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Janvier 2009 | économie & finance

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Michel Wurth

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Henri, la mort dans l’âme

Frédérique Moser, journaliste

Le Luxembourg avait déjà fort à faire avec ‘la’ crise. Une économie monolithique, qui prête si joliment le flanc aux tempêtes financières et une image d’îlot paradisiaque, contre laquelle le gouvernement doit inlassablement batailler. Il n’avait vraiment pas besoin de ça: l’extraordinaire sortie d’Henri, le 1er décembre. Celui qui règne depuis 2000 sur le Grand-Duché a informé les leaders politiques qu’il ne sanctionnerait pas la loi sur le droit de mourir en dignité, légalisant l’euthanasie. Après de farouches combats parlementaires et une série d’objections du Conseil d’Etat, le texte avait été adopté par une courte majorité des voix en février et devait faire l’objet d’une deuxième lecture la semaine dernière, après avoir été amendé. Un texte sur le chemin normal des instances démocratiques, une législation qui plaçait le Luxembourg parmi les pays européens les plus progressistes dans ce domaine. Et voilà que le Grand-Duc, en prévenant les parlementaires qu’il refusera de sanctionner la loi, se place délibérément au-dessus de la volonté du peuple. Au-dessus des libertés  individuelles. Egarements d’un catholique qui a confondu ses convictions et l’institution qu’il incarne. Tentative de manipulation de l’Evêché de Luxembourg, proche de la famille régnante et adversaire farouche de la loi sur l’euthanasie? Erreur tactique d’un homme mal conseillé et qui cherche à mieux se placer sur l’échiquier politique? Une chose est sûre: les manuels d’histoire ne recensent qu’un seul autre épisode de cet ordre,

lorsque l’ancêtre d’Henri, Marie-Adélaïde, avait refusé en 1912 de signer la loi scolaire qui remettait en cause la place de l’Eglise dans l’enseignement. Où il est encore question d’influence de l’Eglise dans la sphère publique... Par son attitude inconcevable, Henri s’est démarqué radicalement de la tradition parlementaire qui veut que le souverain sanctionne toute loi adoptée par la Chambre. Ce faisant, il a lui-même sabordé son propre pouvoir législatif. Car les parlementaires, dans une saine et rapide réaction collective menée par le Premier ministre Jean-Claude Juncker, se sont donné les moyens d’éviter une grave crise institutionnelle. Puisqu’il ne saurait être question de remettre en cause le principe selon lequel toute loi votée par les élus du peuple doit entrer en vigueur, la solution trouvée est de libérer le Grand-Duc de son pouvoir législatif et de modifier la Constitution en ce sens. Dès le 3 décembre, le texte du projet de révision de l’article 34 de la Constitution qui réduit les pouvoirs du Grand-Duc a été déposé par Jean-Claude Juncker, ministre d’Etat, à la Chambre des Députés. Si tout se passe selon le calendrier prévu, la révision constitutionnelle entrera en vigueur au printemps prochain et la législation sur le droit de mourir dans la dignité suivra quelques jours plus tard. Ce qui aurait pu aboutir à une crise institutionnelle profonde aura finalement pour conséquence une modernisation de la Constitution luxembourgeoise, en ce sens qu’elle s’affranchit de plus en plus du joug monarchique et tend vers un modèle où le Grand-Duc assume une fonction plus symbolique, plus protocolaire.

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C O L L E C T I O N M I L L E N A RY

S ’ I N I T I E R A L ' A RT D U T E M P S M O N T R E E N O R G R I S AV E C S E C O N D E A U C E N T R E E T A F F I C H A G E D E L A D AT E , M O U V E M E N T E X C L U S I F A U D E M A R S P I G U E T A R E M O N TA G E A U T O M AT I Q U E . E G A L E M E N T D I S P O N I B L E E N O R R O S E . w w w. a u d e m a r s p i g u e t . c o m 1PPJ.indd 2

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8 sommaire

sommaire paperjam | Janvier 2009 | économie & finance

126 Tribune 124 Luxembourg en Chiffres

128 Index libre

Edito

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Sommaire

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122 Inside Luxembourg

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98 Playtime

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Entreprises

Place Financière

44 Coverstory

Industrie Grande Région

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9 sommaire

Luxembourg 13

  Ecology

European Solar Prize for Beckerich 14

  Budget 2009

gérer la transition 16

  Droit communautaire

Quatre épingles 18

entreprises 21

  Pratique

bougez avec l’iphone! 22

  Fédération des Jeunes Dirigeants

du sang neuf 24

  Stratégie

industrie 37

  Cluster

mer in luxembourg 38

  Législation

la contrefaçon et la façon d’agir contre

patience...

  Regional development

grande région

university at the core

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  Tourisme

walygator sur la voie du renouveau 42

  Luxembourg Air Rescue

une base belge en suspens

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  Tourism

at your service

place fiNAncière 29

  Rapport

T2S au luxembourg 30

  Private banking

ambitions privées 32

  Stratégie

sur la grille de départ 34

  Private banking

Realistic measures to meet utopian target

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11 sommaire

coverstory 44

paperjam top 100

Pour la deuxième fois, un jury indépendant a établi un classement des cent décideurs économiques les plus influents au Luxembourg. Un palmarès qui a fait l’objet d’un long travail de sélection et d’évaluation... 52

Numéro 1

Michel Wurth

«Je ne suis pas un carriÉriste»

off the record 94

la fin des awards

L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses...

paperjam tv dernières interviews en ligne sur www.paperjam.tv 96

  Les

playtime les dernières tendances et actualité à luxembourg 98

luxembourg en chiffres le tableau de bord de l’économie luxembourgeoise 124

Tribune libre 126

Faux et usage de faux

«La justice s’étend à tous les droits; elle est égale pour tous; elle s’ouvre à tous les réclamants, elle est une propriété sociale qui marque la grandeur morale de notre pays. A mesure que nos lois doivent perfectionner la condition des hommes, notre architecture doit s’adapter aux exigences et modes de vie de ces derniers.»

Shopping, gastronomie, culture, accessoires, mode, intérieurs, technologie... Et l’interview passion de Jacques Demarque avec Paule Kiénert.

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paperJam janvier 2009 management

  top 100

Les classés de 2 à 10 80

top 100

les classés de 11 à 100

Dans le cahier «Management» de cette édition, retrouvez des sujets de réflexion dans les domaines des ressources humaines, du marketing de l’IT et du management, et un entretien avec Nico Simon (Utopia). En dossier central: l’immobilier (de bureaux et résidentiel) au Luxembourg.

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Luxembourg Solar Prize for Beckerich   |  14   Budget 2009 Gérer la transition 16   Droit communautaire Quatre Épingles   |  18   Regional development University at the core 13  

Ecology European

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Luxembourg

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13 luxembourg

Mudam

Education

C’est le 1 janvier prochain qu’Enrico Lunghi, 46 ans, devrait prendre ses fonctions de directeur du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean, pour un mandat de cinq ans, succédant ainsi à Marie-Claude Beaud. Celui qui dirige depuis 1996 le Casino Luxembourg - Forum d’Art Contemporain a largement contribué, depuis douze ans, à positionner le pays sur la scène internationale de l’art contemporain. Sa candidature a été retenue par le conseil d’administration du musée parmi 19 dossiers. Il était le seul Luxembourgeois en lice.

Le Conseil de gouvernement vient d’adopter le projet de loi portant création d’une «Ecole de la deuxième chance», destinée à accueillir des élèves de 16 à 24 ans qui ont quitté le système scolaire sans diplôme ou contrat d’apprentissage. L’objectif pédagogique est de leur transmettre, dans un délai de deux ans, les connaissances pratiques et techniques qui leur permettent soit de réintégrer un cursus scolaire ou une formation, soit d’accéder au marché de l’emploi.

Un nouveau directeur

Rebondir

Photo: Andrés Lejona

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C’est le retrait en pourcent qu’a connu l’indice des prix à la consommation en novembre, essentiellement en raison de la baisse des prix pétroliers. Le taux d’inflation a fortement reculé, pour atteindre 2% en glissement annuel. A noter que le déclenchement, en juin 2008, de la tranche indiciaire, provoquera l’augmentation de 2,5% des salaires, traitements et pensions en mars prochain, en vertu des accords tripartites de 2006.

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au alité

Ecology

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“We think globally and act globally.” Camille Gira (Beckerich commune)

European Solar Prize for Beckerich The commune of Beckerich first started planning for self-sufficiency in energy in the 1980s. Those plans have come to fruition and have been rewarded not only in realistic terms - Beckerich produces 90% of its electricity and 40% of its heat from its own renewable sources – but also in international recognition by Eurosolar, the European Association for Renewable Energies. Together with Bruck an der Leitha in Austria, ­Beckerich was awarded the Eurosolar prize in the communes’ category at a ceremony in Berlin. Mayor Camille Gira of the Green party collected the prize and turned a well-known climate change phrase around. “We think globally and act globally,” he said in reference to the fact that as well as its own projects, Beckerich supports the construction of small biogas factories in India to the tune of 0.7% of its ordinary income. In the

Photo: Luc Deflorenne

Beckerich mayor Camille Gira was in ­Berlin to collect the 2008 Eurosolar prize in the cities/municipalities or municipal services category.

commune itself, which has been a member of the Climate Alliance since 1995, concrete steps towards self-sufficiency include the construction of two biogas factories. The newest of these was even partly financed by a cooperative of 19 regional farmers, who contributed towards the total cost of nine million euros (47% was paid for by the state). The two factories supply electricity to 740 households and heat to 120 households through a local heating grid. A further 100 inhapaperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

bitants receive the heat from a wood shavings facility, and numerous households have installed solar panels. The combined effect of these projects has resulted in a drastic reduction in the per capita consumption of electricity. Eurosolar also praised the fact that Beckerich’s model projects and targeted work with the public have led to the development of true ecotourism that encourages the town’s inhabitants in their actions. D. R.


14 Luxembourg

Budget 2009

Gérer la transition Photo: BCL

Bien que le projet de budget 2009 ait été bâti sur des prévisions de croissance balayées par la crise, aucune chambre professionnelle ou institution consultée n’a demandé de révision sur ce point.

Frédérique Moser (texte)

cs

La BCL préconise la mise en place d’une norme de croissance des dépenses publiques.

Rien n’est plus comme avant. Et si le gouvernement savait pertinemment, en préparant le projet de budget 2009, qu’un avis de tempête planait sur l’économie mondiale, il ne prévoyait pas que les prévisions de croissance sur lesquelles il s’était basé seraient si puissamment balayées par la crise. Un budget basé sur une hypothèse de croissance du PIB de 3%, alors que les prévisions actuelles piquent du nez et pointent vers le zéro, a-t-il encore une quelconque raison d’être? Il semblerait que oui, aux yeux des organisations consultées avant les débats parlementaires — dont aucune n’a demandé à ce que la copie soit revue sur ce point — en raison des paramètres «anticycliques» que contient le projet budgétaire. «Le gouvernement a fait part de sa volonté de maintenir à un niveau élevé les investissements publics (1,7 milliard d’euros inscrits au budget 2009, ndlr.), afin de stimuler l’activité économique et d’inciter les entreprises à investir et à embaucher. Ces mesures anticycliques peuvent pallier les conséquences immédiates de la crise, en stimulant au moment le plus opportun la demande et la consommation intérieures, note ainsi la Chambre de Commerce dans son avis. Le budget 2009 peut dès lors être considéré comme un budget de transition qui permet de passer un premier cap difficile». Mais à moyen terme, le patronat réclame toutefois du gouvernement des réformes plus profondes: la Chambre de Commerce se rallie ainsi à l’Union des Entreprises Luxembourgeoise pour exiger un

BCL

Menaces sur les recettes La Banque centrale du Luxembourg a procédé à une estimation des risques potentiels, pour les recettes de l’Etat, des effets de la crise financière. Taxe d’abonnement: pour 2008, recette moyenne estimée par la BCL à 500 millions d’euros, alors que l’Etat l’a estimée à 700 millions d’euros. Pour 2009, la BCL table sur une moyenne de 435 millions d’euros, alors que le projet de budget

l’estime à 650 millions. TVA: tandis que le projet de budget 2009 prévoit une augmentation d’environ 40% des recettes de la TVA par rapport au budget voté pour 2008, la BCL table au mieux sur une stagnation, voire une légère baisse, avec un montant autour de 2, 35 milliards. Impôt sur les traitements et salaires: la perte devrait être bien plus substantielle que les 2,5% retenus dans le projet de budget.

meilleur contrôle de l’efficacité et du volume des dépenses publiques courantes, «en raison du risque de baisse des recettes fiscales dû au ralentissement économique et à l’affaiblissement du secteur financier». Et la Chambre de Commerce de plaider une nouvelle fois en faveur de la mise d’un «fonds souverain», arme très efficace selon elle pour affronter les turbulences financières et économiques actuelles. La soutenabilité des dépenses courantes a également retenu l’attention de la Banque centrale du Luxembourg qui s’est félicitée que «pour la première fois, le projet du budget présente simultanément l’optique budgétaire traditionnelle et l’optique SEC 95, ce qui constitue un indéniable atout», tout en appelant, une nouvelle fois, à un effort «de consolidation et de normalisation» de ces dépenses.

Sonnette d’alarme Du côté des chambres salariales, celles des Employés Privés (CEPL) tout comme celle de Travail et des Fonctionnaires et Employés publics lisent avant tout dans ce projet de budget des indicateurs qui montrent que les «fondamentaux de l’économie luxembourgeoise sont sains». Et devraient le demeurer. Dénonçant un discours inutilement alarmiste du gouvernement sur l’état réel des finances publiques en 2006, elles réclament unanimement le «rétablissement intégral» de l’indexation des salaires, arme inégalée selon elles pour rétablir la confiance des ménages et relancer l’économie fragilisée par les turbulences financières. Saluant les nouveaux avantages fiscaux pour les particuliers inscrits dans le projet du budget 2009, notamment le remplacement de certains abattements par des crédits d’impôt, les chambres professionnelles ont toutefois tenu à tirer la sonnette d’alarme et rappeler au gouvernement que cela ne saurait se substituer à une véritable «politique salariale» (Chambre du Travail). Enfin, la CEPL procède à une analyse en profondeur des enjeux de la compétitivité nationale et du déséquilibre des rentrées fiscales qui s’opère au nom de cette fameuse «compétitivité».

Les avis peuvent être consultés dans leur intégralité sur le site Internet de la Chambre des députés, www.chd.lu, dossier nº 5900.

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Communiqués

CRP Santé

Une étude inédite en Europe Le Centre de Recherche Public Santé a lancé fin novembre une étude relative aux maux de tête et aux migraines à l’échelle européenne. Pilotée par le Luxembourg, elle vise à mesurer l’étendue de ces pathologies (l’an dernier, on a estimé à 50 millions le nombre de personnes en Europe ayant souffert d’une migraine et à 27 milliards d’euros le coût engendré par leur prise en charge), ainsi qu’à initier des mesures visant à réduire leur impact socio-économique. Baptisée Eurolight, cette étude inédite, conduite par le doc­teur Colette Andrée, implique 24 institutions de 16 pays. Une conférence finale de présentation des résultats se tiendra au Luxembourg en mai 2010.

Express

(28/11) Le pouvoir d’achat des ménages et les perspectives de consommation sont au cœur d’un échange de vues entre la Confédération luxembourgeoise du Commerce (CLC) et des représentants des ministères de l’Economie et du Commerce extérieur ainsi que des Classes moyennes. (28/11) Les résultats sont officiels: en remportant 36 sièges sur 60, l’OGBL s’assure une majorité absolue confortable au sein de la nouvelle Chambre des salariés. (27/11) Clôturant l’évaluation du 1er appel à propositions de projets pour son programme CORE, le Fonds national de la Recherche dresse «un bilan très positif quant à la qualité scientifique des projets de recherche sélectionnés».

Droit communautaire

Quatre Épingles Marchés publics, marché intérieur, fiscalité directe,  TVA: le Luxembourg est dans le collimateur de Bruxelles. La Commission européenne exige entre autres que le Grand-Duché modifie la loi sur la fiscalité de l’épargne.

(20/11) En complément aux réseaux sociaux internationaux, l’éditeur indépendant Mike Koedinger vient de créer «Community of Talents», un réseau social propre au Luxembourg et à la Grande Région, véritable vivier de contacts et de talents, en parallèle de la plateforme de recrutement «paperjam.Jobs».

Photo: Etienne Delorme

Retrouvez l’intégralité des communiqués de presse sur www.paperjam.lu

27 novembre, mauvaise journée pour le Luxembourg. La Commission européenne annonce une série de mesures à l’encontre du pays, mais également d’autres Etats membres, épinglés pour mauvaise application du droit communautaire. Le Luxembourg se voit ainsi adresser une lettre de mise en demeure pour n’avoir pas transposé une directive de 2004 sur les marchés publics, malgré un délai de transposition qui expirait le 31 janvier 2006 et un arrêt rendu par la Cour de Justice des Communautés européennes. Il écopera en outre d’un avis motivé pour non-transposition d’une directive sur le contrôle légal des comptes. Par ailleurs, un autre avis motivé, adressé au seul Luxembourg, concerne l’application de la directive sur la fiscalité de l’épargne. Pour Bruxelles, le Grand-Duché n’est pas fondé à accorder une exoné-

ration de la retenue à la source dans des situations autres que celles explicitement prévues à l’article 13 de la directive (procédure dite «de divulgation volontaire»). Or, le pays accorde une exonération de la retenue à la source en ce qui concerne les paiements d’intérêts effectués en faveur de bénéficiaires effectifs jouissant du statut de «résidents non domiciliés» dans leur pays de résidence. La Commission exige que la législation nationale soit modifiée. Enfin, le Grand-Duché s’attire les foudres de Bruxelles parce qu’il applique un taux de TVA super-réduit (3%)... aux chevaux de course (notamment)! Or, ces taux réduits sont destinés «aux denrées alimentaires destinées à la consommation humaine et animale», ce qui ne saurait comprendre ni les animaux de compagnie, ni les poneys et chevaux de course... grince la Commission. F. M. paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

C’est le pourcentage de personnes qui ont dévoilé, sans hésiter, le mot de passe protégeant leur ordinateur lors d’une enquête grand public menée par le Cases, le portail de la sécurité informatique du ministère de l’Economie et du Commerce extérieur. 26,1% l’ont dévoilé lorsqu’une récompense leur a été promise. Seuls 13% des sondés n’ont donné aucune information qui aurait permis à des criminels informatiques de trouver le mot de passe.


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18 LUXEMBOURG

E DE LA COUR DU LUXEMBOURG 07

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tutionnalité des lois par l’intermédiaire rise facile. Alors que les premières il a fallu près d’un quart de siècle pour llet 1996, portant révision de l’article 997, portant son organisation, la Cour mier arrêt le 6 mars 1998. A l’occasion Faculté de Droit, d’Economie et de lli, le 17 décembre 2007, un colloque constitutionnelle de ses dix premières

Regional development

UNIVERSITY AT THE CORE The ProSud association of twelve communes from the south of Luxembourg has ambitions for the economic development of the region. The university will be at the core of these plans.

s grands axes de cette jurisprudence, gager un échange fructueux entre la olitique et juridique luxembourgeoise. 7 – le corpus jurisprudentiel de la Cour u’ils se rattachent pour l’essentiel à six ompétence de la Cour et la recevabilité t l’expropriation dans la jurisprudence règlement, la problématique des droits s et le principe d’égalité devant la loi.

“It is vital that the university is connected to the existing urban structure.” Lydia Mutsch (ProSud)

contributions écrites des intervenants it aussi les 43 arrêts rendus jusqu’en fonctionnement de la Cour. Il vise à e disponible. Ses auteurs espèrent ainsi institution et de son activité et fournir embourgeois un outil de connaissance ence.

LA JURISPRUDENCE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DU LUXEMBOURG 1997 - 2007

e présent ouvrage rassemble les Cole, Patrick Kinsch, Georges

UNIVERSITÉ DU LUX E M B O U RG

Pasicrisie luxembourgeoise 2008

Droit

43 ARRÊTS EN DIX ANS A l’occasion du dixième anniversaire de la mise en place de la Cour Constitutionnelle du Luxembourg, la Faculté de Droit, d’Economie et de Finance de l’Université du Luxembourg a accueilli, en décembre 2007, un colloque visant à analyser et commenter la jurisprudence de ses premières années d’existence. L’ouvrage «La jurisprudence de la Cour Constitutionnelle du Luxembourg 1997-2007», publié en collaboration avec la Pasicrisie luxembourgeoise et regroupant les contributions de ce colloque, les 43 arrêts rendus jusque fin 2007 ainsi que les textes régissant le fonctionnement de la Cour, vient de paraître. Edité par le professeur Jörg Gerkrath, coordinateur de l’ouvrage, il rassemble diverses contributions. 28 euros. www.uni.lu.

Elections sociales

L’OGBL EN FORCE Le syndicat OGBL sort grand gagnant des élections sociales de l’automne. Après avoir obtenu de très bons scores dans les entreprises (voir paperJam décembre 2008, p.13), les résultats des élections à la Chambre des Salariés – qui remplace désormais la Chambre des employés privés et la Chambre de Travail – montrent que le syndicat présidé par Jean-Claude Réding dispose en effet de la majorité absolue. La composition de la Chambre des Salariés se présente ainsi (membres effectifs): OGBL: 36 membres; LCGB: 16 membres; Aleba: cinq membres, Syprolux: un membre; FNCTTFEL: un membre. Le taux de participation des électeurs (salariés et retraités) s’élève à environ 36%.

Photo: Etienne Delorme

é DE DRoIt, D’éConoMIE DE FInAnCE

Innovation and research and new technologies are the pillars on which the government wants to build economic diversity. Lydia Mutsch, president of the ProSud association, says this can also apply to the development of the southern region. However, the idea that the University of Luxembourg could be at the core of this economic development in the south has only really been acknowledged over the past year or so, after the ProSud team held meetings with experts from Germany and France. “A representative from Trier, for example, told us that the university was the best thing that happened to that city after the war. It provided a real upturn and allowed it to develop.” ProSud wants the same to apply to the university at Belval, so that the south can become more autonomous in terms of breaking the cycle that sees a significant number of residents from the region travel to Luxembourg City to work every day. “The mixed development of the Belval site, which will have 20- to 25,000 jobs in the next 10 to 15 years, will allow people to work where they live and even spend their leisure time in the same place.” “It is important to learn the lessons of the past,” says Mutsch. Building a new quarter in which people will live and work, with the university as its core, you need to plan public transport.” To this end corridors for tram lines were included in the PAG plans as early as 2000 to create direct access from the university to the centre of Esch. “It is vital that the university is connected to the existing urban structure,” says Mutsch. “We have launched a volley of concrete measures, including a housing concept to ensure that

the majority of students who attend the university actually live in the south. We also distribute regular newsletters to local companies, because we want the university to create solid synergies with enterprises in the south. The university should not be an island unto itself.” Cooperation with local schools is also part of the plans to integrate the university into the very social fabric of the south. A prime example of how this could work is the Robotec programme for fifth year primary school classes. “Together with experts, they get to build their own robot. The idea is to encourage them to think about future careers in research, technology and science.” The communes and retail associations of Esch and Sanem recently launched a City Management concept that will develop plans for the commercialisation of the Belval site. But Mutsch insists the other member communes of ProSud are welcome to join that particular initiative. “The university is a partner of the city management, and we want to conduct a study to see how we can attract more people to shop at Belval, but also to ensure that other areas do not suffer from that.” Indeed, as the mayor of Esch-sur-Alzette, Mutsch is wary that Luxembourg’s second biggest city is not seen as monopolising the university. She was delighted therefore, when at a recent ProSud meeting one of her fellow mayors said that the university – and the economic benefits that come with it – belong to the whole of the south. “As ProSud we must build the structures that we need and ensure that there is a real regional conscience for economic development.” D. R.

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Green building

Energy

The Vertigo construction project on the Cloche d’Or has finally received its HQE (Haute Qualité Environnemental) certification for its Programme and Conception phases. “Vertigo becomes the first building in Luxembourg to receive official HQE certification,” says Jean-Christophe Bocci of project developers Allfin. Certification had been approved “with reservations” in mid-November. On 4 December, after receiving an Energy Study Synthesis, those reservations were lifted. The building received top performance marks in six of the categories examined, including water and energy management, maintenance and waste disposal.

CASC-CWE, the joint cross-border services company has held its first joint auctioning of year and month energy capacities on the common borders between the Benelux, France and Germany. This allows market participants to benefit from the enhanced market mechanisms following the signing of a Memorandum of Understanding between power exchanges, transmission system operators, ministers of Energy, regulators and representatives of market participants.

Illustration: Allfin

Vertigo is finally HQE

C’est le nombre de personnes victimes des réductions d’effectifs au siège social d’Astron Buildings. Etablie à Diekirch, la division du groupe suédois Lindab fabrique des bâtiments pré-étudiés en acier destinés à l’industrie, au commerce et aux bureaux. Elle emploie un total de 325 collaborateurs au Grand-Duché et 1.000 en Europe. Le directeur général Venant Krier dément les rumeurs de fermeture du site de Diekirch.

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Pratique

Fabrice Dewasmes et Philippe Illoul (Pragma Consult)

Bougez avec l’iPhone! Application iPhone offrant en temps réel les meilleures solutions en matière de mobilité au cœur de Luxembourg-Ville, Hot City Walker est la première réalisation de ce genre à avoir été développée par une société luxembourgeoise, en l’occurrence Pragma Consult. En l’espace de deux mois, la société a mis au point un outil permettant de trouver des infos sur les lignes de bus, les horaires et correspondances, les arrêts les plus proches, peu importe l’endroit où l’on se situe à Luxembourg. Mais cet outil va plus loin et renseigne aussi sur les parkings les plus proches, leur taux d’occu­pation, l’itinéraire pour s’y rendre, les stations «Vel’Oh!», les vols à l’aéroport, l’info trafic pour tout le territoire grand-ducal... Le tout en temps réel et téléchargeable gratuitement depuis tous les iPhones ou iPod Touch.

Photo: Julien Becker

Pragma Consult a développé une application de mobilité adaptée au terminal vedette d’Apple.

«Il nous est apparu intéressant de développer et de fournir une telle application pour le réseau urbain, explique Fabrice Dewasmes, department manager chez Pragma Consult. Deux semaines après avoir été soumise à Apple, l’application a été avalisée et est désormais téléchargeable depuis l’Apple Store». Une première réussie, donc, et qui en appelle d’autres. «L’engouement autour de l’iPhone, les possibilités de développement qu’il permet, nous paperjam  |  Janvier 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE

pousse à développer l’offre, confirme Philippe Illoul, managing director de Pragma Consult. Le marché mobile est en forte expansion. Nous pensons que ce genre de services va se multiplier». Du reste, la Ville de Luxembourg a lancé, en septembre dernier, un concours d’idées pour le développement d’applications susceptibles d’intégrer la plate-forme. Les résultats seront dévoilés au printemps. S. L.


22 entreprises

Fédération des Jeunes Dirigeants

Du sang neuf

Marc Ketter, le nouveau président de la FJD,  voit dans l’entrepreneuriat un élément moteur de la relance.

Sébastien Lambotte (texte), Yves Stephany (photo)

Depuis le 13 octobre dernier, Marc Ketter, respon­ sable des services aux entrepreneurs auprès de la Banque de Luxembourg, est le nouveau président de la Fédération des Jeunes Dirigeants d’entre­ prises (FJD). Pendant la durée de son mandat – un an – il sera donc le fer de lance de cette fédération dont l’objectif demeure de défendre les intérêts des entreprises dans les domaines éco­nomique et social, mais aussi de constituer un lieu d’échange et de réflexion entre ses membres entrepreneurs et dirigeants, quel que soit leur secteur d’activité. L’esprit d’entreprise fait partie des préoccupa­ tions premières de la FJD et «l’année Ketter» sera placée sous le thème «J’entreprends, donc je suis». «Au cœur de cette thématique, nous voulons travailler sur les moyens à mettre en œuvre pour stimuler la fibre de l’entrepreneur qui existe, je le pense, en chacun de nous», explique Marc Ketter. Dans un contexte de crise, le président de la FJD, pour qui il est avant tout question de «crise de confiance», voit dans l’entrepreneuriat un élément de relance. «Pour que cela soit possible, il faut se recentrer sur l’entrepreneur en tant qu’être humain, créateur de valeurs dans le cadre de ses projets. Aujourd’hui, les dirigeants doivent se repositionner sur des valeurs essentielles que sont celles du réalisme, d’écoute, de compréhension, de réflexion face à la situation. Des valeurs de capital humain et d’éthique», explique-t-il. Le Luxembourg, petite économie fortement tri­ butaire du secteur financier, devrait, selon Marc Ketter, trouver son salut dans l’entrepreneuriat. «Car chaque acteur doit travailler à sortir de ce climat généralisé oppressant. Chacun, homme ou femme, doit œuvrer à rétablir un climat de confiance. Le paquebot que constitue l’économie luxembourgeoise a beaucoup à perdre dans cette crise. Mais par sa taille, il présente l’avantage de pouvoir rapidement changer de cap pour mieux se repositionner. Pour y parvenir, il faut prendre les choses en mains, et chacun, en son sein, doit naviguer dans le même sens». Durant les douze mois qui viennent, ses 360 membres, entrepreneurs ou dirigeants d’entre­ prise (dont 160 ont moins de 45 ans), vont se réu­

«Il faut se recentrer sur l’entrepreneur en tant qu’être humain, créateur de valeurs dans le cadre de ses projets». Marc Ketter (FJD)

nir à travers plusieurs groupes de travail. «L’un d’eux s’attachera à réfléchir sur les mesures à prendre en faveur de la simplification de la charge administrative des entreprises», explique Marc Ketter. L’objectif est d’identifier les besoins des entrepre­ neurs en la matière et de rédiger un cahier des charges que la fédération soumettra aux autorités compétentes.

Vers des résultats concrets Un deuxième groupe de travail travaillera sur les adaptations à apporter au statut d’indépen­ dant. «Il s’agira d’analyser le contexte dans lequel l’indépendant évolue. De s’interroger sur les atouts et les imperfections du statut en vue de l’améliorer», explique Marc Ketter. Enfin, un troisième groupe se penchera sur l’entrepreneuriat social, le mécé­ nat et la philanthropie au Luxembourg. Tout ce plan d’action devrait aboutir à des résul­ tats concrets et des revendications proposées au

terme d’une année de travail. Et si la durée du man­ dat peut paraître courte, selon le président, elle par­ ticipe à une dynamique plus large. «Chaque nouveau président travaille dans la continuité, avec le secrétaire général et le président sortant, précise-t-il. Cela permet d’amener en permanence du sang neuf dans une fédération qui est amenée à se refondre, à se remettre en question, régulièrement». Par ailleurs, la FJD a assuré une présence à la Foire de l’étudiant, proposé des stages en entre­ prises, organisé des journées de rencontre entre enseignants et chefs d’entreprise, participé au concours Mini-Entreprises, etc. Tout cela, pour inviter les jeunes à s’impliquer dans l’entreprise et leur prouver qu’il y a d’autres alternatives inté­ ressantes et plus enrichissantes qu’un emploi dans la fonction publique en première expérience. «Car entreprendre, c’est vivre une passion. C’est mettre en œuvre un projet, l’assumer et transmettre cette passion à son entourage», explique M. Ketter.

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24 entreprises

Stratégie

Patience… Le cabinet Accenture ne s’attend pas à un retour aux fortes croissances avant deux ans. Jean Faltz et Pascal Denis (Accenture)

Au temps pour nous

Bourrage

Satellite

Dutch farmers’ take up ASTRA2 Connect SES Astra has signed a cooperation agreement with LTO Commerce, the sales division of the Dutch Federation of Agriculture and Horticulture, to provide its members with SES Astra’s satellite-based two-way broadband service Astra2Connect. The service allows households in regions without terrestrial broadband connection to access broadband services. It is estimated that between 200,000 to 250,000 households in the Netherlands many in rural areas, do not have access to high-speed internet. “Our cooperation with LTO shows that AstraConnect is in great demand, especially among end customers in rural areas,” said Norbert Willems, Managing Director of Astra Broadband Services. As well as twoway broadband Internet access for flat service fees, Astra2Connect also offers Voice over Internet Protocol (VoIP).

Photo: Olivier Minaire / Wide

En légende de la photographie illustrant l’article «Magasin Hermès – l’Eau et le Feu» (paperJam décembre 2008, p. 80), nous avons malencontreusement attribué à Elisabeth Graas le prénom de sa maman, Poupette. Par ailleurs, une petite «coquille» journalistique nous a fait écorner le nom de créateur Jean-Paul Gaultier. Toutes nos excuses aux intéressés ainsi qu’à nos lecteurs.

Il y a deux façons d’appréhender la crise économique actuelle: limiter les dégâts au mieux (quand c’est possible) ou bien détecter des opportunités pour aller de nouveau de l’avant. C’est cette seconde voie que privilégie Accenture au Luxembourg. Le cabinet, historiquement né de la scission des activités «conseils» d’Arthur Andersen, emploie quelque 150 personnes au Luxembourg et a multiplié sa taille (et son chiffre d’affaires) par quatre en dix ans. En l’espace de quelques années, la firme, intégrée dans une entité mondiale forte de plus de 180.000 individus, a connu plusieurs vies. Société de services informatiques «pure» dans les années 80, elle a évolué vers du business consulting spécialisé notamment dans les infrastructures informatiques des banques dans les années 90 et, enfin, aujourd’hui, vers une palette plus large combinant stratégie et réorganisation interne des groupes par l’accompagnement et le repositionnement de leurs entités luxembourgeoises. «Depuis deux ans, nous avons également élargi notre champ d’action aux sociétés autres que financières, en même temps que le développement du statut de PSF nous a ouvert d’autres oppor­­­­-  tu­nités», explique Jean Faltz, senior executive d’­Accenture à Luxembourg. Une évolution qui se traduit également par un rôle central de l’entité luxembourgeoise, au cœur du réseau international, en tant que centre de compétences en banque privée, en packages intégrés, mais aussi en fonds d’investissement. «Nous sommes amenés  à apporter notre savoir-faire sur des projets de clients localisés dans des pays européens, complète Pascal Denis, senior executive d’Accenture.

Et nous constatons que cette centralisation d’un certain nombre de compétences au Luxembourg pousse nos clients à aller eux aussi de l’avant et devenir aussi centres de compétences à l’intérieur de leur propre groupe». Pour autant, les grandes tendances actuellement observées sur les marchés ne vont pas toutes vers un regroupement de toutes les compétences au sein des frontières du Grand-Duché. Les pratiques d’outsourcing alternatif sont déjà très prisées dans les pays anglo-saxons et la vague finira bien par toucher les côtes luxembourgeoises. «On ne peut plus faire marche arrière, note M. Faltz. Tous les autres pays vont vers des modèles que le Luxembourg devra embrasser aussi, avec des équipes délocalisées en Europe de l’Est, en Inde ou encore sur l’Ile Maurice. On n’en parle généralement pas trop, mais les premiers mouvements ont déjà eu lieu». Reste que l’impact réel de la crise actuelle demeure encore incertain, même si, sans doute, le plus dur est passé. «Je suis plus calme, aujourd’hui, qu’il y a trois ou quatre mois, indique M. Faltz. Le plus important est de savoir quand est-ce que les banques vont redevenir optimistes après avoir, a priori, assuré leur survie. Les banques sont intrin­ sèquement saines et s’en sortiront généralement mieux que certaines industries cycliques. Mais nous n’avons aucune visibilité à court terme». Au Luxembourg, Accenture a, lui aussi, réduit la voilure. En août dernier, le programme de recru­ tement a été arrêté à une trentaine de nouveaux postes, à mi-chemin du plan initial. «Nous y verrons plus clair en janvier, mais nous n’attendons pas de reprise de grandes croissances avant deux ans», conclut M. Faltz. J.-M. G.

