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SOUS LE THÈME

e plus beau voyage 

Un voyage dans l’imaginaire Avez-vous déjà expérimenté tout le plaisir que nous pouvons partager avec un enfant à qui nous racontons une histoire? Selon la force évocatrice du récit, vos talents de conteur et le lien que vous avez avec cet enfant, le voyage devient un moment privilégié pour refaire le monde. Sur le visage d’un petit Arthur, les yeux s’illuminent, la coquinerie s’installe, la peur et le rire changent ses traits au rythme du récit. Pour nous, les plus beaux voyages sont ceux qui nous amènent à connaître et à développer l’imaginaire des enfants. Le plaisir passe tant par les livres, les réalisations artistiques que par les productions personnelles des petits et des grands : chaque fois, leur créativité est mise à contribution. C’est ainsi qu’émerge l’identité de chacun avec sa façon bien personnelle d’appréhender le monde, de comprendre l’univers où il habite et de grandir. À l’école St-Marc, nous nous efforçons d’encourager et de soutenir toutes les initiatives qui stimulent la lecture, l’écriture et les arts. La réalisation de projets et d’activités d’apprentissage permet aux enfants de s’épanouir. Nous encourageons chacun à profiter des occasions qui se présentent pour « cultiver son jardin ».

Cécile Sachetelli, directrice Francesca Gianesin, directrice adjointe

Nous lançons le premier numéro de l’année du « Marcoeur » !

Qu’ils soient petits ou grands, qu’on marche vers l’école ou vers des horizons imaginaires, les voyages forment la jeunesse. Ce thème nous semblait parfait pour marquer le début de l’année et nous aider à maintenir le cap jusqu’au congé des Fêtes. Merci à toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration du Marcœur. Cette fois, nous avons la possibilité de publier tout le matériel que nous avons reçu, tant dans notre boîte électronique que dans celle qui était placée à l’entrée du service de garde. Vous pourrez laisser vos commentaires ainsi que vos prochains articles à journalstmarc@yahoo.ca. Nous sollicitons encore une fois les talents de tous et toutes en dessin, bande dessinée, photographie, poésie et rédaction de courts textes pour le prochain numéro. Le thème sera :

Le plaisir

d’apprendre • de jouer d’échanger • de marcher • d’enseigner de participer • de bouger • d’écrire de lire • de parler • de rire de dessiner • de donner et recevoir

Le comité-journal de l’OPP 1


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La citrouille revue et corrigée par le groupe de Atika du service de garde I

nspirés par le code de vie de notre école, axé sur la paix, et par la citrouille de l’Halloween, nous avons marié ces deux thèmes pour réaliser : la citrouille de la paix. Qui sait ? La sorcière veut peut-être faire de bonnes choses cette foisci : promouvoir le code de vie de l’école St-Marc dans le monde entier et rajouter un peu d’amour et d’amitié. C'est grâce aux talents des élèves du 1er cycle B du service de garde qui ont travaillé avec autant d’amour, d’application et de plaisir que nous avons réussi à accomplir notre œuvre. Merci à Alice, Charlotte, Carolanne, Dylan, Élisabeth, Emma, Frédric, Henri, Jérémie, Laurent, Louis-Alexandre, Lorélie, Maggie, Mathilde, Samuel, Rebecca, Samuel G. et Thomas qui, avec de la peinture, du dessin, du découpage, du collage et du modelage, ont transformé cette citrouille en globe terrestre. Elle est posée sur la spirale de la paix et entourée par les portraits des amis. La citrouille est aussi ornée de la colombe blanche qui étend ses ailes sur le monde pour le protéger. Vive la paix ! Bravo les amis !

