Page 1

rôle politique vers le développement

« L’Afrique du Nord restera à jamais gravée dans l’histoire serbe»

Issue 1738- Mars 15/03/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Le peuple veut… Que Bouteflika se repose… Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1738- Mars 15/03/2019

There's No Better Argument Against the Iranian Revolutionary Model Than Saudi Success www.majalla.com

Moncef Marzouki à «Majalla»: La concordance entre «Ennahdha» et «Nidaa Tounes» a échoué à gouverner le pays www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1738- Mars 15/03/2019

Le romancier libanais Elias Elkhoury : « Si les révolutions n’engendrent pas de changements culturels, les changements politiques n’auront aucun sens » 32

Guinée-Bissau: forte participation aux législatives 34

Essam El-Hadary : Je vais prendre ma retraite quand mon corps cessera de répondre aux exigences mentales 56 Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

www.majalla.com/eng

A Madagascar : La rougeole tue encore… 36

Mostafa El-Dessouki

3

15/03/19

Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


S

napshot

Des écolières regardent «Le matin de l›exécution de Streltsy» du peintre russe Vasily Surikov exposé à la Galerie nationale Tretiakov à Moscou le 26 février 2019. (Getty) 4

15/03/19


5

15/03/19


S

napshot

6

15/03/19


Un groupe de filles quittent leur école lors d›un rassemblement des partisans du parti All Progressives Congress (APC) célébrant la réélection du président sortant et du dirigeant de l›APC, à Kano, le 27 février 2019. (Getty)

7

15/03/19


A

ctualités

L’Afrique en bref

Au moins 66 personnes ont été tuées par les inondations au Mozambique.

Mozambique

Des inondations font plusieurs morts

Au moins 66 personnes ont été tuées par les inondations dans le centre et le nord et des milliers de personnes déplacées, a indiqué mardi soir la porte-parole du gouvernement Ana Comoana à l'issue d'un conseil des ministres. Les pluies torrentielles qui ont noyé le Mozambique ont fait plus de 60 morts et des milliers de déplacés, selon un

nouveau bilan des autorités locales, qui ont placé le pays en état d'alerte en prévision de l'arrivée prochaine du cyclone Idai. Près de 6.000 habitations ont été détruites, plus de 140.000 personnes sinistrées et plus d'une centaine de milliers d'hectares de récoltes inondées, a ajouté Mme Comonoa.

Afrique du Sud

Un plongeur miraculé

Un plongeur sud-africain a échappé par miracle à la mort la semaine dernière après avoir été brièvement avalé par une baleine au large de Port-Elizabeth (sud). Depuis plusieurs jours, les images de la mésaventure de Rainer Schimpf, qui, pour quelques secondes s’est retrouvé dans la bouche d’une baleine, alors qu'il se trouvait dans un banc de poissons, affolent la toile. "J'avais commencé à filmer des dauphins, des requins, des fous de Bassan, des pingouins et des cormorans qui se nourrissaient de sardines lorsque, quand, venant des profondeurs, un rorqual de Bryde a subitement surgi, gobant tout sur son passage", a raconté à l'AFP le défenseur de l'environnement. "J'ai senti une pression autour de ma taille, j'ai su immédiatement ce qui était en train de se passer", a-t-il ajouté. "Ca n'a été l'affaire que de quelques secondes, avant que le rorqual réalise son erreur et ouvre la gueule pour me recracher". L'épouse du plongeur, Silke, et un photographe ont assisté avec effroi et dûment documenté la scène.

Tchad

Des centaines de rebelles déposent les armes

Les rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) "ont décidé de rendre les armes et de répondre à la main tendue du chef de l'Etat", a déclaré ministre tchadien de la Défense, le général Daoud Yaya Brahim. Ils seraient environ 400 combattants d'un groupe basé en Libye, pays dans le quel plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud, qui ont déposé les armes la semaine dernière et ont "rejoint la légalité", a déclaré le ministre tchadien de la Défense. Il est à signaler qu’en mai 2018, le président Idriss Deby, a annoncé une amnistie générale, invitant "tous les Tchadiens qui ont pour une raison ou une autre avaient quittés le pays, à rentrer dignement".

Kenya

Une minute de silence Le plongeur sud-africain, a été presque avalé par la baleine et a échappé par miracle à la mort.

8

15/03/19

Selon

la

directrice

exécutive

du


Des soldats tchadiens à Damasak le 18 mars 2015 © Jerome Delay/AP/SIPA

Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU Habitat), Maimunah Sharif, 22 employés des Nations unies dont six de l'agence de l'ONU pour l'Environnement (Pnue) ont péri dans la catastrophe du crash aérien survenu récemment en Ethiopie et qui a fait dimanche 157 morts. C’est dans ce cadre que la 4e Assemblée de l'ONU pour l'Environnement, qui se tient à Nairobi, a débuté ses travaux lundi dans une ambiance lourde et endeuillée. "Nous n'oublierons pas cette tragédie ni ceux qui ont péri (...) Souvenons-nous que nos collègues (décédés) étaient volontaires pour voyager et travailler loin de leurs foyer et êtres aimés pour faire de ce monde un meilleur endroit", a Maimunah Sharif lors d'une réunion en prélude à l'ouverture officielle, prévue dans la matinée. Une minute de silence a été observée lundi matin durant chaque réunion préparatoire à l'assemblée annuelle qui réunit des chefs d'Etat, ministres, chercheurs, membres de la société civile ou encore acteurs du secteur privé.

Niger

33 terroristes de Boko Haram tués

Selon un communiqué lu à télévision d’Etat, "Les actions offensives menées ce mardi 12 mars 2019 ont permis d'infliger de grosses pertes à l'ennemi. Le bilan est le suivant: côté amis aucune perte ni en vies humaines

ni en matériel n'est à déplorer, côté ennemi 33 terroristes tués". Selon le communiqué, cette offensive est lancée "depuis le samedi 9 mars 2019", soit le lendemain d'une violente attaque de Boko Haram au cours de laquelle 7 gendarmes ont été tués près de Gueskérou, une commune de la région nigérienne de Diffa, voisine du berceau de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Guinée-Bissau

Saisi de près de 800 kg de cocaïne

La police bissau-guinéenne a saisi près de 800 kg de cocaïne dissimulés dans un camion immatriculé au Sénégal. C’est la plus grande prise de drogue dans le pays

Opérations contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad © Autre presse par DR

Les participants aux travaux de la 4e Assemblée de l'ONU pour l'Environnement, qui se tient à Nairobi, ont observé une minute de silence.

9

15/03/19

depuis au moins 12 ans, a-t-on appris dimanche de sources policières. La drogue était dissimulée dans un camion frigorifique, ont ajouté ces sources, dont la directrice de la police judiciaire, Filoména Lopes. Cette saisie a eu lieu quelques heures avant les élections législatives dimanche dans ce pays d'Afrique de l'Ouest où l'instabilité et la pauvreté ont longtemps favorisé l'implantation de trafiquants de drogue sous la protection de hauts gradés. Selon une source proche du dossier, la police enquête notamment sur la possibilité d'une implication d'officiers de l'armée ou de hauts fonctionnaires. Quatre suspects - deux Nigérians, un Sénégalais et un Bissau-Guinéen - ont été arrêtés à la suite de cette saisie effectuée


A

ctualités

Guinée-Bissau : Saisie de près de 800kg de cocaïne devant transiter par le Sénégal.

dans la nuit de samedi à dimanche à la sortie nord de Bissau.

Sécurité des frontières

Le Soudan et l'Ethiopie déploient leurs forces

Le Soudan et l'Ethiopie ont signé un protocole portant sur le déploiement de forces conjointes le long de leur frontière commune pour empêcher le trafic d'armes et l'immigration clandestine dans cette zone, a indiqué l'agence de presse officielle soudanaise Suna. L'établissement de cette force conjointe intervient après une série de discussions à haut niveau ces derniers

mois entre des responsables des deux pays voisins. Des officiers des services de sécurité des deux pays font régulièrement état de trafics d'armes et de crimes dans le secteur de la frontière.

Mali

Des militaires tués dans l'explosion d'une mine

"Dans la matinée du mardi 12 mars 2019, deux véhicules d'escorte FAMa (Forces armées maliennes) ont sauté sur des engins explosifs improvisés (EEI), faisant respectivement deux morts à Dialloubé et quatre morts dans les environs de Hombori,

Des soldats éthiopiens à la frontière érythréenne le 5 novembre 2008. Photo d'illustration. © AFP

10

15/03/19

Un véhicule de l’armée malienne dans les rues de Gao.© RFI/David Baché

dans la région de Mopti" (centre), a indiqué l'armée malienne sur son site internet. Malgré la mission des Nations unies au Mali (Minusma), une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G-5Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, soit 11 de plus qu'en 2017, selon l'ONU.

Bénin

Le président du Parlement convoqué à la brigade criminelle Le président du Parlement béninois et chef du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji, a été convoqué à la brigade criminelle de Cotonou sur instruction du procureur de la République, "pour affaire le concernant", en même temps que le vice-président du parti, Charlemagne Honfo. Mais lors d'une conférence de presse lundi soir à son domicile de Cotonou, il avait affirmé ne pas en connaitre les raisons. La semaine dernière, le PRD avait vu son dossier de candidature pour les législatives rejeté par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Mais le chef du Parti du renouveau démocratique a notamment été accusé d'avoir falsifié des documents versés au dossier. Cependant, la convocation du président de l'Assemblée nationale pourrait avoir d'autres motivations, selon certaines sources.


A Yumbi, le bâtiment de la Commission électorale nationale indépendante a été partiellement détruit lors des violences intercommunautaires de décembre 2018 (archive).

RD Congo

Nigeria

Possibles "crimes contre l'humanité" selon l'ONU

Enlèvement d’un ingénieur libanais

Une mission des Nations unies a enquêté du 17 au 26 janvier 2019 dans la région de Yumbi, où des tueries de civils ont eu lieu les dimanche 16 et lundi 17 décembre 2018. Ces violences ont opposé deux communautés, les Batende et les Banunu. Des membres de la communauté Batende ont massacré des personnes appartenant à celle des Banunu en représailles après l'enterrement d'un chef coutumier Banunu dans un terrain contesté par les Batende. Les tueries ont été marquées par des actes de barbarie: "Des mutilations d’organes génitaux des hommes, des femmes et des enfants ont été systématiques lors de l’attaque de Bongende et ont été commises à grande échelle à Yumbi". Le massacre de centaines de personnes dans des violences communautaires qui ont embrasé midécembre des villages de l'ouest de la RDC pourrait "constituer des crimes

Quatre hommes ont attaqué un site de construction en pleine ville Kano, la grande ville du nord du Nigeria, un peu avant 07H00 du matin (06H00 GMT) et enlevé l'ingénieur libanais qui supervisait des travaux routiers, lors d'une attaque ayant fait un mort, selon la police et des témoins.

Le président du Parlement béninois et chef du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji, a été convoqué à la brigade criminelle

contre l'humanité", a estimé mardi l'ONU, dénonçant une violence "facilitée par l'absence de l'Etat" et des tueries "planifiées".

11

15/03/19

Le porte-parole de la police locale, Abdullahi Haruna, a confirmé : "Il y a eu un enlèvement au rond-point Dangi ce matin, la victime est un ingénieur libanais". "Une personne a été tuée et une autre blessée dans l'attaque", a-til ajouté, précisant qu'il s'agissait d'ouvriers nigérians du site. La police a ouvert une enquête pour identifier les responsables de cette attaque. Les personnes enlevées sont souvent libérées au bout de quelques jours, après versement d'une rançon.


Encouverture

L'ancien président tunisien déclare que la Troïka a atteint ses objectifs... Et refuse de confirmer son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles.

Moncef Marzouki à «Majalla»: La concordance entre «Ennahdha» et «Nidaa Tounes» a échoué à gouverner le pays Tunis - Boubeker Ben Amor Le Dr Moncef Marzouki, ancien président de la République tunisienne, a déclaré que la concordance entre les partis d’Ennahdha et Nidaa Tounes a échoué, et a conduit le pays vers des résultats négatifs et à des conditions difficiles,

et que la période de la troïka est meilleure que celle de la période actuelle. Il a ajouté que la troïka avait atteint les objectifs pour lesquels elle était arrivée au pouvoir en 2011: Rédaction de la Constitution, préservation de l'unité nationale et organisation d'élections démocratiques en 2014.

12

15/03/19


Marzouki a justifié son échec lors des élections présidentielles de 2014 par l'intense attaque médiatique qui le ciblait, ainsi que par l'argent corrompu qui a contribué à la victoire de Béji Caid Sebsi. A affirmé que cela ne peut se reproduire lors des élections de 2019. Dans une interview exclusive à «Majalla», le Dr Moncef Marzouki a souligné que son désaccord avec le mouvement d’Ennahdha, réside essentiellement dans l’attitude de ce dernier à l'égard de l'ancien système: A savoir Nidaa Tounes, le parti au pouvoir, considérant qu’on ne peut faire du nouveau à partir de l’ancien. Marzouki déclare que le parti «Harak Tounes Irada», qu’il a fondé et qu’il dirige actuellement, est de droite, de gauche, et centriste, apparenté à l'identité arabo-islamique, croit aux droits et libertés, et accorde une grande importance aux problèmes économiques et sociaux. Et que ce parti participera aux élections législatives de l’automne prochain. Quant à sa candidature aux élections présidentielles de 2019, il a déclaré qu'il ne pouvait ni confirmer ni infirmer son intention de se présenter, et qu'il est encore prématuré de le faire. Ajoutant que les médias corrompus ont gâché la vie politique en discréditant les politiciens et les partis. Chose qui explique le faible niveau du discours politique. Ajoutant son espoir que les élections à venir auraient lieu avec la participation de politiciens honnêtes.

Moncef Marzouki

D’où cette interview : * Où et comment le Dr Mohamed Moncef Marzouki vit, depuis qu'il a quitté le palais présidentiel et comment se déroule sa journée? Depuis que j’étais au palais présidentiel, je me suis promis de ne pas y être prisonnier. Ainsi, chaque semaine, une fois mon travail terminé, vendredi soir, je retourne au milieu de mes livres et mon domicile, pour le week-end à Sousse (centre du pays). Telle était mon habitude pendant 3 ans, étant président de la république. Lorsque j'ai quitté le palais en janvier 2015, je suis rentré chez moi. Le palais présidentiel n’a constitué qu’une simple parenthèse que j’ai fermée. J’avais conscience de la nécessité de préserver mon style de vie normale, et de ne pas m'éloigner de ma famille, de mes amis et de mon entourage. Pour cela, mon départ du palais présidentiel, n’a rien changé à ma vie. * Vous avez fondé, il y a des années «Harak Tounes Irada». Pourquoi ce parti et quels sont ses objectifs et ses priorités? Pourquoi avez-vous quitté le Parti du Congrès pour la République, que vous avez présidé lorsque vous avez accédé à la présidence du pays, à la fin de 2014? - Aux élections de 2011, je figurais en tête d’une liste du Parti du Congrès pour la République, que je dirigeais et que j’ai pu accéder à l’Assemblée constituante. Ensuite, j’ai assumé la présidence parce que ce parti avait remporté la deuxième place, derrière Ennahdha, avec lequel nous avons partagé le pouvoir. Accord qui m’a permis de briguer le poste du président. Fonction à laquelle j’ai pu accéder suite

13

15/03/19

Les médias et l'argent corrompu sont derrière ma défaite aux élections de 2014 au vote de l’Assemblée. Malheureusement, des conflits politiques ont conduit à une scission. En 2014, j'ai accédé au second tour de la course à la présidence face à l’actuel président (Béji Caid Sebsi), et j’ai pu obtenir 1,4 million de voix. Sachant que le «Congrès pour la république» n’ait obtenu aux législative que 120 milles voix. Cette situation anachronique, prouve que la majorité des «marzoukiens» se situe en dehors du parti. D’où l’idée d’un parti réunissant le plus grand nombre de «marzoukiens». D'autant plus que les partis se renouvèlent plus rapidement d’avant. Ce constat a conduit à la création du «Harak du peuple des citoyens», qui s’est converti en «Harak Tounes Irada». Je considère que ce parti est porteur d’un projet futur: j'ai remarqué que les gens sont très intéressés par le présent et les problèmes quotidiens, qui sont les problèmes résultant d’une absence de planification de l'avenir. Si nos prédécesseurs avaient planifié pris la peine de mettre des plans pour cinquante ans, comme beaucoup de pays, nous ne serions pas dans la situation que nous vivions actuellement. Nous avons décidé de dépasser le stade de conflits et d’antagonismes, et se consacrer aux cinquante qui viennent (Tunisie, 2065). A savoir la nécessité d’accomplir les grandes réformes nécessaires, dans les secteurs sensibles tels que la santé, l’éducation, la culture et l’économie, en adoptant une nouvelle manière de penser. Dans ce but, nous avons fait appel à un ensemble de personnalités, dans le but de mettre en place la branche politique. Reste les autres branches (économique, sociale et culturelle): nous avons commencé à mettre en place les premiers éléments de ce projet, qui couvre les cinquante prochaines années. Car notre parti s’inscrit dans une vision générale plus profonde, que celle qui occupe les partis actuellement. En ce qui concerne le positionnement du parti sur la scène politique, selon la conception française qui divise les partis entre droite et gauche, concept ancien et caduque, notre mouvement est à droite parce qu’il est ancré dans notre identité arabo-islamique. Tout en notant que les partis de droite disposent généralement de positions propres concernant les questions économiques et sociales. Notre mouvement est à gauche, car il insiste concernant les questions économiques et sociales. Aussi, nous sommes un parti qui croit fermement aux droits et aux libertés. Chose qui distingue les partis du centre. Ainsi, notre mouvement est un parti de droite, de gauche et centriste. Chose qui prouve et confirme que les classifications sont caduques.


