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n째02 / sept. 2009 / GRATUIT

bordeaux Cultures et tendances urbaines


Sommaire Let’smotiv - sept. 2009 #02

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Édito News Rencontre

Christophe Honoré

Reportage

Le buzz de Big Apple

Design

Telling Tales

Objets

Sacs

Mode

In wool they trust

Portfolio

Canicule

High Tech

L’actualité de l’ère numérique

Événement

Les Rendez-Vous des Terres-Neuves

Musique

Festival Ouvre La Voix, Campulsations, Le Klub des 7, Emiliana Torrini

Cinéma

Ange Lee, London River

Portfolio

Ruud Baan

Littérature

Lucia Nevaï, chroniques livres et BD

Disques et DVD

La sélection du mois

Théâtre & danse

Cadences 2009

100 Exposition

© Laurent Moynat

Marlaine Bournel et Sarah Connay Émilie Perroto

Le Billabong pro Mundaka

106 Agenda concerts 118 Culture Club 124 No Limit 126 Le Guide

Restaurants, bars et cafés

130 Le mot de la fin

Cabu


Carhartt 70 Cours Alsace Lorraine 33000 Bordeaux 05 57 87 54 45


édito

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N°02 Bordeaux - sept. 2009 Let’smotiv Bordeaux 31-33 rue Buhan - 33000 Bordeaux Tél : 05 56 52 09 95 - Fax : 05 56 52 12 86 redaction.bordeaux@letsmotiv.com Let’smotiv Toulouse 18 rue des Couteliers - 31000 Toulouse Tél : 05 61 14 03 28 - Fax : 05 61 14 25 22 info@letsmotiv.com Let’smotiv Nord 114 rue Barthélemy Delespaul - 59000 Lille Tél : 03 62 64 80 09 - Fax : 03 62 64 80 07 redaction.nord@letsmotiv.com Let’smotiv Méditerranée BP 2172 - 34027 Montpellier Cedex 1 Tél : 04 67 06 95 83 - Fax : 04 67 92 26 43 redaction.med@letsmotiv.com

www.letsmotiv.com Let'smotiv est une publication de la SARL PUB.L.I.C RCS Bordeaux 432 708 030 Directeur de la publication : Cristian TRIPARD Rédacteur en chef : Marc Bertin Graphisme : Anthony Michel, Cécile Fauré, Christophe Gentillon Publicité : Vincent Belino Impression : Imprimerie Ménard Ont collaboré à ce numéro : Thibaut Allemand, Olivia Angulo, Ruud Baan, El Borbah, Maïté Buns , Cécile Broqua, Élodie Couécou, Julien Collinet, Benjamin Cordazzo, Marine Decremps, Carole Lafontan, Nicolas Mathé, Emilie Nguyen, Baptiste Ostré, Geoffrey Tarroux , Nicolas Trépasllé, Sylla de Saint Pierre, Nicolas Sergère Tavares Sousa, Cyril Vergès,

Couverture : Ruud Bann www.ruudbaan.com

L’éditeur décline toute responsabilité quant aux visuels, photos, libellé des annonces, fournis par ses annonceurs, omissions ou erreurs figurant dans cette publication. Tous droits d’auteur réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, par quelque procédé que ce soit, ainsi que l’enregistrement d’informations par système de traitement de données à des fins professionnelles, sont interdites et donnent lieu à des sanctions pénales. Magazine gratuit. Membre de Diffusion Contrôle, bureau de la presse gratuite d’information. Ne pas jeter sur la voie publique.

Bon sang ! Si vous êtes un homme, « avez-vous déjà eu des relations sexuelles avec un autre homme ? ». Répondre oui à cette question revient à vous exclure des donneurs de sang pour le restant de votre vie. La mesure date de 1983. Soit un an après l'apparition des premiers cas de SIDA en France. À l'époque, on associait cette maladie encore méconnue à des pratiques sexuelles dites « marginales » ou à des «  groupes à risques  » : les prostituées et les homosexuels*. Les temps ont-ils vraiment changé  ? Apparemment, non. Fin août, un homme dont le sang a été refusé en raison de son homosexualité a entamé une grève de la faim. Son cas relance une polémique inaugurée en janvier dernier. Dans un arrêté ministériel, Roselyne Bachelot affirmait alors que l'homosexualité restait un critère pour refuser un donneur. Une « contre-indication » qui, selon elle, ne relève pas d'une «  option philosophique  » (Libé du 14.01.09) mais du principe de précaution. Elle s'appuyait sur des évaluations sanitaires selon lesquelles « entre 10 et 18 % des homosexuels masculins sont contaminés par le VIH, contre 0,2% pour les hétérosexuels  ». Les associations gays sont montées au créneau, contestant ces chiffres et dénonçant une «  discrimination homophobe  ». Cette situation peut évidemment laisser perplexe. Pourquoi ne pas se contenter des critères électifs habituels (maladie chroniques, virales ou infectieuses, prises de drogue par intraveineuse, rapports sexuels non protégés datant de moins de 4 mois...) ? Pourquoi ne pas se concentrer sur ces questions, posées de manière identique à tous ? Dans un contexte de pénurie de sang, pourquoi exclure d’office entre 80 et 90% de la communauté homosexuelle ? Tant qu’il sauve une vie, un bon sang d’homo ne vaut-il pas un bon sang d’hétéro ? Lola Blou *Aux Etats-Unis, on parlait même de « gay syndrome ».


En bref… Nuit Blanche

© DR

Rendez-vous inédit de la CUB, vendredi 2 octobre, à la médiathèque Jacques Ellul de Pessac pour La Nuit défendue, dont la pénombre encouragera toutes les audaces et aiguisera la curiosité des noctambules. Rassurez-vous, tout sera fait pour vous tenir vos sens en éveil ! L’art sera décliné sous toutes ses formes jusqu’au bout de la nuit : littérature, art contemporain, musique, danse, théâtre, cinéma, multimédia… Les performances des artistes se combineront avec celles des spectateurs qui résisteront aux affres de la nuit pour partager à l’aube un petit-déjeuner ! ❥ www.mairie-pessac.fr

Silex and the city Après Il faut tuer José Bové et La Croisade s’amuse, Jul revient avec un nouvel album, parodie au vitriol de notre société « évoluée », délaissant ainsi les sujets d’actualité pour une saga familiale d’Homo sapiens. Les Dotcom, famille moyenne de l’âge de pierre n’ont pourtant rien pour sortir du lot, les parents sont profs en zep (zone d’évolution prioritaire), le père prof de chasse, la mère prof de «  préhistoire-géo  » et ils doivent en découdre avec les deux rejetons au caractère bien trempé. Le fils étant un «  alter-darwiniste  » radical, anti-feu, antifourrure et anti-chasse  ! La fille s’étant amourachée d’un fils à papa inséparable de son crocodile apprivoisé du nom de Lacoste. ❥ Jul sera en dédicace chez Mollat © DR

Télex

samedi 19 septembre, à partir de 15h.

Les 19 et 20 septembre, 26ème édition des Journées Européennes du Patrimoine sur le thème d’un « patrimoine accessible à tous ». Au programme : spectacles, expositions, ballades et découvertes historiques en tout genre d’endroits pourtant si familiers. Connectez-vous sur les sites de vos mairies.


news |

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Google dans les petits papiers Le projet fait consensus. Numériser l'ensemble du patrimoine français (œuvres d'art, écrits et vidéos) constituerait une avancée considérable. Notamment pour ceux qui souhaitent étudier des pièces fragiles ou stockées dans les réserves. Reste que personne ne s'accorde sur les moyens. En atteste le tollé provoqué par la Bibliothèque Nationale de France. L'État refusant de financer le pharaonique chantier (autour de 80M d’euros !), l'établissement s'est tourné vers... Google. Le géant ne pose qu'une condition à son mécénat : être le moteur de recherche exclusif pour ces données. Silence radio, par contre, sur la protection des droits d'auteurs.

© marie-élise bonnefont

© M. Satrapi

Un 10e art ?

Persepolis 2.0

Les organisateurs du Tattoo Art Fest (18 au 20 septembre) se revendiquent d'une nouvelle mouvance, celle du tatouage «  artistique  ». On est loin du cliché du motard avec sa rose à l'encre marine inscrite sur le biceps droit (le plus gros). Et pour preuve, le TAF rassemble surtout des peintres, dessinateurs ou graphistes qui ont choisi la peau comme support fétiche. Que vous soyez tatoués jusqu'à l'os, à deux doigts de passer sous l'aiguille, ou juste curieux, c'est au Parc Floral de Paris que ça se passe. ❥ www.tatooartfest.fr

En réaction à la fraude électorale iranienne, 2 jeunes Perses ont choisi symboliquement la BD de Marjane Satrapi pour s'exprimer. Si la version originale portait un regard empreint de réalisme et d'humour sur les événements de 1979 (révolution islamique), Persepolis 2.0 nous renvoie au 15 juin 2009, point de départ d'une protestation populaire violemment étouffée. Dans cette version contemporaine, les images originelles sont conservées, seuls les textes devraient être «  actualisés  ». Espérons que Persepolis 3.0 ne verra jamais le jour... ❥ www.spreadpersepolis.com

Jusqu’au samedi 3 octobre, les jeunes musiciens de talent sont invités à aller déposer leurs démos à la Fnac de leur ville, dans le cadre de la sélection des découvertes 2010 du Printemps de Bourges. Si vous êtes sélectionnés, rendez-vous en avril prochain pour la dixième édition du festival. www.fnac.com


news |

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Éphémère Apparu au début des années 2000 dans les grandes villes nord-américaines, le concept du pop-up shop est parti d’un constat : comment attirer beaucoup de clients sur des produits exclusifs ? En les vendant dans un lieu expressément ouvert pour l’occasion et pendant une période de temps limité. Dès lors, les guerilla stores fleurissent dans les capitales du monde entier jusqu’à Bordeaux, qui inaugure son premier pop-up shop le weekend du 3 au 4 octobre à Corner. Plus précisément, c’est l’artshop de la rue Leyteire qui se transforme en un pop-up shop mensuel… pour y accueillir des créations artistiques bordelaises et d’ailleurs, et seulement quelques exemplaires. Le tout en musique et avec un apéro nocturne. Un appel aux créateurs est consultable en ligne. Samedi 3 et dimanche 4 octobre, 10h – 22h, Corner. ❥

Renseignements www.cornerculture.fr

© Billy und Hells

© DR

Sortie de bal

Kabaret

Le TNBA fait sa rentrée et invite le public à partager un repas convivial mardi 15 et mercredi 16 septembre, histoire de présenter les spectacles de la saison 2009/2010. 13 auteurs de la Coopérative d’Écriture concoctent pour cette fête du théâtre un bal littéraire. Au menu : l’histoire d’un homme et d’une femme écrite à plusieurs mains dans la journée même. C’est ainsi que sur leur ronde des mots rythmés d’airs populaires, ils vous inviteront à la danse le temps de quelques chansons. Rendez-vous au square Dom Bedos et n’oubliez d’amener un petit plat, le TNBA offrant le vin, le pain et les fruits. ❥ www.tnba.org

Américaine exilée à Berlin, Jessie Evans sait mettre le feu à n’importe quelle scène, à l’aide d’afro-beat, de saxo strident à la James Chance et de déhanchements que n’aurait nullement reniés Josephine Baker. Un plaisir sans commune mesure puisque la demoiselle est accompagnée par Toby Dammit, batteur de son état et sommet de classe 50, qui a notamment accompagné Iggy Pop pendant 9 ans ainsi que les Residents, les Swans et Bertrand Burgalat. Lundi 14 septembre, 20h, Pola (ancienne Gare Citram, rue Corneille).

Télex

Renseignements www.allezlesfilles.com

Envie de s’adonner à quelques acrobaties ? L’école de cirque de Bordeaux fait sa rentrée et propose des cours de tous niveaux. Et si vous hésitez encore entre le trapèze, le monocycle ou la jonglerie, l’école offre deux cours d’essai gratuits pour vous décider. Courriel :burdigalacircus@free.fr


news |

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Western intérieur Leur ouvrage n’est pas encore publié en France, qu’il a déjà été primé en Espagne et vient de recevoir le prix du roman graphique Fnac-Sins Entido. Initiée par Samuel Stento et mise en images par Guillaume Trouillard, le fondateur des Éditions de la Cerise, l’histoire est annoncée comme « complètement farfelue » par ses auteurs. On y suit les péripéties de retraités charentais qui commandent l’invention d’une multinationale américaine : une boîte de conserve contenant des Indiens de la fin du XIX° siècle. Une fois ouverte, elle libère ces « natifs » miniatures, qui vont se développer, planter leur tipi dans le salon ou tailler des pirogues dans le buffet… ❥ www.editionsdelacerise.com

© DR

© DR

Multilinguisme européen

Pas vu à la télé !

L’Instituto Cervantès s’anime à partir du 19 septembre avec des expositions sur la vie du célèbre peintre espagnol Goya et son lien étroit avec la ville de Bordeaux. Au programme également, une conférence sur le même thème ainsi qu’une journée dédiée aux langues étrangères dans le cadre de la Journée européenne des Langues. L’occasion de célébrer dans toute l’Europe la diversité linguistique, le plurilinguisme et l’apprentissage des langues tout au long de la vie. Plusieurs ateliers d’animations seront proposés afin d’aller à la découverte ou mieux connaître une langue, à la médiathèque de Camponac, à Pessac.

Cartune Xprez est un programme itinérant de films d’animation et de performances multimédia, réalisés par de jeunes artistes nord-américains. Initié par Peter Burr, ce projet, qui écume depuis 2006 les festivals et les scènes alternatives US, débarque pour la première fois en France et c’est à Bordeaux que ça se passe, samedi 3 octobre à 20h  ! 17 vidéos réalisées par de jeunes artistes en visionnage, dont celles de Martha Colburn (harpie punk qui a électrisé par deux reprises les soussols bordelais), Shana Moulton ou Takeshi Murata (présentées en avant-première durant le festival IAO).

http//:burdeos.cervantes.es

Télex

www.monoquini.net

Eysines lance pendant 4 jours, du 23 au 26 septembre, le Festival des Arts Mêlés. Théâtre, musique, cinéma, cirque, arts plastiques et littérature s’entremêlent pour proposer un autre regard sur notre société. Les artistes s’immiscent dans la ville, jouent un peu partout, détournent nos idées reçues. www.ville-eysines.fr


rencontre |

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Propos recueillis par ¬ Marc Bertin Photos ¬ Sandrine Cayron

Christophe Honoré Filmer pour vivre Infatigable… Il semblerait qu’il le soit. Christophe Honoré n’a pas encore 40 ans, mais semble avoir vécu plus d’une vie  : romancier, dramaturge, scénariste, critique et surtout cinéaste. Six longs-métrages à son actif depuis 2000. On pourrait y ajouter des courts ainsi que des téléfilms. Un C.V. copieux, parmi les plus fournis de sa génération. À l’occasion de la sortie de Non ma fille, tu n’iras pas danser, il était temps d’approcher l’insaisissable metteur en scène. Une poignée de questions en main.


rencontre |

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« J’ai toujours vécu mes films comme des lettres écrites à la première personne. » Il est un peu prématuré pour statuer sur le cas Honoré dans le cinéma français - celui des années 00 et à venir. Une chose est sûre  : le Breton a le goût de l’urgence, façon Nouvelle Vague. Moyens riquiqui, acteurs et actrices fidèles, une écriture romanesque et un amour du cinéma. Si l’on reprend l’adage godardien «  Il y a ceux qui sont habités par le cinéma et ceux qui habitent le cinéma  », alors, oui, définitivement, Christophe Honoré appartient à la première famille. Du genre à avoir fait ses humanités dans les années 90 aux Cahiers du Cinéma, comme ses aînés  ; tout du moins, ceux que l’on peut aisément deviner en figures tutélaires  : François Truffaut, Jacques Rivette, André Téchiné. Sans oublier un compagnon de route, véritable père putatif  : Jacques Demy. Après tout, Nantes n’est pas si loin de Carhaix… Demy revendiqué et souvent « honoré » au point d’oser une véritable comédie musicale avec Les Chansons d’amour  ;

Alex Beaupain endossant les habits de Michel Legrand. Demy, encore et toujours au cœur de Non ma fille, tu n’iras pas danser, nouvelle livraison en forme de conte à la morale sombre, osant dans son récit un voyage dans le temps au pays des légendes. Mais aussi Demy le grand portraitiste des passions et des femmes. Ici, c’est Chiara Mastroianni, telle une évidence, en Mère Courage constamment bafouée, luttant à corps perdu pour ses enfants. Victime, parfois consentante, de cette espèce de bonté qui finit toujours par ronger les sens, Léna sombre peu à peu, perd pied et la raison. La famille, quelle belle affaire  ! Un motif récurrent chez Honoré. Peut-être même le motif principal de sa jeune œuvre. Celle qui est là, existe bien malgré soi. Et celle fantasmée, recréée, que l’on souhaite accorder au diapason de ses désirs. Non ma fille, tu n’iras pas danser, film peu aimable, rugueux à la Pialat, mais si rare qu’on ne peut que l’aimer.


Christophe Honoré dirigeant son frère Julien.

Quelle est la part «  réelle  » de conte dans votre dernier film ? Je ne suis pas certain de bien comprendre votre question. La part du réel ou la vraie part ? Dans les deux cas, quoi qu’il en soit, elle est importante. Cette percée dans la fiction, élan vers l’imaginaire, me permet de donner plus de profondeur à ma chronique féminine, en développant de manière primitive les thèmes à l’œuvre, à savoir la « place du mort » imposée tacitement aux femmes. En ce qui concerne le traitement même du conte, les références étaient plutôt du côté du cinéma italien, Olmi

ou les frères Tavianni, qui ont su filmer des légendes comme des documentaires d’époque.

