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3 edito

Beau et efficace

Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam

Puisque de plus en plus souvent l’homme est repositionné au centre des préoccupations de l’entreprise, la problématique de son environnement de travail est plus que jamais essentielle. On ne parle plus, en l’occurrence, de simples notions basiques d’aménagement de bureaux, mais bien davantage de facteurs inhérents au management, à la productivité, voire à la communication. Un employé heureux à son travail est un employé qui y sera efficace et sera ravi de faire partager ce bonheur à tous ceux qui voudront l’entendre, à commencer par les personnes extérieures à la société. La cohabitation, au sein d’un même espace de travail, de plusieurs générations de salariés – qu’elles s’appellent X, Y, babyboomers ou vétérans – ne simplifie évidemment pas la tâche de ceux qui sont en charge d’aménager ou de créer de tels espaces. Comment contenter tout le monde ou, tout du moins, trouver le plus grand nombre de dénominateurs communs? Le défi est de taille, mais pas nécessairement insurmontable.

Dans notre dossier que nous consacrons ce mois-ci à cette thématique du workspace, dix bureaux d’architectes luxembourgeois exposent leurs visions sur la question, au travers de réalisations remarquables. Dix façons de travailler totalement différentes pour autant de contextes variés: d’un simple cabinet médical à un grand site industriel, chacun a su rebondir sur les contraintes imposées par la disposition des lieux ou par les workflows existants. Que la notion d’art transpire à partir du seul mot «architecture» n’a rien d’étonnant en soi. Mais l’art pour l’art a rapidement ses limites à partir du moment où l’on entre dans le monde de l’entreprise, avec ses contraintes économiques et ses exigences de résultats. «Fonctionnalité» et «efficacité» pourraient alors rapidement prendre le pas sur «beauté» et «design». Mais les réalisations présentées dans les pages d’ouverture de ce dossier, et qui seront également montrées «en live» le 2 juin prochain dans le cadre d’un paperJam Business Club, sont la preuve que «esthétique» et «performance» n’ont rien d’antinomique, bien au contraire.

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4

sommaire paperjam | Juin 2010 |  management

10

Eliane Fuchs quitte la présidence du POG

22

Quand innovation rime avec RSE

ressources humaines responsabilité sociale Les clÉs de la compÉtence managÉriale des entreprises 8

Luxembourg School for Commerce

La LSC innove en proposant dès septembre, en collaboration avec une université privée allemande, un nouveau bachelor destiné principalement aux actifs professionnels.

10 POG

Une page se tourne Eliane Fuchs quitte la présidence de l’association, avec le sentiment du devoir accompli.

12 Série: Les DRH à la loupe (19)

Isabelle

Hernalsteen

Directrice Ressources Humaines & Communication, Secrétariat Social chez Mazars.

Les

24 Care

Une

journÉe fructueuse

L’ONG lance une action inédite au Luxembourg, pour sensibiliser jeune public et entreprises aux enjeux d’une coopération durable.

Départs,

Arrivées, Promotions...

Vanksen

passe à la vitesse supÉrieure Le groupe vient de lever 4 millions d’euros pour asseoir sa présence à l’international, en particulier en France et aux Etats-Unis.

27

Communication Les dernières

Campagnes

Les plus récentes réalisations des agences de communication au Luxembourg. 28 Xavier Lesueur

«L’Écoute

doit se faire dans la continuitÉ, sur du long terme» Le co-fondateur de Vanksen rappelle combien l’approche 2.0 dans la communication doit être envisagée autrement que par des coups ponctuels

29 Anniversaire

Les

Les derniers mouvements au Luxembourg.

30 ans de Traiteur Paulus

Cuisine moléculaire techno-émotionnelle au menu des festivités, le 28 avril dernier, au Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster.

21 Série: Les professionnels du recrutement 

et de la formation (13) – Christiane Hoffmann

«TravaillONS sur de nouvelles bases»

26 Développement

bÂtisseurs de pont

Deux économistes viennent de mettre en lumière le fait que les entreprises innovantes sont plus enclines à adopter une démarche responsable. Un pont est désormais jeté entre ces deux approches stratégiques de l’entreprise.

Vanksen: 4 millions pour se développer

communication

22 CEPS-Instead

16 Carrières

26

30 Série: Responsables Marketing 

& Communication (18)

Le marché vu par la fondatrice de Lilith Project.

Véronique Lange Marketing manager Luxembourg & France, Utopia.

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5 sommaire

34

Les 10 ans de Nvision

36

Clariance intègre le Technoport

50

immobilier

technologies 32 Wireless Security

playing

catch-up?

Use of wireless networks just keeps on growing. But how secure are they? Deloitte carried out a survey to find out. 34 Nvision

Leur

petite entreprise… connaÎt pas la crise! La société, pionnière à l’époque de l’explosion d’Internet, fête ses dix ans d’existence. Elle a su se renouveler et trouver des relais de croissance. Bilan et perspectives.

36 Innovation CLARIANCE,

FACILITATEUR IT

La start-up a mis au point une solution de surveillance de l’infrastructure informatique qui répond aux besoins plus spécifiques des PME.

Gros plan sur le Festival d'Architecture 2010

40 Apsi

Flagship

Awards 2010

L’Association des professionnels de la société de l’information a récompensé, le 6 mai der­nier, la société Cetrel pour sa démarche innovante. 42 Hans Demeyer

«Disposer

d’une vue globale»

Communication unifiée: mode d’emploi avec le manager de CT Interactive, intervenant dans le cadre du paperJam Business Club. 44 Série: Les directeurs IT (18)

Serge

Schumacher

50 Festival d’Architecture 2010

Une

rÉflexion sur l’espace public L’événement, organisé du 3 au 13 juin par la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, a vocation à sensibiliser tout un chacun à la problématique de l’espace public.

51 Archiduc

Un

nouveau magazine d’architecture Mike Koedinger Editions lance Archiduc, réalisé en collaboration avec la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie Luxembourg.

ICT Manager, TNS-Ilres 48 Portrait IT – Eric Crabié

«Accompagner

nos clients»

efficacement

38 Productivité

mieux

collaborer avec Office

La nouvelle version de la suite bureautique de Microsoft, présentée le 12 mai dernier, se veut au service de la productivité de l’entreprise et d’une meilleure collaboration entre ses divers acteurs.

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Afterwork Talks Human Resources Cycle

Working in Luxembourg: Important HR Issues and Challenges. Panel discussion moderated by Me Guy Castegnaro, with the participation of Minister Nicolas Schmit, Vinciane Istace (PwC), Rolf Tarrach (University of Luxembourg) and Martin Dobbins (State Street Luxembourg). This event is a co-production by AMCHAM and paperJam Business Club. It coincides with the launch of paperJam’s annual HR report.

Thursday, July 1st 2010, from 18h30 to 21h00

From top to bottom: Nicolas Schmit, Vinciane Istace, Rolf Tarrach, Martin Dobbins, Guy Castegnaro.

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7 sommaire

52

Dossier Workspace

88

La crise va durer des années, selon Michel Didier

dossier WORKSPACE 52

Galerie

Dix rÉalisations «made in Luxembourg» Le 2 juin, dix architectes dévoileront leurs projets «coups de cœur» dans le cadre du paperJam Business Club. Présentation.

• Tatiana Fabeck (Tatianafabeck Architecte) • Alain Linster et Jos Dell (m3 architectes) • Stefano Moreno (Moreno architecture et associés)  • Aristide Gambucci (Gambucci Architects) • Jim Clemes (Atelier d’Architecture  et de Design Jim Clemes) •Arnaud De Meyer (Steinmetzdemeyer)  et Nathalie Jacoby (njoy) • Arlette Schneiders (Arlette Schneiders Architectes) • François Thiry (Polaris Architects) • Michel Petit (michelpetitarchitecte) • Mathias Fritsch (Paczowski et Fritsch Architectes) 70 Palomar5

Comme

un cluster d’Étoiles

travaillera-t-on demain?

Luxembourg-ville et sa périphérie vont accueillir, dans les prochaines années, plusieurs complexes administratifs. Tour d’horizon, non exhaustif. 76 Aménagement de bureaux

L’open

economist club 82 Expertise

Regards

croisés

100 Par Vito Cassone, membre de l’Economist Club

Le

multiculturalisme organisationnel

Le workspace en trois questions et cinq réponses de spécialistes. Projet d’aménagement, design, développement durable...

interview Michel Didier

mon bureau 102

Edmond Israel Président honoraire Clearstream

88 Crise

«La

convalescenCe va Être longue» L'économiste français réagit aux derniers développements de la crise. Selon le président du Conseil d’orientation stratégique (COS) d’UFG-LFP et directeur du centre de recherche COE-Rexecode, plusieurs années seront nécessaires avant qu’une véritable reprise se dessine. Mais elle viendra.

paperJam JUIN économie & finance Juin 2010 | économie & finance

Derrière Palomar5 se cachent de jeunes adultes voulant réinventer le monde du travail.

74 Livraisons

Mon bureau: Edmond Israel

space vert a la cote

Les réflexions concernant l’aménagement des futurs espaces de bureaux s’orientent essentiellement vers les performances environnementales.

case study 94 La FedISA et le «legal digital archiving»

des

enjeux Énormes

La valeur probante d’un document dématérialisé: l’excellence luxembourgeoise a tout intérêt à sortir le premier référent européen en la matière. 96 GED

avis

d'experts

Six experts répondent à la question: «Quel est  l'impact d'un projet de GED sur les workflows existants?»

5 E

102

Fid èle au pos

te

Marcel Gross www.paperjam.lu

Dans le cahier «Économie & Finance» de cette édition, retrouvez toute l’actualité du Luxembourg, des entre­ prises, de la place financière, de l’industrie et de la Grande Région. En cover: Marcel Gross, directeur général de l’Entreprise des P&T.

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ce

niux

ressources humaines

8

Luxembourg School for Commerce

Les clÉs de la compÉtence managÉriale

La LSC innove en proposant dès septembre, en collaboration avec une université privée allemande, un nouveau bachelor destiné principalement aux actifs professionnels. Marc Vandermeir (texte), Olivier Minaire (photo)

Le mois de septembre 2010 verra le lancement, par la Luxembourg School for Commerce (LSC), en partenariat avec la FOM (Hochsule für Oekonomie & Management), d’une formation continue diplômante en «gestion d’entreprise», sanctionnée par un diplôme du type «Bachelor of Arts». Cette formation est une première au Grand-Duché. «La Chambre de Commerce, dont la LSC est l’entité de formation, entend toujours répondre aux besoins des entreprises», a souligné Pierre Gramegna, directeur de la CCL, lors de la présentation de cette nouvelle formation. «Et il y a une demande certaine pour une formation en matière de gestion d’entreprise», domaine de plus en plus pointu dans le contexte économique. «Le partenariat avec la FOM a dès lors comme objectif de permettre aux salariés des entreprises luxembourgeoises de développer leurs connaissances dans cette matière.» La LSC s’est tournée vers cette université privée allemande parce que, selon Paul Emering, directeur de la LSC, «cette coopération s’intègre dans notre stratégie, qui se traduit par le développement de formations en coopération étroite avec des acteurs de formation nationaux ou internationaux». Et «la FOM est un partenaire de renommée internationale qui dispose d’une solide expérience en matière de formation managériale pour les actifs professionnels». Dans ce contexte, «le bachelor en gestion d’entreprise répond à une demande bien concrète du marché de la formation». Il s’agit, par ces formations, reconnues à l’échelon international, de non seulement valoriser le profit professionnel, mais également l’attractivité sur le marché de l’emploi. Le directeur souligne en outre que, avec cette offre, «la LSC poursuit sa démarche pour devenir un acteur de référence en matière de formation».

Ambitions internationales Il est vrai que la FOM est un acteur de poids. «Notre université, privée et homologuée par l’Etat allemand, a été fondée en 1993 par les associations économiques et compte aujourd’hui pas moins de 18 sites dans le pays, a souligné Heiko Hansjosten, responsable de la FOM. Nous avons des ambitions internationales, et sommes déjà présents en Chine tandis que nous portons divers projets européens.»

«Nous envisageons également le développement d’études par alternance, qui n’existent pas encore au Luxembourg» Jean Junck (IFCC), ici à gauche, avec Heiko Hansjosten (FOM)

Ses formations sont conformes au processus de Bologne et s’adressent principalement aux personnes qui exercent déjà une activité professionnelle, mais souhaitent se former au niveau académique parallèlement à leur travail. Ce bachelor sera proposé en modules d’enseignement, d’ateliers, d’études de cas, etc., ceci afin de garantir aux participants aussi bien les connaissances théoriques que pratiques indispensables en gestion d’entreprise. Un des objectifs est de favoriser la capacité managériale du participant ainsi que sa faculté à bien communiquer au sein de l’entreprise. La formation s’étendra sur trois ans et demi, soit sept semestres. Les premiers donneront l’enseignement de base en gestion d’entreprise. A partir du 5e semestre, possibilité est donnée aux étudiants d’adapter leurs études à leur propre environnement de travail, en choisissant des modules spécifiques d’approfondissement. Sur le plan pratique, les cours seront donnés au Centre de formation de la Chambre de Com-

merce et la langue véhiculaire du bachelor sera l’allemand, sauf pour les modules d’initiation à l’anglais économique, où une connaissance de base de la langue de Shakespeare est requise. Quant au prix, il s’élève à 12.390 euros. Jean Junck, membre du comité de direction de l’Institut de Formation de la Chambre de Commerce (IFCC) et les responsables de la FOM ont mis l’accent sur le fait que ce partenariat est un premier projet. D’autres devraient donc suivre, «notamment le développement d’études par alternance, qui n’existent pas encore au Luxembourg et qui font un lien entre l’apprentissage pour le brevet de technicien supérieur et un bachelor», a précisé M. Junck. Une telle formation en alternance permet de décrocher, après trois ans et demi d’études, à la fois un diplôme de technicien et un bachelor académique. D’autres formations continues proposées par la LSC seront également concernées, qui peuvent être utilisées pour l’acquisition d’ECTS permettant l’accès à des études dans toute l’Europe.

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• Module 3 : IFRS pour les banques 10 et 17 juin 2010

Deutsche Version 2. Juni 2010 English version June 9, 2010

Rédaction de rapports d’audit clairs et concis

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• Module 3: Advanced investment strategies June 3, 2010

IT function, IT outsourcing and related operational Risk Management

Administration of Private Equity Funds and SICAR June 15 and 16, 2010

Version française 4 juin 2010 (matin) English version June 4, 2010 (PM)

La finance d’entreprise comme outil d’aide à la décision

Microfinance, un investissement risqué ? 7 juin 2010

16, 17 et 18 juin 2010

The Fight Against Financial Crime

Dérivés de crédit : utilisation, valorisation et gestion des risques

• Module 5: Practical Case Studies on Prevention and Detection of Money Laundering June 8, 2010

VAT for financial activities • Module 1: The basics principles of VAT June 8, 2010 (AM) • Module 2: Advanced with Specific Industry Workshops June 8, 2010 (PM)

Cursus de base en fiscalité • Module 3 : fiscalité internationale 10 juin 2010

21 juin 2010

Upgrade your technical skills in the investment funds industry June 24, 2010  

Comment valoriser les avantages-clés de Luxembourg pour développer vos activités internationales et attirer de nouveaux clients 24 juin 2010

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10 Ressources humaines Grand Prix paperJam RH 2010

Inscriptions toujours ouvertes C’est le 6 juillet, à midi, que prendra fin la période de dépôt des dossiers de candidature pour le Grand Prix paperJam RH 2010. Sous le parrainage de Nicolas Schmit, ministre du Travail et de l’Emploi et avec le soutien d’une douzaine de partenaires institutionnels luxembourgeois et internationaux, ce Grand Prix vise à identifier, faire connaître et récompenser les meilleures innovations et réalisations en matière de ressources humaines. Il s’adresse tout autant aux prestataires de services RH, aux départements RH en interne qu’à des prestataires externes ayant développé des produits ou des services RH à destination du marché. Le jury international décernera, en outre, un prix spécial récompensant le DRH ayant été le plus efficace dans le pilotage d’un projet remarquable. La cérémonie de remise des prix se tiendra le jeudi 9 novembre 2010. www.grandprix.paperjam.lu

POG

Une page se tourne Eliane Fuchs quitte la présidence de l’association, avec le sentiment  du devoir accompli. Eliane Fuchs (POG): «Je quitte la présidence en étant assurée d’avoir amené le POG là où il devait aller.»

Employabilité des diplômés

Projet pilote L’Université du Luxembourg et l’Institut Universitaire International Luxembourg viennent de lancer une collaboration sur un projet-pilote destiné à mettre en place une méthodologie générale, transférable à d’autres cursus de formation, permettant d’évaluer l’employa­bilité des diplômés issus de trois formations: le master acadé­ mique en droit européen, le master professionnel en entrepreuneurship et innovation et le bachelor professionnel en sciences sociales et éducatives. Il s’agira notamment de mesurer le degré d’insertion de ces diplômés sur le marché du travail et d’établir la valeur ajoutée de ces formations pour les diplômés et leurs entreprises respectives dans le travail quotidien. Technologies

Une solution RH accessible aux PME Quand un groupe de services RH (Securex) s’associe à un fournisseur international de logiciels et de services RH (NorthgateArinso), le résultat est la mise en œuvre d’une plate-forme logicielle HRonline, proposée aux PME sous forme de «Software as a Service». Cette solution globale innovante entend mettre à la portée de tous la gestion aisée des dernières tendances en matière de politique RH, comme la gestion de talents.

Jean-Michel Gaudron (texte), Etienne Delorme (photo)

Elue au conseil d’administration du POG (Personnel Officers Group) en septembre 2000 et devenue présidente en mai 2004, Eliane Fuchs a décidé de tourner la page. A l’occasion de la dernière assemblée générale de l’association, le 19 mai dernier, elle a en effet souhaité ne pas rempiler pour un nouveau mandat. «Je quitte la présidence en étant assurée d’avoir accompli ma mission et d’avoir amené le POG là où il devait aller, expliquet-elle, consciente que la route est évidemment loin d’être achevée. Il y a encore du travail, il faut rester à l’écoute des autres, de leurs besoins, de l’évolution de la société en général. Au sein du conseil d’administration, nous avons commencé à revoir notre stratégie, nos valeurs, à imaginer le POG dans dix ans. Je laisserai le nouveau président relever ce défi passionnant avec sa nouvelle équipe.» Un nouveau président qui n’a pas encore été désigné, mais que le CA de l’association devrait élire dans les prochaines semaines. Il trouvera, en tous les cas, une association en plutôt bonne santé. Il y a dix ans, le POG, qui avait choisi de se concentrer, initialement, sur le seul secteur financier, ne comptait qu’une petite cinquantaine de membres. «Il y a encore quelques années, nous toquions aux portes pour convaincre des gens de venir participer à nos évènements, se souvient-elle. Aujourd’hui, c’est tout le contraire; ce sont eux qui viennent vers nous et nous demandent d’intégrer le POG.» L’association, qui s’est

ouverte, entre-temps, à tous les secteurs d’activité, compte aujourd’hui 113 membres, «et encore en avons-nous perdu plus d’une dizaine en 2009, à cause de la crise.» Mais il n’y a pas que l’association qui s’est ouverte. Les mentalités aussi. Car pendant longtemps, les DRH n’ont pas, pour la plupart, montré un réel enthousiasme à l’idée de remettre en question leur façon de faire, leur business... bref, d’innover. «Aujourd’hui les choses ont bien changé et la crise est en train d’accélérer ce changement profond de la fonction, assure la désormais future ex-présidente du POG (elle assure l’intérim en attendant que soit élu son successeur). Un DRH doit être un leader qui inspire, qui innove, qui ne craint pas d’apprendre de nouvelles techniques et à travailler en partenariat avec des médecins, des coachs, des spécialistes en communication.» Désormais engagée dans d’autres défis – en particulier la défense de la cause des femmes et du leadership féminin, «non pas en me battant contre les hommes, mais bien en travaillant avec eux, car c’est ensemble que nous pourrons construire une société dynamique, prospère et visionnaire», Eliane Fuchs n’entend pas pour autant abandonner tous ses compagnons de route du jour au lendemain. D’ailleurs, l’une de ses dernières actions en tant que présidente du POG aura été d’établir un partenariat avec l’association des Femmes Leaders du Luxembourg en vue de la création d’une Leadership Academy, qui devrait voir le jour fin septembre 2010.

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12 ressources humaines

Série: Les DRH à la loupe (19)

Isabelle Hernalsteen

Directrice Ressources Humaines & Communication, Secrétariat social chez Mazars

ex e umilité» l p m o ’h tier c ucoup d é m bea t un «C’es demande qui

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13 ressources humaines

Jean-Michel Gaudron (interview), Julien Becker (photo)

Madame Hernalsteen, la crise économique actu­elle modifie-t-elle votre façon d’exercer votre fonction de DRH? «La particularité de la fonction des ressources humaines est d’être attentif à l’environnement dans lequel s’inscrit l’action de l’entreprise. La crise actuelle demande donc au DRH une observation encore plus rigoureuse et minutieuse des situations de travail… Le DRH doit se rapprocher encore plus des dirigeants et managers pour analyser ce que l’entreprise sait et peut faire… et les soutenir pour maintenir la cohérence entre la vision collective et les intérêts individuels, malgré les décisions stratégiques qui visent la compétitivité et la pérennité. Quelle est, selon vous, l’évolution la plus significative dans le domaine de la gestion des ressources humaines au cours de ces 20 dernières années et comment envisagez-vous l’évolution prochaine du métier du DRH? «Ce qui retient toute mon attention ces dernières années, c’est l’internationalisation des entreprises, lesquelles demandent alors aux ressources humaines de chaque entité de trouver une harmonie entre leur identité et celle du groupe constitué. Les DRH de demain devront travailler dans un contexte interculturel et développer leur stratégie RH entre une cohésion des différents systèmes et la coexistence de systèmes autonomes. Ils doivent se positionner comme un des acteurs de la ‘culture commune’, trouver les compromis et rechercher l’intégration des ‘best practices’ pour viser l’adéquation de l’organisation. Pour ce qui est de la rémunération, quelles sont vos grandes tendances actuelles en la matière? «La question est un peu ‘réductrice’. Notre politique salariale ne suit pas de tendance particulière, mais est construite avec la volonté de rétribuer le plus justement possible l’implication de chacun. Le package salarial que nous proposons est classique par rapport au marché luxembourgeois, il se compose d’une rémunération de base accompagnée, selon les fonctions, d’avantages extralégaux (chèques repas, voitures, concier-

gerie…). Mais bien au-delà de cet élément de rémunération, notre offre se base sur le rôle et l’environnement dans lequel s’inscrit chaque collaborateur. Nous proposons surtout un réel projet professionnel avec le package qui suit… En ces temps difficiles pour recruter, l’accent est souvent mis sur la rétention des employés déjà en place. Quelle est votre politique en la matière? «Contrairement aux idées reçues, la difficulté n’est pas de recruter. Aujourd’hui, la crise a mis sur le marché bon nombre de compétences et de profils très intéressants. L’enjeu dans un contexte difficile, c’est d’identifier LA ressource et donc le coût additionnel et de pondérer le gain réel pour l’organisation. Le risque de recruter est accru en période de crise, et se tromper, c’est un coût. La crise en elle-même apporte un sentiment exacerbé et redouté par le DRH: ‘l’incertitude’… Le ralentissement de l’activité, voire les licenciements qu’il peut provoquer, apporte du stress et donne peu de visibilité aux salariés sur l’impact des décisions prises sur leur avenir. Notre politique chez Mazars a toujours été de fidéliser sur le long terme. Cette volonté est encore plus d’actualité en cette période. Quelles sont les attentes de vos salariés en ce qui concerne le développement de leurs compétences? «Notre organisation donne à chaque collaborateur un rôle. Les descriptions de fonction et les outils d’évaluation qui sont mis en place donnent un sens aux tâches et actions de tous dans les missions qui sont confiées à notre cabinet. Nos salariés sont considérés comme des acteurs de leur évolution. Ils expriment et collaborent à l’analyse, voire à l’auto-analyse, de leur besoin en formation. A l’échelle de notre groupe sont organisés des séminaires qui impliquent nos cadres dans la définition de ce que sera notre organisation demain. Ce type d’évènement rencontre un réel succès, car il donne du sens, une vision globale de notre culture et de notre stratégie. D’une certaine façon, il ouvre des perspectives à nos collaborateurs. Une fois ‘la route’ définie, les compétences à mobiliser sont identifiables par et pour tous.

Quel est le degré d’adhésion des salariés à l’exercice d’appréciation des compétences? Et celui des managers? «Tous les salariés sont demandeurs d’un processus d’évaluation, c’est l’occasion pour eux de confronter la perception qu’ils ont de leur performance avec celle de l’organisation. C’est un moment privilégié avec leur hiérarchie N+1, l’occasion d’analyser le chemin parcouru et d’en faire le bilan ensemble. Mais au-delà de l’analyse de la performance individuelle, l’appréciation des compétences constitue aussi un outil managérial indispensable. Il permet de communiquer sur les enjeux, sur les connaissances et les attitudes que l’entreprise attend au sein d’un groupe de travail. Les managers puisent en cet outil, même si cette technique est chronophage et sans cesse à repenser, partant du principe que tous les outils sont perfectibles. Cela leur donne dans tous les cas les arguments et la traduction stratégique pour guider leurs équipes et communiquer sur nos valeurs professionnelles. Quelle est votre définition du terme ‘qualité de vie’ (ou ‘bien-être’) au travail? «Chez Mazars, nous sommes convaincus qu’un équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle est indispensable. Nous sommes tous riches de ce que la vie imprime sur nous. Je constate au quotidien que la qualité de vie au travail n’est pas juste une proportion ‘temporelle’ entre ces deux dimensions. Pour moi, elle repose sur une multitude de cri­tères: se sentir utile, être impliqué, avoir une organisation souple et pragmatique, le climat interpersonnel des équipes avec lesquelles on collabore, le partage de valeurs communes… mais aussi l’organisation de la vie autour et avec son emploi; le temps de trajet, l’accès au parking ou aux transports en commun, les facilités de type ‘conciergerie’, le service de livraison… A propos de l’égalité des chances, quelles sont les mesures que vous avez mises en place? «Parler de mesures? Chez nous, pour parler ‘statistiques’, notre population est à majorité féminine et nous comptons beaucoup de femmes cadres. Il s’agit avant tout de compétences et nous }  14 n’avons aucun a priori sur le ‘genre’.

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14 ressources humaines

Mazars emploie actuellement 125 personnes au Luxembourg et occupe, depuis avril 2005, ses locaux de la rue Henri Schnadt à la Cloche d’Or.

Photo: Olivier Minaire

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CV

Dix ans chez Mazars Isabelle Hernaslteen incarne le concept de Grande Région à elle toute seule. Cette Belge de 38 ans habite en France et travaille au Luxembourg. Après avoir décroché une licence en sciences du travail à Louvain-La-Neuve, elle a commencé sa carrière professionnelle en 1997 à Bruxelles, à la direction des ressources humaines de Glaverbel, en charge de la gestion du personnel actif et non actif du siège social de Boitsfort, ainsi que des sites de Mol, Moustier, Hoeilaart et Athus. Un an plus tard, elle rejoint, au Luxembourg, le département RH de Guardian Luxguard II à Dudelange où elle a éga­ lement en charge la gestion du personnel. Début 1999, elle décide de rejoindre Euro Select en tant que consultante en RH et fondée de pouvoir. Elle contribue au développement de l’activité du cabinet de recrutement, mais choisit de rejoindre Mazars Consulting au printemps 2000. D’abord senior manager en charge du développement de l’activité «Conseil en

Ressources Humaines», elle a mis en place un triptyque de services axé sur la gestion RH: développement stratégique de l’entreprise, développement des compétences et optimisation de la GRH. Elle est ensuite devenue, en février 2002, directrice Ressources Humaines & Com­munication et Secrétariat Social au sein de la firme rebaptisée Mazars. Une fonction qu’elle occupe encore à ce jour. Elle y a pris en charge la gestion stratégique des ressources humaines du groupe et construit une organisation intégrée des RH. Elle a, en outre, développé les orga­nigrammes fonctionnels et les descriptions de fonction et mis en place un système d’évaluation. Outre l’implémentation de procédures RH et de divers outils, elle a élaboré le plan de formation. Elle gère par ailleurs le dépar­ tement administratif, fort d’une douzaine de personnes, et est responsable de la gestion et du développement du département Secrétariat social. J.-M. G.