Encouverture * Après la fin de l'expérience de gouvernance au sein de la Troika en 2014, vos relations avec le mouvement du parti «Ennahdha» se sont détériorées. Quelle est l'essence de ce conflit? - Moi-même, ainsi que tous qui adhèrent à notre parti, pensons que la Tunisie dispose du droit de rompre avec l'ancien système du parti Bourguiba, appelé Parti socialiste distourien, puis a changé de nom sous Ben Ali pour devenir «Rassemblement constitutionnel démocratique», dont les dirigeants et les cadres ont causé la révolution du peuple, en 2010, et jouent le rôle de la contre-révolution après la chute du régime en janvier 2011. Et poussent aujourd'hui vers la perpétuation du système de corruption. Ils sont porteurs des gènes de la tyrannie. Nous avons déclaré que, tout comme la Russie n’a pu avancer sans abandonner le Parti communiste, et l'Allemagne sans rompre avec son passé nazi, nous avons opté pour une rupture totale avec l'ancien système, associé à la période de tyrannie. Plutôt, nous avons opté pour un système, nouveau dans sa pensée et ses pratiques, et qui croit en la démocratie et la liberté. A l’opposé du mouvement Ennahdha, qui dans un souci de maintenir la sécurité, et assurer la stabilité, et l'unité nationale, a choisi de conclure un accord avec l'ancien système et de s'allier avec. Alors que nous considérons que ce système est le facteur d'instabilité le plus important, qui a conduit le peuple à la révolution. Et va le pousser à aller vers une nouvelle révolution, si cette contre-révolution continue à diriger le pays. L’essence de notre désaccord avec le mouvement Ennahdha, est due à l’attitude envers ce système. Certains peuvent voir en ma personne un «révolutionnaire utopique», mais l'expérience de l'histoire stipule que nous ne pouvons pas construire du nouveau à partir de l'ancien. Ce point de vue, est confirmé par les mauvais résultats de l’expérience de la concordance, qu’a vécue Ennahdha avec le parti de l’ancien régime (Nidaa Tounes). A l’inverse des acquis conclus par la Troïka, qui sont meilleurs : Nous avons rédigé la Constitution et obtenu de meilleurs résultats, au niveau des indicateurs des économiques. De

L'essence de mon différent avec le mouvement Ennahdha, réside dans l'attitude de l'ancien système

loin meilleurs que ceux de la concordance entre Ennahdha et Nidaa Tounes. * Comment évaluez-vous votre présidence ? Et qu'avezvous réalisé pour la Tunisie? - Lorsque nous avons pris le pouvoir en tant que Troïka, en 2012, la machine médiatique corrompue a céclaré une terrible guerre contre nous, et prétendu que notre la période est la plus misérable de l'histoire de la Tunisie, et que nous avons échoué, alors que les chiffres attestent le contraire: le Dinar (tunisien), par exemple, s'est effondré de nos jours, de manière significative par rapport à la période de la Troïka. Actuellement, l'endettement augment, la population souffre et les libertés se dégradent. Ainsi la comparaison est favorable à notre période (-2013-2012 2014) par rapport aux années récentes. Aussi, l’évaluation des performances de ceux qui gouvernent, se fait sur la base des objectifs qu’ils ont annoncés, en relation avec les performances enregistrées. La Troïka n’a pas pour mission de résoudre tous les problèmes économiques et sociaux. Mais plutôt une mission précise dans le temps et la nature. A savoir, en premier la rédaction de la Constitution : Mission accompli grâce à une Constitution consensuelle. En seconde mission, le maintien de l'unité nationale et de la sécurité nationale. Mission accompli, tout en sachant que d’autres pays ont failli à ce niveau. Troisièmement, le rétablissement du pouvoir au peuple en organisant des élections libres, équitables et démocratiques à l'automne 2014. Nous avons réussi à atteindre ces trois objectifs, et assurer une passation du pouvoir à ceux qui ont remporté les élections (Nidaa Tounes pour les législatives et Béji Caid Sibsi pour les présidentielles). Certains nous ont critiqué parce que nous n’avions pas ouvert le dossier social (pauvreté, chômage, pouvoir d’achat, etc.). Chose normale, car les attentes, de tout peuple ayant accompli une révolutionnaire, sont grandes. Nous ne pouvons faire mieux dans les circonstances difficiles de l’époque. * Pourquoi vous avez perdu les élections présidentielles? - Tout le monde sait que j'ai subi une attaque médiatique intensive et systématique. Malgré l’acharnement de la machine médiatique contre ma personne, et l'argent corrompu, l’écart avec le président Béji Caïd Sebsi est faible. On peut conclure que ma défaite aux élections reste honorable. * Quel constat faites-vous du paysage politique actuel ? - Tout le monde constate actuellement que les partis

14

15/03/19


Moncef Marzouki

politiques qui se sont présentés comme disposant des solutions à tous les problèmes du pays, n'ont pas réussi à instaurer la stabilité sociale et la croissance économique, souhaitées. Toutes les promesses du président Béji Coussid al-Sibsi et de son parti, de prospérité pour la Tunisie n'ont pas été tenues, malgré trois gouvernements successifs depuis 2014, La Tunisie figure désormais sur la liste des pays suspects en matière de blanchiment d’argent. Dans le domaine des libertés, la torture est de retour : Les blogueurs se font arrêtés. Avec effondrement psychologique d’une grande partie de la population tunisienne. Chose qui prouve que le régime actuel a échoué, et soufre d’une mauvaise situation. Nous sommes à sept mois des prochaines élections. S’ils ne procèdent pas aux fraudes, ils vont certainement la perdre. Les connaissant, j’ai des doutes qu’ils puissent accepter le déroulement de ces élections. Mais le peuple ne va pas se taire devant toute fraude. * Ne voyez-vous pas que la polarisation entre islamistes et modernistes, porte le conflit à la dimension des convictions, et marginalise les problèmes réels du peuple? - Je vois le contraire, les vrais problèmes dominent

15

15/03/19

Une fois mon travail terminé, tous les vendredis, je retourne pour le week-end, à de mes livres et ma maison à Sousse. maintenant la scène. Tous les tunisiens considèrent le pouvoir d'achat, la hausse des prix, et le coût de la vie, comme préoccupations majeures. La classe dirigeante, devant son incapacité à maitriser ces préoccupations, se tournent vers cette polarisation bilatérale, dans le but de garder l'attention des gens et les diriger loin des sujets essentiels. La meilleure preuve, consiste en l’évocation de l'égalité en matière de succession entre les sexes. Nous sommes au plus fort de la crise politique du système de gouvernance et de son incapacité à gérer les problèmes du pays. Ils soulèvent ainsi une polarisation bilatérale et un clivage idéologique entre Ennahdha et Nidaa Tounes, dans le but de couvrir leur échec. Sans oublier, que sous ma présidence, les trois chefs des trois gouvernements avec lesquels j’ai travaillé, n'étaient


Encouverture pas mon parti. Et pourtant, nous n’étions ni en désaccord ni en conflit. Actuellement, les deux têtes du pouvoir exécutif, Youssef Chahid Chef du gouvernement et Béji Caïd Sebsi Président de la république, sont en conflit ouvert, malgré l’appartenance à un même parti (Nidaa Tounes). * Comment jugez-vous la concordance entre Ennahdha et Nidaa Tounes ? - La concordance se conclue généralement entre ceux qui portent le même projet, et les mêmes objectifs. Et disposent d’une histoire commune. Ennahdha et Nidaa Tounes, ne disposent nullement de mêmes principes, ni de la même histoire, ni des mêmes objectifs, ou encore du même fond intellectuel ou politique. De sorte que l'on peut parler d'un marché entre les deux entités, qui souhaitent s'allier l'une à l'autre pour atteindre des objectifs. Il n’existe nullement d’intérêts pour la Tunisie, dans cette alliance entre Ennahdha et Nidaa Tounes. Uniquement, un intérêt partisan des deux mouvements. * Un tranche non négligeable de Tunisiens, se sentent déçus par la classe politique en raison du niveau très bas du discours et l'absence d’une concurrence démocratique réelle. Qu’en pensez-vous ? Vous avez raison : Le faible niveau de discours politique, est dû au système de médias corrompu, contrôlé par des partenaires de la corruption, qui veut discréditer les politiciens, les partis, et le discours politique, afin d’éloigner les gens de la politique et des élections. * Selon vous, qui est responsable des conditions économiques et la vie difficile en Tunisie ? Quelles sont les solutions? - La responsabilité revient aux partis et aux politiciens qui ont menti à la population et lui ont promis la prospérité, sans pour autant tenir parole. Je pense que la principale

Evoquer la polarisation et le différent idéologiques entre Ennahdha et Nidaa Tounes, vise à couvrir leur échec.

raison de ces difficultés économiques est due au climat politique d'instabilité. La machine économique ne peut évoluer que dans un environnement politique stable. Après la révolution, sept gouvernements ont été formés. A un rythme de gouvernement presque tous les ans. Ce changement de gouvernement empêche la stabilité: la Tunisie ne sortira de sa crise économique et n'aboutira à des résultats positifs qu’à condition d’instaurer une stabilité politique durable. * Quels risques pourraient menacer la tenue des élections prévues pour la fin de cette année? Le plus grand danger menaçant les élections, est la falsification de la volonté des électeurs. Le principal problème maintenant est l'absence de la Cour Constitutionnelle. Nous espérons qu'elle sera bientôt instituée. Persiste encore aussi, le problème de l'argent corrompu, des médias dirigés par une franche qui exclue les autres, et la faiblesse du niveau du discours politique. Voici toutes les menaces qui guettent les échéances futures. * Comment se fera la participation de «Harak Tounes Irada» aux prochaines législatives ? Allez-vous conclure des alliances avec d’autres forces politiques? - Notre parti participera à tous les échéances électorales.

16

15/03/19


Nous souhaitons du bien à nos frères algériens et nous sommes avec ce qu'ils choisissent commettre les mêmes erreurs. * Comment évaluez-vous l’état des libertés en Tunisie de nos jours ? - Nous enregistrons une régression significative à ce niveau. Certains blogueurs sont actuellement en prison. La presse tunisienne figure désormais en bas du classement par rapport à la presse dans nombreux pays. La réalité est effrayante. Nous devons faire attention à ne pas aller au pire, et nous lutterons avec la population pour empêcher tout nouveau déclin.

Nous annoncerons nos listes et les noms de nos candidats avant l’été prochain. Nous sommes en train de procéder à des discussions avec certains partis, pour la constitution d’une coalition et la présentation de listes dans certaines circonscriptions. Mais également des listes propres dans certaines autres. * Etes-vous candidat pour les prochaines élections présidentielles de 2019 ? - Il est prématuré d’évoquer ce sujet : Je ne peux ni confirmer ni nier, ni même annoncer ma décision finale pour le moment. Je discute cette question avec un certain nombre de partis politiques et la position finale sera déterminée avant l'été. * Vous avez récemment admis avoir commis des erreurs lors de votre présidence du pays, prétendant la bonne foi. Quelles sont ces erreurs? - Chaque humain peut commette des erreurs. La chose est normale. Aussi, naturel de subir des questions concernant ces erreurs. J’ai mal évalué l'étendue la cruauté de l'ancien système, sa bassesse et le danger que représente la contrerévolution. Nous avons été tolérants envers ceux qui nous ont combattus par le biais des mensonges et des rumeurs. Cette année, nous prendrons de nouvelles mesures, sans

17

15/03/19

* Que dites-vous à propos de la guerre déclarée contre la corruption et la corrompus ? - Cette guerre n’est pas sérieuse. Ceux qui combattent des personnes corrompues, sont en poste grâce à l’argent corrompu. Ils appartiennent à un parti dans lequel de nombreuses personnes corrompues sont censées être les premières à être jugées. Je suis celui qui a avancé l’idée de demander à quiconque l’origine de ses biens. J’en ai fait part au parlement, qui ne l’a admis qu’après mon départ de la présidence. * Quelles sont les priorités de la Tunisie pour les temps à venir ? - J'espère que nous puissions traverser la période actuelle d’une manière pacifique, pour aboutir à l'organisation des élections l'automne prochain. Et que l’urne puisse dégager une élite politique honnête. * Quel est votre commentaire concernant les événements en Algérie? - Nous souhaitons le bien à nos frères en Algérie, car nous sommes concernés par ces événements. Nous espérons que ce pays reste stable et que le peuple soit uni, dans la paix et la stabilité, sur la base de ses choix propres. * Concernant la situation en Libye ? - La situation en Libye est préoccupante et, nous sommes pour l’adoption du dialogue comme moyen de résoudre cette question complexe, entre les parties libyennes. Egalement en faveur de la légitimité et du gouvernement de réconciliation nationale. Aussi, soutenons ce gouvernement et espérons que la Libye puisse se dégager de sa crise le plus rapidement possible.


Encouverture Nikola LUKIC ambassadeur de Serbie en Tunisie à la « Majalla »

« L’Afrique du Nord restera à jamais gravée dans l’histoire serbe» Propos recueillis par Chokri Ben Nessir Aujourd’hui, les seul souvenirs qu’on garde du passage des serbes en Afrique du Nord ce sont deux carrés dans deux cimetières militaires à Bizerte et à Menzel Bourguiba en Tunisie. Comme dans le reste des pays, ce sont des tombeaux serbes isolés sont parsemés partout dans le monde, qui témoignent de la tragédie vécue par ce peuple durant la Grande Guerre. Mis à part les tombes de ceux, nombreux et sans nom, qui sont retournés à leur origine en tant qu'étrangers épuisés, sans aucun des leurs, ou qui ont dépéri sur la route du lointain comme des oiseaux migrateurs, la simple statistique de ceux qui sont connus et dont il a été pris note, dont le tombeau est révélé, est à ellemême sinistre et affreusement grandiose. Avec ses hommes morts, la Serbie a cerné le monde entier. Son excellence Nikola LUKIC, ambassadeur de Serbie en Tunisie, revient sur l’épisode serbe en Tunisie et révèle à la « Majalla », les principaux faits saillants qui ont marqué cette époque. Interview. Dans quelles circonstances les soldats serbes sont-ils venus en Afrique du Nord ? Après les grandes victoires contre l’Autriche-Hongrie durant l’année 1914, l’Allemagne, l’AutricheHongrie et la Bulgarie ont attaqué le Royaume de Serbie en octobre 1915. Sous la pression des grandes puissances, l’armée serbe a été contrainte de battre la retraite vers le sud du pays et de se diriger vers

18

15/03/19


Corfou en traversant l’Albanie. Beaucoup de civils ont suivi l’armée, car ils avaient l’expérience des précédentes guerres balkaniques, pendant lesquelles ils ont subi un atroce génocide, des pillages de propriétés et de grandes souffrances. Pour la Serbie c’était une époque de grande tristesse et de souffrance. Les gens ont perdu la vie, la propriété et ont souffert de beaucoup de maladies. La Serbie était un petit pays qui n’avait pas beaucoup de puissance pour résister à toute cette force de feu mais ils ont la fierté et le courage pour subir tout cela. Malheureusement un tiers de la population serbe a péri à cause de la guerre, des maladies ou de la famine. Les soldats et les réfugiés ont traversé le Kosovo et la Métohie à pied, puis ils ont traversé l’Albanie, également à pied, en décembre, où plus de 60.000 soldats ont péri et avec eux presqu’autant de civils, femmes, enfants et vieux. Ils mouraient de froid, de faim et de crimes commis par les Albanais, qui se sont révoltés au moment même de la retraite serbe vers les côtes albanaises. La plus grande partie des soldats sont passés de l’Albanie vers Corfou, et avec eux beaucoup de réfugiés ont suivi.

