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ENTREVUE avec

Claude

Villeneuve Convention de la poste-publications no 41122591

Quand la passion pour la nature rencontre le génie de l’enseignement Déclaration obligatoire des prélèvements en eau : la redevance à l’horizon L’empreinte carbone… de l’eau ? Azote ammoniacal 101

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tête-à-tête

sommaire CHRONIQUE

8 En lien avec la ministre Protection et mise en valeur de l’eau NOTRE ENGAGEMENT SE POURSUIT

10 « Les eaux de surface sont menacées par notre prospérité et notre volonté de multiplier nos lieux de résidence. La prolifération des cyanobactéries en est un bon exemple. Les problèmes découlant des changements climatiques, la gestion des étiages, la navigation dans le Saint-Laurent et la gestion des eaux agricoles représentent des défis de taille également. Tout ça doit se régler bassin versant par bassin versant, là où il y a de la population, lac par lac et rivière par rivière. »

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— Claude Villeneuve

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LE JURIDIQUE

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C O M M E R C E I NTE R N ATI O N A L

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LE S B O N S C O NTA CTS

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L’ E N V E R S D U D É C O R

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LE MUNICIPAL L A CRU E D ES EAUX — PRI NTEM PS 2009 : L A RÉCI D IVE ! EAUX USÉES AZOTE AM M O N IACAL 101 INSTRUMENTATION M ESU RE D’OXYGÈN E D ISSO US : PO L ARO G R APH I Q U E, GALVAN I Q U E O U LU M I N ESCENTE ? SUR LE RADAR L’EM PREI NTE CARBO N E… D E L’EAU ?

Éditeur et rédacteur en chef : André Dumouchel adumouchel@maya.cc Chroniqueurs : Line Beauchamp John Cigana Marc-André Desjardins France Gauvreau Hervé Pageot Christelle Rey Christian Sauvageau

Direction artistique : MAYA communication et marketing Designer graphique : S’AMI graphie (Syma) Photos de la page couverture et de l’entrevue : Studios Oncle J Révision linguistique : Annie Talbot Impression : K2 impressions

Ce magazine est imprimé sur papier à contenu recyclé.

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Le magazine de l’eau au Québec SOURCE VOL. 5 NO 2 AUTOMNE 2009

© Tous droits réservés. Droits d’auteur et droits de reproduction :

Coordination des ventes : Grégory Pratte Tél. : 450 508-6959 gpratte@maya.cc Abonnement et administration : MAYA communication et marketing 457, montée Lesage Rosemère (QC) J7A 4S2 Téléphone : 450 508-1515 Télécopieur : 450 508-1514 info@maya.cc www.maya.cc

toute demande de reproduction doit être acheminée à MAYA communication et marketing aux coordonnées figurant ci-dessus. Les opinions et les idées contenues dans les articles n’engagent la responsabilité que de leurs auteurs. La publication d’annonces et de publicités ne signifie pas que le magazine S O U R C E re c o m m a n d e c e s p ro d u i t s e t s e r v i c e s . C o n v e n t i o n d e l a p o s t e - p u b l i c a t i o n s n o 4 1 1 2 2 5 9 1 . Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada aux coordonnées figurant ci-dessus. Dépôt légal : 1e trimestre 2005. ISSN 1712-9125. Le magazine SOURCE est publié 3 fois l’an.


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É D I TO R I A L

L’industrie de l’eau risque de contracter la

grippe A(H1N1) L’an passé, à pareille date, commençait à sévir une crise économique qui allait secouer la planète et particulièrement Wall Street et les États-Unis. On dit souvent que, quand notre voisin américain tousse, les Canadiens attrapent la grippe. Il m’apparaît donc heureux que cette crise ne se soit pas déclenchée cet automne puisque les autorités sanitaires du pays craignent une pandémie de la grippe A(H1N1). Dans les circonstances, les effets de la crise auraient été décuplés et nous auraient gardés au lit tout l’hiver ! De mon côté, je titrais mon éditorial du numéro d’automne 2008 de ce magazine comme suit : « Le temps des fêtes arrive et le béton coulera à flots ». L’essentiel de mon propos servait à rassurer les gens de notre industrie à l’égard de cette crise. Du moins, du point de vue professionnel. J’avançais que les entreprises, tout comme les municipalités, allaient pouvoir bénéficier de fonds importants pour réaliser ou restaurer certaines infrastructures. Une somme extrêmement importante était à prévoir dans des délais très rapides. L’objectif était évidemment d’injecter un remède de cheval à notre économie ou, pour rester dans le ton, un vaccin préventif. Or, au même titre que l’adjuvant contenu dans le vaccin contre la célèbre grippe qui nous menace cet automne, le remède des gouvernements face à la crise est tout aussi controversé. Sa pertinence et son efficacité sont contestées par plusieurs spécialistes, tout comme l’est l’adjuvant. Les programmes d’investissement déployés en temps de crises ont ceci de fâcheux qu’ils comportent des failles. Et, malheureusement pour nous, certains individus ou entreprises sont passés maîtres dans l’exploitation de ces faiblesses du système. Ai-je besoin de vous rappeler à titre d’exemple le bar ouvert qu’a été la construction du stade olympique dans les années 1970 ? L’industrie de la gestion de l’eau n’est sûrement pas immunisée contre de telles pratiques.

André Dumouchel

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adumouchel@maya.cc

J’avoue candidement ne pas avoir poussé les recherches bien loin, mais je suis tout de même tenté de miser un p’tit 2 $ (même de papier, si vous voulez) que les deux plus importants secteurs bénéficiaires de programmes d’infrastructures sont, dans l’ordre, le secteur routier et celui de l’eau. Ce sont là deux secteurs dans lesquels les entreprises de construction, ô coïncidence, jouent un rôle de premier plan. Vous me voyez venir, j’en suis sûr… Tout comme moi, vous lisez les journaux, jetez un coup d’œil aux manchettes sur Internet le temps d’une pause, écoutez la radio au volant en revenant à la maison, en plus de vous taper les nouvelles de 18 h et celles de 22 h. Résultat : vous aussi, vous humez l’odeur d’abus de pouvoir et de malversa-

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tions qui traîne dans le sillage des entrepreneurs en construction, principalement en matière de contrats liés aux infrastructures. Impossible d’y échapper, si quelqu’un vivant au Québec n’en a pas entendu parler dans les derniers mois, c’est qu’il vit en ermite ou encore qu’il ne parle et ne comprend que le mandarin, et encore ! Par association, la mauvaise réputation de ce secteur pourrait avoir un effet domino sur les gens de l’industrie, notamment les bureaux de génie-conseil, pour ne nommer que ceux-ci. Les effets pourraient être extrêmement néfastes à moyen ou long terme pour notre industrie. La pire des conséquences pourrait s’avérer la perte de confiance et le cynisme du public, conséquences bien plus dévastatrices que celles de la crise elle-même. Vous en doutez ? Messieurs les entrepreneurs, si comme moi vous savez lire entre les lignes, vous comprenez que cette perte de confiance du public se traduira par une pression sur le politique pour le resserrement des règles d’octroi des contrats municipaux. Ne trouvez-vous pas les systèmes d’appel d’offres onéreux, fastidieux, ennuyeux et autres mots finissant en -eux ? Alors, imaginez l’ampleur des inconvénients si la confiance populaire se détériore… La lourdeur de la bureaucratie paralysera littéralement le marché, et de ce fait, votre chiffre d’affaires. Du côté municipal, dans une telle éventualité, vous ne serez pas en reste en ce qui a trait aux inconvénients. Et que dire des complications, de la pression, des soupçons, des qu’en-dira-t-on et autres mots finissant en -on ? Vous vous sentirez ni plus ni moins comme sous l’œil de Big Brother. Il ne s’agit là que de deux exemples. Les répercussions seraient beaucoup plus nombreuses. C’est pourquoi il devient doublement important de respecter les règles d’éthique les plus élémentaires. Le respect de ces règles est le fondement même de la confiance nécessaire à l’entente durable entre deux parties liées par contrat. Mais il écarte également la méfiance et le cynisme d’une population trop souvent échaudée par des scandales économiques. Pour certains, les programmes d’investissement rédigés sur un coin de table à la hâte représentent un véritable magot. Après tout, ne dit-on pas que l’occasion fait le larron ? Mais, dans de telles circonstances, l’honnêteté, la conscience sociale et le respect des règles d’éthique devraient faire en sorte qu’on ait la décence de ne pas profiter du système au détriment de la collectivité. Sans quoi l’adjuvant n’aura pas été efficace ou aura causé plus de tort que de bien, et tout le Québec sera alité pendant une période indéterminée. Juste comme ça… les hors-la-loi au Far West ne portaient-ils pas un foulard pour cacher leur bouche et leur nez lorsqu’ils braquaient une banque ? Peut-être était-ce simplement pour ne pas attraper la grippe… ■


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En lien avec la ministre Protection et mise en valeur de l’eau

NOTRE ENGAGEMENT SE POURSUIT Mme Line Beauchamp Ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs

À l'heure des grands enjeux du développement durable, le gouvernement du Québec pose des gestes déterminants afin d'assurer à la population une qualité de vie, un environnement sain et la pérennité de ses ressources. Nous poursuivons avec ténacité le travail de protection et de mise en valeur de l’eau, l’une de nos ressources naturelles inestimables. À cet effet, l’Assemblée nationale a adopté, le 11 juin dernier, la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. Cette loi et les règlements d’application afférents nous permettront d’intensifier nos actions en matière de gestion pérenne de cette ressource.

