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Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc | AHK Marokko

Revue Trimestrielle | Vierteljährliches Wirtschaftsmagazin N° 49 Deuxième trimestre 2012 | Zweites Quartal 2012

L’industrie cinématographique au Maroc Die Filmindustrie in Marokko

· Interview avec Omar Zniber, nouvel Ambassadeur du Maroc en Allemagne | Interview mit Omar Zniber, neuer marokkanischer Botschafter in Deutschland · Dossier : Interviews d’experts | Experteninterviews · Actualités sur la logistique au Maroc | News zur Logistik in Marokko · Die Medienlandschaft in Marokko


Liebe Mitglieder, Partner und Freunde der AHK Marokko, anlässlich des neuen Jahres wünsche ich Ihnen im Namen des Vorstandes und der Mitarbeiter der AHK Marokko viel Glück, Gesundheit und Erfolg. Fast ein Jahr ist es her, dass sich in Nordafrika weitreichende Änderungen zugetragen haben. ‘‘Jasmin-Revolution“, ‘‘Arabischer Frühling“, gestürzte Regimes in Ägypten, Tunesien sowie Libyen und die politischen Veränderungen sind nach wie vor noch nicht beendet. Auch Marokko blieb davon nicht verschont. Allerdings agierte der König Mohammed VI wesentlich geschickter und kündigte bereits im März umfangreiche Reformen an, die letztlich in eine Verfassungsreform mündeten und vorgezogene Neuwahlen zur Folge hatten. Der Ausgang der Wahlen ist bekannt. Die Partei der Gerechtigkeit und Entwicklung (PJD) erhielt die große Mehrheit der Stimmen und stellt mit Abdelilah Benkirane den Regierungschef. Nun ist die PJD, die bisher nie in Regierungsverantwortung war, weil sie mit dem Misserfolg nicht in Verbindung gebracht werden wollte, in der Verantwortung und muss sich behaupten. Nun wird sich zeigen, ob die recht großzügigen Ankündigungen vor den Wahlen wie eine Halbierung der Analphabetenrate innerhalb von fünf Jahren, Erhöhung des Mindestlohnes auf 3.000 Dhs, Absenkung der Arbeitslosigkeit auf 8% bis 2016 oder auch ein durchschnittliches Wachstum von 5,5% möglich sind. Wachstum lässt sich nun nicht einfach anordnen! Bisher bekommt die neue Regierung auch in aktuellen Umfragen einen großen Vertrauenszuspruch. Dieses Vertrauen gilt es nun zu halten. Ein Wermutstropfen hat die neue Regierungsmannschaft dennoch. In der Ministerriege befindet sich nur eine einzige Frau. Hat man nicht mehr geeignete Frauen in den Parteien gefunden? Schwer vorzustellen, schaut man sich die gute Arbeit der letzten Ministerinnen an und die Anzahl der Frauen in herausgehobenen Positionen.

Das neue Jahr beginnt nicht nur spannend, sondern wird in den kommenden Monaten noch einige Herausforderungen bieten. Damit wünschen wir Ihnen eine gute Lektüre der ersten Ausgabe der Bilatéral in diesem Jahr. Wir würden uns freuen, wenn wir Sie bei einer unserer nächsten Veranstaltungen bei uns begrüßen könnten. Marco Wiedemann Geschäftsführer

Edito

Auch das wirtschaftliche Umfeld, insbesondere in Europa, dem wichtigsten Handelspartner von Marokko, wird einige Herausforderungen bieten. Vor allem der traditionelle Wirtschaftspartner Spanien hat erhebliche Schwierigkeiten und wird 2012 in eine Rezession abrutschen. Auch Frankreich, der innerhalb Europas wichtigste Partner, tut sich derzeit schwer und hat vor kurzem seine Bestnote verloren. Die weitere Entwicklung bleibt hier abzuwarten. Dies wird sich auch auf die marokkanische Wirtschaft auswirken, so dass das angekündigte Wachstumsziel von 5,5% in weite Ferne rückt. Nach ersten offiziellen Einschätzungen ist 2012 eher mit einem immer noch sehr guten Wachstum von 3,2% zu rechnen.


Team der AHK Marokko | Equipe de la Chambre M. Marco WIEDEMANN Geschäftsführer | Vorstandsmitglied | Rechtliche Beratung Directeur Général | Membre du Comité Directeur | Conseils juridiques

marco.wiedemann@dihkcasa.org

Chers Adhérents, chers Partenaires et Amis de la Chambre Allemande,

Mme Nadia Azdoufal Marktberatung Conseillère économique

Au nom du Comité Directeur et des collaborateurs de la Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc, je saisis cette occasion pour vous adresser nos meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité à l’occasion de la nouvelle année.

nadia.azdoufal@dihkcasa.org

Voilà presque un an que de vastes bouleversements ont secoué le monde arabe, « Révolution du Jasmin », « Printemps Arabe », chute des gouvernements en Egypte, en Tunisie, en Lybie, et encore d’autres changements politiques qui ne sont pas terminés. Le Maroc, lui non plus, n’a pas été épargné. SM le Roi Mohamed VI y a cependant réagi avec une grande habileté en annonçant des réformes dès le mois de mars 2011 qui ont finalement abouti à un changement de la Constitution et à des élections anticipées. Le résultat des élections est connu. Le PJD (Parti de la Justice et du Développement) a été classé en tête avec le plus grand nombre de sièges, désignant ainsi le Chef du Gouvernement Abdelillah Benkirane.

naima.benechebli@dihkcasa.org

Il est maintenant de la responsabilité du PJD de mener le pays – un parti qui n’a jamais été au pouvoir dans le but d’éviter d’être associé à un échec. Il devra montrer si ses ambitieuses promesses comme par exemple la réduction par moitié du nombre d’illettrés d’ici cinq ans, l’augmentation du SMIC à 3.000 Dhs, la réduction du chômage à 8% jusqu’au 2016 ou encore une croissance moyenne de l’économie de 5,5 % sont réalisables. La croissance ne se commande pas ! Jusqu’à maintenant et selon les sondages, le nouveau gouvernement inspire toujours la confiance. Et cette confiance, il faudrait la garder. Un premier bémol apparaît cependant dans le nouveau gouvernement. On ne compte qu’une seule femme parmi les Ministres. N’a-t’on pas trouvé plus qu’une femme dans les partis ? Difficile à imaginer en pensant au bon travail des Ministres féminines du gouvernement sortant et du grand nombre de femmes à des postes élevés.

Mme Naima BENECHEBLI Empfang und Telefonzentrale - Firmenauskünfte | Visaservice Accueil et standard téléphonique - Renseignements sur les sociétés Traitement des demandes de visa

M. Zakaria CHOUK Messe-Dienstleistungen Empfang und Telefonzentrale Foires et Salons Accueil et standard téléphonique

zakaria.chouk@dihkcasa.org M. Seddik El Gamali Marktberatung Conseiller économique

seddik.elgamali@dihkcasa.org Mme Marianne Maugein Assistentin der Geschäftsführung Mitgliederservice Assistante du Directeur Général Service Adhérents

marianne.maugein@dihkcasa.org M. Moha EZZABDI Berater für Human Resources und Reintegration Conseiller en Ressources Humaines et Réintégration

moha.ezzabdi@dihkcasa.org M. Ahmed HRAIF Dienstleistungen, Verwaltung Services généraux, Administration

info@dihkcasa.org Mme Angela MOUNTASSIR Marktberatung Conseillère économique

angela.mountassir@dihkcasa.org Mme Monika RIVIERE

En même temps, l’environnement économique, surtout en Europe, le principal partenaire commercial du Maroc, est un enjeu pour le pays. Le partenaire traditionnel du Royaume, l’Espagne, connaît des difficultés majeures et traversera, en 2012, une phase de récession. La France, le partenaire européen le plus important, connaît actuellement des difficultés et vient de perdre son Triple-A. Le développement dans le pays reste à voir. Cela aura des répercussions sur l’économie marocaine, et 5,5% de croissance ciblée pour 2012 semble bien lointaine. Selon les premières estimations officielles, on pourrait plutôt s’attendre à une croissance encourageante de 3,2%.

Messe-Dienstleistungen für Aussteller, Besucher, Presse, Multiplikatoren: offizielle Vertretung von Deutsche Messe (Hannover), Koelnmesse, Messe Berlin, Messe Düsseldorf und Messe München Allgemeine Informationen zu Messen in Marokko Services Foires et Salons pour exposants, visiteurs, presse et médiateurs de : Deutsche Messe (Hanovre), Koelnmesse, Messe Berlin, Messe Düsseldorf et Messe, München Informations générales sur les salons au Maroc

monika.riviere@dihkcasa.org Mme Nikola SCHÖNFELD Öffentlichkeitsarbeit und Publikationen Relations publiques et Publications

nikola.schoenfeld@dihkcasa.org

Cette année s’annonce captivante et remplie de défis pour les mois à venir. Il ne nous reste qu’à vous souhaiter une bonne lecture de cette première édition du Bilatéral en 2012. Nous serions ravis de vous rencontrer prochainement lors d’une des nos manifestations.

VIERTELJAHRESZEITSCHRIFT der Deutschen Industrieund Handelskammer in Marokko Revue trimestrielle de la Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc

Marco Wiedemann Directeur Général

140, Bd Zerktouni, 6ème étage - 20 070 Casablanca - Maroc Tél. : +212 (522) 42 94 00/01 - Fax : +212 (522) 47 53 99 info@dihkcasa.org - http://marokko.ahk.de

Edito

Vorstand | Comité directeur Abdelmoughit Bouayad : Président Xavier Verfaillie : Vice-Président Marco Wiedemann : Directeur Général Christian Kleffmann : Trésorier Mekki Ziadi, Christophe Calvel Mohammed Kadiri Hassani, Mohammed Tarir Directeur de la publication : Marco Wiedemann Assistance : Marianne Maugein Rédaction/Publicité : Nikola Schönfeld No. 49 - Avril 2012 Conception : Le point sur le i ® Nachdruck nur mit Quellenangabe © AHK Marokko - Alle Rechte vorbehalten Dépot légal : N°88/1998 Prochaine édition Dossier « Holz & Papier | Bois & Papier »


6

22

AGENDA

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CALENDRIER SALONS

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SALONS internationaux

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NEWS | ACTUALITéS Interview mit dem neuen marokkanischen Botschafter in Deutschland, Omar Zniber | Interview avec le nouvel Ambassadeur du Maroc en Allemagne, Omar Zniber

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Nouveaux membres

22 DOSSIER Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

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TRENDS— TENDENCES Industrielle Integration - ein Modell für Marokko? | Intégration Industrielle - un modèle pour le Maroc ?

54

Geschäftsideen für Marokko | Programme création d’entreprise

57 Bericht GTAI Engere Handelsbeziehungen zwischen der EU und Marokko Wirtschaftstrends Marokko zum Jahreswechsel 2011/2012

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48

46

Sommaire

PRESSESTIMMEN | RAPPORT PRESSE


Agenda

Date Date 16-18/05/2012

22-23/05/2012

eu

Li u Lie

ion Manifest eatstation

Manif

der AHK Marokko / CLIM 2012 mit Stand stand Salon CLIM 2012 avec d an de la Chambre Allem Conference 3rd Solar Maghreb ence) (Green Power Confer

Casablanca

Casablanca logne

08/06-01/07/2012

12/06/2012

18-22/06/2012

EURO 2012 eisterschaft 2012 14. Fußball-Europam / in Polen und Ukraine urope d’E at ème nn pio am Ch 14 Ukraine / ne des Nations Polog

Ukraine & Polen / Po

tag Agrar- und 4. Außenwirtschafts t, Ernährungswirtschaf ELV) / BM t, Am s (Auswärtige erce extérieur mm Co ème du ée 4 Journ et alimentaire de l'industrie agricole and de em (Ministère Fédéral All des Affaires e tèr nis l’Agriculture & Mi Etrangères) ungsprogramm BMWi-Markterschließ rgung und 2012 zu Wasserverso Landwirtschaft, Maschinenbau für die erman-Water(G P Kooperation mit GW Partnership) en valeur du marché Programme de mise Allemand de du Ministère Fédéral chnologie sur la l’Economie et de la Te ue et la technique fabrication mécaniq maine agricole, d’irrigation dans le do P (German-WaterPartenariat avec GW Partnership)

ique AHK-MENA

3ème Forum économ Bilatéral —

6 — avril 2012

Berlin

Casablanca


Calendrier salons

Salons

mai - août 2012 Maroc

Drupa — 3 au 16 mai 2012 à Düsseldorf World market print media, publishing & converting. www.drupa.de

Logima 2012 — 2 au 5 mai 2012 à Casablanca Salon international du transport et de la logistique. www.logima.ma LOGIMMO 2012 — 10 au 13 mai 2012 à Casablanca Salon international du logement et de l’immobilier. www.lesalonlogimmo.com La semaine du bâtiment — 10 au 13 mai 2012 à Casablanca Salon international de la construction, BTP et l’industrie du bâtiment. www.lesalondubatiment.com Clim 2012 — 16 au 18 mai 2012 à Casablanca Salon international de la climatisation, du chauffage, de la réfrigération et de la ventilation. www.clim.co.ma Auto Expo — 18 au 27 mai 2012 à Casablanca Salon international de l’automobile. www.ofec.ma La semaine du bâtiment — 21 au 24 juin 2012 à Tanger Salon international de la construction, BTP et l’industrie du bâtiment. www.lesalondubatiment.com SIED — 22 au 25 mai 2012 à Marrakech Salon international des énergies. www.sied-morocco.com Batimat Maroc — 23 au 26 mai 2012 à Casablanca Salon international de tous les secteurs de la construction. www.batimatmaroc.com 1er édition du salon e-commerce.ma — 30 mai au 1er juin 2012 à Casablanca Paiement électronique, e-commerce, e-marketing. www.salon-ecommerce.ma Garden Maroc — 13 au 17 juin 2012 à Casablanca Salon international de l’horticulture ornemental de l’aménagement paysager et de la sauvegarde de l’environnement. www.gardenmaroc.com SIMAR — 28 juin au 1er juillet 2012 à Casablanca Salon international de l’immobilier du Maroc. www.simar.ma

IFAT ENTSORGA — 7 au 11 mai 2012 à Munich Salon leader mondial de la gestion de l’eau, les eaux usées, des déchets et des matières première secondaires. www.ifat.de CERAMITEC — 22 au 25 mai 2012 à Munich Technologies – Innovations – Materials. www.ceramitec.de AUTOMATICA — 22 au 25 mai 2012 à Munich Salon international de l’automatisation et de la mécatronique. www.automatica-munich.com Intersolar Europe — 13 au 15 juin 2012 à Munich Le plus grand salon professionnel de l’économie solaire du monde. www.intersolar.de Gamescom — 15 au 19 août 2012 à Cologne The largest trade fair and event highlight for interactive games and entertainment. www.gamescom.de CARAVAN — 24 août au 02 septembre 2012 à Düsseldorf Le salon n° 1 pour les caravanes. www.caravan-salon.de IFA — 31 août au 05 septembre 2012 à Berlin Consumer electronic unlimited. www.ifa-berlin.com

Pour tous les salons en Allemagne Représentation officielle et contact au Maroc : Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc, 140 Bd Zerktouni, 6ème Etage 20070 Casablanca. Bilatéral —

7 — juillet 2011

Département Foires Mme Monika Rivière : monika.riviere@dihkcasa.org M. Zakaria Chouk : zakaria.chouk@dihkcasa.org Tél. : 05 22 42 94 20 / 00 / 01 Fax direct : 05 22 47 50 31

Calendrier

Allemagne


Salons

Salons Internationaux iba 2012

16 au 21 septembre 2012 à Munich ‘‘Le futur de la cuisson’’ Bonne ambiance : un chapiteau originel du Oktoberfest accueille pendant le salon les invités du monde entier. iba s’est imposé comme le salon de référence de l’industrie de la boulangerie à l’international. L’offre très variée du salon s’articule en cinq segments : • Matières premières, • Technique de production, • Vente, • Optimisation des processus de production, • Restauration hors foyer. On y trouve de tout, des céréales moulues aux poudres à lever aux produits semi-finis et finis en passant par les ingrédients et les arômes. D’autre part, les toutes dernières technologies de production, avec des machines à boulangerie et pâtisserie à basse consommation d’énergie, y côtoient des techniques innovantes de réfrigération et de conservation ainsi que tous les équipements d’hygiène et de nettoyage. Un autre segment d’iba rassemble les tendances autour du thème de la présentation des produits lors de la vente. Ici, on trouve des idées de

présentation attractive, des marchandises, des équipements de boutique et vitrines de réfrigération modernes aux emballages et récipients attractifs en passant par les techniques d’éclairage adaptées. Un thème phare d’iba sera le domaine des snacks, la restauration rapide et les buvettes. L’industrie boulangère connaît une évolution rapide, les modes de consommation se déplacent de plus en plus vers l’extérieur, ce qui place cette industrie devant de nouveaux défis. La date de tenue du prochain salon est particulièrement intéressante, car chaque visiteur peut combiner la visite du salon avec une visite au Oktoberfest. La plus grande fête populaire du monde débute le 22 septembre 2012, soit un jour après la fin du salon. Le programme annexe propose des conférences, des congrès professionnels et de diverses séances de démonstration sur les stands. Les visiteurs trouveront sur le site www.iba.de une offre complète de services. Le marché mondial de la boulangerie-pâtisserie rassemble toutes les technologies nécessaires au boulanger et au pâtissier dans son travail au quotidien. Le dernier salon iba avait accueilli en 2009 plus de 79.500 visiteurs de 157 pays 1.059 firmes de 55 pays avaient exposé.

spoga+gafa

2 au 4 septembre 2012 à Cologne

Salons

The Garden Fair

Le salon international du sport, du camping et du bien-être au jardin, présentera du 2 au 4 septembre toutes les tendances de l’habitat pour le plaisir du jardin. Les offres principales de spoga-gafa sont : • Meubles de jardin et terrasse, • BBQ, grills, cuisines en plein air, • Camping et loisirs, • Jeux et sport en plein air, • Machines, outils et accessoires, • Irrigation, eau, luminaires, • Plantes, fleurs, produits et terreaux, • Equipement de jardin et décoration, • Fourniture pour animaux domestiques, • Services. Ce qui est « in » aujourd’hui est-il condamné à être « out » dès demain ? spoga-gafa vous en donne un aperçu complet. Les acheteurs de meubles de jardin ne courent pas ce risque. Grâce à la qualité exceptionnelle, aux fonctions bien conçues et aux matériaux nobles, la qualité du mobilier d’extérieur ne cesse d’augmenter. Les créateurs jouent aussi la carte de la longévité avec un design correspondant. Le plaisir de la table est aussi plaisir des yeux, comme le prouvent les nouvelles cuisines d’extérieur qui, après les chaises longues pour le « séjour de jardin », mettent la préparation des repas au vert.

Bilatéral —

Finis les sièges inconfortables : on s’enfonce maintenant dans des coussins douillets, dans une ambiance luxueusement décontractée. La tendance aux salons d’extérieur va se poursuivre et s’intensifier et les « vrais » séjours pour l’extérieur sont maintenant très tendance dans les expositions de meubles de jardin. A la tombée de la nuit, le jardin se transforme en scène, au moins avec des effets lumineux au charme féerique. Les bougies et les torches restent des accessoires appréciés. Il serait pourtant si dommage de s’y limiter ! Pour mettre le jardin en scène de façon moderne et insolite, les sources lumineuses design seront incontournables. Ce sont des cuisines d’extérieur, entièrement équipées, où l’on peut faire non seulement des grillades, mais également préparer de vrais menus dans un cadre de verdure. Les fabricants proposent des modules flexibles, avec barbecue, teppan yaki, évier, divers volumes et plages de rangement. Ces cuisines existent aussi bien en version stationnaire que mobile. De tout temps, spoga-gafa a été, outre le sport, les jeux et les loisirs, aussi et surtout un salon consacré au jardin. Aujourd’hui, il l’est plus que jamais. Voir aussi www.spogagafa.de

8 — Avril 2012


UnÊgageÊdeÊqualitŽÊpourÊtoutesÊvosÊopŽrationsÊ Salons

*Coût d'une communication nationale vers un numéro fixe.

documentairesʈÊlÕImportÊetʈÊlÕExport.

Les opérations documentaires à l'international certifiées ISO 9001 version 2008. S'inscrivant dans une démarche d'amélioration continue, le Crédit du Maroc a obtenu la certification ISO 9001 version 2008 de ses opérations documentaires à l'import et à l'export. A travers cette certification, le Crédit du Maroc réaffirme sa volonté de mieux vous servir en améliorant continuellement l'efficacité opérationnelle du traitement des opérations à l'international.

Crédit du Maroc - Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance au Capital de 890 380 300 DHS - Siège social : 48-58, boulevard Mohammed V - 20 000 Casablanca - B.P. : 13 579

9

Service clientèle : A partir du Maroc : 05 22 477 477* - A partir de la France N° Azur 0 810 00 36 16 * - info@ca-cdm.ma / Site web : www.cdm.co.ma Bilatéral — —: janvier 2012


News | Actualités

‘‘Marokko und Deutschland werden aufgrund der Entwicklung der Beziehungen zwischen Marokko und der EU sowie der Globalisierung von nun an Nachbarn sein. Unsere Hoffnung ist, dass sich Deutschland stärker in der südlichen Mittelmeerregion, insbesondere in Marokko, einbringt.“ Interview mit dem neuen Botschafter Marokkos in Deutschland, Omar Zniber

News | Actualités

Omar Zniber wurde am 2. September 1956 in Salé geboren. Er erwarb 1996 an der Universität Paris II seinen Doktortitel in internationalem öffentlichen Recht zum Thema Staatennachfolge und Grenzverträge in Afrika. Danach übernahm er verschiedene Führungspositionen im marokkanischen Ministerium für Auswärtige Angelegenheiten und Zusammenarbeit. Omar Zniber war Botschafter in der Slowakei mit Wohnsitz in Wien, dann Botschafter in Österreich, bevor er im April 2003 als Botschafter zum ständigen Repräsentanten der Internationalen Organisationen in Wien und seit 2004 zum Botschafter in Slowenien ernannt wurde. Seit Dezember 2011 ist er Botschafter von Marokko in Deutschland.

Nach Ihren Tätigkeiten in der Slowakei, in Österreich und Slowenien sind Sie im Dezember 2011 zum Botschafter Marokkos in Deutschland ernannt worden. Was verbindet Sie persönlich mit diesem Land? Persönlich habe ich sehr intensive Beziehungen zu den deutschen Diplomaten, die ich sehr wertschätze. Ich habe mich für die Repräsentation meines Landes gegenüber den Internationalen Organisationen und auch als Direktor der Vereinten Nationen in unserem Ministerium in Rabat eingesetzt. So konnte ich mit den deutschen Kollegen in vielen Bereichen zusammenarbeiten, insbesondere in Fragen der Abrüstung, der Nichtverbreitung von Kernwaffen, aber auch zu humanitären und Umweltfragen, denen Deutschland eine große Priorität in seiner Außenpolitik einräumt. Mich persönlich verbindet mit Deutschland, dass ich dessen Entwicklung seit vielen Jahren mit Aufmerksamkeit beobachte. In der EU spielt Deutschland seit der Regierungszeit Adenauers bis heute eine wichtige historische Rolle beim Aufbau, ohne die eminente Rolle des Kanzlers Kohl zu vergessen. Ich habe auch aus unmittelbarer Nähe den historischen Moment der Wiedervereinigung Deutschlands mitverfolgt. Deutschland hat zudem entscheidend zur erfolgreichen EU-Erweiterung und der Integration der ehemaligen Ostblockstaaten beigetragen. Ich denke, dass sich das Land im Herzen Europas befindet und dass es in anderen Bereichen, wie dem Management der Sozialpartnerschaft, Vorbildfunktion hat. Heute ist Deutschland in Europa eine Lokomotive in den Bereichen Wirtschaft, Industrie und Finanzen. Ich persönlich versuche Tag für Tag das Leben der Deutschen besser zu verstehen (lacht), auch wenn mir hierzu leider nur wenig Zeit zur Verfügung steht. Ich sehe zudem, wie gut das Land organisiert ist und den kulturellen Reichtum insbesondere Berlins.

Bilatéral —

Was war Ihre erste Aufgabe als neuer Botschafter Marokkos in Deutschland und welche Prioritäten haben Sie sich im Rahmen Ihres Auftrags gesetzt? Meine erste Aufgabe bestand darin, Kontakt zu meinen deutschen Amtskollegen, den Verantwortlichen des Außenministeriums, des Bundestags und natürlich des Kontaktnetzwerks der Botschaft, sowie den Vereinen, mit denen wir zusammenarbeiten, und ebenso dem Repräsentanten der marokkanischen Gemeinschaft in Deutschland aufzunehmen. Und hier auf Botschaftsebene organisierten wir zahlreiche Besuche unserer Verantwortlichen, darunter die des beigeordneten Außenministers, des Tourismusministers und anderer marokkanischer Entscheidungsträger, die regelmäßig zur Unterstützung unserer bilateralen Beziehungen zu Besuch kommen. Wir haben ebenso die Besuche deutscher Verantwortlicher in Rabat organisiert, darunter der von Cornelia Pieper und kürzlich der von Volker Kauder, Vorsitzender der CDU/CSU-Bundestagsfraktion. Und es stehen weitere wichtige Termine in unserem Kalender: Die baldige Unterzeichnung der Einrichtung der gemischten Wirtschaftskommission unserer beiden Länder, sowie eines privilegierten Partnerschaftsabkommens zwischen Marokko und Deutschland im Bereich der erneuerbaren Energien. Wir bereiten außerdem weitere Botschaftsaktivitäten für die kommenden Wochen und Monate vor und hoffen, unsere Beziehungen weiter optimieren zu können. Im kommenden Mai werden wir bilaterale Verhandlungen bezüglich der Finanzierung einer Entwicklungskooperation in Bonn und Berlin aufnehmen. Auf der Ebene des Sicherheitsrats, in dem Marokko und Deutschland in diesem Jahr nicht-ständige Mitglieder sind, pflegen wir zudem enge diplomatische Kontakte und führen Beratungen zu aktuellen Fragen durch.

10 — avril 2012


News | Actualités

‘‘Europa muss zur Kenntnis nehmen, dass Marokko für die Beziehungen mit anderen Regionen, wie Westafrika und der südlichen Mittelmeerregion, eine wichtige Plattform darstellt.“ In welchen Sektoren existieren Ihrer Meinung nach noch Potenziale für eine engere Zusammenarbeit zwischen Deutschland und Marokko? Marokkos Wirtschaft verfügt trotz der Finanzkrise, die weltweit um sich greift, über wichtige Referenzen im aktuellen Kontext. Was die Geschäftsmöglichkeiten betrifft, so besteht ohne Zweifel ein Entwicklungspotenzial. Sie haben bereits den Sektor der erneuerbaren Energien angesprochen: Es werden wichtige Investitionen im Bereich der Solar- und Windenergie sowie der Energieeffizienz getätigt. Ausgehend von der Erfahrung und dem technologischen Potenzial Deutschlands im Bereich Automobil bietet Marokko eine Plattform für Investitionen mit Wettbewerbsvorteilen gegenüber anderen Mittelmeerländern und sogar Europa. Ich denke, dass auch im Bereich der Großindustrie, der Bewirtschaftung unserer Agrarprodukte sowie in der Fischerei Potenziale bestehen. Marokko hat heute ein Fangpotenzial, welches 1,5 Mio. Tonnen Fisch übersteigt. Und es existiert ein Fischfangprojekt mit der Einrichtung eines Industriepols in der Region von Agadir. Außerhalb dieser Wirtschaftssektoren sehen wir auch Möglichkeiten der Zusammenarbeit im Bildungs- und Ausbildungsbereich, in dem bereits Kontakte bestehen. Wir hoffen, dass wir in naher Zukunft deutsch-marokkanische Institutionen aufbauen können. Marokko kann Deutschland bei Bedarf qualifizierte und kompetente Arbeitskräfte in verschiedenen Bereichen bieten, vorausgesetzt, dass diese jungen Leute die deutsche Sprache erlernen und die Möglichkeit erhalten, nach Deutschland zu kommen. Ein anderer Sektor, in dem sich unsere Zusammenarbeit auf Basis eines relativ wichtigen deutschen Finanzierungsanteils entwickelt, ist der Wassersektor. Im Agrarsektor haben wir den Plan Maroc Vert (Plan Grünes Marokko), der sich auf die Verbesserung des Abwassersystems fokussiert. Deutsche Unternehmen haben in diesem Bereich sehr viel Erfahrung und könnten sich vor Ort ansehen, welche Investitionsmöglichkeiten bestehen. Ich hoffe, dass wir mit der Auslandshandelskammer in Marokko zusammenarbeiten können, um die Kontaktmöglichkeiten und die Beziehungen zwischen unseren zwei Ländern und unseren Verantwortlichen des privaten Sektors ausbauen zu können. Das Freihandelsabkommen zwischen der EU und Marokko stellt eine neue Etappe für den privilegierten Status Marokkos dar. Welches sind Ihrer Meinung nach die nächsten Maßnahmen, die Marokko umsetzen muss, um seine Position als privilegierter Partner der EU zu stärken? Seit dem Antritt der neuen Regierung passt Marokko weiter die Reglementierung und die Gesetzgebung an, um möglichst viel Raum für die Entwicklung unserer Beziehungen mit der EU zu geben. Vor kurzem wurde das Landwirtschaftsabkommen durch das EU-Parlament unterzeichnet. Wir befinden uns ebenso gerade in der Diskussion über den Austausch von Dienstleistungen mit der EU. Grundsätzlich wünschen wir uns, dass in naher Zukunft ein gemeinsamer Wirtschaftsraum mit Europa geschaffen wird, was das eigentliche Ziel des privilegierten Status‘ ist. Das heißt, Marokko ist weder EU-Mitglied, noch Kandidat und hat auch nicht vor, dies zu werden – auf jeden Fall nicht in naher

Bilatéral —

oder mittlerer Zukunft. Aber wir wünschen uns, eine Gleichbehandlung auf der Ebene des Handels zu erreichen. Wir arbeiten bereits in einigen Sektoren strategisch zusammen, z. B. im Energiebereich. Wir wünschen uns hier, dass Europa mehr Möglichkeiten für den bilateralen Handel und insbesondere die Öffnung für marokkanische Produkte bietet. Dies ist vor dem Hintergrund der globaleren Entwicklung in unserer Region und deren Herausforderungen unerlässlich. Europa muss seine Politik in diesem Zusammenhang überdenken und ansprechbarer werden. Gleichzeitig bieten die in Marokko gerade umgesetzten politischen Reformen eine Gelegenheit, auf Grundlage unserer gemeinsamen Werte und den verbesserten Beziehungen stärker mit der EU zu interagieren. Marokko hat auch wichtige Partnerschaften mit den USA, Kanada, der Türkei und anderen Ländern, insbesondere in der südlichen Mittelmeerregion. Unsere Unternehmen arbeiten des Weiteren viel im Afrika südlich der Sahara, insbesondere in Westafrika. Europa muss zur Kenntnis nehmen, dass Marokko für die Beziehungen mit diesen Regionen eine wichtige Plattform darstellt. Worin bestehen Ihrer Ansicht nach die Auswirkungen der Krise in Europa? Natürlich gibt es aktuell Bedenken bei verschiedenen Wirtschaftsakteuren und Unternehmern, z. B. im Tourismus- und Exportbereich, denn die Krise in Europa führt dazu, dass weniger marokkanische Produkte konsumiert werden. Aber trotz der konjunkturellen Schwierigkeiten bleiben wir optimistisch, denn Europa versucht, eine Politik umzusetzen, mit der diese Krise überwunden werden kann. Wie schätzen Sie die politischen Veränderungen in Marokko ein? Ich denke, dass Marokko und Deutschland aufgrund der Entwicklung der Beziehungen zwischen Marokko und der EU und der Globalisierung von nun an Nachbarn sein werden. Unsere Hoffnung besteht darin, dass sich Deutschland stärker in der südlichen Mittelmeerregion, insbesondere in Marokko, einbringt und mehr Interesse zeigt. Wir brauchen Modelle und Erfolge in unserer Region, um den notwendigen Elan in die Prozesse zu stecken, die die Länder der Region für die Demokratisierung und Öffnung der Institutionen benötigen. So können wir die Stabilität in der Region stärken und eine wirtschaftliche Entwicklung ermöglichen, die positive Auswirkungen auf soziale Aspekte hat. Es existieren zahlreiche Herausforderungen wie das Schaffen von Arbeitsplätzen für junge Leute und die Antwort auf soziale Fragen unserer Bevölkerung u.a. im Gesundheits-, Wohnungs- und Bildungsbereich. Ich denke, dass sich die deutschen Verantwortlichen dessen vollkommen bewusst sind und wir hoffen, dass wir im Rahmen dieser Vision auch an unseren bilateralen Beziehungen arbeiten können. Bei all meinen Kontakten seit meiner Ankunft in Berlin habe ich ein wachsendes Interesse an Marokko und positive Einschätzungen der Reformen durch SM den König wahrgenommen.Gesprächspartner schätzen vor allem den Erfolg der demokratischen Reformen in Marokko, das zunehmend verbesserte wirtschaftliche und politische Steuerungssystem und die Moralisierung des öffentlichen Lebens und der Politik. Wir bedanken uns für dieses Interview, Herr Zniber.

11 — avril 2012


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Interview avec le nouvel Ambassadeur du Maroc en Allemagne, Omar Zniber Omar Zniber est né le 2 septembre 1956 à Salé, il a obtenu en 1996 un Doctorat en Droit International Public sur la Succession d’Etat et les Traités de frontières en Afrique à l’Université Paris II. Il a ensuite occupé plusieurs postes à responsabilités au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Omar Zniber a été Ambassadeur en Slovaquie ayant sa résidence à Vienne, puis Ambassadeur en Autriche avant d’être accrédité en avril 2003, en qualité d’Ambassadeur, représentant permanent auprès des organisations internationales à Vienne, et Ambassadeur en Slovénie à partir de 2004. Depuis décembre 2011, il est Ambassadeur de SM le Roi en Allemagne.

