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L’école au Point-du-jour se livre et s’amuse


Avertissement

Attention…

ce livRe peut mordre!!! II


L’école au Point-du-jour se livre et s’amuse

Recueil de contes Créé par les élèves de l’école primaire au Point-du-Jour

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Les éditions Marchand d’idées 177 Chemin du pont, Piedmont (Québec) J0R 1K0 514.432.2707 www.marchandidees.com

Dépôt légal, 2e trimestre 2012 Bibliothèque et archives nationales du Québec. Bibliothèque et archives du Canada ISBN: 978-2-9812372-7-9 Tous droits réservés. Aucune reproduction de ce livre n’est permise sans l’approbation des auteurs et des éditeurs. Imprimé au Québec Copyright © 2012 éditions Marchand d’idées

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Mot de la directrice Honoré de Balzac disait : J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… Dans une école primaire où l’on enseigne tous les rudiments et les technicalités de la lecture et de l’écriture, un projet d’écriture tel que ce recueil représente l’expérience ultime pour nos jeunes apprenants de combiner plaisir et travail. Ajoutons à cela que, cette année, notre école souffle ses 15 bougies. Pour souligner cet heureux évènement nous avons voulu laisser notre marque pour les générations futures mais aussi nous avons tenu à mettre en valeur toutes nos connaissances et nos stratégies pour produire un cadeau digne de nos efforts et de nos apprentissages. L’expérience de la réalisation du recueil s’est avérée très enrichissante. L’étape de la rédaction fut celle de l’aventure. L’abondance des idées de tous les camarades, les images qu’elles évoquaient remplissaient la tête et le cœur de nos élèves. Petit à petit, ils avançaient dans ce périple qui deviendra celui de chaque groupe classe. Ensemble, ils ont fait naitre cette histoire qui s’est avérée la leur. Puis nous avons procédé à la narration. Être un lecteur à la hauteur, saisir les émotions et les transmettre par la voix et par des bruits qui ont formé la trame sonore.

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Quel plaisir de découvrir les rouages de ce mode d’expression! Puis, en bout de piste, est venue la conception du livre. Une image à numériser, un choix de police, la jaquette du livre. C’est l’étape finale mais tellement agréable. Enfin, à titre de directrice, l’orchestration de tout ce projet a constitué une expérience unique et tellement mobilisante pour tous. Son pouvoir rassembleur a permis de délicieuses découvertes mais également des heures de plaisir à lire et à écouter ces merveilleuses histoires toutes meilleures les unes que les autres. Amusez-­‐vous dans ce beau voyage, embarquez sur nos mots… Josée Houde,

Directrice

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Mot du Conseil d’établissement Le projet éducatif pour l’année 2011-­‐2012 était de produire un recueil de contes. La fébrilité ainsi que l’effervescence chez les élèves et chez les enseignants sont palpables et pour cause. Ils vous présentent aujourd’hui le fruit de leur travail, né d’un cheminement et d’une réflexion d’équipe. Bravo à tous les élèves et à tous les enseignants pour la réalisation de ce recueil ! Nous espérons que vous trouverez autant de plaisir à lire ces treize contes que les enfants en ont eu à les écrire. Bonne lecture ! Isabelle Melançon,

Présidente du Conseil d’établissement 2011-2012

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Mot du Service de garde Toute l’équipe du Service de garde de l’école au Point-­‐ du-­‐Jour est vraiment fière du travail accompli et de la création de l’œuvre que nos élèves ont su fignoler. Les idées toutes plus originales les unes des autres dévoilent un grand sens artistique. La mission de notre Service de garde est aussi d’amener les jeunes à travailler dans cette voix. Développer sa créativité aide à surmonter et résoudre les différents obstacles que la vie nous réserve. Bravo les jeunes!

L’équipe du SDG

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Mot des artistes Ce recueil de contes renferme mille et une magies, mille et une folies. En acceptant de vivre cette grande aventure de l’écriture, les élèves de l’école au Point-­‐du-­‐Jour ont fait preuve d’une formidable créativité collective où chaque élève a su y laisser l’empreinte de son talent. Très vite, les idées de chacun ont fait germer des mots habités par des personnages farfelus, des lieux magiques, des péripéties tantôt captivantes, tantôt mystérieuses qui se terminent par des dénouements surprenants ou heureux. Quel plaisir pour nous d’avoir été emportés par cette vague où tout devenait possible, magique même. Chers lecteurs, laissez-­‐vous emporter à votre tour par ces savoureuses histoires imprégnées de fraîcheur et de spontanéité que partagent ici nos magnifiques jeunes. Diane Boily Marc Sauvageau

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À notre école au Point-du-Jour, pour ses quinze ans

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Table des matières Peter le hamster________________________ p.15 La maison hantée_______________________ p.23 La princesse et la sorcière_________________ p.29 La banane d'or_________________________ p.39 Bienvenue à l'école des fantômes!____________ p.47 L'anniversaire__________________________ p.55 Les extraterrestres______________________ p.63 Électro M-360_________________________ p.73 Les météorites__________________________ p.85 Une journée pas comme les autres…__________ p.95 Le secret de l’Antarctique_________________ p.105 Une statue étrange______________________ p.115 Une école pas si normale__________________ p.125

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GR.001-002 Classe à Mme Nathalie St-Laurent

et Mme Cynthia Larouche

Classe à Mme Geneviève Lemire

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eter, un hamster chevalier beige et rose qui était presque aussi mince qu’un mouchoir, vivait dans un château au cœur de la jungle du miroir. Il adorait se promener dans la jungle et laisser des traces sur le sol. Il adorait aussi jouer aux quilles

avec ses amis les singes. La nuit, lorsqu’il était chez lui, il cuisinait des crêpes aux bananes et chocolat. Il buvait du lait de soya à la noix de coco et mangeait des vers de terre bien chauds. Cette étrange collation gigotait dans son estomac. Ce qui lui provoquait un horrible mal de cœur et lui donnait des gaz à odeur de barbe à papa. 16


Par une belle journée où il y avait beaucoup de perroquets dans le ciel, il a reçu une carte d’anniversaire. Il venait d’avoir 6 ans. Lorsqu’il l’a ouverte, des feux d’artifice sont sortis. Il y avait aussi un beau petit mot:

« Bonne fête, tu as six ans, maintenant tu es grand! » Il n’y avait pas de signature à la fin du message. Il n’avait aucune idée de qui il provenait. Il est donc parti dans la jungle à la recherche de son ami mystérieux. Il a d’abord rencontré Tommy, un lézard un peu bizarre qui avait le pouvoir de changer de couleur.

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— Est-ce que c’est toi qui m’as donné la carte? — Non, ce n’est pas moi. Un peu plus tard, à tout hasard, il a rencontré Gérard le Guépard. Il était hors de sa tanière et jouait à l’ordinateur.

— Est-ce que c’est toi qui m’as donné la carte? — Non, ce n’est pas moi. Après des heures et des heures de marche, il est arrivé à la mare aux grenouilles. 18


Dans l’eau, William l’hippopotame se baignait et se lavait en chantant Au clair de la lune. — Est-ce que c’est toi qui m’as donné la carte? — Non, ce n’est pas moi, mais je vais te donner un indice. La personne qui t’a envoyé la carte porte une robe rose et une couronne.

Le hamster chevalier a réfléchi beaucoup, beaucoup, beaucoup jusqu’à ce qu’il trouve la réponse.

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— Merci William l’hippopotame pour ton aide, je crois que c’est Agnès la princesse! Je vais aller à sa recherche pour la remercier. Le hamster chevalier est parti, content, avec un gros sourire sur le visage. Sur son chemin, il a rencontré Léon le roi lion. Il était en train de laver sa couronne avec une feuille de palmier mouillée. Il paraissait fâché. — Ce n’est pas moi! Ce n’est pas moi qui a capturé la princesse. Je l’ai vu ça ne fait pas longtemps, c’est Raymond le Dragon qui l’a amenée dans sa grotte située au fond d’un volcan en éruption. Peter le hamster chevalier, qui était furieux, a crié très fort : — Attends ma belle princesse, je vais te sauver! Il est donc parti rapidement sur le dos de Réal, son cheval volant en direction de la demeure du dragon. Tout au long du chemin, le cheval galopait. Mais il s’était trompé de route, il est donc retourné sur ses pas. 20


Trois minutes plus tard, ils étaient rendus à la base du volcan. Agnès la princesse était attachée à un arbre avec une liane. Elle pleurait à chaudes larmes. Le dragon, qui pétait le feu, s’est approché de notre héros hamster. Il l’a affronté. — Ce n’est pas juste, je n’ai jamais eu de carte de fête, moi! — Si tu veux des cartes d’anniversaire, tu dois être gentil. — Tu as raison, je serai gentil pour toute la vie. Puis il s’est retourné vers Agnès la princesse et lui a dit : — Je suis vraiment navré de t’avoir capturée. Peter le hamster chevalier a rongé la liane à l’aide de ses dents très coupantes et a libéré la princesse. Ensuite, il s’est retourné vers Raymond le dragon et l’a invité à fêter son anniversaire. Avec tous les amis, ils ont mangé du gâteau aux ananas. Le dragon, pour la première fois de sa vie, a chanté joyeux anniversaire à Peter et il en était très fier.

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GR.101 Classe à Mme Chantal Pepin

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ar une journée d’automne tiède, grise et venteuse, Chasseur Ladouceur, même s’il était très fatigué, a tout de même décidé d’aller chasser. Il est donc allé au sous-sol chercher son arc et ses flèches magiques. Il a sorti sa flute enchantée de son vieux manteau carreauté, il est passé au réfrigérateur pour prendre de la nourriture pour attirer les animaux puis il est parti dans la forêt des Chauves-souris. Après une heure de marche et trois heures d’attente sur place, Chasseur Ladouceur était tellement épuisé qu’il devait ramper pour continuer d’avancer. Subitement, un panda nommé Thomas est sorti des buissons. Il a sauté, il a crié BOUUUU! pour effrayer le chasseur. Chasseur Ladouceur a eu peur, mais il a surmonté sa frayeur; il a sorti sa flute et a joué une douce mélodie. Cette mélodie était tellement belle qu’elle a calmé le panda. Thomas, qui était impressionné par la musique, a décidé d’inviter le chasseur chez lui.