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26 entreprises

Prix

Prix

Le 28 novembre 2008, la Fedil remettait ses 18e Prix de l’innovation. Six lauréats, parmi les vingt candidats en lice, ont été récompensés. Le Premier prix revient aux équipes de recherche et développement du Goodyear Technical Center Luxembourg. Thomas Andreas (groupe Rotarex) et Cératizit Luxembourg ont reçu chacun le second prix. Le jury a par ailleurs attribué trois Prix spéciaux au Centre de recherche ArcelorMittal à Esch-sur-Alzette (catégorie Design produits), au département informatique de l’Imprimerie Centrale (Innovation dans les services) et à CodaSystem (Start-up).

Le 25 novembre dernier, quatre lauréats recevaient le Prix Luxembourgeois de la Qualité 2008, pour leurs performances dans la maîtrise des processus de production des produits et services. Il s’agit de Streff (catégorie Très Petite Entreprise) – pour son orientation client et pour son système de management intégré (QSE) notamment –, du Laboratoire national de Santé (Petit Organisme d’Utilité Publique), pour son orientation client et pour ses processus structurés. AXA Luxembourg (Grande Entreprise) est primée pour ses pratiques de gestion des ressources humaines «Best in class», et Sources Rosport (PME), enfin, pour sa maîtrise des processus de production et sa compréhension des besoins des consommateurs. Créé en 2001, le Mouvement Luxembourgeois de la Qualité (MLQ) promeut et encourage la mise en place d’initiatives pour la qualité et le management. En 2004, il a lancé le Prix Luxembourgeois de la Qualité.

Photo: Fedil

Six lauréats pour l’innovation

Tourism

At your service The ministry of tourism has moved into phase II of its ServiceQualitéit  Lëtzebuerg programme, following successful completion of the first phase.

Photo: ©ETI

“It is our common goal to improve a business.” Heinz-Dieter Quack (European Tourism Institute)

La qualité récompenséE

The ServiceQualitéit Lëtzebuerg initiative, under the auspices of the Ministry of Tourism, has already provided tangible results. So far some 150 tourist industry representatives from 85 businesses in Luxembourg have attained Level I coaching status, and 44 businesses have received certification. They were presented with the certificates by minister for tourism Fernand Boden at a ceremony earlier this year. Heinz-Dieter Quack from the Trier-based European Tourism Institute (ETI), which manages the processes and coaching side of the ServiceQualitéit Lëtzebuerg certification, explains that it is not about improving or expanding infrastructure or facilities, but rather about ensuring that customers are provided with that extra touch, what Quack calls “an emotional satisfaction.” Pierre Barthelmé from the ministry says the programme has generated interest not only from the tourism sector, but from all areas of the service industry in Luxembourg. “In these troubled

times, there is all the more reason to distinguish oneself from the competition,” says Barthelmé. Level II certification tackles specific areas of service in a much more concrete manner. It involves a comprehensive survey of both staff and customers as well as a testing of the business by an incognito ETI expert. The beauty of the programme, however, is that the business itself can decide what areas it wants to target for quality improvement, and thus what services will be tested. To this end the business owner creates their own so-called “quality profile”, defining in detail such things as, for example, how often a telephone should be allowed to ring before it is answered. “The idea is not to give a business the thumbs up or thumbs down,” says Quack. “It is our common goal to improve a business, to talk about specific improvements and ensure they are carried out.” D. R. For more information: www.servicequaliteit.lu paperjam  |  Janvier 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE

C’est le nombre approximatif de suppressions de postes prévues chez DuPont de Nemours Luxembourg dans le cadre d’un plan global destiné à renforcer la compétitivité du chimiste. Aucun licenciement n’est prévu «pour le moment» au Grand-Duché où 1.190 personnes sont employées. Le groupe américain parle d’un «déclin majeur des ventes dans les secteurs de la construction et de l’automobile».


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place financière au Luxembourg   |  30   Private banking Ambitions privÉes 32   Stratégie Sur la grille de départ   |  34   Private Banking Realistic measures to meet utopian target 29  

Rapport T2S

126 Tribune 124 Luxembourg

en Chiffres

128 Index

libre

Edito

3

Sommaire

8

122 Inside

Luxembourg

12

98 Playtime

paperJam TV Off the record 96

94

44

Entreprises

20

Coverstory

Place Financière

Industrie Grande Région

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40

36

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29 place financière

Internet

Stock Exchange

48% use online banking

Bond issue now TRADING The state bond issue launched in November has now been admitted to the Luxembourg Stock Exchange for secondary trading on its regulated market. The largest ever bond issue in Luxembourg, at 200 million euros, offers a return of an annual fixed interest rate of 3.75% and will mature on 4 December 2013. They have been included in the stock exchange’s Central Counterparty (CCP) structure, which it says will allow for efficient clearing and settlement of transactions. The proceeds will be used to finance the government’s bank rescue package for Fortis and Dexia. Luxembourg residents accounted for 72% of investments in the bond.

The number of times the Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, Luxembourg (BCEE) has won the Luxembourg Bank of the Year award from trade magazine The Banker. This year’s award follows titles won in 2005 and 2006. The Banker cited BCEE’s prudent risk management as one of the major factors in its decision. Other factors included its excellent ratings (AA+ with Standard & Poor’s and Aaa with Moody’s) and its range of innovative products.

A Eurostat survey reveals that 48% of Luxembourgers with Internet connections at home use online banking services. The survey shows that 80% of private households are connected to the Internet in Luxembourg – the fourth highest rate in Europe. Other popular services used by Luxembourgers are booking holidays and travel (50%) and contacting public administrations (48%). However, only 12% use online recruitment or job search services.

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Rapport

Serge de Cillia (ABBL)

T2S au Luxembourg Le document, corédigé par Deloitte et la BCEE, comprend quatre chapitres. Le premier décrit le projet T2S même, tandis que le second en analyse l’impact pour la place financière, à la fois sur la chaîne de valeur, au travers d’une matrice SWOT, et sur certains acteurs financiers, le troisième chapitre intégrant des interviews d’acteurs-clés luxembourgeois sur la question. Enfin, la quatrième partie se concentre sur les mesures à prendre et suggère notamment un renforcement des initiatives publiques et des associations représentatives pour appuyer et communiquer sur le projet. Il préconise en outre une approche stratégique pour le projet, et le développement d’une approche opérationnelle. «Le rôle de la BCL est considéré comme crucial pour la mise en œuvre de T2S au Luxembourg, notamment pour justifier la maîtrise et la pleine coopération avec toutes les parties prenantes», précise le Livre Blanc. Lancé par

Photo: ABBL

Le 24 novembre dernier, l’ABBL présentait son Livre Blanc sur «Target 2 Securities» (T2S) et ses impacts pour la Place.

la Banque centrale européenne en 2006, le projet T2S vise à élargir Target 2 (le transfert par les banques de gros montants dans toute la zone Euro, pour leur propre compte ou pour celui de leurs clients) au domaine des titres. Son principal objectif est de centraliser la livraison des titres libellés en euros, sur une plateforme unique paneuropéenne. Pour les auteurs du Livre paperjam  |   Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

Blanc, la restructuration du paysage «post-marché et post-négociation» européen, la réduction des coûts de traitements post-marché, la promotion et le renforcement de l’intégration des marchés, de la concurrence et de la transparence dans les opérations de règlement livraison, sont les défis à relever à travers la création de cette plateforme unique. M. A.


30 place financière

Private banking

Ambitions privÉes

Foyer Patrimonium est en passe de boucler sa fusion avec Capitalatwork.  Son nouveau patron, Vincent Decalf, affiche son appétit dans le métier de la gestion de fortune.

Nicolas Raulot (texte), Fabrizio Maltese (photo)

On comprend mieux désormais pourquoi ­ incent Decalf a quitté SGBT (Société Générale V Bank & Trust), une structure d’un millier de collaborateurs dont il était administrateur délégué depuis fin 2006, pour rejoindre Foyer Patrimonium, une entité née en 1999 qui emploie tout juste une quarantaine de personnes. Car la société de gestion de fortune, membre du premier groupe d’assurances luxembourgeois, a de grandes ambitions que la crise financière, si grave soit-elle, ne saurait remettre en cause. Alors que la plupart des acteurs financiers accusent le coup, Foyer Patrimonium est sur le point de boucler une fusion avec ­Capitalat­work, une autre société de gestion de fortune majoritairement détenue par des capitaux luxembourgeois. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de développement à long terme de Foyer. «Le groupe cherche à trouver un nouveau relais de croissance, un pôle alternatif à l’assurance dont le marché est désormais arrivé à maturité», indique Vincent Decalf, administrateur délégué de Foyer Patrimonium et patron du futur nouvel ensemble. Et cette opération, première concrétisation de la volonté stratégique du groupe, n’est sans doute pas la dernière, à en croire la détermination affichée par le Français de 46 ans, diplômé de l’Essec et actif sur la place du Luxembourg depuis plus de dix ans. «Le groupe veut grandir et grandira. L’opération Capitalatwork ne nous empêche pas de réfléchir et de regarder, car le groupe est dans une situation financière saine. Il y aura encore de la croissance externe». L’accord, qui devrait aboutir au début de l’année prochaine, prend la forme d’une acquisition du groupe Capitalatwork par Foyer et l’apport de Foyer Patrimonium à cette nouvelle entité. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais il est versé uniquement en numéraire aux actionnaires, qui cèdent 100% du capital. «L’opération laissera le groupe Foyer très au-dessus de ses ratios prudentiels», insiste ­Vincent Decalf. La tendance est de toute façon à la consolidation dans le métier de la banque privée, comme l’a également montré l’acquisition de Bank Sarasin Europe par Crédit Agricole Luxem-

«Le groupe veut grandir et grandira. Il y aura encore de la croissance externe». Vincent Decalf (Foyer Patrimonium)

bourg l’an dernier. «Le rôle de plus en plus affirmé du compliance officer, le besoin accru de contrôle des opérations, une réglementation de plus en plus importante et la nécessité de mieux connaître ses clients en application de la directive Mifid augmente les coûts et favorise le rapprochement des petites entités», explique-t-il. A ces facteurs structurels s’ajoutent des éléments conjoncturels, alors que la crise financière a fait fondre les avoirs des banques et donc leurs revenus.

Pas une affaire de coûts Vincent Decalf, qui a été informé et associé à l’opération avant même son arrivée officielle, le 1er septembre 2008, assure néanmoins que la logique de l’opération ne relève pas d’une affaire de coûts, mais bien de développement commercial. L’association Foyer Patrimonium-Capital­ atwork gérera quatre milliards d’euros d’actifs et emploiera environ 130 collaborateurs, en comp-

tant les 80-90 collaborateurs de Capital­atwork. Ils sont répartis entre la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suisse et l’Espagne. Il n’est donc pas question de profiter du deal, pour tailler dans les effectifs. «A moyens égaux, l’idée est de faire beaucoup plus. Mais nous sommes également dans une logique de croissance interne et de recrutement. Foyer est un groupe socialement responsable», assure Vincent Decalf. L’administrateur délégué a entrepris une vaste opération de communication auprès de chacun des collaborateurs, à qui il rend visite personnellement pour s’assurer de leur adhésion au projet et prévenir les velléités de départ. On est donc bien loin des plans sociaux annoncés dans certaines grandes entreprises du Grand-Duché. Vincent Decalf compte sur les similitudes culturelles entre les deux entreprises (taille humaine, indépendance, proximité avec les clients) pour que la transition se fasse en douceur.

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32 place financière

Stratégie

Photo: ©MAE

Sur la grille de départ Lors d’un dîner-débat organisé mardi 18 novembre par l’Executive Club Luxembourg, le député Lucien Thiel a affirmé la volonté de la Place de se situer dans l’après-crise et de faire table rase d’un «capitalisme-casino» ravageur. «Il nous faut agir avec beaucoup de doigté et de circonspection». Lucien Thiel (député)

Diplomacy

On the margins of the recent OSCE meeting in Helsinki, minister for foreign affairs Jean Asselborn and his Serbian counterpart Vuk Jeremic signed a cooperation agreement between the Luxembourg and Belgrade stock exchanges. The agreement will see Luxembourg offer financial support to the tune of 539,000 euros to establish a Disaster Recovery Site at the Belgrade Stock Exchange. The system will be installed by the Luxembourg Stock Exchange. This is the third project from Luxembourg to favour the Belgrade Stock Exchange. The first, in 2003, established a distant access network at the exchange at a cost of some 426,000 euros to the Luxembourg state. The second project, to which Luxembourg contributed around 540,000 euros, involved the setting up of high-tech trading and distribution systems over a three-year period.

Is Luxembourg’s position in the country rankings of a recent study titled Paying Taxes-The Global Picture. The study was conducted in 181 countries by PricewaterhouseCoopers in association with the World Bank and the International Finance Corporation.

Photo: Luc Deflorenne

Disaster recovery in Belgrade

«Notre position sur la grille de départ de l’aprèscrise est beaucoup plus favorable que beaucoup ne pensent. Il convient d’engager cette course et de la gagner». C’est déjà dans l’après-tempête des subprimes que se projettent les responsables du centre financier, comme l’a montré le mardi 18 novembre le discours prononcé par Lucien Thiel, député chrétien social et ancien directeur de l’ABBL (Association des Banques et Banquiers, Luxembourg), lors d’un dîner-débat organisé par l’Executive Club Luxembourg (E.C.L.). En conclusion d’un texte intitulé «Les sept péchés capitaux du capitalisme-casino», celui qui fut également journaliste a estimé que la place financière avait les moyens de repartir de l’avant, alors que Fortis et Dexia, deux des principaux employeurs du pays, ont été sauvés il y a seule­ ment quelques semaines par l’intervention des Etats. «Le savoir-faire professionnel, combiné aux efforts d’innovation, de formation et de recherche sont les meilleurs garants du succès de la Place, a-t-il déclaré à l’Hôtel Le Royal. Une des tâches consiste à transmettre une image qui nous corresponde. A nous de prouver à nos voisins que notre expertise financière peut leur servir au lieu de leur nuire». Une allusion directe aux attaques répétées dont le Grand-Duché fait l’objet en Allemagne et surtout en France, sur les thèmes du secret ban­ caire et des paradis fiscaux. Lucien Thiel a estimé que les excès du «capita­ lisme-casino» ou du «turbo-capitalisme», devaient désormais laisser la place à un capitalisme à visage

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humain, à une économie sociale de marché, au développement durable, à l’autodiscipline et à l’auto­ critique. Il a toutefois mis en garde contre l’excès inverse qui consisterait à jeter le bébé avec l’eau du bain: «Il nous faut agir avec beaucoup de doigté et de circonspection. Il serait exagéré et même stupide de revenir sur tous les produits financiers récents pour ne garder que les car­nets d’épargne». L’eupho­ rie financière de ces dernières années a aussi permis à l’Etat luxembourgeois d’engranger d’im­ portantes recettes fiscales. Prenant ses distances avec l’optimisme affiché par le gouvernement, Lucien Thiel s’est gardé de prédire la fin d’une crise «dont nous ne connaissons encore pas l’envergure totale», alors que le Grand-Duché reste très dépendant de sa place financière, malgré des efforts de diversification. Pour illustrer la gravité et la rapidité de transmis­ sion de la crise, il a rappelé que son intervention prévue il y a seulement quelques mois devant l’Executive Club devait initialement porter sur le thème de la gouvernance d’entreprise. Au chapitre des causes de la crise, Lucien Thiel s’est attardé sur les fameux «sept péchés capitaux du capitalisme-casino». Il a donc pointé les pro­ duits dérivés, les rapports trimestriels, l’alchimie financière et les produits sophistiqués, le pouvoir des agences de notation, les errements boursiers, la cupidité et les normes comptables interna­ tionales IFRS, que la Chambre des députés a récemment assouplies dans leur application au Luxembourg. N. R.


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34 place financière

Private Banking

Realistic measures to meet utopian target The latest paperJam Business Club meeting posed a specific question as part of a larger debate on private banking; is a target of 1,000 billion in assets by 2015 realistic or utopian? 28%

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PRiM seminar

New regulation for large exposures PRiM (the association of risk management professionals in Luxembourg) recently hosted a seminar titled «An Update on Large Exposures». Guest speaker Michel Dorval of Thomson Reuters Risk Management says there is concern that new rules could increase complexity for banks already laden with regulation. However, the Committee of European Banking Supervisors (CEBS) suggests that large exposures are not adequately addressed by Basel II, and that regulatory intervention is therefore justified. The CEBS wants to maintain current rules limiting exposures to a client or group of connected clients to 25% of own initial funds, with an additional 800% aggregate limit on large exposures. As a concession to smaller banks, exposures will be limited to the higher of the 25% or a threshold amount of 50 million euros.

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As a taster to the round table discussion at the Hotel Royal, Roger Hartmann (advisor to the Private Banking Group Luxembourg) presented an overview of the current situation and the challenges faced by the private banking sector. It is clear that there are challenges, even though Hartmann was able to list a wealth of statistics and citations from credible public and private research institutions and rating agencies that indicate Luxembourg’s strong position in the European and global financial services markets. For instance, Standard & Poors’ recent Bank Industry Risk Analysis report stating that: “Luxembourg is set to maintain its attractiveness as a financial centre, responding rapidly and effectively to an increasingly competitive and constantly changing environment.” The Private Banking Group, a cluster within the framework of the ABBL that represents some 95% of private banking assets in Luxembourg, has established working groups to tackle the challenges ahead. One particular area in which the Private Banking Group is keen to help out is training, which Hartmann says many single entities cannot afford to provide with the necessary depth as the metier constantly changes. But it is perhaps in promotion that most work needs to be done if the sector wants to reach anything like the 1,000 billion target. Hartmann says Luxembourg is still too focused on regionalisation (60% of clients) and lower segments. He also says that too many major Anglo-Saxon players are still missing from the local market. But Luxembourg is shifting its strapaperjam  |  Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

tegy and starting to attract a broader geographical client base and more High Net Worth Individuals. Jean Fuchs of the Association Luxembourgeoise des Professionnels du Patrimoine (ALPP) is keen for the Luxembourg market to explore new geographical possibilities, with a focus on the new dynamism of the countries of Eastern Europe as well as the Asian and South American markets that are emerging strongly. Asian models seem to be particularly attractive. Vincent Decalf from Foyer Patrimonium cited the example of Singapore – “the Luxembourg of Asia” as he puts it – where growth forecasts for private banking are extremely healthy. François Pauly of Sal. Oppenheim, on the other hand, spoke about his bank’s Family Office in Hong Kong, established to use familiar structures such as SICAVs for the Chinese market. The challenge of secrecy – or discretion – was also broached, but it is in attractiveness that the speakers all agree Luxembourg has to improve if it is to compete with Switzerland and other leading private banking centres. “A culture of welcome didn’t exist for a long time, and that is still a big weakness,” says Pauly. Luxembourg has to play to its advantages, for instance its multilingual expertise, Fuchs argues. “But it is not sure what image it is looking for,” he says. As to the crucial question posed by the conference, Fuchs says he thinks a target of 700 to 800 billion in assets by 2015 would mean the private banking sector had done well. “We certainly won’t reach the target by 2015,” says Decalf. D. R.

Source: Swiss Banking Association, December 2007

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VITIS LIFE Discovery Lunches

Augmentez vos avoirs sous gestion en montant avec nous en voiture vers le nord Après la réussite des Discovery Lunches Italie et France, nous remettons le couvert pour l’an neuf. Cette fois, les Pays-Bas et la Belgique seront à l’honneur. Les détails du programme et l’invitation suivront en 2009. Nous tenons à vous remercier d’avoir fait de ces deux premières éditions un tel succès et espérons vous retrouver nombreux en 2009 !

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Conférence

ArcelorMittal

Organisée le 12 novembre par le CRP Henri Tudor, la conférence «gestion durable des flux de matières et d’énergie en entreprises, approches et applications» a rassemblé plus d’une cinquantaine de participants issus de PME sensibles à cette thématique. Le projet AGID (Analyse et Gestion Intégrées et Durables des flux de matières et d’énergie en entreprise), mis en œuvre par le Centre de Ressources des Techno­logies pour l’Environnement (CRTE) en collaboration avec des entreprises, a été soutenu par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

Conséquence de la crise économique et de l’effondrement des cours de l’acier, le numéro un mondial de la sidérurgie a annoncé un plan de départs volontaires, visant 9.000 personnes, soit environ 3% de effectifs mondiaux, dont 6.000 en Europe et 400 au Luxembourg. Cette «décision difficile à prendre», selon Bernard Fontana, en charge des ressources humaines, concerne essentiellement les fonctions administratives et commerciales du groupe.

Photo: CRP Henri Tudor

Gestion durable en entreprise

C’est en pourcentage le recul de la production industrielle au troisième trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent, corrigée des effets saisonniers. Le Statec note que «les entreprises industrielles ont souffert d’une défaillance plus ou moins générale de la demande. Dans la moitié des branches, ajoute-t-il, l’activité s’est dégradée par rapport à 2007», avec un recul très net dans le travail du bois (-18,6%) et la transformation de matières plastiques (-16,2%).

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Cluster

170 navires battent déjà pavillon luxembourgeois dont le Catherine.

Mer in Luxembourg «L’absence de la mer n’est pas une raison pour ne pas agir». Cette phrase de Freddy Bracke, mana­ ging director de Cobelfret et président du Cluster maritime, résume bien la détermination des fondateurs de cette initiative, entrée en phase opérationnelle en octobre et présentée à la presse le 24 novembre. Situé à moins de 300 kilomètres des ports de Rotterdam, Anvers et Zeebruges, le Grand-Duché dispose en effet d’un accès privilégié aux voies maritimes et entend bien renforcer sa présence dans le secteur, alors que 170 navires battent déjà pavillon luxembourgeois. Le Luxembourg offre de nombreux avantages financiers et fiscaux, dont des exemptions de TVA et des bonifications d’intérêts pour les investissements. Soutenue par la Chambre de Commerce, cette action du secteur privé remonte aux années 2004-2005 et fait suite à des groupes de travail organisés par Jeannot Krecké, ministre de l’Eco-

Photo: Cobelfret

L’industrie maritime luxembourgeoise  s’organise en cluster pour contribuer  à son développement et mieux communiquer au Grand-Duché et à l’étranger.

nomie. Acteurs maritimes ou exerçant des activités connexes de support, 16 membres ont réuni leurs efforts dans ce partenariat. Il s’agit d’Atoz, Arendt & Medernach, Fortis Banque Luxembourg (BGL-BNP Paribas), CFL Cargo, CFL Multimodal, la Chambre de Commerce, Cobelfret, Deloitte, Dexia BIL, le groupe Jan de Nul, Dredging International (Luxembourg), Ernst & Young, l’étude Marc Glodt, ING, Intershipping et Pricewater­ houseCoopers. «Le rôle du cluster maritime luxem­ paperjam  |  Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

bourgeois, organisé en a.s.b.l., est de contribuer au développement du secteur maritime et de ses ser­ vices associés grâce à des stratégies de promotion et de communication, tant au Luxembourg qu’à l’étranger», explique Freddy Bracke. Le cluster par­ ticipera à des salons, comme le Forum logistique en février 2009 et à des évènements maritimes avec notamment la Journée européenne de la Mer le 20 mai 2009, à laquelle le Luxembourg participera pour la première fois. N. R.


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industrie

Qu’est-ce qu’un brevet? Le brevet est un titre délivré à l’inventeur par les pouvoirs publics, conférant à son titulaire un monopole d’exploitation sur cette invention pendant un certain délai, 20 ans maximum au Luxembourg.

Qu’est-ce qu’une marque? Une marque est un signe distinctif qui permet à un commerçant de différencier ses produits ou ses services de ceux de ses concurrents. Une marque est enregistrée pour une période de dix ans, renouvelable indéfiniment.

Photo: Administration des Douanes et Accises

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Législation

La contrefaçon et la façon d’agir contre Les entreprises luxembourgeoises ont les moyens de combattre ce fléau.  Y compris en Chine, où de réels progrès législatifs ont été réalisés.

Nicolas Raulot (texte)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes quand il s’agit de mesurer le fléau de la contrefaçon, qui représente plus de 10% du commerce mondial, 250 à 400 milliards d’euros de profits illicites par an, 200 à 300.000 emplois perdus et un manque à gagner fiscal considérable pour les Etats. Surtout que les statistiques disponibles intègrent uniquement les flux commerciaux transfrontaliers de ces marchandises frauduleuses. Le phénomène est d’autant plus alarmant que, loin de rester cantonné au luxe et à la monnaie, il se répand à grande vitesse vers d’autres industries, comme l’automobile, mais aussi les médicaments et bientôt l’alimentation, avec les risques sanitaires que cela implique pour les consommateurs. Le constat étant fait, il reste à connaître les moyens de lutte dont disposent les entreprises. La conférence organisée le 24 novembre par le ministère de l’Economie, Luxinnovation, et le Centre de Veille Technologique et Normative (CVTE) sur le thème «combattre efficacement la contrefaçon» a permis d’y voir plus clair et montré qu’il n’y avait pas de fatalité, y compris en Chine, où sont produits 60% des articles contrefaits dans le monde. Il y a un postulat incontournable si l’on veut avoir une chance d’agir et d’obtenir gain de cause en justice : «Pour bénéficier du monopole d’exploitation et de la protection du législateur, il faut déposer le projet et faire enregistrer la marque. Sans droit, il n’y a pas d’action possible contre le contre-

facteur. Si vous ne devez retenir qu’une seule chose, retenez celle-là», insiste maître Nicolas Decker, avocat à la cour. «Nous ne demandons pas aux entreprises de protéger chacune de leurs inventions, mais au moins d’avoir le réflexe de se poser la question de l’intérêt d’une telle démarche», déclarait dans nos colonnes au printemps dernier le responsable de la propriété intellectuelle au ministère de l’Economie Lex Kaufhold, peu avant le 25 avril, date d’une conférence déjà destinée à sensibiliser les entreprises luxembourgeoises.

Pas de fatalité «Une entreprise doit identifier ses actifs de propriété intellectuelle, enregistrer les titres auprès des offices compétents (la Direction de la Propriété intellectuelle pour les brevets, l’Office Benelux de la Propriété Intellectuelle pour les marques, dessins et modèles), les exploiter et veiller à leur respect. Lorsqu’elle est victime d’une contrefaçon, elle doit agir au plus vite en faisant cesser la diffusion de la contrefaçon, et en organisant une défense», ajoute enfin Aurore Harand du CRP Henri Tudor. Si, en Allemagne, les sanctions sont civiles et péna­les, elles sont seulement civiles au Luxembourg. Ce que Nicolas Decker juge malgré tout suffisant: «Les sanctions pénales n’intéressent pas tellement les titulaires des droits qui veulent avant tout que la contrefaçon cesse et que des dommages et intérêts leur soient versés». Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de fatalité, y compris quand la violation du droit de

propriété intellectuelle a lieu à l’étranger, ce qui est presque toujours le cas et notamment en République populaire. «Les Chinois allouent des ressources importantes à la lutte contre la contrefaçon. Proche du système allemand, leur législation a beaucoup progressé et est meilleure que celle de beaucoup de pays européens», témoigne Simon Cheetham, du China IPR SME Help Desk. Cette antenne de la Commission européenne emploie 22 personnes pour conseiller et informer les PME européennes quant à la défense de leurs droits de propriété intellectuelle en Chine. Son siège est à Pékin et elle dispose de six bureaux. «Nous les avertissons par exemple de la nécessité de déposer leur marque en Chine, avant que des acteurs locaux ne leur coupent l’herbe sous le pied», poursuit l’expert. Stefan Loges, juriste chez Fissler, témoigne de la réussite de ses actions lorsque le fabricant allemand d’ustensiles de cuisines a été victime de contrefaçons en Asie: «Notre marque est la richesse de notre entreprise. Nous attaquons à chaque fois pour la protéger. A partir du moment où nous disposons d’un droit, les tribunaux chinois interviennent. De même, lorsqu’un Coréen nous a chipé l’adresse www.fissler.com, un simple recours devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a suffi. Cela nous a coûté à peine 5.000 euros».

60% des articles contrefaits sont fabriqués en Chine

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Gastronomy

Communication

The BeLux Michelin Guide 2009 published at the end of November reveals no change in the status of Luxembourg’s top-class restaurants. Mosconi (pictured) and the La Table des Guilloux are still the only 2-star restaurants and nine establishments retained their one-star status. However, across the border in Belgium, the Auberge de la Grappe d’Or in Torgny near Virton has been granted its first Michelin star.

La plus haute distinction, soit le label «Ville Internet 5@», a été décernée le 24 novembre à la Ville de Metz par l’association française chargée de récompenser les efforts des collectivités qui s’engagent en faveur des nouvelles technologies. Metz a été distinguée pour la couverture de ses principales places par le WiFi urbain et pour être l’une des premières villes de France à être équipée de FTTH (fiber to the home), un réseau de fibres optiques reliant le domicile des abonnés.

Photo: Julien Becker

Michelin Guide 2009

C’est le nombre d’emplacements (au lieu de 102 actuellement) que devrait bientôt compter le parking agrandi de la gare de Troisvierges, littéralement pris d’assaut chaque matin par les navetteurs belges. Une solution transitoire, en attendant que les négociations «officielles» aboutissent afin d’aligner la tarification du trajet Gouvy/ Luxembourg au prix de l’abonnement national (45 euros au lieu de 67). De quoi inciter les frontaliers à prendre leur train dans leur pays d’origine. Une idée qui fera des petits?

Metz, ville Internet

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Tourisme

En deux ans, six millions d’euros ont été investis en manèges et en matériel.

Walygator sur la voie du renouveau

9 mai 1989: le parc Big Bang Schtroumpf ouvre ses portes en grande pompe du côté de Maiziè­ res-lès-Metz. Sur 42 hectares de friches indus­ trielles, reconverties en parc d’attractions, sont attendus 1,8 million de visiteurs annuels. Jamais le site n’atteindra cet objectif, malgré un inves­ tissement de départ de l’ordre de 110 millions d’euros… En l’espace de 20 ans, de nombreux repreneurs vont se succéder à son chevet, le parc changera même plusieurs fois de nom (Walibi Schtroumpf, Walibi Lorraine). Sans succès. Jusqu’en 2006 et l’arrivée aux manettes de deux hommes du sérail. Forains, Lorrains et anciens employés du parc, Claude et Didier Le Douarin rachètent l’ensemble et le renomment Walygator.

Photo: Pascal Lapp

Les frères Le Douarin sont en passe  de réussir leur pari. Deux ans après  avoir pris les rênes d’un parc d’attractions  moribond, ils annoncent un retour à l’équilibre en 2009.

Un pari perdu d’avance pour bon nombre d’obser­ vateurs… Et pourtant, au terme de son deuxième exercice plein, Walygator est sur une pente ascen­ dante: en 2008, la barre des 400.000 visiteurs a été atteinte (330.000 en 2007). «Le parc a retrouvé une bonne image, il est redevenu crédible», se félicite Didier Le Douarin. Il récolte surtout les fruits d’une politique ambi­ tieuse: depuis 2006, le duo a investi six millions paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

d’euros en manèges et en matériel, tout en élabo­ rant une stratégie commerciale offensive à desti­ nation du grand public et des comités d’entreprise. «Nous devrions parvenir à l’équilibre en 2009», table le patron qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin... À l’horizon 2010, il veut lancer un projet de complexe hôtelier de 1.000 cham­ bres. Avec,in fine, l’objectif d’atteindre le cap de 700.000 visiteurs annuels. J. T./JB Presse


42 grande région

Reconversion industrielle

Faulquemont en bouteille?

Le District urbain de Faulquemont (DUF), intercommu­ nalité du centre de la Moselle (32 communes, 23.500 habitants), vient de lancer une étude pour connaître la qualité d’une eau «minérale» exploitable dans son sous-sol, à 80 m de profondeur. Depuis des années, des eaux d’exhaure «de très bonne qualité» sortent à proxi­ mité du site d’exploitation d’anhydrite. Les résultats de cette enquête, qui doit éclairer la collectivité territoriale sur la qualité réelle, la quantité, l’origine, le renouvelle­ ment de l’eau, seront connus au printemps. «Si tous les voyants sont au vert, nous pourrions envisager une autorisation d’exploitation pour 2012», indique-t-on au DUF. À quelle(s) fin(s)? La commercialisation en bouteille, le thermalisme, mais aussi la géothermie sont des pistes.

Luxembourg Air Rescue

C’est le nombre de projets de développe­ ments économiques qui ont été accom­ pagnés en Lorraine grâce au dispositif ARDAN (Action Régionale pour le Dévelop­ pement d’Activités Nouvelles). Ce pro­ gramme, qui célèbre ses 20 ans, affiche un taux d’embauche des «pilotes» de ces projets de près de 90%.

René Closter (LAR)

Une base belge en suspens Luxembourg Air Rescue (LAR), c’est une asbl de près de 180.000 membres qui n’a plus rien à prouver en matière d’efficacité dans un dispositif sanitaire. C’est aussi une entreprise, par la force de ses 80 employés à temps plein, auxquels on peut ajouter les médecins free-lance. René Closter, président-fondateur du LAR, en manager comme en acteur de la santé, a toujours pensé que l’activité pouvait gagner à passer les frontières. «Les îlots ne sont pas viables à long terme. Les collaborations fonctionnent bien, avec la police grand-ducale et avec des partenaires allemands. Tout le monde s’en porte très bien, conservant son indépendance tout en réalisant d’importantes économies d’échelle». Ainsi, un véritable dispositif transfrontalier fonctionne avec la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, pour quelque 600 missions menées en 2008. Si, côté français, rien n’est à l’horizon, on a déjà évoqué à plus d’une reprise la piste du LAR en Luxembourg belge. Il y a quelques années, des tests in situ avaient démontré l’efficacité de la solution héliportée dans les secours d’urgence. Mais le dossier n’avait pas atterri. Et aujourd’hui? Responsable du département médical au LAR, Didier Dandrifosse suit les choses de très près. «Nous avons eu beaucoup de réunions, nous avons

Photo: Luc Deflorenne

L’organisation sanitaire aimerait  étendre son champ d’action avec  des partenaires belges.

reçu plusieurs délégations officielles. A chaque fois, notre organisation enthousiasme. Puis, on attend». Des voix politiques ont relancé la question récemment: le MR (Mouvement Réformateur) belge et ses homologues luxembourgeois du DP (Parti Démocratique) plaident pour une meilleure coopération. Un groupe de travail cite un plan élaboré par un médecin belge dans le cadre de la réorganisation des structures hospitalières (toutes publiques) du Luxembourg belge, incluant le secours héliporté. Il existe, à Bra-sur-Lienne (B), une petite struc­ ture d’origine privée, elle aussi, qui assure des transports héliportés médicalisés. «Cela fait des années que nous proposons une collaboration, indique René Closter. Disons qu’il n’y a pas une grande réceptivité». Parmi les différentes hypothèses, figure clairement celle d’une base LAR en Luxembourg paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

belge, avec hélicoptère, pilote et infirmier en stand by, plus une équipe urgentiste d’un hôpital, selon un rôle de garde. «Cette formule, au départ d’une société de droit belge, peut être mise en œuvre très rapidement, note Didier Dandrifosse. Pour les autorités belges, il suffirait de financer l’implantation et d’organiser les gardes. Pour nous, tout est là, l’appareil, les équipes. Et selon les besoins, les quatre autres hélicos – basés à Luxembourg-Ville, au Findel, à Ettelbrück et sur Esch (en projet) – pourraient servir de renfort utile». Le quadrillage LAR ne manquerait pas d’atouts et on imagine aisément un partenariat public-privé transfrontalier soutenu par un programme européen. Pourtant, des divergences de vues politiques, quelques réticences médicales ou luttes d’influ­ ence entre hôpitaux voire entre personnes, semblent manifestement encore faire écueil. A. D.


