Lueur d'ombre

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Lueur d’ombre

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Les éditions des anges cornus

Lueur d’ombre Recueil de poésie

Créé par les élèves de 3e secondaire de l’école de l’Odyssée 3


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Les éditions des anges cornus (Éditions Marchand d’idées) 177, Chemin du Pont Piedmont, Québec, J0R 1K0 Correctrice Julie Cadieux Marketing Julie Nicolas Cassandra Salois Marie-Elizabeth Lebeault Illustrations Roxanne Bouchard Kathryn Lefebvre-Trudel Francis Clément Valérie Côté Page couverture Valérie Côté Kathryn Lefebvre-Trudel Éditrices et lectrices Cassandra Salois Marie-Elizabeth Lebeault Mise en page Martin Clément Impression Imprimerie Sprint Média

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Dépôt légal, 2e trimestre 2012 Bibliothèque et archives nationales du Québec Bibliothèque et archives du Canada ISBN: 978-2-9812372-9-3 Tous droits réservés. Aucune reproduction de ce livre n’est permise sans l’approbation des auteurs et des éditeurs. Imprimé au Québec Copyright © 2012 Les éditions des anges cornus

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Avant-propos Le thème que nous avons exploité laisse notre créativité à sa libre expression. Chaque épreuve est un combat interminable auquel nous, jeunes écrivains, faisons face avec courage et détermination. Nous tenterons par nos poèmes de vous faire partager nos émotions. Le yin et le yang est un sujet sans limite que nous avons su explorer chacun à notre façon à travers la poésie. Lisez, appréciez et partagez-les à votre tour… Cassandra Salois Julie Nicolas Roxanne Bouchard Marie-Elizabeth Lebeault

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Mot du directeur Pour vous chers lecteurs, ce livre sera à coup sûr une source de divertissement et l’assurance de passer un bon moment. D’emblée, je vous souhaite une lecture enrichissante. Pour vous chers auteurs, c’est le fruit tangible de l’aboutissement de votre beau travail. Avec votre tête, votre passion et votre cœur, vous êtes parvenus à réaliser ce collectif de poésie. Félicitations ! Finalement, pour Julie Cadieux et Marc Sauvageau, infatigables et inépuisables source d’inspiration pour ces jeunes, merci de ce travail, merci d’avoir cru en eux. Jean-François Collard

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Mot du directeur adjoint 2e cycle du secondaire Bonjour à l’équipe du recueil de poésie, Une autre belle année pour nos élèves remplie de projets académiques, sportifs ou culturels, mais qui n’ont su satisfaire votre appétit d’implication scolaire. Le goût du dépassement de soi vous anime encore et c’est tout à votre honneur. Pour certains d’entre vous, le recueil de poésie se veut une fenêtre sur la création ou sur l’imagination. Pour d’autres, c’est l’expérience acquise dans l’organisation ou dans le soutien technique de la création d’un livre. Merci chers élèves pour votre temps et votre imagination fertile; merci à l’équipe technique; merci aux adultes qui, d’année en année, apportent une expertise et qui font vivre des expériences de vie si précieuses pour les adultes de demain. Les paroles s’envolent, mais les écrits restent! Luc Lépine

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Mot de l’enseignante responsable Premièrement, je tiens à vous remercier de vous être procuré ce 3e recueil de poésie. Je félicite l’équipe dynamique qui a travaillé à mes côtés. Ce fut encore, cette année, un travail ardu, mais révélateur en talents et valorisant pour nous tous! Ce sont des poèmes d’élèves de la 3e secondaire qui vous sont présentés en plus de chansons écrites par les élèves du PR-3 (merci à Claire et à Audrey pour leur implication). «Lueur d’ombre», ce titre évoque la balance de la vie. Tout n’est pas blanc ou noir, il y a aussi les contrastes qui font partie de notre réalité… Nous avons donc travaillé le thème du yin et du yang. L’équilibre parfait! Des sujets libres vous seront présentés dans la deuxième section puisque la liberté est primordiale pour tout être humain. Merci à la direction de nous avoir laissé utiliser le matériel et les locaux; en plus de la confiance que vous m’accordez année après année. Merci à M. Marc Sauvageau pour sa précieuse collaboration, sans toi, ce serait impossible à réaliser. Merci à mon époux, Alain; à mon fils, Samuel; à mes beaux -enfants; à mes parents, à toute ma famille et à mes amis de toujours m’encourager et de m’endurer dans mes bons 12


et mes mauvais moments. Je vous aime… Merci à tous ceux et celles qui ont participé de près ou de loin dans cette folle aventure. Julie Cadieux

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Mot du Marchand d’idées (coordonateur du projet) Jamais deux sans trois… Ainsi nous persistons, signons et présentons un troisième recueil de poésie, cette fois ayant pour thème principal le yin et le yang. Dans un monde chargé de contrastes et de contradictions, ce livre s’avère une source d’inspiration certaine. Entrez, lisez et vous en ressortirez grandis, je peux vous l’assurer ! Une fois de plus, merci à toi Julie Cadieux, ton dévouement et ton engagement sont contagieux. Merci à Claire Gendreau, à Audrey Robert ainsi qu’à tous les jeunes du PréDep 3. Merci à la direction de l’école; votre confiance en nous nous donne des ailes! Un merci tout particulier à Martin Clément qui s’est investi pour une troisième année dans notre projet et a fait la mise en page du livre tel un vrai « pro » : ton avenir est assuré ! C’est un plaisir de collaborer avec toi! Enfin, merci à vous tous qui avez participé au projet. Vous êtes les soleils de l’avenir ; la lueur dans vos yeux efface toute trace d’ombre. Bonne lecture! Marc Sauvageau Le Marchand d’idées

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Ce livre est dédié à madame Julie Cadieux qui, pendant 3 ans, a pris de son temps pour créer des recueils de poésie toujours plus originaux les uns que les autres. C’est avec une très grande générosité qu’elle nous a fait part de ses idées pour aboutir à ces superbes résultats. Nous voulons lui offrir ce dernier livre pour la remercier de s’être autant investie dans ces projets. Merci beaucoup!

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Au lieu de se plaindre de l’obscurité, mieux vaut allumer la lumière. Confucius

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Table des matières Yin-Yang Le yin et le yang Le racisme Stable comme une balance Là où tout commence La vie n’est pas éternelle La mort n’est qu’un mot, la vie comme un coquelicot L’amour et la peine d’amour Le paradis, une mélodie; l’enfer, une autre guerre Le policier contre le prisonnier Amour et abandon L’été et l’hiver Ta vie L’ange et le démon L’été contre l’hiver Les filles et les garçons L’amour finit toujours en haine Paix - guerre La lune et le soleil Amour et haine Sucré et salé L’inverse La rose rouge À toi papa La richesse et la pauvreté Amis et ennemis Yin Yang Démons et anges Mon poème : l’amour et la haine 21

29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56


La maladie vs la santé Le jour et la nuit La vie Yin et Yang Ange et démon L’amour et la haine Rêves éveillés Toujours ou jamais L’amour & la haine Un bonheur emprisonné Victoire et défaite Entre l’amour et la haine Jour & nuit La joie et la tristesse La vie et la mort Premier ou deuxième Amour et trahison Contradiction La vie ou la mort La lumière et la noirceur Le yin & le yang

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Libre Notre amour Musique Une larme 18 ans École Le manque de ta présence Le bonheur Mon petit ange

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Une étoile de plus dans le ciel Les fleurs À ta mémoire La goutte d’eau Le feu L’amour Un sentier à deux L’obscur noir La mode La musique L’amour d’une mère Le papillon Les saisons du Québec Mes parents Tristesse et amour Une fleur soufflée par le vent Maman La maltraitance Garde ton moral Papi La primerose Le coquelicot indigo Ma meilleure amie Mon amour pour toi La vie d’aujourd’hui Le mensonge et la vérité Les saisons Enfance volée La vie Elles Une enfance envolée 23

89 90 91 92 93 94 95 96 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120


L’amitié Lâche ma main Toi Une dernière pensée

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Chansons De souffrance à délivrance Point de vue R’garde l’heure ma belle La nuit et le jour

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Yin-Yang

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Le yin et le yang Les Noirs ont été persécutés par les Blancs Maintenant, ils ont un Noir comme président Des milliers d’esclaves sont morts sans raison, Car ils étaient considérés comme une possession Le jour nous donne le plus grand des présents : la chaleur Il fait disparaitre toutes sortes de malheurs La nuit refroidit les esprits D’ici à Lévis La vie donne des ailes La mort nous envoie au ciel La vie n’est qu’une longue attente La mort est pour toujours une détente Les anges sont signe de vie Ils répondent à toutes tes fantaisies Les démons sont signe de mort Avec eux, personne ne dort L’amour nous rend fous La vie a un meilleur goût La haine nous rend plus forts Elle permet de tuer sans effort Kevin Laperrière (3-01)

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Le racisme Que tu sois noir ou blanc, Tu n’es pas une personne différente, tu es comme nous Allez, voyons, ne reste pas assise sur ce banc, Viens t’amuser avec nous, Nous, on se fout de la couleur de ta peau Un jour, j’aurais vraiment pensé que cela cesserait, Mais non, malheureusement, il y aura toujours quelqu’un pour te rabaisser Quoi qu’il en soit, moi, jamais je ne te laisserai tomber J’ai vraiment pensé que tout ça changerait, Mais non, je me suis forcément trompée Peu importe ce qu’ils disent de toi Ignore-les, ne te laisse pas abattre Il faut que tu aies confiance en toi Dans la vie, il faut se battre, Se battre pour être heureux Que tu sois noir ou blanc, Tu es la bienvenue à être mon amie Pour la vie Je dis non au racisme, Car je trouve ça irréaliste Jennifer Duval (3-02)

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Stable comme une balance (Soirée Poésie) Réfléchir légèrement, Souffrir indéfiniment; Ne pas savoir quand agir Ou avancer même dans le pire Des sentiments en vol, Des pensées décortiquées; Ne pas savoir comment aimer Ou tout découvrir d’un simple survol Hésiter un instant, Foncer constamment; Tu brûles d’envie de succomber, Ce qui donne espoir à cette histoire sans avancer Tu sais, Tu ne sais plus; Tu pars une fois de plus, Tu reviens à un moment suspect Renoncer, tu ne sais pas Comme sait le faire un renégat, Mais sache qu’au bon moment, Moi, je m’envole n’importe quand Julie Nicolas (3-03)

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Là où tout commence La vie est belle, Mais parfois si cruelle De nous enlever À qui nous tenions tant Nous ne sommes pas toujours conscients Du danger qui nous cible, Mais c’est terrible pour les jeunes insouciants Qui se croient invincibles Malgré tous les efforts Que nous fournissons pour avoir une magnifique vie Nous devons rester forts Jusqu’à ce qu’elle soit finie Nous devons continuer à rire Et de ne jamais souffrir La vie est beaucoup trop courte Pour s’arrêter à chaque petit doute La vie est longue et si belle La mort est si paisible et immortelle Nous devons profiter de chaque moment Avant de disparaitre en un seul coup de vent Léane Doucet (3-01)

