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Numéro 21

HÉRAULT HÉRAULT Bulletin de liaison destiné aux membres de la Ligue Pingouin torda

pour la Protection des Oiseaux de l’Hérault

© A. Cottalorda

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EDITORIAL Sommaire : Page 1 L’Edito du Président Page 2 Pratique des sports et loisirs pleine nature La LPO modifie ses statuts Page 3 Clin d’oeil botanique Zoom sur les mammifères

En ce début d’année, le refus du Ministère chargé de l’environnement d’autoriser le nécessaire renforcement des populations d’Ours des Pyrénées, le vote par le Sénat du principe d’exclusion du Loup de certaines zones du territoire national, le braconnage quasi systématique des Lynx dans le massif des Vosges, la baisse dramatique de certaines populations d’oiseaux (autrefois communs) de notre Pays, la remise en cause des avancées en matière de législation, annoncent-ils une atteinte irréparable à notre biodiversité ? Dans l’attente de probables sanctions européennes infligées à la France, nous ne pouvons rester les bras croisés et notre association, chaque jour plus mobilisée, œuvre sans relâche pour sauver les espèces qui font la richesse de notre département. La prochaine extension de son objet social à la protection de l’ensemble des composantes de notre biodiversité, son investissement dans le suivi de la Loutre d’Europe, des chiroptères ou des reptiles sont autant de signes forts de son engagement au service de l’environnement. La Faune, la Nature et… l’Homme ont besoin de la LPO. Notre détermination, relayée et renforcée par le militantisme de ses membres toujours plus nombreux, est un signe d’espoir pour l’avenir. Ensemble, faisons en sorte de préserver et de pérenniser l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

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Le Président, Pierre MAIGRE

Page 5 Nouvelles... Le saviez-vous ? Page 6 Animations LPO... Education à l’environnement Page 7

Mésange bleue

© A. Cottalorda

A votre objectif... L’oiseau de notre région... Page 8 Groupe local Grand Montpellier Mieux connaître l’O.N.C.F....

Une cuvée « BONELLI’S » pleine de promesses Allier le plaisir d’aider le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage et celui de la dégustation : c’est ce que nous vous proposons. Pour tout don de 20 euros adressé à la LPO Hérault, nous vous ferons parvenir un carton de six bouteilles de vin rouge « Minervois 2005 » à l’effigie de l’Aigle de Bonelli. Joindre l’utile à l’agréable est encore possible. Alors, n’hésitez pas ! Contact : Paulette Raulet (06 18 93 48 77) ou Pierre Maigre (06 14 24 54 35)


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Pratique des sports et loisirs de pleine nature Avec les beaux jours, chacun d’entre nous va très certainement s’adonner à au moins une activité de plein air. Mais qui s’est déjà demandé quel était l‘impact de ces pratiques ? Le but n’est en aucun cas de nous culpabiliser mais plutôt d’adopter les bons comportements qui vont en limiter les conséquences. Même la randonnée peut avoir des répercussions visibles sur les sites naturels. Nous avons la chance d’habiter un département qui offre de vastes possibilités de par les différents milieux qui le composent : les sports terrestres, aériens, nautiques maritimes, nautiques d’eau douce sont tous représentés. Avec un peu de bon sens, nous verrons qu’il n’est pas très compliqué d’avoir la bonne attitude. Il est important de garder en tête qu’un impact minime, s’il est répété des milliers voire des millions de fois peut avoir des conséquences très importantes. Par exemple quitter un sentier balisé pour couper une épingle va provoquer l’érosion des terrains et pourtant qui ne l’a jamais fait au moins une fois. Au delà de l’impact sur les sols, on a noté la disparition ou la modification du comportement de la faune. Certaines associations comme la FRAPNA ont édité un guide des Bonnes Pratiques Sportives et la plupart des fédérations françaises de sport de nature ont mis en place des chartes. Il faut également savoir que ces pratiques sont réglementées par la loi et notamment le code de l’environnement (titre IV Accès à la nature). Il est à noter que des organisateurs peu scrupuleux proposent des activités totalement illégales. Virginie Lopes La LPO sera présente au Salon des Activités de Pleine Nature les 24 et 25 mai 2013 à Bédarieux. LA CHARTE de Climbing Attitude