Non ma fille, tu n’iras pas danser, c’est du Demy volontairement désenchanté. Jacques Demy ne propose pas des films si enchantés que ça. La mort, l’impossibilité de l’amour sont au cœur de tous ses films. Pour Non ma fille, tu n’iras pas danser, j’ai l’impression que la question n’est pas tant d’un film léger ou triste, mais plutôt d’un film qui traque l’absurdité de nos vies. >


rencontre |

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Christophe Honoré et Chiara Mastroianni.

On a le sentiment que Léna est le portrait de Jeanne (Les Chansons d’amour) quelques années auparavant ? Je ne pense vraiment pas. Avec Chiara, dans Les Chansons d’amour , on s’était dit que son personnage était une pierre, incapable de réagir à la mort de sa sœur, immobile, dense. Ici au contraire, Léna est constamment en « vivant » comme on dirait en mouvement. Si c’est une pierre, alors c’est une « rolling stone ». Serait-ce votre film le plus personnel voire le plus intime à ce jour, eu égard déjà à sa géographie ? Par goût et par incapacité à faire

autre chose, j’ai toujours vécu mes films comme des lettres écrites à la première personne. Comme souvent, vos personnages communient en musique  ? Le temps d’une chanson est-il celui du cinéma ? La chanson, quand elle est entendue par les personnages, participe à la suspension du temps de la fiction. Elle permet d’ouvrir une séquence vers un moment de pure perte de sens, juste pour la beauté du geste. Quelle est votre place dans le cinéma français ? Une place à l’ombre. /


Le Buzz de Big Apple texte ¬ Sylla de Saint Pierre photos ¬ Eric Tourneret


reportage |

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David Graves, 59 ans, a 14 ruches dans New York. Avec sa femme, ils font de la confiture et de la gelĂŠe de fruits.


reportage |

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Confrontée à une crise sans précédent, New York se cherche une nouvelle identité. De plus en plus de citoyens l’ont trouvée dans la verdure des potagers suspendus et autres jardins communautaires où butinent des milliers d’abeilles, en toute illégalité. New York, juillet 2009. David Graves, la soixantaine avenante sous une tignasse de cheveux gris, traverse une rue de Soho, un enfumoir sous le bras. Il s’engouffre dans l’ascenseur d’un immeuble, puis dans l’escalier qui mène aux toits, gravit une échelle fixée au mur, et franchit sur une barre de fer le passage acrobatique qui mène au sommet de l’immeuble. Une ruche l’attend là, en plein cœur de la ville. David en possède une quinzaine à New York. Il vend sur le marché bio d’Union Square un miel estampillé «  New York City Rooftop Honey  » (miel des toits de New York). Un hurluberlu dans la ville  ? Peut-être… Mais David n’est pas le seul apiculteur à New York, ni le seul tenant d’un nouvel art de vivre qui fait de plus en plus d’émules.

Du « consuming happiness » au « less is more » L’Amérique s’est aujourd’hui choisi un président qui incarne une immen-

se attente de changement. Mais, comme le reste du pays, New York est encore hébétée par ces années de gabegie financière qui ont fait le terreau de la crise. Tout un mode de vie, qui avait fini par prendre force de dogme, le «  consuming happiness  » (le bonheur est dans la consommation), a perdu de sa crédibilité, et les excès passés mènent désormais une partie de l’opinion vers le « less is more » (moins pour mieux). Symbole du capitalisme à l’américaine, New York semble la première touchée. Les programmes immobiliers de luxe se figent, les chantiers abandonnés ont vu fleurir des jardins communautaires, parfois minuscules, parfois immenses, à l’échelle des immeubles qui les cernent. Une chose est certaine, la Grosse Pomme semble reprendre de l’humanité, et reste plus que jamais fidèle à son image de ville avant-gardiste. Des «  poches de résistance » naissent, qui prennent des formes diverses.   >


Trois amis apiculteurs avec leur matĂŠriel devant un immeuble oĂš se trouve un rucher dans l'East village.


Adam Johnson, 35 ans, avocat associĂŠ dans un cabinet new-yorkais s'occupe des quatre ruches d'un jardin communautaire.

Le marchĂŠ biologique d'Union Square.


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« L’abeille des villes se porte beaucoup mieux que sa cousine des champs. » Celle qui nous intéresse défend une multitude bourdonnante, à l’image de la ville. Mais ces essaims-là n’y ont officiellement pas droit de cité.

L’éléphant, le jaguar et l’abeille, non grata à New York Un arrêté de 1999 interdit la possession de tout animal sauvage à New York. On peut concevoir que la ville se passe fort bien des jaguars, fennecs, éléphants, ou autres espèces répertoriées dans l’article 161.01. Mais les abeilles ? New York est la seule cité importante des États-Unis ayant fait de l’apiculture un délit. Un seul appel au 311, la ligne réservée aux plaintes, expose les apiculteurs à 2000 $ d’amende… Malgré tout, depuis une dizaine d’années, nombre de ses habitants entretiennent des ruches anonymes sur les toits

de leurs immeubles, dans les jardins communautaires et les potagers suspendus. Leur miel se négocie d’ailleurs 30 $ les 500 grammes sur les marchés. Car, et c’est là un paradoxe éloquent, l’abeille des villes se porte beaucoup mieux que sa cousine des champs et produit un miel de grande qualité (en France comme aux États-Unis, en seulement 20 ans, un quart des colonies a disparu). Rien de tel à New York, puisque les abeilles prospèrent et trouvent une abondance de fleurs dans des jardins publics ou privés infiniment moins traités que les cultures en plein champ.

Dérivatif pour bo-bo ou mouvement de fond ? Selon Adam Johnson, avocat associé dans un cabinet new-yorkais, qui possède quatre ruches dans un jardin communautaire de Manhattan, «  l’association des apiculteurs de New York regroupe une centaine de ruches. Si l’on y ajoute les gens d’origines mexicaine et portoricaine qui ont des racines rurales et les jeunes, les chiffres peuvent s’envoler >


reportage |

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« L’apiculture urbaine représente un mouvement qui promeut l’autonomie alimentaire. » à 500 ruches ». Eddie Diaz, autre apiculteur, estime qu’il y a près de 1000 ruches à New York. Nul ne connaît les chiffres exacts, personne n’ayant intérêt à se faire de la pub… «  C’est encore underground, souligne Eddie. Mais nous prenons très au sérieux la révolution actuelle. Plein de jeunes se lancent dans des projets alternatifs d’agriculture bio dans la ville. Je travaille dans un restaurant biologique qui produit près de la moitié de ses légumes dans trois jardins suspendus ». L’apiculture urbaine représente une part importante d’un mouvement qui promeut l’autonomie alimentaire. À New York, l’association Just Food  porte le flambeau et soutient le développement de fermes communautaires. Or ces fermes ont be-

soin des abeilles pour polliniser leur production. Sans elles, il n’y aurait ni fruits ni légumes. Just Food s’est donc rapprochée des apiculteurs clandestins pour œuvrer à la légalisation de leur pratique. Une campagne de sensibilisation du public a été lancée sur Facebook et Twitter, et par des événements comme la semaine de la pollinisation en juin dernier, inaugurée par un bal masqué sur le thème de l’abeille. Les supporters des mouches à miel se sont grimés comme savent le faire les New Yorkais, salués par une galerie de portraits dans le New York Times. Pendant que les badauds se délectaient de travers de porc grillés au miel, hot-dogs avec de la moutarde au miel, hamburgers à la sauce au miel et autres délices. /

Le livre Cueilleurs de miel de Sylla de Saint Pierre et Eric Tourneret paraîtra chez Rustica en novembre prochain.


Le bal des apiculteurs organisĂŠ par l'organisation Justfood.org (le 22 juin 2009).


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texte ¬ Maïté Buns

Le design au pays des merveilles Avec l'exposition Telling Tales*, le musée Victoria et Albert de Londres propose un voyage dans le monde du design surréaliste. Si le design allie habituellement esthétique et commodité, les œuvres présentées ici oscillent entre merveilleux et expérience cauchemardesque. Bienvenue dans une improbable galerie composée de manifestes personnels sur les thèmes de la rêverie, de l’appartenance sociale et de la mort. Le temps de cette visite, oubliez donc toute logique pour apprécier les contours de cet autre design.


Le château enchanté © V&A Images


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« Ces créations sont plus symboliques que fonctionnelles. » À peine franchi le seuil de l'exposition, nous voilà aux antipodes de la réalité londonienne. Le vacarme de la foule et de la circulation a soudainement laissé place au son apaisant des grillons et des craquements de branches. Nous nous trouvons dans une clairière (The Forest Glade) dont le décor et les objets semblent directement sortis de nos livres d'enfants. Un canot transformé en baignoire (Wieki Somers) ou un fauteuil à la traîne de princesse (Tord Boontje), évoquent ainsi mythes et contes de fées. Mais c'est le vase du designer Libertiny qui laisse le plus de bouches bées ! Prenez une armature en fer, 40 000 abeilles, attendez une semaine et abracadabra... un vase entièrement constitue d'alvéoles est né. La technique employée pourrait être appliquée à des milliers d'autres objets, pourquoi donc le vase ? « Les abeilles ne peuvent produire de cire sans fleurs. En créant ce vase, elles semblent rendre hommage à la fleur dans ses dernières heures*», s’amuse son créateur.

On poursuit la visite avec une étape bien moins onirique, le château enchanté (The Enchanted Castle). Les symboles de richesse et de statuts sociaux y sont portés en dérision. Rien d'étonnant alors à ce qu'une énorme lanterne en forme de diamant (Matali Crasset) surplombe une ostentatoire table en marbre (Jeroen Verhoeven). La pièce se présente comme une boîte à bijoux géante : des miroirs placés au plafond, au sol et aux murs reflètent l'or et l'argent des objets exposés, tandis que l'éclairage vif donne l'impression d'être sans cesse photographiés.

L'enfer du décor Très vite cependant, les pupilles se dilatent et les gorges se resserrent le long d’un couloir sombre qui mène à la dernière partie de l'exposition  : Le Paradis et (majoritairement) l'Enfer (Heaven & Hell). On s'engage dans un jeu inquiétant de cache-cache avec la mort, admirant les œuvres aux travers d'alcôves placées dans l’obscurité. La présence ici d'animaux empaillés, notamment un renard aux oreilles grouillant d'asticots plaqués or (Kelly McCallum), ne détend vraiment pas l'atmosphère. On serait presque tentés d'enjamber le tapisflaque de sang (Frederikson/Stallard) pour se planquer dans le siège >


Honeycombe Vase, Tomàs Gabzdil Libertiny © Studio Libertiny, Pays Bas


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Sculpt Wardrobe, Maarten Baas © Carpenters Workshop Gallery, Londres

de Joep van Lieshout, en forme de crâne humain, cousin du grand classique fauteuil Ballon de Eero Aarnio. Brrr…! Vite, où est la sortie ?

Le design nous raconterait-il des histoires ? Presque tous les objets de l'exposition Telling Tales répondent à la définition conventionnelle du design en remplissant une fonction pratique. Mais ils ne le font toutefois qu’en partie.

Ainsi, Fig Leaf, un arbre-penderie aux 616 feuilles de cuivre émaillées à la main (Tord Boontje), est d’abord une œuvre d'une beauté indéniable qui n’accueillerait qu'une dizaine de vêtements. Les créateurs s'affranchissent donc des contraintes liées à la création d’objets. Pour autant, leur pratique ne relève pas non plus complètement de l'art, nous affirme-t-on. Il serait question de « Design Art ». Gareth Williams, commissaire de l'exposition, s’explique : « À mes yeux, le Design Art rassemble les œuvres de designers − et pas d'artistes ou d'artisans − produites en série limitée. Elles sont plus symboliques que fonctionnelles, mais conservent leur lien à l'utilité ». Cette « nouvelle » terminologie soulève néanmoins quelques questions. S'agirait-il d'un coup marketing ? Car si le terme est nouveau, la démarche, elle, ne l'est pas. En effet, de très grands designers et architectes, notamment Ron Arad, Marc Newson et Zaha Hadid, se sont distingués en produisant des pièces de collection, en édition limitée, depuis le début des années 90. Quoiqu’il en soit, design, art ou design art, l’exposition Telling Tales révèle merveilleusement bien leur fonction commune : nous inviter à porter un regard différent sur notre monde. /

 *Comprenez « raconter des histoires ».

À voir / Exposition Telling Tales : Fantasy and Fear in Contemporary Design, jusqu’au 18.10.09 au musée Victoria & Albert de Londres, lun>jeu et week-end 10h>17h30, ven 10h>21h30, +44 20 7942 2000 À lire / Telling Tales : Fantasy and Fear in Contemporary Design, Gareth Williams, V&A Publishing, 2009 À découvrir / www.vam.ac.uk/microsites/telling-tales


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L'affaire est dans le sac sélection ¬ Marine Decremps

La mode est un éternel recommencement. Les cabinets de tendances ne cessent de rééditer les modèles qui ont fait le succès des 50’s aux 90’s. La grande «  innovation  » de ces dernières années, c’est le recyclage, concept qui inspire tout particulièrement les designers de sacs. Bâches de camion, emballages alimentaires et autres matériaux de rebus reviennent sous forme de besaces, pochettes et autres cabas. Sacs de sport, à dos ou à main, il y en a pour tous les goûts et les usages. Sélection.


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1. Sac à bandoulière Hubert en cuir, Delphine Conty. 120€ / 2. Porté et approuvé par les skaters : Wonder de Dakine. 42€ / 3. Idéal sur le terrain urbain le Buddy de Eastpak est équipé d’un port pour câble MP3. 16€, eastpak.com / 4. Pochette chic tout en journaux recyclés Ecoist. 15€, ecoist.com. / 5. Revival 50’s avec ce sac de bowling Airlines Originals. 52,95€, bagazoo.com / 6. Le cabas arty écolo de Freitag : incontournable. 150€, freitag.ch / 7. Coton bio et cuir d’acacia, Veja applique la recette de ses baskets à sa nouvelle ligne de sacs Projet Numéro 2. 169€, veja.fr

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Mister Crochet, Tokyo decadence Š Alexandra Camara


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texte ¬

Élodie Couécou

In wool they trust S’il n’a jamais vraiment quitté nos armoires, le tricot d'hier semble à nouveau inspirer les stylistes d'aujourd'hui. Pour autant, le jacquard reste au placard au profit d'une maille qui se métamorphose et devient un nouveau support de création entre sculpture et orfèvrerie. Le tricot serait-il devenu le fer de lance de la mode contemporaine ? Rencontre avec deux créateurs qui filent la laine. Le fil tricoté traverse les siècles, apprécié pour son faible coût, sa plasticité et son confort. Le xxe siècle lui offre son heure de gloire. Il fait son entrée dans la mode grâce aux collections sport de Coco Chanel. Sonia Rykiel l’érige au rang de must have des garde-robes dès les années 1970. Avec les mini-pulls, elle change à la fois les proportions du tricot et son usage : la maille est chic à la ville. Après quelques années d’absence, le tricot connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. La tendance actuelle est indéniablement marquée

par une réflexion sur la société de consommation. Les jeunes créateurs, héritiers des recherches entre destructuration-restructuration des vêtements de Yamamoto, de Margiela ou Van Noten sont nombreux à choisir la maille en l’adaptant à nos silhouettes et modes de vie. Parmi eux, Nicolas Courouble et Xavier Brisoux s’accordent sur les raisons de cette récente redécouverte du tricot. Et ils constatent un désir d’individualité exprimé par toute une génération en réaction à l’uniformisation. Leurs recherches et créations tricotées >


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Xavier Brissoux © julien loth

créateur de modèles en kits pour la marque Phildar. Ses manchettesmitaines rock’n roll invitent les amateurs de do it yourself à créer leurs propres accessoires.

s’inscrivent dans une mode résolument contemporaine, à l'instar de nombreux stylistes tels Sandra Backlung et Mister Crochet.

Une maille à l'endroit... Nicolas Courouble, troque très tôt sa machine à coudre pour les aiguilles à tricoter. Le tricot lui autorise en effet une liberté d’action qu’il juge plus satisfaisante que l’assemblage d’étoffes en fil tissé. Le large choix des points et des fils l’inspire pour créer ses propres «  tissus  », lui permettant ensuite d’élaborer les vêtements en sculptant les volumes. Sa laine est aussi précieuse que la soie lorsqu’il réalise une robe de mariée en mailles géantes. Il est également ❥

à visiter / www.xavierxbrisoux.com

... une maille à l'envers Xavier Brisoux conçoit ses collections différemment. Ses modèles sont dictés par la recherche des formes. Technicien de la maille et de la construction, il réinterprète les classiques pulls de laine et les revisite. Ses vêtements sont fabriqués en Italie, à partir de matériaux nobles, cachemire, soie et coton. Ici le visible et l’invisible se confondent. Les boutons se cachent, les étiquettes se dissimulent dans les poignets, les patches de coudes se devinent entre deux épaisseurs de laine. La dualité règne dans les doubles encolures et les emmanchures qui se situent parfois là où elles ne sont pas attendues. Le style est épuré et les couleurs sobres, dominées par une alliance ingénieuse des points. Le travail, réalisé en toute subtilité, démontre sa volonté de « rechercher des formes qui réinventent les côtes de maille  ». Il offre  des solutions expérimentales et innovantes pour une nouvelle esthétique de la mode masculine et féminine. /


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Photographie & réalisation ¬ laurent moynat & julie cerise Stylisme ¬ julie cerise Maquillage & coiffure ¬ Olivier Chauzy - maquillage avec les produits M.A.C COSMETICS Assistant ¬ Olivier Moly merci à l'Agence Anakena, studio "A..."


