PORT FO LIO
Mathieu Losson
Sommaire et Ailleurs au Territoire de la Parcelle
Studio Fabi
van Eyck - la maison /1
Bidonvilles
Mise en pratique /4
Studio Lucarelli
Vernouillet - le Temps /5
Le Havre
Hôpital Flaubert - Transfo /7
Le Blésois
Relier le territoire du quotidien /8
Brabant septentrionnal
Biodiversité et gestion de l’eau /9
Plan et Elevation
2D à 3D /18
Atelier Polis
Plan de Paysage /19
Les Causses Chaumont-sur-Loire
bourg historique /14
Studio Widerski
1000 logements /16
St Gervais-la-Forêt
cour d’école et parc public /17
carnet de voyage /20
Du Minéral au Végétal
échantillons /21
Photographies
séries photographiques /22
Le poele et son assise
D’une photo de l’appartement du couple van Eyck on tente d’approcher le sens de cet élément mobilier.
En binôme, on expérimente la complexité nécessaire aux espaces simples.
On s’imprègne des imaginaires des deux architectes, de leur vision modulaire et égalitaire.
On découvre les concepts de la team X en cherchant à créer ces objets : un cercle et une planche autour d’un poêle.
Maquette échelle 1:10
Le poele et son assise
A la recherche en dessin suit un test en maquette avant de se lancer dans l’objet à taille réelle.
C’est à l’atelier solidaire de Saint Ouen que nous avons trouvé les conseils et les outils nécessaires à la recréation de ces objets.
Nous sommes partis d’une tige d’acier et d’une planche de récupération. On coupe les deux aux dimensions qui nous conviennent.
Tandis que la planche sèche avec la première couche de teinte, on cercle le métal avant de le souder.
Maquette échelle 1 : acier cerclé puis soudé, bois poncé et vernis
Maison Individuelle
Nous partons du cercle d’acier, de son assise de bois et du poêle chauffant.
Avec des principes de simplicité, de modularité, de facilité d’appropriation que nous laisse les van Eyck, nous allons dessiner une maison.
Construite autour d’un feu, elle permettra la vie avec les saisons. Sans centre, l’espace intérieur y est modulaire, les limites sont interchangeables
Maquette au 1:10 - Structure bois et acier, intérieur bois, terre, verre
Elévation échelle 1:50
Détail poteau échelle 1:10
Isolation urgente par le toit
Nous avons eu la chance de pouvoir tester en conditions réelles un projet d’isolation en situation, par le toit. Grâce à la réutilisation de panneaux d’isolation récupérés sur le chantier de rénovation de l’école et à de la moquette de réutilisation, ainsi qu’au grillage et à la bâche fourni par les habitants nous avons construit en une journée l’isolation de cette maison.
Etapes de la construction de l’isolation
Le temps au Jardin de Monet a Giverny
En binôme on découvre les jardins du peintre à travers différents cycles. Du temps de la floraison à celui de l’Histoire. La fleur qui s’ouvre et se referme, le soleil qui se lève et se couche à travers les tableaux impressionnistes, les plantes qui bourgeonnent et fleurissent, la course des saisons.
Extraits de la coupe des saisons échelle 1:20
Studio
Un centre pour le Temps
Une parcelle de libre dans le centre historique de Vernouillet, associée à la demande d’un centre construit autour du concept du Temps.
En binôme, noux avons donc poursuivi une approche construite aux multiples usages. D’abord en lien avec le centreville : un accueil aux visiteurs, un espace d’exposition, un restaurant. Mais aussi tournée vers la vallée de la Seine : des salles de laboratoires, un atelier d’artistes, des logements.
Le tout autour d’une cour centrale qui s’ouvre vers la vallée Séquanienne tandis que le bâti s’emboîte dans l’espace disponible du vieux Vernouillet.
Du parking au Logement
L’analyse du site Flaubert de l’Hôpital du Havre nous amène à la problématique des véhicules personnels, de la place de la voiture avec les voies et les parkings ouverts ainsi que de la lisibilité de l’unité du site.
On propose deux implantations de parkings silos à deux extrémités du site aujourd’hui fracturé. Ces gestes nous permettent de dessiner un parc entre la Costière boisée et le Sud urbain. Nous dessinons les parkings en suivant les dimensions des bâtiments environnants ainsi que le dessin de pente. Sans utiliser de béton ou d’acier, nous imaginons la transformation de ces bâtiments en logement à travers les espaces laissés par le parking dans un futur proche.
Maquette de rendu au 150ème
Documents de travail
Master Paysage
Un parcours à travers les paysages du quotidien pour révéler les spécificités de l’ordinaire.
A partir des typologies végétales, du parcours de l’eau et de ses appartitions à travers les sols qui se diversifient ; la création de nouvelles potentialités de vivre ensemble, de création d’autres communautés rurales que celles portées par le rythme de la voiture mais plutôt vers un avenir du proche approprié par et pour les habitant.es.
