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AL I C PÉ S O R É NUM

PA P E R JA M . L U • M A R S 2020

100 femMes pour votre conseil d’administration

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Retrouvez l’intégralité des 100 biographies dans un dossier spécial consacré à la diversité dans les conseils d’administration page 68


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ÉDITO

Les femmes sont-elles sur votre radar ?

Mike Koedinger Fondateur et président de Maison Moderne

L

orsque, début 2019, les ministres Taina Bofferding et Étienne Schnei­ der (LSAP) ont annoncé avoir pourvu plus de 40 % des sièges des conseils d’ad­ ministration des établissements publics et des sociétés dans lesquelles l’État siège par des femmes, les entreprises du privé ont instantanément pris un sacré coup de vieux. Pour les entrepreneurs, se faire devancer par l’État en matière de gouver­ nance, de progrès et d’innovation, bref, de modernité, semblait jusqu’alors plu­ tôt invraisemblable. Le gouvernement de Xavier Bettel (DP) venait pourtant de prouver le contraire. C’était il y a tout juste un an. P­ aperjam sortait son numéro sur le #Female­ Leadership, et dans les milieux des entre­ preneurs, par conséquent, les réflexions autour de la juste représentation des femmes dans les conseils d’administra­ tion se sont multipliées. Si, entre-temps, la diversité faisait partie de la bonne gou­ vernance d’une organisation et qu’il était tant compris qu’accepté qu’un leadership équilibré est une vraie force pour l’entreprise – donc un avantage concurrentiel –, il restait néanmoins un obstacle de taille à franchir avant de pouvoir, au moins, s’aligner aux établis­ sements publics en termes de bonne gou­ vernance et d’équilibre. Dans la perception de nombreux dirigeants, les femmes qualifiées pour

un poste d’administrateur indépen­ dant seraient trop peu nombreuses au Luxembourg. On parle bien de percep­ tion. Que ce soit dû à un networking moins abondant, des prises de parole en public moins fréquentes ou une sous-­ représentation dans les médias, au-delà d’une vingtaine de profils bien connus, les femmes ne semblent tout simple­ ment pas être « sur le radar » lorsque des postes d’influence sont attribués. Et s’il suffisait de changer cette per­ ception pour faire évoluer la gouvernance de nombreuses sociétés au Luxembourg ? D’identifier toutes ces femmes se quali­ fiant pour ces postes d’administratrices afin de les mettre sur le radar des action­ naires ? D’établir et de publier cette liste des « 100 femmes pour votre conseil d’ad­ ministration » afin de changer durable­ ment la gouvernance et le leadership de nombreuses entreprises, PME incluses, au Luxembourg ? C’est le challenge relevé aujourd’hui par Paperjam. Faire évoluer l’équilibre des conseils d’administration des sociétés privées au Luxembourg au cours des trois prochaines années. En tant que pre­ mier média économique et financier du pays, Paperjam endosse pleinement sa responsabilité sociétale et choisit de s’engager en tant que média activiste au service du changement.

Nous l’annonçons d’ailleurs depuis des années : Maison Moderne, société éditrice de Paperjam, « s’engage pour le développement du Luxembourg à long terme en contribuant au changement sociétal et au rayonnement international du pays ». Maison Moderne a profité de ces neuf mois de recherche de profils d’admi­ nistratrices pour composer son futur conseil d’administration. Il présentera un parfait équilibre femmes-hommes. Dès juin 2020, et pour un mandat de trois ans, Marie-Jeanne Chèvremont-­ Lorenzini, Pascale Kauffman et Daniel Schneider composeront un conseil que je continuerai à présider, formant ainsi un leadership équilibré pour guider Mai­ son Moderne dans son développement. Choisir ses administrateurs relève toujours d’un challenge délicat pour les actionnaires. La liste des « 100 femmes pour votre conseil d’administration » de Paperjam est censée vous ins­ pirer. À vous de jouer !

La conversation continue en ligne :  @paperJam_lu Paperjam Paperjam Entreprise

Mars 2020 —

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Et si vous aviez le pouvoir de changer le monde ?

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SOMMAIRE

Mars 2020

ESPRESSO

POLITIQUE

PLACE FINANCIÈRE

16 Monarchie

38 Classements

Réforme en cours au Palais

La finance durable en recherche de benchmark

18 Prise de fonction

40 Bilan annuel

Fayot dans les starting-blocks

2019, l’année du Brexit pour la Place

20 Nouvelle génération

Chantal Gary, l’écologie en héritage familial

41 Entre restructurations et transformations

22 Commission européenne

L’Europe des « optimistes technologiques »

La rentabilité des banques à plusieurs vitesses

18

39 À lire

22 Nationalité

Amour, gloire et sicav

Ces néo-Luxembourgeois du Brésil

40 Buzzword

22 carrières

Rating

41 Carrières

ENTREPRISES

ÉCONOMIE

26 Marché de l’emploi

L’employabilité, élément-clé du futur

44 Rétrospective

Les années 2010 en 10 graphiques

28 Start-up corner

Les start-up n’ont plus de frontières

28 Elevator pitch

47 Mission économique

30

Les Émirats, terre promise

47 Carrières

Highside

30 Création publicitaire

PHOTOS Romain Gamba (Maison Moderne), Patricia Pitsch (Maison Moderne), SIP / Jean-Christophe Verhaegen

Media Awards 2020, le palmarès

32 Développement personnel

Le coach manie justesse et accompagnement

32 Recrutement dans la tech

Nexten.io lève 600.000 euros pour s’envoler

34 Parcours

Raoul Mulheims, 20 ans de carrière en 20 dates

35 Coworking

Spaces veut éviter l’effet WeWork

47

ENJEUX L’envolée du private equity

35 Nanosatellites

52 Cyril Demaria (expert en private equity)

35 Carrières

54 Évolution

Kleos sécurise 3,1 millions d’euros à Dubaï

« Le private equity a délivré des performances élevées »

Les données-clés du secteur

58 StratégieS

Les irréductibles du private equity

62 Carte blanche

Ouvrir plus grand le champ des investisseurs

56 L’écosystème local

Le Kirchberg, l’alternative à la City

$

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SOMMAIRE

Mars 2020

CONVERSATIONS

Dossier spécial

100 femmes pour votre conseil d’administration

PHOTOS Gaël Lesure

Paperjam s’engage pour la diversité et publie, pour la première fois, une liste de « 100 femmes pour votre conseil d’administration » pour faire évoluer la gouvernance des entreprises du pays.

Larissa Best

« La diversité apporte un avantage compétitif » La diversité devient primordiale pour les entreprises qui veulent survivre dans un monde globalisé, souligne Larissa Best, CEO de la plate-forme Equilibre et intervenante à l’Uni auprès des étudiants en entrepreunership. Retours sur investissement à l’appui.

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Carine Feipel

Aude Lemogne

« Le conseil d’administration, c’est comme une équipe de foot »

«  Il faut s’ouvrir à de nouveaux profils »

La présidente de l’Institut luxembourgeois des administrateurs (Ila), Carine Feipel, revient sur les fondements et le rôle du conseil d’administration dont la composition influe en direct sur le devenir de l’entreprise.

L’Institut luxembourgeois des administrateurs (ILA) prend à bras-le-corps la question de l’attraction de nouveaux profils dans les conseils d’administration. Son comité dédié à la problématique de leur composition, présidé par Aude Lemogne, pousse au changement vers plus de diversité.

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74 Mars 2020 —

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SOMMAIRE grand dossier 66 index 118 ours 120 la start-up du mois 122

Mars 2020

REPORTAGE EN SUISSE

Dans le monde de Chaplin C’est au manoir de Ban, à Vevey en Suisse, que Charlie Chaplin a choisi de passer les dernières années de sa vie. Désormais propriété du groupe luxembourgeois Genii Capital, l’endroit sert d’écrin à Chaplin’s World by Grévin, un musée dédié à l’incroyable vie professionnelle de Charlot et à sa vie de famille, derrière l’écran. Visite avec notre photographe Eric Chenal.

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ENVIES argent comptant Gérard Valérius

COMPétences Gestion des talents

style Media Awards

ARCHITECTURE Maison individuelle

CUlture Cinéma

Restaurant À table avec

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«  Je n’ai jamais été un grand épargnant »

Recruter à l’ère digitale

Sandra Bintz et David Brognon

PHOTO Eric Chenal

IL Y EN A PLUS

Ce mois-ci avec Paperjam : le supplément Spécial Mipim

Quand la contrainte devient un atout

LuxFilmFest, clap 10e

Napoleon Gold

LA CLUBLETTER

Membre du Paperjam Club, retrouvez votre Clubletter en fin de magazine ! Mars 2020 —

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BRAND VOICE

ENTREPRISES

20 ANS DE GESTION SÉCURISÉE DES INFORMATIONS Dans un contexte de digitalisation grandissante des produits et des services, les sociétés sont amenées à revoir complètement leurs méthodes et organisations. Ceci est d’autant plus vrai dans le secteur de la finance, soumis à de nombreuses contraintes en termes de sécurité et de protection des données. Le point avec Victor Buck Services, qui propose depuis 20 ans des solutions sécurisées sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information.

 2000  Création de Victor Buck Services

CONTENU SPONSORISÉ VICTOR BUCK SERVICES

ace à la digitalisation, les entreprises peiFméthodes nent parfois à s’adapter et à se défaire des traditionnelles. Dans le secteur de la finance par exemple, une grande quantité d’informations confidentielles est échangée quotidiennement par courrier ou e-mail afin de satisfaire les obligations auxquelles sont soumis les acteurs. Il en résulte des processus administratifs peu efficaces et contraignants où la protection des données, quand bien même capitale, est encore trop souvent négligée. Dans ce contexte et face aux risques de dispersion de données vitales, Victor Buck Services propose d’accompagner les sociétés dans la gestion de leurs informations et la simplification de leurs processus administratifs.

UNE APPROCHE MULTICANALE

Créée en 2000, Victor Buck Services fait partie des premières sociétés à avoir obtenu le statut de PSF de support au Luxembourg. Initialement spécialisée dans la gestion et la distribution de documents financiers, en support de l’activité des fonds d’investissements, Victor Buck Services a progressivement diversifié son offre et s’est ouverte à d’autres secteurs d’activité. Aujourd’hui, l’entreprise offre une large gamme de solutions. « Ces solutions permettent de gérer l’ensemble du cycle de vie de l’information, de la collecte des données à leur archivage, en passant par leur transformation et leur distribution à travers une variété de canaux physiques et numériques », explique Edith Magyarics, CEO de Victor Buck Services. Dans un souci d’aller toujours plus loin dans sa maîtrise de la chaîne de valeur de l’information, Victor Buck Services poursuit son évolution en intégrant de nouveaux produits et services. Aussi, depuis l’an dernier, la société offre à ses clients un espace de collaboration sécurisé avec Docunify. Afin de répondre efficacement aux challenges de sa clientèle internationale, Victor 12 —

— Mars 2020

Buck Services pilote l’ensemble de ses activités depuis son siège social à Luxembourg et sa filiale à Singapour mais s’appuie aussi sur un réseau de prestataires répartis entre, le Royaume-Uni, Hong Kong, Singapour et l’Australie. Ceci permet à tous les clients de Victor Buck Services de bénéficier des mêmes standards élevés de qualité et de sécurité, où qu’ils soient dans le monde. 

 2012 

Post Luxembourg prend des parts stratégiques dans Victor Buck Services

 2006 

 2014 

Nomination d’Edith Magyarics au poste de CEO

Lancement d’un service d’archivage légal et désignation d’un nouveau prestataire au Royaume-Uni pour étendre les services de communication

 2019  Acquisition de Docunify, start-up lauréate du prix de l’innovation FEDIL en 2018, qui permet à Victor Buck Services d’offrir aux clients un espace collaboratif sécurisé pour les équipes, les fournisseurs, les partenaires et les prospects

Victor Buck Services devient filiale à 100% du groupe Post et reçoit la certification PSDC-DC

 2017 

 2020  Lancement de la ligne d’impression industrielle d’antennes électroniques, produites au Luxembourg dans le respect de l’environnement


BRAND VOICE 3 QUESTIONS À EDITH MAGYARICS

« La clé d’une innovation   continue  se trouve   dans le partage  et la co-création » 

«  La sécurité a toujours été   dans notre ADN.  » — Edith Magyarics — Pour apporter des solutions pertinentes aux problématiques de ses clients, Victor Buck Services a toujours été à l’écoute de leurs besoins au fil de ces 20 années .

Lancement d’une ligne de services de dématérialisation

 2008 

Ouverture d’un bureau à Singapour et désignation de prestataires à Singapour et Hong Kong pour étendre les activités dans la région

 2009 

L’expansion continue grâce à un prestataire à Sydney

 2015 

Edith Magyarics CEO, Victor Buck Services

Quels sont les grands enjeux de la transformation numérique pour les clients ? L’enjeu principal est celui de la protection des données. Qu’il s’agisse de transformation numérique, de l’émergence du cloud ou de services en ligne, la protection des données est critique. La sécurité a toujours été dans notre ADN. Toute notre production est hébergée dans deux data centers Tiers IV, redondants pour être disponibles 24h/24 et 7 jours sur 7, ce qui nous permet de proposer une protection au plus haut niveau. Hébergés chez EBRC, les serveurs nous appartiennent et nous assurons le service à nos clients. Nous disposons par ailleurs de statuts et de certifications qui attestent que nos procédés respectent les standards les plus élevés en matière de sécurité de l’information. Ainsi, notre statut de PSF qui nous soumet à la supervision de la CSSF garantit un niveau de diligence visà-vis de la protection des données équivalent à celui des institutions financières luxembourgeoises. Notre certification ISO/IEC 27001 apporte une reconnaissance internationale à nos pratiques de sécurité de l’information. L’écoresponsabilité fait partie de vos axes de développement. Comment cela se traduit-il au sein de votre organisation ? L’écoresponsabilité ne peut être effective que si elle s’inscrit dans une démarche globale. C’est ce que nous nous efforçons d’appliquer et nous n’hésitons pas à nous faire accompagner par des experts pour adopter les meilleures pratiques en la matière. Nous sommes signataires du UN Global Compact et utilisons du papier FSC dans notre chaîne d’impression et de mise sous pli. Dans le cadre de notre évolution, nous inscrivons dès le départ nos nouvelles initiatives dans une démarche

d’écoconception. À ce titre, nous travaillons actuellement sur un processus innovant d’impression industrielle d’antennes RFID/ BLE sur papier. Toute la chaîne de valeur de cette nouvelle activité est étudiée pour en limiter au maximum l’impact écologique. En interne, notre démarche écoresponsable se traduit par des initiatives visant à réduire le gaspillage et les déchets, notamment le plastique à usage unique. Comment votre société a-t-elle évolué au cours de ces 20 ans ? En tant que prestataire de services, notre rôle est d’apporter des solutions pertinentes à des besoins et problématiques concrets. Cela nous oblige à une écoute et à une remise en question permanentes. Nous devons nous réinventer constamment, être toujours plus proches des besoins des clients, proposer des réponses adaptées et efficaces. Cet état d’esprit a été le fil conducteur de notre évolution. C’est ce qui nous a permis de diversifier notre offre, notamment à travers une approche multicanale. Ce n’est toutefois pas l’unique moteur de notre évolution. Nous sommes également convaincus que la clé d’une innovation continue se trouve dans le partage, la co-création et les synergies. Cette conviction, nous l’avons illustrée à travers diverses initiatives, la plus récente étant la production industrielle d’antennes RFID / BLE respectueuses de l’environnement, un projet de co-création mené avec une entreprise française. Nous participons aussi activement au développement et au rayonnement international de l’écosystème luxembourgeois, entre autres en participant aux missions économiques à l’étranger, mais aussi en participant à des conférences, des groupes de travail et associations professionnelles à l’échelle nationale et internationale.

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BRAND VOICE

RENFORCER LA DIVERSITÉ ET LE CARACTÈRE LOCAL D’UN CABINET INTERNATIONAL Début 2020, Loyens & Loeff et Martin Avocats ont uni leurs forces pour former un département contentieux majeur de la Place luxembourgeoise. Offrant un ancrage local à ce cabinet international, l’opération permet également de renforcer plus encore la diversité au sein de l’équipe. CONTENU SPONSORISÉ LOYENS & LOEFF

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— Mars 2020

Pouvez-vous nous expliquer la genèse de la fusion opérée entre le cabinet Martin Avocats et Loyens & Loeff ?

Véronique Hoffeld Avec Sabrina, nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons été assermentées en même temps, en 1996. Je peux même dire que nous sommes amies dans la vie et qu’il y a un grand respect mutuel entre nous. Le département Litigation & Risk Management que j’ai créé à mon arrivée chez Loyens & Loeff, en 2009, a considérablement grandi au cours des dernières années. Je me suis rendu compte que nous avions besoin d’un support supplémentaire. J’ai donc rapidement pensé à Sabrina et à son équipe. En tant qu’associée, j’ai pu suggérer cette proposition de fusion, qui s’est finalement concrétisée au début de cette année. Sabrina Martin Je ne peux que confirmer les propos de Véronique concernant notre longue amitié. Après l’assermentation, j’ai pris une direction différente en créant, après quelques années de travail, mon propre cabinet d’avocats. Celui-ci était notamment spécialisé dans le droit de l’innovation, c’est-à-dire tout ce qui concerne les contrats IT, l’accompagnement légal dans la mise en place de nouvelles start-up, etc. La fusion avec le département contentieux de Loyens & Loeff était une très belle opportunité pour les six membres de

PHOTO Jan Hanrion (Maison Moderne )

RISK MANAGEMENT


BRAND VOICE

bios express

30

Le pourcentage de femmes à des fonctions dirigeantes au sein de Loyens & Loeff Luxembourg.

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Le nombre de collaborateurs de Martin Avocats qui ont rejoint Loyens & Loeff au début de l’année.

mon équipe et moi-même. Elle va nous permettre de servir mieux encore nos clients et d’en toucher d’autres, à l’international. Précisément, que vous apporte aujourd’hui cette fusion ?

V.H. La fusion avec le cabinet Martin Avocats nous offre la possibilité de récupérer un ancrage local et renforcer notre base de clientèle luxembourgeoise. En outre, si nous avons déjà une activité importante par rapport aux fintech, nous allons pouvoir développer plus encore le caractère innovant de nos services. Le cabinet Martin Avocats, de par sa spécialisation et ses initiatives récentes, est en effet particulièrement versé dans ces sujets. En 2017, une plateforme de conseils juridiques, appelée MLO – Martin Lawyers Online –, a par exemple été lancée par Sabrina. Ce sont des initiatives réellement innovantes, qui nous intéressent beaucoup.

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Le nombre de nationalités différentes au sein du cabinet Loyens & Loeff Luxembourg.

« Loyens & Loeff Luxembourg est un vrai modèle en ce qui concerne la diversité au sein d’un cabinet d’avocats. » Véronique Hoffeld

SABRINA MARTIN Vous êtes deux femmes à des positions dirigeantes au sein de votre département. Est-ce une réelle marque de fabrique chez Loyens & Loeff ?

V.H. Je pense qu’on peut affirmer sans mentir que Loyens & Loeff Luxembourg est un vrai modèle en ce qui concerne la diversité au sein d’un cabinet d’avocats. On compte environ 30 % de femmes à des positions dirigeantes au sein de notre cabinet, alors que ce chiffre est bien moins élevé ailleurs au Luxembourg, mais aussi au niveau mondial. L’arrivée de Sabrina a permis d’accroître cette proportion. L’élément intéressant à noter, toutefois, est que cela n’est pas le résultat d’une stratégie volontaire : nous avons simplement opté pour les meilleures personnes disponibles pour les postes à pourvoir. Et il s’est avéré qu’il s’agissait de femmes dans 30 % des cas. Le fait que ces personnes soient de sexe masculin ou féminin ne devrait jamais être un critère de choix. Sabrina Martin S.M. Il faut aussi souligner que la diversité des nationalités est également une réalité chez Loyens & Loeff. Ainsi, parmi les employés de S.M.  Ensemble, notre offre de services s’avère la filiale luxembourgeoise de la société, on n’en plus complète, plus qualitative. En effet, si compte pas moins de 24 différentes. Ici aussi, Loyens & Loeff gagne un ancrage local dans ce n’est pas dû à une quelconque stratégie. Le cette fusion, nous obtenons quant à nous un recrutement s’est simplement opéré sans tenir accès à une expertise plus internationale, mais compte de l’origine des candidats. Évidemment, aussi à des équipes pluridisciplinaires de grand nous souhaitons continuer à nourrir cette divertalent. Henri Dupong, également associé, pos- sité au sein de l’entreprise, car elle constitue une sède notamment une expérience reconnue en réelle richesse. D’ailleurs, au niveau de l’égalité droit pénal des affaires. Le département conten- hommes-femmes, le taux de 30 % n’est pas si tieux de Loyens & Loeff devient ainsi un des élevé si on prend en compte la proportion de plus importants de la Place luxembourgeoise. femmes et d’hommes dans le monde… 

« La fusion avec le département contentieux de Loyens & Loeff va nous permettre de servir mieux encore nos clients. »

VÉRONIQUE HOFFELD Associée gérante et à la tête du département Litigation and Risk Management, Véronique Hoffeld est spécialisée dans le droit commercial, l’arbitrage, l’immobilier, le droit de la propriété intellectuelle et des litiges, incluant l’insolvabilité. veronique.hoffeld@loyensloeff.com

Associée en Litigation and Risk Management, Sabrina Martin est spécialisée en contentieux international, droit du travail, droit des contrats, droit des affaires et aspects juridiques des nouvelles technologies. sabrina.martin@loyensloeff.com

HENRI DUPONG Associé en Litigation and Risk Management, Henri Dupong est spécialisé en droit commercial, contentieux et droit des affaires, et également en droit pénal des affaires. henri.dupong@loyensloeff.com

sur ations m r o f n 'i Plus d .lu sloeff loyen

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POLITIQUE

politique Un nouveau secrétaire général à la Chambre Laurent Scheeck est le nouveau secrétaire général de la Chambre. Né à Luxembourg en 1975, il était depuis neuf ans employé au service des relations internationales de l’institution. Il veillera au bon fonctionnement et à l’organisation des travaux parlementaires, participera aux réunions de la Conférence des présidents et du Bureau, assistera directement le président de la Chambre… Son pré­ décesseur, Claude Frieseisen, avait fait valoir ses droits à la retraite fin de l’année passée. Christian Kmiotek se retire À 60 ans, Christian Kmiotek a décidé de prendre du recul et cèdera sa coprési­dence de Déi Gréng (poste qu’il partage avec Djuna Bernard) lors du congrès du parti le 14 mars prochain. Convaincu qu’il faut rajeunir la présidence, il juge le moment opportun car éloigné de toute échéance électorale. Il était coprésident des Verts depuis 2013. Prestations de serment Comme attendu, Cécile Hemmen (LSAP) a prêté serment en tant que députée, remplaçant Franz Fayot, devenu ministre (voir page 18).

Claude Lamberty (DP) suc­cède à Joëlle Elvinger, partie à la Cour des comptes de l’Union européenne. Suite au décès inopiné d’Eugène Berger (DP), c’est Pim Knaff qui fait son entrée à la Chambre, tandis que Marc Baum est le nouveau président de la fraction libérale. CCSS.public.lu Plus intuitif, plus complet, plus clair, plus moderne... Le site internet (ccss.public.lu) du Centre commun de la sécurité sociale a fait peau neuve tant au niveau de sa forme que du fond. Un outil indispensable car, si en 2018, le CCSS comptait 681.448 affiliés, cette administration ne disposait « que » de 257 agents, dont 90 dédiés au service informatique. Le P+R de Viville s’éloigne Alors que des P+R sont annoncés à la Cloche d’Or, à Rodange, Wasserbillig, Mersch, Thionville ou encore Longwy, celui de Viville-Arlon s’éloigne. Reporté à 2026 et à la fin des travaux sur la ligne de train Bruxelles-Arlon, le ministre fédéral belge de la Mobilité François Bellot a maintenant annoncé que « pour la SNCB, l’extension de l’offre de parking à la gare de Viville ne se justifiait pas ». Les élus locaux comptent bien ne pas en rester là.

À 8 et 16 heures, comme plus de 33.000 abonnés, restez in­for­­mé en vous abonnant à notre newsletter sur paperjam.lu.

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MONARCHIE

Réforme en cours au Palais Le rapport de Jeannot Waringo, représentant spécial du Premier ministre à la Cour, a mis en lumière de nombreux dysfonctionnements et des rôles mal définis. Il doit être la fondation d’une réforme qui a déjà commencé.

Monarchie vs république Xavier Bettel estime que la monarchie reste le meilleur système pour le pays. À condition de la réformer.

L

e 5 février 2020 figurera sans doute un jour dans les manuels d’Histoire nationale. C’est en effet à cette date que le Premier ministre Xavier Bettel (DP) a présenté à la Commission des institutions et de révision constitutionnelle le rap­ port dit « Waringo », un document de 44 pages qui doit être la pre­ mière pierre d’un processus de renouvellement profond de la monarchie. La synthèse, fruit de six mois de travail de la part de l’an­ cien haut fonctionnaire du minis­ tère des Finances Jeannot Waringo, dessine des pistes de réforme, d’une part en ce qui concerne le financement de la monarchie, et d’autre part quant à l’organisation future à mettre en place.

par le modèle belge qui opère une première distinction entre liste civile et dotations. « La liste civile constitue l’ensemble des moyens mis à disposition du souverain pour [l’aider à] accomplir ses missions : sa rémunération, celle de ses collaborateurs, l’entretien des résidences… », explique l’ancien séna­ teur et constitutionnaliste belge Francis Delpérée, qui a souvent été consulté par le Lux­embourg dans le cadre du projet de réforme de la Constitution. Le législateur en Belgique a souhaité « englober tous les versements au profit du roi dans la rubrique Liste civile. Les dotations royales concernent pour leur part l’héritier présomptif de la Couronne, le roi ou la reine quittant ses fonctions, certains conjoints survivants… Cette dotation se LA BELGIQUE COMME EXEMPLE En ce qui concerne la gestion finan­ décline en deux parties. La precière, Jeannot Waringo a été séduit mière est un salaire, soumis à l’im-

PHOTO Nader Ghavami (archives Paperjam)

DIGEST


POLITIQUE

pôt. La seconde inclut les frais de fonctionnement et les dépenses de personnel », poursuit Francis Delpérée. Ce n’est donc pas le sou­ verain régnant qui redistribue une partie de sa Liste civile à ses proches. Cette manière de procéder impose aux bénéficiaires d’une dotation « le respect de certaines responsabilités et de certaines obligations », sous peine de sanction. De plus, ces mêmes bénéficiaires doivent aussi justifier de la partie de leur dotation dédiée aux frais de fonctionnement et de personnel. Les parlementaires belges ont également décidé de plus de trans­ parence dans les relations finan­ cières entre l’État et la Maison royale. Ainsi, toutes les dépenses budgétaires en faveur du roi et de sa famille sont regroupées dans une même section du budget de l’État. Avant novembre 2013, la lecture en était peu aisée car les inscriptions budgétaires étaient nombreuses et réparties entre divers ministères.

semblables à ceux de sa cousine belge avant l’arrivée du roi Philippe sur le trône en juillet 2013. Jeannot Waringo le met claire­ ment en lumière dans son rapport. Dans le domaine financier et comptable, il pointe le manque total de transparence actuel par « l’absence d’une délimitation claire et nette en comptabilité entre les activités de la partie officielle de la Maison du Grand-Duc et des activités d’administration des biens ». Les interventions pour certains frais étant à la charge du ministère d’État, et d’autres à la charge des ministères du Développement durable ou de la Défense, la lisibilité dans le bud­ get n’est pas aisée. La définition de la Liste civile elle-même pose des difficultés. Ainsi, la Constitution, revue en 1948, indique que le Grand-Duc dispose d’une Liste civile, soit 1.241.590 euros en 2020, mais aussi que « la loi budgétaire peut allouer chaque année à la Maison Sou­ UN MANQUE DE TRANSPARENCE veraine les sommes nécessaires ET DE CLARTÉ pour couvrir les frais de représenLes maux actuels de la monarchie tation » : 744.000 euros cette année. luxembourgeoise sont fortement De plus, le budget de l’État prévoit À L’ÉTRANGER

QUEL SORT POUR LES CONSORTS ? Quel rôle pour ceux qui, selon l’éty­ mologie, « partagent le sort » du chef d’État ? C’est une question qui préoccupe aussi bien les citoyens de républiques bien établies que les sujets des dernières monarchies européennes. Notamment en France, où les Premières dames font jaser depuis 2012 : Cécilia Sarkozy en émissaire française libérant trois otages bulgares en Libye, Carla Bruni-Sarkozy et Valérie Trierweiler épinglées pour le coût de leurs collaborateurs grassement rémunérés… « Emmanuel Macron avait pro­ mis d’officialiser le statut de Première dame, mais hormis une charte de la transparence, rien n’a abouti », commente Me Jean-Joël Governatori, avocat et auteur d’un article de doctrine sur le sujet en 2009. Aux États-Unis, le statut de First Lady est réglé par une loi de 1978 à défaut d’être inscrit dans la Constitution et dispose d’un cabinet. Les monarchies réservent des fonctions plus ou moins élargies aux reines ou princesses consorts, de la repré­ sentativité pure en Suède à une réelle participation à la chose publique aux Pays-Bas, où la reine Maxima siège au Conseil d’État.

7.740.923 euros pour couvrir les frais de rémunération du person­ nel de la Cour, et 726.000 euros pour les frais de fonctionnement de la Maison du Grand-Duc. Par conséquent, traditionnellement, la Liste civile est devenue au Luxem­ bourg « l’ensemble des moyens financiers, immobiliers et matériels que l’État met à disposition du chef de l’État pour [lui permettre de] remplir ses fonctions », mais ne représente plus en réalité que 11,7 % du total des dotations versées à la Maison du Grand-Duc par l’État. Et ce taux chute encore si on tient compte de l’intégralité des différents frais pris en charge par plusieurs ministères. Le rapport Waringo plaide donc pour une prise en compte du modèle belge afin de mettre à plat le financement des activités du couple grand-ducal.

600.000 Le rapport Waringo pointe le fait que la Cour bénéficie de la gratuité des prestations de Post Courrier pour 10 à 15.000 euros et de Post Telecom pour 550 à 600.000 euros annuellement. Motus du côté de Post sur le détail des facture télé­ phoniques, mais ces gratuités reposent sur des lois... abrogées en 1997 et 2000. Un privilège pourtant maintenu.

Grand-Duc, en charge des mis­ sions officielles, et l’Administra­ tion des biens, qui se verrait confier « les activités privées de la famille royale et la gestion de son patrimoine ». Quelle place aura alors la Grande-Duchesse ? Aucune, selon QUEL RÔLE POUR LA GRANDEJeannot Waringo, qui s’appuie sur DUCHESSE ? la Constitution. Xavier Bettel s’est Quant à l’organisation de la Cour, montré moins catégorique sur ce Jeannot Waringo voit une urgence point, relevant que « la Grandedans la mise en place d’un organi­ Duchesse a un rôle à jouer ». Reste gramme faisant clairement la à savoir lequel. Il faudra trouver différence entre la Maison du un équilibre entre une fonction extrêmement réduite, comme en Suède, ou plus conséquente, Une gouvernance à clarifier comme c’est le cas en Belgique et Actuellement, aucun organigramme n’a été formellement aux Pays-Bas. approuvé malgré plusieurs projets déposés entre 2008 et 2015. Le rapport Waringo suggère de faire du Maréchal Maintenant, il va s’agir de pas­ de la Cour l’homme fort de la nouvelle organisation, ser de la théorie à la pratique, alors alors qu’actuellement, sa présence au Palais n’est même que la Constitution dans sa forme pas régulière. actuelle est un solide bouclier pour GRANDDIRECTEUR GRANDE-DUCHESSE le Grand-Duc. Sa prochaine révi­ DUC DE CABINET sion sera donc cruciale. « D’autres réformes pourront être appliquées via des textes de loi ou des modiCOMITÉ DE MARÉCHAL CONCERTATION DE LA COUR fications », souligne le Premier ministre. Mais des changements « peuvent aussi être opérés de COMMISSAIRE suite », notamment la mise en À LA COUR place d’une nouvelle structure de la Maison du Grand-Duc, dotée d’une autre personnalité juridique, Conseillers ou encore l’instauration d’une Secrétariat du Grand-Duc Aides privé du Communication Informatique politique cohérente de gestion des et Grand Duc de camp Grand-Duc héritier ressources humaines. Le Premier ministre a déclaré ADMINIS­TRATION DES BIENS vouloir avancer vite, et assure qu’il ne sera pas nécessaire de tordre le bras du Grand-Duc pour engager des réformes, car Domaines Fincances et Personnel «  on ne pourra se permettre un se­­ Patrimoine privés comptabilité et RH cond rapport Waringo », a-t-il assuré. Un message parfaitement Pas sous la respon­sabilité du Maréchal reçu au Palais.  N. L. Mars 2020 —

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POLITIQUE

FAYOT DANS LES STARTING-BLOCKS Le nouveau ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), a d’ores et déjà fait sentir sa différence par rapport à Étienne Schneider. Même s’il assure travailler dans la continuité de son prédécesseur, parti après huit ans au gouvernement.

P

ressenti dès le mois de décembre, puis adoubé par le bureau exécutif du LSAP le 8 janvier pour remplacer Étienne Schneider au gouvernement, Franz Fayot (48 ans) a eu six semaines pour se préparer à endosser ce nouveau costume. Il le fera sans nul doute différem­ ment de son prédécesseur, ne serait-ce que par son tempéra­ ment plus réservé. « Étienne Schneider était ce que les Anglais appellent un ‘maker’, Franz Fayot est moins impulsif, il prend beaucoup plus de recul avant de prendre une décision », estimait, avant la passation des pouvoirs, Léon Gloden, député CSV et ancien collègue de M. Fayot chez Elvinger Hoss Prussen. Reçu le 4 février au palais grandducal afin d’y prêter serment, Franz Fayot a pris ensuite la direc­ tion du boulevard Royal pour une passation des pouvoirs qui l’a enrichi d’un portefeuille, mais aussi d’une… fusée Lego à construire, présent offert par Étienne Schneider, qui lui confie les rênes de son « bébé » : le secteur spatial, et en particulier Spaceresources.lu.

Dès sa sortie du palais grandducal, M. Fayot résumait sa vision du ministère le plus étoffé du gou­ vernement, avec 190 fonction­ naires. « L’idée est d’accompagner la transition écologique et d’arriver à une économie qui soit plus respectueuse de l’environnement, mais aussi qui soit une économie du bien-être pour tous. » Une phrase qui en dit long sur la poli­ tique qu’il compte mener ces quatre prochaines années – avec un aperçu promis « avant l’été ». Dès le lendemain, le ministre avait accordé une interview à Paperjam. Retour sur les élé­ ments marquants.

UNE ÉCONOMIE DURABLE

En attendant les détails, voici une première inflexion d’ores et déjà assumée : un accent plus pro­ noncé sur la transition écologique, qu’Étienne Schneider avait déjà amorcée avec le processus Rifkin. « Il faut le développer pour arriver à construire une économie avec une autre croissance plus en adéquation avec notre environnement, à emmener les entreprises dans la transition

Franz Fayot a prêté serment devant S.A.R. le Grand-Duc Henri sous les yeux du Premier ministre Xavier Bettel.

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« Je suis un ami des entreprises, mais pas un partisan du laisser-faire. » Franz Fayot

Ministre de l’Économie (LSAP)

écologique et digitale que nous sommes en train de vivre », plaide l’avocat, qui souligne les aides déjà existantes pour accompa­ gner les entreprises, notamment via Luxinnovation, et une poli­ tique d’attraction des entreprises innovantes actives dans les éco­ technologies, la santé, ou encore les technologies de l’information et de la communication. « Il s’agit de continuer cette réflexion sur l’économie durable dans un monde où la lutte contre le réchauffement climatique est un cadre essentiel, et où la fenêtre de temps est de plus en plus réduite. Il faut se réinventer rapidement au niveau des entreprises. » Conséquence directe de cette réflexion : « Il faut certainement évaluer chaque projet industriel beaucoup plus que par le passé quant à son empreinte sur l’environnement, et par rapport à l’acceptation qu’il rencontre au sein de la population », estime M. Fayot, dans une allusion aux débats entourant, il y a deux ans, l’annonce de l’installation de Fage et Knauf – le second ayant finalement opté pour la Lorraine. « Cela ne veut pas dire qu’on ne va plus faire d’industrie ici, bien au contraire, mais il faut certainement, d’une manière plus fine qu’avant, se demander, dans chaque cas, si le projet est un bon ‘match’ pour le Luxembourg. » Tout en précisant que « nous ne sommes pas dans une économie dirigiste », qui permettrait à un gouvernement de barrer la route à une entreprise candidate. Des propos qui entretiennent l’espoir chez Déi Gréng, après quelques

tensions au sein de la coalition entre la ministre de l’Environne­ ment, Carole Dieschbourg, et Étienne Schneider au sujet des dossiers Fage et Knauf. « M. Fayot a prononcé dernièrement des discours très favorables à l’économie verte, soulignait Josée Lorsché, cheffe de la fraction Déi Gréng, au moment de l’introni­ sation de M. Fayot. Aussi, j’espère Le nouveau ministre de l’Économie Franz Fayot dit que l’économie n’est pas une fin en soi – je ne peux que le rejoindre sur ce point. Néanmoins, il est primordial que la raison d’être des entreprises, au-delà de leur responsabilité sociétale, soit de gagner la préférence de leurs clients. Les entreprises exercent leurs activités dans une arène où les clients ont le choix. Se pose donc pour chaque ministre de l’Économie la question du comment l’action politique peut aider « ses » entreprises à être sélectionnées par des clients. Arrêtons de parler de la compétitivité des entreprises – appelons un chat un chat –, une entreprise se doit de gagner plus de clients qu’elle n’en perd. L’État et la collectivité ont tout à gagner en aidant les entreprises sur leur territoire à être choisies et donc à se développer.

NICOLAS BUCK

Sur Linkedin, le président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) a réagi à la première interview que Franz Fayot a accordée à Paperjam le 5 février.

qu’il mettra l’accent sur une économie faible en consommation de ressources et d’énergie. » Le 11 février, le ministre de l’Éco­ nomie relayait d’ailleurs à la Chambre l’annonce de l’investis­ sement de 36,5 millions d’euros réalisé par Circuit Foil à Wiltz pour moderniser ses capacités de production de feuilles de cuivre à très haute valeur ajoutée.

LA CHASSE AUX NICHES EST TERMINÉE

M. Fayot se donne du temps pour « faire l’état des lieux », aussi bien au niveau du ministère que du

PHOTOS Romain Gamba, Matic Zorman (Maison Moderne)

PRISE DE FONCTION


POLITIQUE

paysage économique luxembour­ geois. « Il faut déjà développer ce que l’on a. On a identifié certains secteurs à haut potentiel, dont l’industrie fait partie, la re­ cherche dans la santé, les TIC, les écotechnologies, la mobilité… » S’il n’exclut pas de nouvelles opportunités, il « ne pense pas qu’il faille se précipiter pour lancer un nouveau projet spectaculaire ». « Mon idée est d’amener le Luxembourg sur la voie d’une économie durable qui soit construite sur les compétences et le savoir-faire, plutôt que sur des niches de souveraineté. C’est une tradition qui a plutôt très bien réussi au pays, avec un certain opportunisme. Toutefois, nous sommes à une autre étape. Nous avons développé un savoir-faire dans plusieurs domaines. Nous devons construire là-dessus, ce qui nous permettra d’être beaucoup plus pérennes qu’en comptant sur des niches qui sont rentables 10, 15, 20 ans, mais finissent par disparaître, souvent avec un dommage de réputation. C’est un risque plus important dans le secteur financier ou la fiscalité, mais qui n’est pas non plus inexistant dans l’économie réelle. »

UNE ÉCONOMIE ATTENTIVE AU BIEN-ÊTRE

« L’économie n’est pas une fin en soi, mais quelque chose qui est fait pour le bien-être des gens qui viennent ici, et dans le respect des gens qui travaillent dans les entreprises, et de la société, estime encore le socialiste. Cela m’a toujours un peu énervé, cette tendance à voir le pays comme une entreprise, uniquement par le spectre économique. » Il s’agit d’ailleurs d’un autre aspect de l’économie durable : « Il ne suffit plus pour les entreprises de générer des profits pour leurs actionnaires, elles doivent aussi porter un projet sociétal. » Le ministre embrasse ainsi à la fois les discussions sur la créa­ tion d’un PIB bien-être et sur une croissance qualitative ou intelli­ gente. « Nous avons trop tendance à regarder par cette fenêtre du PIB, qui est évidemment une norme juridique utilisée au niveau inter-

national, mais d’autres facteurs sont très importants. C’est de là que vient ce malaise par rapport à la notion de croissance et cette recherche de termes nouveaux. » Au-delà des mots, « on assiste en tout cas à la fin de cycle de la croissance économique linéaire, très intense en utilisation de ressources, en consommation d’énergie et de ressources humaines. Il faut aller résolument vers un autre modèle, beaucoup plus basé sur la circularité. L’économie fonctionnalité, où l’on procède par service plutôt que par propriété, est aussi intéressante. »

UN NOUVEAU DIALOGUE AVEC LES ENTREPRISES

Une conception qui l’amène à préciser sa vision des entreprises et des relations à venir avec leurs fédérations. « Je suis un ami des entreprises, mais pas un partisan du laisser-faire. Il faut encadrer l’économie et il faut travailler en partenariat avec les entreprises pour arriver à cette économie du bien-être. (…) Se contenter de donner des aides à tout et n’importe quoi ne fonctionne pas. On peut mettre certains secteurs en avant, on peut les développer, s’ils font sens pour le pays. C’est très important pour moi. » Le patronat, qui avait applaudi debout le dernier discours d’Étienne Schneider en janvier lors de la réception de Nouvel An de la Fedil, a déjà pris acte du changement de style boulevard Royal. En témoigne le message Linkedin posté par le président de l’Union des entreprises luxem­ bourgeoises, Nicolas Buck (voir ci-contre). Pour autant, M. Fayot se dit « ouvert à une nouvelle coopération avec les entreprises », rap­ pelant que « la maison est traditionnellement à l’écoute et a une fonction de conseil et d’encadrement très appréciée. Je ne vois aucune raison de changer quelque chose à cela. J’ai à cœur d’entrer dans le dialogue avec les fédérations d’entreprises sur le développement économique du pays. » Un dialogue qui sera peutêtre ponctué d’étincelles.  C. F.

PASSAGES DE RELAIS

Franz Fayot a pris la tête du LSAP après la défaite électorale d’octobre 2018 qui a fait perdre trois sièges de députés au parti. Sa succession se réglera lors du congrès du 8 mars. Il livrait son dernier discours de président le 29 janvier, lors du pot de Nouvel An organisé au Casino syndical.

Plus que la clé de son bureau, Étienne Schneider a confié à Franz Fayot, le 4 février, la poursuite de son travail d’ambassadeur de l’économie luxembourgeoise.

Le 5 février, Franz Fayot récupérait également le maroquin de la Coopération et de l’Action humanitaire, que Paulette Lenert (LSAP) avait entrepris de moderniser. Elle reprend quant à elle le poste de ministre de la Santé, suite au départ de Schneider.

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POLITIQUE

CHANTAL GARY, L’ÉCOLOGIE EN HÉRITAGE FAMILIAL

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« ll ne faut jamais abandonner à cause de petites contraintes, il faut toujours se donner à fond. »

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SA MESURE PRIORITAIRE

LE PLAN D’ACTION BIO Présenté dans quelques semaines par le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Romain Schneider (LSAP), le plan d’action bio vise, entre autres, un objectif de 20 % de production biologique au sein de l’agriculture d’ici 2025. « Je supporte vraiment ce projet et je suis très curieuse de savoir ce que cela va donner », assure Chantal Gary.

BIO EXPRESS Naissance : 11 février 1988 à Luxembourg-ville Sport : championne nationale de taekwondo en 2007 Diplôme : master of science en géographie, agriculture et développement durable régional à l’université d’Innsbruck en 2015 Précédent emploi : gestionnaire de projets au sein du service Mobilité nationale et transfrontalière du Verkéiersverbond Assermentation à la Chambre des députés le 23 octobre 2019

exercice du compromis est inévi­ table, d’autant plus au sein d’une coalition à trois partis. « Il faut accepter à court terme des décisions qui vont à l’encontre de nos convictions, pour ensuite aller plus loin. De ce point de vue, j’apprécie d’ailleurs beaucoup François Bausch (vice-Premier ministre, ndlr) et son travail : il a cette patience et cette vue à long terme. » Si elle s’inspire des politiciens expérimentés, Chantal Gary reste convaincue que sa génération peut beaucoup apporter. « Nous venons du terrain. J’ai été au chômage. Trouver du travail ou un logement est une problématique concrète pour les jeunes, et de nouvelles solutions sont nécessaires pour y répondre. Le mode de vie de notre génération sera différent. » Des changements à venir qui ne seront pas seulement issus du monde politique. « Tout le monde peut assumer des responsabilités et accomplir de grandes choses, estime Chantal Gary. J’ai eu la chance de grandir dans une famille très engagée, où j’ai appris ce que voulait dire être ambitieux, endurant, et ce qu’on pouvait atteindre avec du courage et de la volonté. »  P. P.

PHOTO Romain Gamba (Maison Moderne)

passées de géographe spécialisée en développement durable, et notamment sur ses voyages à la rencontre d’agriculteurs au Burkina Faso, au Pérou ou au Brésil. Son précédent emploi au sein du Verkéiersverbond lui permet aussi de mieux appréhender le sujet de la mobilité, dans lequel Députée Déi Gréng depuis octobre dernier, Chantal Gary a accueilli avec surprise la nouvelle de sa désignation. Un défi que la jeune femme elle s’investit beaucoup. « Les Luxembourgeois pensent qu’au de 32 ans, qui a baigné dans un environnement familial très politisé, a décidé de relever avec toute la détermination de son caractère. sein d’un ménage, une voiture par personne est la norme et qu’il faut uand son oncle, Henri Kox C’est en persévérant qu’on atteint la prendre pour chaque trajet, (Déi Gréng), lui a appris il ses objectifs. » constate-t-elle. Mais cela n’a plus de sens à notre époque. Les meny a quelques mois qu’il était dési­ talités doivent changer. Nous gné ministre et que, par consé­ AGRICULTURE ET MOBILITÉ quent, elle allait lui succéder en La tâche la plus ardue au com­ devons aller vers le multimodal, tant que députée, Chantal Gary a mencement de ce nouveau rôle être flexibles et chercher la meilpour le moins été submergée par sera « d’obtenir une connaissance leure solution, avec des moyens la surprise. D’autant plus que la approfondie de chaque sujet ». comme les transports publics ou campagne législative de 2018 était Tout d’abord de ceux qui lui le covoiturage. » Si la nouvelle son premier engagement politique, tiennent particulièrement à cœur, députée est d’un naturel compé­ titif, c’est le sens de son engage­ suite à une demande d’un certain… ment qui lui procure aussi Henri Kox. « Je lui ai répondu qu’il l’énergie nécessaire. « Depuis était fou », avoue en riant la jeune SA DEVISE  petite, je vis les valeurs écolofemme de 32 ans, originaire de giques », assure-t-elle. Quand on Grevenmacher. Mais après deux semaines de réflexion, elle s’est lui demande si elle a hésité quant convaincue qu’elle devait relever au parti dans lequel s’investir, elle ce défi. Et elle a accepté. répond très franchement : « C’était Arrivée troisième sur la liste acquis que j’aille chez les Verts. » Déi Gréng de la circonscription Est derrière Carole Dieschbourg et son L’ACTIVISME DANS L’ADN oncle, Chantal Gary était loin Les raisons de ce choix sont d’abord d’imaginer que le grave accident à trouver dans un environnement cardiaque de Felix Braz, l’affaire familial où la politique est très pré­ Traversini, puis les changements sente. Sa grand-mère, Élisabeth au sein du gouvernement avec la Kox-Risch, était candidate aux élec­ montée d’Henri Kox allaient pro­ tions législatives de 1994 avec voquer son entrée à la Chambre Déi Gréng. Activiste très engagée, féministe, opposée au projet de des députés en octobre dernier. centrale nucléaire à Remerschen, « Un enchaînement de circonstances totalement imprévisible », elle a donné naissance à 11 enfants, juge-t-elle encore à présent. Pour la plupart engagés pour la chose publique, et dont les exemples les la jeune députée, le travail s’est avéré dense. « Depuis quatre mois, plus notables sont l’actuel ministre je ne fais que cela », admet-elle. Pas du Logement ou le premier conseil­ de quoi effrayer pour autant celle ler de gouvernement au ministère qui sait faire preuve de persévé­ de la Culture, Jo Kox. rance, notamment au niveau spor­ Plus jeune, Chantal Gary tentait Chantal Gary Députée, Déi Gréng tif : championne nationale de déjà de sensibiliser ses amis à la taekwondo à 19 ans, actuelle défense de l’environnement. « Désormais, je peux faire ça à un vice-présidente du club de hand­ ball Museldall de Grevenmacher, tout autre niveau. Mais je ne veux elle n’a arrêté la compétition spor­ comme l’agriculture et la viticul­ rien imposer, je n’estime pas avoir tive qu’après avoir subi une cin­ ture. « Il faut valoriser les agricul- toujours raison. Ce que je veux, quième opération du genou. teurs, assure la députée. Il est c’est sensibiliser les gens, puis « L’engagement, ce n’est pas un peu nécessaire de mettre en place des qu’ils fassent leur chemin par euxpar-ci, un peu par-là, juge-t-elle. méthodes plus écologiques, tout mêmes », assure-t-elle. Il ne faut jamais abandonner à en assurant aux agriculteurs des Mais à la Chambre, une ap­cause de petites contraintes et [il revenus suffisants. » Elle peut s’ap­ proche stratégique devient néces­ faut] toujours se donner à fond. puyer à ce sujet sur ses expériences saire et le passage par le délicat NOUVELLE GÉNÉRATION


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POLITIQUE

L’Europe des « optimistes technologiques » Ursula von der Leyen défend une « souveraineté technologique européenne », qui passe par des initiatives dans différents domaines-clés, dont l’intelligence artificielle.

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L

a notion de ‘souveraineté technologique’, qui désigne la capacité qu’a l’Europe de faire ses propres choix, fondés sur ses propres valeurs et respectueux de ses propres règles, doit contribuer à faire de nous tous des ‘optimistes technologiques’. » Voici les mots de la nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, prononcés le 19 février à l’occasion de la ­présentation à Bruxelles d’une ­nouvelle stratégie numérique européenne. « La portée de notre stratégie reflète l’ampleur et la nature de la transition à venir. Elle couvre tous les domaines, de la cybersécurité aux infrastructures critiques, en passant par l’enseignement et les compétences numériques, la démocratie et les médias. Et elle est conforme à l’ambition du pacte vert pour l’Europe, par exemple en promouvant la neutralité climatique des centres de données d’ici à 2030 », a précisé celle qui a succédé à Jean-Claude Juncker. Comment faire ? « L’Europe doit disposer de ses propres ­capacités numériques, notamment en matière d’informatique quantique, de connectivité 5G, de cybersécurité ou d’intelligence artificielle (IA). Il s’agit là de certaines des technologies que nous avons choisies comme domaines d’investissement stratégiques, pour lesquels le financement de l’UE peut attirer des fonds nationaux et privés. » Si la présidente de la Com­ mission a souligné l’importance de la protection des données per­ sonnelles, elle a appelé à se saisir de toutes les autres, une « véritable mine d’or non encore exploitée. On peut penser aux données

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de mobilité anonymisées, aux données météorologiques recueillies par les avions de ligne, aux images prises par les satellites, mais aussi aux données industrielles et commerciales relatives, par exemple, aux performances des moteurs ou à la consommation d’énergie. » 85 % des données ne sont pas exploitées, et « il faut que cela change », a-t-elle dit. La chef de l’exécutif européen a indiqué que l’Europe se doterait : d’une nou­ velle stratégie industrielle pour favoriser une transformation digi­ tale et environnementale ; d’une initiative « Destination Terre » pour créer un jumeau numérique de la Terre afin d’améliorer pré­ dictions et solutions ; d’une double initiative pour l’économie circulaire en général et pour l’électronique en particulier, de­vant favoriser l’émergence de nou­ veaux cycles de production et de consommation ; d’une stratégie pour rendre les centres de don­ nées et infrastructures technolo­ giques neutres climatiquement, à l’instar de la volonté exprimée par le patron d’Amazon, Jeff Bezos ; d’une stratégie pour deve­ nir des leaders dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la 5G, du cloud, de l’edge computing et de l’internet des objets ; d’un plan autour des transports auto­ matisés et connectés et d’une ana­ lyse pour s’assurer que toutes les règles désormais édictées par l’Union européenne aient envi­ sagé la dimension environnemen­ tale par défaut.  T. L.

« La portée de notre stratégie reflète l’ampleur et la nature de la transition à venir. » Ursula von der Leyen Présidente de la Commission européenne

NATIONALITÉ

CES NÉO-LUXEMBOURGEOIS DU BRÉSIL 11.451 personnes ont acquis la nationalité luxembourgeoise en 2019. Sur le podium, deux voisins, la France et la Belgique… mais aussi le Brésil.

L

e top 10 des nationalités les plus représentées parmi les 11.451 personnes qui ont acquis la nationalité luxembourgeoise l’an dernier ne comporte qu’une seule « surprise »: la deuxième place des Brésiliens, avec 2.117 personnes qui ont obtenu un passeport luxembourgeois. Ce nombre, issu du bilan dif­ fusé par le ministère de la Justice, se situe entre celui des Français (premiers avec 2.466 personnes) et celui des Belges (troisièmes avec 1.335 personnes) et s’explique par « la procédure de recouvrement, article 89, encore applicable jusqu’au 31 décembre 2020 », selon laquelle il suffit de « disposer d’un aïeul qui était Luxembourgeois au 1er janvier 1900 ».

mines de manganèse dans le Minas Gerais. Avant de conseiller à Émile Mayrisch, à la tête de l’Arbed, ­d ’investir dans une entreprise qui deviendra BelgoMineira. Aujourd’hui, ils seraient 50.000 Brésiliens à descendre de Luxembourgeois. Derrière ce podium FranceBrésil-Belgique se trouvent les Portugais (1.067), les Américains (730), les Britanniques (431), les Monténégrins (372), les Allemands (360), les Italiens (339) et les Serbes (201). En cinq ans, le nombre de personnes à avoir acquis la natio­ nalité luxembourgeoise a plus que doublé, atteignant 11.451 (contre 5.306 en 2015).  T. L.

UN SIÈCLE DE RELATIONS

PRÉSENTÉES PAR

Le Luxembourg a inauguré son ambassade à Brasilia en mars 2018. Mais les premières relations diplomatiques remontent à 1911. Et à ce moment-là, il y a déjà 83 ans que les premiers Luxem­ bourgeois ont commencé à émi­ grer vers le sud de ce nouvel eldorado (Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Paraná et Espírito Santo). C’est la première vague d’im­ migration dans un pays qui connaît déjà des Luxem­b our­ geois : durant la seconde moitié du 17e siècle, deux missionnaires jésuites, Gaspar Misch et João Felipe Bettendorf, ont participé aux travaux de colonisation et de mission dans les États du Maranhão et du Grão-Pará. Sont arrivés ensuite les chas­ seurs d’orchidées, de plantes, puis les prospecteurs de métaux et de minerais. Les premiers envoyés de la sidérurgie ne sont pas loin. En 1899, un des premiers indus­ triels luxembourgeois, Charles Bettendorf, crée une société de

carrières Lindsay Korytko, 31 ans, a été promu senior associate au sein de NautaDutilh Luxembourg. Il est spécialisé dans le domaine du droit de la propriété intellectuelle, de la technologie et de la concurrence. BUSINESS ADMINISTRATION, FINANCE & LEGAL

Torsten Sauer, 40 ans, a été promu associé au sein du bureau de Norton Rose Fulbright Luxem­ bourg, qu’il a intégré en 2017. Il est spécialisé en corporate / M&A. Il est membre des barreaux de New York, Paris et Luxembourg. BANQUES, FONDS D’INVESTISSEMENT ET SERVICES AUX FONDS

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Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : www.ford.lu/environnement. Les chiffres de consommation et d’émission de CO2 sont mesurés selon la nouvelle procédure de test WLTP, et s’appliquent à tout véhicule avec les équipements de base. Des équipements optionnels (comme des pneus et/ou des jantes) peuvent affecter la consommation et l’émission de CO2. Les chiffres NEDC 2.0 indiqués sont calculés à partir des valeurs WLTP et seront utilisés pendant une période transitoire (jusqu’au fin 2021 au plus tard), par exemple à des fins fiscales. Cependant, avant la fin de cette période transitoire, le gouvernement peut utiliser les valeurs WLTP à des fins fiscales, ce qui peut influer sur la taxation du véhicule. Le cas échéant, les distributeurs Ford, Ford et le constructeur du véhicule déclinent toute responsabilité quant à ces différences. *Action valable du 01/02/2020 au 31/03/2020. Le véhicule affiché peut différer des spécifications réelles. L’exemple du calcul ci-dessous ne correspond pas nécessairement au véhicule présenté dans l’image. Contactez votre distrubiteur Ford pour plus d’informations ou rendez-vous sur www. ford.lu. DONNONS PRIORITÉ À LA SÉCURITÉ. ford.lu

Prêt à tempérament avec dernière mensualité majorée. Montant du crédit : 53.067€. Acompte ( facultatif) : 17.003€. Prix comptant (uniquement si acompte) : 70.070€. TAEG (Taux Annuel Effectif Global) de 0.99 %, taux débiteur annuel fixe : 0.99 %. Remboursable en 23 mensualités de 689€. Dernière mensualité majorée : 38.119€. Action valable du 01/02/2020 au 31/03/2020. Montant total dû : 53.966€. Sous réserve d’acceptation de votre demande de crédit par Alpha Credit s.a., prêteur, Boulevard Saint-Lazare 4-10/3 , 1210 Bruxelles, TVA BE 0445.781.316, RPM Bruxelles. Annonceur : Ford Motor Company (Belgium) s.a., votre distributeur Ford agit comme agent à titre accessoire, Avenue du Hunderenveld 10, 1082 Bruxelles, TVA BE 0404.955.204, Numéro de compte bancaire Fortis 220-0040000-72 , RPM Bruxelles.

