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Mayotte Hebdo/FLASH infos • 1/2 Page Largeur FU • 190 x 130 mm • Générations • Parution 11/06/21 • Remise 02/06/21

LUC - BAT

FNMF – Organisme régi par le code de la Mutualité – SIREN 304 426 240. Crédit photo : Julien Paolini.

REJOIGNEZ M U T U E LLE UNE

Choisir une vraie mutuelle, c’est choisir une mutuelle qui prend soin de vous comme des autres : par exemple, une mutuelle qui participe au développement de lieux de vie, comme la Résidence A.I.M.E.R. qui privilégie l’échange intergénérationnel en faisant vivre ensemble des étudiants et des personnes âgées.

Retrouvez nos actions sur unevraiemutuelle.fr* * Organisme régi par le Code de la Mutualité.


LE MOT DE LA RÉDACTION

LE BONNET D’ÂNE POUR MAYOTTE ? Échec au bac, décrochage, illettrisme... En matière de réussite scolaire, Mayotte apparaît comme la mauvaise élève. Il faut dire que les cursus proposés et le niveau des élèves deumeurent faibles, comparativement aux autres territoires ultramarins et métropolitains. Et la mobilité n’est pas à la portée de tous. Le problème est d’autant plus grave qu’il s’agit là du département à la population la plus jeune de France. Alors, quel avenir offrons-nous à ceux qui demain, seront déjà des adultes et permettront à leur tour de développer l'île ? Cette semaine dans nos colonnes, quelques uns témoignent de leurs parcours, de leurs galères, mais surtout, de la voie qu’ils ont trouvée. Comment y sont-ils parvenus ? Que font-ils à présent ? Pour certains, pas question de faire carrière ailleurs que chez eux. Pour d’autres, les opportunités sont plus vastes en dehors de leur confetti de terre. Mais tous prouvent que la réussite est possible ; les Mahorais, aussi, ont leur chance. Leur chance de réussir, et avec eux, de faire briller le territoire. Bonne lecture à toutes et à tous.

TOUTE L’ACTUALITÉ DE MAYOTTE AU QUOTIDIEN

Lu par près de 20.000 personnes chaque semaine (enquête Ipsos juillet 2009), ce quotidien vous permet de suivre l’actualité mahoraise (politique, société, culture, sport, économie, etc.) et vous offre également un aperçu de l’actualité de l’Océan Indien et des Outremers.

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FI n°3839 Lundi 7 mars 2016 St Félicie

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Fax : 0269 61 63 00

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VERRES À VIN, COCKTAIL, COUPE À GLACE...

BP 263 - ZI Kawéni - 97600 Mamoudzou - email : hd.mayotte@wanadoo.fr

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FI n°3822 Jeudi 11 février 2016 Ste Héloïse

à partir de

9€

RENSEIGNEMENTS Tél : 0639 67 04 07 | Mail : contact@mayotte-e-velos.yt

FI n°3818 Vendredi 5 février 2016 Ste Agathe

marine le Pen

environnement

Port de Longoni

ConSeil départeMental

Quel accueil se prépare pour la présiDente Du Fn ?

Le Lagon au patrimoine mondiaL de L'unesCo ?

la dsP sur la sEllEttE

pas de changement sUr l’octroi de mer

© Jonny CHADULI

Grève à Panima

TéléThon 2016

Des propositions mais toujours pas D'issue

DemanDez le programme

première parution : juillet 1999 - siret 02406197000018 - édition somapresse - n° Cppap : 0921 y 93207 - dir. publication : Laurent Canavate - red. chef : Gauthier dupraz - http://flash-infos.somapresse.com

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FI n°3997 mercredi 30 novembre 2016 St André

© CR: Gauthier Bouchet

Diffusé du lundi au vendredi, Flash Infos a été créé en 1999 et s’est depuis hissé au rang de 1er quotidien de l’île.