La LPO modifie ses statuts Suite à la réflexion que l’ensemble de la LPO a menée depuis quelques années sur son avenir et suite à la publication, au printemps 2011, par le ministère de l’Ecologie, de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020 qui invite tous les acteurs de la société à s’engager et à participer pour « préserver, restaurer et accroître la diversité du vivant… », il devenait évident que la LPO devait, à partir de l’oiseau, élargir son champ d’action à la biodiversité et rechercher le soutien d’un public élargi. Ces nouvelles ambitions rendaient nécessaires le changement de son objet social donc la modification des statuts de l’association. Modification approuvée lors de l’Assemblée générale extraordinaire réunie le 2 juin 2012 et validée par le Conseil National des 23-24 février 2013. L’objet social (article I des statuts) devient : «L’association dite Ligue française pour la Protection des Oiseaux ou LPO a pour objet : d’agir pour l’oiseau, la faune sauvage, la nature et l’homme, et lutter contre le déclin de la biodiversité, par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation ». Cette modification des statuts sera soumise au vote des adhérents de la LPO Hérault lors de l’Assemblée générale extraordinaire qui précèdera l’Assemblée générale du 13 avril 2013. Dans les faits, elle ne bouleverse que peu les activités actuelles de la LPO Hérault et s’inscrit dans la continuité d’une démarche initiée dès notre engagement en faveur de l’oiseau libre. En effet, la protection des espèces ne peut être réellement engagée sans lien avec les espaces, les écosystèmes, les biocénoses. C’est pourquoi la LPO Hérault agit au quotidien pour la biodiversité en général, se traduisant notamment par notre engagement en faveur de l’ensemble de la faune et la flore, que ce soit par des compétences internes (ornithologie, herpétologie, mammalogie) ou externe (entomologie, botanique, etc.). Micheline Blavier et Nicolas Saulnier


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Le Sorbier des oiseleurs ou Sorbier des oiseaux Les clairières des hêtraies ou les haies et bordures de route de l’étage montagnard offrent souvent à l’automne les grappes de petits fruits rouges et charnus, ronds comme des billes, du Sorbier des oiseleurs ou Sorbier des oiseaux, Sorbus aucuparia (famille des Rosacées). Cet arbre caduc qui pousse en dehors des zones calcaires - dans notre département, on le trouve dans la Montagne Noire - se reconnaît à son écorce lisse (sur les vieux arbres, elle se gerce longitudinalement) et surtout à ses feuilles composées comme celles du Frêne. Au printemps, il se couvre de grappes de fleurs blanches. Il peut vivre jusqu’à 120 ans et atteindre une hauteur de 15 mètres. Le Sorbier des oiseleurs ou des oiseaux porte bien son nom. Ses petits fruits, les sorbes, arrivant à maturité à la fin de l’été et persistant longtemps sur l’arbre en hiver, constituent une réserve de nourriture pour nombre de passereaux frugivores, grives, merles, étourneaux … pas moins de 76 espèces consommatrices ont été comptabilisées ! Lors des années d’abondance des sorbes - environ tous les 4 ou 5 ans – ce sont plusieurs espèces de grives qui peuvent être observées durant l’automne et l’hiver, subsistant essentiellement grâce à cette source de nourriture importante et toujours accessible même par fort enneigement alors que les petits arbrisseaux, fournisseurs aussi de petits fruits, disparaissent sous la couche de neige. Plus triste pour les oiseaux, malgré la poésie du mot : dans la tradition campagnarde, les sorbes étaient utilisées comme appâts par les personnes, les oiseleurs, qui attrapaient les oiseaux avec des filets ou des pièges.

