Nouméa Mag N°10

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Février 2015 –

n° 10

le nouméa mag Votre ville et vous.

www.noumea.nc


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Debout nous sommes, debout nous resterons

L

a France a été frappée en plein cœur, la France été ­meurtrie dans sa chair. La liberté d’expression a été attaquée, mais c’est la liberté tout court, poteau central de notre République, que l’on a tenté d’assassiner ! Au nom de qui, au nom de quoi ? Ces actes barbares et lâches ont soulevé le peuple de France et du monde. Jamais nous n’avons assisté à un tel rassemblement pour défendre les valeurs de notre République. À l’unisson, des millions d’hommes et de femmes se sont levés pour délivrer un message fort : pas question de céder à la peur, debout nous sommes, debout nous resterons. À Nouméa comme dans les autres communes du territoire, dans un élan de solidarité nationale, des milliers de Calédoniens ont réaffirmé ces valeurs et rendu hommage aux familles des victimes. Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré et les autres ne sont pas morts pour rien, parce que Charlie Hebdo est devenu immortel. L’abject, l’ignoble, le fanatisme, n’ont pas tué l’humour et le talent. La relève est là et elle vit. Longue vie à elle. Les trois policiers ne sont pas morts pour rien, leur difficile mission impose enfin respect et ­admiration. Les quatre juifs français ne sont pas morts pour rien, des millions de personnes ont réaffirmé leur refus de l’antisémitisme et du racisme. Alors, que restera-t-il du 11 janvier 2015 ? À l’heure où sonne la rentrée scolaire pour des milliers d’élèves du primaire et du secondaire, comment les enseignants vont-ils aborder les valeurs de la République, en particulier avec les plus jeunes ? L’école a une mission essentielle : relever les défis éducatifs et transmettre ces valeurs mais la responsabilité éducative ne peut reposer sur le seul monde enseignant, elle est avant tout parentale. Plus que jamais, la famille est le socle sur lequel doit reposer la transmission des valeurs pour faire de nos jeunes, les citoyens responsables et libres de demain. Des femmes et des hommes debout ! Vendredi 30 janvier à Paris, j’ai rencontré Gérard Biard rédacteur en chef de Charlie Hebdo pour lui remettre en mains propres le 1er livre de souvenirs signé par des centaines d’entre vous. C’est au siège de Libération, qui accueille les journalistes de Charlie hebdo depuis l’attentat, qu’a eu lieu cette rencontre empreinte d’émotion. Extrêmement ému et touché de la démarche, il a souhaité que je vous transmette ce message : « Un grand merci du fond du cœur à tous les Calédoniens qui se sont mobilisés et qui ont exprimé avec leurs mots ou leurs dessins la défense de la liberté. »

Sonia LAGARDE Députée-Maire de Nouméa

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sommaire P4

Brèves d’actus Opération pilote au rondpoint Berthelot

15 P Dossier

Agenda P23 des sorties

Les grandes priorités

le nouméa

P20-22 Actu

P24 Retour

en images

P6 Vie

des quartiers

Tribune libre P26

• Hygiène et santé publique • Environnement • Social

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Réalisation : Direction de la Communication Hôtel de ville 16, rue du Général-Mangin BP K1 98849 Nouméa Cedex Téléphone : (687) 27 07 78 Télécopie : (687) 27 07 03 www.noumea.nc

Directeur de publication : Sonia LAGARDE Députée-maire de la Ville de Nouméa Rédacteur en chef : Corinne CHERRIER Rédaction : Nancy ENGUEHARD, Corinne CHERRIER, Véronique MÉZILLE Maquette : Concept PAO : Eteek Photos : Niko VINCENT, André PUGLIA Impression : Artypo Tirage : 49 000 exemplaires


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L’annexe Ferry Respire

Paiement de la taxe canine Près de 50 000 chiens vivent à Nouméa, soit près d’un chien pour deux Nouméens. La mairie de Nouméa rappelle aux propriétaires qu’ils doivent déclarer leur animal et ont jusqu’au 31 mars pour payer la taxe canine annuelle, dont le montant s’élève à 2 000 F. Ils peuvent le faire à l’hôtel de ville ou à la fourrière intercommunale.

C’est dans le but de rassembler tous les services et les divisions de la Direction de l’aménagement de l’espace et du développement urbain (DAEDU) et de la Direction générale des services techniques (DGST), qu’a été réalisée une extension de l’annexe Ferry. Ces nouveaux locaux vont regrouper des services techniques excentrés, ce qui va permettre de réduire les coûts de locations immobilières. Le déménagement des différents services est prévu à la mi-février 2015.

Nouméa prête en cas de cyclone

À l’hôtel de ville, un guichet de permanence est mis à disposition selon le calendrier suivant : – jusqu’au vendredi 27 février : de 8h à 11h30, les lundis, ­mercredis et vendredis ; – du lundi 2 au mardi 31 mars : de 8h à 11h30, les lundis, mardis, mercredis, jeudis et ­ vendredis. Pour rappel, la taxe canine contribue au budget de fonctionnement de la fourrière intercommunale qui ramasse 5 jours sur 7 et 1 à 2 week-ends par mois les chiens errants et en divagation.

Les sapeurs-pompiers de Nouméa ont procédé, jeudi 11 décembre, à un exercice de gestion d’alerte cyclonique, afin de tester la mise en œuvre opérationnelle du Plan communal de sauvegarde (PCS), avec la participation de Mme la députée-maire, Sonia Lagarde. Cet exercice pédagogique a consisté en une simulation, en temps réel, de la montée en puissance du poste de commandement communal (PCC), dit « salle rouge », du centre de secours de Normandie, avec les cadres armant chaque cellule (communication, Direction générale des services techniques, sécurité, sûreté, secrétariat, etc..). Un arrêté validant le PCS a été pris. Afin d’informer et de sensibiliser la population aux différents risques majeurs pouvant survenir à Nouméa, la mairie éditera, à son intention, dans un second temps, un document d’information communal des risques majeurs (DICRIM).

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Earth Hour, une heure pour la planète Le samedi 28 mars 2015 à 20h30, des millions de personnes tout autour du monde éteindront la lumière pour une durée d’une heure. Il s’agit de plonger la planète dans le noir pour sensibiliser aux changements climatiques, et de façon plus générale, à la protection de l’environnement. Ce jour là, la Ville de Nouméa s’associera, en partenariat avec l’association WWF, à cette manifestation en éteignant certaines parties de la ville et en organisant un village d’information et d’animation place des Cocotiers.

Pour une agriculture urbaine durable Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 21, la Ville de ­Nouméa souhaite favoriser le développement d’une agriculture urbaine durable. Elle propose ainsi, en partenariat avec l’association Malee’va, des temps forts entre le 20 et le 29 mars 2015, notamment : – une matinée d’échanges, sous la forme d’une tournée de jardins et d’échange avec le formateur, à destination des jardiniers des jardins familiaux ou partagés de la Ville et des associations de quartiers, le 21 mars, aux jardins familiaux de Normandie. – une conférence publique sur la permaculture urbaine, le 25 mars, à 18h, au Rex. Plus d’infos sur www.noumea.nc

La mairie communique • Un agenda trimestriel « Culture et Fêtes » qui détaille les activités proposées par les structures municipales que sont la médiathèque municipale de Rivière-Salée, le centre d’Art, le musée de la Ville et le musée de la Seconde Guerre mondiale. • Un agenda trimestriel des maisons municipales de quartier. • Et enfin, sur le site internet de la mairie www. noumea.nc, vous trouverez, en plus des thématiques telles que culture et loisirs, enfance et jeunesse, prévention et sécurité, les actus, l’agenda des manifestations et toutes les informations pratiques pour bien vivre à Nouméa.

La mairie se met en quatre, et en ligne, pour toujours mieux vous informer. • 3 guides pratiques à votre disposition : – Le p’tit nouméen 2015 – Le sport dans ma ville – Le guide des seniors 2015. Disponibles dans les structures municipales et sur www.noumea.nc

Rond-point Berthelot Des feux à commande pour les piétons sont installés au rond-point Berthelot. Pendant trois mois, une étude sera menée sur le flot de circulation, en particulier sur la rue Edouard-Unger, deuxième Vallée-duTir et sur la fluidité de la circulation en amont et en aval du rond-point. La nouvelle passerelle routière reliant la ­Vallée-du-Tir à Doniambo est mise en circulation et le rond-point fermé.

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Brèves d’actus d’actualités

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Montravel « le Phare » Ainsi surnommé par les habitants de la cité mélanésienne, le quartier de Montravel, se révèle, à qui prend le temps de le connaître, un quartier dynamique, plein de ressources et bien loin de la mauvaise réputation dont il fait l’objet.