Ainsi, nous mettrons en œuvre l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve SaintLaurent conclue, en 2005, entre le premier ministre du Québec, Jean Charest, son homologue de l’Ontario et les huit gouverneurs des États riverains américains des Grands Lacs : l’Illinois, l’Indiana, le Michigan, le Minnesota, New York, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Un bassin de compétences à l’œuvre Bien qu’il constitue l’un des plus grands réservoirs d’eau douce au monde, le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent n’est pas pour autant intarissable. Des dérivations hors bassin, des consommations ou des prélèvements excessifs d’eau pourraient avoir des impacts majeurs sur cette

eau des Grands Lacs et du fleuve Saint Laurent. Ce conseil, constitué des gouverneurs et des premiers ministres signataires ou de leurs représentants, assurera une mise en œuvre cohérente de l’Entente et son suivi. Nous gérerons aussi les prélèvements dans le bassin de nos territoires respectifs, qu’il s’agisse d’eau de surface ou souterraine, à partir de critères communs. De cette façon, nous garantirons que les usages de l’eau sont globalement raisonnables et que les prélèvements n’ont pas d’impacts significatifs sur la quantité et la qualité des eaux du bassin et des ressources naturelles qui en dépendent. Ensemble, nous évaluerons également les effets cumulatifs des prélèvements d’eau dans tout le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent au moins tous les cinq ans, en tenant compte des changements climatiques. Nous resserrerons les règles, si nécessaire. Nous procéderons en outre à l’inventaire de tous les prélèvements dans notre section du bassin et nous continuerons de collaborer à la base de données régionales sur les prélèvements établie à la suite de la signature de la Charte des Grands Lacs en 1985.

[…] l’Entente interdit les dérivations d’eau hors de ce bassin. Des exceptions à l’interdiction des dérivations seront uniquement possibles pour l’approvisionnement public en eau des municipalités […] En toute transparence, assurément! ressource et ses écosystèmes. La portion québécoise, située en aval des Grands Lacs, est particulièrement vulnérable. Toutes les parties se sont engagées, par cette entente, à gérer l’eau de ce vaste bassin hydrographique de manière plus serrée ou plus contraignante. En effet, l’Entente interdit les dérivations d’eau hors de ce bassin. Des exceptions à l’interdiction des dérivations seront uniquement possibles pour l’approvisionnement public en eau des municipalités dont le territoire ou celui de la municipalité régionale de comté (MRC) à laquelle elles appartiennent est situé de part et d’autre de la ligne de partage des eaux. Elles feront toutefois l’objet d’un encadrement très strict. Les villes d’Amos, de Rouyn-Noranda et de Val-d’Or en sont de bons exemples, car leurs eaux se divisent entre les bassins du Saint-Laurent et de la baie James. Les cas de dérivations importantes seront soumis au Conseil régional des ressources en

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En vertu de l’Entente, la gestion des prélèvements d’eau se fera dans la plus grande transparence, en considérant les préoccupations de la population et des acteurs concernés. Ainsi, toutes les demandes de dérivations et de prélèvements que le Conseil régional examinera devront, au préalable, avoir fait l’objet d’avis publics sur le territoire d’origine et à l’échelle de tout le bassin. La population aura ainsi la possibilité de faire parvenir ses commentaires au Conseil, par écrit. La déclaration de conformité ou de nonconformité des demandes aux exigences de l’Entente sera ellemême rendue publique. Au Québec, nous mènerons des consultations sur les principales mesures de mise en œuvre, comme nous l’avons fait tout au long des négociations entre les gouvernements ayant mené à la signature de l’Entente. Nous compterons naturellement sur des spécialistes comme vous pour concrétiser l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent et pour réussir notre mission collective de protection et de valorisation de l’eau. ■


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Claude

Villeneuve Entrevue réalisée par André Dumouchel

H OMME D’UNE IMPORTANTE STATURE AU CRÂNE RASÉ, CLAUDE VILLENEUVE POURRAIT FACILEMENT PASSER POUR UNE ANCIENNE GLOIRE DU BASKETBALL S’IL VIVAIT AUX ÉTATS-U NIS. BIEN QU’IL PUISSE IMPOSER LE RESPECT PHYSIQUEMENT, C’EST PLUTÔT PAR SES CONNAISSANCES ET SES HABILETÉS À LES COMMUNIQUER QU’IL S’EST TAILLÉ UNE PLACE FORT ENVIABLE DANS LE MONDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE. BIOLOGISTE DE FORMATION, M. VILLENEUVE EST UN CONFÉRENCIER RECHERCHÉ. I NTÉRESSÉ PAR L’ÉCOLOGIE DÈS SON PLUS JEUNE ÂGE, L’ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE FONT MAINTENANT PARTIE DE SES PASSIONS. L’ENSEIGNANT UNIVERSITAIRE DE SAGUENAY A MIS SUR PIED LA FORMATION D’ÉCOCONSEILLERS EN PLUS DE CRÉER UNE CHAIRE DE RECHERCHE SUR LA MÊME THÉMATIQUE. QUEL A ÉTÉ SON PARCOURS POUR VOUS.

? QUELLES SONT SES OPINIONS SUR NOTRE FAÇON DE GÉRER NOTRE RESSOURCE EAU ? LE MAGAZINE SOURCE L’A RENCONTRÉ

Où avez-vous grandi ? Je suis né et j’ai grandi à Chicoutimi. Je suis l’aîné d’une famille de cinq enfants. Comment s’est déroulée votre enfance ? Mon père enseignait le métier d’électricien dans une école technique. Ma mère, quant à elle, était femme au foyer. De mon côté, je passais mes étés au chalet près d’un lac à explorer la nature. J’aimais également beaucoup les sciences et j’ai toujours su que j’étudierais en science à l’université. Quel domaine avez-vous choisi une fois à l’université ? J’ai fait un bac en biologie à l’Université de Chicoutimi et, par la suite, j’ai étudié en médecine expérimentale avec le Dr Hans Selli à l’Université de Montréal dans le cadre d’un programme d’été. J’ai également fait des études de doctorat en didactique des sciences à l’Université Laval. J’ai toujours aimé étudier. 10

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Quel a été votre premier emploi ? Je suis devenu biologiste pour le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario. J’étais affecté aux parcs nationaux. Cependant, j’y suis demeuré moins d’une année, car je ne me sentais pas le bienvenu en tant que francophone, même si je parlais anglais. C’est pourquoi je suis revenu au Québec. Qu’avez-vous fait par la suite ? J’ai enseigné plusieurs années au cégep pour ensuite travailler en tant que biologiste au Centre écologique du lac Saint-Jean. En 1993, je suis devenu commissaire ad hoc au BAPE et j’ai été recruté pour le poste de directeur de l’Institut et du Conseil de Strasbourg. Je suis revenu en 1994 pour devenir le rédacteur en chef de la revue Ecodécision jusqu’en 1997. J’ai quitté ce poste pour mettre sur pied une firme de consultants en environnement. Malheureusement, la revue a cessé d’exister peu de temps après mon départ.


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tête-à-tête Avez-vous quitté Saguenay ? Non, mon bureau était à Saguenay. Par contre, la majorité de mes contrats provenaient de l’étranger. J’ai énormément voyagé à cette époque. Finalement, depuis 2001, j’enseigne la biologie à l’Université du Québec à Chicoutimi À quel moment vous êtes-vous intéressé aux changements climatiques ? Dès la fin des années 1960. Tout était à faire au Québec en matière de protection de l’environnement. Tous les déchets étaient jetés dans la nature et les produits chimiques déversés dans le fleuve Saint-Laurent et les rivières. Je dis souvent à mes étudiants qu’à l’époque, la pollution pouvait se calculer à la tonne par minute et non pas en parties par millions. La tâche pour changer les mentalités était colossale. Pourquoi être revenu à l'éducation ? J’ai réalisé que pour changer les mentalités, il faut tout d’abord éduquer les gens. Je suis donc passé du domaine des sciences fondamentales au domaine des sciences de l’éducation. Comment en êtes-vous venu à enseigner en environnement ? En 1987, lors d’un voyage d’affaires, j’ai lu le rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l’environnement. De fil en aiguille, à la demande de l’UNESCO, j’ai mis sur pied un cours basé sur ce même rapport. En 1988, l’Université du Québec à Chicoutimi devenait la première université à offrir ce cours. C’est à la suite du développement de ce cours, qui se nommait Biosphère, ressources et sociétés, que l’idée m’est venue de faire du Saguenay une région laboratoire du développement durable. J’ai donc piloté cette idée jusqu’en 1997, année où nous avons organisé un congrès international sur l’application territoriale du développement durable.

