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Bien le bonjour, et bienvenue à l’École ! Vous voilà admis. Le prestige est grand, et les attentes nombreuses. Pour bien vous accueillir, ces quelques pages ont été concoctées pour vous. Le livret ici présent a été rédigé par l’équipe du Louvr’Boîte, le journal des élèves de l’École du Louvre. Et ses portes sont grandes ouvertes, tout au long de l’année, prêtes à laisser entrer un nouveau talent, littéraire ou graphique. PhilippeAlexandre va tout d’abord vous présenter l’EdL (École du Louvre ; il vous faudra vous habituer à un nouveau jargon). Une carte des lieux a été dessinée par les doigts fins de Camille, et viendra compléter à l’échelle géographique le document historiographique précédent. Matthieu présente ensuite en détails le journal et ses objectifs. Et une nouvelle fois je vous le dit, n’hésitez pas à venir nous proposer vos talents ! Puis c’est au tour de Jean-Baptiste, de vous dévoiler le lexique dont il faudra vous armer pour votre cursus. Sarah, une des dernières recrues de la rédac’, vous a réservé une BD présentant la vie d’un EdLien moyen à Paris. Et enfin, c’est au tour de Matthieu, le même que plus haut, de dresser une liste des bons plans restauration autour du Louvre. Sur ce, bonne rentrée ! Vincent Didellot

Page 3. Présentation de l'École du Louvre. Grosse maison XII-XXe s., restaurée et meublée, 210.000m2 habitables, centre ville Paris, ch. étudiant sérieux à l’année. 360 euros/an. Contacter École du Louvre. Page 5. Lexique de l'École du Louvre. Trigrammes et jargon non exhaustifs, informels et en perpétuelle évolution de l'EdL à l'usage de

l'EdLien. Page 8. Carte de l'École du Louvre. Pour ceux qui n'ont pas d'iPhone avec Google Maps. Page 10. Présentation du Louvr'Boîte. Mais qui sommes-nous donc ? Page 12. Un EdLien à Paris. Une mise en image de vos angoisses, présentes et futures. Page 16. Le guide du croûtard. Entre midi et deux (comprendre, midi et deux minutes), où courrir acheter un sandwich trop cher en cas de panne de métro vers le prochain TDO.

Louvr'Boîte, journal des élèves de l'École du Louvre. Quatrième année. Hors-série pour la rentrée des premières années, 2011. Gratuit. École du Louvre, Bureau des Élèves, Palais du Louvre, Porte Jaujard, Place du Carrousel 75038 Paris cedex 01. Tél. +33 (0)1 42 96 58 13. Courriel : journaledl@gmail.com. Directeur de la publication : Vincent Didellot. Rédacteurs en chef : Diane Alliaume et Matthieu Fantoni. Maquettiste : Philippe-Alexandre Pierre. Ont contribué à ce numéro, dans l'ordre alphabétique : Camille Boisaubert, Jean-Baptiste Corne, Matthieu Fantoni, Sarah Moine, Philippe-Alexandre Pierre. Ont illustré ce numéro : Camille Boisaubert (pages 5 et 20), Matthieu Fantoni (pages 16 et 19), Sarah Moine (Une, page 2), Manon Paya (page 11). Dépôt légal : septembre 2011. Imprimé sur les presses de l'École du Louvre (France). Sauf mention contraire, © Louvr'Boîte et ses auteurs.

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Fondée en 1882 selon « le grand dessein de Jules Ferry », comme le dit le site de l’École dans une pointe d’humour dont la compréhension ne vous est pas encore autorisée sans les cours d’initiation à la muséologie, l’École du Louvre est un établissement supérieur du ministère de la Culture et de la Communication (et non de l’Enseignement supérieur) dispensant un enseignement en histoire de l’art, archéologie, épigraphie et muséologie.

En 1882, l’École du Louvre se voit confier la mission, qu’elle accepte, de « tirer des collections, pour l’instruction du public, l’enseignement qu’elles renferment, et de former les conservateurs, les missionnaires et les fouilleurs  ». Tourné d’abord vers l’archéologie, l’enseignement de l’Ecole accueille rapidement de nouveaux domaines de l’histoire de l’art, comme l’histoire générale de l’art en 1920, les cours du soir en 1921 (lancés sur les ondes radiophoniques à partir de 1934), la muséographie en 1927, les cours d’été en 1952, les cours en région en 1978 (actuellement dans vingt-cinq villes). C’est avec les travaux du projet du Grand Louvre que l’École investit en 1998 les locaux de l’aile de Flore, ceux dans lesquels vous ferez votre scolarité. L’École repose sur une organisation géopolitique composée de quatre régions, un peu nos quatre régions du monde connu mais à notre échelle d’étudiants, chacune plus importante l’une que l’autre, avec dans l’ordre l’aile de Flore qui regroupe administration et salles de cours de spécialités, de langues et

d’options, l’amphithéâtre Rohan, la bibliothèque de l’École du Louvre (BEL) et la cafétéria (CEdL). Comme vous pouvez le constater, la terre edlienne est plate et ceinte par une muraille construite par les Dieux eux-mêmes, le palais du Louvre. Ca n’empêche pas l’explorateur edlien d’aller parfois visiter les mondes situés de l’autre côté de la bordure extérieure de la galaxie, comme le musée Cluny, le musée des Arts asiatiques Guimet, voire même le musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-enLaye. Oui, les premières années (1A) sont forcées d’y aller, c’est tout ce qu’on a trouvé comme bizutage depuis qu’on nous a interdit de vous faire passer la nuit dans le sarcophage de Djedkhonsouiouefânkh ou celui d’Eshmunazor II.