« L’Europe doit prendre note du fait que le Maroc est une véritable plateforme dans ses relations avec les autres régions comme l’Afrique de l’Ouest et la zone sud de la Méditerranée. » Après vos fonctions en Slovaquie, Autriche et Slovénie, vous êtes nommé Ambassadeur du Maroc en Allemagne en décembre 2011. Qu’est-ce qui vous lie personnellement à ce pays ? A titre personnel, j’ai des relations très poussées avec les diplomates allemands et je les apprécie beaucoup. J’ai été impliqué dans la représentation de mon pays au sein des organisations internationales et aussi directeur des organisations des Nations Unies dans notre ministère à Rabat. Donc, j’ai appris à travailler avec les collègues allemands sur beaucoup de dossiers, en particulier sur les questions de désarmement, de non-prolifération, mais aussi sur les questions humanitaires et de l’environnement auxquelles l’Allemagne attache une très grande priorité dans sa politique étrangère. Ce qui me lie aussi personnellement à l’Allemagne, c’est qu’en tant qu’observateur, je porte une attention particulière sur l’évolution de votre pays depuis de nombreuses années sur tous les plans. Au sein de l’Union Européenne, l’Allemagne a joué un rôle historique fondamental dans la construction de l’UE depuis l’époque du Chancelier Adenauer jusqu’à aujourd’hui, sans oublier le rôle éminent joué par le Chancelier Kohl. J’ai aussi suivi de très près le processus de réunification de l’Allemagne qui a été un moment historique fondamental. L’Allemagne a aussi joué un rôle dans la réussite de l’élargissement de l’UE et de l’intégration des anciens pays de l’Est. Je pense que l’Allemagne est au cœur de l’Europe et c’est un pays qui est aussi exemplaire dans d’autres domaines, par exemple dans la gestion des relations sociales. Aujourd’hui, le pays tient en Europe un rôle de locomotive au niveau économique, industriel et financier. Sur un plan plus personnel, j’essaie de comprendre au mieux la vie des Allemands, au jour le jour (il rit), même si je n’ai pas beaucoup de temps parce que la tâche est assez dense. Je vois aussi à quel point le pays est bien organisé, combien il a une richesse culturelle très importante et en particulier dans la ville de Berlin. Quel a été votre première mission en tant que nouvel Ambassadeur du Maroc en Allemagne et quelles sont vos priorités dans le cadre de cette mission ? Ma première mission a été de prendre contact avec mes homologues allemands aussi bien avec les responsables au niveau du Ministère des Affaires Etrangères, du Bundestag et bien sûr du réseau de contact de l’Ambassade à différents niveaux, comme les associations avec lesquelles nous travaillons et aussi de prendre contact avec le représentant de notre communauté établie en Allemagne. Mais j’ai eu à gérer avec mes collègues ici au niveau de l’Ambassade les nombreuses visites de nos responsables parmi lesquelles celle de Monsieur le Ministre-délégué des Affaires Etrangères, celles également d’autres représentants ministériels qui sont venus, y compris le Ministre du Tourisme et d’autres responsables marocains qui viennent de façon périodique dans le cadre du renforcement de nos relations bilatérales. Bilatéral —

J’ai aussi eu à m’occuper de la visite des responsables allemands à Rabat en l’occurrence celle de Madame Cornelia Pieper et récemment celle de Monsieur Kauder qui est le Président de la fraction CDU/CSU au Bundestag et qui se trouve actuellement au Maroc. De même, nous avons assuré le suivi d’autres questions importantes dans le calendrier : la signature prochaine de la création de la commission économique mixte entre nos deux pays ainsi qu’une convention de partenariat privilégié entre le Maroc et l’Allemagne dans le domaine des énergies renouvelables. Nous préparons aussi le lancement d’autres activités dans les semaines et mois à venir au niveau de l’Ambassade en espérant renforcer au mieux nos relations. Nous avons également en cours des négociations bilatérales qui concernent le financement de la coopération pour le développement en mai prochain à Bonn et à Berlin. Aussi, je l’espère, nous aurons des rencontres politiques de haut niveau pour continuer notre dialogue. Je tiens aussi à souligner en particulier que nous avons des contacts étroits, des consultations entre nos deux diplomaties sur les questions actuellement traitées au niveau du conseil de sécurité, le Maroc et l’Allemagne étant membres non-permanents cette année. A votre avis, dans quels secteurs existent-t-ils encore des potentiels pour une collaboration plus étroite entre l’Allemagne et le Maroc ? Le Maroc a une économie qui a des références importantes dans le contexte actuel, malgré la crise financière qui frappe un peu partout. En termes d’opportunités, un potentiel de développement de coopération existe sans nul doute. Vous avez vous-même fait référence au secteur des énergies renouvelables : nous avons des investissements importants qui vont être réalisés dans le solaire, dans l’éolien et aussi dans l’efficacité énergétique. Etant donné l’expérience et le potentiel technologique extraordinaire de l’Allemagne dans le domaine de la construction automobile, le Maroc offre une plateforme d’accueil des investissements avec des avantages comparatifs tout à fait reconnus par rapport à d’autres zones en Méditerranée mais même aussi en Europe. Je pense qu’il existe aussi des potentiels dans le domaine de l’agro-industrie, la mise en valeur de nos produits agricoles et aussi dans le domaine de pèche, parce que le Maroc a aujourd’hui un potentiel de capture qui dépasse le 1 million et demi de tonnes de poissons. Et nous avons ce projet halieutique avec la mise en place d’un pôle industriel dans la région d’Agadir. En dehors de ces secteurs économiques nous voyons aussi des possibilités de coopération dans le domaine éducatif et de la formation professionnelle pour lesquels des contacts ont été établis. Nous espérons pouvoir construire dans un futur proche des institutions maroco-allemandes. Nous avons un potentiel si l’Allemagne a besoin de compétences qualifiées marocaines dans différents domaines. Si ce besoin émergeait un jour - avec l’apprentissage de la langue allemande au Maroc pour ces jeunes et avec la possibilité de les faire venir en Allemagne - je pense que ce serait un domaine de coopération auquel nous pourrions donner de l’importance.

12 — avril 2012


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Un autre secteur dans lequel notre coopération se développe, avec des financements allemands relativement importants, c’est le domaine de l’eau. Dans le domaine de l’agriculture nous avons le Plan Maroc Vert qui est focalisé sur l’amélioration du système d’irrigation. Je crois là aussi que les entreprises allemandes ont beaucoup d’expérience. Elles pourraient venir et voir quels sont les possibilités d’investissement sur place. Bien sûr, il y a aussi des potentiels dans d’autres secteurs comme la logistique et le tourisme. J’espère que nous pourrons travailler avec la Chambre Allemande au Maroc pour multiplier les occasions de contacts, de rencontres entre nos deux économies, entre nos responsables des secteurs privés en particulier. J’espère que nous pouvons être à la hauteur de nos ambitions pour développer nos relations.

« Le Maroc et l’Allemagne sont désormais des voisins du fait de l’évolution des relations entre le Maroc et l’UE et du fait de la globalisation. Notre espoir est de voir l’Allemagne s’impliquer et s’intéresser davantage à la région méditerranéenne du sud et notamment au Maroc. » L’accord de libre-échange entre l’UE et le Maroc présente une nouvelle étape pour le statut avancé du Maroc. Selon vous, quelles sont les prochaines mesures que doit mettre en place le Maroc pour renforcer sa position de partenaire privilégié de l’UE ? Dèpuis la mise en place du nouveau gouvernement, le Maroc demeure attaché à l’adaptation en ce qui concerne sa réglementation et sa législation pour donner le meilleur espace possible au développement de nos relations avec l’UE. Récemment, il y a eu la signature de la ratification de l’accord agricole par le Parlement européen. Plus globalement nous souhaitons dans un futur proche créer un espace économique commun avec l’Europe. C’est ça la finalité du statut avancé. C’est-à-dire, le Maroc est ni un membre de l’UE, ni un candidat et il n’a pas vocation de le devenir - en tout cas dans un futur proche ou moyen. Mais nous aimerions avoir un traitement égal sur le plan économique commercial. Je crois que nous travaillons dans un certain nombre de secteurs avec une certaine coopération stratégique p.ex. dans le domaine de l’énergie. Ce que nous souhaitons c’est que l’Europe offre davantage de possibilités au commerce bilatéral et en particulier la possibilité d’élargir l’accueil des produits marocains. Ceci est un impératif, étant donné l’évolution plus globalement dans notre région et les défis dans cette région. L’Europe doit réviser sa politique, en particulier être plus disponible, offrir davantage la possibilité aux opérateurs marocains de tous secteurs confondus de pouvoir commercer et échanger. En même temps, toutes les réformes politiques qui sont mises en œuvre actuellement au Maroc sont, en réalité, aussi une possibilité d’interagir au mieux avec l’UE, sur la base de nos valeurs communes et sur la base d’une meilleure gestion de nos relations. Nous avons aussi des partenariats importants avec les Etats Unis, le Canada, la Turquie et d’autres pays, en particulier dans la zone de sud de la Méditerranée. Nos opérateurs économiques travaillent aussi beaucoup avec l’Afrique subsaharienne, en particulier en Afrique de l’Ouest. Donc, l’Europe doit aussi prendre note du fait que le Maroc est une véritable plateforme dans ses relations avec ces autres régions. Concernant les changements économiques en Europe, quels sont, selon vous, les impacts pour le Maroc ? Bien sûr, il y a des difficultés actuellement chez nos différents agents et opérateurs économiques p.ex. dans le domaine du tourisme et des exportations parce que la crise en Europe aboutit à moins de consommation des produits marocains. Mais malgré ces difficultés Bilatéral —

conjoncturelles, nous restons quand même optimistes parce que l’Europe cherche à mettre en place des politiques visant à surmonter cette crise. Quelle est votre ressenti au sujet des récents changements politiques au Maroc ? Le Maroc et l’Allemagne sont désormais des voisins du fait de l’évolution des relations entre le Maroc et l’UE, et du fait de la globalisation. Notre espoir est de voir l’Allemagne s’impliquer et s’intéresser davantage à la région sud méditerranéenne, et notamment au Maroc. Nous avons besoin de modèles de réussites dans notre région pour donner tout l’élan nécessaire aux processus que connaissent un certain nombre de pays dans notre région en matière de démocratisation des institutions, en matière d’ouverture pour consolider la stabilité dans cette région et pour permettre aussi un développement économique qui puisse avoir des dividendes sur le plan social. Il existe des nombreux défis comme l’emploi des jeunes et la réponse aux requêtes sociales de notre population dans le domaine de la santé, du logement, de l’éducation et autres. Je pense que les responsables allemands en sont tout à fait conscients et nous espérons pouvoir travailler dans le cadre de cette vision aussi en ce qui concerne nos relations bilatérales. Dans tous mes contacts depuis mon arrivée à Berlin, j’ai perçu un intérêt grandissant à l’égard du Maroc et aussi des appréciations des plus positives au sujet des reformes engagées par S.M le Roi depuis son intronisation. Les interlocuteurs apprécient particulièrement la réussite du Maroc dans ses reformes démocratiques, la gouvernance économique et politique de plus en plus améliorée et la moralisation de la vie publique et politique. Vous êtes également actif dans l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dont le Maroc est un partenaire privilégié pour la coopération. Qu’est-ce que ce statut signifie-t-il concrètement ? Quel est l’impact de votre engagement au sein de l’OSCE pour le Maroc et quels sont les sujets à l’ordre du jour envers ce pays ? Oui, effectivement, j’ai représenté mon pays au sein de cette organisation dans le cadre du partenariat. Le partenariat signifie simplement un dialogue politique continu sur des sujets d’intérêt commun pour ce qui concerne la sécurité. Nous avons travaillé sur des dossiers comme par exemple celui de la dimension humaine. Nous, le Maroc et cette organisation, en particulier les pays européens, devrions avoir une vision commune pour la question de la migration. Est-ce qu’il y aura des flux migratoires importants, comment les gérer pour que cette migration ne soit pas la cause de problèmes mais qu’elle soit un atout dans nos relations, pour qu’on réponde aux besoins le cas échéant et pour que cela ait aussi un impact positif au niveau économique et social des deux côtés. Toujours dans le cadre de cette dimension humaine, nous avons travaillé contre les différentes formes de discrimination : raciale, xénophobe, discrimination à l’égard des religions. Je pense que c’est un contexte aussi important pour promouvoir les idées de coexistence et de cohabitation, étant donné la densité des relations et la proximité géographique. Mais, l’OSCE est une organisation orientée particulièrement sur la question de la sécurité. Nous avons travaillé aussi beaucoup en matière de lutte contre le terrorisme dans un cadre conventionnel, mais aussi sur d’autres sujets comme par exemple celui de la dimension environnementale. Nous discutions des impacts de la problématique de la désertification et de la raréfaction de l’eau en particulier dans la région de la Méditerranée du Sud. Toute cette discussion n’a pas été uniquement théorique puisque nous avons mis cela en pratique. Nous avons mis en contact un certain nombre d’institutions, par exemple le conseil consultatif des droits de l’homme ou bien l’agence centrale de lutte contre la corruption avec les organes de l’OSCE pour un partage d’expérience. Le seul regret qu’on puisse avoir c’est qu’il n’y ait pas une coopération entre les pays de la Méditerranée de Sud au niveau requis. Le Maroc en tout cas déploie tous ses efforts pour relancer le Maghreb dans ce domaine pour travailler sur les questions de sécurité. Nous vous remercions de cette interview, Monsieur l’Ambassadeur !

13 — avril 2012


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CLIM 2012 Internationale Messe für Klimatisierung, Beheizung, Kühlung und Lüftung 16.-18. Mai 2012, Casablanca Die AHK Marokko ist Partner der ersten Ausgabe der CLIM 2012, der Internationalen Messe für Klimatisierung, Beheizung, Kühlung und Lüftung, und wird selbst mit einem eigenen Messestand vertreten sein. Die CLIM 2012 wird vom 16. bis 18. Mai 2012 im Centre International de Conférences et d’Expositions Casablanca (Route d’El Jadida) stattfinden. Diese Veranstaltung, die von der Success Editions-Gruppe organisiert wird, welche Herausgeber der Zeitschrift InstalMaroc ist, hat zum Ziel, sich als erster Treffpunkt des Sektors in Marokko, im Maghreb und im Mittelmeerraum und als eine der begehrtesten Referenzen auf internationaler Ebene zu etablieren. Für mehr Informationen kontaktieren Sie den Messeveranstalter: Tel.: +212 (537) 77 91 40 Email: contact@success-editions.com Webseite: www.clim.co.ma

CLIM 2012 Salon International de la Climatisation-Chauffage-Réfrigération-Ventilation 16 -18 mai 2012, Casablanca CLIM 2012, le Salon International de la Climatisation-Chauffage-Réfrigération-Ventilation, aura lieu du 16 au 18 mai 2012 au Centre International de Conférences et d’Expositions de Casablanca (route d’El Jadida). Organisé par le Groupe Succes Editions, éditeur de la revue InstalMaroc, cet événement a pour objectif de s’imposer comme le principal rendez-vous sectoriel du Maroc, du Maghreb, de la Méditerranée et comme l’une des références les plus prisées au niveau international. Un secteur qui bat son plein Les secteurs de la Climatisation, du Chauffage, de la Ventilation et de la Réfrigération au Maroc se développent très vite, ce dynamisme est marqué principalement par : • Un climat très favorable (hivers courts et très froids, étés longs et très chauds), • Une évolution de la demande, des aspirations au confort, • Un marché en croissance, des innovations permanentes, • Une expansion du secteur du BTP et de l’industrie, • De gros chantiers en cours : zones touristiques, projets d’aménagement, villes nouvelles…, • Une prise de conscience de l’importance de la chaîne du froid, • Une émergence du marché éco-responsable. Des chiffres parlants Toutefois, la filière manque de structuration ce qui engendre des marchés non organisés et peu visibles pour les clients. C’est dans ce contexte que s’organise la première édition du Salon International de la Climatisation, du Chauffage, de la Réfrigération et de la Ventilation, CLIM 2012 dont l’objectif est de vous offrir une opportunité exceptionnelle de se réunir entre professionnels pour partager informations, innovations et meilleures solutions.

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La manifestation prévoit : • Plus de 80 exposants sont attendus, • 4 principaux secteurs : Climatisation, Ventilation, Chauffage et Réfrigération, • Pas moins de 10 pays sont au rendez-vous, • Plus de 3000 visiteurs professionnels, • 3100 m2 d’espace d’exposition. Cette édition a pour principaux objectifs de : • Structurer le marché, • Rassembler les professionnels du secteur, • Créer une plateforme d’échange d’informations et d’expériences, • Etre un forum d’innovations technologiques, • Promouvoir vos produits et services. La Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc est le partenaire de la première édition du CLIM 2012, et y sera présente elle-même par son propre stand. Pour plus d’informations : Tél. : +212 (537) 77 91 40 Email : contact@success-editions.com Site Web : www.clim.co.ma

14 — avril 2012


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3rd Solar Maghreb 22-23 mai 2012 à Casablanca Développement à grande échelle de projets solaires à travers l’Afrique du Nord La 3ème conférence Solar Maghreb revient à Casablanca en 2012. Beaucoup d’événements se sont produits sur les marchés de l’énergie solaire internationaux et la scène politique régionale depuis la tenue du congrès en 2011 et dans cette perspective, la conférence de 2012 sera l’occasion de faire état de tous ces changements. Alors que les préparatifs sont déjà bien avancés, le congrès le plus reconnu consacré exclusivement au marché nord-africain de l’énergie solaire va à nouveau rassembler une pléiade exceptionnelle d’intervenants composée de représentants de gouvernements, d’investisseurs, de PDG, de directeurs d’entreprises de premier rang spécialisées dans le photovoltaïque, le photovoltaïque à concentration ou le solaire à concentration, ainsi que d’importants groupes industriels régionaux qui contribuent au développement à grande échelle de projets solaires en Afrique du Nord. Des évolutions passionnantes pour l’année 2012 ! • Les résultats du premier appel d’offres de MASEN relatif au solaire, la procédure et les acteurs de l’étape suivante, • La mise à jour du premier projet de référence de Desertec, • Près d’un an après l’achèvement des travaux, observations sur la situation des centrales de Hassi R’Mel et de Kuraymat : quelles leçons les gouvernements et le secteur industriel ont-ils tirées ?, • Restaurer la confiance des investisseurs après le Printemps Arabe : qui est prêt à participer au marché ?, • Les opportunités à saisir suite à la réduction des tarifs de rachat en Europe et à la montée en puissance de la crise de la dette, • Les actions des entreprises régionales relatives au développement et à la construction de projets, • Des capacités de fabrication en pleine expansion grâce aux sites de production à grande échelle de Cevital. Un congrès d’excellence dans la région : 35 % des participants en 2011 étaient des dirigeants de haut niveau. L’édition 2011 a consisté en 3 journées intenses partagées entre réseautage, réunions privées, groupes de discussion et ateliers. Étant donné que plus d’un tiers des participants étaient des dirigeants de haut niveau, le congrès a confirmé son rang de conférence inter-entreprises et entreprises-gouvernement d’excellence sur la carte de la région. La conférence sera traduite simultanément en anglais et en français. Nos adhérents bénéficient d’une remise exclusive de 20%. Contactez-nous pour plus d’infos ! Pour obtenir de plus amples informations et pour réserver votre place, visitez le site www.greenpowerconferences. com/solarmaghreb Samantha Coleman Téléphone : +44 (0)20 7099 0600 E-mail : samantha.coleman@greenpowerconferences.com

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15 — avril 2012


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Entwicklungen in der Logistikbranche Marokkos Stellenwert der Logistik für die marokkanische Wirtschaft Der weltweite Güterverkehr kennt keine Grenzen mehr. Ob nun auf dem Landes-, Luft-, oder Seeweg – die Globalisierung macht die Logistikunternehmen zu Gewinnern. Marokko verfügt mit seiner geographischen Lage am Mittelmeer und am Atlantik über großes Potenzial, zu einem bedeutenden Dreh- und Angelpunkt für Europa zu werden. Die Logistik-Branche stellt einen zunehmend wichtigen Wirtschaftszweig in Marokko dar. Tatsächlich beteiligt sich der Sektor mit 5% am BIP, beschäftigt ca. 300.000 Personen und trägt einen wesentlichen Teil zur industriellen und kaufmännischen Entwicklung bei, was sich wiederum im Wachstum des Landes widerspiegelt. Dennoch bezeichnen einige Experten die heutige Logistikleistung als mittelmäßig. Defizite und somit starke Entwicklungspotenziale finden sich derzeit in den ungleichen Dienstleistungsangeboten (Kosten, Fristen, Qualität) und dem Fehlen einer spezialisierten Infrastruktur in bestimmten Bereichen. Die marokkanische Logistikbranche steht deshalb seit 2010 und bis 2015 unter der Schirmherrschaft eines Entwicklungsstrategieprogramms mit dem Ziel die Wettbewerbsfähigkeit des Landes zu stärken. Das Ministerium für Transport und Ausrüstung und der Dachverband der Transportunternehmen wollen mit diesem Logistikprogramm (Stratégie Nationale de Développement de la Compétitivité Logistique) oben genannte Defizite ausgleichen. Die neue landesweite Logistikstrategie umfasst fünf Hauptaufgaben: 1) Schaffung eines landesweit integrierten Netzwerks der Logistikzonen 2) Optimierung und Verdichtung der Warenflüsse Schüttgut und Import/Export-Container) 3) Stufenweiser Einsatz und Anreizsysteme für den integrierten Markteintritt 4) Entwicklung der Fachkompetenzen 5) Einführung eines Steuerungssystems mittels Regulierungsmaßnahmen Zu den Hauptzielen gehört die Optimierung des Binnenverkehrs für Waren und die Erleichterung des Eintritts neuer Marktakteure, sowie die Förderung der öffentlichen Stellen (ONCF, SNTL, Marsa Maroc, RAM) in ihren jeweiligen Geschäftsbereichen. Ein weiteres Ziel ist die Förderung von Entwicklungsmöglichkeiten der Logistiktätigkeiten in den verschiedenen Regionen, so dass sowohl nationale, als auch internationale Marktakteure angezogen werden. Hinzu kommt der Ausbau des Outsourcing und der Logistikzulieferung seitens der Wirtschaftsoperateure. Die CO2-Austöße, die mit dem Warentransport zusammenhängen, sollen mit der neuen Strategie um 35 % gesenkt werden. Selbstverständlich bringt ein solches Programm eine Dynamik mit sich, welche sich im Bereich der Aus-/Weiterbildung der verschiedenen Berufsfelder niederschlägt. Die nachfolgende Tabelle zeigt die Anzahl der neuen Arbeitsplätze in den verschiedenen Berufsfeldern bis 2015 bzw. 2030:

Berufsfeld

2015

2030

Manager

800

2.400

Ingenieure

1.500

5.100

Techniker

12.950

34.200

Insgesamt handelt es sich um zehn Auftragsverträge. Diese Auftragsverträge beinhalten unter anderem eine Investition in den nächsten 20 Jahren in Höhe von 116 Milliarden DH (10,4 Milliarden Euro), wobei 63 Milliarden DH (5,6 Milliarden Euro) den Jahren bis 2015 zugeschrieben werden. Bis 2015 sollen auch die Logistikkosten um 15%-20% reduziert werden.

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16 — avril 2012


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Der Entwicklungsplan sieht eine Aufteilung der Logistikzonen auf die Bereiche Container, Fertigprodukte, Getreide, landwirtschaftliche Produkte und Baumaterial vor. Die Logistikzentren sollen sich in den Regionen Tanger mit 50 ha, Casablanca mit 130 ha, Fès-Meknès mit 25 ha, Nador (20 ha) und Marrakesch (25 ha) befinden. In insgesamt 30 Städten wird der Straßenausbau vorgenommen. Trotz Einsatzes dieses Entwicklungsprogramms hat der Verband der marokkanischen Transportunternehmen innerhalb der CGEM im Zuge jüngster Studien einige Defizite in der Logistikbranche identifiziert. Die Logistikkosten der industriellen Branchen entsprechen der Hälfte, bzw. bis hin zu zwei Drittel der Lohnkosten Die Gesamtkosten erreichen eine Höhe von mindestens 20% des BIP. Wenn man diese mit den Kosten in der EU (10%) und in den Schwellenländern wie Mexiko, Brasilien und China (15-17%) vergleicht, wird deutlich, dass hier noch Kosteneinsparpotenziale bestehen. Im verarbeitenden Gewerbe (Mechanik, Textilindustrie, Elektronik) erreichen die Logistikkosten sogar 25% des Mehrwertes. Für den Export von Agrarprodukten belaufen sich die Kosten für den internationalen Transport auf 15-30% der Produktkosten. Dementsprechend ist eine Optimierung dringend notwendig. Somit hat der Transportverband innerhalb der CGEM alle Hände voll zu tun, wobei die Reformen im Straßengütertransport und die Ausbildungsprogramme zur Kompetenzerweiterung im Vordergrund stehen. Eine Steuerungsstruktur soll mit den Repräsentanten der Verwaltung und der CGEM gebildet werden um unter anderem die Weiterentwicklung der Investitionen und der logistischen Dienstleistungen zu fördern.

Rückblick 2011/ Ausblick 2012 Die marokkanische Logistikbranche blieb im Jahr 2011 von einer Rezession verschont. Man rechne mit einem Wachstum der Geschäftszahlen in Höhe von 15% im Jahr 2012, so der Präsident des Transportverbands innerhalb der CGEM Mohammed Talal. Private Marktakteure gingen mit zahlreichen Projekten in Casablanca auf den Markt und die Aufträge strömen weiterhin den großen Logistikunternehmen zu. Talal weist jedoch darauf hin, dass die internationale Wirtschaftskrise die großen multinationalen Unternehmen zum Abwarten zwingt. Auf der anderen Seite ist mit der neuen Regierungsbildung eine Entspannung seitens internationaler Investoren zu spüren, welche zuvor die Maghrebstaaten mit Vorsicht betrachteten. Insgesamt ist Marokko im Vergleich zu den anderen Staaten in der Region im Logistikbereich am weitesten fortgeschritten. Soft Group, als einer der wichtigsten Textilhändler im Land hat aus Diversifizierungsgründen bereits begonnen im Logistikbereich zu investieren und führt derzeit eine Machbarkeitsstudie durch, die das Ziel hat, einen neuen Logistikpark mit einer Fläche von 15ha in Casablanca zu bauen. Das Projekt vereint verschiedene Arten von Tätigkeitsfeldern, wie beispielsweise die Großdistribution, den Tiefkühlbereich und das Cross Docking (Be- und Entladen von Waren mittels kleiner Lastwagen). Das geschätzte Budget beläuft sich auf ca. 500 Millionen DH (ca. 45 Millionen EU). Die Bauarbeiten sollen im zweiten Halbjahr 2012 beginnen. Zurzeit beschäftigt die Filiale Soft Logistique über 40 Mitarbeiter, wobei der Logistikpark fast 950 Arbeitsplätze bei den Mietern, wie z.B. DHL Logistics, Geodis und Aramex schaffte. Quellen: Economiste, Édition 3698, La vie éco, Janvier 2012, Ministère de l’Equipement et des Transports (www.mtpnet.gov.ma)

Le développement actuel dans le secteur de la logistique marocaine Le trafic mondial des marchandises ne connaît plus aucune frontière. Qu’importe le chemin - maritime, aérien ou routier – grâce à la mondialisation, les entreprises de logistique ont le vent en poupe. Le Maroc a des atouts pour devenir la plateforme logistique de l’Europe, de l’Afrique et du Maghreb grâce à sa situation géographique. Le secteur de la logistique représente aujourd’hui une part importante de l’économie marocaine. En effet, il contribue à hauteur de 5% à la formation du PIB et emploie environ 300.000 personnes. Le secteur apporte une contribution majeure à tous les domaines industriels et commercials du pays, contribuant ainsi à l’essor économique du pays. Néanmoins, plusieurs analystes attirent l’attention sur la médiocre performance du secteur. Actuellement, le secteur présente des déficits et il représente par conséquent pour les opérateurs économiques un enjeu majeur, car il comporte un fort potentiel de développement dans différents domaines, concernant l’offre de services par exemple, qui est encore inégale (coût, délai, qualité), et les infrastructures spécialisées qui manquent sur certains flux. Afin d’améliorer la compétitivité du Royaume, une nouvelle stratégie logistique nationale a été décidée, avec la mise en place d’un programme pour la période 20102015. Avec la Stratégie Nationale de Développement de la Compétitivité Logistique, le Ministère de l’Equipement et du Transport et la Fédération du Transport CGEM visent à pallier les diverses carences susmentionnées.

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17 — avril 2012


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Les cinq axes de la stratégie sont : 1) La mise en œuvre d’un réseau national intégré de zones logistiques multi-flux, 2) L’optimisation et la densification des flux de marchandises (vracs et conteneurs import/export), 3) La mise à niveau et l’incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et performants, 4) Le développement des compétences à travers un plan national, 5) La mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur via des mesures de régulation adaptées. Entre outre, un des objectifs phares visés est la mise à niveau et la montée en gamme des opérateurs nationaux de transport routier de marchandises pour fournir des prestations logistiques intégrées. Par ailleurs, dans le cadre du programme il faut faciliter l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et performants des opérateurs publics (ONCF, SNTL, Marsa Maroc; RAM) dans leurs champs d’activité. Parmi les objectifs figure aussi la promotion des opportunités de développement des activités logistiques dans les différentes régions pour attirer les acteurs nationaux et internationaux. Puis vient la promotion de l’externalisation et de la soustraitance de la logistique par les opérateurs. La nouvelle stratégie aura également un autre impact très appréciable sur l’environnement puisqu’elle diminuera de 35% les émissions de CO2 liées au transport de marchandises. Avec un tel programme, la demande aux professionnels du secteur connaît une croissance dynamique. Le tableau suivant affiche le recrutement planifié d’ici à 2015 ou bien 2030 :

Poste professionel

2015

2030

Manager

800

2.400

Ingénieurs

1.500

5.100

Techniciens

12.950

34.200 Une ligne de conduite doit être menée conjointement entre les représentants de l’Administration et de la CGEM afin de promouvoir le développement des investissements et des prestations logistiques.

Il s’agit de dix contrats d’application. Sur ce volet, 116 milliards de DH seront investis en 20 ans dont 63 milliards de DH avant 2015. La nouvelle stratégie permettra aussi de réduire les coûts logistiques à 15 ou 20%, ratio aujourd’hui observé pour les pays émergents, améliorant d’autant la compétitivité de l’économie nationale. Le plan national tient à créer des zones logistiques spécifiques aux différents types de marchandises : conteneurs, produits finis, blé, produits agricoles et matériaux de construction.

Les rétrospectives 2011/ les perspectives 2012 Le secteur logistique marocain n’a pas connu la récession en 2011. Mohamed Talal, Président de la Commission logistique/CGEM affirme même qu’on peut compter sur un accroissement du chiffre d’affaires de l’ordre de 15% en 2012. Les acteurs économiques lancent de nombreux projets à Casablanca et les entreprises du secteur logistique profitent de nombreuses commandes.

Les plateformes seront réparties dans les différentes régions : Tanger avec 50 ha, Casablanca avec 130 ha, Fès-Meknès avec 25ha, Nador (20ha) et Marrakech (25 ha). 30 villes connaîtront ainsi des aménagements en matière d’infrastructures.

Selon Talal, il faut quand-même prendre en considération la crise économique internationale qui oblige des entreprises multinationales à rester dans l’attente. D’un autre côté, avec la formation du nouveau gouvernement, on remarque une certaine détente de la part des investisseurs internationaux, lesquels considéraient précédemment avec prudence les états maghrébins. Mais dans l’ensemble, par rapport aux autres pays de la région, le Maroc est en avance dans le domaine de la logistique.

Mais malgré les mesures de ce programme, la Fédération du Transport au sein de la CGEM a constaté grâce des études réalisées dans ce domaine, certaines insuffisances. En effet, il s’avère que le coût de la logistique représente, selon les branches industrielles, de la moitié aux deux tiers des charges totales.

Eu égard à une diversification des affaires, Soft Group, l’un des plus importants opérateurs textilien, a déjà commencé à investir dans la logistique et est en train de procéder à une étude de faisabilité pour la construction d’un nouveau parc logistique. D’une superficie approximative de 15 ha, le projet intègrera différents types d’activités telles que la grande distribution, le froid ou encore le cross docking (déchargement et chargement de marchandises par petits camions). Le budget estimatif du projet serait d’environ 500 millions de DH (environ. 45 millions €). Les travaux de construction devraient démarrer au cours du dernier trimestre 2012. Pour l’heure, la filiale Soft Logistique emploie une quarantaine de salariés, mais son premier parc logistique a généré près de 950 emplois chez ses locataires tels que DHL Logistics, Geodis, Arame.

Le coût représente au minimum environ 20 % du PIB, trop élevé par rapport à celui des pays de l’Union Européenne (10 %) et des pays émergents comme le Mexique, le Brésil et la Chine (15 à 17 %). Ledit coût peut même atteindre 25 % de la valeur ajoutée dans les secteurs manufacturiers (mécanique, textile, électronique). En outre les frais du transport international pour l’export des produits agroalimentaire atteignent 15 à 30% du prix de ces produits. Il paraît évident qu’il y a, là, des économies à réaliser. Il est clair qu’une optimisation des coûts est indispensable. En l’occurrence, la Fédération du Transport CGEM a beaucoup à faire avec toutes ces réformes, et elle met d’ailleurs l’accent sur la réforme du transport routier et la formation dans ce secteur.

Sources : Economiste, Édition 3698, La vie éco, Janvier 2012, Ministère de l’Equipement et des Transports (www.mtpnet.gov.ma)

18 18——janvier avril 2012 2012

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LA CHALEUR D’UN FOYER POUR CHAQUE ENFANT

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20 — avril 2012


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Actualités de nos membres

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21 — avril 2012


Marokko und das Kino, "[...] dies ist der Beginn einer wunderbaren Freundschaft. " Die marokkanische Liebe zum Kino geht auf eine lange Tradition seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs und der Blütezeit in den 1970er Jahren mit der Bewegung des Filmclubs zurück. In diesem Zusammenhang ist es unvermeidbar den Film "Casablanca" zu zitieren - ein Film, der fortwährend mit dem marokkanischen Kino assoziiert wird. Paradox: Nicht eine einzige Szene aus dem Film von Michael Curtiz von 1942 wurde in der Stadt gedreht, nicht einmal in Marokko, sondern in einem Filmstudio in Hollywood. Hinsichtlich der Filmproduktion steht Marokko an zweiter Stelle der arabischen Länder nach Ägypten. Ouarzazate ist aufgrund der historischen Tradition das Zentrum dieser dynamischen Filmproduktion mit mehreren Filmstudios vor Ort und einer außergewöhnlichen Landschaft. Dennoch: Die Stadt hat heutzutage nicht einen einzigen aktiven Kinosaal mehr – ein Symbol der aktuellen Krise der Kinosäle Marokkos. Im Folgenden möchten wir Ihnen einen Überblick über eine wenig beachtete Industrie Marokkos geben, die sich auf der einen Seite durch eine aufstrebende Filmproduktion auszeichnet, welche zunehmend internationale Firmen anzieht, und die gleichzeitig vor großen Herausforderungen in der nationalen Verwertung von Filmen steht.


Die Filmindustrie in Marokko L’industrie cinématographique au Maroc

Le Maroc et le cinéma, « […] ceci est le début d’une merveilleuse amitié. » : La cinéphilie marocaine découle d’une longue tradition depuis la fin de la Second Guerre Mondiale et a connu son âge d’or dans les années 1970 avec le mouvement des ciné-clubs. Il est d’ailleurs absolument nécessaire dans ce contexte ainsi de citer « Casablanca », le film emblématique et toujours évoqué quand on pense au septième art dans le Royaume. Paradoxalement pas une seule scène de ce film de Michael Curtiz datant de 1942 a été tourné dans la ville, même pas au Maroc, mais entièrement dans les studios de Hollywood, en Californie. Quant à la production cinématographique, le Maroc se positionne actuellement comme second pays du monde arabe après l’Egypte. Ouarzazate, par tradition historique, constitue le centre de cette production dynamique du Maroc avec plusieurs studios de films sur place ainsi qu’un paysage et une lumière exceptionnels qui attirent les cinéastes. Ici, on témoigne d’un second paradoxe : la ville ne possède plus un seul cinéma actif, ce qui est symbolique pour la crise récente de l’exploitation et de la distribution cinématographique au Maroc. Dans ce dossier nous tenons à vous donner un aperçu sur une industrie à part – l’industrie cinématographique au Maroc, qui se caractérise d’un côté par une production cinématographique croissante, et d’autre côté par des défis majeurs dans la crise nationale des cinémas marocains.