19

15/03/19

Au total 260 61 soldats serbes sont arrivés en Afrique du Nord et avec eux un certain nombre de civils… Comment sont-ils arrivés en Afrique du Nord ? Un accord a été passé avec le Gouvernement français, en vertu duquel les soldats malades et épuisés seraient transférés en Afrique du Nord, et les

réfugiés en Corse et dans le Sud de la France. De ce fait, un accueil a été organisé pour les militaires et les civils en Tunisie, en Algérie et au Maroc qui étaient tous trois colonisés par la France. On n’avait évidemment pas prévu un si tragique déroulement d’évènements. La Serbie était dévastée, un tiers de la population s’était retirée vers le Sud dans les pays voisins. Même si les


Encouverture puissances alliées ont permis l’entrée des réfugiés serbes en France, Italie, Angleterre, Russie, Grèce, Afrique… l’accueil en lui-même au début s’est fait dans la confusion et était insuffisamment préparé. Dans quel état étaient ces soldats et réfugiés ? L’Armée serbe et les réfugiés, bien que dans un état psychophysique très difficile, n’étaient pas réjouis de partir en Afrique du Nord. Après tout ce qu’ils avaient subi, ils avaient l’impression d’aller au bout du monde. L’idée de partir au bout du monde, sans savoir où on allait, ayant constamment à l’esprit qu’une mine ou un missile sous-marin pouvait entraîner le navire au fond de la mer et offrir les corps des soldats en repas aux requins insatiables, rendait les soldats confus et d’humeur triste et les mettait de mauvaise humeur. Dans ces moments-là, chacun d’entre eux, qu’il soit éduqué ou simple, théiste ou athée, qu’il le veuille ou non, remettait son destin aux mains de Dieu et calmait ainsi sa conscience, puis se mettait à penser à autre chose. Celui qui avait rendu visite à ces invalides, pouvait voir toutes les atrocités de la guerre qui avaient laissé des séquelles permanentes sur leurs corps et leurs âmes. On pouvait voir des gens sans yeux, sans jambes, sans bras, etc. Certains étaient complètement ou partiellement immobilisés, d’autres avaient le corps entier qui tremblait sans qu’ils puissent le contrôler. D’autres encore étaient devenus fous ou infantiles. Quand est-ce que le premier navire est-il arrivé en Afrique du Nord ? Le premier navire, Victor Hugo, est parti pour l’Afrique du Nord le 27 décembre 1915 et il est arrivé le 30 décembre 1915 à Bizerte, en Tunisie. C’est le 10e régiment de détachement combiné et un certain nombre de réfugiés de Durrës qui ont embarqué.

La Serbie était dévastée, un tiers de la population s’était retirée vers le Sud dans les pays voisins.

Ils ont voyagé pendant trois jours avant d’arriver au large de Bizerte en Afrique du Nord, qui se trouvait en colonie française de Tunisie. Lorsqu’ils ont débarqué, ils ont été accueillis par le commandant des troupes franco-tunisiennes, l’amiral Guépratte. Mais toute la ville de Bizerte est aussi venue les accueillir. Il y avait là des Français, des Tunisiens, des dames, des demoiselles, des garçons, des enfants. Ils portaient tous des gâteaux, du pain, des fleurs, des bonbons, et différents fruits du Sud. Rares sont les Serbes qui ont eu l’occasion de goûter à ce genre de friandises, depuis des semaines. Combiens de soldats serbes sont-ils arrivés en Afrique du Nord ? Au total 260 61 soldats serbes sont arrivés en Afrique du Nord et avec eux un certain nombre de civils… L’Afrique du Nord restera à jamais gravée dans l’histoire serbe comme l’un des facteurs principaux qui ont contribué à ce que l’armée et les réfugiés serbes se rétablissent et survivent. Il y avait là des vieux, des femmes, des jeunes filles, des jeunes hommes

20

15/03/19


Plus de 226 3 soldats et un nombre inconnu de civils serbes sont décédés sur le sol nord-africain dont 800 1 sont inhumés au cimetière militaire serbe de Menzel Bourguiba (Ferryville). Un ossuaire fut inauguré en 1920 à la mémoire des Serbes.

et des enfants.

Toutes ces personnes ont bénéficié de l’hospitalité aussi bien des Français que des Tunisiens, des Algériens et des Marocains. Combien sont-ils morts en Afrique du Nord ?

21

15/03/19

En Tunisie, ils étaient basés à Bizerte ? Oui. À Bizerte se trouvait la principale base de rétablissement de l’armée serbe malade et affamée. Elle y a été soignée, les soldats récupéraient et s’entraînaient. Les Serbes étaient installées à la caserne Lambert. Quelques jours plus tard, ils sont partis au camp Lazouaz qui était à 5 kilomètres de la ville même de Bizerte. Seuls ceux qui étaient en bonne santé pouvaient y aller, parce qu’on a commencé par monter un camp composé de tentes. Puis très vite des mesures ont été prises pour la construction de baraques militaires de forme rectangulaire, renforcées de pierre. Il y avait environ 200 baraques et Lazouaz commençait à ressembler à une vraie petite ville, peuplée de l’armée serbe


En

couverture

épuisée et malade. Où est ce qu’ils étaient installés en Algérie et au Maroc ? On les trouve à Constantine, Alger, à Philippeville, à Saccamodi, au Jardin d’Essai, à Boghni, à Mers elKébir, à Médéa, à la Maison- Carrée Ben Aknoun, au Piret, à Ben Chicaou, à Tizi-Renif et à Oran et à Oujda au Maroc. Les hôpitaux se trouvaient à Mustafa et au Cap Matifou. Les collèges étaient en Tunisie, en Algérie, à Sétif, à Mostaganem, Sidi Bel Abbes, Chabe Col, Miliana et Viriville. Comment étaient les débuts ? Les débuts étaient particulièrement difficiles, car il n’y avait aucun du côté serbe qui parlait français. La communication entre eux et les Français et les maghrébins était très difficile, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas aider les officiers, les soldats et les réfugiés autant que cela était nécessaire, et autant que les autorités françaises et les arabes eux-mêmes le voulaient.

capacités, apprenaient un métier, comme le tressage de paniers, la fabrication de sacs pour dames en raphia, des porte-monnaie, des sacoches, des brosses, des chaussures, ou filer des boules pour les colliers. Les enfants étaient scolarisés en pension, répartis dans cinq collèges. Dans le commandement même de chaque troupe de réserve à Bizerte, il y avait un prêtre qui exécutait les rites orthodoxes. Une chapelle en pierre a été construite dans le cimetière de Bizerte, témoignage de la présence serbe. Les autorités serbes faisaient des efforts pour qu’une bonne discipline gouverne en Afrique du Nord. Les serbes étaient connus pour leur production culturelles aussi ? La musique est l’art qui marqua le plus le passage des serbes en Afrique du Nord. Ce sont des éléments

Plus tard, les réfugiés ont reçu l’aide de bonnes gens, des organisations humanitaires et des municipalités où ils avaient été logés. Plusieurs d’entre eux avaient même trouvé des travaux privés rémunérés, en apprenant un peu le français. C’est ainsi qu’ils ont passé plus de trois années en Afrique du Nord, jusqu’à ce qu’arrive le moment pour eux de retourner en 1918 dans leur

glorieuse patrie, désormais libre. Comment s’organisait la vie communautaire ? La vie s'organisait dans la communauté serbe. De nombreux invalides, quand ils avaient un minimum de

Pour la Serbie c’était une époque de grande tristesse et de souffrance. Les gens ont perdu la vie, la propriété et ont souffert de beaucoup de maladies. 22

15/03/19


du groupe musical des forces armées serbes qui sont arrivés à Bizerte en janvier 1916 à bord du navire italien RE DI VELORIO, dans un état déplorable. Ces musiciens étaient d’anciens élèves de l’école de musique militaire. Ils étaient 65 dont 3 chefs de groupe et quatre instructeurs. En effet, la première apparition du groupe fut dans la ville de Bizerte au square place de l’Europe, le 1 er mars 1916. Ensuite ils ont entamé plusieurs tournées (Sfax, Sousse, Tunis…). Le grand succès de ce groupe musical était du au talent des musiciens . En effet, outre le chef du groupe Dragoutine Pokorny, plusieurs compositeurs et musiciens avaient marqué l’histoire de cette équipe musicale, on cite en premier lieu Viceslav Rendla et Nikola Stefanovitch. Les serbes ont également édifié un grand théâtre de plein air sur le flanc de la colline du camp Lazouaz, qui pouvait accueillir 3000 spectateurs et dont la direction fut confiée à Dimitrije Ginitch. Ce sont les soldats serbes qui ont construit ce théâtre où ont été jouées plus de 217 représentations théâtrales de différents genres. La première représentation fut donnée le 12 juillet 1916. Préditch, une autre figure

23

15/03/19

du théâtre serbe était présente parmi les serbes à Bizerte en tant qu’attaché à l’armée française. Le peintre Dragoslav Vasiljevitch, arrivé à Bizerte en aout 1916, avait pris soin de la décoration du théâtre », explique-t-il. A l’instar des activités musicales et théâtrales, Bizerte était, entre 1916 et 1918, un lieu d’une intense activité intellectuelle et littéraire serbe. Cette activité se manifestait à travers la parution d’un journal quotidien « Napred » ( en avant) et par l’édition d’un grand nombre de livres aux thèmes différents. Deux imprimeries serbes ont été à cet effet fondées à Bizerte, où ont été imprimés 872 numéros du journal « Napred » en cyrillique. Certains invalides apprenaient le métier de typographe dans l’imprimerie de la région. Quand est-ce que le retour en Serbie a-t-il eu lieu ? C’est à partir de la fin de l’année 1918, que le rapatriement d’Afrique a commencé. Ce sont d’abord les fonctionnaires qui sont rentrés. Puis le retour s’est intensifié. Avec le dernier convoi de l’armée, on a assuré le retour de ce dernier groupe de réfugiés, par bateau, en passant par Dubrovnik.


P

olitique

L'Arabie Saoudite en Afrique...

rôle politique vers le développement Mohamed Abdelkader Khalil * Au cours des dernières années, la politique étrangère du Royaume d’Arabie saoudite, s’est orientée vers une réintensification et formulation, nouvelles, des approches, afin de prendre progressivement le devant de la scène dans les régions voisines de la région arabe, en se fondant sur le fait que les événements chauds de la région ont prouvé, à travers le temps et l’accumulation de l’expérience, qu’il n’existe pas de séparation, entre assurer la sécurité régionale, d’une part, et contrer les politiques d’instabilité dans les régions voisines, d’autre part. Cela a conduit à considérer le continent africain – à raison de sa vaste géographie, sa démographie, sa proximité géographique, ainsi que le commun historique - une arène importante pour le mouvement diplomatique saoudien, actif grâce aux cadres et outils utilisés par le Royaume pour confirmer son statut et renforcer ses capacités. Les politiques de l'Arabie saoudite sont tributaires, de la direction, et de la nature de la vision que le Royaume porte quant à ses nouveaux rôles sur la scène régionale et internationale, ainsi que la nature des conflits, de plus en plus intenses sur la scène africaine. Un continent convoité depuis longtemps par les États de la région, et les puissances internationales. Tenant compte que beaucoup de pays africains se trouvent sur les couloirs de navigation reliant les continents, ces pays assument un rôle déterminant dans la sécurisation des exportations du Golfe vers le monde, ainsi que dans les importations de biens et de services. Sans omettre l’importance stratégique, pour contrer toute action militaire dans la région. En conséquence,

l’Arabie saoudite poursuit une stratégie à long terme, visant à établir des liens de confiance étroits avec les pays africains, en s’appuyant sur une conception saoudienne fondée sur une vision multidimensionnelle des approches du développement et des politiques de partenariats stratégiques. Ainsi que sur le maintien des approches traditionnelles en matière d’action humanitaire et de philanthropique dans des environnements en besoin de toute action humanitaire saoudienne, ainsi que ses répercussions positives.

Le moteur économique des relations communes Bien que l'intérêt de l'Arabie saoudite pour le continent n'ait pas fléchi depuis des décennies, le développement positif dans les relations communes depuis l'arrivée au pouvoir du Roi Salman bin Abdelaziz Al Saoud, s'est reflété à travers l'essor des relations et le genre des initiatives, visant à promouvoir les partenariats. Le signe le plus distinctif de cette attention, se caractérise par la création d’un Ministère d’État dédié aux affaires africaines. Et ce, suite à la promulgation d’un décret royal, qui nome l’Ambassadeur Ahmed Qattan au poste de Ministre d’État aux affaires des États africains. Les démarches et les actions successives entreprises par le Royaume dans ce contexte ont conduit à l’établissement de relations politiques plus solides, de nouveaux liens de sécurité et de cadres institutionnels qui n’existaient pas auparavant, avec de nombreux pays du continent africain. Le Royaume cherche à renforcer ses capacités économiques et commerciales d’une manière sans précédent en renforçant ses

24

15/03/19


relations commerciales et ses partenariats économiques avec les pays africains, sur la base de l’importance de la coopération économique avec l’Afrique, réservoir de riches ressources, notamment l’agriculture, l’exploitation minière et la production industrielle. Sans oublier le trafic commercial, ainsi que les partenariats d'investissement à valeur ajoutée. L’Arabie saoudite s’est lancée dans de nombreux projets bilatéraux avec un certain nombre de pays africains, notamment une centrale solaire de 328 millions de dollars en Afrique du Sud. Dhiaouddine Bamherme, ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite, dévoile un autre exemple de l'orientation stratégique de l'Arabie saoudite en Afrique, à savoir une mise en service officielle, de liaisons maritimes directes entre les ports de Djibouti, Djeddah et Jizan, dans le but de stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays et de renforcer la présence de produits saoudiens dans la Corne de l'Afrique. Le ministre saoudien de l'Énergie, Khalid Al-Falih, a déclaré que le Royaume envisage de construire une raffinerie de pétrole et une usine pétrochimique en Afrique du Sud, avec des investissements estimés à 10 milliards de dollars. Il a précisé que le pétrole saoudien sera raffiné sur place. Le projet est piloté Saudi Aramco. Al-Falih a déclaré que l'Arabie saoudite était également intéressée par l'utilisation des unités de stockage de pétrole en

25

15/03/19

L’énergie de la politique saoudienne est liée à la nature de la variable du leadership, et à la vision que porte le Royaume des modèles de ses nouveaux rôles aux niveaux régional et international. Afrique du Sud et que Saudi Aqua Power souhaitait investir dans le programme d'énergie renouvelable de l'Afrique du Sud. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est d'environ 13,8 milliards de riyals en 2016. Le ministre saoudien a appelé à redoubler d'efforts à tous les niveaux, tant au niveau des gouvernements que des hommes et femmes d'affaires, pour accroître le volume des échanges commerciaux entre les deux pays et promouvoir le partenariat économique afin de réaliser les aspirations des deux pays et de leurs statuts économique, aux niveaux, régional et mondial.