ATTENTION, EMPRUNTER DE L’ARGENT COUTE AUSSI DE L’ARGENT.


BRAND VOICE

le conseil doit retrouver la voie de la légitimité Pour Philippe Wery la dimension service, la volonté d’apporter une contribution positive et le souci de la satisfaction client, souvent négligés aujourd’hui, doivent être au cœur de la démarche du consultant.

CONTENU SPONSORISÉ PAR ARENDT

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généralement pensées par des équipes globales éloignées des problématiques concrètes de terrain et des spécificités locales, les consultants oublient qu’il est essentiel de les adapter à la configuration de chaque entreprise. aux personnes que l’on rencontre, la percep- Enfin, on constate que beaucoup d’experts tion qu’elles ont de l’activité de conseil, on se n’ont pas d’autre expérience à valoriser que rend compte qu’elle est variable et hélas sou- celle de consultant. En cela, ils sont souvent vent négative. Très rapidement, l’image du trop peu conscients de la réalité de l’entreconsultant qui vous emprunte votre montre prise qu’ils accompagnent. pour vous donner l’heure ressurgit. Beaucoup ont le sentiment que c’est cher payé Ce constat n’est-il pas trop sévère ? pour, au final, se rendre compte dans bien P.W. : Pour avoir longtemps travaillé dans le des cas que la solution donnée n’est pas par- conseil, je parle en connaissance de cause. faitement adaptée à la situation de l’entre- J’ai évolué dans de grands cabinets avant prise... Dès le départ, notre volonté a été de de quitter le monde du conseil pour me lanredonner du sens et de la valeur à l’activité cer dans plusieurs aventures entrepreneude conseil stratégique et business vis-à-vis riales. En tant que dirigeant, j’ai connu de des organisations. beaux succès et aussi de sacrées déconvenues. Cela nourrit. Cependant, j’aime le métier du conseil, et j’ai voulu y revenir Si elle est parfois mise en cause, sans pour autant retourner dans un cabinet de manière générale, l’activité de conseil établi. Je souhaitais proposer autre chose. semble bien prospérer… P.W. : C’est vrai. Cependant, on peut constater J’ai constaté que dans beaucoup de dossiers certaines dérives. Je pense qu’il y a de réels les composantes économiques et juridiques experts dans notre secteur. Mais c’est souvent s’entre-mêlaient. Après réflexion, je me suis dans la manière d’accompagner le client, de rendu compte que l’activité de conseil pourmettre les ressources à son service, que cela rait être très complémentaire à la profession pêche. S’ils ont recours à des méthodologies, d’avocat. C’est alors que je me suis rapproché Monsieur Wery, sur base de quel constat avez-vous décidé, il y a trois ans, de développer une nouvelle activité de conseil intégrée au sein d’Arendt ? Philippe Wery : Quand on demande autour de soi,

PHOTO Jan Hanrion (Maison Moderne)

À travers le développement d’Arendt Business Advisory, Philippe Wery, son CEO, souhaite apporter un renouveau au métier du conseil aux entreprises.


BRAND VOICE

« C’est ce qui, à nos yeux, fait tout l’intérêt du métier : bouger les choses, créer de la valeur, contribuer au développement de chaque client. » Philippe Wery CEO d’Arendt Business Advisory

d’Arendt pour leur proposer de développer cette nouvelle branche d’activité.

La dimension service, la volonté d’apporter une contribution positive et le souci de la satisfaction client, souvent négligés aujourd’hui, En quoi la complémentarité entre les métiers doivent être au cœur de sa démarche. C’est ce qui, à nos yeux, fait tout l’intérêt du métier : d’avocat et de conseil est-elle un atout bouger les choses, créer de la valeur, contripour le client ? P.W. : L’avocat est un partenaire privilégié buer au développement de chaque client. Nous des dirigeants, dans la mesure où il étudie sommes aux côtés des dirigeants, pour les aider précisément leur situation ou les transac- à atteindre un objectif. tions qu’ils envisagent, et ceci dans le but de toujours veiller à leurs intérêts. Ses conseils, En trois ans, qu’avez-vous accompli ? cependant, se limitent à des aspects légaux. P.W. : Nous avons franchi de nombreuses étapes: Or, on constate que le client est désireux l’engagement de nos premières ressources, d’obtenir des avis sur d’autres aspects, tels nos premiers clients, notre première mission que financiers, opérationnels et stratégiques. stratégique, notre premier dossier dans le Nous pouvons ainsi, chez Arendt, apporter secteur public, notre premier accompagnece conseil complet grâce à nos expertises très ment d’une entreprise cotée et nos premières complémentaires et notre habitude de tra- conférences. Nous construisons beaucoup de vailler efficacement ensemble en étroite coo- belles choses, avec notre équipe, qui compte pération pour mieux accompagner nos clients. aujourd’hui une quinzaine de personnes et le soutien des associés d’Arendt. Nous ambiQuelles sont les attentes du marché vis-à-vis tionnons de doubler notre équipe dans les deux ans. Notre volonté dès le départ a été du conseil et comment entendez-vous de proposer un accompagnement multi-iny répondre avec Arendt Business Advisory ? P.W. : Décider de recourir à un consultant exté- dustries et multi-solutions. De l’accompagnerieur, c’est déjà reconnaître que, en tant que ment des fonctions dirigeantes à la corporate dirigeant, on ne dispose pas de toutes les finance en passant par la transformation de expertises pour faire face à l’ensemble des l’organisation, notre conseil a trait aussi bien problématiques auxquelles on est confronté. aux aspects stratégiques que tactiques, aux De manière générale, quand on a la respon- aspects opérationnels mais également à ceux sabilité d’une activité, on est le plus souvent liés à la modélisation économique. derrière le guidon, en train de piloter l’entreprise au jour le jour. On ne dispose pas À 15, 30 voire même 50 personnes, le péritoujours du temps ou de la vue hélicoptère mètre de vos interventions ou de l’expertise nécessaire pour appréhender plus largement dont vous disposez n’est-il pas limité ? certains enjeux. Le consultant doit aider à dis- P.W. : Il est déjà fort large. Nos Advisors sont des poser de cette hauteur, à apporter un autre personnes expérimentées, pouvant faire valoir regard, une réflexion extérieure sur les pro- une réelle expérience de terrain dans diverses blématiques vécues. Ceci est encore plus aisé industries, dotés d’une forte culture de gestion, si les solutions proposées par le consultant avec une réelle capacité d’accompagnement ont une validation juridique. S’adresser ainsi de nos clients. Cette expertise est notamment à un interlocuteur unique tel qu’Arendt est à complétée par nos collègues d’Arendt, mais la fois une garantie de qualité mais aussi un selon les besoins, elle peut l’être aussi par des gain de temps essentiel pour les dirigeants. ressources extérieures. Nous ne sommes pas limités et pouvons soutenir des acteurs privés de Que doit exiger l’entreprise vis-à-vis toutes tailles, ou encore des autorités publiques, dans la mise en œuvre de nouvelles politiques. de son conseiller ? P.W. : Il doit être en capacité, face à toute problé- Notre volonté est d’apporter un conseil aux matique, et quelle que soit sa complexité, de dirigeants sur des enjeux stratégiques ou tacdévelopper des approches simples, compré- tiques, dans des projets de développement ou hensibles du point de vue des équipes, faciles de transformation, d’être engagés à leurs côtés à mettre en œuvre à l’échelle de l’organisation. à la recherche de l’excellence. 

S’engager sur un résultat Légalement, une entreprise active dans le conseil a une obligation de moyens. « À contrario, dans notre démarche, nous sommes animés par la volonté d’atteindre un résultat », explique Philippe Wery. « L’organisation accompagnée, selon la problématique posée, doit pouvoir gagner en efficacité, réussir une transaction, faire évoluer ou mettre en œuvre une politique, se développer à l’international, réduire les frictions opérationnelles… Dans notre manière de fonctionner, nous nous engageons de fait sur un budget fixe, sans risque de dépassement pour le client, et même, dans certains cas particuliers, sur une rémunération conditionnée à la réussite du projet. À la fin, il faut générer de la valeur. »

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ENTREPRISES

entreprises Circuit Foil investit 36,5 millions Circuit Foil va investir 36,5 millions d’euros sur son site de Wiltz afin d’augmenter sa production de 30 %. L’ensemble devrait être opérationnel fin 2021. Une vingtaine d’emplois d’opérateurs qualifiés devraient être créés. « Aujourd’hui, la de­ mande de feuilles de cuivre est en hausse, et nous anticipons le développement de la 5G. Nos feuilles de cuivre se retrouve­ ront dans de nombreux produits 5G, mais aussi dans la voiture auto­ nome », indique la CEO de l’entreprise, Fabienne Bozet. Ocsial inaugure une deuxième usine Une deuxième usine de synthèse de nanotubes de graphène, d’une capacité de production de 50 tonnes par an, a été inaugurée à Novosibirsk Akademgorodok, en Russie, a annoncé la société Ocsial, basée au Luxembourg. La capacité annuelle totale des deux unités de production d’Ocsial atteint 75 tonnes de nanotubes commercialisés sous la marque Tuball. Soit 90 % de la production mondiale. 2019 très difficile pour ArcelorMittal Dans un contexte difficile, ArcelorMittal explique avoir généré en 2019 un cash flow de 2,4 milliards de dollars et une perte nette de 2,5 milliards de dollars. La dette (9,3 mil-

liards) est au plus bas depuis la fusion, et le groupe ambitionne de la ramener à 7 milliards en fin d’année. Le plan stratégique Action 2020 a généré un bénéfice de 400 millions en 2019, et 1 milliard est l’objectif de cette année. ArcelorMittal a aussi finalisé en 2019 son acquisition d’Essar Steel, en partenariat avec Nippon Steel. Le total des ventes du groupe en 2019 a atteint 70,6 milliards de dollars. 25.000 m2 de plus pour WDP  La société belge WDP, qui dispose d’environ 5 millions de mètres carrés sur 250 sites de logistique dans six pays, annonce un nouveau développe­ment au Luxembourg : 25 nouveaux millions d’euros dans la construction de son quatrième hall logistique, toujours à Bettembourg, et qui sera livrable en fin d’année. Le troisième bâtiment est déjà plein à l’approche du printemps. Aux côtés de Sobolux, membre du groupe logistique Ziegler, qui a repris 10.000 m², et Fedex, qui a repris 5.000 m², un nouveau client, Trendy Foods, a pris les 15.000 autres mètres carrés. Ces 25.000 nouveaux mètres carrés porte­ront le total de WDP à 100.000 m² avec les deux halls qui sont loués à Auchan, Innovation First et Ampacet.

À 8 et 16 heures, comme plus de 33.000 abonnés, restez in­for­­mé en vous abonnant à notre newsletter sur paperjam.lu.

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MARCHÉ DE L’EMPLOI

L’employabilité, élément-clé du futur Les temps changent, et les compétences utiles des salariés aussi. À moyen terme, leur permettre d’évoluer est un enjeu bien plus important que la concurrence de l’intelligence artificielle ou des robots.

Robotisation Les jeunes seraient plus touchés par la robotisation en raison de la nature de leurs emplois, plus souvent dans les services digitaux.

S

i deux CEO luxembourgeois sur trois sont confiants à pro­ pos de la croissance économique du pays, ils ne sont plus qu’un sur cinq à avoir « très confiance » dans la croissance des revenus de leur propre entreprise. Selon l’étude CEO Survey que mène PwC tous les deux ans auprès d’eux, pour y parvenir, il faudrait qu’ils amé­ liorent leur efficacité opérationnelle (76  %) alors qu’ils redoutent ­terrible­m ent­ la surrégulation (53 %), les problèmes d’accès aux com­ pétences-­clés et la vitesse du chan­ gement technologique (47  % dans les deux cas). Ces résultats sont une particularité lux­embourgeoise, ils sont supérieurs de 15 points à la moyenne mondiale.

La première crainte s’explique par le poids du secteur ban­­caire et financier, qui « paie » aujourd’hui les conséquences de la crise économique et financière de 2008-2009 par la multiplica­ tion des directives et processus à mettre en place pour éviter que cela puisse un jour se reproduire. Cette mise à jour permanente, couplée aux taux bas, rogne les marges des professionnels, et donc leur capacité à investir dans le changement. Les deux autres craintes résultent d’une série de classements et d’articles qui font peser de nombreuses menaces sur l’emploi en raison du développe­ ment de l’intelligence artificielle et de la robotisation. Sont-elles

PHOTO Shutterstock

DIGEST


ENTREPRISES

fondées ? Pas si sûr, disent deux études très sérieuses qui sont sor­ ties en ce début d’année.

DES IMPACTS DIFFÉRENTS SELON LES SECTEURS D’ACTIVITÉ

La première, publiée par l’univer­ sité d’Oxford et réalisée à partir des données de l’OCDE sur la transition technologique dans six des principaux pays de l’Union européenne et de celles de la Fédération internationale de robotique, montre que… tous les prévisionnistes ont tort à propos des effets de la robotisation et de l’IA sur la productivité, l’emploi et les salaires. Les quatre chercheurs italiens, A n d r e a G e n t i l i , Fa b i a n o Compagnucci, Mauro Gallegati et Enzo Valentini, ont divisé pays et secteurs d’activité en cinq « grappes ». La plus robotisée, rapi­ dement la plus productive, a vu ses parts de marché augmenter, tout comme la rémunération des sala­ riés. « Ce qui est conforme à la vision optimiste de l’avenir », mais « cette grappe, principalement composée d’industries de haute technologie, était de loin la plus petite en termes de part de l’emploi », nuancent les chercheurs. Les deux grappes sui­ vantes ont aussi vu la productivité augmenter avec la robotisation, mais la main-d’œuvre diminuer. Dans un cas, cela s’est accompagné d’une revalorisation du salaire de ceux qui restent, et dans l’autre, la perte de 50 % des offres d’emploi a eu un impact sur le niveau de salaire. Les deux derniers groupes sont ceux de secteurs et de pays où la robotisation n’a pas permis d’aug­ menter la productivité, ce qui a abouti à une « dislocation » de l’em­ ploi. Surtout pour le groupe où la robotisation a été très rapide. BESOIN DE TALENTS

27 % Selon un sondage mené par PwC auprès des CEO luxembourgeois en 2019, 27 % d’entre eux préfèrent aller recruter chez des concurrents. Soit deux fois plus que la moyenne mondiale.

Cette croissance rapide de la robotisation a touché environ 15 % de la population active dans les trois premiers groupes, et jusqu’à 25 % pour les deux derniers. Ces deux chiffres sont à peu près ceux que donne l’OCDE à partir de son éva­ luation des compétences des adultes – étude à laquelle le Lux­ embourg ne participe pas : environ 14 % des emplois sont fortement automatisables (caractérisés par une probabilité d’automatisation supérieure à 70 %), soit 66 millions d’emplois, et 32 % des emplois sont exposés à un risque d’automatisa­ tion compris entre 50 et 70 %, ce qui signifie que la manière dont ils sont exercés pourrait se transfor­ mer sensiblement sous l’effet de l’automatisation. En d’autres termes, bien que toutes les tâches qu’ils comportent ne soient pas concernées, une forte proportion pourrait être automatisée, si bien qu’ils exigeront des compétences différentes.

LES JEUNES PLUS MOBILES, PLUS TOUCHÉS

L’OCDE pointe un autre phéno­ mène, rarement mis en évidence : les jeunes sont les plus touchés par la robotisation, ce qui est lié à la nature des emplois qu’ils prennent, plus souvent dans les services digitaux que sur des lignes de production à l’ancienne où des salariés lorgnent l’âge de la retraite, même si les jeunes restent plus mobiles. Un autre rapport, Trans­for­ ming Paradigms: A Global AI in Financial Services Survey, publié fin janvier par EY et Invesco, pointe une autre particularité applicable au Lux­embourg, même s’il n’est pas cité dans ce rapport de 128 pages : « L’intelligence artificielle devrait remplacer 9 % des emplois en 2030, pendant que les fintech s’attendent à recruter 19 % de salariés en plus. » Soit une perte de 336.000 postes de travail, compensée par 37.700 créations. L’investment management, pour conserver la terminologie du rapport, sera le secteur le plus touché, avec des pertes d’emplois de 10 % d’ici cinq ans et de 24 % d’ici dix ans. Les quatre chercheurs italiens l’assurent : « Les robots ne remplaceront pas complètement la main-

INDUSTRIE

100 C’est, en millions, le montant de l’investissement décidé par GFG Alliance, le groupe de Sanjeev Gupta qui a repris le site d’ArcelorMittal Dudelange. Un montant qui sera réparti sur l’ensemble Liberty Liège-Dudelange, qui compte trois sites.

OPINIONS #Paperjam20ans #Luxembourg2040 À l’occasion de ses 20 ans, Paperjam se projette vers le futur, dans le Luxembourg de 2040, et lance le débat sur le développement et l’avenir du pays. Avec cette question centrale pour le mois de mars : en 2040, quels métiers ne seront pas remplacés par la robotisation et l’IA ? Vos questions et avis via #Paperjam20ans #Luxembourg2040. Faites-nous parvenir vos contributions via press@paperjam.lu.

d’œuvre humaine à court terme, le problème de la dislocation du travail doit être traité par des politiques ciblées en raison de ses effets négatifs sur l’emploi et la polarisation des richesses dans nos pays. Plus précisément, comme la robotisation semble croître plus rapidement que la capacité des travailleurs à acquérir de nouvelles compétences, des politiques basées sur un revenu soutenu combinées avec l’apprentissage des adultes seront de plus en plus nécessaires dans un avenir proche. »

UP- ET RESKILLING, ENJEUX MAJEURS

C’est aussi ce que pointe, pour le Luxembourg, l’index global de la compétitivité des talents du Forum économique mondial. Si le pays reste en 10 e position, pour les années 2018-2020, de ce classe­ ment dominé par la Suisse, les États-Unis et Singapour, il ne pourra pas améliorer sa compéti­ tivité sans faire mieux dans l’édu­ cation de base (60e mondial) et l’employabilité (25e).

Sauf que, dit l’OCDE, « la probabilité de participer à une formation, en cours d’emploi ou non, est en effet nettement plus faible parmi les travailleurs dont les emplois sont menacés d’automatisation ». Trois fois plus faible pour les employés menacés dans le cadre d’une formation professionnelle, deux fois plus faible de suivre des cours du soir et 3,5 fois plus faible de suivre une formation à distance. « À toutes choses égales, par ailleurs, les personnes qui occupent un emploi totalement automatisable consacrent 29 heures de moins par an à la formation professionnelle que celles qui exercent une activité non automatisable. » Il est important d’offrir des for­ mations en dehors du cadre pro­ fessionnel, en particulier aux travailleurs qui occupent un emploi comportant essentielle­ ment des tâches automatisables, conclut l’OCDE. Les CEO luxembourgeois inter­ rogés par PwC en 2019 ne semblent pas avoir reçu le message, ils préfèrent presque aller recruter chez des concurrents (27 %, deux fois plus que la m ­ o­yenne­mon­ diale), plutôt que de mettre leurs salariés au bon niveau (34 %). Pourquoi ? Seuls 26 % considèrent avoir les bonnes données pour prendre les bonnes décisions sur ce sujet, alors que 57 % affirment que l’accès aux talents (71 %, contre 50 % pour le résultat mondial) leur coûte « plus cher que prévu » et que l’absence des bonnes données a un impact négatif sur leur capacité à innover (54 %).  T. L. Mars 2020 —

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ENTREPRISES E L E VAT O R P I T C H

START-UP CORNER

LES START-UP N’ONT PLUS DE FRONTIÈRES #Luxtrust #Itsme #LiftMeOff #EtixEverywhere #MercedesPay #MYSardines #Adapti

Luxtrust s’associe à Itsme Comment amorcer la naissance d’une identité digitale euro­ péenne ? La start-up belge Itsme et Luxtrust ont annoncé per­ mettre chacune à leurs ressortis­ sants d’utiliser les services d’identification dans le pays de l’autre sans formalité supplémen­ taire. Il faudra juste se créer un compte sur l’application Itsme avec son numéro de téléphone et son code Luxtrust Scan, pour l’instant. Le service sera progres­ sivement élargi.

Mercedes Pay ferme ses portes Daimler a décidé de mettre fin à sa f i nte c h l u xe m b o u rge o i s e, Mercedes Pay, pour ramener ses développements autour des solu­ tions de paiement à Stuttgart et Berlin. 41 salariés sont concernés. La fintech avait des dettes cumu­ lées de plus de 23 millions d’euros au 31 décembre 2018. Ce qui avait obligé la maison mère à procéder à une augmentation de capital, en octobre 2019, à hauteur de plus de 10 millions d’euros. L’aventure avait débuté en janvier 2017 par le rachat de la start-up PayCash Europe, transformée en Mercedes Une vision intelligente créée Pay. Lancée en 2012, elle disposait au Luxembourg d’une licence de monnaie électro­ pour l’espace nique du régulateur et proposait La start-up britannique Lift Me des solutions de paiement mobile, Off a annoncé avoir signé un par­ de gestion de bitcoin et de porte­ tenariat avec le SnT de l’Univer­ feuille électronique. sité de Luxembourg pour profiter de la technologie de vision infor­ Les Sard2019 matique innovante développée sur une plate-forme par le docteur Djamila Aouada. Lancés en fin d’année par My Lift Me Off veut lancer un robot Sardines, les premiers tokens capable de recharger ou de répa­ adossés à des boîtes de sardines rer les satellites en fin de vie, ce millésimées ont commencé à être qui éviterait de les envoyer dans distribués par Bit4You.io. Si les la galaxie et d’en lancer de nou­ boîtes sont bien stockées et retournées régulièrement, leur veaux régulièrement. valeur augmente de 15 à 20 % par 2 milliards an, promettant à ces tokens une pour Etix Everywhere belle rentabilité. Les Américains de Vantage Data Centers ont mis 2 milliards de dol­ Fin de parcours lars sur la table pour racheter la pour Adapti.me start-up luxembourgeoise spé­ Malgré un dernier baroud d’hon­ cialisée dans les centres de don­ neur qui consistait à ouvrir sa solu­ nées sur mesure et pour sécuriser tion à toutes les PME et petites les terrains de quatre à cinq sociétés en janvier, lors du autres campus (de centres de Consumer Electronics Show de Las données). Etix Everywhere comp­ Vegas, Adapti.me n’a pas trouvé les tait 12 data centers, plus de 200 financements nécessaires à la pour­ clients et un campus déjà en suite de ses activités. La start-up du construction près de Franc­- LuxFutureLab s’était spécialisée fort. Les salariés de la start-up dans l’hyper­-personnalisation des travailleront sous la marque sites d’e-commerce en fonction de américaine. leurs clients. 28 —

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HIGHSIDE Plus forte que Slack, Microsoft Teams et Dropbox

L

auréate de la manche luxembourgeoise de la coupe du monde des start-up organisée par EY, Highside a répondu à toutes les questions sauf une. Que peut bien faire une société de cybersécurité américaine au Luxembourg alors qu’elle est considérée comme plus sûre que Slack, Microsoft Teams et Dropbox, et que sa technologie a été considérée dès 2012 comme « NSA free » ? Installée depuis janvier 2019 au Techno­ port, elle est courtisée par tous les services secrets et gouvernementaux pour ses solutions de messagerie collective sécurisée à coups de chiffrement musclé et de clés éphémères dont disposent un nombre très restreint d’employés d’une société type. Pas de « back doors », comme celles que les Américains utilisent généralement au nom de la lutte antiterroriste ou reprochent aux Chinois de Huawei. La start-up, qui offre son code en open source, jouit au Luxembourg d’un environnement neutre politiquement pour séduire de nouveaux clients.

Start-up Création Localisation Capital social Fondateur Levée de fonds Chiffre d’affaires Employés Objectifs de croissance

Highside 2019 Technoport à Esch-Belval 12.000 euros Aaron Turner n.c. 3,5 millions d’euros (2019) en cours de réorganisation continuer à commercialiser les deux solutions (une application de messagerie sécurisée, une solution d’identification multifacteur), lancer une solution d’e-mail sécurisé


Monday, 16 March 2020

Climate crisis: are we turning the corner? A crucial shift for Luxembourg's economy


ENTREPRISES

CRÉATION PUBLICITAIRE

Et les gagnants sont... 1 4

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Les Media Awards, version 2020, organisés par Maison Moderne et RTL, ont livré leurs résultats le 5 février dernier. Retour sur le palmarès de cette 5e édition.

I

ls étaient 133 au départ. Et ils furent 65 à l’arrivée. Soit autant de campagnes publicitaires « made in Luxembourg » retenues comme finalistes des 5e Media Awards. Organisée par Maison Moderne et RTL, la cérémonie s’est déroulée cette fois à la Halle Victor Hugo avec de plus de 800 invités représentant les annonceurs, mais aussi toute la communauté marcom du pays. Le jury était présidé par Hugues Delcourt (président – Kneip ; membre du comité stratégique – Dentressangle (France) ; 30 —

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membre du conseil d’administra­ tion – Webedia) et composé de Luc Biever (managing director – TNS Ilres), Marianne Grisse (enseignante en design gra­ phique), Marc Sniukas (director In­no­vation – Deloitte), Isabelle Weill (associate par tner – Hunteed ; independent board director – Madvertise [Paris, Berlin, Milan / listed company]) et Laurent Witz (CEO, producer, director – Zeilt). Leurs choix ont été guidés par l’originalité des campagnes et la collaboration qu’elles représentent entre les annonceurs et les professionnels de la communication qui, en tra­ vaillant de concert, réussissent à trouver le meilleur équilibre et le meilleur résultat. Voici les cam­ pagnes primées dans les huit catégories du concours.  T. R.

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CROSS-MEDIA

PRESSE

GOLD

GOLD

We give you the energy. You write the story 1 Binsfeld

Inscription au Brevet de Maîtrise Vous Agency

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enovos

chambre des métiers

SILVER

SILVER

easyProtect 2 Ierace Dechmann + Partners lalux assurances

BRONZE

Tango Infinity  3 Lola Strategyand­ Design tango

Les sacs plastiques 5 Mikado Publicis

ministère du dévelop­ pement durable et des infrastructures

SILVER

L’ivresse du Smartphone 6 Mikado Publicis sécurité routière

PHOTO Patricia Pitsch (Maison Moderne)

Media Awards 2020

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ENTREPRISES

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PRESSE BTOB

TV / CINÉMA

RADIO

OOH / DOOH

DIGITAL

1RE CAMPAGNE

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GOLD

GOLD

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L’excellence Binsfeld

Surréalisme 7 Ierace Dechmann + Partners

Pack-Up BetoCee

post luxembourg

fare real estate

arendt business advisory

SILVER

SILVER

Science.lu Moast Creative Studio

SILVER

La sécurité alimentaire 8 Concept Factory luxcontrol

BRONZE

40 ans 9 Concept Factory luxcontrol

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fonds national de la recherche

BRONZE

10 ans 12 Binsfeld enovos

PRIX DU PUBLIC

Science.lu 11 Moast Creative Studio fonds national de la recherche

La visite IP Productions Looss et rullen – Zäit fir ëmze­klammen Apart verkéiersverbond

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My ING Ierace Dechmann + Partners ing luxembourg

PRIX DU PUBLIC

Campagne Été 2019 Vous Agency médecins du monde luxembourg

Les petits déchets 13 Mikado Publicis ministère du dévelop­ pement durable et des infrastructures

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cobolux

les 2 musées de la ville de luxembourg (lëtzebuerg city museum / villa vauban)

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SILVER

Perfect Match 14 EFA – European Fund Administration efa – european fund administration

BRONZE

Change your perspective 15 Moskito ministère de l’égalité des chances

PRIX DU PUBLIC

Détecteur de fumée Comed

QUIZ 17 Comed

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Un goût de San Francisco 18 Mikado Publicis pizza hut luxembourg

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Action SaintValentin 19 Binsfeld enovos

PRIX DU PUBLIC

Anti-Littering Comed

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ville de luxembourg

ministère de l’intérieur et cgdis

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ENTREPRISES

Le coach manie justesse et accompa­gnement Du Québec au Luxembourg, Carole Perez et Thierry Delper­ dange­se rejoignent sur l’approche d’un coaching vu comme un processus de co-construction, avec la bienveillance en toile de fond. Regards croisés sur une pratique en plein essor.

Bon vs mauvais coach

Carole Perez (C. P.) Pour répondre à

cette question, il faut faire la dif­ férence entre l’aide et l’accompa­ gnement. Le coach ne se substitue pas au psychologue. Le coach se place dans un processus de prise de conscience, de compréhension d’éléments bloquants pour pou­ voir avancer vers un objectif. Il aide à se mettre en mouvement, à sortir de sa zone de confort en pla­ çant des balises. En aucun cas le coach ne va guérir. Le mauvais coach est celui qui ne connaît pas son ADN et qui outrepasse sa compétence. De l’importance de connaître son rythme de travail dans un monde où le temps est précieux C. P. Chacun a son propre biorythme, avec des phases de haut potentiel dans la journée, qu’il faut exploiter au mieux. Il y a des gens du soir et des gens du matin… Entre les tâches qui nécessitent de l’énergie et d’autres qui nécessitent juste une

présence, l’enjeu est de connaître RECRUTEMENT DANS LA TECH ses pics de haut potentiel, qui se pré­ sentent généralement deux fois par jour, pendant deux heures chacun. Il faut être avare de ces pics de haut potentiel. C’est typiquement à ce moment-là que l’on va fermer sa porte pour travailler à plein poten­ tiel sur des tâches énergivores.  Nexten.io a levé 600.000 euros pour booster sa solution

NEXTEN.IO LÈVE 600.000 EUROS POUR S’ENVOLER

De la notion de bienveillance

Thierry Delperdange (T. D.) Ce terme est

souvent galvaudé et confondu avec des attitudes mièvres, de laisser-­ aller, de renoncement. La bienveil­ lance veut tout simplement dire vouloir le bien. Ce qui signifie com­ prendre ce qu’est le bien pour soi au travers de ses valeurs, de ses engagements, de ses objectifs, au travers du cadre dans lequel on va évoluer. Lorsqu’on a compris com­ ment ces éléments fonctionnent pour soi-même, on peut entrer dans une relation bienveillante à l’autre. En étant à l’écoute des aspi­ rations de l’autre. Je me rends compte que la plupart des pro­ blèmes qui nous animent sont sou­ vent liés à de l’incompréhension de soi et des autres. C’est parce qu’on est dans le flou…  C. P. La bienveillance, c’est regarder l’autre avec son cœur, et pas avec sa tête. Dès qu’on est dans son cœur, on ne veut pas contrôler l’autre, on ne veut pas lui dire quoi faire, on est en questionnement. Si je suis en questionnement, j’ac­ cueille les réponses de l’autre. J’adopte une posture pour accueil­ lir l’autre et l’accompagner.  T . R . Retrouvez la version in extenso de cet article sur paperjam.lu.

Coach au Québec, Carole Perez est venue au Luxembourg sur invitation de Thierry Delperdange pour partager son approche du métier.

32 —

­ — Mars 2020

de recrutement de ces développeurs et codeurs dont manque cruellement le pays… Et tout le reste de la planète.

A

près six mois de fonctionne­ ment en situation réelle, Nexten.io a attiré une cinquantaine de ces 1.000 profils IT que recher­ chent activement toutes les sociétés de la Place. Et a surtout réalisé une importante levée de fonds. « Avec ces 600.000 euros, 400.000 euros du Digital Tech Fund et 200.000 de nos investisseurs historiques, nous espérons consolider notre

térêt du projet et la technologie. Ensuite, la qualité de l’équilibre vie professionnelle-vie privée. Et enfin, le salaire », ajoute Eric Busch. Reste au Luxembourg à se con­struire une image face aux autres pays. « Quand il en manque 1.000 à 1.200 chez nous, il en manque plus de 80.000 en Allemagne, et ça ne va pas s’ar-

« La première chose que les candidats regardent, c’est l’équipe ! » Eric Busch

CEO, Nexten.io

Le fondateur de Nexten.io, Eric Busch, met sa start-up sur orbite.

position. Notre premier objectif sera de passer de 5 % à 20 % du marché à court terme et d’ouvrir un premier bureau à l’international, à Bruxelles ou Francfort, probablement », explique Eric Busch, fon­ dateur et CEO. Brésil, Tunisie, Uruguay, Ukraine… l’origine des talents attirés reflète l’état d’un mar­ ché devenu mondial. « Plus de la moitié vient d’au-delà de la Grande Région », explique le CEO de Nexten. io, aux commandes d’une équipe d’une dizaine de salariés depuis deux ans. Pour réussir, la start-up a pris un nouveau pari : produire du contenu et des événements pour créer une communauté et ensuite amener ces développeurs à faire du matchmaking avec des sociétés qui recherchent ces profils. « La première chose que les candidats regardent, c’est l’équipe ! Puis l’in-

rêter avant une bonne dizaine d’années. Mais le Luxembourg a encore un déficit d’image. Par exemple, quand tu penses ‘Suisse’, tu vois les montagnes, le chocolat, l’horlogerie, les banques. C’est encore difficile d’associer le Lux­ embourg à des éléments tangibles, bien qu’on ait fait beaucoup. Les transports publics gratuits, par exemple, ça aide. » Les initiatives sur l’apprentissage du code doivent s’accélérer, dit-il avec bienveillance. « L’autre ‘problème’ que je vois, c’est la recrudescence des remote teams en Europe. Sous les radars, mais en Hongrie ou au Portugal. Cela crée de l’emploi pour des sociétés luxembourgeoises, mais pas au Luxem­bourg. Je crois que nous allons voir émerger des ‘remote distribuées’, des équipes mixtes basées un peu partout, et des free-lances qui travailleront de chez eux pour compléter les équipes en fonction des besoins ponctuels ! »  T. L.

PHOTOS Matic Zorman, Nexten.io

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL


INVESTIR C’EST AUSSI GARANTIR SON AVENIR DANS UN MONDE QUI CHANGE

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ENTREPRISES

RAOUL MULHEIMS, 20 ANS DE CARRIÈRE EN 20 DATES

ment intéressés, donc on a trouvé un accord pour une exploitation commerciale. »

2  006, Mpulse surfe sur les SMS « C’était le début. On allait audelà du Luxembourg, vers la Il a connu « les internet », puis « internet » et le « net ». Raoul Mulheims, Belgique, la France et l’Allemagne. un des pionniers de l’entrepreneuriat numérique, a 20 ans de carrière… On observait ces écosystèmes de qu’il raconte en 20 dates. L’histoire d’internet au Luxembourg paiement par SMS, c’était comet de ses acteurs. plètement fou à l’époque. » 1 1993, la radio locale le convaincre de s’engager là  12 2006, départs et arrivées « J’avais 16 ans. Avec des copains dedans. Il a dit oui vers 5 h 30. »  du quartier à Bettembourg, on « Il n’y a pas eu de drames. Du 6 1999, le projet qui voit s’amusait à faire un peu de radio quatuor des débuts, Mehran et  pirate depuis 1989. LRB est née, Christophe étaient sortis, le prele jour aujourd’hui qui existe toujours aujourd’hui. » « On avait six produits princimier pour partir à l’étranger et le second pour devenir fonctionpaux, dont une plate-forme 2 1996, Luxusbuerg, naire. Christophe Goossens, à destinée aux communes pour  qu’elles interagissent avec l’époque, était directeur du marle Face­book local avant leurs concitoyens, ce que le Sigi keting chez Tango. Il est venu Facebook a ensuite partiellement fait. « C’était les premiers Luxem­ chez nous avant de repartir pour RTL un an après . Georges bour­geois sur internet. On a créé Après un an, on vivait un peu sur les assets initiaux, mais Berscheid est arrivé pour rester. » notre propre réseau, aidés par on faisait de l’argent. On a comPost. C’était la page la plus visimencé à faire des sites internet. » 13 2 tée, avec 70.000 utilisateurs,  006-2008, premiers loin devant RTL, le Wort et les grands clients 7 Fin de l’été 2000, « Les premiers grands clients, autres ! 10 ans avant Facebook. »  comme ArcelorMittal ou SES maîtrise en droit 3 1998-1999, «  L a maîtrise en droit, ça rasAstra, ça change quelque chose,  sure mes parents. Ça m’a aidé ça te booste. Nous n’étions plus les avant-gardistes une bande de jeunes. » « Au-delà du succès de Luxusbuerg, de savoir que, si ça tourne mal, tu peux faire autre chose. » pour lequel on aura jusqu’à 100 14 2009, Mpulse s’exporte, animateurs-modérateurs  8 2002, premier site Prince arrive ­bénévoles, émergent les pionniers  « On avait commencé à préparer de l’eGovernment de l’information, com­me le ce qui est arrivé en 2009-2010 « La Protection civile, comme premier cocktail Explo­rator premier client, c’était important avec Mpulse France. On voulait de Mike Koedinger en 1998. » répliquer notre projet, on a parce que c’était le quatrième 4 1999, une vision, Nvision regardé les marchés périphéou le cinquième projet  riques. Jonathan Prince avait d’eGovernment. On réussissait « Trois des quatre membres fondateurs de Nvision étaient issus à s’installer comme acteur rejoint l’équipe, au départ crédible et légitime. » comme business developer. » de Luxusbuerg. La motivation était absolue, avec tout ce que 9 2003, Cupidon, 15 2010, la R & D change tu entendais sur les États-Unis   et sur les projets qui se monautre première la donne taient ici. » « La première application mobile « Il y avait une nouvelle loi pour sur le WAP, l’internet mobile de la recherche et développement, 5 1999, du Melusina l’époque pour Post, ce qui nous entrée en vigueur en 2009. Nous  offre le premier contact avec les avons soumis un dossier pour au Check Inn infrastructures SMS des opéraporter l’activité de paiement « À l’époque, le Melusina fermait teurs mobiles. Ça aura son mobile à une autre échelle. à 3 h 30… quand la police arriDe là, à partir de 2010, vait. Et tout le monde partait au importance par la suite. » est née Digicash. » Check Inn. Tu pouvais rentrer 10 2004, paiement par la porte à l’arrière à tarif  16 2010, l’entrepreneur réduit, et ça fermait à 6 h. On et routage au menu  était en discussion depuis début « On avait fait d’abord un dévese pose octobre 1999, à quatre, pour loppement pour Post. L’idée de « On générait des bénéfices, créer Nvision. Comme Mike faire une plate-forme de gestion depuis 2007-2008, beaucoup plus (Sergonne, ndlr) était le seul de SMS et de routage. Post élevés que ceux que nous généà pouvoir être à temps plein aurait pu reprendre cette actirions auparavant. Quand tu as et l’employé numéro 1, il fallait vité, mais ils n’étaient pas réelle- lancé deux activités, deux piliers, 34 —

­ — Mars 2020

11

Raoul Mulheims, de la radio locale à l’univers des fintech.

le risque diminue, et tu risques de te reposer sur tes acquis et de ne plus y aller à 120 à l’heure. C’est un moment charnière. » 2  012, Digicash voit le jour avec la BCEE « Pour un projet comme Digicash, tu ne sais pas encore comment ça va fonctionner, mais tu fais le nécessaire avec le marché pour que ça fonctionne. » 17

2  015, Digicash-Flashiz, un match vite terminé « Quand Flashiz a baissé pavillon, la BGL a rejoint Digicash, en 2015. On voyait que c’était plus facile avec les banques, plus facile avec certains acteurs. Le gouvernement disait ‘c’est la solution légi­ time, on l’adopte et on l’intègre’. » 18

2  017, l’exit de Digicash « On a commencé les discussions à partir de la fin 2016 avec le CEO de Payconiq. C’est la première fois qu’on s’est retrouvés confrontés à une opération de fusion-acquisition… » 19

2  017-2020, Finologee comme un nouveau départ « On voyait de grandes opportunités du côté du KYC et de l’anti-blanchiment, de la PSD2 et des paiements alternatifs. Aujourd’hui, Finologee compte 30 banques connectées à sa plate-forme PSD2, et en novembre, nous avons lancé le produit KYC Onboarding avec Keytrade Bank. »  T. L. 20

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PHOTO Maison Moderne (archives)

PARCOURS


ENTREPRISES

Spaces veut éviter l’effet WeWork La marque sœur de Regus a inauguré le plus grand centre de travail partagé au Luxem­ bourg. 6.400 m² situés à deux pas de la gare pour imprimer la marque Spaces, qui veut se différencier de la start-up américaine WeWork, proche de la faillite fin 2019.

tout en disposant d’un environnement de travail créatif, personnel et stimulant », ajoute William Willems. eBay, Manpower et d’autres noms bien connus sont mis en avant – aux côtés de plus petites structures – comme éléments tan­ gibles d’un besoin qui se chiffre souvent en plusieurs centaines de mètres carrés d’espaces de travail. Spaces propose une affilia­ tion – avec accès au Club Business (espace de coworking) durant les heures de bureau – dès 226 euros par mois, ou à 386 euros par mois pour un bureau privé avec accès au Club Business. Le bâtiment qui s’étend sur sept étages compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. Quels sont les objectifs pour atteindre la rentabilité ? Le chiffre ne sera pas dévoilé. Mais plutôt l’ambition de « 95+5% » d’occupa­ tion (actuellement 30 %) qui résume la réalité du marché immo­ bilier: rendre des espaces de tra­ vail attractifs au-delà des effets de mode autour d’une marque.

NANOSATELLITES

KLEOS SÉCURISE 3,1 MILLIONS D’EUROS À DUBAÏ Kleos Space a annoncé avoir sécurisé 3,1 millions d’euros avec un family office de Dubaï. De quoi attendre que ses premiers satellites, acheminés en Inde, soient lancés et génèrent les premières recettes de la start-up luxembourgeoise.

T

oute la problématique du new space tient dans les deux com­ muniqués envoyés récemment par Kleos Space : comment financer la poursuite des activités en atten­ dant que les premières missions «  e coworking n’est pas un effet dans l’espace génèrent des de mode. » William Willems, le ressources ? directeur général de Spaces En marge de la mission écono­ Luxembourg, défend un créneau mique qui a récemment eu lieu à dans lequel la maison mère, IWG, Dubaï, Kleos a été contactée par est déjà active depuis une ving­ un family office local, Winance, taine d’années sous d’autres avec qui elle a conclu un prêt de formes avec sa marque de 3,1 millions d’euros et 6 millions business centers Regus. Car les d’euros en option par une dette derniers mois ont été marqués par la déroute financière de WeWork, convertible. « L’accord de prêt perla start-up américaine dont la met un fonds de roulement à Kleos valorisation affichait des niveaux pour faire progresser le dévelopastronomiques, jusqu’à 47 mil­ pement de notre deuxième groupe liards de dollars. Mais la réalité de satellites en attendant les revefinancière et des résultats ont rat­ APRÈS LA GARE, nus de nos satellites de la mission trapé l’ambition de son fondateur LE BOULEVARD ROYAL d’exploration », s’est félicité le CEO Adam Neumann, forcé de quitter Pour réussir son pari au Lux­ de Kleos, Andy Bowyer. Ces fonds un navire sauvé du naufrage par embourg, l’entreprise mise sur permettront de rembourser les des localisations stratégiques, à dettes convertibles existantes la japonaise Softbank. l’instar de l’immeuble situé à d’Evolution Equities, de pour­ PORTEFEUILLE ET RÉSEAU deux pas de la gare et de son offre suivre le développement de sa À l’heure de l’inauguration de ses de transports en commun. ­deuxième grappe de satellites et « Avant la fin de l’année 2022, d’assurer sa présence dans le sec­ premières installations au Lux­ embourg mercredi 19 février, le nous compterons huit sites au teur de la défense américaine. patron de Spaces au Luxembourg Luxembourg, ajoute William Les quatre premiers nanosatel­ détaille les ingrédients-clés pour Willems. Nous ambitionnons lites de la mission d’exploration que le concept d’espace de travail d’ouvrir au boulevard Royal d’ici ont été à Chennai, en Inde, en vue partagé, ou coworking, fonc­ juin, dans l’ancien bâtiment de d’un lancement à bord du tionne et ne soit pas perçu comme BGL BNP Paribas. » Le bâtiment PSLV C49 depuis le centre spatial un mirage : « Nous disposons d’un proposera 4.500 m2 d’espaces de Satish Dhawan, prévu au premier réseau mondial que nous pouvons coworking, sur quatre niveaux. trimestre. À noter, au passage, que mettre à disposition de nos Ironie de l’histoire, Spaces est pré­ la start-up placera ses satellites clients. Nous leur proposons une sente à la Gare dans le bâtiment aux côtés de ceux de l’Organisa­ plate-forme informatique essen- qu’occupait autrefois KBL, et tion indienne pour la recherche tielle pour leur travail, et surtout, aujourd’hui propriété de Swiss spatiale… et de Spire Global. nous mettons à leur disposition Life. La Cloche d’Or est visée pour plusieurs produits. » 2022 dans un nouveau bâtiment TRAQUER LA PIRATERIE Plusieurs marques d’espaces de à venir à côté du centre commer­ En décembre 2019, le lanceur travail (Regus, Spaces, HQ, cial, sur cinq étages. Le Kirchberg, indien avait expédié 319 satellites No18…) qui permettent au groupe Belval, ainsi que les zones fronta­ étrangers provenant de 33 pays. Les de toucher plusieurs publics. « Nos lières font partie d’un plan mon­ satellites de Kleos seront lancés sur clients ont besoin de flexibilité dial qui se chiffre pour cette une orbite inclinée à 37 degrés, et se rendent compte que notre année à quelque 160 ouvertures fournissant des informations sur offre leur permet de faire des éco- d’espaces de travail à travers le des régions maritimes cruciales, nomies sur les mètres carrés, monde.  T. R. notamment le détroit d’Ormuz, la

L

mer de Chine méridionale et les côtes d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Ils devront, selon le communiqué, détecter et géolocaliser les trans­ missions de radiofréquences maritimes afin de fournir des ren­ seignements basés sur les activités mondiales, améliorant ainsi les capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) des entités gouvernementales et commerciales lorsque le système d’identification automatique (AIS) est mis en échec, lorsque les images sont floues ou que les cibles sont hors de portée de patrouille. Utilisées avec d’autres sources de données, les informations de géolocalisation indépendantes de Kleos aideront à détecter les activités maritimes cachées, telles que la piraterie, le trafic de drogue et de personnes, et la pêche illégale.  T. R. PRÉSENTÉES PAR

carrières Alessandra Medina, 29 ans, a rejoint DSM ­Avo­cats à la Cour en tant que collaboratrice. Elle pratique le droit du travail et de la sécurité sociale, le règlement des litiges, le droit des sociétés, le droit immobilier et le droit de la construction. BUSINESS ADMINISTRATION, FINANCE & LEGAL

Chris Jansen, 47 ans, a été nommé directeur ICT du Groupe Renault Benelux. Il succède ainsi à Hans Keijzers. BANQUES, FONDS D’INVESTISSEMENT ET SERVICES AUX FONDS

SERVICES AUX ENTREPRISES PLACE FINANCIÈRE ACTIVITÉS INDUSTRIELLES PUBLIC, ASSOCIATIF ET SANTÉ

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Mars 2020 —

­ — 35

PHOTOS DSM Avocats à la Cour, Groupe Renault Benelux

COWORKING


BRAND VOICE

Le diagnostic précoce représente la meilleure arme contre le cancer.

notamment pour diagnostiquer le cancer de façon toujours plus précoce. Il s’agit là d’un véritable enjeu. En effet, selon l’OMS, le taux de guérison de certains des cancers les plus répandus est élevé s’ils sont diagnostiqués suffisamment tôt. En France, la mortalité des personnes atteintes d’un cancer du sein a par exemple connu une baisse située entre 15 et 21 % après l’instauration de dépistages mieux organisés. Au cours des 20 prochaines années, le nombre de cancers diagnostiqués Parmi les percées significatives réalisées au cours des dernières années en matière dans le monde devrait encore croître. L’investissement dans la recherche de diagnostic, on peut relever le dépistage médicale et technologique est donc plus indispensable que jamais. sanguin du cancer. Aujourd’hui exclusivement réservé au cancer de la prostate, le test CONTENU SPONSORISÉ CANDRIAM sanguin pourrait bientôt servir à repérer de nombreux types de cancers différents. out le monde connaît au moins une per- génaire et cinq fois plus élevées pour un sep- Certains tests déjà réalisés ont permis de sonne, dans son entourage, atteinte d’un tuagénaire. Ceci est dû à l’affaiblissement, avec diagnostiquer un cancer avec 70 % de réussite cancer. Cette maladie, dont chacun d’entre l’âge, des mécanismes cellulaires, qui ne sont et de localiser l’organe touché dans 83 % des nous a 40 % de risque d’être victime au cours plus capables d’éliminer les cellules mutantes cas. Par ailleurs, des tests salivaires existent de son existence, constitue aujourd’hui la assez rapidement. Or, avec l’amélioration des désormais pour savoir si une personne est deuxième cause de mortalité dans le monde. conditions de vie dans toutes les régions du porteuse des gènes BRCA1 et BRCA2, qui Il s’agit donc d’un problème de santé publique monde, l’espérance de vie augmente partout. sont associés à un risque élevé de dévelopmajeur. Et il devrait encore se développer au Au niveau global, on estime donc que le nombre per le cancer du sein. Enfin, l’intelligence cours des prochaines années. En effet, il existe de cancers diagnostiqués devrait augmenter artificielle permet aujourd’hui d’aider les un lien assez clair entre l’âge et le risques de de plus de 70 % à l’horizon 2040. médecins spécialisés à repérer un cancer développer un cancer. Un quadragénaire a de la peau ou du col de l’utérus sur base de photographies extrêmement précises ainsi deux fois plus de risque d’être victime DES OUTILS POUR UN DÉPISTAGE PLUS PRÉCOCE d’un cancer qu’un trentenaire. Ces probabilités Certes, la maladie progresse, mais de nouvelles réalisées par des appareils dernier cri. L’évosont quatre fois plus élevées pour un quinqua- technologies se développent constamment, lution est donc en marche. ONCOLOGIE

LA RECHERCHE ONCOLOGIQUE, UN INVESTISSEMENT UTILE

36 —

— Mars 2020

PHOTOS Shutterstock, Candriam

T


BRAND VOICE

UNE MALADIE QUI GAGNE DU TERRAIN …

+70%

de cancers diagnostiqués dans le monde à l’horizon 2020.

40%

de risque d’être victime d’un cancer au cours de son existence.

… MAIS DONT LE DIAGNOSTIC EST FACILITÉ…

23

mois d’espérance de vie supplémentaires qu’une personne atteinte d’un myélome multiple peut espérer gagner par rapport à la fin des années 70.

… GRÂCE À DES FONDS SPÉCIALISÉS DANS LA RECHERCHE ONCOLOGIQUE.

580

millions de dollars d’actifs dans le fonds Oncology de Candriam.

+40%

de progression pour le fonds Oncology de Candriam en 2019.*

MIEUX SOIGNER, UN RÉEL DÉFI

Si le diagnostic a évolué, le traitement, lui aussi, a fait des bonds de géant depuis les premières chimiothérapies apparues dans le courant des années 40. Grâce aux progrès de la recherche, les traitements médicamenteux ou par radiothérapie sont devenus de plus en plus précis au fil des années. Ils sont aussi devenus moins invasifs et, évidemment, plus efficaces. Entre la fin des années 70 et aujourd’hui, un patient atteint d’un myélome multiple vit ainsi en moyenne 23 mois de plus. Ce chiffre peut évidemment encore être amélioré, mais il illustre les importants progrès déjà réalisés. Parmi les innovations les plus porteuses développées au cours des dernières années, il faut certainement épingler les traitements d’immunothérapie. Comme leur nom l’indique, ils consistent à utiliser le système immunitaire du patient pour lutter contre la mala-

die. Aujourd’hui, ce sont principalement les cellules lymphocytes T, présentes dans nos globules blancs et qui combattent naturellement les cellules infectées, abimées ou cancéreuses, qui sont utilisées. Pour qu’elles soient efficaces pour lutter contre le cancer, il faut toutefois les équiper, en laboratoire, d’une « arme » génétiquement codée avant de les réinjecter dans l’organisme du patient. Ces cellules, appelées « CAR-T », ont déjà démontré leur efficacité. Mais le procédé reste aujourd’hui complexe à mettre en œuvre et très coûteux.

INVESTIR DANS UN FONDS QUI FINANCE L’INNOVATION

On touche ici à un élément essentiel du problème : le développement de nouvelles technologies et de nouveaux médicaments tout comme la recherche fondamentale nécessitent d’importants investissements. Les avancées réalisées dans ce secteur sont le fait de sociétés très spécialisées ou encore d’universités et de centres de recherche. Ces structures ont besoin de compétences poussées, mais aussi d’outils technologiques souvent très coûteux. Pour faire progresser la recherche, il faut donc leur permettre d’obtenir les financements nécessaires. C’est pour apporter sa pierre à l’édifice tout en permettant aux investisseurs de réaliser des placements qui ont du sens que Candriam a lancé au début de l’année 2019 son fonds Oncology. Domicilié au Luxembourg, ce fonds UCITS regroupe quelque 50 sociétés qui développent des solutions technologiques ou des médicaments qui permettent de mieux diagnostiquer et soigner la maladie. Candriam, qui dispose de plus de 20 ans d’expérience notamment dans le secteur des biotechnologies, a sélectionné avec soin chacune de ces sociétés. Une équipe d’experts combinant compétences financières et scientifiques pointues valide en effet le choix de chaque structure qui rentre dans le fonds, en évaluant la probabilité que le produit développé par la société puisse être commercialisé et fasse une différence dans la lutte contre le cancer. Le succès de l’investissement dépend en effet de celui du produit développé qui, lui-même, ne sera bien vendu que s’il est efficace. Candriam rétrocède également chaque année jusqu’à 10 % des frais de gestion nets de son fonds Oncology à des associations qui luttent contre le cancer via la recherche ou le soutien aux malades. Investir dans le fonds Oncology profite donc à tous : les malades, les chercheurs et les investisseurs. 

Ce document est publié pour information uniquement, il ne constitue pas une offre d’achat ou de vente d’instruments financiers, ni un conseil en investissement et ne confirme aucune transaction, sauf convention contraire expresse. Bien que Candriam sélectionne soigneusement les données et sources utilisées, des erreurs ou omissions ne peuvent pas être exclues a priori. Candriam ne peut être tenue responsable de dommages directs ou indirects résultant de l’utilisation de ce document. Les droits de propriété intellectuelle de Candriam doivent être respectés à tout moment; le contenu de ce document ne peut être reproduit sans accord écrit préalable. Attention : les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les performances exprimées dans une autre monnaie que celle du pays de résidence de l’investisseur subissent les fluctuations du taux de change, pouvant avoir un impact positif ou négatif sur les gains. Candriam recommande aux investisseurs de consulter sur son site www.candriam.com les informations clés pour l’investisseur, le prospectus et tout autre information pertinente avant d’investir dans un de ses fonds y inclue la valeur liquidative des fonds. Ces informations sont disponibles en anglais ou dans une langue nationale pour chaque pays où le fonds est autorisé à la commercialisation. * Données au 31.12.2019. Source Candriam – La performance passée ne garantit pas les résultats futurs et n’est pas constante dans la durée

3 QUESTIONS À RUDI VAN DEN EYNDE

«  Nous ne regardons que les 150 sociétés qui se concentrent vraiment sur le cancer » Comment procédez-vous pour sélectionner les sociétés qui intègrent votre fonds Oncology ? Nous réalisons un premier screening des sociétés actives dans cet univers et retenons 300 valeurs. Ensuite, nous ne gardons que les 150 sociétés qui se concentrent vraiment sur le cancer, en éliminant donc celles pour lesquelles cette maladie ne représente qu’une partie de l’activité. Finalement, après l’analyse de chacune de ces sociétés par nos experts, nous en avons retenu 50 à 60, dont les produits nous semblent porteurs. Quel est le profil de ces sociétés ? Leur profil est varié : nous avons des petites sociétés, qui n’ont pas encore commercialisé leur produit, tout comme des entreprises de taille importante. Elles peuvent être actives dans la recherche, le profilage du cancer, le traitement, etc. Combien pèse aujourd’hui le fonds Candriam Oncology ? Ce fonds a été lancé comme un produit de niche. Mais il s’avère qu’il séduit partout dans le monde, au-delà de nos espérances. Aujourd’hui, il compte 580 millions de dollars d’actifs et a progressé de plus de 40 % sur sa première année.*

Rudi Van Den Eynde Head of Thematic Global Equity Candriam

, ir plus n savo e r :   u e o it P s notre visitez u riam.l .cand w w w

— 37


PLACE FINANCIÈRE

place financière DIGEST

Une liste des comptes À la mi-février, les députés de la commission des finances ont examiné un projet de loi visant à créer un registre recensant l’ensemble des comptes bancaires et des coffres-forts du pays. Ce registre, qui sera géré par la CSSF dans le cadre de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, reprendra le numéro du compte ou du coffre bancaire ainsi que le nom de son titulaire. Si une société remplit ce rôle, le registre reprendra aussi le nom du bénéficiaire effectif.