 { En quoi les ressources humaines font-elles,

aujourd’hui, du marketing? En quoi contribuent-elles à l’image de marque de l’entreprise? «Pour tout ce que j’ai énoncé, tout au long de cet entretien, les ressources humaines ont clairement un rôle ‘fédérateur’: communiquer sur l’entreprise, sur ce qu’elle fait, comment elle le fait, avec quelles valeurs, et surtout sur la place donnée aux collaborateurs qui la composent. Ce sont autant d’arguments utiles pour attirer de nouveaux talents et donc donner une image de ce que l’entreprise veut être sur un marché. Quels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients du métier du DRH? Et quelles sont les qualités essentielles pour l’exercer? «Je suis passionnée par mon métier de DRH. C’est un métier complexe qui demande beaucoup d’humilité, d’observation, d’écoute, sans oublier une très grande capacité d’analyse. Il faut regarder chaque situation avec une vision globale en en identifiant les enjeux. Ceux-ci doivent alors être appréhendés dans toutes leurs dimensions: sociologique, économique, organisationnelle… Il faut anticiper et sans cesse élargir ses compétences et connaissances. Pour conclure, quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient suivre vos traces? «Je conseillerais aux jeunes qui souhaitent se lancer dans une carrière en RH d’être curieux de tout, de bien comprendre l’entreprise et tout ce qui la compose, de développer des aptitudes à la communication et de maîtriser l’ensemble des contraintes administratives et légales. Avec cela, ils ont les atouts utiles pour bien mener cette mission.»

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Mouvements

Deloitte Luxembourg nomme six nouveaux partners

CARRIÈRES Un départ? Une arrivée? Une promotion? Votre actualité nous intéresse! Envoyez votre biographie et une photo à press@paperjam.lu. L’information sera alors relayée sur l’ensemble de nos supports: sur le site www.paperjam.lu, dans la newsletter électronique hebdomadaire du mercredi et dans le magazine. Créez ou actualisez gratuitement votre biographie sur www.index.lu et rejoignez plus de 950 décideurs qui y sont déjà inscrits.

Stefan Schwarz, 35 ans, actuellement directeur monde pour la communication interne, Internet et la publicité chez ArcelorMittal (le leader mondial de l’acier), va rejoindre, le 1er août prochain, le groupe Vanksen au poste de directeur de la communication au niveau international. Au cours de ces cinq dernières années chez ArcelorMittal, il a notamment eu l’occasion de mettre en place et de développer la webTV du groupe (avec… Vanksen) ainsi que la campagne de communication qui a accompagné le nouveau branding du groupe.

David Bavay vient d’être promu country manager de la société Eurek@-ITS. Il l’avait rejointe en 2008 au poste de sales & delivery manager après huit an­nées passées chez Telectronics (Telin­ dus) en tant que responsable technique.

Laurent Chenoix vient d’être promu directeur commercial chez AME Life Lux. Agé de 36 ans, il était, depuis trois ans, adjoint au directeur commercial, après avoir pendant huit années enrichi son expérience en management au sein de divers départements d’AB InBev.

Jean-Noël Didrich, conseil­­­lerdirecteur auprès de HamburgMannheimer, compagnie d’assuran­ce-vie du groupe Ergo, a pris la direction du Business & Training Center de Luxembourg. Agé de 47 ans, il est actif au sein de HamburgMannheimer depuis 1985, en Belgique, et depuis 1998 au Luxembourg.

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Christiane Chadoeuf Boulegue (Audit), 34 ans, a rejoint la firme en 2005. Elle est expert audit en immobilier et capital-investissement. Elle intervient aussi régulièrement dans l’audit d’entreprises commerciales et de comptes consolidés. Lize Griffiths (Audit), 34 ans, chez Deloitte à Luxembourg depuis 2002. Elle est un expert reconnu en IFRS et US GAAP. Raphael Charlier (Audit), 40 ans, arrivé en mars 2008. Il est spécialisé en audit bancaire et intervient régulièrement en tant qu’expert IFRS auprès de nombreux clients. Filip Gilbert (Advisory and Consulting), 42 ans, spécialisé en HR Transformation (HRT). Il a dirigé plusieurs grands projets internationaux dans ce domaine et est également responsable de la formation des professionnels HRT au niveau mondial.

Le groupe Pictet annonce la nomination au 1er juil­ let 2010 de Pierre Etienne, 48 ans, au poste d’administrateur délégué de Pictet & Cie (Europe), la banque luxembourgeoise du groupe. Il est arrivé chez Pictet en mai 2002, date à laquelle il a intégré le comité de direction de la banque. En 2009, il avait, parallèlement, été nommé au comité de direction des activités de banque dépositaire du groupe, à Genève. Il succède à Marc Pictet, appelé à Genève pour rejoindre les rangs du collège des associés.

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Au 1er juin 2010, Deloitte Luxembourg comptera six nouveaux partners, ce qui portera leur nombre à 65.

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Jean-Pierre Maissin (Advisory and Consulting), 40 ans, arrivé en 2001 en tant que cadre supérieur. Expert en modélisation de processus métier et en gestion de programmes, il a géré des projets pluridisciplinaires à grande échelle (Bâle II, Solvency II) pour des organismes de crédit et d’assurance. Henri Prijot (Tax), présent depuis 2006. Il est expert en fiscalité internationale et, en particulier, en structuration fiscale sur les marchés européens.


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18 ressources humaines

Dans la cadre de la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de groupe, Philippe Degeer a été nommé au nouveau poste de vice-président de Goodyear Dunlop Tires Operations. Il sera, en parallèle, general manager de Goodyear Luxembourg. Agé de 48 ans, il est entré chez Goodyear Luxembourg en 1993 en tant que responsable Marketing services pour l’Europe. Il est ensuite devenu directeur du marketing pour la Suisse et l’Autriche. Nommé en 1998 directeur général pour la Belgique et le Luxembourg, il était, depuis 2003, présidentdirecteur général de Goodyear Dunlop France avant d’occuper en 2006 le poste de vice-président Pneus tourisme pour l’Europe.

Sophie Weyten a rejoint la firme d’avocats Arendt & Medernach en tant que senior advisor au sein du départment Tax. Agée de 45 ans et spécialisée, notamment, dans les aspects TVA relatifs aux transactions financières et commerciales, elle était, auparavant, senior VAT advisor chez Loyens & Loeff.

Nucleus Euro-Advisers, société spécialisée dans l’administration de la distribution de produits liés à l’assurance vie vient de recruter Jane Verblydt au titre de business development director. Agée de 55 ans, elle bénéficie d’une expérience de plus de 15 années dans le domaine de l’assurance, au cours desquelles elle a occupé différentes fonctions, entre autres responsable back office et manager client services auprès de Dexia Life & Pensions, Interpolis Luxembourg et Lombard International Insurance.

Anja Grenner retrouve Ernst & Young Luxembourg en tant qu’associate director en charge du développement des activités «fonds d’investissement alternatifs» (private equity, fonds immobiliers, hedge funds). Agée de 42 ans, elle affiche plus de 17 années d’expérience dans l’industrie des fonds. Entre 2006 et 2009, elle avait notamment été responsable du développement des activités private equity chez E&Y Luxembourg, avant de quitter le secteur de la finance pendant une année.

Laura Laine a rejoint la société Pandomus en tant que manager corporate officer. Agée de 32 ans, elle a précédemment occupé les fonctions d’administrative manager auprès de Pramerica Real Estate Investors (Luxembourg) et de commercial & legal officer au sein d’Equity Trust Co. (Luxembourg).

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Xavier Richez, 27 ans (ex-CRP Gabriel Lippmann) a rejoint M-Plify, en tant que Java software engineer. Martin Poth, 25 ans, diplômé en mécatronique et automation, vient de rejoindre le département commercial de Codiprolux. Cyrille Schanentgen, 40 ans (ex-Aptelia Luxembourg), vient renforcer l’équipe commerciale de Devoteam Guidance en qualité d’account manager. Jennifer Tchakouté, 31 ans (ex-RBC Dexia), est la nouvelle assistante de direction commerciale chez Tempo, en charge de la gestion et du développement des portefeuilles clients.

Le conseil d’administration du Fonds national de la Recherche (FNR) compte un nouveau président en la personne d’Yves Elsen. Agé de 52 ans, le manager et CEO de Hitec Luxembourg était déjà administrateur du FNR et succède à ce poste à Romain Henrion. Diplômé de l’INSEAD de Fontainebleau et ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, M. Elsen a, par le passé, exercé de nombreuses fonctions auprès de SES Astra, dont il a été membre du comité de direction.

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Dans le cadre de l’ouverture de son bureau de Genève, le cabinet d’executive search Edouard Franklin, spécialisé dans les métiers de direction financière et de direction bancaire, a recruté Jean-David Hirschy, 43 ans, en tant que country manager pour la Suisse.

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Fort d’une expéri­ence de 17 ans dans le domaine du pro­­­­ject management à Luxembourg, Olivier Brejeon, 42 ans, vient de rejoindre le bureau Arthur-Loyd, membre du groupe Castel, en tant que project manager.


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20 ressources humaines

Première unité de coordination nationale de recherche clinique, le Centre d’Investigation et d’Epidémiologie Clinique (CIEC) du CRP-Santé vient de voir nommé à sa direction le Dr. Anna Chioti. Agée de 38 ans et d’origine gréco-danoise, elle est spécialisée dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et des projets de recherche clinique. Elle était, depuis décembre 2006, therapeutic area leader en oncologie au sein du groupe AstraZeneca Benelux après avoir été, pendant trois ans, medical advisor dans le domaine de la cardiologie au sein du groupe Merck Sharp & Dohme.

Après neuf années passées chez Dexia BIL, Christina Büch, 44 ans, a rejoint HSBC Private Bank Luxembourg en tant que responsable de la division Private wealth solutions. Spécialisée dans les produits et structures luxembourgeois, elle est en charge du développement de l’offre en ingénierie patrimoniale et en assurances.

Max Hahn succède à Claude Lamberty à la présidence de la Jeunesse Démocrate et Libérale (JDL) et siège désormais, à ce titre, au sein du bureau exécutif du parti démocrate (DP). Agé de 29 ans, cet ingénieur de profession (chez Goblet Lavandier & Associés) et officier formateur auprès des sapeurs-pompiers professionnels était, depuis 2006, vice-président JDL de la circonscription du Sud. Il est, en outre, conseiller de la Commune de Dippach depuis octobre 2005.

Christian Strasser succède à Christian Scharff en tant que membre du comité de direction de Dexia BIL, en charge des ressources humaines. Agé de 39 ans et entré au sein de la banque en 1994, il y était, depuis 2005, en charge du personal banking au sein de la division Retail banking.

Christophe Boving, qui occupe depuis 2005 les fonctions de directeur d’opérations au sein du promoteur immobilier Codic Luxembourg, vient d’être promu directeur général de Codic Hongrie. Agé de 41 ans, il avait rejoint le groupe en 2000 en tant que responsable de projets. En septembre prochain, il succédera définitivement à Gabriel Uzgen, qui avait créé ce bureau hongrois.

Daniela Tatzber a rejoint EFA Private Equity en qualité de client relationship manager. Agée de 29 ans, elle évoluait précédemment au sein du département Business development chez Ernst & Young Private Equity.

Razek Akir, âgé de 31 ans, a rejoint l’équipe M-Plify afin d’y développer la toute nouvelle version de son produit AlarmTILT. Florence Maudet, 34 ans (ex-Steria et Vedior), rejoint SD Worx en tant qu’account manager, avec huit années d’expérience dans le domaine des ressources humaines. Christophe Webber, 37 ans (ex-HP PSF Luxembourg), vient de rejoindre le pôle Infrastructure de Devoteam Guidance en tant que spécialiste de la virtualisation d’application et plus spécifiquement des technologies VDI (Virtual Desktop Infrastructure). Jonathan Adami, 28 ans (ex-Jamendo), a rejoint INgrid – StudioForEditorialDesign en tant que spécialiste web, en charge du développement de l’architecture online de paperJam.

Bourrage papier

Après plus de dix années à la présidence de Luxexpo, Alain Georges a décidé de se retirer de ses fonctions. Il sera remplacé par Raymond Schadeck, 54 ans, qui occupait, jusqu’au début de l’année, et depuis trois ans et demi, les fonctions de CEO et managing partner d’Ernst & Young au Luxembourg. Son mandat prendra officiellement effet au 1er juillet prochain.

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Contrairement à ce qui a été indiqué dans le profil de carrière de Jean-Florent Richard, nouvel associé dans le cabinet Vilret-Avocats, publié dans notre dernière édition en page 18, son passage chez Arendt & Medernach n’a été que de six mois, avant presque quatre années passées chez Elvinger Hoss & Prussen. Il avait, en outre, avant d’intégrer le barreau en 2005, travaillé quatre ans comme juriste au sein de deux groupes bancaires internationaux.


21 ressources humaines

Série: Les professionnels du recrutement et de la formation (13) – Christiane Hoffmann

« TravaillONS sur de nouvelles bases » Christiane Hoffmann, directrice de Lilith Project, est de ces femmes actives et dynami­ques qui, mues par un respect et une passion des autres, ont toujours reconsidéré leurs idées et opinions en fonction de leurs multiples expériences. De ces enrichissements sont nées des convictions sincères et altruistes.

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La crise, une opportunité

Jean-Marc Streit (texte), Julien Becker (photo)

Le regard tourné vers l’autre Le respect de l’autre, l’intérêt pour autrui, Christiane Hoffmann les a ancrés au plus profond d’elle-même, héritage d’un père qui considérait chacun de ses employés avec la même importance. C’est avec ce bagage humaniste qu’elle va construire sa carrière. Elle débute en tant que pédagogue pour personnes handicapées mentales, puis dans les ressources humaines, où elle repensera la place de chaque employé, son importance en tant qu’individu et son rôle dans l’entreprise, sans omettre son bien-être. En gardant toujours cette même conviction, elle fonde en 2000 sa propre société, Lilith Project.

Un système qui oublie l’individu Dans une économie fortement concurrentielle, l’humain, considéré comme une ressource, est souvent réduit à sa plus simple expression, définie par ses fonctions. Il en résulte de nouvelles craintes et un sentiment de mal-être qui se font le terreau de maladies, stress et autres problèmes relationnels. Bien évidemment, cette situation n’est en rien généralisée, mais la pression du résultat apporte son contingent de dommages collatéraux. Aussi, Christiane Hoffmann voit dans la situation actuelle une opportunité pour repenser la place de chacun dans les entreprises: «Aujourd’hui, nous constatons un fort brassage de générations dans les entreprises. Ceci est un atout à saisir, car chacune d’elles peut apporter à l’ensemble, pour faire évoluer le monde professionnel vers plus de considération pour l’individu.»

Dans ce même ordre d’idées, le Luxembourg a une chance supplémentaire. Sa taille à dimension humaine lui permet une intégration plus rapide du changement. Ainsi, la crise, si elle a des impacts négatifs à plusieurs niveaux, n’en reste pas moins une ouverture pour développer de nouvelles initiatives et démarrer sur de nouvelles bases. Il en est de même pour les ressources humaines. Et Christiane Hoffmann de se référer au mot «crise» dans la langue chinoise, «qui est l’association de deux idéogrammes signifiant danger et opportunité». A quelque chose, malheur est bon, pour qui sait saisir ces nouvelles opportunités. «La crise nous donne l’occasion d’être plus créatifs, d’entreprendre de nouvelles choses. Travaillons ainsi sur de nouvelles bases», ajoute-t-elle, reconnaissant malgré tout qu’il est «difficile de faire le moindre pronostic quant à l’avenir, car beaucoup de paramètres sont encore totalement inconnus à ce jour.»

Des journées bien remplies «J’ai toujours été fascinée par l’évolution et le développement de l’être humain», explique Christiane Hoffmann. C’est pourquoi les différentes expériences professionnelles ayant enrichi son parcours sont autant d’activités stimulantes, vécues comme de réelles passions. Son esprit ouvert et son goût des autres l’ont également orientée vers des associations professionnelles (Q-pool 100, AMP ou IMS) ou autres (Fonds National de la Recherche et Care Luxembourg) qui mettent l’individu au centre de leurs préoccupations.

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responsabilité sociale des entreprises 22

responsabilité sociale des entreprises

CEPS-Instead

Les bÂtisseurs de pont

Deux économistes viennent de mettre en lumière le fait que les entreprises innovantes sont plus enclines à adopter une démarche responsable. Un pont est désormais jeté entre ces deux approches stratégiques de l’entreprise. Frédérique Moser (texte), David Laurent / Wide (photo)

L’innovation, ses processus, ses technologies, d’une part; la responsabilité sociale des entre­ prises (RSE), ses piliers économiques, sociaux et envi­ron­nementaux, d’autre part. Deux dimen­ sions du manage­ment qui coexistent sans se ren­ contrer? Ne pourraient-elles résulter d’une même dynamique? Nicolas Poussing, chercheur au CEPSInstead, et Christian Le Bas, enseignant-chercheur à l’Université de Lyon, ont analysé la relation entre ces comportements de l’entreprise, très rarement étudiés de conserve. Pour ce faire, ils ont travaillé sur des données de plusieurs centaines d’entrepri­ ses luxembourgeoises, recueillies lors de deux étu­ des distinctes – l’une portant sur les comportements RSE (en collaboration avec l’Institut pour le Mouve­ ment Sociétal) et l’autre résultant de l’enquête communautaire sur l’innovation. «Nous avons validé deux hypothèses: être innovant a toujours un effet positif sur la probabilité d’adopter une démarche RSE; et les firmes innovantes ont également une propension plus forte à mettre en œuvre plusieurs dimensions de la RSE», résume Nicolas Poussing. Des corrélations qui montrent en outre, «qu’un comportement RSE s’adopte de la même manière qu’un comportement innovant». «Nos résultats indiquent clairement que les entreprises innovantes (au niveau technologique) mettent également en place des modèles d’organisations sociales et sociétales responsables, pour maintenir des avantages concurrentiels. En ce sens, le comportement RSE de l’entreprise peut être assimilé à un investissement dans une technologie sociale, dont l’adoption devrait avoir un impact positif sur ses performances, au même titre que l’innovation technologique.» En d’autres termes, une entreprise qui cherche à être à la pointe en matière d’innovation cher­ chera à l’être également en matière de RSE. Avec, en ligne de mire, un même objectif: créer un avantage compétitif dans un contexte de «guerre économique». Mais aussi quelques nuances: «Le processus d’adoption de la RSE se distingue par le fait que les valeurs du manager sont un déterminant important de l’engagement dans la démarche responsable, précise M. Poussing. Il est dès lors possible de s’appuyer sur ces valeurs pour créer de nouveaux produits, de nouveaux services.» Avec des développements en matière de préservation de l’environnement, par exemple. «Avoir un objectif ‘business’ n’est en rien contradictoire avec la

«Un comportement RSE s’adopte de la même manière qu’un comportement innovant» Nicolas Poussing (CEPS-Instead)

RSE, insiste Nicolas Poussing. On peut être rentable en faisant le bien, en multipliant les interactions avec les parties prenantes, tout en ayant une vision stratégique».

des valeurs en plus L’étude sera présentée lors de la Conférence Internationale de Management Stratégique (AIMS), qui se tiendra du 2 au 4 juin 2010 à Luxembourg. Nicolas Poussing espère parvenir à «convaincre ses collègues» de la pertinence de l’analyse des corréla­ tions innovation/RSE et présentera la thèse selon laquelle la RSE est une innovation en soi. «Si pour les TIC, on peut parler de l’adoption d’innovations technologiques, lorsque l’on évoque la RSE, on pourrait parler de l’adoption ‘d’innovations responsa­ bles’, car elle repose également sur des valeurs». Il escompte également que ces travaux prélimi­ naires permettront d’ouvrir de nouveaux champs de recherche. «Mais il est très compliqué d’étudier le comportement des entreprises dans le temps, car il s’agit d’entités aux contours mouvants», préciset-il. A titre personnel, il compte cependant pour­ suivre ses travaux avec des données affinées et actualisées, pour lever certains obstacles métho­

dologiques (certaines données utilisées dans cette étude datent de 2006). Il prépare également, pour septembre, un papier plus «grand public» sur le profil des entre­ prises qui mettent en œuvre la RSE. «L’adoption d’une démarche responsable dépend très largement de la taille et du secteur d’activité de l’entreprise. De plus, les entreprises sont souvent négativement influencées par le coût de la démarche.» Pour M. Poussing, ces résultats peuvent guider les politiques publiques en faveur de la RSE, en visant notamment les entreprises de petite taille et celles des secteurs de la construction et des transports. La promotion doit également passer par «des réseaux d’entreprises, qui exposent les grandes lignes de leur démarche et surtout des cas concrets de mise en œuvre». L’IMS et l’INDR ont ouvert la voie. Selon les chiffres recueillis par Nicolas Poussing, connaître des organismes luxembourgeois qui visent à pro­ mouvoir la RSE augmente la probabilité d’adopter une démarche RSE de presque 16%. Tandis que la connaissance d’organismes internationaux, elle, reste sans effet. La proximité et l’émulation s’avè­ rent donc des leviers essentiels.

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Nouveau positionnement

Sodexo Chèques et Cartes de Services devient Sodexo Solutions de Motivation Le leader du marché luxembourgeois des chèques repas change de dénomination, et place ainsi la motivation au cœur de la performance des organisations. Pourquoi ce nouveau nom, Solutions de Motivation? Nous optons pour une dénomination plus en phase avec l’évolution de nos métiers et plus proche de notre mission: - Pour refléter l’évolution de nos activités, et accompagner les nouveaux enjeux de nos clients, - Pour rendre notre offre plus lisible pour nos clients: nous contri buons à motiver les femmes et les hommes au sein des organisa tions, au bénéfice du bien-être des individus et de la performance des organisations.

Quelle est votre légitimité à vous positionner sur le territoire de la Motivation? Nous avons toujours «fait» de la motivation. Nous ne changeons donc pas de métier, et notre nouvelle dénomination est simplement plus en accord avec notre vision. Avec «Chèques et Cartes de Services» nous parlions du support, du produit. Maintenant nous souhaitons que notre nom reflète ce qui a toujours été notre stratégie à savoir: placer les besoins de nos clients au cœur de notre métier. Cependant, le territoire de la motivation est extrêmement vaste, c’est pourquoi afin d’être juste et crédible dans notre positionnement, il est important de délimiter clairement ce qui est notre domaine d’expertise à savoir les Avantages pour les Salariés et les Programmes d’Incentive. Quels sont les atouts de Sodexo? - Une offre complète et intégrée: Sodexo propose une offre globale. L’intégralité des services que nous offrons permet à nos clients d’améliorer le cadre de vie à la fois professionnel mais aussi personnel de leurs salariés. Que ce soit pour leurs services sur site (de la restauration à la maintenance en passant par les services d’accueil ou de conciergerie) ou pour des solutions de motivation tels le Lunch Pass, le Gift Pass… - Une stabilité et une stratégie cohérente, sur le long terme: Sodexo est un groupe dont la force se retrouve dans sa stabilité et la cohérence de sa stratégie à long terme. Notre indépendance, un des fondamentaux de notre groupe, y est d’ailleurs pour beaucoup. Rappelons que Pierre Bellon et sa famille, à travers leur holding, contrôlent 37,7% du capital et 46% des droits de vote, ce qui nous permet de maintenir un même cap depuis plus de 40 ans. - Une philosophie et des valeurs fortes: La nature indépendante du Groupe Sodexo nous permet également de conserver nos racines et valeurs. Le groupe Sodexo comptant maintenant plus de 380 000 collaborateurs, une présence dans 80 pays, un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros. Malgré cela, les valeurs Esprit de Service, Esprit d’Equipe et Esprit de Progrès - sont restées les mêmes depuis notre fondation en 1966. Elles se traduisent pour le client par une grande qualité de service au quotidien.

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Photo: V. Beniusis/ArcelorMittal

«Un acier sÛr et durable»

Care Le premier sidérurgiste mondial a publié à la mi-mai son rapport de responsabilité sociétale 2009, intitulé Our progress towards safe sustainable steel (Nos pro­ grès vers un acier sûr et durable). Le point fort mis en exergue par ce document, consultable en ligne, est «l’amélio­ ration significative du niveau de sécurité de la société». Le taux de fréquence des accidents a ainsi été réduit de 24% par rapport aux chiffres de 2008 et ArcelorMittal vise une réduction supplémentaire de 20% en 2010. Parmi les autres points essentiels figurent un investissement de 235 millions de dollars dans la R&D, la détermination à réduire les émissions de CO2, la forma­ tion professionnelle et l’engagement sociétal, à travers notamment la Journée mondiale du bénévolat, à laquelle ont participé plus de 8.500 employés l’an dernier.

Une journÉe fructueuse L’ONG lance une action inédite au Luxembourg, pour sensibiliser jeune public et entreprises aux enjeux d’une coopération durable. Frédéric Haupert (Care Luxembourg): «Dans cette opération, chacun peut trouver son intérêt.»

Skype

Pinceau contre clavier Pour la troisième année consécutive, des employés de Skype Communications ont délaissé, le temps d’une journée, leurs ordinateurs pour aller mettre leur énergie au service de Caritas Luxembourg. Une vingtaine de volontaires ont ainsi participé à l’entretien des espaces verts et à la remise en peinture de la salle de restauration du Foyer Saint Antoine, qui accueille des personnes en demande de protection internationale. La société de télécommunications intervient également pour offrir aux réfugiés des crédits pour des appels téléphoniques par Internet, afin de leur permettre de rester en contact avec leurs proches. Santé et sécurité

La prÉvention À l’honneur L’Association d’Assurance contre les Accidents lance le «Prix Prévention 2011». Il s’adresse aux entreprises membres de l’AAA et a pour but de «valoriser des mesures ou produits particulièrement innovants dans le domaine de l’amélioration de la sécurité et de la santé au travail». Deux prix de 15.000 euros chacun seront attribués dans deux catégories (entreprises de moins de 50 salariés/de plus de 50 salariés) et remis aux lauréats le 28 avril 2011, dans le cadre du Forum de la sécurité et de la santé au travail. Renseignements et modalités de dépôt des dossiers de candidature sur www.aaa.lu/prevention/prix

Frédérique Moser (texte), David Laurent/Wide (photo)

Réunir un trio gagnant. C’est l’objectif de Care Luxembourg, l’antenne nationale de l’une des trois principales ONG de développement au monde. «Avec l’opération ‘Un jour pour notre avenir’, nous voulons développer un projet inédit pour introduire Care au Luxembourg et proposer aux entreprises un mode de coopération innovant», explique Frédéric Haupert, son directeur. Le principe de l’opération repose sur un triple partenariat: Care met en contact des élèves et des étudiants intéressés par un stage d’une journée en entreprise, avec les responsables du personnel. Les entreprises leur font découvrir les différents métiers pratiqués dans leur secteur d’activité. Le salaire ‘virtuel’ du stagiaire est versé par l’entreprise à Care, qui utilisera les fonds récoltés pour ses projets. «Dans cette action, chacun peut trouver son intérêt. Les élèves découvrent le monde du travail, se font une idée concrète de certaines professions, tout en s’engageant dans un projet caritatif. Les responsables des RH peuvent entrer en contact avec des jeunes prometteurs et leur faire découvrir un vaste panel de métiers, dont certains sont parfois méconnus. Les entreprises peuvent aussi concrétiser, autour d’un projet précis, leur engagement social. Care, pour sa part, renforce son image au Luxembourg (elle y est présente depuis 2008, ndlr.) et communiquera largement sur l’opération et ses partenaires», précise M. Haupert.

La journée se déroulera durant la dernière semaine d’octobre. Care se chargera de centraliser les demandes de stages émanant des écoles et lycées du Luxembourg – voire de la Grande Région – et les propositions des entreprises, du secteur privé ou public, qui pourront évidemment accueillir plusieurs stagiaires. «Pour celles qui ne peuvent recevoir, pour des raisons pratiques, des stagiaires dans leurs locaux, mais souhaitent malgré tout participer à la journée, une alternative est possible: envoyer l’un de leur salariés dans une école pour un workshop sur la société et ses activités. L’entreprise versera alors à Care l’équivalent du salaire journalier de son représentant», indique M. Haupert, toujours prêt à rebondir pour trouver des solutions. Les fonds récoltés serviront à financer des formations dans l’un des plus grands camps de réfugiés du monde, au Kenya. «Les jeunes Somaliens ciblés par ce projet ont à peu près le même âge que ceux qui participeront à l’action au Luxembourg. L’idée est d’agir tous ensemble pour notre avenir.» Le site Internet qui permettra de communiquer sur l’avancement du projet (www.daycare.lu) sera actif dès la mi-juin et servira également de plateforme pour les offres de stages. Au-delà du coup médiatique de la première édition, Care espère pérenniser cette journée et la reconduire d’année en année, dans une démarche, bien évidemment, de développement durable.

