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3 edito

Edito

Les pieds sur terre

Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef (texte), Thomas Aubinet / INgrid (illustration)

Dans un environnement qui, en temps normal, est déjà très mouvant, et plus encore depuis le début de la crise, l’industrie luxembourgeoise de fonds d’investissement tente de faire bonne résistance. A l’échelle européenne, selon les dernières données publiées par l’association européenne Efama (European fund and asset management association), le repli des actifs nets sous gestion a été, en 2008, de 22,3%, passant de 7.909 à 6.142 milliards d’euros. Pour le Luxembourg, le repli a été de 24,3% à 1.560 milliards d’euros, ce qui laisse, au pays, une part de marché de plus de 25%, contre à peine 21% à sa concurrente la plus directe, la France, qui enregistre, pour sa part, un repli limité à 14,3% (1.293 milliards d’euros). Ainsi, le marché luxembourgeois «sous-performe»-t-il par rapport à la tendance européenne, mais rares sont, en tout état de cause, les marchés qui ont fait «mieux» que ce recul moyen d’un quart des actifs. Mais l’important est-il dans ces seuls chiffres annuels? Probablement non. Soumise à la plus sérieuse dépression de sa jeune histoire, l’industrie des fonds se doit, aujourd’hui, de trouver des réponses tangibles aux problèmes qu’elle rencontre. La prochaine transposition de la directive Ucits IV donnera probablement l’occasion d’une intensive redistribution des cartes dans le secteur. Et en tant

que leader européen, le Luxembourg a certainement beaucoup plus à perdre qu’à gagner. La façon dont les grands groupes internationaux positionneront leurs entités luxembourgeoises dans leurs stratégies globales apportera évidemment une grande partie de la réponse. Et pour contrer les tentations d’externalisation de certaines activités – de faible valeur ajoutée, généralement – vers des pays moins gourmands en coûts de main-d’œuvre (agents de transfert, voire middle office vers l’Europe de l’Est ou l’Asie), le Luxembourg n’a d’autres parades que de pouvoir offrir un cadre technique idéal pour les maillons plus «intellectuels» de la chaîne de valeur. Compte tenu des remous récemment – et aujourd’hui encore – vécus, nul besoin d’être prophète pour savoir que la tendance actuelle est à l’émergence de produits davantage réglementés et surtout mieux compris par les investisseurs. Une débauche de matière grise sera nécessaire pour la conception et la réalisation des produits de demain. Les arbres ne grimperont sans doute plus jusqu’au ciel avant bien longtemps. Les grandes heures de l’opulence sont révolues. Pragmatisme et réalisme seront sans doute les deux piliers de la croissance (ou, pour commencer, de la non-décroissance). Le Luxembourg a déjà, en la matière, montré par le passé de très bonnes dispositions. Tous les espoirs sont permis pour imaginer qu’il n’a pas, entre temps, perdu la main pour parvenir à garder les pieds sur terre…

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4 sommaire

sommaire paperjam |  Mai 2009 | management

120 Index 118 Mon

Bureau

116 Agenda 114 PaperJam

Edito

3

Sommaire

4

Business Club Club

112 Economist

102 Case

Study Ressources Humaines

8

96 Interview

Communication

58

Dossier

Technologies

Immobilier

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36

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5 sommaire

ressources humaines 9

  Droit du Travail

La juste mesure 10

  Santé au travail

Au bout du rouleau 12

  Série: Les DRH à la loupe (8)

communication 27

  Association

Le design a aussi ses amis 28

  Symposium

Colophon 2009 30

  Design Backstage

Wendy Evans

Les 7 vies de paperJam

Carrières départs, arrivées, promotions,...

32 Série: Responsables Marketing    & Communication (7)

16

22 Série: Les professionnels du recrutement (2)   – Darren Robinson

Anne Tarin

technologies 37

  Cyber security

forewarned... forearmed? 38

  Outsourcing

Added value in the right context 39

  Round table

THE OUTSOURCING CHALLENGE 40

  ICT

“general and specialised” 42

  IT

Automatiser pour Éviter d’Être dÉpassÉs

Un surcroÎt de compÉtitivitÉ

44

  Série: Les directeurs IT (8)

Jean Gavroy

34

  Communication

les dernières campagnes 24

  Happy Birthday!

les anniversaires de mai 48

  Products

new on the market 50

  Portrait IT – Frédéric Kemp

«Innovation, proximitÉ et comprÉhension des besoins» 51

  Séminaire

trading communication

immobilier 53

  Architecture

developing critical faculties 54

  Real estate

The going gets tough

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7 sommaire

dossier 58

Fonds d’investissement

Les fonds d’investissement, pilier du secteur financier au luxembourg, entrent dans une période charnière de leur développement. Entre les nouvelles dispositions légales et réglementaires et le réajustement du marché, les changements à venir vont être majeurs pour cette industrie clé de l’économie luxembourgeoise.

interview 96

  Christian Scharff

“Maybe the future is arriving faster than foreseen”

mon bureau Vincent Lazzari, Directeur Prefalux Administrateur délégué de Firstfloor 118

case study  Dans un contexte économique défavorable, dans quelle mesure les avantages extrasalariaux constituentils un élément majeur de rétention? 102

Onze experts répondent.

economist club clauses contractuelles: gare aux abus! 112

Par Vito Cassone, membre du Conseil d’administration de l’Economist Club

agenda

PAPERJAM Mai 2009 ECONOMIE & FINANCE

  Séminaires, conférences, tables rondes...

Mai 2009 | économie & finance

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Jeannot KrecKé www.paperjam.lu

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Dans le cahier «Économie & Finance» de cette édition, retrouvez toute l’actualité du Luxembourg, des entreprises, de la Place financière, de l’industrie et de la Grande Région. En cover: Jeannot Krecké, ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, qui dresse le bilan de quatre années et demie passées à son poste et envisage des pistes de sortie de crise.

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8

ressources humaines  juste mesure   |  10   Santé au travail Au bout du rouleau 12   Série: Les DRH à la loupe (8) Wendy Evans   |  16   Mouvements Carrières 22   Série: Les professionnels du recrutement (2) Darren Robinson   |  24   happy birthday 9 

Droit du travail La

120 Index 118 Mon

Bureau

116 Agenda 114

Edito

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Sommaire

4

Paperjam Business Club 112 Economist Club

Case Study

102

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Ressources Humaines

Interview

Communication

58

Dossier

Technologies

Immobilier

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9 ressources humaines

Publication

Conciliation

Tempo-Team (anciennement Vedior) a publié un Guide pratique de votre carrière/Working careers Guide bilingue de 28 pages. Un document articulé autour de quatre grands thèmes: la connaissance de soi, le choix de l’emploi adéquat, l’analyse du marché du travail et la recherche d’emploi en elle-même. Le document est riche en liens utiles, conseils pratiques et exemples concrets pour rédiger un CV attractif, naviguer dans les offres d’emploi et se préparer efficacement à un entretien d’embauche.

L’Office national de conciliation s’est réuni, en 2008, à treize reprises pour statuer sur sept litiges entre syndicats et employeurs (source: rapport annuel du ministère du Travail et de l’Emploi, publié fin mars). Il a également été saisi, à huit reprises, pour des déclarations ou des avenants à des conventions collectives. En 2007, il n’y avait eu «que» six litiges ayant nécessité onze réunions, dont quatre pour le seul renouvellement de la convention collective du secteur bancaire.

Photo: Tempo-team

une carrière en Guide

L’ONC n’a pas chÔmÉ

Ce guide peut être commandé (18 euros) sur http://www.tempo-team-hrservices.lu/

C’est, en pourcentage, le nombre d’offres d’emploi public (337) publiées en ligne en 2008 sur les sites des institutions publiques luxembourgeoises, rapporté au nombre d’agents publics (22.089) du pays. L’étude, réalisée pour la troisième année par Monster.fr et le magazine Acteurs Publics, indique un léger recul par rapport à 2007, où 423 annonces avaient été recensées (1,76% des 24.000 agents publics).

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Droit du Travail

La Caisse Nationale de Santé peut procéder à des contrôles administratifs sur demande des employeurs.

La juste mesure Le statut unique a bousculé les habitudes en matière d’absences pour cause de maladie. Alors que la pratique, généralement en vigueur, voulait que les employeurs n’exigent pas de certificats de maladie en cas d’absence d’une journée ou deux de leurs salariés, la situation a radicalement changé. Les syndicats s’en alertent, le ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, ainsi que celui du Travail et de l’Emploi, admettent avoir connaissance du phénomène, sans qu’il soit possible pour l’instant d’en mesurer l’ampleur. Les statistiques ne parleront que dans plusieurs mois. «Cette généralisation cause manifestement des frais supplémentaires à l’assurance-maladie, du fait de la multiplication des certificats de maladie et, partant, des visites médicales. Elle risque également de mener à une situation où les concernés seront portés malades plusieurs jours au lieu de retourner travailler

Photo: David Laurent / Wide

Les ministres en appellent «au bon sens» des employeurs pour qu’ils cessent d’exiger des certificats d’incapacité de travail, dès  le premier jour d’absence de leurs salariés.

après un jour ou deux», s’inquiètent les députés CSV Ali Kaes et Marc Spautz (qui est aussi secrétaire général du LCGB). Et les élus de réclamer une modification du droit du travail, afin de l’adapter à la pratique antérieure (certificat obligatoire après un ou deux jours d’absence), tout en prévoyant des «alternatives» pour les employeurs afin de limiter les abus. «Les développements actuels ne peuvent être approuvés (...), admettent les ministres de

tutelle, qui se refusent toutefois à changer la législation. Il faut faire appel au bon sens des employeurs et attirer leur attention sur le fait que leur manière de procéder risque d’être contre-productive et d’enlever au droit du Travail sa flexibilité actuelle». Quant aux éventuels abus, les ministres rappellent que les contrôles administratifs, réalisés par la Caisse Nationale de Santé, peuvent aussi l’être à la demande d’un patron suspicieux. F. M.

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10 ressources humaines

Santé au travail

Au bout du rouleau

Le burnout, phase ultime du stress et dépression qui ne dit pas son nom, résulte moins d’un agenda surchargé que d’une perte de contrôle et d’un manque d’autonomie dans le travail.

Nicolas Raulot (texte), Fabrizio Maltese (photo)

«L’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve c’est que ça le fatigue». Si le faux proverbe fait sourire, il arrive tout de même que le travail rende malade, qu’un salarié supposé solide et motivé finisse par «craquer». «Le burnout survient lors­ qu’on n’a plus de ressources, lorsqu’on a tout brûlé», explique Sandrine Tomasini, médecin du travail et directrice-adjointe de l’ASTF (Association pour la Santé au Travail du Secteur Financier). Le processus commence par un stress aigu, qui selon une étude du Conseil Economique et Social (CES) «résulte du fait que les individus se sentent inaptes à combler un écart avec les exigences ou les attentes les concernant». Les premiers symptômes varient en fonction des patients: lombalgies, douleurs à l’estomac, nausées, palpitations cardiaques, réactions allergiques, psoriasis... Puis, vient l’adaptation au stress, qu’on appelle phase de résistance. C’est une réaction biologique de l’organisme à une sollicitation, à une agression, qui se traduit par une sécrétion d’hormones (adrénaline, cortisone...) de même nature que pour un effort physique. Enfin, dans un troisième temps, les résistances s’épuisent. Le burnout est ce stade d’épuisement, le résultat d’une série de réponses mal adaptées de l’organisme, l’étape ultime d’un stress émotionnel permanent et prolongé, qui peut conduire dans des cas extrêmes à l’hospitalisation, voire au suicide. C’est une dépression qui ne dit pas son nom. Mais, contrairement aux idées reçues, cette pathologie n’est pas forcément liée à une charge de travail excessive et ne connaît pas de recrudescence particulière avec la crise.

Les managers moins exposés «Le burnout est un phénomène récent, qui est apparu en 1969. Les premières études sur le sujet ont été publiées aux Etats-Unis dans les années 1970. Il a d’abord touché le milieu médical et paramé­dical», rappelle Sandrine Tomasini. Au-delà des professions «aidantes» et en rapport avec l’être humain, il touche les cols blancs, moins à même d’appréhender le but et le résultat de leur labeur que les ouvriers ou les agriculteurs, pourtant soumis aux cadences infernales, voire au travail le week-end. «Une tâche manuelle a un début et une fin. Elle passe par la réalisation d’une chose pratique que son auteur peut retracer et qui lui apporte une satisfaction personnelle. Derrière son ordinateur, un salarié a

«Le burnout survient lorsqu’on n’a plus de ressources, lorsqu’on a tout brûlé». Sandrine Tomasini (ASTF)

souvent plus de mal à mesurer l’importance de ce qu’il fait au sein de l’activité générale de l’entreprise», poursuit Claude Bollendorff, médecin du travail et directeur de l’ASTF. «En fait, la sous-charge de travail, un poste inférieur à ses qualifications ou encore le manque d’autonomie conduisent plus facilement au burnout qu’un excès de travail. Les managers, qui travaillent de façon indépendante et prennent des décisions, sont moins sujets au stress que les autres collaborateurs de l’entreprise», souligne Sandrine Tomasini. De même, les fusions d’entreprises, qui éloignent les centres de décision du lieu de travail et peuvent donner l’impression aux collaborateurs qu’ils perdent tout contrôle, favorisent l’angoisse. Les médecins recommandent de réagir aux premiers signaux envoyés par le corps, par exemple dès l’apparition de troubles du sommeil. «Le réveil de 3 ou 4 heures du matin est souvent caractéristique d’un stress qu’on n’arrive plus à gérer», note Sandrine Tomasini. Mais comme le déplore Claude Bollendorff, «les gens sont souvent pris en charge trop tard, quand ils se sont déjà bien installés dans ce syndrome». Lors de ses consultations, l’ASTF soumet un questionnaire médical confidentiel qui contient

un volet réservé au stress. Les patients répondent par oui ou par non à des questions anodines du type: «Souffrez-vous de troubles de sommeil?», ou encore «Avez-vous remarqué une modification de votre caractère?». Une réponse positive permet d’engager un dialogue, de mettre au jour un problème plus profond et d’éviter d’entrer dans une spirale. «Si les cours de lutte contre le stress en entreprises mettent l’accent sur le time management, la gestion des priorités, nous préférons aborder la question sous l’angle de l’hygiène de vie. Nous insistons sur la qualité du sommeil, la nécessité d’exercer une activité en dehors de son travail, de pratiquer un sport, d’avoir un petit ilôt de verdure... On explique également que la cigarette et l’alcool ne sont pas de bonnes solutions», insiste Sandrine Tomasini. Autre idée reçue à combattre, l’arrêt de travail prolongé n’est pas un moyen efficace de lutte contre le burnout. Une remise au travail rapide est même recommandée. Car plus on soustrait le malade à son milieu professionnel, plus il craint le regard des autres, plus il est tenté de se mettre en dehors du réseau social, voire de la sphère familiale. Et la réinsertion devient très difficile.

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12 ressources humaines

Série: Les DRH à la loupe (8)

Wendy Evans

HR Director, Lombard International Assurance

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13 ressources humaines

Jean-Michel Gaudron (interview), Olivier Minaire / Wide (photos)

What are the broad outlines and major challenges of the current HR policy at Lombard? “Lombard’s success is built on our people. The Lombard spirit reflects the passion of our people; the passion to succeed and to ‘make it happen’. Our aim, in HR, is to support the business in achieving its goals by developing an effective and committed workforce. Our strategy and policies are designed to recognise, retain and offer a great career to our people. Maintaining our team spirit is fundamental and each employee must feel integrated within the Company. Variety, challenge, interest and enjoyment in the job are top priorities; at the same time, each employee, whatever their role, takes responsibility for their own development. What is the direct impact of the crisis on your job and/or your function? “In some respects it is business as usual, less recruitment, but still a big emphasis on our people. It’s even more important now to make sure they get the development opportunities and the working environment that attracted them to Lombard in the first place. We are focused on keeping Lombard efficient, ensuring everyone is effective in their respective roles. At the same time, we need to be innovative and agile in our response to the current economic situation, without losing sight of future growth and being prepared and well placed when things begin to turn around. Regarding the hiring of talent, what sort of profiles are you currently looking for? “We are at the forefront of our industry. As Lombard has grown and become more complex, we have had to increase the number of more experienced, senior technical people – legal, fiscal, compliance roles, for example. Of course, we look for excellence in technical capability but it’s equally important to have a good cultural fit, people who will contribute to our entrepreneurial mind-set. With 26 nationalities, speaking more than 10 European languages, we are a truly international company always seeking to add to this unique mixture of cultures.

What criticism, if any, do you have of the way candidates write and present their CVs? “With over 12,000 CVs received in 2008, we find that many people apply for positions that are not aligned with their profile. People forget that this is their only opportunity to create a strong first impression. It’s important that they attract our attention by showing us quickly how well they suit our requirements. We have found that the quality of CVs is varied and, in order to support the new generation of school leavers, we provide coaching on CV writing and interview techniques to final year students locally. What is your opinion of new methods of recruitment, particularly the Working Worlds salon in Second Life? “We fully support and participate in these new methods of recruitment. These are innovative ways of attracting young, talented people. In 2007, we launched our interactive recruitment website http://www.careers.lombard.lu where prospective candidates are able to take part in online discussions with our HR team. We have had a fantastic response to this. Although these ‘virtual worlds’ are a great place to meet potential talent and have been very useful, they should be used alongside (and not replace) real job fairs and one-to-one interviews. What are the current trends regarding remuneration? “We operate a pay and benefits system that is fair and equitable. We have developed a corporate job evaluation methodology to support pay and grading decisions and we promote high performance. In addition to our standard set of benefits, we have also realised that smaller gestures can have a huge impact. At Lombard we have a very youthful staff, the average age being 34, so one of the things we introduced was a ‘well-being’ subsidy. This is not a huge cost to Lombard, but our people really value it. It’s seen as an investment in them. What expectations do your employees have with regards to the development of their skills? “We recognise the importance of investing heavily in our people to ensure that the whole of the Lombard team not only have the required exper-

tise but also the motivation and commitment to succeed. Training is of enormous value, and not just the technical training needed to be able to carry out the job, but also the soft skills that encourage personal development. As mentioned earlier, our staff are empowered to take responsibility for their own development. People work with their line managers and HR to develop their training plans. What is your definition of the term “quality of life” (or “well-being”) at work? “Our aim is for all our employees to strike a balance between their private and their professional life. This is of vital importance to us. We understand the everincreasing need for flexible working hours and part-time working positions. With all the challenges we are currently facing, taking care of our health is more important than ever. With this in mind, we have organised various ‘well-being’ events. These currently include weekly Tai Chi and Yoga classes together with seminars on health-related topics, such as ‘Stress Management’ and ‘Cardio-Vascular Health’. As mentioned earlier, we also provide a ‘well-being’ subsidy for all employees that may be used for any type of self-development or health purposes. What measures have you taken to ensure equal opportunities? “At Lombard, we fully subscribe to equal opportunities. We are committed to fostering a work environment in which all individuals are treated with respect and dignity. We want each staff member to feel they work in a businesslike atmosphere that promotes equal employment opportunities. Lombard provides equal opportunities regardless of gender, race, age, ethnicity, sexual orientation, physical capacity or religion, and all individuals are treated fairly. What role do human resources play in marketing today? To what extent do they contribute to the brand image of your company? “One of the most crucial tasks is to bring marketing and HR together to create a corporate culture that is brand and strategy oriented and, ultimately, more effective at delivering results. In the simplest terms, nothing is as powerful as word of mouth, and no }

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Lombard International Assurance has been located in this building near the airport since 1993 and currently employs some 460 people.

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CV

From South Africa to Luxembourg Wendy is Welsh and was raised and educated in South Africa. It was there that she began her career in retail banking. She moved to London a few years later to work in the City at the London Stock Exchange. In 1990, Wendy moved to Luxembourg to pursue a career in Fund Accounting with Chase Manhattan Bank. In 1993, she joined Lombard, where she spent 10 years, also in Fund Accounting operations. It was in 2003 that Wendy made the move to HR where she was given the task of setting up a new department. Wendy’s knowledge of the internal working of Lombard together with her previous experience in the financial sector gave her the necessary insight to develop HR at Lombard.

 { other medium can distribute your message as

honestly as your employees. HR plays a key role in helping marketing develop internal communications that demonstrate how employees should ‘live’ the brand. Experience proves strong collaboration between HR and marketing increases successful recruiting, overall employee understanding and support of the brand. In your opinion, what are the advantages and disadvantages of working in HR? And what essential qualities are required to perform your duties? “What has helped me most of all is my 10 years’ experience in Lombard’s operational area, prior to moving to HR. This knowledge of

the company enables me to have a very clear view of day-to-day operational issues. You need to be passionate and a good listener. HR is evolving all the time and demands a strong ability to adapt to change. Of course, you need to be human too, someone who employees can relate to and trust. To conclude, what advice would you give to young people looking to follow in your footsteps? “Be positive, flexible and optimistic. Learn your business inside out and listen to your clients. Because you’re always dealing with people, HR can be fascinating and rewarding. The best thing is to believe in what you want to achieve and go for it!”

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16 ressources humaines

Mouvements

CARRIÈRES Un départ ? Une arrivée ? Une promotion ? Votre actualité nous intéresse ! Envoyez votre biographie et une photo à press@paperjam.lu. L’information sera alors relayée sur l’ensemble de nos supports: sur le site www.paperjam.lu, dans la newsletter électronique hebdomadaire du vendredi et dans le magazine. Créez ou actualisez gratuitement votre biographie sur www.index.lu et rejoignez plus de 950 décideurs qui y sont déjà inscrits.

Agé de 33 ans, Vincent Nicolay a rejoint SIT Group en tant que sales director, en charge, entre autres, du développement de l’offre datacenter et réseau fibre optique managée récemment lancée. Il s’appuie sur une longue expérience dans le secteur luxembourgeois de l’IT en tant qu’account manager chez Telindus entre 1998 et 2004 puis chez Verizon Business Luxembourg.

La société Mach, spécialisée dans les services aux opérateurs de téléphonie mobile, a nommé une nouvelle vicepresident global HR en la personne de Dea-Anne D’Amico, laquelle rejoint également le comité exécutif du groupe. Elle dispose d’une expérience de plus de vingt ans dans les ressources humaines et la communication, forgée au sein de sociétés telles que The Walt Disney Company, Compaq (HP), Serono, AT&T, The World Economic Forum ou encore ST Microelectronics.

Philippe Toussaint, 33 ans, a été promu directeur de Fortis Intertrust Luxembourg. Ce spécialiste en ingénierie financière et en activités fiduciaires en général était entré au sein de la société en 2001.

Pietro Longo, 38 ans, a été promu directeur de Fortis Intertrust Luxembourg. Depuis plus de dix ans, il a forgé son expérience auprès d’Ernst & Young, Dexia BIL, Experta Luxembourg et, enfin, Fortis Intertrust Luxembourg, où il est arrivé en 2005 en tant que business development manager.

Forworx, société de services active dans le conseil immobilier, le design et l’aménagement, renforce son pôle design en s’adjoignant les services d’une nouvelle architecte d’intérieur: Audrey Schoepfer, 21 ans, jeune diplômée du Lycée Le Corbusier à Illkirch. Sandra Sidon, 33 ans (ex-Voxmobile), a rejoint Lakehouse en tant que coach professionnel en charge, entre autres, de l’activité people development (coaching, mentoring, formations, assessments et outplacement). Sébastien Dequenne, 30 ans (ex- ALD Automotive Luxembourg), a pris place à bord de la compagnie d’aviation d’affaires Luxaviation en tant que business development manager, plus particulièrement en charge du développement commercial dans la Grande Région. Raymond Penneman, 44 ans (ex- Publicityweb), a rejoint Lisa Media, la nouvelle agence média d’Editus Luxembourg, en tant que conseiller SEO (search engine optimization). Jérôme Pelles, 48 ans, a rejoint l’équipe de vente du garage BMW Carlo Schmitz à Mersch.

La direction de l’Integrated Biobank of Luxembourg (IBBL), nouvellement créée, a été confiée au Dr. Robert Hewitt. Cet Anglais de 50 ans, responsable des départements NUH-NUS Tissue Repository et Hospital-based Cancer Registry du National University Hospital de Singapour, est également président de l’International Society for Biological and Environmental Repositories. Il a déjà, par le passé, développé des biobanques en Angleterre, en Arabie Saoudite et à Singapour.

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Michaël Baudry, 30 ans, rejoint l’équipe de Dimension Data externalisée à la Commission européenne au poste de project manager.


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Kheira Nougal

Andrew Notter

Talent Consultants

Annie Burton

Michele Cardaropoli

Marie Offerle

Liliane Crochet

Le Dôme, Entrée C, 2-8 Avenue Charles de Gaulle L-1653 Luxembourg T +352 26 19 28 10 01 F +352 26 19 28 10 20 info@badenochandclark.lu

Permanent Recruitment

Jobs available:

Candidates available:

Tax Advisor – Private Banking

Wealth manager – Investment Advisor (Private Banking) REF: 236192

REF: 359060

4-6 yrs experience (international taxation–ideally Eastern Europe Clients).

Credit Administrator

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3 years experience, French & English, OPC Knowledge.

Manufacturing Plant Accountant

REF: 355915

Fluency in French, Italian, English.

Product Head Financial Services REF: 890874

Excellent Project Management, Relationship Management and Strategy competences.

3 years technical accounting & controlling experience within a manufacturing environment.

Trust Services Accountant REF: 2304485

Financial Analyst

Tax Manager REF: 2354280

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3-4 years analysis experience within hi tech or telecoms environment.

Subsidiary Company Accountant

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Managing all accounting for several subsidiaries of a leading global group.

Consolidation Manager

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Minimum 4 years experience in Consolidation and IFRS.

Deputy Head of Department Legal Services (Fund Set-Up) REF: 358865 Mehrjährige Erfahrung im Bereich Fund set up, Führungserfahrung von Vorteil, fliessende Deutsch-Kenntnisse sind Voraussetzung.

Knowledge of Soparfi and Holding companies, accounting & audit. Charted Accountant with international exposure and Law & Tax degree.

Qualified Funds Lawyer REF: 2017457 Fluency in German, English, French.

Private Banker REF: 234854

All levels of seniority with client portfolios.

Finance & Consolidation Manager REF: 2008808

Consolidation/IFRS expertise, people management experience, Fluency in English and German

Le Dôme, Entrée C, 2-8 Avenue Charles de Gaulle L-1653 Luxembourg T +352 26 19 28 10 01 F +352 26 19 28 10 20 info@badenochandclark.lu

Permanent Recruitment


18 ressources humaines

Philippe Sablot, 44 ans, a rejoint Fortis Assurances Luxembourg en tant que directeur juridique. Il était, depuis 18 mois, general counsel chez NewPelGroup, après avoir été successivement senior legal advisor au Crédit Lyonnais UK pendant quatre ans, puis vice-president et head of tax & legal chez Nationwide Global Holding (Paneurolife).

En poste par intérim depuis septembre 2008, suite au départ de Marc Pecquet, le Luxembourgeois Charles Denotte a été officiellement confirmé dans ses fonctions de Citi country officer (CCO) pour le Luxembourg. Il conserve, parallèlement, sa fonction de cluster compliance head pour cinq pays de l’Europe de l’Ouest. Agé de 46 ans, il avait rejoint Citi en août 1999 en tant que relationship manager pour les institutions financières.

Jean-Yves Lhommel, 36 ans, a été promu (avec effet au 1er mai) au titre de counsel au sein du département fiscal de Linklaters LLP, Luxembourg (qu’il avait rejoint en 2003.

Stephan Arnould, 32 ans, a intégré Property Partners comme manager au sein du département agency. Auparavant, il occupait les fonctions de head of corporate solutions chez Jones Lang Lasalle.

Agé de 33 ans, Frederic Laval, a rejoint Fortis Assurances Luxembourg en tant que head of TMI (Treasury, Markets, Investments). Il était, ces cinq dernières années, project manager et fund administration manager chez Aspecta Assurances, après avoir travaillé deux ans chez EuresaLife en tant que project manager et webmaster.

Caroline Serhan, 39 ans, chez Editus depuis 2000, a été nommée responsable de l’agence Lisa Media, une nouvelle entité d’Editus Luxembourg créée en début d’année, agence média du Groupe P&T chargée de l’achat et de la réservation des espaces média pour l’ensemble du groupe, qui «remplace» la régie Luxweb.

Âgé de 55 ans, Baudouin Falmagne a rejoint Ricoh Luxembourg PSF en tant que major account manager. Il était, précédemment, business development manager chez Contraste Europe, après avoir acquis son expérience pendant plus de vingt ans auprès d’Olivetti, Wang Global, Getronics ou encore HP, principalement dans le secteur de la finance.

Ruben Mendoza, 27 ans, a rejoint l’équipe de Mastercraft Language Solutions en tant que responsable du service clientèle, en charge de la qualité et du suivi des formations de l’institut. Fabienne Roels, 28 ans (ex-Jones Lang LaSalle), rejoint Property Partners en tant que commercial assistant du département agency, et principalement de l’équipe retail. Nicole Welter, 47 ans, vient renforcer l’équipe de vente voitures neuves de la concession BMW Carlo Schmitz à Mersch. Karine Galantini, 35 ans (ex-Photoservice au Luxembourg) rejoint la société de communication audiovisuelle Remedia au poste de management assistant. Sylvie Guyot, 36 ans (exPricewaterhouseCoopers), a été recrutée par Forworx en tant que secrétaire de direction. Suzanne Hansen, 33 ans, rejoint Luxexpo en qualité de responsable de la communication.

Une nouvelle general manager arrive à la tête de l’agence de communication CMI: Rosa Olivares, 31 ans, de nationalité espagnole, qui a déjà une carrière internationale dans le milieu du marketing et de la communication (L’Oréal à Londres, Rusticae à Madrid, BETC Euro RSCG à Paris, Nielsen Online à Oxford, Promesse à Luxembourg). Elle remplace la directrice historique Céline Velluet, qui continuera néanmoins à apporter ses compétences sur des missions spécifiques.

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Els Brusselmans, 42 ans (ex-Siemens), a été nommée human resources manager pour SAS Belux, fournisseur d’informatique décisionnelle et de logiciels analytiques. Noémi Drew, 32 ans, (ex-Fox, MTV et Universal en Grande-Bretagne) change de secteur et a été recrutée chez Dimension Data en tant qu’executive assistant.


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Technical courses ©2008 PricewaterhouseCoopers S. à r.l. All rights reserved. PricewaterhouseCoopers refers to the network of member firms of PricewaterhouseCoopers International Limited, each of which is a separate and independent legal entity.