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La vie n’est pas éternelle Quand on naît, On ne sait pas qui on est À force de vieillir, On peut le découvrir La vie passe trop vite, Il faut qu’on en profite; La mort nous attend À n’importe quel moment L’avenir Reste à découvrir Et le destin Se charge de nos chagrins La vie est fragile Comme un cadeau d’argile Les gens, bien souvent, Ne profitent pas assez des moments Du jour au lendemain, Tout peut être atteint La vérité N’est pas toujours aimée Jade Pépin (3-04)

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La mort n’est qu’un mot, la vie comme un coquelicot (Soirée Poésie) La mort n’est qu’un mot, Un mot qui fait peur, Un mot qui fait penser à la douleur, Elle vous prend par surprise sans dire un mot La mort traditionnelle Après la vieillesse Ayant perdu toute souplesse Vous plonge dans un long sommeil éternel Avant d’atteindre la mort sans préavis, Il y a plusieurs choses à faire Avant d’aller en enfer, Il y a la vie Vous émergez dans la vie telle une fleur qui éclot, Vous commencez par vous lever Pour un jour faner Pour finalement vous retrouver dans un tombeau La vie est si fragile Dans ce long parcours parsemé d’épreuves Tel un long fleuve Faites attention et soyez vigils! Mikaël Nadeau (3-05)

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L’amour et la peine d’amour Lorsqu’on pense vivre un rêve, mais qu’on est réveillé; Lorsque cette personne compte plus que tout; Lorsqu’on la voudrait près de nous, Voici ce qu’on appelle aimer Il y a aussi le moment où nous déposons toutes nos armes, Qu’on essaie d’oublier ces moments appréciés, Qu’on laisse couler toutes nos larmes Pour enfin oublier et tout recommencer Ce moment peut ne durer qu’un instant, Mais on s’en souvient longtemps; Je me souviendrai toujours du premier regard, Le sentiment que j’avais ressenti à ton égard On a entre les mains de l’or Pour en finir avec des coups de poignard; J’aurais voulu rester avec toi pour l’éternité Sans jamais ne pouvoir m’en détacher On doit tout de même arrêter les soupirs Afin de retrouver le sourire; Les meilleures choses ont toujours une fin Donc, il faut poursuivre notre chemin Stéphanie Dugas (3-07)

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Le paradis, une mélodie; l’enfer, une autre guerre C’est tout là-haut au paradis Que carillonne la plus harmonieuse des mélodies; Là où ces anges les plus innocents Nettoient la moindre goutte de sang Ascenseur en panne, ascenseur en flammes; S’y aventurer, c’est y perdre son âme, Car une fois dans les profondeurs de l’enfer; Nul ne pourra s’échapper des griffes de Lucifer C’est au paradis que tout est permis; Dans l’endroit où tout se vit La peine et l’ennui sont interdits, Car ici, c’est la belle vie C’est en enfer Que c’est la guerre; Là où Lucifer Est père C’est sur terre que c’est l’enfer, C’est sur terre que l’on fait nos prières, C’est sur terre le paradis, C’est sur terre que l’on vit notre vie Carolanne Mailhiot (3-07)

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Le policier contre le prisonnier Dans une petite ville Se passait une poursuite civile, Un prisonnier s’échappa de prison, Mais un policer le poursuivit avec attention Le prisonnier fut cerné dans un cul-de-sac Alors, le policer chercha son arme dans son sac Quand le policer sortit de sa voiture, Le prisonnier sauta dans un lac sans envergure Le prisonnier survécut, Mais le policier le perdit de vue Alors, le policier commença à chercher De même que le prisonnier cherchait à se cacher Le prisonnier trouva une maison et alla s’y réfugier, Mais le policier le repéra et enfonça l’entrée, Le policier arrêta le prisonnier en sueur Et il reçut une médaille d’honneur En quittant la maison, Le prisonnier alla dans un camion Où on l’amènera pour le juger Et l’exécuter David Szczesniak (3-05)

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Amour et abandon Je t’ai aimée alors que toi non, Je mettais des efforts dans notre couple Alors que toi, tu regardais les autres Et moi, j’ai passé pour un con Ton abandon alors que je ne m’y attendais pas, Tu me jouais dans le dos alors que moi, Je t’aimais et te suivais au pas Prêt à me prendre une balle pour toi Lorsqu’on s’est rencontré, notre amour était infini; Qui aurait dit qu’après cinq mois, ce serait fini Lorsqu’on s’est rencontré, notre amour était infini; Et c’est toi qui m’avais dit que c’était pour la vie Quand tu es partie, tu es partie avec mon cœur Parce que tu sais que tu n’en trouveras pas un autre ailleurs Qui t’aimera autant que moi qui te connais par cœur; Dire que je t’ai aimée de tout mon être devenu torpeur Quand on s’aimait, je me perdais dans tes yeux, Ton abandon fait que je ne peux plus regarder une fille dans les yeux; Quand on s’aimait, je vivais le parfait bonheur, Ton abandon fait qu’aujourd’hui, je vis le malheur Alexandre Bernard-Picard (3-07)

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L’été et l’hiver L’été, il fait chaud et beau Je vais jouer dans l’eau; L’hiver, il fait froid Je vais faire un feu Profiter du beau temps en s’amusant avec nos amis, On va faire des folies; Rester chez soi emmitouflé On aimerait aller s’amuser Restée coucher à faire la grâce matinée; Ensuite, une belle journée, Se réveiller avec le réveille-matin Qui s’éternise sans fin Vive les vacances, On danse; Vive les travaux Quand ça coule à flots On va aller en voyage, Il faut faire nos bagages, On va aller à l’école, Il faut écouter des paroles Daphnée Deschênes (3-03)

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Ta vie Papa, pourquoi es-tu parti? Tu donnais espoir à nos vies Sans toi, je ne peux avancer, Car mon cœur est déchiré Boire au volant, c’est interdit Voilà la preuve, il est parti J’espère que tu te sens coupable, Ce que tu as fait est impardonnable Prends soin de toi au paradis Si je pouvais, je te donnerais ma vie, Mais toute bonne chose a une fin, C’est pour ça qu’il faut que je me prenne en main Tu as pris ma vie, Mon cœur aussi Quand je te vois, tout devient lourd Je ne peux même plus voir tout ce qui m’entoure Tu es parti de ma vie, Alors tous mes plans sont anéantis; Papa, je ne t’oublierai jamais; Ça, je te le promets Jessica Muloin-Rossi (3-05)

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L’ange et le démon Vaut mieux réfléchir avant d’agir que de regretter nos souvenirs Nous avons tous un ange et un démon L’ange nous empêche de faire ce que nous désirons Et le démon, lui, nous dit de foncer sans réfléchir L’ange nous conseille de ne jamais mentir, De ne jamais trop faire à sa tête Par peur qu’on nous fasse la fête Donc, avant d’agir, nous devons prendre notre temps, sans soupirs Le démon ose mentir pour nous sauver des conflits Nous fait oser prendre le risque d’avoir le cœur brisé Il veut simplement que l’on vive notre vie Sans avoir le regret de ne pas avoir foncé Ceux-ci peuvent parfois donner des mauvais conseils Comme ils peuvent en donner de bons Nos décisions peuvent avoir effet piqûre d’abeilles Et peuvent donner l’impression d’avoir pris de bonnes décisions L’ange et le démon sont deux contraires, Mais il n’y en a pas un de mieux Nous devons faire attention de ne pas prendre des décisions meurtrières, Car cela peut devenir très coûteux Jade Tellier (3-01)

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L’été contre l’hiver J’hume l’odeur des fleurs, J’accepte les caresses du soleil, J’apprends à vivre le bonheur; La saison chaude m’émerveille Les flocons s’entremêlent dans mes cheveux, Il fait sombre comme la nuit, Le paysage est fabuleux; La saison froide m’épanouit La beauté de la chaleur, Le calme du froid, C’est plus qu’enchanteur, C’est la chance d’un roi La végétation bombarde nos terres, La faune embellit notre ère, Les ruisseaux coulent à flots; L’été, il n’y a rien de plus beau Nos routes, de neige sont parsemées; Les lacs sont glacés, Le froid sonne écho, Mais il n’y a rien de plus beau Roxanne Bouchard (3-03)

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Les filles et les garçons Les filles sont plutôt timides Parfois, elles peuvent être bizarroïdes Elles aiment se sentir belles Et ont leur style bien à elles Les garçons ne sont pas sensibles Ils ne veulent pas perdre leur orgueil Ils se croient invincibles Aux demoiselles, ils font des clins d’œil Les filles aiment avoir raison Entre elles ne veulent aucune trahison Au naturel, elles n’aiment pas se montrer De beaux vêtements, elles aiment porter Les garçons sont charmeurs Ils disent ne jamais avoir peur, Ils adorent les sports Et, selon eux, n’ont jamais tort Malgré qu’ils soient si différents Garçons et filles peuvent s’aimer à en mourir Rire à mourir, ensuite se tire un sourire Finalement ensemble se complètent parfaitement… Lydia Bourdages (3-01)

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L’amour finit toujours en haine Au début, on est fou, C’est tout frais, tout nouveau; On s’aime plus que tout, Ça flotte comme sur un bateau Tous nos temps libres, C’est avec cette personne qu’on les passerait Elle est ton équilibre Et trop souvent, nous ne sommes qu’un jouet L’amour vient avec la peine, Mais on ne peut pas s’en passer Avec tant de haine, On ne peut qu’essayer d’oublier Malgré tout, on se demande si cette personne pense à nous des fois, Elle ne peut que regretter Si la nostalgie l’envahit parfois De nous avoir laissé tomber Les apparences sont trompeuses; On ne doit pas se fier à l’apparence, Car les apparences sont menteuses; On finit par se faire avoir par cette belle décadence Kate Davis (3-04)

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Paix - guerre La guerre, partie intégrale de cette terre; Elle fait ravage dans la mer Là où les guerres s’écroulent, Avant que le sang ne coule Cette paix est une tranquillité qui représente le calme Elle la met en cage et stoppe les armes; Elle arrête la lame qui brise son carnage Et elle transforme la rage en sage La guerre est comme le noir, Elle assombrit les soirs; Elle envoie sombrer Tous ces malheureux échoués Ce silence dit que tout est fini, Il me fait signe que c’est la vie; Le mauvais temps est tombé, Les jours calmes ont commencé La paix et la guerre ne sont qu’une chose, Il n’est plus question du calme avant la tempête; Il faut maintenant garder la bête Et retenir la rose Gabriel Tremblay (3-06)