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Comment le programme en Éco-Conseil de l’UQAC a-t-il débuté ? J’ai enseigné le développement durable en 1991-1992 à Strasbourg puis on m’a nommé directeur du programme l’année suivante. On m’a donné le mandat de restructurer le programme de formation des écoconseillers autour du développement durable. La formation m’apparaissait remarquable et indispensable puisqu’elle permettait de mettre les connaissances reliées au développement durable en application. À mon retour, j’ai proposé l’idée de développer un tel programme à l’UQAC. Nous y avons travaillé dès 1999 et les cours ont commencé en 2001. Et qu’en est-il de la Chaire en éco-conseil ? Je l’ai créée en 2003, en raison de l’absence d’unité de recherche dans ce domaine. Il était essentiel de créer la chaire pour être capable de développer de nouvelles connaissances à l'échelle universitaire et internationale. Comment est-elle financée ? Elle est financée par des fonds privés provenant entre autres de Desjardins, Recyc-Québec et Éco-peinture. Il s’agit de contributeurs privés qui croient à notre projet. Nous demeurons toutefois totalement indépendants dans le choix de nos recherches. Sur quels types de recherches travaillez-vous ? Nos recherches sont très diversifiées et tous nos résultats de recherche sont par la suite diffusés gratuitement sous forme de guides. Par exemple, nous faisons de l’analyse des cycles de vie ainsi que des grilles de développement durable. De plus, nous travaillons sur des projets particuliers financés par les demandeurs. Nous travaillons également avec le gouvernement du Québec afin de l’aider à préparer son plan de développement durable et de l’accompagner dans la mise en œuvre de ce plan.

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tête-à-tête Nous prévoyons une plus grande évaporation de l’eau, ce qui entraînera des précipitations plus fréquentes et plus violentes. La gestion de l’eau des municipalités sera donc affectée. Offrez-vous un service de consultation ? Non, cela va à l’encontre de notre code d’éthique. C’est pourquoi nous ne répondons jamais à des appels d’offres. Nous travaillons uniquement à des dossiers à caractère innovateur et scientifique. Nous publions toujours les résultats de nos recherches et les gens peuvent les utiliser librement. Selon vous, quelles sont les plus grandes réalisations de la Chaire jusqu’à présent ? Sans contredit, notre programme Carbone boréal. C’est le projet le plus innovant, combinant lutte aux changements climatiques et recherche fondamentale. En somme, des entreprises et des individus compensent leur consommation de CO2 avec Carbone boréal en achetant des arbres. Ce fonds nous a permis de planter plus de 40 000 arbres cette année grâce aux dons de gens qui désirent payer pour leurs émissions de gaz carbonique. À titre d’exemple, Les Cowboys Fringants ont décidé de compenser les déplacements de leurs spectateurs durant leur tournée verte qui durera trois ans. Pour ce faire, ils ont payé 100 000 $ pour planter des arbres sur une période de 3 ans. En échange, nous avons créé la bourse Les Cowboys Fringants qui sera octroyée à des étudiants qui travailleront avec nous.

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Quel est l’objectif derrière ce programme ? Dans les faits, l’opération vise à financer un projet de reforestation expérimentale d’une zone protégée de 1 000 hectares dans la forêt boréale. Le but est de calculer le taux de carbone qui sera fixé et séquestré dans les prochaines décennies. C’est une façon totalement avant-gardiste de financer la recherche qui est trop souvent difficilement finançable. Quel type d’entreprises est susceptible d’embaucher les écoconseillers que vous formez ? C’est varié. Certains diplômés travaillent chez Desjardins, Rio Tinto Alcan, dans les cégeps, au ministère de l’Environnement, au sein des municipalités, etc. Le taux de placement est de 100 %. Que répondez-vous aux gens qui ne croient pas aux changements climatiques ? Que s’il n’y avait pas de changements climatiques, je serais l’homme le plus heureux de la terre. Contrairement à auparavant, la majorité des articles publiés dans les revues scientifiques sérieuses parlent des changements climatiques comme d'un fait indéniable. Quels sont leurs impacts pour les municipalités ? Le plus gros impact impact concerne le cycle de l’eau. Nous prévoyons une plus grande évaporation de l’eau, ce qui entraînera des précipitations plus fréquentes et plus violentes. La gestion de l’eau des municipalités sera donc affectée. On n’a qu’à penser aux infrastructures, à la sécurité civile, à la gestion des milieux humides, à l’approvisionnement en eau, à la navigation, à l’érosion, aux inondations, etc. Évidemment, des coûts très élevés seront associés à ces événements.


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Que peuvent faire les municipalités pour se préparer à gérer ces événements ? Une catastrophe est la combinaison d’une population vulnérable et d’un événement violent. C’est pourquoi chaque municipalité doit prendre connaissance de son territoire et diminuer sa vulnérabilité. Elle ne doit pas construire en zone humide puisqu’il s’agit de zones propices aux inondations. Elle doit prévoir un système d’évacuation efficace des eaux pluviales en fonction des nouvelles prévisions de précipitations. Le système d’épuration des eaux doit également pouvoir gérer un plus grand volume d’eau. De plus, le système d’approvisionnement en eau potable doit être sécurisé, soit par des eaux souterraines, soit par un système qui va se dimensionner en fonction des étiages. Finalement, la municipalité doit éviter les îlots de chaleur urbains. La planification des aires de stationnement et la plantation d’arbres sont donc très importantes.

Le Québec gère-t-il bien sa ressource eau ? Le Québec est privilégié, car il possède 3 % des réserves d’eau douce de la planète. Je dis souvent qu’on est plus chanceux que vertueux. À l’exception des régions agricoles, la qualité des eaux est meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 30 ans. Par contre, il faut dire que, malgré la commission Beauchamp sur l’eau et la Politique nationale de l’eau, les idées et les principes d’une saine gestion sont là, mais la mise en application ne se fait pas. On passe difficilement à l’action. Pendant ce temps, le développement se poursuit, et nous devrons réparer. Or, quand un bassin versant est dégradé, c’est extrêmement difficile de revenir en arrière.

Existe-t-il des outils pour aider les municipalités à se préparer aux changements climatiques ? Oui, il y a un modèle de prévisions climatiques régional qui a été élaboré par le groupe de recherche Ouranos. Mais l’adaptation

Que pensez-vous de la privatisation de l’eau ? L’UNESCO a identifié 18 formes de gestion de l’eau, y compris la gestion complète par le privé. Pour chacune d’elles, il y a des histoires de succès, mais aussi des échecs.

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aux changements climatiques est avant tout une question de planification, d’intelligence et de vision. Ça interpelle plus le politique que le technologique.


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tête-à-tête Le Québec devrait-il embouteiller son eau et la vendre à l’étranger ? Le Québec n’embouteillera jamais de quantités significatives d’eau, simplement parce qu’on ne vend qu’aux riches et que ces derniers recherchent une eau aux particularités distinctives. Il y a bien quelques sources qui pourraient possiblement répondre à ces critères, mais on n’en vendra jamais assez pour nuire à la ressource. Et qu’en est-il de l’exportation massive ? Il s’agit d’un tout autre problème. Ce type d’exportation ne peut pas se faire autrement que par le détournement de bassins versants. Imaginez par exemple qu’on veuille transporter de l’eau de Sept-Îles vers le Maroc. Les coûts réels de pompage, de transport et de traitement de cette eau seraient exorbitants et la population démunie n’aurait absolument pas les moyens de défrayer ces coûts. Ça me semble irréaliste. Croyez-vous à la gestion intégrée de l’eau par bassin versant ? Bien sûr ! C’est la façon la plus logique de concevoir le territoire parce que l’eau traverse ce territoire et qu’elle est en quelque sorte le trait d’union entre ses composantes. De plus, cette forme de gestion permet la responsabilisation. Toutefois, pour que ce mode

de gestion soit réalisable, on se doit d’investir adéquatement. La simple volonté politique n’est pas suffisante. Des ressources humaines engagées et dédiées en plus d’une réglementation cohérente et amendée en ce qui concerne les droits acquis sont nécessaires afin d’y arriver. Soit dit en passant, il s’agit d’un boulot taillé sur mesure pour des écoconseillers. Quels sont les enjeux majeurs qui guettent le milieu de l’eau ? Les eaux de surface sont menacées par notre prospérité et notre volonté de multiplier nos lieux de résidence. La prolifération des cyanobactéries en est un bon exemple. Les problèmes découlant des changements climatiques, la gestion des étiages, la navigation dans le Saint-Laurent et la gestion des eaux agricoles représentent des défis de taille également. Tout ça doit se régler bassin versant par bassin versant, là où il y a de la population, lac par lac et rivière par rivière. Comme les eaux sont courantes et que nous avons des précipitations suffisantes, à moins que les changements climatiques mêlent les cartes, l’eau va se renouveler et s’épurer par elle-même. Il suffit de modifier notre gestion. ■

Êtes-vous en faveur des compteurs d’eau résidentiels ? Oui, au même titre que l’électricité. Pouvoir constater notre consommation en temps réel nous sensibilise. Et pour les ICI ? Encore plus. Si vous aviez à faire de la politique, ce serait à quel niveau ? [Long silence.] J’ai beaucoup de difficulté avec le principe de « ligne de parti ». J’ai toujours dit qu’avec un Indien comme moi, il faut que je sois le chef ou qu’il y ait un très grand territoire. Vous considérez-vous comme conséquent sur le plan environnemental dans vos agissements quotidiens ? Oui ! J’ai une voiture hybride depuis 2003. Lorsque mes enfants ont quitté la maison, j’en ai acheté une plus petite et à haute efficacité énergétique. J’ai mon propre jardin, je fais mon bois de poêle et je compense mes gaz à effet de serre. Je mange local et je suis à 90 % végétarien. Buvez-vous l’eau du robinet à la maison ? Oui, on est 11 propriétaires qui partageons une source commune, c’est une coopérative. Ça me coûte 200 $ par année en raison des tests exigés par le ministère. La consommation d’eau embouteillée augmente-t-elle en raison d’une baisse de confiance de la population ou simplement en raison du marketing ? C’est une opération marketing incroyable et scandaleuse, C’est révoltant ! D'un autre côté, certaines personnes, comme ma collègue d’origine belge, ne supportent pas l’odeur du chlore. L’utilisation du chlore est un choix sanitaire, mais peut représenter également une contrainte.