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⎯ Viens! Viens chez moi! Je te trouve vraiment gentil et j’ai besoin de l’aide d’un bon chasseur comme toi pour chasser des ennemis qui me font peur la nuit. Le chasseur n’était pas certain de vouloir accompagner un panda aussi gros et coquin. ⎯ Plus ou moins! Je ne suis pas certain de vouloir t’accompagner. Qui me dit que tu ne voudras pas me manger? ⎯ Je te jure que je serai gentil! Je tiens toujours mes promesses. Alors Chasseur Ladouceur a accepté l’invitation. Il est monté sur le dos du panda et s’est dirigé vers sa maison. La route a été un peu longue. Plus le temps avançait, plus le chasseur était inquiet. Après deux demi-heures et demie, ils sont enfin arrivés à destination. La maison de Thomas était remplie de tarentules, de momies, de monstres verts et mauves et de

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fantômes. La maison était terrifiante. Ladouceur avait peur.

Chasseur

Il a sorti son arc et ses flèches et il a crié : ⎯ Ah, ha! Je vous vois. Je vais vous chasser de la maison de mon nouvel ami Thomas le panda. Aussi vite que l’éclair, il a tiré des flèches magiques dans toutes les directions. Les tarentules se sont transformées en fourmis et se sont enfuies. Les momies se sont mises à tournoyer sur elles-mêmes et leurs rubans se sont retrouvés par terre. Les monstres sont tombés sur leurs fesses et se sont transformés en fumée, puis sont sortis par la cheminée. Les seuls qui n’étaient pas affectés par les flèches étaient les fantômes. Chasseur Ladouceur avait beau tout essayer, mais elles passaient à 26


travers eux. Il a donc décidé de sortir sa flute enchantée. Il a joué un air tellement fort que leurs oreilles ont enflé et ils se sont envolés. La maison était donc à présent libérée. Thomas le panda était vraiment content. ⎯ Merci de m’avoir aidé. À partir d’aujourd’hui, tu es mon ami pour la vie. Je te serai toujours reconnaissant. Chaque fois que tu passeras près de chez moi, n’hésite pas à venir me visiter. Pour célébrer leur victoire, ils ont fait un beau feu de joie et ont mangé des guimauves grillées. Chasseur Ladouceur a joué de la flute, Thomas le panda a joué du tambour. Et, depuis ce jour, ils sont devenus les meilleurs amis de tous les alentours.

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GR.102 Classe à Mme Marie-Claude Jobin

et Mme Marie-Christine Ricard

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l y a très longtemps de cela, la ville de l’Assomption était une grande forêt pleine de pommiers dans laquelle se trouvait un gros château gris et laid. Dans ce château habitait une vieille sorcière nommée Vérucière. Elle avait de très grands pieds et un long nez pointu chargé de grosses verrues vertes. Cette sorcière était toujours vêtue de noir. Elle était très méchante.

Par un soir de pleine lune, à minuit sonnant, après avoir nourri son chien Squelette, notre sorcière

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infâme est allée dehors et s’est dirigée au puits de la Flamme.

Comme c’était l’automne, elle a bouché le trou du puits avec des feuilles rouges, vertes, jaunes et orangées. Elle a fait ça dans le but d’attraper Princesse Fleurana car elle en était jalouse. Fleurana était la plus jolie princesse de tous les horizons. Elle avait de longs cheveux blonds. Elle portait toujours une robe rose ornée de diamants et de fleurs et des souliers garnis de perles et de petits cœurs. Elle était très gentille, serviable et avait bon caractère. Elle était presque parfaite.

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De retour dans son château, la sorcière a composé un message dans lequel elle invitait Princesse Fleurana chez elle. « Bonjour Princesse Fleurana, je t’invite chez moi, j’organise le bal de l’automne. La fête se déroulera demain, du matin jusqu’au soir. Il y aura beaucoup de jujubes et de myrtilles. Tous les lutins du coin et le beau prince Phil seront présents. » La sorcière a roulé la lettre et l’a attachée au cou de son chien Squelette qui est allé la déposer sur le tapis de la princesse. Le lendemain matin, lorsque Princesse Fleurana a ouvert sa porte pour aller cueillir des myrtilles, elle a trouvé la lettre. ⎯ Hum? C’est quoi cette lettre-là? Elle l’a donc déroulée et a lu le message. Elle était très contente. ⎯ Youpidou! Je suis invitée à un bal! Ça fait longtemps que j’attends de rencontrer Prince Phil. C’est certain que je vais y aller! 32


Elle était tellement heureuse qu’elle a transformé la lettre en avion et l’a envoyée dans les airs. Le vent l’a emportée au loin. Elle est donc entrée se changer. Elle a mis sa plus belle robe. Elle a mis ses plus beaux bijoux et sa couronne avec plein de diamants. Puis elle est partie vers le château de Vérucière. Sur son chemin, elle était tellement contente d’aller au bal, qu’elle n’a pas remarqué le piège que lui avait tendu la sorcière. Elle est tombée au fond du puits!

POUF! Mais quelle belle surprise, le fond du trou était couvert de jujubes multicolores. Comme elle aimait beaucoup les jujubes, elle a décidé d’en manger un. Aussitôt qu’elle a terminé d’en manger un, quelque chose d’étrange s’est passé. Elle est devenue tout étourdie et elle est tombée dans les pommes.

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Lorsqu’elle s’est réveillée, la sorcière était devant elle. Princesse Fleurana était prisonnière dans le château de Vérucière. La sorcière semblait très fâchée. ⎯ Ah, ah! Je t’ai bien eue! Tu as mangé un jujube empoisonné. À partir de maintenant tu seras ma prisonnière et tu ne pourras plus jamais prononcer tes « j ». La princesse qui n’en croyait rien a dit tous les mots commençant par la lettre «j» qu’elle connaissait : 34


⎯ Z’aime, zouer, zoue, zongler, zeudi, zambon, zambe, zuzube! C’était donc vrai! La princesse était au désespoir. Elle est encore tombée dans les pommes.

Pendant ce temps, le prince qui se promenait dans le bois par hasard, a trouvé l’avion en papier qu’avait envoyé la princesse. Après l’avoir lu, il a compris que la sorcière avait tendu un piège. Il s’est donc empressé et est parti vers le château délivrer la princesse.

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Quand Prince Phil est arrivé, la princesse était encore inconsciente. La sorcière, qui aimait sa viande bien fraiche, ne voulait pas cuisiner une princesse inanimée. La sorcière était concentrée sur sa victime, elle n’a donc pas vu entrer le prince. Il a profité de son inattention pour la pousser dans sa grosse marmite. Elle est tombée tête première. Son chien, qui était très fidèle, a sauté à son tour pour rejoindre sa maitresse. Le prince s’est retourné vers la Princesse Fleurana. Pour la réveiller, il a sorti une bouteille de sauce piquante qu’il trainait toujours dans ses poches. Il a approché sa bouteille tout près du nez de la princesse. Ça sentait tellement fort qu’elle s’est réveillée en sursautant tout en se bouchant le nez. La princesse et le prince ont trouvé dans les armoires de la sorcière une potion magique qui enlève les sorts jetés. La princesse a bu une gorgée de la potion et elle s’est mise à prononcer des mots avec des « j ». 36


⎯ Joli, jumeau, jument, jaune, Wow! Je suis délivrée du mauvais sort. Ensemble, ils ont quitté ce sinistre château et ils sont partis dans un gros carrosse rouge avec des pois orangés et des zébrures noires. Ils vécurent heureux et en paix.

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GR.201 Classe à Mme Brigitte Saulnier

et Mme Marie-Christine Ricard

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l était une fois un gorille nommé Zabou. Il portait des pantalons roses avec des cœurs multicolores. Par une belle journée d’été, il est parti avec sa caravane au Camping de la belle banane.

Après avoir installé son campement et pris une courte pause sur sa chaise longue, il est allé se baigner dans le lac des indiens. L’eau était chaude, très chaude, tellement chaude qu’elle était rouge tomate. 40


Lorsque Zabou est ressorti de cette eau pratiquement bouillante, il avait perdu tout son poil. Il ne lui restait plus qu’une petite couette sur la tête qui ressemblait à un voile. Cette activité amusante a ouvert son appétit. Il s’est donc dirigé vers le plus gros bananier du monde. Il mesurait plus de cinq-cents mètres et contenait, habituellement, près d’un million de bananes. De se retrouver à la base d’un arbre aussi grand a quelque peu découragé notre ami. Le simple fait d’imaginer qu’il aurait à grimper si haut pour se procurer son souper avait de quoi lui couper l’appétit. Mais il avait tellement faim qu’il a pris son courage à deux mains et a commencé à grimper. Il a grimpé, grimpé, grimpé, grimpé… jusqu’à la première branche. Malheureusement, il n’y avait pas de bananes.

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⎯ Ah non!!! Pourquoi? Quelqu’un doit les avoir déjà mangées. Je vais donc continuer à grimper. Zabou a grimpé, grimpé, grimpé, grimpé… jusqu’à la branche suivante. Malheureusement, il n’y avait pas de bananes. ⎯ Zut alors! Il n’y en a pas encore! Zabou a continué de grimper, grimper, grimper, grimper… jusqu’à la troisième, la quatrième, la cinquième branche... Il a grimpé, grimpé, grimpé et grimpé jusqu’à la millième branche. Et il n’y avait toujours pas de bananes. Le gorille n’en revenait pas. Ce n’était pas normal. ⎯ Ahhh! Je suis essoufflé, mais je dois continuer à grimper. J’ai faim! Il ne restait qu’une seule branche avant d’atteindre le sommet de l’arbre. Il a donc grimpé et l’a atteinte. OUAIS! Dès qu’il s’est agrippé à cette branche, une banane d’or est apparue. Zabou était vraiment surpris. Il s’est approché de plus près pour mieux la voir et 42


dès qu’il l’a touchée, il a été téléporté dans un monde de bananes.

Dans ce monde parfait, tout était fait de bananes. Les maisons étaient faites de bananes, les caravanes étaient faites de bananes, les bateaux étaient faits de bananes, même les vêtements des habitants étaient faits de bananes. Il a alors couru à toute vitesse vers un autre arbre. Une banane géante poussait sur cet arbre.

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Puis, sur les branches d’un autre arbre, des banana-splits poussaient. Il a donc commencé à manger. Il a mangé, mangé, mangé et mangé… tellement qu’il en a fait une indigestion. Subitement, il s’est senti très faible et il est tombé. BANG! Il s’est endormi et a ronflé comme un bulldozer. 44


Lorsqu’il s’est réveillé, il était de retour au camping. Il était couché sous un gros bananier situé près de la plage. Il était enterré sous des pelures de bananes. ⎯ Wow! Je viens de faire un rêve incroyable. Il était très heureux lorsqu’il merveilleux rêve à tous ses amis.

a

raconté

ce

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GR.202 Classe à Mme Diane Gosselin

et Mme Marie-Christine Ricard

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l y a très, très, très, très longtemps de cela, dans un pays merveilleux, il y avait une école très, très, très, très particulière; l’école des fantômes. À l’école des fantômes, on apprenait un tas de choses; on apprenait à écrire à l’envers, à passer à travers les murs, à faire des grimaces monstrueuses et à effrayer les humains.

