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Paperjam April 2026

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Avril 2026 10

Leur patron: l’électeur, le nôtre: le lecteur...

La photo en couverture a été prise le 16 novembre 2023 par Paperjam, à l’issue de la signature de l’accord de coalition entre le CSV et le DP.

« Mon patron, c’est l’électeur. » La formule de Xavier Bettel rappelle ce qu’est une démocratie : un mandat confié pour un temps donné, sous l’oeil de ceux qui l’ont accordé. Chez Paperjam, notre patron, c’est le lecteur. Et pour lui, nous avons voulu prendre un temps d’arrêt.

Le retour du CSV aux affaires en 2023 a marqué une forme de bascule politique. Longtemps force dominante du paysage politique (presque sans interruption depuis l’après-guerre), le parti avait été relégué dans l’opposition pendant les dix précédentes années. Son retour s’est fait aux côtés du DP, une configuration plus rare dans l’histoire politique récente.

Moins habitués à gouverner ensemble, les deux partis de la coalition assurent être « parfaitement alignés ». C’est ce que disent Luc Frieden et Xavier Bettel questionnés dans ce magazine.

Leur ambition tenait en un titre : « Lëtzebuerg fir d’Zukunft stäerken » (renforcer le Luxembourg pour l’avenir). Deux ans et demi après, où sommes-nous plus forts?

Pour mesurer ce qui a évolué, nous avons regardé les faits et les chiffres, avec une ambition : donner à nos lecteurs, qui sont aussi des électeurs, des repères pour comprendre ce qui change, ou non, à mi-mandat. C’est aussi le sens de notre Politradar, lancé début 2024, après la prise

de fonction du gouvernement et qui vise à mesurer l’efficacité des choix politiques, chiffres à l’appui.

Ce mois-ci, nous avons structuré notre dossier autour de dix thèmes tirés des chapitres de l’accord de coalition, avec ce même objectif : regarder l’action publique à travers des indicateurs, cinquante KPI qui sont des données économiques, sociales ou administratives.

Les chiffres offrent une perspective que le débat politique perd parfois : celle du temps long. Toute statistique peut être discutée, les méthodes évoluent, les contextes changent, des faits exceptionnels peuvent brouiller la lecture. Mais ces indicateurs ont un mérite : donner une photographie et une trajectoire.

C’est pourquoi nous avons choisi de remonter dans le temps : 2013, 2018, 2023 (début de chacun des derniers gouvernements) puis 2024 et 2025 pour le mandat actuel, lorsque les chiffres étaient disponibles. Des données qui arrivent souvent avec retard. Le prix de la rigueur statistique, mais une limite lorsqu’il s’agit d’évaluer l’action publique au présent.

À mi-mandat, il ne s’agit donc pas de sanctionner, mais de prendre la mesure de la trajectoire du pays. Le véritable bilan appartiendra à la fin du mandat. Rendez-vous dans deux ans.

Maëlle Hamma, Rédactrice en chef

PRÉPAREZ-VOUS À FÊTER...

Le bilan mi-mandat

Dépenses totales de santé en millions d’euros

Les dépenses totales de santé correspondent à l’ensemble des dépenses consacrées à la santé dans un pays (hôpitaux, médecins, médicaments, soins de longue durée...)

036

Gouvernement Frieden-Bettel : 10 priorités, 50 indicateurs, le bilan

042 Politmonitor 044 État moderne & digitalisation 048 Social & famille 052

Finance & fiscalité 058 Économie 062 Logement 068

Environnement & Climat 072 Santé 076

Éducation et Jeunesse 080 Politique étrangère et défense 084 Justice & sécurité

Solde public (déficit et excédent budgétaire)

*Les années 2025 et suivantes sont des estimations issues du projet de budget 2026

Outgrowing yesterday.

Les temps évoluent, le secteur se réinvente. En tant qu’agence de communication, nous avons su grandir avec lui et sommes prêts pour la suite.

Plus forts ensemble.

Découvrir plus

Sam Staincliff 018 Casa

Flashback

La crise du logement pourrait s’inscrire dans la durée, alerte Michel-Édouard Ruben, tandis que deux nouveaux acteurs s’implantent au Luxembourg : Polimak Space, spin-off turque des technologies lunaires, et Collective Defence, en cybersécurité. En parallèle, l’assrance évolue avec la nomination d’Arnaud de Dumast chez Cardif Lux Vie et le départ du CFO de Baloise Luxembourg vers Zurich Eurolife. 14.02 — 20.03

The housing crisis could become a lasting trend, warns Michel-Édouard Ruben, while two new players are setting up in Luxembourg: Polimak Space, a Turkish spin-off focused on lunar technologies, and Collective Defence in cybersecurity. Meanwhile, the insurance sector is evolving with the appointment of Arnaud de Dumast at Cardif Lux Vie and the departure of Baloise Luxembourg’s CFO to Zurich Eurolife.

Arnaud de Dumast, Cardif Lux Vie
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P. 017
Michel-Edouard Ruben, économiste Fondation Idea
Lire
P. 010
André Pienaar, Collective Defence
Roderick Rühl, Polimak Space
Lire P. 014
Stephan Hesperger-Cremer, Zurich Eurolife

Politique

Transition.

Marc Wagener quittera mi-mai la direction de l’Union des entreprises luxembourgeoises, moins de deux ans après sa nomination. Il rejoindra la Croix-Rouge luxembourgeoise comme directeur général, en remplacement de Michel Simonis en poste depuis 2013. 24.02

Concentration.

Depuis l’entrée en vigueur des nouveaux contrats RGTR en 2022, l’État luxembourgeois a versé près de 730 millions d’euros aux opérateurs privés de bus, indique la ministre Yuriko Backes (DP) dans une réponse parlementaire. Plus de la moitié revient à trois groupes — Voyages Emile Weber, SLA et WE Mobility. Pas forcément surprenant compte tenu de la taille du pays et des acteurs présents. 25.02

Humanitaire. Médecins sans frontières Luxembourg (MSF) nomme Paul Yon directeur général, succédant à Thomas Kauffmann parti diriger Care, indique l’ONG. Présent chez MSF depuis 2003, Paul Yon a mené des missions en Syrie, au Myanmar, au Tchad ou encore en Irak. 02.03

« Dès l’âge de 15 ans, j’ai su que je voulais travailler au sein de Médecins sans frontières. Faire partie d’une organisation qui soutient des populations a ectées par des con its, des épidémies ou des catastrophes naturelles est une responsabilité et une motivation profondes.»

Souveraineté.

La Banque européenne d’investissement prépare de nouveaux instruments pour le capital-risque et le financement de la défense afin de renforcer l’investissement stratégique en Europe, a indiqué sa présidente Nadia Calviño lors du Forum de la BEI à Luxembourg. Objectif : combler le déficit de financement des entreprises technologiques européennes. 03.03

Contentieux.

La Banque centrale de Russie a saisi le Tribunal de l’Union européenne pour contester le règlement européen immobilisant ses réserves dans l’UE. Moscou dénonce une atteinte à la propriété et à l’immunité souveraine de ses actifs, évalués à environ 210 milliards d’euros. 04.04

Industrie.

La Fedil salue l’Industrial Accelerator Act présenté par la Commission européenne pour relancer l’industrie et accélérer sa décarbonation, tout en appelant à l’intégrer dans une stratégie industrielle plus large afin de préserver la compétitivité européenne. 06.03

Paul Yon
Nadia Calvino
Marc Wagener
Yuriko Backes
Vladimir Poutine

Diffusion.

Le lancement de la radio numérique DAB+ au Luxembourg a coûté 63.659 euros à l’État, uniquement pour la campagne d’information, indique la ministre Elisabeth Margue (CSV) dans une réponse parlementaire. L’infrastructure est, elle, financée par les radios. 07.03

Alerte

Le système européen Safety Gate n’a jamais autant signalé de produits dangereux qu’en 2025. Les autorités luxembourgeoises ont transmis 31 alertes en 2025 via le système Safety Gate, contre 19 un an plus tôt, indiquent des données de la Commission européenne. Les signalements concernent les risques chimiques dans des produits du quotidien. 06.03

Logement.

Le Parlement européen appelle à accélérer la construction, mieux encadrer la spéculation et améliorer les données pour répondre à la crise du logement dans l’UE, selon un rapport adopté le 24 février. Au Luxembourg, où les tensions immobilières pèsent déjà sur l’économie et le marché du travail, ces débats résonnent particulièrement. 10.03

Tensions.

L’activité de l’artisanat luxembourgeois reste négative à -8,2 points fin 2025, malgré un léger mieux, indique la Chambre des métiers. La construction reste en panne, le chômage progresse et 24.000 à 28.000 départs à la retraite sont attendus dans le secteur d’ici dix ans. 09.03

19,6 %* des entreprises évoquent une dégradation. 19,6 %*

Suivez l’actualité politique en continu.

Près d’une entreprise sur quatre utilise l’IA au Luxembourg (23% en 2024, selon le Liser) bien au-dessus des pays voisins. Un leadership porté par la finance, qui masque des écarts : sans cet effet, l’adoption se rapproche de celle de l’Allemagne. 11.03

Critique.

La crise du logement au Luxembourg pourrait devenir une situation durable plutôt qu’un simple épisode temporaire, avertit l’économiste Michel-Edouard Ruben dans une note de la Fondation Idea. Selon lui, offre insuffisante, prudence politique et lenteur des réformes risquent d’ancrer la crise dans le temps. Il va même jusqu’à suggérer que les mesures les plus à même de modifier le marché de manière décisive pourraient également être celles qui ont le moins de chances de survivre sur le plan politique... Peu rassurant... 11.03

Talents.

L’industrie luxembourgeoise prévoit 3.027 embauches d’ici deux ans (+53,6 %), selon la Fedil. Une dynamique tirée par les métiers techniques et IT, tandis que le bachelor arrive en tête des qualifications recherchées, sur fond de transformation des compétences liée notamment à l’IA. 11.03

Transport.

Agressions en hausse dans les transports publics. Au total, 548 incidents visant le personnel ont été recensés en 2025, principalement des insultes et menaces. Les CFL concentrent plus de la moitié des cas, devant les Autobus de la ville de Luxembourg et le Régime Général des Transports Routiers. Face à cette pression, les opérateurs renforcent les dispositifs : cabines fermées pour les chauffeurs, formations à la désescalade et présence accrue d’agents de sécurité. 16.03

Santé.

Le paiement immédiat direct s’impose chez les médecins. Près d’un praticien sur deux y a déjà recours, avec plus de 2.400 utilisateurs depuis son lancement en 2023. Le dispositif, qui évite l’avance de frais pour les patients, connaît une forte progression, même si son déploiement reste incomplet, notamment à l’hôpital et pour certains actes spécifiques. 17.03

Michel-Edouard Ruben
IA.

LE NOUVEAU GLB ÉLECTRIQUE.

Bienvenue chez vous.

Entreprises

Orbite.

La Banque européenne d’investissement va accorder 25 millions d’euros à la luxembourgeoise OQ Technology pour accélérer le déploiement de sa constellation de satellites dédiée à la 5G « direct-to-device », indique un communiqué de la BEI. Fondée par Omar Qaise, l’entreprise développe une connectivité directe entre satellites, objets connectés et smartphones. 25.02

Évolution du nombre d’établissement par branche 2019-2025

Fast report. Depuis 2019, les établissements de fast-food ont augmenté de 43 % et les surfaces de discount de 40 %, bien plus vite que la population, indique le Retail Report 2026.

Plus qu’un basculement vers le « moins cher » ou le «plus rapide», elle traduit une adaptation rationnelle à de nouveaux usages et à un environnement économique plus contraint. 23.02

Consolidation.

Affluence.

Les trains des CFL ont transporté 31,4 millions de voyageurs en 2025, soit +0,57 % sur un an, indique l’entreprise dans un communiqué du 27 février. La ligne Luxembourg–Esch–Rodange reste la plus fréquentée (9,7 millions de voyageurs), tandis que les axes vers le Nord (+2,47 %) et Thionville (+2,56 %) continuent de progresser avec respectivement 6,9 et 6,05 millions de voyageurs. 01.03

La Cour de justice de l’Union européenne a rejeté les recours de 12 compagnies aériennes dans l’affaire du cartel du fret aérien, confirmant les sanctions décidées par la Commission européenne pour une entente sur les surtaxes entre 1999 et 2006.

Cargolux avait été condamnée à près de 80 millions d’euros. 26.02

La société toulousaine Infinite Orbits rachète les activités luxembourgeoises de LMO afin d’intégrer son logiciel d’autonomie aux opérations de surveillance et de maintenance des satellites. L’opération renforce l’autonomie stratégique européenne dans la protection des infrastructures orbitales, souligne le ministre de l’Économie Lex Delles. 27.02

Relocalisation.

Les actionnaires du groupe adtech Criteo ont approuvé le transfert du siège statutaire de la France vers le Luxembourg, indique un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission. Cotée au Nasdaq, l’entreprise conservera sa personnalité juridique et sa cotation. 28.02

Alpha

Née après 2010, la génération Alpha pourrait représenter 2 milliards d’individus et près de 11 % de la population active mondiale dès 2030, selon le cabinet McCrindle Research. Première génération élevée avec l’IA générative, elle devrait transformer en profondeur les codes du travail. Selon l’américain Visa ( 2023 ), 40 % des enfants interrogés estiment que l’outil jouera un rôle moteur dans leur futur métier. 01.03

Company, Guy Wolff.
Restauration rapide, Snack
Restaurant
Hôtel
Bar, Pub, Club musical
Bistro, Café, Glacier

egypt, Meet the red sea

Acquisition.

Le groupe français Infinitemind rachète la société luxembourgeoise Asensia basée à Contern, pour renforcer sa présence technologique au Benelux, indique l’entreprise. L’opération s’accompagne d’un programme d’investissement de 30 millions d’euros cette année au Benelux. 09.03

Landing.

Blueprint.

LSC360 et Mabu Concepts ont développé une plateforme numérique pour aider les communes à gérer leur patrimoine bâti. Retenue dans la première vague des subsides Smart City Energy, elle centralise données techniques, réglementaires et énergétiques pour piloter les bâtiments. 09.03

Deux nouveaux acteurs technologiques choisissent le Luxembourg : Polimak Space, spin-off turque spécialisée dans les technologies lunaires, et Collective Defence, qui y établit son siège mondial en cybersécurité. Deux implantations qui renforcent le positionnement du pays sur des technologies stratégiques. 10.03

Groundbreaking.

Le cabinet d’architecture Bureaux Andrew Phillips a obtenu le permis de construire pour Eyosis, un immeuble de bureaux de 12.800m² au Ban de Gasperich. Développé par la coentreprise Grossfeld (Promobe et Nextensa), le projet accueillera une partie des services de PwC Luxembourg ainsi que deux autres entreprises, avec une livraison prévue en 2027. 11.03

Romantique.

Fanny Bervard, fondatrice de Romantico Romantico, remporte le Prix de la jeune entrepreneuse 2026. Le jury salue son parcours internatio nal et le développement d’une marque de bijoux durables faits main au Luxembourg.

Euryale Didillon est promue partner chez Luther Luxembourg. Arrivée en 2014, elle y a développé une expertise en droit des sociétés, M&A et compliance et accompagne une clientèle locale et internationale. 16.03

Space.

Sept entreprises et un centre de recherche basés au Luxembourg participent à VLEO-DEF, un pro gramme européen de 15,65 millions d’euros visant à concevoir des satel lites militaires en orbite très basse. Un projet de recherche qui souligne la place du Luxembourg dans l’écosystème spatial européen. 15.03

Communication. Takaneo, agence luxembourgeoise de communication créative, a enregistré en 2025 les meilleurs résultats de son histoire et poursuit sa croissance en 2026. Elle formalise son positionnement « 361° », présenté comme un degré supplémentaire d’engagement. 16.03

Suivez l’actualité des entreprises en continu.

Roderick Rühl
André Pienaar
Photos : P aperjam, Bureaux Andrew Phillips, LSC360, Agence européenne de défense, Luther
Woman Power.
Sascha Rohner
Fanny Bervard
Euryale Didillon
Steven Macedo
Gilles Rock

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bgl.lu/fr/entreprises

Financial Centre

Equivocality.

The 2025 accounts of HSBC Holdings offer two interpretations. Officially, pre-tax profit fell to $ 29.9 billion. But excluding exceptional charges (divestments, provisions, restructurings), it reaches $ 36.6 billion (+7 %). The year reflects a common pattern in large banks: improving operations alongside heavy oneoff charges. The bank describes 2025 as a transition year. 25.02

The European Central Bank recorded a € 1.25 billion loss in 2025, down from € 7.9 billion in 2024, the ECB said in its financial statements published on 26 February. As a result, no profits will be distributed to euro area national central banks. 27.02

Substitution.

Stablecoins could weaken bank lending in the euro area if households and companies shift deposits into digital tokens, warns a working paper from the European Central Bank. A transfer of € 100 billion in deposits could reduce lending by around € 50 billion. 03.03

Cloche.

Present in Luxembourg since 1970, Citibank will relocate its Luxembourg headquarters to The Rock building in Cloche d’Or by 2027, the bank indicates. Around 250 employees will be based there in a hub covering banking, markets, services and wealth activities. 04.03

Threshold.

Luxembourg banks’ combined balance sheet moved back above € 1trn in January as investment fund-linked deposits climbed and interbank activity strengthened. Luxembourg’s credit institutions ended January 2026 with an aggregated balance sheet of € 1.007 trn, up from € 0.982 trn a month earlier, the Central Bank of Luxembourg (BCL) stated, citing preliminary data. 05.03

Oversight.

Accelerator.

The Catapult : Inclusion SE Asia programme is entering a new phase with NextFin Asia, the first investment fund dedicated to inclusive fintech in Southeast Asia. Led by the Luxembourg House of Financial Technology, the Asian Development Bank and Luxembourg, it will combine acceleration and capital to support startups from pre-seed to Series A, the Lhoft indicates. 26.02

The European Banking Authority will impose new reporting requirements on third-country bank branches operating in the EU to give supervisors clearer visibility over both their local activities and their parent groups. The rules, under the CRD VI directive, notably affect US and UK lenders. 06.03

Red.

Appointment.

The insurer Cardif Lux Vie has appointed Arnaud de Dumast as chief executive officer from 1 April 2026, replacing Alexandre Draznieks, the company indicates. A former head of Neuflize Vie, he will oversee the development of the group’s business in Luxembourg and across European markets. 07.03

Friction.

Glass ceiling.

Women hold 32.4 % of executive roles in institutions that signed the Luxembourg Women in Finance Charter, up from 29.9 % in 2024, according to a report published with the Luxembourg Sustainable Finance Initiative. At board level, their share fell to 28.5 %. 08.03

The ECB backed the EU’s Digital Omnibus, a package aimed at simplifying the EU’s digital rules, but said parts of the proposal could increase complexity. It flagged overlapping obligations, heavier cyber reporting and limits on emergency data access, and called for removing proposed changes to the DORA framework. 10.03

Licence.

Shift.

The crypto platform Coinbase has obtained an electronic money institution licence in Luxembourg, authorised on March 5 by the CSSF. The approval allows Coinbase to issue electronic money and execute payments across the EU, expanding its activities beyond pure cryptoasset trading. 10.03

Zurich Eurolife has appointed Stephan Hersperger-Cremer as CFO, effective March 1. Formerly CFO at Bâloise Luxembourg, he brings nearly 20 years of experience and joins the executive committee, reporting to CEO Xavier Nevez. 12.03

Expansion.

Odax Wealth Partners is setting up in Paris. The Luxembourg-based family office is opening an office on the Champs-Élysées to support a clientele of entrepreneurs and families with increasingly cross-border assets spanning France, Luxembourg and other European financial centres. The group plans to recruit locally to support its growth. 13.03

Payments.

