9 avril 2021 - N°340 - 4 € - Prochaine parution le 30 avril 2021
FEMME DE CHEVAL
Valérie Moulin, présidente d’Ustica
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Les Baleines : une certaine idée de l’économie en élevage
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15 jours d’actualité.
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La Bérézina…
Fermeture des établissements recevant du public, interdiction de rassemblement, confinement de la population… les mesures d’endiguement de l’épidémie de covid-19 impactent, ont impacté durant un an, et impactent encore les entreprises. Quelles
seront les conséquences économiques sur la filière équine, sachant que l’Insee estimait au 23 avril 2020 une perte d’activité économique en France de 35 %, tous secteurs confondus ? Comme un malheur ne vient jamais seul, l’épizootie de rhino a ajouté son lot de fortes
perturbations au trouble ambiant. FFE et SHF ont réagi promptement en suspendant tous les concours. Reprise autorisée le 12 avril, à huis clos, dans le respect des consignes sanitaires. Lire pages 10 et 12
Herpèsviroses type 1 : 37 foyers en France La cellule de crise* du RESPE s’est réunie pour la quatrième fois le 29 mars dans le cadre des foyers d’herpèsvirose de type 1 (HVE1–rhinopneumonie) confirmés en Espagne et dans plusieurs départements en France en lien épidémiologique avec les foyers espagnols. Elle dresse un bilan de la situation en France et en Europe plutôt encourageant.
En Europe, 11 pays sont touchés. France mise à part, on comptabilise à ce jour 54 foyers, dont 31 (57 %) déclarés en lien avec les CSI espagnols et 18 chevaux sont morts ou ont été euthanasiés. Sur les 180 chevaux bloqués à Valence le 20/02, nombreux sont maintenant ceux qui au terme de leur quarantaine, ont regagné leur pays d’origine. Sur les 24 chevaux français consignés à Valence selon le protocole sanitaire établi entre les ministères français et espagnol sur proposition de la FFE, un dernier termine sa convalescence et sa quarantaine à Valence et va être rapatrié cette semaine. Pour les chevaux rentrés en France et stationnés en quarantaine au Parc Equestre Fédéral, 10 sont retournés dans leurs écuries après leur dernier test négatif et sur les 13 restants, 5 autres devraient pouvoir les suivre d’ici à la fin de semaine.
En France, le comptage s’avère plus complexe ces dernières semaines ; on enregistre en effet des déclarations a posteriori ou pour lesquelles le lien avec l’Espagne n’est pas précisé, ce qui demande de mener une enquête pour s’assurer s’il en existe un ou non mais aussi d’identifier si les mesures de prévention, en particulier de l’isolement de l’animal et de la structure ont été mises en œuvre. A ce jour, sont comptabilisés sur le territoire national, 37 foyers symptomatiques, dont 25 (67 %) en lien avec les CSI espagnols, soit une proportion un peu plus élevée que pour le reste de l’Europe. Celle-ci peut s’expliquer de 2 manières, d’une part, par le nombre important de chevaux français présents sur ces concours (30 % de chevaux français dans les participants au CSI de Valence par exemple) et d’autre part, par l’incitation à la déclaration et la recherche systématique d’un lien avec les CSI pour toute déclaration ; ce qui n’a pas toujours été le cas dans d’autres pays européens. Les 25 foyers confirmés dans des écuries de chevaux rentrant d’Espagne se situent dans 14 départements : Bouches du Rhône, Calvados, Charente-Maritime, Corrèze, Gironde, Haute-Garonne, HauteSavoie, Hérault, Indre et Loire, Manche, Pyrénées Atlantiques, Seine-et-Marne, Val d’Oise et Yonne. Dans deux foyers en lien avec les CSI espagnols, des cas contacts ont pu être identifiés, soit des chevaux présents dans
ces structures, testés positifs, mais n’ayant pas été en Espagne. A ce stade, aucun cas d’échappement d’un site n’a par contre été identifié. Les symptômes exprimés par ces équidés sont toujours majoritairement des symptômes respiratoires, ou uniquement de l’hyperthermie. On note aussi quelques syndromes neurologiques, mais à ce jour, un seul cas de mortalité sur un cheval contact est rattachable à cet épisode. Des mesures sanitaires strictes sont maintenues, avec des tests réguliers des équidés de ces foyers et le nombre de positifs diminue très régulièrement. Les cas autochtones, soit 16 foyers sans lien avec les CSI espagnols, ont augmenté depuis le 15 mars dernier. On y enregistre par contre 4 cas détectés suite à un dépistage (ventes et changement d’écurie), qui n’auraient sans doute pas été repérés sans l’appel à la vigilance et 3 foyers d’avortement, habituels en cette période de l’année. 4 foyers ont aussi déclaré des syndromes neurologiques avec quatre équidés morts sur 3 sites différents. Pour préparer la reprise des compétitions, la FEI a réuni ces dernières semaines un groupe de travail composé d’experts vétérinaires et scientifiques, dont le Professeur Anne Couroucé (ONIRIS/FFE/ RESPE).
Aux urnes Le dernier acte de l’élection à la présidence de la FFE va se jouer le 27 avril. Les deux candidats poursuivent leur campagne d’information via le digital pendant que le comité directeur, qui vient d’élire MarieLaure Deuquet au secrétariat général, est au travail. Hors-jeu cette fois, Jacob Legros n’a pas pour autant abandonné ses projets. « A la fin du mois, indique-t-il, le nouveau CAP se restructurera au sein d’une association regroupant ceux qui se reconnaissent dans ce projet ambitieux, sur l’ensemble du territoire ». Pour repartir au combat dans trois ans. Si le président du CRE d’Occitanie ne donne pas de consigne de vote, il annonce très clairement que son mouvement ne participera au « collège élargi » que la candidate veut mettre en place si elle est élue. Comme on le lira par ailleurs (page 8) il n’y a pas d’idylle électorale. E. R.
Grand angle Suivez-nous à Lent (01) chez Laurent Guillet au haras de la Côte, chez Marie Pellegrin au haras d’Estelya dans l’Isère et chez Benoit Cernin à Génelard (71). Trois cavaliers attachants, trois façons de travailler, une seule et même conviction : sans amour des chevaux, il n’y a pas de bon sport.
Laurent Guillet (pages 4-5)
Marie Pellegrin (pages 6-7)
Benoît Cernin (page 28)
ACTU NATIONALE
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
FFE
Violences sexuelles : Partenariat avec Colosse aux Pieds d’Argile
La Fédération Française d’Equitation (FFE) a signé un partenariat avec l’association « Colosse aux pieds d’argile » pour l’accompagner dans sa lutte contre les violences sexuelles. La FFE poursuit et renforce son dispositif ainsi que les actions déjà engagées contre toute forme de violence et de discrimination en général. Elle oeuvre pour que les activités équestres restent porteuses de valeurs universelles.
Julie Chatelet dénonce
Le Cheval
Edité par Le Cheval SARL Constituée le 28 février 2004 au capital de 254 288 €, inscrite au RC Mirecourt B-403285729 2 rue de Touraine 88140 Contrexéville Tél. : 09 61 69 87 28 Abonnement 1 an : 85 € Directeur de la publication : Etienne Robert : direction@lecheval.fr Abonnements : abonnements@lecheval.fr
Publicité : publicite@lecheval.fr Infographie : maquette@lecheval.fr Principaux associés : E. Robert et F. Lévy Dépôt légal : à parution Imprimé par Roto-Champagne 52000 Chaumont N° CPPAP 0521 K 85848 ISSN: 1771-060X Ce journal contient un flyer jeté pour la société Gallagher.
La fédération a adopté un plan de prévention des violences autour de deux axes majeurs : l’information tout public et la libération de la parole et un plan de formation des acteurs de l’équitation.Aujourd’hui, elle joint ses forces à un acteur reconnu et expert dans les violences : l’association Colosse aux pieds d’argile. Cette association a pour vocation la prévention et la sensibilisation aux risques de violences sexuelles, de pédocriminalité et de bizutage dans le milieu sportif ainsi que l’accompagnement et l’aide aux victimes et la formation des personnels encadrant les mineurs. Dans le cadre de leur partenariat, la FFE et l’association Colosse aux pieds d’argile s’engagent mutuellement à déployer tous les moyens pour réaliser pleinement leurs objectifs respectifs, telles que l’organisation Dans un petit livre qui vient de sortir aux éditions Beaudelaire, « La face cachée d’un monde, derrière le sport et les paillettes » Julie Chatelet, une ancienne cavalière amateur, raconte son quotidien pendant les huit années passées sous l’emprise de son coach de dix-neuf ans son aîné.Agée de 14 ans au moment du début des faits, elle décrit comment elle a été victime d’abus sexuels de la part de cet homme qui s’est donné la mort après avoir été mis en examen pour viol et abus sexuel sur mineur par personne ayant autorité.
de réunions de sensibilisation, de prévention et de formation…
Frédéric Bouix, Délégué général de la FFE : « Depuis les premières révélations dans le monde du sport, la FFE a tout de suite œuvré pour stopper ces agissements et permettre aux victimes et aux témoins de prendre la parole et de dénoncer ces actes odieux. En appui de notre dispositif de lutte et des moyens de sensibilisation et de prévention mis en place, ce partenariat démontre, s’il en était besoin, que la fédération est
déterminée à aller encore plus loin. » Sébastien Boueilh, directeur-fondateur de Colosse aux pieds d’argile : « Je suis heureux de compter la Fédération Française d’Equitation parmi les structures qui rejoignent notre combat afin d’éveiller les consciences et encourager la libération de la parole. Cette convention acte notre engagement commun dans la protection des licenciés mineurs et majeurs, sportifs et encadrants de la Fédération pour enrayer ensemble ce fléau. » Pour tout complément d’informations : https://www.ffe. com/Signalement
ACTU - 5 ETOILES Masters de Chantilly : l’événement de rentrée post-pandémie
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Christophe Ameeuw annonce la couleur d’emblée : « Ce qu’Aix-la-Chapelle est à l’Allemagne, Chantilly le sera à la France ». Quelle belle promesse ! Le Masters de Chantilly constituera l’un des premiers grands événements équestre de l’après Covid, dans 90 jours exactement. Nouveau départ de prestige pour EEM : un Masters de Chantilly et Rolex pour partenaire dans un décor unique au monde entre le château des princes de Condé et les Grandes écuries, construites il y a trois-cents ans par le VIIè d’entre eux, Louis Henri de Bourbon, qui a fait ériger le plus majestueux monument jamais dédié au cheval, accueillant alors 240 chevaux. Depuis 2004, ce site, sur l’herbe verte des deux pistes au cœur de l’hippodrome, est devenu l’une des plus prestigieuses haltes du circuit international, accueillant un CSI 5*. Aux commandes de ce nouvel événement : EEM, qui, derrière son Président fondateur, Christophe Ameeuw, est en quête incessante d’innovations, d’idées originales pour sublimer ce sport magnifique qu’est le saut d’obstacles. Dans ce prestigieux écrin, le Masters de Chantilly constituera assurément l’événement majeur de la « rentrée post-pandémie » avec une dimension unique car Chantilly n’est pas seulement une capitale mondiale du cheval, mais également une « Véritable ville d’Art et d’Histoire » (un label officiel obtenu en 2007). Une association, cheval et art, qui sera assurément la marque de fabrique de ce Masters : « Ce qu’Aix-la-Chapelle est à l’Allemagne, Chantilly le sera à la France », promet Christophe Ameeuw. Un nouveau rendez-vous dans le calendrier sportif international avec Rolex, manufacture horlogère suisse indépendante et fidèle partenaire des sports équestres depuis plus de 60 ans, comme sponsor officiel, montre officielle et sponsor titre du Grand Prix. En juillet, les spectateurs, masqués ou non, pourront retrouver le chemin des grandes rencontres sportives. Les habitués du Jumping de Chantilly découvriront un nouvel environnement, aux couleurs des Masters, de nouveaux espaces, un nouveau village proposant divertissements, lifestyle, arts et culture et autres boutiques équestres ou non. Rendez-vous donc du 8 au 11 juillet 2021 pour Le Masters de Chantilly !
L’affiche de Aaron Lowell Denton Chaque année, EEM fait appel à un artiste de renommée internationale pour la création des visuels de ses évènements. Pour cette première du Masters de Chantilly, Christophe Ameeuw et Bruno Danto, directeur artistique, ont demandé à l’artiste américain Aaron Lowell Denton de créer l’affiche collector dévoilée ici. Basé près de Bloomington dans l’Indiana, Denton est un artiste hétéroclite capable de créer des logos pour un disquaire de Corée du Sud comme diverses illustrations pour les prestigieuses publications New York Times ou The Atlantic. Il a signé beaucoup d’affiches, de nombreuses couvertures d’album, dans un style un peu rétro voire surréaliste. Le Masters de Chantilly est son premier sujet équestre.
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ACTU - SPORT
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Au haras de la Côte, chez Laurent Guillet, un écrin pour le grand sport
Installé à Lent depuis 25 ans
Cavalier, valorisateur, marchand, Laurent Guillet, s’est construit dans l’Ain un domaine qui, du premier coup d’œil en dit long sur sa capacité à entreprendre et à réaliser.
Référence dans le milieu de la compétition, il est aussi un bâtisseur avisé qui, en une vingtaine d’années a su créer un environnement où bienvivre humain et bien-être équin sautent aux yeux. Rien d’ostentatoire sur ce domaine, hors un goût sûr pour la verdure, la pierre, le bois. Au moment où
Romain Ozzola, Mégane Moissonier et Laurent Guillet
tous les sols équestres migrent vers le sable, lui entretient avec un soin d’esthète son spring garden cerclé d’un anneau de galop. Dans l’aménagement extérieur, apparait d’emblée la « patte » de son partenaire Créa-Vert, de l’allée qui mène aux écuries aux lisses en bois qui ferment les paddocks et
entourent la carrière. Un ravissement pour le regard en ce jour de mars par 25° au soleil, lors de notre visite. Mégane détend Grace P (Toulon) une jument bai de 10 ans qui doit partir le lendemain chez Jan Tops. Laurent, disponible, guide la visite : barn d’une trentaine de box où Jean-François Gourdin officie à ce moment-là à la dentisterie, marcheur avec rond de longe, carrière en sable, paddocks, hangar. L’habitation est à proximité : mariage heureux du moderne et de la pierre, du domicile privé au bureau. Larges baies vitrées avec conservation des éléments d’architecture spécifiques à la région. Ces gens-là ont un goût sûr. ■■Atavisme Son pédigrée de cavalier coule de source paternelle. Félix, son père, grand passionné de chevaux avait un centre équestre. Naturellement, Laurent et son frère, malheureusement décédé dans un accident de voiture, ont vécu au milieu des chevaux. Laurent a rapidement décidé d’en faire son métier. Formation chez les maîtres de la spécialité, à deux pas de chez lui, Michel Robert puis Guy Martin. Après une première installation à St Triviers, il achète cette propriété à Lent, près de Bourg-en-Bresse et entreprend sa transformation. « Je suis ici depuis 25 ans et j’ai changé beaucoup de choses. J’ai fait la piste de galop, le terrain en herbe, un bâtiment de stockage, le marcheur avec le rond au milieu, la carrière et puis tout le reste. La maison a été refaite du sol au plafond. C’était un beau projet et là on commence à arriver au bout. L’endroit est au calme, très bien placé pour les concours et pour le commerce, pas loin de l’aéroport, pas loin des gares de Lyon et Bourg, pas loin de la Suisse où j’ai beaucoup de clients, proche de l’Italie. C’est une région centrale qui bouge avec les pôles équestres de Chazey et Mâcon. L’hiver il m’arrive très souvent de louer une journée le site de Chazey pour aller y faire essayer des chevaux. C’est pratique, ce n’est pas loin et ça convient à tout le monde.
On fait souvent des regroupements avec Nicolas Delmotte, avec Bertrand de Bellabre. On vient avec 30 ou 40 chevaux et puis on s’entraide. L’idée c’est un peu ça, de travailler tous en collaboration. Depuis trois ans on fait des regroupements avec Thierry Rozier, Philippe Leoni, Nicolas Delmotte et tous mes cavaliers. On loue une installation, Mâcon ou Chazey, et Bertrand de Bellabre vient nous entraîner pendant deux jours avant de commencer la saison. On essaie tous de se donner un coup de main. C’est assez sympa pour nous et pour les chevaux qui voient autre chose que la maison ». Le commerce, une seconde nature ? « J’ai toujours aimé faire du concours et du commerce. J’achète, je vends en fonction de mes clients. J’essaye toujours d’avoir des chevaux meilleurs pour aller plus loin, plus haut, pour sauter des Grands Prix. Aujourd’hui je monte un peu moins parce que j’ai eu un accident. Maintenant j’ai cette collaboration avec Mégane Moissonnier qui marche très bien, j’ai aussi beaucoup de chevaux en commun avec Nicolas Delmotte, sept actuellement, qu’on a ensemble ou avec le fonds d’investissement qu’on a créé. Je monte parce que j’aime ça mais je n’ai pas de réelles ambitions, à part me faire plaisir et puis faire évoluer les chevaux que j’ai choisis. Je monte en général 5 à 6 chevaux par jour dont Sultan, Cabalero et Camelia. J’ai une très bonne équipe autour de moi, on est soudés. Il y a un chef d’écurie, Selim Arrestier que j’ai depuis très longtemps, (il a travaillé chez Hubert Bourdy). J’ai Romain Ozzola, depuis très longtemps aussi. Il monte en priorité les jeunes chevaux et va souvent jusqu’aux Grands Prix 2*, c’est un très bon cavalier, travailleur et très consciencieux. On a deux grooms, un pour Romain et un pour Mégane. Nicolas en a d’autres. Et ça marche dans les 2 sens. Nicolas prend des chevaux avec lesquels Mégane a un peu de mal et il nous envoie des chevaux qu’il pense mieux convenir à Mégane qu’à lui. En équitation il ne faut pas avoir la science infuse, il faut surtout essayer d’être intelligent et de trouver le
meilleur couple. C’est un sport de couple et il faut aimer les chevaux. Sans symbiose, on n’y arrive pas. Aujourd’hui, ça fonctionne bien, il y a un bel avenir, c’est motivant et c’est enrichissant. Il n’y a pas beaucoup de 4 ans ici. Ils sont chez mon associé Emmanuel Portet dans le sud-ouest. Nous en avons une quinzaine ensemble. Il les garde parfois jusqu’à 6 ans. C’est un super professionnel qui prend tous les chevaux qu’on achète à 3 ans ou qu’on a achetés foals ou qu’on a élevés. Il fait tout l’apprentissage. Cordial et Abracadabra étaient chez lui. L’idée c’est de les récupérer à 6 ans pour faire des tournées comme Oliva ». Quel est le rôle de Mégane ici ? « Mégane monte plutôt les plus vieux, à partir de 7 ans. Ce sont des chevaux qui sont destinés au haut niveau, qui sont prêts à sauter au moins à terme des 1m50 et l’idée c’est de les emmener sur les 3*, les 4* et plus selon l’évolution. On travaille ensemble depuis trois ans. Elle a des super chevaux, alors c’est vrai qu’on les vend mais c’est vrai aussi que chaque fois on en rachète de meilleurs. Pour l’instant elle n’a jamais été démunie, elle a toujours des chevaux pour sauter, en tout cas tout ce qu’on nous a demandé de sauter et de le faire correctement. Elle en a 5 ou 6 dont Cordial, toujours les mêmes. Elle vient ici entre 2 et 4 fois par semaine. Là on en a vendu deux depuis Oliva, mais elle en a récupéré un que je montais à Oliva, un nouveau, un très bon 8 ans. Elle a Kellano, un Selle Italien que j’ai en copropriété avec Philippe Leoni et Nicolas Delmotte. C’est Nicolas qui l’a montée l’année dernière. Elle a très, très bien marché à Oliva : sur 9 parcours elle est 7 fois classée et 5 fois dans les 4 premiers. Elle a récupéré Aramusse, un Elan de la Cour qui était chez Nicolas, elle est 2e d’une Ranking à Oliva. C’est un très bon cheval qui va sauter les Grands Prix 3* avec Mégane.
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
ACTU - SPORT
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Elle monte Illusion (Arezzo), un 8 ans que j’ai acheté 15 jours avant de partir à Oliva que j’ai monté moi, qui a fait sans-faute dans les deux Grands Prix Silver. Il va faire des 1m50 à la fin des 8 ans, c’est un cheval que j’aime beaucoup.
Elite 50 000 € à 6 mois, superbe pouliche. Sa sœur va faire un Candy de Nantuel dans 15 jours. Les poulains grandissent chez Gauthier Bouchard dans le Gers et Emmanuel les reprend à 3 ans. On essaie d’en acheter tous les ans deux ou trois ».
Elle montait une jument que nous avait confiée aussi la propriétaire de Cordial, qui s’appelle Grace mais qu’on vient de vendre pour la fille de Ian Tops ».
Un avis sur le circuit de valorisation SHF ? « C’est un bon circuit. Mais je pense qu’il faut l’utiliser à bon escient. Certains veulent faire les finales, parce qu’ils veulent un nombre maximal de sans-faute d’autres le prennent plus comme un circuit de formation. C’est au gré de chacun et selon la maturité du cheval. C’est un circuit dont on se sert mais c’est vrai qu’on ne fait pas beaucoup tourner les 4 ans ni les 5 ans. Les 6 ans, un peu plus et on les emmène sur les tournées comme Oliva. C’est intéressant parce que 1. Il y a beaucoup plus de clients 2. ça ressemble réellement aux concours que les chevaux vont sauter deux ans plus tard. Les chevaux n’apprennent pas du tout la même chose. Cela dit, ce n’est une critique, il en faut pour tout le monde et tous les chevaux ne sont pas prêts pour Oliva, soit qu’ils n’ont pas le métier, soit qu’ils ne sont pas assez précoces. Et Oliva, ça coûte cher ».
Combien de chevaux dans votre écurie actuellement ? « En ce moment il y en a entre 22 et 25. Dans les jeunes on a des Mylord, Cornet, Kannan, Concorde, Vagabond, Ogano Sitte. Dans les plus vieux : deux Casall, Kannan, Corofino, enfin un peu de tout, SF comme étrangers ». Le bilan d’Oliva ? « A Oliva on est partis avec 21 chevaux. Nicolas en avait 10 dont 6 à moi. Chez Nicolas j’ai Fenix, Erostar, Ozzy, Baladin, Daenerys, Dallas Vegas Batilly. Très bon bilan. Mégane a vraiment très bien marché et les jeunes chevaux ont bien évolué. Entre la fin d’Oliva et maintenant, on en a vendu quatre. Ce qui est intéressant c’est que ça dure trois semaines et que les gens peuvent suivre les chevaux sur les vidéos donc ça permet d’ouvrir sur des commerces possibles. En général on y va tous les ans en février. C’est quelque chose de bénéfique et pour le métier et pour les chevaux. Je vais parfois en Italie et j’envisage d’aller prochainement à Wellington ». Les origines, c’est important pour vous ? « Non, pas du tout. Quand on a été heureux avec une origine on préfère c’est sûr, mais ce n’est pas la première chose que je vais regarder. Si le cheval me plaît, je prends.
