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Septembre-Octobre 2008 | économie & finance

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Edito

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Tous nouveaux, tous beaux

Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam

A défaut d’avoir eu un été torride, la rentrée de septembre s’annonce assez chaude et un mot va revenir très souvent dans les conversations: élections. Elections sociales, cet automne, sur fond de mise en place du statut unique des salariés; élections législatives et européennes, dans neuf mois – déjà – au terme desquelles le pays prendra, peut-être, un nouveau virage pour les cinq années à venir. Profitant de la traditionnelle agitation post-estivale de septembre, paperJam aussi a pris un nouveau virage, en s’offrant un profond lifting. Au cours de ses huit années d’existence, votre magazine économique et financier a toujours cherché à évoluer dans sa conception, son contenu et son approche esthétique. C’est dans cet état d’esprit, et après avoir consulté un panel de cadres et décideurs au Luxembourg, qu’est née la conception de la nouvelle formule que vous avez en mains. Le changement est de taille, puisque désormais, paperJam sera publié, chaque mois, sous la forme d’un numéro double: deux cahiers de 132 pages, qui permettent une structure plus claire dans le riche contenu du magazine. Le premier cahier, «Economie & Finance» sera consacré essentiellement à l’actualité du mois écoulée dans les secteurs économiques clés du Luxembourg et de la Grande Région. Le second, baptisé «Management», au coeur duquel le dossier B2B décortique, chaque mois, les enjeux d’un secteur d’acti-

vité particulier, proposera également davantage de thèmes de réflexions et d’outils de management, notamment dans les secteurs des ressources humaines, des technologies de l’information et du marketing/communication. Il donnera également plus d’importance au secteur de l’immobilier et de l’architecture. Outre une mise en pages rafraîchie et plus dynamique, vous trouverez, à la fin de chacun des cahiers, deux index thématiques, qui reprennent les noms des sociétés mentionnées dans les articles, ainsi que les personnes citées. Deux informations qui, au fil des pages, sont repérées par un surlignage jaune qui rythme désormais nos pages. Cette refonte esthétique est le premier d’une série de changements qui concerneront aussi, au fil des semaines, nos différents sites Internet. Sur www.paperjam.lu, le contenu est, en permanence, enrichi, de communiqués de presse, articles d’actualité, changements de poste et promotions, annonces de conférences et séminaires, rapports annuels, mais aussi interviews vidéos sur le canal www.paperjam.tv. Une centaine est déjà en ligne! Une «Tribune Libre» est également ouverte, vous permettant de vous exprimer sur une thématique liée à l’économie luxembourgeoise (voir en page 126). Parallèlement, notre job board www.paperJam.jobs continue de grandir et propose plus de 800 annonces de recrutement en ligne.

paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉCONOMIE & FINANCE


5 sommaire

Luxembourg 09

  Climat des affaires

une médiocre 50 place e

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  Mobilité

Lulus on the bridges 12

  Informatique

L’État à l’heure d’internet 14

  Nomination

Patrick Sanavia: «Remettre de l’ordre dans certains dossiers» 18

  Développement durable

BECKERICH... ET CéLèBRE

entreprises 25

  Télécoms

Tango sous pavillon belge 26

  Management

John Li prend de la hauteur 28

  Aviation

Luxaviation redÉcolle 32

  Médias

industrie 59

  Proceed

La sous-traitance fait salon 60

  Energie

Taille critique 62

  Constructions

Christian et François Thiry: «RESTER TERRE à TERRE ET PROCHES DE NOS HOMMES»

Succession planifiÉe 34

  Luxair

Valse avec les chiffres 38

  Gaston Zangerlé

«Faire plaisir au lecteur»

place fiNAncière 41

  INNOfinance

Premiers tests grandeur nature 42 16

  Fernand Weides

«Regard critique»   Une premiÈre manche 20

Justice

  Stratégie

Jean-Jacques Rommes: «L’avenir risque d’être plus difficile que le passé» 44

  Alter Domus

Services intégrés 46

grande région 65

  SES

UNE VOCATION INTERNATIONALE 66

  Restructuration militaire 

La Moselle en première victime

  Stratégie

Banque Invik investit le PÔle Nord 48

  Anniversaire

Arendt & Medernach: la force de l’Âge 50

  Anniversaire

L’Âge de raison pour l’ALFI 53

  Bilan

La branche flÉchit 54

  Management

Allen & Overy fait sa mue 56

  Carlo Thill

«Nous allons investir un milliard d’euros»

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7 sommaire

coverstory

off the record

  François Bausch L’été 2009 sera-t-il celui de sa consécration, le moment tant attendu où il endossera un costume de ministre? Les Verts se r­ enforcent à chaque scrutin et François Bausch, leur leader, est déterminé à profiter de l’ancrage électoral du parti écologiste pour devenir le personnage incontournable dans la formation du prochain gouvernement. Son challenger dans l’opposition, le libéral Claude Meisch, n’est pas en reste. En cette rentrée politique qui s’ouvre sur une année de batailles électorales, les deux hommes sont dans les starting-blocks.

  Vers un procès Treinen? L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses.

68

94

paperjam tv dernières interviews en ligne sur www.paperjam.tv 96

  Les

luxembourg en chiffres   le tableau de bord de l’économie luxembourgeoise 124

Tribune libre   comprendre l’europe pour mieux gouverner l’union 126

Analyse du «Non» irlandais à la ratification du Traité de Lisbonne.

playtime   les dernières tendances et actualité à luxembourg 98

Shopping, gastronomie, culture, accessoires, mode, intérieurs, technologie... Et l’interview passion de Jacques Demarques avec Philippe Schlesser, industrial designer.

paperJam septembre-octobre 2008 management

portfolio   Résilience surveillée Les organisations mettent de plus en plus en oeuvre souvent des solutions technologiques de secours et de continuité, s’appuyant sur une infrastructure logistique généralement située sur un autre site. Visite de ces lieux secrets... 86

Dans le cahier «Management» de cette édition, retrouvez des sujets de réflexion dans les domaines des ressources humaines, du marketing de l’IT et du management, et un entretien avec Virginie Raux (Lloyds TSB). En dossier central: l’esprit d’entreprise au Luxembourg passé au crible, avec une interview du ministre de l’Economie Jeannot Krecké.

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9 luxembourg

Hôtel

Discriminations

Un nouvel hôtel haut de gamme s’installe au cœur de Luxembourg-ville. Le «Place d’Armes» ouvrira cet automne, au plus tard le 15 novembre. L’édifice est situé rue de la Poste, entre le Café de Paris et le Carré Bonn. Si la façade longue de 14 mètres donne sur la célèbre place du centreville, une autre entrée est prévue Grand-Rue et sera notamment réservée au personnel. Le maître des lieux, Alain Borguet, qui a piloté le projet après avoir dirigé l’Hôtel Le Royal de 2003 à 2007, estime que l’établissement de luxe va donner un coup de fouet à la Place d’Armes et à tout le centre de la capitale grand-ducale.

Le Centre pour l’égalité de traitement, créé par la loi du 28 novembre 2006, est enfin opérationnel. Présidé par Patrick de Rond, il a pour objet de lutter contre les discriminations fondées sur la race, l’origine ethnique, le sexe, l’orientation sexuelle, la religion ou les convictions, le handicap et l’âge. Il peut publier des rapports, émettre des avis et des recommandations et conduire des études. Il fournit également conseils et assistance juridique à toute personne s’estimant victime de discriminations. Tél.: 26 48 30 33.

Tous égaux

Photo: Etienne Delorme

Ouverture du «Place d’Armes»

Le futur hôtel «Place d’Armes» en travaux.

C’est, en dollars, la dépense moyenne de l’Etat luxembourgeois pour la scolarité d’un élève (moyenne OCDE: 87.720 dollars). Les dépenses du Grand-Duché (1er du classement) s’expliquent principalement par le salaire élevé des enseignants. Le gouvernement argue que les différences s’atténuent quand les dépenses sont corrélées au PIB: avec 3,7% de sa richesse consacrés à l’éducation, le Luxembourg est dans la moyenne OCDE (3,8%).

Lu

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au alité

Climat des affaires

La Chambre de Commerce compte sur le 3e plan PME pour améliorer ce classement.

Une mÉdiocre 50 e place Dans son rapport «Doing Business 2009», qui compare les cadres réglementaires en vigueur dans 181 pays, la Banque Mondiale classe le Luxembourg à la 50e place. Loin derrière Singapour, qui caracole en tête, ou encore la GrandeBretagne (6e place), la Belgique (19e place) ou la France (31e place). Pire: en un an, le Luxembourg a dégringolé de cinq places. Un recul qui s’explique essentiellement, selon la Chambre de Commerce, par l’entrée dans le top 50 de pays en développement. Toujours est-il que le Luxembourg ne brille pas par la souplesse et l’aisance de ses procédures. Pénalisé par la lourdeur des démarches auxquelles sont confrontés les créateurs d’entreprises (six procédures administratives), tout autant que par la durée préalable à la naissance d’une société (26 jours), le Grand-­

Photo: www.eu2005.lu

Trop réglementé, l’environnement des PME au Luxembourg n’est guère propice à l’entrepreneuriat, selon la Banque Mondiale.

Duché ne figure qu’à la 21e place dans le classement des 30 pays de l’OCDE. La rigidité du droit du travail, les autorisations d’établissement ainsi que les coûts engendrés par le lancement d’une affaire (droits d’enregistrement, capital de départ) sont d’autres éléments qui contribuent à la contre-performance du ­Luxembourg dans cette étude évaluent, de façon paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

concrète, les obstacles rencontrés par un patron. Serait-ce toutefois la dernière année que le Luxembourg occupe une si mauvaise place dans ce classement? Selon la Chambre de Commerce, confiante, les réformes prévues dans le cadre du 3e plan PME du gouvernement devraient permettre d’améliorer sensiblement la situation des entrepreneurs. F.M.


10 LUXEMBOURG

Réseau ferré

Communiqués

Nouvelle avancée pour la ligne ferroviaire Hamm-aérogare du Findel-Kirchberg, dont l’achèvement est prévu pour fin 2016. Le 8 septembre, le ministre des Transports Lucien Lux a donné le premier coup de pelle de la deuxième partie des travaux de la nouvelle gare desservant l’aéroport. Ils devraient être achevés en avril 2010. Ce vaste projet s’inscrit dans le «concept Mobil 2020» qui «vise une amélioration considérable du partage modal entre les transports en commun et le trafic individuel motorisé», notamment via le développement du réseau ferré et l’aménagement de gares périphériques. Une fois achevée, la nouvelle ligne s’étendra sur huit kilomètres, recouverts par un tunnel sur la moitié du trajet. Elle reliera Hamm et la future gare du Kirchberg en 16 minutes. 30.000 emplois et quelque 1.700 logements devraient être créés dans un rayon proche du tracé de la ligne.

(27/06) Lancement de LISA Stopline (www.lisa-stopline.lu), un instrument de lutte contre les contenus illégaux sur Internet.

Photo: CFL

COUP DE PELLE AU FINDEL

Mobilité

EN DOUCEUR La ville de Luxembourg se dote de deux ponts cyclo-piétonniers et d’un ascenseur public. Le coût des travaux est estimé à 7,25 millions d’euros.

EXPRESS (1/2)

(03/07) Les Messins Vincent Toffaloni et Emmanuelle Fortin décrochent le 1er prix au concours d’architecture «Les Routes du Bois» organisé par l’Administration des Eaux et Forêts et la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, dans le cadre de la Semaine Paneuropéenne des Forêts et du Week-end du Bois programmés du 17 au 24 octobre. (15/07) Le Centre de Ressources des Technologies pour l’Environnement (CRTE), structure commune du ministère de l’Environnement et du CRP Henri Tudor, fête son dixième anniversaire. (17/07) Le CRP Henri Tudor et l’Université de Technologie Chimique et de Métallurgie de Sofia (Bulgarie) signent une convention pour intensifier leur collaboration dans les domaines de la science des métaux et du management industriel. (17/07) La Ville de Luxembourg et l’Union Commerciale de la capitale (UCVL) signent une convention afin de renforcer leur coopération dans la promotion de la ville. A la clé, une participation financière de 200.000 euros à l’UCVL pour 2008.

Visuel: Ville de Luxembourg

(22/07) Un nouveau site Internet pour le ministère de la Justice: www.justice.public.lu.

En juillet dernier, la ville de Luxembourg a présenté deux projets cyclo-piétonniers qui contribueront à ses objectifs de mobilité douce d’atteindre, d’ici 2020, un chiffre des déplacements en vélo de 10%. Le premier prévoit la construction d’un ascenseur public reliant l’avenue Pescatore au Pfaffenthal. D’une hauteur totale de 60 mètres, avec une charge utile maximum de 5 tonnes, sa surface intérieure sera le double de celle de la cabine raccordant le Plateau du Saint Esprit au Grund, lui permettant ainsi d’accueillir piétons et vélos. Les travaux devraient débuter au printemps prochain et durer six mois. Son coût est estimé à 7,25 millions d’euros. L’accès à cette nouvelle ligne de transports publics urbains se fera par une passe-

relle reliée au parc Pescatore. Une piste cyclable partira en outre vers le Pont Rouge et le Kirchberg. Le tout offrira aux habitants du Pfaffenthal un accès direct à la Ville-Haute et une liaison cycliste vers le centre-ville et le plateau du Kirchberg. Le second projet concerne la construction d’un pont exclusivement cyclo-piétonnier de 360 mètres de long et de 56 mètres de haut, au-dessus de Neudorf. Il desservira les quartiers de Cents et de Weimershof, avec un accès par ascenseur au quartier Neudorf. L’ouvrage, dont le coût est estimé à 17,6 millions d’euros, devrait améliorer les liaisons transversales entre les deux quartiers sans devoir passer par le centre-ville ou par la vallée. Le début des travaux pourrait se faire au printemps 2009. M. A.

(24/07) Selon le Statec, la croissance économique du Luxembourg reste sur une tendance de ralentissement, avec un PIB en hausse de 2,5% sur un an à l’issue du 1er trimestre 2008. (24/07) La Chambre Immobilière, qui représente les intérêts des agents immobiliers, des promoteurs-constructeurs et des syndics-administrateurs, s’affilie à la Confédération Luxembourgeoise du Commerce, qui fédère désormais 54 fédérations indépendantes.

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Théâtre

Photo: Radu Afrim

La Kufa s’illustre

Mansarde à Paris/Les détours Cioran primée en Avignon

Superbe cadeau pour la Kulturfabrik, qui célébrera en octobre son dixième anniversaire: sa création Mansarde à Paris/Les détours Cioran, présentée dans le cadre du Festival Off d’Avignon (957 spectacles au programme), s’est vu décerner le prix «Coup de cœur du Club de la Presse Avignon et Grand Avignon 2008». Le spectacle labellisé Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007 — produit dans le cadre de «Belles Roumanies» — est une création théâtrale de Radu Afrim, d’après l’œuvre de Matéi Visniec. Cette récompense est un véritable coup de maître pour la Kufa, dont il s’agissait de la première participation en Avignon. Voir aussi: www.kulturfabrik.lu

Express (2/2) (25/07) L’indicateur de confiance des con­ sommateurs établi par la BCL, après correc­ tion des variations saisonnières, a encore reculé en juillet, ce qui correspond à la qua­ trième baisse mensuelle consécutive. (28/07) Ouverture de la 31e enseigne du groupe de distribution Delhaize au Luxem­ bourg, avec l’ouverture d’un magasin Proxy à Luxembourg/Cents. (28/07) L’Etat signe une convention pluriannuelle 2008-2010 avec le Fonds National de la Recherche (FNR), qui se voit doter de plus de 90 millions d’euros pour soutenir et promouvoir la recherche. (29/07) Composé de onze membres et pré­ sidé par François Biltgen et Jeannot Krecké, le Comité supérieur de la recherche et de l’innovation, qui a pour mission de contri­ buer au développement d’une politique nationale efficace en matière de recherche et d’innovation, a tenu sa première réunion.

Informatique

L’État à l’heure d’internet Le Centre des Technologies de l’Information de l’Etat (CTIE)  se met au service du citoyen.

Photo: Luc Deflorenne

Claude Wiseler (ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative). «Nous avons déjà beaucoup travaillé...»

Le projet de loi «portant création du Centre des Technologies de l’Information de l’Etat (CTIE)» devrait être examiné dès la rentrée par les députés. Adopté le 25 juillet au Conseil de gouvernement, il donnera une base juridique à ce que l’environnement informatique est devenu, alors que la précédente loi datait de 1974, avant Internet. La nouvelle administration regroupera l’actuel Centre Informatique de l’Etat (CIE), créé il y a 34 ans, et le service e-Luxembourg, qui existe sous sa forme actuelle depuis 2004. Il aura notamment vocation à servir les citoyens et les entreprises. «Nous avons déjà les capacités techniques, mais la protection des données informatiques individuelles doit être organisée», insiste Claude Wiseler, ministre de la Fonction publique

Communiqués

et de la Réforme administrative. «Nous avons déjà beaucoup travaillé sur le e-gouvernement au cours de ces trois ou quatre dernières années». 134 sites de l’Etat existent déjà et reçoivent 35.000 visites par jour dont 6.000 pour le seul gouvernement.lu et 5.000 pour legilux.public.lu. «Nous avons fait un bond dans les rankings internationaux», poursuit Claude Wiseler. Entre janvier et juillet 2008, pas moins de 25.000 déclarations de TVA ont été réalisées en ligne par les entreprises. Pour faciliter les démarches administratives des citoyens, une première version du «guichet unique» sera disponible dans le courant de l’année. Il faudra en revanche attendre 2009, voire 2010, pour renvoyer sa déclaration d’impôt en ligne. N.R.

(11/08) Design Luxembourg, à l’occasion de son assemblée générale, annonce la mise en ligne, pour novembre, de son nou­ veau site Internet. (13/08) Selon une étude du Statec, l’acti­ vité de R&D des entreprises était évaluée, en 2006, à 485 millions d’euros, soit 1,43% du PIB, et a représenté 86% de l’activité de R&D nationale. (26/08) On connaît les numéros attribués aux douze listes se présentant pour les élec­ tions à la Chambre des salariés et pour les délégations du personnel de cet automne. (28/08) Avec 9.270 demandeurs d’emploi, le taux de chômage au 31 juillet atteint 4,1% au Luxembourg. (29/08) Le LCGB salue l’entrée en vigueur, le 1er septembre 2008, d’une convention entre le Luxembourg et la France en matière de prestations de santé transfrontalières. (29/08) Le LCGB salue l’entrée en vigueur, le 1er septembre 2008, d’une convention entre le Luxembourg et la France en matière de prestations de santé transfrontalières.

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Nomination

Patrick Sanavia: « Remettre de l’ordre dans certains dossiers » Le nouveau directeur du Service des sites et monuments nationaux décrit sa nouvelle mission, les objectifs du projet  de loi sur le patrimoine culturel, ainsi que la reprise en main du chantier du Musée de la Forteresse.

Marc Auxenfants (interview) et Etienne Delorme (photos)

Patrick Sanavia, vous êtes juriste de formation, et avez commencé votre carrière comme avocat. Vous avez été nommé le 4 septembre dernier directeur du Service des sites et monuments nationaux. Comment passe-t-on du barreau à la pierre? «Le droit mène à tout, à condition d’en sortir. Je travaille au ministère de la Culture depuis 2000. Avant, j’étais avocat. Je n’ai jamais planifié ma carrière, j’ai juste saisi certaines opportunités. Je voulais apprendre un métier, car après l’université, j’étais conscient que je devais passer par le barreau. C’est l’apprentissage idéal pour le droit et pour bien d’autres choses. Après quelques années, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe du ministère. Vous avez assumé des fonctions plutôt administratives et financières auprès de ce ministère: les sites et monuments nationaux ont-ils avant tout besoin d’un gestionnaire, plutôt que d’un historien ou d’un littéraire? «Si on m’a nommé, je crois que la réponse c’est bien oui. En certains domaines, le Service des sites et monuments fait un travail admirable. J’estime que le patrimoine urbain, rural et féodal est très bien pris en charge. En tant que maître d’ouvrage, gestionnaire de grands chantiers, très dépensiers, le travail est moins bien fait. La presse en a assez souvent parlé. Je crois que la secrétaire d’Etat, Madame Octavie Modert, a voulu donner un signe, notamment en matière de gestion administrative, juridique et financière. Et quels seront concrètement les grands chantiers auxquels vous allez vous atteler sur le terrain? «Tout d’abord, ce sera le Musée de la Forteresse. Il faut finir ce chantier! Rapidement! La secrétaire d’Etat s’est expliquée devant la Commission parlementaire compétente. On est sur la sellette. Le chantier a été ouvert il y a déjà de nombreuses années. Le bâtiment est prêt, mais il manque la muséographie. Il faut donc définir très précisément ce qu’il faut encore mettre en œuvre. Ficeler tout cela dans un projet de loi. Présenter le dossier devant la Chambre. Et puis,

«Les immeubles classés ne sont pas des objets intouchables».

entamer ces derniers travaux, le plus rapidement possible, afin que le Musée puisse ouvrir. Vous allez donc en quelque sorte nettoyer les écuries d’Augias? «Le Service, en tant que maître d’ouvrage, doit recevoir un peu d’aide. Je crois que Madame Modert a en effet proposé mon nom, pour remettre de l’ordre dans certains dossiers, pour finir certains chantiers, et pour bien entamer d’autres missions. L’audit effectué sur les services et sur ce qui a été réalisé sur l’ouvrage du Musée de la Forteresse n’a détecté aucune fraude. Personne ne s’est enrichi, il n’y a pas eu de délits pénaux. Seulement, certaines règles inhérentes à l’Etat n’ont pas été respectées convenablement. Il faudra donc mettre en place des procédures, respecter des cadres financiers. Ce sera la véritable priorité! Concrètement, comment allez-vous réaliser cette priorité? «Les comptes ont été arrêtés. On a

eu l’appui d’un réviseur et la Cour des Comptes a donné ses observations. On sait où on est, enfin. Il faut maintenant effectuer les expertises et tout mettre en place pour fixer définitivement l’enveloppe financière nécessaire à la finition du chantier. Ce sera le cadre d’un troisième projet de loi. Une fois la loi votée, il faudra entamer les travaux. Le Service reprend la main sur le chantier, en tant que véritable maître d’ouvrage, ce qui doit signifier, entre autres, avoir la maîtrise des finances. Le Luxembourg est continuellement en travaux. Certains pensent que la partie visible de la ville est en danger. Qu’il existe un risque de pollution visuelle, entre les nouvelles réalisations et l’existant. Quelles mesures pourrait prendre le Service pour arrêter cette situation? «Tout d’abord, la mission principale du Service est de s’occuper des immeubles en place, qui ont une histoire. Nous nous penchons sur le

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passé, car c’est la mission légale du Service. On veut qu’il y ait un héritage, qu’il y ait plus de témoins du passé qui existeront demain et aprèsdemain. Cependant, en ce qui concerne les nouvelles constructions, on veut aussi se donner les moyens. Notamment par le projet de loi que nous avons actuellement en procédure législative. Avec ce texte, nous aurons la faculté de mettre en place des secteurs sauvegardés culturels. Dans diverses zones urbaines ou rurales du pays, l’Etat pourrait avoir son mot à dire quant aux nouvelles constructions, et pourrait empêcher certaines choses. Mais la loi n’est pas encore votée.

vient dans la propriété privée des gens. En procédant à un classement, le ministère de la Culture peut empêcher les propriétaires de faire ce qu’ils veulent de leurs immeubles. En pratique – nous sommes au Luxembourg, le pays du compromis! – les immeubles classés ne sont pas des objets intouchables. On veut que ces immeubles vivent et qu’ils servent. Donc, si des propriétaires veulent y apporter des modifications, le Service des sites et monuments donne des conseils, compétents et gratuits. Le projet est discuté et, dans la plupart des cas, un compromis se forge.

Quels seront les principaux apports de cette nouvelle loi? «On garde les grands principes de la loi de 1983, à savoir le classement et l’inscription à l’inventaire supplémentaire. Contrairement à ceux qui disent que la loi n’innove pas et ne va pas assez loin, il y a quand même des apports très importants, notamment en ce qui concerne le droit donné à l’Etat de réquisitionner des immeubles classés. C’est-à-dire que si un propriétaire n’apporte pas la diligence requise pour effectuer des travaux de conservation, et si l’immeuble classé monument national risque de tomber en ruine, il faut bien que quelqu’un s’en occupe. L’Etat prendra en charge ces travaux, sous certaines conditions, financières notamment. Une autre innovation de taille concerne l’archéologie préventive, qui non seulement unifie dans un même texte les dispositions des lois de 1966 (sur les biens culturels) et de 1983, mais apporte encore des nouveautés, dont l’obligation pour les communes d’informer les autorités de tout projet d’aménagement particulier dépassant la surface d’un hectare, et le droit de réquisitionner des terrains pour des travaux de fouilles et d’expertises archéologiques, ceci pour un temps déterminé.

Quelle marge de manœuvre reste-t-il finalement au Service par rapport aux politiques, aux propriétaires, aux acteurs immobiliers privés et aux autres administrations? «L’arme absolue de l’Etat en la matière, c’est qu’il peut défendre effectivement tout changement, toute transformation d’un bâtiment classé. En cas de contestation des propriétaires devant les juges, si l’Etat prouve l’intérêt architectural, historique, scientifique, industriel ou autre, il peut donc interdire tout changement. Mais ce n’est pas là le

but. Le but est de conserver le patrimoine culturel bâti, tout en permettant aux propriétaires de bien vivre dans leurs immeubles. Quels autres chantiers comptez-vous réaliser au cours de votre mandat de sept ans? «En tout cas, ce qui me tient à cœur, c’est de finaliser l’inventaire du patrimoine bâti au Luxembourg. A moyen terme, cette tâche est parfaitement réalisable, surtout pour un pays qui a la superficie du Luxembourg. Le Service a déjà commencé ces travaux de répertoriation, il y a trois ans. Actuellement, une dizaine de communes a été inventoriée. Or, il en reste plus de cent. Et là, en tant que juriste, il me tient véritablement à cœur qu’il y ait une sécurité juridique, pour l’Etat, pour les propriétaires, pour les communes, pour les entrepreneurs... Il faut que dans quelques années on sache exactement ce que l’Etat veut voir protéger».

Voir l’interview intégrale de Patrick Savania sur www.paperJam.TV

Le siège du Service des sites et monuments nationaux

Cette procédure législative a été entamée en 2000. La loi pourrait enfin être votée en 2008. En quoi une thématique comme le patrimoine et la conservation suscite-t-elle autant de débats et de passions de la part des politiciens? «Si l’Etat protège ce patrimoine, il inter-

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Eurogroupe

Photo: Tom Weber

Juncker reconduit

Jean-Claude Juncker est président de l’Eurogroupe depuis janvier 2005.

Et de trois. Jean-Claude Juncker a été reconduit pour un nouveau mandat de deux ans, le troisième consécutif, à la tête de l’Eurogroupe, le club des ministres des Finances de la zone euro. «Madame Lagarde (ministre française de l’Economie et des Finances et vice-présidente en exercice de l’Eurogroupe, ndlr.) a dit qu’elle avait consulté l’ensemble des membres de l’Eurogroupe et que la décision était unanime, enthousiaste, chaleureuse», a précisé son porte-parole. La décision est intervenue lorsque le Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois participait aux réunions de l’Eurogroupe et de l’Ecofin informel les 12 et 13 septembre à Nice. Jean-Claude Juncker était devenu le premier président permanent de l’Eurogroupe le 1er janvier 2005, pour un mandat qui ne devait être renouvelable qu’une seule fois.

Fernand Weides

L’accroissement de la population du Luxembourg, entre 2008 et 2060, restera élevé, surtout durant les deux premières décennies, estime Eurostat. En un demi­siècle, le nombre de résidents devrait passer de 483.000 à 725.000. Si l’immigration reste le principal moteur de la croissance démographique, la population dans son ensemble va vieillir, la part relative des 65 ans et plus passant de 14,2% de nos jours à 24,3% dans 50 ans.

Fernand Weides (Radio 100,7)

« Regard critique» La radio socioculturelle (RSC) célèbre son 15e anniversaire. Si son directeur «historique», Fernand Weides, estime qu’elle remplit sa mission de service public, elle doit cependant chercher de nouveaux créneaux de développement.

Photo: Eric Chenal (Blitz)

M. Weides, quelle est aujourd’hui la fonction d’une radio publique dans le paysage libéralisé? En quoi 100,7 se différencie-t-elle des autres fréquences? «Sa mission primaire est celle d’offrir un authentique service public. Certes, il y a d’autres radios, même une qui existe depuis très longtemps et remplit également certaines charges de service public, mais elle reste privée et surtout commerciale. La dynamique de 100,7 est autre, alors que nous couvrons toute une panoplie d’événements, notamment culturels et musicaux, que les collègues du privé ignorent ou traitent de façon superficielle. Ceci dit, 100,7 garde son indépendance, nourrit la discussion et jette un regard critique sur la société. C’est aussi sa mission. Alors que 50% de la population du Luxembourg est étrangère, la RSC doit-elle relever le défi du multilinguisme pour assurer cette mission de service public? «Oui, en principe, mais cette tâche s’avère plus difficile à la radio que dans un quotidien, un hebdomadaire ou à la télévision. Depuis son lancement, le programme a intégré des éléments en langue non luxembourgeoise. Au début, il y avait une émission culturelle en français, puis, pendant un certain temps, même un magazine en anglais. Au lancement du programme complet, le 1er juin 1997, nous avons flairé la chance de programmer

Retrouvez l’interview vidéo de M. Weides sur www.paperjam.TV et l’intégralité de l’entretien sur www.paperjam.lu

des informations en français. Ce fut d’abord un bulletin à 7h30, puis à 8h30. Hélas, nos moyens financiers nous obligeant à fixer des priorités, nous avons supprimé ces informations dans la langue de Molière, même si le français reste présent dans le programme (conférences, lectures, interviews, etc.). Je dois avouer que je regrette cette situation profondément. C’est pourquoi nous avons envisagé la réintroduction du français dans le programme. C’est vite dit et difficile à réaliser. Mais nous allons y réfléchir pour la rentrée prochaine. L’étude TNS ILRES Plurimédia 2007/2008 laisse apparaître une érosion de votre audience (de 4,4% à 4,1% chez les 15 ans et plus). Comment redresser ces chiffres? «Disons qu’il s’agit plutôt d’un tassement après quatre années de progression. D’autres ont d’ailleurs carrément perdu de l’audience. Et ce n’est pas étonnant, car les jeunes se ruent sur de nouveaux supports et la concurrence entre médias s’accentue. Un deuxième facteur est la façon dont est menée l’enquête Plurimédia depuis deux ans. paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

Elle est taillée sur mesure pour les radios dites généralistes et commerciales et est devenue trop ‘volumineuse’. Ceci dit, nous devons travailler sur plusieurs créneaux, notamment les jeunes, les jeunes adultes et donc aussi les résidents et les frontaliers ne maîtrisant pas le luxembourgeois. Aussi bien l’évolution de la population que de l’audience nous pousse dans cette direction. Quel sont les principaux événements prévus pour les festivités d’anniversaire? «Nous avons placé ce 15e anniversaire sous le signe de l’ancrage définitif de radio 100,7 dans la société luxembourgeoise, mot d’ordre matérialisé par le slogan ‘radio 100,7, zënter 15 Joer e Stéck Lëtzebuerg’. Bref, radio 100,7 est partie intégrante de la société et de la scène médiatique. Deux événements phare sont prévus: notre soirée anniversaire sous forme de spectacle culturel (le 19 septembre à l’Abbaye de Neumünster, ndlr.) et notre action ‘Kulturpass’ (passeport culturel), soit 15 manifestations particulièrement promues par la radio et à visiter par le public». Propos recueillis par F. M.


