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29 avril 2007 du rs ou sc di n Dans so ritage de mai hé l’ e ig st fu y Nicolas Sarkoz pas nouvelle, t es n’ 8 -6 ti an 68. La pensée ns les années da ée im pr ex par elle s’est déjà le livre écrit ns da t en mm ”. ta 80, no y, “La Pensée 68 rr Fe c Lu et Alain Renaut l envoyer aux -i it ra ud fa s, onds 40 ans aprè angements prof ch s le us to é, oubliettes ns notre sociét da és ér op nt ? qui se so meux événements fa s le r pa ? s illustré point négatif ce à l -i it fants L’héritage sera jourd’hui les en au t en ns pe n , Et qu’e naïveté, l’élan de e rm fo La de 68 ? lte, permis la révo t on i qu ie la jo jourd’hui ? existent-ils au commémoration e un s pa t es Nuit 68 n’ nostalgique de t en em bl em ss ni un ra plutôt quelques s, rd ta ui -h te soixan de contestation it pr es l’ de s aperçu de vue é d’un point ét ci so e tr no dans ... al, médiatique ci so , ue iq st arti ulière tte nuit partic ce de s s, ur co Au ces, discussion en ér nf co s de la il y aura s… Avant que on ti ec oj pr , ! lectures ure en musique ôt cl se ne soirée


19h-20h

Conférence / Grand Atelier

68 ne fait que

commencer par François Cusset

"On a l’impression d’avoir trop entendu parler de mai 68, une overdose soixante-huitarde, que ce soit pour ou contre. C’est que ce sont toujours les mêmes qui s’en font les représentants, qui nous en éloignent comme d’une préhistoire, qui séparent les mauvaises tentations politiques et les bons effets culturels et nous repassent toujours les mêmes clichés évitant de penser. Alors que tout ce qui fait la singularité de mai 68 est toujours d’actualité, solution de continuité à rétablir avec les luttes d’aujourd’hui et de demain : le lien entre lutte sociale et existence quotidienne, la politique “mineure” (hors des catégories ordinaires), le refus du pouvoir, le temps de l’exception et l’invention d’une parole nouvelle". François Cusset a vécu dix ans à New York et enseigne aujourd’hui l’histoire intellectuelle à Sciences-Po et à Columbia University-Paris. Il est notamment l’auteur de Queer Critics (PUF, 2002) sur littérature et trouble sexuel ; de French Theory (La Découverte, 2003), sur l’influence des Foucault, Deleuze et Derrida sur la société et la culture nord-américaines ; et de La Décennie (La Découverte, 2006), sur la France des années 1980. Il prépare pour mai 2008, chez Actes Sud, un pamphlet visant à réhabiliter mai 68 “contre” les soixante-huitards.

20h30-22h

Conférence/ Atelier 1

Internet donne la parole aux images

par André Gunthert, suivie d’une table ronde avec Agnès Maillard, Mona Chollet, Etienne Chouard

L'image et le discours forment des pôles opposés de notre culture. En leur ouvrant l'accès à la diffusion instantanée, le web a fait des images les messagers privilégiés de la part non institutionnelle de la culture.

André Gunthert est chercheur et maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il dirige le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine. Fondateur de la revue Etudes photographiques et du blog Actualités de la recherche en histoire visuelle (www.arhv.lhivic.org), il consacre ses recherches aux nouveaux usages de l’image numérique. Agnès Maillard, après un DEA en sociologie et éthologie, découvre le monde du travail à travers diverses expériences dans le domaine de la communication et des médias multisupports, qui alternent avec des périodes de chômage pendant lesquelles elle se forme à l’informatique et internet. Elle acquiert une forte conscience politique et commence à s’exprimer sur différents forums où elle apprend l’argumentation et poursuit un travail d'écriture. Elle décide en 2004 de devenir son propre directeur de publication et crée son site monolecte.fr. En 2005 elle est référencée par Rezo.net dont elle est aujourd’hui membre.

Avec des outils comme Flickr ou Youtube, les réseaux sociaux favorisent une communication par l'image qui transforme en profondeur l'équilibre de nos échanges. La puissance de ces nouveaux usages fait vaciller les hiérarchies les mieux établies.

Mona Chollet est journaliste au Monde diplomatique et coédite depuis 1998 la revue en ligne Périphéries (www.peripheries.net). Elle a publié Marchands et citoyens, la guerre de l’Internet (L’Atalante, 2001), La tyrannie de la réalité (Calmann-Lévy, 2006) et Rêves de droite Défaire l’imaginaire sarkozyste (La Découverte, Zones, 2008). Etienne Chouard, enseignant en droit et économie, n’est pas engagé politiquement lorsque, en 2004, il découvre le Traité Constitutionnel pour l’Europe. Il y réagit en publiant sur son site une analyse intitulée Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie. Le texte fait l’effet d’une bombe, le site du “Don Quichotte du non” devient l’un des plus fréquentés de France. Il poursuit dès lors son engagement, notamment en travaillant avec les internautes autour d’un projet, celui d’une Constitution d’origine Citoyenne, ou, selon ses mots, le “Plan C”.