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LES ENTREPRISES LUXEMBOURGEOISES S’ENGAGENT. ET VOUS ? L’Union des Entreprises Luxembourgeoises, à travers son institut INDR, se propose d’accompagner les entreprises dans leur développement de Responsabilité Sociale des Entreprises dans les 3 domaines d’intervention qui sont le social, l’environnement et la gouvernance. Pour ce faire, l’INDR a créé le label ESR - Entreprise Socialement Responsable - qui permet aux entreprises de formaliser leurs efforts en la matière et de communiquer leurs réussites vis-à-vis de leurs salariés et du monde extérieur. Suivez le mouvement de la responsabilité sociale des entreprises ! Pour plus d’informations : www.indr.lu

Ministère de la Famille et de l'Intégration

Le présent label est soutenu par le programme communautaire pour l’emploi et la solidarité sociale (2007-2013), le Ministère de la Famille et de l’Intégration et a été réalisé en collaboration avec Deloitte.

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communication

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MarkCom

Dan Dechmann prÉsident

Développement

La MarkCom a changé de président. Après deux années à sa tête, Claude Muller (Comed) a cédé son siège. C’est Dan Dechmann qui, à l’unanimité, a été élu à la présidence de l’Association luxembourgeoise des agences-conseils en communi­ cation. Agé de 40 ans, il avait créé, fin 2006, son agence de communi­ cation après avoir été, pendant 13 années, directeur marketing au sein du Groupe Sales Lentz (mais aussi membre du comité de direction à partir de 2000).

Vanksen passe à la vitesse supÉrieure Le groupe vient de lever 4 millions d’euros pour asseoir sa présence à l’international, en particulier en France et aux Etats-Unis. Vanksen maintient son ancrage au Luxembourg, d’où sont gérés la gouvernance du groupe et le développement des platesformes technologiques.

Publicité

Créatifs, À vos crayons! Le groupe JCDecaux, qui a toujours placé au plus haut la créativité dans la communication, lance un concours créatif d’envergure au Luxembourg. Le 16 juin, aux Rives de Clausen, les agences full services du pays seront ainsi «en compétition» (de manière tout à fait amicale) dans le cadre du premier «Luxembourg Poster Contest». Il s’agira, sur la base d’un briefing inédit donné par un annonceur international, de créer la meilleure affiche à la fois créative, réaliste, lisible et efficace. Un jury pluridisciplinaire désignera le team gagnant. Libre ensuite à l’annonceur de concrétiser cette réalisation dans une vraie campagne… Nation branding

du Rififi Ça a chauffé, le 6 mai, dans le cadre de l’événement «Incoming Day» organisé par l’Office National du Tourisme (ONT) devant une petite centaine de personnes. En plein cœur de la présentation faite par Design Luxembourg sur le thème de la valeur du design dans la «marque» Luxembourg, le directeur de l’ONT, Robert Philippart, a brutalement interrompu l’exposé, au moment où étaient montrées entre autres «mauvais» exemples, des brochu­ res publiées par l’office. Depuis, M. Philippart, qui n’a jamais vraiment apprécié les critiques sur le travail de l’ONT, a tenté d’arrondir les angles en plaidant le malentendu sur le contenu de la présentation. Du côté de Design Luxembourg, on assure qu’il n’y avait aucune attaque directe dans cet exposé, dont le but était avant tout d’insister sur l’importance cruciale du concept de nation branding.

Jean-Michel Gaudron (texte), Luc Deflorenne (photo)

Fondée en 2005 au Luxembourg, l’agence de communication online et offline Vanksen, leader européen sur le marché des médias sociaux, vient de procéder à une importante levée de fonds, d’un montant de 4 millions d’euros, en vue de poursuivre son expansion et d’accélérer son implantation internationale. Le partenaire financier est la branche private equity du groupe Quilvest, coté en Bourse de Luxembourg. L’opération (qui se fait au travers de l’émission d’obligations convertibles) pour laquelle PricewaterhouseCoopers Corporate Finance est intervenue en tant que conseiller, permet à Quilvest Private Equity d’acheter «une part significative, mais minoritaire du capital», comme l’explique le communiqué diffusé par le groupe. Xavier Lesueur et Emmanuel Vivier, les deux cofondateurs du groupe, gardent évidemment les commandes. Le premier dans un rôle confirmé de CEO et le second davantage impliqué dans le développement des orientations stratégiques. «A notre connaissance, aucun deal de ce type n’a été signé depuis plus d’un an et demi en Europe dans notre industrie, se réjouit Xavier Lesueur. Outre le renforcement de nos équipes, avec l’intégration de profils de type senior, nous allons pouvoir également augmenter notre palette de services et développer notre plateforme technologique. Cela va notamment concerner nos activités d’e-réputation, de community management et de monétisation des réseaux sociaux.»

Fort, actuellement, de 80 personnes, le groupe vise, à moyen terme, un effectif de 250. Les principaux efforts d’investissement vont être mis en œuvre dans les 18 prochains mois et seront principalement concentrés vers la France et les EtatsUnis... Outre-Atlantique, où Vanksen est présent depuis trois ans, le groupe a réalisé pas moins de 2 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2009. L’ensemble du groupe, qui dispose également de bureaux à Genève, a réalisé l’année dernière quelque 8 millions d’euros de chiffre d’affaires (dont 30% dans le offline). Les premiers recrutements de choc ont déjà eu lieu, avec l’arrivée d’Anne Canel (ex-Pricewater­ houseCoopers et Banque de Luxembourg) au poste de directrice financière et celle, prévue pour août, de Stefan Schwarz, qui quitte ses fonctions de directeur monde pour la communication interne, Internet et la publicité chez ArcelorMittal pour prendre le poste de directeur de la communication au niveau international. «Il aura pour mission de parfaire notre message à l’international, de le rendre plus homogène et de mieux mettre en avant nos produits et services. Il est nécessaire pour nous, désormais, d’avoir une vraie dimension internationale en termes de communication», assure M. Lesueur. Vanksen n’en reste pas moins ancré au Luxembourg, d’où sont gérés la gouvernance du groupe, le développement des plates-formes technologiques et la réalisation de nombreuses campagnes de communication au niveau de la Grande Région.

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Xavier Lesueur

« L’Écoute doit se faire dans

la continuitÉ, sur du long terme »

Le co-fondateur de Vanksen rappelle combien l’approche 2.0 dans  la communication doit être envisagée autrement que par des coups ponctuels.

Jean-Michel Gaudron (interview), Etienne Delorme (photo)

Monsieur Lesueur, une entreprise prend-elle un risque, aujourd’hui, à ne pas faire de communication 2.0? «Par définition, dans l’esprit du 2.0, les gens parlent de vous, peuvent reprendre vos supports et les critiquer, de manière positive ou négative. Oui, il y a un risque si une entreprise ou une marque ne regarde pas ce qui se dit sur elle et si elle n’entre pas en communication avec les consommateurs. Laisser dire tout et n’importe quoi peut en effet être risqué. Il faut bien voir que, aujourd’hui, les gens passent plus de temps sur Internet que devant la télévision. Ils communiquent entre eux. C’est donc à la marque d’aller à leur rencontre. D’ailleurs, on parle désormais davantage de campagnes de conversation que de communication. Est-il aussi risqué de mal faire cette communication 2.0? «Evidemment. Il faut avant tout écouter et savoir où sont les personnes qui parlent de vous, mais aussi comment elles parlent de vous, et les approcher de la manière la plus honnête possible, pour créer une interaction et une expérience de la marque avec des consommateurs potentiels. Ensuite, il faut faire un suivi. Car le 2.0, ce n’est pas faire un coup. Avant, on parlait de communication à 360°, qui concernait tous les types de support. Aujourd’hui, on parle de communication 365, c’est-à-dire tous les jours de l’année. L’écoute et l’analyse doivent vraiment se faire dans la continuité, sur du long terme. La vitesse de propagation des informations permet-elle d’envisager des campagnes 2.0 qui ne soient pas trop coûteuses à la base, puisque c’est ensuite le réseau d’internautes qui se charge de relayer les informations? «Imaginer que le 2.0 ne coûte pas cher est de moins en moins vrai, car il faut avoir du très bon contenu pour attirer l’attention des gens. Et puis, on a toujours besoin d’un petit peu de médias pour placer le message. Ensuite, il y a tout un travail pour socialiser le message afin que les gens se l’accaparent. Et là, c’est cher aussi, car il y a de plus en plus de bruit sur la toile, ce qui impose d’être de plus en plus créatif. Et puis enfin, il y a cette continuité dont je parlais précédemment. Quand on fait du social

«Il faut accepter de se faire critiquer et gérer cette critique» Xavier Lesueur (Vanksen)

média, ça coûte cher, car on y travaille toute l’année en permanence. Quel est l’état des lieux en matière de 2.0 au Luxembourg? «On est dans un large environnement bancaire, qui s’appuie beaucoup sur le secret. Cette approche n’y est pas culturelle. Mais au-delà du secteur bancaire, et au-delà du Luxembourg, on constate que beaucoup d’entreprises ne sont pas encore prêtes. Il faut avoir un discours plus léger et accepter de pouvoir parler avec les gens, d’interagir, de se faire critiquer et de gérer cette critique. Au prorata de la population, on peut dire que le Luxembourg en est au même point qu’ailleurs. Mais on observe, au sein des entreprises, des services de communication qui commencent à y penser et à s’organiser en conséquence. Ceux qui se lancent aujourd’hui seront-ils forcément les gagnants de demain? «Gagnants ou pas, ils prendront en tous les cas des parts de marché qu’il sera difficile de leur reprendre, car les concurrents devront alors récupérer leur communauté ou bien alors davantage attirer l’atten-

tion. Etre le premier est donc super intéressant. Mais il ne faut jamais oublier qu’il faut avoir, à la base, un bon produit et un bon service. Quelles sont les évolutions à attendre? Parlet-on déjà de communication 3.0? «Ce qui est en ligne de mire aujourd’hui, c’est le web instantané. Actuellement, les gens communiquent, et ça reste en ligne. Mais au travers de Twitter, par exemple, il y a des échanges instantanés et l’indexation sur Google est quasi instantanée aussi. Si bien que l’image d’une marque sur Internet peut réellement évoluer d’une heure à l’autre. Au-delà de ça, on ne parlera plus, à terme, de web ou bien d’offline/online. L’idée est de créer du contenu intéressant, de savoir l’amener au consommateur et de lui proposer des services. Ce sont ces trois éléments qui font que l’on arrive à capter l’intérêt du consommateur et prendre des parts de marché. 2.0 ou 3.0 ne sont que des terminologies pour marquer les époques et les évolutions de la communication digitale. Mais la communication en elle-même change considérablement et va ne devenir qu’une.»

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Claude Frisoni (Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster)

Anniversaire

Les 30 ans de Traiteur Paulus Cuisine moléculaire techno-émotionnelle au menu des festivités, le 28 avril dernier au Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster.

Benoît Bourivain (Traiteur Paulus)

Olivier Minaire (photos)

Dany Lucas (Toolbox)

Georges Lentz (Bofferding) et son épouse Aurélio Angius (Tempo) et Alain Cunisse (Bizart)

Laurent Bravetti (Centre de Recherche Public Henri Tudor)

Carlo Arendt (New Spirit) Bruno Demoulin (Traiteur Paulus)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Attila Laszlo (Domaine Thermal Mondorf)

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Série: Responsables Marketing & Communication (18)

Véronique Lange Marketing manager Luxembourg & France, Utopia

abl n n r o u i t o t a unic ir incon lus m m n p o e t d e c k va d e v s e n t e r l e r o p pré sup boo «Un me Face ientôt re edia» com our rait bdu mix m et p nd volet g ra

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Jean-Michel Gaudron (interview), David Laurent/Wide (photo)

Madame Lange, de quoi s’occupe un marketing manager dans un groupe d’exploitation cinématographique? «La fonction englobe plusieurs choses. Il s’agit, par exemple, de la conception et la mise en place du suivi lors de l’organisation d’événements, d’avant-premières, ou de produits spécifiques tels que nos ‘Ladies night’ ou nos ‘Ciné café’ le dimanche matin. Nous organisons aussi des séances spéciales avec certaines associations, comme Caritas ou Greenpeace, où un film est diffusé, suivi d’un débat. Le cinéma constitue un important vecteur de communication pour ce type d’associations. Nous gérons également des contenus alternatifs, comme les retransmissions du Metropolitan Opera de New York ou du National Theatre de Londres et, bien sûr, de toutes les relations presse, classiques ou en partenariat. A côté de ces activités plutôt B2C, il y a une partie B2B que nous développons en proposant aux entreprises des infrastructures pour des séminaires ou des conférences avec des salles tout confort et hautement équipées. Les entreprises ont également la possibilité d’organiser des séances de cinéma privées, que ce soit sur un film en programmation ou en avant-première. Et puis nous travaillons de plus en plus avec l’outil Internet pour communiquer sur les programmations et les événements. Ce volet web est-il, aujourd’hui, un incontournable pour vous? «Etre présents sur Facebook ou Twitter est, pour nous, tout à fait naturel. Cela a été mis en place, de manière assez informelle, les gens s’intéressant au cinéma ayant créé des groupes de discussion. Au lieu que cela soit géré de l’extérieur, nous avons pris l’initiative afin de communiquer de manière plus intelligente et adéquate sur nos événements et d’attirer ceux qui voudraient créer des groupes ‘cinéma au Luxembourg’. Nous avons une double présence: une page ‘officielle’ d’Utopolis, qui correspond à une présence institutionnelle, mais nous avons aussi créé, en parallèle, un personnage, Pia Polis, avec un profil d’insider, qui sur un ton un peu plus léger et libre, donne des informations et des petites nouvelles sur l’actualité du cinéma en

général, mais sans tomber dans le ‘people’. Nous avons, dans notre équipe de cinq personnes, un graphiste et un webmaster dédiés au volet Internet et médias sociaux. Quelle communauté avez-vous pu attirer? «Nous tournons autour des 5.000 amis pour ces deux pages confondues. Nous pouvons sûrement faire mieux, mais il faut aussi étudier la façon dont les visiteurs fonctionnent. Nous essayons d’attirer les gens depuis notre site officiel vers Facebook, qui est plus réactif et plus dynamique, mais paradoxalement, les questions très précises, ils viennent les poser sur le site officiel. S’agit-il, là, d’une révolution dans la façon de communiquer? «S’il s’agit d’une révolution, elle est en cours. On n’en est pas encore au point de prendre le risque de lancer une communication qui serait 100% Facebook. Mais nous avons évidemment la volonté de surveiller de près l’évolution et les tendances et de construire notre communication par ce média, au fur et à mesure. Il faut aussi voir que certains publics cibles de nos salles n’utilisent peut-être pas encore ce créneau. Je pense par exemple à nos visiteurs plus ‘classiques’ qui fréquentent Utopia. Cette génération-là n’est pas encore forcément complètement aguerrie à Facebook. Pensez-vous que vous arriverez, un jour, à une communication 100% Facebook? «Il est difficile de savoir quelle évolution connaîtra ce type de médias dans cinq ou dix ans. Il y en aura peut-être de nouveaux qui seront encore plus efficaces et auront une plus grande audience. Mais quand on voit l’évolution des smartphones par exemple, je pense qu’un support de communication comme Facebook va devenir incontournable et pourrait bientôt représenter le plus grand volet du mix media. Pour le cinéma, c’est en tous les cas idéal pour la communication autour d’un film. Mais on en est encore dans la phase d’acquisition d’amis sur Facebook… Parallèlement, nous sommes en train de travailler sur des applications adaptées pour d’autres supports que l’ordinateur personnel. Bientôt une version iPhone, alors? «Non, nous avons pris le parti de nous baser sur un site

Internet mobile qui sera, au plus tard, lancé pour la rentrée… Pour le B2B, le mode de communication suit-il ce mouvement? «Nous réfléchissons de plus en plus à travailler sur des supports hors ‘médias classiques’, qui plus est au Luxembourg qui fonctionne très fort par réseau relationnel. C’est par le networking que nous souhaitons communiquer de plus en plus. Nous sommes donc davantage tournés vers du marketing direct, dont le networking fait, entre autres, partie. Mais il y a encore un gros travail pour convaincre les entreprises qu’une salle de cinéma peut aussi être une salle de séminaire ou de conférence. Au Luxembourg, il y a encore le réflexe d’aller vers les hôtels pour ces événements-là. Comment faire pour aller à contre-courant de la consommation grandissante de DVD, VOD et autres films téléchargés plus ou moins légalement? «Il est clair que le visiteur attend peutêtre encore davantage d’une séance de cinéma et fait preuve d’une exigence accrue quant au niveau de l’expérience vécue. Pourquoi venir dans une salle de cinéma, si on n’y trouve pas les meilleures conditions qui soient pour y voir un film? La qualité d’accueil et de confort est aussi essentielle que la qualité de l’image. Quelque part, les fondateurs d’Utopia étaient visionnaires lorsqu’ils ont imaginé le slogan ‘Movies moments and more’ il y a quelques années déjà… Souffrez-vous grandement de cette évolution des comportements qui fait que les gens préfèrent regarder les films chez eux? «Nous ne ressentons qu’une très légère érosion de la fréquentation. Peut-être que pour certains films ,pour lesquels ils jugeraient ne pas avoir de valeur ajoutée à venir les voir ici, les visiteurs préfèrent attendre quelques mois la sortie du DVD. Mais avec le développement du 3D et de la programmation alternative, il y a une réelle envie de venir assister à ces événements. Nous sommes clairement de plus en plus tournées vers cette dimension événementielle rattachée à la ‘sortie cinéma’. Nous travaillons donc sur un élargissement maximal de ce que nous pouvons offrir au public qui vient.»

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Wireless Security

playing catch-up?

Use of wireless networks just keeps on growing. But how secure are they? Deloitte carried out a survey to find out.

Brian Power (text), Luc Deflorenne (photo)

The demand for unlimited Internet access, fuelled by changing user-habits, web-enabled mobile phones and devices and social networking platforms, simply continues to grow and grow. Wireless networks themselves have also become more and more widespread as they provide the convenience of mobility within a business premises or residence whereby users can remain connected throughout the signal area, not to mention the ease and reduced cost of installation. But does this convenience come with a greater risk attached? It need not necessarily be the case, but there are challenges in the area: “37% of wireless access points in Luxembourg are not adequately protected,” says Roland Bastin, Partner, Enterprise Risk Services at Deloitte. How was this discovered? Deloitte collected a total 15,197 wireless access points (APs) in the districts of Luxembourg City and Esch-sur-Alzette by means of “WarDriving”: searching for wireless network signals within a geographic area using a car, a GPS and a mounted antenna, and a laptop running dedicated software. As the survey was about security, all wifi hotspots were discounted from the results as these are deliberately open by nature to any connection prior to authentication. A total of 603 of these hotspots were excluded, 4% of the total APs, leaving 14,594 on which to base the survey results.

Technology progresses, risk progresses There are different ways to encrypt wireless networks against hacking, and the Deloitte survey divides the results into two broad categories, those that are “vulnerable”, and those that are “protected”. The vulnerable ones are those that have no encryption whatsoever, or have Wireless Equivalent Privacy (WEP). Although this was the first

algorithm to secure wireless networks, it dates from 1997 and as a consequence has deprecated and is considered vulnerable, as attackers can exploit known flaws within the encryption system to recover the encryption key, regardless of its complexity. Those that are considered protected feature Wi-fi Protected Access (WPA), which superseded WEP in 2003 as an intermediary measure to counteract weaknesses in WEP, and WPA2, an evolution of WPA which was introduced in 2004, incorporating a new encryption algorithm. It is considered secure at present, although as technology progresses, so too do the security risks attached to it, and it is not entirely invulnerable, nor will it maintain its current level of security without updating and refining. According to the survey, 37.3% of APs fall into the vulnerable category, while the other 62.7% are protected. Aside from those protection mechanisms, there is another option which can act as a deterrent to would-be attackers, which is to disable the Service Set Identifier (SSID) broadcast. Remarkably enough, only 8.5% of APs surveyed were not broadcasting their SSID. The survey divided different areas of the cities studied into those that are predominantly business, those that are residential, and those that are mixed. While 24.1% of networks in business areas have disabled the SSID broadcast, this figure drops to a rather paltry 2.3% in residential areas. Obviously people have to take convenience into account, but in the face of threats both real and perceived, this figure raises eyebrows. In any case, disabling the SSID broadcast reduces a network’s visibility but fails to protect it entirely. A user needs to know the name of a network before they can connect to it, and at the point they send the connection request, an attacker can eavesdrop the SSID in that request. Of the 91.5% of networks that do broadcast their

SSID, just over 50% are still using the default s­ettings. Changing the default can also act as a measure of protection, but “those who haven’t changed the default SSID broadcast are certainly more vulnerable, although this in itself is not sufficient to protect a network,” says Philippe Caturegli, of Deloitte Enterprise Risk Services. Again, this breaks down into two categories: those APs sold in retail outlets tend to come with what is called a Manufacturer Default SSID, typically the name of the manufacturer itself, while those offered by an Internet Service Provider (ISP) generally come with a preconfigured SSID specific to that particular ISP. Are there differences here? It would appear there are, and they are rather significant, according to François Barret, Advisory and Consulting Manager at Deloitte. “Of the APs surveyed, 65.6% of those with a nondefault SSID can be considered protected, as are 67.4% of those with an ISP preconfigured SSID,” he says. “But only 30.8% of those with a Manufacturer preconfigured SSID are protected, leaving some 70% as vulnerable.” That said, in business areas only 7% of broadcast SSIDs are manufacturer preconfigured, while this rises to 13.8% in residential areas. Hardly the largest market shares, but businesses must still be careful when it comes to taking measures to protect personal data. Indeed the survey itself was carried out in association with the Luxembourgish Data Protection Authority (Commission Nationale pour la Protection des Données – CNPD), and there have been several significant and widely reported breaches in other countries, where data protection has not been carried out properly. Going forward, what can be done for wireless security? “I would hope reports like this, which was the first of its kind to be carried out in Luxembourg, can serve to inform people of what the risks

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“It’s about putting procedures in place and staying aware of risk” François Barret, right, with Philippe Caturegli (Deloitte)

are,” says François Barret. “With this, they should realise that further steps can be taken simply to help them protect themselves. It’s not necessarily always easy to master the technical configuration of your AP, but you don’t have to be a geek or a specialist to know the basics.” Each AP is different, and is likely to have different configurations, and manufacturers and ISPs should provide users with a basic guide to the network. “The risks themselves may be limited, but private users still have to take them into account,” continues Barret.

the middle of the peloton “And it works both ways,” adds Caturegli. “ISPs, manufacturers, they can provide leaflets to customers about their security options in plain language. Again, it is about communicating with them.” Does this mean that security development is not progressing at the same speed as wifi technology? “I would not say that,” says Barret. “What I would point out is that it is slower on the uptake. After all, security is an insurance policy.” As was pointed out in a previous paperJam article last October, there is no return on investment when it comes to security because it brings nothing

extra to the table. It only serves to keep things operating normally, “it is unfortunate perhaps, but this often means security is not seen as a priority. At least until it is breached, when opinions and attitudes clearly change,” says Bastin. “If your neighbour’s house burns down, wouldn’t you get fire insurance?” he asks with a wry smile. In comparison with other cities and countries, Luxembourg’s state of play in wireless security is “in the middle of the peloton,” according to Bastin, recording a higher proportion of protected networks than London (48%) or New York (49%), but lower than Paris, which shows up a protected network total of 71% (the figures for these three cities are from 2008). Barret thinks the situation in this country is positive, “but there is certainly work to do,” while Bastin thinks the important factor is that this is the first survey, and gives a base to see how things develop over time. A word of caution from Caturegli: “security measures can’t just be changed every year. It is not practical to do that. And the number of smart phones in use just continues to grow. It will be interesting to see the effects those have on wifi security.” And for now? It is only the beginning...

Internet Service Providers

words of warning There is a significant caveat when it comes to ISPs. Based on preconfigured SSIDs, the survey identified seven different major ones. While three of them scored over 90% when it comes to protected APs, one scored 68.5% and another 52.5%. The remaining two recorded worrying results. One of them showed 99 vulnerable access points out of a total recorded of 106. These numbers do not suggest an especially significant ISP. The last, however is rather more of a concern, with a vulnerable AP rate of 98.4%, 1,230 out of a total of 1,250 surveyed. The report declined to name the ISPs involved, but this last figure suggests a major operator has a lot of clients who are at a much higher risk of being hacked by malicious third parties. The fact that only customers who did not modify the default SSID were counted in this section of the survey adds weight to this theory. It would surely not be a bad idea to inform this ISP’s customers of what is at stake.

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Nvision

Leur petite entreprise… connaÎt pas la crise!

La société, pionnière à l’époque de l’explosion d’Internet, fête ses dix ans d’existence. Elle a su se renouveler et trouver des relais de croissance. Bilan et perspectives. Bernard Paquin (texte), Julien Becker (photo)

Le temps et les technologies avancent plus vite que l’on ne le pense, plus vite que l’on ne le souhaiterait. Les trentenaires peuvent se souvenir de la seconde moitié des années 90, quand l’e-mail et le web ont fait leur apparition. L’ordinateur cessait d’être seul et isolé. Il permettait, même de chez soi, d’accéder à des informations distantes, sans trop de connaissances informatiques. On parlait alors des «Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication». Depuis, ces NTIC ont perdu leur «N». Quelques bulles et quelques crises sont passées par là, faisant apparaître de grands champions, pour certains terrassés avec la même rapidité qu’ils avaient semblé être capables de conquérir le monde. Dans la foulée de ces grandes aventures, de jeunes pousses ont également fait leur apparition et tenté de surfer sur cette vague interactive. Plus rares sont celles qui ont survécu. Nvision, qui fête cette année ses 10 ans, en fait partie. C’est au départ une aventure, tentée par quatre jeunes, pas encore tous diplômés. Impliqués dans l’animation du chat sur Internet luxusbuerg.lu, ils ont décidé de transformer leur passion en métier. Des quatre fondateurs, deux sont encore aujour­ d’hui impliqués dans la société: Raoul Mulheims et Mike Sergonne. De leur propre aveu, les deux premières années furent des années d’apprentissage. «Nous étions jeunes et inexpérimentés, il fallait apprendre ce qu’était la gestion d’une entreprise, se rappelle Mike Sergonne. Au bout de deux ans, nous avions terminé cet apprentissage et étions prêts pour avancer et progresser.»