Atika Benzaïd, service de garde

OPP  s L’ÉQUIPE-PARENTS D U JOURNAL

Stéphane Gagné Nancy Gendron Maïté Gonzalez Alain Vermette Jacques Santerre

une équipe dynamique Depuis le début de l’année scolaire, l’organisme de participation des parents (OPP) s’est remis en branle avec une équipe formée d’anciens et de nouveaux membres. Le nouveau président est Stéphane Gagné, la viceprésidente est Nancy Gendron, la secrétaire Dominique Daydé et le responsable de la recherche de commandites, Alain Vermette. Trois nouvelles membres permanentes se sont ajoutées à l’équipe composée de Maïté Gonzalez, Doris Laferrière et Anick Reiher ainsi que des gens mentionnés ci-haut. Il s’agit de Josée Houle, Danielle Ouimet, et Marie-Josée Bédard. À ces personnes, il faut ajouter près de 30 personnes-ressources qui donnent un coup de main sporadiquement en fonction des besoins. Depuis la rentrée scolaire, l’OPP a déjà participé à l’organisation de la fête de la Rentrée scolaire, le 10 septembre dernier ainsi qu’à l’événement Marchons vers l’école, le 8 octobre. Plusieurs autres activités sont toutefois au calendrier : les paniers de Noël, la danse de Noël, la semaine des enseignants (du 1er au 7 février 2004), la danse de la Saint-Valentin, le Jour de la terre (22 avril), la semaine du service de garde et la danse des finissants. L’OPP se charge également de la production du journal le Marcœur, s’intéresse au développement du site Web de l’école et à l’aménagement de la cour d’école. Bonne année à tous.

Stéphane Gagné, président de l’OPP 2


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Le code à St-Marc

Bonjour à tous nos lecteurs. Je m’appelle Patricia Munguia. Je suis animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire au regroupement 5. Cette année, je me suis jointe à l’équipe de l’école Saint-Marc pour mettre en place le nouveau code de vie, qui est axé sur des gestes et des attitudes favorisant un environnement pacifique dans l’école. Le code est présenté sous la forme de « La Spirale de la Paix ». C’est au moyen de cette spirale que les élèves s’approprieront les différents volets du nouveau code. Le premier volet, « Faire la paix avec soi-même », a pris la forme d’une activité visant la découverte par les élèves de leurs qualités, leurs talents et leurs forces dans le but d’augmenter leur estime de soi. En janvier, nous explorerons le prochain volet, « Faire la paix avec les autres ».

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La radio étudiante de l’école St-Marc :

LÀ OÙ LES ÉLÈVES POSENT LES QUESTIONS

Au mois de septembre, la radio étudiante a amorcé sa troisième année de diffusion. Depuis le début, plus de 100 élèves ont suivi un cours de production radiophonique (animation, technique, reportage, recherche et montage). Ainsi, les élèves ont pu s'approprier un média tout en étant les principaux acteurs de celui-ci. En effet, à la radio étudiante de l'école Saint-Marc, ce sont les élèves qui posent les questions et les émissions sont entièrement réalisées par eux. Nous diffusons dans la cour de l'école, par « intranet », dans tout le réseau de la Commission scolaire de Montréal et à Radio centre-ville, CINQ FM 102,3. Au début octobre, une entrevue réalisée par la radio étudiante a suscité l'intérêt de la Nous sommes très fiers de vous avoir présenté notre première chaîne de Radio-Canada et a été diffusée au mystérieux grimoire à la bibliothèque pendant la semaine 95.1 FM lors de l'activité « Marchons vers l'école ». de l’Halloween. Nous l’avons bâti avec plaisir et avec beauFélicitations à tous les animateurs et animatrices coup d’énergie. Nous espérons que vous avez essayé les qui travaillent fort pour faire une radio axée sur de recettes que le grimoire vous a proposées pour vivre dans bonnes valeurs sociales et artistiques. Une radio qui un monde plus pacifique. fait prévaloir l'esprit critique par rapport aux médias Bon succès! commerciaux. Les élèves du groupe 33, Nous remercions toutes les enseignantes du classe de Isabelle Smith 3e cycle : Josée Gagnon, Anne de Brienne, Marie-Chantal Tremblay, et particulièrement Lorraine De Tilly et Judith Lévesque, pour leur précieuse collaboration dans cette activité.