Wero is launching in Luxembourg. BGL BNP Paribas, Bil, Raiffeisen and Spuerkeess will be the first to roll out this European wallet from the end of June 2026, ahead of a gradual wider deployment. Built around instant transfers, it is set to replace Payconiq and provide a unified solution for peer-to-peer, online and in-store payments, while strengthening European sovereignty against international networks. 18.03

Arnaud de Dumast 1/3
Stephan Hersperger-Cremer
Baudoin Mallez

Regenerating the materials Europe needs

Turning waste into strategic materials: that is the ambition of Uplift360. The Luxembourg-based startup recovers advanced materials such as carbon fibre and aramids for sectors including defence and aerospace. Its co-founder Sam Staincliffe explains the technology and its importance for European supply chains.

Conversation with Sam Staincliffe
Rebeca Suay, Journalist
Romain Gamba , Photographer
“ The best natural resource Europe has in abundance is waste”

Uplift360 turns industrial waste into high-value materials such as carbon fibre and aramids.

What is Uplift360?

Uplift360 is a secure advanced materials company. We produce highvalue, high-grade materials needed for critical industries. One of our focus areas is defence. Aerospace, energy and transportation are also critical industries, especially for Europe.

What makes us unique is that we recognise Europe is not sitting on a hidden mountain of fossil fuels yet to be discovered. We don’t have significant amounts of rare-earth mines, so our feedstocks for producing these advanced materials are constrained.

So we got creative and decided the best natural resource Europe has in abundance is waste. We developed chemical-based technologies to extract high-value materials from waste and return them to the supply chain.

Why is it difficult to recycle materials like carbon fibre and aramids?

The word recycling has many connotations. A lot of people hear the word and think about losing value or something done in a facility to take a plastic bottle and turn it into a T-shirt. Whereas we think of it as material regeneration, the production of new materials where the feedstock is waste.

The challenge with the materials we operate with is that they are not designed to be accessed. In fact that’s contrary to design. If you have something like body armour which contains a huge amount of aramid, often known by its trade name Kevlar but also Twaron, what you don’t want is for it to dissolve or break down while it’s being used. You need it to be completely secure so that it can protect you.

The same goes for carbon fibre used in aircraft. These materials are designed to stay put in very high and extreme environments. When you try to extract them to regenerate

From lab to industry

Uplift360 was founded in 2021 by Sam Staincliffe and Jamie Meighan and was initially incorporated in the UK, where its first funding came from the UK Ministry of Defence to develop the company’s chemical technology from scratch.

In 2022 the startup incorporated in Luxembourg after joining a European Defence Agency forum on circular economy in defence and applying for a joint defence grant. Uplift360 later joined the Fit4Start programme and moved its headquarters to Luxembourg in 2024. The company is also backed by the Nato Innovation Fund.

Uplift360 has signed a three-year strategic partnership with Leonardo UK, the British division of the defence and aerospace group Leonardo. The collaboration focuses on recovering carbon fibre from industrial and end-of-life waste and reintroducing it into manufacturing supply chains.

them you face complex glues, additives and systems that were not designed to be broken down. Developing chemistry that allows us to extract those materials without harming them is a very hard chemical balancing act.

What inspired the idea?

Both me and my co-founder come from the defence environment. Jamie Meighan served for 25 years in the Royal Air Force across intelligence and strategic technology development programmes. Myself I was embedded alongside the military and involved in operations in Afghanistan and the Middle East, focusing on technology deployment, logistics and supply chains.

Over time we recognised that we had removed a lot of our industrial capabilities. When it came to producing unmanned aerial vehicles many of the materials and components were being bought in China. When those assets broke we weren’t trying to recover the material. We were burning them or burying them sometimes in the desert.

We realised this would become a massive bottleneck. If we can’t secure our materials and produce our assets when transport across the ocean or the air is disrupted then we fundamentally have a major issue in termsof our security.

Who do you ultimately work for?

I don’t believe we’ll be in a situation where the UK and Europe would not work together if there was conflict. In fact what we’re seeing more and more is the UK and Europe coming together and putting joint funding into defence activities. Even if Brexit drew us apart, defence is bringing us back together. Luxembourg and the UK are quite a perfect collaborator.

Luxembourg is strong on technology development and supporting that pathway, while the UK has much larger equipment requirements.

How does the technology work?

We have two separate technologies. The first is our carbon fibre technology. If you imagine a brewery with big tanks holding liquids and gases being pumped through them, our system looks quite similar. We put waste carbon fibre in these tanks, pump in liquids and gases and what comes out is clean carbon fibre that we can integrate back into composites. The second technology focuses on aramids like Kevlar. We dissolve the fibres in a solvent to produce a viscous liquid, which we spin through a process that creates new fibres that can be reintegrated into manufacturing.

What are the applications?

A lot of the companies that want to use our fibres are in defence aviation assets. That includes manned aerial vehicles where the carbon fibre can be integrated back into composites such as nose cones or internal structures. It could also be used in wind turbine blades, battery casings, dashboards for vehicles, bikes, tennis handles or snowboards. But our priority is getting those materials back into critical industries like defence and aviation.

What is your long-term ambition?

To make Europe strong we have to secure our supply chains and our material development. Our long-term ambition is to play a leading role in producing critical materials for European security and to maintain a strong industrial footing for Europe so that we can stand on our own two feet.

Turning operational constraints into a performance driver

Sponsored content by EY Luxembourg

By bringing together business expertise and technological solutions, EY Luxembourg aims to provide financial sector players with a steering tool designed to support their performance.

Amid tighter regulatory requirements, increasingly sophisticated investment structures and rapid technological change, the transformation of the financial centre is accelerating. In this context, asset managers are seeking to strengthen their operating models in order to meet financial, tax and regulatory constraints, while controlling costs and enhancing competitiveness. Asset managers are therefore reassessing their operating models and the way financial and regulatory data are produced, controlled and used to support decision-making.

An industry undergoing profound change

To address these challenges, EY Luxembourg has developed a managed services solution combining business expertise, a technology platform and strategic support.

“The financial sector has become significantly more sophisticated in recent years,” observes Laurent Capolaghi, Partner at EY Luxembourg, Private Equity Leader and Managed Services Leader. “Private markets are reaching

From left to right: José-Benjamin Longrée, Laurent Capolaghi, Elmar Schwickerath and Christophe Vandendorpe, representing the four pillars of EY’s integrated fund solutions approach to support the transformation of the financial sector in a context of accelerated change.
Photo : Patricia Pitsch
“ Our platform supports effective coordination across the various areas of expertise.”

Laurent Capolaghi, Partner, Private Equity Leader and Managed Services Leader at EY Luxembourg

maturity, with much higher expectations in terms of reporting, governance and transparency. In this context, effectively coordinating the various areas of expertise becomes essential.”

At the core of a single solution, EY Luxembourg has brought together the capabilities required to support asset managers’ operational needs, depending on their requirements. Organised around a technology platform designed to structure financial and regulatory data, automate key operational processes and provide clients with a consolidated view of their operations, this approach combines expertise in finance, taxation, asset valuation and regulatory reporting. Together, these provide financial centre players with an additional efficiency lever and a more robust operating model.

Focusing on value creation

“The current regulatory pressure, particularly in the tax area, requires organisations to comply with numerous obligations across several jurisdictions, with strict deadlines and potentially significant penalties in the

event of non-compliance,” notes Elmar Schwickerath, Partner at EY Luxembourg and Global Compliance and Reporting Leader. “Our approach enables organisations to address these requirements effectively while maintaining constant visibility over their operations.”

While investors and regulators alike demand greater transparency and higher-quality reporting, the industry is also facing increasing pressure on margins. “For our clients, the challenge is twofold: to be both best in class and best in cost,” comments José Longrée, Partner at EY Luxembourg and Europe West Wealth and Asset Management Managed Services Leader.

In this context, entrusting certain regulatory and operational functions to a trusted partner enables asset managers to focus on their core business. “After a decade marked by very low interest rates, generating performance today requires greater attention and expertise,” continues Laurent Capolaghi. “Operational obligations remain essential, but they are not a differentiating factor.”

A cockpit for CFOs

The solution developed by EY is based on close integration between human expertise and technology. At the heart of the system is a platform designed to centralise data, automate certain tasks and provide clients with full visibility over their operations.

“Clients no longer seek simple outsourcing solutions,” explains Christophe Vandendorpe, Strategy and Transactions Leader at EY-Parthenon Luxembourg. “Instead, they require access to advanced tools, deep experience, and specialised expertise, which is why they are increasingly turning to co-sourcing models.”

The platform therefore becomes a genuine steering tool, enabling CFOs and operational teams to monitor financial, regulatory and operational information in a consistent environment. “On a daily basis, clients have access to a dashboard and a clear view of the status of ongoing operations. Whenever they have questions, they know they can contact one of us to discuss their challenges,” the Partner adds.

Controlled technology

While technology plays a central role, EY emphasises the need for a controlled approach. “In our field, results must be absolutely reliable,” José Longrée points out. “Artificial intelligence and automation offer significant efficiency gains when deployed within a controlled framework combining technology and business expertise. Alongside business expertise, we can provide this technological control, which can often be difficult for individual organisations to address.”

Finally, the solution fully leverages the international dimension of the EY network. “Many of our clients manage structures across several countries, sometimes across several continents,” explains Elmar Schwickerath. “Thanks to the EY network, we can connect local expertise and provide a consistent view at an international level.”

This combination of local expertise, a technology platform and a global network supports the evolution of a sector where mastering data, processes and complexity is becoming a key factor of competitiveness for asset managers operating in increasingly sophisticated international structures.

Conversation avec Valérie Massin

La dame d’acier

Maëlle Hamma , Journaliste

Patricia Pitsch, Photographe

Quelques mois à peine après sa prise de fonction, la country manager d’ArcelorMittal est engagée dans son premier bras de fer : la tripartite sidérurgie. Déjà passée par les RH et les services partagés, elle a la mission de conduire l’optimisation des activités et d’arbitrer entre exigences de compétitivité et engagement social.

« Les décisions que nous prendrons visent à garantir que l’industrie sidérurgique reste pérenne. »

Quel bilan dressez-vous de vos premiers mois comme Country Manager ? Vos objectifs ont-ils changé ?

J’ai été très occupée. Je maintiens les priorités définies : la sécurité, qui reste notre priorité numéro un, avec l’objectif de nous assurer qu’à tous les niveaux de l’organisation – du haut jusqu’en bas – il existe une véritable prise de conscience des enjeux de sécurité.

Mon deuxième objectif est évidemment de travailler sur notre compétitivité face à une concurrence internationale et européenne très forte. Cela passe notamment par la qualité de nos produits et par notre positionnement en matière de prix. Mon troisième objectif est lié à l’environnement européen et à la réglementation européenne, notamment en ce qui concerne le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ou encore l’Industrial Clean Deal.

ArcelorMittal a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines, notamment à propos d’une délocalisation de postes des fonctions support vers la Pologne et l’Inde. De quoi parle-t-on réellement ?

Des chiffres ont circulé, mais ils sont incorrects et résultent d’un malentendu. Le chiffre de 1.150 correspond au périmètre d’une étude que nous menons actuellement, c’est-àdire au nombre de personnes qui travaillent dans nos fonctions support. Il ne s’agit pas du nombre d’emplois qui seraient impactés. C’est l’origine de la confusion.

Quel est le but de cette étude ?

Il s’agit d’analyser les possibilités d’optimisation de nos activités administratives. Nous évaluons ce qu’il serait possible de faire en matière d’automatisation, de digitalisation

Parmi les investissements les plus récents, le nouveau four électrique de Belval (projet SteelUp) pour environ 80M€ et le système de dépoussiérage de Differdange pour environ 17 M€. 97M€

Dans l’actu

L’interview a été réalisée lundi 2 mars, en marge des discussions de la tripartite sidérurgie, impliquant ArcelorMittal, le ministère de l’Économie et les syndicats, en vue de la signature de la nouvelle convention « Lux2030 ». À l’heure de boucler le magazine, jeudi 19 mars, l’accord n’était toujours pas signé, mais les négociations étaient en bonne voie selon les syndicats. Également contactés, le ministère et ArcelorMittal n’ont pas souhaité se prononcer avant la signature de la convention. Une autre réunion était prévue le 20 mars au cours de laquelle l’accord devait être signé.

Les dernières informations seront à retrouver sur Paperjam.lu

et de robotisation. Plusieurs solutions sont envisagées, y compris la consolidation de certaines activités en Pologne ou en Inde. Nous devons nous assurer que nos produits et nos services de pointe nous permettent de prendre de l’avance sur la concurrence. Et que nos coûts de production nous permettent de rester compétitifs, y compris face à la concurrence non-européenne.

Comment vivez-vous cette période tendue ?

Ce qui est important pour moi, c’est l’exactitude des informations qui sont relayées. Toutes les décisions que nous prendrons visent à garantir que l’industrie sidérurgique européenne et luxembourgeoise, qui existe depuis plus de cent ans, reste pérenne.

Qu’est-ce qui pèse le plus sur votre activité et sur la sidérurgie en général ?

Nous faisons face à une concurrence globale. Le monde est en situation de surcapacité d’acier, qui devrait atteindre environ 700 millions de tonnes à l’horizon 2026-2027.

Dans le même temps, en Europe, la demande a reculé d’environ 25 % depuis 2008. Parallèlement, les importations de produits non européens ont fortement augmenté ces dernières années, faisant de l’Europe un importateur net d’acier. Enfin, les coûts élevés de l’énergie constituent un défi supplémentaire. Pour nous, il s’agit surtout du prix de l’électricité. Nous nous battons donc pour un level playing field, c’est-à-dire des conditions de concurrence équitables.

Face à la concurrence mondiale, qu’est-ce qu’ArcelorMittal Luxembourg possède que les autres n’ont pas ?

L’acier luxembourgeois est vendu en

Europe et dans le monde entier. Nos produits sont à haute valeur ajoutée, comme les « Jumbo Beams », les poutres géantes fabriquées à Differdange. Nous en avons livré une pour l’hôpital Henry-Ford à Detroit : elle pèse 1,5 tonne par mètre linéaire, ce qui en fait la plus lourde au monde. Les palplanches sont également des produits à très forte valeur ajoutée : nous produisons des sections parmi les plus larges au monde et nous accompagnons leur mise en œuvre par un support technique. Ces produits constituent des éléments essentiels de notre compétitivité. Nous voulons continuer à développer des produits et des solutions techniques innovantes pour conserver cette avance. Tout cela implique forcément des discussions, notamment sur les fonctions support, comme c’est le cas actuellement, ainsi qu’une optimisation continue de notre production afin de préserver ces atouts.

Le CBAM (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) est entré en vigueur le 1er janvier. Est-ce suffisant pour lutter contre la concurrence ?

C’est une avancée importante, mais nous estimons que certains éléments doivent encore être améliorés, notamment sur ce que l’on appelle le downstream. Autrement dit, les produits fabriqués à partir d’acier doivent eux aussi être protégés et soumis au même régime pour les importations. Sinon, c’est toute la chaîne de valeur européenne qui se trouve fragilisée.

Le Parlement européen a approuvé une baisse des quotas d’importation en début d’année. Là encore, est-ce suffisant ?

C’est également une bonne décision, mais certaines questions restent en discussion, notamment le carry-over.

Les quotas sont définis par trimestre, et certains importateurs demandent que les volumes non utilisés sur un trimestre puissent être reportés sur un autre. Nous n’y sommes pas favorables. Nous devons aussi nous assurer de la traçabilité de l’endroit où l’acier a été coulé afin d’éviter l’écueil du « fondu et coulé ». La règle imposée par la l’Europe implique que l'origine des marchandises soit déterminée par le lieu où le métal a été initialement fondu, et non là où il a été transformé. Cela évite les transformations (parfois très légères) qui contournent les droits de douane.

Sur la question de l’énergie, que faites-vous pour réduire les coûts ici au Luxembourg ?

Nous avons mené le projet SteelUp, qui consistait à construire un nouveau four électrique à Belval. C’était un défi technique et organisationnel, mais il nous permettra de réduire notre consommation d’énergie. En parallèle, nous avons installé des panneaux photovoltaïques sur les toits de notre centre logistique européen (AMCLE), ainsi que sur notre site de Belval, après celui installé à Differdange en 2021. Cela contribue également à la décarbonation de notre production.

En matière de durabilité, vous poursuivez un double objectif : produire plus vert et proposer des aciers euxmêmes plus durables. Comment y parvenir ?

Au Luxembourg, nous avons la chance de produire avec des fours électriques, dont les émissions de CO₂ sont nettement inférieures à celles d’un haut fourneau : environ 800 kg contre 2,2 tonnes de CO₂ par tonne d’acier produite.

Nous sommes également capables de produire du XCarb®, c’est-à-dire de

l’acier recyclé produit à partir d’énergie verte. Dans ce cas, les émissions descendent à environ 300 kg de CO₂ par tonne d’acier. En 2024, nous en avons produit 400.000 tonnes. Je suis convaincue que l’industrie sidérurgique sera une industrie décarbonée et qu’elle participera en même temps à la décarbonation de l’ensemble de la société. L’acier est par exemple un matériau essentiel pour la transition vers l’e-mobility ou encore pour la construction d’éoliennes. Notre industrie fait clairement partie des solutions pour une économie décarbonée.

Où en est le projet du futur siège au Kirchberg ?

Nous disposerons de notre nouveau bâtiment en 2027.Ce projet a une double signification. La première est de confirmer l’ancrage d’ArcelorMittal au Luxembourg, sachant que ce bâtiment accueillera également le siège mondial du groupe.

La seconde est que ce bâtiment sera construit essentiellement avec des aciers produits ici, au Luxembourg. C’est une source de fierté pour les usines luxembourgeoises et pour les équipes qui participent à leur production.

Le bâtiment s’inscrit également dans une démarche de durabilité : il utilisera des aciers XCarb® et intégrera des solutions techniques qui illustrent le savoir-faire unique de l’industrie sidérurgique luxembourgeoise.

Une famille au service d’autres familles

Thierry Labro, Journaliste

Avec la nomination d’Émilie Serrurier à la tête de son entité luxembourgeoise, l’arrivée de nouveaux administrateurs ancrés localement et des investissements technologiques majeurs, le groupe genevois Mirabaud accélère tout en s’inscrivant dans la continuité familiale portée par Nicolas Mirabaud, associé gérant issu de la septième génération.

Conversation avec Nicolas Mirabaud & Émilie Serrurier
« En Europe, nous enregistrons une croissance des revenus autour de 10%. »

Mirabaud Academy, former la nouvelle génération

La transmission du patrimoine est un enjeu central pour les familles fortunées. Pour la banque privée, il s’agit aussi d’accompagner une nouvelle génération de clients dont les attentes évoluent. « Il faut d’abord connaître les clients et leurs enfants, et cela prend du temps », souligne Nicolas Mirabaud. « Les nouvelles générations ont parfois des attentes différentes, notamment sur les questions ESG ou technologiques. Nous adaptons donc nos portefeuilles aux valeurs de chaque client. Par exemple, certains refusent tout investissement dans les entreprises pétrolières, tandis que d’autres considèrent qu’elles jouent un rôle dans la transition énergétique. » De plus en plus de familles demandent à la banque d’impliquer

progressivement leurs enfants dans la gestion du patrimoine. « Ils ne souhaitent as forcément que ceux-ci connaissent immédiatement le montant exact de leur fortune, mais ils veulent les familiariser avec l’investissement », explique Émilie Serrurier. Des rencontres sont organisées entre jeunes clients afin de favoriser les échanges et la constitution de réseaux. C’est aussi dans cet esprit qu’a été lancée la Mirabaud Academy. Chaque année, des enfants de clients viennent passer quelques jours à la banque pour découvrir son fonctionnement, rencontrer les équipes et comprendre les bases de la gestion de patrimoine. « Cela permet aussi de montrer qu’une maison de plus de 200 ans peut rester moderne », souligne Nicolas Mirabaud.