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La lune et le soleil (Soirée Poésie) Je suis le jour et la nuit Et quand je viens, toi, tu t’en vas Comme nos deux vies qui se fuient Le temps ne nous appartient pas Je voudrais réchauffer ton cœur, Je t’embrasse de feu le jour Et toi, tu refroidis mes ardeurs La nuit, tu éclaires mon amour Je suis ton rayon de soleil, Tu es ma douceur, ma lune Tu apparais quand j’ai sommeil Et mes rayons t’importunent Si nous étions moins loin tous les deux, Je t’aurais serré dans mes bras J’aurais été plus audacieux Et dire que je ne t’aimais pas… Thristan Laflèche Bourget (3-05)

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Amour et haine Amour et haine, mon corps en est rempli Je ne sais point pourquoi, Mais mon cœur n’a pas compris; Il ne peut se débarrasser de toi Je t’ai dit que je ne t’aimais plus, Mais au fond de moi, c’est toujours aussi brûlant; Je suis totalement perdue, Mes sentiments n’ont jamais changé aussi souvent Je te fais du mal en croyant me soulager, Je t’insulte en espérant tout faire changer, Je te hais et personne n’y croirait; Que tu regrettes, c’est ce que je voudrais Je t’aime à en mourir, Je vis pour voir ton sourire, Je ne peux plus me passer de toi, Te regarder me laisse sans voix Mon cœur ne vit que de toi, Mais ma tête se demande pourquoi, Je ne suis pas capable de t’oublier Amour et haine pour l’éternité Amylie Gagnon (3-08)

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Sucré et salé Dans la vie, il y a plusieurs saveurs; Certaines salées comme le beurre, D’autres sucrées comme les bonbons; Une ou l’autre, c’est toujours bon Le matin, pendant le déjeuner, Des aliments sucrés sont conseillés, Car se réveiller avec du salé, Votre estomac ne va point aimer Cependant, vient l’heure du diner Où cette sensation salée bien appréciée Complètera ce bon repas Pour patienter jusqu’au souper qui viendra Maintenant, c’est le souper! Vous allez unir les deux Dans un mélange savoureux Réunissant enfin sucré et salé Finalement, arrive l’heure du coucher; Tous sont partis le ventre rempli De ces aliments si exquis En attendant demain pour tout recommencer Kevin Chouinard (3-08)

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L’inverse J’étais debout dans les airs, Je regardais l’air avec mes yeux pers Je forçais très fort sans forcer; J’ai commencé à pleurer sans être peiné Je regardais les yeux fermés, Je mentais en disant la vérité, Je courais en marchant tranquillement, Je maugréais en rigolant exagérément Je payais sans un seul petit sou, J’avais les cheveux propres, mais plein de poux; J’écrivais des mots sans crayon, Je me faisais flatter par un bourdon Je suais sans bouger d’un poil, Je peignais sans avoir de toile; Je lisais des livres sans mots, Je réchauffais ma nourriture sans pots Je me grattais sans doigt à la main, Je présidais l’avenir sans destin; Je criais avec la bouche fermée, Je jouais au hockey sans savoir patiner Justin Gauthier (3-09)

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La rose rouge Je suis rouge et fascinante, Je suis remplie de couleurs; On me donne aux femmes aimantes, Je suis celle qui fait leur bonheur Toute seule, je vieillis, Tenue prisonnière par cette chaîne Je défleuris N’ayant qu’une vilaine rengaine remplie avec tant de haine Dans un champ, on m’a cueillie, Ramenée avec mes amies les marguerites Dans une nouvelle famille, je suis accueillie Belle et grande, je grandis vite Mes pétales, comme des larmes, tombaient Sur le sol, ils s’écrasaient Sans un son, ils se retrouvaient Fanés, ils étaient Grandissant avec les orchidées; Un jour, la mort arriva; Il n’en resta qu’une abandonnée, Mais heureuse d’avoir vécu sa vie comme un lilas Kathryn Lefebvre-Trudel (3-07)

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À toi papa Nous sommes feu et glace, Deux contraires qui se font face, De simples paroles innocentes Deviennent pour nous des armes sanguinaires Nous sommes de vrais soldats Prêts à se battre au combat, À s’arracher les bras Juste parce qu’on ne se supporte pas Tu as eu des tons Où tu y es allé un peu fort, Tes gestes ont dépassé tes pensées Et tes paroles m’ont blessée J’ai fait des erreurs Et blessé ton vieux cœur Avec mes paroles blessantes, Mais tu t’attaques à une adolescente Nous ne serons jamais unis Comme ces familles de belle vie, Mais tu restes mon père; Celui à qui je lève mon verre Christina Giard (3-03)

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La richesse et la pauvreté Les riches avec leur richesse ont plus de politesse, Les pauvres avec juste leur veste ont froid aux fesses; Avec leur pauvreté, ils ne sont pas à égalité, Avec leur richesse, ils veulent être majestés Tu es riche, te vanter te fait rabaisser; Tu es pauvre, imaginer te fait rêver, Avec ta richesse, tu te crois plus aimé; Avec ta pauvreté, tu peux moins manger Tu te réveilles avec le déjeuner à tes côtés, Tu te sens bien avec ton animal; Tu te réveilles avec la pauvreté à tes côtés, Tu te sens mal dans ta peau anormale Tu passes tes journées ensoleillées à te baigner, Tu ne penses qu’à ta faim avec ton diner; Tu voles pour ta famille sinon, tu seras honteux, Tu penses aux autres heureux qui sont chanceux Tu fermes les yeux en étant heureux, Tu fermes les yeux en étant joyeux; Tu t’endors dans ton lit, tu l’apprécies; Tu t’endors sous la nuit, tu es au paradis Charles Gallant (3-07)

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Amis et ennemis Les amis sont ceux qui seront toujours là Peu importe le temps qui viendra J’entendrai leurs voix Dans ces simples moments-là Il y a aussi les ennemis De qui on se méfie Ceux qui nous regardent de travers Tout en étant bien fiers Le jour comme la nuit J’ai toujours mes amis Beau temps, mauvais temps, Je les aime autant Chacun de nos ennemis nous ont brisé le cœur Comme la pluie, ils déclenchent le tonnerre Je découvre souvent cette grande chaleur, Une chaleur involontaire Par contre, un ami Peut devenir un ennemi Tandis qu’un ennemi Peut devenir un ami Jade Trépanier (3-02)

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Yin Yang Tu te sens de plus en plus seul Marchant en cherchant le droit chemin Espérant être sur le seuil De trouver celui qui est tien La foi brillera tout comme toi Si tu crois qu’à l’avenir Les larmes qui voyagent en toi Ne seront plus qu’un souvenir Sans espoir ni rire Ne regardant plus derrière De peur de souffrir En mémoire des histoires d’hier Le temps est dur, Mais continuant d’avancer, Tu souhaites que la vie de ton soleil perdure Pour que ton monde continue de balancer Tu te rends compte que le temps n’est qu’un mot; Ce mot dont on ne prononce point la fin Pour qu’il nous rappelle aussitôt Qu’on court pour rien Roxane Deschênes (3-04)

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Démons et anges Le yin représente le bien, Mais aussi le noir et le féminin; Le yang représente les vilains, Mais aussi le blanc et le masculin Le blanc ne représente pas rien, Car en plus d’être la perfection, il représente les divins; Celui-ci représente aussi la virginité Ainsi que la pureté et les mariées Le noir peut être comparé au néant, Mais il est aussi associé aux trous noirs; Il n’est pas une couleur qui manque de cran, Il est aussi signe de tristesse ou même de désespoir Les anges nous surveillent du paradis Et veillent sur nous tout au long de notre vie; Ils ont de très grandes ailes Pour démontrer qu’ils sont bons, ils ont des auréoles Les démons seront toujours le mal incarné, C’est bien pour cela qu’ils sont damnés; Ils ne feront jamais le bien même si on les laisse monter, Ils n’ont pas et n’auront jamais de pitié James Bouchard (3-09)

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Mon poème : l’amour et la haine L’amour est une fleur, Il éclot à tout moment; L’amour est notre cœur, Il bat constamment L’amour est fragile, Il se brisera si on n’y fait pas attention; L’amour est habile, Il nous joue du violon La haine est noire comme la nuit, Elle est malicieuse; La haine broie du noir dans l’ennui, Elle est trompeuse La haine est dangereuse, Elle peut nous faire des choses cinglées; La haine est menteuse, Elle est comblée quand elle nous a divisés Éric Noël (3-05)

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La maladie vs la santé Quand tout ce qu’il nous reste, c’est l’espoir; Quand malgré les joies, notre cœur saigne; Quand tout le monde est dépassé par cette triste histoire; Quand ton corps tout entier y baigne La maladie nous détruit et nous laisse meurtris, Elle garde avec elle des gens formidables; Elle touche même les plus grands de cette patrie, Rien ne peut l’arrêter dans ce combat interminable Cependant, quand la santé ne t’empêche de rien; Lorsque chaque matin, tu as la chance de ne pas avoir peur, La santé te fait sourire et te fait sentir bien; Chaque matin, au réveil, tu ne démontres pas de stupeur Le sport, les loisirs et les amis sont tes seules occupations, C’est le seul cadeau que la vie peut vraiment te donner; La santé te donne la chance d’être heureux, c’est ta mission; Être en pleine forme te donne le goût d’avancer et de continuer Avoir le cancer te cache toute lumière, Être en santé te rend plus fort; La maladie fait des morts depuis toujours, elle en a fait seulement hier; Malgré tout, la santé a meilleur goût, elle vaut de l’or Cassandra Salois (3-05)

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Le jour et la nuit Le jour, symbole de lumière et de renaissance Il commence alors que la nuit finit Alors que le crépuscule commence, Le jour est à l’agonie La nuit, symbole d’obscurité et de mort Débute au crépuscule et finit à l’aube Alors qu’un jeune homme dort, D’autres se lèvent à l’aube Lorsque le néant s’illumine, L’aube se forme; Lorsque la lumière s’obscurcit, Le crépuscule règne Le jour et la nuit, Deux entités opposées Même si elles se côtoient, Elles ne se rencontrent jamais Le cycle du jour et de la nuit, Perpétuel recommencement Nous a suivis En tant que guide du temps Simon Fleury (3-04)

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La vie L’amour, la haine La paix, la guerre La vie, la mort, Mais quel sera notre sort? Pourquoi tant aimer Pour ensuite se détester? Pourquoi tant haïr Pour ensuite s’unir? Autant de violence Beaucoup trop d’insouciance La paix triomphera un jour Laissons la vie suivre son cours Vivre à tout jamais Tel est notre souhait, Mais faire face à la mort Sera notre sort Alors notre sort est jeté, Nous ne pouvons en décider, Mais devrions-nous abdiquer Devant tant d’adversité? Jessica Thériault (3-01)