Par une belle journée, un petit garçon nommé Gargouille marchait en direction de son école. Sur son chemin, un camion de crème glacée s’est arrêté. 48


Le petit garçon qui aimait beaucoup les bonbons et les produits laitiers s’en est approché. Le conducteur, un fantôme bien malin qui était déguisé en humain, lui a donné un cornet de crème glacée au chocolat et framboise et lui a demandé de l’accompagner jusqu’à son école. Gargouille a accepté et a embarqué dans le camion. Ensemble ils sont partis mais dans la mauvaise direction. ⎯ Mais non, Monsieur le conducteur, vous vous êtes trompé de chemin, mon école est à gauche,

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c’est l’école au Point-du-Jour! Où m’emmenez-vous ainsi? ⎯ Ne t’en fais pas, je passe par un raccourci. Mais en réalité, le conducteur malhonnête ne l’amenait pas à son école mais à l’école des fantômes. À leur arrivée à l’école hantée, toutes les lumières étaient fermées. Mais comme il n’avait pas le choix, il est entré. Il avait très peur. À chaque pas, il frissonnait de terreur. Il a entendu des hurlements de loup et un hululement de hibou. Il a vu un vampire aux yeux bleus qui se promenait dans un corridor. Il a même vu des yeux verts qui brillaient dans le noir. ⎯ Mais où suis-je rendu? cria le petit garçon effrayé. Sur cette phrase, le directeur de l’école, Monsieur Gilles est apparu. Il lui a dit : ⎯ Bienvenue à l’école des fantômes! Nous sommes bien contents de t’avoir parmi nous. 50


Surpris de voir un personnage aussi laid devant lui, avec des dents jaunes et de longs cheveux gris, il est d’abord resté complètement figé. Voyant que Gargouille était terrifié, le directeur en a profité pour ajouter : ⎯ Ne t’en fais pas, nous t’enseignerons à devenir un bon fantôme. Pris de panique, Gargouille a pris ses jambes à son cou et a couru à toute vitesse. Malheureusement pour lui, un peu plus loin, il s’est retrouvé perdu dans une pièce sans issue.

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Dans la noirceur, il a entendu une petite fille qui pleurait. Il s’est approché d’elle et lui a parlé : ⎯ Bonjour, je m’appelle Gargouille et toi? Quel est ton nom? ⎯ Je m’appelle Elisabeth, je suis très contente de te rencontrer. ⎯ Mais qu’est-ce que tu fais ici? Es-tu perdue toi aussi? ⎯ Pire encore, depuis que je suis bébé je suis enfermée ici. Vite, c’est l’heure de nous sauver. ⎯ Mais comment? Nous n’avons pas les clés? Élisabeth, qui connaissait très bien tous les coins de l’école des fantômes lui a expliqué qu’il y avait une seule solution… ⎯ …Affronter le grand dragon qui garde la porte du passage secret.

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Ils sont donc partis dans la direction du grand dragon et pour détourner son attention, ils se sont déguisés tout de noir, comme ça on ne pourrait pas les voir. Le dragon, qui lançait du feu, ne les a pas vus passer. Ainsi, ils ont réussi à se sauver. Ils ont emprunté le passage secret qui les menait directement dans la cour de récréation de l’école au Point-du-Jour. Très heureux de leur sort, ils se sont regardés dans les yeux et Élisabeth s’est exprimée. ⎯ Dès la première seconde, j’ai su qu’on allait devenir amis. ⎯ Moi aussi! Sur cette dernière phrase magique, la cloche a sonné. C’était la fin de la récréation. Les deux jeunes amis se sont regardés et ont ri en prenant leur rang, repensant à l’histoire fabuleuse de « L’école des fantômes » qu’ils venaient d’inventer.

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GR.301 Classe à Mme Colette Chartrand

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ujourd’hui, nous sommes le 41 février du 30e siècle après la mort de la méduse en or. C’est la fête de Titi, un singe bleu ailé. Son bon ami, Bouboule, un hamster en patins à roulettes supersoniques qui porte toujours une tuque bleue, blanche et rouge l’appelle avec son nouveau téléphone banane pour lui souhaiter bon anniversaire et l’informer qu’il se rendra chez lui pour la fête prévue. Il lui dit : ⎯ Je vais arriver chez toi dans plus ou moins 4 heures. Le singe bleu, hyper joyeux, lui répond : ⎯ Merci Bouboule, je t’attends avec impatience. À bientôt! Bouboule, le hamster, va donc préparer son matériel pour le grand départ vers la planète rouge éclatante sur laquelle habite son bon ami Titi. La planète Framboise est à trois heures-lumière de chez lui.

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Dans ses bagages, il met des outils : un klaxon très puissant, un pyjama fleuri ainsi que son toutou favori et une grenouille qui fait du « break dance ». Il n’oublie pas non plus d’ajouter le cadeau qu’il offre à son ami : une belle lampe de nuit tissée par une tarentule venimeuse. Il est donc prêt à partir. Il enfile ses patins supersoniques et part comme une flèche. Tout va bien. Il évite tous les obstacles qu’il croise au passage dont un météorite et un vaisseau dans lequel se trouvent des milliers de chiens parlants. Mais cela ne le ralentit pas pour autant. ⎯ Wouhou! Je suis parti! J’arrive mon cher Titi!

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Subitement, un gros papillon géant se pointe sur son chemin. En tentant de l’éviter, il accroche le groin d’un cochon volant qui ne regarde pas où il va. Il perd un patin, tom-be en chute libre, traverse l’atmosphère, re-bondit sur le tram-poline installé sur un gros nuage rembourré et duveteux, rebondit à nouveau sur un ballon de plage qui passait par-là par hasard et aboutit finalement, indemne, sur la planète de son ami. Il regarde à gauche, il regarde à droite, il regarde en haut et en bas, il regarde partout mais il ne reconnait pas le lieu où il a atterri. ⎯ Watatow! Où suis-je? Je ne vois que du sable? À peine a-t-il le temps de finir sa phrase qu’un chapeau qui danse la claquette lui répond : ⎯ Tu es perdu? Tu veux savoir où tu es? Tu es dans le désert, c’est pour ça que tu ne vois que du sable. ⎯ Qui es-tu? Comment t’appelles-tu? Le chapeau qui danse toujours lui dit : 58


⎯ Je m’appelle Tonky! Je suis le plus fameux des chapeaux dansants. Bouboule le hamster explique sa situation. Il lui dit qu’il a eu un accident et qu’il doit se rendre à la fête de Titi son bon ami le singe bleu. Quel heureux hasard! Le chapeau dansant est lui aussi invité à la fête. Mais, malheureusement, il a égaré l’adresse du domicile du singe bleu. Les deux nouveaux amis partent donc ensemble à la recherche de la maison de Titi. Sur leur chemin, il rencontre Cooky, le coq multicolore qui marche tranquillement tout en chantant un joyeux cocorico dont le refrain n’est rien de moins que l’adresse de Titi. ⎯ 2469, rue Lait; 2469, rue Lait; 2469, rue Lait Le hamster qui est curieux de nature demande au coq multicolore :

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⎯ Que chantes-tu? Le coq lui répond sans hésitation : ⎯ Comme je suis un coq écervelé et échevelé, je chante pour me rappeler. ⎯ Te rappeler de quoi? ajoute le chapeau. ⎯ Eh bien, l’adresse de mon bon ami Titi à qui c’est l’anniversaire aujourd’hui. 2469, rue Lait… Ensemble, ils partent donc, le cœur rempli de bonheur en direction de la fête. Sur la route, ils parlent, ils chantent et ils rient. « Je m’en vais à la fête de Titi… »

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Ils ont très hâte de retrouver leur ami. Arrivés à la fête, ils sonnent la cloche. Dès que le singe bleu ouvre la porte, nos trois amis crient avec enthousiasme :

Surprise! Titi est plus que joyeux! Il aime vraiment la bonne compagnie. ⎯ Oh là là! Ça vous en a pris du temps! ⎯ Ah, c’est une trop longue histoire à raconter! La soirée est magnifique, la fête est parfaite. Le chapeau danse, le coq multicolore chante sans arrêt… Au même moment, le hamster sort le gâteau d’anniversaire du singe et le place au centre de la table… Le patin tombe du ciel directement sur le dessert. SPLASH! Le gâteau éclabousse nos quatre amis. Ils sont vraiment surpris.

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⎯ Ah non! Le gâteau s’est fait écrabouiller par un patin venu de très loin. Puis, se rappelant ce qu’ils ont vécu au courant des dernières heures, ils ont tous ri de bon cœur.

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GR.302 Classe à Mme Anne Soucy

et Mme Marie-Christine Ricard

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’est l’année 800 000 après la fête de la Grande Ourse sur la planète Vénus. Le commandant de la planète qui se nomme Spirus part en voyage sur la planète Cubacus avec sa famille : Pokskolus, le grand-père malentendant; Pitalus, sa femme; Lulus, sa fille; Ukus le petit dernier et Samus l’oiseau-porc de la famille. Ils sont tous dans le vaisseau Cuirasius. Le commandant est au volant. Lulus, qui cherche à passer le temps, dit : ⎯ Papa, est-ce que je peux aller à la toilette? ⎯ Oui, dépêche-toi car bientôt nous traverserons la voie lactée! ⎯ Oui, oui! Comme elle arrive à la salle de bain, Samus, l’oiseau-porc de la famille, caché dans le bol de toilette, sort et la fait sursauter. ⎯ AHHHH! 64


⎯ PsiGrouin PsiGrouin! fait-il en s’envolant. ⎯ Hé toi! Va jouer ailleurs, tu m’as fait très peur! Au moment où elle referme la porte, un gros boom se fait entendre. Lulus tombe et se casse la margoulette sur le banc. Le système de larmes se déclenche aussitôt dans le vaisseau et on entend la voix du grand-père dans l’audio-GPSius. ⎯ Oh! malheur, nous venons de frapper la météo, euh, un météorite! Vite, prenons nos parachutes, sautons et quittons le navire à la nage! Pitalus, pleine de sagesse, réplique à son père : ⎯ Papa! Si nous sautons, nous ne serons guère avancés, nous allons flotter et finir par manquer d’air. Le commandant tranche et donne ses ordres : ⎯ Tout le monde! Évacuons le vaisseau et prenons la capsule de survie!