Ce n’est pas forcément intuitif mais commençons par vos investissements massifs dans la technologie, environ 150 millions de francs suisses. Quelle est la logique de ces investissements ?

Nicolas Mirabaud : « Nous avions une plateforme maison développée en interne et modernisée au fil du temps. Nous nous sommes demandé il y a plusieurs années si ce modèle restait pérenne. L’intelligence artificielle va être de plus en plus présente et la blockchain jouera probablement un rôle pour sécuriser certaines transactions. Nous avons choisi Temenos après un appel d’offres classique afin de disposer d’une plateforme capable d’évoluer dans le temps. Nous faisons appel à plusieurs autres fournisseurs sur ce projet, dont la société Wealth Dynamics pour gérer notre CRM. L’idée est aussi d’avancer vers un modèle cloud, assez avant-gardiste. » Émilie Serrurier : « Avec une plateforme technologique de dernière génération, on recherche évidemment des gains d’efficacité qui se traduisent par un meilleur service au client. Il y aura des évolutions en matière d’e-banking et l’accès à l’information sera beaucoup plus simple pour les clients, notamment pour les nouvelles générations. »

N. M. : « Notre projet est de déployer l’intégralité de la plateforme pour toutes nos activités bancaires, pas seulement au Luxembourg ou en Suisse, mais dans les 14 bureaux du groupe, d’ici la fin de l’année. »

Quelle est votre proposition de valeur ?

N.M. : « Nous sommes un groupe familial qui fête ses 207 ans. Je représente la septième génération. La famille reste l’actionnaire majoritaire tout en étant impliquée dans l’exécutif. C’est un élément central de notre proposition de valeur : nous sommes une

Un trio clé

Émilie

Serrurier-Hoël

Directrice générale de Mirabaud & Cie (Europe) SA depuis juin 2025, elle pilote la plateforme européenne du groupe depuis Luxembourg, avec des équipes notamment à Paris, Londres et Madrid.

Sarah Khabirpour Administratrice indépendante au conseil d’administration depuis septembre 2021, ancienne présidente du conseil de la Commission de surveillance du secteur financier et ex-Chief compliance officer de la Banque de Luxembourg.

Carlo Thill

Administrateur depuis mars 2025, ancien président du comité exécutif de BGL BNP Paribas et président de Cardif Lux Vie.

famille au service d’autres familles. Il y a un alignement d’intérêts très fort. Notre approche est à la fois traditionnelle et innovante. Nous nous concentrons sur deux métiers, le wealth management pour la gestion des actifs des clients privés et l’asset management pour ceux des investisseurs institutionnels. Notre taille nous permet d’être proches de nos clients, mais nous sommes aussi présents dans une dizaine de pays. Ce qui nous permet d’avoir une vision globale et d’accompagner des familles dont les intérêts sont souvent transnationaux. »

E.S. : « Nous nous présentons comme un grand family office. En ligne avec cette approche, nous avons aussi un seuil d’entrée plus bas que certaines grandes banques privées suisses. Nous acceptons les clients à partir d’un million d’euros, ce qui nous permet d’accompagner de nombreux entrepreneurs qui sont souvent en train de vendre leur entreprise. »

Ce positionnement attire davantage d’entrepreneurs locaux ?

E.S. : « Oui, en partie. La plateforme européenne est basée au Luxembourg, mais nous avons aussi des opérations au Royaume-Uni, en France et en Espagne. La stratégie d’investissement est définie au niveau du groupe, mais chaque pays peut l’adapter pour répondre aux besoins spécifiques de sa clientèle. »

Mirabaud dispose d’une offre en private equity, en quoi est-elle différenciante ?

N.M. : « Mirabaud investit de tout temps dans l’économie réelle. Nous avons développé un large réseau qui nous permet d’avoir accès à un certain nombre d’opportunités. Avant de proposer ces investissements sous forme de club deals, nous analysons leur pertinence: leur intégration dans la gestion

de portefeuille, leur compatibilité avec les réglementations locales et leur fiscalité. Ensuite, nous les proposons à certaines familles ou à certains clients qui ont l’appétence et le profil pour ce type d’investissement. Ce ne sont pas des produits que l’on met entre toutes les mains. »

Quels sont aujourd’hui vos critères d’exclusion en matière d’investissement ? Et comment abordez-vous le secteur de la défense, devenu un sujet important en Europe?

N.M. : « Nous avons exclu certains secteurs comme le tabac, la pornographie ou les entreprises très exposées au charbon. Concernant l’armement, nous excluons les sociétés impliquées dans des armes non conventionnelles. Il est vrai que la question de la défense est devenue plus sensible depuis les évolutions géopolitiques récentes. Certains investissements dans ce secteur peuvent aujourd’hui faire partie de notre univers d’investissement, s’ils correspondent à nos critères d’éligibilité ESG. »

Comment voyez-vous l’évolution du Luxembourg comme place financière ?

N.M. : « Pour nous, l’Europe est une zone de croissance importante. Le Luxembourg joue un rôle central puisqu’il constitue notre plateforme européenne et notre booking center. La place bénéficie d’une grande stabilité politique, économique et sociale. Dans un contexte mondial instable, c’est un atout majeur. Le défi reste le recrutement de talents, car le marché du travail luxembourgeois est très compétitif. »

E.S. : « Les régimes d’impatriation permettent d’attirer des talents étrangers. Cela peut être un levier important pour développer certaines activités. »

Contenu sponsorisé par la Banque de Luxembourg

Médecins: des besoins qui évoluent avec votre parcours

De gauche à droite : Yoann Nigro, conseiller professions libérales, Charles Sunnen, responsable professions libérales, et Laurent Gitzinger, conseiller professions libérales, illustrent, au sein de la Banque de Luxembourg, l’accompagnement sur mesure de leurs clients.

Tout au long de leur parcours, de la remise des diplômes jusqu’à la retraite, les médecins ont besoin d’un accompagnement bancaire adapté à leur situation. Charles Sunnen, Responsable des professions libérales à la Banque de Luxembourg, détaille les solutions sur mesure proposées par son équipe.

Quels sont les principaux défis auxquels les jeunes médecins sont confrontés aujourd’hui ?

Charles Sunnen : Lorsqu’ils sortent de leurs longues études, les jeunes spécialistes sont pleinement formés à leur métier mais rarement au sujet des aspects financiers, juridiques, fiscaux ou organisationnels liés à l’installation d’un cabinet. Il n’est pas rare que de jeunes médecins exerçant en libéral, sur le point de débuter leur activité, se sentent démunis face aux démarches à entreprendre et aux choix à faire. Beaucoup cherchent un accompagnement fiable pour se lancer sereinement. Cette étape cruciale suscite des interrogations pragmatiques, notamment en matière de financement du cabinet, de gestion fiscale, de gestion de trésorerie, d’acquisition d’équipements souvent onéreux et de gestion administrative.

Quels conseils leur donneriez-vous ?

C.S. : Je n’ai qu’un conseil à leur donner : anticipez. Dès les études, il est recommandé de participer à des conférences, tables rondes ou ateliers pour comprendre les étapes de l’ouverture d’un cabinet. La Banque de Luxembourg organise par exemple, chaque année, une rencontre avec des experts et des médecins récemment installés pour partager leur expérience. Un autre point crucial à ne pas négliger est la constitution d’une réserve pour les impôts dès le démarrage du projet. En effet, au lancement de l’activité, les revenus enregistrent une croissance rapide, étant donné que les avances d’impôt sont calculées sur la base de l’exercice précédent. Le manque d’anticipation risque d’engendrer des coûts inattendus qui peuvent s’avérer significatifs.

L’accompagnement peut donc débuter avant le lancement de l’activité ?

C.S. : Tout à fait. À la Banque de Luxembourg, notre engagement en faveur de l’excellence se traduit par un accompagnement personnalisé des médecins à l’aube de leur parcours, non seulement via notre éventail de services - ouverture de comptes, financement du cabinet et du matériel, plan d’épargne – mais également en organisant divers ateliers – sensibilisation, coaching en petits groupes, etc. Nous accompagnons les professionnels de santé sur l’ensemble de leurs besoins, qu’ils soient personnels ou liés à leur activité. Et parce que chaque situation est unique, tous nos clients disposent d’un accompagnement sur mesure grâce à un interlocuteur dédié.

Pourquoi est-il essentiel d’avoir un conseiller unique pour assurer un suivi sur mesure ?

C.S. : Notre structure à taille humaine nous permet de concentrer nos

« Être médecin aujourd’hui ne se limite plus à soigner ses patients. »
Charles

efforts sur un nombre privilégié de clients par conseiller, ce qui nous confère une grande proactivité et une importante disponibilité. Avec une ancienneté moyenne de 17 ans, nos conseillers construisent avec leurs clients une relation de confiance dans la durée. À la Banque de Luxembourg, chaque client est unique et nos conseillers veillent à ce que les projets soient entendus et préparés avec attention et rigueur.

Une fois que les médecins sont établis, quels services peuvent s’avérer utiles ?

C.S. : Lorsqu’ils atteignent une certaine stabilité, de nombreux professionnels expriment le souhait de développer leur activité ou leur patrimoine personnel, que ce soit en investissant dans l’immobilier professionnel (via l’ouverture d’un nouveau cabinet ou l’extension d’un existant) ou en réalisant un projet privé, tel que l’acquisition d’une résidence principale ou d’un bien locatif. Le pôle Professions libérales se concentre sur la structuration du financement, l’optimisation de la trésorerie et la diversification du patrimoine.

Quels constats faites-vous aujourd’hui dans la pratique des médecins installés en cabinet ?

C.S. : Nous avons réuni, en mars 2026, en collaboration avec l’AMMD (Association des Médecins et

Médecins-Dentistes), plus d’une centaine de médecins lors d’une table ronde entre pairs sur le sujet de la gestion d’un cabinet. Cette initiative est née sur le terrain, lors d’échanges avec des médecins installés dans leur cabinet car, quelle que soit la spécialité ou la taille du cabinet, un constat revient : être médecin aujourd’hui ne se limite plus à soigner ses patients.

À l’approche de la retraite d’un praticien, quelle est votre valeur ajoutée, et comment se traduit-elle concrètement ?

C.S. : Nous accompagnons la transmission de patientèle en facilitant la mise en relation avec de jeunes professionnels de santé, parfois dans le cadre d’une année transitoire. Nos experts en succession et en gestion de patrimoine sont mobilisés, notamment lorsqu’il s’agit de biens situés au Luxembourg ou à l’étranger. Notre objectif : préparer la relève dans les meilleures conditions et en toute sérénité.

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Frieden-Bettel,LE BILAN À MI-MANDAT

À mi-mandat, le bilan du gouvernement mené par le CSV et le DP est une photographie contrastée. Pragmatique, la coalition a centré son approche sur le pouvoir d’achat et la relance. Mais elle entame la seconde moitié de la législature avec une équation délicate : poursuivre son agenda de compétitivité en renouant avec un dialogue social fragilisé.

Maëlle Hamma, Marc Fassone, Mike Gordon, Journalistes

Frieden-Bettel,

Le retour du CSV au pouvoir en 2023 s’est fait autour d’une promesse claire : remettre l’économie au centre et restaurer une forme de stabilité dans la conduite de l’État. Cette ligne, incarnée par Luc Frieden, ancien ministre des Finances et figure reconnue du monde économique, repose sur une approche plus institutionnelle et gestionnaire du pouvoir. Son style, sérieux et méthodique, tranche avec celui de la décennie précédente et s’est illustré lors du « round social » lié à la réforme des pensions, où le gouvernement a défendu une approche très structurée face à des syndicats fortement mobilisés.

L’alliance CSV-DP est une configuration plus rare dans l’histoire politique récente, où, pendant des décennies, les chrétiens-sociaux ont le plus souvent gouverné avec le LSAP. Dans cette nouvelle équation, l’ancien Premier ministre Xavier Bettel occupe désormais les fonctions de vice-Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères, tout en veillant à ce que le travail accompli ces dix dernières années ne soit pas détricoté.

Entre les deux hommes, la différence de style est nette. Là où Luc Frieden cultive une posture

institutionnelle et structurée, Xavier Bettel conserve un positionnement plus souple, presque médiateur. Complémentarité ou divergence selon les lectures, les deux dirigeants assurent quant à eux être « parfaitement alignés » sur les orientations de la coalition.

À mi-mandat, le gouvernement peut revendiquer une certaine cohérence avec ses engagements de départ. Il a rapidement mis l’accent sur le pouvoir d’achat et la relance économique, notamment à travers l’adaptation du barème fiscal à l’inflation et via plusieurs mesures destinées à soutenir l’activité.

Mais des turbulences apparaissent sur le terrain social. La réforme des pensions, engagée dans une démarche à long terme, s’est imposée comme le dossier le plus sensible à ce jour.

Le logement demeure un autre défi majeur. Si plusieurs mesures ont été prises pour relancer la construction et débloquer certains projets immobiliers, l’accessibilité reste un problème central pour de nombreux ménages, en particulier les plus jeunes.

À mi-parcours de la législature, le gouvernement Frieden-Bettel présente ainsi un bilan à double visage : une ligne économique assumée, mais un front social plus agité.

Luc Frieden et Xavier Bettel font leur bilan

Quatrième indicateur : nous avons beaucoup plus d’énergies renouvelables que par le passé.

Dernier point, la sécurité, extérieure d’abord en investissant davantage dans la défense. Pour la sécurité intérieure, nous avons recruté plus de policiers et introduit la police locale.

Énormément a été fait, et il reste beaucoup à faire.

Le titre de l’accord de coalition est clair : rendre le Luxembourg plus fort pour l’avenir. Aujourd’hui, où sommes-nous plus forts ? Quel indicateur montre que votre politique fonctionne ?

Je suis très satisfait du travail fait pendant ces deux années pour plusieurs raisons. La première est la grande cohérence de la politique gouvernementale. Les deux partis de la majorité sont alignés pour faire avancer le pays.

Le deuxième indicateur est la croissance économique qui, bien que faible, est de retour, alors que lorsque nous avons commencé, nous étions face à une récession et à une stagnation. Nous avons eu un demi-point de croissance en 2024 et 1 % en 2025. Nous allons tout faire pour poursuivre cette dynamique, car la croissance est synonyme d’emploi et de recettes fiscales. Troisième indicateur : nos mesures pour renforcer la cohésion sociale, comme la prime d’énergie ou l’allocation de vie chère.

À ce stade du mandat, êtes-vous là où vous pensiez être ?

On aimerait toujours que cela aille plus vite, mais la démocratie nécessite le débat. Je trouve que nous avons déjà bien avancé.

Après la crise sociale de l’été, le gouvernement n’aurait plus, selon certains, de marge pour mener de nouvelles réformes. Ont-ils raison ?

Cela ne correspond à aucune réalité. Je remarque que la réforme des pensions, bien qu’étant un exercice politiquement difficile – ce que nous savions –, est la première depuis 13 ans. Beaucoup d’autres pays européens n’ont pas réussi. Nous avons mené une réforme structurelle et continuons les discussions pour moderniser le droit du travail. Le ministre du Travail, Marc Spautz,

« L‘année dernière fut humainement difficile à cause des débats mais ils sont nécessaires à une démocratie vivante. »
Luc Frieden

Luc Frieden (CSV) alors désigné formateur et Xavier Bettel (DP) le 11 octobre 2023 lors de la première réunion plénière des négociations de coalition. Le gouvernement a été assermenté un mois plus tard, le 17 novembre 2023.

est très impliqué dans les discussions avec les syndicats et les employeurs.

Vous, Luc Frieden, l’homme derrière la fonction, quelles sont vos déceptions et vos fiertés ?

C’est un honneur et une immense responsabilité de servir comme Premier ministre. Je suis fier que le gouvernement ait réussi à préserver la cohésion sociale et à faire fonctionner la démocratie sans extrêmes, contrairement à d’autres pays. Il n’y a pas de déception majeure. Certes, l’année dernière fut humainement difficile à cause des débats, mais ils sont nécessaires à une démocratie vivante et sont restés dans ce cadre.

Dans le dernier Politmonitor, votre popularité a drastiquement baissé. Faites-vous un lien avec ces réformes « difficiles » ?

Il y a forcément un lien, mais l'objectif d'un chef de gouvernement ne peut pas juste être la popularité. Sinon, on ne fait rien du tout. Je crois qu’il est également nécessaire de faire des réformes difficiles, parce qu’elles s’inscrivent dans le long terme. On aurait pu encore attendre trois ou quatre ans avant d’entreprendre la réforme des pensions. Mais nous avons estimé qu’il fallait s’occuper des problèmes qui concernent avant tout les jeunes qui partiront demain à la retraite.

Quelles ont été les autres mesures notables selon vous ?

Les mesures dans le domaine des énergies renouvelables, le renforcement des droits des femmes… Je crois qu’en général, nous sommes trop focalisés sur des discussions à court terme sans nous occuper des défis à long terme.

Je parlerais aussi de sujets qui me tiennent à cœur : l’innovation

et l’intelligence artificielle. Mon gouvernement a adopté trois stratégies sur l’IA, le quantique et les données. Des sujets techniques, mais qui exerceront une influence énorme sur l’avenir du pays.

Y a-t-il un point de l’accord de coalition qui s’avère plus complexe que prévu à mettre en place ?

Gouverner est toujours difficile, mais aucun sujet ne me semble irréaliste. Ce qui a changé, c’est le contexte géopolitique, imposant un investissement massif dans la défense, non envisagé initialement. Cela impacte évidemment les priorités du gouvernement et les finances publiques. Mais c’est une condition à notre liberté et nous ne le faisons pas au détriment de notre politique sociale.

La dernière fois qu’un Premier ministre est passé au rôle de vice-premier ministre remonte à 1979 avec Gaston Thorn, un autre libéral. Comment vit-on cette situation ?

Cela ne me pose pas de problème. J’aime la chose publique, la politique et les gens. J’ai exercé divers mandats et à aucun moment je n’ai eu l’ego du titre. Les citoyens nous confient d’abord des responsabilités. Mon patron, c’est l’électeur. Aux Affaires étrangères, je me suis dit que ma vie serait un peu plus « pépère » que celle que j’ai eue pendant dix ans comme Premier ministre, dix années qui n’ont pas toujours été faciles.

Vous définiriez-vous comme un homme d’équilibre ou d’influence ?

« Gouverner à deux est plus facile que gouverner à trois. »
Xavier Bettel

En tant que Vice-Premier ministre, je suis le chef de troupe des libéraux au gouvernement. Et l’important pour moi, c’est de ne pas détricoter tout ce qui a été fait lors de mes dix années en tant que chef de gouvernement. J’ai la chance d’avoir une relation de confiance avec le Premier ministre. On s’appelle tout le temps, on se dit tout, on est très souvent sur la même longueur d’onde. Ce qui peut être frustrant pour les autres. On est souvent d’accord avant même de discuter. Luc Frieden vient d’un parti classé comme

conservateur, mais il n’est pas une personne qui ne veut pas que les choses avancent. Au contraire, c’est un pragmatique et un libéral. Des différences peuvent exister bien sûr, mais les compromis sont faciles. L’art du compromis est indispensable pour faire vivre une coalition. Gouverner à deux est plus facile que gouverner à trois.

On entend dire que le gouvernement, après la réforme des pensions, a dépensé tout son crédit social et qu’il n’y aura plus de réformes. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que les partenaires sociaux vont finir par se retrouver autour de la table du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE). La force du Luxembourg est la solidarité face aux challenges. Il ne faut pas oublier que l’origine de la tripartite est liée à la crise de la sidérurgie. Je veux que tout le monde puisse se retrouver pour travailler ensemble. Avec Patrick Dury comme avec Nora Back — même si au début ce fut plus difficile avec elle — nous avons toujours pu jouer la carte du pragmatisme pour faire avancer les choses. Ce sera une priorité pour la deuxième moitié de la législature.