Reveler le Patrimoine
Le Blésois
Collage et Plan de la boucle de la Mosaïque Cultivée 1/20 000ème
Lisieres et Lit Fluvial Etendus
En suivant deux oiseaux migrateurs mes recherches se sont portées sur les sols et leurs écosystèmes, les enjeux contemporains d’inondations et de sécheresses ainsi qu’à la quête de résilience biodiverse.
En suivant les rythmes historiques des paysages sablonneux ou argileux du Brabant septentrionnal je propose un projet entre renaturation et extension des écosystèmes aquatiques ou forestiers à travers le territoire.
Du Regional au Local
Un secteur est choisi pour venir préciser les contours du projet et ses implications dans l’espace. Un soin est apporté aux formes de l’existant ainsi qu’aux résurgences du passé.
Vue d’une nouvelle prairie inondable peuplée de Courlis Cendrés / Extraits du carnet de mise en place
‘s Hertogenbosch face aux crues
La première étape de ce travail d’assistance à la réflexion à court et moyen terme sur les crues a débuté avec la confection de cartes et de maquettes exposant la situation paysagère relative à l’eau et sa répartition sur le territoire.
Diriger les Politiques Territoriales
En second temps l’analyse s’est concentrée sur la ville de Bois-le-Duc avec une coupe détaillant les différents cours d’eau et la topographie fine aux abords de la ville. S’en est suivie la description de scenariitypes évocateurs des enjeux et des incidences de différents choix politiques sur le territoire.
Possibilité d’évolution du territoire à l’échelle communale
Coupe systémique des cours d’eau et des polluants aux portes de Bois-le-Duc
Symphonie Sonore et Picturale
Encore identifiée par son passé de charbon, j’ai décrit SaintEtienne avec une intonation grave mais vivante. La vivacité de ses habitant.e.s est la clef d’un ressenti d’une dynamique urbaine à échelle humaine, marquée par la présence visuelle et sonore de la voiture, sans que celle-ci n’efface les autres mouvements. Des quartiers animés et autonomes autour de l’axe central se joignent dans une mélodie fluide et complexe.
Une constellation de places permet la présence d’autant de marchés qui battent la cadence. Cadrée par les Monts, j’ai vu une métropole proche de ses extérieurs, protégée par un récif montagneux sans en être étrangère.
La symphonie de la ville est montée du sous-sol aux sommets, bariolée d’inspirations plurielles, en constante métamorphose.
Le bruit sourd du passé le zinc et le bouchon
La pause réglementaire était le passage au bistrot, le café souvent remplacé par le verre bordeaux. Mineur.e.s, ouvrier.e.s, étudiant.e.s, employé.e.s ou grandsparents, tout le monde se retrouvait dans son troquet favori. A la violence mécanique de la ferraille des industries se substituait la cacophonie vivante et polyphonique du peuple.
“le pot de rouge étant indissociable du charbon noir” INA Officiel. (2022, 14 septembre).
La première place nationale du nombre de bistrot par habitants est aujourd’hui maintenue par Nantes, mais au sortir de la guerre SaintEtienne détenait le record. La noirceur des crassiers qui montaient étaient accompagnée de la rougeur du vin. Au claquement répétitif des chariots de charbon résonnait les vibrations légères du verre et de l’alcool.
Des bistrots uniques qui accueillaient chacun leur clientèle privilégiée joyeusement réunie autour du comptoir ou plus calmement répartie dans la salle. Les paroles se perdaient parfois dans l’espace, mais le tintement des verres sur les tables, comme un son de cloche, raccrochait la réalité. Du peuple des bars, du peuple de la ville.
1973 Dans les bistrots de Saint-Etienne Archive INA [Vidéo]. YouTube.
«plus de 20 marchés sont ouverts dans toute la ville chaque semaine (Albert-Thomas, Carnot, Jacquard, Bellevue, Chavanelle...).


Les sons des échanges sur les rails Un son de cloche court et répétée, les essieux qui commencent à tourner et siffler, une voix féminine et saccadée, robotique. Le départ du tram nous emmène dans une découverte fluide à travers la ville. Un léger bruit de sonnerie nous suit à intervalles irréguliers, le moteur sonorise le rythme des feux et de la circulation, la rame se remplit au fur et à mesure des voix de ses passager.e.s. De l’arrêt Hôpital Nord à Bellevue puis Solaure et de la Cité du design à la Gare de Châteaucreux on glisse, poussé.e.s par le bourdon reposant du moteur électrique. La gare de briques nous emmène plus loin. Entre l’odeur de pain frais et le roulement des valises sur le sol les voyageur.euse.s se croisent toute la journée venant de Lyon, Paris ou Clermont. Des sifflements stridents cadencent la journée avec le tintement des appels au départ. Les crissements des freins sur les roues ferroviaires annoncent les arrivées tandis que l’air comprimé des portes qui se ferment pousse les retardataires à l’intérieur des convois. Plan du réseau de tramway de Saint-Etienne, 1928



La voix du renouveau
Des échappées Dans les hauteurs stéphanoises
(2021, 11 juin). [Cab Ride] bord d’une Alsthom STE2 sur la ligne
les balayeuses. Elles effacent les traces au sol et leurs vrombissements sonnent la fin des échanges autour des étals. Chaque matin nous avons découvert un autre marché. Tous différents avec leurs achalandages, leurs étals et leurs habitué.e.s. Au petit jour les cris des marchand.e.s sont rares, réservés aux contradictions techniques. D’abord les camions et les installations, des cartons et caisses qui glissent et s’entrechoquent, des structures sont montées avec fracas. Le tout reste contrôlé, mécanique et fluide comme des gammes répétées encore et encore. En fond d’orchestre, les pépiements des oiseaux au réveil et la ville qui se lève avec les premières voitures et badauds qui se pressent dans la fraicheur ambiante.
