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Bill Hybels

Annoncer la bonne nouvelle de JésusChrist, ce n’est pas nécessairement une affaire de gros moyens. Il suffit parfois de faire un seul pas… qui représente parfois tout un défi! Surtout connu en tant que pasteur fondateur de Willow Creek Commu– nity Church dans la banlieue de Chicago, Bill Hybels nous invite à relever ce défi et à découvrir comment mieux entrer en contact avec notre entourage pour lui offrir le plus grand des cadeaux. «Ce livre renouvelle notre façon de concevoir l’évangélisation. Il la présente non plus comme une activité que nous pratiquons à l’occasion, mais comme une manière d’être qui imprègne notre quotidien.» Dan Kimball

ISBN 978-2-8260-3499-5

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Bill Hybels

«10’000 pas. C’est en gros la distance que nous parcourons entre le lever du soleil et son coucher, chaque jour que Dieu fait. Au total, cela fait presque 190’000 kilomètres au cours d’une vie, c’est-à-dire plus de quatre fois le tour de notre chère planète bleue. Cela dit, sommes-nous sûrs d’optimiser nos déplacements?»

Rien qu’un pas vers l’autre

Rien qu’un pas vers l’autre

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Original publié aux Etats-Unis sous le titre: Just Walk Across the Room Copyright © 2006 Bill Hybels Publié avec l’autorisation de Zondervan, Grand Rapids, Michigan Originally published in the U.S.A. under the title: Just Walk Across the Room Copyright © 2006 Bill Hybels Published by permission of Zondervan, Grand Rapids, Michigan Les textes bibliques sont tirés de la version Segond 21 Traduction: Dominique Macabies © et édition: La Maison de la Bible, 2007 CP151, Chemin de Praz-Roussy 4bis CH-1032 Romanel-sur-Lausanne E-mail: info@bible.ch

Internet: http://www.maisonbible.net

Imprimé en UE ISBN 978-2-8260-3499-5

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Table des matières

Remerciements ........................................................................................... Introduction ..................................................................................................

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Partie 1. Le plus grand et le plus précieux des cadeaux ...............

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1. Le pas vers les autres ............................................................................ 2. La communication de l’Evangile .....................................................

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Partie 2. Vivre en 3 D

...............................................................................

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3. Primo, développer une relation d’amitié ..................................... 4. Deuzio, découvrir l’histoire de l’autre .......................................... 5. Tertio, discerner les prochaines étapes .........................................

71 95 117

Partie 3. La puissance d’une histoire ..................................................

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6. Votre propre avant et après ................................................................ 7. La bonne nouvelle de Dieu ............................................................... 8. Leçons de la part du Maître ..............................................................

145 169 191

Partie 4. Vivre la grande vision .............................................................

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19. L’invitation aux gros poissons ..................................................... 10. Le souhait le plus cher de Matthieu ............................................ 11. Des portes ouvertes ...........................................................................

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1 Le pas vers les autres

Aller vers l’autre, le principe de base 10’000 pas. C’est en gros la distance que nous parcourons entre le lever du soleil et son coucher, chaque jour que Dieu fait. Au total, cela fait presque 190’000 kilomètres au cours d’une vie, c’est-àdire plus de quatre fois le tour de notre chère planète bleue. Cela dit, sommes-nous sûrs d’optimiser nos déplacements? Voilà une question intéressante, n’est-ce pas? Une pièce de taille normale se traverse en, disons, une dizaine de pas (environ 6 mètres). Si seulement ces 10 petits pas – au maximum un millième de nos déplacements quotidiens – pouvaient compter pour l’éternité! Si c’était vrai, je suis sûr que cela changerait radicalement notre façon de nous déplacer. Cette idée m’est venue à l’esprit pour la première fois il y a plusieurs mois, après un bon déjeuner pris avec plusieurs centaines de personnes dans un Etat du sud des Etats-Unis. Une grande variété de groupes ethniques étaient représentés dans la foule qui remplissait la salle du bar de l’hôtel, et j’ai eu l’intuition que j’allais vivre une expérience intéressante. Lorsque les convives se sont retrouvés autour de la table où j’étais assis, j’ai compris que notre diversité n’était pas seulement ethnique, mais qu’elle incluait une grande diversité d’âges, de milieux sociaux, de professions et de religions.