À mi-mandat, où en êtes-vous dans la réalisation de l’accord de coalition ?

De nombreux projets ont déjà été concrétisés. Les efforts se sont portés sur le soutien du pouvoir d’achat, l’individualisation de l’impôt, la réforme de l’alphabétisation, ainsi que sur des avancées dans l’industrie, l’économie et les droits des femmes. Au niveau international, les engagements envers l’Otan ont également été respectés. La méthode de travail évolue pour briser la mentalité du travail en silo. Cela se traduit par

une collaboration étroite avec le ministère des Finances et l’intégration d’experts non diplomates dans les ambassades, notamment pour renforcer l’expertise de la place financière dans des hubs comme Singapour ou Hong Kong. Une petite révolution dans la maison.

Pensez-vous que la réforme des pensions a été une décision courageuse prise par ce gouvernement ? C’est en tous cas celle qui a provoqué le plus grand bordel et qui a suscité le plus de tensions avec les syndicats. Mais c’était une réforme nécessaire. Nous avons été critiqués parce que la question des pensions n’avait pas été évoquée pendant la campagne. Mais le système des pensions lui-même a des mécanismes, des signaux qui indiquent — qui obligent — les gouvernements à agir. Ces signaux sont passés à l’orange et c’est ce gouvernement qui a dû agir. Si ces signaux s’étaient déclenchés trois ou quatre ans plus tôt, c’est le gouvernement précédent qui aurait dû agir. Aurais-je pu mener cette réforme à bien avec la coalition précédente ? Je ne le sais pas. Ce qui est important, c’est que nous avons fait quelque chose sans attendre d’être face au fameux mur des pensions.

Ce n’est jamais populaire de dire aux gens qu’il va falloir travailler plus. Mais on vit de plus en plus longtemps et il faudra prendre ses responsabilités. En tant que libéral, j’estime que face à l’âge légal, c’est à chacun de décider de travailler plus longtemps ou bien s’arrêter plus tôt en étant conscient des conséquences sur le niveau de sa pension. Le choix personnel est quelque chose d’important. Il faut aussi prendre en considération la pénibilité et la dureté du travail.

DÉMOGRAPHIE

Population par âge

Evolution de la population, totale, luxembourgeoise et étrangère au 1er janvier

Population Luxembourgeois Etrangers

Politmonitor

Dans le dernier Politmonitor réalisé par Ilres pour RTL Lëtzebuerg et le Luxemburger Wort, le Premier ministre Luc Frieden sort du Top 10 pour se placer en 12e position (8e en juin 2025 et 4e en décembre 2024). Le VicePremier ministre Xavier Bettel conserve sa première place.

Décembre 2025

Sympathie

Compétences

Décembre 2025

Compétences+sympathie

Sympathie

Compétences

Juin 2025

Décembre 2024

Mars 2024

Mars 2024

Luxembourg Makes It Happen

État moderne

& DIGITALISATION

Le gouvernement s’était engagé à élaborer une base légale pour le principe du Once only. Ce n’est toujours pas le cas. Pourquoi ce retard ? La ministre de la Digitalisation y travaille et les projets sont devant le Conseil d’État. J’espère que ce principe, qui me tient énormément à cœur, sera mis en œuvre durant cette législature pour rendre l’État plus rapide au service des citoyens.

Entre simplification et dérégulation, où placez-vous le curseur ? Je suis pour la simplification. Mais la vie en société requiert des règles. Et chacune des règles que nous avons adoptées, y compris par les gouvernements précédents, sont des règles qui font sens. C’est le cumul des règles et souvent leur mise en oeuvre qui a été trop difficile. Et donc je plaide, au niveau européen et au niveau national, pour revoir les règles et les éléments de leur mise en œuvre, afin de juger

s’ils sont vraiment nécessaires. Au niveau européen, surtout, je suis parmi les chefs du gouvernement qui insistent pour que l’on regarde non seulement la législation, mais également tout ce qui est fait par la Commission européenne et les autorités de surveillance (level 2 et level 3), car les règles peuvent rendre la vie des sociétés extrêmement compliquée. Je l’ai vu à titre personnel quand j’étais dans le secteur privé. Je souhaite que les gens puissent produire, vendre leurs services plutôt que de passer leur temps derrière des bureaux à remplir des formulaires. Je pense surtout aux PME, dont les coûts de production deviennent trop importants à cause de la bureaucratie. Cela vaut aussi pour le secteur financier où l’ensemble des règles, notamment celles établies par la BCE, dépassent parfois les objectifs pour lesquels ces règles ont été introduites.

On parle beaucoup de simplification, mais aussi de digitalisation. Ces politiques auront-elles un impact sur les effectifs de la fonction publique ? La technologie est là pour aider les gens, donc elle va avoir un impact positif sur la façon dont nous travaillons. Nous souhaitons une IA centrée sur l’humain. Le défi principal sera d’aider les salariés et les fonctionnaires à savoir l’utiliser intelligemment. L’IA sans les êtres humains ne fonctionnera pas.

J’ai visité récemment le Digital Learning Hub qui aidera les gens quel que soit leur background technologique. Donc je n’ai pas de crainte que les emplois disparaissent ; il y aura des modifications et de nouveaux emplois seront créés. L’éducation, la formation professionnelle continue sont donc des éléments clés pour que cela réussisse. C’est un exercice sur le moyen terme.

moderne

Indice de développement de l’administration électronique

Part des 16-74 ans utilisant Internet pour interagir avec les autorités publiques

Pour télécharger des documents officiels

Pour consulter ou interagir avec les sites des autorités publiques

Pour obtenir des informations auprès des autorités publiques

Raisons pour lesquelles les 16-74 ans utilisent les services en ligne de l’État.

« Je n’ai pas de crainte que les emplois disparaissent.»
Luc Frieden

À NOTER

Le nouveau plan d’action pour l’inclusion numérique dévoilé par la ministre de la Digitalisation, Stéphanie Obertin (DP) début février doit « garantir que la transformation numérique bénéficie à l'ensemble de la population ». Il implique quatorze ministères et repose sur six leviers. Mais la ministre souligne elle-même dans un communiqué qu’il consiste surtout à « consolider les mesures existantes ». Début mars, le Premier ministre a lancé la campagne AI4Lux, « visant à positionner l'IA comme levier au service des citoyens, de la compétitivité et de la souveraineté du Luxembourg». Les fonctionnaires bénéficieront prochainement d'un accès à un chatbot souverain, grâce au déploiement de solutions sur-site, fruit du partenariat avec Mistral AI signé en juin.

eGovernement Benchmark

En 2025, la moyenne européenne est de 74,5%. Le pays atteint le score de 97,5% pour la disponibilité en ligne, 100% pour la compatibilité mobile et 80,8% pour la transparence des services.

« Forces: services centrés utilisateur. Faiblesses : cross-border. »

Améliorationdesservices digitaux soulignée

Sur le podium à la 3e place

Conserve sa 3e place

Atteint la 2e place

Nombre de réclamations portées auprès de l’Ombudsman

L’Ombudsman intervient lorsque les citoyens rencontrent un problème avec l’administration. Il est en quelque sorte un thermomètre des dysfonctionnements administratifs.

CE QU’EN DIT XAVIER BETTEL

Vous avez l’air d’être fier de tout ce qui a déjà été accompli. Est-ce qu’il y a des déceptions, des choses qui ne vont pas assez vite selon vous ?

Part des ménages raccordés à la fibre optique

Dans l’accord de coalition 2023-2028, le gouvernement s’est engagé à garantir une couverture totale du territoire en 5G et en fibre optique.

La simplification administrative et le principe du Once only. C’est pour moi quelque chose de très important. Lorsque j’étais bourgmestre et Premier ministre, j’avais introduit un système de tracking similaire à celui du suivi des colis pour les autorisations de construire et pour les procédures environnementales. La frustration, c’est de voir que les choses n’avancent pas aussi vite que nous le voudrions. Sans vouloir critiquer le Conseil d’État, notre procédure législative est encore assez lente. Il faut aussi se demander si notre mille-feuille administratif est nécessaire et pertinent. Nous travaillons là-dessus.

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Accessible

Social

& FAMILLE

Le taux de risque de pauvreté reste élevé. En quoi vos mesures peuvent-elles inverser la tendance ?

Nous avons introduit des mesures ciblées pour venir en aide aux personnes à faibles revenus : allocation de vie chère, prime énergie, défiscalisation du salaire social minimum, aides au logement. Nous avons doublé, en termes d’investissement, le nombre de logements abordables. Tout un paquet de mesures ont d’ores et déjà été prises pour améliorer la vie des gens à faibles revenus.

Nous continuerons dans cette direction avec la mise en œuvre du grand Plan de lutte contre la pauvreté, adopté en décembre.

J’ai aussi insisté pour que, dans la réforme fiscale majeure que ce gouvernement est en train de conduire, nous regardions particulièrement la situation des enfants. Parce que je refuse que des enfants vivent en situation de pauvreté. C’est la raison pour

laquelle nous avons aussi décidé d’augmenter les allocations familiales de façon très substantielle l’année prochaine. Tout cela pour réduire le risque de pauvreté infantile. Il y aura toujours des défis à cet égard, parce que la vie au Luxembourg est chère. C’est l’objectif du gouvernement d’éviter qu’il y ait trop de différence entre ceux qui ont le plus et ceux qui ont le moins. La cohésion sociale et une classe moyenne forte sont l’objectif de mon gouvernement.

L’enfant est au centre de votre politique sociale, mais la natalité n’est pas évoquée dans l’accord de coalition. Pourriez-vous avoir la tentation de mener des politiques natalistes, comme ailleurs ?

Non, ce n’est pas un objectif gouvernemental de s’introduire dans la vie des familles. Nous avons au Luxembourg un modèle un peu différent des autres car il est basé sur

une immigration de travail forte et des frontaliers. La natalité est un problème européen et il n’est pas question de mener ici une politique nataliste. En revanche, nous voulons renforcer le cadre des enfants, y compris avec les nouvelles mesures en matière de chèques-service, qui servent à soutenir les familles. Les mesures en matière de logement servent aussi à soutenir les familles.

Indice de Gini

L’indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique permettant de rendre compte du niveau d’inégalité de la population. Il varie entre 0 (égalité parfaite) et 100 (inégalité extrême).

L’inégalité est d’autant plus forte que l’indice de Gini est élevé.

Indicateurs de pauvreté

Le seuil de risque de pauvreté fixe le niveau de revenu en dessous duquel une personne est considérée comme à risque, tandis que le taux de risque de pauvreté mesure la part de la population qui se situe effectivement sous ce seuil.

Risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Personnes habitant dans des ménages déclarant des difficultés à joindre les deux bouts.

Seuil de pauvreté et difficultés financières.

Seuil de risque de pauvreté

CE QU’EN DIT

XAVIER BETTEL

Peut-on lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale seulement avec des subventions ?

L’important, c’est de faire sortir les gens par le haut. Le but n’est pas de faire une gestion de la pauvreté. Lorsque le gouvernement précédent a réformé le Revis, nous voulions réactiver les gens. Ce n’est pas en restant chez soi, en ne travaillant pas, en n’ayant pas de contact social que l’on a une ambition que l’on va s’en sortir. Nous continuons dans cet esprit. Cela s’illustre par le plan de lutte contre la pauvreté, incluant l’augmentation des allocations familiales, des abattements fiscaux pour les jeunes enfants et une tarification harmonisée des services d’accueil, rendant les 24 premières heures gratuites pour les parents les plus démunis.

On entend souvent dire que la coalition a été fragilisée par la grogne sociale et la réforme des pensions. Comment se porte-t-elle ? L’ambiance est bonne et ensemble avec les députés, nous travaillons bien. Cette coalition est bonne pour l’économie. Ce n’est pas parce qu’on donne l’impression d’être très business-friendly que l’on n’est pas social friendly. J’ai été dix ans Premier ministre, on a été business friendly sans être antisocial. On continue. Il ne faut pas opposer affaires et social. La différence que j’ai avec certains élus de gauche, c’est que je préfère gagner l’argent avant de le dépenser.

« Ce n’est pas parce qu’on donne l’impression d’être très business-friendly que l’on n’est pas social friendly.»
Xavier Bettel

Dépenses du Fonds national de solidarité

Cet organisme public luxembourgeois distribue des aides financières aux personnes dont les revenus ne suffisent pas à vivre dignement. C’est un pilier central de la politique sociale du pays.

Revenu minimum garanti

Forfait éducation

Allocations de chauffage / Allocation de vie chère

Budget alloué au ministère de la Santé et de la sécurité sociale

Part du budget alloué au ministère de la Famille, des Solidarités et du Vivre Ensemble

Ce « double indicateur » permet de mesurer le poids accordé à la politique sociale dans l’action publique. La moitié de ce budget est allouée aux différents postes de la Caisse pour l'avenir des enfants (Zukunftskees).

CE QU’EN DIT DAVID WAGNER (DÉI LENK)

Je ne savais pas qu’il y avait une politique sociale et familiale. Pour l’instant c’est un échec parce que son mandat politique venant des milieux patronaux était de conduire une cure néolibérale similaire à celle des années 90 ce qu’il n’a pas véritablement réussi à faire. Pour ce qui est de la politique familiale, ce qui nous intéresserait serait que le secteur des crèches devienne un secteur public, tout comme l’école fondamentale. Et que ces services soient gratuits. L’actuel système des crèches privées financées par l’argent public via les chèques-service est un système inefficace et coûteux.

Finance & FISCALITÉ

Les prochains budgets seront en déficit. Quelles limites cela impliquera dans l’action du gouvernement ? En matière de finances publiques, il y a toujours des limites. Mais il faut toujours voir la comparaison européenne. Le pays reste l’un des rares avec un triple A, qui indique que le monde financier fait confiance au Luxembourg et qu’il y a une stabilité des finances publiques. Tout ce que nous faisons s’inscrit dans le cadre d’une politique financière de stabilité et de prévisibilité.

Nous avons affirmé dès le début de notre action que nous ne voulions pas augmenter les impôts. Donc forcément, nous devons veiller à ce que notre politique budgétaire ne conduise pas, à moyen terme, à une augmentation des impôts. Nous avons des marges de manœuvre puisque notre endettement est bien plus faible que celui des autres pays de l’UE, comme la grande réforme fiscale

que le ministre des Finances vient de présenter et les nombreuses dépenses d’investissements (dans la défense et aussi dans les infrastructures). Nous avons un taux d‘investissement de 4 % du PIB, ce qui est extrêmement important. Nous allons mettre tout cela en œuvre, car cela contribue à moderniser le pays pour l’avenir et les finances publiques le permettent.

Vous avez mené à bien la réforme fiscale, mais compte tenu de son coût (800 à 900 millions d’euros), en quoi était-elle incontournable ?

L’engagement du gouvernement était très clair: baisser la charge fiscale des contribuables. C’était une promesse électorale et nous avons tenu parole. D’autres partis qui sont aujourd’hui dans l’opposition n’y sont pas parvenus par le passé, là où nous avons baissé les impôts des personnes physiques dès la première année, tout comme les impôts des sociétés.

La grande réforme fiscale que le gouvernement vient de présenter a pour but d’adapter le régime fiscal aux nouvelles réalités sociales des familles. J’observe par ailleurs que les deux gouvernements précédents l’avaient promise sans la faire : nous l’avons faite en deux ans. C’est quelque chose qui était en discussion depuis dix ans. Je suis fier que mon gouvernement ait réussi. Alors oui, la réforme a un coût, mais un coût au bénéfice des gens. Et c’est là notre objectif.

Pour les entreprises, allez-vous continuer à baisser les taux ? Notre objectif est de tendre versla moyenne du taux d’imposition moyen des entreprises dans l’OCDE. Une première étape a été faite en 2024, une autre suivra en 2027.

Avec des réformes comme « Pilier 2 », la fiscalité luxembourgeoise reste-t-elle attractive ?

Solde public (déficit et excédent budgétaire)

*Les années 2025 et suivantes sont des estimations issues du projet de budget 2026

« L’engagement du gouvernement était très clair: baisser la charge scale des contribuables.»
Luc Frieden

Evolution de la dette des administrations publiques

*Les années 2025 et suivantes sont des estimations issues du projet de budget 2026

C’est toujours un défi de s’adapter au monde. Nous sommes une économie très ouverte et souhaitons le rester. Nous avons introduit beaucoup de mesures fiscales pour rester un pays attrayant.

Dans un monde qui change avec une concurrence américaine et chinoise extrêmement forte, l’Europe doit rester un endroit où il fait bon produire, avec un secteur économique et financier fort. Je veux que le Luxembourg reste une capitale européenne de la finance, un endroit où l’économie continue à se développer. Sans économie forte, il n’y a pas de progrès social, ni de financement de la transition écologique ou de la sécurité. C’est la raison pour laquelle j’insiste tant sur le progrès économique et sur la compétitivité. Tout se tient et oui, la fiscalité est un élément majeur dans tout cela.

Evolution de la pression fiscale

La pression fiscale correspond à la part de la richesse produite dans un pays qui est prélevée sous forme d’impôts et de cotisations sociales. Une pression fiscale élevée est plutôt le signe d’un système social développé et d’un bon niveau de redistribution des richesses.

Luxembourg Union européenne

CE

QU’EN

DIT YVES CRUCHTEN (LSAP) :

À mi-mandat, le bilan est franchement décevant et très loin des promesses. Sur des dossiers essentiels comme le logement ou le pouvoir d’achat, les annonces se sont multipliées, mais dans le quotidien des citoyens, les résultats restent introuvables. Mais ce qui inquiète particulièrement, c’est la manière dont ce gouvernement gère les finances publiques. On a l’impression d’une véritable navigation à vue. Cette accumulation de mesures non contre-financées risque de peser lourdement dans les années à venir. Les Luxembourgeois attendaient un gouvernement qui fixe un cap et tienne ses engagements. Ils voient surtout beaucoup de communication, une politique qui manque de cohérence et un gouvernement qui ouvre le chéquier sans se soucier de l’addition.

CE QU’EN DIT SAM TANSON (DÉI GRÉNG) :

Dans l’opposition, Gilles Roth réclamait, et à juste titre, qu’en tant que petite économie très ouverte, il fallait se garder «une pomme pour la soif». Aujourd’hui, il fait tout le contraire. On a énormément de baisses d’impôts dont la majeure partie n’est ni justifiée ni demandée. La réforme de la classe d’impôt unique va coûter très cher et risque de réduire la marge de manœuvre du gouvernement. Tant pour faire face aux crises comme celle que nous vivons avec la guerre en Iran qui risque d’entraîner de nouvelles mesures de compensation, des aides pour les entreprises et pour les particuliers; que pour financer les infrastructures et la transition énergétique et climatique. Je trouve que l’approche budgétaire actuelle n’est pas très prudente. Pour le dire gentiment.

Coin fiscal (Tax Wedge)

Le coin fiscal ou Tax Wedge correspond à la part du coût du travail captée par l’État et la sécurité sociale. Il comprend l’impôt sur le revenu et les cotisations sociales. Plus il est élevé, plus le travail est coûteux pour les entreprises et plus l’écart avec ce que perçoit le salarié se creuse.

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EVOLUTION DES RECETTES FISCALES EN MILLIONS D’EUROS

Les recettes issues des impôts directs sont attendues en hausse dans le budget 2026, une tendance qui devrait se prolonger sur la période 2027-2029.

Personnes physiques

Impôt sur les salaires et les traitements Contributions directes

Entreprises

Impôt sur les collectivités Impôts indirects

Recettes fiscales

Tuesday 28 April 2026

18:30

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Alternative Investments: Luxembourg’s Strategic Edge

Luxembourg has become a global hub for alternative investments, from private equity to infrastructure and private credit.