Références nationales et internationales Cette maturité naissante est concomitante avec les premières mesures du programme eLuxembourg, présenté en début d’année 2001 par François Biltgen, alors ministre délégué aux Commu­nications. Il visait à faire du Luxembourg un des pays leaders en Europe, dans toutes les dimensions de la société de l’information. Parmi les mesures concrètes, il avait été décidé d’utiliser un

Des quatre fondateurs de Nvision, Mike Sergonne et Raoul Mulheims sont les deux seuls encore impliqués dans la société.

seul système de gestion de contenus pour tous les sites publics: le CMS Infopark. «L’Etat avait décidé de favoriser la concurrence entre les acteurs, explique Raoul Mulheims. Infopark avait comme obligation de proposer des formations gratuites aux sociétés qui souhaitaient participer aux appels d’offres, quand bien même elles ne remportaient pas de projet. Pour nous, c’était surtout l’occasion de nous trouver sur la même ligne de départ que toutes les autres sociétés du secteur au Luxembourg: personne n’avait d’expérience ou de ‘track record’ sur ce logiciel.» Les trois premiers marchés furent remportés par Alti... Après trois échecs, Nvision a tout misé sur le quatrième... et un peu cassé les prix... «Bien nous a pris, puisque nous avons gagné le marché, celui du site de la Protection civile. C’était une référence, le cachet qui pouvait rassurer d’autres clients.» C’est dans cet élan que la société, en capitalisant sur son expérience et ses points forts, a réussi à obtenir des références nationales et internationales, seule ou en collaboration avec des agences de

communication, comme Binsfeld: Arcelor, MouselDiekirch, la banque Raiffeisen ou encore SES Astra. Plutôt que de rester sur un modèle de développement unique, les associés de Nvision ont décidé de se lancer dans une aventure complémentaire, en créant Nvision Mobile, devenu la spin-off Mpulse en 2006. Cette société propose des services dans le domaine des SMS et du paiement mobile. Interconnectée avec tous les opérateurs téléphoniques luxembourgeois, elle a réussi à se positionner comme un intermédiaire neutre pour tous les acteurs du secteur, et propose toute une série d’outils pour la communication interne ou externe des entreprises, via SMS. Avec une trentaine de salariés, le «groupe» Nvision ne compte pas s’arrêter là. Pour preuve, une filiale française de Mpulse a été créée récemment, avec l’ambition de développer ses activités dans l’Hexagone, en utilisant les ressources et infrastructures techniques existantes… De belles perspectives pour les dix ans à venir…

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Innovation

CLARIANCE, FACILITATEUR IT Accueillie le mois dernier au Technoport d’Esch-sur-Alzette, la société a mis  au point une solution de surveillance de l’infrastructure informatique qui répond  aux besoins plus spécifiques des PME. Jean-Marc Streit (texte), Etienne Delorme (photo)

L’aventure Clariance, démarrée en début d’année et confortée par l’intégration, en début de printemps, au sein du Technoport d’Esch-sur-Alzette, part d’un postulat de base simple: il existe de nombreux systèmes de monitoring d’infrastructures IT pour les entreprises, mais ceux-ci s’avèrent souvent complexes et exigent donc de bonnes connaissances de base. Certaines petites structures n’y ont donc pas accès. Face à ce constat, Michel Held et Tom de Waha ont cherché un moyen de simplifier et de démocratiser ces applications, sans pour autant perdre en qualité. «Techniquement, c’était faisable, explique Michel Held, et l’étude de marché nous a prouvé que le besoin était bel et bien présent.» Une demande dans laquelle transpire la volonté des entreprises de dégager un maximum de ressources – ce qui est d’autant plus essentiel en période de crise – afin de pouvoir se consacrer à leur cœur de métier, laissant ainsi une place plus grande à l’innovation. Une étude de marché menée auprès de différents CIO a permis de se faire une idée précise de l’utilisation de l’informatique par les sociétés et de leurs besoins réels. Il s’avère ainsi que la pression générale sur les coûts engendre une utilisation des ressources IT qui, pour environ 70% des cas, ne sont utilisées que pour assurer les opérations quotidiennes et générales, c’està-dire pour maintenir un environnement IT «up and running». De ce fait, à peine 30% de l’utilisation IT sont dévolus à l’innovation, pourtant prépondérante dans une perspective à moyen et long termes des entreprises. Pourtant, selon cette même étude, 63% des CIO estiment que le monitoring est important, voire très important, et ce, même si 33% d’entre eux ne l’ont pas implémenté, que ce soit pour cause de complexité ou de coûts trop élevés. En définitive, les CIO souhaitent, dans l’absolu, une augmentation de la transparence des prestations (qualité, performance, etc.), un accroissement de la proactivité pour ce qui est des prestations de maintenance et une meilleure maîtrise des évolutions et adaptations des besoins en ressources. C’est sur la base de ce constat que Clariance a construit une offre de type SaaS (Software as a

«Une mise en place simple et rapide qui ne demande aucun investissement en matériel IT ou en applications spécifiques» Michel Held, ici à gauche avec Tom de Waha (Clariance)

Service) à destination des PME, permettant une surveillance centralisée, permanente et sécurisée de leur infrastructure. Cette solution d’accès simplifié, via Internet, apporte la qualité et les services d’infrastructures de systèmes en interne, tout en se distinguant par sa rapidité et un investissement peu coûteux, tant en infrastructures qu’en expertise.

1, 2, 3… go! Le déploiement et la configuration répondent aux besoins des utilisateurs en se distinguant par leur simplicité, puisque trois étapes suffisent pour implémenter une surveillance des serveurs souhaités: la création d’un compte client, le téléchargement de l’agent et, enfin, l’installation et le déploiement de l’agent sur les serveurs. Trois phases qui ne prennent que quelques minutes; à l’application de faire ensuite le reste du travail…

Le produit en est à ses derniers peaufinages et sera définitivement sur le marché dès ce mois de juin. Il permettra à tout utilisateur une vue claire sur l’état de son infrastructure, une proactivité dans ses tâches quotidiennes, et lui fournira des informations et des recommandations pertinentes pour des prises de décisions stratégiques. En outre, la solution peut être déployée sur des infrastructures réparties sur plusieurs sites à travers le monde. «A cela s’ajoute une mise en place simple et rapide qui ne demande aucun investissement en matériel IT ou en applications spécifiques, précise M. Held. En outre, l’autoconfiguration de la solution lui permet d’être toujours actualisée, ce qui procure, au final, une charge de travail minime pour l’utilisateur.» Clariance complète également son offre en proposant un ensemble de services allant de la consultance à des demandes plus spécifiques pour des clients souhaitant leur propre déploiement en interne.

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Productivité

mieux collaborer avec Office

La nouvelle version de la suite bureautique de Microsoft, présentée le 12 mai dernier, se veut  au service de la productivité de l’entreprise et d’une meilleure collaboration entre ses divers acteurs. Sébastien Lambotte (texte), Olivier Minaire (photo)

Microsoft Luxembourg a présenté le 12 mai la version 2010 de sa suite bureautique Office à l’occasion d’un paperJam Business Club consacré aux enjeux de la communication unifiée en entreprise. Cette nouvelle version, précise le géant informatique, se veut au service de la productivité de chacun et des entreprises. On notera, à ce niveau, des améliorations permettant aux utilisateurs de créer de manière plus intuitive des documents convaincants, ou encore des nouveautés au niveau du tableur Excel permettant d’analyser plus rapidement et plus facilement des résultats. Mais là où la nouvelle version d’Office permet de gagner en productivité, c’est dans l’introduction de nouvelles fonctionnalités facilitant la collaboration entre les utilisateurs. «Aujourd’hui, il faut parvenir à gagner en productivité dans un contexte professionnel où l’on fait de moins en moins les choses seul», explique Hans Demeyer, managing partner de CT-Interactive, chargé d’assurer la présentation de la nouvelle version de la suite bureautique.

Vers une communication unifiée Le courrier électronique a révolutionné nos modes de fonctionnement. Mais force est de constater que la masse d’e-mails reçus devient de plus en plus difficile à gérer. Au-delà des spams, les envois multiples, qui donnent lieu à autant de réponses différentes qu’il y a de destinataires au départ, polluent quotidiennement les boîtes de réception. En outre, les messageries instantanées, les outils de collaboration et de partage de documents, mais aussi de nouveaux moyens de communication (voix sur IP, vidéoconférence…) ont émergé. Office 2010 veut faciliter l’accès à ces nouveaux moyens qui doivent permettre de mieux collaborer. «Les améliorations et nouvelles fonctionnalités développées au niveau de la version 2010 d’Office ont été dirigées par les utilisateurs, poursuit Hans Demeyer. Les personnes issues de nouvelles générations, nommées digital natives, n’envisagent pas le travail comme on le faisait il y a 10 ou 20 ans. Elles ont grandi avec ces nouveaux outils et les utilisent au quotidien. Et elles veulent, pour arriver à de meilleurs résultats plus facilement et plus rapidement, pouvoir en bénéficier dans le cadre professionnel.»

«Les ‘digital natives’ n’envisagent pas le travail comme on le faisait il y a 10 ou 20 ans» Hans Demeyer (CT-Interactive)

Ainsi, dans ses nouvelles fonctionnalités, Outlook permet une gestion plus intelligente des e-mails. En ne proposant, par exemple, à la vue de l’utilisateur que le dernier mail d’une suite traitant du même sujet, souvent le plus intéressant et qui contient tous les développements. «Mais l’outil, aujourd’hui, ne doit plus être considéré uniquement comme un moyen de gérer ses mails et son agenda. Outlook devient une fenêtre permettant de visualiser toutes les voies et composantes de communication mises à notre disposition. En un clic, pour peu que l’entreprise ait mis en place une communication unifiée, je peux voir si la personne que je veux contacter est présente et disponible, décider de l’appeler directement via mon ordinateur ou mon mobile, d’ouvrir une fenêtre de discussion en ligne ou de simplement lui envoyer un e-mail.» Cette communication unifiée réside dans le rassemblement, sur une même plate-forme, de toutes les composantes et voies de communication et de partage de documents existantes au sein de l’entreprise. Elle ouvre des perspectives

intéressantes en termes de gain de productivité et d’argent. Toutefois, la mise en place d’une telle infrastructure nécessite d’importants changements, tant au niveau software que hardware. Mais c’est aujourd’hui possible, précise Microsoft, grâce à la combinaison des outils Office 2010, Sharepoint 2010, Exchange et Office communications server. «La seule chose que ne fait pas Microsoft, c’est la gestion de la voix par le réseau, poursuit Hans Demeyer. En dehors de ce dernier aspect, ce nouveau mode de communication est désormais abordable pour les petites et moyennes entreprises puisque des solutions cloud, externalisées, existent.» Par ailleurs, Office veut désormais être disponible partout, sur un PC comme sur un portable ou un mobile. Microsoft a donc développé des versions allégées de ses outils pouvant être ouvertes à partir de navigateur web. «Dès lors, il sera possible de travailler et de collaborer à tout moment, peu importe l’endroit où l’on se trouve», conclut le managing partner de CT-Interactive.

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Apsi

Flagship Awards 2010 L’Association des professionnels de la société de l’information a récompensé, le 6 mai der­nier, la société Cetrel pour sa démarche innovante.

Jérôme Barbé (Kitry Consulting)

Etienne Delorme (photos)

Renaud Oury (Cetrel Securities)

Claude Luscher (Apsi), Jean-Marc Fandel et Manuel Fischer (Cetrel, vainqueur Flagship Awards) et François Biltgen (ministre des Communications)

François Biltgen (ministre des Communications) et Hubert Schumacher (M-Plify, coup de cœur du jury)

Paul Schmit (BCE)

Jean-Marc Fandel (Cetrel)

Claude Luscher (Apsi)

Maurice Groben (CK)

Pierre Hénin (Sun Microsystems) Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Steve Glangé (Datacenter Luxembourg)

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Hans Demeyer

C’est, en moyenne, le nombre de défauts de configuration de réseaux identifiés par Dimension Data dans le cadre de son Network Barometer Report 2010, basé sur 235 évaluations dans des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, partout dans le monde et notamment au Luxembourg. L’étude montre, en outre, que 35% de l’ensemble des périphériques réseau ont dépassé l’étape de la «fin de commercialisation».

« Disposer d’une vue globale » Communication unifiée: mode d’emploi avec le manager de CT Interactive,  intervenant dans le cadre du paperJam Business Club. En centralisant les données, on assure l’authenticité et l’intégralité des communications…

Certification électronique

LuxTrust certifiÉe Près de cinq ans après sa création, l’autorité de certification LuxTrust, fruit d’un partenariat public-privé, a officiellement reçu, de la part de l’Institut luxembourgeois de la norma­lisation, de l’accréditation, de la sécurité (Ilnas) le certificat d’accréditation, reconnaissance officielle de la compétence de la société pour délivrer, entre autres, des certificats électroniques qualifiés liés à une signature électronique. LuxTrust est ainsi le premier prestataire de services de certification à recevoir ce label. e-Commerce

LuxCloud on the horizon Datacenter Luxembourg (DCL) and LuxConnect announced the creation of LuxCloud. An aim of the initiative is, according to Marco Houwen, CEO of DCL, “to attract international small and medium enterprises to Luxembourg, independent software vendors, which will strengthen the economic tissue in this country, but also offer these SMEs an alternative.” LuxCloud is the result of a common willingness to make this country the primary location for new technologies and e-commerce. The platform itself will allow the development of an online international distribution channel, on which a number of attractive services and software can be integrated. The next steps for develop­ment are planned throughout 2010 ahead of an official launch in the autumn.

Jean-Michel Gaudron (interview), Olivier Minaire (photo)

Le concept de «communication unifiée» n’est pas récent en soi. Il englobe de nouveaux services destinés aux professionnels, leur permettant d’intégrer (ou d’unifier) étroitement, et en temps réel, les différents moyens de communications interpersonnelles existants, les outils de travail col­laboratif et l’environnement informatique. A l’occa­sion d’un workshop dans le cadre du paperJam Business Club, le 12 mai dernier, Hans Demeyer, managing partner de CT Interactive, a passé en revue les facteurs clés du concept. Monsieur Demeyer, comment définiriez-vous précisément le principe de communication unifiée? «Il s’agit de simplifier et d’unifier certaines choses via des outils de communication. Au­jourd’hui, les façons de communiquer sont innombrables: e-mails, fax ou encore messageries vocales, par exemple. Pour chacun de ces moyens, on dispose d’outils spécifiques pour les visualiser ou les écouter. Pendant longtemps, cela a bien marché, mais avec la multiplication de ces supports, on s’est bien vite demandé s’il ne serait pas efficace de disposer d’une vue globale, d’un endroit unique où l’on pourrait trouver toutes ces composantes et n’avoir finalement besoin que d’un seul écran ou d’un seul outil pour pouvoir accéder à tous ces canaux de communication. Cela ne concerne-t-il que le support final? «Non, la réflexion est aussi d’unifier les différentes voies de communication. Il y a les lignes télépaperjam  | Juin 2010 | management

phoniques classiques, les lignes ‘data’ pour les connexions Internet et les transferts de données, mais aussi ce qu’on peut appeler les ‘réseaux socio-manuels’, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas informatisé, mais plutôt noté sur des bouts de papier ou des mémos. D’où un véritable challenge qui impose de disposer d’infrastructures adéquates et d’une gestion adaptée. On arrive alors à des infrastructures qui permettent à l’utilisateur d’avoir une seule vue sur toutes ces informations, et la société ne va plus disposer alors que d’un seul réseau, évidemment modernisé, pour faire passer tous les messages, mais aussi toutes les correspondances téléphoniques. Quel avantage concret une entreprise a-t-elle à mettre en place des systèmes de communication unifiée? «On voit que, de plus en plus, dans les entreprises, on ne travaille plus ensemble au même endroit ni au même moment. Il y a une certaine dispersion de talents qui oblige à devoir rester en contact avec tout le monde, même si on ne les voit plus ou assez rarement. Comment faire pour voir qui se trouve où et faire en sorte qu’aucun bout de la communication ne se perde? En centralisant les données, on assure l’authenticité et l’intégralité des communications. On voit bien qu’à la notion de communication unifiée est liée celle de la présence. On ne se voit plus en tête-à-tête, mais il est essentiel de savoir si vous êtes disponible, connecté, si on peut vous déranger, si vous êtes en réunion, et ainsi de suite.»


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Série: Les directeurs IT (18)

Serge Schumacher ICT manager, TNS-Ilres

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ppeléus a s n o o us av n 2006 n re o n , e E êt r n i è r u m é r o s . . I l fa u t a r ge . . . » e d e ch 00 né en «L’anmillion d u’à 500.0 ontée en 1,9 étions q ivre la m u n’en ble de s a cap paperjam  | Juin 2010 | management

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Bernard Paquin (texte), David Laurent / Wide (photos)

Monsieur Schumacher, quelle est la brique la plus importante de votre système d’information? «Il s’agit bien entendu de notre logiciel de gestion des enquêtes. Il doit être capable de gérer trois voies de saisie: par téléphone, par Internet et par entretien en face à face. TNS-Ilres a été fondé en 1978, sous le nom d’Ilres, et nous avons introduit dès 1990 ce que nous avons appelé le Cati (pour Computer assisted telephone interviewing). Internet n’était pas encore à l’ordre du jour, mais il s’agissait déjà d’utiliser l’informatique pour améliorer la rapidité, l’efficacité et la qualité de notre prestation de services. En tant que société faisant partie d’un groupe international, vos choix technologiques sontils ‘limités’, ou ‘imposés’ par la maison-mère? «Nous faisons certes partie d’un groupe international, mais le fait est qu’il ne nous impose pas de choix technologiques globaux. Sur certaines solutions, il nous permet de mieux négocier ou d’avoir accès à des prix globaux. Il faut reconnaître que lorsque l’on contacte un fournisseur, s’appeler TNS-Ilres plutôt que simplement Ilres, cela apporte beaucoup… Avec la masse de données que vous créez et manipulez, comment gérez-vous les aspects de sécurité? «Comme toutes les entreprises, nous avons une politique sécurité informatique… Il faut cependant relativiser: par rapport à des banques ou à de très grosses structures, nos besoins restent raisonnables. Nous faisons tout pour protéger les données de nos clients et de nos sondés et nous avons mis en œuvre, à cet effet, un certain nombre de solutions. Toutes les données sur nos portables sont encryptées et l’on ne peut pas utiliser des périphériques, comme les clés USB ou les disques durs externes non encryptés. Tous nos postes sont configurés pour respecter la charte de sécurité du National Institute of Standards and Technology, qui est une agence du ministère américain du commerce. Y a-t-il des besoins ou des défis propres au Luxembourg, en comparaison avec d’autres pays? «Le Luxembourg a des défis à relever

qu’aucun autre pays du groupe ne rencontre. Ici, si jamais après avoir contacté 10.000 personnes, nous n’avons pas atteint les quotas, nous devons rappeler certaines personnes, trouver d’autres numéros à appeler. Dans les autres pays, ils n’ont aucune difficulté à remplir leurs quotas... Aux Etats-Unis, pour prendre l’autre extrême, il y a assez de monde. Imaginez, sur les plus de 300.000 millions d’habitants, en trouver même 30.000 est beaucoup plus simple… Les défis à relever pour le Luxembourg sont plus sensibles lorsque nous participons à des projets internationaux. En effet, nos interlocuteurs ne rendent souvent pas compte de la taille de notre pays et c’est pourquoi certains échantillons sont difficiles à compléter. Pour remettre la différence d’échelle en perspective, il faut rappeler quelques chiffres. Le Luxembourg compte environ 500.000 habitants et 172.000 ménages. En contacter 10.000 pour une enquête… c’est énorme! Il est crucial de bien gérer les appels. Les grands pays n’ont pas ce problème. Est-ce que le développement d’Internet vous aide dans vos enquêtes? «Internet est devenu un outil primordial dans la réalisation des enquêtes. Nous en sommes conscients et c’est pourquoi nous avons adapté, en collaboration avec notre fournisseur, nos techniques d’enquête à l’Internet. Nous avons ainsi mis en place trois techniques complémentaires. Il y a d’abord MyPanel. C’est un panel de répondants en ligne, créé en 2006. Il compte actuellement plus de 10.000 membres actifs. Cet outil est devenu essentiel: il permet la réalisation de sondages dans un temps réduit… Et le logiciel qu’il utilise nous permet une gestion parfaite des échantillons, similaire à celle des enquêtes téléphoniques. Ensuite, nous avons Cati@home. C’est un système d’enquêtes téléphoniques, par lequel les enquêteurs peuvent travailler depuis leur domicile. C’est un logiciel qui tourne sous Windows et qui connecte les utilisateurs avec notre Intranet. Ils ont simplement besoin d’un ordinateur. Le système nous permet de gérer nos enquêteurs indépendants à distance. Enfin, il y a le Capi. C’est l’outil pour les enquêtes en face à face, assistées par ordinateur. Nous fournissons aux enquêteurs indépendants des

ordinateurs leur permettant de réaliser ces sondages. La connexion Internet permet le transfert automatique des données. Nous avons reconfiguré les laptops pour qu’ils soient les plus ‘légers’ possibles: il n’y a que le bouton ‘Démarrer’ et l’application disponible pour l’utilisateur… Nous avons réduit la taille prise par Windows XP à un quart de sa taille initiale… Cela permet d’éviter que ces laptops ne soient utilisés à d’autres fins que celles prévues, cela les rend les plus stables possibles, et enfin cela permet d’avoir une autonomie maximale. L’année 2009 a été celle de la bascule: nous avons reçu plus de réponses via Internet que via les moyens classiques d’enquête… Quelles ont été les dernières initiatives dans ce domaine? «C’est le 7 mai que nous avons commencé à envoyer nos enquêteurs sur le terrain avec le Capi. Cela améliore la qualité et la vitesse de saisie des réponses: les ordinateurs portables sont équipés de cartes SIM, donc ils sont connectés en permanence. Ce système nous permet de gérer les adresses d’enquête, de façon à ce que chaque résident ait une possibilité d’être interrogé. Cela permet une bonne répartition géographique de nos enquêteurs. Revenons sur la question des appels… Comment trouvez-vous les numéros que vous appelez pour vos enquêtes téléphoniques? «C’est un de nos grands chantiers permanents… Le passage, il y a quelques années, de 6 à 8 chiffres, a été un défi en soi. En fait, nous choisissons les numéros que nous appelons de manière aléatoire, dans une base que nous générons nous-mêmes. Ceci alors que de plus en plus d’habitants du Grand-duché abandonnent leur ligne téléphonique classique pour de la voix sur IP ou uniquement un GSM. C’est un défi sans cesse renouvelé. C’est-à-dire? Comment se passent les appels que vous effectuez? «Nous avons une base de données contenant des numéros publics. Sur cette base nous fabriquons, via un algorithme, de nouveaux numéros, que nous appelons. Certains existent, d’autres non… Concrètement, lorsqu’un opérateur se connecte au système d’enquête, il saisit un code projet ou }  46

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personnes ayant répondu, mais qui ne veulent pas être appelées trop souvent; celle des personnes qui ne pouvaient pas répondre à ce moment-là mais veulent bien être rappelées; ou encore la blacklist, qui regroupe ceux qui ne veulent plus être appelés. Et enfin la liste de ceux qui veulent bien être appelés régulièrement, qui se sont inscrits volontairement dans notre panel. Les numéros sont conservés dans une base de données non liée aux réponses. Nous ne sommes en aucun cas capables d’établir le lien entre répondant et données. Notre système nous permet simplement de ne pas les rappeler pendant une certaine période.

TNS-Ilres a emménagé dans ses locaux actuels en 1997. La société emploie 35 personnes, dont 5 dans le service informatique.

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CV

5 ans d’anciennetÉ Agé de 33 ans, Serge Schumacher acommencé sa carrière chez Telecontact, un centre d’appel avec 130 pos­tes. «J’étais entré comme ‘premier informa­ticien’. Je transportais les PC, m’occupais de l’informatique en général et commençais à programmer les premiers outils de gestion des numéros, le reporting sur les opérations du call center, et tout ce genre de choses.» Après la fermeture de la société en 2005, il est arrivé chez TNS-Ilres où il occupe aujourd’hui la fonction d’ICT manager. «L’informatique a cela de bien que si l’on est motivé, on peut apprendre beaucoup de choses sur le terrain, en plus de pouvoir se former soimême. On apprend aussi en rencontrant les responsables des autres filiales du groupe. Cet aspect terrain est très utile aujourd’hui… Je pense que si l’on arrive à motiver et à convaincre les gens, cela apporte le petit plus qu’il faudrait toujours trouver. Ce qui ne veut pas dire qu’une société est une démocratie… Il faut encore décider.» B.Pa.

 { on lui en assigne un d’office. Le système d’appel

commence alors à appeler automatiquement des numéros. Lorsque l’appel est fait sur un numéro ‘qui existe’, il procède au transfert vers le poste de notre opérateur, en lien avec le questionnaire structuré de l’entretien à réaliser. Lorsque l’on s’approche de la fin du questionnaire, le système est notifié et commence déjà à chercher un nouveau numéro à appeler. L’idée est de laisser s’écouler le moins de temps possible entre un appel et un autre. L’année dernière, nous avons appelé 1,9 million de numéros. En 2006, nous n’en étions qu’à 500.000. Il faut être capable de suivre la montée en charge... et d’améliorer notre efficacité pour rester compétitif. Il faut savoir gérer le volume, et savoir le faire de manière rigoureuse. Nos systèmes respectent les normes de la Direct Marketing Association et de l’Esomar, une autre association professionnelle. Que deviennent les numéros qui ont été appelés? «Ils sont mis sur différentes listes. Celle des

Je suppose qu’il doit exister des liens entre les systèmes et les besoins de l’étude, selon la fameuse méthode des ‘quotas’? «Oui, nous pouvons configurer les outils pour être en rapport avec les quotas. On sait ce que l’on veut obtenir... 51% de femmes, 49% d’hommes. C’est pourquoi, au début de chacun de nos questionnaires, nous posons des questions qui permettent de vérifier les quotas. Si la personne ne fait pas partie des quotas, nous la remercions et nous ne continuons pas l’enquête avec elle. Dans ce cas, notre système recherche un nouveau numéro. La méthode des quotas est importante: elle nous permet de garantir des échantillons représentatifs de la population. Quelles sont les prochaines étapes? «Il s’agit toujours d’un travail autour d’Internet, mais d’une autre nature. Il s’agit des enquêtes dans le domaine du ‘social media’: les blogs, Facebook... Autant de données à collecter et à analyser. Quels sont les termes utilisés? Comment sont-ils combinés? Un client nous a demandé l’année dernière: comment réagissent les internautes? Que disent-ils? Nous sommes en train de rechercher des solutions ‘scientifiques’: pour trouver les réponses à ces questions. Notre grand problème, c’est l’aspect multilingue du Luxembourg. Sans oublier l’aspect encore un peu ‘libre’ de l’orthographe luxembourgeoise... Selon les régions, il y aura des termes différents pour signifier la même chose, et des manières d’écrire différentes. On sait ce que l’on doit trouver, on cherche comment y parvenir.»

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Portrait IT – Eric Crabié

« Accompagner efficacement nos clients » Pour Eric Crabié, directeur d’Ineum Consulting, l’avenir du secteur du conseil se décline en trois points: l’expertise, la capacité d’accompagnement des clients et la stratégie de niches. En suivant ces lignes conductrices, les acteurs du marché ont de belles cartes à jouer.

anticipant les problèmes afin d’apporter des solutions innovantes», développe le directeur d’Ineum.

Jean-Marc Streit (texte), Julien Becker (photo)

Vers le conseil Innover

C’est avec une double qualification, obtenue à l’Ecole de Commerce de Tours, pour l’une et à Warwick en Angleterre, pour l’autre (MBA), qu’Eric Crabié intègre son premier poste au sein de la Société Générale. Basé à Francfort, il participe alors à un projet de réorganisation du réseau des filiales allemandes. Sa carrière prend une nouvelle tournure lorsqu’il rejoint Arthur Andersen dans sa division Business consulting. Quelques années plus tard, il fonde DCE Consultants qui aura en charge l’offre «conseil» du groupe Altran. Puis, en 2006, il rejoint Ineum pour fonder ses filiales suisse et luxembourgeoise. Ainsi est née Ineum Consulting Luxembourg.

Le marché, bien que subissant les remous de la crise, a aujourd’hui encore une marge de développement importante. «Face à une concurrence qui offre du conseil, en plus d’autres activités comme l’audit, l’outsourcing ou l’édition, nous nous devons de garder une ligne conductrice en nous spécialisant toujours plus dans notre métier qui est et restera le conseil», estime Eric Crabié. L’indépendance est également un facteur prépondérant, car il est gage de conseils objectifs et justes pour le client. Enfin, le secteur doit se concentrer sur l’innovation, tant en termes de recherches que d’investissements et de formations.

Se spécialiser et accompagner

Sport et enseignement

Le marché du conseil a longtemps cohabité avec d’autres activités telles que l’audit. Il s’agissait, pour beaucoup de grosses structures, de compléter leur cœur de métier en réalisant des activités complémentaires de conseil et en insistant sur la multidisciplinarité. Cette tendance prévaut toujours, dans un marché fortement concurrentiel et touché de plein fouet par la crise. Cependant, des offres de conseil de niches indépendantes et très spécialisées sur certaines industries ou segments de marché se développent. Le client recherche en outre une expertise plus forte et un accompagnement tant localement qu’à l’étranger. «A nous d’accompagner efficacement nos clients en

«Si je n’avais pas œuvré dans mon actuel domaine, je pense que la raison m’aurait dirigé vers l’enseignement, estime M. Crabié. Il s’agit d’un métier qui se rapproche de mon activité de consultant sur bien des aspects.» En dehors de toute connotation professionnelle, Eric Crabié avoue être passionné par le tennis. On ne s’étonnera donc pas de voir en Ineum Consulting l’un des sponsors majeurs de l’équipe luxembourgeoise de Coupe Davis. Cette passion du sport l’a également conduit à intégrer un département de conseil spécialisé en management du sport, ce qui est peu courant dans notre pays…

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immobilier

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Festival d’Architecture 2010

Une rÉflexion sur l’espace public L’événement, organisé du 3 au 13 juin par la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, a vocation à sensibiliser tout un chacun à la problématique de l’espace public. Jean-Marc Streit (texte), Olivier Minaire (photo)

La Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie se trouve actuellement dans une phase de transition, les fondateurs de cette institution laissant place à une jeune génération. Celle-ci, désireuse de se diriger toujours plus vers le grand public, a mis en place, en novembre dernier, quatre groupes de travail dont les membres proviennent de divers horizons: sociologues, journalistes, géographes, ingénieurs, historiens ou encore psychologues. Leur objectif? Mettre en place des actions visant à susciter l’intérêt du grand public pour ce qui relève de l’environnement bâti. C’est dans cette optique que la fondation a programmé son festival annuel d’architecture, du 3 au 13 juin prochain, sur le thème de l’espace public (rues, parcs, etc.). Avec pour ambition de susciter des échanges entre public et professionnels et d’intégrer les riverains dans les réflexions d’aménagement de l’espace public. Certains pays comme l’Allemagne et l’Angleterre sont nettement en avance sur ce concept, et les particuliers sont souvent sollicités pour de tels projets. En tant qu’utilisateurs au premier plan, ils ont effectivement voix au chapitre, et la possibilité doit leur être ouverte de donner avis et opinions. Ainsi la fondation souhaite-t-elle replacer l’homme au cœur des préoccupations de l’environnement bâti, mais également sensibiliser les politiciens et les décideurs à cette nouvelle approche qui, selon Andrea Rumpf, directrice, «représente l’avenir. Même si les portes sont déjà ouvertes au Luxembourg, il manque encore un certain savoirfaire, une méthodologie».

