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Fanta-Police

                                                     

 

La gang du pré-Dep 4 1    


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AVERTISSEMENT    

Attention aux âmes sensibles, vous Serez ébranlées par notre talent !

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Fanta-Police      

   

               

  Recueil créé par les élèves en pré-Dep 4 de l’École secondaire Armand-Corbeil 5    


Les éditions Marchand d’idées 177 chemin du Pont, Piedmont, Québec, J0R 1K0 tel : 514.432.2707 www.marchandidees.com

Révision orthographique : Tanya Lindsay, Anne-Marie Ruel Illustrations des couvertures : Jocelyn Gauthier 3

Dépôt légal, 4e trimestre 2012. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Bibliothèque et archives du Canada ISBN : 978-2-924122-01-3 Tous droits réservés. Aucune reproduction de ce livre n’est permise sans l’approbation des auteurs et des éditeurs. Imprimé au Québec Copyright © 2012 éditions Marchand d’idées  

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Les rôles Éditeurs:

Illustrateurs:

Jessica Lapointe

Laurence Laforce-

Joshua Vallée

Lamontagne

Samuel Bordeleau-

Camille Cormier-Côté

Desjardins

Jocelyn Gallant-Gauthier

Anouar Zeggaoui

Marc-André Gilbert Jessica Daraîche

Correcteurs: Étienne Nault

Mise en page:

Géraldine Cyr

Sophie Lefrançois

Joannie Richard

Damien Madon

Francis Plante

Sandy Bergeron-Gendron

Roxanne Pimparé-Bélanger

Francis Proulx

Jennifer Dassylva

Jean-Francois Chayer

Francis Martel

Alex Beaumier David Miron

Markéting: Karel Genest Matte

Relations publiques:

Nacime Kouddar

Melissa Belair

Nicholson Mardy

Marc-Antoine Coulombe

James Beaucage

Samuel Lalande

Carme Suze Regilus

Philippe Grenier Annie Fugère Olivier Richard

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AVANT-PROPOS  

 

Nous sommes fiers de vous présenter FantaPolice, un recueil de nouvelles unique créé par deux groupes de pré-Dep 4 de l’école secondaire Armand-Corbeil. Ce projet réalisé dans le cadre de nos cours de français nous a amenés à vivre une expérience inoubliable; nous avons expérimenté chacune des étapes de la publication d’un livre. Nous avons joué tous les rôles : auteurs, éditeurs, correcteurs, illustrateurs, spécialistes des relations publiques, markéting, concepteur web et mise en pages. Tout cela grâce à nos professeurs : Anne-Marie Ruel et Tanya Lindsay ainsi que l’auteur Marc Sauvageau. Vous, cher lecteur, qui osez entrer dans notre univers créatif, vous apprêtez à vivre une expérience exceptionnelle ; la rencontre avec trentequatre histoires originales. Dans ce recueil de nouvelles, vous allez découvrir deux types d’aventures. La première section sera constituée de nouvelles fantastiques et la deuxième de nouvelles policières. Nous vous souhaitons une très bonne lecture dans l’univers fantastique et policier et nous espérons que vous allez aimer nos histoires aussi entrainantes les unes que les autres. Les éditeurs 9    


MOT DU DIRECTEUR    

Chers lecteurs, C'est avec une très grande fierté que j'écris ces quelques mots pour introduire le travail des élèves de pré-Dep. Ces élèves et ces enseignantes ont travaillé d'arrachepied pour produire une œuvre. Pour chacun d'entre nous, chers lecteurs, la tâche aurait été colossale et plusieurs se seraient découragés en cours de route. Pour la plupart d'entre nous, nous n'aurons pas la chance de publier, eh oui, publier un recueil de nouvelles. Eux l'ont fait. Malgré des difficultés, malgré les jugements trop souvent trop sévères. Si vous pouvez, chers nouvellistes, retenir une chose de cette aventure, je souhaiterais que ce soit votre grande capacité à entreprendre et mener à bien des projets. Vous avez des rêves, faites-en des projets réalisables comme celui-ci. Bravo et bonne route,  

 

 

Jean Robitaille Directeur  

 

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MOT DE LA DIRECTRICE ADJOINTE   C’est avec beaucoup de fierté que j’écris ce mot. Vous avez, chers élèves, démontré beaucoup de persévérance dans ce projet. En quelques semaines, vous vous êtes mobilisés afin de nous offrir un chef-d’œuvre. Malgré vos parcours sinueux, vous avez réussi à prendre en charge un projet d’envergure où tous avaient une responsabilité. Il est important de souligner le travail exceptionnel de vos deux enseignantes qui vous ont guidé tout au long de ce projet. Encore une fois BRAVO! Bonne lecture à tous.  

Nathalie Nobert Directrice  adjointe  

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MOT DES ENSEIGNANTES   Très chers élèves, C’est avec grande fierté que j’ai participé à ce projet à vos côtés. Vous avez été une source d’inspiration pour moi, car je dois vous avouer qu’au départ je ne trouvais pas la tâche très simple. Toutefois, avec votre ténacité et votre belle force de caractère vous m’avez donné le gout de me surpasser également. Bien entendu, vous avez tous des personnalités fort différentes et c’est ce qui nous a permis de mettre sur pied un projet aussi personnel et original qu’est notre recueil de nouvelles. Je crois que cette expérience a permis à plusieurs d’entre vous de se découvrir des talents cachés, mais surtout de faire des apprentissages qui vous serviront pour très longtemps, je pense au travail d’équipe et aux différentes étapes de l’élaboration du recueil (édition, correction, illustrations, mise en page, markéting, relation avec les médias). La tâche fut ardue, vous avez rencontré des obstacles, mais l’important, c’est que vous avez su en sortir plus outillés et surtout plus organisés! Il ne faut pas avoir peur de voir grand et surtout de foncer dans ce qui semble parfois être inconnu, car ce sont dans ces moments que naissent les plus belles réalisations. Vous pouvez 12    


être grandement accomplissement!

satisfaits

de

votre

bel

Une enseignante qui ne pourrait être plus fière,   Tanya Lindsay Enseignante  du  groupe  66   Pré-­‐Dep  4  

 

 

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Chers lecteurs,   Ce qui fut à la base une simple situation d’écriture devint, au fil des semaines, un projet d’envergure pour mes élèves. Leur belle créativité a été mise à profit pour bâtir les nouvelles qui composent ce recueil. C’est avec une immense fierté que je tiens à souligner le travail acharné de 34 jeunes gens remplis de talents diversifiés. Pour moi, c’était un plaisir de contempler ces petites abeilles qui s’efforçaient de rendre un travail qui leur ressemble, dont ils voulaient être fiers. Pour eux, ce projet n’était pas qu’un simple exercice d’écriture, ce fut également une occasion d’apprendre à communiquer adéquatement, malgré leurs différences d’opinions, mais aussi une expérience qui leur a permis de développer leur sens de l’organisation ainsi que leur leadership. Je suis certaine qu’ils sont aussi fébriles que moi à l’idée de présenter au grand public le fruit de leur dur labeur. Enfin, j’ose espérer que vous retiendrez, chers lecteurs, que non seulement vous vous apprêtez à lire des récits excitants, remplis d’émotions, mais vous encouragez également 34 élèves pour qui l’accomplissement de ce recueil est le résultat d’un extraordinaire voyage où la destination est aussi importante que le périple lui-même. 14    


Chers élèves, chers amis, je suis extrêmement touchée par votre étonnante force de caractère, votre tendre sensibilité, votre incroyable charisme et votre talent d’artiste. En sachant que vous ayez appris de cette expérience autant que moi, je vous souhaite à tout un chacun de vous que vos projets futurs se réalisent. Félicitations !     Anne-Marie Ruel Enseignante  du  groupe  67   Pré-­‐Dep  4  

 

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Ce livre s’adresse en particulier à nos proches, mais aussi à tous les lecteurs à la recherche de récits surprenants.

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Le récit n’est plus l’écriture d’une aventure, mais l’aventure d’une écriture. Jean Ricardou  

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TABLE  DES  MATIÈRES      

N’ayez pas peur…  

James et ses nouveaux souliers__________________ p.26 James Beaucage Prison forestière_________________________________ p.30 Alex Beaumier

Je suis normale___________________________________ p.36 Melissa Belair Un soir d’orage!___________________________________ p.40 Sandy Bergeron-Gendron Un repas délicieux________________________________ p.43 Samuel Bordeleau-Desjardins Une nouvelle intrigante__________________________ p.47 Camille Cormier-Côté L’esprit effrayant_________________________________ p.51 Géraldine Cyr Le mystère californien___________________________ p.55 Annie Fugère La rencontre du troisième type___________________ p.59 Karel Genest Matte Le pire weekend___________________________________p.63 Philippe Grenier Le portail céleste des âmes perdues_____________ p.67 Nacime Kouddar

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Lisez, aimez, péchez______________________________ p.70 Laurence Laforce-Lamontagne Le miroir hanté___________________________________ p.74 Samuel Lalande Le chalet d’à côté________________________________ p.78 Sophie Lefrançois Une soirée inoubliable____________________________ p.82 Étienne Nault Une étrangère dans ma maison___________________ p.86 Roxanne Pimparé-Bélanger Un visiteur mystérieux___________________________ p.90 Francis Proulx Des vacances bien méritées______________________ p.94 Joshua Vallée

 

Histoires de criminels Le mystérieux meurtre___________________________ p.100 Jean-Francois Chayer Un meurtre ou un suicide?_______________________ p.104 Marc-Antoine Coulombe La semaine de douleur____________________________ p.108 Jessica Daraîche Sans réfléchir_____________________________________ p.112 Jennifer Dassylva Le jardin d’orchidées_____________________________ p.116 Jocelyn Gallant-Gauthier

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L’enfer ou le paradis?____________________________ p.121 Marc-André Gilbert Trahison fatale___________________________________ p.125 Jessica Lapointe Le crime parfait__________________________________ p.130 Damien Madon Le monstre à quatre pattes_______________________ p.134 Nicholson Mardy L’amour meurtrier________________________________ p.136 Francis Martel Un deuil meurtrier________________________________ p.140 David Miron Le mercenaire____________________________________ p.143 Francis Plante Confiance brisée__________________________________ p.150 Carme Suze Régilus Une tête si proche________________________________ p.154 Joannie Richard Un meurtre suspect______________________________ p.158 Olivier Richard Drôle de fête______________________________________ p.163 Anouar Zeggaoui

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James et ses nouveaux souliers

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A

ujourd’hui

était

le

1er

juin,

les

sélections commençaient et les recruteurs avaient trois semaines pour choisir 10 joueurs sur 100 pour faire l’équipe « La ligue mineure du Québec ». Ce sport était le basketball. Moi, James Orr, faisait partie de ces joueurs et j’espérais vraiment être recruté. Cependant, j’étais le plus jeune à faire les qualifications, je n’avais que 15 ans. Déjà une semaine qui venait de passer et je n’avais même pas encore fait tourner les yeux des recruteurs vers moi. Après une pratique qui avait fini très tard, j’étais rentré chez moi et j’avais prié très fort pour trouver un moyen d’épater les recruteurs qui en avait déjà vu de toutes les couleurs avec leurs nombreuses années d’expérience. Je m’étais préparé pour aller au lit, car le lendemain j’avais de l’école. Le jour suivant, j’arrivai chez moi vers 14 h 30 et je trouvai une boite avec des souliers de basket de marque « Jordan ». Je m’étais dit que ma famille d’accueil m’avait fait un petit cadeau-surprise. Mais ce n’était pas le cas, car ma famille d’accueil ne m’avait aucunement acheté des souliers de basket.

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Deux jours passèrent, c'était le jour de ma pratique de basketball. J’avais vraiment hâte d’essayer mes souliers qui sont arrivés d’une manière étrange, mais je ne me posai pas trop de questions, car j’étais très content. Une heure plus tard, j’avais enfin réussi à faire tourner les regards vers moi, même plus que ça! L’un des recruteurs avait décidé de me faire passer un test de dépistage parce qu’il n’avait jamais vu cela auparavant. J’avais « dunké » avec le ballon et j’avais réussi à déjouer un visiteur de la NBA qui nous rendait visite à l’équipe et moi. Mais cela était très bizarre, je n’avais jamais réussi à faire un « dunk » dans le panier qui était règlementaire. Quelques minutes plus tard, aux vestiaires, le recruteur qui m’avait observé tout au long du match eut une crise cardiaque et mourut sur le coup. Tous mes talents n’avaient servi à rien pour ce match, car il n’avait pas noté mes démarches ni mon test de dépistage. La pratique suivante, j’avais oublié mes nouveaux souliers de basketball, alors j’avais joué avec mes anciens souliers et sans succès, je n’avais pas réussi à faire les trucs dont j’étais capable au dernier match. Est-ce que c’était à cause de mes nouveaux souliers tout ce talent-là?

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La pratique suivante, je m’étais bien préparé et j’avais tout mis dans mon sac à l’avance, alors j’avais emporté mes souliers « portebonheur ». Cette fois-ci, j’avais réussi à faire tourner toutes les têtes des recruteurs. Ils étaient tous très impressionnés. J’avais donc conclu que c’était mes souliers qui me donnaient tout ce talent. Arrivé à la maison d’accueil où j’étais depuis trois ans, l’homme qui s’était occupé de moi depuis tout ce temps eut également une crise cardiaque, tout comme l’un des recruteurs. Est-ce que c’était à cause des souliers qui me portaient chance, mais qu’en revanche ils faisaient mourir toutes les personnes pour qui je compte? Toute bonne chose a une fin, je me foutais bien des talents que pouvaient m’apporter ces souliers, car ils semblaient faire mourir des proches et cela n’était pas acceptable. Alors j’avais dû bruler mes souliers ensorcelés pour ne plus jamais que cela arrive de nouveau.