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Le commandant se précipite à la capsule ainsi que tous les membres de sa famille à sa suite. En prenant les présences, il réalise que Lulus manque à l’appel. Sans plus tarder, le commandant Spirus part à sa recherche. Sur son chemin vers la toilette, il croise l’oiseau-porc qui lui dit d’une voix aigue : ⎯ Lulus est inconsciente sur le plancher de la toilette!

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Spirus tente de défoncer la porte. Au même moment, Lulus l’ouvre et les deux tombent dans les bras l’un de l’autre. Un peu plus tard dans la capsule, le bébé se réveille en pleurant. Il pique toute une crise. Wahhhhh! Comme le grand-père est sourd, le bébé se retrouve vite dans ses bras. Il joue avec le bébé, ce qui le calme rapidement. Soudain, tout devient calme dans la capsule. De loin, dans le hublot, on voit apparaitre une gigantesque planète bleue et verte. Ils se dirigent vers son orbite. À cause de la chaleur excessive de l’atmosphère, ils n’ont d’autre choix que de se poser sur cette planète inconnue. L’atterrissage est brusque, très brusque. La capsule s’enlise dans le sable. Ils sortent par la porte coulissante et atteignent le sol. Ils regardent autour d’eux et se demandent où ils sont. Pitalus pense à voix haute:

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⎯ Oh, Grande Ourse! Où sommes-nous? ⎯ Je ne sais pas, mais en tout cas, ça me semble bien, répond le commandant. Le grand-père ajoute : ⎯ Comme c’est beau ici, comme c’est beau! Ils décident donc d’aller explorer ce nouveau monde dans le but de trouver un vrai « remonteur » de capsules qui pourra les aider à se sortir de leur pétrin. Ils laissent l’oiseau-porc derrière pour surveiller la navette. Pendant ce temps, à quelques kilomètres de l’atterrissage forcé, les agents du FBI, qui avaient entendu le tintamarre, se dirigent vers le lieu de l’impact avec leurs camions et leurs grues. Lorsqu’ils découvrent qu’il s’agit d’un vaisseau spatial inconnu, ils l’apportent et le cachent dans une grande salle secrète. Notre famille de vénusiens marche et se dirige vers le village le plus proche. Lulus commence à s’impatienter. Elle a faim et veut manger. 68


⎯ Papa, j’ai faim, peux-tu m’acheter une gomgus et une pommettus? ⎯ Non, pas maintenant, nous avons trop de choses à faire. Nous devons trouver un remonteur. Alors ils continuent leur route et arrivent devant un grand bâtiment. Tout de suite, le commandant s’imagine qu’il trouvera un « remonteur » qui possède une grue assez puissante pour remonter leur capsule. Il sonne à la porte. Un fermier répond : ⎯ Ahhhh! Il referme la porte aussitôt. Les vénusiens sonnent à nouveau. ⎯ Ahhhh! Le fermier se précipite vers le téléphone et appelle le FBI. ⎯ Il y a de drôles de créatures à ma porte! Je suis sûr que ce sont des extraterrestres.

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Le réceptionniste du FBI réagit vivement : ⎯ Retenez-les, nous arrivons! La petite trotteuse de la vieille horloge n’a pas le temps de faire un tour que déjà le FBI est à sa porte. Les agents, très efficaces attrapent la famille d’extraterrestres et les amènent au bureau. Chemin faisant vers le bureau, le bébé se remet à pleurer dans les bras de sa maman. Lulus en fait tout autant et le commandant est complètement découragé tandis que, de son côté, le grand-père ne cesse de répéter : ⎯ Comme c’est beau ici, comme c’est beau! Les agents, constatant que les extraterrestres sont plutôt gentils, regrettent de les avoir mal accueillis. Ils décident donc de les aider à repartir vers leur planète. ⎯ Nous sommes désolés de vous avoir traités comme des méchants. Que pouvons-nous faire pour réparer notre erreur? 70


Lulus, qui a toujours très faim, leur demande naïvement : ⎯ Est-ce que je peux avoir de la gomgus et de la pommettus? Comme ils ne comprennent pas ce que la petite vénusienne peut bien vouloir, ils lui offrent plutôt leur plus beau sourire. Puis, ils amènent la famille à la salle secrète. De là, ils les aident à remonter dans leur capsule, remplissent leur vaisseau de combustible puis la place sur une rampe de lancement. ⎯ Neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un!

BO O

OM

!

⎯ Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! On est repartis vers notre planète! crie, Lulus, joyeuse comme jamais.

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⎯ Nous sommes heureux de retrouver notre chère Vénus! ajoute le commandant Spirus. La mère, serrant très fort son petit dans ses bras est soulagée que tout se termine bien. Le grand-père, la tête pleine de magnifiques souvenirs, répète à l’infini : ⎯ Comme c’est beau ici, comme c’est beau!

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GR.401 Classe à Mme Liette Perreault

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ous sommes en l’an 5111 dans la ville flottante Electro M-360. Dans cette ville hautement technologique, les maisons, supportées par de gros réacteurs atomiques, sont en gélatine, transformables à volonté; les autos sont propulsées par d’énormes aéroglisseurs, les arbres sont électroniques, ils marchent et ils parlent, certains sont des dépanneurs et des épiceries, d’autres des hôpitaux et des stations services; il y en a même qui sont des arbres bancaires. Electro M-360 dépend complètement du travail des robots. Ils travaillent fort jour et nuit pour servir les humains, pantouflards, qui s’amusent et profitent de la vie. Laurie, Mel, Joey et Raaska, leur casquette à l’envers, marchent lentement, les mains dans les poches, comme de vrais petits « yo » en direction des Arcades 2-M-6. Sur leur chemin, ils croisent le fameux arbre crèmerie DoubleMGlacé. Comme Raaska et Joey ont un petit creux, ils décident de s’y arrêter. Ils appuient donc sur le téléporteur, passent entre l’arbre et l’écorce, 74


montent jusqu’à la cinquième branche. Raaska demande au robot stationné derrière le comptoir et qui sert la crème glacée : ⎯ Je veux deux électroboules! Joey, les yeux sortis de la tête, s’écrie : ⎯ Moi, je veux un triple M glacé au chocolat! Le robot s’exécute, actionne son bouton M-Action et sort de son ventre les deux commandes. Pendant ce temps, Mel et Laurie discutent de la partie qu’elles vont jouer aux arcades. ⎯ J’ai hâte de jouer à Marjio Dance 3! lance Mel à son amie. ⎯ Moi aussi, c’est vraiment le jeu le plus amusant! réplique Laurie.

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Au moment où les deux garçons reviennent, ils se remettent en route.

Rendus sur les lieux, les robots sortent les tapis de jeu et nos quatre amis jouent et rient de bon cœur. Après quelques parties de Marjio Dance 3, ils aperçoivent un nouveau jeu remisé dans une pièce sombre et interdite. À l’insu des robots, les jeunes entrent dans la pièce et observent le jeu de plus près. ⎯ Code-N, c’est quoi ça? Un N? On n’a jamais vu ça aux arcades, c’est pas normal! dit Raaska. 76


⎯ On ouvre la boite, faut essayer ça! Ça vraiment l’air super, on peut créer notre propre vie! WOW!| À l’unisson, les deux filles s’écrient : ⎯ NON LES GARS! Ne touchez pas aux boutons, ça peut être dangereux! Les gars, comme d’habitude, font à leur tête. Raaska actionne la manette de démarrage. Une lumière bleue apparait et ils commencent à jouer. Après quelques minutes, une alarme retentit et provoque un immense vacarme dans toute la pièce. Soudain… c’est le noir total. Plus rien, plus de son, plus d’ambiance, plus de lumière, plus d’électricité. Rien de rien… sauf le jeu. Une force magnétique attire nos quatre p’tits « yo » dans la machine. Ils se font aspirer dans le monde du jeu vidéo.

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Le jeu est comme un miroir de la ville Electro M360, mais sans robot et sans gravité. Donc, tout flotte. Pour la première fois de leur vie, les jeunes sont livrés à eux-mêmes. Quel désastre! Ils sont effrayés. Mel, elle, est fâchée : ⎯ Qu’est-ce que vous avez fait là les gars? C’est une vraie catastrophe! ⎯ Je n’ai pas le goût de rester prise ici toute la vie! pleurniche Laurie. Qu’est-ce qu’on va faire? Je ne vois aucun robot pour nous servir, pleurniche Laurie. Les jeunes flottent sans direction fixe et partent explorer leur ville virtuelle. Ils ont peur, ils sont désespérés, car ils ne savent pas quoi faire.

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⎯ Qu’est-ce qu’on va faire? crie Mel, vraiment en colère. On n’a jamais rien fait par nous-mêmes. On ne pourra jamais survivre sans l’aide de nos robots! crie Mel vraiment en colère. Joey, silencieux depuis leur arrivée dans le jeu, s’exprime enfin : ⎯ C’est fou de réaliser qu’on n’est rien sans les robots. Ils font tout pour nous… ⎯ Ben là! À cause de vous là, on va devoir se débrouiller tout seul! dit Laurie ⎯ Comme c’est de votre faute, vous devrez trouver la solution! argumente Mel. Raaska, qui se sent coupable et qui s’en veut d’avoir fait une gaffe et d’avoir fait à sa tête, cherche fort une solution. ⎯ On pourrait continuer d’explorer la ville en unissant nos forces et sans nous chicaner. On va trouver la solution. Ils flottent et volent dans toutes les directions quand, soudain, ils aperçoivent au loin une silhouette. Cela leur fait vraiment peur.

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⎯ Sauve qui peut! crie Laurie. ⎯ Non, s’enfuir, ça ne donne rien! crie Joey. ⎯ Prenons notre courage à deux mains, advienne que pourra, il faut aller à sa rencontre! intervient Raaska. La silhouette prend de plus en plus forme et ressemble à un vieillard. Celui-ci semble avoir dépassé les 100 ans; ses cheveux sont blancs, très longs, sales et cotonnés. Il dégage une odeur répugnante. Malgré tout, il a l’air amical.

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Mel, la voix tremblotante, lui demande : ⎯ Monsieur, pouvez-vous nous aider? Nous voulons retourner dans notre monde et on ne sait pas quoi faire! Tout souriant, le vieux sage de l’ancien monde lui répond simplement : ⎯ Vous devez travailler en équipe et construire un portail. C’est la seule façon de retourner dans votre monde. Vous devez retrouver le dépotoir des objets anciens. Vous devez faire preuve d’imagination, d’intelligence et de créativité. Faites-vous confiance, soyez positifs et vous trouverez la solution! Sur ces derniers mots, le sage disparait. Les jeunes se concentrent et pensent à une panoplie d’idées. Laurie, songeuse, ose exprimer son opinion. ⎯ Il faut trouver cet endroit avec plein d’objets anciens. Ce n’est pas en restant ici qu’on va réussir.