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paperjam top 100  Pour la deuxième fois, un jury indépendant a établi un classement des cent décideurs économiques les plus influents au Luxembourg. Un palmarès qui a fait l’objet d’un long travail de sélection et d’évaluation...

Top 100 des décideurs économiques les plus influents au Luxembourg

Au cŒur de l’économie

Deux ans après la première édition de 2006, un jury d’experts indépendants a désigné ceux et celles qui ont une influence  dans le paysage économique luxembourgeois. Un classement qui présente, cette année encore, des résultats remarquables...

Carlo Schneider et Jean-Michel Gaudron (textes), Etienne Delorme (photo)

C’est avant tout une bonne nouvelle, car le classement est marqué par l’actualité et les réalités économiques plutôt que par le passé de telle ou telle entreprise. Une bonne nouvelle aussi, car le classement est l’expression de mérites personnels plutôt que de traditions ou acquis historiques. Ici, une des principales caractéristiques du jury et de sa composition, édition 2008, trouve toute sa consécration: être au cœur même de l’activité économique du pays. Ainsi, la composition de ce jury est l’expression manifeste de cette volonté d’être au plus près de l’économie nationale, de ses acteurs (institutionnels et individuels) et ses spécificités. Comme pour la précédente édition, nous avons opté pour un jury plutôt réduit, mais aux compétences irrécusables. A sa tête se trouve MarieJeanne Chèvremont-Lorenzini, conseiller auprès du cabinet d’avocats Arendt & Medernach et présidente du conseil d’administration de Kneip Communication. Active sur la Place depuis 1975, elle fut classée, en 2006, cinquième et première

femme de notre «Top 100». Elle est fortement reconnue à l’échelle nationale et internationale pour ses compétences et ses grandes connaissances de la place financière du Luxembourg. Dans cette mission qu’elle a acceptée avec enthousiasme et professionnalisme, elle est assistée et entourée par Norbert Friob, entrepreneur, à la tête du groupe FNP, ancien président de la Confédération luxembourgeoise du commerce et ancien vice-président de la Chambre de Commerce. Auteur des ouvrages Parlons Commerce et, très récemment, [Re]Parlons Commerce, il est un connaisseur inégalé du monde du commerce, de la construction, de l’artisanat et de l’industrie au Luxembourg. Troisième membre du jury: Nicolas Buck, à la tête de Qatena et de Victor Buck Services, élu «Entrepreneur de l’Année» en 2004, par ailleurs classé 18e dans notre première édition du «Top 100» et plus que bien introduit dans le monde des réseaux qui se nouent dans les coulisses publiques. Last but not least: Daniel Schneider, créateur d’entreprises lui aussi (Schneider Consulting, Tenzing Partners…), qui apporte un regard supplé- }  46 paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

Tradition

Le poids des familles Au Luxembourg, sans doute plus qu’ailleurs compte tenu de la taille du pays, le poids des «grandes» familles peut être considérable dans les sphères d’influence. Sans vouloir en dresser une liste exhaustive, citons par exemple les «dynasties» Leesch (groupe Cactus), Wurth (sidérurgie), Meyer (qui a pris la suite des Heintz à la tête de la manufacture de tabac Heintz Van Landewyck) ou encore les familles Laval, Lambert et Tesch associées au groupe Foyer. Dans les cabinets d’avocats, aussi, on est souvent juriste de père en fils (les Elvinger, Hoss et Prussen, par exemple). Autre exemple: la famille Scholer qui, si elle n’a pas connu une fin heureuse avec sa chaîne de magasins Monopol, n’en garde pas moins un patrimoine conséquent.


Le jury de l’édition 2008 du «Top 100 des décideurs les plus influents au Luxembourg»: Daniel Schneider, Marie-Jeanne Chèvremont, Nicolas Buck et Norbert Friob.

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Processus de sélection du Top 100 Juin/ juillet 2008

Sur base d’une liste de ± 6.600 personnes, présélection d’une première liste d’un millier de noms par la rédaction de paperJam. Liste publiée dans l’édition juillet-août 2008 de paperJam

Septembre 2008

Sur base de ce millier de décideurs sélection, d’une liste de quelque 200 noms par chacun des membres du jury individuellement. Compilation de ces noms sur une liste représentant environ 350 noms au total.

Septembre 2008

1er workshop du jury: sur base de la liste des 350, sélection de 200 personnalités. Votes et classement selon des critères «mathématiques»

Octobre 2008

2e et 3e workshops du jury: sur base de la liste des 200 personnalités Discussions, votes et classement provisoire du Top 100

Octobre 2008

Travail individuel des membres du jury: appréciation du classement provisoire et remarques/ suggestions pour chacune des personnalités retenues

Novembre 2008

4e workshop du jury: Appréciation des résultats «mathématiques» et des remarques individuelles et reclassement sur base de discussions et votes. Classement définitif

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 { mentaire aux décideurs dans la course, avec une

carrière internationale dans le monde bancaire qui l’a mené, notamment, à New York et à Londres.

Des décisions de principe

International

Ils sont À l’Étranger Les décideurs influents au Luxembourg sont luxembourgeois, mais aussi français, belges, anglo-saxons… A l’inverse, il existe quelques Luxembourgeois qui ont réussi une très brillante carrière loin des rives de la Pétrusse. On pense, par exemple, à Philippe Schaus, directeur international de Louis Vuitton Malletier– qui était en couverture de notre dernière édition – ou Jean-Claude Biver, CEO de l’horloger suisse Hublot, considéré comme un des leurs par les Helvètes eux-mêmes! D’autres Luxembourgeois ont, très récemment, occupé des postes clés à l’étranger, comme Jean-François Rischard, qui était un des vice-présidents de la Banque Mondiale, ou encore Marc Assa, qui était, jusque l’année dernière, CEO de Tarkett Luxembourg mais dirigeait surtout depuis Paris, le géant européen leader en revêtements de sols. Retiré de ses fonctions, depuis, il est encore impliqué dans la vie économique au Luxembourg, puisqu’il est un des cinq investisseurs présents dans le capital de LBO Investments, structure d’investissement qui a contribué au rachat du groupe Eurobéton, mais aussi dans la ré-industrialisation du site de TDK après la fermeture de l’usine japonaise.

Ce jury peut se prévaloir non seulement de compétences complémentaires, mais affiche surtout une neutralité et une indépendance avant tout intellectuelle et morale. Cela s’est notamment traduit par une série de choix et de décisions de principe, lesquelles s’inscrivent par ailleurs dans la logique de celles retenues déjà par le jury du classement de 2006, présidé à l’époque par Jacques Santer, ancien Président de la Commission européenne et ancien Premier ministre du Luxembourg. La première de ces décisions a été de ne retenir, pour le classement final, aucun homme ni

femme politique. Il en est de même en ce qui concerne les fonctionnaires travaillant sous la tutelle directe ou indirecte d’un ministre. Sans quoi, qui plus est dans le contexte de la crise économique actuelle et de l’importance accrue de l’Etat luxembourgeois dans cette économie (qui trouve sa consécration notamment par les interventions financières au profit de la place financière en général et de Dexia BIL et Fortis Banque Luxembourg en particulier), il aurait été facile d’imaginer, dans ce classement, des rangs très élevés pour le Premier ministre Jean-Claude Juncker, le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden ou encore Jeannot Krecké, le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur. Ont donc aussi été exclus, dans cette même logique, les hauts fonctionnaires de l’Etat. Ainsi, à titre d’exemple, celui qui sera le futur président du conseil d’administration de la «nouvelle» BGLBNP Paribas et président sortant du conseil d’administration de la BCEE, Gaston Reinesch, n’a pas été retenu. Même «punition» pour Georges Schmit, administrateur général au ministère de l’Economie et du Commerce extérieur et vice-président de la SNCI. Il en va de même pour quelques-uns de ses collègues des ministères des Finances, de l’Economie ou encore des Transports. Même reflexe du jury en ce qui concerne les fonctionnaires et managers d’entreprises contrôlés par l’Etat (Alex Kremer (directeur) et Jeannot Waringo (président du conseil d’administration) aux CFL ou Marcel Gross aux Entreprise des P&T), ainsi que les fonctionnaires d’administration, d’établissements publics et d’institutions plus indépendantes, mais toujours publiques, comme la Banque centrale (avec à sa tête son président, Yves Mersch), l’Université de Luxembourg (et son recteur Rolf Tarrach), ou encore les organes de surveillance du secteur financier, la CSSF (Jean-Nicolas Schaus) et le Commissariat aux }  48 assurances (Victor Rod).

Respect

Les anciens À l’honneur Ce classement du Top 100 n’est pas un classement à l’ancienneté. Pas d’accessit, donc, pour «l’ensemble d’une œuvre», à quelques grands «Anciens» dont certains sont pourtant toujours bien verts. Leur représentant le plus remarquable reste sans aucun doute Edmond Israël, qui promène ses 84 ans avec l’insouciance d’un jeune premier, ou encore Joseph Kinsch, qui aura consacré sa vie à l’Arbed et qui s’est retiré de la présidence du conseil d’administration, atteint par la

limite d’âge (75 ans), pour se consacrer, désormais, à la Fondation ArcelorMittal. D’autres figures marquantes de l’économie luxembourgeoise pourraient eux aussi se voir mentionnés au vu de leurs états de services, comme Paul Meyers ou Marcel Mart, anciens dirigeants historiques de la BGL, ou bien encore quelques «grands» réviseurs qui ont jeté les bases des grands cabinets d’aujourd’hui, comme Arno Schleich, Guy Bernard, Jean Hamilius ou encore Victor Steichen.

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Le même principe d’exclusion a été appliqué pour les anciens responsables politiques, où des personnalités comme Jacques Santer, actuellement – entre autres – président du conseil d’administration de CLT-UFA ne sont pas retenues. Et puis, le jury décide, contrairement aux choix faits en 2006, d’exclure certaines catégories supplémentaires de professionnels (voir aussi encadré ci-contre). Enfin, pas de représentants non plus du corps de la Justice, même si un personnage comme le procureur d’Etat Robert Biever aurait pu prétendre à un statut «d’homme influent» compte tenu des dossiers qu’il a à gérer.

Un vote pondéré La diversité de la composition du jury, représentant en quelque sorte un microcosme de la richesse de l’économie luxembourgeoise, se reflète, du coup, dans le résultat de son vote. Un vote pondéré qui prend en considération tous les secteurs importants de l’économie luxembourgeoise:

la place financière certes, mais aussi le secteur des services se développant en périphérie (et notamment les études d’avocat et cabinets d’audit et de conseil), mais aussi ceux de l’industrie manufacturière et sidérurgique, de la construction (dont le nombre élevé de représentants est à l’image de son dynamisme) ou encore le commerce et les transports. Le jury a également décidé de ne plus faire figurer dans ce classement 2008 des représentants «symboliques» choisis en 2006 pour illustrer l’importance de certaines branches de l’économie luxembourgeoise. On ne trouvera donc pas, cette année, d’architectes, d’ingénieurs ou encore de notaires. Il en va de même pour le secteur de la santé (avec notamment les hôpitaux) ou conventionné (par exemple les soins à domicile), qui n’en sont pas moins, bien souvent, des entreprises à budgets et employeurs importants. Autre nouveauté par rapport à 2006: à très peu d’exceptions près, qui se justifient toutes par des

fonctions ou mandats supplémentaires des personnalités retenues, chaque entreprise ou groupe d’entreprise est désormais représenté par un seul leader. Il s’agit, en général, soit du directeur général ou CEO, soit le président du conseil d’administration. Par conséquent, on ne retrouve plus dans le classement certains noms encore bien présents en 2006, le plus souvent des directeurs financiers/CFO ou directeurs opérationnels. Là encore, le jury opte plutôt pour le pragmatisme et la diversité de la structure économique.

Une méthodologie éprouvée Enfin et c’est une décision importante du jury: le classement final retient de nombreux entrepreneurs, donc des personnes disposant généralement d’un grand pouvoir décisionnel dans leurs entreprises, mais s’affichant également en tant que créateur de richesse par leur propre action. Ainsi pour le jury, il ne suffit plus d’être dirigeant d’une filiale d’un }  50 groupe étranger pour figurer dans ce «Top 100».

Méthodologie

CritÈres de sélection Le verdict du jury est le fruit d’un travail laborieux basé sur deux éléments: une méthodologie proposant notamment toute une série de critères objectifs, développée par les besoins du présent classement, et les délibérations du jury qui se sont déroulées dans le cadre de quatre workshops en total. Les critères de base répondent à l’ambition de cerner les différentes facettes du vote et donc de chaque personnalité retenue en choisissant un large éventail de critères complémentaires.

Critères économiques: situation professionnelle & para professionnelle, entreprise/ organisation Éléments analysés · Emploi/ occupation principal(e): importance de l’entreprise/ organisation (taille, caractère international, position sur le marché, …), … · Indépendance managériale (par rapport au CA, shareholders et stakeholders, …) · Évolution de la carrière professionnelle · Diversité des postes occupées · Expérience professionnelle nationale et internationale, · Taille/ poids économique de l’entreprise/ l’organisation · Stratégie et positionnement de l’entreprise/ l’organisation · Indépendance économique et financière de l’entreprise/ l’organisation · Parts de marché et taille du marché occupé de l’entreprise/ l’organisation · Capacité d’innovation de l’entreprise/ l’organisation · Participations dans d’autres entreprises · Clients/ partenaires commerciaux de l’entreprise/ l’organisation · Mandats actuels au sein de Conseils d’administration et d’autres institutions que l’entreprise/ l’organisation employeur

Critères personnels Éléments analysés · Contexte familial: influence économique, sociale et politique de la famille proche, postes occupés par d’autres membres de la famille, · Connaissances personnelles, amitiés · Distinctions personnelles · Mandats actuels au sein de fédérations, associations professionnelles, · Mandats publics, Tripartite, CES, … · Autres réseaux personnels, · Clubs d’influence, · Autres clubs à caractère philanthropique, · Contacts internationaux, · … Critères politiques: opinion making power & capacité visionnaire Éléments analysés · Influence politique personnelle et de l’entreprise/ l’organisation · Pouvoir médiatique · Intérêts personnels et professionnels dans les médias · Reconnaissance comme opinion maker · Vision d’entreprise/ capacité visionnaire de l’entrepreneur · Projets d’entreprise · Projets personnels et privés · Travaux et recherches publiés (ouvrages, articles, R&D, …)

Les critères relatifs à certains secteurs et catégories socioprofessionnelles et les non classés Tout comme en 2006, le jury a décidé de ne pas prendre en considération pour le vote un certain nombre de catégories socioprofessionnelles, à savoir: · les femmes et hommes politiques (ministres, députés, maires); · les fonctionnaires (de ministères, souvent présents dans des conseils d’administra tion), dirigeants d’entreprises contrôlées par l’Etat et chefs d’administrations ou d’établissements publics indépendants; · les dirigeants du secteur de la santé (hôpitaux notamment) et du secteur conventionné (p. ex. soins à domicile); · certaines professions libérales: notaires, ingénieurs-conseils ou encore architectes. Pour d’autres catégories professionnelles, des critères stricts ont été retenus: en principe un seul associé des plus grandes études d’avocat (d’affaires) et de même en ce qui concerne les grands bureaux d’audit et de conseil. Finalement certaines personnalités n’ont pas été retenues car leurs fonctions actuelles (quand ils en ont) ne retracent pas leurs mérites et leur influence dans l’économie luxembourgeoise.

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C’est en 2006 que l’initiative de ce «Top 100» a été lancée, sur une base bisannuelle. Rendez-vous en 2010 pour la 3e édition.

Ils auraient pu...

Dans ses choix initiaux, le jury de cette deuxième édition du Top 100 des décideurs les plus influents au Luxembourg, a pris le parti de ne pas inclure, d’office, les représentants d’un certain nombre de professions libérales. Pas de notaires, donc, en dépit de leur rôle essentiel – et obligatoire – dans la bonne réalisation de toute opération engageant le statut même d’une société inscrite au registre du Commerce. Ils sont, au total 36 dans tout le pays et régis par la Chambre des Notaires, présidée par Me Jacques Delvaux. Pas d’architectes ni ingénieurs-conseils non plus, sous couvert de l’Ordre des Architectes et des Ingénieurs-Conseils, présidé par Martin Lammar. La visibilité du secteur est essentiellement assurée par la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, avec à sa tête l’architecte Christian Bauer. Les professions de la Santé ont également été écartées. Pourtant, le poids économique du secteur est indéniable compte tenu des budgets gérés souvent importants et du grand nombre de personnes y travaillant. A la tête du Centre Hospitalier Emile Mayrisch, qui regroupe les hôpitaux d’Esch-sur-Alzette, de Dudelange et de Niederkorn, le Dr Michel Nathan a sous ses ordres, par exemple, pas moins de 230 médecins et 1.700 salariés. Le Centre Hospitalier de Luxembourg, dirigé par le Dr André Kerschen, compte pour sa part quelque 1.900 employés, alors que la Fondation Stëftung Hëllef Doheem (dirigée par Robert Theissen) revendique plus de 1.500 salariés. Enfin, il aurait été également possible d’évoquer Marco Gaasch, président de la Chambre d’Agriculture, un secteur d’activité qui, certes, a perdu du poids au fil des ans, mais qui concerne encore plus de 4.000 emplois, ou encore les représentants de certaines asbl, non retenus non plus.

Photo: INgrid

Professions recalÉes

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Le jury peut, en outre, se prévaloir d’une méthodologie éprouvée et confirmée (voir encadré cicontre), ce qui ne le dispense pas d’un travail laborieux et intensif. Il aura fallu pas moins de quatre workshops collectifs et plusieurs sessions de travail individuelles pour faire le tri dans le gros millier de noms présentés à l’orée de l’été dernier (voir paperJam juillet-août 2008, page 36). L’engagement de l’ensemble du jury est exemplaire et il convient de le relever expressément. Cette deuxième édition du «Top 100 des décideurs économiques les plus influents au Luxembourg» comporte tout naturellement une nouvelle dimension: celle des «gagnants» et des «perdants» par rapport à 2006. Loin d’être une science exacte, il convient toutefois de relever que les résultats des votes ont souvent été très serrés et que, plus d’une fois, ce ne sont que quelques détails ne relèvent pas nécessairement du mérite direct des personnalités retenues qui ont fait la différence. Il s’agit, à titre d’exemple, du souci d’une bonne pondération des différents secteurs économiques ou encore de la taille de l’entreprise dans lesquel-

les ces personnalités travaillent ou exercent des mandats. Si le résultat du vote constitue bien évidemment un choix subjectif, il est néanmoins bien encadré par une méthodologie formalisée. Il est par ailleurs intéressant de constater quelques changements brutaux (montées et descentes spectaculaires, voire «sortie» pure et simple du classement), qui ne remettent évidemment pas en cause le travail du premier jury ni la méthodologie de travail et de classification. Un jury reste, avant tout, composé d’hommes et de femmes, à la sensibilité forcément différente… Mais dans les deux cas, tous auront fait preuve d’une totale objectivité et d’une indépendance absolue face à quelques pressions des uns et des autres de figurer – ou pas – dans ce classement. Il est évident que le présent classement invite, tout comme déjà celui de 2006, à la discussion et aux commentaires, à commencer le jour même de l’annonce publique des résultats dans le cadre de la grande soirée organisée ce 11 décembre 2008. C’est peut-être aussi un des effets positifs et voulus de cette démarche.

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1 Michel Wurth

«Je ne suis pas un carriÉriste»

Membre du comité de direction d’ArcelorMittal, Michel Wurth est également président de la Chambre de Commerce et de l’Union des entreprises luxembourgeoises.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (Photo)

Il y a deux ans, il s’en est fallu de peu pour que Roland Junck, éphémère directeur général d’ArcelorMittal, ne soit désigné comme le manager le plus influent de l’année. A quelques jours près, son remplacement à ce poste par Lakshmi Mittal serait en effet intervenu hors délais dans notre processus de fabrication du magazine… Pour cette deuxième édition, le risque d’un spectaculaire renversement de situation est autrement plus limité. Et il l’est d’autant plus que Michel Wurth n’est pas uniquement membre de la direction générale du leader mondial de la sidérurgie, notamment spécialisé dans la branche «produits plats Europe». Agé de 54 ans, et aussi, excusez du peu, président de la Chambre de Commerce, président de l’Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL) et vice-président de la Fedil, la Fédération des industriels. Un cumul de mandats qui, à lui seul, le positionne aux points stratégiques du développement économique du pays. A cela, on peut aussi ajouter un poste de président du conseil d’administration de Paul Wurth, leader mondial dans les technologies de production de fonte et la vice-présidence de la CroixRouge luxembourgeoise, «ce qui me donne beaucoup de fierté, car je pense que chacun doit faire, pendant certaines parties de sa vie, certaines choses de façon bénévole», estime-t-il. Le jury de notre «Top 100 des décideurs les plus influents au Luxembourg» n’a, en tous les cas,

pas eu besoin de dix tours de scrutin pour faire de Michel Wurth le numéro Un de cette édition 2008. Et ce ne sont pas les récentes annonces – postérieures à ce vote – des plans d’économies et de restructuration avec, à la clé, des milliers de départs volontaires au sein du groupe ArcelorMittal qui sont de nature à remettre en cause cette position.

les choses se sont faites dans une évolution logique, presque naturelle. Il intègre divers groupes de travail clés auprès des organisations gouvernementales ou professionnelles, il monte rapidement en grade à la Fedil dont il devient rapidement membre du conseil d’administration, il siège également au Conseil économique et social, puis se fait élire parmi les membres de la Chambre de Commerce. «Au Luxembourg, on devient assez Le macro plutôt que le micro rapidement bien plus qu’un simple dirigeant d’enArmé d’une triple formation universitaire de treprise, au travers des associations et des fédérajuriste, de sciences politiques et d’économie poli- tions dans lesquelles on peut jouer un rôle tique, Michel Wurth a toujours été intéressé par important. Cela donne une largeur de vue plus ces «sciences de la société». «A partir d’un tel cur- grande et vous aide à mieux faire la synthèse. Dans sus, ce qui m’a toujours intéressé, c’est d’essayer de tous les cas, j’ai rempli mes fonctions avec la comprendre la société dans laquelle on vit et, volonté de faire bouger les choses, d’essayer de ensuite, de voir comment l’influencer et, enfin, l’in- comprendre l’essentiel et d’essayer de l’influencer fluencer. J’ai toujours été davantage intéressé par en fonction de mes propres principes». le côté macroéconomique plutôt que par le microUne «carrière» parallèle de chargé d’enseigneéconomique». ment au Centre universitaire, pendant une quinEntré à l’Arbed en tant qu’attaché au secréta- zaine d’années, va également lui permettre de riat général des services financiers et compta- transmettre son savoir et son expérience en bles (le directeur financier de l’époque était matière d’économie politique. Un poste qu’il a dû Norbert von Kunitzki), il a rapidement été mis abandonner avec regret, emploi du temps oblige. dans le grand bain et planché sur le dossier de la «Je ne suis pas un carriériste au sens premier du restructuration de la sidérurgie en général et de terme. Mais il se trouve que ce qui est intéressant l’Arbed en particulier. «C’est là que j’ai eu la au Luxembourg, compte tenu de la petite taille du chance de côtoyer les autres décideurs politiques du  pays, c’est qu’il est facile d’en comprendre l’éconoLuxembourg. Jean-Claude Juncker est de mon âge, mie et, ainsi, de l’influencer. Il y a suffisamment de il était alors jeune secrétaire d’Etat au Travail...» flexibilité dans la société luxembourgeoise pour A ce stade-là de sa carrière, déjà, certains cela. Quand on veut faire bouger les choses et qu’on }  54 leviers d’influence se sont trouvés à sa portée. Et a raison, on fait bouger les choses». paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance


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Photo: ArcelorMittal

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Michel Wurth s’est vu confier de hautes responsabilités dans la nouvelle organisation du groupe sidérurgique, aux côtés de Lakshmi Mittal. Il est le seul Luxembourgeois présent au comité de direction d’ArcelorMittal.

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Les circuits décisionnels au Luxembourg sont, on le sait, particulièrement courts, ce qui rend en effet la tâche plus facile. «Les décideurs sont très proches de la réalité et de ce fait-là, leur faculté d’influencer cette réalité est plus importante et se met en marche plus rapidement. Nous le vivons vraiment au quotidien. Lorsqu’on est là à la tête de la Chambre de Commerce, en train de donner son avis sur le budget, ou bien quand on est le porteparole de l’ensemble des entreprises face au gouvernement, dans le cadre de l’UEL, à partir du moment où les propositions que l’on fait sont en droite ligne avec ce que l’on pense réellement, le pouvoir de persuasion est plus grand et c’est à ce moment-là que vous avez la beauté de la fonction. Si vous n’exercez ces fonctions que par pure tactique, vous perdez toute cette dimension-là. Devoir défendre quelque chose à laquelle vous ne croyez pas, par pur intérêt tactique, c’est très difficile».

IEE, Belval, BIP… Réservées aux seules phases de négociation, les manœuvres tactiques ne constituent donc pas son pain quotidien. Michel Wurth n’est pas un homme de «networking» dans le sens où il n’ira pas à la pêche aux contacts et aux relations de coulisses. Mais il ne cache pas que si les grandes décisions se prennent dans les cénacles dirigeants,

l’efficacité de ces prises de décisions est forcément renforcée par la bonne connaissance et la relation de confiance nouée au fil du temps avec les interlocuteurs qui sont en face. Dans un cercle de rencontre privilégié tel que peut l’être le Cepros (Centre d’études prospectives), dont il est membre, il a, de la sorte, l’occasion de fréquenter régulièrement d’autres personnages clés de l’économie luxembourgeoise, qu’ils soient directeurs de banques, de groupes d’assurances ou de Banque Centrale du Luxembourg… Au final, Michel Wurth peut déjà se targuer d’avoir accompagné activement la transformation de l’économie luxembourgeoise. Il a, par exemple, donné les premières impulsions au programme de revalorisation des friches industrielles d’EschBelval et au lancement de ce qui est aujourd’hui probablement le plus grand programme de développement urbanistique du pays. Il a également été impliqué dans la création de la société IEE (International Electronics & Engineering, dont Arbed fut un des actionnaires fondateurs aux côtés de la SNCI). «J’ai embauché  le premier salarié», se souvient-il. C’était à la fin des années 80… A tout cela s’ajoute également une implication dans la création de BIP Investment Partners, investisseur important dans le développement de bon nombre de sociétés au Luxembourg. «Lorsque j’étais encore jeune économiste, on calculait l’importance de la sidérurgie dans l’économie du pays, qui était semblable à celle du secteur financier aujourd’hui. Il y avait 130.000 emplois dans le pays à l’époque. Il y en a 330.000 aujourd’hui. C’est ça la transformation de l’économie luxembourgeoise… Nous avons monté une économie plus diversifiée qu’il n’y paraît. Il y a beaucoup d’activités très performantes en dehors de la place financière». Comme beaucoup de décideurs de son niveau, Michel Wurth éprouve le regret de ne pas avoir davantage de temps à consacrer aux siens et à toutes les choses qu’il rêverait de faire encore, même s’il préfère toujours regarder devant lui que derrière. Il aurait tout de même bien aimé pouvoir se pencher sur la dimension culturelle de la société qui l’entoure et étudier son lien avec le monde socio-économique. «Je pense que l’art est le reflet de la société dans laquelle on vit. Cela m’intéresserait vraiment de creuser cet aspect des choses, mais ce n’est guère compatible avec ce que je fais…»

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2 François Tesch

«Je n’ai pas dit mon dernier mot»

François Tesch est CEO du groupe d’assurances Foyer.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

A la tête du principal groupe d’assurances luxembourgeois, dans la stricte continuité familiale (c’est son grand-père, du côté maternel, qui en fut un des fondateurs et son oncle, Marc ­Lambert, qui en a longuement assuré la présidence), François Tesch aurait pourtant très bien pu suivre une autre voie, celle du monde de l’architecture, dont la passion lui avait été inculquée par sa mère, «qui a passé sa vie à faire des plans, à construire, se souvient-il. Mais mon père trouvait que je n’étais pas doué pour le dessin, ce qui était vrai. Et à l’époque, il n’existait pas d’ordinateurs pour y remédier. Si je devais nourrir un regret, aujourd’hui, ce serait peutêtre celui-là». C’est finalement dans le secteur bancaire que M. Tesch entame sa carrière professionnelle, après quatre années d’étude à Aix-en-Provence. Il commença par deux stages chez Brown Brothers et Dresdner Bank. Une centaine de jours qui lui ont forgé une première certitude: il ne deviendrait jamais banquier. «J’associais davantage le monde économique à la production de biens visibles. Je ne me reconnaissais pas dans la finance pure». L’indécision aidant, le cursus universitaire fut alors complété par un MBA à l’INSEAD enchaîné avec un séjour outre-Atlantique. «Puisque je n’avais toujours pas choisi un secteur d’activités précis, je me suis dit qu’il fallait que j’aille aux Etats-Unis, privilégiant alors le côté géographique». Il passera alors trois ans à New York au département fusion/acquisitions du conglomérat W.R. Grace & Co (ressources naturelles, produits chimiques, produits de consommation…), puis près de deux ans à Paris au poste de direc-

teur financier pour la division «produits chimiques spécialisés». Ce n’est qu’en 1983 qu’il retourne au pays, en tant que secrétaire général, «avec l’idée de développer les affaires familiales», se souvient-il. Et contrairement aux apparences, la voie n’était pas forcément toute tracée. «L’assurance était alors très réglementée et très traditionnelle, gérée par des juristes ou bien par des actuaires. Et moi, j’avais une formation économique. Mais le plaisir que j’ai eu était de pouvoir dire que l’assurance était une affaire comme les autres, et qu’on pouvait y faire des profits. Cette vision-là n’était pas du tout commune dans l’assurance». Pourtant, l’évolution du contexte européen et le décloisonnement progressif du secteur de l’assurance ont conforté François Tesch dans son approche et l’ont aidé à développer le groupe Foyer comme «une entreprise à but lucratif, avec des actionnaires rémunérés pour leur mise, des clients à qui il faut proposer des produits innovants et des employés à qui il faut pouvoir donner des ouvertures de carrière et des rémunérations plus motivantes». Aujourd’hui, avec plus de 100.000 clients, c’est près d’un ménage luxembourgeois sur trois qui détient une assurance auprès du groupe Foyer.

Avec du recul Soucieux d’assurer une diversification optimale du patrimoine familial, M. Tesch va également profiter de la cession des activités belges du groupe, au début des années 90, pour prendre une participation conséquente dans BIL-Participations, transformée en Luxempart (dont il est, aujourd’hui, administrateur délégué) et contribuer à l’essor d’une des structures d’inves­tissement clés de paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

l’économie luxembourgeoise. Le lancement de SES, la restructuration de Cegedel, l’essor de RTL Group, la création de l’opérateur de téléphonie mobile Vox: Luxempart y a joué un rôle clé à chaque fois et François Tesch n’y est pas étranger. Fort de son parcours, placé sous le signe de la prudence («Je n’aime pas les mauvaises surprises et les événements qui me mettent le dos au mur. J’essaie donc de prévoir, d’anticiper et ne pas prendre des risques qui pourraient me mettre dans des situations difficiles. M. Tesch peut, désormais, savourer un certain recul qui l’a fait se détacher des contraintes de la gestion journalière des affaires. Un choix qui lui permet de davantage se consacrer aux questions d’ordre stratégique clés, avec des réflexions engagées sur le développement des activités de private banking du groupe Foyer et une adaptation du champ d’activités de Luxempart. Le tout dans un souci de continuité qui lui survivra. D’ailleurs, la première étape a déjà plus ou moins été menée, avec le rachat par le groupe Foyer du groupe CapitalatWork et de l’apport de Foyer Patrimonium (l’entité du Groupe Foyer spécialisée en gestion privée et institutionnelle) à cette nouvelle filiale afin de créer un groupe leader dans le wealth management, gérant près de 4 milliards d’euros d’actifs et fort d’environ 130 collaborateurs répartis sur cinq pays. «Je me vois davantage comme un fédérateur, intéressé de savoir de quoi sera fait l’avenir. J’ai plus de plaisir à savoir que mes actions servent à développer ou à contribuer au développement du patrimoine du groupe que de partir vivre au soleil. Je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Construire reste toujours l’objectif numéro 1. Je préfère les fondations solides au préfabriqué»…


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3 Marc Hoffmann

«Je me sens trÈs à l’aise là oÙ je suis aujourd’hui»

Marc Hoffmann est président du comité de direction et administrateur délégué de la banque CBP qu’il a fondée.  Il est aussi président des conseils d’administration de Luxair et Cargolux.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

Du haut de ses 50 ans et six mois, Marc Hoffmann est le cadet du «Top 10» du classement 2008 des cent décideurs les plus économiquement influents du Luxembourg. Un point de détail, sûrement, mais révélateur de son fulgurant parcours commencé en 1984 à… New York, auprès de Morgan Guaranty Trust Company. «Mes ambitions, à l’époque, étaient surtout d’entrer dans un milieu totalement nouveau après mes études. Par la suite, en regardant les choses faites et celles que j’ai toujours aimé faire, j’ai pu noter comme un fil conducteur qui semblait tracé depuis pas mal de temps, mais dont je ne me suis pas tout de suite rendu compte. Certains événements ont dû marquer mon parcours de manière inconsciente lorsque j’étais encore adolescent». C’est ainsi que, alors lycéen, son rêve premier de devenir journaliste l’avait conduit, dans le cadre d’un concours, à interviewer Albert Dondelinger, le grand patron de la BIL, dans son bureau au coin du Boulevard Royal. Il en sera, plus tard, un de ses illustres successeurs… Quelques années plus tard, il travailla, lors d’un stage de quatre semaines à Hong Kong, pour Cargolux. Il en est, aujourd’hui, le président du conseil d’administration… «Ce qui trace la motivation de quelqu’un, ce sont peut-être ces petites graines posées de manière inconsciente sur le parcours d’une vie et qui poussent un beau jour», résume-t-il. C’est en octobre 2001 que le «grand public» a découvert cet homme d’un naturel discret, propulsé à la tête du comité de direction de Dexia BIL. Il y succéda à André Roelants, appelé en urgence par

Clearstream pour éteindre l’incendie allumé par les Révélation$ de Denis Robert. Marc Hoffmann n’est alors âgé «que» de 43 ans, ce qui ne manque pas de détonner à ce niveau de responsabilités. Il restera en place pendant cinq années, avant de surprendre tout son monde en annonçant, au cœur de l’été 2006, son départ volontaire d’un siège où il ne se sentait plus à l’aise depuis la prise de fonction d’Axel Miller à la tête du groupe Dexia. Et la surprise fut double lorsqu’il annonça, quelques semaines plus tard, le lancement de «sa» banque, la CBP (Compagnie de Banque Privée) qui, depuis, suit son petit bonhomme de chemin. Forcément moins exposé qu’à la tête d’une des principales banques du pays, au poids historique incomparable, Marc Hoffmann savoure plutôt son nouveau statut. «Chez Dexia BIL, je n’ai jamais vraiment apprécié le décalage entre la perception de l’influence réelle d’un poste comme celui qui était le mien et la réalité de cette influence. Il y a vraiment un ‘gap’ énorme. Je me sens très à l’aise là où je suis aujourd’hui».