Vadim Tee shirt Pull In (Mod In), casque original de Peter Fonda dans "Easy Rider" (Eastside), jeans Levis (Mod'In), caleรงon Pull In (Mod'In)

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Olivier Jeans Nudie (Sun Bell Store), Tee shirt Amplified Vintage (Sun Bell Store)


Ana誰s robe Kanabeach (Kanabeach), bandeau American Apparel, montre Swatch


Kader (agence ANAKENA) casquette Carhart (Carhart), Tee shirt Carhart, Chemise Carhart, jeans Pepe Jeans (Pepe Jeans)


Pauline Jeans Pepe Jeans, chemise Opull'ence (Brock n roll), tee shirt Carhart


Guillaume Tee shirt Kanabeach, Jeans Pepe Jeans


Camille (agence ANAKENA) robe (Brock'n'roll)


Dernier cri sélection ¬ Benjamin Cordazzo

Mon HTC, ce « Hero » HTC frappe fort avec son nouveau smartphone sous Android. Le Hero corrige les imperfections esthétiques des précédents G1 et Dream avec une finition en métal brossé et un revêtement en Teflon, conservant sa base inclinée, form factor, caractéristique des modèles de la marque taïwanaise tournant sous l’OS mobile de Google. C’est d’ailleurs au niveau logiciel que HTC marque une véritable avancée avec non pas une surcouche graphique, comme le Touchflow pour Windows Mobile, mais bien une amélioration de l’OS open source, en restant tout à fait fidèle à l’interface d’origine. HTC redessine Android, y ajoutant les effets eyes candy ainsi que 7 écrans personnalisables au lieu de 3. Les widgets de Facebook, Flickr, YouTube et autres Twitter font peau neuve : en synergie avec votre carnet d’adresse, ils remontent le statut en cours ou la dernière photo de profil de vos contacts. L’écran capacitif de 3,2» devient multitouch avec le navigateur Chrome Mobile, équipé accessoirement de Flash, et la visionneuse

photo, même si nous préférons l’utilisation du trackball comme celui des Blackberry, toujours aussi pratique. Un écran multitouch donc, pour un téléphone multitâche. Le Hero, contrairement au beau joujou d’Apple, est capable de garder plusieurs applications ouvertes, un atout de taille. Son magasin en ligne est certes plus anarchique que l’App Store, mais on y retrouve bien tout ce dont on a besoin. Lassé de la rigidité logicielle de l’iPhone, que vous soyez un utilisateur averti ou un simple fanboy des services de Google, le Hero est incontestablement le smartphone qu’il vous faut. Il est LA nouvelle alternative du marché. Du reste vous retrouvez la HSPDA et le WiFi, le Bluetooth 2.0, le GPS et la boussole, l’accéléromètre, un APN de 5Mpx avec autofocus, un port MicroSD/ SDHC livré avec sa carte de 2Go, un port ExtUSB compatible mini-USB et une prise Jack 3,5mn. www.htc.com/fr Autour de 500€ sans abonnement


high tech |

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CrunchPad

Les images circulent depuis quelques mois sur internet et il ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez, le CrunchPad est la première véritable tablette internet du marché. Il s’agit d’un écran tactile capacitif de 12» habillé d’une coque métallique plutôt élégante, déclinée en plusieurs couleurs. Très fin, il est dédié à la navigation domestique ou mobile avec le WiFi et/ou la 3G en option, pour surfer uniquement donc puisque aucun espace de stockage pour téléchargements ou documents n’est prévu. Un Intel Atom cadencé à 1,6Ghz et 1Go de RAM font tourner un système d’exploitation basé sur Linux et le navigateur utilise Webkit comme moteur de rendu. En plus d’une prise USB et d’une sortie audio, il devrait être proposé avec un socle permettant, évidemment, de le poser pendant son utilisation. Autour de 400$

Pure cam

Ma station

iHome lance une nouvelle gamme de station d’accueil pour baladeurs et téléphones portables d’Apple. L’iP1 - premier de la série Studio - utilise la technologie Acoustics Digital Power Station de Bongiovi qui restitue un son proche de l’original grâce à un processeur. Ses deux paires de woofers 4» et tweeters 1» se chargent des 100 watts RMS. il est aussi équipé de sorties vidéo component et livré avec une télécommande. Il faut cependant admettre que c’est son design soigné qui charme. Autour de 300$

La HD est par tout, même dans less webcams  ! Microsoft propose du visio-chat en 720p à 30 images par secondes avec sa LifeCam. Optique en verre, zoom 4x, finition aluminium, elle n’est pas sans rappeler l’iSight maintenant disparue d’Apple. Pas pour le même prix... www.microsoft.com Autour de 80€

Télex

La justice hollandaise n’a pas retenu les charges contre Mininova qui risquait une amende de 5 millions d’euros. Le site de partage de fichiers torrent devra cependant faire le ménage dans ses contenus, pas si illégaux que ça. / L’Apple Store Louvre ouvrira le 25 octobre. // Facebook compte modifier pour la énième fois ses conditions d’utilisation. Redoublez de vigilance quant à la confidentialité de vos informations...


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L’appel du poignet

Archos 9

Loin de n’être que le gadget ultime de quelques geeks friqués ou la simple vitrine technologique de la marque LG, la GD910 démontre à l’usage que la montre-téléphone n’est pas, non plus, un concept anachronique. C’est même plutôt une bonne idée. Associée à une oreillette Bluetooth, elle permet, les mains libres, de vaquer tranquillement à tout autre chose pendant un appel visio, car oui, cette petite montre capte la 3G. Pour ne rien gâcher, son interface est fluide et bien pensée. Son écran tactile 1,43» cache 2Go de mémoire pour stocker MP3 et photos.

Cocorico  ! Archos a récemment présenté son nouveau tablet PC sous Windows 7. Un choix logique puisque la dernière mouture de l’OS made in Redmond gère nativement les fonctions tactiles. Un mariage plutôt opportun et stratégique, sur un marché accaparé par les netbooks. Outre l’écran tactile 9» d’une résolution 1024*600, le processeur Intel Atom Z515 à 1.2 Ghz, les 80Go de disque dur et 1Go de mémoire RAM, on retrouve des ports USB, VGA et RJ45, deux prises Jack entré/sortie, une caméra d’1.3 Mpx, une souris optique, le Bluetooth, le WiFi et la 3G pour 760 grammes.

www.lge.com/products Autour de 1000€

www.archos.com Autour de 450€

Télex

Pour promouvoir la nouvelle PS3 Slim, Sony a dépensé 94 millions d’euros. / Samsung ouvrira son store en ligne le 14 septembre. 300 applications devraient être au rendez-vous. / Eric Schmidt quittera le conseil d’administration d’Apple pour cause de concurence directe avec sa propre entreprise, Google. / Android Cupcake est disponible pour le HTC Dream G1 chez Orange.


high tech |

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iLuv

Dans la poche

À peine 160g pour ce mini projecteur et sa batterie d’Aipteck, pour une autonomie de 1h30. Le Pocket Cinema V10 bénéficie de la technologie LED de 3M, qui le rend extremement silencieux, ainsi que d’une optique Liquid Cristal on Silicon (10 Lumens) lui confèrant une durée de vie record de 20000 heures. Grâce à son entrée TV, on peut projeter sur n’importe quelle surface les vidéos de son caméscope, iPod, APN, console de jeu, lecteur DVD et même téléphone portable, avec une résolution VGA format 3/4 (50» - 640*480 Px). Il est équipé d’1Go de mémoire, d’un slot pour carte SD, SDHC, MMC, MSPro (jusqu’à 8Go), d’une prise jack, d’une paire de haut-parleurs de 0,5 Watts, et d’une connectique USB pour les transferts depuis son ordinateur. www.aiptek.com À partir de 230€

Pour celles et ceux qui ont préféré l’iPod Shuffle à l’Archos Clipper, mais sont bien embêtés par les restrictions d’utilisations liées aux commandes placées sur le casque blanc d’Apple, voici iLuv iEA15, qui permet de brancher n’importe quel casque audio et de continuer à aimer de façon complètement inconditionnelle la marque à la pomme. www.i-luv.com Autour de 15€

Écran

Nanovision actualise ses moniteurs Mimo avec les modèles 710S et 720S, tous deux des 7» auto-alimentés par USB. Le 720S se distingue par ses fonctions tactiles. Parfaits pour garder dans un coin Twitter, Facebook, ses mails, ses outils informatiques et faire un peu de place sur l’écran de son laptop. Les drivers Windows XP et Vista sont gratuits, mais il faudra débourser une trentaine de dollars pour Mac OSX. Leur socle, en plus d’être rotatif à 90°, se plie façon clamshell pour protéger l’écran pendant les déplacements. www.nanovisionmimo.com À partir de 150€

Télex

L’iPhone est maintenant l’appareil photo le plus répandu sur Flickr. / Aux États-Unis, une chanson sur quatre est achetée sur l’ITMS. / Apple est en pleine construction du data center le plus grand du monde - 46500m2 - en Caroline du Nord. / The Pirate Bay, avant sa fermeture définitive, proposera le téléchargement d’un seul et unique fichier de 21Go contenant les 873 671 torrents hébergés jusqu’alors par le site.


événement |

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texte ¬ Marc Bertin illustrations ¬ Vincent Perrottet

Agit pop ! Dans le cadre du festival citoyen bèglais Les Rendez-Vous de Terres Neuves, du 1er au 3 octobre, le travail du graphiste Vincent Perrottet est mis à l’honneur au sein d’une réflexion globale sur le message graphique dans l’espace public. Travail d’abord tu t’amuseras ensuite, un regard post-situationniste sur la société marchande. Né en 1958 à Saint-Denis, diplômé de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, section vidéo/cinéma, Vincent Perrottet fait une rencontre décisive, en 1983 : le collectif Grapus avec lequel il travaillera jusqu’en 1989. Cette année-là, il fonde en compagnie de Gérard Paris-Clavel les Graphistes Associés. Ce collectif se définit comme un atelier de conception d’images publiques d’utilité sociale cherchant à développer en France une pratique du graphisme responsable. Après séparation en 2000, il se lance en indépendant et devient parallèlement enseignant. Membre de l’Alliance Graphique Internationale,depuis 2002, il a été lauréat, avec Anette Lenz, en 2004, de la biennale d’affiches ❥

de Téhéran (2e prix) et de la biennale d’affiche de Ningbo en Chine (Grand prix). Propriété vs. liberté. À l’initiative de Jérôme Charbonnier, graphiste engagé sur le festival des Terres Neuves depuis trois ans, 15 graphistes ont décliné le thème « Propriété = liberté ? dans des créations originales aux couleurs du festival et exposées dans l’espace urbain. Une démarche nourrie par les débats autour de la propriété intellectuelle mais aussi à la place de l’artiste et de l’image dans l’espace public. Il semblait donc logique que cette figure majeure du graphisme citoyen soit conviée le temps de la manifestation, histoire de débattre sur un sujet plus que d’actualité : « Espaces publics = espaces d’expressions ? »

Vincent Perrottet, Travail d’abord tu t’amuseras ensuite Du mardi 15 septembre au mardi 6 octobre, bibliothèque des Capucins. Les Rendez-Vous des Terres Neuves, concerts et agitation citoyenne, du jeudi 1er au samedi 3 octobre, Bègles (33130). Renseignements et réservations 05 56 85 61 88 www.lesrdvdeterresneuves.com


musique |

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Sur leur route texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ Lea Crespi

Collectif cosmopolite, Moriarty - en hommage au héros du roman culte de Jack Kerouac -, transporte l’auditeur dans une Amérique sans âge, fruit de leurs phantasmes. Bonne nouvelle  : le quintet, aux références soignées, tient bivouac dans l’Entre-deux-Mers. Ils jouent depuis plus de dix ans, en quête de leurs racines  ; une musique comme une sorte de passerelle érigée entre la France qu’ils habitent et les États-Unis qui font partie de leur identité culturelle. Selon le bon usage de la tradition folk, leurs morceaux racontent souvent des histoires : Jimmy, le garçon qui se perd à oublier d’où il vient, excellent single tiré du premier album Gee whiz but this is a lonesome town (2007), ou encore la trop jeune Private Lily qui erre sans but et se fait enrôler dans l’armée. Il y a de la mélancolie, de la folie voire quelques recoins de vie obscure chez Moriarty, Lovelinesse plongeant dans une valse de saloon déjantée entre survivants de l’au-delà et autres ❥

personnages traumatisés que Tim Burton aurait pu imaginer. Leur style, à la fois simple et élégant, laisse néanmoins apparaître un travail complexe d’habiles assemblages de sons. Bref, une perle authentique et intemporelle. Deschiens. Récemment, le groupe a signé la bande-son du film coproduit par Jérôme Deschamps et sa compagne Macha Makeief, La Véritable Histoire du Chat Botté. Les créateurs des Deschiens leur vouent une véritable admiration - depuis qu’ils se sont rencontrés par hasard en 2005 - à tel point qu’ils les ont aidé à produire leur premier opus sur le label Live. Quelques années et belles affiches plus tard, la prometteuse révélation confirme son statut avec The lost Scenes of Puss’n’Boots.

Moriarty, dans le cadre du festival Ouvre la voix Samedi 12 septembre, 21h, Centre culturel de Créon (33670). Renseignements 05 56 23 23 44 www.rockschool-barbey.com


musique |

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texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ Billy und Hells

La Manufacture de talents Le 14 Septembre, POLA inaugure son nouvel espace culturel situé en face du bassin à flots. L’occasion d’une journée portes ouvertes ponctuée de rencontres avec les artistes de la coopérative. Sans oublier une excellente soirée concerts entièrement gratuite. Après de multiples déménagements, les membres de Pola peuvent enfin poser leurs bagages dans un tout nouvel espace de travail mis à disposition par la Ville de Bordeaux. Un projet d’équipements culturels qui fonctionne dans un esprit de coopération et de mutualisation, regroupant en un même lieu moyens de production, espaces de diffusion ouverts au public et offres de services destinés aux artistes et professionnels du secteur. Soit un lieu de vie permanent, visant à améliorer la condition socio-économique des associations culturelles comme celles des artistes, mais également destiné à faciliter les échanges entre ces derniers et le public. Festivités. La « demi-journée » portes ouvertes propose, entre autre, une installation sonore de Sandie Vendôme, une autre de Sabdam, diverses démonstrations de sérigraphies, ainsi qu’une sélection de sculptures à base de verre produites par Zébra3-Buy-Sellf (œuvres de Lilian Bourgeat, Laurent Perbos…). Côté musique, le clou de la soirée est sans conteste la venu de la berlinoise Jessie Evans. La belle plante, sulfureuse comme une meneuse de revue burlesque, s‘est notamment fait remarquer lors de ses prestations avec les légendaires Subtonix. Son premier opus, Is it Fire ? est un surprenant mélange d'electro-funk, d’afro-beat et de new wave, ponctué d’accents jazz et de pop mexicaine 60. C'est chaud... ❥

Inauguration de la fabrique Pola Lundi 14 septembre, de 14h à 1h, 8 rue Corneille. Renseignements 05 56 37 74 05 À partir de 20h, Dechman & the Gardener + Jessie Evans + Gangpol & Mit + DJ Captain


musique |

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Les verts paradis

de l’enfance texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ DR

Après un premier album éponyme, publié en 2006 chez Vicious Circle Records, Le Klub des 7 revient cet automne avec son deuxième essai La Classe de Musique. L’une des plus épatantes formations hip hop françaises donne rendez-vous le 26 septembre, au 4 Sans, pour narrer les histoires rocambolesques de 7 jeunes musiciens qui ont grandi au son du hip hop des années 90. Musicalement parlant, c’est sur les épaules de Fuzati (Klub des Loosers), roi de l’expérimentation et du son, véritable fouilleur acharné de bacs à vinyles poussiéreux, que repose l’édifice. Pour autant, Le Klub des 7 évolue tel un véritable collectif rassemble Detect le DJ, Gérard Baste (Svinkels), Cyanure et Fredy K (ATK), James Delleck (Gravité Zéro) et Le Jouage (Hustla). En 2007, Fredy K décède dans un accident, pendant l’enregistrement de La Classe de Musique, disque dont les bandes sont remisées par conséquent pendant plus d’un an. Jusqu’au jour où la décision d’achever l’album est prise. Hommage est rendu à Fredy K sur le premier EP, tant à travers les émouvantes séquences des enregistrements conservées, que le morceau L’appel qui lui est dédié. Il faut bien saluer au passage l’énergie

et la détermination du groupe qui fonctionne encore comme un septet. Jonathan Lambert. Fidèle à l’âge d’or du hip hop, Fuzati assure une grosse rythmique, parsemée d’ambiances 60 et d’airs jazzy. Les flows de toute la bande sont mis en valeur, tout comme le scratch old school de Defect. Les beats joyeux contrastent avec les histoires nostalgiques narrées avec humour  ; à ce titre, la présence de Jonathan Lambert (vieux complice de Fuzati) ne manque pas de sel. Seraient-ils adeptes du « c’était mieux avant » ? Pas forcément... Certains morceaux traitent de sujets plus graves et plus sombres, trouvant dès lors une évocation plus  » facile » à travers le prisme de l’enfance. Ce qui signifie bien qu’il s’agit désormais de grands enfants prodiges en pleine évolution.


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Le Klub des 7 Samedi 26 septembre, 20h30, Le 4Sans Renseignements : 05 56 52 31 69 www.allezlesfilles.com


musique |

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Nouvelle

reine du folk texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ DR

Quatre ans après la sortie de sa splendeur acoustique Fisherman’s Woman, Emiliana Torrini poursuit sa longue tournée, débutée en octobre dernier, et fait escale à Bordeaux, le 28 septembre à Barbey. Dans ses valises, son dernier opus dans Me & Armini. Focus sur une magnifique artiste foisonnante d’inspiration. C’est en 1999 que la belle interprète anglo-italo-islandaise se fait remarquer grâce à un premier album brillant, Love in the Time of Silence, où s’illustre Roland Orzabal de Tears for Fears. Dan Carey (collaborateur remarqué des derniers Franz Ferdinand et Hot Chip) chaperonne fidèlement la belle depuis ses débuts, en producteur émérite avec qui elle compose ses morceaux. En 2005, l’incontournable Fisherman’s Woman, disque résolument plus acoustique, détonne avec l’ambiance trip hop, voire expérimentale du premier essai. Emiliana Torrini a en effet plusieurs cordes (sensibles) à son arc et on ne l’attend pas au tournant d’un style musical précis. Preuve en est avec le récent Me & Armini, qui consolide son véritable amour pour le folk et conformi ce réel changement. Une palette ❥

musicale décidemment colorée que Torrini explique comme une volonté de laisser libre cours à la création, qui jaillit comme bon lui semble et ne rencontre pas de frontière. Influences. Signée sur le label culte Rough Trade, la demoiselle ne saurait renier ses évidentes influences  : P.J. Harvey, Stina Nordenstam ou encore Björk. Au-delà de quelques mélodies résonnant comme de délicats hommages à ses modèles, son créneau affiche cependant moins de tourments au profit d’une légèreté haut de gamme rudement bien menée dans laquelle on se laisse embarquer sans mal. Les références du style, de Herman Dune à Cocoon, se doivent d’accueillir parmi eux la talentueuse brune  : son single Jungle Drum a réussi à occuper la tête des classements européens. C’est peu dire.