 

James Beaucage

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Prison forestière    

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J

e venais de me chicaner avec mes parents pour une connerie d’Halloween, j’ai dix-huit ans, j’ai le droit de faire ce que je veux non? Passer l’Halloween avec mes petits frères alors que mes amis font un gros party, désolé, mais ça me fait suer. Écœuré d’entendre leurs propos, je pris ma voiture et je partis décompresser. J’entendais mes parents crier mon nom « Marcus! Marcus! » Noir de colère, sans me retourner, je leur fis le doigt d’honneur et je partis. Ça faisait un bon cinquante minutes que je roulais, sans jamais croiser une autre voiture, dans des petites rues sombres forestières quand ma voiture s’arrêta d’un coup, c’est à ce moment que j’ai remarqué que je n’avais plus d’essence. La station-service la plus proche était à dix kilomètres de ma position actuelle, j’ai donc décidé d’aller chercher quelqu’un. Je connaissais un peu le coin. Je n’avais qu'à marcher quinze minutes dans la forêt et je me retrouverais dans des champs de fermes. Je me suis donc mis en route pour aller chercher de l’aide. Après quelques minutes dans la noirceur et la froideur de cette soirée de la fête des Morts, mon courage a comme disparu, je me sentais regardé de partout. On aurait dit que je pouvais distinguer de la peur sur les arbres. Je me suis dit :

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« Ok! Marcus arrête, trouver que les arbres ont peur, c’est n’importe quoi! Comme si les arbres pouvaient démontrer des sentiments! » J’accélérai le pas en commençant à rire de nervosité. J’entendis un bruit ou plutôt des bruits dans les buissons, les arbres, les ruisseaux, ce qui me fit arrêter de rire immédiatement, regardant partout autour de moi avec difficulté, à cause de la noirceur et l’absence de la lune cachée par une masse noire venue de l’enfer. Ce sont les animaux, me suis-je dit, mais en une fraction de seconde je croyais avoir vu une silhouette noire, un noir encore plus obscur que le ciel de cette nuit des ténèbres. D’un coup, une brume épaisse apparue avec un grand courant d’air froid. J’étais figé sur place en fixant les yeux grands ouverts l’endroit où j’avais cru voir quelqu’un. Je me suis mis à courir le plus vite que je pouvais pour sortir de cette forêt habitée par les ténèbres. Je sortis enfin de cette forêt, mais sans pour autant m’arrêter de courir. Je jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule et tout ce que je voyais c’était un gouffre noir sans fin. Essoufflé, je perdis pied et trébucha devant un bâton planté dans la terre fraichement nourrie. En me relevant, je lâchai un cri de peur. La lune

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avait fait une petite apparition et elle éclairait la raison de ma peur. Un épouvantail y était, disons qu’il ne faisait pas seulement peur aux oiseaux, je venais de vivre la peur de ma vie. Les yeux noirs comme le plumage d’un corbeau, il avait un couteau à la place de la main droite, il avait des dents, je craignais que ça soit des vrais, ainsi que la peau de son visage. Je continuai ma route avec la peur dans l’âme. Quelques minutes après, je me rendis à une maison, je cognai, un vieux monsieur m‘accueillit et accepta de m’aider. Jule, s’appelait-il. Il remplit un bidon d’essence et on partit rejoindre ma voiture. Je lui ai demandé par où nous allions passer. Il me répondit : « Par les champs, c’est le chemin le plus rapide. » Je le regardai avec de grands yeux, mais je ne dis rien pour ne pas avoir l’air d’un trouillard et je le suivis avec précaution. Il commença à parler pour détendre l’atmosphère. Après cinq minutes de marche, je m’arrêtai sec, des sueurs froides firent irruption partout sur mon corps, ma respiration était vraiment plus rapide que d’habitude, je croyais que mon cœur allait exploser, l’épouvantail n’était plus là. Jule me

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demanda qu’est-ce qui n’allait pas et je lui répondis : « Merde, mais votre épouvantail, regardez, il n'est plus là! » Jule rit un peu et dit : « Calme-toi petit, je n’ai pas d’épouvantail dans mes champs et de… » Sur ces mots, Jule échappa le bidon d’essence, me regarda avec un regard vide, la bouche grande ouverte, un couteau lui transperçait le corps. Jule se fit immédiatement trainer vers la forêt. Traumatisé de ce qui venait de se produire, je restai immobile quelques instants, pris le bidon d’essence et partis à courir, tout en éclatant en sanglots. J’étais presque rendu, mais c’est à ce moment que je vis le monstre qui était en train de mettre Jule dans un de ces arbres que je trouvais si étranges. C’était donc ça, tous ces arbres avaient une personne enfermée à l’intérieur. Mais pendant que je pensais à tout ça, je perdis de vue cet être étrange. Une main me prit le chandail par l’arrière, me tourna face à lui, c’était lui, le monstre, il m’avait attrapé. Je me suis

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débattu le plus que j’ai pu, mais mes efforts ne menèrent à rien, j’étais condamné. Je criai de toutes mes forces, j’étais sur le point de délirer. Il m’enferma dans un de ces arbres. Sans m’en rendre compte, j’avais gardé le bidon d’essence. Je l’ouvris et pris mon briquet. Je n’avais plus rien à perdre et je préférais mourir brulé que me faire manger par un épouvantail. Je repensais à la dispute que j’avais eue avec mes parents et le dernier moment que j’ai eu avec eux. Je les ai envoyé promener. Je tournai la roulette de mon briquet et le laissai tomber dans l’essence. Peut-être que mes actes vont tuer ce monstre venu de l’enfer, mais une chose est sûre, je vais libérer une centaine d’âmes de l’emprise de cette créature.

Le Journal du coin

1er novem bre 2012

Un grand incendie a dévasté une grande partie de la zone forestière hier soir vers minuit, les raisons sont inconnues et les policiers n’ont aucune autre explication qu’une cause naturelle.

  Alex Beaumier

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Je suis normale    

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M

oi, Vicki Labelle, étais enfermée dans l’asile psychiatrique de St-Clotilde. Je n’étais pas à ma place, tout le monde autour de moi criait et se battait avec les gardiens. Tandis que moi, jeune adulte de 18 ans, petite et calme ne faisais même pas mal à une mouche. J’étais prise à cet endroit avec ces fous pour le restant de mes jours. Tout cela était à cause d’une histoire qui s’était produite en 1905. C’était le jour de la Saint-Jean-Baptiste, j’étais chez moi bien calme devant ma télévision, car je n’étais pas une fille de party. À un certain moment, j’avais cru apercevoir devant ma fenêtre la silhouette d’un homme corpulent. Je m’étais dit que c’était surement les malfaiteurs de mon quartier. Deux heures avaient déjà passé et je m’étais tannée de ces délinquants qui rôdaient autour de ma maison, je décidai donc de sortir dehors. Je leur ai dit d’aller jouer ailleurs. Un homme se retourna et me regarda avec des yeux diaboliques. J’étais rentrée aussi vite que l’éclair. Assise nerveusement devant la télévision, je remarquai que l’homme s’était introduit dans ma maison, car à chaque fois que je changeais de poste, je voyais son reflet debout derrière moi. Je repris une respiration et lui lançai la

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manette au visage. L’homme avait la moitié de la face déformée et ensuite son visage était redevenu normal. C’est à ce moment que je venais de comprendre qu’il n’était pas humain. J’ai couru jusqu’à la cuisine. L’homme était déjà là à mon arrivée. Je lui lançai des objets pour lui faire peur et pour me défendre. C’est alors que je m’étais approchée du tiroir à couteaux. Il se précipita vers moi, j’avais l’impression de voir ma vie passer devant mes yeux. Il empoigna deux couteaux et réussit à me poignarder dans le bras et dans la jambe. Affolée et prise de panique, j’étais tombée dans le coma pendant deux jours. À mon réveil, ma mère me demanda ce qui s’était passé. Tout à coup, j’aperçus le même homme debout derrière elle et il me faisait signe de ne pas parler. J’ai crié de toutes mes forces : « L’homme est là derrière toi maman! » Ma mère se retourna, mais n’a rien vu. Elle m’a répondu : « Il n’y a personne mon cœur, repose-toi. » Ma mère quitta la chambre pour parler avec le médecin. Elle lui demanda des expliquations à propos de cette histoire. Le médecin lui répondit : « Je n’en sais pas plus que vous madame. »

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Sans remarquer qu’ils me regardaient tous les deux à travers la vitre, je m’étais mise en petite boule et criai « MAMAN! » Ma mère entra dans la chambre et me demanda qu’est-ce qu’il y avait. Je répondis que l’homme ne voulait pas partir. Le médecin entra et m’a dit de me calmer, car il n’y avait pas d’homme dans la pièce. J’avais répliqué spontanément qu’il était toujours là en pointant du doigt son emplacement. Le médecin et ma mère étaient sortis de la chambre. C’est alors qu’ils avaient décidé de m’envoyer à l’asile psychiatrique. Depuis ce malheureux jour, j’étais prise à l’asile, oubliée et abandonnée par ma famille.

  Melissa Belair

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Un soir d’orage !

 

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C

her journal,

Samedi soir dernier, j’étais seule chez moi durant le gros orage. Vers environ 22 h, j’ai décidé d’aller dans mon sous-sol. Je pratiquais mes chorégraphies quand tout d’un coup, ma musique s’éteignit. Je crus donc que mon iPod ou ma radio n’eut plus de batterie, mais non ils étaient pleins les deux. Je suis donc remontée à l’étage, car j’avais la chair de poule. En remontant, je m’aperçus que j’avais oublié mon iPod et ma radio. Je redescendis au sous-sol les chercher, je prenais donc mes choses quand soudain j’entendis quelque chose respirer derrière moi. Effrayée, j’en avais les larmes aux yeux. Je partis à courir pour m’enfuir, car là j’avais tellement peur que j’en tremblais. Comme j’arrivai à ma porte d’entrée, elle ne voulait plus ouvrir. À partir de ce moment, je n’eus pas seulement peur, c’était rendu que je paniquais. Je voulus vraiment m’enfuir de chez moi, mais j’en étais incapable. Je voulus partir par mon garage, mais il n’y avait plus de portes qui s’ouvraient. Du coup, je cherchai avec effroi un autre issu, quand une ombre passa devant moi et que tout de suite après les lumières s’éteignirent. J’étais vraiment effrayée, je

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tremblais et je ne savais plus quoi faire. Je me suis donc assise dans un coin, quand une silhouette noire apparut devant moi. Je voulus crier, mais j’étais tellement terrorisée qu’aucun son ne sortit de ma bouche. La silhouette s’approchait de plus en plus de moi. J’essayai de la repousser, mais cela ne changeait rien, mes mains passèrent au travers de la chose. Je me relevai du sol et en me relevant la silhouette noire me fonça dedans. Suite à ça, j’étais tombée sans connaissance. En revenant à moi, je remarquai que je n’étais plus où j’étais tombée, mais dans ma chambre. Je me demandais comment j’avais fait pour me rendre juste qu’ici. Je vis mon frère assis à côté de moi, alors je me suis dit qu’il m’avait amenée en haut quand il était entré. En me réveillant, il me demanda ce qu’il s’était passé. Je lui avais tout expliqué, mais il ne me croyait pas. De plus, depuis que cela m’était arrivé, j’avais l’impression que j’affaiblissais de jour en jour. J’avais vraiment une drôle de sensation, je sens que je vais bientôt partir…

  Sandy Bergeron-Gendron

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Un repas délicieux

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C

harles, un jeune homme connu dans le milieu du hockey, âgé d’une vingtaine d’années, nous raconte une histoire qui lui est arrivée il y a trois ans de cela.

C’était le 31 octobre, mes parents m’avaient laissé seul à la maison pour la fin de semaine. J’étais assis paisiblement dans ma causeuse, puis j’écoutais des films d’épouvantes toute la soirée. En un instant, la maison se retrouva sans électricité. Sur le coup, je sursautai puis je bondis du sofa. J’allai dans la salle de bain pour prendre quelques bougies afin de m’éclairer. Un éclair retentit et m’a permis d’apercevoir un masque au-dessus de mon épaule ayant un air bizarre dans le reflet de la glace. Je fus terrifié, puis je criai très fort. Quand je me suis retourné, il n’était plus là. Terrorisé, les yeux grands ouverts, je me mis à pleurer, puis je partis me réfugier sous les couvertures de mon lit. Je m’étais dit qu’il n’allait peut-être pas revenir. Au bout d’un moment, je pris mon courage à deux mains et sortis de mon lit. Plus personne n’était à l’intérieur de la salle de bain, il restait seulement moi, puis tout d’un coup les lumières se mirent à se fermer et

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s’ouvrir très rapidement. Encore une fois, la peur m’envahit le corps. Au bout de quelques minutes, les lumières restèrent éteintes pour de bon. J’allai au sous-sol en direction du panneau d’électricité, j’empruntai le plus long couloir de la maison pour m’y rendre, mais une très mauvaise surprise m’attendait. Le masque était là, mais maintenant j’apercevais son corps, il était grand et avait les cheveux noirs tout comme son manteau. Je fus figé puis je ne savais pas quoi faire. Soudainement, la chose se mit à courir dans ma direction. Pris de panique, je retournai dans ma chambre au deuxième étage aussi vite qu’un guépard. Mais la chose courait aussi vite que moi. Je fermai ma porte à clef, mais la chose était trop puissante et défonça ma porte. Je n’avais plus le choix, je dus sauter par la fenêtre. Je m’évanouis. Le lendemain matin, j’étais couché sur ma pelouse, je me fis réveiller par le chat de mon voisin qui me léchait la figure. J’avais un très gros mal de tête et j’étais effrayé de retourner à l’intérieur. Mais j’y allai quand même, il n’y avait plus rien, aucune trace de la chose.

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Je retournai dans ma chambre et fis un terrible saut, le masque était là et il y avait une note. Il était écrit : « Merci pour le cadeau que tu m’as offert, ton sang était succulent. » P.S : Dracula

  Samuel Bordeleau-Desjardins

 

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Une nouvelle intrigante

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O

ctobre 1914, cette lourde année nous imprimait en tête un conflit entre l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie, comme cause, son expansion économique et navale. Cet évènement se nomma la Première Guerre mondiale.

C’était la première fois que j’observais maman pleurer. Papa devait partir, il disait que c’était pour retrouver Marie, ma petite sœur morte à la naissance. Il disait qu’il s’occuperait d’elle. Comme ses mots employèrent le futur, j’entrepris la solution logique à ses paroles de dépérissement, que papa souhaitait mourir. Je ne pouvais pas comprendre, puisque j’avais juste 10 ans me relançait toujours maman. Il était important de quitter l’Allemagne, alors tante Milly me logea dans sa nouvelle demeure. Le temps de laisser à maman faire une mise au point, nous nous quittâmes brièvement, sans aucune seconde pour dire « Je t’aime ». Je me retrouvai en Pologne, dans la ville de Varsovie. Lors de mon arrivée à cheval, sur le terrain du manoir de tante Milly, celle-ci m’attendait sur le balcon. Lorsque je vis une silhouette, mon visage changea, tellement que j’en avais mal aux joues.