L’École du Louvre voit son enseignement reposer sur le système européen du LMD (Licence, Master, Doctorat, soit trois ans puis deux ans et enfin trois ans). Les trois années de licence pourraient prendre la forme d’un arbre, à savoir un tronc commun, l’histoire générale de l’art, et d’une frondaison de trente-deux spécialités, de langues vivantes et de quelques options (langues décédées respectueusement placées sous la dalle funéraire de l’épigraphie, l’héraldique et la numismatique). Le tronc commun de l’histoire générale de l’art (HGA) comporte en première année huit matières (sept puis six dans les deux années suivantes, mais combien plus difficiles hein) allant historiquement des âges Septembre 2011 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | 3


préhistoriques à l’époque mérovingienne et géographiquement de la Gaule au Japon. A la fin de l’année vous devez savoir qui sont Shutruk-Nahhunte, Amateratsu, Euphronios, Puzur-Inshushinak, l'empereur Nintoku, Avalokiteshvara, les dates du proto-élamite, de l’époque jomon, des Gupta, des Dynasties archaïques, les dimensions (en centimètres) du petit chien de Suse et autres statuettes, architectures et objets d’art, les matériaux précis et les lieux de conservation de chaque objet. Et tout cela à renouveler chaque année en oubliant le moins possible année sur année (on parle encore des sculptures grecques et de la peinture romaine au XVIIIe siècle en troisième année). Après les frayeurs, le réconfort : si vous ne validez pas vos examens d’histoire générale de l’art, que ce soit en mai ou en septembre, vous ne pourrez pas passer les examens de spécialité. Eh oui, en première année, la spécialité est subordonnée à la réussite du tronc commun. Bienvenue à l’École du LOLouvre.

L’École du Louvre rôde sur les Internets. Le site de l’École, déjà. Depuis l’année dernière, un extranet assez performant est mis à la disposition des EdLiens, permettant d’accéder entre autres à l’actualité de sa scolarité (modification de l’emploi du temps, informations concernant la spécialité), aux ressources pédagogiques (bibliographies, plans de cours), aux documents administratifs

Bibliothèque (n. f.) : Pour un premier année néophyte, lieu étrange en sous-sol, accessible par un coupe-gorge où les cadavres des pigeons côtoient papiers gras et vieux journaux. Pour les années supérieures, c’est une cave regorgeant de livres où les places sont rares et chères entre février et mai. La bataille commencera très vite pour les nouveaux. Trouver une table dès 10h30 relèvera de l’exploit personnel, et il vous 5 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | Septembre 2011

(attestation de scolarité, relevé de notes, dispense d’assiduité), aux annales d’examen, au catalogue de la BEL (avec un formulaire de suggestion d’achat de livre). Mais, en plus de cela, l’École s’est emparée du web 2.0 : elle a ainsi ouvert des comptes sur les principaux réseaux sociaux, de Facebook à Twitter (sur lequel elle est particulièrement réactive) en passant par Flickr. Ainsi, pendant le peu de vacances auquel vous aurez droit, l’Ecole se trouvera toujours à portée de clic pour que vous puissiez apaiser votre syndrome de Stockholm. fr.wikipedia.org/wiki/Ecole_du_Louvre ecoledulouvre.fr extranet.ecoledulouvre.fr bibliotheque.ecoledulouvre.fr association-ecoledulouvre.fr ecoledulouvre.forumactif.com facebook.com/bde.edl facebook.com/louvrboite dailymotion.com/ecoledulouvre facebook.com/profile.php?id=1331104957 facebook.com/pages/Ecole-duLouvre/59018800053 flickr.com/photos/ecoledulouvre/ twitter.com/ecoledulouvre Philippe-Alexandre Pierre

faudra jouer sur les emplois du temps des différentes années pour arriver à votre fin. Il vous faudra également une foi indéniable en vous-même pour comprendre le fonctionnement des ouvrages R et S ainsi que le magasin, les horaires changeants au gré des humeurs des bibliothécaires, la connexion Wifi existante théoriquement, mais impraticable, l’aquarium vitré de la lecture surveillée qui vous oblige à vous