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Die Filmindustrie in Marokko Die Filmproduktion - Eine Branche im Aufwind Marokko ist in den letzten Jahren zu einem der beliebtesten Drehorte von internationalen Produzenten und Regisseuren geworden und nach Ägypten bereits heute die Nummer zwei der arabischen Länder. Pro Jahr werden zwischen 30 und 40 Spielfilme aus den verschiedensten Genres gedreht. Amerikaner, aber auch Franzosen, Italiener, Engländer, Italiener oder Deutsche schätzen Marokko zunehmend als Drehort. Laut des Marokkanischen Kinematographischen Zentrums CCM wurden in den Jahren 2006 bis 2011 mehr als 150 ausländische Produktionen in Marokko mit einer durchschnittlichen Investitionssumme von 50 Millionen Euro pro Jahr durchgeführt. Deutschland macht davon einen Anteil von 6% aus, während die USA mit 40% und Großbritannien mit 32% die Rangliste anführen. Die größten Filmprojekte der letzten fünf Jahre sind Prince of Persia (von Mike Newell), Green Zone (von Paul Green), Body of Lies (Ridley Scott) und Sex and the City II (Michael Patrick King). Zusammen machen sie 55% der in dieser Zeit getätigten Investitionen aus. Marokko bietet mit seinem warmen Klima, der günstigen geografischen Lage, seiner ethnischen Vielfalt und der vielseitigen Landschaft beste Voraussetzungen für die Filmproduktion. An Standorten wie Ouarzazate, eines der Zentren der Filmwirtschaft, reicht die Wertschöpfungskette von Finanzierung über Produktion und Marketing bis zur Distribution. Die Konzentration an Know-how und gut ausgebildeten Arbeitskräften können zudem die Nachfrage der internationalen Produktionsfirmen decken. Filme wie Lawrence von Arabien, Babel, Musée du Cinéma à Ouarzazate Gladiator, Königreich der Himmel, Kundun oder Himmel über der Wüste sind auch aus diesen Gründen in Marokko entstanden. Angesichts der positiven Auswirkungen, die die Filmindustrie auf die nationale Wirtschaft, die Schaffung von Arbeitsplätzen und die Ausbildung von marokkanischen Künstlern und Technikern hat, entwickelt die Regierung auf Initiative des CCM eine Reihe von Maßnahmen zugunsten ausländischer und marokkanischer Firmen: • Fonds zur Unterstützung der nationalen Filmindustrie, die den Dreh von jeweils einem Dutzend Spielfilme und Kurzfilme jährlich ermöglicht • Mindestsatz von 2,5% für den Import von Filmmaterial und Vereinfachung der Zollabfertigung • Günstige Tarifgestaltung für Dreharbeiten in historischen Stätten und Denkmälern • Befreiung von der Mehrwertsteuer auf alle Waren und Dienstleistungen, die in Marokko erworben werden • Vereinfachung der vorübergehenden Einfuhr von Waffen und Munition, die für Dreharbeiten benötigt werden • Fonds für die Renovierung von ca. 50 Kinosälen Diese Faktoren führten dazu, dass mehr und mehr internationale Filmgesellschaften ihre Dreharbeiten in Marokko durchführen und so einen Beitrag zur Entwicklung der Filmindustrie leisten. Viele marokkanische und ausländische Investoren unterstützen den Sektor des Weiteren durch die Errichtung von modernen Filmstudios wie beispielsweise in Ouarzazate, dem derzeitigen Filmzentrum Marokkos, aber auch in Casablanca. Zu den größten Studios gehören die Atlas Studios, Ateliers Kan Zamane, Cinedina Ateliers, Studios Ester Andromeda und das Studio CLA.

Ouarzazate zog in den letzten sechs Jahren mit 45% den Löwenanteil an Filmproduktionen an, gefolgt von Rabat-Casablanca (22%) und Marrakech (17%). Die Filmstadt bietet einzigartige Standortvorteile für die Filmindustrie: eine weitentwickelte Infrastruktur, die Konzentration an qualifizierten Arbeitskräften, langjährige Erfahrung und Weitergabe von Best-Practice, eine große Vielfalt an Ethnien und enge Zusammenarbeit zwischen den Beteiligten vor Ort. Nichtsdestotrotz mangelt es zurzeit noch an Marketingmaßnahmen und einer Struktur des Sektors. Aus diesen Gründen wurde eine Filmkommission gegründet, die ausländische Investoren unterstützt, den Sektor strukturiert und Ouarzazate als primäres Ziel von Dreharbeiten vermarktet. Sie schafft vorteilhafte Rahmenbedingungen für die Filmproduktion durch die Suche nach passenden Drehorten, logistischer Unterstützung, Förderung der Nutzung lokaler Ressourcen und Synergien zwischen Film und Tourismus. Das Ziel ist es, von jährlich 57 (2005) auf 225 Drehs (im Jahr 2016) zu kommen und so 8.000 neue Arbeitsplätze in der Region zu schaffen.

Das CCM als Treiber des marokkanischen Films Das CCM ist die führende öffentliche Stelle für die marokkanische Filmindustrie und steht unter der Aufsicht des Ministeriums für Kommunikation. Es unterstützt die Filmproduzenten, indem es Abläufe erleichtert und Kontakte mit den zuständigen Dienststellen und Behörden vor Ort herstellt. Das Institut ist verantwortlich für die Einhaltung der Vorschriften hinsichtlich des Zugangs und der Ausübung des Berufs, einschließlich der Erteilung von Lizenzen für Filmproduktionen, sowie für die Kontrolle von Produktion, Vertrieb und Verwertung von Filmen (Kino und Video). Das Institut entscheidet über Bilatéral —

Drehgenehmigungen aller Filme (Spiel- und Kurzfilme), egal in welchem Trägermedium und Genre (Spiel-, Dokumentarfilm ...). Zudem organisiert das CCM eine Reihe an nationalen und internationalen Filmfestivals, unter anderem war es auch an der Organisation der deutschen Filmwochen (14.-19. Dezember 2011) in Rabat beteiligt.

Bilanz 2011 Die Vorschüsse auf die Einspielergebnisse, die zur Unterstützung der Filmindustrie zur Verfügung gestellt werden, betrug 2011 60 Millionen Dirham. In diesem Betrag sind sowohl Vorschüsse vor als auch nach der Produktion und Qualitätsprämien enthalten. Von den Vorschüssen profitierten 20 Spielfilme und sechs Kurzfilme; zwei Spielfilme erhielten Qualitätsprämien. Der Fond stellt eine wichtige finanzielle Unterstützung für viele marokkanische Projekte dar und fördert junge Filmemacher. Insgesamt wurden im Laufe des letzten Jahres 1471 Drehgenehmigungen erteilt, wobei eine Hälfte dieser Filme marokkanische und die andere ausländische Produktionen waren. Marokko war Gastland für den Dreh von neun Spielfilmen (darunter die deutschen Filme ‘‘Flirtcamp“ und ‘‘Auslandseinsatz“), fünf TV-Filmen, fünf TV-Serien, zwölf Kurzfilmen, 70 Dokumentarfilmen als auch von Werbefilmen, TV-Berichten etc. Marokko hat sich in den letzten Jahren als Standort für den Filmdreh im internationlen Umfeld behauptet und wird durch die umfassenden Erleichterungen für ausländische Investoren auch in Zukunft weiter wachsen. Doch ohne die erfolgreiche Verwertung würde auch die Filmproduktion nicht da sein, wo sie jetzt steht.

24 — avril 2012


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Filmverleih und -verwertung in Marokko Zerlegt man die Filmindustrie in eine Wertschöpfungskette, so besteht diese, vereinfacht gesagt, aus drei aufeinanderfolgenden Elementen: Filmproduktion, Filmverleih und Filmverwertung. Im Gegensatz zur derzeit florierenden Filmproduktion in Marokko stecken Verleih und Verwertung in einer Krise. An erster Stelle muss man zwischen « Verleih » und »Verwertung » differenzieren: Die Verleihaktivitäten im Kinobereich umfassen, grob gesagt, das Marketing für einen Film und dessen internationale Verbreitung. Darauf folgt die Verwertung in den Kinos selbst, die sich in der Programmgestaltung, Gebäudeinstandhaltung, Kassierung der Einnahmen und der Beziehungspflege zu den Zuschauern niederschlägt. Danach werden die Filme in Form von DVDs und Fernsehfilmen weiterverbreitet. Seit den 80er-Jahren geht die Zahl der Kinobesucher und, damit einhergehend, die Zahl der Kinosäle in Marokko kontinuierlich zurück: Belief sie sich 1982 noch auf 280 Säle, so betrug ihre Zahl im Jahr 2006 124 Säle und liegt aktuell bei nur noch 44 Sälen in ganz Marokko. Im Durchschnitt müssen jedes Jahr sieben Kinosäle schließen, so Abdelhamid Marrakchi, Präsident der Marokkanischen Kammer der Kinosäle (CMSC). Insbesondere die kleinen Säle können aufgrund der niedrigen Besucherzahl von teilweise 600 bis 700 Eintritten pro Woche nur geringfügige Einnahmen verbuchen, die nur selten bei über einer Million Dirham liegen. Aber bereits die Kopie eines einzelnen Films kostet 25.000 Dirham, weshalb ein Filmverleiher aufgrund des niedrigen Bedarfs davon in der Regel nur vier bis fünf Kopien macht. Dies schränkt die Vorführmöglichkeiten des jeweiligen Films enorm ein. In den letzten zehn Jahren wurde die französische „Mégarama“-Gruppe in Marokko mit dem Ziel aktiv, die Marokkaner zur Rückkehr ins Kino zu bewegen. Mit einer Investition in Höhe von 20 Mio. € hat diese Gruppe den afrikanischen Kontinent betreten, indem sie 2002 das erste Multiplexkino in Casablanca mit 14 Sälen und 2006 ein zweites in Marrakesch mit neun Sälen eröffnete. Der Erfolg kann sich sehen lassen: Mit seinen zwei Multiplexkinos erwirtschaftet Mégarama 60 % des Umsatzes und erzielt 40 % der Kinobesuche des gesamten Landes. Den Zahlen des Marokkanischen Kinematographischen Zentrums (CCM) für Marokko zufolge beliefen sich die Einnahmen aller Kinos 2011 auf etwa 68 Mio. Dirham und die Zahl der Eintritte auf etwa 2,25 Mio. Betrachtet man die Höhe der Einnahmen an den Abendkassen der marokkanischen Kinos nach Ländern sortiert so nehmen US-amerikanische Filme mit Einnahmen in Höhe von etwa 27 Mio. Dirham den ersten Platz, marokkanische Filme mit etwa 10 Mio. Dirham den zweiten Platz und ägyptische Filme mit etwa 7 Mio. Dirham an Einnahmen den dritten Platz ein.

Cinéma Rif à Casablanca

Megarama à Casablanca

Vielfältige Ursachen der aktuellen Kinokrise Cinéma Rialto à Casablanca

Was die Verwertungskrise im Kino betrifft, so wird als erste Ursache stets die Piraterie genannt, die in Marokko wie auch in ganz Afrika der Industrie seit einem Jahrzehnt enormen Schaden zufügt. Der marokkanischen Devisenbehörde zufolge gelangen jedes Jahr 50 Mio. DVD-Rohlinge, die mit marokkanischen Devisen bezahlt werden, aus China auf legalem Weg nach Marokko. Diese werden anschließend vor Ort gebrannt und weiterverkauft. Infolgedessen entgehen dem marokkanischen Fiskus Einnahmen in Höhe von 250 Mio. Dirham. Diese Summe entspricht dem Umsatz, den die Händler der Schwarzkopien machen. Piraterie steht in Marokko laut Gesetz unter Strafe und ein Raubhändler kann mit einer Gefängnisstrafe von bis zu zwei Jahren und einer Zahlung von 600.000 Dirham belangt werden. Aber die Durchsetzung des Gesetzes 2-00 der Autorenrechte und der Leistungsschutzrechte, das durch das Gesetz 07-03 zum Vorgehen gegen Internetpiraterie bekräftigt worden ist, bleibt begrenzt, so die Einschätzung David Frauciels, Geschäftsführer des Mégarama Casablanca. Er verfolgt aus diesem Grund die Strategie, die Verwertungsrechte an einem Film zur selben Zeit wie europäische und USamerikanische Kinosäle zu erwerben, um einen Vorsprung vor den Raubkopierern zu erlangen. Aber nicht nur die Piraterie schadet der marokkanischen Filmindustrie, die mit einem massiven Publikumsrückgang konfrontiert ist. Ihre Ursachen liegen tiefer: An erster Stelle stehen konkurrierende Freizeitbeschäftigungen zum Kino, wie das Fernsehen und die Einführung von Videokassetten in den 80er-Jahren sowie des Internets Ende der 90erJahre. Seit den 80er-Jahren sind die Kinoticketpreise zudem nach und nach gestiegen und erreichen heute 30 Dirham in kleinen Programmkinos, 40 bis 50 Dirham in den Mégaramas und 60 Dirham für 3D-Filme. Kinobesuche sind in Marokko zum Luxus geworden, zumindest wenn man den Ticketpreis mit dem einer raubkopierten DVD vergleicht, der bei etwa 5 bis 7 Dirham liegt. Allgemein gesagt gibt es keine festgelegten Ticketpreise in Marokko; die

Verleiher können die Gewinnspanne nach Belieben festlegen. Ihre einzige Pflicht besteht in der Benachrichtigung des CCM über den gewählten Preis. Bilatéral —

25 — avril 2012


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc Andere Hindernisse, die Marokkaner vom Kinobesuch abhalten, sind oft die mangelhaften Bedingungen der Filmprojektion (schlechte Qualität von Bild und Ton), die zudem häufig mit einer fehlenden Instandhaltung der Kinos und Unannehmlichkeiten während der Filmvorführung einhergehen. Darüber hinaus zeigt das Publikum nicht immer den nötigen Respekt für den Film. Außerdem muss oft eine gewisse Passivität bei den Leitern der Kinos festgestellt werden, die sich kaum am Publikum orientieren und keine Anstrengung bezüglich der Programmgestaltung unternehmen. Insbesondere bei kleinen Kinos kann man einen Mangel an Marketingmaßnahmen feststellen, was sich daran zeigt, dass kaum Filmwerbung geschaltet wird und die Homepage nicht aktuell ist bzw. nicht existiert. Die Entfernung des Kinos von zu Hause stellt ein weiteres Problem dar: Die Mehrheit der Kinos in Marokko befindet sich in den großen städtischen Zentren, so dass die Landbevölkerung weitestgehend von Kinobesuchen ausgeschlossen ist, auch wenn es Wanderfilmvorführungen, sogenannte „Kinokarawanen“, gibt. Diese werden vom CCM organisiert und deren Entstehung geht bereits auf die Protektoratszeit zurück. Bis heute haben diese Karawanen zum Ziel, den Einwohnern von Regionen ohne eigenem Filmtheater das Kino näher zu bringen und das Programm von Filmfestivals und Kulturveranstaltungen zu bereichern. 2011 haben die Kinokarawanen 67 Tourneen im ganzen Königreich unternommen. Das zweite Problem der Entfernung zwischen Kino und Domizil sind Sicherheitsbedenken, die die Leute oft davon abhalten, sich für den Kinobesuch nach draußen zu begeben. Schließlich interessiert sich ein Teil der Bevölkerung schlicht und ergreifend nicht für Kinobesuche. Einer Studie des CCM zufolge gehen 60 % der marokkanischen Bevölkerung nur ein einziges Mal pro Jahr ins Kino. Es sind vor allem junge Leute, die den Aufwand betreiben, die Distanz zwischen ihrem Wohnsitz und dem Kino zu ‘‘überwinden“, oft, um dem engen familiären Umfeld zu entfliehen. Was die Filmgenres betrifft, so laufen populäre Gesellschaftskomödien am besten an der Abendkasse. Autorenfilme hingegen entpuppen sich als Flops beim Durchschnittszuschauer und sind oft nur auf Filmfestivals erfolgreich.

Nationale und internationale Filmfestivals Um die eigene Filmproduktion besser zu verwerten, stützt sich Marokko auf seine zahlreichen Filmfestivals, die ihren Ursprung 1968 mit dem ersten Filmfestival der Mittelmeerregion in Tanger (heute in Tétouan) hatten. Seit 2000 verzeichnet die Zahl der Filmfestivals in Marokko einen starken Anstieg und insbesondere die massive Steigerung der Kurzfilmproduktion während der letzten zehn Jahre hat dazu geführt, dass viele neue Kurzfilmfestivals wie das Kurz- und Dokumentarfilmfestival in Casablanca gegründet worden sind. Im Laufe des letzten Jahres sind in Marokko 46 nationale Kinoereignisse, d.h. Filmfestivals und Begegnungen zum Thema Kino, organisiert worden, wie das Nationale Filmfestival in Tanger und das Internationale Filmfestival von Marrakesch (FIFM), um die zwei Bekanntesten zu nennen. Des Weiteren organisierte das CCM im vergangenen Jahr sieben ausländische Filmreihen, darunter die Woche des Deutschen Films im Saal «7ème Art» in Rabat. Seit dem Jahr 2000 wird das marokkanische Kino zudem auch auf dem internationalen Parkett immer präsenter, insbesondere im Rahmen internationaler Filmfestivals. Der marokkanische Film war im vergangenen

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Jahr auf 131 internationalen Veranstaltungen rund ums Kino, darunter auf fünf Veranstaltungen in Deutschland, zum Beispiel den Tagen des Marokkanischen Films in Berlin, vertreten. Insgesamt haben marokkanische Filme, die auf internationalen Festivals präsent waren, 47 Preise gewonnen. Jüngstes Beispiel von Februar 2012: Der marokkanische Regisseur Faouzi Bensaïdi gewann auf der Berlinale mit seinem Film ‘‘Death for sale“ den Preis der unabhängigen Jury der Internationalen Konföderation des Autorenkinos (C.I.C.A.E.). Nach Artikel 8 des Gesetzes 20-99 zur Organisation der Filmindustrie ist die kommerzielle Verwertung eines Films in Marokko einer Visaerteilung unterworfen, die vom Direktor des CCM ausgeht. Dieses Visum wird verweigert oder der Film zensiert, wenn dieser ‘‘Szenen, die nicht den guten Sitten entsprechen“ zeigt oder ‘‘schädlich für die Jugend“ ist. 2011 erteilte das CCM 183 Verwertungsvisa, darunter 25 an marokkanische Filme. Um direkt auf die Nachfrage westlicher Filmfestivals und öffentlich-rechtlicher Fernsehanstalten wie der Sender ARTE und 3Sat zu reagieren, gibt es eine ganze Produktionsreihe selbstkritischer marokkanischer Filme, bei denen von vornherein klar ist, dass sie nur außerhalb des Königreichs gezeigt werden können. Worin besteht schlussendlich die Lösung für die Kinokrise in Marokko? Der UNESCO zufolge kann diese in der Förderung der nationalen Filmproduktion und der Konstruktion neuer Multiplexkinos wie den Mégaramas in Casablanca und Marrakesch gefunden werden. Mit seinem Vorhaben demnächst neue Kinos in Tanger, Rabat, Agadir und Fès zu errichten, passt sich die Mégarama-Gruppe somit bereits gut in den Rahmen der letztgenannten Empfehlung ein. Bénédicte Dumeige, Mitglied des Vereins ‘‘Kinos für Afrika“, stellt vor allem die Digitalisierung als Bedingung für die Entwicklung der Säle in Marokko dar. Im Moment ist das Mégarama in Casablanca das einzige Kino im ganzen Königreich, das einen Digitalprojektor in drei Sälen besitzt. Seit Juli 2011 diskutieren die CMSC und das CCM in ihren Treffen darüber, wie der Übergang zur Digitaltechnik im für den gesamten Kinosektor Marokkos gelingen kann. Ihr Ziel besteht darin, bis Juni 2012 alle 35 mm-Filmkopien abzuschaffen und alle Filme nur noch digital zu projizieren. Das Problem liegt hier jedoch in den hohen Kosten, die sich auf eine Million Dirham (etwa 88.500 €) pro Saal belaufen und sich in einer leichten Preissteigerung von ein oder zwei Dirham pro Ticket niederschlagen würden. Die erhöhten Ticketpreise könnten die geringe Besucherzahl in den Kinos noch weiter sinken lassen oder, einem alternativen Szenario zufolge, mit der verbesserten Vorführqualität wieder mehr Zuschauer ins Kino locken. Die Filmverleiher rechnen auf alle Fälle mit einer staatlichen Unterstützung durch die Institution des CCM und hoffen auf private Investitionen, mit deren Hilfe sie den Übergang zur Digitaltechnik umsetzen könnten. Laut Tarik Moumin, Präsident des Vereins « Save Cinemas in Marocco » müsste man die Ticketpreise insbesondere für junge Leute überdenken, eine sehr weitreichende staatliche Involvierung im Kinobereich erlangen und Kinosäle in allen Städten und Stadtvierteln Marokkos einrichten, denn ’’wenn man nicht sofort reagiert, wird man in Zukunft nicht mehr vom marokkanischen Kino sprechen können“.

26 — avril 2012

Festival International du Film de Marrakech


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

L’industrie cinématographique au Maroc La production de film au Maroc

Ouarzazate se taille au cours des six dernières années la part du lion des

Ces dernières années, le Maroc est devenu l’un des endroits les plus appréciés par les producteurs de films internationaux et s’est placé en seconde position des pays arabes, derrière l’Egypte. Chaque année, 30 à 40 films de différents genres sont tournés au Maroc. Les Américains, mais aussi les Français, les Italiens, les Britanniques ou les Allemands apprécient de plus en plus le Maroc comme lieu de tournage. Selon le Centre Cinématographique Marocain (CCM) plus de 150 productions étrangères ont été réalisées entre 2006 et 2011 au Maroc, avec un investissement moyen de 50 millions d’euros par an. L’Allemagne occupe une part de 6%, tandis que les Etats-Unis sont en tête avec 40%, enfin le Royaume-Uni se positionne en deuxième position avec 36% d’investissement. Les plus grands projets de films réalisés au Maroc dans les cinq dernières années, Prince of Persia (Mike Newell), Green Zone (Paul Green), Body of Lies (Ridley Scott) et Sex and the City II (Michael Patrick King), représentent 55% de l’investissement global. Le royaume, avec son climat chaud, sa situation géographique favorable, sa diversité ethnique et son paysage varié offre d’excellentes conditions pour la production cinématographique. Des sites comme Ouarzazate, l’un des centres marocains de cette industrie, couvrent toutes les activités de la chaîne de la création de valeur : le financement, la production, la distribution et la commercialisation. La concentration de savoir-faire et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée peuvent également répondre à la demande des sociétés internationales. Pour ces raisons, des grands films comme Lawrence d’Arabie, Babel, Gladiator, Kingdom of Heaven, Kundun et Un thé au Sahara ont été tournés au Maroc.

productions cinématographiques avec 45% d’investissements, suivie par la région de Rabat-Casablanca (22%) et Marrakech (17%). La ville du cinéma offre des avantages uniques pour l’industrie du cinéma : une infrastructure bien développée, la concentration de personnel qualifié, l’expérience et le partage des meilleures pratiques, une grande variété ethnique et une coopération étroite entre les différents acteurs sur place. Néanmoins, il reste un manque d’activité marketing et une bonne organisation des personnes actives dans ces secteurs. Pour toutes ces raisons, une Commission du film (« Ouarzazate Film Commission ») a été fondée, dans le but de soutenir les investisseurs étrangers, de structurer le secteur et de commercialiser les atouts d’Ouarzazate en tant que lieu incontournable de tournages. Cette institution met en place des conditions favorables pour la production cinématographique. Cela inclut la recherche d’endroits de tournage, le soutien logistique, la promotion d’utilisation des ressources locales et la création des synergies entre le cinéma et le tourisme. Le but est de relever le nombre de tournage de 57 (2005) à 225 (en 2016) par année et donc de créer 8 000 nouveaux emplois dans la région.

Le CCM - le moteur pour le film marocain Le CCM est le principal organisme public pour l’industrie cinématographique marocaine sous la tutelle du Ministère de la Communication. Il supporte les producteurs de films en facilitant les procédures et en établissant des contacts avec les départements concernés et les autorités locales. L’Institut est responsable de contrôler l’accès et l’exercice de la profession, y compris la délivrance de licences pour les productions cinématographiques, ainsi que pour le contrôle de la production, la distribution et l’exploitation des films (cinéma et vidéo). L’Institut délivre les autorisations de tournage pour tous les films (longs et courts métrages), sur tout support et de tous les genres (fiction, documentaire ...). En outre, le CCM organise et participe à un certain nombre de festivals nationaux et internationaux. Il a également organisé les semaines du cinéma allemand du 14 au 19 décembre 2011 à Rabat.

Bilan 2011

Musée du Cinéma à Ouarzazate Au regard de l’impact positif de cette industrie sur l’économie nationale et la création d’emplois, le Gouvernement a élaboré, à l’initiative du CCM, une série de mesures visant à promouvoir des investissements étrangers : • La création d’un fonds de soutien de l’industrie cinématographique nationale, qui permet des dizaines de tournages de longs et courts métrages chaque année, • Un taux minimum de 2,5% pour l’importation de l’équipement de film et la facilitation des formalités douanières, • L’autorisation d’accès aux sites historiques, • L’exonération de la TVA sur tous les biens et services achetés au Maroc, • La simplification de l’importation temporaire d’armes et de munitions qui sont nécessaires pour le tournage, • La création d’un fonds pour la rénovation d’environ 50 salles de cinéma, • Mise en place de tarifs préférentiels par Royal Air Maroc. Ces facteurs ont permis d’attirer davantage de sociétés cinématographiques internationales, apportant ainsi une contribution au développement de l’industrie cinématographique marocaine. En outre, les investisseurs marocains et étrangers soutiennent le secteur par la mise en place des studios de cinéma modernes à Ouarzazate, la capitale du cinéma marocain, mais aussi à Casablanca. Parmi les plus grands studios on peut nommer les studios Atlas, Kan Zamane ateliers, les ateliers Cinedina, les studios CLA et le studio Ester Andromède.

Bilatéral —

En 2011, les avances sur recettes, qui ont pour but de soutenir l’industrie cinématographique marocaine, ont atteint 60 millions de dirhams. Ce montant inclut les avances sur recettes avant et après production et les primes de qualité. 20 longs métrages et 6 courts métrages ont bénéficié des avances et deux longs métrages ont reçu une prime de qualité mise en place pour la première fois en 2011. Cette aide financière permet donc de réaliser un grand nombre de projets et promet le succès des jeunes cinéastes marocains. Au total, au cours de l’année dernière le CCM a accordée 1 471 autorisations de tournage, dont la moitié de ces films était marocaine et l’autre moitié étrangère. Le Maroc était le pays hôte pour le tournage de neuf longs métrages (y compris le film allemand «Flirt Camp» et «Auslandseinsatz»), cinq films de télévision, cinq séries télévisées, douze courts métrages, 70 documentaires et vidéos promotionnelles, des reportages, etc. Depuis quelques années, le Maroc défend sa position en tant que destination de tournage à l’échelle internationale et se développe grâce à des mesures facilitantes pour les investisseurs étrangers. Mais sans une distribution et une exploitation réussies, la production du film ne serait pas où elle se trouve maintenant.

27 — avril 2012

Rond-point à Ouarzazate


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Exploitation et distribution cinématographique au Maroc En découpant l’industrie cinématographique en une chaîne de création de valeur, on distingue, d’une manière simplifiée, trois éléments successifs : la production, la distribution et l’exploitation du film. Au contraire de la production florissante et dynamique actuelle au Maroc, la distribution et l’exploitation cinématographiques se trouvent en crise. Pourquoi ? D’abord, une clarification concernant les deux termes de la distribution et de l’exploitation : Les activités de la distribution relatives au cinéma contiennent le marketing et la diffusion d’un film dans le monde. L’étape suivante de l’exploitation est d’abord franchie dans les cinémas eux-mêmes et embrasse la programmation, l’entretien des localités, l’encaissement des recettes et la relation avec les spectateurs. Après, elle contient également la diffusion continue des films sur DVD ou en tant que téléfilm. Depuis les années 1980, le nombre des spectateurs et, en parallèle, le nombre des salles de cinéma au Maroc est en régression constante : S’élevant encore à 280 salles en 1982, leur nombre a chuté à 124 salles en 2006 pour n’arriver qu’à 44 salles dans tout le pays actuellement. En moyenne, sept salles de cinéma doivent fermer chaque année d’après Abdelhamid Marrakchi, Président de la Chambre Marocaine des Salles de Cinéma (CMSC). Surtout les petites salles ne perçoivent que des recettes minimes, atteignant rarement plus d’un million de dirhams, à cause d’une très faible fréquentation du côté des spectateurs qui ne dépasse quelquefois pas 600 à 700 entrées par semaine. Mais, déjà la copie d’un seul film coûte 25.000 DH et c’est la raison pour laquelle un distributeur ne peut habituellement tirer que quatre ou cinq copies limitant ainsi énormément les possibilités de projection. Le groupe français « Mégarama », au cours de la dernière décennie, a ouvert la bataille pour encourager les Marocains à revenir au cinéma. Avec un investissement de près de 20 M. €, ce groupe est entré sur le continent africain en 2002 en ouvrant le premier multiplexe à Casablanca avec 14 salles, suivi par celui de Marrakech en 2006 avec neuf salles. La réussite est là : avec ses deux multiplexes, le groupe Mégarama réalise 60% du CA et 40% des entrées de tout le pays. Selon les chiffres du Centre Cinématographique Marocain (CCM) pour tout le Maroc en 2011, les recettes des cinémas se sont élevées à environ 68 MDH et le nombre d’entrées à environ 2,25 M. En regardant le résultat de l’année passée des box-offices marocains par nationalité, les films américains ont occupé le premier rang avec des recettes d’environ 27 MDH, les films marocains le deuxième rang avec environ 10 MDH et les films égyptiens le rang numéro trois avec environ 7 MDH des recettes.

Cinema IMAX Morocco Mall Casablanca

Box office par nationalité Nombre de films

Nombre d’entrées

% Par rapport à l’ensemble du parc

Recettes guichet en Dh

% Par rapport à l’ensemble du parc

USA

169

752 655

40,68

26 723 817

46,83

Maroc

38

366 291

19,80

10 415 396

18,25

Egypte

44

277 169

14,98

7 295 585

12,78

Inde

Pays d’origine

165

160 759

8,69

2 230 870

3,91

USA/GB

9

62 074

3,35

2 229 926

3,90

France

15

24 694

1,68

847 925

1,49

Grande Bretagne

4

17 161

0,93

647 852

1,13

USA/Espagne

1

216

0,01

1 732

0,01

101

189 136

10,22

6 666 579

11,68

1 850 155

100%

57 059 682

100%

Divers Total

Source : CCM (2012) : Bilan Cinématographique Année 2011

Bilatéral —

28 — avril 2012


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Raisons diverses soulevant la crise de cinéma

Festivals de film

Quant à la crise de l’exploitation cinématographique, la première cause toujours mentionnée est le piratage qui se propage au Maroc comme dans toute l’Afrique depuis une décennie. Selon l’Office de Changes, 50 millions de DVD vierges entrent au Maroc chaque année venant de la Chine. Ils sont importés de manière légale et payés en devises marocaines. Après, on grave les films et les revend au marché noir. Par conséquence, le CA des pirates, estimé à 250 MDH, échappe chaque année au fisc marocain. Proprement dit, il y a une loi punissant le piratage au Maroc selon laquelle un fraudeur pourrait être condamné à deux ans de prison et pénalisé d’une amende de 600.000 DH. Mais l’application de la loi 2-00 relative aux droits d’auteur et aux droits voisins corroborée par la loi 07-03 sur la lutte contre la cybercriminalité reste limitée selon David Frauciel, directeur général du Mégarama Casablanca. La politique de sa maison : essayer d’acquérir les droits d’exploitation pour un film en même temps que les salles européennes et américaines afin d’avoir une longueur d’avance aux pirates.

A propos des festivals : pour promouvoir sa propre production de films, le Maroc compte sur de nombreux festivals nationaux puisant leur origine en 1968 avec le premier Festival du Film Méditerranéen à Tanger (se déroulant aujourd’hui à Tétouan). Depuis 2000, le nombre des festivals de films au Maroc a proliféré et surtout l’augmentation massive de la production de courts-métrages durant la dernière décennie va de pair avec la création de beaucoup de nouveaux festivals comme le Festival de Court Métrage et Documentaire à Casablanca, qui permettent de plus « d’encadrer » ces réalisations. Durant l’année 2011, le Maroc lui-même a connu 46 manifestations cinématographiques nationales, notamment des festivals de films et des rencontres autour du cinéma comme le Festival National du Film à Tanger et le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) pour ne citer que les plus connus. Le CCM a également organisé sept manifestations cinématographiques autour des films étrangers. En décembre 2011, par exemple, la Semaine du Film Allemand s’est déroulée dans la Salle «7ème Art» à Rabat.

Mais ce n’est pas seulement le piratage qui cause la crise actuelle de l’exploitation cinématographique au Maroc, elle va de pair avec une désaffectation du public et puise ses origines plus loin : il faut d’abord prendre en considération l’arrivée des loisirs concurrentiels au cinéma, notamment la télévision et l’introduction des cassettes vidéo dans les années 1980, puis l’arrivée de l’internet à la fin des années 1990. Depuis les années 1980, les prix de tickets de cinéma ont aussi augmentés successivement pour atteindre aujourd’hui 30 DH pour les petites salles, entre 40 et 50 DH dans les Mégarama et 60 DH pour des séances de film en 3D. Le fait d’aller au cinéma est devenu un luxe au Maroc si on compare le prix d’un ticket à celui d’un DVD piraté d’environ 5 à 7 DH. En général, les prix des billets de cinéma sont libres au Maroc; les exploitants peuvent établir la marge bénéficiaire qu’ils souhaitent. Leur seule obligation est d’en informer le CCM. Les autres phénomènes détournant les spectateurs du cinéma sont souvent les mauvaises conditions de projections (mauvais image et son) couplées à un manque d’entretien des salles et des désagréments pendant la projection, directement causés par le public qui ne respecte pas toujours le film en tant qu’œuvre d’art. Nous pouvons aussi souvent remarquer une certaine passivité de la part des gérants de cinéma à s’orienter plus vers le public et faire un vrai travail sur la programmation. On peut surtout constater dans les petites salles un réel manque de marketing, notamment peu de publicité, un site internet mal entretenu ou tout simplement inexistant. L’éloignement du cinéma du domicile des spectateurs potentiels génère une autre tension : d’abord, la plupart des cinémas au Maroc est concentrée dans les grands centres urbains excluant ainsi l’accès des habitants ruraux aux spectacles du septième art, et ce malgré les projections ambulantes dites « Caravanes Cinématographiques » organisées par le CCM dont l’origine date de l’époque du Protectorat. Ces caravanes visent à rapprocher le cinéma de son public dans des régions sans salles de cinéma et aussi d’enrichir les programmes des festivals de films et rencontres culturelles. En 2011, ces caravanes ont effectué 67 tournées à travers tout le Royaume. La deuxième conséquence de l’éloignement des cinémas est le sentiment d’insécurité qui empêche les gens souvent de sortir chez eux pour aller voir un film au cinéma. Enfin, beaucoup de gens ne sont simplement pas intéressés d’aller au cinéma. Selon une étude du CCM, 60 % de la population marocaine ne va au cinéma qu’une seule fois par an. Ce sont avant tout les jeunes qui font un effort pour franchir la distance entre leur domicile et la salle obscure, souvent pour s’enfuir du cadre trop serré de la famille. En ce qui concerne les genres, ce sont les comédies sociétales populaires qui marchent le plus aux box-offices. Les films d’auteur par contre sont des flops chez les spectateurs ordinaires et n’obtiennent du succès que lors des festivals. Selon l’Article 8 de la Loi 20-99 relative à l’organisation de l’industrie cinématographique, toute exploitation commerciale d’un film au Maroc est subordonnée à l’obtention d’un visa délivré par le directeur du CCM. Ce visa est refusé ou le film est coupé s’il contient « des scènes contraires aux bonnes mœurs » ou est « préjudiciable aux jeunes ». En 2011, le CCM a accordé 183 visas d’exploitation, dont 25 pour des films marocains. Pour répondre directement aux demandes des festivals occidentaux et des émetteurs de télévision de droit public européen comme les chaînes « ARTE » et « 3Sat », il existe toute une production de films réalisés au Maroc par les marocains qui n’obtiennent pas les autorisations nécessaires pour être diffusés au Maroc du fait de leur caractère trop autocritiques envers le Royaume.