Avez-vous eu un mentor ? Oui, j’ai eu un grand professeur qui a été mon ami durant près de 25 ans, Francisco di Castri. Son décès en 2005 m’a brisé le cœur. Avez-vous un grand regret ? Je n’aime pas regarder en arrière. Quelle a été votre plus grande réussite personnelle ? Mes enfants. Si vous pouviez retourner en arrière, feriez-vous un choix de carrière différent ? [Rires suivi d’un long silence.] Je ne vois pas d’autre chose. La conciliation famille-travail a-t-elle été ardue pour vous ? J’ai une épouse absolument extraordinaire. Elle m’a soutenu dans tous les sens du terme, elle a toujours cru dans la révolte permanente qui était la mienne. On est ensemble depuis 30 ans.

Quelle est votre chanson favorite ? Dégénération de Mes Aïeux. Les Cowboys Fringants ont également des chansons magnifiques. Il y a aussi La Quête qui soulève de fortes émotions. Est-ce difficile d’être objectif face à ses bailleurs de fonds ? La neutralité et l’objectivité se retrouvent dans l’œil de l’autre. L’important, c’est de ne pas éviter des aspects de la question sous prétexte que l’on ne veut pas savoir ce qu’il y a derrière ça. Le travail doit être fait consciencieusement. Comment pouvons-nous contrer le gaspillage de l’eau ? Le gaspillage de l’eau au Québec n’est pas un problème écologique et relève davantage du civisme de la population. Si vous deviez vivre ailleurs qu’au Québec, où serait-ce ? N’importe où, mais dans le bois. Êtes-vous nationaliste ? Je suis non seulement nationaliste, je suis régionaliste. À partir du moment où on cesse d'être en contact avec une réalité tangible, on prend des décisions qui ne respectent pas l’environnement. Plus l’unité à laquelle on réfère est grande, plus c’est une abstraction. Si l’on vous confiait le ministère de l’Environnement pour une journée, qu’est-ce que vous réaliseriez ? Je refuserais sur-le-champ ! Le ministre de l’Environnement a une voix au conseil des ministres, mais ne décide de rien. Le ministre propose et le conseil des ministres lui répond : « Toé ti-cul, tasse-toé ! » J’admire tout de même les gens qui occupent cette fonction, c’est admirable du point de vue de l’abnégation.

Quel est votre roman favori ? J’ai toujours un livre ouvert, cela me permet de m’évader. J’aime beaucoup Michel Folco qui écrit des choses historiques, truculentes, bien documentées et fort intéressantes. Le magazine de l’eau au Québec SOURCE VOL. 5 NO 2 AUTOMNE 2009

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Le plus

KING

des tournois de golf Le jeudi 3 septembre dernier se tenait au Club de golf Glendale de Mirabel la 5e édition du tournoi annuel de votre magazine SOURCE. C’est sous une température absolument magnifique de 26 °C que les gens de l’industrie de l’eau ont foulé le magnifique parcours Élite du Glendale. Pas un seul nuage à l’horizon, seul un ciel bleu immaculé. C’est donc sous un soleil radieux que s’est déroulé le tournoi qui comportait une multitude de concours, dont celui du plus long coup de départ proposé par le king de la drive ! Les gens ont par la suite été invités à se rafraîchir sur le bord de la piscine où les attendaient des bières importées ainsi qu’un talentueux trio de jazz ! La soirée s’est poursuivie avec un succulent repas arrosé de vin et de nombreux prix, dont plusieurs d’une valeur importante. Les participants ont de plus eu droit à un spectacle exceptionnel de Martin Fontaine. Il est à noter qu’encore une fois, le tournoi s’est déroulé à guichet fermé. Une liste d’attente a même dû être instaurée. La prochaine édition de votre tournoi se tiendra le jeudi 2 septembre 2010. Serez-vous des nôtres ?

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Se faire accueillir par de si jolis sourires, avouez que ça commence bien la journée !

En plus de se faire accueillir par de magnifiques sourires, les participants ont également eu droit à un sac de golf. La journée s’annonçait splendide !

Le golf est un sport sérieux. En doutez-vous ?

Sylvain St-Cyr s’apprête à déguster un chocolat et un porto au célèbre trou commandité par MAYA communication et marketing

Michel Van Hove, quant à lui, s’y est fait offrir un cigare tout en admirant les coups de départ.

Non, Elvis n’est pas mort ! Il l’a d’ailleurs prouvé en défiant tous les participants à l’occasion du concours du plus long coup de départ.

Le quatuor de Nordik’eau a non seulement remporté des coupons pour un tirage en soirée, mais il a en plus remporté le tournoi pour la quatrième année consécutive.

Elvis a toujours eu beaucoup de succès auprès des femmes. Chantal Joyal et Marie-Ève Filiatrault n’ont pu résister à son incroyable charme.

Être en présence du King a donné envie à Louis Barré de jouer de la guitare.

Tout comme sur cette photo, Nicolas Minel donnait souvent l’impression d’avoir oublié ses bâtons selon ses partenaires de jeu.

Un bon coup génère toujours beaucoup de fierté. Parlez-en à Christian Sauvageau !

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Chem Action a tout mis en œuvre pour être de taille pour le tournoi.


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Prendre un verre de bière mon minou…

Pourquoi le golf est-il un sport si difficile ? Manuel Moreau n’en a aucune idée et préfère donner sa langue au chat.

Le cocktail au bord de la piscine se prête bien à la détente et au réseautage.

Certains participants au rallye des commanditaires ont été pris en flagrant délit de plagiat. Mais, après tout, pourquoi perdre le sourire, ce n’est qu’un jeu !

France Gauvreau semblait bien heureuse d’avoir réussi à mettre la main sur trois ballons puisque les 160 ballons mis en vente au coût de 60 $ chacun ont trouvé preneurs en quelques minutes seulement.

Nathalie a procédé au tirage par élimination avec un plaisir évident.

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Les participants auraient bien aimé que ce véhicule fasse partie des tirages en soirée.

Les participants ont eu la chance d’apprécier la musique de notre merveilleux trio jazz.

Le chanteur Martin Fontaine a offert une performance électrisante. Un grand nombre de participants l’ont accompagné dans ses déhanchements. De vrais Kings !

Ils ont plutôt dû se contenter de celui-ci… À défaut d’être d’égale valeur, il était aussi sportif !

Cette année encore, le tournoi soutenait la cause de l’Association de la sclérose en plaques de Laval, représentée pour l’occasion par madame Nathalie Zielinski.

Le représentant publicitaire du magazine SOURCE aurait bien aimé gagner l’un des nombreux prix de présence. Meilleure chance la prochaine fois, Gregory !

Un grand merci à nos précieux commanditaires

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LA CRUE DES EAUX - PRINTEMPS 2009

La récidive ! Christian Sauvageau directeur, Service de l’hygiène du milieu Ville de L’Assomption u s i n e f i l t ra t i o n @ v i l l e . lassomption.qc.ca

Il y a plus d’un an, j’écrivais deux articles sur la problématique survenue lors de la crue des eaux du printemps 2008 au Centre de traitement d’eau Jean-Perreault à L’Assomption. En résumé, un blocage complet de la conduite d’amenée d’eau brute de 800 mm est survenu en avril 2008. La principale cause : le haut débit de la rivière L’Assomption à la suite de la fonte des neiges, dénouement d’un hiver record en précipitations. En effet, lors de cette période, le débit a atteint à son apogée 350 m3/s d’eau. À ce débit, le lit de la rivière a « remonté », entraînant avec lui du sable, du gravier et des branches qui ont complètement enseveli la conduite, empêchant le fonctionnement normal de notre centre de traitement d’eau. Des mesures d’urgence ont été nécessaires pour minimiser les impacts. Des manœuvres de nettoyage hors du commun ont dû être déployées pour remettre en état de fonctionnement la conduite d’amenée et le puits de pompage d’eau brute. Pour plus de détails sur cet événement, nous vous proposons de consulter les articles des éditions de SOURCE de l’été et de l’automne 2008. Afin de minimiser les inconvénients en cas de récurrence, la Ville de l’Assomption a fait exécuter certains travaux, lesquels se sont révélés efficaces lorsque s’est répétée la situation au printemps 2009. En effet, le blocage complet de la conduite d’amenée d’eau brute de 800 mm est survenu le 6 avril dernier. Grâce aux travaux détaillés ci-dessous, nous avons pu traverser cet épisode beaucoup plus facilement que lors de la crue du printemps 2008.