couper du reste du monde, ou encore le système stressant de la sonnerie indiquant votre temps restant à essayer de travailler dans cet espace voûté. Cafétéria (n. f.) : Sans doute l’espace le plus convivial de l’École du Louvre. Esthétiquement froid et sobre, c’est l’endroit favori des accros à la caféine et à la théine. Mais aussi le moins propice au travail, il est paradoxalement le seul lieu de l’établissement où la connexion Wifi semble la meilleure. De ce fait, vous rencontrerez, la plupart du temps, les mêmes têtes estudiantines qui semblent même avoir un logement caché au sein de la cafétéria. Lionne (n. f.) : Mammifère velu en bronze, signé d’Auguste Caïn, trônant hautainement devant l’entrée de l’École du Louvre. Présente avec une de ses comparses, symbole de la porte Jaujard, délaissée par leurs amants de la porte du Pavillon des Sécessions, ces deux gracieuses félines subissent les attaques multiples des étudiants  : chewing-gum, cigarettes écrasées sur les pâtes, cafés renversés sur la queue, sacs accolés griffant leur fourrure. Malgré les assauts de certains étudiants, qui n’hésitent pas à grimper sur ces œuvres, tels des cow-boys plein de fierté chevauchant un taureau à l’agonie, et les fientes volatiles acides, elles défient le temps depuis plus de 130 ans, et restent énigmatiques. En effet, qu’en est-il de cet étrange orifice présent sur le flanc d’une des lionnes  ? Serait-il le témoin d’un safari sauvage organisé par un soldat allemand S.S. pris de boisson après une soirée sur le Pont des Arts en juin 1942 ? La question demeure sans réponse. Pelouse (n. f.) : Elément végétal constitutif de nos charmants espaces verts à la sortie de l’École du Louvre. Ne vous fiez pas à ce petit Eden verdoyant au cœur de Paris. Il peut très vite se révéler un danger, dont vous ferez l’expérience après plusieurs années au sein des bâtiments du jardin du Carrousel. En été, outre l’aspect desséché que revêt la pelouse transformée en paille, on pourrait se croire

Le Louvr'Boîte, le journal des élèves de l'École du Louvre, votre journal adoré, recrute continuellement rédacteurs et illustrateurs, réguliers ou ponctuels, à visage découvert ou sous pseudonyme. Faites nous suivre articles, idées, coups de gueule et coups de coeur sur journaledl@gmail.com. N'oubliez pas de nous critiquer, en bien comme en mal, via courriel ou Facebook pour mieux vous satisfaire. Septembre 2011 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | 5


dans un épisode de l’Amour est dans le Pré. Enjambez les couples qui lient leurs langues entre elles, évitez les excréments canins, contournez les cadavres des bouteilles laissées par des soirées trop arrosées et les centaines de mégots de cigarettes, et peutêtre, alors, trouverez-vous une petite place au soleil pour déjeuner. Mais de septembre à avril, ce paradis vert devient un piège aux talons les plus aiguisés, aux mocassins fraîchement cirés, aux chaussures de toile blanches immaculées. Tels des sables mouvants, la boue des tranchées de 19141918 revient hanter vos propres souliers. Empruntez des chemins plus sûrs dans ces cas-là. Les plus téméraires s’armeront de bottes esthétiquement douteuses, mais dont leurs prototypes bretons ont défié toute concurrence. Essayez donc de profiter de la pelouse du Carrousel (côté École du Louvre et non des Arts décoratifs), d’avril à juin pour une pause cigarette, un café mérité, une cannette de la cafétéria entre amis. Administration (n. f.) : Lieu de perdition pour les habitués universitaires. Néanmoins la fréquentation assidue de ce lieu, fermé le mercredi et le jeudi matin, est inévitable pour tous types d’informations que vous recherchez. Amabilité, écoute et sourire sont les trois principales qualités requises et présentes au sein du personnel de l’administration. Ils ont pour noms Hélène, Tanguy, Sabine, Géraldine ou Mathilde. Mais n’oubliez pas, le personnel n’est pas une mère de substitution ou un psychologue gratuit du CROUS. Évitez, cependant, le rush des inscriptions aux TDO, dispenses d’assiduité et autres problèmes liés aux cours de langues, entre septembre et novembre, pour simplement effectuer une causette. Si un doute persiste en vous, sur l’ouverture des bureaux, en raison d’une absence inhabituelle, ne paniquez pas. Un rapide coup d’œil jeté à la cafétéria ou sur le perron des fumeurs devant l’école, vous fera comprendre, qu’il est l’heure de la pause méritée. Projectionnistes 

(n.

m.)

:

Grands

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anonymes de l’École. Étudiants, pour une grande majorité, ils sont indispensables à vos cours. Rassemblant des qualités techniques et humaines permettant d’amadouer le plus revêche des enseignants, ils débloquent les diapositives, rétablissent une connexion Internet perdue, délivrent les photocopies des cours comme les chronologies essentielles d’Agnès Benoit, allument vos petits pupitres, et sont les maîtres des clés des amphithéâtres. Salles Nara, Délos, Angkor ou Verlet : salles invisibles de l’École, jouant sur les noms de grands historiens et anciens professeurs, sites archéologiques ou périodes artistiques. Dans chaque moment de votre scolarité, vous serez confrontés à ces espaces mystères, incapables de trouver leur localisation, même avec un bon GPS. Adeptes des petites spécialités, vous aurez une supériorité, par rapport aux autres élèves, sur la géolocalisation des méandres de l’École. C2RMF (n. m.) : Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Voici, notre voisin mystère qui se tient dans le Pavillon de Flore. Si vous l’ignorez, nous sommes en présence des ateliers de restauration des plus grands musées de France. De la sculpture, aux petits formats peints, en passant par l’ébénisterie, la dorure ou encore la restauration des objets antiques, cet espace regorge de trésors insoupçonnés. Imaginez, qu’au-dessus de vos têtes, peuvent se côtoyer une peinture de Rembrandt ou de de Vinci, une sculpture allemande du XVIe siècle, un meuble Boulle ou encore une korè grecque archaïque. (pour la suite voir, AGLAE). AGLAE (n. f.)  : Divinité féminine grécoromaine  ? Personnage féminin de la Jérusalem délivrée du Tasse  ? Dernière héroïne d’un film de Gus van Sant ? Eh bien pas du tout. Vous voilà en présence du plus grand accélérateur atomique de particules élémentaires du monde, permettant aux plus grands musées de la planète, qui nous envient, de préciser les datations et les éléments constitutifs d’une œuvre d’art,


pouvant déterminer son origine par exemple. Même si vous n’êtes en aucun cas scientifiques, vous serez en admiration devant cette incroyable invention humaine.

trouver leur signification : TDO, HGA, CS, CO, TP, MET, MoMA, MAMVP, CNAM, MuCEM, MAM, ICOM, la Tate, le British, le Getty…

TDO (n. m.) : Littéralement, Travaux Dirigés devant les Œuvres. Grâce à ces enseignements, vous arpenterez, en trois ans, plusieurs kilomètres de couloirs au Louvre, à Orsay ou à Beaubourg. Vous découvrirez des musées insoupçonnés, où vous n’auriez jamais pensé mettre les pieds, tels que le musée Cluny, le département des majoliques italiennes du Louvre ou encore le musée de Saint-Germain-en-Laye. Vous vous baladerez dans tout Paris au travers du Marais, du 16e arrondissement, de l’Opéra Garnier, de Versailles, de l’abbatiale de Saint-Denis ou encore du château de Vincennes. En somme, vous cultiverez votre esprit et votre corps en même temps. Un parcours du combattant vous attendra, encore une fois, lors des inscriptions à ces cours. N’espérez pas trop avoir votre emploi du temps de rêve. Vous subirez sans doute la loi des TDO du samedi matin ou des nocturnes de Beaubourg ou du Louvre. De plus, à n’importe quel moment de l’année, vous risquez aussi de subir les grèves des musées, attendant désespérément devant les portes du musée d’Orsay, la malédiction des salles du Louvre fermées, le déplacement des toiles de Beaubourg ou encore les travaux du château de Versailles. Mais quel bonheur de voir des œuvres d’art allant du silex néolithique à la Marylin d’Andy Warhol, en passant par les Noces de Cana de Véronèse.

BDE (n. m.) : Bureau des élèves. Il est l’une des plus anciennes associations de l’École du Louvre. Dirigé, lors de ses heures de gloire, par Michel Laclotte, et après avoir connu plusieurs déconvenues, il est prêt à vous organiser vos soirées étudiantes, mettre au point vos projets artistiques, et regroupe les différentes activités de l’École (association sportive, ex-chorale, cinéclub, Polychrome, café Déb’Art…). Son bureau officiel est perdu dans les méandres de l’Aile de Flore, meublé avec goût par une équipe de choc, mais vous y trouverez de quoi boire ou manger gratuitement.

Sigle (n. m.) : Vous vous habituerez très vite à toutes ces petites abréviations techniques du monde muséal. On vous en donne une petite liste, en vous laissant le soin de

Louvr’Boîte (n. pr.) : Journal officiel des étudiants de l’École du Louvre. Pour seulement 50 centimes d’euro, retrouvez une actualité artistique pertinente livrée par des journalistes, souvent sur le terrain, qui n’ont pas peur de vous dire ABSOLUMENT TOUT. Pigeons (n. m. pl.) : Volatiles moqueurs, idiots, ressemblant soit à un rat volant soit à un gros dindon. Il y aurait sur Paris environ trois pigeons pour un parisien. Cette alarmante information vous fait dire qu’un remake des Oiseaux d’Hitchcock n’est pas impossible, s’ils avaient un vrai cerveau. Vivant en communauté, ils mènent un combat permanent pour leur survie contre les corbeaux et les mouettes au cri disgracieux. Jean-Baptiste Corne

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Camille Boisaubert. Données cartographiques : Camille Boisaubert/Google Maps/IGN France.