Sorbier des oiseleurs

© M.Blavier

Crues, les sorbes ne sont pas consommables par l’homme mais cuites, on en fait des sirops, liqueurs ou confitures. Elles sont très riches en vitamine C et provitamine A, ce qui les a fait utiliser comme antiscorbutique. Le bois, dur, était utilisé pour fabriquer des rabots, des rayons de charrette, des manches d’outils. Son aubier rougeâtre est encore apprécié pour la sculpture. Enfin, les fleurs sont mellifères. Sorbus aucuparia n’a décidément que des qualités ! Micheline Blavier

Zoom sur le hérisson, petit mammifère protégé et menacé de disparition Depuis son ouverture, le Centre de soins a accueilli 38 hérissons, 38 hérissons affaiblis, blessés ou malades. Parallèlement, au cours de l’année 2012, sur le territoire français, ce sont 4147 hérissons victimes de la route qui ont été signalés sur le site de l’association le Sanctuaire des hérissons *, ce chiffre n’étant que la partie visible de l’iceberg ! Victimes, ils le sont aussi de l’agriculture intensive, de la disparition des haies et des bosquets, des insecticides et pesticides qui tuent leurs proies¸ des routes et autoroutes qui fragmentent leurs territoires, isolent les populations, empêchent l’immigration donc l’échange de gènes nécessaire au maintien d’une population saine et résistante. Le hérisson aime les milieux mosaïques avec des buissons, des arbres feuillus, des friches avec des fourrés, des espaces ouverts à gazon court et des zones pierreuses. Ces milieux disparaissant, il trouve au voisinage de l’homme, dans les espaces verts en périphérie des villes et des villages, des conditions de vie bien meilleures. Un jardin, votre jardin, peut faire partie du domaine vital d’un hérisson (lequel est vaste, 30 à 100ha) à condition qu’il puisse y entrer et en sortir facilement par une ouverture dans la clôture, qu’il puisse s’y restaurer sans danger (invertébrés, vers, limaces, escargots, jeunes mulots, pas d’appât anti-limace mortel !), s’y abreuver (une coupelle d’eau fraîche suffit) et y trouver des caches (tas de bois, de feuilles mortes, de pierres, murets de pierres sèches…) pour y passer la journée bien au chaud et au sec, à l’abri des intempéries, et peut-être y mettre bas et élever ses jeunes ou, le froid installé, hiberner. Ces conditions réunies, vous aurez peut-être, un beau soir, la joie d’observer un de vos hôtes trottinant sur votre allée ! Et n’oubliez pas : quand vous circulez la nuit, LEVEZ LE PIED ! Dès mai-juin les mâles se mettent en route à la recherche d’une femelle et, parcourant souvent de longues distances, paient un lourd tribut à la circulation routière. *Enquête participative, Le Sanctuaire des hérissons : http:// herissons.chez.com Micheline Blavier Hérisson© M.Blavier


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Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage L'accueil du 100ème pensionnaire de l'année 2013 En ce début d'année 2013, les compteurs remis à zéro, nous accueillons, le 21/02/2013, notre 100ème pensionnaire. Trouvée sur la commune de Lattes, l'Aigrette garzette, ramenée au Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage par une bénévole rapatrieuse, présente une grave fracture ouverte du tarse métatarse à la patte gauche et un mauvais état général. Sitôt arrivée à Villeveyrac et tout juste remise de ses émotions, elle est amenée à la clinique du vétérinaire du centre pour radiographie. La sentence tombe. L'oiseau victime du tir d'un chasseur peu scrupuleux n'est pas opérable. Le plomb, venu se loger dans la patte, a brisé l'os trop près de l'articulation et ne laisse pas la possibilité au vétérinaire de poser une broche. Alors, nous tentons le tout pour le tout. C'est à l'aide d'une seringue coupée et de cotons tiges que nous décidons de faire une attelle afin d'immobiliser la patte dans l'axe et ainsi réduire la fracture. Actuellement en soins intensifs, l'oiseau se nourrit bien et semble supporter la captivité sans trop de difficulté. Sous antibiotiques, sa plaie est soignée quotidiennement afin d'éviter toute infection. Nous attendons impatiemment le délai de 3 semaines afin de savoir si tous ces efforts seront payants et si l'oiseau pourra regagner sa vie sauvage.