21h-22h

Présentation du

Chaos Computer Club, la contre-culture informatique depuis les années 80 par

Tim Pritlove et Thomas Fiedler

(Berlin)

22h15-23h15

Conférence avec écoutes / Salon de musique

Les Médias

en 1968 par Jean-Jacques Cheval

La Cour

Fondé en 1981 à Berlin, le Chaos Computer Club, que l’on désigne souvent par l’acronyme CCC, est l’une des organisations de hackers les plus influentes en Europe. Le Club se décrit plus poétiquement en tant que communauté galactique des êtres de la vie, indépendante de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique ou de l’orientation sociale, qui œuvre à travers des frontières pour la liberté d’information […]. Le Chaos Computer Club est une communauté globale, qui fait campagne pour la liberté de l’information et de la communication sans aucune censure, quelle qu’elle soit - par n’importe quel gouvernement ou compagnie - et qui étudie les impacts de la technologie pour la société et l’individu. Le CCC se considère comme une plateforme de communication pour les hackers et ceux qui veulent le devenir en étudiant les bienfaits, les risques et les conséquences de la technologie pour la société. Le CCC diffuse les résultats de ses investigations par l’intermédiaire d’une variété de canaux de médias et aux événements publics, aux réunions et aux discussions politiques. Le CCC est devenu mondialement célèbre quand il a attaqué le Bildschirmtext allemand (système Vidéotex voisin du Minitel) et réussi à pénétrer une banque locale et à détourner 134 000 DM sur son compte bancaire. L’argent fut retourné le lendemain. En célébrant son 20ème anniversaire le Chaos Computer Club s’est offert un cadeau très spécial ainsi qu’à la ville de Berlin : le célèbre immeuble “Haus des Lehrers” (maison du professeur) situé à Alexanderplatz est devenu un immense écran d’ordinateur interactif baptisé “Blinkenlights”. Lors de la première Nuit Blanche à Paris en 2002, CCC s’est attaqué à l’une des 4 tours de la Bibliothèque nationale de France pour en faire un écran d’ordinateur géant avec une matrice de 20 x 26 fenêtres (520 pixels) et une surface de 3370 m2.

www.ccc.de / www.blinkenlights.de

En France, en mai 1968, et autour des événements, les médias et tout spécialement la radio ont joué un rôle particulier. La presse quotidienne reste importante, diversifiée et puissante quand l’audiovisuel, disposant d’un monopole d’Etat, se compose de chaînes de service public contrôlées étroitement par les gouvernements. Les radios privées (ou radios périphériques), émettant depuis l’extérieur du territoire, n’échappent pas à cette tutelle et sont tolérées pour cela. En 1968 pourtant, les personnels de l’ORTF participent activement et longuement au mouvement de grève. Les radios périphériques développent des manières nouvelles pour rendre compte en direct des événements. Mais c’est aussi à travers la radio que le général de Gaulle (délaissant la télévision) reprend le contrôle de la situation le 30 mai 1968.

Au-delà de l’événementiel, mai 68 marque un tournant sociétal auquel les médias n’échappent pas. C’est l’émergence d’une aspiration à la prise de parole, une parole plus directe et libérée de ses contraintes. La place et le rôle de la radio dans les événements de mai 1968 soulignent la contradiction d’un système médiatique qui arrive à terme en même temps que s’annoncent les changements des années 1970 et notamment les radios libres à venir. À ce titre, une interrogation sur ce qui s’est réellement passé à cette époque peut nourrir une réflexion sur l’héritage de Mai 68 aujourd’hui en matière d’information et de communication.

Jean-Jacques Cheval est maître de conférences à l’Université de Bordeaux, président du GRER (Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Radio). Il est l’auteur entre autres de 2003, Audiences, Publics et Pratiques Radiophoniques, Bordeaux (Ed. de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2003).