Louvr’Boîte… Habile illusion phonétique. Dans nos oreilles, elle fait d’abord penser à ce petit instrument chromé, crochu et sinusoïde, qui repose calmement dans les tiroirs de nos cuisines. A la lecture on comprend cependant le rapport entre notre nom, l’École et le musée du Louvre. Qui se cache derrière cet amusant jeu de mot ? Evidemment, une sacrée bande de blagueurs. Louvr’Boîte a été fondé il y a trois ans. L’équipe de joyeux lurons d’alors s’était fixé pour objectif de livrer sur un ton potache ou subversif, mais toujours sympathique, un compte rendu de l’actualité culturelle. L’idée était aussi de fouiller les sombres arcanes de notre école et de démystifier quelque peu l’établissement de l’aile de Flore. Pour cela, les chroniqueurs interviewèrent des professeurs comme le bel et brillant Maximilien Durant ou la juste et attentionnée (si si) Agnès Benoit. Laurence Tardy, surnommée affectueusement (un surnom qui a fait date) la « Grand-Maman de l’Ecole » est aussi passée devant le tendre dictaphone de nos prédécesseurs. Avec le temps, enhardis, les rédacteurs frappèrent à de plus grandes portes pour tenter l’entrevue. C’est ainsi que de grands noms comme ceux de messieurs Laclotte et Rykner sont entrés dans le répertoire du journal que vous tenez entre les mains. Pas mal non ? Grâce à son capital sympathie élevé, la rédaction a d’autre part tissé un réseau de connaissances à travers Paris d’abord, puis la France (chroniqueurs en live des chantiers de Marseille 2013) et enfin l’Europe (grâce aux correspondants d’Heidelberg) ! 10 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | Septembre 2011

En quelques années, l‘humble journal de l‘aile de Flore a ainsi réussit à se faire accepter par les élèves et à se faire reconnaître auprès de personnalités influentes. Il gagnait à chaque numéro un peu plus d’ambition. Cependant, si les poètes sont immortels comme le pense Cocteau, la vie d’étudiant à l’École du Louvre ne peut pas durer éternellement. Il faut bien un jour quitter cet établissement pour déployer ses ailes dans le monde du travail. C’est ainsi que l’année dernière, l’équipe des fondateurs de Louvr’Boîte a quitté l’école pour embrasser d’autres horizons. Vous lisez donc la première édition entièrement dirigée par l’équipe des « repreneurs  ». Qui sommes-nous ? Nos objectifs diffèrent-ils ? Louvr’Boîte a toujours été la tribune des élèves de l’École. Cette idée d’ouverture aux opinions de tous nos camarades demeure une ligne de force de notre politique éditoriale. Nous élargissons même le sens de cette vocation. Plus que jamais, Louvr‘Boîte prête l‘oreille aux élèves, pour les représenter au mieux. Encore faut-il que nos rédacteurs potentiels (c’est-à-dire nos lecteurs) gardent en tête certaines de nos valeurs. Quellessont-elles ? La dérision, valeur fondamentale voire génétique de notre journal. Les créateurs de Louvr’Boîte ont su développer leur humour et traiter leurs sujets avec du recul. Nous


tenons à perpétuer, à notre manière, forcément différente, cette tradition du second degré et de la bonne humeur. Que l’on ne se méprenne pas, avoir de l’humour ne veut pas dire que l’on néglige son sujet ou son propos. Nos rédacteurs savent être sérieux. Comme on peut justement commettre quelques maladresses, choquer accidentellement le lecteur en employant le mauvais ton, il est essentiel qu’un maximum d’élèves nous donne ses opinions. Vos réactions, remarques et réclamations ne peuvent que nous enrichir. Conscients de cela, nous ne craignons pas de débattre ! Nos portes sont grandes ouvertes. L’ouverture, justement, est aussi une notion fondamentale à nos yeux. Outre l’ouverture aux critiques, nous nous soucions plus généralement de l’ouverture à autrui. Comment, en pleine ère de la communication, ne pas jeter des regards sur le monde ? Louvr’Boîte, entre quelques critiques d’expositions et interviews de personnalités, laisse la place aux témoignages. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur certains événements, même au nom de l’apolitisme. Le « Printemps arabe  » par exemple, n’intéresse-t-il pas le domaine culturel ? Le saccage du musée du Caire ne révèle-t-il pas des évolutions dans la perception que les nations se font du monde muséal ? Nos lecteurs ont un âge moyen de 20 ans, et la foule d’idées bigarrées qui vont avec, laissons-leur une chance de s’exprimer. L’ouverture d’esprit concerne aussi notre environnement proche. Paris regorge d’actualités, d’artistes et de personnages en tout genre que la presse «  conventionnelle  » néglige. Nous nous ferions un devoir de les présenter dans nos pages. Tout échos de nos région est aussi le bienvenu, dans une école qui compte une bonne proportion « d’expatriés ». Le respect, enfin et par-dessus tout, est un élément capital à nos yeux. Avant tout, le respect du public. En tant qu’unique journal de l’École, nous avons une certaine responsabilité sur nos publications, elles se