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Économie

SÉcuritÉ

Les appeLs à projets de L'europe

Couvre-feu pour Les mineurs

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

OUI, je m’abonne

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Musique

Faits divers

Edmond BéBé nous a quitté

ViolEncE En cascadE

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

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MCG VS SMart

ViCe-reCtorat

UltimatUm oU véritable main tendUe ?

l’institUtion répond aUx critiqUes

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

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TCHAKS L'ACTION

Les motifs impérieux levés entre Mayotte, La Réunion et l’Hexagone Après des mois d’attente, le gouvernement l’a finalement annoncé début juin : l'assouplissement des conditions de voyage pour certains territoires d’outre-mer. Ainsi, dès le 9 juin, les voyageurs vaccinés n’auront plus besoin de motifs impérieux entre Mayotte, La Réunion et l’Hexagone. En outre, ils ne seront plus soumis à une semaine d’isolement à l’arrivée, bien qu’un test PCR négatif réalisé 72 heures ou un test antigénique effectué dans les 48 heures précédent le départ soit toujours demandé. Un assouplissement qui vaut aussi pour les enfants qui voyagent avec leurs parents vaccinés. En revanche, le dispositif initial reste de mise pour toutes les personnes n’ayant pas reçu les injections nécessaires.

LA PHRASE

LE CHIFFRE 150 000

C’est le nombre de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère qui pourraient être économisées chaque année si la production électrique de Mayotte passait au 100% végétal. Depuis une semaine, EDM réalise un essai bio-liquide sur l’un de ses moteurs au sein de la centrale des Badamiers, une première dans l’océan Indien. Moins polluante que les carburants utilisés jusqu’alors, l’huile de colza pourrait dans un avenir proche remplacer de manière pérenne le gasoil pour la production de l’électricité sur l’île aux parfums. Un pari fou pour le territoire dont la production d'électricité repose à 95% sur les énergies fossiles. Inscrite dans le projet de plan pluriannuel de l’énergie, la conversion à 100% à l’huile de colza des deux centrales pourrait devenir réalité à court terme : 2023 pour les Badamiers et 2025 pour Longoni.

“Avec cette école, nous pourrons rehausser le niveau du tourisme chez nous dans cinq à dix ans” Bonne nouvelle pour le tourisme et l'hôtellerie. Alors que les prestigieuses écoles Vatel comptent 55 établissements répartis dans une trentaine de pays, le prochain à ouvrir ses portes sera… mahorais ! Un projet porté par Rania Saïd, elle-même formée dans une école Vatel à Maurice et soucieuse de pouvoir former plus de managers, de cadres et de dirigeants dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme : “La formation que nous allons proposer aux Mahorais est de qualité et jusqu’à maintenant, il fallait quitter le territoire pour en bénéficier”. Mieux encore, la porteuse de projet entend bien inverser cette tendance, puisque des personnes qui ne résident pas à Mayotte souhaitent déjà intégrer l’école qui sera implantée à Hauts-Vallons. Le futur établissement pourra accueillir 15 bacheliers sur concours, pour une formation de trois à cinq ans. Coût du cursus : 7 000 euros l’année, avec possibilité de bénéficier de certaines aides et l’opportunité de postuler dès la deuxième année dans toutes les écoles Vatel du monde.

ELLE FAIT L’ACTU Fatima Tricoire, coach mahoraise qui vous redonne goût à la vie à la suite d’une maladie Du haut de ses 45 ans, Fatima Tricoire a un parcours de vie des plus atypiques. À la suite d’une maladie rare et invalidante diagnostiquée à 37 ans, la Mahoraise fonde RNS coaching à Neuilly-sur-Seine, un cabinet d’expertise notamment pour les cadres supérieurs confrontés à de grands défis professionnels, personnels ou sociaux. À travers ce public, l’objectif est d’attirer des entreprises pour les sensibiliser sur le handicap invisible. Mais elle ne s’arrête pas là, puisque Fatima Tricoire vient d’inaugurer la Maison du Second Souffle à Paris pour proposer des ateliers aux plus démunis, et parler ainsi de vulnérabilité et de résilience. Le tout gratuitement.

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LU DANS LA PRESSE

Chaque semaine, découvrez le regard porté sur l’actualité locale à travers la presse nationale ou régionale

"POURQUOI PAS" TENTER UNE IMMERSION À BORD DU BATEAU SCIENTIFIQUE Le 7 juin, par Luna Quemener pour LINFO.RE