« Nous appelons notre quartier « le Phare », car c’est un des premiers quartiers de Nouméa ; il est donc un point de repère, une lampe qui doit éclairer et guider les autres », déclare Yamel Wayo, président de l’APREM, l’association des propriétaires de Montravel. Ce quartier condense en effet à lui seul toute l’histoire de Nouméa. De son origine mélanésienne Tama, qui signifie « en face du récif », à la construction, puis la réhabilitation, de la cité Pierre-Lenquette, en passant par l’installation de la Pénitentiaire, de l’école des moniteurs indigènes et d’une compagnie de fusiliers voltigeurs, cette colline haute de 167 mètres n’en finit plus de changer de visage.

cette cité « dont les habitants se sont saisis comme d’un espace donné par l’administration, permettant de mettre en œuvre un projet urbain respectant la structure de la société mélanésienne » ainsi que l’explique Magali Siaud. Conçue selon le schéma purement fonctionnaliste des cités des années 1970, la création de la cité Pierre-­ Lenquette intervient sans concertation avec les habitants et les Mélanésiens résidant déjà le quartier se voient imposer des bâtiments sur un espace qu’ils considèrent sous leur gestion. La cité se dégrade

Trois cités en une La cité mélanésienne, la cité Pierre-Lenquette et le squat de l’Impérial constituent, au sein d’un même quartier, trois pôles de vie bien distincts. « L’un des grands maux de Montravel, ce sont les clivages entre les habitants », explique ainsi Magali Siaud, de la cellule Proximité et agglomération. La cité mélanésienne fut construite à la fin des années 1950, afin de loger les premiers fonctionnaires mélanésiens travaillant à Nouméa. « Nos parents et nos grands-parents furent ainsi les premiers propriétaires mélanésiens. Mais cela pose actuellement pas mal de problèmes en termes de succession car la transmission est régie par le droit coutumier, donc sans actes écrits, par l’oralité. Les conflits doivent se régler entre clans d’origine et il faut parfois aller jusqu’aux îles Loyauté » précise Yamel en ajoutant : « par ailleurs, de nombreuses habitations sont en mauvais état car construites dans l’urgence et parfois sur des zones inondables. » Un des objectifs de l’APREM est ainsi d’obtenir une rénovation de

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Vie des quartiers

lentement pendant 30 ans, jusqu’à la fin des années 1990, au point d’être systématiquement stigmatisée à chaque désordre social. En 1999, la Ville de Nouméa et la Société immobilière de Nouvelle-Calédonie (Sic), décident d’engager un programme de rénovation de ces 380 logements, sur une durée de vingt ans. À cela s’ajoutent le traitement et la végétalisation des espaces, la réalisation de jardins en pied d’immeuble ainsi qu’une réhabilitation complète du réseau des eaux pluviales et des eaux usées. Aujourd’hui, selon les intervenants du quartier, une violence entre factions de la cité mélanésienne, du squat et de la cité PierreLenquette, induite par l’absence de cohésion spatiale et coutumière, subsiste : « Personne n’a de légitimité, au sens de l’organisation de la société mélanésienne, sur cet espace. En conséquence, personne ne peut légitimement se référer à un cadre pour agir. Les personnes qui interpellent des jeunes ou des parents sur leurs comportements s’entendent répondre : Tu es qui, toi, pour représenter l’ordre ? Je ne te reconnais pas. » Et pourtant, au-delà d’une pauvreté réelle (un revenu moyen par unité de consommation de 87 000 francs par mois, 20 % de chômage), des conflits et de la mauvaise réputation du quartier, tous les habitants déclarent « qu’il fait bon vivre à Montravel ; c’est un quartier où il se passe des bonnes choses ». « Nous vivons ici depuis toujours et nous savons ce qui est bon ou pas pour nous. Nous avons des idées, mais pas forcément les moyens de faire les choses. Nos jeunes, il faut les écouter ; ils savent ce qu’ils veulent. Il faut juste que les personnes qui travaillent dans le quartier de M ­ ontravel, écoutent nos besoins et nous aident dans nos projets » déclare ainsi cette habitante de la cité Pierre-Lenquette tandis que cet habitant du squat ajoute : « ici, même s’il y a des conflits entre les gens, on vit ensemble ; nos enfants vont à l’école ensemble. On se donne la main mais on a besoin qu’on vienne nous voir, qu’on nous écoute. »

Une vie associative dynamique ACTIVE, Vestiboutique, la Résistance, Cosmos, Arc en ciel 3000, l’Impérial… le nombre d’associations s’engageant pour le développement social, culturel, économique de Montravel atteste du dynamisme d’un quartier « où il se passe quelque chose de fort qui témoigne d’une grande solidarité et d’une grande cohésion malgré la survivance de certains clivages » déclare Philippe Mulard, le directeur territorial de ­l’action sociale de la Croix-Rouge, dont le siège social est basé à Montravel.

L’école au cœur du quartier Le directeur de l’école primaire ­Gustave-Mouchet, François ­Larroque-Laborde, le déclare sans ambages : « Tous les indicateurs témoignant d’une réussite scolaire se sont améliorés. D’une situation difficile en 2009, place de l’école aléatoire, vandalisme, dégradations, agressivité des parents, absentéisme, nous sommes passés à une situation où l’école est valorisée, respectée, voire appropriée. » Travaillant avec une équipe pédagogique désormais stable, motivée et dynamique, l’école a choisi de se faire connaître par des fêtes : « Ce que nous appelons fêtes, ce sont des valorisations de projets, grande fête de la musique, fête de la science, fête du numérique à venir, projets de théâtre, de jardins de cultures vivrières traditionnelles au sein de l’école… Ces projets permettent des rencontres avec les parents qui considèrent désormais l’école comme un partenaire indispensable de la réussite de leurs enfants. » Et les résultats sont au rendez-vous : le taux d’absentéisme est passé de 15 à 5 % et le taux de réussite a fortement augmenté pour dépasser l’indice NC.

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Et il suffit de venir à la Vestiboutique, située en plein cœur du quartier, pour le constater. Bien plus qu’un point de vente, cette boutique de la Croix-Rouge est un lieu de vie, de rencontres et d’échanges : « Ici, les mamans, les jeunes du quartier, mais aussi de tout Nouméa, viennent pour acheter des vêtements, des jouets mais également pour discuter, passer un moment ensemble », raconte la gérante, Annie Buama.

de discussion et de sensibilisation sur la santé, l’environnement. Aujourd’hui, par exemple, nous avons quelqu’un de la mairie qui vient nous parler du chikungunya. » La mairie n’est, quant à elle, pas en reste et s’investit également dans ce quartier. Depuis 2013, le service vie des quartiers a plusieurs fois été interpellé par des habitants de la cité par rapport à la situation de Montravel. Un programme d’activités a été mis en place en partenariat avec la population : des animations les mercredis après-midi et durant les vacances scolaires pour les enfants et les jeunes, des soirées à thème les vendredis, des animations de karaoké et

Autre lieu de convivialité, le marché, organisé une fois par semaine par l’association la Résistance et sa présidente, Louise Guyette : « Le marché permet à la fois à des mamans et à des vieux de se faire des pièces et de passer du temps ensemble. C’est aussi un espace

Une association ACTIVE L’insertion par le travail, tel est le credo de l’Association calédonienne pour le travail et l’insertion vers l’emploi, Active. Située au cœur de Montravel, l’association s’occupe de plus d’une centaine de demandeurs d’emploi en grande difficulté par an. Le dispositif initial d’insertion proposé par Active comprend à la fois des chantiers et des stages de prévention et de sociabilisation permettant d’accompagner ce public. À ce dispositif se sont ajoutés, au fil des années, différents accompagnements pour demandeur d’emploi tels qu’Appui, Etape ou Focus ainsi que les chantiers d’insertion qui permettent de travailler sur le savoir-être, la confiance en soi, la motivation, etc.

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Vie des quartiers

de cinéma pour tous, ainsi que les festivités de Noël. Quelque 2 000 personnes ont ainsi participé aux différentes activités proposées. « Nous avons constaté une forte demande des jeunes du quartier de Montravel et avons décidé d’organiser un temps de présence repéré, tous les mercredis matin, aux côtés de la Mij » explique Estelle Thomas, référente du quartier depuis 2014 pour le service vie des quartiers de la mairie. « Il y avait un fort sentiment d’abandon et d’isolement de leur part, analyse-t-elle, notamment parce que chaque intervenant, chaque institution travaille dans son coin, sans coordination ni mutualisation. Mais cette impression tend à diminuer et nous travaillons main dans la main avec les associations, notamment Cosmos, qui regroupe 95 % des jeunes du quartier. Ce quartier possède une forte personnalité, avec de nombreux atouts. L’enjeu est désormais de reconstruire un maillage social entre les différents acteurs. »

du lien dans ce quartier qui et je n’ai pas peur de le dire, a été abandonné. Pour cela, j’ai d’abord rencontré tous les acteurs, habitants, associations, ainsi que tous les partenaires tels que la Sic. J’ai ensuite organisé un comité technique en interne à la mairie pour assurer une transversalité entre tous les services municipaux qui interviennent sur ce quartier. Puis vient le comité de pilotage qui réunit tous les acteurs et intervenants pour travailler ensemble sur des projets. Des réunions de travail thématiques mensuelles sont maintenant à l’ordre du jour. Mes priorités sont bien sûr le soutien aux associations, dans le cadre des appels à projets notamment, la réalisation du terrain multisports et la mise en place des chantiers jeunes qui doivent permettre de trouver une activité qui sert au quartier, avec des jeunes du quartier, en partenariat avec les associations d’insertion. Mais tout doit se faire en concertation avec les habitants. »