Explosion Le bilan du Commissariat aux assurances (CAA) révèle une hausse des primes de l’assurance dommages de 143 % au dernier trimestre 2019, et de 186 % sur l’année entière. Cette progression fulgurante s’explique avant tout – mais pas exclusivement – par les retombées de l’agrément des 11 nouvelles compagnies ayant choisi le Luxembourg comme lieu d’installation suite à la

­ — Mars 2020

NOMBRE DE FONDS 31/12/2019 Label ISR

Point final pour Landsbanki Landsbanki Luxembourg a été relaxée en appel des accusations d’escroquerie, deux ans et demi après un premier jugement du tribunal correctionnel de Paris.

ENCOURS EN MRDS D’EUROS en 9 mois

31/12/2019

en 9 mois

321

+ 62,3 %

137,8

+ 170 %

265

N.C.

138,6

N.C.

116

+ 11,5 %

14,8

+ 30 %

112

+ 103,6 %

50,9

+ 170 %

101

+ 55 %

30,2

+ 210 %

32

+ 39 %

11,4

+ 40 %

(France)

19

+ 72 %

6,1

+ 130 %

Total

966

+ 94 %

389,8

+ 220 %

(France)

Towards Sustainability (Belgique)

Umweltzeichen (Autriche)

LuxFlag ESG, Environnement, Climate Finance (Luxembourg)

FNG-Siegel

Post présente « eboo » Coincée par le fait qu’elle ne peut proposer ni crédits ni placements à ses clients, Post Finance a lancé « eboo ». La réunion sur une application mobile de CCP Mobile et de CCP Connect vise à faciliter la vie de ses clients en s’adaptant aux évolutions technologiques. Le nouveau système propose la reconnaissance faciale et les empreintes digitales pour accéder à ses comptes.

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La plate-forme française Novethic, spécialisée dans la finance durable, a publié son dernier panorama européen des labels du secteur. LuxFlag déplore que les critères de comparaison ne lui permettent pas de mettre en avant ses spécificités.

(Allemagne, Autriche et Suisse)

Nordic Swan Ecolabel (Pays nordiques)

Label Greenfin

H

abitués à évaluer les fonds prétendants à l’appellation « finance durable », les labels se voient évalués à leur tour. C’est Novethic qui a entrepris ce ­chantier pour tenter d’établir une classification européenne. Fondée en 2001 et basée à Paris, Novethic est une filiale du groupe public Caisse des dépôts, et pro­ duit des études de référence sur le secteur de la finance durable. L’organisme a publié, fin janvier, la 2e édition de son Panorama des labels européens de finance durable. « Le panorama a le mérite d’exister, et c’est une initiative bienvenue », commente Sachin Vankalas, directeur général de LuxFlag, qui se place au 4e rang

des sept labels analysés, en termes de nombre de fonds label­ lisés. En matière d’encours, LuxFlag arrive 3e (avec 50,9 mil­ liards d’euros), loin derrière le label ISR français (137,8 milliards d’euros) et le belge Towards Sustainability (138,6 milliards d’euros). Ce dernier, créé en 2019 par Febelfin (fédération belge du secteur financier), a d’ailleurs fait une entrée fracassante. « Par le nombre de produits, comme par les exigences de son standard qui allie analyse ESG (environnement, social, gouvernance) globale du portefeuille et exclusions fortes, Febelfin impose de facto un nouveau standard de marché », lit-on dans le panorama.

Novethic, janvier 2020

Romain Muller revient L’ancien directeur de JLL Luxembourg, Romain Muller, rejoint le bureau luxembourgeois de Firce Capital, présent depuis cinq ans et spécialisé dans les fonds d’investissement orientés sur l’immobilier. Engagé à partir du 1er mars, il est en charge du développement de la branche Firce Capital Fund en tant que directeur général.

La finance durable en recherche de benchmark

décision du RoyaumeUni de quitter l’UE (voir page 40).

source

Nouvelle vie à l’EPA Thibault de Barsy, ex-CEO de Keytrade Bank Luxembourg, est devenu le directeur général de l’Emerging Payments Association, basée à Londres, mais qui vient d’ouvrir un bureau pour l’Europe continentale à Luxem­ bourg. Cette association, qui a une dizaine d’années au compteur et qui recense 150 membres à Londres, entend mettre en réseau tous les acteurs de la chaîne du paiement, notamment tous ceux qui sont impliqués dans la digitalisation de la finance.

CLASSEMENTS


PLACE FINANCIÈRE À LIRE

CRITÈRES D’EXCLUSION

péenne et le projet d’écolabel commencent à prendre forme, il est dommage de constater que, hormis les exclusions climat, chaque pays promeut son propre référentiel. Un paradoxe pour les grandes sociétés de gestion qui commercialisent leurs fonds durables Ucits dans plusieurs pays européens », lance Novethic. LuxFlag pourrait quant à lui tirer son épingle du jeu si Novethic comparait les labels en fonction de leur portée interna­ tionale ou du nombre de gérants : les fonds qu’il a déjà labellisés sont domiciliés dans sept juridic­ tions et administrés dans 14 pays par 81 gestionnaires d’actifs dif­ férents. Tandis que les autres labels sont focalisés sur leur mar­ ché national. Et LuxFlag dispose aussi d’un label dédié à la micro­ finance, qui n’est pas pris en compte dans le panorama. « De telles études permettent d’avoir une vue d’ensemble du marché. Cependant, il est très important que les paramètres qui mettent en comparaison les différents prestataires de services soient définis en consensus avec les praticiens et les utilisateurs potentiels afin d’arriver à des résultats justes et pertinents. Sans aucun doute, la neutralité et la conduite impartiale de ces recherches jouent un rôle extrêmement important », ajoute Sachin Vankalas, qui pointe les liens de Novethic avec l’exécutif français. Les français ISR et Greenfin sont par ailleurs des cer­ tifications publiques, portées par le gouvernement. Ce que Sachin Vankalas ne manque pas de rele­ ver : « LuxFlag est né d’une initiative publique-privée, qui est encore aujourd’hui l’un des principaux éléments de distinction par rapport aux autres agences. » En moins d’un an, le nombre de fonds labellisés en Europe a doublé pour atteindre plus de 800 fonds fin 2019, sur environ 60.000 existants. Le potentiel de développement des labels est encore important. Ne manque QUESTION DE PORTÉE Avec la hausse de la demande de plus à l’écosystème de la finance produits financiers durables, durable qu’une agence de nota­ chacun cherche à mettre en avant tion indépendante et le futur éco­ ses critères d’attribution. « Au label concocté par l’Union moment où la taxonomie euro- européenne.  L. F.

PHOTO Éditions Finitude

Novethic compare les labels sur base de leurs référentiels d’attri­ bution et de leurs exigences d’im­ pact. Les organismes comme LuxFlag évaluent en effet les titres présents dans les portefeuilles des fonds, par exemple en récom­ pensant ceux qui appliquent des critères négatifs d’exclusion de certains secteurs d’activité, comme les énergies fossiles. « Mais un certain flou règne puisque des labels ESG peuvent intégrer des critères environnementaux, et les labels environnementaux excluent les entreprises controversées sur des dimensions ESG. La variété des terminologies (ISR, ESG, greenfin, climate) ne facilite pas la lisibilité de la démarche », constate Novethic. En matière d’exclusion, les référentiels des labels font notam­ ment des distinctions « très tech­ niques » entre les différents modes de production et d’extrac­ tion, qui rendent la comparaison pour le moins ardue. Pour les labels « verts », Novethic a, au final, passé au crible la taxo­ nomie des « écoactivités » prise pour base par les labels et le seuil minimum de chiffre d’affaires « vert » qu’ils exigent des fonds. LuxFlag Climate Finance ressort comme le plus exigeant, avec 37,5 % minimum de chiffre d’af­ faires « vert » requis (24,75 % pour LuxFlag Environnement, 15,5 % pour Greenfin, 10 % pour Nordic Swan Ecolabel). Malgré la difficulté à les diffé­ rencier, les labels servent pour­ tant de repère aux investisseurs. « Les labels peuvent jouer un rôle déterminant afin de séparer le bon grain de l’ivraie. Ce qui est seulement possible en mettant en évidence les produits d’investissement qui intègrent la durabilité dans leur processus d’investissement, et en évaluant les décisions de ceux qui prétendent le faire », remarque Sachin Vankalas, general manager de LuxFlag.

AMOUR, GLOIRE ET SICAV auteur Joseph Incardona éditeur Éditions Finitude date de publication janvier 2020 PRIX 23,50 €

D

ans son nouveau roman, La soustraction des possibles, l’auteur italo-suisse plusieurs fois primé Joseph Incardona nous emmène dans le Genève de la finance de la fin des années 1980. La plume est acérée et rythmée, cynique et sans concession, tout en étant fluide, voire poétique, pour décrire le règne du « toujours plus » et du capitalisme débridé. Débauche d’argent, de femmes, de privilèges, de pouvoir : ce roman aux airs de thriller, à la couverture dorée figurant des engrenages, embarque le lecteur dans une course au profit des plus crédibles. « L’argent manque toujours quand on gère des millions », n’est qu’une des nombreuses fulgurances désabusées du romancier. Celui-ci met notamment en scène un professeur de tennis gigolo à ses heures perdues, une jeune financière ambitieuse, un avocat d’affaires, des mafieux corses et lyonnais, ou encore un directeur des devises étrangères d’UBS, tous virevoltants dans la ruche des golden-boys de la finance helvète. « Dans ce biotope, (…) jamais personne n’est satis­ fait : il y a potentiellement toujours mieux que soi. Ce qui pousse à plus d’argent, à davantage de beauté, au cumul des richesses. À l’accumulation du capital. » Les mallettes de cash passent les frontières pour se jouer du fisc, les transactions financières douteuses se multiplient, et les affaires se négocient dans les soirées sélect des villas des bords du Léman à coup de Ruinart rosé. « Parfois les banquiers sont aussi poètes. À leur façon », écrit Joseph Incardona. Avant de lancer une dizaine de pages plus loin : « L’argent arrive par le ciel dans les coffres d’UBS. Avant de transiter par la Banque du patrimoine. Elle est là, la poésie du banquier. » L’auteur ponctue son roman de quelques cita­tions bien senties d’industriels du luxe ou de magnats du crime organisé, comme « Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher » d’Ettore Bugatti. Le tout donne un grand roman noir, à la fois glaçant et clinquant, à la mécanique totalement addictive.

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PLACE FINANCIÈRE B U Z Z WO R D

BILAN ANNUEL

L’année du Brexit pour la Place En 2019, le Brexit a généré l’octroi de nouvelles licences et le transfert de différentes activités au Luxembourg. Des mouvements que Luxembourg for Finance a compilés.

N

« 

ous sommes ravis qu’autant d’entreprises aient choisi de s’établir et d’accroître leurs activités ici. Il est clair que le GrandDuché est un lieu de choix pour une gamme croissante de services financiers, ainsi qu’une plaque tournante de l’Union européenne pour les entreprises qui envisagent leurs projets post-Brexit », constate Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance (LFF), dans le bilan annuel publié fin janvier, sorte d’état des lieux des mouvements notables recensés sur la place financière, dont LFF assure la promotion. 119 nouvelles licences ont été délivrées (111 par la Commission de surveillance du secteur finan­ cier, 8 par le Commissariat aux assurances), dont 10 % concernent des sociétés d’investissement, positionnées dans la gestion d’ac­ tifs et de patrimoine. Parmi les établissements ré­ cemment agréés, cinq nouvelles banques se sont implantées. Banking Circle, RBS International et Northern Trust ont reçu de nouvelles licences bancaires, tan­ dis que HSBC et Barclays ont ouvert de nouvelles succursales. Banking Circle a même choisi le pays pour en faire son nouveau siège mondial. Et Northern Trust rayonnera depuis le Luxembourg en Europe, avec des succursales au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suède. Du côté de l’assurance, Swiss Re Capital Markets Europe a été créée l’an dernier par le réassureur afin de poursuivre son activité de négoce d’instruments financiers sophistiqués avec ses partenaires commerciaux en Europe.

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« Sous l’impulsion des délocalisations en cours des compagnies d’assurances dans le cadre du Brexit, le secteur luxembourgeois de l’assurance non-vie a connu, au cours des trois premiers trimestres de 2019, une croissance des primes de plus de 200 % et une croissance globale du secteur de l’assurance d’environ 50 % », précise LFF.

PLAQUE TOURNANTE

Outre les banques, les sociétés spécialisées dans les services de paiement étendent aussi leur pré­ sence, à l’instar d’Airbnb, qui a obtenu sa licence pour traiter tous ses paiements européens depuis le Luxembourg. Au total, 12 établissements de paiement et 9 établissements de monnaie ­électronique ont choisi le Luxem­ bourg comme hub pour desservir le marché européen, comme Paypal, Amazon Pay, Rakuten, Satispay, PPRO, Six Payment Services ou encore Alipay. En 2019, 68 nouveaux gestion­ naires ont également été agréés. « Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg s’élèvent désormais à 4.700 milliards d’euros, renforçant la position du Luxembourg en tant que premier centre de fonds en Europe et deuxième au niveau mondial après les États-Unis », souligne LFF. Au total, une soixantaine de sociétés financières avaient fait connaître leur décision de délo­ caliser leurs activités au GrandDuché en raison du Brexit, mais LFF estime que « le nombre réel est de plus de 70, y compris celles qui n’ont pas encore annoncé publiquement leur décision de délocalisation ». Plusieurs institutions ont par ailleurs fait connaître leur déci­ sion de basculer leurs cadres juridiques du droit anglais vers le droit luxembourgeois. C’est notamment le cas des pro­ grammes d’émission de dette de l’Union européenne, de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et du Mécanisme européen de stabi­ lité (ESM), ainsi que de l’activité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI).  L. F.

Rating [ˈreɪtɪŋ] noun

Octroyés par une poignée d’agences internationales, les ratings permettent aux investisseurs d’évaluer la capacité des États et entreprises à rembourser leurs emprunts.

à

toute occasion, le Luxembourg met en avant le très précieux et rare « triple A » accordé par les principales agences de notation. Pour le pays, il s’agit d’un véritable outil de marketing censé démontrer sa bonne santé financière et qui doit donner confiance aux candidats à l’investissement dans le pays. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Le rating, ou notation financière, est une cotation définie par une agence de notation qui doit permettre de définir le risque de solvabilité financière. Il s’applique autant aux États qu’aux entreprises, aux collectivités locales et à des produits financiers. Leur qualité en tant que débiteur est résumée sous forme de lettre – du A pour les meilleurs élèves au D pour ceux qui sont en défaut de paiement. Pour établir ces cotations, Fitch Ratings, Moody’s, Standard & Poor’s et autres Dagong ont recours à différentes sources nationales (banque centrale, office des statistiques…) et internationales (FMI, OCDE…) pour les États, et à des sources telles que le rapport annuel pour les entreprises. Ces ratings peuvent être établis à la demande des acteurs eux-mêmes ou réalisés de manière volontaire par les agences. Leur objectif principal est d’analyser la capacité de ces acteurs à rembourser leurs dettes. Avec comme conséquence qu’un emprunteur défini comme sûr (notation A) pourra proposer des taux d’intérêt plus faibles dans le cas, par exemple, d’un emprunt obligataire, puisque ce taux dépend du risque que le créancier prend. Ces ratings font l’objet d’évaluations régulières et peuvent être revus à la hausse comme à la baisse à n’importe quel moment. Au cœur de la crise, la Grèce, qui avait falsifié les chiffres de son endettement, a vu sa note régulièrement dégradée en l’espace d’une même année.


PLACE FINANCIÈRE

ENTRE RESTRUCTURATION ET TRANSFORMATION

LA RENTABILITÉ DES BANQUES À PLUSIEURS VITESSES

RECUL DES COMMISSIONS

Soumis aux mêmes contraintes réglementaires et à la même conjoncture économique, les écarts de rentabilité se jouent Les marges des groupes bancaires s’érodent, obérées donc au niveau de la source de par des coûts en hausse non compensés par une augmentation des revenus. Mais la banque privée souffre davantage que leurs revenus. « Alors que la marge la banque de détail. d’intérêt est la première source de revenus des banques de détail, les usqu’à 35.000 emplois pour­ caractère incompressible des banques privées dépendent prinraient être supprimés chez dépenses liées à la mise en œuvre cipalement des commissions perHSBC (sur 235.000), qui a an­- de la réglementation applicable çues », lit-on dans la note du Statec. noncé 4,5 milliards de dollars au secteur bancaire », précise Or, celles-ci ont vu leurs commis­ d’économies par an d’ici à 2022. l’ABBL (Association des banques sions nettes reculer de 32 % en quatre ans. « Nous observons une Parmi les axes de restructuration : et banquiers, Luxembourg). évolution sensible de la clientèle la simplification des activités de depuis plusieurs années, les banque d’investissement et la fer­ clients dont les actifs dépassent meture des activités mondiales de les 20 millions d’euros représenbanque privée, qui seront inté­ tant désormais la majorité. Il en grées à celles de banque de détail. HSBC est loin d’être le seul groupe résulte une marge de négociation à réduire la voilure depuis la crise accrue pour le client, ce qui peut de 2008. Mais ces annonces sont expliquer une baisse des com­ symptomatiques des rentabilités missions encaissées sur actif constant », analyse l’ABBL.  à plusieurs vitesses des différentes branches du secteur. La valeur ajoutée bancaire de D’un côté, la banque d’inves­ la banque privée ressort au final en recul de 59 % dans l’étude du tissement, fortement dépendante Statec. de la conjoncture économique, Dans ce contexte, le recul du essuie les plâtres. De l’autre, les banques de détail parviennent à nombre d’établissements en cours tirer leur épingle du jeu, grâce depuis une vingtaine d’années aux faibles niveaux des taux d’in­ devrait se poursuivre. « Il ne s’agit térêt, qui ont généré davantage pas d’une tendance propre au Luxembourg, mais d’une tende demandes de crédit de la part des ménages. Celles-ci ont fait dance de fond au niveau européen. bondir leurs marges d’intérêt Dans son dernier rapport d’actide 47 % entre 2015 et 2018, selon vité publié en juillet 2019, la CSSF la dernière étude du Statec sur le indique que 21 banques actives Pierre Etienne Administrateur délégué depuis plus de trois  ans au secteur, parue en février. Au final, Pictet & Cie Europe Luxembourg avaient un rapport la valeur ajoutée bancaire des charges sur revenus supérieur à banques de détail a progressé de 100 %. Cette donnée laisse présa49 % sur cette période, même si ces dernières pâtissent toujours ger une poursuite du mouvement de l’utilisation des nouvelles tech­ de concentration dans les années nologies et de la baisse de la fré­ à venir », anticipe l’ABBL. Cette quentation des agences (lire consolidation devrait en particu­ lier concerner les acteurs de la ci-contre). Les banques privées ne par­ banque privée. « Pour faire face à viennent pas à compenser la hausse Cette dernière pousse dès lors la détérioration de la profitabilité, des coûts par une augmentation de à la mutualisation des moyens il faut atteindre une taille critique. revenus. En effet, le rapport entre entre les établissements ban­ Le secteur est donc en phase de les frais généraux et le total de leurs caires. Dans une étude qu’elle a consolidation. À terme, dans ce revenus a augmenté de 20 % à 24 % publiée en décembre 2019, il res­ domaine, seuls les acteurs imporentre 2015 et 2018, selon le Statec. sort que les domaines liés à la tants pourront survivre », décla­ « Il devient de plus en plus difficile conformité (reporting réglemen­ rait Pierre Etienne, administrateur pour les banques de petite taille taire et prudentiel, connaissance délégué de Pictet & Cie Europe, de maintenir un niveau de renta- du client [KYC], lutte contre le lors du bilan de la banque privée, bilité satisfaisant, du fait du blanchiment d’argent) seraient en septembre dernier.  L. F.

J

« Pour faire face à la détérioration de la profitabilité, il faut atteindre une taille critique. »

PHOTOS Hogan Lovells Luxembourg, Volkswagen Losch Financial Services

les plus prometteurs en matière de mutualisation, selon les insti­ BANQUE DE DÉTAIL tutions financières interrogées. SPUERKEESS REVOIT

SA STRATÉGIE

Contrairement aux autres branches bancaires, les banques de détail souffrent d’un mal plus structurel que conjoncturel : la digitalisation. Les nouvelles technologies ont révo­lutionné les usages bancaires au quotidien, engendrant une baisse de la fréquentation des agences et des opérations au guichet, et un contact désormais omnicanal (téléphone, internet, appli mobile, agence), avec une accessibilité des services à toute heure et une exigence de réponse rapide. C’est dans ce contexte que la Spuerkeess a annoncé, mi-février, une nouvelle stratégie pour son réseau d’agences, baptisée « Nouvelle proximité ». Une opération qui passe par la création d’un centre de télé­conseillers, l’extension des heures d’ouverture des agences, et la nécessaire refonte du réseau. Ainsi, d’ici fin mars, 11 sites seront fermés (soit une agence sur six) et fusionnés avec les agences les plus proches, pour atteindre au final un total de 54 agences.

PRÉSENTÉES PAR

carrières Jean-Philippe Monmousseau, 44 ans, a été promu counsel au sein du cabinet Hogan Lovells Luxembourg. Il bénéficie de 17 années d’expérience en droit fiscal, dont 11 sur le marché luxembourgeois. Il partage régulièrement ses connaissances lors de formations internes ainsi que pendant des conférences professionnelles. Il enseigne notamment le droit fiscal à l’Université de Lorraine. SERVICES LÉGAUX ET JURIDIQUES

Marvin Schwinn, 23 ans, a rejoint Volkswagen Losch Financial Services en tant que junior consultant risk & finance. Ses missions s’articulent principalement autour de la gestion et de la maîtrise des risques inhérents à une société de leasing. INDUSTRIE

SERVICES AUX ENTREPRISES PLACE FINANCIÈRE ACTIVITÉS INDUSTRIELLES PUBLIC, ASSOCIATIF ET SANTÉ

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BRAND VOICE RESSOURCES HUMAINES

plus de flexibilité pour fidéliser ses collaborateurs Le recrutement et la gestion du personnel et de sa rémunération sont devenus aujourd’hui des enjeux majeurs pour la croissance d’une entreprise. Pour toute structure, le choix d’un partenaire capable de gérer l’ensemble de ces problématiques est une réelle plus-value. CONTENU SPONSORISÉ SD WORX

e n’est un secret pour personne, le LuxemC bourg connaît une croissance économique importante. Cette belle réussite entraîne éga-

lement son lot d’inconvénients. Ainsi, le recrutement de certains profils – notamment dans le secteur de l’IT – est devenu un réel défi. Par ailleurs, les habitudes de travail changent également et les nouveaux arrivants sur le marché du travail ont des exigences très différentes de leurs aînés. « Parvenir à une meilleure articulation entre les sphères privée et publique est devenu un élément parfois plus fondamental que la rémunération, estime Sébastien Genesca, Managing Director de SD Worx, société spécialisée dans la gestion des ressources humaines. Aujourd’hui, le rôle des ressources humaines est donc d’offrir les solutions permettant aux collaborateurs d’avoir plus de flexibilité dans l’organisation de leur travail. Quand on rend service à l’employé en lui offrant ce qu’il demande, on renforce considérablement le lien employeur-employé. »

UNE COMPLEXITÉ GRANDISSANTE

Garantir cette flexibilité a toutefois pour conséquence d’augmenter la complexité de la gestion quotidienne des équipes. Le télétravail, par exemple, soulève des questions de compliance

Le cycle des services essentiels au lien employeur-employé Gestion du Personnel et de la Paie

Accompagnement juridique

Employeur

Formation

Assistance et Expertise en ressources humaines

Solutions digitales

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— Mars 2020

Employé


BRAND VOICE

pour les travailleurs frontaliers. En fonction des accords fiscaux entre différents pays, un collaborateur n’est en effet pas supposé dépasser un certain nombre de jours de travail prestés en dehors du Luxembourg. Et ce n’est pas le seul élément qui complique la tâche des ressources humaines. La transformation digitale, à l’œuvre dans tous les secteurs, a en effet créé une pénurie de profils IT. Les entreprises sont donc aujourd’hui contraintes d’aller recruter plus loin, ce qui peut poser des problèmes de permis de travail, de fiscalité des salaires, de logement, etc. Pour vous assurer de respecter les différentes règles en vigueur, sans multiplier les partenaires, vous pouvez vous en remettre à certains experts des ressources humaines. À travers son département Tax & Legal, SD Worx s’assure par exemple que toutes vos pratiques restent dans les clous. Beaucoup d’entreprises sont en effet souvent, sans le savoir, en porteà-faux avec la loi… Le one-stop shop RH tel que le conçoit SD Worx doit aussi être capable d’offrir des solutions apportant la flexibilité attendue par les collaborateurs, tout en déchargeant l’entreprise de leur gestion. « Nos outils permettent au collaborateur de gérer facilement différents aspects de sa vie professionnelle. Cela libère son temps, afin qu’il puisse se concentrer sur les tâches qui comptent vraiment, explique Sébastien Genesca. Au niveau de la rémunération, SD Worx propose par exemple un ‘flex income plan’, qui permet d’intégrer et de moduler différentes demandes, comme le rachat de congés, les avantages en nature, etc. Une plate-forme digitale accessible aux employés leur permet, s’ils le souhaitent, de modifier leur plan de rémunération en fin d’année. Dès l’année qui suit, ils peuvent profiter de leur nouvelle rémunération. »

PHOTO Gaël Lesure

LE SUPPORT DU DIGITAL

S’il constitue un défi, le digital est également un atout. Au-delà de cet outil de gestion de la rémunération, SD Worx met aussi à disposition de ses clients un assistant digital qui permet aux employés de poser leurs congés instantanément. L’assistant synchronise cette demande avec l’agenda du collaborateur, replanifie les éventuelles réunions prévues, etc. « Toutes ces solutions sont destinées à offrir un plus grand confort de vie à l’employé. Au final, nous sommes une société B2B2C, dont les services sont destinés aux employés de nos clients », ajoute le Managing Director de SD Worx. L’externalisation de ses ressources humaines chez un prestataire tout-en-un fait encore plus sens si l’on considère l’investissement que représente le développement de tels outils en interne. « Il y a quelques années, c’est l’IT qui était délégué en priorité, relève Sébastien Genesca. Mais aujourd’hui, de plus en plus de sociétés externalisent tout ou partie de leurs processus relatifs aux ressources humaines. Seule la gestion

Sébastien Genesca Managing Director de SD Worx

3 QUESTIONS À…  SÉBASTIEN GENESCA  

 « C’est notre rôle    d’apporter le bon    conseil, de développer     une offre adaptée    à chaque client. »  Au-delà de la gestion de la paie, quels sont les services proposés par SD Worx ? Nous proposons à nos clients de les accompagner sur tout le cycle de vie professionnelle de leurs employés grâce à des expertises, services et solutions. Cette approche unique mêlant expertise RH, accompagnement juridique, formation et solutions digitales, permet aux collaborateurs comme aux départements RH de gérer plus simplement toutes leurs démarches.

de la paie reste plus difficile à déléguer pour les entreprises. C’est sans doute un blocage d’ordre psychologique. C’est pourtant plus simple pour certains clients et tout aussi sûr et efficace. Nous veillons en outre à mettre en place un helpdesk qui permet aux employés de poser leurs éventuelles questions. »

OFFRIR TOUS LES SERVICES POSSIBLES

C’est précisément par la gestion de paie que SD Worx s’est fait connaître sur le marché luxembourgeois. Avec plus de 60 employés, dont 40 Payroll Consultants gérant pas moins de 22.000 paies par mois pour des clients d’industries très variées, cette activité reste au cœur du métier de la société. « Être consultant dans la gestion de paie, c’est un métier qui offre de belles perspectives. Le marché manque cruellement de compétences. Nous souhaitons d’ailleurs que ce métier soit mieux reconnu. C’est la raison pour laquelle nous travaillons de manière conjointe avec l’ADEM pour recruter des jeunes, mais aussi avec des écoles en Belgique et en France pour rendre ce métier plus attrayant. Devenir consultant payroll aujourd’hui, c’est la garantie d’avoir un emploi », estime Sébastien Genesca. Au-delà de ce métier, l’entreprise se positionne comme un partenaire de confiance pour l’entièreté de la gestion RH : l’administration du personnel, les conseils sur la rémunération, les solutions digitales, la gestion de la mobilité internationale, la formation… Grâce à toutes ces solutions, le groupe SD Worx entend encore se développer au cours des prochaines années, en doublant son chiffre d’affaires et en devenant le 1er acteur européen du secteur. Un objectif ambitieux ! 

Comment adapter cette offre très large aux particularités de vos clients ? L’important est de rester cohérent. Il est clair qu’une PME n’aura pas forcément besoin des mêmes solutions qu’une structure de grande taille. C’est notre rôle d’apporter le bon conseil, de développer une offre adaptée à chaque client. Des nouveautés sont-elles attendues au cours des prochains mois chez SD Worx ? Nous allons lancer dans quelques mois une solution digitale. Cette dernière offre la possibilité aux entreprises de gérer de manière intégrée leur personnel, de calculer la paie et de proposer un « Employee Self-Service » à leurs employés. Une solution novatrice qui résume à elle seule notre signature : For Life. For Work.

sur ations m r o f in ’ m Plus d rx.co .sdwo w w w

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ÉCONOMIE

économie

Copieuses recettes pour l’État L’État a collecté 18,1 milliards d’euros d’impôts en 2019, selon le Statec. Soit une hausse de 7,7 % sur un an, dont une part importante en provenance de l’impôt sur les sociétés. Record d’immatriculations 55.008 voitures ont été immatriculées au

Luxembourg en 2019, soit un nouveau record (+ 2.197 unités par rapport à 2018). Les personnes morales (des entreprises, principalement) restent majoritaires. Les motorisations au diesel affichent une nouvelle baisse de 5 %. PIB pour 2019 Selon une estimation d’Eurostat concernant la croissance annuelle pour 2019, basée sur des données trimestrielles, le PIB a augmenté de 1,2 % dans la zone euro et de 1,4 % dans l’UE27. Sur l’ensemble de l’année 2019, le nombre de personnes bénéficiant d’un emploi a augmenté de 1,1 %. Triste jour de dépassement Alors que les consultations et les discussions – parfois houleuses – autour du pacte climat s’animent, une triste réalité s’est rappelée à la population le 16 février, qui correspondait en effet au jour du dépassement. Si l’humanité suivait le même mode de vie que le Grand-Duché, elle aurait utilisé les ressources d’une année dès le 16 février, selon l’ONG américaine Global Footprint Network. Seul le Qatar fait pire (11 février). C’est au mois de juillet que l’ensemble de l’humanité commence à puiser dans les ressources de l’année suivante – contre le mois de septembre, il y a encore 20 ans.

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Les années 2010 en 10 graphiques Un nouveau Premier ministre, deux épopées en Coupe européenne des clubs de football pour le FC Dudelange, la retraite de Gilles Müller, la création de la Fondation Idea, le lancement du tram, LuxLeaks, la mort du Grand-Duc Jean... Entre 2010 et 2019, il s’en est passé des choses au Grand-Duché. Retour sur l’évolution du pays en 10 graphiques-clés. Population du pays, en milliers d’habitants Plus de 80 % de la hausse est due au solde migratoire. 625

2. Le nombre de travailleurs frontaliers a augmenté de plus de 30 % Il a dépassé la barre des 200.000, principalement en provenance de la France (52 %), et à parts égales (24 %) en ce qui concerne la Belgique et l’Allemagne. Plusieurs secteurs d’activité (industrie, construction, commerce, TIC, acti­ vités de services administratifs et de soutien) fonctionnent désormais avec près de 60 % de frontaliers. Aussi, il y a eu globalement un vieil­ lissement de la population des tra­ vailleurs frontaliers, qui est actuellement composée à 25 % de salariés de plus de 50 ans, contre 15 % en 2010.

1. La population a augmenté de 24 % Le Grand-Duché est passé de 502.000 à 625.000 habitants. La part des étrangers (principalement des Européens) est passée de 43 % à 47 %. Plus de 80 % de la hausse est due au solde migratoire, le solde naturel (excédent des naissances par rapport aux décès) étant resté relativement stable, autour de 2.100 bébés chaque année. Autre évolution marquante, la part des femmes dans la population totale est tombée en dessous des 50 %. On ne compte désormais que 99 femmes pour 100 hommes au Luxem­bourg, alors que la moyenne observée en Europe est de 104 femmes pour 100 hommes.

Nombre de frontaliers, en milliers Plus d’un emploi sur deux créé au Luxembourg durant la dernière décennie a bénéficié à un frontalier. 250 201 200

150

100

50

+30%  

0 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19

Indispensables et précieux frontaliers Dans un avis portant sur le travail frontalier publié le 22 janvier, le Conseil économique et social (CES) pointe l’importance des flux frontaliers pour l’économie luxembourgeoise, qui deviendront encore plus conséquents à l’avenir. Le CES met d’ailleurs en garde contre la sous-estimation de l’ampleur du phénomène. Si quelque 200.000 travailleurs passent la frontière actuellement (soit 45 % de la population active du pays), le CES estime qu’il faudra compter 50.000 à 85.000 frontaliers supplémentaires d’ici 2035. Selon son président, Jean-Jacques Rommes, pour qui le « travail fronta­ lier est vital », il s’agit désormais de « garantir la cohésion sociale et territoriale au sein de la Grande Région grâce à une coopération et une coordination transfronta­ lières renforcées ». Car le vivier de travailleurs qualifiés s’épuise au niveau de la Grande Région, souligne encore le CES.

RÉTROSPECTIVE

20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 20 20

DIGEST


La décennie a commencé – et s’est terminée – avec un nombre de logements achevés chaque année en dessous de la demande potentielle, compte tenu de l’accroissement du nombre de ménages. 6.965 € / m2 7.000 6.500 6.000 5.500

+56 %

4.500

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0

5. Le logement est resté la priorité numéro  1  Les prix immobiliers, qui font office de baromètre de la préoc­ cupation immobilière de la popu­ lation, ont augmenté de 56 % entre 2010 et 2019 alors que l’in­ dice des prix de la construction ne progressait « que » de 19 % et le revenu médian que de 35 %. Si en 2010 un appartement de 50 m2 coûtait 11 années de salaire minimum, il fallait compter 14,5 années en 2019 pour pouvoir acquérir le même bien. Mais en dépit de cela, le taux de ménages propriétaires s’est maintenu autour des 70 % grâce à un envi­ ronnement de taux bas et à des dépenses publiques qui agissent en soutien de la demande.

Coût de l’absentéisme (en millions d’euros) Indemnités de chômage (en millions d’euros) 700

619

600

500

400

300

200

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10

Prix de vente au m2 des appartements en état futur d’achèvement

5.000

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+3,2%

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62,93 

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70

20 11

Seule 2012 a été marquée par un (léger) recul de l’activité (-0,3 %).

4. Dépenses de chômage vs dépenses pour maladie Les dépenses d’indemnisation chômage sont restées relative­ ment stables alors que les pres­ tations en espèces pour cause de maladie (une mesure tradition­ nelle de l’absentéisme) ont explosé (+ 88 %). Cette diver­ gence s’explique par la relative stabilité du nombre de chômeurs entre 2010 et 2019 alors que le nombre de salariés et le taux d’absentéisme ont sensiblement augmenté. Si le Luxembourg a été, au sein de l’UE, l’un des pays les plus performants en matière de chômage, il aura symétrique­ ment été parmi les mauvais élèves en termes d’absentéisme au travail.

20 10

Évolution du PIB nominal, en milliards d’euros

20 10

3.  Le PIB (nominal) a progressé de 56 %, passant de 41 à 63 milliards d’euros. Mesuré à prix constants, le PIB a affiché un rythme moyen de crois­ sance de 3,2 % par an. La crois­ sance du PIB a permis une « en­volée » des recettes publiques (de 17 à 28 milliards d’euros), une stabilisation des dépenses publiques exprimées en pourcen­ tage du PIB (autour de 43 %), et a été possible malgré un net recul des émissions de C02 d’origine luxembourgeoise (de 11,2 millions de tonnes en 2010 à 9 millions de tonnes en 2019), ce qui tend à valider la perspective d’un découplage durable entre la crois­ sance économique et son impact environnemental.

Le taux de risque de pauvreté (à 60 % du revenu médian) est passé de moins de 15 % à plus de 18 %. 120

20

Milliers de personnes Taux de risque de pauvreté

100

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10

6. Une augmentation du risque de pauvreté En dépit des dépenses de presta­ tions sociales en hausse (+ 60 % entre 2010 et 2019) et d’un sys­ tème redistributif étendu, le taux de risque de pauvreté (à 60 % du revenu médian) est passé de moins de 15 % à plus de 18 %. Il y avait plus de 100.000 pauvres au Luxem­ bourg en 2019, contre environ 70.000 en 2010. Cette situation a légitimement de quoi inquiéter – d’autant plus que le pays est par

ailleurs en tête du classement européen (après la Rou­manie) pour la proportion de travailleurs pauvres avec un taux de 13,5 % – même s’il est possible de la nuan­ cer quelque peu par le fait que le seuil de pauvreté exprimé en parité de pouvoir d’achat était 20 % plus élevé en 2018 qu’en 2010 et que le taux de risque persistant de pauvreté demeure en dessous des 10 %. Mars 2020 —

­ — 45


ÉCONOMIE

Évolution des gains de productivité (moyenne annuelle)

4,00

Montant des pensions exportées, en millions d’euros Sous l’effet notamment du départ progressif à la retraite des frontaliers actifs à partir des années 1980, les non-résidents ont représenté en 2019 quelque 28 % des dépenses de retraite contre 21,5 % en 2010.

3,5 %

1.500

1.284

3,00

1.000

2,00

1,00

X 2 

500

0,4 %

-2 01 9

1. ARCELORMITTAL

­ — Mars 2020

20 19

5. BGL BNP PARIBAS

6. GOODYEAR

6. ARCELORMITTAL

7. DUSSMANN

7. GOODYEAR 8. LUXAIR

9. LUXAIR

9. PwC LUXEMBOURG

10. PwC LUXEMBOURG

10. AMAZON

20 19

10. Les fonds ont été multipliés par 2,5 Les actifs gérés par les orga­ nismes de placement collectif (OPC) établis au Luxembourg ont été multipliés par 2,5. La place financière accueille désor­ mais quelque 3.800 fonds d’in­ vestissement et les actifs nets des OPC luxembourgeois ont atteint 4.670  milliards d’euros en novembre 2019. Les actifs nets des OPC représentaient en novembre 2019 75 fois le PIB grand-ducal, contre « seule­ ment » 1.860 milliards début 2010 (46 fois le PIB).  CONTRIBUTION DE LA FONDATION IDEA

46 —

20 18

4. DUSSMANN

5. CFL

8. BGL BNP PARIBAS

20 18

20 17

20 16

20 15

20 14

20 13

20 17

4. POST

X 2,5  20 12

20 16

3. CACTUS

3.000

20 11

20 15

2. CFL

3. Bil

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1. POST

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4.718

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2019

2010

5.000

1.000

20 14

Ce sont désormais deux entreprises publiques (Post et les CFL) qui occupent les deux premières places du classement des principaux employeurs du pays.

Actifs nets des fonds d’investissement, en milliards d’euros

2.000

20 13

20 12

20 10

7. Des gains de productivité qui restent faibles Alors qu’ils ont assuré et assis la prospérité du Luxembourg entre 1970 et 2000, les gains de produc­ tivité, quasiment inexistants au Grand-Duché entre 2000 et 2009, sont restés faibles entre 2010 et 2019 (+ 0,4 % par an). Cela consti­ tue une énigme compte tenu de l’amélioration et de la qualité des infrastructures, du niveau élevé de « capital humain » sur le marché du travail, et de la profusion de nou­ velles technologies à disposition des entreprises. La poursuite d’une croissance faible des gains de pro­ ductivité est de nature à avoir des conséquences macroéconomiques négatives importantes.

20 11

0

20 10

-2 00 9 20 00

-1 99 9 19 90

-1 98 9 19 80

19 70 -1 97 9

0

8. Les pensions exportées ont plus que doublé Le montant des pensions expor­ tées à des bénéficiaires non rési­ dents (pour l’essentiel établis dans les trois pays voisins, au Portugal ou en Italie) a plus que doublé de 2010 à 2019, passant de 609 millions à 1,3 milliard d’euros. La proportion de pen­ sions exportées devrait continuer de croître (pour se rapprocher à terme des 45 %) puisque les futurs pensionnés non résidents auront connu, pour un nombre croissant d’entre eux, des car­ rières de cotisation quasi com­ plètes au Grand-Duché.

9. Redistribution des cartes des plus grands employeurs Si, sur toute la période, 10 entre­ prises (seulement) ont concentré près de 10 % de l’emploi total, il y a eu d’importants mouvements au sein de ce top 10 en faveur (notam­ ment) d’opérations de fusions, de cessions d’activités, et de modifica­ tions de la structure de la demande des ménages. Arcelor­­Mittal, qui était le premier employeur en 2010, se retrouve désormais à la 6e place, la Bil (troisième employeur en 2010) est sortie du top 10 et a été rempla­ cée par Amazon, les entreprises Dussmann et BGL BNP Paribas ont gagné trois places chacune pour se retrouver respectivement à la qua­ trième et à la cinquiè­me place.


ÉCONOMIE

MISSION ÉCONOMIQUE

LES ÉMIRATS, TERRE PROMISE La mission économique luxembourgeoise menée en janvier à Dubaï et Abu Dhabi a encore un peu plus renforcé les liens bilatéraux. Une manière de préparer le terrain à l’Expo 2020 qui s’ouvre en octobre.

E

ntre le Luxembourg et les Émirats arabes unis (EAU), les points et les intérêts communs ne manquent pas. « Nos deux pays cherchent à toujours plus diversifier leur économie , confirme Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de commerce. Nous voulons tous deux rester com­ pétitifs au niveau régional et conserver notre croissance, car sans cela, nos économies courent à l’échec. Enfin, tant le Luxem­ bourg que les Émirats veulent être des leaders dans le domaine du spatial, des nouvelles technologies, des start-up… »

PHOTOS SIP / Jean-Christophe Verhaegen, Microlux, Volkswagen Losch Financial Services

UNE PRÉPARATION MÉTICULEUSE

Sans surprise, la mission écono­ mique menée là-bas du 26 au 30 janvier dernier était qualifiée comme étant « la plus importante de ces 10 dernières années ». Sa pré­ paration a donc fait l’objet d’un soin méticuleux. Signe de son importance, elle était emmenée par le Grand-Duc héritier Guillaume, le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) et Étienne Schneider (LSAP), alors encore vice-Premier ministre et ministre de l’Économie. La délégation a dès lors été conséquente : 90 partici­ pants représentant pas moins de

62 entreprises, des diplomates, des représentants de la Lhoft, de Lux­ embourg for Finance… « C’est la plus grande mission jamais menée aux Émirats », notait sur place Carlo Thelen, qui se félicitait aussi qu’elle « inclut des entrepreneurs de différents horizons ». La présence du Grand-Duc héritier, de par son prestige, a évi­ demment « convaincu nombre de patrons de venir à Dubaï ». Peutêtre aux Émirats plus qu’ailleurs, il est un sésame précieux car « si avec un ministre, on atteint un certain niveau, avec une personnalité royale, on va beaucoup plus haut », confie Loïc Bertoli, du LTIO d’Abu Dhabi. Présent à Dubaï, René Grosbusch, pré­ sident-­fondateur de Grosbusch Fruits & Vegetables, confirme que « la réception à laquelle nous avons eu droit lors du business forum était exceptionnelle car le Grand-Duc héritier était là ». Si la délégation était conséquente, les agendas ne permettaient guère de perdre de temps entre les audiences officielles accordées par les ministres émiratis de l­ ’Éco­nomie ou de la Tolérance, ou les réunions informelles tôt le matin ou tard le soir des équipes minis­ térielles. Trois signatures de

Délégation L’ancien ministre de l’Économie Étienne Schneider, le Grand-Duc héritier Guillaume et le ministre des Finances Pierre Gramegna ont fait le déplacement à Dubaï.

memoranda of understanding, un séminaire consacré aux ­investissements dans le domaine spatial, un business forum, une visite pour les Luxembourgeois présents du salon Arab Health et différentes réceptions y étaient notamment inscrits.

NETWORKING ET OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES

Pour des CEO, une telle mission est un investissement en argent et en temps. Rentable ? « Il y a un programme, mais aussi les contacts que l’on prend à l’intérieur même de la délégation», note René Grosbusch. Une opportunité en or de soigner ses relations et d’étoffer son réseau en networkant. « Ce qui est appréciable, c’est toute la préparation de la Chambre de commerce en amont, relève Murat Mutlu, d’Immo Luxembourg. « Si je devais organiser les mêmes choses, cela me coûterait plus cher et me demanderait plus de temps. » Or, pour faire des affaires aux Émirats, il n’y a pas d’autre solution que de « venir plusieurs fois, ­comprendre les gens, se créer un réseau », confirme l’avocat Marc Theisen, du cabinet Theisen & Marques, qui est actif dans les pays du Golfe depuis une vingtaine d’an­ nées et qui a contribué à la venue du groupe mondial GAP Polymers au Luxembourg. Enfin, l’occasion est donnée en quelques jours de jauger l’état du marché local et de son potentiel. Et les EAU n’en manquent pas, d’au­ tant que le pays a assoupli sa légis­ lation sur les installations de société. Actuellement, une v­ ingtaine d’en­ treprises luxem­bourgeoises y sont installées (ArcelorMittal, Rotarex, Metaform, la Bil, Cargolux…) et de nombreuses autres y sont actives (Goodyear, PwC, Fallprotec…). Un chiffre qui ne devrait pas tarder à grossir. Dans le sens inverse, l’ADIA (Abu Dhabi Investment Authority), le 3e fonds souverain le plus grand au monde avec des actifs sous ­gestion estimés à 800 milliards de dollars, s’est implanté au Luxembourg. Et 60 % des fonds étrangers commercialisés aux Émirats sont domiciliés au Luxembourg. Pour le Luxembourg, les EAU semblent être une nouvelle terre

promise. Raison d’une présence renforcée là-bas au cours des mois à venir. Et notamment lors de l’Exposition universelle qui aura lieu à Dubaï du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021. La mission économique a permis de prépa­ rer encore un peu mieux cet évé­ nement alors que le pavillon du Luxembourg sort de terre sur le site gigantesque où s’activent plus de 40.000 ouvriers. Un workshop a permis aux entrepre­ neurs de découvrir comment la promotion du pays y sera assurée, et plusieurs nouveaux accords de collaboration ont été signés. Le Luxembourg a été un des premiers pays à confirmer sa pré­ sence à l’Exposition et à débloquer un budget de 32 millions d’euros pour y faire bonne figure. Un zèle apprécié du pays hôte qui a réservé un emplacement de choix au bâtiment signé par Metaform. « Ce sera une vitrine extraordinaire pour le pays et pour nos entreprises, conclut Carlo Thelen. La Chambre de commerce y organisera pas moins de six missions économiques destinées à différents secteurs. »  N. L.

PRÉSENTÉES PAR

carrières Anh Quyen Ngo-Li, 37 ans, a intégré l’équipe opérationnelle de Microlux. Elle s’occupe principalement de la communication afin de renforcer la visibilité et la notoriété de la jeune institution de microfinance en plein développement. BANQUES, FONDS D’INVESTISSEMENT ET SERVICES AUX FONDS

Ophélie Decaillot, 38 ans, a rejoint Volkswagen Losch Financial Services en tant qu’IT consultant. Elle est en charge du support et du conseil au sein de plusieurs départements. ACTIVITÉS INDUSTRIELLES

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­ — 47


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FACILITY MANAGEMENT

Proposer un environnement de travail agréable permet d’assurer le bien-être et l’efficacité des collaborateurs. L’entretien et la maintenance des bâtiments sont des enjeux cruciaux pour les entreprises. Le point avec EMALEC, filiale multitechnique du Groupe Samsic. CONTENU SPONSORISÉ SAMSIC TECHNICAL SERVICES BY EMALEC

48 —

— Mars 2020

uels que soient sa taille et son secteur Q d’activité, chaque entreprise a des besoins en termes de maintenance générale de ses

bâtiments. Confier ces tâches à un prestataire externe permet aux sociétés de continuer à se concentrer sur leur cœur de métier tout en gagnant en efficacité. Nouvel acteur sur le marché luxembourgeois, Samsic Technical Services offre une approche multitechnique de la gestion des bâtiments et des équipements, et intervient dans de nombreux domaines : Électricité, Climatisation, Ventilation, Chauffage, Détection et extinction incendie, Contrôle d’accès, Éclairage de secours, Plomberie, Ascenseurs, Portes automatiques, etc. « Travailler dans un bâtiment fonctionnel apporte d’une part un confort et un cadre de travail agréable aux collaborateurs, mais permet aussi à l’entreprise de renforcer son image de marque auprès de ses clients », explique Ludovic Lazzarotto, Deputy CEO chez Samsic Technical Services. Pour l’entreprise qui n’est pas spécialiste en matière de maintenance, confier ces tâches à un prestataire externe lui

Un bâtiment fonctionnel apporte du confort aux employés.

offre tous les bénéfices du métier sans avoir besoin d’internaliser ces services et de recruter du personnel, lui permettant ainsi d’optimiser ses charges. D’autre part, les techniciens externes et notre service d’astreinte offrent une capacité d’intervention rapide 24h/24 et 7j/7. Ensuite, grâce à un logiciel développé en interne, le prestataire est capable de garantir une traçabilité complète de toutes ses interventions, et le client peut suivre l’avancée des opérations menées dans ses bâtiments en temps réel. « L’usage de ce programme nous permet de prouver au client que les maintenances ont été réalisées correctement et en conformité », précise Ludovic Lazzarotto. En effet, les techniciens de Samsic Technical Services disposent d’un niveau de compétences très pointu et de tous les agréments nécessaires. Samsic Technical Services peut également gérer l’intervention et l’accompagnement des bureaux de contrôle permettant au client d’être en conformité avec les règlementations en vigueur (éclairage de sécurité, détection et extinction incendie, installations électriques, etc.). 

PHOTOS Shutterstock, Jan Hanrion (Maison Moderne)

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Une expertise multisite et multitechnique

3 QUESTIONS À LUDOVIC LAZZAROTTO

«  Nous avons créé un centre de formation de 1.000 m 2 » Quelle est la valeur ajoutée de Samsic Technical Services ? Nous sommes en mesure de répondre de A à Z aux besoins des clients en matière de services techniques, en intervenant aussi bien sur la maintenance préventive que corrective. Nous intervenons sur la globalité d’un bâtiment et proposons des services qui peuvent nécessiter un très haut niveau de technicité. Notre cœur de métier étant les services techniques, le groupe Samsic est désormais en mesure de proposer un interlocuteur unique à ses clients. Quelles formules proposez-vous ? Nous opérons selon deux méthodes de travail. La première est l’itinérance : les techniciens polyvalents sont multisites et se rendent chez différents clients au sein d’une même journée. Ils travaillent pour différents secteurs d’activité et sont capables de s’adapter à toute les situations. Grâce à notre logiciel développé en interne, nous bénéficions d’une gestion centralisée des tournées des techniciens, que nous pouvons organiser de façon optimale. Nous travaillons aussi dans une logique de maintenance postée : un ou plusieurs techniciens spécialisés opèrent sur un même bâtiment quand les besoins des clients sont plus importants. Dans ce cas, ils sont accompagnés d’un responsable de contrat dont le rôle est de coordonner l’ensemble des opérations et d’être à l’écoute du client. Nos techniciens connaissent bien les bâtiments, ils peuvent donc réagir facilement en cas de demande plus ponctuelle. Dans un métier en constante évolution, comment assurez-vous la formation de vos collaborateurs ? Un budget annuel conséquent est dédié à la formation des techniciens. Nous avons créé un centre de formation de 1.000 m2 à proximité de Lyon, où siège notre entreprise, qui permet de former nos nouveaux collaborateurs et de vérifier et développer leurs compétences. Grâce à des mises en situation, les techniciens peuvent se former aux modules qu’ils retrouveront dans les bâtiments des clients (climatisation, portes de garage, installations techniques, etc.). Ce centre de formation et nos formateurs internes (d’anciens techniciens que nous avons professionnalisés) sont mobilisés tout au long du parcours professionnel du technicien : à l’entrée pour déterminer ses compétences, au cours de son parcours pour des formations continues.

Chauffage Chaudière ou aérotherme toute énergie, régulation, distribution, unités de production, etc.

Climatisation Régulation, distribution, unités de production, groupe froid, froid alimentaire, etc.

Électricité Haute tension, armoires électriques, éclairage, enseignes lumineuses, etc.

Protection incendie Extincteurs, colonnes sèches, désenfumage, détection incendie, etc.

Sécurité bâtiment Détection intrusion, vidéosurveillance, portiques de détection, sonorisation, etc.

Second œuvre Menuiserie, peinture, carrelage et faïence, revêtement de sols, faux plafond, etc. Plomberie Sanitaires, robinets, pompes, évacuation des eaux, etc.

Ludovic Lazzarotto Deputy CEO Samsic Technical Services

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ENJEUX ENJEUX DIVERSIFICATION DE LA PLACE

L’envolée Du PRivate Equity

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4.000 milliards de dollars. Poussé par de grands volumes de montants disponibles et des retours plus intéressants que ceux offerts par les produits traditionnels, le private equity n’en finit plus de franchir les paliers symboliques. Mais l’engouement pour l’investissement dans des sociétés non cotées dépasse les simples effets conjoncturels. Au point de voir cette star des marchés devenir un nouveau pilier pour les places financières. Un créneau dans lequel le Luxembourg veut se positionner à long terme.

ILLUSTRATION José Carsi

I

l « bat des records ». Il est prêt à « détrôner les bourses ». En lisant les articles publiés régulièrement dans la presse, on peut se deman­ der où s’arrêtera le private equity. Après avoir franchi la barre des 4.000 milliards de dollars d’en­ cours en 2019, 1.000 milliards devraient s’ajouter chaque année d’ici cinq ans, prédisent les spé­ cialistes. Dont quelque 1.500 mil­ liards de dollars actuellement non investis, et donc disponibles, qui vont rendre la lutte féroce pour les secteurs et sociétés prometteurs. Qui investira dans la santé ? Qui rachètera une chaîne de fast-food

bien connue ? Qui permettra à une fiduciaire de se transformer ? Qui accompagnera le management d’un hôtel à mener son plan stra­ tégique ? L’envolée des montants investis renforce la portée d’opé­ rations qui concernent des sociétés qui ont pignon sur rue. De quoi concourir à une dynamique dont toutes les places financières veulent profiter pour se diversifier. Et le Luxembourg n’est pas en reste. Environnement juridique, expérience dans les OPCVM, talents internationaux, gouverne­ ments successifs « pro-business »… les ingrédients proposés par le

2019

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2023

Grand-Duché ont convaincu les acteurs du private equity d’y déployer dans un premier temps leurs structures avant de voir des équipes et centres de décision se former, rajoutant une substance non négligeable à ce qui est devenu un nouveau pilier de la Place. Deloitte estime que les actifs sous gestion du private equity au Luxembourg ont atteint 148 mil­ liards d’euros (voir page 57) en 2019. Caceis relevait l’été dernier que le paysage, qui était essentiel­ lement dominé par des fonds de 100 millions maximum, a vu le nombre de fonds plus conséquents (500 millions et plus) augmenter. 10 ans après la création de la Luxembourg Private Equity Association, le private equity luxembourgeois a vraisemblable­ ment atteint un âge de raison. Mais certainement pas encore celui de sa vitesse de croisière tant les opportunités restent nombreuses.  T. R.

2024

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2027

SOMMAIRE 52 Aux sources du phénomène

Cyril Demaria revient sur les fondements et les perspectives du private equity.

56 Le Luxembourg tire son épingle du jeu

Législation, promotion, expertise, crédibilité... Retour sur les raisons du succès du private equity « à la luxembourgeoise ».

58 Penser global, agir local

Comment les acteurs locaux peuvent-ils rivaliser avec les grands joueurs mondiaux ?

62 Ouvrir plus grand le champ des investisseurs Carte blanche à Rajaa Mekouar-Schneider, CEO de la Luxembourg Private Equity Association (LPEA), l’association sectorielle qui célèbre ses 10 ans d’existence. Mars 2020—

­ — 51

ILLUSTRATION Ellen Withersová

2011


ENJEUX

« LE PRIVATE EQUITY A DÉLIVRÉ DES PERFORMANCES ÉLEVÉES »

52 —

­— Mars 2020

des entités publiques et parapu­ bliques, comme le Fonds euro­ péen de développement. Le ticket d’entrée constitue une barrière importante pour les petits investisseurs. À quoi est-ce lié ? L’idée est de protéger les indivi­ dus. Comme le secteur est peu réglementé afin de conserver une certaine flexibilité, ces investis­ sements sont réservés à des gens qui bénéficient d’un niveau de connaissance relativement élevé, soit par l’expertise personnelle, soit en achetant du conseil. Cette dernière solution implique donc de bénéficier d’un certain patri­ moine. La réglementation prévoit qu’un individu doit avoir un patri­ moine liquide d’un million d­ ’euros (hors immobilier) ou un revenu annuel d’environ 200.000 euros. Une barrière non négligeable pour la plupart des Européens. Aux États-Unis, les véhicules grand public sont interdits et, en Europe, ils constituent l’exception. Et cette limite n’a pas tendance à évoluer ? Non, les normes restent strictes. Mais, c’est clair, il y a de plus en plus de demandes pour les assou­ plir. La faiblesse des rendements affecte tout le monde, cela peut donc paraître injuste. Mais il faut pouvoir trouver le bon équilibre entre la protection de l’investis­ seur et son accès à des outils qui pourraient potentiellement lui donner un rendement supérieur. Ce n’est pas évident.