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Yin et Yang La mort est comme la nuit, Elle est remplie de désespoir; Le jour est comme la vie, Il est rempli d’espoir La mort est remplie de serpents insoucieux qui sentent ta souffrance, C’est un orage rempli de haine faisant rage Heureusement, le feuillage de la vie lui fait ombrage Pour laisser place à ta naissance La vie créa le bonheur; La mort créa le malheur; Malheur créa tristesse; Bonheur créa tendresse C’est dans ce monde que tu vis, C’est dans ce monde que tu meurs, C’est là que tu ris Ou que tu attends ton heure La mort va tuer, La mort va créer C’est l’équilibre de ce monde, L’équilibre qui nous habite à chaque seconde Nikola B. St-Pierre (3-02)

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Ange et démon Vous, les anges de lumière Êtes la bonté Vous ne vivez que d’amitié et de vérité Vous nous surveillez depuis les airs Tandis que les démons Nous attirent vers le mal De leurs mots, à leur façon Ils nous emprisonnent comme un animal Les anges veulent nous aider, Nous protéger Du mal Qui se cache dans les flammes Pourtant, les démons sont les maîtres du jeu Plusieurs d’entre nous sont cruels Et parfois même mortels Tous contrôlés par le côté obscur maintenant heureux Que nous soyons des anges de lumière Ou des démons de l’enfer, Nous veillerons sur les mortels Qui finiront tous immortels… Annie L’Espérance (3-01)

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L’amour et la haine Il est difficile de t’aimer, Tu m’as si souvent blessée Des gifles aux mamours, C’est ta façon de me montrer ton amour J’ai parfois envie de m’enfuir, Mais tu sais toujours comment me séduire J’oublie tes mots méchants, Je fais comme si c’était comme avant Au début, tu étais gentil Tu m’as alors anéantie Avec tes jeux de pouvoir Seulement pour te faire valoir Pourtant, je suis toujours dans tes bras À me demander pourquoi je t’aime et te hais à la fois, C’est seulement lors de mon dernier soupir Que j’ai réalisé que j’aurais dû partir J’espère maintenant que tu vas payer Pour tout le tort que tu m’as causé Et pour ma vie que tu n’as fait que détruire Dis-toi que je ne fais plus que t’haïr Anny-Claude Lépine-Brisebois (3-04)

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Rêves éveillés Tomber dans les bras de Morphée, Pourquoi ensuite se réveiller? Pourquoi ne pas rester dans cette fausse réalité Où tous nos désirs sont réalisés? Dans ce grand monde du subconscient, L’on devient quelqu’un d’important Où chaque détail possède une traduction Que l’on oublie sans émotion La lumière vient percer ce rêve, La noirceur comme un feu l’anime; Cela devient un combat sans trêve Où les images imaginaires s’abiment Parfois, il devient impossible de dormir Et cela relève de la torture Passer des heures à regarder les murs Pour ensuite doucement s’assoupir La nuit devient un théâtre enjôleur Où les rêves côtoient les cauchemars, Le jour devient un endroit sans peur Où la réalité nous rattrape tôt ou tard Anabelle Lévesque (3-09)

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Toujours ou jamais Toujours heureux, Jamais triste; Toujours un sourire, Jamais une larme Toujours un espoir, Jamais de tempête; Toujours une victoire, Jamais de défaite Toujours avancer, Jamais reculer; Toujours persister, Jamais abandonner Toujours un regard, Jamais d’ignorance; Toujours une cadence, Jamais à l’égard Ces mots existeront pour l’éternité, C’est un équilibre de la vie; Ces mots font partie d’une réalité, C’est un seul sens qui les relie Vicky Paquette (3-07)

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L’amour & la haine L’amour, c’est si beau Surtout, quand ça ne tombe pas à l’eau, Mais il ne faut pas trop rêver, Car une seule bêtise suffit pour tout gâcher Parfois, la haine vient se mêler à l’amour Désespéré, on tire un trait sur cette histoire En espérant de ne pas la revoir Et puis, on oublie et on va mieux de jour en jour Puis, un beau matin, l’amour revient, Mais on est incertain, Car on a peur de revivre la même histoire Et de se faire encore avoir Et puis, on se dit d’essayer, Car nous n’avons qu’une vie Et qu’il faut en profiter Puisqu’un jour, on vieillit Regardant au-delà de l’horizon, Le soleil projette ses derniers rayons; Je continue d’espérer Qu’un jour, l’amour va bientôt arriver Sabrina Touchette-Tremblay (3-06)

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Un bonheur emprisonné Nous sommes libres de penser À ce sentiment de liberté, De croire à cette beauté; Celle qui nous aurait tout donné D’un autre côté, nous sommes emprisonnés Par notre sens des responsabilités; On ne doit pas abandonner Si on ne veut pas s’écraser Que donnerait-on pour le bonheur, Celui que réchaufferait le cœur ? Sans oublier tous les avantages Surtout à notre âge! Il faut penser famille, argent, travail; Récolter toutes nos médailles, Il faut économiser; Penser au petit dernier Alors que la vie nous regarde filer, Il ne faut pas oublier Qu’on peut parfois sortir de notre nid Après tout, on a toute la vie; On peut se gâter Sans oublier nos priorités Valérie Côté (3-07)

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Victoire et défaite C’est dans la victoire Qu’on voit qui sont les stars Il suffit de trop de confiance Puis, arrive la malchance C’est dans la défaite Qu’on voit ceux qui essaient de jouer les vedettes Ce n’est pas avec un manque d’espoir Qu’un jour vous crierez victoire C’est en ayant peur Qu’on fait des erreurs, Mais c’est avec du cœur Qu’on finit par être vainqueur Le plus violent est le plus innocent Il va également finir perdant Définitivement, le plus intelligent Va terminer gagnant Celui qui a échoué Saura s’améliorer Tandis que celui qui a gagné Saura se perfectionner Michaël Brodeur-Boisvert (3-02)

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Entre l’amour et la haine Je l’aime comme ça ne se peut pas, J’ai besoin de lui comme ça ne devrait pas; L’amour n’est qu’un sentiment, Celui que je ne comprends Il m’a blessée, Je me suis sentie rabaissée, Je le déteste à en mourir, La haine me fait souffrir Il arrive à me faire oublier, C’est avec lui que je veux être liée Par tous les moyens Auprès de lui, je serais bien Déjà, il m’a brisé le cœur De mes souffrances, c’est le vainqueur; Je dois faire un choix, Abandonner ou faire une croix Ce n’est pas facile de l’aimer, Ce n’est pas facile de le détester, Mais la haine n’est pas pour toujours Tandis que l’amour, c’est à chaque jour Myriam Rousseau (3-05)

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Jour & nuit Les journées Chaudes et ensoleillées Donnent le goût de bouger, Mais il faut aller travailler Un rayon de soleil me bronze de bonheur; Ceux qui remplissent de joie mon cœur Après une journée fatiguée, Rien de mieux que me reposer Nuit froide, Douce brise Pas le temps de faire des glissades Et les ronflements de la belle Louise Le pire cauchemar, C’est que je dormais avec un calmar, Il était peut-être mort; Je n’ai pas réalisé, car je dors Le jour et la nuit Sont comme femme et mari Durant une période, ils sont féroces Et une autre, prêts pour le divorce Bryan Yani Desmoulin (3-07)

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La joie et la tristesse La joie, le bonheur, j’y ai tellement rêvé Le sourire sur mes lèvres ne doit plus s’éclipser; Un simple petit quelque chose peut m’émerveiller Parce que j’ai appris toute seule à me relever Après tout ce que j’ai vécu, Je réalise qu’elle m’a tellement déçue; J’aurais voulu que ça se passe autrement Parce que maintenant, je te regarde en tremblant Les mais, la famille, ça me change les idées; Le simple bonheur de pouvoir m’éclipser Ils ne te donnent jamais de conséquences, Tu t’en sors toujours avec une deuxième chance À chaque coup que tu m’as donné, Un peu de confiance s’est envolée J’aurais tellement voulu pouvoir t’arrêter Tu es ma sœur et tu oublies de me respecter Avec le temps, j’ai appris à sourire Parce que maintenant, tout peut me faire rire; Je suis heureuse, mais à la recherche de solutions Aujourd’hui, je suis perdue et je me demande si j’ai raison Mélissa Lachaine (3-08)

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La vie et la mort Un jour, la mort te rattrapera Comme la vie arrivera Pour les bonnes ou mauvaises fois Où tu auras besoin de moi Je l’avoue, la mort est cruelle, Mais bel et bien réelle Cette journée où tu comprendras Alors, je serai là pour toi La vie n’est pas un jeu Où tu peux jouer et rejouer Rapidement, elle peut prendre feu Et d’un clin d’œil, s’enflammer La mort est inévitable Chaque jour, elle nous entoure En haut, comme un vautour Ne te sens jamais coupable Cependant, la vie est belle Comme la mort immortelle Pour l’amour, je ne suis pas expert, Mais je veille sur toi mon frère Alexandre Racette (3-01)

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Premier ou deuxième La vérité et le mensonge sont totalement liés Pourtant, j’ai trouvé mon préféré, Ce qui est tout simplement logique, Car la vérité est euphorique La vérité peut nous faire peur, Mais écoutons notre cœur, Car ce mot si unique qui est au fond de nous Nous prévient : soyez au garde à vous Le mensonge, quant à lui, est le pire des ennemis Non seulement il explose notre vie, Mais aussi celle de nos proches Et il peut même vider nos poches Même si le mensonge finit toujours premier, La vérité finit aussi par arriver Malgré sa deuxième place, Elle sait toujours y faire face Certes, nous pouvons mentir Pour mieux nous sentir, Mais dire la vérité Mérite d’être valorisé Jessica Benson (3-04)

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Amour et trahison Je t’aimais, mais tu m’as trahie Moi qui croyais en ta sincérité; Je t’admirais et tu m’as menti Mon cœur en était prisonnier On dit que toute histoire a une fin; Nous deux, ce n’est que le début Tout ce que je veux, c’est être avec toi, enfin Je voudrais être l’heureuse élue Je me souviendrai toujours de cet été Sur cette plage, Nos regards qui s’étaient croisés Tu avais un sourire au visage Je croyais vivre un conte de fées; Moi qui te croyais fidèle Jusqu’au jour où elle est arrivée, J’ai su que c’était elle Tout ce temps, tu m’as menti; J’étais tellement déçue de toi, Tout ce temps, tu m’as trahie C’est pour ça que c’est fini toi et moi Gabrielle Pruneau (3-05)

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Contradiction Chaque jour qui passe, Mon cœur se brise et se casse Le froid et le vide prennent place Jusqu’à ce que je devienne de glace Mais en réalité, je brûle Ce feu de rage s’accumule J’essaie de dissimuler cette rage Qui me tient en cage Par moment, je sens la brise du vent Qui descend du ciel, Qui m’élève vers l’ange Gabriel; Le chemin de ma vie qui s’éclaire Deux choses totalement différentes Qui montent et descendent la pente, Qui jouent avec le peu d’eux qui me reste Fuyant l’évidence comme la peste Yin et Yang Vie et mort Deux mots qui patientent sur le bout de ma langue, Qui me feront devenir dingue… Jessica Morales Garcia (3-01)