Le grimoire du groupe 33

Rodrigo Ortega (coordonnateur de la radio-étudiante) 3


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COUR D’ÉCOLE! À la dernière réunion du Conseil d’établissement (C.É.), le 18 novembre dernier, nous avons eu le plaisir de constater l’excellent travail de Maurice Amiel et d’Alexandra Paré du département de design de l’environnement de l’UQAM. Ces derniers nous ont fait faire un beau petit tour guidé de notre cour d’école. Le commentaire intelligent qui accompagnait cette agréable excursion nous a permis de découvrir cet espace de jeu et de plaisir sous un autre jour. En suivant le guide, nous avons pu observer le coin nature où les enfants se transforment en chercheurs d’insectes, nous avons visité les refuges sous les escaliers, les zones de course et de « couraillage », les aires de jeux organisés ou informels, les lieux de bavardage et d’échanges, le coin des ballons-poires, nommé affectueusement « Nautilus + », etc. Nous avons perçu, au fil de la visite, les divers échanges, communications, actions et jeux de rôles, grâce auxquels nos enfants créent des scènes de vie qui compteront parmi d’importants souvenirs d’enfance. Le chemin parcouru était fort intéressant, mais c’est la destination qui a vraiment suscité notre émerveillement. En effet, les deux créateurs de nouveaux environnements proposent un réaménagement de la cour d’école qui met tout simplement en valeur le patrimoine naturel. Pas de gros travaux de démolition de l’asphalte. Pas de modules, ni d’équipements spectaculaires. Tout d’abord, quelques arbres du coté mur, un petit talus de verdure du côté de la maternelle, quelques ballons-paniers au mur, un kiosque pour les jeux de rôles ou les spectacles ou encore pour les parents qui accompagnent leurs enfants, quelques poteaux amovibles pour divers sports et quelques bancs le long de la clôture. Ensuite, le principal : une nouvelle organisation du sol de la cour — avec des lignes pour marquer des aires de jeux et des petits carrés de pavés ou de verdure pour délimiter certaines zones et en mettre d’autres en relief — afin de mettre en valeur et de soutenir les aires de jeux déjà existantes et de préserver le besoin de sécurité et de liberté des enfants de tous âges dans la cour. D’ici Noël, nous recevrons une maquette du projet concrétisant la proposition. Il est déjà possible d’avoir un portrait plus précis et complet de cette dernière en se procurant à la direction le document de présentation. Un comité de parents et d’enseignants a été mis sur pied pour faire le suivi du projet et voir à le mettre en œuvre. Nous chercherons bientôt des sources de financement (avis aux parents intéressés : faites profiter le comité de vos réseaux!). Un gros merci à M. Amiel et à Mme Paré pour tout le travail accompli et pour nous avoir fait faire un très beau voyage avec notre projet de réaménagement de la cour d’école. Personnellement, je tiens également à les remercier pour avoir partagé avec nous leur méthodologie, très riche d’enseignement, fondée sur l’observation, l’écoute, l’analyse et une attention humaine et bienveillante portée à la réalité vécue par nos enfants dans la cour. Cette façon de travailler nous rappelle, je crois, qu’il s’agit parfois d’écouter, de ressentir et de regarder autrement pour laisser les solutions émerger de la réalité, particulièrement en ce qui concerne l’éducation de nos enfants. Il ne nous reste plus qu’à savourer ensuite, à notre tour, le plaisir de la récréation! Cécile Auclair 4


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LA POLLUTION DE L’EAU ET DE L’AIR La pollution de l’eau et de l’air est responsable de maladies respiratoires et peut causer le cancer des poumons. Les centrales nucléaires causent la pollution de l’air et de l’eau. Aussi, le carburant des moteurs diesels est dangereux pour notre environnement. Le pétrole et le nucléaire nuisent à l’eau et empêchent les poissons de bien se développer; ils peuvent naître avec 3 yeux, 2 queues, 2 têtes, etc. Il faut protéger notre environnement, car c’est notre avenir.

Christine B. Simard Comité des Verts • Groupe 41

Marcher pour la santé et l’environnement Le 8 octobre dernier, dans le cadre de la Journée internationale Marchons vers l’école, un grand nombre de parents, écoliers et enseignants de l’école Saint-Marc ont marché, pour la deuxième année consécutive, pour l’amélioration de la sécurité, de leur santé et de la qualité de vie dans le quartier. La première journée Marchons vers l’école, en 2002, avait remporté un vif succès, c’est pourquoi l’événement a été repris cette année. Pour assurer son succès, parents, enfants et professeurs ont tous mis « la main à la pâte ». Plusieurs jours avant l’événement, une émission de radio a été réalisée sur le sujet par deux élèves de sixième année. Le parent responsable de l’événement a alors été interrogé et a pu expliquer l’importance de venir à l’école autrement qu’en automobile. Les enseignants ont démarré des discussions sur les moyens de transport à l'aide d'un texte qui traitait des problèmes de pollution de l'air, de bouchons de circulation et du manque d'exercice chez les gens. Ils ont demandé comment les élèves se rendaient à l'école. Ils ont parlé de la journée Marchons vers l’école qui est fêtée dans beaucoup de villes dans le monde. Ils ont proposé aux élèves d'y participer et ils leur ont demandé de venir autrement qu’en voiture cette journée-là. Les élèves ont alors signé un engagement à participer à Marchons vers l’école. Le formulaire d’engagement invitait également les enfants à marcher (ou à venir en vélo, en patins, etc.) le plus souvent possible le reste de l’année scolaire. Le « jour J », des parents bénévoles ont accueilli les élèves dans la cour d’école, les félicitant d’avoir posé un geste concret pour leur santé et pour l’environnement. Ils leur ont aussi remis un autocollant Marchons vers l’école. Pour que cet événement ait des retombées positives le reste de l'année, les parents ont un rôle à jouer. Ils doivent encourager leur(s) enfant(s) à se rendre à l'école à pied ou à vélo et leur expliquer, au besoin, pourquoi c'est important de le faire. Stéphane Gagné Parent responsable de l’événement Marchons vers l’école à l’école Saint-Marc