Antenne Réunion vous offre une immersion à bord du navire de recherche pluridisciplinaire "Pourquoi Pas ?" pour comprendre comment fonctionne un bateau scientifique. C’est ce navire qui nous a permis d’avoir des images du volcan sous-marin de Mayotte. Le navire Pourquoi Pas ? est arrivé aux quais de l’île de La Réunion samedi dernier [le 5 juin]. A la fois navire et laboratoire de recherches, c’est à bord du Pourquoi Pas ? que 70 scientifiques sont allés tenter de percer les plus grands secrets du volcan sous-marin de Mayotte. Comment fonctionne un bateau scientifique ? A bord de ce navire pluridisciplinaire, chacun a ses missions bien définies. Cécile Cathalot, chercheuse à l’IFREMER en géochimie, nous apporte des précisions quant à leurs tâches effectuées à bord du navire : "Notre mission était très multidisciplinaire en lien à la fois avec la volcanologie ou la géochimie ou même la biologie marine. Sur cette mission, on avait le Victor 6000, qui est donc un robot télé-opéré de la flotte qui peut descendre jusqu’à 6 000 mètres et avec deux bras qui permettent de faire des prélèvements sur le fond avec la remontée d’images en direct." C’est grâce à ce robot sous-marin que les premières images du volcan sous-marin ont été dévoilées. Un morceau de roche volcanique y a même été prélevé. Sur le navire, un container géochimie est dédié à l’analyse des gaz qui s’échappent du volcan. Elle poursuit : "On va pouvoir mesurer le méthane, le dioxyde de carbone, l’hydrogène et le H2S. On extrait des ampoules que l’on prélève dans la colonne d’eau, on injecte à l’intérieur du four et après on analyse." "Le volcan de Mayotte, il a émis beaucoup d’hydrogène, beaucoup de CO2 et beaucoup de méthane." Pour les scientifiques, la mission en mer s’achève. Le travail se poursuit sur le terre ferme. Le navire s’apprête à repartir vers Toulon, en France métropolitaine, pour

décharger le matériel avant de se lancer dans de nouvelles recherches. Le Pourquoi Pas ?, navire de recherche pluridisciplinaire en : - Hydrographie hauturière et côtière avec mise en œuvre de vedettes hydrographiques - Exploration de la colonne d’eau et des courants - Cartographie sous-marine grâce à ses sondeurs et caractérisation du sous-sol (sismique, gravimétrie, magnétisme) - Étude multi-échelle des processus physiques, biologiques ou géologiques - Reconnaissance de sites par des moyens acoustiques, le déploiement d’engins remorqués (SAR), téléopérés (Victor 6000) ou autonomes (Nautile), le positionnement près du fond par câble d’engins lourd (Penfeld) - Prélèvements et analyses d’échantillons d’eau, de matières vivantes, de sédiments et de roches - Déploiement du système d’assistance aux sous-marins en difficulté Newtsuit de la marine L’origine du nom "Pourquoi Pas ?" Un peu d’histoire pour ce bateau scientifique. Les Pourquoi Pas ? I, II, III et IV représentaient les quatre navires d’exploration polaire du commandant Charcot (un navigateur et océanographe français). Le dernier fit naufrage en 1936. Jean-Baptiste Charcot était un passionné des bateaux et de l’exploration polaire. N’ayant aucun marin dans sa famille, il répondait toujours "Pourquoi pas ?" à ceux qui mettaient en doute sa volonté d’être marin. Ces bateaux d’exploration ont donc été nommés ainsi. En 2005, Alstom Marine construit un navire océanographique pour IFREMER et le SHOM auquel on donnera le nom de Pourquoi Pas ? pour rendre hommage aux précédents du commandant Charcot.

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ÉTUDES

LE

PARCOURSUP DU COMBATTANT Dans le département le plus jeune de France, nombreux sont encore ceux à décrocher avant l’obtention d’un diplôme, souvent ici plus qu’ailleurs. Nombreux sont aussi ceux à faire le choix de poursuivre leurs études après le bac, quitte parfois à quitter leur île natale. Si en métropole, la réussite scolaire des Mahorais demeure particulièrement faible, de plus en plus d’hommes et de femmes affichent un parcours sans faute, avant de revenir entreprendre au pays, le bagage plus lourd, et d’y faire carrière. Une carrière que certains préfèrent poursuivre à l’extérieur, pensant y voir plus d’opportunités.