Avec Sultan du Château sur le spring garden
Après si on a été malheureux avec une origine, on se dit qu’une fois c’est la malchance si c’est plusieurs fois on se dit que ce n’est pas pour nous ». L’aventure Fences a commencé quand ? « L’aventure Fences a commencé il y a 5 ans si je ne me trompe pas. Un peu par hasard. Les associés nous ont demandé à moi et Emmanuel Portet si nous voulions racheter les parts d’Yves Lemaire. On s’est
dit que c’était peut-être une bonne opportunité pour élargir notre panel de clients et puis l’occasion de faire un petit peu autre chose. C’est finalement assez sympa. Aujourd’hui on est une bonne équipe, un peu plus réduite, on a fait des belles ventes. On essaie vraiment de tirer la qualité vers le haut pour faire face à la concurrence. Maintenant Fences c’est quand même une marque qui a pignon sur rue. Les gens sont en confiance. Beaucoup de chevaux qui sortent des Fences
font du haut niveau. Nous en achetons aussi tous les ans, parfois cher. L’année dernière avec mon propriétaire nous avons fait le record, il y a 3 ans aussi. A la fin on était très contents. On peut faire de très bonnes affaires sans acheter très cher. On essaie vraiment de se diversifier avec Fences Web sur d’autres marchés. Une vente de performers de chevaux de 4 à 7 ans est prévue pendant le CSI de Deauville. C’est un beau challenge. Aujourd’hui le commerce est facile
si vous avez de bons chevaux qui sont dans le bon rapport qualitéprix ». Un peu d’élevage ? « Très peu. J’ai deux juments en commun avec Benjamin Ghelfi. On fait un peu des transferts. De Dallas on attend un poulain avec Eldorado de Hus. On a deux sœurs utérines de Cordial achetées quand elles avaient 6 mois. Avec celle qui a 5 ans BLH a fait un transfert de Casall, vendue aux ventes
Quel est la tendance du commerce en ce moment ? « Ça marche bien. L’année dernière réellement ça a très bien marché. Je suis très strict sur la qualité, sur les visites, sur les performances. Pour ces chevaux-là, oui il y a des clients. Mais j’en reviens toujours au même, c’est beaucoup plus facile de vendre des chevaux qu’on a valorisés soi-même. Quand on les achète à 3 ans et qu’on les vend à 7 ans, on sait ce qu’ils ont fait, comment ils ont grandi, comment on les a travaillés et à quel client ils peuvent convenir ». Etienne Robert
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ACTU - PORTRAIT
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Marie Pellegrin, la Marseillaise… lui va si bien Marie Pellegrin est Marseillaise et fière de l’être. Très jeune, elle a porté la veste de l’équipe de France et fait sonner l’hymne national. Après un intermède d’une dizaine d’années en Suisse chez Etter Sports Stall, elle est de retour en France avec l’objectif très clair de reconquérir une place dans le haut niveau. Elle vient de s’impliquer dans la gouvernance fédérale en prenant un poste de haut niveau dans le collège spécifique du comité directeur de Serge Lecomte élu le 18 mars. Au haras d’Estelya, en Isère, superbe structure face au Mont Blanc, elle prépare activement son piquet de chevaux. A ses côtés, Michel Gruhn qui s’occupe de débourrage et des jeunes chevaux, installé au haras comme cavalier pro, Johannès Farce, qui travaille avec elle depuis plus de 2 ans et Rita sa groom. Ambiance travail, coaching, sérénité, détente pour le bien-être des chevaux sur ce mamelon de verdure posé en regard de la chaîne des Alpes.
Marie et Hip Hop la Vraie Vie (© ER)
Débordante d’énergie, ce brin de femme de 41 ans, maman d’un garçon de 11 ans, annonce sans détour sa détermination.
« Je suis petite-fille de maître de manège du Cadre Noir de Saumur. Ma mère était championne des cavalières de sauts d’obstacle, mon père a été cavalier de complet, propriétaire de chevaux gagnants trotteurs, galopeurs, ainsi que de CSO, propriétaire du fameux Galoubet, c’est lui qui a importé l’insémination artificielle en Europe ». Le décor est planté et l’atavisme en route. Jean-François Pellegrin, son père, héritier d’un savoirfaire ancestral dans la joaillerie semble avoir tracé le destin de sa fille. « Nous sommes bijoutiers de père en fils depuis 1840, très attachés aux valeurs, à la famille, à notre région et à notre ville Marseille. Mon père a toujours été passionné par les chevaux. Il a lu absolument tous les livres concernant l’élevage et grâce à une mémoire assez exceptionnelle, il connait toutes les origines maternelles et peut remonter très, très loin dans les performances d’un cheval. Petite anecdote, il avait fait, il y a très longtemps, une liste des origines maternelles qu’il aimait, eh bien ce sont exactement les origines maternelles des performers de maintenant. Mon grand-père maternel était Maître Delbos. Il était juste sous le colonel Margot. C’est lui qui a mis le père de Thierry Pomel à cheval. C’était vraiment un homme exceptionnel, mort trop tôt. C’était un homme de cheval hors du commun qui m’a appris le respect que l’on doit aux chevaux ». Vous avez commencé à poney ?
« J’ai fait ma première compétitionentraînement à 7 ans avec Prince Noir, un shetland un peu diabolique et je crois que j’ai passé six mois à être éliminée sur le n°1. Mon père nous avait dit, à mon frère et à ma sœur, « celui qui résiste à Prince Noir aura un nouveau poney ». Je fus la seule à avoir résisté à Prince Noir. Je n’ai jamais voulu faire autre chose que monter à cheval. Un petit peu sauvage, mais aimant le contact avec les gens, je me sens bien dans la nature avec les animaux ». Donc équipe de France très tôt ? « Première équipe de France à 12 ans. Pas parce que j’étais bonne mais parce qu’il n’y avait personne d’autre… Je venais juste de commencer les Grands Prix et j’avais fait un exploit avec un podium ou un classement au championnat de France poneys à Orléans. C’était un accident…Du coup j’ai été prise dans l’équipe pour les championnats d’Europe à Stockholm mais je n’étais absolument pas prête. J’ai été éliminée. J’ai fait toutes mes années poneys avec Francis Rebel que j’affectionne beaucoup ». Si Jolie pour les années junior Le passage à cheval s’est fait avec Si Jolie II, une fille de Galoubet et Jolie Rose x Joue Tes Atouts que son père avait achetée chez Jean Martinot à 6 ans. « Elle sautait vraiment très, très bien mais était assez dangereuse, assez compliquée. Elle avait eu un début de vie difficile, nourrie avec le lait de sa mère empoisonné. Elle a dû avoir des piqûres tous les jours quand elle était toute pouliche et ne laissait personne l’approcher.
Mon père l’a confiée à Hervé Godignon pour faire tout son apprentissage. C’est comme ça que j’ai commencé à m’entraîner avec Hervé. Je m’entraînais aussi avec Gilles de Balanda. J’ai fait toutes mes gammes, Juniors, Jeunes Cavaliers, avec Si Jolie II et Cabre Ibarra (Fury de la CenseChâteau du Diable ps). Ces deux chevaux-là ont malheureusement péri dans l’incendie chez Marcel Rozier. Ma première année de seniors démarrait vraiment très bien, avec beaucoup d’objectifs. J’avais déjà fait pas mal de Coupe des Nations et de CSIO. L’incendie a mis un arrêt brutal et très, très, douloureux. La reprise a été très difficile. Hubert Bourdy m’a prêté des chevaux mais je n’arrivais plus à m’y attacher, j’avais l’impression de trahir ceux qui étaient morts. Après plusieurs bons chevaux, après avoir digéré un peu tout cela, j’ai rencontré Admirable. Entre temps, la jument qui m’a vraiment ré-ouvert le cœur c’est Ice d’Ancoeur, une petite jument alezane par Le Prince de Thurin, achetée à Hubert qui l’avait trouvée chez Bruno Rocuet. Elle était record des gains des chevaux 6 ans. Toute petite, épaisse comme une biscotte, très chaude, avec la tête en l’air, exceptionnelle dans ses sauts. Elle touchotait tous les obstacles mais elle gagnait, c’était fou, et c’était ma copine. Après quelques chevaux aussi marquants, je suis partie en Suisse dans l’écurie de commerce Etter Sports Stall. Là j’ai eu beaucoup
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021 de chevaux à monter. J’étais dans la plus grosse écurie de commerce avec plus de 100 chevaux sur place. Je me suis retrouvée dans un milieu qui n’était pas du tout le mien et qui m’a fait beaucoup progresser. J’avais l’habitude de faire du travail de précision sur peu de chevaux, un petit peu de « l’épicerie fine », je me suis alors retrouvée, sans aucune connotation péjorative, un peu comme dans un « supermarché du cheval ». Faire sauter beaucoup de chevaux, voir beaucoup de clients, faire beaucoup de concours, parler plusieurs langues, ça m’a apporté énormément ». Vos objectifs maintenant ? « L’objectif à long terme c’est les Jeux Olympiques de Paris. A court terme, j’aurais espéré si les Jeux et les Championnats d’Europe ont bien lieu, et si on avait pu commencer les concours plus tôt, être dans une des deux équipes des Championnats d’Europe si j’avais pu me préparer correctement. Je devais aller à Valence trois semaines mais j’ai annulé parce que je ne le « sentais » pas et j’ai bien fait. Tous les autres concours étant annulés, à un moment il faut être réaliste. Boréale n’a pas sauté en concours depuis le Grand National de Mâcon. Certes on a sauté plusieurs fois en extérieur, mais la vérité c’est la compétition. J’ai bien réalisé que là je suis très, très short et je ne vais pas aller contre ma jument pour rattraper le temps perdu. Je ferai donc du mieux que je peux dans l’intérêt de ma jument pour arriver dans l’été à un pic de performance optimal ». Boréale c’est la numéro 1 ? « Boréale de Fondcombe (NDLR Tinka’s Boy-Calvaro-Grand Veneur née chez Philippe Prévost) est exceptionnelle, c’est vraiment une jument hors norme. Elle est un petit peu le mélange de tous les meilleurs chevaux que j’ai eus. Elle reste assez forte pour moi à monter, elle en veut toujours plus, c’est pour ça que j’ai l’aide de Johannès Farce. Il me la travaille pas mal et les deux s’aiment beaucoup. J’ai aussi Alcazar du Moulin (Mylord CarthagoAllegreto), que j’avais acheté à François-Eric Fedry en même temps que Une de l’Othain (Conterno Grande-Reggae de Talma x Cento), jument que j’ai vendue à Jennifer Gates, la fille de Bill Gates, et que monte Harrie Smolders et Candy, un Kannan. J’ai toujours fait de la vente. J’ai
ACTU - PORTRAIT
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toujours beaucoup travaillé et j’ai vendu des chevaux parce que je n’ai pas le choix. A contre cœur à chaque fois mais c’est la vie. Cylana que j’ai achetée en Suisse faisait de la 1m35 avec une cavalière régionale, je l’ai prise et revendue à Reed Kessler qui a fait les Jeux Olympiques avec. Quand j’ai été 3e du Grand Prix de Calgary avec Admirable, Reed Kessler était 2e avec la jument, que je lui ai vendue. Qui met deux chevaux dans le podium de Calgary ? Personne n’a fait ça. J’ai acheté très peu de chevaux pour finir, même pas 50 mais 90 % des chevaux que j’ai achetés ont fait minimum du 3*. Dans le piquet, j’ai aussi Valentino des Bleus, un Flipper et Nitchou des Orcets x Quatoubet du Rouet. Gros moyens, il aime le concours hippique et adore sauter. Tous mes achats sont au départ des coups de cœur. Je montre les origines à mon père qui a aussi un très bon œil, comme ma mère. Et si tous les trois on est d’accord, banco. Il y a aussi Deuxcatsix d’Eglefin, que j’ai acheté à 5 ans.il a été chez Jérémie Rolland jusqu’à 6 ans. Je l’ai récupéré dans l’année de 7 ans et c’est Johannès qui commence la saison de 8 ans, je le reprendrai dans deux mois. Ses origines, Vigo Cécé et mère Bamako de Muze, sa prestance, m’ont beaucoup plu. Il dégageait. On y est allé avec mes parents, et dès le premier saut, on a dit ok. Mon père a acheté Galoubet en 2 secondes, il y a des fois où il ne faut pas réfléchir. L’année dernière j’avais Baccarat du Tertre (Putch des Isles) née chez Alain Bourdon, je l’aimais tellement. Elle est d’une intelligence et d’un talent rares. Elle a été vendue à la cavalière japonaise Karen Polle qui se classe avec elle à Welligton. J’ai la chance d’avoir des très bons chevaux et de pouvoir un peu choisir les clients. J’ai un 6 ans, Floc (Qlassic Bois Margot et Si Vive x Ultimo van ter Moude), même souche maternelle qu’Upsilon, bourré de sang, acheté sur vidéo à 3 ans à l’élevage des Sisqueille. Il est chez Johannes. Egalement un 4 ans, Hip Hop la Vraie Vie x Cicave du Talus né chez Frédéric Monteillet dans l’Allier ».
Entre Michel Gruhn et Johannes Farce, Marie et Rita (© ER)
Votre engagement dans la politique sportive fédérale, il vient de quoi ? « J’ai souligné très ouvertement dans des articles, il y a quelques années, plusieurs points avec lesquels je n’étais pas d’accord. A la fin de l’année dernière, on m’a proposé ce poste du CSO haut niveau au Comité. Dans un premier temps j’ai refusé. On en reparle pendant un stage fédéral au début de cette année et je lui explique un petit peu mes réticences et mes projets et finalement j’ai réfléchi et accepté ce poste parce que je me suis rendu compte que depuis très, très longtemps, j’ai bénéficié de tout ce que la Fédération peut apporter à un cavalier de haut niveau. La Fédération Française aide énormément ses cavaliers de haut niveau pour avoir des entraineurs de qualité, des stages. Tout cet argent-là, il vient de la base, des clubs et des licenciés. Il y a un moment où il faut savoir rendre. Pour être crédible vis-à-vis de ce que j’avais pointé du doigt j’ai décidé de m’engager. On me donne l’occasion de pouvoir essayer de faire changer les choses, je ne dis
Michel Gruhn au haras d’Estelya
Michel Gruhn est installé comme cavalier pro au haras d’Estelya depuis 2 ans. Il excerce son métier de valorisateur de chevaux dans cette structure qui comporte aussi un centre de mise en place. Aux côtés de Marie Pellegrin, il est plus particulièrement chargé du travail des jeunes chevaux.
pas que je vais y arriver mais je vais essayer. Et j’ai un petit peu cette âme-là de vouloir toujours aider les gens ». A l’intérieur de ce Comité comment voyez-vous votre rôle ? « Je suis chargée de faire remonter ce que j’entends, d’être le porteparole des cavaliers, ça c’est mon rôle défini dans le Comité. Je connais du monde dans quasiment tous les secteurs de l’équitation : clubs, élevage, écuries de propriétaires, organisateurs de concours, j’essaie d’avoir une vision
très globale et j’essaie d’avoir des solutions et des idées pour que ça profite à tout le monde, parce qu’on est tous dépendants les uns des autres. Je profite de la chance que j’ai eue d’avoir une éducation de qualité grâce à ma famille et une expérience professionnelle pour pouvoir réfléchir et apporter des solutions à ce milieu. Nous dépendons tous les uns des autres, il ne faut pas juste penser à soi. Il ne faut pas penser à 6 mois-1 an, il faut penser à 10 ans. J’apporterai mon expertise là où je la pense nécessaire. L’équipe mise en place par Serge
Lecomte est très compétente et ne cesse d’évoluer dans le bon sens. Nous sommes la 4e fédération sportive après le football, le tennis et basket et juste derrière nous le hand et le judo.Alors que l’équitation nécessite une logistique et un coût économique incomparables. L’équitation nous rassemble avant tout par la passion des chevaux en considérant l’animal avant l’athlète. Avoir la chance d’évoluer autour des chevaux est la plus belle leçon de vie et la plus grande école d’humilité ». Propos recueillis par Etienne Robert
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Le Comité fédéral de Serge Lecomte tient la barre Marie-Laure Deuquet élue secrétaire Si Serge Lecomte n’a pas La majorité absolue n’étant pas acquise, un Emmanuèle Perron-Pette, Marine tour aura lieu le 27 avril prochain. Vincendeau. générale de la FFE obtenu la majorité absolue second Forte mobilisation pour ce scrutin qui lors de ce premier tour pour conclure définitivement cette élection qui fera tout de même date dans les annales de la Fédération, c’est son comité directeur que les électeurs ont choisi. Anne de Sainte Marie a fait un score remarquable en récoltant sur son nom 16 021 voix soit 42,47 %. Le président sortant totalise 16 580 voix soit 43,96 %.
Serge Lecomte. « Je me réjouis de l’élection de mon équipe dont l’expérience et le savoir-faire sont maintenant au service des clubs. Ce sont 18 femmes et 12 hommes, issus de divers horizons professionnels, qui sont déterminés à poursuivre les actions engagées et dont l’expertise servira au développement des clubs et des activités équestres ainsi qu’au rayonnement de notre sport dans la société. Il est évident que si ma liste n’avait pas été élue, je me serais retiré de la course au second tour. Comme ils ont tous été élus, il n’est pas imaginable de laisser la place à une cohabitation avec une présidente obligée d’appliquer un projet qu’elle a combattu. Nous devons nous mettre au plus vite au travail dans cette période qui nécessite tous nos efforts. » Jacob Legros. « Je suis un peu déçu pour mon équipe, et pour mes électeurs parce qu’on s’attendait à un peu mieux.
a rassemblé 2 929 votants soit 57,89 % des inscrits pour 37 756 suffrages exprimés (68,83 % des 54 825 voix). Ont obtenu : Serge Lecomte : 16 580 voix (43,96%) Anne de Sainte Marie : 16 021 voix (42,47%) Jacob Legros : 4 718 voix (12,51%) Comité directeur SL (élu) : spécifique : 16 743 voix, affiliés : 4 526 v, agréés : 11 958 v
Ce sont : Catégories Spécifiques Morgan Barbançon Mestre, Marie Caucanas, Marie-Laure Deuquet, Lionel du Tranoy, Gwendolen Fer, Priscille Le Grelle, Pierre-Alain Mortier, Sylvie Navet, Marie Pellegrin, Julien Pelletier,
Les réactions Mais quand on voit les moyens qui ont été mis dans cette campagne c’est des chiffres logiques en face des moyens que nous avons mis. Ce qui est sûr par contre c’est qu’on a fait une campagne très propre, on est très contents de la manière dont on l’a menée ». « Si Anne de Sainte-Marie devait être élue au deuxième tour, ça ne servirait à rien. Ni pour elle ni pour la Fédération (…). Elle a trop triché, elle été de trop mauvaise foi. Les tribunaux décideront quant à l’affaire des données qui ont été détournées. Elle a menti à tout le monde en disant qu’elle était professionnelle, dirigeante, enseignante, donc il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. Elle a produit un faux en fin de campagne en disant qu’elle avait 115 soutiens, alors que quand on regarde les noms il y a des gens de mon équipe dedans ! (…) Le Comité Directeur est élu, il faut qu’il retrouve sa tête »
Catégorie Affiliés Jean-Pierre Blache, Sonia Cousineau, Thomas Desmarez, Abdel Kader Ikhlef, Olivier Klein, Djeylan Mardell, Frédéric Morand, Audrey Poupardin, Déborah Smaga, Elisabeth Treilland, Tiphaine Vermeulen, Jean-Luc Vernon. Catégorie Agréés Valérie Houset-Dalodier, Carole Danglard, Eric Marion, Bertrand Milon, Pascal Mulet-Querner, Céline Scrittori. Comité directeur ADSM : spécifique : 15 865 v, affiliés : 4 390 v, agréés : 11 621 v Comité directeur JL : spécifique : 4 668, affiliés : 1 000 v, agréés : 3 741 v E. R.
A cheval demain : « La majorité choisit l’alternance : les résultats du premier tour pour l’élection à la Présidence de la FFE viennent d’être révélés au terme d’une participation historique : 58 % des clubs ont voté, représentant 69 % des voix de la fédération. Anne de Sainte Marie est qualifiée pour le second tour, avec 42,47 % des suffrages. Additionnés, les dirigeantes et dirigeants ayant voté pour l’alternance en choisissant un autre projet que celui du Président sortant représentent près de 58 % des voix. Ce score fait de Anne de Sainte Marie la favorite pour être élue Présidente de la Fédération française d’Equitation à l’issue second tour, le 27 avril prochain ! Pour cela, la mobilisation de toutes et tous sera décisive : jusqu’au 27 avril, le Collectif A Cheval Demain appelle les dirigeantes et dirigeants désirant une nouvelle fédération à voter pour Anne de Sainte-Marie. Cela permettra à l’ensemble des sensibilités d’être enfin représentées au sein de la FFE ».
SECOND TOUR
A Cheval Demain : « un comité élargi » « Le projet d’Anne de Sainte Marie, c’est d’entendre ce que vous avez demandé au premier tour : une nouvelle gouvernance et une fédération qui représente tous vos clubs. Concrètement, cela se matérialisera par un Comité Elargi rassemblant toutes les bonnes volontés, issues des équipes des trois candidats du 1er tour, qui désirent réfléchir et agir pour l’avenir de l’équitation. Un comité élargi et une présidence issus de différentes listes permettront le débat,
et d’avoir les contre-pouvoirs nécessaires à une vie démocratique dynamique. Une présidente pour représenter l’équitation La présidence de la Fédération est l’interlocuteur direct et unique des pouvoirs publics, de toutes les institutions du milieu équestre et sportif au niveau national et international. La FFE est gérée par la Présidence.
Avec Anne de Sainte Marie, elle sera ouverte sur la société, proche des clubs au quotidien et ouverte à toutes les idées, d’où qu’elles viennent. Votre vote, des dirigeants, donne la légitimité d’action à la présidence. De même, vousseuls pouvez décider de révoquer la présidence, à condition de justifier de cette procédure par des motifs sérieux. Le Comité Fédéral ne dispose en aucune manière de ce pouvoir ».
