne Henri Schoeman, le médaillé de bronze des JO de Rio. Selon l’agence russe Sputnik, accusée de colporter très souvent des fake news, le Sud-Africain aurait pris des produits sans se munir d’une exemption médicale. Après la compétition, il aurait été controlé positif à la prednisolone, une substance interdite. Dans les communications interceptées, deux spécialistes du CIO veulent aider Schoeman qui aurait oublié de présenter une exemption médicale. Dans un communiqué publié le 24 janvier, l’ITU clôt le dossier en affirmant que, dans cette affaire, il n’y a pas eu de violation de la loi antidopage. Tout se serait passé dans les règles imparties. Dans les prochaines semaines, Triathlete suivra avec attention ces trois sujets, qui ne sont peut-être pas à l’abri de rebondissements. Olivier Berraud

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© Janos Schmidt (ITU)

couverture

Sixième pour sa première WTS l’an passé, Léonie Périault est actuellement la numéro un française

sommaire 06 TRIZAP 06 ZAP NEWS 08 DIX CHOSES À SAVOIR SUR... 09 PORTRAIT ESPOIR

TRITRAINING 11 PLAN TRIATHLON M 12

Voici la suite du plan d’entraînement pour un triathlon M programmé en juillet. Celui-compte deux niveaux déterminés en fonction du volume horaire.

PLAN IRONMAN SUJET RECHERCHE L’EXERCICE DU MOIS CONSEILS SANTÉ

16 22 26 28

TRIMATOS 31 32 DOSSIER MONTRES Vous n’êtes plus seul ! Entraîneur, motivateur, observateur, analyseur, géolocalisateur, météorologue, cardiologue... Hormis les masseurs, votre poignet accueille aujourd’hui tout un staff tel un athlète de haut niveau. Ultra connectées, les montres de triathlon embarquent surtout une multitude de technologies pour vous accompagner vers la performance. Scoop : elles vous donnent aussi l’heure.

38 42 46 48 49

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ESSAI VÉLO : BH G7 PRO ON A TESTÉ TRIESSENTIALS LIFE STYLE ESSAI RUNNING


51 TRIACTION 52 DOSSIER : L’ÉQUIPE DE FRANCE FÉMININE COURTE DISTANCE

Tandis que l’équipe masculine française brille de mille feux sur le circuit WTS, son homologue féminine brille plutôt sa discrétion. Les choses vont-elles évoluer dans les années à venir ? Les Françaises peuvent-elles encore rêver de médailles à Tokyo ? Éléments de réponse avec Sébastien Poulet, responsable des équipes de France.

56 60 62 64 67

STAGE PARATRIATHLON INSEP FOCUS SUR UN ACTEUR DU TRIATHLON ROAD TRIP TOUMY DEGHAM LE CLUB DU MOIS : AC BOBIGNY TRIATHLON UN TRIATHLÈTE RÉAGIT À L’ACTU

68 LE PROGRAMME 2018 DES FRANÇAIS DU LD La coupure est déjà loin derrière pour les spécialistes du Longue Distance. Il faudra, en effet, être prêt pour les premières compétitions qui vont vite arriver. La saison s’annonce-t-elle bien pour les meilleurs Français ? Quelles seront leurs premières compétitions ? Quels objectifs vont-ils se fixer pour l’année 2018 ? Interviewé par Triathlete, chacun d’eux a répondu à toutes ses questions et d’autres.

74 LE CLUB FRANCE 76 LA STRUCTURE DU MOIS : ORGANICOACH

L’INTERVIEW DU MOIS : LÉONIE PÉRIAULT 80 Double vice-championne du monde U23 en 2015 et en 2016, Léonie Périault a réussi son baptême du feu chez les grandes l’an passé en terminant 6e de sa première WTS à Stockholm. Quel bilan la Pisciacaise fait-elle de son année 2017 ? Se sentelle prête à confirmer, voire faire mieux en 2018 ? Quels sont ses objectifs à long terme ? Réponses dans l’interview qui suit.

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ZAP NEWS

LECTURE Un guide d’entraînement complet pour les athlètes débutants et confirmés. Très détaillé, il donne les clés pour planifier votre saison, organiser une semaine d’entraînement et ainsi être prêt pour le jour J. Vous apprendrez également comment optimiser chaque séance de fitness, rattraper vos séances manquées ou encore améliorer vos performances avec une nutrition intelligente. « La Bible du triathlon », de Joe Friel, aux Éditions Talent Sport. 312 pages. Prix : 27,90 €

Encore quelques dossards à Pampelune La 4e édition de l’Half Ironman Pamplona-Iruña affiche complète sauf pour les Français. Plus de 70 frenchies sont déjà inscrits mais l’organisation réserve encore des dossards pour les triathlètes tricolores. La course se tiendra le 12 mai prochain. Inscriptions sur www.triatlonpamplona.es/fr/

Ajout Calendrier Martinique : 8 mai 2018 : duathlon commune du vert pré distance S et XS organisation Jc 231 06 96 24 59 06 30 septembre : KTK commune de schoelcher 6/8 ans et 9/11 ans organisation kawann triathlon club, type d’épreuve triathlon 27 octobre : matriX’S commune de trinité distance XS Organisation CCS, inscription.ccs@gmail.com, type d’épreuve triathlon 28 octobre : Matrinik commune de trinité et sainte Marie, distance L, type d’épreuve triathlon, inscription.ccs@gmail.com Saint Martin de Sansay (79) 3ème Triathlon du pays thouarsais 19/05/2018 : Triathlon Distance XS / Individuel-Relais, Triathlon Distance S / Contre la montre par équipe 20/05/2018 : Triathlon Distance Jeunes 10-13/ Individuel, Triathlon Distance M / Individuel-Relais Infos et inscriptions : www.thouarstriathlon.com, thouarstriathlon@gmail.com

Du côté des réseaux sociaux Facebook Javier Gomez : « Je viens de commencer les entraînements en vue de la saison 2018. J’ai déjà envie de croiser le fer avec mes adversaires. Une de mes premières courses sera le Cannes International Triathlon, le 29 avril. » (18 janvier) Flora Duffy : « Nouvelle année, nouveau look. Je suis très heureuse d’avoir signé avec Specialized. En route pour la saison 2018 ». (8 janvier)` Denis Chevrot : « Un peu de changement pour 2018 : nouveau club (Triathl’Aix), nouveaux sponsors (Compressport, Dare2Tri). » (5 janvier)

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Stages prépa pour le Tours’nman Suite à de nombreuses demandes, le Tours’nman propose deux stages les 14-15 avril et les 12-13 mai à Tours qui accueilleront entre 20 et 30 stagiaires. Voici le programme : encadrement avec Vincent Tortay, entraîneur natation de Toumy Degham, reconnaissance des parcours avec les organisateurs, présence de triathlètes élite (Toumy Degham, Aurélien Raphaël entre autres), séances adaptées au niveau de chacun et rencontre avec les partenaires pour découvrir par exemple les produits Fenioux qui seront distribués sur les ravitaillements.

Rectificatif

Contrairement à ce qui a été dit dans le numéro précédent, l’édition 2018 des 24 h du Mans vélo aura lieu les 25 et 26 août prochains et non les 16 et 17 juin (24 du Mans Auto)

Intelligence artificielle Comment optimiser tous les paramètres d’entraînement ? En utilisant Gutaï, une nouvelle application training qui prend en considération le ressenti de l’athlète mais aussi ses conditions d’entraînement. Par exemple, elle enregistre les données environnementales (force et direction du vent, taux d’humidité, etc) et détecte grâce à son propre mapping le type de sol emprunté (sable, bitume, tartan, herbe, sentier, etc). Gutaï génère ensuite un programme ciblé selon les disponibilités, les objectifs de l’athlète et le réajuste selon son ressenti. Pour les athlètes de tous niveaux et pour les entraîneurs. application pour optimiser l’entrainement au prix d’une chambre à air (8,90 €). Actuellement 30 jours d’essai grautit sans engagement. Plus d’infos sur www.gutai.training/fr

TIME aux côtés de l’Alpe d’Huez Le Triathlon de l’Alpe d’Huez et la marque française historique de vélo Time renforcent leur union : l’épreuve qui se disputera du 30 Juillet ou 3 Août 2018 devient le Time Triathlon Alpe d’Huez. Après une première collaboration en 2017, les deux entités ont signé pour trois ans. Les participants auront ainsi la possibilité de tester gratuitement et grandeur nature les vélos de la marque et de rencontrer l’équipe Time pour découvrir le savoir-faire technologique.

Télex

Vu sur Instagram, Frédéric Belaubre a fait sa demande en mariage à Charlotte Morel. La Belle a dit ‘’Oui’’ ! # Le réseau de cyclisme virtuel Zwisft a cumulé 196 582 313 km sur l’année 2017, soit la distance aller retour entre la Terre et la planète Mars ! # Nicolas Hope est le nouveau Directeur Général France du groupe Mizuno. # Le Challenge Madrid sera support du Championnat d’Europe de triathlon Longue Distance le 23 septembre. # Craft, marque suédoise de textile de sport outdoor, a signé un partenariat de 3 années avec le BMC-Vifit Sport Pro Triathlon Team. #


L’INTERVIEW FUTILE Félix DUCHAMPT

• Montluçon Triathlon • 29 ans • 2e de la Coupe du Monde ITU Salinas 2017, 4e de la Coupe du Monde ITU Weihai 2017, 43e au classement ITU 2017 Quel/le sportif/ve célèbre aimerais-tu inviter à dîner ? Martin Fourcade, que je connais un peu grâce à des passages à Font-Romeu. Et si cela se passe dans les Pyrénées, on ajoutera bien une troisième chaise pour Kilian Jornet, qui est du coin. Il t’arrive de suivre d’autres sports ? Je suis un grand fan de sport en général. Je regarde constamment ce qui se passe dans d’autres disciplines. S’il faut choisir, je suis particulièrement le biathlon et le ski de fond. Un film ou une série à conseiller ? J’adore Tarantino ! C’est un peu classique, mais pour ceux qui ne les auraient pas vus: Pulp Fiction, Inglorious Bastard et plus récemment The hateful Eight. Quel livre t’a le plus marqué ? Je lis plutôt les journaux papier ou sur Internet, mais j’ai de bons souvenirs des contes de Voltaire, Candide et Micromegas. Quel pays aimerais-tu visiter ? Un pays que je n’ai pas encore visité et qui m’attire vraiment, la Nouvelle-Zélande. La plus belle ville de France ? Clermont-Ferrand, sans hésitation Une bonne soirée avec toi, c’est quoi ? Entre amis avec une raclette ou une tartiflette l’hiver, ou autour d’un barbecue l’été ! Du vin et/ou quelques bières, puis on voit où la soirée nous mène. Toujours improviser ! Quelle matière aimais-tu le plus à l’école ? L’EPS, mais la physique, la SVT, les langues étrangères ou la géographie me plaisaient aussi. La plus grosse bêtise que tu aies faite lorsque tu étais enfant ? En maternelle, j’avais cassé le nez d’un copain parce qu’il me regardait « pisser ». Quel gros mot utilises-tu le plus souvent quand tu te mets en colère ? Je dis des « putain » à tout va... Quel type de musique aimes-tu écouter pour te redonner la pêche ? J’écoute pas mal d’électro, un petit remix fait en général l’affaire !

Quelle émission de télé as-tu honte de regarder ? Les Anges ou les Marseillais. Si je n’ai rien à faire, ça m’arrive de passer du temps à écouter leurs bêtises. Le truc qui te stresse le plus ? Je suis un peu bordélique. Si je ne retrouve pas des choses pendant un long moment, ça peut me rendre fou. Il te reste 24 h à vivre. Tu fais quoi ? J’inviterais un maximum de mes amis et ma famille à une fête, pourquoi pas type Project X. Quelle tâche ménagère détestes-tu accomplir ? Ranger mes affaires et faire le ménage en général.

wAVE RIDER 21

souplesse & Légèreté

La Wave Rider 21 a été conçue pour permettre à chaque coureur de dépasser ses objectifs. La nouvelle plaque Wave et la semelle U4ICX garantissent le meilleur équilibre légèreté, amorti, et dynamisme du marché.

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DIX CHOSES À SAVOIR SUR...

Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

Simon Viain Dix choses à savoir sur... Tous les mois, un spécialiste du triple effort dévoilera dix choses insolites le concernant. Nous démarrons avec le Montpelliérain Simon Viain, 4e du Mondial U23 en 2016 et auteur d’une belle 7e place lors de la WTS de Montréal l’an passé.

les actualités de l’applica1. Jetion  lismobile du Monde tous les jours sans exception. à un concert plus ou 2. J’assiste  important moins chaque année lors la coupure. Cette année, je suis allé applaudir Gorillaz. on évènement sportif favori est la 3. Mcourse cycliste Paris-Roubaix

4. Je n’ai jamais eu la télé chez moi. Je mange du beurre de 5. cacahuète tous les jours.

fait partie de la chorale 8. Jde’aimon collège pendant une année

J’ai l’impression que 6. j’oublie tout le temps quelque chose quand je pars en déplacement. Du coup, je passe mon temps à vérifier le contenu de mes poches. e pourrais passer des 7. Jheures à regarder des vélos sur Internet, surtout ceux de la piste des années 80/90.

8

J’ai choisi mon apparte9. ment uniquement pour la vue depuis la fenêtre de la chambre.

J'ai eu du mal à avoir 10. des idées pour cette rubrique ;)


PORTRAIT ESPOIR

Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

La tête sur les épaules Championne de France cadettes de triathlon, Audrey Ducornet a également eu le bonheur de prendre le départ du Championnat du Monde Juniors à Rotterdam en septembre dernier. Une belle récompense pour cette jeune athlète de 17 ans dont la courbe de progression ne fait que grimper. Malgré tout, la Gravelinoise réfléchit sur son avenir pour allier sport et études du mieux possible. Sagesse et sérieux. Ce ne sont pas toujours les qualificatifs utilisés pour une adolescente de 17 ans. C’est pourtant ceux qui conviennent à Audrey Ducornet, licenciée à Gravelines Triathlon et qui fête cette année sa 10e année de triathlon, déjà. « J’ai commencé chez les poussines en 2007. Mon père était triathlète, mon frère Théo aussi. À force de les voir, j’ai voulu faire comme eux. Je n’ai jamais regretté », lance-t-elle. Une histoire de famille qui aurait simplement pu trouver un épilogue sur les bancs du collège par lassitude ou manque de motivation. Mais après quelques années en guise de prise de marques, sa saison 2015 est le premier tournant dans sa jeune carrière : « Je finis 2e du championnat de France de duathlon, 3e des France de triathlon et je gagne le titre de championne de France en aquathlon. » Ces trois résultats la propulsent tout en haut de l’échelon national et l’inscrivent sur les listes Espoirs de la Fédération Française de Triathlon. En 2016, elle confirme en montant sur la 3e marche du championnat de France cadettes à Montceau-les-Mines (71) avant de s’imposer dans cette même catégorie en 2017 à Pierrelatte (26) en juin. L’été se poursuit et Audrey se classe, mi-août, 4e de la Coupe d’Europe juniors de Lausanne (Suisse) bien qu’étant encore cadette. « Après cette belle performance, Sébastien Poulet m’a appelée pour m’avertir de ma sélection au championnat du monde de Rotterdam en septembre dernier et par conséquent mon surclassement dans la catégorie juniors. Je n’y croyais pas. En début de saison, je n’aurais pas du tout parié sur une sélection pour le Mondial », se réjouit-elle.

Mon club, une histoire de cœur Aux Pays-Bas, la native de Saint-Pol-surMer prend la 22e place. À l’arrivée, elle hésite entre satisfaction d’avoir pris part à l’épreuve et contrariété du résultat. « J’étais frustrée de mon vélo. Une fille devant moi s’est faite lâcher, je n’ai pas réagi immédiate-

ment, l’écart s’est creusé et il était trop tard. En franchissant la ligne, j’étais contente, jusqu’à ce que Jérôme Drouard, préparateur mental de l’Équipe de France, me dise que si je n’avais pas lâché à vélo, j’aurais pu terminer 7e... J’ai eu un moment de déception, mais cela fait partie des circonstances de course », analyse-t-elle. Rotterdam lui a aussi redonné la chance de croiser la route de Cassandre Beaugrand et de rencontrer Vincent Luis, deux athlètes dont elle aimerait suivre l’exemple. « J’espère réussir une carrière de haut niveau dans le sport. Quand on voit ce qu’ils réalisent, cela motive et fait envie », explique-t-elle. Pour le moment, tout est encore assez flou autour de ses projets d’avenir. Actuellement en terminale scientifique, Audrey cherche la bonne voie pour allier sport et études. Contactée notamment par Val de Gray et Sartrouville, la Gravelinoise aurait pu privilégier le triple effort mais elle a préféré assurer cette année importante ponctuée dans quelques mois par un Bac S à valider. « J’ai environ 15 heures d’entraînement hebdomadaires qui s’ajoutent à mes 30 heures de cours. Je m’entraîne, je suis mes cours, je mange et je dors. J’ai parfois senti que je ne pouvais pas faire autant de choses que mes amies, mais je ne ressens aucune frustration », résume-t-elle avant de continuer : « quand je m’entraîne seule très tôt ou tard, je pense aux bonnes choses qui me sont arrivées, aux objectifs que j’ai dans ma ligne de mire. » Dans son viseur justement, le bac en juin, le Championnat d’Europe à Tartu en Estonie fin juillet puis les Monde à Gold Coast en Australie mi-septembre. Ensuite seulement, il sera peut-être temps pour Audrey de changer de couleurs, non sans mal. « Gravelines, c’est mon premier club, c’est une histoire de cœur. Mais pour ma progression, il faudra quand même que j’y pense », lance-t-elle. La tête sur les épaules. ■

I N°369

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11TRI 12 16 22 26 28

I N°337 11

© Christophe GUIARD

PLAN TRIATHLON M PLAN IRONMAN SUJET RECHERCHE L’EXERCICE DU MOIS CONSEILS SANTÉ


PLAN D’ENTRAÎNEMENT TRIATHLON M

Benoit VALQUE, www.trainingattitude.com

Christophe GUIARD

e r è g Lé

e m u l o v u d n o i t a t n e augm

Niveau 1 : mon premier triathlon « M » - Niveau DEBUTANTS : volume compris entre 4 à 8 h par semaine La charge d’entraînement augmente très légèrement avec 4 séances pour un volume compris entre 4 et 5 h par semaine. Nous adressant au plus grand nombre, nous avons choisi de répartir équitablement les

entraînements, considérant que vous débutez dans les trois disciplines. La semaine type change donc régulièrement afin d’alterner la dominante. Le niveau 1 s’adresse aux triathlètes visant de terminer un triathlon M sans objectif de temps. Vous avez l’expérience d’un ou quelques triathlons XS et S et vous souhaitez passer sur la distance supérieure, tenter votre premier M ? Ce plan est fait pour vous.

Niveau 2 : volume compris entre 8 h et 12 h Vous êtes habitué aux triathlons M. Là encore, ce deuxième mois sera marqué par

NATATION Semaine 5 : du 12 au 18 Février

Natation, 1600m, 30’ • 3 00m avec pull buoy 200m éducatif 100m progressif • 1 8x50m récupération 15” alternance un lent / un moyen / un vite • 1 00m souple au choix

Natation, 1600m, 30’ • 2 00m avec pull buoy; 100m dos / crawl; 100m brasse / crawl • 1 0x100m décomposé comme suit 25m amplitude maximale / 25m normal / 25m progressif sans se désunir / 25m normal, récupération 15” • 2 00m souple au choix

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VÉLO

une légère évolution de la charge d’entraînement avec 7 entraînements pour 8 à 9 h hebdomadaires. Les dominantes vont évoluer d’une semaine à l’autre, afin de pouvoir travailler équitablement dans les trois disciplines. Attention : si vous vous entraînez fréquemment plus de 10 à 12 h par semaine, si vous avez le niveau pour vous entraîner régulièrement en bi-quotidien, ce programme sera trop facile pour vous. N’oubliez pas que la charge d’entraînement augmentera au fil des mois. Notez, là encore, qu’il s’agit d’une trame qu’il faut savoir adapter à vos disponibilités, contraintes et calendriers.

COURSE À PIED Vélo, 2h

Course à pied, 1h

FORCE • D ans les 1h30 centrales répartir librement 5 blocs comme suit : 10’ grand plateau, en hyperforce, en endurance, cadence entre 45 et 60tpm sans chercher à rouler vite, si possible en côte ou face au vent + 1’ en accélération progressive en accélérant la cadence de pédalage, sans modifier le braquet

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance : 5’ allure marathon 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA. Récupération constante 1’ entre les séquences

A* B*

4

4h

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

Voici la suite du plan d’entraînement pour un triathlon M programmé en juillet. Celuicompte deux niveaux déterminés en fonction du volume horaire.


NATATION Semaine 6 : du 19 au 25 Février

Semaine 7 : du 26 Février au 04 Mars

Semaine 8 : du 05 au 11 Mars

VÉLO

Natation, 1400m, 30’ • 2 00m avec pull buoy; 4x25m battements de jambes récupération 30” • 4 x25m vite récupération 30” 4x50m vite récupération 30” 4x25m vite récupération 30” le tout avec plaquettes • 100m souple au choix • 4 x25m vite récupération 30” 4x50m vite récupération 30” 4x25m vite récupération 30” le tout en nage complète • 2 00m souple au choix

Vélo, 2h FORCE • 2 h en endurance mais en passant toutes les côtes en alternant positions assis et en danseuse et en surbraquet, cadences 40-50tpm, sans faire monter les pulsations, sans tirer sur le cintre, sans se déhancher

A* B*

Course à pied, 1h VITESSE • 2 0’ échauffement progressif. 2 séries de 8x20’’ au sprint / 1’ très souple. Récupération 3’ entre les séries

Vélo, 1h30

4

5h

4

4h15

4

4h

EXPLOSIVITE • E chauffement 20’. 1h de corps de séance avec un sprint sur 20” toutes les 5’, atteindre une cadence de pédalage maximale en fin de sprint. Retour au calme 10’

Natation, 1500m, 30’ • 200m avec pull buoy 100m éducatif 200m crawl 100m progressif • 4 00m + 200m + 100m avec pull bupy + plaquettes progressif du 400m au 100m • 2 00m souple au choix

COURSE À PIED

Vélo, 2h VELOCITE • 2 h avec l’heure centrale décomposée comme suit : 6x (7’ en hypervélocité 100/120tpm + 1’ à PMA gros braquet + 2’ souple)

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 5’ souple sans intensité

Course à pied, 1h TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 2 séries de 6x (30” vite / 1’30 souple), récupération 3’ entre les séries. Intensité : intermédiaire entre sprint et VMA. Retour au calme 10’

Natation, 1500m, 30’

Vélo, 2h

Course à pied, 1h

• 1 00m crawl; 50m dos; 100m crawl; 50m brasse; 100m crawl; 50m battements de jambes; 50m progressif • 5 0m + 100m + 150m + 200m + 150m + 100m + 50m allure spécifique M, récupération constante 30” entre les séquences • 1 50m dos / brasse / crawl par 50m

FORCE • 2 0’ échauffement. 1h30 de corps de séance, répartir librement 3 blocs (10’ en force, en endurance, grand plateau (cadence entre 40 et 60tpm) + 5’ allure M grand plateau, sans remonter les dents). Retour au calme 10’

TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 10 à 15 côtes de 100m montées au sprint, départ toutes les 3’, récupération trot lent. Retour au calme 10’

Natation, 1600m, 30’ • 2 00m : crawl / dos / crawl / brasse 6x100m avec pull buoy + plaquettes, amplitude, récupération 15” 6x100m avec plaquettes, allure M, récupération 15” • 2 00m souple au choix

VÉLO

COURSE À PIED

Natation, 2700m, 1h

Vélo, 2h

• 2 x (100m crawl; 100m éducatif; 100m battements de jambes) • 5 00m allure XXL 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10” 200m éducatif • 4 x100m progressif au sein de chaque 100m récupération 20” 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10” • 3 00m avec pull buoy + plaquettes progressif par 100m 4x25m au sprint récupération 30” • 2 00m souple au choix

FORCE • D ans les 1h30 centrales répartir librement 5 blocs comme suit : 10’ grand plateau, en hyperforce, en endurance, cadence entre 45 et 60tpm sans chercher à rouler vite, si possible en côte ou face au vent + 1’ en accélération progressive en accélérant la cadence de pédalage, sans modifier le braquet

FONCIER • 1 h avec dans la demi heure centrale 8 accélérations progressives sur 1’ (20’’ moyen / 20’’ vite / 20’’ très vite), récupération 2’ entre les accélérations

Natation, 3000m, 1h

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h

• 2 00m crawl; 200m dos/brasse; 100m jambes; 100m éducatif • 8 00m allure XXL avec alternance respiration 2/3/4/5 temps 100m souple • 4 x100m récupération 10” avec le premier 25m de chaque 100m à VMA • 8 00m avec plaquettes (150m allure XXL / 50m allure M) 100m souple • 2 00m souple au choix

TOLERANCE AUX LACTATES • 2 0’ échauffement progressif. 1h de corps de séance avec un sprint “tout à droite” en danseuse sur 30” toutes les 6’. 10’ de retour au calme

TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 10 à 15 côtes de 100m montées au sprint, départ toutes les 3’, récupération trot lent. Retour au calme 10’

Natation, 2600m, 1h • 2 00m avec pull buoy; 100m dos / crawl; 100m brasse / crawl • 2 0x100m décomposé comme suit : 25m amplitude maximale / 25m normal / 25m progressif sans se désunir / 25m normal, récupération 15” • 2 00m souple au choix

A* B*

Course à pied, 1h

7

8h30

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

NATATION Semaine 5 : du 12 au 18 Février

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PLAN D’ENTRAÎNEMENT TRIATHLON M

NATATION Semaine 6 : du 19 au 25 Février

VÉLO

Natation, 3000m, 1h

Vélo, 1h30 RECUPERATION • 1 h30 très souple, recherche d’une cadence de pédalage élevée (90-95tpm), inclure 6 sprints petit plateau assis sur la selle sur 10” dans le quart d’heure central

Natation, 2800m, 1h

Natation, 3100m, 1h • 2 00m crawl; 200m crawl / dos; 200m crawl / brasse • 4 00m avec plaquettes, allure XXL, amplitude - récupération 15”, 2x200m avec plaquettes, allure L, récupération 20”, 2x100m avec plaquettes, alllure M, récupération 30”, 2x50m avec plaquettes, allure S, récupération 45” • 1 00m souple • 4 00m nage complète, allure L, amplitude - récupération 15”, 2x200m nage complète, allure M, récupération 20”, 2x100m nage complète, alllure S, récupération 30”, 2x50m nage complète, VMA, récupération 45” • 2 00m souple

Thierry DEKETELAERE

COURSE À PIED

• 1 50m crawl 150m (dos / brasse / crawl) par 50m 4x100m récupération 20” alternance 3/5/7 temps • 4 x300m récupération 1’ : un en 50m battements de jambes / 50m nage complète, un en 50m éducatif / 50m nage complète, un en 50m amplitude / 50m normal, un en 50m progressif / 50m normal • 8 x100m récupération 15” 75m amplitude / 25m vite sans se désunir • 3 00m souple au choix • 2 00m (50m crawl / 25m dos / 25m brasse) 600m avec pull buoy + plaquettes (50m amplitude / 50m progressif) 600m avec pull buoy (150m amplitude / 50m vite) 600m avec plaquettes, progressif par 150m 600m en nage complète (50m éducatif / 25m amplitude / 25m vite sans se désunir) • 2 00m (50m crawl / 50m au choix)

Semaine 7 : du 26 Février au 04 Mars

Benoit VALQUE, www.trainingattitude.com

Vélo, 1h30 TRAVAIL TECHNIQUE • 1 h30 avec l’heure centrale sur le schéma suivant : 5’ en insistant sur la phase de poussée, 5’ en insistant sur la phase de tirage (remontée de la pédale), 5’ en essayant d’associer les deux phases, le tout en endurance

Vélo, 2h

A* B*

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 4x1’/1’ + 5x45”/45” + 6x30”/30”, récupération 2’ entre les séries

Course à pied, 1h NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance 2 fois la série suivante :  5’ allure marathon, 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA, récupération 50% du temps d’effort entre chaque séquence. Récupération 3’ entre les deux séries

7

9h

7

8h15

7

9h15

FORCE • 2 h en endurance mais en passant toutes les côtes en alternant positions assis et en danseuse et en surbraquet, cadences 40-50tpm, sans faire monter les pulsations, sans tirer sur le cintre, sans se déhancher

Vélo, 2h VELOCITE • 2 h avec l’heure centrale décomposée comme suit : 6x (7’ en hypervélocité 100/120tpm + 1’ à PMA gros braquet + 2’ souple)

Vélo, 1h30 EXPLOSIVITE • E chauffement 20’. 1h de corps de séance avec un sprint sur 15” toutes les 5’ assis sur la selle, braquet faible, tourner les jambes le plus vite possible. Retour au calme 10’

Natation, 3200m, 1h

Course à pied, 1h FONCIER / CHANGEMENTS DE RYTHME • 1 h avec les 30’ centrales sur le schéma (1’ allure 5-10kms / 4’ allure marathon) sans récupération entre le 1’ et le 5’

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 0’ souple sans intensité

Course à pied, 1h VMA 1h avec au centre 12 à 15x (1’ à VMA / 1’ souple)

• 4 00m crawl avec pull buoy, 300m (50m éducatif / 50m nage complète), 200m amplitude, bien nagé, 100m progressif • 3 x100m allure L récupération 20”, 2x200m allure L récupération 20”, 300m allure L récupération 20”, le tout en pull buoy + plaquettes • 3 x100m allure L récupération 20”, 2x200m allure L récupération 20”, 300m allure L récupération 20”, le tout en plaquettes • 2 00m (50m crawl / 50m au choix)

Natation, 2700m, 1h

Natation, 2800m, 1h

Vélo, 2h

• 3 00m crawl; 200m dos / crawl par 50m; 100m brasse / crawl par 25m • 1 6x50m crawl récupération 15”. 4 souple, 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M • 4 00m avec pull buoy + plaquettes, amplitude maximale • 1 6x50m crawl récupération 15”. 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M, 4 allure S • 2 00m souple

FONCIER • E chauffement 20’. 1h30 de corps de séance : une accélération progressive grand plateau sur 1’ toutes les 10’ en alternant les formes de travail : Une fois en descendant les dents progressivement. Une fois en auugmentant progressivement la cadence sur braquet constant. Retour au calme 10’

Natation, 3000m, 1h • 4 x150m récupération 20” (50m 2/3/4 temps + 50m éducatif + 50m amplitude) • 8 00m avec pull buoy + plaquettes allure L 2x400m avec plaquettes allure M récupération 30” 4x100m avec pull buoy allure S récupération 30” 4x50m vite (VMA) nage complète récupération 30” • 2 00m souple 14

Vélo, 2h

• 3 00m crawl / dos / brasse par 50m, 200m éducatif, FORCE 100m amplitude • 2 0’ échauffement. 1h30 de corps de séance, répartir • 6x100m (50m souple, 50m progressif) récupération 15” librement 3 blocs (10’ en force, en endurance, grand 100m souple plateau (cadence entre 40 et 60tpm) + 5’ allure M grand • 6 x100m avec pull buoy + plaquettes allure M récupération 15” plateau, sans remonter les dents). Retour au calme 10’ 100m souple • 6 x100m nage complète allure M récupération 15” 100m souple

Course à pied, 1h NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance :  10’ allure marathon / 4’ souple 7’ allure semi / 3’ souple 4’ allure 10kms / 2’ souple 2’ allure 5kms / 1’ souple 1’ VMA

Course à pied, 1h15 SEUIL • 1 h15 avec au centre 12’ + 10’ + 8’ allure semi marathon, récup 3’ entre les séquences

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

Semaine 8 : du 05 au 11 Mars


VIVEZ LE MEILLEUR EN 2018 !