Tisser du lien Il s’agit désormais de redonner du sens à toutes ces actions par la mise en œuvre, à l’initiative de la mairie, d’une instance de pilotage qui vise à réunir tous les acteurs autour d’une table afin de travailler ensemble. Élus, directions municipales, Sic, écoles, intervenants et associations sont ainsi conviés à échanger sur les problématiques et les atouts du quartier afin de dégager des pistes de solutions durables pour tous. « Derrière les maux, le quartier de Montravel a besoin de cohésion océanienne, avec des référents identifiés et visibles, et de se regrouper autour d’une image positive et dynamique », rapporte Magali Siaud. Cette vision est partagée par Jean-Pierre Delrieu, 9e adjoint chargé de l’action éducative, de la vie des quartiers et de l’insertion : « La priorité est de remettre

Réunion du comité de pilotage du quartier de Montravel du 4 décembre 2014, en présence de Jean-Pierre Delrieu, 9e adjoint chargé de l’action éducative, de la vie des quartiers et de l’insertion, et de Chantal Bouye, 4e adjointe chargée de la démocratie participative, de la cohésion sociale et du handicap.

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Au cœur des quartiers Qu’est-ce qu’un quartier ? Pour tous, cette notion renvoie à l’habitat, à la convivialité, à l’animation et à l’idée d’un espace maîtrisé par ceux qui l’occupent. Bref, un lieu dans lequel il doit faire bon vivre. L’amélioration du cadre de vie et de l’habitat, le développement de la culture, le renforcement du lien social, la concertation, sont ainsi au cœur des priorités et des actions menées au sein des quartiers. Parce que ce sont bien les quartiers qui font la ville.

La vie de quartier à Saint-Quentin.

Saint-Quentin : les jeunes construisent leur nouveau quartier Une permanence commune pour informer Des permanences afin d’informer les habitants et les entreprises sont organisées à la Villa du projet, à Saint-Quentin. La Defe, la Sic et le Sign y répondent à toutes les questions, y compris celles concerant la clause d’insertion le : – lundi de 13h30 à 16h – Mercredi de 8h à 11h – Jeudi de 8h à 11h, plus particulièrement pour les entreprises.

Réalisé au début des années 1970 pour répondre au boom du nickel, le quartier fait désormais l’objet d’un ambitieux programme de rénovation urbaine : projet urbain global, habitat adapté aux attentes des habitants, amélioration du cadre de vie par la réalisation ou l’amélioration d’équipements, de services et de commerces de proximité, desserte par le Néobus, accompagnement social et économique de familles en difficulté, concertation avec les habitants. C’est dans ce cadre bien précis qu’est mise en œuvre la clause d’insertion. Insérée dans les appels d’offre, celleci concerne, en premier lieu, les travaux relatifs à la Ferme Boutan

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(viabilisation et construction de 110 logements neufs). Elle permet, en effet, de réserver au moins 5 % des heures de travail à des jeunes du quartier (Saint-Quentin, ­Normandie, Auteuil, Yahoué), entre 16 et 26 ans, à des demandeurs d’emploi depuis plus d’un an et à ceux de plus de 50 ans. Cette démarche répond à une forte demande des habitants d’être impliqués dans la rénovation de leur quartier et va permettre, en partenariat avec la Defe, la Mij et le Medef, une réinsertion par l’emploi dans de nombreux métiers (maçon, coffreur, manœuvre, plombier, électricien, menuisier, carreleur, jardinier, agent d’entretien, agent de ­maintenance...).


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Basée sur un partenariat entre la Sic et la Ville de Nouméa (qui pourrait être élargi à la province Sud, à la Nouvelle-Calédonie et à l’État), la rénovation urbaine est une démarche globale d’amélioration du cadre de vie et de la cohésion sociale. Elle inclut un dispositif de Gestion urbaine de proximité (GUP). La GUP peut être définie comme l’ensemble des actes visant à améliorer le fonctionnement global d’un quartier, donc la qualité de vie des habitants, par une gestion concertée au plus près des besoins et des usages. Ainsi, les moyens humains et financiers sont renforcés, mutualisés et organisés pour améliorer la gestion quotidienne du quartier. Une concertation élevée avec les habitants sera également mise en place. Le comité de pilotage de Tindu a fait le point, le 11 décembre dernier, sur cette démarche. Différents projets vont être examinés, notamment la requalification paysagère de la plaine, la restauration écologique de la plage, le sentier pédagogique en flanc de colline,

Vie des quartiers

Une démarche de rénovation urbaine à Tindu

la réhabilitation des logements de la Sic, ainsi que la réalisation d’un faré. Dans l’immédiat, un cheminement à l’arrière des bâtiments Sic et menant à l’arrêt de bus de la route de la Baie-des-Dames (environ 100 m) sera réalisé, à la demande du Comité « Bien-être des habitants de Tindu », et dans le cadre d’un chantier jeunes. Des ateliers, « Comment entretenir son logement », « Éco-

logique et fait maison »…, seront organisés par le Centre communal d’action sociale qui propose également d’étudier la mise en place de temps d’échanges autour du thème de la parentalité. Un local de permanence a par ailleurs été ouvert par la Sic en décembre 2014 pour informer les habitants sur les actions qu’elle met en œuvre dans le cadre de ce projet de rénovation urbaine.

Des travaux d’assainissement à Tindu Les travaux de mise à niveau de la station d’épuration (STEP) sont terminés ; les réglages et la mise au point sont en cours, notamment la veille sur la qualité des rejets pour participer à l’affinage des réglages. La levée d’interdiction de baignade est prévue en début de cette année. Sur la plaine de jeux, les travaux sur les réseaux souterrains d’eaux usées (EU) et d’eau potable (EP) sont désormais terminés. Seuls les fossés à ciel ouvert restent à réaliser (en mai-juin 2015). Des fossés à ciel ouvert sont également en cours de finalisation rue Louis-Kaddour. La pose de canalisations entre les rues Louis-Kaddour (à son extrémité) et

Copernic est en voie d’achèvement. Les travaux en cours rue Edmond-Paulin doivent s’achever en juin 2015, tandis que ceux de la rue Copernic sud vers le rond-point de Tindu sont engagés. Les travaux rue du Commandant-Paul-Déméné devraient être achevés en mai 2015. Les rues du Commandant-PaulDéméné et Edmond-Paulin seront les rues les plus impactées jusqu’à la fin de l’ensemble des travaux d’assainissement (juin 2015). Sont également prévues, à la suite des travaux d’assainissement, la reprise des bordures de trottoir et la réfection globale de la couche de roulement des rues Louis-Kaddour et Edmond-Paulin.

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Les structures sportives font peau neuve

Rénovation des vestiaires de la piscine Jacques Mouren

Une politique sportive forte et cohérente s’accompagne d’actions dans les quartiers. C’est ainsi que de nombreux équipements sportifs vont faire l’objet de travaux de rénovation, tandis que d’autres quartiers se verront doter de nouvelles structures, toujours dans l’objectif de répondre aux besoins des populations. • Les travaux de la piscine Jacques-Mouren, au Ouen Toro se poursuivent : réfection des vestiaires, des sanitaires et production d’eau chaude, pour un montant de 90 millions de F. Ils vont concerner, dans une seconde étape, la restauration et le redimensionnement de la salle des machines et des filtres, pour un montant de 10,5 millions de F. • Vallée-du-Tir : la construction d’un plateau ­multisports en bitume viendra remplacer le terrain de football de proximité situé à côté de la maison municipale de quartier, afin de renforcer les activités spor-

tives en libre accès dans ce quartier. Le montant des travaux s’élève à 15 millions de F. • Tindu : le plateau multisports sera refait (enrobé et équipements), pour un montant de 5 millions de F. • Kaméré : la réalisation d’un skatepark à Kaméré est inscrite au budget primitif de la Ville. Ce type d’équipement de glisse urbaine connaît un fort engouement chez les jeunes, aussi la presqu’île de Ducos sera-­t-elle également dotée en la matière et les jeunes pourront-ils s’adonner aux différentes disciplines sportives très prisées : skateboard, roller, BMX, trottinette… Ce projet s’élève à 35 millions de F. • Magenta : le lancement des études et du concours d’architecture relatif à la réalisation du centre d’activités aquatiques aura lieu dès 2015. Cette réalisation répondra aux attentes de l’ensemble des publics : enfants, parents, scolaires et associatifs.