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Les quatre jeunes continuent de flotter à la recherche d’un endroit qui pourrait correspondre à la description du vieux sage. Au bout d’une heure, ils trouvent un hangar, à l’allure un peu bizarre. Après quelques secondes d’hésitation, ils décident de pénétrer à l’intérieur. Il fait très sombre, tout est pêle-mêle. Au bout d’une longue salle, ils aperçoivent un antique portail qui semble encore en bon état. ⎯ Wow! Quelle trouvaille! Avez-vous vu l’antiquité? s’exclame Laurie. ⎯ Peut-être que c’est un vieux truc, mais au moins on n’aura pas à le construire. S’il fonctionne, on pourra rentrer chez nous plus vite! N’oublie pas que nous n’avons pas nos robots pour nous aider! lui lance Raaska. Après avoir actionné plusieurs manettes et enfoncé toutes sortes de boutons, ils réussissent enfin à activer le portail. Tout à coup, ils se sentent aspirés par une force magnétique. Un peu étourdis, la casquette à l’envers, ils se retrouvent assis devant la fameuse machine qui leur a joué un si mauvais 82


tour. Les quatre « yo » s’écrient en même temps : ⎯ Youpi! On est de retour chez nous! Les jeunes se dépêchent à quitter la salle interdite et se dirigent vers le M-Burger pour aller dévorer un succulent repas. ⎯ Hé! C’est vraiment dure la vie sans nos robots pour nous dorloter! ricane Raaska. ⎯ Ouais, je ne pensais pas dire un jour que je m’étais ennuyé d’une boite de métal pleine de boutons! Depuis ce jour, nos jeunes amis ne traitent plus leurs robots comme des esclaves et, surtout, ils ne touchent plus aux jeux qu’ils ne connaissent pas.

FIN

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GR.402 Classe à Mme Johanne Papillon

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ar une belle journée d’été de l’an 2042, la famille Pollo, une famille francophone très aventureuse a gagné un voyage à la Loto Franco 6/48. Ce grand prix leur donnait droit de passer un mois sur les iles d’Hawaï et de faire la visite du Parc National des Volcans. La famille était constituée de cinq membres. Le père s’appelait Marco et la mère Isabelle. Le plus vieux des enfants, un ado vraiment paresseux qui se pensait très bon, se prénommait Gabriel et les deux plus jeunes, des jumelles, s’appelaient Léanne et Léonie. Ils sont donc partis à l’aide d’un nouveau modèle d’auto volante, la Volatile 63. Toute la famille était très heureuse de partir en voyage, sauf Gabriel qui aurait préféré rester coucher ce matin-là.

⎯ Ah! yo m’man, yo p’pa! Ça n’me tente pas d’y aller moi! J’pognerai même pas le signal pour chatter sur mon Facebook! 86


La mère, en colère, réplique à son garçon : ⎯ Tu vas venir, je ne veux pas que tu fasses le bordel dans la maison avec tes amis. ⎯ Oui en plus, ça va te faire du bien de décrocher de ton ordi. Durant tout le voyage en auto volante, Gabriel, marabout, n’a cessé d’achaler ses pauvres sœurs. Après cinq longues heures de vol, ils sont enfin arrivés à destination. Les jumelles n’en pouvaient plus. ⎯ Maman, je suis vraiment contente d’être arrivée. J’étais tannée de supporter frérot! En apercevant au loin le Parc National des Volcans, Léonie dit : ⎯ Oh! Maman! Que c’est beau ici! Regarde le volcan, il est super impressionnant!

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⎯ De quoi tu parles. Il est vraiment laid. Il est beaucoup plus hot dans mon ordi! déclare Gabriel pour étriver sa sœur une fois de plus.

Leur voiture s’immobilise devant leur hôtel. Ils sortent donc de la Volatile 63. À la réception, les attendait un majordome très laid. Les deux jumelles ont eu très peur. Elles ont crié en cœur : ⎯

AHHHHHHHHHHHHH!!!!

Toute la famille se hâte de monter les bagages à leur chambre. Après avoir défait leurs valises et pris quelques minutes de repos dans leur chambre, les deux jumelles, impatientes, demandent à leurs 88


parents si elles peuvent aller visiter le volcan. Pendant ce temps, Gabriel mange un sac de chips, écrasé sur son lit. ⎯ Bien sûr, allons-y, nous reviendrons ensuite manger ici. Les jumelles étaient très contentes. L’ado, lui, était fâché de laisser son sac de chips. Ils se sont donc dirigés au Parc National des Volcans pour visiter le plus gros et le plus vieux des volcans. La petite famille marche sur les sentiers de sable et de cendres lorsque Léonie aperçoit une immense crevasse. Elle se penche vers la crevasse, regarde vers le fond. Elle aperçoit un objet qui scintille. Léanne, sa sœur, qui était tout près derrière, s’exclame : ⎯ Ça me fait penser à ma poupée brillante que j’ai perdue l’année dernière. Léonie, curieuse, descend jusqu’au fond de la crevasse pour récupérer l’objet. C’était une pierre précieuse. Une belle émeraude vert pomme. Elle ramasse

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la pierre et remonte à la surface. Comme elle s’apprête à montrer sa trouvaille à ses parents, la terre se met à trembler et les volcans entrent en éruption. Léonie chancelle dans tous les sens. Elle fait une mauvaise chute et tombe directement sur un rocher. En tombant, elle échappe la pierre.

Au même moment, un explorateur qui était là pour étudier le volcan arrive. ⎯ Ah! Non, vous venez d’activer le rocher météoritique. En fait, c’est un aimant qui attire les météorites. 90


À peine sa phrase terminée, la mère regarde vers le ciel. ⎯ Regardez! Une volée d’oiseaux se dirige vers nous! En réalité, ce n’est pas des oiseaux mais plusieurs météorites qui foncent vers la terre.

L’explorateur devient tout blanc. ⎯ Vite! Vite! Dépêchez-vous, il faut vous mettre à l’abri!

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Marco et Isabelle attrapent les jumelles par la main et partent en courant suivis de près par Gabriel qui trouve que la visite prend une drôle de tournure. La famille se sauve et se cache dans le trou où Léonie avait trouvé la pierre magique. ⎯ Quel est ce bruit bizarre? demande Gabriel de plus en plus nerveux. ⎯ On dirait qu’il pleut. ⎯ Mais c’est beaucoup trop fort pour être des gouttes de pluie. Elle a bien raison. Ce n’est pas des gouttes d’eau qui tombent du ciel mais une pluie de météores. Il y en a de toutes les grosseurs et le bruit est épeurant. Les jumelles tremblent de peur. Tout à

BOUM!

». C’est le coup, ils entendent de gros « volcan qui entre en éruption. La famille Pollo ne sait plus ce qu’elle doit faire. S’ils sortent hors du trou, ils risquent de recevoir un météorite sur la tête et s’ils demeurent là, ils risquent de se faire bruler par le volcan et la lave qu’ils aperçoivent tout au fond. Cette dernière produit une lumière éblouissante qui monte à toute vitesse vers la surface. Elle commence à sortir du volcan empor92


tant avec elle l’émeraude hors du trou. L’énergie que la pierre dégage, diminue. Où est la pierre? Où avez-vous mis cette pierre mademoiselle? demande l’explorateur. ⎯ Je ne l’ai plus, je l’ai échappée. Toute la famille regarde un peu partout afin de retrouver cette pierre. Tout à coup Léanne s’exclame : ⎯ Elle est là, regardez ! Gabriel, aussi vite qu’un chat, saute sur la pierre et l’attrape comme si c’était son sac de chips qui se sauvait. Il part à toute vitesse avec la pierre entre les mains. ⎯ Vite, il faut replacer la pierre, dit l’explorateur. ⎯ Vite Gabriel! Replace la pierre! Replace la pierre! Gabriel replace la pierre. Aussitôt elle recommence à briller et le bruit à l’extérieur cesse. La lave arrête de monter et commence même à se retirer. Elle retourne à l’intérieur du volcan. Les météores cessent de tomber.

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Heureusement pour la famille, le plus gros des météores tombe sur le volcan et bouche définitivement le trou. Au même moment, l’aimant cesse d’attirer les météores et une chose vraiment formidable se produit : tout l’intérieur du volcan commence à scintiller comme si des milliers de lumières s’étaient allumées tout d’un coup. La famille Pollo découvre des milliers de pierres précieuses. ⎯ Nous avons découvert le trésor que je cherche depuis plus de 10 ans. Nous sommes riches!!! La famille s’en tire saine et sauve. Ils passent les plus belles vacances de leur vie sauf Gabriel… Il ne réussit toujours pas à avoir une ligne sur le nouvel ordinateur qu’il s’est acheté grâce au trésor. Internet ne fonctionne pas sur l’ile.

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GR.501 Classe à Mme Annie Brazeau et Mme Isabelle Provencher

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Le 24 octobre 2011 her journal, je viens de passer une journée très bizarre à l’école. Comme d’habitude, j’ai marché jusqu’à l’école avec mes deux bons amis, Justine et Roger. Justine, comme à tous les lundis matins, m’a raconté de long en large sa fin de semaine en n’oubliant aucun détail. Elle m’a dit qu’elle était allée au centre commercial pour s’acheter des souliers pour plaire à Xavier, le gars le plus populaire de l’école. Roger, de son côté, m’a décrit avec appétit, tout ce que contenait sa boite à lunch. Il avait vraiment l’air affamé, tellement que j’avais l’impression qu’il allait manger son « icepack ». Rendus à l’école, tout semblait normal jusqu'au moment où nous sommes arrivés sur le seuil de la porte. Elle s’est ouverte toute seule avec un grincement étonnamment bruyant. À l’intérieur, il n’y avait personne sauf le concierge qui était dans le corridor et qui écoutait de la musique rock en dansant 96


bizarrement avec son balai. Nous trouvions ça vraiment étrange, sauf Roger qui était concentré sur son estomac.

⎯ Hum, j’ai faim! À quelle heure on mange ? Un petit morceau de chocolat en attendant ne fera pas de mal à ma boite à lunch adorée. Justine, qui regardait le concierge et qui semblait traumatisée, a vivement répliqué à son ami Roger! ⎯ Hé le rosbif! Arrête de penser à ton ventre et regarde le concierge danser avec son balai.