Bilatéral —

Pareillement dès 2000, le cinéma marocain s’est positionné en termes de visibilité à l’échelle internationale, notamment dans le cadre des festivals de films internationaux. Le film marocain a été présent l’année passée dans 131 évènements autour du cinéma partout dans le monde, dont cinq en Allemagne, par exemple lors des « Journées du Film Marocain » à Berlin en septembre 2011. Au total, 47 prix ont été remportés par des films marocains présentés lors de festivals étrangers. Exemple récent de février 2012 : le réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi a reçu le prix du jury indépendant de la Confédération Internationale des Cinémas d’Art et d’Essai (C.I.C.A.E.) à la Berlinale pour son film « Mort à vendre/ Death for sale » (voir interview avec Monsieur Bensaïdi). Finalement, existe-t-il une solution de sortie de crise pour le cinéma au Maroc ? Selon l’UNESCO, elle peut être trouvée dans un encouragement de la production nationale et dans la construction de multiplexes et de multisalles à l’image des Mégarama à Casablanca et Marrakech. En ayant pour objectif de construire bientôt des nouveaux cinémas à Tanger, Rabat, Agadir et Fès, le groupe Mégarama s’inscrit déjà dans le cadre de cette mesure. Selon Bénédicte Dumeige, membre de l’association « Des Cinémas pour l’Afrique », c’est la numérisation des salles qui est la condition du développement des salles au Maroc. En ce moment, le Mégarama Casablanca est le seul cinéma dans tout le Royaume disposant d’un projecteur numérique dans trois salles. Depuis juillet 2011, la CMSC et le CCM se réunissent régulièrement pour discuter des solutions à adopter pour réussir le passage au numérique dans tout le secteur cinématographique marocain. Leur but est la disparition des copies de films en 35 mm d’ici en juin 2012, mais le coût élevé d’un million de dirhams (environ 88.500 €) par salle de cette opération se traduirait par une légère augmentation du prix de tickets d’un à deux dirhams. L’augmentation des prix des billets pourrait provoquer encore plus la baisse de la fréquentation ou, autre scénario, au contraire, la meilleure qualité des projections pourrait faire revenir les spectateurs dans les salles de cinéma. Les exploitants des salles comptent de toute façon sur le soutient de l’Etat par le CCM et sur les investissements privés pour prendre en charge le passage au numérique. D’après Tarik Mounim, Président de l’association « Save Cinemas in Marocco », le prix des tickets devraient être révisé (surtout pour les jeunes), l’Etat devrait s’impliquer de manière très forte dans le domaine du cinéma et des salles de projection devraient être instaurées dans chaque quartier de chaque ville du Maroc car « [s]i on ne réagit pas tous dans l’immédiat, on ne pourra plus parler, dans l’avenir, de cinéma marocain. » Sources : • Bakrim, Mohammed : Cinéma Marocain : Dynamisme, Tendances et Caractéristiques • Centre Cinématographique Marocaine (www.ccm.ma) • Elena, Alberto : Présentation. In : Elena, Alberto : Las mil y una imagenes del Cine Marroqui • Goethe Institut (www.goethe.de/ins/eg/prj/abs/a09/mar/en5368788.htm) • Save Cinemas in Marocco (www.savecinemasinmarocco.com) • Africine (www.africine.org) • Jaïdi, Moulay Driss: Cinéma et Public(s) au Maroc. In: Elena, Alberto: Las mil y una imagenes del Cine Marroqui • Kommunikationsministerium (www.mincom.gov.ma) • Le Soir Echos, L’Economiste, Actuel, dRadio • Loi n° 20-99 relative à l’organisation de l’industrie cinématographique du 15 mars 2001 • Megarama (www.megarama.fr/infos-groupe) • Mhakkak, Noureddine: Les films d’Afrique et la critique cinématographique. • Region Souss Massa Drâ (www.regionsmd.com) • UNESCO (http://rabat.unesco.org/IMG/pdf/IndustriesCulturellesMaroc.pdf)

29 — avril 2012


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

‘‘Marokko ist ein seltenes Beispiel für einen dynamischen Filmsektor auf dem afrikanischen Kontinent und nimmt damit einen wichtigen Platz in der internationalen Filmszene ein. Mehrere weltbekannte Filmemacher haben sich bereits für das Königreich entschieden.“ Interview mit Nour-Eddine Saïl, Geschäftsführer des Centre Cinématographique Marocain (CCM) Herr Saïl, Sie sind Direktor des CCM. Was sind dessen Hauptaufgaben? Das CCM ist eine öffentliche Institution mit eigener Rechtspersönlichkeit und finanzieller Autonomie. Es wurde am 8. Januar 1944 gegründet und ist für Produktion, Vertrieb und Vorführung von Filmen verantwortlich. Es ist zu 90% vom marokkanischen Staat finanziert. Die restlichen 10% werden durch Laborleistungen und Produktionsdienstleistungen gedeckt. Die Aufgaben des CCM sind: • Steuerung und strategische Führung der Filmindustrie • Werbung für und Kooperation in der Filmindustrie • Führung eines Filmverzeichnisses • Bereitstellung von Laborleistungen und Auditorien • Erhaltung und Aufwertung des Filmerbes • Koordination zwischen den Akteuren

Im Jahr 1980 hat das CCM einen Fonds für die Filmproduktion in Marokko geschaffen. Nach welchen Kriterien vergibt das CCM die Zuschüsse, wie zum Beispiel den Vorschuss auf das Einspielergebnis (vor oder nach der Produktion), und die Qualitätsprämien? Wie kann ein marokkanischer Regisseur von der finanziellen Unterstützung profitieren? Seit 1980 unterstützt Marokko die Produktion von Spielfilmen und Kurzfilmen über einen Fonds, welcher durch das CCM geführt wird. Seit Januar 2004 wurde beschlossen, die finanzielle Unterstützung als Vorschuss auf das Einspielergebnis zu vergeben. Diese Entscheidung wurde im selben Jahr durch ein Rundschreiben über die Verwendung des Vorschusses und eine Rückzahlungsvereinbarung begleitet. Auf diese Weise soll eine maximale Transparenz bei der Verwaltung von Vorschüssen gewährleistet und den Empfängern ermöglicht werden, in einem professionellen Rahmen produzieren zu können. Es ist wichtig zu beachten, dass es sich bei mehr als der Hälfte der Spielfilmprojekte, die Unterstützung erhalten, um den ersten Film des jeweiligen Regisseurs handelt. Das Ziel ist es, die neue Generation von Regisseuren zu fördern und den marokkanischen Film mit neuen Visionen zu bereichern. Die Vorschüsse werden von einem Ausschuss bestehend aus elf Mitgliedern (einschließlich des Präsidenten) gewährt: • Fünf Mitglieder gehören zur kulturellen und künstlerischen Welt mit einer gewissen Affinität zum Kino • Drei Mitglieder haben die erforderlichen Fähigkeiten, das Budget eines Films zu bewerten • Drei Vertreter sind vom Ministerium für Kommunikation, dem Ministerium für Wirtschaft und Finanzen und dem CCM. Die Auswahl von Filmprojekten wird nach strengen Kriterien - der Qualität des Drehbuchs, der Machbarkeit und der künstlerischen Qualität - vorgenommen. Alle Entscheidungen werden vor dem Hintergrund der Förderung der nationalen Filmindustrie getroffen.

Bilatéral —

Im Jahr 2011 vergab der Fonds erstmalig eine Qualitätsprämie nach der Produktion. Dies schafft einen Anreiz zur weiteren Qualitätsverbesserung der produzierten Filme. Wie hoch sind die ausländischen Investitionen in der Filmindustrie Marokkos in den letzten Jahren? Durch welche Maßnahmen versucht das CCM ausländische Investoren anzuziehen? Trotz der globalen Wirtschaftskrise und der Tatsache, dass einige Dreharbeiten verschoben wurden, wurden in Marokko von 2006 bis 2011 über 150 ausländische Produktionen durchgeführt. Die Investitionen betrugen 300 Millionen Euro, d.h. im Durchschnitt 50 Millionen Euro pro Jahr. Dies spiegelt die hohe Attraktivität Marokkos als Filmstandort für ausländische Produzenten wider. Vier Produktionen, die in diesem Zeitraum durchgeführt wurden, machen mehr als 55% dieser Investitionen aus. Der amerikanische Blockbuster «Prince of Persia» wurde im Jahr 2008 in Marrakesch, Ouarzazate und Erfoud von dem Engländer Mike Newell produziert. Die zweite große Produktion, «Green Zone», ist ein englischer Blockbuster von Paul Green Grass und wurde 2008 in Rabat-Salé gedreht. Die dritte wichtige ausländische Produktion in Marokko ist «Body of Lies» unter der Regie von Ridley Scott, gedreht im Jahr 2007 in Rabat und Ouarzazate mit Leonardo DiCaprio und Russell Crowe. Schließlich die vierte große Produktion mit dem Titel «Sex and the City II» von Michael Patrick King, für die die Dreharbeiten in Marokko im Jahr 2009 in Marrakesch, Rabat und Erfoud stattfanden. Marokko stellt somit ein seltenes Beispiel für einen dynamischen Filmsektor auf dem afrikanischen Kontinent dar und nimmt damit einen wichtigen Platz in der internationalen Filmszene ein. Mehrere weltbekannte Filmemacher haben sich bereits für das Königreich entschieden. Marokko will der begehrteste Drehort Afrikas werden, insbesondere da es über Studios in Ouarzazate verfügt, die den Dreh von Filmen enormer Größe ermöglichen. Mit dem Ziel, die Wertschöpfungskette weiter auszubauen und die Wettbewerbsvorteile Marokkos zu steigern, wurden mehrere Maßnahmen durch das CCM umgesetzt:

30 — avril 2012


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

• Die Schaffung von wesentlichen Anreizen für ausländische Produktionen in Marokko, wie die Vereinfachung des Zollverfahrens für die vorübergehende Einfuhr der Filmtechnik und von Waffen und Munition zur Verwendung bei Dreharbeiten; Unterstützung durch die königlichen Streitkräfte, die Königliche Gendarmerie, den Nationalen Sicherheitsrat und die Hilfskräfte durch die Bereitstellung von personellen und materiellen Ressourcen für die Dreharbeiten sowie die Unterstützung verschiedener Departements und Institutionen wie beispielsweise der Justiz, des Inneren, ODEP, ANRT. • Die Unterzeichnung von Kooperationsabkommen im Bereich der Koproduktion von Kinofilmen zwischen Marokko und vielen Ländern, wie die Vereinbarung vom 12. Oktober 2009 in London zwischen dem Großbritannien und Marokko. • Die Präsenz von Marokko bei internationalen Festivals: Um das marokkanischen Kino im Ausland zu fördern, hat das CCM seit 2006 einen Stand auf dem Cannes Film Festival. Durch die ständige Präsenz des CCM kann sich Marokko weiterhin in der Filmlandschaft als globaler Partner mit realen Standortvorteilen behaupten. • Die Schaffung von Filmkommissionen, die den Empfang von Dreharbeiten in Marokko erleichtern und den Standort und lokale Ressourcen im Ausland bewerben. Was ist Ihre Wahrnehmung der deutsch-marokkanischen Zusammenarbeit im Bereich Film? In der Rangliste der Länder nimmt Deutschland den fünften Platz mit einem Anteil von 6% der ausländischen Investitionen ein, d.h. durchschnittlich werden ca. 3 Millionen Euro pro Jahr investiert. Um hier eine positive Entwicklung zu bewirken, ist es wichtig, dass Deutschland und Marokko ein Abkommen über die Zusammenarbeit im Bereich der Koproduktion von Filmen unterzeichnen. Dieses Abkommen sollte es deutschen Produzenten erleichtern, Filme in Marokko zu drehen, sowie die marokkanischen Kollegen bei der Durchführung von Koproduktionen mit deutschen Institutionen unterstützen. Solche Partnerschaften sollten auch Anreize in Bezug auf die Steuer- und Finanzpolitik sowie auf technische und logistische Unterstützung beinhalten. Wir wirkt das CCM der Krise des marokkanischen Kinos entgegen? Aufgrund der Kinokrise ist der strategische Plan 2012-2014 die aktuelle Priorität des CCM. Er umfasst mehrere strategische Maßnahmen, die als notwendig erachtet werden, um das marokkanische Kino wiederzubeleben: • Unterstützung bei der Erweiterung von Kinosälen mit einer Leinwand zu Kinosälen mit mehreren Leinwänden • Ausstattung der Kinosäle mit digitalen Projektoren • Unterstützung bei der Finanzierung der Computerisierung der Kassen • Unterstützung beim Bau von Multiplexkinos • Bekämpfung der Piraterie Die Zahl der Kinosäle mit einer Leinwand stabilisiert sich auf 40, während sich die Expansion der Multiplexe Megarama weiter fortsetzt. Diese Multiplexe locken allein 51% aller Eintritte im Land an. Dieser Anteil betrug im Jahr 2010 45%, 2009 36% und 2008 27%. Die Megarama-Kinos spielen gleichzeitig 68% der gesamten Einnahmen in Marokko ein (63% im Jahr 2010 und 53% in 2009). Da die Multiplexe die Zukunft des marokkanischen Kinos sind und deren Entstehung europäische Filmmacher dazu bringen, ihre Filmaktivität weiterzuentwickeln, ist es unerlässlich für Marokko diese neuen Kinos auszubauen, und dies insbesondere in den Großstädten. Aber auch wenn diese Multiplexe eine wesentliche Rolle bei der Modernisierung des Kinos spielen, haben sie dennoch auch eine abrupte

Bilatéral —

(c) CCM

Veränderung in der Beziehung zwischen Verbreitung und Nutzung der Filme – insbesondere auf Kosten der kleinen Kinos – bewirkt. Um diesem abzuhelfen, ist es geplant, einen Ethik-Kodex zwischen Filmverleihern und Betreibern von Filmtheatern zu entwickeln. Mithilfe dieses Kodexes soll die Filmwirtschaft im Einklang mit den Grundsätzen des freien und fairen Wettbewerbs und dem wirtschaftlichen Gleichgewicht zwischen Nutzung und Distribution reorganisiert werden. Was sind die wichtigsten Themen und Anliegen im Bereich des Kinos für das CCM im Jahr 2012? Um den großen Herausforderung zu begegnen und das Kino wiederzubeleben, wird – abgesehen von den vorher genannten Punkten – eine Reihe weiterer konkreter Maßnahmen im Jahr 2012 umgesetzt werden: • Umwandlung des Kinosaales ‘‘7ème Art“ in Rabat in ein Multiplexkino mit vier oder sechs Leinwänden • Bau der neuen Multiplexkinos in Tanger, Agadir und Rabat sowie Sanierung und Modernisierung bestehender Kinos • Verbreitung von Computer-Ticketing in allen Kinos • Stärkung der Rolle des Kinos Natürlich werden parallel noch andere Maßnahmen ergriffen, damit die marokkanische Filmindustrie ihre nationale und internationale Präsenz stärken kann: • Sicherstellung der marokkanischen Präsenz auf Filmfestivals im Ausland • Bestätigung der marokkanischen Position als natürliche Destination für ausländische Produktionen • Förderung der Filmkultur • Wachstum der nationalen Filmwirtschaft Wir bedanken uns für das Interview, Herr Saïl!

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Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

« Le Maroc offre un des rares exemples de cinématographie dynamique sur le continent africain et occupe une place importante sur la scène cinématographique internationale puisque plusieurs cinéastes de renommée mondiale ont opté pour le Royaume pour le tournage de leurs films. » Interview avec Nour-Eddine Saïl, Directeur Général du Centre Cinématographique Marocain (CCM) Monsieur Saïl, vous êtes Directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM). Quelles sont ses missions principales en tant qu’établissement public ? Le CCM est un établissement public doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Il a été créé le 8 janvier 1944 et a pour objet la production, la distribution et l’exploitation de films cinématographiques. Il est financé à 90% par l’Etat marocain. Les 10% restant proviennent des recettes des prestations du laboratoire et des prestations de production. Ses missions consistent en : • le contrôle et la veille stratégique de l’activité cinématographique, • le soutien à l’économie du cinéma, • la promotion du cinéma et sa diffusion auprès de tous les publics, • la coopération cinématographique, • la conservation du registre de la cinématographie, • l’offre des prestations laboratoire et auditorium, • la conservation et la valorisation du patrimoine cinématographique, • la coordination entre les intervenants du secteur, • l’exercice de la profession cinématographique. En 1980, le CCM a créé un fonds de soutien dédié à la production cinématographique au Maroc. D’après quels critères le CCM accorde-t-il, par exemple une avance sur les recettes (avant ou après la production), et qu’en est-il de la prime de qualité aux films ? Que doit faire un réalisateur marocain pour recevoir une telle aide financière ? Depuis 1980, le Maroc soutient la production des films cinématographiques de longs et de courts métrages via un fonds d’aide à la production cinématographique nationale. Le secrétariat et le suivi de ce fonds étant assurés par le Centre Cinématographique Marocain. Depuis janvier 2004, il a été décidé de ne plus considérer le soutien financier comme une aide financière à fond perdu mais plutôt comme une avance sur recettes. Cette décision a été suivie, la même année, par la promulgation d’une note circulaire relative à l’utilisation de l’avance sur recettes et l’établissement d’un contrat de remboursement type. Il est entendu que la raison qui motive ces dispositions, est d’assurer le maximum de transparence dans la gestion des avances accordées et aussi de permettre aux sociétés de production bénéficiaires de travailler dans des conditions professionnelles optimales. Il est important de noter que, pour les projets de longs métrages ayant bénéficié du soutien avant production, il s’agit du premier long métrage pour presque la moitié des réalisateurs. L’objectif dans l’encouragement de cette nouvelle génération de réalisateurs est d’enrichir le cinéma marocain avec de nouvelles visions jeunes et ambitieuses. Les avances sur recettes sont accordées par une commission constituée de 11 membres (dont le Président) et comprenant : • 5 membres appartenant au monde culturel et artistique ayant une affinité certaine avec le domaine du cinéma, • 3 membres ayant les compétences nécessaires pour évaluer le budget d’un film et, • 3 membres représentant le Ministère de la Communication, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Centre Cinématographique Marocain. La sélection des projets de films se fait selon des critères rigoureux, à savoir la qualité de l’écriture des scénarii, la faisabilité du projet et le principe de Bilatéral —

(c) CCM

la qualité artistique du travail. Toutes les décisions prises sont de nature à promouvoir et à hisser la production cinématographique nationale. En 2011, les portes du fonds d’aide se sont ouvertes pour la première fois de l’histoire du cinéma national aux films documentaires suite à des amendements apportés en 2010 à la loi correspondante. Aussi en 2011, et pour la première fois de son histoire, le fonds d’aide attribue une prime à la qualité après production. Il s’agit d’un encouragement qui vise à rehausser davantage la qualité des films produits. Quelle hauteur les investissements étrangers atteignent-ils dans le domaine du cinéma au Maroc ? Par quelles mesures le CCM essaie-t-il d’attirer les étrangers à investir dans le domaine du film ? En dépit de la crise économique mondiale et du fait que certains tournages aient été reportés, le Maroc a réussi à attirer, de 2006 à 2011, plus de 150 productions étrangères drainant un investissement de 300 millions d’euros, soit une moyenne de 50 millions d’euros par an. Ce résultat témoigne du fort attrait du Maroc, dans sa globalité, en tant que destination cinématographique intéressante pour les producteurs étrangers. Quatre des productions, réalisées dans cette période, totalisent à elles seules plus de 55% de cet investissement. La première, intitulée « Prince of Persia », est une superproduction américaine tournée, en 2008, à Marrakech, Ouarzazate et Erfoud. Ce film, réalisé par l’anglais Mike Newell, est l’un des plus grands tournages jamais réalisés au Maroc. La seconde grande production, intitulée « Green zone » est une superproduction anglaise réalisée par Paul Green Grass et tournée en 2008 principalement à Rabat-Salé. Ce film, qui est un thriller sur la guerre de l’Irak, est interprété par Matt Damon en tête d’affiche et Angelina Jolie. Quant à la troisième grande production étrangère tournée au Maroc, elle est intitulée « Body of lies » et réalisée par Ridley Scott. C’est une superproduction anglaise tournée en 2007 à Rabat et Ouarzazate avec à l’affiche Leonardo DiCaprio et le néo-zélandais Russel Crowe. Enfin la quatrième grande production, intitulée « Sex and the city II», est une production américaine écrite et réalisée par Michael Patrick King. Son tournage au Maroc a eu lieu en 2009 à Marrakech, Erfoud et Rabat.

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Pour l’ensemble de ces productions, les principaux sites de tournages, au cours de ces six dernières années, étaient par ordre décroissant du budget investi : • Ouarzazate : 45%, • Rabat-Casablanca : 22%, • Marrakech : 17%, • autres : 16%.

Quelle est la contribution du CCM pour alléger la crise de l’exploitation cinématographique marocaine ? Tenant compte des difficultés que vit le secteur d’exploitation, le Plan stratégique 2012-2014 du CCM place la salle de cinéma au cœur de ses préoccupations. Il comporte ainsi plusieurs orientations stratégiques jugées nécessaires à la relance de l’activité de la salle de cinéma qu’elle soit à écran unique ou à plusieurs écrans.

Le Maroc offre ainsi un des rares exemples de cinématographie dynamique sur le continent africain et occupe ainsi une place importante sur la scène cinématographique internationale puisque plusieurs cinéastes de renommée mondiale ont opté pour le Royaume pour le tournage de leurs films. Le Maroc aspire à être la destination la plus convoitée en Afrique surtout qu’il dispose de studios à même de tourner des films de taille notamment à Ouarzazate qui se hisse désormais au rang de pôle international du septième art.

Parmi ces orientations stratégiques, on trouve donc : • Le soutien à la transformation des salles à écran unique en salles à plusieurs écrans, • L’aide à l’équipement des salles en projecteurs numériques, • L’aide à l’informatisation des caisses des salles, • Le soutien à la construction des multiplexes, • Le renforcement de la lutte contre le piratage.

Dans l’objectif de renforcer davantage sa chaîne de valeur et multiplier ses avantages compétitifs du Maroc, plusieurs actions ont été prises par le CCM comme :

Le nombre des salles à écran unique se stabilise autour de 40 salles qui continuent d’être en activité alors que les Multiplexes du Megarama poursuivent leur progression. Ces multiplexes Megarama attirent à eux seuls 51% (soit plus de la moitié) de l’ensemble des entrées de tout le pays. Ce pourcentage était de 45% en 2010, 36% en 2009 et 27% en 2008. Ces mêmes Megarama réalisent plus de 68% (soit plus des 2/3) de la recette guichet globale de tout le parc des cinémas au Maroc. (63% en 2010 et 53% en 2009).

1/ La mise en place d’importantes mesures incitatives en faveur des tournages de films étrangers au Maroc comme la simplification des procédures de dédouanement du matériel de tournage ; l’assouplissement de la procédure d’importation temporaire d’armes et de munitions utilisées dans le tournage des films ; l’assistance des Forces Armées Royales, de la Gendarmerie Royale, de la Sûreté Nationale et des Forces Auxiliaires par la mise à la disposition des producteurs des moyens humains et matériels pour le tournage de leurs films ; le concours de différents départements ministériels et offices pour faciliter le tournage dans les lieux sollicités comme Justice, Intérieur, ODEP, ANRT. 2/ La signature d’Accords de Coopération dans le domaine de la coproduction cinématographique entre le Maroc et un grand nombre de pays, comme l’accord du 12 octobre 2009 à Londres entre le RoyaumeUni et le Maroc. 3/ La présence du Maroc dans les festivals internationaux : Dans l’objectif de promouvoir la destination Maroc et le cinéma marocain à l’étranger, le CCM a ouvert un stand, depuis 2006, au Festival de Cannes, entièrement dédié à la profession du cinéma marocain. Grâce à la présence permanente du CCM au Festival de Cannes depuis 2006, le Maroc ne cesse de s’affirmer, au sein du paysage cinématographique mondial comme un interlocuteur doté d’atouts réels. 4/ La création de Films Commissions dont l’objectif est de faciliter l’accueil des tournages au Maroc et promouvoir le lieu et les ressources locales auprès des producteurs La première Film Commission est la « Ouarzazate Film Commission » créée le 28 janvier 2008 avec comme mission principale de développer l’industrie cinématographique à travers la mise en place d’une plate-forme incitant à la multiplication des tournages nationaux et internationaux dans la région du Souss Massa Draa. Pour mener à bien ses actions, cette Film Commission bénéficie d’un soutien financier annuel du CCM depuis sa création. Quelle est votre perception de la collaboration maroco-allemande dans le domaine du film, notamment lors des tournages au Maroc ? Dans le classement des plus importants pays effectuant des tournages au Maroc, l’Allemagne se place en 5e position avec une part égale à 6% du budget global investi au Maroc. La part de l’Allemagne de 6% correspond à un investissement moyen par an de 3 millions d’Euros seulement. Pour faire évoluer ce montant, il est important pour les deux pays (Allemagne et Maroc) d’aboutir à la signature d’un Accord de Coopération dans le domaine de la coproduction cinématographique. Cet Accord devrait prévoir des facilités pour les professionnels allemands voulant produire des films au Maroc, ainsi que pour leurs homologues marocains désireux de mener des coproductions avec les institutions cinématographiques de ce pays. Ce genre de partenariat devrait prévoir aussi des mesures incitatives en faveur des coproductions entre les deux pays, notamment aux niveaux fiscal et financier et en matière d’appui technique et logistique.

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Comme les multiplexes sont l’avenir du cinéma au Maroc et que c’est leur construction qui a permis aux européens de relancer et de développer leur parc cinématographique, il est donc essentiel pour le Maroc d’intensifier le développement de ce nouveau type de salles surtout dans les grandes villes. Mais, si les multiplexes jouent un rôle essentiel dans la modernisation du parc des salles, ils contribuent néanmoins à une modification brutale du rapport de force entre la distribution et l’exploitation au détriment surtout de l’exploitation des salles à écran unique. Pour remédier à ce dysfonctionnement, il est prévu d’élaborer un code de déontologie entre distributeurs de films et exploitants de salles de cinéma. L’objet de ce code serait une réorganisation de la profession en tenant compte aussi bien du principe d’une concurrence libre, loyale et équitable entre les salles de cinéma que de celui d’un équilibre économique entre l’exploitation et la distribution. Pour le CCM, quels seront les grands sujets et les préoccupations dans le domaine du cinéma qui vont marquer l’année 2012 ? Pour gagner le grand défi qui consiste à relancer le secteur de l’exploitation, plusieurs actions concrètes seront menées en 2012. Il s’agit en particulier de : • la transformation de la salle Septième Art (Rabat) en multiplexe de quatre ou six salles, • la construction de nouveaux multiplexes à Tanger, Agadir et Rabat, • la réhabilitation et la modernisation du parc existant, • la transformation des salles à écran unique en salles à plusieurs écrans, • la généralisation de la billetterie informatisée à toutes les salles de cinéma, • l’équipement des salles éligibles en projecteurs numériques, • le renforcement du rôle de la Salle de cinéma, • la lutte contre le piratage. Bien entendu, d’autres actions parallèles seront menées pour permettre au cinéma marocain de continuer son évolution dans une courbe ascendante en termes de présence sur le plan national et international. A titre d’exemple on peut citer les principales actions suivantes : • Le maintien de la présence du Maroc dans les grands festivals du film à l’étranger, • La confirmation de la position du Maroc en tant que destination naturelle pour les productions étrangères, • L’encouragement de la culture cinématographique, • L’accroissement de la production cinématographique nationale. Nous vous remercions de cette interview, Monsieur Saïl !

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Die Die Filmindustrie Filmindustrie in in Marokko Marokko | L’industrie | L’industrie cinématographieque cinématographiqueau auMaroc Maroc

Interview mit dem Filmkritiker Mohammed Bakrim

‘‘Das marokkanische Kino ist vielseitig bezüglich der Themen, in der Form, der Technik und der Ästhetik (...). In Marokko haben wir zudem das Glück, junge Leute zu haben, die das Kino verteidigen, ebenso wie die Pioniere, die weiterhin Kino machen.“ Was ist zurzeit Ihre Haupttätigkeit? Ich arbeite hauptsächlich als Filmkritiker und auch als Produktionsberater. Ich bin bei vielen Filmproduktionen beteiligt und unterrichte an der Filmschule von Marrakesch, der ESAV (Hochschule für Visuelle Künste, Anm. d. Red.). Und was genau sind ihre Aufgaben als Präsident des Vereins AMEC, dem Marokkanischen Verein für Kinostudien? Wir ermutigen die Kinoforschung in Marokko. Gerade bewegt sich viel im marokkanischen Kino. Aber wir haben leider festgestellt, dass diese Entwicklung nicht durch Forschung begleitet wird. Daher unterstützen wir diese nun, indem wir Weiterbildungsveranstaltungen für Journalisten, Kritiker und Kinogänger organisieren und einen Preis auf mehreren Filmfestivals vergeben. So haben wir einen Preis der Cinephilie (Liebe zum Kino, Anm. d. Red.) für marokkanische Filme, den wir im Rahmen des Internationalen Filmfestivals von Marrakesch (FIFM) und während des Nationalen Festivals des Marokkanischen Films in Tanger verleihen. Was zeichnet marokkanische Filme bzw. das marokkanische Kino aus? Der Kinokonsum hat in Marokko schon sehr früh Einzug gehalten. Aber als Industrie ist der Film in Marokko noch sehr jung. Der erste marokkanische Film kam 1958 heraus (‘‘Le fils maudit’’ von Mohamed Ousfour, Anm. d. Red.). An dieser Stelle kann man sagen, dass es sich im Bereich der Produktion um eine der dynamischsten Filmindustrien Afrikas und der arabischen Welt handelt. 2011 haben wir 23 Spielfilme und mehr als

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80 Kurzfilme realisiert. Marokkanische Filme spielen in Marokko seit einigen Jahren die höchsten Einnahmen an der Abendkasse ein. Vorher war dies das ägyptische und US-amerikanische Kino. Aber der marokkanische Film ist auch auf dem internationalen Parkett sichtbar, wie beispielsweise auf diversen Filmfestivals. Und der letzte Film von Faouzi Bensaïdi (‘‘Death for sale“ / ‘‘Mort à vendre“, Anm. d. Red.) hat einen Preis bei der diesjährigen Berlinale gewonnen. Wie gesagt, es handelt sich also um eine Filmindustrie mit einer wichtigen Produktion, die sowohl auf nationaler als auch auf internationaler Ebene sichtbar ist. Zudem ist das marokkanische Kino ein sehr vielseitiges Kino, zum Beispiel hinsichtlich der Filmthemen, was uns auch unsere tunesischen, ägyptischen und algerischen Freunde sagen. Das marokkanische Kino interessiert sich sehr für soziale Fragen: Die Rolle der Frau, illegale Einwanderung, das Leben in der Gesellschaft des heutigen Marokko. Es ist außerdem sehr vielseitig in Bezug auf die Filmstile. Da ist zum Beispiel ein Film wie ‘‘The End’’ (von Hicham Lasri, Anm. d. Red.), der einem sehr konkreten Autorenkino angehört. Auf der anderen Seite gibt es kommerzielle Filme, die das große Publikum erreichen wollen und die eine erstklassige Ästhetik aufweisen, um es den Leuten zu ermöglichen, die Filmhandlung nachzuvollziehen. Das heißt, das marokkanische Kino ist vielseitig bezüglich der Themen, vielseitig in der Form, der Technik und der Ästhetik, sowie vielseitig bezüglich der Generationen. In Marokko haben wir das Glück, junge Leute zu haben, die das Kino verteidigen, ebenso wie die Pioniere, die weiterhin Kino machen.

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Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Wie erklären Sie sich den aktuellen Aufstieg des kommerziellen Kinos in Marokko? Gab es mehr Subventionen oder eine größere Nachfrage von Seiten des Publikums? Beides. Zunächst könnte man nicht vom Kino in Marokko sprechen, wenn es nicht den Staat gäbe. Das marokkanische Kino existiert, weil es staatliche Beihilfen gibt. Es gibt einen Fonds in Marokko, der sich «Avance sur recettes» (Vorschuss auf das Einspielergebnis, Anm. d. Red.) nennt und der über ein jährliches Budget von etwa 60 Mio. DH (ca. 6 Mio. €) verfügt. Der Fond ermöglicht erst die heutige marokkanische Filmproduktion und wird auf zweierlei Weise vergeben: Man präsentiert entweder das Drehbuch oder einen Film, der bereits fertig ist. Diese staatliche Beihilfe ermöglicht die Entstehung eines marokkanischen Films, der mit etwa 4 Mio. DH (ca. 400.000 €) produziert wurde. Wir haben festgestellt, dass die staatlichen Beihilfen zu einem größeren Interesse des Publikums am marokkanischen Film führen. So erhalten Filmemacher zusätzlichen Auftrieb und der Staat ist veranlasst, weiterhin Filme zu fördern. Das einzige Problem ist die Krise der Kinosäle in Marokko. Aber die wenigen Säle, die heute existieren, halten sich wegen der marokkanischen Filmproduktionen. Können Sie uns den aktuellen Stand der Digitalisierung der Kinosäle in Marokko oder der Kinobranche im Allgemeinen darlegen? Was denken Sie darüber? Dies ist eine Veränderung, der man nicht entkommen kann. Die Kinogeschichte hat solch eine Veränderung bereits mit der Einführung des Tonfilms und der Farbe im Film erfahren. Das Kino ist schon immer durch technische Entwicklungen durcheinandergebracht worden. In Marokko hat sich diese Veränderung durch die Digitalisierung auf der Ebene der Dreharbeiten vollzogen. Nun ist das Digitale auf Produktionsebene fast schon Alltagspraxis geworden. Das Problem ist, dass die Kinosäle noch nicht auf die digitale Projektion vorbereitet sind. Dies ist eine der großen Baustellen, an denen die neue Regierung und das CCM arbeiten werden. Man muss die Kinosäle wiedereröffnen und sie zur gleichen Zeit digitalisieren. Ich denke, dass die erste Konsequenz der Digitalisierung die Demokratisierung des audiovisuellen Schaffens, insbesondere des Kinos, ist, die interessante Folgen hat. Es gibt nun junge Leute, die sich besser ausdrücken können. Vielleicht kann man sogar sagen, dass es mit der Digitalisierung nun Themen gibt, die zum ersten Mal behandelt werden, insbesondere was den Dokumentarfilm betrifft. Mit der Digitalisierung können die jungen Marokkaner jetzt Themen quer durch die marokkanische Gesellschaft aufgreifen. Ouarzazate ist das Zentrum der Filmproduktion in Marokko. Gibt es andere marokkanische Regionen oder Städte, die eine wichtige Rolle im Kinosektor spielen? Wenn ja, was ist deren Standortvorteil? Für die nationalen und internationalen Dreharbeiten gibt es konkrete Orte, die die Filmschaffenden anziehen. Für das marokkanische Kino bleiben die großen Städte, vor allem Casablanca, weiterhin wichtige Drehorte, da dort viele Filmschaffende zu finden sind. Aber jetzt stellt man fest, dass es Filmschaffende gibt, die die Vorstellungswelt ihres Drehbuchs erweitern wollen, indem sie in andere Regionen gehen. Wie Faouzi Bensaïdi, der seinen letzten Film in Tétouan gedreht hat. Und für ‘‘Sur la planche’’ von Leïla Kilani war es Tanger. Viele neue Filme suchen sich also neue Handlungsorte. Dennoch zieht Ouarzazate wegen seiner historischen Tradition, den Studios vor Ort, dem Klima und Licht sowie der ethnischen Vielfalt die meisten internationalen Filmproduktionen an. Man kann dort einen Film drehen, der in Afghanistan oder in Schwarzafrika spielt.

Dennoch gibt es heute weitere Regionen, die Ouarzazate Konkurrenz machen. Die Regionen von Erfoud, Merzouga, Errachidia, Tétouan, Tanger und Marrakesch weisen natürliche Standortvorteile und eine wichtige Verkehrsinfrastruktur auf. Mit der jetzigen Infrastruktur können die Produktionsfirmen, die in Casablanca sitzen, auch in anderen Regionen außerhalb der historischen Regionen des Kinosektors drehen. Welche Assoziationen verbinden Sie mit dem deutschen Kino und der deutschen Filmindustrie? Die marokkanischen Kinogänger mögen das deutsche Kino sehr, insbesondere das sogenannte «Junge Deutsche Kino» der 70er-Jahre, das die «Neue Deutsche Welle» mit Fassbinder, der «Oberhausener Gruppe» und dem «Oberhausener Manifest» entstehen lassen hat, und von dem heute noch die Internationalen Kurzfilmtage Oberhausen existieren. Manche große deutsche Filmschaffende sind sehr bekannt in Marokko, vor allem Wim Wenders. Und es gibt Koproduktionsabkommen mit Deutschland. Ich denke, Deutschland ist sehr an der marokkanischen Filmproduktion interessiert. Es gibt viele marokkanische Produzenten, die mit deutschen Produzenten für Fernsehfilme, andere Fernsehformate und ebenso ab und zu für Kinofilme zusammenarbeiten. Es besteht bereits eine historische Beziehung im Bereich des Kinos zwischen Marokko und Deutschland. Die Möglichkeiten der deutsch-marokkanischen Zusammenarbeit existieren also vor allem im Bereich der Produktion? Ja, aber eine noch stärkere Zusammenarbeit wäre wünschenswert. Ich kenne marokkanische Produzenten, die sich auf die Beziehung mit Deutschland spezialisiert haben. Marokko kann momentan viel im Bereich der Postproduktion, das heißt, bei allen Tätigkeiten, die nach der Filmproduktion stattfinden, anbieten. Die marokkanischen Filmhochschulen bilden eine große Anzahl an Technikern aus. Vorher mangelte es an qualifizierten Technikern, so dass Filmproduzenten deswegen nicht nach Marokko kamen. Die Filmschule ESAV hier in Marrakesch wurde 2006 eröffnet. Wie ist es mit der Filmschule in Rabat und Ouarzazate? Die Schule in Ouarzazate, das ISMC (Spezialeinrichtung für Kinoberufe, Anm. d. Red.) ist keine Universität im klassischen Sinne. Es handelt sich um eine Berufsausbildung. Sie bilden spezialisierte Techniker, insbesondere für die Bereiche Special Effects, Kostüme und Dekoration aus, weniger Führungskräfte. Hier in Marrakesch hingegen werden Führungskräfte und Ingenieure ausgebildet. Dies ist die beste Schule in ganz Marokko für diese Bereiche. Die Schule in Marrakesch ist eine ebenso interessante Erfahrung: Da viele kompetente Professoren die Lehrenden an der ESAV betreuen, wird ein hohes Niveau erreicht. In Rabat gibt es eine private Schule, das ISCA (Spezialeinrichtung für Kino und den audiovisuellen Sektor, Anm. d. Red.), die sich vor allem auf Fernsehen spezialisiert hat. Bis jetzt sind alle großen Filmschulen in Marokko privat. Aber im September nächsten Jahres wird vom Staat eine öffentliche Ausbildungseinrichtung für das Kino eingerichtet. Vielen Dank für das Gespräch!