25 & 26 AOÛT 2018

DIMANCHE 13 MAI 2018

DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018

DIMANCHE 24 JUIN 2018

I N°369 15


PLAN D’ENTRAÎNEMENT IRONMAN

Benoit VALQUE, www.trainingattitude.com

Yoann OBRENOVITCH

En route pour le deuxième mois Pour rappel : Le premier s’adresse aux débutants sur la distance ayant pour ambition de devenir « finisher » pour la première fois. Le volume d’entraînement sera compris entre 7 h et 11 h (8 à 9 h sur ce second mois)

Le second niveau s’adresse aux triathlètes plus aguerris qui s’entraînent en moyenne 10 h à 15 h par semaine (11 à 12 h pour ce deuxième mois) Le troisième niveau s’adresse aux triathlètes s’entraînant 14 à 20 h par semaine (14 à 15 h pour ce troisième mois) Attention, donc : la charge d’entraînement augmentera au fil des mois, sachez donc lire le plan qui suit en le plaçant dans le contexte d’une préparation progressive sur 6 mois qui nous mènera étape par étape jusqu’au jour J (24 juin) La programmation s’articulera surtout autour

NATATION Semaine 5 : du 12 au 18 Février

Semaine 6 : du 19 au 25 Février

Natation, 2600m, 1h • 2 x (100m crawl; 100m éducatif; 100m battements de jambes), 600m allure XXL, 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 15”, 100m éducatif, 3x200m progressif au sein de chaque 200m récupération 20”, 100m souple, 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 15” • 2 00m souple au choix

COURSE À PIED Vélo, 2h

Course à pied, 1h

FORCE / VELOCITE • E chauffement 15’. Corps de séance : 1h30 en alternant 15’ en hyperforce à 40/50tpm sur un gros développement et 15’ en hypervélocité à 100/110tpm sur un petit développement. Retour au calme 15’

VMA • 1 h avec au centre 6x15”/15” + 5x30”/30” + 4x45”/45”, récupération 2’ entre les séries

Natation, 3500m, 1h30 (SEANCE CLEF)

Vélo, 2h

Course à pied, 1h

• 2 00m crawl; 200m dos / brasse par 50m; 100m battements de jambes, 4x (50m éducatif / 50m amplitude) • 8 00m allure XXL en essayant de tenir le 3 temps, 100m souple • 4 x100m récupération 10” (25m vite / 75m souple) • 8 00m avec pull buoy + plaquettes (150m allure XXL / 50m allure M), 100m souple • 4 x100m récupération 10” (25m vite / 75m souple) • 2 00m souple au choix

FONCIER • E chauffement 20’. 1h30 de corps de séance : une accélération progressive grand plateau sur 1’30 toutes les 10’ en alternant les formes de travail : Une fois en descendant les dents progressivement. Une fois en auugmentant progressivement la cadence sur braquet constant. Retour au calme 10’

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance 2 fois le bloc suivant : 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA, récupération 50% du temps d’effort entre chaque séquence, récupération 3’ entre les deux blocs

Natation, 2500m, 1h

Vélo, 2h

Course à pied, 1h

• 1 50m crawl, 150m (dos / brasse / crawl) par 50m • 4 x300m récupération 1’ : un en 50m battements de jambes / 50m nage complète, un en 50m éducatif / 50m nage complète, un en 50m amplitude / 50m normal, un en 50m progressif / 50m normal • 8 x100m récupération 15”, 75m amplitude / 25m vite sans se désunir • 2 00m souple au choix

FORCE PUISSANCE • E chauffement 20’. 1h30 avec au centre 4 blocs de 12’ : en force (50-60tpm) ET allure MD/HALF (L) récup 10’ entre les blocs petit plateau. Retour au calme 10’

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance : 5’ allure marathon, 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA. Récupération constante 1’ entre les séquences

Natation, 2500m, 1h • 2 00m avec pull buoy, 100m éducatif, 300m en changeant librement de nage tous les 50m, 100m éducatif, 300m avec pull buoy + plaquettes allure XXL, 100m éducatif, 300m avec plaquettes allure XXL, 100m éducatif, 16x50m récupération 15” alternance : un en 50m progressif, un en 25m lent / 25m vite, un en 25m vite / 25m lent, un en 50m vite • 200m souple au choix

16

VÉLO

de séances clés dans les trois disciplines, auxquelles s’ajouteront des enchaînements spécifiques à partir du printemps. Ces séances « clés » sont impératives, il ne faut pas les rater ! Notez qu’il s’agit d’une trame et que chacun devra l’adapter à ses disponibilités, contraintes et calendriers. Aucune compétition ne peut être prévue dans le plan, afin de n’exclure personne. De même les périodes de vacances, congés et divers impératifs ne peuvent être pris en compte.

Vélo, 3h (SEANCE CLEF) SORTIE LONGUE • S ortie longue, 3h, en endurance, accumulation du dénivelé pour se mettre dans la configuration “Nice”. Pas de recherche de chrono, de moyennes etc.

A* B*

6

8h30

6

9h

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 10 à 12x (45’’ à VMA / 45’’ souple)

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

Voici la suite du programme d’entraînement visant à préparer l’Ironman de Nice selon trois niveaux, déterminés en fonction du volume horaire d’entraînement de chaque athlète.


NATATION Semaine 7 : du 26 Février au 04 Mars

VÉLO

Natation, 2500m, 1h • 2 00m crawl; 100m dos / brasse par 25m 300m avec plaquettes en amplitude récupération 15” 2x200m avec plaquettes allure XXL récupération 20” 2x100m avec plaquettes allure L récupération 30” 2x50m avec plaquettes VMA récupération 45’ 100m souple • 3 00m nage complète en amplitude récupération 15” 2x200m nage complète allure XXL récupération 20” 2x100m nage complète allure L récupération 30” 2x50m nage complète VMA récupération 45’ 100m souple

COURSE À PIED Vélo, 2h

Course à pied, 1h

VELOCITE • E chauffement 15’. 1h30 de corps de séance : inclure 4 à 5 séries de 10’ à une cadence de pédalage supérieure à 100tpm, petit plateau, en endurance, récupération libre entre les blocs. Retour au calme 15’

TEMPO • 1 h avec en milieu de séance 2x15’ allure intermédiaire entre endurance et allure semi, récupération 3’ entre les séries

Vélo, 1h30 TOLERANCE AUX LACTATES • 2 0’ échauffement progressif. 1h de corps de séance avec un sprint “tout à droite” en danseuse sur 30” toutes les 6’. 10’ de retour au calme

A* B*

Course à pied, 1h15 (SEANCE CLEF) SORTIE LONGUE • 1 h15 en endurance sur terrain varié type cross country ou trail

6

7h45

6

9h45

Natation, 2700m, 1h • 3 00m avec pull buoy; 200m crawl; 100m battements de jambes, 18x100m allure XXL récupération 10” :  6 avec pull buoy + plaquettes, 6 avec plaquettes, 6 en nage complète • 4 x25m sprint récupération 30” • 2 00m souple

Natation, 2600m, 1h • 3 00m crawl / dos / brasse par 50m, 300m éducatif, 200m amplitude, 100m progressif • 1 5x100m crawl progressif par 25m avec plaquettes récupération 20” • 2 00m souple

Natation, 2800m, 1h

Semaine 5 : du 12 au 18 Février

Vélo, 2h FORCE • E chauffement 20’. 1h30 de corps de séance : inclure 4 blocs de 10’ sur un grand développement, en endurance, sans chercher à rouler vite, et à une cadence de 40-50tpm ; récup 5’ entre les blocs. Retour au calme 20’

Vélo, 3h30 (SEANCE CLEF)

Course à pied, 1h TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 2 séries de 6x (30” vite / 1’30 souple) récupération 3’ entre les séries. Intensité : intermédiaire entre sprint et VMA. Retour au calme 10’

Course à pied, 1h15 (SEANCE CLEF)

• 3 00m crawl; 200m dos / crawl par 50m; 100m brasse / crawl par 25m • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 souple, 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M • 400m avec pull buoy + plaquettes, amplitude maximale • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M, 4 allure S • 2 00m souple

A réaliser la veille de la sortie longue CAP SORTIE LONGUE • S ortie longue, 3h30, en endurance, accumulation du dénivelé pour se mettre dans la configuration “Nice”. Pas de recherche de chrono, de moyennes etc.

A réaliser au lendemain de la sortie longue vélo SORTIE LONGUE • 1 h15 en endurance sur terrain varié type cross country ou trail

NATATION

VÉLO

COURSE À PIED

Natation, 3100m, 1h • 2 x (100m crawl; 100m éducatif; 100m battements de jambes) • 6 00m allure XXL, 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10”, 200m éducatif • 3x200m progressif au sein de chaque 200m récupération 20”, 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10” • 4 00m avec pull buoy + plaquettes progressif par 100m, 4x25m au sprint récupération 30” • 2 00m souple au choix

Natation, 3000m, 1h • 2 00m crawl; 200m dos/brasse; 100m jambes; 100m éducatif • 800m allure XXL avec alternance respiration 2/3/4/5 temps, 100m souple • 4 x100m récupération 10” avec le premier 25m de chaque 100m à VMA • 8 00m avec plaquettes (150m allure XXL / 50m allure M), 100m souple • 2 00m souple au choix

Vélo, 2h FORCE • D ans les 1h30 centrales répartir librement 5 blocs comme suit : 10’ grand plateau, en hyperforce, en endurance, cadence entre 45 et 60tpm sans chercher à rouler vite, si possible en côte ou face au vent + 1’ en accélération progressive en accélérant la cadence de pédalage, sans modifier le braquet

FOOTING DE RECUPERATION • 45’ souple sans intensité

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h

TRAVAIL TECHNIQUE • 1 h30 avec l’heure centrale sur le schéma suivant : 5’ en insistant sur la phase de poussée, 5’ en insistant sur la phase de tirage (remontée de la pédale), 5’ en essayant d’associer les deux phases, le tout en endurance

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance 2 fois le bloc suivant : 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA, récupération 50% du temps d’effort entre chaque séquence, récupération 3’ entre les deux blocs

Vélo, 3h

Course à pied, 1h15

A réaliser idéalement la veille de la séance CAP N°3

A réaliser idéalement au lendemain de la sortie vélo N°3

ALLURE SPECIFIQUE HALF IM • 3 h dont 2h sur le schéma (20’ allure L / 10’ souple)

A* B*

Course à pied, 45’

TEMPO / SEUIL • 1 h15 avec en milieu de séance : 6’ + 8’ + 10’ + 12’ allure marathon, récupération 3’ entre les séquences

8

11h30

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

Semaine 8 : du 05 au 11 Mars

I N°369 17


Benoit VALQUE, www.trainingattitude.com

NATATION Semaine 6 : du 19 au 25 Février

Natation, 3000m, 1h

Vélo, 2h

Course à pied, 1h

FORCE • 2 h en endurance mais en passant toutes les côtes en alternant positions assis et en danseuse et en surbraquet, cadences 40-50tpm sans faire monter les pulsations, sans tirer sur le cintre, sans se déhancher

TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 10 à 15 côtes d’environ 100m montées au sprint départ toutes les 3’, récupération trot lent. Retour au calme 10’

• 4 00m avec pull buoy; 200m éducatif • 4 00m avec pull buoy + plaquettes allure XXL 200m éducatif • 4 00m avec plaquettes allure XXL, 200m éducatif • 1 6x50m récupération 15” alternance : un en 50m progressif, un en 25m lent / 25m vite, un en 25m vite / 25m lent, un en 50m vite • 2 00m souple au choix

Natation, 3100m, 1h • 2 00m crawl; 200m crawl / dos; 200m crawl / brasse • 4 00m avec plaquettes, allure XXL, amplitude - récupération 15” 2x200m avec plaquettes, allure L, récupération 20” 2x100m avec plaquettes, alllure M, récupération 30” 2x50m avec plaquettes, allure S, récupération 45” • 1 00m souple • 4 00m nage complète, allure L, amplitude - récupération 15” 2x200m nage complète, allure M, récupération 20” 2x100m nage complète, alllure S, récupération 30” 2x50m nage complète, VMA, récupération 45” • 2 00m souple

Natation, 3600m, 1h15 (SEANCE CLEF) • 1 000m avec pull buoy 2 x (100m crawl; 75m dos; 50m brasse; 25m papillon) • 1 8x100m allure XXL récupération 10” :  6 avec pull buoy + plaquettes 6 avec plaquettes 6 en nage complète • 4 x25m sprint récupération 30” • 2 00m souple

Semaine 8 : du 05 au 11 Mars

18

COURSE À PIED

• 1 50m crawl, 150m (dos / brasse / crawl) par 50m, 4x100m récupération 20” alternance 3/5/7 temps • 4 x300m récupération 1’ : un en 50m battements de jambes / 50m nage complète, un en 50m éducatif / 50m nage complète, un en 50m amplitude / 50m normal, un en 50m progressif / 50m normal • 8 x100m récupération 15” 75m amplitude / 25m vite sans se désunir • 3 00m souple au choix

Natation, 2800m, 1h

Semaine 7 : du 26 Février au 04 Mars

VÉLO

Yoann OBRENOVITCH

Natation, 3300m, 1h

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h

TOLERANCE AUX LACTATES • 2 0’ échauffement progressif. 1h de corps de séance avec un sprint “tout à droite” en danseuse sur 30” toutes les 6’. 10’ de retour au calme

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance : 5’ allure marathon, 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA. Récupération constante 1’ entre les séquences

Vélo, 4h (SEANCE CLEF)

Course à pied, 1h

SORTIE LONGUE • S ortie longue, 4h, en endurance, accumulation du dénivelé pour se mettre dans la configuration “Nice”. Pas de recherche de chrono, de moyennes etc.

SEUIL • 1 h avec en milieu de séance 3x8’ allure semi marathon récupération 3’

Vélo, 2h VELOCITE • E chauffement 15’. 1h30 de corps de séance : 6 fois le bloc suivant : (7’ en hypervélocité petit plateau, en endurance + 5’ allure M tout à droite + 3’ souple). Retour au calme 15’

Vélo, 2h FONCIER • E chauffement 20’. 1h30 de corps de séance : une accélération progressive grand plateau sur 1’30 toutes les 10’ en alternant les formes de travail : Une fois en descendant les dents progressivement. Une fois en auugmentant progressivement la cadence sur braquet constant. Retour au calme 10’

8

12h30

8

10h45

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 10 à 12x (1’ à VMA / 1’ souple)

Course à pied, 1h30 A réaliser idéalement au lendemain de la sortie vélo N°3

Vélo, 2h

12h30

Course à pied, 45’

Vélo, 3h

• 3 00m crawl / dos / brasse par 50m, 200m éducatif, FORCE 100m amplitude • 2 h avec, dans l’heure centrale 4x (10’ à une cadence de • 8 x100m (50m souple, 50m progressif) récupération 15” pédalage inférieure à 60tpm / 5’ souple). Bloc 1 : souple. 100m souple Bloc 2 : allure XXL. Bloc 3 : allure L. Bloc 4 : allure M. • 8 x100m avec pull buoy + plaquettes allure XXL récupé- Adapter les braquets pour tenir l’allure cible ration 10”, 100m souple Vélo, 1h30 • 8 x100m nage complète allure XXL récupération 10” EXPLOSIVITE 100m souple • E chauffement 20’. 1h de corps de séance avec un sprint Natation, 2800m, 1h sur 12” toutes les 5’ assis sur la selle, braquet faible, • 3 00m crawl; 200m dos / crawl par 50m; 100m brasse tourner les jambes le plus vite possible. Retour au calme 10’ / crawl par 25m Vélo, 1h30 • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 souple, 4 allure XXL, PMA 4 allure L, 4 allure M • 4 00m avec pull buoy + plaquettes, amplitude maximale • E chauffement 20’ progressives + quelques accélérations • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 allure XXL, 4 allure L, progressives. 2 séries de 8x (45” à PMA / 45” souple), récupération 3’ entre les séries. Retour au calme 15’ 4 allure M, 4 allure S • 2 00m souple

8

FOOTING DE RECUPERATION • 4 5’ souple sans intensité

A réaliser idéalement la veille de la séance CAP N°3

ALLURE SPECIFIQUE HALF IM • 3 h dont 2h sur le schéma (30’ allure L / 10’ souple)

A* B*

TEMPO / SEUIL • 1 h30 avec en milieu de séance : 3x15’ allure marathon récupération 3’ entre les séquences

Course à pied, 1h TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 10 à 15 côtes d’environ 100m montées au sprint départ toutes les 3’, récupération trot lent. Retour au calme 10’

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 4x1’/1’ + 5x45”/45” + 6x30”/30” récupération 2’ entre les séries

Course à pied, 1h45 (SEANCE CLEF) SORTIE LONGUE • 1 h45 en endurance sur terrain varié type cross country ou trail

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

PLAN D’ENTRAÎNEMENT IRONMAN


Semaine 5 : du 12 au 18 Février

VÉLO

COURSE À PIED

Natation, 3100m, 1h

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h

• 2 x (100m crawl; 100m éducatif; 100m battements de jambes) • 6 00m allure XXL 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10” 200m éducatif • 3 x200m progressif au sein de chaque 200m récupération 20” 4x50m (25m vite / 25m souple) récupération 10” • 4 00m avec pull buoy + plaquettes progressif par 100m 4x25m au sprint récupération 30” • 200m souple au choix

RECUPERATION • 1 h30 très souple, recherche d’une cadence de pédalage élevée (90-95tpm), inclure 6 sprints petit plateau assis sur la selle sur 10” dans le quart d’heure central

FONCIER • 1 h avec dans la demi heure centrale 6 accélérations progressives sur 1’30 (30’’ moyen / 30’’ vite / 30’’ très vite) départ toutes les 5’

Natation, 3000m, 1h

Vélo, 2h FORCE • D ans les 1h30 centrales répartir librement 5 blocs comme suit : 10’ grand plateau, en hyperforce, en endurance cadence entre 45 et 60tpm sans chercher à rouler vite, si possible en côte ou face au vent + 1’ en accélération progressive en accélérant la cadence de pédalage sans modifier le braquet

• 2 00m crawl; 200m dos/brasse; 100m jambes; 100m éducatif • 800m allure XXL avec alternance respiration 2/3/4/5 temps Vélo, 1h30 100m souple TRAVAIL TECHNIQUE • 4 x100m récupération 10” avec le premier 25m de • 1 h30 avec l’heure centrale sur le schéma suivant : chaque 100m à VMA • 8 00m avec plaquettes (150m allure XXL / 50m allure M) 5’ en insistant sur la phase de poussée, 5’ en insistant sur la phase de tirage (remontée de la pédale), 5’ en 100m souple essayant d’associer les deux phases, le tout en endurance • 2 00m souple au choix

Semaine 6 : du 19 au 25 Février

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 0’ souple sans intensité

Course à pied, 1h

Natation, 3600m, 1h15 (SEANCE CLEF)

Vélo, 3h

Course à pied, 1h15

A réaliser idéalement la veille de la séance CAP N°4

A réaliser idéalement au lendemain de la sortie vélo N°4

Natation, 3000m, 1h

Vélo, 1h30

• 1 50m crawl 150m (dos / brasse / crawl) par 50m 4x100m récupération 20” alternance 3/5/7 temps • 4 x300m récupération 1’ : un en 50m battements de jambes / 50m nage complète, un en 50m éducatif / 50m nage complète, un en 50m amplitude / 50m normal, un en 50m progressif / 50m normal • 8 x100m récupération 15” 75m amplitude / 25m vite sans se désunir • 3 00m souple au choix

RECUPERATION • 1 h30 très souple, recherche d’une cadence de pédalage élevée (90-95tpm), inclure 6 sprints petit plateau assis sur la selle sur 10” dans le quart d’heure central

Natation, 2800m, 1h

Vélo, 2h

• 400m avec pull buoy; 200m éducatif • 4 00m avec pull buoy + plaquettes allure XXL 200m éducatif • 4 00m avec plaquettes allure XXL 200m éducatif • 1 6x50m récupération 15” alternance : un en 50m progressif, un en 25m lent / 25m vite, un en 25m vite / 25m lent, un en 50m vite • 2 00m souple au choix

FORCE • 2 h en endurance mais en passant toutes les côtes en alternant positions assis et en danseuse et en surbraquet, cadences 40-50tpm sans faire monter les pulsations, sans tirer sur le cintre, sans se déhancher

Natation, 2800m, 1h • 2 00m (50m crawl / 25m dos / 25m brasse) 600m avec pull buoy + plaquettes (50m amplitude / 50m progressif) 600m avec pull buoy (150m amplitude / 50m vite) 600m avec plaquettes, progressif par 150m 600m en nage complète (50m éducatif / 25m amplitude / 25m vite sans se désunir) • 2 00m (50m crawl / 50m au choix)

Vélo, 1h30 TOLERANCE AUX LACTATES • 2 0’ échauffement progressif. 1h de corps de séance avec un sprint “tout à droite” en danseuse sur 30” toutes les 6’. 10’ de retour au calme

Vélo, 4h (SEANCE CLEF) SORTIE LONGUE • S ortie longue, 4h, en endurance, accumulation du dénivelé pour se mettre dans la configuration “Nice”. Pas de recherche de chrono, de moyennes etc.

11

15h15

11

15h45

TRAVAIL ANAEROBIE • 2 0’ échauffement progressif. 10 à 15 côtes de 100m montées au sprint départ toutes les 3’, récupération trot lent. Retour au calme 10’

• 9 x400m récupération 1’ : Un avec pull buoy souple. Un en 4x100m 4 nages récupération 15”. Un en (50m éducatif / 50m nage complète). Un en (50m amplitude maximale / 50m normal). Un en (50m progressif / 50m souple). Un en (50m vite / 50m souple). Un en (50m respiration triathlon / 50m normal). Un en progressif par 100m. Un avec pull buoy souple

ALLURE SPECIFIQUE HALF IM • 3 h dont 2h sur le schéma (20’ allure L / 10’ souple)

A* B*

TEMPO / SEUIL • 1 h15 avec en milieu de séance : 6’ + 8’ + 10’ + 12’ allure marathon, récupération 3’ entre les séquences

Course à pied, 1h FONCIER / CHANGEMENTS DE RYTHME • 1 h avec les 30’ centrales sur le schéma (1’ allure 5-10kms / 5’ allure marathon) sans récupération entre le 1’ et le 5’

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 0’ souple sans intensité

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 4x1’/1’ + 5x45”/45” + 6x30”/30”, récupération 2’ entre les séries

Course à pied, 1h NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance :  10’ allure marathon / 4’ souple 7’ allure semi / 3’ souple 4’ allure 10kms / 2’ souple 2’ allure 5kms / 1’ souple 1’ VMA

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

NATATION

I N°369 19


Benoit VALQUE, www.trainingattitude.com

NATATION Semaine 7 : du 26 Février au 04 Mars

Natation, 3100m, 1h

Vélo, 1h30 RECUPERATION • 1h30 très souple, recherche d’une cadence de pédalage élevée (90-95tpm), inclure 6 sprints petit plateau assis sur la selle sur 10” dans le quart d’heure central

Vélo, 2h VELOCITE • E chauffement 15’. 1h30 de corps de séance : 6 fois le bloc suivant : (7’ en hypervélocité petit plateau, en endurance + 5’ allure M tout à droite + 3’ souple). Retour au calme 15’

Course à pied, 1h

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 0’ souple sans intensité

Natation, 2700m, 1h

Vélo, 2h

Course à pied, 1h

FONCIER • E chauffement 20’. 1h30 de corps de séance : une accélération progressive grand plateau sur 1’30 toutes les 10’ en alternant les formes de travail : Une fois en descendant les dents progressivement. Une fois en auugmentant progressivement la cadence sur braquet constant. Retour au calme 10’

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance 2 fois la série suivante, 5’ allure marathon, 4’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 2’ allure 5kms, 1’ à VMA, récupération 50% du temps d’effort entre chaque séquence, récupération 3’ entre les séries

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h45 (SEANCE CLEF)

PMA • E chauffement 20’ progressives + quelques accélérations progressives. 2 séries de 8x (45” à PMA / 45” souple) récupération 3’ entre les séries. Retour au calme 15’

SORTIE LONGUE • 1 h45 en endurance sur terrain varié type cross country ou trail

Natation, 3300m, 1h

Vélo, 1h30

Course à pied, 1h

• 3 00m crawl / dos / brasse par 50m 200m éducatif 100m amplitude • 8 x100m (50m souple, 50m progressif) récupération 15” 100m souple • 8 x100m avec pull buoy + plaquettes allure XXL récupération 10” 100m souple • 8 x100m nage complète allure XXL récupération 10” 100m souple

RECUPERATION • 1 h30 très souple, recherche d’une cadence de pédalage élevée (90-95tpm), inclure 6 sprints petit plateau assis sur la selle sur 10” dans le quart d’heure central

NEGATIVSPLIT • 1 h avec en milieu de séance : 7’ allure marathon, 5’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 5’ allure semi marathon, 3’ allure 10kms, 1’ à VMA, récupération 50% du temps d’effort entre chaque séquence

Natation, 2800m, 1h • 3 00m crawl; 200m dos / crawl par 50m; 100m brasse / crawl par 25m • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 souple, 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M • 4 00m avec pull buoy + plaquettes, amplitude maximale • 1 6x50m crawl récupération 15” : 4 allure XXL, 4 allure L, 4 allure M, 4 allure S • 2 00m souple

Natation, 3000m, 1h • 4 x150m récupération 20” (50m 2/3/4 temps + 50m éducatif + 50m amplitude) • 8 00m avec pull buoy + plaquettes allure L 2x400m avec plaquettes allure M récupération 30” 4x100m avec pull buoy allure S récupération 30” 4x50m vite (VMA) nage complète récupération 30” • 2 00m souple

Vélo, 2h FORCE • 2 h avec, dans l’heure centrale 4x (10’ à une cadence de pédalage inférieure à 60tpm / 5’ souple). Bloc 1 : souple. Bloc 2 : allure XXL. Bloc 3 : allure L. Bloc 4 : allure M. Adapter les braquets pour tenir l’allure cible

Vélo, 1h30 EXPLOSIVITE • E chauffement 20’. 1h de corps de séance avec un sprint sur 12” toutes les 5’ assis sur la selle, braquet faible, tourner les jambes le plus vite possible. Retour au calme 10’

11

14h30

11

15h15

Course à pied, 45’ FOOTING DE RECUPERATION • 4 0’ souple sans intensité

Course à pied, 1h VMA • 1 h avec au centre 12 à 15x (1’ à VMA / 1’ souple)

Vélo, 3h

Course à pied, 1h30

A réaliser idéalement la veille de la séance CAP N°4

A réaliser idéalement au lendemain de la sortie vélo N°4

ALLURE SPECIFIQUE HALF IM • 3 h dont 2h sur le schéma (30’ allure L / 10’ souple)

A* B*

FONCIER / CHANGEMENTS DE RYTHME • 1 h avec en milieu de séance :  1’ VMA / 5’ souple 1’ VMA / 4’ souple 1’ VMA / 3’ souple 1’ VMA / 2’ souple 1’ VMA / 1’ souple

• 3 00m avec pull buoy; 200m crawl; 100m battements de jambes 18x100m allure XXL récupération 10” : 6 avec pull buoy + plaquettes, 6 avec plaquettes, 6 en nage complète • 4 x25m sprint récupération 30” • 2 00m souple

Natation, 3200m, 1h

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COURSE À PIED

• 2 00m crawl; 200m crawl / dos; 200m crawl / brasse • 4 00m avec plaquettes, allure XXL, amplitude - récupération 15” 2x200m avec plaquettes, allure L, récupération 20” 2x100m avec plaquettes, alllure M, récupération 30” 2x50m avec plaquettes, allure S, récupération 45” • 1 00m souple • 4 00m nage complète, allure L, amplitude - récupération 15” 2x200m nage complète, allure M, récupération 20” 2x100m nage complète, alllure S, récupération 30” 2x50m nage complète, VMA, récupération 45” • 2 00m souple

• 4 00m crawl avec pull buoy 300m (50m éducatif / 50m nage complète) 200m amplitude, bien nagé 100m progressif • 3 x100m allure L récupération 20” 2x200m allure L récupération 20” 300m allure L récupération 20” le tout en pull buoy + plaquettes • 3 x100m allure L récupération 20” 2x200m allure L récupération 20” 300m allure L récupération 20” le tout en plaquettes • 2 00m (50m crawl / 50m au choix)

Semaine 8 : du 05 au 11 Mars

VÉLO

Yoann OBRENOVITCH

TEMPO / SEUIL • 1 h30 avec en milieu de séance : 3x15’ allure marathon récupération 3’ entre les séquences

A* Fréquence d’entraînemen . B* Volume horaire

PLAN D’ENTRAÎNEMENT IRONMAN


I N°369 21


SUJET RECHERCHE

Anaël AUBRY (conseiller scientifique de l’équipe de France de triathlon).

S’entraîner pour être PLUS (Partie 2) PERFORMANT ! Voici la suite et la fin du sujet « s’entraîner pour être plus performant », dont la première partie a été publiée dans le précédent numéro (Triathlete n°368 de janvier 2018).

Christophe GUIARD

Rappel de la première partie du mois dernier. Premièrement nous avions décidé de fixer différentes intensités d’entraînement afin de tous être sur le même référentiel. Pour cela nous avions opté sur 3 zones (Z1, Z2 & Z3) : 1) Z1, feu vert : intensité facile sous le 1er seuil (SV1, seuil aérobie)  • J e peux parler, respirer n’est pas un problème. • Je peux très facilement changer d’allure. • Je récupère vite et je suis peu essoufflé à l’effort. • J e peux tenir longtemps à cette allure, sans problème (>1h) 2) Z2, feu orange : intensité moyenne entre le 1er et le 2ème seuil (SV2, seuil anaérobie) • J e suis moins à l’aise en course, je peux parler brièvement. • J ’insiste sur mon expiration pendant la course, en restant calée sur ma cadence de pas. • S i les sensations ne sont pas confortables, je récupère vite et je sens que je peux faire un effort après la portion de course. • J e peux tenir ~30min à cette allure. •M  on cœur bat vite (~90%FCmax). 3) Z3, feu rouge : intensité élevée au-dessus du second seuil • Je ne peux pas tenir cette allure longtemps (5-8min). • Je dois ventiler fort tout le temps, même pendant la récupération je suis essoufflé. • Il ne m’est pas possible de parler pendant l’effort. • Je dois faire attention à mes bras pour qu’ils ne se crispent pas. • À la fin, j’ai du mal à tenir l’allure, mes jambes peinent à suivre. • Mon cœur bat proche de son maximum. La seconde partie de l’article avait surtout pour objectif de faire un point purement descriptif des pratiques d’athlètes d’endurance de très haut niveau (podiums internationaux) pour finalement arriver à la conclusion que quelles que soit leurs distances de course en compétition (de 2 min à plusieurs heures), tous se distinguaient par un fort volume à basse intensité (± 75 % du temps total d’entraînement). Il y a quelques semaines, Marit Bjørgen la reine du ski de fond (6 titre olympiques et 18 mondiaux, 12 coupes du monde, 110 victoires en coupe du monde) nous donnait accès à son contenu d’entraînement. A nouveau une très large majorité de son volume annuel

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d’entraînement était réalisé à basse intensité. Il était intéressant de noter que Marit connue un « trou » de résultats de 2005 à 2009 (période où elle intégra le plus de hautes intensités), qu’elle contrecarra par une diminution du travail intensif globale, augmentant inversement le volume en Z1. Bien entendu, en regardant plus en détail ses contenus d’entraînement nous nous rendons compte que suivant la période de l’année elle mettra plus ou moins d’intensité (notamment plus à l’approche de la compétition en des exercices plus spécifiques et continus), mais encore une fois une très large proportion de ses séances étaient réalisées de façon « facile ».

wAVE RIDER 21

Amorti & Dynamisme

Et dans les faits ? Si les arguments scientifiques avancés jusqu’ici soulignent le bénéfice du travail foncier, il s’agit toutefois de prendre du recul. Prenons un triathlète de très bon niveau qui réaliserait le matin une sortie vélo de 3h sans trop de variation d’allure avec ses partenaires, puis en soirée un traditionnel 10×400 m sur la piste d’athlétisme. Le temps passé dans les intensités soutenues serait donc relativement faible, « environ 15 min », soit 5-7 % de son temps global d’entraînement. Pourtant, le soir venu l’athlète aura l’impression de s’être bien donné et d’avoir réalisé une belle journée d’entraînement. Il serait donc réducteur de lire un simple pourcentage de façon brute. Ces études semblent montrer que le travail foncier est essentiel à la progression. Mais, une fois ce constat réalisé, il va falloir se demander quelle dose de travail en Z2 et Z3 permettra de maximiser les adaptations physiologiques. Visiblement, à haut niveau celles-ci ne doivent pas excéder 15-25 % du temps total d’entraînement, ce qui est déjà important si l’on reprend la journée de notre triathlète. Pour monter le curseur, il aurait fallu qu’il tire de gros relais sur le vélo (30 à 45’ au minimum au seuil), ce qui aurait eu une incidence sur son état de fatigue et donc sur la bonne tenue de ses charges d’entraînement au fil des jours. Il va donc être important de passer des méthodes scientifiques descriptives à des méthodes plus expérimentales de manipulation de la charge d’entraînement. En 2007, l’équipe du célèbre Professeur Alejandro Lucia a réalisé une expérience avec des coureurs à pied de niveau national (VMA : 21.5 km/h) qu’il divisa en 2 groupes. Le volume était le même pour les deux groupes. Le temps en Z3 était également le même (8 %). Finalement il ne manipulait que le temps en Z1 (81 %

FIGURE1 | (A,B) Annual top three performances (A) in international competitions and annual training characteristics (B) distributed into endurance (low-, moderate-, and high-intensity, strength and speed training during a 17-year period for the world’s most successful female cross-country skier.