Jacob Legros : « Pas de consigne de vote »
A l’occasion du second tour, le Nouveau Cap a décidé de rester cohérent avec ses convictions. Son engagement dans ces élections, écrit-il dans un communiqué, n’est pas celui d’un coup d’épée dans l’eau. Il s’agit bien de proposer une ligne différente de ce qui est proposé par Serge Lecomte, que « nous jugeons trop éloignée de notre vision vertueuse sur le plan économique et des pratiques équestres, et de notre besoin de proximité. Mais également en opposition avec la vision d’A Cheval demain dont nous redoutons les effets pour notre profession. » « Nous sommes convaincus de notre travail et de notre proposition. Nous l’avons portée avec intégrité, loyauté et conviction. Notre projet est unique également en ce sens. Nous avons trop conscience de la liberté d’expression et de pensée de chacun, et nous restons inquiets pour l’avenir de notre Fédération, quelle que soit l’issue du deuxième tour. C’est pour ces deux raisons que nous ne donnerons aucune consigne de vote, nous n’en avons pas non plus la prétention. Par ailleurs, et il s’agit là d’une décision collégiale, les membres du Nouveau Cap ne s’engageront dans aucune action commune portée par une fédération dont l’équipe du comité fédéral divergerait de sa tête. Tout d’abord, par respect pour la décision de l’Assemblée Générale qui a choisi son comité fédéral, mais aussi pour ne pas être simplement des éléments consultatifs. L’idée d’un comité élargi ne nous semble pas être la solution adéquate au maintien du bon fonctionnement de nos institutions. Nous ne participerons donc pas à des
travaux dans un comité élargi ». Par ailleurs, Jacob Legros a adressé ce courrier à Anne de Ste Marie : « Anna soror, quae me suspensam insomnia terrent ! »* Anne, vous prônez écoute, concertation et démocratie, et vous auriez pu me consulter avant d’engager le Cap dans vos projets de gouvernance. Nous nous sommes régulièrement croisés et j’ai toujours eu respect, courtoisie et élégance à votre égard, vous pourriez faire de même. Vos méthodes choquent, et vous devriez revoir votre copie au risque que le costume que vous souhaitez endosser paraisse trop grand. Le Cap s’est exprimé, il souhaite garder son indépendance face à une ligne différente de ce qui est proposé par Serge Lecomte, que nous jugeons éloignée de notre vision, mais également en opposition avec la vôtre dont nous redoutons les effets pour notre profession. En Occitanie, et sous mes différents mandats, nous cultivons l’élargissement des équipes au sein du Comité Régional, et aussi par l’implication du plus grand nombre dans nos commissions mais également par une concertation régulière de nos présidents de CDE. Cette interactivité est possible grâce à la proximité entre tous les élus du comité directeur, issus de la même équipe et partageant le même projet,
celui-là même voté et adopté par l’assemblée générale. Au-delà du simple aspect consultatif, prévu dans les statuts et dans lesquels sont intégrés les CTS, il s’agit de bénéficier de l’expertise de personnes ressources sur des points particuliers. En l’occurrence, en Occitanie, toutes les conditions sont réunies pour la pleine réussite de ce fonctionnement, ce qui ne sera pas le cas tel que vous le proposez au sein de la FFE. C’est pourquoi aucun membre du collectif du Nouveau Cap ne participera à un comité élargi. Nous devons rester dans le cadre du sport, de l’éducation, et de toutes les valeurs véhiculées par l’équitation. L’introduction d’une politique populiste, comme vous le préconisez ne me séduit pas non plus. Je pense que malheureusement les débats d’idées pour cette élection s’arrêtent à des discussions « égocentrées » pour l’accès au titre. Je déplore que cela n’entache le véritable rôle démocratique des élections dont nous attendons d’avantage que des propositions concrètes mais aussi leurs mécanismes soient mis en avant, plutôt que cette guerre stérile occultant l’essentiel : L’avenir de l’équitation, l’avenir des clubs, l’avenir des professionnels. Jacob Legros *« Anne, ma sœur, quels songes terrifiants me laissent perplexes » (Chant IV de l’Enéide, l’ydille de Didon à Enée…)
Lamotte Beuvron. CP. Le Comité fédéral s’est réuni le 23 mars 2021 et a procédé à l’installation du nouveau Comité fédéral : - Marie-Laure Deuquet est élue Secrétaire générale de la FFE, - Olivier Klein est élu Trésorier de la FFE. « Merci à l’ensemble des adhérents pour leur confiance », a déclaré Marie-Laure Deuquet. « Nous sommes à l’écoute et déterminés à sortir nos établissements de cette crise en réunissant les conditions positives nécessaires pour la relance. Notre programme est fort et il saura répondre dans le consensus aux besoins des clubs et des acteurs de notre sport. » « Je suis honoré de continuer à superviser la gestion de notre fédération. Je serai heureux d’accompagner un membre du bureau pour la prise en charge de cette responsabilité », a poursuivi Olivier Klein.
Le Comité fédéral est composé de 30 membres, 18 femmes et 12 hommes. - ll a la responsabilité d’administrer la Fédération et de mettre en œuvre les actions de la Fédération. - Il a exprimé sa confiance à Frédéric Bouix, délégué général, Sophie Dubourg, directrice technique nationale, et à l’ensemble des équipes fédérales. • Organisation de la compétition - Sophie Dubourg a rappelé le rôle de la DTN et de la direction de la FFE dans la gestion des deux crises sanitaires (COVID et Rhinopneumonie). Un protocole de reprise est en préparation comprenant les amateurs. - Grand Tournoi : un report à l’automne est à l’étude afin que les clubs gardent une finalité sportive. - Generali Open de France : différents scénarios sont étudiés pour l’organisation au niveau national ou régional selon les conditions sanitaires. • Accentuer le lien avec chaque club
Le Comité va mettre en place un maillage étroit entre la fédération, les comités régionaux, les Comités départementaux - d’équitation et de tourisme équestre - et les clubs pour accentuer la communication, pour faire remonter les projets et apporter les services de la fédération au plus près des besoins. Dans ce cadre, il est prévu d’organiser les Assises des territoires. Emmanuel Feltesse, président du Conseil des présidents de région, est chargé de cette mission par le comité en s’entourant de personnalités issues des régions et des départements. • Plan de relance de l’équitation à faire figurer dans les élections territoriales Le Comité va proposer des plans de relance et de développement de l’équitation dans les territoires en sollicitant les futurs élus, dans le cadre des prochaines élections des Conseils départementaux et régionaux programmées en juin 2021. « Le Comité fédéral est au travail et à l’écoute de toutes les sensibilités » a conclu Marie-Laure Deuquet.
Valérie Dalodier élue présidente du CNTE
C’est une première dans l’histoire du Tourisme équestre français : une femme vient d’être élue à sa présidence. Deux autres femmes l’accompagnent au Bureau. Les six membres Tourisme de la liste de Serge Lecomte ont été élus au Comité fédéral le 18 mars 2021, avec 100% de l’équipe Mieux vivre l’équitation. Ils sont les nouveaux membres du Comité directeur du Comité National de Tourisme Equestre (CNTE), organe dédié au tourisme équestre au sein de la Fédération Française d’Equitation. Lors de la première réunion du CNTE le lundi 22 mars, Valérie Dalodier a été élue présidente du CNTE à l’unanimité. Pour la première fois depuis sa création en 1963, une femme accède aux plus hautes responsabilités de l’instance officielle du tourisme équestre français. Carole Danglard est élue secrétaire générale et Tiphaine Vermeulen, trésorière. « Je tiens à remercier l’ensemble des dirigeantes et dirigeants d’établissements équestres qui ont porté Serge Lecomte et son équipe en tête de leurs suffrages lors de l’Assemblée généraledu18mars a déclaré Valérie Dalodier. Cette large mobilisation nous permet de nous atteler rapidement à la mise en œuvre des projets Tourisme équestre qui vous ont été proposés dans le programme Mieux vivre l’équitation : animer la vie associative du CNTE, développer les pratiques d’équitation de pleine nature, promouvoir les manifestations et événements, faciliter l’itinérance et accompagner la formation des encadrants et des pratiquants. Les Actes des Rencontres du Tourisme équestre seront notre feuille de route. Je mesure la charge d’être la première présidente du CNTE et la responsabilité qui est la mienne pour que le cheval, la nature, le tourisme équestre, l’équitation de pleine nature ou l’itinérance à cheval demeurent une source d’inspiration inépuisable pour nos concitoyens ». « Je souhaite associer Serge Lecomte à cette élection et lui témoigner de toute la reconnaissance de la famille du tourisme équestre. Sous ses présidences, le CNTE a toujours bénéficié d’une écoute particulière ainsi que de moyens financiers et humains qui lui ont permis de conduire des actions ambitieuses ».
A l’issue de la mise en place du Comité directeur et de l’élection de la présidente, les six élus ont débattu sur la situation fédérale et ont adopté la motion suivante : Motion du Comité directeur du CNTE : « Au nom du CNTE, nous appelons l’ensemble des électeurs à voter pour Serge Lecomte lors de l’élection à la présidence de la FFE du 27 avril 2021. C’est la seule solution pour que l’équipe retrouve son capitaine et pour ne pas plonger la fédération dans une crise institutionnelle dont certains minimisent les effets. Nous souhaitons que Serge Lecomte puisse mettre en œuvre avec son équipe élue le programme qu’il a porté et qui a été retenu par une majorité le 18 mars ».
Valérie Dalodier, Présidente, Carole Danglard, Sonia Cousineau, Tiphaine Vermeulen, Jean-Pierre Blache et Abdelkader Ikhlef
Le CV de Valérie Dalodier Passionnée, compétitrice, persévérante, pédagogue et femme de cheval. Guide de tourisme Equestre, BPJEPS. Experte Fédérale en TREC et en tourisme équestre. Chef de piste National Elite PTV et POR. Formatrice et jury ATE et BPJEPS. Membre de la commission fédérale TREC. Cavalière du groupe France de TREC. Organisatrice de CCE, Endurance et TREC jusqu’au niveau international. Eleveuse de poneys.
ACTU - PORTRAIT
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021 FEMME DE CHEVAL
Valérie Moulin, ostéopathe et présidente d’Ustica Ostéopathe canin et équin depuis plus de 15 ans, Valérie Moulin est aussi présidente de l’association Ustica qui organise depuis 25 ans le Grand Complet qui, pour des raisons de commodité, a élu domicile au haras de Pin depuis quelques années. Femme de cheval à part entière, elle consacre la majeure partie de son temps libre au management de l’équipe organisatrice. Cerise sur le gâteau, le FEI a confié à Ustica l’organisation du championnat d’Europe de Complet prévu en 2023. La nouvelle réglementation concernant la pratique de l’ostéopathie oblige ces praticiens à répondre favorablement à un examen placé sous le contrôle du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires. Formée à cette pratique pendant quatre ans en Angleterre, Valérie attend donc sereinement sa convocation pour passer son examen, convocation différée depuis la crise sanitaire de la Covid-19. Ce qui ne l’empêche nullement d’exercer son art dans le Nord Cotentin d’où elle originaire. Elle explique. « Je travaille beaucoup avec les vétérinaires puisque l’ostéopathie est vraiment un métier complémentaire à la médecine vétérinaire. Le vétérinaire, l’ostéopathe, le dentiste et le maréchal sont alliés autour du cheval et en complémentarité. L’ostéopathe intervient essentiellement à la suite d’une baisse de performances des chevaux de compétition. C’est vraiment ce qui motive l’appel. Une fois qu’on a écarté, soit avec le vétérinaire, soit tout seul par notre expérience et notre pratique, la présence de pathologie ce qui est du ressort exclusif du vétérinaire, l’ostéopathe peut intervenir sur des problèmes musculo-squelettiques et sur des problèmes de tensions ostéo-articulaires par le biais de manipulations, plutôt passives en ce qui me concerne : je ne bouge pas le cheval dans tous les sens. Il y a vraiment un travail important de préparation musculaire avant les manipulations. Après il y a un petit peu d’adaptation au niveau du travail qui est proposé et cela après discussion avec le cavalier. C’est très important. En fait, l’ostéopathie c’est d’essayer de comprendre ce qui a provoqué le dysfonctionnement et le désordre et de remonter toutes les chaines des tensions. » Pour quels résultats après vos interventions ? « Il faut que l’amélioration soit significative. Si elle ne l’est pas ou si le dysfonctionnement revient de façon récurrente il faut aller chercher d’autres pistes. En fait, devant un problème on a plusieurs portes d’ouvertes et on essaie de fermer des portes et si avec l’ostéopathie on n’a pas la solution il faut aller chercher d’autres pistes. C’est pour cette raison que je dis que l’ostéopathie est vraiment en complémentarité avec la médecine vétérinaire, la pratique de la dentisterie et la maréchalerie ». C’est un métier qui vous a été inspiré par quoi ? « Il m’a été inspiré par le témoignage d’une cavalière et d’une ostéopathe il y a plus de 20 ans, et là je me suis dit : « ben oui, c’est forcément ça que je veux faire ». Et du coup, je suis allée me former en Angleterre pendant 4 ans. Depuis, des écoles se sont ouvertes en France. Il a fallu organiser un peu mieux la profession et l’ordre des vétérinaires est intervenu. » Qu’est-ce que vous a amenée à Ustica ? « En fait, j’étais cavalière aux écuries Le Goupil, véritable berceau du Grand Complet. Ce sont les frères Pierre, Guillaume et André-Jacques qui ont créé l’association Ustica et qui ont lancé le Grand Complet de façon modeste, au départ va-t-on dire, pour devenir le concours international avec l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui. En 2010, le concours s’est délocalisé sur le site du Haras du Pin car il était de plus en plus compliqué de continuer à organiser sur les terres de la ferme, par rapport notamment à la tenue des foins qui ne pouvaient plus se faire ou difficilement et par rapport à la visibilité du club hippique de Guillaume qui était aussi un peu perturbé par rapport à l’événement. Au niveau logistique c’était aussi plus simple, le site du Pin est quand même plus centralisé. Donc 2010 délocalisation et 2011 j’ai pris le flambeau à la place d’André Le Goupil, le père, qui était président de l’association.
© Mélanie Guillamot
c’est 150 à 200 bénévoles qui viennent quelques jours avant le concours et restent quelques jours après le concours pour faire le montage, le démontage, accueillir les concurrents, accueillir le public. Les tâches sont multiples et variées ». Comment vous appréhendez ce championnat d’Europe en 2023 ? « On l’appréhende de façon sereine puisque la Région et le Département ont lancé de grands travaux sur le site de Pin, donc c’est vraiment un bonne nouvelle pour nous. Je l’appréhende aussi de façon sereine puisque j’espère que la pandémie sera derrière nous. Au départ on devait organiser ces championnats cette année mais du fait du report des Jeux Olympiques, ça a mis à mal notre candidature. Nous aurons plus de recul. Les derniers championnats datent de 1969. Il n’y a pas eu de championnats d’Europe de Concours Complet depuis cette date sur le site du Pin. La date est importante aussi parce que 2023 c’est 1 an avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, donc la stratégie va s’opérer pour les compétiteurs et les fédérations. Nous n’étions pas du tout impliqués dans l’organisation des championnats du monde en 2014. Je pense que des leçons ont été tirées quant à l’accueil du public. Il faut se servir de ce problème pour justement grandir et ne pas reproduire. Côté sportif, ce fut parfait. Au niveau sportif on est rôdés, on sait faire parfaitement bien. Là où il faut qu’on améliore notre organisation c’est justement au niveau du public, c’est-à-dire qu’entre les 10 000-15 000 personnes qu’on accueille et les 30 000 personnes qui seront attendues il faut qu’on ait une autre dimension d’accueil. On sait faire mais il faut qu’on renforce et il faut aussi qu’on s’améliore sur la recherche de partenaires. Avec la crise économique qui va suivre la crise sanitaire, la tâche n’est pas simple mais on est épaulés par l’EPA, le team du Pin, la Région, le Département, qui se sont fort impliqués dans notre aventure, depuis longtemps. A ce titre le Conseil des Chevaux, enfin tous les acteurs locaux, toute la filière sera avec nous ». Votre premier sentiment après l’annonce de l’événement ? « Le premier sentiment c’est « on est allés au bout de notre projet, on n’a pas lâché ». On est un peu « FoxTerrier » dans l’association, on ne lâche pas les choses. Et puis notre deuxième sentiment c’était de se mettre en route tout de suite. Ça y est on a encore un but.
C’est une grosse affaire. Nous ne sommes pas professionnels, en fait c’est notre particularité et notre force. Nous sommes tous bénévoles de l’association, on a tous un métier à côté mais on est tous hyper passionnés et hyper réactifs.
Maintenant on travaille déjà sur l’édition 2021 du Grand Complet. C’est la 25e édition avec un calendrier sportif qui va être identique à celui de l’année dernière. On est aussi à relancer nos partenariats et beaucoup plus facilement puisqu’on peut dire que dans 2 ans on a les championnats d’Europe ».
Au niveau des membres de l’association on est une dizaine à faire tourner la boutique, et lors du concours
Propos recueillis par ER
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Saison de concours SHF 2021
Les concours SHF 2021 se déroulent à huis clos sans public. Il ne s’agit pas de « manifestations », mais de l’exercice d’une activité professionnelle agricole et économique. Ces concours et épreuves ne sont accessibles qu’aux seuls acteurs professionnels ou en situation de formation professionnelle (mineurs de 16 ans révolus) qui s’engagent à respecter les mesures sanitaires et qui sont à même de justifier de leur statut professionnel lié à l’activité équestre (Extrait Kbis, SIRET, SIREN, déclaration MSA et/ou attestation de l’employeur/ responsable de formation). (Voir le calendrier en page 25) Compte-tenu de cette situation, les épreuves de Cycle Libre de Saut d’Obstacles, Cycle Libre Concours Complet et Cycle Libre Dressage ne peuvent être ouvertes pour le moment. La SHF reste mobilisée pour redémarrer ces catégories d’épreuves dès que la situation sanitaire le permettra. Le protocole sanitaire SHF a été communiqué à l’ensemble des
organisateurs.
Concernant les participants et accompagnants, veuillez trouver ci-dessous les règles sanitaires à respecter impérativement lorsque vous engagez en épreuves SHF : Engagements/dotations Le schéma d’engagements/ dotations du circuit de valorisation pour l’année 2021 est défini comme suit. Ce schéma financier s’adaptera en fonction de l’actualité sanitaire : - Pour les épreuves des circuits Dressage, Concours Complet, Endurance, Hunter, Attelage, CSO Cycle Libre, aucun changement n’est prévu par rapport à 2020 et les dotations seront versées lors du traitement des résultats. - Pour les circuits CCE Poneys, CSO Poneys et Dressage Poneys l’enveloppe de dotation reste inchangée. - Pour les épreuves du circuit de CSO Cycle Classique, les engagements et dotations sont : Formation : • Engagement : 15 € • Pas de dotation 4 ans Qualification : • Engagement : 30 € • Dotation au sans-faute :
SF/AA : 60 € - ASB : 30 € 4 ans CIR (par tour) : • Engagement : 35 € • Dotation au sans-faute : SF/AA : 105 € - ASB : 35 € 5 ans Qualification : • Engagement : 45 € • Dotation au sans-faute : SF/AA : 90 € - ASB : 45 € 5 ans CIR (par tour) : • Engagement : 50 € • Dotation au sans-faute : SF/AA : 150 € - ASB : 50 € 6 ans Qualification : • Engagement : 55 € • Epreuve sans chrono : Dotation au sans-faute SF/AA : 140 € - ASB : 55 € • Epreuve au chrono : Dotation au sans faute à hauteur de 80% de la prime : SF/AA : 112 € - ASB 44 € 20% de la dotation répartis sur le classement au chronomètre 6 ans CIR (par tour) : • Engagement : 60 € • Epreuve sans chrono : Dotation au sans-faute SF/AA : 210 € - ASB : 60 € • Epreuve au chrono : Dotation au sans faute à hauteur de 80% de la prime : SF/AA : 168 € - ASB 48 € 20% de la dotation répartis sur le classement au chronomètre
Les étalons de Denis Lynch au haras de Circée Sont disponibles auprès du Haras de Circée : • Cristello (Numero Uno x Voltaire)- performer international en CSI 5* 1,60 m, sur la liste des prochains jeux olympiques. IAC : 1 000 € HT jument pleine a 45 jours, GPV • Rubens La Silla (HH Rebozo x Cash) - Performer en CSI 5* 1,60 m. IAC : 1 000 € HT jument pleine a 45 jours, GPV
• Copabella Visage (Limbo x Latano I) - Etalon de couleur, Performer international en 1,60 m. IAC : 800 € HT jument pleine a 45 jours, GPV. • Quantino (Quarz Ask x Coriano Z - Etalon de 10 ans, Performer au niveau 1,50 m. IAC : 800 € HT jument pleine a 45 jours, GPV • Cornets Iberio (Cornet Obolensky x Charlottenhof’s Iberio- Jeune étalon déjà performant
au niveau 1,50 m. IAC : 750 € HT jument pleine a 45 jours, GPV • Inventa d’Or (RMF Bella Baloubet x Heartbreaker) - Jeune étalon performant au niveau 1,40 m IAC : 600 € HT jument pleine a 45 jours, GPV. • Nchorman (Andiamo Semilly x Corsari van de Helle) - Etalon de 3 ans, 2nd de l’approbation du studbook Oldenbourg. IAC - 600 € HT jument pleine a 45 jours, GPV.
En ce printemps 2021, nous voilà face à de nouvelles interrogations sur la saison d’élevage qui débute ; choix du Stud Book pour l’inscription des poulains, choix des futurs reproducteurs, choix du mode de reproduction, choix stratégiques et commerciaux etc Nous sommes plongés au cœur d’un monde virtuel pour mener nos réflexions et affiner nos choix. Privés de rassemblement d’élevage, lieux d’échanges et de discussion avec les étalonniers, les éleveurs, les stud books ; les conseils seront-ils pris sur Facebook et les décisions vont-elles se prendre à distance ? Peut-être. La promotion se fait au travers des écrans et les acteurs du monde de l’élevage se réinventent et redoublent d’ingéniosité pour valoriser la génétique. Est-ce que cela simplifie ou complexifie les choix ? Dans ce monde qui évolue à toute vitesse, ne nous laissons pas emporter par la facilité du choix au détriment de l’expertise et des outils acquis depuis des décennies, fruit du travail individuel et collectif des éleveurs du monde réel.
Elevage 3.0 Le savoir-faire autour de la sélection, conduite par les Stud Books, mène au succès des chevaux sur les terrains de compétition parce qu’il passe par la caractérisation, les outils d’aide à la décision, l’indexation, l’investissement dans la jeune génétique, la détection précoce d’un potentiel, le soutien au développement de la recherche, la participation aux évolutions des techniques de reproduction, la promotion et la valorisation de ce savoir-faire. Libre à chacun de s’y associer et d’en bénéficier pour conforter ses choix. Chaque semaine, les résultats des ventes aux enchères de paillettes, saillies et embryons nous montrent que de plus en plus d’argent est investi dans la génétique haut de gamme. Des paillettes vendues à plus de 40 000 €, des embryons qui dépassent parfois les 60 000 € ; est-ce la confirmation de ce qui est rare est cher ou la frénésie du monde virtuel ? Il y a quelques jours en France avait lieu la 1re vente aux enchères de bitcoins (monnaie virtuelle) ; 20 bitcoins ont été
vendus pour plus de 800 000 € de CA. Les acheteurs ont investi dans… rien… Peut-on faire un parallèle avec l’élevage, devient-il virtuel ? Estce un bon placement ? Il convient surement de dire que la valeur de la génétique vendue ne semble pas être dépréciée tant qu’elle reste de l’ordre du fantasme et qu’elle n’est pas concrétisée par une naissance. Le développement des techniques de reproduction extrêmement précises encourage ce marché à haute valeur ajoutée, la question de l’éthique et du bien être qui entourent ces juments aux caractéristiques très recherchées pourraient se poser, mais dans un monde virtuel, elles ne se posent pas. En attendant, on vend du rêve, parce que rêver est rassurant, motivant et laisse entrevoir un avenir toujours meilleur. Il convient de faire les bons choix, transformer le rêve en réalité et assurer le passage du virtuel au réel. Bérengère Lacroix Directrice du Stud Book Selle Français
Les cavaliers peuvent continuer à s’occuper des chevaux Pendant le confinement et pour les activités qui ne seraient par ailleurs pas autorisées, les cavaliers peuvent se déplacer entre 6 h et 19 h (horaire du couvre-feu sur l’ensemble du territoire) pour assurer les soins et les activités nécessaires au bien-être des équidés. En effet, le protocole FFE de novembre 2020, salué par les acteurs publics et dont l’application a été confirmée par le centre interministériel de crise,
permet d’organiser, sous certaines conditions, une venue maitrisée et tracée des propriétaires d’équidés dans les établissements équestres, ainsi que la venue des cavaliers de clubs qui viennent assurer soins et activités physiques indispensables au bien-être des chevaux. La FFE invite à respecter strictement les mesures visées dans le protocole sanitaire, qu’elles soient d’ordre sanitaire ou de traçabilité des cavaliers. Le Registre Covid est disponible pour les établissements équestres depuis leur espace FFE Club - SIF. Pour suivre les actualités sanitaires liées à la Covid-19 : www.ffe.com/Crise-sanitaire
La reprise est bien au 12 avril ! Compte tenu de l’évolution favorable de la situation, la FFE et la SHF ont décidé conjointement de maintenir la reprise de l’ensemble des compétitions équestres nationales et internationales, rassemblements d’équidés et stages qu’elles organisent, ou placés sous leur égide, à compter du lundi 12 avril 2021. L’épidémie de myeloencéphalite - EHV1 (rhinopneumonie) fait l’objet d’un suivi approfondi depuis le début de la crise sanitaire, en collaboration
avec le Réseau d’épidémio-surveillance pathologies équines (RESPE).
en
Afin de maintenir une grande vigilance, un protocole sanitaire à appliquer à tous les acteurs de la compétition sera précisé dans les prochains jours dès que les règles de la FEI auront été communiquées. La vaccination et les rappels vaccinaux contre cette maladie restent recommandés pour les chevaux exposés. Les conditions de reprise de ces activités à huisclos devront s’inscrire dans le strict respect des mesures en vigueur dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de la COVID 19.