BIO EXPRESS Cyril Demaria est associé et res­ ponsable des marchés privés auprès de la société de conseil Wellershoff & Partners, basée à Zurich, en Suisse. Docteur en droit et géopolitique de l’Université de Saint-Gall et diplômé de HEC Paris, il a aussi été responsable de la recherche sur les marchés privés au Chief Investment Office d’UBS. Il est également enseignant et chercheur en private equity et a écrit cinq livres sur le sujet. Son dernier ouvrage, Introduction au private equity (RB Edition, 2018, 6e édition), traite des règles du private equity en France, en Belgique, au Luxem­bourg et en Afrique francophone.

PHOTO DR

celui de la délégation à un spécia­ liste, dont la mission est de gérer les fonds dans lesquels les investis­ seurs ont placé leur argent. Autre particularité : ces fonds sont définis pour une durée déterminée. Et c’est d’ailleurs à cela que tient la disci­ pline de la profession. Au bout de 5 à 7 ans, pour respecter la durée Le capital-investissement, ou private equity, prend de plus en de vie du fonds, les sociétés dans plus de place dans le portefeuille des investisseurs. Basé sur des lesquelles il a investi doivent être stratégies à long terme, il s’adresse encore à des acteurs de taille importante et bien avertis des risques. Observateur privilégié, revendues. Cette durée limitée est Cyril Demaria, auteur d’ouvrages sur le sujet, décortique les enjeux la garantie de pouvoir analyser le de ce pilier croissant pour les places financières mondiales. travail effectué par le gérant. À un moment, il devra rendre l’argent adulte avant qu’il atteigne l’auto­ investi. Mais c’est aussi ce qui fait On entend parler de plus suffisance financière. qu’on accuse parfois les gérants de en plus de private equity, mais comment peut-on fonds de private equity d’être trop le définir ? court-termistes. Comment expliquez-vous Il existe deux grandes écoles, le succès actuel du private l’américaine et l’européenne. equity ? Existe-t-il un profil type Le modèle américain est assez Il est lié à plusieurs facteurs. On des acteurs qui investissent fluctuant. Aux États-Unis, le pri- constate tout d’abord un intérêt dans le private equity ? vate equity regroupe deux croissant de la part des investis­ Premièrement, ces acteurs doivent grands types d’activités : les seurs institutionnels, des grandes être patients. Ils investissent sur le opérations d’augmentation de entreprises et des individus for­ long terme. Un fonds a une durée capital (capital­-risque et capital- tunés. Cela est dû au fait que les de vie qui se situe en général entre dévelop­pement) et la transmis­ rendements sur les actifs tradi­ 8 et 15 ans. Statistiquement, la sion d’entreprises (leverage tionnels ont chuté ces dernières moyenne est de 10 ans. Il s’agit buy-out ou LBO). Dans les années. Or, historiquement, le pri- donc d’argent immobilisé sur une années 1980, beaucoup d’opéra­ vate equity a délivré des perfor­ longue période. Si on regarde les tions de LBO consistaient à mances relativement élevées. Le chiffres au niveau européen, on acquérir des conglomérats, à les nombre d’acteurs s’est aussi for­ voit que les plus grands investis­ découper en morceaux et à licen­ tement élargi, en Europe, depuis seurs en private equity sont les cier beaucoup d’individus. Le la libéralisation des marchés dans caisses de retraite, les compagnies concept de LBO a donc eu très vite les années 1980. Le second facteur d’assurances et les fonds souve­ mauvaise presse, et les gérants se est la plus grande visibilité dont rains, qui viennent souvent du sont très vite approprié l’appel­ bénéficie le secteur. On a assisté Moyen-Orient et d’Asie, et les lation « private equity » pour rem­ à une multiplication d’opérations banques. Certaines entreprises s’y placer la notion de LBO. Cela a de très grande taille (Hilton intéressent également et, en créé une confusion sémantique Hotels & Resorts, Dell…) qui ont Europe, il faut aussi compter avec qui perdure encore aujourd’hui contribué à donner de la visibilité aux États-Unis. En Europe, par à ces transferts d’entreprises. contre, on a gardé la définition his­ Enfin, si en plus il s’agit d’entre­ torique, c’est-à-dire le financement prises qui touchent au quotidien des entreprises non cotées, que ce des gens, comme Toys’R’Us ou soit dans leur émergence (capital­- Burger King, pour citer des opé­ risque), leur développement rations importantes, cela déve­ (capital­-développement), la trans­ loppe une familiarité avec le mission et éventuellement la concept. Google et Amazon se restructuration. sont développés grâce au private equity, et ce sont des succès énormes qui parlent aux gens. Avec une différence entre le venture capital, ou capital-risque, Comment résumer le et le private equity... schéma de l’investissement Le capital-risque consiste à finan­ en private equity ? cer une entreprise du moment En fait, quiconque a un peu où elle émerge jusqu’à ce qu’elle d’argent pourrait faire du private soit autosuffisante ou cédée à equity. Mais c’est un métier risqué, Cyril Demaria estime que le private quelqu’un d’autre. Cela corres­ l’investisseur restant sous la equity est un outil d’investissement réservé à des investisseurs bien au pond un peu à la période d’édu­ menace de perdre son investisse­ courant des risques. cation d’un enfant et d’un jeune ment. Le principe établi est donc CYRIL DEMARIA, EXPERT EN PRIVATE EQUITY


ENJEUX Quelles sont les cibles visées par les acteurs du private equity ? Elles sont nombreuses, et chaque acteur définit la sienne. C’est le meilleur moyen de ne pas se mar­ cher sur les pieds. De fait, même si personne ne connaît le nombre exact de gérants actifs en private equity, il est évident que les chiffres ont fortement augmenté. On parle de quelque 7.000 gérants à l’échelle internationale. Pour qu’ils puissent tous vivre, la ­spécialisation est devenue néces­ saire. Première caractéristique : l’investis­sement reste local. Les gérants se concentrent sur un périmètre d’investissement res­ treint pour préserver les interac­ tions avec les sociétés en porte­feuille. Ensuite, chacun se spécia­ lise dans des sociétés à un certain stade d’évolution (start-up, déve­ loppement, transmission). Enfin, la sélection se fait encore selon la

sans avoir, de l’autre côté, une croissance de la concurrence. D’OÙ VIENT L’ARGENT ? Origine des fonds investis en Europe Ceci dit, paradoxalement, cette dans le private equity (2018). compétition entraîne des effets intéressants. Pre­mièrement, les sociétés achetées sont analysées plus en profondeur,Deuxième­ ment, cela contribue à augmen­ ter les valorisations étant donné que les acheteurs potentiels sont Amérique plus nombreux. Cela oblige du Nord : donc les gérants à fournir un 25,5% travail plus conséquent entre le moment où ils achètent et celui où ils revendent.

Certains voient ces investissements comme un moyen d’enrichissement facile en quelques années, parfois en élaguant dans le personnel. Ce modèle est-il toujours d’actualité ? Il ne faut pas se le cacher, réaliser des économies est un moyen de faire gagner de la valeur. Et qui dit économies, pense licencie­ ments. Des études montrent que, à court terme, en moyenne dans les deux ans, les entreprises qui ont été rachetées par des inves­ tisseurs privés et retirées de la bourse licencient du personnel. Mais la réalité est aussi que, sur une période plus large de 4 à 5 ans, on observe la création d’emplois nets. Ce qui se passe est que, lorsqu’une société quitte la bourse, certaines fonctions, notamment les relations avec les Cyril Demaria investisseurs, ne sont plus néces­ Expert en private equity saires. Mais, par contre, les nou­ veaux actionnaires entendent revendre cette entreprise à un prix plus élevé. Ils ne peuvent taille et le type d’activité (techno­ donc pas tailler dans l’os, au logie, santé, alimentation, etc.). risque de l’appauvrir. Aujourd’hui, Cette segmentation est impor­ on peut considérer que toutes les tante pour pouvoir créer de la entreprises ont réalisé les écono­ valeur. Le gérant doit être un mies nécessaires. Il n’y a plus d’in­ expert dans son domaine, capable térêt à réaliser des coupes de véritablement transformer sombres dans le personnel, l’entreprise afin de la revendre comme c’était la pratique dans les années 1980. plus cher le moment venu.

« L’entrepreneur doit être conscient que l’investisseur a un agenda. »

Mais la concurrence est quand même sévère entre les différents acteurs... On ne peut pas avoir, d’un côté, une progression des montants alloués au private equity, une augmentation du nombre de gérants, des fonds et de leur taille

En changeant de perspective, quels conseils de prudence pourriez-vous donner à un entrepreneur qui entre en relation avec des investisseurs du private equity ? La première chose à faire est de

Reste du monde : 5,5%

Europe : 54 % Royaume-Uni et Irlande : 7,9% France et Benelux : 20,6% Autriche, Allemagne et Suisse : 6,5% Europe du Sud (Grèce, Italie, Portugal, Espagne) : 3,3% Europe du Nord (Danemark, Finlande, Norvège, Suède) : 5,4% Europe cetnrale et de l’Est: 0,7% Europe (indéterminé) : 9,4%

Asie et Australie : 15,1%

source

Invest Europe

s’asseoir et de prendre la mesure de ce que signifie la décision de faire entrer un fonds de private equity dans son capital. Il faut délimiter les concessions que l’on est prêt à faire et celles que l’on n’acceptera pas. Enfin, il faut tout mettre par écrit, le pacte ­d’actionnaires, les conventions juridiques, etc. Tout cela revient à écrire un contrat de mariage. On espère qu’il ne servira pas, mais dans certains cas, on est bien content de l’avoir fait. Bref, il faut faire preuve de prudence… Dans le monde des start-up, l’en­ trepreneur se retrouve face à des investisseurs professionnels et est moins qualifié qu’eux. Il doit donc se préparer, monter en connais­ sance assez vite et construire une documentation la plus solide pos­ sible. Beaucoup d’entrepreneurs croient encore qu’il suffit de demander de l’argent pour l’obte­

nir. Ce n’est plus le cas. L’entre­ preneur doit bien être conscient que l’investisseur a un agenda. Et que, s’il se montre ­sympathique au début, face à certaines situa­ tions le visage peut changer. Ce qui veut dire, en clair ? Certains entrepreneurs qui ont développé leur société sont cho­ qués qu’on puisse les remplacer. Mais s’ils ne sont pas suffisam­ ment compétents en tant que manager, ils seront confrontés à cette situation. Ils doivent se pré­ parer à cette logique. Il existe une courbe d’incompétence que les investisseurs sont formés à iden­ tifier. Les gérants ont aussi des comptes à rendre à leurs inves­ tisseurs. Ils ne peuvent pas se per­ mettre de faire du sentiment et réagiront très vite aux premiers symptômes de malaise. D’autant que leur objectif final est de revendre la société plus chère qu’ils ne l’ont achetée.  J.-M. L. Mars 2020—

­ — 53


36% 39%

ENJEUX

QUELLES SONT LES ACTIVITÉS PRISÉES ?

ÉVOLUTION

LES DONNÉES-CLÉS DU SECTEUR

Commerce Production agroalimentaire Technologies de l’information / logiciels Santé Industrie pharmaceutique Énergie et équipements Sciences de la vie Services financiers Business services Technologie Biens de consommation Production industrielle / manufacturière

source

84%

48%

80 %

52% 43%

57%

50%

60 %

44%

30% 33%

40 %

27% 29%

21% 24%

1,43

17% 17% 17% 18%

16% 16%

20 %

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Fr

1

LES 10 PLUS GRANDES FIRMES MONDIALES EN 2019

source

26%

15%

PwC Private Equity Trend Report 2019

3.524

millier de milliards de dollars : c’est le niveau de « poudre sèche » (argent collecté et pas encore investi) sur le marché, soit le double par rapport à fin 2015.

fonds existent sur le marché, cherchant à lever 926 milliards de dollars.

14.599

closings de fonds de private equity réalisés en 2019, pour 595 Mrds $.

deals de capital-risque ont été annoncés, pour 224 milliards de dollars. 2018 avait été une année record, avec 17.431 opérations annoncées pour 271 Mrds $.

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0 %

Pays d’Europe centrale et orientale 2 Afrique subsaharienne Pourcentage inférieur à 16 % : Irlande, Espagne, Afrique du N., Roumanie, Pologne, Rép. tchèque, Turquie, Portugal, Bulgarie, Moyen-Orient, Slovaquie, Hongrie

12%

16%

LE PRIVATE EQUITY MONDIAL EN 5 CHIFFRES-CLÉS (DONNÉES 2019)

Les pays les plus attractifs pour les investissements dans le private equity dans les cinq prochaines années sont l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse. Le Luxembourg arrive en 8e position, juste avant les États-Unis.

72%

90%

10%

15%

PwC Private Equity Trend Report 2019

LES PAYS LES PLUS ATTRACTIFS 100 %

28%

10% 12%

Le private equity est assis sur 1,43 millier de milliards de dollars, qui ne demandent qu’à être investis. Et les entreprises du secteur débauchent toujours plus de talents issus de la banque traditionnelle. Le Luxembourg est de plus en plus considéré comme un pays attractif, parvenant à séduire de grands noms du secteur, comme CVC Capital Partners.

85%

27%

L’industrie, les biens de consommation et la technologie occupent les plus grandes parts des domaines sur lesquels les investisseurs dans le private equity parient le plus.

source

1.316

5.103

acquisitions ont été annoncées, pour 393 Mrds $, contre 6.481 deals en 2018.

Preqin, 2019 Private equity & Venture capital fundraising & Deals update

DES SALAIRES ATTRACTIFS

(CLASSEMENT SELON LE CAPITAL LEVÉ ENTRE 2014 ET 2019, EN MILLIARDS DE DOLLARS) Les firmes anglo-saxonnes trustent le classement des 300 plus grandes entreprises de private equity, sur la base de l’ampleur du capital levé durant les cinq dernières années. Les américains Blackstone, The Carlyle Group et KKR arrivent en tête. Au total, les 300 plus grandes firmes recensées ont levé un record de 1,7 trillion de dollars sur cinq ans. Pour entrer dans le seul top 100, il faut avoir levé au minimum 4,8 milliards de dollars.

Contrairement à certaines activités traditionnelles des banques, la rémunération annuelle et les bonus des cadres du private equity progressent d’année en année. Le secteur récupère ainsi petit à petit les talents de la banque d’investissement et de la gestion d’actifs. Salaire moyen fixe

Bonus moyen

Managing partner 2017

2018

2019

X X X X X X X

Principal 2017

2018

Total en euros Associate

2019

2017

2018

2019

638.210

82,9

554.380

63,8 47,9

47,4 36,5

463.170

399.240

319.820

244.820

Blackstone New York

35,5

Bain Capital Boston source

The Carlyle Group Washington

KKR New York

CVC Capital Partners Luxembourg

218.350

30,05

EQT Stockholm

29,8

Thoma Bravo Chicago

29

28,8

Apollo Global Management New York

Neuberger Berman Group New York

Classement Private Equity International, étude PEI 300, 2019

54 —

270.770 264.640 277.350

Warburg Pincus New York

­— Mars 2020

234.560

238.970

120.770

112.430

128.090

150.000

152.210

149.260

85.840 37.280 48.560

source Heidrick & Struggles, 2019 Europe and Africa Private Capital Compensation Survey, Private equity practice

94.750 102.000 29.750

34.500

65.000

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ENJEUX L’ÉCOSYSTÈME LOCAL

Le Kirchberg, l’alternative à la City Le private equity progresse rapidement en Europe et ses adeptes installent leurs quartiers généraux au Luxembourg. L’activité reste marginale par rapport au poids total des fonds, mais sa croissance est plus rapide.

À

la mi-février, la LPEA a fêté ses dix ans. Un anniversaire qui coïncide avec une folle décen­ nie pour le private equity. Lors de sa fondation en 2010, alors que l’économie mondiale restait secouée par la crise financière, l’association professionnelle secto­rielle comptait 25 membres. Aujourd’hui, elle en comprend 260 et entend encore se dévelop­ per, notamment en élargissant la base des investisseurs éligibles à cette classe d’actifs (voir page 62). Mais, alors qu’il y a dix ans, les acteurs présents assuraient avant tout des fonctions de back-office, aujourd’hui des gérants de fonds de private equity se sont installés en renforçant leur rôle et leurs res­ ponsabilités pour couvrir le vaste marché de l’Union européenne. « Le chiffre le plus symbolique est sans doute que 19 des 20 premiers acteurs mondiaux du secteur en termes d’actifs sous gestion sont désormais installés au Luxem­ bourg », pointe David Capocci, head of alternative investments chez KPMG Luxembourg. En novembre 2019, Deloitte Luxembourg a publié une enquête sur le poids réel du private equity au Luxembourg. Un exercice pas toujours simple, tous les acteurs n’étant pas régulés. Mais il en ressort notamment qu’en 2019, les actifs sous gestion atteignaient 148 milliards d’euros. Ce n’est encore qu’une goutte d’eau par rapport aux 4.700 mil­ liards sous gestion pour le secteur des fonds au Luxembourg dans sa totalité, mais entre septembre 2018 et septembre 2019, les actifs dans le private equity ont gonflé de pas moins de 19 %. Responsables de l’étude chez Deloitte Luxembourg, Dany 56 —

­— Mars 2020

Teillant (partner Tax), Nick Tabone (partner Audit et private equity leader) et Arnaud Bon (director Advisory & Consulting) notent que, même si cette classe d’actifs reste de taille modeste, les taux de croissance qu’elle enre­ gistre sont supérieurs à la moyenne du secteur des fonds. « La croissance des fonds Ucits que l’on observe actuellement est fortement corrélée à la performance des marchés financiers, com­ mentent-ils. Depuis dix ans, par contre, le private equity a enregistré d’importantes levées de fonds. » Les montants amassés étaient à ce point importants qu’ils ont fini par baisser en 2019, les gestionnaires ne parvenant plus à injecter dans des sociétés l’argent récolté.

NOUVELLES SOURCES DE RENDEMENT

D’où vient cet engouement sou­ dain pour le private equity que beaucoup d’investisseurs semblent avoir découvert au cours des der­ nières années ? « Son succès est avant tout lié au faible niveau actuel des taux d’intérêt, explique David Capocci. À la recherche de nouveaux types de rendements, les investisseurs quittent les investissements classiques et se tournent vers des sources alternatives. Le private equity, comme l’immobilier d’ailleurs, est perçu comme une de ces nouvelles sources. » Le spécialiste de KPMG remarque aussi que cette classe d’actifs est devenue plus rassu­ rante. Elle se développe depuis une trentaine d’années et peut affi­ cher des résultats très positifs. « Le palmarès exceptionnel des retours sur investissement en pri­ vate equity en fait un des actifs les

plus attractifs sur le marché. C’est pourquoi nous faisons aujourd’hui face à un élargissement substantiel des profils d’investisseurs, qui englobent désormais aussi bien les petits porteurs que les grands fonds de pension ou encore les investisseurs publics ou les multinationales », explique pour sa part Vincent Lebrun, partner Tax et alternatives leader chez PwC Luxembourg. Il note aussi que cer­ taines opérations et sociétés ayant trouvé un écho important dans les médias, « le private equity n’est plus un concept brumeux, voire complètement abstrait, pour le plus grand nombre ». Pour mettre en exergue l’inté­ rêt de ce type d’investissement, les gestionnaires de fonds de private equity aiment pointer le fait que les montants reçus des investis­ seurs sont injectés directement dans des entreprises dans les­ quelles ils s’impliquent directe­ ment, contribuant ainsi à faire progresser l’économie réelle et l’emploi. Laurent Capolaghi, partner Private equity chez EY Luxembourg, ajoute que « le caractère tangible de la classe d’actifs joue clairement en sa faveur. Avec le changement générationnel qui est en cours et ­l’environnement de taux bas, on observe un réel intérêt des investisseurs pour des financements qui touchent l’économie réelle, principalement des PME, des entreprises en croissance et qui créent de l’emploi. »

BREXIT ET EXIGENCES DE SUBSTANCE

un nid pour la gestion d’actifs, et c’est en partant de ces bases qu’il a pu développer un autre écosystème, plus spécifique, pour le private equity », poursuit Laurent Capolaghi. Une situation qui s’est conso­ lidée grâce aux nouvelles exi­ gences internationales en termes de substance. Les différents ana­ lystes sont d’accord pour pointer l’influence favorable des mesures Beps de l’OCDE, l’implémentation en droit national de la directive AIFM pour les fonds alternatifs et NOMBRE D’INVESTISSEURS PAR FONDS AU LUXEMBOURG > 100 de 6 à 25

1 %

27 %

de 1 à 5

31 % de 26 à 100

41 % source

Deloitte Investment Fund Survey (novembre 2019)

LES FONDS SELON LA TAILLE Chiffres 2019 en euros > 1 milliard

3 %

< 100 millions

69 %

Entre 500 millions et 1 milliard

4 %

Entre 100 et 500 millions

23 %

« Au regard de ces bons chiffres Deloitte Investment Fund Survey (novembre 2019) enregistrés au niveau mondial, le Luxembourg connaît des taux de RÉPARTITION DES FORCES DE TRAVAIL croissance encore plus impor- AU SEIN DES ÉQUIPES AU LUXEMBOURG tants que la moyenne internatio- en  % 0 5 10 15 20 25 30 35 40 nale », avancent les experts de COMPTABILITÉ/FINANCE Deloitte. La raison ? « En Europe, la majeure partie des nouveaux SERVICES JURIDIQUES fonds sont désormais créés ici ». ADMINISTRATION La vague porteuse qui dope l’inves­ DIRECTION tissement dans des sociétés non EXPERTS FISCAUX cotées profite en effet pleinement ASSET MANAGERS à la place luxembourgeoise, avec COMPLIANCE un nombre d’acteurs qui viennent IT s’y installer en constante aug­ RISK MANAGERS mentation. Et le Brexit n’a fait qu’accentuer le phénomène. « Le KPMG Luxembourg Substance Survey 2019 Luxembourg est depuis longtemps source

source


ENJEUX le besoin pour les acteurs anglosaxons de se positionner en Europe continentale à la suite du Brexit. « Nous avons récemment mené une étude sur la substance dans le secteur financier, qui montre une augmentation du nombre d’employés de 26 % en deux ans dans le private equity », note David Capocci (KPMG). « Le Luxembourg a également su étoffer son offre de véhicules d’investissement pour répondre aux besoins spécifiques du plus grand nombre d’acteurs du secteur du private equity, et a réussi à développer une expertise pointue

« Un réel intérêt pour des financements qui touchent l’économie réelle. » Laurent Capolaghi EY Luxembourg

dans la finance et l’industrie des fonds d’investissement pour faire aujourd’hui du pays une des places fortes du private equity », constate Vincent Lebrun (PwC). Les experts de Deloitte pointent eux aussi l’intérêt d’avoir déve­ loppé, au niveau national, un outil tel que le limited partnership, ou société en commandite spéciale (SCSp). Un outil d’investissement particulièrement flexible qui

­ ermet de fixer les règles du jeu p entre les gestionnaires et les inves­ tisseurs au cas par cas. « C’est un outil qui était le ‘gold standard’ de l’industrie, surtout dans les pays anglo-saxons, mais que le Luxem­ bourg ne pouvait pas proposer », expliquent-ils. Lancée en 2013, la SCSp a, depuis, connu un grand succès. Selon les chiffres de la LPEA, on compte quelque 2.750 véhicules de ce type au Luxem­bourg en 2019 contre un peu moins de 1.000 début 2016. « On peut réellement parler d’un catalyseur de croissance pour l’industrie du private equity au Luxembourg », insiste Laurent Capolaghi (EY).

L’INFLUENCE AMÉRICAINE

La récente étude menée par Deloitte souligne également l’im­ portance des fonds américains, de loin les acteurs les plus importants du secteur, tant au niveau global que local. « Le point d’entrée traditionnel des fonds américains pour attaquer l’Europe était le Royaume-Uni, expliquent les trois responsables de l’étude. Mais avec le Brexit, ils ont jugé que ce point d’entrée était devenu à risque. Le Luxembourg et l’Irlande ont été considérés comme les alternatives naturelles. » Selon eux, l’arrivée des opérateurs américains, qui créent de nouveaux fonds chaque année, a donné un souffle supplémentaire à l’activité. « Il n’est pas impossible que notre étude révèle une augmentation des actifs sous gestion de 30 % à la fin de cette année », calculent-ils. La pression des investisseurs est aussi un argument qui a joué

en faveur du Luxembourg, un État jugé stable, fiable, où l’acti­ vité est réglementée. « Les grands investisseurs du secteur sont surtout les grands fonds de pension et les assureurs, explique Nick Tabone (Deloitte). Ils apprécient de plus en plus la transparence dont font preuve les juridictions de l’UE. » La présence américaine, de plus en plus marquée, a eu aussi un effet sur la taille des fonds. Le continent nord-américain reste le berceau de la discipline et, là-bas, les fonds développés sont nettement plus conséquents qu’en Europe. Il n’est pas rare de voir des véhicules d’investissement atteindre 15 ou 20 milliards ­d’euros, alors qu’en Europe, la taille maximale se situe entre 3 et 5  milliards. Mais les choses bougent. En se référant toujours à la récente enquête de Deloitte, on note que sur l’année 2019, le nombre de fonds de plus d’un mil­ liard d’euros a doublé sur la Place grand-ducale. On y voit aussi que les fonds supérieurs à 500 mil­ lions (voir le graphique ci-contre) sont passés en un an de 5 % à 7 % du total et qu’ils monopolisent 62 % des actifs sous gestion. « Il est indéniable que les gestionnaires de fonds d’investissement mettent en place des fonds de plus en plus importants, confirme Vincent Lebrun pour PwC. Ceci s’explique, d’une part, par la volonté des gestionnaires de réaliser des économies d’échelle sur leurs coûts réputés ‘fixes’ – par exemple les coûts liés à la mise en place du fonds – afin d’obtenir un

L’ÉVOLUTION DU PRIVATE EQUITY EN EUROPE Actifs récoltés en milliards d’euros 97

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Invest Europe

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rendement plus important pour leurs investisseurs, et d’autre part, par le volume d’acquisitions, tant en termes de nombre de transactions réalisées que de prix de vente par transaction. » Mais doit-on voir un simple effet de mode dans l’intérêt marqué pour le private equity ? Proba­ blement pas. Au contraire, on per­ çoit que, au-delà des investisseurs institutionnels, les banques privées et les family offices commencent à s’intéresser à cette classe d’actifs. « En 20 années de pratique, je n’ai fait que constater de la croissance dans ce secteur, je ne m’attends donc pas à un repli, estime David Capocci (KPMG). Le private equity est désormais reconnu pour proposer des alternatives aux classes d’actifs traditionnelles. » Une remontée subite des taux d’intérêt pourrait secouer le secteur tempo­ rairement, analyse-t-il, mais le caractère « long terme » de ces investissements les rend peu sen­ sibles aux crises économiques qui pourraient survenir. Un sentiment généralement partagé. Laurent Capolaghi (EY Luxembourg) met en avant la rési­ lience dont a fait preuve le secteur lors de la dernière crise financière, notamment grâce à la diversité des stratégies d’investissement disponibles, mais il insiste aussi sur les modifications de compor­ tement des investisseurs qui font du private equity un outil d’avenir, en lien avec la volonté d’investir de manière durable. « Les investisseurs regardent de plus en plus la performance extra-financière. Celle-ci est plus aisément observable dans les fonds de private equity qui investissent dans un nombre moins important de sociétés qu’un fonds classique, peuvent intervenir au niveau de la gouvernance et faire prendre conscience du lien entre exigences de soutenabilité et rendement stable et pérenne. » Le créneau semble porteur. Mais reste difficilement accessible pour l’investisseur lambda, jugé trop peu qualifié pour obtenir un droit d’entrée. Des règles qui sont sans doute appelées à être modi­ fiées si le private equity prouve sa performance, sa fiabilité et son intégrité.  J.-M. L. Mars 2020—

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ENJEUX equity, mais aussi de devenir un investisseur institutionnel luxem- CAPITAL-DÉVELOPPEMENT bourgeois. Nous avons parfaite- NEWSPACE CAPITAL, ment rempli la première partie de cette ambition, mais pour la LE NOUVEAU VENU seconde, il n’y avait pas de socié- C’est une des dernières annonces Schneider en tant que tés luxembourgeoises en quantité d’Étienne ministre de l’Économie, faite lors suffisante sur le marché », témoi­ de son déplacement à Dubaï en gnait Michel Wurth, président janvier : celui-ci a souhaité que d’ArcelorMittal Luxembourg et l’État participe à un nouveau fonds Les aventures luxembourgeoises du private equity sont dédié aux technologies du domaine riches d’anecdotes. Illustration avec de grands acteurs toujours président du conseil d’ad­ spatial. Pour ce faire, il a chargé locaux qui témoignent de leurs pratiques, de leur philosophie ministration de BIP, à Paperjam la SNCI (Société nationale de crédit d’investissement et de l’écosystème qui a soutenu leur réussite. en 2016. Ce que confirme encore et d’investissement) de négocier une participation à hauteur de 10  aujourd’hui Bruno Lambert : « Il y millions d’euros dans NewSpace ls n’ont certes pas la notoriété SES, Audiofina...). Son premier a des sociétés luxembourgeoises Capital. Il s’agit d’un fonds de de Carlyle ou de CVC, et pré­ fonds, BIP Investment Partners, dans lesquelles on souhaiterait capital-développement, basé fèrent d’ailleurs la discrétion, est coté en bourse la même année investir, mais elles n’ont pas à Luxembourg, qui cible les entre­prises de série C. « La taille escompmais n’en ont pas moins de belles (il en sortira en 2014). « L’objectif besoin de nous ! » tée du fonds est de 500 millions histoires à raconter. Noyés dans était à l’origine de disposer d’un d’euros, avec une clôture initiale envisagée à 200 millions », a expli­la masse d’acteurs internationaux véhicule d’investissement luxem- LIGNE DE CONDUITE qué Étienne Schneider. NewSpace exerçant majoritairement des bourgeois pour investir dans des Avec une équipe de 10 personnes, Capital est dirigé par Bogdan fonctions de back-office, une poi­ sociétés luxembourgeoises. À qui ont su construire leurs réseaux Gogulan, ex-American Express, gnée de locaux creusent leur sil­ l’époque, cela relevait davantage d’« apporteurs d’affaires », BIP gère ex-Deutsche Bank et fin connaisseur lon depuis quelques années. Des du venture capital », se souvient deux fonds : BIP Investment des agences interna­tionales (Nations Otan…). Le CFO du fonds, généralistes comme Luxempart Bruno Lambert, CEO de BIP Partners, désormais en fin de vie, Unies, Padraig McCarthy, est un ancien ou BIP qui côtoient quelques Capital Partners. et BIP Capital Partners, encore en de SES, et le board inclut aussi  ultra-spécialistes comme Cube Les 10 années suivantes voient cours d’investissement, qui a levé Mark Tluszcz de Mangrove Capital et des fonds de venture capital la participation de BGL décroître, pour 151 millions d’euros. « Il se Partners, Martin Halliwell, conseiller auprès du CEO (VC) comme Mangrove Capital et celle de familles luxembour­ pose maintenant la question de stratégique de SES, ou encore Jean-Jacques Partners ou Expon. Émanant sou­ geoises augmenter. Il faut dire lever un troisième fonds avec les Dordain, directeur général de vent de familles entrepreneuriales que la crise de 2008 est aussi pas­ mêmes ambitions et cibles d’inves- l’ESA jusqu’en 2015. dont les noms renvoient à l’his­ sée par là, et que le portefeuille tissement que le précédent, voire toire industrielle et du secteur d’actions cotées a souffert... des tickets un peu plus importants ­minimum 10 millions d’euros en financier, ces acteurs luxembour­ « Nous nous sommes finalement pour pouvoir faire davantage de ticket d’entrée pour investir dans geois s’avèrent plus généralistes réorientés définitivement vers le suivi de participations », anticipe des entreprises valorisées entre 30 que spécialistes. private equity », affirme Bruno Bruno Lambert. En effet, plus un et 150 millions d’euros. Pas de sec­ C’est par exemple le cas du Lambert. Avant qu’en 2016, cer­ investisseur détient de capital teurs d’activité de prédilection, groupe BIP (61 transactions tains actionnaires de BIP décident d’une entreprise, plus il a un droit mais plutôt une ligne de conduite : ­effectuées, 300 millions d’euros de céder leurs participations à la de regard sur ses décisions straté­ « Nous ciblons les sociétés avec un ­d’actifs sous gestion). Fruit d’une banque d’affaires américaine giques, en obtenant notamment cash-flow positif, des perspectives histoire mouvementée, l’aventure Goldman Sachs. « Lors de la créa- un ou plusieurs sièges à son conseil de croissance importantes et un BIP débute en 2000 avec le tion de la société, les ambitions d’administration. Un rôle qui n’est management en place de qualité », concours de BGL BNP Paribas, étaient de donner un accès aux d’ailleurs pas à prendre à la légère : ajoute Bruno Lambert. BIP détient qui lui apporte quelques titres de nouvelles technologies via des « Il faut vraiment être présent tout ainsi des participations dans des choix (Arbed, Cargolux, Cegedel, investissements de type private au long de la vie des sociétés dans entreprises comme Captain Tortue lesquelles on investit, et ne pas (vente de prêt-à-porter à domicile), s’endormir sur les connaissances Pluss (société d’intérim spécialisée de son marché, acquises lors de dans la santé), ou encore Arwe l’achat. Les dirigeants ne se Group (services de mobilité). rendent pas toujours compte des Parmi les deals qui ont marqué évolutions du marché : c’est alors Bruno Lambert : la société O3b le rôle de l’investisseur d’être en Networks, dans laquelle BIP avait veille permanente pour les leur pris pour 20 millions de dollars de signaler. C’est là que se distinguent parts en 2014, et dont l’actionnaire les bons fonds des autres », de référence était SES, aux côtés remarque Norbert Becker, multi­ de Google, Liberty Global et HSBC. entrepreneur et investisseur en Plutôt méconnue du public non averti, O3b s’est spécialisée ­private equity. Les cibles d’investissement de dans les satellites en orbite BIP se situent dans les pays germa­ moyenne, plus proches de la nophones (Allemagne, Autriche) Terre que les satellites classiques En 2014, BIP avait investi dans O3b, spécialisé dans les satellites en orbite et francophones (France, Belgique, en orbite géostationnaire, ce qui moyenne. SES en est finalement devenu l’actionnaire unique en 2016, en déboursant 655 millions d’euros pour monter de 49,1 % à 100 % de son capital. Suisse) et le fonds avance au lui permet de répondre aux STRATÉGIES

Les irréductibles du private equity

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PHOTO Arianespace

source

Future of Jobs Report 2018, Forum économique mondial

I


ENJEUX besoins croissants d’échanges de données. BIP et les autres inves­ tisseurs avaient bien vu juste sur le potentiel de la jeune pousse : SES en est finalement devenue l’actionnaire unique en 2016, en déboursant 655 millions d’euros pour monter de 49,1 % à 100 % de son capital. Romain Bausch, l’ac­ tuel président de SES (et toujours membre du comité d’investisse­ ment de BIP), n’est d’ailleurs autre que l’ancien vice-président et grand supporter d’O3b.

appels d’offres des collectivités locales. Nous investissons donc dans des sociétés privées pour les collectivités locales qui manquent de financement et qui ont besoin d’un partenaire financier qui ait aussi le savoir-faire d’un exploitant. C’est un sujet sensible, car de la qualité de service délivrée par ces sociétés dépend de la capacité des dirigeants politiques

SAVOIR-FAIRE TECHNIQUE

De son côté, la société de private equity Cube Infrastructure Managers s’est fait une spécialité des infrastructures, en dévelop­ pant un business model bien par­ ticulier. Créée par la Caisse des dépôts française en 2007 pour éviter la prise de contrôle d’in­ frastructures françaises par des fonds étrangers, Cube est ensuite devenue de fil en aiguille pro­ priété de Natixis, laquelle a fina­ lement dû céder le fonds en 2016 à cause des contraintes imposées par la réglementation bancaire. Mais Cube est une société luxembourgeoise depuis ses débuts, et compte aujourd’hui 44 salariés, dont 38 sont basés au Grand-Duché. « L’implantation au Luxembourg vient d’abord du fait que nous voulions nous assurer de la possibilité de souscription des grands investisseurs institutionnels, ce que ne permettait pas le modèle français, qui imposait des contraintes en matière de structuration », se sou­ vient Renaud de Matharel, CEO de Cube Infrastructure Managers et ancien responsable des conces­ sions de Vinci. Résultat : son actionnariat se compose aujourd’hui d’une qua­ rantaine d’investisseurs (caisses de retraite publiques, fonds de pension ou compagnies d’assu­ rance-vie). Cube investit dans des entreprises diverses (fermes d’éo­ liennes, chargement de véhicules électriques, réseaux télécoms, compagnies de transports en commun, etc.). Pour booster leur croissance, Cube joue le rôle d’en­ tremetteur entre ces sociétés et les collectivités locales. « Nous propulsons des entreprises du secteur des utilities dans les

INVESTISSEMENTS LOCAUX

« Il y a des sociétés luxembourgeoises dans lesquelles on souhaiterait investir, mais elles n’ont pas besoin de nous ! » Bruno Lambert

CEO BIP Capital Partners

à se faire réélire », constate Renaud de Matharel. Cube intervient sur trois mar­ chés phares : les transports publics, les réseaux de fibres télécoms et la transition énergétique, essen­ tiellement dans les réseaux de cha­ leur. « Nous aurions été heureux de participer à l’effort financier nécessaire à la ­croissance des

transports publics au Luxem­ bourg. Mais les collectivités ZOOM SUR… du pays n’ont pas besoin de KHARIS CAPITAL, ­partenaire financier », regrette JAMAIS RASSASIÉE Renaud de Matharel.

RENDEMENT AU RENDEZ-VOUS

La société a jusqu’à présent levé plus de 2,5 milliards d’euros via trois fonds, tous luxembourgeois : 1,8 milliard d’euros pour Cube I qui arrive à échéance, 1,043 mil­ liard d’euros pour Cube II dont le dernier closing a eu lieu en juin 2019, et 420 millions d’euros (sur un objectif de 600 millions d’eu­ ros) pour le fonds paneuropéen CEBF (Connecting Europe Broadband Fund). Ce dernier, géré par Cube, a quant à lui été lancé en 2018 à l’ini­ tiative conjointe de la Commission européenne, de la Banque euro­ péenne d’investissement et de trois banques nationales de déve­ loppement (KfW, Cassa Depositi e Prestiti, Caisse des dépôts). Il est dédié aux infrastructures de haut débit dans le cadre du plan Juncker. « Nous espérons aussi lancer un fonds Cube III de 1,5 milliard d’euros d’ici la fin de l’année, avec un premier closing en 2021 », annonce Renaud de Matharel. Et le rendement est au ren­ dez-vous : « Nous proposons une rentabilité à deux chiffres à nos investisseurs », souligne Renaud de Matharel. De quoi pallier, pour les caisses de retraite et fonds de pension, le niveau bas des taux d’intérêt et garantir in fine le ren­ dement à long terme des plans de pension. Acteur ultra-spécialisé, Cube se doit pour cela de suivre les évo­ lutions rapides du marché et de la demande. « Le défi consiste à continuer à créer de la valeur pour les collectivités. Il faut donc se demander où est-ce qu’elles auront besoin de l’argent de nos investisseurs et de notre ADN d’exploitant demain », anticipe Renaud de Matharel. Et de citer trois défis majeurs à venir (et donc trois cibles potentielles d’in­ vestissement) : le tout-électrique et les véhicules autonomes, tout ce qui concerne les smart cities, et le stockage d’énergie. « Il y a une urgente nécessité de fermer les centrales, en particulier

Fondée en 2015 par Daniel Grossmann et Manuel Roumain avec l’aide de family offices, Kharis Capital est implantée en Suisse et en Belgique, et possède son siège au Luxembourg. La société s’est fait un nom dans le secteur alimentaire en prenant des participations dans des poids lourds du fast-food. Dès 2015, elle jette son dévolu sur la « master franchise » de Burger King en Pologne, en Italie, en Grèce et en Roumanie, soit environ 130 restaurants. L’année suivante, Kharis étend ses droits de franchise à la Belgique et au Luxembourg, et prend 100 % de Quick dans les deux pays. La société ne s’arrête pas là et prend une participation majoritaire dans la chaîne française de restaurant O’Tacos en 2018, dans l’optique d’accélérer son développement inter­national. À l’époque, celle-ci comptait 220 restaurants en France, en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Fin 2018, Kharis voit encore plus grand outre-Rhin, où elle reprend la totalité de la chaîne de restaurants de poisson Nordsee, principalement implantée en Allemagne et en Autriche. Il s’agit là d’un réseau de 370 restaurants, qui emploie environ 6.000 personnes. Mais Kharis sait aussi changer de régime quand le menu est alléchant : fin janvier, aux côtés d’inves­tis­seurs asiatiques, la société fait ainsi partie du tour de table de Livspace, une start-up indienne de rénovation et d’aménagement intérieur soutenue par Ikea, qui a levé environ 60 millions de dollars.

celles à charbon. Une part de l’électricité sera donc plus dépendante des énergies renouvelables, dont la problématique principale réside dans les difficultés de stockage. L’essentiel de ce marché devrait se concentrer sur l’hydrogène liquide, qui sert à fabriquer des piles à combustible », précise Renaud de Matharel. Tout comme le CEO de BIP, certains choix d’investissement ont marqué Renaud de Matharel. « Nous avons été le premier fonds en Europe à investir dans la fibre avec Covage », déclare-t-il. 50 % des parts de l’entreprise, spécia­ lisée dans la couverture en fibre en dehors des grandes villes, avaient à l’origine été rachetées par Cube au groupe Vinci en 2011. Covage a été revendue fin 2019 pour un milliard d’euros à SFR FTTH, filiale de l’opérateur télé­ com français. Mars 2020—

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ENJEUX

CAPITAL-RISQUE

SKYPE, LA SUCCESS-STORY LUXEMBOURGEOISE C’est une histoire que les acteurs du private equity luxembourgeois ont érigée en quasi-mythe. Fondée en 2003 en Estonie, la « licorne » Skype voulait se lancer dans la téléphonie par internet. En misant sur elle et en la faisant s’installer au Grand-Duché, le fonds de venture capital Mangrove Capital Partners (créé en 2000) a eu du flair. « Nous nous sommes alors engagés, bien qu’une vingtaine d’autres gros inves­ tisseurs potentiels avaient dit non avant nous », signale Mark Tluszcz, un de ses cofondateurs, à Paperjam en 2005. Skype sera rachetée par eBay dès 2005… pour 4,1 milliards de dollars. Un coup de maître des trois fondateurs de Mangrove (Mark Tluszcz, Hans-Jürgen Schmitz, Gerard Lopez), qui ont multiplié leur mise de départ de deux millions d’euros par 100. L’opération a aussi profité à l’État : Skype et eBay ont permis de générer plus d’un milliard de revenus en TVA entre 2005 et 2014. Revendue fin 2009 à un groupe d’investisseurs, Skype est alors valorisée à 2,75 milliards de dollars. Et la petite pépite de Mangrove fait désormais partie de la galaxie Microsoft depuis 2011, qui l’a reprise pour 8,5 milliards de dollars. Soit l’acquisition la plus importante de l’éditeur de logiciels américain.

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En tant qu’investisseurs, nous avons aussi une responsabilité sociale : si le repreneur suivant veut licencier la moitié du personnel, on y réfléchit à deux fois avant de céder. Des questions d’éthique se posent, qui dépen­ dent de la philosophie des fonds », atteste Norbert Becker.

BUSINESS INTERMÉDIÉ

Les investisseurs en private equity ne pourraient par ailleurs pas fonctionner sans un réseau d’entreprises qui interviennent en soutien de leurs opérations. « Il existe au Luxembourg un écosystème de services supports exceptionnels, qu’il s’agisse des Big Four, des conseillers fiscaux, des cabinets d’avocats... Le savoirfaire est très large et technique, par exemple en matière de structuration pour l’acquisition, de mécanismes d’exit, de règles de gouvernance ou encore de services informatiques », observe Norbert Becker. Ce que confirme Bruno Lambert : « Le private equity s’est professionnalisé et tout est désormais intermédié : l’audit, la due diligence, l’évaluation ESG (environnement, social, gouvernance), le conseil fiscal... L’intermédiation est un business important et le montant des honoraires versés à chacun est conséquent, mais cela ne constituerait pas forcément un avantage de se passer d’un inter­ médiaire pour effectuer le travail de présentation du secteur, de la société, de ses comptes, etc. » La Banque de Luxembourg (BDL) est un des maillons de la chaîne, en tant que banque dépo­ sitaire pour les fonds d’inves­ tissement. « Nous avons la responsabilité de la garde des actifs. Nous nous assurons ainsi que, lorsqu’un fonds investit dans une société, il acquiert bien en contrepartie tout ou partie de cette société. Nous sommes donc garants vis-à-vis de l’investisseur de la p­ ropriété de ce pour quoi il a dépensé son argent », explique Pierre Even, head of private assets de la banque. La BDL intervient sur un total de 66 mil­ liards d’euros d’engagement, dont 3 milliards d’euros pour les private assets (private equity,

immobilier, microfinance...). « Nos intérêts sont alignés avec TROIS QUESTIONS À ceux du private equity, car nous savons que ces fonds sont créés pour une durée de 7 à 10 ans. Norbert Becker Nous pouvons donc y appliquer multientrepreneur notre culture de relation de long et investisseur en private equity terme », affirme Pierre Even. Pour les autres services, la banque peut par ailleurs mettre ses clients en «  Le private equity relation avec d’autres spécialistes : n’est pas elle travaille en effet en architec­ une science exacte » ture ouverte avec une vingtaine Quelles sont les qualités d’acteurs luxembourgeois, spé­ requises pour être investisseur cialisés notamment dans l’admi­ dans le private equity ? comprendre le risque, et donc nistration centrale de fonds ou Illesfaut tendances macro- et microéconodans la tenue de registre. « Nous miques. Il est également nécessaire sommes un acteur luxembour- d’avoir une vision à long terme des geois avec un centre de décision entreprises dans lesquelles on investit, les aider à se transformer et à au Luxem­bourg, ce qui nous per- pour capter les nouveautés. La base techmet une rapidité d’exécution nique ne suffit pas : il faut aussi avoir plus importante que d’autres une intelligence émotionnelle et un peu banques dépositaires lors des d’intuition. Ce n’est pas une science exacte. Beaucoup se joue in fine sur demandes d’acceptation ou de l’humain. Et ce métier nécessite aussi modification de mandat », ajoute de savoir prendre des décisions difficiles, par exemple dans le contexte Pierre Even. Une activité qui est soutenue, d’une restructuration d’entreprise ou de changement de management. tant la demande de clients privés pour investir dans le private Comment ciblez-vous les sociétés lesquelles vous investissez ? equity est croissante. « Nous dans J’applique toujours trois règles : comavons une offre de fonds, qui prendre l’environnement de la société investissent dans le private cible (en faisant des entretiens avec equity pour le compte de clients ses clients, ses concurrents, etc.), comprendre sa zone géographique et avoir de la banque privée. Nous dispo- une confiance absolue dans le managesons notamment de deux fonds ment ou dans l’actionnariat qui va rester. nourriciers, qui permettent de Si je n’en maîtrise pas deux sur les trois, n’y vais pas. Il faut aussi se poser regrouper les investissements de je la question suivante : si j’étais le seul différents clients, leur donnant actionnaire à mettre au pot, est-ce que ainsi accès aux grands fonds de j’irais ? Une note d’investissement peut private equity qui exigent des au final compter entre 10 et 100 pages, je ne me lève pas le matin en minima d’investissement souvent donc me disant que je vais investir dans telle très élevés », ajoute Pierre Even. ou telle société. C’est un processus La banque traite environ 7.000 réfléchi et documenté. Après, l’échec mouvements par an concernant est le propre du métier d’investisseur, donc si vous ne supportez pas ça, ne les classes d’actifs illiquides (pri- vous lancez pas dans le private equity ! vate equity, immobilier, fonds de comment une société dette...), dont quelque 600 pour Et choisit-elle ses investisseurs ? le seul private equity en 2019. Lorsque des opportunités importantes Et le banquier ne fait pas qu’ap­ se présentent, tous les grands fonds poser son tampon en bas de page veulent en être, présentent des offres et tentent de convaincre les entreprepour l’acceptation des mandats. neurs de se fier à eux. Ces derniers Participant à de nombreux tours ne choisissent pas seulement en foncde table, il ne manque pas non tion des éléments financiers avancés, aussi de la vision du fonds sur plus d’anecdotes. « Je me souviens mais l’exit, la stratégie et la gouvernance du dossier de financement d’un qu’il est susceptible de leur imposer. barrage, où les discussions por- Il existe ainsi des fonds inflexibles, taient sur son impact sur le com- qui ne laissent pas passer un « raté », et d’autres plus portement migratoire des trimestre accommodants. poissons de rivière. C’est loin du métier de banquier et cela va au-delà du rendement purement financier : nous sommes là dans le réel ! », partage Pierre Even. L.F.

PHOTO Gaël Lesure (archives)

Autre joli coup de Cube : le groupe Idex, expert des réseaux urbains de chaleur et de la valo­ risation énergétique de déchets. Selon le magazine Décideurs, le fonds luxembourgeois avait pris 300 millions d’euros de partici­ pation dans Idex en 2011, tandis que l’entreprise était valorisée à environ 1,5 milliard d’euros lors de sa cession au fonds Antin Infrastructure Partners en 2018. « Quand il y a une croissance à deux chiffres et que l’on décide de vendre, ça intéresse forcément les investisseurs... », constate Renaud de Matharel. Pour Idex, au moins quatre repre­ neurs s’étaient ainsi manifestés, sachant que Cube revend géné­ ralement ses pépites à de grands fonds d’investissement, comme EQT, Antin, iCON ou DWS. Or, l’exit est une période tout aussi délicate que l’acquisition : « Il faut choisir le timing avec soin et le repreneur qui aura une vision pérenne de l’entreprise.


ENJEUX CARTE BLANCHE

Ouvrir plus grand le champ des investisseurs L’

un des objectifs principaux de la LPEA, pour les années à venir, est de contribuer à l’élar­ gissement de l’accès au private equity (PE) à de nouveaux types d’investisseurs, notamment les clients de banques privées, les family offices et les particuliers fortunés.  Longtemps, le PE est resté le domaine réservé des fonds souve­ rains, caisses de pension, compa­ gnies d’assurances et autres institutionnels de taille. Non seu­ lement parce que les tickets d’en­ trée sont élevés, mais aussi parce que les réglementations en vigueur sont très restrictives quant à la classification des inves­ tisseurs dits avertis ou profession­ nels, qui sont qualifiés pour comprendre le « risque » repré­ senté par la classe d’actifs PE.  Or, une combinaison de fac­ teurs, sur les 10 dernières années, fait en sorte que le débat soit désormais ouvert sur l’éligibilité du PE pour des investisseurs à la surface financière inférieure : l’ex­ cellente performance du PE depuis la crise financière de 2008, sa résilience et sa stabilité dans ­un contexte boursier chahuté et la création de richesse sans pré­ cédent qui a suivi la crise ont mené les plus réticents à s’ouvrir au PE. Ainsi, la SEC (Securities and Exchange Commission), le gen­ darme financier américain, a récemment statué sur le fait que le PE devait être accessible aux investisseurs particuliers, ce qui est une grande avancée. En Europe, les normes réglemen­ taires restent beaucoup plus ­s errées, mais des efforts de ­lobbying sont menés ci et là pour les détendre, au moins pour les

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­ articuliers qui disposent d’une p fortune minimale.

UN ÉLARGISSEMENT BÉNÉFIQUE

Dans ce contexte, la LPEA a lancé plusieurs chantiers qui visent à « démystifier » le PE comme type d’investissement qui répond à des critères de transparence. Pour cela, l’association présente le PE comme contributeur net à l’économie, qui génère emplois et innovation, sur toute la chaîne de valeur, de la start-up tech aux LBO qui portent sur les sociétés les plus mûres. Le PE, c’est l’économie réelle et non des modèles financiers abstraits. Il s’agit aussi de soutenir des entre­ preneurs et des sociétés familiales qui se professionnalisent, s’inter­ nationalisent et se diversifient. Ce travail d’explication dans la transparence se fait directement auprès d’investisseurs privés, comme nos membres single family offices, mais aussi en partenariat avec les banques privées de la Place qui se mobilisent pour proposer des solutions PE à leurs clients fortunés. En tant qu’association à but non lucratif, la LPEA est tout à fait légi­ time dans ce registre éducatif et reste persuadée que cet élargisse­ ment du PE à un plus grand nombre est bénéfique, s’il se fait dans les règles et dans le temps. Pour que cette initiative soit un succès, elle doit s’inscrire dans un cadre encore plus large : au Luxembourg, auprès des autorités publiques idoines, et au niveau européen, en coordina­ tion avec Invest Europe, notre asso­ ciation ombrelle basée à Bruxelles. 

UN EFFORT DE DÉMOCRATISATION

les mieux à même de décrire leurs activités de manière tangible. Ainsi, avec 260 membres, dont la moitié sont des firmes d’investissement, y compris des fonds de venture capital, des holdings familiales et bien sûr des fonds PE de la Place, il y a matière à mettre en avant la diversité des approches dont le PE dispose pour contribuer au rayon­ nement de l’économie. La plupart de ces membres sont évidemment des firmes internationales avec une présence de plus en plus significa­ tive au Luxembourg, ce qui permet d’accélérer encore l’effort de « démocratisation » du PE.  Citons par exemple la société cotée en bourse Partners Group, qui a domicilié son AIFM au Grand-Duché en 2017. D’autres innovations montrent l’ouverture grandissante du PE/VC avec le lan­ cement de plates-formes en ligne qui permettent à des investisseurs privés d’investir des montants de 100.000 € au minimum dans des fonds de premier plan ; ce sont des fintech en plein essor en Europe et en Asie comme aux États-Unis. L’une d’elles, Moonfare, originaire d’Allemagne et domiciliée en partie au Luxembourg, a déjà engrangé plus de 230 millions d’encours auprès de centaines de particuliers au statut « semi-­ professionnel » qui ont pu investir dans un total de 12 fonds aux stra­ tégies diverses au cours des 18 der­ niers mois. Cette fintech, primée par SuperReturn comme inno­ vante, a levé plus de 20 millions d’euros en 2019 pour se dévelop­ per à l’international.

Lors de ses interventions, la LPEA L’ÈRE DE LA MATURITÉ s’emploie aussi à recourir à la par­ En fin de compte, pour permettre ticipation de ses membres, qui sont à un plus grand nombre d’investis­

seurs d’être exposés au PE/VC comme classe d’actifs, il faut d’abord expliquer pourquoi la « prime d’illiquidité » n’est pas liée au risque inhérent du secteur, mais bien plus à la capacité pour l’inves­ tisseur d’être patient(e) afin de générer un retour financier opti­ misé sur le long terme. Cet exercice de « démystification » passe par un effort de long terme, qui s’appuie sur un partenariat entre les ­d ifférentes parties prenantes, ­investisseurs, bailleurs de fonds, conseillers et autorités publiques comprises, au niveau du Lux­ embourg, mais aussi européen. D’autres associations du PE/VC, comme France Invest, ont lancé des chantiers qui mettent en avant le rôle de contribution à la croissance et à l’emploi du PE/VC pour l’éco­ nomie réelle, ce qui, par ricochet, permet aux particuliers de mieux appréhender le secteur. Alors que la LPEA fête ses 10 ans d’existence et atteint la maturité, marquer cet anniver­ saire en nous rapprochant du monde des investisseurs particu­ liers est une priorité bienvenue et nécessaire, d’autant que nous entrons dans une ère où la raison d’être de toute initiative, finan­ cière ou autre, doit dépasser le simple objectif de rendement financier. Le PE/VC s’inscrit natu­ rellement dans cette démarche et son succès futur passe par sa « démocratisation » auprès d’un plus grand nombre.

RAJAA MEKOUAR-SCHNEIDER

CEO LPEA

PHOTO Edouard Olszewski (Archives)

Tout le monde parle de son intérêt et de ses performances, mais actuellement, le private equity n’est accessible qu’aux grands investisseurs professionnels. CEO de la LPEA (Luxembourg Private Equity & Venture Capital Association), Rajaa Mekouar-Schneider explique pourquoi il est de l’intérêt du secteur de s’ouvrir à des investisseurs de taille plus humaine.


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BRAND VOICE

CÉLÉBRATION

«  POUR EXERCER NOTRE MÉTIER, IL FAUT DÉMONTRER QUE L’ON EST UTILE À LA SOCIÉTÉ »

L’histoire de la place financière luxembourgeoise est intimement liée à l’histoire de certaines banques. C’est le cas du Groupe Crédit Agricole, qui célèbre cette année ses 100 ans d’existence au Grand-Duché. À cette occasion, nous avons rencontré Olivier Chatain, Senior Country Officer pour le Groupe Crédit Agricole au Luxembourg. CONTENU SPONSORISÉ GROUPE CRÉDIT AGRICOLE

En 2020, le Groupe Crédit Agricole fête ses 100 ans au Luxembourg. Quel sentiment vous inspire cet anniversaire ?

Dans l’histoire bancaire du pays, le développement des premiers établissements s’est fondé sur la base de capitaux internationaux. La Luxembourgeoise, fut la première banque proprement « luxo-luxembourgeoise » et la première compagnie d’assurances indigène. C’est une vraie fierté de puiser nos racines dans cette histoire unique. Nous avons contribué à la fondation et à l’évolution de la place financière luxembourgeoise telle que nous la connaissons aujourd’hui : cela nous confère une légitimité et un statut particulier. L’histoire de la place financière se mêle en effet à celle du Groupe Crédit Agricole, quelles dates-clés vous viennent à l’esprit pour évoquer ces deux destins croisés ?