P

olitique

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a rencontré le président Cyril Ramaphosa en marge du sommet du G20 en Argentine. Le porte-parole de la présidence sud-africaine a déclaré que l'Arabie saoudite investira au moins 10 milliards de dollars en Afrique du Sud, principalement dans le secteur de l'énergie, y compris la construction d'usines de raffinage. La balance commerciale entre les deux pays a dégagé en 2016, un excédent en faveur du Royaume de 7,6 milliards de riyals saoudiens. Les exportations saoudiennes à destination de l'Afrique du Sud ont atteint 10,7 milliards de riyals saoudiens cette année, soit environ %2 de la valeur totale des exportations vers le monde la même année. Les importations ont représenté environ 3,1 milliards de riyals saoudiens, soit environ %1 de la valeur totale des importations saoudiennes en provenance du monde au cours de la même année. La valeur des exportations saoudiennes vers l'Afrique du Sud en 2016 a augmenté de 481 millions de riyals saoudiens par rapport à 2015, tandis qu'elle a diminué de 17,1 milliards de riyals par rapport à 2012. Le taux de croissance des exportations du Royaume à destination de l'Afrique du Sud en 2016 a augmenté de %4,7 par rapport à 2015. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le volume des échanges commerciaux entre l'Arabie saoudite et les pays africains a atteint environ 18,2 milliards de dollars en 2014, dont 14,9 milliards de dollars sont des exportations saoudiennes et 3,3 milliards de dollars des importations du Royaume. En Afrique. Le nombre de projets d’investissement saoudiens en Éthiopie, par exemple, a dépassé les 294 projets, pour une enveloppe d’environ 3 milliards de dollars, dont environ %50 dans les secteurs de l’agriculture et de la production animale. Le Royaume se classe au troisième rang en termes d’investissement en Éthiopie. L’Afrique dispose de vastes ressources naturelles et humaines. Le continent domine la plupart des voies de navigation, et dispose des économies dont la croissance est la plus rapide au monde,

L'Arabie saoudite s'est lancée dans de nombreux projets bilatéraux avec plusieurs pays du continent, tels que le lancement d'une centrale solaire en Afrique du Sud d'une valeur d'environ 328 millions de dollars.

en particulier l’Afrique de l’Ouest. Qui avec l’Afrique de l’Est, attirent les investissements étrangers avec un taux de croissance de %5. Six des dix économies les plus dynamiques du monde se trouvent en Afrique, et le PIB du continent devrait atteindre 29.000 milliards de dollars d’ici 2050. Selon un rapport conjoint de l'Organisation de coopération et de développement économiques et de la Banque africaine de développement, les flux financiers en direction de l'Afrique ont atteint environ 180 milliards de dollars à la fin de 2017, contre 200 milliards environ en 2012. Et ce, pendant la période de reprise des prix de l'énergie et des matières premières. L’investissement étranger direct s’élève à 57,5 milliards de dollars, soit %11 de la valeur de l’investissement étranger.

L’Arabie saoudite et la résolution des conflits africains L’une des principales caractéristiques des initiatives de l’Arabie saoudite, est cette capacité de convaincre de nombreux pays, afin de régler ou de réduire les conflits, comme en témoignent de nombreux exemples au cours des dernières années. Le Royaume a réussi à régler l’un des problèmes politiques les plus complexes, entre l’Éthiopie et l’Érythrée, en résolvant les problèmes en suspens dans le cadre d’une initiative du Roi Salman bin Abdelaziz et du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, visant à mettre fin au conflit historique entre les deux pays. Sachant que la plupart des puissances régionales et internationales ont échoué à le résoudre. Cette réussite a entrainé le règlement des divers conflits entre l’Érythrée et Djibouti.

26

15/03/19


L’une des principales caractéristiques des initiatives de l’Arabie saoudite, est cette capacité de convaincre de nombreux pays, afin de régler ou de réduire les conflits.

Cela a conduit à la signature, le 16 septembre 2018, d'un accord de paix à Djedda, entre le Premier ministre éthiopien Abe Ahmed et le président érythréen, Asias Afewerki. Cet accord a contribué à mettre fin à la guerre et aux tensions, qui durent depuis une décennie entre les deux pays. Le jour suivant, l’Arabie saoudite a également accueilli les premières négociations directes entre l’Érythrée et Djibouti, après des différends frontaliers en cours depuis plus d’une décennie, à la suite de l’accord de paix signé par les pays le 6 septembre. La médiation saoudienne a été saluée par le président de Djibouti, Ismaïl Omar Gilah, qui a déclaré que le rôle saoudien a été essentiel pour la normalisation des relations entre son pays et l'Erythrée. L'établissement de bases pour la paix entre l'Ethiopie et l'Erythrée, d'une part, et Djibouti et l'Erythrée, de l'autre, a été l'aboutissement des efforts ardus déployés par le Royaume, il y a de nombreuses années, et fondés sur la conviction que l’instauration de la paix entre nations géographiquement proches et l'extension de la sécurité, constituent deux conditions indispensables au développement, et la prospérité, dans une région, qui a souffert et continue de souffrir des effets négatifs des visions pragmatiques et impérialistes des grandes puissances, qui ne considèrent que leurs intérêts. Aussi, le royaume a commencé à nouer des relations avec cette région affectée par les conflits civils et tribaux, qui est la Somalie, pour lesquels le Royaume a apporté son soutien politique et économique au cours des deux dernières décennies, en mettant fin à la guerre. Chose qui a conduit à la signature d'un accord de réconciliation entre partis et milices en Conflit, en 2007 à Djedda, sous le haut patronage du roi Abdullah bin Abdelaziz.

27

15/03/19

Selon une récente étude du «Carnegie Endowment» de l'écrivain Camille Lunz, coordinatrice du programme pour le MoyenOrient et l'Afrique du Nord au Conseil européen des relations extérieures, l'Erythrée, qui cherche à sortir de son isolement diplomatique, espère que la trêve avec Djibouti contribuera à la levée des sanctions de l'ONU, car elle n'a pas retiré ses troupes de la frontière litigieuse entre les deux pays. Les politiques saoudiennes reflètent l'harmonie croissante entre ses politiques et ses positions et celles de nombreux pays africains. L'Érythrée a participé à l'Alliance islamique pour le soutien de la légitimité au Yémen. Elle abrite également une base émiratie près du port d’Assab, et a reçu un soutien important de l’Arabie saoudite à divers niveaux. En ce qui concerne l’Éthiopie, sise à la frontière méridionale de l’Érythrée, elle occupe le deuxième rang en termes de population en Afrique et constitue l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent africain. Toutefois, depuis la fermeture de la frontière avec l’Érythrée en 1998, le pays souffre de l’absence de tout port maritime et s’appuie entièrement sur le port de Djibouti. Un rapprochement avec l'Érythrée a entraîné de nouveau un accès à ses ports. Chose qui va être très bénéfique pour l'économie des deux pays, ainsi que pour leurs partenaires du Golfe. L'ouverture de la frontière entre les deux pays devrait entraîner une augmentation des besoins en infrastructures en Éthiopie et générer d'importantes opportunités d'investissement. Le Coordonnateur des relations arabo-éthiopiennes, Jamada Souti, a souligné que la signature de l'accord de paix entre l'Éthiopie et l'Érythrée, à Djeddah, constitue un fait marquant, dans l'histoire de la Corne de l'Afrique, une preuve tangible de la profondeur des relations arabo-africaines, et du rôle de l'Arabie saoudite dans la propagation des valeurs de l'amour et de la paix dans la région, et à travers le monde. Souti a expliqué que la signature de l'accord de Djeddah, parrainée par le Serviteur des deux lieux saints, le roi Salman Ben Abdel Aziz, ne constitue pas une chose étrange ou nouvelle, pour les dirigeants du Royaume, qui ont toujours soutenu leurs frères des peuples de la région de la Corne de l'Afrique, reliés à la péninsule arabique par l'histoire, la géographie, les relations sociales et culturelles, les liens spirituels, la sécurité nationale et les objectifs stratégiques. Aussi, a souligné que la présence des dirigeants érythréens et éthiopiens à Djeddah en vue de la signature de l'accord de paix, constitue un témoignage du respect voué par les deux dirigeants à l'égard du Serviteur des deux lieux saints, et de son prince héritier, Muhammad bin Salman.


P

olitique

Renforcement du rôle de l'axe «arabe de modération». Le Royaume, tout en assumant son rôles de leadership, agit pour ses intérêts et la région, en coordination, et en soutien des efforts des pays arabes, qui partagent les orientations du Royaume. Et ce, dans le but d’améliorer les conditions d'interaction politique et de sécurité au Moyen-Orient, et dans les zones adjacentes et interconnectées. Il existe une coordination saoudienneégyptienne-émiratie dans ce contexte. Par exemple, les Emirats Arabes Unis, ont contribué à la conclusion d’un accord de paix entre l’Éthiopie et l’Érythrée dans le but de stabiliser la région et assurer la paix dans la mer Rouge et la Corne de l’Afrique. L’Égypte s’est félicitée de la signature de l’Accord de Djeddah, avec une considération particulière aux efforts du Serviteur des deux lieux saints, le roi Salman bin Abdelaziz, pour son parrainage de cet accord. Un communiqué publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères, indique que la signature de l'accord représente un développement important dans la Corne de l'Afrique et sur l'ensemble du continent, dans la mesure où il s'agit de mettre un terme au différend entre les deux pays. «Est plus qu’apparente la complémentarité dans les positions, les visions et les initiatives de l'Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis dans la région, tant les pays de la Corne de l'Afrique jouissent maintenant de la paix et de la stabilité grâce à leur patronage», a déclaré Jamada Souti, coordinateur des relations arabo-éthiopiennes. Au début du mois de février, l’Égypte a reçu la présidence de l’Union africaine dans un climat d’optimisme et de soutien, non seulement de la part des dirigeants des pays africains, mais de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis, en raison de son influence et de son poids stratégique, sur la scène africaine. La stratégie de l’Arabie saoudite à l’égard de l’Afrique sert non seulement les intérêts saoudiens, mais aussi les intérêts arabes. Surtout que l’Égypte ait récemment réexaminé sa

L'Arabie saoudite fournit une aide alimentaire aux réfugiés et aux personnes déplacées des pays du continent, notamment la Somalie et le Soudan, par le biais du Fonds saoudien pour le développement.

politique étrangère à l’égard de l’Afrique après des périodes de marginalisation, et de tensions. Effort qui va porter un soutien certain à l'orientation des dirigeants saoudiens, visant à renforcer les relations avec tous les pays africains voisins, afin de soutenir la réalisation d’un développement durable sur le continent. L'évolution des relations afro-égyptiennes pourrait constituer l'un des moteurs de la politique de l'Arabie saoudite à l'égard de l'Afrique. La présidence égyptienne de l'Union africaine est la première du genre de son histoire, même si ce pays est membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine dans les années 1960, devenue après sa transformation en Union africaine en 2002. Cela souligne l'importance de l'événement historique, à savoir la présidence égyptienne du Sommet. L'Union africaine est devenue l'un des plus importants blocs et organisations régionaux du monde. Sur le plan économique, Sami Al Obaidi, président de la Chambre de commerce d'Arabie saoudite, a annoncé le lancement d'une initiative de partenariat égypto-saoudien, visant à faire bénéficier les marchés africains des accords commerciaux, conclus par l'Égypte. Cette initiative sera coordonnée entre les chambres de commerce égyptiennes et ses homologues en Arabie saoudite. Une délégation d'environ 100 sociétés saoudiennes a fait le déplacement en Égypte pour s'entretenir avec des sociétés

28 15/03/19


Saïd Burhan Abdullah : les attaques féroces dirigées contre le Royaume et les menaces répétées auxquelles il est confronté, n'affecteront en rien, ce pays béni menaces qui s'ensuivent, en particulier celles liées aux tentatives iraniennes de soutien aux groupes terroristes, tant au MoyenOrient, que dans de nombreux pays africains.

égyptiennes, en vue de mettre en œuvre des projets communs sur le continent africain, en plus de l'exploitation des opportunités d'investissement disponibles dans de nombreux pays africains.

Le Royaume fait face aux menaces régionales Le Royaume a manifesté un intérêt pour le continent africain, car ce continent est en lien direct avec les préoccupations majeures de l’Arabie saoudite, à savoir le renforcement son statut et de faire face aux menaces émanant de la politique de nombreux voisins de la région, en particulier des forces qui soutiennent les groupes terroristes sur la scène yéménite et sur d’autres places arabes, ainsi que la navigation dans la Mer Rouge et Bab-el-Mandeb. À cet égard, l’Arabie saoudite a tenu à signer des accords de coopération avec la plupart des pays de la région dans divers domaines, car ils constituent la base réaliste pour la réalisation de ses objectifs et de ses intérêts, notamment à la lumière des politiques régionales et internationales visant à renforcer sa présence et son influence dans le continent africain. Les puissances internationales et de nombreux États de la région ont tendance à consolider leurs influences dans la Corne de l'Afrique et sur la côte de la mer Rouge, afin de contrecarrer les

29 15/03/19

Selon une étude du «Carnegie Endowment», dans le contexte de la course à l'influence, la Corne de l'Afrique a été le théâtre de rivalités croissantes entre de nombreuses puissances régionales. Le rôle de l'Arabie saoudite dans la Corne de l'Afrique s'est accru et la coordination entre l'Égypte, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, s'est renforcée sur la scène africaine. Cela a contribué au renforcement de la sécurité régionale, en soulignant la présence et le leadership du Royaume sur les places régionales et internationales et en soutenant ses intérêts et son influence sur la scène africaine, atténuant de la sorte les menaces associées aux politiques des pays voisins. Ainsi que pour parvenir à un développement commun conformément au principe de respect des tous les intérêts, et chercher à utiliser les investissements et les relations grandissantes de l'Arabie saoudite avec la Corne de l'Afrique comme atout majeur pour la réalisation des intérêts arabes. Il est fort probable que cette coopération puisse contribuer à limiter le rôle croissant des puissances régionales et occidentales concurrentes dans cette région vitale pour la sécurité nationale saoudienne, du Golfe et arabe, en formant un noyau pour développer une stratégie arabe unifiée, visant à contrer le rôle iranien, et autre, et à sécuriser le détroit de Bab-al-Mandab, qui contrôle les lignes de transport maritime le long de la mer Rouge et du canal de Suez.

L'Arabie Saoudite et le rôle du développement et «l'humain» en Afrique Le Royaume d’Arabie saoudite est l’un des principaux pays au monde fournisseurs d’aide humanitaire et de développement, en particulier sur la scène africaine, par le biais du Fonds saoudien pour le développement, qui fournit une aide alimentaire aux réfugiés et aux personnes déplacées des pays du continent, notamment la Somalie et le Soudan. En décembre, le secrétaire d'État aux Affaires africaines, Ahmad Qattan, a déclaré que l'Arabie saoudite constitue l'un des premiers pays à contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité dans les pays


P

olitique

du Sahel. Il a ajouté que l'Arabie saoudite a contribué avec 100 millions de dollars en 2017 pour lutter contre les organisations terroristes et soutenir le développement et la stabilité dans les pays du Sahel. Il a souligné que «le Centre du roi Salman pour les œuvres humanitaires» avait soulagé les souffrances de ceux qui avaient subi des opérations terroristes dans ces pays, et que le Fonds saoudien pour le développement avait depuis lors octroyé des prêts pour la mise en place de projets de développement dans les pays africains du Sahel, pour un montant supérieur à un milliard de dollars. Le roi saoudien, Salman bin Abdelaziz, a alloué 100 millions de dollars supplémentaires à la lutte contre le terrorisme et a ordonné que la moitié de cette somme soit affectée à des projets de développement au Sahel. Le communiqué final du groupe des cinq pays du Sahel a annoncé, que le plus élevé soutien, qui a été fourni, à la force commune de ces pays, émane de l'Arabie saoudite, avec un montant de 50 millions de dollars.

La sensibilisation religieuse sur la scène africaine Le Royaume a misé sur sa capacité à faire face aux politiques de certains pays de la région qui tendent de soutenir les groupes djihadistes et les courants violents sur la scène africaine. Il a suivi dans ce but des stratégies reposant principalement sur le soutien de la modération à travers de nombreuses initiatives reflétant des stratégies proactives visant à freiner la croissance de toute idéologie extrémiste sur la scène africaine. Dans ce contexte, un certain nombre d’oulémas africains ont confirmé à la mi-janvier 2019 que l'Arabie saoudite représente la référence spirituelle et scientifique pour les musulmans. Ceci, lors d'une réunion avec le secrétaire général de Ligue islamique mondiale, M. Mohammed bin Abdelkrim Al-Issa, les oulémas ont exprimé leur gratitude pour cette grande présence islamique et humanitaire dans la dimension civilisationnelle de la Ligue islamique mondiale, soulignant que l’Arabie saoudite représente la référence spirituelle et scientifique des musulmans.

L’Arabie saoudite, troisième plus grand budget pour la défense au monde, cherche à établir des partenariats pour développer une industrie de défense locale.