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« Tante Milly, que je suis émue de me retrouver à tes côtés, que de soulagement », disais-je! Elle était tellement enthousiaste qu’elle procéda tout de suite à la visite du manoir plutôt macabre. Ce manoir reflétait que de la négativité, avais-je comme intuition. Le soir venu, je dormis à l’étage. Milly dormait d’un profond sommeil, elle se retrouvait dans les bras de Morphée. Moi, j’avais le sommeil léger. J’étais triste en repensant à maman et papa. Lorsque je m’endormis, je me réveillai suite à une faible musique enfantine. Cette vague d’harmonie avait piqué ma curiosité. Une mélodie si douce, si gracieuse qu’elle faisait presque peur. Pour confirmer que mes soupçons n’étaient point réels, j’avançai en direction de la mélodie. Je longeai le couloir, suscitée par la panique. C’était pour moi l’une de mes plus grandes forces devant un danger. Plus je continuais à avancer, plus cette cantine reflétait des espaces muets entre chaque note, comme une fin de chanson. Je rentrai dans une pièce absente de lumière. Après un moment de réflexion, j’employai la solution que c’était un jouet mal en point. J’étais loin d’être convaincue par cette résolution. Insatisfaite, je décidai de chercher

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une lanterne au salon. Je remontai à l’étage avec clarté et me dirigeai vers la pièce. Malencontreusement, celle-ci était maintenant fermée. J’étais cyanosée, une panique passagère m’envahissait. J’ouvris donc la porte. Avec confirmation de la lumière, je vis une chambre d’enfant. Une chambre en décomposition. L’odeur me venait suite à cette découverte. Des tableaux d’hommes crésus décoraient les murs. Des jouets longeaient le lit. La mélodie revint suite à ces observations. La même, mais légèrement différente, celle d’un rire de clown. Je me sentais si vulnérable, démunie, désarmée. Aucun mot ne pouvait exprimer combien je me sentais remplie de frayeur. C’est alors que je vis une grande silhouette à la fenêtre. « Tante Milly, c’est bien toi? », demandais-je. Cette vision me troublait. Je me sentais si froide, si légère, si vide qu’aucun frisson me permettait de réaliser ce qu’il se passait, c’est ainsi que je vis papa... « Comment estce possible? » Peut-être me posais-je trop de questions sur la métaphysique. J’étais morte, enfin l’avais-je toujours été? Peut-être n’avais-je jamais existé?

Camille Cormier-Côté 50    


L’esprit effrayant

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A

mélie, 16 ans, était une fille comme les autres. Elle allait à l’école à chaque semaine et elle voyait ses amies les fins de semaine pour faire des activités comme le magasinage ou le cinéma. Amélie n’était pas le genre de fille à croire au paranormal jusqu’au jour où une de ses amies lui proposa de jouer à un jeu en groupe pour communiquer avec les esprits. Amélie n’était pas très chaude à l’idée, mais elle accepta pour ne pas démontrer à ses amies qu’elle était très effrayée. Les quatre amies s’installèrent en cercle. En plein milieu, il y avait une bougie qui était posée par terre. Son amie prit un livre de sorcellerie qu’elle avait trouvé dans une boutique de magie à deux pas de chez elle. Elle avait formulé une incantation pour appeler l’esprit de sa grand-mère qui était morte l’année passée, mais il n’y avait aucun esprit qui était venu se manifester. Après avoir réessayé quelques fois, mon amie décida que c’était peut-être le temps de laisser tomber. Ce fut à ce moment que l’ampoule de la lumière du sous-sol explosa. J’en déduis que c’était peut-être dû à un fusible qui avait sauté. Mon amie, qui avait pensé à tout, prit une lampe de poche et se leva pour régler la panne d’électricité. Après quelques minutes,

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l’ampoule fonctionnait de nouveau, mon amie était revenue pour s’assoir. Elle décida alors de réessayer de recontacter sa grandmère. Je paniquai à l’idée qu’il pouvait se produire quelque chose d’effrayant à nouveau. Je crus bon d’exprimer mes émotions pour me soulager de ma crainte. J’ai alors remarqué qu’elles avaient eu peur, mais qu’elles désiraient tout de même vivre cette expérience paranormale. Je m’étais donc remise en cercle. Mon amie avait prononcé la formule de nouveau, mais cette fois le sol se mis à trembler, c’était comme si un tremblement de terre avait attaqué toute la ville au grand complet. Les filles et moi avions paniqué avant de tenter de sortir de la pièce, mais nous fûmes incapables de nous déplacer tellement que le tremblement de terre était puissant. Nous avons donc décidé de nous accroupir par terre, en attendant que le tremblement cesse. Après quelques minutes, la pièce arrêta de trembler, c’est alors que mes amies et moi commençâmes à ramasser le désordre dans la pièce. Mais au fur et à mesure que nous ramassions les objets, je m’aperçus que les choses disparaissaient quand je les touchais. Je ne réussis pas à saisir ce qui pouvait bien se passer.

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Je décidai à ce moment-là de ne plus toucher à rien. Mon amie reprit le grimoire magique, reformula l’incantation et ce fut à ce même moment que la flamme de la bougie s’alluma d’une puissance de feu immense. C’est alors que l’esprit de la grand-mère se manifesta. Elle me sembla heureuse de pouvoir revoir sa petite fille. Terrifiée, la jeune fille lui demanda si elle avait réussi à trouver la paix dans l’autre monde. La grand-mère lui répondit que oui, mais elle s’était beaucoup ennuyée d’avoir été toute seule. Alors, sa petite fille lui répondit qu’elle voulait aller la rejoindre, comme ça, sa grand-mère ne serait plus jamais seule. Mes amies et moi avions toutes désapprouvé son idée, mais elle, elle s’en fichait. Sa décision n’avait pas comme seul but de revoir sa grand-mère, c’était aussi parce que selon elle, elle avait trouvé sa mission dans la vie. Elle avait réalisé que c’était sa raison de vivre et que c’était la bonne chose à faire, autant pour elle que pour sa chère grand-mère décédée. Depuis ce jour, plus personne n’a tenté d’évoquer les esprits par malheur de tomber eux aussi dans la folie de la petite fille.

Géraldine Cyr 54    


Le mystère californien    

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23

juin 2012. Moi, Danick Mills et mon chat emménagions dans une nouvelle maison située à Riverside en Californie. Très belle soit dit en passant, mais assez vieille. Selon des faits, cette ancienne bâtisse aurait servi d’institut psychiatrique. Tout ça pour dire que j’étais très fier d’être tombé sur cette aubaine et de pouvoir vivre dans cette magnifique demeure malgré mes 22 ans. 24 juin 2012. Bien installé, tout allait pour le mieux. Épuisé par tout ce changement, cependant très fier et satisfait. Pour une fois, mes parents pouvaient être fiers de moi et non de mon frère aîné supposément parfait à leurs yeux! Installé devant un bon film avec un café à la main, rien ne pouvait plus me relaxer et me faire autant du bien. 23 h 23, je fus réveillé par des bruits de pas assourdissants. Terrorisé, j’avais le sang glacé. Je me levai d’un pas hésitant. Ça provenait du grenier. Je sortis mon canif en m’avançant. Tremblant, j’ouvris la porte d’un coup sec! Quel soulagement de voir que ce n’était que mon chat qui faisait ses griffes sur la pointe d’un vieux soulier. Le talon frappait le sol, d’où venaient les fameux bruits de pas qui stupidement m’avait glacé le sang. Afin de

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me calmer, je décidai d’aller prendre un bain chaud. En sortant, j’aperçus une photo ancienne qui, à ma connaissance, était l’asile psychiatrique qui avait ouvert ses portes il y a de ça très longtemps. On y voyait également une dame. Ce portrait venait du grenier avec tout le reste, mais étrangement il était maintenant dans le couloir en face de ma chambre. Inquiet et extrêmement fatigué, j’étais exténué et je me dirigeai vers ma grande chambre pleine de boites. Un vent glacial prit possession de la chambre. Sans savoir pourquoi, j’eus l’étrange sensation d’un déjà vu… Ça y est! C’était la femme qui m’avait fait visiter cette maison et qui m’avait convaincu de l’acheter! Perturbé par cette découverte, je ne pus fermer l’œil de la nuit. 25 juin 2012. Troublé par ce qu’il s’était passé la veille, je décidai de faire le grand ménage afin de comprendre et de détruire tout ce qui ne m’appartenait pas. Plusieurs objets appartenant à l’institut avaient été abandonnés sur les lieux. Je pris les boites, plaçai mes choses aux bonnes places et ensuite, je sortis la fameuse photo pour m’en débarrasser. Lorsque j’aperçus la date, il était écrit 1798. Rien n’était assez fort pour décrire le

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sentiment que j’ai ressenti quand je me suis rendu compte que la femme qui m’avait convaincu d’acheter cette maison était en réalité la tutrice dans l’institut et que la photo datait de 214 ans…

Annie Fugère

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La rencontre du troisième type

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C

ette journée-là fut notre quinzième anniversaire de mariage avec ma tendre aimée. Nous eûmes bien besoin de repos. Je pris ma Mercedes et me rendis à la billetterie afin d’acheter deux billets de croisière pour la Floride, sur un bateau très luxueux qui avait environ mille-cinq-cents voyageurs. Sophia fut très enthousiaste à l’idée de partir. Impatients et excités, une dame vêtue d’un élégant habit blanc nous attribuâmes une vaste chambre équipée d’un bain-tourbillon et un lit orné de pétales de rose. La nuit fut remplie de bonheur. Le lendemain matin, les rayons de soleil frappèrent sur les rideaux. À midi, nous étions prêts pour aller diner au restaurant, mais les gens devaient surement dormir encore, car les corridors étaient déserts, pourtant j’avais entendu des voix venant de loin. Rendus au restaurant, pas même une serveuse fut présente. En partant vers le couloir, nous avons entendu des hurlements et des voix graves provenant de la chambre d’à côté. Je pris Sophia par la main et je la trainai en courant pour nous enfuir. Nous avons couru très longtemps, si rapidement à s’essouffler les poumons, pourtant le corridor parut sans fin. On se sentit claustrophobes.

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Sophia trouva une porte de sortie qu’elle ouvrit aussitôt. Dehors, une mère et son enfant nous tournaient le dos. Ils tombèrent du bateau et soudain, d’immenses tentacules apparurent sur l’avant du paquebot. Étonné et mort de peur, je pris Sophia par le bras espérant la protéger au plus vite de cette apparition sinistre. On se dirigea vers la porte rouge, mais celle-ci était barrée de l’extérieur. J’essayai donc une prochaine tentative de nous échapper de là. Une puissante lueur se dirigea soudainement vers nous. Je sentis une chaleur intense qui nous brulait radicalement la peau. Le visage pétrifié de douleur, je m’accroupis sur Sophia afin de la protéger. Je m’étais senti m’évanouir quand j’ai senti une force m’ordonner de défendre Sophia. Je me suis retourné et j’ai sauté sur cette créature. D’un coup, je lui coupai les tentacules à l’aide d’une hache que j’avais trouvée tout près du mur. La créature était retournée dans la mer en hurlant de souffrance. J’allai aider mon épouse à se relever et elle me remercia. Le capitaine de l’équipage vint nous rejoindre en sanglot. Il nous histoire L’homme créature

raconta sa terrible et malheureuse où il avait perdu sa famille. nous avait expliqué aussi que cette se manifestait une fois tous les

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quinze ans et dévore les gens à bord d’énormes bateaux. L’homme trouva une corde et nous descendit du bateau, mais il resta abord afin d’aider les autres voyageurs dans le besoin. Finalement, rendus à la rive, nous étions allés faire une déclaration à la police à propos du phénomène que nous avions vécu. Le policier me parla en premier, il m’expliqua que cette journée-là, aucune embarquation ni billet n’avait été constaté.

Karel Genest Matte

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Le pire weekend

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J

e m’appelle Philippe Grenier, j’ai 17 ans et je vais vous raconter un évènement qui a perturbé mon passé.

J’étais avec mes parents en route vers Québec pour un petit séjour à l’hôtel. L’endroit où nous couchâmes n’était pas vraiment beau. Le Palace était le nom de cet hôtel, mais il avait plutôt l’air d’une poubelle et non d’un palace. Tout était noir, sale et aussi très vieux. Une fois arrivé à notre chambre, j’entendis un bruit de pas provenant de la salle de bain. Alors je me suis précipité pour voir ce qu’il se passait, mais rien. C’était surement mes parents qui étaient partis manger au restaurant. Alors je me suis couché. En me levant vers 23 h, j’entendis un autre bruit, un léger grincement de porte qui me glaça le sang. Quelques secondes après, j’entendis quelque chose couler. D’un pas léger, je me levai pour aller voir dans la salle de bain. Lorsque j’allumai la lumière, cette image restera gravée dans ma mémoire, le bain débordait, mais ce n’était pas de l’eau, c’était une substance rougeâtre. En un seul battement d’œil, tout était revenu à la normale. J’étais tellement sous le choc, je regardais le bain comme si je venais de voir la mort. En sortant de cette salle de bain

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macabre, j’entendis quelque chose derrière moi. Mon cœur arrêta de peur, je sentis de douces larmes de terreur couler le long de mon visage. Mon seul réflexe a été d’aller me cacher dans le garde-robe. J’avais des frissons partout et j’étais vraiment effrayé par ce réel cauchemar. Mes parents n’étaient pas encore arrivés. Je sortis prudemment du garde-robe pour me retrouver dans un monde obscur et ténébreux. Au même moment, j’aperçus deux ombres passer devant moi. Le stress et la panique ont pris le dessus sur mon corps, je m’évanouis. En me levant, j’avais très mal à la tête et j’étais vraiment inquiet. Je sortis de la chambre et j’entendis un chuchotement transporté par un petit courant d’air frisquet me dire : « Ne bougez plus ou je vous tue ». J’avais très peur, je décidai de courir, courir comme je n’avais jamais couru, en espérant m’enfuir de ce prisonnier des ténèbres. Je voulais à tout prix retrouver mes parents et partir de cet hôtel de malheur. J’étais rendu dans le hall d’entrée quand j’aperçus mes parents. Je leur criai : « Il faut partir de… »

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Je n’ai même pas eu le temps de terminer ma phrase que j’étais rendu dans les bras de mon père. J’étais traumatisé. Mes parents m’ont tout de suite emmené à l’hôpital. Rendu là-bas, on m’isola dans une chambre pour me reposer. Mes parents étaient là eux aussi et ils étaient sous le choc de me voir dans cet état. Le lendemain matin, le docteur nous a expliqué que j’avais un problème au cerveau et que j’avais eu un traumatisme, évidemment! Quelques jours plus tard, quand j’étais de retour chez moi, mes parents me dirent de ne pas m’inquiéter, qu’ils ne me laisseraient plus jamais seul à l’avenir. Je ne leur répondis pas tout de suite, j’étais encore sous le choc des évènements. Encore aujourd'hui, lorsque je vois des ombres je deviens hors de moi.