Emiliana Torrini + Lay Low Lundi 28 septembre, 20h30, Rock School Barbey Renseignements : 05 56 94 43 43 www.musiques-de-nuit.com


musique |

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Le pouls

et les carabins texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ Sporto Kantès © Bruno Ripoche

Du 1er au 10 octobre, la rentrée universitaire bordelaise est marquée par les Campulsations. L’occasion pour les étudiants de découvrir la diversité de l’offre culturelle et de se (re)familiariser avec le campus et les différents sites incontournables de l’agglomération bordelaise. Pas de retour sur les bancs de la fac sans culture  ! Soutenus par les universités de Bordeaux, les collectivités locales ainsi que les structures et associations culturelle, le Crous d’Aquitaine, par tenaire indissociable de la vie étudiante (moins connu pour son pôle culturel pourtant très actif qui facilite les échanges, les initiatives et la création estudiantine tout au long de l’année) remet le couvert avec Camplusations. Un festival pluridisciplinaire rythmé pendant une dizaine de jours par des visites guidées, des expositions, des représentations théâtrales, des rencontres littéraires ou encore des événements sportifs. Têtes d’affiche. Chaque journée se terminera par des soirées concerts et ❥

des Djs, avec deux concerts-phares, les 7 et 8 octobre, où se succéderont les précurseurs du punk rock mélodique français, Burning Heads (nouvel opus prévu pour ce mois-ci) et le duo électronique Sporto Kantès. Les têtes brûlantes semblent être bel et bien de retour, deux ans après Opposite 2. Peu d’infos sur ce nouvel opus, annoncé comme résolument plus punk que les derniers albums à tendance reggae. Sporto Kantès continue son infatigable périple hexagonal afin de promouvoir le récent 3 at last (PIAS). Les régionaux de l’étape sont aussi de la fête avec, entre autre, les Jouby’s et leur rocksteady ensoleillé ou encore les The Wackies toujours flanqués de leurs instruments de musique pour enfants. Bonne rentrée !

Campulsations 2009, du jeudi 1er au samedi 10 octobre. Renseignements www.myspace.com/lescampulsations


musique |

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Une éphéméride

de l’éphémère texte ¬ N.S.T.S photo ¬ Toums

« Fuck art, let's act ! » Quand on ne s’encombre pas des conventions, des protocoles et autres étiquettes. Quand on n’attend pas d’une institution qu’elle désigne untel comme artiste. Quand on continue de créer, coûte que coûte, et toute sa vie s’il le faut, tant qu’on sait éprouver son environnement. The Big Apple ? No, the Big Grape ! Le gangster bordelais LL Cool Jo n’est pas un artiste commun. Ce vagabond a fait de sa vie une œuvre d’art quotidienne, carburant à l’instinct plutôt qu’à une stratégie de carrière forcément foireuse. Le geste artistique est un tremblement frénétique et passionné, qui s’abat sur une feuille de papier, une pochette de disque pour un groupe underground, ou un fût de batterie pour un exutoire garagerock nerveux et bancal. Quand posca, stylo et baguettes ne suffisent plus à

exprimer rage rentrée et frustration maladive, il s’empare d’un micro et devient MF Pinpin Coco. Sa logorrhée verbale est au rap ce qu’une aiguille chauffée au briquet est à l’outil hygiéniste du tatoueur… Son dernier forfait  : le sabotage en couleurs d’une photo noir et blanc de Khima France (Kap Bambino) par Toums. Où l’on prend tout entière la mesure de l’existence d’une nouvelle génération dans l’art à Bordeaux, abritant de généreux échanges souvent


méconnus du courant mainstream. Un duo de musique électronique violente et puissante confie son univers visuel au gangster précité. Un photographe bordelais à l’af fût des déviances culturelles capture la (future) égérie punk sur scène et confie à son tour au pirate Jo la primeur d’apposer ses mots sanguins sur le cliché reproduit en taille géante. Punk art ? Street art ? Ni l’une ni l’autre de ces étiquettes ne colle aux trois artistes bordelais, sans doute parce que leur peau transpire l’instinct de réagir vite, très vite, ❥

LL Cool Jo : www.myspace.com/llcoooljo Kap Bambino : www.myspace.com/kapbambino Toums : www.toums.fr Kap Bambino, Blacklist (Because)

trop vite parfois, pour s’en rappeler. Un dessin, une chanson ou une photographie, autant de moyens de fixer pour de bon la violence éphémère de la vie des jeunes gens modernes. L’éphémère est sans doute la réponse de la jeune génération au nihilisme béat des punks : détruire pour ne rien reconstruire, c’était accepter lâchement le désenchantement  ambiant. Faire vivre un court instant des émotions v i o l e n te s c a r p u i s s a n te s , c ’ e s t embrasser une vie hédoniste, et par-là, rendre l’art généreux.


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Chambre avec vue texte ¬ El Borbah photo ¬ Universal Studios

Les fans de musique vont être déçus : Hotel Woodstock se contrefout du concert mythique. Il lui préfère une autre musique, celle des idéaux d’une génération à qui Ang Lee offre un magnifique film choral.

Léger ne veut pas forcément dire futile. À la sortie de la première projection presse cannoise du nouveau film d’Ang Lee, on sentit un dédain global de la part de journalistes, décrétant qu’Hotel Woodstock n’était pas à la hauteur des films précédents du réalisateur (Le secret de Brokeback Mountain, Lust, Caution). Sans doute les mêmes qui étaient restés de marbre devant son Hulk. Logique quand dans les deux cas, Lee refuse de rester à la surface de son sujet. Hulk n’était pas un film de super-héros, Hotel Woodstock n’est pas un film commémorant les 40 ans du concert événement de la génération hippie. La preuve  : le réalisateur

ne montera quasiment aucune image de ce concert, et quand il le fait, c’est à distance, montrant la foule plus que les artistes. Hotel Woodstock est pourtant toujours clair sur ses ambitions : expliquer comment le temps d’un week-end s’est concentrée une jeunesse américaine qui croyait encore que le monde pouvait changer, pour le meilleur. La surprise du film étant de le faire sur un ton de comédie, autour des pérégrinations d’Eliott Tiber, fils de proprios d’un motel au bord de la faillite, qui va devenir le principal lieu d’hébergement du concert. Lee ne perd jamais de vue qu’au delà de la façade d’événement historique


des 60’s, Hotel Woodstock est une histoire de transformation. Soit le sujet de la quasi-totalité de ses films, mais à plus grande échelle quand elle concerne une génération entière. À laquelle il ouvre, littéralement, les portes de son film (cf. un très impressionnant plan-séquence se remplissant peu à peu de personnes). Hotel Woodstock fait un joyeux état des lieux d’une époque faites de mutations culturelles et sociales – l’Amérique venait d’avoir un pied sur les mines du Vietnam et ❥

s’apprêtait à en poser un autre sur la Lune. Le coup de barre des années 70 est tout proche, il entraînera la fin de certaines utopies. Lee et sa chaleureuse ode à la différence, leur offre ici une dernière pause, avec un film d’une incroyable chaleur humaine et d’une totale générosité. Mais tout en restant lucide sur les lendemains difficiles qui s’annoncent. Hotel Woodstock offre le dernier gîte à des idéaux qui seront bientôt dissous. On ne peut que vous inviter à prendre une chambre. /

Hotel Woodstock D’Ang Lee. Avec Emile Hirsch, Demetri Martin… Sortie le 23.09


cinéma |

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texte ¬ El Borbah - photo ¬ © Tadrart Films

Au milieu,

coule une rivière Indigènes aura marqué un point culminant dans la filmographie de Rachid Bouchareb : son plus gros succès public étant l’occasion de pouvoir conjuguer cinéma de divertissement et discours socio-politique. London River, son nouveau film amène une nuance de taille, en précisant que Bouchareb ne filme pas tant des évènements que leurs à-côtés. Ainsi la rencontre entre une mère anglaise et un père africain à la recherche de leurs enfants portés disparus pendant l’attentat de Londres à l’été 2005 n’est pas un film « sur » le terrorisme, mais sur ses dégâts collatéraux. Plus précisément comment le climat politique a déteint sur les gens, le règne de la peur les ayant rendu amnésiques dans le rapport à l’autre. Comme cette femme catholique et cet homme musulman qui vont apprendre qu’ils ont plus en commun que ce qu’ils pensaient, que leur souffrance est même. Loin de tout excès de pédagogie dans son éloge de l’écoute, London River surprend par sa tonalité calme, laissant la fureur des analyses trop rapides d’une situation de côté, pour raconter une histoire de perte de contacts entre parents et enfants, entre êtres humains qui s’avèrent être liés par une même blessure. Rien ne pourra la cicatriser, mais l’emplâtre de compassion qu’y appose Bouchareb agit comme un apaisement d’autant plus bouleversant qu’on sait qu’il ne sera que temporaire. / ❥

London River De Rachid Bouchareb. Avec Brenda Blethyn, Sotigui Kouyaté… Sortie le 23.09


portfolio |

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Ruud Baan

Deep Forest «  Ruud Baan  ?! Voilà un nom qui dépote  !  Il est du genre rude boy, ton gars ? », Pas pour un sou, l'ami. Notre homme est photographe et joue dans la cour des grands. En 1998, il sort de la Royal Academy of Arts de La Haye (Pays-Bas) avec des bases techniques solides en poche. Quelques années de free-lance plus tard, ce Néerlandais peut se targuer d'une liste de clients longue comme le bras : JFK Magazine, Elle Magazine, Esquire, Nike, Coca Cola, Panasonic, O’Neill… Ruud Baan voit dans ces commandes éditoriales et publicitaires un prolongement de son travail personnel. L’image est son terrain de jeu. Peu importe qu'il s'agisse de mode, de portraits ou de photos de sport. Tant qu'il peut travailler la mise en scène, styliser et capturer l’instant et le mouvement... Il dit ne jamais s'ennuyer dans sa profession, lui qui a embrassé cette carrière pour pouvoir voyager à travers le monde et se frotter à différentes cultures. On veut bien le croire. Sa ville préférée ? New York, pour son côté photogénique, justement. Les artistes qui le touchent ? Des dizaines. Parmi eux, Annie Leibovitz, Bruce Webber, Richard Avedon, Anton Corbijn ou encore David La Chapelle. La série présentée dans nos pages a été réalisée pour l’agence Amsterdam Worldwide, en charge d’une campagne publicitaire pour la marque Onitsuka Tiger. Elle revisite les signes du Zodiaque japonais. On pénètre ici dans un sous-bois onirique, peuplé de personnages entre mode et légende urbaine. Terriblement intrigant. Mais pas besoin d’en dire plus, tournez les pages et laissez-vous conter… ❥

www.ruudbaan.com Série réalisée pour l’agence Amsterdam Worldwide Campagne publicitaire pour la marque japonaise Onitsuka Tiger Photo : Ruud Baan - Illustration & design : Jo Ratcliffe - Stylisme : Isis Vaandrager


littérature |

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L'envol

de la grue texte ¬ Marc Bertin photos ¬ Frank Lukovits

Collaboratrice au prestigieux magazine The New Yorker, Lucia Nevaï vient enfin de voir publier en France son premier roman, Comment les fourmis m’ont sauvé la vie. Un récit puissant en forme de rédemption dans les plaines de l’Iowa durant les années 50. Évidemment, il serait fort tentant de remonter la piste autobiographique tout au long de ces pages. En effet, Lucia Nevaï est née et a grandi à Des Moines. Toutefois, comme souvent en littérature, il faut se méfier des raccourcis. Le souvenir des champs de maïs et de la poussière ne fait pas tout. Surtout dans une histoire qui doit beaucoup à une certaine tradition du gothique pastoral. Avec son «  front bosselé, boursoufflé, couleur de blanc-manger », Crane aurait pu rêver d’un meilleur départ dans la vie. D’autant plus que sa famille relève de tout sauf du modèle : un père prédicateur à la petite semaine limite escroc, une mère représentante en cosmétiques nourrissant sa progéniture à grand renfort de pilules quand elle ne fait pas l’effeuilleuse ou bien des passes, un frère aîné, sans oublier Flat La Plate, ❥

bigote négligée, première épouse et mère de sa grande sœur. Un sacré foyer pour grandir, s’épanouir, mener une vie « normale » de petite fille. Métamorphose. Lorsqu’un promoteur immobilier vient transformer leur trou perdu en lac artificiel pour touristes, l’exsitence de Crane (la grue en langue Sioux) bascule radicalement. Prise en charge par un orphelinat, confiée à une famille d’adoption, la gamine laissée à elle-même se révèle : brillante, férue de science, promise à un avenir radieux. Las, cette métamorphose signe aussitôt le début d’une profonde solitude loin des siens et surtout une nouvelle vie placée sous le sceau du mensonge. Une chronique en négatif de l’Amérique d’après-guerre portée par un souffle réel et le portrait saisissant d’une résurrection.

Lucia Nevaï, Comment les fourmis m’ont sauvé la vie Philippe Rey, traduit de l’anglais (États-Unis) par Françoise Adelstain.


livres La véritable histoire de John Dillinger De Miriana Mislov et Thierry Gutard (Denoël Graphic) « Nombreux sont les financiers qui ont plus volé leurs concitoyens et que personne n’a songé à punir ». La phrase est extraite d’une pétition écrite par les habitants de Mooresville, petit village dans lequel se planque John Dillinger peu de temps avant sa disparition. Preuve de la sympathie qu’inspirait le gangster pour lequel fut inventé le terme Ennemi public numéro 1. Preuve aussi de la résonance qu’a encore son histoire avec notre époque de crise actuelle. Mixant roman noir sociologique et fait divers clinique, la narration de Miriana Mislov – qui signe ici son premier ouvrage – se marie avec les couleurs très pop warholienne de Thierry Guitard, dessinateur au New Yorker. Résultat : un roman graphique précis et documenté doublé d’un souffle romanesque qui tient en haleine. 208 p., 23 € > Baptiste Ostré

Going Underground Georges Hurchalla (RytRut) Certes, ceux qui ne se sentent pas la moindre affinité avec la scène punk, et éprouvent des nausées à la simple écoute d’un album des Stooges, passeront leur chemin sans même remarquer cet imposant livre. Sur 400 pages d’une érudition passionnée sur les scènes les plus ignorées des ÉtatsUnis, Georges Hurchalla compile anecdotes de groupes, propos rapportés de protagonistes seulement connus d’une poignée d’historiens du punk et narration autobiographique dans un road trip musical à l’écriture nerveuse. Hurchalla s’implique jusqu’aux veines dans cette somme de travail représentant six années de sa vie, allant jusqu’à financer l’impression initiale, conservant la philosophie DIY de ceux qui arpentent les sentiers de l’underground. 400 p., 21 € > Baptiste Ostré

100 jours et quelques… Dran (Éd. Populaire) Après avoir mis en boîte les travers de La Télévision, montré les dessous de Toulouse dans Ma ville, je l’aime, fait un carton avec Fabriqué en France et dégommé l’amour avec un grand A dans Je t’aime, Dran remet le couvert. En 100 jours et quelques…, c’est une sorte d’agenda un peu crade, désordonné et pas (chrono)logique pour sou, dans lequel l’artiste-plasticien traque sur de feuillets d’éphémérides les petites angoisses de tout à chacun. Il se plaît à croquer des instants de vie, sous un trait toujours corrosif. Ici, il tire le sombre portrait de nos quotidiens. Là, il se rit de situations surréalistes (quoique…). Bref, voilà l’humeur du jour offerte en un dessin. Encore des dents qui vont grincer. Et putain, c’que c’est bon. 224 p., 11 € > Carole Lafontan


Bd Ultimex, le mauvais œil Gad Warum Tout droit sorti d’une pochette des Residents, Ultimex est un dandy destroy doté d’un œil géant à la place de la tête qui dans le registre de l’humour trash-qui-tâche n’a guère d’équivalent. Enfant de la blogosphère (http://ultimex.over-blog. com), le personnage créé par Gad est l’incarnation même du mauvais goût, un cauchemar grotesque qui tente de nous faire croire qu’être un pervers polymorphe, violent, nécrophile, pédophile, mufle misogyne et facho est le summum du chic et du décontracté cool. En ces temps où les blogs n’en finissent plus de fournir des albums ni faits ni à faire à des éditeurs fatigués se contentant de compil’ lénifiantes à la Pénélope Bagieu, la publication d’Ultimex ravive enfin la flamme du politiquement incorrect avec un esprit bête et méchant aussi gratuit qu’hilarant. > Nicolas Trespallex

Génial Krassinsky & Michelle 12bis Génial n’est pas une énième série poussive « à thème » mais une BD d’humour comme on en voit trop rarement parodiant à coup de double strips le monde merveilleux de la pub vu sous l’angle de deux créatifs crétins et arrogants. À mi-chemin de Brüno et de Beigbeder, les deux « cerveaux » rivalisent de bons mots foireux et de pizzas pour pondre LE slogan ultime et justifier leur salaire indécent propre à faire rêver un trader déprimé de la BNP. Le très talentueux et discret Krassinsky croque des situations d’anthologie avec un sens de l’économie de trait qui rivalise d’expressivité passant de scènes qui sentent manifestement le vécu à de l’absurde pur, dès lors que débarquent des clients barbus hirsutes qui comptent bien rendre géniale leur organisation nommée Al-Qaeda. > Nicolas Trespallé