1.

Conduite d’amenée d’eau brute de relève

Une seconde conduite d’eau brute de 350 mm de diamètre a été installée au niveau de la berge de la rivière. Lors de la crue des eaux, cet emplacement se trouve submergé par, en moyenne, 1,5 mètre d’eau. Une vanne d’isolation de cette conduite se trouve à l’intérieur de la station de pompage d’eau brute. Lors de la crue printanière de 2009, cette conduite a fonctionné pendant sept jours en court-circuitant la conduite d’eau brute principale, le temps que l’équipe du Service de l’hygiène du milieu de la Ville de L’Assomption procède au déblocage et au nettoyage de cette dernière avec l’aide de camions vacuum à haute pression. Ainsi, avec l’installation de cette conduite, il n’y a JAMAIS eu de crainte d’interruption d’alimentation en eau brute vers la chaîne de traitement conventionnelle. Par contre, il est important de préciser que cette conduite n’est utile qu’au printemps lors de la crue des eaux, SOIT LA PÉRIODE DE L’ANNÉE LE PLUS À RISQUE, pour la plupart des installations de traitement de l’eau potable. En période d’étiage, le niveau de la rivière se situe sous le radier de cette conduite. Cette dernière n’est donc d’aucune utilité durant cette période. 18

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2.

Conduites de dérivation - nettoyage du bassin d’eau brute

Lors des opérations de déblocage de la conduite principale d’eau brute, beaucoup de débris tels que sable, gravier et branches se sont retrouvés dans le puits de pompage d’eau brute. Avec l’installation d’une conduite de dérivation, il est possible, avec l’aide d’une pompe submersible installée directement dans la rivière et d’un jeu de vannes, d’envoyer de l’eau brute directement vers la chaîne de traitement en court-circuitant le bassin de pompage d’eau brute lors de son nettoyage. Il est également possible d’envoyer de l’eau brute directement dans le bassin advenant un blocage de la conduite d’eau brute principale, ce qui peut survenir lorsque le niveau de l’eau de la rivière se retrouve sous le radier de la conduite d’eau brute de relève (étiage). Le grand avantage de ce type de conduite est sa flexibilité d’opération, et ce, peu importe les circonstances auxquelles le personnel d’opération est confronté. La conduite a également été en opération pendant cinq jours au cours du mois de mai, lors du nettoyage du bassin de réception d’eau brute. Ainsi, grâce à ces travaux, en aucun temps les opérations du centre de traitement n’ont été interrompues ou même compromises durant la crue des eaux du printemps 2009. Les améliorations qui ont été réalisées ont été testées avec succès en situation réelle. La diminution du risque est majeure. ■

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AZOTE AMMONIACAL 101 Marc-André Desjardins ing., Ph.D. vice-président, division Environnement AXOR Experts-Conseils inc. mdesjardins@axor.com

L’ajout en 2003 de l’azote ammoniacal dans la liste fédérale des substances toxiques [annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)] a mis en évidence les effets nocifs pour l’environnement de cette substance omniprésente dans les eaux usées municipales et certaines eaux usées industrielles. Mais qu’est-ce qui fait que l’azote ammoniacal est toxique ? Quels sont les principes fondamentaux des procédés biologiques permettant d’éliminer l’azote ? Quelles seront les normes d’enlèvement exigées ? Quand ces normes entrerontelles en vigueur ? Voici des questions simples en apparence auxquelles je vais tenter de répondre le plus simplement possible dans cette chronique.

Pourquoi l’azote ammoniacal est-il toxique ? L’azote ammoniacal est une substance dissoute dans l’eau qui existe sous deux formes : la forme ionisée (NH4+) et la forme non ionisée (NH3). L’équilibre entre ces deux formes dépend notamment du pH et de la température. Plus le pH et la température sont élevés, plus la forme non ionisée – qui est la plus toxique pour les poissons – est favorisée. L’ammoniac non ionisé est un composé liposoluble qui peut traverser les

membranes des poissons et causer une toxicité aiguë et chronique pouvant entraîner la mort des organismes atteints.

Quels sont les principes fondamentaux des procédés biologiques d’élimination de l’azote ? Il faut d’abord savoir que l’azote présent dans les eaux usées n’est pas en totalité de l’azote ammoniacal. Il existe notamment une bonne part de l’azote sous forme organique. Cet azote organique doit en premier lieu être hydrolysé afin d’être transformé en azote ammoniacal. Dans les procédés biologiques aérobies (en présence d’oxygène), l’azote ammoniacal est oxydé en nitrites, puis en nitrates. Ce procédé en deux étapes est appelé nitrification. La nitrification est réalisée par des bactéries dites autotrophes. Dans certaines conditions, les nitrates formés par la nitrification peuvent être transformés en azote gazeux. Ce procédé, appelé dénitrification, se fait en l’absence d’oxygène et exige une source de carbone pouvant être fournie par les eaux usées brutes.

Quelles seront les normes exigées ? On me pose souvent cette question qui n’a pas de réponse unique puisque les normes exigées dépendent notamment de la capacité de support du milieu récepteur. Au Québec, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) établit au cas par cas les objectifs environnementaux de rejets (OER) en fonction des débits et charges d’eaux usées prévus et du milieu récepteur. Une fois les OER établis, les exigences de rejet sont fixées en tenant compte notamment des limites technologiques des procédés. Dans le cas spécifique de l’azote ammoniacal, il est possible que les exigences de rejet ne soient fixées qu’après un certain temps (un an, par exemple) afin de permettre d’observer la performance réelle des ouvrages

Êtes-vous sérieux lorsqu’il est question d’étanchéité? Lorsqu’il est question de réservoirs pour l’entreposage des eaux usées, une conception étanche gagne de l’importance. Installer un réservoir étanche comporte de nombreux avantages, particulièrement depuis les changements de la réglementation, car l’étanchéité est de plus en plus souvent obligatoire. Donc, si vous recherchez vraiment un réservoir étanche et facile à installer, songez aux réservoirs en fibre de verre ZCL Composites inc. pour vos projets futurs.

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Le magazine de l’eau au Québec SOURCE VOL. 5 NO 2 AUTOMNE 2009

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AZOTE AM MON IACAL 101

[…] il est intéressant de noter qu’en Ontario et dans l’ouest du Canada, il est assez fréquent de voir pour les nouveaux projets des normes d’enlèvement basées sur l’azote total. mis en place. En règle générale, les exigences imposées pourront varier selon la saison (ex. : 5 mg/L en été et 10 mg/L en hiver). Dans le cas de milieux récepteurs très sensibles, les exigences de rejet pourraient être basées sur l’azote total, soit la somme de toutes les formes azotées, incluant les nitrites et les nitrates. Les procédés à mettre en œuvre devraient alors comprendre non seulement une nitrification, mais aussi une dénitrification. Si de telles exigences devraient être rares au Québec, du moins dans un avenir prévisible, il est intéressant de noter qu’en Ontario et dans l’ouest du Canada, il est assez fréquent de voir pour les nouveaux projets des normes d’enlèvement basées sur l’azote total.

mesures prévues. À noter que si votre station d’épuration reçoit des rejets industriels comportant de forts apports azotés et que l’industrie responsable de ces rejets souhaite procéder à des modifications requérant une autorisation du MDDEP, vos ouvrages pourraient

immédiatement se voir imposer des normes de rejet en azote ammoniacal, à moins que l’industrie prenne en charge elle-même l’enlèvement de l’azote ammoniacal dans ses installations, avant rejet à l’égout municipal. Voilà qui complète cette chronique sur l’azote ammoniacal. Dans le cadre de ma prochaine chronique, nous passerons en revue les principaux procédés pouvant être utilisés pour enlever l’azote dans nos stations d’épuration au Québec. ■