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As asset diversification, valuation oversight, and regulatory precision gain prominence, this Paperjam 10×6 brings together ten experts to decode the sector’s future. With rising investor appetite and mounting complexity, the Grand Duchy stands at the crossroads of innovation and trust.

Économie

Comment percevez-vous la tentation européenne de centraliser les contrôles financiers (et par ricochet de dévier les flux d’affaires du Luxembourg vers d’autres places comme Paris) ?

L’Europe a besoin de places financières et d’une union des marchés des capitaux. Et nos fonds sont en fait déjà l’union des marchés des capitaux aujourd’hui. Les fonds d’investissement que nous avons déjà depuis 30 ans ont justement pour objet d’investir dans l’Union européenne.

La surveillance est un élément important, mais ce n’est pas cela qui conduit les investisseurs à financer l’économie européenne. La surveillance fonctionne déjà bien au Luxembourg et dans les autres pays européens. On peut discuter de certaines choses, mais ce qui est essentiel pour faire avancer l’Union des capitaux (Union de l’épargne et de l’investissement), c’est d’abord la titrisation, des produits de pension ou d’épargne transfrontaliers.

Je pense qu’il n’y a pas besoin d’une autre surveillance européenne. Il faut éviter de créer de nouvelles bureaucraties, qui rendront les choses encore plus compliquées. Soyons efficaces, construisons l’Union

des capitaux d’urgence. J’espère qu’en 2026, on arrivera à mettre en œuvre ces éléments clés. Le Luxembourg sera parmi ceux qui pousseront cet agenda au niveau européen.

Une des forces de la Place tenait dans la capacité d’innovation et de mobilisation de tous les acteurs (ABBL, Alfi…). Cet esprit pionnier est-il toujours aussi fort qu’il y a 15 ans ?

Je pense que oui. Le ministre des Finances mène beaucoup de discussions avec les principaux acteurs de la Place et d’après les échos que je reçois, il y a une très bonne coopération pour avancer cette priorité gouvernementale qui est de maintenir la place financière comme pilier de l’économie. Elle représente 30 % du PIB et de nos recettes fiscales. Et au-delà, c’est tout l’écosystème qui va avec et beaucoup de secteurs en dépendent indirectement.

Le secteur privé joue un rôle majeur pour faire avancer cet agenda.

Dans un contexte où la progression du PIB est moins forte qu’il y a quelques années, vers quelles activités s’orienter pour rendre le modèle économique luxembourgeois plus performant ?

Il faut d’abord maintenir nos forces actuelles. La diversification économique ne doit jamais remplacer les secteurs qui font notre force. Ceci dit, il faut faire en sorte que l’écosystème des nouvelles technologies se développe : tout ce qui touche au monde satellitaire et de l’espace, aux biotechnologies, à la logistique. Il y a un tas de secteurs dans lesquels nous pouvons continuer à nous développer. L’IA est le moteur de beaucoup de ces secteurs, et c’est pour ça que je souhaite qu’elle s’intègre dans toutes ces stratégies.

Peut-on y arriver seul ou faut-il une stratégie européenne ?

D’abord, je veux qu’il y ait une stratégie européenne et le Luxembourg est parmi les pays leaders dans ce domaine, comme le montre notre accord (unique) avec Mistral AI pour renforcer la dimension européenne de l’IA. Nous savons bien que les Américains et les Chinois sont très forts dans l’IA… Nous voulons une souveraineté européenne qui n’exclut pas les autres, mais pour certaines technologies nous avons besoin des autres.

Nous avons adopté au niveau européen un certain nombre de règles

pour accompagner ce domaine. Je crois que l’Europe avance bien ensemble. Nous avons besoin de centres de données et d’infrastructures de data, d’ordinateurs comme Meluxina. Luxembourg a investi beaucoup dans ce domaine. C’est tout un écosystème que nous créons et nous jouons un rôle important. Nous ne sommes pas seuls, mais je souhaite que le Luxembourg conserve son leadership en Europe dans ce domaine.

Le Luxembourg est-il toujours attractif pour les frontaliers ? Oui, le fait qu’ils soient là en nombre important le prouve, bien que nous soyons conscients des problèmes de mobilité. Les mesures que nous avons prises à ce propos ainsi que pour soutenir le télétravail doivent atténuer ces difficultés. Nous sommes reconnaissants d’avoir tous ces frontaliers et nous faisons tout pour qu’ils puissent continuer à travailler chez nous. Le Luxembourg est la capitale économique d’une région transfrontalière. Il est normal que les résidents de ces régions viennent travailler ici. Et nous sommes reconnaissants de leur contribution au progrès économique et social de notre pays.

Emploi intérieur (en milliers de personnes)

Salariés Non-salariés

Emploi frontalier (en milliers)

France Allemagne Belgique

CE QU’EN DIT FRANZ FAYOT, ANCIEN

MINISTRE DE L’ÉCONOMIE (LSAP)

Comment jugez-vous la politique du gouvernement à mi-mandat en matièred’économie ?

La politique économique consiste essentiellement à baisser les impôts, en tablant sur une stimulation de la croissance par la consommation. L’agenda de dérégulation passe surtout par les paquets Omnibus européens, qui mettent du temps. Je constate que la croissance de l’économie et de l’emploi reste en berne. Donc la recette n’a pas l’air de prendre...

Une question à poser au Premier ministre sur cette thématique ?

Y’a-t-il un plan B ? Comment financer les investissements de l’avenir - environnement, technologie, défense, éducation, santé … - avec un budget qui se rétrécit?

« Nous sommes conscients des problèmes de mobilité des frontaliers.»
Luc Frieden

Démographie des entreprises

Entreprises actives Créations Faillites

Ranking Global Financial Centres Index (GFCI)

Ce classement international évalue la compétitivité des places financières mondiales et par continent.

Classement mondial Classement Western Europe

« La place nancière représente 30% du PIB et de nos recettes scales.»

Poids de la place financière

Somme des bilans des établissements de crédits (en milliards)

Logement

En matière de logement, comment expliquer le « décalage » entre le discours politique et la réalité du terrain dénoncé par certains acteurs ?

Acquérir un logement reste très cher et ce n’est pas de la seule responsabilité du gouvernement. Nous avons fait des choses importantes qui prennent du temps avant de se répercuter sur le terrain. D’abord, nous avons adopté une quarantaine de mesures pour simplifier et accélérer les procédures, ce qui est un changement de paradigme énorme. Aucun autre gouvernement n’avait fait autant avant.

Ensuite, nous sommes en train de construire bon nombre de logements abordables via les promoteurs publics et, c’est un autre changement de paradigme important, nous incitons les promoteurs privés à faire pareil.

Enfin, là où le marché ne fonctionne pas, l’État achète aussi des projets en l’état futur d’achèvement (Vefa) pour les mettre à disposition de la population.

J’observe aussi que près de 3.000 autorisations de construire ont été accordées par les communes. Les promoteurs doivent les utiliser pour construire. C’est un effort à la fois

de l’État et du secteur privé et, évidemment, les prix doivent s’adapter aux capacités financières des personnes. Donc c’est le marché qui doit régler une partie du problème. L’État accomplira son devoir pour faciliter le processus de réalisation avec l’objectif très clair de construire plus et plus vite.

Pour rendre ce marché plus efficient, deux grandes mesures sont annoncées ; l’encadrement des loyers et la taxe sur la mobilisation des immeubles. Où en est-on sur ces dossiers ? Les communes jouent-elles le jeu ?

Plusieurs ministres y travaillent, mais ce n’est pas l’élément clé pour construire plus. Pour les grands projets, il faut un effort collectif avec les communes. Le gouvernement conduira des discussions avec elles, comme il l’a déjà fait dans le cadre des procédures, pour qu’ensemble nous puissions construire plus de logements et plus vite, ainsi que les infrastructures publiques qui doivent nécessairement aller avec – et qui expliquent parfois certaines réticences communales que je comprends.

« L’État accomplira son devoir avec l’objectif de construire plus et plus vite.»
Luc Frieden

Prix moyen des logements (en euros)

Prix moyen pour un appartement de 50m2 à Luxembourg-Ville (sur base du prix au m2) Prix moyen pour un appartement de 50m2 en Vefa à Luxembourg-Ville (sur base du prix au m2) Prix moyen pour une maison de 100 m2 (moyenne nationale sur base du prix annoncé)

1.500.000

Loyer moyen pour un appartement à Luxembourg ville

CE QU’EN DIT MERIS SEHOVIC (DÉI

GRÉNG)

:

Nous avons besoin d’environ 6.000 nouveaux appartements par an pour couvrir la demande, et nous en sommes très loin. L’écart entre l’offre et la demande reste le principal problème structurel du marché. L’une des premières actions du gouvernement a été d’édulcorer la réforme des baux sur des points cruciaux. Des éléments relatifs au plafonnement des loyers et à la transparence des prix ont été supprimés, et les personnes les plus vulnérables se retrouvent toujours dans une situation très difficile. La clé pour résoudre cette crise réside réellement dans un développement accru du logement public.

Indice des prix de la construction (base = 100 en 1970)

Un indice base 100 signifie qu’on choisit une année de référence (= 100), puis on mesure l’évolution par rapport à cette base. Cette année de référence est 1970.

L’OPPOSITION

« Le logement est une des plus grandes di cultés pour réduire les inégalités, et bien que des e orts soient faits pour augmenter les constructions, cela prend du temps. »

Logements autorisés et achevés

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Xavier Bettel

*Il n’existe pas de statistique plus récente sur le nombre de logements achevés. « Les publicaions concernant les années 2022 et 2023 sont prévues au cours de l’année 2026, tandis que celles portant sur 2024 et 2025 devraient paraître en 2027 » a indiqué le ministre du Logement Claude Meisch (DP) dans une réponse parlementaire.

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OÙ SONT LES CHIFFRES ?

LA RÉPONSE

DU

MINISTÈRE

Pourquoi certains chiffres ne sont pas disponibles depuis des années ?

Le ministère des Affaires intérieures est compétent pour les données relatives aux autorisations de bâtir, aux logements achevés et au volume de construction. Les données relatives au logement abordable relèvent de la compétence du ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire.

Comment le gouvernement peut-il piloter sa politique sans données récentes ?

Pour le logement abordable, les données sont disponibles depuis 2020, à travers les rapports du Fonds spécial pour le logement abordable, et permettent au ministère de suivre les projets et d’évaluer l’impact des mesures. Même si des statistiques sont publiées avec un décalage, le gouvernement dispose d’éléments lui permettant de piloter sa politique et d’en mesurer l’efficacité.

Pourquoi ces décalages ?

Cela s’explique par le temps nécessaire pour collecter, vérifier et consolider les données. Les dernières données indiquent que les mesures contribuent à renforcer l’offre de logements abordables et à soutenir la production de nouveaux logements.

Taux de risque de pauvreté après déduction des coûts du logement en %

Le taux de risque de pauvreté après déduction des coûts du logement mesure la part de personnes qui basculent sous le seuil de pauvreté une fois le logement payé. Il capture l’effet d’étranglement du logement et mesure la pression réelle du coût du logement.

Nombre de logements abordables inscrits à l’inventaire

Total des logements à prix encadré officiellement recensés dans le parc national à un instant donné.

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Environnement & CLIMAT

Comment équilibrer croissance et transition écologique ?

Le gouvernement que je dirige veut une politique écologique ambitieuse et pragmatique. Nous souhaitons encourager et non imposer, en incitant les personnes, à travers les mesures fiscales que nous avons introduites pour aider à investir dans les énergies renouvelables, ou en donnant des bonifications d’investissements pour encourager les entreprises à investir dans les nouvelles technologies. Au niveau de l’État, cela passe par l’accélération et la simplification des procédures, pour produire plus d’énergie renouvelable via les panneaux solaires et les éoliennes. Certaines de ces mesures sont dans la procédure législative.

Sur le moyen terme, nous visons encore plus d’énergies renouvelables. À côté de cela, nous sommes des acteurs importants dans la coopération transfrontalière. J’ai assisté

il y a quelques semaines au Sommet de la mer du Nord sur les énergies renouvelables, bien que nous n’ayons pas de frontière maritime, mais c’est une manière de montrer que la transition écologique doit être menée au niveau de l’Europe toute entière. Améliorer le climat ne peut se faire au niveau national, mais doit être porté dans une démarche européenne qui profite à tout le monde. Comme importer de l’énergie renouvelable produite en Europe et soutenir de tels projets au Danemark.

La démarche incitative suffira-t-elle ?

Je suis convaincu qu’elle suffira.

D’après certaines critiques, l’environnement serait le « parent pauvre » de votre politique, placé derrière les impératifs économiques et sociaux. Qu’est-ce que vous inspire cette critique ?

[blanc] Elle ne reflète pas la réalité. Sans économie qui fonctionne, évidemment en respectant la planète, les ambitions écologiques ne peuvent être réalisées. Toute notre stratégie est d’avoir un bon équilibre entre économie, social, écologie. C’est la démarche que le gouvernement a poursuivie dès le début et je crois qu’elle peut fonctionner. Elle est peutêtre différente du passé, mais c’est clairement notre volonté d’avancer sur chacun de ces sujets sur la base d’une politique cohérente. Si chacun tire dans une autre direction, comme ce fut parfois le cas dans le passé, nous n’obtenons rien du tout.

La cohérence de la politique qui caractérise ce gouvernement me tient particulièrement à cœur et c’est aussi mon rôle de veiller à ce que cela soit bien coordonné. Je dois vraiment dire que l’ensemble des ministres partage cet objectif.

Environnement

Climate Change Performance Index (CCPI)

Ce classement international évalue la performance climatique des pays, c’est-à-dire leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le changement climatique. Le score repose sur quatre catégories : émissions de gaz à effet de serre, énergies renouvelables, consommation d’énergoe et politique climatique. Production renouvelable brute d’énergie

« Toute notre stratégie est d’avoir un bon équilibre entre économie, social, écologie.»
Luc Frieden

Composition du mix électrique fourni aux clients finaux (en %)

C’est l’origine de l’électricité réellement vendue aux consommateurs

Importations brutes d’énergie (en GWh)

C’est la quantité totale d’énergie qu’un pays achète à l’étranger, avant toute transformation ou consommation.

Émissions

de CO2 liées à la combustion énergétique (en tonnes CO2)

Les émissions de CO₂ liées à la combustion énergétique correspondent au CO₂ émis lorsque l’on brûle des énergies fossiles, soit dans les transports, pour le chauffage ou la production d’électricité.

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Santé

Le Luxembourg affiche un niveau de dépenses de santé par habitant parmi les plus élevés de l’OCDE. Avec une CNS qui devient structurellement déficitaire, cette « générosité » est-elle durable ?

C’est un défi, mais dans une société hautement développée comme la nôtre, nous souhaitons que les gens aient un bon accès à des services de santé de qualité. Cela a un coût. Cette année, la santé sera, à côté de l’économie et du logement, un sujet central. Notre objectif est d’améliorer l’accès aux soins des citoyens, tant géographiquement qu’en matière de délais.

C’est l’objet de la stratégie de décentralisation médicale, afin d’installer des antennes médicales également en dehors des hôpitaux. Nous avançons bien là-dessus.

Alors que les négociations sur le conventionnement semblent difficiles, doit-on s’attendre à une hausse des cotisations maladie ou à une baisse des remboursements ?

Les négociations sont en cours entre les partenaires sociaux, je ne me prononcerai donc pas sur ces négociations.

Je souhaite que l’on garde un bon système de santé, et notre système de conventionnement pour garantir la cohésion sociale. En tout état de cause, un déconventionnement n’est pas une option pour ce Gouvernement.

« Cette année, la santé sera un sujet central.»

Dépenses totales de santé (en M€)

Les dépenses totales de santé correspondent à l’ensemble des dépenses consacrées à la santé dans un pays (hôpitaux, médecins, médicaments, soins de longue durée...)

Prestations et recettes de l’assurance maladie-maternité (en M€)

C’est d’une part ce que l’assurance maladie-maternité dépense, et d’autre part tout ce que le système encaisse pour fonctionner.

Prestations prises en charge par l’assurance maladie-maternité

Recettes courantes du régime de l’assurance maladie-maternité

CE QU’EN DIT

ALEXANDRA

SCHOOS (ADR)

À mi-mandat, comment jugez-vous la politique du gouvernement dans le domaine de la santé? Le dialogue semble faire cruellement défaut entre le gouvernement et les parties concernées, notamment les acteurs de terrain. Cette absence de concertation apparaît aussi bien dans le domaine de la santé (le dossier AMMD/CNS) que dans d’autres champs de l’action politique. J’ai le sentiment que les projets de loi sont souvent élaborés dans l’urgence, sous pression, et que leur adoption suit parfois la même logique. On peut citer la loi sur les sachets de nicotine ou encore celle relative à la « réforme » des pensions. Dans ces cas, les conséquences potentielles des décisions ne semblent pas toujours être pleinement évaluées.

Les avancées vous semblent-elles à la hauteur des promesses de l’accord de coalition ?

À ce stade, je ne le pense pas. Le dossier de la réforme des pensions ne figure pas dans l’accord de coalition, et pourtant nous nous sommes retrouvés à voter une loi qui, à mon sens, ne traite les problèmes qu’en surface. Il est d’autant plus important d’éviter toute politique politicienne et de veiller à adopter des lois qui apportent de véritables solutions plutôt que de créer de nouvelles difficultés.

Besoins auto-déclarés d’examen ou de traitement médical non satisfaits

Il mesure l’accès réel aux soins : plus il est élevé, plus une partie de la population renonce ou n’accède pas aux traitements.

C’est un signal direct des inégalités (financières, géographiques, délais) et de l’efficacité concrète du système de santé.

Évolution du solde de la réserve globale en %

Cet indicateur mesure la « marge de manœuvre réelle » de l’État. *Estimation.

Évolution du solde des opérations courantes de l’assurance maladie-maternité

L’évolution de ce solde peut rapidement révéler des tensions (coûts de santé, démographie, politiques publiques) et annonce souvent les ajustements à venir.

SOINS À DOMICILE 24/7

RÉSIDENCES SENIORS

FOYERS DE JOUR

LITS DE VACANCES

NUETS PÄIPERLÉCK

À VOS CÔTÉS, À TOUT MOMENT

VOTRE PARTENAIRE DE SANTÉ

Éducation & JEUNESSE

On entend qu’avec l’IA, recruter des juniors n’est plus une priorité. Cela pose question à la fois sur l’avenir de jeunes diplômés, mais aussi sur une transformation du modèle économique et de la façon de travailler. Comment voyez-vous et anticipez-vous cela ?

Tout changement technologique demande des adaptations. L’adaptation principale se fera au niveau de l’éducation et de la formation professionnelle. Il faut préparer les jeunes à l’école, au lycée, à l’utilisation de l’IA. Si l’on réussit cela, je n’ai pas peur pour leur avenir. Comme lors des révolutions industrielles passées, les machines changent la façonde travailler, mais les gens sont toujours là. Il faut inclure et accompagner les salariés et les fonctionnaires dans cette démarche.

Ce sont les compétences du 21e siècle dont parle l’accord de coalition ?

Tout à fait. Tout en remarquant que cela va beaucoup plus vite qu’on ne l’attendait. Dans le monde, les investissements dans l’IA et la capacité des ingénieurs à développer des applications vont plus vite que ce que l’on pensait.

« Les machines changent la façon de travailler, mais les gens sont toujours là.»

Dépenses publiques consacrées à l’éducation en proportion du PIB.

Il mesure l’effort réel d’un pays pour son capital humain, indépendamment de sa richesse. Son évolution révèle les priorités politiques et permet d’évaluer si l’investissement éducatif est à la hauteur des enjeux économiques et sociaux futurs.