Philippe Grenier

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Le portail céleste des âmes perdues  

X

avier est mon nom. Au moment où mon histoire a eu lieu, j’étais un jeune adulte qui se cherchait une jolie maison qui répondrait à tous mes besoins. Je me dénichai une magnifique demeure adjacente à mon école. Elle était très grande et propre. Je décidai donc de déménager. La journée qui précéda mon déménagement, j’amenai toutes mes boites et quelques meubles. Cela m’avait pris la journée pour vider toutes les boites et de m’installer dans ma maison. Je pouvais enfin relaxer dans mon lit. J’étais bien étendu et je finis par m’endormir quelques heures. Durant la nuit, je me réveillai et j’avais la gorge sèche. Je décidai donc de me lever pour aller prendre un grand verre d’eau. J’empruntais le couloir qui menait à la cuisine lorsque je ressentis un grand changement de température. Plus j’approchais de la cuisine, plus la température diminuait. C’était un froid d’antarctique. J’ai pensé que c’était le chauffage qui avait une défaillance. Quand j’arrivai à la cuisine, je me pris un grand verre d’eau et je vérifiai la température du chauffage, mais tout semblait normal, il faisait aussi chaud qu’au début de la journée.

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Je suis alors retourné à ma chambre. Cependant, je ressentais une présence. Je me suis mis à avoir très peur. Je criai de toutes mes forces : « Qui est là ? » Mais personne ne répondit. J’étais vraiment furieux et en même temps terrifié. Je décidai d’aller voir sous mon établi si l’AK-47 que je cachais depuis des années pour me protéger y était, mais il n’y était plus. Il avait disparu, tout comme plusieurs autres objets tels que : mon manteau, mon savon, mes souliers et même mon frigidaire avait disparu. J’étais impressionné de constater que tous ces objets manquaient. Soudainement, je m’aperçus qu’ils disparaissaient sans faire de bruit. Je me suis mis à m’inquiéter. Mon visage changea de couleur. J’ai crié encore de toutes mes forces : « Qui est là ? » Quand tout répondit :

à

coup

une

voix

grave

me

« C’est moi le gardien du portail céleste des âmes perdues, hahaha! » Je vis enfin mon ennemi de mes yeux. Le démon avait les yeux rouges comme le sang avec deux grandes cornes aussi, plus

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grandes que celles d’un taureau. Son but était de protéger le four à microondes parce que c’était la porte de l’enfer. Je pris mon courage à deux mains et je me mis à courir le plus rapidement que j’ai pu jusqu’au four à microondes. Je l’arrachai du mur et le lançai sur le démon de toutes mes forces. Le four à microondes aspira le démon comme une feuille et il fut emprisonné dans les vapeurs des ténèbres pour l’éternité.

Nacime Kouddar

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Lisez, aimez, pêchez    

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E

n débarquant de l’avion à Paris, j’étais très excitée, ce voyage était mon premier. Mon emploi du temps était déjà rempli, j’avais amplement de bibliothèques à visiter. *** Devant la fenêtre de la bibliothèque : « Lisez, aimez, pêchez », je restai figée, j’avais aperçu l’outil de mes rêves pour écrire : une plume noire. Son encre était d’un rouge telle la couleur du sang. Rendue à l’intérieur, j’avais demandé à la bibliothécaire combien elle était. Celle-ci me répondit : « Gratuite pour vous madame! Cette plume vous donnera l’inspiration nécessaire. » J’étais surprise, pourquoi serait-elle gratuite, rien n’est gratuit ? Peut-être que cette dame voulait me faire plaisir? Je pris la plume et allai à l’hôtel me réfugier pour écrire. *** Papier en main et bien sûr la plume, l’inspiration vint sur le champ. Le texte que j’avais écrit ce jour-là était le suivant : « Une tempête effroyable se mit à chambouler les voies aériennes. Un avion ayant de la misère à supporter les rafales de dame

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nature perdit le contrôle. Les pilotes essayèrent de ramener l’appareil sur le droit chemin, mais trop tard, la destinée de chacune de ces personnes était déjà écrite. L’avion descendit du ciel comme une météorite et s’affaissa dans les profondeurs funestes de la mer immense qui nous rappelait la couleur des douze coups de minuit. » Après avoir mis cette inspiration sur papier, je m’étais couchée, car la fatigue avait envahi mon corps. Le lendemain matin, à l’heure où les premières lueurs du soleil plongèrent sur les divers immeubles de Paris, je mis les nouvelles à la télévision, comme je fis tous les matins chez moi, au Canada. Subjuguée par la première nouvelle du matin qui était la suivante : « Un avion qui provient du Canada s’était écrasé dans la mer, car des vents très forts auraient probablement causé des dommages à l’appareil. » Pendant une minute, j’avais pensé à l’écriture d’hier soir. Tout d’un coup, des sueurs froides dans mon front suivies de palpitations d’une vitesse telle une voiture de course survinrent.

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Ne sachant plus quoi faire, je décidai de retourner la plume où je l’avais prise. La bibliothécaire me répondit d’un air malicieux : « Madame, vous ne pouvez en aucun cas retourner cette plume, car elle appartient à une écrivaine et c’est vous. » Je n’en voulais plus, que faire ? J’ai pris la plume et je marchai jusqu’à l’hôtel, pour la bruler. Rendue dans ma chambre, j’ouvris le foyer et m’étouffai tellement que la poussière était abondante. Sans trop attendre, j’avais allumé le feu et lancé l’objet qui m’effrayait à un tel point de m’obséder. Après quelques secondes, la plume disparut dans les cendres. Soulagée de m’être débarrassée de la plume, je fis une sieste. Quelques heures avaient passé avant que je me lève. À mon réveil, j’avais jeté un regard sur le bureau de travail de la chambre. C’est alors que j’aperçus la plume noire…

Laurence Laforce-Lamontagne  

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Le miroir hanté

   

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L

ors d’une soirée, nous avions reçu, mes collègues de bureau et moi, une invitation surprise à un manoir, souper et nuitée inclus. Nous décidâmes donc d’y aller. La soirée commença très bien, une jeune dame m’invita à aller porter ma valise dans ma chambre au fond du manoir. J’étais dans une belle pièce qui avait un très beau miroir. Une fois seul dans la chambre, je regardai le miroir et je vis un visage, je me retournai, mais il n’y avait personne. Je m’étais donc dit que mon cerveau m’avait joué un petit tour. Mais j’eus quand même la frousse, alors j’étais retourné voir mes collègues. Je m’étais rendu à la table où les invités étaient assis. J’avais pris quelques verres d’alcool sans abuser, ensuite j’avais demandé où étaient les toilettes. En me dirigeant vers les toilettes, j’avais entendu une voix de femme dont je croyais m’avait suivi.

Cette voix, avec un accent espagnol, avait attiré mon attention. Cherchant du regard la raison de cette voix, je m’aperçus que le couloir était vide, donc j’étais seul. J’étais quand même effrayé malgré mon courage, car cela était étrange. J’étais quand même allé aux toilettes. Dès que j’eus terminé, j’étais retourné au souper pour enfin souper. Après avoir très bien mangé, les desserts

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étaient arrivés. J’avais débuté une conversation avec mes collègues sur le travail. Ce fut à cet instant que je vis une très belle femme aux cheveux blonds, habillée d’une robe rouge, qui montait les escaliers vers les chambres. Cela avait attiré mon attention et comme tout bon gars, j’étais monté la voir. Rendu à l’étage, il n’y avait, encore une fois, plus personne. La soirée était presque terminée, alors les invités commencèrent à danser, moi j’étais resté assis. Un peu plus tard, les invités allèrent se coucher. Je m’étais également mis en direction de ma chambre. Bien installé confortablement dans mon lit, j’aperçus soudainement la jeune femme étendue sur le bureau qui soutenait le miroir. Surpris, je lui demandai la raison de sa présence, elle m’avait ignoré. Tout d’un coup, elle s’approcha de mon lit et les lumières s’éteignirent. Puis, plus rien. J’avais eu tellement peur, car je n’avais rien vu venir. Je m’étais allongé et avait fini par m’endormir bien plus tard. À mon réveil, j’étais bien seul, mais il y avait une chose dont je vais toujours me rappeler. Le tiroir du meuble qui soutenait le miroir était ouvert. Curieux, j’avais regardé à l’intérieur et j’étais resté immobile. Dans

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le tiroir, il y avait le portrait de la jeune blonde dans sa robe rouge, étendue devant le miroir. Encore aujourd’hui, quand je regarde dans un miroir, je la vois encore…

  Samuel Lalande

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Le chalet d’à côté  

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J

e m’appelle Sarah et j’ai 29 ans. Je suis grande et jolie! La fin de semaine était enfin arrivée. J’étais toute excitée à l’idée d’aller prendre des petites vacances de deux jours à mon chalet. Après être arrivée au chalet, quelques minutes plus tard, quelqu'un cogna à la porte. C’était une petite fille qui s’appelait Sacha et elle était nouvelle dans le coin. Je la laissai donc entrer sans me poser trop de questions. Une fois entrée dans la maison et être installée pour la fin semaine, je demandai à Sacha ce qu’elle voulait faire. Elle m’avait répondu qu’elle souhaitait écouter un film. Alors, j’avais mis un de mes films. Quelques instants plus tard, je décidai d’aller me chercher une couverture puisqu’il faisait froid. Lorsque je suis revenue, je remarquai que Sacha n’était plus là. Je commençai donc à être confuse puisque le film n’était pas terminé. Je trouvais ça bizarre qu’elle soit partie. Alors, je me suis dit qu’elle était tout simplement retournée chez elle. Le lendemain matin, voyant que Sacha n’était pas revenue me voir, je décidai d’aller voir si elle était à son chalet. Pas longtemps après être arrivée à son chalet, je me mis à cogner. Personne ne répondit. Je décidai donc d’entrer pour

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m’assurer que tout allait bien. Je commençais juste à entrer quand je me mis à avoir des frissons. Il y avait de quoi à avoir des frémissements, c’était un vieux chalet tout délabré. Après être entrée, j’entendis des bruits, comme des claquements de portes et fenêtres qui ouvrent et ferment. Mais, lorsque je regardais autour de moi, tout était fermé. Je commençai à paniquer. On aurait dit que j’étais devenue folle. Donc, je décidai de retourner dehors pour décompresser. Une fois calmée, je décidai quand même de retourner dans la maison. Je voulais m’assurer que Sacha était bien dans son chalet. Je ne la trouvais pas. C’est à ce moment-là que les lumières du chalet étaient devenues noires comme les ténèbres. Quelques minutes après, elles se sont ouvertes. Les lumières s’ouvraient, se fermaient encore et encore. Je commençais à être effrayée, je vivais l’enfer. Je n’étais plus capable de vivre ce délire. Alors, je retournai en courant à mon chalet. Je fis mes valises et je retournai au plus vite chez nous. Après être revenue à la maison, je décidai de retrouver Sacha pour qu’elle puisse m’expliquer ce qui était arrivé à son chalet. Alors, je décidai de la retrouver sur Internet. C’est

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à ce moment-là, en cherchant que je suis tombée sur un article dans lequel on pouvait lire qu’une personne s’était pendue dans le chalet. C’est alors, en lisant plus bas, que j’aperçus le nom de Sacha. J’étais estomaquée, je n’en croyais pas mes yeux. Elle que je croyais être une voisine était en fait un fantôme? Depuis ce jour, je ne suis jamais retournée au chalet puisque j’avais été terrorisée par le chalet d’à côté.

 

Sophie Lefrançois

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Une soirée inoubliable

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D

urant les vacances d’été, mon cousin m’avait appelé pour que je m’occupe de sa maison pendant son absence. J’arrivai le soir, mon cousin était déjà parti. Je pris la clé qui était cachée, puis je suis entré. C’était une vieille maison à l’allure banale, mais il y régnait une tension plutôt inquiétante. Plus loin dans la maison, je vis des photos de mon cousin et moi. J’étais plutôt grand, mais pas aussi imposant que lui. Je vis les escaliers, j’y posai mon pied délicatement.

Une fois au deuxième étage, j’entendis un bruit qui venait, du moins je pensais, des murs, je descendis sur mes gardes. Je fis un tour rapide de cette maison qui devenait de plus en plus lugubre au fil de la soirée et je remarquai que la télévision du salon s’était allumée. Pendant un court moment, je voulus m’enfuir, mais je me suis dit que cela devait être la minuterie que mon cousin avait installée. Plus tard, la nuit commençait à se faire sentir. J’allais m’endormir, mais des bruits inconnus me sortirent de ce confort. Qu’estce que c’était? Légèrement apeuré, je commençai à imaginer les pires scénarios, un voleur, non pire un tueur. Les bruits cessèrent. J’entendis à mon plus grand effroi des

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craquements qui pouvaient s’apparenter à des pas dans cet horrible escalier. Un moment de silence intense se fit sentir. Un verre se fracassa sur le mur à l’autre bout de la pièce. Affolé, je ne savais plus quoi faire. La table se mit à bouger, puis les chaises. La peur que j’avais se transforma en panique. Je pris tout mon courage et me levai. Le pire était fait, j’étais debout. Je me mis à courir en ayant pour seul but d’atteindre la porte qui me ferait quitter cet enfer. La porte était bloquée, comme si quelque chose la retenait. J’étais terrifié. Qu’est-ce que j’allais faire? Les objets bougeaient à nouveau, je n’avais qu’une seule envie, c’était de crier. Je me sentais totalement impuissant. Une assiette me frôla et me ramena à mon premier but, de sortir d’ici, je montai ce terrifiant escalier. Je cherchai désespérément une issue, mais à chaque tentative, les portes se fermaient devant moi. Tout se déroulait si vite, ce que je voulais c’était de m’enfuir de cette maison. Je fracassai la fenêtre puis sautai sur le balcon un mètre plus bas, puis je sautais de nouveau dans la cour. Je courus le plus loin possible,

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puis appelai mon cousin qui, sans attendre, me dit qu’il allait bientôt être là. Mon cousin entra furieux en criant :

chez

lui

et

en

sortit

« Tu m’as fait perdre mon temps, tout est bien normal! » Depuis ce jour, je ne comprends toujours pas ce qui m’était arrivé. Une chose est sure, c’est que je ne remettrai jamais les pieds làbas.