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ACTU INTERNATIONALE
Bandit Savoie au top
Préservez leurs moustaches
À partir du 1er juillet 2021, tous les chevaux qui participent aux événements de régulation FEI doivent avoir leurs moustaches naturelles intactes.
La nouvelle règle interdit sous peine de disqualification le rasage des poils sensoriels sur la muselière, les yeux et les oreilles extérieures. Adoptée à l’unanimité lors de l’Assemblée Générale de la FEI le 23 novembre, le règlement vétérinaire inclut les chevaux de sport en compétition selon les règles de FEI dans toutes les disciplines.
CHIO d’Aix-la-Chapelle : en septembre Initialement prévu pour la fin du mois de juin, le CHIO d’Aix-la-Chapelle se tiendra finalement du 10 au 19 septembre dans des conditions qui sont pour le moment encore incertaines. « Tout le monde attend avec impatience le CHIO Aix-laChapelle 2021, où la santé
et la sécurité sont bien sûr la priorité numéro un », a déclaré Frank Kemperman, président du conseil d’administration de l’Aachen-Laurensberger Rennverein e.V. (ALRV), organisateur de l’événement. Les organisateurs sont donc ravis d’avoir réussi à trouver une autre date à la fin de l’été qui a été approuvée par la FEI et que nous pouvons confirmer officiellement.
Abdel Saïd et Bandit Savoie (© Georgie Hammond)
Bandit Savoie, fils de la première génération de Qlassic Bois Margot et de Falmera de Savoie x Alcamera de Moyon vient de se distinguer au plus haut niveau en remportant le GP 5* de Wellington sous la selle de son nouveau La FEI a publié une liste de cavalier, l’Egyptien mesures concernant le virus Abel Saïd. Bandit Savoie EHV-1. Evidemment, les est né près d’Annecy organisateurs, accompagnés de l’équipe vétérinaire, vont suivre chez Maurice Moine, un de très près ces mesures, éleveur amateur auquel spécifiquement dans les écuries, nous avions consacré un où tout sera fait pour éviter reportage il y a quelque les contacts entre les chevaux temps.
Feu Vert définitif pour The Dutch Masters
L’excellente nouvelle est tombée le 2 avril : The Dutch Masters aura bien lieu, du 23 au 25 avril, suite à l’annonce par la FEI de la reprise des compétitions confirmée le 12 avril. Les en de va
mesures Covid-19 restent place pour cette édition The Dutch Masters qui se dérouler sans public.
en plus d’autres mesures. La sécurité des hommes et des chevaux est la priorité. Il n’y aura par contre pas de dressage cette année.
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Vendu à 2 ans à Camille Branchard, cavalier aux écuries du Manoir à Presilly, qui a parfaitement su le valoriser, il fut acquis l’année de
ses 7 ans par le Mexicain Pasquel Mendez. Après un concours à Galgary, il revint en Europe à l’écurie du N°1 mondial, Steve Guerdat qui l’a confié à son épouse Fanny Scalli jusqu’en septembre de l’année dernière pour être finalement vendu au cavalier égyptien. « C’est un petit cheval fougueux, mais c’est définitivement un gagneur, déclara Abdel Saïd après sa victoire. J’adore le feu qu’il a en lui. Il a été mis dans le grand bain parce que j’ai vendu mes deux principaux chevaux de Grand Prix tôt dans le circuit, donc nous avons vraiment dû travailler. Je dois dire qu’aujourd’hui, avant le barrage, j’étais tellement content de la façon dont il a sauté lors du premier tour que je voulais juste faire un tour propre. Je n’ai pas pensé vraiment gagner aujourd’hui, mais j’aime aller vite à un barrage et tout a fonctionné ». Et le premier cavalier égyptien à remporter un Grand Prix CSI5* au WEF de
conclure : « Je suis vraiment content d’avoir un cheval capable de faire ça. Évidemment, c’est de très haut niveau, les JO sont encore très loin, mais j’y pense ». Camille Branchard continue de valoriser les chevaux de son ami qui avait flashé sur Qlassic Bois Margot (L’Arc de Triomphe) présent lors de l’étape de la tournée des étalons de Chaseysur-Ain. Le mariage avec une mère imprégnée de Pur-sang s’est avéré excellent. Maurice Moine dont Gandhi Savoie (Canturo) et Hot Savoie (Candy de Nantuel) furent approuvés étalons à 3 ans, possède deux sœurs de Bandit. Quant à Camille, originaire de Lons-le-Saunier, formé au lycée agricole de Mancy, passé par les USA où il a noué de bons contacts, il se consacre à la valorisation des jeunes chevaux et au commerce.
Et aussi Les Selle Français ont figuré en bonne place lors de cette compétition à l’abri de l’épizootie qui a secoué le vieux cotinent. Vertige de Galarzacs (Quaprice Bois margot-Si tu Viens) a remporté des GP 150 avec l’Irlandais Darragh Kenny. Stephen Moore, un autre Irlandais s’est distingué avec Team de Coquerie ( H e a r t b r e a k e r- P a p i l l o n Rouge) de l’élevage normand de Raphaël Dullin. D’autres chevaux normands ont été remarqués, entre autres Crunch de Troteval z (Cap Kennedy), Baccarat du Tertre (Putch des Iles), Uris de la Roque (CapitolQuick Star), Bettina des Celtes (New Boy de Logerie), Upper (Diamant) qui tourna avec Stéphane Frey. E. R.
Team de Coquerie et son cavalier Stephen Moore (© Sportfot)
ACTU ECONOMIQUE
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Covid-19 : une filière très impactée perte de seulement -1 % en fin d’année. Le protocole mis en place pour la reproduction a induit une nouvelle organisation du travail : dématérialisation des documents, prises de rendezvous,augmentation de la vigilance sanitaire par les personnels des centres. Appréciées des professionnels, ces pratiques seront pérennisées.
Fermeture des établissements recevant du public, interdiction de rassemblement, confinement de la population… les mesures d’endiguement de l’épidémie de covid-19 impactent ont impacté durant un an, et impactent encore les entreprises. Quelles seront les conséquences économiques sur la filière équine, sachant que l’Insee estimait au 23 avril 2020 une perte d’activité économique en France de 35 %, tous secteurs confondus ?
tenu de charges maintenues à un niveau élevé. ■■S’adapter Face à la perte de trésorerie engendrée par l’absence de dotation/gain, de pensions, et à l’arrêt du commerce, les professionnels ont dû adapter leur mode de fonctionnement. Si la majorité des chevaux a été mise au pré afin de limiter les charges, certains professionnels ont opté pour le maintien du travail d’une part de leur effectif pour permettre une reprise d’activité immédiate. Le recours au chômage partiel et les démarches de report de charges ont aussi été mis en évidence. ■■Qui est impacté ? Lors des deux confinements de 2020, les activités suivantes ont été très impactées : • Hippodromes ; • Centres équestres au sens large ; • Activités en lien avec le public
Une campagne de communication sympathique a recueilli beaucoup de réponses, dont voici le compte-rendu
En avril dernier, le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation a mandaté la gouvernance «Filière Cheval»* afin d’évaluer les conséquences économiques pour la filière équine suite à la pandémie de Covid-19. Un questionnaire a été élaboré, avec l’appui technique de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), dont les premiers résultats sont disponibles (2 430 réponses). ■■Des considérables
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pertes
Les premiers résultats font état d’une lourde perte du chiffre d’affaires (CA) cette année par rapport à 2019 pour les professionnels de la filière équine. Les premiers effets du confinement en mars ont généré une perte du CA de 35 à 50 %. Cette perte augmente considérablement, à 50 % de perte pour les entraîneurs de galop, jusqu’à 80 % du CA en avril chez les entraîneurs de trot et les établissements équestres. Une large majorité d’entreprises font face à une valeur ajoutée négative compte-
■■La reprise Dans la continuité des protocoles mis en place par la SHF validés par le ministère en charge des sports, la Fédération Française d’Equitation (FFE) a mis en œuvre des processus de même nature pour redémarrer les épreuves professionnelles, puis amateurs à partir de juin. Les organisateurs ont accusé le coup : ils ont dû adapter leur fonctionnement (limitation du public non restauration, absence d’exposants), voire annuler les évènements. Pour les épreuves internationales, se sont ajoutées les limitations de circulation qui ont fragilisé les organisations. Pour les épreuves amateurs, les préfectures ont, selon les régions, réagi avec une grande disparité, les unes sévères, les autres plus libérales et ce indépendamment du contexte sanitaire local. ■■Les impacts pas à pas • Reproduction... Du fait de la mise en place rapide d’un protocole spécifique, les activités de reproduction ont été très peu touchées : si le galop a connu une baisse de nombre de saillies déclarées à l’IFCE-SIRE de 3,1 % entre 2019 et 2020, le trot une baisse de 6 % et une baisse de 3,5 % pour les équidés de travail, les chevaux de sport ont enregistré une hausse de 4,7 % du nombre de saillies : 28 287 contre 27 017 en 2019. Par contre, certains acteurs ont fait état d’une baisse d’activité des étalons de milieu de gamme et une augmentation de l’attractivité des étalons les plus « côtés ». Ainsi les 2 races principales de sport (SF et AA) sont stables, mais certaines races de territoires ont accusé une forte baisse. • ... et ses acteurs
(calèches, etc) et activités de médiation ; • Organisateurs (compétitions, salons, foires) ; • Ventes des équidés (marché national et international) ; • Structures agricoles ne pouvant prétendre aux aides • Production de lait de juments et d’ânesses
La filière est constituée d’acteurs de l’élevage qui sont les producteurs primaires, puis des transformateurs. Qu’ils soient débourreurs, pré-entraîneurs, entraîneurs, cavaliers jeunes chevaux, ont été les premiers impactés.
Deux types d’activités n’ont pas connu d’impact direct : • Reproduction ; • Equidés de travaux agricoles (vigne, maraîchage) et débardage.
Les chiffres des enjeux du PMU
• Secteur Courses
reflètent les évolutions au fil de la gestion de la pandémie : • Avant confinement : +3,4 %, • Pendant le confinement : -89 %, • A la reprise au 11 mai : -31,6 %, • Depuis le 15 juin : +11,2 %, (jusqu’au 2e confinement). Le PMU online, même s’il a progressé de 10 à 20 % en 2020, reste très en deçà des parts de marché observées dans d’autres pays : 60 % au Royaume-Uni, 80 % au Japon et 85 % en Suède. Le résultat budgétaire 2020 est de 640 M€ contre 770 M€ inscrit au budget du PMU soit 130 M€ de pertes de recettes liées aux paris sur les courses de trot et de galop Pour France Galop, une perte de 74 M€ a été constatée sur son CA hors taxe. Les courses, comme les activités sportives professionnelles ont souffert de la perte de public quasi-totale cette année. Les hippodromes n’ont en outre pas pu bénéficier de l’aide sur les pertes en billetterie et catering mise en place par le décret n°2020-1571 du 11 décembre 2020 sur le sport professionnel. La baisse des encouragements pour les entraîneurs et les autres ayant-droit a été partiellement compensée par une décision du PMU de fin janvier qui, au regard des résultats financiers finalement meilleurs qu’envisagés, grâce à une reprise très soutenue des paris hippiques en sortie de confinement et à des efforts de gestion, a permis aux sociétés mères de réinjecter 30 M€ (15 M€ au Trot / 15 M€ au Galop) pour les acteurs (propriétaires, entraineurs, jockeys/drivers, éleveurs) ayant perçu des allocations abaissées entre le 11 mai et le 31 décembre 2020. Malgré ce « coup de pouce » de fin d’année, la baisse des encouragements atteint -20 % en 2020. Ainsi, chacun des deux segments Trot et Galop a subi une baisse de 50 M€ d’allocations. On constate également au trot une baisse des engagés en courses de -11,34 % par rapport à 2019. Les confinements successifs ont fortement touché les petits hippodromes avec une baisse de 271 réunions au trot sur le territoire (-18,2 %) fragilisant de fait le tissu territorial des courses. • Secteur Sport & Loisir 1. Valorisation Dans son périmètre, la SHF a constaté une baisse de plus de 3 000 (-20 %) équidés sur ses circuits en 2020 vs 2019 (12 804 en 2020 vs 15 833 en 2019), ainsi qu’une baisse du soutien à la dotation de 1 M€ venant du Fonds Eperon. Ce circuit s’adresse
■■La filière s’organise Dès l’annonce du Président de la République le 17 mars 2020, la filière s’est mobilisée pour proposer des modalités de poursuite d’activités ; un protocole pour les centres de reproduction a été mis en place dans la semaine qui suivait, permettant la poursuite de l’activité. Un exemple ? L’élevage AQPS, malgré un décrochage de près de 30% par rapport à 2019 pendant le confinement va terminer l’année avec une
Les Conseils des chevaux se sont mobilisés dans chaque région
La filière a vécu et vit toujours suspendue aux discours du Président Macron depuis plus d’un an
majoritairement à des professionnels. Ces derniers ont pu reprendre les compétitions dès la sortie du premier confinement mi-mai. La saison a dû être décalée et la finale de CSO reportée d’un mois, entrainant de fait un surcoût, pour les propriétaires, estimé par la SHF à 700 k€ (source SHF). Le nombre d’engagements sur le circuit a baissé de 37 % (68 721 en 2020 vs 109 811 en 2019). Cela pourrait s’expliquer par la période de confinement, mais le nombre d’équidés ayant suivi ce circuit de formation a également été réduit de 19 % (12 804 en 2020 vs 15 833 en 2019). Les dotations ont subi une baisse de -2 M€. (source SHF) Même dans une version dégradée, il a cependant rempli
d’hiver. Les compétitions professionnelles n’ont repris qu’en juin et ce n’est qu’en juillet que les épreuves à destination des amateurs ont pu être réorganisées dans des conditions techniques dégradées du fait des contraintes sanitaires (limites en terme de public, contraintes de déclarations). Les baisses sportives « directes » sont de l’ordre de 40 % entre 2019 et 2020, avec 700 000 engagés en épreuves en moins soit 20,6 millions d’€. Ils ne prennent cependant pas en compte les pertes induites en termes de billetterie, d’exposants, de restauration générés en année normale par ces 700 000 partants. En outre, l’ensemble des circuits de sélection nationaux et internationaux a également été impacté : pas d’organisation de JO, de championnats continentaux ou nationaux. En ce qui concerne les départs en épreuves, l’année 2020 a été marquée principalement par une baisse importante sur les circuits club (-62 %), poneys (-56 %) et amateurs (-49 %). C. Robert avec étude IFCE (Directeur de publication : Jean-Roch Gaillet - Rédaction : P.Heydemann, S.Jarrier, G.Blanc)
Acteurs ayant participé à la rédaction de ce rapport : France Galop, Le Trot, Fédération des Eleveurs du Galop, Association des entraineurs : AEDG, SEDJ, AEPGalop, Ass. des Jockeys, Société Hippique Française, Fédération Française d’Equitation, Syndicat interprofessionnelle des praticiens de la médiation, Société Française des Equidés de Travail, Fédération Nationale du Cheval, Confédération Paysanne, Coordination Rurale, Jeunes Agriculteurs, Groupement Hippique National, Filière Cheval, Fédération Nationale des Conseils des Chevaux, Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, Club de Nutrition Equine Française, Agence Française de Commerce des Equidés, Association des Vétérinaires Equins de France. Synthèse coordonnée par l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation.
Seule note positive pendant le premier confinement : le printemps précoce a permis une mis au pré dès le début
ses rôles de formation et de sélection des meilleurs jeunes animaux. 2. Equitation – FFE En ce qui concerne l’équitation, le 1er confinement a frappé les 6 500 centres équestres adhérents à la FFE, les activités équestres sur des centres non affiliés, ainsi que les organisateurs de manifestations équestres (compétitions, randonnées, etc.). La fermeture administrative des structures a entrainé des pertes de chiffres d’affaires estimées à 45 % en mars et jusqu’à 80 % en avril (selon enquête réalisée par l’IFCE) alors même que les charges d’entretien des équidés et les charges salariales étaient peu compressibles en raison des soins à apporter aux équidés. La période de printemps correspond à la reprise des compétitions en sortie
La suite dans notre édition 341 du 30 avril : impacts lors de la sortie du confinement, les ventes de chevaux, l’emploi et les aliments).
ACTU - ELEVAGE
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
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L’écurie des Baleines : une certaine idée de l’économie en élevage Petite production à l’élevage des Baleines, dans la Meuse, mais top qualité dans la génétique, l’élevage des poulains, la valorisation et la commercialisation.
de Kannan et Eva de Bussière, issue de la toute bonne souche des Louppy et Calin du Manoir ; • Usabel des Baleines (Diamant-Hear tbreaker) croisée à Air Jordan et Casall. • Verveine de Montsec, fille de Lordanos et Etoile du Château que possédait feu Denis Rossetti, croisée à Apollon et Dagon donna naissance à Ioda et Helloboy des Baleines
Si le seigneur du moment s’appelle Dagon des Baleines, ce magnifique et charismatique étalon gris, fils de Ugobak des Baleines et Quintera Z, x Quaprice-Quincy Bois MargotLordanos (Holst), d’autres l’ont précédé sur le plus haut barreau de l’échelle des valeurs de la génétique et du sport. L’élevage est relativement récent, une bonne dizaine d’années tout au plus. Après leur rencontre au centre équestre Jean d’Heurs lorsqu’ils étaient ados, Xavier Pruneaux et Isabelle Abafour ne se sont plus beaucoup quittés. Un peu de concours sur les 115-120 sur les terrains lorrains, des études, et plus tard une vie commune d’adultes orientée vers l’élevage. L’aventure des Baleines, du nom du phare de l’île de Ré qu’affectionne le couple meusien, a véritablement commencé avec l’arrivée d’Atoucha van’t Zorgvliet (HeartbreackerDarco-Voltaire) une jument BWP acquise à Alain Fortin. « À l’origine nous devions lui louer pour un transfert, explique Xavier. La jument s’étant blessée à Vérone, nous l’avons finalement achetée et mise à l’élevage. Le croisement nous plaisait énormément. Heartbreacker en père de mère, c’était pour nous un gage de réussite. La souche maternelle compte de nombreux performers, c’est ce que nous cherchons dans le choix d’une poulinière. Elle est la propre sœur de Watch Me Hoy, un étalon acheté à 3 ans à FENCES
Le 4 ans Hardrock des Baleines aux côtés de Xavier Prunaux et Isabelle Abafour
par François Lévy et père du crack exporté Tanael des Bonnes. Nous avons choisi pour elle Diamant de Semilly et elle nous a donné Ugobak qui devint vice-champion de sa génération à 2 ans, agréé étalon et vendu au haras de Hus ». Ugobak a tourné en CSI 145150 sous selle belge puis avec le Brésilien Francisco Azevedo avant de revenir, castré, en France. Le haras de Hus et Gilles Boton l’ont alors confié à Allan Pacha qui fait équipe sur le Grand national de CSO avec Mathilde Monginoux. C’est elle qui à présent monte ce cheval « surdoué » dit-elle qu’on reverra prochainement dans les GP 145-150. Parallèlement au sport, Ugobak a beaucoup procréé. Croisé à
Quintera Alia Z, acquise après Atoucha, il est notamment le père de Dagon des Baleines. Approuvé à 2 ans, le beau gris évolue sous la selle de Mathieu Lambert. Pour le sécuriser financièrement et le conserver en France, Xavier et Isabelle viennent de finaliser une syndication (voir encadré). Ugobak eut deux propres sœurs : Usabel des Baleines (poulinière) et Bacarole des Baleines, qui tourna sous la selle de Bosty, une sœur utérine, Catoucha des Baleines x Kannan et un frère utérin, l’étalon Apollon des Baleines (Clinton). Tous les trois sont chez Mathieu Lambert. Quintera Alia Z est notamment
Dagon des Baleines syndiqué
De gauche à droite : Bertrand et Françoise Donzé, Jean-François Jung, Isabelle Abafour, Xavier Prunaux, Maxime Donzé et la groom de Dagon des Baleines
Très remarqué sur les terrains de concours depuis son plus jeune âge, Dagon des Baleines a attiré bien des convoitises. Pas décidés à s’en séparer maintenant au regard du potentiel de l’étalon, Xavier et Isabelle ont réuni autour d’eux des amis et investisseurs qui
ont pris des parts dans le cheval au sein d’une copropriété. Le cheval se trouve ainsi sécurisé financièrement pour poursuivre une carrière sportive vers le haut niveau et une carrière de reproducteur. Au moment voulu, il sera vendu à sa juste valeur au profit de ceux qui auront cru
en lui. C’est ainsi que Françoise, Bertrand et Maxime Donzé (écurie de Loisel), Jean-François Jung et Michel Equipart, le beaupère de Mathieu Lambert sont devenus aux côtés des naisseurs, les copropriétaires de l’étalon. Une belle aventure humaine vient de commencer.
la mère d’un 4 ans qui dégage une forte impression et un gros potentiel, Hardrock des Baleines (Apollon), le chouchou de l’écurie. ■■Une jumenterie triée sur le volet Assez rapidement, l’élevage des Baleines est devenu « autosuffisant ». Les étalons saillissent les filles des premières juments. Aux deux poulinières de base, Atoucha et Quintera, se sont ajoutées : • Verynice des Baleines, fille
• Vypssie du Chalet (Calvaro), fille de Gypssie de Sivry (Nidor Platière) la bonne souche de feu Robert Nivoix. De cette famille sont nés chez Claude Pergent Neptune et Oslo du Chalet qui ont brillé sous la selle de Simon Delestre. Gypssie est la mère d’Airmes des Baleines (Diamant) approuvé étalon à 2 ans, CSI avec Mathieu Lambert. Vypssie est la mère d’Hannibal (Dagon) et Ilederé des Baleines (Apollon). Verveine et Vipssie représentent deux fleurons des élevages meusiens. • Image de Pivoine x Rosire (morte maintenant) de la souche d’Apache d’Adriers a produit Django des Baleines (Ugobak) qui a fait CSI avec Bosty. • Ram Dam d’Eté (Dollar du Murier et Belle des Prés x Melkior du Montois) saillie par Apollon. • Too Much d’Eté (Clinton et Belle des Prés) a produit Bluemuch des Baleines (Chacco Blue), CSI avec Bosty. Les deux filles de Belle des Prés laissent une belle descendance
signée Ugobak, Airmes, Apollon et Dagon. ■■Lisle-en-Rigaut L’élevage est situé à Lisleen-Rigaut dans une ancienne scierie, transformée en écurie. Elle comporte une trentaine de boxes, un manège, un confortable club house, des hangars de stockage. Une carrière en sable de 70 x 40 et un rond d’avrincourt complètent l’équipement planté sur 30 hectares. Les poulinages, 6 à 8 selon les années, sont assurés par le proche centre d’insémination d’Emilie Heckel d’où les juments reviennent suitées et pleines. « Notre but, expliquent Xavier et Isabelle, n’est pas de vendre les poulains à 3 ans. Nous voulons les garder le plus longtemps possible pour les vendre au moment où ils atteignent leur vraie valeur. Le système passe par une valorisation confiée au cavalier Mathieu Lambert avec lequel nous entretenons des rapports de confiance. Ici on s’occupe de la croissance des poulains jusqu’à 3 ans. Nous avons l’immense plaisir d’aller voir nos chevaux sur les beaux concours. C’est l’occasion des les voir sauter dans de belles épreuves et de rencontrer des gens. C’est là que le commerce se fait. Notre philosophie de l’élevage est basée sur ce schémalà. Actuellement nous avons une quinzaine de chevaux au travail chez Mathieu. Nous vendons des chevaux chers, certes, mais ils sont en parfaite santé, parfaitement dressés et nous connaissons leur potentiel sportif. Trop souvent, ce ne sont pas les éleveurs qui bénéficient du meilleur retour sur investissement ». Etienne Robert
ACTU - ELEVAGE
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Carnet rose ■■Haras de la Maugardais
1er mars. « Mâle SF par Conthargos et Anemone du Roumois par Diamant de Semilly. »
■■Haras Venced’or
13 mars. « Merci ma Prunelle, soir de nouvelle lune, le nom a été simple à trouver pour ce beau mâle par By Cera d’Ick et Prunelle de la Vallee par Flipper d’Elle. Bienvenue à Loar Nevez des Caps. »
■■Haras des Coudrettes
27 mars. « Bienvenue à ce très joli mâle par Mylord Carthago et Cold As Ice par Casall. »
■■Haras des Vénètes
10 mars. « Mademoiselle Lady Glam, pouliche par Glossy (Apache) x Glamourdale. »
11 mars. « Nous voulons partager avec vous le superbe cadeau qu’Ayade de Septon HDC et Orient Express*HDC nous ont fait ce matin : une superbe pouliche bai qui n’a pas encore de nom ! »
11 mars. « Pour notre plus grand bonheur voici le tout 1er produit de notre Galax du Rouet, Latibach des Vénètes, belle pouliche de Tanaele du Domaine fille du célèbre Quick Star. »
■■Haras du Dastugue
■■Elevage de Jauzif
■■Elevage des Blés
15 mars. « Naissance de Rohan du Dastugue, 1er fils de notre étalon Limperado du Dastugue et de Joia du Dastugue. 1er poulain 100% du Dastugue. »
15 mars. « Nous sommes complètement tombés sous le charme de cette pouliche par Quel Homme de Hus et Vismay de Jauzif (Lupicor). Elle a tout à nos yeux. On se laisse encore quelques jours pour choisir son nom. »
16 mars. « C’est Gin Gin la jumelle qui a ouvert le bal des poulinages ce soir à 22h24. Un petit mâle de Von Chacco Ixe x Lipton des Blés. »
Votre poulinière vient de mettre bas ou les produits de votre étalon sont nés : communiquez-nous vos naissances par mail avec votre nom ou le nom de votre élevage, la date de naissance ainsi qu’un petit commentaire de votre part avec les origines. Nous les publierons dans notre « carnet rose ».