Des équipes renforcées pour les éducateurs de quartier En 2014, le pôle prévention du service Vie des Quartiers de la Ville de Nouméa a fonctionné avec 9 éducateurs de quartier (5 éducateurs spécialisés et 4 monitrices éducatrices) dont 2 recrutés en fin d’année. En 2015, cet effectif passe à 12 éducateurs sur le terrain et 1 coordinateur. 4 équipes de 3 éducateurs sont positionnées sur 4 Territoires d’Intervention (TI) qui couvrent la totalité de la commune. Leur mission est de prévenir la délinquance dans les quartiers en contribuant à l’insertion du public

jeune en situation d’exclusion. Les éducateurs interviennent ainsi quotidiennement sur 3 versants :

• l’accompagnement collectif, parce que les actes d’incivilité et de violence sont, dans la majorité des cas, commis en situation de groupe ;

• l’accompagnement

individuel, quant à lui, désigne un processus par lequel l’éducateur aide et accompagne individuellement la personne en difficulté dans sa volonté de s’en sortir. L’accompa-

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gnement individuel se développe dans la durée et il contribue à construire la sécurité personnelle et psychologique du jeune. Cependant, l’inscription de cette intervention dans le temps n’empêche pas, par ailleurs, d’apporter des réponses immédiates appropriées aux situations d’urgence ;

enfin, l’éducateur reçoit également du public dans le cadre des permanences dans l’espace jeunes qui se situe au Service vie des quartiers.


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La Ville de Nouméa a budgété un montant de 12,5 millions de F pour soutenir les associations sportives qui organisent des manifestations sur le territoire de la commune, de niveaux territorial, régional ou international. Une première enveloppe budgétaire est prévue dans le cadre de l’opération « club omnisports ». Cette opération a pour but de regrouper les associations uni-disciplinaires et les associations omnisports, afin que la mutualisation des moyens (financiers, bénévoles) puisse favoriser le développement des disciplines sportives au profit de l’ensemble des publics (jeunes, adultes, séniors, handicapés). La seconde enveloppe budgétaire est prévue pour le soutien aux clubs et associations propriétaires de leurs installations sportives, afin de les soutenir dans les travaux de réfection de leurs équipements pour assurer une meilleure sécurité, développer l’accueil et améliorer les conditions de pratique.

Gratuité des installations sportives

En complément du soutien financier, l’exécutif municipal a pris la décision de rendre gratuit l’accès aux installations sportives gérées en direct (terrains de football, de rugby, de baseball, de cricket…, salles et halles omnisports, salles d’arts martiaux, de boxe et gymnases) à l’ensemble des clubs sportifs et associations de quartier.

Conseil des quartiers : participez ! Vous avez plus de 18 ans et vous résidez dans l’un des 37 quartiers de Nouméa, la mairie vous invite à rejoindre l’une des instances de démocratie participative du Conseil des quartiers. Ce dernier sera doté dès cette année de 100 millions de F pour mener à bien les projets de quartier portés par les habitants, en lien avec les services et élus municipaux. Renseignements et inscription : – sur www.noumea.nc/conseilquartiers – dans les structures municipales – par téléphone au 27 98 50

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Vie des quartiers

Soutien aux associations


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag • Le tour des chantiers

Des chantiers pour construire

la ville de demain

Pour une ville moderne résolument tournée vers l’avenir, de nombreux chantiers sont lancés afin d’offrir un nouveau visage à la ville de demain, en termes d’équipements publics, de réseaux et d’infrastructures publics, d’environnement ou encore de cadre de vie.

La modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement Dans le cadre de l’alimentation en eaux usées de la station d’épuration James-Cook et de l’amélioration de la qualité des eaux de l’Anse-du-Tir, des travaux de raccordement des eaux usées de la rue GeorgesClemenceau et de la Vallée-du-Tir à la STEP vont être entrepris. Le montant estimatif de l’opération, qui devrait durer un an, est de 190 millions de F. Le renouvellement du réseau assainissement et eau potable de la rue Jean-Vergès devrait être terminé en mars. La réfection de l’assainissement rue de Verdun, entre la rue d’Austerlitz et l’avenue du Maréchal-Foch, est prévue quant à elle en mars-avril. Les travaux de pose de réseaux d’assainissement et d’un collecteur le long de la VDO, entre les ronds-points Patch et ­Berthelot, prévus au cours du 2e trimestre, permettront à terme de raccorder les eaux usées de la Vallée-du-Tir à la STEP James-Cook.

Des cheminements piétons pour Kaméré

Un local technique au parc du Receiving

et Logicoop

La Ville va réaliser des cheminements piétons au niveau de la rue Raphaël-­Pidjot et de la route de la Baie-des-Dames, JoséCasaroli, entre l’intersection avec la rue Marconi et le rond-point du collège de Kaméré, afin de permettre aux piétons des quartiers de Kaméré et de Logicoop de se rendre en toute sécurité vers les commerces et les établissements scolaires. Les travaux comprendront la réalisation de trottoirs, de la signalisation, de réseaux d’assainissement et de bornes au niveau des rampes pour personnes à mobilité réduite. L’aménagement paysager sera intégralement réalisé par l’équipe de la pépinière municipale. Les travaux sont prévus dans le courant du 1er trimestre 2015 pour une durée de 4 mois. Le coût prévisionnel de cette opération est estimé à 55 millions de F.

La construction du local technique, prévue dans le cadre du projet de requalification paysagère du parc Georges-Brunelet est en cours. Ce local permettra de stocker des matériaux et du matériel d’entretien, tout en offrant un coin repas et des sanitaires aux jardiniers du parc, ainsi que des toilettes autonettoyantes publiques accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Dernière tranche au centre funéraire municipal

Le programme d’aménagement des cimetières et du centre funéraire municipal sera finalisé en 2015 avec une dernière tranche de 76 millions de F, dont 50 millions pour les cimetières, 12 millions pour la construction de trois dépositoires, 14 millions pour le traitement des rejets d’effluents et la réparation des clôtures et toitures.

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Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

5,6 milliards pour transformer Nouméa Les grandes priorités du programme d’investissement 2015 sont la sécurité, la proximité, la démocratie locale, la solidarité, la qualité de vie, l’animation, la culture.

Philippe Dunoyer,

adjoint au maire chargé du budget et de l’intercommunalité « Ce budget, responsable et réaliste, est la traduction concrète et chiffrée du programme sur lequel nous avons été élus. C’est dans un contexte budgétaire tendu que se présente ce premier projet de budget primitif de la mandature avec une baisse significative des recettes de 5 %, dont - 13 % pour l’ensemble des recettes fiscales. Face à cette situation, d’importantes mesures d’optimisation des dépenses de fonctionnement ont été nécessaires pour limiter la dégradation de l’épargne et permettre néanmoins de proposer un programme d’investissement responsable, ajusté aux capacités financières de la Ville. »

Anne-Christine Chimenti, adjointe au maire chargée des finances « Nous avons construit ce budget 2015 en veillant à la gestion rigoureuse des deniers publics, mais aussi avec la volonté de moderniser le service public pour rapprocher les citoyens de l’administration. Nous souhaitons également mettre l’accent sur le renforcement de la justice sociale dans les tarifs des services municipaux, afin que chaque Nouméen paie le juste prix. La révision des contrats des délégataires et concessionnaires doit ainsi permettre d’optimiser le montant des redevances perçues et la tarification des services publics (redevance des ordures ménagères, prestations funéraires, stationnement, location de locaux…). »

Des dépenses de fonctionnement en recul de 2 % Kareen Cornaille,

adjointe au maire chargée de l’administration générale, des ressources humaines, des affaires juridiques et de l’informatique. « Le grand projet de cette année, en termes de ressources humaines, c’est la réorganisation de l’administration afin de travailler par pôles pour une plus grande transversalité des services. »

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Dossier

Dossier


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Une ville plus sûre

Tristan Derycke,

Axe majeur pour l’éxécutif et priorité N°1 des Calédoniens, 401 millions seront investis en 2015 pour assurer la sécurité des habitants. Installation de caméras supplémentaires de vidéosurveillance, renforcement de la police de proximité, dotation de moyens supplémentaires, aussi bien pour la police municipale que pour les pompiers, amélioration du réseau d’éclairage public… Toutes ces actions visent à renforcer notre mission de sécurité de proximité, et ce dans tous les quartiers de ­Nouméa.

adjoint au maire chargé de l’hygiène et de la salubrité

Dominique Simonet, adjoint au maire chargé de la coordination de l’action municipale, de la commande publique et de la sécurité publique « Le rôle central de notre police municipale est d’exercer en priorité une mission de sécurité de proximité dans tous les quartiers de la ville de Nouméa qui n’est efficiente que grâce à des contacts directs avec les riverains. C’est la raison pour laquelle nous privilégions les patrouilles à pied, à vélo et à gyropodes à des horaires plus en adéquation avec les heures d’affluence et sur tous les sites d’animation du Nord au Sud des quartiers de la ville, tout spécialement de nuit et les week-ends. Pour ce faire, nous allons installer trois nouvelles bases de proximité, à ­Nouville, à Magenta et à Normandie. Par ailleurs, nous travaillons de concert avec l’État pour une synergie de nos polices, pour arriver à remettre une présence policière à Tindu et réfléchir à des postes de police mobile. Autre point sur lequel nous sommes très actifs, c’est cette volonté d’équiper notre police municipale d’armes de 4e catégorie de type flash-balls. C’est un dossier que nous suivrons de près. »