Une histoire de patience Le mercredi 13 février, un adhérent contacte le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage au sujet d’un Flamant rose ayant un hameçon dans l’aile gauche et le fil de pêche entouré autour de sa patte. L’oiseau, libéré de ce piège sur site par son découvreur, a malheureusement profité d’une seconde d’inattention pour prendre la poudre d’escampette et se réfugier les pieds dans l’eau de l’Etang de Thau. Inquiets pour l’oiseau, nous demandons au découvreur de le suivre durant quelques jours pour vérifier son état. Après trois jours d’observation, le Flamant présente un comportement anormal. Isolé des autres, il ne se déplace que très peu. Nous décidons alors de le capturer. Equipés de cuissardes, nous nous rendons sur l’Etang de Thau au lieu-dit Maldormir. Capture Flamand rose© M.Aliaga L’oiseau repéré, nous tentons de nous approcher mais, arrivés à cinq mètres de lui, il s’envole sous notre nez malgré ses blessures. Conscients de son état, mais malheureusement dans l’incapacité de le saisir, nous rentrons bredouilles au Centre de Sauvegarde, tout en sachant que tôt ou tard nos routes se croiseront à nouveau. Ce n’est que 13 jours plus tard, le mardi 26, que l’animal nous est à nouveau signalé près du même secteur. Il porte son aile gauche basse et présente une vilaine blessure sur la patte du même côté. Nous nous rendons rapidement sur site avec notre équipement de capture. Malgré son état, ce n’est qu’au bout d’une heure à marcher dans l’eau que nous parvenons à le capturer. En hypothermie, très affaibli par une infection généralisée, l’oiseau est actuellement en soins intensifs au Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage. Bien rétabli, il retrouvera, dans ses lagunes méditerranéennes, sa vie d’oiseau libre. Maëlle Kermabon


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Offrez votre aide en héritage Léguer à la LPO, c’est offrir en héritage un avenir meilleur aux oiseaux et à la biodiversité. Les terrains léguès sont gérés par la LPO afin de : • sauvegarder leur valeur patrimoniale, • devenir des lieux privilégiés d’observation et de découverte de la faune et de la flore. L’intégralité des libéralités reçues (dons, donations,legs et assurances-vie en numèraire ou patrimoine) participe au financement des différentes actions menées par la LPO : • Protection de la faune et conservation des espaces naturels, • Soins aux animaux sauvages en détresse, • Sensibilisation et éducation à l’environnement. Quel que soit votre choix, exprimez-le auprès d’une personne habilitée à faire respecter votre volonté d’agir pour la nature.

A la LPO Hérault, un départ et deux arrivées Après douze mois passés à la LPO Hérault dans le cadre d’un Service Civique Volontaire (SCV), Clio LEPRI nous quitte. Partageant efficacement son temps entre les soins aux animaux en détresse et les actions de sensibilisation, elle a toujours fait preuve de volontarisme et de bonne humeur. Le 29 octobre 2012, Pascale CIAPPUCCINI a rejoint l’équipe des salariés pour prendre en charge la comptabilité et le secrétariat. Le développement de notre association rendait indispensable cette création de poste. Accueillie dans le cadre d’un SCV et mise à disposition du Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage par la Fédération Régionale des Chasseurs Languedoc-Roussillon, Léïa VEIGNIE intervient, depuis le 18 février 2013, en soignant les oiseaux en détresse et en menant une médiation avec les sociétés de chasse sur le territoire desquelles des oiseaux protégés par la Loi ont été tirés. Nous souhaitons bonne chance à Clio dans sa nouvelle vie et la bienvenue à Pascale et Léïa au sein de notre association. Pierre MAIGRE Les chauves-souris en Hérault Petits mammifères volants, les chauves-souris constituent un groupe de 35 espèces toutes protégées à l’échelle de la France. En fonction des espèces, elles peuvent être présentes dans des grottes, des fissures de falaises, mais aussi dans des caves ou combles de maison. Une dernière catégorie est identifiée, celle des chauves-souris dites arboricoles car elles utilisent les cavités/fissures naturelles des arbres pour réaliser leur cycle de vie (hivernage, mise bas…). En Hérault, les platanes alignés le long des bords de routes sont autant d’arbres potentiels pouvant les accueillir. Dans cette optique, la LPO Hérault, en collaboration avec le Groupe Chiroptère du Languedoc-Roussillon et du Conseil Général de l’Hérault, a réalisé récemment un diagnostic des cavités présentes dans des platanes destinés à être abattus. Ce diagnostic aura permis la mise en place de mesures afin de limiter au maximum la mortalité des chauves-souris lors de ces abattages. Adeline Pichard LE SAVIEZ-VOUS ? En ville, la lumière perturbe la sexualité des oiseaux. En ville, pendant la nuit, les merles recherchent les endroits les moins éclairés (0.3lux). En cage, exposés la nuit à cette faible intensité lumineuse, les oiseaux urbains nichent un mois avant ceux des campagnes : c’est ce qu’a démontré une étude menée en Allemagne par des chercheurs de l’Institut Max Planck et publiée dans la revue des Proceedings of the Royal Society B. Il suffit donc de peu d’écart par rapport aux conditions naturelles pour perturber l’horloge interne des oiseaux. Quelles incidences ce changement peut-il avoir sur la survie des oiseaux ? « Il faudrait savoir si leurs proies sont aussi sensibles à la lumière et si leur pic d’abondance arrive au moment où les oiseaux ont leurs petits » note Marcel Lambrechts (CNRS Montpellier). Source : Le Figaro, 14/02/2013