En octobre 2018, l'Union des Oulémas africains a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans la défense du droit et des causes de la Oumma islamique, dans la réalisation de la paix et de la sécurité internationales. L'Union a condamné dans une déclaration les agissements de certains médias, qui tentent d’exploiter certains événements pour nuire au royaume d'Arabie Saoudite et affaiblir sa position et son rôle dans le monde islamique. Le président de l'Union des oulémas africains, le Dr Saïd Burhan Abdullah, a affirmé la solidarité de l'Union, son président et ses membres à travers toute l'Afrique, avec Royaume et sa sage direction, dans toutes ses justes positions pour la défense de ses positions et de sa souveraineté. Surtout depuis que l'Arabie saoudite ait joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans l’instauration de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité de la région arabe, de la Oumma islamique et du monde. Ajoutant que «le Royaume, avec son patronage permanent des lieux saints des musulmans et l’excellent service fourni aux pèlerins, est respecté et apprécié par tous les musulmans, et a reçu leur amour et leur reconnaissance. Tout le monde est attaché à ses efforts inlassables pour éliminer l'extrémisme». Le président de l'Union des oulémas africains a souligné que les attaques féroces dirigées contre le Royaume et les menaces répétées auxquelles il est confronté, n'affecteront en rien, ce pays béni, qui demeure inébranlable comme toujours, quelle que soit la pression exercée, car il est guidé par la loi divine. Le Royaume, tout en cherchant à promouvoir la modération et l’instauration de la sécurité intellectuelle, vise également à contrecarrer la politique de Téhéran consistant à propager le «chiisme politique» et à œuvrer à créer des groupes doctrinaux, en contradiction avec leur environnement. Dans ce contexte, les indications au niveau mondial, indiquent que, Téhéran s’est orienté, les années passées, vers la mise en place, de centres culturels monopolistiques. Ce n'était pas seulement en quête de sectarisme, mais aussi une tentative d'établir des branches militaires. Dans ce contexte, s’inscrit le «Hezbollah» nigérian, un partisan éminent de la révolution iranienne, dans le but d’instaurer le régime des Mollahs au Nigéria.

Partenariats militaires saoudiens sur la scène africaine Le continent africain connait la «guerre des bases militaires» au Moyen-Orient et en Afrique de l'Est, en particulier des bases militaires américaines, françaises, chinoises, japonaises et italiennes à Djibouti, ainsi que de la base iranienne en Érythrée. Les Émirats arabes unis disposent également de plusieurs ports dans la mer d’Arabie et la mer Rouge, et l’armée turque est stationnée en Somalie, mais a échoué à s’installer à Djibouti, qui comprend des bases des plus importantes puissances mondiales. La mer Rouge est le couloir économique le plus important au

30 15/03/19


monde. Au cours des dernières années, elle est devenue une plaque tournante pour 3,3 millions de barils de pétrole par jour et constitue la principale voie de transit pour l’Asie de l’Est, en particulier la Chine, l’Inde et le Japon avec l’Europe. Outre les États de la région bordant la mer Rouge (Jordanie, Égypte, Arabie Saoudite, Soudan, Érythrée, Somalie, Yémen, Djibouti et Israël), des forces internationales et régionales sont entrées dans la ligne d'influence de cette mer. Par conséquent, le mouvement saoudien s'inscrit dans le cadre des opérations de repositionnement adoptées par le Royaume ces dernières années sur les lieux de proximité géographique. Cela incluait la formation d'une commission militaire conjointe entre l'Arabie saoudite et Djibouti, créée après l'opération «Tempête intransigeante», sans oublier le soutien militaire du Royaume à Djibouti, qui a bénéficié d’un lot de navires de guerre, dans le but de resserrer le contrôle des côtes, ainsi que du Soudan, en plus de des manœuvres conjointes: L’une des plus importantes, est «Tonnerre du nord», organisée par l'Arabie Saoudite dans la région de Hafr al-Batin, avec la participation de vingt pays, dont les pays de la Corne de l'Afrique, le Soudan et Djibouti, en plus de l’accord entre l'Arabie saoudite et l'Érythrée concernant la lutte contre le terrorisme, le commerce illégal et la piraterie en mer Rouge. Les actions saoudiennes contribuent au renforcement de la sécurité régionale et maritime à Bab al-Mandab, à la réduction de la piraterie, du déplacement et du transport de groupes terroristes par voie maritime. Ainsi que le contrôle de la contrebande

31

15/03/19

d'armes au Yémen ou dans des zones de conflit au MoyenOrient. Les mesures saoudiennes ont contribué à contrecarrer les plans des Gardiens de la révolution iraniens, qui ont implanté des cellules iraniennes actives, dans la Corne de l'Afrique afin de jouer un rôle central dans la mise en œuvre du projet iranien visant à répandre les conflits, le chaos et le sectarisme dans la région arabe. D'autre part, le royaume a cherché à conclure des contrats d’armements avec les principaux fabricants d'armes en Afrique du Sud, et même acquérir des participations dans la société de défense d'État Denil. Ainsi qu’importer des technologies de défense afin d’implanter des les industries militaires dans le royaume. Ceci, selon la Société Saoudienne des industries Militaires. L’Arabie saoudite, troisième plus grand budget pour la défense au monde, cherche à établir des partenariats pour développer une industrie de défense locale et vise à affecter la moitié de ses dépenses militaires à des sources nationales d’ici 2030. Le ministre d'État aux Affaires africaines, Ahmed bin Abdul Aziz Qattan, a indiqué que le royaume se prépare pour un premier sommet saoudien-africain devant se tenir avant le sommet conjoint arabo-africain. Dans ce contexte, il apparaît que l’Arabie saoudite, tout en tenant compte de la nature des mouvements régionaux et des menaces qu’elle pose, dirige en revanche ses mouvements intensifs vers les profondeurs de l’Afrique sur la base de la nature des rôles internationaux du Royaume même.


I

nterview

Le romancier libanais Elias Elkhoury : « Si les révolutions n’engendrent pas de changements culturels, les changements politiques n’auront aucun sens » Tunis-La Majalla Dans le cadre de la deuxième session du Forum de Tunis pour le roman arabe, une rencontre s'est tenue avec le grand romancier libanais Elias Khoury, invité d'honneur du forum. Un grand nombre de romanciers et de férus du roman ont assisté à la conférence et ont écouté attentivement l'intervention d'Elias Elkhoury, qui était une sorte de témoignage d'une époque où pour lui « tout s'est effondré ». "Si ce printemps arabe a un sens, ce dernier doit se traduire dans la culture, et si les révolutions n’engendrent pas de changements culturels, les changements politiques n’auront aucun sens », a souligné l'écrivain libanais Elias Elkhoury. "Le temps est venu pour nous de nous libérer de la tyrannie et de la servitude qui continuent de ponctuer la vie dans nos sociétés arabes jusqu'à aujourd'hui", a-t-il déclaré. L'icône du roman arabe, comme l'a décrit l'écrivain syrien Nabil Suleiman dans sa présentation de l’auteur lors de cette conférence, est « un Libanais dont les récits le

Elias Elkhoury : « nous vivons dans une horreur insensée caractérisée par un effondrement des valeurs ».

transforment en Palestinien par moment et en Syrien par d’autres ». "Il a écrit l'histoire, le théâtre, la critique et la dissertation, tout en étant journaliste et professeur universitaire. Il n’est jamais tombé dans les pièges de séquestration, de la révolution ou de la vengeance », a-t-il affirmé.

Disparition des tabous Dans cette conférence, Elias Elkhoury a évoqué les étapes par les quelles est passé le roman au Liban et a lié l’émergence du roman libanais au déclenchement de la guerre civile libanaise et à la disparition des tabous. «Lorsque la guerre au Liban a éclaté, je me suis demandé quelle lecture ont fait mes ancêtres de leur ancienne guerre qui a eu lieu avant celle de mon époque. Nos ancêtres qui étaient des pionniers de l’époque de la renaissance, semblent avoir effacé la guerre de leur lecture, par honte peutêtre. C’est pourquoi la guerre civile de 1975, a donc donné lieu à une sorte à de représailles contre cet oubli », a-t-il asséné. Il a déclaré à « Majalla » que « la génération de romanciers à qui il appartient était consciente de la nécessité d'écrire le présent et de nommer les choses par leur nom ». Dans le même sillage, Elias Elkhoury a associé les événements politiques vécus par la région arabe à la naissance du texte narratif qui découle d’une prise de conscience critique de l'expérience nassérienne et de la défaite de 67. Il a souligné à « Majalla » que le roman libanais « était né de la matrice de cette critique et que la guerre civile avait permis d’aborder les grandes questions et de fouler du pied les dogmes et les idéologies dominantes ».

32

15/03/19


Elias Elkhoury

Ecrire le présent Il a expliqué qu'il appartenait à une génération consciente de la nécessité d'écrire le présent dans le roman dirigé par ce présent selon ses différentes voies et différentes options techniques, ce qui confirme l'impact de la guerre du Liban sur la formation de la conscience et la transformation du langage technique des créateurs arabes. Il a déclaré que l'impact des divisions au Liban et de la guerre civile sur les éléments régionaux et internationaux est un "petit exercice" face aux horreurs du déplacement en Irak et en Syrie, citant les cauchemars des contre-révolutions observées aujourd'hui par certains pays arabes.

Une guerre permanente mais occulte Mais cette guerre, qui a pris fin théoriquement en 1991, a continué sous diverses formes avec la destruction de l'ancien Beyrouth et les divisions qui se sont succédé après l'expulsion d'Israël et la fin de la tutelle syrienne au Liban, selon le romancier libanais. "Aujourd'hui, le Liban vit une guerre civile permanente mais occulte dans laquelle les Libanais jouissent d’une paix des voleurs au milieu d'un monde arabe qui brûle », a-t-il déclaré à la « Majalla ». Le cauchemar de la contre-révolution, dit-il, tente de rétablir la tyrannie et d’enterrer le rêve du changement. Elias Elkhoury pense qu'aujourd'hui, « nous vivons dans une horreur insensée caractérisée par un effondrement des valeurs : l'effondrement du discours du pouvoir autocratique qui s'est transformé en discours répressif, l'effondrement du discours de l'opposition de gauche et le déclin du discours islamique. "Aujourd'hui, nous vivons une phase post-désespoir", a-t-il déclaré.

33 15/03/19

Elias Elkhoury : « La génération de romanciers à qui il appartient était consciente de la nécessité d'écrire le présent et de nommer les choses par leur nom ». Elias Elkhoury, qui a déclaré "ne pas avoir de modèle pour écrire», a indiqué qu’il écrivait comme « un homme aveugle" et a révélé que les transformations observées dans le roman arabe ne sont pas le produit de laboratoires littéraires mais plutôt le résultat de transformations politiques et sociales. Pour lui, la culture arabe vit aujourd’hui "une plaie ouverte et douloureuse au moment de l’effondrement des valeurs face à la mondialisation des brutalités néolibérales et à la montée du fascisme qui tente de détruire le rêve du changement", soulignant que la tâche du poète ou de l’écrivain est de donner un sens à la construction du "récit". In fine, Elias Elkhoury a démenti son pessimisme face à l'avenir. "Nous sommes obligés d'espérer, a écrit Saad Wannous », a-t-il rappelé. Il considère à cet effet, que nous vivons "dans une phase post-désespoir ", une phase qui « nous libère de la phase d’attente et d'espoir et nous permet de sonder le propre de nous-mêmes dans le fond de la douleur, par l’écriture et le défi ». Pour conclure, il a souligné que l'ambition de l'auteur est d'immortaliser ses héros et de laisser un impact sur la vie des gens.


R

apport

Guinée-Bissau: forte participation aux législatives Par La Majalla Un fait marque les élections dans les pays du tiers-monde, ou plutôt une situation qui commence à être prédominante : Au lieu de distinguer une élite parlementaire ou un président, le passage aux urnes se convertie en tremplin pour une tension capable de porter le pays vers une situation de violence généralisée, quelques-fois. De ce fait, personne, ou presque dans ces pays n’espère plus un état idyllique, plutôt faire que ces élections constituent un passage vers une situation meilleure. A la fois, au niveau de la stabilité politique, qu’induire à l’économie une impulsion qui rende la situation meilleure. Dans cette démarche, la plus part des Bissau-guinéens se sont déplacés en masse dimanche pour élire leurs députés, avec l'espoir d'en finir avec une interminable crise au sommet de l'Etat dans ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest, qui pour la première fois en plus de 20 ans arrive au bout d'une législature. La crise entre le président José Mario Vaz et le chef du parti historique, Domingos Simoes Pereira, inquiète la communauté internationale que les élections de 2014 avaient marqué un retour progressif à l'ordre dans ce pays secoué par des tentatives de putsch à répétition. Une instabilité propice à l'implantation de narcotrafiquants sous la protection de hauts gradés. La connexion entre le crime organisé et la classe politique pollue la vie politique, et porte une influence certaine sur les élections. Quelques heures avant le vote, la saisie de quelque 800 kg de cocaïne dans un camion immatriculé au Sénégal, la plus importante depuis au moins 12 ans, selon des sources policières, est venue rappeler l'importance du trafic de drogue dans l'économie parallèle. Les premiers résultats provisoires sont attendus de la Commission nationale électorale (CNE) 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. Avant confirmation, sous réserve d'éventuels recours, par la Cour suprême. Les bureaux ont fermé à partir de 17H00 (GMT et locales) et ont aussitôt débuté le dépouillement puis le décompte des voix. Quelque 760.000 électeurs étaient appelés aux urnes pour un

scrutin à la proportionnelle à un tour, avec pour la première fois un minimum de %36 de femmes candidates sur les listes des 21 partis en lice, pour 102 sièges à pourvoir. Seuls un peu moins de %3 des électeurs n'ont pu voter car leurs noms n'étaient pas inscrits sur les listes, selon la CNE, relativisant les inquiétudes soulevées sur le processus d'enregistrement, qui a contribué au report de quatre mois du scrutin. Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, actuellement 42 sièges), dirigé par M. Pereira, dont M. Vaz est également issu, espère remporter une majorité absolue des sièges, comme en 2014, pour s'adjuger le poste de Premier ministre. Mais le Madem-G15, formé par 15 députés frondeurs de l'ex-parti unique qu'ils ont amputé de sa majorité, et le Parti du renouveau social (PRS, 41 sièges), réputé proche d'une partie de la hiérarchie militaire, comptent lui dénier cette victoire, éventuellement en formant une alliance, souhaitée par des militants de ces deux formations. «Cela n'a pas été facile, mais je suis heureux aujourd'hui parce que depuis 1994, année de l'ouverture démocratique, aucune législature n'est arrivée à terme», a déclaré M. Vaz, après avoir voté. La crise a éclaté en août 2015 lorsque le président M. Vaz a limogé M. Pereira, qui était alors Premier ministre. Une médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a finalement abouti en avril 2018 à la désignation d'un Premier ministre de consensus, Aristide Gomes, chargé d'organiser ces élections. Auparavant, le Parlement a été bloqué pendant deux ans, empêchant le vote du budget, et aggravant les retards de paiement des fonctionnaires, source perpétuelle de grèves dans ce pays financièrement précaire. Malgré l'enjeu, le scrutin s'est déroulé dans le calme, selon l'ONU et les différentes missions d'observation électorale, notamment de l'Union africaine (UA) et de la Cédéao, dont une force, l'Ecomib, est déployée dans le pays depuis 2012 pour y sécuriser la transition politique après le dernier putsch, qui avait interrompu

34

15/03/19


la présidentielle cette année-là. Un succès du PAIGC pourrait conduire à une nouvelle confrontation avec M. Vaz, alors qu'une élection présidentielle est prévue d'ici la fin du premier semestre, dans ce régime hybride faisant exception en Afrique de l'Ouest, où le présidentialisme est la norme. L'annonce des résultats est généralement source de tensions dans

35

15/03/19

ce pays, où l'armée a été mise en état d'alerte, ont affirmé à l'AFP des sources militaires. «Rien ne dit que ces élections permettront de résoudre les problèmes qui minent le pays», prévenait en décembre le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, rappelant que la future révision de la Constitution appuyée par la communauté internationale vise à clarifier les rôles respectifs des deux têtes de l'exécutif.