Introduction to the Investment Funds Industry • Module 1: Introduction to UCIs May 4 and 5, 2009 • Module 2: Accounting issues for UCIs May 6, 2009

The Fight Against Financial Crime – Modular training programme for experienced professionals Module 7: The prevention of corruption in Eastern Europe May 12, 2009

ITIL Foundation Training Formation menant à la certification internationale “ITIL Foundation v3 – Certificate in IT Service Management” 6, 7 et 8 mai 2009

CSSF 2002/77 - Behebung von Vorfälle im Rahmen des Rundschreibens 12. und 13. Mai 2009

UCITS IV - Opportunities and challenges May 13, 2009 (AM)

UCITS IV - Défis et enjeux 11 mai 2009 (matin)

Taxation for Luxembourg Private Bankers

Introduction aux instruments financiers et produits dérivés

• Luxembourg private banking tools May 11, 2009 • Module a: Luxembourg tools for Belgian resident clients May 25, 2009 • Module b: Luxembourg tools for German resident clients May 28, 2009 • Module c: Luxembourg tools for Dutch resident clients May 29, 2009 • Module d: Luxembourg tools for French resident clients June 25, 2009

19 et 20 mai 2009

Programme de formation modulaire aux normes comptables internationales IFRS

27, 28 et 29 mai 2009

• Module 1 : Maitriser les fondamentaux des IFRS 11 mai, 18 mai et 3 juin 2009 • Module 2 : IFRS pour Real Estate 17 et 24 juin 2009 • Module 3 : Analyse du reporting comptable CSSF sous IFRS (FINREP) 4 et 10 juin 2009 • Module 4 : IFRS pour Fonds d’Investissement 9 et 15 juin 2009 • Module 7 : Les instruments financiers en pratique (IAS 32/39 et IFRS7) 18 et 25 juin 2009 • Module 8 : Les impôts différés et autres impacts fiscaux des normes IFRS 29 juin 2009

Administration and management of Real Estate May 25 and 26, 2009

OGAW IV - Herausforderungen und Chancen 26. Mai 2009 (AM)

La finance d’entreprise comme outil d’aide à la décision German Tax • Version française 28 et 29 mai 2009 • English version June 8 and 9, 2009

Soft skills courses Auffällige Mitarbeiter - Wege zur professionellen Gestaltung von Arbeitsbeziehungen 7. und 8. Mai 2009

Savoir mener un entretien d’évaluation 15 mai 2009

Prise de parole en Public

Lier bien-être personnel et performance 12, 13 mai et 11, 12 juin 2009

8 et 9 juin 2009

Manager au féminin 8 et 9 juin 2009

E-Learning

Further Information

Anti-Money Laundering (English Version - Version française)

Technical courses

Soft Skills courses

Facilities

Training advisory

The training calendar is available on: www.pwcacademy.lu For further information: T +352 49 48 48-4040 F +352 49 48 48-4041 e-mail: pwcacademy@lu.pwc.com


20 ressources humaines

Onno Bouwmeister, 32 ans, est désormais senior relationship manager chez Orangefield Trust (Luxembourg). Ce juriste spécialisé dans le droit de la faillite et de l’insolvabilité a fait, précédemment, ses armes auprès de Rabobank Nederland, Bates, Welss & Braithwaith à Londres puis Kneppelhout & Korthals à Rotterdam. Nicolas Gauthier, 44 ans, est devenu country manager de Front Consulting au Luxembourg, société spécialisée dans les domaines de la conformité aux règles du secteur financier, la mise en œuvre et l’intégration d’applications financières et l’amélioration des processus opérationnels. Il a, par le passé, acquis une grande expérience en matière de management et de vente auprès de Fujitsu Services, Atos Origin, CTG ou encore Gam Consult.

Agée de 29 ans, Berenice Kunnari, a été promue senior account manager chez Orangefield Trust (Luxembourg), où elle officie depuis 2005. Cette titulaire d’un master en gestion du patrimoine est également juriste en droit des sociétés.

Benoit Nasr, 33 ans, a été promu directeur de Fortis Intertrust Luxembourg, fort d’une expérience de dix ans en matière d’ingénierie financière et d’activités fiduciaires en général, depuis son engagement en 1999 auprès de MeesPierson Trust (Luxembourg), devenu, depuis, Fortis Intertrust Luxembourg.

Un nouveau DRH a été recruté chez Editus Luxembourg. Eric Cavalli, 43 ans, est désormais en charge du nouveau département RH et des services généraux. Il bénéficie de plusieurs années d’expérience dans ce domaine en France, en Belgique et au Luxembourg au sein de groupes internationaux.

Jean-Pol Gillet, fort d’une expérience de 18 années dans le domaine commercial IT, rejoint la société Tech-IT (sur le point de recevoir un agrément PSF) en tant que sales manager, en charge du développement de l’activité infogérance et managed services sur le marché belge et français, notamment dans les domaines AIX, storage, virtualisation et développement applicatif.

Après neuf années passées chez Linklaters LLP à Bruxelles au sein du département real estate, Jérome Conratd, managing associate depuis 2004, a rejoint le bureau de Luxembourg afin d’y renforcer l’équipe real estate. Il est spécialisé en acquisitions et mise en place de structures financières immobilières.

Kathrin Zickel, 34 ans (ex-ALD Automotive), a pris en charge le développement du fleet management pour la concession BMW Carlo Schmitz à Mersch. Daniel Sahr, 31 ans (ex-Institut de Formation de la Chambre de Commerce), a rejoint Lakehouse en tant que business consultant. Il sera également en charge du développement de la clientèle de la filiale Moskito Productions, agence publicitaire. Le département property management de Property Partners poursuit son développement avec l’arrivée de Guillaume Perrodin, 23 ans, ingénieur orienté HQE qui assumera les aspects énergétiques et environnementaux de la gérance. Aurelien Schvartz, 29 ans (ex-Yahoo! Europe), rejoint la société Editus Luxembourg en tant que conseiller search engine advertising. Heike Reischl, 44 ans (ex-Cells Bauwelt) vient compléter l’équipe property management de Property Partners en qualité d’account manager, où elle poursuivra la gérance d’un immeuble mixte du quartier Gare.

L’équipementier automobile IEE, spécialisé dans les systèmes de détection d’occupants, a nommé Olivier Gasche, 47 ans, au poste d’executive vicepresident finance and administration. Il était, ces trois dernières années, chief financial officer chez LBC et avait, auparavant, acquis son expérience pendant près de 20 ans auprès de firmes telles que Strafor-Facom ou AFE Group.

paperjam  | Mai 2009 | management

Yves Le Solliec, 31 ans (ex-NetApp aux PaysBas) vient renforcer l’équipe storage & backup de Dimension Data externalisée à la Commission européenne au poste de storage engineer.


Des Masters professionnels au service de l’innovation

Master en Informatique et Innovation (2009-2011) OBJECTIFS Former de manière très pratique des responsables en management de l’innovation à l’aide d’une formation professionnelle à doubles compétences, mêlant politique IT et management stratégique. PUBLIC Informaticien, Responsable IT, Gestionnaire et chef de projet, Ingénieur IT PROGRAMME > 4 axes de contenu : • Gouvernance IT • Alignement Business et concepts des SI • Méthodologie de développement IT • Qualité des SI > 4 axes d’enseignements : • Enseignements scientifiques • Cas pratiques • Travaux coopératifs • Analyse d’un projet d’innovation

Master en Management de la Sécurité des Systèmes d’Information (2009-2011)

Masters en Management de la Chaîne Logistique Globale / Management de la Qualité (2009-2011)

OBJECTIFS Apporter à toute personne responsable de la sécurité de l’information d’un organisme, les compétences nouvelles et nécessaires à l’exercice de ce métier. Le spectre de cette formation va des aspects techniques aux aspects organisationnels et managériaux.

OBJECTIFS Apporter de solides connaissances pour l’optimisation de la Chaîne logistique / pour la mise en place de la politique Qualité.

PUBLIC RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information), Responsable de la gestion des Risques, Auditeur Informatique, Ingénieur en sécurité de l’information PROGRAMME • Contexte pluridisciplinaire de la sécurité de l’information • Méthodologie et outils de la sécurité des systèmes d’information • Ressources de la sécurité informatique • Projet professionnel en sécurité des systèmes SÉANCE D'INFORMATION Jeudi 28 mai - CRP Henri Tudor Luxembourg - Kirchberg

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PUBLIC Responsable Qualité, Responsable logistique - Supply Chain Manager, Chargé de projet, Consultant, Auditeur, Ingénieur PROGRAMME > 3 modules communs aux deux masters : • Management stratégique • Management de projets innovants • CRM & SRM > Management de la Chaîne Logistique Globale : Fondamentaux de la Supply chain, technologies de l’information pour la Supply Chain, audit et performance, plate-formes logistiques et circuits de distribution, nouvelles approches du Supply Chain Management > Management de la Qualité : Responsabilité sociale et nouvelles perspectives, audits et référentiels normatifs, animation - coordination communication qualité, amélioration des processus, approche Six Sigma SÉANCE D'INFORMATION Mercredi 20 mai - CRP Henri Tudor Luxembourg - Kirchberg

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22 ressources humaines

Série: Les professionnels du recrutement (2) – Darren Robinson

Un surcroÎt de compÉtitivitÉ Darren Robinson, directeur de Badenoch & Clark, entrevoit l’avenir avec conviction et optimisme. Les challenges qui jalonnent sa vie privée sont également les moteurs de sa conception professionnelle, où il cherche constamment à exceller… tout en gardant ce petit soupçon de flegme typiquement «british».

médiocres, notamment pour les candidats. «Je crains que la réputation de l’industrie du recrutement au Luxembourg ne s’en trouve affectée», note-t-il.

Jean-Marc Streit (texte), Francesca Gilibert (photo)

De l’Angleterre au Luxembourg via l’Australie Après un bachelor scientifique, les sirènes de l’armée britannique attirent Darren Robinson, qui passera ainsi près de six ans au sein d’un régiment de parachutistes. En 1996, il change radicalement d’orientation et intègre le cabinet de recrutement Robert Walters, qui lui donnera l’opportunité de découvrir le marché australien. C’est ainsi qu’en 2000, il est embauché par Morgan & Banks/Hudson en tant que consultant RH pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Quatre ans plus tard, il retourne dans sa mère patrie et rejoint Badenoch & Clark. En 2006, il délaisse son insularité et prend la direction du bureau de Luxembourg, pays dont il tombera amoureux et qui charmera du même coup son épouse.

«La crise a engendré une diminution importante des besoins en postes qui avaient traditionnellement le vent en poupe, reconnaît le directeur de Badenoch & Clark. Toutefois, la demande reste forte pour les experts-comptables et les managers en private banking». D’un naturel résolument optimiste, Darren Robinson entrevoit cependant une fin d’année 2009 qui devrait retrouver des conditions normales en termes de recrutement, puis une recrudescence des offres d’emploi en 2010. La pénurie pourrait ainsi être à nouveau à l’ordre du jour, la crise se refermant telle une petite parenthèse dans le secteur du recrutement.

L’ombre des sociétés étrangères

Des challenges physiques

Le marché du recrutement au Luxembourg a fortement changé, surtout au cours de ces cinq dernières années. La bonne santé économique du pays a permis l’essor du secteur qui compte aujourd’hui quelque 80 sociétés. «Mais le marché national du recrutement se retrouve également en compétition avec des sociétés basées à l’étranger et qui recrutent de plus en plus pour le marché luxembourgeois», constate Darren Robinson. Bien que nombre de cabinets sur le marché offrent des services de qualité accrue, force est de constater que certains autres ont une philosophie contraire, conduisant à des prestations

«Il y a vingt ans, je ne m’imaginais pas du tout travailler enfermé dans un bureau, cloisonné entre quatre murs, avoue-t-il. Je pense, donc, que si je n’avais pas travaillé dans le monde du recrutement, j’aurais probablement rempilé dans l’armée et occupé la fonction de formateur sportif». D’ailleurs, des challenges, il aime encore à s’en donner régulièrement: à l’aube de ses quarante ans, il s’est promis d’apprendre à skier, de pratiquer la plongée sous-marine… et d’avoir un enfant! Le premier objectif a été atteint cet hiver, les deux suivants étant sur le point de se concrétiser… 

2010, pour un nouveau départ

paperjam  | Mai 2009 | management

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16.04.2009 12:09:42 Uhr


PROGRAMME mAI - JUIN 09 Achat, logistique et commerce international Comment rédiger et gérer les appels d’offres Comment analyser et comparer les offres

15.06.09 16.06.09

8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

195 € 195 €

18h30 - 21h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

225 € 390 € 195 € 450 € 195 €

06 et 07.05.09 18 et 19.05.09 11.06.09

8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

390 € 390 € 195 €

04, 18, 20.05 et 18.06.09 07 et 08.05.09 11 et 12.06.09 25 et 26.06.09

8h30 - 16h30 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

100 € 390 € 390 € 390 €

04, 05 et 27.05.09 06.05.09 07 et 08.05.09 11 et 12.05.09

8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

500 € 195 € 450 € 390 €

28 et 29.05.09 18.06.09

8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

390 € 195 €

07 et 08.05.09 13.05.09 11.06.09 11.06.09 17 et 18.06.09

8h30 - 17h00 13h00 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00 8h30 - 17h00

275 € 150 € 100 € 150 € 390 €

8h30 - 17h00

230 €

04, 12 et 19.05.09

13h00 - 17h00

200 €

11.05.09 18.05.09 08.06.09 15.06.09 29.06, 06 et 13.07.09

14h00 - 16h00 14h00 - 16h00 14h00 - 16h00 14h00 - 16h00 13h00 - 17h00

50 € 50 € 50 € 50 € 200 €

29 et 30.06.09

14h00 - 17h00

90 €

07.05.09 19.05.09 04, 11 et 18.06.09

9h00 - 12h00 9h00 - 12h00 13h00 - 17h00

50 € 50 € 200 €

18.05.09

8h30 - 17h00

120 €

09.06.09 16.06.09

14h00 - 17h00 14h00 - 17h00

50 € 50 €

Communication écrite et orale Rhetorik : die Kunst eine Rede zu reden Savoir communiquer dans la vie professionnelle Trainieren Sie Ihre Schlagfertigkeit Techniques de négociation Récupérer efficacement ses créances par téléphone

04, 11 et 18.05.09 04 et 11.05.09 07.05.09 12 et 13.05.09 14.05.09

Gestion comptable et financière Analyse financière, contrôle de gestion et contrôle interne Trésorerie et gestion des flux financiers en entreprise Elaborer un plan de financement et évaluer la rentabilité d’un investissement

Management, leadership et teamwork Formation pour tuteurs en entreprise Erfolgreiches Konfliktmanagement Savoir gérer un projet Führen durch Gespräche : das Mitarbeiterzielgespräch

Marketing et commercial Optimisez la relation avec vos clients Kundenservice am Telefon Boostez vos résultats par la vente-conseil Aktiv zuhören und den Kunden richtig beraten

Organisation et secrétariat Augmenter ses résultats par une organisation de travail efficace Plus loin dans la maîtrise de soi : Améliorer encore sa gestion de stress

Sécurité et environnement Formation aux gestes de premiers secours - « Sauveteur, Secouriste du Travail » Sécurité Incendie - Chargé d’évacuation Prévention d’un hold-up Gestion d’agressivité en cas de hold-up et prise d’otage Mise en place et suivi du référentiel OHSAS 18001

Technologies de l’information et de la communication Adaptez vos objectifs business aux opportunités offertes par les TIC

09.05.09

Alimentation * Formation pour travailleurs désignés du secteur de l’alimentation Groupe A (1 à 15 salariés) Allégations nutritionnelles et de santé - Etiquetage des denrées alimentaires Allégations nutritionnelles et de santé - Etiquetage des denrées alimentaires Réduction de l’acrylamide dans les denrées alimentaires Réduction de l’acrylamide dans les denrées alimentaires Lehrgang für Sicherheitsbeauftragte der Lebensmittelbranche Gruppe A (1-15 Arbeitnehmer) L’hygiène des denrées alimentaires - Module de base

Mécanique * Weiterbildung im Bereich der Lebensmittelhygiene und –sicherheit für Tankstellen Hygiène et sécurité alimentaire pour les stations-service Lehrgang für Sicherheitsbeauftragte im Bereich der Mechanik und der Metallverarbeitenden Betriebe - Gruppe A (1-15 Arbeitnehmer)

Construction * Sicherheitslehrgang für Installateure der Heizungs-, Sanitär- und Lüftungstechnik laut den gesetzlichen Bestimmungen La voix sur réseau IP - Cours de base La voix sur réseau IP - Cours de perfectionnement * Formations exclusivement accessibles aux entreprises affiliées à la Chambre des Métiers.

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16/04/09 09:25


24 ressources humaines

Happy Birthday!  Dans chaque édition de paperJam, retrouvez une sélection de quelques-uns des anniversaires à souhaiter pour des décideurs actifs au Luxembourg. Voici ceux du mois de mai.

Jean-Paul Neu ral Directeur Géné n Luxembourg an Groupe Dussm 4/05/1961 zini èvremont-Loren Marie-Jeanne Ch, Arendt & Medernach ry Senior Adviso 3/05/1953

Paul Emering Luxinnovation GIE Vice-président, 12/05/1958

Edmond Israël raire Président hono rnational te Clearstream In

n Marc Hoffman O CE – er nd ou F Banque Privée Compagnie de 26/05/1958

Jacques Santer honoraire Ministre d’État e Board Chairman of th CLT-UFA 18/05/1937

2/05/1924

Thierry Nothumédération Directeur, Conf se du Commerce Luxembourgeoi 26/05/1959

ne Elisabeth Fontaicteur général re di et e ié oc ss A Brasserie Simon 7 31/05/197

Joseph Kinsch nseil d’administration Président du Co undation ArcelorMittal Fo 2/05/1933

ssen Patrick Zurstra mité co du t en sid Pré t, MDO Services de managemen 27/05/1945

N’hésitez pas à mettre à jour vos fiches biographiques sur www.decideurs.index.lu

paperjam  | Mai 2009 | management


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communication design a aussi ses amis Design Backstage Les 7 vies de paperJam  32   Série: Responsables Marketing & Communication (7) Anne Tarin 34   dernières campagnes  27  

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Association Le

Symposium Colophon

2009   | 

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120 Index 118 Mon

Bureau

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Edito

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Sommaire

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Paperjam Business Club 112 Economist Club

Case Study

102

96

Ressources Humaines

8

Interview

Communication

58

Dossier

Technologies

Immobilier

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27 communication

Etude

Awards

Victor 3.0

Photo: IP Luxembourg

La troisième édition des Victor Awards (récompenses des créations publicitaires luxembourgeoises dans le domaine de l’audiovisuel et d’Internet) se déroulera le 30 septembre 2009. Six récompenses seront attribuées (radio, TV, Cinéma et Internet, ainsi que le «coup de coeur du jury» et le «prix du public»), selon un système de vote mixte (professionnels et grand public). Les dossiers de participation (inscription + remise du matériel) sont à envoyer avant le 10 mai 2009, un jury indépendant étant alors en charge de la sélection des finalistes. En 2007, le spot cinéma «Pizza Hut» réalisé par Mikado Publicis avait fait carton plein, avec trois récompenses (photo).

C’est, en million d’euros, le montant d’honoraires non facturables investi par les 17 agences membres de la Markcom dans les concours d’agence qui, souvent, n’offrent aucune rémunération pour les agences perdantes. Une situation dénoncée par la Markcom au travers d’un «livre blanc», avec l’espoir de convaincre les annonceurs d’organiser des concours «justes» et les agences de refuser toute participation à des concours non rémunérés.

Mediaxim va tout piger Le service des médias et des communi­ cations du ministère d’Etat a tranché: c’est finalement le GEIE Mediaxim Belux qui prend la suite de Prodialog pour la pige publicitaire luxembourgeoise 2009-2012. Ce groupe belge (qui assure les mesures d’audience CIM), a établi sa filiale grandducale à Pratz, dans les locaux de...Prodialog, confiant à Ariane Eberwein (managing partner de Prodialog) les rênes de cette nouvelle structure qui prévoit le développement de nouveaux outils dans la publication de cette pige publicitaire.

ationjam.tv c i n e mu niqu aper

m p ro la coerjam.lu etsletter élect e d pap lité new

sur tua otre L’acjour le jourredi dans n · Au ue vend aq · Ch

Association

Silvano Vidale, fondateur de Design Friends

Le design a aussi ses amis Jusqu’alors réservés aux professionnels, au travers de la fédération Design Luxembourg, la passion et l’engouement pour le design, sous toutes ses formes, peuvent désormais être partagés par tout un chacun au travers de Design Friends, la toute nouvelle association officiellement lancée le 1er avril dernier. «Il ne s’agit pas du tout d’une scission avec Design Luxembourg, précise Silvano Vidale, le fondateur de Design Friends. Nous sommes réellement complémentaires». Essentiellement impliqué dans ses démarches de lobbying et de défense des intérêts de la profession, Design Luxembourg n’avait plus vraiment de temps et de ressources pour se consacrer au volet «promotion» vers le grand public. D’où l’idée de confier cette activité spécifique à une tout autre structure, alors ouverte à toute personne intéressée par la matière. La soirée de lancement organisée au Carré Rotondes a confirmé

Photo: David Laurent  / Wide

Design Friends est né avec l’ambition de démocratiser une matière encore trop souvent réservée aux initiés.

le bien-fondé de l’initiative, puisque plus de 100 personnes ont adhéré à l’asbl. «Nous espérons arriver à 250 en un an et créer une vraie communauté, explique M. Vidale. Nous voulons vraiment démocratiser au maximum le design et rapprocher tous ceux qui l’aiment. En espérant que chaque nouveau membre de Design Friends en amène un autre qui en amène lui-même un autre, et ainsi de suite». Conférences et expositions ouvertes à tous, mais aussi événements réservés aux membres de

l’asbl: le programme s’annonce riche et pas uniquement orienté sur le design graphique. Le product design sera aussi à l’honneur. Le premier événement organisé par Design Friends se déroulera le 29 avril, au Mudam, avec une conférence de l’illustrateur américain Christoph Niemann. J.-M. G.

www.designfriends.lu

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28 Communication

Symposium

Colophon 2009 Retour en images sur les trois jours  du symposium international qui a attiré quelque 2.000 personnes à Luxembourg  les 13, 14 et 15 mars derniers.

Tribute to Café Crème…

Julien Becker, Andres Lejona, Olivier Minaire, Gilles Rod (photos)

Jean-Louis Schiltz (ministre des Communications), Mike Koedinger, Jeremy Leslie et Andrew Losowsky (Colophon)

Stefano Moreno (architecte) et Gino Ricca (XnonMagazine)

Jo Kox (Casino Luxembourg) et Ben Fayot (député)

Liebling, magazine invité de Berlin

François Bausch (premier échevin de la Ville de Luxembourg) et Mike Koedinger (Colophon)

Jeannot Krecké (ministre de l’Economie et du Commerce extérieur) dans l’exposition Design Backstage au Carré Rotondes

Casino Luxembourg, «quartier général» du symposium

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Steph Meyer (Carré Rotondes)

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Il n’y a pas de limites à l’imagination Repoussez les frontières

Une initiative de l'Union Européenne

Imaginer. Créer. Innover. SEMAINE DE LA CREATIVITE ET DE L’INNOVATION du 09 mai au 17 mai 2009 – Foire de Printemps – Luxexpo (Hall 1) Pour plus de renseignements : events@luxinnovation.lu www.creativite-innovation.lu Coordinateurs :

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30 Communication

Stéphanie Delorme et Christine Valenza (CBP)

Design Backstage

Les 7 vies de paperJam

Sandra Miconi (Assurances-Conseil Luxembourg)

Visite guidée, le 25 mars au Carré Rotondes, de l’exposition consacrée aux évolutions graphiques de paperJam depuis sa création, en 2000… Photos: David Laurent / Wide

Stéphane Mockels (Events & More)

Marc Binsfeld (Binsfeld), Maurice Groben (CK) et Mike Koedinger (Mike Koedinger Editions)

Tom Gloesener (Vidale Gloesener) et Guido Wolf (Guido & Glas)

Pedro Castilho (JCI Luxembourg)

Anne-Françoise Bechet (Imprimerie Centrale)

Raoul Mulheims (Nvision)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Gerald Nicolas (Repères Communication)

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Donnons un coup d’accélérateur à l’emploi des jeunes Entreprises, déclarez vos postes d’apprentissage

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32 communication

Série: Responsables Marketing & Communication (7)

Anne Tarin

Responsable marketing, Caves Bernard-Massard

nous r u o p este, otion r e g n h a l l e e r u n e é m te u r » c e L a « it susc onsomm e d z le c che

,

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33 communication

Jean-Michel Gaudron (interview), David Laurent / Wide (photo)

Madame Tarin, comment définiriez-vous votre fonction? «Mon métier consiste à mettre en œuvre une stratégie de promotion et de commercialisation de la marque Bernard-Massard dans le respect de la vision à long terme de la direction. Cela se fait évidemment en étroite relation avec différents services de la société: la production, puisqu’il faut intégrer les cycles promotionnels en fonction de la production, le service commercial, pour étudier les promotions sur la marque et la visibilité dans les points de vente ou encore le service clientèle, qui est en relation directe avec nos clients, qu’ils soient privés ou du secteur de l’horeca. Les échanges se font également avec les prestataires externes, que ce soient les régies publicitaires pour l’élaboration des plans médias, les fournisseurs pour les packagings et matériels publicitaires ou encore les partenaires pour toute la partie événementielle. Quelles sont les valeurs clés permettant de mettre en œuvre cette stratégie? «A mon sens, il convient tout d’abord de conserver un esprit critique par rapport à ce que l’on fait et de rester à l’écoute du consommateur. De la sorte, on parvient à conserver un avantage concurrentiel si clair, si évident, qu’il se traduit directement dans l’image de marque, dans ce que l’on est.

très rude et nous devons faire face à des offres parfois proposées à des prix plus que compétitifs. Face à cela, nous devons rester fidèles à ce que nous sommes: un produit de qualité, bénéficiant d’une offre claire via une communication cohérente. «Fidèles à ce que nous sommes», c’est-à-dire? «Nous nous positionnons en tant qu’accompagnateurs d’un moment de plaisir à partager en toute convivialité. La qualité et la convivialité sont les deux choses essentielles à nos yeux. Comment cette approche se concrétise-t-elle dans les faits? «Dans toutes les ventes de nos produits, quels qu’ils soient, il y a une partie très importante qui est le test. Cette phase de goût est très importante et c’est pour cela que nous organisons un grand nombre de dégustations à des périodes clés, comme les foires. Ce premier contact entre le consommateur et le produit est essentiel. Ensuite, il y a l’aspect communication en luimême: faire savoir que le produit existe, mais aussi que les caves existent. Nous sommes également attentifs aux aspects consommation, avec des promotions qui répondent aux attentes des consommateurs.

Une grosse partie de votre production est destinée à l’export. Comment se passe la communication sur des marchés aussi variés que la Belgique, la Grande-Bretagne ou les pays scandinaves? «Pour la Belgique et le Luxembourg, cela se fait surtout au travers de films publicitaires, même si cela est un peu moins le cas en Belgique ces derniers temps. Pour les autres pays, on privilégie le print, et nous attachons un soin particulier au choix des slogans et de leur déclinaison linguistique. Nos revendeurs, sur place, sont en relation avec des agences de communication locales.

Vous avez lancé une nouvelle campagne d’image il y a deux ans. Quelle en avait été l’idée directrice? «Nous savons que nous devons non seulement fidéliser nos clients, mais aussi en conquérir de nouveaux. Les clients de demain sont les jeunes et nous avons un produit avec une cible très large, à partir de 18 ans. Nous devons, certes, plaire aux jeunes et aux moins jeunes, mais notre cœur de cible reste surtout les jeunes actifs. Une marque comme la nôtre, avec une certaine notoriété qui n’est plus à démontrer, doit être au plus proche de sa cible et, donc, faire évoluer sa campagne de communication. Nous avons notamment essayé d’intégrer davantage l’aspect ‘émotion’ lié au produit.

L’approche stratégique pour la promotion et la commercialisation de produits vinicoles estelle différente que pour un autre produit de grande consommation? «Bernard-Massard existe depuis bientôt 90 ans. C’est en quelque sorte une institution. Mais la concurrence est évidemment

Disposez-vous de toute latitude en matière de créativité? «Nous devons évidemment faire attention d’un point de vue éthique à la teneur de nos messages. Mais si nous comparons la situation avec la France, où la publicité pour les alcools est très restrictive, nous avons, ici, la

chance de pouvoir faire pratiquement ce que nous voulons. Le challenge reste, pour nous, de susciter une émotion chez le consommateur. Il voit tellement d’images, de publicités, que ce soit en voiture, à la télé ou sur Internet, qu’il peut être rapidement blasé. Est-il facile de créer des nouveaux produits en matière de vins et crémants? «Le secteur est très spécifique dans le sens où, pour lancer une nouvelle cuvée, il faut le planifier trois années à l’avance, compte tenu du temps de vieillissement sur lie. C’est un paramètre évidemment essentiel à intégrer dans la fonction marketing propre à ce secteur d’activité-là, différent des autres. Comparé à d’autres produits plus technologiques, nous ne vivons pas non plus des évolutions majeures incessantes. Le processus de production reste très traditionnel. La créativité, il faut la concentrer sur les façons de communiquer, ou bien par la création d’une cuvée spécifique liée à une année ou un événement clés. Comment, aujourd’hui, être sûr des goûts qu’auront les consommateurs dans trois ans? «D’une manière générale, nous savons que les jeunes aiment les boissons plus sucrées. Le goût de chacun de nos produits est évidemment propre à chaque produit, selon que l’on se trouve dans la gamme des bruts, des secs ou des demisecs. Nous avons des produits qui touchent vraiment notre cœur de cible et qui répondent aux attentes de nos consommateurs. Et la crise? En ressentez-vous les effets? «Nous avons fait une bonne année 2008. Dans notre secteur, traditionnellement, les mois de janvier et de février sont plus difficiles, car il y a un ralentissement consécutif aux fêtes de fin d’année. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions par rapport à la crise, mais nous restons évidemment très vigilants. En comparaison d’une année sur l’autre, nous observons, pour l’heure, des chiffres semblables. Maintenant, il est vrai que nous constatons aussi, au niveau du secteur horeca, qu’il y a une consommation moindre de produits alcoolisés. Mais on ne peut pas déterminer si cela vient directement de la crise ou bien des campagnes de prévention contre l’alcoolisme».

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Agence Mikado Publicis Support cross-media et edition Account Marithé D’Amato Art director Patrick Bertrand Copywriter Matthieu Dusart Graphiste Miguel Pereira


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Technologies  37  

Cyber security forewarned...

forearmed?   |  38   Outsourcing Added value in the right context 39   Round table THE OUTSOURCING CHALLENGE   |  40   ICT “general and specialised” 42   IT Automatiser pour Éviter d’Être dÉpassÉs   |  44   Série: Les directeurs IT (8) Jean Gavroy 48   Products new on the market   |  50   Portrait IT – Frédéric Kemp «Innovation, proximitÉ et comprÉhension des besoins»   |  51   Séminaire trading communication

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Récompenses

Internet

La deuxième édition des Golden-I, organisée par le magazine IT News2.0, se déroulera le 7 mai prochain. Aux deux prix déjà remis l’année dernière – CIO of the year et le Flagship Award (en photo, Odyssey Financial Technologies, lauréat 2008) – se rajoutent, pour 2009, deux autres récompenses dans le cadre d’ITnation@HotCity (projet commun Ville de Luxembourg/ITnation, le site communautaire d’ITnews). Le Green IT sera également à l’honneur, avec l’intervention de Rolf Schumann, country engagement principal de Better Place, spécialisé dans la mesure de l’impact de l’industrie des TIC sur l’environnement.

After the successful Sunrise and Landrush pre-launch periods of .tel domain name possibilities, EuroDNS announced the launch of the Go Live phase on February 24. While trademarked and premium .tel domain names could be pre-ordered before, others can now be acquired on a first come, first served basis. According to Xavier Buck, CEO of EuroDNS, this will apply throughout the Go Live phase. Telnic, the registry operator for the .tel top level domain, have stated that registrations crossed the 100.000 threshold within 36 hours of general release.

En vert et Or

Is the position occupied by the Benelux Region in the first Oracle Enterprise Performance Management Index, in which businesses are assessed on their ability to unite management processes and information systems. The Benelux score was 5.21 out of 10, behind France (5.39) and Italy (5.26). The average of all regions surveyed was 5.13, indicating a narrow variance and overall modest levels in performance. The index does, however, give a good indication to organisations on how they can improve.

show and .tel

g i e s aperjam.tv nique o l o et p chn ectro

s t e p e r j a m . l u s l e t te r é l e d é r pa alit e new

su tu otr L’acjour le jourredi dans n · Au que vend a · Ch

Cyber security

“There must be no weak links” . Viviane Reding

forewarned... forearmed? The European economy is dependent on electronic communication to the point where 93% of EU companies actively used the Internet in 2007. According to figures from the European Commission, a major breakdown in European Telecoms networks will have a potential global cost of 193 billion euros. The Commission puts the probability of this happening in the next ten years at 10% to 20%. Potential causes are not restricted to malicious human intervention: hardware failure, problems with submarine cables and natural disasters can also come into play. While the first two can be monitored to a greater or lesser extent, there will always be vulnerability. Viviane Reding, European Commissioner for Information, Society and Media, says Europe must “be at the forefront in engaging citizens, businesses and public administrations to tackle the

Photo: European Commission

The European Commission has proposed a new strategy to protect against disruption of essential electronic communication infrastructures.

challenges of improving the security and resilience of Europe’s critical information infrastructures. There must be no weak links in Europe’s cyber security.” Cooperation and sharing experience between member states is important. The Commission proposes establishing a Public-Private Partnership for Resilience to ensure adequate levels of preventative, emergency, detection and recovery measures are in place in all member states, as well as multinational

contingency plans and exercises for large-scale security incident response. Presently, EU countries’ approaches to communication disruption differ widely, and cross-border consistency is important: a low level of pre­paredness in one country can make others vulne­rable. For an ICT reliant and open economy such as Luxembourg’s, this is important. This country should be grateful for an EU communication security initiative. But no system is infallible. B. P.