Micheline Blavier


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Retour sur les animations du dernier semestre 2012 Alors que vous recevez le nouvel agenda nature, revenons sur 6 mois d’animations au sein de notre association. Tout d’abord, la désormais traditionnelle manifestation « Rendez-vous sur les chemins » qui nous a menée, cette année, sur les bords de l’Hérault afin d’apprendre à reconnaître traces et empreintes. Un couple d’Aigle de Bonelli a ravi quelques chanceux participants ! Les Journées Mondiales des Zones Humides ont permis, aux moins frileux, de trouver des épreintes de Loutres à Cazilhac, d’apercevoir furtivement les Panures à moustaches à Lattes, d’observer les Harles huppés à Marseillan. Les « Rendez-vous de la LPO » les premiers mercredis de chaque mois à Villeveyrac ont démarré, c’est l’occasion de nous rencontrer, échanger, se former autour d’une conférence/débat sur un sujet naturaliste suivi d’un repas partagé. Après les rapaces diurnes et nocturnes, le baguage, les oiseaux d’eau, nous espérons vous voir nombreux à venir parfaire vos connaissances autour des prochaines soirées que nous vous avons préparées. N’hésitez-pas à nous proposer des sujets ! Les sorties hivernales ont permis, également avec vous, de prospecter les sites de reproduction du Grand-duc d’Europe à Villeveyrac, les quartiers d’hivernage de l’Outarde canepetière à Bessan, de croiser le Cincle plongeur à Bédarieux et d’observer en « Seawatch » Macreuses brunes et autres Fous de Bassan lors des désormais traditionnels rendez-vous le 1er samedi de chaque mois au bout de la digue Richelieu d’Agde dans le cadre de l’observatoire des oiseaux marins.

Découverte du patrimoine naturel et culturel de Cazilhac en partenariat avec l’association Mayane à l’occasion des JMZH

© J.Mirallès L’exposition photographique « Ailes de garrigue », constituée de 16 magnifiques photos de plusieurs de nos adhérents photographes, a été inaugurée le 17 novembre à la médiathèque André Malraux de Béziers où, jusqu’au 6 janvier, elle a connu un vif succès auprès des scolaires et des nombreux visiteurs. Vous pouvez la découvrir dans les locaux de la LPO Hérault et prochainement à Frontignan. Valérian Tabard

   Éducation à l’Environnement « Le sentier des nichoirs »

Dans la continuité de l’année 2012, au cours de laquelle 1 100 jeunes ont bénéficié de nos actions éducatives sur l’ensemble du département, l’année 2013 s’annonce aussi riche avec des animations autour de la création de nouveaux Refuges LPO dans les écoles, collèges et accueils de loisirs de Pézenas, Loupian, Agde, le Bousquet d’Orb, Vias, Castelnau de Guers, Montpellier et Béziers. Alors qu’avec l’arrivée des beaux jours, le parc pédagogique de la LPO Hérault à Villeveyrac, accueille les premiers scolaires de l’année, de nouveaux outils pédagogiques voient le jour avec des jeux positionnés sur la palissade. Par ailleurs, afin que l’offre pédagogique soit la plus complète possible, les élèves pourront bientôt passer la journée entière sur le site avec des animations complémentaires proposées par d’autres membres du CPIE du Bassin de Thau, comme l’intervention de notre voisin Christophe Brodu, chevrier du Mas St Fariol, animateur de l’association Civam Racines. Pour faire le lien entre nos deux sites, 15 nichoirs réalisés généreusement par Patrick Pitoisot, bénévole LPO, seront disposés tout au long du sentier qui sépare la chèvrerie du parc pédagogique. Valérian Tabard