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DOSSIER

S.P

STATISTIQUES

APRÈS PARCOURSUP, LE PARCOURS DU COMBATTANT ILS SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX À DÉCIDER DE S’ENVOLER VERS LA MÉTROPOLE POUR POURSUIVRE LEURS ÉTUDES SUPÉRIEURES, UNE FOIS LE BACCALAURÉAT OBTENU SUR L’ÎLE. POURTANT, PRÈS DE LA MOITIÉ DÉCROCHENT AVANT L’OBTENTION DU DIPLÔME CONVOITÉ. RETARD DE L’APPRENTISSAGE LOCAL, DIFFICULTÉS D’INTÉGRATION, RUPTURE CULTURELLE, LES RAISONS DE CET ÉCHEC SCOLAIRE SONT NOMBREUSES. MAIS PARADOXALEMENT, LES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION AUSSI. En 2017, l’âge moyen des Mahorais était de 23 ans. Au même moment, il s’élevait à 35 ans à La Réunion, 28 en Guyane et même 41 en métropole. Avec près de 10 000 naissances enregistrées sur son sol chaque année, pas étonnant que le dernier né des départements français soit aussi celui à la population la plus jeune. Mais Mayotte cumule bien d’autres records lorsqu’il s’agit de sa jeunesse et surtout, de son avenir. En 2014, trois Mahorais sur quatre de 15 ans ou plus n’avaient pas de diplôme, et seuls sept habitants de l’île sur dix âgés de 20 à 24 ans étaient allés jusqu’au collège. Pour autant, la scolarisation à Mayotte

s’est fortement intensifiée à partir des années 1980, avec le développement d’infrastructures scolaires. Et désormais, l’arrêt de la scolarité dès le primaire, très fréquente auparavant, devient un phénomène de moins en moins répandu. En 2018, sur les 122 000 personnes de 15 ans ou plus sorties du système scolaire, 27% détenaient un diplôme qualifiant (au moins un CAP ou un BEP). Si le constat est toujours alarmant, il montre néanmoins la douce progression de la scolarisation. En 2017, ils étaient 65% des jeunes de 16 à 29 ans à avoir quitté le système scolaire sans aucun diplôme, contre 80% huit ans plus tôt.

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Mais le défi reste de taille : en 2019, l’académie ne dépassait pas les 42% de réussite au bac toutes filières confondues. Le chiffre le plus bas de France. En outre, 35% des personnes scolarisées ne maîtriseraient pas les bases de la langue française, et un bachelier sur cinq de moins de 25 ans présente encore des lacunes à l’écrit, souvent bien plus lourdes que celles de leurs aînés de plus de 45 ans. La faute, possiblement, à la scolarisation de masse, puisqu’auparavant, “ le système était plus élitiste, tout le monde n’allait pas à l’école ”, rappelle l’Insee.

LE DILEMME DES ÉTUDES SUPÉRIEURES Entre 2007 et 2017, l’île aux parfums est le DOM affichant le plus de départs de ses natifs vers d’autres territoires français. Selon l’Insee, 55% des Mahorais âgés de 21 à 29 quitteraient le territoire pour poursuivre leurs études, contre 44% dans les Antilles et 25% à La Réunion. En cause, à Mayotte, le faible nombre de cursus proposés et l’absence totale de certaines filières, bien que l’offre tende à s’étayer, notamment grâce aux efforts du centre universitaire de formation et de recherche universitaire. Ceux qui font le choix de partir étudier ailleurs – majoritairement en métropole et, en de plus faible proportion, à La Réunion –, se heurtent encore à bien des difficultés. En effet, le taux d’échec scolaire des étudiants mahorais en dehors de l’île en première année est l’un des plus importants sur le plan national : plus de la moitié d’entre eux décrocherait avant l’obtention de leur diplôme, contre moins d’un quart pour les autres natifs du pays. Le phénomène est tel qu’en 2019, une jeune étudiante de l’université de Lyon décide de consacrer sa thèse à ce sujet. “ Bien qu’ils aient reçu les mêmes enseignements que leurs camarades métropolitains, le contexte de vie et d’études complexe dans lequel ils déroulent leurs scolarités antérieures impactent grandement leurs résultats scolaires dans le supérieur et les défavorise en termes de compétitivité ”, résume Nassabia Ali Saanda, autrice de “ La mobilité et l’échec des étudiants mahorais en métropole ”. “ La différence socioculturelle très marquée qui les assimile aux étudiants étrangers en mobilité limite leur intégration sociale et académique. ”