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Les Verts

sont les élèves qui forment le comité de l’environnement. Ce comité est un petit groupe de personnes qui feront tout pour embellir notre école. L’organisatrice de ce comité est madame Rosemary Reader. Il y a aussi huit autres personnes qui font partie des Verts : Olesya Akhtemiychuk, Gabriel Cholette, Marie-Anne Pauzé, Mélianne Quintal, Simone Audet, Yoanne Bouillon-Henretaux, Roxanne Marsolais et Christine Bismar. Comme nous l’avons fait l’année passée, nous avons des projets pour planter des plantes et des fleurs devant l’école. Le comité ne fait pas juste embellir! Il a organisé un groupe pour écrire des articles sur tout ce qui se passe en environnement à l’école. Ces textes vont paraître dans ce journal ou à la radio étudiante. Le comité a aussi organisé trois groupes : un pour améliorer le système de recyclage, un pour embellir l’école et le dernier pour garder l’école propre. Enfin, le comité va tout faire pour que vous soyez satisfaits et fiers de l’école St-Marc. Merci de votre collaboration!

Marie-Anne Pauzé pour les Verts de St-Marc


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Un voyage de paix

J'ai mis la main sur un document très intéressant qui présente et explique un outil de travail important pour votre enfant. J'ai nommé : LE PORTFOLIO. Le document en question, un cahier de 146 pages, a été rédigé par trois femmes enseignantes. On le trouve en librairie au prix de 34,95 $. Il est également possible de se le procurer en téléphonant à l'éditeur (Chenelière / McGraw-Hill), au 273-1066. Il faut alors ajouter des frais de transport de 5 $. Je le recommande particulièrement aux parents dont l'enfant débute à l'école. Si vous êtes intéressés à jeter un coup d'œil à mon exemplaire, vous pouvez me joindre à la maison, au 728-9460. Je me ferai un plaisir de vous aider.

À l’été de 1988, j’ai eu le privilège, avec trois autres jeunes d’ici, de faire un voyage de paix en Cisjordanie, en plein cœur du conflit israélo-palestinien. Grâce à un réseau de solidarité, nous avons parcouru la région de long en large et visité des gens tant du côté palestinien qu’israélien. Nous avons rencontré des groupes de jeunes, d’étudiants, de travailleurs, de professeurs, de médecins, de femmes et d’artistes; tout ces gens travaillaient pacifiquement à améliorer les conditions de vie de leurs pairs. Durant la dernière semaine de notre périple, nous avons organisé un souper afin de remercier les personnes qui nous avaient aidé, logé, transporté, etc. C’était un soir du mois d’août. Il y avait autour du barbecue des Palestiniens, des Israéliens et nous, les quatre Québécois. Nous avons parlé de bouffe, de la famille, des Croisades, de poésie, de philosophie, de taï chi ainsi que de la paix. J’étais émue de voir toutes ces personnes, si différentes les unes des autres, qui recherchaient les points que nous avions en commun plutôt que les divergences : nous vivions une soirée de paix au Moyen-Orient et nous, quatre petits jeunes de Montréal, y avions contribué! Malgré toute la violence que l’on voit à la télévision sur cette région du monde, je sais qu’il y a là-bas des gens et des groupes communautaires, palestiniens et israéliens, qui travaillent quotidiennement pour la paix. Lors de notre voyage, nous avions conscience qu’il était difficile de défendre la paix. Ça l’est encore plus aujourd’hui, mais nos amis sont toujours là! Je suis profondément convaincue que la paix est possible, parce que chaque petit geste compte. C’est cet espoir sincère que je partage avec mes enfants, ma famille et vous. Nancy Gendron, maman de Gabrielle (groupe 33) et de Jérémie (groupe 14)