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A votre objectif ! Cette rubrique est la vôtre. Vous êtes nombreux à photographier les animaux sauvages et certains documents sont originaux, attendrissants ou tout simplement beaux. Nous les publierons donc dans le Bulletin LPO Info Hérault, permettant ainsi au plus grand nombre de partager votre émotion. Aujourd’hui, en faisant fi des frontières décrétées par les hommes, nous vous proposons une photo d’Alphonse ROBERT qui nous communique ce cliché de Rollier pris lors d’un voyage au Sénégal. Rollier d’ Abyssinie

© A. Robert

L’oiseau de notre région, le Moineau friquet Les mûres gorgées de sucre du mûrier platane jonchent le sol et c’est, en cette fin de mai, un buffet gracieusement dressé pour les oiseaux des alentours : Merles, Merlettes, Rougequeues noirs… et, comme chaque année, pour une petite troupe de moineaux étonnamment invisibles le reste de l’année ! Des Moineaux domestiques ? A y regarder de plus près, ceux-ci sont plus vifs, plus petits et plus ronds, leur calotte est brune et non grise et ils portent une tache noire sur chaque joue blanche, ce blanc se fermant presque en collier derrière le cou. Tous portent une belle bavette noire comme celle du Moineau domestique mâle : ce sont des Moineaux friquets Passer montanus, mâles et femelles portant la même livrée. Passer montanus : de la montagne ? Ce n’est pourtant pas son habitat puisqu’en France il occupe les régions plutôt basses -plaines et vallées dont il évite les secteurs froids et humides- et se raréfie dès que l’altitude s’élève. Beaucoup moins répandu que son cousin, on le rencontre en lisière de bois et de bosquets à proximité de friches et de broussailles, et de zones agricoles mais aussi près des fermes, dans les parcs et jardins, les villages, voire même au coeur de certaines villes. Friquet ? Le bien nommé ? Oui car ce nom, dérivant de l’adjectif « friquet »-élégant, pimpant- dérivé lui-même de « frique et de frisque »-plein de vivacité-, caractérise bien son caractère remuant. Les Friquets vivent en petites proximité les uns des autres utilisées l’hiver pour le repos haies ou les vergers comportant par l’espèce. S’il ne trouve pas convenance, le Moineau friquet pour utiliser les trous des toits et autres espèces mais, il reste méfiant et farouche. En France, sédentaires, les lieu de vie tant que celui-ci leur à l’édification des nids. Ceux-ci, brindilles, plumes et poils sont couvaison des 4 à 6 œufs dure petits prennent leur envol au l’automne et en hiver, les jeunes déplacements ou partent en Passer montanus se nourrit de grains de céréales mais aussi de reproduction- et de fruits cerisier…).

sociétés et cherchent à nicher à notamment dans les cavités nocturne. C’est pourquoi les des arbres creux sont appréciés de site naturel à sa se rapproche des bâtiments des murs voire les nids des contrairement au Domestique, couples restent fidèles à leur procure les cavités nécessaires constitués de mousse, l’œuvre des deux parents. La une dizaine de jours et les bout de 15 à 20 jours. A effectuent de grands migration. surtout de graines sauvages, d’insectes -surtout en période (sureau, merisier, prunier, Moineau Friquet

© M.Blavier

Les Friquets semblent avoir toujours subi des fluctuations marquées de population et de répartition mais ses effectifs connaissent une forte tendance à la baisse depuis le milieu des années 1970. Le programme STOC-EPS montre un déclin de 1991 à 2003 avec une légère reprise par la suite. Les causes de ce déclin peuvent à priori être attribuées à la dégradation de son environnement : usage des insecticides et herbicides mais aussi disparition progressive des milieux adaptés à son mode de vie et de reproduction notamment raréfaction des haies, bosquets, vergers de haute tige, et des cavités pour se reproduire. Micheline Blavier