Touche-à-tout Difficile, néanmoins, d’échapper à une certaine exposition quand l’une de ses casquettes se trouve être, depuis 2004, celle de président du conseil d’administration de la compagnie aérienne nationale Luxair. La compagnie est alors au plus mal et son directeur général, Christian Heinzmann, est débarqué en plein vol quelques mois plus tard. C’est donc sous la présidence et l’impulsion de Marc Hoffmann que sera initié le plan de redressement «Building a New Airline», mis en musique par le nouveau directeur général, paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

Adrien Ney, et qui a permis, en deux ans, de relancer Luxair sur la voie du développement. Egalement président du conseil d’administration de Cargolux (dont Luxair est le principal actionnaire), M. Hoffmann mène donc de front, avec réussite, trois mandats de taille (auxquels on peut également ajouter celui au sein du groupe de presse Saint-Paul). «Je n’ai pas trop de mal à gérer trois activités en même temps, car les trois n’ont pas les mêmes cycles de difficultés. Et jusqu’à présent, il n’y a jamais eu une convergence de problèmes aigus sur les trois fronts simultanément». Le mode de management qu’il revendique s’adapte, du reste, très bien à cette situation: «hands on» s’il y a un quelconque problème et «hands off» à partir du moment où les gens qui l’entourent prennent les choses en mains. «Je suis allergique à l’idée de ne pas être tenu au courant des problèmes. Je ne pratique pas la politique de l’autruche. J’encourage donc vivement les gens à venir me voir tout de suite lorsqu’ils ont des problèmes. Je ne veux en aucun cas être isolé dans ma tour d’ivoire, mais au contraire, lorsqu’il le faut, être au contact du terrain et de la réalité des choses». Les années qui se profilent sont encore nombreuses et il serait fort étonnant que Marc ­Hoffmann ne sorte pas un jour de son chapeau l’une ou l’autre nouvelle surprise, guidé par son appétit de connaissance multi-disciplinaire. «Je m’intéresse à beaucoup de choses différentes. Je me perçois davantage comme ayant une expérience dans beaucoup de choses et non pas étant pointu dans un seul domaine. Le milieu de la banque est trop réducteur en tant que tel pour que je ne garde pas un æil sur d’autres environnements».


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4 Romain Bausch

«Je ne suis pas le type mÊme du manager»

Romain Bausch est le Président et CEO de l’opérateur de satellites SES.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (Photo)

Même s’il n’a pas conservé, en 2008, la première place de ce Top 100 des décideurs les plus influents au Luxembourg, Romain Bausch n’en reste pas moins un des personnages clés de l’économie nationale. Un statut qu’il doit évidemment en grande partie à son épanouissement à la tête de SES, premier opérateur européen et deuxième mondial, au sein duquel il a mené toutes les transformations stratégiques qui ont porté le développement du groupe. C’est pourtant dans la fonction publique que M. Bausch a démarré sa carrière, avec comme ambition première celle de mettre son savoir-faire à la disposition de la collectivité. «Il s’agit là vraiment d’un point de conviction», explique-t-il. On est alors au cœur de la première crise sidérurgique des années 70, à une époque où le secteur financier n’avait certainement pas la même importance au Luxembourg et où les efforts de diversification économique avaient attiré un bon nombre de groupes industriels étrangers. Au ministère des Finances, après avoir commencé à s’occuper d’aménagement du territoire, il est amené à travailler sur la grande réforme fiscale de 1990 qui a profondément changé le paysage luxembourgeois en la matière, et pas seulement concernant l’impôt sur le revenu. Deux ans plus tard, alors que le Luxembourg assure la présidence européenne, c’est la réalisation de l’harmonisation de la TVA et des accises au niveau européen. «Personne ne nous voyait réaliser cet accord qui constitue toujours la base de ce qui existe aujourd’hui», se souvient M. Bausch, qui n’oublie pas que ces deux chantiers majeurs

ont repris des recommandations émises par le Conseil d’Etat sous sa propre présidence (entre 1989 et 1991). «L’époque était très fascinante car il était possible d’être vraiment un acteur très dynamique de l’économie». Aurait-il pu poursuivre sur sa lancée et occuper aujourd’hui des fonctions similaires à celles de Gaston Reinesch, son successeur à la fonction d’administrateur général du ministère des Finances? La question restera sans réponse, puisqu’en 1995, les administrateurs de la SES – au conseil de laquelle il est entré en 1991 en tant que représentant de l’Etat – lui demandent de prendre la succession de Pierre Meyrat à la direction générale. «Je n’étais pas spécialement candidat à ce poste, mais les 24 membres du conseil d’administration étaient unanimes. J’en ai parlé avec le premier ministre et le ministre des Finances et le 2 mai 1995, j’ai pris mes fonctions». Ainsi commença sa deuxième vie. «J’ai vu parfois, même pour des excellents commis de l’Etat, une certaine usure et une certaine amertume qui pouvaient survenir à la longue. Je ne voulais pas en arriver là. Je trouve d’ailleurs qu’il serait bon que chacun fasse, dans sa vie professionnelle, davantage qu’un seul métier».

«Pas l’âme d’un lobbyiste» Passer du public au privé n’était donc pas dans ses intentions, mais ce n’est pas pour autant qu’il en a perdu son ambition de se rendre utile pour son pays. «La société participe à l’exploitation d’un droit souverain national, via le contrat de concession sous lequel les satellites Astra sont opérés». Et ce droit souverain, il a directement contribué à le renforcer en pilotant habilement les grandes paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

manœuvres qui ont vu des grands actionnaires étrangers (Deutsche Telekom, puis General Electric) sortir du capital, laissant la main à l’Etat luxembourgeois (qui détient 1/6e des actions et un tiers des droits de vote) aux côtés d’un flottant de 80%. «Je considère que mon souhait d’ajouter une valeur ajoutée à la collectivité est toujours présent avec ce que je fais à la SES». De cette réussite capitalistique, il n’en tire pourtant aucune gloire particulière. «Je ne suis pas le type même du manager, en raison notamment de cette sensibilité particulière pour l’intérêt général qui n’est pas typique pour un manager, concède-t-il. Il faut aussi noter qu’avant d’arriver à la tête de la SES, j’avais déjà accompli beaucoup de choses au ministère des Finances, à la présidence du Conseil d’Etat ou de la SNCI. Je ne ressens donc pas le besoin de devoir m’imposer ou de me profiler quelque part. Je n’ai pas l’âme d’un lobbyiste. Je me concentre sur ce que je fais et je ne passe pas beaucoup de temps dans des activités qui n’auraient rien à voir avec la SES». Il a tout de même accepté deux mandats d’administrateur dans deux sociétés radicalement différentes: le venture-capitalist BIP Investment Partners et la banque d’origine allemande Sal. Oppenheim, et ce, avant même que le groupe ne prenne la décision de transférer ses activités principales en matière de private banking de Cologne vers Luxembourg. Et c’est tout, en dépit des sollicitations qui ne manquent pas. «Déjà, avant de quitter la fonction publique, il y avait d’autres propositions que j’ai refusées. La SES n’était pas la première…». Elle ne sera sans doute pas la dernière non plus, car Romain Bausch n’a jamais caché qu’il ne se voyait pas terminer sa carrière à ce même poste. A 55 ans, il a encore une troisième vie qui l’attend…


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5 Robert Dennewald

«Nous, patrons, dÉfendons une trÈs noble cause»

Robert Dennewald est le président d’Eurobéton (Luxembourg) et le président de la Fédération des industriels.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (Photo)

Avec plus de 530 membres représentant 25% de la valeur ajoutée nationale, un petit tiers de l’emploi intérieur et quelque huit milliards d’euros d’exportation par an, la Fédération des industriels, Luxembourg (Fedil) pèse de tout son poids dans le circuit économique national. A sa tête, Robert Dennewald, intronisé en 2006 après six ans de présidence de Charles Krombach. Une promotion naturelle, puisqu’il occupait alors le fauteuil de vice-président. Il n’a pas fallu le pousser beaucoup pour qu’il se retrouve président du conseil d’administration. «C’est un choix délibéré de ma part, explique M. Dennewald. Je pense que nous, patrons, défendons une très noble cause. Et si nous voulons que cette cause soit défendue correctement, il faut s’impliquer davantage qu’en payant une simple cotisation. C’est évidemment un mandat très prenant et j’y consacre d’ailleurs une partie importante de mon temps, avec le plein accord de mes actionnaires». Car Robert Dennewald est aussi patron d’entreprise et, plus précisément, son propre patron, depuis l’opération menée au début 2006 pour racheter, au sein d’un consortium d’investisseurs privés, le groupe Eurobéton dont il était alors directeur général. La grande responsabilité qui est la sienne lui permet en tout cas d’insister sur l’importance croissante de l’entreprise (au sens large) dans l’économie luxembourgeoise. «C’est l’entreprise qui est à la base de la création de richesse et nous devons tout faire pour aider au développement de ces entreprises et faire en sorte que celles qui sont

déjà là restent pour garantir un éventail d’activités économiques le plus large possible». La Fedil et son président sont, en général, écoutés très attentivement par les gouvernements, quels qu’ils soient, d’autant plus que son champ d’action s’étend désormais bien au-delà du seul secteur de l’industrie pure. Un exemple récent? «Je me suis permis de contacter le premier ministre début novembre dans le contexte de la crise du secteur automobile. Nous avons au Luxembourg 18 entreprises fortement impliquées en tant que fournisseurs et j’ai souhaité le rendre attentif au danger latent en cas d’insolvabilité prononcée pour l’un ou l’autre des grands constructeurs mondiaux. Deux jours plus tard, il annonçait des modifications dans les règles ayant pour objet d’adapter les règles qui régissent les activités de l’Office du Ducroire, afin de maintenir intacte sa capacité d’intervention».

Grosse responsabilité et petite voix Nommé administrateur à la Fedil en 1997, il a pu se faire les griffes en étant propulsé à la présidence de la commission des affaires économiques et financières de la fédération. «Une charge fantastique, car c’est la commission la plus difficile à animer», se souvient-il. C’est lui qui a initié le projet 1,2,3 Go, ce «parcours d’affaires» était prévu d’exister pendant trois ans. Il a achevé, en septembre dernier, sa huitième saison, et a été primé, fin 2007, lors de l’European Entrepreneurship Award dans la catégorie «Support aux entreprises». L’accompagnement et l’aide aux entreprises constituent un véritable fil conducteur dans les activités de M. Dennewald, qui tire tous azimuts paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

dans cet esprit-là: le rachat – avec d’autres investisseurs – du terrain abritant l’ancien site de TDK pour y créer un pôle d’entreprises, avec pas moins de 250 emplois à la clé; l’engagement dans une «spin-off» réalisé par l’ancienne responsable IT d’Eurobéton qui a monté une structure de services informatiques proposant aux PME des solutions de type SAP sous la forme de SaaS (Software as a Service); le développement, à Bascharage, d’une société spécialisée dans le conditionnement de produits pour des clients industriels (notamment Ferrero); le soutien d’Epuramat, ex-pensionnaire du Technoport à Esch, société innovante dans la gestion et le traitement des eaux usées… La liste n’est pas exhaustive et il travaille, actuellement, sur un élargissement du rayonnement de 1,2,3, Go via la mise en place d’une structure d’accompagnement «post-création» pour les jeunes entreprises, avec des chefs d’entreprises établis accompagnant, bénévolement, ces jeunes créateurs pour ne pas qu’ils trébuchent sur les premiers obstacles. «En tant que patrons d’entreprise, nous avons tous une responsabilité très forte vis-à-vis du reste de l’économie». Ses principes de gestion sont très basiques en apparence: savoir déléguer au maximum et responsabiliser ses collaborateurs en insistant sur le plaisir de se rendre au travail chaque jour, mais aussi écouter cette petite voix qui murmure généralement de judicieux conseils en face de problèmes. «Avec le temps, on apprend à vraiment l’écouter. Car très souvent, lorsqu’on a pris une mauvaise décision, on s’aperçoit que l’on ne l’avait pas écoutée suffisamment».


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6 Lakshmi Mittal

«Nous voulons que le Luxembourg soit fier d’ArcelorMittal»

Lakshmi Mittal est Président et CEO du leader mondial de la sidérurgie.

Jean-Michel Gaudron (texte), ArcelorMittal (Photo)

Depuis la fusion annoncée en juillet 2006, l’occupation du terrain médiatique par ArcelorMittal est quasi permanente. Il ne se passe pas une semaine – et parfois c’est même une journée – sans que le numéro un mondial de l’acier n’annonce une opération industrielle aux quatre coins de la planète. Les dernières annonces n’ont, en revanche, pas été spécialement heureuses, entre adaptation du plan de croissance existant, augmentation des arrêts de production temporaires et, pour finir, annonce d’un programme de 9.000 départs volontaires pour réaliser jusqu’à un milliard de dollars d’économies. Rien de très enthousiasmant donc, et au moment où nous clôturons cette édition, les détails concernant l’impact de ce plan pour le Luxembourg ne sont pas encore connus, même si la presse belge croit savoir que 118 emplois administratifs seront délocalisés de Bruxelles vers… Luxembourg. Le défi de la gestion en ces temps de crise est de taille pour le géant de la sidérurgie, et cela n’est pas pour déplaire à Lakshmi Mittal, 58 ans, à la tête de cet empire fort – pour l’instant – de plus de 326.000 personnes dans le monde. «Nos valeurs – Qualité, Leadership, Durabilité – demeurent la pierre angulaire du groupe quel que soit le contexte économique. Nous devons continuer à prendre des décisions rapides dans le meilleur intérêt de l’entreprise et maintenir notre avantage concurrentiel. Nous sommes optimistes quant à l’avenir à moyen et à long terme, au regard, notamment, des perspectives de croissance sur les

marchés émergents. Mais nous sommes face, aujourd’hui, à un environnement économique et des défis sans précédent». Et pour faire face à ce défi, il entend bien s’appuyer sur l’ensemble des forces vives de son groupe, à qui il accorde volontiers un blancseing. Et pas question, donc, en dépit des vents mauvais qui soufflent sur l’économie, de changer son mode de management. «J’aime donner aux gens la possibilité de relever des défis, d’exprimer pleinement leur potentiel et de rester ainsi toujours motivés. Nous prônons l’esprit d’entreprise et nous voulons que nos employés soient entreprenants, qu’ils aient confiance en leurs propres capacités et qu’ils fassent preuve d’audace».

La force du groupe De l’audace, Lakshmi Mittal, lui-même, n’en a pas manqué lorsqu’il a fallu se lancer dans cette gigantesque opération de fusion, initialement vue d’un très mauvais œil du Luxembourg. Sa force de persuasion a fait le reste et son travail ne s’est certainement pas arrêté le jour de la signature de l’accord. «Depuis la fusion, je maintiens un contact étroit avec le gouvernement, en particulier le premier ministre Jean-Claude Juncker et le ministre de l’Economie Jeannot Krecké et je suis très reconnaissant pour le soutien continu qu’ils nous offrent. Nous sommes aussi dans un dialogue permanent concernant les questions sociales, dans le cadre de notre plan ‘Luxembourg 2011’, qui vise à investir davantage dans nos usines de Luxembourg pour améliorer notre compétitivité. Au cours des dix dernières années, nous avons investi plus d’un milliard d’euros au Luxembourg». paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

La présence du siège social du groupe sur les bords de la Pétrusse constitue, à elle seule, une raison pour M. Mittal de venir régulièrement au Luxembourg, dont il apprécie «l’ouverture d’esprit» et «la richesse multiculturelle qui fait qu’on s’y sent chez soi». Du reste, le rôle du Luxembourg au sein du groupe a toujours été mis en avant et ne s’est pas démenti avec la transformation du «château» de l’avenue de la Liberté, devenu «l’Université ArcelorMittal» où seront formés tous les employés du groupe à l’échelle mondiale. Pour autant, ses responsabilités de numéro un d’un groupe ayant une présence internationale dans 27 pays différents empêchent M. Mittal de venir aussi souvent qu’il le souhaiterait. Il eut tout de même l’occasion d’assister en 2007 à un concert à la Philharmonie et honora de sa présence la réception du Nouvel an de la Fedil, en janvier dernier où il prononça un discours sur la justesse d’un modèle économique «global». «Nous voulons qu’ArcelorMittal soit un groupe dont le Luxembourg peut être fier, déclara-t-il ce soir-là. Une société capable de renforcer la réputation mondiale de ce pays au travers de l’impact de nos opérations dans le monde entier». Evidemment, ArcelorMittal est capable d’avancer même sans la présence physique de son leader. Tout l’art de diriger réside souvent dans celui de savoir déléguer. Et sur ce plan-là, Lakshmi Mittal pense être entouré des bonnes personnes. «Je suis très chanceux d’avoir de très bons collègues, que ce soit au conseil d’administration du groupe ou au comité de direction. Je dis d’ailleurs toujours que nous avons la meilleure équipe de gestion dans toute l’industrie de l’acier».


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7 Jean-Claude Finck

«Je me sens comme un poisson dans l’eau»

Jean-Claude Finck est le directeur général et le président du comité de direction de la BCEE.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

Etablissement bancaire public, la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat occupe une place à part dans le paysage financier luxembourgeois, plus encore ces derniers temps où elle apparaît comme un îlot de quiétude plutôt épargné par le tsunami qui a tout dévasté sur son passage. Le rôle de cette banque, plus que cent cinquantenaire (elle a été fondée en 1856) de contribuer au développement de l’économie nationale est inscrit dans l’article 5 de la loi organique de mars 1989.

La manière et l’art Etre à la tête de la BCEE confère donc, automatiquement, une responsabilité clé dans l’économie luxembourgeoise, qui va bien au-delà de la seule fonction de diriger une entreprise forte de quelque 1.800 personnes. A 52 ans, Jean-Claude Finck, président du Comité de direction de la Spuerkeess depuis février 2004 (il y avait succédé à Raymond Kirsch), en est parfaitement conscient, sa discrétion naturelle doit-elle en souffrir. «Soyons réalistes: c’est l’ensemble du directoire de la banque qui prend toutes les décisions stratégiques. Ce serait faire preuve d’une fausse ambition que de prétendre que j’en suis le seul responsable, explique-t-il. Ce positionnement particulier de la banque ne date pas d’aujourd’hui. Il est important d’en avoir conscience et d’exercer cette responsabilité avec beaucoup de rigueur. Mais cela ne doit pas constituer non plus un élément de pression particulier». Ce n’est pas dans le secteur financier que M. Finck a commencé son parcours professionnel,

en 1980, au sortir de ses études d’économie suivies à Aix-en-Provence, mais à l’ombre des hautsfourneaux de TrefilArbed, sous la direction d’un certain Joseph Kinsch. En pleine période cruciale de restructuration de l’ensemble de la sidérurgie du pays, Jean-Claude Finck, jeune attaché financier, apprendra aux côtés du «patriarche» l’art et la stratégie de la négociation, mais aussi une des valeurs de base qui l’accompagne depuis: «Une entreprise, ce sont des chiffres, bien sûr, mais avant tout des personnes, aussi bien les employés que les clients». Au fil des fréquentes rencontres avec de grands dirigeants de banques internationales, l’intérêt pour le secteur financier ira en grandissant et en 1983, M. Finck décide de changer de camp pour rejoindre la Banque Générale du Luxembourg, pour une autre aventure exaltante: celle de l’entrée en Bourse de l’établissement, concrétisée le 29 novembre 1984. L’action fut introduite sur les marchés au montant équivalent de 133,86 euros… Quelques années plus tard, Corneille Bruck, directeur de la BCEE, montre un intérêt grandissant pour Jean-Claude Finck – alors chef de l’activité Bourse au sein de la BGL – et le convainc de le rejoindre fin 1988 pour prendre la direction de l’activité private banking de la Spuerkeess. Et là encore, l’époque est cruciale, puisque la banque se prépare à connaître un changement statutaire historique avec le vote à venir de la loi organique qui régira son fonctionnement, à partir du printemps suivant. C’est en janvier 1996 qu’il entre au comité de direction de la banque, avant d’être promu, en mai 2001, au poste de directeur général adjoint. paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

Au long de ce parcours (presque) fléché, la carrière de M. Finck va, en toute logique, s’enrichir d’une dimension nouvelle qui va forger son «style» de management: la combinaison de l’activité finan­ cière pure d’une entreprise avec son rôle social. «Ce fil rouge m’a toujours guidé partout où je suis passé et cela s’est concrétisé de manière fort différente. La BCEE est l’un des signataires de la ‘Charte d’entreprises pour la responsabilité sociale et le développement durable’, mais cela va plus loin encore. Nous sommes avant tout une entreprise de services, donc au service de nos clients. Un dossier crédit, ce ne sont pas seulement des chiffres, mais l’étude, souvent, d’un projet de toute une vie qui se trouve derrière ce dossier. Dans toute cette approche-là, je dois avouer que je me sens vraiment comme un poisson dans l’eau. Cela correspond à mes ambitions autant privées que professionnelles et elle est partagée à la fois par les actionnaires et les cadres qui œuvrent à l’application quotidienne de ces principes-là». Impossible, donc, pour Jean-Claude Finck, grand amateur d’art photographique, de dissocier en deux images distinctes l’homme et le dirigeant d’entreprise. «Si on veut un travail bien fait, il faut qu’il y ait une harmonie entre les deux. Si l’un se sent mal, l’autre ne peut pas fonctionner de façon satisfaisante et productive». Ce n’est donc sans doute pas par un simple effet de mode que la banque a mis en place, en 2006, un très important programme de bien-être au travail pour l’ensemble des salariés du groupe (salles de fitness, bilans médicaux, séminaires, formations…), prévu d’être renforcé dans les années à venir.


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8 Laurent Schonckert

«J’ai toujours ÉtÉ ambitieux et je ne m’en suis jamais cachÉ»

Laurent Schonckert est administrateur directeur du groupe de distribution Cactus.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

Il aurait pu être footballeur professionnel, statut que peu de joueurs luxembourgeois ont connu dans leur carrière… Une fracture de la jambe, à 18 ans, lors d’un match international face au Portugal, en a sans doute décidé autrement. Un mal pour un bien? Laurent Schonckert en a, en tous les cas, tiré une grande leçon de vie et d’envie… «La déception de ne pas continuer sur ma lancée et devenir pro a été relative, car sans déception, il n’y a pas non plus de satisfaction. Cela m’a en tous les cas fait prendre conscience qu’il y avait autre chose dans la vie». Dans sa carrière professionnelle, Laurent Schonckert n’a jamais connu d’autre employeur que le groupe de distribution Cactus, au sein duquel il est entré en 1984 et où il a gravi les échelons jusqu’à devenir, en 2002, administrateur directeur. Il y avait, auparavant, effectué son stage de troisième cycle d’études en droit et en économie à l’Université de Nancy. Et si son choix d’entreprise s’est porté sur le leader national de la grande distribution, c’est peut-être aussi parce que Cactus était aussi, en ce temps-là, le sponsor principal de l’équipe de football de l’Union Sportive Luxembourg dont il portait les couleurs. «C’était l’époque du lancement des produits blancs, sans nom et au sein du service marketing où j’ai effectué mes deux mois de stage, j’ai procédé à des études de marché, interviews et sondage. A la fin de mon stage, le chef du personnel m’a dit que je pouvais toujours le rappeler plus tard si je le souhaitais. Sur le coup, je n’y ai pas prêté attention, mais c’est effectivement ce que j’ai fait un peu plus tard. Et j’ai été embauché».

Placé sous la coupe directe de Paul Leesch (petit-fils du fondateur Joseph Leesch), il évolua de missions en missions, notamment en contact étroit avec les réviseurs externes auprès de qui il apprit tous les rouages de fonctionnement et les multiples facettes du groupe. Son ascension au sommet de la hiérarchie s’est donc faite le plus naturellement du monde. «J’ai toujours été animé de la volonté de progresser et de cet esprit de combattant que j’avais en tant que sportif. Cela m’a toujours beaucoup aidé, notamment à reculer mes limites au-delà de ce que je croyais possible. En sport, on peut gagner un jour et perdre le lendemain. Dans la vie privée et professionnelle, c’est la même chose. Je sais donc relativiser les revers. Sans avoir été le premier de la classe à l’école, j’ai toujours été ambitieux et je ne m’en suis jamais caché. L’ambition fait partie de moi, de mon caractère, mais elle n’a jamais été démesurée par rapport à mes propres capacités. Quand j’étais enfant, à chaque fois que je jouais aux billes ou aux cartes, je voulais déjà gagner. Je n’aime pas perdre, même si avec le temps, j’ai aussi appris à le faire».

«Les ‘grosses’ sociétés font parfois peur» A la tête du deuxième employeur privé du pays (avec près de 4.000 salariés), dont le statut confine à celui d’institution nationale, cette ambition pourrait s’étioler avec le temps, mais il n’en est rien. «Mes origines familiales et ma carrière dans le sport m’ont inculqué le respect des valeurs et de chacun, quelle que soit sa classe sociale. Le groupe compte 4.000 employés et j’ai pleinement conscience que toute erreur de gestion met non seupaperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

lement en danger la société et l’actionnaire, mais aussi plus de 10.000 personnes en comptant les familles de chacun. Il est difficile de se juger soimême, mais je pense être quelqu’un de très ouvert et n’importe qui veut me voir peut le faire». Son bureau se trouve d’ailleurs juste en face de l’escalier menant au premier étage du bâtiment administratif du groupe et sa porte est vitrée… Et soucieux de montrer le bon exemple, Laurent Schonckert est toujours à son poste tôt le matin, entre 7h et 8h. Contrairement à d’autres pays, le poids économique direct et indirect du secteur de la grande distribution n’est pas chiffré au Luxembourg. On l’imagine tout de même très important, même si ce n’est pas forcément l’avis de tout le monde. «Beaucoup de gens, y compris certains politiques, sous-estiment l’apport de Cactus dans le pays, pour le secteur de l’agriculture, par exemple, ou du socio-culturel. Sous prétexte que nous sommes un grand groupe, on s’imagine que tout nous est dû. C’est faux et c’est même tout le contraire, car les ‘grosses’ sociétés font parfois peur. Il n’est pas question de réclamer une médaille, mais au moins d’avoir une juste reconnaissance de ce que nous faisons vraiment». Impliqué dans la Confédération luxembourgeoise du Commerce – dont il est un des vice-présidents – Laurent Schonckert met aussi son savoir-faire et ses relations au service d’Unicef Luxembourg. Après plusieurs années de collaboration «économique», avec des opérations menées en commun, il en a récemment rejoint le conseil d’administration. «Il y a un temps pour tout et aujourd’hui, je découvre ce monde dans les coulisses et je tire mon chapeau à tous ceux qui œuvrent dans ce métier-là».


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9 Claude Kremer

«Je suis toujours À la recherche de dÉfis»

Claude Kremer est associé fondateur du cabinet d’avocats Arendt & Medernach et président  de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi).

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

Si le mouvement perpétuel prenait forme humaine, il aurait à peu de choses près les traits de Claude Kremer. «Je suis toujours à la recherche de défis. J’ai besoin d’action, besoin d’avoir ce sentiment de pouvoir faire bouger les choses pour que je me sente bien. Je ne suis pas un homme de repos, mais plutôt un homme d’action. Ce n’est pas toujours une qualité, mais c’est ma façon d’être». En quelques mots, son portrait est dressé. L’endurance qu’il a sportivement entretenue lors de marathons passés a forcément déteint sur son parcours professionnel (à moins que ça ne soit l’inverse…). Un parcours particulièrement rectiligne, puisque si l’on excepte une période de stage initial passée auprès de l’étude d’avocats Elvinger Hoss, il a vécu l’ensemble de sa carrière au sein du cabinet Arendt & Medernach, dont il fut un des associés fondateurs en 1988. «Cette stabilité de l’environnement ne peut que renforcer la force dont on a besoin. Ça soude les gens et donne de bons appuis, auprès d’associés devenus amis au fil du temps et avec lesquels on a fait un bout de parcours ensemble. Ce n’est pas une collection d’individus qui travaillent face à face, mais une équipe de gens avec lesquels on a des affinités et des identités de vue éthique sur la façon de faire le business et d’approcher le client». Fiscaliste de formation, Claude Kremer a bien vite été plongé dans le grand bain des organismes de placement collectif, en même temps que le Luxembourg se dotait, dès 1988, de la première législation dite Ucits. «Nous avions forcément une

carte à jouer dans le domaine des fonds relativement spécialisés où peu d’acteurs étaient actifs à ce moment-là. Le volume des dossiers était relativement important. Il était facile de se lancer là-dedans. Tout une ère nouvelle se développait». Dès cette année-là, la toute jeune Association luxembourgeoise des fonds d’investissement permet aux juristes de s’impliquer dans le suivi et l’élaboration des textes juridiques et légaux. Il en ira de même pour la CSSF (créée en 1999) au travers de ses comités consultatifs «Je sentais que c’était un créneau essentiel dans lequel je serais amené à jouer un rôle important», confie-t-il aujourd’hui. Sa nomination, en 1991, au comité OPC de ce qui était encore l’IML, lui apparaissait déjà comme un premier aboutissement… L’occasion lui fut donnée de mettre la main à la pâte dans la préparation de la loi de 1991 sur les fonds institutionnels, puis, plus tard, Ucits III. Sicar et fonds spécialisés viendront s’ajouter à la liste, en attendant Ucits IV qui est en cours d’élaboration et pour lequel l’Alfi effectue un gros travail d’influence auprès de la Commission européenne à Bruxelles, en amont de la rédaction de la directive.

Travail d’équipe L’accession de Claude Kremer à la présidence de l’Alfi, en mai 2007, n’aura donc pas surpris grand-monde. «Il s’agit d’une suite logique dans mon parcours et qui s’imbriquait très bien dans mon travail quotidien de conseil des clients dans la mise en place de leurs structures de fonds. Je suis quelqu’un qui marche très fort aux défis. Ce paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

sont souvent les moteurs qui me permettent de déployer toute mon énergie». Sans cesse à l’affût, le personnage n’est en tout cas pas du genre à se laisser porter par la seule légitimité que lui offre cette fonction de président. «L’habit ne fait pas le moine. On est convaincant si on a raison, et non pas si on a une position. Au contraire, quand on a une position, il faut s’assu­ rer que ce qu’on dit et que ce qu’on défend a de l’intérêt pour la Place. Il m’appartient évidemment de délivrer les bons messages aux bonnes personnes quand il le faut, surtout dans le difficile contexte actuel. C’est une responsabilité non négligeable, mais surtout collégiale. Tout ne repose pas que sur mes seules épaules». Cette notion d’équipe accompagne également chacun de ses actes, dans une volonté permanente de motiver et fédérer ses troupes. «Le travail d’équipe est très important. Je suis un homme foncièrement collectif et surtout pas solitaire. C’est comme ça que j’essaie de faire avancer les choses en impliquant les autres et en travaillant ensemble». Une approche qui lui a plutôt bien réussi jusqu’à présent, y compris dans l’aboutissement d’un autre défi: la rédaction d’un volumineux ouvrage de référence, Les organismes de placement collectif en droit luxembourgeois, co-écrit avec sa consœur Isabelle Lebbe, qui connaîtra une version anglaise au début de l’année prochaine. Une façon – inconsciente – de se rapprocher aussi de ce qui restera pour lui, sans doute, un rêve éternel: celui d’ouvrir une librairie d’art, un lieu de culture, de rencontres et d’échanges. «Ce pourrait être un autre défi intéressant à prendre». Vous avez dit mouvement perpétuel?


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10 Norbert Becker

«Je ne me suis jamais posÉ la question de mon influence»

Norbert Becker est président du conseil d’administration du cabinet de conseil fiscal Atoz et de la Compagnie de Banque Privée.

Jean-Michel Gaudron (texte), Andrés Lejona (photo)

L’esprit d’entreprise, Norbert Becker le cultive comme d’autres plantent des légumes dans leurs potagers. Et sa longue expérience internationale a renforcé une légitimité qu’il ne viendrait à l’esprit de personne de contester sur la Place. Il fait partie des hommes qui comptent et ses récents engagements parlent pour lui. De retour au Luxembourg en 2004, après avoir passé plusieurs années à l’étranger (Londres et New York), il lance, avec quelques anciens associés, un cabinet fiscal indépendant, Atoz. Quatre ans plus tard, la société emploie 250 personnes «et a largement dépassé le business plan initial», indique-t-il. L’année suivante, c’est la création, avec quatre autres personnalités luxembourgeoises (non liées à Atoz) de LBO Luxembourg, structure d’investissement qui a soutenu le management buy out du groupe Eurobéton et pris quelques participations industrielles et immobilières. En 2006, enfin, c’est la création de la Compagnie de Banque Privée, dont l’activité opérationnelle a commencé en mai 2007. «Elle se porte aujourd’hui admirablement bien, car notre métier n’est pas d’investir notre propre argent ni celui de nos clients dans des produits douteux. Nous n’avons aucun produit ‘toxique’ dans nos comptes». Le professionnalisme de Norbert Becker est unanimement reconnu et ce n’est pas un hasard si, en 2004, il se voit proposer, par exemple, la présidence de la société de gestion du premier fonds de venture-capital à Luxembourg, Mangrove. «J’ai accepté avec d’autant plus de plaisir que ce sont trois de mes anciens associés qui ont lancé ces

fonds. Je les connais très bien humainement et professionnellement. Mangrove a connu le succès grâce à eux, je n’y joue personnellement pas un rôle vraiment important». Privilège de l’expérience, Norbert Becker se contente, aujourd’hui, de tenir des rôles non exécutifs au sein des structures où il est impliqué, laissant la gestion journalière à d’autres. Son rôle n’en est pas moins essentiel à tous les niveaux. «Je ne me suis jamais posé la question de mon influence et je n’ai jamais utilisé ce fait. Quand on me demande mon avis, je suis ravi de le donner et quand je pense que quelque chose pourrait se faire autrement, je le dis, mais pas comme un donneur de leçons. Tout cela s’est fait au fur et à mesure, sans prise de conscience particulière et cela n’a de toute façon jamais représenté un moteur. Je considère qu’il est de ma responsabilité d’entrepreneur, d’homme d’affaires, de professionnel, de jouer ce rôle».

Mentor A 55 ans, il est loin d’être arrivé au bout du chemin et prend plaisir, au quotidien, à aider les projets à se réaliser, à écouter moult présentations de plans d’affaires et s’impliquer personnellement dans ceux pour lesquels sa conviction est forte. Ce transfert d’expérience est également très présent au sein d’Atoz, auprès des associés plus jeunes, dont il est en quelque sorte le mentor. «L’expérience n’est jamais qu’un long parcours d’erreurs et de correction d’erreurs. J’ai vécu beaucoup de situations et beaucoup de situations se répètent. On se dit alors ‘je l’ai déjà vécu’ et on sait ce qu’il faut faire, ou ne pas faire». paperjam  | Janvier 2009 | ÉconomIE & Finance

Des expériences, il en a vécues, que ce soit au Commissariat au contrôle des banques, son premier emploi; dans les coulisses de deux cam­ pagnes électorales menées par Gaston Thorn dans les années 70, où il a acquis la conviction qu’il était essentiel de s’intéresser à la politique («J’encourage les jeunes à s’occuper de la politi­ que, sinon c’est la politique qui s’occupera d’eux»); dans la création d’Andersen au Luxembourg, au sein du premier véritable réseau mondial qui existait à l’époque, ou encore dans les opérations de liquidation de ce même réseau en 2002 et l’intégration de 60 cabinets d’Andersen avec autant d’entités Ernst&Young aux quatre coins du monde. Alors, forcément, on retrouve Norbert Becker dans un certain nombre de conseils d’administration très diversifiés, comme BIP Investment Partners, Editions du Lëtzebuerger Journal, Edmond de Rothschild, Intesa SanPaolo Holding International, PayPal ou encore Skype, en tant qu’administrateur indépendant. «Un rôle très intéressant qui permet une belle fin de carrière lorsqu’on n’aspire plus à des responsabilités exécutives journalières. Mais ce n’est pas une retraite dorée pour autant, car cela demande de l’organisation, de la préparation et, souvent, de voyager». Si son expérience ne lui a été d’aucun secours pour sauver le réseau Andersen d’une décision de justice que même la Cour Suprême américaine a reconnue, un an après, comme étant une erreur, il peut se consoler en comptant tous ceux pour qui il aura mis le pied à l’étrier. «J’ai pu assister à l’éclosion de plusieurs centaines de carrières dans des secteurs très variés et quand je vois les noms, je peux dire ‘j’y ai été pour quelque chose’»…


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top 5 des jeunes Ils sont âgés de moins de 45 ans...