Danielle Ouimet, maman de Germain Bolduc (6e) 6


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Un pont entre

l’école et la maison

Germain Duclos, L’estime de soi, un passeport pour la vie, Collection Parents, Éditions de l’Hôpital Sainte-Justine

Lors d’une rencontre de parents, madame Céline, enseignante au premier cycle l’an passé, nous a fait part d’une de ses dernières lectures qui l’avait particulièrement enthousiasmée : L’estime de soi, un passeport pour la vie de Germain Duclos. Une mère s’était alors dit étonnée qu’on parle de ce livre comme d’une découverte, car il était évident, selon elle, que l’estime de soi était une donnée de base dans l’éducation des enfants. Je ne sais pas si j’ai découvert des choses nouvelles, mais je sais que j’ai lu ce livre quatre fois en moins de deux ans. C’est si facile d’oublier l’essentiel, si utile de réviser des attitudes simples qu’on peut échapper dans le tourbillon du quotidien, malgré de bonnes intentions. Dans chaque chapitre sont proposés des stratégies et des conseils pratiques pour faire vivre aux enfants des sentiments de confiance, d’appartenance et de compétence. « L’estime de soi, c’est cette petite flamme qui fait briller le regard lorsqu’on est fier de soi. Mais cette flamme peut facilement vaciller et même s’éteindre si elle exposée au vent mauvais des sarcasmes et des critiques! Il ne suffit pas qu’un enfant connaisse de petites réussites pour qu’il acquiert, comme par magie, une bonne estime de soi. Il faut plus pour se percevoir de façon positive et durable. C’est là que l’adulte entre en jeu. Il a comme tâche de souligner les gestes positifs ou les succès de l’enfant et de faire en sorte qu’il en conserve le souvenir. En l’absence de rétroactions positives, l’enfant ne peut pas prendre conscience de ses réussites… » p. 21 Ce que ce livre m’a aussi apporté de précieux, c’est une grande confiance envers l’enseignante. Nous avons peu d’occasions, je trouve, de rencontrer les enseignants. Ce sont pourtant des personnes très significatives pour nos enfants. Il arrive aussi qu’on trouve difficile de se retrouver dans les apprentissages que nos enfants doivent faire et qu’on se sente impuissant à les aider. Ce livre a été comme un phare. Il m’a donné des repères pour évaluer si mon enfant était en progression, en situation positive d’apprentissage. En outre, j’y ai trouvé une source d’inspiration pour guider mes interventions et aider mon enfant à apprendre. Savoir que ce sont de tels principes qui guident les interventions de l’enseignante m’a toujours beaucoup rassurée et m’a permis de rapidement confirmer mes perceptions quant à sa compétence et à son dévouement. Ce livre constituait une sorte de terrain d’entente, une indication qu’on travaillait dans le même sens. Je ne voudrais pas réduire tous les efforts des enseignants à créer des liens avec les parents à ce livre, mais, dans mon cas, il a grandement contribué à jeter un pont entre l’école et la maison.

Cécile Auclair, maman de Jean-Félix (groupe 33)

Colloque du 25 octobre à l’école Louis-Riel

Le samedi 25 octobre dernier, j’ai passé une journée extraordinaire! Que je vous raconte : à l’assemblée générale de l’école en septembre, à laquelle j’ai assisté, on a distribué des dépliants proposant aux parents une journée de formation organisée par la CSDM. Je m’y suis inscrite, à l’instar d’autres parents de l’école. La directrice nous a alors offert de nous défrayer des frais de la journée, qui s’élevaient à environ 20 $. Différents ateliers touchant le parent et l’enfant étaient au programme. Pour ma part, j’ai choisi

deux ateliers : « Être parent sans perdre la tête », en avant-midi, et « L’aide aux devoirs », en après-midi. Ah! combien j’ai apprécié le premier atelier mené avec humour par Hélène Renaud! Je l’ai tellement aimé que j’ai acheté sur place les deux volumes que Mme Renaud a écrit avec un collaborateur. Les parents présents, et nous étions nombreux, avaient beaucoup de questions et Mme Renaud a su y répondre avec toute l’expérience qu’elle possède. L’après-midi, j’ai assisté à un atelier dirigé par Johanne Rigali du CREP (Centre de ressources éducatives et pédagogiques). Cette dernière était très sympathique et nous a fourni plein d’exemples concrets découlant de sa grande expérience de mère de cinq enfants. J’ai également beaucoup 7

appris au cours de cet atelier, qui m’a vraiment donné un bon coup de main pour aider Germain, mon amour de 11 ans. Comme je l’ai formulé à la réunion de l’OPP (Organisme de participation des parents) du 28 octobre dernier, je souhaite ardemment que tous les parents puissent avoir accès à ces formations, car elles permettent une très bonne prise de conscience. Personnellement, j’ai déjà commencé à mettre en pratique ces outils pour construire une relation de plus en plus solide avec mon garçon. Vous pouvez manifester votre désir d’avoir accès à cette formation en téléphonant au secrétariat de l’école. En effet, comme cela s’est déjà fait par le passé, il est possible d’offrir ces ateliers à l’école. Danielle Ouimet, maman de Germain Bolduc (6e)