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38 technologies

Outsourcing

Added value in the right context Guest speakers at a paperJam Business Club round table discussion agreed that although the crisis may benefit the sector, outsourcing must be undertaken for the right reasons.

Duncan Roberts (text), David Laurent / Wide (photo)

There can be little doubt that outsourcing is becoming more and more popular as a solution to cutting costs and allowing enterprises to focus on their core business. But the sector is also subject to a minefield of financial regulation and other legal parameters, as well as complex contract negotiations. It is, the panellists agreed, not a commitment that should be entered into lightly. “You cannot outsource just because it is fashionable,” warned Emmanuel Vaerman, manager with Tata Consultancy Services. “You have to outsource for the right reasons, and make sure it has its place in the context of the company,” added Pascal Lanser, director of IBM Luxembourg. Hosted in the exhibition space of advertising agency Mikado, the paperJam Business Club after work talk was chaired by Guy Kerger, managing partner at Mindforest. The panel, which also included Edouard Delosch, counsel at Linklaters LLP, addressed a wide range of subjects including the delicate matter of the sharing of knowledge and strategy. “If a project is to be successful the service provider must be allowed to take charge; there has to be a sharing of knowledge,” said Vaerman. “You need to create a partnership between the two entities. Of course price plays a role, but the deployment and analysis of services, needs to be done as part of a strong partnership.” Pascal Lanser agrees, and says that partnerships are particularly vital because outsourcing contracts are not short term. “They are for periods of between five and ten years. We can’t predict the future, so it is important that strategy is discussed regularly so that appropriate models can be adapted.”

Contract flexibility Contract negotiation, especially in the current economic climate, is also an important factor. Delosch argued that flexibility is key, but also said that clear objectives must be fixed – including a pricing structure agreement. But Lanser countered that the mitigation of risk cannot be sacrificed for flexibility. “We have to measure the risk when changing a model, and that takes time. There has to be some demystifying of flexibility in this context.” Emmanuel Vaerman targeted the clients’ chief information officer as someone who can validate the viability of an outsourcing solution model.

“Outsourcers have to be in full compliance with all aspects, even if they are sometimes contradictory.” Edouard Delosch (Linklaters LLP)

“The CIO has to be seen as a key element in any negotiations,” he said. “The CIO is a businessman who knows the end user. He can be the interface on issues such as governance,” added Pascal Lanser. The sector has opened up through recent regulation, according to Edouard Delosch. “Control has to be in place and new standards have been set. Outsourcers have to be in full compliance with all aspects, even if they are sometimes contradictory.” He cited banking secrecy and data protection laws, as well as the European MiFID directive, as all playing an important role in outsourcing for the financial sector. “But local labour law must also be taken into account if there is a transfer of people,” said Delosch. “And then there are also questions of domiciliation.” Liability, in this context, also becomes a crucial part of any contract negotiation. “If you take an agreement between an outsourcer and a supplier, one of the big issues is liability. At the end of the day, someone will be liable towards the data subject. And that will always be the contractor, the outsourcer. Though of course, the outsourcer can make a claim against the supplier,

but the primary claim must be made to the outsourcer.” Of course, now outsourcing service providers have PSF certification which aids with many aspects of compliance. Pascal Lanser has just celebrated five years of PSF certification at IBM. “We consider it an important milestone in the maturity of ISFS (IBM Services Financial Services Luxembourg). In those five years we have achieved integration of people culture, but also standardisation. After five years we can say we have a model in place that is adapted to the market.” That market is undergoing difficult times, which, Vaerman says, are favourable for the outsourcing business in terms of companies seeking to cut costs. But it also places responsibility on the outsourcing suppliers, says Lanser. “We are obliged, more than ever, to develop long-term solution models with real added value.”

See video interviews with all four participants at: www.paperjam.lu/tv

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Round table

THE OUTSOURCING CHALLENGE An afterwork talk in the technologies  cycle of paperJam Business Club was  held at the premises of Mikado Advertising  on 19 March. Guests heard a round table discussion on the challenges and opportunities facing the outsourcing sector.

Edouard Delosch (Linklaters LLP)

David Laurent / Wide (photos)

Fouad Rathle (Garanti Bank)

Guy Kerger (MindForest)

Nicolas J. Ries (AIMS Luxembourg)

Charles Pièrard (Systemat)

Emmanuel Vaerman (TCS)

Pascal Lanser (IBM)

Rudy Lafontaine (MKE) and Jean-Luc Mines (Mikado)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Alain Ducourant (Hôtel Le Royal)

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40 Technologies

ICT

Recent years have seen positive developments for Netcore as it establishes itself as a state-of-the-art networking provider in the Luxembourg ICT market.

“general and specialised” Brian Power (texte), Francesca Gilibert (photo)

“As a subsidiary of P&T and Systemsgroup, we are a 100% Luxembourg-owned company,” states Alain Courson, Sales Manager of Netcore PSF. The part ownership (51%) of Netcore by P&T, since 2005, is significant and has enabled the company to broaden its client base to include small and medium-sized enterprises as well as their previous bigger business clients. Courson continues “this is a service that combines the knowledge and resources of an integrator and an operator. In this regard, we are unique in the Luxembourgish market: we save time because everyone is in on the project from the design stage to installation and maintenance. Everyone is included.” But what of the technological side of Netcore’s services? “We provide security on the network: we design, implement and maintain our clients’ network as well as providing Voice over Internet Protocol (IP), switching, routing, wireless and recording. These services are tailored by Netcore. This makes us complementary with P&T: they are more general. We are more specialised.” While the link up with P&T has enabled Netcore to broaden their client base in general, they are also looking at specific targets. “Our business strategy is really focused on Voice over IP,” Courson says. “This is a growing market here in Luxembourg and will enable us to have significantly more contacts than before.” He cites the example of work carried out by Netcore and P&T together for Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (BCEE/Spuerkeess) as highlighting what Netcore can, among other services, offer their clients: “P&T were involved with the migration of fiber cable to all the offices. Netcore took charge of Voice over IP migration.”

Are you local? Several ICT companies in the Grand Duchy are subsidiaries of multinational organisations, but Netcore is fully Luxembourg owned. Furthermore, they target specifically the Luxembourg market. It is perhaps no surprise that BCEE engaged

“We boost our clients’ productivity.” Alain Courson (Netcore)

them. According to Courson, there is no plan for them to operate outside of Luxembourg with the exception of clients that may have subsidiaries across borders. But there is no strategy to expand into foreign markets. However, this is not the only string to Netcore’s bow, and their strategic partnership with IPC, the financial communication specialist company, has enabled them to become providers of state-of-the-art trading room facilities. “We provide dedicated telephony services to traders – material and recording that is tailored towards traders. These are turrets: reliable communication devices that maximise efficiency,” says Courson of the technology his company provides, technology which has been embraced by major financial institutions both in this country and abroad. Like other ICT companies, Netcore see their services to the banking industry as being essential investment. In these times, banks in Luxem-

bourg are cutting out or freezing non-essential expenditure on systems upgrading. Courson, however, believes that the services provided by Netcore can cut expenditure in the long run because they maximise efficiency. “If investment is important, for example in areas such as trading rooms, banks will undertake that investment. Nonstrategic or unnecessary investment is maybe pushed to the side.” Thus, in a sense, Netcore can help its clients emerge from the crisis in a stronger position. The infrastructure they put in place will remain. And arguably will afford companies the chance to hit the ground running that bit quicker once things pick up. “We are made to boost the productivity of our clients,” Courson states. With the P&T link, and involvement of everyone at all stages of their processes, there seems to be an efficiency about Netcore. They hope their image mirrors that of their services.

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42 technologies

IT

Automatiser pour Éviter d’Être dÉpassÉs

Un logiciel d’automatisation des processus métiers peut faire gagner un temps précieux à de nombreuses PME. Des solutions sont aujourd’hui à leur portée, pour gagner en efficacité tout en préservant leur flexibilité.

Sébastien Lambotte (texte), Etienne Delorme (photo)

Pour gagner en efficacité, l’automatisation des processus constitue une solution à ne pas négliger. Beaucoup s’accordent pourtant à dire que les petites et moyennes entreprises ne voient pas encore bien l’enjeu que peuvent représenter de telles solutions. Dans le cadre du cycle ultimate make­ over de Microsoft, nous nous arrêtons, ce mois-ci, sur cette problématique. «Souvent, les PME ont l’habitude de bricoler, explique Isabelle Reichert, senior consultant chez Orgavision. Elles font bien leur travail, mais ne savent pas précisément décrire les proces­sus qui régulent leur business. De la même manière, ces entreprises n’ont pas souvent conscience du temps qu’elles perdent dans des tâches quotidien­ nes et fastidieuses, et donc du temps qu’elles pour­ raient gagner en améliorant leur fonctionnement». Ces processus, une fois identifiés et structurés, peuvent pourtant être améliorés et, pour certains, automatisés. «Aujourd’hui, un progiciel peut, à lui seul, prendre en charge toute une série de fonctions allant de la gestion des stocks, des commandes à la comptabilité», poursuit Mme Reichert. Et les applications concrètes pleuvent. Dans le cadre d’un réapprovisionnement des stocks automatisé, par exemple, des mises à jour de prix, elles aussi automatiques, en fonction des informations des fournisseurs, peuvent être imaginées. Lorsqu’il est question de gérer des volumes importants ou un nombre considérable de pièces différentes, dont les prix varient fréquemment, un tel outil représente un gain de temps considérable.

Préserver sa flexibilité «Beaucoup d’entreprises perdent du temps à sai­ sir plusieurs fois les mêmes données: lorsqu’il faut répondre à un appel d’offres, puis au moment de la commande ou encore au moment de facturer, explique-t-elle. Avec un logiciel de gestion automa­ tique des processus, on encodera une seule fois les informations. A partir d’une commande, par exem­ ple, le programme pourra générer des achats si les marchan­dises nécessaires au client ou au service demandé ne sont pas en stock. De même, les infor­ mations ne devront plus être recherchées pour être encodées à nouveau au moment d’établir la facture.

«Beaucoup d’entreprises perdent du temps à saisir plusieurs fois les mêmes données». Isabelle Reichert (Orgavision)

Un tel système peut même aller jusqu’à établir des états comptables ou analytiques». L’automatisation des processus business permet de gagner du temps, de limiter les erreurs qui pourraient survenir à la suite d’encodages redondants, d’optimaliser les processus et d’avoir une meilleure vue sur la destinée de l’entreprise. De tels systèmes rendent en effet disponible, en temps réel, l’ensemble des informations utiles à la prise de décision stratégique. «Tous ces éléments combinés vont permettre à l’entreprise d’être plus efficace, de gagner en compé­ titivité, explique Stephan Speicher, managing direc­ tor d’Orgavision. Dans la période actuelle, ceux qui continueront à ‘bricoler’, comme ils le font depuis vingt ans, seront à un moment donné dépassés». Et si l’automatisation des processus n’est pas une nouveauté, les exigences et les besoins des entreprises, eux, ont changé. «Ces solutions concer­ nent aujourd’hui les PME comme les grandes struc­

tures, poursuit le managing director. Les solutions sont adaptées. Des avancées technologiques leur permettent de répondre à des exigences de mobilité et flexibilité propres aux PME». Certaines solutions offrent aujourd’hui des plates-formes qui intègrent plusieurs interfaces propres à chaque rôle et adaptées à chacune des fonctions des processus de l’entreprise, ainsi que des outils bureautiques traditionnels. On relève un bémol toutefois lorsqu’il est question d’automatisation stricte des processus métiers dans le cadre d’une PME. «La force des PME, c’est, avant tout, leur flexibilité. Il faut donc veiller, au moment de choisir des solutions permettant d’automatiser des processus, de ne pas s’enfermer dans un système trop rigide, précise Isabelle Reichert. Une automa­ tisation à l’extrême ne laisse pas beaucoup de place à cette flexibilité». Il est, de même, primordial d’adapter la gestion automatique de ses processus à l’entreprise, et non l’inverse.

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Série: Les directeurs IT (8)

Jean Gavroy Directeur informatique de Cactus

cé t pla ue s e e a t i q u t te c h n i q m r o inf vo l e i b r e r e u l e t e irec bre entr un équil enir». d e L t , « li équi et métier if f icile à n e lus d e vo l et l lus en p p de paperjam  | Mai 2009 | management

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Bernard Paquin (interview), David Laurent / Wide (photos)

Cactus est un acteur de la distribution très important au Luxembourg. Pour satisfaire les demandes opérationnelles, des choix technologiques ont dû être faits. Quels sont les piliers de l’infrastructure existante? «L’infrastructure IT de Cactus repose sur deux data centers distants assurant la redondance de la plupart des fonctions et permettant d’assurer la gestion du fail-over. L’application de gestion de la chaîne d’approvisionnement tourne sur des serveurs Solaris, de même que les bases de données. De nombreux serveurs d’infrastructure et d’applications sont consolidés sous VMWare ESX. Enfin, les outils bureautiques sont centralisés sous Citrix et la plupart des utilisateurs des sites administratifs y accèdent via un thin client. Pour des raisons d’architecture applicative et d’autonomie nécessaire, l’application d’encaissement est délocalisée sur les points de vente, avec une consolidation centrale. Ce sont 400 postes d’encaissement qui sont ainsi gérés dans les différents sites. La mobilité est un facteur de productivité important pour certains personnels. C’est le cas notamment pour les personnels des entrepôts, qui accèdent aux applications via des terminaux embarqués. Il en va de même pour les responsables de rayons qui utilisent la plupart des fonctionnalités au travers de terminaux portables. L’importance de l’IT a-t-elle évolué dans votre secteur d’activité ces dernières années? «Il est certain que la distribution n’est pas le secteur le plus ‘technologique’ qui soit, mais l’importance de l’informatique a été grandissante. Il y a quelques années, seul le cœur de métier était concerné: gestion commerciale et comptable, logistique, encaissement. Aujourd’hui, il n’y a plus un département qui se passe d’informatique. Quels sont les chantiers et objectifs définis pour l’année 2009? «Nous avons mis en chantier pour cette année l’implémentation d’une solution de gestion documentaire et d’archivage. Ceci se traduit par la mise en place d’un repository permettant d’unifier l’accès aux ressources documentaires de l’entreprise et de supporter les processus métiers pour lesquels les documents jouent un rôle majeur. Nous avons pour objectifs d’offrir un accès plus

rapide aux documents, d’homogénéiser le traitement de l’information au sein du groupe, tout en augmentant la sécurité des documents et idéalement, en réduisant le nombre de copies papier. Une phase importante de ce projet sera la dématérialisation des factures fournisseurs et la reconnaissance du contenu de celles-ci. Ceci doit nous permettre d’accélérer le processus de contrôle des factures dans l’application de gestion de la supply chain. Un proof of concept (POC) est également en cours au niveau logistique, visant l’utilisation de terminaux vocaux dans les entrepôts. Ce POC devra valider le retour sur investissement attendu, tant en productivité qu’en qualité de préparation. Des enrichissements fonctionnels de notre solution de gestion de la chaîne d’approvisionnement sont également en cours avec, notamment, l’intégration de la gestion de la centrale d’achats, de conditionnement et de livraison des fruits et légumes.

dats. Nous attachons de l’importance à la standardisation, à la méthodologie et à la documentation, à la pérennité et à l’évolutivité de la solution et bien entendu au TCO. Sur base de ces critères, un short list est établi et nous demandons aux deux ou trois candidats retenus d’établir un proof of concept représentatif. Ce n’est qu’à l’issue de ce POC que sera réalisé le choix définitif.

En quoi l’établissement d’un proof of concept pour divers de vos projets constitue-t-il une méthode intéressante? «Nous passons systématiquement par ces ‘POCs’ pour des projets impactants et longs. C’est, quelque part, une démarche de bon père de famille. Nous alourdissons certainement les phases de sélection, en rajoutant des prototypes, mais nous gagnons plus que nous n’avons perdu au moment du déploiement. Nous savons mieux pourquoi nous avons choisi une solution plutôt que l’autre, les utilisateurs se sentent plus impliqués dans le choix et le succès du projet, et enfin les étapes difficiles de la mise en production sont déjà connues.

L’introduction de la carte de fidélité a-t-elle entraîné des investissements importants? «La carte de fidélité a été un des chantiers importants des derniers mois. Les chaînes étrangères de supermarchés établies au Luxembourg avaient depuis longtemps leur propre carte de fidélité. Pendant ce temps, Cactus récompensait certains groupes de clients comme les jeunes mariés et les séniors grâce à des cartes spécifiques. La fidélité de l’ensemble des clients était cependant également récompensée avec les actions de collection de timbres. Ces actions ont d’ailleurs battu des records de succès. Le moment était venu pour Cactus de passer à la vitesse supérieure avec une carte qui récompense bien entendu les achats, mais également la fréquentation. Un des axes de cette carte est également de soutenir la pédagogie liée au développement durable. Ce lancement vient à point nommé, au moment où des incertitudes pèsent sur la consommation. Le lancement de notre carte client a nécessité des développements conséquents, notamment au niveau du système d’encaissement. Le projet a démarré en mars 2007. Les développements, réalisés par notre fournisseur de progiciels, ont été mis en production en novembre 2008 et ont été testés, ainsi que toutes les procédures commerciales, avec le personnel Cactus. Nous avons dû également investir dans le remplacement de cer-

Selon quels critères choisissez-vous vos technologies et vos fournisseurs? «Pour un investissement structurant et qui engage l’entreprise sur de nombreuses années, le processus de choix est assez constant. Il y a tout d’abord un travail de définition du cadre de référence qui a pour but de préciser clairement les objectifs et les contraintes, les caractéristiques fonctionnelles attendues et les spécifications internes du service informatique. Parallèlement, il y a une phase d’observation du marché et des solutions existantes qui débouche sur la constitution de la liste des candidats qui seront invités à répondre à notre appel d’offres. Les critères de sélection seront choisis de façon à permettre une différenciation efficace des candi-

L’Open-source est-il intéressant pour une entreprise comme la vôtre? «Nous sommes intéressés, bien entendu, et pas seulement parce que l’économie serait aujourd’hui ‘en crise’. Nous exigeons des solutions open-source la même chose, le même niveau qualitatif que nous exigeons des solutions propriétaires. La solution de GED que nous implantons cette année est par exemple basée sur un logiciel open-source, que nous avons sélectionné.

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Le groupe Cactus, dont le siège social se trouve derrière le centre commercial Belle Etoile, emploie près de 4.000 per­ sonnes au Luxembourg, ce qui en fait le deuxième employeur privé du pays après ArcelorMittal.

tains postes d’encaissement périphériques, afin d’offrir les fonctionnalités liées à la carte de fidélité en dehors des rangs de caisses.

Un professionnel de la distribution

Les développements réalisés pour la carte ontils été spécifiques pour votre entreprise? «Oui et non. Nous avions une demande spécifique, mais les développements ont vocation à être intégrés à terme dans l’offre standard du logiciel. Cela nous a permis, à travers la négociation, d’avoir des conditions intéressantes pour ces développements. À eux une plus grande implication en programmation, à nous une plus grande implication dans les tests et l’évaluation des résultats.

«J’ai suivi une formation initiale d’ingénieur des industries agroalimentaires à l’ISI, en Belgique, à Huy. Après un rapide passage par l’industrie, je suis rapidement entré dans le secteur de la distribution. J’ai successivement été acheteur, puis directeur des achats, puis directeur de projets dans le groupe Match. J’ai rejoint le groupe Cactus en 2001. Parmi les différentes motivations que je pouvais avoir, il y en avait une importante: revenir à un peu plus de proximité, à une entreprise de taille plus humaine, ayant des circuits de décision rapides et courts».

D’autres développements, comme les étiquettes électroniques, sont-ils à prévoir? «Il y a quelques années, nous avions décidé de ne pas investir dans les étiquettes électroniques: trop cher pour assurer un retour sur investissement intéressant. Nous allons peut-être bientôt à nouveau réévaluer notre position. Le prix des technologies a évolué, très légèrement, à la baisse. Mais un autre facteur a plus évolué: le rythme de changement des prix. Nos responsables doivent de plus en plus souvent changer de plus en plus de prix. Donc, ces solutions pourraient devenir intéressantes, même si pour le moment il n’y a pas de décisions prises.

CV

Quelles sont concrètement vos missions en tant que responsable informatique? «Chez Cactus, la direction informatique est assurée par deux personnes: Serge Dublet et moi-même. Lui est orienté technique, avec notamment l’architecture appli­ cative, les analyses, les développements et l’exploitation. Quant à moi, je suis plutôt tourné vers les aspects organisationnels et administratifs. D’une façon générale, j’ai dans mes responsabilités l’étude des besoins, l’établissement des cahiers des charges, la validation fonctionnelle, la formation, les tests et le support. J’ai également en charge l’infrastructure Wintel et réseautique, la périphérie et l’application d’encaissement. Le défi principal de l’informatique, c’est de mettre en œuvre des systèmes d’information à la fois stables et flexibles. Il s’agit en effet d’aligner les systèmes d’information aux objectifs stratégiques de l’entreprise. Cactus est un acteur local, aux circuits de décision courts. La plupart de nos compétiteurs, au contraire, doivent répondre à une problématique multi-pays avec des centres de décision généralement hors du territoire. Une réponse rapide aux besoins des directions métiers est donc primordiale pour assurer un avantage concurrentiel. Un CIO doit-il venir du terrain ou doit-il être avant tout un manager? «Le CIO est placé en équilibre entre le volet technique et le volet métier, un équilibre de plus en plus difficile à tenir. L’aspect technique se complexifie en permanence. En effet, l’informatique de gestion doit cohabiter avec la gestion de la communication non structurée; les technologies se diversifient et évoluent de plus en plus rapidement. D’autre part, le volet métier s’enrichit également. Le système d’information, qui était auparavant centré sur quelques applications couvrant le cœur du métier, doit à présent supporter la plupart des processus de l’entreprise. La conduite du changement est un élément majeur de la réussite des projets et il est bien souvent nécessaire de réorganiser certains processus, avec les directions de services. Pour ma part, je suis issu du métier. En effet, j’ai tout d’abord été acheteur, directeur des achats, puis directeur de projets dans le groupe Match, avant de rejoindre Cactus en 2001. Cactus a, en quelque sorte, résolu la quadrature du cercle avec une double direction du service informatique: technique et métier».

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Products

New on the market

ANTI-FRAUD SOFTWARE A new version of Oracle’s Mantas Behavior Detection Platform has just been launched to assist financial institutions in fighting criminal activities and keeping in line with the latest regulations. With modules for anti-money laundering, fraud, Know Your Customer, broker compliance and trading compliance functions, the platform makes use of sophisticated analysis and visualization capabilities to find patterns in the transactions of seemingly unrelated accounts or entities. The software is particularly useful thanks to its ability to analyse data from multiple sources at the enterprise level. This high level synthesis also makes it easier to prepare the required regulatory reports. Finally, by reducing the number of false positives, Oracle’s platform improves customer relationships.

PRINTING Accurate colour calibration is very important when proofing print jobs on the screen, and LaCie has just introduced a new product, the LaCie blue eye pro Proof Edition, to simplify the calibration process for clients needing to produce contractual proofs in conformation with the UGRA/FOGRA Mediawedge standard. Users only need to enter the desired results in terms of luminosity, white and black points, etc., and blue eye pro will automatically calibrate the screen and create a corresponding profile. Conveniently, the profile can then be saved, making it simple to switch from one environment to another without laborious adjustments. To simplify its integration into the user’s general workflow, the LaCie blue eye pro Proof Edition is compatible with all major graphic design software.

VIDEOCONFERENCE Polycom, the well-known maker of conferencing solutions, is introducing the RMX 2000 V4.0, the latest in the RMX line of multi-site video conference platforms. This version is the first to support video up to 1080p true HD, but it is also designed to accommodate mixed resolution transmissions to enable connections among several devices with different capabilities. The Flexible Resource Capacity configuration option optimises transmission to fit what each participant’s equipment requires. Furthermore, its Video Clarity feature can clean up images transmitted at a lower resolution. Impressively, when transmitting exclusively HD video, the RMX 2000 V4.0 supports up to 20 calls at 1080p and 40 at 720p. In a mixed environment, it can handle up to 160 simultaneous calls.

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PHONES

ACCESSORIES

Norwegian telecommunications company Tandberg has launched its E20 video IP phone, designed to bring videoconference abilities to the average employee’s desk. Unlike most video phones, which tend to distort the user’s face, the E20 contains a five megapixel camera to capture high-resolution video and allow employees to read facial expressions accurately. The video is complemented by CD-quality audio, and the phone can also be used in audio-only mode when desired. Users will equally find familiar functions like call transfer and forwarding, voicemail and so forth. The E20 can integrate into any unified communications platform, making it more attractive for businesses to install. According to the company, the phone will greatly increase productivity by promoting collaboration and decreasing the costs associated with having employees travel from office to office for meetings. They also claim that the technology is particularly important during the current economic crisis because easier collaboration spurs innovation to help businesses stand out.

énergie secourue de qualité »

What we protect, will never stop

To avoid the discomfort that comes from having a hot computer perched on one’s lap for hours, Logitech is launching the Cooling Pad N100, the completion of its line of laptop accessories. The pad improves airflow around the computer whether it’s being used at a desk or from the comfort of the couch. To power its fans, the pad draws power through a USB cord plugged into the computer, representing only a minor extra drain on battery life. Equally, it features a rear air intake, diminishing the likelihood that airflow is blocked.

E-LEARNING The Flemish Information Center for Graphic Computing now provides video tutorials and reports on the printing industry via a new website called VIGC.tv. All the videos are freely accessible, and they can be searched either with traditional keyword searches or by selecting them out of the “video cloud”. To avoid abuse and keep the content relevant, videos cannot be uploaded by users, and each one is checked before appearing on the site. According to the managing director of VIGC, Eddy Hagen, the real value of the site is the immediacy of video and its power to communicate new concepts quickly and simply.

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EXTERNAL STORAGE

EXTERNAL STORAGE For all the intrepid explorers and road warriors who need a reliable external drive to carry with them, there is now a solution. Freecom’s new ToughDrive Sport is a 500GB hard drive capable of withstanding drops up to two meters. It connects to backpacks or belt loops with an aluminium clip, and is designed to function, and resist damage, in various weather conditions. To keep data safe, the ToughDrive cannot be used without first entering the password, encrypted and stored on a 256 bit chip. The Dell Equallogic PS6000 storage arrays are smart machines that contain not only a virtualised storage architecture, but also the high performance hardware and sophisticated management software which make it simpler to lower costs, reduce complexity and make the best use of the existing storage capacity on the network. The new generation now includes solid state drives, which have significantly faster access times, to improve the perfor­ mance of databases and virtual machines. In case of problems, it is also now compatible with Microsoft Hyper-V to restore virtual environments quickly, even in a matter of seconds.

VISUALISATION SOFTWARE Swedish company Panopticon is introducing Panopticon EX, a suite of visualisation software designed for use on the web or in analysing complex data. It enables a wide variety of options, including treemapping, heatmapping and the company’s proprietary StreamCube™ OLAP data model. The last visualisation option is particularly interesting given its ability to handle both static and continuously updated data. Aspects of the dataset being analysed are bound to the visual output and controls presented to the user, making it simple to navigate through the data hierarchy and manipulate the data as needed. Data can be sourced from, among others, Oracle, Sybase, MySQL and Excel databases.

ROUTERS

The new D-Link DIR 825 N Quadband Gigabit router is aimed at people who frequently use their network for several applications at once, and need a way to both simplify device sharing and reduce slowdowns due to wireless interference. Most wireless communications like cordless phones and wifi networks use the 2.4GHz frequency band to communicate, resulting in interference when several devices are operating at once. To solve this, the DIR 825 is also capable of working in the 5GHz band. With practically no chatter, demanding applications like streaming HD video, networked gaming and remote multimedia readers can function at full speed. Thanks to the router’s Shareport technology, USB devices that are plugged into the DIR 825 can be shared by network users, meaning that printers and external storage drives are accessible from anywhere in the range of its wireless signal. Furthermore, the combination of Green Ethernet and Time Scheduler technologies reduce energy consumption for a more eco-friendly network by shutting down the router’s ports when they are not in use or switching off the entire network during the times it is not needed.

This month, Iomega announced the addition of new features to its StorCenter ix2 Network Drive, designed specifically with home users and small businesses in mind and capable of storing up to two terabytes of data. The StorCenter ix2 is already engineered to work as an external networked storage drive and multimedia server accessible by virtually any networked device. Now, in addition, users will be able to remotelyaccess the content they have on it, free for the first year and at a small price thereafter. The StorCenter has also gained the ability to handle torrents, meaning that users can avoid interrupted downloads and having to leave their computer on for long periods of time. It has been reengineered to work easily with the Apple File Protocol system.

IT INFRASTRUCTURE The German communications solutions company Lancom is introducing the GS-1108, the first gigabit switch. Designed for professional applications, the compact device offers eight ports for gigabit ethernet. Without a ventilator fan, it runs extremely quietly, and its clearly readable status lights make quick status monitoring very easy.

BLUETOOTH HEADSETS Aliph, American maker of high-end Bluetooth headsets, has just released the Jawbone 2. Fifty percent smaller than its predecessor, the new version contains trademarked NoiseAssassin technology, originally developed for the American Defense Department, which is capable of separating background noise from speech to produce the clearest sound. The headset is compatible with a wide range of mobile phones, and now comes in black, gold and silver.

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Portrait IT – Frédéric Kemp

« Innovation, proximitÉ

et comprÉhension des besoins » «Produire des biens ou services qui répondent à des besoins», voici le credo de Frédéric Kemp, directeur d’Avaloq Luxembourg, éditeur de softwares à destination du secteur bancaire. C’est donc au travers d’un panel de services toujours plus pointus et performants qu’il entrevoit le futur du secteur IT. Cette vision, pragmatique au demeurant, n’en reste pas moins empreinte d’optimisme.

Jean-Marc Streit (texte), Julien Becker (photo)

Tout commence en politique Ni sa licence en sciences politiques et relations internationa­ les obtenue en 1995, ni ses premiers pas dans la vie profession­ nelle en tant qu’attaché parlementaire auprès du Parlement de la Communauté française en Belgique ne prédestinaient Frédéric Kemp à intégrer le secteur IT. Pourtant, sa volonté combinée de sortir de la politique, «de revenir vers le business» et de retrouver le Grand-Duché, l’a amené, en 1998, à rejoindre le fournisseur d’accès Internet Perceval. Au sein de cette struc­ ture, il gravira les échelons pour occuper finalement le poste de sales manager. Deux ans plus tard, attiré par les sirènes de IBM-Skillteam, il intégrera cette société d’abord comme sales puis sales manager et, enfin, business development manager. En 2007, une nouvelle opportunité s’offre à lui. Frédéric Kemp la saisit et ouvre Avaloq Luxembourg.

Frédéric Kemp. Aujourd’hui, l’IT est de plus en plus un outil à la disposition du business avec notamment une pression toujours plus forte sur les coûts, les performances et l’efficacité, notions parfois mises un peu trop de côté au début des années 2000.

Une flexibilitÉ accrue «Aujourd’hui, encore plus que durant les dernières années, l’IT est considéré comme un outil», déclare le directeur d’Avaloq. Ainsi, concernant la partie applicative notamment, il y a prédo­ minance à répondre aux besoins des affaires. «C’est cette capacité à répondre à ces besoins qui fait qu’une solution sera ou non performante, convient Frédéric Kemp qui poursuit: En tant qu’éditeur, nous sommes donc obligés de nous adapter et de nous développer rapidement pour permettre aux clients de bénéficier de cette flexibilité et d’être à même de mener à bien leurs activités». Il en découle ainsi un réel besoin d’innovation, de proxi­ mité et de compréhension des besoins de la clientèle.