Je pense évidemment à notre rôle dans la création de la Bourse de Luxembourg, dont nous sommes toujours actionnaires. Nous faisons également 64 —

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partie des membres fondateurs de l’Association des Banques et Banquiers Luxembourg (ABBL) et de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI), qui sont des incarnations très représentatives de l’écosystème de la place financière. Au-delà de ces trois exemples, nous avons été – et sommes toujours – un acteur significatif dans le développement de l’industrie des fonds, de la gestion de fortune, de l’asset management et de l’assurance. Depuis 2018, et au travers du Hub@Luxembourg installé dans les locaux de la House of Startups, nous accompagnons les start-ups dans leur développement, avec une ouverture internationale propre à l’écosystème du Grand-Duché et grâce à l’appui du réseau d’accélérateurs du Crédit Agricole ; réseau qui constitue d’ailleurs le facteur principal de différenciation du Hub@Luxembourg parmi les différents acteurs du GrandDuché. Notre politique est constante : nous devons être attentifs et participer à la bonne santé du territoire sur lequel nous évoluons.

PHOTO Maison Moderne

Olivier Chatain, Senior Country Officer Luxembourg, Groupe Crédit Agricole


BRAND VOICE

Destins mêlés DU GROUPE CRÉDIT AGRICOLE et de la place financière luxembourgeoise Raconter l'histoire du Groupe Crédit Agricole au Luxembourg, c'est aussi assister à l'évolution de toute la place financière du Grand-Duché.  1929  Première séance de la Bourse de Luxembourg, dont La Luxembourgeoise est un des membres fondateurs

  1968 Une loi instaure une séparation des activités banque et assurances

  1939  Création de l’ABBL La Luxembourgeoise et le Crédit Lyonnais font partie des membres fondateurs de l'association.

Années 1920

Évolution de la place financière luxembourgeoise

  1988   Création de l'ALFI dont la banque Indosuez Luxembourg fait partie des membres fondateurs

Évolution du Groupe Crédit Agricole

 2001  Scission des activités banque et fonds

L'histoire continue... 1930

1940

1950

  1929   Ouverture d'une filiale du Crédit Lyonnais au Luxembourg

1960

  1969   Suite à la loi de 1968, La Luxembourgeoise devient la Banque Benelux-La Luxembourgeoise

1920  Création de La Luxembourgeoise, la première banque luxo-luxembourgeoise et compagnie d'assurance indigène

Le Crédit Agricole est un acteur majeur au Luxembourg, il paraît pourtant discret. Peut-on revenir sur ce point ?

Le Groupe Crédit Agricole est présent au Luxembourg au travers de sept métiers, leaders dans leurs secteurs : Amundi, CACEIS, CAMCA, CALI Europe, Fund Channel, le Hub@ Luxembourg et Indosuez Wealth Management. La synergie de tous ces métiers constitue notre force et apporte une diversité d’expertises à chaque client. Soulignons également la création en 2008 de la Fondation Grameen Crédit Agricole, engagée dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. La célébration de notre centenaire au Luxembourg est justement l’occasion de nous positionner et de nous exprimer en tant que « groupe » et de témoigner de cette universalité qui nous caractérise. Quelles valeurs animent le groupe Crédit Agricole Luxembourg aujourd’hui, en interne ou auprès de vos clients ?

Notre raison d’être s’articule autour de trois piliers : notre projet client, notre projet humain et notre projet sociétal. Nous la formulons ainsi :

1970

1980

1990

  1989  Implantation du Crédit Agricole au Grand-Duché

  1996 Naissance d’Amundi, entité spécialisée dans la gestion d’actifs 

  1997  Après son rachat par le Crédit Agricole, la banque Indosuez Luxembourg devient Crédit Agricole Indosuez Luxembourg Création de CAMCA, Assureur de spécialités

« Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société ». Pour exercer notre métier aujourd’hui, détenir une licence bancaire et un agrément du régulateur n’est pas suffisant : il faut démontrer que l’on est utile à la société dans laquelle nous vivons. Ces valeurs, qui nous définissent et guident nos actions depuis toujours, sont d’ailleurs plus que jamais d’actualité. La banque d’aujourd’hui ne ressemble plus à celle d’hier. Selon vous, à quoi ressemblera le Crédit Agricole de demain ?

Il est toujours risqué de faire des prédictions. Je suis au Luxembourg depuis dix ans, et en dix ans, j’ai l’impression que mon métier n’a cessé d’évoluer. Mais je peux vous assurer que le Groupe Crédit Agricole sera toujours présent, dans un environnement sûrement très différent, sans doute encore plus « challenging ». Évidemment les nouvelles technologies seront passées par là – nous y sommes d’ailleurs bien préparés –, mais le digital ne remplacera pas l’humain, bien au contraire. Notre activité sera 100 % humaine et 100 % digitale à la fois. Pour nous, ces deux éléments ne s’opposent pas mais se combinent parfaitement. 

2000

 1998  Création de CALI Europe, compagnie d'assurance vie luxembourgeoise du Crédit Agricole

2010

  2005    Création de CACEIS spécialisé dans l'administration de fonds et banque dépositaire Création de Fund Channel plateforme de distribution de fonds Rachat du Crédit Lyonnais par le Groupe Crédit Agricole

2020

  2014  Création de CA Indosuez Wealth (Asset Management)   2016 Création de CA Indosuez Wealth (Europe)   2018 Création de Hub@ Luxembourg, accélérateur du Groupe Crédit Agricole au Luxembourg

« Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société. »

ations 'inform ricole, d s lu Ag Pour p Crédit ite : roupe G le s r le u r s su vous z .com e d ren gricole a it d re www.c

Mars 2020 —

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GRAND DOSSIER

Data & Cloud Vivez l’expérience sur paperjam.lu/dossiers

Cependant, le recours à ces plates-formes pose beaucoup de questions relatives à la sécurité des informations et des risques. Vus d’Europe, d’importants enjeux de souveraineté sont actuellement soulevés. La nouvelle Commission européenne devrait d’ailleurs s’engager dans les réponses à apporter. »

L’EUROPE, LE CLOUD ENTRE DEUX CHAISES

GRANDE INTERVIEW

« Valoriser et sécuriser la donnée à travers le cloud » Le cloud transforme notre manière de consommer la ressource informatique. Mais quels sont les enjeux rencontrés par les organisations en matière d’adoption des solutions dans ce domaine ? Et comment les fournisseurs de services cloud luxembourgeois et européens se positionnent-ils face aux leaders globaux du cloud, exclusivement américains et asiatiques ?

I

«  l y a 10 ans, les acteurs du monde informatique s’interrogeaient sur l’émergence du cloud. Cette nouvelle approche technologique allait-elle profondément transformer la manière de consommer l’informatique, ou constituait-elle une énième hype qui n’était pas appelée à durer ? », se remémore Yves Reding, président de Cloud Community Europe – Luxembourg (CCEL). Cette association est née à cette époque – elle vient de fêter son 10e anniversaire –, avec la volonté de fédérer les fournisseurs de ser­ vices cloud luxembourgeois, de constituer un écosystème favorisant le développement de nouvelles offres dans le nuage, de plaider pour la constitution d’un cadre réglementaire qui puisse faciliter l’émergence d’une industrie dans ce domaine au départ du Luxembourg. 66 —

­— Mars 2020

PRENDRE PART À UN ÉCOSYSTÈME EUROPÉEN

L’enjeu n’est pas d’aller concurrencer les hyperscalers, mais de mettre en place un réseau s’ap­ puyant sur des infrastructures européennes et une gouvernance en phase avec nos valeurs. De « Nous étions persuadés que le cloud allait telles initiatives doivent faciliter l’émergence constituer une lame de fond, transformant de projets à haute valeur ajoutée en Europe tout l’environnement numérique. Le temps dans des domaines stratégiques comme l’in­ nous a donné raison. » dustrie 4.0, les technologies de la santé, la finance, le smart living, les avatars numériques. LE CLOUD, OMNIPRÉSENT « La valeur est aujourd’hui dans la donnée. Il est légitime que l’Europe puisse se doter des SOUS TOUTES SES FORMES Dix ans plus tard, le cloud est omniprésent, se environnements adéquats pour à la fois traidéclinant sous des formes très variées. Le mar­ ter la donnée et la protéger au départ du ché est majoritairement dominé par quelques cloud », explique Yves Reding. « Le Luxembourg, qui possède une réelle grands acteurs américains et chinois : Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google, ou expertise en matière de sécurité de l’inforencore Alibaba. « Ces hyperscalers, à eux mation et de gestion de l’information confiquatre, devraient continuer à dominer le dentielle, développée au service de la finance, monde, offrant à chacun la possibilité de doit pouvoir mieux prendre part à de telles gagner en agilité dans la manière de gérer la initiatives d’envergure européenne. » Un des ressource informatique et d’accélérer sa trans- objectifs de Cloud Community Europe – formation digitale, poursuit Yves Reding. Luxembourg, par rapport à ces chantiers, sera

PHOTO Maison Moderne

Yves Reding Président Cloud Community Europe – Luxembourg (CCEL)

Entre l’Asie et les États-Unis, le marché unique numérique européen doit encore se construire et se renforcer. L’Union euro­ péenne le façonne à coups de nouvelles régle­ mentations – GDPR, NIS, free flow of non-personal data –, ou encore en dévelop­ pant des projets d’envergure, comme celui de high performance computing. « L’Union européenne doit notamment garantir sa souveraineté, ainsi que la protection de ses données critiques, poursuit Yves Reding. C’est dans ce contexte que des projets comme Gaia-X, porté par l’Allemagne et la France, sont aujourd’hui envisagés. Cette initiative vise la constitution d’une infrastructure de données en forme de réseau, comme le berceau d’un écosystème européen vital et destiné à supporter des ‘use cases’ dans les domaines de la santé publique, de la finance, de l’industrie 4.0, de la recherche... »


GRAND DOSSIER

de mieux promouvoir l’expertise luxembour­ geoise dans ce contexte. « L’enjeu, pour l’avenir, est de construire de nouveaux écosystèmes européens et de développer de nouvelles synergies à l’échelle du marché unique. C’est ensemble que nous parviendrons à occuper une réelle place dans cet environnement, à créer de la valeur au départ du numérique en garantissant la préservation de nos actifs, vis-à-vis par exemple d’un Cloud Act américain », assure le président de CCEL.

1 contributions

contributions

CLOUD PUBLIC, PRIVÉ OU HYBRIDE : QUELLE SOLUTION POUR QUELLE UTILISATION ?

CARTES BLANCHES

Frédéric Warrant Solution architect CTG Luxembourg

GÉNÉRER DE LA VALEUR EN MAÎTRISANT LES RISQUES

C’est au départ du cloud qu’il faut parvenir à générer de la valeur pour l’avenir. Quand, hier, les différents acteurs allaient principalement chercher de la ressource informatique dans le nuage, à travers des solutions d’Infrastructure as a Service, ils y provisionnent désormais des solutions software, faciles à déployer, efficientes. « L’écosystème s’est extrêmement diversifié. Les organisations qui adoptent le cloud voient les possibilités se multiplier. Un des enjeux, cependant, réside toujours dans la maîtrise de ses risques et de son environnement système global dans ce contexte. Chacun, tout en profitant des solutions existantes, doit pouvoir se doter d’une réelle gouvernance dans l’usage des solutions cloud », précise Yves Reding.

3

Olivier Penin Director sales, marketing and solutions Telkea Group

Vivien Schiaratura Data solutions manager Ainos Sébastien Genco Director technology strategy & architecture Deloitte

2 contributions

CLOUD: REGULATORY & COMPLIANCE Jasper Ronda Manager Arendt Regulatory & Consulting

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IL N’Y A PAS DE RETARD QUI NE PUISSE ÊTRE RATTRAPÉ

Dans ce contexte, les opérateurs de services cloud luxembourgeois s’adaptent pour mieux accompagner les acteurs locaux face à leur double challenge : assurer une plus grande agi­ lité tout en garantissant maîtrise et sécurité de la donnée. En étant proches du business et des problématiques des organisations locales, les acteurs du cloud luxembourgeois sont aussi très bien positionnés pour mettre en œuvre des solu­ tions qui contribueront à transformer l’écono­ mie et générer de la valeur à grande échelle. « On peut considérer que les géants du cloud ont beaucoup d’avance en tant que fournisseurs globaux. Je pense cependant qu’il n’y a pas de retard qui ne puisse être rattrapé, via des stratégies de différenciation. L’enjeu est de parvenir à identifier les bons leviers de création de valeur autour d’enjeux considérés comme stratégiques pour notre marché », conclut Yves Reding.  S. L.

RENDEZ-VOUS

LES PROCHAINS DOSSIERS DIGITAUX 10.03.2020

Digital banking

24.03.2020

Fonds d’investissement

Retrouvez tous les mois sur paperjam.lu et dans la newsletter Grand Dossier une thématique décryptée à travers une grande interview et des contributions d’experts.

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100 femm pour vot conseil d’adminis 68 —

­ — Mars 2020


mes tre

Mâles et blancs. L’image monochrome et homogène de la composition des conseils d’administration va bientôt appartenir au passé. Dans un monde éco­nomique qui est devenu un village interconnecté, les entreprises n’ont d’autre choix que d’opérer une transformation de l’incarnation de leur gouvernance. Pour mieux comprendre le monde qui les entoure. Pour trouver leur juste place. Face aux enjeux climatiques ou encore à la transfor­ mation digitale, les actionnaires doivent faire évoluer la structure de leur conseil d’administration et insuffler la diversité à tous les étages. Paperjam a décidé de participer à ce mouvement aussi salutaire que bénéfique pour la performance des entreprises en publiant, pour la première fois, une liste de « 100 femmes pour votre conseil d’administration ». Autant de profils, d’expériences et de compétences disponibles pour apporter un vent nouveau dans ces cénacles. Cette liste, accompagnée d’interviews sur l’im­por­tance de la diversité, n’est pas une fin en soi, mais un des moyens pour concrétiser, d’ici trois ans, un changement sociétal au travers des conseils d’administration des sociétés privées. En faisant partie des bons exemples en la matière, le Luxem­ bourg a l’opportunité d’afficher sa modernité et de briller à l’international. Êtes-vous également prêts à relever le défi ?

stration Mars 2020 —

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Larissa Best Change maker

C 

omment aborder la diversité dans l’entreprise ?

Avant tout, les chefs d’entreprise et managers doivent d’abord com­ prendre ce que la diversité peut leur apporter. Car, il faut bien le reconnaître, la diversité amène aussi une forme de complexité. Si vous comptez dans vos équipes des personnes qui n’ont pas les mêmes vues et que vous ne savez pas gérer cette complexité dans un board, par exemple, cela peut s’avérer problématique. La diversité qui est bien gérée donne de la valeur ajoutée, une diversité qui est mal gérée détruit de la valeur. La question est : comment bien gérer la diversité ?

Cela passe par le respect, par le fait d’assumer sa responsabilité pour ses propres actions, d’avoir du recul, de se poser des questions sur soi-même, de ne pas penser avoir toujours rai­ son… Cela peut paraître simple, mais cela ne se passe pas toujours. La diversité, c’est donc une attitude, avant toute procédure…

 « LA DIVERSITÉ   AP­PORTE   UN AVANTAGE   COMPÉTITIF »  Auteur

Photographe

thierry raizer

Gaël Lesure

La diversité ne se décrète pas, elle se construit. Une démarche au long cours, qui devient primordiale pour les entreprises qui veulent survivre dans un monde globalisé, souligne Larissa Best, CEO de la plate-forme Equilibre et intervenante à l’Uni auprès des étudiants en entrepreneurship. Retours sur investissement à l’appui. 70 —

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Sans ouverture aux opinions différentes aux siennes, il est difficile de s’inscrire dans un processus de diversité. Tout l’intérêt de la diversité est d’avoir des vues différentes et com­ plémentaires pour traiter d’une problématique. Nous appliquons ce cas de figure à l’université, en pratique, avec les étudiants lors d’exercices. Si tout le monde affiche la même opinion, on parle d’une solution pour une problématique. Mais si des personnes apportent d’autres élé­ ments, on se rend compte qu’il y a peut-être une solution différente qui aide à mieux résoudre la problématique… La diversité se rapporte aussi aux clients. Ai-je des équipes adéquates pour comprendre mon client ? Comment mieux gérer les clients ? Les jeunes entrepreneurs sont-ils plus réceptifs à la notion de diversité ?

Clairement. Les jeunes ont compris l’impor­ tance de cette notion, mais ils ne savent pas encore pourquoi. Il faut leur expliquer qu’il y a aussi un avantage économique. C’est sur ce point que j’insiste, notamment à l’université. Faut-il un chief diversity officer dans les entreprises ?

C’est une bonne question. Si tous les mana­ gers avaient des ambitions en matière de diversité, on n’en aurait pas besoin. Ce n’est pas le cas, car les managers sont orientés vers les opérations et l’exécution. Ils veulent des équipes qui ont le moins de frictions, et donc le moins de diversité, possible. Ce qui est nor­ mal. Souvent, il faut compter sur quelqu’un dans l’entreprise qui gère cette découverte de la diversité et qui sensibilise les managers, pourquoi pas avec une approche ludique. L’entreprise doit donner du temps à investir pour la diversité… ce qui signifie schémati­


quement détruire de la valeur dans un pre­ des raisons de croyances et vis-à-vis desquelles mier temps pour mieux pouvoir en créer par le contact restera difficile. la suite. Il est impossible pour les mana­gers Avec certains risques économiques, si l’entreprise ne s’adapte pas… d’agir seuls face à la diversité, ça ne peut pas marcher. C’est la mort à petit feu d’une entreprise, car C’est le principal risque… sa concurrente aura compris les bienfaits de L’impulsion doit venir du board et de la direc­ la diversité et aura trouvé d’autres, ou de meil­ tion, qui doivent y allouer les ressources néces­ leures, solutions aux problématiques et besoins saires ou, au moins, du temps. Les équipes aussi, des clients. Le marché montrera qui sont les mais les middle managers peuvent, sans le gagnants et qui sont les perdants. Car, in fine, vouloir ou le savoir, nuire à la diversité. Car le la diversité apporte un avantage compétitif. middle management est « incentivisé » à l’effi­ Faut-il revenir avec l’idée de cience, ce qui ne va pas de pair dans un premier mesures spécifiques ou de quotas ? temps avec la diversité. Il faut passer aussi par Le quota est un « kick-start » si on a l’impres­ l’incentive économique en fonction de la diver­ sion que rien ne change. Mais si le mouvement sité, à l’instar de Porsche il y a quelques années… est en place et va dans la bonne direction, il ne C’est aussi à partir du middle management que faut pas de quotas. Certains écosystèmes sont la remontée des bénéfices de la diversité peut beaucoup moins avancés que le Luxembourg. se faire sentir. Je pense par exemple à des pays du MoyenFaudrait-il des formations Orient. Le mouvement est en marche chez nous, spécifiques pour le middle même les grandes sociétés changent petit à management au Luxembourg ? petit. La nouvelle génération de femmes est Il y a beaucoup de prise de conscience et de aussi force de changements. Les jeunes femmes conscientisation, mais la difficulté vient au d’aujourd’hui ont de grandes ambitions. Elles moment de la mise en place des actions, comme veulent réussir, elles ont vu que la génération pour le sujet du changement climatique. Tout auparavant s’est battue, et elles vont pousser le monde sait qu’il faut faire quelque chose, mais encore beaucoup plus loin. Et elles peuvent peu savent comment le faire. Nous aurions partir de plus haut grâce aux combats de la besoin, en quelque sorte, d’un nouveau Big Four génération précédente. qui apporte des services de conseil dans la diver­ Tout en élargissant la notion de diversité au-delà du genre… sité en disposant d’une certaine expérience en la matière. Ça n’existe pas beaucoup jusqu’ici. La diversité de genre donne un avantage concur­ Il manque une sorte de curriculum rentiel à l’entreprise, mais la diversité au sens pour acquérir certaines compétences large te donne plus d’avantages compétitifs. nécessaires…

La gestion des conflits est quasiment inexis­ tante dans les curriculums, par exemple. Or, les « conflits », ou divergences de vues, sur­ viennent avec la diversité, puisqu’elle est syno­ nyme d’échanges et de confrontation d’idées. Il manque une sorte de mini-cursus que les étudiants qui sortent de l’université pourraient suivre et qui les aiderait à mieux gérer diffé­ rentes situations. Tout en se sentant à l’aise pour s’exprimer. Les start-up sont-elles par nature plus enclines à intégrer la diversité dans leur structure ?

À ceux qui craignent l’arrivée d’étrangers au Luxembourg, on peut aussi répondre que moins de diversité signifie moins de chances pour le pays de réussir sur le plan économique.

Oui, car nous devrons toujours chercher de nouvelles niches, nous devrons toujours nous attaquer à de nouvelles problématiques. Or, l’apport de nouvelles idées permet d’augmen­ ter les chances de trouver la ou les bonne(s) solution(s). Je vois d’ailleurs que l’État s’ouvre et apporte sa pierre à l’édifice de la diversité. Il ne faut pas forcément parler luxembour­ geois pour occuper certains postes, c’est le profil qui compte. Ce qui est très intelligent.

Elles ont bien compris que, pour gagner le jeu des ressources humaines, une entreprise doit être inclusive. D’autant plus que les start-up La diversité peut-elle changer profondément ont comme principal argument pour attirer les talents à leur démarrage le fait de leur don­ la culture d’entreprise ? ner une voix, de les laisser s’exprimer dans Petit à petit. Au début, chacun continue à faire l’aventure de l’entreprise. la même chose qu’auparavant. Si on ne parle Certains secteurs sont-ils encore que de gender diversity, mettre une femme résistants à ce mouvement ? simplement à la place d’un homme n’aide pas. Le sujet est tellement évoqué dans la presse que Mais au fur et à mesure, les gens vont avoir les gens se posent au moins la question. Reste à moins peur d’être eux-mêmes au bureau. C’est savoir si des actions seront prises… La sensibi­ finalement ça, la diversité, c’est se sentir à l’aise lisation de ces dernières années a permis de dans l’entreprise en étant toi-même, en contri­ convaincre les entreprises qui doutaient, plus buant avec tes idées, dans une atmosphère que celles qui étaient farouchement contre pour acceptante.

étude

GAGNER OU PERDRE La plate-forme Equilibre souligne l’importance de la diversité dans les équipes de direction en relayant l’étude de McKinsey & Company (2017) qui s’est basée sur 1.000 entreprises dans 12 pays. Ces résultats montrent que les entreprises dans le premier quart du classement en matière de diversité de genre dans leurs équipes de direction ont plutôt tendance à afficher de meilleurs résultats. PROBABILITÉ DE MEILLEURE PERFORMANCE FINANCIÈRE SELON LA PLACE DANS LE CLASSEMENT Selon la diversité de genre

Selon la diversité ethnique 27 %

21 %

55 Haut

45 Bas

59 Haut

44 Bas

i n t e r n at i o n a l

UN FACTEUR DE « NATION BRANDING » S’il est indéniable que des efforts restent à faire concernant l’écart salarial persistant (4 %) entre les hommes et les femmes et les questions de genre, le Luxembourg fait partie des pays qui, depuis 2000, on fait le plus de progrès sur l’égalité des genres, selon le rapport Women in Work Index 2019 de PwC. Le Luxembourg a progressé de la 23e à la 6e place des pays de l’OCDE qui encouragent la place des femmes au travail.

2017

2000

6e

8e

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13e

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20e

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LUX

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Carine Feipel Indépendante

 « LE CONSEIL  D’ADMINIS­ TRATION,   C’EST COMME   UNE ÉQUIPE   DE FOOT »  Auteur

Photographe

thierry raizer

Gaël Lesure

L’avocate Carine Feipel (Étude Carine Feipel) préside l’Institut luxembour­geois des administrateurs (ILA) depuis juin 2019. Elle revient sur les fondements et le rôle du conseil d’administration, cet organe suprême de la gouvernance de l’entreprise dont la composition influe en direct sur son devenir.

R 

appelons tout d’abord le rôle essentiel d’un conseil d’admini­stration…

C’est l’organe qui infuse la stratégie et les grandes orientations de l’entreprise, qui soutient le management opérationnel notam­ ment dans la mise en place de cette stratégie. C’est aussi l’organe suprême de contrôle des activités de l’entreprise. Comment est répartie la respon­ sabilité au sein d’un conseil d’administration ?

À quelle fréquence le conseil d’administration doit-il se réunir ?

La bonne pratique est d’avoir au moins une réunion par trimestre. L’admini­strateur doit aussi être disponible au besoin. Pas seulement lorsqu’une crise survient, mais en fonction des questions stratégiques qui se posent. La période de transformation de l’économie que nous connaissons entraîne-t-elle davantage de réunions des conseils d’administration pour accompagner le changement interne, par exemple lors d’un important processus de digitalisation ?

nistration sont plus impliqués que par le passé. L’image de la réunion qui ne dure qu’une heure pour signer des documents avant un déjeuner est révolue. Elle s’étend facilement sur une journée et nécessite une grande préparation avec des documents – souvent volumineux en raison des obligations réglementaires – qui nous sont remis dans un board pack. Le chairman occupe-t-il un rôle particulier ?

Le président fait en sorte que le conseil prenne les bonnes décisions, que les bonnes discussions La responsabilité est collégiale. En principe, soient mises sur la table, et il fait un suivi plus chaque administrateur a la même responsa­ poussé avec la direction opérationnelle de l’en­ bilité. Néanmoins, chacun doit s’enquérir des Certains sujets peuvent en effet provoquer treprise quant à l’implémentation des décisions responsabilités qui lui incombent en tant que plus de réunions où des décisions stratégiques du CA. Mais il ne doit pas s’immiscer dans la membre d’un conseil d’administration. Cela doivent être tranchées en lien avec le mana­ gestion quotidienne de l’entreprise. Tout est passe tout d’abord par une fine compréhen­ gement opérationnel de l’entreprise. Au-delà une question d’équilibre. Comment rester sion de ce qui se passe dans la société. de questions spécifiques, les conseils d’admi­ proche du management sans empiéter sur ses 72 —

­ — Mars 2020


prérogatives. C’est un équilibre subtil à trouver progressivement les nouveaux venus et pour comprendre, guider et contrôler le mana­ ­d’assurer la transition, via la formation gement tout en disposant du recul nécessaire notamment. pour prendre les décisions à son niveau. Nous réfléchissons également à la question Comment s’assurer de disposer de la durée maximale des mandats. Combien des bons ingrédients, à savoir les de temps un administrateur peut-il siéger membres, pour élaborer le bon tout en restant encore « réellement indépen­ cocktail autour de la table du conseil ? dant » ? Certains pays, comme l’Angleterre, Le cocktail marche quand on a les bonnes per­ fixent des limites. Hormis des règles spéci­ sonnes autour de la table, ce qui est très relatif. fiques aux sociétés cotées, il n’existe pas de Il faut trouver les bonnes compétences, une guideline ici. Entre les deux modèles, l’intérêt diversité de compétences et de points de vue, est de garantir l’indépendance des adminis­ en plus d’une équipe qui fonctionne bien trateurs et de s’assurer d’un renouvellement ensemble. Je prends souvent l’image d’une du CA bénéfique pour l’entreprise. équipe de football pour décrire un conseil Le métier d’administrateur doit-il d’administration. On ne peut pas avoir que des encore se « professionnaliser » ? défenseurs ou des attaquants. Et cette équipe Nous pensons, d’une part, que nous aurons de doit se serrer les coudes, avancer dans un but plus en plus d’administrateurs certifiés et que, commun. Or, cela peut s’avérer plus complexe d’autre part, la formation continue apporte au début lorsqu’on recherche des personnes déjà des bénéfices. Outre l’administrateur, nous venant d’horizons différents pour instaurer ne devons pas oublier une f­ onction dont on une diversité bénéfique. parle peut-être moins : les company secretaC’est au président de s’assurer ries, qui organisent la logistique et le suivi du que l’équipe soit unie ? contenu des réunions des conseils d’adminis­ Le président a un vrai rôle à jouer pour souder tration. C’est un travail de support important l’équipe et donner sa juste place à chacun. et précieux – en particulier pour le président Constatez-vous que la diversité – pour lequel nous avons également mis en place des conseils d’administration une formation et une certification. est devenue un sujet prioritaire ?

Je suis encore la seule femme dans certains conseils où je siège. Mais, globalement, le pro­ grès est en marche, et il se remarque nettement. La sensibilisation doit se poursuivre, et l’impul­ sion doit venir des shareholders ainsi que des chairmen. Il revient aussi aux femmes de se mettre plus en avant. Nous devons aussi, via l’ILA ou dans les médias, montrer qu’il y a des femmes qui sont également disponibles pour ces responsabilités. Pourquoi pensez-vous que le changement est si « lent » ?

Nous devons plutôt nous dire que nous inves­ tissons pour les prochaines générations. Il ne sert à rien de mettre en place des quotas qui seraient un frein, mais il faut plutôt convaincre par les compétences et par le fait que les femmes peuvent réellement apporter quelque chose au conseil d’administration. J’ajouterais que la diversité ne se limite pas aux questions de genre, mais qu’elle concerne aussi la diver­ sité des compétences, des cultures, des ori­ gines… le tout apporte réellement une plus-value en termes de gouvernance et de performance économique.

Quelles sont les prédispositions nécessaires pour devenir administrateur ?

Outre l’intérêt pour les entreprises, il faut tout d’abord aimer prendre des responsabilités, ne pas être timide ou savoir dire ce que l’on pense. Il faut aussi apporter une compétence man­ quante ou complémentaire par rapport aux autres administrateurs. Dans mon cas, ce fut le juridique. Au-delà de ma spécialisation dans le droit des assurances qui me vaut de siéger dans différentes sociétés de ce secteur, je siège dans le domaine des fonds en apportant d’autres points de vue et une expérience différente.

anniversaire

15 ANS

L’ILA célèbre cette année ses 15 ans d’existence avec quelque 2.000 membres, des individuels, mais aussi des sociétés issues du secteur financier, des PME ainsi que des asbl. La célébration se déroulera le 18 juin à la Philharmonie.

f o r m at i o n c o n t i n u e

DES ADMINISTRATEURS « CERTIFIÉS » Parmi les formations mises en place par l’ILA, le cachet « Certified director » est en quelque sorte le Graal. « Ce sont nos ambassadeurs, pointe Carine Feipel, présidente de l’ILA. Cette certification donne un gage de qualité supplémentaire au sortir d’un cycle de formations pointues. Il faut avoir 5 ans d’expérience, suivre un certain nombre d’heures de formation et surtout s’engager dans un processus de formation continue pour garder cette certifi­ cation. » 123 administrateurs sont actuellement « certifiés » par l’ILA.

LA DYNAMIQUE DU CA Découlant de la volonté des actionnaires, le CA nomme des comités (rémunération, nomination, audit) parfois obligatoires, un comité de direction ou un directeur général (ou administrateur délégué s’il siège au CA).

Quel serait le casting du « board idéal » ?

Le conseil ne doit être ni trop grand ni trop petit – entre 5 et 10 personnes en fonction de la taille de l’entreprise. Il est important de gar­ der une échelle humaine pour créer de véri­ tables discussions. Ensuite, vient la question des compétences et de leur diversité au travers des gens qui en disposent. Dans une banque, il ne faut pas que des banquiers… Le challenge, pour les entités réglementées, est de faire entrer des administrateurs qui ne sont pas forcément familiers avec le secteur, mais qui peuvent apporter une compétence complémentaire Reste à anticiper les changements tout en tenant compte des obligations régle­ dans les boards pour en faire mentaires. Cela passe, à nouveau, par la for­ évoluer la composition… mation. Le bon conseil présente aussi un C’est tout le sujet de ce qu’on appelle le suc- équilibre entre les hommes et les femmes, les cession planning, à savoir le renouvellement jeunes et les moins jeunes, avec des cultures et progressif du conseil d’administration. Ce des backgrounds différents. Le bon CA est celui processus doit se programmer dans le temps, qui dispose à la fois de l’expérience nécessaire, en identifiant les compétences dont on aura mais se dote aussi de la fraîcheur indispensable besoin dans le futur. L’idéal est d’intégrer pour faire évoluer l’entreprise.

actionnaires

nomme

conseil d’administration (ca)

nomme nomme et supervise comités comité de direction

ou

directeur général

Mars 2020 —

­ — 73


Aude Lemogne Welcome on board

 « IL FAUT S’OUVRIR   À DE NOUVEAUX   PROFILS »  Auteur

Photographe

thierry raizer

Gaël Lesure

L’Institut luxembourgeois des administrateurs (ILA) prend à bras-le-corps la question de l’attraction de nouveaux profils dans les conseils d’administration. Son comité dédié à la problématique de leur composition, présidé par Aude Lemogne, pousse au change­ ment vers plus de diversité. En comptant sur l’adhésion des adminis­trateurs expérimentés.

Q 

uelles sont les qualifications pour être board ready en 2020 ?

Cela met du temps. Il faut tout d’abord s’intéresser au fonctionnement des conseils d’admi­nistration, comprendre les res­ ponsabilités inhérentes à un administrateur et se former. Ensuite, vient la question de ses propres compétences. Qu’est-ce que je peux apporter au board ? C’est sur base de ce chemi­ nement que se met en place une sorte de pros­ pection vers des conseils d’administration dans lesquels on estime pouvoir apporter une valeur ajoutée. Mieux vaut cibler un secteur ou une entreprise qui vous intéresse, car il faut savoir qu’un mandat nécessite un certain investisse­ ment en temps. L’ILA avait organisé, fin 2018, un nouveau chapitre de son programme destiné aux futurs administrateurs, en collaboration avec l’Insead. Quel retour en tirez-vous ?

Nous avons recueilli un franc succès, avec de nombreux participants, un bon mix entre les hommes et les femmes. Certaines personnes qui ont participé font désormais partie des groupes de travail de l’ILA, notre volonté étant de les incorporer progressivement. Nous avons aussi créé un programme de mentoring afin que le mouvement perdure au-delà de la for­ mation. Des certified directors de l’ILA jouent le rôle de mentor et accompagnent les aspirants 74 —

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administrateurs. Nous allons organiser un pre­ mier événement relatif à ce programme le 26 mars. Des témoignages y seront représentés, à la fois par des mentors et des mentees. Il s’agira d’un moment d’échange et d’incitation à rejoindre le programme. Car l’enjeu est bien de disposer de talents pour renouveler les conseils d’administration…

homme ou une femme de 60 ou 70 ans n’est peutêtre pas un expert du digital ou des questions d’ESG. L’idée est faire rentrer des nouveaux pro­ fils qui disposent de ces expertises via une sorte de pool de talents et de les aider à se préparer à devenir administrateurs. Or, ces nouveaux pro­ fils sont généralement issus d’une génération plus jeune que celle qui compose majoritaire­ ment les conseils d’administration.

À l’étranger, les conseils d’administration essaient On ne peut pas, logiquement, leur demander de faire preuve de se diversifier de plus en plus, sur toutes les d’une aussi grande expérience… questions, pas seulement homme-femme, mais aussi sur l’âge, l’origine, les compétences, Traditionnellement, c’est l’expérience à un ­l’expérience… Les CA se rendent compte qu’un « C-level » qui permettait de rentrer dans un board.


Nous voyons actuellement un changement de logique s’opérer dans certains pays, où l’accent est mis sur les compétences plus que sur ­l’expérience. Cette nouvelle approche requiert d’abord de réaliser une sorte d’inventaire des compétences nécessaires. Même si les membres en place vont suivre un cours en développement durable, ils n’auront peut-être pas la même compétence qu’un expert en la matière qui dispose d’une expérience de 10 ans. Il faut donc s’ouvrir à d’autres profils. Cela ne va pas sans une certaine résistance de la part de membres en place depuis longtemps, qui voient cette profession sous le prisme de l’expérience… C’est aussi pour faire évoluer cet état d’esprit que nous avons prévu un deuxième événement en septembre, durant lequel nous allons inviter des administrateurs hommes, plus âgés, à venir témoigner de leur vécu en matière de diversité dans les conseils d’administration dans lesquels ils siègent. Et donc du bénéfice de cette diversité. Inciter au changement passe aussi par des éléments tangibles…

Nous allons essayer au maximum de rendre les choses tangibles, en nous appuyant sur des études, mais ce n’est pas suffisant. Nous devons aussi tenir compte de facteurs psycho­ logiques qui peuvent soit bloquer, soit faire avancer les choses. Nous voulons proposer aux administrateurs en place d’écouter les témoignages de leurs pairs qui ont expéri­ menté la diversité, plutôt que de baser notre approche purement sur des chiffres qui sont toujours interprétables.

démarche d’évaluation, ce qui va de pair avec la notion de professionnalisation. Faudrait-il imposer une limite de temps pour siéger dans un board, et donc favoriser une forme de turnover ?

C’est une grande question… Certaines socié­ tés régulées doivent se conformer à des limites, certaines non régulées déterminent ellesmêmes des limites, mais il n’y a pas de règle générale. Au bout de 10-12 ans, est-on encore indépendant ? Concrètement, comment trouve-t-on les nouveaux talents ?

Des grands groupes, notamment français et anglo-saxons, mettent en place ce que l’on appelle un shadow board, avec des jeunes à haut potentiel. Certaines problématiques leur sont déléguées, avec pour mission d’apporter des recommandations au « vrai » board. Ce qui permet d’avoir un vivier en interne pour les administrateurs exécutifs. En ce qui concerne les administrateurs non exécutifs, des organismes comme l’ILA ou le Female Board Pool servent aussi de sources pour trou­ ver de nouveaux membres. Les jeunes peuvent-ils faire évoluer la manière dont le board intervient dans la vie de l’entreprise ?

Un board n’est ni dans l’exécution ni dans l’exé­ cutif. C’est vraiment un organe de contrôle et de vision stratégique pour défendre principa­ lement les intérêts des actionnaires, mais aussi de l’entreprise et de ses parties prenantes. C’est un organe qui doit rester suffisamment indé­ pendant et qui ne doit pas jouer un rôle quoti­ En démystifiant de prétendus dien dans le management de l’entreprise. C’est risques inhérents à la diversité… très important de préserver cette séparation. Certaines industries sont confrontées à des La phase la plus difficile pour les jeunes est évolutions profondes, et elles doivent y faire plutôt l’onboarding dans un board qui vit déjà face avec des profils qui les comprennent. selon une dynamique qui lui est propre, avec Pensons au milieu bancaire, avec les fintech, souvent des personnalités fortes autour de la qui peuvent devenir des concurrentes ou des table. En arrivant en tant que nouveau et plus cibles à acheter et à intégrer… mais si une jeune membre, il faut pouvoir s’intégrer et faire banque ne dispose pas des compétences pour entendre sa voix. D’où l’intérêt d’avoir suffisam­ comprendre cet univers en profondeur, il sera ment de diversité pour que les membres qui la difficile d’y pénétrer. représentent, en quelque sorte, puissent se Quelle serait la composition idéale faire entendre. d’un board en 2020 ?

C’est difficile à dire, mais il faut clairement encore une grande partie d’expérience autour de la table. Il faudra toujours des administra­ teurs qui disposent de 30-40 ans de connais­ sance dans leur domaine, car ils ont vécu une série d’événements, voire de crises, qui apportent de la valeur ajoutée. Pour répondre à cette question, il faut aussi faire une sorte de board evaluation, tant pour cerner les profils qui manquent compte tenu de l’évolution du secteur, que pour anticiper les questions qui se poseront dans 5-7 ans. Je pense, par exemple, à la cybersécurité. Comment en cerner les enjeux sans compétences en IT ? Nous remarquons que de plus en plus de boards entament cette

Quel message voudriez-vous lancer à toutes les femmes que nous avons découvertes en préparant ce numéro qui a abouti aux « 100 femmes pour votre conseil d’administration » ? (voir page 68)

Si elles sont motivées, qu’elles n’hésitent pas à parler autour d’elles de leur intérêt pour un board. Souvent, les gens ne réalisent pas que vous souhaitez siéger à un board. Il ne faut donc pas hésiter à le dire, à communiquer, en indi­ quant que l’on sait dans quel secteur on veut se diriger, ce qui reflète une réflexion, et non une « simple envie ». C’est en en parlant, en indiquant à son propre réseau que l’on est board ready, que les opportunités se créent.

goldman sachs

«  ON PERDRA SANS DOUTE DES AFFAIRES, MAIS SUR LE LONG TERME, C’EST LE MEILLEUR CONSEIL À DONNER À DES ENTREPRISES QUI VEULENT GÉNÉRER DE BONS RETOURS SUR INVESTISSEMENT À LEURS ACTIONNAIRES » Le patron de Goldman Sachs a frappé un grand coup lors du Forum économique mondial de Davos en janvier dernier. David Solomon, a annoncé que, dès le 1er juillet, aux États-Unis et en Europe, le géant n’aidera plus « une entreprise à entrer en bourse si au moins un des membres du conseil d’administration n’est pas issu de la diversité, et/ou une femme ». Il exigera qu’il y ait au moins deux femmes dans les conseils d’administration concernés dès 2021.

21 %

Au 30 septembre 2019, 21 % des membres de conseils d’administration de l’indice Russel, qui regroupe 3.000 entreprises cotées à Wall Street, étaient des femmes. étude

LE COMBAT CONTINUE Si, plus que jamais, les administrateurs se rejoignent sur les bénéfices de la diversité, les résultats de l’enquête 2019 Annual Corporate Directors Survey de PwC, montrent pourtant que seuls 38 % des admi­ nistrateurs considèrent la diversité de genre comme importante pour les CA auxquels ils siègent, contre 46 % en 2018. Soit le niveau le plus bas depuis 2014. Pire, 63 % des répondants (79 % d’hommes) ajoutent que les investisseurs consacrent trop d’attention à cette question, contre 35 % l’an dernier. Le changement sera progressif, mais il ne se fera pas sans un certain volontarisme.

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DOS S I ER S P ÉC I A L

100 profils pour faire évoluer votre CA Finance, digital, ressources humaines, communication, juridique… Les 100 profils de femmes prétendant à un siège dans un conseil d’administration présentés dans la liste des « 100 femmes pour votre conseil d’administration » regorgent de compétences et d’expériences variées. Ils sont le fruit d’un travail de collecte et de compilation entrepris depuis six mois. Présentés par ordre alphabétique, ces profils sont proposés en version in extenso sur paperjam.lu/guide ou sur paperjam.lu via le hashtag #WomenOnBoard.

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Rima Adas 50 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Associée Audit, Membre du conseil de gérance, PwC Luxembourg – Deputy CEO, PwC Luxembourg – EMEA Financial Services Leader, PwC Luxembourg EXPERTISES Audit : établissements de crédit, professionnels du secteur financier, sociétés de gestion – Lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme – Prévention et détection de la fraude ; contrôles internes EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Expérience d’audit au cours des 27 dernières années au service de groupes bancaires et de professionnels du secteur financier chez PwC Luxembourg

Dominique Afink 36 ANS NÉERLANDAISE

FONCTIONS ACTUELLES Senior Associate Tax, Loyens & Loeff Luxembourg EXPERTISES International tax – Corporate tax – Tax Compliance – Transfer Pricing – Tax risk management – Cross border transactions – Financial accounting – Financial analysis – IFRS – Finance – Project management – Team leadership – Coaching – Communication – Software development EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Consultant Tax, EY Amsterdam MEMBERSHIP Membre, l’International Fiscal Association (IFA) Membre, Female Board Pool

MEMBERSHIP Membre, Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE)

Cindy Arces

Annemarie Arens

Lynn Alzin

Marina Andrieu

36 ANS LUXEMBOURGEOISE

38 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Counsel, Arendt & Medernach

FONCTIONS ACTUELLES Co-founder and Director, WIDE (Women in Digital Initiatives Asbl) WIDE Startup Leadership programme lead

EXPERTISES Financements et refinancements de tous types – Droit bancaire – Droit des sociétés – Fonds d’investissements – Titrisations – marché de capitaux EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Représentation de Arendt & Medernach au sein du bureau de New York (14 mois) – Expériences professionnelles à Paris (Linklaters 6 mois) et Londres (Arendt & Medernach et Linklaters - 6 mois) MEMBERSHIP Membre, Association Luxembourgeoise des Juristes de Droit Bancaire (ALJB) Membre, Women in Business Membre, LPEA Membre, Fund Finance Association (Londres) Membre, Women in Fund Association (Londres)

Nicole Avez-Nana

EXPERTISES Startups – Digital transformation – Digital Skills – Talent attraction  EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Board member, Girls in Tech Luxembourg Jury Fit4Start Project Manager, Nyuko / The Impactory Senior recruitment consultant (financial sector) Lived and worked 6 years in the UK and the US

Monique Bachner

42 ANS FRANÇAISE

56 ANS LUXEMBOURGEOISE

51 ANS FRANÇAISE

48 ANS AUSTRALIENNE

FONCTIONS ACTUELLES Managing Partner et associé fondateur, PwC Legal – Président du Conseil de Gérance, PwC Legal, Co-Head de la pratique « Droit du Travail » et de la pratique « Contentieux »

FONCTIONS ACTUELLESW Independent Director

FONCTIONS ACTUELLES Directrice et fondatrice de AB-Lux Relocation Services & Real Estate Développeur Foncier (depuis janvier 2020)

FONCTIONS ACTUELLES Indépendante (Bachner Legal)

EXPERTISES Droit du travail et de la sécurité sociale, projets de restructuration et de réorganisation – Assistance sur les projets complexes de licenciements collectifs – Assistance et conseil sur les questions de mobilité internationale – Systèmes de rémunération et « incentives » – Droit du contentieux : contentieux liés au droit du travail, conflits d’actionnaires, litiges sur les contrats commerciaux, fraudes EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Deputy managing partner, MNKS en charge du marketing et du développement commercial Managing Partner, MNKS MEMBERSHIP Avocat inscrit au Barreau de Luxembourg Membre fondateur, ELSA Membre, EELA

EXPERTISES Consultant to financial services funds and companies – Business strategy – Change management. MANDATS ACTUELS Swisscanto Asset management International S.A., Backbone S.A., Aventicum Real Estate Partners Europe II GP s.à.r.l, Insuresilience Investment Fund Sicav RAIF, BlueOrchard invest s.à.r.l, Amundi Planet Sicav SIF, Sicav II (Lux) Sicav SIF, Longview Partners Investments Sicav, Credit Suisse Investment Notes S.A., Microfinance Initiative for Asia (MIFA) Debt Fund SA Sicav SIF Chairperson of the board of directors, Fisch Umbrella Sicav, WhiteFleet Sicav, WhiteFleet II Sicav, WhiteFleet III Sicav, WhiteFleet IV Sicav EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES General Manager, Luxflag – Head of Sales, RBC Investor Services Bank (Luxembourg) – Member of the Executive Committee, RBC Dexia Investor Services Bank, Luxembourg MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

EXPERTISES Leadership & Management – Contrôle de Gestion – Gestion de Risques  MANDATS ACTUELS Vice-Présidente, Fédération Internationale des Administrateurs de Biens Conseil Immobilier (FIABCI Luxembourg) – Administrateur, Union des Syndicats d’Intérêts Locaux de la ville de Luxembourg (USILL) – Présidente du Conseil d’Administration, Syndicat du Stadt Grund – Présidente du Conseil d’Administration, Initiatrice et Fondatrice, Chambre de Commerce et d’Industrie Afrique-Luxembourg – Membre fondatrice & Vice-Présidente du Conseil d’Administration, Femmes Leaders du Luxembourg (organisation qui permet une prise de conscience de la contribution de la gente féminine dans le développement de la société luxembourgeoise)

ILA

EXPERTISES Droit des affaires – Gouvernance des entreprises – Digitalisation – Gouvernance et l’éthique des nouvelles technologies  MANDATS ACTUELS ILA - l’Institut Luxembourgeois des Administrateurs, ANZ CCL - the Australia New Zealand Chamber of Commerce, Luxembourg – LëtzBlock, the Luxembourg blockchain & DLT Association et thinkBLOCKtank asbl – Ventient Energies – Link Fund Solutions (Luxembourg) – Wells Fargo Asset Management (Luxembourg) – Triodos Investment Management – SRI investment funds, Triton Investment Management, Pantheon Ventures MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

Découvrez la version intégrale des biographies et d’autres sur paperjam.lu/guide ou sur paperjam.lu via #WomenOnBoard

Mars 2020 —

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Alexa Ballmann

Florence Bastin

Kerstin Becker

Najia Belbal

35 ANS LUXEMBOURGEOISE

44 ANS BELGE

47 ANS ALLEMANDE

42 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Gérante de l’Institut de beauté Alexa Ballmann

FONCTIONS ACTUELLES Gérante et fondatrice, Fiduciaire du Grand-Duché de Luxembourg

FONCTIONS ACTUELLES Senior IT program manager, Nomura Bank Luxembourg

EXPERTISES Développement de compétences – Formation professionnelle, représentation d’intérêts – Marketing de luxe

EXPERTISES Expertise comptable et fiscale – Risk management des fonds d’investis­ sement – Anti-blanchiment d’argent

FONCTIONS ACTUELLES Fondatrice et directrice générale, Business Pilotage Consulting – ­ Oratrice de conférence et animatrice d’atelier – Mentoring et conseil aux entrepreneurs et aux start-up

MANDATS ACTUELS Présidente, Jonk Handwierk Lëtzebuerg – Vice-présidente, Hair Beauty and Tattoo Guild – Représentante, Fédération des diplômés en soins esthétiques et pédicure – Membre de l´équipe curriculaire et de la commission DAP en esthétique – Membre élue de la Chambre des métiers – Suppléante de la plénière de la Chambre des métiers

MANDATS ACTUELS Administrateur de sociétés Immobilières, Soparfi et Private Equity – Présidente du Comité Consultatif « Lutte contre le blanchiment d’argent et financement du terrorisme » de l’Ordre des Experts-comptables

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Présidente de la Fédération des diplômés en soins esthétiques et en pédicure du Luxembourg

Larissa Best

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Manager audit, Deloitte – Responsable de l’audit interne, JPMorgan Asset Management MEMBERSHIP Membre, ILA – Membre, OEC – ­Membre, TIAG (The International Accounting Group) – Membre, Design Friends

Catharina Biver

39 ANS LUXEMBOURGEOISE & ALLEMANDE

FONCTIONS ACTUELLES CEO, Equilibre – Expert evaluator for the European Commission on scale-ups and start-up business model – Chef de projet for digitalization, IFEN – University lecturer – CFO, start-up Ekofolio (financial restructuring of forest assets) – Animateur APM EXPERTISES Digitalisation – Change Management – Innovation MANDATS ACTUELS President of the board, LBAN – Board member, EBAN – Advisory board, Impulse4Women EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES CEO, Avantiq (digital process optimisation for IP) – M&A officer, Wolters Kluwer

­ — Mars 2020

MANDATS ACTUELS Membre du conseil des parents, KiTa Merzig-Schwemlingen

MANDATS ACTUELS Board advisor in a startup in web­marketing EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Technical and Functional Architect, BNP Paribas Securities Services (Paris, Luxembourg, Madrid, Milan, Pune [India]) – Chief Technical Architect, SILIC (Paris) MEMBERSHIP Membre du Female Board Pool

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Marketing Director & Membre de l’­équipe de direction, EuroDNS – Director Global Digital & Demand Marketing, Syniverse Technologies – Director Marketing & Communications / Member of the MACH Leadership Team, MACH – Global Direct & Database Marketing Manager / Senior Manager Marketing BeLux, IDS Scheer

Fabienne Bozet

Ruth Bültmann

58 ANS SUÉDOISE

53 ANS BELGE

51 ANS ALLEMANDE

FONCTIONS ACTUELLES Founder, Sparx Factory

FONCTIONS ACTUELLES CEO et administrateur délégué, Circuit Foil – CSMO chief strategy and ­marketing officer, Doosan Corporation Europe

FONCTIONS ACTUELLES Independent Certified Director – ­INSEAD, ILA, Qualifzierter Aufsichtsrat & Certified Financial Expert (Deutsche Börse AG)

EXPERTISES Leadership – Développer et former les talents – Travailler dans un environnement interculturel – Finance – Business strategy – Six Sigma Certification

EXPERTISES Asset management / Funds - Banking – Insurance / Pension Funds – Alternative investments - Regulatory strategy & Operations – Chair and member of Audit, Risk & Compliance committees

MANDATS ACTUELS Administrateur, No-Nail boxes – Administrateur, HEC – Membre du conseil consultatif, BCEE

MANDATS ACTUELS Member of the Board of directors : Credit Suisse Funds AG (Zürich), MultiConcept Fund Management S.A., Banque de Luxembourg Investments S.A., Mitsubishi UFJ Investor Services & Banking S.A., Conventum Asset Management S.A., Credit Suisse Investment Notes S.A., PE and RE funds, ILA (Luxembourg Institute of Directors) – Member of the Comité, GFI, CSSF

EXPERTISES Corporate Culture – Executive / Business / Performance Coaching – Communication – Transition / Change Management – Sales & Marketing Strategies – Equal Opportunities EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES IBT Institute for Business Techno­ logy – International Sales & Marketing Manager, Budget Rent a Car – Teacher Swedish Language & Culture, American International School of Luxembourg – Freelance Swedish teacher, Skandinaviska Enskilda Banken, PKBanken, Gotabanken, Skopbank – Board Member, Swedish School Association (in Luxembourg) – Different positions in Customer Relations, Accounting and Marketing, Skandinaviska Enskilda Banken (in Sweden) MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

78 —

EXPERTISES Stratégie et gestion exécutive – Leader­ship interculturel – Entrepreneurship – Numérisation – Expérience client – Croissance des revenus – Partenariats stratégiques, fusions et acquisitions – Image de marque et identité d’entreprise – Connaissances juridiques exploitables (GDPR, concurrence, DPI) – Processus et gestion de la qualité

EXPERTISES Project Management – C ­ ybersécurité – Digital Transformation – Stratégie – ESG

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES CFO, Circuit Foil MEMBERSHIP Membre, Women on Board

ILA

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Partner Advisory & Consulting, Deloitte Tax & Consulting (Luxembourg) – Director / Managing Director (CEO), Structured Invest S.A. (UniCredit Group), Assenagon Asset Management S.A. – Deputy Division Director, Investment Funds – DZ Privatbank SA (Luxembourg)


Marie-Jeanne ChèvremontLorenzini

ELLES POURRAIENT AUSSI Y FIGURER

Sur la scène culturelle

Directrices, présidentes ou adminis­ tratrices d’une institution culturelle, elles mettent leur expérience du secteur, ou issue de leur parcours dans un autre domaine, au profit de la scène culturelle. AINHOA ACHUTEGUI directrice de Neimenster

SIMONE BECK

présidente de la Commission nationale pour la Coopération avec l’Unesco

NANCY BRAUN

directeur général, Esch 2022 capitale européenne de la culture, administratrice de radio 100,7

BERYL BRUCK

Conseillère au ministère de la Culture, présidente de la Commission de la Cosimo, Membre du CA du LUCA

SYLVIA CAMARDA

membre du CA de la Rockhal, conseillère communale à Luxembourg-Ville (DP)

SUZANNE COTTER directrice du Mudam

CATHERINE DECKER

secrétaire générale de la Commission nationale pour la coopération avec l'Unesco, vice-présidente de ­Neimenster, membre du CA du ­Mudam et du Luxembourg Film Festival

NADINE ERPELDING

conseiller de gouvernement au ministère de la Culture, membre du CA de la Philharmonie

TATIANA FABECK

membre du CA de la Rockhal, fondatrice du cabinet Fabeckarchitectes

JOANNE GOEBBELS

membre du CA de la Rockhal, directrice adjointe de l’Athénée, conseillère communale à Luxembourg-Ville (LSAP)

MONIQUE KIEFFER

FONCTIONS ACTUELLES Certified INSEAD Director – Advisory roles with CEOs and Board Chairmen

FONCTIONS ACTUELLES Directrice juridique, Pears Global Real Estate

EXPERTISES Finance et audit – organisation et ges­ tion de société – conseil en gouvernance

EXPERTISES Droit des affaires – corporate governance – fusions & acquisitions – marché immobilier – fonds d’investissement alternatifs – AML & compliance – gestion des risques

MANDATS ACTUELS Board Member and member of the Audit Committee, Threadneedle Asset Management Holding Sàrl – Board Member, Threadneedle, Stëftung Hëllef Doheem, Maison Moderne, Clearsteam Banking S.A, Lux SICAV, Columbia Threadneedle SICAV-SIF, Arendt Services S.A. – Board Member and chairman of the audit committee, Schroder SICAVs : SISF, SSSF, SAS, SMP / Schroder Gaia 1 and 2 – Board Member and chairman of the Audit Committee, Pictet & Cie (Europe) S.A. – Chairman, Women in Business Asbl EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Managing Partner, PricewaterhouseCoopers – Senior Advisor of the partnership and Management Board, Arendt & Medernach – Chairman of the Board, Personal Advisor to the CEO, Kneip – Board Member and Chairman fo the Audit Committee, EFG Group – Advisor to the Chairman and Executive Committee, Banque Privée Edmond de Rothschild Europe

Stéphanie Damgé

membre du CA de la Rockhal, administratrice de Lucilin

VALÉRIE QUILEZ

membre du CA du Forum des Instituts culturels étrangers à Paris

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Global Corporate Governance Counsel, Harsco Corporation MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

EXPERTISES Cadre technique, juridique et administratif pour TPE / PME au Luxembourg – Distribution digitale multicanale – SEO / SMM / CRO – Operations / Project Management – Analyse stratégique & impact social MANDATS ACTUELS Membre du comité consultatif, Gemeinschaftszentrum KUZ BurgReuland (secteur public) – Membre suppléante au conseil d’administration, Belgisches Rundfunk- und Fernsehzentrum der Deutschsprachigen Gemeinschaft (BRF) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Administratrice non-exécutive, ­Continuous S.A. (PaaS) – Fondatrice et présidente du conseil d’administration, insideOut communication Sàrl MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

ILA Mélanie Delannoy

Radia Duquennois

39 ANS BELGE

44 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Directrice, Jonk Entrepreneuren Luxembourg asbl

FONCTIONS ACTUELLES Communications, PR & Marketing Advisor, 2lannoy.com – Marketing & Communication Manager, GovSat

FONCTIONS ACTUELLES Avocat à la Cour, Senior Counsel, Barreau de Luxembourg, Etude YourLaw

EXPERTISES Communications – Marketing – Public Relations – Press Relations – Event Management – Copywriting & Social Media

EXPERTISES Droit du travail – Droit des affaires – Arbitrage international

EXPERTISES Éducation entrepreneuriale – Développement organisationnel – Talent management – Ressources humaines – Event management

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du Conseil d’administration, LIH – Ressources Humaines, KPMG

FLORENCE MARTIN

MANDATS ACTUELS Membre des conseils de gérance, SPVs de droit luxembourgeois, allemand, néerlandais et danois appartenant au groupe Pears Global Real Estate – Membre du conseil de gérance, CCA Life Settlements – Membre du conseil d’administration, Compagnie Financière et Boursière Luxembourg S.A. – Membre du conseil d’administration, Institut Luxembourgeois des Administrateurs

FONCTIONS ACTUELLES Co-Fondatrice et Directrice Générale, Touchpoints asbl – Formatrice, Chambre de Commerce – Consultant indépendant

39 ANS LUXEMBOURGEOISE

JOSÉE KRIPS

directrice des Archives nationales

34 ANS BELGE & LUXEM­ BOURGEOISE

37 ANS LUXEMBOURGEOISE

DANIÈLE KOHN-STOFFELS

présidente du comité de gérance du château de Bourglinster

Fabienne Colling

66 ANS FRANÇAISE

MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’administration, Idea Fondation – Membre du Conseil d’administration, FNR

directrice de la Bibliothèque nationale

Katia Ciesielska

MANDATS ACTUELS Chair of the Marketing Committee, American Chamber of Commerce – Member of the Advisory Board, ICT Spring Europe – Board Member, Datacenter Luxembourg EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of PR & Communications, Docler Holding – Advisor, FEDIL – Business Development & Account Manager, Binsfeld – Communication & Marketing Manager, EuroDNS, Datacenter Luxembourg & LU-CIX

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Avocat à la Cour, Barreau de Luxembourg, Étude individuelle – Avocat au Barreau de Luxembourg, Étude AS Avocats – Avocat au Barreau de Metz, JUROPE Société d’Avocats – École du Barreau français – Juriste (syndicat patronal puis fiduciaire) MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

CHRISTIANE SIETZEN

Coordinateur culturel de la Ville de Luxembourg, Membre du CA ­Rotondes, Neimënster, Luxembourg for Tourism, ALAC

FRANÇOISE POOS

Directrice de la programmation culturelle Esch2022, Présidente de Neimënster Découvrez la version intégrale des biographies et d’autres sur paperjam.lu/guide

Mars 2020 —

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Suzette Elsen-Mangen

Lynn Elvinger

Claudia Euster­gerling

TatianA Fabeck

71 ANS LUXEMBOURGEOISE

35 ANS LUXEMBOURGEOISE

43 ANS ALLEMANDE

49 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Actionnaire majoritaire, administrateur délégué, responsable finances, CK – Charles Kieffer Group

FONCTIONS ACTUELLES Membre du Comité de Direction, groupe Cebi

FONCTIONS ACTUELLES Associée unique et gérante, Claudia Eustergerling Design

FONCTIONS ACTUELLES Fondatrice et gérante, Fabeck Architectes

EXPERTISES Juridique – Ressources Humaines Communication / Relations Publiques

EXPERTISES Génération d’idées et transmission d’une vision, des stratégies de manière transversale – Design et design thinking, mettre l’utilisateur au centre des réflexions – Conseil et création cross-médiale, management de l’innovation et de design – Approche RSE : Développer l’identité et l’image d’entreprises, leurs valeurs, produits et services par la mise en place d’actions et projets (rethink, reuse, change) – Comportement entrepreneurial global, adaptation aux besoins de divers domaines

EXPERTISES Architecture – Urbanisme

EXPERTISES Sciences commerciales – Gestion des finances – Marketing – Analyse de marché MANDATS ACTUELS Membre fondatrice, Soroptimist Club International, Luxembourg – Clairefontaine – Présidente, Fondation Dr Elvire Engel EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Partenaire, responsable communication et finances, CK - Charles Kieffer Group – Secrétaire de direction, responsable communication, CK - Charles Kieffer Group – Membre du Comité de gestion CK Sportcenter

MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’Administration, Cebi Micromotors Switzerland SA, Cebi Swiss S.A.,Cebi Electromechanical Components (Shanghai) Ltd, Cebi Industrias Mexico SA de CV, Cebi USA Inc. EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Avocat (département Corporate), Allen & Overy Luxembourg

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Présidente, Design Luxembourg – Co-créatrice et associée-gérante, 1PLUS sàrl (agence de communication visuelle) – Co-créatrice, Sensity sàrl MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool – Membre du jury, International Corporate Media Award (ICMA) – Membre du jury, Worldwide-LogoDesign-Award (WOLDA) – Mentor du Programme M-ProJ (orientations professionnelles des jeunes)

Véronique Faber

Isabelle Faber

Carine Feipel

51 ANS LUXEMBOURGEOISE

50 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Directeur et fondateur, leitmotif

FONCTIONS ACTUELLES Coordinatrice de projet, Openscreen – Responsable plaidoyer politique, Cercle de coopération des ONG de développement

FONCTIONS ACTUELLES Avocat à la Cour depuis 1995

MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration, Women in Business EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre, European Association of Communication Directors (EACD) – Membre de l’Advisory board, “Toutes à l’Ecole-Luxembourg” – Membre du Jury, Centre Artistique du Luxembourg (CAL) – Founder, Vice President, Lët’s Arles (promoting contemporary photography) – Coordinatrice “Edward Steichen Award Luxembourg” MEMBERSHIP Membre, Golf Club Grand-Ducal, Luxembourg, Fédération des Jeunes Dirigeants, Luxembourg (FJD), Cercle National des Relations publiques, Luxembourg (CENARP) – Membre, Design Friends Luxembourg

80 —

­ — Mars 2020

EXPERTISES Program Management – International Development – Strategic Planning – Team Management MANDATS ACTUELS Présidente, radio 100,7 EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directrice exécutive, Microinsurance Network – Coordinatrice, Microinsurance Network – Responsible programme, Appui au développement autonome (ADA) – QA Junior Manager, Vivendi Universal Games – Customer Service Representative, Best Western International – Historic Researcher, SICCDA Heritage Center

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Vice-Présidente du conseil d’administration, LUCA – Membre du groupe d’experts présent à la Biennale d’Architecture de Venise, LUCA Luxembourg Center of Architecture – ‘Vertretungsprofessur Masterstudiengang Architektur’ an der Hochschule für Technik und Wirtschaft des Saarlandes in Saarbrücken (DE) – Membre du Conseil d’Administration et membre du Comité de Direction, Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie au Luxembourg – Ambassador of The European Network of Female Entrepreneurship Ambassadors’ organisé par la Commission Européenne, Chambre de Commerce de Luxembourg, Chambre des Métiers de Luxembourg et la FFCEL

Juliette Feitler

51 ANS LUXEMBOURGEOISE

EXPERTISES Stratégie de communication et relations publiques – gestion de communication de crise – storytelling /copywriting – media coaching – b ­ randing / création publicitaire – protocole et étiquette

MANDATS ACTUELS Présidente du conseil d’administration, Valentiny Foundation – Membre du conseil d’administration, Rockhal, LuxReal Asbl

ILA

EXPERTISES Droit – Gouvernance (Administratrice certifiée ILA et INSEAD) MANDATS ACTUELS Présidente, ILA – Member of Audit and Risk Committee, Banque de Luxembourg, Fidelity Funds – Member & Chair of Compliance and Risk Committee, and member of Nomination and Remuneration Committee, Cube Infrastructure Managers – Member, Morgan Stanley Investment Funds, Morgan Stanley Liquidity Funds, Morgan Stanley Asset Management, Twelve Capital SICAV-SIF, La Luxembourgeoise S.A, La Luxembourgeoise-Vie, Lalux Group – Member, Chair of Audit Committee, member of Board Risk Committee & member of Reserves Committee, AIG Europe S.A.