1. Aditya Mittal, 32 ans (19e au classement) 2. Gerard Lopez, 36 ans (64e) 3. Geert de Bruyne, 43 ans (68e) 4. Claude Wagner, 43 ans (45e) 5. François Pauly, 44 ans (42e)

Top 5 des ENTREPRENEURS Ils ont crée leurs sociétés...

1. Marc Hoffmann (3e au classement) 2. Robert Dennewald (5e) 3. Norbert Becker (10e) 4. Gaston Schwertzer (12e) 5. Bob Kneip (16e)

top 5 des anciens Ils ont plus de 65 ans...

1. Camille Diederich, 84 ans (74e) 2. Gaston Schwertzer, 76 ans (12e) 3. Mathias Schiltz, 75 ans (29e) 4. Jean Hoss, 71 ans (52e) 5. Alain Georges, 70 ans (35e)

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Pit Hentgen, 47 ans

Nul doute que le président directeur général de La Luxembourgeoise a eu fort à faire avec la crise financière en 2008, même si la compagnie familiale, fondée en 1920, et le secteur de l’assurance n’ont pas été confrontés aux problèmes de liquidités des banques. Son influence dans le secteur de l’assurance s’exprime notamment au sein de l’ACA*, dont il fut le président et, aujourd’hui encore, membre du conseil d’administration. Egalement membre du Codeplafi*, il siège aussi au conseil du groupe SaintPaul Luxembourg.

12

Gaston Schwertzer, 76 ans

Le vice-doyen de notre classement cultive la discrétion autant que le sens des affaires. Promu à la présidence de la so­ciété d’investis­sement Luxempart, dont il est en même temps administrateur exécutif (et, accessoirement, cofondateur), il est aussi présent dans un nombre incalculable de conseils d’administration de sociétés cotées (RTL Group, Cegedel – en tant que viceprésident -, SEO*) ou non (Audiolux, Foyer Finance, Foyer Patrimonium – il en est le président – Trief Groupe Wendel, Puilaetco ou encore Paul Wurth).

13

Alain Papiasse, 53 ans

Inconnu du grand public – et sans doute même de nombreux acteurs de la Place – jusqu’à l’automne dernier, il est pourtant président du Conseil d’administration de BNP Paribas Luxembourg et membre du comité exécutif du groupe BNP Paribas, responsable du pôle asset management and services. C’est donc à lui qu’est revenue la mission de mener à bien, fin septembredébut octobre, les négociations du volet luxembourgeois de l’opération de sauvetage du groupe Fortis par BNP Paribas et les premières manœuvres de l’intégration des deux groupes au Grand-Duché.

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Pierre Ahlborn, 46 ans

Administrateur délégué de l’une des plus importantes banques privées du pays, la Banque de Luxembourg (700 employés), il est également vice-président du conseil d’administration d’EFA* et administrateur de Fund Market, le «supermarché» des fonds d’investissement. Homme très discret, il siège dans de nombreux conseils d’administration au sein du monde économique et social, notamment à la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie et à l’Entreprise des P&T mais aussi dans le comité exécutif de la Croix Rouge.

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Frank Wagener, 56 ans

Pris dans les turbulences de la crise du subprime, le groupe franco-belge Dexia a été décapité au début de l’automne. Mais à la tête de l’entité luxembourgeoise Dexia BIL, sauvée par l’intervention du gouvernement à hauteur de 376 millions d’euros, Frank Wagener n’a pas subi les foudres du marché. En place depuis 2006, il s’est démené pour assurer une continuité et préserver la confiance des clients autant que des quelque 2.200 salariés présents au Grand-Duché.

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Marc Giorgetti, 47 ans

Diplômé d’économie avec une spécialisation en gestion des PME, le petit-fils du fondateur du groupe Félix Giorgetti devient en 1986 directeur général de l’entreprise familiale, d’un des principaux entrepreneurs de construction privée au Luxembourg, Membre du conseil d’administration du Groupement des constructeurs à la Fedil*, il fut président, entre autres, de la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise. Impliqué dans le conseil d’administration de BIP Investment Partners, il siège également au conseil de la Compagnie de Banque Privée, deux sociétés dont il est aussi actionnaire.


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Marc Solvi, 56 ans

Entré chez Paul Wurth à 24 ans, il a gravi tous les échelons jusqu’au poste de directeur général du leader mondial dans le domaine des technologies de production de fonte. Pur produit de la sidérurgie, cet homme de fer au caractère bien trempé a fait ses études secondaires au Lycée d’Esch avant des études universitaires à Liège entre 1971 et 1976. Membre de la Chambre de Commerce du Grand-Duché et administrateur de la Fedil, il est devenu un véritable ambassadeur du monde industriel luxembourgeois en général et de la sidérurgie en particulier.

18

Charles-Louis Ackermann, 57 ans

Président de la Poudrerie de Luxembourg, société familiale et centenaire, Carlo Ackermann poursuit depuis trente ans le développement du Groupe Accumalux. L’entreprise spécialisée dans le moulage par injection pour l’industrie de la batterie emploie quelque 150 personnes au Luxembourg et une centaine à l’étranger, en République Tchèque, en Australie et en Egypte. Un parc d’activités à haute valeur ajoutée et environnementales sera prochainement installé sur le site historique du groupe, à Kockelscheuer. Administrateur de la Fedil*, du Cercle Munster et de la Chambre de Commerce Luxembourg-Chili, il est également membre de la FJD*.

19

Aditya Mittal, 32 ans

Fils de Lakshmi Mittal, ce surdoué est le chef de la direction financière du groupe ArcelorMittal. Entré au sein du groupe Mittal Steel en 1997, il a été nommé à la tête des fusions et acquisitions en 1999. C’est lui qui a été un des grands architectes de la fusion avec Arcelor et qui, depuis, co-dessine les grandes lignes stratégiques du numéro Un mondial de l’acier. Un emploi du temps qui ne l’empêche pas d’être également très impliqué dans des actions caritatives, notamment auprès de la Société nationale pour la prévention de l’enfance (NSPCC) au Royaume-Uni.

20

Roland Kuhn, 55 ans

Administrateur délégué de la société de construction Kuhn, il cumule les mandats au sein d’organismes représentatifs des entreprises du Grand-Duché du Luxembourg. Il est notamment président de la Chambre des Métiers, établissement public qui défend les intérêts de plus de 4.000 entreprises artisanales, employant environ 60.000 salariés. Il est également président de la Fédération des entreprises luxembourgeoises de construction et de génie civil et vice-président de l’UEL*.

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Etienne Verwilghen, 61 ans

Successeur désigné de Damien Wigny à la tête de Kredietbank Luxembourgeoise, en octobre 2001, après une quinzaine d’années passées à ses côtés, il a poursuivi et amplifié l’expansion internationale du groupe devenu, entretemps, KBL European Private Bankers. S’appuyant sur un «hub» informatique, le groupe a poursuivi sa stratégie, déployé un réseau private banking dans huit pays européens et entend poursuivre son expansion plus à l’Est au gré des opportunités de ces marchés émergents.

22

Charles Krombach, 66 ans

Ingénieur de formation, il commence sa carrière chez IBM avant d’entrer en 1973 chez Heintz van Landewyck, la manufacture luxembourgeoise de tabac, dont il est le directeur général depuis dix ans. Le groupe qui emploie 498 personnes compte quatre usines (deux au Luxembourg, une en Allemagne et une Hongrie) et a opéré une diversification en 1996 avec la création de la société Imatec. Président de la Fedil* de 2000 à 2006 dont il a assuré un important développement, il siège encore au conseil d’administration de la fédération patronale et est membre élu de la Chambre de Commerce. Il est également membre du Beirat (Comité consultatif) de la Deutsche Bank.

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Top 5 des Non-Luxembourgeois Ils sont Français, Belge, Indien, Mauricien…

1. Lakshmi Mittal (Inde) (6e) 2. Alain Papiasse (France) (13e) 3. Aditya Mittal (Inde) (19e) 4. Etienne Verwilghen (Belgique) (21e) 5. Maurice Lam (Ile Maurice) (23e)

Top 5 des ENTRÉeS Ils n’étaient pas là en 2006…

1. Claude Kremer (9e) 2. Alain Papiasse (13e) 3. Roland Kuhn (20e) 4. Ernest Muller (27e) 5. Mathias Schiltz (29e)

Top 5 des gains Ils ont amélioré leur position par rapport à 2006 (nouveaux entrants exclus)…

1. Charles Krombach (22e, + 64 places) 2. Etienne Verwilghen (21e, + 56) 3. Flavio Becca (29e, +53) 4. Frank Wagener (15e, +52) 5. Norbert Becker (10e, +48)

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Maurice Lam, 51 ans

Sa carrière professionnelle menée intégralement chez Deloitte l’a conduit, en 1988 à devenir associé puis, en 2000, à accéder au sommet de la hiérarchie. Il a accompagné le développement de la firme, forte, aujourd’hui, de plus de 1.100 employés. En reconnaissance de ses compétences, son mandat, qui aurait dû s’achever en 2008, a été prolongé de deux années supplémentaires.

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Jean-Claude Schmitz

L’entreprise est une forte tradition familiale chez les Schmitz. Jean-Claude, troisième de la lignée, a créé en 1989 le groupe Rotarex (spécialisé dans les équipements industriels haut de gamme pour passages de gaz) et y a intégré, en 1993, la société Ceodeux créée par son grand-père Auguste Théodore. Depuis, le groupe a acquis une dimension internationale et est l’un des leaders mondiaux de son secteur, employant deux fois plus de personnes (900) à l’étranger qu’au Luxembourg. Administrateur de la Fedil*, il est également président du Conseil d’administration de l’Industrie luxembourgeoise de la technologie du métal.

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Hubert Jacobs van Meerlen, 55 ans

Economiste de formation, il préside, depuis dix ans, aux destinées de la société IEE, spécialisée dans les capteurs et composants associés, et les systèmes de détection des occupants de véhicules. Il en a assuré l’avenir industriel en pilotant la prise de participation du venture capitalist Apax Partners et attend des jours meilleurs pour envisager une introduction en Bourse de la société. Il est, en outre, président du conseil d’administration du CRP Gabriel Lippmann.

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Carlo Thill, 55 ans

Président du comité de direction de Fortis Banque Luxembourg depuis 2005, il s’est sans doute fait plus de cheveux blancs en 2008 que dans toute sa carrière, sur fond de crise des subprimes. Alors même qu’il œuvrait à l’intégration des activités grand-ducales d’ABN Amro, l’établissement passait sous pavillon français avec l’acquisition express de l’ex-BGL* par BNP Paribas. Entré dès 1978 à la Banque Générale du Luxembourg, l’homme reste en place. Il siégeait aux côtés d’Alain Papiasse, de Luc Frieden et de Jeannot Krecké, lors de l’annonce publique de l’opération, le 6 octobre 2008.

Edmond Muller, 58 ans

Administrateur-délégué et président du conseil d’administration des Moulins de Klein­bet­tin­gen (entreprise familiale créée en 1952, 45 salariés, 20 millions d’euros de C.A.), il est président de la Fédération des industries agro-alimentaires et membre de la Fedil*. Après avoir été administrateur indépendant des Caves Bernard Massard pendant cinq ans, il en préside le conseil d’administration depuis juillet 2007. Le groupe vitivinicole a réalisé un C.A. de 16,7 millions d’euros en 2007 au Luxembourg (30 millions d’euros en y incluant les activités des deux sociétés de Trèves et de Montrichard, en France), emploie 80 collaborateurs et réalise 60% de son activité à l’export.

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Flavio Becca, 46 ans

Connu pour s’être notamment très impliqué dans le développement de l’équipe de football du F91 Dudelange, cet entrepreneur, développeur immobilier international et homme d’affaires cultive l’art de la discrétion comme peu arrivent à le faire. Il est impliqué à plusieurs niveaux dans l’économie au Luxembourg: développeur de projets immobiliers phares comme le Ban de Gasperich, possible partenaire dans la réalisation du nouveau stade national de football, investisseur de référence auprès de la CBP, repreneur, en 2008, de l’entreprise de construction Kurt… Une chose est sûre: il semble que peu des grands projets de prestige nationaux se font aujourd’hui sans lui.

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Top 5 de LA FINANCE Ils sont à la tête d’une banque, d’une compagnie d’assurance, d’une société d’investissement…

1. François Tesch (2e) 2. Marc Hoffmann (3e) 3. Jean-Claude Finck (7e) 4. Norbert Becker (10 ) e

5. Pit Hentgen (11e)

Top 5 de L’INDUSTRIE Ils sont dans la sidérurgie, les satellites, le béton…

1. Michel Wurth (1e) 2. Romain Bausch (4e) 3. Robert Dennewald (5e) 4. Lakshmi Mittal (6 )

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Mathias Schiltz, 75 ans

Homme de l’ombre, peu enclin à se voir figurer dans de tels classements, le vicaire général de l’archevêché de Luxembourg est le bras droit du «patron» de l’Eglise catholique du Luxembourg, Mgr Franck. Il a en charge l’administration, ainsi que les affaires économiques et financières de l’archevêché - le principal actionnaire de Saint-Paul Luxembourg - et préside de fait le conseil d’administration du principal groupe de presse du pays (Luxemburger Wort, La Voix du Luxembourg, Telecran, Point24, etc.). Actif dans de nombreuses fondations et associations, il est aussi, depuis 1990, le président de la Fondation LAR*.

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5. Marc Giorgetti (16e)

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René Elvinger, 57 ans

Diplômé de sciences économiques, il rejoint Goodyear en 1974, puis Elth en 1976 dont il devient le directeur général en 1985. Chevalier de l’Ordre ­Grand-ducal de la Couronne de Chêne, il est membre de la Fedil* et membre honoraire de la Fédération des Jeunes Dirigeants d’Entreprise de Luxembourg. Il est en outre viceprésident du CRP Gabriel Lippmann et membre du conseil d’administration de Elysis.

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Ulrich Ogiermann, 49 ans

Diplomé de l’Université Goethe à Francfort, il est aux commandes, depuis 2002, de la compagnie aérienne de fret Cargolux, un des leaders mondiaux du secteur. Membre des conseils d’administration de plusieurs associations clés dans l’industrie aéronautique, il est notamment, depuis mai 2007, vice-président de l’International Air Cargo Association.

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Didier Mouget, 50 ans

Après quelques années passées dans l’ombre de Marie-Jeanne Chèvremont-Lorenzini, il est, depuis le 1er janvier 2007, territory senior partner de PricewaterhouseCoopers Luxembourg, première firme d’audit et de conseil de la Place, avec près de 1.500 employés. Son influence s’étend au-delà des frontières, puisqu’il est également notamment membre du global board et membre du comité risk & operations de PwC International.

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Raymond Schadeck, 53 ans

A la tête d’Ernst&Young Luxembourg depuis juillet 2006, après avoir dirigé Andersen Luxembourg, il a guidé le cabinet sur la voie d’une croissance à deux chiffres (+40% au 30 juin 2008) et revendique la première place dans les segments capital d’investissement et fonds immobiliers. Il est, en outre, très présent dans les conseils de bon nombre d’institutions: Fedil*, Codeplafi*, Institut des Réviseurs d’Entreprise, Institut Luxembourgeois des Administrateurs.

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John Li, 48 ans

Après avoir assuré pendant huit ans la direction de KPMG Luxembourg, il a cédé sa place à Karin Riehl, mais a été nommé à la présidence du supervisory board, où il aura davantage un rôle de conseiller. Il entend, parallèlement, s’impliquer encore davantage dans les efforts de soutien et de développement de la place financière, au travers de ses mandats de membre du conseil d’administration de l’Alfi* ou de président de la commission IRE*-OPC*.


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Après avoir contribué à faire de la BGL* la première banque de la Place, il avait quitté le groupe au début des années 2000 lorsque Fortis y monta en puissance. Une page était tournée, mais sa carrière professionnelle ne s’est pas arrêtée pour autant et il occupe aujourd’hui deux postes clés: celui de président du conseil d’administration de BIP Investment Partners, un des principaux venture-capitalists luxembourgeois et la présidence du conseil d’administration de Luxexpo. Mais il siège également au conseil de l’Institut Luxembourgeois des Administrateurs et, accessoirement, du Mudam et de Cargolux. Son expertise est toujours très recherchée et il a, récemment, présidé le groupe de rédaction des «Principes de gouvernance d’entreprise de la Bourse de Luxembourg».

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Alain Georges, 70 ans

Jacques Lanners, 50 ans

Il y a peu de numéro Un mondiaux au Luxembourg. Jacques Lanners est président du conseil de l’un d’entre eux: Ceratizit, le leader mondial du marché des pièces d’usures, par ailleurs situé dans le peloton de tête des fabricants de carbure. Née à Walferdange il y a 77 ans, l’entreprise familiale emploie désormais près de 4.000 personnes dans le monde, dont 900 au Grand-Duché. Cet ingénieur industriel en mécanique est également polyglotte, son CV revendiquant pas moins de sept langues parlées dont l’italien, le néerlandais et le japonais.

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Georges Lentz, 59 ans

Administrateur délégué de la Brasserie Nationale (Bofferding) depuis 1986, il a hissé ce groupe à la première place des brasseries luxembourgeoises avant de constituer le premier réseau de distribution de la Grande Région avec Munhowen en 1999. Ses derniers faits d’armes sont la reprise de la brasserie Battin en 2004 et plus récemment un accord d’exportation vers la Chine qui s’est traduit par le départ d’un premier container le 28 août 2007. Ses trois ans et demi d’expérience aux EtatsUnis au début des années 1970 ont eu, selon lui, une influence très positive sur sa carrière.

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Bob Kneip, 46 ans

L’esprit d’entreprise, dans la famille, on connaît. Bob Kneip s’y est lancé en 1994 en créant sa propre entreprise de publicité et de publication financière, Kneip Communication. Son groupe est, aujourd’hui, leader dans la diffusion d’information financière dans le secteur des fonds d’investissement et emploie plus de 120 personnes. Il en a assuré le développement et l’assise capitalistique en bouclant, en 2007, une prise de participations de la part de 3i Growth Capital, acteur majeur du capital investissement, qui y a injecté 37 millions d’euros.

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Dominique Robyns, 50 ans

Cet ancien chief financial officer en charge des finances, de l’informatique et de la logistique chez PwC Luxembourg, a pris les rênes d’Alter Domus après la «séparation de corps» de l’activité domiciliation de la firme. En quelques années, Alter Domus est devenu l’un des acteurs majeurs au Luxembourg en matière de domiciliation et de secrétariat social, avec plus de 300 employés. La société a, en 2008, élargi ces activités avec la création d’une filiale dédiée au reporting pour les fonds d’investissement, et poursuivi son expansion à l’international.

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Jean Meyer, 63 ans

Plus de 30 ans de carrière à la BGL puis à Fortis Banque Luxembourg, dont il occupe toujours le siège de président du Conseil d’administration, en attendant l’intégration dans le giron de BNP Paribas. Il est également président de l’ABBL, poste auquel il a montré une grande détermination au moment de la renégociation de la convention collective. Administrateurs de nombreuses sociétés (notamment Cargolux, Clearstream, ArcelorMittal et Bourse de Luxembourg), il est donc encore fortement impliqué dans bon nombre de secteurs clés de l’économie.

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Grand communicant devant l’éternel, son charisme lui a permis d’ouvrir bon nombre de portes, notamment auprès d’investisseurs institutionnels et privés. Arrivé au «bout du chemin» après le rachat en 2007 de Vox par l’opérateur belge Mobistar (groupe France Telecom), tout en préservant la pérennité de la société au Luxembourg (une centaine d’employés), il a décidé, fin 2008, de se lancer dans le conseil en entrepreneuriat au travers d’une nouvelle société, Lakehouse, dont le premier investissement a été le rachat de l’agence de communication de Vox, Moskito.

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François Pauly, 44 ans

Diplômé de l’ESCP-E.A.P. (Paris, Oxford et Berlin), il a rejoint, en 2004, Banque Sal. Oppenheim Jr. & Cie, après un long parcours à la BIL/Dexia BIL. En juillet 2007, il a pris la tête de la nouvelle société mère du groupe Sal. Oppenheim, qui a établi son siège au Luxembourg. La Banque a, depuis, exprimé sa position sur la Place luxembourgeoise.

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Jean-Claude Bintz, 52 ans

Rik Vandenberghe, 47 ans

Entré au sein du groupe ING en 1984, en Belgique, il a pris la tête d’ING Luxembourg (850 employés) au 1er janvier 2007 et a signé, pour sa première année, une croissance de 37,8% du chiffre d’affaires à 218 millions d’euros. Il a également contribué à faire en sorte que la maison mère, renforcée par un apport de l’Etat néerlandais de dix milliards d’euros en octobre dernier, garde pour le Luxembourg un intérêt certain pour y localiser certains des centres de compétence du groupe.

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Camille Fohl, 52 ans

Entré à la BGL en 1986, il a été, en 2008, un éphémère membre du group executive committee, l’organe de direction le plus élevé du groupe Fortis, au sein duquel il s’est également vu confier la direction de l’activité Commercial banking. Il n’a pas survécu au séisme qui a secoué le groupe belgo-néerlandais et a démissionné de ce même comité exécutif au 1er novembre dernier, conservant tout de même son siège au comité de direction de la banque en Belgique et membre du conseil d’administration de Fortis Banque Luxembourg.

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Claude Wagner, 43 ans

Il a le goût du risque et cela lui a plutôt bien réussi jusqu’à présent. Claude Wagner est gérant de Batichimie, négociant en matériaux de construction, devenu Bati-C cette année, mais aussi administrateur délégué de Hoffmann-Schwall (négociant en bois) et administrateur délégué de Citabel Sport et d’Intersport. Après des études d’économie et de droit à l’Université de Strasbourg et trois ans au département entreprises de la BGL*, il a démarré en 1992 chez Batichimie, avant de reprendre Hoffmann-Schwall en 2001.

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Nicolas Comes, 60 ans

CEO de la Carrosserie Comes (47 salariés), une entreprise fondée en 1946 par Robert Comes (qu’il a reprise en 1976) et qui s’est spécialisée dans les constructions techniques de haute précision, il est aujourd’hui à la tête de l’un des plus grands constructeurs-carrossiers du pays. En 1986, il a également fondé Hitec Luxembourg, dont il est aujourd’hui président du conseil d’administration. Spécialisée dans la haute technologie, cette société axée sur l’innovation travaille dans les secteurs publics et privés, tant aux niveaux national qu’international.

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Michèle Detaille, 51 ans

Les entrepreneurs femmes qui réussissent ne sont pas légion au Luxembourg. Cette Belge en fait partie, à la tête de No-Nail Boxes (fabrication de caisses pliantes en contreplaqué) depuis 1996, une société en pleine expansion qui vient, en 2008, d’étendre son outil de production. Elle est également membre du conseil d’administration de la Fedil depuis mai 2006.

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Ernst Wilhem Contzen, 60 ans

Le CEO de Deutsche Bank Luxembourg a roulé sa bosse dans plusieurs bureaux de l’établissement de crédit (Paris, Göttingen, Belgique, Brême) avant de rejoindre le GrandDuché à la fin des années 1990. Golfeur et chasseur, il occupe plusieurs autres fonctions dans des instances et associations de la Place, comme le Codeplafi*. Il est aussi membre du conseil d’administration de Clearstream International, la centrale de règlement-livraison, filiale de Deutsche Börse.

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Ernest Cravatte, 59 ans

Juriste de formation, il a passé la plus grande partie de sa carrière professionnelle au sein de la BGL avant de quitter le groupe en 2000, après le rachat par Fortis. Appelé en 2005 pour prendre la direction générale de la Banque Raiffeisen, il a apporté toute son expérience de près de 30 ans pour mener à bien un grand virage stratégique et un recentrage des activités de la banque vers les particuliers, les entreprises et la banque privée.

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Freddy Brausch, 53 ans

Associé de l’étude d’avocats Linklaters LLP, il y occupe les fonctions de global sector leader -  funds and financial institutions, en charge du développement stratégique du cabinet à l’échelle mondiale dans les secteurs gestion, asset management, private equity, immobilier et assurances. Il est membre de plusieurs comités de la CSSF*, siège au conseil d’administration et au comité exécutif de l’Alfi*, au sein du comité international de Nicsa* et dans divers conseils d’administration de fonds d’investissement au Luxembourg.

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Paul Mousel, 55 ans

Associé et président du conseil d’administration d’Arendt&Medernach, dont il est un des associés fondateurs, il a été un des moteurs du développement de ce cabinet d’avocats devenu, en 20 ans, un des plus importants du pays. Sa présence au sein des conseils des principaux organes du secteur (ABBL*, CSSF*), ainsi que de deux banques (ING et Sal. Oppenheim) renforce encore son rayonnement sur la Place. Il est également le président de la commission administrative du Centre hospitalier de Luxembourg.

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Jean Hoss, 71 ans

Co-fondateur en 1964 du cabinet Elvinger, Hoss & Prussen, dont il est partner, ce docteur en droit a rejoint le Barreau du Luxembourg en 1961. Il en a été bâtonnier en 1991 et 1992. Grand spécialiste dans le domaine du droit fiscal, il contribue à de nombreuses publications dans ce domaine et apporte son expertise au sein de nombreuses sociétés dont il est membre du conseil d’administration (HSBC, Banque de Luxembourg, ­Bolton Group International…), ainsi que dans diverses commissions au sein de la CSSF.

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Eric Lux

Il fuit les médias et n’aime guère que l’on parle de lui (d’où l’absence de photo). Il ne souhaitait même pas figurer dans ce «Top 100». Il est pourtant un acteur économique de taille au Luxembourg, ne serait-ce qu’au travers ses deux sociétés Ikodomos Holding et Ikogest (développements immobiliers et investissement). Il est également très actif à titre privé aux côtés de Gerard Lopez (voir n°64).

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Adrien Ney, 51 ans

Issu du milieu bancaire (il a mené neuf ans de carrière à Commerzbank International jusqu’aux fonctions d’administrateur-délégué), il a pris les commandes de Luxair en juin 2005, alors que la compagnie affichait des résultats financiers alarmants (plus de 11 millions d’euros de pertes dans la branche airline). A l’origine du plan «Building a New Airline», il a fait preuve de rigueur et de persuasion pour le mener à bien et ramener les comptes à l’équilibre en 2008, dans un contexte économique pourtant délicat.

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Luc Theis, 47 ans

Entré au sein du groupe Guardian en 1992, via le Centre de recherche pour le verre et la céramique à Luxembourg, il a été envoyé en Espagne pour démarrer une usine de verre plat. Il a ensuite gravi les échelons pour atteindre, aujourd’hui, la direction générale de Guardian Europe, un des plus gros employeurs privés du pays (1.220 personnes). Il est, en outre, Consul Honoraire du Luxembourg en Espagne, un pays où il occupa aussi la vice-présidence de la fédération patronale basque.

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Hubert Clasen, 57 ans

Entré en 1980 aux Caves Bernard-Massard, à Grevenmacher, Hubert Clasen en est aujour­ d’hui l’administrateur-délégué. Le groupe actif dans la production et la commercialisation de vins a réalisé un chiffre d’affaires de 16,7 millions d’euros en 2007 au Luxembourg (30 millions d’euros en y incluant les activités des deux sociétés de Trèves et de Montrichard, en France), il emploie 80 collaborateurs et réalise 60% de son activité à l’export. Président du Groupement des producteurs de vins, mousseux et crémants, il est également gérant de deux domaines viticoles au Luxembourg et administrateur de la Fedil*, de la société Robin, de la Brasserie Bofferding, d’ING Luxembourg et du Cercle Munster.


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Romain Becker, 54 ans

Directeur général et président du comité de direction de Cegedel (qui couvre environ 70% des besoins en énergie électrique au Luxembourg, avec un chiffre d’affaires de 337,46 millions d’euros en 2007), il poursuit activement la diversification des activités de la société de service public, dans le contexte européen de libéralisation de l’énergie. Cet ancien haut fonctionnaire, qui fut commissaire de gouvernement, est également l’un des artisans du rapprochement entre les opérateurs régionaux Cegedel, Soteg et SaarFerngas annoncé l’été dernier.

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En février dernier, Arthur de Bok a vu son champ de responsabilités s’élargir au-delà de la zone européenne (dont il avait la charge depuis septembre 2005) et a été nommé président de Goodyear pour la Région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Cette zone qui compte 17 sites de production, a représenté en 2007, pour le fabricant de pneumatiques, un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros et 80 millions de pneumatiques vendus. De nationalité néerlandaise, M. de Bok a rejoint Goodyear en 2002, après avoir travaillé pour ­Procter & Gamble pendant treize ans, essentiellement dans le marketing et la vente.

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Entré chez Panelux en 1978, il en est devenu, en 1990, administrateur délégué, à la tête d’un effectif d’un millier d’employés. Pratiquant «l’artisanat à un niveau supérieur», en y appliquant les techniques les plus modernes, sa société a reçu, en juin dernier, le prix du Mérite de l’Artisanat 2008, pour son projet d’utilisation de pains invendus comme source d’énergie pour une station de biogaz. Membre, depuis avril dernier, du nouveau conseil d’administration de l’UCVL*, il est également membre du conseil d’administration de la Fédération des patrons boulangers-pâtissiers.

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Arthur de Bok, 46 ans

Fernand Ernster, 48 ans

Economiste et juriste de formation, l’arrière-petit-fils du fondateur de la librairie Ernster intègre la société familiale en 1984 avant d’en devenir le directeur général actuel. Il est aussi président de la Fédération luxembourgeoise des libraires et vice-président de la CLC* et de la Chambre de Commerce. Son engagement dans le principe d’égalité homme-femme a valu à la Librairie Ernster de recevoir le Prix féminin de l’entreprise 2007.

Jacques Linster, 53 ans

Charles Hamer, 60 ans

Ce docteur en droit, diplômé de l’Institut de Droit comparé de Paris et lauréat de l’IEP* a effectué une grande partie de sa carrière au sein de la banque Paribas en France avant de prendre les rênes de Paribas à Luxembourg entre 1998 et 2000. Il a ensuite rejoint la branche «banque privée» du groupe Crédit Agricole, devenant administrateur délégué du Crédit Agricole Luxembourg - Private Bank. Il est, depuis 2007, président du Private Banking Group de l’ABBL* et contribue, à ce titre, au développement de cette activité pour l’ensemble de la Place.

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Jean-Michel Loehr, 52 ans

Nommé, fin 2006, membre du comité exécutif de RBC Dexia Investor Services et président du comité de direction de RBC Dexia Investor Services Bank, il a achevé avec succès l’intégration des deux sociétés fondatrices, Dexia BIL et Royal Bank of Canada, et se trouve, aujourd’hui, à la tête d’un groupe employant plus de 1.500 personnes au Luxembourg. Il est, en outre, membre du conseil d’administration de l’Alfi* ainsi que d’un certain nombre de fonds internationaux.

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Rafik Fischer, 48 ans

Cet ancien président de l’Alfi* est, depuis 2007, responsable de la ligne métier Global Investor Services chez KBL European Private Bankers et président du Conseil d’administration d’EFA*. Membre des conseils d’administrations d’une vingtaine d’OPC, il est très étroitement impliqué dans tous les processus législatifs et réglementaires impliquant les fonds d’investissement, en tant que membres de divers comités nationaux (au sein de la CSSF*, dont il également membre du conseil d’administration, ou du Codeplafi*) et internationaux. Entre autres fonctions, il est également membre du CA et président du comité d’audit de Luxexpo.

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Gerard Lopez, 36 ans

Dans la pure tradition des «serial entrepreneur», il a cofondé la société de venture-capital Mangrove Capital Partners et réalisé quelques jolis coups (la revente de Skype à eBay ou celle de Securewave à PatchLink). La société a, en 2008, levé un troisième fonds et poursuit ses investissements ciblés. Il est également très actif, à titre privé, avec son ami Eric Lux, avec, par exemple, une société de management sportif Gravity Sport ou la promotion d’un futur musée dédiée à Charlie Chaplin, en Suisse.

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Aloyse Wagner, 54 ans

Les origines de l’entreprise familiale Paul Wagner & Fils, dont il est aujourd’hui président du conseil d’administration, remontent à 1929, à Troisvierges, sa ville de naissance en 1954. Il est également CEO de Group Wagner, un développeur-promoteur dont la plus belle réalisation récente est le bâtiment administratif Drosbach situé à la Cloche d’Or. La holding Group Wagner possède 15% de LuxGSM et 40% de Paul Wagner & Fils, qui fait aujourd’hui partie du groupe néerlandais Imtech, propriétaire des 60% restants. Maître-électricien de formation, il fut président du conseil d’administration et administrateur délégué de CMD (l’un des anciens providers de LuxGSM).

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Alex Schmitt, 55 ans

Il est le managing partner de Bonn Schmitt Steichen, une des plus grandes firmes d’avocats d’affaires au Luxembourg. Spécialisé dans le secteur financier, il apporte son expertise au sein de plusieurs commissions de la CSSF (juridique, OPC, titrisation). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont La responsabilité du banquier en droit bancaire privé luxembourgeois.

Marc Feider, 50 ans

Avocat notamment spécialisé en fusions et acquisitions, private equity, marchés de capitaux, OPA* et joint-ventures, il a été promu, en 2008, senior partner et corporate partner chez Allen&Overy, un des principaux cabinets d’avocats de la Place. A ce titre, il est en charge de l’orientation stratégique de ce cabinet où il est associé depuis 2000, mais il en est également le principal représentant à l’étranger.

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Geert De Bruyne, 43 ans

Depuis octobre 2002, il est administrateur-délégué de Banque Degroof Luxembourg. Il y a mené à bien un grand chantier de simplification de la structure luxembourgeoise du groupe et affiche, chaque année, des résultats en nette croissance. Il a également piloté, en 2008, le lancement d’un fonds privé destiné à promouvoir le développement des énergies renouvelables. Il intervient également en tant qu’administrateur de l’Association Luxembourgeoise des Gestionnaires & Analystes.

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José-Benjamin Longrée, 40 ans

La valeur n’attend pas le nombre des années. L’actuel managing director de Caceis Bank (une joint venture Crédit Agricole/Natixis) est entré dans ce qui s’appelait encore la Banque Indosuez Luxembourg en 1996. Il a accompagné l’essor de l’activité d’administration de fonds de la société, passée en un peu plus de dix ans, de 6 à 170 milliards d’euros, et l’a positionnée au 3e rang des administrateurs de fonds au Luxembourg et parmi les leaders de l’activité de conservation.

Claude Zimmer, 52 ans

Détenteur d’une maîtrise en sciences économiques à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et diplômé en Hautes Etudes Fiscales de l’ICHEC* à Bruxelles, il est l’un des associés-fondateurs de BDO Compagnie Fiduciaire, département fiscalité, secrétariat social et ressources humaines (230 collaborateurs). Grand spécialiste de droit fiscal, il participe également à de nombreuses commissions de travail au sein de l’ABBL*.