De la technologie au business

Vers les clients

Fin des années 90, le monde IT surfait sur la bulle Internet dans laquelle prédominait l’aspect technologique. Après l’ex­ plosion de cette bulle s’est opérée une réorientation vers des activités business où l’IT ne constituait plus un projet en luimême. «A cette époque, il arrivait fréquemment de réaliser des projets ‘pour la beauté du projet’ dans lesquels n’était pas toujours présente la notion de retour sur investissement», reconnaît

«Dans tous les cas, il me faut un métier en lien avec les clients, affirme sans ambages Frédéric Kemp. Un métier dans le domaine de la consultance m’aurait ainsi beaucoup intéressé», poursuit-il. La sommellerie ou le domaine du fitness ont également un fort pouvoir attractif pour Frédéric Kemp qui rappelle d’ailleurs: «J’avais ouvert à l’époque une salle de fitness. Je préparais alors en parallèle mon graduat. Une belle expérience!»

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Séminaire

trading communication Responsables financiers, informatiques  ou de salles de marché ont répondu présent à l’invitation de Netcore PSF et d’IPC  le 10 mars dernier à l’Hôtel Le Royal. Francesca Gilibert (Photos)

Henri Seiter (Netcore PSF) et Joern Hempel (IPC)

Nils Vierus (Landesbank Berlin)

Terry Erwin (IPC), John Rollinger (Systemsgroup) et Joachim Huber (IPC)

Alain Courson (Netcore PSF) et Michel Abraao (BCEE)

François Hostein (BCEE)

Romain Siebenaler (Cisco Luxembourg) et Terry Erwin (IPC)

Gilles Pireaux (Dexia BIL)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Patrick Watrin (Netcore PSF)

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Architecture developing

critical faculties   | 

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Real estate The

going gets tough

120 Index 118 Mon

Bureau

116 Agenda 114

Edito

3

Sommaire

4

Paperjam Business Club 112 Economist Club

Case Study

102

96

Ressources Humaines

8

Interview

Communication

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Dossier

Technologies

Immobilier

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Coûts d’occupation

Campus Contern

Luxembourg se maintient

mach speed Photo: Valeres Project Developments

Telecommunications Multinational MACH has signed a six year lease for 2.900 m2 in the Campus Contern business park. This means that the entire first building has been let from the moment of delivery, which will be mid June, 2009. Campus Contern has low rents and high flexibility compared to office space in Luxembourg City, but retains easy access and is convenient for the airport as well as cross border workers. Developing partners Valad and Valeres have started construction works for the second building in the business park, scheduled for the end of September, 2009.

C’est, en millions d’euros, la contribution nette au résultat opérationnel 2008 du groupe immobilier Atenor (qui s’est élevé à… 39,69 millions) issue de la cession du complexe immobilier administratif President au Kirchberg. Vendu aux Allemands de Commerz Real, ce complexe de près de 30.000 m2 est prévu d’être livré courant 2009. Il devrait encore générer environ 12 millions de revenus.

Avec un coût total d’occupation d’un employé (rapport entre le loyer et l’espace net occupé) de 7.610 euros par an, le Luxembourg se situe au 36e rang mondial (37e en 2008) et 18e rang européen. C’est ce qui ressort de l’étude Global Occupancy Costs-Office 2009 de DTZ, réalisée pour la 12e année. Par rapport à 2008, la progression a été de 6%. Le taux le plus élevé, en Europe, reste Paris (2e rang mondial derrière Tokyo) avec 16.020 euros par an.

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d e p a p e r j a m n e ws l e t t e é t i l tua otre r sur

L’acjour le jouredi dans n · Au que vend a · Ch

Architecture

The Philharmonie, by Christian de Portzamparc, is one of Luxembourg’s architectural highlights

developing critical faculties Interest in architecture has been growing steadily over the past decade or so in Luxembourg, particularly since prestigious new public buildings such as the Philharmonie and the MUDAM on the Kirchberg have opened. Since its creation in 1992 the Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie au Luxembourg has been promoting the value of quality architecture in terms of its environmental impact and lasting heritage. An annual Festival de l’Architecture is one of the highlights of the foundation’s efforts to get the general public involved in architecture. Postponed from last autumn, the 2009 edition of the festival has as its theme “learn how to look”, and will focus on providing the general public with the tools to deconstruct architecture and develop critical faculties when viewing their architectural environment. Audiences, whether uninitiated, amateur enthusiast or architectural

Photo: Andrés Lejona

This year’s Festival de l’Architecture  is aimed at teaching the public  to analyse architecture.

professional will be given fresh insights via a series of exhibitions, guided visits, conferences, debates and even film screenings. The Festival de l’Architecture opens on Thursday 7 May and runs until Tuesday 17 May. Some of the highlights include a guided visit of the new Melia hotel on the Kirchberg by architect Jim Clemes, films about Rem Koolhaas’s Maison à Bordeaux (which Time magazine named the best design of 1998) and Christian de Portzamparc’s Philharmonie de Lux-

embourg, as well as a lecture by renowned essayist Alain de Botton on his book The Architecture of Happiness. In addition the festival will also see the launch of a photographic competition titled Haalt är Stad propper (keep your city clean) and workshops for youngsters at Luxexpo. Two exhibitions also run concurrently with the festival. D.R.

www.fondarch.lu

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Real estate

The going gets tough

The annual Emerging Trends in Real Estate report for Europe was unveiled by PwC in March. The 2009 edition of the trends and forecast publication, now in its sixth year, makes for sober reading.

Duncan Roberts (texte), David Laurent / Wide (photo)

If the slogan that summed up last year’s report was “fear is back”, says John Forbes of Pricewater­ houseCoopers, then the 2009 edition of the Emerging Trends in Real Estate report for Europe can be best summed up by the words “the going gets tough”. The report was compiled and written by experts from PwC and the Urban Land Institute, after studying survey responses and interviews from more than 500 industry experts. Forbes says 2009 is the first time prospects in all 27 Euro­ pean cities included in the survey are less rosy than for the previous year. This reflects the con­ clusion that many investors in real estate are focusing on safer investments in primary loca­ tions. Forbes points to a reverse of the trend to invest in secondary cities such as Lyon, which fell the furthest of all 27 cities in the survey. German cities appear to be the best prospects for investment in 2009, with Munich and Ham­ burg topping the league table and Berlin and Frankfurt tied in ninth place. Forbes says this could well be because Germany was less exuber­ ant in the good times and joined the boom later than cities such as Dublin, Barcelona or Madrid – all three of whom have seen their stock fall dra­ matically. “Those that partied hardest are suffering the worst hangover,” says Forbes. Other top ten places in the investment prospects table are occu­ pied by Istanbul (third), Zurich (fourth), London (fifth), Moscow (sixth) and Helsinki and Paris (tied for seventh). Retail, hotels and mixed use property remain the best sectors for investment.

Interesting opportunities “The year will be difficult for a good number of investors. For those who invested at the height of the market, it will even be a question of survival, particularly if the banks continue to become increasingly aggressive in cases where contracts are not respected,” says Amaury Evrard, Luxembourg Real Estate and Infrastructure Leader, PricewaterhouseCoopers. “On the other hand, opportunities will emerge for those who have capital to invest when the banks start to take safeguard measures. Even if loans remain a rare commodity, the banks will have no choice other than to agree to them, particularly in the event of a

“The year will be difficult for a good number of investors.” Amaury Evrard (PwC)

restructuration following a payment default. Interest rates are low, the market is not over-developed, and so there will be some interesting opportunities out there.” Luxembourg is not included specifically in the report, but local market experts are cautiously optimistic about the Grand Duchy’s real estate for­ tunes. In 2008 the Grand Duchy enjoyed a record take up of some 243,000 square metres of office space rentals – up from 190,000 square metres in 2007. Evrard says that, nonetheless, there was a significant deceleration in real estate investment. But the Luxembourg office space market should remain one of the healthiest in Europe, character­ ised by the lowest vacancy rate in the European Union. Therefore, rents should remain stable or experience a slight rise in 2009. Gilles Dusemon, partner at Loyens & Loeff and head of its Luxembourg Investment Management team, suggests that Luxembourg could become the “green finance centre of Europe” if the sector could find a way to enhance its collective aware­

ness of the niche market opportunities available. He says that the Luxembourg model – its legal and regulatory flexibility and tax neutrality and effi­ ciency – provides everything required to make green real estate investment funds work. Duse­ mon even implies that going green could be a sort of redemption for many bankers. Olivier Bastin, managing director of Jones Lang LaSalle Luxembourg, also has a mixed message. Bastin says that with investors looking at liquid­ ity, Luxembourg has a negative image with its 3 million square metres of office space. In addition, with banks facing problems the fact that so much of that space is occupied by financial institutions and business that service the financial centre is also perceived as negative. On the other hand, the vacancy rate in Luxembourg has fluctuated between 1.7 and 2% and if the market deteriorates it will be from a high position. And with a government that is prepared and able to act quickly and unemploy­ ment relatively low, Luxembourg remains a good prospect in many respects, says Bastin.

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PUBLI-REPORTAGE

« Devenez acteur de votre construction patrimoniale » 15 années d’expérience passées dans les domaines de la gestion de patrimoine ont amené Philippe LETZELTER à constater que les solutions classiques proposées par les organismes financiers, les conseils classiques, les promoteurs et opérateurs immobiliers ne constituent pas une solution suffisante et adaptée à la création, la gestion, la conservation et la transmission du patrimoine. Les crises viennent régulièrement effacer les plus values réalisées, et ce, depuis toujours ! Les grands gagnants de la gestion de patrimoine ont été, sont, et seront toujours les opérateurs, les concepteurs, les vendeurs de «produits» et de «solutions». Pour s’en convaincre, il suffit de consulter leurs bilans.

Club des CREACT’EURS

Les avantages sont nombreux : - Mutualisation des risques : panel de biens répartis sur des zones géographiques et économiques différentes - Maîtrise des coûts : baux commerciaux fermes (de 6 à 9 ans) - Dans certains cas, rendement assuré à terme par garantie de rachat - Appartenance à un groupe d’investisseurs de taille respectable, qui constitue une réelle force de négociation - Appartenance à un groupe social spécifique (mode participatif, accès à l’information, droit de vote, écoute, etc.) - Mise en commun de moyens habituellement réservés aux grosses fortunes - Compétences dans la recherche, la négociation, le mode d’acquisition, le financement, les travaux - Aide à la déclaration fiscale et aux démarches administratives - Gestion des biens, maintien en l’état, améliorations, mise en valeur du patrimoine - Aucune intervention n’est nécessaire de la part de l’investisseur Chaque montage est assorti d’avantages financiers et fiscaux particuliers, et bénéficie d’une rentabilité exceptionnelle (taux de rendement annuel interne souvent supérieur à 13 %) L’Immobilière des Paraiges SAS permet en outre d’économiser jusqu’à 25000 € d’impôts sur le revenu, pour un couple marié (fiscalité française).

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Tout ceci est bien gênant, et vient s’ajouter aux problèmes de fonds que rencontrent ou rencontreront les générations des 30 – 55 ans: - Augmentation des charges sociales et des impôts - Diminution des prestations et des couvertures de toutes natures - Effondrement des systèmes de retraite par répartition - Crises économiques et financières successives qui grignotent régulièrement l’épargne des ménages - Dépendance des banques dans la recherche de financements.) - Investisseurs qui subissent les solutions présentées par des «vendeurs» y trouvant de substantielles sources de commissions et d’honoraires - Investisseurs qui ne disposent pas du temps nécessaire à une bonne maîtrise des aspects financiers, fiscaux, sociaux, bancaires et administratifs Philippe LETZELTER et son groupe ont imaginé un concept basé sur la participation d’investisseurs à la création et à la gestion de leur propre patrimoine: le concept des «CREACT’EURS», basé sur le vecteur immobilier: Le concept comporte trois montages complémentaires, dans lesquels les investisseurs ne sont pas clients, mais associés: 1. les SCI du sillon Mosellan : acquisition et gestion d’immeubles anciens nécessitant des travaux, dans le but de créer un déficit foncier optimum. Les immeubles doivent être impérativement placés sur l’axe Luxembourg – Nancy, et, de préférence, en centre ville, afin de favoriser la location 2. la Foncière Régionale Lorraine SAS : acquisition et gestion d’immeubles professionnels (artisanat, industrie, commerce), de préférence avec des locataires renommés et solides, avec des baux fermes (de 6 à 9 ans) 3. l’Immobilière des Paraiges SAS: activité de «marchand de biens» (acquisition et revente de biens immobilier après mise en copropriété, découpage (avec ou sans travaux), puis revente par lots

Pour e n une pl savoir plus ,o aq contac uette d’inf u obtenir   or tez Ph   ilippe mation,   LETZE par té LTER, léphon   e au 0 par fa 3 87 7 x au 0 4 3 par email : 87 74 40 59 08 72, acp@a , cpges   t.com

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fonds d’investissement Les fonds d’investissement, pilier du secteur financier au Luxembourg, entrent dans une période charnière de leur développement. Entre les nouvelles dispositions légales et réglementaires et le réajustement du marché, les changements à venir vont être majeurs pour cette industrie clé de l’économie luxembourgeoise.

Etat des lieux

Un mauvais moment À passer L’industrie des fonds d’investissement, très touchée par la crise des marchés  financiers, voit dans les prochains développements réglementaires et législatifs,  des raisons de ne pas voir l’avenir trop en noir. Jean-Michel Gaudron (texte), Laurent Antonelli / Blitz (photos)

La première place financière européenne en matière d’administration de fonds d’investissement (avec une part de marché de 25,4% selon les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne de la gestion d’actifs) ne pouvait, évidemment, pas passer au travers d’une crise financière d’envergure mondiale sans y laisser quelques plumes. Au-delà des chiffres statistiques bruts (voir encadré), c’est tout un modèle économique qui est en train d’être profondément remis en question. «Jusqu’à présent, le marché était essentiellement déterminé par l’offre, puisque la demande était inépuisable, commente Camille Thommes, le directeur général de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi). Nous devons,

aujourd’hui, nous concentrer davantage sur la demande, les besoins et les attentes des investisseurs, notamment en matière de simplicité et de transparence au travers de produits mieux sécurisés. Plutôt que de remise en question fondamentale, je préfère parler d’évolution». Il n’empêche. Pour la plupart, les revenus des acteurs de l’industrie des fonds sont très étroitement liés à la masse des actifs. Sur l’ensemble de l’année 2008, la réduction des actifs nets a été de près de 25% au Luxembourg, ce qui ne se traduit pas nécessairement par un repli de 25% de ces revenus, puisque ce recul n’est pas homogène selon les classes d’actifs, sachant que les marchés actions ont été plus impactés que les marchés obligataires. Or, les marges – et donc les revenus liés – sont plus élevées dans le premier } cas que dans le second…

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«Il faudra que l’on change d’angle d’approche» Camille Thommes

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«Notre position concurrentielle n’a jamais été aussi bonne» Patrick Zurstrassen

Statistiques

Replis modÉrÉs Avec un montant global d’actifs nets sous gestion de 1.530,29 milliards d’euros au 28 février dernier, l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement a atteint son plus bas niveau depuis décembre 2005. On est évidemment loin des «trois glorieuses», entre février 2004 et mai 2007, où ce patrimoine global est passé de 1.000 à 2.000 milliards d’euros... Pour les deux premiers mois de l’année, le repli total est de 1,88%, dû, en grande majorité, à l’évolution négative des marchés financiers. Mais la situation est autrement moins dramatique qu’au cours du second semestre 2008, où le recul avait été de plus de 18% entre fin juin et fin décembre. Est-ce à dire que le plus dur est passé? Il est sans doute un peu trop tôt pour le dire, mais au regard des montants des émissions/ rachats nets, la tendance est, également, à l’amélioration. Entre septembre et décembre 2008, le montant cumulé des rachats avait atteint 114,6 milliards d’euros. En janvier, le mois s’était terminé sur un montant positif de 3,46 milliards d’émissions, suivi par une nouvelle chute en février (4,36 milliards de rachats). J-M. G.

Patrick Zurstrassen (MDO Services)

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 { «Par ailleurs, tout un pan des revenus que l’on peut

considérer comme annexes, tels que le securities lending, ont été également fortement réduits, voire ont disparu, note Benjamin Collette, director, advisory & consulting chez Deloitte, qui estime, dans ces conditions, que la réduction des revenus des acteurs de la Place pourrait atteindre 40%. «Cela n’arrive évidemment pas d’un seul coup, l’effet est graduel. Et il peut être amorti en partie par des émissions nettes positives ou une augmentation du turnover des portefeuilles». Privés d’une partie de leurs revenus, les pro­ fessionnels des fonds doivent donc trouver de nouvelles alternatives, en même temps que se profilent de profonds bouleversements en matière de gestion des risques pour les banques dépositaires et, en corollaire direct, une hausse des pri-

mes de risques. «Il faudra donc repenser tous les leviers et redéfinir ce qui se facturera ou pas, estime M. Collette. Bon nombre de services, comme les reportings, les calculs de chiffres fiscaux ou d’attribution de risque ou de performance, sont souvent compris dans le traitement de base ou facturés au prix de revient. On peut imaginer que ces contributions marginales aux revenus deviennent de véritables contributions». Conséquence immédiate de l’affaire Madoff, le focus sur le rôle de la banque dépositaire va, désor­ mais, être tout autre (lire aussi l’article page 72). «Le dépositaire a toujours été conscient de son rôle, mais avec les années de croissance précédentes, tout le monde a cru que l’on pouvait percevoir  les revenus et assumer son rôle opérationnel sans pour autant que sa responsabilité ne soit engagée, }

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«Plutôt que de remise en question fondamentale, je préfère parler d’évolution» Camille Thommes

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 { constate Patrick Zurstrassen, président du conseil

d’administration de MDO Services. Depuis que les OPCVM existent, je ne crois pas qu’il y ait jamais eu un test grandeur nature de la responsabilité des dépositaires. Normalement, les gens vont prendre conscience de l’importance de ce qu’ils font et vont ajuster leurs prix. Et comme Luxembourg est une place essentiellement dépositaire, on peut s’attendre à un ajustement des prix à la hausse».

Rapidité de réaction Les conséquences, au Luxembourg, de cette escroquerie exceptionnelle par son ampleur ne se limitent bien évidemment pas à ce seul aspect purement commercial. Si l’impact financier a été globalement assez limité au Luxembourg – l’expo­ sition directe flirtant, selon la CSSF, avec les 2 milliards d’euros – l’image de ce centre financier qui a toujours brandi la protection de l’investisseur comme son plus bel étendard en a évidemment pris un coup. Mais sans doute pas aussi douloureux que ce qui pouvait être craint aux tout premiers jours de la révélation de l’affaire Madoff. «Oui, on aurait pu craindre que cela devienne un dommage de réputation énorme, mais je crois que nous avons tout de même pu montrer, dans ce dossier, que le système luxembourgeois fonctionne, se réjouit Fernand Grulms, directeur de l’agence pour le développement du secteur financier Luxembourg for Finance (LFF). Il est vrai que la CSSF a hésité à communiquer au départ, mais elle a ensuite montré qu’elle a agi avec diligence, en publiant ses premières conclusions à peine deux mois plus tard. Elle a bien fait son travail et, d’ailleurs, dans les médias étrangers, tout est devenu beaucoup plus

Camille Thommes (Alfi)

calme, depuis. Plus personne n’a parlé, par exemple, du soi-disant déficit de surveillance au Luxembourg par rapport à la France». La rapidité de réaction est également un argument positif avancé par Camille Thommes (Alfi), notamment dans la délicate mission de rassurer les investisseurs. «L’affaire Madoff n’est pas une affaire luxembourgeoise. Nous avons très rapidement agi, en créant une task force qui étudie de près la façon dont le Luxembourg a été touché et surtout les moyens d’éviter que cela puisse se reproduire. Cette rapidité de réaction montre notre volonté de placer la protection de l’investisseur au-dessus de toute autre considération. En tant qu’association, nous souhaitons évidemment nous appuyer sur nos atouts traditionnels pour faire évoluer le métier et le secteur afin de répondre aux nouvelles attentes des épargnants.

Nous tenons à faire des fonds d’investissement le principal produit d’épargne existant sur le marché». Touchés de plein fouet par l’effondrement d’investissements souvent présentés comme étant sûrs et répondant aux critères des «bons pères de famille», les épargnants ont pourtant, pour beaucoup, perdu la confiance qu’ils avaient placée dans le système. Et ceux qui n’en ont pas été définitivement dégoûtés ont certainement, aujour­d’hui, d’autres attentes, notamment en matière de transparence et de simplification. «Mais l’équation ‘plus clair = moins complexe’ n’est pas toujours vérifiée, prévient M. Collette. On ne cessera jamais d’avoir des produits dérivés dans les fonds ou des structurations particulières pour certaines typologies de produits. Qu’on aille vers plus de transparence et de compréhension est une chose, mais cela ne veut

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«Dans l’affaire Madoff, nous avons tout de même pu montrer que le système luxembourgeois fonctionne» Fernand Grulms

Fernand Grulms (Luxembourg for Finance)

pas dire forcément qu’on ira aussi vers moins de  complexité. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que la combinaison transparence-compréhension renforce l’importance du capital intellectuel et l’importance des tâches à haute valeur ajoutée dans la chaîne  de valeurs des fonds».

Rebondir Dès qu’il est question d’image de la place financière en général, Luxembourg for Finance (LFF) n’est jamais très loin. En la matière, elle travaille évidemment en étroite concertation avec l’Alfi. «Nous avons une approche plus globale au niveau de la communication et de nos roadshows, confirme Fernand Grulms. Les fonds représentent une partie importante de l’arsenal de la Place et nous laissons à l’Alfi le soin de véhiculer les messages plus spéci-

fiques et spécialisés. De la sorte, il y a une bonne complémentarité entre nos deux institutions dans la communication et la promotion des fonds». Le plus gros du risque de réputation étant désormais derrière, M. Grulms préfère à présent mettre l’accent sur les opportunités susceptibles de se présenter, surtout au vu de la vague de réglementations qui ne va pas manquer de déferler dans la continuité de la dynamique de «l’ordre nouveau» insufflé, notamment, par le dernier sommet du G20 à Londres. «Nous voyons arriver cette vague avec sérénité et calme, car nous avons des parts de marché à prendre en Asie ou au MoyenOrient. Dans ces régions-là, les investisseurs ont encore tendance à faire appel à des juridictions offshore et ils vont désormais devoir y réfléchir à deux fois et envisager de se tourner vers des juridictions

davantage réglementées. C’est une grande chance pour nous, mais encore faut-il aller le communiquer sur place et leur faire comprendre que le Luxembourg est sérieusement réglementé et qu’il y a des complémentarités à faire jouer. C’est notre rôle, avant que l’Alfi ne passe derrière pour présenter plus précisément ce que la Place a à offrir». Ces opportunités qui se profilent découlent aussi, en grande partie, de la transposition de la future directive européenne Ucits IV, sur le point d’être adoptée par la Commission européenne (lire également page 72). L’introduction du passeport européen des sociétés de gestion risque de profondément bouleverser la donne. «On ne sait pas encore quelle sera la stratégie des grands groupes internationaux, s’interroge M. Zurstrassen. Est-ce qu’ils vont recentrer leur activité sur leur }

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«Le Luxembourg doit se positionner comme un réel centre de compétences à haute valeur ajoutée» Benjamin Collette

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 { pays d’établissement principal? Vont-ils maintenir

inchangé leur dispositif actuel? Ou bien choisir des solutions intermédiaires, notamment un pays d’établissement international, là où seraient regroupées les structures non domestiques, aux côtés du pays d’établissement principal? Je m’attends à ce qu’il y ait un grand chambardement, une grande simplification dans les structures et le Luxembourg constitue a priori la place au profit de laquelle ces simplifications se feront. Nous avons une profondeur de ressources avec nos avocats, réviseurs, consultants et banques, qui rendent cela possible. Notre position concurrentielle n’a, du reste, jamais été aussi bonne, puisque notre concurrent principal, l’Irlande, est très durement affecté par la crise». Cette capacité à bien rebondir une fois la crise passée, Benjamin Collette (Deloitte) la pressent également. «Il y a une pression évidente pour des produits plus réglementés, mieux contrôlés et mieux compris. Le Luxembourg doit combiner cette approche avec sa grande expertise dans l’industrie des fonds et ne pas se contenter d’être un simple livre de comptes, mais bien un réel centre de compétences à haute valeur ajoutée dans la structuration et la distribution de produits, qu’ils soient de type vanille ou, plus complexes, tels que private equity ou real estate».

«Croire en sa bonne étoile» La gestion des conséquences de l’affaire Madoff, mais aussi des mouvements de concentration et de consolidation attendus dans l’industrie; la trans­ position de la directive Ucits IV ou encore la préparation de «l’après-crise»: les chantiers ne manquent pas pour les professionnels de la Place,

Benjamin Collette (Deloitte)

pour qui se profile une période qui apparaît comme étant décisive selon la façon dont elle sera négociée. «L’ensemble de l’industrie des fonds d’inves­tissement vit des moments délicats, constate Camille Thommes. Mais le Luxembourg a toujours fait preuve d’une capacité d’apprentissage et est capable de réagir très vite, ce qui a toujours fait sa force. Tous les acteurs de la Place sont solidaires pour maintenir les avantages compétitifs dont bénéficie le pays. Mais même si nous abordons l’avenir avec un optimisme modéré et une certaine confiance, il faudra que l’on change d’angle d’approche, afin que l’ensemble de l’industrie, dans le contexte actuel de crise mondiale, tienne mieux compte des besoins des investisseurs et des épargnants». Mais la Place est-elle réellement armée pour faire face à la nouvelle donne qui se profile? «Il faut

croire en sa bonne étoile, résume M. Zurstrassen. Que devons-nous, aujourd’hui, engager comme action pour être prêts dans quelques années? Ce n’est pas simple, mais il y a des disponibilités dans le marché. Il y a quelques années, nous devions nous battre pour recruter certains profils, comme des spécialistes en mathématiques financières ou en comptabilité. Aujourd’hui, nous recevons les candidatures par dizaines». Il demeure néanmoins une inconnue de taille, concernant l’heure à laquelle la reprise tant attendue sonnera. Nul ne peut prédire aujourd’hui quand la confiance dans les marchés financiers en général, et les OPC en particulier, sera suffisamment rétablie pour relancer véritablement la machine. D’ici là, il peut, après tout, se passer encore beaucoup de choses…

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Banques dépositaires

Responsables mais pas coupables L’affaire Madoff a mis le métier des banques dépositaires sous les projecteurs.  Quelle que soit l’issue du débat houleux sur l’étendue de leurs responsabilités,  les acteurs du secteur auront d’importants défis stratégiques à relever dans l’avenir. Nicolas Raulot (texte), Laurent Antonelli / Blitz (photos)

Quelle est la responsabilité d’une banque dépositaire? La question, qui n’intéressait qu’une poignée de juristes spécialisés il y a encore six mois, agite la communauté financière depuis le 11 décembre. Ce jour-là, aux Etats-Unis, un certain Bernard Madoff, figure légendaire de Wall Street et ancien patron du Nasdaq, révéla être l’auteur d’une fraude pyramidale de plusieurs dizaines de milliards de dollars qui consistait à rémunérer ses clients avec l’argent des nouveaux investisseurs. En cours de jugement, l’affaire fit de nombreuses victimes en Europe, en particulier les porteurs de trois OPC (Organismes de Placement Collectif) coordonnés de droit luxembourgeois, exposés à l’escroquerie à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Supposés être conservés en lieu sûr par des établissements renommés et même enregistrés en dehors de leur bilan pour échapper à une faillite éventuelle, les actifs dont ils croyaient être propriétaires s’étaient en fait volatilisés, ne leur laissant que leurs yeux pour pleurer!

ébranler les certitudes De quoi ébranler pour longtemps la confiance des investisseurs et les certitudes des professionnels les plus avertis, mais aussi déclencher une multitude de procédures, en particulier à l’encontre d’UBS, banque dépositaire de la Sicav Luxalpha, la plus exposée à Madoff. A priori pourtant, le rôle de ce maillon indispensable de l’industrie des fonds fait plutôt consensus. «La banque dépositaire est aux fonds d’investissement ce que la banque de détail est aux particuliers, à ceci près qu’en plus de conserver le cash, elle garde les titres en lieu sûr, contrôle les actifs du fonds et assure le règlement-livraison des opérations», explique Frank Roden, head of client solutions-Global Fund Servi-

Geoffrey Cook (Brown Brothers Harriman)

ces chez BNP Paribas Securities Services (BP2S) Luxembourg. «La banque dépositaire, c’est la banque du fonds. Elle exerce un contrôle indépendant sur les activités de la société de gestion. Elle veille à ce que le fonds soit bien géré conformément à la loi et au prospectus en termes de passation des ordres, de restrictions d’investissement, de règles de répartition des risques...», ajoutent Thierry Blondeau et Xavier Balthazar, associés chez PricewaterhouseCoopers (PwC). «La banque dépositaire conserve les actifs du fonds. Elle permet une fiabilité et une fluidité dans le mouvement des actifs. Elle exerce une fonction de surveillance spécifique à l’univers des fonds d’investissement. Une entité indépendante doit se faire le garant de la bonne protection des investisseurs et de leurs droits tels qu’ils résultent de la réglementation et des dispositions prévues dans le prospectus, qui vaut contrat entre les investisseurs et le promoteur du fonds», complète Sandrine Leclercq, head of fund structuring et responsable juridique

de Caceis Investor Services Luxembourg. «Il s’agit de conserver les actifs du fonds et de les enregistrer sur les marchés internationaux à travers un maillage de conservateurs locaux. BBH dispose par exemple d’un réseau de sous-dépositaires dans environ 100 pays différents qu’elle sélectionne et sur lesquels elle exerce un contrôle», indique Geoffrey Cook, associé chez Brown Brothers Harriman (BBH). Ces correspondants sont chargés de faire remonter les informations relatives aux opérations sur titres des sociétés détenues en portefeuilles (augmentation de capital...) et aux spécificités fiscales locales. «Les porteurs de FCP (Fonds Commun de Placement) doivent être d’autant mieux protégés par leur banque dépositaire qu’ils ne disposent pas de droit de vote, à la différence des actionnaires d’une Sicav. Ils ne peuvent donc pas révoquer le gérant en assemblée générale s’ils sont mécontents de la qualité de son travail ou si les règles définies dans le prospectus ne sont pas respectées», précise

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BBH

L’illustre inconnue

«Chez BP2S, le niveau de due diligence est strictement le même au Luxembourg et en France» Frank Roden

Brown Brothers Harriman (BBH) est sans doute la plus discrète des grandes banques dépositaires. Selon le classement établi par Lipper au 31 décembre 2007, BBH Luxembourg se classe pourtant au cinquième rang au Grand-Duché avec une part de marché de 6,19% en termes d’actifs (187,3 milliards de dollars) et 464 fonds. Elle a glissé au sixième rang en 2008. Originaire d’Irlande du Nord, l’établissement américain a fait ses premiers pas il y a presque 200 ans dans le commerce du lin irlandais, n’exerçant alors le métier bancaire qu’au titre d’activité annexe. BBH n’est pas cotée en Bourse et se revendique comme la plus ancienne banque privée d’Amérique. Elle compte 39 associés dont Geoffrey Cook. BBH emploie 4.000 personnes dans le monde dont environ 420 au Grand-Duché, où elle est installée depuis février 1989. En Europe, la banque est également présente à Dublin depuis 1995, autre grande place internationale de fonds, ainsi qu’à Londres et à Zurich. La présence de BBH dans le métier d’administrateur de fonds luxembourgeois est plus modeste puisqu’elle ne figure qu’au quinzième rang du palmarès Lipper Fitzrovia, au 31 décembre 2007. N. R.