‘‘Wir haben festgestellt, dass die staatlichen Beihilfen zu einem größeren Interesse des Publikums am marokkanischen Film führen. So erhalten Filmemacher zusätzlichen Auftrieb und der Staat ist veranlasst, weiterhin Filme zu fördern.“ Bilatéral —

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Interview avec Mohammed Bakrim, critique de film « Le cinéma marocain est diversifié dans les sujets, la forme, la technique et l’esthétique (...). Au Maroc, nous avons la chance d’avoir des jeunes qui défendent le cinéma, de même qu’il y a des pionniers qui continuent aussi à faire du cinéma. » Quel est votre principal travail en ce moment ? Je travaille principalement comme critique et aussi comme consultant dans la production. J’aide beaucoup dans la production et j’enseigne le cinéma à l’école de cinéma de Marrakech, l’ESAV (Ecole Supérieure des Arts Visuels, NDLR). Qu’est-ce que vous faites exactement en tant que président de l’association AMEC (Association Marocaine pour des Etudes Cinématographiques) ? Nous encourageons les recherches sur le cinéma au Maroc. Le cinéma bouge beaucoup au Maroc en ce moment. Mais nous avons malheureusement constaté que ce développement n’est pas accompagné de recherches faites par des analystes. Nous organisons des rencontres de formation pour les journalistes, les critiques, les cinéphiles et, pendant des festivals, nous remettons un prix de la cinéphilie pour les films marocains. Quels sont les caractéristiques spécifiques des films marocains ou du cinéma marocain ? Le Maroc a connu le cinéma très tôt en tant que consommation. Mais en tant qu’industrie, le cinéma marocain est très jeune. Le premier film date de 1958 («Le fils maudit» de Mohamed Ousfour, NDLR). Qu’est-ce qui le caractérise aujourd’hui ? On peut dire que c’est un des cinémas les plus dynamiques d’Afrique et du monde arabe par la production. En 2011, nous avons réalisé et produit 23 longs-métrages et plus de 80 courts-métrages ce qui place le Maroc au niveau des pays qui ont une activité cinématographique importante. Il y a donc une production importante caractérisée par le nombre de vues; elle est visible. La preuve c’est que ce sont des films marocains qui arrivent en tête du box-office au Maroc depuis quelques années. Avant, c’était le cinéma égyptien et le cinéma américain; le film marocain occupe la première place des box offices depuis les années 2004/2005. Mais c’est aussi un cinéma visible au plan international. Tous les jours, le cinéma marocain est invité dans des festivals. Et le dernier film de Faouzi Bensaïdi (« Mort à vendre », ndlr) a reçu un prix à Berlin cette année. Donc, l’industrie cinématographique marocaine est visible sur le plan national et international. Deuxième chose, le cinéma marocain est très diversifié : nos amis tunisiens, égyptiens et algériens nous disent que notre cinéma est fort parce qu’il touche des sujets différents. Le film marocain s’intéresse beaucoup aux questions sociales : la question de la femme, l’immigration clandestine, la vie de la société d’aujourd’hui au Maroc. Il est diversifié aussi dans l’écriture. Il y a des films comme «The End» (de Hicham Lasri, ndlr) qui appartiennent à un cinéma d’auteur très pointu. D’autre part, il y a des films commerciaux qui veulent toucher le grand public et qui ont une esthétique de premier degré pour permettre aux gens de suivre l’histoire. Donc, le cinéma marocain est diversifié dans les sujets, la forme, la technique et l’esthétique et surtout dans les générations. Au Maroc, nous avons la chance d’avoir des jeunes qui défendent le cinéma, de même qu’il y a des pionniers, des anciens, qui continuent aussi à faire du cinéma.

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« L’aide financière de l’Etat a permis aux films marocains de rencontrer leur public ce qui pousse les cinéastes à continuer à travailler et l’Etat à soutenir les films. » Comment expliquez-vous l’émergence actuelle du cinéma commercial au Maroc ? Est-ce qu’il y a plus de subventions ou plus de demandes du public ? Les deux. D’abord, on ne pourrait pas parler du cinéma au Maroc s’il n’y avait pas l’Etat. Le cinéma marocain existe parce qu’il y a une aide publique, le fonds « Avance sur recettes » qui a un budget d’à peu près 60 M. DH (ca. 6 M. €) par an et qui permet la production du cinéma marocain aujourd’hui. Cette aide est faite de deux manières : soit on présente un scénario, soit on présente un film déjà terminé. Cette aide de l’Etat permet la création d’un film marocain d’un coût de 4 M. DH (ca. 400.000 €). Et nous avons remarqué que cette aide a permis aux films marocains de rencontrer leur public. L’arrivée du public dans les films marocains pousse les cinéastes à continuer à travailler et l’Etat à soutenir les films. Le seul problème c’est la crise des salles au Maroc. Mais le peu des salles qui existent aujourd’hui existent grâce aux films marocains. Pourriez-vous expliquer l’état actuel de la numérisation des salles au Maroc ? Qu’est-ce que vous en pensez ? C’est un changement auquel on ne peut pas échapper. L’histoire du cinéma a connu ce genre de changement avec l’arrivée du film parlant et la couleur. Le cinéma a toujours été bousculé par les évolutions techniques. Au Maroc, l’évolution s’est faite par la numérisation au niveau des tournages. Maintenant, au niveau de la production, le numérique est devenu quasiment une pratique normale. Malheureusement les salles ne sont pas encore adaptées à la projection numérique. C’est un des grands chantiers sur lequel le nouveau gouvernement et le CCM travailleront. Il faut rouvrir des salles et en même temps les numériser. A mon avis, la première conséquence du numérique est qu’il a démocratisé la création audiovisuelle et surtout la création cinématographique avec des conséquences intéressantes. Les jeunes maintenant peuvent mieux s’exprimer. Avec le numérique, les jeunes marocains peuvent aborder les sujets au travers de la société marocaine.

Ouarzazate est le centre de la production cinématographique au Maroc. Est-ce que d’autres régions ou villes marocaines jouent un rôle important dans le secteur cinématographique ? Si oui, quels sont leurs atouts ? Pour les tournages aussi bien internationaux que nationaux, il y a des lieux qui attirent le plus les cinéastes. Pour le cinéma marocain les grandes villes, surtout Casablanca, continuent à être un lieu de tournage parce que beaucoup de cinéastes s’y trouvent. Mais maintenant il y a des cinéastes qui veulent aussi élargir l’imaginaire de leur scénario en allant dans d’autres régions. Comme Faouzi Bensaïdi qui a tourné son dernier film à Tétouan. Et pour « Sur la planche » de Leïla Kilani c’était à Tanger. Mais grâce à sa tradition historique, Ouarzazate attire le gros des productions internationales. Il y a des studios sur place, le climat et une lumière spéciale ainsi qu’une diversité humaine des ethnies. On peut y faire un film qui parle d’Afghanistan ou d’Afrique Noire. Mais de plus de régions viennent à concurrencer Ouarzazate. Erfoud, la région de Errachidia, de Merzouga, de Tétouan et Tanger ainsi que la région de Marrakech ont leurs atouts naturels et une infrastructure importante. Que vous évoque le cinéma allemand et l’industrie cinématographique allemande ? Les cinéphiles marocains aiment beaucoup le cinéma allemand, notamment ce qu’on avait appelé le «Jeune Cinéma Allemand» des années 70 qui a soulevé la « Nouvelle Vague Allemande » avec Fassbinder, puis le groupe d’Oberhausen et le « Manifeste d’Oberhausen » et aujourd’hui le festival de courts-métrages à Oberhausen. Des grands cinéastes allemands sont très connus au Maroc, notamment Wim Wenders. Et il existe des accords de coproduction avec l’Allemagne. Je pense que l’Allemagne est très intéressée par la production marocaine et beaucoup de producteurs marocains travaillent avec des producteurs allemands sur des téléfilms, des produits de télévision et également de temps en temps sur le cinéma. Il y a déjà des relations historiques en matière de cinéma et l’Allemagne est très appréciée au Maroc, notamment avec tous ce que l’Institut Goethe fait.

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Les opportunités ou la coopération maroco-allemande dans le domaine du film existent surtout dans la production? Oui, dans la production mais on souhaiterait qu’elles soient plus importantes. Le Maroc peut maintenant offrir beaucoup en termes de postproduction, c’est-à-dire pour tous les travaux après la production d’un film, notamment en termes de techniciens qualifiés qui sortent des écoles de cinéma. L’école de cinéma à Marrakech, l’ESAV, a ouvert en 2006. Et quel est le rôle des autres écoles à Ouarzazate et Rabat ? Celle de Ouarzazate, l’ISMC (Institut spécialisé dans les métiers du cinéma, ndlr) n’est pas une école au sens classique. C’est une sorte d’institut de formation professionnelle. Ils forment des techniciens spécialisés, pas des chefs de poste. Ici, à Marrakech, on forme des chefs de poste et des ingénieurs. Mais à Ouarzazate ce sont des très bons techniciens notamment pour tous qui est effets spéciaux, costumes et décoration. C’est la meilleure école au Maroc concernant ces aspectslà. D’ailleurs, grâce à l’expérience et des techniciens qualifiés on peut filmer la Seconde Guerre Mondiale à Ouarzazate. A Marrakech, c’est une expérience intéressante parce qu’ils terminent leur formation à un niveau élevé qui est très qualifiant parce que beaucoup de professeurs compétents viennent encadrer les instituteurs de l’école de Marrakech. L’école privée de Rabat, l’ISCA (Institut spécialisé du Cinéma et de l’Audiovisuel, ndlr) fait surtout de la télévision. Jusqu’à maintenant toutes les grandes écoles de cinéma au Maroc étaient privées. Mais en septembre de l’année prochaine l’Etat ouvrira un institut public de formation pour le cinéma. Merci pour cette interview !


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Interview mit Faouzi Bensaïdi, marokkanischer Filmschaffender Sie sind ein vielseitiger Filmschaffender, der als Regisseur, Schauspieler, Drehbuchautor und Cutter arbeitet. Können Sie uns einen kurzen Überblick über Ihre Karriere und Ihre Arbeit im Kinosektor geben? Ich war schon immer sehr daran interessiert, Filme zu machen. Aber zuerst spielte ich zehn Jahre Theater, da es zu dieser Zeit, das heißt Mitte der 80er bis Mitte der 90er-Jahre, in Marokko sehr kompliziert war, Filme zu machen. Das Kino war zu dieser Zeit vor allem in wirtschaftlicher Hinsicht sehr schwierig, da es kaum staatliche Subventionen gab. Und seit Jahren hatte es keine neuen Filmschaffenden gegeben. Es wurden zwei, drei Spielfilme und einige Kurzfilme pro Jahr produziert. Das Theater war dennoch eine große Schule für mich. Haben Sie in Marokko oder im Ausland Theater gespielt? Vorwiegend in Marokko und 1997 bin ich nach Frankreich gegangen, wo ich meinen ersten Kurzfilm, ‘‘La Falaise“, realisiert habe. Dieser Film eröffnete mir einen Weg ins Kino, denn danach konnte ich 2000 zwei weitere Kurzfilme, ‘‘Le Mur“ und ‘‘Trajet“, drehen. Der Erste wurde in Cannes (Festival de Cannes, Anm. d. Red.) und der Zweite in Venedig (Venice Film Festival, Anm. d. Red.) gezeigt. Ich konnte ebenso ein Drehbuch mit André Techiné (frz. Regisseur und Drehbuchschreiber, Anm. d. Red.) schreiben, der meinen ersten Kurzfilm gesehen hatte. Danach drehte ich 2003 ‘‘Mille Mois“, 2006 ‘‘WWW What a Wonderful World“ und den neuen Film, ‘‘Death for sale / Mort à vendre’’, der gerade herausgekommen ist. Ich bin ebenso gelegentlich als Filmschauspieler tätig. Kann man also sagen, dass Sie Autodidakt sind? Oder wie haben Sie das Filmemachen gelernt? Ich habe eine Ausbildung fürs Theater, nicht jedoch fürs Kino. Ich habe Filmemachen im Kinosaal gelernt, indem ich die Filme anderer Regisseure gesehen habe.

‘‘Die Produktion, die Regie, die Schauspieler, Techniker, Instanzen und Institutionen haben sich weiterentwickelt. Im Bereich der Verwertung hingegen sieht man keine Fortschritte. Es gibt kaum einen marokkanischen Kinosaalbetreiber, der eine wirkliche Anstrengung bezüglich der Programmgestaltung unternimmt, so dass eine größere Nähe zum Publikum entsteht und es nicht nur bei einer kommerziellen Beziehung zum Film bleibt. Es fehlt an Animation, Planung und neuen Maßnahmen, um das Programm vielfältiger zu gestalten.“

Wie sehen Sie die aktuelle Situation der Filmindustrie in Marokko, insbesondere die Produktion von 20 bis 30 Spielfilmen pro Jahr, der eine Verwertungskrise mit einem ständigen Rückgang der Kinosäle gegenübersteht? Was könnte man Ihrer Meinung nach tun, um wieder mehr Marokkaner für das Kino zu interessieren? Es stimmt, dass wir uns gerade in einer außergewöhnlichen Periode der marokkanischen Kinogeschichte befinden. In einem Zeitraum von zehn bis fünfzehn Jahren tauchte zum ersten Mal seit den 70er-Jahren eine neue Generation an Regisseuren auf: Viele junge Regisseure realisierten ihre ersten Kurzfilme Mitte und Ende der 90er-Jahre. Wir hatten zu dieser Zeit außerdem die Thronbesteigung eines neuen Königs, und damit einhergehend, einen frischen Wind für Marokko und die Gesellschaft. Auch ein Bewusstsein des Kinos als modernes Ausdrucksmittel des Landes entstand. Außerdem haben wir die Unterstützung des Staates, der durch das Marokkanische Kinematographische Zentrum (CCM) Subventionen für Filme gewährt, die heute eine Höhe von 6 Mio. € pro Jahr erreichen. Des Weiteren entstanden zur gleichen Zeit neue Einrichtungen wie die Filmschule in Marrakesch, die ESAV (Hochschule für visuelle Künste, Anm. d. Red.), und die Kinemathek von Tanger, so dass wir uns heute mit einer wichtigen Produktion und vielen jungen Regisseuren wiederfinden. Bleibt dieses Problem der Kinosäle. Im Bereich der Produktion, der Regie, der Schauspieler, der Techniker, der Instanzen und Institutionen gab es Entwicklungen. Ich denke, im Bereich der Verwertung hingegen sieht man keine Weiterentwicklung. Es gibt keinen Kinosaal, vielleicht mit Ausnahme der Kinemathek in Tanger und dem Saal ‘‘7ème Art“ in Rabat, der eine wirkliche Anstrengung bezüglich der Programmgestaltung unternimmt, so dass eine größere Nähe zum Publikum entsteht und es nicht nur bei einer kommerziellen Beziehung zum Film bleibt. Es fehlt an Animation, Planung und neuen Maßnahmen, um das Programm vielfältiger zu gestalten. Seit 50 Jahren zeigen sie Filme um 14 Uhr, 17 Uhr und 21 Uhr, ohne darüber nachzudenken, die Vorführzeiten zu variieren. Man könnte beispielsweise einen Film für Studenten um 18 Uhr zeigen. Seit mehreren Jahrzehnten betreiben sie ihre Kinosäle auf die gleiche Art. Ich bin davon überzeugt, dass derjenige, der einen Saal eröffnet und eine echte Arbeit für das Publikum macht, auch Kunden binden wird.

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Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Daneben sind auch die Vorführbedingungen wichtig. Wenn ein Zuschauer heute einen Film in einer besseren Qualität zu Hause auf DVD schauen kann, warum sollte er dann noch ins Kino gehen? In manchen Kinos sind der Ton und das Licht schlecht, so dass das Bild auf der Leinwand auch nicht ankommt. Leider unternimmt man keinerlei Anstrengungen, dies zu korrigieren. Nach all dem komme ich schließlich auf das zu sprechen, was alle sagen werden… … die Piraterie … … die Piraterie, ja! Es ist eine Plage und ich stimme zu, dass etwas gegen die Piraterie unternommen werden muss. Aber ich bin der Überzeugung, dass die Kinosäle ihr Angebot verändern müssen. Wenn die Leute nur DVDs kaufen, werden sie kein Treffen mit der Filmcrew erleben können. Denken Sie, dass zum Beispiel die Digitalisierung in Bezug auf die Qualität der Filme und für die Filmvorführung etwas ändern könnte? Ich bin noch ein nostalgischer Anhänger der 35 mm-Filme. Sie stehen der Digitalisierung nicht sehr aufgeschlossen gegenüber? Ja, das ist es, aber gleichzeitig weiß ich, dass wir alle in diese Richtung der Digitalisierung treiben. Zumindest wird man dann eine Minimalqualität für die Filmvorführungen in den Sälen erreichen und so wird auch die Weitergabe der Filmkopien an die Kinosäle vereinfacht. Ich denke daher auch, dass es eine Chance für uns ist. Werfen wir einen Blick auf die finanzielle Seite Ihrer Filmprojekte: Wie finanzieren Sie Ihre Dreharbeiten? In welchen

Bereichen haben Sie von Subventionen des CCM profitieren können? Sind Ihre Filme am Ende rentabel? Ich habe schon immer – im Gegensatz zur Mehrheit der marokkanischen Filmschaffenden – mithilfe internationaler Koproduktionen, meist mit Frankreich, Belgien und Deutschland, gearbeitet. Dies ermöglicht es mir, ambitionierte Projekte anzugehen. Ich denke, dass ein guter Teil des weltweiten Kinos heute mit Koproduktionen arbeitet. Aber man kann auch in Marokko, je nach Projekt, einen Film als rein marokkanische Produktion realisieren. Durch Subventionen des CCM ? … des CCM und des Fernsehens. Man muss anfangen wirtschaftliche Konzepte zu entwickeln, die flexibler sind und die es ermöglichen, mehr und gut zu produzieren. Können Sie uns ein bisschen ausführlicher die Filmprojekte erläutern, die sie zusammen mit Deutschland realisiert haben? Hier sind vor allem meine Filme ‘‘WWW What a Wonderful World“ und ‘‘Death for sale / Mort à vendre’’ zu nennen, die von der Produktionsfirma ‘‘Heimatfilm“ koproduziert wurden. Auch das ZDF, sowie ARTE und das Bundesland Nordrhein-Westphalen haben mich bei der Filmproduktion unterstützt. Zudem hat mich noch der «World Cinema Fund» der Berlinale bei ‘‘WWW What a Wonderful World“ finanziell unterstützt. Die Berlinale schlägt einen Bogen zu unserer nächsten Frage: Ihr Film ‘‘Mort à vendre“ ist für den Wettbewerb der Kategorie ‘‘Panorama“ der Berlinale ausgewählt worden. Am Ende haben Sie den Preis einer der unabhängigen Jurys, der Jury der Internationalen

Konföderation des Autorenkinos (C.I.C.A.E.), für diesen Film in Berlin erhalten. In welchem Ausmaß waren Ihre Anwesenheit auf der Berlinale und dieser Preis für Sie persönlich und beruflich wichtig? Aus einem persönlichen Blickwinkel betrachtet war die Rückkehr auf die Berlinale sehr bewegend für mich, da ich dort bereits im ‘‘Forum“ mit meinem ersten Kurzfilm „La Falaise“ vertreten war. Danach habe ich andere Spielfilme gedreht, mit denen ich auch im Ausland präsent war: Der Erste wurde in Cannes, der Zweite in Venedig und der Dritte in Berlin gespielt. Ich mag den Geist und die Offenheit des Festivals sehr gerne. Ich glaube, dass die Stadt Berlin dem Festival auch etwas Besonderes gibt. Die anderen sechs großen internationalen Filmfestivals sind wichtig, aber die Berlinale ist das einzige Festival, das in einer Stadt stattfindet, in der es eine große kulturelle Aktivität neben dem Festival gibt. Das heißt, Cannes ist in Cannes und nicht in Paris, Venedig ist in Venedig und nicht in Rom, aber Berlin ist in Berlin. Die Stadt verleiht dem Festival seine besondere Dimension. Und selbstverständlich war der Preis für meinen Film das i-Tüpfelchen! Zum Abschluss: Welches sind Ihre nächsten Filmprojekte? Ich schreibe im Moment zwei Drehbücher und es ist das erste Mal, dass ich an zwei Projekten parallel arbeite. Das erste Drehbuch enthält leichteren Stoff - ich denke, dass es sich wirtschaftlich gesehen ziemlich schnell umsetzen lässt - und das zweite ist ein historisches Projekt, das mehr finanzielle Mittel erfordert. Vielen Dank für das Interview!

Interview avec Faouzi Bensaïdi, cinéaste marocain Vous êtes un cinéaste polyvalent qui travaille en tant que réalisateur, acteur, scénariste et monteur. Pourriez-vous nous donner un bref aperçu sur votre carrière et votre travail dans le domaine du cinéma ? J’ai toujours eu envie de faire du cinéma mais j’ai commencé par faire du théâtre pendant dix ans à une époque où c’était très compliqué de faire un film au Maroc, c’est-à-dire entre le milieu des années 80 jusqu’au milieu des années 90. A cette époque il n’y avait pas beaucoup d’aides financières. Cela faisait des années qu’il n’y avait pas de nouveaux cinéastes. On faisait deux, trois long-métrages par an au total et quelques court-métrages. Mais je considère que le théâtre a été comme une grande école pour moi. Avez-vous joué du théâtre au Maroc ou ailleurs ? Au Maroc d’abord, puis je suis allé en France en 1997 pour jouer au théâtre et j’y ai fait mon premier court-métrage, « La Falaise ». Ce projet m’a permis d’ouvrir une voie dans le cinéma. Par la suite, j’ai pu faire deux autres courtmétrages en 2000, « Le Mur » et « Trajet ». Le premier a été projeté à Cannes (Festival de Cannes, ndlr) et le deuxième à Vénice (Venice Film Festival, ndlr). Puis « Mille mois » en 2003, « What a wonderful world » en 2006 et le tout nouveau, « Mort à vendre », qui vient de sortir. De temps en temps, je joue aussi comme comédien dans des films. Etes-vous autodidacte ou où avez-vous appris le cinéma ? J’ai eu une formation pour le théâtre mais jamais pour le cinéma. J’ai appris le cinéma dans les salles en voyant les films des autres.

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Comment voyez-vous la situation actuelle de l’industrie cinématographique au Maroc, notamment la production stable de 20 à 30 longs-métrages par an contrastée par une crise de l’exploitation avec une régression constante des salles de cinéma ? A votre avis, que pourrait-on faire pour motiver de nouveau plus de gens d’aller au cinéma ? Il est vrai que nous vivons une période exceptionnelle dans l’histoire du cinéma marocain et je dirais même en comparaison du reste du monde arabe et de l’Afrique. En l’espace de dix à quinze ans une nouvelle génération de réalisateurs est arrivée en nombre : Beaucoup de jeunes réalisateurs ont fait leur premier court-métrage au milieu et à la fin des années 90. On a aussi vu l’arrivée d’un nouveau roi, ce qui présente un nouveau souffle pour le Maroc et la société. La conscience du cinéma comme outil moderne d’expression qui crée une image du pays est arrivée. L’Etat qui attribue aussi par biais du Centre Cinématographique Marocain (CCM) une aide importante qui atteint aujourd’hui 6 M€ par an. En même temps, l’école de cinéma à Marrakech, l’ESAV (Ecole Supérieure des Arts Visuels, ndlr), et la Cinémathèque de Tanger ont été créées. Aujourd’hui on se retrouve avec une production assez importante et beaucoup de jeunes cinéastes. Reste effectivement le problème des salles. La production, la réalisation, les acteurs, les techniciens, les instances et les institutions ont évolué. Mais en revanche, dans le domaine de l’exploitation rien n’a changé. Il n’y a aucune salle, à part peut-être celles de la Cinémathèque de Tanger et la Salle « 7ème Art » à Rabat, qui font un effort réel de programmation et un vrai travail auprès du public pour ne pas être que dans un rapport commercial au film. Depuis 50 ans, ils diffusent les films à 14 h, 17 h, 21 h sans réfléchir à multiplier les horaires. On pourrait, par exemple, faire un cinéma à 18 h pour les étudiants, les jeunes ou les enfants. Depuis des dizaines d’années ils exploitent leurs salles de la même manière. Parlons des conditions de projection qui sont aussi importantes : aujourd’hui, si un spectateur regarde un film d’une meilleure qualité en ayant son DVD à la maison, pourquoi aller au cinéma ? La qualité des films au cinéma est souvent mauvaise - un son de très mauvaise qualité, des ampoules qui ne fonctionnent plus... Et on ne fait pas trop allusion à la réfection des salles. Donc, j’en reviens à ce que tout le monde dit… ... le piratage ... … le piratage, oui! C’est un fléau et je suis d’accord qu’il faut qu’il cesse. Mais j’ai la conviction que les salles de cinéma doivent faire une offre différente. Vous pensez que la numérisation pourrait améliorer la qualité des films ou de la projection? Je suis encore un nostalgique des 35 (format de film 35 mm, NDLR). Je ne suis pas très accueillant envers la numérisation. Mais en même temps je sais que ça va être du numérique. On aura au moins une qualité minimum garantie pour les projections en salles et puis la circulation des copies aux salles se simplifiera. Donc, c’est aussi une chance pour nous.

Jetons un œil vers le côté financier de vos projets de film : Comment financez-vous vos tournages ? Dans quels domaines avez-vous pu profiter des subventions accordées par le CCM ? Vos films, sont-ils finalement rentables ? J’ai fonctionné depuis toujours - mais ce n’est pas la grande partie du cinéma marocain - dans la coproduction à l’international. J’ai toujours été coproduit par trois pays, la France, la Belgique et l’Allemagne. C’est ce qui permet d’avoir des projets ambitieux. Et je pense que toute une partie du cinéma mondial se fait aujourd’hui grâce aux coproductions. Mais aujourd’hui on peut faire un film entièrement produit au Maroc. Par les aides du CCM ? … du CCM et de la télé. Il faut inventer des systèmes économiques qui peuvent être plus souples et qui permettront de produire plus et mieux. Pourriez-vous nous expliquer un peu plus les projets que vous avez réalisés avec l’Allemagne ? Principalement « WWW What a Wonderful World », mon deuxième film, et mon troisième étaient coproduit par « Heimatfilm », la ZDF (deuxième chaîne de télévision allemande, ndlr), ARTE et le land de la Rhénanie-du-NordWestphalie. Pour mon deuxième film « WWW What a Wonderful World » il y avait également une coproduction importante avec le World Cinema Fund de la Berlinale. La Berlinale est une transition vers ma prochaine question : Votre film récent « Mort à vendre » a été sélectionné dans la catégorie « Panorama » de la Berlinale. Finalement, vous avez reçu le prix d’un des jurys indépendants, celui de la Confédération Internationale des Cinémas d’Art et d’Essai (C.I.C.A.E.), pour ce film à Berlin. Dans quelle mesure votre présence à la Berlinale et ce prix étaient-ils importants pour vous d’un point de vue professionnel et personnel ? Retourner à la Berlinale a été très émouvant pour moi parce que j’y ai été au « Forum » avec mon premier court-métrage « La Falaise ». Après, j’ai fait d’autres films, des longs-métrages, pour lesquels je suis parti ailleurs : le premier a été projeté à Cannes, le deuxième à Vénice, le troisième à Berlin. J’aime beaucoup l’esprit et l’ouverture de ce festival. A mon avis, la ville aussi donne quelque chose de plus au festival. Les autres six grands festivals internationaux sont importants mais la Berlinale est le seul qui est dans une ville où il y a une vraie, une grande activité culturelle permanente. C’est-à-dire Cannes est à Cannes et pas à Paris, Vénice est à Vénice et pas à Rome, mais Berlin il est à Berlin, c’est-à-dire qu’il est au cœur de la culture allemande. Le prix pour mon film, c’était la cerise sur le gâteau ! Ce prix m’a beaucoup touché parce que c’est du cinéma d’art et d’essai. Pour conclure : Quels sont vos prochains projets de film ? J’écris en ce moment deux scénarios, un plus léger et un qui demandera beaucoup plus de moyens, un projet historique plus lourd et plus important du côté financier. C’est la première fois que je mène deux projets en parallèle. Merci beaucoup pour l’interview !

« La coproduction à l’international – avec la France, la Belgique ou l’Allemagne – me permet d’avoir des projets ambitieux. Mais aujourd’hui on peut également faire un film entièrement produit au Maroc. » La Berlinale, le festival de film international à Berlin Bilatéral —

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‘‘Ich verbinde mit meiner Arbeit auch eine Hilfe für die Menschen. Ich versuche, die arme Bevölkerung vor Ort mit einzubinden (...). Ich mache keine Politik bzw. ich mache Politik auf meine Art, indem ich Projekte ins Land bringe und aktive Hilfe für die Leute leiste. Das macht mich und die Menschen glücklich.“ Interview mit Kamal El Kacimi, Filmproduzent und Geschäftsführer der deutsch-marokkanischen Filmproduktionsfirma Rif Film 2003 haben Sie und Daniel Gräbner die Filmproduktionsfirma „Rif Film“ gegründet. Erzählen Sie uns die Gründungsgeschichte dieses deutschmarokkanischen Unternehmens. Die Geschichte ist sehr einfach. Nach meinem Studium in Marokko wollte ich Film studieren. Aus diesem Grund bin ich nach Deutschland gegangen, wo ich für eine Hochschule, einer Fachhochschule für Fotoingenieure, zugelassen wurde. Dieses Studium war letztendlich sehr wichtig für mich. Danach habe ich angefangen als Kameramann zu arbeiten und an der Kunsthochschule für Medien in Köln studiert. Schließlich habe ich dort sogar unterrichtet und war Professor für professionelle Videokunst. Wir haben Spielfilme produziert, die wir dann auch veröffentlichten. Zudem habe ich bei den beiden deutschen Musiksendern VIVA 1 und VIVA 2 gearbeitet und Videoclips gedreht. Ich war zu der Zeit einer der ersten bzw. der einzige Kameramann in Deutschland, der Arabisch sprach. Das heißt, Produktionsfirmen und Sender wie ZDF und ARD haben mich angerufen, wenn sie jemanden zum Filmdreh nach Ägypten oder in den Irak schicken wollten, da ich mit den Leuten vor Ort kommunizieren konnte. Ich war nicht nur als Kameramann tätig, sondern letztendlich wegen meiner Sprachkenntnisse auch für die gesamte Produktion zuständig. Als ich nach einem Dreh in Ägypten auf dem Rückweg im Flugzeug saß, brachte mich ein erfahrener Filmschaffender auf die Idee, eine Filmproduktionsfirma zu gründen, die sich auf die Beziehung zwischen Deutschland und arabischen Ländern spezialisiert. Daraufhin gründete ich die Firma ‘‘A Atlas“, die später zu ‘‘Rif Film“ wurde. Zu der Zeit, als ich an der Kunsthochschule für Medien in Köln als Professor tätig war, kam der Student Daniel Gräbner auf mich zu, da er einen Film zu einem sensiblen Thema, dem Haschisch, für seine Diplomarbeit drehen wollte. Er hatte Angst für die Dreharbeiten nach Marokko zu gehen, aber ich bot ihm an, mit ihm als Regisseur zusammen den Film zu realisieren. Der Film hat anschließend Preise in Deutschland, Großbritannien, den Niederlanden, Japan und Südamerika gewonnen und war der Anfang meiner Zusammenarbeit mit Daniel Gräbner. Wir führen nun die Firma ‘‘Rif Film“, die Produktion, Service und Verleih/Distribution anbietet. Wer ist Ihre Zielgruppe? In Bezug auf die Produktion ist die Firma für uns eine Brücke zwischen Deutschland und Marokko und darüber hinaus auch zwischen Deutschland und den arabischen Ländern. Wir haben uns mittlerweile Stück für Stück auf weitere arabische Länder spezialisiert. Das heißt, es gibt Schriftsteller, Maler und Journalisten, die mich um Rat fragen, weil ich Kontakte in allen arabischen Ländern habe. Aber mein Schwerpunkt liegt auf Marokko, meinem Heimatland, und auf meiner Produktionsfirma. Wie sind die Aktivitäten Ihrer Firma zwischen dem Sitz in Köln und dem in Marrakesch aufgeteilt? Der Sitz in Köln kümmert sich nur um die Verträge, den Verleih, die Kontakte und die Steuern. In Köln befindet sich also nur das Informationszentrum. Ansonsten bin ich immer vor Ort, d.h. bei den Dreharbeiten anwesend. Wie viele Mitarbeiter stellt Ihre Firma an? Wir haben drei feste Mitarbeiter in Marrakesch. Ansonsten arbeiten wir viel mit Freelancern. Wenn wir drehen, besteht unser Team aus 120 Leuten, davon etwa 80 Deutsche, die ich für die Dreharbeiten nach Marokko kommen lasse

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Welche Produktionsbedingungen findet man in Marokko vor? Was sind die Vorteile und worin bestehen die Herausforderungen bei Dreharbeiten in Marokko? Marokko entwickelt sich gerade sehr im Bereich der Produktion. Die Erleichterungen, die wir hier vorfinden, sind enorm. Zum Beispiel werden alle Filme, die in Afghanistan oder im Irak spielen, und die dort gerade leider wegen des Krieges nicht gedreht werden können, in Marokko realisiert. Ich kann in Marokko fast alle Länder darstellen.

über diesen Fonds, sondern ist auch für die Autorisierung von Dreharbeiten verantwortlich. Es unterstützt und hilft uns sehr. Für den letzten Film «Auslandseinsatz» zum Beispiel mussten wir Sprengstoff, sowie deutsche und amerikanische Waffen aus Deutschland importieren. Wir mussten zwei Monate mit den europäischen Behörden diskutieren, während wir das Equipment in Marokko problemlos einführen konnten – dank der Hilfe des CCM und der Königlichen Armee. Wie spüren Sie die geeigneten Drehorte in Marokko auf? Ich bin immer fünf Tage die Woche auf Reisen in Marokko. Daher kann ich ein Drehbuch lesen und genau wissen, wo man eine bestimmte Szene drehen kann.