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Développement durable

BECKERICH... ET CéLèBRE

Journalistes et visiteurs se bousculent dans cette petite commune qui excelle dans  le marketing de sa politique verte. Treize ans après l’adhésion à l’Alliance pour le Climat, les résultats économiques sont au rendez-vous.

Nicolas Raulot (texte) et Luc Deflorenne (photo)

On ne la fait pas aux 2.200 habitants de Beckerich, en plein «far-west» grand-ducal. Dans les années 1980 déjà, alors que le village se dépeuplait et que les maisons tombaient en ruine, le bourgmestre Jos Seyler s’était mobilisé pour exploiter l’eau minérale jaillissant des sources locales. L’usine qui prospère aujourd’hui et emploie une soixantaine de personnes, assure 300.000 euros de recettes par an, dont une moitié provient d’une redevance sur l’embouteillage, l’autre des dividendes versés au titre des 15% du capital acquis par la commune. En 2008, Beckerich tire les bénéfices d’un autre virage stratégique, négocié dans les années 1990, celui du développement durable et des énergies renouvelables. Sous l’impulsion du visionnaire Camille Gira, enfant du pays, écologiste de la première heure, bourgmestre depuis 1990 et député Déi Gréng, les huit villages de la commune capitalisent sur cette politique verte, appuyée par une communication bien rodée à quelques mois des élections. Sur fond de flambée du pétrole, le slogan de l’«autarcie énergétique» a été largement diffusé cet été dans la presse de la Grande-Région et audelà (France 24, Le Monde...). Visites, interviews... les agendas de l’élu local et d’Isabelle Bernard,

responsable de l’asbl d’millen (du nom de l’ancien moulin devenu l’emblème du patrimoine local) ne désemplissent pas. En moins d’un an, plus de 1.000 visiteurs sont passés par Beckerich. Groupes politiques, associations, ingénieurs, architectes, seniors, jeunes, enfants viennent du Luxembourg, de France, de Belgique et d’ailleurs, écouter l’histoire et découvrir les installations.

Maitres du jeu «Au début, cela n’a pas été facile de parler écologie dans un village conservateur. L’écologie coûte cher et ne rapporte qu’à moyen et long terme. En 1995, nous avons adhéré à l’Alliance pour le Climat (ONG, ndlr.) avec l’objectif de réduire de 50% d’ici à 2010 les émissions de gaz à effet de serre. Et dès 1996, la commune a mis sur pied de nombreuses campagnes de sensibilisation pour que les citoyens consomment moins. Dans dix ou 15 ans, on sera très riche à Beckerich. C’est la commune qui fixera le prix du kilowatt-heure. Nous serons maîtres du jeu et tous ceux qui n’ont rien fait éprouveront de grandes difficultés, car les énergies fossiles reviendront de plus en plus cher», promet Camille Gira dans son modeste bureau avec vue sur l’école et le Dillendapp. Ce centre de relais pour enfants scolarisés, l’un des piliers du volet social de sa politique de déve-

loppement durable, est raccordé au chauffage urbain comme 40 ménages de Beckerich. Une centaine d’autres attend de l’être. La source de chauffage urbain et d’électricité se situe un peu en dehors de la ville. Il vaut mieux, en raison des odeurs qui émanent parfois de la station de bio-méthanisation, alimentée en été par du maïs, en hiver par du fumier et du lisier. «19 agriculteurs regroupés en coopérative ont investi dans cette installation qui a coûté neuf millions d’euros, dont 47% payés par l’Etat. Dans les digesteurs, cela se passe comme dans l’estomac de la vache. Après, on récupère le gaz, on le transforme en eau chaude et en électricité rachetée par Cegedel à un prix garanti et intéressant», détaille Isabelle Bernard. Mais le procédé trouve ses limites, la biomasse n’étant pas inépuisable. Afin de satisfaire la demande, la commune, qui dispose de 700 hectares de forêt, vient d’acquérir un système de chauffage par copeaux de bois. 10% de la population a aussi investi dans le solaire. En partie financés par des subventions, les panneaux thermiques ou photovoltaïques sont placés à leur domicile ou sur les toits des bâtiments publics. «On ne cache pas les installations, bien au contraire. Par exemple, la piste cyclable passe derrière la station de biogaz et la chaudière à bois pour attirer l’attention des passants», ajoute Isabelle Bernard. Outre le développement d’un tourisme doux, Camille Gira entend attirer des entreprises, séduites par l’image de la commune. Et pas seulement les spécialistes d’énergie renouvelable, comme Energypark. Fervent défenseur du monde rural et de l’emploi local, le bourgmestre est fier des deux fiduciaires qui ont déjà élu domicile à Beckerich, où elles profitent de la qualité de vie et de loyers modérés. «Les gens savent ce qui se passe ici, de plus en plus d’entreprises viennent nous voir. Ça fait tâche d’huile», sourit-il.

«Les gens savent ce qui se passe ici. Ça fait tâche d’huile». Camille Gira (Bourgmestre de Beckerich).

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luxembourg

Source: Observatoire de l’Habitat

Coûts du logement et revenus mensuels des ménages luxembourgeois entre 1996 - 2006 (Évolution comparée en euros constants):

Revenus mensuels disponibles moyens

Coûts mensuels moyens des logements

Etude

Brèves

Si pour l’Observatoire de l’Habitat, les coûts mensuels moyens des logements ont au Luxembourg grimpé de 18,8%, entre 1996 et 2006, le revenu disponible des ménages a également crû de 18,7% sur la période. Cette stabilité globale du taux d’effort s’explique à la fois par un changement dans les choix des ménages face à la hausse des prix immobiliers – privilégiant désormais les appartements ou des biens moins chers – par un recul de l’âge moyen de l’accès à la propriété (32 ans en 1996 contre 35 ans en 2006), par l’augmentation de la durée de l’emprunt (qui passe de 32 à 35 ans) et par l’amélioration des conditions de crédit, le taux moyen des crédits hypothécaires passant de 5,5% en 1996 à 3,44% en 2006.

La Banque Centrale du Luxembourg revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2008, tablant sur 2,9% alors que les prévisions de juin misaient encore sur la fourchette haute des estimations, à 3,5%.

StabilitÉ

Flash

Le 26 septembre prochain, Proscience – une initiative en faveur de la promotion de la culture scientifique –, va transformer la ville de Luxembourg en un énorme laboratoire de recherche. Découvertes fascinantes et ludiques au programme de 16h à 22h. (www.researchersnight.lu) Les socialistes ont d’ores et déjà choisi leur tête de liste pour la campagne des législatives: Jean Asselborn, l’actuel Vice-Premier ministre.

Justice

Une premiÈre manche Le bras de fer juridique se poursuit entre Pamela Sticht, brièvement coordinatrice adjointe de l’Année culturelle, et son ancien employeur. l’asbl Luxembourg 2007 a obtenu gain de cause.

Les étudiants de l’Université du Luxembourg disposeront désormais d’une carte d’identification reconnue internationalement (prix: 25 euros). Nombreux avantages à la clé, surtout en termes de mobilité. (www.isic.lu) La seconde édition de DirActors, International Film Festival, se déroulera du 15 au 19 octobre à Luxembourg. Sont notamment attendus Jean-Marc Barr, Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire, Luc Feit, Maria Schrader, Manoel de Oliveiria... Programme détaillé à partir du 1er octobre sur www.diractors.org

Photo: Christian Aschmann

Cul-

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C’est une défaite pour Pamela Sticht, mais pas la fin de la bataille: dans un jugement du 7 juillet, le Tribunal du travail de Luxembourg a estimé valable le licenciement de Mme Sticht de ses fonctions dans l’asbl Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007. Elle vient de déposer appel. Petit historique de cette saga juridico-culturelle: en juillet 2006, Mme Sticht porte plainte en raison de son licenciement du poste de coordinatrice générale adjointe de l’Année culturelle, intervenu en février, qu’elle estime abusif. Elle demande par ailleurs réparation de son préjudice et le paiement d’heures supplémentaires. L’ancien employeur se défend en arguant qu’elle avait refusé une requalification de son contrat, qui lui permettait de se consacrer aux projets prestigieux et de laisser à d’autres le soin de s’occuper des projets associatifs et festifs, qu’elle aurait

dédaignés. Devant le refus de Mme Sticht d’accepter ce qu’elle considérait comme une rétrogradation, son employeur n’aurait eu d’autre solution que de la licencier. Ce qui est étonnant dans cette affaire, c’est que les attendus du jugement s’attardent sur des points personnels — émanant d’une enquête auprès de collaborateurs de l’asbl —, et relatifs au «caractère» de Mme Sticht et aux relations tendues qu’elle aurait entretenues avec nombre de ses interlocuteurs, nécessitant l’intervention systématique du coordinateur général, Robert Garcia, pour «calmer les esprits». «Cela est vraiment un signe de contre-productivité, respectivement de preuve d’un manque de diplomatie, dans un milieu où elle aurait été plus que nécessaire. C’est encore un signe d’un fort caractère, qui devient ingérable dans un pays comme le Luxembourg», indique le jugement. F.M. paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

La première édition de Discover Luxembourg, un parcours découverte en équipes à travers la capitale, se déroule le 20 septembre. (www.discover-luxembourg.lu)

Médias

à la page L’hebdomadaire d’Lëtzebuerger Land a modernisé sa mise en page. Le résultat, visible dans l’édition du 12 septembre, montre une Une restructurée, avec un titre placé à la verticale, le long d’une grande photo noir et blanc, l’une des caractéristiques du journal. A l’intérieur des pages apparaît une nouvelle rubrique, intitulée Ticker, qui fournit des informations brèves et ouvre le cahier économique.


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Stephen M. R. Covey

Jorgen Hansen (Brown Brothers Harriman, Luxembourg)

Conférence

The speed of trust Le 18 juin dernier, le Forum Geesseknäppchen a accueilli Stephen M. R. Covey, en personne, pour une grande journée de conférences   où toutes les meilleures voies pour bâtir   une confiance ont été explorées. Luc Deflorenne (photos)

Jorge Pérez Lozano (TMF Management, Luxembourg)

Patrick Dierchx (Maitland Luxembourg)

Michel Nahon et Stephan Morrissey (Lombard International Assurance)

Hakan Sekülü (Clearstream Services) et Paul Schonenberg (Amcham)

Sebastian Eberwein (FranklinCovey Luxembourg)

Chris Bowman (International School of Luxembourg) Julie Lyons (Fidelity Investments Luxembourg)

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Ariane Eberwein (ProDialog), Marie-Hélène Trouillez et Paul Schonenberg (Amcham)

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25 entreprises

Incubateur

Stratégie

Deux jeunes start-up font leur entrée au Technoport, l’incu­bateur de sociétés innovantes et technologiques installé à Esch-sur-Alzette. Il s’agit de In-edit SARL et de Synergiums SA. Créée en mars 2008, la première est spécialisée dans la gestion automatisée des publications récurrentes. La seconde, qui a vu le jour en 2006, développe et commercialise des solutions de commande vocale. Ces deux dernières arrivées augmentent à 24 le nombre d’entreprises membres du «Réseau d’Innovation Technoport» du CRP Henri Tudor dont 12 sont hébergées sur le site et 12 sorties avec succès. Les deux dernières «success story» sont le site de téléchargement Jamendo en mars 2008 et Cybercultus en juillet 2008.

Eaton Corporation, le fournisseur de solutions de protection électrique, rachète le belge PK Electronics, un distributeur et fournisseur de services pour les onduleurs de la marque Powerware, qui compte une filiale à Luxembourg. Avec ce rachat, la société américaine élargit ses canaux de vente et sa base de clients en Belgique et au Luxembourg, tout en renforçant sa division Protection Electrique en Europe.

Deux nouveaux au Technoport

Les conventions collectives chez LuxairGroup ont enfin été approuvées, fin juillet lors d’une réunion au ministère du Travail, avec une augmentation linéaire de 2% des salaires pour 2008 et 2009 et un paiement immédiat d’une prime exceptionnelle de 1.285 euros (pour les ouvriers) et 2.035 euros (pour les employés). Le groupe occupe actuellement 2.300 salariés.

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Télécoms

Didier Rouma conserve les rênes de Tango Luxembourg.

Tango sous pavillon belge

Photo: Etienne Delorme / Archives paperJam

Le deuxième opérateur mobile luxembourgeois est désormais propriété de Belgacom, qui prend enfin pied sur le marché  luxembourgeois. La seconde tentative aura donc été la bonne. Après avoir loupé le train Voxmobile, l’opérateur historique belge Belgacom a racheté au groupe suédois Tele2 sa filiale Tango, qui fêtait alors son dixième anniversaire... La veille de l’annonce officielle de l’opération, Lars-Johan Jarnheimer, président et CEO du groupe scandinave, vantait pourtant encore la qualité, la rentabilité et l’importance stratégique du Luxembourg dans la conception et le développement de nouveaux concepts... «Belgacom a toujours été intéressé d’entrer sur le marché luxembourgeois et il attendait la bonne opportunité. Ils ont proposé un très bon prix et l’accord est intéressant pour les deux parties», a commenté Didier Rouma, CEO de Tango. La transaction a été conclue pour un montant de 207 millions

Eaton rachÈte PKE

d’euros (y compris les activités de Tango au Liechtenstein). Les synergies attendues ont été estimées, par Belgacom, à «au moins» 25 millions d’euros. «Belgacom représente un partenaire idéal pour faire progresser Tango sur le marché luxembourgeois, en particulier sur le marché corporate, qui constitue encore un peu un point faible chez nous». Sur ce segment, Tango entend ainsi – et surtout – profiter de l’expérience et de la pénétration de l’inpaperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

tégrateur Telindus, également filiale à 100% de Belgacom. En août, la Commission européenne a donné son feu vert à l’opération, qui doit se dérouler sans la moindre réduction d’effectifs. Tango s’appelle désormais Tango Mobile, Tele2 Luxembourg a été rebaptisé Tango Fixed et le nom de Tele2 Services Luxembourg a été changé en Tango Services. J.-M.G.


cier

26 entreprises

Management

John Li prend de la hauteur

Après huit années de mandat, le managing partner de KPMG Luxembourg a choisi de ne pas  se représenter à son poste. Au 1er octobre, il occupera de nouvelles responsabilités au sein de la firme.

Jean-Michel Gaudron (texte) et Laurent Antonelli, agence Blitz (photo)

Fruit d’une longue réflexion entamée il y a presque deux ans, la décision de John Li de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de KPMG Luxembourg s’inscrit dans une certaine logique managériale tout autant qu’une approche très personnelle. «Dans les best practices en matière de gouvernance se pose toujours la question de la limitation des nombres de mandats, explique-t-il. Rester plus de huit ans au même poste n’est pas forcément bon ni pour l’individu ni pour la société». John Li avait pris les rênes de KPMG Luxembourg en juillet 2000, succédant à Bob Bernard qui avait, lui aussi, assumé cette fonction pendant une longue période (neuf ans), dans un contexte qui n’a plus grand-chose à voir avec celui d’aujour­ d’hui. En ce temps-là, les Big Four étaient encore huit et la profession ne connaissait pas la même réglementation draconienne qui est la sienne aujour­d’hui et il n’était pas rare que des cabinets prestent, pour un même client, des services d’audit et de conseil. «Avec le recul, on peut en effet estimer qu’il y a eu quelques dérives à l’époque, reconnaît M. Li. Il arrivait que les honoraires des missions de consulting atteignent dix fois les honoraires d’audit. Ce n’était pas normal». Et puis les affaires Enron (décembre 2001) et Worldcom (été 2002) sont passées par là, point de départ d’une profonde révolution dans la profession qui va amener la loi Sarbanes-Oxley de juillet 2002 sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des investisseurs, à laquelle a répondu, en mai 2006, la huitième directive européenne sur le contrôle légal des comptes, sur le point d’être transposée en droit national au Luxembourg et qui attribuera, notamment, à la Commission de Surveillance du Secteur Financier, le rôle de régulateur de la profession d’auditeur. «L’autre changement majeur a été le changement des normes comptables, rappelle John Li. Longtemps, les normes américaines GAAP étaient les plus prisées, indispensables pour pouvoir coter une société sur le marché new-yorkais. Mais après Enron, il est apparu que ce modèle n’était pas

John Li (KPMG): «Je ne pense pas que le succès d’une telle firme au Luxembourg dépende de son seul directeur général».

infaillible. L’arrivée de la norme européenne IFRS a changé la donne. Au départ, l’idée était de pouvoir la faire converger vers la norme GAAP. Aujourd’hui, les Américains ont établi un calendrier de transition pour passer de GAAP à IFRS! C’est un changement fondamental».

«Tant que je m’amuse...» Dans ce contexte, les grands cabinets ont dû s’adapter et transformer toutes les contraintes réglementaires en opportunités de développement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «Depuis mon arrivée en 2000, à périmètre égal, notre chiffre d’affaires et nos effectifs ont triplé, suivant le mouvement de croissance de l’ensemble du secteur financier au Luxembourg», remarque John Li. Discret et réservé de nature, il ne s’attribuera évidemment pas la paternité de cette croissance, préférant mettre en avant «l’effet réseau» et la stratégie globale porteurs de cette envolée. «Je devais simplement m’assurer que nous avions les moyens nécessaires pour accompagner cette croissance et gérer le recrutement et la formation de nos ressour-

ces. Je ne pense pas que le succès d’une telle firme au Luxembourg dépende de son seul directeur général». Au 1er octobre, c’est donc Karin Riehl (voir en page 26, dans la partie «Management») qui reprendra le flambeau et la gestion quotidienne de la firme. John Li, lui, va prendre de la hauteur en devenant le président du supervisory board nouvellement créé. Il y aura un rôle davantage de conseiller, s’occupera parallèlement de projets sur le plan européen et du suivi de certains grands comptes et entend bien, en même temps, s’impliquer encore davantage dans les efforts de soutien et de développement de la place financière dans son ensemble. «Tant que je m’amuse dans mes fonctions et que j’apporte de la valeur pour la firme, je continuerai. Je sais que pour les 18 prochains mois, au minimum, il y a du pain sur la planche». L’un des premiers dossiers qu’il aura à fina­ liser, avec son successeur, sera l’intégration – ou pas – de KPMG Luxembourg dans le réseau KPMG Europe, créé en 2006, auquel ont déjà adhéré les entités allemande, anglaise, suisse et espagnole.

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Loi

Communiqués

La loi du 15 juillet 2008 relative au développement économique régional a été publiée le 5 août au Mémorial A. Ses dispositions remplacent celles de la loi du 22 décembre 2000 et définissent les régions dans lesquelles les entreprises industrielles et certaines entreprises de prestation de services peuvent prétendre, jusqu’à fin 2013, à des aides. Le cadre juridique innove également en introduisant un nouveau régime d’aide en faveur des petites entreprises nouvelles.

(25/06) RBC Dexia Investor Services figure parmi les lauréats du prix canadien à l’investissement 2008 décerné par l’Ambassade du Canada à Bruxelles.

Photo: Luc Deflorenne (archives paperJam)

Nouvelles aides régionales

express (1/2)

(01/07) Monster.lu lance une nouvelle boutique de recrutement en ligne qui s’accompagne de nouveaux services et produits. (03/07) Création de Keasy, première société de courtage en prêts immobiliers de droit luxembourgeois.

Aviation

Luxaviation redÉcolle

(04/07) Simac ICT a été accréditée par Microsoft comme premier voice ready partner en Belgique et au Luxembourg.

La compagnie de taxi aérien a changé de propriétaire  et de direction et relance ses activités propres. Le Cessna Citation XLS peut emmener huit ­passagers et dispose d’une autonomie de 3.600 km.

(10/07) Jones Lang LaSalle annonce la prise en occupation de la totalité des espaces bureaux de l’immeuble K Point par le cabinet d’avocats international Loyens & Loeff.

Photo: D. R.

(11/07) La société de participations luxembourgeoise BIP Investment Partners annonce un bénéfice net de 8,8 millions d’euros pour le premier semestre 2008.

C’est le vendredi 29 août 2008 que la «nouvelle» Luxaviation a pris possession de son premier Cessna Citation XLS. Un grand jour qui signe, en quelque sorte, l’acte de renaissance de cette compagnie de taxi aérien créée en 1992, dont l’activité avait subi un coup dur en 2006, lorsque le seul appareil qu’elle possédait avait été mis hors d’usage suite à un ennui technique. Depuis, Luxaviation servait sa clientèle – une centaine de sociétés et d’hommes d’affaires – via des vols charters qu’elle mettait à leur disposition. Début 2008, le nom et le fond de commerce de la compagnie ont été rachetés à titre personnel par Patrick Hansen et Philippe Kauffman, directeurs financiers de Young Energy Prize, la société de prospection pétrolière et gazière créée au Luxembourg par le milliardaire russe Nikolay Bogachev, lequel a également assuré une partie du financement. Désireux de donner un nouvel élan à la société, les nouveaux actionnaires ont placé à la direction de Luxaviation Christian Heinzmann, l’ancien directeur général de Luxair, qui avait été démissionné de son poste en février 2005. Ce dernier

n’est pas venu tout seul, amenant notamment avec lui Jean-Paul Schon (au poste de quality manager), Eugène Herfeld (coordinateur technique et opérationnel) et Guy Braas (ancien captain Boeing 737 & flight training manager de la compagnie nationale, désormais responsable des opérations). Ce premier appareil, acheté pour la modique somme de 12,5 millions de dollars, et dont l’autonomie en vol lui permet un vol direct jusque Moscou, devrait être opérationnel début novembre, une fois qu’il aura les autorisations administratives nécessaires et subi quelques aménagements techniques devant lui permettre, notamment, de se poser à London City. Il a été choisi, notamment, pour sa configuration intérieure permettant de tenir debout dans l’habitacle sans devoir se plier en deux. «A partir du moment où la demande sera là, nous lancerons les démarches pour l’achat d’un deuxième appareil qui sera également adapté aux types de demandes», explique Patrick Hansen. L’objectif des nouveaux dirigeants de Luxaviation est de disposer d’une flotte propriétaire de trois ou quatre avions d’ici à 24 mois. J.-M. G.

(14/07) DHL Express Luxembourg ouvre une nouvelle liaison aérienne quotidienne entre les aéroports de Luxembourg-Findel et Leipzig-Halle en Allemagne afin d’améliorer la qualité de ses services. (18/07) Autopolis et Fiat ont signé un contrat de collaboration pour la distribution de Fiat et la création d’un des 90 centres européens Abarth. (22/07) Dans le cadre de la première édition des Rubans du développement durable, Dexia BIL récompense l’entreprise AirFlowControl pour son système d’économie d’énergie pour ascenseurs appelé Bluekit.

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30 entreprises

Pedro Castilho (JCI Luxembourg)

Creative Young Entrepreneur 2008

Xavier Buck (EuroDNS) plébiscité

Paul Helminger (Bourgmestre de Luxembourg-Ville)

C’est le 4 juillet que la Jeune Chambre ­Economique a remis le prix Creative Young Entrepreneur Luxembourg 2008  à Xavier Buck, fondateur et CEO d’EuroDNS. David Laurent, agence Wide (photos)

Edmond Israel

Sten Söderman (Stockholm University School of Business, University de Luxembourg)

Michel Rodenbourg (Confédération Luxembourgeoise du Commerce)

Emmanuel Vivier (Vanksen Group) et Sophie Krauss (Editus)

Marc Faber (BIP Investment Partners)

Carsten Seckinger (Fortis Banque Luxembourg) et Philippe Leemans (Ambassade de France - Invest in France Agency)

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Jean-Michel Gaudron (paperJam) et Sylvain Zimmer (Jamendo)

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32 entreprises

Médias

Succession planifiÉe

Léon Zeches, le numéro Un du groupe Saint-Paul, a été sommé d’officialiser sa succession. Paul Lenert et Marc Glesener, successeurs désignés, prendront leurs fonctions  en décembre... 2010. Marc Auxenfants (texte) et Luc Deflorenne (photo)

Le 16 juillet dernier, la direction du groupe de presse luxembourgeois Saint-Paul a publié une note interne réglant notamment la succession de Léon Zeches, administrateur délégué, directeur général et rédacteur en chef du Luxemburger Wort. Paul Lenert, l’actuel directeur général adjoint, s’y voit confirmé comme successeur au poste de directeur général et, dans le même temps, nommé directeur adjoint du journal. Pour sa part, le rédac­ teur en chef adjoint Marc Glesener y est promu rédacteur en chef délégué du Wort. Mais Léon Zeches conserve l’ensemble de ses attributions «jusqu’au moment de son départ à la retraite», indique la note. C’est-à-dire en décembre 2010. Né le 27 décembre 1942, M. Zeches aurait dû quitter ses fonctions en décembre dernier, mais un avenant à son contrat lui avait permis de rempiler jusqu’en 2010. Selon l’édition du Den neie Feierkrop parue la semaine suivante, cette annonce interne aurait été publiée sous la pression du conseil d’administration du groupe. L’hebdomadaire satirique paraissant le vendredi explique cette «promotion rapide» de Marc Glesener – un ex-secrétaire général du parti chrétien social (CSV) – par ses affinités avec le ministre Jean-Louis Schiltz, également CSV, mais qui est aussi le neveu de Mathias Schiltz, vicaire général et président du conseil d’administration du groupe Saint-Paul.

Responsabilités clarifiÉes Ce dernier nous précise les motivations de cette note et les objectifs sous-jacents. «La note clarifie les responsabilités et compétences futures, tant au niveau de la direction des publications, que de la rédaction en chef du Luxemburger Wort», explique-t-il. Sa finalité semble cependant bien plus stratégique: «L’objet principal de cette note est la communication d’un plan stratégique, arrêté par le Conseil d’administration, afin d’adapter les structures d’organisation de l’entreprise aux défis actuels et à venir. Ce plan comprend une multitude de

Le Luxemburger Wort, figure emblématique du groupe Saint-Paul, prépare sa stratégie de ­modernisation et de rajeunissement.

mesures de développement, de réorganisation et d’optimisation». En outre, le texte annonce qu’en marge du comité de direction, chargé principalement de la gestion de l’entreprise, un comité éditorial statutaire est mis en place, destiné à «se concerter sur tous les aspects rédactionnels et de contenus du groupe de médias Saint-Paul». Ensemble, les deux comités doivent désormais participer à l’administration du groupe. Ces changements préfigurent-ils une stratégie de modernisation et de rajeunissement du groupe et de son lectorat? «Il est évident que les mesures arrêtées s’inscrivent d’ores et déjà dans une telle stratégie. Nous avons, comme toute entreprise qui se respecte, le souci permanent de moderniser nos structures et d’assurer la relève de nos cadres», précise Mathias Schiltz. De leur côté, ni Marc ­Glesener ni Léon Zeches n’ont donné suite à nos contacts. Il est à noter que ce bouleversement annoncé inter-

vient quelques semaines après la publication des résultats 2007/2008 sur l’audience officielle des médias luxembourgeois, par TNS Ilres Plurimedia. Les résultats du groupe de Gasperich y étaient pour le moins mitigés. Si le Wort conserve en effet son rang de premier quotidien national, son taux de pénétration (lectorat moyen par période de parution) marque, avec 44,4%, un recul de 4,5% par rapport à la période 2006/2007. Un repli que n’atténue pas la progression de 1,5% de La Voix du Luxembourg (de 6,5% à 6,6%). C’est sur le segment des «gratuits» que SaintPaul est le plus touché. Sur la période janvier-mai 2008, son Point 24 y affiche une pénétration deux fois moindre que L’essentiel (Editpress/Tamedia): 12% contre 23,7%. L’impact financier de cet échec éditorial ne sera mesuré, pour l’ensemble du groupe, qu’au terme de l’année, mais des réfle­x­ ions sont d’ores et déjà en cours pour redres­ser la situation.

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Luxair

Valse avec les chiffres Derrière l’opération de cession de la participation de Fortis Luxembourg  dans la compagnie nationale aérienne se profilent de grandes manoeuvres...

Jean-Michel Gaudron (texte) et David Laurent, agence Wide (photo)

La saga de la cession de la participation détenue par Fortis Luxembourg dans Luxair n’est pas à proprement parler un vaudeville, mais elle en a tous les ingrédients. Avec, certes, un peu plus de protagonistes que le traditionnel triptyque mari/ femme/amant (ou maîtresse), mais avec son lot de finesses, de subtilités et de rebondissements. A l’origine, début juin, un courrier de l’ex-BGL – qui détient 12,15% de la compagnie aérienne – faisant part aux autres actionnaires (l’Etat possède 23,1%, la BCEE 13,4%; Dexia BIL 13,1%, Lufthansa 13% et Panalpina 12,1%, le solde étant détenu en propre par Luxair et quelques petits porteurs) de son intention de céder ses parts, indiquant même qu’elle avait trouvé un acheteur, en l’occurrence BIP Investment Partners, dont elle possède toujours un quart du capital. Le tout pour un montant de quelque 20 millions d’euros, ce qui valorise Luxair à moins de 170 millions d’euros, un montant jugé comme étant largement sous-estimé par certains membres de la direction de Luxair. «Mais nos analystes se sont basés sur les prix du marché, nous a expliqué Carlo Thill, le président

du comité de direction de Fortis. Lufthansa propose par exemple 65 millions pour racheter 45% de Brussels Airlines. Sans compter que les actions Luxair sont totalement illiquides». Et M. Thill de juger opportun de «présenter», aux autres actionnaires, un partenaire financier crédible. BIP, pour sa part, semblait sûre de son coup, lors de la présentation de ses résultats semestriels, le 11 juillet, affichant sa confiance dans le fait que les autres actionnaires ne feraient pas valoir leur droit de préemption, au prorata de leurs participations respectives. «Nous défendons avec vigueur une solution privée. Si l’Etat augmentait son contrôle dans la compagnie, ce serait un signe clair qui aurait des conséquences qui iraient bien au-delà de ce simple dossier», indiquait alors Marc Faber, le directeur général de BIP. Mauvaise pioche. Le 27 juillet, l’Etat actionnait son droit de préemption et annonçait que la BCEE en faisait de même, éjectant du même coup BIP du circuit. Techniquement, les deux partenaires étatiques vont donc prendre 23,1% et 13,4% des 12,15% cédés par Fortis. Le solde a été remis sur le marché pour un «second tour» dans lequel l’ensemble des actionnaires aura à

se prononcer sur ses intentions d’ici à la fin du mois d’octobre.