doivent d‘être de qualité. Vient ensuite le respect des sujets que nous traitons. Nous y appliquons un maximum d’enthousiasme, quand les objets de nos exposés ne nécessitent pas une très grande rigueur. Nous laissons l’impeccabilité aux revues officielles, ce qui ne nous empêche pas d’essayer d’être aussi minutieux que passionnés. Respectant les trois points qui viennent d’être cités, chacun est donc libre de nous donner ses opinions, des nouvelles de son pays, de sa région. Au sein d’un des plus grands musées du monde, Louvr’Boîte se veut un conservatoire d’idées et un terrain pour la créativité. La créativité, voilà là encore une grande préoccupation de notre rédaction. Nous recueillons de bon cœur nouvelles, essais, bande dessinées ou romans photo. Qu’ils proviennent d’élèves de l’école ou de l’extérieur, ils seront analysés avec tout le respect et l’ouverture d‘esprit (l’aura-t-on assez dit) qu’ils méritent. En espérant vous divertir, il ne me reste plus, au nom de la rédaction, qu’à vous souhaiter de vivre, grâce à la lecture de notre feuille de chou, de bonnes expériences. Qu’elles soient tant artistiques qu’humaines ! Matthieu Fantoni

Le numéro 10, prochain numéro, du Louvr'Boîte sortira début octobre 2011 pour la modique somme de cinquante centimes. Au sommaire de ce numéro, entre autres : l'histoire folle de deux oeuvres du musée Granet d'Aix-en-Provence, les musées et la profanation de tombes, comptes rendus d'événements culturels, le jeu des sosies. En vente dans tous les bons kiosques du BDE.

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Sarah Moine Septembre 2011 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | 15


Un grand philosophe français de l’âge du fer disait gaiement que quand l’appétit va, tout va. Encore faut-il satisfaire cet appétit avec de la nourriture saine! Voici un petit recensement critique des lieux les plus fréquentés par les élèves de l’École. Notre recensement ne concerne que les gargotes répondant à trois critères : - Repas à moins de 10 €* ; - Moins de 10 min de trajet de notre école (à l’aller) ; - Possibilité d’emporter les plats pour les consommer à l’École. Note : les lieux ne sont pas classés par qualité, mais par proximité avec l’aile de Flore. * Les étudiants peuvent bénéficier d’une réduction spécifique chez Paul, Mezzo di Pasta et McDonald‘s. Pour les restaurants comme Hong Kong Traiteur, Chez Kathy, et certains établissements de la rue Sainte-Anne, une réduction de 10 % est obtenue si le plat est pris à emporter. Boulangerie Paul Distance de l’école : moins d’une minute, devant l’arc de triomphe des Tuileries. Prix moyen d’un sandwich : trop cher pour ce que c’est ! Le stand noir-corbillard de la franchise Paul est bien visible pour ceux qui se rendent à l’aile de Flore par la surface du carrousel. Ce n’est pas pour rien que l’enseigne a choisi la couleur officielle des pompes funèbres pour faire sa publicité : préparez-vous à faire le deuil de votre système digestif et de votre portefeuille. La première chose qui révolte le consommateur pressé et affamé, c’est le temps 16 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | Septembre 2011

d’attente : indignant, surtout en période de vacances. Si seulement le salaire d’une telle patience était l’abondance, ou au moins la qualité! Leur pain décongelé très sec ferait rire un ascète bengali! Et que dire des crudités? Les tomates sont transparentes, la moutarde -en est-ce?- a le goût du plâtre et les morceaux de poulet font honte au règne animal. En matière d’alimentation, méfiezvous de la facilité ! McDonald’s Distance de l’École : trop petite ! Il vous faudra 2 minutes pour atteindre « le restaurant  » situé dans le Carrousel (près de Rohan) et 500 mètres plus loin vous trouverez un autre établissement rue de Rivoli. Inutile de présenter les plats de cette firme si bien connue. Au Louvre aussi, l’impérialisme de la malbouffe a réussi à dresser son


étendard taché de gras. Et, comme le rappelle l’adage trop souvent oublié, c’est dans les vieilles casseroles en matières cancérigènes que l’on fait les meilleurs steaks de vache folle. Rien ne manque aux ingrédients traditionnels : pastilles anti-vomissement collées sous les pains des hamburgers, cocacola coupé à l’eau devant nos yeux brillants, pailles poussiéreuses rangées avec soin dans les mêmes boîtes sales… Étonnamment, de nombreux touristes se pressent devant le guichet du fast-food, sans doute pour ne pas trop se dépayser. Ceci rend le temps d’attente ici aussi insupportable… Starbucks café On en retrouve deux (à 100 mètres d’écart) dans le Carrousel du Louvre, un autre fait face au McDonald’s de la rue de Rivoli. Prix d’un sandwich : dans les 4 - 5 euros. Le logo couleur d’algue de cette usine triomphe au Louvre. On y vend, en plus des différentes eaux tièdes parfumées au café vendues plus cher que du vrai café, de petits sandwichs. Les parfums sont assez conventionnels, et les prix « classiques  » -pour le premier arrondissement de Paris. Les desserts sont comme les sandwichs, rien de gastronomique, mais efficaces quand sonne midi. Il faudra (encore et toujours) composer avec la foule qui aura de quoi dégoûter les agoraphobes. Malgré tout, on peut difficilement résister à l’ambiance urban-chicStarbucks et il vrai que c’est sympa d’y faire un petit déjeuner de temps en temps, avant le TDO du samedi matin… Boulangerie du Castelblangeois Deux adresses : - dans la rue Saint Honoré, à 10 minutes de l’École ; - en remontant la rue de Rivoli vers la place de la Concorde. Prix moyen pour un sandwich : 4 €, pour une part de tarte, 2 € 20. Nous allons enfin pouvoir parler restauration. Pour les vieux de la vieille, ce repère n’est