Naru Taru (2 tomes parus, en cours) Mohiro Kito, Glénat Voici un cas d’école  : l’exemple typique de manga victime des errements éditoriaux de la fin des années 90 quand les éditeurs signaient   les séries japonaises à tour de bras et quasi à l’aveuglette de crainte de passer à côté du dernier shônen à succès. Débutant comme une fable quotidienne à la Miyazaki autour d’une adolescente garçon manqué découvrant une créature extraterrestre volante, Naru Taru change pourtant brutalement de registre dès son deuxième volume provoquant l’effroi par sa cruauté et sa violence psychologique extrêmes. Glénat relance la publication interrompue de cette aventure assurément dérangeante mais dont la polémique a trop souvent éclipsé la profondeur et l’intense originalité. > Nicolas Trespallé

chroniques |

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disques KOUMÉKIAM [slam en musique]

Juice Aleem [hip-hop intelligent]

À l’aise à l’est | Slam Sensible / Caravelle-Prod Avec ce premier album, Koumékiam propulse un débit de contes effréné entre rimes, allitérations, et assonances. Chanson, slam, poésie ou théâtre, le jeune Lyonnais est bien difficile à classer. Émoi et humour, entre quelques calembours, viennent ici tracer les contours. Les contours d’une histoire écrite en filigrane, celle de François aka Koumékiam, trentenaire, qui séjourna en Roumanie avant de revenir à Lyon pour s’adonner à sa passion. Accompagné d’Arnaud à la guitare, il puise dans son vécu pour traiter avec pudeur de thèmes aussi variés que l’immigration, l’intermittence, sa mère… ou encore des chants en roumain emplis de sincérité. Seul regret, ce maxi autoproduit n’est dispo qu’en sortie de concert, alors RDV est pris le 15.12 au Bijou. > Geoffrey Tarroux

Jerusalaam Come| Big Dada Recordings / Pias Précédé par sa réputation de meilleur MC de la perfide Albion, Juice Aleem était attendu au tournant pour son 1er album solo. Et autant dire qu’il ne s’est pas loupé. De « Higher Higher », un battle enflammé sur un beat lancinant à « The killer’s Tears », une ode aux arts martiaux à l’ambiance de fin du monde très tarantinesque, ses treize titres sont un hommage à la culture hiphop, la vraie, celle qui s’est construite dans la résistance et le maniement des mots, mais qui ne s’interdit pas des détours vers le dub, le roots et l’électro. Avec son flow enragé, Juice Aleem torpille le rap business et la société actuelle. Bref, du hip-hop intelligent servi par des arrangements sophistiqués. Amateurs de biatch et de bling-bling, passez donc votre chemin. > Nicolas Mathé

WAX TAILOR [hip-hop / trip-hop] In the mood for life | Atmosphériques / Wagram Pas moins de 19 titres à écouter en boucle, on en fait plus beaucoup des comme ça…. Et comme au Mac Do®, 52 minutes plus tard, on a l’impression de ne pas avoir assez mangé, sauf qu’ici, on a qu’une seule envie, c’est d’y retourner. Pas besoin d’anti-vomitifs, ce genre de maxi se mange sans faim et fond dans la bouche. Un caviar auditif de luxe plongé dans une orchestration délectable. J-C Le Saoût ou plutôt Wax Tailor, sample des galettes aux saveurs complexes : soul, hip-hop, jazz ou funk, et toujours la voix de Charlotte Savary, mes aïeux… Après Tales of The Forgotten Melodies en 2005 et Hope & Sorrow en 2007, deux albums largement plébiscités, le menu de ce nouvel opus (sortie le 21.09) offre un incroyable équilibre entre les genres et des collaborations plus qu’appréciables… > Geoffrey Tarroux


chroniques |

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Mayer Hawthorne [soul-appeal] A Strange Arrangement | Stones Throw / Discograph Peanut Butter Wolf, boss du label Stones Throw ne parvenait pas à dater ce qu’il écoutait. Avait-il mis la main sur d’anciennes ou de nouvelles chansons  ? A Strange Arrangement porte bien son nom… Hawthorne y donne le Mayer de lui-même à travers 12 morceaux mêlant habilement influences doo woop & Motown grand cru. L’amoureux des vinyles à la triple casquette de chanteur/producteur/compositeur pose admirablement sa voix sucrée sur ses partitions et relève le tout grâce à une production très contemporaine. Ce jeune prodige du Michigan signe un album abouti, tellement riche en sex-appeal qu’il transformerait n’importe quel menu surgelé industriel en un dîner amoureux aux chandelles. > Emilie Nguyen

ARCTIC MONKEYS [rock] Humburg | Domino / PIAS En 2006, Arctic Monkeys créait l’exploit : rarement groupe n’avait fait autant de bruit avec un premier LP aussi médiocre. Le deuxième n’arrangea guère les choses, et il fallut attendre 2008 et la naissance des formidables Last Shadow Puppets (soit le chanteur Alex Turner revisitant l’héritage de Burt Bacharach en compagnie de Miles Kane, leader des dispensables Rascals), pour se dire que, peut-être, pouvait-on espérer quelque chose des quatre de Sheffield. Las ! Exilé dans le désert californien, Arctic Monkeys ralentit la cadence, alourdit les rythmes et livre un album moins irritant qu’ennuyeux. ça y est, les Arctic Monkeys sont devenus adultes. Grand bien leur fasse. S’agirait désormais de trouver un boulot. > Thibaut Allemand

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros [pop pastorale] Up from below | Vagrant Records / Rough Trade “Kill all hippies”. Bobby Gillepsie avait tort. Le titre culte de Primal Scream, pourtant indispensable et aphrodisiaque, n’avait rien de prophétique. Après les géniaux Fleet Foxes en 2008, voici une autre bande de hippies réjouissants. N’en déplaise aux rabats-joie. Alors que l’on fêtait cet été les 40 ans de Woodstock, ces barbuslà semblent sortir comme par magie de la Californie des 70’s. Similaires aux Polyphonic Spree dans l’esprit et au Neon Bible d’Arcade Fire dans la musique, leur pop pastorale prêche la bonne parole. Celle de l’allégresse et de l’insouciance, un rayon de soleil dans une relative morosité ambiante. On aurait presque envie de se jeter dans les bras du seigneur. God bless them. > Julien Collinet


dvd The Fall

35 rhums

Tarsem (M6 Vidéo) Avec The Cell, le surdoué de la publicité Tarsem Singh s’était heurté à un studio (New Line) peu enclin à admirer ses délires visuels inspirés de Goya. Sept ans plus tard (le film date de 2006), c’est avec le soutien de David Fincher et Spike Jonze, confrères de la pub et du clip, qu’il lâche la bride à son univers fantaisiste, à la croisée du baroque déviant et de la naïveté enfantine. Conte dans lequel la réalité rattrape l’imagination, The Fall a les défauts et qualités des premières fois  : une tendance à la boursouflure atténuée par un enthousiasme jouissif. Plus que The Cell, remonté par le studio, The Fall peut s’apprécier comme le véritable premier film de son réalisateur. À condition de ne pas être allergique à l’esthétique « pub ». 19,99 € (dvd) et 24,99 € (Blu-Ray) > Baptiste Ostré

de Claire Denis (Arte Éditions) 35 rhums est le genre de film qui peut faire peur. Rythme lent, très peu de dialogues et décor des plus austère. Heureusement, le spectateur est vite happé par l’intimité entre un père et sa fille. Tout est dans les regards, les gestes souvent retenus et répétés comme pour montrer la lourdeur du quotidien. Car le drame rôde, il est lié à l’absence de la mère bien entendu. Lionel et Joséphine se sont créé un cocon et repoussent toutes les avances extérieures pour mieux se protéger d’éventuelles souffrances. Mais voilà, il va bien falloir se séparer. Claire Denis livre un film éprouvant, émouvant et rare dans sa faculté à ne rien imposer. Là où d’autres se seraient échinés à démontrer, Claire Denis excelle dans l’art de montrer, tout simplement. 20 € > Nicolas Mathé

The Wrestler Darren Aronofsky (Warner Home Vidéo) Qui aurait cru Mickey Rourke capable d’une telle prestation dans un film de catch ? Plongée caméra au point dans une salle de catch has-been, loin des objectifs, pour découvrir la silhouette imposante d’un catcheur en fin de carrière, déchu, les traits usés, qui révéleront plus tard sa souffrance. Ce catcheur, Randy, dit « the Ram » (le bélier), déploie sa chevelure blonde pour continuer tant bien que mal le spectacle sur le ring. Mais dans l’ombre des projecteurs, on découvre une vie sociale en perdition, la solitude, et un autre combat qui pourrait bien lui être fatal… Un bon film de catch, ça n’existe pas, semblaient nous dire les frères Cohen dans Barton Fink, et pourtant, Darren Aronofsky livre là un chef-d’œuvre d’habileté. Surprenant ! Sortie le 23.09. 15,99 € > Geoffrey Tarroux


théâtre

& danse |

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Sur le sable texte ¬ Olivia Angulo photos ¬ DR

Du 22 au 27 septembre, 16 compagnies présentent 25 spectacles à l’occasion de Cadences, le rendez-vous automnal consacré à la danse sur le Bassin. Organisé par Arcachon Culture, cinq jours de découvertes, et souvent de créations, qui s’emparent du Théâtre Olympia, du Théâtre de la Mer ainsi que d’autres lieux « insolites ». Cette année encore le public aura tout loisir de se laisser embarquer depuis la jetée d’Eyrac, pour une destination inconnue, lors des « Escales Chorégraphiques ». Revue subjective de quelques incontournables. Cie Nederlands Dans Theater. Rendezvous avec l’un des plus grands ballets européens qui propose un triptyque. Shoot the Moon, performance élue meilleure production de danse 2005/2006, matérialise un décor original de trois pièces rotatives, chacune représentant une histoire d’amour. Sur une musique de Philip Glass, la mise en scène se veut donc théâtrale, captivante, grâce à ses pièces mouvantes et des vidéos projections. Vanishing Twin, nouvelle création de Jiri Kiliàn pour le Nederlands Dans Theater,

prestation très attendue du célèbre chorégraphe tchèque. Depuis sa percée internationale avec Sinfonietta, il est l’auteur d’une œuvre contemporaine inestimable. Troisième et dernier spectacle du programme,  The Second Person  est signé par la danseuse et chorégraphe Crystal Pite. Elle rencontre pour la première fois le succès au sein de la compagnie avec son concept PilotX, son style unissant la complexité dans la liberté des mouvements à des éléments classiques, sans jamais sacrifier à


Cie Nederlands © Joris-Jan Bos

l’improvisation. Dès leur entrée sur scène, les vingt-quatre danseurs, habillés de costumes d’homme classiques très stricts et de lunettes sévères, font forte impression. Cie Bianca Li. Son visage peut sembler étrangement familier. En effet, la chorégraphe espagnole au visage androgyne a fait l’actrice pour Karim Dridi et Pedro Almodovar. D’aucuns l’ont croisée dans son bar à Madrid, voire à Marrakech où elle a créé les Contes de L’Alhambra pour le centre culturel français. Elle présentera à Arcachon sa nouvelle création, Le Jardin des Délices, une interprétation tout à la fois excentrique et poétique, inspirée par l’univers de Jérôme Bosch. « J’ai toujours été tentée de faire naître une chorégraphie à partir du Triptyque, où l’enfer se mêle au paradis, le plaisir au vice et le satirique à la morale, et qui invite chacun à trouver sa propre voie vers un monde nouveau. C’est d’une modernité et d’une actualité intemporelle.  » Elle illustre son propos

par une mise en scène dans un cabaret où défile une galerie de personnages fantasques qui chantent, mangent, défilent, flirtent… On appréciera le regard de la chorégraphe parfois cynique, qui se rie ici ouvertement de leur côté « bling bling » comme de leur course effrénée à la consommation. Lors du festival de danse de Montpellier, Bianca Li a fait un clin d’oeil au public français en faisant entrer sur scène une silhouette à l’allure étrangement familière. Cette dernière ressemblant fort à un président très connu, suivi de sa compagne qui joue de la guitare… Cie Révolution. Depuis 1991, Anthony Egéa place le corps au centre de son propos, travaillant tant l’énergie que l’expressivité des gestes. Il a ainsi fait son nid dans une humanité rageuse et dans la révolte de la danse hip hop. Clash  débats de corps, narre l’histoire de deux hommes qui s’affrontent sur un territoire vierge. Un terrain de jeu mais aussi de lutte pour deux danseurs talentueux se livrant un duel, face à


théâtre

& danse |

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Clash débats de corps © JJ Mahé

face, côte à côte, tels deux fauves qui se battent pour s’approprier cet espace qui devient lieu de pouvoir. Un combat, un débat de corps pour le partage d’un sol. Porté par deux interprètes exceptionnels, maîtrisant les danses académiques et le hip hop, ce duo intense est accompagné par les sons de Franck II Louise. Entre déséquilibres et harmonie, complicité et haine, la rencontre des deux hommes permet à Anthony Égéa de donner à la gestuelle qu’il développe force et émotion. Staatstheater Darmstadt. Dans le cadre « d’une année par ticulière Aquitaine Hesse », le Staatstheater Darmstadt honore Cadences avec l’une de ses deux représentations françaises. ❥

Dirigée par Mei Hong, qui était à la tête du Ballet du théâtre allemand Dortmund entre 1997 et 2002, la Staatstheater Darmstadt Compagnie est constituée de 16 danseurs aux origines et aux parcours divers. Il est impossible de classer Carmina Burana dans un genre unique tant le chef-d’œuvre de Carl Orff propose une grande variété d’images, reprenant et développant des sujets qui interpellaient les gens au MoyenÂge. Mei Hong Li, elle, va plus loin en les transposant de nos jours. Tous les thèmes se dévoilent autour de la force du destin et de cette question : que font les hommes face au cycle éternel de la nature ? Se rebellent-ils ? Inutile de préciser que ce spectacle constitue l’un des temps forts du festival !

Cadences du 22 au 27 septembre, Arcachon (33120) Renseignements et réservations 05 57 52 97 75 www.arcachon.com/cadences2009 Shoot the Moon, Vanishing Twin, The Second Person, Cie Nederlands, mardi 22 septembre, 21h, Théâtre Olympia. Le Jardin des Délices, Cie Bianca Li, mercredi 23 septembre, 21h, Théâtre Olympia. Clash débats de corps, Cie Révolution, vendredi 25 septembre, 21h, Théâtre Olympia. Carmina Burana, Staatstheater Darmstadt, dimanche 27 septembre, 21h, Théâtre Olympia.


agenda Un canapé sur le trottoir © DR

UN CANAPE SUR LE TROTTOIR Du 5.09 au 3.10 F. de Labiche/N. Une surprenante comédie romantique interprétée par de pétillants artistes évoluant dans un décor et des costumes excentriques du 19 e. Réunissez une belle jeune fille et un beau jeune homme ans un bel appartement, poivrez, salez de sorte que chacun se déteste cordialement, pimentez de sauce avec un joli spécimen de logeuse insolite. Enfin, faites bien mijoter le tout dans une ambiance «  techno-western  ». Un spectace salué par la critique au Festival Off d‘Avignon, coup de cœur du public 2008/2009. ❥D  u mer au ven, 20h30 Sam, 20h et 22h Café Théâtre des Beaux Arts 14/17€, 05 56 94 31 31

CŒUR EGUZKI LORE 26.09 A l’occasion de son 10e anniversaire, le choeur basque Eguzki Lore organise un concert exceptionnel qui rassemblera deux chanteurs basques renommés, Michel Etcheverry et Maïté Idirin, et trois choeurs basques habitués à se produire en Aquitaine : le choeur féminin Enara de Bayonne,

Cœur Eguzki Lore © DR

le choeur masculin Etxekoak de Bordeaux et le choeur féminin Eguzki Lore de Bordeaux. Un plateau prestigieux qui montrera la diversité et la vivacité des traditions musicales et chorales d’inspiration basque. ❥ 2 0h30,Théâtre Femina 17€, 05 56 52 45 19

LES BRIGANDS Du 24.09 au 30.09 J.Offenbach Il y a tout juste 140 ans, Offenbach donnait naissance aux Brigands sur la scène du Théâtre des Variétés à Paris. Et, une fois de plus, le « Petit Mozart des Champs-Elysées » allait, sous le prétexte d’une intrigue exposant les actes peu louables d’une bande de joyeux voleurs, peindre les travers d’une société en décrépitude. Derniers éclats de rire avant le désastre de Sedan qui sonnait le glas du Second Empire! La mise en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makeieff est tout simplement hilarante ; et la princesse de Grenade de Michèle Lagrange, irrésistible! ❥ Jeu, ven, mar, mer 20h Dim, 15h00 Opéra National de Bordeaux de 8 à 80 €  05 56 00 85 95


Les brigands © Claire Besse

Regarde comme je danse © DR

REGARDE COMME JE DANSE 24.09 Au coin d’ailleurs est une compagnie de théâtre qui s’inscrit dans une écriture contemporaine. Le texte raconte la «tentative de se souvenir» d’un fils et sa mère. Regarde Comme je danse, puisque c’est le nom de cette pièce, est un monologue qui évoque à la fois la maladie d’Alzheimer, la difficile reconstitution du passé et la figure maternelle. Entre rêve, imaginaire, poésie et émotion, Regarde comme je danse emporte sans nul doute vers un coin d’ailleurs, le temps d’une soirée. ❥ 2 0h, Epace Tatry 9€

THEATRE DE L’UNITE 23 et 24.09 H.de Lafond/J.Livchine Après avoir fait le tour du monde et joué dans plus de 35 pays, le Théâtre de l’Unité pose ses valises à Eysines pendant 4 jours, dans le cadre du festival Arts Mélés. La compagnie jouera plusieurs pièces de théâtre de rue, dont Princesse Limousin, un véritable cours magistral sur l’histoire du théâtre, et Gourmandisiaque ou l’histoire de deux restaurateurs d’élite qui tienne un