R

apport

A Madagascar : La rougeole tue encore… Par La Majalla Les annales de la médicine regorgent de maladies, qui font partie de l’histoire de l’humanité. Des infections, surtout que l’humanité a oublié (ou presque), tant la dégradation de la situation économique et par conséquence sociale, laissent à désirer. De quoi embarquer une partie de l’humanité dans un voyage dans l’histoire, Certains pays d’Afrique, après quelques prouesses du siècle dernier au niveau social, et la santé en particulier, commencent à régresser et surtout à sombrer. Madagascar, est un exemple de ces pays. Dans un hôpital de Madagascar, la petite Frangeline lutte difficilement contre la rougeole, que la malnutrition ambiante a transformée en une épidémie meurtrière. Elle a 2 ans mais le poids d'un nourrisson de 4 mois seulement. Sous perfusion, la fillette n'a eu la vie sauve que parce que sa mère de 32 ans, Soa Robertine, a eu la force de faire en charrette les 25 kilomètres qui séparent son domicile du centre de santé d'Anivorano-nord, dans le nord de la Grande Ile. Sans ce voyage, les complications respiratoires ou neurologiques du virus auraient été fatales à sa fille. «Franceline est atteinte de malnutrition sévère et n'a pas été vaccinée», diagnostique le médecin-chef du centre, Hollande Robisoa, «elle a contracté la forme compliquée de la rougeole et elle en serait morte si elle n'avait pas été soignée ici». Beaucoup d'autres enfants malgaches n'y survivent pas. Les dernières statistiques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) font froid dans le dos. De septembre à

février, plus de 79.000 cas de rougeole ont été enregistrés à Madagascar, dont 926 mortels. Le centre de soins d'Anivorano-nord a accueilli 510 patients atteints de «kitrotro» ou «kisaosy», les deux appellations locales de la maladie. Officiellement, seuls quatre en sont morts. Un nombre bien inférieur à la réalité, jugent de

36

15/03/19


nombreux habitants de la ville, où les rumeurs vont bon train. « Pris de panique, j'ai décidé de venir faire vacciner mes deux enfants de 5 et 6 ans», explique Sylvain Randriamaro, 46 ans, dans la salle d'attente de l'hôpital. Un an à peine après une vague de peste qui a fait plus de 200 morts et ravivé des terreurs d'un autre siècle, voilà l'île de l'océan Indien confrontée à une autre crise sanitaire. «C'est une épidémie majeure», constate sobrement le Dr Vincent Sodjinou, de l'antenne malgache de l'OMS. «Pendant près d'une décennie, les couvertures vaccinales n'ont pas été à la hauteur des attentes et ont augmenté, sur plusieurs générations, le nombre de personnes non protégées». Le taux actuel de vaccination du pays atteint seulement %57. La rougeole relève de l'infection bénigne si ses symptômes comme la fièvre et la toux sont traités à temps. Sinon, des maladies opportunistes - infections respiratoires ou diarrhées - profitent de la fragilité des malades. A Madagascar, où la moitié (%47) des enfants de moins de 5 ans souffre de malnutrition chronique, elles font des ravages. «Il est souvent dit que la malnutrition fait le lit de la rougeole», confirme le Dr Sodjinou. Le service de pédiatrie de l'hôpital militaire d'Antsiranana, au nord d'Anivorano,

37

15/03/19

déborde d'enfants malnutris. «Normalement, nous ne traitons ici qu'un cas de rougeole tous les deux mois», note son chef, le Dr Ravohavy Setriny Mahatsangy, «depuis décembre nous en sommes déjà à 444». Au banc des accusés, il cite «la promiscuité sociale, qui facilite la propagation de la maladie, le refus de se faire soigner dans un hôpital et les réticences à la vaccination». L'histoire de la plupart de ses patients illustre parfaitement les effets de ce cocktail dévastateur. Voici par exemple Marie Lydia Zafisoa, 8 ans. «Sa mère a d'abord eu recours au «tradipraticien» qui a prescrit six bains par jour», s'attriste la tante de la victime, Bana Tombo. Faute de résultat, le père de la fillette l'a finalement conduite au centre de soins. "C'était trop tard, elle est décédée au cours de son transport", poursuit la tante. Le petit Adriano Luc Rakototsioharana, 7 mois, a eu plus de chance. Sa grand-mère Catherine a elle aussi épuisé tous les recours de la médecine traditionnelle avant de l'amener à l'hôpital. Très affaibli, il a survécu de justesse. Mais la cinquantenaire n'en démord pas. «Pour la rougeole, il faut faire une infusion de bouse de vache pour inhalation ou une tisane d'écorce de l'arbre «lazalaza»», assène-t-elle, inflexible, «ces remèdes ont fait leur preuve».


R

apport

Crash du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines : Faute humaine ou technique Par La Majalla

Les catastrophes aériens se suivent et ne peuvent se rassembler. A chacune son lot de larmes et désolations. Mais à chacun de ces malheurs, les experts, ainsi que les familles des victimes se posent tous la même question : La cause de ce crash ? Question que se posent les experts et les familles, concernant l’accident du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi, et s'est écrasé dimanche matin peu après le décollage. 157 personnes qui se trouvaient à bord ont péri dans l'accident. «Le PDG du groupe, qui est actuellement sur le site de l'accident, a le regret de confirmer qu'il n'y a pas de survivant», a indiqué Ethiopian Airlines. Le communiqué est accompagné d'une photo du PDG au milieu d'un cratère de terre retournée, creusé par le crash et parsemé d'effets personnels et de débris. Sur place, une équipe de journalistes, a constaté le déploiement de militaires et de policiers, ainsi que la présence d'une équipe d'enquête de l'Agence éthiopienne de l'aviation civile. Des policiers en civil ont interdit aux journalistes de prendre des photos du site. L'appareil avait décollé à 08H05( 38H38 GMT) de l'aéroport international Bole d'Addis Abeba et «perdu le contact» six minutes plus tard, selon la même source. Il devait atterrir à Nairobi vers 10H07( 30H30 GMT). Les conditions météorologiques étaient bonnes dimanche matin à Addis Abeba. L'appareil s'est écrasé dans la région de Bishoftu en région Oromia, à une soixante de kilomètres au sud

d'Addis Abeba. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a indiqué dans un tweet «vouloir exprimer ses profondes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches bienaimés sur le vol régulier d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi, au Kenya, ce matin». «Nous sommes attristés par les nouvelles indiquant qu'un avion de ligne d'Ethiopian Airlines s'est écrasé six minutes après le décollage en direction de Nairobi. Mes prières vont à toutes les familles et aux proches de ceux qui étaient à bord», a pour sa part twitté le président kényan Uhuru Kenyatta. Le président de la commission de l'Union africaine Moussa Faki a également envoyé un message de condoléances.

38

15/03/19


La compagnie Boeing s'est déclarée «profondément attristée d'apprendre la disparition des passagers et de l'équipage du vol Ethiopian Airline 302», dans un communiqué précisant qu'une équipe technique était mise à disposition pour aider l'enquête. De son côté, Ethiopian Airlines a ouvert un centre d'information des passagers et un numéro de téléphone pour les proches des personnes susceptibles d'avoir été à bord de l'avion. Sur son compte Twitter, les couleurs vives de la compagnie ont été remplacées par du noir et blanc. A l'aéroport international de Nairobi (JKIA), les proches des passagers étaient pris en charge dans un hôtel situé dans l'enceinte de l'aéroport. Dans la matinée, certains d'entre eux avaient fait part de leur mince espoir de revoir leur parent en vie. «J'espère encore que tout va bien», avait glissé Peter Kimani, venu chercher sa sœur Florence Wangari, une infirmière «qui voyage beaucoup». «Nous ne pouvons que prier pour qu'elle n'ait pas pris place dans l'avion». Khalid Ali Abdulrahman a de son côté eu beaucoup de

39

15/03/19

chance. Venu chercher son fils à l'aéroport, il apprend sur place que son avion s'est écrasé. «J'étais sous le choc mais peu de temps après, mon fils m'a appelé pour me dire qu'il était toujours à Addis et qu'il n'avait pas embarqué sur ce vol», a-t-il déclaré. La compagnie Ethiopian Airlines, détenue à %100 par l'Etat éthiopien, a connu une très forte expansion ces dernières années. Sa flotte compte plus de 100 appareils, ce qui en fait la plus importante sur le continent africain. Courant 2018, une étude du cabinet spécialisé ForwardKeys indiquait qu'Addis Abeba avait dépassé Dubaï en tant que premier aéroport de transit pour les passagers arrivant en Afrique sub-saharienne. L'aéroport d'Addis Abeba a par ailleurs été récemment rénové. Le Boeing 800-737 MAX qui s'est écrasé était un appareil récent livré courant 2018 à la compagnie. Le dernier accident grave d'un avion de ligne d'Ethiopian Airlines est celui d'un Boeing 800-737 qui avait explosé après avoir décollé du Liban en 2010. Les 83 passagers et les sept membres de l'équipage avaient été tués.


R

apport

Afrique du Sud: Des accusations graves contre Zuma Par La Majalla L’Afrique du Sud, est un pays – politiquement à part. De l’apartheid, elle est passée, comme par miracle, à une démocratie que personne ne pouvait imaginer quelques années auparavant. D’où la naissance d’un espoir, de voir s’installer la «démocratie parfaite» ou du moins un «exemple» à suivre, surtout avec la présence de Nelson Mandela, figure historique et surtout emblématique de ce pays, et surtout de son passage vers la démocratie. La mort de Mandela a fait descendre le pays de son

rêve. Des scandales ici et là éclatent. Le dernier concerne l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, qui a largement utilisé les services de renseignement du pays pour servir ses intérêts politiques et personnels, notamment contre son successeur Cyril Ramaphosa, accuse un rapport officiel. Publié samedi à l'initiative de M. Ramaphosa, ce document rédigé par une brochette d'experts conduite par l'ex-ministre Sydney Mufamadi, détaille sur une centaine de pages une longue série de «sérieuses violations de la Constitution» qui ont abouti à une «politisation du

40

15/03/19


renseignement». Des membres de l'Agence de sécurité d'Etat (SSA) ont mené, sur ordre de M. Zuma et de son ministre en charge de la Sécurité d'Etat, une campagne visant à empêcher Cyril Ramaphosa de lui succéder à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir et de l'Etat. Une «unité spéciale» a ainsi lancé en 2016 «trois opérations visant à empêcher la distribution de propagande électorale (au profit de M. Ramaphosa), à empêcher le transport de groupes dissidents (hostiles à M. Zuma)», écrit le rapport. «Cette unité a pu infiltrer la direction du mouvement hostile au président de l'époque», ajoute le document. Vice-président de Jacob Zuma, Cyril Ramaphosa lui a succédé à la tête de l'ANC en décembre 2017. Il l'a contraint deux mois plus tard à la démission de la présidence du pays à cause des scandales de corruption qui ont émaillé son règne. Les auteurs du rapport ont également déploré que la SSA soit devenue, pendant la présidence Zuma, la «vache à lait» de nombreux proches du pouvoir. M. Ramaphosa a promis de tourner la page des années

41

15/03/19

Zuma et d'éradiquer la corruption. Dans un communiqué, il a déploré «le détournement de la communauté du renseignement lors de la dernière décennie» et promis de réforme la SSA, évoquant sa «séparation en deux unités, l'une en charge de la sécurité intérieure, l'autre extérieure». Le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a exigé «la suspension immédiate de tous les fonctionnaires impliqués» et «l'ouverture de poursuites judiciaires». Régulièrement mis en cause, Jacob Zuma n'est pour l'heure poursuivi que dans une affaire de ventes d'armes datant de la fin des années 1990 pour avoir touché des pots-de-vin, sachant que des élections générales on lieu le 8 mai en Afrique du Sud. De l’avis de tous les observateurs, l’Afrique du Sud, reste et va rester une puissance au niveau régional et même du continent, mais la situation économique connait et va connaitre une régression. Chose qui influe déjà sur la stabilité sociale, avec une augmentation du chômage, et recrudescence de la criminalité. Chose qui commence à affecter le tourisme, un des secteurs-clés de l’économie.


c

ulture

«La littérature ivoirienne» est en deuil, décès de Bernard Dadié Par La Majalla «Le père de la littérature ivoirienne», l'écrivain Bernard Dadié, homme engagé et auteur d'une œuvre prolifique dans laquelle il a abordé tous les genres, est mort samedi à 103 ans. «La Côte d'Ivoire vient de perdre son plus grand écrivain», a annoncé le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman. «Quelle tristesse ! Bon voyage tonton et merci pour tous tes écrits et pour ta droiture qui nous inspire», a réagi l'écrivain franco-ivoirien Serge Bilé sur sa page Facebook. Bernard Dadié a abordé tous les genres littéraires: poésie, roman, chroniques, contes traditionnels et surtout théâtre. «Ecrire est, pour moi, un désir d'écarter les ténèbres, un désir d'ouvrir à chacun des fenêtres sur le monde», avait déclaré l'écrivain, en recevant en 2016 le premier prix Jaime Torres Bodet de l'Unesco. Né en 1916 à Assinie (sud-est de la Côte d'Ivoire), il se fait connaitre dès 1934 avec une pièce de théâtre satirique, «Les Villes». En 1950 il publie un recueil de poèmes engagés, «Afrique debout !» qui dénonce les relations de domination entre Blancs et Noirs dans l'Afrique coloniale. Son autobiographie romancée, «Climbié», parue en 1952, est sans doute son œuvre la plus célèbre, également très critique vis-à-vis du colonialisme. En

1980, son roman «Les jambes du fils de Dieu» (1980) remporte aussi un franc succès. Bernard Dadié a reçu deux fois le grand prix littéraire d'Afrique noire avec «Patron de New York» (1965) et «La ville où nul ne meurt» (1968). C'est «un pionnier et un géant de la littérature africaine», avait déclaré en 2016 la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova. Ses oeuvres «sont enseignées dans les universités et grandes écoles d'Afrique et d'ailleurs», a rappelé Maurice Bandaman. Homme engagé, Bernard Dadié fut aussi journaliste, homme politique et militant pour l'indépendance de la Côte d'Ivoire (colonie française jusqu'en 1960). Cet engagement au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire - Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) lui vaudra un séjour d'un an en prison, entre 1949 et 1950. Après l'indépendance, il a été de 1977 à 1986 le ministre de la Culture du premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. «Bernard Binlin Dadié est l'écrivain le plus fécond de la littérature néo-africaine (...) et avec Léopold Sédar Senghor, le plus traduit», selon Nicole Vincileoni, universitaire et auteure d'un ouvrage d'analyse de référence sur son œuvre. «Sa littérature est à la fois poétique et engagée, à l'image de l'homme», a réagi Serge Bilé, écrivain et

42

15/03/19


présentateur de télévision en Martinique (Antilles françaises), qui lui avait rendu visite plusieurs fois ces deux dernières années pour la préparation d'un livre à paraitre, «100 écrivains pour Bernard Dadié». «Dadié et Aimé Césaire sont à mes yeux les deux faces d'une même pièce, théâtrale et poétique, rebelle et engagée», écrivait Serge Bilé en 2016. «Nous nous inclinons devant sa mémoire», a déclaré le ministre Maurice Bandaman, souhaitant «un hommage national». Ses œuvres sont inscrites aux programmes scolaires depuis les années 1960 et enseignées dans de nombreuses universités à travers le monde. Elles accompagnent la vie de millions d’élèves et d’étudiants, pour la fierté de son pays. A juste titre, elles sont traduites dans de nombreuses langues et ses pièces de théâtre, jouées sur de grandes scènes du monde. Bernard Binlin-Dadié a reçu de nombreuses distinctions. L’une des toutes dernières est le Prix Jaime Torres Bodet-Unam que lui a décerné l’UNESCO en 2016. En reconnaissance de son talent, le ministère de la Culture ivoirien a parrainé sa candidature au Prix Nobel de littérature et créé des prix littéraires portant son nom : le Grand Prix national Bernard Dadié de littérature et le Prix national Bernard Dadié du jeune écrivain.