Extraits des carnets d’entraînement de Marit Bjørgen. HIT : Z3 ; MIT : Z2 ; LIT : Z1 ; Strength : musculation ; Speed : travail de vitesse. A : nombre de podiums internationaux. B : répartition des intensités d’entraînement chaque saison (volume en heures). Vs 67 %) et Z2 (11 % Vs 25 %). De façon intéressante, le groupe bénéficiant de la charge globale la moins difficile (81/11/8) démontra une bien meilleure progression lors d’une épreuve de 10.4 km et d’un test d’effort vis-à-vis du second groupe qui passa plus de temps au seuil (67/25/8). Ce résultat fût plus récemment confirmé par Steve Ingham en charge de l’équipe de recherche de « l’English Institute of Sport » qui accompagnait les athlètes britanniques lors des trois dernières olympiades. Pendant 2 saisons il suivit un coureur de haut niveau spécialiste du 1500 m (record personnel à 3’39’’ au départ). L’entraînement était basé sur un fort volume à basse intensité et un important travail à haute intensité, avec finalement assez peu de travail intermédiaire. Mais, l’athlète s’avéra trop joueur sur les sorties longues et footings et passa finalement énormément de temps dans la zone orange ! Il lui était donc demandé la seconde saison de rester plus tranquille sur les sorties foncières, mais à l’inverse de beaucoup plus s’impliquer sur les séances à très haute intensité, où il manquait de jus la première saison. Son temps de travail au-dessus des vitesses associées à 120 % de VO2max était par exemple passé de 4 à 8 %. Je vous laisse imaginer la violence de ce type de séance, tout en les doublant ! Pourtant, la moyenne de son kilométrage hebdomadaire ne variait pas, passant de 111.8 km à 114.2 km sur l’ensemble de la saison.

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I N°369 23


SUJET RECHERCHE

Anaël AUBRY (conseiller scientifique de l’équipe de France de triathlon).

L’athlète porta son record à 3’32 l’année des JO de Londres. Sensationnel ! De façon intéressante, il réalisa 3 tests d’effort par saison, qui nous renseignent sur son évolution physiologique. Premier élément sa vitesse au premier seuil était augmentée de 2 km/h (16 Vs 18 km/h). Pourtant, il n’avait pas spécialement travaillé cette qualité, bien au contraire, puisque passant l’essentiel de son temps en-dessous. La vitesse associée à VO2max était pour sa part passée de 20.4 à 23.1 km/h !! Tout comme la taille de son moteur, VO2max passant de 70.5 à 78.5 ml/kg/min. Nous sommes typiquement face à un athlète qui a tiré les extrêmes. La base, comme la pointe. Nous aimons prendre l’exemple d’une pyramide. Plus vous renforcez ses fondations, plus sa pointe sera haute. Plus vous augmentez son toit, plus sa taille continuera à grandir. Il est en revanche plus compliqué de modifier le cœur de cette pyramide. Il semble donc qu’il faille se forger un solide socle de travail qu’il faudra entretenir et saupoudrer régulièrement de travail intensif à très intensif qui mènera à de fortes adaptations. Nous avons donc particulièrement apprécié il y a quelques semaines le tweet du grand miler Nick Willis que nous avons infographié. Mais, surtout de voir, l’important kilométrage pour une période de reprise et sur une distance qui au premier coup d’œil ne demanderait pas tant de volume (record 3’29’’66). Oui, mais ce serait également oublier que le 1500 m devient à plus de 80 % aérobie passé les 30 premières secondes d’effort et qu’il faudra donc que ce système soit efficace. Mais à l’inverse que ce se passerait-il si nous faisions le choix inverse vers une forte part de travail intense ? Le Professeur Bangsbo de l’Université de Copenhague, célèbre pour ses travaux sur le travail intermittent et pour son implication auprès de nombreuses grandes équipes de football professionnel avait testé l’effet d’une réduction du volume d’entraînement de coureurs entraînés. Ceux-ci passaient de 45 à 15 kilomètres en ne réalisant que des séances de fractionné à haute intensité. Cela s’acéra un bide lors de la compétition sur 10 km. Pourtant, les semaines n’avaient pas été plus faciles à passer, bien au contraire. Un an plus tôt, cette fois-ci en Allemagne un groupe de nageurs devait réaliser un mois d’entraînement soit avec un fort volume facile, soit avec une forte dominante d’intensité… Aucune modification des perfs sur 100 et 400 m…

Les montagnes Russes Finalement, il semble ressortir qu’il soit nécessaire d’alterner des séances « faciles » avec des séances « dures » et ce qu’elle que soit le niveau. Evidemment, la part de foncier augmentera avec le niveau d’expertise du sportif (temps alloué couplé à la capacité à encaisser la charge d’entraînement) et inversement pour celle de l’intensité. Mais il faut retenir qu’il n’est pas nécessaire de monter dans les rapports à chaque entraînement. Qu’il faudra alterner ces séances difficiles source de forts progrès avec d’autres beaucoup plus faciles. Et que, même à basse intensité où l’on a l’impression de ne pas faire grand-chose, le moteur tourne et amènera des adaptations indispensables. En effet, cette alternance sera très utile car ces différentes filières sont parfaitement complémentaires et auront un impact sur différents gènes utiles à la performance en endurance : biogénèse mitochondriale (transformation de l’O2 en énergie = principale source de carburant en triathlon), capillarisation (autoroutes sanguins permettant le trans-

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Christophe GUIARD

port de l’O2), augmentation de l’activité oxydative (transformation des nutriments « glucides – lipides » en énergie). La Z1 va par exemple permettre d’améliorer la capacité de notre organisme à produire de l’énergie à partir de l’oxydation des graisses et des sucres. Elle engendrera par ailleurs, une augmentation du nombre de mitochondries, véritables petites usines de production d’énergie, dans la cellule musculaire. Auquel il faudra ajouter un développement du réseau capillaire, ces micro-vaisseaux sanguins apportant l’oxygène nécessaire au système musculaire. Plus ils sont nombreux, meilleure sera l’oxygénation musculaire ! Et une augmentation du taux de myoglobine musculaire : cette protéine, qui transporte l’oxygène au sein du muscle. Plus elle est présente en quantité, plus l’oxygène arrive massivement au muscle. Par ailleurs, solliciter son cœur de manière longue et régulière, le rendra plus fort et efficace, vous deviendrez donc plus économiques. Pas mal pour une activité de longue distance comme le triathlon : un sprint d’1h sera déjà dépendante de cette économie, mais évidemment plus la distance sera longue plus cet aspect de la performance prendra une part importante. L’instauration de séances à basse intensité permettra également de limiter le niveau de fatigue induit par l’entraînement. Donc en augmentant son volume à basse intensité… on augmente sa capacité à supporter la charge = GENIAL ! On comprend mieux l’importance du travail foncier quel que soit la discipline et la distance dans notre activité. D’ailleurs, les grandes entreprises ne se sont pas fait prier pour s’emparer de l’idée en faisant pratiquer leurs employés. Car la charge n’est pas que sportive, elle peut également être mentale et répondra aux mêmes stratégies. Ce type d’entraînement renforce le système nerveux autonome qui nous aide à encaisser nos rudes journées sur le long terme. La Z3 bien qu’hyper sollicitante et à l’inverse source de fatigue, reste indispensable pour les différents phénomènes d’adaptation qu’elle pourra engendrer. A l’inverse, la Z2 aurait moins d’intérêts physiologiques forts (mais ne sera pas à abandonner : travail d’allure pour le jour J, économie du geste à vitesse spé, gestion mentale et énergétique, etc. ; mais à utiliser avec parcimonie). Sur le terrain, nous savons également que travailler à basse intensité permet d’améliorer l’efficacité du geste, même à des vitesses inférieures à celles de course. Nous pourrions donc le comparer à une épargne sur le long terme. Ce travail « pépère » n’apportera pas d’adaptations et de progrès immédiats, mais petit à petit vous fera passer des caps sans trop vous


fatiguer. En effet, le travail auprès du haut dans les 4 heures suivant une séance. SNA, ce fameux niveau nous montre que malgré leurs très système qui régule l’activité humaine. Below VT1 60 correspond à une sortie de 60 min à 60 % de VO2max (Z1 forts volumes, la charge globale sera beaucourte distance), Below VT1 120 à une sortie de 120 min coup mieux encaissée. Ces entraînements à 60 % de VO2max (Z1 longue distance), THRESHOLD à à basse intensité pourront donc permettre 20 min d’échauffement succédé de 30’ à SV2 (Z2), ABOVE de façon inverse de maximiser le travail à VT2 à 20 min d’échauffement puis 6×30 min à 95-100 % haute intensité et ainsi d’allé chercher les de VO2max (Z3). Celui-ci nous montre que l’on soit dans quelques secondes en moins par séries l’orange ou le rouge, la séance aura des incidences sur ce qui la rendront plus qualitative et donc système. Ce n’est pas un problème car le corps humain a source de plus grandes adaptations à l’entraînement et donc de PROGRESSION ! besoin d’être stressé pour s’adapter et progresser. Mais, s’il est trop sollicité il s’adaptera moins bien, voir pourra bascuIl est intéressant de noter que l’accomplisler dans des états de surmenage n’engendrant plus de prosement de se ces séances difficiles avec le grès. A trop appuyer sur la pédale d’accélérateur, le système « petit truc en plus » facilité par l’inclusion physiologique humain fatigue et n’encaisse plus. Lorsque de séance(s) facile(s) en amont pourra vous serez opérationnels pour une séance de qualité il permettre de plus amples adaptations vaudra donc mieux prioriser des intensités rouges élevées des aspects physiologiques, mais égaleet suivant vos besoins spécifiques intégrer des séances ment sur des plans biomécaniques (plus plus ou moins oranges dans votre planification, qu’il faudra hautes vitesses ou temps de soutien plus comptabiliser comme des séances « sollicitantes ». importants) ou encore mentaux (capacité à repousser plus facilement ses limites). Ces deux derniers aspects trop souvent oublié seront pourtant primordiaux. Si vous devenez plus efficient mécaniquement, vous consommerez moins de carburant à allure spé et deviendrez donc plus performant le jour J. Par ailleurs, lors de cette course tant préparée, c’est souvent la tête qui fera la différence. Il sera donc important de l’avoir éduqué à atteindre de haut niveau de difficulté. Or, vous atteindrez plus facilement et plus souvent ces hauts niveaux de difficulté en ayant réalisé des séances faciles avant les plus difficiles, qu’en tournant toujours autour d’efforts moyennement difficiles. Et oui, nous arrivons à la conclusion pratique de cet article En tous les cas, ces constats battent en très théorique. Notre objectif était de « prouver » l’intérêt des brèche cette idée que le progrès passera séances à basse intensité dans la planification d’entraînenécessairement exclusivement par la ment. Nous avons tous pratiqué en club ou entre amis les qualité. Oui la qualité permettra de rapitraditionnels sorties longues à vélo à la pancarte ou à tirer dement progresser, mais la stagnation de grands bouts droits à l’avant du groupe. Cela pourra être sera ensuite très vite visible et le seul très intéressant ! Mais, si cela est réalisé après la séance VMA levier sera d’en rajouter encore, au risque à pied, qui précédait celle au seuil en natation et le footing de se blesser ou d’engendrer une trop fini allure course, les respirations ne seront plus très visibles. importante fatigue. Par ailleurs, ce serait Bien entendu le travail foncier sera moins important pour un oublier que tout s’imbrique et que dans triathlète amateur que pour un professionnel. Cependant, nos disciplines, les meilleurs athlètes il n’en demeure pas moins que vous devrez respecter cette seront toujours les plus complets et alternance entre séances intenses et plus pépères. Prenez qu’un point faible empêchera les points donc du recul sur votre pratique et n’ayez plus de scruforts de s’exprimer complètement, aussi pules lorsque le besoin s’en fait sentir de lever le pied et bons soient-ils. N’ayez donc aucuns de laisser couler. Vos séances intenses ou moyennement scrupules à réaliser des entraînements intenses seront de meilleures qualités et il y a de grandes pépères, ils serviront à faire de vous de chances que vous progressiez rapidement, alors que l’enmeilleurs triathlètes et en plus vous pertraînement global sera vécu comme moins difficile et que mettront de sortir de meilleures séances votre pratique en sera rendu plus facile à vivre au quotide hautes intensités. Vous serez donc dien (sommeil plus réparateur, meilleur humeur). Devenez gagnants sur tous les tableaux. Petit votre propre chef d’orchestre et testez ce qui vous sied le bonus, le travail à basse intensité favorise mieux dans la répartition de vos intensités, encore une fois un sommeil de qualité, ce sera donc un sans avoir honte d’être moins dans la confrontation. ■ atout de plus à sa mise en place entre vos séances club au « carton ». Second bonus, dans le schéma ci-dessous vous voyez apparaitre le niveau de stress engendré par 4 séances d’entraînement @AUBRYANAEL Anaël Aubry Anaël AUBRY aubry_anael sur le système nerveux autonome (SNA) Sport scientist

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L’EXERCICE DU MOIS

Binjamin CHIRON

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Le Cross Country en vogue durant l’hiver Les épreuves de triathlon étant rares durant l’hiver, beaucoup d’entre vous se tournent vers le cross pour préparer la saison prochaine. Une très bonne façon de garder des objectifs en tête lors des entraînements de basse saison et une source de motivation supplémentaire afin de se surpasser. Voici les raisons de pratiquer le cross durant l’hiver. En 2017, les triathlètes avaient brillé de mille feux lors des championnats de France de cross : titres de Cecile Lejeune chez les juniors filles et de Boris Pierre chez les cadet et 9e place de Vincent Luis sur le Cross long (NDLR : il avait décroché l’argent lors de la précédente édition). Ils peuvent cette année encore légitiment espérer grimper sur le podium aux cotés des spécialistes de la discipline. Alors qu’il y a deux ans, l’épreuve s’était déroulée du côté du Mans puis dans la Loire avec hippodrome de Saint Galmier pour 2017, cette année ce sera à Plouay (Morbihan). Ces championnats de France se dérouleront le dimanche 11 mars, sur le site du domaine de Manéhouarn.

Pourquoi le cross ? Car il est très bien placé dans le calendrier du triple effort, en début d’année, juste avant la saison de Grand Prix de duathlon et de triathlon, mais aussi avant les premières épreuves du territoire national. Une façon de se tester et se remettre dans la compétition après quelques mois d’hibernation et de travail foncier. Les ressources et les qualités que nécessite le cross-country sont également en très bonne adéquation avec les triathlètes : puissance et ténacité sont les maîtres mots sur ce genre d’épreuve. Et il permettra par ailleurs de développer sa vitesse lors des départs (idem départ triathlon en natation ou course à pied pour le duathlon) et des arrivées qui sont cruciales.

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Et pour finir, simplement car les triathlètes sont des sportifs qui ont besoin de nouveaux défis personnels, et le cross répond pleinement à ce genre d’idée avec un terrain généralement difficilement praticable et une idée en tête : finir la course en donnant son maximum sera déjà une belle chose.

Un sport technique Le cross est une course de fond particulière, en général pratiquée l’hiver. Elle permet de préparer la saison de piste et nécessite d’avoir une bonne endurance et une capacité de changement de rythme rapide. Il est important de savoir changer de foulée, plus petite pour les montées, plus longue sur le plat, relâché dans les descentes, car la difficulté des parcours demande des phases de récupération à l’organisme extrêmement sollicité. Ce genre de course permet de fortifier ses muscles et ses articulations, de travailler ses appuis, d’améliorer son rythme respiratoire (dû au changement de rythme régulier et de la haute fréquence cardiaque à maintenir) et par conséquent de développer son endurance.

Comment se déroule un cross ? Le départ de toutes les courses est tiré au pistolet (les connaisseurs se rappelleront chaque course où leur palpitant augmente à l’écoute de ce son) et toujours par une ligne droite très large mais sélective car elle se referme souvent en « entonnoir ».

Le placement est donc très important et nécessite une bonne vitesse de départ. Il faut aussi allonger sa foulée, rester concentré, oublier la douleur et rester très attentif aux petits trous, très fréquents dans les terrains usés par les courses courues plus tôt. Le but de tout coureur est simple : se placer à l’avant pour ne pas ’être ralenti au bout de cette ligne (gare à ne pas partir trop vite). En ce sens, un coureur de cross doit pouvoir produire une forte accélération, puis retrouver un rythme normal et adapté. L’expérience joue souvent un rôle crucial. Lors d’un départ, les bousculades peuvent être nombreuses et un bon coureur de cross se placera à l’avant afin de les éviter. Une fois que le chemin s’est resserré, il est très difficile de remonter dans les premières positions, la course temporise donc légèrement. Après un départ rapide, vient le moment où les coureurs tentent de prendre leur rythme de course. Rares sont les attaques dans la première partie de course. Le milieu du cross est la phase la plus importante et la plus dure : le coureur est à la fois soumis à une forte souffrance physique et implique une baisse de moral. C’est durant cette période qu’il ne faut surtout pas avoir peur d’avoir. Il faut penser positif, en se recentrant sur un objectif. C’est vers la fin que les blessures sont les plus courantes. Restez donc vigilant et attentif avec les chaussures à pointes. La différence entre triathlon et cross se fera donc plus sur la portion de course qui correspond au dernier kilomètre. Il est essentiel de ne rien lâcher jusqu’aux derniers


mètres vous conduisant à la ligne d’arrivée sous peine de perdre de nombreuses places. C’est à ce moment-là que l’on jette ses dernières forces dans la bataille. Le plus important est de faire preuve de hargne. La gnaque vous permettra de tenir le choc lors ces dernières minutes. C’est le moment où beaucoup de choses peuvent se jouer. Il faut surtout s’aider de ses bras, mais rester au maximum placé, afin que les adversaires ne remarquent pas votre fatigue. C’est après cette fameuse ligne d’arrivée que l’on constate la dureté de ce sport.

Des distances du simple au double Si, chez les jeunes, on retrouve un format unique, chez les adultes, il est possible de

s’orienter sur deux types d’efforts. La différence dans les distances implique des entraînements spécifiques pour le cross court et le cross long. Pour les coureurs munis d’une pointe de vitesse importante et d’une Vitesse Maximale Aérobie (VMA) élevée, le cross court est une très bonne école. Sur des distances allant de 3 à 5 kilomètres, le coureur peut ainsi apprendre à soutenir un effort assez long et intense et à tolérer un taux d’acide lactique très élevé, trace d’un départ très rapide. Ce format permettra d’acquérir une résistance plus importante sur le plan musculaire et cardio-respiratoire face aux changements de rythme. Le cross long permet avant tout de développer l’endurance et la base foncière. Sur

des distances allant de 6 à 10 kilomètres pour les femmes et de 9 à 13 kilomètres pour les hommes, on court en dessous de son «seuil anaérobie». En participant aux cross longs, le coureur travaille ainsi en aérobie et prépare l’organisme aux efforts de longue durée. De plus, cela lui apportera un renforcement musculaire spécifique excellent. Tout deviendra ensuite beaucoup plus facile une fois sur la route. Pour ces deux formats, on retrouve un aspect commun : l’obligation de travailler beaucoup en fractionné. En conclusion, le cross est donc une très bonne source de motivation en hiver. ■

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CONSEILS SANTÉ

Sarah BENTENAH sarahbentenah.wixsite.com/naturosport

ADOBE STOCK

Et si j’arrêtais d’être stressé… Le stress, grand mal de notre société contemporaine, devient un des sujets-santé les plus en vogue ces dernières années, avec de multiples méthodes de gestion de ce dernier qui fleurissent. Mais au fond, savonsnous réellement ce qu’est le stress ? Hormis, qu’il nous fait perdre nos moyens pour certains ou a contrario, peut-être un coup de fouet pour d’autres ! Nous allons définir le stress, afin d’adapter notre hygiène de vie et nos pensées pour y pallier car le stress n’est certes pas une maladie mais il nous amène à la pathologie, de par ses effets sur l’organisme. FUIR, RÉSISTER ET S’ÉPUISER… LE STRESS NOUS GRIGNOTE ! Scientifiquement, le stress est une réaction non spécifique de l’organisme à un agent stressant et qui demande une adaptation de celui-ci. L’agent stressant peut être aussi bien extérieur, telle la température de l’environnement dans lequel nous sommes, le bruit ambiant qui, parfois, est très conséquent et demande au cerveau de prioriser sur quel son il se focalise pour arriver à entendre et comprendre ce que l’on veut; ou encore notre séance de sport à haute intensité qui brusque l’organisme qui doit s’adapter en accélérant brutalement le débit sanguin, le rythme respiratoire, la sudation pour réguler notre température. Cela peut être à l’inverse un

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agent stressant intérieur telles des pensées négatives parasites, une pression personnelle que l’on se met ou un manque de confiance en soi. Donc le stress n’est pas forcément réduit à un évènement. Physiologiquement, et expliqué succinctement, le stress se décompose en 3 phases, plus ou moins successives, qui sont orchestrées par des sécrétions hormonales et qui requièrent l’utilisation de substrats énergétiques. La phase d’alarme produit de l’adrénaline et de la noradrénaline qui nous permettent de réagir très vite pour fuir ou combattre : le fameux petit coup de sang ! La phase de résistance sécrète du cortisol et use nos réserves à petit feu, cela peut durer longtemps, très longtemps jusqu’à… la phase d’épuisement ou plus connu sous l’anglicisme Burn Out. Les réserves sont vides, et cette phase favorise l’apparition de pathologies.

Phase d’alarme

I

Phase d’adaptation ou de résistance au stress

II

Phase d’épuisement

III

Niveau normal de résistance de l’organisme La perception du stress est vécue différemment en fonction de chacun, nous sommes totalement inégaux face à celuici. Aussi bien pour les stress extérieurs (certains ont une meilleure résistance au froid que d’autres par exemple) que les stress conscients et/ou personnels. Deux réponses sont alors possibles : • Positive lorsqu’une personne se sent stimulée et capable de gérer la situation (nommée eu-stress) ce qui la place en « performance optimale et santé ». • Négative lorsqu’une personne se sent menacée et pas en contrôle (nommée D-stress ou détresse) ce qui provoquent des interférences avec la performance et un impact négatif sur la santé. Toutes ces réactions de l’organisme produisent de l’inflammation de par l’acidité des hormones sécrétées. L’inflammation donne un terrain favorable aux maladies chroniques telle des périostes, tendinites, ulcères… Le stress tend nos muscles, fragilise notre intestin (véritable centre émotionnel) et impacte notre psychique. Ainsi, une adaptation globale de l’hygiène de vie est nécessaire.

RESPIRER, ÊTRE POSITIF ET MANGER… Le stress joue sur notre respiration : souffle coupé lors d’un choc émotionnel,

diaphragme bloqué provoquant des points de côté… La cohérence cardiaque, méthode introduite en France par le neurochirurgien David Servan-Schreiber, consiste à coordonner notre respiration sur les battements cardiaques. Contrôler ces derniers permettrait de mieux contrôler son cerveau. De plus, la synchronisation coeur-poumon a pour conséquence la baisse de sécrétion du cortisol et donc le stress et l’inflammation. Le bénéfice est également un gain sur la concentration, un lâcher-prise, une réduction du cholestérol, du diabète, une meilleure gestion du poids… Toute méthode de respiration, en général que cela soit via des pratiques douces tels le yoga, la méditation ou bien la sophrologie apporte un massage viscéral, une oxygénation du cerveau et un recentrage sur ses sensations corporelles. Cela impacte votre quotidien certes, mais également votre pratique sportive et votre performance. Un travail sur l’émotionnel et sur le mental est également à effectuer pour pallier au stress. Les facteurs conscients (faire face à une demande), les facteurs sous jacents (ce que nous projetons de cette demande, nos peurs) et les croyances et pensées personnelles sont les paramètres qui déterminent si nous nous mettons ou non en situation de stress. Travailler sur son estime et sa confiance en soi via du développement personnel,

s’ancrer dans le présent pour ne pas se sentir dépassé (prioriser ses tâches, être pleinement dans son activité sans penser au RDV suivant, déléguer) ou encore gérer son émotionnel (minimiser ses échecs et maximiser ses réussites, diminuer les émotions négatives et intensifier les moments de plaisir) sont autant de sujets à ne pas négliger pour optimiser son mental et diminuer les impacts physiques de ce dernier sur notre organisme. Le stress apporte de l’acidité, il faut donc adopter une alimentation alcalinisante afin de la contrer. Fruits et légumes de saison sont une source importante de vitamines et minéraux; diminuer ses apports de sucre raffiné, de produits laitiers ou encore de viande rouge lors d’une phase inflammatoire est important. Boire beaucoup d’eau (plate et non gazeuse car le dioxyde de carbone qu’elle contient apporte de l’acidité) hydrate les tissus et permet aux toxines d’être acheminé vers les émonctoires, voies de sortie de l’organisme. La nutrition n’est pas seulement un bouclier face au stress oxydatif mais peut en être la cause : la caféine et la théine en sont un exemple. Véritable booster, leur effet est à l’instar des montagnes russes ! Le coup de fouet est rapide mais 2 heures plus tard quand celui-ci se dissipe, la chute n’est que plus belle, on se sent encore plus fatigué et il faut reprendre un shot. Toutes ces montées et descentes fatiguent l’organisme et l’acidifie. Veillez donc à limiter la fréquence de ces « béquilles » énergétiques.

ETIREMENTS CHALEUR ET MASSAGE… Le stress nous tend, et notre activité physique également. Notre corps physique avec son maillage fibreux musculaire reflète parfaitement nos tensions conscientes ou non. Parfois, ces dernières en deviennent douloureuses, surtout au niveau des trapèzes et épaules. En effet, c’est la zone qui « porte le poids de nos soucis », qui « porte tout la misère du monde sur ses épaules ». Des étirements sont à effectuer pour défaire les noeuds de tension, ainsi que des massages et/ou auto/massages. A noter qu’un noeud de tension non traité fait le lit d’amas toxiniques, rend la zone moins maniable et la congestionne. L’hydrologie peut également apporter une détente musculaire comme mentale. En effet, le sauna, le jacuzzi ou même la bouillotte de mémé, de par la chaleur, décongestionne la fibre et a un effet apaisant. Alors, prêt à vous destresser pour être au top ? ■

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DOSSIER MONTRES

Pierre-Maxime BRANCHE

Un staff au poignet

Vous n’êtes plus seul ! Entraîneur, motivateur, observateur, analyseur, géolocalisateur, météorologue, cardiologue... Hormis les masseurs, votre poignet accueille aujourd’hui tout un staff tel un athlète de haut niveau. Ultra connectées, les montres de triathlon embarquent surtout une multitude de technologies pour vous accompagner vers la performance. Scoop : elles vous donnent aussi l’heure.

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Les critères importants

• Mode triathlon • Mode natation en eau libre • GPS / altimètre • Autonomie • Métriques dans chaque discipline • Poids et dimensions • Matière du bracelet • Intégration de plans d’entraînement et de circuits • Affichage des données personnalisables par sport • Alertes sonores et/ou vibrations • Compatibilité avec des capteurs (cadence et puissance à vélo)

3 en 1. Une montre de triathlon doit savoir gérer la natation, le cyclisme et la course à pied. Mais une bonne montre de triathlon doit surtout pouvoir gérer ces trois activités et les transitions en un seul mode. Hors, bon nombre de modèles ne disposent pas de ce ‘’mode triathlon’’, celui qui vous permettra en un seul clic de passer d’une activité à l’autre. Aujourd’hui, ce marché est véritablement devenu concurrentiel depuis l’apparition et le développement des trackeurs d’activités. Nombre de pas effectués ou d’étages grimpés par jour, de calories brûlées, de minutes actives ou encore qualité du sommeil, ces données se sont largement installées sur les poignets des sportifs de tout horizon mais aussi de tous les citadins en quête

de remise en forme ou des bobos prêts à dégainer leurs stats. Ces dernières ont donc inévitablement investi les montres GPS multisports et, par conséquent, de triathlon.

Quels métriques ? Si ce secteur est largement dominé par Garmin (cf encadré), plusieurs marques essaient d’occuper la place avec des modèles allant de 300 à 900 €. Une montre de triathlon doit être étanche, plutôt légère et adaptée à la natation en eau libre, en lac ou en mer. Elle mesure la fréquence cardiaque au poignet ou via une ceinture thoracique qui pourra d’ailleurs vous indiquer vos battements lors de la natation. Du côté des mesures, les trois disciplines demandent certaines informations communes comme le temps, la distance, les allures ou les vitesses, et les fréquences cardiaques. Intéressant également, la mesure de votre VO2max, c’est-à-dire vos capacités cardiorespiratoires ou plus simplement votre condition physique, afin d’adapter vos séances et plans d’entraînement selon votre forme. D’autres ‘’métriques’’ (pour employer le jargon) dans chaque activité sont importantes : en natation, le Swolf, c’est-à-dire l’efficacité de votre nage calculée entre le nombre et la fréquence de mouvements pour effectuer

une certaine distance; à vélo, vous pouvez mesurer la cadence et la puissance de pédalage si votre montre supporte une compatibilité avec des capteurs : enfin en course à pied, on regardera la longueur et la cadence de foulée, voire l’oscillation pour les plus précis et techniques.