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Rien qu’un pas vers l ’autre Le maître de cérémonie a commencé par quelques remarques d’introduction et a demandé que chacun prenne quelques minutes pour se présenter et dire aux autres où il vivait, ce qu’il faisait dans la vie et pourquoi il avait décidé de participer à cette rencontre. Tandis que chacun se livrait à cet exercice, mon attention a été attirée par l’homme assis en face de moi, un Américain d’origine africaine. Quand son tour est venu, il a dit son nom, clairement musulman. Un peu plus tard, vers le milieu de notre repas, il a capté mon regard et, par-dessus le bruit des conversations et le cliquetis des couverts, a articulé ces paroles: «J’aime beaucoup ce que vous avez écrit!» Instinctivement, je me suis retourné pour voir quel écrivain en bonne et due forme s’était approché de notre tablée parderrière. Personne. J’ai donc repris ma position initiale et, pointant un index incrédule sur ma poitrine, j’ai articulé à mon tour: «C’est à moi que vous parlez?» Il m’a répondu en souriant: «Bien sûr! Il faudra que nous nous parlions après le déjeuner.» «D’accord», ai-je répondu, très intrigué. Et pendant tout le repas, je me suis torturé l’esprit pour deviner comment un musulman avait bien pu tomber sur mes livres, tellement ils sont marqués «chrétiens». Un peu plus tard, il m’a fait signe de venir avec lui, et les pièces du puzzle ont commencé à s’imbriquer. «Je comprends mieux pourquoi mes paroles vous ont tant étonné. Vous êtes sûr que je suis musulman?» m’a-t-il demandé. «Dans ce genre de circonstances, je me garde bien de présumer de quoi que ce soit, lui ai-je dit en riant, mais je dois bien avouer qu’effectivement vous avez piqué ma curiosité.» En l’écoutant me confier son histoire, j’ai eu le cœur et l’esprit remplis de joie de constater combien l’évangélisation peut être puissante lorsqu’elle se fait de personne à personne. Après cette rencontre, Dieu m’a fait comprendre d’une façon nouvelle comment l’Esprit se manifeste dans la vie des disciples de Christ, s’ils persévèrent à entretenir une relation dynamique et fervente avec

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Le pas vers les autres Dieu. Des semaines plus tard, ses commentaires tournaient encore dans mon esprit, et j’ai été de plus en plus étonné en découvrant que, si les disciples de Christ veulent que leur vie ait un impact sur leur entourage, il est indispensable que quelque chose de bien précis leur arrive. Mon voisin de table avait été musulman le plus clair de sa vie. Il a souligné combien la vie d’un Américain d’origine africaine, musulman, dans une ville du sud des Etats-Unis, et en plus avec un métier comme le sien, pouvait se révéler quelque peu compliquée. «Cela n’a jamais été facile, comme vous pouvez l’imaginer, a-t-il dit. J’ai eu beaucoup de mal à m’intégrer et à construire des relations sociales satisfaisantes. Le pire, c’est que dans ma profession les occasions ne manquent pas de participer à des cocktails et autres soirées. J’avais donc pris l’habitude de me présenter avec un retard juste suffisant pour ne pas être trop impoli, d’accepter en souriant un verre et des petits fours et de partir à la recherche de nouvelles relations d’affaires. Chaque fois, je me retrouvais seul, à faire tapisserie ou à me cacher dans un coin. Dès que j’estimais que j’étais resté aussi longtemps que l’exigeait la plus élémentaire politesse, je préparais discrètement ma sortie et quittais la réunion. Je m’y étais totalement résigné. »Un soir que je m’étais rendu à ce genre de mondanités, j’ai constaté que, comme d’habitude, les gens se regroupaient en petits cercles et échangeaient des banalités. Une fois de plus, je suis resté à l’écart mais, comme je vous le disais, cela ne m’affectait plus. »A un moment donné, j’ai remarqué, à l’autre bout de la pièce, un homme en grande discussion avec quelques personnes du même genre que lui, si vous comprenez ce que je veux dire. Soudain, son regard a quitté le petit groupe et il m’a vu, tout seul dans mon coin. Alors, écoutez-moi bien, Bill, ça c’est passé comme je vais vous le dire: il s’est excusé auprès de sa petite coterie et il a traversé toute la pièce. Il s’est planté devant moi, m’a tendu la main et s’est présenté.