Une proposition de


22h30-0h30

Table ronde / Atelier 1

Les friches artistiques :

engagement culturel, participation au débat public avec Fabrice Raffin, Jean Blaise, Stéphanie Lefebvre, Marc Moret et Olivier Nourisson de La Générale, Frédérique Magal de Point Ephémère

Suivie de la projection du film de Pierre Limpens “La Générale,

ou la preuve de l’existence d’Alice”

En partant d’une analyse de ce que signifie l’engagement culturel aujourd’hui en lien avec des problématiques nées dans les années 60/70, nous débattrons des différentes expériences qui vont du bâtiment réquisitionné par des artistes à la friche institutionnalisée : squats, spums, friches artistiques et autres fabriques… Fabrice Raffin est sociologue, directeur de recherches de S.E.A. Europe à Paris, spécialiste de l’analyse des pratiques culturelles, artistiques et de la ville. Il mène depuis une quinzaine d’années des travaux sur la reconversion des friches industrielles et marchandes en espaces culturels. Il est auteur de Friches industrielles - Un monde culturel européen en mutation (L’Harmattan, 2007) et co-auteur de Les Fabriques : Lieux Imprévus (Ed. de l’imprimeur, 2000). (www.fabrice-raffin.com) Stéphanie Lefebvre, Marc Moret et Olivier Nourisson sont artistes, actifs entre autres à La Générale depuis quelques années. Cette association a investi en 2005 un lieu abandonné par les pouvoirs publics pour y construire d’abord un espace de débats pour le quartier et la ville, qui s’est élargi avec l’arrivée régulière de nouveaux occupants - artistes, militants, chercheurs - en un laboratoire qui articule l’individuel, le collectif, les différentes pratiques, l’art et le politique. Frédérique Magal est l’une des responsables de Point Ephémère. Depuis 1987, l’association Usines Ephémères s’investit dans la requalification de friches urbaines en centres de la création émergente. Un de ses objectifs est notamment d’assurer le passage entre deux histoires, deux possibles d’un bâtiment. A son actif, entre autres : Point Ephémère (depuis 2004 à Paris), Mains d’Œuvres, un lieu d’innovation artistique et sociale (Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis, depuis décembre 2000), La fonderie Darling, un lieu d’expérimentation (Montréal-Canada, depuis l’été 2002), La Caserne, un lieu de travail (août 1999-décembre 2003 à Pontoise, Val d’Oise), Hôpital éphémère (1990-1997 à Paris) et Usine éphémère… la première (1987-1990 à Paris) Jean Blaise dirige le lieu unique, scène nationale de Nantes

23h30-0h3

0

Conférenc

Salon de m

e en musiq ue

Musiques d protestati e on usique

par Floren t

Mazzoleni

Du blues au hip hop, en passant par le rock, le folk ou la chanson engagée, la musique populaire s’est souvent posée en réaction face aux événements marquants ou choquants de son époque. Qu’elles soient pacifistes, qu’elles dénoncent les questions d’immigration, de pauvreté, de conditions de vie ou de ségrégation raciale, les musiques de protestation font partie intégrante de notre univers musical depuis leur généralisation au cours des années 1960. Sans être exhaustive, cette conférence propose un regard panoramique sur différentes formes de protestation en chanson.

A partir de Strange Fruit chanté par Billie Holiday en 1939, il sera notamment question de Bob Dylan, du MC5, de Nina Simone, James Brown, Burning Spear, des Clash, Dead Kennedys, Minutemen, de Grandmaster Flash, Public Enemy, John Lennon ou Billy Braggs. Pour la France nous évoquerons Brigitte Fontaine, Colette Magny, Antoine, François Béranger, Bérurier Noir, Noir Désir, Zebda, ainsi que des orchestres africains issus des indépendances, en Angola, au Congo, au Mali ou en Guinée, des pays où musique et politique ont toujours fait bon ménage.

Florent Mazzoleni, auteur, journaliste et photographe, collabore notamment au Monde 2, à Vibrations, aux Inrockuptibles... Il est l’auteur entre autres de L’odyssée du rock 1954-2004, James Brown, l’Amérique noire, la soul et le funk, Nirvana et le punk rock américain, Musiques modernes d’Afrique Atlantique (à paraître en 2008) tous aux éditions Hors Collection, Memphis, aux racines du rock et de la soul (Ed. du Castor Astral). Il vient de publier Disco (Flammarion). Il travaille actuellement à un livre sur les racines noires du rock’n’roll.


Discussions

68 sur les ondes

De l’ORTF sous contrôle gaullien à la libération mitterrandienne des ondes, les radios associatives sont les héritières de l’esprit de Mai 68 et demeurent un espace de contestation du modèle dominant. De 18h à 2h, la radio (associative) Jet FM plante ses barricades et ses micros au lieu unique et propose une nuit radiophonique en forme de tribune ouverte pour échanger et débattre autour de l’héritage de mai 68. A travers 3 thématiques (économie, engagement artistique, médias alternatifs et Internet), Jet FM invite au micro celles et ceux qui, en 2008, opposent leur vision du monde à l’ordre libéral (uniforme et) globalisé. Discussions animées par Pascal Massiot et Henri Landré