Autonomie Comptez également sur un GPS performant et un altimètre, voire un baromètre et, pourquoi pas, une boussole, même si cette dernière n’est pas obligatoire. Vous devez également pouvoir charger des circuits, des plans d’entraînement pour suivre et effectuer précisément vos séances via des alertes sonores ou des vibrations pour vous indiquer les bonnes zones, intensités et temps de travail. Veillez également à son autonomie en utilisation GPS. Aujourd’hui, les meilleurs modèles tournent autour des 24 h, voire plus grâce à des réglages d’économie d’énergie même en utilisation GPS. Soyez attentif à l’écran, au confort de lecture des informations et à la facilité d’utilisation notamment durant l’effort pour voyager entre les différentes données. Enfin, et pour les plus stylés d’entre vous, certains modèles proposent des bracelets interchangeables. Pratique si vous voulez la porter tous les jours et l’adapter à votre tenue. ■

Une domination sans partage Chaque année à l’occasion du championnat du monde Ironman à Hawaii, le mensuel de triathlon américain Lava Magazine procède à son comptage matériel. Dans la catégorie des montres connectées, Garmin assomme la concurrence. Voici les chiffres 2017 et 2016 : 2017 1. Garmin, 1 869 2. Polar, 91 3. Suunto, 20 4. Timex, 13 5. TomTom, 9 6. Smart Watches, 5 2016 1. Garmin, 1 673 2. Polar, 85 3. Suunto, 47 4. TomTom, 24 5. Timex,16 6. Fitbit, 1

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DOSSIER MONTRES

Pierre-Maxime BRANCHE

GARMIN Forerunner 935 Un modèle dédié au running et au triathlon. Dotée de la technologie cardio poignet Garmin Elevate qui analyse la fréquence cardiaque 24h/24 et 7j/7, cette montre multisports dispose de nombreux outils d’analyse pour optimiser programmes, périodes de récupération et volumes d’entraînement. Elle est compatible avec le Running Dynamics Pod pour afficher directement sur l’écran les Running Dynamics enregistrés pendant la séance : cadence, temps de contact au sol et longueur de sa foulée. La Forerunner 935 propose également des “dynamiques” avancées pour le cyclisme et la natation. Téléchargement d’entraînements gratuits via l’application TrainingPeaks. Altimètre, baromètre et compas. Appels entrants, SMS, emails et notifications. Fonctions GroupTrack et LiveTrack. Compatible avec toute la gamme d’accessoires de sécurité Varia et Vector pour la puissance notamment. Personnalisable via la plateforme Garmin Connect et Connect IQ. Autonomie jusqu’à 24 heures en mode GPS, jusqu’à 60 heures en mode économie et jusqu’à 15 jours en mode montre. Prix : 549,99 €, 699,99 € (pack triathlon avec ceintures HRM-Tri, HRM-Swim, un kit de fixation pour le triathlon et un deuxième bracelet noir)

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• Mode triathlon : oui • Mode eau libre : oui • Signal : GPS + GLONASS + A.B.C. • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : non (mais possible avec ceintures HRM-Tri/Swim) • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 50 m •D  imensions (LxHxP) : 46,7 x 53,9 x 13,9 mm • Poids : 49 g


GARMIN Fénix 5

• Mode triathlon : oui • Mode eau libre : oui • Signal : GPS + GLONASS + A.B.C • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : non (mais possible avec ceintures HRM-Tri/Swim) • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 100 m • Dimensions (LxHxP) : 47 x 47 x 15,5 mm (fēnix 5) • Poids : 85 g (fēnix 5 avec bracelet silicone)

La fēnix 5 dispose d’une autonomie longue durée pour être portée 24h/24 et 7J/7. Le fabricant annonce 24 h en utilisation sport GPS et jusqu’à deux semaines en smartwatch. Avec la technologie Garmin Elevate de cardiofréquencemètre au poignet, elle offre un suivi d’activité quotidien et de nombreuses fonctions connectées. La fēnix 5 intègre un altimètre barométrique, une boussole 3 axes, un gyroscope et dispose de nombreux profils adaptés à la course à pied, au trail, au cyclisme, à la natation, au ski et bien sûr au triathlon. Personnalisation possible grâce au système de fixation QuickFit avec des bracelets en cuir, métal et silicone qui peuvent être changés très facilement pour s’adapter au style vestimentaire. Chaque modèle est équipé d’un cerclage EXO en acier inoxydable et dos en acier forgé haute résistance. Données métriques pour la course à pied, le cyclisme et la natation. Prise en charge des segments Live Strava. La fēnix se décline en version 5S, plus fine et plus compacte, et 5X, la plus complète avec cartographie intégrée. Disponible également avec le verre Saphir anti-rayures. Compatible avec les plateformes Garmin Connect et Connect IQ. Prix : 599,99 €, 669,99 € (pack Performer avec ceinture cardio HRM-Tri)

À noter que la gamme Garmin comprend toujours la Forerunner 735XT, une montre multisports GPS ultra légère (40 g) avec cardio intégré au poignet et mode triathlon. Autonomie jusqu’à 14h en mode sport et 11 jours en mode montre. Prix : 449,99 €

POLAR V800 Sobre et élégante, la V800 est la montre sport GPS haut de gamme de la marque finlandaise. Lancée en 2014, elle a depuis bénéficié de nombreuses mises à jour, mais aujourd’hui, tous les aficionados de Polar attendent avec impatience le nom et les caractéristiques de sa successeur. Peu d’informations ont pour le moment filtré, mais elle devrait au minimum bénéficier (enfin) du cardiofréquencemètre au poignet avec lecteur optique 6 leds, une technologie d’ores et déjà éprouvée sur d’autres modèles comme la M430 dédiée au running. En attendant, la V800 dispose de toutes les fonctions nécessaires à l’entraînement en natation, cyclisme et course à pied, ainsi qu’en compétition grâce au mode triathlon. Les applications Polar Coach et Polar Flow permettent la programmation d’entraînements, l’analyse des séances et l’importation de nouveaux itinéraires. Elle est compatible avec les capteurs de course et de cyclisme Polar Bluetooth Smart (foulée, vitesse, cadence, puissance, etc). Elle dispose des fonctions Strava Live Segments, des smart notifications et d’un suivi d’activité quotidienne (pas de suivi de la fréquence cardiaque 24h/24). Autres fonctionnalités : baromètre et accéléromètre. Autonomie jusqu’à 13 h avec le GPS. Coque en aluminium et en acier inoxydable et écran en verre Gorilla. Prix : 399,90 € (sans émetteur), 449,90 € (avec émetteur de fréquence cardiaque)

• Mode triathlon : oui • Mode eau libre : oui • Signal : GPS • Capteur de fréquence cardiaque : ceinture • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : non (possible avec un capteur supplémentaire) • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 30 m • Épaisseur : 12,7 mm • Poids : 79 g

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DOSSIER MONTRES

Pierre-Maxime BRANCHE

• Mode triathlon : non • Mode eau libre : oui • Signal : GPS + GLONASS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : oui • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 10 m • Dimensions (LxHxP) : 45 x 36 x 13 mm • Poids : 63 g

POLAR M600

Un modèle entre vie active connectée et sport. La Polar M600 offre une expérience sportive complète tournée vers le futur incluant l’écosystème Android Wear 2.0. Elle convient aux sportifs connectés et adeptes des nouvelles technologiques et offre toutes les fonctionnalités nécessaires à une pratique sportive exigeante. De nombreux profils sports sont disponibles (Polar Flow soit environ 80), mais pas de profil triathlon. Néanmoins, elle dispose d’un capteur cardiaque optique 6 LEDs, d’un tracker d’activité 24h/24 et 7j/7 et du contrôle vocal. Autres caractéristiques : navigation sur les réseaux sociaux et via Google Map, réception des notifications d’agenda, lecture et rédaction de SMS et d’emails, accès à plus de 4000 applications disponibles sur Google Play, synchronisation de la musique par Google Play et écoute possible sans smartphone, 4 Go de stockage interne. Système de bracelets interchangeables. Autonomie de 8 h avec le GPS et de 2 jours en montre. Prix : 349,90 €

Dans sa gamme, TomTom n’a pas encore la montre idéale pour le triathlète puisqu’aucun modèle ne propose de véritable mode triathlon. Il n’empêche, voici les deux modèles les plus récents que vous pouvez totalement utiliser à l’entraînement comme en compétition, si vous prenez le temps de déclencher à chaque transition une nouvelle activité et si vous n’êtes pas à la recherche de la performance absolue.

TOMTOM Adventurer

• Mode triathlon : non • Mode eau libre : oui (natation) • Signal : GPS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : non • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 40 m • Dimensions écran : 22x25 mm • Épaisseur : 13,7 mm • Poids : 55 g

Une montre GPS Outdoor avec capteur de fréquence cardiaque et lecteur de musique intégrés de 3 Go. Ce lecteur est associé à un casque audio sans fil pour vous évader sur vos musiques préférées lors de vos séances. Elle embarque bien sûr un capteur GPS et s’appuie sur l’expertise TomTom dans l’univers de la navigation pour proposer la visualisation des parcours en temps réel et dispose d’un altimètre barométrique et d’une boussole. En plus des nombreux modes de sports (running, vélo, natation, ski, snowboard, randonnée, gym, etc), la Adventurer possède un traqueur d’activité activé 24h/24 et 7j/7. Modes entraînements avancés et personnalisés, âge physiologique et VO2max, coaching vocal, pause automatique, records personnels d’allure et de vitesse en course et à vélo, application TomTom Sports pour les informations détaillées de performance. Notifications smartphone. Bracelets interchangeables. Autonomie de 11h avec le GPS activé. Prix : 299 €

TOMTOM Runner 3 (Cardio + Music) Grâce à l'expérience TomTom en matière de géolocalisation et de navigation, la Runner 3 est équipée de la visualisation des parcours en temps réel pour découvrir de nouveaux chemins et sortir ainsi de la routine. Le parcours s’affiche sur votre montre au fur et à mesure de votre progression, vous permettant à tout instant de revenir sur vos pas jusqu’à votre point de départ. Suivi d'activité 24h/24 et 7j/7 avec trois semaines d'autonomie. Modes sports dédiés à la course à pied, la natation, le cyclisme, le home-trainer, la gym, etc. Plusieurs modes d'entraînement (fractionné, par zone, objectif...) et plus de 50 programmes personnalisés. Mode course fantôme. Application TomTom MySports pour approfondir l'analyse de vos séances et vous fixer des objectifs. Lecteur de musique intégré de 3 Go, cardiofréquencemètre intégré, traqueur GPS avec 11h d'autonomie. Suivi du temps de sommeil, âge physiologique et VO2 max. Boussole. Bracelets personnalisables. Coaching vocal, pause automatique, notifications smartphone. Prix : 1 29 € (Runner 3), 199 € (Runner 3 Music / casque sans fil), 199 € (Runner 3 Cardio), 249 € (Runner 3 Cardio + Music)

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• Mode triathlon : non • Mode eau libre : oui (natation) • Signal : GPS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l'eau : non • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 40 m • Dimensions écran : 22x25 mm • Épaisseur : 13,7 mm • Poids : 50 g


• Mode triathlon : oui • Mode eau libre : oui • Signal : GPS + GLONASS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l'eau : oui • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 100 m • Dimensions (LxHxP) : 50 x 50 x 16,8 mm • Poids : 72 g

SUUNTO Spartan Sport Wrist HR BARO

La gamme Suunto Spartan s'agrandit aujourd'hui avec le lancement de la nouvelle Spartan Sport Wrist HR Baro, une montre multisport GPS dotée de la mesure de la fréquence cardiaque au poignet et d'un capteur de pression atmosphérique qui permet des relevés d'altitude plus précis via la technologie FusedAlt de Suunto. De plus, une mise à jour logicielle vient enrichir l'ensemble de la gamme Spartan avec le suivi du sommeil, des améliorations apportées à la navigation, les heures de lever et de coucher du soleil et émet des alarmes d'orage lorsqu'une brusque chute de la pression atmosphérique intervient notamment pour la haute montagne. Jusqu'à 20 h d'autonomie (acquisition GPS chaque seconde + options d'économie d'énergie) et 40 h d'autonomie (acquisition GPS toutes les minutes + options d'économie d'énergie). Lunette en acier inoxydable, verre cristal minéral, boitier polyamide et bracelet en silicone. Écran tactile couleur. Altimètre et boussole à compensation d'inclinaison numérique. 80 profils sport personnalisables, programmation d'entraînement et analyses de performance sur Suunto Movescount. Prix : 550 €

SUUNTO Spartan Trainer Wrist HR

• Mode triathlon : oui • Mode eau libre : oui • Signal : GPS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : oui • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 50 m • Dimensions (LxHxP) : 46 x 46 x 14,9 mm • Poids : 56 g, 66 g (avec la lunette en métal)

Fine et légère. D’une taille réduite par rapport à ses aînées, elle propose toutes les fonctionnalités et métriques pensés pour l’entraînement avec 80 modes sportifs pré-installés et personnalisables à souhait, la navigation GPS assortie d’une vue du chemin emprunté (trace « Petit Poucet »), un contrôle de l’activité quotidienne et la mesure de la fréquence cardiaque au poignet (pas de suivi 24h/24) par Valencell, spécialiste de la biométrie. Altimètre barométrique. Application Suunto Movescount pour la planification, les analyses de performance et les outils de personnalisation. Autonomie 10h GPS (jusqu’à 30h avec les options d’économie d’énergie) et 14 jours au quotidien sans recharge. Cinq designs : Gold, Steel, Ocean, Blue et Black. notifications d’appels, de SMS et de calendrier. Prix : 279 € (Black, Blue, Ocean), 330 € (Steel, Gold)

FITBIT Ionic Une montre connectée pour la forme et pour le sport. Musique au poignet avec 2 Go d'espace. Suivi de la fréquence cardiaque PurePulse au poignet. GPS intégré pour l'allure, la distance et toutes les autres informations nécessaires. Séances d'entraînement personnalisées. Jusqu'à 5 jours d'autonomie et 10h avec le GPS actif. Étanche. Pour le fitness, la Ionic affiche des exercices à l'écran et des instructions en temps réel pour guider vos mouvements et reconnaît vos activités. Par exemple, elle se met automatiquement en mode Course quand vous commencez à courir et active le GPS. Profils sport : course à pied, vélo, natation, tapis de course, musculation, Hiit et randonnée, mais il est possible d'aller chercher d'autres activités. En natation, la Ionic ne reconnaît pas le nombre de mouvements et ne calcule donc pas le Swolf. Pause automatique. Pour la détente, elle propose également des séances de respiration personnalisée basées sur la fréquence cardiaque. Analyse du sommeil. Galerie d'applications préférées (météo, sport, actus, finances, etc), Paiement sans contact avec la puce NFC, notifications smartphone. Boîtier aluminium. Prix : 349,95 €

• Mode triathlon : non • Mode eau libre : non • Signal : GPS + GLONASS • Capteur de fréquence cardiaque : poignet • Capteur de fréquence cardiaque dans l’eau : non • Programmer des entraînements personnalisés : oui • Étanche : 50 m • Poids : 47 g

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ESSAI VÉLO

ULTEGRA Di2

BH G7 PRO

Guillaume JUDAS

38

Christophe GUIARD

En même temps aérodynamique et abordable physiquement et financièrement, le BH G7 Pro a été utilisé pendant deux saisons chez les pros avec les coureurs de Direct Energie notamment sur le Tour de France 2017. Un vélo facile et rapide, dont le cadre aux formes effilées est l’un des plus légers du marché. Apparu en 2015, le G7 était au départ uniquement proposé avec des freins à disque, BH pariant sur un développement et une adoption plus rapides de la technologie chez les coureurs pros et par voie de conséquence chez les autres catégories de compétiteurs. Ce cadre intègre d’ailleurs du mieux possible les étriers et les disques dans l’étude aérodynamique qui a abouti aux formes et proportions des tubes sélectionnés. La marque espagnole a pourtant bien dû se rendre à l’évidence en déclinant aussi le G7 avec des freins à patins (Direct Mount), pour toucher plus de monde. Le triathlète n’est bien sûr pas oublié, même s’il a le choix en compétition entre les deux systèmes. Le G7 Pro peut donc s’adresser à ceux qui disposent déjà de plusieurs paires de roues en fonction des parcours. En évoluant légèrement au niveau de la forme des

tubes et du carbone utilisé, ce vélo prend cependant la digne succession du G6 Pro qui était jusque-là le cadre aéro-polyvalent de la gamme, apprécié pour son confort et sa versatilité. Comme pour beaucoup de marques, la gamme BH fait valoir d’autres modèles plus spécifiques, comme l’Aerolight pour le contre-la-montre ou le triathlon, l’Ultralight Evo pour les grimpeurs, et même le Quartz pour l’endurance. Mais avec 810 g le cadre nu et une traînée aérodynamique déjà très économique par rapport à un cadre aux tubes de forme ronde, le G7 Pro nous apparaît comme un modèle super polyvalent. Il est proposé en trois montages : en Dura Ace Di2 et roues Vision Metron à 8 500 €, en Ultegra et roues

Malgré l’impressionnante boîte de pédalier, le G7 Pro demeure le modèle passe-partout de la gamme BH.


•M  anque de rigidité des roues •P  lateaux compacts Vision Trimax 35 Carbon à 3 700 € et notre vélo de test en Ultegra Di2 et roues BH Evo 50 à 5 500 €. Dans tous les cas, un pédalier hors groupe est imposé - ici un FSA SLK en carbone - en raison du format de la boîte de pédalier en BB386 Evo.

Un cadre toujours très accessible Le G7 Pro profite de fibres de carbone Toray T80 et T50 pour un bon ratio entre le poids et la rigidité,

• Rig idit é•

Nervosité

alité prix • Qu

•P  olyvalence •C  onfort •V  élo facile à emmener • F inition •P  rogramme de personnalisation de la peinture

ilité sib es

En bref

t ndemen • Polyvalen associées à un procédé de fabrication • Re ce t r •A qui consiste à appliquer une forte nfo cc o C pression à l’intérieur du moule afin d’optimiser la compacité de la matière et éviter les imperfections du composite. Par rapport au G6 Pro, il évolue sur quelques points, comme le placement des haubans, qui ne sont plus en ligne directe avec le tube supérieur, par ailleurs très sloping. Ceux-ci sont très 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 légèrement arqués. Pour le tube diagonal, on remarque l’adoption d’un profil TOTAL : 55/70 avec les bords de fuite tronqués, plutôt qu’une forme de goutte d’eau. Le mat gamme BH. Rapide, facile, léger et conforde selle qui prolonge le tube de selle et table, il est beaucoup plus accessible qu’il dans lequel vient s’insérer une tige qui n’y paraît. À noter que le coloris de cette comprend la batterie du Di2 voit un sysversion d’essai (photos des pages 40-41)ne tème de serrage particulièrement épuré. sera plus disponible car l’équipe française Enfin, l’étrier de frein arrière est de nouveau Direct Energie change de partenaire pour placé sur les haubans, et non pas sous les 2018. Mais en plus des couleurs de base bases. Il ne faut pas se fier à la dimension noir mat ou rouge brillant, il est possible impressionnante de la boîte de pédalier, de personnaliser le G7 Pro via l’application puisque le G7 Pro demeure malgré ces My G7 Pro Unique, et sans supplément de évolutions le modèle passe-partout de la prix.

Bon rapport équipement-prix Pour 5 500 €, le G7 Pro Ultegra Di2 présente un rapport qualité-prix intéressant, et il est immédiatement compétitif. La transmission Shimano Ultegra Di2 R6850 (version 2017) est associée à des freins Ultegra Direct Mount. De ce point de vuelà, il n’y a pas de différence d’efficacité avec du très haut de gamme. Le pédalier FSA SLK en carbone est léger et rigide, mais les plateaux compacts de 50 et 34 dents n’y sont pas vraiment à leur place, sur un vélo normalement destiné à rouler vite. Surtout avec des roues en carbone de 50 mm de haut, ici des BH Evo 50, dont le profil large s’accommode des rafales de vent et permet de conserver le contrôle des trajectoires. Avec un poids revendiqué de seulement 1 465 g la paire, elles assurent en plus un bon freinage même sous la pluie. Un poste de pilotage BH SL et une selle Prologo Kappa Evo complètent le montage, tout comme les pneus Hutchinson Equinox 2, malheureusement moins efficaces et adhérents que de véritables modèles dédiés à la compétition. Le BH G7 Pro Ultegra Di2 affiche 7,400 kg sans pédales sur la balance en taille SM.

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ESSAI VÉLO

Guillaume JUDAS

Tout en fluidité La géométrie, identique à celle déjà appréciée du G6 Pro, propose un tube supérieur assez long, un angle de tube de selle assez fermé pour ceux qui souhaitent un pédalage avec le bassin calé sur l’arrière, et un angle à l’avant qui offre un peu de vivacité, ou du moins de la légèreté dans la direction. Cela induit une posture plutôt tournée vers la route que vers le triathlon pur, mais notons qu’elle présente certains avantages puisqu’elle apporte au vélo un mélange de stabilité et de précision en matière de tenue de route, et surtout de la polyvalence. Le G7 Pro est rassurant, en plus de favoriser les séances à bonne allure, dès lors que le train est régulier. Les relances sont également aisées car le BH fait preuve dans cette configuration d’un peu de souplesse latérale. Le cadre se montre doux sous la pédale, et les roues manquent un peu de rigidité. Cela rend le vélo nerveux, à la condition de ne pas chercher les efforts en force pure. Il se remet facilement dans l’allure mais il ne faut pas pour cela chercher à tout mettre sur les premiers coups de pédale, au risque de le sentir fléchir et d’avoir la sensation de s’écraser un peu face à la pente. Mais cela le rend tolérant lors d’une épreuve de fond ou d’un long entraînement, où on apprécie sa douceur et son confort remarquable en matière de filtration des vibrations. Avec un petit braquet ou lorsqu’on roule avec plus gros “sur le couple”, il se montre généreux avec un coup de pédale imparfait ou usé par la distance. Sur le plat avec le vent favorable, l’ensemble formé par le cadre et les roues aérodynamiques est rapide et économe en énergie une fois bien lancé. La vitesse chèrement acquise est bien entretenue comme souvent avec ce type de machine. Le G7 Pro pourrait être optimisé en faisant retendre le rayonnage des roues, un poil trop souple à notre goût. Pour le reste, on apprécie la fluidité de ses lignes, sa finition, la posture qu’il permet et son équilibre général. Et bien sûr sa polyvalence, puisqu’on l’imagine très bien sur un triathlon de moyenne ou longue distance, sur un terrain très vallonné. ■

40

Christophe GUIARD

GÉOMÉTRIES Taille XS SM MD LA XL Tube selle 500 560 640 680 690 Tube horizontal 520 543 557 570 583,3 Angle tube de selle 74° 72,8° 72,5° 72,5° 72,5° Direction 110 120 150 185 195,8 Angle direction 72° 72,5° 73° 73° 73,5° 514,21 523,39 549,17 583,18 594,41 Stack Reach 374,14 382,98 383,85 386,13 495,89 Bases 402 402 402 402 402 Par rapport au G6 Pro, les haubans ne sont plus en ligne directe avec le tube supérieur et sont très légèrement arqués. De plus, l’étrier de frein arrière est de nouveau placé sur les haubans, et non pas sous les bases.

Le mat de selle qui prolonge le tube de selle, et dans lequel vient s’insérer une tige qui comprend la batterie du Di2, voit un système de serrage particulièrement épuré.

FICHE TECHNIQUE Cadre : Global Concept G7 Pro Carbon monocoque Fourche : G7 Full integrated tapered full carbon 1’’1/5 Cintre : BH SL Potence : BH SL Shimano Ultegra R6800 Direct Mount Freins : Dér. Avant : Shimano Ultegra Di2 6850 Dér. Arrière : Shimano Ultegra Di2 6850 Manettes de dér. : Shimano Ultegra Di2 6850 Cassette : Shimano Ultegra 6800 11v. 11/28 Chaîne : FSA 11 sp. Pédalier : FSA SLK 50/34 Roues : BH Evo 50 Pneus : Hutchinson Equinox 2 700x25 Selle : Prologo Kappa Evo Tige de selle : G7 Pro Poids : 7,400 kg sans pédales, en taille SM Poids du cadre (gr) : 810 g Prix : 5 499,90 € Contact : www.bh-bikes.com


Pour qui ? Le triathlète qui vise aussi bien les épreuves courtes que les longues distances, grâce à son aérodynamisme et à son comportement facile. Seuls les plus athlétiques sur des épreuves courtes pourront ressentir un manque de rigidité de l’ensemble du vélo. Sprint et Courte Distance 4/5 Stable et maniable, le BH G7 Pro est adapté aux épreuves en circuit, sa versatilité lui permettant de se faufiler dans un peloton lorsque le drafting est autorisé. Les plus costauds ou ceux qui visent les premières places pourraient regretter le manque de rigidité des roues notamment, lorsqu’il faut passer des bosses en force pour garder les roues. Longue Distance et Ironman 4/5 Une fois lancé, ce vélo est particulièrement efficace quand il s’agit d’entretenir simplement la vitesse tout en économisant le maximum d’énergie. Sa rigidité moyenne facilite paradoxalement les parcours très vallonnés, lorsqu’il faut rouler en train et encaisser les changements de topographie. Et on peut bien sûr monter facilement un prolongateur pour adopter une position de triathlète face au vent.

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ON A TESTÉ

Pierre-Maxime BRANCHE et Sylvain PIGEAU

APTONIA Massages récup’ Le massage permet de décontracter les muscles afin d’éviter les douleurs liées aux courbatures. Exemple avec cette balle et ce bâton flexible d’Aptonia pour s’auto-masser. La récupération permet de performer sur le long terme et d’éviter les blessures. Elle passe notamment par des séances de massages ou d’auto-massage quotidiens si vous ne disposez pas d’une moitié prête à prendre soin de vous. Dans ce cas, Aptonia propose plusieurs accessoires pour éliminer soimême les douleurs, tensions musculaires

FICHE TECHNIQUE

• Diamètre de la balle : 74 mm • Longueur du bâton : 44,5 mm. • Longueur de la zone de massage du bâton : 24 cm • Prix : 3,99 € (balle), 9,99 € (bâton flexible) Infos : www.decathlon.fr

ÉRIC FAVRE Iso Zéro Crème brûlée Pour favoriser performance et récupération, le laboratoire Éric Favre Sport Nutrition a lancé Iso Zéro. Quasi exclusivement à base de Whey, cette nouvelle protéine à assimilation rapide est aussi riche en BCAA et glutamine.

FICHE TECHNIQUE

• Avant et après entraînement, ou en en-cas dans la journée. • Saveurs : délice tropical, pistache, crème brûlée, chocolat, cappuccino et framboisier. • Prix : 64,90 € (pot de 2 kg pour 66 shakers) Infos : www.ericfavre.com

En bref

Les + Les 42

•R  ichesse en protéines et glutamine, consistance onctueuse • Saveur testée un peu écoeurante

sur la totalité du corps et stimuler la circulation sanguine. C’est le cas avec cette mini-balle et de ce bâton flexible.

Effet apaisant Petite et légère, la balle de récupération s’emporte partout, jusque dans un sac à main, pour être utilisée avant et/ou après le sport très facilement. Elle est parfaitement adaptée pour soulager la voute plantaire puisqu’il suffit de la rouler sous le pied. Possible donc de l’utiliser au bureau en toute discrétion. Au sol, les fessiers, les ischio-jambiers, les mollets sont aussi vite décontractés. Contre un mur, ce sont vos omoplates, vos épaules, vos trapèzes, le haut du dos (voire le grand pectoral, mais c’est moins agréable quand même) qui en bénéficieront. Le bâton s’utilise à deux mains. Pas gênant pour les quadriceps, les ischios, les mollets, mais plus contraignant pour les trapèzes, le dos et le carré des lombes car il faut se contorsionner, ce qui peut amener quelques tensions alors que l’objectif est de se relâcher. À terre, il peut se rouler sous le pied. Sa zone de massage en vaguelettes diminue bien les tensions, mais il manque de flexibilité pour bien suivre au corps. Il n’empêche, l’effet apaisant de ces accessoires est sensible.

LES NOTES

Total 14/20

Digestibilité Consistance Recette Apport nutritionnel 0 1 2 3 4 5

Les protéines ne sont pas uniquement pour les culturistes. Elles sont au coeur de chaque pratique sportive et aident à obtenir des muscles puissants et bien dessinés, et à permettre une meilleure récupération musculaire afin d’optimisation vos prochains efforts. Le laboratoire français Éric Favre a développé Iso Zéro, une protéine constituée à 89% de protéine de Whey choisie pour son assimilation rapide. Elle permet de favoriser l’anabolisme musculaire, de stopper le catabolisme lié à une pratique sportive et d’optimiser effort et récupération. Elle est garantie sans lactose, sans aspartame, sans collagène, sans gluten, et est conforme à la réglementation anti-dopage.

Un bon dosage Un gros pot de 2 kg pour 66 services soit un mois de cure si l’on compte deux shakers par jour, un après séance

En bref

Les + Les -

• Praticité de la balle, réduction des tensions musculaires et détente. • Manque de flexibilité du bâton

LES NOTES

Total 13/20

Utilisation Auto-massage Praticité Apaisement 0 1 2 3 4 5

et un autre en collation. Une vingtaine de jours si vous en prenez aussi avant séance. Chaque dose de 30 g apporte 26,5 g de protéines pour une faible teneur en sucres à 0,90 g et 0,09 g de sel. Les matières grasses sont en revanche un peu élevées à près de 3,5 g de lipides dont surtout 2,28 d’acides gras saturés. Bonne nouvelle, les 17 g de Glutamine (2e après les 20 g de BCAA), un acide aminé essentiel pour le sportif qui fabrique des protéines tissulaires, protège l’intestin, renforce l’immunité et aide à la détoxication de l’organisme. Lors de la préparation, la poudre se dilue parfaitement. Si l’on respecte les 250 ml d’eau pour un cuillère, la consistance n’est pas trop liquide et suffisamment onctueuse. Nous avons tenté Crème brûlée, une saveur assez vite écoeurante, mais ça, c’est très personnel.


FI’ZI :K

LES NOTES

Arione R3 Versus Evo La gamme des selles route fi’zi :k s’étend avec l’Arione R3 Versus Evo. Une variante pour ce modèle doté d’un nouveau canal central (en dehors du modèle Open, évidé) qui s’est toujours démarqué par sa longueur. Si l’assise ne change pas, le confort est son point fort La famille des selles fi’zi :k se compose de trois modèles qui se distinguent par leur largeur : l’Arione (plate), l’Antarès (légèrement creusée) et l’Aliante (très creusée et très large). Il y en a pour tous les séants et les particularités de l’Arione sont son absence de creux et son exceptionnelle longueur, environ 30 cm contre 27 habituellement pour une selle normale. Si l’Arione R3 Versus Evo se décline en version « large », nous avons essayé la « regular ».

Plus confortable que ses homologues Le réglage est facilité par la graduation du chariot et la selle ne possède que peu d’écart de hauteur avec un modèle Arione traditionnel (environ 2 mm de plus). La grosse différence avec ses homologues concerne la souplesse de l’assise. Le système wingflex, sur les côtés, est toujours présent pour permettre un meilleur passage des cuisses, mais la densité de la mousse ne rattrape pas la souplesse de la coque. C’est très sensible en position passive et il peut être difficile de trouver du dynamisme lorsque l’on se penche vers l’avant. L’évidement permet toutefois de gagner en confort sur la zone du périnée. Le système a ses atouts en position aéro et séduira les utilisateurs des Ariones « traditionnelles ». La R3 Versus Evo est donc un compromis très intéressant pour les triathlètes utilisant un vélo de route traditionnel et qui alternent les positions. À noter la qualité de finition chère à la firme italienne avec notamment l’absence de coutures.

GORE WEAR Gore-Tex Shakedry Contre les conditions climatiques hivernales et printanières, Gore Wear oppose sa veste Gore-Tex Shakedry. Un produit haut de gamme imperméable et coupevent qui surprend par sa matière, sa légèreté et son efficacité.

En bref

Les + Les FICHE TECHNIQUE

• Sa haute protection, son ultra légèreté • Petit manque de respirabilité, pas très visible de nuit, prix élevé

• Membrane Gore-Tex • Technologie Shakedry • Poche zippée • Capuche ajustée • Petit ourlet élastique à la taille • Logos réfléchissants • Tailles : S à XXL • Poids : 110 g (M) • Prix : 299,95 € Infos : www.goreapparel.eu

La Gore-Tex Shakedry est une veste de running qui offre une réponse multiple aux conditions climatiques hivernales (pluie, froid, rafales) et printanières (fraîcheur). Dotée de la membrane ultra légère et respirante Gore-Tex avec technologie Shakedry, elle dispose d’une surface déperlante permanente qui ne se gorge donc pas d’eau pour rester confortable et au sec par tous les temps et durant toutes les intensités. Très légère (110 g en taille M), elle dispose d’un zip frontal, d’une poche pectorale de rangement, de quelques éléments réfléchissants et d’une capuche ajustée.

Grande protection Une veste aussi fine peut-elle véritablement protéger ? Quelques minutes

Total 17/20

Confort Ergonomie Finition Qualité/prix 0 1 2 3 4 5

En bref

Les + Les -

• Qualité et finition fi’zi :k, évidement central • Un peu molle dans sa partie centrale.

FICHE TECHNIQUE

• Coque : Nylon renforcé de carbone, canal central • Rails : K:ium • Rembourrage : Mousse Comfort Core, revêtement Microtex • Couleur : noir • Disponible en versions R1 (rails carbone) et R3, en Regular ou Large. • Poids : 206 g • Prix : 160 € Infos : www.fizik.com

dans le froid suffisent pour répondre. Après quelques frissons, le temps que la température corporelle augmente, la membrane Gore-Tex Shakedry joue pleinement son rôle de protection contre le froid, le vent et la pluie. Elle se porte comme une seconde couche, avec un simple base-layer en première couche, même pour des températures situées autour de 5°C, voire proches de 0°C. Ultra légère, elle s’oublie à l’effort, seul le petit frottement de la membrane se fait entendre, dû également à une coupe droite pas hyper fit, un peu large au niveau des bras mais courte au niveau de la taille. Contre la pluie, le tissu déperlant est incroyable d’efficacité et sèche en quelques secondes (technologie Shakedry) pour être confortable tout au long du run. Seule la respirabilité pèche lorsque le thermomètre s’approche des 10°C. Enfin, la poche frontale est pratique et la finition du produit est très haut de gamme.