« Cette année, afin d’optimiser la sécurité de nos administrés en terme de risque courant, la Ville de Nouméa répond fortement à la demande des pompiers de se voir doter de nouveaux matériels, échelle pivotante automatique et véhicules, tant dans la lutte contre les incendies que dans le secours et l’assistance aux victimes. La politique de la Ville concernant l’hygiène publique, les risques sanitaires et épidémiques, sera clairement axée sur la prévention, notamment en ce qui concerne la lutte anti-vectorielle, au travers du Sipres. »

Une proximité renforcée dans les quartiers L’exécutif vise à rapprocher la mairie des administrés au travers de différents équipements proposés tant dans le domaine social, sportif, de la jeunesse que dans le cadre d’opérations d’aménagement du territoire (réhabilitation et réalisation de nouveaux équipements sportifs, achèvement des équipements publics du cœur de quartier de Kaméré, etc.), pour un montant de 608 millions. 1 milliard de F sur 4 ans, avec 100 millions prévus dès 2015, sera dédié aux projets du Conseil des quartiers. Les Nouméens, qui rejoindront cette nouvelle instance, pourront ainsi agir directement sur leur environnement proche en étant force de proposition sur la base de projets élaborés en commun à l’échelle de leur quartier.

Jean-Pierre Delrieu,

adjoint au maire chargé de l’action éducative, de la vie des quartiers et de l’insertion « L’objectif de notre politique est d’être au plus près des habitants de Nouméa afin de répondre au mieux à leurs besoins et attentes. Il s’agit essentiellement de décentraliser des services de la mairie en allant vers la population dans les quartiers. D’où ce projet de bus aménagé itinérant qui va proposer, en journée, différentes prestations concernant des démarches administratives faites habituellement à l’hôtel de ville, et se transformera, en soirée, en cyberbase et en lieu

de prévention contre toutes formes d’addictions autour d’activités ludiques. Toujours dans le même ordre d’idées, il faut remettre les maisons de quartier à disposition des usagers, avec, en particulier, des horaires d’ouverture adaptés. Quelles que soient nos actions, elles sont organisées à destination de toutes les tranches d’âge et en fonction des besoins spécifiques de chaque quartier, néanmoins, notre public prioritaire reste la ­jeunesse. »

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Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Rendre la Ville solidaire pour une meilleure qualité de vie, tel est l’enjeu de cette thématique regroupant notamment le programme de rénovation des écoles, y compris les cantines scolaires, et la création de jardins familiaux. À noter le nouveau plan d’équipement des cantines des écoles primaires en matériels afin que les repas soient désormais livrés froids et réchauffés sur place pour une meilleure qualité gustative. Le tout pour un montant de 308 millions. Par ailleurs, la Ville contribuera au soutien du monde associatif à hauteur de 1,9 milliard, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2014, notamment en faveur du Centre communal d’action sociale et de la Caisse des écoles.

Chantal Bouye, adjointe au maire chargée de la démocratie participative, de la cohésion sociale et du handicap

« Dans le cadre d’une politique forte de cohésion sociale, plusieurs actions vont être entreprises en 2015. La Maison de la famille va s’installer à RivièreSalée. Concernant les personnes âgées, nous leur proposerons plus d’activités sportives, aquatiques et nautiques, culturelles et artistiques. Les personnes en situation de handicap ne sont pas oubliées puisque nous allons développer, avec le Collectif handicaps, des ateliers au sein de la Maison de la famille. Nous œuvrerons également, avec les partenaires du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et les associations, à la réouverture d’un centre de rupture pour le public en grande exclusion et souffrant d’addiction. Enfin, les aides aux vacances sont élargies et les familles mono-parentales pourront bénéficier d’avances remboursables pour parer aux petits accidents de la vie. »

Une ville dynamique Avec un investissement programmé de 526 millions, la volonté est là pour créer de l’animation dans tous les espaces publics, pour un meilleur aménagement urbain qui passera par la modernisation des trottoirs et par la restructuration des espaces publics.

Daniel Leroux, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, de la voirie, des constructions publiques et de la gestion domaniale. « Le dernier recensement de 2014 a démontré que, pour la première fois, les objectifs de croissance de la population de Nouméa n’ont pas été tenus. En effet, seulement 2 500 habitants en plus en 4 ans ; ce n’est pas acceptable. On ne peut pas non plus

accepter de fermer des écoles primaires, comme cette année, faute d›élèves. Il est pour nous impératif que les jeunes ménages, notamment, puissent avoir l’opportunité de s’installer et de vivre dans notre ville. En 2015, nous commencerons donc nos réflexions sur l’urbanisme de demain. Pour cela, il sera indispensable d’offrir de nouveaux sites pour y construire des logements, l’île Nou en fait partie. Il sera aussi indispensable de réfléchir à la densification de certains quartiers déjà urbanisés. Mais attention, densification ne veut pas dire bétonnage, contrairement à certaines idées reçues… Nous y veillerons. Et enfin, puisque le PUD le permet, nous lancerons cette année l’aménagement du quai Ferry afin d’y implanter restaurants et commerces en front de mer. »

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Dossier

Une solidarité renforcée


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Marie-Noëlle Lopez,

adjointe au maire chargée de la dynamisation du centre-ville, de la vie économique et du développement numérique « Notre volonté est de faire de Nouméa une ville rayonnante, ­ accueillante et chaleureuse. Pour cela, nous allons mettre en place les conditions propices au développement de la vie économique grâce à des actions de dynamisation qui donneront envie à la population de revenir en centreville, pour s’y promener, s’y divertir et y effectuer des achats. Nous menons actuellement des études sur l’hyper-centre, sur le marché municipal et sur Rivière-Salée. Enfin, Nouméa, en tant que capitale, doit être une ville tournée vers l’avenir et ouverte sur le monde. Cela passe par plus d’espaces publics numériques, par le renforcement des cyberbases, afin de réduire la fracture numérique. Thématique transversale par excellence, les opportunités numériques seront examinées dans chaque projet municipal. »

Marc Zeisel, adjoint au maire chargé des transports, de la circulation et des aménagements urbains

« Pour 2015, la Ville maintient sa contribution au SMTU (Syndicat mixte du transport urbain) et à ce projet ambitieux et indispensable qui va totalement changer le visage de Nouméa : le Néobus. Le phasage est entériné et le chantier du premier tronçon devrait débuter mi-2015 pour une mise en service à la rentrée 2019. Ce projet pays, incontestable et incontesté, compte tenu de l’importance de l’agglomération, est toutefois toujours en recherche de financements complémentaires. C’est également l’occasion d’une véritable requalification urbaine avec la réfection des trottoirs, des pistes cyclables, des bandes vertes, etc. D’autres projets sont également en cours comme le renouvellement du mobilier urbain aux points d’arrêt, ainsi que la poursuite de la politique de stationnement en zone bleue pour arriver à un stationnement plus rationnel. »

Une ville en mouvement Avec 204 millions de F en 2015, il s’agit, d’une part, de permettre la pratique du sport par le plus grand nombre, grâce à des équipements sportifs de proximité, ainsi qu’à une politique de gratuité d’accès aux équipements communaux et, d’autre part, de développer une politique culturelle ambitieuse favorisant l’essor de l’animation et de l’expression artistique et culturelle dans tous les lieux publics.

Nicolas Vignoles, adjoint au maire chargé de la culture « Sonia Lagarde a impulsé, dès son arrivée à la tête de la Ville, une politique culturelle à la fois nouvelle et ambitieuse qui va se poursuivre et s’amplifier

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tout au long de 2015. Cette politique consiste en une volonté de diversification des publics et des offres culturelles. Pour exemple, les opérations organisées place des Cocotiers ont rencontré un vif succès et sont devenues des rendez-vous incontournables. Pour l’année 2015, nous allons non seulement maintenir notre soutien à l’existant, avec notamment un effort financier conséquent au travers des subventions, et ce malgré les contraintes budgétaires que tout le monde connaît, mais également lancer de nouvelles actions dans divers domaines tels que le théâtre. La dynamisation de la ville et son renouveau passent par une action culturelle forte ; le service culture et fêtes de la mairie y est engagé avec enthousiasme et professionnalisme. »


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

« Deux axes majeurs ont été définis pour cette année 2015 : l’accessibilité des infrastructures sportives et la continuité des projets entamés. C’est ainsi que les installations sportives municipales seront d’accès gratuit, avec éclairage, pour les associations et clubs sportifs de la commune. La réfection de la piscine du Ouen Toro se poursuivra cette année, ainsi que celle de nombreuses structures. Dans le cadre du contrat d’agglomération, les plateaux sportifs de Kaméré et de Montravel vont également être refaits à neuf. »

Diane Bui Duyet, adjointe au maire chargée de la jeunesse, des relations avec les communautés « L’objectif est de continuer les opérations existantes en leur donnant plus d’ampleur. C’est ainsi que Nouméa Plage change de site pour avoir plus d’espace et proposer plus d’activités, tout en développant l’intercommunalité avec l’opération Bus 1, 2, 3. L’opération Danse ma Ville, dont l’objectif est d’initier des jeunes à cette pratique artistique, est également étendue à davantage de collèges. Enfin, la Journée des droits de l’enfant a également changé de site. Désormais située au parc Georges-Brunelet, cette journée propose des activités aux enfants et aux familles tout au long de la journée. »

La ville de demain

Patricia Van Ryswyck,

adjointe au maire chargée de l’état civil et des services à la population

Pour une ville moderne résolument tournée vers l’avenir, plusieurs grands chantiers seront lancés, pour un montant de 2,5 milliards, en termes d’équipements publics, de réseaux et d’infrastructures publics, d’environnement et de cadre de vie. Ce programme comprend la réfection des chaussées et l’aménagement de voiries, la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement, la modernisation des locaux communaux et l’aménagement des cimetières et du centre funéraire. Seront également valorisés les espaces naturels afin d’offrir aux Nouméens un environnement de qualité, avec notamment deux nouvelles opérations majeures : l’aménagement de la plage de l’Anse-Vata et de la promenade Pierre-Vernier.