■■Elevage de Vains
■■Haras de Quelennec
6 mars. « Lawrence de Vains, beau mâle arrivé parmi nous après les deux premières pouliches de l’année. Ce bel alezan est issu du croisement de Conthargos et Byzance de Vains par Ogano Sitte. »
7 mars. « Deux naissances cette semaine, il s’agit de 2 pouliches : la 1re Nervoso / Bohème de Vilpion par Diarado avec la souche du Château (T embryon) et Onasixe / Panthère d’Amaury par Quidam de Revel. »
■■Haras DLH de Longueil
■■Haras de Semilly
13 mars. « Le bal des naissances est ouvert. Un joli mâle très ressemblant à son père Grandorado TN avec Flagada des Champs par Ogrion des Champs. Ce joli mâle s’appellera Limoncello DLH. »
13 mars. « Voici Let Me Dream Semilly (Good Pleasure Semilly x Cumano), mâle bai foncé»
■■Haras d’Ayguemorte 14 mars. « Bonjour me voilà enfin ! J’ai fait attendre tout le monde un mois de plus. Mâle de To r n i b u s h et Go Lady Win. »
■■Écuries du Chapitre
■■Elevage de Vains
■■Chez Stéphane Monier
16 mars. « Bienvenue à Lutetia de Galarza. Cette jolie fille de notre poulinière Vellaska du Talus et de l’étalon Balou Star. »
16 mars. « La petite dernière de l’élevage à ce jour s’appelle La Niña de Vains ! Issue du croisement de Bush van de Heffinck (alias Conquistador) et Brise de Vains par Kannan. »
17 mars. « Bienvenue à Luigi des Joanins mâle par Chacoon Blue et Fleur des Joanins par Norton d’Eole et Bianca de Riverland par Untouchable M et Toscane de Riverland par Diamant de Semilly et Buguette Platiere par Muguet du Manoir. »
■■Haras d’Argouges
■■Elevage d’Ivraie
■■Chez Delphine Morton
17 mars. « La 1re est une femelle de Tobago Z et Ophelia de Semilly (Quick star) propre sœur du crack de Lauren Hough, Quick Study iso 186 CSIO 5*. Souche directe de Le Tot de Semilly. »
18 mars. « Cette nuit, 1re naissance à l’élevage et 1re pouliche de Grey S k y d’Ivraie. »
18 mars. « Né depuis 3 heures, formidable mâle par Jobolensky Sitte et Marylou des Hayettes sœur du phénomène Hermès Ryan. Un avion ! »
■■Élevage du Terral
■■Chez Carine Groualle
■■Haras du Millenium
18 mars. « Première naissance 2021, Lipsy du Terral par Happy Day d’Iscla (Toulon x Signora) et Giminy du Terral (Bentley vd Heffink x Neptune du Terral). Très belle pouliche dans le sang, au modèle harmonieux et à la tête expressive. »
19 mars. « Et le 1er est un fils d’Eldorado Sunheup (Eldorado vd Zeshoek x Quartz du Chanu) et Utopie Sunheup (Air Jordan x Helios de la Cour). Petit fils de Qadillac du Heup CSIO*****. »
19 mars. « Mâle né cette nuit par Conthargos et Folie de Nantuel, qui est la propre sœur de Candy de Nantuel ! »
■■CE de Grammont
■■Chez Éric Thevenin
■■Chez Grégory Cottard
19 mars. « 1re naissance de la saison. Une jolie pouliche, elle s’appelle Linotte Gram’s par Grandorado x Quidam de Revel. »
19 mars. « La toute première pouliche de Fil de l’O est née ! Laudine de Ferte par Fil de l’O et Tabiss de Ferté par Exocet de Céran. Toute première pouliche de Fil de l’O ! »
19 mars. « Alameme et Cornet Obolensky nous ont offert une magnifique pouliche. »
■■Élevage du Désert
■■Domaine de Laye
■■Haras des Joanins
23 mars. « Naissance du premier poulain 2021.Très tonique pouliche de Filaé du Désert (Hérald III*Kamélia des Brumes*Robin II Z) et de Vagabond de la Pomme Haras de Clarbec prénommée Lolirock du Désert. »
23 mars. « C’est aujourd’hui qu’une fille d’une sœur de Sangria du Coty et de l’étalon Casall a décidé de pointer le bout de ses sabots, sûrement attirée par les rayons de soleil printaniers... »
24 mars. « Bienvenue à London des Joanins mâle par Romanov et Glycine de Riverland par Vagabond de la Pomme. C’est la souche de Kinette de Launay, Esterel et Éclair des Bois. »
NORMANDIE
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La famille Noël à l’honneur
Les circuits internationaux mis à mal changent quelque peu leur communication pour occuper l’espace médiatique. C’est le cas du Rolex Grand Slam Of Show Jumping, qui, à l’occasion de la confirmation des dates retenues pour ses trois événements annuels (le CHIO d’Aix-la-Chapelle reporté du vendredi 10 au dimanche 19 septembre, le Spruce Meadows ‘Masters’ 2021 du 8 au dimanche 12 septembre, et le CHI de Genève du jeudi 9 au dimanche 12 décembre) consacre une longue interview à la famille Noël.
« C’est dans le magnifique corps de ferme de la Sauvagerie, situé à 1km de la mer, dans le Cotentin, que Jean-François, Margareth et leurs trois enfants élèvent avec passion leurs chevaux depuis plus de trente ans. Les enfants, Judith, Ingrid et Florian partagent la passion de leurs parents, les deux filles concourent en compétition amateur, tandis que le cadet tourne dans les épreuves professionnelles et jeunes chevaux. Florian envisage de reprendre l’affaire familiale. Sur les 180 chevaux présents sur l’exploitation, la moitié appartient à des propriétaires. »
Ils évoquent bien entendu la victoire d’Ideo du Thot à la Coupe du monde à Las Vegas en 2007. Ou, plus proche de nous, la victoire de Samouraï du Thot au CCI 4* de Strzegom avec Julia Krajewski. Comment, de l’élevage du père de Jean-François Noël, constitué de chevaux et vaches normandes, il y a trente-cinq ans ils ont agrandi l’élevage progressivement et acheté la lignée d’Idéo. La plus grande joie de Margareth c’est que
ses trois enfants soient tous passionnés d’équitation, et montent les chevaux qu’ils ont élevés ensemble. Florian son fils détalle leurs pratiques d’élevage et de valorisation, le circuit jeunes chevaux de la SHF. Quelle plus belle vitrine de l’élevage normand à l’international ? C. Robert
Le Calvados fête le cheval du 23 au 28 octobre 2021 ! La nouvelle édition des Équidays se tiendra du samedi 23 au jeudi 28 octobre 2021*. Pendant 6 jours, le Calvados fêtera le cheval sous toutes ses formes à travers une centaine de manifestations, pour tous les publics, sur l’ensemble de son territoire. Reflets vivants du cheval et de toute la filière qui l’accompagne, les Équidays mobiliseront cette année encore de très nombreux professionnels du monde équin Courses, concours, spectacles, randonnées, portes ouvertes de centres équestres, visites de haras et d’hippodromes, balades et baptêmes, expositions…
Les Équidays se déploieront ainsi dans de très nombreuses communes comme au cœur des 6 villes qui accueilleront le village itinérant. ■■6 dates, 6 villes Dès le 1er jour des vacances scolaires, le village des Équidays proposera de nombreuses animations gratuites, des spectacles équestres ainsi qu’une grande parade dans chacune des
villes hôtes de l’événement. Cette année, Deauville rejoint Caen, Bayeux,Vire, Falaise et Lisieux : • Samedi 23 octobre : Caen • Dimanche 24 octobre : Bayeux • Lundi 25 octobre :Vire • Mardi 26 octobre : Falaise • Mercredi 27 octobre : Lisieux • Jeudi 28 octobre : Deauville ■■Le Calvados, 100 % cheval ! Le cheval est inscrit dans l’ADN du Calvados, à la fois 1er
département français d’élevage, 1er département producteur de pursang, 1er département en recherche équine et pour le volume de vente de chevaux. Avec 8 300 licenciés, plus de 100 centres équestres et 8 hippodromes, le Calvados est une terre qui sait assurément faire galoper ses chevaux. En 2019, à la faveur de son plan cheval, le Département avait souhaité renouer avec les Équidays en remettant en selle cette manifestation mythique sous forme biennale. Cet événement populaire et festif a été couronné de succès grâce à la mobilisation de 80 partenaires de la filière équine et d’une centaine de volontaires, tous agents du Département, qui ont réussi le pari de réunir un public de plus de 20 000 personnes. * Sous réserve et dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur
Deux nouveaux Espoirs Normandie Le Coren (Comité Régional d’Equitation de Normandie) a présenté deux nouveaux membres des Espoirs Normandie en CSO 2021. Il s’agit de Gabrielle Meeke, licenciée à Team Select Horse (76), et de Timothée Goffinet, licencié à la Renarderie (14 ).
Gabrielle Meeke (© Collection privée)
Les équipes du Coren se réjouissent : « Nous les retrouverons bientôt tous en concours dès que les conditions le permettront ! »
Timothée Goffinet (© Collection privée)
Saint-Lô Cheval Organisation se remet en selle L’assemblée générale de SaintLô Cheval Organisation (SLCO), association organisatrice du Jumping international de Saint-Lô depuis 1999, s’est tenue vendredi 26 mars dernier. Et prépare activement leurs deux prochains CSI, le 4* et le 2*, prévus à
l’automne prochain. En présentiel ou en visio-conférence, et avec la participation de représentants des 4 collectivités du territoire (région Normandie, département de la Manche, Saint-Lô Agglo et ville de Saint-Lô), Jean-Claude Heurtaux, président de l’association, a fait état d’un excellent bilan de l’édition 2020 et du premier
CSI 4* organisé à Saint-Lô, bien que marqué par la frustration de ne pouvoir accueillir un public nombreux eu égard au contexte sanitaire (la jauge imposée était de 1 500 personnes). SLCO prépare d’ores et déjà l’édition 2021 qui accueillera de nouveau un CSI 4* et un CSI 2*, avec l’intention d’attirer les meilleurs cavaliers mondiaux et d’offrir un superbe spectacle à un public espéré plus nombreux cet automne.
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
Roger Lebossé n’est plus L’ O r g a n i s a t i o n Normandie Poney a perdu l’un de ses membres fondateurs et l’a fait savoir le mercredi 17 mars à travers un texte émouvant. « Nous avons une pensée émue pour Roger Lebossé qui nous a quittés il y a quelques jours à la veille de ses 90 ans. Roger était à la tête de l’élevage du Pont à Quettrevillesur-Sienne dans la Manche. Figure incontournable des concours locaux de modèle & allures, on avait l’habitude de l’y croiser avec sa très bonne poulinière Connemara Chesterfield Duff, et par la suite sur le circuit SHF avec ses produits. On se souviendra surtout de Readership du Pont, IPO 159, qui tourna jusqu’en As Elite et épreuves internationales. Investi, Roger l’a été au sein de l’ONP. Il faisait partie de l’équipe qui a créé l’ONP en 1999. Membre du conseil d’administration, il en est devenu le trésorier pendant de nombreuses années, toujours fidèle au poste, très consciencieux, d’une
honnêteté irréprochable. C’était un homme affable et bon vivant. On ne peut se souvenir de Roger sans associer son épouse qui était à ses côtés toujours souriante et active. Ils ont tous les deux beaucoup apporté à l’ONP. Roger restera pour toujours dans nos cœurs. Nos pensées affectueuses accompagnent sa femme Denise, son fils et son petit-fils, que nous embrassons. » Toute l’équipe du journal Le Cheval adresse ses sincères condoléances à sa famille et ses proches.
PAYS DE LA LOIRE
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Le Boulerie Jump renoue avec le complet
Dès la date de fin de confinement dû à la myéloencéphalite, soit le week-end du 13 au 14 avril le Boulerie Jump relance la saison du concours complet. Pour ce faire une grosse activité, incluant la construction d’obstacles de cross, s’est déployée au Pôle Européen du Cheval.
La centaine d’obstacles de cross Am & Pro est construite. C’est un gros travail de préparation qu’a fourni toute l’équipe du Boulerie Jump, aidée pour l’encadrement technique au quotidien par « Cross Country Services », la société d’Alain Ponsot. Dont
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Ce sera juin pour La Baule
structures renforcées, matériaux de qualité, profils indulgents » « Reste la finalisation des obstacles club & poney et la construction des obstacles naturels ainsi que la mise en place des obstacles sur les pistes. » Calendrier Concours Complet 2021 En attendant que les compétitions puissent reprendre, voici le calendrier CCE réactualisé
L’un des nouveaux obstacles, le sofa
l’objectifs premier est la sécurité : « Obstacles pour Boulerie Jump - Pôle Européen du Cheval : la
sécurité est au cœur du processus de construction. Angles et arrêtes supprimés, systèmes frangibles MIM,
Calendrier week-ends de complet : Jeunes chevaux SHF huis-clos : 13 au 14 avril Pro Huis-clos : 16 au 18 avril Club et poney : 23-24 mai Pro et Amateur : 17 au 19 septembre Club et Poney : 25-26 septembre
Alain Ponsot : le saviez-vous ? Alain Ponsot découvre l’équitation par hasard à l’âge de 25 ans alors qu’il mène une carrière d’acteur.
fragile empêchera le cheval d’atteindre les niveaux ultimes.
La passion est telle qu’un an après, il se lance dans une reconversion.
La seconde avec Pierre Le Goupil, qui lui fait profiter de son expérience et avec qui il travaille depuis 2012.
Après une formation initiale à la SHU de Caen, et un perfectionnement à l’Ecole Nationale d’Equitation de Saumur, il crée un centre équestre en mars 1995, qu’il développe avec succès pendant 10 ans. Les deux axes qu’il met en avant sont l’équitation pour adulte et le concours complet.
Aujourd’hui, il partage son temps entre la conception des pistes et la construction d’obstacles de cross et les déplacements en France et à l’étranger en tant que délégué technique FEI, et l’enseignement : coaching, interventions auprès des futurs professionnels de l’équitation, suivi des jeunes de la section sport étude CCE du lycée de Font-Romeu.
La volonté de diversifier sa carrière l’amène à devenir indépendant en 2005. Viennent alors deux rencontres décisives qui lui ouvriront les portes de l’international, d’abord comme cavalier puis comme chef de piste. La première avec un cheval de 7 ans, borgne et sans aucune expérience. Il effectuera une carrière en compétition, des premiers parcours aux épreuves internationales, sans jamais enregistrer de dérobés aux obstacles. Une retraite anticipée due à une santé
« Ce qui me passionne dans ce métier c’est son infinie diversité qui nous permet d’apprendre constamment. Si on me demande pourquoi je l’exerce, je réponds sans hésiter : pour être quelqu’un de meilleur chaque jour ! » ■■Chef de Piste Il compte 20 ans d’expérience du niveau Club au niveau International et a officié entre autres au Grand Complet du Haras du Pin, CCI2, lors du Grand National du Haras du
Pin, épreuves Amateur, Pro, Jeunes Chevaux, et Le Robillard, St Pierre sur Dives, épreuves Club et Amateur. ■■Constructeur d’obstacles Il se targue de 20 ans d’expérience du niveau Club au niveau International comme constructeur d’obstacles de concours complet : Le Pin, Le Pouget et Le Robillard, St Pierre sur Dives, c’est lui. Et maintenant, Le Mans. ■■Délégué Technique FEI Level 2 Il a officié et officie toujours sur les CCI Sopot (POL), CCI Saumur (FRA), CCI Bazoges en Pareds (FRA), CCI Vernantes (FRA) et CCI Strzegom (POL). ■■Il compte 25 ans d’expérience à guider vers la réussite des élèves du niveau Club au niveau International 3* : son expérience de cavalier au niveau International lui vaut d’être Expert Fédéral CCE, intervenant auprès des BPJEPS, DEJEPS, Cavalier Jeunes Chevaux (ESCE, Haras du Pin). Il est également Responsable pédagogique et entraîneur Sport Etude CCE Excellence au Centre Équestre de Font Romeu.
(© CSIO5* La Baule / PSV)
Tr a d i t i o n n e l l e m e n t organisé mi-mai et initialement prévu du 13 au 16 mai 2021, le Longines Jumping International de La Baule est contraint d’être reporté en raison de l’instabilité du contexte sanitaire. Exceptionnellement cette année, le légendaire concours Baulois se déroulera du 10 au 13 juin 2021 au stade François André (44). Les temps forts : - Vendredi 11 juin 2021, 14 h : Longines FEI Jumping Nations Cup™ - Samedi 12 juin 2021, 13 h : Derby de la Région des Pays de la Loire - Dimanche 13 juin 2021, 13 h : Grand Prix Longines de la Ville de
La Baule « Comme tous les organisateurs de compétitions sportives et les acteurs de l’événementiel, nous suivons de très près l’évolution du virus et les mesures gouvernementales qui en découlent. Cette incertitude persistante quant aux prochains mois nous a contraint d’envisager, en concertation avec la FFE et la FEI dans un premier temps puis avec nos partenaires, cette possibilité de repousser le concours d’un mois dans le calendrier. Cette décision a été prise dans le seul but de lui donner une chance de se maintenir pour permettre aux meilleurs cavaliers et chevaux mondiaux de pouvoir compter sur une étape préparatoire en cette année olympique. » a déclaré Pierre de Brissac, président du Longines Jumping International de La Baule. Renseignements, programme : www.labaule-cheval.com
L’Isle Briand prend ses couleurs de printemps
L’enjeu olympique du CCI 4*-L de Saumur
Dans un contexte sanitaire tendu, qui concerne aussi bien les humains que les chevaux depuis l’apparition, en février, d’une épizootie de rhinopneumonie équine, le Comité équestre de Saumur, organisateur de l’un des trois rendezvous français majeurs de concours complet d’équitation, et ses partenaires ont pris la courageuse décision, au nom du sport, de maintenir leur rendezvous printanier : Saumur Complet et son épreuve phare le CCI4*-L, du 29 avril au 2 mai.
« Au nom du sport » car la 35e édition de l’événement constitue un enjeu central dans la préparation des athlètes en vue des Jeux olympiques de Tokyo, où la France aura une place de premier rang à défendre. D’ici aux Jeux olympiques de Tokyo, les occasions seront rares pour les complétistes européens de parfaire leur préparation : en Europe de l’Ouest par exemple, seuls sept CCI 4*-L et CCI 5*-L sont à date maintenus d’ici au 30
Un site magnifiquement décoré pendant le championnat du monde des jeunes chevaux (©archive ER)
juin. C’est dire l’importance de chaque rendez-vous. Dernière étape qualificative pour les cavaliers tricolores, champions olympiques par équipes et vice-champion individuel (Astier Nicolas) à Rio en 2016, le CCI 4*-L de Saumur Complet se courra du 29 avril au 2 mai, dans des conditions sanitaires strictes, à huis clos. Le public ne pourra en effet pas accéder physiquement à l’Hippodrome de Verrie. Un dispositif numérique exceptionnel est en revanche en cours d’élaboration pour
permettre à chacun de suivre l’action à distance, au plus prés de ce que permettent les outils digitaux. En avril- mai, le cross du CCI 4*-L de Saumur Complet se courra sur une distance d’environ 5 700 m. Seuls les meilleurs parviendront à rentrer sans-faute, dans le temps imparti, décidé par le chef de piste. En parallèle du CCI 4-L de Saumur Complet, deux autres formats seront proposés aux cavaliers : un CCI 3*-S et un CCI 2*-L. Cette multiplication des formats permet aux cavaliers d’arriver à
Au Lion d’Angers, les équipes profitent de cette période pour continuer à embellir Saumur accompagnés de plusieurs le parc : entretien des verts, grand chevaux, dont des montures en espaces devenir, qui « apprendront le ménage de printemps métier » sur les épreuves 2 et 3*. dans les salles de la Elle permet également aux Juniors et Jeunes Cavaliers Ferme, nettoyage des européens de préparer structures… Au niveau leurs championnats des écuries, les portes d’Europe, qui se courront des boxes ont été en Suède, fin août. repeintes et des plaques Du 29 avril au 2 mai, plus de 200 aux couleurs du parc de chevaux sont attendus en Maine- l’Isle Briand, fabriquées et-Loire. En sus du huis clos décidé localement par le pour prévenir la propagation de la Fonderie Doutre ont été Covid-19, des protocoles sanitaires posées. stricts seront mis en place pour protéger la santé des chevaux.