Pour la thésarde, “ le public mahorais manque de compétitivité par la représentativité bachelière d’une part et les orientations dans les filières de l’enseignement supérieur de l’autre ”. Après études des orientations post-bac, il s'avère que la majorité des jeunes mahorais s’oriente vers un BTS, dont les trois quarts des élèves en bac technologique et 90% en bac professionnel. “ Nombreux sont les étudiants qui se voient refuser leurs vœux dans les formations sélectives et se replient par conséquent sur la Licence. L’étude de Gury (2007) montre que les étudiants refusés en BTS et DUT qui s’inscrivent à l’université ont 1,8 fois plus de chance de quitter l’enseignement supérieur sans valider de diplôme. ” Or, selon l’étude déroulée dans la thèse, deux tiers des étudiants en 2011 étaient inscrits en première année de licence, contre un tiers au niveau national. “ Or, c’est la filière la plus exposée à l’échec. ”

DES DIFFICULTÉS EXTRASCOLAIRES Autre facteur déterminant : l’attribution des bourses qui, dans le cas de nombre d’étudiants mahorais en métropole, remplacent totalement les aides familiales. “ Elles conditionneraient le choix même de poursuivre des études en métropole ”, envisage la thèse. “ La perte de la bourse après deux échecs en première année expliquerait que la majorité des abandons surviennent à ce stade, ce qui est le cas de nombreux étudiants pour qui la première année dans l’enseignement supérieur est une année de test. ” Au-delà de l’aspect financier, un fort sentiment de retard scolaire et culturel peut se faire ressentir chez les étudiants mahorais confrontés au niveau de leurs camarades métropolitains, alors même qu’ils ont suivi les mêmes programmes. “ La faiblesse (ou l’absence) de scolarisation des parents et les difficultés dans la maîtrise de la langue française renforcent davantage la distance culturelle comparée à la culture dominante des milieux aisés qui répond plus aux attentes des institutions. Dès lors la distance culturelle serait à l’origine du sentiment d’autoexclusion pour ceux qui ne se sentent pas à la hauteur des exigences des institutions et dans l’incapacité de rivaliser avec les camarades plus aguerris et favorisés par le contexte social et culturel ”, considère encore le document. “

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Les entretiens nous montrent que les étudiants mahorais manquent d’ouverture sociale même dans le cadre de la socialisation scolaire. ” Car en quittant Mayotte, ces jeunes découvrent aussi une culture à mille lieues de la tradition de leur île, et la perte de repères impacte directement leur réussite scolaire. Dès la descente de l’avion, le simple fait de se repérer au milieu d’un dédale de béton et d’immeubles relève pour certains du parcours du combattant. D’autant plus lorsque l’on sait les siens à 8 000 kilomètres de là. Pour autant, cet échec scolaire régresse petit à petit. Auparavant, les jeunes Mahorais étaient encouragés à

se concentrer davantage sur la réussite familiale. Mais, particulièrement depuis ces dix dernières années, les femmes ont leur premier enfant moins tôt et sont de plus en plus diplômées avant de fonder une famille. Alors, si le modèle social de l’île tend à évoluer, cela se fera inévitablement ressentir sur le parcours scolaires des enfants du territoire. Et déjà, nombreux sont ceux à revenir au pays diplôme en poche, pour fonder leur business sur place et faire prospérer l’île avec les compétences qu’ils ont développé en la quittant. •

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DOSSIER

Propos recueillis par Lise Gaeta

TÉMOIGNAGE

POURQUOI DÉCIDER DE REVENIR À MAYOTTE ? NÉ À M’TSAPÉRÉ, YASSER ALI A 24 ANS. APRÈS DES ÉTUDES DE DROIT, IL ASPIRE AUJOURD’HUI À TRAVAILLER DANS LE DOMAINE DU NOTARIAT. UN DÉFI QU’IL VEUT RÉALISER SUR SON ÎLE NATALE PRÈS DE SA FAMILLE AFIN DE PARTICIPER À LA DÉMOCRATISATION DE CETTE PROFESSION À MAYOTTE. Un niveau plus bas, des taux d’échecs plus élevés, des filières inexistantes… Les critiques vis-à-vis du système universitaire à Mayotte sont pléthore. Pourtant Yasser Ali se dit fier aujourd’hui d’être diplômé du centre universitaire de formation et de recherche de Dembéni. “On dit souvent que les cours de fac à Mayotte sont plus faciles. C’est faux. Le problème c’est qu’à Mayotte, comme en métropole, les étudiants en première année ne réalisent pas la charge de travail à laquelle ils vont être confrontés. La réussite aux examens ce n’est pas une question de niveau mais une question d’habitude de travail. Les élèves ne se rendent pas compte des difficultés, lorsque j’étais en première année de licence à Dembéni nous étions entre 100 et 150 étudiants. L’année suivante nous étions 25, tout juste de quoi remplir un cours de travaux dirigés”, affirme-t-il.