« Nos actions en 2015 sont dans la poursuite de 2014 avec toujours le souci d’un meilleur service à la population en ce qui concerne l’état civil. Après l’installation de la borne d’accueil, l’amélioration de la signalétique et l’extension des horaires d’accueil du public, l’élaboration d’un livret d’information, pratique et ludique, sur le mariage, est en cours. Concernant l’aménagement des cimetières et du centre funéraire, toutes les salles de veille vont être rénovées et une salle pour les bébés, avec un univers plus doux et plus chaleureux, va être aménagée. Des chaises vont être systématiquement installées à chaque enterrement et le parking sera sécurisé. Des exhumations administratives vont être poursuivies afin de libérer de la place. Le tout toujours dans un objectif d’adoucir ces moments douloureux. »

Françoise Suve, adjointe au maire chargée de l’environnement et du développement durable « La qualité de vie et la qualité de la ville se déclinent à toutes les échelles, des grands projets à la gestion quotidienne. Ainsi, il faut être opérationnel sur la propreté de l’espace public, le recyclage et la réduction des déchets (ouverture de 2 nouvelles déchetteries), la sécurisation de la distribution de l’eau potable, la gestion raisonnée de l’eau et de l’électricité, la rationalisation des travaux de raccordement au réseau d’assainissement, la place du végétal dans l’aménagement urbain, la suppression des zones de dépôt sauvages, le développement de l’agriculture et la valorisation de la biodiversité en ville, l’embellissement du patrimoine vert de la ville, la promotion des gestes citoyens et des pratiques respectueuses … »

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Dossier

Paul Qaeze, adjoint au maire chargé des sports


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Hygiène et santé publique

La lutte contre les gîtes d’Aedes aegypti, c’est l’affaire de tous !

Tout au long de l’année, la Ville de Nouméa vous aide à lutter contre la prolifération des larves d’Aedes aegypti. En effet, les agents de lutte anti-vectorielle de la Ville viennent visiter vos habitations et vous sensibiliser aux bonnes habitudes afin de vous protéger contre l’Aedes aegypti, la seule espèce de moustiques qui transmet des maladies (dengue, zika et chikungunya) en Nouvelle-Calédonie.

Des gîtes larvaires encore trop présents Malgré le travail de prévention effectué contre le développement de gîtes larvaires, d’année en année, les agents de lutte antivectorielle continuent de trouver des gîtes de types boutures, souspots, pneus, fûts, gouttières… Cependant, la proportion et la quantité de gîtes découverts ont largement diminué depuis plusieurs années. Cette diminution, montre bien la sensibilisation des habitants de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis de l’Aedes aegypti et des virus qu’il peut propager.

Épandages : Pourquoi ? Quand ? Que faire ? Compte tenu du risque épidémique actuel, l’épandage d’insecticides est le seul moyen connu actuellement pour retarder et limiter une épidémie. Les épandages évitent aujourd’hui la propagation du virus du chikungunya, qui atteint la commune chaque semaine par des voyageurs de retour notamment de Polynésie française. La persistance de gîtes larvaires, découverts chez les habitants, rend indispensables ces épandages. Ceux-ci sont réalisés uniquement dans un rayon

La Ville de Nouméa a besoin de l’aide de tous les administrés

Pas d’eau stagnante = pas de gîtes larvaires Aedes aegypti = pas de risques d’épidémies.

de 100 mètres autour des cas de dengue ou de chikungunya fortement suspectés ou confirmés par la DASS-NC. L’objectif est de détruire les Aedes aegypti adultes porteurs du virus et ainsi éviter qu’ils ne l’injectent à une personne saine. Ces épandages ont lieu au lever ou au coucher du soleil, lorsque l’Aedes aegypti est le plus agressif. Pour être prévenu des épandages dans son quartier, il suffit de s’inscrire (en donnant son nom, son prénom, son numéro de téléphone portable et son adresse précise numéro, rue, quartier) : – par téléphone au 27 78 61 du lundi au vendredi de 7h15 à 15h30 – sur le site internet http://www. noumea.nc/sms-epandage

La Ville de Nouméa rappelle que le meilleur moyen de lutter contre la propagation de la dengue ou du chikungunya est d’éliminer l’ennemi à sa source : les gîtes larvaires. En effet, l’Aedes aegypti vit à proximité de l’homme et ses larves ont besoin d’eau claire stagnante pour se développer. Il faut donc nettoyer les gouttières et vider tout récipient susceptible de retenir de l’eau : bidons, matériels de jardin, sous-pots, jouets d’enfant, pots de peinture ou pneus laissés à l’extérieur. Pour lutter contre les risques d’épidémie, la Ville de Nouméa a besoin de vous. Tous ensemble, agissons contre les gîtes, contre la prolifération d’Aedes aegypti, contre le développement de la maladie, pour moins d’épandages.

Absence de gîtes = absence de moustiques = absence de malades = absence d’épandages 20


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Environnement

Le poumon vert de Nouméa La pépinière municipale de Nouméa, car c’est bien d’elle dont il s’agit, est en effet un véritable poumon vert dédié à l’embellissement de la ville. « Le patrimoine vert fait partie du caractère d’une ville et de la qualité de vie. En ce sens, les agents de la pépinière fournissent un travail considérable, pas toujours facile, et souvent méconnu des Nouméens », explique Françoise Suve, adjointe en charge de l’environnement et du développement durable. Située au 7e Kilomètre et s’étendant sur une superficie de 8 hectares, elle permet la production de nombreux végétaux aux essences variées, pour certains endémiques, et ce depuis 20 ans. Une équipe de 20 personnes, réparties en deux équipes, production et plantation-aménagement, y travaille en permanence. La pépinière compte aujourd’hui 18 000 végétaux dont 5 000 sont arrivés à maturité et doivent être plantés. « Il y a une forte demande d’embellissement des quartiers. Cette année, 7 espaces seront aménagés sur Kaméré et Vallée-du-Tir, sans compter les aménagements pour éradiquer les zones de dépôt sauvages et/ou pour requalifier des espaces intéressants. La matière est dans la pépinière. » ajoute l’adjointe au maire.

Des passionnés en action « On ne peut pas faire ce métier sans passion », déclare Jimmy Vignier, de l’équipe production. « J’ai tout

Actu

Savez-vous qu’il existe à Nouméa un magnifique espace vert de 8 hectares, au sein duquel une équipe de passionnés fait pousser des milliers de plantes qui viennent ensuite fleurir les écoles, embellir les ronds-points et tous les espaces verts de Nouméa ?

appris sur le tas. Et comme j’ai la chance d’avoir la main verte, j’arrive à tout faire pousser. » C’est également cette passion qui anime Olivier Rolland, responsable des cultures depuis 14 ans : « C’est un métier de patience, car il faut parfois plusieurs années pour voir le résultat de son travail. On fait des essais, on sème, on bouture, on plante… avec une prédilection pour les plants de forêt sèche depuis quelques mois. Moi, le matin, la première chose que je fais en arrivant est d’aller voir si mes semis ont pris. Mais c’est également un métier dur, surtout en période chaude, pour les équipes d’entretien. Mais la récompense, c’est la fierté éprouvée en voyant nos réalisations sur le domaine public, comme le rond-point de la plage de Magenta ou le parc du Receiving, dont nous sommes particulièrement contents. »

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Le « supermarché » vert de la mairie

Destinée uniquement aux aménagements municipaux et au remplacement de végétaux détruits ou endommagés, la production de la pépinière fait désormais l’objet d’une programmation ­pluriannuelle afin d’avoir une visibilité des besoins. L’équipe, qui possède un réel savoir-faire et une grande technicité, est consultée sur les projets d’aménagement, afin de conseiller sur les choix de plantations. « L’objectif est de faire de ce supermarché vert qu’est la pépinière un outil transversal utilisé par les services municipaux qui doivent se fournir exclusivement ici, sauf cas exceptionnel », précise Françoise Suve.