Frank Roden (BP2S)

Thierry Blondeau. La banque dépositaire doit également veiller à la conformité du processus de valorisation, c’est-à-dire vérifier que l’administrateur du fonds a correctement établi la valeur nette d’inventaire (VNI). Contrairement à l’Irlande, le Luxembourg n’interdit pas que l’administrateur du fonds et la banque dépositaire soient une seule et même entité. «La CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) impose toutefois une muraille de Chine entre les activités ainsi que l’existence d’équipes dédiées», précise Sandrine Leclercq. «Si, en théorie, la banque dépositaire doit être distincte du gérant, ce sont parfois des entités d’un même groupe qui exercent les trois activités. Pour autant, il ne faut pas surestimer le risque de conflit d’intérêts. Car ce sont des lignes de métier très différentes et indépendantes les unes des autres. Attachées à leurs prérogatives, elles n’hésitent pas à solliciter des partenaires extérieurs si elles sont mécontentes des services offerts en

interne», indique Thierry Blondeau. Se référant aux textes officiels, les professionnels écartent les critiques – émanant notamment de France – quant à de prétendues lacunes luxembourgeoises révélées par le test Madoff. «La responsabilité de la banque dépositaire découle de la directive Ucits de 1985 et de plusieurs circulaires émises depuis par la CSSF. Le Luxembourg n’est pas différent des autres pays européens», assure Geoffrey Cook.

Obligation de moyens Le 13 mars, l’Alfi (Association luxembourgeoise des fonds d’investissement) a d’ailleurs souhaité trancher cette question dans le rapport intermédiaire de la task force spéciale Madoff (AMTF), formée en décembre: «L’AMTF est en mesure de conclure que la législation luxembourgeoise en matière de dépositaire de fonds est fidèle à la directive Ucits (85/611/EEC) et que le Luxem-

bourg dispose d’un cadre approprié pour la protection des actifs et des investisseurs des fonds d’investissement, en ligne avec les standards européens. L’environnement légal et réglementaire du Luxembourg est équivalent à celui des autres grandes juridictions européennes». Il existe toutefois un débat franco-luxembourgeois sur l’étendue des responsabilités dans les deux pays, où l’industrie des fonds est très puissante. «En en restant à une analyse purement juridique, on détecte des différences dans la façon dont le texte européen a été transposé», estime Frank Roden (BP2S). En fait, le concept de restitution des actifs semble plus clairement défini en France que nulle part ailleurs. «Au Luxembourg, il y a une obligation de contrôle, de supervision, mais la circulaire ne prévoit pas d’obligation de restitution», poursuit Thierry Blondeau (PwC). Autrement dit, si le Luxembourg s’est fixé une obligation de moyens, la France s’est imposée une }

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«La fonte de la valeur des actifs a un effet mécanique sur la rentabilité» Thierry Blondeau

Palmarès

Les amÉricaines aux avant-postes Si les établissements américains ont l’habitude de truster les premières places des palmarès européens des banques d’investissement (fusions et acquisitions, introductions en Bourse, émissions obligataires...), ils excellent également à exporter leur savoir-faire en matière de services aux investisseurs. Explication: la culture de la gestion collective est plus marquée outre-Atlantique qu’en Europe, où les ménages et les fonds de pension font un usage immodéré des fonds d’investissement. Etabli par Lipper au 31 décembre 2008, le classement des banques dépositaires luxembourgeoises fait apparaître deux banques des Etats-Unis aux trois premières places. Il s’agit de JP Morgan Bank, qui domine nettement la league table avec 349,1 milliards de dollars d’actifs (contre 438,6 milliards l’an dernier). State Street, institution spécialisée, figure en deuxième position avec 165,1 milliards de dollars (contre 237,6 au 31 décembre 2007). Le classement 2007 est inchangé jusqu’à la quatrième place puisque RBC Dexia et UBS conservent leur troisième et quatrième rang. Le canado-européen détient 162 milliards de dollars en conservation (contre 235 un an plus tôt). Il devance le suisse et ses 132,6 milliards (contre 204). L’allemand DekaBank Deutsche Girozentrale gagne deux places et se hisse à la cinquième place avec 122,9 milliards de dollars (contre 149 un an plus tôt). N. R.

Thierry Blondeau (PwC)

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 { obligation de résultat dans la protection des inves-

tisseurs. Néanmoins, cette vision théorique mérite d’être relativisée, aux dires des spécialistes. «La directive a été transposée au Luxembourg avec les mêmes intentions de sûreté qu’ailleurs. Chez BP2S, le niveau de due diligence est strictement le même au Luxembourg et en France», indique Frank Roden. «Cette obligation inconditionnelle de restitution est contestée par certains acteurs français eux-mêmes», remarque Thierry Blondeau. La Société Générale et RBC Dexia ont formé un recours contre les injonctions prononcées le 13 novem­bre par le régulateur français (Autorité des marchés financiers), leur demandant de restituer à trois OPCVM de gestion alternative dont ils sont dépositaires, les titres dont la conservation avait été déléguée à Lehman Brothers International, tombée en faillite. Mais, le 8 avril, la Cour d’appel de Paris a confirmé la décision de première instance. «La France a pris le parti extrême d’assurer

aux investisseurs la restitution des actifs quoi qu’il arrive, y compris dans le cas d’une fraude au niveau du sous-dépositaire ou tiers conservateur des fonds. Cette position a été exprimée par Christine Lagarde, ministre de l’Economie elle-même, mais cette ligne de conduite semble difficilement tenable», rappelle Sandrine Leclercq (Caceis). «Le Grand-Duché, comme d’autres pays, a introduit une nuance dans cette obligation de restitution. Les banques dépositaires luxembourgeoises doivent sélectionner avec soin leurs conservateurs locaux, valider le choix des conservateurs tiers éventuels en s’assurant lors du processus de due diligence puis de manière permanente de leur réputation, de leur assise financière, et en vérifiant que les actifs sont bien ségrégés. Ce faisant, elles donnent leur garantie sur le fait que, dans des conditions raisonnablement prévisibles de marché, les actifs pourront effectivement être restitués et elles répondront vis-à-vis du fonds des conséquences de toute défaillance éventuelle dans leur }

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«Les banques dépositaires ne sont pas des compagnies d’assurances». Sandrine Leclercq

Sandrine Leclercq (Caceis)

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 { processus de supervision. Mais les banques déposi-

taires ne sont pas des compagnies d’assurances», poursuit-elle. Dans son communiqué du 25 février, la CSSF reproche justement à UBS, qui refuse d’indem­niser les victimes, de ne pas avoir respecté les obligations de contrôle afférentes à son rôle de banque dépositaire de Luxalpha. Ce que conteste UBS. «Il était clairement indiqué dans la documentation du fonds qu’UBS n’avait pas vocation à être responsable de la garde des actifs (censés être détenus chez Madoff, ndlr). Les documents comportaient une dérogation explicite sur ce sujet», fait valoir l’établissement helvétique.

Codifier les bonnes pratiques Des discussions sont engagées sur la place luxembourgeoise au sein de groupes de travail et de comités de pilotage pour démêler ce sujet aussi complexe que sensible et codifier les bonnes pratiques. La Commission européenne a aussi

demandé au CESR (Committee of European Securities Regulators), club des régulateurs européens, de se pencher sur la question pour définir le périmètre de responsabilités de la banque dépositaire et identifier les différences de régime entre les différents pays. Quelle que soit l’issue des discussions qui devraient aboutir entre la fin avril, pour le CESR, et la fin juin pour la task force de l’Alfi, les établissements spécialisés ont d’ores et déjà engagé une réflexion sur leur modèle économique. Il s’avère en effet que le risque de l’activité de banque dépositaire a été sous-évalué, comme l’a souligné l’affaire Madoff. Sous l’effet de la concurrence et d’un effet volume pendant les années de vaches grasses, les principaux établissements ont fortement réduit leurs marges bénéficiaires, en négligeant la probabilité d’une catastrophe. «Ces dernières années, les avoirs des fonds luxembourgeois ont augmenté de façon exponentielle. Et parallèlement, les

commissions de banques dépositaires ont diminué d’environ 25%. La fonte de la valeur des actifs a donc un effet mécanique sur leur rentabilité, même si certaines fixent leurs tarifs en fonction du nombre de transactions, pas seulement de la valeur nette des fonds», observe Thierry Blondeau. Comprises entre 5 et 25 points de base (soit entre 0,05% et 0,25% de la valeur des actifs), les marges actuelles vont s’avérer d’autant plus insuffisantes que les obligations de contrôle et de due diligence des sous-dépositaires seront durcies. De même, les établissements spécialisés, généralement faiblement dotés en fonds propres, vont devoir renforcer leur bilan de façon à couvrir ces risques supplémentaires. Plusieurs pistes semblent d’ores et déjà se dessiner. D’abord celle d’une augmentation des prix des banques dépositaires. «Il y a déjà des signaux que l’industrie est en train de relever ses tarifs, pour s’adapter à cette nouvelle donne», témoigne Frank Roden. Reste à savoir qui va régler la note et si les investisseurs accepteront de payer plus cher un service prétendument mieux sécurisé. Sans doute faudra-t-il également continuer à comprimer les coûts. «Les défis de ces cinq ou dix prochaines années vont consister à diminuer le nombre d’encodages et de tâches manuelles, à automatiser autant que possible les liaisons entre dépositaires et sousdépositaires dans une démarche de straight through processing ou STP, de façon à réduire les coûts, les erreurs, et à employer nos collaborateurs à des fonctions à plus forte valeur ajoutée. Cela s’impose notamment dans les transactions sur produits dérivés, qui nécessitent encore des interventions humaines», insiste Geoffrey Cook (BBH). Mais l’industrie ne pourra sans doute pas non plus faire l’économie d’une nouvelle course à la taille, tant au niveau des fonds que des banques. Pour surmonter la crise et survivre, nombre de banques dépositaires n’auront pas d’autre choix que d’unir leurs forces et de fusionner avec leurs concurrentes.

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Ucits IV

Des opportunitÉs À saisir Le Luxembourg se prépare à transposer la directive Ucits IV, qui représente une avancée notoire pour l’industrie européenne des fonds. A lui de savoir en saisir toutes les opportunités, comme il a toujours su le faire jusqu’à présent. Sébastien Lambotte (texte), Laurent Antonelli / Blitz (photos)

A travers toute l’Europe, les acteurs de l’industrie des fonds se préparent à la transposition de la directive Ucits IV, adoptée le 13 janvier dernier par le Parlement européen. Le texte vise à améliorer la réglementation de ces fonds Ucits et l’ensemble des Etats membres aura jusqu’en juillet 2011 pour transposer ce texte dans leur législation nationale. Mais pour saisir, au plus vite, les opportunités que présente cette directive et éviter certains écueils, les acteurs de l’industrie des fonds, à Luxembourg plus qu’ailleurs, planchent depuis déjà longtemps sur cette transposition. «Les acteurs luxembourgeois des fonds travaillent depuis 2005 à la transposition de cette directive, explique Nadia Faber, partner au sein du département asset management de Ernst & Young. Tous les acteurs du secteur ont été consultés, dont les régulateurs et les pouvoirs politiques, afin de créer un produit de qualité véhiculant une image de marque, bénéfique pour le secteur». L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi) a, ainsi, créé divers groupes de travail qui se sont penchés sur les dispositions que contient cette directive. L’enjeu principal de ce texte est la création d’un véritable marché européen, plus efficace et concurrentiel, des fonds Ucits. Mais la directive présente d’autres enjeux qui intéressent au premier degré les acteurs du marché, et particulièrement les sociétés luxembourgeoises de gestion de fonds, même si dans ces temps mouvementés de profonde crise financière, leurs priorités sont souvent ailleurs. «La directive Ucits III, transposée dans la loi de décembre 2002, a été extrêmement positive pour l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement qui comprend aujourd’hui 180 sociétés de gestion, et gèrent actuellement deux tiers du patrimoine des OPC luxembourgeois, explique Michel Kabanga

Claude Niedner et Michèle Eisenhuth (Arendt et Medernach)

Kayembe, associate partner chez Ineum Consulting. La nouvelle directive Ucits IV doit permettre d’accroître la compétitivité de l’industrie européenne de la gestion et de l’administration d’actifs».

Consolidation des produits Comment cette compétitivité peut-elle être tirée vers le haut? Ucits IV a pour but de rendre plus cohérent le marché européen des fonds régulés. Parmi les dispositions que contient la directive, on retrouve l’amélioration de l’information aux investisseurs par la création d’un document d’information synthétique et standardisé, mais aussi, la simplification des procédures de commercialisation transfrontalière des fonds et celles relatives aux fusions de fonds. Elle permettra, par ailleurs, d’effectuer des regroupements d’actifs grâce à la création de structures européennes de type «master/feeder» («maître/nourricier», un fonds dit nour-

ricier étant investi en totalité, et en permanence, en parts ou actions d’un seul fonds dit maître). «Cela permettra aux promoteurs de fonds Ucits d’établir leur ‘master’ à Luxembourg et de le ‘commercialiser’ à l’étranger, via l’établissement de fonds ‘feeder’», explique Michèle Eisenhuth, partner chez Arendt et Medernach. «L’objectif de ces mesures est de gagner en efficacité et de réaliser des économies d’échelle, confirme Mme Faber. Les fonds devraient atteindre des volumes critiques qui permettront à l’industrie européenne des fonds d’être plus concurrentielle, par exemple par effet de fusion. On devrait donc assister à une consolidation des produits, mais aussi des acteurs du marché». La simplification de la procédure de commercialisation d’un fonds à l’étranger représente une avancée majeure. «Cela va faciliter la commercialisation en instaurant un délai de notification raccourci et

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Législation

En attendant Ucits V…

«On devrait assister à une consolidation des produits, mais aussi des acteurs du marché» Nadia Faber

Alors que la directive Ucits IV n’est encore transposée dans aucun des Etats membres, les pensées se tournent déjà vers une directive Ucits V! Cette dernière devrait répondre, selon les acteurs du secteur, à plusieurs enjeux, notamment le besoin d’harmoniser le statut et les fonctions des banques dépositaires de ces fonds Ucits. De la même manière, ils sont plusieurs à penser qu’il faut donner plus de moyen à Bruxelles pour assurer une réglementation plus homogène sur l’ensemble du territoire européen. Une mise en œuvre uniforme, et non propre à chaque Etat membre selon la manière avec laquelle il transpose une directive, serait donc aussi un élément à prendre en compte. D’autre part, toujours dans un objectif d’une meilleure régularisation et d’une meilleure sécurité de l’investisseur, il apparaît opportun de réfléchir à étendre la directive à d’autres fonds actuellement non régulés ou en leur attribuant une réglementation propre. On pense notamment dans ce cadre aux hedge funds, aux fonds immobiliers. S. L.

Nadia Faber (Ernst & Young)

en rendant à cette notification un caractère automatique, éliminant ainsi les objections que pourrait invoquer l’autorité de surveillance de l’Etat qui devait l’accueillir», explique Michèle Eisenhuth. Ces délais seront réduits de manière plutôt substantielle, passant de deux mois à dix jours! Pour commercialiser un fonds dans un autre pays de l’Union, l’administrateur de fonds n’aura qu’à notifier son intention de le vendre à l’autorité de surveillance de l’Etat d’accueil. «Cela doit permettre de limiter fortement les coûts d’enregistrement et les procédures fastidieuses qui incombaient aux fonds», estime Mme Eisenhuth. Evidemment, dans une période de crise, certaines questions se posent quant à l’efficacité des contrôles. Mais ce n’est pas parce que l’on gagne en rapidité que l’on va perdre en qualité de contrôle, assure-t-on. Les responsabilités seront, en tout état de cause, partagées entre les autorités de contrôle compétentes.

Ucits IV, par ailleurs, pourrait prévoir un renforcement des contrôles de ces fonds régulés et des sociétés qui les gèrent grâce une meilleure coopération et coordination des organismes de contrôle. Cette hypothèse n’attend plus que la publication des mesures d’implémentation pour donner aux acteurs concernés une meilleure visibilité sur cet aspect de la supervision des fonds. Par ailleurs, la nouvelle directive a été enrichie par l’octroi d’un passeport européen aux sociétés de gestion. Sur ce point, le Luxembourg et l’Irlande ont émis certaines réserves face à cette initiative, notamment afin de préserver l’expertise développée et les spécificités de leurs industries. «Ce passeport européen vise à octroyer au sociétés de gestion le droit de transférer leurs services de gestion collective et leur activité d’administration centrale sur tout le territoire de l’Union européenne et de pouvoir ainsi opérer à distance», explique M. Kabanga Kayembe.

Une société de gestion pourrait ainsi, selon cette disposition, gérer un fond domicilié à Luxembourg depuis un autre pays de l’Union, en regroupant les activités de calcul des valeurs liquidatives, de tenue des registres et de distribution dans un pays autre que le Luxembourg. «L’enjeu pour le Luxembourg consiste à maintenir une activité de gestion sur le territoire, poursuit l’associate partner d’Ineum Consulting, et à confirmer que le pays est à même d’offrir un environnement propice à cette industrie des fonds, en y déployant une expertise plus poussée. Nous bénéficions d’une bonne expertise en matière de comptabilité de fonds, de tenue des registres et au niveau de l’accompagnement dans la distribution des produits mais les actes de gestion des portefeuilles administrés au Luxembourg sont posés bien souvent en dehors des frontières luxembourgeoises». C’est donc en formant les bons profils, à travers des initiatives comme la Luxembourg School of }

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«Le pays pourra déployer de manière systématique des bonnes pratiques de marché pour éclairer certains acteurs» Michel Kabanga Kayembe

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 { Finance, ou en déployant aussi des certifications

poussées que le Grand-duché pourra déployer une expertise en la matière. «Mais le pays pourra aussi et surtout bénéficier des avancées de ces directives en déployant de manière systématique des bonnes pratiques de marché pour éclairer certains acteurs», poursuit M. Kabanga Kayembe.

Maintenir l’expertise La plupart des observateurs, cependant, se veulent rassurants. «Certains gestionnaires de fonds vont avoir la possibilité de rester dans un pays ou de s’implanter dans un autre, explique Nadia Faber. Certains, sans doute, quitteront la place luxembourgeoise. Mais beaucoup de sociétés de gestion pourraient, au vu de l’expertise qui a été déployée ici, outsourcer l’administration de leurs fonds au Luxembourg. Le pays constitue une plate-forme unique pour la commercialisation des fonds à l’étranger. Un travail important a été fait au niveau du pays pour promouvoir les produits Ucits au-delà des frontières européennes et notamment en Asie. Cependant pour les Asiatiques, friands de ce genre de produits, les fonds Ucits sont luxembourgeois avant d’être européens». La situation transfrontalière du pays et le fait que l’on y pratique plusieurs langues constituent eux aussi des atouts qu’il faut valoriser pour maintenir ou attirer les gestionnaires de fonds au GrandDuché. «A l’heure actuelle, 78% des Ucits distribués dans au moins trois juridictions sont, juridiquement, des fonds de nationalité luxembourgeoise, explique Michèle Eisenhuth. Autrement dit, la juridiction des fonds en vue d’une distribution paneuropéenne et mondiale est bien le Grand-Duché. Si la directive est une bonne nouvelle pour les produits en question, nous sommes ici plus à même de profiter des opportunités qu’elle offre». Par ailleurs, certains voient quelques bémols à une administration à distance de certains fonds domiciliés sur le territoire grand-ducal. «Lorsqu’on y

Michel Kabanga Kayembe (Ineum Consulting)

regarde à deux fois, certains éléments nous poussent à dire que les cas de fonds domiciliés au Luxembourg qui pourraient être administrés depuis un autre Etat membre seront rares, complète Claude Niedner partner chez Arendt et Medernach. Nous pensons même que, dans la mesure où l’expertise est ici, et parce qu’on retrouve, autour de Luxembourg, une masse critique de compétences en la matière, l’administration centrale des fonds va s’y maintenir». D’autre part, une gestion à distance nécessitera l’intervention de deux autorités de surveillance, celle de l’Etat où est domicilié le fonds et celle de l’Etat où est établie la société de gestion. «Cette surveillance bicéphale, risque de rendre la structure complexe et donc moins transparente aux yeux, non seulement, de l’investisseur, mais aussi des autorités de surveillance d’Etats hors UE auprès desquelles un fonds souhaiterait s’enregistrer pour offre publique, poursuit-il. D’autre part, les gestion-

naires de fonds doivent régulièrement travailler avec des réviseurs ou les banques dépositaires qui, eux, doivent rester dans le pays à partir duquel est domicilié le fonds. Bref, l’avantage de déplacer la société de gestion est loin d’être évident. Pour les défenseurs du passeport de la société de gestion qui espéraient rapatrier des compétences en matière de fonds, cette disposition risque de constituer un coup d’épée dans l’eau». La directive Ucits IV s’avérerait donc béné­fique pour les investisseurs, comme pour les gestionnaires de fonds qui croient en la place luxembourgeoise. On peut imaginer que le but est désormais, pour le Luxembourg, d’être encore précurseur en la matière et de transposer ce texte le plus rapidement possible, comme il a su le faire en 1988 lors de la première directive, s’octroyant un avantage concurrentiel jamais perdu depuis, et confirmé lors du passage à Ucits III en décembre 2002.

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Real estate investment funds

A Return to core values In the four years up to the end of 2008 the real estate investment fund market in Luxembourg enjoyed explosive growth.  As a consequence of the crisis, the market is close to stagnant as caution has become the watchword. How will it recover? Duncan Roberts (text), Laurent Antonelli / Blitz (photos)

At the end of December 2008 the number of real estate fund units in Luxembourg stood at 137, which represented a six-fold growth on the number in 2004. In the same period, the value of net assets under management almost increased eight-fold. Not everyone is agreed on the reasons for this impressive surge. Alison Macleod, Head of Real Estate at KPMG explains that the evolution of the Luxembourg fund law from 1988 to 2007 has created an attractive, tax neutral, environment for international investors to establish real estate funds. “The attraction of Luxembourg is that its reputation in long only funds when coupled with its clear legal structure and sympathetic but firm regulatory environment has created the certainty that long-term institutional investors require to establish real estate funds.” Macleod also praises the effective marketing of the Luxembourg real estate and alternative investment options by Alfi and Luxembourg for Finance as well as the major legal and professional services firms. Others, such as l’avocat à la Cour, Me Michaël Dandois from law firm Dandois & Meynial, believe the gold rush for real estate investments was a phenomenon that can be attributed to market forces – that there was simply a demand that had to be met. “Despite all sympathy I have for Luxembourg, I don’t believe the explosion in their popularity was due to us putting in place any intelligent or innovative instruments. I think it really followed the movement and impetus launched by the bull market of 2002 and 2003.” This combined with a trend to look for alternative products and the rise of the stock market, as well as a movement to look at the speculative value of real estate. “So subscribers became interested in structured products based in real estate,” says Dandois.

What they can agree on is that since the crisis started, the market has faced severe problems. Two scenarios in particular appear to be playing themselves out at the moment. Firstly, real estate funds established in 2003 or 2004 whose financing has now come to term and are seeking to refinance, face a problem with a lack of liquidity. “If you are a long-term investor in real estate funds, you are faced with decreasing NAVs so you have less income and will have a real challenge to structure your business and maximise efficiency,” says Ingo Bofinger, head of relationship management for alternative investments at LRI Invest Luxembourg. Macleod explains that the current financial crisis is causing distinct problems for real estate funds. “The drop in real estate values has significantly affected funds that have significant leverage. Most banks that have lent to these funds have imposed covenants that require loan to value ratios that will require additional capital to restore the balance of the fund. Many funds are breaching these covenants whilst others are unable to service their existing debt.” Liquidity is certainly posing a huge problem, says Bofinger. He explains that a recent meeting with bankers revealed that there are some interesting projects on the market, but there is no financing. Investors are being cautious because they don’t want to buy at too high a price. “But I think that maybe new financing models will arise, or new financing partners will emerge. For example, insurance companies might be in a position to provide loans,” he says optimistically. Macleod highlights the issue that the lack of an immediate solution to either the breach of covenants or the inability to service their debt is affecting the annual audit process. “Auditors are questioning the real estate funds as ‘going concerns’, because without certain future financing, funds will have to be closed or restructured with significant losses for investors and a further depression of real

estate prices as distressed sellers have to liquidate their real estate investments.” She praises the work done to date by the banks, the promoters and their professional advisors in working through the issues and coming up with solutions that do not exacerbate the current problems. “We will not see a significant relieving of the problem until lenders and investors are confident and willing to return to the property sector,” she says.

Quality matters But Macleod is confident that the market will recover in the next eighteen months and is aware of cash rich entities that are looking for long term bargains. “Providing the liquidity is there, I believe the market will correct itself and that real estate funds will be an attractive long term and successful investment class for institutional investors. This crisis has shown that investors looking for short term gains should not consider real estate investments, because when we move into recession or depression, the liquidity dries up and the sellers are required to accept ‘fire sale’ prices.” Bofinger says that the secondary market is becoming more interesting as institutional clients are forced to sell shares in funds due to the nominator effect. “This is creating great opportunities for equity buyers who can purchase at a huge discount, but they must have the power to last the next few years while the fund gets to work and develop projects. Then they can enter a new transaction phase,” he explains. Bofinger thinks that one consequence of the crisis will be the disappearance, for a long time, of larger funds of the Blackstone ilk. The trend will now be towards funds that follow a core strategy, with moderate leverage, investing in incomeproducing properties with a really strong tenant covenant. “We are really seeing a return to old values – location, tenant quality, quality of the buil-

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“Providing the liquidity is there, I believe the market will correct itself” Alison Macleod

ding are important,” he says. Dandois agrees. “In real estate there are three things that count – the quality of the building, the quality of the tenant and the quality of the rental contract. You must remain true to the fundamentals, and that is that you have invested in a building. There is a danger of being caught up in euphoria and forgetting the very fundamental questions.”

Valuation standards

Alison Macleod (KPMG)

Vehicles

SIF success The Specialised Investment Funds (SIF) law of February 2007 has proven extremely successful with real estate investment funds. As of October 2008, 76% of real estate fund units were under SIF law, with 53% combining that regime with the Fonds Commun de Placement (FCP) vehicle. D. R.

SIF FCP

53%

SICAR

6%

Source: Alfi survey 2008

One question that is of particular interest to real estate funds is valuation, which is especially difficult in the current market which has shown very little sign of movement. Indeed, at the end of last year the Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS) said it recognised that “the valuation process is extremely difficult when there is a greatly reduced volume of reliable sales evidence.” However, the RICS issued guidance to maintaining valuation standards even in uncertain times. “It is not appropriate for reports to feature caveats or qualifications which would cause the client or auditor to question the validity of the valuation, or to qualify a valuation report.” Dandois agrees that valuation has to be conducted according to arm’s length principle, for fair market valuation. But Bofinger warns that at the moment players are not particularly interested in receiving the market value at a specific time. “They want to see the value on a long, consistent basis,” he says. “Investors should realise that they don’t have to buy, or at least should only buy at a good market price based on a sustained market evaluation.” With new regulation also likely to be introduced, Dandois warns that fund administrators are facing increasing costs. “Since 9/11 we have insisted on the ‘know your customer’ principle, which already involves excessive cost,” he says. “We have }

2002 part 2 SICAV

8%

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“Maybe new financing models will arise” Ingo Bofinger

 { to be careful that we do not kill the product by over-

regulation and a disproportionate accumulation of costs. I am convinced that the market can regulate itself.” Through her contacts with Alfi, Macleod highlights the issue of regulation. “I expect that we will see new regulation, and that there will be much ‘soul searching’ as to how we can reduce the risk of this happening again. I am encouraged that there has not been a ‘knee jerk’ reaction to this unique crisis and that there will be much careful thought that will not undermine the value of the Luxembourg real estate funds.” Bofinger thinks that the whole question of tighter regulation is being introduced to appease the public and that the industry already has good controls in place. What he does agree with is that products need to be simplified. He cites customer pamphlets from 1974 that consisted of just a few pages. “Now you have prospectuses that are as thick as a book. They are much more detailed, but investors won’t read them. I don’t think increased regulation will really help. What is important is transparency and to have open dialogue with the client.” As for the future of the local real estate investment funds market, Bofinger suggests that Luxembourg is going to have to start providing some mid-office services. “In terms of the real estate fund industry this could be reporting. I think it is a trend that fund managers will outsource more and more reporting to third parties – which could be an opportunity to create a new product to sell to fund managers, to create good standards in reporting.” Bofinger also wants to see the Luxembourg authorities make a big effort to improve local infrastructure, not only in terms of roads and airline and train connections, but also the international schools and other services. “This is important in order to attract people and thus attract money,” he says.

Ingo Bofinger (LRI-Invest)

Market prospects

Germany rules European property markets remain the favourite target of the majority of real estate investment funds. As the following table shows, four German cities rank in the top 10 investments prospects for 2009. D. R. Munich Hamburg Istanbul

Emerging Trends in Real Estate Europe 2009 survey

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Zurich London Moscow Helsinki Paris Berlin Frankfurt

1

Abysmal

5

Fair

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Excellent

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Quels sont aujourd’hui les types  de fonds d’investissement offrant  les perspectives les plus prometteuses? · Franck Sarre, Directeur Asset Management, KBL European Private Bankers · Dirk Abeloos, Administrateur délégué, Dierickx, Leys Luxembourg 84 

What are the most sought after  profiles in the funds industry? · Richard Neale, Head of Executive Recruitment, Badenoch & Clark · Sinéad O’Donnell, Director, DO Recruitment Advisors

Comment trouver le juste milieu entre la forme et le fond pour réaliser un bon reporting client? 88 

· Thierry Borceux, Managing Director Financial Reporting Services, Alter Domus

Quels sont, selon vous, les points essentiels d’une bonne gouvernance en matière de fonds d’investissement? 88 

· Christophe Lentschat, Head of Sales, Product Development & Marketing, European Fund Administration

Comment l’offre de formation  au Luxembourg en matière de fonds  d’investissement se positionne-t-elle  par rapport aux autres pays européens? 90 

· Henrik Pedersen, Chef de projet – Consultant en formation IFBL Institut de Formation Bancaire, Luxembourg · Anne-Laure Mention, Chef de projet CRP Tudor

Comment soigner la présentation  des produits des fonds d’investissement pour qu’ils soient plus compréhensibles?

Quel impact majeur sur les systèmes d’information faut-il prévoir dans le cadre de la mise en œuvre de Ucits IV?

· Miriam Mascherin, Managing Partner, Elite Advisers · Laurent Halbgewachs, CEO, F2C – Financial Communication Consult

· Yves Tambour, Business Consultant, SFEIR Benelux · Olivier Grandboulan, Associate Director International Business Development, NGR Consulting

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La mise en place d’un outil de  reporting client performant nécessite-t-elle un paramétrage particulier? 94 

· Serge Hody, General Manager, SII Luxembourg · Jean Racine, Sales Manager, Euroscript Luxembourg

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Quelle action majeure le Luxembourg doit-il entreprendre pour conserver son leadership en matière de fonds d’investissement?

Agir sur trois fronts «Le contexte de crise que nous traversons actuellement offre au Luxembourg l’opportunité unique de conserver et raffermir son leadership dans le domaine des fonds d’investissement, en agissant sur trois fronts: 1. Les problèmes affectant le monde des finances: quand la prospérité éco- Bob Kneip nomique dépend du secteur finan- CEO cier, la crise n’affecte pas seulement Kneip un secteur, mais englobe la nation. Le Luxembourg peut répondre aux crises en utilisant sa position privilégiée pour façonner les institutions européennes et le marché unique. En partageant son expertise en fonds d’investissement, le Luxembourg peut renforcer son rôle et son poids au sein de l’UE; 2. Les mécanismes affectant le leadership et la mobilisation: pour renforcer son leadership, le Luxembourg doit rassembler des organisations diverses et concurrentes autour d’un objectif commun de coopération et d’unité. Ayant déjà réalisé cela par le passé, le Luxembourg a peut-

être là l’occasion de réitérer cette approche; 3. Se concentrer sur la qualité: il est temps pour le Luxembourg de mettre en place une stratégie de communication basée sur son expertise en termes de marque et de tirer avantage du tissu d’experts qui le compose. Pour beaucoup, le Luxembourg reste une énigme, et le secret bancaire n’améliore pas cela. Notre aptitude à changer et s’adapter rapidement engendre la jalousie et accroît l’idée d’abus et de marché faussé. Il faut assainir nos pratiques et notre renommée. La marque Kneip incarne tout cela, sa personnalité et son leadership reposent entièrement sur l’idée que nous voulons être les personnes les plus dévouées dans la gestion et le management des données des fonds d’investissement. Je pense qu’il faut considérer les bénéfices que l’on tirerait à reproduire le modèle de Kneip à l’échelle du pays. Le Luxembourg peut créer une valeur ajoutée basée sur son leadership et sur son dévouement…».