/// 20h30-21h30

Alternatives économiques

Le slogan de Mai 68 “Consommez plus, vous vivrez moins” lançait déjà la réflexion sur une autre organisation de l’économie et une autre manière de consommer. 40 ans après, ce slogan est d’autant plus criant de vérité que l’Homme se trouve dans une impasse écologique qui l’oblige réellement à modifier sa façon de consommer. Avec: - Andrée Terrien, co-présidente de l'association Les Ecossolies - Laurent Giberg, membre du GND (Groupe Nantais pour la Décroissance) - Walter Bouvais, directeur de la publication du magazine du développement durable “Terra Economica” - Henry Noguès, professeur d’économie à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de Nantes - Jean Michel Boulet, fondateur de la société 2I2L, membre de Alliance Libre, association des entrepreneurs nantais du logiciel libre, et membre de Linux Nantes.

proposées par la radio Jet FM / Foyer haut 22h-23h

Engagement et agit-prop artistiques en 2008,

quelques pavés dans la mare… Une discussion autour de la pratique artistique, de sa pertinence, de son implication, de la confrontation de l’ego de l’artiste à la société. Avec: - Lionel Tran, scénariste, écrivain et co-fondateur des éditions “Terre Noire” - Erwan Foucault, auteur et membre du collectif nantais Le Thermogène - Florent Mazzoleni, critique musical, auteur de conférences sur les musiques de protestation (à écouter à 23h30 au salon de musique) - Caroline Fauvet de la librairie Vent d’Ouest au lieu unique

/// 23h30-0h30

Presse alternative et Internet rebelle : les nouvelles barricades ?

Du monopole d’état en 68 au monopole de l’industrie (Dassault, Lagardère et consorts) en 2008, le contrôle de l’information et des médias aiguise toujours les appétits. Face à cet empire médiatique, la résistance s’est toujours manifestée et a pris aujourd’hui de nouvelles formes. Etat des lieux, témoignages et échanges avec le public. Avec : - des membres du mensuel indépendant d’intérêt civique, Le sans-Culotte 85 - des membres de Indymédia Nantes. Indymédia est un réseau international de collectifs de médias activistes - James Hautot, co-développeur du logiciel SPIP, animateur du Repaire nantais de l’émission “Là-bas si j'y suis” (www.repaire-nantes.info) - Franck Cormerais, professeur au Département Information Communication de l’Université de Nantes - Nicolas de la Casinière, La Lettre à Lulu, irrégulomadaire Et aussi avec Etienne Chouard, Mona Chollet, Jean Jacques Cheval...

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20h30-22h00

Lecture de

“Drapeau rouge” (Champ Vallon, 2008)

par son auteur Jean-Claude Pinson, suivie d’un échange avec Ronald Klapka

20h30-21h15 / 22h45-23h30

Lectures par le

/ Atelier 2

collectif Les Lucioles :

Mélanie Leray, David Jeanne Comello, Valérie Schwarcz, Catherine Riaux, Marc Bertin, Catherine Pivain

Nous avons accueilli le collectif le Théâtre des Lucioles au lieu unique la saison dernière avec “Automne et Hiver” de Lars Noren et trois pièces de Copi, “Les COPI(S)”. Il nous semblait important de les associer à cette nuit 68, tant pour leur goût de l’écriture contemporaine, que pour leur esprit d’ouverture vers d’autres domaines artistiques.

à propos de “A Piatigorsk, sur la poésie” (Ed Cécile Defaut, 2008), l’essai accompagnant la sortie de “Drapeau rouge”

Salon de musique Drapeau rouge nous fait suivre les aventures et les déboires d'un narrateur nommé Aïe dans les rangs marxistes-léninistes des années d'avant et d'après 1968. Ce récit d’une équipée aussi érudite que drolatique assemble des textes traversés par la question de l’engagement au long cours de l’auteur. Une question hante le livre : que faire aujourd’hui dudit drapeau ? Les distinctions entre les genres - journal, essai, traité et poème y sont joyeusement bousculées, questionnées. On y croise pêle-mêle des êtres de fiction et des personnages historiques (de Mao à Mallarmé), des fantômes et des animaux - et même des mots qui manifestent. Rien n’est trivial ni sacralisé.

Un récit littéraire et politique s’attachant à comprendre la genèse de l’époque actuelle et à poser au présent la question de l’égalité. À rebours d’une idéologie dominante qui voudrait nous faire croire qu’aux temps d’errances soixante-huitardes et diversement idéologico-utopistes, a succédé un réalisme capitaliste seul viable pour l’Humain. A la suite de cette lecture, J-Claude Pinson et Ronald Klapka dialogueront avec les lecteurs des questions liées à la poéthique, de son éventuelle incidence sur l’existence, de son élargissement à la vie; sur celles politiques du pouvoir ou impouvoir à refaire le monde autrement qu’en pensée.