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Social

Bien vieillir ensemble

Une ville solidaire passe par une politique volontariste pour soutenir ses aînés. Pour ce faire, le Centre communal d’action sociale (CCAS) mène des actions permettant d’offrir à chacun, selon ses besoins et ses attentes, des solutions adaptées. Premier niveau institutionnel des solidarités, la commune mène une politique forte en direction des seniors qui doit notamment permettre le maintien à domicile et la rupture de l’isolement.

Un quotidien de qualité Deux travailleurs sociaux accompagnent les seniors de la commune et leur famille en proposant un suivi dans le cadre du maintien à domicile pour préserver un quotidien de qualité. Cet accompagnement peut prendre plusieurs formes souvent complémentaires telles que l’écoute des personnes âgées et de leur famille, l’ information sur les démarches, des visites au domicile pour évaluer les aides nécessaires (en partenariat avec le pôle gérontologique), l’étude des demandes d’aides sociales, ainsi que la mise en relation avec tous les partenaires du réseau médicosocial. Pour mener ces accompagnements, nos agents ont réalisé 593 entretiens dont 42 % lors de visites au domicile ou d’accompagnements. Par ailleurs, afin d’être dans une réelle proximité, deux techniciennes en économie sociale et familiale et une auxiliaire de vie interviennent également pour l’aide aux démarches administratives, la préparation au relogement, le tri des papiers, l’aide aux courses...

Leurs compétences sont complémentaires de celles des travailleurs sociaux, ce qui permet un accompagnement au plus près des besoins des personnes âgées.

Soutenir les aidants L’aidant familial joue un rôle essentiel dans l’accompagnement quotidien d’une personne âgée en perte d’autonomie. Il peut être un membre de la famille, un conjoint, un enfant, un parent éloigné, un ami ou un voisin. Ces aidants sont confrontés à des difficultés liées à l’absence de temps de répit, à l’isolement, à l’insuf-

fisance de connaissances, à la déstabilisation affective, pouvant mener à des situations d’épuisement. 5 conférences ont permis à 299 auditeurs de voir aborder des thématiques qui concernent le quotidien de ces aidants. Par ailleurs, des consultations avec un psychologue ainsi que du temps de répit grâce à la présence ponctuelle d’une auxiliaire de vie ont été proposés. Le CCAS propose depuis janvier un café des aidants à la Maison de la famille, tous les jeudis de 13h à 16h. Il s’agit d’un moment d’échanges et de rencontres, dans un cadre convivial, pour les aidants.

Des aides sociales pour compléter les ressources Près de 24,5 millions de F d’aides sociales en 2014 ont permis aux plus démunis de compléter leurs ressources. Par ailleurs, dans le cadre des aides au maintien à domicile, des prises en charge ont été accordées pour l’élagage des branches d’arbres ; 7 foyers en ont déjà bénéficié.

Inauguration, en présence de Chantal Bouye, adjointe au maire chargée de la démocratie participative, de la cohésion sociale et du handicap, et de Mme la députée-maire, du local municipal, situé 100, avenue du Général-de-Gaulle à l’Orphelinat, mis à la disposition gratuitement au Collectif « Handicaps ».

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Soirée d’ouverture de saison du centre d’Art 3 MARS À 18H30 Le lancement de saison du centre d’Art se fera sous le signe des arts plastiques, avec un coloriage géant installé sous le porche d’entrée, une installation à base d’origamis à l’extérieur en écho à la fresque murale de Michaël Husser, et de nombreuses animations.

LA VÉNUS AU PHACOCHÈRE DE CHRISTIAN SIMÉON 12, 13, 14 et 15 mars. Théâtre de l’Île.

Seule en scène, Alexandra Lamy joue trois rôles, dont celui de Misia, reine du Tout Paris de la Belle Époque et femme en quête d’émancipation, offrant ainsi un spectacle fascinant.

LES COMÉDIES LOUFOQUES 2

par la compagnie Nez à Nez 12, 13, 14 et 15 mars. Théâtre de Poche.

SOIRÉES ART’PÉRITIF

la dérision, Maïté Siwene, Sam Kagy et Myriam Sarg reviennent avec de nouveaux sketches sur les petits travers des femmes.

mardis 17 mars et 21 avril à partir de 18h30.

BROCANT’ART par la compagnie

ARIOI VAHINE par l’école

Deux brocanteurs, leur carriole remplie d’objets insolites, vont vous transporter vers des pays imaginaires et fantastiques où les frontières n’existent plus.

En collaboration avec la danseuse Liza Prouchandy, le centre d’Art organise des soirées dédiées à différents styles de danse et à leur histoire les

de danse Te Ahi Mo’a 20 et 21 mars. Théâtre de Poche.

Un spectacle mettant à l’honneur l’art de la danse polynésienne et sa gestuelle.

Les Chouquettes girls présentent un panel de sketches, nés d’improvisations, dans un genre humoristique, « le burlesque », à mi-chemin entre la comédie et l’art clownesque.

Au programme : Lundi 16 : Diplomatie. Mardi 17 : Mémoires de nos pères. Mercredi 18 : Le tombeau des lucioles. Jeudi 19 : Lettres à Iwo Jima. Vendredi 20 : La vache et le ­prisonnier.

Mik Mak Théâtre 28 mars. Théâtre de l’Île.

C’EST VOUS QUI VOYEZ

par l’association Ouh La La 2 , 3 et 4 avril. Théâtre de Poche.

Mis en scène par Guénolé et Damien Cholley, ce spectacle sera composé de dix impros jouées à partir d’éléments définis par le public en début de représentation : thème, contrainte de jeu, couple de mots et styles de jeu…

FILMS DE GUERRE SOUS LES ÉTOILES

Du 16 au 20 mars à 18h30. Musée de la Seconde Guerre mondiale.

Agenda des sorties

En soirée

FREE WOMAN CHAUD 2

par la compagnie Numa et Cie 26, 27, 28 et 29 mars. Théâtre de Poche.

Toujours sur le ton de l’humour et de

SOIRÉE CINÉ’ART

Le centre d’Art diffuse gratuitement chaque mois un film documentaire culturel suivi d’un débat. Première séance, le mardi 14 avril à 18h30.

Expos Femmes au cœur du conflit, Nouvelle-Calédonie, 1939-1945 DU 6 MARS AU 8 AOÛT MUSÉE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE À l’occasion du 70e anniversaire des premières élections accessibles aux femmes, le Musée présente les parcours exceptionnels de femmes calédoniennes mais aussi leur vie quotidienne grâce à des photographies, textes, archives, témoignages, multimédias et objets.

NOUMÉA 1900

DESSEIN DESSIN du 3 au 30 avril. Centre d’Art. Des artistes, dont la pratique est liée aux dessins, aux croquis préparatoires, à la tenue de carnets de bord, exposeront, en l’état, leurs travaux de

recherche et de réflexion. L’occasion pour le public de découvrir les desseins qui animent les artistes dans la réalisation de leurs œuvres.

Et aussi • DÉFILÉ

DE MARDI GRAS

le 17 février place des Cocotiers. • LIVE AU KIOSQUE le 25 mars

avec des concerts de jeunes talents. • FÊTE DES BIBLIOTHÈQUES le 25 avril avec des animations et des spectacles. Programmes sous réserve de modifications.

Reprise

des ANIMATIONS (bouquins calins, samedi spectacle, samedi câlines, musicâlines, battle litttéraire et mercredi conte) à partir de mi-mars

JEUNESSE

à la médiathèque municipale de Rivière-Salée.

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Jusqu’au 16 juin. Musée de la Ville.

Une exposition consacrée à l’histoire de Nouméa et de la Nouvelle-­ Calédonie au cours de la période 1890-1910. Retrouvez toute l’actualité culturelle à Nouméa sur : culture.noumea.nc centredart.noumea.nc musees.noumea.nc mediatheque.noumea.nc theatredelile.nc adck.nc patrimoine-maritime.asso.nc museenouvellecaledonie.nc maisondulivre.nc


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag • Retour en images

Nouméa Féerie : 10 soirées magiques L’année 2014 s’est achevée sous une avalanche de lumières. La féerie de Noël a opéré une nouvelle fois, avec le retour du sapin traditionnel, l’envoi des lettres au père Noël et l’apparition très remarquée du célèbre barbu sur son char le 24 décembre. Mais la surprise est venue de la place des Cocotiers, métamorphosée sous la baguette magique du designer de la lumière australien Peter Milne. Celui-ci a transformé les quatre places du centre-ville et le musée de la Ville en un jardin extraordinaire, où se sont mêlés jeux de lumière, sculptures lumineuses, projections au sol et dans les arbres, dessin interactif, offrant ainsi aux Nouméens, petits et grands, un merveilleux spectacle d’illuminations. Cette fête de la lumière, organisée du 18 au 27 décembre par la municipalité, en partenariat avec la province Sud, a rassemblé 40 000 personnes en 10 jours. Ces festivités de fin d’année se sont achevées le 1er janvier sur un magnifique feu d’artifice, tiré depuis l’île aux Canards, auquel ont assisté quelques 30 000 personnes.