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Léon Zeches, 65 ans

Même si sa succession à la tête du groupe Saint-Paul est déjà programmée, il reste encore incontournable au sein du premier groupe de presse du pays, où il cumule les fonctions d’administrateur délégué, de directeur général et de rédacteur en chef du Luxemburger Wort. Il demeure un des piliers de ce journal où il a effectué l’ensemble de sa carrière journalistique, débutée en 1968.

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Alain Berwick, 51 ans

C’est, en exagérant à peine, «Monsieur RTL» au Luxembourg. Arrivé au sein du groupe 1994, il a pris les rênes de RTL et piloté le développement de la chaîne dans un esprit de convergence multi-supports (télé, radio, Internet). D’une chaîne «à l’ancienne», RTL est devenue une télévision moderne avec un taux d’audience inégalé en Europe et qui s’appuie sur un site Internet (www.rtl.lu) leader au Luxembourg. Personnage incontournable dans le secteur des médias, Alain Berwick est également membre de l’operational management committee de RTL Group, premier groupe de télévision et radiodiffusion européen et plus grand et premier producteur d’émission du monde.

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Pierre Gramegna, 50 ans

Brillant orateur, ancien diplomate, il a pris la fonction de directeur de Chambre de Commerce en 2003 et l’a guidée sur la voie de la modernité en développant les volets «formation» et conseil aux entreprises, aussi bien sur le terrain national qu’à l’exportation. Désireux de se consacrer au mieux à sa tâche, il a abandonné, en 2008, son mandat à la présidence de Cargolux (dont il est encore membre du conseil), mais il siège encore aux conseils de quelques institutions clés du pays: la SNCI, l’Office du Ducroire, Lux-Development et la Société de la Bourse du Luxembourg. Il est également membre du Conseil économique et social.

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Camille Diederich, 84 ans

Ingénieur de formation, le doyen de notre classement est le président du conseil d’administration de la Compagnie de Construction (CDC), émanation de la société C. Diederich-Colas fondée par son beau-père en 1935. Cet ancien président du Groupement des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics a su fédérer et positionner cette entreprise générale en bâtiment, spécialisée aussi dans le génie civil, la voirie et la rénovation-restauration, comme une des leaders du marché luxembourgeois du secteur. Il est présent dans de nombreuses réalisations immobilières, notamment dans le complexe hôtelier Sofitel et Novotel Luxembourg Centre.

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Thomas Seale, 51 ans

Cet Américain, CEO de la société European Fund Administration depuis sa création en 1997, a surtout crevé l’écran au cours de ses deux mandats à la présidence de l’Alfi*, de 2003 à 2007, accompagnant l’essor des fonds d’investissement au Luxembourg. Désormais vice-président, il peut de nouveau se consacrer pleinement aux développements d’EFA, qui administre, aujourd’hui, plus de 2.500 fonds pour un total d’actifs sous gestion de 110 milliards d’euros. La société vient d’ouvrir, minovembre, une filiale en Italie deux ans après une première implantation en France.

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Christian Kremer, 43 ans

Il est managing partner de Kremer Associés & Clifford Chance, un cabinet d’avocats international (150 collaborateurs au Luxembourg) qui fait partie, depuis 2000, du réseau international Clifford Chance, présent dans le Top 5 mondial des cabinets d’avocats (plus de 7.200 collaborateurs à l’étranger, dans 21 pays). Ce spécialiste en droit des affaires, banque et finance, fonds d’investissement, fiscalité, droit du travail et contentieux est en outre, membre de plusieurs comités de la CSSF* ainsi que de l’ABBL*.

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Yves Elsen, 50 ans

Ce spécialiste de la communication par satellite a exercé de nombreuses fonctions auprès de SES Astra, notamment comme membre du comité de direction. Il a également participé à la création de la filiale Satlynx, revendue depuis. Aujourd’hui manager et CEO de Hitec Luxembourg, il est directement impliqué dans l’engagement du Luxembourg dans le programme européen de navigation par satellite Galileo. Il est également président de Jong Entrepreneuren Lëtzebuerg et membre de l’Entreprise Policy Group auprès de la Commission européenne.

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Marty Dobbins, 47 ans

Diplômé en finance et détenteur d’un MBA en finance internationale, il a passé plus de vingt ans au sein du groupe State Street, occupant différents postes de direction, dans le domaine des opérations et des technologies de l’information en Asie, en Europe et aux Etats-Unis. Arrivé au Luxembourg en 2001, en tant que directeur opérationnel et directeur la branche administration des fonds d’investissement de la banque américaine, il a été nommé, en mars 2007, au comité de direction de State Street Luxembourg.

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Xavier Buck, 37 ans

Un des benjamins de ce Top 100, tout juste auréolé du prix Créative Young Entrepreneur Luxembourg 2008 (décerné par la Jeune Chambre économique du Luxembourg. Depuis 15 ans, il a enchaîné les créations d’entreprise. Les plus récentes réussites: Datacenter (en 2000), hébergeur Internet incontournable au Luxembourg, puis EuroDNS en 2002, devenu, depuis, leader européen des noms de domaines, et qui emploie 70 personnes, pour un revenu 2008 estimé à dix millions d’euros. On lui doit également la création de VoIPGate, spécialisée dans les applications voix sur IP.

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Claudine Speltz, 61 ans

Associée-gérante du Bureau Claudine Speltz (syndic de copropriétés/administrateurs de biens) qui compte 14 salariés, Mme Speltz est depuis 2005 la présidente de la Chambre Immobilière (CIGDL*). Son engagement en faveur des femmes s’est traduit dans divers mouvements et associations, dont le Zonta Club Luxembourg multiculturel (présidente 2006/2008) et la Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprises (FFCEL*) dont elle est membre fondateur et présidente. En 2006, Simone Veil lui a remis le Trophée européen décerné par le CEFEC*. L’an prochain, elle présidera la Confédération européenne des Administrateurs de biens et entrera au conseil d’administration du CEPI*.


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Gilles Dusemon, 38 ans

Associé chez Loyens & Loeff Luxembourg, spécialisé en private equity et dans les fonds d’investissement, il a œuvré pour l’ouverture, au printemps 2008, d’un bureau à Dubaï, le premier d’un cabinet d’Europe Continentale à s’établir dans l’Emirat. Il est, par ailleurs, membre de plusieurs groupes de travail au sein de l’Alfi* dont il fut, dans un passé récent, conseiller juridique et financier.

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Romain Schmit, 45 ans

Economiste de formation, il est président de la Fédération des Artisans, institution à laquelle il a insufflé un vent de fraîcheur. Depuis décembre 2006, il est également président du Conseil Economique et Social, dont la mission principale est l’organisation du dialogue social national, et aussi membre du conseil d’administration de l’UEL*. Il est notamment reconnu pour son franc-parler.

Arsène Schiltz, 53 ans

Ce docteur en physique de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich a rejoint DuPont de Nemours, en janvier 1985, comme development physicist du département Films. En 1990, il devient operations manager de la première films joint venture entre DuPont et Teijin, puis poursuit sa carrière au sein du groupe, en France, en Ecosse et en Suisse. En avril 2007, il est revenu au pays pour diriger le site de DuPont Luxembourg, qui est un des plus gros employeurs privés du pays.

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Marc Saluzzi, 45 ans

Diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG) à Paris, cet ancien membre du comité de direction de PricewaterhouseCoopers Luxembourg a été appelé à des fonctions internationales au sein de la firme en tant que global leader de l’activité investment management and real estate au niveau mondial. Il conserve tout de même, au Luxembourg, un siège au sein du comité de supervision de PwC Luxembourg et met son savoir-faire au service de l’industrie des fonds, en tant que membre du conseil d’administration et du comité stratégique de l’Alfi*.

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Patrick Zurstrassen, 63 ans

Si ce «Top 100» était établi au mérite de la carrière, sans doute sa position serait-elle plus élevée. Il est, aujourd’hui, président du comité de management de la nouvelle entité MDO Services, issu de la fusion entre Mercuria Services et The Directors’ Office, dont il était déjà le président du conseil. Dans le cadre de multiples autres mandats, il préside, entre autres, l’Institut Luxembourgeois des Administrateurs et siège au conseil d’administration de l’Alfi*. Il apporte également son savoir-faire à l’échelle européenne, en tant que membre du groupe d’experts non gouvernementaux en gouvernement d’entreprise de la Commission européenne, de la Confédération européenne des associations d’administrateurs et de la Fédération européenne des fonds et sociétés d’investissement.

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Jeffrey Tessler, 54 ans

C’est en décembre 2004 qu’il a pris les fonctions de CEO de Clearstream International, arrivant directement de la côte Est des Etats-Unis. En l’espace de quatre ans, il a contribué au développement de la société de clearing, dans le giron de Deutsche Börse, dont il est également membre du comité exécutif, en charge de la ligne de services Customers/Markets. Il est également membre du conseil d’administration de Swift et président de la Fondation Edmond Israël.

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90 Frédéric Otto, 49 ans

Diplômé de l’Université de Hartford, il a créé en 1990 la Banque Vernes Luxembourg, dont il est devenu l’administrateur directeur général. En 1996, il a pris les mêmes fonctions au sein de la Banque de Gestion Privée Luxembourg, puis à Banque Privée Edmond de Rothschild Europe. Il a su positionner la plus vieille filiale de banque privée au Luxembourg (1969) en tant que centre de compétences dans le métier de gestion de fortune pour le groupe au niveau de l’Union européenne. Il est, par ailleurs, administrateur dans diverses sociétés du Groupe Rothschild.

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Jos Sales, 41 ans

Vice-président de la CLC* depuis 2002, l’associate partner chez Sales-Lentz est entré dans la société de transport et agence de voyages dix ans plus tôt en tant qu’assistant-manager. L’année suivante, il devint partner associé et prend le contrôle de l’entreprise familiale avec son frère. Ils développent le transport de passagers, le tour operating, les voyages business et loisirs. La société s’appuie aujourd’hui sur un réseau de 19 agences de voyages au Grand-Duché et dans la GrandeRégion, un call center et dispose d’un parc roulant de plus de 300 autobus et autocars. En 2000, il est devenu président de la FLEAA*.

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Jean-Paul Neu, 47 ans

«Servir avant d’être servi»: telle est la philosophie de celui qui est à la tête du groupe Dussmann Luxembourg, huitième employeur privé du pays avec quelque 2.500 collaborateurs actifs dans un grand nombre de secteurs: facility management, restauration, nettoyage de bâtiments; sécurité, blanchisserie industrielle… Il y a occupé, auparavant, la direction des ventes et des achats.

Erny Lamborelle, 58 ans

Le président sortant de la CLC*– il a été remplacé en mai de cette année par Michel Rodenbourg – est monté en grade en 2007. Le directeur général d’­­­Elec­trolux Luxembourg, entreprise d’électroménager, a été promu directeur général pour la Belgique et le Luxembourg. Il garde, par ailleurs, toutes les autres fonctions dans les sociétés financières et de réassurance du groupe. Amateur de généalogie, il est également administrateur de l’UEL* et garde donc un regard très présent sur l’activité commerciale au Grand-Duché.

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Gérard Hoffmann, 45 ans

Cet ancien chef de projet à l’Arbed puis conseiller du directeur financier et vice-président du groupe TrefilArbed dirige, aujourd’hui, Telindus, dont il est président du conseil d’administration et administrateur délégué. Désormais intégré au sein du groupe Belgacom, il poursuit le développement de la société et siège, parallèlement, au conseil d’administration de la Fedil* et au sein du groupement luxembourgeois de l’Aéronautique et de l’Espace dont il est le vice-président.

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Rédacteur en chef et directeur du deuxième quotidien national, Tageblatt, Alvin Sold dirige depuis 1977 Editpress Luxembourg, le deuxième groupe de presse du pays (390 salariés, 17 millions d’euros de C.A.), qui publie notamment Le Jeudi, Le Quotidien, Revue, Luxpost et Correio. Fin 2007, en association avec un partenaire suisse, le groupe eschois a lancé avec succès le premier quotidien gratuit au Luxembourg, L’essentiel, qui s’est fortement imposé sur le marché. Président d’honneur et trésorier de l’Association européenne des éditeurs de journaux, M. Sold en préside la section luxembourgeoise.

Danièle Fonck, 55 ans

Directrice générale adjointe d’Editpress (Tageblatt, Le Quotidien, L’essentiel, etc.) et directrice du Jeudi, la journaliste Danièle Fonck pourrait être la première femme à prendre la tête d’un important groupe de presse, le deuxième en importance du Luxembourg, lors du départ à la retraite du directeur général, Alvin Sold (65 ans). Elle est également, depuis avril 2008, la première femme à avoir été élue présidente du Conseil de presse. A la tête de cet organe paritaire, elle s’est fixé comme objectif de parvenir à un ajustement de la loi de 2004 sur les médias, afin de garantir un maximum d’autorégulation dans la profession.

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Alvin Sold, 65 ans

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Thierry Nothum, 49 ans

Le directeur de la CLC* y a apporté un dynamisme nouveau et a piloté le développement et le renouveau de la confédération. Il met tout particulièrement l’accent sur la qualité de service des commerces au Grand-Duché du Luxembourg, un thème qui a servi de support au premier salon «Shops & Trends» organisé au Luxembourg en octobre 2008. Celui qui fut inspecteur aux CFL* jusqu’en 1990, puis chef du service du personnel chez Luxair de 1990 à 1994 est également membre du conseil d’administration d’EuroCommerce à Bruxelles et membre des comités de liaison transports de personnes et transports de marchandises.

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La nature, l’irremplaçable décideur.

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1er Prix décerné à la nature Pour l’abondance de ressources et de richesses qu’elle met à notre disposition, pour les opportunités qu’elle nous offre et pour les défis à venir qu’elle nous propose ! Comme tout dirigeant, la nature est un chef d’orchestre d’exception qui coordonne, anticipe, s’adapte, évolue en vue de protéger notre avenir et notre capital. CODUR s’inspire des nombreux modèles offerts par la nature pour décliner dans ses constructions ces principes écologiques, participant ainsi au développement durable et au bien-être de ses résidents. C’est ainsi que toitures végétalisées, systèmes de récupération des eaux de pluies, emploi de matériaux naturels et recyclables, production d’énergie verte et utilisation rationnelle de cette dernière, se sont inscrits tout naturellement dans notre charte de construction et dans nos réalisations. C’est parce que nous empruntons la terre à nos enfants, que CODUR participe à la préservation de leur avenir commun: chaque petit pas de l’homme vers le développement durable, se transformant en pas de géant pour l’humanité…

L’équipe CODUR vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année!

Renseignements: Tél.: +(352) 39 59 22 1 – info@codur.lu

Tous nosprojets sur: www.codur.lu


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Abréviations et acronymes ACA: Association des Compagnies d’Assurances Codeplafi: Comité pour le développement de la Place financière AREST: Association des Réviseurs d’Entreprises et des Experts Comptables pour la Santé au Travail ASTF: Association pour la Santé au Travail du Secteur Financier BGL: Banque Générale du Luxembourg BIL: Banque Internationale à Luxembourg CBP: Compagnie de Banque Privée CEFEC: Conseil européen Femmes, Entreprises et Commerce CEPI: Conseil Européen des Professions Immobilières CFL: Chemins de Fer Luxembourgeois CLC: Confédération Luxembourgeoise du Commerce CSSF: Commission de Surveillance du Secteur Financier EFA: European Fund Administration Fedil: Fedil Business Federation, Fédération des industriels du Luxembourg FFCEL: Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprises FJD: Fédération des Jeunes Dirigeants d’entreprise ICHEC: IRE/ Institut des Réviseurs d’Entreprises LAR: Luxembourg Air Rescue OPA: Offre Publique d’Acquisition PROFIL: Fédération des professionnels du secteur financier UCVL: Union des Commerçants de la Ville de Luxembourg UEL: Union des Entreprises Luxembourgeoises SEO: Société Electrique de l’Our SNCI: Société Nationale de Crédit et d’Investissement

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Pierre Krier, 48 ans

Associé chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg, il est aussi président de l’IRE* et planche, à ce titre, sur la transposition au Luxembourg de la huitième directive européenne sur le contrôle légal des comptes. Il préside, en outre, l’ASTF* et l’AREST* et est membre du Conseil économique et social, du conseil d’administration d’IMS Luxembourg* et de deux comités (Banques et Anti-blanchiment) au sein de la CSSF. Enfin, il est directeur des études de la formation complémentaire des stagiaires réviseurs d’entreprises et experts comptables à l’Université de Luxembourg.

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Christian Thiry, 56 ans

L’administrateur directeur de C. Karp-Kneip a, avec son frère François, soufflé cette année les 110 bougies de l’entreprise familiale. Il n’a pourtant pas rejoint tout de suite le giron du groupe, ayant commencé sa carrière dans une entreprise de travaux publics en France. Revendiquant, aujourd’hui, une place de leader sur le marché, il est, en outre, président du Groupement des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics et de l’Institut de Formation Sectoriel du Batiment. Il siège également à la Fedil* et à la Chambre de Commerce.

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Michel Maquil, 58 ans

Entré à la Bourse de Luxembourg en 1974, il en a gravi tous les échelons pour en devenir President et CEO en 2001. Il est largement impliqué à tous les niveaux du développement de la place financière, en tant que membre des conseils de l’Alfi*, de Profil* (dont il a été président) et d’un groupe de travail au sein de la CSSF*.

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Karin Riehl, 47 ans

Cette allemande, membre de l’IRE*, est entrée chez KPMG en 1989 et y a gravi les échelons au point de devenir, le 1er octobre dernier, managing partner après avoir, pendant cinq ans, été COO/head of operations chez KPMG Audit. Elle a notamment en charge les réflexions sur l’intégration – ou non – de KPMG Luxembourg au sein de la structure KPMG Europe qui regroupe plusieurs autres bureaux internationaux.

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Jean-Marc Fandel, 44 ans

A la tête de Cetrel depuis 2003 (et aussi directeur général de Visalux et d’Europay Luxembourg), il a mené un grand chantier de diversification des activités de la société coopérative créée en 1985, avec l’établissement de lignes de métier et l’élargissement de l’offre commerciale en vue de supporter les acteurs de la place financière dans leur approche de réduction des coûts opérationnels.

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Paul Hammelmann, 56 ans

Inscrit depuis 30 ans au Barreau de Luxembourg, il a fait ses armes dans l’étude de Me Vogel avant de devenir, en 1980, le conseiller juridique de l’ACA*. Un poste dans lequel il s’illustre depuis. Président de la Sécurité routière et chargé d’enseignement à l’Université de Luxembourg, il est également membre des conseils d’administration de l’UEL* et de Profil*, ainsi que président du Domaine Thermal et de Santé de Mondorf-les-Bains. Membre du Parti socialiste, il siège, en outre au CES et est administrateur au sein du groupe de presse Editpress et d’Edita, la société éditrice de L’essentiel.

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off the record  L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses...

Photo : Etienne Delorme (archives paperJam)

te s x te x h a m b r e . u e d es aC ée q u e l e mp s à l ovo q u t . u » f le» pr n l t r e o n e i u n re tio us êm «L’er nt en m u la conf «crise constitueuthanasie utés e l’ a s l n dép ur pas a entrete ité au sujet deionner la loi s, en effet, les a ajor mps anct tifs me te c de s e la m Cel pallia mê éd -Du ins d é p u t d u G ra n d e . D a n s l e t i f a u x s o a s d l Un i u e c f r i l e re u su t de p a r s s i s t a n c e a u r l e p ro j e d e v i e . s a r l’ f e ut en in et à disc gnement u e t a n mp o l’acco et à

Top chrono…

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La fin des Awards Il n’y pas de Communication & Design Awards en 2009… Le petit monde luxembourgeois de la publicité ne goûtera pas, en 2009, aux joies d’une soirée festive destinée à récompenser les meilleures publicités et réalisations design de l’année. La MarkCom (fédération luxembourgeoise des agences-conseils en Communication) et Design Luxembourg ne sont pas, en effet, être parvenus à lancer la lourde machine de l’organisation de la quatrième édition des «Communication & Design Awards». Cette manifestation aura décidemment eu, ces dernières années, une vie tourmentée. Elle avait été initialement créée par feue la FPC, la Fédération des Professionnels de la Communication, mais avait été victime de la disparition

Web TV

de cette fédération, abandonnée par l’un de ses trois membres d’alors (Espace régie, en l’occurrence). Son organisation avait alors été reprise par les deux membres restants, la MarkCom et Design Luxembourg, qui avaient mis sur pied les trois dernières éditions de concert, dont deux en collaboration avec Mike Koedinger Editions. Animés par des ambitions et des objectifs pas toujours convergents, les deux partenaires pourraient, finalement, trouver une troisième voie, via l’organisation d’«awards alternatifs», récompensant, une année sur deux, les agences de communication et, l’autre année, les designers… Affaire à suivre.

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Statistique insolite délivrée par un cadre de Belgacom, maison mère de l’opérateur de téléphonie mobile Tango: alors que la durée moyenne d’un film pornographique acheté par Belgacom pour diffusion sur le web est de 60 minutes, la moyenne de vision par film n’est que de… 12 minutes.

Services

Conciergerie internationale haut de gamme Les services de conciergerie d’entreprise sont de plus en plus prisés. Deux prestataires d’envergure internationale, le britannique Quintessentially (www. quintessentially.com) et le Français UUU (www.the-uuu.com) sont en train de prendre place sur le marché luxembourgeois. Leur cible: les services «haut de gamme» et internationaux (organisation au niveau mondial des déplacements, de soirées, réservations de tables d’hô­tels, ...) s’adressant à des cadres dirigeants d’entreprises ou des banques pour leurs clientèle fortunée…


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paperjam.tv  Retrouvez, sur www.paperjam.tv, toutes nos interviews vidéo

«Je pense que les marchés d’actions et les   marchés d’obligations d’entreprises ‘pricent’   une récession plus grave que ce que les   macro-économistes nous prédisent. Le FMI   ou l’OCDE, qui prévoient des récessions sur   l’ensemble de l’année 2009, semblent être   encore en dessous de la vérité si on en croit   le comportement des investisseurs».

«Je crois que les femmes ont une autre   approche lorsqu’elles créent une entreprise   vis-à-vis des problèmes inhérents travail-  famille. Les hommes sont plus axés sur   le succès et les femmes veulent davantage   marier emploi et famille. Très souvent,   elles développent des modèles sur lesquels   on pourrait prendre exemple».

Franck Sarre (KBL European Private Bankers), le 21 novembre

Jeannot Krecké (ministre de l’Economie et du Commerce extérieur), le 21 novembre

«L’année 2009 sera tout à fait autre. On vit   à une époque qui a changé radicalement   depuis septembre-octobre. Nous verrons   un autre genre d’esprit d’initiative.Il y a un   autre défi à relever et il y aura des dossiers   qu’il faudra agencer autrement que   les initiatives que nous avons connues ces   dernières années et qui se situaient dans   un contexte euphorique si on regarde   l’économie nationale».

«For a company, Open Source is a better   business model because the costs are   much lower and you are not locked in to a particular vendor. It is also a better   innovation model». Roger Burkhardt (Ingres Corporation), november, the 25th

Frank Wagener (Dexia BIL), le 21 novembre

«Je ne pense pas avoir plus de difficultés   en tant que femme. Mais je pense que dans   le milieu brassicole où je suis, c’est plutôt   un avantage d’être une femme, parce que   cela présente un certain exotisme et on a directement la sympathie des gens». Betty Fontaine (Brasserie Simon), le 21 novembre

«Le tissu industriel et celui des PME au   Luxembourg sont relativement mieux   préparés face à la crise. Mais les coûts de   production, les coûts salariaux, les coûts de   respect de l’environnement sont supérieurs   au Luxembourg. Ce sont des contraintes qui   rendent peut-être la vie un peu plus difficiles,  mais qui, en même temps, les encouragent   à développer des produits et des services   de haute qualité, avec une haute valeur   ajoutée. Je crois que nos entreprises sont  plutôt bien positionnées». Pierre Gramegna (Chambre de Commerce), le 28 novembre

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playtime  Les dernières tendances et actualités à Luxembourg: shopping, gastronomie, culture, accessoires, mode, intérieurs, technologie... Et l’interview passion de Jacques Demarque avec Paule Kienert, chargée de communication et pilote de rallye. Par Céline Coubray (textes)

City News

Le swing de la ville propose des Marlboro Classics rter pour elle -po t-à prê de s ne lig e des accessoires. et pour lui ainsi qu

ubles USM propose des me s. an 40 de s plu is pu de

Cowboy moderne Marlboro Classics revient en ville après quatre ans d’absence. Les collections font la part belle aux cuirs qui se patinent avec le temps. Dans le vestiaire homme, on trouve deux collections, une plus adaptée à la vie en plein air, l’autre pour la vie urbaine. De nombreux accessoires sont proposés tels que des santiags, chaussures plus classiques, chapeaux, écharpes et maroqui­ nerie. Pour les femmes, on trouve surtout du prêt-à-porter. 25, rue des Capucins, tél.: 26 23 73 89 97, ouvert du lundi au samedi, de 9h30 à 18h.

Design modulaire

USM est connue pour ses meubles modulaires aux lignes atemporelles. Les structures sont composées sur le principe de la grille et du cube, qui se décline à l’infini grâce à une simple structure tubulaire chromée qui accueille, au choix, de simples parois ou des caissons, variables en hauteur, profondeur, avec ou sans rabas de fermeture. Ces meubles s’adaptent aussi bien à un univers professionnel qu’à un univers privé. Cette marque a désormais un show-room à Luxembourg, en partenariat avec Burotrend. 103, Grand Rue, tél.: 48 25 68 1

Race de Sagi Groner

Soft Manipulation Banalisation de la surveillance, alimentation de la peur, normalisation de la détention et de la restriction... autant de constatations sociétales que nous vivons actuellement et qui sont soulignées, détournées, accentuées dans les œuvres présentées dans la nouvelle exposition du Casino-Luxembourg dont le commissariat est assuré par Zoran Eric, Enrico Lunghi et Maria Lind. Les artistes invités portent un regard inquisiteur sur ces réalités sociales et proposent des moyens de leur faire face en les dénonçant, voire en les défiant. Le catalogue de l’exposition paraîtra en février. Soft Manipulation, Who is afraid of the new now? Casino-Luxembourg, du 20 décembre au 1er mars, vernissage vendredi 19 décembre. www.casino-luxembourg.lu

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Jugnet + Clairet, la suite Le Casino Luxembourg – Forum d’art contem­ porain publie, en coproduction avec la Galerie Serge Le Borgne, un catalogue monographi­ que des artistes Anne Marie Jugnet et Alain Clairet en complément de l’exposition présen­ tée récemment. Bilingue français/anglais, il contient des textes de Philippe-Alain Michaud et Jean-Louis Schefer. En vente au Casino Luxembourg au prix de 35 euros.

t Anna May Wong fai chavirer les cœurs au Piccadilly.

catalogue Décrire le reste, un r le travail su e iqu monograph t d’Anne Marie Jugne t. ire Cla in Ala et

Cinéma et musique La Philharmonie organise un ciné-concert sur le film Piccadilly (1929) d’Ewald André Dupont, relevé par une interprétation orchestrale du Brussels Jazz Orchestra dirigé par Frank Vaganée. Le film prend place dans un night-club londonien où danse la séduisante Anna May Wong qui déclenche un sanglant drame de jalousie. Philharmonie, jeudi 15 janvier à 20h, www.philharmonie.lu

) Deer Blinds II (2008 de Tina Gillen.

est un des opéras La Dame de Pique Tchaïkovski. de s les plus connu

Nouvelle publication Un catalogue monographique de l’artiste luxembourgeoise Tina Gillen vient d’être publié par Hatje Cantz Verlag à l’occa­ sion de l’exposition de l’artiste au Musée de Remscheid en Allemagne (jusqu’au 18 janvier). Necessary Journey comprend des essais de Steven Jacobs, Frank Maes, Eva Wittocx et ­Oliver Zybok. Cette publication bilingue allemand/anglais pré­ sente l’ensemble des œuvres produites depuis 1996.

Photo: Nosbaum & Reding, Luxembourg

La Dame de Pique Cet opéra en trois actes est l’avant-dernier opéra composé par Piotr Tchaïkovski. Il est inspiré de la nouvelle de Pouch­ kine: à Saint-Pétersbourg, le jeune officier allemand Her­ man, pauvre, mais ambitieux, s’amourache d’une jeune fille russe, élevée sous la tutelle de sa vieille tante. Cette der­ nière, comtesse impressionnante et réputée pour sa for­ tune, détient un secret bien gardé - celui des «trois cartes». Apprenant la légende de ce secret, Herman y voit rapide­ ment un moyen de devenir riche et d’épouser par la même occasion l’élue de son cœur. Or, c’est sans compter sur l’in­ tervention de son rival, le prince Yeletsky... Le metteur en scène Andrejs Zagars revisite ce chef-d’œuvre pour le transposer dans le Saint-Pétersbourg d’aujourd’hui avec ses nouveaux riches, ses dealers, ses machines à sous, ses requins de la finance et ses laissés-pour-compte. Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, vendredi 16 janvier à 20h, dimanche 18 janvier à 15h et mardi 20 janvier à 20h. En russe avec surtitres en allemand et en français. www.theatres.lu

Un nouvel hôtel à

Alzingen.

Bonne nuit à Alzinn Un nouvel hôtel vient d’ouvrir ses portes à Alzingen, à proximité de l’aéroport. Les 26 chambres vont du confort standard à la suite studio en passant par la chambre supé­ rieure et répondent à un confort moderne (accès Internet, climatisation, écran plat) tempéré par un accueil chaleu­ reux (plateau d’accueil, produits d’accueil et linge de toilette haut de gamme, machine à café et chaîne hi-fi pour certaines chambres). Les tendances de la décoration oscillent entre tonalités minérales et fluidité des lignes. Certains éléments comme les linges de toilettes ou les théièressont en vente à l’hôtel. Hôtel Alzinn, 2 rue Nicolas Wester, L - 5836 Alzingen

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Saison

BONNE ANNÉE!

Coppens, Loup de Christophe collection Party.

LOUP DE FÊTE Le réveillon du Nouvel An est une belle occasion de faire la fête et de s’amuser, alors il ne faut pas hésiter à adopter ce loup gracieux et laqué, orné de deux larges rubans à nouer délicatement autour de la tête, qui permet de se divertir... presque incognito!

, Delvaux. Wishes by Delvaux

E.V.

LA VIE DE CHÂTEAU

Ces enveloppes en cuir surpiqué sont un clin d’œil aux vœux traditionnellement envoyés au moment des fêtes de fin d’année. Elles permettent d’y glisser selon le format, des cartes postales (A6), un carnet de notes (A5) ou un agenda (A4). Conçues pour la vie professionnelle ou privée, elles peuvent être personnalisées par l’estampillage d’initiales et le choix du cuir (grainé ou lisse) disponible en six coloris (noir, café, rouge baiser, fauve, cassis et porcelaine).

Stylés et drôles, ces couverts en plastique changent de la vaisselle jetable ordinaire. La fourchette à trois dents et les manches ouvragés, ornés de têtes de mort, répondent à un style moyenâgeux et ne dénoteraient pas sur une table de grand banquet dans un château fortifié. Une façon amusante de donner une note d’originalité et de dérision à la table du réveillon.

e Couverts en plastiqu sign. De De Beauty, Pandora aligon’s. Go Crackers, Penh

CRACK! Ces élégants crackers habillés d’un papier doré et de deux larges nœuds en ruban violet contiennent d’adorables surprises pour amuser les convives de la soirée comme un porte-clé en cuir, un yoyo, un jeu de cartes, un étui à cure-dent ou porte-clé argenté. Une tradition britannique à adopter sans hésiter!

ma. 917 Lo Popart II, Pu

COMME LICHTENSTEIN Pour commencer l’année du bon pied, être à la pointe de la mode et pouvoir danser confortablement pendant le réveillon, voici une paire de chaussures inspirées par le style de Roy Lichtenstein puisqu’on en retrouve les concours épais, les couleurs franches et les pointillés de la trame d’impression.

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Mode

À chaque fÊte son style Bleu roi Marquée par une série de plis, serrés en haut, plus large en bas, cette robe se distingue par sa couleur bleue très forte qui s’associe à merveille avec le noir, utilisé pour les bretelles et les accessoires qui complètent cette tenue. Resserrée au niveau des genoux, la forme générale est un peu boule.

Jolie poupée D’un beau violet profond, cette robe bustier courte épouse la silhouette et offre un drapé généreux régulièrement marqué par des plissés tout en fronçant dans le bas de la robe pour créer un volume seyant.

Iceberg

Christian Lacroix

Sophistication joaillière Cette robe longue de soirée présente comme caractéristique principale une encolure très travaillée qui fait également office de bijou, tel un collier de perles. La coupe est délicate, juste marquée à la poitrine par quelques drapés et légèrement resserrée à la taille.

Trendy Ce costume est très étonnant par son tissu argenté qui lui donne une allure tout à fait à part. Sa coupe est aussi remarquable avec une veste ajustée et un pantalon large à pinces, resserré aux chevilles.

Guy Laroche

Kris van Assche

Toute dorée Courte et dorée, cette robe présente une construction sophistiquée, marquée par des lignes fortes, un peu angulaires. Le tissu est caractérisé, en plus de sa couleur singulière, par une série de rectangles qui provoquent un effet optique. Les manches sont originales et créent une silhouette aux épaules légèrement tombantes.

Beauté voilée Très élégante, cette tenue se démarque par le voile qui est associé à cette robe bustier et qui vient délicatement recouvrir les épaules et les bras. La poitrine est soulignée par un ruban délicatement noué devant.

Stine Goya Elie Saab

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Bijoux

GIRL’S BEST FRIEND

Rivière d’étoiles, Chanel. s, Bague Les Ardente n. itto Vu uis Lo

SOUS UNE BONNE ÉTOILE Cette bague appartient à une collection de haute joaillerie inspirée de la vision de la féminité de Mademoiselle Chanel. Elle est légère, tout en mouvement et s’enroule sans entraves autour du doigt dans un mouvement souple où l’étoile, emblème de la joaillerie, habille magnifiquement le doigt.

FLEUR DE DIAMANT Ce solitaire, qui fait partie de la première parure de haute joaillerie de la maison Louis Vuitton, est le fruit d’un grand savoir-faire car la taille inédite du diamant représente la fleur de monogramme, symbole de Vuitton. Quelque 220 brillants entourent la pierre centrale de 6,25 carats. Le dos de l’anneau en platine se termine par un nœud délicat.

Bague Volupté, Boucheron.

Le Grand Frisson, Chaumet.

VOLUPTES DE DIAMANTS

COUP DE FOUDRE

Cette magnifique bague en or gris accueille 117 diamants taille brillant et représente le coup de foudre, l’explosion et la confusion des sentiments. Comme après le choc amoureux, les pierres sont retombées en désordre sur la main.

Cette bague en or blanc est sertie d’un diamant coussin d’environ 5 carats et d’un diamant poire d’environ 0.4 carat puis pavée de plusieurs diamants ronds. Le dessin général est empreint de voluptes, de lignes sinueuses qui habillent de façon très légère une large partie du doigt.

r, Bague Maillon Sta Dinh Van.

use, Bague Inde mystérie Cartier.

CHAÎNE PRÉCIEUSE LES MYSTÈRES DE L’INDE Cette bague est inspirée des charmes de l’Inde, aux formes exotiques et envoûtantes. Réalisée en platine 950 avec poinçon, elle compte un diamant mordoré monté parmi plusieurs autres diamants, pour mieux mettre en valeur cette couleur safran doux singulière.