43

15/03/19


Issue 1738- Mars 15/03/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Le peuple veut‌ Que Bouteflika se repose‌ There's No Better Argument Against the Iranian Revolutionary Model Than Saudi Success www.majalla.com


A

rt

Le fils «Chevalier du cinéma» à la «Majalla» : Mon père était déprimé et n›a pas quitté son domicile pendant trois ans suite au décès de son frère jumea

Nader Imad Hamdi: Le film «Mère de la mariée» a présenté mon père sous son vrai visage… Un père affectueux Le Caire : Souha Charkaoui Imad Hamdi a présenté tous les cas de romance avec les détails et les problèmes, qui ont fait verser les armes des yeux. Mais avec l’âge qui avance, ont filé devant nos yeux les dernières scènes… À la fin, la célébrité a endossé la tenue de la vieillesse.les situation de bien-être exprime désormais un malaise. La vie est encore plus dure, et l’a poussé à accepter un travail journalier. Chose qui complique la sensation de la douleur, de la maladie et de la solitude. Les ténèbres s’infiltrent et les lumières disparaissent pour que la vie se perde. Les tristes fins, tissent les scènes de la solitude ultime. Une autre ligne se tisse entre la réalité et l’imaginaire, pour que finisse le voyage d’un épris du cinéma, perdant sur les écrans. Et toujours vainqueur dans les cœurs de ses fans. Nous avons rencontré son fils Nader pour nous raconter le parcours d'Imad Hamdi. Il nous dévoile qu’au début de sa carrière: il était commis à l'hôpital d'Abou Rish, sachant qu’il était diplômé de la Haute Ecole de Commerce, et recevait 6 livres. Une somme conséquente à l'époque. Il était ami de classe de Mohamed Rajaï, qui lui a proposé de travailler pour «studio Misr». Chose qui lui a permis de passer à

un salaire de 12 livres. Soit le double de ce qu'il gagnait à l'hôpital. Mon père voulait être acteur. Il a accepté pour être prêt de son rêve. Depuis son jeune-âge, il caressait des rêves d’artiste. Il a travaillé dans la publicité au ministère de la santé. Il exprimait une grande capacité artistique. Il pensait à être acteur depuis ses études au collège secondaire. Il avait pour compagnon artistique Abdelwareth Osr», et son professeur d’anglais Badi Khairy. Abdelwareth avait une grande influence sur mon père, et a joué un grand rôle dans l'amour que porte mon père pour l’art. Il lui a enseigné les abc de la profession en matière de prononciation et de l’éloquence. Mission qu’il a accompli avec tous les novices, à l’instar de Cinderella Souad Hosni. Aussi, était un brillant correcteur de langue arabe. Lui qui à présenté mon père à la troupe des supporters de la comédie.

Imed Hamdi, le père : Le fils révèle: Ceux qui ont visionné le film «La mère de la mariée» peuvent constater que «Mohamed Imad Eddine Hamdi» dans le rôle du père, c'est le nom complet de mon père, a incarné le rôle du père protecteur et combattif. Aussi, l’artiste Tahia Carioca a réussi dans ce film en raison de sa spontanéité et de sa personnalité réelle. Elle a parlé au

46

15/03/19


réalisateur Atef Salem de mon père, pour le rôle du père dans le film. Sachant que mon père jouait en ces temps, le rôle de l’amoureux au cinéma. Et a pu le convaincre que son âge le rendait plus propice au rôle du père, et qu’il devait changer de registre. Il a poursuivi: De nombreux facteurs l'ont aidé à entrer dans le monde de l’art, en tant que directeur financier à l'âge d'or de Studio Misr, à la recherche d'opportunités, avec Mohamed Rajai et Moussa Hakki. A cette époque, étaient présent aussi, Kamal Sheikh et Salah Abou Seif, Barakat et Ahmed Salem. Des noms prestigieux qui ont participé à former sa personnalité artistique. Mon père pensait qu'il suffisait de travailler pour Studio Misr, pour que ses rêves se convertissent en réalité. Un rêve qui a pris du temps pour se réaliser. Au point d’être pris par un sentiment de désespoir. En plus de son travail à Studio Misr, il a décidé d’entreprendre un pas de plus, avec Mohammed Kamel Morsi, un de ses amis. Mon père a travaillé avec lui au doublage des films étrangers tels que «Voleur de Bagdad». Jusqu'à sa promotion au titre de directeur de la distribution des films de Studio Misr. Son salaire a augmenté pour devenir 25 livres. Et il a commencé à désespérer, jusqu’à

47

15/03/19

La visite du cheikh Al-Shaarawi a apaisé la douleur de mon père... Et était vraiment malade dans «le chauffeur du bus». sa rencontre avec le réalisateur Kamel Talmassani, qui était à la recherche d'un jeune homme pour un nouveau film intitulé «Marché noir», avec les caractéristiques de mon père, qui travaillait pour la société qui produisait le film. Chose qui le mettait dans l’embarras. Pour trancher, il a préféré se consacrer à l’art. Son premier salaire était de 250 livres. Une somme très grande en ces temps.

Son mariage avec Chadia. «Majalla» a évoqué le mariage d'Imad Hamdi et de Chadia.


A

rt

Imad Hamdi a traversé des circonstances difficiles et seules Madiha Yousri et Hind Rustam, demandaient de ses nouvelles et lui rendaient visite à la maison... Telles sont les raisons de son mariage avec le Nadia Joundi. Le fils du «Chevalier du cinéma», a déclaré: «Leur mariage a duré trois ans. J’étais toujours en leur compagnie. Elle m’aimait et était d’une grande bonté. Mon père m’amenait au studio, quant il avait des tournages. A leur mariage, lui avait 45 ans, et elle 24. La différence d’âge était grande et a

La

constitué une des raisons de leur divorce. Un mariage qui a duré trois ans de 1953 à 1965. Il ne s’est pas remarié, même si la plus part des actrices l’aimaient et voulaient l’épouser, car il était un homme d’une grande tendresse. Les gens de la génération de mon père, croyaient, dans une grande majorité, au mariage et s’empêchaient d’établir des relations extraconjugales. En 1962, il a épousé Nadia Joundi, qui avait 30 ans. Elle l’a épousé pour se faire un nom et en quête de gloire. Il ajoute : Feu Farid Chawki, a commencé sa carrière, au même temps que mon père. Ils ont joué ensemble dans la première coproduction italo-égyptienne, un film intitulé «Le faucon» en 1949. Deux copies du film ont été produites. Une égyptienne avec Samia Jamal, et une autre italienne, avec des artistes italiens. Mon père a encouragé les artistes et les réalisateurs à travailler et leur a donné l'occasion, l’instar du réalisateur Atef Salem. Imad Hamdi a eu ses meilleurs films avec Atif Salem et Barakat. Il n'était ni arrogant ni prétentieux.

48 15/03/19


Admirait les deux artistes Nour Sharif et Hussein Fahmi, les considérait comme intellectuels et instruits, et disposant chacun d’une bonne vision artistique. Nader Imad Hamdi a révélé que Cheikh Shaarawi avait rendu visite à son père «Cheikh Shaarawi lui a rendu visite au cours de sa période dépression en 1980, après avoir appris la maladie de mon père. Une visite qui a rempli mon père d’une joie sans pareil, et l'a beaucoup soulagé. Certaines personnes ont évoqué la présence de mère à coté de mon père, sachant qu’ils sont divorcés. Elle a demandé au Cheikh, s’il lui est permis d’être aux cotés de mon père ? Shaarawi lui a répondu, que la religion est faite pour faciliter la vie, tant elle accomplie un acte sans en espérer rien de retour de mon père. Nader a conclu ses déclarations à «Majalla», par évoquer les dernières années de la vie de feu Imad Hamdi et ses dernières œuvres: Entre 77 et sa mort 84, Imad Hamdi a traversé des conditions difficiles et a déprimé à cause de la mort de son frère jumeau, en 1979. Mon père est devenu très triste et s’est totalement effondré. Il s’est isolé dans la maison pendant 3 ans jusqu’en 1982, avec de très rares sorties, surtout suite à une maladie qui a atteint ses yeux et a réduit sa vison. Personne sauf Madiha Yosri et Hind

49

15/03/19

Imad Hamdi a commencé sa carrière en tant que commis à l'hôpital Abu Rish... et a participé au doublage du film «Le voleur de Bagdad». Roustom, ne demandait de ses nouvelles. Ces deux artistes lui rendaient visite. Surtout après la mort de ma mère qui était avec lui et ne l’a pas quitté. Ajoutant que la dernière de ses œuvres était «Le chauffeur de bus», d'Atef al-Tayeb. Il était malade et jouait le rôle d’un malade dans le film. Sans être en mesure d'agir. Même Tayeb, un collègue de l'Institut de cinéma, n’a pas cherché à le fatiguer. Au point qu’il le faisait jouer assis sur le canapé ou le lit et n’a pas beaucoup bougé dans le film.


A

rt Les six auteurs finalistes seront invités à Paris dans le cadre du Salon du livre et pourront présenter leur livre lors d’une conférence de presse prévue le vendredi 15 mars 2019 avec Christine Albanel, Présidente Déléguée de la Fondation Orange. Le Jury final désignera un lauréat parmi les six finalistes, qui se verra décerner le Prix le 23 mai prochain à Yaoundé au Cameroun. Il recevra une dotation de 10.000 euros et bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage.

«Nights in Tunisia», un nouveau festival de jazz en mars !

Prix Orange du Livre en Afrique 2019 : Un Tunisien parmi les six finalistes

Après délibérations des comités de lecture, la liste des six finalistes de la 1ère édition du Prix Orange du Livre en Afrique est connue : • Djaïli Amadou Amal, Munyal, Les larmes de la patience, Editions Proximité (Cameroun) • Khalil Diallo, A l’orée du trépas, Harmattan Sénégal (Sénégal) • Youssouf Amine Elalamy, Même pas mort, Editions le Fennec (Maroc) • Pierre Kouassi Kangannou, La rue 171, Eburnie (Côte d’Ivoire) • Salima Louafa, Chairs d’argile, Afrique Orient (Maroc) • Yamen Manai, L’amas ardent, Editions Elyzad (Tunisie)

C’est une nouvelle naissance qui va réjouir le public du jazz et prendra la forme d’un nouveau festival. Créé par l’association «Ahkili Jazz» [Racontez-moi le Jazz], le festival «Nights in Tunisia» vivra sa première édition les 15 et 16 mars et se déroulera au Théâtre 1797, dans les locaux de l’école américaine de Tunis. Le programme du festival proposera de découvrir en ouverture le quintet Flat Tyres, composé de musiciens tunisiens, français et américains. Le second plateau de la soirée d’ouverture sera consacré au trio marseillais, accompagné d’un saxophoniste breton, Cheap Kitchen 1+. La seconde journée sera animée par The Keystone Crew, une formation lyonnaise, et se terminera avec une jam session qui réunira tous les musiciens rassemblés par le festival.

Le projet du film l’émir Abdelkader, toujours d’actualité…

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a affirmé, jeudi à Alger, que le projet de production d’un film sur la vie du fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader, était toujours

50

15/03/19

d’actualité. Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a ajouté que le compte consacré au financement de cette œuvre cinématographique est «gelé» actuellement. Répondant à une question d’un député, lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Mihoubi a précisé que ce projet, confié au début à l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC), a été «gelé» pour des raisons «techniques et logistiques» liées principalement au scénario et au décor.

Le théâtre d’histoire : La mise en scène des tensions sociales et politiques

Ces six derniers mois, deux pièces de théâtre originales ont traité de l’Algérie : la première est celle de Mustapha Benfodil. Publiée en 2013 sous le titre Le point de vue de la mort, elle a été mise en scène par Kheireddine Lardjam, sous le titre End/Igné, créée en 2013 par la compagnie El Ajouad (basée en France)


longs-métrages ont été tournés au Maroc avec un budget de plus de 322 MDH [prsque 33,5 millions de Dollars], soit une augmentation de %13,47 par rapport à l'année précédente, indique le rapport, ajoutant que 16 séries télévisées étrangères ont également été tournées, avec un investissement de plus de 374 MDH [presque 39 millions de Dollars].

Mouna Benslimane plus que jamais portée sur des thématiques abstraites

et reprise au Théâtre de Belleville, à Paris, en octobre et novembre 2018. La seconde, qui a été représentée en février également à Paris, intitulée Les oubliés, a été écrite et mise en scène par Julie Bertin et Jade Herbulot. Ces deux pièces relèvent du théâtre d’histoire : la première traite – au-delà du dénouement tragique – de la vie d’un village ordinaire du Sud algérien, BalBala. Les problèmes qu’elle évoque, constituent le témoignage d’une situation, tandis que la seconde s’intéresse à la naissance de la Ve République en France, provoquée par ce qu’il était d’usage d’appeler encore en 1958 «les événements d’Algérie». Comment le théâtre peut-il donner à voir et à entendre les tensions ?

Bilan cinématographique au Maroc…

Quelque 30 longs-métrages ont été produits au Maroc au titre de l'année 2018, dont 19 ont

bénéficié de l'avance sur recettes estimée à plus de 65 millions de DH (MDH) [6,75 millions de Dollars], selon le Centre cinématographique marocain (CCM). L'année 2018 a connu la production de 111 courts-métrages, 35 séries télévisées, 18 téléfilms et 163 spots publicitaires, précise le CCM qui a dévoilé le bilan cinématographique samedi à Tanger, juste avant la clôture de la 20ème édition du Festival national du film de Tanger (FNFT). Concernant la fréquentation des salles de cinéma, le nombre d'entrées a avoisiné 1.562.350 personnes avec 73.124.217 MDH [environ 8 millions de Dollars] de recettes guichet, souligne le rapport. Trois films marocains ont été classés au top 3 du box-office des 30 premiers films, toutes nationalités confondues, représentant %37 en nombre d'entrées et %33,3 en recettes guichet sur l’ensemble des 30 premiers films, préciset-on. S'agissant de la production étrangère, 17

51

15/03/19

Très jeune, Mouna Benslimane commence à s’intéresser à la peinture, encouragée par ses parents qui mettent à sa disposition des illustrations qui aiguisent sa passion pour l’art pictural. Sous le regard bienveillant de ces derniers, c’est tout naturellement que la jeune fille décide, quelques années plus tard,

de s’orienter vers des études d’arts appliqués -option arts visuels. Question de garder un pied dans sa passion de toujours et de répondre aux souhaits de ses parents qui tiennent à ce qu’elle poursuive ses études supérieures. Des années plus tard, la passionnée de peinture depuis son enfance, devient enseignante au lycée Al Idrissi à Casablanca Anfa où elle dispense depuis près de 20 ans des cours dans ce domaine. «Le fait d’enseigner aux élèves les connaissances artistiques et techniques appliquées me permet de ne pas m’éloigner de la peinture et de m’y investir davantage», confie-t-elle. Qu’à cela ne tienne, Mouna n’imagine pas encore voir accrochées ses œuvres sur les cimaises d’une galerie ou d’un tout autre espace. Non parce qu’elle ne croirait pas en son talent, mais, d’après elle, par timidité: de ce fait, l’artiste n’a pas le cran d’affronter la scène artistique et le regard du grand public.


A

rt pièces conservées dans les musées sont visibles par tous. Mais le National Army Museum s’est lui estimé «heureux» de répondre à la requête des autorités éthiopiennes formulée en avril 2018, la jugeant «raisonnable» car hautement symbolique.

Mali: vers un marché de l'art contemporain émergent

C’est ainsi que des années durant, elle produira plusieurs œuvres à l’abri des regards, abstraction faite des quelques membres de la famille et des proches qui comprennent pendant un temps sa décision avant de l’encourager à sortir du giron familial et des amis.

La Grande-Bretagne va retourner à l'Ethiopie les cheveux de son empereur Tewodros

Un pan de l’histoire éthiopienne en passe de lui revenir. Si l’on s’en tient en tout cas à la promesse du Musée de l’armée britannique qui a décidé de retourner à l’Ethiopie les mèches de l’empereur

Tewodros. Une autre victoire dans la campagne des pays africains pour la reconquête de leurs biens pillés durant la colonisation. L’Éthiopie s’est réjouie lundi du prochain retour au pays d’un trésor national : des mèches de cheveux ayant appartenu à l’empereur Theodoros II mais conservées depuis 1959 au National Army Museum, à Londres. C’est «un geste exemplaire de bonne volonté» de la part du musée, a salué l’ambassade éthiopienne dans un communiqué, alors que la restitution des œuvres d’art et des biens africains acquis par les pays occidentaux durant la colonisation reste un sujet polémique. Au Royaume-Uni, les musées s’opposent généralement aux restitutions en arguant que les

52

15/03/19

Au Mali, quelques artistes contemporains tirent leur épingle du jeu. Amadou Sanogo, Cheick Diallo ou encore Abdoulaye Konaté exposent dans leur pays, mais surtout à l’étranger. Mais les autres, moins connus, peinent à retenir l’attention du public malien et se tournent souvent vers le marché international. Malgré tout, quelques ouvertures de galeries d’ateliers d’artistes font dire à certains professionnels qu’un embryon de marché de l’art malien est en train de prendre forme.

Fally Ipupa remporte le trophée du Meilleur artiste africain au Canal 2’or 2019.