Vor kurzem haben wir einen Film gedreht, der «Fräulein Stinnes» heißt. Sie war die erste deutsche Frau, die 1917 bis 1927 eine Weltreise mit einem Auto unternommen hat. Dafür haben wir hier 14 Länder nachgestellt, die Mongolei, China etc. Es gibt beispielsweise Marokkaner, die Chinesen ähnlich sehen und wir haben zudem gute Statisten und Kostümbildner. Marokko bietet einen Kostenvorteil: Wir erhalten Vergünstigen von Royal Air Maroc und Medi 1 (marokkanischer Radiosender für die gesamte Maghrebregion, Anm. d. Red.) und Hotelübernachtungen sind billiger als in Europa. Zudem sind Filmemacher von der Mehrwertsteuer befreit. Wenn wir Panzer oder Hubschrauber des Militärs benötigen, versorgt uns ein auf Film spezialisierter General der Königlichen Armee mit dem benötigten Equipment für die Dreharbeiten. Dabei fallen uns keine zusätzlichen Kosten an. Diese Unterstützung ermöglicht mir auch den deutschen Film «Auslandseinsatz» zu drehen, der die Geschichte der Bundeswehr in Afghanistan behandelt. Es gab außerdem das Beispiel des Films «Sex and the City», der in Dubai gedreht werden sollte. Trotz der Modernität des Landes erhielt der Film aufgrund des Filmtitels dort keine Drehgenehmigung. Daraufhin wurde der Dreh nach Marrakech verlagert. Die Touristen kommen nun nach Marokko, um die Drehorte zu besichtigen, was kostenlose Werbung für das Land ist. Und seit diesem Film erhalten wir auch durch die Politiker zunehmend Unterstützung. Außerdem stellt die Vielfalt der Natur in Marokko einen Vorteil dar. Du hast den Norden, der grün ist und ein bisschen an Europa erinnert. Du hast Casablanca, die Großstadt, und du hast Rabat und Salé. Du hast das Meer in Essaouira, mit Hippiestätten und Kommunen, wo Orson Welles seinen Film «Othello» gedreht hat. Wir haben Wüstenlandschaften und Ouarzazate. Man muss jedoch sagen, dass die Infrastruktur im Süden Marokkos noch ausgebaut werden könnte; es gibt dort noch nicht genügend Flugverbindungen. Wir sind diesbezüglich im Kontakt mit den Politikern.

Gibt es keine Location Scouts? Doch, die gibt es. Und wir haben auch sehr qualifizierte Techniker, Visagisten und Kostümbildner. Sie haben viele große Filme wie ‘‘Alexander’’ und ‘‘Gladiator’’ begleitet. Vorher gab es keine Filmschule, so dass die Leute ihr Metier durch die Praxis erlernten. Inzwischen verfügt Marokko auch über Filmschulen, wie beispielsweise in Marrakech. Bei Dreharbeiten versuche ich immer, Studenten die Möglichkeit zu geben, ein Praktikum zu absolvieren. Welches sind Ihre nächsten Filmprojekte? Wir arbeiten gerade an einem deutschen Projekt «Eine Hand voll Sterne», für das ich bereits den Regisseur in Köln getroffen habe. Es handelt sich um ein Buch eines syrischen Schriftstellers, Rafik Schami. Den Film werden wir wahrscheinlich in Marokko drehen, da dies in Syrien derzeit nicht möglich ist. Der Regisseur will auf einer Locationtour noch nach Inspiration suchen. Ansonsten mache ich hier zurzeit noch einen Werbespot für Mercedes. Dann werden wir höchstwahrscheinlich im August «Traumhotel» drehen. Klingt jedenfalls nach viel Arbeit! Ja, aber die Arbeit in Marokko macht mir Spaß! Ich verbinde mit meiner Arbeit auch eine Hilfe für die Menschen. Ich versuche, die arme Bevölkerung vor Ort mit einzubinden. Ich baue beispielsweise immer einen kleinen Brunnen für die Leute oder eine neue Schule. Ich habe diese Menschen um mich herum und das tut mir gut. Ich mache keine Politik bzw. ich mache Politik auf meine Art, indem ich Projekte ins Land bringe und aktive Hilfe für die Leute leiste. Das macht mich und die Menschen glücklich. Das ist ein sehr schönes Schlusswort! Vielen Dank für das Interview!

Profitieren Sie bei Ihren Filmprojekten von Subventionen des CCM? Mein Film «24 h Marrakech» wurde durch das CCM subventioniert. Dieses leistet einen wichtigen Beitrag für viele Projekte. Das CCM verfügt nicht nur

Interview avec Kamal El Kacimi, producteur de film et gérant de la société de production maroco-allemande Rif Film En 2003, vous et Monsieur Daniel Gräbner ont créé la société de production « Rif Film ». Racontez-nous l’histoire de cette société maroco-allemande. Après mes études au Maroc, j’ai voulu faire des études de cinéma. J’ai donc intégré une école à Cologne, en Allemagne. Ce n’était pas une école de cinéma, il s’agissait d’une école qui formait des ingénieurs photo. Mais finalement, ces études ont été très importantes pour ma carrière. Après avoir terminé mon cursus, j’ai commencé à travailler comme caméraman et fait des études supérieures à l’Ecole des Beaux-Arts de Cologne, la « Kunsthochschule für Medien ». J’y ai finalement enseigné comme professeur pour l’art des vidéos professionnelles. Nous avons pu produire des longs-métrages. J’ai aussi travaillé à VIVA 1 et VIVA 2, deux chaînes allemandes de musique, pour faire des clips vidéo. Lorsque j’étais caméraman, j’étais un des premiers ou certainement le seul caméraman en Allemagne qui parlait arabe. Si bien que des sociétés de production et des chaînes de télévision comme ZDF et ARD, me contactaient lorsqu’ils voulaient dépêcher quelqu’un en Egypte ou en Irak pendant la guerre, parce que je pouvais communiquer avec les gens sur place. Je n’étais d’ailleurs pas seulement caméraman mais je m’occupais de toute la production. De retour d’un tournage en Egypte, un metteur-en-scène, un ancien dans le secteur du film, m’a proposé d’ouvrir une société de production spécialisée dans les relations entre l’Allemagne et les pays arabes. J’ai donc créé « A Atlas » qui, plus tard, est devenu « Rif Film ». Daniel Gräbner, alors étudiant à l’Ecole des Beaux-Arts de Cologne, voulait faire son mémoire sur un sujet sensible, le haschisch. Il avait peur d’aller là-bas pour tourner son film, je lui ai donc proposé de le faire à sa place. J’ai fait le contrat avec l’��cole et j’ai commencé le tournage.Finalement, ce film a remporté plusieurs prix : en Allemagne, à Londres, aux Pays-Bas, au Japon et en Amérique du Sud. C’était le début de la coopération entre Daniel Gräbner et moi-même et de notre société « Rif Film » qui fait la production, le service et la distribution. Bilatéral —

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« J’associe toujours mon travail avec du travail social (...). J’aime bien tourner des films dans des villages et dans des quartiers pauvres parce que je sais que les populations vont pouvoir profiter (...). Cela me fait plaisir ! » Pourriez-vous nous expliquer les services que vous offrez et quelle est votre cible ? Au sujet de la production, notre société est comme une sorte de pont entre l’Allemagne et le Maroc. Aujourd’hui elle est même un pont entre l’Allemagne et les pays arabes. Nous nous sommes progressivement spécialisés dans les pays arabes : des écrivains, des peintres et des journalistes me consultent parce que j’ai des contacts dans tous les pays arabes. Mais mon principal intérêt reste le Maroc - mon pays - et ma société. Comment les activités de votre société sont-elles réparties entre votre siège à Cologne et Marrakech? Le siège à Cologne fait seulement les contrats, la distribution, gère les contacts et les impôts. Il s’agit du centre d’information. Personnellement, je suis toujours sur le terrain, en tournage. Vous avez combien de collaborateurs ? Nous avons trois collaborateurs à Marrakech. En réalité, nous travaillons avec beaucoup de freelancers. Pendant les tournages, notre équipe monte à 120 personnes dont à peu près 80 Allemands que je fais travailler ici au Maroc. Quelles conditions de production trouve-ton au Maroc ? Quels sont les avantages et les enjeux pour le tournage des films dans ce pays ? Le Maroc est un pays en développement en ce qui concerne la production. Les possibilités ici sont énormes ! Par exemple, tous les films qui se passent en Afghanistan ou en Irak et pour lesquels il est impossible de tourner là-bas, en ce moment, à cause de la guerre, sont réalisés au Maroc. Je peux recréer tous les pays au Maroc. Dernièrement, nous avons tourné le film « Mademoiselle Stinnes ». Elle a été la première femme allemande qui a fait le tour du monde en voiture entre 1917 et 1927. Nous avons donc ici recrées 14 pays : la Mongolie, la Chine etc. Quelques marocains ressemblent aux chinois et nous disposons de bons figurants et de costumiers qualifiés. De plus, l’hôtellerie pour l’équipe du film est moins chère au Maroc. Royal Air Maroc et Medi 1 nous accordent des tarifs préférentiels. En plus, on ne paye pas d’impôts; et nous sommes défiscalisés de la TVA de 20 %. Si nous avons besoin de chars ou d’hélicoptères

militaires, un des généraux de l’Armée Royale, spécialisé dans le film, nous fournit gracieusement de l’équipement. C’est d’ailleurs grâce à tout cela que nous avons pu tourner un film allemand qui s’appelle « Détachement à l’étranger » et qui traite l’histoire de la Bundeswehr allemande en Afghanistan. Il y a aussi l’exemple du film « Sex and the City » qu’ils voulaient tourner à Dubaï. Mais malgré leur modernisme là-bas, ils n’ont pas reçus les autorisations nécessaires au tournage du film. Par conséquent, le film a été tourné à Marrakech. Les touristes viennent maintenant au Maroc pour visiter les lieux du tournage ce qui est une publicité gratuite pour le pays. Depuis ce film les politiciens nous soutiennent de plus en plus. En plus, il y a aussi l’avantage de la nature au Maroc. Le nord du pays est vert, un peu comme l’Europe, Casablanca est la grande ville, et nous avons Rabat et Salé. Nous avons aussi la mer à Essaouira, les hippies et leur communauté, dans laquelle Orson Welles a tourné son film « Othello ». Il y a le désert, il y a Ouarzazate. Toutefois, nous avons encore un problème de logistique au sud du Maroc. Il y a peu de liaisons aériennes avec cette région mais nous pouvons maintenant entamer des négociations avec les politiciens. Au sein de vos projets de films profitezvous des subventions du CCM ? Pour le film « 24 h Marrakech » j’ai bénéficié de l’aide du CCM. Cela est un soutien très important pour beaucoup des projets. Le CCM ne dispose pas seulement de ce fonds mais il est également responsable de délivrer les autorisations de tournages. Pour le dernier film « Détachement à l’étranger » par exemple, nous devions importer des explosifs et des armes allemandes et américaines de Londres via l’Allemagne. Nous avons eu deux mois de discussions avec les autorités européennes pour transporter les armes jusqu’au Maroc. Avec les marocains, nous n’avons eu aucun problème. Le CCM et encore plus l’armée marocaine s’en sont occupés avec un grand professionnalisme. Comment est-ce que vous découvrez les lieux de tournage adéquats au Maroc ? Je suis toujours cinq jours par semaine en voyage au Maroc. De cette façon, je peux lire un scénario et étudier les meilleurs lieux pour

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tourner les différentes scènes. Il n’y a pas de location scouts ? Si. Et il y a aussi des techniciens, des visagistes et des costumiers qualifiés. Ils ont accompagné des grands films comme « Alexander » et « Gladiator ». Avant, aucune école de cinéma existait au Maroc et les gens ont appris leur métier en pratiquant. Aujourd’hui, il y a des écoles spécialisées et j’essaie toujours d’engager leurs étudiants dans le cadre de stages. Quels sont vos prochains projets de production de film ? Nous travaillons actuellement sur un projet allemand « Une main pleine d’étoiles » pour lequel j’ai déjà rencontré le metteur-enscène à Cologne. C’est un livre d’un écrivain syrien, Rafik Schami. Nous le réaliserons probablement au Maroc parce qu’on ne peut malheureusement pas le tourner en Syrie en ce moment. Le réalisateur veut encore rechercher de l’inspiration lors d’une visite des sites. Sinon, je réalise en ce moment un spot publicitaire pour la nouvelle voiture de Mercedes. D’ailleurs, « Hôtel de Rêve » sera probablement tourné en août. Donc, beaucoup de travail ! Oui, mais ça me fait plaisir de travailler au Maroc ! J’associe toujours mon travail avec du travail social. Quand je suis dans un village il est important pour moi de pouvoir m’impliquer sur place. Je bâtis toujours un petit puits pour les gens ou une nouvelle école. J’ai ces gens autour de moi et cela me fait plaisir. Je ne fais pas de la politique – comme mon père en avait fait beaucoup – mais je fais une autre sorte de politique en apportant des projets dans le pays et en aidant activement des gens. Et j’aime bien tourner des films dans des villages et dans des quartiers pauvres parce que je sais que les populations vont pouvoir profiter de cet argent toute une année. Cela me fait plaisir ! Quelle belle conclusion ! Je vous remercie beaucoup pour l’interview !


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

Portrait d’un producteur de film à succès au Maroc :

Ali n’ Productions

Ali n’ Productions est une société créée en 1999 par Nabil Ayouch. A l’origine, son activité était concentrée sur la production de longs métrages tels que « Ali Zaoua », puis elle s’est étoffé de deux nouveaux départements : publicité et télévision. Depuis, Ali n’ Productions a, à son effectif, la production d’une trentaine de spots publicitaires pour des clients prestigieux : Fondation Mohamed V, RMA, Centrale laitière, BMCE Bank, ONMT, Doha, Bimo, café Asta,… En 2000, Ali n’ Productions s’est lancée dans la production de séries pour la télévision telles que la sitcom « Lalla Fatéma », qui a réalisé des scores d’audience très importants. Depuis la société a produit d’autres séries télévisées comme « Touria », la télénovela « Zinate Al Hayate » et la sitcom « Dima Jirane ». Depuis son démarrage, Ali n’ Productions n’a jamais cessé son activité de formation de jeunes talents et de production de fictions pour le cinéma. Ainsi, la société a lancé le « Prix Mohammed Reggab », qui a permis à huit jeunes réalisateurs marocains de réaliser leur premier court-métrage. Chez Ali n’ Productions, nous pensons que le peuple marocain - dans toute sa diversité - est friand d’images. Il en consomme déjà énormément et si, l’occasion lui en est donnée, il aura la volonté et la capacité d’en consommer plus. Parallèlement aux circuits officiels existants, nous avons pris l’initiative de mettre en place une véritable industrie de film qui touche une partie importante de la population marocaine, en deçà et au-delà des frontières. L’industrie cinématographique est le fait de passer d’un stade de production artisanal (quelques films par an) à une industrialisation du procès permettant la production de plusieurs dizaines voire centaines de films par an. La société a ainsi produit 42 films en l’espace de trois ans. Une partie de ces films a été produite en langue amazighe. D’abord, car nous ne rentrons ainsi pas en concurrence directe avec les films en arabe qui sont déjà produits avec les moyens de la télévision ou des subventions de l’état. Ensuite, car il existe une unité de lieu et de langue, fondamentales pour un projet d’une telle envergure. Enfin car, bien que représentant environ la moitié du peuple marocain, les populations berbères ressentent une certaine frustration à ne pas disposer de suffisamment de matière en rapport avec leur culture, notamment dans le domaine patrimonial. De notre point de vue, il semble que deux conditions soient nécessaires pour préserver la diversité des images et, par là même, une offre culturelle pluraliste : tout d’abord, et comme condition nécessaire, la capacité des pays à créer une production cinématographique locale et à en soutenir la qualité et la quantité. La deuxième, autre condition majeure, sera la capacité à exporter ces productions locales dans les pays voisins ou sur les marchés internationaux.

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PARC D'ACTIVITÉS LOGISTIQUES SoftLogistic est un parc d'activités d'une superficie de 90 000 m2 et s'étendant sur un terrain de 165 000 m2. SoftLogistic met plus de 17 cellules à la disposition des entreprises opérant dans le domaine de la logistique ou de l'industrie. Situé à Aïn Sebâa, SoftLogistic a été conçu selon les normes européennes 15/10, bénéficie de constructions innovantes, respectant l’évolution des diverses fonctionnalités et la conformité aux règles APSAD. Par ailleurs, SoftLogistic a déjà à son actif plus de 300 000 m2 d'entrepôts déjà occupés par des opérateurs industriels et logistiques.

BÂTISSEUR DE SERVICES

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www.softlogistic.ma +212 (0) 522 399 400


Die Filmindustrie in Marokko | L’industrie cinématographique au Maroc

L’industrie cinématographique marocaine du point de vue de A2L Productions Films Interview avec Caroline Locardi, Directrice des Productions chez A2L PRODUCTION FILMS A2L Production Films est une société de production basée à Casablanca, leader dans l’industrie audiovisuelle marocaine grâce à l’expérience internationale de 20 ans de son fondateur, le réalisateur et producteur Abdelhaï Laraki dans la production cinématographique, la télévision, la publicité, le clip vidéo, le film institutionnel (World Health Organisation, Ministère de la Santé, etc. ) ou le corporate film. En tant que producteur, ses crédits incluent des films tels que L’Homme qui brodait des secrets (1999), Le Regard (2001), Le Grand Voyage (2004) (Prix Luigi di Laurentis Venise 2004), J’ai vu tuer Ben Barka (2005), mais également l’ensemble des films personnels d’Abdelhaï Laraki : Les Quatre Cents et Un Coup (1998), Mona Saber (primé au 1er Festival International de Marrakech 2001), Rih El Bahr (Best Director Rotterdam Arabic Festival 2007) ou Jnah L’Hwa (Love in the Medina - 2011) ou encore de nombreuses séries tv de succès (Harraz, Mama Taja). Pour les producteurs étrangers, A2L fournit des prestations de services de production exécutive à 360° allant de la conception à l’équipement technique, en passant par le casting et la location scouting. Elle met son expertise professionnelle multilingue (notamment anglais, allemand, italien outre les langues officielles locales) au service de ses partenaires pour leur permettre de réaliser dans les meilleures conditions des produits audiovisuels de grande qualité avec une haute valeur ajoutée. Quels sont vos projets en 2011 et 2012 ? Avez-vous une spécialisation ? L’année 2011 s’achève en beauté puisque la dernière production d’A2L, Jnah L’Hwa (Love in the Medina) d’Abdelhaï Laraki s’est hissée tout en haut du box-office marocain en 2011, remportant aussi de nombreux prix dont le prestigieux Prix Youssef Chahine pour le Meilleur Film Arabe au Festival du Cinéma d’Auteur Rabat 2011. Le film, adapté du roman marocain à succès Morceaux de Choix Les Amours d’un Apprenti Boucher de Mohammed Nedali (Ed. Le Fennec – Prix Grand Atlas) a suscité chemin, faisant des réactions passionnées parmi son public et instauré un débat fertile sur la liberté d’expression artistique de l’auteur au Maroc et à l’étranger, dans la communauté musulmane à l’occasion de la présentation du film dans les festivals internationaux (Dubaï, Séville, Palm Springs) ce qui est toujours une bonne chose dans une démocratie. Caroline Locardi

En ce début 2012, nous avons actuellement deux long-métrages en développement, un film institutionnel, et nous sommes en préparation des prochains épisodes de la saison 2 de la série tv policière Mama Taja, plébiscitée par le public marocain sur la chaîne nationale TVM. Cette série, tout en obéissant aux canons de la fiction policière classique, aborde dans chacun de ses épisode de 45 minutes un thème brûlant de la société marocaine, tels que la situation des mères célibataires ou des femmes battues, les violences sexuelles aux mineurs, l’abolition de la peine de mort ou encore le trafic d’organes, et ce en impliquant dans les différents épisodes des acteurs de la société civile qui travaillent sur le terrain pour que les choses évoluent. Comment financez-vous vos projets ? Faîtes-vous des coproductions et quelle est la relation de votre société avec l’Allemagne ? Actuellement le Centre Cinématographique Marocain est l’unique guichet public national pour le financement de la production cinématographique (longmétrages et court-métrages de fiction ou documentaires). Ce soutien à la production prend la forme d’une Avance sur Recettes à valoir sur les recettes nettes futures d’exploitation du film. En contrepartie de son apport productif, le producteur reconnaît au CCM un retour en pourcentage des recettes d’exploitation de l’œuvre. En outre, les télévisions nationales marocaines (TVM et 2M) sont aussi habituellement parties prenantes de nos projets à hauteur de 10% du budget du film. A l’étranger, le producteur peut également obtenir des sources de financement complémentaires pour la production audiovisuelle : un accord de coproduction avec un producteur étranger lui permettra d’obtenir des fonds et garantira la circulation de l’œuvre sur le territoire du coproducteur. Il sollicitera, en outre, avant ou après la réalisation les différents organismes existants (souvent liés au Ministère des Affaires Etrangères) en vue de l’obtention d’une subvention (Francophonie, Fonds Sud, World Cinema Fund, etc). Les projets conçus pour la télévision sont nettement moins complexes à financer, ils font l’objet d’une commande et si le projet est approuvé par la télévision, il est financé à 100% par celle-ci qui en sera l’exclusif titulaire des droits. Bilatéral —

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Die DieFilmindustrie FilmindustrieininMarokko Marokko| L’industrie | L’industriecinématographieque cinématographique au au Maroc Maroc

LOVE IN THE MEDINA d’Abdelhaï Laraki

Nous avons coproduit ces dernières années avec les principaux pays d’Europe, Grande-Bretagne, Italie, Belgique et Norvège, à l’exception de l’Allemagne. La collaboration avec l’Allemagne fait pourtant partie de nos objectifs depuis mon arrivée dans la société en 2011 en tant que Directrice des Productions. En effet, il faut savoir que l’Allemagne occupe une place à part pour moi qui ai effectué une partie de mes études à Berlin (Humboldt Universität), et qui ai débuté mon parcours professionnel au sein du groupe de media allemand Bertelsmann en tant que Project Manager pour la société RTL Group CLT UFA. C’est au cours de cette période que j’ai eu l’occasion de développer une relation particulière à la langue et la culture allemande et de nouer des amitiés durables dans ce pays. Nous travaillons actuellement dans ce sens et serons ravis d’accueillir prochainement les producteurs ou entreprises allemands, que ce soit pour la production d’un téléfilm, d’un film pour le cinéma ou d’un corporate film.

Quels avantages et défis voyez-vous dans le secteur cinématographique au Maroc ? Aujourd’hui, dans l’industrie de l’entertainment, le Maroc jouit d’un avantage compétitif significatif puisqu’il compte désormais, comme le rappelait le magazine américain Variety, parmi les cinq meilleurs sites de tournages au monde. Cet avantage, il le doit à plusieurs facteurs cumulés: tout d’abord un facteur naturel, grâce à son extraordinaire climat et à la richesse de ses paysages. Ensuite grâce aux techniciens du cinéma locaux formés et expérimentés dans toutes les catégories (directeur de production, machiniste, électricien, script girl, décorateur, constructeur, etc.). En outre la politique de promotion touristique qu’a mené le Maroc ces dernières années fait sentir ses effets positifs sur la production et permet de contenir les coûts de production (transport, logement, prise en charge, etc.). Last but not least, il est à noter que notre gouvernement n’hésite pas à accorder des avantages fiscaux aux sociétés de production qui viennent tourner au Maroc. Au final, la production audiovisuelle marocaine est boostée par les investissements étrangers : sur le sol marocain arrivent en tête les productions américaines, suivies des films anglais, puis français, canadiens et allemands, pour un montant global d’investissement qui a franchi depuis cinq ans la barre des 50 millions d’Euros annuels. Le Maroc doit continuer à mettre l’accent et à investir dans la formation, l’insertion et la formation continue de professionnels du cinéma qualifiés dans les différents domaines, notamment les techniciens du son (monteur, mixeurs), de l’image (directeurs de la photographie) ou de la postproduction (étalonneur, etc.) afin de rivaliser avec les techniciens étrangers. Par ailleurs, pour l’entrepreneur producteur, le développement de sources de financement alternatives pour la production et la distribution des œuvres audiovisuelles serait souhaitable, afin de garantir son autonomie et sa liberté d’expression artistique (système de soutien automatique basé sur le succès au box-office des précédents films, tax credit, tax shelter, etc.). Un autre grand enjeu du Maroc est l’investissement dans la rénovation et l’équipement digital du parc de salles de cinéma marocain (à l’instar de

l’initiative IMAX). A la clé, il y a la réduction du coût de visionnage d’un film (remplacement des copies 35 mm par un matériel digital DCP, acheminement du film dématérialisé) et le retour des spectateurs vers les salles de cinéma. La création d’une véritable industrie du home vidéo (DVD, PayPerView ou VoD) alliée aux efforts de l’Etat pour lutter contre la piraterie, en dépit des contraintes inhérentes à notre société, pourrait être génératrice de revenus supplémentaires pour le producteur et les auteurs. L’expérience actuelle de précurseur de la FNAC, implantée au Maroc depuis décembre 2011, est à cet égard très intéressante.

A votre avis, de quelle façon, la coopération maroco-allemande pourrait être intensifiée ? Paradoxalement, et même si cela a été évoqué par le passé par nos deux gouvernements, le Maroc n’a pas conclu à ce jour avec l’Allemagne d’Accord Bilatéral de Coproduction Cinématographique, comme il l’a fait avec la France, la Belgique ou l’Italie. Ce dispositif juridique basé sur le principe de réciprocité, en fixant les modalités de la coopération entre les pays signataires, permet la reconnaissance de la double nationalité de l’œuvre, l’accès aux sources de financements publics et aux divers bénéfices légaux dans chacun des pays et il ne manque pas de produire in fine une augmentation du volume de la production. Au-delà de l’intérêt mutuel qu’ont nos deux pays à développer leur politique de coopération dans le secteur cinématographique, les producteurs et les entreprises allemandes ont quant à eux, la possibilité dès à présent de jouer un rôle majeur dans le secteur audiovisuel du Maroc en pleine mutation. Que ce soit pour élaborer en amont avec les producteurs marocains des produits audiovisuels de qualité ou pour participer à des investissements structurels dans l’économie marocaine (salles de cinéma, laboratoires, auditoriums, etc.), les opportunités de collaboration sont multiples et nos deux pays ont intérêt à faire jouer sans plus attendre leur complémentarité !

A2L Backstage du Film LOVE IN THE MEDINA Bilatéral —

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Dossier: Exkurs

Die Medienlandschaft Marokkos Printmedien Marokkos Medienlandschaft gilt als vielseitig und dynamisch und trotz gelegentlicher Zensuren durch den Staat als eine der freiesten in der arabischen Welt. Der Öffentlichkeit steht eine große Anzahl an Zeitungen und Zeitschriften zur Verfügung; sie werden auf ca. 600 Publikationen beziffert, von denen etwa 26 täglich, 254 monatlich und 136 wöchentlich erscheinen. Die gesamte Auflage aller Zeitschriften und Zeitungen liegt bei ca. eine Million. Die täglich verkaufte Menge liegt bei 350.000 Exemplaren. Die Anzahl an aktiven Lesern ist in Anbetracht der Bevölkerungszahl von mehr als 30 Mio. gering, aber lässt sich unter anderem auf die hohe Analphabetenquote Marokkos zurückführen. Zudem lässt die Statistik die hohe mehrfache Weitergabe einzelner Zeitungen an bis zu zehn weitere Personen unberücksichtigt. Die größte arabische Presseagentur ist Maghreb Arabe Press (MAP), die ihren Sitz in Rabat hat und die weltweit Büros unterhält. Ferner sind auch die Associated Press (AP) und die Agence France-Press (AFP) in Marokko mit Büros vertreten. Die Printmedien bedienen sich entweder der französischen oder arabischen Sprache. In den letzten Jahren stieg insbesondere die Zahl bzw. Auflage der arabischsprachigen Printmedien, die heute die französischsprachige Presse (25% der Leserschaft) übertreffen und von den Zeitungen Al Massae (mit einer Auflage von ca. 130.000) und Assabah (99.000) angeführt werden. Viel gelesene französischsprachige Zeitungen sind Le Matin (Auflage von ca. 40.000), L’Economiste (Wirtschaftszeitung, 24.000) und L’Opinion (38.000). Seit 2007 wird die unentgeltliche Tageszeitung AuFait herausgeben, deren Inhalte auf Agenturmeldungen basieren. Die erfolgreichste private Mediengruppe ist Eco-Media, Herausgeber von Assabah und L’Economiste und Betreiber von Atlantic Radio, gefolgt von Maroc Soir (Herausgeber der Zeitungen AlMassae und Le Soir Echos). Ursprünglich entstanden die Printmedien aus Publikationen, welche die politischen Organe verschiedener Parteien darstellten und durch diese finanziert wurden. Geprägt durch das französische Protektorat lehnt sich die marokkanische Medienlandschaft an das französische System an und so spiegelt jede Zeitung meist irgendeine Form von politischer Meinung wider. In den letzten Jahren ließen sich weitere Finanzierungsquellen erschließen, so dass eine Reihe an neuen unabhängigen Publikationen erschien. Während die Mehrheit der Fernsehsender in der Hand des Staates liegt oder zumindest eine regierungskonforme Meinung abbildet, sind die Printmedien liberaler und tasten sich zunehmend an sensible Themen heran. Mehr als 70% liegen in privater Hand. Pressefreiheit Da die Finanzierung durch Werbung und Einnahmen nicht bei allen Publikationen, insbesondere den kleineren, zur Deckung der Kosten ausreicht, subventioniert der Staat seit 2005 insbesondere neue Publikationen. Die Subventionen erreichten beispielsweise im Jahr 2005 50 Mio. DH. Diese größere Abhängigkeit ermöglicht es der Regierung auch zu einem gewissen Grad, Inhalte zu kontrollieren. Herausgeber und Journalisten müssen die Richtlinien des Kommunikationsministeriums befolgen und sich eine Selbstzensur in Bezug auf Themen wie den Islam, die Monarchie und die Situation in der Westsahara auferlegen. Auch wenn die marokkanischen Gesetze grundsätzlich Pressefreiheit befürworten, kann der Staat nichtkonforme Publikationen untersagen, finanzielle Strafen verhängen oder den Presseausweis entziehen. Marokko steht vor einem Spagat: das Land muss sowohl der westlich-orientierten Politik (insbesondere als privilegierter Partner der EU) als auch den Werten einer moderat islamischen Gesellschaft gerecht werden. Die Pressefreiheit mag besser sein als in anderen arabischen Ländern, dennoch zeigt der 138. Platz (von 172) im Ranking von Reporters Without Borders, dass hier eine Weiterentwicklung unerlässlich ist. Medien und Staat arbeiten enger zusammen, um Fortschritte in diesem Sinne durchzusetzen. Dies geschieht insbesondere auf Initiative von Journalisten und Herausgebern, die eine präzisere Definition ihrer Rechte und Pflichten einfordern. Um den Pressekodex zu überarbeiten, Journalistentrainings auszuweiten und den Arbeitnehmerschutz zu stärken, traf 2010 eine Parlamentarische Kommission mit wichtigen Institutionen aus dem Sektor zusammen. Dabei waren die nationale Pressegewerkschaft (SNMP), der marokkanische Zusammenschluss von Herausgebern (Fédération Marocaine des Editeurs des Journaux), die hohe Autorität für audiovisuelle Kommunikation und der Rat für Menschenrechte vertreten. Die neue Verfassung vom 1. Juli 2011 verspricht die Stärkung der Pressefreiheit und der neue marokkanische Minister für Kommunikation, Mustapha El Khalfi, betonte, dass diese sowie die Erweiterung eines Gesetzes für den Zugang zur Information, die Schaffung eines nationalen Presserates und Garantien zur freien Ausübung des Berufes zu seinen Prioritäten zählen. Der Minister sucht im Zuge dessen einen stärkeren Dialog mit beteiligten Institutionen, wie FMEJ und SNMP, und ist präsenter in den öffentlichen Medien.

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Audiovisuelle Medien Die Nationale Rundfunkgesellschaft SNRT, ist in staatlicher Hand und wird durch staatliche Mittel, Werbung und eine Steuer zur Förderung der audiovisuellen Medienlandschaft finanziert. SNRT betreibt eine Reihe an Kanälen für verschiedenste Zielgruppen, wie Arryadia (allgemeine Informationen) und Arrabia (Bildung und Kultur). Der Staat hält auch die Mehrheit an 2M. Medi 1 TV ist hingegen ein wichtiger privater Sender. Die Mehrheit der marokkanischen Bevölkerung verfügt darüber hinaus über Satellitenschüsseln, so dass auch internationale Sender empfangen werden. Marokko hat derzeit mehr als 50 Radiosender (FM und AM), wovon SNRT vier Sender betreibt. Erst 2006 wurde die staatliche Kontrolle des Radios aufgehoben, so dass in den letzten sechs Jahren viele neue private Radiosender wie Medi 1, Hit Radio oder Luxe Radio auf Sendung gingen. Abgesehen von den zuletzt genannten sind auch 2M, Casa FM, Radio Aswat und Radio Atlantic zu nennen, von denen die Mehrheit landesweit sendet. Zweifellos hat die Liberalisierung zu einer Bereicherung des Angebots und einem stärkeren Dialog mit den Hörern geführt. Die junge marokkanische Bevölkerung zeigt zunehmendes Interesse am Radio. Internet Das Internet wird regelmäßig von einem Drittel der Bevölkerung genutzt und bietet deshalb große Potenziale für die Verbreitung von Nachrichten. Wie der Arabische Frühling gezeigt hat, ist Social Media – das beste Beispiel ist Facebook – eine wichtige Informationsquelle und Kommunikationsmedium. Abgesehen von Social Media nehmen die Nachrichtenseiten der Printpublikationen aber auch einen wichtigeren Stellenwert ein. Fast alle Printmedien haben bereits einen Internetauftritt, auch wenn der Inhalt meist nur Reproduktionen der gedruckten Publikation ist. Hier besteht noch Potential in Bezug auf das Angebot von Podcasts, Videos und weiteren Online-Inhalten.

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Die Internetnutzung in Marokko ist kaum reglementiert, Internetnutzer können frei browsen und es gibt kaum Fälle von gesperrten Webseiten. Nichtsdestotrotz mangelt es noch an einer Strukturierung des Sektors mithilfe eines gesetzlichen Rahmens, welcher Punkte wie Ethik, Rechtsschutz und Finanzierung eindeutig klärt. Dieser ist noch in der Diskussion. Präzise Richtlinien würden auch Blogger davor schützen, für ihre Aussagen im Internet negative Konsequenzen fürchten zu müssen. Darüber hinaus wird die Schaffung eines Fonds zur Finanzierung von Aus- und Weiterbildung, die Einführung von elektronischen Medien an der Hochschule für Informations- und Kommunikationstechnologien (ISIC) und die Förderung der sozialen Rahmenbedingungen von Journalisten, die bei elektronischen Medien tätig sind, gefordert. Marokko hat in den letzten Jahren bereits erhebliche Fortschritte gemacht und die neue Verfassung legt den Grundstein für eine weitere Verbesserung der Situation für marokkanische Journalisten und die Pressefreiheit. Derzeit erfordert der Mangel an präzisen Gesetzestexten und Richtlinien, die geringe Professionalität einiger Publikationen, die finanzielle Instabilität mancher Medien und das Fehlen eines sozialen Rahmens für Journalisten eine Überarbeitung des bestehenden Pressekodexes. Die neue Regierung verspricht, entsprechende Maßnahmen zu ergreifen, um den Forderungen gerecht zu werden. Auch davon hängt die weitere Demokratisierung Marokkos ab. Quellen: - Oxford Business Group: Morocco - The Report 2011 - European Neighboorhoud Journalism Network - OJD (Organisme de justification de la diffusion) - Press Reference (pressreference.com)

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Trends | Tendances

Industrielle Integration - ein Modell für Marokko?