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La vie ou la mort La vie n’est pas le paradis La mort peut soulager Elle nous permet de respirer La durée de vie n’est pas garantie La vie peut être enjouée Tout comme elle peut faire pleurer Il y a des épreuves à surmonter Et il ne faut pas se décourager La mort fait oublier Tout ce qui est arrivé dans le passé Elle nous libère De tout ce dont on a souffert Pour certains, la vie est dure Tandis que pour d’autres, elle est facile On rencontre des ruptures Puis, on fait des efforts qui, au bout du fil, sont utiles Après tant d’efforts, La vie nous rend service; Elle nous garde près d’elle malgré nos torts Puis, elle efface toutes les cicatrices Mélina Fleurant (3-01)

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La lumière et la noirceur Si blanche, si transparente; Elle prend soin de nos matins Pour s’éteindre un peu plus loin Où la lumière n’est plus fluente Prends ma main, Nous irons au ciel Où la lumière reste éternelle Pour cette nuit de chagrin La noirceur, Aussi noire que le néant, Ne cesse de faire avancer le temps Pour n’y laisser passer aucune lueur Cette fleur Sur le bord de la fenêtre A cessé d’être champêtre Et n’est maintenant plus qu’un simple chou-fleur à cause de cette noirceur Pour cette fenêtre Qui y laisse largement pénétrer la lumière Et pour cette noirceur qu’elle ne laisse entrer comme des paupières arrêtant la poussière; Il y aura toujours une différence pour nos ancêtres Andréanne Larocque (3-05)

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Le yin & le yang La vie et la mort sont deux choses différentes; La vie représente le début de l’existence; La mort, la fin de notre indépendance, Mais pourquoi chaque histoire doit exiger une sentence? Est-ce plus facile de faire ainsi ou Est-ce tout simplement un avis affectif Pour rendre les gens aussi attentifs À un acte complètement filou? À vrai dire, la vraie question est : «Profitons-nous vraiment de l’instant présent Ou attendons-nous que le futur soit sans effet Et que la réalité soit en arrêt constant?» Bref, l’obscurité de cette lumière Nous sera enfin dévoilée Seulement quand tout viendra feu vert Quand tout sera enfin terminé La vie se voile complètement de blanc La mort, le noir malveillant Créent tous deux un monde éclatant Qui ne serait pas aussi extravagant Julie Labelle (3-08)

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>Libre<

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Notre amour Depuis le premier jour, J’ai su croire en notre amour Je m’excuse si parfois je te fais de la peine, Mais c’est toi, l’homme que j’aime Tu es précieux À mes yeux Tu es tout ce que je veux Tu ne me laisses pas le choix; Moi, je veux être la femme qui s’occupera de toi Tant que tu vivras, je vivrai pour toi, Je ne pense qu’à toi Notre coup de foudre est d’aimer pour vrai, C’est quelque chose qui ne s’éteindra jamais Quand je te vois, Tout devient lourd; Tu as pris ma voix Je ne vois même plus tout ce qui m’entoure Tu as pris ma vie Et mon cœur aussi; Nous deux, c’est pour la vie mon petit chéri! Jade Trépanier(3-02)

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Musique La musique De façon extrêmement poétique Vous permet d’exprimer et de communiquer Vos sentiments comme vos pensées Il y a le rock agressif Quoique peu répétitif Et un peu désagréable, Elle peut invoquer le diable La meilleure musique, La plus magnifique Très rythmée Le blues très agité La musique Comme le classique, C’est la combinaison de sons et de mélodies Qui vont bien en harmonie La musique est partout Elle est en nous Peu importe le style, Elle nous exile Mikaël Nadeau (3-05)

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Une larme Une larme pour chaque moment perdu, Une larme pour ces étoiles qui, dans tes yeux, sont éteintes Une larme versée Et ton sourire oublié Une larme perdue Pour ce souffle coupé La terre arrête de tourner, Car c’est là que j’apprends ton départ, Ton départ vers la mort Ton combat s’est achevé Tu n’as pas pu l’affronter, Tu as su combattre comme une championne, Mais ça ne suffisait pas; je ne pouvais plus te voir souffrir, Tu mérites ton repos en haut Je ne peux pas t’en vouloir, Mais maintenant, c’est moi qui souffre de ton départ Comme je te l’ai souvent dit, peu importe Où que tu sois, tu es et resteras la plus belle Maintenant que tu es sous terre et moi sur terre, ma vie est un enfer J’ai beau faire des efforts, mais je m’effondre encore par terre Amélie Rochon (3-02)

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18 ans J’aimerais tant avoir 18 ans, Être enfin content, Pouvoir commencer une vie nouvelle, Voler de mes propres ailes Pouvoir partir de la maison Enfin vivre comme un grand, Détenir mes propres règlements, Ne plus me faire dire quoi faire comme un petit garçon Je vivrai comme je veux Je serai tellement heureux Je ferai ce qui me chante Peu importe à quelle heure je rentre Me sentir autant autonome Rend parfois ma vie monotone Tant de responsabilités M’ont découragé Parfois, je rêve de revenir quelques années en arrière, Retourner vivre chez mon père Je me sentais si bien, Car j’étais moins loin Marc-Olivier Dionne (3-09)

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École On n’a pas vraiment de bol De devoir aller à l’école Même si nous, on n’en veut pas Et bien on en a Le pire, c’est les mathématiques, C’est vraiment trop épique Même si nous, on n’en veut pas, On a 6 périodes comme celle-là Et si on parlait du français, C’est vraiment trop épais Même si nous, on n’en veut pas, On a 8 périodes comme celle-là Je préfèrerais être dans un isoloir Que dans mon cours d’histoire Même si nous, on n’en veut pas, On a 4 périodes comme celle-là La seule qui est cool, c’est l’éduc Parce qu’on n’apprend pas plein de trucs Et même si ça, on en veut Et bien on n’en a juste 2! Dany Paquette (3-06)

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Le manque de ta présence Mes larmes coulent encore une fois Je n’ai pas appris à vivre sans toi Le manque de ta tendresse Réanime encore une fois en moi la détresse La tristesse a de nouveau pris possession de moi Malgré la distance, tu es gravé en moi Je ne suis plus que l’ombre de moi-même Je ne sais plus rien sauf que je t’aime Je ne suis plus qu’une âme en peine Je supplie au fond de moi que vers moi on te ramène Que toute cette souffrance ne soit plus qu’un souvenir Que tous ces rêves ne soient plus une espérance, mais notre avenir Les mots me manquent pour te décrire mon amour; Mon cœur saigne de tout ce manque d’amour; Cela fait tellement longtemps que je rêve de ce jour Qui nous réunira pour toujours Faites que ce supplice s’arrête; Être ta femme, je me sens enfin prête Que plus jamais je ne connaisse cette souffrance J’attends avec impatience ton retour qui ne sera que délivrance Émylie Des Serres (3-03)

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Le bonheur Le bonheur, Ça vient du cœur Comme le beau temps Et les chants d’oiseaux du printemps Quand on est heureux, Tout se peut, Mais parfois, On doit faire des choix Impossible d’aimer la vie Si tu restes avec tes envies, Tu penses que les autres sont heureux, Mais tu ne vis pas chez eux Aucun marchand de bonheur n’existe Et pour s’en procurer, il faut que tu persistes; Il faut continuer Pour avoir le goût d’aimer Si tu ne trouves pas le bonheur, C’est peut-être que tu cherches ailleurs, Mais pour devenir meilleur, Il ne faut pas que tu pleures Jérémie Fournier (3-06)

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Mon petit ange M A X I M E

on ange, tu es descendu du ciel vec ta joie, ta bonne humeur et ton ylophone multicolore mmigrant dans notre monde si cruel aintenant, tu rayonnes dans nos vies t loin de nos problèmes tu nous fais sentir

M aintenant, sans trop tout bâtir O n te sourit à la vie N on loin de là à te mentir P E T I T

eu de gens te veulent du mal t bien dans ta vie, tu peux grandir out mignon et si petit comme un animal ntelligent conne tu es, tu sauras affronter la vie u auras toujours ta famille

A N G E

tes côtés, quoi que le destin te dise ouveau dans cette vie, tu devras te former une coquille entil, mais tannant, tu es mon petit frère tant aimé panouissant notre vie, tu grandis tellement vite

Je t’aimerai toujours autant Plus que n’importe qui au monde Audey-Anne Bélisle (3-03)

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Une étoile de plus dans le ciel Par un jour d’orage, Tu émerveilles mon paysage Lorsque je perds courage, C’est toi qui me ramènes au passage Mon amour, mon ange, pourquoi es-tu parti si vite? J’avais tant besoin de toi à mes côtés, Mais maintenant, tu occupes juste mes pensées À chaque fois que je pense à toi, je te vois dans ma vitre Mon ange, tu me manques Viens me délivrer de cette souffrance éternelle Pour que ma souffrance s’apaise parce que Tu es mon étoile qui brille dans le ciel Le 24 août 2009, c’est une date qui restera gravée Toute ma vie, car c’est à ce moment que tu es parti vers les anges Mon cœur, tu resteras marqué Dans tous les cœurs, car sans toi, c’est étrange William, tu étais quelqu’un d’unique Quand tu me disais que tu m’aimais, Ça me faisait chaud au cœur que Même si tu étais jeune tu comprenais Coralie Rail (3-09)

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Les fleurs (Soirée Poésie) Elle naît dans la terre Où elle persiste au grand air, Elle pousse au soleil Sans se montrer les orteils Elle grandit de jour en jour Au rythme d’un tambour Qui créa une orchidée Ou bien des verbénacées Elle vieillit peu à peu Lorsqu’arriva un jour pluvieux, Elle se noya Au beau milieu de cet endroit En pleine canicule, Elle perdit son tubercule À la suite de ses pétales Qui perdra les pédales Elle n’eut pas le temps de se remonter le moral À cause des moments banals, C’est alors qu’elle fane Dans la forme d’une canne Ann-Sophie Boucher (3-07)

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À ta mémoire Son sourire, si sans soucis Devient sans signe de vie Sans que mes yeux n’aient remarqué Ses bras saignant de s’être fait taillader Ma tristesse vient de lui, L’homme qui a déjà été ma vie Mon Roméo rempli de romance Pardonneras-tu mon ignorance Ton amour pour moi t’a été fatal Sans mon intention de te faire du mal Chaque jour, je viens déposer des offrandes Sur ta tombe des fleurs de lavande Face à ta tombe, je t’ai souvent supplié De me pardonner, mais tu continues de m’ignorer Certains disent que moi, j’ai perdu la raison Le malheur est devenu ma chanson Les médecins me bourrent de médicaments En pensant que je vais rester ici gentiment Naïfs, ils sont, bientôt, nos lèvres se recroiseront Et comme avant, nous nous aimerons Christina Giard (3-03)