Les centres partenaires du haras de Cordemais
« Encore une fois, le Haras de Cordemais collabore avec plusieurs centres partenaires partout en France pour faire bénéficier de tarifs préférentiels sur notre étalon star, le poney Usandro Tilia Derlenn. Les frais d’insémination sur notre site seront réduits pour les étalons partenaires, à savoir : Jaguar Mail
au Haras du Val d’Arnon (18), Balou Star au Haras Numénor (01), Galactik Blanc de l’Élevage de la Maison Blanche (55), Graham’s d’Été au Haras de la Bouloye (62) et Mister du Loup au Haras de Soual (81). Ce partenariat est important pour nous car il nous permet de collaborer avec des professionnels de
qualité et de vous proposer des étalons venus de tous les horizons, il y en a pour toutes les juments ! » Contact : Haras de Cordemais, Rue de la Loire 44360, Cordemais 02 40 57 70 37 contact@harasdecordemais.com
Le projet de renouvellement de la signalétique du parc est toujours en cours. Débutée en 2020, la nouvelle signalétique devrait être implantée pour l’été 2021. Des panneaux uniformes seront répartis sur le parc pour orienter les visiteurs mais également les divertir. Ce projet a été réalisé en collaboration avec les services du département en charge de l’Espace Naturel Sensible. Les
résidents du parc ont également contribué à ce projet.
Les évènements en préparation Au mois de juillet, le parc accueillera l’Equirando : le plus grand rassemblement de randonneurs équestres d’Europe. Cet évènement aura lieu du 30 juillet au 1er août. Après avoir parcouru 100 kilomètres, les cavaliers et meneurs établiront leur camp sur le parc dès le vendredi après-midi. Trois jours de fête sont au programme avec notamment un village et de nombreuses animations gratuites et ouvertes à tous. De son côté, l’association Le Lion Equestre - Mondial du Lion prépare la 36e édition du Mondial du Lion. « Cette année nous ferons tout pour avoir notre public. Nous mettons tout en œuvre ! » précise Jean-François Arthuis, président de l’association. En attendant les équipes sont occupées et quelques nouveautés vont voir le jour dans les semaines à venir. Restez informés. Reprise des compétitions le 16 avril avec un concours de dressage.
CENTRE-VAL DE LOIRE
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Luc Château, Cheverny et ses pépites Luc Château et Troubadour Camphoux ne font pas partie de la Longue liste de La Fédération française d’équitation parmi laquelle le sélectionneur Thierry Touzaint choisira les trois binômes, (et le remplaçant) qui défendront les couleurs de la France aux JO de Tokyo au Japon du 23 juillet au 8 août. Qu’importe, il progresse avec ses cracks
vers 2024 : Troubadour Camphoux, Cocorico de l’Ébat et Bastia de l’Ebat. ■■Troubadour Camphoux Le fils d’Idem de B’Neville et de l’Anglo Arabe Gold in Blue par Veganum (AA) vivra sa première victoire sous la selle de Didier Dhenin, qui le monte depuis 2015 : après une 4e place au CIC2* de Montelibretti (It), et une 6e place au CCI2- d’Arville, ce sera la 1re place au CCI2* de Jardy en 2017. Luc Château va faire monter en puissance le hongre dès 2018, à la grande satisfaction d’Hervé Louchet de l’Écurie d’Albigny (Société Equi France), son propriétaire. En 2019 le couple est 25e du difficile CCI’*-L de Brahman (GBR) où le meilleur Français, Maxime Livio/ Vegas de Bourson, est 10e. Et sur le CCIO4*-S du Pin, le couple réalise un cross maxi et un test de saut d’obstacles vierge de toute faute ; c’est une belle 11e place. En 2020 le couple progresse encore : 8e sur la Pro Elite de Saumur, 7e au Pin, 19e dans le CCIO4*-S du Pin, tout semble possible. C’est alors qu’il aborde le 5* de Pau au mois d’octobre. C’est une belle prestation à nouveau : 3e Français, c’est un cross magistral qu’il offre aux spectateurs devant leur écran. ■■Une histoire de famille L’histoire de Luc et Troubadour est une histoire de famille. Hervé Louchet, propriétaire du cheval, s’était fortement ému de ce magnifique cross à Pau : « Un immense bravo à
Luc Château, Caroline Queval Gérard Largillière et Tristan Chambry d’avoir su amener notre crack Troubadour Camphoux à finir 3e Français du CCI5*-L de Pau. » Gérard Largillière, ancien cavalier de haut niveau en CSO, « créateur » des épreuves Hunter en France en 1976, montre le même enthousiasme : « Troubadour Camphoux a confirmé ce week-end ce que nous pensions: il a le niveau pour courir des 5*. Badminton va être un objectif... Pour la petite histoire sachez que 2 cavaliers olympiques l’avaient trouvé bien trop raide et compliqué à travailler et ne l’ont pas voulu dans leurs piquets. C’est dire le talent et la patience de Luc qui s’est investi avec Tristan Chambry pour faire évoluer ce cheval délicat. Avant de faire de la compétition, ils font de l’Equitation ! Et c’est ce qui plaît à Hervé Louchet et à moi même ! Il ne gagnera sûrement jamais le dressage, mais tous ceux qui le connaissent voient ses progrès sur le plat dans le confort et la confiance. Il ne faut pas oublier Caroline Queval, la femme de Luc, hyper attentive à la santé et au bien être de Troub, elle gère aussi les talentueux et passionnés cavaliersmaison, Elora et Simon. Plus qu’une équipe : une Famille. » ■■2021 en fanfare Le nouveau classement de la FFE des cavaliers Pro de concours complet du 12 mars 2021 donne, pour 343 classés, la 2e place à Luc Château derrière Maxime Livio et devant Thomas Carlile. Pour la 1re étape de la saison 2021du Grand National de Saumur fin février 2021, Thomas Carlile l’emporte avec deux points d’avance sur le duo Vallette/Qing du Briot*IFCE, et le couple 3e au classement final, Christopher Six. Luc occupe une belle 9e place avec Cocorico de l’Ebat, et la 15e place
Luc Château/Propriano de l’Ebat à Sandillon (© FFE/PSV)
avec Troubadour. Le couple est bien engagé dans l’étape du Grand National qui se joue le premier week-end de reprise à Pompadour, le 12 avril. L’étape de Vittel sera également décisive. ■■Les pépites maison Luc Château a fait naître un crack dans la ferme familiale de Cour-Cheverny et ses produits sont prometteurs : en 2013, Luc Château est pré-sélectionné pour les championnats d’Europe avec Propriano de l’Ebat, l’étalon fils de Clown du Chesnay et d’une mère (Astuce du Thelle, poulinière qu’on leur avait donnée) fille de Pur-Sang mâtiné d’Anglo-Arabe. Il est né sur les terres familiales au Haras du Château à Cour-Cheverny.
Luc Château voit Propriano de l’Ebat comme le cheval de sa vie. Leurs propriétaires (Gérard Largillière, Hervé Louchet, Laure Sudreau, la Famille Guillemot et Pascal Pecchioli) « nous confient en misant sur plusieurs pôles d’activité au sein de la structure, cela permet à Luc de concourir à haut niveau sans subir de pression financière sur ses seuls résultats sportifs. » Luc Château est particulièrement fier des résultats de Cocorico de l’Ebat. Ce jeune cheval est déjà très performant. Il a participé aux championnats du monde des chevaux de 6 ans et de 7 ans en prenant respectivement la 11e et la 16e place : « Cocorico est un poulain
de mon étalon Propriano de l’Ébat, il est donc né à la maison. Je l’ai débuté sur les épreuves Jeunes Chevaux. Parmi tous les fils de Propriano, je pense que c’est celui qui lui ressemble le plus et je trouve en lui toutes les qualités de son père. C’est un cheval souple avec de belles allures. Il est franc, avec un très bon mental. Depuis le début de sa carrière, nous n’avons jamais rencontré d’incident sur un cross. » Quant aux chevaux de tête, Luc peut également compter sur Bastia de l’Ebat, « issu de notre élevage lui aussi (dont le père est Propriano de l’Ébat), qui démarre très bien son parcours sportif en 3 étoiles. On peut dire qu’aujourd’hui ces deux-là font partie de mes chevaux de tête. » C. Robert
BRETAGNE
Le petit cheval bossu De la Côte d’Émeraude à Moscou... C’est un projet étonnant. Un périple de 6 000 kilomètres à cheval, sur la trace de leurs ancêtres, qu’une jeune Bretonne et son compagnon isérois ont débuté en septembre 2020. Fin mars ils sont déjà en Slovénie. Ils rédigent leurs carnets de voyages sur un blog. Dépaysement assuré. Grégoire était juriste au Turkménistan, Kathleen travaillait dans le commerce international à Moscou. En mars 2020, à cause du Covid, les deux jeunes gens, âgés de 29 ans, ont dû rentrer en France. Ils décident alors de prendre une année sabbatique. Et comme tous deux sont passionnés d’équitation, l’idée germe de rallier la Bretagne à Moscou à cheval, avec Amoer et Brutus, 17 et 15 ans, deux chevaux d’attelage : « De la lande bretonne à la steppe russe, le grand large continental nous appelle ! Le 11 septembre 2020 nous avons enfilé les bottes de sept lieues à nos chevaux. De Fréhel, petit village d’irréductibles Bretons, à la Russie éternelle, notre aventure a commencé ! » Ils ne partent pas sur un coup de tête. Tout est préparé pour veiller avant tout au bien-être de leurs deux compagnons à quatre pattes : « Partir à cheval demande des responsabilités. Les papiers des chevaux et les assurances préalablement établis devront être constamment sous le coude. En matière d’itinérance, secondé par les cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière, Géocheval sera notre meilleur allié : à nous l’Equibreizh, le chemin des abbayes, la route d’Artagnan et
De St Vivier sur Mer...
les autres voies légendaires ! Partir à cheval nécessite des points de chute convenables chaque soir. Si nous avons prévu de faire appel aux structures « cheval-étape » – établissements labellisés, répertoriés par la FFE ici, garantissant l’accueil des chevaux et de structures d’hébergement à proximité – grâce au kit de clôture nous comptons aussi bivouaquer dans des champs avec l’autorisation de leurs propriétaires. » ■■La Slovénie déjà... Ils ont déjà parcouru 1 300 kilomètres. « On va au rythme des chevaux, par étapes de 25 kilomètres par jour. On a notre rituel. Levés vers 7H30, on part vers 10 heures, le temps de bien préparer les chevaux, de bien les seller pour qu’ils ne se blessent pas. On voyage léger. Deux duvets, une tente,
quelques vêtements, une carte, une boussole et c’est parti ! » explique Grégoire qui apprécie la fin de journée : « Quand on a trouvé un endroit pour passer la nuit, on s’occupe d’abord des chevaux, puis on monte notre tente. On fait un feu et on regarde les étoiles, couchés près de nos chevaux. C’est fort ! » ■■Le cheval ouvre les portes Dans leurs carnets, des lieux et des rencontres. Des rencontres à l’image des lieux.Vous vous perdrez avec volupté dans les méandres de leur parcours : « Le but de notre voyage est de découvrir plein de choses, de rencontrer des gens. » souligne Kathleen. Et d’évoquer une de ces étapes : « On a fait du woofing dans une ferme-camping dans l’Orne, lors du premier confinement. A la fin,
... à la Slovénie, 8 mois plus tard
on faisait partie de la famille. On a pleuré en partant. » ■■Voyage initiatique « Je suis d’origine russe. Mes ancêtres ont fui la révolution bolchévique en 1921. Ils ont marché, pris des bateaux et sont arrivés en France. Moi, je fais la route inverse, à cheval ! C’est drôle ! » ■■La cagnotte pour les orphelins Le couple a créé un blog, baptisé le petit cheval bossu, un titre inspiré d’un conte populaire russe**. Il a aussi lancé une cagnotte pour une association caritative irlandaise : To Children With Love : « Nous avons choisi de soutenir To Children with Love, association irlandaise basée à Dublin dont nous avons rencontré la directrice Debbie en Russie
en janvier 2020. Celle-ci oeuvre depuis plus de 20 ans pour venir en aide aux orphelins russes en les accompagnant depuis leur arrivée à l’orphelinat à leur insertion professionnelle. ». Le but est de récolter au moins 5 000 euros. ** « Le petit cheval bossu, conte populaire russe, retrace les aventures d’Ivan le simplet et de son fidèle compagnon, un petit cheval au physique ingrat mais d’une bonté de cœur incomparable. Ce récit débute par la libération d’une jument à la crinière de feu par Ivan. En guise de récompense, celle-ci lui donne trois poulains. Le troisième tout bossu devient son meilleur ami. Quant à ses deux magnifiques frères, l’histoire ne dit pas tout… En partance pour la Russie, leurs cavaliers seront guidés par le petit cheval bossu dans les airs. »
C. Robert
ILE-DE-FRANCE
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Longis partage ses pistes !
Quand entraide et solidarité tissent le lien du quotidien près de chez nous. Véritable plateforme d’entraide sur France 3, «Ensemble c’est mieux !» apporte aux téléspectateurs et aux internautes des solutions concrètes à leurs problématiques quotidiennes et leurs projets collectifs. Le mois de mars était consacré, Salon de l’Agriculture oblige, aux métiers de paysans, avec une question : Comment assurer la relève. Dans ce cadre Pascal Plancq a témoigné de son quotidien d’éleveurvalorisateur de chevaux de sports.
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Ensemble c’est mieux !
Les écuries du Chapitre de Dammartin sur Tigeaux
Pascal Plancq était sur le plateau de « Ensemble c’est mieux ! » sur France 3 Paris Ile-de-France pour évoquer la réalité de son métier d’éleveur et de commerçant de chevaux. Pascal Plancq a créé les Écuries du Chapitre à Dammartin-surTigeaux il y a presque trente ans. Il raconte comment, né de
parents boulangers-pâtissiers, il a voulu suivre une autre voie. Ses parents l’y ont suivi et l’ont aidé. Jamais il ne regrettera son choix. Son écurie d’élevage et de commercialisation de chevaux de sport exporte des chevaux dans le monde entier. « Il faut pouvoir produire des chevaux qui vont se commercialiser, et des
chevaux pour tout le monde ! Car ceux qui vont aux jeux olympiques il y en a très peu, si on parvient à les avoir c’est merveilleux, mais ce ne sont pas ceux-là qui vont nous faire vivre...» Les lundis, mardis, mercredis, jeudis et vendredis à 10H45. Durée : 45 mn.
Fontainebleau prend des couleurs olympiques Le Président de la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau, Pascal Gouhoury, a partagé des photos du nouveau site de Fontainebleau, en cours de modernisation et se réjouit de la transformation : Le chef de piste Cédric Longis, comme l’an dernier lors du confinement, entend aider les cavalier à progresser chez eux. Pour ce faire, en partenariat avec le Comité Régional d’Équitation d’Île de France, il publie sur les réseaux sociaux deux tailles de pistes, et en propose chaque semaine
des différentes ! Belle initiative de solidarité ! « Nous vous proposons quelques idées afin de vous préparer pour la reprise, on l’espère bientôt. 2 tailles de pistes proposées (standard) - 70*30 / 60*35 Parcours type prépa / 5 ans... Peut être ça peut aider Parcours différent la semaine prochaine On montera gentiment en puissance ! »
« Après les travaux du Petit Parquet qui permettent de répondre au cahier des charges olympique de la FFE, une deuxième piste olympique de 8 000 m2 voit le jour au cœur du site, réunissant la carrière des Princes et de Diane : • Tunnel permettant de créer une voie de circulation aux véhicules lourds tout en créant un passage sécurisé aux chevaux vers la carrière des Princes • Habillages en bois (en cours de finition) • Arrosage du site par capillarité • Pose des nouvelles cabanes de jury et des gradins en bois • Paillis pour remplacer le sol minéral • Végétalisation (en cours) Une requalification qui va contribuer à renforcer
L’ancienne carrière des Princes sûblimée
l’attractivité du site. Le Grand Parquet se prépare à prendre part à l’élan des Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024 en tant que Centre de préparation.
Bravo à Agathe Jolly, Directrice du Grand Parquet, et au service cadre de vie et environnement de notre agglomération pour le suivi de ce chantier. Vive le sport équestre au Pays de Fontainebleau ! »
HAUTS-DE-FRANCE
Annulation du Royal Jump
Le Royal Jump du Château de Bertichères, CCI3*, qui devait se tenir du 27 au 30 mai 2021 à Chaumont en Vexin dans l’Oise jette l’éponge face à l’incertitude due aux conditions sanitaires et de confinement induites par la Covid 19.
« Chère famille de l’équitation, Depuis mars 2020 nous sommes tous confrontés à l’épidémie de la Covid 19. C’est pourquoi, après plusieurs semaines de réflexion afin de trouver des solutions, en concertation avec les autorités sanitaires, et au regard de l’instabilité du contexte, le comité organisateur du Royal Jump se voit contraint une fois de plus d’annuler son CCI 3*** initialement prévu du 27 mai au 30 mai 2021. Votre santé et celle de vos chevaux
restant la priorité ! Prenez soin de vous et soyons tous responsables et solidaires pour nous retrouver au plus vite dans de bonnes conditions ! Bon courage à vous et merci à tous ceux qui nous ont d’ores et déjà témoigné leur soutien en cette période difficile. Nous vous tiendrons bien sûr informé des nouvelles dates du Royal Jump 2022. Sportivement Vôtre, La Team Royal Jump »
Carnet
Si beaucoup de familles sont éprouvées en ces temps particuliers, celle de nos Ch’ Ti Cracks n’ est pas épargnée. L’une de ses membres s’en est allée, Blandine Poidvin une cavalière passionnée,
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
professionnelle reconnue dans son métier d’avocate et avant tout une douce maman de deux enfants. Nos pensées émues pour sa famille. Véro Lecocq
Rappel Important Sur les cinq départements qui constituent les Hauts de France, celui du Pas-de-Calais a été le premier à subir une énième mesure COVID. A cette date les cinq sont sous les mêmes contraintes et la gestion des établissements équestres subit un
surcroît de travail. Nous avons nous les licenciés la chance d’avoir des Comités départementaux très actifs et à l’écoute mais suite à un récent échange téléphonique avec le Président Jean Pierre Congy, celui-ci regrette un peu et surtout s’inquiète du manque latent de
remontées d’informations sur vos situations. Merci donc de prendre quelques instants pour répondre aux questionnaires reçus ou à contacter vos interlocuteurs pour exposer vos cas particuliers. Véro Lecocq
HAUTS-DE-FRANCE
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Le CRE Hauts-de-France se mobilise
Brèves
Le CRE (Comité Régional d’Équitation) des Hautsde-France se mobilise afin d’accompagner ses poney-clubs et centres équestres durant cette période délicate liée à la crise sanitaire. Deux aides financières ont ainsi été mises en place autour de l’équitation scolaire et des prises de licences.
Fair Lady des Broucks et Thomas Carlile (© T. Carlile)
Après la longue liste des challenges AECCP en saut d’obstacles, retour sur une autre discipline, le Concours Complet. Si dans le Top 100 SHF 2020 chevaux de 5 ans, on retrouve trois juments issues du même père, Upsilon à la troisième place, on a plaisir de voir la championne de France des 4 ans Fair Lady des Broucks également en bronze
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cette année aux finales de Pompadour. Cette fille de Double Magic Wonderland (Chin Chin) confirme ses aptitudes, toujours associée à Thomas Carlille, co propriétaire avec Philippe Lacaze. Le journal Le Cheval avait consacré un article dans l’édition 320 à ses heureux naisseurs, l’Elevage des Broucks à Coudekerque Village dans le Dunkerquois chez Marie Line et Frédéric Deroi.
■■Encourager l’équitation scolaire En trouvant un terrain d’entente avec l’Agence nationale du sport (ANS), le CRE Hauts-de-France a permis de débloquer une aide afin de financer l’équitation scolaire. Une aide indispensable pour favoriser la relance des activités post confinement 2020. « Nous sommes très à l’écoute des difficultés actuelles de nos clubs. Nous avons pu solliciter des aides de l’ANS dès que cela a été possible, en particulier à destination de nos établissements situés en zone de revitalisations
rurales », souligne Edith Cuvelier, présidente du CRE Hauts-deFrance. Alors comment fonctionne ce soutien financier ? Le club propose aux écoles des communes environnantes des séances d’équitation pour les classes maternelles et primaires en informant la mairie concernée. Le Comité débloquera ensuite 150 euros par séance et pour une classe entière sur présentation du contrat signé entre le club et l’école. ■■Aider à la prise de licences D’autre part, le CRE a décidé d’utiliser une partie du budget
compétition non alloué en 2020, en raison de la pandémie, afin d’optimiser le redémarrage des activités professionnelles de ses centres équestres. Concrètement, pour les licenciés de moins de 6 ans, le CRE offre 5 € par licence prise en 2020 soit un budget de 18 820 €. Pour les licenciés entre 6 et 10 ans, le Comité offre 200 € par tranche de 25 licences, avec un maximum de 600 € d’aide par club. « Le CRE a assumé une certaine redistribution financière sur ses propres finances puisque l’année 2020 a permis de dégager un résultat d’exercice excédentaire à la suite de l’absence de dépense pour les compétitions », précise Edith Cuvelier.