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Après cet évènement mystérieux, nous sommes montés au troisième pour aller rejoindre nos camarades de classe. Ils devaient nous attendre dans le local de musique. Dans la classe, il n’y avait aucun élève… Seulement un épais brouillard noir et rouge. Roger a réagi comme un chien. Il a reniflé très fort et m’a dit : ⎯ Gâteau! Sens-tu ce que je sens, Rasleau? Ça sent les œufs pourris! Justine a ajouté : ⎯ Ça sent pire que mes vieux souliers! De mon côté, j’avais compris qu’il y avait quelque chose de paranormal qui se passait ici. J’ai donc invité mes amis à m’accompagner dans la quête difficile afin de résoudre ce mystère.

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⎯ On a deux choix! Rester ici et nous faire englober par la brume ou foncer, trouver le problème et survivre. Pour la première fois de sa vie, Roger avait perdu l’appétit. Sa boite à lunch est même tombée sur le sol. ⎯ Jujube! Ce mystère me coupe l’envie de manger, j’pense que j’ai peur… Et mon estomac aussi. Au même moment, toutes les portes se sont mises à claquer. Toutes les fenêtres se sont ouvertes puis refermées d’un coup sec. Même l’alarme de feu s’est mise à sonner. Mon amie Justine, elle s’est mise à crier comme une hystérique.

⎯

A HH HH HH HH HH H!

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Sans plus réfléchir, nous avons couru jusqu’aux escaliers. Comble du malheur, les escaliers avaient disparu! On ne voyait que des flammes. Nous étions donc pris au troisième étage. Un groupe de chauves-souris est passé audessus de nos têtes et a tournoyé autour de nous. Même s’il faisait extrêmement chaud, nous étions frigorifiés de peur. Rapidement, nous nous sommes dirigés vers l’ascenseur, notre dernier espoir. La porte était déjà ouverte. Empressés, nous sommes entrés. Sur le mur du fond, écrit en caractère rouge, on pouvait y lire :

« Si vous restez là, on va vous hanter pour la vie! Si vous voulez vous en sortir, décrochez le récepteur du téléphone de secours et RENDEZ-VOUS AU SOUS-SOL! » 100


⎯ Nous nous sommes regardés et nous nous sommes questionnés : ⎯ Hein, quel sous-sol? ⎯ Il y a un sous-sol? ⎯ De quoi, un sous-sol? ⎯ J’ai jamais vu de sous-sol ici. ⎯ Heee… de kessé? ⎯ Quel sous-sol? Et même si nous n’étions plus certains de rien du tout, nous avons pris notre courage à deux mains et nous avons décroché le récepteur. Aussitôt fait, l’ascenseur s’est mis à descendre d’un coup sec. Nous avons atteint le deuxième étage en moins d’une seconde. Nous avons atteint le premier étage, en une fraction de seconde. Nous avons continué ainsi à descendre à la vitesse de la lumière.

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Après plus de deux minutes de descente extrême, l’ascenseur s’est enfin arrêté et les portes se sont ouvertes. Justine, blanche comme un drap a dit : ⎯ Je ne me sens pas bien! J’ai mal au cœur! Roger, lui, était totalement abasourdi. ⎯ On sort ou on reste là? Qu’est-ce qu’on fait? J’ai poussé mes amis à l’extérieur et je suis sorti à mon tour juste avant que l’ascenseur ne disparaisse. Mes amis et moi, comme de vrais détectives, avons fouillé partout dans tous les recoins. Ce lieu était sale et répugnant. Il y avait des toiles d’araignées, des vieux livres empoussiérés et des ossements humains en décomposition. Après plusieurs minu-

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tes de recherche, nous avons abouti à une pièce qui, contrairement aux autres, était majestueuse et très propre. Devant nous, le concierge est apparu en grognant. Puis, il est disparu rapidement, en passant à travers un mur. Roger s’est exclamé : ⎯ Oh là, là! Ça va de plus en plus mal! Ne le suivons pas! On pourrait se faire piéger. Trouvons un moyen de sortir de cette école. ⎯ Ah non! Une panne d’électricité! On ne voit plus rien! Nous avons couru plus vite que l’éclair et nous nous sommes cachés derrière une distributrice de bonbons. Roger n’a pas pu résister. Il a sorti un dollar de sa poche et l’a inséré dans la machine. Tout à coup, un bruit s’est fait entendre… CRAC… c’était le concierge qui revenait. Nous étions tous très apeurés. ⎯ Vite, allons nous cacher! Le concierge court après nous avec un énorme balai.

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C’est à ce moment-là que je me suis réveillé en sursaut avec une araignée sur le bout du nez ainsi que mon livre de français dans la main. Je commence à être stressé. Je suis hyper nerveux pour mon examen de ce matin et en plus, je rêve à des choses vraiment très bizarres, OUF! J’espère que ma journée ne ressemblera pas à mon rêve. *** Cher journal, finalement ma journée s’est super bien passée. Mes amis n’ont pas du tout cru à mon rêve. Comme d’habitude, il y a juste Justine qui m’a écouté, car Roger, comme à tous les lundis matins, était encore trop préoccupé par son lunch. J’ai passé une très belle journée et je suis sorti avec un grand sourire… J’ai eu la meilleure note de la classe dans mon examen de français. Je suis tellement content. Bonne nuit, cher journal!

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GR.502 Classe à M Pascal Ricard

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ar une belle journée ensoleillée de l’année 2072, un bateau de croisière géant, deux fois plus gros que l’ile de Montréal voguait sur les eaux de l’Antarctique. Sur celui-ci, on trouvait des restaurants de luxe, une réplique de la tour Eiffel, cinq salles de spectacle, deux cinémas, un centre commercial, un aréna, une piscine à vagues et un parc d’attractions. Tout était tranquille et bien agréable. Mes parents, ma sœur Anna et moi profitions de chaque instant de cette merveilleuse croisière que nous avions gagnée à la loterie du Naufragé. Nous nous baignions dans la piscine chauffée intérieure qui se trouvait au 52e étage de ce bateau de 1000 étages.

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Tout à coup, le bateau s’est mis à trembler. L’eau était tellement froide que les hélices du moteur ont accumulé de la glace et qu’elles ont cessé de fonctionner. Le capitaine, espérant retrouver sa vitesse de croisière, a mis les engins au maximum, mais il n’a fait qu’empirer les choses. Les hélices se sont brisées et l’arrière du bateau a explosé.

⎯ Oh mon Dieu! On se croirait dans le film du Titanic! Les femmes, les enfants et bien sûr le capitaine d’abord! Vite dans les canots de sauvetage!

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Malheureusement pour la majorité des passagers, le capitaine était tellement égoïste et pressé de se sauver qu’il a oublié de déverrouiller les autres canots. Il était le seul qui en possédait les clés. Il est disparu dans l’obscurité de cette mer cruelle et nous ne l’avons plus jamais revu. Nous, de notre côté, avons d’abord essayé de couper les cadenas qui retenaient les canots, mais sans succès. Nous avons ensuite essayé de trouver de l’équipement de plongée, mais il n’y en avait aucun sur le bateau. En désespoir de cause, nous avons sauté à l’eau accrochés à un petit canard rose flottant. Sur l’eau, nous avons trouvé quatre magnifiques colliers qui flottaient à nos côtés. Comme nous les trouvions très beaux et que nous voulions mourir avec classe, nous avons tous mis les colliers. Au même moment, notre canard de sauvetage s’est dégonflé et nous avons tranquillement coulé vers le fond de l’océan. 108


Alors que mes parents, ma sœur Anna et moi étions en train de perdre connaissance, nos colliers se sont mis à scintiller. Comme par magie, nous avons non seulement retrouvé tous nos moyens, mais en plus, nous étions en mesure de respirer sous l’eau. Nous nous sommes regardés et ma sœur Anna s’est exprimée : ⎯ Est-ce qu’on est morts? ⎯ Je ne sais pas, ai-je répliqué. Pince-moi et nous verrons! Elle m’a pincé et j’ai crié de toutes mes forces : ⎯ Ayoye! Pas si fort! Nous n’étions ni morts, ni dans un rêve. Nous pouvions effectivement respirer sous l’eau. Nous avons donc profité de notre nouveau pouvoir pour aller explorer les fonds marins. Nous sommes descendus de plus en plus creux. Pendant plus de deux heures, nous avons nagé. Subitement, devant nous se trouvait une cité illuminée et gardée par un groupe de sirènes.

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⎯ Bonjour chères créatures étrangères venues de la surface de la planète! Bienvenue chez nous, au cœur de Zibacouda! Que pouvons-nous faire pour vous? Comme notre famille avait fait de grands efforts pour se rendre jusqu’à leur cité, mon père leur a demandé de nous offrir à manger. Les sirènes nous ont amenés à leur plus beau restaurant et nous ont offert un repas plutôt particulier. Elles ont posé sur la table de la soupe aux yeux de pieuvre, des écailles de serpent de 110


mer, des morceaux d’ailerons de requin et une salade de poissons. Nous trouvions que ce n’était pas très appétissant. Puisque nous avions faim, nous avons mangé presque tous les plats. Après le repas, les sirènes nous ont amenés vers nos chambres. Celles-ci étaient bizarres, les lits étaient formés de coquillages, les matelas d’écailles de poissons, les draps tissés d’algues et les oreillers étaient des étoiles de mer. Nous nous sommes étendus sur ces lits magnifiques et nous avons sombré dans le sommeil. Après quelques heures, les sirènes nous ont sortis de notre profond sommeil. Nos colliers ne scintillaient plus. Nous devions donc remonter à la surface au plus vite. Les êtres aquatiques ont appelé les taxis-dauphins. Lorsque ces mammifères sont arrivés, nous étions

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ébahis par leur agilité et leur rapidité. Toute la famille s’est accrochée à leurs nageoires. Après quelques heures auprès des taxis-dauphins, ils nous ont laissés sur une plage déserte de la mer des Antilles.

Nous nous sommes alors rendu compte que nos colliers avaient recommencé à scintiller. Anna a compris qu’ils devaient se recharger d’oxygène pour pouvoir fonctionner à nouveau. Mon père et moi avons entrepris de faire un feu pendant que les filles sont allées chercher des noix de coco dans les cocotiers. Nous avons alimenté le feu pour 112


créer une fumée dense dans le but qu’un bateau nous voit. Nos efforts ont été récompensés deux jours plus tard. Un navire chargé de chocolat approchait de notre bivouac. Ils ont envoyé une chaloupe pour nous ramener à bord. La traversée a duré plusieurs jours. Nous avons mangé du chocolat en quantité industrielle. Depuis cette aventure, à chaque printemps, nous partons en mer munis de nos colliers, pour rendre visite à nos amies les sirènes. De plus, le reste de l’année, nous travaillons très fort pour préserver les eaux et combattre la pollution, car nous sommes à même de voir les merveilles aquatiques que notre planète possède.