Lufthansa se profile «La décision de l’État de faire jouer (...) son droit de préemption a pour toile de fond l’intention du gouvernement de conclure avec succès dans les prochains mois les discussions entamées visant la cession d’une grande partie de ce paquet à un partenaire stratégique et industriel com­p atible avec les intérêts de la société Luxair», indiquait le communiqué du ministère des Transports. Traduction plus que tentante: les titres sont désormais bien au chaud pour le jour où Lufthansa voudrait augmenter sa participation. Même si la compagnie allemande a tout de suite démenti l’information dans un entretien accordé au Tageblatt; son intérêt affiché par ailleurs pour des compagnies telles qu’Austrian Airlines ou Brussels Airlines rendrait logique la volonté de tisser un peu plus sa toile autour de son territoire national, après avoir déjà pris, en 2005, les commandes de Swiss. Une autre piste se profile également en arrière plan et mène tout droit à la compagnie de fret Cargolux, dont Luxair est le principal actionnaire (34,88%), les deux sociétés partageant, en outre, le même président du conseil d’administration, Marc Hoffmann. Actuellement sous le coup – comme une vingtaine d’autres compagnies – d’une enquête «anti cartel» lancée par la Commission européenne, Cargolux a déjà dû provisionner 155 millions de dollars mais ne sait pas encore ce qui l’attend vraiment, d’autant plus que la justice américaine pourrait également sévir. En prenant une part conséquente dans Luxair, Lufthansa (qui a déjà joué les repentis dans l’enquête en cours et risque donc moins gros que les autres) mettrait aussi le pied dans la porte de l’un de ses concurrents les plus directs sur le segment du fret...

En reprenant les parts de Fortis, l’Etat luxembourgeois détient désormais ­directement 41% du capital de Luxair.

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36 entreprises

Médias

Photo: David Laurent (Wide)

New Media Group en solo

Pol Wirtz et son groupe retournent au quartier Gare.

Annoncé en juin dernier comme la «base d’un développement commun des activités, voire d’un rap­prochement capitalistique», le rapprochement (géographique) entre New Media Lux (le groupe dirigé par Bob Hochmuth, producteur de programmes pour Luxe TV, éditeur de Made In Luxe et du site Lesfrontaliers.lu) et son presque homonyme New Media Group (de Pol Wirtz, éditeur des magazines anglophones Business Review et 352) a déjà vécu. Pour des raisons de «divergences de vues» d’ordre stratégique, les négociations ont été stoppées et New Media Group a quitté Howald pour retourner dans ses locaux historiques de l’Avenue de la Liberté.

Assurance-Crédit

agrément pour Coface Le groupe de gestion des risques commerciaux peut désormais exercer  son métier en direct depuis le Luxembourg. «C’est maintenant que le gros de la crise va se produire». Paul Huberlant (Coface Services Luxembourg).

Communiqués

express (2/2) (23/07) Epuramat, entreprise luxembourgeoise spécialisée dans les stations d’épuration, équipe Eu-Rec, entreprise allemande de recyclage des matières plastiques d’un système d’épuration des eaux usées. (24/07) Deloitte Luxembourg annonce un chiffre d’affaires de 127 millions d’euros pour l’exercice 2007-2008, soit une hausse de 27%. (18/08) Interfiduciaire, présente au Luxembourg depuis 38 ans, élargit sa gamme de services et propose, désormais, des services Tax dans de nouveaux locaux situés à Merl.

Photo: Luc Deflorenne

(26/08) RTL Group with solid performance in the first half of 2008, even if its EBITA slightly fall down to EUR 502 million.

La Coface a obtenu en juin dernier l’agrément du Commissariat aux Asurances pour exercer son métier d’assureur-crédit en direct depuis le Grand-Duché. Ouvert en 2007, le bureau luxembourgeois du groupe français de gestion des risques commerciaux opérait jusqu’à présent au travers de Bruxelles, Paris ou Mayence en Allemagne pour offrir ce service aux entreprises luxembourgeoises. «Travailler à partir du GrandDuché va nous permettre de rendre un service sur place et de mieux cerner les besoins, au moment où le ralentissement économique et la crise du crédit font tâche d’huile», explique Paul ­Huberlant, directeur de Coface Services Luxembourg. «C’est maintenant que le gros de la crise va se produire et que les entreprises vont avoir le plus besoin de se couvrir. Les risques d’insolvabilité ont déjà beaucoup augmenté dans certains secteurs d’activité,

comme le transport, avec la hausse du prix des carburants, ou la construction. En Belgique, un nombre record de faillites est enregistré», poursuit-il. L’offre de Coface, présente dans une soixantaine de pays, se veut complémentaire de celle fournie par l’Office du Ducroire qui, selon Paul Huberlant, accompagne plutôt les entreprises sur des grands projets à long terme. Créé en 1961, l’établissement public a pour mission «d’accepter des risques dans le domaine de l’importation, de l’exportation et des investissements internationaux dans l’intérêt du Luxembourg». Outre l’assurance-crédit, Coface Services Luxembourg va poursuivre ses autres activités, à savoir l’information financière (pour permettre aux entreprises de s’assurer de la santé financière de leurs partenaires commerciaux), le recou­ vrement et l’affacturage. N. R.

(28/08) Le Conseil d’administration de LuxairGroup a donné son feu vert pour l’acquisition d’un quatrième Bombardier Q400 et envisage l’achat d’un cinquième avion de ce type. (28/08) Tele2Tango annonce une nouvelle baisse de ses tarifs roaming: 44 cts/min (HTVA) pour les appels émis et 22 cts/min (HTVA) pour les appels reçus. (10/09) Transatel lance ses offres multipays en grande distribution au Luxembourg (chez Auchan au Kirchberg) et s’associe avec Ntel Lëtzebuerg. (15/09) Sigma Software & Services, groupe actif dans les offres de services et de logiciels spécialisés en consolidation statutaire et financière des groupes, ouvre une filiale au Garnd-Duché: Sigma Conso Luxembourg.

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38 entreprises

Gaston Zangerlé

« Faire plaisir au lecteur» Les Editions Revue ont un nouveau directeur  depuis le 15 septembre.

Photo: Etienne Delorme

Photo: Archives paperJam

Gaston Zangerlé (Editions Revue)

Recovery

Data centre opens European Data Hub, a backup centre or disaster recovery solutions provider, announced the implementation of a firsttier data centre at Data Centre Drosbach in Luxembourg’s Cloche d’Or district. Since September, the new complex offers 700m2 of floor space. This first-tier data centre includes 4,200m2 “Tier 4”, underground IT rooms with special IT floors with a capacity of 2,000 kg per m2.

Résultats

Exercice prolongé Leasinvest Real Estate, la Société d’Investissement à Capital fixe (SICAFI) belge, a présenté son bilan pour la période juillet 2007 – juin 2008, avec un résultat net (part du groupe) de 5% (à 9,2 euros par action) et une hausse de la juste valeur de son portefeuille immobilier de 9%, à 486,8 millions d’euros contre 445,9 millions d’euros pour l’exercice précédent. Le portefeuille immobilier en exploitation de la SICAFI compte 52 immeubles, dont onze au Luxembourg. Le taux d’occupation s’élevait à 97,06% au 30 juin dernier. Le groupe a par ailleurs prolongé le présent exercice jusqu’au 31 décembre 2008. Les comptes de Leasinvest Real Estate débuteront au 1er janvier prochain et clôtureront le 31 décembre 2009.

Gaston Zangerlé, 50 ans, a quitté ses fonctions de sous-directeur du Groupe Saint-Paul pour prendre la direction des Editions Revue, une société détenue à 40% par Editpress, 40% par Le Républicain Lorrain et 20% par Technprint. M. Zangerlé, qu’est-ce qui vous a poussé à quitter le Groupe Saint-Paul pour prendre la direction des Editions Revue? «Après avoir passé 23 ans dans la même entreprise, je voulais relancer ma vie professionnelle, relever un nouveau challenge. Les Editions Revue sont pour moi l’occasion de réaliser plus indépendamment des idées. Je suis quelqu’un de créatif, qui aime anticiper et je crois qu’à 50 ans, je suis mûr pour de telles fonctions. Qu’avez-vous trouvé dans la maison Revue? «Les Editions Revue, c’est bien plus qu’un seul support, puisque nous avons cinq publications ainsi qu’une branche d’édition. Mais il est clair que nous avons un produit phare, le magazine hebdomadaire Revue qui existe depuis 63 ans et dont les résidents luxembourgeois germanophones constituent la cible principale. Pour moi, il représente à la fois un souvenir d’enfance et une institution luxembourgeoise. N’est-ce pas un magazine qui doit absolument faire sa mue? «Statistiquement, Revue connaît une régression de son lectorat (le taux de pénétration est passé de 23% à 22,2% en un an, selon l’étude TNS Ilres Plurimédia 2007/08, ndlr.) et de sa diffusion payante. Il y a certainement des choses à faire au niveau du contenu, pour que ce magazine fasse plaisir à ses lecteurs, qu’ils y trouvent quelque chose dès la Une. Il faut absolument que les journalistes écrivent pour être lus et le magazine, vendu. Il y a donc toute une réflexion

à mener pour définir notre cible, savoir si notre lectorat –majoritairement les 40 ans et plus – est bien celui que nous souhaitons, s’il serait judicieux d’y inclure du contenu francophone ou non... Pour moi, cette relance est la première mission, la plus urgente, car le marché est de plus en plus difficile et contracté. Quels sont vos projets concernant les autres supports? «Nous allons étudier cela, au cas par cas. Pour moi, il est clair qu’AutoRevue a besoin d’un rajeunissement. Nous devons revoir le concept et améliorer la qualité de Chek In. Le supplément télé, TV3, doit également être analysé: doit-il rester un programme télé très spécialisé ou développer un concept ‘magazine’? Quant à Graffiti, je pense qu’il peut être largement repositionné, c’est le meilleur support dont nous dis­ po­­sions pour toucher de nouveaux lecteurs, notamment les jeunes. Sous la marque ‘Revue’, nous ne parviendrons jamais à les toucher. Enfin, il nous faudra également développer nos activités d’éditions, actuellement embryonnaires, car elles peuvent générer un revenu supplémentaire intéressant. Comment voyez-vous l’avenir de la presse écrite au Luxembourg? «Ce qui est clair, c’est qu’autant de journaux payants, c’est beaucoup, pour un si petit pays. Avec deux gratuits désormais, c’est un grand maximum, sinon déjà trop. D’autant que le concept des gratuits n’a pas été compris par tout le monde, et que ces journaux génèrent énormément de frais. Les affaires vont être compliquées pour tous, tant au niveau du lectorat que des recettes publicitaires, qui sont en recul depuis deux, trois ans, surtout au niveau des annonces de marques». Propos recueillis par F. M.

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41 place financière

Bilan

Fonds

La banque d’origine suédoise, conservatrice dans ses placements, a échappé aux tumultes de bon nombre de ses consœurs. En témoignent les 65% de hausse de son résultat net 2007 (8,8 millions d’euros) et une croissance confirmée au premier trimestre 2008. «Notre modèle est basé sur le constat, fait par le fondateur, qu’un bon conseil de banquier privé se doit d’être indépendant», explique Pierre Arens, le CEO de Banque Invik. Le fondateur? Jan Stenbeck, à qui l’on doit également la création du réseau Tango au Luxembourg.

Clearstream lance sur le marché britannique Central Facility for Funds (CFF), une solution post-marché de dénouement centralisé et de conservation des positions. Destinée aux OPCVM, la plateforme propose aux agents de transfert, aux distributeurs et promoteurs de fonds un point d’accès unique de traitement des instructions de dénouement et de paiement, pour l’ensemble des fonds éligibles. Mis en place en mars 2007, le service compte 31 membres et propose désormais quelque 22.000 catégories de fonds.

Photo: Fabrizio Maltese

Invik vent debout

Invik a emménagé dans son nouveau siège à la mi-septembre.

C’est le cap symbolique du nombre de lignes de cotations atteint début septembre par le marché Euro MTF. Lancé en juillet 2005, le système de négociation multilatéral de la Bourse de Luxembourg est un marché réglementé adapté aux émetteurs ne requérant pas de passeport européen. Il a été classé, en 2007, dans le top 3 des marchés réglementés européens par une étude internationale de PwC. Le marché principal de la Bourse de Luxembourg, lui, compte plus de 44.000 lignes de cotation.

CFF in the UK

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INNOfinance

Anne-Laure Mention (CRP Henri Tudor)

Premiers tests grandeur nature Officiellement lancé en mars 2007, le programme de recherche INNOFinance, piloté par le CRP Henri Tudor – destiné à promouvoir l’excellence de la place financière luxembourgeoise et à la doter d’outils permettant de mesurer de façon objective la qualité des services prestés – entre dans une phase d’implémentation active, après toute une démarche participative menée auprès des principaux acteurs de la Place. Axé sur plusieurs domaines d’activité, le programme a principalement avancé en matière de gestion des risques pour les PSF de support, avec le développement d’un modèle spécifique de gestion des risques. «C’est un thème encore nouveau pour ces PSF, explique Anne-Laure Mention, responsable du programme au CRP Henri Tudor. On s‘inscrit dans la philosophie des règles de Bâle II, en gardant à l’esprit qu’un PSF de support informatique n’aura évidement pas les mêmes risques à faire cou-

Photo: Etienne Delorme

Un an après, le programme de recherche ­présente ses premiers modèles d’application.

rir à son client qu’un agent de communication à la clientèle». Le modèle théorique arrive au terme de son développement, de sorte que son expérimentation grandeur nature débutera dans les prochaines semaines, auprès de PSF qui ont eux-mêmes souhaité participer à son développement. «L’objectif est d’arriver à établir un modèle standard de référence, sachant que chaque cas est particulier, mais que le modèle est adapté à tous, précise Mlle Mention. Un paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

second chantier est également bien avancé: celui des pratiques KYC (know your customer) et de lutte anti-blanchiment. «Nous sommes engagés dans un même processus de démarche collaborative et de développement d’un modèle. Nous entrons dans la phase d’expérimentation et les résultats devaient être plus rapidement obtenus, car nous sommes dans une thématique plus transversale et générale à tous les métiers». J.-M. G.


42 place financière

Stratégie

Jean-Jacques Rommes: « L’avenir risque d’être plus difficile que le passé » Alors que la crise s’est aggravée durant l’été, le directeur de l’ABBL ne se voile pas la face. Serein face aux évolutions  probables du paysage financier, il souligne le poids des banques dans l’économie grand-ducale et met en garde contre  les problèmes de financement du système de retraites.

Comment se porte le système bancaire luxembourgeois? «Son état général est bon, avec un climat, me semble-t-il, plus serein que dans la finan­ce internationale. Cela ne veut pas dire que nous sommes à l’abri. Tous nos opérateurs, ou presque, dépendent de grands groupes internationaux. La mauvaise santé des marchés complique nos activités et diminue nos revenus. Une chute de 15% à 20% de la Bourse se traduit par une baisse des commissions sur les dépôts de ces avoirs de ces mêmes 15% à 20%. En outre, les détenteurs de ces dépôts seront peut-être moins enclins à acheter ou à vendre. Ce qui réduit d’autant les transactions, et les commissions...

Le fort recul boursier de banques, comme Fortis ou Dexia, deux des principaux employeurs du pays, se fera-t-il sentir ici? «Non. Les mouvements boursiers n’ont pas de répercussions directes sur l’activité des banques au Luxembourg. Néanmoins, à long terme, on ne peut exclure que ces mouvements auront une influence sur la structure de leur capital ou donneront lieu à des changements de contrôle. Cela produirait alors des effets au Luxembourg. Si de telles choses devaient arriver, ce ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle. Prenons l’exemple d’ArcelorMittal. Ce groupe, dirigé par un Indien résidant au RoyaumeUni, qui a pris le contrôle d’une entreprise néerlandaise, a aujourd’hui son siège au Luxembourg. Voyez que tout est possible.

La crise actuelle va-t-elle modifier ou, au contraire, conforter les choix stratégiques des banques et de la Place? «Je ne vois pas de leçon immédiate à tirer de la crise ou de raison de changer d’orientation. Les deux piliers de la place financière, à savoir la banque privée et l’administration des fonds d’investissement, ne font pas partie des premiers touchés.

Fortis Investissements, la société de gestion de Fortis, a d’ailleurs déjà vendu la moitié de son capital à Ping An, un assureur chinois... «La globalisation avance. Cela ne doit pas nous étonner. Nous observons un transfert du contrôle vers les pays à forte croissance et les pays vendeurs de matières premières. On peut parier que les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et les pays

Nicolas Raulot (texte) et agence Blitz (archives paperJam)

du Moyen-Orient, en situation de surliquidités, vont gagner en importance. Cela va se ressentir dans l’actionnariat des entreprises européennes. Et ce d’autant plus que le monde financier va mal et est à la recherche de capital. La crise va-t-elle réguler la pénurie de maind’œuvre dont souffrent les banques? «C’est une question que je pose à mes membres depuis des mois. Et ma conviction finale n’est pas entièrement faite. Actuellement, malgré la crise financière, je constate que les jeunes diplômés sont embauchés avec toujours autant de facilités ici au Luxembourg. Par ailleurs, la poursuite de notre développement nécessite des jeunes gens bien éduqués dans les matières classiques, droit, économie, finance. Notre recherche de talents demeure donc d’actualité. Quels problèmes cette pénurie pose-t-elle à long terme? «La ressource humaine est la ressource essentielle pour une industrie de services. Et si cette ressource est réputée plus chère au Luxembourg qu’ailleurs, cela représente un grand désavantage pour la Place, dont le développement pourrait être mis en danger. Dans les arbitrages des grands groupes bancaires, nous observons que moins d’emplois sont créés ici que dans d’autres pays de l’Union européenne. Nous n’en avons pas encore souffert grâce à la forte croissance de ces dernières années. Mais, il y a un grand risque de voir la situation nous échapper si le phénomène s’amplifie. Par ailleurs, nous avons des conventions collectives chères avec un système d’indexation des salaires extrêmement impopulaire auprès des décideurs étrangers. Cette indexation a aussi un effet négatif sur l’inflation, beaucoup plus élevée au Luxembourg qu’ailleurs.

« Nous serions bien conseillés de ne pas abandonner les avantages que nous nous sommes créés». Jean-Jacques Rommes, ABBL

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Dans sa dernière étude, l’OCDE pointe le poids des banques dans l’économie grand-ducale. Qu’en pensez-vous? «Ce qui est dommage, c’est qu’à chaque fois qu’un rapport nous est remis par l’OCDE, le monde politique et syndical nous explique que tout ça n’est pas vrai, que les méthodes ne sont pas les bonnes et que cette organisation n’a pas compris comment fonctionne le pays. Or, si les recommandations de l’OCDE ne doivent pas forcément être transposées immédiatement, l’analyse est chaque fois très pertinente. L’OCDE a souligné le fait que le secteur financier ne pouvait pas continuer de croître à la vitesse faramineuse de ces dernières années. C’est parfaitement exact et il serait bien que le pays s’en rende compte. Même si beaucoup de gens le savent, le disent et l’écrivent, je ne pense pas que le grand public luxembourgeois soit conscient du fait que son bien-être économique et social dépend très largement du secteur financier. Je ne pense pas non plus que le monde politique et syndical ait réalisé qu’au-delà du secteur financier lui-même, c’est sa croissance qui nous permet de vivre dans un tel confort. Le plus grand danger concerne nos finances publiques et la santé de notre système social. En effet, les régimes de sécurité sociale et de pension ne sont pas soutenables. Tout le monde le sait, l’OCDE nous le dit, et nous n’agissons pas contre cette réalité. Le système de financement des pensions ne fonctionne que par la conviction profonde que notre croissance faramineuse restera acquise sur le long terme. Rien n’est moins sûr. En quoi le système de pension n’est-il pas soutenable sur le long terme? «Il s’agit d’un régime de répartition, où les recettes actuelles sont dues au fait qu’un très grand nombre de personnes,

notamment des étrangers, entrent sur le marché du travail et renflouent les caisses. Cette masse d’argent permet de payer des pensions exceptionnellement élevées en comparaison de ce qui existe dans le reste du monde. Or, cette croissance devient une obligation pour continuer à payer les retraites de demain. Une simple stagnation de l’emploi créerait un problème de financement futur des pensions. Pensions essentiellement dues pour des sommes colossales à des frontaliers, à des étrangers qui ne résideront plus au Grand-Duché au moment de leur retraite. Le rapport 2007 de l’Inspection générale de la Sécurité sociale le prouve bien. D’ici 35 ans, le système ne sera plus soutenable. Plus tard nous réagirons, plus nous devrons agir brutalement. Que représente l’emploi du secteur financier dans la main-d’œuvre totale au Luxembourg? «On estime qu’il ne représente que 13 % de la main-d’œuvre du Grand-Duché. Mais, il y a beaucoup de métiers qui gravitent autour de la place financière. De façon directe ou indirecte, celle-ci représente presque la moitié du produit intérieur brut. L’ensemble de l’économie luxembourgeoise ainsi que sa fonction publique sont très largement financées par ce secteur. Si la place financière allait mal, les répercussions sur l’emploi se feraient donc sentir bien au-delà des banques elles-mêmes. Selon l’OCDE, la disparition des avantages fiscaux remettra en cause le dynamisme du secteur financier... «Je ne partage que partiellement l’avis de l’OCDE sur ce point. D’un côté, l’organisation prévoit un effritement et une remise en cause des avantages de nature fiscale. Suite à l’affaire du Liechtenstein, les discussions entourant la directive

sur la fiscalité de l’épargne relèvent bien de cette tendance lourde. L’Europe est en train d’emprunter une voie d’harmonisation, plutôt qu’une voie de reconnaissance mutuelle. Or, plus on harmonise, plus on égalise les conditions de compétitivité, et plus on restreint notre marge de manœuvre. L’avenir risque donc d’être plus difficile que le passé. Un passé qui a été extraordinaire de développement et de croissance. D’un autre côté, le Luxembourg a toujours essayé de s’octroyer des avantages compétitifs. C’est légitime et nous continuerons à le faire. Par ailleurs, cette politique de niche n’est pas toujours fiscale. Prenons l’exemple de la création de véhicules d’investissement, comme la Sicar, le SIF, le SPF, l’organisme de titrisation... Ces instruments de compé­titivité offrent un avantage fiscal, mais il n’est qu’accessoire. Enfin, il ne faut pas sous-estimer notre capacité à créer des instruments de techniques financières modernes et adaptés au marché, comme nous l’avons toujours fait. Il existe également des domaines, où nous souffrons plutôt d’un désavantage fiscal. C’est le cas des fonds d’investissement sur lesquels pèse une taxe d’abonnement qui n’existe pas en Irlande, notre concurrent direct. Cela ne nous empêche pas de disposer d’une industrie florissante. En conclusion, ni moi ni l’OCDE ne sommes pessimistes, mais il faut être réaliste. L’OCDE évoque également les pressions pour un assouplissement du secret bancaire. «Nous serions bien conseillés de ne pas abandonner les avantages que nous nous sommes créés. Leur disparition brutale revient à imaginer un scénario catastrophe. Cela dit, nous avons atteint une taille critique et une culture internationale, qui sont en soi un avantage compétitif».

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Alter Domus

SERVICES INTÉGRÉS

Dominic Jones (Alter Domus Alternative Asset Fund Administration)

En vue de servir une clientèle active principalement sur le segment private equity real estate, Alter Domus a ouvert deux nouveaux bureaux à Jersey et à Guernesey, deux des poumons de cette activité. N’ayant pas trouvé sur place un partenaire intéressant à un tarif acceptable, la société a finalement opté pour une démarche stand alone, en s’appuyant sur l’expertise de Dominic Jones, un spécialiste de la matière rencontré au cours de la phase de prospection. Ainsi est née Alter Domus Alternative Asset Fund Administration (ADAAFA), agréée à la fois par la CSSF au Luxembourg et par la Jersey Financial Services Commission, et en passe de l’être à Guernesey. «Très peu de monde arrive, aujourd’hui, à apporter un service intégré à tous les niveaux de la chaîne de valeurs des fonds, commente M. Jones. En mettant en place de tels services, nous pouvons raccourcir les délais, le nombre d’intermédiaires et, donc, le nombre d’erreurs possibles». Les ambitions sont clairement affichées, avec un objectif d’une centaine de personnes employées sur

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Photo: Jelle Van Seghbroeck

Le groupe a ouvert deux nouvelles entités à Jersey et Guernesey.

les trois entités (Luxembourg, Jersey et Guernesey) d’ici à cinq ans. «Auparavant, les fonds de types alternatifs n’étaient pas vraiment présents au Luxembourg, constate Dominique Robyns, managing director d’Alter Domus Group. Or, depuis les lois sur les fonds d’investissement spécialisé ou les Sicar, ce marché s’est rapproché de celui des fonds traditionnels et il y a des besoins de plus en plus globaux

de la part des clients. De plus en plus d’acteurs établissent des structures au Luxembourg et non plus forcément à Jersey pour couvrir le marché continental». Preuve de l’engouement des grands noms du private equity pour cette approche globalisée: le premier client au Luxembourg de ADAAFA n’est autre que CVC, l’un des géants du secteur. J.-M. G.

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Banque

Licenciements chez Sella Bank

Photo: Archives paperJam

L’Aleba a été informé d’un plan de licenciement collectif chez Sella Bank Luxembourg. Selon le syndicat, l’établissement financier italien a l’intention de se séparer de 45 collaborateurs sur un effectif total de 82 salariés. Les premières discussions entre Sella Bank et l’Aleba ont eu lieu le 28 août.

Cleastream, premier système de dénouement non domicilié au Japon.

Pour la troisième année consécutive, le cabinet de conseil fiscal indépendant Atoz a été désigné «Tax Firm of the Year» par Tax Review, la revue internationale spécialisée en fiscalité. Elle a notamment mis en avant la contribution de la firme dans la mobilisation de capitaux pour des transactions au Luxembourg et sa participation dans des négociations internationales pour un montant supérieur à dix milliards d’euros.

Japon

Irasshaimase! Clearstream devient le premier système de dénouement non domicilié au Japon légalement reconnu pour les obligations municipales et privées nippones. La chambre de compensations luxembourgeoise se voit ainsi accorder le statut d’établissement de gestion indirecte étranger (Foreign Indirect Management Institution - FIAMI) par le JASDEC (Japan Securities Depository Center). Avec cet agrément la filiale du groupe Deutsche Börse proposera comme services l’exonération de retenue à la source sur les revenus des obligations d’entreprises. Selon une étude de la banque japonaise Mizuho, le marché local des obligations municipales a progressé en 2007, passant à 1.670 milliards de dollars US en données de bilan.


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Stratégie

Banque Invik investit le PÔle Nord La banque d’origine suédoise va regrouper l’ensemble de ses sites  dans un seul et même immeuble flambant neuf.

Jean-Michel Gaudron (texte) et Fabrizio Maltese (photo)

A l’orée de ses 20 ans (la banque a été fondée en 1989), la Banque Invik s’offre, en cet automne 2008, un sérieux coup de jeune, avec un emménagement dans le nouveau et moderne complexe immobilier «Pôle Nord» de 3.000 m2, au commencement de l’avenue Marie-Thérèse. Une opération qui permet notamment à la banque de regrouper, en un seul endroit, des bureaux disséminés sur une demi-douzaine de sites au centreville. Propriété du groupe immobilier Claude Konrath depuis 2005, ce site a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, tant le sort réservé à cette ancienne maison de maître, destinée à la démolition, a suscité de réactions parmi les fervents défenseurs d’une certaine qualité architecturale et symbolique du centre-ville. Mais puisqu’il était finalement écrit que tout serait rasé et remplacé par du neuf, autant que ce fût pour un immeuble remarquable. Et dans cette optique-là, Pierre Arens, managing director de la Banque Invik au Luxembourg, ne doute pas un seul instant de l’aspect exceptionnel des nouveaux murs qui l’accueillent depuis la mi-septembre: «Cette réhabilitation du Pôle Nord est une étape clé

autant pour notre banque que pour la place financière. Avec ce déménagement sur un site tellement renommé et une visibilité tellement élevée, c’est un peu la Belle au bois dormant qui se réveille…». Salles de réunion et accueil client hauts de gamme au 5e étage avec une vue imprenable; service catering de qualité; salles audiovisuelles au niveau -1, équipées hi-tech, d’une capacité de 80 places; salles de fitness, douches... Rien n’a été laissé au hasard.

Un chantier 100% luxembourgeois Le changement est forcément radical pour une banque qui occupait, depuis 18 ans, le même bâtiment très traditionnel et tout en chaleur de l’avenue Pescatore. «Il n’est pas facile pour les gens, ni pour les clients, de quitter cet endroit, reconnaît M. Arens. Rester en ville était un de nos principaux critères de choix, non seulement pour les employés, mais aussi pour les clients pour qui la visite à leur banque revêt un aspect émotionnel: ils identifient la banque non pas comme une institution abstraite, mais par rapport aux personnes avec qui ils sont en relation». L’ancrage luxembourgeois de la banque est tel qu’un point d’honneur a été mis à ne confier l’ensemble des chantiers du projet qu’à des seuls prestataires et corps de métiers luxembourgeois.

Seul lien souhaité avec le passé: un environnement très haut de gamme, que ce soit dans l’espace choisi que dans la fourniture des équipements intérieurs. «Nous ne sommes pas une succursale d’une banque suédoise, mais bel et bien une banque luxembourgeoise. L’appellation ‘Pôle Nord’ colle bien avec l’image nordique que nous avons. C’est un bâtiment connu à Luxembourg et nous avons d’ailleurs véhiculé ce nom, en français, au sein du groupe». Fondée par l’industriel suédois Jan Stenbeck (le père, entre autres, des réseaux de téléphonie mobile Tango et Millicom International Cellular), la Banque Invik est notamment active dans la banque privée, selon une ligne très conservatrice, à destination, principalement, d’une clientèle d’entrepreneurs euro-millionnaires d’Europe du Nord et continentale. Elle commence également à s’ouvrir à des services davantage orientés corporate finance. Son autre grand pôle d’activité concerne l’administration de services liés aux cartes de crédit, qui affiche également une bonne santé. Tous les flux financiers ainsi que les données personnelles des clients sont gérés depuis Luxembourg, le reste se faisant à Londres. La banque a dépassé le cap des 100 employés en 2008 et continue de recruter, notamment dans les secteurs corporate finance et wealth management. Une dizaine d’embauches supplémentaires est prévue cette année. Des bords de la Pétrusse, on suivra également avec intérêt l’évolution de la maison mère, Moderna Finance (la nouvelle appellation d’Invik & Co depuis juin dernier, mais qui n’a pas touché le branding de la banque au Luxembourg), qui se prépare à une entrée en Bourse à Stockholm pour 2009.