plus à présenter. C’est là que se retrouve chaque midi la plupart des élèves de l’école. Les étagères débordent de nourriture, et il y en a pour tous les goûts… Testez l’obèse mais succulent sandwich tartiflette (pain, pommes de terre, lardons, reblochon), il fait du bien dans le froid de l’hiver. Le raffiné hamburger à la française (salade, oignon, cantal, cream cheese et steak ou saumon) défendra avec fierté nos couleurs. Une ribambelle de petits pains au saumon, poivron-feta, saucisse, chorizo et basilic vous attend à la caisse et aggrave l’addition. Ils sont très forts. Si cet établissement décline toutes les nuances du salé. Le sucré n’est pas en reste avec ses beignets, financiers, pains au chocolat, et la dernière pâtisserie entrée dans la carte : les muffins. Ils sont particulièrement réussis, ce qui dans notre pauvre monde, est bien rare. Les gens se pressent à l’intérieur, mais par un astucieux système de tickets, le service est très rapide, chose extrêmement agréable. Mezzo di Pasta Distance de l’école : un peu trop loin… (plus loin même que la station Louvre Rivoli). Prix pour un menu basique (plat + boisson) : 6 €. Cette firme de restauration fait partie de celles qui lancèrent en France la mode du carton de pâtes à emporter. Il dégage de cet établissement une impression de propreté qui peut déconcerter dans un fast-food, et qui finalement distingue cette franchise des « restaurants » au nom écossais… Les voraces pourront compter sur le menu à 8 € avec pâtes farcies, sauce, boisson et dessert. On peut obtenir une carte fidélité avec quelques offres à la clef. Les sauces sont variées (pesto, arrabiata, saumon, vodka) mais l’ensemble reste tout de même classique (en dessert : des cookies, muffins, crumble et autres clichés du fast-food new generation). Le temps d’attente peut parfois être long, mais le plus handicapant reste le temps de trajet.

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Attention : vous ne pourrez pas y payer votre repas avec votre carte bleue. Distance de l’école : de 5 à 10 minutes de marche. Prix moyen : 8 € pour un ensemble d’une dizaine de sushi. Cette rue est connue par les EdLiens pour sa densité de restaurants asiatiques. Sushi et boboons embaument la chaussée et leur fumet creuse un peu plus l’appétit du promeneur. Un signe est d’ailleurs révélateur de la qualité des prestations de ce quartier : on se bouscule fréquemment à l’entrée des restaurants. Les prix sont assez corrects mais restent trop élevés pour une fréquentation quotidienne. Il serait néanmoins agréable de s’y rendre après de longues journées de travail pour se gaver de sashimi et autres porcs au caramel.

Hong Kong traiteur Plat + une barquette de riz pour environ 8 - 9 €. Distance de l’école : 7 minutes, rue JeanJacques Rousseau. Le décor de ce restaurant est tout ce qu’il y a de plus accueillant, tout comme le personnel, tendre et doux comme un nougat chinois. Mais l’exotisme a un prix, et quel est-il! Au tarif où les concurrents proposent un menu (8€ à peu près), vous n’aurez droit qu’à un duo plat + riz. On touche ici à un problème crucial… Même si les mets sont un délice et le temps d’attente pour le service à emporter est très court, ces prestations louables ne contenteront pas les appétits d’ogre et nombreux se sentiront lésés. Nous recommandons tout de même ce restaurant-traiteur, aux papilles avides d’un dépaysement de grande classe. Le 144 Bagel seul à 5€50, menus entre 8 et 9 €. Distance de l’école : 7 minutes, dans la rue Saint Honoré. 18 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | Septembre 2011

Décor sobre, musique funky et personnel attentionné comme une sage femme reconvertie dans la construction de modèles réduits en allumettes, voilà le cocktail réussit de ce chouette snack qui respire bon la jeunesse. De succulents bagels vous y attendent (notre coup de cœur pour ce restaurant). Préparés avec tellement d’amour qu’ils en tiédissent, ces beaux pains sont garnis avec une grande variété de produits. Si des recettes préconçues vous sont proposées, vous pouvez aussi choisir de composer votre propre mélange (comme dans un Subway). Les formules sont assez copieuses et le temps d’attente inexistant car les Castel Blangeois, situés un peu plus en avant dans la rue Saint Honoré, attirent l’attention des badauds affamés et laissent le 144 dans le calme. A côté des bagels, on vous propose aussi un panel de sandwichs, et, plus intéressant encore, une formule salade. A partir d’un fond totalement neutre (un peu de verdure) vous composez votre propre mélange. Une idée originale et intelligente que nous saluons bien bas! Malgré toute l’affection que nous ne pouvons qu’éprouver pour l’équipe de ce snack, il faut avertir le lecteur de Louvr’Boite : certains des desserts proposés pourront décevoir les plus fines bouches…. Si la tarte aux fraises et à la pistache est une réussite et le donut un classique bien maîtrisé, le brownie 100% beurre est plutôt décevant. Oh Mon Cake!! Menus entre 8 et 10 €. Distance de l’école : 8 minutes de marche, sur la rue Saint-Honoré. Ambiance vintage et décontractée -légèrement bobo- dans ce petit restaurant. La spécialité de la maison, comme son nom l’indique, c’est le cake. Et pas du cake de tombola! Servis en petites portions de 200 grammes, ces spécialités très fines présentent de nombreux parfums (aux épinards, aux