Yasser qui se rêvait avocat a décidé d’effectuer son stage de fin de cursus dans une étude notariale à Mayotte. Un domaine qui lui était inconnu jusqu’alors et qu’il n’avait que très peu abordé au cours de sa licence. “Je m’étais spécialisé en droit privé et ce stage m’a vraiment permis de découvrir le monde professionnel. Après cette expérience j’ai intégré un master de droit privé général à l’université de Nancy mais les cours théoriques ne m’intéressaient plus. Je ne rêvais plus que d’une chose, c’était de retourner au domaine que j’avais découvert en stage”, déclare t-il. “Après mon année à Nancy je devais faire un choix d’orientation. Certains peuvent se permettre de prendre une année blanche pour se poser et réfléchir à leur avenir mais je n’en avais pas les moyens car ma bourse me permettait d’aider ma famille restée à Mayotte. J’ai alors décidé de bifurquer vers une année de licence

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professionnelle à Rennes.” Dans quelques jours, Yasser va débuter un nouveau stage de deux mois dans une étude notariale de Mayotte. “Comme la première fois je serais obligé d’utiliser mes économies pendant ce stage qui n’est pas rémunéré mais je suis heureux de le faire. Je pense que comme pour mon précédent stage c’est un choix qui paye et qui me permet aujourd’hui d’avoir un projet d’avenir qui me correspond”, souligne l’étudiant.

FAIRE CARRIÈRE SUR L’ÎLE “Le droit notarial à Mayotte et en métropole sont différents. Si je veux me construire une carrière ici, il est préférable pour moi de comprendre les spécificités du terrain au plus tôt. A la suite de mon stage de deux mois, l’étude notariale où je

vais travailler m’a promis un emploi d’un an en CDD. Pour moi c’est un challenge. Je suis motivé même si je sais que ça ne va pas être facile, je vais me donner à fond pour réaliser mon rêve de devenir un jour notaire à Mayotte”. Dynamique et déterminé, voilà deux adjectifs qui définissent bien Yasser qui, du haut de ses 24 ans, ne laisse rien au hasard. “À Nancy je ne suis pas allé chercher un diplôme mais des expériences et des compétences. J’ai été bénévole pour plusieurs associations étudiantes mais aussi des maraudes. Cette période m’a permis de découvrir de nouvelles choses et j’en suis revenu grandi. Aujourd'hui mon premier objectif est d’exercer un métier stable pour mettre à l’abri ma famille et leur offrir • une vie décente.” Un rêve qu’on ne peut que saluer et qu’on espère voir se réaliser. •

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DOSSIER

Propos recueillis par Lise Gaeta

ENTRETIEN

CES MAHORAIS QUI PARTENT SE CONSTRUIRE UNE CARRIÈRE ASMA VIT À PARIS. ORIGINAIRE DE MAMOUDZOU, LA MAHORAISE DE 28 ANS AFFIRME AUJOURD’HUI NE PAS REGRETTER UN INSTANT AVOIR QUITTÉ LE 101ÈME DÉPARTEMENT. PARTIE POUR POURSUIVRE DES ÉTUDES LITTÉRAIRES, ELLE PRÉPARE ACTUELLEMENT LE CONCOURS DU BARREAU AU LUXEMBOURG ET EN FRANCE. À L’HEURE DES ADMISSIONS POST-BACCALAURÉAT BEAUCOUP DE JEUNES MAHORAIS DEVRONT S’ENVOLER VERS DE NOUVEAUX HORIZONS AFIN DE POURSUIVRE LEUR CURSUS UNIVERSITAIRE. ALORS QUE CERTAINS DÉCIDENT APRÈS LEURS ÉTUDES DE RENTRER SUR L'ÎLE QUI LES A VUS NAÎTRE, ASMA*, ELLE, REVENDIQUE SON DÉPART COMME UNE NÉCESSITÉ DANS LA CONSTRUCTION DE SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE.