LES NOTES

Total 15/20

Protection Respirabilité Confort Qualité/prix 0 1 2 3 4 5

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ON A TESTÉ

Pierre-Maxime BRANCHE et Benjamin WIART

KATUSHA Warm Jersey LS

LES NOTES

Total 16/20

Taille Protection Confort Rapport qualité/prix 0 1 2 3 4 5

En bref

Les + Les -

• Confort du tissu, qualité de finition, design ‘’vintage moderne’’ • Manque de protection des avant-bras, col un peu court

MP Swift Aqua Sphère et Michael Phelps sortent une nouvelle collection ‘’Sport-Chic’’ de maillots de bain d’entraînement pour hommes. Des modèles élégants, mais surtout très confortables. Née au printemps 2015, la marque MP est issue de la collaboration entre Aqua Sphère et le champion olympique américain Michael Phelps, motivés par l’ambition de développer des produits à la fois innovants et accessibles au plus grand nombre. Déjà pourvue d’une gamme complète (lunettes, maillots, équipements), MP présente une nouvelle collection « Sport-Chic » pour hommes composée de deux coupes de maillots d’entraînement : le Fast et le Swift avec respectivement 42 et 32 cm de longueur de jambe. Avec leur lignes épurées, ils sont tous les deux confectionnés dans le tissu Aqua Infinity.

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Marque premium suisse, Katusha propose des produits haut de gamme développés aux côtés des coureurs pros du Team Katusha Alpecin. Pour l’hiver et les fraîcheurs printanières, nous avons enfilé le maillot manches longues Warm LS. Originellement russe mais aujourd’hui suisse, la marque Katusha s’est positionnée sur le créneau du textile haut de gamme. Pour sa troisième saison, le ‘’K’’ reste encore discret sur les routes et les triathlons, malgré une offre de produits techniques avec une belle qualité de finition. En témoigne, ce maillot manches longues, le seul de la gamme Performance. Disponible en coloris noir ou sangre Light blue (photo), il est conçu en tissu Super Roubaix extensible avec coupe anatomique, dispose de la technologie Ergonomic Line (un panneau unique sur le haut du dos et les épaules) pour le confort, d’un full zip frontal, d’éléments réflectifs pour la sécurité et de trois poches arrière.

Confort et style La coupe est très ajustée. La longueur des bras est bonne tout comme celle du dos pour protéger les reins. Le tissu extensible est très agréable à porter et protège bien

du froid sur le plat. C’est moins le cas lorsque la vitesse augmente, par exemple en descente, au niveau des avant-bras où le vent froid passe. Le col est un peu court et mériterait une petite hauteur supplémentaire pour plus de protection même si le cache de protection du zip frontal empêche l’air de passer à cet endroit. Le panneau Ergonomic Line laisse une grande liberté de mouvement des épaules et des bras sur la selle comme en danseuse. Les trois poches arrière sont suffisamment grandes pour accueillir tous les effets personnels dont un smartphone et une mini-pompe. Enfin, on aime ce design à la fois vintage et moderne qui a eu son petit succès sur les routes.

FICHE TECHNIQUE

• Technologie Ergonomic Line • Éléments réflectifs de sécurité • Élastiques de maintien aux poignets et bande silicone à la taille • Fermeture frontale zippée waterproof avec protection cou • 3 poches arrière • Coloris : sangre ou noir • Tailles : XS, M, L et XL • Prix : 170 € Infos : https://katusha-sports.com

Grand confort Ce n’est pas parce que l’on est dans l’eau, qu’il ne faut pas être stylé. Même en piscine indoor. Swift est un maillot à la fois classe et sport avec des coloris ‘’chic’’ (noir, gris anthracite et fluo/ bleu) et un design dynamique. Conçu dans un tissu respirant, il est doux et confortable à enfiler et porter, tel votre boxer préféré. La coupe est très agréable avec une légère compression pour accompagner les mouvements naturels des fessiers et des cuisses lors de la nage. Il maintient, soutient et glisse parfaitement dans l’eau sans se plisser. Après deux mois de séances en piscine chlorée, le tissu reste en place, il garde son élasticité et résiste bien aux lavages tout comme les couleurs qui sont intactes.

En bref

Les + Les -

• Coupe et confort à l’utilisation, élégance • Longueur un peu courte, mais ça change

LES NOTES

Total 17/20

Hydrodynamisme Coupe Confort Durabilité 0 1 2 3 4 5

FICHE TECHNIQUE

• Tissu Aqua Infinity fabriqué en Italie • Résiste au chlore et protection UV50+ • Longueur de jambe : 32 cm • Tailles : 24 à 38 • 2 coloris : (noir, gris anthracite et fluo) • Prix : 36,99 € Infos : www.michaelphelps.com/fr/


LON 100% TRIATH LA BOUTIQUE

www.triathlete -shop.fr

15% DE REMISE Avec le code Torhans18 AERO BENTO BOX X TORHANS 33.15 € 39,00 €

PORTE BIDON AERO VR TORHANS 41.65 € 49,00 €

SUPPORT TORHANS 22.10 € 26,00 €

PORTE COMPTEUR TORHANS 12.71 € 14,95 €

PORTE BIDON AERO 20 TORHANS 37.4 € 44,00 €

Découvrez la nouvelle boutique

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TRIESSENTIALS

Pierre-Maxime BRANCHE

ERIC FAVRE Endurance

La marque à la tête de cougar développe son offre diététique avec sa nouvelle gamme Endurance, spécialement dédiée au running et au cyclisme. Boissons isotoniques en bouteille ou en doypack à mettre dans le bidon, Malto ou Energy sticks aux différentes saveurs, lutte contre les crampes avec Myo C ou encore récupération avec BCAA+15 Myoprogen, tout a été pensé pour optimiser la performance. Cette gamme inclut également le premier préworkout vegan adapté aux runners et cyclistes avec le CX17 pour booster l’énergie, l’explosivité et repousser la fatigue mentale et physique. Prix : 36,70 € (pot de 150 g soit 25 doses)

OVERTIM.S Hydrixir

Plus hydratantes et plus performantes ! Les nouvelles formules des boissons énergétiques Hydrixir Antioxydant et Hydrixir Longue Distance sont nouvellement enrichies d’électrolytes (sodium et magnésium), pour maintenir votre niveau de performance tout au long de l’effort. Isotoniques, sans acidité et sans conservateur, elles permettent une vidange gastrique plus rapide et une absorption optimale de la boisson au niveau de l’intestin. Vitamines C, B6, antioxydantes, vitamine E, protéines & BCAA (uniquement pour Hydrixir Longue Distance). Large choix d’arômes naturels. Prix : 19,90 € (Antioxydant), 22,90 € (Longue Distance)

MARKAL

Boissons au riz bio Maître céréalier depuis plus de 80 ans, Markal enrichit son offre avec trois nouvelles boissons végétales autour du riz : nature, calcium et amande. Sans gluten, sans lactose et vegan, elles sont naturellement à faible teneur en matières grasses et graisses saturées et ont été obtenues à partir de riz biologique d’origine italienne. Chaudes ou froides, elles sont parfaites au petit déjeuner, seules, dans un chocolat chaud ou avec un bol de céréales, peuvent aussi être bues à tout moment de la journée pour combler sainement une petite faim et permettent enfin de cuisiner des sauces, entremets, clafoutis, crèmes dessert pour remplacer les laits animaux. Une bonne alternative pour les personnes sensibles aux boissons végétales à base de soja. Prix : 2,16 € (brique 1L Riz nature), 2,28 € (brique 1L Riz calcium) et 3,14 € (brique 1L Riz amande)

PRO

Combipack Ayez les outils essentiels à portée de main. Ce combipack Pro est composé de deux cartouches CO2 avec un embout pour regonfler vos pneus, de démonte-pneus en cas de crevaison et d’un mini-outil 10 fonctions comprenant des clés Allen de 2 à 8 mm, un tournevis plat et cruciforme et une Torx T25. Le tout est fourni avec une sacoche en tissu dotée d’un grand compartiment central et d’une petite poche sur le côté fermée par un zip qui se fixe facilement sous la selle grâce à des scratchs. Prix : 49 €

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GARMIN Vivofit 4

Garmin lance le Vívofit 4, son nouveau bracelet d’activité bénéficiant d’une autonomie record de plus d’un an ! Doté d’un écran couleur antireflet et d’une boucle en métal, ce nouveau venu dans la gamme des bracelets d’activité, à la fois confortable et élégant, est conçu pour être porté tous les jours. Avec la technologie Garmin Move IQ, Vivofit 4 détecte automatiquement les activités pratiquées : marche, course à pied, cyclisme, natation, entraînement elliptique, etc. Enfin, il dispose de la fonctionnalité ‘’Trouver mon téléphone’’. Bracelets interchangeables. Prix : 79,99 €

TIME XPro

La marque française lance la XPro, sa toute nouvelle pédale route déclinée en trois versions (XPro 15, 12 et 10). Pour la XPro 15 (haut de gamme), le corps a été renforcé grâce à un nouveau design et un carbone plus performant. La surface d’appui de 25 mm2 est plus grande que sur la Xpresso pour un meilleur transfert de puissance et une stabilité améliorée. Un capot inférieur a été créé pour protéger la lame de carbone et améliorer l’aérodynamisme de la pédale. Enfin, le système d’arceau a été retravaillé pour permettre un enclenchement plus franc et plus confortable. Autres caractéristiques : axe titane creux, réglage des sensations angulaires et tôle en acier inoxydable. Poids : 87,3 g. Elle s’utilise avec les nouvelles cales Iclic retravaillées avec des composites bi-matières, plus résistants et qui améliorent la durabilité. Prix : 449,99 € (XPro 15), 290 € (XPro 12) et 160 € (XPro 10)

CHATEAU DE CHANTILLY

Des formats pour tous : distances XS / S / M / L Des nouveautés : Triathlon mixte en relais (250m / 5km / 1.5km), semi marathon et épreuves de natation (5km ; 2,5km ; 1,6km) !

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Accessibles aux enfants et aux adultes, les courses peuvent se faire en individuel ou en relais.

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@TrideChantilly


LIFE STYLE

Pierre-Maxime BRANCHE

Parce qu’il n’y a pas

que le tri !

High tech, numérique, fringues, design ou encore chaussures, musculation et bien-être, le triathlète a aussi une vie en dehors du triple effort. Vous en doutiez ?

GOPRO Fusion Capable de filmer à 360° en 5.2K, la nouvelle caméra sphérique Fusion ne loupe aucun détail. Placée sur son stabilisateur, elle offre des vidéos parfaitement fluides. L’application GoPro contrôle la caméra et permet de visualiser les images filmées, avant de les travailler en post-production et de les partager à l’aide d’un smartphone iOS (version Android disponible bientôt). Prise de photos sphériques 18 MP. Étanche 5 m. Modes vidéo et photo accélérée, vision nocturne et rafale. Commande vocale 10 langues. GPS, accéléromètre, gyroscope et boussole. WiFi + Bluetooth. Livrée avec poignée Fusion Grip, sacoche de protection, fixations adhésives, batterie et câble de charge. Prix : 749,99 €

STORM Dynamix & Steffentron Vous avez tendance à arriver en retard à vos séances d’entraînement ? Plus d’excuses en adoptant ces deux jolies montres Storm conçues en acier brossé avec un bracelet signature Storm de 43 mm. Elles résistent à l’eau jusqu’à 50 m. La Dynamix se pare d’un joli coloris lazer blue tandis que la Steffentron affiche la date en plus. Prix : 155 € (Dynamix), 179 € (Steffentron)

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S. OLIVER Authentic Pour être confortable avant et après course, ce sweat-shirt de la collection s.Oliver Authentic dispose d’une matière coton molletonnée très douillette à l’intérieur. Avec son motif rétro sportif, il s’inscrit parfaitement dans la tendance ‘’Back to the roots’’. Col châle à cordon coulissant, grande poche kangourou, bordures côtelées au bas des manches. Tailles : M à 4XL. Prix : 49,99 €


Olivier BERRAUD

Caractéristiques

ASICS

• Prix : 190 € (hommes et femmes) • Drop (différence de hauteur avant arrière) : 10 mm • Site web pour la fiche technique : www.asics.com

noir/orange, noir/gris/jaune fluo 320 g bleu indigo ou blanc/abricot

LES PLUS

• L ’amorti, le confort et la stabilité •M  eilleur ajustement de la chaussure

LES MOINS

•M  esh un peu fragile (Pensez à vous couper les ongles régulièrement)

POUR QUI ?

• L es coureurs surpronateurs. • L es gabarits moyens

POUR QUOI ?

•R  oute (entraînement et compétitition sur longues distances) oui. D’une part, des fibres organiques permettent à la semelle intermédiaire de reprendre instantanément sa forme originale, garantissant un niveau d’amorti uniforme du début à la fin (Technologie FlyteFoam). D’autre part, le Trusstic System®, bijou de technologie ultra-léger, qui traverse votre semelle extérieure, offre encore plus de stabilité pendant la phase intermédiaire, quand le coureur en a le plus besoin. Malgré la pluie, j’ai terminé la séance avec le pied au sec. Celui-ci a bien respiré toute la séance. Outre ses propriétés de rebond, la semelle intérieure ComforDry X-40 Sockliner offre une excellente gestion de l’humidité et une très grande respirabilité. Vous n’allez pas être surpris quand je terminerai en disant que cette chaussure connaîtra sans doute un grand succès. ■ 5 4 3 2 1

Innovation

en mouse, la MetaRun s’adaptera à votre talon à chaque fois que vous glisserez votre pied dans la chaussure. Une fois enfilée, le coureur ressentira aussitôt, c’est certain, une sensation de confort. Et cela durera jusqu’à la fin de la séance. Le matériau de première qualité (SpEVA® Midsole Material), que la marque utilise pour la semaine intermédiaire, donne encore plus d’amorti et ralentit la dégradation de cette dernière pour permettre à l’utilisateur d’être plus à l’aise dans ses chaussures et pendant plus longtemps qu’à l’accoutumée. Lors d’une séance effectuée en nocturne, j’ai de suite constaté que la chaussure, grâce au matériau réfléchissant 3M Reflective, était très visible malgré le manque de luminosité. Je pouvais m’élencer dans les rues de Paris quelque peu rassuré... Après quelques kilomètres, je me rends compte que j’ai une démarche plus efficace que d’habitude. Cela est dû à une rainure souple, présente le long de la semelle (Guidance Line®). Celle-ci guide votre pied pendant que vous courez. Je constate également que les chocs important subis par le pied sont vite absorbés (Rearfoot and Forefoot GEL® Cushioning System). Malgré la pluie abondante qui commence à tomber, je ne constate aucun souci d’adhérence. Ceci est dû à la présence d’un caoutchouc très résistant (AHAR +) placé sur les zones-clés de la semelle extérieur. Cette chaussure a-t-elle un bon amorti et une bonne stabilité ? La réponse est

320 g

Amorti

Dès la sortie de sa boîte, la GEL-KAYANO 24 LITE-SHOW a de fortes chances de séduire son futur utilisateur. Son coloris noir et orange lui donne, en effet, une très jolie apparence. Rassurez-vous, ce ne sera pas le seul compliment auquel elle aura droit. Il faut dire que cette cette chaussure de course sur route a plus de 20 ans derrière elle. Tout d’abord, avant de vous élancer pour votre séance, vous constaterez que l’ajustement est encore meilleur qu’à l’accoutumée. Ceci est dû à une tige au nouveau design en mode jacquard. Le nouveau mesh conçu en une couche unique, minimise les frottements entre le pied et la tige pour une expérience de soutien optimisée. Les coutures tissées ouvertes et fermées permettent également d’optimiser la souplesse et la respirabilité. La nouvelle conception en X du système clutch counter enveloppe parfaitement l’ensemble de la cheville. Grâce à la doublure à mémoire de forme

Femmes Hommes

Avec plus de 20 ans de succès derrière elle, la Gel-Kayano est une chaussure emblématique de la marque Asics. Optimisée avec une série de nouvelles caractéristiques, la GEL-KAYANO 24 LITE-SHOW réussit encore à surprendre. Explications.

Rendement

GEL-KAYANO 24 LITE-SHOW

Confort

ESSAI RUNNING

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Christophe Guiard

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I N°337 51

© Thierry DEKETELAERE

51TRI

DOSSIER : L’ÉQUIPE DE FRANCE FÉMININE CD STAGE PARATRIATHLÈTES INSEP FOCUS SUR UN ACTEUR DU TRIATHLON ROAD TRIP : TOUMY DEGHAM AU MAROC LE CLUB DU MOIS : AC BOBIGNY TRIATHLON UN ATHLÈTE RÉAGIT À L’ACTUALITÉ DOSSIER : PROGRAMME MEILLEURS FRANÇAIS LD LE CLUB FRANCE LA STRUCTURE DU MOIS : ORGANICOACH L’INTERVIEW DU MOIS : LÉONIE PÉRIAULT


DOSSIER : L’ÉQUIPE DE FRANCE FÉMININE COURTE DISTANCE

olivier BERRAUD

Nous ferons le point en ...

2019

Tandis que l’équipe masculine française brille de mille feux sur le circuit WTS, son homologue féminine brille plutôt sa discrétion. Les choses vont-elles évoluer dans les années à venir ? Les Françaises peuvent-elles encore rêver de médailles à Tokyo ? Éléments de réponse avec Sébastien Poulet, responsable des équipes de France. Triathlete : Quel bilan la Direction Technique a-t-elle fait des performances de l’équipe de France féminine Courte Distance en 2017 ? Sébastien Poulet : Notre équipe féminine est dans son ensemble jeune en comparaison à l’âge moyen des meilleures femmes au niveau mondial. Notre objectif pour 2017 était donc que chacune d’elle puisse progresser : gagner en expérience et capitaliser de chacune de leur compétition effectuée sur la scène internationale, progresser dans les dimensions physiques, techniques, psychologiques pour gagner en régularité sur ces épreuves, évoluer et mûrir dans leur projet sportif. Mais aussi de performer sur les championnats internationaux de leurs catégories. D’après ce filtre, on peut dire qu’en 2017 il y a eu du bon et du moins bon, des réussites, des échecs. Certaines femmes ont connu une vraie évolution quand cela a été plus difficile pour d’autres. Comme chaque saison, 2017 a également amené son lot de blessures et de soucis de santé, qui ne permettent pas cette évolution et des résultats immédiats. Certains ont reproché à la Direction Technique Nationale de ne pas avoir laissé les filles s’aguerrir au plus haut niveau en participant aux WTS ? Que leur répondez-vous ? Premièrement, courir sur la WTS n’est pas la finalité. Ce n’est pas une fin en soi mais cela doit nourrir un projet, et il doit y avoir

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de bonnes raisons pour prendre le départ d’une telle épreuve.En 2017, 3 femmes françaises ont pris part à une ou plusieurs étapes de la série WTS. Aucune n’a joué la série WTS dans son intégralité. Ceci est un repère, le témoin que nos femmes doivent encore progresser, évoluer. Nous y travaillons tous collectivement au quotidien, sportives, entraîneurs, DTN, pour que des Françaises soient compétitives sur la scène mondiale dans les prochaines années. Tout ceci est un cheminement, un processus qui est long et prend du temps. Dans une société où tout va vite, il faudrait que cela soit immédiat, mais l’évolution d’un individu, d’un athlète, est un processus qui se fait sur de nombreuses années. À titre d’exemple, les âges moyens des médaillées, finalistes et demi-finalistes des JO de Rio en 2016 se situent entre 30 et 31 ans. Autre illustration sur la saison 2017 : si l’on regarde le classement final de la série WTS, on constatera qu’aucune U23 n’apparaît dans le top 20, et elles sont 6 dans le top 40, dont 1 Française. Côté Bleues, Léonie Periault a pris le départ de sa 1re WTS en 2017. De son propre aveu, elle ne se sentait pas forcément prête, mûre, pour y aller plus tôt. L’expérience a été positive, certes, ce qui montre aussi qu’elle a acquis auparavant une certaine expérience, des savoir-faire, sur les niveaux de compétitions inférieurs. Mais surtout ce qu’il faut en retenir c’est que c’était le bon moment pour elle pour entrer sur ce circuit. Tout est donc question

Christophe GUIARD et Thierry DEKETELAERE

de timing et d’équilibre : il faut à la fois ne pas être trop prudent, et accepter qu’à un moment il faille se faire les dents sur ces épreuves. Et dans le même temps ne pas être trop pressé pour ne pas brûler les étapes, en mettant trop en difficultés les athlètes. Je suis certain que ceux qui nous critiquent sur notre façon de faire, seraient les mêmes qui nous reprocheraient de brûler les ailes de nos jeunes femmes. Nous avons également beaucoup d’exemples passés, au niveau international, de jeunes filles qui ont justement été très rapidement exposées, et qui ont explosé en vol. Cela nous conduit à une certaine prudence. A ce titre il ne faut pas oublier le passé, d’où nous venons. Le passé éclaire le présent. En 2009, nous avions 3 sportives présentes sur la scène mondiale. Après les JO de Londres en 2012 et les départs à la retraite de Carole Péon et Jessica Harrison, nous savions que l’olympiade de 2013-2016 s’annonçait plus compliquée puisque seule Emmie Charayron poursuivait sa carrière. Dans le même temps, nous avons mis des moyens conséquents sur le Projet National Jeunes et l’accompagnement de jeunes sportifs, de leurs parents et entraîneurs. Les premiers effets ont pu s’observer avec de très bons résultats d’ensemble dans les championnats internationaux dans les catégories jeunes entre 2012 et 2016. Les triathlètes qui ont émergé sur ces années au niveau international ont désormais toutes entre 20 et 24 ans. Notre équipe féminine est donc encore relativement jeune en comparaison des meilleures mondiales, en tout cas d’un point de vue général... car bien entendu il y a toujours des sportifs exceptionnels qui ne confirment pas la règle ! Elles ne sont pas responsables du fait qu’aucune athlète française âgée entre 25 et 35 ans (en dehors d’Emmie) évolue sur le circuit ITU actuellement, et donc ce n’est pas à elles de combler ce manque. Enfin pour être constructif il s’agirait de regarder de plus près ce que font d’autres nations avec leurs jeunes athlètes... et on se rendrait compte alors que le nombre d’athlètes U23 présent sur la série WTS n’est vraiment pas important, ce qui montre que nous sommes loin d’être les seuls à procéder de la sorte. Cette réalité s’impose à tous. Quelles sont les filles qui font actuellement partie du collectif national ? Combien de niveaux y-a-t-il dans ce collectif ? On ne peut pas dire qu’il y ait de “collectif”. Il y a des sportifs identifiés par la F.F.TRI. que nous accompagnons. Ceci étant dit, l’appartenance à une liste ministérielle traduit la reconnaissance d’un niveau de résultats.


Vice-championne du monde junior en 2014, Cassandre Beaugrand progresse petit à petit dans la hiérarchie mondiale chez les Élites.

NIVEAUX DE CLASSIFICATION DES SPORTIVES ET DES SPORTIFS Résultats obtenus au cours de la saison 2017. Prise en compte pour la saison 2018 Niveau Réalisation 2017 TRIATHLÈTES POTENTIEL MÉDAILLE JO 2020 TRIATHLÈTES POTENTIEL FINALISTE JO 2020

Au 1er novembre 2017, sans compter les juniors, il y a 10 femmes sur listes ministérielles pour le triathlon Courte Distance (soit sur les listes des Sportifs de Haut Niveau soit sur celle des Sportifs des Collectifs Nationaux) : Cassandre BEAUGRAND, Emmie CHARAYRON, Sandra DODET, Margot GARABEDIAN, Mathilde GAUTIER, Justine GUERARD, Jeanne LEHAIR, Audrey MERLE, Emilie MORIER et Léonie PERIAULT. Au-delà de cette reconnaissance institutionnelle, la F.F.TRI. établit des niveaux de classification qui sont un outil permettant : • d’objectiver des niveaux de performance, • de baliser une progression de la catégorie « youth » (à partir de 15 ans), jusqu’au meilleur niveau mondial (podiums internationaux Elite), • de définir des plans d’actions individuels, • de définir des programmes de compétitions.

1

• Vincent LUIS (1er GF WTS Rotterdam)

2

• Pierre LE CORRE (7e GF Rotterdam, 3e WTS CD Stockholm • Raphaël MONTOYA (2E Europe Elite CD)

3

• Léo BERGÈRE (11e WTS Abu Dhabi, 8e WTS Sprint Hambourg, 11e WTS Stockholm) • Dorian CONINX (2e Monde U23, 6e WTS Sprint Hambourg) • Léonie PÉRIAULT (6e WTS Stockholm)

4

• Cassandre BEAUGRAND (10e Europe Élite CD, 16e WTS CD Stockholm, 8e Monde U23) • Maxime HUEBERMOOSBRUGER (5e WC CD Karlovy Vary) • Sandra DODET (8e WC Karlovy Vary) • Justine GUÉRARD (8e WC Weihai)

5

• Margot GARABEDIAN (7e WC Sprint Cape Town) • Nathan GUERBEUR (3e CE Élite CD Weert) • Jeanne LEHAIR (10e WC CD Huelva) • Jessica FULLAGAR (3E Europe junior)

6

• Louis VITIELLO (5e Europe junior) • Audrey DUCORNET (22e Monde junior) • Félix FORISSIER (2e CE Junior Holten) • Baptiste PASSEMARD (5e CE junior Holten) • Boris PIERRE (tests sélection) • Paul GEORGENTHUM (tests sélection)

TRIATHLÈTES IDENTIFIÉS

TRIATHLÈTES IDENTIFIÉS ÉMERGENTS

Vous retrouverez les résultats à obtenir pour figurer dans les différentes catégories dans la version numérique du magazine.

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DOSSIER : L’ÉQUIPE DE FRANCE FÉMININE COURTE DISTANCE

olivier BERRAUD

Troisième du Mondial U23 en 2016, Sandra Dodet a une belle marge de progression devant elle.

Comment allez-vous déterminer les courses auxquelles chacune d’elles va participer ? Concernant les calendriers de compétitions de chacune, les niveaux de classification sont la traduction du cap que nous fixons. Nous nous basons donc sur les résultats antérieurs, l’avancée dans le projet sportif (et donc l’âge) pour déterminer le cadre général. Ensuite il y a discussion entre chaque sportive, les entraîneurs et la DTN pour individualiser le programme de chacune, en fonction des objectifs qui leur sont propres. Bien entendu, en fonction du déroulement de la saison (résultats sur les premières épreuves, observables sur les compétitions), il y a des adaptations et le calendrier prévisionnel peut évoluer. Enfin, concernant les sélections sur les championnats internationaux (étapes de la série WTS, Grande Finale WTS, championnats d’Europe Elite et championnats du Monde U23), les modalités de sélection en Equipe de France définissent les critères permettant de se sélectionner sur ces épreuves. En quoi l’entrée du relais mixte au programme olympique change-t-il la donne pour les filles ? Du côté de la F.F.TRI., sur le long terme, notre rôle est de favoriser le développement de sportifs sur plusieurs saisons et plusieurs olympiades. Il y a Tokyo qui se profile rapidement, mais nous pensons également à Paris en 2024. Ceci est d’autant plus vrai que nos femmes sont jeunes. Sur le court terme, nous devons également nous préparer dès maintenant aux JO de 2020. Il faut donc concilier ces 2 aspects, sans que l’un ne prenne le pas sur l’autre.

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Pour les femmes, au niveau de leur préparation, des orientations de l’entraînement, du plan de carrière, cela peut avoir une incidence, mais dans une certaine mesure seulement. D’une part car il faudra concilier un calendrier d’épreuves individuelles avec ces épreuves de relais mixte. Mais aussi parce que malgré tout, on restera sur un effort à forte connotation aérobie, avec une durée aux alentours de 20’. Cependant, sur ces épreuves, tout va très vite, l’intensité de l’effort est extrême, mais aussi dans la réalisation tout se fait à vitesse élevée : les transitions, les enchaînements, le pilotage de son vélo, la navigation et le drafting en natation, etc... nécessitent une grande maîtrise technique. Enfin, du fait du faible nombre de sportifs sur la ligne de départ et du format relais, les aspects tactiques et stratégiques prennent une importance accrue, tout comme la gestion émotionnelle de l’événement, le fait de courir pour une équipe et non pas que pour soi. Toutes ces dimensions, nous sommes en train de les appréhender, même si nous les connaissons déjà car nous prenons part au championnat du Monde Elite de relais mixte depuis 2010... mais nous devons affûter nos lames, prendre des informations, mesurer des données sur les compétitions relais, pour affiner notre connaissance de cette épreuve et donc nous y préparer au mieux. Ensuite, pour la saison 2018, nous sommes en ordre de marche pour préparer au mieux les femmes aux exigences de ces relais. A l’échelle de l’olympiade, il s’agit véritablement d’une saison de préparation. L’I.T.U. vient d’annoncer que certaines épreuves compteront dans le

Christophe GUIARD et Thierry DEKETELAERE

processus de qualification olympique, qui démarre le 11 mai 2018. Prendre part à ces relais fait donc partie de ce processus de préparation des JO. Nous avons effectué un regroupement spécifique avec les féminines et leurs entraîneurs au mois de décembre à Boulouris pour informer, échanger et travailler autour de ces aspects. Sur le début de saison, toutes les femmes citées vont passer en évaluations physiologiques (à l’INSEP du 12 au 6 février) et sur des évaluations de terrain (à Cannes). Ces temps permettront à chacune de se situer et d’évaluer ses progrès. Les résultats d’un triathlon à Saint-Cyprien, qui aura lieu le 28 avril; seront également scrutés de près. Avec l’observation des autres compétitions de l’année (nationales et internationales), nous nous servirons de toutes ces données pour constituer les équipes sur les premières épreuves relais de l’année. Ainsi, chacune choisira de se préparer en conséquence, en fonction de son projet et de ses objectifs personnels. Mais ces relais peuvent représenter de réelles opportunités pour certaines sportives. En ce sens l’année 2018 s’annonce passionnante ! Enfin, les règles de qualification olympiques, qui devraient être annoncées par le C.I.O. en février 2018, puis les modalités de sélection aux Jeux Olympiques que nous devrions publier en 2019, vont bien entendu orienter les choix de certains sportifs. Que manque-t-il à nos meilleures filles pour se rapprocher du gotha mondial ? Du temps, beaucoup de travail et un engagement total dans son projet, qui dépasse le strict cadre de l’entraînement. C’est ce qu’il faut à n’importe quel sportif pour tendre vers l’élite mondiale. Nos meilleures féminines n’échappent pas à cette règle ! À la date d’aujourd’hui, que peut-on prévoir comme performances de nos filles en 2020 à Tokyo ? Le temps n’est pas au pronostic, mais bien à la préparation. Les saisons 2017 et 2018 doivent servir à cela. Nous ferons le point de nos forces et nos lacunes en 2019 pour avoir une vision plus juste de nos possibilités aux Jeux Olympiques. Comment s’annonce la relève chez les jeunes ? Le nouveau Directeur Technique National a décidé de continuer à investir des moyens importants, tant humains que financiers, pour la Relève. Pour la Direction Technique Nationale,


c’est une vraie priorité, et cela s’inscrit dans la continuité des deux olympiades précédentes (2009-2016). Le projet national jeunes, tel qu’il existe depuis 2009, n’a cessé d’évoluer, et il est nécessaire que l’on continue de le faire. Durant ces années, le soutien apporté aux sportifs et à leurs familles a été important, il faut le souligner. Tout ceci n’est pas forcément palpable et mesurable, mais ce travail de fond, loin des projecteurs de la WTS, demeure fondamental. Collectivement, avec les jeunes sportifs, les parents, les entraîneurs, les clubs, les territoires, il y a eu d’énormes progrès de faits en 10 ans. Le niveau d’ensemble de nos jeunes a beaucoup progressé tout au long de ces années. Les niveaux de performance que l’on observe sur les championnats de France jeunes en sont un témoin. Les programmes d’entraînement que sont capables de suivre les meilleurs jeunes nationaux en sont un autre. Et il y en a d’autres encore. Sur l’échelon international, il y a des périodes plus ou moins fortes, chaque fédération connaît ça. Je tiens à souligner que gagner une médaille sur un championnat du Monde reste toujours une performance exceptionnelle, ce n’est pas à banaliser. C’est toujours le fruit d’une alchimie très complexe, entre un sportif présentant des qualités, un travail conséquent et intelligemment mené, un état de santé permettant d’exprimer ce potentiel, une capacité à exprimer ce potentiel le jour J... Nous avons connu une période avec des résultats excellents au niveau mondial dans les catégories jeunes. Cela se traduit encore ces dernières saisons dans la catégorie U23. Dès 2014-2015, nous sentions que le renouvellement de nos sportifs en équipes de France junior était moins important, et que cela pouvait annoncer des années avec des résultats moindres, comme ce fut le cas en 2016 et 2017. En soi, cela n’est pas grave. Il nous faut juste éviter que cela ne dure trop longtemps, ce qui passe par des projets de clubs / ligues / FFTRI stables et pérennes dans le temps. Aujourd’hui, nous constatons qu’il y a un nombre intéressant de sportifs qui se rapprochent des standards juniors, c’est un signe plutôt positif, qui l’on espère se traduira dans les résultats

Dotée d’une belle rage de vaincre, Émilie Morier doit encore progresser pour atteindre le plus haut niveau.

chez les jeunes dans les 2-3 prochaines années, et à terme dans les catégories supérieures. Ce bilan, c’est l’affaire de tous, et chacun à son niveau peut s’en féliciter. Mais aussi on sait aussi que rien n’est acquis et que ce travail est sans fin et sans cesse remis en cause. Une mission de la DTN est de préparer les échéances olympiques à venir. 2020

et 2024 à l’échelle des équipes de France, 2028 à l’échelle du projet national jeunes. Préparer la relève et donc les échéances olympiques à long terme (2028 et au-delà) se joue dès maintenant, et nous concerne tous à la fédération : instances dirigeantes, DTN, Ligues régionales et clubs. ■

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STAGE PARATRIATHLON INSEP

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD

Un stage très enrichissant

Du 8 au 15 décembre, l’INSEP a accuelli le petit monde du paratriathlon français. Deux actions étaient au programme : la première était consacrée à une formation de développement et de détection, la seconde à un entraînement et à une formation performance. Pour résumer ce stage, Triathlete a interviewé plusieurs participants.