sardines…), de quoi réveiller nos intérêts pour ce plat. Les menus proposés présentent des formules relativement originales et particulièrement le menu soupe (une part de cake; un bol de soupe et une boisson) qui nous a tapé dans l’œil. On peut aussi choisir de déguster un bagel même si, dans ce domaine, nous vous recommandons plutôt le 144. Les prix sont un petit plus élevés qu’au 144 et faramineux pour les partisans des Castel-Blangeois, mais l’on pardonne volontiers cet écart face aux très séduisants cupcakes et aux parts de brownies. D’un prix raisonnable, ils arriveront à calmer les appétits les plus rageurs. Petit bémol à signaler tout de même : les temps d’attente peuvent parfois être assez longs…

trouées d’étudiants bohêmes. En marchant un petit peu vers Notre-Dame, vous trouverez tout de même l’accueillant restaurant universitaire, modique self certes, mais bienvenu en période de disette.

Chez Kathy Couscous à emporter pour 13 €. Distance de l’école : 7 minutes de marche, dans la rue Jean-Jacques Rousseau.

A toutes Vapeurs Prix d’un plat tout seul 8 à 12 euros. Prix d’une formule plat + dessert + café: 11 euros.

Étudiant de l’an 2000, technologiquement supérieur et curieux de tout, tu te seras rendu compte que nous n’avons pas testé toutes les cartes, ni tous les plats de chaque carte. La rédaction de Louvr’Boîte serait ravie de poursuivre ses investigations autour d’un petit gueleton. Aux autres nous souhaitons bon appétit ! Louvr’Boîte, c’est aussi des brèves inédites de dernière minute.

Dans ce restaurant, toute la carte est à emporter. Lecteurs attentifs, vous aurez sans doute remarqué que le prix d’un couscous explose notre plafond de 10€… Rassurez-vous, vous en aurez pour vos trois euros de sus! Les quantités gargantuesques valent la peine d’un petit écart. L’accueil est aussi extrêmement chaleureux, ce qui nous fait facilement fermer les yeux sur des prix assez élevés… Cette zone est surtout réputée pour les nombreuses galeries que l’on peut y visiter. Mais quand il s’agit de se nourrir d’autre chose que de gouache et de réflexions conceptuelles, qu’en est-il? Nous avons mené des investigations minutieuses chez les « voisins d’en face » du Louvre. Force est de constater que la rive gauche présente pléthore de restaurants et brasseries, mais aucun de ces établissement ne semble proposer de plats en emporter. De plus, la plupart du temps, les prix sont assez élevés, surtout quand il s’agit de puiser dans nos poches Septembre 2011 | Louvr'Boîte, hors-série de rentrée | 19


En face du Macdo de la rue de Rivoli, à 5 minutes de l’École. Certain(e)s membres de la rédaction ont exercé un terrible lobbying pour que la qualité de ce restaurant soit aussi critiquée dans cet article. A toutes Vapeurs déroge pourtant à une de nos règle d’or : on ne peut pas emporter les plats. On est aussi limite sur la gamme de prix… Quel est donc l’intérêt de cet établissement? L’originalité. En effet, tous les plats principaux sont cuits (comme on le devine facilement) à la vapeur. Que l’on ne s’imagine pas pour autant avoir à déguster trois courgettes sans sauce avec un morceau de morue sec! Le goût est vraiment au rendezvous. C’est ainsi que les raisins secs, abricots, figues et noix accompagnent le saumon dans

une sauce à l’huile d’olive et au thym ou que tout un assortiment de champignons cuit dans une sauce maraîchère. Les produits frais et le grand choix de poisson sont des atouts de plus quand l’on se préoccupe de sa santé. Les desserts quant à eux, semblent avoir été préparés sur place, un luxe! (On pense à la compote de pomme). Dernier élément ultra positif, la rapidité du service. On a à peine le temps de payer (à l’avance..) sa commande et de trouver une place assise ! Le décor est assez conventionnel. De nombreuses publicités concernant la communication du restaurant sont collées sur les murs, elles pourront toujours distraire entre deux plats.

Matthieu Fantoni

Bienvenue à l'École du Louvre et bonne rentrée à tous !

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Louvr'Boîte 10, hors série de rentrée 2011  

Louvr'Boîte, journal des élèves de l'École du Louvre (Paris, France), numéro dizième daté de septembre 2011.