Trends | tendances

Die deutsche Industrie schöpft seit den 90er-Jahren seine größte Stärke aus dem sogenannten «vertikalen» Offshoring. Heute ist auch Marokko ein potenzieller Partner für diese Strategie. Viel wird heute geschrieben über die Verantwortlichen der Euro-Krise – schnell werden einzelne Akteure oder Phänomene ausgemacht und als Erklärung vorgeschoben. Deutschland hat in dieser Situation eine ganz besondere Rolle: von den Einen wird das Land wegen seiner Leistung beneidet, während es sich bei Anderen auf der Anklagebank wiederfindet. Es mag paradox erscheinen, aber der Erfolg der größten EU-Wirtschaft ist zum Teil auf ein Phänomen zurückzuführen, welches in der Regel für die Vernichtung von Arbeitsplätzen und der Schwierigkeiten einiger europäischer Länder verantwortlich gemacht wird: das Offshoring. Tatsächlich internationalisiert die deutsche Industrie ihre Produktion seit den 90er-Jahren, als der Druck auf die Industrie durch die Niedriglohnländer, insbesondere China, zu wachsen begann – und entschied sich gleichzeitig, weiterhin auf Industrieproduktion im High-Tech-Bereich und bei den Investitionsgütern zu setzen. Ein besonderer Schritt, wenn man die Stimmung dieser Zeit in den entwickelten Ländern berücksichtigt: die Industrie und vor allem das verarbeitende Gewerbe schienen überholt zu sein, der Dienstleistungssektor hingegen die Zukunft. Anschließend beschlossen viele Ländern, die Produktion aufzugeben anstatt die Strategie zu überdenken, was für die Mehrheit der Industrieunternehmen das Ende bedeutete.

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Nicht jedoch in Deutschland, wo man sich für die ‘‘vertikale“ Verlagerung entschieden hatte.1 Sicherlich profitierte das Land von seiner geostrategischen Position in Europa und der breiten Verfügbarkeit von qualifizierten Arbeitskräften in Mittel- und Osteuropa nach dem Zusammenbruch der sozialistischen Regime – eine Entwicklung, die durch den EU-Beitritt dieser Länder weiter verstärkt wurde. Deutschland konnte auch von den kleinen und mittleren Familienunternehmen profitieren, deren Entscheidungsträger den Herausforderungen der wirtschaftlichen Globalisierung durch Suche nach neuen Chancen und Strategien entgegentraten. Heute zeigt sich, dass diese strategische Entscheidung die Richtige war. Mit dem Anstieg der Lohnkosten von Arbeitskräften in den mittelund osteuropäischen Ländern (CEE) wird Marokko eine echte Option für die industrielle Integration. In der Tat haben sich die Lohnstückkosten in den östlichen Nachbarländern Deutschlands seit 1996 verdreifacht (siehe Graphik). Mit seinem niedrigen Mindestlohn könnte Marokko die CEE als Ziel für ausländische Direktinvestitionen im industriellen Sektor mit geringer Wertschöpfung ablösen. 1 Hierbei handelt es sich vor allem um die Verlagerung von Aktivitäten mit niedriger Wertschöpfung, während die Aktivitäten mit hoher Wertschöpfung im Inland bleiben.

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Trends | Tendances

Welche Bereiche sind betroffen? In der Industrie (ohne Baugewerbe) sind die Elektronik und die Automobilindustrie potenzielle Bereiche für eine stärkere Zusammenarbeit. Am häufigsten wird die Produktion von Kabeln sowie die Fertigung und Montage von Teilen verlagert, wie das Beispiel Leoni zeigt, die seit 2007 in Marokko aktiv sind. Zusätzliche Bereiche, die auf den lokalen Markt und auf Re-Export ausgerichtet sind, sind erneuerbare Energien wie Wind-und Sonnenenergie, und zum Teil die Landwirtschaft. Die Chancen für die industrielle Integration sind hier jedoch gering, da Marokko in diesen Bereichen eher ein Standort für den Vertrieb denn ein industrieller Akteur ist. Marokko - welche Stärken, welche Schwächen? Es ist offensichtlich, dass sich Marokko beträchtlich von den CEE unterscheidet. Hier lassen sich die allgemeinen Kosten, die geografische Distanz, die Sprache sowie die rechtlichen und kulturellen Unterschiede nennen. In Bezug auf die Kosten müssen mehrere Faktoren berücksichtigt werden. Neben den günstigen Lohnkosten zählen hierein auch die Kosten für die geringere Produktivität (aufgrund der niedrigeren Motivation und dem erschwerten Zugang zu Arbeitskräften) sowie Verluste aufgrund von Infrastruktur und Zollabfertigung. Jedoch ist der Anteil der Zollgebühren in der Gesamtrechnung aufgrund von Freihandelszonen, dem Abbau der Einfuhrzölle von industriellen Produkten aus der EU seit dem 1. März 2012 und der Zollfreiheit von in Marokko modifizierten Produkten gering. Hier ist auch die ‘‘passive Veredelung“ der EU zu nennen. Dieses Phänomen erlaubt es europäischen Unternehmen, Verarbeitungsvorgänge außerhalb der EU durchzuführen und bei der Einfuhr nur die Wertschöpfung im Ausland zu versteuern. Ein weiteres Thema sind Produktionsschwierigkeiten. In der Regel sind die Gründe hierfür der Mangel an Personal, Streiks oder infrastrukturelle Schwierigkeiten. In Marokko sind ungelernte Arbeitskräfte in den großen Küstenstädten, vor allem in den industriellen Zentren zwischen Casablanca und Kenitra, verfügbar. Streiks sind auch vernachlässigbar – auch wenn sich diese Situation schnell ändern kann wie es der Fall Tunesien mit den zur Zeit verbreiteten wilden Streiks zeigt: Der japanische Hersteller von Kabeln Yazaki2 schloss aufgrund der Streiks bereits eine seiner Fabriken vor Ort. Die Infrastruktur in Casablanca und Kenitra ist im Allgemeinen gut, auch wenn sich zu mancher

Tageszeit der Verkehr stark konzentriert. Die Internet-und Stromversorgung ist stabil. Die geografische Distanz ist finanziell gesehen vernachlässigbar, wenn man die Vorteile von günstigen Arbeitskräften berücksichtigt. Der Seeverkehr ist ein kostengünstiges Mittel und die maritime Infrastruktur Marokkos entwickelt sich seit einigen Jahren rapide. Die größte Schwäche besteht in Bezug auf Zeit und Reaktionsfähigkeit. In einer industriellen Umgebung, die auf «just-in-time» basiert und welche die Lagerung versucht zu minimieren, ist der Zeitverlust durch Schifffahrt im Vergleich zum Lkw-Verkehr deutlich höher. Der kürzeste Weg für die Lieferung von Anlagen vor allem aus Süddeutschland verläuft über die Häfen in Frankreich und Italien, insbesondere über Genua. Diese mangelnde Flexibilität schränkt die Möglichkeiten für die Produktion von Material mit großen Schwankungen in der Nachfrage ein. Auf der anderen Seite stehen den Produkten mit stabiler Nachfrage - zum Beispiel Autokabeln – alle Vorteile Marokkos offen. Die Sprache ist eine weitere Einschränkung. Die CEE haben den Vorteil einer oft großen deutschsprachigen Bevölkerung und einer großen Anzahl von Slawen, die in Deutschland lebt. Auch Französisch ist in Deutschland relativ weit verbreitet. Dennoch dominiert noch immer Frankreich in der französischsprachigen Wirtschaftswelt. Mit einer zunehmend englischsprachigen Bevölkerung Marokkos, vor allem in Führungspositionen, stellt die Sprachbarriere dennoch kein unüberwindliches Hindernis dar. Hinsichtlich des rechtlichen Rahmens sind die CEE durch die EU-Mitgliedschaft bereits gut integriert und die Harmonisierung ist weit fortgeschritten, vor allem im Kontext der Handelsgesetze und der Achtung des geistigen Eigentums. Auch Marokko hat bereits erhebliche Anstrengungen zur Modernisierung der Rechtsvorschriften unternommen, aber weitere Maßnahmen müssen insbesondere im Zusammenhang mit der Durchsetzung von Schuldforderungen und im Bereich der Kapitalanlagesicherheit vorgenommen werden. Trotz der großen gesetzlichen Fortschritte in den letzten Jahren besteht das Risiko, dass deren praktische Anwendung, die Ausbildung von Richtern und die Gewohnheiten der Akteure diesen im Weg stehen. Oft ist die Verabschiedung eines Gesetzes keine Garantie für die ordnungsgemäße Durchführung.

Tatsächlich sind es oft die kulturellen Aspekte, die zum Misserfolg einer Investition führen. Oft unterschätzt, können die ‘‘kulturellen Missverständnisse’’ nicht nur zu finanziellen Verlusten führen, sondern auch dem Ruf des Landes schaden. Dies kann die Wahrnehmung der Pünktlichkeit sein, die Art ein Gespräch zu führen, zu verhandeln oder ein Team zu leiten. Kulturelle Unterschiede zwischen Marokko und Deutschland können aber auch Chancen bieten, wie beispielsweise neue Perspektiven auf Gewohnheiten und Abläufe werfen und diese entsprechend zu hinterfragen. Die Herausforderung besteht darin, die Unterschiede zu identifizieren und sie dann zu ergreifen. Die komparativen Vorteile von Marokko Darüber hinaus hat Marokko einige Chancen, die in den CEE nicht gegeben sind: Man kann hier die Integration Marokkos mit anderen Maghreb-Ländern sowie mit Westafrika nennen - eine Region, die in den letzten Jahren ein starkes Wirtschaftswachstum erlebt. Marokko ist eine stabile Basis für den Eintritt auf diese Märkte. Auch hat das Land während der Demokratisierungsprozesse des ‘‘arabischen Frühlings“ seine Stabilität unter Beweis gestellt. Zusammenfassend kann festgestellt werden, dass Marokko großes Potential für die industrielle Integration hat. Bisher bleibt die Verlagerung noch auf Aktivitäten mit geringer Wertschöpfung, wie zum Beispiel Verkabelung und Montage, beschränkt. Aber wie das Beispiel der CEE zeigt, ist dies nur der erste Schritt zu einer echten industriellen Entwicklung, die sowohl für Deutschland als auch Marokko von Vorteil ist. Diese Zusammenarbeit würde nicht nur das gegenseitige Vertrauen erhöhen, es ermöglicht auf lange Sicht einen Transfer von Know-how, welches mehr ausländische Direktinvestitionen und eine Produktion mit hoher Wertschöpfung anziehen wird. Für Deutschland wiederum kann diese Zusammenarbeit zur Aufrechterhaltung der internationalen Wettbewerbsfähigkeit beitragen, insbesondere im Zuge der wachsenden Konkurrenz aus Asien und den USA. Die Konkurrenz findet sich heute vor allem in Nordamerika und Asien und weniger in den Ländern des südlichen Mittelmeers. Vor dem Hintergrund der Kosten, die durch die Instabilität Nordafrikas für Europa entstehen, sollte Europa die wirtschaftliche Entwicklung der südlichen Nachbarn unterstützen. Industrielle Integration ist ein richtiges Mittel, dies zu tun. Artikel von Jakob Höber

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Challenges: Le groupe japonais Yazaki ferme une usine en Tunisie 20 décembre 2011

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Trends | Tendances

L’intégration industrielle – un modèle pour le Maroc ? L’industrie allemande puise sa force principale des délocalisations dites « verticales » engagées depuis les années 90. Aujourd’hui, le Maroc se présente comme un partenaire potentiel pour cette stratégie.

Beaucoup d’encre est versée aujourd’hui dans une Europe en crise – on est vite à blâmer certains acteurs et à trouver des phénomènes accusateurs pour les difficultés de la zone Euro. Quant à l’Allemagne, elle a un rôle assez particulier dans cette situation : à cause de son succès, elle est enviée par les uns, et se retrouve sur le banc d’accusateur chez les autres, parfois les deux dans une seule phrase. Mais, et ceci peut paraître assez paradoxal, le succès de la plus grande économie européenne s’explique, en partie, par un phénomène qu’on blâme généralement pour la destruction des emplois et les difficultés de certains pays en Europe : la délocalisation. En effet, c’est avec la pression sur l’industrie exercée par les pays à bas salaires, notamment de la Chine qui prend de l’ampleur dans les années 90, que l’industrie allemande décide d’internationaliser sa production. Une manœuvre assez particulière si on tient compte de l’atmosphère de ces années dans les pays développés : l’industrie et spécialement le secteur manufacturier paraissaient démodés, les services semblaient être le secteur de l’avenir. Par la suite, beaucoup de pays ont décidé d’abandonner la production et de ne pas réévaluer la stratégie ce qui condamnait la plupart des entreprises industrielles à une mort certaine. Pas l’Allemagne, qui a opté pour une délocalisation « verticale »1 . Certes, le pays a profité de sa localisation géostratégique au sein de l’Europe, et de l’ample disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée dans les pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) après l’indépendance des pays de l’est et l’écroulement des régimes à organisation socialiste – un processus encore renforcé lors de l’adhésion des pays de l’est à l’UE. Il a aussi pu tirer l’avantage de ses nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) patrimoniales dont les décideurs ont préféré accepter les défis de la mondialisation économique en recherchant des nouvelles opportunités et stratégies. Finalement, c’était une décision stratégique qui paraît, pour le moment, être la bonne. Avec l’augmentation des prix unitaires du travail dans les PECO, le Maroc devient une option réelle pour l’intégration industrielle. En effet, les coûts unitaires du travail ont triplé dans les pays avoisinant l’Allemagne à sa frontière occidentale (voir tableau). Le Maroc, avec son SMIG autour d’un Euro/ heure, pourrait remplacer les PECO comme destination principale des Investissements directs à l’étranger (IDE) dans un secteur industriel à faible valeur ajoutée. 1

Cette forme de délocalisation se caractérise par l’externalisation de la production à faible valeur ajoutée, tandis que les activités à haute valeur ajoutée demeurent dans le pays - mère et contribuent largement à la croissance du PIB dans le pays même.

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Quels sont les domaines concernés ? Dans le secteur industriel hors construction, les domaines de l’électronique et de l’industrie automobile peuvent être sujets à coopération. Les plus communs sont la production du câblage, la fabrication et l’assemblage des pièces détachées. C’est ainsi que, entre autres, le producteur de câblage Leoni est implanté au Maroc depuis 2007.

qu’un grand nombre de slavophones qui vit en Allemagne. Le français est bien entendu, largement parlé en Allemagne, mais les francophones se partagent entre eux le grand marché des pays francophones, notamment la France, principal partenaire économique. Avec une population de plus en plus anglophone au Maroc, surtout parmi les cadres, cette réalité ne présente pourtant pas un obstacle insurmontable.

Les domaines supplémentaires qui visent le marché local ainsi que la réexportation sont les énergies renouvelables, surtout l’éolien et le solaire, ainsi que, partiellement le secteur agricole. Les opportunités d’une intégration industrielle sont néanmoins faibles parce que le Maroc est plutôt un marché pour la distribution qu’un acteur industriel dans ces domaines.

Quant au cadre législatif, l’intégration des PECO, membres de l’UE depuis sept ans, et l’harmonisation sont bien avancée surtout dans le cadre du Code de Commerce et du respect de la propriété intellectuelle. Or, le Maroc a entrepris de grands efforts concernant la modernisation de sa législation, mais des avancées restent à faire notamment dans le cadre du recouvrement et de la sécurité des investissements. Même si les Codes respectifs ont connu des changements majeurs ces dernières années, l’intégration de ces mesures dans la juridiction, la formation des juges et tout simplement dans les habitudes des acteurs risque de tarder. Assez souvent, l’adoption d’une loi n’est pas garante de sa bonne exécution.

Le Maroc – quels atouts, quelles faiblesses ? Il est évident que le Maroc présente certaines différences comparées aux PECO. On peut nommer les coûts en général, la distance, la langue, le cadre législatif et les différences culturelles. En ce qui concerne les coûts, de multiples facteurs sont à prendre en compte. Malgré un coût de main-d’œuvre à prix avantageux et le transport, il faut y rajouter des coûts pour une productivité plus faible, liée à la motivation et l’accessibilité de la main-d’œuvre ainsi que les pertes liées à l’infrastructure, et les frais de dédouanement. Or, les frais des douanes ne pèsent pas très lourds dans la facture totale en raison de la création des zones franches, du démantèlement douanier des produits industriels provenant de l’Europe dès le 1 mars 2012, et de l’exemption de la douane pour les produits modifiés sur le sol marocain, ainsi que du régime du « perfectionnement passif » établi par l’Union Européenne. Ce régime permet aux entreprises européennes de réaliser des opérations de transformation dans un pays hors de l’UE – lors de l’importation, seule la valeur ajoutée à l’étranger est soumise à la taxe. Un autre sujet est la question des pertes causées par une non-production des usines : les raisons sont en général le manque de personnel, une grève ou un problème lié à l’infrastructure. Au Maroc, le personnel nonqualifié (habituellement soumis à une forte fluctuation) est disponible dans les grandes villes côtières, surtout dans les centres industriels entre Casablanca et Kenitra. Les grèves sont également négligeables – mais cette situation pourrait rapidement changer comme cela est le cas en Tunisie à un moment qui connait l’apparition de grèves sauvages, ce qui a déjà incité le constructeur de câblage japonais Yazaki2 à la fermeture d’une de ses usines. Quant à l’infrastructure, elle est généralement bonne entre Casablanca et Kenitra, mais connait des problèmes d’énormes bouchons à certaines heures de la journée. L’approvisionnement en Internet et électricité est stable. Quant à la distance, elle est, financièrement parlant, négligeable si on tient compte des avantages d’une main-d’œuvre bon marché. Le transport maritime ne présente qu’un faible coût, et l’infrastructure portuaire au Maroc se développe pour le mieux depuis des années. Or, la principale faiblesse est, en termes de temps et de réactivité. Dans un cadre industriel « just-in-time », qui cherche à éviter le stockage, le temps supplémentaire du transport maritime par rapport au transport routier est largement plus élevé. S’y ajoute la contrainte des points fixes à passer, du port à port. La route la plus courte pour l’approvisionnement des usines situées surtout au sud de l’Allemagne passerait via des ports en France et en Italie, surtout Gênes, avec une majoration légère en termes de temps d’approvisionnement. Ce manque de souplesse réduit les opportunités, surtout pour la production de matériel supposé connaître des fortes fluctuations de demande. Par contre, pour les produits connaissant une demande stable – par exemple le câblage des voitures – le Maroc possède tous les atouts.

En effet, ce sont assez souvent ces différentes approches dues à la culture d’un pays qui mènent un investissement à l’échec. Régulièrement mésestimés, les conflits liés aux « malentendus culturels » peuvent causer des dégâts au-delà d’une simple perte d’argent, mais nuire, à tort, à l’image d’un pays. Ceci peut être la perception de la ponctualité, la façon de mener une conversation, de négocier ou de diriger une équipe – la liste est longue. Il est vrai que cet écart culturel entre le Maroc et l’Allemagne est plus grand qu’avec les PECO. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il peut y avoir une opportunité et que la différence engendre aussi des avantages – comme un nouveau regard sur les habitudes et les fonctionnements acceptés comme sous-entendus. Le problème n’est que de les identifier, et de les saisir par la suite. Les avantages comparatifs du Maroc En plus, le Maroc présente certaines opportunités qui n’existent pas dans les PECO : on pourrait penser à l’intégration des nouveaux marchés à partir du Maroc, dans d’autres pays du Maghreb, mais surtout en Afrique de l’Ouest, une zone qui a connu une forte croissance économique ces dernières années. Le Maroc serait une base stable pour la conquête de ces marchés. Le pays a fait preuve de stabilité lors des bouleversements du Printemps arabe et le Gouvernement autour de la Cour Royale paraît assez solide pour pouvoir résister à l’instabilité de la région. Pour résumer, on peut constater que le Maroc serait un pays successible à une intégration industrielle. Or, le champ d’action reste limité pour le moment à une délocalisation de la production à faible valeur ajoutée, comme le câblage et l’assemblage des pièces détachées. Mais comme l’a montré l’exemple des PECO ainsi que celui de certains pays d’Asie avec le phénomène du « vol d’oies sauvages », ce ne serait qu’une première étape vers un développement industriel réel bénéfique pour l’Allemagne et le Maroc. En effet, non seulement qu’une telle coopération augmente la confiance réciproque, elle produit également un transfert de savoir-faire à long terme qui permettra d’attirer plus d’IDE ainsi qu’une production à haute valeur ajoutée. L’Allemagne quant à elle saurait profiter aussi de cette coopération par le maintien de sa compétitivité à l’international, notamment contre la concurrence asiatique et américaine de plus en plus accrue et par l’ouverture des portes en Afrique où le marché de l’avenir se situe. Il est vrai qu’aujourd’hui, la concurrence est à rechercher en Amérique du Nord et en Asie plutôt que sur la rive sud de la Méditerranée. Couplé avec les coûts d’une instabilité en Afrique du Nord pour l’Europe, on ne peut qu’appuyer le développement économique de nos voisins du sud. L’intégration industrielle serait un moyen propice pour le faire.

La langue serait une autre contrainte à résoudre. L’avantage qu’ont les PECO est une population, par comparaison, souvent germanophone ainsi 2

Challenges: Le groupe japonais Yazaki ferme une usine en Tunisie 20 décembre 2011

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Article de Jakob Hoeber


Geschäftsideen für Marokko | Programme création d’entreprise

Geschäftsideen für Marokko | Programme création d’entreprise

Das Centrum für internationale Migration und Entwicklung (CIM) mit Sitz in Frankfurt am Main ist eine Arbeitsgemeinschaft der Zentralen Auslands- und Fachvermittlung der Bundesagentur für Arbeit (ZAV) und der Deutschen Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) und ist der Personalvermittler der deutschen Entwicklungszusammenarbeit. Das ‘‘Programm Rückkehrende Fachkräfte“ richtet sich an Arbeitnehmer und Absolventen aus Entwicklungs-, Schwellen- und Transformationsländern, die in Deutschland leben und arbeiten oder eine Ausbildung oder Fortbildung in Deutschland absolviert haben. Dieses Potential greift das Programm Rückkehrende Fachkräfte des deutschen Bundesministeriums für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) auf. Im Zuge des Programms erhalten rückkehrende Fachkräfte aus Marokko Beratung und Unterstützung hinsichtlich ihrer Rückkehrpläne. Dabei hilft CIM ihnen unter anderem in Bezug auf ihre berufliche Reintegration. Ziel des Programmes Rückkehrende Fachkräfte ist es, den Know-How Transfer zu fördern und darüber hinaus das große Potenzial der gut ausgebildeten Rückkehrer und Rückkehrerinnen für die Entwicklung ihrer Herkunftsländer zu nutzen. Das von der Europäischen Union (EU) und vom Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) finanzierte Programm ‘‘Geschäftsideen für Marokko“ wird in Deutschland durch CIM begleitet und umgesetzt. Das Programm richtet sich an alle in Europa lebenden Marokkaner und Marokkanerinnen, die durch unternehmerische Aktivitäten zur wirtschaftlichen Entwicklung Marokkos beitragen. Die Teilnehmer dieses Programms können während der Gründung ihres Unternehmens von unterschiedlichen kostenfreien Leistungen profitieren.

Rückkehrende Fachkraft als Brückenbauer zwischen Deutschland und Marokko: Interview mit Ali Sedki, AE Photonics Zum Unternehmen: AE Photonics wurde 2008 gegründet und besteht aus den Geschäftsbereichen Großhandel für Photovoltaik-Komponenten und Projektentwicklung für Photovoltaik-Anlagen. Das Unternehmen setzte in 2010 knapp 100 Millionen Euro um. Die AE Photonics Group beschäftigt weltweit mehr als 60 Mitarbeiter und ist neben dem Hauptsitz in Dresden/Deutschland in Italien, Marokko, Griechenland, Indien und Kalifornien vertreten. Die Tochtergesellschaft AE Photonics Maroc S.a.r.l. wurde 2010 gegründet und bietet insbesondere Solarpumpensysteme und Inselanlagen an.

Ali Sedki Studium: Elektrotechnik und Betriebswirtschaftslehre Position: Geschäftsführer strategische Entwicklung bei AE Photonics Maroc Welche Gründe waren für Sie ausschlaggebend, im Zuge Ihrer Expansion den marokkanischen Markt zu betreten? Der Erschließung neuer Märkte durch AE Photonics geht stets eine strukturierte und zielgerichtete Prüfung voraus. Wir betrachten dabei insbesondere drei Kriterien, die in Marokko sehr gut erfüllt werden. Zum einen können durch die hohe Sonneneinstrahlung in Marokko Photovoltaikanlagen besonders gut eingesetzt werden und garantieren hohe Erträge. Zweitens sind die politischen und wirtschaftlichen Rahmenbedingungen in Marokko ebenfalls vielversprechend, da die marokkanische Regierung Projekte im Bereich der erneuerbaren Energien fördert. Zum Dritten ist der marokkanische Photovoltaik Markt noch nicht stark erschlossen. AE Photonics sieht hier ein großes Potential zur Weiterentwicklung und zum Wachstum des Unternehmens. Die marokkanischen Wurzeln des AE Photonics Gründers Marco Lamsouguer sind ebenfalls vorteilhaft, da in Marokko bereits Kontakte vorhanden sind, die für die Markterschließung genutzt werden können. Wenn Sie auf Ihr zweijähriges Bestehen in Marokko zurückblicken, worin sehen Sie die größten Herausforderungen in der Vergangenheit? Wie schätzen Sie die zukünftigen Herausforderungen ein? Unserer Meinung nach muss die Photovoltaik-Technologie in Marokko bei unseren potentiellen Kunden erst bekannt gemacht werden, um sich so einen Kundenstamm aufzubauen. Wir bieten in Marokko unter anderem Solarpumpensysteme an, die für die ökologische Bewirtschaftung landwirtschaftlicher Flächen genutzt werden. Unsere Kunden lassen sich von der Technologie überzeugen, sobald sie selbst gesehen haben, dass es funktioniert und wie die Kosten für den Betrieb Ihrer Pumpen dadurch Bilatéral —

deutlich sinken. Deshalb war es für uns besonders wichtig die Referenzprojekte für Solarpumpen in Beni Mellal, Oualidia, Marrakesch und El Jadida zu installieren. Wir unterstützen unsere Kunden auch dabei, Möglichkeiten für die Finanzierung ihrer Anlagen zu finden. Eine Bank als Partner zu gewinnen, ist immer eine Herausforderung, bringt aber enorme Vorteile für alle Beteiligten. Unsere Kunden sind nicht gezwungen, ihre Anlagen vollständig selbst zu finanzieren und sie müssen nicht selbstständig eine finanzierende Bank finden, da AE Photonics sie hierbei unterstützt. Die Infrastruktur in Marokko wird auch zukünftig eine große Herausforderung sein. Wir streben ein großes Wachstum an und importieren zum Teil unsere Komponenten. Das ist natürlich mit einem hohen Aufwand verbunden, der sich aber in der Qualität unsere Anlagen widerspiegelt. Wie sieht die aktuelle Lage in Bezug auf die Konkurrenz des lokalen Marktes aus? Aus unserer Sicht wächst der Photovoltaikmarkt in Marokko ebenso wie die Nachfrage nach dieser Technologie. Bis jetzt ist der Markt aber noch recht klein und es gibt wenige Wettbewerber. Auch in andere Länder Afrikas werden schon von Marokko aus Photovoltaik-Komponenten geliefert, da sich der marokkanische Markt als einer der ersten in Afrika entwickelt hat. Auch größere Projekte wie Photovoltaik-Kraftwerke werden in Marokko zunehmend geplant.

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Geschäftsideen für Marokko | Programme création d’entreprise

Was sind Ihre Zukunftsambitionen? Ländliche Bereiche Marokkos sind zum Teil noch nicht vollständig an öffentliche Stromnetze angebunden. Dies ist für uns Herausforderung und Chance gleichermaßen. Durch die regionale Nutzung von Solarenergie zur Stromerzeugung besteht die Möglichkeit, in Marokko eine dezentralisierte Energiewirtschaft zu etablieren, von der die Menschen vor Ort profitieren. Wir möchten uns an dieser Entwicklung beteiligen und dabei weiter wachsen. Die Förderung der erneuerbaren Energien generiert wirtschaftliches Wachstum, schafft Arbeitsplätze und trägt langfristig zur Steigerung der Lebensqualität und zum Schutz der Ressourcen in Marokko bei.

Compétences formées en Allemagne : médiateur entre l’Allemagne et le Maroc Interview avec Ali Sedki, AE Photonics Le groupe AE Photonics est spécialisé dans la vente et la distribution de composants photovoltaïques lui permettant de réaliser des parcs solaires ainsi que des installations photovoltaïques pouvant atteindre plusieurs mégawatts. AE Photonics Maroc S.a.r.l. a été créé en 2010. La société, avec son siège à Dresde/ Allemagne et ses cinq filiales (Italie, Maroc, Grèce, Inde et Californie) a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 100 Million d’Euros. Ali Sedki Position : Directeur Général du développement stratégique Expertise : formation en Electrotechnique et en gestion d’entreprise Quels potentiels présentent le Maroc pour vous ? Avant la pénétration d’un marché, AE Photonics a une procédure bien structurée pour évaluer ses potentialités. Le Maroc remplit les trois critères les plus importantes de cette démarche. Tout d’abord, le fort ensoleillement au Maroc est parfait pour le système solaire photovoltaïque et cela garantit aussi des bonnes récoltes. Etant donné que l’état subventionne les projets du programme relatif au développement des énergies renouvelables, les conditions politiques très favorables sont une autre raison pour laquelle nous nous sommes orientés vers le marché marocain. En outre, le marché du photovoltaïque n’y est pas encore très développé, de ce fait AE Photonics y voit un fort potentiel pour le développement et la croissance de l’entreprise. Enfin, les racines marocaines du fondateur d’AE Photonics, Marco Lamsouger, nous permettent d’avoir déjà un réseau de partenaires pour le lancement du projet. Votre entreprise est déjà présente sur le marché marocain depuis deux ans. Quel est votre bilan ? Afin de développer une large clientèle, il faut tout d’abord informer les clients potentiels sur l’efficacité de la technologie du photovoltaïque. Pour présenter aux clients la performance de nos solutions par exemple dans l’exploitation écologique des surfaces agricoles, nous avons installé de systèmes de références à Beni Mellal, Oualidia, El Jadida et Marrakech. En outre, nous accompagnons nos clients dans leur recherche de financement, car il est toujours difficile de trouver des partenaires pour financer des tels investissements. Le marché local est encore très restreint et la concurrence reste faible. Mais, comme le marché marocain est le premier à s’être développé en Afrique, il y a des possibilités pour exporter des systèmes photovoltaïque vers d’autres pays africains. Quelles sont vos ambitions futures ? Les régions rurales qui n’ont pas encore accès au réseau électrique sont une opportunité et en même temps un grand défi. Grâce à l’utilisation régionale de l’énergie solaire, il existe au Maroc la possibilité d’établir une économie d’énergie décentralisée dont les habitants pourront profiter. Nous visons à contribuer au développement de ce projet car la promotion des énergies renouvelables génère de la croissance économique, crée de nouveaux emplois et contribue à long terme à l’amélioration de la qualité de vie.

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Geschäftsideen für Marokko | Programme création d’entreprise

Mit der Unterstützung der EU und des BMZ (Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung) wird in Deutschland und Marokko ein Beratungssystem eingerichtet, das die marokkanische Diaspora in Deutschland bei der Neugründung von Unternehmen in Marokko unterstützen soll. Die AHK Marokko ist einer der Projektpartner für das Programm FACE / Geschäftsideen für Marokko vor Ort.

Case Study Unternehmensgründung: Interview mit Aziz Ouchen, Ocean Carrelage Aziz Ouchen Position: Geschäftsführer Expertise: kaufmännische Ausbildung Warum haben Sie sich dazu entschlossen, in Marokko ein Tochterunternehmen zu eröffnen? Wo sehen Sie die Vorteile im lokalen Markt? In den letzten Jahren erlebte der Baumarkt in Marokko einen enormen Aufschwung. Die Nachfrage nach Qualitätsprodukten im Bausektor, der noch längst nicht gesättigt ist, stieg und somit ergriff ich die Möglichkeit diesen Markt zu betreten. Fassadenfließen, die mit ihrer optimalen Dämmung weder Hitze noch Kälte durchdringen lassen, sorgen für eine angenehme Raumtemperatur sowohl im Sommer als auch im Winter - Für das marokkanische Klima eine adäquate, neuartige Lösung. Ein weiterer Vorteil des marokkanischen Marktes, besonders im arabischen Kontext, ist seine politische Stabilität, ein wichtiger Vorteil, der gerade im internationalen Handel eine extrem wichtige Rolle spielt. Auch der Zukunft blicke ich optimistisch entgegen und so denke ich, dass auch auf langfristige Sicht der Energie, Bau-, und Elektrobereich in Marokko steigendes Potenzial und vielfältige Marktchancen bietet. Die Infrastruktur des Landes ist jedoch noch ausbaufähig. Für mich war nach vorangegangener zweijähriger Marktrecherche, während dieser ich den marokkanischen Markt wie meine Westentasche kennen lernte, die Entscheidung gefallen: ‘‘Es ist noch vieles zu erledigen, packen wir es an“. Wie sehen Sie die aktuelle Lage zur Konkurrenz des lokalen Marktes? Wo sehen Sie die Vorteile, außer des Arguments ‘‘Made in Germany“? Wie ist die Konkurrenz zu lokalen Produkten? Es werden in Marokko hauptsächlich Fliesen aus Spanien, Italien und China importiert. Meine Produkte heben sich aufgrund ihrer hochwertigen Qualität von denen der Konkurrenz ab. Die Premium-Produkte im Bereich Fliesen sind auf dem marokkanischen Markt kaum vorhanden und daher ist die Anzahl der Konkurrenten sehr gering. Darüber hinaus sind Wandfliesen, ein technisch individuelles Produkt, auf welches ich mich spezialisiert habe, in Marokko nicht erhältlich. Sie stellen somit ein völlig neues Produkt im lokalen Markt dar. Selbstverständlich zieht der Country-of-Origin Effekt ‘‘Made in Germany“ einerseits einen sehr positiven Einfluss nach sich, da die deutschen Produkte sofort mit Qualität gleichgesetzt werden. Jedoch assoziieren viele Abnehmer hohe Verkaufspreise mit deutschen Produkten, wodurch das Argument ‘‘Made in Germany“ andererseits einen negativen Effekt mit sich trägt. Aber oftmals täuschen sich die Käufer! Der preisliche Unterschied zu qualitativ geringwertigeren Produkten ist meistens nur geringfügig höher als zuvor angenommen. Diese Tatsache muss in den Köpfen der Konsumenten verankert werden.

Case Study Création d’entreprise au Maroc : Interview avec Aziz Ouchen, Ocean Carrelage Aziz Ouchen Position : Directeur Expertise : Formation commerciale Comment avez-vous développer l’idée de votre projet ? Au cours des dernières années le secteur de bâtiment a enregistré un immense boom. La demande de produits de haute qualité dans ce secteur, un marché qui n’est pas encore saturé, a beaucoup augmenté. Ce sont les raisons pour lesquelles j’y ai vu une occasion d’investir ce marché. De plus, la stabilité politique marocaine est un facteur qui joue un rôle extrêmement important dans le commerce international. Des revêtements de sol permettant une isolation optimale, empêchant la chaleur et le froid de pénétrer, générant ainsi une température agréable en été comme en hiver, est une nouvelle solution parfaitement adéquate et adaptée au climat marocain. Tout comme le secteur de la construction, de l’énergie et du secteur électrique, qui se sont développés rapidement au cours des dernières années, il y a encore un grand potentiel et beaucoup d’opportunités à saisir dans ces domaines si on regarde sur le long terme. Les infrastructures du pays sont encore aménageables. Après une étude de marché de deux ans pendant laquelle j’ai bien étudié le marché du bâtiment, ma décision était prise : Il y a beaucoup de travail, allons-y ! Comment évaluez-vous la concurrence locale et comment vous en démarquez-vous ? Quelles sont les avantages de votre argument « Made in Germany » ? Les importations de carrelage les plus importantes au Maroc viennent d’Espagne, d’Italie et de Chine. Mes produits se distinguent de la concurrence grâce à leur très haute qualité. Les produits de très haute qualité dans le domaine du carrelage sont rares sur le marché marocain et, de ce fait, le nombre de concurrents est très faible. Je me démarque de la concurrence par la technique exclusive de mes faïences murales dans laquelle je me suis spécialisé et pour lequel j’ai l’exclusivité sur le marché local. Au Maroc, le label « Made in Germany » est synonyme de fiabilité et d’excellente qualité. Mais en même temps, les marocains l’associent aussi à un prix élevé, et ce label est donc de ce point de vue, un argument négatif. Mais les consommateurs se trompent ! Les prix des produits allemands sont juste légèrement supérieurs par rapport aux produits de moyenne qualité. Il faut que les consommateurs en prennent conscience. Bilatéral —

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Bericht GTAI

Bericht von Germany Trade & Invest Engere Handelsbeziehungen zwischen der EU und Marokko Neues Agrarabkommen beschlossen Weitere Wirtschaftsintegration geplant Von Fausi Najjar Tunis (gtai) - Marokko und die Europäische Union treiben im Jahr 2012 ihre Wirtschaftsintegration voran. So hat das europäische Parlament am 16.2. ein Abkommen über die Liberalisierung von Agrar- und Fischereiprodukten zwischen der EU und Marokko ratifiziert. Seit dem 1.3. ist auch das EU-Assoziationsabkommen vollständig umgesetzt, das schon eine erhebliche Liberalisierung des Handels von Industriegütern vorsieht. Mit den Abkommen honoriert die Staatengemeinschaft die Reformfortschritte Marokkos.