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La goutte d’eau (Soirée Poésie) Se déverse dans la mer Et tout ça sans repère, Elle prendrait bien le temps de penser, Mais elle n’a d’autres choix que de continuer Dans sa grande lancée Cette petite goutte dans l’univers Ne sait que faire, Elle n’était qu’un nuage hier Et elle n’a personne pour exaucer ses souhaits les plus chers Elle y est presqu’arrivée Dans cette grande vallée bleutée Qui fait miroiter Le soleil d’été Sur ses cheveux dorés Sa vie doit bientôt s’achever La goutte d’eau ne vivra que quelques années Elle devra s’en contenter Et ne pas pleurer, Car elle est en train de s’évaporer Cassandra Salois (3-05)

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Le feu Il est chaud et réconfortant dans une cheminée; Il nous rappelle la force et le réconfort, Il est l’élément le plus fort, Mais l’eau l’a défié Il est rouge comme la couleur du sang, Mais après quelque temps, il devient jaune et s’apaise Jusqu’à ce qu’il se taise Du moins si nous ne lui faisons pas don de son environnement En un instant, il détruit tout sur son passage Et engloutit nos biens Et ravage tout jusqu’à la fin, Mais l’eau finit par prendre l’avantage Il met l’emphase sur sa force et sa carrure Il se propage vite comme l’éclair Et met toute sa confiance dans l’air, Ce qui le rend de plus en plus pur Il réduit tout en cendre Comme le démon l’aurait fait, Mais lui, il les étouffait Pour se défendre Frédéric Blanchette (3-06)

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L’amour Je t’ai vu m’aimer Sans t’aimer en retour, J’ai souvent regretté En m’excusant tous les jours Tu étais là, à m’attendre Pendant que je t’ignorais; Tu n’avais rien à me rendre Alors que je t’oubliais Un jour, j’ai réalisé À quel point je t’ai maltraité Tu restais encore là Même si je n’étais plus là Tu as fini par partir Sans jamais me le dire, Tu es parti complètement Et tu étais même content Maintenant, j’ai réalisé Comment tu étais important Il n’y avait rien d’amusant Désormais, je dois t’oublier Jennifer Thap (3-08)

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Un sentier à deux Parcours ce chemin avec moi, Oublie les obstacles pour une fois, Laisse de côté tous tes tracas, Suis-moi sur cette nouvelle route, n’es reste pas là Tentons, tous les deux, d’écrire notre histoire Attrape ma main; Sois fort, confiant et plein d’espoir La suite nous appartient Mon inconscience Et ton insouciance Causent notre manque d’assurance Laissons-nous quand même une chance Mais la peur d’être déçus Et trahis une fois de plus Nous met une pression insoutenable Et l’air d’autrui devient inconfortable J’imagine toujours le pire Et rien ne me fait sourire, Mais avec toi, j’oublie tout Et nait en moi un amour fou… Julie Nicolas (3-03)

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L’obscur noir J’aurais tout fait pour lui L’amour de ma vie, avant que cette tragédie ne me frappe Tellement plus j’aurais dû l’aimer, tellement plus j’aurais dû écouter Ses paroles divines et son cœur tendre m’ont envoutée jour après jour Avant ma mort et mes derniers remords d’avoir perdu, d’avoir échoué J’ai dit que je regrettais; malheureusement, c’est tout ce que j’ai pu faire Dans le creux de son oreille, j’ai finalement murmuré tendrement En prenant mon prince charmant dans mes bras, J’ai vu sa lame s’abattre sur moi malgré tout mon amour et ma confiance Mon assassin qui, sans pitié, m’a vaincue, Car je n’avais mis plus d’espoir que cette ombre sur mon cœur Personne d’autre n’aurait pu me tuer et voilà, transpercée, je tombe Je ne fais que revoir son sourire éclatant, car il n’y a rien d’autre à faire Il n’y a pas d’espoir dans cette cause, il n’y a pas de lumière dans les ténèbres

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L’obscur noir (Suite) J’ai réalisé Après m’être battue pour lui, Après m’être battue jusqu’à la toute fin J’abandonne toute résistance et finalement, Devant lui, devant ses larmes, au creux de ses bras, Je suis morte… Myriam Steben (3-05)

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La mode Elle change tous les mois Parfois, elle est affreuse Ou au contraire, on l’adore Et on se ruine pour elle, Mais elle changera plus vite qu’on le croira Et rapidement, on regrettera nos achats; On essaiera de se contenter de ce qu’on a, Mais dès qu’on en aura les moyens, On recommencera à la suivre Lorsqu’on débute, on en désire toujours plus, C’est ce qui définit le mieux la mode Ce pourquoi on y investit parfois beaucoup trop d’argent Pas obligé de dépenser pour être à la mode, Il suffit de chercher avec un peu d’effort Et on pourrait trouver des trésors Dans nos placards La mode n’est pas synonyme d’argent, La suivre nous parait le meilleur, Mais on ne sera pas plus moche Avec de vieilles galoches Frédérique Filiatrault (3-02)

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La musique La musique est très présente, Elle est bienfaisante, Elle aide les gens qui ont de la peine Comme elle aide ceux qui ont de la haine Lorsqu’on a besoin de réconfort, Il n’y a rien de plus fort Ni de plus bénéfique Que d’écouter de la musique À chaque moment, Peu importe tes sentiments Quand tu te sens miséreux, Elle peut te rendre heureux La musique nous forme Et nous transforme Elle nous rend valorisant Même si nous sommes méprisants Nous sommes toujours tentés De toujours en écouter La musique ne peut nous abandonner Elle peut seulement nous raisonner Geneviève Lauzon (3-04)

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L’amour d’une mère Une mère Reste toujours forte, Battante comme une guerrière; C’est elle qui nous réconforte Une mère, Ce n’est jamais malade Malgré toutes les embuscades; Elle est extraordinaire Une mère Est douce comme la mer, Est tellement prospère Et souvent peu amère Une mère Est toujours souriante, Est surtout aimante Et discrète comme l’air Ma maman sera toujours là Éternellement, grands seront ouverts les bras; Je ne la remercierai jamais assez D’être celle qu’elle est Léane Doucet (3-01)

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Le papillon (Soirée Poésie) Naissant dans un petit cocon Ne voyant rien, ni soleil, ni lumière Attendant de devenir un papillon Il rampa par terre Le jour passa Et ne grandissant pas Vivant sans inquiétude Il vivait dans la solitude Ce petit être aux couleurs vives Sortit de ce petit corps sombre Et découvrit l’envie de vivre Il déploya ses ailes tout en voyant son ombre Volant dans les airs Se déposa au soleil Il prit le grand air Et partit dans un petit sommeil Il se réveilla, Mais ne se retrouva pas Il chercha partout Et se retrouva au bout Vanessa Laflamme (3-07)

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Les saisons du Québec La neige fondra, les oiseaux chanteront Les fleurs, il y en aura de toutes les couleurs; Ce temps n’est que du bonheur Prêt pour l’été, la joie ne fait que commencer Le soleil brillera de tous ses feux Tout le monde sera joyeux, C’est comme un allume-feu, Il est si merveilleux Les arbres changeront de couleur Les feuilles sècheront, Les oiseaux commenceront leurs bagages, L’hiver va commencer Le vert est parti; le blanc a gagné, Le chaud n’est plus là, le froid a envahi Les oiseaux sont partis Courage, le printemps reviendra La terre née des quatre saisons, Des saisons magnifiquement colorées Chacune d’entre elles a sa spécialité, Vive les saisons du Québec! Gabrielle St-Pierre (3-01)

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Mes parents Vous serez toujours présents Peu importe dans quel moment Vous êtes parfois trop énergiques, Mais c’est ce qui vous rend uniques Merci de nous protéger Lorsqu’il y a du danger Je vous ai peut-être parfois déçus, Mais il faut que vous sachiez que ce n’est pas ce que j’ai voulu Même si je vous fais rager; Merci de continuer à m’encourager Vous m’avez amené jusqu’ici Il est maintenant temps que je vous remercie Vous êtes les meilleurs, Je ne voudrais pas être ailleurs Chaque jour, vous me donnez envie De profiter de la vie, Mais surtout, Je vous aime plus que tout Vous êtes extraordinaires, Car vous sortez de l’ordinaire Noémie Tremblay (3-04) 103


Tristesse et amour Une douce âme Avec un cœur noir Perdue dans ses drames Marche sans se faire voir Plusieurs l’ont utilisée, L’ont manipulée Pour leur plaisir; Ils avaient tous le sourire L’âme est triste, Elle pleure; Son pauvre cœur Qui a pris la fuite Une nuit, l’âme tomba amoureuse D’un amour fou D’un garçon chanteur de berceuse Qui avait à peine quelques sous Mais son amour pour lui ne changea point, Car l’amour le plus pur N’est pas donné au plus malin, Mais à ceux qui réussissent à guérir nos blessures Annie L’Espérance (3-01)

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Une fleur soufflée par le vent Le vent souffle malgré le temps Il alimente les pousses de nutriments, Il fait bouger les océans Et même parfois, les continents Mais cette fleur qui se meurt Dans cet immense désert de vent Et qui ne fait que contempler le temps Ne verra jamais cette subtile lueur Et si elle se laissait aller Là où le vent finit par la mener Et où elle pourrait se reposer Et elle finit un jour par s’envoler Le vent l’avait beaucoup aidée, Car la fleur l’avait supplié, Mais malgré l’extrême force du vent, Cela prit vraiment beaucoup de temps Quand elle fut enfin arrivée Près de cette clairière au temps tempéré, Elle ne put alors s’empêcher De sourire pour l’éternité Gaël Guilbault (3-08)

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Maman Maman, tu es la seule qui accepte mes défauts, Qui sait dire les bons mots; Tu m’as appris à être bienveillante Tout en étant insouciante Maman, la vie nous a rendu fortes, On a vécu de gros moments La pauvreté l’emporte, Mais notre amour est grand Maman, ta joie de vivre est bonne Dans tes bras, je m’abandonne Et tes chants gracieux Qui font beaucoup d’heureux Maman, tu es restée là malgré peu Le bonheur, c’est à notre tour Le poids est rendu lourd, Mais la joie, c’est fabuleux Maman, tu as fait ta place au ciel Tu es, à mes yeux, une sainte Mon amour est éternel Je t’aime maman! Roxanne Bouchard (3-03)