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Rien qu’un pas vers l ’autre »Cela avait l’air si facile et naturel pour lui! Après quelques minutes, nous échangions tranquillement à propos de notre profession, notre famille, notre métier et nos sports favoris. Finalement, la conversation a glissé vers des sujets en rapport avec la foi. J’ai pris le risque de lui révéler que j’étais musulman, mais j’appréhendais un peu sa réaction, pour être parfaitement honnête. Il m’a répondu qu’il était disciple de Christ et m’a avoué très franchement qu’il ne connaissait pratiquement rien à la religion musulmane. Vous imaginez alors quelle a été ma surprise de l’entendre me demander si j’acceptais de lui faire l’honneur de lui expliquer les bases de l’islam, un jour, autour d’un verre. Vous arrivez à le croire? Il m’a dit que, même si je trouvais cela un peu bizarre, il avait le désir sincère de comprendre ma foi et de savoir pourquoi j’avais décidé d’y consacrer ma vie. Lors des rencontres qui ont suivi, tous les doutes que j’avais pu avoir quant à la sincérité de sa démarche vis-à-vis de mes croyances se sont dissipés. Il désirait vraiment comprendre ma vie et ma foi. Nos rencontres se déroulaient pratiquement toutes les semaines et, chaque fois que j’étais assis en face de lui, j’étais frappé de sa qualité d’écoute, de compassion et d’attention. »Un jour, j’ai saisi une occasion de lui poser, à mon tour, des questions sur sa foi à lui. ‘Je suis né dans un foyer chrétien, mais j’avais abandonné ma foi, surtout parce que l’église que ma famille fréquentait était si marquée par les préjugés racistes que je ne pouvais plus supporter de m’associer à ce christianisme-là’, m’a-t-il dit. Maintenant que les rôles étaient inversés, c’était à moi de l’écouter parler de sa foi. Il m’a patiemment décrit les raisons pour lesquelles il avait donné toute sa vie à la personne appelée Jésus-Christ. Nos conversations se déroulaient dans une atmosphère incroyablement agréable et, dans le plus grand respect de ma foi, il me faisait part de son amour de Dieu avec beaucoup de délicatesse. Malgré nos grandes différences religieuses, notre amitié se développait rapidement.