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Mayotte Hebdo : Quel est votre parcours scolaire ? Pourquoi avoir quitté Mayotte pour poursuivre vos études ? Asma : Lorsque je suis partie à l’âge de 16 ans, ma première destination a été Lyon. J’ai quitté Mayotte car la filière que je convoitais n’y existait pas et n’y existe toujours pas. J’ai suivi un parcours en classe préparatoire littéraire hypokhâgne et khâgne, à l’issue duquel j’ai obtenu une licence en droit privé puis un master en droit des affaires internationales en Égypte. Je me suis spécialisée par la suite dans le droit des pays arabes grâce à un échange universitaire au Qatar. Afin d’étoffer mon parcours, j’ai également occupé une place au sein du Bureau de l’Intégrité et de la Lutte contre la Corruption à Abidjan , en Côte d’Ivoire, que j’ai délaissée par la suite pour rejoindre le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères. J’ai alors travaillé un an pour le consulat général de France à Alger. Puis en raison de la crise sanitaire, j’ai été mobilisée pour aider au rapatriement des Français bloqués à l’étranger et j’ai décidé de me consacrer à la préparation de plusieurs concours, dont celui du barreau. M.H : Un sacré parcours alors que vous n’avez que 28 ans. Regrettez-vous aujourd’hui d’avoir quitté Mayotte ? Asma : Je ne regrette pas d’être partie car j’ai pris goût aux voyages. J’espère que la fin de la crise sanitaire me permettra de repartir en Afrique. Je suis bien consciente aujourd'hui que je n’aurais jamais eu autant d’opportunités professionnelles si j’étais restée sur l'île. M.H : Vous parlez d’opportunités professionnelles. Pensez-vous qu’il est possible à l’heure actuelle de se constituer une carrière à Mayotte ? En l’état actuel des choses, je ne vois pas quels débouchés pourrait offrir l'île aux jeunes diplômés. Il n’existe

aucun dispositif de retour et d’accompagnement à la recherche d’emploi. L’État ne soutient que très peu les jeunes entrepreneurs. C’est la raison pour laquelle je suis admirative du parcours de jeunes Mahorais qui excellent dans leurs domaines. Que faire lorsque l’on n’a pas d’âme entrepreneuriale ? Le département n’a aucun moyen d’absorber le contingent de jeunes diplômés, alors la plupart restent en métropole. Quel intérêt de venir grossir le flot des chômeurs ? M.H : Selon vous comment s’explique la fuite des cerveaux à Mayotte ? Asma : Pour moi la fuite des cerveaux à Mayotte s’explique d’abord par l’environnement hostile et l’insécurité. Mayotte connaît des pics de violence que l’on ne rencontre pas ailleurs. Mais aussi par le manque d’attractivité liée à l’absence d’activité sur l'île. Également par les salaires peu élevés au regard du coût de la vie. De plus, la pratique du piston peut rendre l’insertion professionnelle difficile. Enfin, les porteurs de projets qui souhaitent ouvrir une entreprise sont confrontés à des lourdeurs administratives qui viennent freiner la mise en place de leur activité. M.H : Voilà un bilan bien triste que vous dressez là... Si vous deviez donner un conseil à un jeune bachelier mahorais, que lui diriez-vous ? Asma : Si je devais donner un conseil à un étudiant, je lui demanderais de bien se renseigner sur son orientation. Par manque d’information, certains étudiants se réorientent ou peinent à trouver leurs voies. Je leur conseillerais également de cumuler les dispositifs d’aide et de préparer un plan B au cas où tout ne se passerait pas comme prévu. Je leur demanderais d’être curieux du parcours de leurs aînés, on apprend de nos erreurs mais également de celles des autres ! • *Le prénom a été modifié.