Soutenir ceux qui ont des idées «L’avènement du Luxembourg cadres qui n’ont connu que ce seccomme leader du marché des fonds teur, au Luxembourg ou ailleurs, d’investissement est le fruit d’un tradurant toute leur carrière. Il y a dans vail d’équipe durant ces 20 dernières ce pays un tissu unique formé par années. Une équipe composée de toutes ces connaissances et cette trois joueurs et constituée par les expérience dans les fonds d’investispouvoirs publics – qui ont su avec sement. Cela favorise l’innovation, la beaucoup d’intelligence et d’opportu- Stéphane Corremans création de nouveaux services de nisme (au sens noble) créer un cadre Managing Director sous-traitance à visée européenne et propice à l’émergence de la Place, Fund-X disponibles uniquement au Luxempar les grandes institutions financièbourg, et j’en passe... Ces nouveaux res et leurs décideurs – qui ont su tirer profit du services se développeront d’autant plus rapidecadre mis en place et, last but not least, par tous ment que le soutien aux entrepreneurs suscepticeux qui font vivre et se développer cette industrie bles de leur donner vie sera grand. Cette aide ne par leur travail. La Place a atteint aujourd’hui une doit pas être nécessairement financière, certaines maturité certaine grâce à l’efficacité de cette bonnes idées ont parfois seulement besoin d’un équipe. Si nous voulons aller plus loin et profiter peu de visibilité… Les entrepreneurs de PME de de toutes les opportunités qui s’offrent à nous, il l’industrie des fonds luxembourgeoise font donc est nécessaire de soutenir également plus active- officiellement leur demande de sélection dans ment et concrètement ceux qui ont des idées et l’équipe Luxembourg For Funds aux côtés des trois veulent les mettre en œuvre. L’industrie des fonds membres susmentionnés. Les grincheux diront d’investissement au Luxembourg s’est développée que ce vœu a déjà été exaucé. A ceux-là, je réponde façon spectaculaire ces dernières années et drai que, sur le terrain, je ne m’en suis pas rendu nous voyons aujourd’hui toute une génération de compte…». paperjam  | Mai 2009 | management


82 dossier

Quels sont aujourd’hui les types de fonds d’investissement offrant les perspectives les plus prometteuses?

Des fonds avec une maturité moyenne de leurs investissements limitée actions dans un contexte de remontée «Les fonds d’obligations d’entreprides bénéfices à 1-2 ans. Dans cette ses de bonne qualité (Investment grade perspective, les fonds investissant sur Corporate Bonds) nous semblent la les marchés émergents (en premier classe d’actifs la plus prometteuse au lieu la Chine) nous semblent les plus premier semestre de 2009, en raison prometteurs, à condition d’accepter de l’écartement des spreads de rendeun niveau de risque plus élevé. ment avec les obligations d’Etat l’an En complément et toujours pour dernier et la perspective de maintien Franck Sarre de taux très bas cette année. Nous pri- Directeur Asset Management jouer la reprise économique à partir vilégions les fonds ayant une maturité KBL European Private Bankers de 2010, les fonds investissant sur les matières premières nous semblent moyenne de leurs investissements limitée, de l’ordre de 4 ans maximum. Sauf en cas également pouvoir retrouver leur place dans un de nouvelle dégradation de la conjoncture économi- portefeuille diversifié en seconde partie d’année. Enfin, les fonds spécialisés dans l’or et les que, nous donnerons la préférence au second semestre aux fonds d’actions, pour anticiper la métaux précieux demeurent un bon instrument de reprise annoncée pour le début de 2010 et bénéfi- couverture si l’on veut se prémunir contre un poscier de la valorisation actuellement modérée des sible retour de l’inflation à l’horizon de 2 à 3 ans».

Vers un fonds balancé «L’environnement économique mon­ actions étaient à leur sommet, nous dial reste problématique. La confiance étions investis à moins de 45% en des entrepreneurs et des consomactions. Les taux d’intérêt relativemateurs a atteint des niveaux historiment bas nous ont alors poussés à quement bas et le chômage augmente. prendre des positions courtes sur Les autorités de tous les continents la partie obligataire du fonds. Bien interviennent par des plans de relance que la reprise économique ne se en vue d’endiguer l’hémorragie. Dirk Abeloos fasse pas encore sentir, il nous semDepuis la mi-2007 où les marchés Administrateur délégué ble que l’on se dirige peu à peu vers étaient à leur sommet, la plupart des Dierickx, Leys Luxembourg une stabilisation des cours. Dès bourses mondiales ont dévissé de lors, ces derniers mois, nous nous plus de 60%. La chute des valeurs au sein des sommes remis petit à petit à l’achat d’actions. portefeuilles investis en actions pousse actuelle- Actuellement, nous avons fait remonter cette ment les investisseurs vers la défensive. Nous partie d’actifs jusqu’à 55%. Si la situation devait pensons cependant qu’un retour sur les marchés s’éclaircir, la partie actions sera à nouveau surpeut être envisagé de manière progressive. En pondérée jusqu’à 60%. L’élargissement de la courbe effet, le manque de visibilité à court terme de la des taux actuelle nous pousse aussi à prendre des situation économique est compensé par des valo- titres obligataires à plus longue échéance. La par­ risations faibles. Notre premier choix va donc ticularité de notre fonds Transparant Balance, vers un fonds balancé comme notre Transparant c’est qu’il est possible de consulter en ligne Balance, qui reflète notre gestion de fortune dis- toutes les valeurs sous-jacentes. En outre, l’invescrétionnaire. Dans le courant 2007, alors que tisseur peut suivre les entrées et sorties hebdomasont arrivés les premiers problèmes financiers, daires de titres ainsi que les commentaires du notamment de la part de Bear Stearns, et que les gestionnaire». paperjam  | Mai 2009 | management


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What are the most sought after profiles in the funds industry?

Competencies in compliance are highly sought after and Badenoch & Clark is seeing new “Recruitment in the funds industry companies coming to Luxembourg has understandably slowed recently. who approach us to help them attract The traditional operational roles new staff. Confidence in joining a within the industry are still being new start-up at this present time, sought, but more on a replacement though, is low as people are increasbasis rather than for growth puringly motivated by security in their poses, which has been the main reaRichard Neale job and feel a start-up, although it son over the past few years. However, with tighter controls Head of Executive Recruitment may ultimately offer an attractive career path, in the short-term sugbeing introduced, opportunities in Badenoch & Clark gests a riskier option. fund compliance – risk and legal – We also recognise that career progression is still have increased above normal levels. Competencies in these areas are now highly sought after, although one of the key drivers of employee engagement these still attract a high level of competition among and loyalty, according to the Badenoch & Clark candidates seeking to gain new employment. On workplace study 2009. Creating compelling career the positive side, new funds are still being set-up plans for staff will help retain and motivate staff.”

Recruitment in the funds industry at a standstill “The start of 2009 has seen assets 
The second quarter seems to be a under management fall substantially; little more optimistic, with some comthe Luxembourg fund industry is panies at least replacing the odd primarily a back-office operation and employee departure in the operations so a decrease in assets means a area. These positions are usually in decrease in fees. A decrease in fees the range of 2-5 years of experience means less money to spend on candidates not too experienced yet recruitment, yet the work load still Sinéad O’Donnell operational. 
With regard to newly Director remains unaltered. created positions, we have seen an Companies are restructuring; there DO Recruitment Advisors increase in the number of reporting, is very little people movement in risk and legal profiles being recruited addition to very few new funds launching, so in preparation for the regulatory changes. One is recruitment in the funds industry seems to be at a still feeling the pinch; the market is still a cost-senstandstill.
In this market companies are looking at sitive market. It is still a market for specialist procost reduction, and indisputably people costs. files and less for the generalist, with a focus on fund In companies where they have released a num- administration rather than transfer agency, and ber of staff, the work level remains the same and candidates with some experience rather than a lot. they often need to recruit a person with several There is a flicker of movement of personnel in the different skill sets in order to compensate for the fund industry, but we are looking forward to the lost resources.
 brighter days ahead.” paperjam  | Mai 2009 | management


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Comment soigner la présentation des produits des fonds d’investissement pour qu’ils soient plus compréhensibles?

Allier passion et raison pour ce Specialised Investment Fund: «Il ne s’agit pas simplement de un fonds compréhensible, tangible, soigner la présentation d’un fonds décor­rélé et transparent. Nous avons d’investissement, de soigner son logo, créé un produit d’investis­sement son slogan et son image pour le renalliant la passion, son côté plaisir et dre compréhensible! Il faut que la émotion, et la raison, la rigueur et structure du fonds d’investissement, la recherche de performance. C’est son champ d’investissement, ses ainsi qu’est né le concept de Passous-jacents ainsi que tous les élé- Miriam Mascherin sion Investment. ments qui le composent soient clairs, Managing Partner L’essentiel pour nous était de perprécis, concis et de facto le fonds est Elite Advisers mettre à l’investisseur de se retroucompréhensible et l’investisseur se sent plus à l’aise. Nous avons tous constaté un ver, de se repérer et de comprendre le fonds dans engouement pendant un certain temps pour ces lequel il investit. Nous avons ainsi opté pour les vins précieux produits complexes disponibles sur le marché et ceci a résulté en un éloignement de l’investisseur comme premier thème d’investissement. Toute la avec ses propres investissements. Lorsque nous communication de Nobles Crus a ainsi dès le preavons créé Nobles Crus en 2007, mon associé et mier jour été orientée dans ce sens. La règle d’or: moi avions délibérément fixé les critères de base Invest in what you understand!»

Une transparence totale de l’information «Deux facteurs majeurs appellent L’investisseur n’est jamais autant en aujourd’hui à une plus grande demande d’information qu’en période transparence et lisibilité dans l’inde crise. Nous vivons là une occasion formation produite par les fonds unique d’assurer la fameuse ‘éducad’investissement. Tout d’abord, l’extra­ tion’ de l’investisseur dont nous avons ­ordinaire chute des marchés qui a tant parlé et si peu fait. Les prospeceffacé en 6 mois plus de 15 ans de tus censés éclairer l’investisseur croissance. Avec elle, la confiance Laurent Halbgewachs ne sont soit que jargon technique jadis induite par des performances CEO incompréhensible pour l’investisflatteuses se trouve aujourd’hui for- F2C – Financial seur privé, soit trop vagues pour tement émoussée et confrontée à ses Communication Consult l’investisseur professionnel. Pour le fondamentaux. En deuxième lieu, la premier, la directive Ucits IV et son forte volatilité erratique des marchés qui donne Key Investor Information vont dans la voie de la lieu à une perte de repères de l’investisseur dans transparence, en imposant une information la planète finance. ‘Les performances passées ne digeste, compréhensible et comparable. Gageons préjugent pas des performances futures?’ La for- que la mise en pratique soit à la hauteur des mule consacrée – qui n’a jamais été autant attentes. Quant aux investisseurs professionnels, d’actualité pour faire vite oublier des courbes ils attendent beaucoup plus de profondeur d’indésastreuses – ne suffira pas pour repartir. formation, à des fréquences plus importantes, et Le retour de la confiance des investisseurs, tant dans des formats structurés leur permettant de privés qu’institutionnels, passe par une transpa- traiter l’information avec leurs outils de gestion rence totale de l’information: asset allocation, des risques. Parce que la gestion des risques top holdings, commentaires du gestionnaire. passe par l’information et sa communication». paperjam  | Mai 2009 | management


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Comment trouver le juste milieu entre la forme et le fond pour réaliser un bon reporting client?

Le client détermine le juste milieu entre le fond et la forme l’industrie se focalise sur ces aspects. «Notre expérience du reporting L’éducation de l’investisseur sera nous montre que c’est le client qui également un élément clé afin va déterminer où l’on place le curd’atteindre cet objectif. Réussir à seur entre le fond et la forme. En ce produire un rapport respectant cet qui concerne le fond, les intervenants équilibre entre la forme et le fond sont tenus de respecter un certain peut devenir un exercice périlleux et nombre de règles légales. Le Best coûteux. Une bonne compréhension Practice vient compléter ce disposi- Thierry Borceux tif législatif. Pour la forme, l’essen- Managing Director Financial du besoin, les outils adéquats, une maîtrise des flux d’information et tiel du rapport est défini sur base de Reporting Services des données sources seront nécessaila stratégie marketing et du public Alter Domus res pour relever ce challenge. L’appel cible. Compte tenu de la crise financière actuelle, il est essentiel que le reporting à une société spécialisée dans le reporting constifournisse une information consistante et transpa- tue une vraie valeur ajoutée et permet de réduire rente. Les investisseurs auront veillé tout particu- les coûts relatifs à la production du reporting. Le lièrement à ce que le contenu des rapports soit reporting est devenu un métier à part entière qui lisible et compréhensible. Il est important que a sa propre chaîne de valeur».

Quels sont, selon vous, les points essentiels d’une bonne gouvernance en matière de fonds d’investissement?

UN Pilotage à plusieurs mains «Sous l’impulsion des régulateurs, grande clarté sur le rôle des diffémais aussi d’investisseurs mieux rents intervenants (notamment entre informés et que les événements conseil du fonds, société de gestion récents ont rendus plus exigeants, la et promoteur), une sélection rigoubonne gouvernance change progresreuse des membres des conseils sivement de statut. D’une obligation d’administration et une ségrégation légale et réglementaire souvent vécue stricte des responsabilités entre les comme un mal nécessaire par une Christophe Lentschat différents intervenants de la chaîne partie des acteurs de l’industrie, elle Head of Sales, Product de valeur (gestionnaires, dépositaidevient un élément nécessaire de la Development & Marketing res, courtiers et administration cencrédibilité et de la compétitivité des European Fund Administration trale) afin de limiter les risques de fonds d’investissement. conflit d’intérêts. L’enjeu central d’une bonne gouvernance en Les événements de ces derniers mois soulignent matière de fonds d’investissement est l’instaura- aussi l’importance d’instaurer des processus pertion de processus de prise de décision et de règles mettant des prises de décision rapides des memde contrôle permettant de prévenir le spectre bres des conseils, ainsi qu’une communication d’une concentration des pouvoirs sur une seule efficace avec les différents prestataires de services partie, voire un ou plusieurs individus ‘omnipo- en vue de garantir une information transparente et tents’. Une bonne gouvernance passe par la objective sur l’ensemble des facettes des activités reprise à plusieurs mains du pilotage du produit des fonds d’investissement (gestion financière, fonds d’investissement. Dans cet esprit, les piliers administration) mais aussi les aspects distribution essentiels de la bonne gouvernance seront une souvent encore insuffisamment couverts». paperjam  | Mai 2009 | management


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Comment l’offre de formation au Luxembourg en matière de fonds d’investissement se positionne-t-elle par rapport aux autres pays européens?

Des formations à la source aux besoins du moment, pour prépa«Le Luxembourg représente le rer à des métiers spécifiques et pour centre financier par excellence dans permettre d’évoluer. L’industrie des le monde. L’image et l’importance fonds exige un haut niveau de maîde l’industrie des fonds au Luxemtrise et de rigueur mais nous pensons bourg s’accompagnent d’une infrasqu’il est tout aussi important de bien tructure et d’un pool de compétences comprendre l’importance de son rôle. tout aussi importants. Il est donc Ainsi, par le biais de quelques jours tout naturel pour nous de puiser Henrik Pedersen de formation, un employé agent de dans ces compétences pour en tirer Chef de projet transfert, par exemple, peut acquérir la quintessence et la partager avec – Consultant en formation une vision globale, comprendre le la Place pour en assurer la péren- IFBL Institut de Formation rôle du gestionnaire, de la banque nité. S’il est vrai que notre contexte Bancaire, Luxembourg dépositaire, du reporting, etc. et mieux géographique par rapport aux voisins facilite le contact avec les acteurs, il est tout cerner la portée et l’incidence de ses actions vis-àaussi vrai que l’IFBL, par le biais de sa collabora- vis des autres intervenants. Nos cours de formation tion avec l’Alfi, puise ses cours à la source. Nos continue sont reconnus et contrôlés par les associacours sont non seulement donnés par des tions professionnelles telles que l’Alfi, l’Alco, l’ICMA employés du secteur OPC mais ils sont également et PRiM, ce qui confère à nos attestations, certificacréés par ces derniers. Le Luxembourg offre la tions et diplômes une réelle valeur de marché interquasi-totalité des métiers OPC et nous restons nationale. Ils sont la preuve d’une compétence synchrones avec cette offre en retravaillant conti- professionnelle car certifiés par les professionnels nuellement notre palette de cours pour répondre du secteur. C’est assez unique».

Des formations qualifiantes «Le positionnement stratégique Recherche Public Henri Tudor des du Luxembourg dans le domaine formations qualifiantes en matière des fonds d’investissement requiert de gouvernance des services, d’évala disponibilité d’une main-d’œuvre luation du système de contrôle qualifiée dont les compétences sont interne et de gestion des risques régulièrement actualisées. Dans ce opérationnels. Destinées aux rescontexte, il n’est pas étonnant que ponsables du contrôle interne, de l’offre de formation au Luxembourg Anne-Laure Mention l’audit interne, de la compliance ou soit particulièrement étendue et Chef de projet de la gestion des risques, ces for­ alignée par rapport aux compé- CRP Tudor mations uniques sur le marché tences les plus demandées (comptaeuropéen présentent une méthode bles de fonds, agents de transfert et d’évaluation basée sur un cadre de de banque dépositaire). Outre cette offre de for- référence standardisé d’assurance réglementaire mations classiques, de nouvelles formations ont des processus. Elles exposent ensuite comment récemment vu le jour. Ainsi, le Luxembourg Life- évaluer et déterminer le niveau de performance long Learning Center propose un cycle en risk actuel afin d’identifier les risques, les contrôles et management du Luxembourg et le Centre de opportunités d’amélioration». paperjam  | Mai 2009 | management


“ She has been excellent, and continues to be friendly, helpful, positive and always available. I hope this is reflected in whatever evaluation process you use within...” Signed A.B. relocated December 2008

“I just wanted to thank you again for a very well organized, effective and pleasant orientation trip last Thursday.” Signed L.M. relocated November 2008

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Quel impact majeur sur les systèmes d’information faut-il prévoir dans le cadre de la mise en œuvre de Ucits IV?

Harmonisation, rationalisation et consolidation – la consolidation des acteurs et la «Le marché unique des fonds rationalisation de leurs structures d’investissement deviendra une réavers des pools de compétences, des lité dès la mise en application de la économies d’échelle et des initia­ directive Ucits IV mi-2011. Si nous tives de mutualisation; considérons les deux composantes – un réseau de communication de l’industrie que sont le marché et efficient entre les autorités compétenles opérations, c’est la composante tes des Etats membres dans le cadre marché qui est majoritairement Yves Tambour du respect de l’obligation de résultat, visée: le modèle de commercia­ Business Consultant vers un embryon d’autorité eurolisation, de la conception à la distri- SFEIR Benelux péenne dans un modèle collaboratif. bution des produits. L’industrie est Si nous imaginions que la composante opéraen passe de se structurer et de se consolider; les systèmes d’information y tiennent un rôle clé, tionnelle de l’industrie puisse également connaîles impacts majeurs traduisent de véritables tre une phase de rationalisation et d’harmonisation, entre autres au travers de l’adoption d’un modèle enjeux stratégiques: – l’harmonisation de l’information à l’attention commun et d’une industrialisation de ses flux, de l’investisseur vers un référentiel européen nous disposerions dès lors d’un modèle industriel de fonds d’investissement et la maîtrise de l’infor- totalement intégré. L’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement est incontestablement mation; – la rationalisation de la gamme de produits le leader européen: puissent ses infrastructures et l’européanisation des réseaux de distribution de service et autres initiatives de place en termes vers l’industrialisation des flux du promoteur de systèmes d’information être à la hauteur de sa position». au distributeur;

Un impact capital sur l’architecture globale métier et applicative «L’initiative réglementaire Ucits IV de pousser la distribution transfrons’inscrit dans le processus d’inté­ talière des fonds. En procédant de la gration des plateformes de distribusorte, la directive prescrit de réserver tion européennes et veut renforcer le certaines activités au domicile des principe de libre circulation des serfonds Ucits. Un savoir-faire spécifivices financiers dans le cadre de que au Luxembourg figure parmi cell’UE. A la différence des directives les-ci: l’activité de support à la précédentes – Ucits I-III avaient Olivier Grandboulan distribution et d’agent de transfert comme point d’attention le dévelop- Associate Director Internatio- (de la mise en place des fonds à la pement du volume de distribution, nal Business Development gestion des transactions avec le la directive Ucits IV est centrée sur le NGR Consulting réseau de distribution et l’agent de contrôle, la réduction des coûts et transfert). Dans ce cadre, un des axes l’accroissement de la compétition dans l’offre stratégiques sera de transformer et d’intégrer de services. Face à ce challenge, NGR Consulting a à l’activité TA des services à plus forte valeur analysé les orientations stratégiques possibles ajoutée (ex. le conseil légal/fiscal, les plateformes pour les acteurs de l’industrie des fonds. Parmi de connexion et gestion du réseau de distribution). les impacts prévisibles, un des effets sera sans L’architecture applicative liée à cette activité conteste la nécessaire recherche d’économies va donc faire l’objet d’une réflexion intense: la d’échelle. Or le facteur technologique représente couverture fonctionnelle actuelle des outils TA un levier primordial et un gisement important devra évoluer pour faire face à ces nouvelles spé­ d’optimisation opérationnelle. Une réflexion axée cificités, tandis qu’elle devra intégrer des spéci­ sur la mutualisation et la rationalisation des archi- ficités de localisations diverses dans le cadre tectures applicatives sera un des premiers effets du nouveau modèle opérationnel à mettre en de Ucits IV à court terme. La volonté de Ucits IV est œuvre». paperjam  | Mai 2009 | management


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La mise en place d’un outil de reporting client performant nécessite-t-elle un paramétrage particulier?

Des données pertinentes dans un format exploitable rapidement tions relatives au reporting financier «Le reporting client sur les fonds et la qualité des données fournies. prend une importance croissante Mettre en place un système perdans les sociétés de gestion. Les formant de reporting nécessite de disinvestisseurs y sont de plus en plus poser de l’ensemble des informations sensibles et de récentes études ont pertinentes dans un format exploitamontré qu’un reporting adapté est le ble rapidement. Ceci ne peut se faire cinquième critère le plus important qu’au travers de bases de données pour un institutionnel lors de la Serge Hody* adaptées, d’un système ETL (Extract/ sélection d’une société de gestion. General Manager Transform/Load) permettant d’agréAinsi, les sociétés de gestion pren- SII Luxembourg ger ces données, et bien évidemment nent conscience de l’importance du reporting dans les relations qu’elles nouent avec d’un puissant module de reporting. Enfin, ces rapleurs clients. Il devient pour elles un formidable ports doivent pouvoir être générés à la demande outil marketing et un instrument de vente majeur: ou en masse, selon leur(s) mode(s) de diffusion. Tous ces modules, et bien d’autres (dont un il représente la vitrine de la société, aussi bien pour les grandes que pour les petites structures. modèle de reporting clients), sont disponibles Et plus encore au regard des problématiques dans notre solution Dyonis CRM for Funds Manarécentes telles Stanford ou Madoff, il se doit gement. Celle-ci est prévue pour offrir très rapidement tout le reporting nécessaire au travers d’une d’afficher une transparence totale. Ce reporting, souvent jugé auparavant de qua- interface conviviale et simple d’utilisation». lité insuffisante, évolue aujourd’hui vers une standardisation et même une normalisation (NF *en collaboration avec Frédéric Marchal, 343,…) qui porte sur les processus, les informa- Directeur de SII Financial Solution Switzerland

Trois fois OUI «Une réponse positive à la questoute nature (contrats, correspondantion induirait une relégation de ces, relevés de transactions, états l’industrie des fonds au rang des actifinanciers, brochures marketing, vités accessoires… ce qu’elle n’est rapports de gestion, etc.), en mode certes pas! A contrario, nier le fait batch, mais également de façon intequ’elle connaît des spécificités serait ractive, à l’unité. Or ce produit a une irréaliste. Comme souvent, la vérité déclinaison spécifique xPressFundse situe au juste milieu: NON, il n’est Jean Racine Manager, laquelle, comme son nom pas nécessaire de paramétrer de A Sales Manager l’indique assez bien, est dédiée à la à Z un outil standard de reporting Euroscript Luxembourg production des documents compleclient, puisqu’il existe des versions xes qu’il est de la responsabilité du préconfigurées; mais OUI, une customisation est gestionnaire de fonds, et de son intérêt commerindispensable pour atteindre le plus haut niveau cial bien compris, de diffuser auprès de ses clients de qualité dans la relation client. et du marché. Grâce aux modèles de documents L’importance et la particularité de l’activité de livrés avec le produit, le temps de développement gestion de fonds ont été reconnues par les édi- est considérablement réduit, ce qui en ces temps teurs de logiciels spécialisés. C’est le cas d’EMC2, de crise, constitue un avantage concurrentiel qui a racheté en mars 2008 la société Document significatif. Sciences et intégré à son catalogue le produit Alors, oui, 3 fois oui: OUI, il est possible de simphare XPression, maintes fois récompensé. Cette plifier le reporting des fonds d’investissement; solution généraliste complète permet de générer OUI, cela peut se faire rapidement, et OUI, c’est des communications clients personnalisées de plus que jamais le moment de le faire!» paperjam  | Mai 2009 | management


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Christian Scharff 

Corporate Social Responsibility

The president of IMS Luxembourg is optimistic that the crisis can provide an opportunity for a return to core values in business behaviour.

“Maybe the future is arriving faster than foreseen” Duncan Roberts (text), Julien Becker (photos)

As the current crisis developed, many obser­vers feared that the battle for short-term survival would be fought at the expense of long-term priorities. The thinking was that environmental and social responsibilities would fall victim to the need to maintain cash flow and retain jobs. But Christian Scharff, president of IMS Luxembourg (Institut pour le Mouvement Sociétal, Luxembourg), argues that adopting the behaviour of good corporate social responsibility is actually sound management despite, or perhaps because of, the crisis. IMS celebrated its second anniversary in April. Why did the six founding members think it necessary to create a formal structure for corporate social responsibility in Luxembourg? “Firstly there was no organisation in Luxembourg to support companies willing to engage in corporate social responsibility. And there has been a trend, for at least a decade, for CSR – which stems from pressure, and clear expectations, from customers and employees. Two years after the creation of IMS we are even more convinced that such an association is needed to help and support companies looking for best practice in this area. The problem is that not so many people immediately understand what CSR is. It covers a very wide scope of activities and concerns – from transport

and health to environment and time accommodation. But we are not trying to reinvent the wheel. We are convinced there are best practices already being carried out within companies, so we need to share that. Our objective is to be a toolbox for corporate social responsibility. What are the unique advantages and disadvantages of creating such a network in Luxembourg? How much was the structure of IMS inspired by that of the French organisation IMS-Entreprendre pour la Cité? “We have no formal association with IMS-Entreprendre pour la Cité. We just asked if we could take over part of their name. We have closer links with CSR Europe, a sort of umbrella association which is a huge European toolbox to which all our members have access via the internet. This provides great added value. We decided from the beginning to adapt our structure to the scale of Luxembourg and its market. We have two pillars, one for so-called big companies, and another for small- and mediumsized companies. Each has its own working group taking care of the needs of its affiliates. For instance, the big employers are going to tackle the problem of mobility in 2009. The problem is that there are plenty of initiatives, but they are often restricted to the city, or, if on a national scale, they stop at the border. And we have 150,000 people coming to Luxembourg from the Greater }  98 Region every day. paperjam  | Mai 2009 | management

“Our objective is to be a toolbox for corporate social responsibility.”


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“There is a certain return to core values, and some anxiety about the environment.” Christian Scharff

Photo: Etienne Delorme

 96 { The small- and medium-sized companies are work-

ing on creating a CSR toolkit for businesses with fewer employees. CSR is known in big companies that can afford to have people thinking about it, but for smaller companies it is not really top of mind. So we have to be extremely pragmatic and deliver off-the-shelf tools that they can employ without really thinking that it is CSR. We are definitely not a service club where we just network for pleasure. I really want people to get value from their membership of IMS. Conference

CSR Luxembourg 2009 IMS Luxembourg is organising a one-day conference on the myriad aspects of corporate social responsibility on 19 May at Luxembourg Congrès on the Kirchberg. The conference includes lectures and workshops on a wide variety of subjects: well-being in the workplace; the impact of the crisis on CSR policy; mobility in Luxembourg; micro-finance; durable construction; diversity in management processes; professional burnout; CSR and corporate reputation; the environmental challenge; the impact of the physical work environment; corporate patronage. Close to 40 speakers from a broad spectrum of business sectors, NGOs and local and national government will take part in the conference. D. R.

IMS has attracted more than 50 corporate members from a wide range of sectors in less than two years. Has that met your expectations? What are the criteria for membership? “We have just celebrated our 60th member, so in two years we have multiplied membership tenfold. We are quite satisfied with that evolution – I mean you can see the glass half empty or half full. I am very happy with 60 members, but it is clear when you look at the number of companies in Luxembourg that that is still quite small. Half of the top 30 big companies are members, but work needs to be done in attracting small- and medium-sized companies – the sector which, after all, accounts for the most companies in Luxembourg. Our aim is to have 100 members by year-end, and I think we will achieve this before then. Next year

we will target a presence in the Greater Region. But we are doing things step by step. The only criterion is that members have to be willing to behave as a good, socially responsible company. We have noticed that companies are really taking their time and thinking deeply before joining. That is because members are listed on our website, and that is a declaration of commitment. So they want to see what we are doing, if there is real content and input. We are also being very cautious and make sure we don’t do any visible lobbying or take political positions that could embarrass member companies. Which doesn’t mean we refrain from asking questions of the government and the authorities, but it is never politically coloured. We also don’t want IMS to be a commercial platform and we will not judge members or give prizes – we are a neutral organisation. CSR cannot work without people. How important is it that a company communicates its CSR philosophy and strategy throughout the organisation? Does it not put additional pressure on staff? “CSR is about acting and not talking. Companies are trying to find ways to act to deal with quality, health of employees, the environment, passive buildings, sustainable purchasing, equal opportunities... there are so many topics. I am not really in favour of big communi- } 100

A website dedicated to the CSR Luxembourg 2009 forum is also being launched at the following address: www.csrluxembourg.com paperjam  | Mai 2009 | management

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“We have to break this taboo that behaving in a CSR way is going to be costly.”