Quand est-ce que ces normes entreront en vigueur ? Voici une autre question qu’on me pose fréquemment. Et la réponse est étroitement liée à la mise en œuvre de la Stratégie pancanadienne pour la gestion des effluents d’eaux usées municipales, dont j’ai eu l’occasion de vous parler dans ma chronique précédente. Dans le cadre de cette Stratégie, les gouvernements détermineront le niveau de risque initial des ouvrages qui ne satisferont pas aux normes de performance nationales et établiront l’échéancier de mise aux normes. Les ouvrages à risque élevé devront être rendus conformes dans un délai de 10 ans. Ce délai sera de 20 ans pour les ouvrages à risque moyen, et 30 ans si le risque est faible. La Stratégie prévoit en outre que dans un délai de huit ans, tous les ouvrages devront avoir fait l’objet d’une évaluation du risque environnemental et des OER propres à chacun des sites devront avoir été établis, au besoin. Différents facteurs entreront en ligne de compte dans l’établissement du niveau de risque : importance du débit d’eaux usées, présence de rejets industriels, sensibilité du milieu récepteur, etc. En définitive, si votre station d’épuration traite un débit de moins de 2500 m3/jour d’eaux usées strictement domestiques et que le milieu récepteur n’est pas très sensible, vous pouvez dormir tranquille, car vous n’allez certainement pas passer parmi les premiers ! En revanche, si le débit traité à votre station est plus important ou s’il y a présence, dans vos eaux usées, de rejets industriels comme des eaux usées d’abattoir ou des eaux de lixiviation provenant d’un lieu d’enfouissement sanitaire, ou encore si le milieu récepteur est très sensible, vos ouvrages pourraient alors être considérés en priorité. Dans ce cas, vous aurez à produire un plan d’action avec les Le magazine de l’eau au Québec SOURCE VOL. 5 NO 2 AUTOMNE 2009

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I N STR U M E NTATI O N

France Gauvreau B.Sc., directrice générale Hanna Instruments Canada inc. franceg@hannacan.com

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MESURE D’OXYGÈNE DISSOUS : POLAROGRAPHIQUE, GALVANIQUE OU LUMINESCENTE ? entre la cathode et l’anode correspond à la concentration d’oxygène dissous présente. Les sondes galvaniques sont généralement constituées d’une cathode en argent ou en platine et d’une anode en fer ou en zinc. Ces sondes requièrent l’utilisation d’un système « membrane/électrolyte ».

Sonde polarographique Dans le cadre de cette chronique sur l’instrumentation, j’ai jusqu’à présent surtout abordé des concepts ou des technologies ayant trait aux instruments requis pour l’analyse de l’eau potable. Depuis le printemps, la quantité de demandes et de questions reçues en matière d’analyse des eaux usées n’a cessé de croître. Les paramètres les plus « populaires » au cœur de ces questions sont sans contredit l’oxygène dissous, la DCO, le pH, l’azote ammoniacal et les phosphates. La question qui nous a été le plus fréquemment posée au cours de l’été concerne les différences entre les principaux modèles de sondes d’oxygène dissous offerts : polarographiques, galvaniques et luminescentes. En écoutant nos représentants répondre à cette question, je me suis rendu compte qu’ils ne fournissaient pas tous exactement les mêmes explications. J’ai donc jugé bon de vous faire partager certaines informations, si vous êtes de ceux qui se posent cette fameuse question. Bien que d’autres méthodes d’analyses de l’oxygène dissous comme la colorimétrie (méthode Winkler) soient reconnues et acceptées par les autorités environnementales, les oxymètres avec sondes de mesure s’avèrent un choix plus judicieux en raison de la gamme d’analyses plus étendue qu’ils offrent ainsi que les possibilités de compensation de température, de salinité et d’altitude qu’ils intègrent afin de fournir une plus grande précision et exactitude des mesures obtenues. Avant d’entrer dans le vif du sujet des caractéristiques des sondes d’oxygène dissous, il est important de comprendre qu’à la base, toute sonde d’oxygène dissous génère un signal électronique proportionnel à la concentration d’oxygène dissous présente dans un fluide. Ce signal est converti par le microprocesseur de l’oxymètre auquel la sonde est raccordée afin que cette dernière affiche la concentration d’O2 présente en ppm (mg/l).

Sonde galvanique Dans une sonde de type galvanique, le phénomène de la réduction de l’oxygène au niveau d’une cathode, combiné à la production d’électrons au niveau d’une anode, génère un courant. C’est donc dire que la sonde galvanique produit son propre courant. L’intensité du courant présent 22

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Les sondes dites polarographiques requièrent qu’un voltage polarisant soit appliqué à la sonde afin de provoquer la réduction de l’oxygène. Le courant polarographique est proportionnel à la concentration d’oxygène dissous présente dans l’échantillon à analyser. Contrairement à la sonde galvanique qui produit son propre courant, c’est l’oxymètre qui fournit le courant requis par la sonde polarographique. Cette sonde est constituée de trois capteurs, soit une référence en argent, une anode en argent et une cathode en or. Tout comme la sonde galvanique, la sonde (tige) est recouverte d’une cartouche de membrane dans laquelle l’électrolyte approprié est ajouté préalablement à son installation sur la sonde.

La sonde luminescente est recouverte d’une couche de matériau luminescent. Une lumière bleue provenant d’une diode électroluminescente (DEL) est retransmise à la surface de la sonde. Cette lumière bleue excite la surface de la sonde qui ensuite produit une lumière rouge. Le temps qui s’écoule entre la réception de la lumière bleue et l’émission de la lumière rouge est évalué par la photodiode. Lorsque la concentration d’oxygène dissous est élevée, le temps requis pour que la lumière rouge soit émise est très court. La durée de temps est ensuite convertie par le microprocesseur puis affichée en concentration d’oxygène (ppm ou mg/l).

Sonde luminescente typique

Limites d’utilisation des sondes luminescentes

Sonde polarographique typique

Limites d’utilisation des sondes galvaniques et polarographiques Les sondes d’oxygène dissous galvaniques et polarographiques sont utilisées depuis plus de 50 ans. Bien que ces types de sondes aient fait leurs preuves en matière d’analyse d’oxygène dissous, il est bon de réaliser qu’elles sont aussi toutes deux sujettes aux limites d’utilisation suivantes : les anodes requièrent un remplacement occasionnel; les solutions d’électrolyte utilisées doivent être fraîches et exemptes de contamination; les membranes doivent être maintenues propres; et les sondes peuvent subir de l’interférence provenant de voltages de composantes avoisinantes à l’oxymètre.

Sonde luminescente La technologie de « luminescence » pour les analyses d’oxygène dissous est relativement récente. Les sondes de ce type ont été développées afin de minimiser les problèmes reliés à l’entretien des sondes galvaniques ou polarographiques.

Les sondes luminescentes sont sujettes à des interférences de lecture en présence de certains composés chimiques, notamment le bioxyde de chlore. D’un point de vue économique, bien que les sondes luminescentes ne requièrent pas autant d’entretien que les sondes galvaniques ou polarographiques en raison de leur opération sans membrane ou électrolyte, leur coût initial et de remplacement est beaucoup plus élevé que les deux autres types de sondes. En conclusion, les trois types de sondes sommairement décrites plus haut permettent l’obtention de mesures fiables et précises. De façon générale, les utilisateurs réguliers d’oxymètres ont énoncé les commentaires suivants quant à ces types d’électrodes : les sondes polarographiques requièrent une préparation, un temps de polarisation ainsi qu’un entretien relativement longs, mais procurent des lectures fiables et répétables; les sondes galvaniques procurent des mesures plus rapides que les sondes polarographiques, mais ces dernières s’avèrent moins répétables; les sondes luminescentes quant à elles sont celles qui requièrent le moins de préparation et d’entretien, mais s’avèrent les plus onéreuses. Une fois le choix de la technologie d’analyse (type de sonde) fait, une panoplie impressionnante d’oxymètres (portatifs, de table ou combinés) offrant différentes caractéristiques et permettant le raccordement de sondes à longueur de câble variable sont disponibles afin de répondre aux besoins de chaque utilisateur et selon chaque application. ■

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L’EMPREINTE CARBONE… DE L’EAU ?

John Cigana ing., Msc.A. vice-président, Développement des affaires et marketing John Meunier inc. jcigana@johnmeunier.com

Alors que la planète entière se prépare à poursuivre les négociations sur le climat en décembre 2009 lors de la conférence de Copenhague, les références aux gaz à effet de serre dans les publicités et communications publiques semblent se faire de plus en plus nombreuses...

CO2 et gaz à effet de serre Avant de plonger dans le vif du sujet, je voudrais rappeler que le CO2 n’est qu’un des nombreux gaz qui ont comme effet de piéger la chaleur selon le principe de l’effet de serre. Le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et une foule de chlorofluorocarbures (CFC) ont un potentiel d’effet de serre encore plus important que le CO2 lui-même. Il est par contre d’usage de faire référence aux gaz à effet de serre en tonnes équivalentes de CO2 ou éq-CO2.

Du carbone partout ! Suis-je le seul à avoir remarqué les publicités pleine page de la Coalition BOIS Québec dans les quotidiens ? Ces publicités

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louent les bénéfices du bois dans la construction, ce qui est normal, mais en mettant en lumière l’économie de CO2. La publicité annonce que le choix du bois dans les matériaux de construction réduit les quantités de CO2 émises dans l’atmosphère. En effet, l’utilisation d’un mètre cube de bois éviterait l’émission d’une tonne de CO2. C’est certainement un argument de vente qui n’avait jamais été exploité par le passé. Personne ne pourra accuser la très sérieuse revue Harvard Business Review d’être une revue militante et écologiste. Elle verse davantage dans les analyses de gestion économique et commerciale que dans l’écologie. Pourtant, dans son édition du mois de septembre 2009, la Harvard Business Review présente un article entier sur le développement durable comme paramètreclé de l’innovation technologique en entreprise. De la même façon, le magazine économique Les Affaires n’est pas un repère de fanatiques écologistes. Pourtant, dans son édition du 10 au 16 octobre 2009, on peut y lire un article complet sur les entreprises qui empochent des crédits sur le marché du carbone. On y voit comment diverses entreprises québécoises (Cascades, Biothermica, etc.) négocient depuis quelques années leurs émissions de carbone sur un marché volontaire.