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Le pas vers les autres »Ces rencontres ont duré quelque temps et nous en sommes arrivés à évoquer les nuances de nos expériences respectives de foi. Parfois, il me demandait de lui laisser quelques jours pour trouver la réponse à mes questions mais, à d’autres occasions, il comprenait précisément pourquoi j’avais du mal à le suivre et il semblait toujours trouver les mots qu’il fallait pour dissiper ma confusion. »Il est finalement venu un jour – je me souviens que j’étais chez moi quand cela est arrivé – où j’ai ressenti le besoin impérieux de prier Dieu. Je me suis mis à genoux au pied de mon lit, j’ai confié à Dieu tout ce que j’avais sur le cœur et, pour finir, j’ai donné ma vie à Jésus-Christ. En l’espace d’une semaine environ, cette décision, à elle seule, a tout changé dans ma vie, absolument tout.» En entendant son témoignage, j’avais le cœur plein à déborder. Quelle histoire passionnante! Il m’a dit qu’il avait récemment été nommé ancien de son église locale, et c’est ainsi qu’il était tombé sur quelques-uns de mes livres. Le pas de foi qu’il avait fait avait déjà fait tache d’huile et plusieurs membres de sa famille avaient commencé à se tourner vers Christ. Sa vie avait réellement pris un tour nouveau: elle était complètement centrée autour de la communion fraternelle, la puissance et la grâce salvatrice de Jésus-Christ. Le soir où je me suis trouvé dans cette salle de bal qui se vidait lentement, dans cet hôtel sans intérêt, par un après-midi poisseux du Sud profond, j’ai fait mon culte personnel pour remercier Dieu d’avoir racheté cet homme, en le remerciant d’avoir changé son éternité et, très probablement aussi, l’éternité de sa famille proche. Et il avait suffit pour cela qu’un homme prenne la peine de traverser une pièce…

Entrer dans la zone d’inconnu Au cours de mes fréquents voyages et de mes activités pastorales à Willow Creek, j’entends des dizaines de témoignages. Ce ne sont jamais les mêmes: des hommes et des femmes très différents, des enfants aussi, et je me réjouis de chacun d’entre eux! Or, ce jour-

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Rien qu’un pas vers l ’autre là, dans l’avion qui me transportait vers la ville suivante, une idée intéressante a soudain traversé mon esprit, et il m’a semblé qu’elle méritait qu’on s’y arrête: «Et s’il était possible de changer le cours de la vie éternelle de quelqu’un en prenant simplement la peine de traverser une pièce, de faire ne serait-ce qu’un pas vers lui?» Par cette histoire, je savais que Dieu voulait imprimer dans mon esprit quelque chose, et cela tenait à beaucoup plus que la conversion finale d’un homme à Christ. J’avais l’impression que Dieu lui-même me soufflait: «Si tu veux bien mettre un peu de ton énergie à réfléchir à ce témoignage, je t’offrirai une image qui va enflammer ton cœur pendant très longtemps.» Pendant que je retournais tout cela dans mon esprit, il s’est formé une image très précise de ce qu’avait dû ressentir ce disciple de Christ lors de ce cocktail: il s’était retrouvé à participer à une fête, ce qui pour moi avait toujours représenté l’occasion de jouir confortablement de la compagnie, dans la douce chaleur d’une conversation. Il faisait partie d’un groupe où il était parfaitement à l’aise, parfaitement intégré. A cette occasion, il s’était senti à l’abri de toute menace, il savait que rien de fâcheux ne pouvait lui arriver et il avait donc toutes les bonnes raisons de s’en tenir aux limites de cette petite zone de confort. Nous avons tous eu l’occasion de connaître cela. Et pourtant, son attention avait été attirée par un homme laissé à l’écart, mal à l’aise et mourant d’envie d’être intégré, et il avait eu la force de sortir du cercle et de traverser la pièce, un pas après l’autre. C’était comme si, par un éclair d’illumination, il avait entendu le Saint-Esprit lui-même lui souffler une parole d’encouragement: «Pourquoi n’irais-tu pas voir cet homme, là-bas, et lui offrir ton amitié? Va voir s’il n’a pas envie de parler un moment ou peut-être d’être réconforté. Qui sait ce qui pourrait en sortir?» Plus j’y réfléchissais et plus je me disais qu’il avait dû non seulement voir quelque chose et entendre les paroles du SaintEsprit le guider, mais qu’il avait certainement ressenti aussi le besoin de faire quelque chose qui lui avait semblé valoir la peine.