J-C Pinson est professeur d’esthétique à l’Université de Nantes, philosophe et écrivain. Il a publié la plupart de ses récits de prose poétique chez Champ Vallon. Ronald Klapka est chroniqueur littéraire pour la revue Le Matricule des anges, apporte sa contribution critique à des sites littéraires comme sitaudis, poézibao ou remue.net. Il a, entre autres, publié Bâtir l’école du respect (Ed. CRDP Reims) et Lignes de vie (Éditions Folle Avoine, 2006). Il ont tous les deux apporté leur contribution au livre édité par Catherine Flohic : Ecrire, Mai 68 (Argol Editions, mars 2008).

“Qu’en est-il de l’esprit de Mai aujourd’hui ?

Nous proposons une lecture de textes d’aujourd’hui qui s’articule principalement autour des auteurs Leslie Kaplan et Rodrigo Garcia. Seront ainsi lus un texte de Leslie Kaplan qui décrit un moment exceptionnel où l‘on s’exerçait à penser librement et dans tous les sens, ainsi qu’un extrait de son livre Les amants de Marie”. En écho, seront donnés à entendre des écrits de Rodrigo Garcia, notamment extraits d’After Sun et de L’avantage avec les animaux, c’est qu’ils t’aiment sans poser de questions, des textes insolents, cruels, provocateurs qui mettent à mal le néoconservatisme et l’ultra-libéralisme qui l’accompagne”. D’autres textes d’auteurs seront également intégrés à cette lecture, tels que Jacques Séréna ou Enrique Vila-Matas. Le Théâtre des Lucioles existe depuis 1994. Ses membres fondateurs sont tous acteurs, et viennent de l’Ecole du Théâtre National de Bretagne de Rennes. En plus de dix ans, la compagnie a fait naître 23 créations. Ce qui les réunit : l’envie de défendre les différences, les univers de chaque membre, et non pas un metteur en scène mais plusieurs selon les envies et les désirs de chacun. Certains écrits de Leslie Kaplan et Jacques Séréna font partie d’un livre édité par Catherine Flohic : Ecrire, mai 68 (Argol éditions, mars 2008). A la suite de ces lectures, Jean-Claude Pinson et Ronald Klapka liront leurs contributions à cet ouvrage.


21h30-22h30

Pouvoir point

Vraie fausse conférence par Yves Pagès avec François Wastiaux, comédien et des images de Philippe Bretelle, graphiste et plasticien / Atelier 2

Un certain Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant récemment pris de l’ampleur (LIBRENVI INTERNATIONAL EDITING) réunit ses proches collaborateurs & cadres supérieurs pour fêter les dernières mutations en cours. Lors de cet exposé, il développe ses thèmes favoris dans le domaine managemental, à l’aide de schémas et de mots-clefs projetés sur écran. Son discours, hanté par les barbarismes de l’ère du temps et un paradoxal éloge de Mai 68, finira par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière… Yves Pagès aime se jouer des ambivalences du discours et des codes langagiers spécialisés. Pouvoir point n’est pas écrit sur le ton du manifeste ou du discours critique et n’a pas pour vocation d’être publié. La langue managériale y est utilisée un peu comme une langue étrangère. Dans cette vraie/fausse conférence, les ressorts stylistiques d’Yves Pagès évitent l’attaque frontale mais exacerbent la situation qui semble se perdre par raccourcis, bégaiements, ratures, maladresses, glissements d’un registre à l’autre. Pour finir, la certitude péremptoire du personnage laisse entrevoir en creux sa part grotesque et la fragilité implicite de sa démonstration.

23h45-0h30

Lecture de

“Cinq suites pour violence sexuelle” par son auteur Emmanuel Atelier 2

Adely

Les 5 suites pour violence sexuelle sont les transcriptions des cinq discours prononcés par Nicolas Sarkozy entre le 22 avril et le 6 mai 2007 (dont les discours de Rouen sur Jeanne d’Arc, et de Paris sur Mai 68). Ce dispositif critique combine d’une part, le montage cut et la boucle, d’autre part, la transcription. Le résultat est un étrange sabir qui dévoile l’envers du discours populiste : non pas tant une violence symbolique que le viol de la masse par une puissance désirante. (D’après Fabrice Thumerel, www.t-pas-net.com/libr-critique)

Yves Pagès est éditeur aux Éd. Verticales (Gallimard) créées par Bernard Wallet. Il est aussi l’auteur de récits et de romans dont certains adaptés à la scène. Il vient de publier Le soi-disant (Ed Verticales, 2008).

Avec sept romans à son actif, un huitième paru en mars 2008 (Genèse, Editions du Seuil), des textes à foison pour des revues (Ecritures, Inculte, Décapage, Talkie-Walkie) et le site Inventaire/Invention, des pièces radiophoniques (France Culture, Maison Rimbaud à Charleville-Mézières) et des écrits pour des films et vidéos, Emmanuel Adely publiera en septembre prochain les 5 suites pour violence sexuelle aux éditions Argol, après la parution chez ce même éditeur, de la suite pour violence sexuelle #3, dans le recueil Ecrire, mai 68.