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Les stagiaires ont écouté religieusement les différents intervenants.

Un coach et son élève : Kevin BERNY et Geoffrey WERSY Pouvez-vous vous présenter succinctement (âge, club, lieu de résidence profession) ? Kevin : Âgé de 27 ans, je vis depuis maintenant 7 ans à Poitiers. Je suis entraîneur salarié au Stade Poitevin Triathlon depuis septembre 2015. Geoffrey : J’ai 26 ans, j’habite à Poitiers et je suis paysagiste au syndicat des eaux de la ville de Poitiers. Je travaille 2 jours et demi par semaine. De naissance, je suis atteint d’une hémiplégie des membres inférieur et supérieur gauche. Je pratique le paratriathlon depuis 8 ans. Auparavant, je faisais de la natation. Kevin, pourquoi as-tu souhaité devenir entraîneur ? Au départ, l’objectif n’était pas de devenir entraîneur. Ce que je voulais, c’était travailler dans le sport, avec une sensibilité aux sports adaptés et à la performance. Et le rêve de l’ado de 18 ans qui venait juste d’avoir son bac, c’était d’accompagner un athlète aux Jeux Paralympiques. Je ne saurais pas dire pourquoi plutôt un paratriathlète qu’un athlète valide. Pourquoi as-tu décidé de coacher Geoffrey ? Depuis quand est-il ton élève ? Ma collaboration avec Geoffrey a débuté, il y a plus de 2 ans, à peine plus d’un mois avant ma prise de poste au Stade Poitevin Triathlon, soit fin juillet 2015. Geoffrey cherchait un nouvel élan, un entraîneur qui pensait triathlon. Concours de circonstance, j’étais le local de l’étape. De mon côté, la décision fut simple à prendre, nous étions à un an de Rio. La petite voix de l’ado de 18 ans a dit oui tout de suite ! Et professionnellement, ce fut aussi un très bon choix. As-tu eu besoin d’une formation supplémentaire pour entraîner Geoffrey ? Quelles sont les principales différences avec l’entraînement d’un valide ? Je suis titulaire d’une licence STAPS APAS, qui me permet, à mon sens,

d’avoir des compétences pour adapter l’entraînement du triathlon au handicap de Geoffrey. J’ai tout de même passé le DEJEPS Triathlon, que j’ai obtenu en mai 2017. Cela m’a permis de renforcer mes connaissances sur l’entraînement en triathlon. Ce cursus STAPS me permet d’avoir une vision qui dépasse celle de l’entraînement. Le sport est aussi et, peutêtre surtout, un outil d’intégration social et de réhabilitation. Il n’y a pas beaucoup de différence avec l’entraînement des valides. Il y a des adaptations techniques, notamment sur le matériel, mais Geoffrey est déjà bien au point sur ce sujet. Valide ou non, l’important reste de s’adapter aux besoins et aux différences de l’athlète. Quelles sont les principales qualités de Geoffrey ? Et ses principaux défauts ? La plus grande force de Geoffrey, c’est son environnement social et surtout familial. Sportivement, il gère bien l’approche des compétitions et a obtenu, par son entraînement passé, des qualités de vitesse à vélo et en course à pied. Concernant les défauts, je dirai qu’il est trop gourmand. Il a des progrès à faire sur sa nutrition. Mais Geoffrey progresse sur de multiple choses d’année en année. Il n’a que 26 ans et il a beaucoup évolué depuis 2 ans. Il faut juste lui laisser le temps de tout intégrer. Geoffrey, quelles sont les qualités de ton coach ? Et ses défauts ? Geoffrey : Il est parfait, il est toujours à mon écoute. Et puis, il ne râle pas trop. Que vous ont apporté le stage à l’INSEP ? Kevin : Ce stage m’a, avant tout, donné l’occasion d’échanger avec les divers entraîneurs et dirigeants présents. Ce fut aussi l’occasion d’éclaircir la stratégie à suivre jusqu’à Tokyo. En tant qu’entraîneur, avoir accès à l’INSEP m’a permis d’ouvrir le champ des outils à utiliser à un spectre plus large. Geoffrey : Il m’a permis de savoir dans quel état de forme je me trouvais. J’ai été rassuré. C’est toujours intéressant également d’échanger avec les autres paratriathlètes.

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STAGE PARATRIATHLON INSEP

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD

Comme les valides,les paratriathlètes ont eu droit à des tests en labo.Ici c’est Alexandre Paviza qui est en plein exercice, avec à ses côtés Yohann Vincent et Anaël Aubry.

Geoffrey, es-tu satisfait de ton année 2017 ? Geoffrey : Oui, je suis content de mes 5e et 7e places, respectivement à l’Euro de Kitzbühel et au Mondial de Rotterdam. Quels objectifs vous fixez-vous ? Kevin : L’objectif est que Geoffroy soit le plus performant possible à Tokyo. Cela passe évidement par une sélection pour les Jeux Paralympiques. Sous réserve que sa catégorie soit retenue, mais ça nous ne le saurons qu’à la fin de l’année 2018. Geoffrey : En 2018, j’aimerais me rapprocher encore plus du podium, et pourquoi pas monter dessus. Pour cela, je dois encore progresser en natation, ma discipline faible. Pour les JP de 2020, j’attends de savoir si ma catégorie fera bien partie du programme.

Un paratriathlète en détection : Brice MARMONNIER Peux-tu te présenter succinctement ? J’ai 37 ans, j’ai 2 enfants et je réside à Versailles. Je suis cadre commercial (compte clé régional chez Heineken, en charge du pilotage du compte Leclerc)

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Quel type de handicap as-tu ? Je suis amputé tibial droit depuis le 4 février 2015 (à ma demande), suite à un AVP le 10 mai 2004. J’ai subi 25 opérations en 11 ans pour sauver mon pied qui avait été lourdement touché suite à un accident de moto. Une voiture m’avait percuté très violemment sur le côté droit alors que je sortais d’un parking. Quel sport pratiquais-tu avant le paratriathlon ? Avant mon accident j’ai pratiqué divers sports en compétition (tennis, équitation, rugby, enduro moto....). J’ai effectué mes études en préparation physique du rugbyman chez Commetti à Dijon. J’ai obtenu un DU en psychologie, alimentation et dopage pour devenir préparateur physique et mental. Suite à mon amputation je me suis lancé dans l’aviron car je connaissais un athlète paralympique (Stéphane Tardieu). J’ai obtenu quelques titres nationaux dans la discipline. Pourquoi as-tu souhaité te lancer sur le paratriathlon ? Devant me faire ré amputer (repousse osseuse) en septembre 2016, j’ai profité de ce break de 7 mois pour basculer sur un sport qui m’a toujours attiré.... le triathlon. Dans un premier temps pour repousser les limites du handicap sur de la moyenne et longue distance. Puis, mon parcours a croisé celui de l’équipe de Nicolas Becker. Je souhaite aujourd’hui mettre l’ensemble de mon attention et de ma performance dans ce projet. Je n’ai pas eu de “peurs” à me lancer dans le triathlon. Le jour de mon amputation, j’ai écrit cette phase qui a désormais tout son sens : « le handicap en est un si on veut bien lui donner cette définition. A contrario, il est une force pour accomplir de grandes choses. »

T’es-tu alloué les services d’un coach ? Dans un premier temps, j’ai travaillé-moi même ma condition physique générale, puis avec l’aide du club de Versailles et de la société Trycoaching qui encadre les entraînements, je suis entré dans les spécificités de ce sport et ses “ficelles”. Il me semble désormais incontournable d’évoluer vers un coach attribué pour atteindre mes objectifs et les relever. Cependant, les budgets en handisport sont très conséquents (prothèses x 3), tout comme le matériel de vélo. Pour remédier à cela, je suis en train de préparer un dossier de sponsoring. Combien d’heures t’entraînes-tu par semaine ? Je m’entraîne tous les jours. Je fais néanmoins attention à la récupération pour ne pas tomber dans le surentraînement. Mon volume hebdomadaire se situe entre 10 et 15 h. Étant cadre je peux gérer mon temps. Et puis, ma direction me suit dans mon activité sportive... Il m’arrive régulièrement de me lever très tot pour une première séance, que je complète le soir. Tout est possible et compatible avec mon travail à condition de bien l’organiser et de gérer un planning strict. Que t’apporté le stage à l’INSEP ? Il m’a apporté beaucoup quant à mes envies et à mes ambitions dans ce sport mais aussi une expertise quant aux devoirs d’un triathlètes de haut niveau. J’ai désormais aussi une vision plus structurée des attentes de l’équipe de Nicolas Becker pour espérer atteindre le niveau international.


Quels seront tes objectifs pour 2018 ? Je souhaite participer aux championnats de France handisport de triathlon, peut être aussi à ceux de paracyclisme. Je verrai ensuite si j’ai des opportunité d’aller sur des compétitions internationales. Mes objectifs seront d’apprendre, d’évoluer et de m’entraîner durement afin de relever les défis qui sont devant moi et en moi.

L’entente est parfaite entre l’élève (Geoffrey Wersy) et le coach (Kevin Berny).

Un coach en formation : Jean-Pierre BAERT Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Âgé de 45 ans, je suis inspecteur des Finances Publiques au Service des Impôts des Entreprises de Vierzon. Je suis marié et j’ai 4 enfants, âgés de 7 à 13 ans. Je suis licencié à Vierzon Triathlon. Pratiques-tu toi même le triathlon ? Si oui, à quel niveau ? Je pratique le paratriathlon depuis 2015. Je fais partie des 80 % de handicap invisible. Touché par un accident chez un Kiné en région parisienne en 2012, j’ai basculé dans les lombalgies-cervicalgies chroniques, sciatiques, enchaînant des douleurs fortes, jours Les athlètes de l’équipe de France (Élise Marc, Maxime Maurel, Stéphane Bahier et Gwladys Lemoussu) ont eu droit à une séance de cryothérapie.

et nuits avec des décharges électriques. Soulever une assiette était impossible, la marche se faisait avec des cannes et l’utilisation du bras gauche était compliquée. Un parcours, un chemin de spécialistes de santé, a alors suivi… Pratiquant tant bien que mal le dos crawlé, j’ai croisé un dentiste, Olivier triathlète, qui m’a réparé et l’équipe du Vierzon Triathlon 18. Après quelques échanges et conseils, j’ai vite rejoint le club. Les entraîneurs ont adapté les entraînements de natation à mes contraintes physiques de santé. Puis l’année d’après, on a commencé progressivement le vélo avec un équipement adapté. Enfin, j’ai pu participer au cross XS triathlon de Vendôme, puis au cross S triathlon de Châteauroux. Pourquoi as-tu décidé de coacher des paratriathlètes ? Plusieurs raisons à cela : • S uite à mon parcours et au chemin difficile que j’ai dû suivre pour me reconstruire, j’ai eu envie d’apporter mon regard, mon expérience. Trouver pour chaque paratriathlète la bonne gestion puis travailler à développer certaines capacités. • Pour mon fils de 7 ans qui a un handicap, une hémiplégie à la naissance. Il se bat chaque jour et ne fait pas la différence entre valides et invalides au quotidien... • Pour d’autres enfants qui ont des frères, des sœurs, ou des parents dans le club, touchés par une maladie, un handicap… J’aimerais que nous puissions amener certains à nous faire confiance. À nous de leur démontrer qu’ils peuvent pratiquer notre

discipline avec plaisir. Certes, on ne le fait pas du jour au lendemain, mais on le fait avec « sécurité ». Quelles sont, selon toi, les principales différences entre l’entraînement d’athlètes valides et de paratriathlètes ? Voici les mots qui me viennent en vrac : humain, communication, confiance, entraînement ludique, attention, échanges, rassurer, adapter & s’adapter, soutenir, motricité, être au service du handicap. Pour le moment, nous n’avons pas de personnes invalides en handbike, ni en tandem. Pour nous au club, la différence n’existe pas. Hommes, femmes, valides, invalides, nous travaillons tous ensemble. Seuls les entraînements sont parfois adaptés à chacun, suivant les capacités. On se doit de rassurer, d’accompagner et de comprendre. Que t’a apporté le stage à l’INSEP ? La formation était extrêmement constructive, enrichissante et humaine. Les intervenants (Nicolas, Joël, Philippe et Cyrille) ont été d’une bienveillance, d’une qualité d’écoute et de technicité rare. Ce stage m’a apporté beaucoup d’informations, des échanges, des contacts avec des paratriathlètes et entraîneurs. Il m’a conforté dans mon choix. J’ai même trouvé des trucs et astuces pour les entraînements, comme en motricité et en coordination. Je sais aussi désormais comment mettre en application un protocole d’entraînement, avec le diagnostique préalable. Nous avons eu aussi une analyse du passé sportif et du matériel spécifique. ■

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LES ACTEURS DU TRI

Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

J’ai ainsi continué les compétitions et mon rôle d’arbitre jusqu’à mes 18 ans. En tant qu’athlète, j’ai toujours été meilleur cycliste et coureur que nageur. En natation, je suis une pierre ! J’avais aussi une préférence pour les courtes distances. J’ai pris une seule fois le départ d’un M. Quand c’est plus long, je m’ennuie », lâche-t-il. Ses études l’ayant obligé à réduire sa voilure d’entraînement, il devient arbitre principal à 17 ans puis arbitre national à 18 ans. Aujourd’hui, Thomas Mantelli est toujours licencié au club de Marignane Triathlon, il continue de pratiquer occasionnellement les trois disciplines du triathlon, s’octroie une séance hebdomadaire de badminton et se passionne pour le rugby plutôt que pour le foot.

Thomas et la C.N.A.

Thomas Mantelli Dans les yeux de...

Des athlètes, des professionnels, des amateurs, mais aussi des bénévoles, des présidents de clubs ou du personnel fédéral. Chaque mois, Triathlete partagera la passion du triathlon à travers ses multiples acteurs. Rencontre avec Thomas Mantelli, Président de la Commission nationale d’arbitrage. Qui est-il ? À 28 ans, Thomas Mantelli est originaire de Marignane dans les Bouches-du-Rhône. Depuis quatre ans, il habite en région parisienne où il exerce son métier de

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professeur des Sciences de la vie et de la Terre (SVT) à Noisy-le-Sec (93). À 11 ans, il découvre et pratique le triathlon avant de faire ses débuts comme arbitre dès 15 ans. « La Ligue Provence-Alpes m’a proposé d’essayer l’arbitrage. Cela m’a beaucoup plu.

Déjà membre de la Commission nationale d’arbitrage lors de la précédente mandature, en charge de la formation et des jeunes arbitres, Thomas Mantelli est désormais le Président de la C.N.A. depuis les dernières élections fédérales de mars 2017. Les missions de la commission sont multiples : préparation des saisons d’arbitrage, organisation des formations d’arbitrage pour l’ensemble des ligues, gestion des formations des arbitres principaux, suivi des arbitres nationaux, etc. La C.N.A. réfléchit également aux grandes évolutions de l’arbitrage, propose du matériel aux ligues ou encore gère sa propre communication. « Certains grands chantiers ont été lancés, notamment la formation d’arbitres nationaux dans le cadre de Paris 2024. Pour les Jeux, l’ITU impose 20 officiels français, dont 10 femmes. Pour le moment, nous ne disposons que d’une dizaine d’arbitres nationaux, dont 2 femmes. Il va donc falloir former ! Autre chantier : l’harmonisation de l’arbitrage sur le territoire. Actuellement, c’est la présidence des ligues qui gère les Commissions régionales d’arbitrage (C.R.A.) et non la C.N.A. qui gère les C.R.A.. Chaque ligue peut donc, elle-même, gérer le déroulement de l’arbitrage dans son coin. Et même si nous donnons des directives, celles-ci ne sont pas toujours suivies. L’objectif est donc de fluidifier et d’harmoniser », précise-t-il.

Son rôle d’arbitre La Fédération compte près de 1 050 arbitres. Leur rôle n’est pas facile notamment pour le triathlète lambda qui ne connaît pas forcément le triathlon et qui pense que l’arbitre ne fait que réprimander. « Ce n’est pas du tout notre objectif. Il faut regarder l’arbitre d’un autre œil, il est la référence de la Fédération sur le terrain pour montrer comment pratiquer notre discipline dans les règles. Notre mission passe par des actions de pédagogie avant tout.


C’est le message que je m’évertue à transmettre dans mes formations : pédagogie et information. Notre but est que tous les concurrents finissent leur course et que tout le monde ait la même chance de réussir. J’encourage d’ailleurs les concurrents à se tourner vers les arbitres pour se renseigner sur les règles de course, à discuter et échanger le plus possible pour apprendre à pratiquer le triathlon correctement », martèle Thomas. Ce qui vaut pour les athlètes vaut aussi pour les courses : « Un organisateur qui débute fait naturellement des erreurs. Un rapport est alors établi pour lui permettre de s’améliorer et de se mettre en conformité. Quand on revient quelques années plus tard et que l’on observe que la course a évolué dans le bon sens, on peut aussi dire que la mission de l’arbitrage est remplie. »

30 week-end de triathlon En 2017, Thomas a consacré 14 weekends à l’arbitrage d’épreuves régionales (5), nationales (7) et internationales (2). Son rôle d’animateur de formations, des arbitres principaux et nationaux ou encore des colloques des C.R.A. lui a également occupé 12 week-ends. Sans compter les nombreuses soirées de réunions interminables, mais aussi les

3 épreuves organisées par son club au cours desquelles il enfile un costume de simple bénévole : « Je peux être au retrait des dossards, à un carrefour, à la sortie ou l’entrée de la zone de transition... Je trouve que c’est encore plus difficile que d’être arbitre, car tu te lèves à l’aube et tu finis très tard. Ce sont de longues journées. »

Des moteurs dans le tri ? À l’instar du cyclisme, la triathlon cherche les petits moteurs dans les vélos. Sur la saison 2017, trois épreuves ont fait l’objet de contrôles : 400 concurrents à l’Embrunman, 1 000 sur l’Ironman et l’Ironman 70.3 Vichy et enfin 1 athlète par équipe lors du GP F.F.TRI. de Quiberon, qui était aussi support du championnat de France Courte Distance. Au final, aucun contrôle positif, un doute à Embrun pour un vélo finalement conforme. Quid de 2018 ? « Nous discutons actuellement avec la Fédération Française de Cyclisme pour savoir si l’on peut harmoniser nos moyens de contrôle car le matériel coûte cher, environ 2 500 euros la tablette. Il faut deux tablettes et une caméra thermique, donc un package de 6 000 euros pour commencer les contrôles. De plus, ceux-ci sont à la discrétion de l’organisateur

FLEX

® Dare2Tri est la marque déposé de Sport Import Europe B.V.

TO THE

car il doit mettre à disposition un mécanicien qui démontera le vélo si le concurrent refuse de le faire lui-même. Tout ceci est donc encore en discussion. »

Arbitrage vidéo Difficile d’imaginer un arbitrage vidéo sur l’ensemble d’un parcours, le triathlon ne se déroulant pas sur un terrain délimité. Les arbitres doivent donc trouver d’autres moyens pour lutter contre l’aide extérieure ou encore l’aspiration. Cependant, la vidéo est tout de même utilisée dans certaines circonstances : « Sur certaines épreuves à enjeu, nous pouvons utiliser des caméras sur les lignes de montée descente du vélo car cela va parfois très vite. La pénalité étant de 10 secondes, nous n’avons pas le droit à l’erreur et vérifions alors sur la vidéo. Ce qui pourrait aussi s’envisager, c’est un arbitrage vidéo pour la partie natation qui se déroule toujours en circuit fermé afin de lutter contre les coups notamment. Même si les départs musclés sont aussi l’essence de notre sport, certains comportements sont de l’ordre de l’anti-jeu. Mais là encore, c’est une question de moyens avec l’achat de drones d’une part, et la capacité à visionner les images en temps réel d’autre part. » ■

MAX

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ROAD TRIP

Toumy DEGHAM

Bienvenue à Dakhla !

J’avais à peine défait mes valises après mon séjour dans l’océan indien qu’il fallait déjà les refaire. Direction le Sahara marocain cette fois, et plus précisément la lagune de Dakhla. J’ai prévu de prendre le départ de la 3e édition du Morocco Swim Trek. Voici le récit de mes aventures.

Le Morocco Swim Trek est une épreuve composéee de 4 étapes, respectivement de 5 km/8,5 km/10 km et 5 km (soit un total de 30 km sur une boucle unique). Nous partions toujours de l’endroit ou nous étions arrivés la veille. Cela donne une originalité à la course.

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Je ne me suis pas engagé seul dans cette aventure aquatique. Ce n’est pas moi qui ai déniché cette course. Le fautif n’est autre que Jérémie Hérault, mon sparring-partner tourangeau en natation. J’avoue ne pas avoir hésité longtemps. C’est sûrement mon coté aventurier qui m’a incité à dire à oui. Bon, c’est vrai qu’à côté de Mike Horn, nous jouons en catégorie départementale. Avant de commencer mon récit, je tiens à remercier notre coach Vincent Tortay pour nous avoir bien préparé à cette aventure. Nous sommes arrivés de nuit, la veille de la première étape. Quelle surprise de découvrir à notre réveil le magnifique décor désertique offert par la Lagune de Dakhla. Après une minute trente de séquence fleur bleue, il est temps d’enclencher la clé UBS compétition. Fini les

rêveries car dans moins de 2 heures ça va chauffer sous la combinaison Sailfish. Mais avant, petit déjeuner en compagnie de Mikael Rosen, coach national d’eau libre suédois. Il s’agit d’un sacré gabarit avec un bon coup de fourchette. Je préfère le voir en photo qu’en pension. Nous sommes plus de 120 nageurs engagés, tous accompagnés de nos restubs (bouées d’eau libre). À noter parmi les participants la présence du vainqueur sortant, le Marocain Hatim Lafkihi, de la sélectionnée olympique Alice Franco, de la Suissesse élite Andrea Goss et du nageur de l’extrême italien Luca Monolo. Le premier start est donné sur la plage du Océan Vagabond, sous les yeux des autorités marocaines. Nous voilà partis pour la plus petite distance, un 5 km. Direction « l’île du dragon ». Cela ferait presque peur. À 800 mètres de la ligne d’arrivée, Alice Franco prend la poudre d’escampette. Dixsept secondes derrière, c’est à mon tour d’en terminer en compagnie de mon pote Jérém. Bilan de la première journée : nos bras tournent bien. Néanmoins, j’en connais deux de marque italienne qui tournent mieux. Alice nous a envoyé un message... Après l’effort, le réconfort. Je parle de casse-croûte bien sûr. Je suis un adepte des fruits et légumes crus. Et bien, j’ai été gâté par Ali, le chef cuistot du Océan Vagabond. C’est toujours bon d’avoir d’excellentes relations avec les cuisines. Il


y en avait pour tous les goûts. Cela allait des plats traditionnels aux standards européens, en passant par la case harissa pour les amateurs d’épices. Pour la deuxième étape de 8,5 km, Jérém et moi avons mis en place une stratégie pour battre Alice Franco. Nous devions garder le contact jusqu’au premier ravitaillement, situé au km 4. Pendant que la concurrence s’arrêtera pour se ravitailler, nous continuerons à nager. Nous obligerons ainsi Alice à produire un effort pour nous rattraper. Comme je ne suis pas Hannibal de « l’agence tous risques », mon plan ne s’est pas déroulé comme prévu jusqu’à la fin ! Tout avait pourtant bien commencé. Les concurrents se sont bien arrêtés au ravitaillement. J’ai bien « squizzé » le stand. Alice a bouché le trou avec Jérém dans ses pieds. Nous nous retrouvions à trois comme prévu. Mais, malheureusement, j’ai pris un coup de bambou au 6e, 1 km avant le deuxième ravito. La suite de la course ne fut qu’une longue galère pour rejoindre l’arrivée. J’ai pris dix minutes dans « les carreaux ». Adieu la victoire finale. Seul Jérém restait dans la course.

Cette deuxième étape nous a conduits sur la dune blanche. Nous bivouaquons à même le sable dans un tente unique pour les 120 nageurs. Un feu de camp géant est allumé. Tout le monde s’endord rapidement car une belle étape nous attend le lendemain matin. Troisième étape. Branle-bas de combat car la marée n’attend personne. Si nous tardons à nous élancer sur notre 10 km, nous devrons faire face à un courant défavorable pendant un bon moment. Dès le début, Alice s’échappe. De mon côté, je préfère rester prudent jusqu’au km 7. Lors du 2e ravito, une attaque portée par Jérém provoque une échappée de 5 nageurs. C’est entre nous que se disputera le sprint pour la 2e place. Nous nous retrouvons dans un nouveau campement, « le Dakhla Attitude ». Comme nous avons fait le plus dur, l’ambiance est plus décontractée. Il ne reste plus qu’un ultime tronçon, un 5 km qui nous ramènera à notre point de départ. Le matin vient de se lever sur la lagune de Dakhla. Le vent est de la partie. Il s’acccompagne d’une multitude de vagues. J’ai comme l’impression qu’il va y avoir du sport. Hatim, le tenant du titre, a eu des soucis lors des premières étapes. Il reste malgré tout

motivé comme un cadet. Il nous annonce d’ailleurs qu’aujourd’hui il va attaquer d’entrée de jeu. Nous le chauffons un peu pour qu’il tienne sa promesse. J’ai peutêtre l’occasion de revenir sur le podium. Effectivement, dès le coup de sifflet, l’étoile marocaine s’en va comme une météorite. Nous nous mettons illico dans son sillage. Je me rends compte que j’ai distancé le troisième du classement provisoire. Hatim est toujours aux avant-postes en compagnie d’Alice. Jérém et moi décrochons du duo de tête au 4e km. Nous franchissons la ligne en 3e et 4e positions. Je reste 4e au général car je n’ai pas pu rattraper mon retard concédé lors la 2e étape. C’est donc Alice Franco qui est proclamée grande gagnante de la course au scratch. Elle fait coup double en remportant la catégorie « femmes en néoprène ». De son côté, mon pote Jérém monte sur la plus haute marche chez les hommes en néoprène. Au-delà des épreuves sportives, nous garderons un super souvenir de ce Morocco Swim Trek, épreuve qui a germé dans la tête d’Edith Molina il y 3 ans. Avec son équipe, ils ont réussi à allier le sport, l’aventure et les vacances. Mais derrière toute cette joie et bonne humeur, nous devons déplorer une disparition tragique. Elle a été constatée sur le campement de la dune blanche. Paul Smith s’en est allé voir les étoiles de plus près. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un être humain, mais de la paire de sandales de notre camarade Farid, du club de Liévin Triathlon. Il a été complément bouleversé par cette disparition. Il ne cessait de nous répéter qu’elles faisaient partie de sa famille. Il espérait qu’elles n’avaient pas trop souffert avant de rendre l’âme. En fondant en larmes dans mes bras, il m’a indiqué : « c’est quand mêmes 200 boules de perdu. ». Toutes les personnes présentes sur le Marocco Swim Trek se joignent à moi pour souhaiter « RIP » aux sandales Paul Smith. ■

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LE CLUB DU MOIS : AC BOBIGNY TRIATHLON

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD

Un club

très populaire En 2016, la F.F.TRI. a lancé un appel à projet national « Triathlon Citoyen ». Outre une présentation de ce dispositif, Triathlete vous propose un focus sur un club qui fait partie des structures récompensées, l’AC Bobigny Triathlon.

PRÉSENTATION DU PROJET « TRIATHLON CITOYEN » Depuis 2016, la F.F.TRI. bénéficie d’un soutien accru de la part du ministère des sports, sur les actions citoyennes, dans le cadre des mesures du comité interministériel de l’égalité et de la citoyenneté actées par le gouvernement de l’époque. Le triathlon, au même titre que d’autres disciplines, participe au portage des valeurs citoyennes et permet de resserrer les liens sociaux et de renforcer le mieux vivre ensemble. A ce titre, la fédération a lancé sur les années 2016 et 2017, un appel à projet national, “Triathlon Citoyen, à l’attention des clubs affiliés. Celui-ci permet aux jeunes (6-19 ans) résidant en territoire urbain prioritaire répertorié comme quartier politique de la ville (QPV) de pratiquer régulièrement les disciplines enchainées. Un QPV, est une zone dont les limites sont déterminées par l’administration, ayant au moins 1 000 habitants et dont le revenu médian de la population est faible. Le projet de découverte des disciplines de la F.F.TRI. récompensé dans le cadre de cette politique ministérielle et fédérale concerne des jeunes majoritairement habitants de QPV. Il créé obligatoirement un partenariat avec les acteurs du territoire (centre social, de loisirs, association de jeunesse et d’éducation populaire, OMS…) afin de faciliter le développement.

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Les situations d’éligibilité permettant de bénéficier du dispositif sont : • Le lieu de pratique sportive est implanté au sein d’un quartier prioritaire de la ville • Le siège social du club est situé dans un QPV • Les actions développées par le club concernent un public majoritairement composé d’habitants de QPV. L’action doit être engagée en partenariat (et ou/convention) avec • une association de jeunesse et d’éducation populaire • un centre social, une Maison des Jeunes et de la Culture, une maison pour tous • un centre de loisirs ou centre d’accueil collectif de mineurs • un service municipal (Jeunesse et/ou Sport) • un Office Municipal des Sports

Les projets retenus bénéficient d’une aide de 5 000 €. Celle-ci est versée en deux temps (2 000 € lors de la sélection du projet et 3 000 € en cours de réalisation du projet). La F.F.TRI. se réserve le droit de ne pas procéder au second versement si la déclinaison du projet n’était pas fidèle à l’action envisagée. Les clubs qui ont été déjà recompensés sont : 2016 : Kawann triathlon (Martinique, Fort de France), AS Corbeil-Essonnes triathlon (Île-de-France), Comité départemental Essonne (Île-de-France) récompensé à

titre exceptionnel au regard de la pertinence de l’action, Triathlon Nord (Nouvelle Calédonie, Pouembout), Triath’Lons (Bourgogne Franche-Comté). 2017 : Metz triathlon (Grand Est) ; CNIC les Squales (Guadeloupe – Pointe à Pitre), Chameaux de Béziers (Occitanie), Rochefort triathlon (Nouvelle Aquitaine), AC Bobigny triathlon (Île-de-France), AS Corbeil-Essonnes triathlon (Île-de-France)

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LE CLUB DU MOIS : AC BOBIGNY TRIATHLON

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD

Malgré la pénombre et la pluie, les jeunes de Bobigny s’entraînent toujours avec grand entrain.