Taux d’emploi des jeunes diplômés au

Luxembourg (20–34 ans)

Plus il est élevé, plus les diplômes correspondent aux besoins du marché. Son évolution révèle à la fois l’attractivité de l’économie et l’adéquation du système éducatif aux réalités professionnelles.

CE QU’EN DIT PATRICK REMAKEL (SYNDICAT DES ENSEIGNANTS) :

Sur les plus grands défis de l’éducation, notamment le comportement des élèves, la violence et le harcèlement, nous demandons des solutions depuis des années, et rien ne se passe. Le ministère n’en fait pas assez face aux élèves qui perturbent gravement les cours ou se comportent mal. Un autre problème est que le ministère avance très lentement sur les mesures que nous soutenons, et trop rapidement sur celles que nous ne soutenons pas. Plus largement, le gouvernement doit beaucoup plus écouter les personnes qui travaillent dans les écoles. Nous voyons la réalité, tandis que le ministère continue de raisonner de manière théorique.

Taux de jeunes NEET au Luxembourg (15–29 ans)

Il mesure la part des jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation, donc les plus à risque d’exclusion durable. Son évolution révèle les failles du système éducatif, du marché du travail et des politiques d’insertion.

Participation des adultes à l’éducation ou à la formation au Luxembourg (25–64 ans)

Elle est un révélateur de la capacité d’un pays à maintenir et adapter les compétences de sa population active.

Étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur

CE QU’EN DIT XAVIER BETTEL

En matière d’éducation, le système luxembourgeois, privilégiant l’allemand, a longtemps désavantagé les élèves lusophones ou d’origine latine, les orientant davantage vers le technique que le classique. Des réformes sont en cours pour corriger ce dysfonctionnement.

Politique étrangère & DÉFENSE

Il y a un risque non négligeable que l’extrême-droite ou la droite populiste arrive au pouvoir chez nos voisins. Quelles seraient les conséquences ici ? D’abord, je souhaite que le Luxembourg ait une politique du centre qui soit forte. Les solutions extrémistes sont souvent des solutions de facilité, mais qui ne fonctionnent pas dans la réalité. Ces idées ne doivent pas trouver un terrain favorable au Luxembourg.

Quant aux pays avoisinants, nous devons tout faire pour que l’Europe réussisse, pour que, face aux défis que rencontrent les gens, les solutions des différents partis du centre politique répondent aux soucis des gens que sont l’emploi, le logement… Il faut avancer sur ces sujets-là.

Je crois, même si j’espère de tout cœur que les extrêmes ne gagnent pas dans les pays avoisinants, que c’est en étant ancré dans l’Europe que l’on assurera au pays d’être prêt face à toutes sortes de chocs. La force de l’Europe – et c’est pour cela qu’il faut une Europe et une Otan fortes –, c’est qu’ensemble nous sommes plus forts (et prend à témoin le nombre de candidatures pour rentrer dans l’Otan et dans l’UE).

étrangère

Évolution des dépenses de défense du Luxembourg (en M€)

«Les solutions extrémistes sont souvent des solutions de facilité qui ne fonctionnent pas dans la réalité.»

CE QU’EN DIT TOM WEIDIG (ADR)

Le gouvernement est à la merci des grandes puissances géopolitiques et, en tant que petit pays, nous devons nous adapter à elles. Malheureusement, il n’est pas parvenu à nouer un dialogue constructif et significatif avec les États-Unis, par exemple. Nous devons faire mieux. Concernant notre politique de défense, le gouvernement s’investit activement dans le renforcement de l’armée et la réalisation des objectifs de l’OTAN. Nous soutenons ses efforts pour exploiter nos atouts, notamment dans le domaine des technologies satellitaires, et investir dans les technologies à double usage. Le gouvernement s’efforce également d’améliorer la reconnaissance de nos soldats, mais je doute que les efforts de recrutement de Mme Backes aboutissent.

Global Diplomacy Index

Il mesure l’empreinte diplomatique concrète d’un pays à travers son réseau d’ambassades, consulats et missions à l’étranger. Son évolution révèle sa capacité d’influence sur la scène internationale.

Répartition des dépenses de défense du Luxembourg

Dans l'accord de coalition, le gouvernement s'est engagé à moderniser l’armée, consolider ses activités notamment via la réhabilitation de plusieurs infrastructures militaires.

Personnel Equipements majeurs et R&D liés

Infrastructures Fonctionnement et maintenance

Évolution de l’aide publique au développement

En millions d’euros et en % du RNB

& SÉCURITÉJustice

En matière de sécurité intérieure, dans la population, le sentiment d’insécurité semble persistant et se renforce en centre-ville. Comment pouvez-vous répondre aux attentes des gens ?

Je pense que l’introduction de la police dite locale au sein de la police grand-ducale, de même que le recrutement massif de policiers et de juges, souligne le fait que, pour nous, sans sécurité, on ne peut pas garantir la liberté de vivre en paix. Pour moi, le projet principal du gouvernement a toujours été d’avoir une stabilité, la paix, la sécurité et la prospérité. Là-dedans, la sécurité intérieure joue un grand rôle. Nous avons déja fait beaucoup et nous continuerons avec le ministre des Affaires intérieures dans cette voie. Les gens qui voyagent voient que, dans beaucoup de pays étrangers, la situation en matière de sécurité est beaucoup plus mauvaise qu’ici.

La sécurité est un sujet particulier et on a l’impression que le ressenti pèse plus que les chiffres?

Je comprends tout à fait cela. Chaque incident est un incident de trop. Nous souhaitons vraiment que, chaque fois que quelque chose se passe, la justice puisse bien faire son travail avec notre plein soutien et que la justice prenne les décisions qui s’imposent au vu des faits.

Vos grandes priorités pour la seconde moitié du mandat ?

Que le Luxembourg garde sa liberté, sa stabilité et sa prospérité est mon objectif. Je veux un Luxembourg fortement pro-européen ; nous avons besoin de l’Europe pour notre sécurité et notre développement économique. Je souhaite que nous avancions sur la compétitivité (garder les emplois avec l’argent de l’innovation), le logement (que les mesures soient mises en œuvre / nous ajouterons

peut-être quelques mesures, pour construire plus et plus vite), la santé et la lutte contre la pauvreté.

Un pays où il fait bon vivre, où les gens peuvent développer leurs projets, leurs ambitions et leurs rêves. Et c’est à l’État de leur permettre de le faire.

Et donc la cohésion sociale, dans un esprit ouvert avec tous ceux qui vivent dans notre pays, est importante. Pour cela, il faut la prospérité économique. Sans la prospérité économique, rien de tout cela ne sera possible.

2028, on recommence ?

Aujourd’hui, nous sommes en 2026 et nous faisons notre travail pour 2026. Les autres questions se poseront en 2028.

Évolution du taux de criminalité et du taux des affaires

Il combine le niveau de criminalité et la capacité des autorités à élucider les affaires.

Évolution des infractions

Le Gouvernement s’est engagé à introduire la comparution pour certaines infractions dans le respect des droits de la défense et avec l’accord

Évolution du budget de la police (en millions d’euros)

En dix ans, le budget de la police a doublé, ce qui montre, en partie, l’effort financier consacré à la sécurité intérieure.

Évolution du budget de la justice pour les juridictions judiciaires et les juridictions administratives (en millions d’euros)

Le Gouvernement s’est engagé à continuer d’améliorer l’efficacité, la transparence et laccessibilité du système judiciaire dans l’accord de coalition.

CE QU’EN DIT DAN BIANCALANA (LSAP)

Si je me concentre sur la justice, je dirais que la politique menée par la ministre Elisabeth Margue reste relativement fragmentée, avec une tendance marquée vers des réponses répressives, sans véritable stratégie globale. Le gouvernement met en avant des thèmes comme la mendicité dite « agressive », le durcissement de certaines peines ou l’extension des possibilités de privation de liberté, sans démontrer en quoi ces mesures contribuent durablement à améliorer la sécurité et la cohésion sociale. La politique actuelle donne le sentiment que la réponse pénale devient progressivement l’un des principaux outils de gestion de problèmes sociaux. Dans le même temps, plusieurs chantiers structurels avancent lentement ou restent inachevés. C’est notamment le cas de la modernisation du Code de procédure pénale, de la réforme de la politique pénitentiaire, de la mise en œuvre cohérente des peines alternatives, mais aussi de la digitalisation de la justice.

Évolution des effectifs de la police

Parmi les mesures prises par le gouvernement : la création d’une unité de police locale au sein de la Police grand-ducale, afi de mieux assurer la mission de proximité.

« La politique actuelle donne le sentiment que la réponse pénale devient l’un des principaux outils de gestion de problèmes sociaux.»

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Assurer ses collaborateurs, bâtir une relation durable

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Nos contributeurs décryptent les enjeux et les évolutions qui façonnent le secteur. Entre protection des dirigeants, gestion des risques, assurance des collaborateurs ou transformation des modèles traditionnels, les acteurs du marché repensent leurs approches.

Intelligence Forum

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Launchpad Arena

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Luxembourg Makes It Happen

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Paperjam 10x6 Architecture Next Gen

On Tuesday, April 27, at Luxexpo The Box, ten emerging architects will take the stage during Architect@Work for a special edition of Paperjam 10x6 sharing their vision for the future of architecture and exploring innovation and design under the theme “Thoughtful Tomorrow.”

A snapshot of the events that sparked meaningful discussions, connections and business opportunities within the Club.

Inside the Club A curated agenda of high-value events delivering strategic insights, targeted networking and concrete business opportunities. 03 Why become a member

Privileged access to a decision-maker network, actionable content and carefully designed encounters to accelerate your business goals.

April brings a diverse programme to the Paperjam Club, with events designed to spark discussion, share experience and connect professionals across sectors.

The month opens with two Paperjam 10x6 sessions: one on alternative investments and another on the next generation of architecture. Entrepreneurs and SME leaders will also discover ready-to-deploy solutions, alongside the story of a recent Luxembourgish success.

Marketing professionals are invited to a focused lunch session to exchange with peers, while the Paperjam Academy continues its webinars and workshops to help participants strengthen their skills and stay ahead of evolving trends.

The programme concludes with the Paperjam Gen Z Panel, bringing together different generations to explore how they think, work and live, and perhaps reveal that the gap between them is smaller than expected.

As always, these events aim to foster dialogue, learning and meaningful connections within the Paperjam Club community.

Flashback

Paperjam Winter Cocktail

This event gathered nearly 450 founders and executives at G.A.N.G. for an exclusive evening of networking and celebration. The highlight was the unveiling of the 26th edition of the Paperjam Bible, followed by a creative culinary experience and informal exchanges among Luxembourg’s C-level community.

Relive the event in 106 photos

1.Mike Koedinger and Sarah Macri (Paperjam), 2.Georgios Ercan (Eurobank Private Bank),Katerina Pournaropoulou and Konstantinos Xanthis (Eurobank Private Bank Luxembourg)
Olivier Laidebeur (Laidebeur & Partners)
Photos : Patricia Pitsch
/ Paperjam & Julien
Godefroid Photographie

Paperjam 10x6 Wealth 2030: Reinventin g Advice, Access & Assets

60 minutes d’échanges par des experts du wealth pour explorer la transformation du secteur à l’horizon 2030. Entre incertitudes économiques, accélération technologique et transition générationnelle, un constat s’impose : si l’IA transforme les outils, le jugement humain et la confiance restent clés.

Revivez l’événement en 85 photos

1.Luc Rasschaert (Wealins), 2.Loris Politti (Scandia Luxembourg), MariePierre Repplinger (Polestar Luxembourg), 3.Gisèle Duenas Leiva (BlackRock), Yves Nosbusch (BGL BNP Paribas), Floriane BillyThomas (Indosuez Wealth Management), Sophie Braibant (Pictet Wealth Management), Silvia Andriolo (Deloitte),Stéphane Pardini (Quintet Private Bank), Ananda Kautz (ABBL), Pascal Rapallino (Côme Maison Financière), William Telkes (Spuerkeess), Mike Schmit (Edmond de Rothschild),

4.Mike Schmit (Edmond de Rothschild Europe)

Sophie Braibant (Pictet Group)

Paperjam 10x6 Industry (Re)Invented

This industry-focused edition brought together a full house of industrial leaders at Kinepolis Kirchberg. Ten experts shared their perspectives on the sector’s transformation, highlighting innovation, resilience and sustainability as key drivers of Europe’s future competitiveness, followed by networking amongdecision-makers.

Relive the event in 76 photos

1.Philippe Strebler (Ceratizit), Levent Kirkayak (LIST), 2.Levent Kirkayak (LIST),Paul Ribus (FANUC Europe), Benoît Scholtissen (Aperam), Philippe Strebler (Ceratizit), Julie Mouzon (Circuit Foil), Jean-Philippe Hildebrand (LuxScan Technologies - Weinig Group), Véronique Martin-Lang (Goodyear), Pedro Nunes (DuPont de Nemours), Olivier Vassart (Arcelor Mittal), Pierre Thein (Hein), 3.Julie Mouzon (Circuit Foil), 4.Thibaut Lejeune et Paul Ribus (FANUC)

Pierre-Marie Boul (EY)
Photos : Patricia Pitsch / Paperjam

Paperjam × Jana Degrott: Fireside Chat & Podcast – 1 st Guest: Swedish entrepreneur Daniel Sachs

Swedish entrepreneur and investor Daniel Sachs joined Jana Degrott for an exclusive fireside chat at Arendt’s auditorium. The discussion explored the links between economic performance and democratic vitality, and the role business leaders play in shaping open and resilient societies.

Relive the event in 48 photos

Jana Degrott (Real Impact Hub)
Daniel Sachs (P Capital Partners)
1.Philippe Schmitt (Arendt), 2.Steve Sabatier (Chenavari Investment Managers)

Coming up Inside the Club

Paperjam 10x6 – Alternative Investments: Luxembourg’s Strategic Edge

Private equity, infrastructure, private credit… Luxembourg s’impose comme un hub mondial des investissements alternatifs. Lors de ce Paperjam 10x6, des experts de premier plan décrypteront les grandes tendances, défis et opportunités d’un secteur en pleine transformation. Un rendez-vous clé pour comprendre les nouvelles dynamiques qui façonnent la finance internationale.

Private equity, infrastructure, private credit… Luxembourg continues to strengthen its position as a global hub for alternative investments. In this Paperjam 10x6, leading experts will unpack the trends, challenges and opportunities reshaping this strategic sector. A mustattend event to grasp the forces redefining global finance.

28.04 Mardi 18:30 Kinepolis Kirchberg

Masterminds : Marketing

Un rendez-vous exclusif dédié aux C-level de la communication et du marketing. Alice Bodart (Foyer) et Alizé Nicolas (Proximus NXT) partageront des enseignements concrets issus de leurs organisations, suivis d’échanges ouverts autour d’un déjeuner, dans un format restreint favorisant des discussions franches et des idées actionnables.

16.04 Jeudi 11:30 STIBBE

Paperjam Gen Z: A magazine release, 4x4 talks, and … a party. Join us for the release party of the Paperjam Gen Z Magazine, followed by a 4x4 Talk - four speakers, four minutes each - exploring Gen Z as consumers, members of the workforce, voters, and entrepreneurs. After every presentation, a live vote will divide the room into two groups: Gen Z and all other generations, with the results revealed instantly on stage.

29.04 Wednesday 18:30 Den Atelier

Paperjam Together -

Le rendez-vous des PMEs :

Un format matinal dynamique pour dirigeants et entrepreneurs, axé sur l’échange entre pairs et les outils concrets. Au programme : un fireside chat inspirant, cinq interventions d’experts et un salon des solutions réunissant partenaires en finance, RH, IA et mentoring. Des idées actionnables, des retours d’expérience et des connexions utiles.

23.04 Jeudi

08:30 - 11:30 Spuerkeess

Formations, webinars, workshops : découvrez le programme complet de l’Academy

(inscription obligatoire)

How to take part in Paperjam Club events

Inspired by our past or upcoming

Rethinking the Paperjam

events?

Club experience. Creating more value for our members.

In 2026, the Paperjam Club celebrates its 18th anniversary and brings together more than 2,000 member organisations, representing over 135,000 employees, making it Luxembourg’s largest private business community. Throughout the year, the Club will organise more than 160 events and deliver 120 professional trainings, ranging from flagship conferences and awards to Academy sessions, networking formats and wellbeing activities.

Already a member of the Club?

If you are an employee of a member organisation, we invite you to check with your HR and/or communications team to learn how to register and make the most of your company’s membership.

Not yet a member?

Paperjam Club events are reserved for member companies. Joining the Paperjam Club gives your teams access to exclusive

Value Proposition

business events, high-level networking, certified training programmes and targeted visibility within Luxembourg’s leading business ecosystem.

Companies can apply directly via paperjamclub.lu or contact Virginie Laurent, Head of Club Sales, at virginie.laurent@paperjam.lu to learn more about membership options.

Grow your business

Connect with decision-makers, spark new opportunities, and explore fresh markets. Our events, circles, and marketplace are designed to accelerate your growth. We bring the right people around the table: you close the deal.

Develop your people

Empower your teams with curated learning, exclusive insights, and inspiring experiences. From leadership to wellbeing, our programmes elevate every level of your organisation. Because people are your greatest asset, and your strongest investment.

Elevate your brand

Be seen. Be heard. Be recognised. Paperjam puts your brand centre stage, online, in print, and in the room. Stand out where it matters: among Luxembourg’s top business community

Tuesday 19 May 2026

18:30

Learn more Programme Kinepolis Kirchberg

National Champions

From family businesses to founders, this Paperjam 10×6 gives the stage to entrepreneurs who will share their visions, challenges, and lessons learned as they plan their next moves.

On this occasion, Paperjam will also unveil its special issue featuring the results of its own study conducted with fifty national companies on their most pressing issues.

OUR SPEAKERS Anne Nickels Namur
Laurent Loschetter den Atelier
Marc Lauer Foyer Group
Elena et Pablo Moitzheim Optique Moitzheim
Vincent Lyonnet Steel Shed Solutions
Stefano et Gianna Florio Flowey

Foodzilla Time off

Esprit originel.

Public House opère un virage. L’adresse délaisse le menu dégustation en cinq temps pour revenir à l’esprit brasseriebistro qui guidait le projet à l’origine : une cuisine saisonnière, centrée sur des produits régionaux. La cheffe Anne Knepper reste aux commandes, avec désormais une carte plus large. À l’affiche : toast à la moelle et chimichurri en entrée, ou encore saucisse maison-purée en plat.

7, boulevard Franklin Delano Roosevelt Luxembourg (centre)

Gyros.

Avec Gyros The Original, l’équipe derrière Souvlaki

The Original s’attaque à un autre classique de la street food grecque.

Contrairement au souvlaki servi en brochettes, le gyros est tranché à la broche. Ici, il se décline en bowls personnalisables avec gyros de porc ou de poulet, mais aussi une option vegan, accompagnés de riz, pommes de terre ou frites et de sauces maison.

16, rue des Bains Luxembourg (centre)

Goûter créatif.

Au bistrot La Souffleuse (troisième étage de l’Escher Theater), Sonndesdësch réinvente le goûter un dimanche par mois.

Le 29 mars, l’édition « Œuf & Chocolat » célèbre l’équinoxe autour d’un conte, de créations gourmandes et d’un moment partagé

Brunch.

Bib Gourmand.

Direction la Moselle française : Aux 3 Capitaines décroche un Bib Gourmand 2026. Le chef Benoit

Potdevin y revisite les classiques du terroir – quenelle de brochet, volaille aux morilles, bouchée à la reine – dans une cuisine généreuse.

entre saison, imaginaire

Esch-sur-Alzette

En 2026, le guide végétal “We’re Smart World” met à l’honneur deux produits emblématiques : le pois et la datte. Riche en protéines végétales, fibres et vitamines, le pois s’impose comme un allié nutritionnel tout en favorisant des cultures plus durables grâce à sa capacité à enrichir les sols en azote. La datte, naturellement sucrée et riche en minéraux, constitue une source d’énergie précieuse et soutient une agriculture adaptée aux climats arides.