«Avec ce déménagement sur un site tellement renommé et une visibilité tellement élevée, c’est un peu la Belle au bois dormant qui se réveille…». Pierre Arens (Banque Invik)

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Anniversaire

ARENDT & MEDERNACH: LA FORCE DE L’ÂGE Le cabinet d’avocats fête ses 20 ans à Luxembourg. Il y a développé ses activités en parallèle avec la croissance de la place financière. Jean-Michel Gaudron (texte) et David Laurent, agence Wide (photo)

C’est le 1er septembre 1988 qu’est née, officiellement, l’étude Arendt & Medernach, fruit de la fusion de l’Etude Arendt & Harles, d’une part, et Mersch & Medernach, d’autre part. Deux cabinets qui logeaient déjà dans un même immeuble de l’avenue Marie-Thérèse et avaient connu une expansion très similaire les années précédentes. Du reste, dès 1982, les jeunes avocats Guy Harles et Paul Mousel avaient tracé les plans du développement de leurs carrières: se former dans deux structures de taille moyenne, se développer en parallèle et, au final, fusionner pour atteindre une taille critique. Quatre autres associés signent l’acte fondateur de 1988: Ernest Arendt (décédé en février 2003 à 86 ans), Jean Medernach (retiré des affaires, depuis), Claude Kremer et Philippe Dupont, toujours présents à ce jour, tout comme Mes Harles et Mousel.

Dès le commencement, l’étude cible son activité vers une clientèle professionnelle, en matière de droit des affaires et de droit financier. Hormis Elvinger & Hoss, d’une part, et Loesch & Wolter, d’autre part, aucune autre étude n’occupe véritablement ce terrain spécifique. «Il y avait largement assez d’affaires à traiter pour que nous puissions entrer dans le marché en affichant un profil bas, sans vouloir bousculer ni heurter personne, explique Me Mousel. Le gâteau était suffisamment grand pour tout le monde. Nous avons su, depuis, conserver ce climat de concurrence amicale».

S’ADAPTER, SE RÉORGANISER Le développement de l’industrie des fonds à Luxembourg sert, également, de levier de croissance à Arendt & Medernach (A&M), créée quelques mois après la transposition, en droit national, de la directive européenne OPCVM.

D’une dizaine de personnes en 1988, l’effectif atteint déjà la quarantaine en mai 1993, date d’un premier déménagement vers la rue Hardt. Des locaux déjà presque trop petits au moment de la prise en occupation, ce qui justifie, deux ans plus tard, la délocalisation d’une vingtaine de personnes du département des fonds d’investissement dans des bureaux Place des Martyrs, puis du service Contentieux vers la rue Michel Rodange… Dans le même temps, l’étude ouvre une succursale à Bruxelles (en 1996) qui compte, aujourd’hui, une dizaine de personnes, puis s’allie, en 2000, avec un cabinet irlandais de Dublin, Dillon Eustace, lui aussi actif dans les fonds d’investissement. Le 1er octobre 2000, Arendt & Medernach fête l’engagement de son 100e collaborateur... Il faut de nouveau voir plus grand et c’est la même année qu’est acquis un terrain sur le Plateau du Kirchberg où se trouve l’actuel siège de l’étude. Ils sont déjà

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Arendt & Medernach a pris possession de ses locaux au Kirchberg en février 2003. Mais un nouveau déménagement est programmé à l’horizon 2001.

125 à y prendre place en février 2003, le jour de l’inauguration. Ils sont aujourd’hui près de 400… L’expansion internationale continue également, puisque A&M compte également un bureau de représentation à New York (ouvert en 2005) et un autre à Londres (au cœur de la City depuis septembre 2007), en attendant celui de Dubaï, prévu pour cet automne. «Le tissu des avocats s’est grandement professionnalisé, commente Guy Harles. Nous sommes devenus de véritables entreprises. Compte tenu de cette évolution, nous avons nous-mêmes été obligés de nous réorganiser, nous adapter et développer une gouvernance d’entreprise tout à fait nouvelle. Nous avons notamment fait appel à des professionnels extérieurs comme Marie-Jeanne Chèvremont». Celle qui dirigea, pendant douze années, PricewaterhouseCoopers Luxembourg, les a en effet rejoints en octobre 2007, en tant que senior advisor.

Soucieux de rester indépendant, A&M a, régulièrement, décliné des offres de rachat et d’intégration aux réseaux internationaux des Big Four. Et comme pour mieux asseoir cette indépen-

dance, l’étude est, actuellement, en train de préparer un nouveau déménagement, à l’horizon 2011, toujours au Kirchberg, dans de nouveaux locaux de 17.000 m2.

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Table ronde

Communiqués

Dans le cadre du paperJam Business Club, une table ronde se déroulera le jeudi 9 octobre, de 12h00 à 14h00, sur le thème «L’avenir de l’assurance est-il dans la finance?». Animée par paperJam, cette table ronde réunira un plateau prestigieux, avec, par ordre alphabétique, Jean-Philippe Balon (ING Life), Pit Hentgen (La Luxembourgeoise) et François Tesch (Foyer).

(26/06) La Banque Invik annonce un résultat net de 8,8 millions d’euros pour 2007, soit une hausse de 65% en un an, pour un bilan qui s’établit à 724 millions d’euros, en progression de 20%.

Photo: Etienne Delorme (archives paperJam)

Assurance et finance

Infos et inscriptions sur www.club.paperjam.lu.

François Tesch (Foyer)

Anniversaire

L’Âge de raison pour l’ALFI L’association luxembourgeoise des fonds d’investissement fête ses 20 ans. Claude Kremer, président de l’Alfi

Express (1/2)

(03/07) A l’occasion de ses 20 ans, l’IFA Luxembourg sort «Droit fiscal luxembourgeois», un ouvrage qui dresse un état des lieux de la fiscalité du Grand-Duché et évoque les réformes nécessaires pour qu’elle conserve son attractivité. (26/06) Le Luxembourg, comme l’Italie, la Lettonie et la République slovaque, se sont conformés aux obligations en matière de transparence financière imposées par la Commission européenne qui a, par conséquent, décidé de clore les procédures d’infraction engagées contre ces pays.

Photo: Julien Becker (archives paperJam)

(30/06) Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, reçoit le prix «Vision pour l’Europe 2008» qui récompense une personnalité pour sa contribution exceptionnelle au développement futur de l’Europe.

Ils étaient neuf... Neuf fonds d’investissement à siéger lors de l’assemblée constituante de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement, le 9 novembre 1988, alors établie au 18 boulevard E. Servais. Vingt ans plus tard, le nombre de membres de l’Alfi a dépassé le millier et l’association s’est imposée comme l’un des plus importants lobbys du secteur au niveau européen, digne du marché – le plus important du Vieux Continent – qu’elle représente. La séance académique du 7 octobre prochain réunira, autour du ministre Luc Frieden, toute la communauté financière, membre ou pas de l’Alfi. «Nous voulons fêter cela en famille, en quelque sorte, indique Claude Kremer, président de l’association. Le message que nous voulons faire passer, c’est que 20 ans, ce n’est pas 150, mais c’est déjà, tout de même, un joli petit bout de chemin que nous avons parcouru. Nous sommes passés de 50 à 2.000 milliards d’actifs et de quelques centaines de fonds et compartiments à plus de 11.000». Même si les marchés financiers font un peu grise mine, depuis quelque temps, dans les remous de la crise du subprime, les fonds d’investissement,

eux, maintiennent le cap. «Tout au long de l’année 2007, nous avons eu des investissements nets positifs, à l’exception du mois de septembre, avec une hausse globale des actifs nets supérieure à tous les autres pays, remarque-t-il. Pour ce qui est de 2008, la majorité des mois sont également positifs. Il n’y a donc pas eu de fuite de la part des investisseurs». En 2007, près de 800 nouveaux fonds et compartiments ont été créés, soit autant que lors des trois années précédentes prises ensemble... Elu président en 2007, Claude Kremer a mis en place tout un programme d’action organisé autour de quatre thèmes forts: la promotion, la réglementation, les ressources humaines et les infrastructures. Quatre chantiers prioritaires menés de front, en plus de la préparation de la directive européenne dite «Ucits IV», qui occupe tous les esprits depuis la publication, par Bruxelles, le 16 juillet dernier, du projet de texte. Et l’Alfi ne ménage pas ses efforts pour faire entendre sa voix. «Nous espérons que nos soucis ne sont pas perçus comme des efforts purement protectionnistes pour la place luxembourgeoise, indique M. ­Kremer.

(30/06) Président sortant de l’Institut de Formation Bancaire Luxembourg (IFBL), Fouad Rathle, senior vice-président de la Garanti Bank, est renouvelé dans ses fonctions pour une durée de deux ans, épaulé par un nouveau conseil d’administration. (15/07) Link Up Markets – the recently founded joint venture of seven European CSDs to improve the efficiency of cross-border securities transactions in the post trade area – has chosen Clearstream Services to deliver, implement and operate its IT infrastructure and network. (18/07) La SSII EASI a obtenu le statut de PSF en tant qu’opérateur de systèmes informatiques primaires. (18/07) L’ALFI se réjouit de l’adoption par la Commission européenne du projet de révision de la directive OPCVM adopté le 16 juillet.

Retrouvez l’intégralité des communiqués de presse sur www.paperjam.lu

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Banque Degroof Luxembourg

UN AIR DE FRAîCHEUR Double événement pour fêter l’inauguration de la dernière aile du siège de la Banque  à la Cloche d’Or, le 12 juin: une présentation par l’explorateur Alain Hubert de la base polaire internationale «Princess Elisabeth»  et une rétrospective sur les 50 ans de ­carrière du peintre français Claude Weisbuch.

Patrick Keusters (Banque Degroof Luxembourg)

Étienne Delorme (photos)

Alain Hubert (International Polar Foundation)

Claude Weisbuch (artiste)

Ingor Meuleman (Alpha Management Services)

Geert De Bruyne (Banque Degroof Luxembourg)

Philippe Masson (Dexia Life & Pensions) Claude Radoux (Luxembourg Online)

John Li (KPMG) François Masquelier (RTL Group) Decouvrez toutes les photos sur www.paperjam.lu  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE paperjam Finance 2008 | Economy && Finance paperjam | Septembre-Octobre

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Communiqués

express (2/2) Résultats

Photo: Luc Deflorenne (archives paperJam)

Satisfaits

La banque islandaise maintient le cap.

Lors de la publication des résultats semestriels du groupe bancaire islandais Kaupthing, Magnus Gudmundsson, le general manager de Kaupthing Bank Luxembourg, a constaté une progression des activités luxembourgeoises du groupe, avec notamment Kaupthing Edge, le produit d’épargne en ligne, proposé à un taux de 4,5% garanti jusqu’en 2011. Sur ce segment, la filiale luxembourgeoise comptait fin juin 2008 quelque 140.000 clients, pour un dépôt total de 3,461 milliards d’euros.

(29/07) Au premier semestre 2008, la centrale de communication CCLux a enregistré un fort développement de ses activités liées à la collecte et la diffusion de données et documents relatifs aux fonds d’investissement. (14/08) L’encaissement du secteur des assurances a de nouveau connu un rythme de croissance soutenu au cours du second trimestre de 2008: + 59,62% dans les branches non-vie et +5,18% en assurance-vie. (18/08) Selon la Workplace Survey, développée par l’agence de recrutement et de sélection de profils financiers Robert Half, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à offrir des avantages attrayants pour gagner la confiance de leurs salariés actuels et futurs, ou pour les conserver.

Bilan

La branche flÉchit Le Commissariat aux Assurances a publié les résultats du secteur pour l’année 2007. Conséquence de la crise du subprime, les assureurs luxembourgeois n’ont pu  égaler les chiffres des années précédentes. Le secteur de l’assurance a enregistré un recul des encaissements en 2007.

(20/08) Malgré l’impact négatif des marchés boursiers, le groupe d’assurance Foyer affiche une progression de son chiffre d’affaires semestriel de 3,4% à 166,54 millions d’euros. (25/08) BCEE: progression soutenue du résultat net (+22,6%) semestriel malgré le contexte financier difficile.

Photo: Etienne Delorme

(25/08) Vontobel Asset Management selects RBC Dexia as investor services provider for an eleven billion euro portfolio.

Au 31 décembre 2007, le secteur des assuran­ ces comptait, selon le Commissariat aux Assu­ rances – l’organe de surveillance de l’industrie - quelque 94 sociétés d’assurances directes (dont quatre fonds de pension), 262 entreprises spécia­lisées dans la réassurance, et cinq domici­ liataires. 83% d’entre elles sont d’origine luxem­ bourgeoise. Le nombre d’acteurs reste quasiment inchangé par rapport à 2006. C’est cependant au niveau des encaissements réalisés que les revirements se font le plus sentir en 2007, avec un montant total des primes émises, tant au Grand-Duché qu’à l’étranger, s’élevant à 12,439 milliards d’euros, contre les 13,12 milliards précédemment (soit -4,85%). Dans la branche vie, l’encaissement passe de 11,61 milliards à 10,999 milliards d’euros (-5,35%).

Selon Victor Rod, le directeur du Commissariat aux Assurances, ce fléchissement résulte essentiel­ lement des effets de la crise du subprime enregis­ trés par les assureurs dans l’activité internationale. «La diminution de l’encaissement des assurances est principalement due aux produits liés aux fonds d’investissement. Certains d’entre eux ont connu des diminutions nettes, directement touchés par le subprime». L’activité occupait au 31 décembre 2007 un effec­tif total de 3.464 personnes – en hausse de 2,3%, comparé à l’exercice précédent – avec 3.242 per­­sonnes travaillant dans l’assurance directe et 222 évoluant au sein des sociétés d’assurances et de réassurance établies au Luxembourg. Elle compte, en outre, quelque 8.000 agents, courtiers d’assurances et leurs employés. M. A.

(26/08) Selon la BCL, la somme des bilans provisoires des institutions financières monétaires a augmenté de 1,2% en juillet, à 1.256,9 milliards d’euros. (10/09) Carey’s three new licences expand its services in alternative funds. (25/07) Mercuria Services and The Directors’ Office create a new single entity called MDO Services.

Retrouvez l’intégralité des communiqués de presse sur www.paperjam.lu

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Management

Allen & Overy fait sa mue

Nouveaux locaux, nouvelle structure dirigeante: l’une des principales études d’avocats  de la Place poursuit sa quête d’excellence.

Jean-Michel Gaudron (texte) et Olivier Minaire, Wide (Photo)

Avec quelques semaines de retard sur le planning initialement établi, l’étude d’avocats Allen & Overy n’a finalement investi son nouveau siège du Kirchberg – deux des six bâtiments du complexe immobilier K2 – que fin juin. Un déménagement indispensable compte tenu de la forte croissance des effectifs qui avaient rendu trop exigu le précédent immeuble de Merl, où l’étude siégeait depuis dix ans. Chronologiquement, ce déménagement a également fait suite à un changement dans la structure managériale. Un nouveau managing partner, Henri Wagner, a été nommé, à la place de Marc Feider, promu senior partner, en charge de l’orientation stratégique du cabinet et de sa représentation à l’étranger. Me Wagner, lui, prend en mains la gestion journalière et le développement futur de la firme, tout en continuant d’assumer la responsabilité du département bancaire et financier. «Nous avons toujours avancé par paliers, explique Marc Feider. J’ai été pendant plus ou moins dix ans à la tête de ce cabinet et il apparaissait nécessaire qu’il y ait une évolution. La succession a été tranquillement planifiée avec Henri, qui a la totale confiance des autres associés et du management de Londres. Le fait de lui permettre de prendre les

rênes en même temps que nous intégrons notre nouvel immeuble permet de dynamiser les choses, de les professionnaliser et d’accélérer la cadence de notre croissance qualitative et quantitative». Henri Wagner est un des pionniers d’Allen & Overy, puisqu’il faisait partie des quatre premiers avocats présents au lancement de l’étude, en 1990. «C’était il y a à peine une quinzaine d’années. Nous étions dans des maisons de maître, avec des salles de bains qui pouvaient être réaménagées en bureaux, et nous travaillions encore par télex ou fax. Cela nous permettait parfois de gagner de précieuses heures avec des clients en évoquant un problème technique! Aujourd’hui, le métier s’est évidemment révolutionné en termes de structures et de technologies et, avec certains clients privilégiés, nous garantissons un contact personnalisé endéans quatre heures et un avis juridique en 24 heures».

«Un rÔle Éminemment important» Autre époque, autres mœurs. Depuis dix ans, les méthodes de travail ont changé, les équipes dirigeantes ont un peu rajeuni. Impossible, aujourd’hui, d’imaginer la gestion d’un tel cabinet de façon monolithique. La nouvelle structure bicéphale est présentée, par Henri Wagner, comme «la meilleure façon d’atteindre nos objectifs

stratégiques, tant au niveau du traitement de la clientèle que du développement». Impossible, également, de se cantonner à l’image de l’avocat-plaideur en robe noire. «Les relations juridiques sont devenues plus complexes, note Me Feider. Les avocats ont avant tout un rôle de conseiller juridique et stratégique. Ils contribuent à des prises de décision économiques stratégiques. Le rôle joué par l’avocat aujourd’hui est éminemment important». Important, certes, mais aussi en permanente évolution. La qualité des structures financières luxembourgeoises est, aujourd’hui, reconnue internationalement, tout comme celle des prestataires de services associés. «Aujourd’hui, nous rédigeons nous-mêmes les prospectus d’émission des véhicules d’investissement aussi bien luxembourgeois qu’étrangers. C’est totalement nouveau, reconnaît Me Wagner. Pour répondre à cette demande hautement spécialisée, nous envoyons des équipes en formation à Londres pendant six mois». Allen & Overy compte aujourd’hui quelque 150 employés au Luxembourg, dont une centaine d’avocats (parmi lesquels huit associés), ce qui en fait un des plus importants cabinets d’avocats de la Place. Un statut que la firme entend renforcer avec une approche résolument axée sur le bienêtre et le développement durable: bâtiment écologique, politique de gestion des déchets, bilan carbone, salle de fitness, massage, relaxation, service de conciergerie... «Nous nous sommes donné dix ans pour atteindre des objectifs stratégiques clairs et nets, prévient Me Wagner. Nous vivons une période relativement passionnante, avec des gens pétris de talents. A nous de créer les bonnes conditions pour que chacun s’accomplisse, en étant parfaitement conscient qu’on demande toujours de plus en plus à nos équipes».

Henri Wagner et Marc Feider composent la nouvelle structure bicéphale d’Allen & Overy. «La meilleure façon d’atteindre nos objectifs stratégiques, tant au niveau du traitement de la clientèle que du développement».

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56 place financière

Croissance

Les anciens locaux d’Allen & Overy à Merl ne sont pas restés longtemps inoccupés. Dès la mi-juillet, une autre étude d’avocats y a pris ses quartiers: Maitland, à l’étroit rue Fischer avec sa centaine d’employés. Spécialisée dans les services professionnels fiduciaires – le pilier de sa croissance – et l’administration de fonds (au niveau mondial, la firme gère quelque 45 milliards d’actifs, (soit le double d’il y a trois ans), l’étude est également agréée PSF en tant que gérant de fortune. «Nous avions anticipé l’actuel ralentissement économique dès 2007, de sorte que 2008 a surtout été une année de consolidation. Nous pensons à nouveau recruter dès l’année prochaine», nous a indiqué John Mills, head of trust and corporate services. Mais Maitland a également créé, le 1er août, une seconde structure, M Partners, qui emploie une dizaine de personnes, et est dédiée exclusivement aux activités de conseils.

Etude

Luxembourg: le choix PricewaterhouseCoopers Luxembourg a présenté son étude 2008 sur le secteur des fonds luxembourgeois. La brochure intitulée «Investment management – Luxembourg: the location of choice, 2008» établit un tour d’horizon de l’industrie et détaille en huit fiches pratiques («Quick reference guide»), les spécificités réglementaires en vigueur pour chaque type de fonds, (UCITS, non UCITS, SIF, fonds private equity, hedge funds, fonds immobiliers), ainsi que les dernières tendances dans le domaine. Une fiche récapitule en outre les différentes étapes pour lancer un fonds d’investissement à Luxembourg. En 2007, le pays capitalisait plus de 2.100 milliards d’euros d’actifs nets sous gestion, se plaçant ainsi juste derrière les Etats-Unis. «Notre souhait est d’offrir une plate-forme d’information complète pour toute personne cherchant à en savoir plus sur ce secteur clé de la place financière», précise Odile Renner, associée chez PwC L­ uxembourg. www.pwc.com/lu

Carlo Thill

« Nous allons investir un milliard d’euros» Carlo Thill, président du comité de direction de Fortis Banque Luxembourg,  revient sur ses résultats semestriels et l’intégration d’ABN Amro. Carlo Thill (Fortis Banque Luxembourg)

Photo: Etienne Delorme

Maitland voit double

Voir l’interview vidéo complète sur www.paperjam.tv

Monsieur Thill, comment expliquez-vous le recul de vos résultats semestriels par rapport à la même période de 2007? «L’an passé, nous ­avions quelques produits exceptionnels en raison des plus-values que nous avions réalisées. Notre résultat de 380 millions d’euros est toutefois fort important, compte tenu de la conjoncture économique et surtout des problèmes du secteur financier. Notre produit net bancaire a progressé de 2%, nos revenus d’intérêts de 9% et nos revenus de commissions ont reculé de 2%. Ce qui me semble très bon, compte tenu des marchés boursiers moroses, voire mauvais. Fortis Banque Luxembourg est-elle affectée d’une manière ou d’une autre par la crise du subprime? «Nous n’avons pas de portefeuille subprime à Fortis Banque Luxembourg. Cela dit, les marges d’intérêt (spreads de crédit) ont augmenté et ont un impact sur certains portefeuilles et donc sur les provisions. Comment se déroule l’intégration d’ABN Amro? «D’un point de vue juridique, elle se fera ici au Luxembourg le 2 janvier 2009. Nous allons reprendre les activités de private banking d’ABN Amro au Luxembourg et en Suisse, ainsi que les activités d’assurance. Nous avons commencé à préparer cette intégration depuis mars de cette année. Tout est sur les rails. Nous allons reprendre environ 180 personnes d’ABN Amro et allons investir sur les mois à venir de l’ordre d’un milliard d’euros. Comment financez-vous cette acquisition? Il y a notamment un recentrage sur vos métiers de base? «D’abord, nous avons des fonds propres extrêmement forts. Grâce à la politique de réten-

tion des bénéfices des années passées, une partie de notre financement est assuré. Un deuxième volet sera le bénéfice de cette année, qui ne sera pas redistribué entièrement à notre actionnaire quasiment unique, Fortis. Troisièmement, nous aurons recours aux moyens très classiques de financement de haut de bilan, comme les prêts subordonnés. Finalement, nous allons nous défaire de certaines de nos participations, comme Luxair, SES et une partie de BIP Investment Partners, dont nous allons tout de même rester actionnaires à hauteur de 10%. Le cours de Bourse de Fortis a beaucoup baissé. Y aura-t-il des conséquences pour le Luxembourg? «Le cours de Bourse a baissé comme celui de quasiment toutes les valeurs financières. Je ne pense pas qu’il y aura un impact sur Luxembourg ou tout autre entité de Fortis. Nous vivons dans un contexte boursier très incertain dû à des perspectives économiques également très incertaines. Le pire de la crise financière est-il, selon vous, derrière nous? «Nous avons commencé à voir les impacts de la crise du subprime en août 2007. Les premières provisions ont été passées en septembre 2007, sachant qu’à ce moment-là, personne n’avait de visibilité sur les effets réels de la crise immobilière aux Etats-Unis. Une deuxième vague de provisions a été passée en décembre, puis une troisième à la fin du premier trimestre 2008. Or, on constate que le rythme des provisions a beaucoup ralenti au cours du premier semestre et au cours du deuxième trimestre de cette année. Je ne veux pas dire par là que tout est passé, mais je pense quand même que le pire est passé». Propos recueillis par N. R.

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59 industrie

Sidérurgie

SES

Effet dollar

Photo: Luc Deflorenne

Malgré la faiblesse du dollar, une de ses principales devises de facturation, le groupe luxembourgeois SES a enregistré de bons résultats au premier semestre. Immunisé contre les aléas conjoncturels par des contrats à long terme et un épais carnet de commandes, le premier opérateur mondial de satellites a publié un résultat net en hausse de 13,5% à 235,8 millions d’euros. La reprise du billet vert durant l’été, sous le seuil de 1,50 pour 1 euro, est de bon augure pour la deuxième moitié de l’année. Romain Bausch, le président et directeur général de SES, avait en effet abaissé ses prévisions de bénéfice 2008 en se fondant sur un taux de change moyen de 1,55 dollar pour un euro.

C’est le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique de l’industrie luxembourgeoise depuis 1990. C’est beaucoup mieux que prévu en 1996, lors de l’accord entre l’Etat et une cinquantaine d’entreprises représentant 90% de la consommation énergétique manufacturière grand-ducale.

ArcelorMittal se renforce au BrÉsiL Après l’acquisition de 49% de MPP, une société minière située à Corumba, au Brésil, le numéro un mondial de la sidérurgie achète la branche brésilienne de London Mining pour 810 milliards de dollars: deux investissements destinés à sécuriser ses approvisionnements en matières premières. ArcelorMittal muscle également sa capacité de production dans ce pays stratégique à forte croissance.

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Proceed

Proceed se tiendra du 23 au 25 septembre à Luxexpo.

La sous-traitance fait salon Pour sa 14 édition, le salon de la Grande e

L’évènement industriel de la rentrée se tiendra du 23 au 25 septembre à Luxexpo. Il s’agit de la 14e édition de Proceed, lieu d’échange et vitrine de la sous-traitance, de la fourniture et des services industriels en Grande Région. Organisé alternativement à Metz et à Nancy, le salon revient au Grand-Duché après un passage en 1999 qui avait rassemblé de nombreux exposants, mais avait souffert d’une affluence moyenne. «Cette année, nous comptons sur 240 firmes et environ 5.000 visiteurs», indique Bernard Heitz, commissaire du salon. Proceed a été créé en 1994 à l’initiative de la Bourse de Sous-Traitance de l’Est (BSTE), une association nancéienne, et PM Conseil, une agence de communication. «A la différence de Midest, le salon mondial de la sous-traitance organisé chaque année à Paris dont la vocation est d’abord d’accueillir de grandes entreprises, Proceed valorise la sous-traitance de proximité en Grande Région. Nous nous sommes rendu compte

Photo: Luxexpo

Région consacre une journée à l’automobile.

que les entreprises donneuses d’ordre svont parfois chercher loin des choses dont elles peuvent disposer près de chez elles», explique Bernard Heitz. Au programme de cette édition 2008: design industriel, environnement et développement durable. Mais l’évènement phare de la manifesta­tion sera la journée du 24, consacrée à l’automobile. Si la filière (constructeurs, équipementiers et fournisseurs) concentre près de 140.000 emplois dans la région Saar-Lor-Lux, le secteur est exposé paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

au ralentissement économique et à la flambée des prix des carburants. «La conjoncture n’est pas mauvaise, mais les entreprises locales ont intérêt à se serrer les coudes face aux délocalisations. Les sous-traitants, qui consacrent l’essentiel de leur chiffre d’affaires à l’automobile, doivent songer à se diversifier», recommande Bernard Heitz. Goodyear Luxembourg vient justement d’informer ses collaborateurs que la production de pneus de camions à Colmar-Berg sera considérablement réduite jusqu’à la fin de l’année. N. R.


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62 industrie

Constructions

Christian et François Thiry: « RESTER TERRE à TERRE ET PROCHES DE NOS HOMMES » Les deux directeurs de C. Karp-Kneip constructions reviennent sur les 110 ans,  les défis et la stratégie de l’entreprise routière et de génie civil. Christian et François Thiry (C. Karp-Kneip constructions): «Aller vers la Grande Région est notre futur.»

Quel bilan tirez-vous de ces 110 ans d’existence? Christian Thiry: «C’est un bilan positif et surtout un bilan de l’histoire des hommes. Nous sommes une entreprise familiale, fondée en 1898 par un agriculteur qui venait du Nord du pays. A la fin du 19ème siècle, l’agriculture allait assez mal. Il est donc venu à Luxembourg Ville, pour se lancer dans le métier du transport, puis des travaux publics. C’était donc assez courageux de sa part de se remettre à 100% en question. Nous, ses arrières petits-enfants, avons pu continuer l’histoire de cette famille. Nous sommes aujourd’hui à la pointe des grands routiers, et devons faire face aux grandes entreprises au Luxembourg. Nous sommes aussi persuadés que notre choix d’aller vers la Grande Région est notre futur, et apportera un bilan encore positif à notre groupe. Comment vous positionnez-vous au Luxembourg et dans la Grande Région? C. T.: «Le Luxembourg est un petit pays, mais nous sommes là depuis très longtemps et nous sommes ici le plus grand routier. Cependant, hors des frontières, nous sommes confrontés aux très grandes entreprises; donc nous sommes, dans ce contexte, très petits. Mais nous avons cette force des petites entreprises familiales, qui nous permet d’avoir une importance certaine. Nous avons des partenaires dans les métiers de la route, qui sont présents dans la Grande Région, ce qui nous donne là aussi toute notre force. Nos principaux métiers sont la production d’asphalt (30% des activités du groupe), le domaine routier et le génie civil. Quels ont été pour vous les effets de la flambée des prix du pétrole, qui reste votre matière première?

Photo: Julien Becker

Marc Auxenfants (texte) et Julien Becker (photos)

Retrouvez l’interview intégrale de Christian et François Thiry sur www.paperjam.TV.