« Nous avons eu vent de cette aide destinée aux licences par le biais des communications fédérales. Le montant perçu est toujours utile. C’est une sorte de reconnaissance de notre bon travail de l’année. Par ce biais, notre comité et la fédération remplissent correctement leurs rôles. Ces institutions ont fait leur maximum pendant la crise sanitaire pour nous informer, pour nous aider et pour nous soutenir », déclare un dirigeant de club des Hauts-deFrance. Ces deux aides seront versées sous forme de chèques, virements ou sur présentation de factures de matériels à destination pédagogique (plots, cubes, barres en mousse, cavalettis, etc.) ou pour les chevaux (sangles, rênes, étrivières, tapis de selle, etc.). Le Comité régional d’équitation des Hauts-de-France souhaite renouveler ce type d’actions dans les mois à venir lorsque la reprise normale des activités sera possible. Retrouvez toutes les informations du CRE Hauts-de-France : https:// crehautsdefrance.com/
GRAND EST
Les chiffres clés de la filière du Grand Est Galopin du Rosemont et Enguerran Demagny (© D Soutif)
Chez les poneys Dominique Soutif (Elevage de Rosement) peut se réjouir lui aussi des classements SHF puisqu’il obtient la première place Top 100 2020 des 4 ans avec Galopin du Rosemont (Kantje’s Admiraal et Calypso du Drap d’Or par
Roseview Panache) monté par Enguerran Demagny. Dominique se retrouve à la septième place des naisseurs et propriétaires alors qu’ il ne présentait que deux produits dans cette catégorie. Véro Lecocq
Grâce à l’outil cartographique de la Fédération nationale des Conseils des Chevaux et une grande enquête en 2019/2020, les données de l’Observatoire Economique Régional ont pu être condensées dans une synthèse. Il s’agit de la première synthèse de la filière équine depuis la fusion des 3 anciennes régions, cette dernière a pour objectif de donner une image claire de l’économie de la filière, secteur par secteur. Ceci est la 4e édition de l’Observatoire Economique Régionale du Grand Est. Elle dresse un état des lieux de la filière équine du Grand Est, après fusion des trois anciennes régions : l’Alsace, la Lorraine et la Champagne Ardenne en 2015. Les données de cette synthèse montrent que le Grand Est est une terre de cheval, composée de nombreux pratiquants, avec une grande diversité de compétences et une qualité reconnue dans tous les secteurs concernés. Nous avons limité cette étude aux chevaux de sport. ■■La région aux côtés de la filière La région Grand Est soutient les professionnels de la filière équine grâce au Contrat de filière, et ce depuis 2017. La région Grand Est a accompagné la filière équine à hauteur de 397 850 d’euros en 2019 : • 311 350 € pour la structuration de la filière équine, la diversification des marchés et le développement des compétences (enjeux 1,2, 3). Dont environ 32 000 € pour la valorisation des chevaux de sport, loisir et trait. • 86 500 € pour le développement des autres familles de la filière (pratique équestre, manifestations sportives équestres de grande envergure) Les Chiffres clés 2 799 entreprises 6 977 emplois Plus de 466 millions € de chiffre d’affaire
• Alsace 155,1 millions € de CA 787 entreprises 2 016 emplois • Lorraine 200,4 millions € de CA 1191 entreprises 3 025 emplois • Champagne-Ardenne 110,6 millions € de CA 821 entreprises 1 916 emplois 45 300 équidés sont recensés dans des structures agricoles dans la région Grand Est. ■■L’élevage et la reproduction dans le Grand Est 1 218 emplois 366 étalons en activité dans le Grand Est 20,4 millions € de CA, 16 200 ha valorisés 953 élevages valorisent 10 764 équidés En 2019, 57% des élevages ont généré un chiffre d’affaire inférieur à 30 000 d’euros pour leurs activités d’élevage et de valorisation. L’élevage n’est donc pas l’activité principale de la majorité des professionnels recensés. Seuls 344 emplois sont en activité principale même si 86% des emplois sont en qualité de dirigeant/gérant. La majorité des exploitations d’élevage équin ont entre 10 et 20 ha. Plus de la moitié des élevages de chevaux de selle et poneys ne déclarent qu’une naissance par an. La dynamique est différente chez les éleveurs de chevaux de trait qui se répartissent en trois tiers : les élevages qui déclarent 1 naissance par an, 2 à 4 naissances par an et plus de 5 naissances par an. L’élevage de chevaux de selle représente 58% des élevages déclarés et 67% des équidés produits sur le territoire. ■■Utilisation des équidés Les cavaliers professionnels 56 cavaliers professionnels génèrent plus de 14 000 000€ de CA, soit 53% du CA total généré par la filière du Grand Est. Le CA moyen est de 250 000€ par cavalier professionnel. 2189 équidés sont hébergés et travaillés chez les cavaliers
professionnels. Deux tiers de ces équidés sont propriété des cavaliers et un tiers sont hébergés en pension. Chez les 7 cavaliers professionnels de haut niveau (ayant participé à une épreuve 3 étoiles), le ratio s’inverse : les deux tiers des chevaux détenus sont en pension. Les écuries de pension Les écuries de pension non affiliées FFE sont au nombre de 143 et embauchent 207 personnes, dont 106 en activité principale. 2 078 chevaux sont hébergés en pension et 1 526 sont détenus en propriété. Ces structures se retrouvent principalement en Moselle (34 structures) et dans le Bas-Rhin (31 structures). Etablissements équestres Premier secteur d’emploi du milieu équin dans la Région Grand Est, les établissements équestres génèrent plus de 69 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel et créé 2 234 emplois grâce à 27 622 équidés. Près de la moitié des établissements équestres génèrent entre 50 000€ et 100 000€ de chiffre d’affaire annuel. Ces structures disposent en moyenne entre 10 et 20 ha dédiés aux équidés. Les établissements équestres ont en moyenne 18 équidés en propriété et 15 en pension, ce qui équivaut à 46% des équidés détenus sous un contrat de pension. 887 établissements équestres sont recensés avec l’Observatoire : 614 structures, 143 écuries de pensions,
84 structures de tourisme équestres. Les structures se répartissent selon leur nombre de licenciés : 446 d’entre elles ont moins de 100 licenciés, 146 ont entre 101 et 300 licenciés et 22 ont plus de 300 licenciés. Ces entreprises regroupent 80% des équidés détenus en établissement équestre. En moyenne, la moitié des équidés détenus le sont en propriété. Les autres sont en pension. Répartition des établissements équestres : • Alsace 18,1 millions € de CA 171 entreprises 36 équidés en moyenne 13 ha en moyenne • Lorraine 25 millions € de CA 265 entreprises 38 équidés en moyenne 12 ha en moyenne • Champagne-Ardenne 14,5 millions € de CA 173 entreprises 34 équidés en 171 entreprises moyenne 19 ha en moyenne Au total, on dénombre plus de 53 000 licenciés FFE dans le Grand Est en 2020 contre 36 300 en 2009. 84,5% sont des cavalières et 58,6% sont âgés de moins de 18 ans. L’offre en compétitions a permis de comptabiliser 122 410 engagements en 2019 pour plus de 10 000 épreuves. 34,7% des engagements sont liés à des concours clubs.
AUVERGNE-RHONE-ALPES
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations agricoles
Vous êtes éleveur d’équidés et vous avez un projet d’investissement permettant d’améliorer la compétitivité de votre exploitation, vous pouvez bénéficier d’une aide au titre du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles. Les investissements matériels et immatériels sont éligibles s’ils concourent au développement des activités d’élevage suivantes : activités de reproduction, engraissement, pension de chevaux dans le prolongement de l’élevage (pension de juments poulinières, poulains et étalons), débourrage, dressage, entraînement et valorisation du jeune cheval jusqu’à 7 ans. Exemples de dépenses éligibles : parc d’engraissement, rond d’havrincourt, tapis de marche, boxes, stabulations, abris de prés et stabilisation des sols à proximité, équipements de surveillance du poulinage, râteliers de prés, solarium, abreuvoirs, hangars de stockage alimentaire, Pour être éligibles, les projets doivent présenter des dépenses prévisionnelles éligibles pour un montant devant dépasser 10 000 HT. Seules les dépenses initiées après le dépôt de votre dossier auprès de la DDT sont éligibles à subvention. Cette date sera rappelée dans l’accusé de réception du
dépôt de votre demande.Vous devez donc veiller à déposer votre dossier avant le début de réalisation de votre projet. NB : par dépenses initiées pour la conduite du projet, il faut comprendre tout devis signé, tout bon pour accord, toute commande passée au bénéfice de la mise en œuvre du projet. Seules les études préalables initiées en amont du dépôt du projet peuvent rester éligibles à subvention. Le taux d’aide est en moyenne de 40 %. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre contact avec votre Direction Départementale des Territoires (DDT), en charge de la réception et de l’instruction des dossiers de demande de subvention. - Vous êtes situés en Auvergne et vous avez un projet dont le montant de dépenses est compris entre 10 000 et 30 000 euros : dépôt des dossiers avant le 30 avril 2021 - Vous êtes situés en Auvergne et vous avez un projet dont le montant de dépenses est supérieur à 30 000 euros : dépôt des dossiers avant le 30 juin 2021 - Vous êtes situés en Rhône-Alpes : dépôt des dossiers avant le 30 juin 2021 Aides aux bâtiments d’élevage et Pacte biosécurité et bien-être animal (Plan de relance)
Dans la cadre du Plan de relance un soutien est apporté à l’élevage, sous la forme d’un pacte biosécurité-bien-être animal. L’objectif est de permettre aux éleveurs d’investir pour renforcer la prévention des maladies animales et améliorer les conditions d’élevage pour plus de bien-être animal. Tout exploitant agricole, personne physique ou personne morale, qui respecte la règlementation de protection des animaux en élevage, pourra bénéficier de cette aide aux investissements de biosécurité ou d’amélioration des conditions d’élevage au regard du bienêtre animal. Des conditions de formation pourront être fixées préalablement. Cette mesure du Plan de relance est mise en œuvre en Auvergne-Rhône-Alpes avec le volet « PACTE biosécurité et bien-être animal » TO 4.11. Cette mesure sera financée par les crédits de l’État et du FEADER. 2 sessions sont prévues en 2021 : Session 1 : clôture des dépôts le 30/04/2021 et comité de sélection en juin. Session 2 : clôture des dépôts le 07/09/2021 et comité de sélection début novembre. Un diagnostic bien-être animal est demandé pour tous les dossiers déposés. Pour les équins il est prévu de soutenir les investissements suivants : • Maitrise de l’ambiance du bâtiment - Qualité de l’air, température, humidité et
Bourg-en-Bresse se prépare
Le Jumping International de Bourg en BresseAin doit se dérouler à Ainterexpo du 20 au 23 mai. Comme tous les organisateurs de manifestations prévues au printemps 2021,le comité directeur de Bourg Sports Equestres est en plein questionnement. « Ce Jumping étant inclus dans un circuit international, il ne nous est pas possible de modifier la date, par exemple sur le deuxième semestre. Tout faire pour organiser le Jumping International de Bourg-en-Bresse nous semble important pour les raisons suivantes : - Soutenir les sports équestres de haut niveau et également l’élevage équin départemental et régional grâce aux épreuves jeunes chevaux. Ce concours d’envergure internationale accueille habituellement environ 28 nations, 260 cavaliers et 650 chevaux, le Jumping International réunit les acteurs les plus prestigieux des sports équestres. - Participer à la relance de l’activité
économique des entreprises locales œuvrant tant dans l’événementiel, l’hôtellerie et l’ensemble des prestataires réalisant des superstructures et le fonctionnement de cette manifestation. - Le Jumping International 4* de Bourgen-Bresse est l’un des rares concours en France à fonctionner en association loi 1901 s’inscrivant dans le circuit des grands concours internationaux. Après une édition 2020 annulée pour cause de pandémie, le comité directeur de Bourg Sports Equestres, organisateur de cette manifestation, craint pour la pérennité de l’événement si l’édition 2021 devait également être annulée. Fort de ses 120 bénévoles, le Jumping International 4* de Bourg-en-Bresse se doit d’être fédérateur dans la mobilisation et la motivation de ses équipes. - En 2017, CA3B et le Conseil Départemental de l’Ain ont investi dans l’aménagement du site d’Ainterexpo afin d’accueillir des concours hippiques de grandes envergures. Avec le Jumping International de Bourg-en-Bresse, Bourg Sports Equestres s’emploie à faire évoluer cette manifestation en utilisant et en assurant la pérennité des investissements réalisés.
C’est pourquoi deux projets sont en cours d’élaboration : • Celui du rassemblement populaire accueillant une jauge réduite de public dont le nombre de personnes serait encore à définir en fonction des décisions gouvernementales. Les 350 cavaliers de 29 nationalités, 650 chevaux et la quarantaine d’exposants assureraient le spectacle dans une ambiance festive et conviviale tout en respectant les restrictions sanitaires. • Celui d’une compétition internationale organisée à huis clos, réservée aux seuls cavaliers professionnels. Ils en ont besoin pour leurs sélections aux plus grands événements, pour la vie de leur sport et pour celle d’une filière, qui est particulièrement active dans le département de l’Ain. Nous nous préparons donc, si les conditions sanitaires en vigueur à ce jour n’évoluent pas, à devoir peutêtre l’organiser à huis clos avec des protocoles sanitaires qui seront validés par les services de la Préfecture. Il est à ce jour un peu prématuré de prendre une décision. » Le comité directeur de Bourg Sports Equestres
Ventilation - Système de ventilation des bâtiments (ventilateurs, extracteurs, climatiseurs, ouvertures dans le toit / les parois et bardages modulables pour favoriser la ventilation naturelle…) ; - Amélioration de l’isolation thermique des bâtiments ; - Système de protection contre les intempéries (protections contre le vent, protections solaires, couvertures et bonnets …). • Logement, sol, litière et aire de couchage - Construction - rénovation de stabulations libres, stalles, boxes, boxe de poulinage… - Sols : stabilisation, dalles, tapis, rainurage, qualité adaptée à la pratique… - Système permettant d’avoir une écurie active, boxes avec accès à l’extérieur (paddock ou autre) - Systèmes de séparation entre les boxes permettant les contacts - Matelas couchage • Parcours extérieurs - Clôtures sécurisées et non accidentogènes : uniquement les clôtures des parcs d’engraissement et les clôtures dans le continuum des bâtiments pour l’aménagement des aires d’exercice extérieures. - Mise en place de parcours y compris terrassement, stabilisation des sols… - Aménagement des chemins d’accès aux pâtures / paddock pour faciliter leur utilisation • Autres investissements permettant le bien-être animal - Systèmes de grattage ;
- Création et réfection des aires de douches avec système eau chaude - Acquisition-installation de lampes chauffantes - Système de surveillance des équidés au boxe • Alimentation - abreuvement - Sécurisation des points d’eau et de leurs abords pour éviter des contacts avec la faune sauvage - Aménagement de la descente vers le point d’eau - Systèmes limitant l’accès du fourrage à la faune sauvage - Solutions de stockage des aliments à l’abri des nuisibles (silos à grains, …) • Autres investissements permettant la maîtrise des risques - Colliers connectés permettant la localisation pour les animaux en estive, au pré et le suivi des constantes physiologiques pour l’ensemble des équidés ; - Outils permettant la mise en place d’un circuit de soin ; - Pédiluve / lave-bottes ; - Installation de lave-mains pour les clients et utilisateurs. Le taux d’aide est le même que pour le Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (en moyenne 40 %). Pour plus d’informations, prendre contact avec votre Direction Départementale des Territoires (DDT), en charge de la réception et de l’instruction des dossiers de demande de subvention.
Régis Bouchet réélu
Réuni à Chazey-sur-Ain, le mercredi 10 mars 2021, le Conseil d’Administration de la Filière Cheval AURA (Auvergne-RhôneAlpes) a procédé au renouvellement du Président et des membres du bureau pour une durée de 4 ans. Les candidats à la présidence ont obtenu : Régis Bouchet 56 % des voix et Daniel Bignon 44 % des suffrages. En vertu de l’article 12 des statuts, la proposition du Président mise au vote pour désigner les membres du bureau, a obtenu 76 % des suffrages. Régis Bouchet est une personnalité déjà bien connue et reconnue de la filière cheval, que ce soit au niveau national ou régional. Membre du Comité Directeur de la Fédération Française d’Equitation - référent chargé de l’attelage et du spectacle, Dirigeant du Club Centre de loisirs équestres de Craintilleux dans la Loire, vice-Président du Comité Régional d’Equitation de Rhône-Alpes, Président du Comité Départemental des Sports Equestres de la Loire, vice-Président du Comité Départemental Olympique de la Loire et vice-Président du GHN, entre autres, Régis Bouchet souhaite poursuivre sa mission d’interlocuteur unique et référent pour l’ensemble de la filière équine.
Les chefs de piste de l’Est de la Région réunis Après la formation dispensée pour les chefs de piste de l’Ouest de la Région le 23 février dernier aux écuries de Pontavy, le Parc du Cheval de Chazey-surAin a accueilli le 1er mars 25 chefs de piste de l’Est de la Région pour une journée de formation. JeanFrançois Gourdin et Jean-Sébastien Brenier, chefs de piste internationaux et référents à la FFE, ont proposé une journée dédiée au rôle du chef de piste et aux attentes des concurrents et organisateurs. Les différents terrains du Parc du Cheval ont été mis à disposition pour la mise en situation de l’après-midi, destinée à parfaire les connaissances des participants. « Le chef de piste a de multiples missions. Tout d’abord il doit proposer aux cavaliers et chevaux un parcours leur permettant de se départager. Véritable architecte, il invente, crée, mesure et habille le parcours, en fonction de la nature et des dimensions du terrain, du niveau de technicité de l’épreuve annoncée, du barème selon celle-ci, mais aussi des couples présents le jour J et des conditions météo. Sa proposition doit également permettre de mettre
en valeur la qualité du travail des cavaliers et celle des chevaux engagés dans l’épreuve. Enfin, il est celui qui a la responsabilité de la qualité de spectacle proposé au public en bord de piste, tant du point de vue de l’esthétique que de celui du déroulé de l’épreuve. Cela implique donc une lourde responsabilité, envers l’organisateur, les cavaliers, les propriétaires, le public et bien sûr les chevaux, pour lesquels les parcours ont également une dimension éducative. Une région, dotée de bons chefs de piste, propose donc notamment des parcours assurant la pédagogie nécessaire à la formation des jeunes chevaux. Auvergne-Rhône-Alpes compte de nombreux chefs de piste de niveau National Elite que l’on est fiers et heureux de retrouver sur les belles organisations nationales et internationales, qui fleurissent un peu partout dans notre région. Un grand merci à tous donc, et aux formateurs qui répondent chaque fois présents pour transmettre leur savoir et leur expérience ! », concluait Thierry Blanc, responsable de la commission CSO à l’issue de ces journées de formation.
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
23 BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE L’écurie Equivallée au Grand National
Marie Pellegrin
Cyril Bouvard
Lucie Martinot
L’écurie Equivallée Haras national de Cluny a choisi les 3 cavaliers qui composent son écurie pour l’édition
2021 du Grand National de CSO.
horses portera les couleurs du haras, et sera accompagnée cette saison de Cyril Bouvard et de la cavalière clunisoise Lucie Martinot qui complète la team Equivallée en tant que jeune cavalière !
Pour la troisième année consécutive, Marie Pellegrin
Summer Open 2021 : save the date
L’Open BFC 2021 ne pourra pas se tenir aux dates initiales en raison des dernières annonces gouvernementales. L’équipe d’Equivallée et le Comité Régional d’Equitation de Bourgogne FrancheComté vous proposent donc le Summer Open BFC, un concours club multi-disciplines qui se tiendra, si les conditions le permettent, du 30 juillet au 1er août 2021
PACA Sun Tour, circuit 2021, c’est (presque) parti !
Des réformés des courses au Beausset
Le Sun Tour, annulé en 2020, annonce sa reprise, et s’adapte ! Les organisateurs annoncent cette reprise pour le weekend du 15 avril, et montrent un bel enthousiasme. « Malgré la situation sanitaire, la famille Sun Tour a décidé d’aider la filière équestre en maintenant les étapes aux cavaliers autorisés à concourir. En accord avec la réglementation gouvernementale, les étapes Sun Tour seront organisées en huis clos professionnel. Dès que la réglementation nous le permettra, les étapes seront bien entendu ouvertes à tous. La saison 2021 sera donc cette année encore un peu particulière mais le Sun Tour résiste ! Le classement Sun Tour sera donc effectué sur les 5 étapes pour les cavaliers autorisés. Pour les autres cavaliers, le classement sera effectué sur le nombre d’étapes que nous pourrons organiser en 2021. Nous vous tiendrons informés en fonction de l’évolution de la réglementation. Malgré ce contexte, nous ferons en sortes que la saison soit belle. Nous allons mettre en œuvre un nouveau programme sur les étapes en huis clos. Restez connectés ! » Etape 1 Domaine Équestre du Poët - Du 15 au 18 avril 2021 www.domaine-equestre-poet.com Etape 2 Ecurie Guillaume Gombert - Du 27 mai au 30 mai 2021 https://ecurieguillaumegombert.jimdo.com Etape 3 Ecuries des Dalennes - Du 15 au 18 juillet 2021 www.ecuriesdesdalennes.com Etape 4 Domaine du Cheval d’Argens - Du 26 au 29 août 2021 www.chevaldargens.com Etape 5 Centre Equestre Marseille Pastré Du 14 au 17 octobre 2021 www.centre-equestre-marseille-pastre.fr
Sarah a reçu la chaîne Var Azur (chaîne 30 de la TNT) le 10 février
Sarah Gillet-Hourriez, 34 ans a créé le centre équestre « La petite licorne » au Beausset dans le Var il y a sept ans et compte aujourd’hui une soixantaine de licenciés dans son club. Elle propose à ses jeunes des initiations multiples : au barrel-racing, à l’attelage, mais aussi au hunter, dressage ou Cso. Organise des journées Rando. Et pas que. La cavalière a sauvé de l’abattoir 27 chevaux sur les 39 que compte le
club. Réformés des courses et même chevaux de cirque, ils retrouvent là soins et attention. Ils participent à la vie du club, et parfois Sarah leur trouve une troisième vie chez des particuliers. ■■Kiowa, Rajeline, Tertre Un exemple ? Kiowa est arrivée dans le club « La Petite Licorne » il y a sept ans, après avoir fait tourner sur son dos des enfants au sein d’un cirque : « Elle n’a pas eu de chance elle est très marquée : balafrée, affublée d’une hernie, aveugle d’un œil. ». Rajeline est arrivée en janvier 2021 à l’association avec une fracture du grand sesamoïde interne (derrière le boulet) à l’antérieur gauche. « Depuis, toutes les semaines, notre vétérinaire lui
fait un bandage « Robert Jones » pour l’immobiliser, et pose une chaussure orthopédique à l’antérieur droit, pour éviter la surcharge d’appui et limiter les risques de fourbure. » Ou encore Tertre « le guerrier », pour qui elle demande de l’aide également : son amie et entraîneuse de chevaux de course (Manon ScandellaLacaille, ndlr), dévouée à leur bien-être et fervente actrice de leur devenir après les courses, a besoin d’aide financière pour une opération chirurgicale essentielle à la survie de Tertre : « Faites un geste pour lui sauver la vie! Suite à une mauvaise chute il devra être opéré le plus rapidement possible à l’école vétérinaire de Lyon ; sans cette opération, il ne sera sauvé. Nous comptons sur votre générosité afin de lui offrir une vie d’étalon bien méritée. Le coût de l’opération s’élève à 5 000 € en incluant son transport quant à nous, nous nous engageons à lui offrir le gîte et le couvert. » Tertre a été opéré le vendredi 2 avril. Elle se bat : en ces temps de semi-refin de confinement, il faut nourrir les chevaux. En temps qu’association Loi 10901 elle n’a droit à aucune aide. Alors elle alerte : ce sera France 3,Var Matin. Le 28 mars elle organise une journée bénévolat. Elle annonce la couleur et le concept plaît : « Le thème de cette journée : la convivialité et l’entraide. Comme chaque année (bon, oui, l’année dernière on a pas pu le faire...), nous organisons une journée afin de réaliser certains travaux que nous ne pouvons pas faire seuls par manque de temps car les soins aux chevaux sont notre priorité et que les journées ne comportent que 24 h. Le barbecue du midi est offert par Casino le Beausset ! Travaux à effectuer : changer la porte de la sellerie, construire une douche
couverte, réparer le vélo du club, réparer les feux du van, recoudre des couvertures déchirées, etc. » Difficile de faire face : le plus souvent Sarah répond à des appels au sauvetage. Le dernier cheval rescapé du club est un ancien champion, blessé à la patte pendant une course. Chaque mois Sarah dépense près de 2 000 euros pour sauver l’animal. La joie aussi : sa jument Venus des Iles a mis au monde en 2020 « un petit mâle, que nous appelons Kaprice des Iles ». Vous voulez l’aider ? https://www.leetchi.com/c/dons-alassociation-la-petite-licorne
Kaprice des Iles et Manon Scandella-Lacaille, le 12 juin 2020
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OCCITANIE
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
La clinique de Conques gère la situation
Les obstacles franchis !