La dernière collection Dinh Van se décline autour du motif du maillon qui permet une variation à l’infini. Cette bague en est une version exclusive, réalisée en or blanc serti de diamants, dans une imbrication très élégante et simple, ce qui en fait toute sa force.

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Gastronomie

news et recette Thierry Duhr, Le Bouquet Garni, nous propose…

NOISETTE DE CHEVREUIL RÔTIE AUX TRUFFES DE MEUSE À LA FEUILLE DE CHOU, MOUSSELINE DE CÉLERI ET CHUTNEY DE COING, SAUCE AUX AIRELLES

L’étoile

MERCEDES CAFé On reconnaît bien ici «l’empreinte Espaces Saveurs»: c’est le cousin de Dominique Colaiani, Raphael, qui gère l’affaire avec un bel esprit de famille… Ajoutez à cela l’inspiration «Due Galli» pour la cuisine italienne du chef Cosimo et vous aurez une idée de ce bijou qui vient de naître aux confins d’Hollerich. Matières premières de qualité et d’origine sévèrement contrôlées et judicieux choix de vins. La formule du midi à 19,50 euros est plaisante. Mercedes Café, 45, rue de Bouillon, Luxembourg Vieille ville) Tél.: 40 80 17 90,

Tailler les noisettes de chevreuil en 4 portions, saler et poivrer. Faire chauffer une poêle avec du beurre et de l’huile. Saisir rapidement la viande de chaque côté. Effeuiller le chou, enlever la côte centrale. Blanchir les feuilles dans l’eau salée et rafraîchir. Bien égoutter. Etaler les feuilles et mettre un peu de beurre, du sel et la truffe râpée. Poser la viande sur la truffe râpée et enrouler le tout dans le chou. Ficeler sans écraser et saisir dans la poêle utilisée pour le chevreuil. Terminer la cuisson au four. Déglacer avec l’échalote, le vinaigre, réduire à sec. Ajouter le jus de viande (gibier), réduire à consistance, filtrer, monter au beurre et ajouter les airelles. Couper le céleri en cubes. Le faire suer au beurre avec du sel, une gousse d’ail et une branche de thym. La cuisson terminée, ajouter la crème et laisser réduire à sec. Mixer le tout et terminer avec un morceau de beurre. Faire sauter les champignons au beurre avec un peu d’échalote et du persil. Dresser sur les assiettes bien chaudes, ajouter une cuillère de chutney.

A l’italienne

LA lAMBRETTA Petit restaurant plein de charme. La déco mêle avec bonheur le design et le classique un peu rétro cossu. En cuisine, belles prestations du binôme Ivan Santone-Luana Traveto et en salle, une équipe sympathique animée par Denise. La carte reprend les classiques dans une exécution traditionnelle non dénuée d’inventivité. Le menu della settimana, de 10 à 22 euros, a un succès mérité. La Lambretta, 60, rue du Brill, Esch-sur-Alzette. Tél.: 26 54 16 44

Ingrédients pour 4 personnes: 650 g de noisette de chevreuil parée, 1 chou vert frisé, 20 g de truffe de Meuse, 400 g de céleri rave, 100 g de pieds bleus et girolles, Beurre, huile, sel, poivre, 8 cl de crème fraîche, 25 cl de jus de viande (gibier), 1 petit pot d’airelles, 1 pot de chutney de coing. Sous influence

Son vin préféré: Il y a tant de belles régions viticoles, il ne peut pas choisir Son restaurant préféré: L’Astrance à Paris Le Bouquet Garni, 32, rue de l’Eau, Luxembourg (Vieille ville) Tél.: 46 11 24

Influences DES SAVEURS Ouverture d’Influences des Saveurs par les successeurs de M. Fridrici. Arnaud Garnier et Fabrice Salvador sont impres­­sionnants d’expérience qu’ils ont acquise, par leur passage dans de grandes maisons telles que Troisgros, Michel Guérard ou Michel Toulousi! Influences des saveurs, 116, rue de Belvaux, Esch-sur-Alzette. Tél.: 55 80 94

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Mode

Classiques pas basiques Glitter Pour ne pas détonner sous la boule à facette, voici la veste qu’il faut! Légèrement cintrée, elle se fait surtout remarquer par le choix du tissu pailleté, très festif et glamour. C’est le moment ou jamais de la porter...

Pirate de charme D’une blancheur transparente, cette chemise au jabot volant et généreux ne manque pas de charme. On aime le fait qu’elle soit portée d’une manière un peu rock’n’roll avec la double ceinture cloutée, cassant ainsi une impression trop fragile. Sensibilité et masculinité, un mélange qui a tout pour plaire.

Les Hommes

agnès b

Lumineux La veste en velours gris irisé apporte une touche de fantaisie à une silhouette plutôt sage et permet un juste équilibre entre esprit festif et distinction masculine.

Fausse sobriété Ce costume de prime abord classique présente en fait des détails originaux comme le pantalon de smoking transformé en bermuda et les broches argentées en forme d’éclair et d’étoile qui confèrent une allure plus jeune et dynamique à ce smoking du XXIe siècle.

De Fursac

agnès b

Brillant Il faut bien être conscient qu’en portant ce costume, il est impossible de passer inaperçu! Mais pour celui qui voudrait se démarquer et se faire remarquer, voici la tenue qu’il faut. L’ensemble parle de lui-même, nul besoin d’en rajouter…

romantisme au masculin Cette veste croisée en velours noir à deux rangées de boutons est très élégamment gansée de satin. On apprécie le contraste de matière qui est créé, ainsi que le détail des doubles poches superposées.

Les Hommes Ermanno Scervino

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Montres

2009 heures La montre de James

ing One-One-Five Persh igiani. Chronograph, Parm

ean Seamaster Planet Oc ometer, ron Ch ial -Ax Co 600m Omega.

Les fans de James Bond auront reconnu immédiatement ce modèle puisque c’est celui que porte Daniel Craig dans Quantum of Solace. Au-delà de ce clin d’œil marketing, cette montre de plongée professionnelle présente des lignes classiques et une haute technologie. Les aiguilles et les index sont revêtus de Super-Luminova qui contrastent fortement avec le cadran noir et mat. L’aiguille des secondes, quant à elle, présente une pointe lumineuse orange. On trouve un dateur à 3 heures. L’échappement co-axial assure la stabilité et la précision en réduisant les frottements. Grâce à son fermoir spécial plongée, le bracelet en acier inoxydable peut être facilement rallongé, ce qui permet de fixer la montre par-dessus la tenue de plongée. Elle est étanche jusqu’à 600 mètres.

teel, Super Avenger Blacks Breitling.

Partenariat d’exception Cette montre est le fruit d’un partenariat d’exception entre Parmigiani et Pershing, prestigieux constructeur italien de yachts de luxe. Elle est nommée en l’honneur de la plus grande et prestigieuse embarcation Pershing mesurant 115 pieds, que l’on retrouve gravée sur le fond du boîtier de la montre. Exclusivement en or rose 18 carats ou en Palladium 950, la série compte deux versions de cadrans Havane et Silver numérotées, éditées chacune en 115 exemplaires et intégrant le mouvement chronographe automatique Calibre PF 190. Le chronographe Pershing indique les heures, les minutes et le second chronographe au centre possède un compteur 12 heures et un compteur 30 minutes, une petite seconde, l’indication du tachymètre et de la grande date. Le boîtier est étanche à 660 pieds et possède une lunette tournante.

Robustesse masculine Ce modèle est le plus exclusif des Super Avenger puisqu’il s’agit d’une série limitée à seulement 300 exemplaires. Le boîtier présente une teinte originale qui résulte d’un traitement hautement résistant à base de nitrure de carbone. Le cadran est rehaussé par des aiguilles de compteur rouges. Cette montre se démarque également par sa construction massive incluant, notamment, une couronne vissée abritée par d’importants protège-couronnes, des renforts de poussoirs vissés dans l’acier ainsi qu’une épaisse glace saphir. Le «moteur» Calibre Breitling 13, extrêmement fiable, permet à cette montre d’être officiellement certifiée chronomètre par le COSC et offre un chronographe au ¼ de seconde. On trouve également un totaliseur 30 minutes et un autre 12 heures.

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Emmanuel Krivine en résidence à la Philharmonie

Pour Noël, offrez de la musique! Faites plaisir à vos proches avec un concert de l’OPL à la Philharmonie.

24.01.2009 Concert de famille à 17 heures

‘H2O’ - Smetana «La Moldau» et autres pièces autour de l’eau RAINER ROOS, DIRECTION Klaus Brettschneider, présentation

29.01.2009

Haydn «Les Saisons» PIERRE CAO, DIRECTION

Cornelia Samuelis, soprano - Markus Schäfer, ténor Raimund Nolte, baryton - Chœur Arsys Bourgogne

5.02.2009

Mozart «Symphonie N° 35», Reimann «Tarde», Tchaikovsky «Symphonie N° 3» deutsche radiophilharmonie

CHRISTOPH POPPEN, DIRECTION Claudia Barainsky, soprano

5.03.2009

Debussy «Printemps», Fauré «Pelléas et Mélisande», Strauss «Poème Symphonique» op. 24 et «capriccio» EMMANUEL KRIVINE, DIRECTION DECHMANNCOMMUNICATION

Soile Isokoski, soprano

Réservations auprès de luxembourgticket T (+352) 47 08 95-1 www.luxembourgticket.lu I ticketlu@pt.lu

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23.04.2009 24.04.2009

Dvorak «Ouverture Carnaval» et «Concerto op.53», Brahms «Symphonie N° 4» EMMANUEL KRIVINE, DIRECTION Janine Jansen, violon

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Technologie

PÊle-mÊle de nouveautÉs Ecouteurs Nixon.

Vidéo de poche Caméra Flip Mino.

Rigueur mélomane Ces écouteurs présentent un design moderne, masculin, qui se fait discret dans l’oreille. On connaissait les versions bijoux pour les femmes, voici donc les écouteurs dessinés spécialement pour les messieurs. Aussi sobres qu’élégants, ils mélangent la forme ronde accueillante et le côté technique du métal brossé.

Cette mini-caméra est un véritable succès outre-Atlantique et commence à arriver en Europe. Assez bon marché, elle est extrêmement simple d’usage. Sur la face avant, on trouve le viseur; sur la face arrière, un petit écran de visionnage et le moins de boutons possible pour simplifier l’utilisation. Elle présente un atout supplémentaire: une prise USB intégrée rétractable, ce qui facilite le transfert des données. Avec une heure de vidéo, trois heures de batterie, un zoom sommaire et une image de qualité web, cette caméra ne correspond pas aux attentes de ceux qui recherchent du matériel professionnel, mais pour tous ceux qui souhaitent une caméra blocnotes, elle conviendra parfaitement. www.flipvideo.co.uk

Aura de Motorola. r portable Support d’ordinateu Bräda, Ikea.

Meilleur pour les genoux Comme c’est parfois le cas, la célèbre enseigne suédoise propose un accessoire ingénieux qui améliore le confort à la maison. Cet accessoire est en fait un coussin avec une tablette rigide à positionner sur les genoux pour y déposer l’ordinateur portable. Le coussin s’adapte aux formes du corps et assure une meilleure stabilité à la machine, proposant ainsi une surface de travail là où il n’y a pas de table. Une pochette est prévue sur le côté pour accueillir le téléphone ou le lecteur MP3, ainsi qu’une poignée facilitant son déplacement. Existe en gris et blanc.

Tout en rondeur Inspiré de l’univers du luxe, ce téléphone portable présente un design atypique et sophistiqué. C’est la première fois qu’un écran circulaire à cristaux liquides est proposé pour un appareil de ce type. L’écran affiche 16 millions de couleurs et permet de visionner des images en 300dpi. Pour le protéger des rayures, un verre saphir est apposé comme en haute horlogerie. La coque est en acier inoxydable et gravée à haute pression. Le système d’ouverture a été le fruit de toutes les attentions: plus de 200 pièces sont assemblées pour le mécanisme de rotation qui utilise un roulement à billes. Il est équipé de la technologie CrystalTalk™ qui assure un son clair de haute qualité. Par contre, il n’est que 2G et n’intègre pas le WIFI. On peut également regretter que l’appareil photo ne soit que de deux Mégapixels alors que beaucoup d’appareils en sont maintenant à cinq. La batterie offre sept heures de communication et 400 heures en veille.

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Pays hôte 2009

Vos envies sur mesure! 3 jours pour réaliser vos rêves: vacances en solo, en famille ou entre amis!

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Intérieurs

LIGHT MY FIRE! Coffret Pomander, a, Diptyque. Feu de bois et Epicé

t neuf, Bougie Odeur d’obje Colette.

SENTEURS D’HIVER Cet élégant coffret contient trois mini-bougies aux senteurs réconfortantes lors de ces longues journées d’hiver. Pomander est un mélange de cannelle, girofle et écorce d’orange. Feu de bois est une composition raffinée d’essences boisées rares. Et Epicéa évoque la forêt après la pluie, qui se réchauffe sous le soleil hivernal, et dégage des vapeurs légères de vétiver, cèdre et santal.

ÇA SENT BON LE NEUF! L’odeur de cette bougie a été proposée par le dessinateur Jean-Philippe Delhomme, dont on retrouve les dessins sur l’emballage, en collaboration avec l’équipe des nez de Givaudant. Ils ont réussi à créer une odeur assez inhabituelle, aussi fugace qu’indéfinissable, une odeur qui accompagne l’ouverture d’un livre, le déballage d’un cadeau... celle de l’objet neuf.

ley. Black Tuberose, Sis

TROUBLANTE TUBÉREUSE Pour sa première bougie parfumée, Sisley rend hommage à une fleur troublante, la tubéreuse. Sobre et élégante, la bougie est présentée dans un écrin couleur onyx, et il s’échappe de la cire noire des effluves poudrées habillées de vanille, rehaussées d’une trace de poivre noir et de cacao.

rma. Bougie Acqua di Pa

À LA MODE ITALIENNE Acqua di Parma propose trois nouvelles bougies parfumées très élégantes. Leur forme est originale car semi-sphérique, comme coupée dans la hauteur. Le pan plat accueille l’inscription de la marque en relief ainsi que le blason de la ville de Parme. La bougie jaune reprend le parfum de la Colonia créée en 1926, la rouge est un mélange d’épices (cannelle et clous de girofle) et la noire offre une fragrance d’ambre. Ces bougies sont conçues pour ne brûler que de l’intérieur, laissant intacte la partie extérieure, évitant ainsi les coulures de cire.

Tea, Thanks Goodness for Penhaligon’s.

À L’HEURE DU THÉ Lorsque l’icône des parfumeurs anglais fait des bougies parfumées pour la maison, cela sent forcément très bon et joue avec les traditions, puisque ces quatre bougies ont été conçues pour évoquer olfactivement l’heure du thé. Ritual Tea offre un parfum de fruits dorés, rose, porto et Earl Grey, parfait pour l’après-midi. Hot tea est plus robuste et tonique, marquée par des herbes vertes et des roses enveloppées dans le thé Assam. Harmony Tea dévoile des senteurs d’agrumes et de jasmin avec en tête le thé Chai au Fenouil. Enfin, Hypnotic Tea mêle de façon enivrante le thé à la fleur d’oranger, le jasmin et les bois épicés. Existe aussi en grande bougie trois mèches (durée 110 heures) pour chaque fragrance.

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Repérages

Design de collection mes d’argent Vase Pic fleurs Ato pour Christofle. n tte Hu rd ha de Ric ie Witches’Kitchen Extra Hand de la sér tecnica. Ar ur po tje de Tord Boon

FleurS Atomiques Cette boule en argent est en fait un vase pic-fleurs dessiné par Richard Hutten, designer emblématique à ses débuts de Droog Design, et qui fait partie de la collection Atomes d’argent. Cette collection décline des accessoires pour la maison autour du motif de l’atome. Pièce réalisée en série limitée et numérotée dans les ateliers de Haute-Orfèvrerie.

Main de sorciÈre Cette main en bois, ustensile qui permet de servir la salade, a été conçue par Tord Boontje qui s’est inspiré des accessoires de sorcières et de magiciens pour réaliser une collection d’ustensiles de cuisine, dont fait partie cet objet réalisé à la main par des artisans du Guatemala.

LumiÈre fondante Pieke Bergmans a conçu pour Design Virus une série d’ampoules pas tout à fait comme les autres. Réalisées en cristal en collaboration avec Royal Leerdam Crystal et Solid Lighting, cette ampoule est plus proche de l’œuvre d’art que de l’objet utilitaire. Elle dégage une grande poésie et ouvre les possibilités d’une narration ayant comme point de départ les objets du quotidien. Edition de 18 pièces uniques.

ès La Collection d’Agn rnardaud. Be ur po er au Thurn

Bergmans. Lightblub de Pieke

L’art dans l’assiette Pour Bernardaud, l’artiste Agnès Thurnauer passe de l’espace du tableau à la surface ronde de l’assiette et représente les grandes peintures de l’histoire de l’art du XIIe au XXe siècle, comme un manuel sur page de porcelaine. Plutôt que de les pasticher ou d’en faire une pâle reproduction, elle choisit de n’en représenter que le titre, avec un choix de typographie spécifique pour chaque, laissant ainsi toute la place à l’imaginaire ou à la mémoire pour recomposer l’œuvre évoquée. Le service est composé de 42 pièces (douze assiettes à dîner, six assiettes à dessert, six tasses à café, six mugs, six coupelles, un plat 31 cm, un plat creux 36 cm, un saladier haut, un bol 24 cm, un plat ovale creux, un broc). Au dos des pièces est inscrit un texte de présentation de l’œuvre rédigé par l’artiste elle-même. Chaque édition est numérotée et non limitée. Un certificat permet à tout acquéreur de se procurer pendant dix ans des pièces supplémentaires.

, 2008. Possible Meridienne ué. , mousse et bois laq Méridienne en tissu

La possibilitÉ de la poÉsie Le designer Robert Stadler a réalisé récemment une série de meubles, Possible Furniture, d’une grande poésie et s’apparentant à une installation d’art. Composés de galettes superposées et tablettes laquées, ces éléments de mobilier sont de véritables morceaux de paysage domestique, jouent avec la perception d’équilibre et interrogent les notions d’ergonomie et d’usage. Les différents éléments sont pour les uns rembourrés, pour les autres laqués. Ils ont été présentés à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris l’automne dernier.

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Pilates Personal Training, 8/14

Inclinaison latérale de la colonne vertébrale Lucile Risch (cours), David Laurent / Wide (photos)

Cette séance de side bending est destinée à étirer et relâcher les muscles abdominaux qui ont été fortement sollicités durant les séances précédentes. La colonne vertébrale et sa musculature profonde doivent maintenant travailler sur un autre plan. Avant d’incliner le dos d’un côté ou de l’autre, il faut toujours penser à l’étirer vers le haut afin que les disques soient moins comprimés lors de l’inclinaison latérale. En général, les mouvements de rotation et d’inclinaison de la colonne vertébrale devraient toujours être précédés d’un étirement vers le haut. Ces exercices peuvent être faits à domicile. Si vous ressentez des difficultés, paperJam vous recommande l’accompagnement d’un professeur.

4.

Mermaid

2.

1.

Assis sur une chaise, le dos tourné vers le côté. Relâchez un bras au-dessus du dos de la chaise, levez l’autre bras. Inspirez et lift up, étirez votre dos vers le plafond. Expirez et inclinez votre dos vers le dos de la chaise et relâchez la tête de côté. Gardez vos deux hanches bien alignées et votre bassin collé sur la chaise. Inspirez dans cette position, puis expirez et remontez en étirant les vertèbres vers le plafond. Inspirez et lift up, montez votre bras opposé et placez l’autre main sur les côtes. Expirez et inclinez en prenant appui avec votre main sur votre cage thoracique. Inspirez dans cette position, puis expirez en vous étirant vers le plafond et en revenant en position droite. Répétez l’exercice cinq fois de chaque côté.

Assis en position Mermaid sur un coussin ou au sol. Essayez de maintenir les deux os du bassin sur le coussin ou au sol. Posez une main au sol, l’autre bras monte audessus de la tête. Inspirez et étirez le dos vers le plafond, ensuite expirez et inclinez du côté de la jambe arrière. Relâchez la tête et inspirez en restant dans cette position. Expirez en remontant vers le haut. Puis changez de côté, toujours en veillant à ne pas décoller les hanches du coussin ou du sol. Répétez l’exercice trois fois de chaque côté.

5.

Side Bends

3. Debout à côté de la chaise, le bras posé sur le dos de la chaise. Cet exercice est plus difficile parce qu’il faut stabiliser le bassin tout en inclinant le dos sur le côté. Inspirez en montant le bras opposé à la chaise vers le haut et en étirant le dos vers le plafond, contractez les abdominaux, rentrez le nombril, serrez les fesses et contractez le plancher pelvien. Expirez en allant vers la chaise et en maintenant le bassin stable et en relâchant la tête de côté. Inspirez et restez dans cette position. Expirez, allongez votre dos puis revenez en position droite. Répétez cet exercice cinq fois du même côté, puis changez la chaise de l’autre côté et répétez cinq fois de ce côté.

Cet exercice renforce les muscles de l’épaule, de l’avant-bras, les obliques (taille) et les fessiers. En cas de douleurs à l’épaule, au coude ou aux genoux, évitez cet exercice. La position de départ: assis sur le côté, en appui sur l’avant-bras, les deux jambes repliées, l’une au-dessus de l’autre, le bras posé sur les hanches. Inspirez, puis expirez et montez le bassin vers le plafond en ligne droite, en repoussant le sol avec votre avant-bras et en serrant les fesses et les genoux ensemble. Gardez votre bassin droit, ne creusez pas le bas du dos et maintenez une hanche au-dessus de l’autre. Inspirez et restez dans cette position. Expirez et baissez doucement les hanches au sol. Répétez cet exercice cinq fois d’un côté, puis changez de côté.

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Compétition

PAULE KIÉNERT « …CE QUI ME PLAÎT DANS LES COURSES DE V.H.C., C’EST L’ATMOSPHÈRE D’UNE ÉPOQUE… … et les voitures sont si belles …»

Jacques Demarque (texte), Andrés Lejona (photo)

Elle a 25 ans. D’origine française, elle est installée au Luxembourg depuis près de cinq ans et travaille pour Femmes Magazine. En charge de la communication et de la rubrique de news de ce mensuel, elle fait preuve à ce poste des mêmes qualités qu’elle démontre au volant d’une voiture historique de collection. Il faut dire que son père s’asseyait à ses côtés et lui récitait les différents modèles de voitures présentés dans les revues spécialisées! Ce qui ne veut pas dire qu’il fut enchanté lorsqu’elle a voulu commencer à conduire et réclamé, à 17 ans, sa première voiture… de course! Assez rare, pour une fille, cette idée de la passion pour la course automobile! «Ce n’est même pas une idée, c’est plutôt une évidence. Je suis née il y a 25 ans dans le milieu. Mon père faisait des courses de voiture, il en fait aujourd’hui encore. Il a aussi commencé une collection de voitures d’époque, de son époque. J’ai toujours baigné dans cette atmosphère. J’ai donc rapidement voulu, non seulement regarder mon père ou les autres, mais vite prendre le volant. C’est cela que, très vite, j’ai voulu! Mais à courir dans une voiture historique de collection, n’y a-t-il pas une peur de la casser? «Si, un peu. Mais au volant, on oublie rapidement, sauf évidemment quand on est «mal parti», alors on commence à y penser (sourire). On en prend bien soin, forcément, mais on se prend vite au jeu, plongé dans la vitesse, la technique de conduite et dans les sensations, on n’y pense plus du tout. Mais vous n’êtes pas seule… Avez-vous un copilote, un navigateur favori? «Mais non. J’ai fait un peu de rallye avec différents copilotes. J’ai cherché des filles… que je n’ai jamais trouvées. Vous savez, il y a peu de femmes dans le milieu. Au début, en conduite accompagnée, c’était ma mère… Conduite accompagnée, c’est-à-dire très jeune? «Oui, j’ai commencé à faire mes premiers rallyes en amateur à l’âge de 16 ans, avec maman et un ami de mon père. Eux devaient avoir le permis de conduire… et le courage! Ensuite, j’ai cherché différents navigateurs, des copains, mais je n’ai jamais trouvé quelqu’un, disons sur le long terme. Maintenant, je fais des courses seule, circuits ou courses de côte. De plus, cela demande moins d’organisation, c’est plus facile et je suis plus libre.

Comment se prépare-t-on à un rallye, reconnaissance, préparation de la voiture? «En rallye, on doit reconnaître les spéciales par cœur, même si le copilote prend des notes. Mais on prépare surtout la voiture, particulièrement les anciennes. Pour les miennes, elles vont chez un préparateur, car je ne m’occupe pas de tout ce qui est mécanique. Je suis une fille et blonde en plus (rires), donc je monte, tourne la clé de contact et il faut que ça marche. Et pour les courses de côte? «Alors, là, il faut vraiment reconnaître car c’est une course de vitesse et le but du jeu est d’avoir une trajectoire exacte. On ne peut l’avoir qu’en connaissant le parcours sur le bout des doigts. On prend des points de repère, c’est vraiment une science exacte, il faut passer dans la trajectoire idéale, il faut aller vite. Les fameux points de corde? «Oui, c’est cela. En rallye, par contre, c’est plutôt la régularité, on s’attache moins à la vitesse, on doit passer à tel endroit, à telle heure, en respectant une moyenne imposée. Evidemment, cette moyenne devient intéressante dès que l’on attaque les routes de montagne. En effet, 50 km/h sur une route en lacets, c’est plus difficile à tenir. Il semble que vous soyez plus intéressée par la vitesse que par la régularité! «Après avoir fait un peu le tour, rallyes, circuits, courses de côte, je privilégie cette dernière. C’est plus pratique, je n’ai pas besoin d’un copilote qui puisse être disponible au même moment, je peux donc le faire seule et je peux mieux m’organiser en fonction de mes activités professionnelles et de mes loisirs. J’ai pris une licence internationale au Grand-Duché et participerai prochainement à la course de côte de Lorentzweiler. Connaissez-vous déjà cette côte assez impressionnante, épingles et pourcentage? «Non, c’est une grande première. D’après vous, quelles sont les qualités nécessaires pour gagner? «Je ne les possède peut-être pas toutes… je suis trop prudente. Je pense qu’il faut conduire ‘propre’, être exact, précis, c’est le côté technique. Je pense aussi qu’il faut être un peu fou et je me rends compte que j’ai une approche plus douce que celle d’un homme, par exemple. Sur un circuit, je vois tous mes copains foncer dès le premier tour alors qu’il faut que je reconnaisse et que je prenne des repères pour être sûre de moi. Est-ce parce que je suis une fille ou parce que je manque naturellement de confiance en moi? Je dois assurer! Alors, } question: suis-je assez folle?

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jà là « L a m i n i é ta i t d é é e s 6 0 nn au milieu des a et avait gagné» paperjam  | Janvier 2009 | économie & Finance

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QUATRE COUPS DE CŒUR:

Le 4L Trophy

Elvis Presley

Raid humanitaire réservé aux étudiants et aux Renault 4. Lors de ma participation à ce raid en 2003, notre 4L a parcouru plus de 8.000 km, du départ de mon école à Strasbourg au Sahara marocain. Pour le rock’n’roll, l’époque et la désinvolture qu’il représente et peut-être aussi pour ses 100 Cadillac! La Mini Cooper Les chaussures

Ma première voiture et mon actuelle voiture de course, mais aussi une révolution pour l’époque et un succès qui dura 40 ans!

Une autre passion datant de ma petite enfance, peut-être pour affirmer que je suis bien une fille... J’attends simplement de pouvoir faire une course avec des escarpins.

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 { Ces qualités sont-elles utiles dans votre vie profession-

nelle? «Oui, sans nul doute. Il y a aussi une qualité essentielle dont je n’ai pas parlé, c’est la persévérance. On ne réussit pas toujours tout à la première tentative, on peut se faire battre. Mais le but du jeu est de ne pas baisser les bras mais de continuer, persévérer. En compétition, on apprend aussi à gérer le stress. Au départ d’une course, le «5, 4, 3, 2, 1…» est toujours très stressant, il faut rester concentré. Donc, la résistance au stress et la persévérance me sont utiles quotidiennement. Vous avez eu une cinquième place aux Boucles d’Automne, belle épreuve! «Je ne m’en souvenais même plus, mais oui, c’est exact, une épreuve de régularité. Et le Rallye des Princesses 2005, ancien Paris-Saint-Raphaël féminin. Une course à votre blonde image? «C’est maintenant de Paris à Monte-Carlo. Nous avons remporté dans la catégorie 8, répliques et exceptions sur Catéram Super Seven. Votre dernière course de la saison qui se termine? «C’était la finale de la Coupe de France de la montagne à Turckheim. Mauvais souvenir, je me suis retrouvée aux urgences dans la nuit précédant la course, avec des calculs dans les reins. J’ai néanmoins voulu faire la course mais, sous morphine, ça va moins bien! Je n’ai fait que trois montées et j’ai dû m’arrêter, je n’en pouvais plus. La saison qui débute donc pour vous avec Lorentzweiler va vous permettre d’oublier rapidement! «Oui, sans aucun doute car j’ai un bon calendrier, me concentrant sur la Grande

Région, le Luxembourg, la Lorraine et jusque dans le Doubs, à Saint-Hippolyte. Aller plus loin demande plus de temps et d’organisation mais je prends. Il faut dire que j’ai la chance d’avoir un papa qui fait les mêmes courses que moi, pas avec la même voiture. Lui, c’est les gros moteurs, moi c’est les petits (rire), je cours sur Austin Mini Cooper S 1966, que je conduis le plus vite possible. Et tous les jours, comment conduisez-vous? «Je me déplace avec ma voiture de fonction, le plus vite possible aussi, mais sans que personne ne s’en aperçoive. Avez-vous été flashée? «Oui, mais les blondes ont certains avantages lorsqu’on les arrête. Mais il ne faut pas écrire cela! Alors, pour le nec plus ultra de la vitesse et de la technologie, la Formule 1, quel est votre sentiment? «Inaccessible! J’ai beaucoup d’admiration pour ces pilotes, ces sportifs de très haut niveau mais c’est très loin de ce que je pourrais faire. Alors, je les regarde. Je n’en rêve même pas, c’est trop loin. Ce qui me plaît dans les compétitions de véhicules historiques, c’est l’atmosphère d’une époque, dont je finis par être nostalgique alors que je ne l’ai pas connue. Et les voitures sont si belles. Je ne voudrais pas quitter cela pour rejoindre le «moderne» avec une ambiance plus dure et plus froide. Et le mythique Monte-Carlo, en projet? «Alors là, j’en rêve, vous avez touché dans le mille. J’aimerais y participer en version historique, avec les différentes villes de départ et les spéciales de l’époque. D’ailleurs, la mini était déjà là au milieu des années 60 et avait gagné».

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Partytime at Banque Privée Edmond de Rothschild

Les premiers grands crus du vignoble bordelais Retour sur la soirée du 20 novembre à la Bibliothèque de la chaumière…

Alain Berland (Job Partner)

Miriam Mascherin (Elite Advisers)

Pedro Crespo (Schneider Consulting) Jacques Demarque (Explorator/paperJam)

Jacques Demarque (texte), Etienne Delorme (Photos)

Le paperJam Business Club, Wine & Networking du 20 novembre 2008 réunit économie et œnologie sous les lustres de la bibliothèque de la Chaumière, Banque privée Edmond de ­Roth­schild, que nous remercions pour son hospitalité. C’est la rencontre de la finance, de la passion et de l’émotion. A la recherche de produits financiers performants et innovants, Miriam Masche­rin et Michel Tamisier nous ont fait mieux connaître Elite Advisers, société spécialisée dans le conseil en investissement. Nous avons aussi visité le vignoble bordelais grâce à Christian Roger, gestionnaire du fonds «Nobles Crus», autre manière d’investir. L’atmosphère était loin d’être morose et les participants ont suivi cette dégustation de grands crus de Bordeaux avec des mines gourmandes et une attention de «premier de la classe». L’excellent Christian nous a rendus très savants le temps d’une soirée. Il nous a aussi enseigné l’art des accords vins et fromages, ceuxci ayant été proposés en buffet par le TraiteurPâtissier Kaempff-Kohler, un vrai spécialiste.

Le Caillou blanc 2004 du Château Talbot, vive structure, rondeur et fraîcheur en fin de bouche, lance le bal et étonne. Cette propriété est plus connue pour son rouge. Il est suivi par le PessacLéognan blanc, Domaine de Chevalier, grand cru classé de Graves 1995. La dégustation se termine par le Sauternes 1986 Château de Fargues à la robe d’or, aux arômes de cire d’abeille. Invité d’honneur de cette soirée, le Château Clarke 2000 Baron Edmond de Rothschild est déjà superbe. Ce Listrac-Médoc promet une belle longévité ainsi qu’un autre 2000 mais celui-ci Pomerol, le Château Bel-Air à la robe intense. Le Haut Médoc est représenté par le ­Château Cantemerle, aussi du grand millésime 2000. Le Château l’Hermitage 1997 Saint-Emilion grand cru est le dernier rouge dégusté avant le jeune Barsac 2004 Château Cantegril Sauternes au nez de citron. Ce ne sera que la crainte de déclencher une alarme inopinée qui nous fera abréger cette très agréable soirée! Elite Advisers, 39, bd Joseph II, Luxembourg Kaempff-Kohler, 18, place Guillaume. Luxembourg

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Francis Gasparotto (Tempo) Guillaume Cullierrier (Traiteur Steffen) Château Bel Air, Pomerol 2000

Alexandra Planer-Nonnweiler (Luxembourg Air Rescue) Château Clarke, Listrac, 2000 «Caillou Blanc» du Château Talbot 2004

Château de Fargues, Sauternes, 1986

Michel Tamisier (Elite Advisers)

Alain Mestat (Banque Privée Edmond de Rothschild)

Margarida Santos (Property Partners)

Thierry Ernst (Ernst Recruiting) Fromages Kaempff-Kohler

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu Voir la video sur www.paperjam.tv

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INsIDE

cahier «Économie et finance» Cover Michel Wurth photo Andrés Lejona

cahier «Management» illustration INgrid

paperJam – édition janvier 2009 Ce numéro est paru le 12 décembre à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg.