Des noces de palissandre, fêtées en compagnie de Sonia Lagarde

Sonia Lagarde est allée rendre visite aux époux Verlaguet qui fêtaient leurs 65 ans de mariage. Cette visite a été celle des retrouvailles, puisque la députée-maire a grandi non loin de la maison de Mr et Mme Verlaguet à la deuxième Vallée-du-Tir. Guy Verlaguet y est né, Mauricette née Hautcoeur est originaire de la Foa. Ils sont âgés respectivement de 86 et 83 ans. Des souvenirs et beaucoup de tendresse étaient au rendez-vous.

Le marché en fête Le marché municipal est devenu Festimarché les 23 et 30 décembre, à l’occasion de deux journées continues placées sous le signe des festivités de fin d’année. Plus de temps pour faire ses courses de Noël et de la Saint-Sylvestre, tout en profitant de nombreuses animations pour petits et grands, tel était l’objectif de la municipalité, qui, en partenariat avec Nouméa Centre-Ville, a souhaité dynamiser le marché et lui donner un air de fête. Entre les spectacles de marionnettes et de magie, l’incontournable photo avec le père Noël, les dégustations et démonstrations culinaires, l’espace barbecue, les mini-concerts et les stands d’artisanat…tous les ingrédients étaient réunis pour réussir son shopping de Noël.

Le Noël des quartiers De Tindu à Magenta, en passant par la Vallée-des-Colons, RivièreSalée ou la Vallée-du-Tir, près de 450 enfants accompagnés de leurs parents, mais aussi les animateurs, le personnel du service vie des quartiers, tous étaient présents le 15 décembre dernier à l’hippodrome, grâce notamment aux navettes de bus mises à la disposition des familles. Destinée aux enfants ayant fréquenté tout au long de l’année les maisons municipales de quartier, cette soirée de Noël, offerte par la mairie, constitue le point d’orgue d’une année riche en activités et en événements organisés dans les quartiers.

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Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

L’année s’est achevée en beauté le 19 décembre à la crèche municipale de Tindu, Le Caillou blanc. Entre spectacle de marionnettes, distribution de cadeaux par le père Noël, atelier maquillage et goûter, les 22 enfants qui sont accueillis tout au long de l’année dans cette structure ont passé un après-midi festif et magique, en présence de leur famille, du personnel de la crèche et de Chantal Bouye, adjointe au maire chargée de la cohésion sociale et du handicap.

Remise de grades à l’occasion de la Sainte-Barbe Le 8 décembre dernier, à l’occasion de la Sainte-Barbe, la députée-maire de Nouméa a procédé à une remise de grades à 54 sapeurs-pompiers de la caserne LucienParent. Cette cérémonie récompense les formations suivies par les soldats du feu en visant la promotion des cadres sapeurs-pompiers calédoniens. Ce fut l’occasion pour la députée-maire de rappeler que cette montée en compétence est un élément indispensable de la construction du pays, dans un contexte de cohésion et d’intercommunalité pour une plus grande efficacité et une plus grande rapidité dans les interventions.

Une rue Jean-Tranape à Nouméa Une rue de Nouméa située au PK6 porte désormais le nom d’un ancien combattant du bataillon du Pacifique qui s’est particulièrement illustré pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est un véritable hommage que la municipalité a rendu, le 20 novembre dernier, à ce vétéran, décoré de la Croix de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur.

Nouméa plage, un succès reconduit pour la 4e année

L’opération Nouméa plage s’est déroulée du 13 janvier au 6 février à l’Anse-Vata, l’occasion pour de nombreuses familles de profiter d’animations gratuites pour petits et grands. Cette année, la mairie a vu grand, avec un village d’animations, qui s’étend, côté mer, du Rocher à la voile jusqu’à la promenade Roger-Laroque, répartis en trois pôles d’activités : loisirs et prévention, sports aquatiques et beach sports. Un succès grandissant pour cet incontournable de l’été qui rassemble chaque année plusieurs milliers de participants.

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Le Caillou blanc fête Noël


Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Tribune libre Union pour la Calédonie dans la France Chères Nouméennes, chers Nouméens ! Il n’est de secret pour personne que le budget 2015 s’inscrit dans un contexte de rigueur. Une rigueur à double détente pour la nouvelle équipe, qui s’est permis d’ajouter plus de 48 millions de francs pour « une fête des lumières de 9 jours », tout en augmentant de 10 % la redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Ce budget ne répond ni au besoin de sécurité, ni au besoin de démocratie, ni au besoin de justice et de solidarité, ni à une vision ambitieuse de l’avenir. Mais en ce début d’année qui pour beaucoup de Nouméens rime avec rentrée scolaire, nous souhaitons que l’accueil des 10 000 élèves du primaire se déroule dans les meilleures conditions, comme les années précédentes. L’ouverture des cantines dans les écoles maternelles Les Hibiscus, à Rivière-Salée, et Les Pétunias, à la Vallée-du-Génie, marquera l’aboutissement du programme engagé sous la précédente mandature. Comme nous nous y étions engagés afin de faciliter la vie de nombreux parents, chaque petit Nouméen peut désormais déjeuner dans son école. Pour conclure, les élus du groupe UCF souhaitent que cette année 2015 soit placée sous le signe du bon sens pour que prime l’intérêt général.

Charles ÉRIC Chef de groupe UCF

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Février 2015 – n° 10 • le nouméa mag

Avec nous, ça va changer ! Le 30 mars prochain, cela fera un an que les Nouméens ont choisi par la voie démocratique, celle des urnes, d’exprimer leur volonté de changer d’exécutif.

Cette volonté, aussi douloureuse soit-elle pour certains, doit être respectée. Elle se concrétise par la mise en place des propositions de campagne. Si le budget primitif 2015 en est la traduction concrète, nous n’avons pas attendu, malgré les restrictions budgétaires de la commune et les opérations antérieures engagées, pour commencer à mettre en place cette volonté de changement. Ainsi, « les dimanches en modes doux » chaque premier dimanche du mois autour de la place des cocotiers sont désormais un RDV incontournable. « Les illuminations de Noël », ce succès populaire pendant dix soirées consécutives, a attiré 40 000 Calédoniens investissant les places pour partager ensemble ce moment festif dans la fraternité. Le feu d’artifice qui a drainé sur la plage de l’Anse Vata 30 000 Nouméens qui, dans une ambiance très familiale, ont prolongé en ce 1er janvier la fête de la veille. La sécurité s’est traduite depuis plusieurs mois par la mise en place de brigades pédestres dans la ville et sur les baies et par plus d’ ilotages dans les quartiers.

Les comités de pilotage des quartiers de Montravel et Tindu sont très actifs et travaillent avec les habitants, plus spécifiquement les jeunes, afin de faire émerger avec eux des projets de dynamisation et de rénovation urbaine plus adaptés.

Le conseil des quartiers est en marche, les appels à candidatures vont être lancés dans les tous prochains jours et une somme de 100 millions a été votée pour 2015 afin de répondre concrètement aux projets qui émaneront de ce conseil en termes d’aménagements urbains afin de construire ensemble la ville de demain. Le centre funéraire a été doté d’une deuxième grande salle de veille, toutes les autres salles ont été rénovées, la signalétique revue et des chaises systématiquement mises en place sous le préau de la chapelle pour chaque enterrement. La réfection des trottoirs du centre-ville commencera durant le premier trimestre ainsi que ceux des quartiers Nord correspondant à une enveloppe de plus de 200 millions.

Toutes les cantines des écoles de la ville seront dotées sur la durée de la mandature et cela commencera dès cette rentrée avec l’école Suzanne Russier de nouveaux équipements qui permettront de réchauffer sur place les repas des enfants permettant une meilleure qualité gustative. À compter du mois d’avril, des tables de tri de déchets seront installées afin de sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge au développement durable. L’accès aux installations sportives gérées en direct par la commune sont mises à disposition gratuitement à l’ensemble des associations et clubs sportifs ainsi qu’aux associations de quartiers.

Les jardins familiaux vont prendre de l’ampleur avec la création de nouveaux espaces notamment à Rivière Salée et Tindu. Nous poursuivrons l’éclairage de la Baie des Citrons par l’illumination des arbres cette fois et celle de la plage de l’Anse Vata pour mieux sécuriser ces endroits très fréquentés.

Un « chantier jeunes » a été mis en place sous la houlette du sculpteur Adjé. Dix jeunes de Rivière Salée y ont participé et les œuvres seront installées début mars à l’entrée du quartier. Voici énumérés quelques exemples concrets, mais la liste n’est pas exhaustive et nous offrirons aux Nouméens, de nouvelles actions innovantes.

Bonne année 2015 à chacun d’entre vous et une excellente rentrée scolaire à nos plus jeunes et leurs encadrants.

Jean-Pierre DELRIEU Le groupe Avec nous, ça va changer ! Les tribunes n’engagent pas la rédaction du magazine.

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