FOCUS SUR UN CLUB RÉCOMPENSÉ : AC BOBIGNY TRIATHLON CARTE D’IDENTITÉ DU CLUB Nom du club : AC BOBIGNY TRIATHLON (l’une des 24 sections du club omnisport de l’Athlétic Club de Bobigny qui est l’association la plus importante de la ville en nombre de licenciés avec 3 500 adhérents) Année de création de la section : 2009 Le fondateur : Frédéric Paupert Le président actuel : Azedine Kermiche (depuis 2 ans) Budget : 8 000 € Coût de la licence : 165 € (adultes), 125 € (enfants) Coût de la tenue : 30 € pour les jeunes (au lieu de 90 €), 160 € (pour 320 €) Nombre de licenciés : 54 (28 adultes et 26 jeunes) contre 28 l’an passé (15 adultes). École de triathlon : 1 * Infrastructures à disposition : Stade Henri Wallon, Centre Nautique Jacques Brel, parc départemental de la Bergère. Créneaux d’entraînement : • Jeunes : 5 (deux en natation, deux en course à pied et 1 à vélo), adultes 6 (trois en natation, deux à pied et une à vélo) • Encadrement : 2 coachs (Julien Martin BF4) et Samuel Echallier Équipes engagés sur les championnats : aucune chez les adultes. De leur côté, les jeunes ont raté pour quelques points l’accession en D2 dans leur ligue (Île de France).

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Groupe Longue Distance : Il n’est constitué que de deux athlètes pour le moment : Geoffrey Evrar (24e de l’EmbrunMan 2017) et Azedine Kermiche (- 12 h sur l’Ironman de Vichy). Il faut dire que la grande majorité des athlètes a moins de deux années de pratique derrière lui. Déplacements organisés par le club : Le club ira en nombre au triathlon de Verneuil-sur-Seine le 20 mai prochain. Un déplacement avait été envisagé pour le VentouxMan mais, par manque de budget, il a été reporté à l’année prochaine. De leur côté, le groupe de jeunes participera au triathlon de Chalain le 10 juin prochain. Organisations : animathlon sous la forme d’un Bike & Run le 13 mai prochain

SON PROJET « TRIATHLON CITOYEN » Pourquoi le club de Bobigny a-t-il décidé de mettre en place ce projet ? Depuis deux ans, le club avait diversifié son offre de pratique en proposant des entraînement pour les catégories jeunes encadrés par des éducateurs diplômés. Cette démarche a été une réussite dans la mesure où de nombreux jeunes locaux ont adhéré au projet dès la première année. Cela a démontré que le triathlon était un sport qui pouvait s’implanter dans les quartiers de Bobigny malgré une méconnaissance de l’activité et des contraintes budgétaires importantes pour

certaines familles. Le projet d’aide financière « Triathlon Citoyen » de la F.F.TRI. était pour le club le moyen de renforcer la politique d’accessibilité du triathlon dans un département assez défavorisé. Proposer la licence à bas coût, mettre à disposition du matériel et des tenues à moindre prix ainsi que la prise en charge du transport et des frais d’inscription aux compétitions sont des charges importantes pour le club de Bobigny qui ne dispose pas d’un gros budget. Avant le projet, le choix de pratique des jeunes était souvent influencé par le contexte familial. En passant des partenariats avec d’autres associations de la ville, le club de Bobigny pouvait s’ouvrir à d’autres modes de recrutement et toucher ainsi des enfants qu’il n’aurait jamais pu sensibiliser par luimême. Ce projet constituait également un moyen de pérenniser les effectifs jeunes, d’accroître la popularité et la connaissance du sport sur Bobigny et de se faire ainsi une place dans le milieu local, qui n’avait d’yeux que pour le football. Avec quelles associations a-t-il signé des partenariats ? Elles sont au nombre de deux : • l’association Vie et Cité qui est un service prévention spécialisée qui intervient sur 5 quartiers de Bobigny classés « politique de la ville (QPV) » au titre de de la protection de l’enfance. La mission de ses équipes est de mettre en place des actions visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles. • L e service municipal de la jeunesse qui accueille un public âgé de 12 à 17 ans. Son action s’inscrit dans le cadre des orientations éducatives de la ville de Bobigny. Ses objectifs sont de développer la formation d’écocitoyens autonomes, responsables et solidaires, encourager la réussite et l’insertion sociale, favoriser l’émergence de potentiels sportifs Qu’a fait le club grâce à l’argent versé par la F.F.TRI. ? Combien de jeunes a-til réussi à faire signer grâce à ce projet ? Le club a acheté du matériel pour les jeunes, notamment une dizaine de vélos. Grâce à un partenariat avec le magasin décathlon de Noisy, les triathlètes ont droit à une remise de 45 % sur les vélos. Une vingtaine a déjà adhéré au projet. ■


UN ATHLÈTE RÉAGIT À L’ACTU

Romain GUILLAUME

James Mitchell

L’arrêt du KPR sur le circuit Ironman Tous les mois, un athlète réagira désormais à un fait qui aura marqué l’actualité récente du triathlon. Nous démarrons cette rubrique avec Romain Guillaume (lauréat du dernier Ironman Malaisie). En décembre dernier, l’arrêt du KPR a fait l’effet d’une petite bombe dans le monde du triathlon professionnel. Pour faire simple et dans les grandes lignes, voici à quoi ressemble le système de qualification qui disparaîtra l’an prochain. Il se base sur des points avec un classement mondial qui ressemble à l’ATP du tennis. Au final, les 50 premiers de ce KPR (35 pour les femmes) obtiennent leur slot pour Hawaii. Il est donc nécessaire d’aller chasser les points sur le circuit Ironman 70.3 pour figurer au KPR avec le maximum de 4 courses requis (2 Ironman 70.3 au maximum). En décembre dernier, Ironman a donc changé cette règle. Le circuit octroiera désormais un nombre de slots sur chaque course, généralement une seule place. De leur côté, les vainqueurs de Kona seront automatiquement qualifiés pour 5 ans et le Top 3 pour l’année suivante. Auparavant, un TOP 10 donnait quasiment assez de points pour la qualification de l’année suivante. L’autre grande modification concerne les courses Ironman 70.3. À partir de 2019, leurs résultats ne compteront plus dans la qualication pour Kona. Aujourd’hui, un très bon athlète Ironman 70.3 peut se se qualifier aux Mondiaux Ironman grâce à deux excellentes courses sur 70.3 + une place correcte sur Ironman. Fini avec le nouveau système. Mon avis sur ce changement est plutôt mitigé. Déjà, parce que dans ma position actuelle, je serais aujourd’hui déjà qualifié pour Kona ! Ayant gagné la Malaisie, je n’aurais plus eu besoin de courir de nouveau pour obtenir les points nécessaires. Cela me permettrait d’organiser ma saison plus

tranquillement avec pour seul objectif Kona. Au lieu de cela, je n’ai toujours pas assez de points avec le système actuel et je dois encore continuer à courir sur le circuit ! Cela ne me dérange pas car j’aime la compétition. Mais cela me met une certaine pression et cela accroît les risques de blessures. À l’heure actuelle, un athlète qui finit régulièrement aux pieds du podium peut obtenir sa qualification à Kona grâce à quatre quatrièmes places sur un Ironman. Mais il risque d’arriver fatigué à Kona, voire blessé. Ce ne sera plus le cas avec le nouveau sytème qui préservera donc sa santé. En contrepartie, cet athlète n’obtiendra plus sa qualification car, sur chaque course, un seul slot (à peine un peu plus sur les championnats continentaux) sera distribué. Si l’on regarde la saison 2017, mon pote David McNamee (3e à Kona) ne se serait pas qualifié. Il n’avait couru qu’en Afrique du Sud où il n’y avait obtenu que la 3e place. Mon avis est qu’il faudra faire des choix stratégiques et opter pour les courses où il y a le plus de champions du monde ou d’athlètes déjà qualifiés. Il serait judicieux par exemple d’aller à Francfort, course la plus relevée après Hawaii. De nombreux athlètes engagés auront, en effet, déjà leur slot en poche (Lange, Frodeno, McNamee...) Ils passeront la ligne d’arrivée devant moi mais les deux ou 3 autres « slots » disponibles reviendront aux suivants  ! Ce système de qualification permettra aussi aux courses hors label Ironman d’accueillir davantage de Pros. Une fois qualifiés, ceuxci pourront aller vers d’autres cieux (Challenge Family, grandes courses françaises...) Quelle influence aura ce changement sur ma carrière ? Pour le moment, aucune puisque cette saison 2018 et notamment Hawaii me servira à me jauger sur Kona. Si je sens qu’à l’avenir je peux réaliser des TOP10 ou mieux, je mettrai le paquet sur Kona et je déterminerai mon calendrier en fonction ! Dans le cas contraire, je ne viserai plus Kona et construirai ma carrière différemment  ! Marcel Zamora a rapidement compris que Kona n’était pas pour lui, et il a réalisé une excellente carrière ! A méditer après le 14 octobre prochain ! ;-) Romain

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DOSSIER : QUEL PROGRAMME POUR LES PROS FRANCAIS DU LONGUE DISTANCE ? Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

Demandez le PROGRAMME ! La coupure est déjà loin derrière pour les spécialistes du Longue Distance. Il faudra, en effet, être prêt pour les premières compétitions qui vont vite arriver. La saison s’annonce-telle bien pour les meilleurs Français ? Quelles seront leurs premières compétitions ? Quels objectifs vont-ils se fixer pour l’année 2018 ? Interviewé par Triathlete, chacun d’eux a répondu à toutes ses questions et d’autres.

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MANON GENÊT

1 Combien de temps ta coupure a-t-elle duré ? 2 Depuis quand as-tu repris l’entraînement ? As-tu connu des soucis de santé depuis la reprise ? 3 As-tu été sage pendant les fêtes de fin d’année ? 4 As-tu déjà défini ton programme de début de saison ? Si oui, quel est-il ? 5 Quels grands objectifs te fixestu pour cette année 2018 ?

FEMMES

isabelle FERRER

1 et 2. Je ne m’arrête jamais ! Mon métier ne me permet pas de mettre mon corps au repos. Il m’arrive de me blesser ; je m’organise alors pour revoir mes activités. En 2013, je me suis arrêtée 5 mois pour une opération du dos. Inactivité totale! En 2007, une double fracture de fatigue au pied m’a arrêtée également 5 ou 6 mois : j’ai travaillé mes bras avec les béquilles qui ont chauffé sur le bitume et dans les chemins ! Enfin, j’ai connu cette année une tendynosinovite du jambier postérieur pendant 8 mois qui m’a empêchée d’envisager de faire l’Embrunman mais qui n’aura pas remis complètement en question ma saison. 3. Difficile de résister à quelques verres de bons vins. Je vis en Bourgogne ! Quant à la nourriture, il est possible de cuisiner de fins mets avec des aliments sains. Je n’ai donc jamais le sentiment à la fin des fêtes d’avoir fait des excès regrettables. 4. En 2018, je ne ferai pas de cross. Je me concentre sur mes entraînements en vue d’épreuves XTerra ! Ma nouvelle lubie ! Et j’espère cette année pouvoir participer à un XXL , ma véritable passion ! 5. Mes grands objectifs de 2018 seront donc tournés vers le XXL : l’Embruman ou un Ironman. Je rêve aussi du championnat du monde XTerra à Maui, mais c’est un budget auquel il faut penser et qu’il faut aussi préparer !

1. Après l’IRONMAN de Malaisie qui s’est déroulé début novembre, j’ai coupé complètement pendant 1 semaine. Les quelques semaines qui ont suivi, j’ai privilégié les entraînements plaisir. Cela faisait du bien de regarder le paysage et de décrocher des chiffres du compteur. 2. L’entraînement a repris sérieusement un peu avant les fêtes de fin d’année. Mon entraineur me fait toujours passer par un bloc de préparation physique générale, de travail de VMA/PMA et on en profite aussi pour retravailler la technique dans les 3 disciplines. C’est le socle de travail qui me permet de progresser chaque année. A part les nombreuses courbatures, je suis en pleine forme ! 3. J’ai une philosophie de vie assez simple : aucune frustration ! Et donc généralement s’il n’y a pas de frustration, il n’y a pas d’excès. Les fêtes de fin d’année font du bien mentalement, elles permettent de se régénérer, de voir nos proches, de prendre du temps pour faire autre chose que l’entraînement. C’est important de couper le rythme pour mieux repartir. 4. Comme l’année dernière, je commencerai la saison mi-avril par l’IRONMAN d’Afrique du Sud. La deuxième course de la saison sera le 70.3 Pays d’Aix où je retrouverai mon club. D’ici là j’ai prévu quelques semaines de stage au soleil ! 5. Si on ne parle que du triathlon, alors c’est la qualification à Hawaii !

LINDA GUINOISEAU 1. 1 mois après Hawaii. 2. J’ai officiellement repris les entraînements début décembre avec Christophe Bastie. Pas de soucis de santé mise à part une inflammation du pied. 3. Oui relativement. Je ne prends jamais de vacances en fin d’année car c’est une période très prisée par mes collègues au niveau congé. Et comme il faut qu’il y ait 50 % de l’effectif de présent, je fais partie des présents ! Ça ne m’a pas empêché de manger du foie gras et des fruits de mer :-) 4. La seule certitude est ma participation à l’ironman de Nice. J’ai quelques idées supplémentaires mais rien n’est encore sûr. Je ferai peut-être aussi le Grand Prix de Duathlon de Parthenay si l’équipe a besoin de moi :-) 5. Comme je change de catégorie d’âges, j’aimerais tout d’abord faire de nouveau une belle course à Nice. Puis me qualifier pour Hawaii et y faire un podium dans ma catégorie d’âges.

ANAÏS ROBIN 1. Ma coupure a commencé juste après Hawaii. Elle a duré presque 2 mois. 2. J’ai repris l’entraînement début décembre, après les championnats du monde. Je n’avais plus envie d’entendre parler de triathlon. Je voulais faire autre chose ! Je n’ai connu aucun souci de santé si ce n’est quelques bobos de reprise après une coupure importante. 3. J’ai profité des fêtes de fin d’année tout en continuant à m’entraîner. C’est plus facile de manger tout ce que l’on veut à cette période. 4. Le programme de début de saison est défini : championnats de France de duathlon Longue Distance , l’IM 70.3 d’Aix-en-Provence, les championnats de France triathlon Longue Distance et quelques triathlons régionaux 5. Les grands objectifs seront les France de Long en duathlon et triathlon et les championnats du monde IM 70.3 en Afrique du Sud, si j’arrive a me qualifier.

CHARLOTTE MOREL 1. Ma coupure a duré 5 semaines. J’ai commencé juste après l’IM de Taiwan durant tous le mois d’octobre. Cependant, j’en ai profité pour faire d’autres sports comme le Trekking (marche de 5 h par jour jusqu’à 5 200 m d’altitude) et le surf qui me permettent aussi de garder une condition physique. 2. J’ai repris depuis deux mois et demi. Je n’ai pas eu de soucis de santé depuis ma reprise 3. Très très sage :P J’ai profité de ma famille mais je suis resté à domicile pour ne pas couper l’entraînement. Deux fois 27 h (la semaine de Noël et du jour de l’an). Les fêtes sont donc restées très raisonnables. 4. Le programme de début de saison sera axé sur l’IM d’Afrique du Sud. Si tout va bien, j’enchaînerai avec le 70.3 d’Aix avec comme objectif une qualification aux Mondiaux LD ITU et aux championnats du Monde IM à Hawaii.

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DOSSIER : QUEL PROGRAMME POUR LES PROS FRANCAIS DU LONGUE DISTANCE ? Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

HOMMES

LUCAS AMIRAULT 1. J’ai démarré ma coupure après Barcelone le 30 septembre. Elle a duré 2 semaines et demie. 2. La reprise a été plutôt cool. Ayant changé de coach, la décision était de reprendre les entraînements calmement pour repartir sur des bases solides avec des objectifs toujours plus importants pour 2018 et 2019. Aucune blessure à signaler, je suis solide comme bonhomme. 3. Un triathlète est toujours sage il faut le savoir ! 4. J’ai déjà composé mon programme jusqu’à début juillet mais je ne dévoile rien. La seule chose que je puisse dire, c’est que je serai au départ d’une course n’étant pas ma spécialité. Je prendrai le départ du marathon de Miami le 28 janvier 2018. La course à pied étant un grand point faible pour moi, je veux me prouver que j’ai progressé sur la distance marathon. Je me préparerai ainsi à la saison sur Ironman qui commencera assez tôt cette année. 5. L’objectif le plus important est de me faire plaisir et de rendre fière ma famille. Si aujourd’hui, je m’entraîne c’est aussi pour eux. On verra ce que 2018 va me réserver. Seul le coach sait ce que j’ai en tête. Je serai principalement sur la distance full et quelques 70.3 en préparation. Après rien n’est fixé, tout dépendra de l’état de fraicheur avant les objectifs.

BERTRAND BILLARD 1. J’ai pris 2 semaines d’arrêt complet, puis une 3e de reprise très souple de la course à pied. 2. Ma reprise s’est effectuée début novembre. Tout va bien depuis. 3. Je me suis fait plaisir grâce à quelques repas, accompagnés de bons vins consommés avec modération. 4. En guise de courses de préparation, je participerai au 70.3 Ironman de Dubai le 2 février puis le 70.3 Ironman de Marbella (Espagne) ou le Xterra de Malte en avril. 5. Mes objectifs sont les suivants : 70.3 Ironman Pays d’Aix (13 mai), championnat du Monde ITU (14 Juillet – Danemark) et 70.3 Ironman Nice (16 Septembre)

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DENIS CHEVROT 1. Je suis resté trois semaines sans faire de sport, puis j’en ai eu deux très « light » à moins de 10 heures. 2. J’ai repris l’entraînement depuis quatre semaines (le 19 décembre). Hormis les pulsations qui s’envolent au moindre effort, je n’ai connu aucun souci de santé. 3. Comme d’habitude... 4. Je participerai à l’aquathlon de Saint Etienne le 31 mars, puis à l’Ironman 70.3 Pays d’Aix en mai et à l’Ironman de Cairns le 10 juin. Si je suis en forme, j’irai éventuellement faire un 70.3 en Chine mi avril. 5. Le grand objectif de la première partie de saison sera de me qualifier à Kona. Si je réussis, l’objectif suivant sera de faire une belle course sur place, sinon ce sera d’obtenir mon slot pour 2019. Je vais également participer à une D2 avec mon club de Triathl’Aix et en fonction du résultat, j’envisagerai ou non de participer à une coupe d’Europe.

ARNAUD GUILLOUX ANTONY COSTES 1. Ma coupure a duré 2 semaines. Habituellement, j’aime bien conserver une activité composée de quelques séances courtes et intenses pendant cette période, mais cette fois-ci c’était repos complet. 2. J’ai repris l’entraînement le 11 décembre. Aucun souci de santé à déplorer, je suis généralement plutôt tranquille de ce côté là ! 3. Très ! Le fait d’être en Thaïlande déconnecte un peu de cette période de fêtes et c’était donc une reprise très studieuse et au chaud avec tout de même un petit passage sur l’île Thaï de Kho Phi Phi. 4. Mon premier objectif de la saison sera le Championnat Nord-Américain de 70.3 à St-George (Utah) le 5 mai et je profiterai du voyage pour courir le 70.3 Monterrey au Mexique la semaine suivante. 5. Mon objectif principal sera ma première participation au championnat du monde Ironman à Hawaï. Même si j’ai déjà plus de points que le dernier pro qualifié la saison passée, il me faudra d’abord assurer définitivement ma qualification en ajoutant un 70.3 correct à mon score total. Mon plan est de courir sur un Ironman “full” en milieu de saison et mon choix devrait se faire entre Nice, Roth et Francfort...

1. Une bonne coupure comme tous les ans : 1 mois sans sport. Cela permet de faire plein de choses, se ressourcer, profiter de la famille, des enfants surtout avec ma petite dernière, Louise qui a eu 3 mois... 2. J’ai repris l’entraînement au moment des vacances de Noël. Progressivement car la météo n’était pas très clémente... Habituellement, ma saison se termine début octobre et je reprends l’entraînement toujours le week-end du 11 novembre. Mais, cette année j’ai poussé jusqu’au 70.3 de Barhein (fin novembre). J’ai donc décalé la reprise de l’entraînement. Je n’ai pas eu de blessure depuis la reprise, je touche du bois... 3. Sage je ne sais pas. Mais la coupure est là pour se faire plaisir, profiter de choses que l’on ne se permet pas régulièrement pendant la saison. Je ne fais pas forcément attention à mon alimentation tout au long de l’année, mais pendant les fêtes, on passe plus de temps à table que sur un vélo. Forcément, on fait des excès. 4. Les grandes lignes sont déjà écrites, mais il me reste plusieurs week-ends de libres et surtout, en fonction des résultats du début de saison, des évolutions de calendrier seront possibles. Je dévoilerai bientôt mon calendrier une fois les derniers réglages effectués ! 5. Je ne me mets aucune pression et ne me fixe aucun grand objectif... Je veux continuer à progresser. Il y a de belles courses où j’aimerais briller. Le début de saison va être vraiment déterminant pour la suite de la saison et des gros objectifs. Une qualification au championnat du monde 70.3 serait une bonne chose...


ROMAIN GUILLAUME 1. Pas assez longtemps !! Suite à la Malaisie, j’ai discuté avec Luc Van Lierde et je lui ai fait part de ma volonté d’aller défendre mon titre sur l’Ironman d’Afrique du Sud. Nous avons opté pour le programme suivant : 1 semaine complètement off, 2 semaines avec 2x2 km de natation, 2x40 km de vélo et 2 x 6 à 8 km de course à pied, puis la reprise. Toutefois, nous nous sommes rendus compte lors du stage de début de janvier à Lanzarote que je n’avais pas totalement récupéré et que les différents changements (matériel, Team...) n’allaient pas dans le sens d’une bonne préparation en vue de ma course en Afrique du Sud. Le 15 janvier, nous avons donc décidé de faire une semaine de récupération active à Lanzarote, une de vacances (ski de fond du 22 au 28 janvier) et reprendre une semaine tout tranquille du 29 au 4 février afin d’être certain que je sois à 100 % pour ma reprise !! 2. Pour la reprise, voir réponse précédente. Je n’ai connu aucun souci particulier autre qu’une légère douleur au genou lors de la réception du nouveau vélo. C’est difficile de s’adapter à un nouveau vélo lorsqu’on est dans une période d’entraînement intense. C’est pourquoi aussi nous avons décidé de ne pas aller en Afrique du Sud. Après avoir relâché les entrainements, je n’ai plus aucun souci avec cette petite douleur qui était une simple alerte. 3. En choisissant de courir en Afrique du Sud, je n’avais pas le choix. Je me suis donc entraîné toutes les vacances ! Le 25 décembre, j’étais sur mon Tacx (Home Trainer) à 6 h du matin, puis petit déjeuner en famille avant de faire une séance piste. J’étais néanmoins de nouveau en famille le midi et soir ! C’était difficile psychologiquement, mais c’est mon travail ! 4. Après ma décision de ne pas aller en Afrique du Sud, nous avons réfléchi à un nouveau calendrier de courses affiné. Il fallait construire la saison de la meilleure manière possible pour me qualifier à Kona en me fatiguant le moins possible. Aussi, je débuterai par l’OceanLava Tenerife. Puis le 28 avril, je serai au départ du 70.3 de Marbella. 5. Ma saison 2018 va s’articuler autour de 3 objectifs : Lanzarote, Kona et en secondaire un autre Ironman ou une épreuve distance Ironman durant l’été. En ligne de mire Kona pour y briguer un Top 10, comme en 2014.

TOM LECOMTE 1. J’ai coupé 2 semaines après le triathlon de Cassis, du 8 au 22 octobre. 2. J’ai repris le 23 octobre. La reprise a été dure. Une semaine à Ibiza, ça laisse beaucoup de traces ! Pour le moment, je n’ai pas eu de gros soucis de santé, quelques petits par ci par là, mais rien de grave. Mais je me sens de mieux en mieux. Je commence à être pressé que la saison commence. 3. J’ai plutôt été sage. Je suis resté sérieux et concentré dans mon entraînement. Aucun excès à signaler. 4. Mon programme est fixé. La première grosse course sera le 70.3 de Kraichgau. Cela sera le 1er objectif de l’année. Le 2e sera le XL de Gérardmer en fin d’année. Sinon, je ferai quelques M dans ma préparation et de la D2 duathlon. Je suis quelqu’un qui préfère effectuer de bons blocs d’entraînement que de faire des courses toutes les semaines. 5. Je souhaite continuer à bien m’entraîner, être sérieux et déterminé pour progresser d’avantage. Je compte être performant sur mes 2 objectifs : 70.3 de Kraichgau et XL de Gérardmer.

JÉRÉMY JURKIEWICZ 1. Sept semaines (entre ma dernière course (Ironman Arizona) et un entraînement planifié par Christophe). De mon côté, j’ai repris tranquillement. Après 10 jours sans activité, j’ai fait au minimum 2 footings par semaine et 2 séances natation. 2. Depuis le dimanche 7 janvier. Ma première séance a été une sortie VTT. C’était mon retour sur deux roues depuis ma dernière course. Je n’ai pas connu de gros soucis physiques depuis la reprise. Quelques douleurs musculaires ou petites gênes liées à la reprise mais que je connais et que j’arrive facilement à adapter à l’entraînement. En fonction, j’ajoute des exercices de renforcement. 3. Pas de gros excès pendant cette période, je me suis fais plaisir en restant raisonnable. 4. Je devrais attaquer au Texas fin avril. La suite dépendra du résultat de cette course. Je pense que je ferai un ou deux half sur la période juin/juillet. Et j’espère que cela me permettra de traverser l’Atlantique et le Pacifique en octobre. 5. Me qualifier pour l’Ironman d’Hawaii en espérant y accrocher un Top 20 et me faire plaisir en prenant le départ de chaque course !!!

YVAN JARRIGE 1. J’ai coupé du 25 novembre au 12 décembre. J’ai vraiment fait zéro sport. J’ai fini la saison sur les rotules et j’ai passé tout ce temps à être malade. 2. J’ai repris progressivement du 10 décembre jusqu’au 10 janvier, luttant au début avec un sport par jour jusqu’à un peu de confort sur des journées de plus de 5 h. On va dire que je me suis entraîné à m’entraîner après un mini break de 3 jours pour mon anniversaire. Le vrai premier bloc de travail a commencé le 15 janvier ! 3. J’avais 2 kg à reprendre pour affronter l’hiver normand. On peut dire que j’ai eu la fourchette lourde ;) 4. Je serai au départ des 70.3 d’Aix-enProvence, d’Elsinore et soit celui d’Edimbourg, soit celui de Jönköping. Je vais essayer de faire un ou deux Grands Prix durant cette période là 5. J’aimerais premièrement avoir de la régularité sur la première partie de saison. Ensuite, les deux grands objectifs de l’année seront les championnats du monde 70.3 et un Ironman en fin d’année.

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DOSSIER : QUEL PROGRAMME POUR LES PROS FRANCAIS DU LONGUE DISTANCE ? Pierre-Maxime BRANCHE

Christophe GUIARD

KEVIN MAUREL 1. J’ai arrêté ma saison après les Trigames de Mandelieu le 3 septembre. J’ai gardé une activité avec un entrainement dans chaque discipline par semaine tout le mois de septembre mais sans intensité, uniquement de la promenade. 2. J’ai repris l’entraînement début octobre avec beaucoup de nouveautés. J’ai changé de club en intégrant l’As Monaco, j’ai rejoint un club de natation car je devais progresser dans ce domaine. Avec mes coachs, nous avons modifié certaines choses sur ma façon de m’entraîner. Aucun problème de santé pour le moment. 3. Oui très sage ! J’ai même mis un dossard le 17 décembre à l’occasion du triathlon S d’Antibes. Histoire de faire un peu de rythme. J’ai bien profité pendant les fêtes, mais sans excès. De toute manière, je ne bois pas du tout d’alcool, je n’aime pas ça ... Si, j’ai trempé mes lèvres dans un Sauterne 92 le jour de Noël. Il était immonde...! 4. J’ai repris l’entraînement très tot cette année car je participerai au 70.3 Dubai le 2 février prochain. C’est un moyen de voir où en est la préparation, de valider le travail de cet hiver et de réorienter certains points si besoin. Puis, j’avais besoin d’un objectif assez tôt pour casser la routine monotone de l’hiver. 5. Mon principal objectif pour 2018 sera la qualification aux championnats du monde 70.3 en Afrique du Sud. Pour cela, je commencerai ma chasse aux points par Dubai, puis Aix en Provence et Elsinore (championnats d’Europe 70.3). Voila pour les grandes lignes. J’ajouterai certainement un ou deux 70.3 et des moyennes distances en France comme Deauville.

ANTOINE MÉCHIN 1. 15 jours off complet 2. Depuis début novembre, et aucun souci si ce n’est un souci musculaire à l’ischio qui m’a demandé de stopper la course à pied durant 8 jours. 3. J’adore les bons plats, donc je me suis fais énormément plaisir. J’ai pris 1,5 kg que j’ai très vite reperdu. 4. Normalement ça devrait ressembler à ça :18 mars: Semi Marathon de La Rochelle, 25 mars: duathlon de Saintes, 01 avril : D1 Duathlon, 07 avril: 10 km Angoulême ou repos, 14 avril : chts de France de duathlon, 22 Avril : D1 duathlon, 06 mai: Triathlon M Lacanau ou D1 de Duathlon, 13 mai: 70.3 Aix, 20 mai : triathlon M Mimizan, 27 mai : triathlon M Hourtin, 10 juin : 70.3 Rapperswill (Suisse). Ensuite, je n’ai pas encore tout défini mais il devrait y avoir un Ironman avant mi-juillet. Peut-être Roth en pro, mais rien de sûr. 5. Championnat du monde 70.3 et Ironman en AG 25/29 + Top 5 en D1 Duathlon

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KEVIN RUNDSTADLER 1. Cette année la coupure a duré 3 semaines dont 2 semaines de repos complet et 1 semaine en reprenant progressivement le sport (randonnée, etc ..) 2. L’entraînement a repris fin octobre. Depuis, aucun souci de santé n’est à déclarer ! 3. Tout dépend ce que l’on appelle sage ;) Les fêtes de fin d’année se sont très bien passées ! Ce fut l’occasion de revoir mes proches après 3 semaines de stage à Nice en profitant des bonnes choses, sans trop d’excès :) 4. Oui, je démarrerai la saison 2018 sur le 70.3 d’Afrique du Sud le 28 janvier puis le 70.3 de Marbella fin avril. 5. J’aimerais intégrer l’équipe de France de Triathlon LD, pour faire les Mondiaux ITU en juillet. Pour cela, il faudrait réaliser une bonne performance sur un 70.3 pour prétendre à une sélection. Dans le cas contraire, ce sera l’Ironman de Nice fin juin !

JÉRÉMY MOREL 1. Hélas bien trop longtemps : 4 mois... et demi. 2. J’ai coupé initialement 7 semaines après Embrun. J’ai voulu reprendre un peu fort pour gagner du temps et faire un gros début de saison. J’avais coché Cannes. Malheureusement, je me suis fait une tendinite du facialata, connue sous le nom “du syndrome de l’essuie-glace”. J’ai donc coupé à nouveau 2 mois sans rien du tout pour me débarasser de ça. Désormais, je peux de nouveau courir et rouler sans douleur depuis le 2 janvier... La coupure aura donc duré du 15 août (après Embrun) au 2 janvier. 3. Non. Mon accident de moto m’a appris que certaines choses peuvent arriver très vite. Je ne me prive plus de rien depuis le 5 février 2016... Le genre d’abruti qui se prive à Noël sera collé sur la fin de la saison quand faudra tomber une dent.. ;) 4. Dans ses grandes lignes, mais avec Sébastien Dussartre (mon entraîneur) on n’a rien figé définitivement. Mais dans l’idée, on aimerait faire un tour sur les plus belles épreuves de France (le Natureman, l’Alpe d’Huez, le Ch’triman, le VentouxMan, Cannes) avec quelques frappes chirurgicales où j’arriverai affuté et prêt à faire mal... ;) Et sur un coup de colère, pourquoi ne pas retourner à Embrun... C’est beau, Embrun. ;) 5. D’arriver, au moins une fois dans la saison, à prendre autant de plaisir qu’en août dernier à Embrun... Ce jour restera gravé à jamais dans ma mémoire... J’aimerais bien partager à nouveau un grand jour comme ça avec mes proches & partenaires... Cela fait du bien à tout le monde.