  98 { cation and discussions; I am more in favour of

acting. I can give you one example – we have talked a lot about double-side printing, which may seem like a very simple thing. But you would be surprised by the number of companies that are not using this, even though technically it’s a no-brainer. And it is not only positive ecologically, but also economically. Many employees take part in some aspect of CSR just by applying a rule – just like I have two separate rubbish bins in my office. Then there is the second aspect which involves actively pushing charities or what we call ‘mécénat citoyen’. Some companies are starting to do this and asking some employees to participate – either in their free time or on the company’s time. The question of whether we mark someone who participates as good, or give them a minus if they don’t participate, is extremely sensitive. Of course, it is completely the employee’s choice, but we have seen that those who do participate usually feel good about themselves. Firstly, because it is something good and satisfying. Secondly, it opens new networks. Thirdly, it is a new activity that provides variety to their work. It often depends on their education and involves leading by example. But it is still too rare in Luxembourg today. IMS has drawn up, with one of our lawyer members, a paper seeking clarification on some of the legal and responsibility issues involved with volunteer work. There are grey areas in this field, just as there are in the field of teleworking – with some social and fiscal aspects that are still not clear. You have mentioned in-house environmental awareness, employee well-being and equality – are business leaders becoming more aware of their responsibilities in these areas? “I am always surprised that our monthly conference is attended by never less than 60 or 70 people, which is a good number for Luxembourg. That means that there is an interest, that people are

Christian Scharff

hungry for knowledge in this area. Remember, we are entrepreneurs and some people tend to think that behaving in a corporate socially responsible way costs more, but in many ways it can cost less. Double printing and energy saving are obvious, but many surveys also show that a company that employs gender equality, for example, is much more efficient. We have to break this taboo that behaving in a CSR way is going to be costly. That is absolutely wrong. It can do good for society and for the company and can save money. So it is sound management to do it. Why has there been such a strong focus on CSR over the last ten years? Is the global awareness of the need for sustainability the driving force behind this trend? “There is a certain return to core values, and some anxiety about the environment. Some of it has been exaggerated but people are looking to follow good leadership. Now with the crisis, criticism of companies has never been so high and people are expecting more and more. Corporate social responsibility we thought would be something critical for the future. Maybe the future is arriving faster than foreseen. How has government policy in Luxembourg helped encourage CSR? “The government does listen to what’s happening in the country and I am confident they are quite happy with our initiative. However, it is also clear that we could have quicker answers to some of the questions we raise. But I don’t want to be critical, because everyone can always do better. I think we are very lucky in Luxembourg to be so close to politicians, and that they are available for discussions. Cynics say that some companies use CSR to appease critics or as a more subtle arm of corporate communication. Others say that it is not the place of corporations to be involved in social projects – that they should focus on pro-

fit and leave social projects to the government and charities. How do you answer those charges? “I don’t want to put any names on the table, but there are some famous examples of this. But they are caught out quite quickly and their bad behaviour is exposed and it damages their image. We have also seen that what was accepted yesterday is no longer accepted today, but the question really is what will not be accepted tomorrow – and at what speed is that shift happening? That could have important consequences for the economic model of some companies. What does that mean in terms of service and transportation? Are current models sustainable? What do we have to do to stay in the race? That applies both to the employer and the employee. The point is also to retain your employees. Within our members, there is an employer who

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“I am not really in favour of big communication and discussions; I am more in favour of acting.” Christian Scharff

offers so much in the way of teleworking and flexibility that nobody can match the same conditions even though the employer is not paying them the highest salary. What did you make of the parliamentary crisis commission’s warning that the crisis could be an excuse for some enterprises to neglect their social responsibility? “We have observed different types of behaviour. Those who do neglect their responsibility are widely known and I am sure they are not appreciated, either by customers, employees and future employees, or even by the authorities. But you also have companies that are going in the opposite direction, and are emphasising their social commitment by demonstrating to their employees that they can work through the crisis together. Because one of these

days the crisis will be over, and on that day people will remember how companies acted during the crisis. Tonika Hirdman of the Fondation de Luxembourg has said that although there might be less money around because of the crisis, it has led to people changing their priorities. Do you agree – is this an opportunity to return to old values of humanity? “Yes, and in many respects it is good news in terms of sustainability and what kind of planet we are going to offer future generations; what kind of work and living environment we are going to provide for our kids. I am an optimist – you have to be if you are leading such an organisation. We will find a way, because we always have, to accommodate contradictions – that is the magical genius of man.

Organisation

IMS Luxembourg IMS (Institut pour le Mouvement Sociétal) Luxembourg was officially launched on 20 April 2007. Its six founding members were ArcelorMittal, AXA, Dexia-BIL, KNEIP, Noble & Scheidecker and PricewaterhouseCoopers. It now counts over 60 corporate members who represent well over 40,000 employees in Luxembourg. Members range from international corporations to local enterprises, from communal councils to non-government organisations. As well as an official partnership with umbrella organisation CSR Europe, IMS Luxembourg has also forged partnerships with French outfit IMS-Entreprendre pour la Cité, Agence du Bénévolat Luxembourg, Business Wire and CARE. D. R. www.imsluxembourg.lu

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  Pour attirer de nouveaux employés, ou pour retenir ceux qui sont déjà en place, les «packages» salariaux font toujours recette. Mais l’attrait du salarié n’est plus conditionné par le seul chiffre figurant au bas de sa feuille de paie.

«Les salariés s’intéressent plus tôt à la sérénité de leur quotidien et à des formules de sécurité à plus long terme». Isabelle Hernalsteen (Mazars)

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Dans un contexte économique défavorable, dans quelle mesure les avantages extrasalariaux constituent-ils un élément majeur de rétention? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de onze entreprises: Luc Berhin (ALD Automotive), Jean Kerschen (Athlon Car Lease), Georges Biver (Axa Assurances Vie Luxembourg), Hervé Huchet (CAN Services), Delphine Fischer (Foyer Vie), Marc Klein (La Luxembourgeoise-Vie), Laurent Gouverneur (LeasePlan Luxembourg), Michael Schmetz (SIT Lease), Laurence Graff (Sodexo), Pierre Dubru (Swiss Life) et Marc Neuen (Sympass).

Ressources humaines

Le « qui » et le « comment » , mieux que le « combien »

La maîtrise des coûts salariaux peut assainir les visions stratégiques. Les compétences les plus recherchées sont à soigner intelligemment. Le contexte de crise peut doper l’originalité.

Alain Ducat (texte), Julien Becker (photo)

Isabelle Hernalsteen connaît bien le marché. Elle est directrice des ressources humaines et de la communication chez Mazars, un cabinet d’audit, de comptabilité, de fiscalité et de services aux entreprises. Mazars au Luxembourg emploie 150 col­ la­borateurs; son personnel est en forte croissance depuis plusieurs années. Avec sa culture européenne et ses 10.500 colla­ borateurs à travers le monde, Mazars se positionne en véritable alternative aux géants mondiaux. «Il y a une évolution très sensible dans l’approche des ressources humaines, note-t-elle. Avant, le personnel venait en support de la stratégie d’entreprise. Main­ tenant, les ressources humaines font partie inté­ grante de la stratégie. Le reporting RH ne se fait plus seulement dans une logique essentiellement comptable. C’est aussi pour cela que, selon moi, il doit exister, dans une entreprise, une bonne com­ munication et une réelle communion d’intérêts stra­ tégiques entre le DRH et le directeur financier, par exemple». L’approche semble d’autant plus pertinente dans un contexte économique difficile. «Depuis que l’on parle de crise, l’approche des ressources humaines s’affine. Les contraintes sont là et il faut parfois maîtriser les dépenses, voire les réduire, car la masse salariale représente un poste lourd. Néanmoins, il faut stabiliser et même améliorer l’efficacité. La ten­ dance est donc à optimiser la gestion des ressources humaines».

Optimiser, ce n’est pas tailler dans le vif. «La crise incite à initier ou à renforcer les projets por­ teurs, dans une logique de GPEC (gestion prévision­ nelle de l’emploi et des compétences) par exemple. Si les embauches se raréfient, les entreprises doi­ vent avoir une visibilité accrue sur les compétences dont elles disposent ou sur celles qu’elles doivent réajuster à leurs besoins. Elles doivent faire preuve de flexibilité, de souplesse, pour faire évoluer leurs ressources en interne et les positionner, le cas échéant, sur des marchés plus porteurs». La straté­ gie de l’entreprise impacte donc directement la stratégie des ressources humaines. Et, plus encore en période de «crise», il convient sans doute de se poser la question des ressources, au sens premier, des qualités humaines.

Dans l’adversité, des profils émergent Le «combien» prend une autre dimension, quand on se focalise mieux sur le «qui». La bonne vieille maxime «the right man at the right place» reprend tout son sens. «Le marché a évolué. On ressent un accroissement des candidatures spontanées basées sur des compétences spécifiques. Dans l’adversité apparaissent de nouvelles têtes et des profils émer­ gents. La crise, en ce sens, peut être un mal pour un bien. On ressent aussi une évolution des mentalités par rapport à la sécurité à long terme». Ce qui mène droit au facility management et aux moyens que les entreprises sont prêtes à mettre – le combien n’est évidemment jamais écarté – pour conserver leurs perles rares, dans un contexte

où le débauchage, le turnover plus ou moins natu­ rel ou les chasseurs de têtes restent d’actualité. «Entre marché morose, managers stressés et col­ laborateurs en quête de devenir, il faut apporter  des réponses intelligentes. Les plans de carrière se dessinent différemment». Tout peut s’y adapter. La formation peut se tourner vers le e-learning ou vers la venue de for­ mateurs sur place, plutôt qu’en investissant dans des déplacements groupés de collaborateurs. «On remarque aussi que les salariés s’intéressent de plus en plus jeunes aux formules de type assuran­ ces hospitalisation, pension complémentaire, capi­ tal vie-décès, etc. Le package salarial classique évolue aussi, sans cesse. Le bon salaire brut, la voi­ ture et tout ce qui va avec, c’est devenu un package standard, constate Mme Hernalsteen. Mais le salaire et les avantages pécuniaires directs ne sont pas tout. La qualité de vie au travail et en dehors,  les besoins premiers de la personne, cela donne  une cote de plus en plus forte aux formules origi­ nales de facility management. C’est un principe élémentaire: le salarié doit pouvoir se concentrer – huit heures et souvent davantage – sur son travail, en étant allégé des soucis quotidiens, voire domesti­ ques. Le système de carte d’avantages multiservices ou/et de conciergerie, de plus en plus élaboré et qui gagne du terrain au Luxembourg, présente des inté­ rêts certains, appréciés des collaborateurs». Gérer des hommes dans l’entreprise: la notion retrou­ve tout le sens initial des ressources humai­ nes.

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104 Case study

Dans un contexte économique Défavorable,  Dans quelle mesure les avantages extrasalariaux  constituent-ils un élément majeur De rétention? Luc Berhin Directeur commercial ALD Automotive

plus que jamais un point D’attention  Dans la gestion Des rH «Pour traverser la crise et rebondir plus vite lors de la reprise, les entreprises ont besoin de garantir la motivation de leurs meilleurs colla­ borateurs. La crise que nous traversons confronte les res­ sources de l’entreprise à des facteurs démoti­ vants: les perspectives de l’entreprise revues à la baisse, le gel très fréquent des salaires fixes et la diminution des salaires variables, le plus souvent liés aux résultats. Parallèlement, les entreprises revoient leur organisation afin d’augmenter l’efficacité et surtout de réduire les coûts de fonc­ tionnement. Dans cette démarche, il y a certains collaborateurs clés qu’il faut absolument conser­ ver ou attirer pour apporter une valeur ajoutée encore plus grande durant la crise et mieux rebondir à l’issue de celle­ci, lorsqu’une situation conjoncturelle plus favorable le permettra. Cette approche est rarement simple à mettre en place. Si l’on considère que les meilleurs élé­ ments sont très recherchés et qu’il est parfois difficile pour l’entreprise de les retenir ou de les attirer (même sur un marché de l’emploi où l’offre globale est devenue bien plus importante que la demande), les avantages extrasalariaux représentent alors de réels atouts. Dans ce contexte, le véhicule de fonction est une carte majeure que l’entreprise peut jouer. Il apporte des avantages tant au niveau gestion des RH qu’au niveau contrôle des coûts. En effet, une grande majorité des employés est très sen­ sible à l’avantage que représente la voiture de fonction. Le collaborateur reçoit un véhicule neuf, il bénéficie de tous les services associés et il sait qu’il ne pourrait probablement pas accé­ der à un tel avantage au travers d’une augmen­ tation de salaire dont la valeur économique serait disproportionnée. Pour l’employeur, c’est le moyen d’accorder au collaborateur, dont il a impérativement besoin pour assurer l’avenir de son entreprise, un avantage dont la valeur est bien plus importante que le coût associé. Voici un bel exemple de situation ‘win­win’!»

Jean Kerschen Directeur général Athlon Car Lease

Georges Biver Directeur Employee Benefits Axa Assurances Vie Luxembourg

le plan De pension: D’office perÇu comme  élément De rétention? le véHicule De société reste incontournable  Dans le paquet salarial «Dans le contexte économique actuel relati­ vement incertain, avec des possibilités d’aug­ mentation relativement limitées, des bonus en décroissance, les avantages extralégaux sala­ riaux peuvent être un instrument de rétention du personnel. C’est là que le véhicule de fonc­ tion joue un rôle important car il représente le côté le plus émotionnel du salaire, et est plus ‘sexy’ que le chèque repas par exemple. La voiture est aussi un élément de rétention des nombreux travailleurs frontaliers, car s’ils devaient utiliser leur véhicule personnel pour venir travailler au Luxembourg, ils seraient sans doute moins nombreux à faire entre 80 et 150 km par jour. La voiture de société joue également un rôle dans la responsabilité sociétale. En effet, les voitu­ res mises en circulation sont toujours à la pointe de la technologie aussi bien de la sécurité active et passive que pour les émissions de gaz à effet de serre, car les contrats étant renouvelés environ tous les 40 mois, ces véhicules bénéficient tou­ jours des technologies les plus modernes. Maintenant, la situation économique globale fait que la revente des véhicules en fin de contrat est difficile, avec un euro fort, et que les taux des banques prennent en compte le risque de défaut et sont loin des taux directeurs de la Banque cen­ trale annoncés à gros renfort de support médiati­ que. Ces faits impliquent qu’aujourd’hui, pour le même budget, on n’a plus la même voiture qu’il y a encore un an. Par contre, le côté positif réside dans le fait que les entreprises pratiquent le downsizing, donc la même catégorie de voiture avec une motorisation plus adaptée à l’environne­ ment. Et je pense que personne ne pourra s’en plaindre, c’est dans l’intérêt de nos enfants!»

«Les avantages extrasalariaux tels que plan de pension ou plan complémentaire santé ne repré­ sentent un élément de rétention que s’ils sont perçus par les salariés comme un avantage réel et intéressant. Il faut donc au maximum aug­ menter la transparence et la compréhension des prestations offertes et simplifier la communica­ tion dans une langue parlée par le salarié. Tenant compte des contraintes de temps que nous subissons de nos jours, il importe de veiller à une présentation simple et condensée de l’in­ formation. En plus du conseil et des formations, Axa Luxembourg a mis en place le service Inter­ net EBN qui offre maintes fonctions de commu­ nication et d’échange en direct avec le salarié et le département RH. Ils y trouvent toutes les informations sur leur plan de pension et plan com­ plémentaire santé, à un seul endroit, 24h/24, 7j/7. Bénéfice secondaire intéressant: la gestion via Internet en direct avec les salariés réduit sensi­ blement le coût administratif pour l’employeur. Via son accès spécifique RH, l’employeur dis­ pose aussi d’un moyen de communication uni­ que et efficace. Il peut interroger à tout moment son plan, la liste des transactions en cours, voire télécharger un rapport qu’il génère en ligne. Un autre aspect important de transparence se situe au niveau des produits d’épargne retraite. Des produits transparents en termes de frais et de rendement distribué, comparables aux fonds d’investissement bien connus sur la Place et assortis d’une garantie de rendement ou de capital à effet cliquet, apportent la stabilité et la sécurité recherchées par les assurés. Ces pro­ duits peuvent être combinés à des fonds d’inves­ tissement de la place financière pour s’adapter au profil d’investisseur du bénéficiaire, lui assu­ rant ainsi la politique de placement la mieux adaptée à sa situation personnelle, sa concep­ tion du risque et son horizon de placement».

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DANS UN CONTEXTE ÉCONOMIQUE DÉFAVORABLE, DANS QUELLE MESURE LES AVANTAGES EXTRASALARIAUX CONSTITUENT-ILS UN ÉLÉMENT MAJEUR DE RÉTENTION?

Marc Klein Chargé commercial Vie Entreprises-Assurance Groupe La Luxembourgeoise-Vie

Delphine Fischer Responsable commerciale Vie Groupe Foyer Vie Hervé Huchet Partner CAN Services

LA PENSION COMPLÉMENTAIRE, OU COMMENT FIDÉLISER SES COLLABORATEURS «Les solutions de protection sociale sont essentielles pour attirer et fidéliser des collaborateurs toujours plus mobiles et plus exigeants. Le plan de pension est ainsi un élément fort qui témoigne de la préoccupation sociale qu’un employeur manifeste à l’égard de ses collaborateurs. Dans un contexte économique défavorable, créant souvent un climat d’insécurité, cette notion de protection sociale prend encore plus de sens. Il est inéluctable que la pension légale va être mise sous pression et le maintien du niveau de vie des futurs pensionnés passe impérativement par d’autres solutions. La combinaison entre le 1er et le 2e pilier, renforçant un système légal basé sur la répartition avec un système patronal basé sur la capitalisation, offre l’avantage d’une diversification et d’une consolidation. La pension complémentaire instaurée par l’employeur rassure et pallie l’impossibilité pour certains de financer le 3e pilier par de l’épargne personnelle. C’est une façon de remercier et de valoriser ses collaborateurs, de les motiver et de les fidéliser en les protégeant. Ce sentiment de sécurité instaure forcément une relation de confiance entre le collaborateur et son employeur. Cette implication renforcée des collaborateurs se reflètera dans le travail au quotidien et dans la relation avec la clientèle. La mise en place d’un plan de pension n’implique pas forcément une charge financière lourde pour l’employeur. Il est possible de démarrer avec un financement initial modeste et de relever graduellement la contribution patronale au cours des années suivantes afin de renforcer cet engagement social envers ses salariés. Foyer Vie assiste chaque client dans la communication auprès de son personnel sur cet avantage incontournable de tout package moderne de rémunération».

VOS EMPLOYÉS SONT VOTRE FUTUR «Dans un contexte économique défavorable, le talent, le dévouement et la loyauté sont des valeurs inestimables. Les ressources humaines ne sont ni une donnée, ni une variable d’ajustement mais un levier stratégique pour atteindre les objectifs que l’entreprise s’est fixés. Ce sont les collaborateurs qui œuvrent pour que l’organisation progresse. Or, hausse des prix à la consommation, incertitude quant à l’évolution de l’activité économique, précarisation de l’emploi, gel des salaires, diminution des bonus, réduction des primes d’intéressement et de performance influencent directement le pouvoir d’achat des salariés. La morosité s’empare de l’entreprise et chacun cherche où et comment il pourrait améliorer sa situation personnelle. Elaborer une politique de rémunération efficace implique de tenir compte du marché. Les avantages extrasalariaux jouent le rôle de dernier rempart à la baisse du pouvoir d’achat et à la recherche de nouvelles opportunités professionnelles. Les avantages extrasalariaux ne doivent pas être réservés à une élite (ce qui contribuerait à accroître le phénomène de découragement) mais, au contraire, ouverts au plus grand nombre pour permettre de fédérer les salariés au sein de l’entreprise. C’est dans ce contexte que CAN Services – Common Advantage Network – un service conçu par des professionnels des Ressources Humaines pour mutualiser la force d’achat des salariés, se veut un interlocuteur et un véritable partenaire pour l’entreprise. CAN Services propose à ses membres et à leurs collaborateurs des offres de produits et services aux meilleures conditions, selon les centres d’intérêt de chacun».

INVESTIR AUJOURD’HUI POUR RELEVER LES DÉFIS DE DEMAIN! «En ces temps de ralentissement conjoncturel, les employee benefits ne constituent pas un sujet prioritaire pour la majorité des patrons d’entreprise. L’incertitude régnant sur les marchés financiers et dans l’économie en général, les freine à investir dans un produit générant des frais supplémentaires pour la société. Raison de plus pour soulever les avantages de la mise en place d’un régime complémentaire de pension (RCP), aussi appelé 2e pilier. La remise en question du niveau important des pensions légales (1er pilier) était et sera toujours un sujet de discussion délicat, surtout à l’heure actuelle où les recettes étatiques sont en régression. Entre-temps, les gens se préoccupent davantage de leur avenir et de la pension de retraite à laquelle ils pourront prétendre, le moment venu. Les assurances privées (3e pilier) sont dans ce contexte un complément indéniable par rapport au système légal, mais elles ont un coût. Sont dès lors recherchées les entreprises qui offrent dans leur package salarial un RCP prévoyant une prestation retraite, mais également une couverture en cas de décès ou d’invalidité. Les avantages extrasalariaux ‘long terme’ offerts par le 2e pilier sont donc très convoités, plus que les incentives dont les salariés bénéficient dans l’immédiat. En complément au financement patronal, les affiliés ont la possibilité de contribuer à titre personnel au RCP jusqu’à un maximum de 1.200 euros par an en immunisation totale d’impôts. Le rendement garanti inhérent aux RCP proposés par les assureurs constitue de nos jours une alternative intéressante aux rendements du marché. Le chef d’entreprise qui investit dès aujourd’hui dans ses ressources humaines ressortira de la crise d’autant plus fort et compétitif pour faire face aux défis de la période de relance».

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Dans un contexte économique Défavorable,  Dans quelle mesure les avantages extrasalariaux  constituent-ils un élément majeur De rétention?

Laurent Gouverneur Sales Manager LeasePlan Luxembourg Laurence Graff Directrice Sodexo, Service Vouchers and Cards

Michael Schmetz Administrateur délégué SIT Lease

la crise: une opportunité  pour une réforme Des  car policY ?

le véHicule De fonction,  outil De rétention et De motivation «Dans un contexte économique tendu, la par­ tie du package salarial constituée des avantages extralégaux joue un rôle évident de différencia­ tion et de motivation. Le véhicule de fonction est peut­être le seul avantage qui comporte un caractère émotif important. Dans ce cadre, les sociétés n’ont pas toutes la même stratégie. Cer­ taines renforcent la car  allowance attribuée à leurs employés, alors que d’autres décident au contraire de limiter les coûts de leur parc auto­ mobile en prolongeant les durées d’usage, en ‘gelant’ les budgets ou en limitant l’accès au véhicule de fonction. Ces démarches opposées ont une influence significative sur le ‘moral des troupes’. En effet, en tant que loueur, nous observons que la réaction émotionnelle liée à l’octroi d’un véhicule de fonction, à son choix et à son usage au quotidien par leur utilisateur reste très présente auprès de la population concernée et ce, malgré le contexte de crise et d’incertitude que traversent bon nombre d’em­ ployés. Le rôle du loueur se retrouve renforcé dans ce cadre. En effet, l’intégration de la dimen­ sion émotionnelle à la pure démarche budgé­ taire me paraît essentielle. Chez SIT Lease, nous n’avons jamais cessé de considérer le véhicule comme un outil de différenciation et de réten­ tion pour les employeurs et comme un élément de motivation important des employés. Des pro­ duits ont été créés pour élargir le panel de solu­ tions de leasing habituel en proposant l’usage de véhicules attractifs, sportifs ou spacieux tout en intégrant les dimensions budgétaires et éco­ logiques incontournables de nos jours.»

«La conjoncture actuelle renforce la nécessité de trouver un équilibre dans la gestion des véhi­ cules de société, entre les 3 pôles people, profit  et  planet  (3 P). Il est clair que la plupart des sociétés privilégient actuellement le pôle profit  à travers les programmes de réduction de coûts. C’est une démarche logique car les véhicules représentent souvent l’un des principaux coûts opérationnels d’une société. Nous avons d’ailleurs développé des outils spécifiques pour y répon­ dre: prolongations de contrat, programme Cost  Savings  Accelerator, etc. Cependant, il ne faut pas commettre l’erreur de négliger les deux autres pôles qui contribuent à un équilibre nécessaire et qui sont en outre complémentai­ res. En ce qui concerne le pôle people, le véhi­ cule de fonction, qui est souvent perçu comme l’avantage extrasalarial le plus intéressant par les collaborateurs, doit rester attractif pour gar­ der un rôle de rétention et de motivation ou pour créer un sentiment d’appartenance fort. Dans le contexte actuel, cet axe est particulièrement important au niveau de la rétention des talents. L’octroi d’un véhicule moins attractif est généra­ lement très mal perçu par un collaborateur, vu l’aspect émotionnel ou statutaire encore forte­ ment lié au véhicule de fonction. Pour maintenir une car policy attractive en réduisant les coûts, il faut cependant passer d’un mode de réflexion basé sur le loyer mensuel à une approche plus globale et systémique basée sur le TCO (Total  Cost of Ownership). Les initiatives de notre pro­ gramme GreenPlan nous démontrent en outre que les initiatives vertes (cours d’éco­conduite, monitoring,  car  policy verte) engendrent des réductions de coûts importantes (notamment au niveau du poste carburant) sans nécessairement pénaliser les conducteurs».

les cHÈques repas: plus De pouvoir D’acHat…  plus De satisfaction «Même pendant une période de crise, la guerre des talents persiste: l’investissement dans le personnel reste une priorité pour pouvoir lutter contre les défis qui s’imposent à l’entreprise. L’attractivité de l’entreprise et la rétention de ses collaborateurs restent le gage de la perfor­ mance, moteur essentiel pour maintenir la crois­ sance des activités de l’entreprise. Sodexo s’efforce de répondre à cet enjeu en proposant à ses clients tout un éventail de solu­ tions permettant aux collaborateurs de vivre mieux et aux entreprises d’améliorer leurs per­ formances en se consacrant à leur core business. Dans cet environnement économique difficile, les avantages en nature tels les Lunch  Pass de Sodexo offrent de nombreux atouts. C’est un avantage extralégal qui permet d’apporter un pouvoir d’achat supplémentaire et immédiat à l’ensemble des collaborateurs, soit un montant de 1.209,60 euros nets par an, exo­ nérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu! C’est une valeur ajoutée perçue chaque mois et par tous les collaborateurs. Offrir des chèques repas à son personnel, c’est aussi apporter la preuve concrète qu’on prend soin, en tant qu’employeur, de la santé de ses collaborateurs, en participant financièrement chaque jour à la prise d’une pause déjeuner équilibrée sur ou à proximité du lieu de travail. Enfin, l’attribution de Lunch Pass au person­ nel est aussi avantageuse pour l’entreprise, puisque les montants offerts sous forme de chè­ ques repas sont exonérés de charges patronales et déductibles à titre de charges d’exploitation».

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110 Case study

Dans un contexte économique Défavorable,  Dans quelle mesure les avantages extrasalariaux  constituent-ils un élément majeur De rétention?

Marc Neuen Administrateur délégué Sympass

Pierre Dubru Employee Benefits Director Swiss Life

un engagement social fort  De la part De l’entreprise

faire évoluer les services  pour les aDapter aux DemanDes

«Le fait, pour une entreprise, d’offrir des avan­ tages extrasalariaux constitue en soi un élément majeur de rétention. En effet, un salarié bénéfi­ ciant d’un package de rémunération aura ten­ dance à vouloir retrouver des prestations au moins équivalentes auprès d’un nouvel employeur. En d’autres termes, il ne considérera plus seule­ ment le niveau de son salaire annuel, mais bien la valeur globale de l’ensemble des avantages offerts. Dans la palette des avantages extralégaux à la disposition des entreprises, le régime complé­ mentaire de pension (RCP) est un outil économi­ quement efficace et particulièrement adapté aux problématiques de fidélisation à long terme des collaborateurs. Ses avantages sont multiples: à l’heure où chacun prend conscience des limi­ tes des systèmes de pension légaux européens, offrir à ses salariés des prestations complémen­ taires à ces systèmes (par exemple, l’assurance d’un revenu de remplacement satisfaisant au moment de la retraite) constitue un engagement social fort de la part de l’entreprise, qui génère ainsi un climat de confiance et de satisfaction. L’entreprise peut en outre véritablement façon­ ner son RCP dans une optique de fidélisation, en conditionnant par exemple l’acquisition des droits à la prestation de retraite à la durée de service prestée. Dans le contexte actuel, les responsables RH doivent utiliser de façon optimale les moyens dont ils disposent tout en individualisant davan­ tage les systèmes de rémunération. Avec un RCP, les éléments pouvant être définis en fonc­ tion du profil de chaque affilié sont nombreux: politique d’investissement des contributions patronales, montant des cotisations personnelles, voire, dans un plan cafeteria, l’allocation d’un budget global entre diverses options de couver­ tures de risques et de retraite».

«Au risque de choquer, je doute que les avan­ tages extrasalariaux constituent un élément majeur de rétention. La rétention provient d’un ensemble de facteurs financiers, humains, d’envi­ ronnement de travail, d’évolution personnelle, etc. Les Employee  Benefits contribuent à cette alchimie mais ne constituent pas en soi un élé­ ment de rétention, ou alors pour les mauvaises raisons: un collaborateur qui est globalement insatisfait de son emploi et qui resterait dans son poste pour une voiture ou des chèques n’est pas une bonne chose. Ni pour l’employeur, ni pour le salarié. Vus sous cet angle, les avantages qui coûtent le plus cher risquent d’être les plus contre­productifs. Nous constatons cependant souvent que la décision de mettre en place des avantages tels que Sympass ou Aladin témoigne d’une réflexion RH avancée et s’inscrit dans une volonté globale de rétention du personnel, soutenue par la direc­ tion. Les avantages constituent ainsi un bon indicateur de la philosophie RH de la société. Les avantages extrasalariaux ont souvent comme objectif d’augmenter – directement ou indirectement – le pouvoir d’achat des salariés. Avec toutefois la fâcheuse habitude de coûter cher à l’employeur. C’est justement ici que Sym­ pass marque la différence, surtout en temps de crise! L’investissement pour l’employeur est limité, l’augmentation du pouvoir d’achat du salarié est élevée, et en plus un élément ludique y est associé. Nous avons aussi constaté qu’en ces temps plus difficiles, les employeurs s’intéressent de plus en plus à des avantages qui augmentent la productivité du personnel, tout en améliorant leur bien­être. Une conciergerie d’entreprise telle qu’Aladin répond à ces attentes, surtout maintenant que nous proposons des offres inté­ grées Sympass­Aladin».

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Association sans but lucratif, l’Economist Club Luxembourg se veut un forum d’échanges, un espace de débat entre économistes. Il est également appelé à prendre position et à faire connaître l’avis de ses membres sur des thèmes économiques d’actualité, en suscitant la discussion, tout en maintenant une certaine rigueur dans la démarche proposée.

Par Vito Cassone, membre du Conseil d’administration de l’Economist Club

clauses contractuelles: gare aux abus! Si l’on part du postulat qu’un contrat est le fait de la volonté des parties, alors le contrat est nécessairement licite. Par la loi du 15 mai 1987, le législateur a voulu apporter une correction sur l’inégalité des parties faibles au contrat, mais a voulu, entre autres, étendre ce type d’obligation entre professionnels par la modification des articles 1152 et 1231 du Code Civil, qui sont applicables erga omnes. L’utilisation par un professionnel de sa supériorité économique pour rédiger unilatéralement un contrat n’est pas, en soi, constitutive d’abus. C’est uniquement le fait pour une partie de s’octroyer un avantage excessif qui peut être considéré comme abusif. La loi du 25 août 1983 sur la protection du consommateur a instauré un premier contrôle juridictionnel du contenu des contrats. Le dispositif estime que si une clause, ou une combinaison de clauses, entraîne un déséquilibre des droits et obligations au préjudice du consommateur, alors elle est abusive et est réputée nulle et non écrite.