Théâtre de l'unité © DR

Le soleil sous l'arbre © DR

excellent restaurant parisien nommé « cuisine coquine ». Prenez garde, Les Brigades d’interventions théâtrales interviendront en urgence dans le public pour créer des situations cocasses. ❥ 2 3.09, 20h, Le Plateau, Eysines, gratuit 24.09, 18h30, Le Plateau, Eysines, 6€ 23.09, 16h30, Mairie d’Eysines, gratuit 25.09, 17h, Piscine du Pinsan, Eysines, gratuit

LE SOLEIL SOUS L’ARBRE 26 et 27.09 L.Rogero/Groupe Anamorphose Entre théâtre et road movie poétique, ce spectacle raconte l’histoire de Célia. Cheminant dans la ville, la fillette observe le comportement étrange des adultes occupés à des affaires absurdes. Préférant son ami imaginaire, un géant e 3 mètres, elle souhaite rester dans le monde de l’enfance. Mais Célia est amoureuse, et aimerait bien grandir un peu, sans quitter le monde de ses rêves. Le parcours des deux protagonistes est illustré par un film, et a nécessité la participation et le travail régulier de 142 eysinais. ❥ 2 6.09, 17h et 20h 27.09, 15h Théâtre Jean Vilar, Eysines 7 à 17€

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agenda Coma Idyllique © DR

L'avar(e) © DR

COMA IDYLLIQUE

L’AVAR(E)

V.Gomez/C.Lucas

O.Benoît/M.Gallardo/J.Bertan

La compagnie Hors-Pistes présente un spectacle sur le thème des souvenirs, recomposés à partir de bribes de films d’un autre temps, de récits de famille déformés à force d’avoir été racontés et ce que l’on comprends de tout cela à 5, 12 ou 20 ans. On se laisse rapidement entraîner dans un monde où la normalité et ses limites ont été redéfinies. Un voyage un peu étrange où le cirque, le jeu, la musique et la danse s’unissent pour rendre un hommage touchant à la complexité de nos existences. ❥ 2 1h, Théâtre Jean Vila, Eysines

Les changements climatiques sont en passe de faire de la terre un désert où le plus riche sera celui qui détient la plus grande quantité d’eau. Dans cette adaptation de l’Avare de Molière, ce n’est pas l’argent que l‘on convoite, mais l’eau. Deux acteurs dans la pénombre manipulent robinets, tubes et autres tuyaux pour leur donner vie, offrant une version atypique et amusante de ce grand classique. ❥ 1 4h et 20h30, Théâtre Jean Vilar, Eysines

7 à 17€

LES ELLES PRESENTENT JOSEPH 24.09 Il y a dix ans, Pascaline Hervéet créait les Elles. En cinq album, les Elles ont élaboré des textes toujours plus fouillés. Puis Joseph est né… étrange, renversant, mi homme mi femme (comme le Joseph de Wolinsky), Joseph parle d’amour, d’érotisme, d’absence, du caractère doubles des êtres. Joseph se raconte, voyage seul dans sa chambre qui devient peepshow, cimetière, dancing… ❥ 2 0h30, Théâtre Jean Vilar, Eysines 7 à 17€

7 à 17€

POUVOIR POINT Y.Pagès Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant pris de l’ampleur, réunit ses collaborateurs et cadres supérieurs afin de s’auto congratuler et fêter les mutations de son entreprise. Son discours hanté par les barbarismes de l’ère du temps finit par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière, entre trou de mémoire et délire pseudo théorique. Un regard mordant sur les pseudos discours. ❥ 1 1h, Mediathèque d’Eysines 6€


expositions |

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Médiation/expérimentation texte ¬ Cécile Broqua & Cyril Vergès illustration ¬ Marlaine Bournel et Sarah Connay

Les artistes Marlaine Bournel et Sarah Connay ont conçu l’exposition Le port du casque n’est pas obligatoire visible à la Morue Noire jusqu’au 27 septembre. Imaginée comme un espace de jeu, elle interroge « l’implication du public dans sa fonction créative au sein de l’œuvre d’art contemporain ». De l’accrochage des œuvres (du 4 au 9 septembre) au décrochage (le 27 septembre) en passant par la nature même des travaux des plasticiennes, qui proposent une éventuelle participation, tout a été pensé de manière à créer les conditions les plus favorables à l’apparition d’un échange. Le port du casque n’est pas obligatoire articule des espaces où les modes de participation des publics varient sensiblement. Le spectateur est invité à agir ; avec la possibilité de ne rien faire. Il peut accrocher ses œuvres sur des cimaises qui lui sont réservées, réaliser une performance, faire une lecture…  Il peut tout imaginer en s’appropriant en premier lieu l’espace d’exposition. Parallèlement à ces possibilités ❥

très ouvertes, les deux plasticiennes présentent quelques-uns de leurs travaux. Citons Prenez votre temps de Marlaine Bournel qui prend l’allure d’une cabine d’essayage où le spectateur a la possibilité d’enfiler des habits aux couleurs bigarrées et aux formes tour à tour ludiques, contraignantes et séduisantes. L’ensemble de cette garde-robe a été réalisé par l’artiste au cours d’une résidence de mars à juin 2008 chez Emmaüs Bacalan à partir des vêtements abîmés que l’association ne retenait pas. Cette exposition pensée par Sarah Connay donne une suite formelle à ses recherches universitaires en esthétique sur la place laissée au spectateur dans sa relation à l’œuvre.

Sarah Connay & Marlaine Bournel, Le port du casque n’est pas obligatoire Jusqu’au 27 septembre La Morue Noire, 7 bis allée de Francs 33130 Bègles 05 56 85 75 84 www.lamoruenoire.fr


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Snorkeling texte ¬ Cécile Broqua & Cyril Vergès Photo ¬ Dr

L’exposition personnelle Mieux vaut la pratique que l’étude rassemble, du 16 septembre au 31 octobre, à la galerieACDC des sculptures de la jeune artiste Émilie Perroto. Le bois conditionné en plaque (MDF, contreplaqué, aggloméré, mélaminé) est le matériau de prédilection de l’artiste dont l’utilisation nécessite un savoir-faire évident. La pièce Le seau et l’éponge en bois (2008) donne à voir ce que le titre énonce avec précision : une éponge en bois trône sur un seau renversé, posé à même le sol qui sert donc de socle. Cette sculpture figurative de 38 x 31 x 40 cm n’évoque rien d’autre. Sa simplicité, son réalisme tout comme le travail manuel minutieux qu’elle a nécessité contribuent à une représentation du réel débarrassée ici du désir de surinterpréter. La sculpture Duel au soleil (Rejeu Revanche) réalisée en 2007 est, quant à elle, plus hétérogène. De grandes dimensions, 275 x 153 x 78 cm, elle offre au regard du visiteur un paysage en relief abstrait reposant sur une table en fer. Évoquant ❥

par endroits un sol tavelé de pluie, cette grande surface en bois médium apparaît constellée d’accidents et d’une myriade de cavités  ; rappelant également les architectures de la pierre ponce et du corail. Suspendu à l’un des coins de la table : un masque et son tuba tout en bois. Duel au soleil (Rejeu Revanche) sous ses atours de maquette de chantier de fouilles archéologiques niché dans le désert, of fre une immersion poétique et contemplative. Le visiteur est invité à observer les innombrables excavations de ce paysage énigmatique comme on reste à la surface des eaux turquoises muni de son masque et de son tuba pour étudier les fonds marins.

Émilie Perroto, Mieux vaut la pratique que l’étude Jusqu’au 31 octobre Galerieacdc, 1, rue des Étables 33800 Bordeaux 09 52 98 97 37 www.galerieacdc.com


agenda Kiuston Hallé

Bernard Ouvrad

Mues

Impro

Kiuston Hallé expose une trentaine de photographies issues d’une série intitulée Fragments (2008) à la galerie Arrêt sur l’image, du 10 septembre au 4 octobre. Autour du thème de la «  reconstruction », cet ensemble présente une vision mécanisée de l’intervention de l’homme dans son environnement. Les sujets photographiés sur des chantiers sont subtilisés à leur contexte par le biais d’un cadrage qui s’attache à mettre en valeur le motif. Les matières sont célébrées, voire fétichisées dès lors qu’elles portent les traces du changement. Un travail sur l’allégorie des états transitoires. www.arretsurlimage.com

Dans le cadre du cycle carte blanche consacré à la jeune architecture, arc en rêve centre d’architecture présente le travail du jeune architecte bordelais Christophe Hutin jusqu’au 24 octobre. D’un séjour d’étude en 2004 dans les townships de Johannesburg, Hutin revient marqué par la place de l’improvisation accordée dans les processus de construction et d’autoconstruction. Ses réalisations laissent entrevoir le dialogue qu’il a su faire exister avec les futurs usagers. Un impact minimal des constructions sur l’environnement, des volumes généreux, une lumière omniprésente caractérisent sa démarche. www.arcenreve.com

À tête reposée

Perav is back !

Jusqu'au 12 octobre, la galerie DX accueille les œuvres de Bernard Ouvrard, membre du collectif La Morue Noire (Bègles). À la surface de la toile : des têtes isolées, sans tronc, sans corps. Dans la forme du crâne, on discerne des origines humanoïdes. Avec des lambeaux de papier, des morceaux de tissus, des débris de glace et des bouts de ficelle colmatés avec de la peinture, Ouvrard refait le monde à l’image de ses chimères et de ses obsessions. www.galeriedx.com

Depuis avril 2009, le duo indiscipliné composé des artistes Xavier Ferrère et Olivier Paulin a pignon sur rue. Il s’est doté d’un lieu, la Peravgallery nichée dans le quartier Saint-Michel. L’exposition Cycles VivaPerav, qui démarre le 18 septembre, rassemble un ensemble de travaux récents, les peintures d’Olivier Paulin et une dizaine de vélos à pignons fixes revus et corrigés par Xavier Ferrère. Une course de vélo alleycat (course urbaine et nocturne de vélo) devrait être organisée le samedi 19 septembre. www.peravgallery.com


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Olivier Paulin

Vincent Gicquel

Joël Ducorroy

Marion Orel

Quine !

Langage is Not Transparent

Tinbox déménage au 76, cours de l’Argonne. Inauguration multiple samedi 3 octobre à 19h : l’exposition Just buy art ! qui rassemble AnneMarie Durou, Rustha Luna PozziEscot, Sabdam et Vincent Testard (du 3/10 au 14/11)  ; le lancement de l’Agence Créative dont le projet est d’épauler des plasticiens par le biais d’une économie liée à leur pratique  ; l’annonce de la participation de Tinbox à la foire parisienne SLICK (du 23 au 26/10) ; l’organisation d’une tombola qui pour l’achat d’un ticket permettra de gagner une œuvre d’art d’un des quatre artistes exposés. www.galerie-tinbox.com

«  L’ar tiste plaquetitien » Joël Ducorroy, tel qu’il se définit luimême, est l’invité de l’appart 113 du 17 septembre au 31 octobre. Pour cette exposition, il a choisi de rassembler des éditions et un ensemble de multiples. Depuis près de trente ans, Ducorroy a adopté le format de la plaque minéralogique comme le support principal de ses œuvres, ne cessant d'interroger la relation qu’entretiennent l’art et les mots. L’écriture étant perçue comme une forme visuelle fonctionnant à l’intérieur d’un espace spécifique. www.appart113.com

La belle affaire Vincent Gicquel est à l’honneur du  8 septembre au  8 octobre à la galerie Cortex Athletico. Il présente, à travers l’exposition intitulée La belle affaire, un ensemble de peintures de moyen format, 200 x 160 cm, réalisé entre 2006 et aujourd’hui. Coloriste hors pair, il laisse apparaître des univers aux architectures oniriques par le biais de l’agencement des couleurs. Un charivari de signes et de motifs mâtiné de surréalisme est convoqué à la surface des toiles et accompagne invariablement la figure de l’homme enchaîné à des tâches tour à tour loufoques et inutiles. www.cortexathletico.com

Avoir un ticket… Marion Orel expose à la galerie Éponyme une douzaine d’œuvres jusqu'au 17 octobre. Parmi les pièces présentées, citons celles issues de la série réalisée à partir de tickets de transports. Assemblés, collés et parfois rehaussés d’un dessin ou d’un motif, les tickets donnent à voir des compositions rigoureuses et graphiques qui expriment la relation de l’artiste aux lieux qu’elle a traversés. Le principe de la boucle, de l’ellipse, l’idée d’un cycle, les vides et les pleins, sont régulièrement convoqués dans son travail pour évoquer ses traversées urbaines et les souvenirs qu’elles laissent. www.eponymegalerie.com


concerts MAR 8/09

 VEN 11/09

Curlee Wurlee + Los Platanos + The Nocturians [garage] Bordeaux, Le Saint-Ex,21h, 6€. www.le-saintex.com

Arch Woodman [indie pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, Entrée libre.  

 

MER 9/09 The Rebel Asholes [Punk] Bordeaux, Club Nieuw Amsterdam, 20h, grat, 05 56 33 18 22 

Lawrence Collins Band [jazz fusion] Saint-Germain-du-Puch, complexe sportif, 21h, entrée libre, 05 57 24 51 18  

Miseducation of Masses + Imply In All + Juggernaut + Ad Patres [death], Bordeaux, 20h30, Heretic Club, 5, www.hereticclub.com  

JEU 10/09 Thomas Bercy trio [jazz swing] Bordeaux, Guinguette Alriq, 21h, 5€, 05 56 86 58 49   Le grand n’importe quoi au Saint-Ex avec Zolito Pro [porn rap] Bordeaux, Le Saint-Ex, Bordeaux, 3€, www.le-saintex.com

A.S.C.O + Prince Ringard + Overdose T.V [punk] Bordeaux, 21h, Heretic Club, 7€, www.hereticclub.com OUVRE LA VOIX : Padam [Scène française] Masterrieux, Cave Coopérative des Coteaux d’Albret, 19h30, grat, 05 56 23 23 00   Festival Bordeaux Electro #2 : Prince Michel + Costello + Jacques & Daniel + Exces + Parker & Lewis + Tits & Acid Crew + Heroine + Homedreamerz + Clarks + B.E.M [electro] Bordeaux, Le 4Sans, 22h, 5€, 05 56 49 40 05

 JMF NOT DEAD ! : Betty Boots + JMF + Popo & les branlettes + Les Lombrics [Punk] Bègles, BT 59, 23h, 5€, 06 12 60 31 91 Going Underground party [rare groove] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 2€. www.le-saintex.com   Trio Marka [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49  

SAM 12/09 OUVRE LA VOIX : Luciole [Scène française] Sauveterre de Guyenne, Bastide de Sauveterre de Guyenne, 10h, grat, 05 56 23 23 00 OUVRE LA VOIX : Las Ondas Marteles [Chansons espagnoles] Sauveterre de Guyenne, Eglise Saint-Brice, 12h, grat, 05 56 23 23 00

Happy hour The Chap est un groupe de scène ludique, mélodique, dansant, interactif et nul besoin de petites pilules pour apprécier leurs performances sous-titrées. The Chap aurait pu être signé chez Dischord s’ils n’avaient cet humour « so british », ce côté loufoque qui change leurs mélodies épurées en un curry épicé « come from Bricklane ». Leur leader est aussi énigmatique que burlesque. Dans ce difficile exercice qu’est le traitement de l’humour dans l’art, ce débridé quatuor londonien peut donner quelques leçons à Annie Cordy. Mercredi 16 septembre, 21h, au Saint-Ex. © DR

Renseignements http://saintex33.free.fr/


Tout l’agenda sur www.letsmotiv.com

OUVRE LA VOIX : Oncle Strongle [Jazz/Blues] Sauveterre de Guyenne, Halle de Frontenac, 13h30, grat, 05 56 23 23 00

Les Soldes + Thug Gang [garage] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 4€, www.le-saintex.com  

OUVRE LA VOIX : The Somebody [Garage/Rock] Espiet, Gare d’Espiet, 16h30, nc, 05 56 23 23 00 OUVRE LA VOIX : John Sushi & the Bastards [Rock français] Créon, Plein Air à Créon, 19h30, grat, 05 56 23 23 00 Les Soldes + Thug Gang [garage power pop] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 4€, 05 56 31 21 04

Trio Marka [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49 Shut Up & Dance : Finzy + Mario K [minimal] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, entrée libre, 05 56 49 40 05   Ultimate Drum’n’Bass #3 : HN-KO + Diskal + Radikal Smile + Lucchi [drum’n’bass] Bordeaux, Heretic Club, 23h, 5€, www.hereticclub.com

dim 13.09 OUVRE LA VOIX : Docteur Groove [Soul/Funk] Sadirac, Gare de Sadirac, 12h, grat, 05 56 23 23 00

OUVRE LA VOIX : Moriarty [Pop/Folk] Créon, Centre Culturel de Créon, 21h, 20€, 05 56 23 23 00 Julien Pras [indie pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, 20h, entrée libre.