F. T.: «L’impact s’est ressenti évidemment sur les prix de nos propres matières premières, les résidus d’hydrocarbures: en cinq ans, les prix du bitume ont plus que triplé. Les effets se sont ensuite répercutés sur nos coûts de production, avec les prix de l’énergie (du gaz notamment) qui ont également augmenté. L’impact sur nos coûts de transports a été aussi très fort: nous sommes des routiers et livrons nos produits dans la Grande Région. Comment gérez-vous ces conséquences? F. T.: «Pour nous, le seul moyen est de procéder à des investissements supplémentaires: aujourd’hui, les constructeurs de camions et d’engins produisent des véhicules et des machines plus performants. Il faut donc être capable d’investir dans du nouveau matériel. Cela nous demande un énorme supplément d’investissement, pour avoir les motorisations les plus modernes. Si nous ne sommes

pas à la pointe technologique, nous ne sommes pas à la pointe économique pour être les meilleurs sur les chantiers. Quels sont vos autres grands défis actuellement? F. T.: «Nous sommes quotidiennement confrontés à une concurrence très rude, de la part des grands groupes. Face à cette situation, nous avons pris la décision, dès la fin des années 90, d’élargir nos activités dans la Grande Région et d’y accroître notre chiffre d’affaires. C. T.: «Le plus grand défi est de rester déjà ce que nous sommes. Etre terre à terre et proches de nos hommes. Le second défi, est de solidifier ce que nous avons commencé à créer dans la Grande Région, afin de le pérenniser dans les décennies à venir. Et investir dans nos hommes, afin de garantir nos compétences et notre compétitivité dans la grande région».

Karp Kneip

vision sur routes 1898: Création de C. Karp-Kneip. +++ 1935: L’entreprise possède 37 rouleaux compresseurs à vapeur. +++ 1950: Implantation d’un poste de malaxage d’enrobés hydro­carbonés à Oetrange-Gare. (production: 4 tonnes par heure). +++ 1983: Unité de production de Hamm (120 tonnes par heure). Recyclage des enrobés hydrocarbonés. +++ 2008: Le groupe produit 400.000 tonnes d’enrobés par an.

«Corneille Karp-Kneip a quitté son village, pour venir en ville. Ce qui était déjà très courageux. Sa vision était d’être le premier construc­teur routier au Luxembourg, un but qu’il a pleinement atteint de son vivant, et que nous poursuivons aujourd’hui». (François Thiry)

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CLC

Réseau Entreprendre Lorraine

Le tout premier salon «Shops & Trends» se tiendra le 20 octobre à Luxembourg Congrès. Organisée par la Confédération Luxembourgeoise du Commerce (CLC) dans le cadre du programme «Luxembourg, pôle de commerce de la Grande Région», la manifestation portera sur la culture du service, un thème cher à Thierry Nothum, directeur de la CLC. Commerçants, artisans et acteurs de l’Horeca (hôtellerie, restauration, cafés) pourront y découvrir de nouveaux services innovants et écouter des experts, comme Ulrich Eggert, Sabine Hübner, Anna Sam ou Ralph Hababou, qui ont signé des ouvrages de référence sur le sujet.

L’association de chefs d’entreprises Réseau Entreprendre (3.000 membres en France, une centaine en Lorraine) ambitionne de créer une seconde antenne lorraine à Metz, d’ici 2010. Présent depuis 2001 à Maxéville (banlieue de Nancy), l’organisme d’aide à la création d’entreprises et soutient les porteurs de projets par le biais de prêts d’honneur (de 15 à 50.000 euros sur cinq ans) et d’un accompagnement personnalisé sous forme de parrainages.

Photo: Luc Deflorene/Archives paperJam

Premier service

Seconde antenne

voir aussi l’interview vidéo de Thierry Nothum sur www.paperjam.tv

C’est le nombre de jours qu’il aura fallu à plus de 2.000 intervenants pour procéder à la visite décennale de la tranche nº 2 de la centrale de Cattenom. Une «visite médicale» obligatoire pour obtenir l’agrément de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) et repartir pour dix ans de bons et loyaux services. Elle produira 1.300 mégawatts par an. La tranche nº 4 s´arrêtera quant à elle à l´automne 2008.

Voir aussi www.reseau-entreprendre-lorraine.fr

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G r m . l u e t te r é l e c t r a l e t ja té d ws l e aper

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SES

Conçu par le bureau d’architecture belge Philippe Samyn and Partners, le WSLlux sera abrité derrière un rideau de panneaux photovoltaïques et de verre.

UNE VOCATION INTERNATIONALE Deux leaders mondiaux du secteur vont y déve­ lopper une part de leurs activités: Vitrociset, qui a assuré le contrôle de satellites depuis la station spatiale de Redu pendant 25 ans, et le luxembour­ geois SES, premier opérateur mondial de satellites de télécommunications. Un accord de partenariat a été conclu avec ces deux sociétés pour permettre aux entreprises admises dans le centre de bénéfi­ cier de conseils et d’un support technique. Fruit d’un partenariat entre l’incubateur wallon WSL (Wallonie Space Logistics), couveuse d’entre­ prises à Liège, et Idelux, intercommunale de déve­ loppement du Luxembourg belge, le centre WSLlux s’implante à côté de l’Agence Spatiale Européenne (ASE). Une fibre optique à haut débit, reliant incu­ bateur et station spatiale, permettra aux entrepri­

Photo: Samyn and Partners

Le nouveau centre d’entreprises dédié aux applications spatiales, WSLlux ouvrira ses portes début novembre, à Transinne, dans le Luxembourg belge.

ses d’utiliser les informations collectées par les satellites. «L’incubateur devrait attirer des entreprises de toute l’Europe intéressées par des applications dans le cadre de Galileo, ainsi que de l’observation de la Terre», détaille Georges Cottin, en charge du développement économique d’Idelux. Et ces appli­ cations sont variées: télécommunications, naviga­ tion satellitaire, observation terrestre… paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

Une nouvelle société, SES Astra TechCom Belgium, filiale de SES Astra TechCom, du groupe SES, s’est installée à l’Euro Space Center. Double objectif: valoriser son expertise auprès de l’ASE et développer des applications spa­ tiales dans le domaine de la navigation (avec le système Galileo) et des services multimédia. J. R.


66 grande région

GL Events

New look pour Metz Expo Photo: Olivier Minaire (Wide)

Pari réussi pour GL Events. La société lyonnaise, délégataire de service public pour la gestion du parc des expositions de Metz-Grigy depuis janvier 2007, aura eu besoin de huit mois seulement pour donner un coup de jeune à une institution qui supportait mal le poids des années. Un chantier express a mobilisé de nombreuses entreprises placées sous la maîtrise d’ouvrage de GL Events, qui a investi 12,5 millions d’euros dans ce projet. Le résultat s’apprécie depuis la mi-septembre: une entrée plus séduisante et un hall B modulable et d’une superficie de 6.500 m2 qui remplace les six halls hexagonaux. Au final, la surface disponible a baissé, mais l’ensemble a gagné «en cohérence et en fonctionnalité», d’après Michel Coqué, directeur opérationnel de Metz Expo. Quant au délai de réalisation, «c’est une prouesse. Les travaux auraient dû s’échelonner sur au moins deux ans. Mais nous tenions à ne pas porter préjudice à la Foire Internationale de Metz». Le rendez-vous de l’automne, qui se tient jusqu’au 6 ocotbre, pèse plus de 50% du chiffre d’affaires annuel de Metz Expo.

Restructuration militaire 

Dotés de primes de 20.000, 10.000 et 5.000 euros, trois prix interrégionaux de la Recherche seront attribués en mars 2009, dans le cadre du 11e Sommet de la Grande Région, que préside le Luxembourg. Ils récompenseront des scientifiques ou jeunes chercheurs de Lorraine, Sarre, RhénaniePalatinat, Luxembourg et Wallonie pour leur contribution à faire progresser les activités scientifiques dans l’espace de coopération transfrontalière. Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 13 octobre prochain.

Plus de renseignements sur www.grande-region.net

Les pertes pour l’économie lorraine pourraient atteindre 200 millions d’euros.

La Moselle en première victime

De toutes les régions françaises, la région lorraine est la plus touchée, avec la suppression de 14 unités. Soit 8.000 soldats purement et simplement rayés de la carte militaire. Dans cette bataille, perdue d’avance, le département de la Moselle est celui qui paie le plus lourd tribut, avec la suppression du 57e R.A. de Bitche, du 13e régi­ment de dragons parachutistes de Dieuze et de la 15e base de soutien du matériel de Phalsbourg. A Metz, haut lieu de commandement militaire depuis longtemps, les pertes sont encore plus lourdes. Fermeture de la base aérienne 128 de Metz-Frescaty, du 2e régiment de génie de Metz, de la direction régionale du service des essences des armées nord-est, du 1er régiment médical de Châtel-Saint-Germain, du centre d’instruction santé de l’armée de Terre de Montigny-lès-Metz, de l’état-major de la brigade de renseignement et du groupement de recueil de l’information. Soit 5.800 emplois qui auront totalement disparu dans trois ans. En tenant compte des familles

Photo: Olivier Minaire (Wide)

La nouvelle carte militaire présentée  par le ministre français de la Défense  saigne à blanc Metz et son agglomération.  Les élus mosellans tentent de riposter  pour limiter les dégâts.

composées par les militaires présents sur le sol messin, le chiffre des pertes grimpe à 14.000 habitants. Furieux des contours pris par la nouvelle carte militaire, le maire socialiste de Metz, Dominique Gros, a même déclaré: «Nous sommes pris pour des bouseux de province». Une affirmation que le chef de l’Etat n’a pas relevée lors de la visite à l’Elysée d’une délégation mosellane. Face à des élus de tous bords, Nicolas Sarkozy a promis que le département ferait l’objet d’une attention toute particulière. Le chef de l’Etat a annoncé la délocalisation à Metz de 1.500 emplois publics, la venue de deux régiments stationnés actuellement en Allemagne, l’implantation d’une école de formation militaire paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

à Dieuze et le lancement d’un Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT) sur l’amélioration des infrastructures de transport. Par ailleurs, il a confirmé que les collectivités locales pourraient acquérir les terrains militaires libérés pour un euro symbolique. Dominique Gros reste prudent et rappelle que «le cimetière des promesses non tenues est tellement grand en Lorraine que nous restons tous sur le qui-vive, quelle que soit notre couleur politique». Quant à Jean-Luc Bohl, président de la Communauté d’agglomération de Metz Métropole (CA2M), il réclame le soutien de l’Etat à la création d’une agence économique commune à la ville de Metz et à la CA2M. J.B. (JB Presse)


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FRANÇOIS BAUSCH  L’été 2009 sera-t-il celui de sa consécration, le moment tant attendu où il endossera un costume de ministre? Les Verts se ­renforcent à chaque scrutin et François Bausch, leur leader, est déterminé à profiter de l’ancrage électoral du parti écologiste pour devenir le personnage incontournable dans la formation du prochain gouvernement. Son challenger dans l’opposition, le libéral Claude Meisch, n’est pas en reste. En cette rentrée politique qui s’ouvre sur une année de batailles électorales, les deux hommes sont dans les starting-blocks.

Les Verts/Déi Gréng

« changer plus vite les choses» Virage à 180° pour Déi Greng dans la course électorale. Le parti de François Bausch  est résolu à sortir de l’opposition en 2009 et à prendre les commandes au niveau national. Frédérique Moser (textes), Andrés Lejona (photo)

Entré chez les Verts à l’âge de 30 ans, en 1986, François Bausch, employé des CFL (aujourd’hui retraité), devient député trois ans plus tard. Régulièrement réélu au Krautmart depuis 1994, membre du conseil communal de Luxembourg depuis cette même année, il s’est imposé comme le chef de file du parti écologiste luxembourgeois. Avec un score de 11,6% aux dernières élections législatives, les Verts ont décroché sept sièges à la Chambre des députés et sont devenus le quatrième parti du pays. Lors des élections communales de 2005, ils ont renforcé considérablement leur ancrage local en obtenant 41 mandats. Deux élus verts entrent alors au collège échevinal de la capitale, Viviane Loschetter et François Bausch, comme 1er échevin. A 52 ans, le président du groupe parlementaire ne cache plus ses ambitions nationales. Il mènera la campagne législative des Verts avec un objectif clairement affiché: faire entrer son parti dans le prochain gouvernement et décrocher des ministères clés. Pour sa part, il semble tenté par le poste de Vice-Premier ministre. Entretien. M. Bausch, imaginons que nous sommes à l’été 2009. Déi Greng ont fait un excellent score aux élections législatives et vous êtes appelé à négocier pour former le nouveau gouvernement. Quel ministère réclamez-vous?

«Cela dépend beaucoup du programme général que l’on a alors négocié. Certains ressorts nous intéressent évidemment, par nature politique, comme tout ce qui est en relation avec l’aménagement du territoire, la mobilité, l’environnement. Mais je ne veux pas fixer les Verts sur les dossiers clés, sur lesquels ils ont le plus de compétences. Je les verrais bien aussi prendre le ministère des Affaires Etrangères ou de l’Education. Quelle est l’impulsion que vous voulez donner à la politique extérieure du pays? «Les Affaires étrangères est un ministère typiquement poli­ tique. Presque toutes les questions clés de la société y sont liées. C’est un domaine très intéressant pour agir au niveau national et international. Or, certains éléments sont aujourd’hui négligés dans notre politique extérieure, par exemple la problématique du changement cli­ matique et de l’énergie. C’est un des enjeux les plus importants du 21e siècle, fortement lié aux Affaires étrangères, que l’on ne peut résoudre qu’au niveau international. Aujourd’hui, notre politique étrangère reste focalisée sur des questions diplomatiques plus classiques, et on néglige le fait d’y aborder les grandes questions sociétales. De plus, il existe pour moi une étroite jonction entre le fait d’agir localement et régionalement, avec les politiques d’aménagement du territoire ou de transports, notamment, et l’action au niveau de la politique étrangère. paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | ÉconomIE & Finance

La question du développement durable est aujourd’hui sur toutes les lèvres et, s’affiche dans tous les programmes politiques. Les partis verts ont-ils encore une raison d’être? «Je crois que l’avenir du parti vert est justement au 21e siècle. Ceci pour plusieurs raisons. Il est vrai que la question sociale, qui a d’abord été mise à l’ordre du jour par les partis sociaux-démocrates à la fin du 19e siècle, a ensuite été reprise par tous les autres partis. Ce n’est pas pour cela que les partis sociaux-démocrates sont devenus superflus au début du 20e siècle! C’est justement l’inverse. Un parti comme celui des Verts a acquis un certain know-how dans les problématiques environnementales: le 21e siècle lui appartiendra. Les technologies d’avenir seront les technologies de l’environnement et de l’éco-efficience. Toute la science économique, la création d’emplois y sont liées. Naturellement, je crois que le parti vert est celui qui a plus de compétences dans ces domaines et arrivera, avec sa sensibilité, à faire avancer les choses au plus vite. C’est le parti le mieux adapté pour créer le pont entre économie et énergie et pour assurer l’avenir socio-économique de notre société. Les préoccupations environnementales sont l’apanage des économies florissantes. Le ma-­ ras­me économique ne risque-t-il pas d’éloigner vos électeurs potentiels, plus préoccupés par leur pouvoir d’achat que par les enjeux du développement durable? «Je n’ai pas cette ­inquié­­tude. }  70


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Photo: Archives Déi Greng

augmenter notre efficience énergétique. Parallèlement, il faut profiter de cette transition pour développer davantage les technologies du futur, celles liées à l’efficience mais aussi aux autres sources d’énergie – le solaire, le vent, l’eau… – toute une panoplie d’alternatives pour prendre la relève dans 10, 15 ou 20 ans. Il n’y a pas d’autre solution. Toutes les illusions, les discours qui nous promettent l’exploitation de nouvelles réserves d’énergie fossile nous mèneront droit dans le mur.

François Bausch, arborant une fière moustache, en 1990, lors d’une ­mani­festation contre la réforme fiscale du gou­ver­nement CSV/LSAP. A sa gauche, Théo Stendebach (alors membre du DP), à sa droite, Jean Huss (Déi Greng), Josy Simon (DP) et Emile Calmes (DP).

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Pour deux raisons: la première est que si vous regardez dans le passé, les partis verts ont eu leurs premiers succès électoraux en pleine crise économique, entre 1979 et 1984. La seconde est qu’il s’avère que toutes les questions du pouvoir d’achat et du développement économique sont étroitement liées à la question écologique, à cause de la crise énergétique dans laquelle on vit. Les Verts ont les clés de sortie de cette impasse. On peut verser toutes les subventions que l’on veut, on sait que si l’on veut faire quelque chose d’efficace, il faut combattre l’inflation. Et comment la combattre? En sortant de la dépendance des énergies fossiles, car ce sont les flambées des prix du pétrole qui créent cette situation. Tous les gouvernements s’y attèlent. Quelles sont vos propres «clés»? «Il y a deux façons d’y parvenir, deux stades. Le premier, c’est stabiliser les prix, dès aujourd’hui, pour la période de transition vers d’autres énergies. Il faut donc économiser de l’énergie, faire baisser la demande,

Aujourd’hui, qui entend votre message? Qui sont vos électeurs au Luxembourg? Des «bobos» rêveurs qui peuvent se permettre d’avoir un mode de vie «écologique», en adaptant leur logement et en consommant bio? «L’électorat typique des Verts, ce sont, d’abord, des personnes à qualification élevée, BAC + 4/5, des cadres, des professions libérales. Qui sont en mesure de comprendre rapidement la problématique de l’écologie, qui est très complexe. Et puis, de plus en plus, nous arrivons à élargir notre électorat, parce que la question écologique touche tout le monde, par-delà les conditions sociales. Même si vous êtes multimilliardaire, vous n’allez pas échapper aux problèmes des changements climatiques si vous ne faites rien, politiquement. C’est pour cela que les Verts ont un potentiel très large dans la société. Le fait que votre électorat de base reste hautement qualifié n’est-il pas aussi le signe d’un échec de votre communication? «C’est certainement une question de communication. Ce n’est pas pour rien que les Verts ont fait énormément d’efforts dans les quatre à cinq dernières années, à ce niveau. Mais c’est aussi et surtout une question liée aux changements de comportement. Bien que ces nouveaux modes de vie seront, à la fin, bénéfiques à tout le monde, il y a des gens qui peuvent se permettre plus vite que d’autres de changer leurs habitudes, sans que cela les gène }  72

Coalitions

ATOMES CROCHUS François Bausch sait aussi avoir la dent dure... Pour François Bausch, la réussite d’une coa­ lition n’est pas tant une affaire de clivages politiques qu’une histoire d’hommes et de femmes. «Un exemple très frappant: dans la capitale, j’ai une très bonne entente avec le parti libéral, parce qu’il y a des personnalités comme Paul Helminger ou Anne Brasseur. Le niveau humain, l’ouverture d’esprit jouent. Les possibilités de coalition dépendent donc du résultat qu’on fait, d’un programme qu’on

peut établir ensemble mais aussi, beaucoup, des personnalités», affirme-t-il. Et le prési­ dent des Verts de décliner: «Au niveau du LSAP, je dirais... ‘davantage d’­Asselborn, de Krecké, de Di Bartolomeo, et moins de Goebbels’. Dans ce dernier cas, il y a une incompatibilité totale, assène-t-il. Au niveau du DP, ‘plus de Helminger et moins de…’ (il réfléchit, ne trouve pas, ndlr.). C’est vrai que des ultralibéraux, il n’y en a plus

chez eux! Je ne trouve pas de ‘bête noire’, s’amuse-t-il. Au niveau du CSV, je dirais ‘davantage de Wiseler, de Schiltz, de Juncker, et beaucoup moins de Mosar’». Quant à Luc Frieden, s’il le trouve «trop technocrate», il est, à ses yeux, bien moins «dangereux» que certains de ses collègues du CSV «très à droite, tels Laurent Mosar ou Lucien Thiel».    F. M.

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 { dans leur situation quotidienne. Il est toujours

Pour élargir votre base électorale, quels électeurs va-t-il falloir aller chercher et dans quel camp? «Les Verts ont des potentialités dans tous les autres partis. Lors des dernières élections communales, nous avons obtenu d’excellents scores dans des communes plutôt rurales, comme avec mon collègue Henri Kox à Remich, un fief des chrétiens-sociaux. Nous avons aussi réussi des percées dans des villes de tradition socialiste comme à ­Belvaux, avec des scores entre 16 et 17%. La même chose dans des villes habituellement libérales, comme la capitale, où l’on remarque que si l’on fait un bon travail, on peut opérer des percées dans toutes les tranches politiques de la population. C’est pour cela que je répète souvent que les Verts doivent rester un parti autonome. Ils ne doivent jamais se fixer sur un parti politique, comme partenaire de coalition. On a gagné en 2004 et 2005 parce qu’on a dit que les Verts ont un programme, un profil propre, indépendant de tous les autres partis, et pour nous, toutes les options sont ouvertes sous condition que nous arrivions à faire passer un programme de coalition dans lequel apparaissent nos priorités. C’est ainsi que nous sommes parvenus à créer des coalitions très différentes. Votre parti célèbre ses 25 ans. Les Verts se sont démarqués du paysage politique traditionnel en menant des combats sur des questions sociales très progressistes. La perspective de devenir un partenaire de coalition semble avoir fait baisser la flamme, conduit vers la realpolitik, ce qui a créé des dissensions dans le parti et provoqué le retrait de figures historiques (Renée Wagener, Robert Garcia…). Est-ce, selon vous, l’évolution normale d’un parti devenu mature et prêt à gouverner? «Les Verts sont issus d’une nouvelle problématique apparue à la fin des années 70. Les partis sociaux-démocrates, créés à la fin du 19e siècle, étaient aussi très radicaux au départ, très déchirés. Cela a pris 25/30

Photo: David Laurent (Wide)

très difficile de faire passer ces messages, au début. Dans ce contexte, les gens qui ont une certaine éducation peuvent comprendre plus vite les enjeux. Je crois toutefois que nous sommes déjà arrivés à une certaine transition, de plus en plus de gens nous font confiance. Nous avons remarqué lors des élections municipales de 2005 – où nous avons obtenu des scores élevés dans certaines villes, 17,5% dans la capitale, 23% à Mersch… – que notre électorat s’élargit. C’est aussi une question de génération. Les Verts sont très forts dans l’électorat jusqu’à 60 ans, surtout chez les plus jeunes, puis cela redescend très fort après. C’est une génération qui a été élevée dans l’après-guerre, les Golden Sixties, dans une ère où la question écologique ne se posait pas. Où la réussite sociale se mesurait à la cylindrée de la voiture.

ans jusqu’à ce qu’ils aient réussi à trouver leur chemin, leur juste milieu et à accéder au pouvoir. Ils avaient alors compris que pour faire avancer la société dans le domaine qui leur était cher, il fallait devenir un parti crédible, axé sur la realpolitik, pour faire avancer ces dossiers. C’est la même chose pour la question écologique. Nous aurions pu choisir de rester un parti d’opposition radicale, mais quel aurait été à long terme l’intérêt de voter pour les Verts? Nos actions ont permis de mettre à l’ordre du jour tous ces sujets, mais à la longue, un parti politique doit s’orienter vers l’objectif du pouvoir afin de faire changer plus vite les choses. Honnêtement, je ne pense pas qu’être dans la majorité soit la seule position utile dans une démocratie. Je crois que l’opposition peut aussi faire bouger des choses, faire évoluer des dos-

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siers. Mais on y parvient plus vite dans la majorité. Mais cela dépend naturellement du rapport de force dans lequel vous vous trouvez. Nous n’irons pas dans un gouvernement uniquement pour y aller. Il faut que deux conditions soient remplies: qu’on ait gagné les élections, qu’on soit renforcés, et que le programme nous convienne. Sinon, je préfère rester dans l’opposition. Un programme gouvernemental qui devra être teinté de vert, c’est entendu. Mais serezvous plus conciliant sur les questions sociétales, éthiques? «Il a plusieurs dossiers très importants pour nous. D’abord, la question démocratique et la double nationalité. C’est un grand défi pour les prochaines années au Luxembourg: une majorité des gens qui travaillent dans le pays sont des non-Luxembourgeois. Il faut

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«La réussite d’une coalition dépend du programme, mais aussi des person nalités. Dans la capitale, je m’­entends très bien avec les libéraux et la soli darité du collège échevinal permet de faire avancer beaucoup de choses». François Bausch (avec Paul Helminger, bourgmestre de Luxembourg)

Capitale

UN TRAVAIL D’ÉQUIPE

donner les moyens de participation à la population étrangère. Le seul moyen, c’est de leur donner le droit de vote, et la première étape est la double nationalité. Ceci, vous l’exigeriez? «Oui, sans problème. Avec un certain délai de résidence, je pourrais bien m’imaginer que des communautaires qui vivent et travaillent au Luxembourg puissent avoir le droit de vote au niveau national. Dans un second temps, il faudra réfléchir au droit de vote pour les non-communautaires. Vous êtes aujourd’hui la personnalité la plus populaire d’un parti qui s’est toujours gardé d’avoir un chef de file. Pour 2009, allez-vous rompre avec la tradition et devenir le leader de la campagne électorale? «Nous avons décidé que

nous allions reproduire le même scénario qu’aux dernières élections. C’est-à-dire que nous aurons dans chaque circonscription un duo qui sera le leader de la campagne. Dans la circonscription Centre, c’est Viviane Loschetter et moi (les deux échevins de la capitale, ndlr.) qui allons être proposés pour être têtes de liste. Mais en tant que président du groupe parlementaire, il est évident que je joue un rôle non négligeable dans la campagne en général. Vos objectifs pour 2009 sont désormais d’entrer au gouvernement. Votre discours a radicalement changé… «Oui, en ce sens. Mais nous avons aussi d’autres objectifs, comme celui de gagner ce fameux 3e siège dans la circonscription Sud. La dernière fois, nous l’avons raté de justesse }  74 (il manquait à 0,3% des voix en 2004, ndlr.).

François Bausch place le bilan politique de la coalition DP/Verts au-dessus des clivages politiques Les élections communales de 2005 ont permis de renforcer considérablement l’ancrage local des Verts (lire aussi en p.18). François Bausch a fait son entrée au collège échevinal de Luxembourg-Ville, dans une coalition bleue/verte. A mi-parcours, le 1er échevin de la capitale en dresse un bilan très positif. «Nous sommes parvenus en 2005 à briser une majorité en place depuis 40 ans. C’était un très joli succès. Aujourd’hui, je retiens deux choses: nous avons une très bonne entente avec les libéraux, la forte solidarité au sein du collège échevinal permet de faire vraiment avancer les choses. Cela fait à peine trois ans que nous sommes en place et beaucoup de dossiers ont bougé: mobilité, logement, développement urbain… Nous avons beaucoup de projets». Une réussite qu’il place au-dessus des clivages politiques. «Le jour où j’ai été élu, j’ai mis ma carte du parti dans l’armoire et depuis, j’agis avec mon équipe, pour la Ville. C’est cela qu’il faut comprendre: si vous continuez de faire vos petits jeux politiques pendant la législature, dans la majorité, alors, vous allez échouer. Il faut batailler pendant la campagne électorale pour avoir un maximum de sièges, mais dès qu’un programme de coalition est négocié, il faut travailler avec son partenaire. Cela se passe ainsi des deux côtés en ce moment, et j’espère que nous sauvegarderons cette entente jusqu’en 2011».    F. M.

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 { Vous imaginez une coalition à deux, à trois?

«Je peux tout m’imaginer, avec tous les partis démocratiques. Cette précision car vous pensez que l’ADR n’est pas de ceux-là? «Je ne dirais pas que c’est un parti non démocratique, mais c’est un parti qui dérive de plus en plus vers un populisme très dangereux et je ne vois pas de points de convergence avec eux. Avec les trois autres partis, je vois des possibilités, mais tout dépend, encore une fois, des personnalités qui émergeront de ces élections. Il faudra être en mesure de démontrer que nous avons un projet de société. Dans une atmosphère politique plus compliquée, où les gens exigent une vision claire. Les partis politiques qui vont gagner sont ceux qui ne changent pas de stratégie tous les deux mois. Les gens savent à peu près dans quelle direction vous souhaitez aller au niveau environnemental, social également, mais on vous attend sur le volet économique. Quel est votre projet pour ce 3e pilier du développement durable? «Nous avons la grande chance d’avoir un secteur financier qui fonctionne bien et qui produit les deux tiers de notre richesse. D’un autre côté, nous sommes le pays le plus vulnérable de l’Union Européenne car nous sommes totalement tributaires de ce secteur. La première chose à faire est donc de prendre au sérieux la diversification économique. Car cela n’a pas été le cas jusqu’à présent? «Non. Certes, on a essayé, je ne veux pas dire que rien n’a été fait. Mais de mauvaises pistes ont été suivies. Un exemple: en 2004, le programme du parti socialiste prévoyait le recours à de nouvelles industries lourdes pour remplacer la sidérurgie. Les Verts avertissaient déjà que ce n’était pas la bonne voie. Les gros acteurs sont déjà installés ailleurs et nos salaires sont trop élevés pour ce type d’activités. Il y a d’autres opportunités à saisir, surtout dans les secteurs à haute valeur ajoutée, les PME, où la recherche joue un rôle important. Ces entreprises ont de forts besoins en capitaux et nous pouvons nous appuyer sur notre place financière pour pro-

mouvoir de nouveaux domaines, ceux de l’efficience énergétique, des technologies de l’environnement et de la communication – où le Luxembourg a de forts atouts, avec des infrastructures en place (SES) – ainsi que ceux de la santé. Il faut axer la recherche sur ces quatre domaines et développer ce que le gouvernement a enfin décidé, une stratégie de promotion du Luxembourg. Nous devons devenir un modèle, créer des exemples concrets. Eviter de nous perdre en favorisant un peu tout. Vous prônez la prudence budgétaire, soutenez les mécanismes mis en place lors de la Tripartite d’avril 2006 tout en appelant au retour à l’indexation automatique des salaires en 2010. Quels engagements prenez-vous à l’égard des entreprises afin de garantir leur compétitivité? «Tout d’abord, la première chose à faire est d’abolir la bureaucratie. La société luxembourgeoise est en train de se bloquer elle-même. Ce ne sont pas les lois qui sont mauvaises, ce sont les procédures et l’exécution des lois qui le sont. Il faudrait prendre plus au sérieux la réforme administrative. Je le remarque au niveau communal. Il est incroyable de voir le nombre de procédures à appliquer au niveau d’une entité publique. Je me demande comment les entreprises s’en sortent!

Ensuite, je crois que les Verts ont les clés du rebondissement économique et ces clés se retrouvent dans le défi du développement durable. Résoudre ce défi demandera la mobilisation générale de toute l’économie, ce qui générera forcément de la croissance. Les technologies environnementales peuvent induire, sectoriellement, des taux de croissance de 4 voire 5%. Qui sont les «penseurs» économiques de votre parti? Disposez-vous, en interne, des compétences requises? «Le parti vert a l’avantage d’être différent des grands partis, car nous ne voulons pas avoir des milliers d’adhérents. Nous en avons 500 actuellement, tous très actifs. Notre atout est d’avoir, dans notre entourage, un cercle de personnalités aux compétences pointues qui nous conseillent. Ils seront à nos côtés dès le jour où nous accéderons au gouvernement. Cela nous donne beaucoup plus de flexibilité que les autres partis, avec moins de lourdeurs internes. A l’avenir, ce sont les partis de ce type qui vont survivre. Une structure très professionnelle avec un think tank derrière elle. Les grands partis de masse, tels qu’on les a connus aux 19e et 20e siècles, ne seront plus à l’avant-garde du progrès. L’amateurisme dans la politique, ça ne peut plus fonctionner». 