  Étienne Nault

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Une étrangère dans ma maison

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M

on copain et moi vivions dans une très belle et grande maison sur le bord de la rivière des Outaouais. On s’aimait beaucoup, on avait tout investi pour réussir à acheter cette demeure fabuleuse. Elle comportait deux garages avec une magnifique vue sur le lac. Une maison très dispendieuse, mais parfaite pour fonder une famille. Un jour, j’étais rentrée du travail avec une mauvaise nouvelle. J’avais perdu ma job. Avec seulement un revenu pour cette maison, nous étions surs et certains que ce n’était pas suffisant pour subvenir aux besoins de la famille. Nous sommes donc arrivés à la conclusion que nous devions déménager. Après avoir cherché pendant des semaines, on avait enfin trouvé un petit appartement tranquille dans la ville de Montréal. Bien installé, tout allait pour le mieux jusqu’à cette nuit du 2 janvier. Ce soir-là, nous recevions de la visite pour souper. Une fois le souper servi, je retournai à la cuisine pour chercher la sauce d’accompagnement que j’avais oubliée sur le comptoir. C’est à ce moment que je m’aperçus que la sauce n’y était plus. Je trouvais cela étrange, car j’étais absolument certaine de l’avoir déposée là. Je m’étais dit que c’était peut-être quelqu’un qui m’avait joué un mauvais tour.

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J’avais alors fait le tour de la salle manger, mais ne l’avais pas trouvée.

à

Mêlée, j’avais tout simplement décidé de retourner à la salle à manger quand soudainement, je vis le pot de sauce sur la table. Figée comme une statue de glace, je n’en revenais pas, je me suis dit : « Je ne l’avais juste pas vue. » Une fois le souper terminé, les enfants se regroupèrent pour aller jaser dans la chambre d’invités pendant que les adultes prenaient un verre. Mais plus tard dans la soirée, Marc un invité, eut subitement l’air d’un zombi. Sa peau était devenue blanche comme la neige et il transpirait à grosses gouttes. Je m’étais approchée de lui et je n’eus même pas le temps de prononcer un mot que Marc me dit : « Il y quelque chose d’étrange dans cette maison, une femme dans le salon, je l’ai vue de mes propres yeux. » Je n’y croyais pas vraiment, j’avais plutôt pensé que c’était probablement l’alcool qui commençait à faire effet! Après cette soirée mouvementée, j’étais très pensive avec tous ces phénomènes étranges qui s’étaient produits. Pendant la nuit, j’avais été réveillée

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par des orages très violents. Je n’arrivais plus à dormir, je décidai donc d’aller regarder la télévision au sous-sol. Rendue en bas, je sentis que des courants d’air glacé me traversaient le corps, je me suis mise à avoir très peur puisque les fenêtres du soussol étaient ouvertes alors que je les avais fermées plus tôt dans la soirée. Apeurée et à la fois songeuse, je refermai les fenêtres et c’est à ce moment que j’aperçus une femme passer rapidement à côté de moi. Je crois que je n’avais jamais eu aussi peur de ma vie. Je courus jusqu'à l’étage du haut rejoindre mon amoureux. Le lendemain, mon amoureux et moi fîmes des recherches sur Internet et notre regard fut accroché par un article dans un journal qui datait de quelques années et qui disait : meurtre au domicile, 751 rue des champs. Maxime avait alors constaté que c’était dans notre appartement que s’était passée cette tragédie. Pour une deuxième fois, nous démenageâmes. Pendant trois semaines, nous n’avons pas été témoins de phénomènes étranges. Toutefois, un peu après ces évènements, certaines expériences semblaient recommencer.

Roxanne Pimparé-Bélanger 89    


Un visiteur mystérieux  

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C

’était un vendredi, le 21 septembre 2012 plus précisément, Jay avait décidé d’aller chez sa copine pour la fin de semaine, car c’était congé à son lycée. Dans la journée, sans réellement y avoir une occasion spéciale, ma belle-mère avait organisé une soirée Poker. Un peu plus tard dans la soirée, je décidai d’aller dehors dans la cour arrière avec mon amoureuse pour discuter, car à l’intérieur la chaleur nous étouffait. On s’échangeait des mots avec conviction lorsque tout à coup, je me tournai la tête et j’aperçus une moitié de tête à l'horizontale derrière une petite barrière pour barrer l’accès aux chiens. Apeuré, je hurlai de terreur. Je m’étais dit que c’était un membre de la famille qui m’avait joué un tour. J’avais eu la frousse à en crier comme une gamine de cinq ans. Puis, je pris mon courage à deux mains et m’approchai, mais il n’y avait plus personne.

Par la suite, j’entrai dans la maison, essoufflé comme si j’avais couru un marathon et demandai à tout le monde si on ne m’avait pas fait une farce. Ils m’avaient tous regardé comme si j’étais fou. Seule ma belle-mère me croyait un peu. Donc la mère de ma copine et moi avions fouillé les environs.

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Pour une raison mystérieuse, la roulotte qui est habituellement barrée, ne l’était pas cette nuit-là. Elle avait remarqué que les choses n’étaient pas à leur place. On n’y avait pas réellement porté attention, car quelqu’un aurait pu faire le ménage et oublier de vérifier la serrure. On ne s’était pas arrêté là, nous avions continué notre fouille sans trouver quoi que ce soit. Les minutes et les heures passèrent, nous continuâmes notre partie de Poker, quand soudainement je le vis à nouveau, ce n’était pas mon imagination! J’en avais les chocottes en voyant ses yeux ténébreux qui me fixaient. J’avais l’impression qu’il me regardait avec des poignards dans ses yeux. Encore une fois, frustré de ne pas découvrir qui était ce mystérieux inconnu, je demandai à ma belle-famille de sortir de la maison et fouiller au grand complet les environs. Le plus frustrant c’était que personne ne l’avait vu sauf moi. Ils ne me croyaient pas. Ils venaient m’aider même s’ils ne me croyaient pas, car ils pouvaient m’agacer avec ma frayeur. Après avoir cherché, le grand-père de ma copine nous a raconté qu’avant qu’il achète la maison, l’homme qui vivait dans la

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maison s’était pendu dans l’arbre de la cour pour une raison inconnue à ce jour. Mais chose certaine, c'est qu’il tenait à cette habitation. Encore aujourd’hui, on peut entendre des bruits de pas humains, et voir des objets changer de place dans la cour arrière. On n’en fait plus un drame, car maintenant c’est rendu courant.

 

Francis Proulx

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Des vacances bien méritées

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P

ar un beau vendredi d’automne, Marie une jeune étudiante, ne put s’empêcher de regarder l’horloge qui indiquait la fin des cours. Elle décida d’aller au chalet de ses parents prendre de l’air après une longue semaine d’écriture. Arrivée au chalet, je me mis à l’aise. Au menu : spa, feu et pyjama. Le trio parfait après une longue et interminable semaine d’école. Soudainement, une lumière avait reflété sur le mur du chalet, mais ce n’était pas une lumière habituelle, elle était rougeâtre. Pourtant, il n’y avait aucune lumière allumée. Troublée, je regardais les alentours, aucun signe d’objet qui pouvait faire cela. Je m’étais rassurée et m’étais dit que ça devait être une voiture qui passait. Après ma session de spa, je décidai de faire un feu. J’ai regardé les flammes danser pendant des heures. Le bois se vida rapidement, donc j’ai dû aller en VTT dans la forêt jusqu’au dépôt à bois. Inquiète, je ne savais pas trop si je devais y aller ou non, j’étais craintive. Seule la lune éclairait la forêt. Sur un coup de tête, je pris mon courage à deux mains et décidai d’y aller. La pire erreur jamais faite. Avant de partir, j’ai dû mettre de l’essence dans le réservoir. Arrivée près du dépôt, je mis les buches dans la remorque.

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J’ai donc essayé de repartir le VTT, mais il n’y avait aucun signe de vie. J’ai paniqué, des sueurs froides coulaient de mon front. Le réservoir à essence était vide! Pourtant je venais de le remplir! Impossible! Il n’y avait personne aux alentours et le voisin le plus proche était à 15 minutes. J’étais seule, inquiète et anxieuse. Que devais-je faire? Il faisait noir comme les yeux du diable. Soudainement, j’entendis un son aigu comme si une jeune fille venait de se blesser. Il fallait que j’aille voir ce que c’était, mais impossible de voir avec cette noirceur. Le cri devenait de plus en plus fort. Ce son m’assourdissait. Je ne savais pas d’où venait le bruit. Je devenais folle. Je me dirigeai vers la forêt, prise de panique. J’avais commencé à courir vers le chalet, mais tout d’un coup, c’était comme si quelque chose me retenait. Je n’étais plus capable d’avancer. Je me suis mise à faire une crise de panique et je m’évanouis. Quand je m’étais réveillée, je sentis que je n’avais plus le contrôle de moi-même. C’est à ce moment que je me rendis compte que j’étais maintenant possédée par un esprit dans la forêt. Tous mes mouvements, toutes

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mes pensées étaient maintenant entre ses mains. Mon corps était dorénavant invisible. J’étais devenue une lumière rougeâtre, comme la lumière que j’avais vue la veille. Depuis, je ne sais pas quoi faire, prise au piège dans une forêt à la recherche d’une âme humaine. Avoir su, je n’aurais jamais pris de vacances au chalet.

  Joshua Vallée

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Le mystérieux meurtre

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D

epuis quelque temps, une personne s’amusait à tuer tous les gens de la mafia, toujours la même description, une personne habillée tout en noir avec un révolver. Ce soir-là, il faisait froid et la ruelle était très sombre, lorsqu’un homme apparut dans le noir. Cet homme très bien habillé était sorti fumer un cigare. Quelques minutes plus tard, l’homme tomba brutalement sur le sol, atteint par une balle à la tête. Une femme qui passait dans la ruelle aperçut une personne habillée tout en noir s’enfuyant en courant. Elle vit l’homme étendu par terre et appela la police. Quelques minutes s’écoulèrent avant l’arrivée de la police. Deux policiers descendirent de la voiture. Le premier était l’adjoint Claude Morgan accompagné du lieutenant Frank Boucher. Les deux hommes interrogèrent la femme. La description du suspect était très vague : une personne habillée tout en noir. Les policiers amenèrent le mort à la morgue. Après quelques heures d’observation, les hommes découvrirent que la victime était 101    


le dirigeant de la mafia. Il s’appelait Lizo Lambito. C’était un homme très respecté et très puissant, mais qui était très avare. Ces derniers temps, le lieutenant Boucher s’absentait régulièrement, même pendant les enquêtes. De plus, il arrivait souvent en retard. Le lieutenant Boucher perdit sa famille dans une fusillade il y a quelques années. Depuis ce temps, il agissait bizarrement et il n’était plus le même. Un soir, l’adjoint Claude Morgan faisait la surveillance du quartier seul. Après quelques heures de surveillance, il remarqua une personne habillée tout en noir entrer dans une ruelle. Claude sortit de son véhicule et la suivit discrètement. La démarche et l’attitude de la personne en noir rappelèrent quelqu’un à Claude, mais il ne put l’identifier. Une porte s’ouvrit et la personne en noir sortit son révolver et tira sur homme qui venait de sortir. Claude sortit de sa planque et partit à la poursuite de cette personne. Après quelques minutes de course, il perdit sa trace. Après avoir longuement réfléchi, il comprit qui était le tueur parmi toutes ces personnes. Claude se 102    


rendit dans un appartement, il s’assit à la table et déposa son révolver sur la table et attendit. Trente minutes plus tard, une personne entra dans l’appartement. Claude salua la femme vêtue de noir, c’était le témoin des meurtres. Elle se rendit sans force, elle fut condamnée à cent-huit ans d’emprisonnement pour cinq meurtres.

Jean-François Chayer

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Un meurtre ou un suicide ?

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U

n matin, le sergent Pateneaude prit

son café avec un œuf en regardant la télévision comme chaque matin avant d’aller travailler. Une fois son déjeuner terminé, il monta dans sa voiture pour faire le tour habituel du quartier, mais il se sentit triste parce que sa femme était déjà partie faire ses courses. Durant son quart de travail, il arrêta un jeune homme nommé Simon. Ce dernier était recherché pour meurtre, viol et vol de voiture. Une fois au poste, le sergent apprit que ses collègues de travail avaient retrouvé le corps de sa femme sans vie dans leur maison. Sous le choc, le sergent Patenaude décida d’aller continuer son quart de travail même si son patron lui avait offert de prendre quelques journées de congé pour se remettre de ce drame et lui promit de retrouver le coupable.

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Le sergent, devenu fou à cause de la mort de sa femme, décida d’arrêter n’importe quelle personne qu’il croyait suspecte, mais au lieu de les amener au poste, il les amena chez lui pour les interroger. Cinq de ces prisonniers ne fournissaient aucune réponse à ses questionnements, il constata donc que ça ne servait à rien de continuer comme ça et les laissa s’en aller. Le sergent Patenaude décida de prendre une semaine de congé pour penser à tout ça et la capitaine Sarasin décida de le relever de ses fonctions pendant l’enquête. Le sergent passa sa semaine entière seul dans la maison à nettoyer son habit, son linge, sa vaisselle et son arme. Une semaine passa et le sergent retrouva son poste. Malgré le fait que l’enquête n’était pas conclue, il savait une chose : la mort de sa femme était un meurtre et non un suicide parce qu’on avait retrouvé une balle tirée à bout portant dans son crâne. Il ne restait plus qu’à l’analyser et attendre les résultats.