Puis ces soubresauts s’enchaînent crescendo, plus variés, plus vifs et insistants. Le grondement régulier des voitures devient constant, les klaxons retentissent et des gens se hèlent de loin. Une foule se meut désormais sur la place avec son aura de conversations
Jours de marché à Saint-ÉtienneJours-de-Marché.fr. (s. d.). Jours-de-marche.fr.
Les vents régionauxTempêtes en France métropolitaine. (s. d.). Météo France.
Les artères de la ville sifflent à l'unisson selon les variations de la Bise et de la Traverse qui se rencontrent face au massif du Pilat. En écho avec les bois que l'on aperçoit de la ville, les arbres du centre frémissent en coeur. La fontaine Daphné s'impose sur la place Jean Jaurès à la force de l’onde de ses jets éblouissants jour et nuit. Le Furan est quant à lui réservé aux galeries souterraines, aux passages rauques transformant son clapotis léger en souffle chimérique. Lorsqu'il réapparaît on reconnaît l'identité des montagnes à travers sa mélodie changeante, calme sur des roches violemment arrachées au début de l'année. Sur les pentes d'où il descend pâturent des troupeaux, se dessinent des clairières qui balancent la rigueur des constructions rigides et du rectiligne de la métropole. J’imagine les cloches, les beuglements et le chant des oiseaux accoudé à la fenêtre. Comme en accord avec les engins de chantier, les tracteurs s'activent au loin en mouvements saccadés et brutaux retournant le terrain autour d’eux. Ni les balbutiements des fenêtres sous les toits ni les éboulis des crassiers troublent l'harmonie de l'ensemble. Toujours irrégulière, la symphonie vivante de la ville s'emballe encore parfois dans le stade Geoffroy-Guichard en envolées lyriques qui détonnent contre l’animation leste du Nord stéphanois.


13 14
Extraits du carnet métropolitain
Le bourg historique
Ce relevé en deux échelles s’articule autour du bourg historique de Chaumont-sur-Loire.
La topographie ressort par le coteau boisé, soulignant la différence entre le plateau cultivé et le val de Loire.
On remarque la présence du château et de son domaine à l’Est, influence majeure dans le développement historique bâti ainsi que la prégnance touristique contemporaine.
A l’échelle du cadastre, ce sont les zones inondables qui se dessinent avec les lignes du dénivelé naturel.
L’unité villageoise s’en trouve morcelée, effet qui s’accroît d’une fragmentation des espaces publics et d’un aménagement de promenade peu propice.
transect plaine alluviale - plateau calcaire
Chaumont-sur-Loire
Onzain
Relevé
Le projet à l’échelle du bourg s’articule comme lien à travers le village le long de la Loire, une respiration qui permette une vie de quartier.
Vue du boulodrome
1 000 Logements
Un semestre sur la question de l’Habiter. Créer 1000 logements en rapport au Lignon, grand ensemble dans la banlieue de Genève.
Face à la barre du Lignon proposer la forme de tour : économie des circulations verticales, conservation du terrain perméable dans un cadre préservé, valorisation du panorama sur la vallée et mutualisation des services en rez-dechaussée.
La typologie se décline selon une forme rayonnante. Une salle commune centrale relie les chambres, cuisine, salles de bains, loggias et terrasse. Chaque appartement est réservé à différentes formes de vie commune et lié par létage à un autre ainsi qu’à une salle de travail commune.
Typologie et Axonométrie de logement échelle 1:50
Coeur de village
Un semestre à révéler un centre-bourg.
A partir de la cour d’école et des espaces aménagés mais clos de la commune on tente de créer un parc en long.
En binôme on propose d’ouvrir les barrières et on s’approprie les parcelles manquantes. On relie en poursuivant la structure plantée actuellle le gymnase, la médiathèque, la mairie et l’école en partant de la place du marché et du centre culturel.
L’ajout d’une maison des associations au parcours et les liaisons aux rues annexes permettent d’irriguer la ville vers les autres quartiers.