Programme

NON AU NUCLÉAIRE! Aucun compromis n’est possible sur cette question. Un point rédhibitoire pour lequel les Verts seraient prêts à claquer la porte des négo­ ciations gouvernementales? «L’énergie nucléaire. Ce serait pour nous totalement inacceptable», répond instantanément ­François Bausch. Quitte à ressortir le cliché un peu caricatural des écolos brandissant leur pancarte? «Ce n’est pas une question idéologique. Je peux l’expliquer. Tous les gens qui remettent cette question à l’ordre du jour veulent avant tout faire des profits. C’est une technologie arriérée, du 20e siècle, très chère, qui représente un enjeu de sécurité au niveau mondial. Nous avons des argu-

ments très forts contre cette technologie. Nous ne sommes pas un parti idéologique. Nous avons revu, par exemple, notre position sur la question de l’incinération des déchets, parce qu’aujourd’hui la technique a beaucoup évolué, dans le bon sens. Cela prouve que nous ne sommes pas des ‘figés’. Il faut expliquer ceci dans un contexte global. Pour nous, en 2009, et pour que nous rentrions dans un gouvernement, il faudra que les choses bougent sur toute la problématique de l’énergie. Nous pouvons faire des compromis, mais sur le nucléaire, c’est clairement impossible».    F. M.

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Déi Gréng/Les Verts

LES PRAGMATIQUES ONT PRIS LES DEVANTS Fini les temps héroïques, ceux de la contestation bruyante, des discours radicaux et des manifestations tapageuses. De l’opposition systématique et farouche. Après le départ du parti de certains de ses éléments «fondamentalistes», au tournant du millénaire, la nouvelle génération est celle des «pragmatiques».  Soucieux d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir pour y faire la preuve de la compétence des Verts pour gérer une commune... tout autant qu’un pays. Galerie de portraits, présentés selon l’ordre alphabétique. Frédérique Moser (textes) et Andrés Lejona (photos)

Claude Adam

Félix Braz

Camille Gira

Jean Huss

«LE VIeUX ROUTARD» LA VOIX DU SUD

MAÎTRE DU JEU

LA LIBERTÉ DE CHOIX

Agé de 50 ans, Claude Adam est l’un des meilleurs spécialistes du parti sur les questions touchant à l’éducation, à l’ensei­ gnement supérieur et à la jeunesse. Ardent militant de la cause écologiste, l’instituteur de Mersch a mené ses premiers combats au sein du Mouvement écologiste, dont il fut président de la section locale jusqu’en 1999. Il entre alors chez les Verts et tente sa chance au parlement. Il échoue mais conquiert, un an plus tard, un poste d’échevin dans sa commune. Aux législati­ ves de 2004, il obtient le troisième score des Verts dans la circonscription Centre et décroche son strapontin de député. En 2005, il est réélu à Mersch et devient conseiller communal.  

Le bourgmestre de Beckerich ne fait pas l’étonné quand on lui demande s’il se ver­ rait bien ministre. Après plus de 25 ans au service de sa commune, l’écologiste, âgé de 50 ans, n’a d’ailleurs pas l’intention de briguer un nouveau mandat pour se consa­ crer à son rôle de député. Les relais média­ tiques de sa politique verte (lire page 18) devraient l’aider à faire passer ses idées à la Chambre, une tâche qu’il sait difficile. Mais Camille Gira veut rester «maître du jeu», comme il dit. Pas question de vendre son âme pour un portefeuille, ni d’entrer dans un gouvernement qui mène une action contraire à ses idées. Et il ne se fait pas prier pour critiquer les chrétiens sociaux, qui «ont raté les questions intimement liées du climat et de l’énergie». Selon lui, il est vital et urgent que le pays mette le cap sur le développement durable, en finisse avec le «tourisme d’essence».   N. R.

«Muck» Huss est l’une des figures emblé­ matiques du parti qu’il a co-fondé en 1983, après avoir été membre du Parti socialiste. Profondément attaché aux valeurs huma­ nistes, éthiques et sociales, cet ancien pro­ fesseur de 61 ans est le co-rapporteur de la loi sur la dépénalisation de l’euthanasie, qui a fait du Luxembourg l’un des trois pays européens les plus progressistes sur cette question. Habitué du Krautmart, Muck Huss y a effectué quatre mandats depuis 1984 (le cinquième est en cours), tout en s’engageant activement au niveau de la politique locale, dans le conseil com­ munal d’Esch-sur-Alzette et au sein de l’as­ sociation AKUT, centre d’informations et de conseils environnementaux. En dehors des frontières, il incarne également le courant vert dans de nombreuses organisations (Conseil de l’Europe, OSCE, etc.).  

Félix Braz, 42 ans, œuvre sans relâche à la participation active de tous les citoyens à la vie démocratique du pays. Né à Differ­ dange de parents ayant immigré du Portu­ gal dans les années 60, il tombe rapidement dans la politique, après une brève expé­ rience de journaliste sur RTL, où il présente la première émission de radio en langue portugaise, de 1990 à 1991. Secrétaire parlementaire des Verts pendant dix ans, jusqu’en 2001, il devient conseiller commu­ nal d’Esch-sur-Alzette en 1995, puis éche­ vin de la seconde ville du pays à partir de 2000. En 2004, il est candidat sur les listes nationales et européennes et réalise de très bons scores personnels. Il entre alors à la Chambre des députés, où il s’occupe plus particulièrement des problématiques de mobilité et de réforme administrative.  

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Henri Kox

Viviane Loschetter

Tilly Metz

Claude Turmes

à LA TECHNIQUE

MILITANTE SOCIALE

PAROLE DE FEMME

L’EUROPÉEN

Populaire uniquement chez ses compa­ gnons viticulteurs de la Moselle? Certaine­ ment pas! Car il en faut plus pour devenir le premier élu vert de la circonscription Est, une prouesse que le professeur-ingénieur de Remich a réalisée, haut la main, en 2004. Son travail et sa présence active au sein du conseil communal, dont il est membre depuis 1999, ont su convaincre les électeurs, qui l’ont envoyé les représen­ ter à la Chambre des députés. L’enseignant met alors sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à ce mandat national. Mais il n’abandonne pas ses activités au sein d’Eurosolar (association européenne d’utilité publique pour les énergies renou­ velables), dont il préside la branche luxem­ bourgeoise. L’association délivre chaque année le Solarpreis.  

Infatigable, Viviane Loschetter, 49 ans, semble particulièrement habile à tout mener de front: sa vie personnelle, profes­ sionnelle – elle est pédagogue sociale – ses responsabilités politiques et ses engagements syndicaux et militants. Membre de l’OGBL/SEW, elle est égale­ ment membre du conseil d’administration du CID-Femmes et du Conseil National des Femmes du Luxembourg. Initiatrice du pre­ mier Sommet des femmes pour l’emploi, en 1997, elle est approchée par les Verts et entre au parti un an plus tard. Sa carrière politique prend rapidement son envol: conseillère communale de Luxembourg depuis janvier 2000, elle en devient éche­ vine en novembre 2005. Aux législatives de 2004, elle réalise un excellent score personnel et fait son entrée au parlement. L’année prochaine, c’est elle qui devrait conduire la liste «centre» des Verts aux côtés de François Bausch.

La porte-parole du parti (une fonction qu’elle partage avec Robert Rings) est éga­ lement l’un des trois bourgmestres «verts» du pays, puisqu’elle a relevé avec brio le «grand défi personnel» qu’elle s’était lancé en 2005, en devenant le 1er édile de Weiler-la-Tour, une commune de 1.750 habitants, au sud-est de Luxembourg. Défenseur de la cause animale, cette psy­ chopédagogue de 41 ans, enseignante à l’Institut d’Etudes éducatives et sociales, est entrée en politique fin 2001, en prenant part à un groupe de travail des Verts sur l’éducation. Membre du Conseil national des Femmes du Luxembourg, Tilly Metz s’engage particulièrement sur toutes les problématiques liées à l’égalité des chan­ ces, que ce soit au sein de l’école, de la famille ou en matière de coexistence sociale.  

Après deux mandats successifs au Parle­ ment européen, l’homme des Verts à ­Strasbourg et à Bruxelles entend bien rem­ piler en 2009 et a d’ores et déjà annoncé sa candidature pour les prochaines élec­ tions européennes. En 2004, la liste qu’il conduisait avait obtenu 15,04% des voix, mieux que celle du Parti libéral. Vice-prési­ dent du groupe des Verts au PE depuis 2002, Claude Turmes, 48 ans, s’intéresse particulièrement aux enjeux sociaux et environnementaux de la globalisation. Très actif et populaire grâce à sa forte présence dans les médias, il est notamment l’auteur de trois rapports européens sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Militant au sein du Mouvement écologique, cet ancien professeur de sport et de yoga est également titulaire d’un diplôme euro­ péen de sciences de l’environnement.  

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Claude Meisch

L’alternative libÉrale Un autre style, un programme très construit et une détermination plus forte que jamais  à conduire le pays vers le changement. C’est un DP «nouvelle formule» que son président Claude Meisch  va mener dans les prochaines batailles électorales. Pour ramener les bleus aux affaires.

Frédérique Moser (texte) et Andrés Lejona (photo)

La claque fut cruelle, l’échec retentissant, mais les libéraux assurent qu’ils ont tiré les leçons de leur défaite aux législatives de 2004, lorsque le parti qui était alors le partenaire gouvernemental du CSV avait essuyé un revers historique, perdant cinq sièges au Parlement et se voyant reléguer sur les bancs de l’opposition. «Pendant la législature 1999/2004, nous étions occupés à être un bon partenaire de coalition, à mener à bien le programme que nous avions défini avec le CSV, mais nous manquions totalement de visibilité. Les électeurs ont crédité le CSV de toutes les réussites de ce gouvernement», analyse Claude Meisch. Choc, remise en question, puis réforme profonde du parti. Place aux jeunes. Du moins, sur le devant de la scène. En octobre 2004, Claude Meisch, qui a réussi à sauver son siège à la Chambre des députés et qui est également bourgmestre de Differdange depuis janvier 2002, se voit confier les rênes du parti, à l’âge de 33 ans. Même s’il assure qu’il n’est pas officiellement la tête de liste de la campagne 2009 – cela devrait se décider dans les «prochains mois» –, c’est bien lui qui incarne à la fois le renouveau du DP et ses espoirs de redevenir un parti de gouvernement. «Cette période dans l’opposition nous a permis de beaucoup travailler et de ficeler nos propositions, notamment sur des sujets tels que l’éducation, la

famille, l’économie. Aujourd’hui, nous sommes prêts, assure-t-il. Cette campagne sera très intéressante, car le DP est la seule alternative au gouvernement actuel». Discours de campagne bien rôdé, et stratégie déjà en place: critique envers l’équipe au pouvoir – le CSV qui «administre le pays plus qu’il ne le gouverne», le LSAP écrasé par son partenaire et qui «n’ose pas faire avancer ses dossiers»  –, mais prudence de rigueur dès lors qu’il s’agit d’évoquer de futures coalitions. Toute option étant bonne à envisager, car «ce qui compte, c’est la masse commune, et le fait que le DP ait assez de pouvoir pour déterminer des points forts. Notamment sur les grandes questions de société – euthanasie, abandon des cours de religion à l’école, partenariats homosexuels –, mais aussi sur les problématiques économiques et la relance du pouvoir d’achat des familles». Sans négliger d’inscrire cela dans une perspective de «développement durable». Une détermination que le DP a choisi d’afficher dans son nouveau logo, lequel arbore un gros point vert en son centre. Les libéraux se seraient-ils découvert une fibre écolo ou veulent-ils couper l’herbe sous les pieds des Verts, parti en pleine ascension et désigné comme principal adversaire? «Notre intérêt pour les questions écologiques n’est pas nouveau, rétorque M. Meisch. Le DP a été le premier parti à proposer un ministre de l’Environnement et, pour ce qui est du point vert, ce symbole ne se limite pas au

volet ‘écologie’. Il ne s’agit pas uniquement de récupérer les électeurs qui nous ont tourné le dos. Ce que nous voulons faire, c’est du durable. Notamment en matière de politique budgétaire, pour ne pas laisser de dettes à nos enfants».

Se prendre par la main Pour le jeune député-maire de Differdange (qui a commencé une carrière d’économiste dans le secteur privé avant de se vouer entièrement à la politique), les cinq années passées dans l’opposition ont été fructueuses. «Que ce soit au niveau des grandes questions sociétales ou des problématiques économiques, les thématiques lancées par le parti libéral se retrouvent au centre du débat national. Nous avons ainsi été les premiers à soulever le problème du pouvoir d’achat des ménages, qui est en baisse également du côté des classes moyennes. Les partis au gouvernement ne l’ont pas vu, ils se sont concentrés sur les ménages à revenus faibles. Pour nous, il s’agit de relancer la consommation, et donc le dynamisme de notre économie, par une baisse générale des impôts qui soit en adéquation avec l’inflation». Pour pallier la réduction des recettes fiscales, le DP assure disposer de solutions pour réduire les dépenses de l’Etat. «Il y a trop de subventions inefficaces, et d’autres qui ne touchent qu’une faible partie de la population. On ne peut pas continuer à financer ainsi le standard de vie des gens, dont certains ne seront bientôt plus à même de créer }  80

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développement de certaines branches économiques qui reste freiné par le prix des terrains.… Pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, nous devons absolument créer un environnement attractif au niveau fiscal et administratif, insiste le député du Sud. Il est indispensable pour cela d’alléger et mieux ficeler les procédures – qui sont de plus en plus complexes –, et obtenir du législateur qu’une fiche d’impact soit élaborée pour chaque projet de loi soumis au Parlement. Par ailleurs, il faut soutenir le commerce de détail, laisser jouer la concurrence et ouvrir les voies d’approvisionnement, pour permettre aux commerçants d’acheter où c’est le moins cher».

Photo: Luc Deflorenne

Dissensions internes

Claude Meisch préconise la création d’une banque publique climatique qui préfinance les investissements dans les équipements utilisant des énergies renouvelables.

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 { leurs propres ­revenus. Nous voulons encourager les

citoyens à se prendre en main. En matière d’énergies renouvelables, par exemple, il s’agit d’utiliser les mécanismes de l’économie de marché. Nous proposons donc la création d’une banque publique climatique, qui préfinance les investissements privés. Ce sont les économies d’énergies générées par ces installations qui permettront ensuite de financer l’emprunt», explique M. Meisch. Si le DP entend focaliser une partie de sa campagne sur le pouvoir d’achat et la famille, il n’en oublie pas pour autant de s’adresser à une frange de son électorat de base, les commerçants et les indépendants. «Il faut encourager les investissements par une politique très pragmatique, faciliter le

En ordre de bataille sur les questions économiques, le DP connaît cependant quelques dissensions internes sur les sujets de politique intérieure. Notamment concernant la problématique – éminemment sensible – du droit de vote des étrangers. «Cette question provoque de grandes discussions dans notre parti et nous n’avons pas encore trouvé de consensus à ce sujet. Personnellement, j’y suis favorable, tout comme je soutiens le principe de la double nationalité. Notre société est très brassée, une majorité des salariés du secteur privé n’ont pas le droit de vote au niveau national et ne peuvent pas décider de ce que l’Etat va faire avec les ressources qu’ils ont créées. Nous devons trouver les mécanismes pour garantir leur représentativité. Il s’agit d’un enjeu démocratique pour notre pays», assure le président du DP qui –  croix de bois, croix de fer  – promet qu’il va redoubler d’efforts pour que son parti prenne mieux en compte le multilinguisme des habitants du Luxembourg pendant la campagne électorale. 

Si j’étais ministre…

Photo: Etienne Delorme

PAS LES AFFAIRES ETRANGèRES! Les leaders des Verts et du DP  seraient-ils faits pour se compléter? Alors que François Bausch endosserait bien le costume de ministre des Affaires étrangères en 2009, Claude Meisch, pour sa part, considère que c’est celui qui lui siérait le moins. «Si beaucoup de ressorts m’intéressent, il y a une chose que je ne ferai pas: m’occuper des Affaires étrangères, répond-il lorsqu’on l’interroge sur ses prétentions au sein d’un gouvernement de coalition. Ce n’est pas mon monde. Je me bats pour la politique nationale». Et le député-maire de Differdange de préciser ses vues: «Il y a beaucoup de choses à changer au niveau national: les systèmes sociaux, le cadre dans lequel évoluent les PME, les finances publiques… Les dossiers sont gérés dans dif-

férents ministères, le ministre de l’Economie étant en fait un ministre de l’Industrie. Je crois qu’il serait plus efficace de regrouper les ressorts dans un ‘grand’ ministère qui gérerait l’ensemble des dossiers économiques, financiers et budgétaires». Pour M. Meisch, un regroupement similaire devrait se faire au sein d’un autre «grand» ministère, celui du développement durable, dont les attri­ butions iraient du transport à l’aménage­ ment du territoire, en passant par les grandes infrastructures et les travaux publics. Des ministères taillés à sa mesure? Claude Meisch esquive par un rire, sans se prononcer. F. M.

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DP / Parti libéral

Remise à flots La tempête qui a secoué le parti libéral, après son échec cinglant aux élections législatives de 2004,  a provoqué de profonds remous dans la structure interne du parti. Si le «renouveau» entamé alors  a permis à la jeune génération de se hisser sur la scène politico-médiatique, elle n’en reste pas moins entourée par les ténors, qui jouent encore et toujours un rôle clé dans la conduite du parti. Galerie de portraits, présentés par ordre alphabétique.

Photo: Andrés Lejona

Frédérique Moser (textes) et Julien Becker (photos)

Xavier Bettel

Anne Brasseur

Charles Goerens

Avocat des minoritÉs Dans la durÉe

L’autre prÉsident

Aurait-il un don d’ubiquité? Xavier Bettel, 35 ans, semble être partout à la fois. Pas une soirée, pas un événement organisé à Luxembourg ne semble échapper à celui qui s’improvise également, à ses heures, animateur d’émissions de variétés. Figure du DP cultivant activement sa popularité, cet avocat à la Cour milite depuis l’âge de 15 ans. Président de la Jeunesse Démocrate et Libérale de 1994 à 2002, il est élu à la Chambre des députés en 1999, avant d’entrer au conseil communal de Luxembourg quelques semaines plus tard. Epargné par le naufrage électoral de 2004, il parvient à conserver son siège de député et accède, en 2005, au conseil échevinal de la capitale, où il a notamment en charge les politiques du logement, de la jeunesse, de l’action sociale et des immigrés et demandeurs d’asile.

Le président du groupe parlementaire DP est l’autre homme fort du parti, partageant la tête d’affiche avec Claude Meisch alors que le parti bataille dans l’opposition. Figure historique des libéraux du Nord, cet ancien agriculteur est entré à la Chambre des députés en 1979. Homme chaleureux et populaire, il est réélu jusqu’en 1999. Il exerce un double mandat de 1982 à 1984 puis renonce en 1994 au mandat national pour se consacrer à ses fonctions de député européen. Réélu au Parlement de Strasbourg en juin 1999, il entre alors au gouvernement où il devient ministre de la Coopération, de l’Action humanitaire et de la Défense ainsi que ministre de l’Environnement, portefeuille dont il partage la responsabilité avec le secrétaire d’Etat Eugène Berger. Après les législatives de 2004, il retourne sur les bancs du ­Krautmart et prend la tête de la fraction libérale en septembre 2006.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Anne Brasseur possède un «don» pour inscrire son action dans le long terme. Membre du parti libéral depuis 33 ans, elle n’a vu ses mandats électifs interrompus que pour participer au gouvernement CSV/DP entre 1999 et 2004, au sein duquel elle détenait les portefeuilles de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et des Sports. Entrée fin 1975 au conseil communal de Luxembourg, cette psychologue diplômée (âgée aujourd’hui de 58 ans), devient échevin en 1981 et le reste pendant 18 ans, avant de retrouver sa place au collège échevinal à l’issue des élections communales de 2005. Elle est également une résidente habituelle de la Chambre des députés, où elle fait son entrée en 1979 et se voit régulièrement réélire. Depuis octobre 2004, elle est 1er Vice-Président du DP.

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Paul Helminger

Claude Lamberty

Lydie Polfer

Les clÉs de la Ville Assurer la relÈve

Le chemin du retour

En octobre 2005, les libéraux sont parvenus à conserver les clés de l’Hôtel de Ville de Luxembourg, que Paul Helminger détenait depuis 1999, préservant ainsi leur dernier grand mandat exécutif. Contournant le CSV, le bourgmestre a mis en place une coalition DP/Déi Greng qui fonctionne en bonne intelligence. Au plan national, l’ancien diplomate et chef de cabinet de ­Gaston Thorn (de 1974 à 1979), aujourd’hui âgé de 68 ans, a connu un sérieux revers aux législatives de 2004, et n’est retourné sur les bancs du parlement qu’à la faveur du départ de Lydie Polfer pour Strasbourg. Après une traversée du désert, il s’est maintenu dans le champ politique et a conservé la vice-présidence du DP qu’il occupe depuis 1989.

Celle qui fut Vice-Premier ministre dans le dernier gouvernement auquel a participé le DP (1999-2004), reste avant tout, aux yeux des Luxembourgeois, LA bourgmestre de la capitale. Ses 17 années au Knuedler (1982-1999) semblent avoir marqué les esprits bien plus fortement que sa carrière parlementaire, entamée en 1979 alors qu’elle n’avait que 26 ans. Après l’expé­ rience gouvernementale qui s’achève sur la débâcle des législatives de 2004, Lydie Polfer, présidente sortante du parti démo­ cratique, opte pour un exil à Strasbourg, où elle entame son troisième mandat de député européen (après ceux de 1985-1989 et de 1990-1994). En janvier 2008, elle fait son retour politique au pays et succède à Colette Flesch au conseil échevinal de la Ville de Luxembourg, où elle devient échevin à la culture.

Pour le président de la Jeunesse Démo­ crate et Libérale (JDL), la campagne élec­ torale 2009 doit être plus que jamais placée sous le signe du renouveau et de ceux qui l’incarnent. Professeur au Lycée Technique de Bonnevoie, Claude Lamberty, 32 ans, compte bien faire entendre la voix des jeunes militants. En premier lieu, auprès de leurs aînés du parti, qui se ver­ ront proposer des candidats JDL sur toutes les listes. Pour ce qui le concerne, il s’agira de celle du Centre. «La moyenne d’âge à la Chambre des députés est de 57 ans. Il faut que ça change», martèle l’enseignant qui revendique le droit de vote dès 16 ans afin de «revaloriser la jeunesse dans la démocratie». Quant aux problématiques qu’il sou­ haite mettre en avant durant la campagne, il s’agit du logement, de l’éducation et du monde du travail.

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Portfolio RÉSILIENCE surveillée A l’origine, ce terme est utilisé en physique pour désigner la résistance aux chocs d’un métal. Il est particulièrement utile pour évaluer les ressorts. Par extension, on l’a adopté pour désigner, dans divers domaines, l’aptitude à rebondir ou à subir des chocs sans être détruit. Dans le monde du travail, la résilience est aujourd’hui étroitement liée à la gestion des risques et à la sécurité des informations. Eric Chenal a cherché à représenter avec les mécaniques les plus éprouvées et les technologies les plus avancées, les dispositifs mis en place pour «anticiper et s’adapter»…

Eric Chenal (photos)

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off the record  L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses...

Photo: archives paperJam

Les FIL avaient été rebaptisées Luxexpo en 2004.

z RTL es e h c mme os recett aissé o c t «Tou itpress, n ttes ont b 008. 2 e d et E citaires n semestre r li pub u premie ul est d ec lors nous le r z ». Che iron 10% -Paul v int d’en u groupe Sa Un

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Justice

Vers un procès Treinen? Une enquête sur l’ancien directeur  des Foires internationales est en cours... Y aura-t-il un procès concernant Mathias Treinen, l’ancien administrateur-directeur de la Société des Foires Internationales de Luxembourg? La réponse devrait être connue dans quelques mois tout au plus. Une enquête est actuellement en cours et est en bonne voie d’achèvement. Initiée à la suite d’une plainte déposée en 2002 par d’anciens collaborateurs pour licenciement abusif, elle aurait, au fil du temps, mis à jour des faits liés à des abus de biens sociaux. Peu de temps après avoir quitté la direction des FIL (qui accusaient alors des pertes cumulées de près de quatre millions d’euros), en août 2003, M. Treinen s’était vu reprocher d’avoir

abusé des ressources de la société à des fins personnelles. Il avait alors remboursé les sommes concernées, mais l’enquête en cours pourrait établir que les montants initiaux seraient largement sous-évalués. Les difficultés financières des FIL avaient nécessité la mise en place d’un plan de rigueur draconien et d’une réorganisation complète qui avaient notamment abouti au nouveau Luxexpo dévoilé en avril 2004. A l’issue de l’instruction actuellement en cours, le dossier sera transmis au Parquet, puis à la Chambre de mise en accusation qui statuera alors du renvoi, ou non, devant la ­Chambre correctionnelle.

Swiss Life

Stratégie

On connaîtra, début octobre, le nom du successeur de Patrick Schols (parti chez Dexia) à la tête de Swiss Life ­Luxembourg. A priori, il n’y aura pas de promotion interne au Grand-Duché, mais plutôt l’arrivée d’un dirigeant venu de Belgique où le groupe vient de céder son activité à Delta Lloyd.

Approché pour céder sa participation de 11% dans le groupe d’ingénierie industrielle Paul Wurth, Fortis Banque Luxembourg n’a pas donné suite. L’établissement financier a pourtant décidé de se recentrer sur ses métiers de base et de céder ses participations industrielles dans SES et Luxair pour financer une partie de l’acquisition d’ABN Amro. Mais peut-être le dividende de 420 euros par action Paul Wurth versé au titre de l’exercice 2007 a-t-il pesé dans la balance...

Solution de groupe

Fortis garde Paul Wurth

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Mudam

Culture ou politique? Lorsque paraîtra cette édition, le nouveau directeur du Mudam sera probablement connu. Sur une vingtaine de candidats, les experts internationaux du comité scientifique du Musée ont désigné quatre finalistes, parmi lesquels Enrico Lunghi, le directeur artistique du Casino Luxembourg. Les trois autres prétendants sont français: un candidat œuvrant actuellement en Bretagne sur un projet de sculptures dans l’espace public; le directeur du Centre national d’art contemporain de Grenoble Le Magasin et un des battus de la précédente (et première) désignation, lorsque Marie-Claude Beaud avait pris les commandes du Mudam en 2002. C’est au conseil d’administration, présidé par Jacques Santer, que revient la décision finale à laquelle, on peut s’en étonner, le comité scientifique ne participe pas. Le départ de Marie-Claude Beaud avait été politique. Le recrutement de son successeur sera-t-il culturel?


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«Il n’y a pas d’arrière pensée derrière notre slogan ‘service attitude’ pour révolutionner  les heures d’ouverture des commerces au Luxembourg. Mais c’est certainement   un sujet qu’on ne peut pas oublier dans   nos discussions».

«Je ne me définis pas forcément comme   une femme leader, mais plutôt comme  un leader, puisque ma condition de femme,   ce n’est pas quelque chose que je prends   souvent en compte». Virginie Raux (Lloyds TSB), le 06 août

Thierry Nothum (Confédération luxembourgeoise du Commerce), le 2 septembre

«Il est relativement osé pour un membre   de la Cour de se prononcer. Mais je suis   optimiste et je suis convaincu que si l’on   explique bien les avantages qu’apporte   le Traité de Lisbonne pour chaque citoyen individuellement, on saura disperser   les craintes diffuses qui existent auprès   de nombreux Irlandais». Henri Grethen (Cour des comptes européenne), le 18 juillet

«Les institutions financières ont passé énormément de provisions sur les portefeuilles  de crédits immobiliers. Je suis extrêmement confiant dans le fait que le pire est passé, sans vouloir dire pour autant qu’il n’arrivera plus rien».

«On sait que les jeunes sont ‘autrement’.   Mais ‘autrement’ comment? Et que changer dans les entreprises pour qu’ils s’y sentent bien? Ce n’est pas clair encore». Viviane Harnois (ABN Amro Luxembourg), le 26 juin

Carlo Thill (Fortis Banque Luxembourg), le 19 août

«Nous sommes parmi les premiers à avoir   su tirer profit de l’ouverture européenne   en matière d’assurance. Nous avons fait   des jaloux et certains pays réagissent.   Nous restons vulnérables mais nous avons   de notre côté le droit européen que nous   respectons à outrance de sorte que   nous saurons faire face». Paul Hammelmann (Association des Compagnies d’Assurance), le 9 juillet

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Lancement de saison Le Grand Théâtre ouvre sa nouvelle saison avec la première mondiale de Robert Wilson Oh les beaux jours! les 24 et 26 septembre. Cette pièce prend à bras le corps l’œuvre de Beckett avec, dans le rôle principal, Adriana Asti. On peut aussi noter dès à présent les dates des 29 et 30 octobre pour le spectacle d’Akram Khan et Juliette Binoche. www.theatres.lu

Les saxophonistes de l’Amstel Quartet

soirée découverte United Instruments of Lucilin joue pour la première fois avec les saxophonistes de l’Amstel Quartet originaires d’Amsterdam. Sont programmés pour cette soirée: L. Andriessen, J. ter Veldhuis et T. de Kruyf, compositeurs qui contribuent à ce que les Pays-Bas soient ces derniers temps le foyer non-conventionnel de nouvelles sonorités éclectiques. A la Philharmonie, le 2 octobre 2008 à 20h, www.philharmonie.lu

Robert Wilson

L’icône du jazz rticipera Herbie Hancock pa tival Fes urg bo xem Lu au

s La Nuit des Musée au MNHA

La nuit au musée

Photos: Galerie Zidoun, © MNHA / Tom Lucas, 2005, Lesley , Leslie- Spinks, Carole Bellaiche, Kwaku_Alston, Jeroen_Scheelings

Le groupement «d’stater muséeën» organise la huitième édition de la Nuit des Musées, une nocturne qui permet de découvrir, entre 18h et 1h du matin, les expositions de la rentrée et de profiter d’animations et d’événements spécialement programmés. Une navette gratuite relie les différents sites. www.nuit-des-musees.lu

Luxembourg Festival Du 3 octobre au 21 novembre se tient le Luxembourg Festival qui rassemble une trentaine de grandes productions internationales d’opéra, danse, théâtre, orchestre, musique de chambre, musiques du monde, jazz et ciné-concert. On y croise de grands noms comme Herbie Hancock, le London Philharmonic Orchestra, le Royal National Theatre ou encore la chanteuse portugaise de Fado, Mariza. Parmi les points forts de cette programmation: les pianistes Alfred Brendel, Grigory Sokolov, Hélène Grimaud et Mitsuko Uchida et des chefs d’orchestre comme Christoph von Dohnányi ou ­Gustavo Dudamel. Le programme complet de cette initiative commune de la Philharmonie et du Grand Théâtre de Luxembourg est disponible sur www.luxembourgfestival.lu

Untitled, 2008

Jin Meyerson La galerie Zidoun présente pour la première fois à Luxembourg le travail de l’artiste américain d’origine coréenne Jin Meyerson. Sa peinture puise son iconographie dans l’actualité, la vie urbaine et les faits divers pour être transposée dans une composition où figuration et abstraction chaotique se côtoient. Du 18 septembre au 25 octobre, 101 rue Adolphe Fischer, Luxembourg

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Gastronomie

news et recette AUX PREMIèRES LOGES!