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DOSSIER

Propos recueillis par Lise Gaeta

ENTRETIEN

“ IL N’Y A PAS QUE LE PISTON À MAYOTTE ” ALORS QUE CERTAINS QUITTENT L’ÎLE POUR TROUVER DU TRAVAIL, ATUA ATTOUMANI A FAIT LE CHOIX DE REVENIR À MAYOTTE APRÈS DES ÉTUDES DANS L’HEXAGONE, OÙ ELLE EST NÉE. APRÈS UNE ANNÉE DE LICENCE EN PSYCHOLOGIE, ELLE S’ORIENTE VERS LA GESTION PUIS LE MARKETING ET LE MANAGEMENT COMMERCIAL À LYON PUIS BIFURQUE VERS LE COMMERCE. FINALEMENT, ATUA PROFITE D’UNE ANNÉE SABBATIQUE POUR RENTRER À MAYOTTE. ELLE CANDIDATE ALORS À UN SERVICE CIVIQUE AU SEIN DE LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT ET FINIT PAR OBTENIR UN POSTE À L’UFOLEP. UNE RÉVÉLATION. ATUA DÉCIDE ALORS DE BRIGUER UN EMPLOI À HAUTES RESPONSABILITÉS, PLUS ACCESSIBLE, SELON ELLE, SUR L’ÎLE QU’EN MÉTROPOLE. Mayotte Hebdo : Atua, vous êtes partie pour la métropole à 17 ans. Qu’est-ce qui a motivé votre départ de Mayotte ? Atua Attoumani: J’avais besoin de partir pour découvrir autre chose. J’avais besoin de vivre par moi-même loin de la pression familiale qui est exercée sur les jeunes filles à Mayotte. Cela n’a pas été facile au début, j'avais du mal à vivre seule et il m’a fallu du temps pour prendre mon indépendance. Aujourd’hui je ne regrette pas d’être partie. Cela m’a ouvert les yeux et permis de rencontrer beaucoup de personnes de tous les horizons.

M.H : Pourquoi avoir aujourd’hui décidé de rester vivre sur l’île aux parfums ? A.A : Aujourd’hui je ne me vois pas retourner ou même rester vivre en métropole. C’était une expérience très enrichissante en tout point mais j’ai vraiment envie de participer au développement de mon île. Je veux laisser mon empreinte ici, me faire une place. Je suis convaincue qu’il est possible d’entreprendre et faire carrière à Mayotte mais pour cela il faut s’en donner les moyens et trouver sa voie. Il n’y a pas que le piston à Mayotte sinon je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. Les choses évoluent, de plus en plus les employeurs regardent le niveau des candidats et veulent du personnel

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compétent. Ici beaucoup de gens confondent le piston et le réseau. M.H : Que conseilleriez-vous à un jeune bachelier mahorais ? Atua : Je lui conseillerais de partir mais pas forcément en métropole. Mon plus grand regret reste de n’être partie seulement qu’en métropole et ne pas avoir réalisé d’Erasmus ou de séjours à l’étranger. Le fait de partir apporte sur le plan personnel plus encore que sur le plan professionnel. De plus, la création d’entreprise fonctionne super bien ici surtout dans l’extrême

Nord ou le fin fond du Sud. Les Mahorais devraient oser davantage. Il y a énormément d’offres d’emplois et d’associations qui cherchent des personnes qui connaissent le territoire. En revanche, il est vrai qu’il faut chercher ces opportunités qui ne se trouvent pas que dans les grandes entreprises ou la fonction publique mais aussi dans les petites structures. Je ne connaissais pas la ligue de l'enseignement, ni l'Ufolep avant d'avoir candidaté pour un service civique. Malgré mon manque d'expérience dans le domaine de la gestion de projets et même dans le domaine du sport, ils m'ont quand même laissé une chance et cette opportunité. Laquelle m'a ouvert beaucoup de portes à Mayotte. •

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MAGAZINE D’INFORMATION NUMÉRIQUE HEBDOMADAIRE Edité par la SARL Somapresse au capital de 20 000 euros 7, rue Salamani Cavani M’tsapéré BP 60 - 97600 Mamoudzou Tél. : 0269 61 20 04 contact@mayottehebdo.com Directeur de la publication Laurent Canavate canavate.laurent@mayottehebdo.com Directeur de la rédaction Mohamed El Mounir dit “Soldat” 0639 69 13 38 soldat@mayottehebdo.com Rédactrice en chef Solène Peillard

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Couverture :

Études Le parcoursup du combattant

Journalistes Romain Guille Raïnat Aliloiffa Constance Daire Direction artistique Franco di Sangro Graphistes/Maquettistes Olivier Baron, Franco di Sangro Commerciaux Cédric Denaud, Murielle Turlan Thomas Lévy Comptabilité Catherine Chiggiato compta@mayottehebdo.com Secretariat Annabelle Mohamadi Première parution Vendredi 31 mars 2000 ISSN : 1288 - 1716 RCS : n° 9757/2000 N° de Siret : 024 061 970 000 18 N°CPPAP : 0121 I 92960 Site internet www.mayottehebdo.com

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Mayotte Hebdo n°959  

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