La vitesse du commerce et la transformation de la société et des échanges traditionnels ont favorisé le recours à l’utilisation de contrats prérédigés pour l’achat de voitures, pour l’ouverture de comptes auprès des banques, pour la souscription d’assurances-vie, etc. Cela se traduit par l’acceptation de la part du client de «conditions générales», dont les clauses standard ne peuvent être négociées et dont le client ne peut qu’en accepter les conséquences. Le contenu de ce type de contrat standard est imposé désormais de manière potestative au client, qui adhère sans pouvoir réellement en négocier les clauses. Or, les conditions générales d’un contrat prérédigé (par le commerçant, le banquier ou l’assureur) peuvent souvent contenir des clauses abusives. Une première protection en faveur du consommateur, à savoir le contrôle judiciaire, donne préférence, en cas d’interprétation d’une clause abusive, à la partie faible. En cas de doute, on interprétera la clause contre la partie qui a rédigé le contrat. La loi du 25 août 1983 sur la protection du consommateur a instauré ce premier contrôle juridictionnel du contenu des contrats. Le dispositif estime que si une clause, ou une combinaison de clauses, entraîne un déséquilibre des droits et obligations au préjudice du consommateur, alors, elle est abusive et est réputée nulle et non écrite. Ainsi, le règlement grand-ducal du 7 septembre 2001 relatif à l’indication des prix des produits et services, impose à tout professionnel, qu’il soit vendeur de biens ou prestataire de services, d’infor­ mer le consommateur des prix des produits ou des services qu’il offre, par voie de marquage, étipaperjam  | Mai 2009 | management

quetage, affichage ou par tout autre procédé approprié. Ces prix doivent être portés à la connais­ sance des consommateurs de manière non équivoque, facilement identifiable et aisément lisible. Ce règlement visait à transposer la directive 98/6 CE du 16 mars 1998 concernant l’indication du prix des produits. En matière de contrats, lorsque le consommateur n’a pas eu une connaissance suffisante des clauses, il peut recourir au droit de rétractation. La loi du 26 mars 1997, modifiant la loi du 25 août 1983 sur la protection juridique du consommateur, a introduit de nouvelles règles d’application générale à l’article 1135-1 du Code Civil. Des critères de distinction entre contrats préétablis et clauses négociées individuellement sont fixés. Dans cette loi, on retrouve le renversement de la charge de la preuve: c’est maintenant au professionnel d’apporter la preuve qu’une clause n’a pas été préétablie. Une nouveauté est que le dispositif est non seulement applicable dans les rapports entre consommateur et professionnel, mais aussi entre professionnels. La loi a introduit aussi un délai de rétractation qui a eu pour objet essentiel de protéger le consommateur dans les contrats conclus à distance. La loi du 25 août de 1983 relative à la protection juridique du consommateur a offert la possibilité au consommateur de se rétracter, sans pénalité et sans indication du motif, pour tout contrat conclu à distance, dans un délai de sept jours ouvrables. Pour toute contestation sur la date de réception des biens ou, pour les services, sur la date de la conclusion du contrat, la charge de la


113 economist club

Centre Européen des Consommateurs – Suivi des requêtes introduites en 2008 (total: 434) Source: Centre européen des consommateurs

75 En cours de traitement

127 Dossiers classés (pas d'arrangement, consommateur en tort, etc...)

17 Conseil au consommateur

13 Transmission à un autre organisme

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Transmission à un médiateur

preuve incombe au professionnel. Le consommateur de services financiers (crédits à la consommation par exemple), est protégé par une disposition légale luxembourgeoise, qui est la transposition fidèle de la directive 87/102/CEE du Conseil du 22 décembre 1986, telle que modifiée ultérieurement par la directive 90/88/CEE du 22 février 1990 et la directive 98/7/CE du 16 février 1998 en matière de crédit à la consommation et de transparence des opérations bancaires. Par une nouvelle approche juridique, ces textes ont voulu défendre la partie faible au contrat par rapport à celle en position économique excessive. La loi modifiée du 9 août 1993 réglemente le crédit à la consommation de même que le règlement grand-ducal modifié du 26 août 1993 qui détermine la méthode de calcul du taux annuel effectif global. La perception de ce taux est maintenant assortie de plus de clarté et précision pour le consommateur. La loi du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation, modifiée par la loi du 28 avril 1998, a introduit des dispositions impératives devant figurer dans toute offre affichée dans les locaux commerciaux. Ainsi doivent être mentionnés de manière apparente le taux d’intérêt, le taux annuel effectif global ou, lorsque le calcul de ce dernier n’est pas possible, le coût total du crédit au moyen d’un exemple représentatif. Le contrat de crédit à la consommation doit obligatoirement être écrit et mentionner le taux d’intérêt annuel effectif global et les conditions dans lesquelles ce taux peut être modifié, le montant ou le plafond éventuel du produit, la durée du crédit, les modali-

Arrangement à l'amiable

tés de remboursement du crédit, les autres conditions essentielles prévues par la loi. Sur le commerce électronique, la transposition de la directive européenne a été anticipée par le Grand-Duché en raison de la volonté politique de favoriser un facteur concurrentiel du pays dans ce domaine. L’adoption de la loi du 14 août 2000, modifiée par la loi du 5 juillet 2004, encadre trois séries de dispositions différentes relatives à l’offre précontractuelle de services offerts par voie électronique. La loi du 14 août 2000 et la loi du 5 juillet 2004 contiennent un catalogue d’informations préalables à fournir au consommateur, allant des «coordonnées du prestataire de service de certification, le cas échéant accrédité, auprès duquel le professionnel a obtenu un certificat» aux «conditions des garanties commerciales et du service après-vente existant» en passant par «les modalités et modes de paiement, les conséquences d'une mauvaise exécution ou d'une inexécution des engagements du prestataire» ou encore «le mode de remboursement des sommes versées, le cas échéant par le consommateur, en cas de rétractation de sa part». En droit luxembourgeois, les ventes appelées «par inertie» sont interdites. C’est-à-dire que les marchandises et les biens livrés, mais non commandés par le consommateur restent à sa disposition sans paiement en contrepartie. En cas de contestation, la charge de la preuve revient au fournisseur professionnel. La protection accordée par la loi du 16 avril 2003 est d’ordre public. Enfin, la loi du 9 mai 2006 relative aux abus de marché a pour but de lutter contre les opérations

d’initiés et les manipulations de marché («abus de marché») en vue d’assurer l’intégrité des marchés financiers, de renforcer la confiance des investisseurs dans ces marchés et de garantir ainsi des conditions de concurrence équitables pour tous les participants au marché. Le droit luxembourgeois de la prévention, de la poursuite et de la répression des pratiques illicites dans le marché est renforcé par la transposition de la directive 2003/6/CE du 28 janvier 2003 dite «Directive Abus de Marché». Outre le renforcement de la législation réprimant le délit d’initié, la loi introduit en droit luxembourgeois la définition de «manipulation de marché» qui, au sens de la directive, recouvre les altérations du marché résultant d’une manipulation de cours ou de la diffusion d’informations fausses ou trompeuses. Pour terminer, rappelons la loi du 21 avril 2004 relative à la garantie de conformité qui transpose la directive 1999/44/CE du 25 mai 1999 sur certains aspects de la vente et des garanties des biens de consommation. La loi luxembourgeoise accorde désormais au consommateur une garantie légale de deux ans à compter de la délivrance du bien. Toutefois, pour les biens d’occasion, cette durée peut être plus courte sans qu’elle ne puisse être inférieure à un an.

Chaque mois, retrouvez dans nos colonnes, «Le Billet de l’Economist Club», sous la plume d’un des membres de l’Economist Club. www.ecl.lu

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paperjam business club Evénements organisés à l’attention des membres du paperJam Business Club. Informations et inscriptions sur www.club.paperjam.lu

Au-delÀ des crises: une stratÉgie Pour la pÉrennité Économique du Luxembourg Afterwork Talks / Cycle Management & StratÉgies Ma. 28/04 de 18h30 à 21h00 Table ronde organisée par paperJam et l’Economist Club, avec le soutien de la Chambre de Commerce, en présence de l’ensemble des partis politiques siégeant au Parlement, représentés par les ministres Luc Frieden (CSV) et Jeannot Krecké (LSAP), les députés Jacques-Yves Henckes (ADR) et François Bausch (Déi Gréng) et le secrétaire général du DP Georges Gudenburg. Lieu: Chambre de Commerce

Image de marque, productivité, GRH...: le Workspace au service de l’entreprise Lunch Talks / Cycle Management & StratÉgies Me. 20/05, de 12h00 à 14h00 Table ronde animée par Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam, avec la participation de Philippe Depoorter (Banque de Luxembourg), Catherine Gall (Directeur, WorkSpace Future Steelcase International), Stefano Moreno (Moreno Architecture) et Patrice Waltzing (PricewaterhouseCoopers). Lieu: Fondation de l’Architecture (1 rue de l’Aciérie, Luxembourg-Hollerich)

D.I.S.C. - Analyse du comportement Afterwork Talks / Cycle Ressources Humaines Ma. 12/05, de 18h30 à 21h00 Conférence (donnée par SD Worx) et workshop autour de l’analyse du comportement selon W.M. Marston: gros plan sur la méthode d’analyse, son application opérationnelle de la gestion des équipes et l’optimisation des résultats de l’entreprise; témoignages de DRH, experts,... Vous pouvez simplement assister à la conférence ou alors, au préalable, participer et remplir un questionnaire, traité confidentiellement par Lilith Project. L’analyse vous sera remise en début de la conférence sous enveloppe et la conférence vous permettra de comprendre votre profil personnel. paperJam Business Club offre à 50 de ses membres une analyse gratuite. Demandez le questionnaire à laurren@mikekoedinger.com.

Vienna & Change Management Cycle Management & StratÉgies Th. 18/06 from 10 am to 10.30 pm Business Flight to Vienna, seminar and interactive workshop on Change Management (2h) with Mag. Marc Sniukas from Doujak Corporate Development www.doujak.eu. Topic: Managing CUTS and new GROWTH - an innovative approach to change management. In partnership with Luxair and Austrian Airlines. Registration closed

Capital humain Afterwork Talks / Cycle Ressources Humaines Je. 25/06, de 18h30 à 21h00 Table ronde animée par Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam. Programme à venir. Lieu: Mikado (38 route d’Esch, Luxembourg)

Perspectives Économiques et MarchÉS BoursierS Afterwork Talks / Cycle Place financiÈre Me. 03/06, de 18h30 à 21h00 Conférence sur les perspectives économiques et les marchés boursiers avec la participation de Guy Wagner (Banque de Luxembourg). Lieu: Auditorium de la Banque de Luxembourg (Boulevard Royal)

Cocktail Spring Cocktail Me. 17/06 de 18h00 à 21h00 Open Air Cocktail dans le cadre du lancement d’Explorator, 15e édition. Lieu: Carré Rotondes (1 rue de l’Aciérie, Luxembourg-Hollerich)

propose une série de services aux entreprises: * plus de 30 événements networking par saison (conférences, tables rondes, dégustation de vins, …), * paperJam.Jobs, un jobboard pour “cols blancs”, * des magazines, guides et newsletters électroniques, * une présence sur paperJam.TV et * des avantages auprès d’événements partenaires. Devenir membre? www.club.paperjam.lu

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Case study

Vos collègues à l’étranger connaissent-ils le Luxembourg ? Non ? Invitez-les ! Reconnue pour son savoir-faire en matière de création d’évènements prestigieux et originaux, l’agence Events & More se positionne par ailleurs comme PCO (Professional Conference Organizer) et promeut l’image du Luxembourg comme lieu d’accueil à tous types de manifestions professionnelles : conventions, conférences, séminaires, colloques, incentives, voyages d’affaire, etc. Faire le choix du Luxembourg, c’est opter pour des structures d’accueil modernes et fonctionnelles, des facilités de transport et de liaison, une offre hôtelière de qualité et un savoir-faire évènementiel qui a su faire ses preuves.

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Agenda Retrouvez les principaux événements des semaines à venir au Luxembourg. Liste complète sur www.paperjam.lu.

Cofinancement de la formation en entreprise Je. 07/05   de 17h00 à 18h00

Le marchÉ de l’immobilier, situation et perspectives Je. 30/04   de 9h00 à 17h00 13e conférence annuelle, pour passer en revue les évolutions du marché de l’immobilier au Luxembourg en 2008 et examiner, entre autres, les perspectives pour l’année 2009. Immobilier d’entreprise, résidentiel, marché de la construction, pacte logement, optimisation en matière immobilière… Lieu: MeeTincs Luxembourg Organisation: MeeTincs Luxembourg Infos et inscriptions: meetincs@meetincs.lu; www.meetincs.lu

Les entreprises établies au Luxembourg peuvent bénéficier d’une aide financière de l’État correspondant à 10% net du montant annuel investi pour la formation de leurs salariés. Si l’intention paraît attrayante, bon nombre d’entreprises ignorent l’existence de cette aide financière. Cette séance d’information porte sur les grandes lignes qui régissent le cofinancement de la formation en entreprise. Lieu: CNFPC, Site Sommet Esch/Alzette Organisation: INFPC Infos et inscriptions: INFPC (Elise Bertoli, 46 96 12-222; elise.bertoli@infpc.lu; www.infpc.lu; www.lifelong-learning.lu)

Ultimate makeover – RÉunion d’information Je. 30/04   de 13h30 à 16h00 Gros plan sur Ultimate Makeover, le concours gratuit de Microsoft doté d’un maximum de 100.000 euros hors taxes. En bonus: comment obtenir le meilleur de son informatique? Lieu: Microsoft Luxembourg, 20 rue Eugène Ruppert, L-2453 Luxembourg Organisation: Editus et Microsoft Infos et inscriptions: www.ultimatemakeover.lu

Islamic Finance and Funds in Luxembourg Tu. 05/05 and We. 06/05   All the day This conference, with a focus on Luxembourg as a jurisdiction, is an ideal opportunity for anybody wishing to become familiar with Islamic finance or to network with practitioners and experts in the field. Location: Hotel Hilton, 12 rue Jean Engling, L-1466 Luxembourg Organisation: IFBL Info and registration: www.ifbl.lu

Semaine de la crÉativité et de l’innovation Du Sa. 09/05 au Di. 17/05   Toute la journÉe A l’occasion de la Foire de Printemps, les mondes de l’entreprise, de l’éducation et de la culture convergeront dans un bouillonnement d’activités créatives. Sur une superficie de plus de 1.500 m2, la créativité et l’innovation viendront ainsi à la rencontre du public au travers d’ateliers, d’expositions, de conférences et d’animations, autour de plusieurs thèmes autour desquels s’articuleront les différentes activités: Europe, économie, éducation, culture, architecture, design, recherche… Lieu: Luxexpo – Hall 1 Organisation: Luxinnovation Infos et inscriptions: Luxinnovation (Françoise Bisteur; francoise.bisteur@luxinnovation.lu; tél.: 43 62 63-1)

First Annual General Partners Private Equity Structuring Conference We. 13/05 and Th. 14/05   From 9 AM TO 5 PM Despite the prevailing financial crisis the number of registered SICARs is steadily increasing thus demonstrating the resilience and attractiveness of Private Equity Structuring through Luxembourg domicile. Panel discussions and case-studies will be privileged to enhance the exchange of content-focus experiences and ideas. Location: Kikuoka Golf Club – Luxembourg Organisation: MGI Management Global Information Info and registration: MGI Suisse (François Golbery; +41 22 319 69 02; fgolbery@mgi-direct.ch; www.mgi-direct.com)

VMWARE Product Line Roadmap 2009-2012 Ve. 15/05   à partir de 9h00 Présentation de solutions d’infrastructure virtuelle puissantes et éprouvées afin d’optimiser l’efficacité et le rapport coût/efficacité de votre infrastructure informatique, à travers une simplification de la résolution de problèmes informatiques stratégiques (consolidation des serveurs, réduction des coûts de l’infrastructure physique, tests et développements, continuité d’activité, gestion et sécurité des postes de travail…) Lieu: Hôtel Sofitel Luxembourg Organisation: Sogeti Belux Infos et inscriptions: christian.schiltz@sogeti.lu

Organisateurs d’événements, conférences, séminaires, envoyez vos informations à press@paperjam.lu

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Mon Bureau Vincent Lazzari Directeur Prefalux Administrateur délégué de Firstfloor

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Andrés Lejona (photo)

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Fauteuils

... présents dans la maison bien avant moi, que j’ai voulu conserver et qui se combinent harmonieusement avec des chaises Oxford d’Arne Jacobsen acquises récemment. 02

Mobilier

... dessiné par Stefano Moreno et produit dans notre atelier de menuiserie. La combinaison de la table de réunion en prolongation du bureau... ou le contraire en fonction de la perception de chacun... est une idée qui m’a de suite séduit. 03

Photo

... noir et blanc de la reconstruction du marché Kermel de Dakar en 1998. Les travailleurs sénégalais engagés pour l’occasion me rappellent le rôle essentiel d’ambassadeur de l’entreprise que joue chacun de nos ouvriers. 04

Tuiles

... romaines datant de ±100 ans après Jésus-Christ. Elles ont été mises au jour au bord de la Semois à Arlon, sur les terrains acquis par mes grands-parents pour y installer leur fabrique de carrelages lors de leur venue d’Italie. L’idée qu’à plus de 1.800 ans d’intervalle des gens venant des mêmes contrées du Sud aient pu choisir le même endroit pour s’installer, m’amuse. 05

Fond d’écran

... représentant toujours une réalisation Prefalux terminée récemment et changée régulièrement. Actuellement, le comptoir en laiton du bar «Palais», à Luxembourg. 06

Ordre

... méticuleux permanent. L’ordre est le premier témoin de l’organisation. A chacun ses manies... ou obsessions! paperjam  | Mai 2009 | management

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Index entreprises 302 entreprises et organisations ont été citées sur les 124 pages de ce cahier «Management».

A  ABBL

24 9 34 20

Acteurs Publics Advantage AFE Group Agence du Bénévolat Luxembourg 96 AIMS Luxembourg 39 ALD 104 ALD Automotive 105 ALD Automotive Luxembourg 16, 20 Alfi 58, 72, 76 Aliph 48 Alter Domus 71, 88 ArcelorMittal 96 ArcelorMittal Foundation 24 Arendt & Medernach 24, 72 Aspecta Assurances 18 Assurances-Conseil Luxembourg 30 ASTF 10 AT&T 16 Atenor 53 Athlon Car Lease 99, 104 Atos Origin 20 Austrian Airlines 114 Autocenter Goedert 34 Avaloq Luxembourg 50 AXA 15, 96 Axa Assurances Vie Luxembourg 104

B  Badenoch & Clark

17, 22, 84 Bank of New York Mellon 66 Banque de Luxembourg 114 Bates, Welss & Braithwaith 20 BCEE 40, 51 Berenice Kunnari 20 BETC Euro RSCG 18 Better Place 37 BGL 34, 66 Binsfeld 30, 34 BMW Carlo Schmitz 16, 18, 20 Bofferding 34 BPSS 66 Brasserie Simon 24 Brown Brother Harriman 66 Business Wire 96

C  Caceis

66 Cactus 44 Caisse Nationale de Santé 9 Can Services 106 CARE 96 Carre Assurances 34 Carré Rotondes 28, 114 Casino Luxembourg 28 Caves Bernard-Massard 32 CBP 30 CEL 48 Cells Bauwelt 20 CES 10 CESR 66 Chambre de Commerce 31, 114 Chambre des Métiers 23 Cisco Luxembourg 51 Citi 18 Citibank 66 CK 30 Clearstream International 24 Clifford Chance 18 CLT-UFA 24 Club ACP 55 CMI 18 Coco 34 Codex Productions 121 Coeur de Lion Benelux 34 Colophon 28 Comed 34 Commission Européenne 66, 72 Compagnie de Banque Privée 24 Compaq 16 Confédération Luxembourgeoise du Commerce 24 Contraste Europe 18 Crédit Lyonnais UK 18 CRP Henri Tudor 90, 21 CSR Europe 96 CTG 20, 93

D  Dandois & Meynial

76 DekaBank Deutsche Girozentrale 66 Dell 48 Deloitte 60 Design Friends 27 Design Luxembourg 27 Dexia 124 Dexia BIL 16, 51, 96 Dierickx 89 Dierickx, Leys Luxembourg 82 Dimension Data 16, 18, 20 D-Link 48 DO Recruitment Advisors 84 Doujak Corporate Development 114 DTZ 53

E  Economist Club

112 Edita 34 Editus Luxembourg 16, 18, 20 EFA 69 Elite Advisers 86 Elite Relocation 91 Entreprise des P&T 40 Ernst & Young 16, 72, 87 Euresa-Life 18 EuroDNS 37 Europe Vin 21 European Commission 37 European Fund Administration 88 Euroscript 94 Events & More 30, 115 Experta Luxembourg 16

F 

F2C – Financial Communication Consult 86 Firstfloor 118 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie au Luxembourg 53, 114 Fondation de Luxembourg 96 Fortis Assurances Luxembourg 18 Fortis Banque Luxembourg 66 Fortis Intertrust Luxembourg 16, 20 Forworx 16, 18 Fox 18 Foyer Vie 6, 106 Freecom 48 Front Consulting 20 Fujitsu Services 20 Fund-X 75, 81

G 

Gam Consult Garanti Bank Getronics Groupe Dussmann Luxembourg Groupe P&T Guido & Glas

H  Hôtel Le Royal HP Hudson

I  IBM

20 39 18 24 18 30

39 16, 18 79

J  JCI Luxembourg

N  Nasdaq

K  KBL European Private Bankers

National University Hospital, Singapour 16 Nationwide Global Holding 18 NetApp 20 Netcore PSF 40, 51 Netline 43 NewPelGroup 18 NGR Consulting 2, 92 Nielsen Online 18 Noble & Scheidecker 96 Nvision 30

30 Jones Lang LaSalle 18 Jones Lang LaSalle Luxembourg 54 JP Morgan Bank 66

Key Job Kneip Kneip Communication Kneppelhout & Korthals, Rotterdam Kosmo KPMG Kreutz & Friends

20 34 76 35

L 

L’essentiel 117, 34 L’Oréal 18 la Luxembourgeoise 106, 107 LaCie 48 Lakehouse 16, 20 Lancom 48 Landesbank Berlin 51 LBC 20 Leaseplan 109 LeasePlan Luxembourg 108 Lemogne Projet Partner 34 Lettershop 85 Linklaters LLP, Bruxelles 20 Linklaters LLP, Luxembourg 18, 20, 38, 39 Lilith Project 114 Lipper Fitzrovia 66 Lisa Media 18 Logitech 48 Lombard International Assurance 12 Loyens & Loeff 54 LRI-Invest 76 Luxair 114 Luxalpha 66 Luxaviation 16 Luxembourg for Finance 62, 76 Luxexpo 18 Luxinnovation 29 Luxinnovation GIE 24 Lycée Le Corbusier, Illkirch 16

M  Mach

39 IBM Luxembourg 38 IBM-Skillteam 50 IEE 20 IFBL 90, 95 Imprimerie Centrale 30 IMS Luxembourg 96 IMS-Entreprendre pour la Cité 96 Ineum 83 Ineum Consulting 72 Institut de Formation de la Chambre de Commerce 20 Integrated Biobank of Luxembourg 16 International Society for Biological and Environmental Repositories 16 Iomega 48 IPC 40, 51 ISFS 38 IT News2.0 37

82 20, 49 81, 96 65

16, 53 Markcom 27 Mastercraft 16 Mastercraft Language Solutions 18 MDO Services 24, 62 Mediaxim Belux 27 MeesPierson Trust (Luxembourg) 20 Microsoft 42 Mikado 39, 114 Mikado Publicis 27, 34 Mike Koedinger Editions 30, 39 Mindforest 38, 39 Monster.fr 9 Moreno Architecture 114 Morgan & Banks/Hudson 22 Moskito Productions 20 MTV 18 Mudam 27

66

S  SAS Belux

Office national de conciliation 9 Olivetti 18 Oracle 3, 48 Orangefield Trust (Luxembourg) 20 Orgavision 42

18 SD Worx 11, 114 Serono 16 Service des médias et des communications 27 SFEIR Bénélux 92 Siemens 18 SII Luxembourg 94 Simac 47 SIT Group 16 SIT Lease 108 Sodexo 111 Sodexo, Service Vouchers and Cards 108 ST Microelectronics 16 State Street 66 Strafor-Facom 20 Swiss Life 110 Sympass 110 Systemat 39 Systemsgroup 40, 51

P  Palais

T  Tandberg

o  Odyssey Financial Technologies 37

118 18 48 38

Paneurolife Panopticon paperJam Business Club Parlement de la Communauté française de Belgique 50 Parlement européen 72 Perceval 50 Photoservice 16 Pizza Hut 27 Polycom 48 Prefalux 118 PricewaterhouseCoopers 18, 19, 54, 96, 61, 114 Prodialog 27 Promesse 18 Property Partners 18, 20 Publicityweb 16 PwC 66

R  Rabobank Nederland Radius RBC Dexia Régie Luxweb Remedia Repères Communication Ribs Ricoh Luxembourg PSF Robert Walters Royal Institution of Chartered Surveyors Rusticae

20 41 66 18 18 30 34 18 22 76 18

48 TCS 34, 38, 39, 56, 57 Tech-IT 20 Telindus 16 Telnic 37 Tempo-Team 9 The Taplow Group 34 The Walt Disney Company 16 The World Economic Forum 16

U  UBS Universal Urban Land Institute

66 18 54

v  Valad Property Group

53 Valeres Project Developments 53 Victor Buck Services 123 Verizon Business Luxembourg 16 Vidale Gloesener 30 Viva 34 Vous 34 Voxmobile 16

W  Wang Global

18 WorkSpace Future Steelcase International 114

x  XnonMagazine Y  Yahoo! Europe Yes Academy

28

20 18

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Nouveau en location : Equipement d’interprétation simultanée et récepteurs pour visites guidées Le succès de tout événement international repose en large mesure sur une communication sans faille. La série Sennheiser est facile à manipuler  : à l’accueil, vos hôtes reçoivent un casque de type stéthoscopique, agréable à porter, et qui fait simultanément fonction de récepteur et d’écouteurs. Terminés les câbles enchevêtrés ! L’accumulateur performant du casque assure une autonomie jusqu’à 8 heures. Le casque s’allume et s’éteint automatiquement lorsqu’il est posé ou enlevé, ce qui assure une économie Cabines d’interprétation mobiles : Ces d’énergie supplémentaire. Vos hôtes cabines de couleur gris foncé, composées peuvent facilement adapter le volume d’éléments individuels démontables, sont à leurs besoins, sans déposer le équipées d’un système de ventilation et casque. La qualité de la réception, d’éclairage. L’isolation acoustique est l’état de l’accumulateur ainsi que le supérieure à la norme ISO4043. canal de réception sont indiqués sur un écran fixé sur la partie centrale du casque. La solution sans fil Sennheiser se prête particulièrement pour des événements ou des visites guidées limités dans le temps et dans l’espace. Le système peut cependant également être utilisé en combinaison avec les cabines d’interprétation, lors de grands événements d’envergure internationale. Le rayon de diffusion du casque stéthoscopique est d’environ 100 mètres à l’extérieur, et d’environ 50 mètres dans les locaux fermés. Le grand avantage de ce système : il est entièrement opérationnel sans prises fixes. En option, nous pourrons vous proposer un émetteur portable, qui vous permet d’organiser aisément des visites de votre entreprise, usine ou exposition, voire même d’entreprendre des tours en bus ou en bateau.

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122

Index décideurs 206 personnalités ont été citées dans les 124 pages de ce cahier «Management».

A  Abraao Michel Alonso Coralie Arnould Stephan

B  Balthazar Xavier Bastin Olivier Baudry Michaël Bausch François Bechet Anne-Françoise Berhin Luc Bertrand Patrick Binsfeld Marc Biver Georges Blondeau Thierry Bofinger Ingo Bollendorff Claude Borceux Thierry Bouwmeister Onno Brusselmans Els Buck Xavier

C  Cassone Vito Castilho Pedro Cavalli Eric Chèvremont-Lorenzini Marie-Jeanne Clemes Jim Collette Benjamin Conratd Jérome Cook Geoffrey Corremans Stéphane Courson Alain

51 34 18

66 54 16 28, 114 30 104 34 30 104 66 76 10 88 20 18 37

112 30 20 24 53 60 20 66 81 40, 51

D  D’Amato Marithé D’Amico Dea-Anne Dandois Michaël de Botton Alain de Portzamparc Christian Delferier Coralie Delorme Stéphanie Delosch Edouard Denotte Charles Depoorter Philippe Dequenne Sébastien Drew Noémi Dubru Pierre Ducourant Alain Dusart Matthieu Dusemon Gilles

E  Eberwein Ariane Eisenhuth Michèle Emering Paul Erwin Terry Evans Wendy Evrard Amaury

F  Faber Nadia Falmagne Baudouin Fayot Ben Fischer Delphine Fontaine Elisabeth Forbes John Frédéric Kemp Frieden Luc

G  Galantini Karine Gall Catherine Gasche Olivier Gauthier Nicolas Gavroy Jean Geny Stéphane Gerday Philippe Gillet Jean-Pol Giraudet Ghislain Gloesener Tom Gouguet Fanély Gouverneur Laurent Graff Laurence Grandboulan Olivier Groben Maurice Grulms Fernand Gudenburg Georges Guenane Samy Guyot Sylvie

34 16 76 53 53 34 30 38, 39 18 114 16 18 110 39 34 54

h  Haas Marc Hagen Eddy Halbgewachs Laurent Hansen Suzanne Hempel Joern Henckes Jacques-Yves Hertzog Mélanie Hesse André Hewitt Robert Hirdman Tonika Hody Serge Hoffmann Marc Hostein François Huber Joachim Huchet Hervé

34 48 86 18 51 114 34 34 16 96 94 24 51 51 106

24

27 72 24 51 12 54

j  Jacobsen Arne

118

72 18 28 106 24 54 50 114

Kerger Guy Kerschen Jean Kinsch Joseph Klein Marc Kneip Bob Koedinger Mike Koolhaas Rem Kox Jo Krecké Jeannot

18 114 20 20 44 34 34 20 34 30 34 108 108 92 30 62 114 34 18

l  Lafontaine Rudy Lanser Pascal Laval Frederic Lazzari Vincent Le Solliec Yves Leclerc Francois Lentschat Christophe Leslie Jeremy Lhommel Jean-Yves Longo Pietro Losowsky Andrew

76 Madoff Bernard 66 Mascherin Miriam 86 Mendoza Ruben 18 Mention Anne-Laure 90 Meyer Steph 28 Michel Cyril 34 Miconi Sandra 30 Mines Jean-Luc 39 Mockels Stéphane 30 Montini Livia 34 Moreno Stefano 28, 114, 118 Mulheims Raoul 30 Muller Claude 34

n  Namèche Pietro

i  Israël Edmond

k  KabangaKayembe Michel

m  Macleod Alison

72 38, 39 104 24 106 81 28, 30 53 28 28, 114

39 38, 39 18 118 20 34 88 28 18 16 28

Nasr Benoit Neale Richard Neu Jean-Paul Neuen Marc Nicolas Gerald Nicolay Vincent Niedner Claude Niemann Christoph Nilles Charles Nothum Thierry

o  O’Donnell Sinéad Olivares Rosa

p  Pecquet Marc Pedersen Henrik Pelles Jérôme Penneman Raymond Pereira Miguel Perrodin Guillaume Pièrard Charles Pireaux Gilles

r  Racine Jean Rathle Fouad Reding Viviane Reichert Isabelle Reischl Heike Ricca Gino Ries Nicolas Robinson Darren Roden Frank Roels Fabienne Rollinger John Rommes Jean-Jacques

34 20 84 24 110 30 16 72 27 34 24

84 18

18 90 16 16 34 20 39 51

94 39 37 42 20 28 39 22 66 18 51 24

s  Sablot Philippe Sahr Daniel Santer Jacques Sarre Franck Scharff Christian Schiltz Jean-Louis Schmetz Anne-Pascale Schmetz Michael Schmit Marc Schoepfer Audrey Schumacker Yannick Schumann Rolf Schvartz Aurelien Seiter Henri Serhan Caroline Sidon Sandra Siebenaler Romain Sniukas Marc Solito David Speicher Stephan

t  Tambour Yves Tarin Anne Thommes Camille Tomasini Sandrine Touati Karine Toussaint Marie Toussaint Philippe Trauden Claudine

v  Vaerman Emmanuel Valenza Christine Velluet Céline Veloo Marcel Vidale Silvano Vierus Nils

w  Wagner Guy Waltzing Patrice Watrin Patrick Welter Nicole Willkomm Steffi Wolf Guido

z  Zickel Kathrin Zurstrassen Patrick

18 20 24 82 96 28 34 108 34 16 34 37 20 51 18 16 51 114 34 42

92 32 58 10 34 34 16 34

38, 39 30 18 34 27 51

114 114 51 18 34 30

20 24, 62

paperJam – édition Mai 2009 Ce numéro est paru le 24 avril à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication: Mike Koedinger Régie publiciaire: TEMPO, www.tempo.lu Éditeur: Mike Koedinger Éditions, www.mikekoedinger.com

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