En quatre points Ce festival doit donc permettre une certaine forme d’émulation et de partage entre particuliers, professionnels et décideurs. De nombreux thèmes seront mis en avant pendant ces journées. Mais quatre événements sont plus particulièrement révélateurs de cette nouvelle conception. En premier lieu, le vernissage de l’exposition SinCityPics, avec remise des prix aux lauréats du concours photographique. «Ce projet a commencé il y a un an environ, par un concours ouvert à tous sur la notion d’apprendre à voir», explique Anne Stauder, architecte, en charge de cette thématique. Ce concours était plus particulièrement focalisé sur l’espace public qui, pourtant lieu de

«Même si les portes sont déjà ouvertes au Luxembourg, il manque encore un certain savoir-faire, une méthodologie» Andrea Rumpf (Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie)

passage et de rencontre, n’en est pas moins un espace méconnu et délaissé. En racontant l’histoire de notre environnement bâti, ces photos ont également vocation à susciter certains questionnements: comment ces espaces sont-ils utilisés et pourquoi? La tendance des commerces à s’octroyer les espaces publics, notamment par des terrasses, modifie-t-elle le rôle de ces espaces? Ne faut-il pas influencer un autre développement? Pourquoi certains espaces, parfois très fermés et austères, sont-ils cependant bien occupés? Comment certains travailleurs, notamment frontaliers, investissent-ils les espaces publics durant la pause de midi? Le festival souhaite ouvrir des débats sur ces différents thèmes. Le deuxième événement concernera la soirée débat et cinéma sur base du documentaire Hamilius. Hip Hop Culture in Luxembourg d’Alain Tshinza, qui se tiendra lors de la soirée du 8 juin. Comme l’explique Hans Fellner, historien d’art en charge de cet événement, le débat portera sur l’occupation de l’espace public souterrain. «Ce sera également l’occasion de parler du street art et de son devenir», explique-t-il.

La troisième programmation portera sur une conférence-promenade en compagnie du réseau Osservatorio Nomade, partie intégrante d’un collectif d’architectes et de chercheurs liés à l’université de Rome. «Ce collectif a notamment déjà œuvré à Rome, Milan, Turin, Berlin et Paris sur la problématique de l’espace public et des sans-abri», explique l’architecte Maria Spada, qui s’occupe spécialement de cette thématique. «Il sera alors intéressant de se pencher sur la place de Bonnevoie qui est un lieu de rencontre des sans-abri à Luxembourg.» Le débat permettra également de sensibiliser le grand public aux problèmes des sans domicile fixe et des moyens d’amélioration de leur situation. Enfin, ce festival sera également l’occasion de mettre en place un thème cher à la fondation: sensibiliser les enfants et les jeunes à l’environnement bâti, afin de les former à devenir de futurs citoyens responsables et sensibilisés à cette problématique.

www.fondarch.lu

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Archiduc

Un nouveau magazine d’architecture Mike Koedinger Editions lance Archiduc, réalisé en collaboration avec la Fondation  de l’Architecture et de l’Ingénierie Luxembourg.

MAGAZINE D’ARCHITECTURE Luxembourg - ISSUE 1

| ''/– NEWS | '(0 – GRAND SUJET : Lusen Bao, l’exposition universelle de Shanghai | '*- – DOSSIER HABITAT : Les maisons à basse consommation d’énergie | ',( – BONUS : Inconnu au bataillon | '-' – DOSSIER ENTREPRISE: L’architecture comme production lumineuse | '., – PORTRAIT : Nobody to define Architects |'0( – NEWS Architecture.

Céline Coubray

Publié au rythme de deux numéros par an à partir d’octobre 2010, Archiduc vise un lectorat d’architectes, d’ingénieurs, de maîtres d’ouvrage, ainsi que de décideurs, politiques, administrateurs et tout un chacun. Il y sera question d’architecture réalisée au Grand-Duché et de celle faite hors des nos frontières par les bureaux luxembourgeois, mélangeant sujets d’actualité et dossiers de fond. L’ambition de ce magazine est de mieux faire connaître l’architecture du Grand-Duché et de mettre en valeur les réalisations de qualité. Une très grande attention est portée à la réalisation même du magazine: l’éditeur Mike Koedinger a choisi de mettre en œuvre une maquette très prononcée dans sa direction artistique, réalisée par INgrid – Studio for Editorial Design, utilisant plusieurs qualités de papier marquant les différentes sections du magazine et donnant une place prépondérante à la photographie. Le magazine s’ouvre avec plusieurs pages très visuelles consacrées à l’actualité de l’architecture

La direction artistique du magazine a été confiée à INgrid-Studio for Editorial Design.

luxembourgeoise et de la Grande Région: les résultats des concours récents, les dernières livraisons significatives, les actualités du monde de l’architecture et de l’ingénierie. Puis le lecteur découvre le premier grand sujet, développé sur 16 pages, toujours en lien avec le Luxembourg. Pour le premier numéro, c’est la participation du Luxembourg à la 12e Biennale d’architecture de Venise qui sera présentée. Viennent ensuite deux dossiers, l’un consacré à l’habitat, l’autre au monde de l’entreprise. Dans ces dossiers, on trouve une interview, des éléments pratiques, des pages produits et le témoignage d’un projet réussi. Le premier numéro s’intéressera aux maisons à basse consommation d’énergie et à l’importance de la lumière dans le monde de l’entreprise. Au cœur du magazine, huit pages sont offertes à une personnalité, un groupement, un collectif pour une réflexion libre autour de l’architecture. Véritable «think tank», cette partie n’a aucune forme préalablement définie et constitue pour chaque numéro une véritable surprise. Enfin, chaque édition est l’occasion de présenter un architecte luxembourgeois à travers une interview et un large portfolio de ses productions. Tout à la fin du magazine se trouve le livret des partenaires, rassemblant toutes les informations de la Fondation de l’Archi­ tecture et de l’Ingénierie, un guide unique répertoriant tous les événements d’architecture des six prochains mois. En complément de cette édition papier seront réalisés un site Internet, qui accueillera un blog, un agenda, des pages ressources, et une e-newsletter.

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C’est, en pourcents, le seul indicateur à la baisse des prix proposés à la vente et à la location de logements pour le 1er trimestre 2010 (en variation annuelle), selon l’Observatoire de l’Habitat. Il concerne les loyers annoncés pour les appartements. Pour le reste, toutes les tendances sont haussières: +4,22% pour les prix de vente des maisons, +5,57% pour les ventes d’appartements et +2,54% pour la location de maisons. Campus Contern

500 m2 pour Dartalis Petit à petit, le complexe immobilier Campus Contern, développé par Valeres Project Developments et Valad Property Group se remplit. C’est au tour de la société de services informatiques Dartalis (ex-Secaron) de prendre 484 m2 de locaux ainsi que 19 places de stationnement. Le bail de 6/9 ans entre en vigueur le 1er juillet prochain. Le deuxième des huit immeubles qui, à terme, constitueront l’ensemble du site, est désormais loué à 20% de sa capacité. 2.260 m2 de bureaux y sont encore disponibles, ainsi que 59 emplacements intérieurs et 64 emplacements extérieurs. www.campuscontern.lu Cycle de conférences

bauforum@uni.lu L’Université du Luxembourg lance un nouveau cycle de conférences baptisé bauforum@uni.lu, qui se veut un dialogue entre professionnels et étudiants du secteur de la construction. Après un premier exposé qui s’est tenu le 10 mai dernier au sujet du Centre de Conférences du quartier européen au Kirchberg, la deuxième conférence aura lieu le 7 juin et aura pour thème le hangar Cargolux au Findel. Entre deux et quatre conférences par semestre sont prévues. www.uni.lu Application iPhone

Top model pour Immotop.lu Le portail immobilier Immotop.lu s’est trouvé une ambassadrice de charme pour la promotion de sa nouvelle application iPhone, présentée comme la première application du domaine de l’immobilier au Grand-Duché. Il s’agit ni plus ni moins de l’ex-top model Kewe Mar (dernière égérie d’Yves Saint-Laurent), qui a annoncé son intention de promouvoir l’activité du portail aux étrangers recherchant un logement au Luxembourg ou dans la Grande Région. «Les deux parties s’inscrivent dans un partenariat durable, en dehors de toute relation commerciale», assure le communiqué d’Immotop.lu.


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Workspace Se sentir bien et épanoui dans son environnement de travail… Une ambition caressée par tout un chacun. Une illusion pour certains, une réalité pour d’autres. Aujourd’hui, plus que jamais, les entreprises repositionnent leurs employés au cœur de leurs préoccupations. Et demain? A quoi ressembleront les espaces de travail? Les nouvelles tendances actuelles constitueront-elles vraiment les réalités du futur? Eclairage…

Galerie

Dix rÉalisations « made in Luxembourg » Le 2 juin, dix architectes dévoileront leurs projets «coups de cœur»  dans le cadre du paperJam Business Club. Présentation. Jean-Michel Gaudron (texte), Eric Chenal / Blitz (portraits)

Ils sont dix. Dix architectes actifs au Luxembourg et qui ont bien voulu accepter de nous dévoiler une de leurs réalisations «remarquables» en matière de création d’espaces de bureaux. Jim Clemes (Atelier d’Architecture et de Design Jim Clemes), Arnaud De Meyer (steinmetzdemeyer), Tatiana Fabeck (Tatiana Fabeck Architecte), Mathias Fritsch (Paczowski et Fritsch Architectes), Aristide Gambucci (Gambucci architectes), Alain Linster (m3 architectes), Stefano Moreno (moreno architecture), Michel Petit (michelpetitarchitectes),

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Arlette Schneiders (Arlette Schneiders Architectes) et François Thiry (Polaris) ont joué le jeu et nous présentent, dans les pages qui suivent, leurs réalisations, passées ou futures. Dix projets qui feront l’objet, le 2 juin prochain, d’une présentation en public dans un esprit de Pecha Kucha: un rythme rapide et une succession d’images, avec une contrainte de six minutes par projet. Une heure pour en prendre plein la vue. Une heure pour comprendre rapidement les grandes idées de toutes ces réalisations et disposer d’une vue d’ensemble des meilleures pratiques en termes d’architecture pour entreprises.


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Nom du projet: K Point Localisation: Kirchberg Maître d’ouvrage: Allfin (immeuble) et Loyens & Loeff (projet d’aménagement intérieur) Architecte: Tatianafabeck Architecte (en collaboration avec le bureau belge Archi2000 pour l’immeuble) Superficie: 9.075 m2 (total) / 8.000 m2 (Loyens & Loeff) Durée du projet: 2006-2009 Principaux fournisseurs (aménagement intérieur): Strähle Raum-Systeme, Bulo, Lemogne Budget: N. C.

Tatiana Fabeck (Tatianafabeck Architecte)

K Point

Réalisation d’un immeuble administratif au Kirchberg   et conception intérieure pour le cabinet d’avocats Loyens & Loeff. Le bâtiment K Point s’inscrit dans une trame urbaine très ordonnée, entre le boulevard Kennedy, à l’allure très citadine, et le quartier Grünewald dédié à des immeubles résidentiels. Posé comme sur un échiquier, le bâtiment dialogue avec son environnement grâce à sa forme, ses matériaux et son expression architecturale. Le projet se présente en tant que monolithe de facture simple, en forme de H, reposant sur un socle cristallin, ludique, l’ensemble disposant d’un excellent facteur de compacité. Le socle, rez-dechaussée pour les commerces et espace d’accueil pour les bureaux, donne l’impression que le trottoir, l’espace extérieur continue vers l’intérieur. La forme en H permet par le dégagement d’un volume creux, d’un vide urbain, de marquer à la fois l’entrée du bâtiment sur la rue Edward Steichen, mais surtout de faire participer le contexte environnant à la vie du bâtiment. Dans l’enfilade des bâtiments

situés sur la rue Steichen, le creux permet une respiration, une séquence, un marquage. Cette lecture très simple des différentes utilisations des espaces permet une orientation très aisée à l’utilisateur ainsi qu’au visiteur. Une référence continuelle vers l’extérieur depuis l’intérieur du bâtiment offre, à tous points de vue, des bureaux, des perspectives lointaines et des repérages aisés. Un seul noyau distribue l’entièreté de l’immeuble. Une seule entrée principale située sur la rue Edward Steichen accueille les personnes. Un grand hall d’accueil généreux bien éclairé donne accès à trois ascenseurs, desservant tous les étages supérieurs. Une place dialogue avec le quartier environnant du côté sud. Un filtre végétal formé par des haies de bambous, taillées géométriquement, laisse pénétrer le visiteur vers l’intérieur, marquant cependant la limite entre propriété privée

et publique. Le sol minéral de cette piazza, constitué de grandes dalles en granite, rentre dans le bâtiment comme un tapis vers le noyau d’ascenseurs, invitant le piéton à entrer. Plus spécifiquement, le concept pour l’aménagement des bureaux de Loyens & Loeff se base sur la volonté d’offrir le plus possible de lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment. Le choix s’est donc porté sur des cloisons vitrées le long des couloirs intérieurs qui permettent non seulement l’apport en lumière naturelle, mais également de favoriser la communication interne du cabinet d’avocats. Chaque étage est doté d’espaces ouverts qui accueil­ lent les différents pôles de secrétariat et les kitchen­ ettes. Une cafétéria au rez-de-chaussée ainsi qu’un fitness au sous-sol offrent des espaces de détente aux collaborateurs. Le choix des matières et des ameublements s’est porté sur la volonté de créer un espace contemporain, convivial et intemporel.

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Nom du projet: Aménagement intérieur Localisation: Gasperich Architecte: m3 architectes Superficie: 8.500 m2 Durée d’exécution: 4 mois Livraison: printemps 2009

Alain Linster et Jos Dell (m3 architectes)

AmÉnagement intÉrieur Réalisation pour un groupe multinational à Luxembourg-Gasperich. L’image, le produit du client se reflètent dans l’organisation spatiale de l’entreprise. Le client avait l’intention de regrouper sur un site les services éparpillés en différents endroits de Luxembourg et même en d’autres localisations du groupe. La communication à l’intérieur des différents services et entre services était un élément essentiel mis en avant par le client. Il fallait d’autre part assurer une certaine confidentialité, les externes ne devaient pas entrer dans le cœur du bâtiment lors des réunions préparatoires. L’espace sur lequel nous devions réagir était structuré comme suit: des couloirs disposés de part et d’autre d’un noyau central permettaient une distribution régulière de bureaux individuels. A noter la longueur très importante de l’aile con­

cernée aux niveaux supérieurs. Certaines ailes du bâtiment ont été aménagées à l’aide de bureaux cellulaires non vitrés côté couloir. Dès les premières entrevues, le client a fait part à l’architecte de ses intentions de ne pas disposer de bureaux complètement fermés. Deux approches ont donc été élaborées: des bureaux cellulaires avec des cloisons vitrées côté couloir et des bureaux paysagers et bureaux cellulaires pour les cadres. Sur base d’une présentation de ces deux approches, le client a décidé de poursuivre les études selon la seconde solution proposée. Vu la largeur du bâtiment, il paraissait important à l’architecte de créer des communications transversales, d’une part pour favoriser le travail en équipe, d’autre part pour créer un apport de

lumière des deux orientations différentes. Dans ces espaces dégagés ont été aménagées différentes fonctions de communication: points de rencontre informels avec distributeurs d’eau et de café, salles de réunion de différentes tailles équipées des installations multimédia indispensables… Les espaces de services (copieurs, imprimantes, distribution de courrier) ont été judicieusement répartis à travers tout le bâtiment. Toutes les nouvelles cloisons de séparation ont été réalisées à l’aide de profilés et de tôles en acier. Pour créer une certaine intimité des zones de travail, les bureaux paysagers ont été séparés du couloir sur la largeur des tables de travail par des cloisons vitrées. Les teintes des matériaux, des textiles et du mobilier ont été choisies sur base des activités poursuivies par l’entreprise.

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Nom du projet: Administration des Bâtiments publics Maître d’ouvrage: Ministère du Déve­ loppement durable et des Infrastructures; Administration des Bâtiments publics – Division des travaux neufs Localisation: Zone d’activité Bourmicht à Bertrange Architecte: Moreno architecture et associés Superficie: 6.300 m2 (3.000 pour le bâtiment principal et 3.300 pour le bâtiment arrière) Année de livraison: 2010 Entreprise générale: CDC Budget: N. C.

Photo: Chris Fasbender

Photo: Chris Fasbender

Photo: Chris Fasbender

dossier

Stefano Moreno (Moreno architecture et associés)

Administration des Bâtiments Publics Réalisation des ateliers et dépôts pour l’Administration des Bâtiments publics à Bertrange/Bourmicht. Le projet visait le regroupement de différents services et de différentes fonctions sur un seul site, situé dans la zone d’activité de Bourmicht, facilement accessible et présentant des possibilités d’extension futures. Le projet, épuré, porte une attention particulière à la qualité des espaces intérieurs et extérieurs, au confort des utilisateurs et aux préoccupations environnementales et de développement durable. L’architecte a d’abord analysé les nombreux sites existants et les flux de fonctionnement particuliers, ce qui lui a permis d’identifier de nombreuses pistes d’optimisation, en s’inspirant de ces exemples concrets du secteur privé. Il lui a fallu, également, revoir les assemblages de fonctions proposés par le maître d’ouvrage. Initialement, les stockages étaient imaginés au-dessus des ateliers. Or, la surcharge d’utilisation engendrée par le stockage générait nécessairement une structure de piliers et poutres gênant la fonctionnalité des ateliers. L’architecte a alors redéfini le programme de base, les mises en place des fonc-

tions, en gardant toujours à l’esprit qu’il s’agit de fonctionnalité: – au centre, l’administration et les services (vestiaires, réfectoire...): centre actif où tous se retrouvent le matin avant de partir pour les différents métiers; – sur les côtés: les ateliers, le jardinage; – à l’arrière du site, les volumes plus hauts: les bâtiments de stockage. L’administration va disposer de bâtiments adaptés au travail quotidien, qui permettront d’amé­ liorer le fonctionnement des services et de les rendre plus performants et efficaces. Ces bâtiments seront fonctionnels et également empreints d’une forte architecture contemporaine, rigoureuse et sobre, soignée et lisible, sans décor et sans artifices. Les espaces de travail bénéficieront d’une belle qualité de lumière naturelle. De même, la qualité des matériaux mis en œuvre sera le garant de la pérennité des bâtiments. Les façades sont travaillées de façon créative et esthétique, afin d’offrir un cadre de vie agréable

et une appropriation du site par tous les utilisateurs. C’est une palissade qui protège l’ensemble du bâtiment. Les différentes échelles de lecture sont traitées: en partant de l’intérieur (des fonctions), des détails, jusqu’aux volumes visibles depuis les voies d’accès. Les effets de lumière (transparence – clair – foncé) offrent des jeux de contrastes. L’architecture est l’expression rationnelle, l’enve­ loppe des fonctions à protéger (architecture d’intérieur). C’est la réponse précise des constructions sur mesure, le «Built to suit», juste et efficace, parmi celles à offrir au maître d’ouvrage. À travers une architecture de qualité, Moreno architecture a tenté d’amener de la qualité à l’envi­ronnement bâti et aux espaces de travail. Une démarche (analyse – fonctionnalité – réponse sur mesure – qualité) qui s’applique à tous les types de «workplace»: restaurants, métiers intellectuels (bureaux), métiers manuels... la priorité étant d’offrir aux hommes et aux femmes un cadre de travail juste et de qualité.

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Aristide Gambucci (Gambucci Architects)

Réaménagement Celula

Ou comment l’ancien réfectoire d’une laiterie est devenu un cabinet dentaire…

Nom du projet: Celula Maître d’ouvrage: Praxis Dr Laurent Meyers Localisation: Bettembourg Architecte: Gambucci Architects Superficie: 210 m2 Année de livraison: 2001 Budget: N. C.

Le Dr Laurent Meyers est un jeune et dynamique dentiste, spécialisé dans l’implantologie (prothèses et traitement dentaire esthétique). La question qu’il s’est posée lors de l’acquisition d’un espace ponctué de trois piliers centraux et ayant servi autrefois de réfectoire dans l’ancienne laiterie Celula à Bettembourg, était comment aménager un cabinet dentaire non conventionnel, accueillant et convivial pour ceux qui y travaillent (le cabinet emploie 13 personnes) et ceux qui viennent s’y faire soigner. Il fallait apporter une réponse à la fois pragmatique et poétique aux attentes du Dr Meyers en termes de fonctionnalité, identité visuelle et philosophie de travail. La réflexion principale porte sur le traitement de la lumière naturelle et artificielle qui, par l’intermédiaire du choix du verre industriel translucide

comme élément générateur de l’espace, crée des ambiances variant au cours de la journée. Le visiteur découvre ainsi un espace tangible à travers un dialogue de formes, tant cartésiennes qu’organiques, et dans lequel un jeu subtil de vues, ombres et lumières se présente à lui de manière à ce qu’il tende à oublier la raison première de sa visite… Le résultat final est le fruit d’un échange d’idées permanent dans le but d’allier idéalisme et réalisme au travers d’une ouverture d’esprit optimale entre le client et son architecte. Un concept reproduit avec succès dans le cas de la réhabilitation de la Villa Hadir à Differdange (des anciens locaux d’Arbed réhabilités pour le compte d’Ikogest et aujourd’hui utilisés par le groupe Editpress) ou encore les bureaux de Rovi International Solutions (filiale de Rovi Corporation), rue de la Fonderie à Luxembourg.

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* Référence : « Ettore Sottsass : Tout est design, c’est une fatalité », article publié dans ‘Le Monde’, le 29 août 2005

24 avenue Monterey | L - 2163 Luxembourg www.lucienschweitzer.lu | t. 00352 23 616 - 56 Mardi - Samedi : 11h à 18h ou sur rendez - vous


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Nom du projet: Enovos Luxembourg Maître d’ouvrage: Enovos Luxembourg Localisation: Domaine Schlassgoart – Esch-sur-Alzette Architecte: Atelier d’Architecture et de Design Jim Clemes (architecture paysagiste: Hackl Hofmann Freiraumplan à Eichstätt en Allemagne et BEST Ingénieurs Conseils à Senningerberg) Superficie: 6.665 m2 de surfaces brutes et 22.881 m3 de volume brut Durée du projet: 2002-2007 Entreprise: CDC Coût: 9,8 millions d’euros

Jim Clemes (Atelier d’Architecture et de Design Jim Clemes)

ENOVOS Luxembourg

Réaffectation d’une ancienne centrale à gaz de l’Arbed en immeuble administratif et construction d’un atelier mécanique. A la recherche d’un nouveau site pour son siège administratif, le choix d’Enovos (issu de la fusion entre Cegedel, Soteg et Saar Ferngas) s’est porté sur une ancienne centrale à gaz sur le site Schlass­ goart, à Esch-sur-Alzette. Le défi sur ce site était la réalisation d’une architecture qui en même temps réunit les aspects de patrimoine et d’innovation. L’architecte a travaillé sur la préservation de ce lieu magique au cœur d’une friche industrielle, «tout en fabriquant un paysage, une géographie, une identité du lieu physique à l’intérieur de ce futur ensemble Schlassgoart. Ainsi, l’ancienne centrale à gaz reconvertie en bureaux et la station de pompage, servant d’écrin à une salle de conférence, entrent en dialogue avec le nouveau bâtiment des ateliers et parlent du lieu, de son histoire mais aussi et surtout du futur, du développement du quartier Schlassgoart et de son intégration au cœur de la ville», explique l’architecte Jim Clemes. Un autre

aspect important du projet a été l’intégration de solutions durables pour aboutir à des bâtiments d’une bonne performance énergétique. Dans la centrale à gaz, réaménagée en immeuble administratif (1.800 m2 comprenant notamment douze bureaux de 24 m2 et 420 m2 de bureaux en espace ouvert), il a ainsi été réalisé une double façade suivant le principe «house-in-house», alors que le chauffage se fait par une chaudière gaz à condensation permettant une meilleure exploitation du gaz naturel. L’ancienne station de pompage, elle, a été rénovée en espace multifonctionnel de 175 m2 (salle de conférence, d’exposition, de concert). Les ateliers, eux, ont fait l’objet d’une nouvelle construction qui, avec sa volumétrie et les matériaux choisis, s’intègre parfaitement dans l’ensemble. La façade en verre varie son teint selon la saison, le moment de la journée ou l’activité à l’intérieur. L’atmosphère ouverte et accueillante

de l’architecture ainsi que la transparence des murs intérieurs soulignent l’échange et la communication entre les employés dans le bâtiment. «La diversité des espaces donne envie d’y rester pour voir défiler la journée, puis voir défiler les saisons, explique l’architecte Shaaf Milani-Nia. Ici, le grand luxe au travail, c’est l’élimination du facteur des journées spatialement paralysantes au profit d’espaces qui interpellent en douceur. Chacun des parcours types des employés est rythmé par des vues encadrées autant que par une luminosité filtrée qui change en fonction de la luminosité naturelle extérieure. A tout moment, l’utilisateur est gâté par la sensation de traverser et de vivre des espaces mis en scène pour lui, pour son passage, pour son séjour... Un slogan du genre ‘faites-vous plaisir, devenez employé Soteg’ serait tout à fait réaliste. Des espaces qui font plaisir, parce qu’ils ont été imaginés et conçus avec plaisir, c’est simple.»

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Photos: STDM, Njoy, Christof Weber

Nom du projet: Bureau Newteam Maître d’ouvrage: Newteam, InCA Localisation: Niederanven Architecte: Steinmetzdemeyer (architectes urbanistes: njoy interior design studio) Superficie: 2.100 m2 (et 14.889 m3 de volume) Durée du projet: 2005-2006 Entreprise: CDC Budget: 1,5 million d’euros

Arnaud De Meyer (Steinmetzdemeyer) et Nathalie Jacoby (njoy)

Bureau Newteam

Rénovation et reconversion d’un hall industriel à Niederanven. Ce projet répond à la demande spécifique d’un bureau d’ingénieurs conseils de transformer un hall industriel standardisé, construit à l’origine pour abriter une menuiserie, en un nouveau siège pouvant accueillir 80 employés. Sur une parcelle de zone industrielle sans caractère et au contexte sans intérêt, le défi était de qualifier un lieu de travail de qualité donnant une image forte de la société, à laquelle tous les employés pourraient s’identifier, et cela compte tenu de contraintes budgétaires strictes, impliquant des mesures spécifiques. Les façades sont constituées de deux types d’éléments répétitifs préfabriqués: des châssis de fenêtre composés d’un grand double vitrage fixe pour la vue et d’un ouvrant opaque pour la ventilation. Des stores à lamelles sont intégrés au-dessus des châssis; mais aussi des étagères formant des modules de façade autoportants en ossature bois dont le dos comporte l’isolation et le bardage extérieur en douglas brut de sciage. Ces éléments sont placés en indépendance par rapport aux structures métalliques existantes qui ont été rehaussées sur les façades longitudinales

afin de dégager un maximum de surfaces utiles. Ce principe permet de combiner les budgets prévus pour les façades et une partie du mobilier, mais aussi d’améliorer de façon remarquable, grâce au ratio retenu fenêtres/éléments sandwich, le comportement énergétique du bâtiment tant en été qu’en hiver, puisque aucune climatisation ne sera nécessaire. Une cour intérieure a été créée au centre de l’ancien hall, autour de laquelle se situent la cafétéria, le secrétariat de direction avec la salle de réunion principale et les espaces des dessinateurs sur deux niveaux. Les bureaux individuels ou pour petits groupes d’ingénieurs et de techniciens, ainsi que de petites salles de réunion particulières sont disposés tout autour, le long des façades extérieures. Les aménagements intérieurs et les nouvelles structures de plancher mettent en scène de manière inattendue des techniques de construction brute qui font le quotidien des ingénieurs en construction et en génie civil. La légèreté des coursives et l’ouverture des différents espaces favorisent la diffusion maximale de l’éclairage naturel apporté par le patio.