Le 29 mars, G.A.N.G. la Belle Étoile propose un brunch de printemps de 11h à 15h. Au programme : buffet à volonté, assiettes salées et sucrées de saison, recettes classiques et créations printanières. Eau détox et thé glacé inclus.

Route d'Arlon (Belle Étoile) Strassen

Gridx Food Festival.

Alzette, un atelier invite à découvrir l’art de la fermentation. Étapes clés, matériel, bienfaits : chacun prépare sa première recette et repart avec. Participation : 3 euros.

26.03.26

Rue Jean-Pierre Bausch

Esch-sur-Alzette

Anniversaire.

Le Café des Artistes, institution du Grund, célèbre ses 60 ans les 25 et 26 avril à la Rives de Clausen. Au programme : concerts, DJ sets et buffet de spécialités luxembourgeoises pour fêter six décennies de rencontres et de bons moments. 10, rives de Clausen Luxembourg (Clausen)

Les 18 et 19 avril, Gridx réunit chefs, artisans et mixologues autour d’un parcours gourmand. Au programme : stands du Food Hall, street market de producteurs locaux et expériences culinaires dans les différents espaces du site. 4-6, rue des Trois Cantons Wickrange

Sans gluten.

Début avril, The Waffle Atelier ouvrira ses portes avec une offre de gaufres et crêpes sans gluten, accompagnées de café de spécialité. L’adresse proposera aussi des boissons et desserts traditionnels turcs.

29, Avenue Monterey Luxembourg (centre)

43, rue Principale Malroy (France)

Focaciao.

Après Belval, Focaciao ouvre un deuxième comptoir au Shopping Center Cloche d’Or, au Food Corner. L’enseigne mise sur des focaccias maison cuites sur place, garnies de produits italiens comme la mortadelle à la pistache, la stracciatella ou la finocchiona.

25, boulevard Friedrich Wilhelm Raiffeisen Luxembourg (Gasperich)

Carte signée.

À partir du 2 avril, le chef doublement étoilé Cyril Molard (Ma Langue Sourit) signe la nouvelle carte à partager du restaurant Specto. Une collaboration placée sous le signe d’une cuisine précise et conviviale.

Route d'Arlon (Belle Étoile) Strassen

Des bières, des croques et des amis

Depuis 2023, Antoine Lesch et Ted Ury brassent leur idée entre amis : “Are We Friends Beer”, une bière née presque comme une blague entre deux tournées. « On est potes depuis plus de vingt ans et on s’est dit qu’un jour, ce serait cool d’avoir notre propre bière », racontent-ils. Deux ans et demi plus tard, le projet s’est concrétisé : plus de 50.000 canettes produites et une présence dans plusieurs bars.

Une idée en a fait naître une autre : l’ouverture de leur premier bar, en ville. Un lieu où l’on boit évidemment de la bière, au fût, dont celle crée par Ted et Antoine, mais aussi une sélection évolutive de craft beers et de vins, naturels ou plus classiques. L’idée n’est pas de créer un cocktail bar sophistiqué, mais un lieu simple où l’on vient

boire un verre entre amis. Et surtout manger. Car chez “Are We Friends”, la nourriture joue un rôle central. Les croquemonsieur, testés lors de précédents événements, sont à la carte toute l’année. Simples, efficaces et rapides à servir, ils ont déjà trouvé leur public. « Les gens ont adoré », expliquent-ils.

Autour de ce classique, la petite cuisine évolue au fil des saisons, menée par Tumi Tomasson, gérant du lieu mais aussi chef, derrière les fourneaux. La carte reste volontairement courte et changeante, au rythme des produits et des envies.

Comme leur bière, finalement : un projet né entre amis, devenu peu à peu un vrai lieu de rendez-vous.

« L’idée : un bar simple entre amis. »
Ted Ury et Antoine Lesch dans leur bar Are We Friends Beer, désormais ouvert au 14, rue de la Boucherie.

Table Talk

Emilie Gline, Journaliste

Jan Hanrion, Photographe

Nicolas Henckes, fondateur de Kitsune Advisory, partage ses coups de cœur food.

L’endroit parfait pour parler chiffres sans perdre en saveurs ?

L’Atelier Windsor. L’espace entre les tables y est suffisant pour avoir une discussion discrète et on y mange bien. De plus, le tartare est fait devant le client.

La table où vous réservez les bonnes nouvelles… et les bons flacons ?

L’Hostellerie du Grünewald, en famille ou entre amis.. et pour profiter de la terrasse. C’est idéal pour un déjeuner sans regarder l’heure.

Quand le temps presse mais que vos papilles méritent mieux qu’un sandwich mou ? Zopp & Z’Iessen à Contern, qui est un restaurant d’une société à impact sociétal : ProActif. En prenant le plat du jour, on est sorti en 20-25 minutes. C’est simple, familial et chaleureux.

Votre QG pour décompresser entre collègues sans finir en afterwork ?

La Brasserie Beaulieu, où je vais avec mes meilleurs potes. C’est une cuisine généreuse dans un joyeux brouhaha.

Le lieu qui fait battre le cœur autant que les papilles ?

Chez Fields, René Mathieu est comme un roman à lire tout seul. Le chef propose un repas de trois heures qui raconte une histoire du début à la fin.

Votre adresse secrète pour manger sain sans renoncer au plaisir ?

Bistronome, à Strassen, pour ses produits simples et régionaux avec un vrai savoir-faire gastronomique.

BRASSERIE
L’ART DE SUBLIMER CHAQUE ÉVÉNEMENT

Afterwork

Nouveau spot.

Après le succès du restaurant Onda, l’adresse lance Ondina, un bar à cocktails intimiste niché dans le même espace. Ouvert du mercredi au samedi, le lieu mise sur des créations signatures, des ingrédients travaillés maison et une présentation soignée. Pensé pour l’aperitivo comme pour l’afterwork, le bar cultive une ambiance feutrée, animée par des DJ sets en fin de semaine.

17, avenue de la Porte-Neuve Luxembourg (centre)

Networking XXL.

Le 23 avril, Aperinetwork investit Come à la Maison pour l’un de ses afterworks les plus courus du Luxembourg. Dès 18h30, deux espaces avec DJ sets et une scène live band. Networking, cocktails et ambiance festive jusqu’à 1h. Bonus maison : pâtes gratuites jusqu’à 20h. Entrée libre, mais mieux vaut arriver tôt – l’événement affiche souvent complet.

23.04.26

70, route d'Esch Luxembourg (Hollerich)

Nouveau millésime.

Chaque vendredi après Pâques, Grevenmacher célèbre le « Maacher Wäimoart », rendez-vous incontournable des amateurs de vin. Sur la place du Marché, les vignerons de la Moselle luxembourgeoise présentent leur nouveau millésime. Dégustations, premières prédictions et verres levés rythment cette journée où l’on goûte les vins… avant tout le monde.

10.04.26

Place du Marché

Grevenmacher

Wine Art.

Au Domaine Claude Bentz, “Wine Meets Art” réunit cette année trois artistes (Marie De Decker, Megha Goenka et Pascale Seil) autour de la matière et de la transformation. Le twist ? Un accord œuvre-vin : chaque création se découvre verre à la main, dans un dialogue entre art contemporain et crus du domaine.

Du 17.04.26 au 19.04.26

36, route de Mondorf Remich

Afterwork musical.

La Philharmonie propose un afterwork pas comme les autres : une séance musicale interactive menée par l’artiste Martina Menichetti. Voix, rythmes, instruments… même sans connaissances, on explore et on se détend en musique.

15.04.26

1, place de l'Europe Luxembourg (Kirchberg)

Blues Jam.

Le Liquid Bar organise sa jam session blues mensuelle, menée par le batteur Tommy Boy Lehnert. La scène s’ouvre aux musiciens amateurs comme confirmés. Rendez-vous dès 20h30.

26.03.26

15, rue Münster Luxembourg (Grund)

Swing.

L’association Swing Dance Luxembourg remet le couvert avec un nouveau Swing Social Dance chez Come à la Maison. Initiation dès 19h30 pour les débutants, puis place à la piste. Participation gratuite.

30.03.26

70, route d'Esch Luxembourg (Hollerich)

Rock’n’roll.

Quatrième rendez-vous Esch by Night au café Pitcher, cette fois sous le signe du rock. Discussion, atelier et jam-session guitare replongent dans l’époque où les cafés eschois vibraient au rythme du rock’n’roll.

25.04.26

27, Grand-Rue Esch-sur-Alzette

Day Clubbing.

Le 3 mai, Café Club Luxembourg investit l’extérieur du Musée National pour une session clubbing… en plein après-midi. De 15h à 21h, DJ sets, verres avec ou sans alcool et ambiance festive. Parfait pour danser un peu, voir du monde… et être au lit à 22h.

3.05.26

Marché-aux-Poissons Luxembourg (centre)

Music & Wine.

Au CAPE Ettelbruck, l’ensemble de musique de chambre Kammerata Luxembourg inaugure une nouvelle soirée Music & Wine. Concert raffiné, dégustation sur mesure imaginée avec le vigneron Georges Schiltz : une expérience à écouter… et à savourer.

19.04.26

1, place Marie-Adelaide Ettelbruck

Board Game Night.

Chaque premier mardi du mois, De Gudde Wëllen sort les plateaux de jeu. Pas seulement les classiques poussiéreux, mais aussi des pépites du monde ludique. Bières fraîches, cuisine veggie maison et explications des règles pour ceux qui préfèrent jouer sans lire le manuel. Participation : 5 euros.

7.04.26

17, rue du St Esprit Luxembourg (centre)

Emilie Gline, Journaliste

Une actualité food ? Une bonne adresse à partager ? Ecrivez-nous à foodzilla@paperjam.lu

Join us for the release party of the Paperjam Gen Z Magazine, followed by a 4x4 Talk - four speakers, four minutes eachexploring Gen Z as consumers, members of the workforce, voters, and entrepreneurs.

After every presentation, a live vote will divide the room into two groups: Gen Z and all other generations, with the results revealed instantly on stage. Everyone is invited to take part in the conversation.

6:30 PM —DOORS OPEN

Come early.

Get your Gen Z Spritz (or Zero - we love options).Photowall ready.

7:30 PM — MAGAZINE RELEASE & 4X4 TALKS

Paperjam Magazine release by it’s Editor-in-Chief Maelle Hamma, followed by 4x4 talks.

8:00 PM > late — AFTERPARTY

Don’t miss out

Au Casino Luxembourg

Style

Alysia Amaglio, HR et CSR Manager chez A&O Sherman et reine de beauté “curvy”, s’engage pour l’acceptation de soi.

Élue «Miss Curvy Lorraine» n 2025, elle défendra les couleurs de la région lors de la nale nationale le 11 avril 2026.

Afterwork.

Emilie Gline, Journaliste
Patricia Pitsch , Photographe
Ensemble dans des tons chauds Kiabi, pour faciliter la transition entre travail et plaisir.
Combinaison MS Mode et escarpins en cuir San Marina, l’idéal pour une tenue sobre et élégante.
Gala.

Ensemble “full black” trois pièces MS Mode, confortable et adapté pour les réunions. Party. Casual.

Pour les adeptes du “casual friday” : Jean et t-shirt blanc basique, bombers à sequins Taniabel et bottines Sinequanone.

Un pantalon doré pour illuminer les basiques noirs : blazer, t-shirt et escarpins Sinequanone.

2 1

Coup de cœur de la rédaction

On My Wrist

Pourquoi les montres qui nous tapent dans l’œil sont-elles souvent en édition limitée, sold out avant même d’atteindre les boutiques ? Les retardataires pourront toujours essayer de rattraper le gardetemps perdu sur le marché de la seconde main.

1

3

Boitier

Matière

Favre Leuba Deep Raider Revival x Timepiece 787 2 IWC Portugieser Chronographe Ceratanium 3 H. Moser Streamliner Alpine Drivers Pink Edition 4

Navitimer Aston Martin

Réserve de marche

/ automatique

/ automatique

/ automatique

4

Favre Leuba est la deuxième plus ancienne marque horlogère suisse fondée en 1737. Timepiece 787 est une communauté de collectionneurs enracinée à Porto Rico. Ensemble, ils proposent une série limitée à 25 exemplaires : une plongeuse inspirée de l’emblématique Deep Blue de 1964.

La manufacture de Schaffhausen offre à une de ses icônes un mode sombre. Une version entièrement noire en Ceratanium, un alliage maison en titane cuit à très haute température dans un four à céramique. Un look monolithique prolongé par un bracelet en caoutchouc noir. Une édition limitée à 1.500 exemplaires.

Alors que débute la saison de F1, H. Moser présente la Streamliner Alpine Drivers Pink Edition, en collaboration avec Alpine BWT. Sur un cadran squelette, minutes et secondes se lisent au centre. Le bracelet est en caoutchouc rose. Série limitée à 50 pièces, livrée avec la Mechanics Edition.

Pour fêter l’accord de partenariat conclu avec l’écurie de Formule 1 Aston Martin Aramco, la manufacture sort une Navitimer à l'effigie de l’écurie. Une série limitée à 1.959 exemplaires, année du premier essai d’Aston Martin en F1. D’autres modèles nés du partenariat sont attendus.

2026

On the Road

1

1

Avec le retour des beaux jours, le vélo donne des envies d’évasion, même aux moins sportifs. Grâce à l’assistance électrique, les côtes s’e acent et les longues distances deviennent plus accessibles, pour les balades ou les trajets quotidiens.

2

Gazelle Bloom C7 à partir de 2.799 € 26,9 kg Tenaways CGO600 Pro (Classic Edition) à partir de 1.699 € 16 kg

Tenaways CGO600    Pro (Classic Edition)

Un modèle acidulé qui joue la carte de la légèreté et de la discrétion. Ce vélo électrique de 16 kg combine moteur arrière Mivice compact, transmission par courroie Gates sans entretien et batterie intégrée de 360 Wh (jusqu’à 100 km d’autonomie). Disponible en quatre couleurs.

3

KTM Macina City 610 Belt à partir de 3.645 €

4

Specialized Turbo Como 5.0 IGH à partir de 5.199 € 29,9 kg

2

Gazelle BloomC7

Pensé pour les usages du quotidien, le Gazelle Bloom C7 mise sur la stabilité et la polyvalence. Son cadre bas facilite l’enjambement et son équipement (porte-bagages avant et arrière) le rend adapté aux trajets familiaux. Batterie Shimano 504 Wh pour une autonomie de 65 à 150 km selon le mode d’assistance.

3

KTM Macina City 610 Belt

Un vélo est pensé pour un usage urbain confortable sur la durée. Son moteur Bosch Performance Line CX (85 Nm) associé à une batterie int­é­grée de 625 Wh offre puissance et autonomie de 70 à 110km. Transmission par courroie Gates sans entretien, suspension avant 63 mm et tige de selle suspendue pour absorber les irrégularités de la route.

4

Specialized Turbo Como 5.0 IGH

Ce modèle qui ne passe pas inaperçu privilégie confort et autonomie. Sa position droite, sa fourche suspendue de 80 mm et ses pneus larges filtrent les irrégularités de la ville. Son moteur Turbo Full Power et sa batterie intégrée offrent jusqu’à 220 km d’autonomie, avec changement de vitesses automatique.

Tuesday 28 April 2026

17:00

Luxexpo The Box Kirchberg

Registration Programme

You may not know their names yet, but a new generation of architects is on the rise.

At this 10×6, organised as part of the international Architect@Work fair at Luxexpo, ten next-generation talents will take the stage. Some already run their own studios, while most are emerging leaders within renowned and established architecture firms.

Attendees of this 10×6 can use their registration to access the international fair in the afternoon, before the talks begin. This year’s exhibition, featuring around 100 exhibitors, will take place under the theme “Thoughtful Tomorrow”.

OUR SPEAKERS Alice Prum M3 Architectes
Bujar Hasani ODA Architects
Jackie Ley Metaform Architects
Maxence Dupuis Moreno Architecture
Antoine Iung & Gianni Bartolomeo a+a
Philippe Nathan 2001
Céline Zimmer Y SÀRL
Ivan Badiarov Recast Architecture
Edith Nothar & Hatim Chebli Beng Architectes

Casa

Depuis 2021, Katia et Massimo, fonctionnaires européens, vivent dans cette maison achetée sur plan qu’ils ont patiemment façonnée à leur image. Ils ont été guidés par l’architecte d’intérieur Katia Vitale, avec qui s’est nouée une relation de con ance et d’amitié qui continue aujourd’hui à accompagner leurs choix.

Intégrés aux étagères, les luminaires encastrés diffusent une lumière douce qui met en valeur les objets exposés.

Une toile de Frank Jons, artiste peintre français, a inspiré ce salon à l’étage. Sur conseil de Katia Vitale, un fauteuil tourné vers l’extérieur invite à la détente.
Louise Braibant , Journaliste
Jan Hanrion , Photographe
Avec Katia et Massimo

Cuisine Poliform au plan de travail en corian, pièce centrale pour ce couple qui aime cuisiner. Ici, comme dans toute la maison, les luminaires pensés avec l’architecte d’intérieur structurent les espaces.

Escalier signé TS CONCEPT, pensé pour ouvrir l’espace et laisser circuler la lumière.

Une cuisine minimaliste aux rangements discrets, rehaussée par une toile de Frank Jons choisie in situ, qui apporte couleur et peps à cet espace épuré.

Culture

Musique

Island Vibes.

Protoje s’installe à den Atelier avec son reggae ample et conscient. Figure clé du “revival” jamaïcain, il mêle roots, hip-hop, soul et jazz sans perdre le groove. Nommé aux Grammy Awards, fondateur du collectif In.Digg.Nation, il a aussi signé des collaborations remarquées avec Chronixx et Koffee. Sur scène, ses morceaux prennent une autre dimension, entre basses profondes et messages lucides.

28.03.26

54, rue de Hollerich Luxembourg (gare)

Voix sensible. Ycare sera au Casino 2000

Entre pop et chanson française, il trace sa route depuis plus de dix ans, signant aussi pour Zaz, Garou ou Nolwenn Leroy. Après « Nos futurs » et son roman, il revient avec de nouveaux titres, dont une relecture sensible de “Viva la Vida”.

4.04.26

5, rue Flammang Mondorf-les-Bains

Indie Fever. Franz Ferdinand revient à la Rockhal, invité par den Atelier, avec son septième album “The Human Fear”. Après une tournée mondiale à guichets fermés, les Écossais retrouvent le public luxembourgeois avec leurs guitares nerveuses et leurs refrains imparables.

10.04.26

5, avenue du Rock’n’Roll Esch-Belval

Cuba Groove. Avec ses musiciens, Yilian Cañizares fait vibrer le Cube 521. La violoniste et chanteuse cubaine mêle jazz, rythmes afro-cubains et influences brésiliennes avec une énergie magnétique. Lauréate du Schweizer Musikpreis, passée par les scènes avec Chucho Valdés ou Ibrahim Maalouf, elle propose un live intense, sensuel et profondément métissé.

18.04.26 1-3, Driicht Marnach

Opéra participatif.

À la Philhamonie, « pOpera » bouscule les codes: un opéra participatif mêlant artistes pros et communauté multiculturelle. Chœur intergénérationnel, plusieurs langues et public invité à chanter.

23.04.26

1, place de l’Europe Luxembourg (Kirchberg)

Plume française.

Bénabar sera à den Atelier avec sa chanson française malicieuse. Textes du quotidien, humour et mélodies efficaces au programme.