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Inquiet de la progression de l’enquête, le sergent Patenaude décida de se retirer parce qu’il nuisait à l’enquête. Soudain, il se sentit très mal et était très en colère de ne plus pouvoir participer à l’enquête pour aider sa femme d’une manière ou d’une autre. Il décida de faire le ménage de la maison et de ses biens personnels une seconde fois pour se calmer, mais cette fois-ci, il laissa son habit et son arme au poste de police. Le sergent Patenaude était bouleversé, il était incapable de s’en remettre. Qui pourrait faire autant de mal à une femme aussi merveilleuse? Plus tard, dans la journée, la capitaine inspecta l’arme du sergent et son habit et trouva une lettre écrite pour la femme du sergent : « Aujourd’hui c’est le grand jour, tu vas mourir ! » Inquiétée par le message violent de cette lettre, elle inspecta l’arme du sergent. Il manquait une balle dans le chargeur…

Marc-Antoine Coulombe 107    


La semaine de douleur  

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I

l n’y avait plus le moindre doute, j’avais trouvé le coupable même si je n’avais aucune preuve. Pourquoi pensez-vous que moi, Marie-Soleil, une fille de 16 ans, ait participé à une enquête policière. Tout avait commencé ainsi, un dimanche matin, quand mon père partit pour travailler plus tôt. Comme je n’avais pas d’école cette semaine, je décidai donc d’aller me promener dans la ville du Balbu où j’allais y passer quelque temps. Cette ville me paraissait sombre et déjà à la première rue où je marchai, je crus me faire suivre par un homme. En revenant au motel où je logeais, j’aperçus une petite fille qui pleurait, elle avait perdu son chemin. « Viens ! » lui dis-je, « je vais t’aider à retrouver ton chemin. » Cette jeune fille ne vivait qu’à quelques rues. Lorsque nous marchions, elle me parlait beaucoup de ses ennuis. Elle me raconta que sa mère était morte depuis peu, que son père prenait beaucoup de comprimés et qu’il était 109    


d’humeur changeante. En arrivant chez la jeune fille, je lui demandai un verre d’eau. Quand j’entrai, son père me remercia de lui avoir ramené sa fille et il m’invita à souper. Après quelques secondes de réflexion, j’acceptai. L’ambiance de cette maison me donnait froid dans le dos. Une fois mon repas terminé, je remerciai le père de la jeune fille et partis. Je n’avais fait que quelques pas et je me sentis tomber sur le sol. Je n’y voyais rien sauf des ombres et une sorte d’oiseau noir. Je me réveillai assise devant le motel, les clés de la chambre à la main. J’avais du sang partout sur moi et surtout au niveau de mes organes génitaux. Mon père m’amena au poste de police, mais sans preuve, ils ne pouvaient rien faire. Mon père me renvoya à la maison, accompagné d’un policier responsable d’assurer ma protection lors du voyagement. J’allais embarquer dans la voiture quand je reçus un appel de mon père, il m’annonça qu’ils avaient arrêté le père de la jeune fille, cet homme prenait des comprimés pour une maladie mentale. Il aurait très bien pu me 110    


droguer en mélangeant ma nourriture à ces pilules. J’étais soulagée et j’avais hâte de rentrer chez moi. Après une heure de route, je me sentis faible. Je demandai au policier de s’arrêter un instant, mais il refusa. J’aperçus à ce moment un tatouage sur son bras : un aigle noir. À ce moment, j’avais tout compris, c’était lui…

Jessica Daraîche

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Sans réfléchir

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U

n jour, Suzanne resta à Montréal à sa

maison, parce qu’elle voulait discuter avec Jacques son mari, un homme négligeant. Il était gros, il avait les cheveux gris et longs et avait un tempérament plutôt agressif. Il n’aimait pas beaucoup de choses mis à part sa femme et son ami Jean depuis qu’il était devenu accro à la drogue forte. Jacques et Suzanne n’avaient plus d’argent. Depuis un certain temps, les choses allaient de moins en moins bien. Alors, Suzanne lui demanda d’arrêter de consommer de la cocaïne et que si cela ne changeait pas, elle le quitterait. Suzanne décida de partir quelque temps pour le laisser réfléchir à tout ça. Jacques avait l’impression d’avoir déjà vécu cette situation, mais il était si mal en point parce qu’il se sentait attaqué, abandonné et menacé qu’il ne se posa pas trop de questions. Jacques décida donc d’aller chez Jean parce qu’il avait besoin d’un ami. En arrivant chez lui, il remarqua la voiture de Suzanne dans 113    


le stationnement. Avec de l’incompréhension et de la colère, il entra dans la maison, sans même se questionner, sans le moindre sentiment d’attachement, il s’approcha calmement et le poignarda pendant de longues minutes. Son seul sentiment était la peur de ne plus avoir d’ami sur qui compter, il ne devait compter que sur lui-même à partir de ce moment et cela l’effrayait, car il ne s’était jamais débrouillé seul. Mais Jacques n’avait quand même pas de remords d’avoir tué Jean, alors il partit en le laissant pourrir seul sur le plancher de la cuisine. Le matin suivant la visite de Jacques chez Jean, Suzanne découvrit le corps de la victime. Jacques reçut un appel de Suzanne qui lui expliquait qu’elle avait été chez Jean la veille pour parler et qu’elle s’était endormie. Jacques, avec un air un peu surpris, lui demanda pourquoi elle lui disait ça. Suzanne, ébranlée, lui annonça qu’elle venait de le trouver mort au milieu de la cuisine. Jacques était sous le choc, il s’écroula et ne bougeait plus, comme s’il n’était pas au courant que Jean était décédé. Sans vraiment 114    


savoir pourquoi, Jacques ressentit du regret, de la honte et de la colère. Jacques se rendit sur le lieu du crime avec l’idée que si Jean était mort, c’était la faute de Suzanne. Arrivé à destination en colère, il se précipita sur Suzanne et l’étrangla jusqu'à son dernier souffle. Par la suite, désespéré, il se tourna vers Jean avant de quitter. Au moment où Jacques se préparait à partir, Jean ouvrit les yeux et agrippa la jambe de Jacques afin de le faire tomber pour le tuer.

Jennifer Dassylva

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Le jardin d’orchidées

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T

out commença par moi, mon nom est Sandie. Mon travail consistait à jardiner, faire des petits spectacles amateurs et des scénarios. À l’époque, je m’occupais d’un magnifique jardin et Dieu sait que s’occuper d’un jardin, c’est difficile! Il fallait y aller tous les jours et s’assurer que tout soit en place. Mon dernier contrat pour un scénario racontait l’histoire d’une meurtrière qui « kidnappait » de belles jeunes femmes pour embellir son jardin. Le corps d’une femme est de loin, plus beau que celui d’un homme. Toutes ces courbes magistrales, si fines et flamboyantes me faisaient fantasmer. La belle meurtrière emportait ses 1 victimes au-dessus d’un réservoir et leur attachait les mains et les pieds bien solidement. Juste avant de les laisser tomber et de les cadenasser, elle leur posait des questions pour pouvoir écrire son prochain scénario: « As-tu peur de mourir ? Comment aurais-tu aimé mourir ? »                                                                                                                 1

RÉSERVOIR : Cuve de verre contenant mille huit cent litres environ, souvent utilisé pour un tour.

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Puis, elle les laissait se noyer dans cette cage de verre. Aujourd’hui, mon dernier scénario, ou du moins, mon dernier jardin était beaucoup plus vaste qu’autrefois. Déjà treize mortes pour n’avoir récolté qu’une poignée de dollars. Je rêvais quelques fois à toutes ces beautés de la nature que j’avais dû noyer, mais maintenant, je le faisais pour un plus grand évènement. Je sélectionnais des filles ayant toujours un visage semblable; elles devaient avoir des cheveux clairs et plats, des yeux d’azur, un nez fort et un menton court, tels étaient mes critères. Huit victimes nourrissaient déjà mes orchidées de leurs poussières. Les filles, je les ramassais grâce à une camionnette pour chiens, sans chien, qui ne s’ouvrait pas de l’intérieur. Il était 22 h 10, je me promenais avec cette petite camionnette pour me rendre au lieu qui était indiqué sur mon chemin. Je fis un arrêt dans un dépanneur et j’en croisai une du regard qui avait le visage parfait qui devait servir la cause, donc je la suivis. La fille parfaite s’arrêta dans un bar, qui par chance se trouvait sur mon itinéraire. C’était 118    


à cet endroit même où je devais sortir mon équipement et mon bastringue. La femme se dirigea vers moi d’un air curieux et me demanda ce dont j’étais capable. Je ne tardai pas à lui montrer. J’ouvris la porte et lui présentai un sosie presque parfait. La surprise fut effroyable, mais inimaginable. Une fois à l’intérieur, au moment choisi, je l’invitai à me rejoindre sur les planches dans mon jardin virtuel. Je l’avais saisi et lui attachai les poignets bien solidement au plafond. Tout en enlevant quelques-uns de ses vêtements. Je pris l’essence d’un briquet pour ensuite l’en asperger. C’était à ce moment, devant ses belles courbes, que les forces obscures vinrent me posséder, de sorte que j’oubliai mon propre nom. Je me déhanchais comme une sorcière qui annonçait la mort. Peut-être le fait d’avoir été suspendue au plafond ou d’être badigeonnée d’essence à briquet l’horrifiait? « Peut-être qu’il aurait fallu que j’allume les planches pour l’exciter ? », dis-je d’un ton d’extase dû au frottement de mes doigts sur mes seins. 119    


Elle me regarda et essaya de me dire quelque chose, dommage que la serviette qui lui couvrait la bouche absorbait tout ce qu’elle voulait me dire. Je l’avais mis en feu. Je continuais le rituel tout en entendant ses cris de douleurs qui perçaient la serviette. Je l’avais regardé se tordre de souffrance et cela m’excitait plus que tout. Lorsque les flammes s’étaient endormies, la jeune femme avait disparu. Elle était devenue cendres et poussières. C’est alors que 2 le prestige avait fait son apparition, c’était mon épouse Laurie, ma belle complice, qui entrait féériquement. Du même coup, environ trois-cents personnes se levèrent et applaudissaient chaleureusement le spectacle qui s’était déroulé sous leurs yeux. Le rideau se ferma, je récupérais les cendres, puis je retournai à la maison pour nourrir mes orchidées de ses poussières.

Jocelyn «Chérubin» Gallant-Gauthier                                                                                                                 2

PRESTIGE: C’est la réapparition de quelqu’un ou quelque chose suite à sa disparition.

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L’enfer ou le paradis ?

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D

epuis trois semaines, Benoit n’avait pas donné de nouvelle de lui.

C’est à ce moment-là que le chef de police avait décidé d’intervenir en demandant à tous les policiers disponibles d’enquêter sur la disparition de l’homme. Pour retrouver l’individu, les policiers avaient besoin de savoir où était la victime lors de sa disparition. C’est à ce moment que le chef se rappela de ce que la femme de Benoit lui avait dit : « Comme tous les matins, je devais réveiller Benoit pour qu’il ne soit pas en retard, mais il n’était pas là. » Tous les policiers partirent sur-le-champ en direction de la maison de Benoit pour trouver un indice de sa disparition. *********** Je me réveillai brusquement sur un plancher de sang gelé qui semblait provenir d’un bain ou bien d’une toilette remplie jusqu’au bord.

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Depuis combien de temps étais-je étendu ? Le temps semblait s’être arrêté. Que va-t-il m’arriver ? Beaucoup de questions, mais peu de réponses. Comment savoir s’il y avait quelqu’un d’autre à côté de moi, il faisait si sombre. Pourquoi m’avait-on attaché les bras dans le dos ? Quelque chose semblait bouger au fond de la pièce. Qui était-ce? J’étais certain que c’était simplement un bras ou bien une carcasse accrochée sur une chaine. Que se passait-il à l’extérieur de ces murs ? Pourquoi étais-je enfermé ici ? Une odeur très mauvaise semblait provenir des égouts, du couloir peu éclairé. Soudain, je vis un homme armé d’un couteau. L’homme semblait marcher très lentement. Soudain, je sentis la peur de mourir monter en moi. Je me levai rapidement, mais avec difficulté, car mes bras étaient toujours attachés. Le seul endroit où je pouvais me cacher me parut le plus dégoutant, mais si je voulais survivre je devais me cacher à l’intérieur de la carcasse du cochon accroché. L’homme entra à l’intérieur de la salle et regarda partout afin de me retrouver. 123    


Quand l’homme fut parti, je sortis de ma cachette. L’homme n’avait pas fermé la porte derrière lui. Soudain, je vis ma chance de sortir d’ici enfin. Je courus le plus vite possible vers la lumière qui me semblait de plus en plus blanche. C’est alors que je me réveillai dans mon lit d’hôpital toute ma famille n’en croyait pas leurs yeux : Je sortais d’un coma très profond !

Marc-André Gilbert

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Trahison fatale

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7h30

le cadran sonna. Maxime se ré-

veilla essoufflé avec une seule idée en tête, manger du bacon. Il alla au petit restaurant en face de chez lui tout en étant préoccupé par ses doigts et ses pieds. Il avait l’impression que quelque chose voulait entrer en lui comme s’il était suivi. Maxime était quelqu'un de stressé, sans aucun ami avec une vie bien ordinaire. Après avoir mangé, il alla travailler dans l’usine de son beau-père Roger. Il faisait des petits travaux légers. Maxime était souvent dangereux dans ses manœuvres au travail. Cette journée-là, son beau-père avait engagé une nouvelle employée dans l’usine et la jumela avec Maxime. Il était angoissé à l’idée de travailler avec une fille. Juste d`y penser, ses mains devenaient moites et sa bouche pâteuse. La nouvelle, qui s’appelait Virginie, avait l’air sure d’elle avec la tête bien haute. Elle avait même fait un discours devant les employés pour leur dire qu’elle était contente d`être avec eux. Tous les gars 126    


de l’usine étaient bien fixés et en bavaient à l’idée de l’avoir dans leur lit. Elle parlait avec de la vanité et de l’enchantement. Maxime, lui, ne voyait rien d’exceptionnel en elle. Il se sentait tellement coincé qu’il avait l’impression d’être enfermé dans une pièce sans pouvoir bouger ni respirer. Il pouvait sentir son cœur battre dans sa tête comme si un étau était en train de lui presser la tête. Virginie était quelqu'un qui devait se faire apprécier de tout le monde pour se sentir bien. Elle voyait que Maxime n’était pas positif avec l’idée de travailler avec elle. Avec un peu de réflexion, Maxime décida d’aller voir son beau-père et lui demanda s’il pouvait changer Virginie de département. Son beau-père demanda de voir Virginie et lui dit qu’elle changera de poste. Elle sortit du bureau enragée noire et dit à Maxime : « Toi, tu n’en as pas fini avec moi ». Quelques heures plus tard, il se rendit chez lui avec le regard perdu, le désespoir aux lèvres et la goutte au nez. Il alla se coucher pour prendre du mieux. 127    


Il se réveilla brusquement sur une table d’autopsie glacée. Un homme aux cheveux blancs et à fines lunettes se tenait au-dessus de lui, un scalpel à la main, prêt à lui découper la poitrine. Il lui saisit le poignet avant qu’il ne s’attaque à sa peau. Maxime poussa le couteau vers l’homme et lui trancha la gorge. Il appela la police pour leur dire que quelqu'un venait d’essayer de le tuer. Les policiers arrivèrent sans plus tarder. Ils interrogèrent Maxime en le questionnant pour savoir s’il connaissait quelqu'un qui aurait voulu sa mort. Maxime lui dit qu’hier, une nouvelle à son travail lui avait dit : « Tu n’en as pas fini avec moi. » Les inspecteurs Virginie.

allèrent

donc

interroger

Pendant ce temps, Maxime retourna chez lui pour faire une sieste. Il s’assit dans son divan avec une seule idée en tête : profiter de sa vie. 128    


Il entendit un bruit derrière lui et il se retourna. Maxime s’écria : « Non, ne fait pas ça ! » Roger lui dit : « Tu étais supposé mourir sur la table d’autopsie » Et il le tira : « Boum » !