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Groupe Local Grand Montpellier Comme annoncé dans le précédent bulletin, les rencontres mensuelles du groupe local, ouvertes au public, ont repris depuis octobre. Elles réunissent une vingtaine de personnes autour de thèmes variés comme le phénomène de la migration, les oiseaux mal aimés, le bilan du centre de sauvegarde, la lutte contre le braconnage ou le retour des vautours. La rencontre du 15 mars portera sur le suivi de la Chouette chevêche, celle du 5 avril sur les refuges LPO et la dernière, qui aura lieu le 24 mai, aura pour sujet l’enquête nationale sur les hirondelles. Ces manifestations sont bien sûr annoncées sur le site de la LPO Hérault : (htpp://herault.lpo.fr) ou sur le blog du groupe local. (lpo34.local.mtp@gmail.com) Au cours de ces soirées, les adhérents choisissent le lieu de la prochaine balade locale. Plusieurs d’entre eux ont ainsi animé ces sorties informelles qui rencontrent un vrai succès puisqu’elles réunissent souvent plus d’une vingtaine de personnes, chacun faisant partager ses connaissances dans un esprit de co-formation. Lieux privilégiés d’observation, les étangs autour de Montpellier ont ainsi été visités : étang du Méjean, marais du Boulas, salines de Maguelone ou étang de l’Or à Mauguio. Les adhérents du groupe local sont aussi présents en soutien aux actions de la LPO Hérault comme les journées caddie au magasin Truffaut ou la participation aux réunions pour l'organisation de stands (fête de la biodiversité). Plusieurs d'entre eux vont aussi régulièrement apporter leur aide au fonctionnement du Centre de Soins.

Sortie sur l’étang de l’Or à Mauguio© M.Luziau

Dominique Poulailleau

Mieux connaître l’O.N.C.F.S. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, établissement public sous double tutelle des Ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, est en charge de la connaissance de la faune sauvage et de ses habitats, de la police de la chasse et de l’environnement, mais aussi de l’appui technique auprès des décideurs publics, aménageurs et gestionnaires de l’espace rural. Le contrat d’objectifs 2012/2014 qui lie l’Etablissement à l’Etat, fixe les grandes lignes de l’activité de l’ONCFS : biodiversité, connaissance de la faune sauvage, gestion des territoires par la chasse, continuité de la mise en œuvre d’un service public durable de l’Environnement Outre l’implantation de Délégations interrégionales, l’ONCFS est présent dans chaque département par l’implantation d’un Service Départemental composé de techniciens et d’agents techniques de l’environnement mettant en œuvre les diverses missions résultant du Contrat d’Objectifs. La LPO Hérault entretient d’étroites relations avec l’ONCFS dans le cadre du suivi des infractions (capture de Chardonnerets, destruction d’espèces protégées…) et participe, grâce à son Centre Régional de Sauvegarde, au recueil de données entrant dans le cadre du réseau SAGIR qui recense et étudie les maladies touchant la faune sauvage. Pour le département de l’Hérault, le Service ONCFS peut être joint pour tout problème relatif à la faune sauvage par téléphone au 04 67 10 78 01 ou par mail à l’adresse : sd34@oncfs.gouv.fr Pierre Maigre

LPO HERAULT

– 15 rue des Cigales - Route de Loupian 34560 Villeveyrac Tél : 04 67 78 76 24 Mail : herault@lpo.fr Site : http://herault.lpo.fr Centre Régional de Sauvegarde, même adresse - Tél 09 67 18 76 24 / 06 29 81 66 31

LPO INFO HERAULT

Bulletin édité par la LPO Hérault Ont participé à divers titres à ce numéro : Maxime Aliaga, Micheline Blavier, Lionel Campo, Alain Cottalorda, Maëlle Kermabon, Virginie Lopes, Martine Luziau, Pierre Maigre, José Mirallès, Adeline Pichard, Dominique Poulailleau, Paulette Raulet, Alphonse Robert, Nicolas Saulnier, Valérian Tabard , Lucie Yrles.

Bulletin LPO Hérault Info n°21 (mars 2013)  
Bulletin LPO Hérault Info n°21 (mars 2013)  

Bulletin semestriel d'information de la LPO Hérault

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