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La maltraitance Elles sont battues, Ils les menacent, S’en prennent à leurs enfants; Les violent, les maltraitent, les tuent même Ces pervers le font par plaisir, Ces êtres s’en prennent aux plus faibles, Ces hommes se montrent supérieurs à elles, Ces pauvres femmes se taisent chaque jour Elles craignent pour leur vie et celle de leurs enfants Les enfants violés et maltraités Vivent avec ce traumatisme toute leur vie En pensant qu’un jour, ils oublieront ce moment; Chaque jour, ils vivront la crainte Sur leur corps, ils ont des marques de maltraitance Même pire, leur mémoire est pleine de ces souvenirs Ces hommes agressifs, pervers, les voient comme un jeu Ils les violent quand ils veulent Plus tard, ils se retrouvent dans un endroit pour eux La peur disparait et la sécurité apparait Leur vie revient comme avant Stéphanie Cabral (3-09)

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Garde ton moral Même en touchant le sol, ayant le moral à zéro; Soyons confiant, nous apprenons à partir à zéro Il faut garder la tête haute; On apprend de nos fautes! Je sais, tout allait bien jusqu’à maintenant, Mais ne t’en fais pas; après la pluie, viens le beau temps Je sais que ça fait mal, Mais ça deviendra banal Et même ayant le moral à zéro, On repart à zéro Tu sais, ce qui ne tue pas te rend plus fort Pourtant, on jurerait un mauvais sort Malgré ça, tu n’as pas le choix Voilà pourquoi chaque jour, je fais bouche à bouche avec ma foi Même le moral à zéro, On repart à zéro Combien de plaies on a soignées avec des compresses? Je t’en prie, ne tombe pas en dépression Même en touchant le fond Ayant le moral à zéro, La douleur part et avec le temps, On apprend à repartir à zéro! Carolanne Soucy-Potvin (3-05)

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Papi Bien que je ne t’ai jamais connu Je sais que tu seras toujours là pour me protéger, Ta voix, je ne l’ai jamais entendue, Mais j’essaie de me l’imaginer Là-haut, je sais que tu me vois; J’espère toujours que tu sois fier de moi Je sais que le paradis, c’est mieux que la maladie, Mais j’aurais aimé que tu ne sois pas parti Avant même mes premiers pas, Tu n’étais déjà plus là, Mais pendant mes premières années, Tu es apparu dans mes pensées Je te parle à tous les soirs Comme une prière sans fin J’aimerais beaucoup pouvoir te voir, Mais il faut attendre le bout du chemin Je ne comprendrai jamais le sens de la vie; Une course où les gagnants finissent perdants, Les meilleurs l’ont tous finie Comme toi, mon papi que j’aime tant Marilou Landry-Gosselin (3-03)

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La primerose Je suis la transparence du laurier-rose Couronnée par l’éclat d’un pétale qui explose Je me métamorphose Plongée dans ma psychose Je suis cueillie l’air morose Dans un nouveau monde, on me transpose Maintenant coiffée, on m’expose À leurs yeux, je suis une virtuose Nous formons une symbiose Être une star, on m’impose Être brillante comme celles dans le ciel qui le compose Devenir grandiose Je suppose À plusieurs problèmes, on m’expose Je m’enfonce à petite dose Une solution, on me propose Bonne jusqu’à l’overdose Petit à petit, je me décompose Je me nécrose Voici ma vie en tant que primerose Kathryn Lefebvre-Trudel (3-07)

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Le coquelicot indigo Un coquelicot indigo Croyant tomber en morceaux À cause du soleil qui lui tapait dans le dos Maudissant la météo Il aurait bien voulu un chapeau Pour se cacher; un paréo Ça aurait été d’un brio S’il eut pu s’échapper de ses maux Il n’était pas si costaud Le coquelicot indigo C’était presque des vents tropicaux Qui allaient lui faire la peau! Il commençait à faire bien trop chaud Pour le coquelicot Il ne rêvait que d’eau Face à ces changements radicaux Puisqu’il ne regardait que vers le haut, Il ne remarqua pas la formation d’un ruisseau À ses pieds s’écoulait bien de l’eau! Le coquelicot fut ravi de ce cadeau… Valérie Côté (3-07)

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Ma meilleure amie Une personne à qui on peut se confier Sans avoir peur d’être jugée; Une personne avec qui chaque moment prend de l’importance Malgré nos chicanes, Je sais qu’elle sera toujours là Cette personne-là, Elle m’a tellement aidée Quand je n’avais plus la force d’avancer Je ne la remercierai jamais assez De m’avoir toujours relevée Une meilleure amie, C’est une personne qui t’accepte Telle que tu es aujourd’hui Il faut la trouver Pour réellement comprendre et apprécier Ce petit ange, Je ne l’échangerais pour rien au monde Tant de secrets gardés Après toutes ces années Merci ma meilleure amie De faire partie de ma vie Kate Davis (3-04)

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Mon amour pour toi Ton sourire est mon soleil Ta tendresse est ma merveille Tu es la lumière qui m’illumine Une étoile qui me fascine Contre toi, je suis libérée; Dans tes bras, je peux m’envoler; J’ai l’impression d’avoir des ailes La sensation de toucher le ciel Il y a eu des temps magiques, Des instants romantiques, Des périodes difficiles, Des chagrins, des moments fragiles Mais voilà un petit bout de chemin Que nous marchons main dans la main Il n’y a pas de doute, nous sommes amoureux Nous avons tout pour être heureux Tu es mon bonheur, Je t’aime de tout mon cœur Chaque jour, je te le dirai; Je ne cesserai jamais de t’aimer Anny-Claude Lépine-Brisebois (3-04)

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La vie d’aujourd’hui Pourquoi la vie est-elle si compliquée? Pourquoi nous mène-t-elle à communiquer? On cherchera toujours à éviter nos sentiments, Ce qui nous permettra d’aller vers l’avant On a dépensé trop d’énergie Pour ce qui nous arrive aujourd’hui, C’est bien d’avoir un but dans la vie, Mais il est important de penser à autrui Ça serait bien d’être seul au monde, Vivre selon nos propres intentions Sans avoir à répondre Aux questions incessantes de notre imagination La vie est plus dure que l’on croit, Elle apporte beaucoup de désarroi Notre innocence risque de nous tomber sur la tête Oh oui! La vie est imparfaite Ce qui est le plus incroyable, C’est que certains sont désagréables, Ils ne pensent qu’à eux, Il est temps qu’ils apprennent que la vie n’est pas un jeu Julien Blais-Potvin (3-05)

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Le mensonge et la vérité Le mensonge nous envahit comme le choléra Dans un état d’embarras, On doit admettre Et se soumettre Construire un nouveau départ D’où tout se répare Elle nous enseigne à partager Tous les secrets de la vérité Mentir pour s’en sortir Cherchant où se blottir, Remettre et promettre deux mots idéaux, C’est un fléau La vérité dévoilée, Mais tout de même cachée Tout ce qui est bon Nous éclaire comme un néon Le mensonge et la vérité Nous ont embarrassés Difficile à dire Et à prédire Éloïse Charbonneau (3-06)

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Les saisons L’hiver, là où les journées raccourcissent; Là où on semble fatigué plus tôt; On a besoin d’un peu plus de réconfort, Là où on aime se réchauffer Le printemps nous apporte la joie, La neige a disparu, La nature recommence à revivre, La température augmente de plus en plus L’été, la saison de la fête Là où le bonheur est affiché sur nos visages; L’école est fermée La douce brise de l’océan nous rappelle les plus beaux souvenirs Tout le monde est heureux L’automne, lorsqu’il arrive, laisse des traces de son passage Comme les ouragans; Les arbres perdent leurs feuilles Il y a presqu’aucune trace de vie Les saisons sont là pour nous faire réaliser que la vie est belle Et qu’il faut profiter au maximum de chaque instant, Qu’il faut s’arrêter pour admirer la nature Stéphane Stinville (3-01)

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Enfance volée (Soirée Poésie) Chaque jour, essayant de rebâtir Prétendant que rien n’est arrivé Croyant que cela aurait pu être pire N’étant pas pour autant démotivé Il est parti avec ton enfance Sans te laisser de dédommagement N’ayant plus aucune défense Ne pouvant t’en échapper aucunement Perdant une partie de ta vie Espérant la retrouver Ou être simplement vis-à-vis De celle dont tu as tant rêvé Demandant de l’aide Pensant à quelqu’un d’assez fort Pour te démontrer de l’entraide En te donnant du réconfort Il faut croire qu’il n’était pas digne de confiance Il a décidé de te coller En utilisant ton innocence Pour raison de t’avoir violé Roxanne Deschêne (3-04)

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La vie La vie, la vie, c’est compliqué; Il faut dormir, se nourrir et surtout s’habiller Parfois, il faut courir; parfois, il faut marcher, Mais on ne sait jamais vraiment quand s’arrêter Petit, tout parait plus facile, On s’amuse comme des fous, l’esprit tranquille, Mais quand vient le temps de quitter notre bac de sable, Dès lors nous attend un parcours redoutable Les études, le travail, ça ne finit plus On devient fatigué, car la tâche est ardue Tous les jours, il faut se lever aux aurores Pour aller travailler encore et encore Les enfants, à l’instar de leurs parents, Progressent et développent des talents épatants Certains les utilisent, certains les gaspillent D’autres les mettent de côté pour fonder une famille Bref, la vie, c’est compliqué, Mais il ne faut pas laisser tomber Évidemment, on a beaucoup d’efforts à faire, Mais à force, on finit par s’y plaire! Edjessy Larrieux (3-08)

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Elles Elles la regardent dans le noir, Elles la voient parmi des milliers Elles croient ce qu’elles veulent croire, Ce n’est pas toujours une bonne idée Des rumeurs prennent la place Elle partit se cacher Son cœur se glace Elles iront la chercher Elles parlent dans son dos Partie quand elles sont là Tout ça recommencera bientôt Plus personne ne la sauvera Ses amis la laisseront Rendue seule et malheureuse Elle se retrouvera au fond Plus personne ne vit cette jeune fille si généreuse Tout ça n’est pas qu’un rêve C’est une réalité qu’on met sur la table Ce phénomène mérite une grève Intimider, c’est misérable! Jade Duguay (3-03)

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Une enfance envolée (Soirée Poésie) Vous m’avez volé mon âme, ma pureté, Mon innocence, ma dignité J’ai du mal à en parler, Mais je dois le dire, vous m’avez abusé Vos mains sales qui parcouraient mon corps en sueur, La douleur qui entre jusqu’au plus profond de mon cœur, Vous me faites mal, encore et toujours plus violemment, Je suis dominée, c’est évident Je ne veux pas continuer à subir cette horreur Vous qui prenez plaisir, alors que je suis en pleurs Ça me révolte, ça me dégoûte et ça me fait peur Pourquoi me faire souffrir vous donne tant de bonheur? J’ai trouvé la force d’en parler, Mon courage sera récompensé, Car j’espère que vous serez condamné Pour tout ce que vous m’avez fait endurer P.S. La victime cesse d’y croire L’agresseur refuse de voir Au lieu d’agresser Pourquoi ne pas protéger??? Carolanne Mailhiot (3-07)