18h30-23h30

Projections / La Cour

Le cinéma s’insurge

Les années 68 Une proposition de l’association Le

peuple qui manque Rencontre-discussion à l’issue de la projection En présence d’Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros, Jean-Michel Humeau, Lionel Soukaz. “Nous ne commémorons pas 68, nous n’avons pas connu 68. Le cinéma ne s’encadre pas, ne se muséifie pas, il est toujours vivant, il garde tout, il ne perd rien comme il ne mûrit pas. Nous n’avons que la nostalgie du futur. Happening et art total, militantisme insurrectionnel et front homosexuel révolutionnaire, black power et féminisme radical composeront ce journal contre-culturel “des années 68”, qui entraînèrent dans leur sillage un profond bouleversement des rapports entre art et politique, à la force inaliénable, contradictoire, et toujours vivante.” Le peuple qui manque(1) est une structure de programmation et de distribution de films qui travaille notamment entre art et politique. Fondée en 2005 par Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros, elle a organisé de nombreuses manifestations, entre autres le Festival de Cinéma Queer de Paris. (1) En référence à un texte de Gilles Deleuze dans L’image-Temps sur le cinéma politique.

(www.lepeuplequimanque.org)

LE SOULEVEMENT DE LA JEUNESSE - MAI 68 de Maurice Lemaître (1968, 28’) LE HAPPENING ET LA POLITIQUE de Jean-Jacques Lebel (extraits happenings) HE ! VIVA DADA de Jean-Michel Humeau (1965, 39’) S.C.U.M. Manifesto de Carole Roussopoulos et Delphine Seyrig (1976, 27’) OFF THE PIG, BLACK PANTHERS de Newsreel (1968, 15’) SORCIERES-CAMARADES de Danielle Jaeggi (1971, 10’) LE VENT SOUFFLE OÙ IL VEUT de Roger Danel (1973, 14’) WOMANHOUSE de Johanna Demetrakas (1974, 47’) MIKONO de Jean-Michel Humeau (1978, 11’) LA VRAIE VIE EST AILLEURS de Roger Danel (1968, 15’) NEW OLD de Pierre Clémenti (1979, 66’)

22h-1h

Projections / La Cour (cabines vidéo, projections réservées aux + de 18 ans)

DESTRICTED 7 films explicites de Larry Clark, Gaspar Noé, Matthew Barney, Marina Abramovic, Richard Prince, Sam Taylor-Wood, Marco Brambilla + 1 film “bonus” de Xavier Brillat

Destricted est un projet cinématographique unique, prolon-

geant la réflexion sur les relations entre art et sexe et leurs représentations esthétiques, sociales et politiques contemporaines. En sept courts-métrages, des réalisateurs et des artistes parmi les plus visionnaires et provocateurs de leur génération font se rencontrer l’art, le cinéma et le sexe. Ces films abordent les questions que suscite la représentation du sexe. La pornographie peut-elle relever du domaine de l’art ? Comment l’art, même lorsqu’il s’attache à figurer la sexualité de la manière la plus explicite, se distingue-t-il de la pornographie ? En explorant cette frontière ténue, les 7 films qui composent Destricted produisent chacun à leur manière des images sulfureuses et stimulantes, étranges et provocantes, dérangeantes et drôles, laissant pour seul juge un spectateur déjà plus tout à fait voyeur.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX HOIST de Matthew Barney, 14’36’’ HOUSE CALL de Richard Prince, 12’ BALKAN EROTIC EPIC de Marina Abramovic, 13’ IMPALED de Larry Clark, 38’ DEATH VALLEY de Sam Taylor-Wood, 7’58’’ SYNC de Marco Brambilla, 1’ WE FUCK ALONE de Gaspar Noé, 23’ Et en bonus…. HARUKI YUKIMURA & NANA-CHAN de Xavier Brillat, 38’ en sa présence.

Et en cabines vidéos de 18h30 à 21h45 :

LES DIABLES DE BRION de Françoise Janicot (1974, 20’) IXE de Lionel Soukaz (1980, 48’)

Remerciements à Blaqout (Bich-Quân TRAN) et Jean-Jacques Rue / www.blaqout.com


20h30-22h

Projection / Grand Atelier

“Jeunes Sarkozystes” (2008, France, documentaire, vidéo, 35’)

un film du Collectif Othon suivie d’un débat avec les membres du Collectif Othon

Ça ressemble à quoi un jeune militant sarkozyste ? Comment ça parle ? Qu’est-ce que ça change de le ou la voir pris dans l’effort du discours, sommé de préciser sa pensée et les valeurs qui la sous-tendent ? Ces questions ont nourri le documentaire dont le Collectif Othon a conçu l’idée dans la foulée combative des dernières présidentielles. La méthode : interroger des militants UMP d’âge à peu près équivalent à celui des membres du collectif (vingt-trente) ; filmer ces huit confrontations en plan large, interviewer de gauche à gauche et interviewé de droite à droite englobés face à face. Pour des échanges laborieux au sens propre du terme : on y retourne par tous les bouts possibles quelques thèmes fondamentaux (la droite, le travail, la France, etc). De ce film en cours de confection, les Othons nous présentent les tronçons abordant la question de l’héritage de 68 (qu’il s’agirait de “liquider”) et celle de la valeur mérite.