Jessica Lapointe

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LE CRIME PARFAIT

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C

’était un vendredi comme tous les autres, Vanessa se rendait à son travail comme elle le faisait d’habitude. Elle venait tout juste d’avoir 21 ans et elle avait reçu en cadeau de sa famille une superbe voiture. Pendant qu’elle travaillait, elle reçut un appel. Elle était convoquée au poste de police immédiatement. Un enquêteur l’attendait. Il lui dit la seule chose que personne ne voudrait entendre: sa mère avait été tuée! L’enquêteur lui laissa un peu de temps et lui posa des questions. C’était le jour des funérailles, elle parla beaucoup avec le reste de sa famille sur divers sujets, de son père, de sa sœur qui étaient morts dans un accident de voiture il y a dix ans et comment sa mère était quand la police retrouva le corps. Elle avait été tuée par un révolver, un magnum. Il n’y avait aucune trace de viol ou de vol. Puis, arriva le serment. Tous les gens avaient de la peine pour Vanessa, elle était maintenant toute seule dans sa famille. 131    


Les funérailles terminées, Vanessa alla voir le notaire pour qu’il lui lise le testament. Après que le notaire eut fini de lire, elle hérita de tout ce que sa famille possédait. Il y était aussi écrit que sa mère lui léguait dix diamants. Elle n’avait jamais entendu parler de ces fameux diamants que sa mère possédait. Ils étaient dans le coffre du notaire. Vanessa croyait fortement qu’ils étaient faux. Elle les avait mis dans son sac à main et prit la direction de la maison familiale où elle vivait seule maintenant. La vie à la maison était désormais très vide. Elle gardait toujours ses diamants proches d’elle, car cela la réconfortait de penser que sa mère était à côté d’elle. Elle se foutait bien de la valeur qu’ils avaient, car elle ne voulait pas les vendre. C’était les derniers souvenirs de sa mère. Les jours passèrent, Vanessa reçut un appel de l’enquêteur, il lui dit de se rendre à un hangar et il raccrocha. Elle entra dans le hangar et en la voyant, le policier se mit à rire très fort : 132    


« Tu as le meurtrier de ta mère, de ton père et de ta sœur devant toi. Ça fait dix ans, et même plus, que j’organise ce vol pour les dix diamants. J’ai pu te suivre à la trace grâce à l’auto miniature que tu as reçue à ta fête. » Puis, on entendit un coup de feu…

Damien Madon

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Le monstre à quatre pattes

I

maginez-vous une petite maison à la campagne. Le propriétaire est un homme brave d’une cinquantaine d’années, qui se réjouit à l’idée de prendre sa retraite bien méritée. Il n’attend plus rien de la vie en particulier, sinon certains petits plaisirs qui se lèvent sur les plants de maïs bien alignés, se promener dans les allées de son potager, retrouver ses amis au café, leur confier quelques secrets, se perdre dans ses pensées devant le feu qui s’éteint. Tels sont les plaisirs dont il jouit quand l’occasion se présente. Cet homme heureux, qui s’imagine que rien ne peut changer le cours de son destin, c’est moi ! Ce soir, je me suis couché de bonne heure. J’ai fermé la lumière et je me suis endormi rapidement. Je couche au deuxième étage. Tout à coup, un grincement se fait entendre. Me suis-je trompé ? Non, ça ne sert à rien de se faire des illusions : un voleur s’est introduit dans mon domicile. Que faire ?

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Rien ne m’empêche d’appeler à l’aide ; mais j’ai peur qu’il se rende compte qu’il y a une personne dans la maison. Je préfère donc me taire et me tenir bien tranquille dans le fond de mon lit. Qui sait ce qu’il fera, s’il se rend compte de ma présence ? Je ne suis pas capable de me battre. J’ai bien une arme dans le tiroir de ma table de nuit, mais je ne sais pas m’en servir. Je ne peux même pas lui remettre de l’argent, car j’ai confié toutes mes économies à la banque. Rien ne peut plus me sauver. Comment tout cela va-t-il se terminer ? Je n’ose pas bouger d’un poil. Il faut pourtant que je change de place, je commence à m’engourdir. J’ai le cœur qui bat trop vite, je m’attends à ce qu’il s’arrête d’un moment à l’autre ; j’ai déjà la tête qui tourne dans tous les sens. Je sens que je vais perdre connaissance. Ce sont des signes qui ne trompent pas !  

Soudain, la porte de ma chambre s’entreouvre. Je lève lentement la main vers l’interrupteur pour allumer la lumière, et qu’est-ce que j’aperçois ? Mon petit chaton qui se retourne vers moi pour un verre de lait.  

Nicholson Mardy 135    


L’amour meurtrier

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J

e n’étais plus capable de vivre sans ma douce moitié. Elle était ma source de vie. Il y a dix ans qu’elle était décédée, depuis que ce salopard qui l’aimait l’avait tuée, et je n’étais pas encore capable de l’accepter. Ma haine était toujours la même pour ce lâche. Les policiers n’avaient aucune preuve, mais moi, je le savais que son ancien amant avec qui elle avait rompu le mois dernier l’avait assassinée. Peut-être qu’il croyait pouvoir diminuer sa tristesse, tuer aurait-il changé ses pensées ? En me réveillant ce matin-là, c’était l’apocalypse. Dans ma maison, où j’habitais depuis dix ans, tous les objets étaient sur le plancher. Sur le mur, il y avait des dessins du meurtre de ma très chère Alexandra. Je n’étais plus capable, il fallut que j’appelle mon ami, le détective Shawn. En arrivant, le détective regarda les dessins sur le mur et essaya de comprendre les significations du crime. Il croyait que la personne qui avait fait ce bordel tentait d’une façon anormale de s’excuser. C’était surement le meurtrier, l’amant de ma femme, 137    


car il n’y avait que lui d’assez stupide pour s’excuser d’une telle façon. Shawn se retourna vers moi et me dit qu’il avait trouvé quelque chose. C’était des photos de moi et d’Alexandra quand nous étions mariés, il y avait dix ans, déchirées en deux. Le détective avait aussi remarqué une hache sur le sol. Je m’étais rappelé tout de suite que le tueur avait utilisé une hache pour tuer ma femme. Il voulait laisser des traces ! Il était tard, donc je dis à Shawn qu’il pouvait partir, car j’étais très fatigué. Le lendemain, en ouvrant les yeux, je voyais du sang partout dans ma chambre et des croix dessinées sur les murs. Je n’étais plus capable, il fallait que je lui rende visite. J’avais mis mon manteau et mes bottes et partis vers le cimetière. Sur le chemin, je tremblais et j’étais anxieux de la revoir après toutes ces années. En arrivant au cimetière, je courus jusqu'à sa tombe. Je commençai à creuser et enfin, j’étais rendu à elle. Même en squelette, Alexandra était toujours aussi magnifique que la première fois où je l’avais rencontrée. 138    


Je commençai à l’embrasser et pleurai sa mort. En regardant vers le haut du trou que j’avais creusé, il y avait plusieurs policiers qui pointaient leur fusil vers moi et l’un d’eux s’écria : « Tu es arrêté pour le meurtre d’Alexandra Rose. Maintenant, lâche le cadavre et remonte à la surface. » J’étais désolé pour Alexandra, mais elle n’avait pas le droit de me quitter…

Francis Martel

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Un Deuil meurtrier

L

e

téléphone

m’arracha

du

sommeil,

j’avais marmonné une réponse inintelligible, un coup d’œil sur les chiffres rouges du cadran, il était 3 h 17 du matin. Ma gueule de bois ne m’aidait pas. C’était ma grandmère au téléphone pour me souhaiter un joyeux anniversaire, on peut dire qu’elle était matinale. Puisque j’étais réveillé, pourquoi ne pas aller porter les fleurs d’aujourd’hui au cimetière, déjà 8 mois que je l’avais perdue, je me sentais détruit à chaque fois. Je me tenais debout dans le cimetière, immobile, le froid gelant ma peau, la neige de décembre recouvrait le corps d’une victime au cou tranché par un objet aussi fin qu’une lame de rasoir, toutefois j’en restais indifférent. L’équipe d’enquêteurs était arrivée pour prélever des informations. En montant dans ma voiture, j’eus du mal à me remettre de cette soirée alcoolisée, le décès de ma femme ne s’effaçait pas, j’es140    


sayais de me rappeler ma soirée d’hier, sans succès. J’avais trouvé un moyen de détourner ces pensées, j’avais essayé deux fois jusqu'à maintenant. Je reçus un appel, Jim avait répondu, c’était un jeune enquêteur très compétent et mon ami d’enfance. « Max, arrête de penser à cet évènement, ça fait déjà 8 mois de ça ! Bref, nous avons des infos sur l’arme, il s’agit d’un fil de fer qui était dissimulé dans un objet pour le rendre furtif. Nous avons un témoin. » Ravi de ses informations, je fonçais à vive allure chez le fabricant de l’objet, c’était le seul qui était capable de faire de ce genre de confection. Cet homme était également un fabricant de montres. Arrivée chez George, le fabricant, c’est son assistant qui m’accueillit et m’annonça que le gérant était mort cette nuit. Je n’étais pas surpris par cette nouvelle, c’était le seul à pouvoir identifier le tueur et l’assistant n’en savait rien. S’il tuait ceux qui pouvaient le dénoncer, le témoin devait être mort aussi, rien n’était sûr, mais je devais lui rendre une petite visite. C’était un appartement bon 141    


marché. J’avais cogné à la porte, mais personne ne répondit. La porte était débarrée, j’avais donc décidé d’entrer. Rendu dans le salon, j’avais entendu du bruit dans la cuisine. Quelques secondes plus tard, l’homme qui en sortit sursauta en me voyant. « Que faites-vous chez moi ! » cria-t-il « Police! On m’a dit que vous êtes un témoin du meurtre de cette nuit » dit-il en montrant son badge. Nous prîmes place à une table pour discuter autour d’une bonne tasse de thé, les informations données m’étaient vraiment utiles. Il alla chercher du café en me lançant un regard de déjà-vu, après un moment, je décidai d’aller le voir dans la cuisine. Un lourd silence tomba et l’homme laissa voir sa peur, il était temps de détourner les pensées de ma femme pour la 3e fois. Jouant avec la roulette de ma montre, j’en sortis un fil de fer, le même qui m’avait servi à tuer les 2 autres victimes.

David Miron 142    


Le mercenaire

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P

aris en 1173. Jason le roi des mercenaires était le responsable pour surveiller la ville avec ses hommes. Il était grand, fort avec les cheveux bruns courts. Il avait une femme, mais elle mourut d’une maladie. Pendant que Jason était dans son bureau à regarder des documents, un homme entra et lui dit : « Seigneur, Jason ! Nous avons trouvé un corps dans une ruelle à l’Est de la ville. »

Jason quitta son bureau. Quelque temps plus tard, il était rendu sur le lieu du crime et il regardait la victime. C’était un homme de cinquante ans tout au plus. Il avait été transpercé dix fois. Il comprit que la victime n’était pas morte ici : la personne l’avait tué d’abord avec deux coups d’épée. Ensuite, après avoir déplacé le corps, le meurtrier le poignarda huit fois pour faire croire qu’il était mort ici. Le tueur était un professionnel et il savait comment faire. Jason alla voir ses informateurs, mais ils ne savaient rien à propos du crime. Jason 144    


marchait dans la rue quand il vit son frère jumeau Hector. « Hector, ça va ? » demanda Jason. « Oui et toi ? » répondit Hector. Jason rétorqua : « Bien, mais sais-tu quelque chose à propos du meurtre qui a eu lieu? J’ai parlé à tous mes informateurs, mais ils ne savent rien. » « Non, je suis désolé. » fit son frère Jason réfuta : « Ce n’est pas grave, mais… » Soudain, un jeune serviteur accourut en criant : « Seigneur ! Seigneur ! » « Qu’est ce qu’il y a ? Je parlais avec mon frère » répondit Jason d’un air dérangé. 145    


« Désolé seigneur, mais il y a eu un autre meurtre. » dit le serviteur, essoufflé. Jason se retourna vers son frère et lui dit : « Désolé je dois partir ». Jason se tourna et partit sur le lieu du crime. Il regardait la nouvelle victime et se dit : « Encore un homme du même âge qui a été tué de la même manière. » Jason envoya une lettre à son frère, car il ne savait plus où chercher et il lui donna rendez-vous dans une taverne En se dirigeant là-bas, trois personnes armées d’épées lui sautèrent dessus. Jason était armé, mais pensa que si ces hommes étaient des tueurs, ceux-ci étaient surement capables de se battre. L’un des trois hommes attaqua Jason, mais il fut vite repoussé. Puis, ils attaquèrent tous trois en même temps. Jason ne put rien faire contre les agressions qui se multipliaient et il devait rapidement penser à une solution. C’est alors qu’il vit les gardes 146    


qui arrivèrent en courant. Ces derniers avaient entendu les coups d’épée. Au moment où les trois agresseurs virent les gardes arriver, ils prirent la fuite, mais Jason réussit à capturer l’un d’eux. Le criminel qui ne voulait pas devenir prisonnier décida de se suicider avec une drogue qu’il avait cachée dans sa bouche. Jason laissa le criminel mort au garde après l’avoir fouillé, mais il n’avait rien d’important sur lui. Il décida donc d’aller à la taverne pour voir son frère. Il ne le trouva nulle part. Il demanda au serveur de la taverne, mais il ne le savait pas où Hector se trouvait. Il pensa alors que les deux autres criminels qui s’étaient échappés avaient probablement kidnappé son frère. Du moins, s’ils n’avaient pas d’autres complices. Il retourna à son bureau et envoya une lettre à son frère pour voir s’il était là. Un garde frappa à sa porte. « Oui ? » demanda Jason. « Mon Seigneur, nous avons découvert ce que les victimes avaient en commun. » rétorqua le garde. 147    


« Parle, intrigué.

je

t’écoute. »

répondit

Jason,

Le garde répondit : « Les deux victimes avaient déjà fait affaire avec vous. On dirait que les tueurs veulent vous atteindre. » « Ils ont tué tous ces gens juste pour m’éliminer, mais vu qu’ils ne m’ont pas attrapé, ils vont vouloir tuer mon frère ! » s’exclama Jason. « Nous avons reçu aussi cette lettre. » répondit le garde en lui tendant le bout de papier. Jason ouvrit la lettre et la lut. Aussitôt sa lecture terminée, il s’enfuit en courant. À la fin de la lettre, il y était écrit : « Si vous voulez revoir votre frère, venez au cimetière à cinq heures trente. »

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Il était déjà cinq heures vingt. Rendu au cimetière, Jason regarda partout, mais ne vit son frère nulle part. Les criminels n’y étaient pas non plus. Jason décida de partir, mais au moment où il voulut quitter, il sentit une épée lui traverser le dos. Jason se retourna pour voir qui était son assassin. Ce qu’il vit le laissa sans voix. L’homme qu’il aperçut du coin de l’œil n’était nulle autre que son propre frère !