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Nom du projet: Bâtiment administratif Unico Maître d’ouvrage: CIPLuxembourg (occupants: Danske Bank et DKV) Localisation: Kirchberg Architecte: Arlette Schneiders Architectes Superficie: 8.930m2 (hors sol) et 3.350m2 en sous-sol Livraison: 2007 Entreprise générale: CLE Budget: N. C.

Arlette Schneiders (Arlette Schneiders Architectes)

BÂTIMENT ADMINISTRATIF UNICO Lauréat du concours d’architectes organisé par le Fonds du Kirchberg en 2005. De par sa situation dans le tissu urbain, le bâtiment présente deux façades principales: celle qui se situe le long de la rue Edward Steichen, face au parc de la BGL et celle face au quartier d’habitation. Le parti architectural a été déterminé par cet environnement. D’un côté, le bâtiment présente une façade compacte, avec une forte présence, alors que du côté habitations, le volume s’ouvre sur une place extérieure généreuse située dans le prolongement de l’espace public pour ne pas écraser le quartier résidentiel. L’architecte s’est imposé quelques autres contraintes, comme l’intégration des installations techniques en toiture, la réalisation d’espaces communs agréables et équipés d’éclairage naturel et la création d’une relation entre l’intérieur et l’extérieur.

Le bâtiment présente une longue façade munie d’un rythme régulier d’ouvertures de fenêtres. Ce rythme est interrompu à l’endroit de l’entrée principale, laquelle se situe en retrait de la façade et se développe sur deux niveaux. Le hall d’entrée est vitré sur toute sa hauteur et efface la sensation de séparation entre l’intérieur et l’extérieur. Le parc de la BGL BNP Paribas fait visuellement partie du hall d’entrée. Les matériaux de façade (pierre naturelle et panneaux de bois) se prolongent à l’intérieur, ce qui renforce cette sensation d’absence de séparation entre l’intérieur et l’extérieur. Un noyau central regroupant les locaux communs et de services (locaux techniques et sanitaires, gaines techniques, circulations et installations techniques en toiture) se manifeste par une surhauteur par rapport aux volumes construits le

long des fronts de rue. Ce bloc central est mis en évidence par le traitement de ses façades au moyen de panneaux bois, lesquels sont soit des panneaux fixes entourant les installations en toiture, soit des volets mobiles devant les vitrages. Ce volume central apparaît aussi comme un volume qui traverse le bâtiment sur toute sa hauteur car il apparaît également à l’intérieur dans le hall d’entrée. Le noyau technique fait ainsi partie intégrante du concept architectural. A l’intérieur, les espaces communs ont des vues sur l’extérieur et sont munis d’éclairage naturel. Non seulement le design du hall d’entrée est soigné, mais également celui de la cage d’escalier, afin d’inciter les employés à préférer les escaliers aux ascenseurs. A travers tout le bâtiment, une seule pierre naturelle et un seul bois ont été utilisés.

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Photo: Gionata Xerra

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François Thiry (Polaris Architects)

Centre Horizon Réalisation d’un immeuble administratif.

Nom du projet: Centre Horizon Maître d’ouvrage: Société immobilière de l’Ouest (c/o Schuler) Localisation: Strassen Architecte: Polaris Architects Superficie: 3.483 m² de surfaces bureaux et 6.096 m² de parking (177 emplacements) Livraison: fin 2011 Budget: N. C.

Horizon, la prochaine réalisation du Groupe Schuler à l’entrée de la capitale (commune de Strassen), est un concept qui associe développement durable, innovation et paysage. Ce nouvel immeuble administratif à basse énergie est posé dans un écrin de verdure ouvert sur de magnifiques paysages non bâtis, en bordure du centre-ville. L’immeuble se trouve à 2 km de la ville de Luxembourg et est branché sur les lignes de transport en commun et les équipements de mobilité douce de la capitale (Vel’oh!). Il est aussi accessible par voiture et dispose d’un vaste parking souterrain. L’entrée de l’immeuble se fait par la rue du Kiem, une rue calme parallèle à la route d’Arlon. Le projet anticipe les futures voiries destinées à améliorer la desserte vers l’autoroute. Horizon combine un souci constant d’efficience dans l’architecture et des performances énergétiques de pointe. Des études approfondies ont permis d’optimiser les installations techniques du bâtiment. Outre une isolation renforcée et une protection solaire extérieure, il est notamment doté d’un système d’activation des dalles de béton,

assurant tant le chauffage que le refroidissement, ainsi que d’un système de ventilation avec une centrale de récupération de chaleur, permettant d’augmenter le confort tout en réduisant les charges énergétiques. Conçu pour bénéficier des apports de lumière naturelle tout au long de la journée, le plan de l’immeuble se veut simple, flexible et diversifié. Du plateau paysager aux bureaux individuels, une multitude de possibilités d’aménagement sont offertes de façon à satisfaire une large palette de façons de travailler. Afin d’augmenter encore la flexibilité et la qualité finale des espaces, les techniques ont été soigneusement intégrées à l’architecture. L’immeuble se trouve au cœur de la zone de services et de commerces de la route d’Arlon (nouveau Delhaize, concessionnaires automobiles, bricolage, etc.). Malgré son caractère central et urbain, il bénéficie de conditions environnementales particulièrement favorables. Posé dans un magnifique jardin au calme dans la rue du Kiem, l’immeuble offre des vues dégagées vers un magnifique paysage non bâti.

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Nom du projet: Centre opérationnel Soludec à Differdange Maître d’ouvrage: Soludec Localisation: Differdange Architecte: michelpetitarchitecte Superficie: 2.770 m2 (et 11.100 m3 de volume bâti) Livraison: 2002 Budget: N. C.

Michel Petit (michelpetitarchitecte)

Centre opÉrationnel Soludec Création d’une nouvelle infrastructure réunissant bureaux, ateliers et dépôt de matériels pour servir de centre logistique unifié, sur la friche industrielle Gadderscheier. Le terrain nécessaire à la création d’une nouvelle infrastructure réunissant bureaux, ateliers et dépôt de matériels pour servir de centre logistique unifié ne pouvait être trouvé que dans un environnement supportant une activité accompagnée de bruit et d’une circulation intense de camions et machines. L’activité administrative occupe un bâtiment de tête alliant un hall industriel, une aire de stockage et un centre administratif. Dans la friche industrielle Gadderscheier à Differdange, face à un hall industriel long de 300 mètres, l’aménagement des abords du bâtiment représente un enjeu particulier. Le lieu créé doit être à l’échelle du site pour offrir aux employés un cadre humain développant son identité propre. Le paysage rude doit être métamorphosé par des éléments construits à l’échelle du paysage et par des objets végétaux dont la disposition géométrique tranche avec le milieu chaotique existant.

La rudesse du paysage se retrouve dans le traitement de l’aménagement intérieur, par des matériaux naturels bruts. Le bois, le béton, le métal galvanisé contribuent à une atmosphère sobre, orientée vers l’efficacité du travail quotidien. Le soin de traitement des détails donne à la construction sa qualité et la note indispensable d’humanité. Le projet est porté par la réduction des matériaux employés au minimum jugé nécessaire. Le béton des éléments constructifs porte; le bois des cloisons, plafonds et parquets habille; l’aluminium en façade protège. Chaque matériau développe ses qualités essentielles et contribue à une atmosphère objective et véridique. La franchise des matériaux est le reflet d’une conception et d’un procédé de construction orientés vers la qualité constructive de l’architecture. Les zones du bâtiment réservées aux bureaux paysagers sont aménagées en bande le long de la

façade principale. Les tables de travail disposées à angle droit par rapport à la façade sont réunies en groupes de quatre pour faciliter le travail communautaire. Les diverses entités administratives sont orientées vers le centre du bâtiment, noyau de distribution et point d’accueil pour les visiteurs. Le volume est percé de cours intérieures, se développant sur plusieurs étages, pour créer une atmosphère intérieure généreuse et accueillante. La qualité des espaces de bureaux est maîtrisée par la disposition des postes de travail par rapport à la façade, mais aussi par les moyens techniques mis en œuvre. Les tables de travail sont coiffées d’éléments perforés en aluminium de plafond froid. L’éclairage est réalisé par des luminaires suspendus, dispensant de la lumière directe et indirecte. Le double plancher permet la distribution à volonté de l’air frais et des réseaux informatiques.

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Nom du projet: Aménagement d’une agence d’architecture Maître d’ouvrage: Paczowski et Fritsch Architectes Localisation: Luxembourg Architecte: Paczowski et Fritsch Architectes Superficie: 885 m2 et 58 m2 de patio Durée du projet: 2008-2009 Aménagement intérieur: S+B Inbau à Echternach Budget: N. C.

Mathias Fritsch (Paczowski et Fritsch Architectes)

Agence d’architecture

Réalisation d’un bureau d’architectes pour une quarantaine de postes de travail, espaces de réunion, de détente et de services. Pour ce projet, il a fallu créer des espaces adaptés à la profession d’architecte, en tenant compte de l’expérience acquise depuis une vingtaine d’années dans des locaux divers. Plusieurs points importants ont été mis en avant: travail en équipe, flexibilité de la composition des équipes, multiples points de rencontre et d’échange, plan ouvert – partage de l’information, espaces servants généreux, éclairage/acoustique… Le site présentait quelques contraintes. Ce secteur de la ville (le Val Sainte-Croix) n’est pas encore aménagé et offre un paysage urbain peu réjouissant. Des travaux sont prévus dans le futur. Par ailleurs, le local choisi n’était pas destiné à un usage de bureaux et était séparé en deux unités, avec une différence de niveaux et une forme en

plan particulière. Enfin, du rez-de-chaussée, les vues extérieures étaient limitées. Le point de départ de la composition et de l’organisation a été la table pour quatre personnes. Conçue pour correspondre au travail de l’architecte, elle offre un mélange entre informatique et papier de grand format (Din A0 souvent), elle permet aussi un travail en équipe de taille variable (deux à quatre personnes ou plus, avec la réunion de deux tables ou plus). Il a ensuite été conçu un «meuble» de services, permettant de réunir tous les services du bureau dans un grand «meuble» qui relie tous les espaces de travail, de réunion et de détente. Il a été décidé de conserver le plus possible la structure existante et d’éviter les habillages et caches, en

privilégiant les raccords nets et francs. L’aménagement joue sur le contraste pour créer une identité visuelle forte et compenser la situation en rez-de-chaussée où l’éclairage naturel est moins constant. L’éclairage homogène est assuré par des suspensions au niveau des tables de travail, complétées par un éclairage d’ambiance dans les circulations et les espaces de réunion et de détente. Un important travail sur l’acoustique a été opéré pour rendre l’open space agréable et éviter au maximum les perturbations dues au travail en équipe ou aux appels téléphoniques. Des absorbeurs acoustiques ont été installés au-dessus des tables, un tapis plein a été posé au sol et les espaces ont été divisés par des étagères à mi-hauteur.

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L’ordinateur est devenu une évidence pour cette nouvelle génération.

Photo: Carolin Seeliger

Photo: Norbert Ittermann

Photo: Laurent Hoffmann

L’équipe de Palomar5.

Travailler en petits groupes, une des étapes du process.

Palomar5

Comme un cluster d’Étoiles Derrière Palomar5 se cachent de jeunes adultes voulant réinventer le monde du travail. Loin d’une pensée utopique, ils constituent des groupes de réflexion et d’action pour aboutir à des solutions concrètes.

Céline Coubray

Mathias Holzmann (23 ans), Jonathan Imme (26 ans), Philippa Pauen (26 ans), Hans Raffauf (24 ans), Pippin Wigglesworth (26 ans), Dominik Wind (30 ans), Simon Wind (27 ans): ce sont les membres fondateurs de Palomar5. Étonnant! Ces jeunes adultes, à peine sortis de leurs études et venant de tous les horizons (musique, droit, management culturel, philosophie, économie, etc.) ont voulu se rassembler pour essayer de faire évoluer les choses. Leur point commun? Une grande ouverture d’esprit, une attitude créative et passionnée. Observant que les données actuelles qui régissent le monde du travail ne correspondent plus aux besoins de la génération Y (celle née entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990 et donc pour qui l’informatique est un élément du quotidien), ils ont constitué une organisation en réseau pour créer, par le biais de l’expérimentation, de nouveaux environnements permettant des innovations positives, et pour encourager les individus à réaliser de nouvelles idées.

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Leur nom est celui d’un cluster d’étoiles passant dans la Voie lactée tous les 100 millions d’années et qui absorbe lors de son passage une part de son énergie et de sa matière, modifiant ainsi très légèrement l’apparence de la Voie lactée. Si l’on rapporte cette explication à ce que fait Palomar5, leur action devient évidente. Aussi minimes puissent-elles être comparées à l’immensité du monde du travail, les actions de Palomar5 modifient sensiblement les choses et leurs évolutions.

Palomar5, qu’est-ce que c’est? Tout a commencé fin 2008 lorsque ces jeunes adultes se rendent compte qu’ils ne sont pas pleinement satisfaits des formats et des méthodes de travail qu’ils rencontrent. «Nous sommes rapidement tombés d’accord sur le fait que nous devions simplement construire ce format nous-mêmes», déclare Jonathan Imme, membre de Palomar5. Cette organisation non lucrative est donc née et les choses ont pu commencer. «Palomar5 ne s’intéresse pas à un sujet spécifique, précise Jonathan Imme, mais crée des formats correspondant à des thèmes

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Photo: Norbert Ittermann

La génération Y imagine de nouvelles formes pour travailler ensemble.

ou des questions sur lesquels la jeune génération peut contribuer en apportant une association créative de nouvelles idées, des projets et des cadres de travail.» Pour développer ces nouvelles approches, ils ont souhaité travailler en sessions qui durent plus longtemps que les BarCamp, permettant ainsi d’avoir une réflexion plus poussée et plus aboutie, mais surtout de pouvoir appliquer les idées énoncées. Leur objectif n’est pas de rester dans la phase réflexive, mais bien de passer aussi à la phase de réalisation et de prototypage.

Un campement de six semaines A l’automne 2009, Palomar5 a investi à Berlin une ancienne usine de 2.000  m2 pendant six semaines pour y réaliser un grand campement avec 30 participants, en provenance de partout dans le monde et âgés de moins de 30 ans. Les participants vivant et travaillant ensemble ont été sélectionnés sur dossier, après un appel à participation passé entre autres sur Twitter. Leur objectif: faire des propositions de réponses à la question «Comment voulons-nous travailler dans le futur?», et donc essayer de trouver

des solutions correspondant mieux aux besoins de la nouvelle génération digitale. «Pour la sélection des candidats, explique Jonathan Imme, nous avions préalablement défini les profils que nous pensions nécessaires pour créer une dynamique de changement, dans des groupes très créatifs et pouvant répondre à une auto-organisation. Bien sûr, nous n’avons forcé personne à adopter un comportement en lien avec ce rôle choisi, mais nous étions conscients que ces rôles pouvaient agir comme une aide dans l’orientation des phases de planning et de conceptualisation. Ceci nous a donné des lignes directrices pour structurer l’équipe, avoir une première idée de ce que pourraient être les dynamiques pendant le camp.» Plus de 700 candidatures ont été déposées. Un vrai succès! L’équipe de Palomar5 a par la suite réalisé des entretiens par Skype avec 80 per­ sonnes. Dix candidats les ont immédiatement convaincus et à partir de ce noyau dur, les autres sélections ont été réalisées. Les mots d’ordre ont été: diversité et créativité. De plus, Palomar5 a essayé de respecter pour la composition des équipes un équilibre hommes/femmes, un mélange

dans les professions des candidats (banquier, professeur de yoga, ingénieur en satellite, sansemploi…) ainsi que dans leur culture et leurs origines (Arabie Saoudite, Australie, Etats-Unis, Russie, Inde). Une fois les équipes constituées, les sessions de travail ont été organisées: «Au cours de la première semaine, les participants ont partagé leurs visions, plongé au cœur du sujet sous différents angles d’approche, et ont appris différentes techniques et méthodes pour mettre leurs idées en commun et aborder une phase de prototypage. Ensuite, ils ont commencé à développer et à rassembler leurs idées pour la concrétisation de projets et ont poursuivi l’élaboration en petits groupes. Certains participants travaillaient sur plusieurs projets à la fois, car ils souhaitaient apporter leur expérience, leur savoir et leur esprit créatif à différents projets», précise Jonathan Imme. Pour enrichir les propositions, des professionnels du monde des affaires, des arts ou des sciences ont été invités à travailler avec ces jeunes créatifs, leur donnant de nouvelles impulsions, des retours sur les idées énoncées et un regard }  72

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Photo: Carolin Seeliger

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L’ancienne usine Malzfabrik à Berlin a accueilli le premier camp de Palomar5.

Photo: Palomar5

Photo: Norbert Ittermann

Photo: Laurent Hoffmann

Quand les idées fusent, parfois est-il préférable de s’isoler.

Quelques mètres carrés pour dormir et préserver l’intimité de chacun.

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 { d’expert par rapport à la faisabilité des choses.

Le monde de l’entreprise n’est jamais loin dans ce projet qui reçoit d’ailleurs un soutien important de la part de Deutsche Telekom. Des idées conceptuelles, certes, mais toujours dans une volonté d’application réelle. Ce campement est bien plus proche d’un «Do-Tank» que d’un «Think-Tank». Aussi variés que les personnalités, les sujets abordés étaient hétéroclites, mais toujours perspectifs: la création d’un nouveau moyen de collecter et de visualiser en une fois différentes sources d’information dans le but de les assembler selon chaque personne; rendre les communications gratuites pour qu’elles soient accessibles par tous; un projet qui change notre attitude en face d’un ordinateur et de ses données en donnant plus de place au corps pour interagir avec la machine et mieux échanger avec ses collègues; les liens qui peuvent être tissés entre l’amour et le travail; un atelier de fabrication rapide accessible à tous; une application mobile permettant de mieux suivre des programmes humanitaires; trouver de nouvelles méthodes d’apprentissage… Le camp s’est terminé par une rencontre qui a rassemblé plus de 400 personnes, offrant aux participants une plateforme pour présenter les

résultats de leurs recherches et partager leurs expériences. Sur les treize projets commencés dans le camp, quatre ont déjà trouvé des opportunités concrètes de développement. De plus, certains participants se sont retrouvés après le camp pour commencer de nouveaux projets. Une de ces nouvelles constellations étudie actuellement les possibles débouchés du bioplastique.

Quel futur pour Palomar5? «Au-delà des projets actuels, les expériences pour trouver de nouvelles façons d’auto-organiser le transfert des savoirs, de prototyper et visualiser des idées, de gérer la propriété intellectuelle collective, d’enterrer officiellement une idée selon un rituel motivant et de rester informé sur le développement simultané de différents projets ont aussi été une grande source d’inspiration, précise Jonathan Imme. Nous avons tous, aussi bien les participants que les organisateurs, pu bénéficier de ces expériences, les partager dans des work­ shops et les intégrer par la suite dans des événements que nous allons organiser.» De plus, des liens étroits se sont noués entre les participants, et les réflexions continuent d’avancer, les groupes continuent à se rencontrer dans les espaces

Un grand mur à idées et remarques qui fonctionne comme une source d’inspiration.

de travail à Berlin ou San Francisco et des work­ shops et des événements sont encore régulièrement organisés. Un livre est aussi en cours de réalisation pour rendre compte de cette première expérience assez atypique. Mais la structure même de Palomar5 évolue également: «Nous sommes actuellement en train de diviser notre équipe initiale en deux, dévoile Jonathan Imme. Cela nous permettra de mieux nous concentrer sur nos activités futures et d’être plus réactifs aux différentes offres de collaborations et de réseaux. La nouvelle entité nous permettra de penser et de mettre en œuvre différents formats d’événements à court et long termes, ce qui permettra à nos participants et partenaires de repenser un sujet spécifique, d’envisager de grandes visions ou d’en développer de petites, ou encore de mettre en place des idées pouvant être applicables tout de suite après l’événement par exemple.» Concrètement, deux nouveaux camps sont déjà prévus pour l’année 2011, en plus de quoi Palomar5 va investir un nouveau lieu à Berlin, leur permettant d’organiser encore de nombreuses expériences pour penser et construire le monde du travail de demain. www.palomar5.org

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1, 2 et 4, rue Peternelchen à Howald 3 immeubles de 5.000 m² chacun et 500 places de parking Livraison: 2010 Développeur: Ikogest + Promobe Architectes: P.arc 6.000 m2 déjà loués (Ikogest, Promobe, UPC) 9.000 m2 disponibles

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2

Atrium Business Park

Bourmicht (Bertrange/Strassen) Développeur: Ikogest + REP Architecte: Paczowski et Fritsch Superficie disponible: 26.000 m2 24.000 m2 déjà loués (Citigroup, Sodexo, La Mondiale Europartner, Clearstream, Bâloise Assurances, Lumension Security, Jones Lang LaSalle…) Livraison: 2010 (Excio 4.900 m² et Extimus 6.000 m²) et 2011 (Vitrum 16.000 m²)

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Aéroport Développeur: Somaco Architectes: M. Wagner (Architecture & Environnement) 7.000 m2 déjà loués (Nord LB) 1.800 m² encore disponibles Livraison: 1er trimestre 2011

4

Centre Horizon

Strassen Développeur: Société immobilière de l’Ouest (c/o Schuler) Architectes: Polaris Architects Superficie: 3.483 m² de surface bureaux et 6.096 m² de parking (177 emplacements) Livraison: fin 2011 5

Stargate

Bd de la Foire, Luxembourg Promoteur: Pylos Architectes: m3 architectes+ Jaspers-Eyers Partners Surface disponible: 6.602 m² Livraison: fin 2011

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488

Route de Longwy à Merl Développeur: SolumRE Architectes: m3 architectes, Marie-Hélène Lucas Superficie: 4.300 m² de bureaux Livraison: début 2012

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Hexos Office Park

Hamm Développeur: Hochtief Architectes: Decker, Lammar & Associés Superficie: 6 x 2.500 m² environ Livraison: fin 2012

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Aménagement de bureaux

L’open space vert a la cote En attendant que la reprise économique vienne redynamiser le marché de l’immobilier, les réflexions concernant l’aménagement des espaces de bureaux s’orientent essentiellement vers les performances environnementales. Sébastien Lambotte

Où vont se concentrer les espaces de travail de demain? A quoi ressembleront-ils? Comment l’immobilier peut-il répondre aux évolutions économiques du pays ainsi qu’aux grands enjeux, environnementaux et socioéconomiques qui se posent aujourd’hui? Si personne n’a de boule de cristal pour répondre de manière concrète à ces questions, des tendances se dégagent. Ce n’est pas un mystère, au Luxembourg, le développement de l’immobilier de bureaux est intimement lié à la bonne santé de la place financière et à la croissance de l’emploi qu’elle engendre. Avant la crise, lorsque tout allait bien, le marché immobilier a connu un grand boom. «Les grands deals au niveau de la Cloche d’Or et du Kirch­berg se sont négociés au milieu des années 2000, précise Vincent Bechet, managing director de Property Partners. On a assisté à cette époque à un emballement du marché luxembourgeois de l’immobilier de bureaux.» Et puis la crise financière est venue et beaucoup de choses ont été remises en cause. «En 2009, le marché est retombé dans les standards de 2004-2005. Les résultats du premier trimestre 2010 confirment ceux de l’année dernière, commente Martin Heyse, administrateur délégué de BNP Paribas Real Estate Luxembourg. Au niveau du

taux de vacance, en revanche, avec 7,2% en ce début d’année, on atteint des records. On peut expliquer cela par la livraison de plusieurs gros projets fin de l’année dernière et début de celle-ci. Mais, en comparaison des taux de vacance dans d’autres grandes villes européennes, ce taux est tout à fait correct.» Le nombre de mètres carrés disponibles sur le territoire grand-ducal ne devrait plus augmenter de façon drastique dans un futur proche. Ce taux de vacance devrait donc se stabiliser avant, peutêtre, de diminuer. «Nous ne sommes, à Luxembourg, que la traduction de l’état de santé de la place financière, assure Vincent Bechet. Heureusement, suite à la crise, le marché a bien réagi. Les derniers gros projets négociés au cœur de l’emballement du secteur viennent d’être livrés. Il n’y a actuellement plus de gros deals à court terme et il n’y a plus de gros projets qui sont lancés.» Aujour­ d’hui, il convient de louer les espaces vides au sein des grands bâtiments qui viennent d’être livrés avant de se lancer dans le développement de projets inconsidérés.

Des projets, mais rien ne presse Ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas envisager le futur. Les développements de demain se feront prioritairement au niveau de la ville de Luxembourg. Le plus important d’entre eux est

sans conteste celui du ban de Gasperich. «Le plan général d’aménagement (PAG) le concernant est épuré. La ville travaille actuellement sur le plan d’aménagement particulier, précise Martin Heyse. On parle ici du développement de surfaces pour l’équivalent de 720.000 m2, avec 280.000 m2 de bureaux, 70.000 m2 d’habitations, un grand centre commercial, de l’hôtellerie, le Lycée Vauban, l’arsenal des pompiers. C’est un gros projet. On peut parler d’un petit Kirchberg. Ce projet, de mon point de vue, devrait commencer à être livré à partir de 2013.» A moins que les restrictions budgétaires qui ont notamment frappé le projet de la gare d’Howald (avec une enveloppe ramenée de 300 à… 30 millions d’euros) ne fassent traîner davantage les choses. A côté de ce gros projet, la ville prévoit aussi le développement de la zone située à l’arrière de l’église de Hollerich, avec du retail, du résidentiel et du bureau. Puis, il y aura celui de la zone qui s’étend de Hollerich à Cessange. «A ce niveau, les autorités sont occupées à établir le PAG. L’établissement de celui du ban de Gasperich a pris douze ans. Donc, ce n’est pas pour tout de suite», ajoute Martin Heyse. Reste qu’il ne faudrait pas se précipiter, au risque de créer un déséquilibre entre l’offre et la demande. Le bon développement de ces projets dépendra essentiellement de la croissance de l’em- }  78

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t n o r e s i qu s e l b u e m ur «Les im és dans le fut évolué lou ui auront ite q a f x r u e a c p t e son ne maîtris ent» vers u r environnem de leu n Vince

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Chiffres

Un premier trimestre honorable «Le take-up du premier trimestre, de 21.471 m2, reste honorable vu les circonstances. Nous étions à 23.000 en 2009. On est dans une année assez similaire à l’an dernier», précise Martin Heyse, qui constate que l’année 2009 a mis fin à la tendance haussière observée depuis 2005. Durant le premier trimestre 2010, 38.903 m2 de bureaux ont été livrés. 75% d’entre eux sont situés dans la ville, avec notamment le Vertigo au niveau de la Cloche d’Or qui représente à lui seul 24.306 m2. Le taux de vacance atteint dès lors 7,2%. «Aujourd’hui, les transactions qui ont lieu concernent des surfaces relativement petites, commente Vincent Bechet. On parle de 200, 300, 500 m2, au grand maximum de 2.000 m2. Il ne devrait plus y avoir de grands mouvements dans les deux ou trois années à venir.» Au niveau des investissements, alors que d’habitude c’est le secteur des bureaux qui est le plus attractif, au premier trimestre, on constate qu’une seule transaction au niveau du retail a été réalisée.

t Bec

het

 { ploi au Grand-Duché. Et là, force est de constater

qu’on se trouve face à une inconnue. «Il faut calmer le jeu. Le ban de Gasperich ou la porte de Hollerich sont deux projets conséquents. Je suis d’avis qu’il faut leur laisser le temps de mûrir. N’oublions pas que le PAG du Kirchberg remonte au début des années 60 et qu’il reste encore, là-bas, des mètres carrés à développer. Il faut donc relativiser», commente Vincent Bechet, pour qui rien ne presse. D’ailleurs, les investisseurs ne se bousculent pas pour le moment. Par ailleurs, la ville de Luxembourg dispose encore de belles réserves foncières.

la périphérie va souffrir L’optimisme s’effrite lorsque sont évoqués les développements en périphérie. Selon Martin Heyse, l’adage «location, location, location» va se vérifier plus que jamais. «Tout ce qui est en périphérie, mal localisé, va souffrir un peu plus que le reste, explique l’administrateur délégué de BNP Paribas Real Estate Luxembourg. Le marché va changer de façon drastique. On a beaucoup développé en périphérie parce qu’il y avait un taux de vacance faible. Mais la donne a changé. Et on devrait voir le taux de vacance à l’extérieur de la ville augmenter.» Un retour à ce qui devait être, assurent les deux promoteurs. Des zonings comme celui de Leudelange ou même de la Cloche d’Or, à l’origine, ne devaient

pas accueillir des immeubles de bureaux. Ils n’ont pas été spécialement conçus et aménagés dans cette optique, tant au niveau des parkings qu’en ce qui concerne les accès via les transports en commun. Il n’avait pas non plus été envisagé d’y développer de la restauration. «Tout cela n’est pas très vert», commente Martin Heyse. Une localisation en ville offre un avantage considérable au niveau de la proximité des acteurs, de la mobilité et de l’accès aux transports en commun. Seules les sociétés de services ou les prestataires IT devraient trouver un intérêt à aller s’installer en périphérie, le long des voies d’accès vers l’Allemagne, la Belgique ou la France. Cela parce qu’elles cherchent avant tout du pricing. Dans ce mouvement de recentralisation, les artisans qui manquent actuellement de place pour élargir leurs activités devraient aussi s’y retrouver. «Mais encore une fois, remettons les choses à leur place, insiste Vincent Bechet. Le gros du marché immobilier, 82% des mètres carrés de bureaux, est en ville. La périphérie directe de la ville (Findel, Strassen, Howald, Bertrange) ne représente que 11% du volume et la périphérie 7%.» Actuellement, le taux de vacance en ville est inférieur à 6%, alors qu’il est légèrement supérieur à 22% en périphérie. Par ailleurs, à côté des nouveaux développements en ville, un gros travail de rénovation et de mise en conformité, au niveau environnemental }  80

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rs o h e d n «E humain, e r t e ê r ’ i l u d e o d r ap v e n n e plus ri haleur au sein de c meubles» des im Marti

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se

 { notamment, va concerner des immeubles plus

anciens. «Un nouveau marché va se développer, ajoute Martin Heyse. Des entreprises vont quitter ces immeubles anciens qui vont pouvoir être rénovés. Il va y avoir du mouvement.» De nombreuses entreprises, en effet, pourraient profiter de l’actuelle conjoncture pour repenser leur localisation, déménager vers des immeubles plus performants ou moins coûteux.