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GR.601 Classe à Mme Nathalie Germain

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ar une belle journée ensoleillée, dans un petit village appelé Springville, des élèves de 6e année se préparaient pour aller visiter le musée de personnages de cire. Ils étaient tous réunis devant l’école et attendaient l’autobus scolaire qui les amènerait au musée. Après plus d’une heure d’attente, l’autobus n’était toujours pas arrivé. Comme les élèves étaient impatients et fatigués d’attendre, ils décidèrent d’appeler des taxis. Toutefois, au lieu des taxis, le conducteur d’autobus, complètement essoufflé, arriva avec une dépanneuse à laquelle était attaché l’autobus. Il semblait exaspéré.

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⎯ Quand je suis venu pour entrer dans mon autobus, le moteur s’est allumé puis a commencé à avancer. Il n’y avait personne au volant. J’ai couru après mon autobus, celui-ci a foncé dans un mur et moi dans l’autobus. Il était fichu… Voilà donc pourquoi je suis ici avec une dépanneuse. Les jeunes trouvaient l’idée un peu farfelue de monter dans un véhicule remorqué. Élyzia, une jolie petite fille blonde très superficielle, était complètement offusquée de la situation : ⎯ Non merci! Je vais passer mon tour. Ma nouvelle robe va se salir, ça va me faire pleurer et mon mascara va couler! Georges, l’intello de la classe, avec ses grandes lunettes rondes trouvait que sa tenue vestimentaire rose était inappropriée. Il répliqua: ⎯ J’pense qu’on n’a pas le choix Miss superficielle, sinon on va manquer cette superbe activité. Techniquement, l’autobus n’est pas plus sale qu’à l’habitude. Il est seulement remorqué.

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Leur enseignante, Madame Becsec, une dame très sévère, trancha : ⎯ Bon, bon, bon! Fini le bavardage, il faut monter dans l’autobus, c’est l’heure de partir. Ils étaient tous montés à bord et étaient partis en direction du musée. Sur l’autoroute 6/49 nord, la dépanneuse filait à toute vitesse. On avait même l’impression qu’elle volait.

Arrivés au musée, les élèves agités se précipitèrent hors de l’autobus et furent accueillis par le guide du musée, un jeune homme roux nommé Gaétan. Ils entrèrent dans la bâtisse. 118


À l’intérieur, il n’y avait pas un visiteur, que des statues de cire. Il y avait plusieurs statues de personnalités politiques dont celle de Jack Lipton, Régis Labombe, Jean Chariot, George Mouche, Oussama Labédaine, Baraccouda Obama et la Grand-mère de Stefen Apeur. Les jeunes de la classe se retrouvèrent donc seuls avec le guide. Intriguée, une élève de 6e demanda à Gaétan pourquoi ils étaient seuls dans un aussi grand musée. ⎯ Je ne sais pas. Je suis allé à la toilette pendant moins d’une heure et quand je suis ressorti, il n’y avait plus personne. Ils avaient tous disparus! C’est très étrange! Sans hésiter, Élyzia s’exclama : ⎯ Ah! Mon dieu! Je ne veux pas disparaitre, je suis trop magnifique! Dans le musée, régnait un silence glacial. Les élèves, sur leur garde, avancèrent lentement, tout

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en regardant autour d’eux et tout en observant les statues avec attention. Tout à coup, la porte principale se verrouilla, les fenêtres se fermèrent et la lumière s’éteignit. Les élèves étaient dans le noir total. Ils entendirent un cri strident. Lorsque les lumières se rallumèrent, il manquait à l’appel… Élyzia. Pris de panique, certains se mirent à pleurer, d’autres à trembler. Des sueurs froides coulaient sur le front des plus vaillants. ⎯ Scientifiquement parlant, il est impossible qu’une personne disparaisse dit George d’une voix chevrotante. Les élèves trouvaient ça bizarre. Ils avaient peur. Ils avancèrent et se dirigèrent vers une pièce dans laquelle se trouvait une statue de cire égyptienne. Tout était étrange dans cet endroit. On entendait des sons mystérieux. La statue avait un regard dur et intimidant. 120


Ce qui rappela une légende à un élève d’origine égyptienne. Il y avait jadis, la reine Égypta d’au Point-du-Jour qui voulait créer son armée personnelle pour conquérir son pays. Elle était méchante et elle avait le pouvoir de transformer les gens en statue. Par la suite, ceux-ci devenaient ses esclaves. Après quelques minutes, ils se rendirent compte que d’autres élèves parmi eux avaient disparu. En examinant les lieux, Georges tenta de trouver des indices qui lui permettraient de retrouver les gens disparus et surtout sa camarade Élyzia. Tout à coup, Georges aperçut quelque chose au loin. C’était un morceau de tissu rose qui lui semblait familier. Il était accroché à un clou sorti du plancher. C’était, sans aucun doute, une étoffe de la robe satinée de sa précieuse amie. En observant le morceau de satin de plus près, il remarqua, à quelques centimètres de là, une

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trappe qui menait à une cave. Georges cria aux autres : ⎯ Venez par ici la gang! Ne vous inquiétez plus. Je crois avoir assez d’indices pour découvrir le mystère des nombreuses disparitions. Les élèves et le guide avancèrent d’un pas pressant vers Georges qui semblait de plus en plus confiant. Sans perdre de temps, Georges souleva la poignée en métal de toutes ses forces et, ce qu’il vit était hallucinant! Des personnes étendues sur le plancher qui se lamentaient et pleuraient! Elles étaient bâillonnées et ligotées. D’autres étaient transformées en statue. Au centre, se trouvait Élyzia. Son regard croisa celui de Georges. Il était évident qu’elle était morte de peur. Sans hésiter, le brave Georges descendit dans la pièce secrète à l’aide d’une grosse corde et, à tour de rôle, les élèves l’imitèrent. Ils se dirigèrent tous vers les garçons et les filles de la classe afin de les délivrer. 122


Aussitôt sauvés de cet enfer, les prisonniers de la statue maléfique sentirent un vent très chaud frôler leur peau. Devant eux, la statue égyptienne émit un cri strident et commença à fondre tranquillement. Toutes les statues du musée crièrent et applaudirent. Celle de Régis Labombe était la plus dynamique. Le spectacle dura quelques secondes, puis, les personnages redevinrent inertes. Des larmes noircies par son mascara coulèrent sur les joues d’Élyzia. Elle ressemblait à un raton laveur, mais Georges ne l’avait jamais trouvée aussi belle. Il avait eu si peur de ne plus jamais la revoir! Elle s’approcha de lui et lui chuchota à l’oreille : ⎯ Merci mon héros. Merci mon ami. Un sourire de fierté s’afficha sur le visage de l’intello. Ses lèvres s’approchèrent de celles d’Élyzia quand soudain, l’enseignante annonça d’un ton sec :

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⎯ Allez, montez immédiatement dans l’autobus. Vos parents vous attendent à l’école. Ils vont être très inquiets! Les élèves obéirent à Madame Becsec et remarquèrent que le climat animé et chaleureux du musée était revenu. Gaétan leur expliqua que la reine Égypta d’au Point-du-Jour ne pourrait plus jamais atteindre son but et qu’elle vivrait avec son échec jusqu’à la fin des temps. Grâce à leur courage et à la persévérance de Georges, elle ne pourrait plus tenter de changer les gens en statue. Finalement, les élèves fatigués de cette aventure riche en émotions s’endormirent sur les bancs de l’autobus. Georges était assis à côté de la jolie Élyzia. Sa main glissa doucement dans la sienne. Il était bien! Il pensait sans cesse au baiser manqué dans le musée. La jolie blonde, elle, ne pensait plus du tout à sa robe neuve qui devait être réparée par la couturière. Non, elle pensait tout simplement au bonheur d’avoir un nouvel ami!

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GR.602 Classe à Mme Évangéline Duhaime

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l n’y a pas si longtemps de cela, l’année du 13e anniversaire de l’école au Point-duJour… Nous étions en octobre, un vendredi 13. Après une longue journée d’école, plusieurs élèves se rendaient au Service de garde pour suivre leur cours de gardien averti. En se dirigeant vers le local, ils ont rencontré Monsieur Loïk, un ancien enseignant d’éducation physique. Il les a interceptés et leur a raconté l’histoire de l’école. Il prétendait qu’il y avait une ombre noire qui errait dans le bâtiment. Les élèves n’en croyaient rien. Appuyé d’un regard insistant, l’enseignant leur demanda s’ils connaissaient l’histoire de la fondation de l’école au Point-du-Jour. Les élèves répondirent en chœur : NON! Alors, sans plus attendre, il leur raconta : ⎯ Une nuit, lors de la construction de l’école, un jeune garçon plutôt laid et petit nommé Alec et réputé pour être extrêmement tannant, s’est approché des fondations. Il a glissé, est tombé dans le trou par accident et s’est cassé les deux jambes. Le pauvre n’était plus en mesure de sortir. Il a crié « À l’AIDE » à plusieurs reprises, mais 126


personne ne l’a entendu. Il a lancé une roche pour attirer l’attention des passants mais, comble de malheur, la roche a rebondi sur une des parois de la construction et l’a assommé. Il a perdu connaissance. Le lendemain, toujours inconscient, il reposait au fond du trou. Des constructeurs qui travaillaient pour la compagnie Henri Inc. et dont le slogan est « on coule du ciment même s’il y a des enfants » sont venus couler leur béton. Les travailleurs ont fait leur boulot et ont coulé leur béton avec beaucoup de passion.

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Je passais à tout hasard près du chantier lorsque j’ai entendu les travailleurs dire des atrocités : ⎯ Un de moins, ça fait toujours du bien. ⎯ Mais deux, ça aurait été mieux!

Je pensais que les travailleurs parlaient du chantier mais je n’en étais pas certain. L’école a été construite et on n’a jamais plus entendu parler du petit Alec.

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Les élèves l’ont regardé d’un air surpris et lui ont dit : ⎯ Oh mon Dieu! Puis ils se sont dirigés vers leur cours en silence. La première partie du cours s’est déroulée normalement. La prof Simone leur a enseigné à changer une couche, à chauffer un biberon et comment habiller un bébé Sumo qui a mangé un peu trop de chips! C’est à la pause que des choses étranges se sont produites. Des amis parlaient de tout et de rien lorsqu’un soulier, sans propriétaire, vola et atterrit à deux pas d’eux. Dj Tony, qui était très courageux est allé observer le soulier de plus près. Il a rassuré ses amis. ⎯ Pas de panique, il n’y rien d’anormal avec ce soulier.