Francis Plante

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Confiance brisée

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C

’était un jeudi soir, comme tous les

autres. Mme George rentrait chez elle enthousiasmée par l’envie de retrouver sa famille. Elle était si contente de rentrer, retrouver son époux et sa fille. Pour elle, c’était toujours avec joie quand elle revenait du boulot, ils l’attendaient patiemment. C’était ainsi tous les jours. Mme George était une femme comblée, elle avait tout ce qu’une femme rêvait d’avoir : un charmant époux et une adorable petite fille. Ce soir-là, Mme George sortit de son boulot toute joyeuse. Une immense joie qui lui débordait dans le cœur. Quelques minutes plus tard, elle était chez elle. Et aucun des deux n’y était, ni sa fille, ni son époux. « Chéri, je suis là ; disait-elle toute joyeuse. » « George chéri, c’est moi je suis rentrée. » Il ne répondit point. « Ma puce ? Maman est là ! » disait-elle. 151    


Elle se précipita de monter les escaliers tout en appelant sa fille. À sa grande surprise, sa fille était là, étendue par terre. Elle se dirigea vers elle pour la soulever, ses mains étaient recouvertes de sang. Elle prit son téléphone et appela les secours en sanglotant. Après quelques minutes, les ambulanciers arrivèrent. C’était la panique pour elle. Quelques secondes après, un des ambulanciers lui annonça que sa fille était morte, qu’ils n’avaient rien pu faire pour la sauver. « Mme George ! » : criait-il. Elle s’éloigna avec cette douleur atroce. Elle sentit le désespoir, c’était comme si toutes les années bonheur venaient de s’éteindre. Elle n’avait pas le courage de parler, elle était faible, découragée. Elle se haïssait comme si c’était de sa faute. Elle pleurait de toutes les larmes de son corps. Elle s’accroupissait pour ramasser l’album de sa fille qui se trouvait par terre, quand l’inspecteur arriva, en lui posant des tonnes de questions qu’elle lui répondit en sanglotant.

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« Votre mari l’inspecteur.

est-il

là ? »

demanda

C’est à ce moment qu’elle songea que son mari n’y était pas quand elle était arrivée. Elle disait à l’inspecteur que le criminel avait emmené son mari et elle pleura encore plus. Un peu plus tard dans la soirée, après le départ de l’inspecteur et de tous les autres, Mme George s’assit sur le sofa, révisa les plus beaux moments passés avec sa fille. Elle entendit la porte s’ouvrir. « George, c’est toi ? » demanda-t-elle. Quand elle se retourna, un homme aux cheveux blancs portant un masque, révolver à la main se dirigeait vers elle, prêt à viser sur elle. Elle lui saisit le poignet. Malheureusement pour elle, il était bien plus fort, mais elle réussit tout de même à lui enlever son masque. « George ! » s’exclama-t-elle. Et il lui visa la tête.

Carme Suze Regilus 153    


Une tête si proche

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J

e m’appelle Serge et je suis enquêteur. Après ma longue journée de travail, je décidai d’allumer la télévision. Je m’étais presque étouffé en voyant mon frère Luka. Comment ça, recherché? J’avais finalement compris. Il avait tué et démembré quelqu’un. Je reçus un appel. C’était Denis, mon patron. Il m’appelait simplement pour me dire qu’il arrivait, car on devait enquêter sur mon frère. Avec une force indescriptible, j’essuyais mes yeux et j’ouvris la porte. Ma peine passa soudainement à la rage. Il avait démembré une jeune fille de 15 ans. Mon patron me fit savoir que tous les membres du corps de la jeune fille avaient été retrouvés, sauf la tête et qu’ils ne connaissaient pas son identité. J’eus une soudaine pensée pour ma fille. Elle ne courait aucun danger, car elle habitait avec mon ancienne épouse. Je ne parlais plus à mon frère depuis très longtemps à cause d’une connerie de jeunesse. Mais combien de temps j’allais souffrir après le meurtre qu’il avait commis? Denis me sortit de mes pensées en me disant que Luka 155    


était en cavale. Il était peut-être dans le coin ou simplement dans un autre pays. On chassait Luka comme un lion poursuit sa proie. Nous avions lancé un avis de recherche international. Après plusieurs semaines, Luka lança une énigme par vidéo sur Internet. Il riait beaucoup. Il buvait énormément aussi. Il criait : « J’ai changé de pays. Où je suis, les pâtes sont bonnes. Si mon frère Serge écoute, je veux simplement m’excuser. Vas-tu me pardonner? » « Probablement petit frère, probablement. » dis-je tout bas. J’avais une petite idée où il était. Il voulait visiter l’Italie depuis qu’il était tout petit. Je fis en sorte que la police là-bas pousse un peu plus les recherches. Ce n’est qu’après trois jours que Luka fut retrouvé. Il revint donc à Montréal escorté de plusieurs automobiles de police. Luka passerait alors au tribunal dans cinq jours. Le cauchemar était enfin terminé. 156    


Je pouvais enfin rentrer chez moi. Denis et moi n’étions pas retournés à Montréal depuis le début de l’enquête. En avant de chez moi, il y avait un paquet avec plusieurs lettres. Je rentrai donc à l’intérieur pour regarder tout ça. Sur le paquet, il y avait une note. C’était écrit : « J’ai trouvé une façon pour rapproche au moins une fois. »

qu’on

se

J’ai crié et pleuré. Dans la boite se trouvait la tête de ma fille. J’ai donc chuchoté très bas : « Je te promets de te venger, ma chérie. »

Joannie Richard

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Un meurtre suspect

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M

ais où ai-je rangé mes boites ? » Ditil en cherchant partout. Il détestait déménager, c'était toujours la même histoire pour lui, il avait toujours eu de la difficulté à trouver ses vieux trucs, se faire une place au nouveau collège et même de se trouver des amis. Le jeune homme avait hâte que tout soit stable. Toujours déménager à cause du métier de sa mère commençait à lui taper sur les nerfs. Il espérait qu���ici à Montréal la police n’allait pas l'arrêter pour des affaires de fêtes un peu trop arrosées. Tristan pensait qu’il avait le droit de vivre sa vie comme il voulait avec la drogue, la boisson et le sexe. Pour lui, ça serait une vie parfaite. En cherchant sa boite de linge, il trouva une boite orange qui était cachée sous une planche du plancher.   Stupéfait, il l’ouvrit avec difficulté pour voir ce que la boite contenait. Le jeune homme découvrit des lettres et des photos récentes. Il prit une lettre au hasard et commença à la lire : 159    


Bonjour, mon nom est Henriette. Si vous lisez cette lettre, c’est que l’assassin qui a tué mon voisin a dû voir que je voulais résoudre l'enquête. Je ne sais pas si la police a trouvé le coupable, mais dans cette boite, il y a énormément d’indices qui vous conduiront au coupable. Merci de m’aider, vous êtes un ange. Xxx - Henriette Bangolio 11 nov.2011 Tristan fût étonné en voyant ce qu'elle avait écrit et prit la lettre en photo. Avec intrigue, il alla s’informer à la police qui ne lui donna aucune information. Ensuite, il alla voir le voisinage qui avait répondu à ses questions sans problème. Tout le monde avait répondu sauf un vieux monsieur très grincheux qui lui ferma la porte au nez. De jour en jour, Tristan surveilla le vieux monsieur sans preuve pour croire qu’il était coupable. Un jour, un homme nommé Alexandre avait entendu parler qu'un homme, Tristan, avait repris l'enquête jadis menée par Henriette. Donc, il alla demander à Tristan s’il avait besoin d’aide pour résoudre l'enquête. Il lui avoua qu’il était le neveu d'Henriette et qu’il 160    


aimerait bien que le meurtrier soit emprisonné. Tristan se dit qu'une personne de plus pour trouver le meurtrier lui serait bien utile, alors il accepta. Quelques jours plus tard, Alexandre et Tristan avaient assemblé des preuves contre le vieux grincheux. Un soir de fin de semaine, le jeune homme, accompagné de sa mère, allèrent au restaurant sans son père, car ce dernier était trop fatigué. Arrivé au restaurant, il aperçut le vieil homme, mais il n’y prêta pas attention, car sa mère lui annonça qu’il allait avoir une petite sœur. Après avoir mangé et parlé pendant plus de trois heures, ils retournèrent à leur domicile. Rendu chez lui, Tristan chercha son père pour lui demander s'il voulait aller au cinéma avec lui et sa mère. Une dizaine de minutes plus tard, Tristan trouva son père inerte sur le plancher gisant dans son sang. Il était mort. Apeuré, Tristan courut chercher sa mère, puis appela la police. Sa mère était triste à un tel point qu’elle eut le gout de tout laisser tomber. Elle n’y croyait pas. Qui aurait pu le tuer ? La soirée fut longue. Un 161    


policier resta toute la nuit pour consoler la mère et la protéger. Son mari était pour elle sa joie de vivre, son âme et même sa tristesse n’avaient plus sa place dans ce monde. Sans lui, qui pourrait les protéger maintenant ? Qui pourrait les aider à payer les factures? Sans lui, elle n’avait plus envie de vivre. Tout à coup, Tristan remarqua un verre brisé et du sang qui ne pouvait pas appartenir à son père, car il était environ dix mètres de l’endroit où il avait été tué. Donc, il devait appartenir au tueur. Le lendemain matin, Tristan alla voir Alexandre pour lui annoncer la triste nouvelle. Alors, il lui raconta tout. Puis, après avoir terminé, Tristan vit qu’il avait une blessure à son bras. Il partit à courir, mais il était trop tard, Alexandre avait déjà sorti son arme et l'abattit.

Olivier Richard

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Drôle de fête

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1

octobre 2004, Joël et Claudine se marièrent et décidèrent de s’acheter une grande maison dans les bois, là où il n’y avait pas beaucoup de voisinage. Ce jeune couple décida d’organiser une fête pour célébrer leur mariage et l’Halloween en même temps. Ils s’étaient dit qu’ils feraient cette fête pour se venger. Joël était un peu fou, mais capable de se contrôler. Par contre, Claudine était une psychopathe et elle avait déjà tué auparavant. er

Les invitations étaient envoyées à leurs anciens camarades du secondaire. Cette fête aurait lieu le 31 octobre et tout le monde devait être déguisé. Personne n’était au courant que ce couple était bizarre. Joël et Claudine préparaient la maison afin que la fête soit bien réussie. Donc, Joël s’occupa d’aller acheter les décorations pendant que Claudine préparait son plan afin de se venger de deux invités qui lui avaient fait du mal dans son plus jeune temps. Puis, le jour de la fête était arrivé et les invités arriveraient bientôt. Les invités s’étaient tous dit que la soirée allait être amu164    


sante. Cependant, Joël et Claudine avaient des plans plus machiavéliques pour eux. Les invités commencèrent à arriver avec leurs déguisements effrayants. Quand tout le monde fut arrivé, Claudine prit la parole et dit : « Je vous souhaite la bienvenue » dans un ton de voix effrayant. Le jeune couple décida de faire visiter la maison à deux personnes afin d’avoir plus de facilité à les tuer. Les deux premiers invités commencèrent par visiter le deuxième étage. Arrivés dans la première chambre, Joël et Claudine tuèrent les deux invités d’un coup de marteau sur la tête. Chaque chambre avait son arme du crime avec laquelle ils allaient tuer leurs invités. Il y avait dix chambres et vingt-deux invités. Donc, deux personnes devaient mourir dans chacune des chambres. Tous sauf les deux personnes sur lesquelles Joël et Claudine voulaient se venger. Claudine demanda aux deux dernières personnes d’aller visiter la maison. Sans se demander où étaient les 165    


autres, ils montèrent au deuxième étage et commencèrent la visite. Dans la première chambre qu’ils ouvrirent, ils virent deux personnes avec un marteau sur le crâne et du sang par terre. Ils décidèrent d’appeler la police, car ils avaient trop peur. La police arriva sur les lieux et posa des questions au couple marié et aux deux invités apeurés. Ce que les deux invités ne savaient pas, c’est que toute cette mise en scène était en réalité un complot afin de leur faire peur. Après que la police eut fait son enquête, le couple alla chercher tous les invités qui avaient fait semblant d’être morts et descendirent voir le couple effrayé et tous les invités recommencèrent la fête.

Anouar Zeggaoui

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Achevé d’imprimer au mois de décembre de l’an 2012 sur les presses de Sprint Média à Montréal, Québec.

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Fanta-Police