VINCENT MORIZOT SYLVAIN SUDRIE 1. Ma coupure sportive a duré 3 semaines. 2. J’ai repris tranquillement début novembre en alliant sport et partage avec mes stagiaires lors de mes camps d’entraînements (swimrunatlanticcoast), ainsi que les plaisirs de la vie de famille. Je n’ai pas connu d’ennuis physiques. Par contre, je reste encombré par des problèmes récurrents d’ORL et d’allergie. 3. Oui, je me suis entraîné raisonnablement pour rester dans la continuité de la reprise sans faire trop d’excès évidemment ;-) 4. Pour l’instant non. Je remonte en charge pour le moment. Je suis actuellement en stage dans le Var afin de changer d’air et de routine d’entraînement. Ensuite, je fixerai mes premières courses en fonction de mon état de forme... 5. Avant tout, je pense revenir à Roth le 1er juillet. Ensuite, j’irai sur des courses françaises pour me confronter à la relève ;-)

ALEXIS TISSOT 1. J’ai coupé plus ou moins 1 mois. 2. J’ai repris l’entrainement tranquillement depuis mi-octobre. J’étais bien fatigué avec des petites infections ORL à répétitions (consécutive très certainement à mon escapade sur le GR 20 avec ma copine). 3. Sage... pas vraiment. Je suis très gourmand et très famille donc nécessairement, j’ai fait des écarts ! Sachant que la nutrition est chez moi un gros point à améliorer, j’y travaille à mon rythme depuis quelques années. Mais je ne fais vraiment pas de concessions car cela m’est trop coûteux mentalement. 4. Les grandes lignes sont tracées. Et ça commencera par du ski de fond et la Transjurassienne le week-end des 10-11 février. S’en suivra la Grande Traversée du Jura (GTJ200), 200 kilomètres de ski de fond en binôme accompagné de Franck Herbillon ! Je courrai les manches de D2 avec les copains de Beaune et peut être un Long sans certitude. Reprenant le vélo mi-février, je suis rarement en forme en début de saison ! 5. “Grands” à mon niveau bien sûr. J’aimerais faire une belle transjurassienne puis réussir mes manches de D2 (je manque de vitesse surtout à pied!). En seconde partie de saison, j’essaierai de me qualifier pour les championnats du monde 70.3 2019 sur le 70.3 de Vichy. Mais surtout, j’aimerais faire une course pleine à Hawaii en fin de saison. Ce sera mon objectif majeur.

1. Ma dernière course de l’année 2017 a été l’Ironman d’Arizona. Je termine la course et l’année assez fatigué, avec un pied douloureux. Le mois de décembre a été entièrement consacré à la récupération, et à de nombreux à-côtés de la vie sportive. 2. J’ai pu reprendre sérieusement l’entraînement à partir du 1er janvier 2018. Pour l’instant, pas de souci particulier. Au contraire, mes problèmes de pied commencent à être résolus, et la forme revient progressivement. Ayant fini ma séance tardivement, la reprise a, elle aussi, été tardive. 3. Les fêtes ont été passées en famille, et très calmes sur le plan sportif. Le premier stage n’est pas prévu avant février ou mars. 4. Le programme est déjà défini. La 1re grosse échéance de l’année sera l’Ironman 70.3 du Pays d’Aix, en préparation pour l’Ironman de Nice ! Je suis ravi de préparer et de participer à ces deux courses majeures du calendrier LD en France. La suite n’est pas encore complètement définie, mais je serai très probablement au départ de l’Ironman de Copenhague en août. Je participerai en parallèle au championnat D2 de Triathlon avec mon nouveau club, l’Évreux AC Triathlon. J’essaierai d’être le plus performant possible pour l’équipe sur chaque étape. 5. Je souhaite poursuivre ma progression, continuer de gagner de l’expérience sur les circuits Ironman et Ironman 70.3 et surtout continuer de prendre beaucoup de plaisir à pratiquer ce super sport qu’est le triathlon ! J’espère réaliser plusieurs TOP 10 dans l’année. Je ne me fixe pas tellement de limites, je ferai du mieux possible à chaque fois que je serais sur une ligne de départ ! L’objectif a plus long terme est de me qualifier pour les mondiaux 70.3 à Nice en 2019. ■

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CLUB FRANCE

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD

Le Club France fait peau neuve Vous souhaitez défendre les couleurs de la France et défier d’autres nations sur des épreuves prestigieuses ? Rejoignez le Club France ! Le Club France est un dispositif fédéral d’accompagnement des Groupes d’Âge ITU/ETU qui connaît un succès grandissant. Après 4 années d’observation et en tenant compte, des diverses remarques formulées, la F.F.TRI. a souhaité mettre la performance et l’ambition internationale au cœur du Club FRANCE. Explications.

LES MÉDAILLES DÉCROCHÉES PAR LES GROUPES D’ÂGES FRANÇAIS EN 2017 Europe de triathlon (Kitzbühel et Dusseldorf ) : 21 et 20 inscrits, 7 médailles Europe de duathlon (Soria) : 26 inscrits, 10 médailles Monde de Triathlon (Rotterdam) : 61 inscrits, 7 médailles Monde multisport (Penticton) : 19 inscrits, 8 médailles 10 inscrits, 8 médailles Europe de Cross Triathlon (Tartu) : Europe de Triathlon LD (Almere) : 6 inscrits, 0 médaille Monde de duathlon LD (Zofingen) : 17 inscrit, 5 médailles

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1. Compétitions internationales 2018 Sont qualifié.e.s pour les championnats ITU/ETU, les groupes d’âge qui ont réalisé les critères sur les courses sélectives 2017 et des podiums sur les courses internationales ces quatre dernières années. Néanmoins, des qualifications exceptionnelles seront étudiées sur demandes motivées et de étayées de résultats sportifs significatifs. Plus de services seront offerts cette année : communication renforcée autour de chaque déplacement et sur les performances individuelles, soirée fédérale avec les médaillés groupes d’âges mis à l’honneur, une carte de membre offrant des avantages, une nouvelle gamme de produits Club France.

LES ÉPREUVES NATIONALES SÉLECTIVES POUR LE CLUB FRANCE CALENDRIER SAISON 2018 LABEL

CALENDRIER CLUB FRANCE 2018 CHAMPIONNAT DU MONDE MULTISPORTS Aquathlon-Cross Triathlon-Duathlon-Triathlon Longue Distance 6-14 juillet : Fyn (Danemak) CHAMPIONNAT D’EUROPE DE TRIATHLON DISTANCE S 9-11 août : Glasgow (Grande-Bretagne) CHAMPIONNAT DU MONDE DE TRIATHLON S ET M 12-16 septembre : Gold Coast (Australie) CHAMPIONNAT D ‘EUROPE MULTISPORTS Aquathlon-Cross Triathlon-Duathlon-Triathlon Longue Distance 20-28 octobre : Ibiza-Espagne 2. Compétitions internationales 2019 Pour participer aux championnats ITU/ETU, il faudra participer aux épreuves nationales sélectives (cf tableau ci-dessous). Seront qualifiés les 5 premiers athlètes de chaque catégorie des championnats de France et les 3 premiers athlètes de chaque catégorie des autres courses. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.fftri.com dans l’onglet Performance / Groupe d’âge ■

LIEU

ÉPREUVE SELECTIVE

NOMBRE DE DOSSARDS ATTRIBUÉS

DATE

TRIATHLON TRIATHLON M

VENDÔME TRIATHLON DE QUIBERON QUIBERON CHAMPIONNAT DE FRANCE INDIVIDUEL DE TRIATHLON S GRAY COUPE DE FRANCE MONTCEAU LES MINES TRIATHLON DE VENDOME - DISTANCE L VENDÔME CHAMPIONNAT DE FRANCE DE TRIATHLON L ARDECHE TRIATLONG BOIS LE ROI

TRIATHLON M TRIATHLON M TRIATHLON S TRIATHLON TRIATHLON L TRIATHLON L TRIATHLON L

PODIUMS PODIUMS 5 PREMIERS 5 PREMIERES EQUIPE H&F au Scratch PODIUMS 5 PREMIERS PODIUMS

20 mai 2 septembre 27 mai 13 &14 octobre 20 mai 7 juillet 9 septembre

10 DOSSARDS

2 septembre

5 PREMIERS 5 PREMIERES EQUIPE H&F au Scratch

14 avril 13 & 14 octobre

10 PREMERS

7 juillet

PODIUMS* PODIUMS*

09 au 11 août 19 au 21 juillet

PODIUMS*

20 au 28 octobre

PODIUMS*

06 au 14 juillet

PODIUMS*

12 au 16 septembre

CROSS TRIATHLON Championnat de France de Cross-Triathlon

REVERMONT

CROSS TRIATHLON

DUATHLON CHAMPIONNAT DE FRANCE INDIVIDUEL DE DUATHLON S BONDOUFLE DUATHLON S COUPE DE FRANCE MONTCEAU LES MINES DUATHLON

AQUATHLON Championnat de France d’Aquathlon

VERRUYE

AQUATHLON

EPREUVES INTERNATIONALES Championnat d’Europe de Triathlon distance S Championnat d’Europe de Triathlon distance M Championnat d’Europe Multisport

Championnat du Monde Multisport

Championnat du Monde de Triathlon

GLASGOW TARTU IBIZA

FYN

GOLD COAST PODIUMS* : 3 premiers athlètes de chaque catégorie 5 PREMIERS* : 5 premiers athlètes de chaque catégorie

TRIATHLON S TRIATHLON M DUATHLON S & M TRIATHLON LD CROSS TRIATHLON AQUATHLON DUATHLON S & M TRIATHLON LD CROSS TRIATHLON AQUATHLON TRIATHLON S TRIATHLON S

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LA STRUCTURE DU MOIS : ORGANICOACH

Olivier BERRAUD

ORGANICOACH

Une certaine philosophie du coaching... Après une brillante carrière d’athlète qui lui a valu de multiples titres (nationaux et internationaux) dans de nombreuses disciplines du triple effort, Nicolas Lebrun a créé sa structure d’entraînement, Organicoach puis, depuis peu, son Team, le Xterra Racing Team. Présentation. 76


La philosophie d’organicoach Dans Organicoach il y a... • « organic » (bio en anglais) : la marque de fabrique de la structure. Être des “athlétes bio” et faire devenir des “athlètes bio”. Qu’est ce que cela implique ? Une notion toute simple de respect de soi et des autres, sans chimie pour ne pas pousser outre mesure son organisme. Le but est de rendre ses élèves plus forts sur le long terme, pas à n’importe quel prix. • « orga » : car l’événementiel, aux côtés de l’association Athl’éthique, est aussi une façon de faire passer ses messages. Et la structure peut également aider ses élèves à organiser leurs saisons, leurs voyages sportifs, leurs plannings... bref l’activité à plein temps de Nicolas Lebrun depuis plus de 15 ans ! • « Nico », bien sûr : 15 ans de sport au niveau national et international sur plus de 10 disciplines d’endurance, 10 titres de champion de France, 13 podiums en Championnat du Monde (Xterra, Triathlon des neiges et Duathlon) et tout cela avec l’aide de l’aromathérapie, de la phytothérapie, ostéopathie... À ses côtés Alexandra, Docteur en Pharmacie • et enfin « coach » : mot universel qui symbolise le suivi que la structure va apporter, ne se limitant pas à de simples tableaux horaires !

Organicoach avec le VentouxMan S’attaquer au Mont Ventoux ne se décide pas à la légère. Pour aider les triathlètes motivés à affronter le mythe le 3 juin 2018, l’équipe du VentouxMan s’est s’associée à Organicoach, afin de proposer un entraînement adapté et fiable pour arriver en forme le jour-J. Plus d’infos : www.ventouxman.com/fr/organicoach temps, j’ai quitté mon travail en officine il y a 2 ans pour me consacrer totalement au coaching et continuer à me former en nutrition et sportive et entrainement. Quelles sont les diverses activités d’Organicoach ? Au départ Organicoach est une Association sportive loi 1901 que nous avons créée en 2012 pour regrouper des athlètes de milieux sportifs Outdoor différents mais qui véhiculaient la même philosophie, celle de pratiquer un sport propre avec le respect de son corps, des autres athlètes et de son environnement. L’Association a une entité locale qui est à l’origine de l’organisation d’un Kilomètre Vertical (1000mD+ sur 2,8 km) à Verdaches qui a lieu cette année le 27 mai. Elle est aussi le support de ce qui est notre gros projet 2018 : le Team XTERRA powered by Organicoach.

Enfin elle est aussi la vitrine de notre entreprise de Coaching basée sur une approche globale de l’entrainement. Quelles sont les autres personnes d’organicoach ? Quelles sont leurs tâches respectives ? Côté association, il y a un conseil d’administration composé de 9 membres qui œuvrent localement à notre organisation. Côté Team, c’est moi qui suis désignée comme présidente, Damien Petricola est le Team manager et s’occupe principalement de la relation avec tous nos partenaires, ce qui est le plus gros du boulot. Et enfin Nicolas, grâce à son expérience, a un rôle de conseiller. Côté entraînement, il y a nos coachs qui s’occupent de la planification et moimême des conseils nutritionnels et de prévention. Triple championne de France, Morgane Riou brille également sur le circuit européen.

Interview de la co-créatrice d’organicoach Triathlete : Peux-tu te présenter succinctement ? Alexandra Borrelly : J’ai 42 ans, je suis docteur en pharmacie orienté « naturel » ;) ! J’ai été formé à l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales et obtenu en 2017 le DU « exercice, entrainement, nutrition, nutriments » à Paris, Evry. J’ai toujours aimé le sport, de toute sorte, et naturellement vivant à Digne, je me suis rapidement tournée vers le club de triathlon où officiait à l’époque un certain Gérard Honnorat. C’est comme ça que j’ai rencontré mon mari Nicolas Lebrun, venu sur Digne pour être suivi par Gérard ; il y a plus de 20 ans maintenant ! Quand Nicolas a décidé d’arrêter sa carrière d’athlète professionnel en 2013, nous avons décidé de créer la structure Organicoach. Puis Nicolas devenant le Directeur Europe de la série XTERRA et ayant moins de

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LA STRUCTURE DU MOIS : ORGANICOACH

Olivier BERRAUD

ORGANICOACH

LES MEMBRES DU TEAM XTERRA ATHLÈTES ÉLITES : François Carloni (Fréjus-SaintRaphaël), leader français sur le circuit européen depuis 2013 (3e en 2014, 2e en 2015, 5e en 2016 et 3e en 2017) Morgane Riou (Yvelines), triple championne de France de cross-triathlon (2015, 16, 17), vice-championne d’europe de cross-tri (2017) et 3e du circuit Xterra Pan-Américain 2017 Julien Buffe (Yvelines), plusieurs top 10 sur le circuit Xterra Pan-Am et européen en 2017. ATHLÈTES GROUPES D’ÂGES Alexandra Borrelly (Digne ; 40-45 ans), championne de France et du monde de cross-triathlon en 2015. Luc Gabison (Barcelonnette ; 25-29 ans), première année sur Xterra mais ce pourrait être la surprise du chef. D’après Nicolas, c’est un monstre à vélo et il pourrait rapidement monter dans la hiérarchie. Christopher Dupré (Hauts-de-Seine ; 25-29 ans), tenant du titre sur le circuit européen dans son GA. Stéphane Delicourt (Rhône-Alpes, 40-44 ans), vainqueur du circuit dans son GA en 2016, 2e en 2017, vicechampion du monde Xterra 40-44 ans en 2016 Olivier Fellmann (Luxembourg, 50-54 ans), Français installé au Luxembourg depuis 30 ans, vainqueur du circuit dans son GA 2017 Pâris Fellmann (fils de, Luxembourg, 15-19 ans), vainqueur du circuit dans son GA 2017, une belle marge de progression pour ce jeune qui se met à fond dans le Xterra. AMBASSADEURS Julien Pousson (Saint-Raphaël) : en triathlon traditionnel. Il veut se qualifier pour les championnats du monde Ironman 70.3 chez les pros Maxim Chané : en Xterra. Il a un statut à part en raison d’un problème de sponsor mais il est coaché par Organicoach et sera inclus sur certaines opérations de com !!...)

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Coaché par Organicoach, Maxim Chané n’est pas présent dans le Team, mais il joue le rôle d’ambassadeur. À quelle date le Team a été créé ? Qui l’a créé ? Pour quelles raisons ? Le Team a été créé au début de l’été 2017, suite à une discussion informelle entre Damien et moi-même. Il débutait sa nouvelle activité de Relations Presse. Team Manager était un peu différent de ce qu’il avait l’habitude de faire, il avait beaucoup de choses à découvrir, mais suivant Organicoach depuis un certain temps, il a accepté le challenge. En fait, on (Nico et moi) voyait souvent nos « coachés » en XTERRA, même les Elites, porter nos tee-shirts sur le podium ou ajouter notre logo sur leurs tenues alors qu’ils nous payaient pour le coaching. Ils étaient heureux de porter nos couleurs et on s’est dit que ça pourrait être sympa de leur apporter un support au niveau matériel d’abord et peut-être financier. Il était évident aussi que ça pouvait aussi nous aider à nous faire connaître dans le milieu du coaching. Nous voulions avoir une unité vestimentaire et nous avions l’exemple de Josiah Middaugh (Champion du Monde 2015 Xterra) avec Middaugh Coaching aux Etats Unis, qui avait développé ce principe. Quel est le budget annuel de la Team ? D’où viennent principalement ses recettes ? Actuellement il est difficile de définir un budget exact, car la construction a nécessité beaucoup d’heures de travail en tant que bénévolat. On va dire 20000 € purement financier de la création à aujourd’hui avec comme principales aides financières :

la toute nouvelle marque de Sportwear XTERRA qui a décidé de nous suivre, SQUIRT Cycling Products et Osymétric qui ont toujours suivi Nicolas et qui continuent à le faire via ce Team et Espaces-Saveurs (Société basée au Luxembourg). Et puis il a les dotations matérielles avec Punch Power qui suit Organicoach depuis ses débuts, Squirt, Osymétric, Julbo, Sila sport, Inov8, Schwalbe. Comment ont été choisis les premiers membres du Team ? Et aujourd’hui ? Ce sont exclusivement des membres Organicoach qui adhèrent complètement à la philosophie Organicoach. Certains sont là depuis le début et portent les


Compagnon de Morgane Riou, Julien Buffe fait lui aussi partie de ce nouveau Team.

wAVE RIDER 21

souplesse & Légèreté

mêmes valeurs, d’autres sont plus nouveaux mais adhèrent à cette philosophie en suivant notre Coaching. Ce sont des athlètes qui courent en XTERRA en Elite et en Groupe d’âge mais il était important pour nous de choisir les membres du Team, non pas en fonction de leurs résultats mais surtout en fonction de l’image qu’ils véhiculent. Comment aidez-vous les athlètes du Team ? Nous leur apportons donc une aide matérielle grâce à nos partenaires. La communication du Team et des résultats de chacun sera faite par Damien en relation avec la presse, les médias et réseaux sociaux et enfin nous avons instauré des primes, cette fois-ci en fonction de leurs résultats. Je suis aussi à leur disposition s’ils ont besoin de conseils nutritionnels ou santé. Ensuite je serai moi-même présente sur de nombreux XTERRA de la série européenne,

Depuis quelques années, François Carloni, est le leader français sur le circuit européen.

quelque fois avec Damien, avec l’Organivan et notre tente, pour leur apporter un soutien logistique s’ils ont besoin Que va vous apporter le partenariat avec Xterra ? Le support de XTERRA qui est arrivé dernièrement, va nous permettre d’avoir d’abord une unité vestimentaire sur les déplacements puisqu’il y aura une dotation de la nouvelle collection, mais aussi de financer une tenue course à nos athlètes, de créer encore plus d’outils de communication pour le Team et nos partenaires. Quels seront les objectifs de la Team pour 2018 ? Les athlètes ont pour l’obligation de participer à au moins 5 XTERRA de la série européenne 2018, sachant que la majorité d’entre eux sera présente sur les 3 principales épreuves, à savoir le Xterra Belgique, Xterra France et Xterra Allemagne (championnats d’Europe) qui seront de grands rendez-vous avec de beaux plateaux. Et aussi la présence sur des podiums, et, je l’espère, des victoires sur certaines de ces manches. Enfin la finale à Maui avec les championnats du monde pour ceux qui le veulent. Bien sûr les championnats de France, d’Europe et du Monde de Cross Triathlon restent aussi des objectifs pour certains membres du Team. Peux-tu nous parler succinctement de l’activité coaching ? Notre Coaching est la résultante des années d’entrainements de Nicolas (Lebrun), une somme de nombreuses choses qui aboutissent à une performance. Nous nous appuyons sur des entraineurs diplômés (notamment 3 DEJEPS Triathlon ou 1 équivalent) qui s’occupent de la planification pure des entrainements. À moi la charge de faire le lien, de leur proposer mes conseils, d’être disponible s’ils ont des questions, des besoins en nutrition ou santé, tout au long de leur suivi. Nous pouvons aussi leur apporter des conseils matériels ou logistiques (voyages) grâce à l’expérience de Nicolas. Nous voulons une approche globale de l’athlète, qui permet d’optimiser ses qualités et de réaliser sa propre performance. ■

La Wave Rider 21 a été conçue pour permettre à chaque coureur de dépasser ses objectifs. La nouvelle plaque Wave et la semelle U4ICX garantissent le meilleur équilibre légèreté, amorti, et dynamisme du marché.

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Poids 290g Homme / 245g Femme.


L’INTERVIEW DU MOIS

Olivier BERRAUD

Christophe GUIARD et ITU

Je me sens prête à viser une sélection olympique. Double vice-championne du monde U23 en 2015 et en 2016, Léonie Périault a réussi son baptême du feu chez les grandes l’an passé en terminant 6e de sa première WTS à Stockholm. Quel bilan la Pisciacaise fait-elle de son année 2017 ? Se sent-elle prête à confirmer, voire faire mieux en 2018 ? Quels sont ses objectifs à long terme ? Réponses dans l’interview qui suit. PRÉSENTATION ET PASSÉ SPORTIF Triathlete : Comment es-tu venue à la discipline ? Léonie Périault : Je pratique le triathlon depuis l’âge de 12 ans. Je suis venue au triathlon d’abord à l’âge de 8 ans. Mon entraîneur de natation au club de L’espadon Velizy Villacoublay (Ludovic Dailliez) pratiquait le Triathlon. Il nous avait proposé, à une une amie et moi, de participer à quelques entraînements avec son club le Stade Francais. J’avais adoré. Malheureusement, comme le parc de Saint Cloud se trouvait un peu loin de chez moi, j’ai dû attendre 4 ans pour reprendre le triathlon. Je l’ai fait quand Versailles a ouvert une section jeune. Peux-tu nous rappeler succinctement tes meilleures performances chez les jeunes ? Tout cela est lointain... J’ai été 6 fois championne de France (2 en Triathlon, 3 en duathlon, 1 fois en cross) sans compter les titres par équipes, les victoires en UNSS et les ligues avec l’IDF. En 2012, je suis devenue vice-championne d’Europe et du monde junior. Quels souvenirs gardes-tu de tes deux 2e places aux Mondiaux U23 ? De belles surprises car ces 2 championnats je les abordais avec beaucoup d’appréhension n’étant pas au top de ma forme les semaines qui les précédaient. Quelles études as-tu suivi ? Es-tu aujourd’hui pleinement détachée pour la pratique du triathlon ? J’ai eu mon Bac en 2012, j’ai ensuite commencé pas mal de diplômes mais je ne suis jamais allée au bout. Je n’ai jamais été très « scolaire ». Jusqu’à présent, je n’avais surtout pas trouvé ma “voie”. Je suis actuellement en licence Sciences de l’éducation et je passe également mon BEJEPS AAN. Quel est ton entraîneur ? Quel est ton volume d’entraînement hebdomadaire ? Mon entraîneur est Stephanie Deanaz, entraîneur national au Pôle France de Montpellier. Mon volume hebdomadaire d’entraînement s’élève à environ une vingtaine d’heures. Pourquoi as-tu choisi le club de Poissy ? D’une part parce que c’est tout simplement le meilleur club. D’autre part parce que je suis une pure Yvelinoise..

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RETOUR SUR L’ANNÉE 2017 L’an passé, tu as participé à ta première WTS. As-tu trouvé cette compétition vraiment différente des autres courses ? Je n’ai jamais ressenti un tel stress. Ces épreuves sont différentes car plus médiatiques, et surtout avec les meilleures athlètes mondiales. Pour ce baptême du feu, tu as obtenu une très belle 6e place. Cette remarquable performance t-a-t-elle surprise ? Oui très surprise. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pas pu imaginer un tel résultat pour une première WTS. Cette prestation laissait augurer une nouvelle médaille lors du Mondial U23 à Rotterdam. Or, tu n’as pris que la 6e place. Le froid est-il la seule raison de ce semi-échec ? Je n’aime pas me trouver des excuses. Cependant ce jour là, je pense que j’étais dans une forme comme je l’ai rarement été. J’avais enchaîné des bonnes courses qui présageaient un beau Mondial pour ma dernière année espoir. Je sors en tête de T1, chose qui ne m’était jamais arrivée auparavant. J’y ai cru... Cependant le froid a eu raison de ma motivation et de ma détermination. J’étais congelée, dans l’incapacité de changer de vitesses à velo. J’ai malgré tout tenu le 1er groupe. Mais ensuite, j’avais 2 bouts de bois à la place des jambes. J’ai donc dû me contenter d’une 6e place. C’est ainsi, ce sont les faits de courses. Nous étions toutes dans le même cas. Le triathlon c’est aussi ça. Il faut composer avec les conditions climatiques et les soucis mécaniques. Au final, es-tu satisfaite de ton année 2017 ? Oui, car j’ai réussi à être régulière cette année, ce qui ne m’était jamais arrivé par le passé.

PROJECTION SUR L’ANNÉE 2018 Combien de temps a duré ta coupure hivernale ? 3 semaines environ. J’ai eu beaucoup de mal à finir ma saison suite à ma contreperformance de Rotterdam. Ta préparation hivernale se déroule-telle parfaitement ? Oui très bien, malgré quelques petits pépins. Ma préparation se déroule à merveille. Si tout était linéaire on s’ennuierait. N’est ce pas Stephanie (ma Coach) ? Quelle sera ton programme du premier semestre ? Les Interrégionaux et les France de cross, la première WTS d’Abu Dhabi si mon stage de janvier est bon, les tests physiologiques à l’Insep en février, la coupe

d’Europe de Quarteira, ainsi que les tests relais à Cannes en Avril. Quels objectifs vises-tu pour 2018 ? Terminer dans le Top 16 WTS pour pouvoir rester sur les listes ministérielles.

VTT. Il y a un titre pour le classement mondial et un titre pour un championnat du monde (le premier de la course est champion). Je trouve cela plus lisible pour les spectateurs également.

LE FUTUR

INTERVIEW (F)UTILE

Te sens-tu prête à viser une sélection olympique ? Pour cela, dans quels domaines dois-tu encore progresser ? Oui, je me sens prête La route est encore longue, mais je pense en avoir les moyens. C’est en natation que je pêche le plus, mais nous essayons d’y remédier avec mes entraîneurs du pôle France de Montpellier. Penses-tu qu’un jour tu te reconvertiras sur le Longue Distance ? Le circuit Ironman te tente-t-il ? Pour avoir déjà goûté à cet effort lors du Natureman, je ne pense pas que je me reconvertirai sur cette distance. Enfin d’ici là, je peux changer d’avis… Je préfère me concentrer sur ce qu’il va se passer dans 2 et 6 ans/ Mais je garde dans un coin de ma tête de participer à l’Embrunman car j’ai un pari à tenir avec des amis. Je compte bien également prendre ma revanche sur le Natureman pour faire honneur à la fantastique course d’Éric Amatteis.

Le dernier fait d’actualité qui t’a marqué ? Les hommages de Johnny Hallyday. Le dernier film que tu as aimé ? Santa and Cie, vu à Noël avec mes petites cousines. L’album musical que tu écoutes actuellement ? Benoit Dorémus Le dernier livre que tu as aimé ? L’équipe « le livre de l’année 2017 » Ta dernière colère ? Lorsque mon chien Ony a mangé mes rouleaux de papiers toilette. Le pire cadeau de Noël que tu as reçu ? J’ai dû être sage cette année car je n’ai pas reçu de « navet ». Le plat que tu réussis le mieux ? Le tiramisu au Nutella La tâche ménagère que tu détestes le plus ? Passer la serpillière La qualité que tu préfère chez tes amis ? La franchise Le défaut que tu détestes le plus chez tes amis ? Le fait d’être toujours en retard Le pays où tu aimerais résider ? Je pourrai y répondre lorsque j’aurai fait le tour du monde. Pour l’instant, je dirais la Nouvelle Zélande. L’objet que tu emmènerais sur une île déserte ? Mes birkenstocks (chaussures). ■

ACTUALITÉ DU TRIATHLON Que penses-tu de la création de la série du relais ? Cette discipline te plaît-elle ? Oui c’est une super épreuve. Elle est différente des autres car nous ne courons plus pour nous mais pour une equipe. Cela engendre davantage de stress et d’excitation. Et c’est une bonne chose pour notre discipline car il y a une médaille supplémentaire à aller chercher aux JO. Préfères-tu qu’un titre mondial soit acquis sur une compétition d’un jour ou à l’issue d’un circuit ? Compétition d’un jour. Cela serait bien d’imiter d’autres disciplines comme le

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Le mois prochain LE PROGRAMME DES BLEUS POUR 2018 Après les triathlètes du Longue Distance, ce sera au tour de ceux du Courte Distance de dévoiler leur programme et leurs ambitions pour l’année 2018. Il faudra être prêt de bonne heure car la première coupe du monde aura lieu le 11 février à Cape Town et la première WTS le 2 mars à Abu Dhabi.

TOUT SUR LE GP DE DUATHLON 2018 Le Grand Prix de duathlon démarrera le 1er avril prochain à Paillencourt (Nord). Les filles d’Issy-les-Moulineaux et les garçons de Metz remettront leur titre en jeu. Dans son prochain numéro, Triathlete vous proposera la nouvelle composition de ces équipes ainsi que celles de toutes les autres formations de D1. Un focus sera fait sur les promus.

QUI SERA LE 20e LAURÉAT À VITTEL ? Les 10 et 11 février prochains, l’aquathlon de Vittel fêtera son 20e anniversaire. Pour l’occasion, l’épreuve vosgienne fera peau neuve en proposant une nouvelle formule de course. Qui succèdera à Raoul Shaw et à Margot Garabedian, lauréats l’an passé ? Réponses dans le numéro de mars de Triathlete.

MAIS AUSSI : la suite des plans d’entraînement, la séance préférée d’un pro, le matériel d’un pro, de nombreux tests et conseils en tous genres...

Directeur de la publication : Thierry Deketelaere Rédaction : 2 rue de la justice - F - 93213 Saint-Denis la Plaine Cedex Tél. : 01.55.33.10.84 Rédacteur en chef : Olivier Berraud / o.berraud@triathlete.fr Rédaction : Pierre-Maxime Branche / pm.branche@triathlete.fr

Photographes : Thierry Deketelaere / thierry@triathlete.fr Christophe Guiard / c.guiard@triathlete.fr Yoann Obrenovitch / yoann.obrenovitch@free.fr Ont collaboré à ce numéro : Benoît Valque , Guillaume Judas, Sarah Bentenah, Anaël Aubry, Binjamin Chiron Service Publicité : Thierry Deketelaere - Tél. : 06.60.06.19.37 Courses / organisations Tél. : 01.55.33.10.82 - Fax : 01.55.33.10.89 publicite@triathlete.fr

Administration : 2 rue de la justice - F - 93213 Saint-Denis la Plaine Cedex Tél. : 01.55.33.10.86 - F : 01.55.33.10.89 Abonnements : France : ABO MARQUE - CS 63656 31036 Toulouse Cédex 1 Tél. : 05.34.56.35.60 triathlete@abomarque.fr Belgique : 26, A rue de Mélin B-1320 Beauvechain

Production : Page Concept - 118 rue Vandervelde, 6031 Monceau-sur-Sambre (Belgique) www.page-concept.be info@page-concept.be Graphisme : Julien Mathieu Distribution : NLP (France), AMP (Belgique), NAVILLE (Sui), KRAUS (Luxembourg)

Triathlete est édité en France par Sport Publications SARL 2 rue de la justice - F - 93213 Saint-Denis la Plaine Cedex Numéro de commission paritaire : 0421K83765 ISSN 0769-7511 Dépôt légal à parution Editeur responsable pour la Belgique : Thierry Deketelaere 26, A. rue de Mélin - B-1320 Beauvechain Tous droits de reproduction (textes et photos) réservés pour tous pays Imprimé par Rotedic, Madrid - Espagne

MARS 2018-N°370


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Triathlète Magazine n°369  
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