24.04.26

54, rue de Hollerich Luxembourg (gare)

Art

Nocturne.

La Bibliothèque municipale de Differdange prolonge le temps avec une ouverture nocturne pleine d’idées. Gâteau pour les gourmands, concours de dessin pour tous, livres offerts, Bib fir Kids à 19h et atelier d’écriture créative à 19h30. Inscriptions requises pour les ateliers.

27.03.26 38, avenue Charlotte Differdange

À vif.

Adoubé par la critique, “Mommy” de Xavier Dolan suit une mère solo débordée par son fils adolescent, impulsif et incontrôlable. Entre crises, éclats de tendresse et solidarité inattendue avec une voisine mystérieuse, le trio tente de tenir debout. Présenté au Festival de Cannes 2014, le film y a remporté le Prix du Jury. Un film à vif, porté par une mise en scène audacieuse et une intensité émotionnelle rare. À voir au Théâtre des Capucins

28.03.26

9, place du Théâtre Luxembourg (centre)

Humanitaire.

À Neimënster, Médecins Sans Frontières Luxembourg célèbre ses 40 ans d’action avec « La Grande Expo ». Une immersion grandeur nature dans l’urgence humanitaire : structures médicales reconstituées, récits de terrain, ateliers pédagogiques. L’occasion de comprendre concrètement comment s’organisent soins, logistique et interventions en zones de crise.

Jusqu’au 29.03.26 28, rue Münster Luxembourg (Grund)

Héritage.

La galerie Zidoun-Bossuyt présente la première expo luxembourgeoise de l’artiste nigérian Eniwaye Oluwaseyi. Entre intérieurs domestiques, souvenirs et identités diasporiques, le peintre nigérian compose des scènes habitées où passé et présent se superposent. Lauréat du “Royal Award for Modern Painting” aux Pays-Bas, il explore mémoire, appartenance et héritage à travers une figuration dense et lumineuse.

Jusqu’au

25.04.26

6, rue St Ulric Luxembourg (centre)

Photos : Yannick Reid, Wahib Chehata, Fiona Torre, Caroline Martin, Xavier Dolan, MSF/Juliette Hoefler, Eniwaye
Oluwaseyi

Sciences et art.

Dans le cadre de l’expo “Here Comes the Sun” au Cercle Cité, un atelier invite à dessiner les radiolaires, micro-organismes marins aux formes géométriques fascinantes. Entre science et art, petits et grands (dès 8 ans) pourront explorer l’invisible crayon en main. Matériel fourni.

4.04.26

2, rue Genistre Luxembourg (centre)

Scène montante.

Initié par le TROIS C-L, « Les Émergences » met en lumière la jeune création chorégraphique. Au programme : l’ange revisité de Djamila Polo et DUNIYA de Serge Daniel Kaboré, qui questionne l’espace et le déracinement.

17 et 18.04.26

12, rue du Puits Luxembourg (Bonnevoie)

Vitrine.

CeCiL’s Box, du Cercle Cité, change d’artiste jusqu’à début juin. La vitrine 24/7 accueille Samuel Levy et son projet “Otherside, the gate”, un passage vers un univers dessiné où formes organiques et architecture dialoguent.

Jusqu’au 7.06.26

1B, rue du Curé Luxembourg (centre)

Apparences.

Au Casino, la philosophe Théodora Domenech interroge le “like” comme geste social et outil de construction de soi. Derrière ce clic en apparence anodin se jouent des mécanismes d’influence, d’algorithmes et de reconnaissance. Entre esthétique et numérique, la conférence explore l’impact des réseaux sur nos goûts, nos idées et notre identité.

23.04.26 41, rue Notre Dame Luxembourg (centre)

Architecture. Le LUCA propose une projection du documentaire « Penser l’incertitude » de Christian Barani, en collaboration avec la Maison de l’architecture de Lorraine et l’Institut français du Luxembourg. Le film suit une nouvelle génération d’architectes et paysagistes engagés, avant une table ronde autour des défis sociaux et environnementaux du métier.

24.04.26 1, rue de la Tour Jacob Luxembourg (Clausen)

Théâtre

Sous tension.

« Ex » de Marius von Mayenburg, au Théâtre du Centaure, met en scène un couple bourgeois déstabilisé par l’arrivée nocturne de l’ex de Daniel. Huis clos tendu, révélations et humour acide pour explorer les failles du couple.

Jusqu’au 29.03.26

4, Grand-Rue Luxembourg (centre)

Satire.

Aux Grand Théâtre, Myriam Muller reprend « Ivanov » de Anton Tchekhov dans sa version brute de 1887. Portrait grinçant d’un homme endetté et désabusé, coincé entre mariage, dettes et illusions perdues. Une satire acide d’une société obsédée par le statut.

15.04.26 au 24.04.26 1, boulevard Robert Schuman Luxembourg (Limpertsberg)

Déconstruire.

À l’Escher Theater, “Blind Spot” de Hassiba Halabi met en scène trois femmes qui déconstruisent le racisme, entre humour, musique et regard critique. Du passé esclavagiste aux réseaux sociaux, elles interrogent nos angles morts. Discussion avec l’équipe après la représentation.

24.04.26

9, rue Pierre Claude Esch-sur-Alzette

Elise Schmit, writing about solitude

Luxembourgish author Elise Schmit has spent the past years exploring the fragile zones of human experience through short stories, theatre and poetry. With her new book “Allgemeine Zweifel am weiteren Verlauf”, she turns to the moment when individuals try to find their place in the world and in relation to others. The book has been nominated to represent Luxembourg at the European Union Prize for Literature 2026.

What is your book Allgemeine Zweifel am weiteren Verlauf about?

It is a collection of stories, but not a random one. The stories themselves are not connected in an anecdotal way – they do not share the same places or the same characters – but they are linked through these recurring themes. In almost all of my texts, the characters are confronted with their solitude and try to find ways to connect with the world, whether through personal relationships, language or art.

Solitude seems to be a central theme in your work. Why does this question interest you so much?

I’m not pessimistic, but I see solitude as something that is at the centre of the human experience. You are yourself first and you have to find a way to connect to the world. Even language is a kind of translation. We use little symbols to say what we want to say, but the other person is never going to understand exactly what we said –they understand what they heard.

Is there a book you often return to?

When I work, I read strategically. I read authors who can help me solve aesthetic or stylistic problems. At the moment I read a lot of books by Ali Smith. But there is also an essay by Umberto Eco, Postscript to The name of the rose. I keep it on my table. When I feel insecure about my aesthetic position, I read a page or two and it helps me find my position again.

“Allgemeine Zweifel am weiteren Verlauf” was released on 18 March and is available online and in Luxembourgish bookstores.

We watched you go Taking care

We did not lose you overnight. That is the thing you may not fully understand—how gradual it was. How each step away from us made sense, given the step before it. How no single generation woke up and decided to leave. It happened the way most profound changes do: incrementally, logically, with the best of intentions and the longest of consequences.

We watched you build walls.

Shelter is instinct, and we did not begrudge you that. But somewhere in the long arc of building, walls stopped being protection and became definition. What was inside became civilized. What was outside--us--became other. Wild. Something to be managed, cleared, pushed to the edges of the useful world. You gave us names that revealed everything: wasteland, wilderness, the back of beyond. Language that said: here, progress has not yet arrived. We noticed.

We watched you build schools.

You built them with their backs to us--four walls, rows of desks,

fluorescent light regardless of season or hour. You took your children, who had spent millennia learning to read weather and soil and the behavior of living things, and you sat them down indoors for the best hours of the day, the best years of their lives.

What you did not measure: what happened to a child’s nervous system when it spent twelve years being trained to ignore the signals of its own body. When it learned that the rustling outside the window was a distraction. That the seasons were irrelevant to the timetable. Those children grew up. They went to work. They built more schools.

We watched you build workplaces.

Optimized for output--light that never changed, temperature always the same, Monday indistinguishable from Thursday, January from June. You built systems that ran on the

assumption that human beings were consistent--that the body had no seasons, that attention did not need restoration, that the nervous system was a machine, not a living body with rhythms older than your oldest institution.

When people broke down under these conditions, you called it burnout. You built wellness programs and placed them inside the same buildings--under the same lights, with the same logic that had produced the exhaustion in the first place. You treated the symptom. The problem remained untouched.

We

watched you build hospitals.

You built a health system organized almost entirely around intervention--around waiting for the body to break and then repairing it. What you did not build was a system that asked why so many bodies were breaking in the first place. One that looked at the architecture of daily life--the walls, the schools, the workplaces--and named it as a health variable. One that recognized that chronic disconnection from living systems produces chronic dysregulation, and that no amount of clinical intervention downstream changes the conditions producing the damage upstream.

You have some of the highest healthcare spending per capita in Europe. And your rates of burnout, anxiety, and chronic stress continue to rise.

The system is working exactly as designed. That is precisely the problem.

We

understand why you did it.

Each of these systems was built by people trying to solve real problems. The logic was internally coherent. Progress meant control. Efficiency meant standardization. None of these were wrong, exactly, but they were built on an assumption so fundamental it was never examined: that human beings could be extracted from the living world without consequence. That assumption is now everywhere--in your building codes, school curricula, performance frameworks, and urban plans. It is not a policy, but a story, told so many times and in so many ways that it stopped seeming like a story at all. It started to seem like reality.

We never left.

Meanwhile, we kept doing what we have always done--regulating, cycling, breathing, growing, dying, returning. We kept offering what we have always offered: the rhythms your body was built to need, the quiet your nervous system was designed to seek, the living complexity to which your attention was, over millennia, attuned. Some of you have started coming back. We sense you--walking through us on weekends, headphones in, minds still parsing the week’s unfinished conversations. Bodies moving through spaces they have not yet remembered how to inhabit. The intention is there. The benefit is real. But proximity is not the same as integration. We are underutilized. That is not our limitation--it is yours.

The problem is that the systems shaping your daily lives were designed as if we were optional.

You are beginning to see it now.

We hear conversations about green schoolyards and biophilic offices. We see forest kindergartens taking root and rewilding projects quietly stitching living corridors back into the land. We notice that your researchers are finally measuring what your ancestors knew instinctually--that time with us changes your cortisol, your sleep, your capacity to think, feel, and recover.

We are glad you are measuring it. We hope you will sit with what the measurements are really telling you-not just that we are good for you, not just that you should spend more time with us. That’s the easy part. The harder part is acknowledging that every major system shaping your daily life was designed as if nature were irrelevant to human flourishing. Reckoning with that faulty logic will require more than Sunday walks--it will require changing your systems and the thinking that upholds them.

We believe you have it in you. You have redesigned economies, infrastructures, technologies. You have reshaped landscapes and rewritten laws.

So we know you can do more than adjust the edges of your reality. You have the power to change the entire story. Our only question is: Will you?

Paperjam Mini Summit

HEALTH, PERFORMANCE & LONGEVITY

Reconciling wellbeing, performance, and culture

Program

16:00 — Exhibition Opening – Networking – Healthy Drinks

16:45 — Welcome Note by by the Minister of Health and Social Security, Martine Deprez

16:50 — Health, Performance and Longevity Panel Discussion (in French) with experts, including Dr. Kathrin Buck (Director of the GesondheetsZentrum) and Dr Abdu Gnaba (anthropologist)

18:00 — Break Session + Expo Zone

19:00 — Hyper E cient: Keynote Talk by Dr. Mithu Storoni

19:55 — End notes

20:00 — Walking Networking Dinner - Expo zone

Keynote Talk by Dr. Mithu Storoni by invitation of Gesondheetszentrum - Fondation Hôpitaux Robert Schuman, our partner.

Make sure to secure your ticket — whether for the rst session, Health, Performance & Longevity (expert panel discussion opened by Martine Deprez, Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale), the second session, Hypere cient (keynote by Dr. Mithu Storoni), or the full event, including access to the exhibition.

Wednesday 6 May 2026

16:00

Cercle Municipal Luxembourg City

Learn more

Dr. Mithu Storoni Author of Hyperefficient

My office

Art Week

Fondateur de la Luxembourg

Reding

Alex

Reding,

et de la Galerie Nosbaum
nous reçoit dans le bureau de la galerie qu’il dirige depuis bientôt 25 années.

« Jusque fin avril, nous exposons Damien Deroubaix que nous avons lancé en 2003, soit 23 ans de collaboration symbolisée par cette tasse collector. Nous avons contribué au lancement de sa carrière et ses œuvres font partie des collections mondiales les plus prestigieuses. »

Alix
Bellac , Journaliste
Patricia Pitsch , Photographe

« Cette bibliothèque a été imaginée pour mettre en valeur et se remémorer les artistes émergents ou confirmés qui jalonnent l’histoire de la galerie. »

« Stephan Balkenhol a collaboré pas moins de sept fois avec la galerie, entre 2012 et 2024. Il a notamment réalisé les portraits des Grands-Ducs Jean et Joséphine-Charlotte exposés au Mudam, œuvres intégrées à la collection du musée. »

« Nous exposons Ronny Delrue jusqu’au 25 avril. L’expo met en lumière une œuvre introspective, traversée par les thèmes de l’identité, de la mémoire et de la disparition. »

Corporate life

Ces mots (dé)motivants

Elles tiennent en quelques mots, passent souvent inaperçues… et pourtant, elles changent tout. Au travail, certaines phrases donnent de l’élan, ouvrent des possibilités et renforcent l’engagement ; d’autres, plus insidieuses, freinent, découragent et finissent par freiner l’initiative...

Je te fais confiance, vas-y comme tu le sens ».C’est la phrase qui me donne le plus d’énergie. Quand un manager dit ça, on se sent responsable et reconnu. »

Julie

34 ans, cheffe de projet

Une fois, un grand patron du CAC40 m’a dit “votre objectif est de faire adhérer nos collaborateurs à nos valeurs. Vous y parviendrez grâce à votre personnalité et à votre expérience avec les humains”. » Une belle marque de confiance.

Sylvie

65 ans, DRH

La pire phrase entendue : “ça se voit que t’as énormément confiance en toi, mais dans cette boîte, ta confiance, tu la laisses dehors…” »

Dur à digérer.

Maya

29 ans, finance

Il y a des phrases qui boostent, comme “je te fais confiance là-dessus”, et d’autres qui ont l’effet inverse, comme “on aurait dû l’avoir”. »

Stéphane

55 ans, client manager

Un jour mon respponsable m’a dit que j’étais “à côté de la plaque”. Ça aurait pu me démotiver, mais finalement ça m’a donné la niaque pour lui montrer ce que je savais faire (et lui clouer le bec). »

Yvan

33 ans, artisanat

Moi ce qui me démotive, ce sont plutôt des comportements que des mots, les gens qui soufflent, ou qui montrent qu’ils n’ont pas envie d’être là, ça agit réellement sur moi. »

Émilie

35 ans, communication

Bernard Hage, Cartoon

Des phrases comme “on est une équipe”, “à plusieurs on va plus loin”, je sais, c’est cliché ! Mais ça me motive parce que j’aime l’idée de faire partie d’un collectif, ressentir cette émulation particulière quand on est en pleine session de travail... »

David

40 ans, marketing

Chaque fois que je propose une solution, on me répond : “c’est une bonne idée, mais ça ne va pas changer grand-chose”. C’est toujours dit avec le sourire, presque bienveillant. Mais au fond, ça m’a coupé toute envie de m’impliquer davantage! »

Théo

32 ans, event coordinator

«

La phrase la plus frustrante, c’est “on verra plus tard”. Parce que tu ne peux même pas argumenter contre ça. Mais “plus tard” n’arrive jamais. À la longue, tu comprends que ça veut juste dire non, sans assumer de le dire. »

Alexandre

38 ans, IT

La meilleure phrase elle est très simple : "vas-y teste !" Jusqu'ici je proposais mais je ne décidais jamais, ça m'a motivé. Mais je trouve surtout que ça change la façon de travailler de savoir qu'on a le droit à l'erreur si on essaie quelque chose de bien. »

Claire

29 ans, business developper

Anecdotes, expériences, surprises… Partagez vos témoignages à l’adresse temoignage@paperjam.lu, avant les dates indiquées. Dans les prochains numéros, nous explorerons de nouvelles thématiques : routines et habitudes pour rester concentré au travail (témoignages à envoyer avant le 01.04) — vos pires expériences en entretien d’embauche (25.04).

Since 2000

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Editor in Chief Maëlle Hamma

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Based on Paperjam’s visual identity developed by Reza Kianpour (Kianpour & Partners).

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Laurie Cros (-310)

Géraldine Gij (-307)

Mélanie Juredieu (-317)

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Jean-Michel Losson (-418)

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Publisher PAPERJAM S.A.

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PEOPLE PROFILES POWER

Crosswords

HORIZONTAL

1. Le gouvernement en compte 15, dont le Premier et le Vice. 2. Activité qui nourrit le pays, mais bien moins que la finance. 3. Renouvelable ou pas, elle se produit, se consomme… et se facture.

4. Art d’équilibrer attractivité économique et recettes publiques. 5. Objectif fondamental des relations internationales et de la diplomatie. 6. Organisation supranationale dont les institutions siègent en partie au Kirchberg. 7. Le point noir du pays, aussi bien pour le porte-monnaie que pour attirer des talents. 8. Sujet le plus inflammable de 2025. 9. Cadre juridique d’un État fondé sur la Constitution et les lois. 10. Spécialité de l’Adem. 11. Sujet récurrent autour du quartier Gare, régulièrement au cœur du débat politique. 12. Actif à la Chambre. 13. Température moyenne de la planète… en hausse peu rassurante. 14. Esch en a été la capitale. 15. Mutation indispensable pour accéder au Paperless. 16. Mission internationale assumée par l’ancien Premier ministre. 17. Équipage aux commandes du pays, chargé de tenir le cap. 18. Il a laissé sa place à Marc Spautz. 19. L’activité favorite de l’ILR et de la CSSF. 20. Mot latin qui signifie la loi, mais ministre qui agit pour l’économie.

VERTICAL

21. Molécule légère, mais stratégie lourde à mettre en place. 22. Examen démocratique, match officiel. 23. Capitaine du navire, meneur de jeu. 24. Le Chef d’État.

25. Ministre en charge de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité. 26. Sport collectif qui consiste à contrer l’opposition, à faire des marathons de débats pour marquer des points aux élections. 27. Colocation politique, mariage de pouvoirs. 28. Représentant du pays, mais au-dessus du jeu politique.

29. L’un des trois pouvoirs, chargé d’appliquer les lois. 30. Capacité légale, possibilité d’agir. 31. Il veut renforcer le Platzverweis, Léon. 32. Changements présentés comme nécessaires, débattus et sensibles, surtout celle des pensions.

33. Ministère/ portefeuille stratégique qui surveille l’état des caisses publiques. 34. On y répond de ses actes en cas de délit. 35. La thématique de notre précédente coverstory (en mars avec Mithu Storoni) 36. Elle est passée des Finances à la Défense. 37. Secteur regroupant l’activité commerciale, l’industrie et les services qui génèrent la richesse du pays, tout ça dans

le portefeuille de Delles. 38. Leur gratuité ne suffit pas à réduire drastiquement l’usage de la voiture. 39. Pouvoir indépendant qui rappelle que nul n’est au-dessus de la loi 40. Plan annuel des recettes et des dépenses de l’État. 41. Transmise par les enseignants, initiée par les parents. 42. Il est passé de chef à second, de titulaire à remplaçant. 43. Pouvoir chargé de voter les lois. 44. Aide publique ciblée 45. Texte fondateur du pays et qui organise l’État.

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Funding and financing for Europe’s defence readiness

Europe is accelerating its defence and security agenda in response to growing geopolitical pressures.

PwC’s paper “From Civil to Defence: Funding and Financing for European Readiness” provides a clear overview of how public funding, dedicated defence instruments and private capital are reshaping the European defence ecosystem, and what this means for organisations looking to act now.

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