Le bien-être avant tout Car les aspects liés au développement durable sont aujourd’hui au cœur des préoccupations des locataires. C’est d’ailleurs eu égard à ces aspects que les espaces de travail évoluent aujourd’hui. «Les changements sont avant tout dirigés par des aspects sociétaux et environnementaux. On parle surtout du bien-être au sein des espaces de travail en se focalisant sur la lumière, la qualité des matériaux et de l’air, l’acoustique», explique Vincent Bechet. Le produit open space restera roi. Il n’y a pas de raison que cela change. «On a réussi à optimiser, avec ce produit, l’utilisation de l’espace. Cela ne devrait pas bouger de façon drastique», ajoute Martin Heyse. S’il n’est pas possible de mettre en place de tels aménagements pour tous les types de métiers, l’open space tend à se généraliser, même là où on l’attend le moins. «Aujourd’hui, on a créé de grands espaces ouverts dans lesquels les sons sont amortis,

avec uniquement quelques espaces dans lesquels on peut s’isoler au besoin», précise Vincent Bechet. Au niveau de l’intégration des écotechnologies, en revanche, de gros changements vont intervenir. Dans la perspective de l’arrivée du passeport énergétique pour les immeubles de bureaux, mais surtout parce que les locataires potentiels sont plus que jamais attentifs aux charges, on veille avant tout à la performance énergétique des immeubles, anciens comme nouveaux. Aujourd’hui, un des objectifs au niveau des grands plateaux est bien de limiter les sources de chaleur et donc le besoin de refroidir les immeubles. La technologie LED remplace les ampoules traditionnelles. «C’est à tel point que, en dehors de l’être humain, plus rien ne va produire de chaleur au sein de ces immeubles, précise Martin Heyse. On ne devrait bientôt plus refroidir les bâtiments.» Mais plus que cela, c’est toute la maîtrise environnementale qui importe. «Aujourd’hui, tout peut être automatisé. L’éclairage notamment, tant au niveau des plateaux que des parkings, ne doit être allumé que lorsque c’est nécessaire. Il est fini le temps où un plateau pouvait rester allumé toute une nuit. Les immeubles qui seront loués dans le futur sont ceux qui auront évolué vers une maîtrise parfaite de leur environnement. Tout peut être automatisé pour une performance énergétique optimale», conclut Vincent Bechet.

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Expertise

Regards croisés Le workspace en trois questions et cinq réponses de spécialistes. Projet d’aménagement, design, développement durable...

83  Quels sont les éléments qui doivent piloter la mise en œuvre d’un projet d’aménagement?

· Olivier Brejeon, Project manager, Arthur-Loyd, groupe Castel · Patrick Mirgaine, Managing director, Archimade 84 

Quelle importance doit-on  accorder au design dans un projet d’aménagement? · Isabelle Schweitzer, Architecte d’intérieur/designer, Lucien Schweitzer Architecture et Design 86 

Développement durable et responsabilité sociale influencent-ils, et de quelle manière, les réflexions en matière de workspace? · Théo Felten, Administrateur délégué, Felten-Stein · Patrice Pierucci, General manager, Chapier Office

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83 Dossier

Quels sont les éléments qui doivent piloter la mise en œuvre d’un projet d’aménagement?

Allier technique et esthétique «Chaque entreprise a son mode mais aussi la modularité de l’en­ de fonctionnement, sa personnalité, semble, car une entreprise est en une sensibilité qui lui est propre. perpétuel mouvement. Cette étape, Il est donc évident que les espaces appelée space planning, est d’autant de travail doivent être conçus sur plus importante que menée à bien, mesure, en s’intégrant au mieux à elle sera souvent prépondérante au l’enveloppe structurelle du bâtiment succès du projet. Olivier Brejeon qui l’accueille. Bien sûr, d’autres éléments seront Une étroite collaboration, sous Project manager aussi prépondérants, tels que le forme d’un audit, avec les responsa­ Arthur-Loyd, groupe Castel choix des matériaux, l’harmonie des bles de chaque entité de la société à couleurs, le mobilier, l’acoustique et aménager est des plus importantes, nous permet­ la mise en lumière de l’ensemble. Sans oublier tant d’apprécier au mieux les interactions entre ‘l’art’ d’intégrer les nombreuses techniques liées chaque service. Cette première ébauche nous au bon fonctionnement d’un bâtiment. permet d’optimiser les surfaces du bâtiment, en Tous ces éléments, bien orchestrés, permet­ alliant espaces de travail, confort des utilisateurs tront d’offrir des espaces harmonieux, homogè­ et séduction des visiteurs. nes, alliant technique et esthétique, tout en Nous devons également prévoir la progression restant attentif au budget et autre timing indis­ de l’entreprise et garder des espaces disponibles pensable à la réalisation d’un projet.»

Générateur d’émotions «L’humain! Avant tout et contre est-il du mobilier, de votre siège, de toute idée préconçue. Futurologues, votre environnement? Seule issue sociologues, scientifiques et spécia­ pour ne pas sombrer: générer des listes s’accordent à le dire: l’environ­ émotions qui iront stimuler nos cinq nement dans lequel nous évoluons sens. L’intégration de ces généra­ doit être générateur de bien-être pour teurs de bien-être comme les plan­ favoriser l’appartenance à l’entre­ tes, les odeurs, les couleurs, la prise, rallier les salariés à sa culture Patrick Mirgaine qualité de l’air, l’acoustique, l’ergo­ et permettre une bien meilleure impli­ Managing director nomie des meubles, permettra de cation. Par conséquent, améliorer Archimade stimuler notre cerveau reptilien et leur productivité et, in fine, préserver notre mental et influencera favora­ leur santé. 90% des salariés en Europe travaillent blement notre concentration, canalisera notre dans des conditions peu ou pas satisfaisantes. En stress et réduira significativement l’absentéisme. France, 12% des actifs ressentent un réel engage­ Le concept ‘Place 2.5’ considère trois sphères ment vis-à-vis de l’entreprise, 57% se sentent dans lesquelles nous évoluons: notre maison, le faiblement impliqués émotionnellement dans monde du travail et notre temps libre. Imaginez l’entreprise et sont, pour 31% d’entre eux, déjà votre bureau ressemblant à votre endroit de démissionnaires, malgré ces temps de crise à l’em­ détente préféré? Des chefs d’entreprise l’ont com­ ploi. Aux Etats-Unis, ce sont 29% des actifs qui s’en­ pris: le capital humain doit rester au centre de gagent, 44% en Inde, contre 9% et 4% respectivement leurs préoccupations et être le pivot de l’aména­ en Chine et au Japon (source Gallup Org.). gement de leurs surfaces.1% des investissements Les bonnes idées ne naissent que dans un envi­ est injecté dans l’aménagement de bureau, on a ronnement stimulant! Le seul être vivant près de de quoi se poser des questions et les bonnes. A vous au bureau est-il un yucca moribond? Qu’en nos crayons…» paperjam  | Juin 2010 | management


84 dossier

Quelle importance doit-on accorder au design dans un projet d’aménagement?

Rhétorique appliquée le fauteuil Barcelone. Aujourd’hui, il «Un peu d’étymologie pour comfait toujours partie de la collection mencer… Le mot design, contrairepermanente de l’un des plus grands ment à sa consonance anglaise, vient éditeurs de mobilier américains et il de l’italien disegno, un terme apparu est devenu un classique, souvent à la Renaissance qui signifie à la employé par d’autres architectes fois dessin et projet. Au 17e siècle en France, les théoriciens de l’art dans leurs projets. le traduisent par dessein et conser- Isabelle Schweitzer Concevoir un projet, c’est le ‘desvent ce double sens. Au début du Architecte d’intérieur/designer siner’ et donc le penser selon les 20e siècle, à l’ère de l’industriali- Lucien Schweitzer besoins de ses utilisateurs; en allant sation, on voit apparaître le mot Architecture et Design de l’échelle de l’immobilier jusqu’à design avec cette même significacelle du mobilier, c’est-à-dire penser tion, c’est-à-dire la conception et la mise en forme. les espaces autant que leurs fonctionnalités. C’est Cette définition moderniste se traduit parfaite- répondre aux attentes implicites et aux demanment dans le mouvement du Bauhaus. L’un de ses des exprimées du commanditaire. C’est aussi et protagonistes les plus connus, l’architecte Ludwig surtout savoir anticiper les fonctions qui peuvent Mies van der Rohe, a conçu des projets complets faciliter le quotidien des personnes qui y vivent, allant de l’architecture au mobilier. Le projet du passent ou travaillent. Pavillon allemand pour l’Exposition universelle Et pour finir… quelques mots d’Ettore Sottsass, de Barcelone en 1929 constitue un exemple édi- designer italien qui écrivait en 1954 au sujet d’un fiant de cet aboutissement. Van der Rohe y a tout confrère: ‘Quand Charles Eames dessine sa chaise, dessiné: de l’architecture au mobilier en passant il ne dessine pas seulement une chaise, il dessine par le mobilier intégré. Ce fut la naissance de l’un une nouvelle façon d’être assis. Il ne dessine pas des fauteuils les plus connus et vendus au monde: pour une fonction, il dessine une fonction.’»

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Développement durable et responsabilité sociale influencent-ils, et de quelle manière, les réflexions en matière de workspace?

Un moteur pour la croissance durable qu’à la rétention et la motivation des «L’espace de travail est la carte de talents. visite d’une entreprise, un moyen 3) A l’avenir, on nous demandera de vivre au quotidien les valeurs de d’être responsables des déchets que l’organisation et d’inspirer les tranous produisons. Donc, plutôt que vailleurs et les relations. L’évolution de s’arrêter uniquement au prix de de la CSR a évidemment un impact ce que nous achetons, nous devrons majeur sur l’espace de travail. La tous adopter une approche TCO durabilité et la CSR: une restriction Théo Felten tenant compte de l’impact financier pour l’aménagement de l’espace de Administrateur délégué de la fin du cycle de vie et de la gestravail? Au contraire, il s’agit d’une Felten-Stein tion des déchets. Les initiatives telles opportunité majeure pour accroître que le leasing seront de plus en plus adoptées. la valeur d’une entreprise. Comment? Bref, la durabilité et la CSR peuvent aider les 1) Un espace de travail sain peut booster la productivité des collaborateurs. Lors de la conception entreprises à accroître leur efficacité, développer la de nos produits, nous tenons compte de la santé à valeur de leur marque et booster le potentiel de la fois écologique et humaine. Nos produits ne leurs travailleurs. Chez Felten-Stein, nous sommes contiennent aucune substance nocive, ils sont convaincus des avantages de cette approche et nous conçus selon la philosophie Cradle to Cradle et collaborons avec Steelcase, chef de file mondial des environnements de travail durables, pour aider nos contribuent à une bonne qualité de l’air intérieur. 2) Une approche responsable de l’espace de tra- clients à accroître leur efficacité. Cargolux, par vail peut largement contribuer au sentiment de exemple, est une des entreprises avec lesquelles fierté des travailleurs vis-à-vis de leur entreprise, à nous avons récemment collaboré afin de créer un la promotion des valeurs de l’organisation ainsi environnement de travail sain et bien conçu.»

Une perpétuelle remise en cause qui ouvre des horizons «Développement durable et respon­ nomies d’énergie, d’intégration des s­abilité sociale peuvent inspirer une réseaux, de couleurs, d’ambiances et certaine réticence à un chef d’entrebien sûr d’ergonomie, pour faire de prise: l’idée de réorganisation, de réanos espaces de travail de véritables ménagement, de certification, bref de espaces de vie. Qu’on ne s’y trompe charges supplémentaires. cependant pas: modifier son comporUne fois ces a priori négatifs mis de tement ne se résume pas à aligner côté, on s’aperçoit que c’est tout le Patrice Pierucci trois poubelles de couleurs différencontraire: plus qu’un investissement, General manager tes pour s’offrir une image verte, resla remise en cause continue et volon- Chapier Office ponsable et citoyenne! Offrez donc taire de l’ensemble du personnel ne un meilleur fauteuil à vos employés, peut que contribuer à améliorer les performances bien adapté à leur morphologie et à leur tâche, et d’une société. L’application de toutes ces nouvelles vous troquerez problèmes de dos, d’épaules ou de règles imposées par la conjoncture sociale et cervicales contre efficacité et productivité optimienvironnementale (nouvelles méthodes de travail, sées. Pour ce meilleur fauteuil, c’est tout un réseau stratégies, management) nécessite une nouvelle d’observation des comportements, des organismes organisation physique de nos espaces de travail et d’études et d’audit, mais aussi des spécialistes tels procure quantité d’idées aux fabricants de mobi- que médecins, kinés, rhumatologues qui, en collalier de bureau et à leurs designers, en matière d’or- boration avec les fabricants et leurs designers, ont ganisation de l’espace mais aussi en termes de contribué à protéger le dos de votre salarié, mais matières, d’essences, de sources d’énergie et d’éco- aussi à améliorer sa rentabilité.» paperjam  | Juin 2010 | management


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Michel Didier 

Crise

« La convalescenCe va Être longue » L'économiste français Michel Didier réagit aux derniers développements de la crise. Selon le président du Conseil d’orientation stratégique (COS) de la société de gestion UFG-LFP (32 milliards d’actifs sous gestion) et directeur du centre de recherche COE-Rexecode, plusieurs années seront nécessaires avant qu’une véritable reprise se dessine. Mais elle viendra. Nicolas Raulot (interview), Andrés Lejona (photos)

Monsieur Didier, comment expliquez-vous la brutalité des attaques récentes contre la Grèce et certains autres pays de la zone euro, comme l’Espagne et le Portugal? «A vrai dire, c’est très difficile à expliquer. Il y a, d’une part, des raisons de fond qui concernent la sortie de politiques budgétaires insoutenables. D’autre part, avant le passage à l’euro, lorsque des monnaies différentes coexistaient dans la zone, ce type d’évènements se traduisait par de graves crises de change. Aujourd’hui, il n’est plus possible de spéculer sur des monnaies. Les spéculations se portent donc sur les différentiels de taux d’intérêt. Ces attaques spéculatives se sont également traduites par une appréciation des obligations allemandes et françaises. Ceux qui ont gagné de l’argent sur la Grèce ont pensé qu’ils pouvaient gagner une deuxième fois avec des mouvements d’une ampleur encore plus grande.

Que pensez-vous du plan de soutien de 750 milliards de dollars mis sur pied par l’Europe et le FMI? «Nous ne connaissons pas encore tout dans le détail. On peut dire néanmoins que les pays européens, le FMI (Fonds Monétaire International) et la BCE (Banque Centrale Européenne) ont envoyé un signal de crédit illimité aux pays en difficulté. Ce qui veut dire a priori qu’il n’y aura pas de défaut de paiement. Cela dit, si les déficits ne sont pas réduits avec des programmes crédibles, nous rebuterons plus tard sur la question de la dette. Pour l’instant, le problème a été reporté. Il sera tout de même difficile d’éviter un défaut de paiement, une restructuration des dettes, ou une réduction des déficits. Sans doute faudra-t-il songer à un mélange des trois. Nous pouvons nous prêter de l’argent entre pays européens, mais nous sommes tous en déficit. Nous mutualisons les risques, mais le risque fondamental demeure. Il faut donc surveiller les annonces de réduction effective des déficits. paperjam  | Juin 2010 | management

Suite aux évènements récents, la BCE a aussi annoncé son intention d’acheter directement des emprunts d’Etat, ce qu’elle s’était toujours refusée à faire. Ne s’agit-il pas d’une entorse au traité de Maastricht et d’une remise en cause de son indépendance? «Les établissements financiers, qui détiennent une partie des obligations d’Etat, étaient sous la menace d’une nouvelle crise, avec les conséquences que cela impliquait en termes de crédit et de grippage de l’économie. Je ne suis toutefois pas favorable à cette décision. Il s’agit un peu de l’arme de dernier recours. D’un autre côté, désormais, il n’y a plus de plan B. Tant qu’il existait un plan B, les marchés spéculaient pour qu’il soit déclenché. Au moins, maintenant, les marchés ne peuvent plus rien réclamer. Etes-vous surpris par les retombées boursières de ces évènements? «Les observateurs ont longtemps cru que la Bourse tiendrait bon et sor- }  90


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«Les pays européens, le FMI et la BCE ont envoyé un signal de crédit illimité» Michel Didier (UFG-LFP)

 88 { tirait à peu près indemne de cette situation. Mais

ce fut très vite la panique. La volatilité a tendance à raccourcir l’horizon. Dans un tel contexte, les investisseurs se délestent aussi des placements à risque. Par ailleurs, les opérateurs, qui étaient sur un nuage dans leurs anticipations de hausse des profits, ont rectifié leur scénario. Aujourd’hui, les perspectives de croissance sont plus faibles et la Bourse cherche un nouvel équilibre. Etes-vous inquiet à plus long terme pour le marché de la dette publique? «Il y a une telle épargne dans le monde, y compris en Chine, qu’elle doit se placer. Et les grands Etats n’ont pas de difficultés à emprunter. Les caisses de retraite, les fonds de pension doivent investir en emprunts d’Etat. Ils n’ont guère le choix. Les derniers évènements remettent-ils en cause votre scénario économique pour les mois et les années qui viennent? «Ce qui s’est passé est très défavorable à la croissance. Le consommateur de base voit bien, du coin de sa fenêtre, que tout ceci va dégrader les perspectives économiques. Nous avions prévu que le rebond de 2010 ne tiendrait pas et que la croissance serait très faible en 2011. Nous maintenons notre scénario de tassement de la croissance en 2011, mais la crise actuelle ne fait qu’amplifier ce scénario. Il faut réviser à la baisse les perspectives de l’économie. Si nous nous replaçons dans un horizon plus large, nous restons dans la phase de sortie d’une récession exceptionnelle suite au retournement de conjoncture qui s’est amorcé en 2007. Ce retournement est parti de l’économie avant de se propager à la finance comme une traînée de poudre. Rappelons-nous tout de même que les gens ne savaient plus s’ils pouvaient laisser leur argent à la banque. Cela dit, à l’époque, de nombreux économistes, notamment ceux du FMI, ont propagé l’idée que nous allions plonger dans une Grande Dépression, similaire à celle de 1929. Je pensais au contraire que nous aurions une récession sévère, mais courte, justement parce qu’elle avait été brutale. Selon vous, il ne s’agit donc pas d’une crise de même nature que celle des années 1930… «La crise des années 1930 s’est installée progressive-

ment, sur deux ou trois ans. Elle a été très profonde ensuite. Dans la crise actuelle, les Etats ont répondu très vite, en garantissant le système à la fois bancaire et monétaire qui était au cœur de la panique. Cela dit, après le rebond de 2009, nous allons avoir du mal à retrouver des taux de croissance très significatifs dans les pays développés, aux Etats-Unis et en Europe. La convalescence va être longue. Combien de temps va-t-elle durer? «Nous nous attendions à une convalescence de deux ou trois ans. Avec les évènements récents, elle va encore être prolongée. Le rebond auquel nous avons assisté est d’abord d’ordre industriel. Il résulte des exportations grâce aux pays émergents, d’une reconstitution des stocks et des plans de relance

des gouvernements. Mais ces deux derniers effets sont temporaires. L’ajustement des stocks est terminé. Et nous n’en sommes plus aux plans de relance, plutôt à la réduction des déficits. Pour que le rebond finisse par se transformer en reprise, il faudra deux relais importants, la consommation et l’investissement. Or, je ne crois pas que la consommation puisse repartir en raison du chômage et de la faiblesse des revenus. Je ne suis pas non plus très optimiste quant à l’investissement. La croissance va donc retomber dans la deuxième partie de 2010 et probablement en 2011. Elle va rester assez médiocre pendant un certain temps. Il y a aura néanmoins une reprise. Nos économies sont devenues très cycliques. Quand les entreprises auront de nouveau envie d’investir, la croissance reviendra sur un rythme

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  Même si on est encore loin d’une société paperless, le développement des activités d’archivage électronique oblige les entreprises à revoir tout ou partie de leurs flux documentaires.

«Au-delà des normes européennes ou internationales, il faut un référent clair, des textes pensés, qui doivent faire du Luxembourg un modèle attractif» Benoît Poletti, ici à droite, avec Roland Bastin (FedISA Luxembourg)

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95 Case study

«Quel est l’impact d’un projet de GED sur les Workflows existants?» Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de six entreprises: Renaud Oury (Cetrel), Vincent Kolaczynski (Charles Kieffer), Guillaume Nogacki (Eurogroup Consulting Luxembourg), Cédric Jadoul (Fujitsu Technology Solutions), Jean Brisbois (Isiwis) et Jean Racine (Luxembourg e-Archiving).

La FedISA et le «legal digital archiving»

des enjeux Énormes

La valeur probante d’un document dématérialisé: l’excellence luxembourgeoise a tout intérêt à sortir le premier référent européen en la matière.

Alain Ducat (texte), Olivier Minaire (photo)

La gestion électronique des documents (GED) est souvent devenue une évidence dans les entreprises, encore que le contexte et les besoins soient toujours à apprécier en amont, avant de se lancer. Cela étant, n’en déplaise aux «faux amis» franco-anglais, une évidence n’est pas une preuve. Pour l’instant. C’est, entre autres, sur ce terrain du legal digital archiving (archivage électronique à valeur probante) que se meut FedISA Luxembourg, association qui vient de se lancer officiellement. Un auditoire plus que rempli, pour leur première sortie, démontre l’intérêt que suscite la branche luxembourgeoise de la Fédération de l’ILM, du Stockage et de l’Archivage. «Elle existe depuis plusieurs années, avec un auditoire et un intérêt grandissants, notamment en France ou à Monaco, note Benoît Poletti, secrétaire général de FedISA Luxembourg. Le développement de la GED a permis la dématérialisation complète de processus métier mais a aussi soulevé des réflexions, d’ordres technologique et surtout légal, en matière d’archivage des données électroniques. Il faut effectivement pouvoir apporter toute la confiance et les garanties». Plus on avance dans le virtuel, plus, de fait, les implications sont concrètes. «Dématérialiser des documents, avoir une chaîne électronique de transmission, de reproduction, de gestion, d’archivage de données, cela concerne l’ensemble des secteurs d’activité présents au Luxembourg, souligne Roland Bastin, vice-prési-

dent de FedISA Luxembourg – MM. Bastin et Poletti (Deloitte) font partie des membres fondateurs, avec Cyril Pierre-Beausse (président, Allen & Overy), Nicolas Buck (Victor Buck Services) et Jean Racine (Luxembourg e-Archiving). On pense à la place financière, bien sûr, mais aussi aux assurances, au secteur de la santé, à toutes les administrations publiques, à la justice, aux industriels, jusqu’aux particuliers». «L’archivage électronique à valeur probante a des impacts clairs, en termes organisationnels, techniques et juridiques. Ce n’est pas un gadget et il faut bien mesurer ses besoins et ses limites, avant de lancer un projet qui peut s’avérer lourd mais qui doit aussi apporter des facilités, des économies d’échelle et une valeur sur un plus long terme. Il faut encore démystifier tout ça, sensibiliser, informer, former». C’est un des objectifs de FedISA, qui entend représenter tous les métiers concernés, intégrateurs, fournisseurs de solutions, utilisateurs et qui, pour ce faire, s’appuie sur le réseau international, en interface intelligente. «La veille juridique et technique est importante, souligne M. Bastin, pour aider le marché à se développer de façon pragmatique, travailler sur le risk management, l’interopérabilité.»

Luxembourg, coffre-fort électronique de l’Europe La loi actuelle en la matière remonte à 1986 et ne définit pas en détail les conditions d’archivage des documents électroniques, tant au niveau organisationnel que technique. Un projet de loi est sur les rails. L’enjeu «porte notamment sur une défini-

tion adéquate de la charge de la preuve, poursuit M. Poletti. En cas de litige, la valeur d’un document dématérialisé doit encore être démontrée et appréciée par un juge. Apporter, dans un contexte parfaitement jalonné et réglementé, toutes les garanties que le document archivé est bien conforme à l’original pourrait permettre d’entrevoir une réversibilité de la charge de la preuve.» La valeur probante d’une archive deviendrait ainsi quasi automatique, égale à un «bon vieux» contrat papier par exemple... L’objectif du projet de loi est de pallier le flou juridique, baliser les aspects organisationnels, techniques et réglementaires de l’archivage électronique à valeur probante, mettre en place un système de contrôle des prestations – sans doute via des accréditations, un peu comme pour les PSF. Le concept d’«excellence luxembourgeoise» a, très clairement, une solide carte à jouer. «Au-delà des normes européennes ou internationales, il faut un référent clair, des textes pensés, qui doivent faire du Luxembourg un modèle attractif», appuie M. Poletti. L’ambition est à la mesure des enjeux socioéconomiques: faire du pays le premier en Europe à être doté d’une réglementation de référence pour le legal digital archiving, lui conférer un coup d’avance sur un marché où la confiance est un maître-atout et un mot-clé, faire en sorte que le droit luxembourgeois soit une base solide pour créer des hubs garantis et contrôlés. Luxembourg, coffre-fort électronique de l’Europe? «Les enjeux sont énormes», affirment les représentants de FedISA.

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96 Case study

«Quel est l’impact d’un projet de GED   sur les workflows existants?» Renaud Oury Vice-president shared services Cetrel

Vincent Kolaczynski Responsable du département solutions & scanning Charles Kieffer

une optimisation quantitative   et qualitative «Dans une entreprise classique, il existe en moyenne entre quatre et huit processus clés pour un métier donné (entrée en relation avec un nouveau client, traitement d’un ordre, etc.). Ces processus s’appuient sur de l’information, soit pour guider et automatiser certaines opérations, soit pour offrir une aide à la décision. Globalement, 20% de cette information se trouve dans des bases de données spécifiques, 80% dans du contenu dit non structuré (des documents ou des emails, par exemple). La mise en place d’une solution GED, structurant la gestion documentaire et le cycle de vie de l’information, va permettre d’optimiser et d’améliorer les workflows existants. Concrètement, les gains seront triples: mise à disposition de la bonne version de l’information au bon moment du processus permettant de sécuriser la prise de décision; optimisation de la distribution de l’information en s’affranchissant de toute limite physique; et amélioration du suivi ainsi que de la réactivité sur toutes les actions documentaires (réponse automatisée à un client, validation d’un contrat, etc.). Les impacts vont être quantitatifs (optimisation du temps) et qualitatifs (optimisation du suivi et de la réactivité) tout en ajoutant une meilleure gestion du risque opérationnel en garantissant la mise à disposition adéquate et sécurisée de la bonne information au bon collaborateur. La GED a donc pour objet une simplification, une sécurisation et une optimisation des modes de travail. Ces trois caractéristiques sont naturellement amplifiées par la mise à disposition de cette technologie selon une approche SaaS. En effet, l’information gérée au sein d’une GED devient rapidement critique, nécessitant la mise en place d’infrastructures informatiques hautement sécurisées et redondantes. Sans parler de l’archivage des documents et de la gestion quotidienne des systèmes. Une solution GED en SaaS permet ainsi aux professionnels d’optimiser leurs workflows de manière flexible, efficiente et sécurisée.»