Nicolas Donati, Le Bistrot Gourmand, nous propose…

BROCHETTE DE GIGOT D’AGNEAU MARINé AUX HERBES DE PROVENCE, CARPACCIO DE COURGETTES

Un gastronomique, au niveau 5 de l’aéroport, avec vue sur le tarmac et les pistes, hauts plafonds, vitrages et boiseries, tables rondes et carrées avec sets en ardoise. Déco tendance. Aussi un espace self service de qualité, qu’il faut traverser pour accéder au restaurant. Ouvert tous les jours. Deux bars, l’un en zone libre en face de l’arrivée, l’autre en zone départs. One and Only Aéroport de Luxembourg (Findel) Tél.: 24 24 7618

Faire mariner la viande 24 heures dans l’huile d’olive et les épices à couscous. Faire aussi mariner toute une nuit, dans l’huile d’olive, le jus du citron, les herbes de Provence, sel et poivre, les courgettes en tranches dans le sens de la longueur. Couper les poivrons et l’oignon en cubes de 2/2cm. Préparer les brochettes, ± 5 morceaux par personne, en jouant avec la couleur des poivrons. Cuire les brochettes environ 7 minutes au barbecue ou au grill. Dresser dans l’assiette le carpaccio de courgettes, ajouter les copeaux de parmesan puis la brochette.

Décollage! Chaleureux!

SOYEZ UN V.I.P. Il s’est agrandi, cet hôtel de charme, passant de 14 à 40 chambres. Il en a profité pour faire une cure de jeunesse sous la houlette de l’architecte Philippe Valentiny de Liège et d’Isabelle Reynders pour l’aménagement intérieur. Très bel exercice de style pour les suites offrant une vue imprenable sur les toits de Belair. On reconnaît la «patte» et la classe de Fernand Schroeder. Nouveau aussi, le Spa. Albert 1er 2A, rue Albert 1er, Luxembourg (Belair) Tél.: 442 442 600

C’est Exki!

Ingrédients pour 4 personnes: 800 g de gigot d’agneau en cubes, 3 poivrons, vert, rouge, jaune,1 gros oignon, 2 courgettes, 3 cuillers d’épices à couscous, 100 g de copeaux de parmesan, 1 citron, 0,2 l d’huile d’olive extra, herbes de Provence, sel, poivre du moulin. Son vin préféré: Le champagne rosé Billecourt Salmon Son restaurant préféré: Auberge de la Klauss Le Bistrot Gourmand, 77, route du Vin, Remerschen, Tél.: 26 66 57 93

TOUT BIO, TOUT NOUVEAU C‘est au centre-ville que les promoteurs et le franchisé luxembourgeois ont inauguré leur deuxième Exki. La formule en libre service de produits «naturels, frais, prêts et variés», pour reprendre leur slogan, est plaisante. Elle est dans l’air du temps, avec des ingrédients labellisés bio. Vous pouvez acheter rapidement et emporter grâce à un sac de transport pratique. De 7h à 19h. Fermé le dimanche. 72, Grand-rue, Luxembourg (Centre-ville) www.exki.lu

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Fashion women

motifs d’automne à l’encre de chine Des impressions décoratives encrées bleues sur fond blanc habillent artistiquement une robe de la collection de cette styliste belge, qui propose un prêt-à-porter à la fois chic et sobre, fragile et réflechi, avec des coupes raffinées et rigoureuses, une relation intime entre les couleurs et les matières.

Tea party Inspirée des Tea party romantiques du 18e siècle, Eternal Child présente cette robe aux imprimés graphiques et à la palette chromatique automnale. La femme Eternal Child est la reine des contradictions: sophistiquée et insouciante, élégante et nonchalante, un peu garçon manqué, mais toujours très ­féminine!

Annemie Verbeke

Eternal Child

100% soie Cet ensemble fait la part belle à la soie: noire pour cet élégant bermuda, blanche pour la chemise col ouvert, et colorée pour la blouse légère aux imprimés batiks et aux touches fraîches de couleur orangée. On aime le sautoir aux maillons XXL qui donne une touche supplémentaire de raffinement.

Bohème chic Superbe robe voluptueuse aux couleurs de l’été indien et aux motifs sauvages, mélangeant inspirations florale, végétale et peau de bête. Le choix des matières les plus nobles, en particulier la soie, le cachemire et le mohair, ainsi que la création minutieuse des imprimés et des couleurs, témoigne d’une excellente maîtrise de la composition.

Jean-Paul Knott

Leonard

Belle arlequine Imprimé à carreaux aux couleurs très douces et volants légers marquent le style féminin et sensuel de cette jeune créatrice belge talentueuse qui travaille en duo. La silhouette est mise en valeur grâce à une coupe parfaite et à l’utilisation opportune de matières souples.

Luxe, bonheur et poésie Ces trois mots résument parfaitement la nouvelle collection automne-hiver Sonia Rykiel dont voici une robe courte aux imprimés célestes en laine, cachemire et flanelle. Les coloris sont de saison: flamand rose, rubicond presque blanc et caramel.

Sandrina Fasoli Sonia Rykiel

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Fashion men

costumes pour temps frais Lie de vin D’un rouge lie de vin, ce costume droit est d’une grande distinction pour un automne tout en raffinement. Le chapeau et les chaussures assortis apportent une touche d’élégance supplémentaire et le foulard et le T-shirt d’un ton plus clair réveillent l’ensemble, tout en étant coordonnés.

Marron chaud Allure seyante et couleur chaude pour un costume élégant. La profondeur de la couleur du tissu augmente l’impression de confort. L’écharpe aux motifs de croix imbriquées bicolores et le sac porté en bandoulière rajeunissent la tenue tout en la rendant plus décontractée.

Agnès b

Hackett London

Marron clair L’association d’une veste marron et d’un pantalon gris est assez inattendue, mais finalement assez convaincante. La veste cintrée est réalisée dans un tissu épais au motif à carreaux discrets. L’écharpe étroite renforce le caractère masculin.

Gris strict Le tissu de ce costume est élégamment rayé dans le sens vertical, apportant une discrète touche de nuance de couleur. La coupe de la veste deux boutons est classique et celle du pantalon, légèrement ample, venant se casser dans une cascade de plis sur les chaussures.

Hackett London

Hugo Boss

Gris construit Ce costume est réalisé selon une coupe très architecturée et construite. Le revers du col descend jusqu’au milieu du ventre pour fermer la veste par un bouton unique. Les épaules sont marquées par une ligne légèrement remontante qui donne à la coupe de la veste une allure très originale. Le pantalon n’est pas en reste puisqu’il adopte la coupe du jodhpur et découvre largement les chaussures.

Bleu violet Ce costume propose un tissu original au motif de pied de poule réinterprété qui, vu de loin, semble se transformer en lignes horizontales. La couleur est une excellente alternative au traditionnel bleu marine ou noir, discret tout en étant original. La coupe de la veste est légèrement cintrée et le pantalon, plutôt large, vient se casser généreusement sur les chaussures.

Jeroen Van Tuyl Louis Vuitton

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Accessoires

les anses de la rentrée line Watch me Move, Ce

Florian Denicourt

Luxueux gaufrage Une simplicité qui fait envie Florian Denicourt est un des stylistes dont la cote n’arrête pas de grimper en ce moment. Après avoir dessiné des accessoires de Vanessa Bruno, il nous livre sa propre griffe de sacs aux accents élégants et sophistiqués sans être tape-à-l’œil. Ce sac, stylé et urbain, en témoigne parfaitement.

Ce sac légèrement évasé dans le bas est réalisé en cuir d’agneau noir très souple, comme en témoigne le gaufrage. Il est agrémenté d’un fermoir métallique siglé et d’une chaîne à larges maillons qui contrastent avec la chaleur du cuir gaufré.

Eliott, Lilu

Besace flamboyante Cette large besace aux formes molles est réalisée en cuir souple d’un rouge flamboyant qui réveille les tenues automnales. Un anneau doré sert de fermeture centrale et retient une fine lanière de cuir qui habille et équilibre l’ensemble.

Bags Check Trad, Chako

Détails de choc Ce sac, classique et élégant, est réalisé en cuir et tissu. De nombreux détails attirent notre attention comme la ceinture positionnée sur le devant du sac, les franges qui prolongent la poignée et la petite médaille ornementée d’une tête de mort… Un détail décalé dans un esprit rock’n’roll.

Louna, Le Tanneur

Entre décontraction et élégance

Chanel

écaille de luxe Détournant le traditionnel sac en croco, Chanel joue avec son sac vedette matelassé et propose une version hybride, sans omettre la célèbre et très identifiable chaîne dorée parcourue d’un lien de cuir noir.

Ce modèle est un des derniers nés de la marque et joue les cabas élégants en cuir façon croco brillant. Les drapés lui donnent une allure nonchalante et plus décontractée, et on remarque de multiples détails séduisants comme les bijoux griffés, des nœuds, des œillets.

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Montres

Belles mécaniques Reverso Squadra h Polo World Chronograp ultre Co -Le ger Jae , lds Fie

Date Clipper H1 Grande ès rm He , Sport

Sportive et élégante Cette montre présente le premier mouvement à remontage automatique H1 entièrement conçu et développé par Vaucher Manu­facture Fleurier pour La Montre Hermès. Elle allie ergonomie innovante, matériaux de pointe, amour des belles lignes et esprit sportif. Elle est dotée d’un stop seconde qui permet d’arrê­ter la montre pour la régler manuellement. La réserve de marche est de 50 heures grâce au double barillet. La diversité des matériaux utilisés comme les 28 rubis, les billes en céramique ou le glucydur, assure solidité, précision et pérennité. Le boîtier en acier présente des proportions généreuses et la lunette crantée unidirectionnelle apporte de la profondeur au cadran anthracite.

à l’heure du polo Carrée, technique et design affirmé, la Reverso Squadra s’est imposée dès son lancement comme une montre masculine par excellence. C’est la première Reverso à introduire un boîtier en céramique noire pour ce cadran au double visage nécessaire à l’affichage de fonctions complémentaires. D’un côté, un chronographe à la lisibilité absolue complété par une grande date. De l’autre, le verso est consacré à l’indication des heures universelles pour connaître instantanément l’heure sur les plus grands terrains de polo dans chaque fuseau horaire. Le boîtier pivotant en céramique noire, d’une résistance extrême et nécessitant une technologie de pointe, repose sur un brancard en or rose ou en titane. Le Calibre Jaeger-LeCoultre 753 automatique à deux barillets apparaît à travers le disque transparent des villes qui laisse apercevoir le mouvement à 39 rubis. Le très haut niveau de technicité permet d’afficher des indications différentes sur chacune des faces du boîtier réversible grâce à un système de transmission par engrenage qui contourne la masse oscillante. La réserve de marche est de 65 heures.

Plongée historique

Legend Diver, Longines

Cette montre est une réédition d’une montre de plongée de 1960, période au cours de laquelle l’exploration marine et la plongée militaire et sportive ont connu leur heure de gloire. De cette époque, elle a gardé le design, mais Longines lui a apporté des caractéristiques techniques nouvelles et contemporaines, la rendant encore plus perfor­mante. Elle présente un verre saphir galbé, une couronne et un fond vissés qui garantissent une étanchéité jusqu’à 300m. Sa boîte de 42 mm de diamètre est réalisée en acier inoxydable. Sur le fond vissé, on reconnaît la silhouette gravée d’un plongeur. Les couronnes, quant à elles, sont agrémentées d’un décor finement carrelé qui se retrouve sur la boucle du bracelet synthétique, dans l’esprit esthétique des sixties. L’une des deux couronnes actionne et bloque le disque tournant bidirectionnel interne, permettant de déterminer le temps de plongée restant. Les chiffres luminescents superluminova offrent une lisibilité optimale. Elle est équipée du mouvement mécanique automatique L633 et sa réserve de marche est de 45 heures.

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Intérieurs

canapés de style BBB Free 3, d’Arik Levy,

rd Lampert Lönneberga, Richa

Configuration libre Free 3 est un système de canapé dessiné par Arik Levy qui présente des lignes douces, caractérisées par des coins arrondis à 45°, permettant de combiner assises et tables ou poufs, et ce, de manière très flexible et infinie. Ce système s’insère donc très facilement dans différents types d’espaces domestiques et s’adapte aux besoins de chacun.

vy, St. Martin d’Arik Le lia Ita i Baler

Assise ou couchage Idéal dans les petits espaces ou comme complément pour les amis, voici un canapé qui se transforme aisément en lit simple, deux fois une place ou lit double en un clin d’œil. Une solution qui ne perd ni en esthétique ni en confort, ce qui est rare pour ce type de meuble. Astucieux, le rangement de la couette se fait dans la housse qui forme le dossier. Existe en noir, blanc et rouge.

side, My Beautiful Back Moroso n, vie Le et i sh de Do

Modularité graphique Ce système d’assises associe les avantages de montage et de gestion du canapé «caisson» à une véritable modularité de composition grâce au système des barres métalliques qui, étant très fines et géométriques, contrastent avec les coussins légèrement déstructurés. Disponibles en trois couleurs, elles vont ainsi du ton sur ton au contraste graphique.

Molteni&C

à la mode Westwood Molteni&C et Vivienne Westwood se sont associés pour réaliser des canapés à la forme classique mais interprétés à la mode Westwood grâce au revêtement en tissu. On retrouve l’imprimé Squiggle, emblématique de la collection Pirates, une des plus célèbres de la styliste, présenté ici sur le nouveau modèle de canapé Freestyle de Ferruccio Laviani.

Inspiration indienne Nipa Doshi et Jonathan Levien, forts du succès de la collection Charpoy présentée l’année dernière, continuent leur partenariat avec Moroso en proposant deux nouveaux produits, dont My Beautiful Backside, qui poursuit le croisement entre Inde et Europe. Cette assise délicatement colorée est composée d’une base en bois laqué complétée de coussins fixes formant le dossier et de coussins libres de diverses tailles, permettant de s’asseoir généreusement en position semi-allongée. Les boutons sur les coussins personnalisent l’assise et lui donnent du caractère, tout comme les tissus utilisés. En plus des soies et cotons indiens, une nouvelle laine tissée comme de la soie, imaginée par Giulio Ridolfo pour Kvadrat, est proposée.

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esco Sherazade, de Franc ra Ed Binfaré,

Luxe oriental

n Vliet, Sushi d’Edward Va o Moros

S’inspirant du luxe oriental et du conte des Mille et une nuits, Francesco Binfaré propose un canapé au doux nom de Sherazade. Composé d’un sommier rectangulaire, il est complété par des coussins luxueux qui invitent à adopter une position lascive et confortable.

Carpe sur canapé Edward Van Vliet est connu pour arriver à concilier fonction, atmosphère et émotion dans les meubles qu’il propose. Il mêle aussi volontiers tradition, high-tech et dernière innovation textile. C’est pour tout cela que Moroso a choisi de travailler avec ce designer, qui dessine aussi bien des meubles pour les espaces domestiques que pour les lobbys d’hôtels. La collection Sushi offre des revêtements sophistiqués, spécialement créés pour cette collection. Edward Van Vliet est par ailleurs souvent salué pour sa grande maîtrise dans l’association et la combinaison de motifs pour l’ameublement, dont cette assise témoigne. Les dossiers doubles permettent différents types d’assises et le pouf assorti peut venir en complément, transformant le fauteuil en un lit de jour. De taille variable, ce fauteuil peut ainsi occuper différemment l’espace et s’adapter à différents besoins tout au long de la journée.

Colombo, Faubourg, de Carlo Arflex

Canapé de grand chemin Ce canapé joue comme à son habitude sur la simplicité avec ironie et goût. Faubourg est un meuble facile à vivre et élégant, avec des coussins profonds et doux, dans lesquels on a envie de plonger. La structure fine évoque les doigts d’une main qui porteraient les coussins d’assise et du dossier. Le piètement, lui aussi très fin, ajoute une touche de légèreté.

Wettstein, Turner de Hannes Molteni&C getti, Domino, d’Emaf Pro Zanotta

Profondeurs insoupçonnées Ce système modulable de fauteuils, à la fois moderne et intemporel, peut être utilisé en canapé, chaise longue ou daybed. Il offre des volumes aux proportions équilibrées. La profondeur des assises peut être changée grâce à un mécanisme modifiant la posture et les exigences de confort, et permettant de passer du canapé traditionnel en îlot de détente.

Jeu de construction Ce canapé monobloc est composable grâce aux différentes bases de profondeurs variables. Les coussins surpiqués de l’assise et les petits coussins complémentaires semblent très moelleux, contrastant avec les coussins de dossier plus fermes et les accessoires rigides (plateau, tablette latérale pouvant aussi servir d’accoudoir) en bois. Différents coloris disponibles.

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Automobile

berlines de caractère

BMW série 3

Sportive et élégante Ce modèle présente de nombreuses nouveautés: des lignes extérieures retravaillées, un habitacle restylé, un système BMW iDrive optionnel de nouvelle génération, un système BMW ConnectedDrive optimisé, une offre de motorisation enrichie et des innovations en matière de transmission, de sécurité et de confort. Parmi les autres nouveautés technologiques, on peut noter la transmission intégrale BMW xDrive à commande électronique qui permet d’optimiser la répartition variable de la force de traction entre les roues avant et arrière.

Spur, Continental Flying Bentley

upé Renault Laguna Co

Allure fluide et moteur rugissant 4,6 m de long et seulement 1,40m de hauteur: telles sont les dimensions extérieures de ce nouveau coupé deux portes. Sous le capot, on trouve deux nouveaux moteurs V6: un inédit V6dCi qui dispose d’une puissance de 235ch (173 kW) et d’un couple maxi de 450 Nm, et un 3.5 V6 essence qui délivre une puissance de 240ch (175 kW) et d’un couple maxi de 330 Nm associé pour la première fois à la boîte de vitesse automatique à 6 rapports. Ainsi équipée, Renault Laguna Coupé atteint les 100km/h en moins de 7 secondes. A ceci s’ajoute un châssis Active Drive à 4 roues directrices développé conjointement par l’ingénierie Renault et les spécialistes de Renault Sport Technologies. Ce châssis de très haute technologie permet de choisir entre conduite dynamique ou sportive tout en établissant un nouveau standard en sûreté et précision de comportement.

Confort et puissance Cette nouvelle berline, puissante et élégante, reprend de nombreux éléments stylistiques de la célèbre Continental GT, comme par exemple la face avant. Des matières nobles recouvrent l’habitacle et l’équipement luxueux propose les dernières innovations. La motorisation puissante fait de cette berline 4 portes la plus rapide de l’histoire de la marque grâce à un moteur bi-turbo 6 litres de 12 cylindres développant 557ch.

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Pilates Personal Training, 5/14

Le «Roll-Up»

Le «Roll-Up» est un exercice d’articulation de la colonne vertébrale, de renforcement et de tonification des muscles abdominaux. Comme chaque exercice Pilates, la qualité du mouvement et la respiration sont déterminants. Des mouvements fluides, contrôlés et précis et une respiration en parfaite harmonie avec la contraction et le relâ­chement des muscles sont nécessaires pour ressentir l’exercice en profondeur et faire travailler les couches musculaires profondes. Ces exercices peuvent être faits à domicile. Si vous ressentez des difficultés, paperJam vous recommande l’accompagnement d’un professeur.

Cours: Lucile Risch. Photo: David Laurent.

2.

Préparation du Roll-Up. Assis, les jambes pliées. Les bras le long du corps, les mains derrière les genoux, baissez vos épaules. Inspirez, puis expirez et rentrez votre nombril en direction de la colonne vertébrale, basculez le bassin, c’est-à-dire le pubis vers le plafond, et déroulez lentement le bassin et le bas du dos au sol. Arrêtez le mouvement dès que vous sentez que le milieu du dos est au sol et inspirez. Expirez et remontez en gardant un dos rond (dos en forme de C), décollez une vertèbre après l’autre du sol, le nombril rentré vers l’intérieur du ventre, les épaules relâchées, jusqu’à ce que votre tête soit au-dessus des genoux, les bras en prolongement des épaules et parallèles au sol. Inspirez et redressez votre colonne vertébrale lentement en position droite. Remettez les mains au creux des genoux. Répétez l’exercice cinq fois.

Le même exercice avec un roll down complet jusqu’au sol. La respiration est exactement la même, sauf que le mouvement est plus long et nécessite plus de force des abdominaux et une plus grande aptitude à articuler la colonne vertébrale. Si vous avez des problèmes au niveau du bas du dos, ne faites pas cette version avancée de l’exercice. Il est également strictement contre-indiqué de le faire en cas d’ostéoporose ou d’hernie discale.

3.

1.

Préparation pour Rolling like a ball, équilibre sur les fesses. A partir de la position couchée, les deux jambes pliées sur la poitrine, les mains au creux des genoux, vous inspirez, puis en expirant levez la tête et le buste aussi près des genoux que possible, en contractant les abdominaux. Inspirez, restez dans cette position et poussez votre bas du dos dans le matelas. Expirez, puis poussez vos cuisses vers l’avant, jusqu’à ce que vous soyez assis sur les fesses. Inspirez puis expirez et restez en équilibre en rentrant votre nombril et arrondissez votre dos et surtout votre bas du dos. Relâchez vos épaules, votre tête est légèrement fléchie vers l’avant. Pensez que votre dos doit avoir une forme de C et que vos abdominaux travaillent sans arrêt. Restez dans cette position pendant cinq respirations.

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Technologies

élégance de la modernité Space Station, www.bluelounge.com

a, Disque dur Chrom Packard Bell

Rangement technologique Ce petit complément est un rangement très malin pour les utilisateurs d’ordinateur portable. Véritable extension de bureau, il permet de ranger tous les fils des périphériques nécessaires, de surélever l’ordinateur augmentant le confort de frappe et la ventilation, et même de maintenir tà la verticale des documents papier.

La technologie en couleurs Ce disque dur est fin et design. Doté d’une largeur de 12mm, il pèse moins de 210g. Son boîtier se distingue par une finition chromée qui peut être personnalisée à travers 16 thèmes lumi­ neux. Il est vendu avec une housse de protection pour le voyage. Il a une capacité de 320 Go et il se recharge via un port USB.

écran, mon bel écran… Cet écran d’ordinateur de 22 pouces propose une esthétique travaillée: une plaque de verre de 4mm d’épaisseur est apposée à l’écran soutenu par un pied tripode en métal poli, et accueille haut-parleurs, commandes tactiles et webcam 2 millions de pixels avec zoom. De plus, toutes les connectiques sont rassemblées en un seul câble qui accueille HDMI, USB, DVI.

TG3 de Sony

Dell Crystal

Little Big Disk Quadra 1To, LaCie

Liliputien Avec seulement 3cm de large, d’un poids de 240g, et une coque en titane, ce camescope Full HD présente des atouts très convaincants. L’enregistrement se fait sur une carte Memory stick pro duo de 4Go, permettant une lecture aisée d’images en haute résolution sur ordinateur ou téléviseur. On peut noter également un écran LCD tactile et un 5.1 surround pour le son.

Disque dur XXL Ce disque dur portable a une capacité de 1To, soit 1000Go, autant dire que cela fait beaucoup de place pour stocker les données. Ses vitesses de transfert sont ultra performantes en termes de stockage mobile professionnel. Le boîtier robuste en aluminium permet de dissiper la chaleur en silence, car il n’est pas équipé de ventilateur. Compatible PC et MAC.

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Technologies

portables sous haute protection kasawa D_Bag de Naoto Fu pour Danese

Overbuilt, Built NY

Géométrie essentielle

Des pois en folie Cette sacoche très fonctionnelle ne néglige pas l’esthétique. Réalisée en néoprène ultra-fin, elle peut accueillir, dans la housse prévue à cet effet, un ordinateur allant jusqu’à 15,4’’, ainsi que des accessoires à glisser dans l’une des cinq pochettes. Le reste de la sacoche permet de transporter journaux et autres documents.

Ce sac d’ordinateur est d’un design minimal et essentiel, caractéristique du style du designer japonais Fukasawa. Le sac propose à la fois une bandoulière de transport et une poignée. Il est disponible en gris clair et gris foncé, avec des finitions et un intérieur marron.

Au plus près de soi Ce sac à dos ultra-léger en néoprène et ressemblant fortement à un gilet pare-balles permet de garder au plus près de soi son ordinateur portable. L’ordinateur et les accessoires se logent dans cette seconde peau qui se porte sur le dos.

F84, Freitag

Built NY, www.builtny.com

i-volution de Vaja, www.vajacases.com

Pli informatique Cette pochette assure une protection contre les chocs pour les ordinateurs portables MacBook Air. Elle a un look résolument rétro, car se présente comme une vieille enve­ loppe en craft qui se ferme à l’aide d’une petite cordelette qu’on enroule autour de deux cercles prévus à cet effet.

Housse planante Cette housse en cuir est taillée sur mesure pour protéger un MacBook Air, sans entraver l’extrême finesse de l’ordinateur. En plus, il n’est pas utile de retirer la housse pour utiliser l’ordinateur, ce qui évite les manipulations hasardeuses. La housse présente également un grip de préhension pour une meilleure prise en main.

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Évasion

PHILIPPE SCHLESSER: «…IL FAUT ÊTRE OUVERT, ACCEPTER ET NE PAS JUGER... …c’est ma stratégie, ma méthode de voyage…»

Jacques Demarque (texte) et Andrés Lejona (photo)

Philippe Schlesser est industrial designer. Etudes en Angleterre, au Danemark, au Canada en «industrial design» et en «outdoor leadership». Il parle huit langues. Il travaille comme design consultant et utilise le «design thinking» pour trouver des solutions sur la responsabilité envers l’environnement (eco-design). Il affirme que le design n’est pas seulement forme et beauté, mais un outil pour résoudre des problèmes complexes dans tous domaines. «Il faut donc intégrer le processus du design dans tous les projets». Dans son château de Wintrange, entre vignobles et Moselle, c’est un chevalier du XXIe siècle, un humaniste. Philippe, vous allez avoir 32 ans et vous avez déjà parcouru 80 pays à travers le monde, comment vous est venue cette passion du voyage? «Il faut dire tout d’abord que ma mère est Tchèque et mon père Luxembourgeois, donc famille un peu «cosmopolite». A la maison, nous parlons trois langues, un bon terreau. Les grandes forêts, les hautes montagnes me fascinent. A l’âge de 16 ans, je décide de partir, mais il faut revenir terminer mes études secondaires et j’attends avec impatience de repartir. C’est le Grand-Duché puis l’Iran, l’Amérique… …les moyens de transport? «La plupart de mes voyages se sont effectués en vélo et à pied! Il faut donc avoir une bonne forme physique? «Mais non! Vous savez, on peut s’arrêter si l’on est fatigué (rires). Le voyage le plus réussi? «C’est celui que j’ai fait avec un de mes meilleurs copains, Gaston. Un vendredi, nous nous posons la question: ‘que faire ce week-end?’ Comme il restait quelques mois avant la reprise des études universitaires, nous décidons de partir vers la Grèce à bicyclette. Ah oui, tout simplement? «Nous partons en Grèce et décidons de continuer sans destination précise. Nous voulons voir jusqu’où nous pouvons aller… Découvrir chaque jour de nouvelles cultures, de nouvelles gens. Après trois mois, nous arrivons en Iran. Fatigués, nous nous arrêtons. Nous avons 19 ans, un peu ignorants et sans aucune idée de ce qui nous attendait. A la réflexion, cette ignorance nous permet de garder les yeux ouverts, de tout absorber. C’est un état d’esprit que j’ai gardé et que j’utilise dans mon travail. Donc, nous parlons aux gens qui nous reçoivent avec le peu qu’ils ont, nous donnant vraiment tout. Le voyage le plus dépaysant, le plus étranger? «Ce n’est pas la géographie qui dépayse, c’est plutôt l’état d’esprit dans lequel on est. Il faut être ouvert, accepter et ne pas juger. J’ai

fait un jour une sorte de test. Je suis allé à Luxembourg, en ville, avec un grand sac à dos. Je constate alors que les gens me parlent plus… J’ai l’air d’un touriste et je peux poser des questions! L’expérience me plaît! C’est la même chose en Afrique, en Iran ou dans n’importe quel autre pays. Si on écoute et qu’on donne, qu’on ne prend rien… sauf des photos (rires), alors on reçoit, c’est ma stratégie, ma méthode de voyage. Celui que vous ne referiez pas? «Il n’y en a pas. Il y a eu, certes, des expériences douteuses, mais même ces expériences-là, on peut les utiliser et cela devient positif. Vous n’y êtes pas encore allé, et vous en rêvez? «Il y a toujours des rêves! Déjà enfant, je me disais que je devais vite les réaliser afin de faire place à de nouveaux rêves. Aujourd’hui, rien de changé, j’essaie de tous les vivre. J’ai vu les pays que j’ai voulu voir. Il y en a maintenant de nouveaux, mais ce ne sont pas de «vieux» rêves. L’Inde est une destination volontiers désirée mais, pour ce bébé, je veux acquérir de l’expérience et me préparer pour ressentir pleinement le choc et bien absorber. Je veux voir ce qui se passe vraiment chez les gens, là-bas. Vous attendez donc d’être prêt, quelle préparation? «Il faut comprendre les cultures pour les découvrir, les accepter et les assimiler, ne pas courir le risque de se dire ‘ce pays ne m’a pas plu’! Si on se met dans le contexte, on observe, on comprend! Avez-vous parfois ressenti de l’insécurité, au point de craindre pour votre vie? «Non. Par contre, il y a eu des moments où j’avais vraiment faim et rien en poche. Si l’on n’a rien, on doit se débrouiller avec ce qu’on a sous la main, utiliser les ressources existantes. C’est l’un des enseignements les plus importants que j’ai tirés. Mais je n’ai jamais eu peur, vraiment. A propos de ressources, quelle organisation sur le plan matériel? «Je n’ai jamais voyagé avec beaucoup d’argent car, alors, on ne voit que ce qu’on veut voir mais certainement pas ce qu’on doit voir. Si on n’a rien, on communique beaucoup plus et (sourire discret) c’est plus facile de parler avec les gens. J’ai donc fait le choix de ne pas emporter trop d’argent. J’ai été invité une centaine de fois et j’ai, par exemple, utilisé quelques connaissances acquises par un bref passage à l’école hôtelière et travaillé comme cuisinier sur les bateaux, donc voyage gratuit et payé en plus, pour pouvoir continuer à l’arrivée! En Ecosse, j’ai travaillé comme guide de kayak. J’aime la nature et les ­conditions de vie simples. Mes voyages m’ont appris à apprécier }

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, c a s n o m e s o «Je p s n e s e j e u q i c i c’est mes racines» paperjam  | Septembre-Octobre 2008 | économie & Finance

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QUATRE COUPS DE CŒUR:

Power of design

To me, this image represents the power of design that reaches to the end of the world. It also encouraged me to create the non-profit design organization called ­DesignAid. What good does it bring to write a brand name on your own shirt in the middle of the Savanna? One of my favourite travel images I’ve taken over the years.

lumbia Fishing in British Co

Getting away from it all, I went canoeing and fishing for a while in the Kootenay Mountains in British Columbia, Canada.