22h30-0h30

Projection / Grand Atelier

“Autocritique 68/98” ,

un documentaire de Marie-Claire Schaeffer (1998, 1h24, coproduction France 2/INA) suivie d’une discussion avec la réalisatrice et Jean-Yves de Lépinay Durant les événements de Mai 68, quelques personnes touchées directement, dans leur vie personnelle, affective, familiale ou professionnelle, par un certain réveil d’une conscience politique collective, ont accepté de confier l’expression de leur révolte devant la caméra de MarieClaire Schaeffer. Quelques années plus tard, en 1975,

puis de nouveau en 1998, elle les retrouve : ensemble, ils revoient ces images, et les commentent. Ni nostalgiques, ni passéistes, mais surprenants, émouvants, parfois bouleversants, leurs témoignages prouvent que ces trente années n’ont pas détruit leur révolte : elles l’ont mûrie.

Marie-Claire Schaeffer a travaillé très tôt au service de la recherche de l’ORTF. Elle y réalise une œuvre souvent placée sous le signe de l’enfance, toujours simple, sensible et exigeante. Elle participe notamment aux série Dim Dam Dom ou Moi-Je. Elle prépare actuellement avec sa fille Eve Patris-Schaeffer une suite à Autocritique 68/98, avec les enfants des protagonistes de 68. Un coffret réunissant Autocritique 68/75/98/2008 paraîtra aux Editions de l'Harmattan-Films (juin 2008).

Jean-Yves de Lépinay est directeur des programmes du Forum des images à Paris. Il a publié divers articles dans des revues ou ouvrages collectifs, sur les thèmes des archives cinématographiques, de la représentation de la ville au cinéma, ou du cinéaste Jean Renoir…

Le Collectif Othon regroupe une dizaine d’amis entre Nantes et Paris qui écrivent, tournent et montent collectivement des films de fiction ou documentaire.

“C’est fascinant de voir défiler trente ans de vie: il y a les illusions perdues et la découverte de la relativité, les arrangements, les renoncements ou les acharnements...” (Télérama)

Membres du Collectif : Gaëlle Bantegnie, François Begaudeau, Yamina Benahmed Daho, Gwen David, Antoine Derouallière, Xavier Esnault, Lisa Friedlander, Olivier Jacquin, Camille Lotteau, Bénédicte Thiébaut, Xavier Tresvaux, Stéphanie Vincent. Filmographie Othon : Louisa (2003, fiction, 38’) / To be a star (2004, fiction, 85’) / La santé (2006, fiction, 142’) / Jacques (2007, fiction, 49’) / Jeunes Sarkozystes (2008, documentaire, 100’, en cours de montage). Frédérique, Blaise, Ferdinand et Emmanuelle en 1975


1h

Concert / Grand Atelier

Tim Blake + Turzi

Tout spécialement pour clôturer la Nuit 68, Tim Blake jouera ses compositions accompagnées du groupe Turzi et vice-versa. L’occasion de voir et écouter deux générations de musiciens réunies pour une expérience mentale et sensorielle, une invitation aux voyages intérieurs et aux transports de l’esprit. “La musique, que tu sois initié ou non, doit te faire ressentir les mêmes sensations que la drogue. Tu peux ainsi jouer avec l’auditeur, le faire monter et descendre, créer en lui le malaise comme le bien-être.” (Romain Turzi) Tim Blake (a.k.a Moonweed) est un claviériste, vocaliste et compositeur de rock et de musiques nouvelles. Il est l’un des premiers musiciens à avoir utilisé le synthétiseur (EMS Synthi A) en France et en Europe, instrument à l’époque totalement nouveau. Il a joué notamment avec les groupes mythiques du début des années 70’, Gong et Hawkwind, mais plus particulièrement en solo sous l’appellation de Crystal Machine avec Philippe Denis et en collaboration avec l’artiste de lumière Patrice Warrener. Crystal Machine s’est fait remarquer pour la création du premier spectacle où les synthétiseurs s’alliaient avec les lasers. Sa musique est d’inspiration ambiant, psychédélique, onirique, méditative… www.myspace.com/timblakecrystalmachine Turzi compose un rock psyché/narcotique, rythmique disciplinée et hypnotique, boucles analogiques primales et mélodies cinématographiques. Un premier album (issu d’une trilogie) «A» où Ashra Tempel rencontre Hawkwind, à Paris. Romain Turzi, accompagné de son groupe Reich IV, est l’un des représentants de cette jeune génération ayant en héritage des groupes comme Gong, Alpes, Amon Düll, Can, Faust, Neu !, Kraftwerk, Cluster… www.myspace.com/turzi

De 18h à 2h / Foyer haut Internet, livres et revues, AG radiophonique...