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Le pas vers les autres L’Esprit saint qui vivait en lui avait fait naître suffisamment de compassion pour l’homme qui était tout seul, là-bas, pour le pousser à s’excuser auprès de sa petite «zone de confort», se tourner vers l’autre côté de la pièce et se mettre en marche vers ce que j’appelle la «zone d’inconnu». C’est une terre étrangère, cette zone. Il n’avait aucune idée de ce qui allait se passer lorsqu’il tendrait la main à ce grand musulman. Il ne savait pas quel tour prendrait la conversation, ni même s’il pourrait en engager une avec lui. Il ne pouvait pas deviner quelle serait la réaction de l’autre. Pourtant, il s’était déjà engagé. Il avait quitté sa zone de confort, avait par la foi traversé toute la pièce, avait décidé dans son cœur d’entrer dans cette zone d’inconnu pour voir comment Dieu allait prendre les choses en main, et je suis prêt à parier qu’il avait prié à chaque pas. Vous savez, le plus souvent, c’est quand on accepte d’entrer dans la zone d’inconnu que Dieu fait son meilleur travail. Aucun témoignage de conversion ne m’avait jamais fait autant d’effet. Mais pourquoi donc? Je n’arrêtais pas de harceler Dieu: «Qu’y a-t-il de si spécial dans ce témoignage?» J’en ai conclu que, s’il avait eu un tel impact, c’était parce qu’il m’avait offert un cadre dans lequel formuler ce que je pensais depuis longtemps, depuis le jour où je m’étais converti moi-même, plus de trente ans auparavant: «Se pourrait-il que l’évangélisation personnelle soit aussi simple, qu’il suffise de traverser une pièce, de faire un pas vers l’autre? De simples pas guidés par l’Esprit peuvent-ils se révéler si riches de conséquences?»

Quand Christ fait le pas Ce que Dieu avait à me révéler ne s’arrêtait pas là. C’était comme s’il me disait: «Tu viens enfin de comprendre ce que mon Fils luimême a fait.» Si vous voulez bien suivre avec moi cette métaphore, je pense que vous serez d’accord avec moi: le premier (et suprême) acte d’évangélisation a commencé par quelqu’un qui a traversé une

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Rien qu’un pas vers l ’autre «pièce», une très grande pièce en fait. Un jour dans notre histoire, Jésus-Christ lui-même a accepté de quitter la merveilleuse communion dont il jouissait au sein de la Trinité, de ne plus jouir de l’adoration et des prières des anges; il s’est incarné pour prendre notre condition et a traversé le cosmos pour tendre la main à des gens comme vous et moi (dont le plus grand nombre travaillaient assidûment à s’autodétruire). Romains 5.81 résume comment le pas fait par le Christ a assuré notre salut: alors que nous étions irrémédiablement plongés dans les affres du péché, Christ s’est arraché à la zone de confort suprême – le paradis, rien que cela! – et a franchi le temps et l’espace dans le seul but de nous sauver. Jésus, d’un pas déterminé, a décidé de s’approcher des mécréants, d’embrasser le pire de ce que la planète a en réserve, dans un esprit d’acceptation, d’amour et de miséricorde. Le plus grand miracle qui soit, c’est que la mort de Christ en faveur de l’humanité rebelle et souillée par le péché a offert à tous les hommes l’amnistie de leurs fautes. Réfléchissez-y quelques instants: donner votre vie pour quelqu’un de bien, cela peut se concevoir, mais l’offrir en sacrifice pour des misérables comme nous, ce n’est pas la même chose. C’est une faveur aussi inespérée qu’imméritée, c’est le moins qu’on puisse dire. Pour les disciples de Christ, les conséquences sont révolutionnaires: si nous acceptons de faire un pas pour aller à la rencontre des autres, c’est parce que Christ est venu à notre rencontre le premier, et le sort de l’humanité en a été définitivement changé. Si vous ne comprenez pas pourquoi Dieu a accepté d’aller si loin pour nous démontrer son amour, vous n’êtes pas le seul. Pour l’expliquer aux personnes qu’il rencontrait pendant le premier siècle de son ère, Christ disait: «Je suis venu chercher les perdus pour les sauver.» Point final. Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous: alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. 1

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