Directeur de la publication Mike Koedinger

rÉdaction tÉlÉphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail press@paperjam.lu Web www.paperjam.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

rÉdacteur en chef Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperjam.lu rÉdaction Marc Auxenfants (-46) marc.auxenfants@paperjam.lu

Céline Coubray (-44) celine@mikekoedinger.com, Frédérique Moser (-47) frederique.moser@paperjam.lu Nicolas Raulot (-45) nicolas.raulot@paperjam.lu Duncan Roberts (-49) duncan.roberts@paperjam.lu

collaborateurs rÉdactionnels Jérôme Bergerot (JB Presse), Jacques Demarque, Alain Ducat, Emily Hanson, Sébastien Lambotte, Jean-Marc Streit, Joseph Tripodi (JB Presse), correction Nathalie Lemaire (-26) nathalie@mikekoedinger.com photographie Laurent Antonelli (Blitz), Julien Becker, Eric Chenal (Blitz), Luc Deflorenne, Etienne Delorme, David Laurent (Wide), Andrés Lejona, Fabrizio Maltese, Olivier Minaire (Wide) Illustrations INgrid

LAYOUT directEUR artistique Guido Kröger CRéATION Vera Capinha Heliodoro, Maxime Pintadu COORDINATION Monique Bernard Mise en page Thomas Aubinet, Monique Bernard, Nathalie Petit, Stéphanie Poras, Claire Ramos

pour INgrid (www.INgrid.eu) impression Qatena

rÉgie publicitaire tÉlÉphone (+352) 27 17 27 27 Fax (+352) 26 29 66 20 E-mail info@tempo.lu Web www.tempo.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg

Éditeur téléphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail info@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie CEO Mike Koedinger coo Rudy Lafontaine administration Sandra Barba, Sylvia Leplang, Laurren Prieur RC B95211 Tva intracommunautaire LU 197 914 67 issn 1992 - 4275 Conformément à l’article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la liberté d’expression dans les médias, la présente mention est obligatoire «une fois par an, au premier numéro diffusé». Nous avons choisi de la publier chaque mois. La société éditrice de paperJam est détenue indirectement, par une participation excédant 25 pour cent, par Mike Koedinger, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg. Le conseil d’administration est composé par Mike Koedinger (président), la société Tempo ainsi que la société Mike Koedinger Management s.à.r.l. La direction générale et la gestion journalière sont de la responsabilité de Mike Koedinger. © Editions Mike Koedinger S.A. (Luxembourg) Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

abonnements tarifs port compris Luxembourg / France-Belgique-Allemagne Coordonnées bancaires: Code BIC / Swift: BCEELULL No IBAN: LU87 0019 1655 8851 4000 de Mike Koedinger Editions Autres pays sur demande Formule standard 1 x 10 nos/an: 40 euros Formule corporate 3 x 10 nos/an: 80 euros Formules grandes et très grandes quantités pour entreprises et institutions sur simple demande. paperjam dans votre établissement Contactez Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu

bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie directeur associé Aurelio Angius (-35), aurelio.angius@tempo.lu directeur commercial Francis Gasparotto (-33), francis.gasparotto@tempo.lu Assistante commerciale Céline Bayle (-32), celine.bayle@tempo.lu Chargée de clientèle / paperjam Sabrina de Nardi (-38), sabrina.denardi@tempo.lu Chargée de clientèle / paperjam business club Vanessa Gourdange (-37), vanessa.gourdange@tempo.lu Chargée de clientèle web: Marilyn Baratto (-42) marilyn.baratto@tempo.lu explorator Simon Béot (-34), simon.beot@tempo.lu Mélanie Juredieu (-39), melanie.juredieu@tempo.lu

rendez-vous Sophie Goulet (-36), sophie.goulet@tempo.lu administration Isabelle Ney RC B95212 TVA intracommunautaire LU 197 915 68

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Dans le prochain paperJam Février 2009

Dossier Private Banking

Comment l’industrie du private banking se positionne-t-elle dans le contexte de crise financière actuelle? L’objectif annoncé de 1.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici à 2015 est-il encore réaliste? Prochaine édition: 23 janvier 2009 Pour contacter la rédaction: press@paperjam.lu


, e i m o n o c é ’ l l. à e i t a n e m s s é e L’ in

D u c ssez pas à côté de ne pa

PEOP ts emen s s i t iver a - D gend A rt - Spo News

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www.lessentiel.lu


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luxembourg en chiffres  Secteur financier, emploi, croissance, PIB ... Tous les chiffres clés de l'économie luxembourgeoise en un coup d'œil.

IMPACT DE L'INDUSTRIE FINANCIÈRE SUR L'ÉCONOMIE LUXEMBOURGEOISE revenus

Emploi Banques: 13%

Banques: 12%

Assurances: 4%

Assurances: 2%

PSF: 4%

PSF: 5%

Société Gestion: 4%

Société Gestion: 2%

Total: 25%

Total: 21% OPC: 7%

OPC: 6%

Banques: 26%

Banques: 16%

Assurances: 3%

Assurances: 2%

PSF: 6%

PSF: 3%

Société Gestion: 9%

Société Gestion: 5%

Total: 44%

Autres contributions: 7%

Source: Etude Deloitte pour le CodeplaFi (2007)

contributions aux recettes fiscales

valeur ajoutée

Total: 33%

OPC: 14%

OPC: 12%

emploi des salariés résidents (186.831 au 30/06/08) 190.000

emploi des frontaliers

150.000

(146.669 au 30/06/08)

145.000 185.000

140.000 135.000

180.000

130.000 125.000

175.000

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in 2 Ju

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20 07 Fé v. 20 08 Av r. 2 00 8 Ju in 20 08

7

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7

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7 00

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20 06

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6

20 ût

in 2

00

Ao

6

115.000

170.000 Ju

Source: Statec

120.000


125 Luxembourg en chiffres

croissance du Pib au luxembourg

Variation du PIB 2007/2006 Slovaquie Lituanie Lettonie Bulgarie Pologne Roumanie Rép. Tchèque Irlande Slovénie Estonie Chypre Pays-Bas Finlande Grèce Malte Luxembourg Espagne Autriche Royaume-Uni UE 27 Belgique Suède France Portugal Allemagne Danemark Hongrie Italie

8,4

8% 7% 6,1 6% 5,2

5,0

4,9

5% 4,1

4% 3%

2,4

2% 1% 0%

-0,5 2000

2001

2002

2003

2004

2005

2007

2006

Source: Statec

2,1

2,1

2008

3,6%

Source: Eurostat

9%

0

2

4

6

8

10

12

14

16 %

2009

Variation trimestrielle

Juin 2008 Décembre 2007

42.313 +4,06% 40.662 -

Septembre 2007 Juin 2007 Mars 2007 Décembre 2006 Septembre 2006 Juin 2006 Mars 2006 Décembre 2005 Septembre 2005

37.522 36.109 35.472 34.680 32.812 32.034 31.536 29.774 29.333

Total banques et PSF

Variation trimestrielle

+3,9% +1,8% +2,3% +5,7% +2,4% +1,6% +5,9% +1,5% -

Octobre 2008 Septembre 2008 Août 2008 Juillet 2008 Juin 2008 Mai 2008 Avril 2008 Mars 2008 Février 2008 Janvier 2008 Décembre 2007 Novembre 2007 Octobre 2007 Septembre 2007

Taux d'inflation

INdice de confiance des consommateurs (-13 au 26 Nov. 2008) 15

5%

10

4,5%

Variation mensuelle

1.674,028 1.796,696 1.917,993 1.896,357 1.902,092 1.996,959 1.964,076 1.895,445 1.962,845 1.951,141 2.059,395 2.063.797 2.123,519 2.059,144

-8,33% -6,32% 1,14% -0,3% -4,8% 1,7% 3,6% -3,4% 0,6% -5,3% -0,2% -2,8% 3,1% 1,2%

Source: CSSF

(en milliards d'euros)

Source: CSSF

(4,5%) (4,3%) (4,2%) (4,0%) (4,1%) (4,1%) (4,1%) (4,1%) (4,1%) (4,2%) (4,3%) (4,4%) (4,4%) (4,6%)

Total établissements sous contrôle de la CSSF

Source: Comité de conjoncture

Octobre 2008 10.441 +8,19% Septembre 2008 9.892 +7,17% Août 2008 9.374 +3,3% Juillet 2008 9.270 +4,73% Juin 2008 9.047 +1,0% Mai 2008 9.255 +1,98% Avril 2008 9.509 -1,11% Mars 2008 9.500 -5,43% Février 2008 10.185 -3,09% Janvier 2008 10.205 -4,61% Décembre 2007 9.815 -4,80% Novembre 2007 9.854 -2,04% Octobre 2007 9.651 -1,87% Septembre 2007 9.230 -2,81%

OPC - ACTIFS SOUS GESTION

Emploi secteur financier

Nombre de demandeurs d'emploi Variation annuelle Taux de chomage

(3,3% au 31 Oct. 2008)

4%

5

3,5% 0

3%

-5

Source: Statec

2%

20 06 Fé v. 20 07 Av r. 2 00 7 Ju in 20 07 Ao ût 20 07 Oc t. 20 07 Dé c. 20 07 Fé v. 20 08 Av r. 2 00 8 Ju in 20 08 Ao ût 20 08 Oc t. 20 08

t.

c. Dé

20

06

1,5% Oc

c.

20 06 Fé v. 20 07 Av r. 2 00 7 Ju in 20 07 Ao ût 20 07 Oc t. 20 07 Dé c. 20 07 Fé v. 20 08 Av r. 2 00 8 Ju in 20 08 Ao ût 20 08 Oc t. 20 0 No 8 v. 20 08

-15

Source: BCL

-10

2,5%

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tribune libre Retrouvez sur www.paperjam.lu votre nouvelle rubrique «Tribune libre» qui vous permet de vous exprimer librement sur un sujet en relation avec l’économie au Luxembourg. Les meilleurs extraits de ces textes, publiés sur le site, seront repris chaque mois dans le magazine. Envoyez vos contributions originales à press@paperjam.lu en précisant «Tribune libre» dans l’objet de votre message. Gros plan, ce mois-ci, sur la Cité judiciaire et la première édition du «Carnet d’opinions» édité par la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie.

Architecture

Faux et usage de faux

La justice s’étend à tous les droits; elle est égale pour tous; elle s’ouvre à tous les réclamants, elle est une propriété sociale qui marque la grandeur morale de notre pays. A mesure que nos lois doivent perfectionner la condition des hommes, notre architecture doit s’adapter aux exigences et modes de vie de ces derniers.

Par Shahram Agaajani, membre du Comité de direction de la Fondation de l’Architecture

Photo: Shahram Agaajani

Le fait que notre pays avait besoin d’une nouvelle Cité judiciaire est indiscutable. Ce que l’on peut reprocher au Conseil du gouvernement, c’est la manière dont ce marché a été attribué et surtout, l’implantation de cet édifice sur le plateau de St. Esprit. (…) Avant même d’être installés définitivement, les occupants se sentent à l’étroit. Une expansion future de celle-ci étant impossible, les surfaces habitables et commerçantes des alentours commencent déjà à être annexées à la cité judiciaire. Ceci se traduira par la mort lente, mais certaine, d’une ville à qui beaucoup ont souvent attribué l’image d’une citédortoir. (…)

Prenons un exemple et parlons de la conception et de la mise en place des coffrages cintrés, les innombrables voûtes en béton armé… L’emploi des arcs est fort ancien, l’invention en est antérieure aux Romains. L’origine de la voûte est due à la nécessité, à l’absence de grandes pièces de charpente et de volumineux blocs de pierres pour couvrir certains espaces. Ces voûtes étaient formées d’assises de pierres placées en encorbellement, ayant intérieurement la forme du plein cintre, ce qui correspondait à une découverte ingénieuse avec les moyens techniques et intellectuels de son époque. Quel serait le sens, avec tous les moyens que l’humanité possède aujourd’hui de construire des voûtes en béton armé, si ce n’est aucun? La proposition architecturale des frères Krier, pour la nouvelle cité judiciaire, me laisse perplexe et sans voix quant aux nombreuses contradictions aussi fonctionnelles que plastiques de leurs interventions. La coexistence des pratiques destructrices (destruction totale du manège prussien et partielle du bâtiment Vauban) avec un discours volontariste sur l’importance de la conservation, de la restauration et de la mise en valeur du patrimoine autour de ce projet, nous font presque douter sur ce qu’est réellement notre patrimoine architectural. (…) Il va de soi que toute création architecturale modifie un site, quelle qu’en soit sa nature, paperjam  | Janvier 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE

qu’il soit ordinaire, dégradé, ingrat voire invivable, protégé ou non. Cela ne peut servir de prétexte pour rester dans la superficialité plastique de la consommation. Des instal­lations des tribunaux impraticables, au surplus, ces vastes bâtiments. Les salles d’audience manquent de jour; les greffes et les bureaux ressemblent à des caves. Tout est combiné pour l’apparat, pour la pompe, pour le dehors. Sous prétexte de l’exercice du pluriel et de la multiplicité d’interprétations, l’architecte s’octroie le permis de tout dire, de tout interpréter et de tout juger. En dissimulant ces édifices derrière des ornementations en poly­­ styrène et des simili-pierres, ce projet se tourne vers l’atemporel en essayant de couper l’avenir. En réintroduisant un décor qui avait été abandonné en même temps que la pierre de taille et des colonnades en béton armé couronnées de sculptures, l’architecte a voulu donner un aspect historisant à sa création. Il n’est cependant pas certain que ses réalisations soient demain reconnues comme faisant partie du patrimoine. (…) Cette nouvelle Cité judiciaire est-elle une authenticité culturelle ou plutôt une manifestation identitaire folklorisante? Est-elle un réel développement de techniques artisanales locales ou plutôt une manifestation ostentatoire de richesse avec usage de faux?


127 Tribune Libre

UnE CitÉ qui pose question Maurizio Cohen

La nouvelle Cité judiciaire de la ville de Luxembourg est l’objet de nom­­ breuses discussions et prises de posi­ tion. (…) Je n’ai personnellement rien à reprocher au fait que les frères Krier produisent des constructions ayant un aspect passéiste. Ils défen­dent leur propos et il me semble naturel de ne pas mettre en cause leur liberté d’expression en tant qu’architectes. Cela ne veut pas dire que je partage leur vision de l’architecture, de la construction, de l’urbanisme ou autre, mais seulement que je ne vois pas pourquoi leurs constructions seraient plus ou moins légitimes que d’autres. Ce qui me pose problème est la défi­ nition que les Krier donnent de leur travail: «traditionnel moderne». Il est franchement difficile de comprendre en quoi leurs constructions peuvent se définir «traditionnel moderne». Leur technique de construction utilise des pratiques et des matériaux con­ temporains – (peut-être pas dans la plus intéressante des manières, mais soit…) – et l’organisation de leur chantier correspond à l’organisation de la grande majorité des chantiers «occidentaux». L’idée de tradition devrait peut-être apparaître de la disposition dans l’espace des corps de bâtiments? Des gabarits? Des allusions à des architectures du passé? Je ne vois pas en quoi le fait de recourir à la référence d’une architecture du passé construite avec des techniques con­ temporaines peut être assimilé à une «tradition». Pourquoi ne pas appeler les choses avec leur nom? Tout simplement. (…) Comment

Architecture

Architecture

Pablo Lhoas

Bohdan Paczowski

Réjouissons nous que l’architecture (re)devienne l’objet de débat quelle que soit la portée polémique voire problématique du sujet; en l’occur­ rence: 2008, Luxembourg, le SaintEsprit (quel programme!), la Cité judi­ ciaire, K.R.I.E.R. & cie. (…) Ce projet est plus irritant qu’intriguant ou questionnant et il l’est à beaucoup d’égards: la commande, le rapport à un site érigé au rang de patrimoine mondial, la volonté démonstrative, pesante et caricaturale de faire un manifeste, les arguments invoqués pour justifier ce projet et plus encore de disqualifier ses opposants, l’amné­ sie, la mauvaise foi à propos de l’his­ toire de l’architecture, de sa propre histoire, de l’idéologie, de la critique... (…) Cette Cité judiciaire est en effet un rejeton très (trop) direct de ce courant de pensée architecturale; un avorton né d’une conception de l’architecture et de l’urbanisme qui s’est sclérosée, oserons nous dire pervertie, dévoyée, compromise à force de consanguinité et qui pourtant, à sa création, portait des idéaux pas tous inintéressants. (…) Que ce soit l’implantation, le paysage que dessine cet ensemble (vu de loin/ vu de près), le type d’espaces publics, les gabarits, les volumes, les matéri­ aux, les couleurs, les principes con­ structifs, la modénature ... Tout est envisagé dans une version sommaire et superficielle de continuité/homo­ généité par rapport à un contexte idéalisé, simplifié, purifié. Même le rapport à la typo-morphologie qui faisait les grandes heures des Krier (aussi) dans les années ‘70 est rendu à un schématisme assez grotesque et pittoresque qui rapproche ce projet d’un mauvais parc à thème. (…)

Ce ne sont pas les divergences con­ cernant les aspects urbains et fonc­ tionnels qui sont les plus faciles à trancher dans la polémique autour de la Cité Judiciaire. Dans les deux cas, il s’agit – comme aurait dit un grand homme d’État français – d’un «vaste problème» et – comme a dit un autre grand homme, mais philoso­ phe et allemand – la tragédie naît là où toutes les parties engagées dans une dispute ont raison. Mais il y a quand même un aspect dans cette discussion qui inviterait à remettre les pendules à l’heure: celui des attaques sur le langage architec­ tural avec lequel Rob Krier a écrit son projet. Le langage du Mouvement Moderne, consolidé au début du siècle dernier, basait ses certitudes sur un projet global d’une nouvelle société et d’un homme nouveau. Aujourd’hui, en absence de ce projet, ces bases de certitude viennent à manquer. Il y a maintes raisons – sociales, techniques et morales – pour con­ tinuer à développer ce langage, ce que j’essaie de faire dans mon travail. Mais il ne faut pas oublier que la scène urbaine d’aujourd’hui ressem­ ble davantage à la scène d’un théâtre de variété qu’à l’image d’un rêve utopique et cohérent d’un monde nouveau. Or, dans ce théâtre, les simplifications du langage moderne, mises en oeuvre par des spéculations immobilières et par des économies socialement et esthétiquement absurdes et appauvrissantes, ont con­ tribué de façon décisive à la dégrada­ tion des paysages urbains du monde entier. (…)

Le retour du fils prodigue CitÉ judiciaire, quel langage? au SAINT-ESPRIT

Architecture

peut-on dire que l’on parle de «tradi­ tionnel moderne» quand le seul bâti­ ment existant sur le site réellement ancien – le bâtiment dit «Vauban» – a été complètement évidé de son inté­ rieur, privé de son toit et des châssis pour être à nouveau rempli avec des techniques et des structures n’ayant rien de l’époque d’origine? Cela s’appelle «façadisme». Cette technique a eu beaucoup de succès à Bruxelles, où plusieurs bâtiments anciens ont subi le même sort: on a gardé le décor extérieur, on a démoli tout le reste. Encore une fois, je ne suis pas contre l’idée qu’en 2008 l‘on puisse construire ce genre de bâtiments. Je pense seulement qu’il faudrait appeler les choses avec leur nom et l’assumer. (…) Un Palais de Justice, et encore plus une Cité Judiciaire, jouent un rôle structurant dans une ville. Il s’agit d’une des expressions principales de la répartition démocratique du pouvoir. Le statut symbolique et la position dans le contexte urbain sont prioritaires. On doit donc se demander si les pouvoirs publics sont réellement fiers de voir la justice administrée dans ces bâtiments. Au-delà du pro­ blème fonctionnel de l’impossibilité de prévoir des extensions, question qui démontre que l’on a agi sur base d’une volonté de produire une image prestigieuse au mépris de l’utilisation des lieux et de leur efficacité, on peut questionner la raison de s’iden­tifier dans ce genre d’expression. Ces bâtiments représen­ tent aujourd’hui l’image de la justice au Luxembourg?

Retrouvez l’intégralité de tous ces textes sur www.paperjam.lu.

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Index entreprises 385 entreprises et organisations ont été citées sur les 132 pages de ce cahier «Économie & Finance».

A

Bank Sarasin Europe 30 Banque centrale européenne 29 Banque centrale du Luxembourg 24 Banque de Gestion Privée Luxembourg 90 Banque de Luxembourg 22, 84 Banque Degroof Luxembourg 86 Banque Indosuez Luxembourg 86 Banque Privée Edmond de Rothschild 120 Banque Privée Edmond de Rothschild Europe 90 Banque Raiffeisen 55, 84 Banque Sal. Oppenheim Jr. & Cie 82 Banque Vernes Luxembourg 90 Bati-C 82 Batichimie 82 Battin 81 BCEE 21, 29, 68, 83 Belgacom 90 Belgrade Stock Exchange 32 BGL 68, 78, 81, 82, 84 BIL 82 BIL-Participations 56 BIP Investment Partners 52, 60, 74, 76 BMW 6, 7 BNP Paribas 76, 78, 81 Bolton Group International 84 Bonn Schmitt Steichen 86 Bourse de Luxembourg 92 Brasserie Nationale (Bofferding) 81 Brasserie Simon 96 Brown Brothers 56 Bureau Claudine Speltz 88 Business Initiative 107

Centre Culturel et de Rencontre Abbaye de Neumünster 119 Centre de Recherche Public Santé 16 Centre de Veille Technologique et Normative 38 Ceodeux 78 CEPI 88 CEPL 39, 24 Cepros 52 Ceratizit 81 Cératizit Luxembourg 26 Cercle Munster 77, 84 CES 92 CESR 85 Cetrel 92 CFL 90 CFL Cargo 37 CFL Multimodal 37 Chambre de Commerce 24, 37, 52, 77, 85, 88, 92 Chambre de Commerce Luxembourg-Chili 77 Chambre des Députés 24 Chambre des Fonctionnaires et Employés publics 24 Chambre des Métiers 77 Chambre des Salariés 16, 18 Chambre de Travail 24 China IPR SME Help Desk 38 CIGDL 88 CLC 85, 90 Clearstream International 82, 89 Climate Alliance 13 Cluster maritime 37 CMD 86 Cobelfret 37 CodaSystem 26 Codeplafi 76, 80, 82, 85 Codur 91 Commerzbank International 84 Commissariat au contrôle des banques 74 Commission européenne 16, 38, 72, 88, 89 Committee of European Banking Supervisors 34 Compagnie de Banque Privée 74, 76, 78 Compagnie de Construction 88 Confédération européenne des Administrateurs de biens 88 Confédération européenne des associations d’administrateurs 89 Confédération luxembourgeoise du Commerce 16, 70 Conseil d’Etat 60 Conseil de gouvernement 13 Conseil de presse 90 Conseil Economique et Social 88, 89 Cour Constitutionnelle du Luxembourg 18 Cour de Justice des Communautés européennes 16 Crédit Agricole 86 Crédit Agricole Luxembourg 30 Crédit Agricole Luxembourg - Private Bank 85 Croix Rouge 76 CRP Gabriel Lippmann 80 CRP Henri Tudor 37, 38 CSSF 72, 84, 85, 86, 88, 92

c 

d 

ABBL 29, 34, 81, 84, 85, 86, 88 ABN Amro 78 ACA 76, 92 Accenture 24 Ahrend 43 ALEBA 18 Alfi 72, 80, 84, 85, 88, 89, 92 Allen&Overy 86 Allfin 21 Alter Domus 31, 81 Andersen Luxembourg 80 Apax Partners 78 Apple 21 ArcelorMittal 26, 37, 52, 64, 77 Archevêché de Luxembourg 80 Arendt & Medernach 37, 72, 84 AREST 92 Association européenne des éditeurs de journaux 90 Association Luxembourgeoise des Gestionnaires & Analystes 86 Association luxembourgeoise des organisations de la construction 76 Association Luxembourgeoise des Professionnels du Patrimoine 34 ASTF 92 Astron Buildings 21 Atoz 37, 74, 92 Audemars Piguet 4, 5 Audiolux 76 AXA Luxembourg 26

B 

C. Diederich-Colas C. Karp-Kneip Caceis Bank Cactus Capitalatwork Cargolux Carrosserie Comes Cartier Casino Luxembourg – Forum d’Art Contemporain Caves Bernard Massard Caves Bernard-Massard CEFEC Cegedel

88 92 86 70 30 80, 81, 88 82 132 13 105 84 88 56, 76, 85

Datacenter 88 Deloitte 29, 37 Deutsche Bank 77 Deutsche Bank Luxembourg 82 Deutsche Börse 82, 89 Deutsche Telekom 60 Dexia 21, 76 Dexia BIL 34, 37, 76, 82, 85, 96 District urbain de Faulquemont 42 Domaine Thermal et de Santé de Mondorf-les-Bains 92 Domaines de Vinsmoselle 115 Dredging International (Luxembourg) 37 Dresdner Bank 56 Dupont de Nemours Luxembourg 26 Dussmann Luxembourg 90

e 

eBay 85 Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich 88 Edita 92 Editions du Lëtzebuerger Journal 74 Editpress 90, 92 Editpress Luxembourg 90 Edmond de Rothschild 74 EFA 76, 85, 88 Electrolux Luxembourg 90 Elite Advisers 120 Elvinger Hoss 72 Elvinger, Hoss & Prussen 84 Elysis 80 Entreprise des P&T 10, 76 Epuramat 62 Ernst & Young 37 Ernst Recruiting 120 Ernst&Young Luxembourg 80 Essec 30 Etat luxembourgeois 24 Etika 107 Etude Marc Glodt 37 Eurobéton 62, 74 EuroCommerce 90 EuroDNS 88 Europay Luxembourg 92 Eurosolar 13 Eurostat 29 Explorator 120

f 

Faculté de Droit, d’Economie et de Finance 18 Fédération des Artisans 89 Fédération des entreprises luxembourgeoises de la construction et du génie civil 77 Fédération des patrons boulangers-pâtissiers 85 Fédération européenne des fonds et sociétés d’investissement 89 Fédération luxembourgeoise des libraires 85 Fedil 26, 52, 62, 64, 76, 77, 78, 80, 82, 84, 90 Félix Giorgetti 76 Femmes Magazine 116 Ferrero 62 FFCEL 88 Fideos 51 Firme 58 Fissler 38 FJD 22, 76, 77 FLEAA 90 FNCTTFEL 18 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie 76 Fondation Edmond Israël 89 Fondation LAR 80 Fonds national de la Recherche 16 Fortis 82 Fortis Banque Luxembourg 37, 78, 81, 82 Foyer Finance 76 Foyer Patrimonium 30, 76, 34 Foyer SA 30 France Telecom 82 Fujitsu Siemens 129 Fund Market 76

g 

General Electric 60 Goodyear 80, 85 Goodyear Technical Center Luxembourg 26 Gouvernement luxembourgeois 24 Gravity Sport 85 Group Wagner 86 Groupe Accumalux 77 Groupe Foyer 56 Groupe Jan de Nul 37 Groupe Rothschild 90 Groupe Saint-Paul 86

Groupement des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics Groupement des producteurs de vins, mousseux et crémants Groupement luxembourgeois de l’Aéronautique et de l’Espace Guardian Guardian Europe

92 84 90 84 84

h 

Heintz van Landewyck 77 Hermes 17 Hitec Luxembourg 82, 88 Hoffmann-SchwallCitabel Sport 82 HQE 21 HSBC 84

i 

IBM 77 ICHEC 86 IEE 52, 78 IEP 85 IML 72 Imprimerie Centrale 26 Imprimerie Mil Schlimé 97 IMS Luxembourg 92 Imtech 86 Industrie luxembourgeoise de la technologie du métal 78 ING 21, 37, 82, 84 ING Luxembourg 82, 84 Ingres Corporation 96 INSEAD 56, 88 Institut de Formation Sectoriel du Batiment 92 Institut des Réviseurs d’Entreprise 80 Institut Luxembourgeois des Administrateurs 80, 81 International Air Cargo Association 80 Intershipping 37 Intersport 82 Intesa SanPaolo Holding International 74 IRE 92 IT Professionals 21

j 

Jamendo Jeune Chambre économique du Luxembourg Job Partner Jong Entrepreneuren Lëtzebuerg

21 88 120 88

k 

KBL European Private Bankers 77, 85, 96 Kneip Communication 81 Kosmo 79 KPMG 92 KPMG Audit 92 KPMG Luxembourg 80 Kredietbank SA Luxembourgeoise 77 Kremer Associés & Clifford Chance 88 Kuhn 77 Kurt 78

l 

L’essentiel La Luxembourgeoise Laboratoire national de Santé Lakehouse LCGB Leaseplan Librairie Ernster Lilith Project Lindab Linklaters LLP Loyens & Loeff Luxembourg LTO Commerce

123 33, 76 26 82 18 19 85 49 37 84 89 24

Luxair 84, 90 Lux-Development 88 Luxembourg Air Rescue 42, 120 Luxembourg School of Finance 27 Luxembourg Stock Exchange 29, 32 Luxemburger Wort 86 Luxempart 56, 76 Luxexpo 81, 85, 111 LuxGSM 2, 86 Luxinnovation 38 Lycée d’Esch 77

m 

Mangrove 74 Mangrove Capital Partners 85 Mauboussin 15 Mazars 66, 67 MDO Services 89 Mercuria Services 89 Messe Frankfurt 95 Meunier 95 Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur 16, 38 Ministère des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement 16 Ministère des Finances 60 Mittal Steel 77 Mobistar 82 Moody’s 29 Moskito 82 Mouvement Luxembourgeois de la Qualité 26 Mouvement Réformateur 42 Mudam 13, 81 Munhowen 81

n 

Natixis Nicsa No-Nail Boxes

o 

Office du Ducroire OGBL Orchestre Philharmonique du Luxembourg Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle

p 

86 84 82

88 16, 18 109 38

Panelux 85 paperJam 120 Parc Walygator 41 Paribas 85 Parti Démocratique 42 Parti socialiste 92 Pasicrisie luxembourgeoise 18 PatchLink 85 Paul Wagner & Fils 86 Paul Wurth 52, 76, 77 PayPal 74 Poudrerie de Luxembourg 77 Pragma Consult 21 PricewaterhouseCoopers 37 PricewaterhouseCoopers Luxembourg 80, 89, 92 Private Banking Group 34 Procter & Gamble 85 Profil 92 Property Partners 47, 120 ProSud 18 Puilaetco 76 PwC International 80 PwC Luxembourg 81

r 

RBC Dexia Investor Services 85 RBC Dexia Investor Services Bank 85 Reed&Simon 103 Robin 84 Rotarex 26, 78 Royal Bank of Canada 85 RTL 86 RTL Group 56, 76, 86

s 

SaarFerngas 85 Saint-Paul Luxembourg 76, 80 Sal Oppenheim 60 Sal. Oppenheim 34, 84 Sales-Lentz 90 SAP 62 Satlynx 88 Schneider Consulting 120 Schroeder Joaillier 23 Securewave 85 Sécurité routière 92 SEO 76 SES 56, 60 SES Astra 24, 88 Skype 74, 85 SNCI 60, 88 Société de la Bourse du Luxembourg 88 Soteg 85 Sources Rosport 26 Standard & Poor’s 29, 34 Streff 26 Syprolux 18

t 

Tango 82 TDK 62 Telindus 90 Tempo 120 The Banker 29 The Directors’ Office 89 Thomson Reuters Risk Management 34 Traiteur Steffen 87, 120 TrefilArbed 68, 90 Trief Groupe Wendel 76

u 

UCVL UEL Unicef Luxembourg Union des Entreprises Luxembourgeoises Université de Luxembourg Université de Strasbourg Université du Luxembourg Université Goethe Université Louis Pasteur de Strasbourg University of Luxembourg

v 

Ville de Metz Visalux Vitis Life VoIPGate Volvo Vox Voxmobile

w 

W.R. Grace & Co

y 

Young Energy Prize

85 77, 89 70 24, 52 92 82 18 80 86 18

41 92 35 88 25 56 82

56

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130

Index décideurs 175 personnalités ont été citées dans les 132 pages de ce cahier «Économie & Finance».

AAckermann Charles-Louis Ahlborn Pierre Andreas Thomas Andrée Colette Asselborn Jean

B  Bausch Romain Becca Flavio Becker Norbert Becker Romain Berland Alain Berwick Alain Bintz Jean-Claude Bocci Jean-Christophe Bracke Freddy Brausch Freddy Bruck Corneille Buck Xavier Burkhardt Roger

c  Cheetham Simon Clasen Hubert Closter René Comes Nicolas Contzen Ernst-Wilhem Cravatte Ernest Crespo Pedro Cullierrier Guillaume

d  Dandrifosse Didier de Bok Arthur De Bruyne Geert Decalf Vincent Decker Nicolas Demarque Jacques Denis Pascal Dennewald Robert Detaille Michèle Dewasmes Fabrice Diederich Camille Dobbins Marty Dondelinger Albert Dorval Michel Dusemon Gilles

e  Elsen Yves Elvinger René Ernst Thierry Ernster Fernand

77 76 26 16 32

60 78 74 85 120 86 82 21 37 84 68 88 96

38 84 42 82 82 84 120 120

42 85 86 30, 34 38 120 24 62 82 21 88 88 58 34 89

88 80 120 85

f  Faltz Jean Fandel Jean-Marc Feider Marc Finck Jean-Claude Fischer Rafik Fohl Camille Fonck Danièle Fontaine Betty Fontana Bernard Fuchs Jean

g  Gasparotto Francis Gaultier Jean-Paul Georges Alain Gerkrath Jörg Giorgetti Marc Gira Camille Graas Elisabeth Gramegna Pierre

h  Hamer Charles Hammelmann Paul Harand Aurore Hartmann Roger Heinzmann Christian Hentgen Pit Hilger Jean Hoffmann Gérard Hoffmann Marc Hoss Jean Hostein François

i  Illoul Philippe j  Jacobs Van Merlen Hubert Jeremic Vuk Junck Roland Juncker Jean-Claude

k  Kaufhold Lex Ketter Marc Kinsch Joseph Kirsch Raymond Kneip Bob Koedinger Mike Krecké Jeannot Kremer Christian Kremer Claude Krier Pierre Krier Venant Krombach Charles Kuhn Roland

24 92 86 68 85 82 90 96 37 34

120 24 81 18 76 13 24 88

85 92 38 34 58 76 21 90 58 84 21

21

78 32 52 64

l  Lam Maurice Lambert Marc Lamborelle Erny Lanners Jacques Le Douarin Claude Le Douarin Didier Lebbe Isabelle Leesch Joseph Leesch Paul Lentz Georges Li John Linster Jacques Loehr Jean-Michel Loges Stefan Longrée José-Benjamin Lopez Gerard Lunghi Enrico Lux Eric

78 56 90 81 41 41 72 70 70 81 80 85 85 38 86 85 13 84

92 120 120 81 60 58 77 52, 64 80 84 78 18

Mascherin Miriam Mestat Alain Meyer Jean Meyrat Pierre Miller Alex Mittal Aditya Mittal Lakshmi Mouget Didier Mousel Paul Muller Edmond Mutsch Lydia

n  Neu Jean-Paul

90 84 21 90

Ney Adrien Noël Sébastien Nothum Thierry

o  Ogiermann Ulrich

80 90

Otto Frédéric

76 Pauly François 34, 82 Planer-Nonnweiler Alexandra 120

r  Réding Jean-Claude Reinesch Gaston Riehl Karin Robyns Dominique Robert Denis Roelants André

Saluzzi Marc Santos Margarida Sarre Franck Schadeck Raymond Schiltz Arsène Schiltz Mathias Schmit Romain Schmitt Alex Schmitz Jean-Claude Schneider Didier Schonckert Laurent Schwertzer Gaston Seale Thomas Sold Alvin Solvi Marc Speltz Claudine

t  Tamisier Michel

m  Maquil Michel

p  Papiasse Alain 38 22 68 68 81 16 64, 96 88 72 92 21 62, 77 77

s  Sales Jos

Tesch François Tessler Jeffrey Theis Luc Thill Carlo Thill Fernand Thiry Christian Thorn Gaston

v  Vandenberghe Rik Verwilghen Etienne von Kunitzki Norbert

w  Wagener Frank Wagner Aloyse Wagner Claude Willems Norbert Wurth Michel

z  Zeches Léon Zimmer Claude Zimmer Sylvian Zurstrassen Patrick

90 89 120 96 80 89 80 89 86 78 21 70 76 88 90 77 88

120 56 89 84 78 21 92 74

82 77 52

76, 96 86 82 24 52

86 86 21 89

18 60 92 81 58 58

paperJam – édition janvier 2009 Ce numéro est paru le 12 décembre à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication: Mike Koedinger Régie publiciaire: TEMPO, www.tempo.lu Éditeur: Mike Koedinger Éditions, www.mikekoedinger.com

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paperJam economie & finances janvier 2009  

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