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L’amitié Nous ne sommes pas identiques, Mais nous formons une belle équipe Chaque moment passé avec toi est fantastique Malgré tous nos principes J’ai de la chance de t’avoir rencontrée Ça devait être notre destinée Sans toi, je ne sais pas ce que je serais, Je crois que ma vie toute entière tomberait Nous avons tous nos défauts, Mais les nôtres s’assemblent bien Ce n’est pas pour rien Que notre amitié va si haut Jamais je ne te laisserai tomber Dès que tu auras besoin de moi, Je serai là Pour t’aider En résumé, Nous sommes différentes, mais unies Persévérantes et enjouées, Mais nous sommes plus que tout, les meilleures amies Jennifer Painchaud (3-03)

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Lâche ma main J’ai gardé le sourire malgré mes souffrances, J’ai dû lutter dans le silence Si seulement j’étais au paradis, Je serais peut-être mieux qu’ici J’ai beau garder espoir, Plus rien n’est en mon pouvoir Je sais que tout est fini, Je suis prête à me rendre au paradis Jamais je ne vais vous oublier, Jamais je ne vais vous abandonner; Je suis en confiance Vous passerez au-dessus de mon absence J’aurais bien aimé rester, Mais je suis épuisée; Je vois maintenant la lumière, Je suis prête à passer les frontières Plus tard, je vous retrouverai Dans un monde meilleur je serai Je dis adieu à la misère Et au revoir à ce cancer! Gabrielle Gratton (3-06)

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Toi Les disputes avec toi me font pleurer Te perdre n’est pas espéré Parce que sans toi, comment avancer? Je ne peux que t’aimer Toi qui es si parfait à mes yeux J’espère que nous serons heureux Pour toute la vie et même dans les cieux Vivre avec un autre serait malheureux La colère m’emporte parfois Dans les lieux les plus sombres et les plus étroits Et j’en suis désolée pour ces fois Où j’ai paniqué pour n’importe quoi Je m’en veux tellement De ne pas avoir agi autrement Que de te le dire doucement, Mais je n’ai pas réalisé au bon moment Mon rêve est d’être dans tes bras Tout près de toi, Sentir ton odeur Et être comblée de bonheur Catherine Lafontaine (3-05)

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Une dernière pensée Tu sais, tu peux partir en paix T’oublier, jamais je n’oserais Même si nos derniers moments étaient imparfaits Pour moi, tu étais un athlète de la vie, Car tu as su combattre avec cette maladie, Tu étais comme mon deuxième père, Tu as toujours été là pour moi, mon frère et ma mère Tu étais aussi là pour m’apprendre les bonnes façons Et je te serai reconnaissante pour de bon Tu t’es battu sans aucun remord, Tu ne t’es pas apitoyé sur ton sort À chaque jour, tu souriais encore, C’est ce qui a fait de toi un homme admirable Tu nous as prouvé que de se battre avec la mort était faisable Je suis arrivée à l’hôpital, je t’ai vu étendu sur un lit Tu n’avais pas l’air de souffrir, mais juste endormi, C’est là que j’ai réalisé et me suis mise à pleurer Jamais plus on ne pourra s’asseoir, rire ou parler Maintenant plus de souffrance, plus aucune maladie Au revoir, on se revoit au paradis… Sarah Kendall-Huot (3-09)

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\Musique/

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De souffrance à délivrance Depuis sa tendre enfance Il n’a vécu que d’la souffrance, Comme une horrible pénitence Sur la route d’la déchéance Il n’arrivait pas à s’faire confiance À force de s’faire intimider À l’école, au parc, dans la rue Il est complètement devenu perdu Désespéré, dépourvu et sans but, Pourquoi tout ça lui était arrivé À lui qui ne désirait qu’être aimé? Personne pour l’aider, pour l’écouter Il avait beau crier et crier, s’époumoner Il n’arrivait pas à se débarrasser De ses pensées sombres, de l’image de sa tombe, Des fantômes, de ce monde peuplé d’ombres De son univers qui s’effondre. Cauchemar Le monde qu’y l’écœurait, pour vrai Voulait juste lui briser le cœur À cent mille à l’heure, mais hey man, N’aies pas peur, c’est des beaux parleurs Des maudits sans cœur, Un jour, on r’mettra les pendules à l’heure

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De souffrance à deliverance (suite) Courage, t’es fort, laisse-toi pas intimider N’accumule surtout pas les remords On va tous se regrouper, s’parler Et créer un monde meilleur, rempli de couleurs Et de bonheur Victime d’intimidation, il ne voyait que du noir Plus rien à croire, il se nourrissait de désespoir, Mais un jour, subitement il a compris Que ça ne valait pas la peine de se faire du souci Il a perçu une lumière qui l’a ramené à la vie Celle de l’amour, celle de ses vrais amis Et tous ensembles, réunis, ils ont agi Pour dénoncer leurs pires ennemis Il faut se battre pour survivre Pas besoin d’intimider pour être aimé Le but, c’est de vivre et d’laisser vivre La vie est déjà assez compliquée

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De souffrance à deliverance (suite) Arrête donc de souffrir en silence Vas-y, c’est l’heure de dénoncer N’aies pas peur, prends confiance La délivrance est à ta portée Le monde est plein de gens aidants Ouvre tes yeux, il faut en profiter Ne sois surtout pas du côté des perdants Les méchants finissent toujours par tomber Courage, t’es fort, laisse-toi pas intimider N’accumule surtout pas les remords On va tous se regrouper, s’parler Et créer un monde meilleur, rempli de couleurs Et de bonheur PR-32

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Point de vue Ça s’est passé dans un party C’est là où tout a commencé Tu m’as fait boire, tu m’as fait rire On s’est amusé, j’étais dans ta mire Puis, dans la chambre tu m’as emmené Je t’aimais, tu as abusé de ma naïveté Lors de mon enfance, J’ai été élevé dans la violence Mon père buvait, ma mère consommait À temps plein, tous les deux me battaient Maintenant, je déverse ma frustration En me servant de l’intimidation Moi, je suis différent dans ma façon d’être Au fond de moi, je n’aurais jamais aimé naître Mais derrière mon cœur d’acier Je cache une douce personnalité J’aimerais tellement pouvoir m’exprimer Sans toujours me faire insulter.

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Point de vue (suite) Parfois, la vie est belle D’autres fois, elle est cruelle Il ne faut pas se laisser abattre Mais toujours combattre Le bien et le mal Comme une tempête infernale S’affrontent depuis l’éternité Car le monde est un cliché J’ai tout donné pour garder mon apparence, Cette fausse importance, Mes amis, ma popularité, ma réputation, Pour n’pas devenir un simple pion J’ai été jusqu’à intimider Pour ainsi me remonter Les paroles blessent autant que les poings Comme une vraie fierté J’assume mon homosexualité Ce que les autres en pensent Sincèrement, moi, je m’en balance Malgré tout ce que je peux entendre Je ne me laisserai jamais descendre

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Point de vue (suite) Au début, je prenais ça pour un jeu, Je faisais ça, juste pour niaiser un peu Mais plus le temps a avancé Plus je me suis rendu compte Que je les avais blessés Tout le mal que j’ai pu faire M’a retombé sur le flair Parfois, la vie est belle D’autres fois, elle est cruelle Il ne faut pas se laisser abattre Mais toujours combattre Le bien et le mal Comme une tempête infernale S’affrontent depuis l’éternité Car le monde est un cliché PR-32

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R’garde l’heure ma belle Je te vois au loin, glacier du Nord Avec tes jolies boucles d’or On jurerait que tu m’as jeté un sort Ton regard vers moi, m’allume Je suis un homme perdu dans la brume Je sais que tu ne me vois pas J’suis comme une goutte d’eau dans un océan J’aimerais tant t’avoir dans mes bras Mon cœur est aussi chaud qu’un volcan Tes yeux sont si magnifiques, Comme un lever d’soleil sur l’Antarctique J’aimerais plonger dedans Tu es si belle, moi j’suis bouillonnant Je rêve à tes lèvres à chaque instant Rouge, orange comme le feu Blanc et bleu comme les cieux Je dois passer aux aveux Je ne suis qu’un petit peureux Rouge, orange comme le feu Blanc et bleu comme les cieux Ma flamme persécutera les Dieux Si tu n’es pas près de mes yeux

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R’garde l’heure ma belle (suite) Ta peau exquise est comme une chute d’eau douce, J’aimerais tant boire à ta source Mais dès que j’m’approche, Y’a de quoi qui cloche Je fige comme une roche J’sais que j’pourrais être un bon gars pour toi Je serai la flamme et toi la lumière en moi. Check l’heure. Je brûle de l’intérieur, J’pourrais faire ton bonheur Tel un rappeur, je lance un cri du cœur Je provoque plein d’étincelles Chez plusieurs d’entre elles Mais celle que je veux, c’est toi ma belle Tu me donnes des ailes Telle une hirondelle Cherchez pas une fille qui m’harcèle Tout ce que j’veux, c’est toi ma belle, Ma demoiselle Rouge, orange comme le feu Blanc et bleu comme les cieux Je dois passer aux aveux Je ne suis qu’un petit peureux

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R’garde l’heure ma belle (suite) Rouge, orange comme le feu Blanc et bleu comme les cieux Ma flamme persécutera les Dieux Si tu n’es pas près de mes yeux Michael Robert, Mathieu Tavares, Jeffrey Gendron, Maxime Séguin et Hugo Lessard (PR-31)

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La nuit et le jour À chaque matin que je me lève, J’ai le sourire accroché aux lèvres Qu’il y ait du soleil ou des nuages, J’ai envie d’aller à la plage Quand je vois des gens heureux, C’est ça qui me rend joyeux Qu’il fasse beau, qu’il fasse chaud, J’ai la musique dans la peau Le vrai fun de la vie, C’est le jour que ça se passe J’suis gonflé de bonne énergie C’est là que je me surpasse Qu’on soit le jour ou bien la nuit, Le but c’est de profiter d’la vie Il faut vivre l’instant présent On peut partir à tout moment Faut accumuler des souvenirs Afin de pouvoir grandir Jamais au grand jamais On s’ennuie Lorsqu’on est entre amis

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La nuit et le jour (suite) Dès que la nuit approche, J’ai envie de danser, chanter et bouger J’adore le party J’suis sua coche Le lendemain, je rush C’est dur de m’réveiller Moi, j’aime vraiment vivre de nuit, Chuis comme une chauve-souris C’est là que je suis le plus allumé Chuis convaincu, tout peut s’passer La nuit, tout sort de l’ordinaire Je vole très haut dans les airs Je crée mes propres règlements À l’égard de mes parents Sébastien Fortier, Kim David-Lajoie, Janik Gauthier, Sara Jeanty, Émilie Muise-Sylvain et Jade Jourdain Devin (PR-3)

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Achevé d’imprimer en mai 2012 sur les presses de Sprint Média. IMPRIMÉ AU QUÉBEC

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