OUVRE LA VOIX : Mansfield Tya [Pop Rock] Lignan de Bordeaux, Eglise de Lignan, 14h30, nc, 05 56 23 23 00

OUVRE LA VOIX : Madeleine a les Boules [Chansons] Lignan de Bordeaux, Lavoir de Lignan, 14h30, nc OUVRE LA VOIX : Jim Murple Memorial [Rock Steady] Lastrene, L’Etand des Sources, 17h, nc, 05 56 23 23 00

LUN 14/09 Inauguration de la Fabrique POLA : Dechman & The Gardener + GangPol Und Mit + Jessie Evans + DJ Captain [mégamix] Bordeaux, Pola, 19h, entrée libre, 05 56 52 31 69  

MAR 15/09 New Radio + Les Barbises + Invités [indie pop] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 4€, www.le-saintex.com  

MER 16/09 Battant + Naïve New Beaters + The Automators [electro rock] Bègles, Bt59, 20h30, 10-15€, 05 56 52 31 69

Classé X D’aucuns ont toujours rêvé que les cultissimes Young Marble Giants se lâchent et prouvent qu’ils savent ce que c’est que baiser. Baiser en aimant ou baiser en tuant, baiser en rêvant ou baiser en mourant. Robert Smith aussi, avait un sexe et ses fans en doutent encore. Avec Battant, les choses sont claires comme elles l’étaient pour Siouxsie : le trio se bat pour prouver que tout est pornographie. Tout est sexe. Et le sexe, parfois, c’est dégueulasse. Comme la vie. Mercredi 16 septembre, 20h30, au Bt59. © DR

Renseignements : www.allezlesfilles.com

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concerts The Chap + Boarders [indie pop], Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 7€, www.le-saintex.com

Forro da lua [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49

 

Be Street Party #6 : Craze + Klever + Sammy Bananas [electro] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, 10-12€, 05 56 49 40 05

JEU 17/09

 

Network 23 Party : 69DB + Jeff 23 + Ixindamix [electro] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, 6€, 05 56 49 40 05

VEN 18/09

Khol In The Velvet [indie pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, 20h, entrée libre. Dionysos : « La mécanique du cœur » [variété] Bordeaux, Théâtre Fémina, 20h30, 33€, 05 56 52 45 19   Nueva Etica + Alea Jacta Est + VII + Eye of Desmise [metal] Bordeaux, Heretic Club, 20h30, 6€, www.hereticclub.com   Thomas Bercy trio [jazz swing] Bordeaux, Guinguette Alriq, 21h, 5€, 05 56 86 58 49   Cassos Club Party : Tomonadey + Numa + Homegrown + invités [electro] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, entrée libre, www.le-saintex.com

Thomas Lachaize & Jean-Philippe Guillo [jazz] Mérignac, Vieille Église Saint-Vincent, 20h30, entrée libre. www.merignac.com   Delio + Zerbino [chanson] Bordeaux, Espace Tatry, 20h30, Espace Tatry, 8€, 05 57 87 05 99   El Pollo Funky + Paquita & The Teen Killers + M.U.L [r’n’b] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 5€, www.le-saintex.com

 

 

SAM 19/09 Chocolate & Cheese, Hommage à Ween : Pitsky & Sin Cabeza + Motocross + Strong Haïku + dj Ween [pop] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 4€, www.le-saintex.com   Magic System [musique du Monde] Ambès, Espace des 2 Rives, 21h, 26€, 05 56 77 82 91  

 

From Dying Skies + Last Tango Theatre + Dawn of Justice + Follow The Fury [screamo] Bordeaux, Heretic Club, 21h, 5€, www.hereticclub.com

Moostik [house] Bordeaux, Hold’em Saloon, 21h, entrée libre, 05 56 77 72 08

Forro da lua [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49

  Hellbats + Guest [rock] Bordeaux, Heretic Club, 21h, 5€, www.hereticclub.com

Parure de nuit Être un proche de l’insaisissable Ariel Pink ne veut pas forcément dire se noyer dans un psychédélisme profond et déjanté. L’artiste Ramona Gonzales et sa comparse Emily, alias Nite jewel, Jane excellent dans le minimalisme d’une synth-pop référencée 80 (Roxy Music) et sensuelle (Jeremy Jay). Un bijou nocturne signé sur Italians Do It Better (Glass Candy, Chromatics) et dont le concert en intrigue plus d’un : comment retranscrire live les enregistrements lo-fi du 8 pistes à cassettes ? Mardi 22 septembre, 21h, au Saint-Ex. © DR

Renseignements http://saintex33.free.fr/


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concerts Renato Cohen + Finzy [techno] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, 8€, 05 56 49 40 05  Guaka [Latino Fusion] Bordeaux, El Chico Loco, 20h, grat, 05 56 81 57 53 DJ Fly + Tambour Battant + The Toxic Avenger [Electro] Canéjan, Centre Simone Signoret, 20h, 8€, 05 56 89 38 93 Brock’n’Roll [Rock] Bordeaux, Galerie Tatry, 20h30, grat, 05 56 07 71 80

MAR 22/09

JEU 24/09 Michel Macias [musique du Monde] Eysines, CADA, 17h, entrée libre, 05 56 16 18 10

6e Festival Chant devant : Lous Cap Negues + Marcel & son orchestre [festif] Saint-André-de-Cubzac, Le Champ de Foire, 21h, 10-15€, 05 57 45 10 16

 

 

Cocktail Bananas [pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, 20h, entrée libre. Les Elles [cabaret] Eysines, Théâtre Jean Vilar, 20h30, 7-17€, 05 56 52 31 69

 

 

Midi Musical : Fernand Bernadi [récital] Bordeaux, Grand-Théâtre, 12h30, 3€, 05 56 00 85 95

Mike Chandler with The Lost Crusaders + The Lost Communists [rock] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 6-8€, 05 56 52 31 69  

Nite Jewel + Invités [disco] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 6€, www.le-saintex.com 

Thomas Bercy trio [jazz swing] Bordeaux, Guinguette Alriq, 21h, 5€, 05 56 86 58 49

mer 23/09 Pedram Khavar Zamini [musique du Monde] Eysines, Le Plateau, 22h30, entrée libre, 05 56 16 18 10

Corde Brève [chanson française] Eysines, Le Plateau, 22h, entrée libre, 05 56 16 18 10

 The Lost communists + Lost Crusaders Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 6*EURO* / 8*EURO*, 05 56 31 21 04

VEN 25/09

  Jeune Académie Vocale d’Aquitaine [lyrique] Bordeaux, Atelier du Conservatoire Régional de musique, 20h30, gratuit sur réservation   Fernando Aragones [indie pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, 20h, entrée libre

1,2,3 !

© DR

Munis de leurs bottes, mains, claquettes, bouches, piedstambours, sourires, plancher et dynamisme, les Rythmopathes proposent un voyage-découverte sans le mal des transports. Composée d’une quinzaine de personnages rocambolesques, la troupe entraîne dans son univers musical, révélé par des chants du monde, danses inédites, percussions colorées, et autres surprises… Suscitant bonne humeur et une énergie communicative ! Samedi 19 septembre, 20h, Centre culturel Les Carmes, Langon. ❥

Renseignements www.lescarmes.fr


Tout l’agenda sur www.letsmotiv.com

Rave Musette : « Le Bal interdit » [spectacle musical] Ambarès-et-Lagrave, Pôle culturel Ev@sion, 20h30, 6-12€, 05 56 77 36 26   6e Festival Chant devant : Bensé + Berry [chanson] Le Champ de Foire, Le Champ de Foire, SaintAndré-de-Cubzac, Le Champ de Foire, 21h, 10-15€, 05 57 45 10 16   13e Cornemuses en Festival : Goat System [musique du Monde] Canéjan, salle Simone Signoret, 21h - 8-10€, 05 56 25 88 49   Les Oreilles Libres party [electro break] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 3€, www.le-saintex.com   Soneando [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49

Duo Caroni [musique du Monde] Le Plateau, Eysines, 22h, entrée libre, 05 56 16 18 10  

Hugo Le Henan [folk] Bègles, La Morue Noire, 19h, entrée libre, 05 56 85 75 84

Maxime Dangles + Junior Felip + B.E.M [minimal] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, 8€, 05 56 49 40 05  

13e Cornemuses en Festival : Zerdine + Esquisse + Ayour [musique du Monde] Salle Simone Signoret, Canéjan, Salle Simone Signoret, 20h, 10-12€, 05 56 25 88 49

Wunderbar : Qoso + Homedreamerz + Fan Noise™ +Xlab [saveurs électroniques] Bordeaux, Heretic Club, 23h, 8-10€. www.hereticclub.com   DJ Twelve + Fools Drop + Yo-Bject [drum’n’bass] Bègles, Bt59, 23h, 5€  

Sam 26/09 Calame [electro pop] Le Plateau, Eysines, 14h30, entrée libre, 05 56 16 18 10   The Metal Rumble Fest : Hacride + Warattah + Hell in Town + Demented + Silicium + Natremia [metal] Saint-Médarden-Jalles, Hangar Louise Michel, 17h30, 5€, 06 60 22 31 27

 

  « De bon matin » [spectacle musical] Langon, Les Carmes, 20h, 5€, www.lescarmes.fr   Michel Etcheverry + Maïté Idirin [musique du monde] Bordeaux, Théâtre Fémina, 20h30, 17€, 05 56 52 45 19   Le Klub des 7 + In Bed with Sapritch [hip hop] Bordeaux, Le 4Sans, 20h30, 10-15€, 05 56 52 31 69   6e Festival Chant devant : Emily Loizeau + Guilo [chanson] Le Champ de Foire, Saint-Andréde-Cubzac, 21h, 30€, 05 57 45 10 16

Les enfants d’Odin Le trio noisy Times New Viking débarque enfin à Bordeaux pour y présenter son nouvel album Born Again Revisited. Leur précédent opus, Rip It Off, incarnait la quintessence même de l’esthétique lo-fi : des mélodies pop rangées dans un écrin piquant et râpeux. Une pop sur le fil du rasoir, branleuse et mal élevée, placée sous le signe de la distortion, qui renvoie directement aux premiers enregistrements de Pavement, Guided By Voices, mais également à l’esthétique garage façon In The Red. Mercredi 30 septembre, 21h, Le Saint-Ex. © DR

Renseignements www.saint-ex.com

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concerts CHANT DEVANT : Emily Loizeau + Guillo [Chanson Française] Saint-André De Cubzac, Salle du Champ de Foire, 21h, 21.8€, 05 57 43 98 55

Homework’s release party : Stereo Heroes + Just A Band + Tom Deluxx [electro] Bordeaux, Le 4Sans, 23h, 5€, 05 56 49 40 05  

DIM 27/09  Boulevard des airs [Scène française] Bordeaux, Galerie Tatry, 21h, grat, 05 56 07 71 80

Lucky Dragons + Invités [punk] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 5€, www.le-saintex.com 

Midnight Shuffle [northern soul] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 2€, www.le-saintex.com Soneando [musique du monde] Bordeaux, Guinguette Alriq, 22h, 6€, 05 56 86 58 49

Kaynasty 23 + Moostik + Pi 3Katorz + Clarks [electro] Bordeaux, CAT, 23h, 7€

 JEU 1/10 Bouge ton RU : Jouby’s + The Wackies [rocksteady] Pessac, Cafétéria Le Forum, 12h30, entrée libre.

LUN 28/09

 

Emiliana Torrini + Lay Low [pop] Bordeaux, Rock School Barbey, Bordeaux, 20h30, 22€, 05 56 94 43 43

Archive [trip hop] Talence, Médoquine, 19h30, 25€, 05 56 94 43 43

 

Agathe Ze Blues + Les Ignobles du Bordelais [funk] Talence, L’Antirouille, 20h, entrée libre, 05 57 35 32 32

MER 30/09 Devil Music Ensemble [Rock] Bordeaux, L’Apollo, 19h, nc, 05 56 01 25 05

Hello My Name Is’s Birthday Party [mégamix] Bordeaux, Heretic Club, 23h, 5€, www.hereticclub.com

Times New Viking + Petula Clarck + The Meatards [indie rock] Bordeaux, Le Saint-Ex, 22h, 6€, www.le-saintex.com 

James Hunter + Shinri [soul] Bordeaux, Espace Tatry, 20h30, 10-15€, 05 57 87 05 99

 

  Les Malpolis + Wombolombakéhé Orchestra + Les Kag [chanson française] MAC, Pessac, MAC, 20h, entrée libre.

Nosfell Révélé en 2005, Nosfell a construit, depuis sa rencontre avec le violoncelliste Pierre Le Bourgeois, un univers musical unique comparable à Magma. Son récent opus a été produit par Alain Johannes (Queens Of the Stone Age). Désormais accompagné du batteur Orkhan Murat, Nosfell clôt le triptyque entamé avec Pomaïe Klokochazia Balek. Plus apaisé, il donne libre cours à de véritables moments de grâceen compagnie de Brody Dalle, Josh Homme  et Daniel Darc. Mercredi 7 octobre, 20h30, Rock School Barbey. © DR

Renseignements 05 57 35 32 32


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concerts Il Faro : Le vent se lève [hip hop] Bordeaux, TNT-Manufacture de Chaussures, 20h30, 5-6€, 05 56 85 61 88

Poletti & Oldarra [musique du monde] Bruges, Espace culturel Treulon, 20h30,13-16€, 05 57 16 77 00

George Sound + Doll House [mégamix] Bègles, Site des Terres Neuves, 19h, 14€, 05 56 85 61 88  

 

 

Jean-Baptiste Monnot [récital] Mérignac, Vieille Église Saint-Vincent, 20h30, entrée libre, 05 56 18 88 62

Tv Buddhas + Master Voice + dj [rock] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 5€, www.le-saintex.com 

Rico [salsa] Pessac, MAC, 20h, entrée libre.  

  Thomas Bercy trio [jazz swing] Bordeaux, Guinguette Alriq, 21h, 5€, 05 56 86 58 49

Doctor Flake + QNP + Kigma + Brainfuzz [rock] Pessac, MAC, 22h, 5€, 05 56 52 31 69

 

 

VEN 2/10 EKLEKZIK : La Caution + Micronologie + General Elektriks + Calibre XII Luc, SDF, 18h, 11*EURO* / 14*EURO*Puppetmastaz + Arthur H + Izia + Aerôflot + 0800 [mégamix] Bègles, Site des Terres Neuves, 19h, 14€, 05 56 85 61 88  Laurent Parado [indie pop] Bordeaux, Bulle de Fabrique’s, 20h, entrée libre

SAM 3/10

Lovvers + Invités [post punk] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 5€, www.le-saintex.com    Juan Peña El Lebrijano [flamenco] Bordeaux, Théâtre Fémina, 21h, 20-27€, 05 56 94 43 43  

Lancement du guide Le Cannelé d’Adresse : Captain Flem + The Wackies + The Artyfacts + The Jouby’s + Paco Volume [pop] Bordeaux, Place Pey-Berland, 11h, entrée libre.

Le SCRIME [electroacoustique] Talence, Agora Haut Carré, 21h, entrée libre.  

 

Trio François Faure [jazz] Grand-Théâtre, Bordeaux, 11h, 6€, 05 56 00 85 95  

Julien Lucquiaud [récital] Mérignac, Vieille Église SaintVincent, 20h30, entrée libre, 05 56 18 88 62 Les Hyènes vs. Cali + Bikini Machine + The Datsuns +

DIM 4/10

The Rippers + Invités [garage rock] Bordeaux, Le Saint-Ex, 21h, 5€, www.le-saintex.com  

 

La voix de son maître Les duos basses/batteries fleurissant ces dernières années ont enfin trouvé leur prophète avec Master Voice don’t l’organe va tonner dans une cave humide du cours de la Marne. Imaginez un Gâtechien (pour la formule et la virtuosité) troquant sa collection de vinyles de Jesus Lizard contre une autre d’Unsane et de Queens of the Stone Age et vous obtiendrez un solide poulain de la scène noise hexagonale. Vendredi 2 octobre, 21h, au Saint-Ex. © dr

Renseignements http://saintex33.free.fr/


agenda |

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concerts

Tout l’agenda sur www.letsmotiv.com

MAR 6/10

MAR 13/10

Lalo & Maudou [chanson] Talence, L’Antirouille, 20h, entrée libre, 05 57 35 32 32

Charlie Winston + Invité [soul] Talence, Espace Médoquine, 20h30, 22€, 05 56 33 66 00  

MER 7/10 Nosfell [pop] Bordeaux, Rock School Barbey, 20h30, 05 57 35 32 32 Cock Robin [variété] Bordeaux, Théâtre Fémina, 20h30, 33-40€, 05 56 48 26 26    JEU

8/10

Sporto Kantès [rock] Pessac, Chapiteau sur le campus à l’occasion des Campulsations, 20h30, entrée libre. 05 56 52 31 69 Renan Luce [chanson] Mérignac, Krakatoa, 20h15, 25€, 05 56 24 34 29

Fink [pop] Bègles, Bt59, 20h30, 13-15€, 05 56 52 31 69

Les Tambours du Bronx [outer limits] Eysines, Le Vigean, 20h30, 05 57 35 32 32

 SAM 17/10

 

Sliimy [pop] Bordeaux, Rock School Barbey, 20h30, 05 57 35 32 32

SAM 10/10

 

Shannon Wright + Chris Garneau [indie rock] Mérignac, Krakatoa, 20h15, 15€, 05 56 24 34 29  

LUN 12/10 Mulatu Astatke & The Helioncentrics + Djmarakatoo [ethio-jazz] Bordeaux, Espace Tatry, 20h, 15-18€, 05 57 35 32 32  

JEU 22/10 Sébastien Schuller + Splendor In The Grass [pop] Bordeaux, Espace Tatry, 20h30, 13-15€, 05 57 87 05 99  

VEN 23/10 Nouvelle Vague [pop] Marcheprime , La Caravelle, 21h, 05 57 71 16 35

JEU 15/10 Sidsel Endresen [jazz vocal] Blanquefort, Château SaintAhon, 20h30, 11-15€, 05 57 93 18 93

Chinese Man + Dub Pistols + Lyre Le Temps [groove] Pessac, Salle Bellegrave, 20h30, 16-18€, 05 57 35 32 32

Sébastien Schuller

© Stephanec

Révélé en 2002 avec un EP à la croisée de la pop et de l’electro, Sébastien Schuller n’en finit pas d’explorer les liaisons étroites entre musique et mélancolie. Le récent Evenfall creuse un sillon évanescent tapissé de voix éthérées et de claviers lumineux. Compositeur de bandes originales (Un jour d’été), Schuller élabore autant des chansons que des ambiances. Chanteur sur le tard, il fait preuve d’une belle maîtrise, autant dans la justesse que dans sa tessiture. Sa mélancolie contagieuse se révèlant, au final, apaisante. ❥ Renseignements 05 57 87 05 99