40 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Avocat à la Cour, Counsel & Head of Paralegal Team, Arendt & Medernach EXPERTISES Corporate law – corporate administration – paralegal MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration de Women in Business (WIB) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du comité, Jeune Barreau de Luxembourg – Avocate à la Cour, Wildgen – Avocate à la Cour, Luther

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Associée en charge du département Droit des Assurances – Associée en charge du bureau de New York, Arendt & Medernach MEMBERSHIP Membre de différents groupes de travail du Haut Comité pour la Place Financière Découvrez la version intégrale des biographies et d’autres sur paperjam.lu/guide


Les Seated Dinners − nouveau format de soirées exclusives − rassembleront, au cours d’un dîner assis d’exception et d’une conférence thématique donnée par un expert international reconnu, l’essentiel des acteurs d’un secteur d'activité. La première édition réunira dans la grande salle d’examens de l’Athénée de Luxembourg près de 200 acteurs privés issus des secteurs de la construction, de l’immobilier et de l’architecture, ainsi que des personnalités politiques et institu-tionnelles pour un dîner-conférence inspirant et gastronomique, suivi d’un after-dinner cocktail propice au networking et à la convivialité.

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JEUDI

01 O CT O B R E AGENDA 18:30-23:30

LIEU Athénée 24, boulevard Pierre Dupong L-1430 Luxembourg

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ORGANISATEUR

INSCRIPTION OBLIGATOIRE SUR PAPERJAM.CLUB

ORGANISATEURS


Laura Ferber

Grit Fischer

Betty Fontaine

Sonia Franck

33 ANS LUXEMBOURGEOISE

51 ANS ALLEMANDE

42 ANS LUXEMBOURGEOISE

48 ANS BELGE

FONCTIONS ACTUELLES Gérante & Co-Owner, Ferber Group – Founder, Hairshop.lu

FONCTIONS ACTUELLES Founder and director, Tax4Expats Luxembourg Sarl-S

FONCTIONS ACTUELLES Directeur général et propriétaire (unique), Brasserie Simon

FONCTIONS ACTUELLES Directrice, Luxembourg Business Angel Network

EXPERTISES Gestion 13 salons de coiffure & 4 Barbershop & 2 salons d ­ ’esthétique – Digitalisation au service de l’entreprise – E-Commerce (SEO, Logistics, Gestion de Stock, Design) – Marketing (et particulièrement Social Media Marketing) – RH : Évaluations & Formations continues des collaborateurs – Sustainability (ex : Partenariat arbres replantés, Sustainable Salon Award reçu en décembre 2019, etc.) – Finance et KPIs – Family Business

EXPERTISES International taxation developed while advising multinational companies across a range of industries on multi-­jurisdictional income tax matters – Good practical understanding of governance, compliance and risk regulations – International and intercultural working experience

EXPERTISES Gestion d’entreprise – stratégie commerciale – gestion de production – RH

EXPERTISES Esprit d’entreprise et élaboration de nouveaux modèles d’affaires – Direction stratégique, développement de nouveaux marchés – Connaissance des secteurs de l’assurance et de l’innovation (start-up, scale-up) – Gestion d’entreprise (Master2 en management et MBA en innovation)

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Stage (Market Development), L’Oréal Bruxelles – Triple Master in Management, ESCP EUROPE (Paris-Londres-Berlin) – Stage (Export Franchise), Dessange International (Paris) – Bachelor Magna cum Laude en Sciences économiques et de gestion, SOLVAY (Bruxelles)

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Senior Manager, Personal Tax / International Assignments, PwC Luxembourg – Senior Manager, Tax, Deloitte London / UK – Manager, Tax, PwC Germany MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’administration, Mutualité de cautionnement – Membre suppléant de l’assemblée plénière de la Chambre de commerce EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du Conseil d’administration, FEDIL, Fondation Letzebuerger Kannerduerf, Fédération des brasseurs luxembourgeois – Membre du Conseil, Banque Centrale du Luxembourg – Membre de l’assemblée plénière, Chambre de commerce – Membre du conseil, Fédération des femmes cheffes d’entreprise du Luxembourg – Présidente du Conseil d’administration, Fédération des Brasseurs luxembourgeois

MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration, A+T Architecture – Trésorière, The Network EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Partnerships, AXA – Mandataire Générale, Coface – Senior Account Manager, Maison Moderne – Operations Manager, Manpower Group – Consultante « Employee Benefits » Institutionnel et grandes entreprises, AXA – Account Manager, Ethias MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool, The Network

Laurence Frising

Eliane Fuchs

46 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

63 ANS FRANÇAISE & LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Avocat associé, Schiltz & Schiltz

FONCTIONS ACTUELLES Coach thérapeute (accompagnement holistique, notamment pour les femmes, carrière, bien-être, équilibre, défis), counsellor, médiateure professionnelle et coordinatrice en relations sociales, formatrice

EXPERTISES Droit des sociétés – droit des affaires – droit commercial MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration, Schiltz & Schiltz S.A. – Conseiller juridique, Fédération Nationale des Éclaireurs et Éclaireuses du Luxembourg (FNEL) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Ancien membre du conseil de l’Ordre du Barreau de Luxembourg

EXPERTISES Finances (expertise-comptable, audit et direction banque, gestion de sociétés) – Coaching Thérapie – Médiation MANDATS ACTUELS Présidente et Fondatrice, Femmes Leaders Luxembourg – Présidente du Consistoire, Église Protestante du Luxembourg – Présidente et Fondatrice, In-Médiations EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Executive Director, Banque BCP Luxembourg – Présidente, POG – Administrateur, Edgas – Administrateur, Vitalvie – Administrateur, Privilège Services

Katia Gauzès 43 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Partner, Clifford Chance EXPERTISES Droit des sociétés – Droit international – Due Diligence – Conseil juridique – Joint-venture – Legal Advice – Capital-investissement – Fusions et acquisitions – Transactions transfrontalières – Restructuration – Gouvernance d’entreprise – Corporate Law – Corporate Governance – Finance d’entreprise MANDATS ACTUELS Member of the board of directors of LPEA and its Legal Technical Committee, Luxembourg Private Equity & Venture Capital Association (LPEA) – French Foreign Trade Advisor, Conseiller du Commerce Extérieur de la France (CCEF) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Associate & Partner, Arendt & Medernach MEMBERSHIP Member, Conseil de l’Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg

Filipa Grancho 41 ANS PORTUGAISE & LUXEMBOURGEOISE (EN COURS)

FONCTIONS ACTUELLES Global Indirect Tax Manager, Bio-Rad Laboratories EXPERTISES Économiste diplomée – Expertises de gestion – Solutionneur – Pensée de conception – Éthique de travail – Native digital – Expertises techniques : Impôts et droit, Audit, Comptabilité – Expertises par industrie : Banques et services financiers, Conseil et immobilier, Biotechnologie EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Responsable du reporting fiscal et réglementaire (pour plusieurs entités du Groupe en Europe et APAC, ainsi que dans le domaine de la conformité fiscale et réglementaire. Gestion des contrôles fiscaux, du contrôle légal des comptes et de l’audit interne) – Coordination des projets de conseil fiscal (pour plusieurs entités luxembourgeoises et internationales ainsi que dans le domaine de la conformité TVA), Ernst & Young – Responsable des projets de conseil fiscal (pour plusieurs entités portugaises et internationales), Deloitte MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool – Membre du « Luxembourg Allergy Network »

82 —

­ — Mars 2020


Reyhan Güleç 35 ANS TURQUE

ELLES POURRAIENT AUSSI Y FIGURER

Au cœur de l’État

Empêchées par leurs fonctions au sein de l’appareil étatique, souvent au plus haut niveau, elles présentent pourtant des profils intéressants. Certaines siègent d’ailleurs dans des conseils d’administration d’institu­ tions paraétatiques ou représentent l’État en tant qu’administratrices dans les sociétés dont il est actionnaire. TINE A. LARSEN

présidente de la CNPD

ANOUK AGNES

Conseiller économique du Premier Ministre, Membre du CA Cargolux, Fondation Hôpitaux Robert Schuman

SASCHA BAILLIE

CEO de Luxinnovation

BÉRÉNGÈRE BEFFORT

coordination générale du ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes

MARIE-JEANNE CONTER

conseiller à la Cour des comptes

DIANE DUPONT

Coordination générale au ministère du Logement, présidente du Fonds du logement

FONCTIONS ACTUELLES Lawyer, GSK Stockmann EXPERTISES Corporate Governance – Corporate Law – Alternative Investment Funds – Private Equity and Private Equity Funds – Real Estate Investment Funds – Infrastructure Funds – Environment Social Governance – Corporate Social Responsibility MANDATS ACTUELS Vice-President of the Board, Association of Capital Markets Professionals of Turkey (SPP) – President of the Board, Hasha Ltd. Co. – Legal Advisor, Investor Relations Association of Turkey (TUYID) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Law firms in Istanbul and London – researcher in gender equality for Oxford Lawyers Without Borders during her studies at the University of OxfordLinacre College – Founder of LSE CSR & Ethical Business Society during her studies at the London School of economics and Political Science MEMBERSHIP Member, the Oxford University Society of Luxembourg – Member, LSE Alumni Association Luxembourg

Vania Henry

Tonika Hirdmann

49 ANS BELGE & LUXEMBOUR­ GEOISE

54 ANS SUÉDOISE & LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Conseillère de direction, Stratégie, marketing et communication, Union des Entreprises Luxembourgeoises

FONCTIONS ACTUELLES Directrice Générale, Fondation de Luxembourg – Administrateur, AP7 (fonds de pension public suédois)

EXPERTISES Brand building – Communications – Multicultural/Multilingual – Digital expert – Interpersonal skills – Diversity & inclusion in the workforce and society

EXPERTISES Philanthropie – Gestion de fondation d’utilité publique – Gestion d’actifs – Banque privée – RSE – Investissements durables

MANDATS ACTUELS Présidente du Conseil d’Administration, BeNeLux business council Abu Dhabi – Membre du conseil d’admi­ nistration, EQUILIBRE – Membre du conseil d’administration, Fondation Juniclair – Membre du comité, CroixRouge luxembourgeoise – section locale Luxembourg-Ville

MANDATS ACTUELS Membre, ABN AMRO Bank Luxembourg – Membre, ABN AMRO Life – Membre, ABN AMRO Investment Funds – Membre, AP7 (fonds de pension public) – Membre, The Swedish Investment Fund Association – Membre, Transparency International – Membre, Swedish Environmental Protection Authority

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Adviser to the CEO, strategy, marketing & communication, Union des Entreprises Luxembourgeoises, Legitech, SEQVOIA – Co-Founder & Partner, business and brand development, Own Consultancy – Head of Marketing & Communications, PwC – Marketing & Communication Manager, Saint-Paul Luxembourg – Head of the Marketing & Communication Division, Philharmonie de Luxembourg

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES CEO, Banque ABN AMRO Bank Luxembourg – Banco Fund Investment – Diplomate, Ministère des Affaires Étrangères en Suède

CÁTIA GONÇALVES

secrétaire de Légation, ministère des Affaires étrangères et européennes

AMÉLIE KEU

directrice de la Caisse pour l’avenir des enfants

CLAUDIA MONTI Médiateur

Virginie Issumo

Sylvie Jacques

51 ANS BELGE & LUXEM­BOURGEOISE

53 ANS FRANÇAISE & ALLEMANDE

FONCTIONS ACTUELLES Manager, Rolaco Holding

FONCTIONS ACTUELLES CEO – fondatrice et propriétaire, RE/MAX Luxembourg

Stéphanie Jauquet 47 ANS BELGE

ANNE-CATHERINE RIES

Directeur du Service des Médias et des Communications, coordinatrice générale de Digital Lëtzebuerg, vice-présidente du CA de SES, membre du CA de Post Luxembourg, membre de l’Advisory Board du SnT

ISABELLE SCHLESSER

directrice générale de l’Adem, membre du CA du FNR

FRANÇOISE SCHLINK

chef de cabinet de Lex Delles

FÉLICIE WEYCKER

chargée de la coordination générale du département de la Mobilité et des Transports au ministère de la Mobilité et des Travaux publics, vice-présidente du CA des CFL, vice-présidente de Lux-Airport, présidente du Fonds Kirchberg, membre du CA de Luxtram

EXPERTISES Gestion légale et administrative de groupes familiaux – estate planning, philanthropie et investissements à impact MANDATS ACTUELS Membre du CA, Rolaco Holding S.A., Fonds d’investissement Lamath, Société des Salins, SCA, Les Quatre Vents, Fondation JPJ, Green Mango Asbl EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Lecturer and panelist (Luxembourg, Paris, Bruxelles, E.A.U., Monaco : Université du Luxembourg, HEC Liège, Université de Monaco, EY Luxembourg, LFFO, Cio-Mag, Association Femmes d’Europe, Fédération Belge des Fondations philanthropiques, Club L – Mentor, Chambre de Commerce, Nyuko – Abrec Capital (African Biofuel and Renewable Energy Capital) European Women Lawyers Association (Togo, Londres) – Lancement de l’offre en philanthropie de Société Générale Banque Privée – Corporate et estate planning, Intesa – Corporate et estate planning, Société Générale

EXPERTISES Entrepreneurship (création d’entreprises) – finance – management – ­immobilier résidentiel EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Fondatrice et propriétaire, Troc à Luxembourg (puis vente avec succès de la société) – Directeur du développement économique, Ville de Metz – Manager, Banque du groupe CIC en France – Titulaire d’un diplôme d’économie et droit international (Bac plus 5) de l’université de Montpellier (maîtrise) puis de l’université de Nancy 2 et de l’ICN (3e cycle)

FONCTIONS ACTUELLES Propriétaire, restaurant Um Plateau – CEO, SRB LUX (enseignes commerciales Cocottes) – Propriétaire, restaurant Tempo EXPERTISES Gestion de l’entreprise – Comptabilité – Ressources humaines EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directrice, Établissement Wenge – diverses missions de consultance pour, entre autres, Belgacom Bruxelles, Chez Odette à Williers, Hotel Albert 1er à Luxembourg

MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

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Mars 2020 —

­ — 83


Aida Jerdi

Tetyana Karpenko

Pascale Kauffman

49 ANS FRANÇAISE & TCHÈQUE

41 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

50 ANS LUXEMBOURGEOISE

46 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES CEO, The Loupe (agence créative axée sur le web design, le graphique, le marketing numérique et les nouvelles technologies numériques)

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director, Apollo Strategists

FONCTIONS ACTUELLES Senior Client Partner, Korn Ferry

EXPERTISES Gestion de crises – Communication stratégique – Relations publiques – Relations avec les médias – C-level coaching

EXPERTISES Private Equity – Recrutements de Directeurs indépendants et Consultance pour les Conseils d’administration – Asset Management – Alternative Assets – HR – Business Development – Sales – Derivatives – Hedge Funds

FONCTIONS ACTUELLES CEO, AJ Advisory EXPERTISES Finance – comptabilité – risque – audit – fiscalité – compliance – banques – fonds d’investissement – assurances MANDATS ACTUELS Membre, League des Optimistes ASBL EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Non-Equity Partner Financial Advisory (Financial industry), EY (formerly Ernst and Young) – Director, Global Head of Group financial reporting, Royal Bank of Canada (formerly RBC DEXIA IS Bank) – Finance analyst IFRS Project Manager, Quintet (formerly Kredietbank Luxembourg-KBL) – Member, Green Elephant Holding S.A. (Private equity type) MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

Laurence Klopp

EXPERTISES Stratégie et marketing des médias numériques – Interactions médiées par les utiles numériques – Formation, développement et e-learning – Communication multilingue et intégration multiculturelle MANDATS ACTUELS Membre, Luxembourg Value Investing Society EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Journaliste (responsable des sujets politique et économique de l’UE), Deutsche Welle MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

Catherine Koch

MANDATS ACTUELS Vice-Présidente, Luxembourg Center for Architecture – Membre du conseil d’administration, Maison Moderne (juin 2020) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du CA, Luxembourg Center for Architecture (LUCA) – Advisory Board Paperjam et Paperjam Business Club – Communication Manager of the Year 2009 – Chef du service Communication et RP, Ville de Luxembourg – Manager, Société Européenne des Satellites (SES) – Master en sciences de la communication (Université Libre de Bruxelles), 1994

Françoise Kuth

Martine Kerschen­meyer

MANDATS ACTUELS Vice chair du Comité de Rémunération et Nomination, ILA EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Product Specialist – Head of Business Development and Investor Relations EMEA, BlackRock Private Equity Partners (London) – Private Equity Marketing & Sales, SL Capital Partners (London / Edinburgh) – Alternative Investment Partners – Portfolio Specialist, Morgan Stanley Investment Management (London) – Investment Management Sales, Morgan Stanley Investment Management (London) – Equity Derivatives Sales & Marketing, JP Morgan Securities Ltd. (London)

Agnès Laruelle

50 ANS LUXEMBOURGEOISE

55 ANS FRANÇAISE

44 ANS LUXEMBOURGEOISE

57 ANS BELGE & LUXEM­BOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Fondatrice-Associée, Blue Wire – Gérante, Purple Factory

FONCTIONS ACTUELLES Administrateur indépendant

FONCTIONS ACTUELLES Associée-gérante, beilerfrançoisfritsch Sàrl (anc. Architectes Paczowski et Fritsch) (en charge du volet administratif, financier et juridique)

FONCTIONS ACTUELLES CFO, Secretary General, Member of the Executive Committee, MDO Management Company & MDO Services Conducting Officer, MDO Services

EXPERTISES Architecture – Gestion d’entreprise – Gestion de projets d’envergure – Expertise juridique et compétences financières

EXPERTISES Finance – Corporate Finance – Audit – Corporate Governance – Investment funds – General Secretary – Senior Stake­holder management – People management – HR – Leadership – General management – Due Diligence – Project management

EXPERTISES Conseil économique et financier – évaluation et identification de projet – gestion de projet EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Administratrice déléguée, TailorMade – Administratrice déléguée, Klopp & Bour – Consultant indépendant (Conseil économique) – Senior consultant, Andersen (Business Consulting) Luxembourg – Chargée de programme, Ministère des Affaires étrangères (Direction de la Coopération) – Conseiller économique adjoint, Représentation permanente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Nations Unies à Conakry en Guinée – Conseiller économique adjoint, Délégation de l’Union Européenne à l’Île Maurice – Membre actif, Emergency Rescue Unit BeNeLux de la Croix-Rouge MEMBERSHIP Membre, ILA – Membre, Commission consultative des droits de l’Homme

84 —

­ — Mars 2020

EXPERTISES Private equity – Real estate – Manage­ ment of funds and SPVs – chartered accountant - Business Administration MANDATS ACTUELS Member of the Board of Managers of Luxembourg companies for a Euro­peanfocused real estate capital provider adviser based in the UK, an Australian investment management company specialised in Debt Investments, Infrastructure, Listed Equities and Private Equity, for a group owning Luxury Resorts in Greece, Spain and Portugal and for a HNWI owning a software company that develops innovative solutions for enterprise computing customers – Member of the Board of Managers of an AIFM (Real Estate) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Managing Director, Head of Luxembourg, Ocorian Services (Luxembourg) – Member of the Management Committee, Arendt Services – Senior Vice President (accredited by the CSSF), Member of the Management Committee, IQ-EQ Luxembourg

MANDATS ACTUELS Membre du conseil de gérance de beilerfrançoisfritsch Sàrl EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Avocat, KleyrGrasso – Avocat à la Cour, Arendt (anc. Arendt & Medernach) – Fonctionnaire d’État, Ministère de l’Intérieur – Fonctionnaire d’État, MDDI (notamment chargée de la direction des transports aériens et de dossiers de travaux publics) – Membre du conseil d’administration, Lux-Airport – Membre du conseil d’administration, Fonds Belval – Manager puis associée-gérante, beilerfrançoisfritsch Sàrl

ILA

MANDATS ACTUELS Member of the Board of Managers, Famsa Investment Sàrl – Member of the Board of Directors, Paravranche SA – Member of the Board of Directors and of the Audit Committee, Edify SA – Member of the Board of Managers, Théta Sàrl EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Member of the Management Team, Caceis Bank Luxembourg – Head of Finance & Administration Member of the Executive Committee, Gartmore Luxembourg – Audit Senior, Deloitte, Haskins & Sells MEMBERSHIP ALFI – ILA – Guberna (Institut belge des administrateurs)

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Le magazine qui cultive l’attitude et l’altitude Plus d’informations sur maisonmoderne.com

2,1 millions

de passagers ont emprunté les avions Luxair en 2018 (8 % d’augmentation en une année)


Marie-Adélaïde LeclercqOlhagaray

ELLES POURRAIENT AUSSI Y FIGURER

Au cœur des institutions

Elles siègent aux organes de gouver­ nance des institutions du pays. LYSIANE BACK ancienne vice-présidente de la BCEE, membre du CA du LIH VALÉRIE BALLOUHEY-DAUPHIN membre du comité exécutif de POST Luxembourg, membre du CA du Liser HÉLOÏSE BOCK Présidente de Servior, membre du Conseil d’Etat, avocate (Bock Partners) FRANÇOISE BERTHET directeur adjoint médical et technique à la Direction de la santé, membre du CA du LIH

44 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Communications Manager, Groupe Arendt

FONCTIONS ACTUELLES Co-founder & director, LINK Management

FONCTIONS ACTUELLES Fondatrice & Managing partner, ADT-Center

EXPERTISES Innovation & technologie – Marketing & Communication – Sustainability – Formation de géographe

EXPERTISES Strong analytical skills – Critical Thinking – Robust financial literacy and acumen – Entrepreneurial spirit – Effective problem solving – Active listener

EXPERTISES Ressources humaines – Diversité et genre – Éthique professionnelle – Secteurs social et handicap

MANDATS ACTUELS Présidente du Conseil d’administration et cofondatrice de WIDE (Women in Digital Empowerment) – Membre de l’Advisory board de StarTalers – Membre du comité « Sustainability Strategy for boards » de l’ILA EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Marketing and Sales et actionnaire, Edit-Place (startup FR/UK, pure player digital que nous avons vendu à l’un de nos clients en 2015) Paris, France & London, UK – Consultante média, NPA Conseil (ex-IMCA) Paris

TANIA BRUGONI directrice, 1535° Creative Hub, Luxem­bourg, membre du CA du FNR

MARIE-JEANNE CONTER conseiller à la Cour des comptes AGNÈS DURDU présidente du Conseil d’État CARINE FEDERSPIEL directrice générale de ZithaSenior, présidente du CA de ZithaServices, vice-présidente de la COPAS ANOUK HILGER directeur des énergies renouvelables chez Enovos, membre du CA du FNR VÉRONIQUE HOFFELD avocate à la Cour, membre du comité de gestion et associée auprès de Loyens & Loeff, présidente du CA du Liser MARIE-JOSÉE JACOBS présidente de Caritas EVA KREMER directeur adjoint de la SNCI, vice-présidente du CA du List CLAUDIA MONTI médiateur CAROLE RECKINGER chargée de la veille sociale et politique, Caritas, membre du CA du Liser SANDRA THEIN directeur administratif et financier, Hôpitaux Robert Schuman, membre du CA de la Fédération des hôpitaux luxembourgeois, Santé Services LAURENCE ZENNER

directrice, groupe CFL Cargo

86 —

­ — Mars 2020

Joëlle Letsch

37 ANS FRANÇAISE

CAROLE BRUECKLER conseillère stratégique à la Direction des technologies de la santé du ministère de l’Économie, membre du CA du LIH)

ANNE CALTEUX chef de cabinet, ministère de la Santé, membre du conseil du CHL

Aude Lemogne

Patrizia Luchetta 56 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Marketing Manager & Member of the Board, Foundry Luxembourg – Co-Founder, Another Level Creative Group (music production and artist management) – Start-up advisor

ILA

MANDATS ACTUELS Member of the board of directors, Ruffer SICAV, Ruffer Total Return International and Ruffer RPS, collective vehicles at Ruffer LLP – Member of the board of directors, Private Equity International SA, part of Group Intesa Sanpaolo SPA – Chairperson, EQUILIBRE – Independent Director & President of the Audit Committee AXA WEALTH Europe – Non-executive Director, Right Capital Ltd (London) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Event Driven Senior Sales Specialist, ICAP Equities – Portfolio Manager, Millennium Partners (London) – Proprietary Trader, Credit Lyonnais (New York) – Director, Fulcrum Asset Management (London)

Nadia Manzari 45 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

MANDATS ACTUELS Membre du CA, Ligue HMC – Membre du CA, Initiativ Rëm Schaffen – Membre du Comité d’Éthique professionnelle, CARITAS Luxembourg – Membre du CA & Secrétaire, Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES HR Manager and trainer, Banque Internationale à Luxembourg (BIL) – HR Business Partner and trainer, Credit Suisse (Zürich) – Consultante indépendante et formatrice

Marie-Hélène Massard

ILA

FONCTIONS ACTUELLES Associée, Schiltz&Schiltz

EXPERTISES Conception and implementation of strategic (international) partnerships – Communication strategy – Start-ups advisor

EXPERTISES Regulatory – Payments – Banking – Fintech – Governance – INSEAD Certificate in Corporate Governance – ILA certified director – Regular speaker at national and international conferences covering payment services, financial technologies, remuneration policies and corporate governance

MANDATS ACTUELS Member of the Board, chairperson of the nomination & remuneration committee, Eurofins Scientific SE Luxembourg

MANDATS ACTUELS Vice-Présidente du Conseil d’Administration, Iles de Paix – Membre du Conseil, Banque Centrale du Luxembourg (BCL)

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Director Life Sciences, Luxembourg Ministry of the Economy – Member of the Board, Luxembourg Institute of Health, Cosmo Pharmaceuticals, Enovos Luxembourg, Laboratoire national de santé (LNS) – Vice-Chairman of the Board, IBBL (Integrated BioBank of Luxembourg)

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Innovation, Payments, Markets infrastructures and Governance, Commission de Surveillance du Secteur Financier – Deputy Head of the International and Policy department, Commission de Surveillance du Secteur Financier – Conseiller de direction at the General Supervision Department, Commission de Surveillance du Secteur Financier

MEMBERSHIP Member, Economist Club Luxembourg, ILA – Member & Past president, Casemates Communicators (Toastmasters International)

59 ANS LUXEMBOURGEOISE

46 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES CEO, AXA Luxembourg – CEO, AXA Wealth Europe EXPERTISES Assurances – stratégie – management – transformation et développement d’entreprise MANDATS ACTUELS Vice-Présidente et Administratrice, Association des Compagnies d’Assurances et de Réassurance Luxembourg (ACA) – Administratrice : Sécurité Routière Luxembourg, Inspiring More Sustainability (IMS), Chambre Française de Commerce et d’Industrie au Luxembourg (CFCI) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du comité de direction, AXA Pologne – Présidente, Association des Compagnies d’Assurances et de Réassurance Luxembourg (ACA) – Administratrice : Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL), Luxembourg For Finance (LFF)


Tracey McDermott 47 ANS IRLANDAISE

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director, Gemini Governance & Advisory Solutions – Independent Director of investment funds & management companies with assets under management exceeding €100 billion EXPERTISES Governance Specialist, Regulatory & Compliance for investment funds, CSSF regulated Investment Funds – UCITS, AIFs, CSSF regulated Management Companies, Unregulated investment companies MANDATS ACTUELS Board Director of various companies – Board Manager of various companies – Board Chairperson of various companies – Chairperson of Audit Committee EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Operations Head – Relationship Manager and Head of Client Services – General Manager – Fund Administration Company – Conducting Officer / Dirigeant – Independent Director

Rajaa MekouarSchneider 46 ANS BRITANNIQUE & MAROCAINE

FONCTIONS ACTUELLES CEO, LPEA – Head of Private Equity, Single Family Office EXPERTISES Private Equity – Single Family Offices – Investissements MANDATS ACTUELS Non-executive director de plusieurs véhicules privés de PE – Administrateur, Koosmik – Membre de l’Advisory Board d’une banque EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Managing Partner, Maera Capital – Head of Syndicate / Senior Investment Team Member, Kharis Capital – Principal, Change Capital Partners – Founding Principal, Lazard European Private Equity Partners – Senior Financial Analyst, Draper Fisher Jurvetson ePlanet Partners – Associate, Dresdner Kleinwort Wasserstein – Assistant Brand Manager, Procter & Gamble

Corinne Molitor

57 ANS BELGE

52 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Senior Business Developer, FEDIL – Indépendante (management d’une ferme en Italie et commercialisation de la production d’huile d’olive et de safran), business development pour un nouveau projet de co-living au Luxembourg pour la joint-venture Besix-Stay

FONCTIONS ACTUELLES Partner, Innpact

EXPERTISES Business Development – Banking (with a focus on Commercial Banking) – Marketing & Communication – Relationship building MANDATS ACTUELS Vice-Présidente du Conseil d’Admi­ nistration, Union Royale Belge – ­Responsable, Belgian Business Club à Luxembourg

EXPERTISES Fonds d’investissement – impact finance – finance inclusive – climate finance – ESG – corporate governance – corporate and institutional banking MANDATS ACTUELS Membre : Triodos SIAV I, Triodos SICAV II, ICFA – International Climate Finance Accelerator – Présidente du Conseil d’administration, ADA – Microfinance Asbl EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES 21 ans à la Banque de Luxembourg, 3 ans en expatriée en Thaïlande

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Director Marketing and Communications, Deloitte Luxembourg – Head Corporate Communication and Relations (Brussels), ING Belgium – Commercial Banking, Managing Director, Head TFS-Trade Banking (Amsterdam), ING MEMBERSHIP Volunteer work in a local school in Diofior (Sénégal)

MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

Erica Monfardini

Virginie Michielsen

Polina Montano

Marina Mouravieva

Emmanuelle Mousel

49 ANS ITALIENNE

41 ANS NÉERLANDAISE

39 ANS LUXEMBOURGEOISE

34 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Directrice administrative et financière, Université du Luxembourg

FONCTIONS ACTUELLES Cofounder and Head of Global PR/ Brand Marketing, Job Today

FONCTIONS ACTUELLES Founding Partner, Odyssey Impact Investments

EXPERTISES Stratégie et alignement stratégique entre la vision, la mission et les valeurs d’une entité et ses opérations – Réorganisations et changements des structures des équipes – Gestion des opérations : finance et comptabilité, ressources humaines, IT, services légaux, achats, infrastructure, logistique, sécurité, DPO et équipe de transformation

MANDATS ACTUELS Director, Job Today

EXPERTISES Investissement responsable / à l’impact (climate change mitigation / plastic pollution) – Corporate strategy, corporate M&A – Business development / marketing stratégique international – Excellence opérationnelle industrie lourde (acier)

FONCTIONS ACTUELLES Avocat à la Cour, Senior Associate départements Banking and Financial Services, Insurance and Reinsurance Law, Arendt & Medernach

MANDATS ACTUELS Member of the Board, SnT – Member of the Entrepreneurship program Steering group, UL – Membre du conseil d’administration, International School of Luxembourg EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directeur des Opérations, Luxembourg Centre for System Biomedicine – Directeur, PwC Advisory Services, Luxembourg – European Marketing Manager / Associated European Marketing Manager, Baxter World Trade, Brussels – Thèse de Doctorat – Université de Gent, Belgique – Médecine Vétérinaire – Thèse de Doctorat – double activité de Doctorat et de travail à temps plein chez Baxter

EXPERTISES Building and scaling mobile marketplace presence across a number of European markets to over 7 million users – Responsible for go to market strategy, leading domestic and international business operations – Scaling Sales from 0 to over 1mln run rate in a year – Brand development & Strategy, Media for Equity negotiations EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES COO, Job Today – Owner: Poshe sarl – Owner,V&J sarl

MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’Administration, COFRALUX SA EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Multiple functions, ArcelorMittal Europe (Luxembourg) MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

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EXPERTISES Droit bancaire et financier et droit des assurances (aspects de droit réglementaire, de droit civil et de droit commercial) – Demandes d’agrément – Fusions et acquisitions – Préparation et revue de documents contractuels, de polices et de procédures – Faillites et liquidations – Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme – Fonds de pension – Enquêtes pénales et réglementaires – Contentieux devant les cours et tribunaux EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Associate, Arendt & Medernach MEMBERSHIP Membre, Association Luxembourgeoise des Juristes de Droit Bancaire (ALJB) – Membre de groupes de travail de l’ABBL et de l’ACA

Mars 2020 —

­ — 87


Myriam Muller

Carole Muller

Simone Niclou

39 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

59 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

55 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES CEO, Fischer

FONCTIONS ACTUELLES Administrateur, Swirl

EXPERTISES Management – Commerce – Entrepreneuriat

EXPERTISES Sustainable Management, procedures, processes & policies, strategic talent & HR management in international environments – Renewable energy markets & Circular economy – Knowledge of the Luxembourg eco-environment & labour legislation – Deep understanding of IP & start-up challenges – Excellent Communication & Negotiation skills with problem solving attitude – Ability to build & sustain confidence, organize time management & foster planning skills – High performer & high achievement capacity – Team, objective & client oriented – Track record in international business development

FONCTIONS ACTUELLES Directeur du Département d’Oncologie, Luxembourg Institute of Health – Professeur adjoint, Université de Bergen (Norvège) – Directeur, Laboratoire de recherche NORLUX de Neuro-Oncologie (Luxembourg Institute of Health)

MANDATS ACTUELS Administrateur, Fischer SA – Administrateur, Panhold – Administrateur, UCVL – Administrateur, Luxconnect EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directeur commercial, Fischer – Responsable filiales, Panelux – Consultant, PricewaterhouseCoopers – Junior Expert, Ministère des Affaires Étrangères MEMBERSHIP Fédération des Jeunes Dirigeants d’entreprises de Luxembourg

MANDATS ACTUELS Administrateur, Swirl SA EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Administrateur délégué, Advitek SA – Administratrice, Swirl SeCS, Syneola Luxembourg SA – Syneola SA (CH) MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

ELLES POURRAIENT AUSSI Y FIGURER

Au cœur de la Place

LUCIENNE ANDRING

Directeur Deputy Head de la BDL, Membre du CA de la LPEA

EXPERTISES Recherche biomédicale, Cancer / Oncologie, Management de la recherche

JULIE BECKER

MANDATS ACTUELS Membre de l’Executive board, European Association of NeuroOncology (EANO) (société professionnelle) – Membre, Conseil d’administration des Jeunes Scientifiques (Luxembourg (asbl))

Chief compliance officer à la Bil, présidente de l’Alco

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Expérience managériale (CA ou autre) – Présidente du Conseil d’administration du Laboratoire national de santé (LNS) – Membre du Comité de direction, CRP-Santé – Expérience de recherche à l’internationale : Netherlands Institute of Neurosciences, Amsterdam – University of Pennsylvania, Philadelphia, États Unis – Friedrich Miescher Institut, Bâle

Deputy CEO de la Bourse de Luxembourg

MARIE BOURLOND

SIMONE DELCOURT

membre du Conseil national des ­finances publiques, membre du CA de la Spuerkeess

MARJOLIJNE DROOGLEEVER FORTUYN

Head of Legal Affairs de BNP Paribas Luxembourg, Membre du CA de l’ILA, Présidente de SOS Villages d’Enfants Monde

DORIS ENGEL

directeur à la BCEE

ANNICK FELTEN

membre du comité de direction du Commissariat aux assurances

ISABELLE GOUBIN

présidente du Commissariat aux assurances, membre du CA de Pictet

Caterina Nudo

Yvonne O’Reilly

Frauke Oddonne

PIA HAAS

General Inspection à la Bil

FRANÇOISE KAUTHEN

membre de la direction de la CSSF 44 ANS ITALIENNE

60 ANS IRLANDAISE

ALLEMANDE ET LUXEM­BOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES En train d’établir son business comme directrice indépendante

FONCTIONS ACTUELLES Managing Partner and Founder, Avanteam

EXPERTISES Banques et financières – post-trading – services à la clientèle – gestion de risques – audit

EXPERTISES Evolving Leaders, Transforming Teams, Shaping Cultures – International Coaching Federation Master Certified Coach (MCC) – Systemic Leadership & High Performance Team Development – Organisational Development & Change Management Consulting – Gender Diversity Training, promoting the visibility of women leaders – HR expertise in multi-cultural business environments – Fellow of the Chartered Institute of Personnel and Development (FCIPD)

FONCTIONS ACTUELLES Siège permanent au Comité exécutif de KPMG Luxembourg, Head of Markets

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directrice exécutive service à la clientèle, Clearstream – Membre du conseil d’administration (executive director), caisse de retrait (pension fund), Clearstream MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Board Member, POG – Founding Board Member, ICF Luxembourg – Faculty member, CRR Global (training coaches worldwide) – Vice President HR Europe / Vice President HR Luxembourg & Belgium, State Street Bank

EXPERTISES Conseiller en stratégie et transformation des entreprises (KPMG Lighthouse) – Expert en matière de marchés des capitaux et de gestion d’actifs dans le secteur des actifs alternatifs – Expert en immobilier avec ses propres activités de développement – Conseiller financier pour de nombreuses entreprises familiales en Europe MANDATS ACTUELS Responsable du groupe d’audit du secteur Real Estate & Infrastructure, KPMG Luxembourg EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du CA de LuxReal, Luxembourg – Présidente du conseil consultatif de la Chambre de commerce Luxembourg-Pologne – Présidente du conseil de surveillance de 4IP solutions AG, Allemagne MEMBERSHIP Membre actif de l’ALFI et de l’IRE

SARAH KHABIRPOUR

Chief compliance officer, Banque de Luxembourg

FRANÇOISE LECLERCQ

CEO de BEMO Europe Banque Privée

ELISABETH MANNES-KIEFFER Conseillère de Gouvernement 1re classe, Ministère de l’Économie, membre du CA de la Spuerkeess

MARTINE REICHERTS

membre du conseil de la BCL,

présidente du conseil d’administration du FNR KARIN SCHOLTES

Global Head of People, Culture and Communication & Member of the management board, BIL, co-présidente de la House of Training

EMILIE SERRURIER-HOËL

Head of Wealth Management à la Bil

FRANÇOISE THOMA

directeur général de la BCEE PASCALE TOUSSING directrice de l’administration des contributions directes, membre du Conseil de la CSSF MAUREEN WIWINIUS présidente du conseil de la CSSF, conseiller au ministère des Finances

* Les associés de KPMG se conforment strictement au KPMG Global Code of Conduct ainsi qu’aux règles et réglementations connexes qui fixent les normes de conduite professionnelle, éthique et indépendante requises par le cabinet, tous ses associés et membres du personnel.

88 —

­ — Mars 2020

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CLUB TALK TRANSLATION INTO ENGLISH PROVIDED

D O N N E R STAG

PETER MODLER MACHTSPIELE MIT MÄNNERN IN FIRMEN UND ORGANISATIONEN

25 JUNI

PROGRAMM 18:30 Welcome cocktail 19:00 Konferenz 20:15 Walking & networking cocktail

VERANSTALTUNGSORT

Immer noch gibt es zu viele kompetente Frauen, die im Firmen-Kontext ausgebremst werden, wenn es um Führungsrollen geht. Oft geschieht das deshalb, weil sie die Machtsymbole in „vertikalen“ Führungsstrukturen nicht kennen und sie nicht bewusst im eigenen Interesse einsetzen. Viele Männer wissen darüber ziemlich gut Bescheid. Ihre Rivalitäts- und Revierspiele lösen bei gut ausgebildeten Frauen oft Befremden oder Widerwillen aus. Peter Modler fällt dazu eine ganze Menge ein. In einem interaktiven Vortrag stellt er die wichtigsten Ergebnisse seiner Arbeit mit weiblichen Führungskräften vor.

VERPFLICHTENDE REGISTRIERUNG AUF PAPERJAM.LU

Centre évènementiel Ginkgo (ehemals Centre Drosbach) Rue J. Guillaume Kroll L-1882 Luxembourg

PARKPLATZ Impasse Drosbach

INFOS Diese Konferenz wird auf deutsch abgehalten.

ORGANISIERT VON


Anne-Sophie Preud’homme

Parissa Rafii 50 ANS LUXEMBOURGEOISE

49 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES COO / Accounting and Tax compliance partner, PwC Luxembourg

FONCTIONS ACTUELLES President & Purchasing, Ireco Trading & Production SA

EXPERTISES Accounting and Tax compliance

EXPERTISES Procurement / purchasing, IFS certification and norms

MANDATS ACTUELS Board member : PricewaterhouseCoopers Société Coopérative, PwC Tax Information Reporting Sàrl, PwC TASC EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Auditeur, Cabinet Coopers&Lybrand – Auditeur spécialisé en immobilier, PwC Luxembourg – Tax compliance and accounting partner, Territory Risk m ­ anagement partner, PwC Luxembourg

Anne Reuland 43 ANS LUXEMBOURGEOISE

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Management les 20 dernières années pour la même société

ILA

EXPERTISES ILA Certified Director – Insead International Directors Program – Droit des affaires – Droit luxembourgeois – LL.M Banking and company law MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’Administration, Fondation de Luxembourg, Quintet Private Bank (anciennement KBL epb) – Présidente du Comité Legal & Compliance et Membre du Comité d’Audit, Quintet Private Bank EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Senior Legal Counsel dans le département Legal, Corporate & Finance, SES – Avocat à la Cour et Senior Associate dans le département Bank Lending (Structured Finance), Arendt & Medernach – Consultant juridique dans le département, Finance Directorate, Capital Markets America Asia Pacific, Banque Européenne d'Investissement – Consultant juridique dans le département Business and Corporate, Drew & Napier à Singapour

­ — Mars 2020

Carole Retter

49 ANS FRANÇAISE

38 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Présidente d’associations culturelles

FONCTIONS ACTUELLES Partner, Moskito

EXPERTISES Droit et compliance – Initiation et direction de projets – Stratégie – Fundraising / mécénat – Relations publiques – Communication – Gestion de crises et médiation

EXPERTISES Marketing – Communication – Digital marketing – Management – Strategy – Branding

MANDATS ACTUELS Membre du CA : Edward Steichen Awards Luxembourg, Croix-Rouge Luxembourgeoise, MUDAM, Fonds de Dotation des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles – Présidente : Lët’z Arles, Amis des Musées d’Art et d’Histoire Luxembourg

MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’Administration de l’association Jonk Entrepreneuren Luxembourg EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Marketing, VOXmobile – Marketing assistant, Utopia SA

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directeur legal and compliance, Banque de Luxembourg – Avocate, Elvinger, Hoss & Prussen

Audrey RouachBaverel

FONCTIONS ACTUELLES Chief Legal & Regulatory Officer et membre de la Direction, LuxTrust S.A.

90 —

MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration, Ireco SA et Ireco Trading & Production SA

Florence ReckingerTaddei

Karin Schintgen

36 ANS LUXEMBOURGEOISE

67 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Founder of consulting boutique, happen consult – CFO, eliacin (Luxembourg business angel boutique focused on proptech) – Co-founder and board member, letzblock

FONCTIONS ACTUELLES Administratrice et consultante indépendante

EXPERTISES Consulting in corporate finance – tax – blockchain/crypto assets – NonExecutive Director – Business angel & entrepreneur MANDATS ACTUELS Non-executive director, Gocoin – Board member, Roer Katz Fondation – Advisory board member : Startalers, Photochain EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Tax expert in private equity and alternative fund industry in KPMG, Atoz, Experta, Deloitte – Head of tax, Docler Group – Shareholder & advisor, BITVALLEY Sarl (IBISA project – blockchain based project in microinsurance) – Co-Founder, The How Institute MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

EXPERTISES Finance – Innovation Management – Corporate Social Responsibilty – Marketing & Media MANDATS ACTUELS Membre : Microlux, Fondation Prairial – Member of the Board, Regents Sacred Heart University EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES CEO, House of Startups – Founder & CEO, lux future lab – Director, BGL BNP Paribas (Luxembourg) – Director, CLT-UFA (Luxembourg) – Senior Vice President, Kredietbank SA (Luxembourg) – Diplomat, Ministry of Foreign Affairs, External Trade, Development & the Economy (Luxembourg) – Assistant Manager, Citibank N.A. (New York, USA)

Claudine Schmitt 51 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Managing Partner, Wellbeing At Work EXPERTISES Management Consulting – Management, Executive Coaching – Bien-être au travail – Investment funds EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Freelance Coach, Coachdynamix – Director Relationship Management / Vice-president, RBC Dexia Investor Services – Client Service Relationship Manager / Assistant VicePresident, Brown Brothers Harriman (Luxembourg) – Sales and Relationship Manager / Assistant Vice-President, IBL Luxembourg – Relationship Manager / Senior Authorized Officer, Banque Privée Edmond de Rothschild Luxenbourg – Marketing and Public Relations Manager, Concorde Gestion Sàrl MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool – Member : fifty-one (international charity organization), European Mentoring and Coaching Council Luxembourg (EMCC)


Léa Sitbon

ADMINISTRATRICE SPÉCIALE

La princesse Stéphanie Tout comme le Grand-Duc héritier avait reçu une mention spéciale du jury du Paperjam Top 100 – les déci­ deurs économiques les plus influents en 2018 en raison de son engagement pour la promotion économique du pays, la Grande-Duchesse héritière trouve une place « à part » dans cette liste en tant que membres de conseils d’administration. En fonction des prérogatives que lui réserve son rôle et à son niveau. Depuis janvier 2016, la Princesse Stéphanie (36 ans)est la présidente du conseil d’administration de la Fon­dation Musée d’Art Moderne GrandDuc Jean (Mudam). Elle est également présidente d’honneur et administra­ teur de l’association « De Mains de Maîtres » et est, depuis 2012, un des quatre administrateurs de la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duch­ esse. Elle a accordé son Haut Patronage à l’association « Les Amis des Musées d’art et d’histoire du Luxembourg » ainsi qu’au Scienteens Lab. Plus réce­ mment, elle a aussi accordé son Haut Patronage à Blëtz asbl, qui vient en aide aux personnes concernées par un accident vasculaire cérébral.