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Comme il terminait sa phrase, Pascale, une élève a remarqué un détail qui avait échappé à Dj Tony. ⎯ Regarde bien, il y a un message écrit en rouge dans le soulier. Dj Tony a pris le soulier et a lu la note à voix haute : ⎯ Attention, il y a une personne en moins, le prochain s’en vient. Les élèves sont amusés par la découverte de ce mot. Certains croient qu’il s’agit d’une bonne blague pour souligner le vendredi 13. La pause se termine et ils retournent, joyeux, dans leur cours de gardien averti. À leur arrivée, ils remarquent que leur enseignant n’est pas là. Après avoir attendu cinq, dix, quinze, vingt minutes, ils décidèrent d’aller à sa recherche. Alors qu’ils marchaient dans le corridor, un casier s’est ouvert brusquement. Mathieu a été happé et est disparu à l’intérieur. Cette disparition subite a commencé sérieusement à les 130


angoisser. Ils se sont donc regroupés pour poursuivre leurs recherches. Ils ont cherché partout dans l’école, dans les classes, au secrétariat et dans le gymnase… Pendant qu’ils se promenaient, l’alarme de feu s’est déclenchée à plusieurs reprises et s’est arrêtée brusquement. En entrant dans le local de musique, les guitares se sont mises à jouer un air dramatique. Les jeunes étaient en panique. Ils sont sortis en courant.

Après une quinzaine de minutes de recherches infructueuses, ils sont arrivés dans les toilettes. En regardant par terre, ils ont trouvé la prof Simone étendue sur le sol, évanouie, avec un papier entre les mains. Leurs regards furent attirés par un

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mouvement de queue rapide sur le lavabo. C’était les Chapamumks (trois petits tamias) qui chantaient une chanson pour rassurer les élèves. Pascale alla chercher le bout de papier tenu par Mme Simone et lut : ⎯ Méfiez-vous, vous allez subir le même sort qu’elle! Ils allèrent dans le gymnase. Mathieu qui avait disparu tomba du toit. Il était légèrement blessé mais il a raconté que le casier était en fait un tunnel, comme un retour dans le temps. Il a été transporté quelques minutes après qu’Alec soit tombé dans le trou. Lorsqu’il l’a vu, Mathieu a tout compris et il lui a demandé s’il pouvait faire quelque chose pour lui. Alec lui a demandé d’aller voir ses parents pour qu’ils sachent qu’il les aimait. Il a ainsi libéré l’âme d’Alec. C’est depuis ce temps que l’école au Point-du-Jour est tranquille. Encore mieux, chaque vendredi 13 Alec offre des cadeaux aux élèves en leur donnant de bonnes notes. 132


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Une création de…

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Classe 602 Megan Beauregard Stéphanie Béland Sabrina Brazeau Valérie Cardinal Carolane Choquette Laurence Coutu Loïk Daneault Catherine David Dereck Dufour Agathe Gagnon Samuel Gourd William Jenkins Vincent Laporte Shaun Latour-­‐Tremblay Anthony Lavoie Émeric Maher Jacob Marchand Laurie Martin Lorie Morin Jérémie Normand Rodrigo Pardo Moreno Alexandre Pham William Sabourin Maya Tzournavelis Classe 601 Alexis Beauséjour Louis Carignan Rachel Emond Kevin Forget Yannick Gagnon Charlie Gilbert Olivia Houle Anthony Lambert Justin Laperrière Élisabeth Larkin

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Roxane Lefebvre Danick Lessard Maïka Lussier Audrey Mailhot Veillette Heyomawly Marcelin Jonathan Massicotte Étienne Pilon Raphaëlle Savard William Smith Nicolas St-­‐Onge Sandrine Sylvestre Kim Tremblay Rose-­‐Anne Turcotte Florence Voyer Classe 502 Daphnée Béland Élizabeth Boulet Amélie Demanche Tristan Deslauriers-­‐Brassard Arianne Fafard Thomas Faucher Camille Guévin Anthony Hubert Alexis Kelly Zachary Kingsbury Ethan L’Abbée Kevin Lauzon Camille Lemieux Nathan Montigny-­‐Deslauriers Sarah Morency Mathilde Morin Laurence Nadeau Allison Paré Léanne Pilon Samuel Rochon Coralie Rondeau


Sean Sauvé Rosalie St-­‐Onge Amélie Thériault Marianne Valiquette Justin Vézina Classe 501 Iman Amziane Zachary Beauregard Sandrine Boisvert Camille Bonenfant Jade Bourdages Audrey-­‐Ann Carle Philippe Charbonneau Émily Charette Antoine Désilets Samuel Fortin Nigel Gignac Laurie Grandchamp Myriam Groulx Jacob Houle André Paul III Joseph Billy Lafortune Sandrine Lamy Gabrielle Langlais Julien Lepage Rachel Lessard Zachary Lessard Cédrick Martel Cloé Milette Élodie Pilon Zoé Ritchot Andréanne St-­‐Cyr

Classe 402 William Bouchard Éloi Champoux

William Demers Jéremy Dubé Émy Duchesneau Catherine Dufour Jérémy Dumontier Alexandra Fillion Jessica Forget William Foucher Karl Gingras Pénélope Gobeil Alexandre Gourd Marie-­‐Jade Guérard Constance Hervieux Louis-­‐Philippe Houde Laurence Houle Kim Joncas Mélodie Monette Mahonri Mora De Leon Roxane Pham Saïda Stortini

Classe 401 Laurence Alarie Mali Armstrong Pierre-­‐Olivier Arts David-­‐Alexandre Bérubé Alexandra Cloutier Alexis Cunningham-­‐Paré Mély-­‐Anne Dupuis Marie-­‐Luce Gauthier Mikael Grenon Nathan Guilbault Élodie Hétu Marianne Lépine Vicky Martel Audrey Martin Ariane Melo

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Jérémy Pimparé Justin Rivest William Savoie Guillaume St-­‐Cyr Sara-­‐Jeanne Tardif Naomie Thériault Ève Veilleux Samuel Vitullo Classe 302 Oliver Archambault Marianne Bertrand Adèle Bourdages Justin Demanche Benjamin Gagnon Alexia Hubert Steve Lachapelle William Lacombe Mégane Lacoursière Iris Lévesque Anaïs Lussier Annabelle Martin Rufiange Laurianne Massicotte Ludovic Mercier Saintilma Sara Ngonuni Louis Ritchotte Christopher Angelo Saintilma Noémie Slobodian Jasmin Turcotte Laurie Vendette Classe 301 Étienne Bardieux Élora Bédard Nikolas David-­‐Perrault Charlotte Désilets Maïa Deslauriers-­‐Brassard

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Lauriane Dicaire Francis Dulude Guilbault Gabrielle Francoeur Mathieu Gagnon Magalie Gaudry William Guérard Michaël Lambert William Moyses Mégann Payette Elliot Régnier Émily Richardson Émilie Rivest Olivier Robin Lorie Thibaudeau Massé Angélique Tremblay Classe 202 Alycia Bernatchez-­‐Laporte Jérémy Bérubé Raphaël Boucher Naomie Brien Mathia Casaubon Frédéric Charbonneau Noémie Chayer-­‐Baril Maya Duclos Audrey Gagnon Marianne Gionest Beaudoin Anthony Harnois Éliane Houle Emrick Jean-­‐Paul Marianne Lamy Esthèle Laperrière Samuel Lapierre Laura Lépine Jessy Martel Kimberlie Mora De Leon Mégan Myre


Alexandrine Ritchot Félix Ritchot Antoine St-­‐Laurent Roy Élodie Voyer

Classe 201 Félix Bergeron Jade Bergeron Clément Berthiaume Catherine Boulet Xavier Coutu Aube Desrochers William Dubé Théo Faucher Maya Forest Mathis Grandchamp Justin Guévin Antoine Hétu Félix Lafond Léa-­‐Jade Lessard Anne-­‐Sophie Marchand Beatrice Pardo Moreno Maxim Paré Anik Plaisance Léanne Rivest Zacharie Rondeau Leticia Rosales Alexis Sabourin Elisabeth Vitullo

Classe 102 Gabrielle Arseneau Vincent Bardieux Zachary Boucher Jonathan Campbell Samuel Gagnon Anne-­‐Julia Houde Audrey-­‐Anne Jalbert

Maïka Joly Mia Lessard Jacob Lévesque Eliott Marin Alisson Morin Léa Morin Gabriel Pharand Amélie Ricard Anne Ritchotte Sam Robillard Mégane Simon Charlotte Soulière Élise Tessier Vincent Tzournavelis Classe 101 Christophe Boudreault William Brunet Océanne Carignan-­‐Brabant Alexis Coutu Nicolas Cunningham-­‐Paré Matéo Deslauriers-­‐Brassard Jérémy Dorion Maëka Duchesneau Jérémy Francoeur Samuel Gagnon Marianne Grondin Samuel Lacombe Lorie-­‐Anne Langlois-­‐Bélisle Émy Martel Léa Milette Eunice Ngonuni Méganne Pharand Annaëlle Picard Alice Régnier Ève Rivest-­‐Desrochers Sandrine Turcotte

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Classe 001 Lorie-­‐Ann Allain Audréanne Bédard Philippe Bertrand Samuel Brien Tara Caron Élizabeth Duclos Milianne Fafard Daphnée Gagnon Mei-­‐Lian Gagnon Ethane Gauthier Félix Inglis-­‐Chevarie Kellyane Jean-­‐Paul Thomas-­‐Gabriel Leblanc Florence Lussier Justine Marin Mia Martel Xavier Nantel Christophe Paré Maxim Ritchot Charles-­‐Émile Roger

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Classe 002 Charles Arseneau Xavier Cossette Philippe Cunningham-­‐Paré Rémi Dalpé Coralie Dansereau Charles-­‐Émile Dicaire Arianne Ferland Charlie-­‐Jo Gagné Mylianne Gasse Marina Gérin-­‐Lajoie Marie-­‐Ève Lafond Mélisanne Larouche Océanne Laurin Venne Cédric Lauzon Jacob Lessard Laurie Lessard Éloïse Morin Rafaële Rivest Justin Thériault Pascal Thomas


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Achevé d’imprimer au mois d’avril de l’an 2012 sur les presses de Sprint Média à Montréal, Québec

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