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C’était en deuxième année. J’avais sept ou huit ans. Je sortais de l’hôpital Ste-Justine où on m’avait soignée pour une bronco-pneumonie. Déjà là, le nom fait peur mais ça avait été assez sérieux. On m’avait mise en quarantaine (j’étais trop contagieuse) seule dans une grande chambre, et ma grand-mère Germaine m’apportait des bonbons pour me consoler. Oh que c’était dur! Puisque je voulais toujours sortir de mon lit pour aller voir ce qui se passait en dehors de ma chambre, on avait dû m’attacher… Enfin… Entrée avec cette bronco-pneumonie, je suis ressortie avec une picotte. Pas de chance! Alors, forcée de rester à la maison, j’avais beaucoup de temps à moi. Je devais quand même faire des devoirs avec ma mère afin de ne pas manquer mon trimestre. Mais mis à part ça, j’avais droit à des petites séances de télévision. Et, comble de bonheur, il y avait cette émission à Radio-Canada, « La grande aventure ». On se promenait partout dans le monde et j’apprenais plein de choses. Il y avait cette musique, si belle et si intense qui était nouvelle à mes oreilles, une pièce de musique classique qui servait de thème musical. Et encore, chaque fois que j’entends cette pièce, je suis transportée loin en arrière, alors que j’étais assise, seule, devant l’écran de télévision, à regarder ces images d’ailleurs qui me faisaient tant rêver… Et c’est là que subtilement ces désirs d’ailleurs se sont insinués dans mon corps et dans ma tête. Il faut dire que j’ai toujours été très curieuse et encore aujourd’hui. J’ai pu, depuis, faire quelques voyages mais je ne suis vraiment pas rassasiée. Il y a tellement d’endroits à découvrir et je serais bien triste de ne pouvoir en profiter. C’est pourquoi je veux amener Germain avec moi quand je le pourrai et lui donner le goût de s’ouvrir au monde. D’ailleurs, si un jour, Germain veut partir à l’aventure de par le vaste monde, ce n’est pas moi qui l’en empêcherai. Je lui donnerai le concerto d’Aranjuez et souhaiterai qu’il vive les plus beaux moments de sa vie.

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J’aim e l e t r a i n

Une fois, je suis partie en voyage à Québec en train avec mes parents et mon petit frère. Nous sommes arrivés à la gare centrale avec tous nos bagages et quand nous sommes entrés dans notre wagon, papa a placé toutes les valises dans une sorte de grand casier. Ensuite, on a choisi nos places. Moi, j’ai pris une place près de la grande fenêtre pour voir dehors. Quand le train a démarré, cela nous a fait bien plaisir. Nous avons franchi des ponts, des routes et ensuite nous avons vu des maisons, ainsi que des vaches qui broutaient dans les champs. En plus, on roulait beaucoup plus vite que les autos! J’adore quand le train passe dans les tunnels. Cela fait du bruit et il fait noir. J’ai aimé la petite collation qu’on nous a donnée. Quand nous sommes revenus, j’ai fait une sieste et j’ai manqué la moitié du voyage de retour… J’aimerais bien repartir en train, encore plus loin. C’était la première fois de ma vie que je quittais Montréal.

Gabrielle Gendron-Lepage • Groupe 33 (classe de Isabelle)

Merci

à la

Bonjour et merci !

J’ai écrit cet article pour vous dire merci de nous avoir donné de l’argent en échange du maïs soufflé lors de la fête d’Halloween à l’école St-Marc. L’argent que vous avez donné ira à l’Unicef pour les enfants du monde qui en ont besoin.

Boulangerie

de Froment et de Sève pour son implication à l’école St-Marc ! 2355, RUE BEAUBIEN EST, MONTRÉAL

(514) 722-4301

• FAX (514) 722-4302

Bon voyage Germain! 8

Charlotte St-Louis Groupe 23 (classe d’Anne-Marie)


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