L’artiste musicien Fally Ipupa a remporté le trophée du Meilleur artiste africain au Canal 2’or 2019. Cette cérémonie de récompense de l’art musical et cinématographique a rendu son verdict ce samedi 9 mars 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé. L’artiste Congolais Fally Ipupa a raflé le trophée du Meilleur artiste africain. Il était face à d’autres grands noms de la musique africaine à savoir Tekno, Toofan, Josée,


Sidiki Diabate, Dj Kerozen, Serge Beynaud et Ferre Gola, vainqueur de l’édition 2017. Dans cette 12ème edition du Canal 2’or, on peut aussi retenir la victoire de la chanteuse camerounaise Daphné qui a remporté 4 trophées et du Congolais de Brazzaville Roga Roga, élu Meilleur artiste de l’Afrique centrale.

avec qui il a enregistré un featuring sur le titre «Ambiance elengi». Cette fois-ci Robinio Mundibu enregistre un autre featuring qui sera extrait de «Noir et Blanc». Il a fait appel à Serge Beynaud, un de grands artistes du continent. Ils ont fait un message fort en annonçant leur collaboration sur les réseaux sociaux.

Robinio Mundibu en studio…

La fouine félicite Dadju pour son succès.

L’artiste musicien Robinio Mundibu poursuit son séjour en Côte d’Ivoire. Il enregistre en studio son featuring avec l’artiste Ivoirien Serge Beynaud. Robinio Mundibu est en Côte d’Ivoire depuis deux semaines et fait la rencontre de plusieurs artistes. Il a rencontré Dj Kedjevara, Wiz Ofuasia, Bebi Philip, Safarel Obiang

Le rappeur La Fouine a fait un beau message à l’artiste Congolais Dadju. Il l’a félicité pour son succès depuis qu’il l’a vu arriver à Sony. Tout a commencé lorsque La Fouine a posté sur Instagram une publication pour les 10 ans de son album «Mes repères» et a demandé aux fans quelle

est la chanson qu’ils ont le plus aimée. Il a reçu pas mal d’hommages de ses confrères artistes, en particulier Dadju qui a lui aussi aimé ce projet. Le Prince Dadj a aussi posté sur sa story une vidéo de lui chantant «Du ferme», une chanson extrait de l’album «Mes repères». Ce geste n’est pas passé inaperçu auprès du boss de la Capitale du Crime. Celui-ci a félicité le Prince Dadj pour son travail. «Eh Dadju, je suis fier de toi mec. Je t’ai vu arriver à Sony, t’as charbonné mec. La route fut longue mais t’as jamais lâché. Gros respect à toi.», a dit La Fouine dans une vidéo dénichée sur Instagram. Ce geste a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et poussé les fans à envisager un featuring entre ces deux artistes. Mais rien n’est confirmé pour l’instant.

Découvrez le clip de la chanson «Antidote» de Gaz Mawete.

L’artiste musicien Gaz Mawete a dévoilé le 8 mars 2019 dernier, son clip intitulé «Antidote». Après avoir cartonné en 2018 avec «Paulina», «Olingi nini», sans oublier d’autres anciens singles tels que «Nguebe» ou encore «Tia nga zemi», Gaz Mawete revient en 2019 avec le clip «Antidote». Toujours avec le même styles que des anciens succès comme «Pika», toujours aussi lover, Agara Binana supplie sa bien-aimée de ne pas le quitter, malgré ses fautes, malgré qu’il n’est pas parfait. Tout au long du clip, l’artiste fume la chicha en boîte de nuit sans doute pour oublier ses soucis, essaie d’appeler son Antidote. Parfois-même ils se retrouvent ensemble pour vivre leur amour.

53

15/03/19


Po

rt

ra

it

Le neuvième président algérien reconnaît face à la rue son incapacité à être éternel

Le peuple veut… Que Bouteflika se repose… Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui

qui deviendra président de l›Algérie, et choisira Abdelaziz Bouteflika comme son propre secrétaire.

En 1974, Bouteflika a été élu président de la 29ème session de l›Assemblée générale des Nations Unies.

1. Naissance en dehors de la mère patrie Abdelaziz Bouteflika est né le mardi 2 mars 1937 à Oujda, une ville marocaine située à quelques kilomètres de la frontière algéro-marocaine.

6 - Abdelaziz et Abdelkader, la même personne. En 1960, Abdelaziz Bouteflika a été nommé à la frontière algérienne, limitrophe du Mali, afin de superviser le «front malien». Son nom de guerre est «Abdelkader El-Mali» [le malien].

10 - Retraite temporaire... Après Boumediene A la mort de Boumediene, Bouteflika a pu se tenir à l›écart, bien que le président fût son frère, son protecteur et son garant. Conséquence au choix de l›armée algérienne de Chadli Ben Jedid, au poste de président pour remplacer Boumediene, Bouteflika fût écarté du Comité central du Front de libération algérien.

-2 Famille et origine Le père d›Abdelaziz est Ahmed Bouteflika, originaire de la ville de Tlemcen, qu’il a quitté dans sa jeunesse, pour s’installer en territoire marocain. Sa mère est Mansouriya Ghazlani (décédée en 2009), a été propriétaire d›un bain-maure, situé dans la région où son fils a fait l›école primaire. Le rêve de la mère, consiste à voir son fils se marier, et prendre ses petits-enfants dans ses mains. Mais Abdelaziz a rédigé de ses propres mains, le livre de «l’éternel célibataire», et par conséquence n’a pas engendré d’enfants. 3. Etude dans un pays voisin En 1950, au début de son adolescence, il a fait ses études au Maroc, à «l›école de Hassania». 4. L›Armée de libération nationale En 1956, Abdelaziz Bouteflika rejoignit les rangs de l›Armée de libération nationale (ALN) à l›âge de 19 ans, et commença son périple national en tant que Commissaire Général de la Wilaya 5. 5. Poste de Secrétaire du président En 1958, Bouteflika a pris contact, et s’est rapproché du colonel Houari Boumediene, qui est devenu président de la République algérienne, et l›homme le plus fort de l›équipe connue sous le nom d›Oujda, la branche marocaine de l›Armée de libération algérienne, dont Bouteflika était l›un des membres. Il a pu gagner la confiance de Houari Boumediene,

7. Le jeune ministre L›Algérie a pris son indépendante en 1962. Bouteflika a été nommé ministre de la Jeunesse et du Tourisme dans le nouveau gouvernement algérien. Aussi, il a été à l›âge de 25 ans, député, représentant de la région de Tlemcen au Parlement. 8 – Le virage externe Au début de 1963, Abdelaziz Bouteflika fut affecté à un ministère souverain: Celui des Affaires étrangères. Le 19 juin 1965, le ministre de la Défense, Houari Boumediene, renverse le président Ahmed Ben Bella. Avec le nouveau président, Bouteflika conserve son poste de ministre des Affaires étrangères, jusqu›à la mort de Boumediene à la fin de 1978. 9. Une célébrité universelle au tiers monde Le ministère algérien des Affaires étrangères a donné à Abdelaziz Bouteflika l›occasion de se hisser au rang de l›un des porte-paroles de l›Algérie, d’un front connu sous le nom de «Organisation des pays non-alignés». Alger en a accueilli la conférence en 1973. Abdelaziz Bouteflika est devenu une star internationale dans les enceintes internationales, en défendant le droit des pays du tiers monde à l›autodétermination et en faisant de l›Algérie la voix des «déshérités».

54

15/03/19

11. Retour à la patrie et au palais présidentiel Bouteflika a préféré passer par Paris, Damas, et Genève. Aux Emirats Arabes Unis, il a été consultant en affaires internationales. En 1987, Bouteflika est de retour au pays natal, et a retrouvé au sein du Comité central du FLN une position assez importante. Alors que l›Algérie menait sa guerre civile contre les mouvements islamistes, Abdelaziz Bouteflika s›est vu proposer un poste consultatif de haut niveau au sommet de l›État, qu›il a refusé. Comme il a rejeté, en 1995, le poste de président, sur proposition des généraux de l›armée. 12. La décision de se présenter à la présidence Suite à la démission de Lamine Zeroual de la présidence en septembre 1998, Bouteflika s’est présenté, et a remporté les premières élections, avec un franc succès et un résultat élevé. Il a continué à se présenter, et a pu remporter une troisième, puis une quatrième. 13 - Les rayons de l›aube de l›opposition L’image de Bouteflika a été ébranlée par la répression du mouvement «amazigh» connus sous le nom de «Printemps noir» en Kabylie, en avril à juin 2001.


Le 6 septembre 2007, il a été visé par une tentative d›assassinat, à Batna (à 400 km de la capitale). Lorsque Bouteflika est par une cinquième victoire, par les urnes, il a eu pour réponse la colère de la rue. 14. La cinquième du désespoir Le président Bouteflika est devenu et handicapé en fauteuil roulant. Mais été pris par l’envie de se présenter une cinquième fois, la rue algérienne, s’est remplie de colère et refus, en mars 2019. Le président malade a fini par céder aux appels de la rue, proposant un report de ces

élections à une date ultérieure.

au peuple (président).

15 - Le peuple et le président Le président Bouteflika, âgé de plus de 80 ans, habitué aux maladies et au passage par les cliniques à l’étranger, a pu imaginer qu’il constituait la carte déterminante de ces élections. La réponse lui est venue de la rue. Manifestations d’amour, de pitié et de refus, à la fois... Les rues algériennes étaient bondées de foules jusqu›à ce que le président (populaire) ait répondu

16 - maladie de la «Présidentide» Abdelaziz Bouteflika a initié peut-être sa lutte politique en beauté… Mais une conclusion, en homme malade.

55

15/03/19

Les manifestations de rue, peuvent constituer une forme d’amour, mais aussi une manière détournée de guérir le président d’un mal incurable : La «Présidentide», à savoir cette manière de tenir à la présidence sans jamais lâcher.


S

PORT

Le légendaire gardien de but égyptien brise le silence et confirme à «Majalla»: Prêt à renoncer à ma retraite internationale, pour participer avec les «pharaons» à la CAN

Essam El-Hadary : Je vais prendre ma retraite quand mon corps cessera de répondre aux exigences mentales Le Caire: Abdelhakim Mohamed Essam El-Hadary gardien de but de la sélection égyptienne, constitue un cas particulier dans le sport arabe, africain et mondial, car il représente une grande valeur et un défi éblouissant à l'histoire et aux records. A 46 ans, ce «barrage» a surpris tout le monde, en signant pour le compte de son nouveau club «Stars FC» - l'une des équipes naissantes de la ligue égyptienne - venant d'Ismaïlia, pour initier une nouvelle expérience d’un parcourt très riche. Essam El-Hadary n’a pas arrêté de rêver, ni de porter très haut ses ambitions et ses aspirations, dans un souci incessant de conclure les records, tant il se considère toujours capable de donner. Allant même à surprendre tout le monde, en annonçant dans son interview avec «Majalla», qu’il suspendrait sa décision de retraite, déjà annoncée suite à sa participation avec l’équipe des «Pharaons» à la Coupe du monde à Moscou, sans enregistrer aucune victoire. Et même a subi trois défaites respectivement contre l'Uruguay, la Russie et l'Arabie saoudite. El-Hadary évoque ses rêves et de ses aspirations... D’où cette interview : * Dans quel sens s’inscrit votre contrat avec les «Stars FC», émergeant dans le championnat égyptien ?

56

15/03/19


- Un nouveau défi dans ma carrière footballistique, qui n’est pas encore finie. Je suis en besoin d’une telle expérience, avec un club qui veut rester sous les lumières. * Êtes-vous encore capable de donner? - Cela fait 10 ans que j'entends ce même refrain. Ma réponse se fait toujours sur le terrain. Je souffre actuellement d’une légère entorse, et je fais mon possible pour retourner le plus rapidement sur le terrain. * Pourquoi avez-vous quitté Ismaïlia ? Je ne veux évoquer cette question, mais je peux dire que je respecte beaucoup le public de ce club d’une manière qu’on ne peut imaginer. Par deux fois, où j’y ai joué, je l’ai fait au nom d’un grand club et sous la bannière d’un public extraordinaire. Ceci est mon point de vue, qui ne peut changer malgré les différents. * Avez-vous quitté à pour cause de désaccords avec le Conseil d’administration ? - Je ne veux plus en parler. Ce dossier est clos. Je joue actuellement dans l'équipe des «Stars FC», et j’y cherche à contribuer à la réalisation de ses objectifs dans le championnat égyptien.

57 15/03/19

Je suis sous «aux ordres» de Javier Aguirre... Je souhaite le succès de l'organisation et de remporter le titre continental ... Nous avons une équipe solide et sommes en mesure de revenir à la Coupe du monde en 2022 * Comment se sont passés vos premiers jours avec votre nouvelle équipe «Star FC» ? - Je suis un joueur professionnel et j'essaye d'être en forme pour toute rencontre, en me concentrant sur le terrain. L’ambiance au «Stars FC» est très professionnelle. Les décisions sur le terrain, reviennent au directeur technique Ahmed Sami. * Mais certaines personnes pensent que cette décision est en adéquation avec l'histoire et le nom d’Essam


S

PORT

El-Hadary... Quel est votre commentaire à ce sujet? - Ils sont libres de leurs opinions. Je pense bien mes décisions, et je me pose toujours des questions concernant toute expérience avant de l’entamer et opérer le transfert d’une manière officielle. Essentiellement mes chances d’être toujours présent sur le terrain. A savoir mon désir d’être présent, et pour qui je suis toujours actif à cet âge. * Mais le «Stars FC» est récent dans la Premier Ligue égyptienne !! - Nos objectifs se sont croisés. A savoir ma quête de jouer, avec les ambitions d’une équipe qui veut être sous les lumières. Sans oublier que mon transfert a eu lieu pendant la période de transfert d'hiver. Sachant que toutes les équipes avaient déjà tranché en ce moment concernant le poste de gardien de but. * Et reste la question cruciale : Quand le «barrage» Essam El-Hadary prendra sa retraite? - Tout simplement, lorsque je me trouve incapable de donner, et que mes pieds et mon corps sont incapables de faire ce que mon esprit ordonne. En ce moment, j’annoncerai moi-même la décision. * Ces demandes ne vous touche-elle pas ? Le terrain est seul juge entre nous. * Comment El-Hadary peut-il maintenir son niveau et sa forme physique de cette manière? - Je mène une vie de professionnel, dans le vrai sens du mot. De ce fait, ma concentration se limite au

Mohamed Salah est un honneur pour l'Egypte et les Arabes ... Voilà pourquoi j'ai choisi de tenter une expérience avec le «stars FC»... et la participation est une raison majeure derrière cette décision.

terrain et aux rencontres. Je ne fais rien d’autre que dormir et m’entrainer. * Vous avez rejoint les «Stars FC», principalement à la recherche d'une place dans la liste de l’équipe de l’Egypte pour la CAN ? - Tout joueur en Egypte souhaiterait représenter son pays dans la plus importante coupe continental organisé à domicile. * Mais avez-vous déclaré votre retraite de l’équipe nationale ? - Je suis prêt à me rétracter, en cas d’appel de la part de l'équipe technique dirigée par Javier Aguirre. Il m’est impossible de rejeter l'appel de mon pays, l'Égypte. * Vous vous être rétracté parce que la CAN se joue en Egypte? - Peut-être, mais je suis toujours capable de donner et de concrétiser de nouveaux exploits.

58 15/03/19


* Mais vous avez concrétisé tous vos rêves footballistiques? Oui, c’est vrai, mais je ne suis pas satisfait encore, parce que je crois à tous mes efforts reviennent au club pour lequel je joue et aussi pour la sélection de mon pays. * Avez-vous reçu des offres autres que «Stars FC» ? - Oui de l’intérieur de l’Egypte que de l’étranger. Mais j’ai choisi le «Stars FC», pace que nos buts s’accordent. * Comment jugez-vous l'expérience de Mohammed Salah à Liverpool? - Extraordinaire. J’espère qu’il puisse remporter le titre de la Première Ligue anglaise. Une fierté pour l'Egypte et les Arabes. * L'Egypte est-elle capable de se qualifier pour la Coupe du monde 2022? - Oui, nous avons une jeune génération dirigée par

59 15/03/19

La vie de professionnel est la raison pour laquelle je continue à jouer dans les stades ... Je ne fais rien d’autre que m’entrainer. un staff technique au plus haut niveau, avec à sa tête Aguirre. . * Comment voyez-vous la Coupe d'Afrique des Nations qui se tiendra en Egypte en juin? - Je souhaite d’abord qu’on puisse assurer la meilleure organisation possible. A la hauteur de la renommée de l’Egypte. Deuxièmement, il est légitime, de concourir pour le titre avec les possibilités techniques dont nous disposons. Et aussi, grâce au soutien du public.


Moncef Marzouki à «Majalla»: La concordance entre «Ennahdha» et «Nidaa Tounes» a échoué à gouverner  

Moncef Marzouki à «Majalla»: La concordance entre «Ennahdha» et «Nidaa Tounes» a échoué à gouverner  

Profile for majalla