All the freedom Bivouac

Biking from Luxembourg to Iran with my dear friend Gaston Trauffler in 1996. The mountains are on the Iranian border. I was preparing lunch. It was another day on the road, with all the freedom in the world in our packs and new adventures ahead of us.

This photograph was taken in while making dinner on a hitch hiking trip through Italy. The picture speaks for itself...

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 { les choses essentielles que nous perdons de vue dans notre

Grand-Duché tellement favorisé. Lorsque vous n’étiez pas reçu par la population locale, c’était le bivouac, autour du feu de camp? «Oui, j’ai le souvenir, au Canada, d’une expédition en solo où j’ai naïvement essayé de me prouver qu’il était possible de vivre sur ce que j’allais trouver. Pas évident! Cela n’a pas marché comme prévu (rires). En avril, les lacs étaient encore gelés mais la couche n’était pas assez solide. Alors là, j’ai eu faim, vraiment faim. Une belle école de la vie? «La meilleure, sans aucun doute, et bien meilleure que toutes les universités sur le plan humain. Parlez-nous de la gastronomie vue par un globe-trotter? «Difficile à expliquer. Chaque pays a sa gastronomie et j’aime observer la préparation, le choix des ingrédients, afin de tenter de refaire identiquement. Dans une famille, c’est intéressant, on peut voir la façon dont la nourriture est préparée, pas au restaurant.

voyage sans but précis. Dans la montagne, je ne le vois plus. Je ressens alors un sentiment absolu de liberté, je ne dépends que de moi-même, je peux m’arrêter quand je veux et où je veux. Il était là, ce moment, si bref mais si intense. L’idéal serait que cet instant devienne un standard permanent. En voyage, j’essaie non pas de répliquer mais de retrouver cette sensation. Dites-vous parfois: «je pars en vacances» au lieu de dire: «je pars en voyage»? «Lorsque je voyage, c’est plus dur que de travailler, car c’est 24h sur 24. Il faut trouver des ressources pour manger, une place pour dormir, etc. Cela prend beaucoup d’énergie. Lorsqu’on visite un musée, une exposition, on découvre et on est vraiment fatigué après quelques heures, on en sort avec une multitude de nouvelles idées. Si on voyage, c’est tout le temps comme cela, tant de nouvelles choses à absorber. Alors, pour mes vacances, je reste à la maison et je dors (rires)!

Quel type de cuisine préférez-vous? «J’adore manger, mes préférences vont vers la Thaïlande, la Turquie et l’Italie. Mes meilleurs souvenirs viennent de petits villages où les gens utilisent les ressources locales aisées à trouver, par exemple, au Cambodge, tout ce qui nage! On peut tout manger, plus ou moins. Tout est dans la préparation. En Afrique, j’ai découvert de nouveaux goûts que j’ignorais, presqu’une explosion. Je me suis rendu compte que nous sommes très limités par des papilles insuffisamment éduquées.

Infatigable, vous continuez à restaurer le superbe château de ­Wintrange, demeure familiale, dans lequel nous sommes? «Bâti en 1610 et occupé successivement par plusieurs familles, acquis en 1938 par mon grand-père, c’était alors presqu’une ruine. Mon père, après la seconde guerre mondiale, promet à mon grand-père de se consacrer à la restauration du château. Nous avons repris, ma sœur et moi, le flambeau. Nous voulons en utiliser le potentiel. Ainsi, j’ai organisé dans ses murs il y a quinze jours, des design ­workshops avec la participation de designers internationaux. Nous recevons beaucoup d’encouragements des gens du village. Ils sont fiers du château et c’est de notre responsabilité de le garder.

Un moment intense de bonheur? «C’était lors de notre voyage en Iran en bicyclette et avec mon ami, Gaston Trauffler, le premier

En quelque sorte, vous posez votre sac? «Oui, pour l’instant, car c’est ici que je sens mes racines.

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120 PAPERJAM WINE & networking

Partytime at Vinoteca

Les vins rosés autour de la Méditerranée Retour sur la soirée du 17 juillet. Ambiance estivale et bonne humeur étaient au rendez-vous.

Alain Berland (Job Partners)

Jacqueline Betzen-Robinet (ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative)

Jacques Demarque (texte) et Etienne Delorme (photos)

C’est à la Vinoteca, sur une des plus belles terrasses de la capitale, avec vue imprenable sur la vieille ville et le Kirchberg, que s’est déroulé le paperJam Business Club, Wine & Networking du jeudi 17 juillet. Rodolphe Chevalier, meilleur sommelier du Luxembourg 2002-2003, demifinaliste mondial en 2007, a émaillé cette soirée de ses judicieux commentaires. Le sujet choisi, «Les vins rosés autour de la Méditerranée» constituait d’excellentes prémices aux vacances et à l’été. Les rosés bien maîtrisés, pour la plupart, sont devenus des vins «à part entière», bénéficiant des mêmes soins et mêmes rigueurs que leurs cousins rouges et blancs. De Sicile, le nero d’avola Agro Argento 2006 est un rosé de saignée typique. Le Castaño 2005 espagnol est, quant à lui, intéressant, car issu d’un cépage peu répandu, le monastrell. L’Italie et son Piémont

Gwladys Costant (Profiler Consulting)

sont représentés par un nebbiolo La Meridiana 2006, d’une grande puissance aromatique. L’assemblage de cinsault, syrah et cabernet-sauvignon, du domaine Massaya au Liban, prouvera que la vallée de la Bekaa doit être reconnue. Autre cépage peu connu, le sciacarellu qui donne un rosé de saignée corse, le Clos Capitoro, à la belle concentration. Languedoc et Provence clôturent la soirée, par le Château de la Negly, la Clape 2006, assemblage de syra et grenache et, en point d’orgue deux merveilles, le château Miraval 2006 des hauteurs de Bandol, cinsault vieilles vignes et grenache puis le château Simone, puissant et structuré car issu de syrah, grenache et mourvedre. Les délicieux mets servis par le Médina toute proche et l’excellente équipe de Dominique Colaianni, ont largement contribué à égayer les papilles des participants de cette belle soirée qu’Eric Hiéronimus a surveillée avec passion et compétence.

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cahier ÂŤĂ&#x2030;conomie et financeÂť Cover François Bausch photo AndrĂŠs Lejona

cahier ÂŤManagementÂť illustration INgrid

paperJam â&#x20AC;&#x201C; ĂŠdition septembre-octobre 2008 Ce numĂŠro est paru le 19 septembre Ă  20.000 exemplaires. Il a ĂŠtĂŠ ĂŠditĂŠ et imprimĂŠ au Luxembourg.

Directeur de la publication Mike Koedinger

rĂ&#x2030;daction tĂ&#x2030;lĂ&#x2030;phone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail press@paperjam.lu Web www.paperjam.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

rĂ&#x2030;dacteur en chef Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperjam.lu rĂ&#x2030;daction Marc Auxenfants (-46) marc.auxenfants@paperjam.lu

CĂŠline Coubray (-44) celine@mikekoedinger.com FrĂŠdĂŠrique Moser (-47) frederique.moser@paperjam.lu Nicolas Raulot (-45) nicolas.raulot@paperjam.lu

collaborateurs rĂ&#x2030;dactionnels JĂŠrĂ´me Bergerot (JB Presse), Jacques Demarque,â&#x20AC;&#x2030; Alain Ducat, Emily Hanson, SĂŠbastien Lambotte, Jacqueline Remits, Jean-Marc Streit, Marc Vandermeir correction Nathalie Lemaire (-26) nathalie@mikekoedinger.com photographie Laurent Antonelli (Blitz), Christian Aschmann, Julien Becker,â&#x20AC;&#x2030; Eric Chenal (Blitz), Luc Deflorenne, Etienne Delorme, Pierre Filliquet, David Laurent (Wide), AndrĂŠs Lejona, Fabrizio Maltese, Olivier Minaire (Wide) Illustrations INgrid

LAYOUT directEUR artistique Guido KrĂśgerâ&#x20AC;&#x2030; CRĂŠATION Vera Capinha Heliodoro, Emilie Mottet, Maxime Pintadu COORDINATION Monique Bernardâ&#x20AC;&#x2030; Mise en page Thomas Aubinet, Nathalie Petit, StĂŠphanie Poras, Claire Ramos pour INgrid (www.INgrid.eu) impression Qatena

rĂ&#x2030;gie publicitaire tĂ&#x2030;lĂ&#x2030;phone (+352) 27 17 27 27 Fax (+352) 26 29 66 20 E-mail info@tempo.lu Web www.tempo.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg

Ă&#x2030;diteur tĂŠlĂŠphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail info@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie CEO Mike Koedinger coo Rudy Lafontaine administration Sandra Barba, Sylvia Leplang, Laurren Prieur RC B95211 Tva intracommunautaire LU 197 914 67 issn 1992 - 4275 ConformĂŠment Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la libertĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;expression dans les mĂŠdias, la prĂŠsente mention est obligatoire ÂŤune fois par an, au premier numĂŠro diffusĂŠÂť. Nous avons choisi de la publier chaque mois. La sociĂŠtĂŠ ĂŠditrice de paperJam est dĂŠtenue indirectement, par une participation excĂŠdant 25 pour cent, par Mike Koedinger, ĂŠditeur indĂŠpendant domiciliĂŠ au Luxembourg. Le conseil dâ&#x20AC;&#x2122;administration est composĂŠ par Mike Koedinger (prĂŠsident), la sociĂŠtĂŠ Tempo ainsi que la sociĂŠtĂŠ Mike Koedinger Management s.Ă .r.l. La direction gĂŠnĂŠrale et la gestion journalière sont de la responsabilitĂŠ de Mike Koedinger. Š Editions Mike Koedinger S.A. (Luxembourg) Tous droits rĂŠservĂŠs. Toute reproduction, ou traduction, intĂŠgrale ou partielle, est strictement interdite sans lâ&#x20AC;&#x2122;autorisation ĂŠcrite dĂŠlivrĂŠe au prĂŠalable par lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠditeur.

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bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie directeur associÊ Aurelio Angius (-35), aurelio.angius@tempo.lu directeur commercial Francis Gasparotto (-33), francis.gasparotto@tempo.lu Assistante commerciale CÊline Bayle (-32), celine.bayle@tempo.lu ChargÊe de clientèle / paperjam Sabrina de Nardi (-38), sabrina.denardi@tempo.lu ChargÊe de clientèle / paperjam business club Vanessa Gourdange (-37), vanessa.gourdange@tempo.lu explorator Simon BÊot (-34), simon.beot@tempo.lu

Dans le prochain numĂŠro paperJam Novembre 2008

dossier assurances Le secteur de lâ&#x20AC;&#x2122;assurance commence lui aussi Ă  subir les effets de la crise. Mais il a encore dâ&#x20AC;&#x2122;autres atouts Ă  faire valoir.

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Prochaine ĂŠdition: 24 octobre 2008 Pour contacter la rĂŠdaction: press@paperjam.lu


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tribune libre Retrouvez sur www.paperjam.lu votre nouvelle rubrique «Tribune libre» qui vous permet de vous exprimer librement sur un sujet en relation avec l’économie au Luxembourg. Les meilleurs extraits de ces textes, publiés sur le site, seront repris chaque mois dans le magazine. Envoyez vos contributions originales à press@paperjam.lu en précisant «Tribune libre» dans l’objet de votre message.

Institutions

Comprendre l’Europe pour mieux gouverner l’Union Analyse du «Non» irlandais à la ratification du Traité de Lisbonne Philippe Poirier (Doc. Hab. en sciences politiques)

L’invocation des Pères fondateurs de l’Europe, le rappel incessant de la plus grande période de paix et de prospérité qu’a connue l’Europe de l’Ouest et le quasi-unanimisme des partis «de gouvernement», des organisations patronales et syndicales sur le fonctionnement actuel de l’Union ne suffisent plus pour garantir l’accep­ ­tation d’un nouvel approfondissement politique et économique par une partie des Européens. La claire victoire du «Non» au Traité de Lisbonne en République d’Irlande (53,4% pour le «Non» avec un taux de participation s’élevant à 53,1%) en juin dernier en est assurément une nouvelle illustration après les «Non» français et néerlandais au Traité constitutionnel européen du printemps 2005. (...) Comprendre l’état de la gouvernance européenne, c’est aussi s’interroger sur les transformations ontologiques de la politique moderne et envisager de replacer l’homme et un système de valeurs qui transcendent les particularismes au centre et à la source du processus décisionnel européen. La tâche est immense et les champs d’investigation sont nombreux. Concentronsnous brièvement sur quatre d’entre eux car ils peuvent être aussi utiles pour comprendre l’échec successif des deux derniers Traités européens. Primo, l’emprise de l’appareil politico-administratif, déjà repérée par Max Weber, sur la fabrication du cadre législatif contemporain aussi bien au niveau européen que national (et son incompréhension) pourrait être un facteur impor­­­­tant de l’indifférence croissante des citoyens vis-àvis de la politique en général et de la politique européenne en particulier. Le premier défi est donc d’expliquer comment les décisions en

politique sont prises aujourd’hui, pour quelles finalités et comment les citoyens peuvent y être associés au-delà des consultations électorales. Secundo, l’abaissement continuel et regrettable des critères et des conditions de l’exercice du parlementarisme au niveau de l’Union et dans une majorité des Etats membres produirait une amplification de la contestation exprimée par des Européens à l’endroit du système de délégation en politique. Dans le système décisionnel contemporain, les parlements européen, nationaux et régionaux à pouvoirs législatifs ne bénéficient pas de moyens de concertation, de médiation, d’information, d’investigation, et de recherche équivalents à ceux des délégations générales de la Commission européenne, à ceux des représentations permanentes des Etats membres et à ceux de certains groupes d’intérêts, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux, agissant en amont d’une proposition de directive européenne. Le second défi est donc de donner des instruments de pouvoir et surtout des moyens de les exercer aux différents acteurs des parlementarisme(s) européen(s). Tertio, la monopolisation de l’activité politique par des partis politiques et des élus – constitu-

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tive de l’extension du régime démocratique dans les sociétés européennes – connaîtrait une nouvelle dégradation dans un contexte de pluralisme informatif de masse et ce au bénéfice de multiples formes d’entreprise politique, allant du leader «télécrate» aux réseaux concurrents d’«orga­­nisations politiques sans volonté élective». Le cadre référendaire serait particulièrement propice à un tel phénomène puisqu’il se conjugue avec celui du désalignement partisan repéré dès la fin des années 80 en Europe. Le citoyen, au moment d’une votation, est en effet libéré de la «contrainte» du parti par l’existence même d’un choix cornélien sur le sujet qui lui est proposé. (...) Le troisième défi à relever serait donc d’accélérer la constitution d’un système politique européen avec notamment la mise en place de formations politiques dans lesquelles les individus puissent réellement se reconnaître. Les partis politiques européens comme les formations politiques nationales doivent être un médiateur d’intérêts, un porteur de revendications économiques et sociales, le continuateur d’un héritage idéologique et culturel et une organisation bureaucratisée qui sélectionne le personnel dirigeant. A ce titre, les deux derniers rapports du Parlement européen sur les partis politiques européens en 2006 et en 2007 donnent des pistes intéressantes à suivre. Ils insistent par exemple sur l’obligation d’adopter enfin une réelle réglementation sur l’adhésion individuelle aux partis au niveau européen, la direction, la présentation de candidats et les élections (notamment des listes européennes et/ou transnationales). Finalement, les instruments actuels de la gouvernance économique de l’Union seraient pour des Européens inadaptés au contexte de


127 Tribune Libre

Réorganisation territoriale

L’unité seule ne fait pas la force

globalisation économique, inefficaces au maintien de leur qualité de vie, illégitimes par rapport à ceux des Etats membres dans le mesure aussi où, derrière les principes de convergence et d’harmonisation des politiques économiques affichés, les Etats membres et les régions à pouvoir législatif participent de fait à une compétition au sein même du marché unique alors qu’ils devraient le faire au niveau mondial par rapport aux autres blocs régionaux constitués ou en voie de constitution (Alena, Asean, Mercosur etc.). Le dernier défi est redoutable car il est nécessaire de construire une gouvernance économique de l’Union sans prendre la forme d’un gouvernement économique, au risque de tomber dans les travers des économies nationales les moins performantes de l’Union, de lier à nouveau gouvernances économique et monétaire «séparées» de fait depuis le Traité de Maastricht en 1993, sans remettre en cause le rôle indéniable de la Banque centrale européenne dans la politique monétaire avec le danger sinon d’affaiblir la stabilité et l’attractivité de l’euro sur la scène mondiale tout en garantissant la convergence fiscale des Etats membres et prévoir un système uniforme minimale de prestations sociales dans toute l’Union. Qui plus est, ce défi ne saurait faire l’économie d’une plus grande rigueur budgétaire des principales économies de l’Union et de l’accroissement du budget des institutions et des politiques publiques de l’Union tant par l’impôt européen que par les contributions des Etats membres et de leurs territoires associés.

Les deniers publics doivent être gérés au mieux pour garantir des services performants aux citoyens sans grever outre mesure les contribuables. Deux acteurs sont appelés à faire des efforts en matière d’efficience: l’Etat et les communes. La bonne coopération entre ces deux niveaux de décision et entre les communes elles-mêmes est un élément-clé pour atteindre cet objectif. Après de longues années de discussions, la commission spéciale «Réorganisation territoriale du Luxembourg» constate que le grand nombre de communes de taille parfois très réduite et l’existence d’une multitude de syndicats intercommunaux qui regroupent les communes dans des constellations très diverses, entraînent une répartition des fonds à l’arrosoir et rendent difficile une réalisation des stratégies nationales cohérentes en matière d’aménagement du territoire, des transports etc. Une première mesure consiste donc à encourager les petites communes à fusionner. En même temps, les grandes agglomérations, comprenant une ville d’importance régionale et les communes adjacentes, sont incitées à former des «communautés urbaines», ce qui correspond en fait à une fusion limitée à certains domaines définis. Le LSAP soutient ces efforts à condition qu’une réelle plusvalue de cette réorganisation territoriale soit clairement perçue aussi bien par les citoyens que par les responsables communaux. Une réforme imposée d’en haut

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pour des raisons idéologiques ne réussira pas et n’aura pas l’approbation de mon parti. Le nombre des habitants d’une commune, sa «masse critique» ne détermine pas à elle seule la qualité des services offerts. Bon nombre de communes ont vu leur marge d’action réduite par le nombre croissant de missions obligatoires qui leur ont été imposées par l’Etat sans que la compensation financière offerte ait pu couvrir les dépenses supplémentaires. Si l’initiative communale s’affaiblit, ce n’est pas par manque de compétence! (...) Un des objectifs de la réorganisation territoriale doit être le renforcement d’une autonomie communale digne de ce nom. Le LSAP veut des communes unies, mais avant tout des communes fortes, véritables partenaires de l’Etat qui pourront s’imposer en médiateur entre les intérêts nationaux et les intérêts locaux. Le nombre élevé d’initiatives des citoyens ne reflète pas seulement la mentalité «nimby» si souvent critiquée. Il indique aussi que les citoyens font de moins en moins confiance aux élus communaux pour négocier un équilibre juste entre les différents intérêts. Des communes fortes qui savent défendre de manière crédible les intérêts de leurs citoyens, tout en acceptant des compromis au vu des intérêts nationaux, renforceront la confiance des citoyens dans la classe politique, élément indispensable de la démocratie. Jempi Klein (LSAP), Député-maire de Steinsel


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Index entreprises 249 entreprises et organisations ont été citées sur les 132 pages de ce cahier «Économie & Finance».

1 , 2 , 3  352

A 

Abarth ABBL ABN Amro Administration des Eaux et Forêts ADR AirFlowControl AKUT ALFI Allen & Overy Alpha Management Services Amcham ArcelorMittal ArcelorMittal Luxembourg Arena Auchan Austrian Airlines Autopolis

36

28 42 56 10 74 28 76 50 56 52 22 42 60 39 36 34 28

B 

Banque Centrale du Luxembourg 20 Banque Degroof Luxembourg 52 Banque de Luxembourg 51 Banque Invik 41, 50 Banque Mondiale 9 BCEE 34, 53 BCL 53 Belgacom 25 BGL 34 BIP Investment Partners 28, 34, 56 Bombardier 36 Bourse de Luxembourg 41 Brown Brothers Harriman, Luxembourg 22 Brussels Airlines 34 BULO Concept Store 31 Business Review 36

c 

C. Karp-Kneip constructions 62 Café de Paris 9 Carey 53 Cargolux 34 Carré Bonn 9 Cartier 37 CCLux 53 Cegedel 60 Centre de Ressources des Technologies pour l’Environnement 10 Centre pour l’égalité de traitement 9 Cessna 28 CFL 68 Chambre de Commerce 9, 22 Chambre des députés 68, 76, 79, 82 Chambre immobilière 10 CID-Femmes 77 Citroën 61 Clearstream 41 Clearstream Services 22, 50 Club Med 35 Coface Services Luxembourg 36 Commissariat aux Assurances 36, 53 Commission de Surveillance du Secteur Financier 26 Commission européenne 34, 50, 60 Communauté d’agglomération de Metz Métropole (CA2M) 66 Confédération Luxembourgeoise du ­Commerce 10 Conseil communal de Luxembourg 82 Conseil de l’Europe 76 Conseil échevinal de la Ville de Luxembourg 82, 84 Conseil National des Femmes du Luxembourg 77 CRP Henri Tudor 10, 41 CSV 79, 82

d 

D’Coque D’Lëtzebuerger Land Déi Greng Deloitte Luxembourg Den neie Feierkrop Dexia Dexia BIL Dexia Life & Pensions DHL Express Luxembourg DP / Parti libéral

e 

E.On Ruhrgas EASI Eaton Ecofin Editions Revue Editpress Electrabel Enron Entreprise des P&T Epuramat Etat luxembourgeois Eu-Rec Eurogroupe European Data Hub Europrinces Eurosolar Eurostat

81 20 68, 79, 84 36 32 42, 44, 45 28, 34 52 28 79, 82, 84

60 50 25 16 38 32, 38 60 26, 28 131 36 9, 34, 79 36 16 38 23 77 16

f 

Fiat 28 Fidelity Investments Luxembourg 22 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie 10 Fortis Banque Luxembourg 34, 42, 48, 49, 56 Foyer 6, 50, 53 FranklinCovey Luxembourg 22 Fraselle 105

g 

Galerie Zidoun Garanti Bank Gazprom GDF - Suez GL Events Gouvernement Grande Région Groupe Saint-Paul

H 

Half Robert Hôtel Le Royal

i 

IFA Luxembourg Imprimerie Mil Schlimé ING Life Institut d’Etudes éducatives et sociales Institut de Formation Bancaire Luxembourg Institut Luxembourgeois de Régulation Interfiduciaire Intérieur 08 International Polar Foundation International School of Luxembourg Invik IQSolutions

j 

Jeunesse Démocrate et Libérale Jones Lang LaSalle

107 50 60 60 66 9, 82 66 32, 38

53 9

50 63 50 77 50 60 36 111 52 22 41 57

82, 84 28

k 

Kaupthing Bank Kaempf-Kohler Keasy Kessler KPMG Europe KPMG Luxembourg Krautmart Kyocera

53, 132 115 28 115 26 26, 52 68 67

l 

La Luxembourgeoise 50 Le Grand-Duché du Luxembourg 60 Le Républicain Lorrain 38 Leasinvest Real Estate 38 Les Verts 68 Les Espaces Saveurs 101 Lesfrontaliers.lu 36 L’essentiel 95 Link Up Markets 50 Lombard International Assurance 22 Louis Vuitton 11 Loyens & Loeff 28 LSAP 79 LTG Breitling 17 Lufthansa 34 Luxair 28, 34, 56 Luxaviation 28 Luxe TV 36 Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007 20 Luxembourg Online 52 Luxemburger Wort 32 Luxempart Energie 60 Luxexpo 85 LuxGSM 2 Luxinnovation 83 Lycée Technique de Bonnevoie 84

m 

M Partners Made In Luxe Maitland Maitland Luxembourg Manpower MDO Services Mercedes Mercuria Services Metz Expo Microsoft Ministère de l’Environnement Ministère de la Culture Ministère de la Justice Ministère des Affaires Etrangères Monster.lu Mouvement écologiste Mowo Musée de la Forteresse

n 

New Media Lux Nespresso Ntel Lëtzebuerg

o 

Observatoire de l’Habitat OCDE Office du Ducroire OGBL/SEW OSCE

p 

Panalpina Parlement Parlement de Strasbourg Parti libéral Parti socialiste Ping An PKE Place d’Armes PricewaterhouseCoopers Luxembourg ProDialog Proscience

56 36 56 22 71 53 55 53 66 28 10 14 10 68 28 76 123 14

36 19 36

r 

Radio socioculturelle RBC Dexia RBC Dexia Investor Services Renault Rosport RTL RTL Group RWE Energy

s 

Saab 29 Saar Ferngas 60 Service des sites et monuments nationaux 14 SES 56, 74 Sigma Conso Luxembourg 36 Sigma Software & Services 36 Simac ICT 28 SNCI 60 Soteg 60 Statec 10 Strellson 119 Swiss 34

t 

Tageblatt TAG Heuer Tamedia Tango Tango Fixed Tango Mobile Tango Services Tax Technprint Tele2 Tele2 Luxembourg Tele2 Services Luxembourg Tele2Tango Telindus The Directors’ Office TNS Ilres Transatel Tribunal du travail de Luxembourg

u 

Union Commerciale de la capitale Union Européenne Université de Technologie Chimique et de Métallurgie Université du Luxembourg

v 

Ville de Luxembourg Vision IT VLM Airlines Vontobel Asset Management Voxmobile

w 

Worldcom

20 9, 42 36 77 76

16 53 28 27 33 76 36, 52 60

y 

Young Energy Prize

34 13 32 21, 25 25 25 25 36 38 25 25 25 36 25 53 2, 16, 38, 75 36 20

10 74 10 20

10 47 129 53 25

26

28

34 77, 84 82 77 74, 76 42 25 9 41, 56 22 20

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130

Index décideurs 103 personnalités ont été citées dans les 132 pages de ce cahier «Économie & Finance».

A 

Adam Claude Arens Pierre Asselborn Jean

b 

Balon Jean-Philippe Barr Jean-Marc Bausch François Béart Emmanuelle Berger Eugène Bettel Xavier Bogachev Nikolay Bohl Jean-Luc Bonnaire Sandrine Borguet Alain Bowman Chris Braas Guy Brasseur Anne Braz Félix

c 

Calmes Emile Coqué Michel Covey Stephen M.R.

d 

De Bruyne Geert de Oliveiria Manoel de Rond Patrick Di Bartolomeo Mars Dierchx Patrick

e 

Eberwein Sebastian Eberwein Ariane Emering Paul

f 

Feit Luc Flesch Colette Frieden Luc

g 

Garcia Robert Gira Camille Glesener Marc Goebbels Robert Goerens Charles Gros Dominique Gudmundsson Magnus

76 41 20, 70

50 20 68, 80 20 82 82 28 66 20 9 22 28 70, 82 76

70 66 22

52 20 9 70 22

22 22 22

20 84 50, 70

20, 72 18, 76 32 70 82 66 53

h 

Hansen Jorgen Hansen Patrick Heinzmann Christian Helminger Paul Hentgen Pit Herfeld Eugène Huberlant Paul Hubert Alain Huss Jean

j 

Jarnheimer Lars-Johan Juncker Jean-Claude

k 

Karp-Kneip Corneille Kauffman Philippe Keusters Patrick Kox Henri Krecké Jeannot Kremer Claude

l 

Lamberty Claude Lenert Paul Li John Loschetter Viviane Lucius Jean Lyons Julie

m 

Masquelier François Masson Philippe Meisch Claude Mention Anne-Laure Meuleman Ingor Mills John Morrissey Stephan Mosar Laurent

22 28 28 70, 84 50 28 36 52 70, 76

n 

Nahon Michel

p 

Pérez Lozano Jorge Polfer Lydie

r  25 16, 70

62 28 52 72, 77 60, 70 50

84 32 26, 28, 52 77 60 22

52 52 79 41 52 56 22 70

Radoux Claude Rathle Fouad Renner Odile Riehl Karin Rings Robert Rod Victor Rommes Jean-Jacques Rouma Didier

s 

Schiltz Jean-Louis Schiltz Mathias Schon Jean-Paul Schonenberg Paul Schrader Maria Sekülü Hakan Simon Josy Stenbeck Jan Stendebach Théo Sticht Pamela

t 

Tesch François Thiel Lucien Thill Carlo Thiry Christian Thiry François Thorn Gaston Trouillez Marie-Hélène

w 

Wagener Renée Weides Fernand Weisbuch Claude Wiseler Claude

z 

Zangerlé Gaston Zeches Léon

22

22 84

52 50 56 26, 28 77 53 42 25

32, 70 32 28 22 20 22 70 41 70 20

50 70 56 62 62 84 22

72 16 52 70

38 32

paperJam – édition septembre-octobre 2008 Ce numéro est paru le 19 septembre à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication: Mike Koedinger Régie publiciaire: TEMPO, www.tempo.lu Éditeur: Mike Koedinger Éditions, www.mikekoedinger.com

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paperJam economie & finances septembre octobre 2008