Venez échanger, refaire le monde... WWW.BLABLA.BLOG.FR

Où se niche la contestation aujourd’hui? Quelles formes prend-elle? Nous avons pris le parti de tenter de la débusquer sur la toile. Collectifs, individus, artistes, journalistes... créent et animent ces “espaces” de discussion, de réflexion partagée que l’on appelle un blog. Nous avons opéré une sélection toute subjective et vous proposons de venir naviguer dans la webosphère, échanger librement, en présence parfois de certains des créateurs.

La librairie VENT D'OUEST au lieu unique

“Plutôt que de présenter une liste de toutes les publications commémoratives sorties cette année pour l'anniversaire de Mai 68, nous avons préféré nous recentrer sur un choix d'éditeurs, d'auteurs, de collectifs actuels, reflétant, de par leurs prises de positions, l'esprit libertaire et contestataire de cette époque. Vous trouverez donc une sélection toute subjective de fanzines, revues, romans, pamphlets, documents, pour beaucoup issus de la micro voire de l'auto-édition. Afin de comprendre comment les générations d'après 68 se sont appropriées cet héritage, afin de démontrer que l'”esprit 68” n'est pas mort mais renaît, parfois, sous des formes inattendues...”

Projection en continu de CINÉ-TRACTS

(1968/70 - N&B - muet)

Cette cinquantaine de films anonymes de deux ou trois minutes, réalisés tantôt par des amateurs, tantôt par des cinéastes chevronnés, fut utilisée pour l’agit-prop en mai 1968.

JET FM / 68 SUR LES ONDES

De 19h à 2h, la radio (associative) Jet FM plante ses barricades et ses micros au lieu unique et propose une nuit radiophonique en forme de tribune ouverte pour échanger et débattre autour de l’héritage de mai 68.

18h : ASSEMBLEE GENERALE RADIOPHONIQUE Agit-prop, parole libre et studio ouvert à l’ensemble des acteurs de la Nuit 68 et au public. 20h30 : rencontre autour des alternatives économiques 22h : rencontre autour de l'engagement artistique en 2008 23h30 : rencontre autour des médias alternatifs et Internet A partir de 1h : MANIFESTATION(S) SONORE(S) Jet FM prolonge cette nuit avec des propositions d’archives et de documents sonores autour de Mai 68. 1978 Tim Blake,

Jet FM, 91.2 MHz / www.jetfm.asso.fr


FOYER HAUT

18h 18h30 19h

Assemblée Générale radiophonique...

alternatives économiques discussion

23h30 0h 0h30 1h 1h30 2h 2h30

Chaos Computer Club par Tim

Pritlove & Thomas Fiedler

22h

23h

ATELIER 2

SALON DE MUSIQUE

19h

68 ne fait que commencer

19h30

conférence par François Cusset

20h

projections

20h30

22h30

ATELIER 1

18h30

Le cinéma s’insurge les années 68

20h

21h30

GRAND ATELIER

18h

19h30

21h

LA COUR

Internet, livres et revues...

“Jeunes Sarkozystes” du Collectif Othon projection + débat

Collectif Les Lucioles Lectures

conférence par André Gunthert + table ronde

Lecture par Jean-Claude Pinson

Pouvoir Point

+échange avec R. Klapka

presse alternative et internet rebelle

par Yves Pagès

“Autocritique 68/98”

“DESTRICTED” projections

Documentaire de M.C. Schaeffer projection + discussion

discussion

manifestation(s) sonore(s) écoute d’archives

“Drapeau rouge”

vraie fausse conférence

engagement et agit-prop discussion

20h30

Internet donne la parole aux images

Les friches artistiques... Table ronde + projection

Collectif Les Lucioles

21h 21h30 22h

Les médias en 1968

22h30

Conférence/écoute par

Jean-Jacques Cheval

Lectures

Musiques de protestation

“Cinq suites pour violence sexuelle” par Florent Mazzoleni par E. Adely

23h 23h30 0h 0h30 1h

Tim Blake + Turzi

1h30 2h

concert Pendant la Nuit 68, restauration possible au bar et au restaurant du lieu unique. Recommandation spéciale en cette nuit 68 : le Pavé de Boeuf...

2h30


Nuit68