D’autres exemples ? L’été pluvieux et maussade a fait, à juste titre, les manchettes et l’objet de toutes les conversations au Québec. En France, la nouvelle de l’été a été l’introduction de mesures fiscales visant à valoriser à 17 euros (soit environ 27 $ CAN) la tonne de gaz à

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L’ E M P R E I N T E C A R B O N E … D E L’ E A U ?

Selon cette étude, la gestion de l’eau dans son ensemble (collecte, transport, chauffage, traitement, etc.) correspond à 290 millions de tonnes de CO 2 aux États-Unis, soit environ 5 % de l’empreinte carbone totale de ce pays. effet de serre. Cette fiscalité verte, dans un pays dirigé par un gouvernement de droite, qui vise à donner une valeur économique au carbone consommé (ou économisé) sur le territoire français, est une nouvelle de taille et un appui important au marché du carbone en France.

de près de 38 millions de tonnes de CO2. Cette seule amélioration permettrait de réduire de 13 % l’empreinte carbone associée à l’eau aux États-Unis. Ces

stratégies d’améliorations permettent de mitiger les impacts associés à l’empreinte carbone et de s’adapter aux changements climatiques futurs. À quand une telle étude pour le Canada et le Québec ? Quoi qu’il en soit, on ne pourra plus l’ignorer : même l’eau a une empreinte carbone ! ■

Même les thèmes de conférences internationales en viennent à être modifiés pour inclure de plus en plus de sujets touchant l’empreinte carb one. Par exemple, lors de la très respectée conférence internationale WE FTEC, qui accueille annuellement entre 15 000 et 20 000 participants du domaine des eaux usées, les sujets de conférence sont assez prévisibles d’année en année : traitement biologique et physico-chimique des eaux usées, gestion des boues d’épuration, réseaux d’assainissement, etc. Pourtant, cette année, une innovation intéressante : un séminaire complet est offert sur la réduction de l’empreinte carbone pour les stations d’épuration des eaux usées.

L’empreinte carbone de l’eau aux États-Unis Quelles sont les implications pour le domaine de l’eau et de l’environnement ? L’eau a-t-elle une empreinte carbone ? Si oui, quelle est-elle ? C’est exactement ce que des chercheurs américains ont exploré dans une publication ayant reçu beaucoup de presse aux États-Unis dans les domaines environnementaux. L’étude The Carbon Footprint of Water, publiée en mai 200 9 par l’organisme The River Networks, tente de répondre à certaines de ces questions. Selon cette étude, la gestion de l’eau dans son ensemble (collecte, transport, chauffage, traitement, etc.) correspond à 290 millions de tonnes de CO2 aux États-Unis, soit environ 5 % de l’empreinte carbone totale de ce pays. De plus, cette empreinte carbone, associée à l’eau, sera appelée à croître dans le futur en raison des changements climatiques imminents. L’étude propose des pistes d’améliorations pour réduire l’empreinte carbone associée à la gestion de l’eau. L’une des suggestions : l’ajout de réducteurs de débit dans les pommes de douche de l’ensemble des résidences américaines représenterait une économie Le magazine de l’eau au Québec SOURCE VOL. 5 NO 2 AUTOMNE 2009

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D É C L A R AT I O N O B L I G AT O I R E D E S P RÉLÈV E M E NTS E N E AU : L A R E D E VAN C E À L’H O R IZ O N

LE JURIDIQUE

Me Hervé Pageot avocat en droit de l’environnement Daigneault, Cabinet d’avocats herve.pageot@rdaigneault.com

Il semble que l’imposition d’une redevance sur les prélèvements en eau se rapproche de jour en jour. En tout cas, la mise en place du cadre juridique nécessaire à une telle redevance vient de franchir une étape supplémentaire. Adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, le Règlement sur la déclaration des prélèvements d’eau (RDPE) est finalement entré en vigueur le 10 septembre dernier . À compter du 1er octobre 2009, ce règlement assujettit certains prélèvements d’eaux de surface et souterraines à une déclaration à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. L’objectif déclaré du RDPE est d’assurer une meilleure connaissance et une meilleure protection de l’environnement en permettant au gouvernement d’évaluer la répercussion des prélèvements sur les ressources en eau et sur les écosystèmes, et d’établir les moyens de prévenir les conflits d’usage de cette ressource. À noter que cette déclaration va également permettre au gouvernement de donner suite aux engagements contenus dans l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent du 13 décembre 2005. Cette nouvelle exigence ne vise cependant pas tous les prélèvements en eau. Depuis le 1 er octobre, seuls les prélèvements totalisant un volume moyen quotidien de 75 mètres cubes ou plus (calculés sur la base de la quantité mensuelle d’eau prélevée divisée par le nombre de jours de prélèvement dans le mois visé) doivent faire l’objet, sauf exception, d’une déclaration. Dans les faits, trois types de préleveurs sont essentiellement visés, soit les exploitants de réseaux d’aqueduc municipaux et privés ainsi que les entreprises qui prélèvent directement de l’eau sans passer par un de ces réseaux. Les prélèvements effectués à partir d’un système de distribution ne sont donc pas visés. Des exceptions sont également prévues en fonction de l’usage du prélèvement. Ainsi, les prélèvements destinés à un usage domestique de même que ceux requis pour approvisionner des véhicules ou effectués exclusivement dans le cadre de la lutte contre les incendies ne sont pas assujettis. C’est le cas également des prélèvements pour la production d’énergie hydroélectrique ainsi que ceux destinés à des fins agricoles et piscicoles. Il est intéressant d’ailleurs de constater que l’étude économique du ministère de juillet 2008 prévoyait que le secteur de l’agriculture serait assujetti à la déclaration. Cette obligation ne figurait néanmoins déjà pas dans la version du RDPE publiée à titre de projet le 5 novembre 2008 dans la Gazette officielle du Québec. Cependant, tous les autres prélèvements effectués dans une aire retenue aux fins de contrôle ou dans une zone agricole établie suivant la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles sont visés par le RDPE. Tout préleveur qui aménage ou modifie un site de prélèvement après le 10 septembre 2009 doit le munir d’un équipement de mesure qui respecte les dispositions du chapitre IV du RDPE; un équipement de mesure étant défini comme un compteur d’eau ou un autre dispositif conçu pour la mesure et l’enregistrement en continu.

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Pour les sites de prélèvement aménagés avant le 10 septembre 2009, le RDPE permet que la détermination des volumes prélevés puisse également être effectuée en fonction d’une estimation réalisée par un professionnel. En outre, les préleveurs détenant un certificat d’autorisation peuvent utiliser les quantités d’eau autorisées par cette autorisation pour l’évaluation des volumes prélevés. Le RDPE n’impose donc pas l’installation d’un équipement de mesure pour les sites de prélèvement déjà aménagés, sauf s’ils sont modifiés. Cependant, le ministère recommande fortement cette installation, puisqu’elle fera l’objet d’une « obligation dans le cadre d’une tarification volumétrique ultérieure »... Ceci nous amène aux coûts d’installation d’un appareil de mesure, sujet somme toute sensible ces derniers temps. Selon l’étude d’impact du 22 juillet 2008 du ministère, ces coûts peuvent varier entre 360 $ et 39 680 $ (!) selon le diamètre et le type de compteur ou de débitmètre requis, lorsqu’ils incluent le prix de l’appareil, la main-d’œuvre et les accessoires. Le RDPE encadre de manière précise l’utilisation de chacune de ces méthodes. Ainsi, les préleveurs qui utilisent un équipement de mesure doivent se conformer à plusieurs exigences précises relatives à l’installation, à l’entretien ou à la prise de mesure. Ces vérifications de bon fonctionnement peuvent conduire à la modification ou au remplacement de l’équipement lorsque celui-ci n’est plus adapté à la situation ou que sa précision ne respecte plus la marge d’erreur fixée par le RDPE. Les dispositions relatives à la méthode par estimation sont tout aussi directives et les seules méthodes reconnues sont celles relatives à la mesure du débit d’eau ou des liquides dans les canaux découverts ou dans les conduites fermées publiées par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), ainsi que celles du débit en conduit ouvert décrites au cahier 7 du Guide d’échantillonnage à des fins d’analyses environnementales. La déclaration, qui doit être transmise au plus tard le 31 mars de chaque année ou dans les 60 jours qui suivent la fin des prélèvements, est très détaillée : en plus de la description des sites de prélèvement, de la nature des prélèvements, de leurs volumes ou de leurs destinations, si un équipement de mesure est utilisé, une description de ses défaillances, bris, anomalies ou autres défectuosités en ayant affecté le fonctionnement devra être incluse. Enfin, tout préleveur doit tenir à jour un registre pour chaque site de prélèvement, qui doit demeurer à la disposition de la ministre pour une période de cinq ans à compter de la date de la dernière inscription. Tel que le souligne la ministre dans son mémoire au Conseil des ministres en date du 12 septembre 2008, ce « règlement constitue une étape nécessaire et essentielle à la mise en place d’un éventuel système de tarification volumétrique ». Après avoir clarifié cet été le statut de l’eau souterraine au Québec en adoptant la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protectionii, le gouvernement met en place un mécanisme lui permettant de dresser un portrait des prélèvements, étape préalable à l’imposition d’une redevance. Selon le mémoire du 12 septembre 2008, « les données recueillies serviraient à déterminer, par secteur, le taux de la tarification volumétrique qui serait instauré et appliqué directement au premier préleveur visé. La perception des redevances pourrait se faire par étape et selon un échéancier établi par secteur d’activité ». Qu’on se le tienne pour dit.

i GOQ, 26 août 2009, Partie 2, 141e année, n° 34, page 4468. ii La loi a été sanctionnée le 12 juin 2009 (2009, chapitre 21).