Im Ergebnis erleichtert das neue Abkommen über die Liberalisierung von Agrar- und Fischereiprodukten zwischen Marokko und der EU den Zugang marokkanischer Produkte zum europäischen Markt. Die Einfuhr europäischer Produkte aus dem Landwirtschaftssektor wird, wenn auch in geringerem Maße, ebenso liberalisiert. Als wichtigste Argumente für das Abkommen werden die Reformfortschritte Marokkos aufgrund der erfolgten Verfassungsreform und der regulären Wahlen im Jahr 2011 angeführt. Das Abkommen sei eine wichtige Maßnahme zur politischen Stabilisierung des Landes und einer nachhaltigen Entwicklung, so die Begründung. Das im Jahr 2000 unterzeichnete EUAssoziationsabkommen ist am 1.3.2012 vollständig umgesetzt worden. Nominell sind damit die Einfuhren europäischer Industrieprodukte, mit Ausnahme von sensiblen Waren und Verbrauchsgütern, nach Marokko zollfrei. Diese werden aber weiterhin mit einer Einfuhrumsatzsteuer (Normalsatz 20%) und einer steuerähnlichen Abgabe in Höhe von 0,25% belegt. Industriegüter aus Marokko müssen wie gehabt als Präferenzdokument eine Warenverkehrsbescheinigung EUR.1 vorweisen und können dann in der Regel zollfrei eingeführt werden. Positive Signale sind auch bei den im Februar 2009 begonnenen Verhandlungen zur Liberalisierung des Dienstleistungssektors zu verzeichnen. Zwar ist ein Datum für das Ende der Verhandlungen nicht gesetzt, beide Parteien haben jedoch Ende 2012 als Ziel angegeben. Die jüngsten Diskussionen beziehen sich auf den juristischen Dienst, Finanzbuchhalter und Architekten. Im Jahr 2008 hat Marokko von der EU den «statut avancé» erhalten, der eine engere politische und wirtschaftliche

Anbindung vorsieht. Auch im Rahmen dieser Vereinbarung gibt es Fortschritte. Zwei Tage vor dem Agrarabkommen hat die EU die Beteiligung Marokkos an sieben EUProgrammen beschlossen. Diese decken folgende Bereiche ab: Zoll, Energie, Geschäftsklima, IT, Konsumentenschutz, Luftverkehr, Forschung und Gesundheit. Das Agrarabkommen ist nicht zu verwechseln mit dem Fischereiabkommen, das das EU-Parlament nicht neu aufgelegt hat. Seit vielen Jahren ist der Vertrag völkerrechtlich umstritten, da die von Marokko verkauften Fischereilizenzen nicht nur die Hoheitsgewässer Marokkos umfassen, sondern auch die Meeresgewässer vor der Küste der Westsahara. Verzögert haben sich die seit November 2005 laufenden Verhandlungen zum Agrarabkommen nicht nur durch den Widerstand vor allem der südeuropäischen Länder. Im Rahmen der Lissabonner Verträge 2009 wurde entschieden, dass nicht mehr die Europäische Kommission, sondern das europäische Parlament entscheidungsbefugt ist. Die Verhandlungen mussten infolgedessen einen parlamentarischen Willensbildungsprozess durchlaufen. Das Abkommen umfasst nicht nur Agrarprodukte im engeren Sinn, sondern auch Fleisch, Fische und Meeresfrüchte sowie Erzeugnisse aus der Nahrungsmittelindustrie. Die weiterhin beschränkten Ausfuhren der europäischen Landwirtschaftsgüter werden in vier Gruppen eingeteilt. Zunächst eine Warengruppe, die ab Inkrafttreten des Abkommens keinen Quoten oder Zöllen unterworfen ist. Hierzu gehören unter anderem Zuchttiere, nichtgerösteter Kaffee und Pflanzenöle. Zur zweiten Gruppe zählen Waren, deren Einfuhrzölle und Quotierung innerhalb von fünf Jahren auf Null

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zurückgefahren werden sollen. Darunter fallen Butter und Mais. Bei der dritten Gruppe ist geplant, Einfuhrbeschränkungen innerhalb von zehn Jahren zu beseitigen. Dazu gehören Joghurt sowie weitere Milchprodukte und Soja. Zur letzten Gruppe gehören Agrarprodukte, bei denen eine Quote oder Zölle weiterbestehen, aber in der Regel reduziert werden. Darunter fallen Getreide, Getreidewaren, Geflügel, Olivenöl, Milchpulver, Äpfel und eine Reihe von Fleischsorten. Beschränkungen für die marokkanischen Exporte in die EU fallen dabei geringer aus. Während sofort ab Inkrafttreten des Abkommens rund 55% der Agrarerzeugnisse aus der EU zollfrei in Marokko eingeführt werden können, ist eine Erhöhung der zollfreien marokkanischen Ausfuhren in die EU von zunächst 45% auf rund 70% innerhalb der nächsten zehn Jahre vorgesehen. Ein Zoll wird weiterhin etwa auf Orangen und Trauben erhoben, aufgehoben ist aber die Quotierung. Eine Mengenbeschränkung wird es weiterhin für Tomaten, Knoblauch, Gurken, Zucchini, Clementinen und Erdbeeren geben. Marokko unterhält Freihandelsabkommen mit einer Reihe weiterer Länder außerhalb der EU. Dazu gehören Abkommen mit den EFTA-Ländern (Norwegen, Schweiz, Lichtenstein und Island; in Kraft getreten am 1.12.1999), mit den USA (seit Anfang 2006 in Kraft) und das Ende 2006 ratifizierte Agadir-Abkommen, das neben Marokko, die Länder Ägypten, Tunesien und Jordanien umfasst. Die Aussichten auf die Wiedereröffnung der 1993 für den Warenund Personenverkehr geschlossenen Grenze mit Algerien (Ausnahme Gaslieferungen) haben sich 2012 verbessert. Davon würde insbesondere die regionale Wirtschaft im Nordosten des Landes profitieren.


Bericht GTAI

Wirtschaftstrends Jahreswechsel 2011/12 - Marokko Von Fausi Najjar, März 2012 Tunis (gtai) - Marokkos Wirtschaft ist 2011 real um mehr als 4% gewachsen. 2012 wird das Wachstum vor allem wegen einer schwächeren landwirtschaftlichen Entwicklung und stagnierender Touristeneinkünfte voraussichtlich schwächer ausfallen und zwischen 3,2 und 3,9% liegen. Eine finanzielle Belastung stellen das hohe Außenhandelsdefizit und die hohe Ausgabenpolitik infolge des arabischen Frühlings dar. Trotz möglicher Proteste gilt das Königreich als politisch stabil. Der Modernisierungskurs des Königs stärkt die Attraktivität des Landes zunehmend für Lieferanten und Investoren.

Gesamtwirtschaftlicher Ausblick In Marokko bleiben die Geschäftsaussichten für deutsche Unternehmen weiterhin gut. Das nordafrikanische Land ist ein Schwerpunktland der deutschen Entwicklungszusammenarbeit. Die in den marokkanischen Wirtschaftsplänen hervorgehobenen Bereiche wie erneuerbare Energien und Umweltschutz (Abfallwirtschaft, Wasserversorgung) bieten große und oftmals nicht wahrgenommene Beteiligungschancen. Weitere Geschäftschancen ergeben sich aus den vielfältigen Bemühungen der marokkanischen Regierung, die Infrastruktur auszubauen und neue Industrien anzusiedeln. Die marokkanische Regierung investiert 2012 weiterhin in den Straßenbau, in den Bau- und Ausbau von Häfen (Tanger Med 2) und in den Schienenverkehr (unter anderem eine TGV-Strecke Casablanca-Tanger). Sowohl bei den Investitionen als auch beim Liefergeschäft sind deutsche Unternehmen deutlich unterrepräsentiert. Bei Großprojekten sind deutsche Unternehmen mit der Dominanz französischer Wirtschaftsinteressen konfrontiert. Im Zuge des arabischen Frühlings gab es auch in Marokko Demonstrationen. Auf diese hat der marokkanische König Mohammad VI. im Jahr 2011 schnell reagiert. Am 11. März hat der König eine konstitutionelle Monarchie versprochen, am 17. Juni die neue Verfassung vorgestellt und am 1. Juli erfolgreich darüber abstimmen lassen. Die neue Verfassung stärkt das Parlament, der König bleibt aber zentrale Figur im politischen System. Angesichts anhaltender Arbeitslosigkeit, vor allem bei den jungen Menschen, ist auch in Marokko mit weiteren Protesten zu rechnen. Das Land ist aber von einer hohen politischen Stabilität gekennzeichnet. Marokko hat einen beeindruckenden Sprung um 21 Positionen von Rang 115 auf Rang 94 im Länderranking (183 Länder) des Doing Business Reports für 2012 erzielt. Abgeschlossen sind die Modernisierungsprojekte des Königs jedoch noch lange nicht. Das Land hat noch viel vor sich: die Alphabetisierung, die Abschaffung von Elendsvierteln, den Ausbau der Industriebasis oder die Bekämpfung der Korruption. Die außenwirtschaftliche Liberalisierung Marokkos wird nicht durch eine ausreichend wachsende Wettbewerbsfähigkeit der kleinen und mittelständischen Unternehmen begleitet.

Entwicklung des Bruttoinlandsprodukts Die Lohnsteigerungen und gute Ernten (kombiniert mit durch Subventionen stabilisierten Preisen) haben wie ein Konjunkturprogramm gewirkt. Die Kehrseite ist ein gewachsenes Haushaltsdefizit und gesunkene finanzielle Spielräume für 2012. Das Problem ist, dass die staatlichen Ausgaben weniger die lokale Produktion unterstützen, sondern die Importe hochtreiben. Auch aus anderen Gründen wird das Wachstum 2012 schwächer ausfallen. Hierzu gehören getrübte Wirtschaftsaussichten in Europa, vor allem aber in den für das Königreich wichtigen Ländern Spanien und Frankreich sowie ein mäßiges Erntejahr 2011/2012.

Die offiziellen Schätzungen für das Realwachstum 2011 liegen bei 4,7%, während der IWF mit 4,6% und Economist Intelligence Unit (EIU) mit 4,3% rechnen. In einer Prognose vom Januar 2012 prognostiziert die EIU für 2012 ein BIP von 3,2%. Der IWF wird voraussichtlich die Wachstumserwartung (4,6%) vom September 2011 nach unten korrigieren. Auch die Staatsschulden werden 2012 höher als die vom IWF erwarteten 55% des BIP ausfallen. Zu verdanken ist das stabile Wachstum 2011 einem gestiegenen privaten Konsum und vermehrten Investitionen. Hinzu kommen gute Weltmarktpreise bei dem für das Land wichtigen Phosphatexport, stabilere Touristeneinkommen und Überweisungen von im Ausland lebenden Marokkanern. Als Reaktion auf den arabischen Frühling hat die marokkanische Regierung zudem die Gehälter und Pensionen der Staatsbediensteten kräftig erhöht.

Ursprünglich war für 2011 ein Haushaltsdefizit von 3,5% des BIP veranschlagt. Die Zentralbank rechnet mit 5%, pessimistische Ökonomen mit 6%. Das Haushaltsloch kann nur bedingt durch den Verkauf von 20% der Anteile der staatlichen Bank BCP (477 Mio. Euro) gedeckt werden. Zu rechnen ist mit einer stärkeren Besteuerung hoher Einkommen.

Wirtschaftliche Entwicklung 2011 bis 2013 (reale Veränderung gegenüber dem Vorjahr in %)

2011 (1)

2012 (2)

2013 (3)

BIP

4,3

3,2

4,2

Einfuhr (3)

8,5

4,5

6,6

Bruttoanlageinvestitionen

3,5

5

5,3

Privater Verbrauch

4,7

3,4

4,7

(1) Schätzung; (2) Prognose; (3) Import von Waren und Dienstleistungen Quellen: Economist Intelligence Unit (EIU), Country Report Marokko, Februar 2012

Bilatéral —

58 — avril 2012


Bericht GTAI

Wirtschaftliche Eckdaten Indikator

2011 (1)

BIP (nominal, Mrd. US$) BIP pro Kopf (in US$) Bevölkerung (Mio.) Wechselkurs (1 US$ =)

2012 (2)

Vergleichsdaten Deutschland 2011

99

95,2

3.629

3.161,7

3.359

44.556

32,2

32,5

81,8

8,03 3)

8,30 (4)

-

(1) Schätzung; (2) Prognose; (3) Jahresdurchschnittskurs des Marokkanischen Dirham nach Oanda; (4) Kurs Ende Februar Quelle: EIU, Country Report Marokko, Februar 2012; IWF

Investitionen Vor dem Hintergrund des Arabischen Frühlings wird das marokkanische Königreich weiterhin Geld für Wohnungsbau und soziale Infrastruktur ausgeben. Auch bei den alternativen Energien werden die Ausgaben hoch bleiben (siehe Tabelle Großprojekte). Die besondere Motivation für Investitionen in den Energiesektor sind nicht nur die guten naturräumlichen Bedingungen für Wind- und Sonnenenergie, sondern auch die hohe Abhängigkeit von Energieimporten. Als großen Erfolg kann Marokko den Bau einer Automobilfabrik im Norden des Landes in der Nähe des Tiefseehafens Tanger Med verbuchen. Dort hat Renault ein Dacia-Werk errichtet. Erwartet wird, dass das neue Renault-Werk Folgeinvestitionen von Zulieferern nach sich ziehen wird. Auch gibt es große Modernisierungsanstrengungen beim Abbau und der Verarbeitung von Phosphat. Im Jahr 2011 haben die ausländischen Direktinvestitionen 24 Mrd. DH (rund 212 Mio. Euro) erreicht. Dieser Stand entspricht, in marokkanischen Dirham gerechnet, einem Rückgang von 31,6% gegenüber 2010. Getragen werden die ausländischen Investitionen insbesondere vom Engagement aus den arabischen Golfstaaten im Immobiliensektor. In den ersten neun Monaten 2011 sind diese um 24,2% gestiegen. Die deutschen Direktinvestitionen sind bis September um 11% gestiegen und lagen bei 610 Mio. DH (50 Mio. Euro). Im Industriesektor lag in den ersten neun Monaten der Schwerpunkt ausländischer Direktinvestitionen vor allem im Pharmabereich.

Großprojekte Projektname

Marokkanischer Solarplan MASEN

Investitionssumme in Mio. US$

9.000 (1)

Projektstand

Anmerkung

siehe Anmerkung

Sebkhat Tah SPP: Hauptausschreibung im April 2013; Projektumfang: 1,5 Mrd. US$. Boujdour SPP: Hauptausschreibung im April 2013; 1,5 Mrd. US $. Foum Al Qued SPP: Hauptausschreibung im April 2013; 1,5 Mrd. US$. Ouarzazate Solar IPP I (125 MW): Hauptausschreibung läuft (Auslobung 1.Quartal 2012); 768 Mio.US$.

Ouarzazate Solar IPP II: Hauptausschreibung im Juli 2013; 700 Mio. US$. Ain Beni Mathar SPP (20 MW Solarkraftanteil: fertiggestellt 2010; 470 Mio. US$) Die zwischen Tangier und Tetuan gelegene Stadt wird sich nach Willen des marokkanischen Entwicklers Al Omrane Al Boughaz auf 1.300 ha erstrecken, rund 3 Mrd. US$ kosten und neben Wohnvierteln für 150.000 Einwohner Verkehrsanbindungen sowie die soziale Infrastruktur (Schulen, Administration, Krankenhäuser etc.) umfassen Hauptausschreibungen: 4.Quartal 2012

Stadtprojekt: Ch’Rafate AL Omrane Al Boughaz

3.000

Vorentwürfe

Hochgeschwindigkeitsbahn Casablanca - Tanger

2.900

Entwurfsphase

Bau einer Hochgeschwindigkeitsstrecke zwischen Casablanca und Tanger (230 km, einschließlich rollendes Material. Das Projekt setzt sich aus zwei Streckenabschnitten zusammen: Tanger-Kenitra (Entwurfsphase) und Kenitra-Casablanca (Vorentwurf)

Samir Terminal für Flüssiggas

1.400

Entwurfsphase

k.A., wo gebaut werden soll

ONE- Windenergieprogramm Phase II

800

siehe Anmerkung

Boujdour Wind Farm, Phase II (100 MW): Präqualifikation. Midelt Wind Farm, Phase II (100 MW): Präqualifikation. Laayoune Wind Farm, (300 MW): Präqualifikation. Tangier Wind Farm, (150 MW: Präqualifikation. Jbel Lahdid Wind Farm (200 MW: Präqualifikation

Potenzielle Investoren und Unternehmen, die nach Marokko exportieren wollen, sollten bei ihrer Entscheidung über den Markteintritt das Stärken-SchwächenProfil des Standorts und die damit verbundenen Chancen und Risiken (SWOT-Analyse) berücksichtigen: Strengths (Stärken)

Weaknesses (Schwächen)

- hohe Wirtschaftsfreiheit für Unternehmen - geringe Lohnkosten - gute Anbindung an Europa - Assoziierungsabkommen mit EU, genießt Vorzugsstatus (Statut Avancé) - politische Stabilität - großzügige Unterstützung durch Internationale Finanzinstitutionen und Golfstaaten

- hohe Armuts- und Analphabetenquote - schwerfällige Bürokratie - Abhängigkeit von Energieimporten - Abhängigkeit von volatilen Einkommen (Tourismus und Phosphatexport) - Landwirtschaft ist von Jahresniederschlägen abhängig. Sektor ist für Wachstum, Beschäftigung und Konsum wichtig

Bilatéral —

59 — avril 2012


Bericht GTAI

Opportunities (Chancen)

Threats (Risiken)

- Drehschreibe für den Handel zwischen Europa und Westafrika - regionaler Vorreiter bei Wind- und Solarenergieerzeugung - Ausbau der verarbeitenden Industrie und IKT - neuer Tiefseehafen Tanger Med und Infrastrukturausbau ziehen Investoren an - Aufträge im Bereich Umweltschutz (Abfälle und Wasser)

- schwaches Wachstum in Europa führt zu Wachstumseinbußen - schwacher Absatz und Wettbewerbsdruck aus Asien setzt Bekleidungssektor zu - Arbeitslosigkeit und Unterbeschäftigung vor allem bei Akademikern

Konsum

Ausnahmen – zollfreier Warenverkehr für alle Industriegüter. Die Aussichten auf eine Wiedereröffnung der 1993 für den Waren- und Personenverkehr geschlossenen Grenze mit Algerien (Ausnahme Gaslieferungen) haben sich in diesem Jahr verbessert.

Teuerungsraten für Konsumgüter fallen in Marokko traditionell gering aus, weil die Regierung mittels Subventionierung die Preise von Grundnahrungsmitteln und Energie stabil hält. Die Kosten für die Preissubventionierung haben sich im Fiskaljahr fast verdoppelt. Hinzu kommt ein von der Zentralbank relativ stabil gehaltener marokkanischer Dirham, um die hohe Importrechnung (Öl, Gas und Nahrungsmittel) zu dämpfen. Maßgeblicher Faktor für Konsum und Beschäftigung bleibt die Landwirtschaft. Mit einem BIP-Anteil von 15% und einem schwankenden Beschäftigtenanteil von rund 40% nimmt die Landwirtschaft für die Konjunkturentwicklung eine Funktion ein, die über den unmittelbaren Beitrag zum BIP hinausgeht. Weitere Faktoren sind Überweisungen für in Europa arbeitende Marokkaner, die rund 8% des BIP bestreiten.

Die deutschen Ausfuhren sind 2011 um 10,7% gestiegen. Es waren vor allem die Pkw-Ausfuhren (254 Mio. Euro; +30,6%) und Geräte zur Elektrizitätserzeugung und -verteilung (111 Mio. Euro; +34,0%), die für das Plus gesorgt haben. Die Lieferung von Maschinen (Warennr. EGW 841 bis 859 einschließlich 891) hat mit -1,5% stagniert. Deutschland ist 2010 mit einem Lieferanteil von lediglich 5,4% sechstgrößtes Lieferland und damit als Exportnation zu schwach in Marokko positioniert. Getragen von guten Phosphatpreisen sind die marokkanischen Exporte 2011 in den ersten elf Monaten um 15,1% auf umgerechnet 13,8 Mrd. Euro gestiegen. Gleichzeitig sind die Importe um 19,9% gewachsen mit der Folge, dass die immer schon geringe Ausfuhrdeckung bei lediglich 48% lag. Touristeneinkünfte und Überweisungen können die negative Leistungsbilanz lediglich reduzieren. Mit einer Deckung von 72,4% belief sich diese in den ersten 11 Monaten 2011 auf rund 21,9 Mrd. Euro.

Außenhandel Das Europäische Parlament hat am 16.2.2012 in Straßburg ein Agrarabkommen zwischen der EU und Marokko ratifiziert, das eine umfassende Öffnung der Agrarmärkte vorsieht. Vereinbart ist für 2012 zudem die vollständige Umsetzung des Assoziierungsabkommen aus dem Jahr 2000. Seit dem 1.3.2012 besteht demnach – bis auf wenige

Außenhandel Marokko (in Mio. DH; Veränderung im Vergleich zum Vorjahreszeitraum in %) Warengruppe

2010 (1)

Importe Exporte Handelsbilanzsaldo

2011 (1)

Veränderung

268.282,3

321.714,6

19,9

134.076,3

154.382,6

15,1

-134.206,0

-167.332,0

24,7

(1) 11 Monate Quelle: Office des Changes, Februar 2012

Einfuhr nach Warengruppe (in Mio. US$, Veränderung zum Vorjahr in %) SITC Warengruppe

2009

2010

Veränderung

0 Nahrungsmittel/lebende Tiere

2.839,8

3.319,6

16,9

5 Chemische Erzeugnisse

3.039,1

3.424,7

12,7

.51 Organische Chemikalien

330,3

395,2

19,7

.54 Arzneimittel

542,5

572,9

5,6

3,4

2,9

-16,7

6.127,6

6.243,5

1,9

.57 Kunststoffe in Primärformen 6 Vorerzeugnisse .67 Eisen/Stahl

1.273,2

1.218,6

-4,3

7 Maschinen und Fahrzeuge

10.086,8

9.836,1

-2,5

.71 Kraftmaschinen

504,8

382,2

-24,3

.72 Arbeitsmaschinen

1.644,2

1.397,5

-15,0

.74 Spezialmaschinen

1.407,1

1.258,4

-10,6

.77 Elektrische Maschinen

1.794,7

2.153,9

20,0

.78 Kraftfahrzeuge

2.471,4

2.340,2

-5,3

8 Fertigerzeugnisse

1.907,1

1.875,5

-1,7

.87 Andere Messinstrumente usw.

268,7

289,4

7,7

Quelle: United Nation Statistics Division, Februar 2012

Aktuelle Informationen zu den einzelnen Branchen finden Sie in der nächsten Ausgabe der Bilatéral oder auf www.gtai.de Bilatéral —

60 — avril 2012


Pressestimmen | Rapport presse

Mokka und Moneten: Geldwäsche befeuert Cafékultur in Marokko Wer in Marokko auswärts frühstücken will, hat die Qual der Wahl: An beinahe jeder Straßenecke gibt es ein Café, in dem man einen Café Crème, einen Minztee und auch einen frisch gepressten Orangensaft bekommt. Es ist frappierend, wie viele Cafés es in Marokko gibt. Das hat aber nicht nur mit dem Kaffeedurst der Marokkaner zu tun... Ich werde es wohl nie verstehen, warum man hier seinen Kaffee trinken mag. Das Café de France in Casablanca. Mitten im Lärm und in den Abgasen der Avenue Hassan II sitzen Männer auf Eisenstühlen an schmucklosen Tischen. Darauf Gläser mit schwarzem Kaffee, in denen sie dicke Zuckerstücke versenken. Einer liest mürrisch Zeitung, ein anderer schaut den Hintern der vorbeilaufenden Mädchen hinterher, ein Dritter lässt sich die Schuhe polieren. Und der schweigsame, unrasierte Herr am Nachbartisch gehört vielleicht zur Polizei. Cafés in Marokko haben den Ruf, von Spionen durchsetzt zu sein. Keine einzige Frau sitzt hier. Cafétrinken ist in Marokko Männersache. In den Cafés wird viel geredet und noch mehr geschwiegen. Und hier werden Geschäfte gemacht. Alle möglichen Arten von Geschäften. Vielleicht auch deswegen ist das arabische Wort für Kaffee ein Synonym für Bestechungsgeld. Es gibt ja so viele Cafés in Marokko. Verdächtig viele, meint Michèle Zirari-Devif von der Antikorruptionsorganisation Transparency International in Marokko. ‘‘Diese enorme Anzahl der Cafés macht einen schon nachdenklich. Und ständig öffnen neue - im ganzen Land! Dabei haben viele Cafés kaum Kunden. Da sitzen dann gerade mal 2,3 Leute über Stunden hinweg, da ist wenig los. Vielleicht sind das einfach Cafés, die schlecht laufen. Aber ich denke, dass es da sehr häufig viel eher um Geldwäsche geht.“ Das sehen US-Diplomaten offenbar genauso. Auf der Internetplattform Wikileaks findet sich diesbezüglich ein Drahtbericht von 2008. Daran wird ein Geschäftsmann, demzufolge Geldwäsche ‘‘eine hübsche Cafékultur“ in Casablanca geschaffen hat.

Bilatéral —

Das Geld, das gewaschen wird, ist vor allem Drogengeld. Marokko ist der größte Cannabisproduzent der Welt. Das Hasch bringt Milliarden ein. Geld, das in Immobilienprojekten gewaschen wird, in Luxusgeschäften – oder eben in Cafés. Eric Vernier, Experte für Geldwäsche am Politikinstitut IRIS in Paris: ‘‘In jenen Geschäften wird Bargeld aus dem Drogenhandel einfach mit den Einnahmen aus dem Laden vermischt. Ein Café, das vielleicht 50 Kunden pro Tag hat, wird das Doppelte, Dreifache oder Vierfache angeben. So kann es seinen hohen Umsatz rechtfertigen, der sich zum Großteil aus illegalen Mitteln speist.“ Marokko steht beim Kampf gegen die Geldwäsche noch am Anfang: Erst seit 2007 gibt es ein Gesetz, das Geldwäsche explizit unter Strafe stellt. Seit drei Jahren existiert außerdem eine Sondereinheit, die in Finanzbetrugsdingen ermitteln kann. Doch Michèle Zirari-Devif von Transparency ist wenig optimistisch, dass diese Einheit gegen die Geldwäsche viel ausrichten kann: ‘‘Es gibt hier hochrangige Leute, die keine Lust haben, dass in Sachen Geldwäsche viel unternommen wird. Schließlich sind sie selbst die wichtigsten Geldwäscher des Landes! Es werden zwar immer wieder Absichtserklärungen gegeben, die oft wirklich ernst gemeint und glaubwürdig sind. Aber es gibt auch Kräfte, die den Kampf gegen die Geldwäsche bremsen. Man weiß nicht immer, wer da bremst. Aber es wird gebremst – das ist sicher!“ Solange sich das nicht ändert, wird auch an Cafés in Marokko kein Mangel herrschen. Egal ob sie Kunden haben, oder nicht.

61 — avril 2012

Marc Dugge, Rabat


Pressestimmen | Rapport presse

Muslima-Models – Catwalk zwischen Körperkult und Islam Die großen Modehauptstädte der Welt heißen Paris, Mailand oder New York. Nun will sich auch Marrakesch einen Namen machen. Dort sind gerade die ‘‘Fashion Days Marrakech“ zu Ende gegangen: Zum dritten Mal haben dort marokkanische Designer nicht nur Prêt à Porter gezeigt, sondern auch ihre Interpretationen des marokkanischen Kaftans - absolute Kleiderkunst zwischen Tradition und Avantgarde. Über den Laufsteg schreiten in Marrakesch auch junge marokkanische Models: Modeszene, muslimischer Glaube und eine Model-Karriere – wie geht das zusammen? Es ist soweit: Lamias Auftritt. Alle Scheinwerfer sind auf sie gerichtet. Auf dem schneeweißen Laufsteg schwebt sie an den Zuschauern vorbei, mit offenen braunen Haaren, tiefschwarzem Lidschatten, und in einem sündhaft teuren Hauch von Abendkleid – aus blauer, roter und orangefarbener Seide, verziert mit Pailletten und Nähten aus Goldfäden. Lamias Kaftan bricht mit der Tradition – statt knöchellang und weit ist er schulterfrei und zeigt viel Bein. Das Kleid ist einer der Höhepunkte der Fashion Days in Marrakesch. Und auch ein Höhepunkt in Lamias Karriere als Teilzeitmodel. ‘‘Ich bin für marokkanische Verhältnisse eher groß, und schon früher haben meine Freundinnen mir gesagt, dass ich das mit dem Modeln doch mal probieren soll. Dann habe ich mich bei einer Agentur vorgestellt und durfte in einem Hotel in Marrakesch auf den Laufsteg, für Roberto Cavalli. Das war super, und seitdem kann ich damit nicht mehr aufhören. Aber ich mache das nicht für’s Geld, sondern vor allem, weil es mir Spaß macht.’’

der Kamera flirten, die Eltern müssen die Arbeit unterstützen. Also, wir haben hier sehr schöne junge Menschen, aber der Modelberuf steckt in Marokko noch in den Kinderschuhen.’’ Das liegt auch daran, dass das Modeln in Marokko noch vor zehn Jahren keinen guten Ruf hatte. Zwar waren die Marokkaner immer schon große Modefans. Doch besonders in konservativ-muslimischen Kreisen war und ist noch immer von Teufelswerk die Rede: Der öffentlich zur Schau gestellte Körperkult treibe die jungen Mädchen ins Verderben, schimpfen religiöse Hardliner, und warnen sogar vor ‘‘Prostitution“. Fadilah Berrada, die Grande Dame der marokkanischen Mode, will davon nichts hören. Marokko gelinge unter König Mohammed VI. der Spagat zwischen Tradition und Moderne – und auch die neue islamistische Regierung werde die Kreativität der Modeschöpfer nicht bremsen. ‘‘Die Religion ist die Religion, die Entwicklung der Gesellschaft ist etwas anderes. In Marokko haben wir Allah sei Dank nicht dieses Problem, dass die Religion alles dominiert. Marokko ist ein tolerantes, weltoffenes Land. Ein islamisches, das ist richtig - aber die Religion ist etwas ganz Individuelles, Spiritualität hat nichts mit der Show zu tun, und schon gar nicht mit Politik. Und wenn Gott will, wird das immer so sein...’’ Marokko ist das Land an der Schnittstelle zwischen Orient und Okzident, viele Parallelwelten existieren nebeneinander, und Marrakesch ist gewissermaßen die Hauptstadt der gelebten Widersprüche. All das Ungleichzeitige, schier Unvereinbare, geschieht gleichzeitig: Kaftan und Smartphone, Moschee und Laufsteg, Glamour und Prüderie. Und das alles in turbulenten Zeiten des Arabischen Frühlings. Vielleicht, vermutet Lamia, übrigens selbst gläubige Muslima, sei die Modeszene in Marokko gerade deshalb so aufregend.

Lamia ist 22 und studiert in Marrakesch Internationales Marketing. Auf Facebook hat eine Designerin sie als Model für die Fashion Days angefragt. So laufe das oft, sagt Lamia. Es gebe zwar immer mehr Model-Agenturen in Marokko, aber keine Model-Ausbildung. Man brauche einfach viel Glück, um als Amateurin tatsächlich ausgewählt zu werden. Modeln als Hauptberuf – in Marokko undenkbar, sagt Lamias Freundin Mouna. Auch sie ist 22, studiert Graphikdesign und modelt seit 5 Jahren nebenbei. Für einen Einsatz auf dem Catwalk verdient sie zwar umgerechnet bis zu 450 Euro, aber sie wird zu selten gebucht, um davon leben zu können.

‘‘Die Mentalität hat sich in Marokko sehr verändert. Das ist nicht mehr so wie früher. Klar, unsere Eltern sind natürlich konservativer als wir. Aber dadurch, dass man uns hier modeln lässt, tragen wir etwas zum Wandel dieser Gesellschaft bei. Ich möchte gern hier in Marokko bleiben, und durch das Modeln mache ich so viele wichtige Erfahrungen – auch für meinen späteren Beruf.‘‘

‘‘Ich würde das gern hauptberuflich machen, aber hier in Marokko läuft das nicht so gut. Es ist eine Leidenschaft, nicht mehr und nicht weniger.’’

Nach Lamia darf Mouna endlich auf den Laufsteg. In einem dunkelroten, hautengen Abendkleid mit langen Armen, aber freien Schultern und tiefem Dekolleté. Ihre Eltern sitzen im Publikum.

Aber auch wenn sie eine sehr abgeklärte und pragmatische Einstellung zum Modelbusiness hat: Insgeheim träumt Mouna doch von der Karriere als Supermodel – wie so viele andere.

‘‘Ehrlich gesagt... meine Mutter hat mich immer unterstützt, sogar ermuntert, mit dem Modeln weiterzumachen. Sie ist so wie ich, sie liebt Mode... aber mein Vater... der drückt ein Auge zu, er versteht nicht wirklich was ich da mache, und warum. Natürlich schaut er sich gern schöne Frauen an, aber dass seine Tochter sich so zeigt, das passt ihm nicht...(lacht).’’

‘‘Ganz klar, so wie Adriana Lima wär‘ ich gern. Sie ist die Beste und die Schönste. Aber ich mag auch Kate Moss sehr. Das sind Frauen, an die man sich erinnert, sie machen Eindruck. Sie haben etwas ganz Besonderes – es sind nicht einfach nur schöne Gesichter.’’ Nur drei marokkanische Topmodels haben es bisher in den Fashion-Olymp geschafft, sind bei renommierten Agenturen in New York unter Vertrag, oder bei Modelabels in Paris. Die Welt der Haute Couture habe hohe Standards, und an die reiche die Modelszene in Marokko noch nicht heran, beklagt Karim Tassi, einer der wichtigsten Designer in Marokko. Für seine Kollektion hat er deshalb nicht nur Mannequins aus der Heimat engagiert, sondern auch aus Europa einfliegen lassen. ‘‘In Marokko wollen viele Jungs und Mädels Model werden. Sie sind angesteckt vom Star-Virus, aus dem Internet, aus dem Fernsehen, und alle denken, sie könnten das auch schaffen. Aber so einfach ist das nicht. Models kann man nicht wirklich ausbilden, sie müssen Talent mitbringen, sie müssen Idealmaße haben, sich bewegen können, mit

Bilatéral —

Wer weiß, schiebt Mouna noch nach, vielleicht gebe es ja irgendwann mal Castingshows in Marokko. Aber ‘‘Marokko sucht das Supermodel“ – das kann sie sich derzeit nicht vorstellen. Noch nicht. ‘‘Es ist gut, an Traditionen festzuhalten, oder besser gesagt: sie nicht über Bord zu werfen. Aber ich will auch neue Wege gehen, mich selbst verwirklichen, mein eigenes Ding machen. Und wer das in Marokko tun will, der hat es nicht leicht – dafür braucht man viel Mut.’’ Immerhin gibt es seit diesem Jahr die Wahl zur ‘‘Miss Maroc“. Doch bewerben durfte Mouna sich nicht – wegen ihrer Tattoos und Piercings. Alexander Göbel, Rabat

62 — janvier 2012


Bilatéral —

63 — janvier 2012


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AHK Bilatéral - Magazine n°49