Carine Smets

Anne-Marie Solvi

46 ANS FRANÇAISE & LUXEMBOURGEOISE

62 ANS LUXEMBOURGEOISE

42 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Administratrice indépendante certifiée

FONCTIONS ACTUELLES Founder & General Manager, Smets

FONCTIONS ACTUELLES Directrice, Paul Wurth Geprolux

EXPERTISES Administratrice certifiée ILA Formation INSEAD, Certified International Director, IDP 25 (International Directorship Programme) – Expérience de l’entrepreneuriat, création et gestion d’entreprise

EXPERTISES Entrepreneur – Sales – Retail – MultiChannel – Retail Luxury Brands – Management & Change Management – Business Strategy – Online Marketing – Business Development – Negotiation

EXPERTISES Master en Sciences Physiques (University College London) – Doctorat en Sciences Biologiques Appliquées (Ghent University) – Développement et gestion de projets de construction d’envergure – Engineering – Gestion de l’innovation / développement de nouveaux services (business development)

MANDATS ACTUELS Vice-Présidente, Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprise (FFCEL) – Membre du Conseil d’Administration, Ile de Paix

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Fundamental Research Toxicology Assistant Laboratory of Embryology, Louvain-la-Neuve – Electronic Microscopy and Micro-analysis Assistant

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Directrice, Maison Poiray – Fondatrice, gérante, By Léa Sarl – Fondatrice, gérante, Aleviana Sarl – Project Manager : AIG Financial Advisor Services (Luxembourg), Merrill Lynch Investment Managers (UK), Fidelity Investments (UK-Luxembourg) – Management Consultant : Triangle Management Services (UK), Ernst & Young (US) – Administratrice déléguée, Global Line SA MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

ILA

Irina Svinar 44 ANS RUSSE

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Membre du comité de direction, Fédération des Jeunes Dirigeants d’Entreprises – Head of Business Development, Paul Wurth Geprolux

Diane Tea

ILA

FONCTIONS ACTUELLES Country Managing Partner, VIYM (independent London-headquartered partnership) – Conducting Officer and Chief Financial Officer, VIYM EXPERTISES Regulatory and compliance matters – Asset management – PERE, Mergers & Acquisitions – Cross-border tax structuring MANDATS ACTUELS Chairwoman of the Board : VIY Greater Europe Hospitality Fund SIF-SICAV, VIY Growth Fund SIF-SICAV – Board Member, VIY Managers SA, AIFM EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Assurance and Business Advisory Service, PricewaterhouseCoopers (PWC) MEMBERSHIP Certified Director : INSEAD, Institut Luxembourgeois des Administrateurs (ILA) – Member : Association Chartered Certified Accountants (ACCA, UK), Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI), Luxembourg Private Equity & Venture Capital Association (LPEA), Luxembourg-Russia Business Chamber (LRBC)

46 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director, B-Green SARL – Chief Marketing Officer, Lavoir Moderne Holding EXPERTISES Information Technology (ICT) & Telecom – Digital Marketing – Procurement & Strategic Negotiations – International Business Development – Digital & Innovation MANDATS ACTUELS Board Director : LBAN, Chinalux – Board Director & Founding Member, Diogènes (Luxembourg) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Technology Innovation Leader : Vodafone Procurement Company, Tomorrow Street (Luxembourg) (Négociation du contrat de Tomorrow Street Innovation Center avec le Ministère de l’Économie Luxembourgeoise) – Head of Global IT Infrastructure Procurement, Vodafone Procurement Company (Luxembourg) – Head of Global Office IT Procurement, Vodafone Group GmbH (Germany) – Telecom Senior Manager & Chief Architect, Agilent Technologies Inc. & GmbH (Germany, US, Singapore)

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Monica Tiuba 41 ANS BRÉSILIENNE & LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Administrateur indépendante – Associée, The Director’s Office EXPERTISES Avocate-Comptable : fiscalité internationale – audit – comptabilité – IFRS – M&A – Planification Successorale – Gouvernance Familiale MANDATS ACTUELS Administrateur indépendante au sein du conseil d’administration et comité d’audit, TENARIS S.A. (Cotée à New-York, Milan et Mexico-City) – Administrateur indépendante au sein du conseil d’administration, Investing For Development SICAV – Membre du comité d’investissement FCCF (Forestry and Climate Change Fund) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Wealth Structuring, Edmond de Rothschild Luxembourg – International Tax, PwC Luxembourg et Brésil – Corporate, Accounting, Tax Compliance, Business Development, Vistra Services – International Tax, EY Luxembourg – Tax Corporate and Compliance, EY Rio de Janeiro (Brésil) – Corporate law, tax litigation & Capital Markets, Barbosa, Müssnich & Aragão Law Firm (Brésil)

Mars 2020 —

­ — 91


Annica Törneryd

Olivia TournierDemal

Élodie Trojanowski

Mélanie Trienbach

44 ANS SUÉDOISE (BIENTÔT LUXEMBOURGEOISE)

45 ANS FRANÇAISE

40 ANS FRANÇAISE

31 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES CEO and Founder, ACT2exceed – Executive Director, The John Maxwell Team (JMT)

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director, MJ Hudson Management – Administrateur indépendant et conseiller économique

FONCTIONS ACTUELLES Senior associate, Kleyr Grasso

FONCTIONS ACTUELLES CEO-Partner, Groupe Luxfactory

EXPERTISES Confidence & Business Coach for Women in Leadership / Entrepreneurship – Facilitator of mastermind groups for top executives and entrepreneurs – Speaker on mindset, confidence, influence and peak performance

EXPERTISES Fonds d’investissements et gestionnaires de fonds d’investissement – Stratégies / Classes d’Actifs : Private Equity & Debt – Real Estate

EXPERTISES Droit administratif – Marchés publics – Urbanisme et Aménagement du territoire – Droit immobilier et de la construction

EXPERTISES Gestion – Management – Analyse Financière – Master Journalisme – Master International Finance

MANDATS ACTUELS European Ambassador / Luxembourg Ambassador, Women’s Entrepreneurship Day (WED) – Member, President’s Advisory Council JMT – Mentor : Dress For Success, Young Enterprise Project, Global Youth Initiative, Founder Institute – Board Director, WED Europe – potentially joining the PhDHub board Q1 2020 EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Advisor, WED Ambassador Luxembourg – Assistant to the Director-General, Translation Division of the European Parliament (EP) – Responsible for the recruitment of Accredited Assistants to Members of Parliament and Secondment of National Experts, EP HR Unit

Michèle Vallenthini

MANDATS ACTUELS Membre du Conseil de surveillance de Société Générale Private Wealth Management SA – Administrateur ­indépendant de fonds français et suisses – Membre du Conseil d’Administration déléguée à la gestion journalière, MJ Hudson Management SA EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Legal Luxembourg and Legal Distribution, Compliance Officer, Lombard Odier Funds (Europe) S.A. – Senior Associate Lawyer, Private Equity & Investment, Loyens & Loeff Luxembourg - Associate Lawyer – Investment management, Arendt & Medernach

BELGE

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director, Wild Solutions sàrl EXPERTISES Stratégie – communication & PR – corporate affairs management – marketing – public affairs – industrie – culture et médias – entertainment industry – télécommunication – ICT – finance – public speaking MANDATS ACTUELS Membre : Institut Pierre Werner, Radio 100,7

FONCTIONS ACTUELLES Associée KPMG depuis 1999, Responsable Visibilité Marché du département Fonds depuis 2015 EXPERTISES Fonds d'investissement – Assurance/ Réassurance – Pensions MANDATS ACTUELS Présidente du fonds de pension de KPMG Luxembourg – Présidente de l’Association Luxembourgeoise des Fonds de Pension

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Doctorat bi-national, Université ParisSorbonne & Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg – Journaliste & membre du Chef Desk, Tageblatt – Head of Media & Sponsoring, membre de la Direction. Groupe Circus Roncalli – Head of Communication & membre de la Direction, FEDIL – The Voice of Luxembourg’s Industry – Secrétaire Général, Banque Raiffeisen Luxembourg

* Les associés de KPMG se conforment strictement au KPMG Global Code of Conduct ainsi qu’aux règles et réglementations connexes qui fixent les normes de conduite professionnelle, éthique et indépendante requises par le cabinet, tous ses associés et membres du personnel.

92 —

­ — Mars 2020

MANDATS ACTUELS Membre du Board, Groupe Luxfactory – VP, Secrétaire générale, Co-Founding member, Fédération Luxembourgeoise des Startups (FLSU) EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Manager Région, Océan Indien : LDE – Analyste Financière, European American Enterprise Council – Analyste Financière Junior, First Athens Corporate Finance

MEMBERSHIP Bénévole pour l’association Dress for Success

Chrystelle Veeckmans

35 ANS LUXEMBOURGEOISE

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Chargée de travaux dirigés puis attachée temporaire à l’enseignement et à la recherche – Droit public, Université de Strasbourg (2004-2010) – Inscrite au Barreau de Luxembourg depuis 2013

Rosa Villalobos 47 ANS ESPAGNOLE

Denise Voss

ILA

FONCTIONS ACTUELLES Managing Director – Head of the Luxembourg office – Board Member, Macquarie Infrastructure and Real Assets Luxembourg Sàrl EXPERTISES Financial services, asset management and investment banking, Mergers & Acquisitions, refinancing and restructuring MANDATS ACTUELS Board Member : INSEAD Alumni Association Luxembourg, International School of Luxembourg, Luxembourg Institute of Directors, Institute for Global Financial Integrity, Macquarie companies – Member : Advisory Board of INSEAD International Directors Programme Network, Goldman Sachs companies in Luxembourg – Founding Member / Board Member, Luxembourg School of Finance Alumni Association EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Business Unit, Services Généraux de Gestion SA (SGG) – Head of the Luxembourg office, Goldman Sachs Lux Management Services, SARL MEMBERSHIP Member, Spanish Institute of Directors

61 ANS AMÉRICAINE

FONCTIONS ACTUELLES Independent non-executive director for two Investment Funds EXPERTISES Investment funds, sustainable finance MANDATS ACTUELS Board member, Franklin Templeton International Services Sarl – Board member, LuxCSD – Voluntary : Chairwoman of the Board, LuxFLAG EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Board member, Association of the Luxembourg Fund Industry (ALFI) & Chairman, ALFI


Astrid Wagner

Karen Wauters

Isabelle Weill

40 ANS LUXEMBOURGEOISE

58 ANS CANADIENNE

57 ANS FRANÇAISE

FONCTIONS ACTUELLES Associée, Arendt & Medernach

FONCTIONS ACTUELLES Non-Executive Director

EXPERTISES Protection des données et de la vie privée – commerce électronique et contrats à distance – protection des consommateurs – technologies de l’information et la sous-traitance – gamme complète des droits de propriété intellectuelle (marques, brevets, designs et droits d’auteur) – médias et télécommunications – publicité – concurrence déloyale et réglementation des produits

EXPERTISES Financial Analysis & Reporting – People Strategy Development – Leadership of Corporate Change Programs – Cross-Functional Leadership – Product & Service Innovation

FONCTIONS ACTUELLES Entrepreneure digitale, cofondatrice, DeLaCourAuJaurdin.com

MANDATS ACTUELS Membre du conseil d’administration d’une société de venture capital luxembourgeoise détenant des participations dans de nombreuses filiales actives dans le domaine des smartwatches, suiveurs d’activités, objets connectés et autres biens de consommation en Europe et en Asie centrale EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Collaborateur dans une étude spécialisée en contentieux commercial MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

MANDATS ACTUELS Chair of Audit Committees – Member, Organisational Sustainability Committee – TI Spa group entities, Member of the board – World Curling Federation, Member of the subcommittee – Time for Equality, Federation Luxembourgeoise des Sports sur Glace, Member of the Committee EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Professional and partner / Talent Leader and Member of Tax Executive EMEIA – Change Management Leader Global Compliance and Reporting – Founder and Leader of Financial Engineering Luxembourg Practice – Operations Leader Tax Continental Western Europe – Remuneration Committee Member Luxembourg Practice

EXPERTISES Stratégie et Marketing Digital – Stratégie et Management commercial – Levée de fonds – Responsabilité sociale et RH de l’entreprise MANDATS ACTUELS Member, CCM Benchmark (le journal du Net, Le journal des Femmes, Copains d’avant...) – Independent Board Director, Digischool.fr, Madvertise, Côtée Euronext Growth Paris – Administrateur stratégie digitale et Commerciale et Levée de fonds : Hunteed.com, Tracktl.com – Administrateur, Bone 3D EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Management d’équipes commerciales et Direction de centre de profit : IP/RTL, Fun Radio et RTL2 – Responsable du P&L – Direction Commerciale, Canal +, AFP (Agence France Presse) – Lancement de l’aventure entrepreneuriale autour du site CommentCaMarche.net

MEMBERSHIP Member, Female Board Pool

Christianne Wickler

Jane Wilkinson

60 ANS LUXEMBOUR­GEOISE

52 ANS BRITANNIQUE & LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Patronne, administratrice déléguée, Pall Center Group depuis 1982

FONCTIONS ACTUELLES Administrateur indépendant et Fondateur, Ripple Effect

EXPERTISES Expertise dans le commerce avant tout, sens large

EXPERTISES Sustainable Finance (Finance Durable) – Alternative Investments (Private Equity, Venture Capital, Start-up) – Fonds d’investissement

MANDATS ACTUELS Membre du conseil : Tounet et Truckcenter, Up Foundation, Deveco, Raiffeisen Bank-Beirat – Présidente & Membre, Alvo EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Député de décembre 2013 à juillet 2014

MANDATS ACTUELS Administratrice et/ou membre de l’Advisory Board : Fireseed Capital Group (Venture Capital Group), Label-R S.A., Green Assets Wallet AB, Friendship Luxembourg asbl et plusieurs fonds d’investissement EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Head of Sustainable Finance et Luxembourg Green Exchange, Bourse de Luxembourg – Associée, KPMG Luxembourg – Représentant du Luxembourg / Technical Expert Group on Sustainable Finance, Commission Européenne MEMBERSHIP Membre, Female Board Pool

Carole Wintersdorff 49 ANS LUXEMBOURGEOISE

FONCTIONS ACTUELLES Administratrice indépendante, conseillère / formatrice en gouvernance et corporate sustainability EXPERTISES Avocate de formation, spécialisée en droit des affaires et boursier – Marchés de capitaux, gouvernance et communication des sociétés cotées ou en phase de préparation à la cotation (preIPO) – corporate finance, fusions-acquisitions – transactions dans les pays émergents – droit nord-américain – durabilité / corporate sustainability MANDATS ACTUELS Membre du Conseil d’administration : Planning Familial Luxembourg, Graine de Vie Luxembourg, et de divers fonds d’investissement axés sur la gestion alternative

REMERCIEMENTS

Un effort et un engouement collectifs ! Pour ceux qui en doutaient en­ core, l’exercice conduit pendant six mois par Paperjam apporte une réponse sans concession : les femmes sont prêtes à s’engager dans les conseils d’administra­ tion des entreprises. Et elles sont plutôt nombreuses ! Lorsque Mike Koedinger a imaginé ce numéro spécial du magazine, le président et fondateur de Maison Moderne a souhaité que le titre phare de la maison d’édition, Paperjam, contribue de manière concrète à l’évolution de la gouvernance des entreprises : vers des conseils d’ad­ ministration reflétant la diversité. D’aucuns auraient pu douter du résultat. Des appels spontanés réalisés via les réseaux de Maison Moderne à la précieuse contribu­ tion du Female Board Pool créé par Rita Knott – une base de don­ nées de nombreux profils éligibles pour des CA – en passant par l’aide de l’Institut luxembourgeois des administrateurs (ILA) et la par­ ticipation de lecteurs assidus de Paperjam, le pari a été relevé. Cette liste des « 100 femmes pour votre conseil d’administration » représente aussi une première contribution à la vision d’un changement sociétal qui, sans actions concrètes, resterait stérile. La suite de cette édition s’écrit d’ores et déjà en ligne avec la pub­ lication in extenso des 100 profils retenus et d’autres qui viennent les compléter. Rendez-vous sur paperjam.lu via le hashtag #WomenOnBoard. Vous souhaitez aussi nous faire parvenir votre profil ? Enregistrez-vous via guide.paperjam.lu.

EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES Avocate spécialisée en finance d’entreprise – fusions-acquisitions – gouvernance des sociétés cotées – directrice juridique – secrétaire du conseil d’administration – juriste senior dans différentes industries (ArcelorMittal, Millicom, BIL) – administratrice de sociétés

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Mars 2020 —

­ — 93


Carte blanche

DIVERSITÉ DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION : UNE COMPLÉMENTARITÉ AU BÉNÉFICE DE TOUS Administrateur indépendant depuis son départ d’EY Luxembourg, Raymond Schadeck connaît bien les rouages des conseils d’administration. L’ancien président de l’ILA partage sa conviction profonde en faveur de la diversité.

Sourcer de nouveaux profils d’administrateurs

abord, donner du sens

à reformuler lui-même les indicateurs-clés du succès de ses activités. D’après une de mes citations préférées : « I always wondered why somebody had not fixed the problem yet, until I realised that I am somebody ».

Les entreprises les plus dyna­ miques et les mieux parées pour faire face aux défis futurs et en saisir les opportunités sont celles dont les conseils d’administration ont intégré que leur rôle de contrôle arrive au second La complémentarité plan. Ce qui prime, c’est leur rôle de mise plus que la diversité au point et d’adaptation constante de la Seule une représentativité saine au sein du stratégie, ainsi que celui de challenger conseil d’administration peut assurer que de la direction. Une stratégie globale qui la stratégie d’une entreprise prenne en ne doit, de fait, pas se limiter aux chiffres, compte les défis et opportunités et obtienne mais doit permettre à l’entreprise à la fois l’adhésion de chacune de ses parties pre­ d’opérer une introspection et de se nantes, des actionnaires, mais aussi de ses remettre en question ; autrement dit, lui employés et ses clients, voire même ses four­ permettre d’innover. nisseurs. Raison de plus pour intégrer dans Les entreprises qui réussissent sont sa gouvernance une diversité saine des celles qui arrivent de façon très concrète genres, des parcours, des profils et des com­ à communiquer leur rôle sociétal aux pétences. C’est aujourd’hui un facteur-clé ­différentes parties prenantes de leur orga­ de succès pour chaque entreprise. Seule cette nisation (actionnaires, employés, clients) diversité est la garante même de la diversité et à concevoir une stratégie autour des de perspectives requise pour toute discus­ multiples facettes des facteurs ESG (environ­ sion stratégique efficace et efficiente. nementaux, sociaux et de gouvernance). L’objectif de chaque entreprise doit être Les entreprises qui prennent le lead sur que toutes ces parties prenantes puissent leurs marchés respectifs, quel que soit le s’identifier à sa raison d’être et aux valeurs secteur, sont en effet celles qui arrivent le qui la guident. De fait, les conseils d’admi­ mieux à définir leur stratégie autour de nistration deviennent le reflet de la diversité leur propre raison d’être (le fameux « why ») des marchés sur lesquels ils opèrent et dont plutôt qu’autour des produits ou services ils sont tributaires. Finis les conseils d’admi­ qu’elles offrent. nistration hiérarchiques où un président Le secteur privé l’a d’ailleurs bien mâle, retraité, de plus de 70 ans, fait son show, ­compris : aidé par le réveil collectif des renvoyant les autres administrateurs à un consciences (employés et clients – nou­ simple rôle de spectateur ! Place aux conseils velles générations), il n’attend plus que les d’administration au style collégial, où les défis environnementaux et sociaux soient membres apprécient les divergences d’opi­ gérés par les pouvoirs publics. Il commence nions, où les décisions sont le fruit d’une

94 —

­ — Mars 2020

C’est ainsi que l’ILA, que j’avais l’honneur de présider jusqu’en juin 2019, a lancé avec ­succès l’année passée, en partenariat avec ­l’Insead, l’Aspiring Directors Program, un programme de formation dédié à préparer des jeunes de backgrounds divers et variés à prendre leurs responsabilités dans des conseils. Et en automne dernier, l’ILA y a rajouté un programme de mentoring qui, après seulement quelques mois, commence à porter ses premiers fruits. D’autres ­initiatives au sein de l’ILA même et/ou en partenariat avec d’autres organisations – par exemple Wide (Women In Digital Empowerment) – sont actuellement à l’étude. Oui, la composition des conseils d’ad­ ministration vit des changements substan­ tiels et ceci à l’initiative et au bénéfice des sociétés elles-mêmes et des futures géné­ rations. Et non pas seulement au profit des femmes en particulier !

Raymond Schadeck a été CEO d’EY Luxembourg de 2006 à 2009 et président de l’Institut luxembourgeois des administrateurs de 2015 à 2019.

PHOTO Maison Moderne (archives)

D

­ iscussion ouverte et forment un consensus d prenant en compte toutes les facettes des défis et opportunités à aborder. Si, encore en 2017, le Luxembourg figurait en dessous de la moyenne européenne des femmes dans les conseils d’administration, avec un taux de 11 % contre 15-16 %, réjouis­ sons-nous que ces derniers mois, de plus en plus de sociétés luxembourgeoises soient à la recherche de profils qui regroupent idéa­ lement en une ou deux personnes plusieurs de ces critères de complémentarité qui manquent. Recherche type : femme, plutôt jeune, ayant des compétences et de l’expé­ rience en technologie, et/ou développement durable et/ou communication. Comme le disait déjà Telle Whitney, l’ancienne direc­ trice du Anita Borg Institute for Women and Technologie : « Diversity drives innovation ! When we limit who can contribute, we in turn limit what problems we can solve ! »


Architecture + Real Estate Après 10 ans de présence avec ARCHIDUC, le sujet de l’architecture prend une nouvelle dimension chez Maison Moderne et se déploie à travers tout l’écosystème de la marque Paperjam. Paperjam Architecture + Real Estate va donner encore plus de résonnance aux projets réalisés au Luxembourg et à l’étranger par les acteurs luxembourgeois. Tout en gardant une très forte attention à la culture architecturale, la ligne éditoriale s’élargit pour embrasser le monde de l’immobilier. Paperjam Architecture + Real Estate s’adresse ainsi à tous les professionnels des secteurs de l’architecture et de l’immobilier, aux investisseurs, aux décideurs économiques et institutionnels du pays, aux amateurs avertis et à tous ceux que les problématiques d’habitat, d’urbanisme et de paysage passionnent. À partir de la rentrée 2019, Paperjam Architecture + Real Estate se déploiera au fil de l’année, avec deux nouvelles newsletters (« Résidentiel », « Workspace »), de nouveaux événements organisés par le Paperjam Club (Club Talk, Seated Dinner Party, The Place), des suppléments thématiques (Mipim, Real Estate, Business Guide) et un nouveau hors-série annuel de 300 pages.

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EN SUISSE

Dans le monde de Chaplin C’est au manoir de Ban, à Vevey en Suisse, que Charlie Chaplin a choisi de passer les dernières années de sa vie. Désormais propriété du groupe luxembourgeois Genii Capital, l’endroit sert d’écrin à Chaplin’s World by Grévin, un  musée dédié à l’incroyable vie professionnelle de Charlot et à sa vie de famille, derrière l’écran. Auteur

Photographe

Céline coubray

Eric chenal

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1 Dès l’entrée, Charlie Chaplin accueille les visiteurs dans le hall, accompagné par sa femme Oona, représentée en photo. Une figure rayonnante et pleine de vie, un Charlie Chaplin ayant connu l’exil, mais qui a trouvé refuge dans la Riviera suisse qui a vu naître ses huit enfants. 2 Le manoir de Ban, à Vevey, est un belvédère unique donnant sur le lac Léman et les montagnes françaises, entouré d’un vaste parc aux arbres centenaires. 3 Cette aile est un élément du costume issu du dernier film écrit par Charlie Chaplin, The Freak. Celui-ci raconte l’histoire d’une femme-oiseau qui tombe, blessée, sur le toit de la maison d’un professeur-écrivain.

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4 La musique était très importante pour Charlie Chaplin, qui était à la fois compositeur et interprète. Sur ce piano, situé dans le salon de la maison, la pianiste et amie de la famille Clara Haskil a également joué de nombreuses fois.

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5 Dans le salon, les fenêtres s’ouvrent généreusement sur le parc du manoir. 6 Charlie Chaplin a réalisé à plusieurs reprises de longs voyages à travers le monde. Une carte installée sur les murs d’une des pièces reprend ses principaux voyages autour du globe. 7 La colonnade à l’arrière de la maison est une magnifique terrasse sur laquelle la famille Chaplin s’installait volontiers pour profiter

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Vue de la cage d’escalier.

9 Dans le parc, de magnifiques arbres ont été entretenus avec une grande attention par la famille Chaplin. Au loin, on voit la cime des montagnes suisses et françaises. 10 La salle à manger permettait d’accueillir de grandes tablées, correspondant aux besoins de la famille nombreuse.

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11 Parmi les nombreux personnages de cire caractéristiques des musées Grévin, le réalisateur Woody Allen. 12 Dans le parc, le Studio est un monolithe de béton qui s’insère avec justesse dans le paysage. 13 Après avoir visionné un docu­ mentaire retraçant la vie de Charlie Chaplin, les visiteurs sont invités à littéralement traverser l’écran et à commencer leur parcours dans le Studio.

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14 Au fil du parcours, différents décors des films les plus célèbres de Charlie Chaplin sont repris, comme ici, les barreaux de The Kid, qui semblent être en caoutchouc. 15 Au sous-sol, le visiteur déambule au sein d’un studio de tournage avec les décors des films les plus connus, dont la cabane de La Ruée vers l’or.

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16 Les scènes les plus embléma­ tiques des films sont représentées tout au long du parcours et habitées par des figurines de cire. 17 Au cours de la visite, on découvre une salle de montage reconstituée avec des machines Moviola et des bouts de pellicules. Les visiteurs se laissent prendre au jeu du montage, s’imaginent devenir Charlie Chaplin et doivent faire avancer le montage d’un de ses films.

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18 Le Studio prend place dans une construction contemporaine signée par les architectes suisses IttenBrechbühl. 19 Un « wall of frame » extraordinaire : Charlie Chaplin a côtoyé les plus grandes personnalités de son temps, d’Albert Einstein à Gandhi, en passant par Sophia Loren ou Salvador Dalí. 20 Les visiteurs s’amusent à reconnaître les scènes et personnages emblématiques. Ici, une scène issue de The Kid.

Infos : www.chaplinsworld.com

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Pour ses 20 ans, Paperjam ouvre la réflexion sur le futur du Luxembourg. Partagez les questions que vous vous posez sur le Luxembourg dans 20 ans via #Paperjam20ans #Luxembourg2040

sur les réseaux sociaux.


BRAND VOICE ASSURANCE

L’ÉVOLUTION DE L’ASSURANCE SANTÉ AU SERVICE DES CLIENTS Le secteur des assurances maladie complémentaires ne cesse d’évoluer pour répondre aux nouveaux défis. Les besoins des clients en matière de soins de santé ont en effet changé. Ces derniers souhaitent aujourd’hui profiter d’une couverture performante. Stefan Pelger, CEO de DKV Luxembourg, membre du Groupe LALUX, apporte son éclairage sur cette tendance.

4 bonnes raisons

DE SOUSCRIRE À UNE ASSURANCE COMPLÉMENTAIRE 1 Une couverture pour les traitements stationnaires, ambulatoires et alternatifs.

CONTENU SPONSORISÉ GROUPE LALUX

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PHOTO DKV Luxembourg

oins dentaires, aides visuelles, chirurgie S laser ou encore hospitalisation à l’étranger, les frais médicaux peuvent peser lourd sur le

budget des assurés. Avec l’assurance maladie obligatoire, les coûts restant à charge de ces derniers sont bien souvent élevés. Pour Stefan Pelger, CEO de DKV Luxembourg, l’assurance maladie obligatoire a ses limites. Il faut dire que le marché des assurances a fortement changé ces 20 dernières années. « Les dépenses dans le secteur de la santé augmentent deux fois plus vite que l’inflation générale. Cette hausse, comme la population vieillissante, exerce une pression sur le système d’assurance santé obligatoire. Nous nous attendons à ce que la part déboursée par les particuliers pour les coûts de santé augmente. » La taille et la spécificité du marché luxembourgeois représentent également un défi pour les acteurs du secteur, qui doivent tenir compte des frontaliers. Ces derniers constituent un atout pour les assureurs, qui peuvent ainsi répondre aux besoins d’un public plus large. « Le Luxembourg est un petit marché. Dans le secteur de l’assurance santé, nous devons être capables de traiter et développer des produits et services pour quatre systèmes de pré-remboursement différents : le système public luxembourgeois d’assurance maladie, mais aussi les systèmes français, belge et allemand. Cela requiert un savoir particulier, ainsi que des compétences linguistiques. » Afin d’être rentables et d’améliorer l’expérience client, les assureurs comme DKV Luxembourg ont dû recourir à la digitalisation. « La digitalisation est selon moi un parfait outil pour améliorer les services et réduire le coût des processus. Nous avons beaucoup investi dans la digitalisation ces 10 dernières années avec, par exemple, notre portail clients qui permet d’introduire une demande de remboursement de manière électronique. » Concrètement,

l’assuré doit simplement envoyer une photo de la facture de son médecin traitant ou une attestation de la CNS pour bénéficier d’un remboursement dans un délai généralement en 24 à 48 heures.

Un remboursement rapide généralement en 24-48 heures via le portail en ligne.

UNE APPROCHE CENTRÉE SUR LE CLIENT

Regarder de près les besoins des clients, c’est le principal intérêt de DKV Luxembourg. « Nous analysons quotidiennement ce qui est fourni par les différents systèmes d’assurance maladie, les besoins réels des clients et la manière Des solutions pour les résidents dont nous pouvons offrir des produits et seret pour les frontaliers allemands, vices pour remplir ces besoins », précise français et belges. Stefan Pelger. La compagnie d’assurance maladie privée spécialisée dans les assurances complémentaires entend être un partenaire pour les résidents luxembourgeois afin de les assister dans les situations difficiles. Grâce à EASY HEALTH, DKV Luxembourg souhaite combler l’écart entre ce qui est préremboursé par le système public d’assurance Faire confiance à 40 ans maladie et les coûts réels afin de soulager ses d’expérience. clients et leur offrir un accès aux meilleurs soins possibles. Cette année, la compagnie a décidé d’améliorer ce produit en y intégrant BEST CARE+, une assistance immédiate en cas de Stefan Pelger Chief Executive Officer maladie grave, ainsi que TRAVEL+, une assuDKV Luxembourg rance maladie voyage valable dans le monde entier. Le plafond de remboursement pour le traitement laser a par ailleurs été introduit à 3.000 euros. « EASY HEALTH offre maintenant la gamme d’assurance malages die complémentaire la plus vanta é a s le complète et performante. sant uvrez Déco assurance e sur Lorsque vous souscrivez à d'une lémentair un tel produit, mon conseil comp u .dkv.l est de le faire jeune, car les www primes sont calculées selon l’âge. Vous êtes alors sûr d’être complètement assuré. » 

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ENVIES

ARGENT COMPTANT GÉRARD VALERIUS

« Je n’ai jamais été un grand épargnant »

L’œil de l’expert

Cigale Une devise par rapport à l’argent ? L’argent est fait pour être dépensé, pour soi-même et les gens autour de soi. Je n’ai jamais été un grand épargnant. Je sais ce que les banques font de notre épargne, j’ai appris deux leçons lors des deux der­ nières crises. Maintenant, quand j’ai de l’argent à inves­ tir, j’achète de la peinture. La première fois que vous avez gagné de l’argent ? Dès l’école primaire, pen­ dant les congés, j’ai travaillé dans le magasin de rideaux de mes parents à Esch-surAlzette. J’étais obligé, mais je recevais de l’argent en rapport avec mes capacités et mon âge. Une bonne leçon de vie qui m’a appris à me servir de mes deux mains. Votre premier achat sérieux ? À 14 ans, une chaîne stéréo.

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Votre dépense la plus folle ? Quand j’étais jeune, avec mes amis, nous nous arrê­ tions toujours devant les vitrines des galeristes dans le quartier du Sablon à Bruxelles. Et, pendant des années, j’ai regardé depuis l’extérieur un tambour du Vanuatu sans pouvoir me l’offrir. C’était hors de prix pour un étudiant. Mais je l’ai acheté dès que j’ai com­ mencé à avoir de l’argent. Depuis, il me suit partout. Votre truc pour dégotter les œuvres d’art dont la cote va monter ? Beaucoup regarder. Plus on voit d’œuvres, plus on a de chances de détecter quelque chose de spécial. Une fois qu’on a repéré un artiste, il faut regarder ce qu’il a fait avant. Moi, je regarde beaucoup Instagram. Tout le monde est dessus. Et comme je connais bien le secteur pour avoir vu beaucoup d’œuvres, je peux détecter ce qui est original et ce qui n’est que la copie d’un style.


ENVIES

BIO EXPRESS Gérard Valerius (56 ans) a mené plusieurs vies avant d’ouvrir la Valerius Art Gallery dans le centre de la capitale, il y a bientôt trois ans. Chez ­Cargolux d’abord, comme instructeur suppléant durant quelques années. Il a ensuite été, pendant 25 ans, directeur de discothèques et a vécu au rythme des nuits de Luxembourg. Depuis une vingtaine d’années, il est aussi animateur radio sur RTL.

Robinson

Un rêve irréalisable faute de moyens financiers ? Une île où nous pourrions vivre seuls, en famille, dans le nord de l’Europe, en Angleterre ou en Scandinavie. Plus jeune, j’aurais dit les Caraïbes, mais maintenant je préfère ce climat. Et j’aime l’idée de ne plus entendre aucun bruit autour de moi. Des choses pour lesquelles vous ne regardez pas à la dépense ? La nourriture. J’aime bien manger. C’est très impor­ tant de choisir des bons produits. Je prône la qualité dans l’alimentation, même si c’est un peu plus cher. Je suis un passionné de cui­ sine, mais nous mangeons la plupart du temps à la maison, je prépare le repas moi-même tous les jours.

Découvertes Avez-vous des passions coûteuses ? L’art, mais rien d’autre. Je n’ai pas besoin de grosse voiture ni de montre de luxe. Je suis collectionneur d’art depuis le lycée déjà. L’argent qui ne part pas en nourriture va dans des achats d’œuvres. Mes goûts vont du moderne au con­ temporain, en passant par le tribal. Aujourd’hui, dans la galerie, j’essaie de con­ vaincre les gens de faire comme j’ai toujours fait et d’acheter des œuvres de jeunes artistes émer­ gents plutôt que celles d’artistes déjà confirmés. Votre meilleur investissement dans l’art ? Des affiches de Raymond Hains. Je les ai achetées très jeune, pour quelques centaines d’euros. Depuis, sa cote a déjà bien monté, et ce n’est que le début. Si vous aviez un budget illimité, quelle œuvre rêveriez-vous d’avoir chez vous ? Au risque de faire un choix facile, un très bon Picasso.

Retrouvez la version intégrale de cette interview sur paperjam.lu.

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TEXTE Jean-Michel Lalieu PHOTO Edouard Olszewski

Une dépense qui vous énerve, mais à laquelle il faut se soumettre ? L’essence. Je n’aime pas les voitures, mais j’ai quand même besoin d’essence de temps en temps. Ça m’énerve quand je dois payer quasi­ ment 100 euros pour faire un plein. Surtout que le pétrole ne coûte quasiment rien à la base. Mais il y a tel­ lement d’intermédiaires qui se servent au passage.


ENVIES

COMPÉTENCES GESTION DES TALENTS

Recruter à l’ère digitale Internet, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle bousculent les métiers du recrutement. Explications avec Rémi Fouilloy, managing partner chez Morgan Philips Executive Search et Fyte Luxembourg.

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i, autrefois, les recruteurs pou­ vaient se contenter de publier une offre d’emploi dans la presse spécialisée pour récolter des can­ didatures en nombre, les choses ont bien évolué depuis quelques années. « Les choses s’accélèrent, les employeurs qui veulent recruter se donnent vraiment les moyens pour être visibles des candidats potentiels avec le digital », confirme Rémi Fouilloy, managing partner chez Morgan Philips Executive Search et Fyte Luxem­ bourg. Les entreprises créent donc des pages carrières sur des réseaux comme Linkedin, et publient toujours les annonces d’emploi sur les job boards comme Monster. « Une nouveauté que l’on voit apparaître est de diffuser les offres d’emploi sous forme de vidéos, ajoute Rémi Fouilloy. Cela permet aux recruteurs de pouvoir les publier sur d’autres canaux que Linkedin, comme Facebook ou Instagram, et les candidats potentiels peuvent les visionner dans les transports en commun. Cela plaît beaucoup aux nouvelles générations. » Et cer­ tains recruteurs demandent aux candidats de se présenter dans une vidéo, « mais cela n’est pas encore entré dans les mœurs ». Sans pouvoir dévoiler tous les secrets du métier (Morgan Philips Executive Search a accompagné plus de 80 entreprises et organisations présentes au Grand-Duché dans leurs recrutements en 2019, ndlr), Rémi Fouilloy confie que « nous avons un rôle de veille, et aujourd’hui, contacter des profils intéressants via Linkedin n’est pas la meilleure solution parce qu’ils sont énormément sollicités de cette manière par les recruteurs. Ce réseau social possède plus de 660 millions de mem­ bres inscrits, soit une base de contacts au niveau mondial très importante, mais il faut savoir l’utiliser car les trois quarts ne sont pas disponibles. Dans 80 % des recrutements que nous réalisons, ce sont des candidats que nous sommes allés chercher. » Les chasseurs de têtes tentent donc de mettre la main sur les coordonnées personnelles de ces salariés déjà 108 —

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SAM PINTO Directeur des ressources humaines, groupe La Varenne Nous recevons un flux continu de candidatures de l’ordre d’une quinzaine tous les jours. Nous n’utilisons pas encore l’intelligence artificielle car notre groupe possède un effectif de 300 personnes, et nous pouvons encore le gérer « humainement ». Mais il est certain que le digital a changé notre manière de travailler. Nos annonces sont diffusées sur les job

boards, et cela fonctionne très bien. Nous sommes attentifs à notre marque employeur également, afin d’être identifiés sous le nom La Varenne (qui emploie aujourd’hui 300 personnes dans la restauration, ndlr), en mettant notamment à jour notre site internet, et afin d’être plus facilement visibles et identifiables par les candidats potentiels, mais aussi par nos salariés.

en poste, en veillant à respecter le RGPD. Nouvelle tendance de fond : l’émergence des algorithmes et de l’intelligence artificielle dans le monde du recrutement. « Les nouvelles technologies font que la relation employeuremployé a changé. Les entreprises comprennent que c’est le candidat qui fait sa loi, et c’est à elles de le convaincre de rejoindre ses effectifs. » Le processus de recrutement doit être transparent, la marque employeur sur

internet doit être travaillée et « les entreprises doivent se préparer aux questions quelques fois déroutantes des candidats, issues de leurs recherches d’informations sur le web ». Pour Rémi Fouilloy, « l’humain restera toutefois toujours un facteur-clé de succès lors d’un recrutement. On peut faire capoter un recrutement sur un simple ressenti, donc il est intéressant d’avoir tous les outils digitaux, mais il ne faut pas négliger l’humain. »  I. S.


ENVIES

GWENAËL GAVRAY Associate partner, Avantage Reply Le digital a amélioré nos processus de recherche d’une façon considérable. Désormais, nous pouvons instantanément être mis en relation avec les talents potentiels que nous souhaitons recruter. Nous sommes très actifs sur Linkedin, qui reste la plate-forme la plus complète permettant, selon les accès, une recherche ciblée. Ce réseau offre également la possibilité d’augmenter notre réseau professionnel, de faire de la veille sur les marchés et d’accroître notre

visibilité. Nous sommes très attentifs à notre marque employeur sur le digital. Les entreprises doivent faire face à une certaine pénurie de talents, malheureusement. La concurrence est aussi très présente, les entreprises tout comme les candidats doivent savoir se démarquer et mettre en valeur leur potentiel employeur. Le digital sert également à cela, aug­menter la visibilité plus rapidement et plus efficacement. C’est une grande avancée.

MÉTIER DU FUTUR INGÉNIEUR EN FIABILITÉ DE SITES Devenu une des fonctions les plus convoitées du secteur IT, le poste d’ingénieur en fiabilité de sites est dans le top 10 des métiers les plus recherchés en France en 2020, selon le réseau social Linkedin.

Que fait-il ? La mission de l’ingénieur en charge de la fiabilité de sites (site reliability engineer en anglais) est d’assurer la fiabilité des sites web et des applications. C’est un véritable métier d’avenir car ils doivent répondre à des normes strictes d’accessibilité en lien avec les nouvelles législations qui ne cessent d’évoluer. La demande pour ce type de poste devrait donc continuer à augmenter.

Quelles sont ses compétences ? Il doit être à l’aise avec les structures et les déploiements à l’échelle du web, les nouvelles versions fréquentes et les architectures complexes. C’est un expert de l’ingénierie logicielle et de son application aux infrastructures d’exploitation.

Quelle est sa formation ? Il est souvent diplômé d’une école d’ingénieurs ou d’informatique. La majorité d’entre eux ont étudié un domaine technique. Avant d’occuper ce rôle, 64 % étaient administrateur système et 53 % développeur ou ingénieur logiciel, selon un sondage réalisé par Catchpoint en 2018.

Il peut débuter sa carrière à un salaire compris entre 32.000 euros et 50.000 euros bruts par an et atteindre environ 80.000 euros annuels pour un profil plus senior. Selon des données salariales tirées du site Glassdoor en 2015, le métier d’ingénieur en charge de la fiabilité de sites était le huitième poste le mieux payé chez Google, avec un salaire maximal annoncé à quasiment 200.000 dollars par an.

POUR ALLER PLUS LOIN « Depuis quelques années, la digitalisation de la fonction RH connaît une effervescence sans précédent : analytique RH, chatbot, gamification, IA, réalité virtuelle, automatisation, sourcing digital. » 08 _ LEGENDE-TITRE Tel est le pitch du manuel Transformation digitale de la fonction RH paru en 2019. Plus de 30 professionnels y partagent leurs expé08_legende et estrunteni inverup riences, points de vue et conseils pratiques. tature, offic te pos eniscie nimu­ san discid a dem Transformation digitale de la fonction RH, Emmanuel Baudoin,quis Caroline Diard, inctotate Myriam Benabid, Karim Cherif, Éditions Dunod, 24 euros, ou 16,99 en format e-book. ab euros intibusdae.

Une qualité-clé ? Il se doit d’être un dépanneur astucieux. La rigueur est également une qualité dont il ne doit pas manquer puisqu’il doit vérifier qu’un site ou une application est fiable.

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PHOTOS Microtis et Reply Avantage ILLUSTRATION Shutterstock

Combien gagne-t-il ?


ENVIES

STYLE MEDIA AWARDS Paperjam s’est baladé dans les travées des Media Awards 2020, organisés le 5 février dernier par Maison Moderne et RTL (voir pages 30, 134 et 148), à la recherche des « plus beaux styles ». Retrouvez la sélection in extenso sur paperjam.lu.

Qui vous a donné le sens du style? « Mes deux grandsmères ont toujours été très élégantes et ma mère a toujours eu un goût très pointu. »

Comment définir votre style ?  « Entre bohème et chic, et je mets le curseur où ça m’arrange. »

Quelle est la plus ancienne pièce de votre garde-robe et quelle est son histoire ?  « Un pull Mer du Nord acheté chez Maison Moderne au début des années 90, et qui est maintenant le préféré de ma fille, presque 30 ans plus tard. »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de ce style Media Awards ?  « Je cherchais un truc qui s’accorde avec le style de David (ci-contre), mais je n’ai malheureusement pas retrouvé mes jambières roses... » Quel est votre dernier achat mode ? « Une robe en lamé or… Il ne manque plus que l’occasion pour la mettre ! »

« Entre bohème et chic, je mets le curseur où ça m’arrange. » Quelle pièce aimeriez­vous transmettre ? « Plutôt que des vêtements, ce seraient les bijoux... La bague de fiançailles de ma belle-mère et les boucles d’oreilles de ma grand-mère, par exemple. »

Sandra Bintz

deputy head of digital content, RTL TEXTES Fabien Rodrigues

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ENVIES

Comment définir votre style ? « Brillamment approximatif. » Quel est votre plus vieux souvenir lié à la mode ? « Andre Agassi, lors de la finale de Roland Garros, le 10 juin 1990. »

Quel est votre dernier achat mode ? « Un pull Jil Sander, légèrement échancré, acheté chez Mohawk General Store, sur le Sunset Boulevard à Los Angeles. »

« Je ne porte jamais de Pantone 7518C » Quelle couleur ne portez-vous jamais ? « Je ne porte jamais de Pantone 7518C. »

Quel est le faux pas à ne pas commettre ? « Sortir d’une soirée sobre. »

La pièce que vous ne prêterez jamais ? « Même si mon altruisme est légendaire et dépasse largement les frontières de mon ego, je dirais mon maillot de Scottie Pippen des Chicago Bulls datant de 1993, ou mon écharpe Walter van Beirendonck. Seule Stéphanie Rollin, ma partner in crime, a une dérogation... »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de ce style Media Awards ? « Une passion très ‘runningrunning’ mélangée à mon fétichisme pour la ponctualité... Mais il faut ­arrêter les débuts de ­soirée à 18 h 30 les gars, ce n’est pas sérieux ! »

David Brognon

artiste au sein du duo Brognon-Rollin PHOTOS Romain Gamba (Maison Moderne)

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ENVIES

ARCHITECTURE MAISON INDIVIDUELLE

Quand la contrainte devient un atout 1

ARCHITECTES SchemelWirtz Architectes Associés

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INGÉNIEUR CIVIL MyCon INGÉNIEUR ­TECHNIQUE Becker Ingenieurbüro LIVRAISON août 2019

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e contexte est celui d’un lotisse­ ment déjà construit, avec des voi­ sins de part et d’autre. Le terrain sur lequel se développe la nouvelle maison est un des derniers du quartier à ne pas encore être loti. Si la p­ arcelle est assez généreuse, les architectes de chez SchemelWirtz Architectes Associés ont toutefois dû relever le défi d’implanter la nouvelle construction sur une forte pente. D’où le choix de limiter les volumes en hauteur au niveau de la rue, mais de profiter du dénivelé pour inscrire la maison dans le terrain, et ce sur plusieurs étages. lignes précises Côté rue, la maison se présente avec une juxtaposition de volumes, marqués par les lignes horizontales fortes des toits plats. À ce niveau, on trouve, enca­ drant l’entrée de la maison, un garage fermé qui se développe le long de la rue d’une part, et un carport d’autre part. L’habitation est

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surplombée par un volume en étage présen­ tant un léger débord de toiture. Un escalier latéral permet de descendre directement au niveau du jardin par l’extérieur. générosité Côté jardin, l’habitat s’ouvre très généreusement vers l’extérieur grâce à de grandes terrasses et aux balcons, qu’ils soient frontaux ou latéraux. La façade arrière est caractérisée par un jeu au niveau des dalles de plafond, qui se plient pour devenir des voiles muraux dans un geste architectu­ ral continu et serpentant. Par ailleurs, plu­ sieurs porte-à-faux viennent couvrir les espaces de terrasses et contribuent à dyna­ miser la lecture de la façade. Grâce à leur emplacement judicieux, ils permettent éga­ lement d’éviter des protections solaires sup­ plémentaires. Les garde-corps vitrés des balcons conservent toute la transparence des murs vitrés à l’arrière, et donc la vue vers le jardin depuis l’intérieur de la maison. sur mesure À l’intérieur, les espaces, éche­ lonnés en suivant la pente du terrain, sont généreux et très lumineux grâce aux murs vitrés toute hauteur à l’arrière. Un escalier central assure la distribution ­verticale. Quant aux revêtements intérieurs, ils se répartissent entre béton, bois et pierre naturelle.  C. C.

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Côté jardin, la maison est généreusement ouverte avec une écriture de façade forte. À l’intérieur, le verre, le bois, le béton et la pierre se côtoient. Dans la pièce à vivre, un ameublement sur mesure optimise l’espace. La salle de bains donne sur une terrasse qui préserve des regards indiscrets.

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PHOTOS Johannes-Maria Schlorke

C’est dans un quartier résidentiel existant que cette maison unifamiliale a été construite par SchemelWirtz Architectes Associés. En se jouant de la topographie et en offrant de généreux volumes intérieurs.


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CULTURE CINÉMA

LuxFilmFest, clap 10

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À NOTER TROIS FILMS À NE SURTOUT PAS RATER Pour ceux qui n’ont pas le temps d’éplucher toute la programmation, voici trois films qu’il serait vraiment dommage de ne pas aller voir.

PROMISING YOUNG WOMAN

Marjane Satrapi La présidente du jury du LuxFilmFest 2020 présentera son nouveau film, Radioactive, ayant pour personnage principal Marie Curie.

Réalisé par Emerald Fennell, ce film fait l’ouverture du LuxFilmFest. C’est un revenge movie qui se positionne comme un manifeste post #MeToo, signé par l’actrice de The Crown, également réputée pour avoir été la showrunner de la saison 2 de la série Killing Eve. JEUDI 5 MARS À 19 H AU KINEPOLIS KIRCHBERG

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année en année, le Luxem­ bourg City Film Festival a su grandir, élargir son réseau, étoffer sa programmation et ses événements. Le festi­ val officiel dédié au cinéma se déroule cette année du 5 au 15 mars. Sans avoir de fil conduc­ teur précis, la programmation est ouverte aux films du monde entier et se joue des cou­ rants mainstream pour faire découvrir le cinéma d’auteur. Une audace qui se combine à la prouesse de rester grand public et d’atti­ rer toujours plus de monde dans différentes salles. Avec, en apothéose, la soirée de remise des prix, où l’on pourra découvrir Yalda, la nuit du pardon, l’histoire d’une femme ira­ nienne condamnée à mort qui doit obtenir le pardon de ses accusateurs via une émission de téléréalité. En clôture, True History of the Kelly Gang présente une adaptation punk de la vie de Ned Kelly, l’un des hors-la-loi les plus célèbres d’Australie, qui avait pour habi­ tude de faire ses coups en robe ou en armure. Le jury international est présidé cette année par la réalisatrice franco-iranienne Marjane 114 —

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Satrapi, qui présentera par la même occasion son nouveau biopic consacré à Marie Curie, Radioactive. À ses côtés, se trouvera le réalisa­ teur Mike Newell, à qui l’on doit, entre autres, Quatre mariages et un enterrement, Harry Potter et la Coupe de feu, Donnie Brasco ou Prince of Persia. L’acteur luxembourgeois Luc Schiltz fait également partie des personnali­ tés confirmées en tant que membres du jury. De belles découvertes et surprises sont au rendez-vous. Dans la sélection officielle, rele­ vons : Effacer l’historique de Benoît Delépine et Gustave Kerven, qui seront présents pour présenter leur film ; Ema du Chilien Pablo Larraín ; ou encore Bait, récompensé aux récents Bafta et qui fait sensation actuelle­ ment au Royaume-Uni. En sélection officielle hors compétition, on soulignera la program­ mation de Dreamland, au casting d’exception (Margot Robbie, Finn Cole, Travis Fimmel) et à l’esthétique hyper maîtrisée ; Énorme, le nouveau film de la fantasque Sophie Letour­ neur ; ou Wrinkles the Clown, film d’horreur de comédie documentaire qui sera à la fois projeté en salle et dans un lieu tenu secret ! Tout ceci sans oublier la programmation jeu­ nesse, les documentaires, les films « made in/ with Luxembourg », les courts métrages, les expositions, les master classes, les rencontres professionnelles… De quoi largement remplir son agenda pendant plus de 10 jours !  C. C. www.luxfilmfest.lu

PINOCCHIO Réalisé par Matteo Garrone (à qui on doit aussi Gomorra), ce film ne s’adresse pas qu’aux enfants, loin de là. On retrouve avec plaisir Roberto Benigni, qui interprète le rôle de Geppetto. Un univers esthétique très poussé, qui marquera durablement les esprits et les appropriations de ce conte fantastique. JEUDI 12 MARS À 21 H AU CINÉ UTOPIA

TUNE INTO THE FUTURE Hugo Gernsback est le sujet de ce nouveau documentaire réalisé par Eric Schockmel et coproduit par Samsa. Luxembourgeois d’origine, Hugo Gernsback est connu pour être le père de la science-fiction moderne, éditant et écrivant les premiers comics aux États-Unis. Mais en réalité, cet homme possédait bien d’autres talents. DIMANCHE 8 MARS À 18 H 30 AU CINÉ UTOPIA

PHOTO StudioCanal SAS et Amazon Content Services LLC

La prochaine édition du Luxembourg City Film Festival, ou LuxFilmFest, qui se déroule du 5 au 15 mars, marquera son 10e anniversaire. Sa programmation regorge de surprises et promet de belles découvertes.


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Venez découvrir le meilleur des start-ups luxembourgeoises ! 10 Start-up 3 minutes de pitch Feedback en live

19:00 Keynote Ilana Devillers (F4A) 19:30 10 pitchs 20:30 Networking & appetisers

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ENVIES

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A

près avoir aiguisé ses talents musi­ caux sur les scènes locales, l’artiste luxembourgeois Napoleon Gold est passé à la vitesse supérieure ces derniers mois, notamment grâce à son album Sunset Motel. Entre tubes radiophoniques et performances pointues, il incarne une nouvelle scène luxembourgeoise prête pour le marché international. INSOMNIE VÉGÉTARIENNE

Le Sunset Motel est un endroit onirique propre à l’imaginaire de Napoleon Gold – de son vrai nom Antoine Honorez – dans lequel il se réfu­ gie lors de ses nombreuses nuits d’insomnie. C’est également le titre de son premier album, qui fait un véritable carton sur la scène élec­ tropop nationale et européenne. Le musicien en parle comme d’une « histoire personnelle, qui traite de l’insomnie à travers [ses] yeux. On y retrouve des sonorités différentes, mais qui servent toutes une même ligne narrative. » Il parle aussi volontiers de son choix d’une alimentation végétarienne, qu’il envisage comme une « compensation minimum » rela­ tive à son rythme de vie et qui justifie le choix d’une entrée toute végétale, fait de crème de tomates, provola douce, aubergines gratinées au four et aux pistaches et roquette.

TRUFFE NOIRE ET TRANSMISSION DE SAVOIR

Végétarien, certes, mais pas moins gourmet ! Napoleon Gold aime déguster de bons petits plats entre amis, que ce soit lors de répétitions, entre deux per­ formances live ou même lorsqu’il a tourné à Los Angeles le clip vidéo de ‘Love Don’t Cut Me Down’ en collaboration avec la jeune Haiva Ru – un titre frais et ensoleillé, très largement diffusé sur les ondes nationales et euro­ péennes à l’été 2019. Alors qu’il opte pour un plat de pappardelles à la crème de buffala et aux copeaux de truffe noire râpés à même l’assiette, Antoine confie sa fierté et son enthousiasme quant au fait de transmettre son expérience lors d’une conférence sur la narration musicale qu’il donnera au Rocklab à Belval le 5 mars. « J’avais déjà eu l’occasion d’échanger sur la préparation narrative de ma musique lors d’un festival de cinéma à Luxembourg, et c’est quelque chose que j’ap­précie vraiment », précise le musicien. DU CINÉMA POUR LE DESSERT

Cerise sur le gâteau d’une actualité déjà bien fournie, Napoleon Gold a également été choisi pour accompagner le teaser du Luxembourg City Film Festival 2020, qui met en emphase le 10 e anniversaire de ­l’événement phare du cinéma. Il y jouera également en live lors de la cérémonie de clôture et de la ristorante essenza remise des prix, le 14 mars au 12, rue de la Boucherie, Kinepolis Kirchberg – « une Luxembourg belle reconnaissance de la Tel : (+352) 26 73 77 1 part du Luxembourg » pour celui qui gère sa carrière Chef Marianna De Candia actuelle depuis Bruxelles. Et Propriétaire Marc Grandjean comme monsieur se laisse faci­ Couverts 80 lement tenter par un dessert Addition du jour ­italien qui n’en est pas un, il 1 entrée 14,80 € plonge avec gourmandise dans 2 plats en suggestion 22 € un scroppino maison, à savoir 1 menu du jour 16,80 € une boule de sorbet citron noyée 2 scroppini 14 € dans le limoncello, histoire de 2 eaux 7 € terminer un excellent déjeuner sur une note festive.  F. R. Total 74,60 €

116 —

­ — Mars 2020

MAIS AUSSI UN SOUVENIR CULINAIRE D’ENFANCE ? « Il y en a deux : tout d’abord, la sole de ma grand-mère, mais aussi et surtout le petit cornet de frites que ma mère nous rapportait, à ma sœur et moi, lorsque nous décidions de dormir dans sa chambre. »

CE QU’IL CUISINE À SES AMIS « J’aime beaucoup cuisiner les légumes de manières variées, dont la chakchouka, un plat de poivrons verts et rouges mijotés à la sauce tomate auxquels on ajoute des œufs en fin de cuisson au four. »

PHOTOS Patricia Pitsch (Maison Moderne)

Entre Luxembourg, Bruxelles et Los Angeles, Napoleon Gold représente fièrement une nouvelle génération de musiciens électro qui cartonnent à l’international. Nous l’avons invité à parler de ses projets autour d’une excellente table italienne : le Ristorante Essenza.