Guillaume Nogacki Managing partner Eurogroup Consulting Luxembourg

GED et workflows: une combinaison   qui peut être bénéfique «Avant de mesurer l’impact d’un projet GED sur les workflows déjà mis en place au sein d’une structure, il faut déjà prendre en considération le facteur humain: l’intérêt que l’utilisateur va retirer de cette solution. L’intégrateur doit alors analyser clairement les besoins et prouver qu’un projet GED va alléger les processus de travail et la gestion des documents. Il se doit de rassurer l’utilisateur, sans quoi le projet risque de ne pas rencontrer le succès escompté. L’objectif premier d’un projet GED n’est pas de remplacer les workflows existants mais bien de les implémenter de manière électronique et si possible automatique. C’est donc un outil qui doit s’adapter à l’organisation interne. La phase d’analyse est d’une grande importance et permet souvent aux utilisateurs de se rendre compte eux-mêmes de l’intérêt d’un tel projet: éviter les étranglements de traitement de l’information, les pertes de documents, la lenteur de certains processus ou le blocage en cas d’absence de personnel… Les bénéfices d’un projet GED deviennent alors évidents. La mise à plat des processus existants permet d’optimiser, voire de réorganiser les postes de travail, d’éliminer les tâches redondantes et d’en favoriser la traçabilité. Il permet également un meilleur partage du savoir-faire et diminue le risque d’avoir un processus dépendant d’une seule personne, entraînant une meilleure répartition des ressources par une polyvalence accrue des salariés. Les méthodes de travail s’en trouvent repensées: simplification de l’archivage physique, optimisation du classement, d’où une diminution des pertes de documents, gain de temps dans les recherches et la consultation des dossiers, meilleur partage de l’information… Les personnes favorables aux changements et aux améliorations en sont valorisées et les managers ont ainsi une vision très claire de la nouvelle organisation et de ses axes de progression.» paperjam  | Juin 2010 | management

avant tout un projet métier «Catalysés par le désir (ou la nécessité!) du ‘tout électronique’, les projets GED reviennent au centre des préoccupations des acteurs du secteur tertiaire: comment intégrer de la façon la plus transparente possible cette nouvelle approche dans le travail des utilisateurs? Force est de constater qu’il est difficile, voire impossible de mettre en place une GED sans impacter l’organisation, l’architecture des systèmes existants, les rôles et les responsabilités des acteurs et bien entendu la base documentaire, le cycle de vie et même le contenu des documents. Dès lors, un tel projet nécessite un pilotage centré sur le métier (et non sur la technique) avec en tout premier lieu une phase essentielle de préparation visant à mettre en évidence les flux documentaires à partir des processus métier. Un travail d’harmonisation et de refonte des documents est ensuite nécessaire: il permet de structurer et de rationaliser la base documentaire, de mettre à plat les étapes des cycles de vie, les critères d’indexation, les rôles et les droits d’accès et, au final, de formaliser la nouvelle organisation documentaire en vue d’établir le cahier des charges du futur système. Aussi, forts de notre expérience acquise au fil des années dans l’accompagnement des organisations amenées à évoluer ou à se moderniser, nous sommes convaincus qu’à l’instar de tout projet informatique, les facteurs clés de succès d’un projet GED sont liés à la maturité du métier, à la transparence de ses processus, à sa capacité à définir clairement ses objectifs puis à la mobilisation des acteurs pour mener à bien un tel projet. L’acceptation du système par les utilisateurs, le respect des coûts et délais et, au final, l’efficience concurrentielle de l’organisation en dépendent…»


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98 Case study

«Quel est l’impact d’un projet de GED   sur les workflows existants?» Jean Racine Responsable commercial Luxembourg e-Archiving

Jean Brisbois Head of service delivery and account management Isiwis Cédric Jadoul ECM practice leader Fujitsu Technology Solutions (FTS)

Modéliser le cycle de vie de l’information «Durant les dix dernières années, le domaine de la GED a considérablement évolué. La GED d’aujourd’hui n’est plus seulement un outil de stockage et de centralisation des documents mais elle est également un système de gestion de processus transactionnels et collaboratifs. Un projet GED consiste à modéliser le cycle de vie de l’information en prenant en compte ses diverses formes et ses différents états, tout en tenant compte des processus métier qui s’articulent autour. La GED devient dès lors un élément essentiel du système d’information de l’entreprise. Un projet GED réussi est un projet ayant un impact important et bénéfique sur les processus de l’entreprise: il offre à l’entreprise des services permettant d’être assemblés à la demande afin de modéliser et automatiser, quand cela est possible, le traitement des flux d’informations des processus métier. Ces projets offrent généralement un grand retour sur investissement grâce à l’optimisation et la fluidification des processus métier existants et également l’amélioration de la qualité des résultats de ces processus. Ces projets entraînent donc systématiquement de profonds bouleversements sur le plan de l’organisation et des processus en place: un projet GED c’est 75% de contraintes organisationnelles et 25% de contraintes techniques. Avec l’expérience, on peut clairement dire aujourd’hui que les apports de la GED sont considérables pour l’organisation ou l’entreprise. Un projet GED bien mené peut apporter des gains de productivité importants et d’excellents retours sur investis­ sement s’il est considéré comme une opportunité de repenser, d’améliorer et de réorganiser les processus existants.»

ged et archivage Privilégier le «quick win» «L’implémentation d’une solution de gestion électronique de documents dans une société implique de gros changements dans les habitudes des utilisateurs. L’automatisation de certains processus est souvent considérée comme un des avantages d’une GED. Certains flux de l’entreprise peuvent être améliorés et des gains significatifs peuvent être réalisés, notamment sur des activités telles que la gestion du courrier entrant ou la gestion des factures. L’exemple de la gestion du courrier est assez significatif des impacts d’une GED sur les flux d’une entreprise dans le sens où plusieurs personnes (exemple: des collaborateurs travaillant sur un même dossier) peuvent recevoir en même temps et visualiser un courrier entrant relatif à leur dossier. Certaines entreprises n’ont jamais analysé leurs flux internes car elles n’en ont jamais réellement éprouvé le besoin. C’est une étape nécessaire lorsque ces entreprises désirent implémenter une GED. Afin d’optimiser les chances de succès des projets de GED, il est important qu’un fournisseur de services parle le même langage que les utilisateurs. Il faut donc comprendre le métier pour comprendre les flux. Le défi est aujourd’hui plus fonctionnel que technique. L’enjeu est également de pouvoir se focaliser sur la gestion du changement et donc sur les éventuelles modifications des flux internes. La solution Isiwis a été construite en mode Software as a Service (SaaS) sur une expérience fonctionnelle forte et pour répondre de manière flexible aux besoins de métiers relatifs à des domaines tels que les fiduciaires, le secteur bancaire, la gestion de fonds, les assurances, les notaires, etc. Nous proposons également des services à valeur ajoutée comme la gestion du courrier, le scanning, la catégorisation et la gestion des archives.» paperjam  | Juin 2010 | management

«Force est de constater que la mise en place d’une GED vise le plus souvent à ne couvrir que les premières étapes du cycle de vie du document, en facilitant le traitement collaboratif de la création à la validation du document. Deux événements séparés tout au plus de quelques mois... Et quand le workflow complet s’étale sur une ou plusieurs dizaines d’années, c’est jusqu’à la fin de la durée de vie légale du document (30 ans, par exemple, pour les dossiers de sinistre des compagnies d’assurances). Pour tirer de son projet tous les bénéfices potentiels en termes de gains de productivité, d’amélioration de la qualité des services rendus et de réduction de ses coûts de fonctionnement, l’entreprise doit avant tout remettre en cause son échelle de temps, élargir son horizon en intégrant les contraintes légales qui s’imposent à elle, en sus des exigences opérationnelles. Ce faisant, elle sera très vraisemblablement amenée à organiser, en sus de la ‘gestion électronique des documents’, leur conservation à long terme, autrement dit leur archivage (au sens de ‘Records Management’). Car toutes les entreprises, administrations et organismes ont la (lourde) responsabilité de traiter les événements survenant entre la validation du document et sa destruction (ou son archivage à des fins historiques), comme: la demande de restitution du document original intègre, avec valeur probatoire, en cas de contentieux par exemple; le renforcement des mécanismes de protection cryptographique (que vaudra une clé de 256 bits dans... deux ans?); l’obsolescence technologique, qui peut ruiner la lisibilité du document et par conséquent... son émetteur, incapable de l’exploiter comme preuve. Le cycle de vie documentaire n’est pas un long fleuve tranquille et les risques de la navigation sont réels!»


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Shared Services

kosmo.lu

Co-creating next generation solutions

As the leading payment card processor in Luxembourg, CETREL offers comprehensive solutions for cashless payment. CETREL ensures robust payment settlement for card issuers and merchants. At the same time CETREL is increasingly providing new and innovative financial IT services for banks.

Collection and filing of legal reporting _ As partner of Trust of the Luxembourg Financial Market, CETREL S.A. has developed a state of the art service dedicated to the secured file transfer Integration of Financial Data _ CETREL Securities, the only company entirely dedicated to the management of Security Master File in a SaaS and BPO mode Specialized IT services _ Highly secured IT Services for the financial community _ ASP Services

Technical operator and user contact center for Multiline and Luxtrust _ Specialized in the management of complex and highly secured environments, CETREL S.A. delivers services and support to some of the most critical Luxembourg environments Service provider for National and International Direct Debit solutions _ CETREL S.A. the provider of National Direct Debit services _ CETREL S.A. and SIX Group – Your partners for SEPA direct debits Service provider for e-Archiving and e-Invoicing solutions _ Electronic Content Management in SaaS Mode _ e-Invoicing: The future of payments

For further information, please contact sharedservices@cetrel.lu CETREL S.A. _ 10, Parc d'ActivitĂŠ Syrdall _ L-5365 MUNSBACH _ www.cetrel.lu


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Association sans but lucratif, l’Economist Club Luxembourg se veut un forum d’échanges, un espace de débat entre économistes. Il est également appelé à prendre position et à faire connaître l’avis de ses membres sur des thèmes économiques d’actualité, en suscitant la discussion, tout en maintenant une certaine rigueur dans la démarche proposée.

Par Vito Cassone, membre de l’Economist Club

Le multiculturalisme organisationnel Selon certains auteurs, la culture est à la fois indéfinissable, ambiguë et polysémique. Nous constatons que chaque personne est marquée par sa culture nationale, sa famille, les écoles qu’elle a fréquentées, et que les organisations, elles aussi, «conditionnent» les individus à travers leurs relations quotidiennes au travail (culture, histoire, structure, normes professionnelles). Les individus s’imprègnent progressivement et intériorisent les normes de l’organisation. Ainsi, à partir de l’identité individuelle se façonne une «identité professionnelle». Adler parle de «l’homme multiculturel qui aurait atteint un niveau de conscience lui permettant de s’adapter systématiquement à des environnements différents. Le style multiculturel de l’identité est basé sur un mouvement fluide et dynamique de soi-même, une capacité d'entrer dans un contexte et d’en sortir, et une capacité de maintenir une cohérence interne à travers cette variété de situations».

Le processus d’acculturation défini, comme «le processus par lequel les membres d'un groupe d'un milieu culturel s'adaptent à la culture d'un groupe différent», peut se réaliser selon diverses formes, telles que l’intégration, l’assimilation, la déculturation ou la séparation: - l'intégration: représente la forme la plus optimale d’interaction; avec elle, les meilleurs éléments des différentes cultures sont combinés pour provoquer un déploiement efficace des ressources; - l’assimilation: les membres du groupe minoritaire adaptent leurs comportements et valeurs à ceux du groupe dominant; - la déculturation: signifie que chaque groupe conserve ses valeurs et ses comportements distincts sans qu’aucune des deux parties ne tente d’intégrer ou de synthétiser les différents systèmes de valeurs et les modèles opératoires; - la séparation: représente le mode d’interaction le plus dysfonctionnel. D’après la littérature, le multiculturalisme est la coexistence à l’intérieur d’une organisation ou d’une nation de deux ou plusieurs groupes ethniques, culturels, linguistiques ou religieux non homogènes. C’est aussi le fait de reconnaître les différences individuelles, de les accepter et de satisfaire les besoins. C’est aussi la capacité de travailler avec un groupe diversifié de façon à ce que tous se réalisent pleinement en contribuant à la réalisation des objectifs de l’organisation sans que personne ne soit avantagé ou désavantagé.

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Le multiculturalisme s’impose comme l’une des composantes de la mondialisation. Quatre facteurs principaux d’analyse factorielle de la variabilité culturelle ont été identifiés par le psychologue néerlandais Geert Hofstede: Contrôle de l'incertitude. Les cultures à fort contrôle de l’incertitude tendent à moins bien tolérer l’incertitude et l’ambiguïté. Ce sont des cultures de consensus. Les individus y expriment davantage leurs émotions. Par contre, les cultures à faible contrôle de l’incertitude offrent plutôt des niveaux de stress plus bas, elles tendent toujours à accepter davantage les dissidences et la prise de risque, ainsi que le changement. Distance hiérarchique («Power distance»). La plus intéressante est à l’évidence la reconnaissance du pouvoir, elle fait partie intégrante des rapports dans toute organisation. «Il s’agit du point auquel les individus les moins puissants des institutions et des organisations acceptent que le pouvoir soit distribué inéquitablement.» Masculinité – féminité. C’est un concept à première vue ambigu. Il définit la masculinité comme une tendance à un certain matérialisme (la valorisation des choses), à l’affirmation de soi («assertiveness»), au goût de l’exercice du pouvoir et à la valorisation du travail par rapport aux autres activités. Par contre, la féminité est définie comme l’orientation sur les personnes («people orientation»), l’importance accordée à la qualité de la vie dans le


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Mon Bureau Edmond Israel Président honoraire Clearstream

Andrés Lejona (photo)

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Portrait

La belle photo de mon épouse que j’aime beaucoup. 02

distinction honorifique…

… de la Sacred Heart University, que je respecte pour la qualité de son enseignement. 03

Une petite horloge

Elle me permet de ne pas être trop en retard dans mes engagements. 04

05

souvenir

Il m’a été remis par un banquier chinois à Luxembourg. 05

Une médaille…

… de la Bourse de Luxembourg, dont j’ai été le président pendant plusieurs années. 06

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Un signet…

… dédicacé par Mme Ruth Bader Ginsburg, membre de la Cour Suprême de Justice à Washington, D.C. paperjam  | Juin 2010 | management

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Index entreprises 279 entreprises et organisations ont été citées dans les 108 pages de ce cahier «Management».

AAB InBev

16

Administration des bâtiments publics 55 Advantage 27 AIMS 22 Allen & Overy 94 Allfin 53 Alti 34 Altran 48 AME Life Lux 16 Apsi 40 Aptelia Luxembourg 18 Arbed 58 Arcelor 34 ArcelorMittal 24, 26 Archimade 83 Architectes Paczowski et Fritsch 68 Architecture & Environnement 74 Arendt & Medernach 18, 20 Arlette Schneiders Architectes 62 Arthur Andersen 48 Arthur-Loyd 18, 83 Association d’Assurance contre les Accidents 24 AstraZeneca Benelux 20 Atelier d’architecture et de Design Jim Clemes 58

BBanque de Luxembourg BCE BEST Ingénieurs Conseils BGL BNP Paribas Binsfeld Bizart BNP Paribas Real Estate Luxembourg Bofferding Bulo Business Initiative

CCare Luxembourg

26 40, 88 58 27, 62 27, 34 29 76 29 53 47

24 51, 86 24, 30 65, 83 60, 81 58 16

Cargolux Caritas Castel CDC Construction Cegedel CEL Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster 29 Centre d’Investigation et d’Epidémiologie Clinique 20 CEPS-Instead 22 Cetrel 40, 96, 99 Cetrel Securities 40 Chambre des salariés 15 Chapier Office 79, 86 Charles Eames 84 Charles Kieffer 96

CIPLuxembourg 62 Citigroup 74 CK 35, 40 Clariance 36 Clearstream 102 CNPD 32 Codic Hongrie 20 Codic Luxembourg 20 Codiprolux 18 COE-Rexecode 88 Comed 27 Commune de Dippach 20 Compagnie des annuaires luxembourgeois 18 Concept Factory 27 Conservatoire National des Arts et Métiers 88 Cropmark 27 CRP Gabriel Lippmann 18 CRP Henri Tudor 29 CRP Santé 20 CT Interactive 38, 42

DDanske Bank

62 Dartalis 51 Datacenter Luxembourg 40, 42 DCE Consultants 48 Dechmann Communication 26 Decker, Lammar & Associés 74 Delhaize Luxembourg 27 Deloitte 32 Deloitte Luxembourg 16 Design Luxembourg 26 Deutsche Telekom 70 Devoteam Guidance 18, 20 Dexia 2 Dexia BIL 20 Dexia Life & Pensions 18 Dimension Data 42 Direct Marketing Association 44 DKV 62 Domaine Thermal Mondorf 29 DP 20

EEcole de Commerce, Tours

48 Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique 88 Ecole polytechnique 88 Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich 18 Edouard Franklin 18 Electrosecurity 39 Elvinger Hoss Prussen 20 Enovos 27 Enovos Luxembourg 58 Entreprise des P&T 108 Equity Trust Co. (Luxembourg) 18 Ergo 16 Ernst & Young Luxembourg 18, 20 Esomar 44 Ettore Sottsass 84 Eurek@-ITS 16 Euro Select 12 Eurogroup Consulting Luxembourg 96

FFedISA Luxembourg

94 Felten Stein 67, 86 Femmes Leader du Luxembourg 10 FMI 88 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie 50, 51 Fonds d’urbanisation et d’aménagement du Kirchberg 62 Fonds national de la Recherche 18 Fujitsu 49 Fujitsu Technology Solutions (FTS) 96

GGalilei

11 56 12 20 18

Gambucci Architects Glaverbel Goblet Lavandier & Associés Goodyear Dunlop France Goodyear Dunlop Tires Operations Goodyear Luxembourg Greenpeace Groupe Castel Guardian Luxguard II

18 18 30 18 12

HHackl Hofmann Freiraumplan

58 16 16, 18

Hamburg-Mannheimer Hitec Luxembourg Hochsule für Oekonomie & Management 8 Hochtief 74 HP PSF Luxembourg 20 HSBC Private Bank Luxembourg 20

IIkogest

74 Ilnas 42 Immotop.lu 51 InCA 60 INDR 22, 25 Ineum Consulting 48 INgrid – StudioforEditorialDesign 51, 20 INSEAD Fontainebleau 18 Institut de Formation de la Chambre de Commerce 8 Institut pour le Mouvement Sociétal 22 Institut Universitaire International Luxembourg 10 Interpolis Luxembourg 18 Isiwis 96

JJamendo

20 Jaspers-Eyers 74 Jeunesse Démocrate et Libérale 20 Jones Lang LaSalle 74

KKitry Consulting

40

LLa Bâloise assurance

74 La Mondiale Europartner 74 Lemogne 53 L’essentiel 105 Lilith Project 21 Logica 97 Lombard International Insurance 18 Loyens & Loeff 18, 53 Lucien Schweitzer 57 Lucien Schweitzer Architecture et Design 84 Ludwig Mies van der Rohe 84 Lumension Security 74 Luxair 27 LuxCloud 42 LuxConnect 42 Luxembourg e-Archiving 94, 96 Luxembourg School for Commerce 8 Luxembourg School of Finance 27 Luxexpo 20 LuxTrust 37, 42

MM Architectes

3 54, 74 MarkCom 26 Mazars 12 Mazars Consulting 12 Merck Sharp & Dohme 20 Metropolitan Opera, New York 30 michelpetitarchitecte 66 Microsoft 38 Mikado Publicis 27 Ministère de l’Egalité des Chances 27 Ministère du Développement durable et des Infrastructures 55 Ministère du Travail et de l’Emploi 27 ML Interior Design 63 ModeBoulevard.com 27 Moreno architecture et associés 55 Mousel-Diekirch 34 Mowo 27 M-Plify 18, 20, 40 Mpulse 34 Mspirit 19

NNational Institute of Standards and Technology National Theatre, Londres Neon Muller New Spirit Newteam Njoy interior design studio Noosphere Nord Europe Private Bank Nord LB NorthgateArinso Nucleus Euro-Advisers Nvision

44 30 59 29 60 60 27 88 74 10 18 34

OObservatoire de l’Habitat Office National du Tourisme Optivue ORTF Osservatorio Nomade

51 26 27 88 50

PPaczowski et Fritsch Architectes 74 Palomar5 70 Pandomus 18 paperjam 20, 43 paperJam Business Club 6, 43 Parti démocrate 20 Pictet & Cie (Europe) 16 Pierre Kess 77 POG 10 Polaris Architects 64, 74 Pramerica Real Estate Investors (Luxembourg) 18 Pricewaterhousecoopers 9 PricewaterhouseCoopers Luxembourg 26 Promobe 74 Property Partners 73, 76, 27 Pylos 74

QQuilvest RRaiffeisen RBC Dexia Luxembourg Remedia REP Ribs Ricoh Rosport

26

34 18 20 74 27 69 27

TTatianafabeck Architecte TDO Consulting Technoport Telecontact Telectronics Telindus Telkea Tempo Toolbox Traiteur Paulus Twitter

53 85 36 44 16 16 41 18, 29 29 29 70

UUFG-LFP

88 Université de Lyon 22 Université de Warwick 48 Université du Luxembourg 10, 51 UPC 74 Utopia 30 Utopolis 30

VValad Property Group

51 Valeres Project Developments 51 Vanksen 26, 28 Vedior 20 Victor Buck Services 94 Vilret-Avocats 20

YYous

61

SS+B Inbau

68 Saar Ferngas 58 Sales Lentz 26 Schuler 64, 74 SD Worx 20 Secaron 51 Securex 10, 17 SES Astra 16, 18, 34 Simac 47 Skype 70 Skype Communications 24 Société immobilière de l’Ouest 64, 74 Sodexo 23, 74 Soludec 66 SolumRE 74 Somaco 74 Soteg 58 Steelcase 86 Steinmetzdemeyer 60 Steria 20 Strähle Raum-Système 53 Sun Microsystems 40

paperjam  | Juin 2010 | management

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106

Index décideurs 171 personnalités ont été citées dans les 108 pages de ce cahier «Management».

AAkir Razek Angius Aurélio Arendt Carlo

B  Backendorf Anne Barbé Jérome Barret François Bastin Roland Bavay David Bechet Vincent Becker Julien Bertrand Aurélie Bertrand Patrick Biltgen François Bourivain Benoît Boving Christophe Bravetti Laurent Brejeon Olivier Brisbois Jean Brosius Benoît Büch Christina Buck Nicolas

20 29 29

27 40 32 32, 94 16 76 27 27 27 40 29 20 29 18, 83 96 27 20 94

C  Canel Anne

26 Carpentier David 27 Caturegli Philippe 32 Chadoeuf Boulegue Christiane 16 Chandelon Didier 27 Charlier Raphael 16 Chenoix Laurent 16 Chioti Anna 20 Clemes Jim 58 Crabié Eric 48 Cunisse Alain 29

D  De Meyer Arnaud de Waha Tom Dechmann Dan Degeer Philippe Dell Jos Demeyer Hans Demoulin Bruno Didier Michel Didrich Jean-Noël Dusart Matthieu

E  Elsen Yves Emering Paul Etienne Pierre

60 36 26 18 54 38, 42 29 88 16 27

F  Fabeck Tatiana Fandel Jean-Marc Fellner Hans Felten Nicolas Felten Théo Fischer Manuel Frisoni Claude Fritsch Mathias Frosio Maryse Fuchs Eliane

G  Gambucci Aristide Gavroy David Georges Alain Ghilain Arnaud Gilbert Filip Gillen Bob Giraudet Ghislain Glangé Steve Gouget Fanély Gramegna Pierre Grenner Anja Griffiths Lize Groben Maurice Gromczyk Cathia Grulms Anne Guenane Samy

H  Hahn Max Hansjosten Heiko Haupert Frédéric Held Michel Hénin Pierre Henrion Romain Hernalsteen Isabelle Heyse Martin Hirschy Jean-David Hoffmann Christiane Holzmann Mathias Houwen Marco Hulin Marcel

I  Imme Jonathan Israel Edmond

J  Jacoby Nathalie 18 8 16

Jadoul Cédric Junck Jean

K  Koedinger Mike Kolaczynski Vincent

53 40 50 27 86 40 29 68 27 10

56 27 20 27 16 27 27 40 27 8 18 16 40 27 27 27

20 8 24 36 40 18 12 76 18 21 70 42 27

70 102

60 96 8

L  Laine Laura Lamberty Claude Lange Véronique Laszlo Attila Le Bas Christian Leclercq Didier Lentz Georges Lesueur Xavier Linster Alain Lucas Dany Lucas Marie-Hélène Luscher Claude

M  Maissin Jean-Pierre Mancini Olivier Mar Kewe Maudet Florence Michel Cyril Mirgaine Patrick Moreno Stefano Mulheims Raoul Muller Claude

n  Namèche Pietro Nilles Charles Nogacki Guillaume

o  Oury Renaud

18 20 30 29 22 27 29 26, 28 54 29 74 40

16 27 51 20 27 83 55 34 26, 27

27 27 96

40, 96

p  Pauen Philippa Petit Michel Philippart Robert Pierre-Beausse Cyril Pierucci Patrice Poletti Benoît Poth Martin Poussing Nicolas Prijot Henri

r  Racine Jean Raffauf Hans Reuter Françoise Richard Jean-Florent Richez Xavier Rolles Valérie Rudoni Jerôme Rumpf Andrea

70 66 26 94 86 94 18 22 16

s  Sauber Claude Schadeck Raymond Schanentgen Cyrille Scharff Christian Schmit David Schmit Fabienne Schmit Nicolas Schmit Paul Schneiders Arlette Schumacher Serge Schwarz Stefan Schweitzer Isabelle Sergonne Mike Spada Maria Stauder Anne Strasser Christian

t  Tarantini Cindy

27 20 18 20 27 27 10 40 62 44 16, 26 84 34 50 50 20

Tatzber Daniela Tchakouté Jennifer Thiry François Thommes Ségolène Toussaint Marie Tshinza Alain

27 20 18 64 27 27 50

u  Uzgen Gabriel

20

v  Valentini Angela Veelo Marcel Veneziani Antonella Verblydt Jane Vivier Emmanuel

w  Webber Christophe Weber Frank Welter Jacques Weyten Sophie Wigglesworth Pippin Wilwers Vincent Wind Dominik Wind Simon

94, 96 70 27 20 18 27 27 50

51 96

inside

cahier «Économie et finance» photo Andrés Lejona

cahier «Management» illustration INgrid

paperJam – édition juin 2010 Ce numéro est paru le 28 mai à 20.000 exemplaires.  Il a été édité et imprimé au Luxembourg.

Directeur de la publication Mike Koedinger 27 27 27 18 26

20 27 27 18 70 27 70 70

rÉdaction tÉlÉphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail press@paperjam.lu Web www.paperjam.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

rÉgie publicitaire tÉlÉphone (+352) 27 17 27 27 Fax (+352) 26 29 66 20 E-mail info@tempo.lu Web www.tempo.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg

Éditeur téléphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail info@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie CEO Mike Koedinger coo Rudy Lafontaine DRH Thierry van Ingelgom administration Sandra Barba, Sylvia Leplang,  Sarah Lambolez, Laurren Prieur

RC B95211 Tva intracommunautaire LU 197 914 67 issn 1992 - 4275

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“ I need to keep my clients. I need to convince more prospects. I need a more cooperative organization. And I need to hire the right persons for the right jobs.�

Dyonys Psychological Profiler Methodology Fulfilling your needs Serge Hody, General Manager 52, Rue de Koerich L-8437 Steinfort www.sii.lu Phone: +352 621 368301 email: shody@sii.lu SII Financial Solutions Luxembourg is a member of the SII Group


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paperJam management juin 2010