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PO LLUTE C H O R IZO N S : CAR R E FO U R I NTE R NATI O NAL D’ÉCHANGES SUR LES SOLUTIONS ENVIRONNEMENTALES

Christelle Rey directrice Promosalons Canada c re y @ p ro m o s a l o n s . c o m

Pollutec Horizons se tiendra cette année à Paris du 1 er au 4 décembre 2009. Le salon, qui revendique son appellation de « salon de la croissance verte », accueillera sur plus de 50 000 m² près de 40 000 visiteurs venus à la rencontre de 1 500 exposants, dont 30 % d’entre eux sont des sociétés étrangères. Son ambition : refléter les nouveaux enjeux environnementaux et économiques, être la plateforme des technologies innovantes en apportant des solutions d’avenir, favoriser l’accès à l’information et les échanges de savoir-faire, mais aussi présenter équipements, procédés et technologies.

Répondre à la mutation du marché Avec l’intégration de la thématique « achats professionnels responsables », le salon se veut le miroir d’enjeux environnementaux tels que l’optimisation et la valorisation de la ressource, l’énergie et les changements climatiques, la prévention et la gestion des risques ainsi que la mise en œuvre du développement durable. Ces problématiques ont transformé et fait évoluer le marché dans lequel s’inscrit Pollutec Horizons.

Il est également à prévoir une forte participation de l’Amérique du Sud. D’une part, le Brésil sera chapeauté par la Confédération nationale des industriels (CNI). D’autre part, le Chili, qui sera l’invité d’honneur de l’édition 2010, disposera d’un stand institutionnel qui accueillera une délégation d’entreprises nationales autour des deux principaux partenaires chiliens, Prochile (service commercial de l’Ambassade du Chili) et AEPA (Association des entreprises et des professionnels de l’Environnement).

Capteur d’avenir

Concernant l’Europe, ont confirmé leur présence l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, la Pologne et la Hongrie. Le Portugal sera présent avec un pavillon national.

Cette édition mettra en valeur les applications environnementales les plus prometteuses en matière de biotechnologies et celles relatives aux fluides supercritiques et aux membranes, tout en continuant à promouvoir des techniques reconnues comme la photocatalyse et le traitement de surface.

L’Asie sera représentée par la Corée, Taiwan et le Japon. Ce dernier renforce sa position dans le cadre de cette édition parisienne avec la venue de NEDO (Department of the New Energy and Industrial Technology Development Organization) et de JETRO (Japan External Trade Organization).

Le secteur « Énergie et changements climatiques » fera l’objet d’un développement prioritaire avec, à côté des énergies renouvelables et des nouvelles solutions de mobilité, la création d’un grand village dédié à l’efficacité énergétique. Seront regroupés une vingtaine de bureaux d’études spécialisés dans les bilans énergétiques et la maîtrise de l’énergie.

Israël se mobilise fortement avec un pavillon organisé conjointement par l’Institut israélien pour l’export et la coopération internationale ainsi que par le programme Israël Newtech (programme national pour la promotion de la technologie israélienne dans le secteur de l’eau).

Pollutec Horizons continuera également à promouvoir des thématiques qui lui sont chères, telles que le recyclage et la valorisation de la matière, la qualité de l’air intérieur, la prévention et la gestion des risques, la récupération des eaux de pluie, la dépollution des sites et sols, etc. Observateur des tendances, le salon présentera des innovations en lien avec ces grandes orientations. Des applications prometteuses seront bientôt dévoilées en ce qui concerne l’optimisation des consommations énergétiques, l’évaluation des performances dans le bâtiment, la méthanisation, la lutte contre les risques microbiologiques dans l’eau potable, et même le projet européen sur l’évaluation de la survie du virus A(H5N1) dans l’environnement.

Un rayonnement international L’Amérique du Nord sera particulièrement bien représentée par le Canada qui, à titre de pays invité d’honneur de l’édition 2009, présentera les technologies innovantes de plus de 20 entreprises en matière de traitement de l’eau, d’énergie propre et de management environnemental. Un stand institutionnel coordonné par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international abritera d’une part les savoir-faire du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Saskatchewan, et d’autre part les centres 28

techniques et grappes technologiques les plus avancés dans le développement d’applications environnementales. Les États-Unis, pour leur part, tiendront un pavillon national regroupant entre autres des sociétés spécialisées dans la dépollution des sols.

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Favoriser les échanges avec les conventions d’affaires L’objectif des conventions d’affaires est de faciliter les échanges entre les entreprises, d’encourager la coopération commerciale, scientifique et technologique, ainsi que de favoriser les partenariats. Trois grandes conventions sont organisées à cette fin : • Environment and Green Business, organisée par l’Enterprise Europe Network, dont la mission est la promotion de l’innovation des entreprises en Europe; • les rencontres ECOETAPE de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel), échanges entre des industriels dans le domaine des technologies environnementales avec 60 entreprises africaines et latino-américaines porteuses de projets, à la recherche de partenaires techniques et financiers; • les Rencontres internationales du développement durable, organisées par Ubifrance – elles réuniront des donneurs d'ordre étrangers, venus de plus de 20 pays cibles, porteurs de projets dans le domaine du développement durable ainsi que des responsables en environnement du réseau Ubifrance et en plus des missions économiques. Visitez le site www.pollutec.com


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LE S B O N S C O NTA CTS

André Janelle, chim. P.

Vice-Président - Développement des affaires

1271 Ampère Boucherville QC J4B 5Z5 Canada

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Avec A vec l’aide l’aide financière financière de :

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L’ E N V E R S D U D É C O R

Sources : Umour.com et toute l’équipe de SOURCE.

es, ouvell ets n s e j d des su avez Vous ecdotes ou aire part ? des anêt à nous f tout à d’intér parvenir le Faites aya.cc m @ o f in

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE À PORTÉE DE MAIN DES ENTREPRISES QUÉBÉCOISES

Une soirée réussie Il y a un an déjà, le Centre d’interprétation de l’eau (C.I.EAU) ouvrait ses portes. Pour fêter l’occasion, le C.I.EAU conviait les gens à son premier souper-bénéfice. L’événement tenu le 30 septembre dernier au Cosmodôme de Laval s’est déroulé à guichet fermé. Les partenaires privés du C.I.EAU ont permis de réaliser un bénéfice de 30 500 $. Cette somme permettra aux jeunes d’âge scolaire de s’initier aux métiers et professions du domaine de

l’eau. Les participants ont également eu la chance d’entendre les propos M . Claude Villeneuve, professeur à l’UQAC et conférencier invité.

EnviroCompétences a lancé au début du mois de septembre le Guide de gestion et d’implantation d’une politique de développement durable, destiné aux organismes et aux PME québécoises. Offert gratuitement sur le site www.envirocompetences.org, ce guide présente les meilleures pratiques et approches afin d’orienter les entreprises dans la mise sur pied d’une politique qui les appuiera dans leur volonté et leur démarche d’écoresponsabilité. Un merveilleux outil pour le développement durable !

LE PROJET CARBONE BORÉAL

L’Université du Québec à Chicoutimi a mis sur pied un programme de recherche et de compensation de gaz à effet de serre des plus intéressants. Le programme portant le nom de Carbone boréal permet aux organisations et aux individus qui le souhaitent de participer à ce projet innovateur en faisant un don pour compenser les gaz à effet de serre qu’ils émettent. Les dons permettent la plantation d’arbres. Chaque bloc expérimental regroupant les arbres associés aux différents contributeurs peut être géoréférencé et enregistré dans la documentation de Carbone boréal, accessible par Internet. Vous pouvez donc contribuer et voir le fruit et l’évolution de vos dons ! Le coût est de 4 $/arbre (28 $ / tonne éq. CO2). Vous obtiendrez des crédits de carbone crédibles et vérifiés. Quelle belle initiative ! Visitez www.carboneboreal.uqac.ca.

H1N1 Si vous songez à utiliser un masque pour vous protéger de la grippe A(H1N1), pourquoi ne pas en profiter pour arborer la moustache ?

Nous connaissons les eaux du Québec Depuis plus de 30 ans, Parkson fournit aux municipalités québécoises des technologies supérieures et économiques pour le traitement des eaux potables et des eaux usées.

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