CC0 Le Cauchemar, par Johann Heinrich Füssli, 1781 (Detroit Institute of Arts)

QUAND ON TE DONNE L’ADDITION EN BOÎTE

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INDEX

ENTREPRISES PERSONNES

A

ABBL41 ADAPTI.ME28 ADIA47 AINOS 66 AIRBNB40 ALIPAY40 AMAZON 22, 44, 52, 122 AMAZON PAY 40 AMBASSADE DU LUXEMBOURG À ABU DHABI 47 AMERICAN EXPRESS 58, 60 AMPACET 26 ANTIN INFRASTRUCTURE PARTNERS60 AOUADA DJAMILA 28 APART30 ARBED 22, 60 ARCELORMITTAL 26, 34, 44, 47, 60 ARENDT BUSINESS ADVISORY 30 ARENDT REGULATORY & CONSULTING 66 ARWE GROUP 60 AUCHAN 26 AUDIOFINA 60 AVANTAGE REPLY 108

B

BANKING CIRCLE 40 BANQUE DE LUXEMBOURG 60 BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT 40, 60 BARCLAYS 40 BAUM MARC 16 BAUSCH FRANÇOIS 20 BAUSCH ROMAIN 60 BCEE 34 BECKER INGENIEURBÜRO 112 BECKER NORBERT 60 BELGO MINEIRA 22 BELLOT FRANÇOIS 16 BENIGNI ROBERTO 114 BERGER EUGÈNE 16 BERNARD DJUNA 16 BERSCHEID GEORGES 34 BERTOLI LOÏC 47 BEST LARISSA 70 BETOCEE 30 BETTEL XAVIER 16 BETTENDORF CHARLES 22 BETTENDORF JOÃO FELIPE 22 BEZOS JEFF 22 BGL BNP PARIBAS 34, 35, 44, 60 BIEVER LUC 30 BIL 44, 47 BINSFELD30 BINTZ SANDRA 110 BIP60 BIT4YOU.IO 28 BON ARNAUD 56 BOWYER ANDY 35 BOZET FABIENNE 26 BRAZ FELIX 16, 20 BROGNON DAVID 110 BROGNON-ROLLIN 110

BRUNI-SARKOZY CARLA BUCK NICOLAS BUGATTI ETTORE BURGER KING BUSCH ERIC

C

16 18 38 52, 58, 60 32

CACEIS 51 CAISSE DES DÉPÔTS 38, 60 CAPOCCI DAVID 56 CAPOLAGHI LAURENT 56 CAPTAIN TORTUE 60 CARGOLUX 47, 60, 106 CARLYLE 60 CASSA DEPOSITI E PRESTITI 60 CATCHPOINT 108 CEBI 122 CEGEDEL 60 CENTRE COMMUN DE LA SÉCURITÉ SOCIALE 16 CENTRE POMPIDOU 106 CFL 44 CGDIS 30 CHAMBRE DE COMMERCE DU LUXEMBOURG 47 CHAMBRE DES DÉPUTÉS 20 CHAMBRE DES MÉTIERS 30 CHECK INN 34 CINÉ UTOPIA 114 CIRCUIT FOIL 26 CLOUD COMMUNITY EUROPE – LUXEMBOURG (CCEL) 66 COBOLUX 30 COLE FINN 114 COMED 30 COMMISSARIAT AUX ASSURANCES 38 COMMISSION DE SURVEIL­L ANCE DU SECTEUR FINANCIER 38, 40 COMMISSION EUROPÉENNE 22, 60 COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE (EURATOM)40 COMPAGNUCCI FABIANO 26 CONCEPT FACTORY 30 CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL 44 COUR DES COMPTES DE L’UNION EUROPÉENNE 16 COVAGE 60 CREOS 122 CSV 18 CTG LUXEMBOURG 66 CUBE 60 CURIE MARIE 114 CVC CAPITAL PARTNERS 54, 60

D

DATATHINGS122 DAVID SOLOMON 74 DE BARSY THIBAULT 38 DE MATHAREL RENAUD 60 DECAILLOT OPHÉLIE 47 DÉCIDEURS 60 DÉI GRÉNG 16, 18, 20 DELCOURT HUGUES 30

DELÉPINE BENOÎT 114 DELL52 DELOITTE 30, 51, 56, 66 DELPERDANGE THIERRY 32 DELPÉRÉE FRANCIS 16 DEMARIA CYRIL 51, 52 DENTRESSANGLE30 DEUTSCHE BANK 58, 60 DIESCHBOURG CAROLE 18, 20 DIGICASH 34 DORDAIN JEAN-JACQUES 58, 60 DP 16, 47 DROPBOX 28 DSM AVOCATS À LA COUR 35 DUSSMANN 44 DWS 60

E

EBAY35 EFA – EUROPEAN FUND ADMINISTRATION 30 ELVINGER HOSS PRUSSEN 18 ELVINGER JOËLLE 16 EMERGING PAYMENTS ASSOCIATION 38 ENOVOS 30 EQT60 EQUILIBRE 70 ESA 58, 60 ESSAR STEEL 26 ETIENNE PIERRE 41 ETIX EVERYWHERE 28 ÉTUDE CARINE FEIPEL 72 EUROPEAN AIR AMBULANCE 47 EUROPEAN BUSINESS ANGEL NETWORK 70 EUROSTAT 44 EVEN PIERRE 60 EXPON 60 EY 26, 28, 56, 94

F

FACEBOOK 34, 108 FAGE18 FALLPROTEC 47 FARE REAL ESTATE 30 FAYOT FRANZ 16, 18 FC DUDELANGE 44 FEBELFIN38 FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE ROBOTIQUE 26 FEDEX26 FEIPEL CARINE 72 FEMALE BOARD POOL 74 FENNELL EMERALD 114 FIMMEL TRAVIS 114 FINOLOGEE 34 FIRCE CAPITAL 38 FLASHIZ34 FONDATION IDEA 44 FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT 52 FONDS NATIONAL DE LA RECHERCHE 30 FORBES 70 FOUILLOY RÉMI 108 FOUQUET FRANÇOIS 122

FRIESEISEN CLAUDE FUNK FYTE LUXEMBOURG

G

GALLEGATI MAURO 26 GAP POLYMERS 47 GARRONE MATTEO 114 GARY CHANTAL 20 GATES BILL 38 GAVRAY GWENAËL 108 GENCO SÉBASTIEN 66 GENTILI ANDREA 26 GERNSBACK HUGO 114 GLASSDOOR 108 GLOBAL FOOTPRINT NETWORK 44 GLODEN LÉON 18 GOGULAN BOGDAN 58, 60 GOLD NAPOLEON 116 GOLDMAN SACHS 60, 74 GOODYEAR 47 GOOGLE 52, 60, 108, 122 GOOSSENS CHRISTOPHE 34 GOVERNATORI JEAN-JOËL 16 GRAMEGNA PIERRE 47 GRAND-DUC HENRI 16 GRAND-DUC HÉRITIER GUILLAUME47 GRAND-DUC JEAN 44 GRANDE-DUCHESSE MARIA TERESA  16 GREENFIN38 GREYCAT 122 GRISSE MARIANNE 30 GROSBUSCH FRUITS & VEGETABLES 47 GROSBUSCH RENÉ 47 GROSSMANN DANIEL 58, 60

H-I

HAINS RAYMOND 106 HAIVA RU 116 HALLIWELL MARTIN 58, 60 HARTMANN THOMAS 122 HEC PARIS 52 HEMMEN CÉCILE 16 HENRY FORD HEALTH SYSTEM70 HIGHSIDE28 HILTON HOTELS & RESORTS 52 HSBC 40, 41, 60 HUAWEI 28 HUNTEED 30 ICON 60 IDEX60 IERACE DECHMANN + PARTNERS 30 IKEA 58, 60 IMMO LUXEMBOURG 47 INCARDONA JOSEPH 38 ING 30, 34 INNOVATION FIRST 26 INSEAD 72, 74, 94 INSTAGRAM108

un vent de fraîcheur sur vos recrutements 118 —

­ — Mars 2020

16 72 108


INDEX INSTITUT LUXEMBOURGEOIS DES ADMINISTRATEURS 72, 74, 94 INVESCO 26 IP PRODUCTIONS 30 ISR38 ITSME28 IWG 35

J-K

JANSEN CHRIS 35 JLL LUXEMBOURG 38 JUNCKER JEAN-CLAUDE 22 KBC 34 KBL35 KELLY NED 114 KERVEN GUSTAVE 114 KEYTRADE BANK 34, 38 KFW 60 KHARIS CAPITAL 58, 60 KINEPOLIS 114, 116 KLEOS SPACE 35 KMIOTEK CHRISTIAN 16 KNAFF PIM 16 KNAUF 18 KNEIP30 KOEDINGER MIKE 34 KORYTKO LINDSAY 22 KOX HENRI 20 KOX JO 20 KOX-RISCH ÉLISABETH 20 KPMG LUXEMBOURG 56, 72

L

LA VARENNE 108 LALUX ASSURANCES 30 LAMBERT BRUNO 60 LAMBERTY CLAUDE 16 LANDSBANKI LUXEMBOURG 38 LARRAÍN PABLO 114 LEBRUN VINCENT 56 LEMOGNE AUDE 74 LENERT PAULETTE 18 LES 2 MUSÉES DE LA VILLE DE LUXEMBOURG 30 LETOURNEUR SOPHIE 114 LHOFT 47 LIBERTY GLOBAL 60 LIFT ME OFF 28 LINDA72 LINKEDIN108 LIVSPACE 58, 60 LOLA STRATEGYANDDESIGN 30 LOPEZ GERARD 59, 60 LORSCHÉ JOSÉE 18 LPEA 51, 56 LSAP 16, 18, 20, 47 LUXCONTROL 30 LUXEMBOURG BUSINESS ANGEL NETWORK 70 LUXEMBOURG CITY FILM FESTIVAL 114, 116 LUXEMBOURG FOR FINANCE 40, 47 LUXEMBOURG TRADE AND INVESTMENT OFFICE 47 LUXEMPART 60 LUXFLAG 38 LUXFUTURELAB 28 LUXINNOVATION 18 LUXTRUST 28 LUXUSBUERG 34

M

MACIAS ENRICO MACKEL NICOLAS MACRON EMMANUEL MADVERTISE MAISON MODERNE MANGROVE CAPITAL PARTNERS MANPOWER MAYRISCH EMILE MCCARTHY PADRAIG MCKINSEY & COMPANY

38 40 16 30 30, 110 59, 60 35 22 58, 60 70

MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ (ESM) 40 MÉDECINS DU MONDE LUXEMBOURG 30 MEDINA ALESSANDRA 35 MEKOUAR-SCHNEIDER RAJAA 51 MELUSINA 34 METAFORM 47 MICROLUX 47 MICROSOFT 28, 59, 60 MIKADO PUBLICIS 30 MINISTÈRE D’ÉTAT 16 MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE 47 MINISTÈRE DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES 30 MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR 30 MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION ET DE L’ACTION HUMANITAIRE 18 MINISTÈRE DE LA DÉFENSE 16 MINISTÈRE DE LA JUSTICE 22 MINISTÈRE DES FINANCES 47 MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DES INFRASTRUCTURES 16, 30 MISCH GASPAR 22 MOAST CREATIVE STUDIO 30 MOAWAD ASSAAD 122 MONSTER 108 MORGAN PHILIPS EXECUTIVE SEARCH 108 MOSKITO 30 MULHEIMS RAOUL 34 MÜLLER GILLES 44 MULLER ROMAIN 38 MUTLU MURAT 47 MY SARDINES 28 MYCON 112

N

NAIN GRÉGORY 122 NATIONS UNIES 58 NATIXIS60 NAUTADUTILH LUXEMBOURG 22 NEWELL MIKE 114 NEWSPACE CAPITAL 58, 60 NEXTEN.IO 32 NGO-LI ANH QUYEN 47 NICOLETTI LORIS 47 NIPPON STEEL 26 NORDIC SWAN ECOLABEL 38 NORDSEE 58, 60 NORTHERN TRUST 40 NORTON ROSE FULBRIGHT LUXEMBOURG 22 NOVETHIC 38 NVISION 34

O-P-Q

O’TACOS 58, 60 O3B NETWORKS 60 OCSIAL 26 ORACLE 122 OTAN 58, 60 PAUL WURTH 122 PAYCONIQ 34 PAYPAL40 PENIN OLIVIER 66 PEREZ CAROLE 32 PICASSO106 PICTET & CIE EUROPE 41 PINTO SAM 108 PIZZA HUT LUXEMBOURG 30 PLUSS 60 PORSCHE 70 POST 30, 34, 38, 44 PPRO 40 PRINCE JONATHAN 34 PROCTER & GAMBLE 70 PROTECTION CIVILE 34 PWC 26, 47, 56, 70, 74 QUICK 58, 60

R

RADIO LRB 34 RAKUTEN 40 RBS INTERNATIONAL 40 REDING YVES 66 REGUS 35 REINE MAXIMA 16 RENAULT BENELUX 35 RIFKIN JEREMY 18 RISTORANTE ESSENZA 116 ROBBIE MARGOT 114 ROMMES JEAN-JACQUES 44 RONDA JASPER 66 ROTAREX 47 ROUMAIN MANUEL 58, 60 RTL 30, 34, 106, 110 RUINART 38

S

SAMSA114 SAP70 SARKOZY CÉCILIA 16 SATISPAY40 SATRAPI MARJANE 114 SAUER TORSTEN 22 SCHADECK RAYMOND 94 SCHEECK LAURENT 16 SCHEMELWIRTZ ARCHITECTES ASSOCIÉS 112 SCHIARATURA VIVIEN 66 SCHILTZ LUC 114 SCHMITZ HANS-JÜRGEN 59, 60 SCHNEIDER ÉTIENNE 18, 47, 58, 60 SCHNEIDER ROMAIN 20 SCHOCKMEL ERIC 114 SCHOMAKER PATRICK 47 SÉCURITÉ ROUTIÈRE 30 SES 34, 58, 60 SFR FTTH 60 SILVER HOLDINGS 47 SIX PAYMENT SERVICES 40 SKYPE 59, 60 SLACK 28 SNCB 16 SNCI 58, 60 SNIUKAS MARC 30 SNT 28, 122 SOBOLUX 26 SOFTBANK 35 SPACES 35 SPIRE GLOBAL 35 SPUERKEESS 41 STATEC 41, 44 STATISTA70 SWISS LIFE 35 SWISS RE CAPITAL MARKETS EUROPE 40

T

U-V-W-Z

UBS 38, 52 UNION DES ENTREPRISES LUXEMBOURGEOISES 18 UNIVERSITÉ DE LUXEMBOURG 28 UNIVERSITÉ DE SAINT-GALL 52 VALENTINI ENZO 26 VALERIUS ART GALLERY 106 VALERIUS GÉRARD 106 VANKALAS SACHIN 38 VANTAGE DATA CENTRES 28 VERKÉIERSVERBOND 20, 30 VILLE DE LUXEMBOURG 30 VISA 70 VOLKSWAGEN LOSCH FINANCIAL SERVICES 47 VON DER LEYEN URSULA 22 VOUS AGENCY 30 WARINGO JEANNOT 16 WARRANT FRÉDÉRIC 66 WDP 26 WEBEDIA 30 WEILL ISABELLE 30 WELLERSHOFF & PARTNERS 52 WEWORK 35 WIDE 94 WILLEMS WILLIAM 35 WINANCE 35 WITZ LAURENT 30 WORT 34 WURTH MICHEL 60 ZEILT30 ZIEGLER26

PUBLICITÉS

ARENDT 24, 25 BANQUE DE LUXEMBOURG 2, 3 BGL BNP PARIBAS 33 CACEIS 64, 65 CANDRIAM 36, 37 CENTER STAGE 50 CMCM 149 D’COQUE 113 DKV 105 FORD 21 GALERIE CEYSSON 115 LOYENS & LOEFF 14, 15 LYXOR 6 OCTAR 55 PEUGEOT 23 PWC 29, 150 SAMSIC 48, 49 SAUMUR 124 SD WORD 42, 43 SGSS61 SNCI 63 SOCIÉTÉ LUXEMBOURGEOISE DE RANGEMENT 95 VICTOR BUCK SERVICES 12, 13

TABONE NICK 56 TANGO 30, 34 TECHNOPORT 28 TEILLANT DANY 56 TELKEA GROUP 66 THE OHIO STATE UNIVERSITY WEXNER MEDICAL CENTER 70 THEISEN & MARQUES 47 THEISEN MARC 47 THELEN CARLO 47 TLUSZCZ MARK 58, 60 TNS ILRES 30 TOWARDS SUSTAINABILITY 38 TOYS’R’US 52 TRAVERSINI ROBERTO 20 TRENDY FOODS 26 TRIERWEILER VALÉRIE 16 TRUMP MELANIA 16 TURMES CLAUDE 18 TURNER AARON 28

Mars 2020 —

­ — 119


OURS

Mars 2020 dir ecteur de la publication

Richard Karacian dir ecteur éditor i a l

Matthieu Croissandeau matthieu.croissandeau@maisonmoderne.com   @croissandeau

RÉDACTION Téléphone (+352) 20 70 70-100 Fax (+352) 29 66 19 E-mail press@paperjam.lu Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg secr éta ir e de r édaction

Jennifer Graglia (J. G.) jennifer.graglia@maisonmoderne.com

r édacteur en chef

Thierry Raizer (T. R.) thierry.raizer@maisonmoderne.com   @traizer1 r édacteur en chef a djoint

Nicolas Léonard (N. L.) nicolas.leonard@maisonmoderne.com   @NicolasLeonard

Céline Coubray (C. C.) celine.coubray@maisonmoderne.com   @celinecoubray Laura Fort (L. F.) laura.fort@maisonmoderne.com   @LauraFort2 Camille Frati (C. F.) camille.frati@maisonmoderne.com   @camillefrati Fanny Jacques (F. J.) fanny.jacques@maisonmoderne.com Megane Kambala (M. K.) megane.kambala@maisonmoderne.com Thierry Labro (T. L.) thierry.labro@maisonmoderne.com   @ThierryLabro Jean-Michel Lalieu (J.-M. L.) jean-michel.lalieu@maisonmoderne.com Pierre Pailler (P. P.) pierre.pailler@maisonmoderne.com Corentin Picat (C. P.) corentin.picat@maisonmoderne.com

RÉGIE PUBLICITAIRE

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dir ecteur associé

dir ecteur a dministr atif et fina ncier

Etienne Velasti

assista nte commerci a le

Maison Moderne est un partenariat de Francis Gasparotto, Richard Karacian, Mike Koedinger et Etienne Velasti.

Céline Bayle (-303)

STUDIO GRAPHIQUE

conseil d ’a dministr ation Mike Koedinger (président), Jean-Claude Bintz (vice-président), Richard Karacian, Daniel Schneider et Etienne Velasti (membres).

dir ecteur de l’agence Mathieu Mathelin dir ecteur de cr éation

Jeremy Leslie

hea d of production

Vinzenz Hölzl

hea d of a rt dir ection

a rt dir ector s

cor r ection

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Lisa Cacciatore, Sarah Lambolez, Manon Méral, Elena Sebastiani, Laura Zorloni

fondateur

Richard Karacian

Stéphanie Poras-Schwickerath

Romain Gamba (Maison Moderne), Jan Hanrion (Maison Moderne), Gaël Lesure, Edouard Olszewski, Patricia Pitsch (Maison Moderne), Matic Zorman (Maison Moderne)

www.maisonmoderne.com Téléphone (+352) 20 70 70 E-mail publishing@maisonmoderne.com Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg Bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

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Fabien Rodrigues (F. R.) fabien.rodrigues@maisonmoderne.com

photogr a phes

ÉDITEUR

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Monique Bernard, Julie Kotulski, Elina Luzerne (coordination Paperjam), Sascha Timplan, Clémence Viardot, Audrey Ridremont (coordination Clubletter)

Please recycle. Vous avez fini de lire ce magazine ? Archivez-le, transmettez-le ou bien faites-le recycler ! Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur. © MM Publishing and Media SA. (Luxem­bourg) Maison Moderne ™ is used under licence by MM Publishing and Media SA. ISSN 2354-4619 Conformément à l’article 66 de la loi du 8 Février 2004 sur la liberté d’expression dans les médias, la présente mention est obligatoire « une fois par an, au premier numéro diffusé ». Nous avons choisi de la publier chaque mois. La société éditrice de Paperjam est détenue indirectement, par une participation excédant 25 %, par Mike Koedinger, éditeur domicilié au Luxembourg. La direction générale et la gestion journalière sont de la responsabilité de Richard Karacian.

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14 : 00


LA START-UP DU MOIS DATATHINGS

« L’IA qui prend le temps d’être meilleure » Au lieu de chercher absolument à lever des fonds, DataThings travaille sur le fond : le cœur de son intelligence artificielle, que la spin-off du SnT destine à l’industrie. Forte de beaux clients dans son portefeuille, la start-up vient de souffler sa troisième bougie.

Deux projets en France Sont arrivés les premiers projets européens d’Horizon 2020. La métropole de Lyon, en France, voulait avoir un dispositif d’arrosage intelligent, qui permette de profiter de l’eau de pluie récupérée l’hiver et de nettoyer les espaces publics. « Que l’arrosage soit opportun, que cela améliore le ressenti des citoyens quand il fait très chaud et que cela favorise la présence d’espaces verts dans la ville. Avec des capteurs dans les arbres et au sol, et en fonction des prédictions météorologiques, en fonction de critères comme les plans canicule, qui empêchent les arrosages, 122 —

­ — Mars 2020

J anvier 2017 : fondation au Luxembourg. 2  017 : DataThings séduit rapidement Paul Wurth et Creos.

2  019-2020 : DataThings intègre des consortiums pour des projets de développement dans la métropole de Lille et celle de Lyon, sur l’arrosage des espaces verts ou le ramassage des ordures ménagères.

etc., nous avons automatisé l’arrosage », explique M. Nain. Les mathématiques et les données deviennent des outils dans la prise de décision, industrielle ou politique. À Lille, une autre métropole, l’intelligence artificielle de DataThings permettra de tout connaître des poubelles, et donc de mieux organiser le ramassage. « Il ne s’agit pas de fliquer les gens, détaille M. Fouquet, mais d’ajouter de la valeur à des services publics. » En ce temps de campagne pour les élections municipales en mars, la problématique revient tous les jours sur le tapis, à Paris, par exemple. Une progression linéaire L’intelligence artificielle est adaptée aux besoins de l’industriel ou du client, les déve­ loppements sont faits sur son site, et les don­ nées y restent. Loin des Google, Amazon ou Oracle, le cœur de l’intelligence artificielle doit grandir doucement, avec un haut niveau d’exigence. De 130.000 euros en 2017, le chiffre d’affaires est passé à 350.000 euros en 2018 et à 520.000 euros l’an dernier. Des quatre fondateurs, l’équipe est passée à huit personnes, et terminera l’année à dix. Objectif : « validation mathématique, économique et industrielle ». Les premiers clients permettront peut-être de répliquer les modèles qui marchent. T. L.

BIO EXPRESS

Grégory Nain, Assaad Moawad, François Fouquet, Thomas Hartmann Quatre docteurs en sciences informatiques et en génie logiciel développent un système de gestion et d’analyse en temps réel des données issues de différents capteurs. Paul Wurth, qui comprend directement l’intérêt de la technologie, propose à cette spin-off de se développer dans son incubateur. « Nous avons 80 % de docto­ rants, et nos technologies pro­ gressent avec rigueur, admet le CEO, Grégory Nain. Nous sommes chanceux ».

PHOTO DataThings ILLUSTRATION Ellen Withersova

n continue d’avancer. » Assis dans un des quatre fauteuils d’une des salles de l’incubateur de Paul Wurth, le CEO de DataThings, Grégory Nain, est un entrepreneur en ombres chinoises, toujours plus chercheur que véritable CEO, ce dernier est épaulé par trois chercheurs avec qui le projet est né : Assaad Moawad, François Fouquet et Thomas Hartmann. « Nous sommes ici parce que nous avons commencé à travailler avec Paul Wurth », se sou­ vient son chief technological officer, François Fouquet. L’idée était d’aider l’industriel à mesurer la température de sortie du métal non seulement pour qu’elle soit constante, mais pour qu’elle soit constante à 10 degrés de plus ou de moins par rapport à ce qui est requis. À la clé, de grosses économies d’éner­ gie. Après le personnel, cette question-là est souvent celle qui engloutit le plus de ressources financières dans l’industrie. L’énergie, sur le réseau luxembourgeois, les a ensuite amenés chez Creos, depuis deux ans. Là aussi, pour pouvoir utiliser toutes les statistiques disponibles afin de rendre le réseau plus efficace et moins cher.

2  016 : quatre chercheurs travaillent sur l’analyse de données industrielles et créent GreyCat.

2  018 : Cebi choisit la solution pour un espace virtuel destiné à ses machines intelligentes.

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« 

EN BREF DataThings en cinq points


Clubletter MARS AVRIL 2020

Bienvenue aux nouveaux membres

2D Management Agile & Coaching Solutions Ama Mundu Technologies ARHS Developments Axel Ricbourg Azap.lu Bepa ComptabilitĂŠ Beski Matchmakers Biewer & Spautz Dimitri Potapenko Dynamic-Sales Consulting Enex European News Exchange Ă&#x2030;tude Yves Altwies ExoAtlet Global SA GG Smile Giorgetti & Kuhn Hoyez SAS In Tempo InReg JT Int Comp. Neth. B.V. Belg.Branch Koncept Legrand Data Center Solutions Low Energy Consulting Lux-Paul (boulangerie) Mandexpa Marc Loesch Notaire Metaform Mobilier2Buro mobilu.lu MSlux Protime Luxembourg Reflets Senad Vrazalic Architect UMA Architectes Whole Training


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ÉDITO IMPACT POSITIF

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a saison est désormais lancée, et ce numéro couvrira une séquence de thématiques à impact. De la diversité dans les conseils d’administration pour le deuxième 10×6 de l’année – Women on board – le 27 février au 10×6 Finance : Impact investing du 26 mars, ce seront autant d’occasions de se plonger dans un sujet d’actualité, de montrer des best practices et d’enrichir des cadres théoriques. Le sujet est au cœur de l’activité du Paperjam Club depuis plusieurs années maintenant. Conscients des incidences de nos événements, nous avons mis en place une série de mesures pour minimiser les conséquences de ceux-ci : la moitié des propositions du catering sont végétariennes, le foie gras et le thon rouge sont bannis de nos buffets, et la viande rouge ne représente jamais plus de 10 % de la proposition. Les couverts jetables et le plastique sont également proscrits. Par ailleurs, le Club invite des demandeurs d’emploi et des étudiants lors de ses conférences. Comme chaque mois, le Paperjam Club est votre partenaire pour vous placer au centre de l’environnement business local avec un impact maîtrisé.

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LES AVANTAGES DU CLUB MEMBER

INSPIRE

EN

he season is now launched, and this issue will cover a sequence of high-impact themes. From diversity in boards of directors for the second 10×6 event of the year – Women on board – on 27 February to the 10×6 Finance: Impact investing on 26 March, there will be many opportunities to delve into a topical subject, to show best practices and to enrich theoretical frameworks. The subject has been at the heart of the Paperjam Club’s activity for several years now. Aware of the impact of our events, we have implemented a series of measures to minimise their consequences: Half of the catering proposals are vegetarian, foie gras and bluefin tuna are banned from our buffets and red meat never represents more than 10% of the proposal. Disposable cutlery and plastic are also banned. In addition, the Club invites job seekers and students to its conferences. As every month, the Paperjam Club is your partner to place you at the centre of the local business environment with a controlled impact.

Ouvrez vos perspectives et stimulez vos idées par l’inspiration

LEARN Développez vos compétences et celles de vos collaborateurs

NETWORK Développez votre réseau professionnel et la marque de votre société

Julien Delpy Director Paperjam Club

ENGAGE Renforcez l’engagement de vos collaborateurs Mars / Avril 2020 —

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MERCREDI 22 JANVIER 2020 CENTRE ÉVÉNEMENTIEL GINKGO

Club Talk : Blockchain La confiance est-elle programmable ? Cyril Paglino, entrepreneur, investor et general partner de Starchain Capital et co-founder de The Garage, a su développer et transmettre les tenants et aboutissants de la blockchain aux 150 membres du Club présents. Il a été rejoint par Fabrice Croiseaux, CEO de InTech et soutien de cet événement, afin d’échanger sur les possibilités et limites de cette technologie innovante.

« La confiance programmable est basée sur des mathématiques, des sciences exactes qu’on ne peut ni corrompre ni menacer. » Cyril Paglino Starchain Capital – The Garage

PHOTOS Jan Hanrion (Maison Moderne)

De gauche à droite : Cyril Paglino (Starchain Capital – The Garage) Fabrice Croiseaux (InTech)

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Mirko Boemer (Bâloise), Yoann Amodeo (CD Pub) et Rémi Dehon (Bâloise) Alexis Bourrachot (Wavestone) Jean-Pierre Hofnung (SCS Consulting) Delphine Vagner (CLC) et Larissa Thomma (Real Estate Imperium) Pierre Petry (LGL)

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Didier t’Kint (BFED) Mathilde Lefebvre (Degroof) Flavie Rougier (Office Freylinger) Vincent-Emmanuel Mathon (VEM Consulting) Alexandre Leroy (SGBT) Paul Galles (Chambre des députés) et Negin Baradar

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JEUDI 23 JANVIER 2020 CSL – CASINO SYNDICAL

Journée de workshops Du marketing au développement personnel en passant par le management et bien d’autres encore, près de 200 membres sont venus développer leur potentiel lors de notre journée de workshops.

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Grégory Wawszyniak Dumont (Securitymadein.lu) Mohamed Benkhelifa et Raphael Pellegrin (Advisory Key) Philippe Costard (Publilux) Dr Kamel Mnisri (ICN) Géraldine Kadret Augier (Michael Page)

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Stefano Pozzi Mucelli (Luxinnovation) Daniela Serafim (Pindo) Aurélie Breton (Advisory Key) Tom Girardin (Pétillances) Leslie Husson (atHomeGroup)

PHOTOS Jan Hanrion, Patricia Pitsch (Maison Moderne)

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MARDI 28 JANVIER 2020 THE OFFICE

Let’s Taste : Message In The Bottle Nos 40 membres ont pu networker lors de ce tasting tout en découvrant les alliances subtiles entre saveurs et créations visuelles des vins qui leur ont été proposés par Grand Terroir Sélection.

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Alexandre Wagner (Grand Terroir Sélection), Alexandre Bodak (GCP Consulting) et Bénédicte Hiernaux (Dominno) Yassmine Myami (RH Expert) et Arno Tijink (Immopartner Luxembourg)

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Yves Mounchili, Steve Agboton (Editus Luxembourg) et Paul Geldreich (Lonsdale) Lucien Douwes (Immopartner Luxembourg) et Fernanda Melo (Paladium Coworking) Valerie Campbell et Gosia Kramer (The Office)

PHOTOS Patricia Pitsch (Maison Moderne)

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Issam Bouchareb (Lancelot) Paul Geldreich (Lonsdale) Mark Simpson (Lancelot) Cypris Brach (RH Expert)

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Simône van Schouwenburg (BCEE Spuerkeess), Hervé Kias (Oriskany) et Adrien Trudelle (Golf Planet Events)

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JEUDI 30 JANVIER 2020 ATHÉNÉE DE LUXEMBOURG

10x6 Leadership : Corporate cultures that make sense « Il est temps de passer du management par la tension, à celui de l’attention. » Jacques Bouvy Coherence

Près de 400 membres ont assisté à 10 points de vue d’experts concernant la culture d’entreprise, sujet aujourd’hui en 3e position des priorités après la stratégie et la performance financière.

PHOTOS Arthur Ranzy

De gauche à droite : Julien Delpy (Maison Moderne) Pedro Castilho (Verbalius) Alain Leduc (Creativores) Nathalie Fossoud (Pictet Technologies) Tatjana von Bonkewitz (Hofstede Insights) Guy Kerger (Mindforest Group) Bruno Van de Vloet (Advisory Key) Jacques Bouvy (Coherence) George M. Lentz Jr. (Brasserie Nationale Bofferding) Barbara Daroca (ING) Laurent Derkum (Banque Raiffeisen) Christoph Lemke (SES) Julie Lhardit (Maison Moderne)

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Jean Birgen (Instal-Fit), George M. Lentz Jr. (Brasserie Nationale Bofferding), Anaïs Colchen (Car Avenue) et Robert Dennewald (Contern) Sala Makumbundu (Christian Bauer & Associés Architectes) Annemarie Heus, Laura Hernert et Lucile Rahn (Natixis Life)

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Valérie Ghanimé (Ghanimé Events) Salvatore Genovese (Genoways), Yves Lahaye et Josiane Veneziano (RBC) Jean-Christian Nyobe-Tona Emilie Monfort (Move Forward) Nathalie Fossoud (Pictet Technologies)

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Olivier Böhm (Belvedere Architecture) Ken Lim, Maria-Inès Schischlik, Eric Dejon (ING)

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Anne Levy (Banque de Luxembourg) et Julien Bossu (CDCL)

Mai / Juin 2019 —

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MARDI 04 FÉVRIER 2020 VINOTECA

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Networking Circle : Surprises Vinicoles

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Lydia Fleurent-Haan (Feeling Formation & Coaching) Marc Meyers (Fiduciaire du Grand-Duché de Luxembourg)

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Julien Poncelet (Poncelet ExpertiseComptable) Matthias May (Engel & Völkers)

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Paul Dockx (Presta-Cylinders) Stéphane Bourret (Compte Fiduciaire Rege Lux) Florence Bastin (Fiduciaire du Grand-Duché de Luxembourg) Sophie Lafleur (Mandeleo)

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PHOTOS Jan Hanrion (Maison Moderne)

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Ce sont pas moins de 40 membres C-Level qui ont networké et développé de nouvelles opportunités au gré de quelques surprises vinicoles lors de cet événement.

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JEUDI 06 FÉVRIER 2020 REKA IMPRIMERIE

Dans Les Coulisses... de Reka Une douzaine de membres sont allés à la découverte des coulisses de l’imprimerie Reka afin d’observer et suivre le cycle de vie du print. Une approche en profondeur du monde de l’imprimerie.

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Frédéric Gillen (Reka) Emmanuel Ballouhey-Dauphin (Reka) Marc Vandenhoeke (Spuerkeess)

PHOTOS Arthur Ranzy

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Alessandro Palagiano (Banque Degroof Petercam) Priscillia Hireche (TNT/Fedex Luxembourg) Claude Lange (Victor Buck Services) David Carmo (Immo Future) et Eric Thilmant (Polygone)

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MERCREDI 05 FÉVRIER 2020 HALLE VICTOR HUGO

Media Awards 2020 Le show marcom biennal a rassemblé plus de 800 invités qui ont pu assister au sacre de certains des nominés dans les neuf catégories suivantes : Cross-Media, Internet, Presse, Presse B2B, Radio, TV / Cinéma, OOH / DOOH, Native Advertising et Première ­campagne. Un grand bravo à tous nos gagnants qui ont su créer des campagnes « above the line ».

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PHOTOS Patricia Pitsch (Maison Moderne)

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Hugues Delcourt (Kneip) Pierre Kihn (Office Freylinger) Nathalie Reuter (SNE) François Leclerc (Vous Agency), Bénédicte Puccio (Chambre des métiers) Thierry Wunsch (Comed)

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et Jessica Koeune (Les 2 Musées de la Ville) Matthieu Dusart, Vincent Finck (Mikado Publicis), Robert Schmit (ministère du Développement durable et des Infrastructures) et Camille Groff (Mikado Publicis)

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Luc Welter (Post) et Philip Van Woensel (BetoCee) Frédéric Thill (IP Productions), Thomas FairfaxJones, Linda Branig et Daniel Rinaldis (Fare) Philippe Wery (Arendt & Medernach), Pietro

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Namèche et Dan Dechmann (Ierace Dechmann + Partners) Erny Huberty (Enovos), Marc Haas (Binsfeld), Amélie Geisen, Gilles Hermes et Danny Bonifas (Enovos)

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VENDREDI 07 FÉVRIER 2020 HÔTEL LE ROYAL

Déjeuner Carrousel 1

Entre lunch et networking, les 40 membres du Paperjam Club présents ont pu réaliser 9 opportunités business au gré de 3 services. Partage et échanges ont été de mise lors de ce moment convivial.

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Anne Prisciandaro (Publi.lux), Marion Mokhtari (Talantlers) et Michel Baltus (MIXvoip) Gwen Tanson (Reflets) François Scalais (Aguatica) Eugénie Desmet (Pronovem) Fred Pilet (EGB Interior Design) Christophe Piette (Bureau Moderne) Florbela Silveira (The Nxt Stp) Caroline Bécus (EasyNext)

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Emily Zwart (Berlitz) Charel Gaul (Lalux Assurances), Maria Carolina Mayorca (Ghanime Events), Nicolas Genon (Securitas) et Alban Huyghé (HD33 Real Estate) Alfred Fuchs (Sowink) Marie-Laure Valmain (Michael Page)

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PHOTOS Jan Hanrion (Maison Moderne)

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MARDI 11 FÉVRIER CSL – CASINO SYNDICAL

Journée de workshops Soft skills et hard skills sont au programme de nos rendez-vous de formations mensuels : une pléthore de sujets, de la communication au personal branding en passant par la finance et le management, ont été développés par nos experts pour 200 membres présents.

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Patrick Lesage (Takaneo) Lene Pedersen (Lenelife) Daniel Braun (Marlière & Gerstlauer)

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Aude-Emelyne Marasse (Securex) Ioana Istoc (BRE Europe) Adis Kozar (Seris Security)

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PHOTOS Jan Hanrion, Patricia Pitsch (Maison Moderne)

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Sarah Gasser (Crèche Les P’tits Bouchons) Elizabeth Benarroch (Blackridge) Virginie Antoine (Pictet) Pauline Barry (State Street Bank)

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THURSDAY 13 FEBRUARY CENTRE ÉVÉNEMENTIEL GINKGO

Club Talk – Real estate market: Evolution & Trends 1

Céline Coubray (Paperjam Architecture + Real Estate), Sheelam Chadha (Patrizia), Michel Van Geyte (Leasinvest Real Estate), Ulf von Lilienfeld-Toal (Université du Luxembourg), Jess Bauldry (Delano), Xavier Denis (AG Real Estate) and Viviane Rouarch (Caceis)

“ There is clearly no bubbling in Luxembourg. ” Ulf von Lilienfeld-Toal Université du Luxembourg

PHOTOS Jan Hanrion (Maison Moderne)

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More than 200 members gathered to understand the evolution of the real estate market, the attraction of investors, new assets/sources offering stable and long-term returns in a world where low rates seem to have found their place in the medium and long term.

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Patrick Meyer (Belvedere Architecture) and Torsten Scheuer (VP Bank) Emmanuel Réveillaud (Kaufhold & Reveillaud) Séverine Nlandu (BNP Paribas) and Daniel Hilbert (BDO Luxembourg) Bogdan Banice (Banice Architectes) Jean François Muller (Lux Realinvest)

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Timothy Fenwick (Quantum Potes) Vincent Bechet (Inowai) Sandrine Bareel (BPI) Cédric Doppagne (Eurocaution Benelux) Yannick Lang (Banana Republic Office) François Arens (James F. Taylor & Partners)

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ILLUSTRATION Marie Königsdörfer (Maison Moderne)


10×6 FINANCE VERS UN PACTE POUR L’IMPACT Aujourd’hui, plus de 500 milliards de dollars d’actifs sont gérés au travers de mandats en impact investing1. Cette tendance s’explique principalement par une demande grandissante pour des investissements qui génèrent de la valeur au sens large, et pas uniquement sur le plan financier.

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outefois, cet engagement croissant des investisseurs mondiaux – qui s’inscrit entre autres dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies – se mesure principalement au travers d’acteurs et fonds privés, avec en moyenne 41 % du capi­ tal des investisseurs d’impact investi dans des dettes privées et 18 % dans des fonds de capital-investissement2. Cela s’explique par le fait qu’il est plus difficile de trouver des entreprises de pure forme dans le domaine de l’investissement d’impact sur les marchés publics que dans le privé.

Impact de l’investissement vs monétisation de l’impact : que faut-il mesurer ? Le principal défi pour les investisseurs d’im­ pact est d’appréhender la manière de mesurer le « succès » du placement. En raison de la vaste gamme d’impacts, du manque de référentiels communs et de la difficulté à quantifier les impacts, il est en effet particulièrement difficile d’obtenir une cohérence de mesure entre les différents investissements. Actuellement, les ODD – qui sont au nombre de 17 – demeurent l’outil de mesure de l’impact le plus couramment utilisé. Sur le principe, les investisseurs choisissent un ou

plusieurs objectifs (comme l’action climatique ou l’égalité des sexes) et y attribuent un impact. Toutefois, certains impacts restent plus facilement mesurables que d’autres. Les impacts environnementaux, par exemple, peuvent se mesurer avec des données quan­ tifiables comme la quantité d’émissions de CO2 évitées ou le nombre de gigawatts d’éner­ gie renouvelable produits. Les impacts sociaux pourraient également être développés, en prenant en compte, par exemple, le nombre de logements abordables fournis aux ménages ou encore les économies réalisées par le gouvernement. Reste toutefois à proposer aux investis­ seurs des indicateurs qui leur permettent d’évaluer la monétisation de l’impact, condi­ tion incontournable dans une décision de placement car permettant de mesurer le bénéfice économique qu’un investissement responsable pourra permettre. Certains fonds spécialisés en impact se sont d’ailleurs penchés sur ce sujet en déve­ loppant des outils comme le social return on investment (SROI) ou bien l’impact ­multiple of money3. Cependant, malgré l’existence de ces outils, la monétisation de l’impact continue de ren­ contrer des limites dès qu’il s’agit d’un gain non mesurable économiquement. Comment, par exemple, mesurer économiquement l’aug­ mentation de l’estime de soi chez un individu qui retrouverait un emploi ? Bien qu’ayant de la valeur et pouvant permettre le développement personnel d’un individu, elle reste difficile à mesurer économiquement.

blème visé reçoive un financement adéquat. À ce stade, l’aspect moral de la monétisa­ tion de l’impact soulève toutefois certaines questions. Tout d’abord, l’investissement responsable ne doit-il pas être porté par une volonté totalement décorrélée de toute ambition économique de rentabilité ? Ou encore, quelle place l’altruisme doit-il occuper dans une décision d’investisse­ ment ? Est-ce un argument ou une finalité en soi pour l’investisseur ? Autant de questions auxquelles nous ­n’aurons d’autre choix que de trouver des réponses pour parvenir à la création d’un véritable « pacte » pour le futur.  J. L. 1. Selon une étude du Global Impact Investing Network (GIIN). 2. Selon une étude du Global Impact Investing Network (GIIN). 3. Outil développé par le fonds Rise Fund, un fonds d’investis­ sement à impact de 2 milliards de dollars destiné aux entreprises en phase de croissance, et Bridgespan, société mondiale de conseil en impact social.

10X6 FINANCE IMPACT INVESTING LIEU

Athénée de Luxembourg 24, boulevard Pierre Dupong L-1430 Luxembourg PROGRAMME

18:30 Welcome cocktail 19:00 Mot de bienvenue 19:10 Dix interventions 20:30 Walking & networking cocktail SPONSOR

Peut-on monétiser l’éthique ? Tout l’enjeu sera de trouver le bon équilibre entre l’obtention d’un fort rendement pour les investisseurs et la garantie que le pro­ Mars / Avril 2020 —

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CLUBLETTER

MARS - AVRIL 2020

LE PROGRAMME

DÉJEUNER-CONFÉRENCE EN CONVERSATION AVEC TAINA BOFFERDING Les déjeuners-conférences proposent à nos membres chefs d’entreprise et cadres de haut niveau l’interview d’une personnalité politique suivie d’un networking lunch. Pour sa première édition, retrouvez sur scène Taina Bofferding, ministre de l’Intérieur et ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes. LIEU

CELO À PARTIR DE 11:00

JOURNÉE DE WORKSHOPS LIEU

Chambre des salariés Luxembourg – Casino syndical À PARTIR DE 09:30

MARKETING BREAKFAST INBOUND & DIGITAL MARKETING

LIEU

Athénée de Luxembourg À PARTIR DE 18:30

LIEU

À venir À PARTIR DE 18:30

LIEU

BREAKFAST NOUVEAUX MEMBRES

À PARTIR DE 08:15

Paladium À PARTIR DE 18:30

LIEU

Maison Moderne

NETWORKING CIRCLE

À PARTIR DE 08:15

LIEU

Étoile Garage

DELANO BREAKFAST TALK

À PARTIR DE 18:30

DELANO LIVE PLACE

Knokke Out STARTING AT 18:30

Effet de mode ou nouvelle façon d’investir ? L’impact investing est devenu incontournable. 10 experts partageront leurs vision, critiques et bonnes pratiques. LIEU

THE PLACE MARCOM

Maison Moderne

LET’S TASTE

10X6 FINANCE IMPACT INVESTING

DÉJEUNER CARROUSEL LIEU

Knokke Out À PARTIR DE 12:00

PLACE

Sofitel Le Grand Ducal

STARTING AT 08:15

JOURNÉE DÉCOUVERTE BASKETBALL & LEADERSHIP La réussite d’un projet se fait par des moyens humains, la synergie des talents, dans un tout homogène vers une équipe gagnante. LIEU

International School of Luxembourg À PARTIR DE 09:00

MARS 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 142 —

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10X6 ARCHITECTURE COWORKING & COLIVING L’ère est à l’économie collaborative, au partage d’informations et à l’esprit de communauté. Cette tendance soutient l’émergence de nouvelles manières de vivre et de travailler, ainsi que la définition d’un nouveau marché immobilier. Ce 10×6 croisera les regards de 10 professionnels de l’architecture, du design et de la construction.

CLUB TALK DÉCIDER EN SITUATION DE CRISE La décision est précédée de phases incontournables soumises à l’impact de biais cognitifs qui sont autant de pièges prêts à se refermer sur le décideur. Maîtriser le processus est une chose, mais le vivre en est une autre. Patrick Desjardins développera les différentes caractéristiques de la prise de décision en situation de crise, les méthodes d’application ainsi que les obstacles rencontrés et les possibles solutions à appliquer.

LIEU

Luxexpo The Box

À PARTIR DE 18:30

LIEU

International School of Luxembourg À PARTIR DE 18:30

JOURNÉE DE WORKSHOPS LIEU

Chambre des salariés Luxembourg – Casino syndical À PARTIR DE 09:30

START-UP STORIES ROUND 2

NETWORKING CIRCLE PRIVATE EQUITY

Retrouvez, pour ce ­deuxième round de la série Start-up Stories, 10 start-up locales dans un concours de pitchs percutants et passionnés.

LIEU

À PARTIR DE 18:30

NETWORKING CIRCLE

LIEU

Silversquare À PARTIR DE 08:15

À venir

THE PLACE ARCHITECTURE & IMMOBILIER LIEU

À venir

À PARTIR DE 18:30

À PARTIR DE 18:30

LIEU

À venir

MATINALE RH

DÉJEUNER CARROUSEL LIEU

À venir À PARTIR DE 12:00

BREAKFAST NOUVEAUX MEMBRES LIEU

Maison Moderne À PARTIR DE 08:15

LIEU

R Group À PARTIR DE 18:30

LET’S TASTE LIEU

Vinoteca À PARTIR DE 18:30

AVRIL 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 Mars / Avril 2020 —

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CLUBLETTER

JOURNÉE DE WORKSHOPS JEUDI 12 MARS 2020 09H30 COMMUNICATION, MARKETING & SALES

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FINANCE & COMPTABILITÉ

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The levers to grow and develop your business in B2B

Private equity & venture capital Luxembourg has positioned itself as an international hub for private equity. What is private equity? How does it work and how can you get involved?

Training on how to prepare your marketing and sales plan to develop your B2B business, create value for your customers and your business activities. OBJECTIVE Understand how to develop a marketing and sales plan to achieve more growth

F. Delvaux (Minds&More)

HUMAN RESOURCES

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OBJECTIVE Identify private equity and venture capital investments

S. Pesch (LPEA)

STRATÉGIE & OPÉRATIONS

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Construire une réunion d’équipe de manière optimale en fonction de qui je suis

Initiation au change management Drivez un changement en tant que leader sans être expert certifié en management de transition. OBJECTIFS S’ouvrir au changement · Être un moteur pour son équipe · Avoir les clés pour faire face aux changements

P. Gromada (Hays)

PERSONAL BRANDING

1•2•3

C. Rodisio (Talent Attitude)

Développez une nouvelle stratégie de prise de décision créative au sein de vos équipes grâce à la méthode Lego® Serious Play®. OBJECTIF Apprenez à prendre une décision de manière créative, rapide et efficace pour répondre à cette question

B. Vandermaesen (nGage)

PRODUCTIVITÉ PERSONNELLE

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Oser recruter différemment : l’apport du coaching en recrutement

Optimisez votre efficacité avec la pensée visuelle

Et si le recruteur s’inspirait du coach pour porter la fonction de recruteur à la hauteur des enjeux actuels ? Le but ? Recapitaliser sur le dialogue avec la jeune génération afin de mieux l’intégrer dans nos entreprises.

Un atelier pour découvrir la pensée visuelle et intégrer le sketchnote et le mind mapping dans votre quotidien.

OBJECTIF Adapter sa pratique du recrutement aux enjeux actuels, comme la digitalisation

OBJECTIFS Intégrer les techniques de la pensée visuelle · Booster vos compétences de synthèse, d’écoute active et de concentration

J.-B. Bonvalot (Ballong)

JEUDI 12 MARS 2020 14H00 COMMUNICATION, MARKETING & SALES

1•2•3

FINANCE & COMPTABILITÉ

1

Conclure des ventes sans forcer le client

Mettre en place son dispositif de lutte contre le blanchiment

Quelles sont les dernières techniques de vente qui permettent de conclure des contrats en face à face avec respect et bienveillance ? OBJECTIFS Créer une relation humaine forte et durable avec vos clients · Acquérir un mindset affûté et positif

M. Acunzo (AME)

HUMAN RESOURCES

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Apprendre à construire une approche basée sur les risques pays / clients (know your customer) / produits. C. Ancelet et Y. Ganseman (IFE Abilways)

STRATÉGIE & OPÉRATIONS

1•2•3

Learn the keys to an efficient paper/digital balance

Détecter, attirer et convaincre les futurs talents à l’ère digitale Définir les pratiques les plus efficaces pour recruter les profils expérimentés (mid-level à C-level). R. Fouilloy (Morgan Philips)

PERSONAL BRANDING

OBJECTIFS Définir un processus de recrutement efficace · Concrétiser une offre

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M. Ribeiro, S. Garlick and L. Duvetter (Victor Buck Services) PRODUCTIVITÉ PERSONNELLE

Own your “why”

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OBJECTIVES Take control of your brand image · Optimise your communication

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Companies have to transform their business models if they want to stay attractive. This has fostered the emergence of digital concepts to help companies with their new business challenges. So today, paperless is very trendy.

OBJECTIVE Make a right balance between digital and paper to boost your efficiency 1•2•3

Ne plus subir ses journées, mais bien choisir la direction de celles-ci

Our personal brand influences how we are perceived – how we do our jobs, what values we represent, what value we can provide – and, as a result, has an impact on the opportunities we receive. What if you could take control of your brand image? S. Battey (All About Talent)

OBJECTIFS Identifier les facteurs de risque · Comprendre l’impact d’une mauvaise organisation

Trop de personnes vivent sans objectif et travaillent sans savoir pourquoi. Il est important de retrouver une motivation, un sens à son activité et à sa vie. N. Cravatte (NC Consulting & Coaching)

OBJECTIFS Retrouver la motivation · Donner un sens à son travail · Fixer et atteindre ses objectifs


CLUBLETTER

PREVIEW MARDI 21 AVRIL 2020 09H30 LEGAL

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COMMUNICATION, MARKETING & SALES

Whistleblowing directive: what practical impacts for employers? Following the adoption of the directive on the protection of individuals reporting breaches of EU law, employers must set up internal reporting procedures. OBJECTIVES Understand the role of employers in case of an alert · Implement appropriate reporting procedures

A. Morel (Bonn Steichen & Partners)

MANAGEMENT & LEADERSHIP

L. Annet (WSI)

FINANCE & COMPTABILITÉ

Construire un business plan utile et efficace

J. Lecerf (Sextant Finance)

LEGAL

Le contrôle des salariés – les bonnes pratiques à mettre en place

R. Muller et V. Liebermann (Molitor)

HUMAN RESOURCES

1•2•3

Quatre clés pour atteindre ses objectifs Développer et prioriser un plan d’action pour atteindre ses objectifs est nécessaire afin de mener à bien ses projets. V. de Saintignon et V. Siclari (Skillosophy)

Prospecter sur les réseaux sociaux avec le social selling

OBJECTIFS Poser ses objectifs · Reconnaître les bonnes attitudes pour atteindre ses objectifs · Savoir déterminer un plan d’action complet et efficace

Parler aux salariés pour se faire entendre ; les écouter pour les comprendre

D. Herickx (Testa RH)

MANAGEMENT & LEADERSHIP

La conduite du changement : quelles sont les bonnes pratiques ?

E. Gay et L. Schauss (Resultance)

PERSONAL BRANDING

Comment survivre au networking ?

P. Castilho (Verbalius)

PRODUCTIVITÉ PERSONNELLE

R. Crestani (Eva Training)

Train the trainer STRATÉGIE & OPÉRATIONS

Opérations de fusions et acquisitions – un levier de croissance corporate

Y. Voyloshnikova et M. Sribi (PwC Luxembourg)

MARDI 21 AVRIL 2020 14H00 LEGAL

COMMUNICATION, MARKETING & SALES

1•2

Après la dématérialisation des contrats, découvrez la dématérialisation des actifs (token, blockchain, etc.).

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme – État des lieux et évolution

OBJECTIFS Assimiler les risques et avantages des nouveaux outils juridiques · Comprendre les solutions juridiques pour sécuriser leur utilisation

R. Le Squeren (DSM)

MANAGEMENT & LEADERSHIP

1•2•3

FINANCE & COMPTABILITÉ

J. Stevens (Arcad S.A.)

LEGAL

When to litigate and when to settle in commercial disputes ?

J. Elombo (Legalis)

HUMAN RESOURCES

How to lead and motivate your team? Managing a team is a challenge for many managers. Managing and leading a motivated team is a success. A. Claessens (Grow To Excellence)

G. Claessens (Knewledge)

La virtualisation des actifs et des contrats : you token to me ?

Google Ads

OBJECTIVES Self-assess personal motivation · Understand the triggers of motivation and demotivation

Managing mobility and flexibility in companies: how to win ?

F. Sprumont and S. Guerrero (Movesion)

MANAGEMENT & LEADERSHIP

Accelerating change: leading your team(s) through transition

V. Defournier (Inner Latitude)

PERSONAL BRANDING

Personal branding: why it’s so important for your career and the success of your company

G. Corr (Coach Dynamix)

PRODUCTIVITÉ PERSONNELLE

Comprendre ses émotions pour mieux communiquer

C. Molitor (Purpose)

STRATÉGIE & OPÉRATIONS

Gérer les logiciels comme des actifs de l’entreprise

Niveaux : 1 • débutant

2 • intermédiaire

Y. Reginster (Act Expert)

3 • expert

Mars / Avril 2020 —

­ — 145


LA VIE DU CLUB 146 —

— Mars / Avril 2020

ÉVÉNEMENT

LE 10X6 FAIT PEAU NEUVE Le 30 janvier, nous avons inauguré le tout nouveau set-up de notre format phare avec le 10×6 Leadership: Corporate cultures that make sense. Une présentation visuelle entièrement repensée qui rappellera certains shows télévisuels, entre lumières et entrées sur scène dynamiques. Un design inédit qui est accueilli à l’Athénée de Luxembourg, nouveau lieu de référence pour ce format.

PHOTOS Maison Moderne ILLUSTRATIONS freepik @slidesgottt, @macrovector, @katemangostar

CLUBLETTER


CLUBLETTER

ÉVÉNEMENT

CHIFFRES

DÉVELOPPEZ VOS CONNAISSANCES AUTREMENT

LES MEDIA AWARDS EN CHIFFRES, C’EST :

Au-delà de nos journées de formations, vous pourrez développer vos compétences autrement grâce à nos Journées Découverte. Moments d’échange et d’apprentissage, ces événements pédagogiques sont issus d’un croisement entre le leadership, le management, le développement personnel... et une activité atypique. Cette année, vous pourrez retrouver : B  asketball & Management – We are the champions K  rav-maga & Développement personnel Meditation, Mindfulness & Leadership

670 41 320 220 220 67 800 +DE 57 108 LITRES DE SOFTS

LITRES DE GIN

PARTENARIAT

SOYONS PARTENAIRES

BOUTEILLES DE CRÉMANT

Nous cherchons en permanence à améliorer nos événements pour nos membres, et cela passe aussi par le catering, ainsi que nos lieux d’accueil. Restaurants, salles événementielles ou lieux de dégustation sont quelques exemples de ce que nous recherchons. Si vous souhaitez devenir partenaire du Club dans la réalisation de ses événements, vous pouvez contacter : Magali Larese, event manager, via magali.larese@maisonmoderne.com.

BOUTEILLES DE VIN ROUGE

BOUTEILLES DE VIN BLANC

www.paperjam.club

Expiration Date : 02/12/2020

NOS CONSEILS

APPRENEZ À BIEN NETWORKER Le Paperjam Club vous propose de très nombreuses opportunités d’agrandir votre réseau, de faire du networking. Mais nouer de nouveaux contacts ou se présenter à un nouvel interlocuteur ne s’improvise pas. N’hésitez pas à participer à l’un des workshops du cycle Personal Branding organisés dans le cadre des journées de formations. Ils sont animés par des experts et vous permettront de devenir un vrai spécialiste en la matière.

WORKSHOPS

ACCÉDEZ FACILEMENT À NOS WORKSHOPS Nos journées de formations se déroulant maintenant à la Chambre des salariés Luxembourg – Casino syndical (entrée Chambre des salariés) au 2-4, rue Pierre Hentges – 1726 Luxembourg, vous avez désormais accès aux parkings alentour : Rocade Rue du Laboratoire, 1911 Luxembourg Neipperg 43, rue du Fort Neipperg, 2230 Luxembourg Nobilis 32, rue du Fort Neipperg, 2230 Luxembourg

TABLES

COUVERTS

PERSONNES EN CUISINE

NÉONS POUR LE SHOW

Mars / Avril 2020 —

­ — 147


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MEDIA AWARDS 2020 UN SHOW TOUT EN LUMIÈRES

C’

est dans les murs de la Halle Victor Hugo que s’est tenue cette nouvelle édi­ tion. Show porté par un design à l’aspect industriel propre à cette salle et sublimé par le travail de la société Radiante qui a « mis en lumière » cette cérémonie : le spectacle s’est développé autour d’un jeu de lumières composé de plus de 108 néons, programmé à deux reprises lors de la soirée autour d’un arrangement sonore spécialement écrit pour l’occasion.

148 —

— Mars / Avril 2020

Des entractes hauts en couleur qui ont per­ mis de séquencer la remise des prix ainsi qu’annoncer le début des différentes phases de catering aux invités. Une mise en scène à la hauteur du rendez-­vous biennal incontour­ nable du secteur marcom du Grand-Duché. Une cérémonie haute en couleur Pour conduire la soirée, c’est Nathalie Reuter, éminente maître de conférences, qui a donné le ton et prêté sa voix à la cérémonie, et qui a ainsi pu conduire la remise des prix jusqu’aux interviews des « Gold winners » tout comme des « Prix du public ». Elle a ­permis aux créateurs comme aux annonceurs de partager une véritable vision de chacun de leur projet : une forme de « making of » de quelques secondes qui a plongé un peu plus le public dans les coulisses du monde de la publicité. Une cérémonie ponctuée par l’interven­ tion de Hugues Delcourt, président du jury,

qui a donné un aperçu des coulisses de la préparation de la sélection des gagnants parmi les nominés : les critères de sélection, les débats entre les membres du jury, ainsi que leurs hésitations... Pour accompagner cette soirée, c’est le traiteur Julien Cliquet qui a proposé de nou­ velles saveurs : des compositions atypiques mais subtiles mixant des saveurs d’Orient et d’Occident, de l’entrée au dessert. À dans deux ans Les Media Awards 2020 sont bel et bien ter­ minés, mais nous vous donnons rendez-vous dans deux ans pour l’édition 2022, avec tou­ jours plus de show, de spectacle et de mise en scène afin de vous garantir une expérience riche et composée de saveurs. Pendant ce temps, que ce soit pour les annonceurs ou les agences de communication, soyez tou­ jours créatifs afin d’imaginer la prochaine publicité « above the line » !  J. D.

PHOTO  Jan Hanrion (Maison Moderne)

C’est une nouvelle édition des Media Awards qui s’est achevée mercredi 5 février. Rendez-vous biennal et incontournable du Grand-Duché, ils ont réuni cette année encore le meilleur de la publicité « above the line » avec plus de 27 campagnes, toutes plus créatives les unes que les autres.


SUPER PATRONNE DE L’ANNÉE ! ELLE EST PRÉVOYANTE ET PRIVILÉGIE LA SANTÉ DE SES SALARIÉS.

Elle a été élue « patronne de l’année » par ses salariés. Grâce à elle, ils sont maintenant tous membres de la CMCM, la 1ère mutuelle-santé au Luxembourg. CMCM Business Solutions, la mutuelle-santé pour tous les salariés et leur famille. La CMCM, c’est plus de 270.000 membres et plus de 2.500 prestations. À la CMCM, tout le monde est le bienvenu, indépendamment de l’âge ou de l’état de santé. Un tarif unique pour toute la famille. Plus d’informations sur www.cmcm.lu

cmcm_luxembourg

@cmcm_lu

CMCM Luxembourg

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Financial Services from a different angle Sustainable Finance: seize the opportunity to grow your business

#FinanceInFineHands Olivier Carré, Financial Services Leader +352 49 48 48 4174 | olivier.carre@pwc.com

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Paperjam Mars 2020