BEM © DR

parker & lewis © DR

DJ CRAZE © DR

culture club 4 Sans

40 rue d’Armagnac 05 56 49 40 05 www.le4sans.com ven 11.09, 22h, 5€, FESTIVAL BORDEAUX ELECTRO #2 : Prince Michel + Jacques & Daniel + EXCES + Parker & Lewis + Clarks + Costello + B.E.M [Electro] sam 12.09, 23h, grat, SHUT UP & DANCE ! : Finzy + Mario K [Minimal/Tech House] jeu 17.09, 23h, 10€ / 12€, BE STREET PARTY 6 ! : Dj Craze + Dj Klever [Eectro/Hip Hop] ven 18.09, 23h, 6€, NETWORK 23 PARTY ! : 69DB + Dj Jeff 23 + Dj Ixindamix [Drum & Bass] sam 19.09, 23h, 8€, TECHNO PARTY : Renato Cohen + Finzy [Techno] ven 25.09, 23h, 8€, TECHNO MINIMAL PARTY : Maxime Dangles + Dj Junior Felip + B.E.M [Techno] sam 26.09, 00h, 5€, HOMEWORK RELEASED PARTY ! : Tom Deluxx + Stereo Heroes + Just a Band [Electro]

Bt59 Sites des terres neuves, rue Marc Sagnier 05 56 85 82 08 www.bt59.fr sam 12.09, 23h, 8€, Chrystal Distortion + Midilink + Nils Jumpen [Electro] ven 18.09, 23h, 5€, BASS INVADERS VOL.14 : Kick’s + Norman + Matt K [Drum’n’Bass] sam 26.09, 23h, 10€, SOLARIS TRANCE PARTY : Nasha + Dj Did LP + DJ T2B [Trance] sam 03.10, 23h30, nc, SATURDAY GAY : Eric Dust + Dj Melle Lucy [Electro]

Heretic Club Rue du Mirail www.hereticclub.com sam 12.09, 23h, 5€ / 7€, SOIRÉE ULTIMATE DRUM’N’BASS #3 : Hn-Ko + Diskal + Radikal Smile + Lucchi [Drum’n’Bass]


clubbing |

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renato cohen © DR

tom deluxx © Mike Palace

ven 25.09, 23h, 8€ / 12€, SOIRÉE ELECTRO WUNDERBAR ! : Qoso + Homedreamerz + Fan Noise + X Lab [Electro] sam 26.09, 23h, 5€ / 7€, «HELLO MY NAME IS» BIRTHDAY PARTY-BOOM HMNI : Dj’s HMNI [Electro]

Le CAT 24, Rue Faïencerie 05 56 39 87 74 dim 27.09, 23h, 5€, Mooostik + Kaynasty 23 [Electro/Hip Hop] sam 03.10, 23h, 5€, Mooostik + Kaynasty 23 [Electro/Hip Hop]

zolito pro © GRC

jeu 17.09, 22h, grat, CASSOS CLUB PARTY : Tomonadey + Numa + Homegrown Band [breakbeat/house] ven 25.09, 22h, 3€, Oreilles Libres [electro break] sam 26.09, 22h, 2€, Djs Midnight Shuffle [soul rockteady beats] dim 27.09, 21h, 5€, Lucky Dragons [trance psyché]

Live Café 14 rue Castelnau d’Auros 05 56 43 27 14 www.livecafebordeaux.com ven 11.09, 22h, Steve Leitmotive [Electro]

Le Saint-Ex

sam 12.09, 22h, Dj Benjamin LHR [Teckhouse

54 cours de la Marne 05 56 31 21 04 http://saintex33.free.fr

minimaliste]

jeu 10.09, 22h, 3€, Zolito Pro [porn rap house] ven 11.09, 22h, 2€, Djs Going Undreground [britpop]

ven 18.09, 22h, THE JOKE : Dj Jawa [House tek] sam 19.09, 22h, Ianik Oncina & Guilout [Teckhouse minimaliste] sam 26.09, 22h, Dj Ced [Teckhouse minimaliste]


clubbing |

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Maxime Dangles texte ¬ Olivia Angulo photo ¬ © DR

Pour la première fois à Bordeaux, le 4 Sans accueille un des artistes les plus en vue de l’écurie Kompakt : Maxime Dangles. Passionné par la techno, ambitieux, humble et réservé, il garde timidement ses maquettes qui restent au stade de projet jusqu’à l’été 2006. Lors d’une soirée à Valence, sa ville d’origine, des amis Djs jouent ses morceaux qui enthousiasment aussitôt le public. Convaincu par ces réactions positives, il décide de creuser son sillon puis adresse ses premiers tracks au prestigieux label minimal de Cologne. La réponse lui revient quelques jours après : son premier EP Noémie sort en septembre 2006, sous référence Speicher 39. Après quelques maxis et remixes sur Scandium, Bambu, Paso et K2, le Valentois débarque aujourd’hui dans la team Skryptöm avec un remix pour Scan X aux côtés de Laurent Garnier et de Julian Jeweil. Également à son actif la subdivision techno de Skryptöm et bien sûr le projet Danzca, toujours sur Kompakt. Dernièrement, ses relectures de Moby et Simian Mobile Disco l’ont à nouveau propulsé sur le devant de la scène. ❥

Maxime dangles Le 25/09 au 4sans www.myspace.com/danglesmaxime


no limit |

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texte ¬ Cultzine - visuel ¬ Billabong

Mundaka Du 5 au 17 octobre prochain, le petit village de pêcheurs Mundaka, situé sur la côte du Pays Basque Espagnol entre Bilbao et San Sébastien, va accueillir le Billabong Pro Mundaka, 8ème des 10 étapes du Championnat du Monde de Surf ASP. Campé au cœur de la réserve naturelle d’Urdaibai (patrimoine mondial de l’UNESCO), ce site s’inscrit dans un décor exceptionnel où les montagnes plongent dans la rivière de Guernika. Mundaka est un spot reconnu dans toute l’Europe pour sa vague unique : une longue gauche qui déroule en tubes réguliers sur 200 mètres jusqu’à l’embouchure de la rivière. Les 45 meilleurs surfeurs de la planète vont s’affronter sur la plus belle gauche européenne, avec parmi eux les rideurs du Team Billabong : Joel Parkinson (Australie), Tiago Pires (Portugal), Taj Burrow (Australie). 3 « wildcards » participeront aussi à la compétition aux côtés de l’élite. Joel Parkinson est très attendu sur ce Billabong Pro. À mi-parcours de l’ASP World Tour, Parko a assis sa domination en remportant le Billabong Pro Jeffreys Bay, lui permettant de prendre la tête du classement avec 3 victoires. Cette deuxième partie du Tour s’annonce passionnante, et Mundaka sera le théâtre de la bataille de Parko pour décrocher le Titre Mondial !

billabong pro mundaka Du 5 au 17.10 - Lieu : Mundaka, Pays Basque Espagnol. Prize money : 340 000 $ US. Site web pour suivre la compétition en LIVE : www.billabongpro.com


| restaurants |

CPP Bdx, 160-162 cours Victor Hugo 05 56 92 56 22

LA TERRASSE SAINT-PIERRE Bdx, 7 pl St-Pierre 05 57 85 89

LE BAR DU BOUCHER Bdx, 5 rue du Plt Ste Catherine 05 56 81 37 37

Un coin de Toscane dans un décor New-Yorkais ! Le décor d'abord. Signé Jean-François Buisson, il est grandiose est étonnant. La cuisine ? Pasta et Pizza sont à l'honneur bien sûr; mais un simple plat de Linguine aux CPP vous rappellera que la cuisine Italienne est certainement une des meilleures au monde. Venez de notre part, le patron offre l'apéro !

Au menu, une cuisine du marché de produits frais du Sud-Ouest. Belle sélection de vins de Bordeaux et de grands crus. Salles intérieures joliment rustique et agréable, possibilité de repas de groupes à l’étage. Ouvert 7j/7, midi et soir, service tardif. Une des plus belles terrasses de la ville. Formule déjeuner, 14,90 €. Menu, 18,90 €.

www.barduboucher.com Vous choisirez votre morceau de viande comme chez le boucher, voilà la formule originale et conviviale proposée par l’ancien Hérald’s devenu le Bar du Boucher.Voûtes, arcades et vieilles pierres du 18ème pour un dîner entre amis, grandes tablées, tapas et sangria. Pierre, Noël et Johann, anciens compères du Café Rouge, vous accueillent tous les soirs de la semaine, jusqu’à minuit.

FERNAND Bdx, 7-8 Quai de la Douane 05 56 81 23 40

LE CAFE ROHAN Bdx, 53 rue Saint-Remi 05 56 44 46 06

LES DOCKS Bdx, Terrasse Garonne Hangar 15 05 56 08 21 99

www.fernand-bordeaux.com Dans ce superbe bistrot au décor intemporel on déguste une cuisine bordelaise authentique et généreuse du sud-ouest, ainsi que des fruits de mer de toute fraîcheur. L’accueil y est à l’unisson sympathique et chaleureux. Formule du midi 13,90 €. Menus soir, 27,90€ et 37,90 €.

www.lecaferohan.fr Superbe terrasse et vue très agréable au pied de la cathédrale Pey Berland et du Palais Rohan. Le Café éponyme vous accueille tous les jours de 7h30 à 2h00 avec un service brasserie en continu de midi à minuit. Plats de bistrot, vins au verre et cuisine traditionnelle du marché. Formule à 13,50 €.

lesdocksbx@orange.fr Restaurant/Bar « les pieds dans l’eau » avec vue panoramique sur la Garonne. Bonne cuisine, colorée à tendance méditerranéenne, mais aussi traditionnelle. Accueil sympathique et ambiance décontracté, belle carte de cocktails. Ouvert 7j/7. DJ le samedi et le dimanche pour une ambiannce jazz et electro. Prix moyen, 15€ à 25€.


guide |

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MOSHI MOSHI Bdx, 8 pl Fernand Lafargue 05 56 79 22 91

CHEZ MICHEL'S Bdx, 31 rue du Pas-Saint-Georges 05 56 81 31 56

PLANA Bdx, 22 place de la Victoire 05 56 91 73 23

Dans une salle voûtée au decor design, ambiance zen et spectacle garanti. Les plats sont réalisés sous vos yeux par les cuisiniers à la gestuelle savante. Une des meilleure adresse japonaise de la ville, réputée pour la finesse des plats chauds et la fraîcheur de ses produits, sushis, sashimis et autres makis. Comptez environ 50€/ personne, mais c’est justifié !

On se croirait ici dans un troquet parisien. Au cœur de Saint-Pierre, Michel est devenu le rendez-vous des branchés. La petite terrasse est idéale pour prendre un café, déjeuner ou dîner. Carte changeante et créative au gré du marché, s’appuyant sur les bonnes bases de la cuisine traditionnelle. The place to be ! Menu midi, entre 9€ et 13,90€.

Ancien bar étudiant reconverti en brasserie, le Plana est devenu le resto incontournable de la place de la Victoire. On y sert des plats copieux à base de produits frais uniquement, ainsi que des desserts maison. En terrasse ou sur ses grande banquettes, Bob et son équipe vous accueille tous les jours de l’année jusqu’à minuit.

JIN Bdx, 22 rue Fernand Philippart 05 56 79 23 30

LE CAFE DU PORT Bdx, 1 Quai Deschamps 05 56 77 81 18

L’ORLEANS Bdx, 36 allées d’Orléans 05 56 00 50 06

www.jin-bar-restaurant.com A dix mètres de la Place du parlement, découvrez un endroit surprenant. JIN Restaurant allie la modernité du Japon actuel et la cuisine traditionnelle du pays avec une authenticité garantie. Réservé aux amateurs de Sushi, maki, sashimi et autres excellents yakitari. Plats à partir de 9€.

www.lecafeduport.com Ancien hangar transformé en restaurant offrant une vue sur la Garonne, le Pont de Pierre et la Cathédrale Saint-Michel. Deux grandes salles entourées de baies vitrées et une petite terrasse très agréable.La carte marie subtilement les délices régionaux, idéale pour un déjeuner d’entreprise ou un dîner romantique. Ouvert 7j/7 midi et soir. Menu midi, 17€, formule groupe, 46€/personne.

Adresse gourmande mettant les produits régionaux à l’honneur, avec des plats traditionnels de brasserie, huîtres, entrecôtes, foie de veau à l’ancienne, sole meunière, desserts maisons et carte des vins exceptionnelle, le tout servis par un personnel dont le sourire et l’efficacité font l’unanimité. Ouverts ts les jours, fériés compris, sauf dimanche. On recommande l'adresse, l'accueil y est des plus sympathique.


| bars

& clubs |

L’Azuli 55, Cours d’Alsace-Lorraine 05 56 79 39 46

La Comtesse 25, Rue du Parlement 05 56 51 03 07

Calle ocho 24, Rue des Piliers de Tutelle 05 56 48 08 68

Un lieu des plus atypiques dont l'ambiance feutrée et la décoration rococo contrastent avec le style musical résolument électro/house mixé du jeudi au samedi par un DJ résident.  Un cadre décalé et coloré, idéal pour siroter un apéritif ou déguster quelques tapas.

Situé en plein coeur du quartier Saint Pierre, ce café d 'apparence discret est en réalité bien surprenant. Le temps semble s'être arrêté dans ce repère intimiste et cosy au décor baroque et rétro inhabituel. Prenez place dans des fauteuils en velours devant la  grande cheminée bordée de miroirs et de lustres anciens, tout en buvant des cocktails de qualité. Dark is beautiful.

Ce bar est une invitation au voyage : destination Cuba, patrie du Mojito ! Au programme : salsa, rap latino, latino house, le tout dans une ambiance festive et colorée. Vous ne débourserez pas plus de 4 euros pour goûter l’un des savoureux cocktails servis par l'équipe de Richard. Commencez à l'apéro si vous n'êtes jamais venu, le depaysement sera moins violent. Cours de salsa tous les jeudi à partir de 21h30.

PDG 28 rue sainte Colombe

Le lucifer 35 rue de Pessac 05 56 99 09 02

Nouveau ! Son nom éveille la curiosité et pour cause : la Pharmacie De Garde  a ouvert ses portes avant l'été à côté du Chabi. Doté d'une grande terrasse lounge ouverte sur la rue, l'ex-Inca a viré electro. Bobo 2000 aux platines, la place est chaude et la cave profonde. Le son est bon, la caïpirinha très fraîche. On yretrouve les bonnes têtes du Cafecito.

Vous aimez la bière ? Buvez, c'est de la Belge et c'est un pro qui vous la serre ! Bouteille, pression, ambrée… Les bière de Jean-Yves comme son accueil font l'unanimité et son lieu vaut le détour. Musicos, grandes gueules, étudiants ou habitués du quartier, on consomme heureux et nombreux. 250 bières et une sono résolument branché sur la fréquence rock !

Cafecito/Cafecity 7, Rue Parlement St Pierre 05 56 44 43 89 Ces deux cafés jumelés se rejoignent à l 'angle de la place Saint Pierre en une terrasse très conviviale toujours fréquentée par un public varié. L'ambiance générale n 'est pas sans rappeler l'Espagne. Les tapas n 'y sont pas pour rien. Vous apprécierez également les cocktails brésiliens, la spécialité, au son d'une musique electro/rock tendance.


© Getty Images

guide |

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Le Live Café 14 rue Castelnau d’Auros 05 56 43 27 14

LA Cave Belge 19, Rue des Augustins 05 56 31 82 86

Dick Turpin’s 72, rue du Loup 05 56 48 07 52

Situé à deux pas de la place Gambetta, le Live est une référence an matière de bars electro à Bordeaux. Il vous accueille dans un cadre contemporain quasi lounge, pour des concerts, des afterworks et les jeudis d'été en terrasse pour « l'Apero-Mix Electro » assuré par les meilleurs DJ bordelais. L'innovation de la rentrée : un service de restauration toute la semaine.

De la bouteille à la tireuse en passant par le fût, la bière a trouvé son sanctuaire ! En effet, ce bar a de quoi séduire les amateurs puisqu'il en propose plus de 400 différentes, ainsi que d 'alcools belges. La dégustation s 'effectue dans un cadre attrayant bien souvent relayé par des concerts.

Ce pub anglais propose une belle sélection de bières. Difficile de résister à une bonne Stella Club ou une Beamish Eye. Le bar n'est pas très grand, ce qui lui confère une ambiance intimiste très agréable. Un point d'honneur à la programmation musicale : excellente. Du lundi au samedi de 15h à 2h, dimanche de 17h à minuit. Happy hours 17h30 à 20h30.

Chez Alriq Quai des Queyrie 05 56 86 58 49 L’Apollo 19, Place Fernand Lafargue 05 56 01 25 05 Ce bar de quartier (le QG de LM),  style bistrot, est un lieu festif où l'ambiance est toujours au rendez-vous. Au soleil la journée sur la place, ou un soir de match devant l'écran géant, le mot d'ordre est convivialité. à tester : les rhums arrangés fait maison.

Un petit coin de campagne au bord de la Garonne situé à 10 minutes du centre ville, rive droite. Cette guinguette authentique et chaleureuse, où l'on mange très bien est ouverte tous les soirs et s'anime de concerts éclectiques (jazz, manouche, musette, musiques du monde…) qui viennent rajouter charme et convivialité à l'adresse. Grand jardin ombragé avec vue imprenable sur la ville.

Bulle de Fabrique’s 37-39, rue Saint-James 05 56 31 16 19 Ce nouveau café reprend le concept original du « coffeehouse » américain, véritable lieu de vie où l'on prône l'échange et la communication. Dans une démarche écocitoyenne clairement affichée, vous y dégusterez des bonnes recettes « de grand-mère », écouterez de la bonne musique et serez sensible à la déco originale qui se renouvelle… et qui est à vendre !


le mot de la fin |

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Cabu Dessin extrait de La méthode à Cabu pour apprendre à dessiner, Hors-série n°25 de Charlie Hebdo (éd. Rotative, 2009).



let'smotiv bordeaux n°02