La clinique de Conques dans l’Aveyron met progressivement en place un service de téléconsultation, que la situation sanitaire due au Covid 19 a bien entendu accélérée. Les vétérinaires qui y officient ont en effet constaté que les clients sont nombreux à avoir besoin d’eux lorsqu’il s’agit de : • décider de l’urgence d’un cas et obtenir des conseils appropriés • suivre votre cheval après une première consultation à la clinique • obtenir des conseils vétérinaires non-urgents sur des problématiques plus générales Sans forcément avoir besoin de se déplacer à la clinique COMMENT CA MARCHE ? Quand demander une téléconsultation ? • Votre cheval a un problème et vous ne savez pas si vous devez vous rendre à la clinique • Vous voulez programmer une consultation de suivi • Vous avez besoin de conseils vétérinaires non-urgents Comment prendre rendez-vous ? • Appelez directement le secrétariat pour fixer un rendez-vous à distance • Le secrétariat vérifiera vos coordonnées (mail et téléphone) • Vous recevrez un email de confirmation avec le lien pour vous connecter à l’heure du rendezvous Comment se passe le rendez-vous ?
• Assurez-vous d’avoir une bonne connexion 4G ou wifi • Cliquez sur le lien indiqué dans l’email de confirmation quelques minutes avant l’heure du rendez-vous • Vous serez directement mis en relation avec votre vétérinaire La facturation • Une téléconsultation est facturée au prix de 30 € • Si la téléconsultation se transforme en rendez-vous d’urgence immédiat à la clinique, vous ne serez pas facturé
En quelques chiffres, la clinique équine de Conques en 2020 : 6 563 consultations dont 621 en urgence 450 Chirurgies
92 Chirurgies coliques
18 Chevaux hospitalisés (moyenne/jour)
Le Centre équestre de Preignan, dans le Gers fut le cadre le 25 mars 2021 d’une journée de formation de professionnalisation portant sur la c o n s t r u c t i o n d’obstacles de cross.
structures équestres. Elle propose des services pour les structures équestres sur mesure : travail du cheval, monitorat, évènementiel équestre, gardiennage des structures équestres, transport des chevaux lors des compétitions ou encore entretien, rénovation et création de nouvelles infrastructures équestres.
Elle était animée par Nicolas Kellaert, chef de piste national et auto-entrepreneur, ayant créé la structure « Services aux structures équestres », proposant des Services aux
Cette journée de formation a concerné une vingtaine de personnes intéressées, qui remercient le CRE Occitanie et la commission de concours complet (CCE).
NOUVELLE-AQUITAINE
Salon de l’Agriculture : édition hybride Organisé traditionnellement dans le cadre de la Foire Internationale de Bordeaux qui cette année est reportée en novembre, le Salon de l’Agriculture de NouvelleAquitaine confirme que son édition 2021 -initialement annoncée du 15 au 24 maiaura lieu du 17 au 22 mai, en mode hybride, dans le strict respect des conditions sanitaires. L’édition 2021 se déroulera en parallèle avec « La Semaine de l’Agriculture Française », un événement national organisé en régions du 13 au 24 mai. ■■Entre numérique et présentiel Le salon virtuel de l’élevage 417 au 22 mai
• de 17h30 à 19 h. Débat consacré à la méthanisation
En mode digital, le Salon de l’Agriculture de Nouvelle-Aquitaine va donner aux fournisseurs de l’élevage et à ses partenaires historiques la possibilité de promouvoir leurs produits et services sur un véritable salon virtuel. Du 18 au 22 mai, ils pourront en visiter les stands, découvrir les offres et prendre contact avec un interlocuteur. Les grands débats du Salon 418 au 22 mai Sur le modèle créé en 2020 dans le cadre de la 1ère « Semaine de l’Agriculture de Nouvelle Aquitaine » et en s’appuyant sur les résultats de la consultation réalisée auprès de son public (850 contributions) le Salon proposera une série de débats en direct et interactifs, grand public et professionnels, sur 3 jours du 18 au 20 mai. Les débats se nourriront de reportages et de visites d’exploitations. Ils pourront également avoir lieu dans des établissements d’enseignement agricole.
4Jeudi 20 mai • de 10 h à 12 h. Dans le cadre des ateliers sur la souveraineté alimentaire coordonnés par l’AANA et des Assises de l’Origine : « La qualité et l’origine, piliers de notre souveraineté et de notre identité » • de 17h30 à 19h. Débat consacré aux fruits et légumes
(© Canal Com)
Pré-programme 4Mardi 18 mai • de 10 h à 12 h. Journée Installation transmission « Les compétences une des clefs de la réussite pour s’installer »
• de 17h30 à 19 h. Débat centré autour de la thématique « bien-être animal » 4Mercredi 19 mai • de 10 h à 12 h. État Généraux de l’Innovation « Vers un marché du carbone en agriculture »
L’association des chevaux de sport de Gascogne est née « Des chevaux sur les routes du Gers ...» : Mapie et Patrick Sisqueille, Daniel Faille, Gérard Brescon, Sophie et Luc Dutoit ont annoncé la création de l’association des chevaux de sport de Gascogne, pour mettre en avant leurs chevaux et leur région. « L’élevage de chevaux de sport dans le Gers n’a pas à rougir face aux autres régions leaders. Nous devons nous fédérer pour porter haut les couleurs de notre région ! Aussi avec une poignée de passionnés amis nous venons de créer l’association des chevaux de sport De Gascogne ! » ■■C’est quoi la Gascogne Nous avouons à notre grande honte ne plus connaître les limites de cette Gascogne,
identité culturelle fondée sur son histoire évoluant de peuples aquitains de langue protobasque vers un peuple de Gascons partageant une langue occitanoromane ou « aquitano-romane » commune, elle constitue l’aire linguistique actuelle du gascon.
dont plus personne ne parle si ce n’est dans cette (ancienne) région. La Gascogne est une région culturelle et une ancienne province située sur le territoire actuel des départements français des Landes, du Gers, des Hautes-Pyrénées et, pour partie, d’autres départements des
régions de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, ainsi que la comarque du Val d’Aran, au Nord de la communauté autonome de Catalogne (Espagne). Elle est forte de la diversité géographique de son territoire naturel, localisé entre océan Atlantique, Garonne et Pyrénées. Revendiquant une
■■Première action « La pérennisation du concours foals de Castera Verduzan qui sera ouvert aux Selles français et Anglo Arabes, mais nous avons plein d’idées et projets. Le montant de la cotisation a été fixé à 32 € (heureusement on n’est pas Parisiens). Rendez-vous à Castera, ou avant pour en discuter et participer ! Les membres fondateurs sont : Mapie et Patrick Sisqueille, Daniel Faille, Gérard Brescon, Sophie et Luc Dutoit, nous sommes très enthousiastes. » Siège social : Jouetard 32410 Castera Verduzan
Aquitanima et Equitaine 421 et 22 mai 2 événements organisés à huis clos sur leur site traditionnel. Organisés en physique à la demande des éleveurs, ces deux concours auront lieu les 21 et 22 mai au parc des expositions de BordeauxLac sous le hall 4 et dans la carrière. Ces évènements se dérouleront à huis clos et sans public, mais seront retransmis via la web télé du Salon https://agriweb.tv/ En amont de ces rendez-vous, INTERCO réalisera des reportages à destination des visiteurs internationaux
SCHP
Pompadour inaugure la reprise
Après de longs jours de travail et de réflexion aux côtés de la FFE Fédération Française d’Equitation, la SCHP (Société de concours hippiques de Pompadour) et l’ensemble de ses partenaires annoncent que l’étape du Grand National / Grand Indoor FFE - AC
Print de Pompadour se déroulera du 12 au 14 avril 2021 avec les épreuves de Pro 2, Pro 1, Pro Elite et CCI 4*-S. Le concours se déroulera à huis-clos et sera réservé aux professionnels.
PETITES ANNONCES
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Le calendrier des Cycles Classiques Auvergne-Rhône-Alpes
13-14 avril 20-21 avril 20-21 avril 4-5 mai 11-12 mai 11-13 mai 18-19 mai 25-27 mai 8-9 juin 15-16 juin
Riom (63) Chalamont (01) Riom (63) Chazey sur Ain-Parc du Cheval (01) Roanne Vougy (42) Bourg en Bresse (01) Vichy (03) Lent Bourg (01) Vichy (03) Chazey sur Ain-Parc du Cheval (01)
13-14 avril 27-29 avril 4-5 mai 11-12 mai 1er-2 juin 15-16 juin 21-22 juin 29-30 juin 29-30 juin 6-7 juillet 22-25 juillet 10-11 août
Rahon (39) Cluny-Equivallée (71) Les Maillys (21) Dole (39) Sainte Cécile (71) Dijon-Bonvaux (21) Sainte Cécile (71) Cluny-Equivallée (71) Les Maillys (21) Les Maillys (21) CLUNY CIR (71) Les Maillys (21)
13-14 avril 27-29 avril 4-5 mai 11-13 mai 25-27 mai 8-10 juin 15-16 juin 29-30 juin
Vannes (56) Lamballe (22) Rennes-Vayrie (35) Lamballe (22) Dinard (35) Landivisiau (29) Montfort sur Meu (35) Hennebont (56)
13-14 avril 20-21 avril 4-5 mai 25-26 mai 1er-2 juin 15-16 juin 29-30 juin 3-4 août
Bonneval (28) Tours Pernay-Haras de Bel Air (37) Nouans les Fontaines (37) Tours - Notre Dame d’Oe (37) Bonneval (28) Tours Pernay (37) Lignieres en Berry (18) Bonneval (28)
13-14 avril 20-21 avril 27-28 avril 4-5 mai 11-12 mai 18-19 mai 1er-2 juin 8-9 juin 15-16 juin 15-16 juin 22-23 juin 6-7 juillet 15-18 juillet
Rosières aux Salines (54) Glatigny (57) Brienne le Château (10) Chalons en Champagne Vittel (88) Coolus (51) Reims (51) Rosières aux Salines (54) St Etienne à Arnes (08) La Wantzenau (67) Glatigny (57) Brienne le Château (10) ROSIÈRES AUX SALINES CIR (54)
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Grand Est
Hauts-de-France
12-14 avril Compiègne (60) 26-28 avril Sancourt (59) 4-5 mai Amiens-Demuin (80) 10-11 mai Phalempin (59) 17-19 mai Villers Vicomte (60) 31 mai-2 juin Verquigneul (62) 14-16 juin Sancourt (59) 29-30 juin Fay les Etangs (60) 5-6 juillet Genech (59) 26-29 juillet COMPIEGNE CIR 19-21 avril
Ile-de-France
Liverdy en Brie (77) Boissy le Châtel 27-28 avril Haras de Monthome (77) 10-11 mai Barbizon (77) 18-19 mai Fontainebleau (77) 25-26 mai Mantes-Parc Expo (78) 8-9 juin Ozoir la Ferrière (77) 14-16 juin Liverdy en Brie (77) 5-7 juillet Gambais (78) 27 août-5 sept. FONTAINEBLEAU (77) - Finale
Normandie
12-13 avril Quincampoix (76) 12-14 avril Saint Lô (50) 13-15 avril Deauville (14) 20-22 avril Le Pin au Haras (61) 20-22 avril Auvers (50) 27-28 avril Notre Dame d’Estrées (14) 27-29 avril Greville Hague (50) 4-5 mai Canteleu (76) 4-6 mai Villedieu les Poeles (50) 11-12 mai Quincampoix (76) 11-13 mai La Haye Pesnel (50) 11-13 mai La Hague (50) 18-19 mai Le Pin au Haras (61) 18-20 mai Sartilly (50) 25-26 mai Notre Dame d’Estrées (14) 25-27 mai Brecey (50) 1er-3 juin Deauville (14) 1er-3 juin Auvers (50) 8-10 juin La Haye Pesnel (50) 15-16 juin Notre Dame d’Estrées (14) 15-17 juin Les Pieux (50) 21-23 juin Saint Lô (50) 21-23 juin Le Pin au Haras (61) 28-30 juin AUVERS - CIR 4 ANS (50) 28 juin-1er juillet Auvers (50) 6-8 juillet Deauville (14) 6-8 juillet Sartilly (50) 13-15 juillet Saint Lô (50) 20-21 juillet Bayeux (14) 27-28 juillet Saint Vaast la Hougue (50) 2-4 août SAINT LÔ-CIR (50) 10-11 août Auvers (50)
Nouvelle-Aquitaine
13-14 avril 13-14 avril 13-14 avril 20-21 avril 26-27 avril 4-5 mai 11-12 mai 11-12 mai 18-19 mai 18-19 mai 18-19 mai 25-26 mai 1er-2 juin 1er-2 juin 8-9 juin 15-16 juin 22-23 juin 29-30 juin 6-8 juillet 27-28 juillet 3-4 août
Mazeray (17) St Yrieix la Perche (87) Ascain (64) Angoulême (16) Barbaste (47) St Yrieix la Perche (87) Barbaste (47) CE de Bressuire (79) Mazeray-Ec. Jérôme Gachignard (17) Barbaste (47) Biarritz (64) Pompadour (19) Saint Genes de Lombaud (33) Pau (64) Niort (79) Mazeray-Ec. Jérôme Gachignard (17) Limoges Moncontour (87) Barbaste (47) POMPADOUR CIR (19) Niort (79) Pompadour (19)
20-21 avril 27-28 avril 4-5 mai 25-26 mai 25-26 mai 8-9 juin 23-24 juin 29-30 juin
Muret (31) Nimes Costières (30) Preignan (32) Montpellier-Grammont (34) Toulouse-St Orens (31) Vacquiers (31) Rodez (12) Montpellier-Grabels (34)
Occitanie
Pays de la Loire
13-14 avril Cholet (49) 20-21 avril Ste Foy (85) 27-28 avril Le Lion d’Angers (49) 4-5 mai La Roche sur Yon (85) 18-19 mai Les Herbiers (85) 1er-2 juin Angers-Corne (49) 8-9 juin Malville (44) 22-23 juin Le Mans Boulerie (72) 29-30 juin Le Lion d’Angers (49) 12-15 juillet LE LION D’ANGERS CIR (49) 27-28 juillet Angers-Corne (49)
Provence-Alpes-Côte-d’Azur
12-13 avril 4-5 mai 17-18 mai 31 mai-1er juin 15-16 juin
Aix-Mayreuil (13) Les Arcs (83) St Rémy de Provence (13) Cuers (83) Aix-Mayreuil (13)
25 AVIS DE CONCESSION
Concession de service public pour l’exploitation du centre équestre « Docteur André GUGUEN » de la Commune de Dinard 1 – Dénomination et adresse de l’autorité délégante : Commune de DINARD – 47, boulevard Féart – 35800 DINARD Personne référente :Vanessa DEMETS. Téléphone : 02.99.16.31.15 Courriel : vanessa.demets@ville-dinard.fr Adresse du profil acheteur : https://www.megalis.bretagne.bzh 2 – Communication : Les candidats sont invités à remettre une candidature et une offre sur la base d’un dossier de consultation qui sera mis à leur disposition gratuitement sur le profil acheteur à l’adresse suivante https:// www.megalis.bretagne.bzh Les offres remises seront ensuite négociées par l’autorité concédante, après avis de la commission d’ouverture des plis. 3 – Objet de la délégation de service public Concession par voie d’affermage du service public de la gestion et de l’exploitation du Centre Equestre « Docteur André GUGUEN », situé au lieu-dit « LE VAL POREE ». Ces installations sont pour l’essentiel les suivantes : - Un manège, - Locaux de secrétariat, bar, bureaux, salles de réunions, office et sanitaires, - Écuries de la cour principale, - Écurie du bas composée de 80 boxes, - Écurie près de la ferme composée de 24 boxes, - Hangar à fourrage, - Forge transformée en box, - Maison de gardien, - Plate-forme de stockage du fumier, - Carrières « A », « B », « C », - Parkings situés à l’Ouest du Club House et donnant sur la rue du Val Porée (à l’exclusion de tout autre parking, et notamment ceux du stade équestre et des terrains dépendants comme mentionné sur plan en annexe n°4), - Parkings situés à l’Est du Club House entre la vieille ferme et l’allée des chênes, ayant un accès sur la rue du Val Porée et équipés de points électriques et d’eau, - Les toilettes proches des boxes du bas (ils pourront être utilisés par les pratiquants du tir à l’arc). Le Centre Équestre composé des éléments ci-dessus énumérés a pour vocation : - d’accueillir des chevaux et des poneys gardés pour le compte de leurs propriétaires ; - d’être le théâtre de stages d’initiation à l’équitation, de cours et de préparation à la compétition ; - d’accueillir une activité consacrée aux loisirs liés au cheval et au poney. 4 – Caractéristiques principales de la convention Les missions confiées au délégataire seront au minimum les suivantes : - gérer techniquement, administrativement, financièrement et commercialement les installations du Centre Équestre qui seront mises à sa disposition ; - animer l’ensemble du Centre Équestre, en organisant des cours, des stages d’initiation à l’équitation, des entraînements, des préparations à la compétition, des stages consacrés aux loisirs avec des chevaux et des poneys mis à disposition par ses soins ; - organiser des manifestations (dont un concours de niveau international une fois par an) ; - promouvoir le Centre Équestre. 5 – Critères d’attribution La concession (DSP) est attribuée sur la base des critères énoncés dans l’article 12 du règlement de consultation. 6 – Conditions de participation Les conditions de remise des candidatures et des offres sont énoncées dans l’article 10 du règlement de consultation, notamment : - Qualifications professionnelles : La preuve de la qualification de l’opérateur économique peut être apportée par tout moyen (certificats d’identité professionnelle, références attestant de la compétence de l’opérateur à réaliser la prestation ...). - Capacité économique et financière : Renseignements et formalités nécessaires pour évaluer si ces exigences sont remplies : - Déclaration concernant le chiffre d’affaires global du candidat et le chiffre d’affaires du domaine d’activité faisant l’objet du contrat, portant au maximum sur les trois derniers exercices disponibles en fonction de la date de création de l’entreprise ou du début d’activité de l’opérateur économique, dans la mesure où les informations sur ces chiffres d’affaires sont disponibles. - La composition du capital social. - Une déclaration appropriée des banques ou la preuve d’une assurance pour les risques professionnels. - Si le candidat s’appuie sur les capacités et aptitudes d’autres opérateurs économiques, il justifie des capacités et aptitudes de ces opérateurs économiques et apporte la preuve qu’il en disposera pendant toute l’exécution du contrat. Cette preuve peut être apportée par tout moyen approprié. En ce qui concerne la capacité financière, l’autorité concédante peut exiger que l’opérateur économique et les autres entités en question soient solidairement responsables de l’exécution du contrat de concession. - Si le candidat est en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, la copie du ou des jugements prononcés à cet effet (ou leur équivalent pour les candidats étrangers), ainsi que tout document qu’il est habilité à poursuivre ses activités pendant la période prévisible d’exécution du contrat de concession. - Capacité technique : Renseignements et formalités nécessaires pour évaluer si ces exigences sont remplies : - Une déclaration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pendant les trois dernières années, - Une déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le prestataire ou l’entrepreneur dispose pour l’exécution des prestations. - L’indication des titres d’études et/ou de l’expérience professionnelle du ou des responsables et des exécutants de la prestation de service envisagée; - Pour les entreprises nouvellement créées, les candidats devront fournir les éléments équivalents susceptibles de permettre d’apprécier leurs moyens (financiers, humains et matériels), ainsi que le cas échéant la liste des éventuelles prestations en cours en précisant pour chacune d’elles le montant et la nature des prestations exécutées. 7 – Informations complémentaires Une visite sur site est obligatoire pour une bonne compréhension des prestations attendues. Les entreprises sont réputées avoir pris connaissance des lieux et vérifié les conditions futures d’exécution. Ces éléments devront être prévus dans leur offre. Cette visite est prévue afin que les prestataires présentent les différents types de matériels proposés. A l’issue de la visite, il leur sera remis une attestation de visite qu’ils devront impérativement joindre à leur offre. Pour effectuer cette visite, les candidats devront impérativement contacter : - M. Claude CORBEL – Directeur des Affaires Sportives : 06.84.52.12.71 Les visites sont programmées sur site (rendez-vous parking rue du Val Porée) - le mercredi 7 avril à 10 heures - le mardi 13 avril à 10 heures - le jeudi 22 avril à 10 heures L’offre d’un candidat qui n’aura pas effectué la visite pourra être déclarée irrégulière. 8 – Durée de la convention La convention sera conclue pour une durée de 6 ans à compter de la notification de celle-ci à son titulaire. 9 – Délai de validité des offres L’attention des candidats est attirée sur le fait que leur offre demeurera valable pendant un délai de 120 jours à compter de la date limite de remise des offres. 10 – Date et heure limites de réception des dossiers de candidatures et des offres Le 14 mai 2021 à 12 heures Tout pli déposé ou reçu postérieurement à la date et heure limite ne sera pas ouvert et sera renvoyé à son auteur. 11 – Date d’envoi du présent avis Le 15 mars 2021 (Annonce N°21-34136 du BOAMP)
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
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57. Vds hongre bai 2 ans. Jtador d’Eté une des meilleures souches française par Balou du Rouet. Mère ISO 143 (Diamant/Quidam), GM ISO 161. Jtador est le cousin de Good Pleasure Semilly. Tel. 06 72 49 76 35
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BEL. Atalis est une magnifique jument douce de 9 ans. Son pedigree est issu de Secrétariat. Holy Roman Emperor et Prickly Pearl (Lahib). Tél. 0032478338723
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29. Early Star Ar Roc’h, SF (Tsunami de Hus x Heartbreaker), 7 ans, 157 cm au garrot, tb pieds, parrage depuis toujours. Saute tb, bon potentiel. Sortie en concours CSO.A déjà été sur un cross. Sort en balade accompagnée. Vit au champ ou au boxe, facile à vivre. Embarque bien. Bien éduquée. A jour vaccins. Tél. 06 85 29 91 30
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38. Vds Cristalle Estelya Z, jument 3 ans, se déplace très bien, belles allures. Volontaire à l’obstacle, bonnes aptitudes. Fille de Cristallo et de Rita de Fligny (Hurlevent de Breka). Toise 1,70 m. Tél. 06 10 77 44 76
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89.Vds Jument 3 ans, débourrée, 3 allures en carrière. Valencienne M&M (Vigo d’Arsouille x Diamant de Semilly). Cadre/ Force/Sang/Respect. Tél. 06 81 38 41 34
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N°340 du 09/04/21
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Vente de chevaux
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Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
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Belle propriété à vendre en Normandie Jean-Pierre et Liliane Herpin (élevage du Valon) à Sartilly (50) vont progressivement cesser leur activité d’élevage et faute de repreneurs mettent leur propriété en vente. L’exploitation est située sur un domaine de 25 hectares. Elle comporte une grande maison d’habitation, deux autres maisons louées actuellement, de vastes et nombreuses dépendances et aires de stockage. La partie équestre comporte deux écuries de 40 boxes, laboratoire, salle de récolte, installation pour insémination, carrière de 95 x 45 en sable de mer, rond de longe et nombreuses stabuls. Le tout en parfait état. Contact : 06 08 64 17 57 et elevageduvalon@orange.fr
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74. Vds très belle jument par Cassini II, 14 ans, 1m58. Polyvalente CSO, dress., cross. Clts CSO.Très gentille, maniable, véritable maître d’école. Sort seule en balade, facile au transport. Convient jeune cav. souhaitant évoluer concours amat. Aucun soucis de santé. Tél. 06 81 67 26 95
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32. Remilgo YM, Entier PRE PP, 4 ans, bai, 1,62 m, de fer Yeguada Militar. Caractère en or, calme, à l’écoute, intelligent, intéressé, apprend vite.Approuvé à la repro. En cours de pré débourrage. Idéal dressage, spectacle. Radios dispo décembre 2020 : absence d’OCD. Suro sur le haut du canons mais pas de conséquence sur sa locomotion. Vidéos sur demande. Prix évolutif en fonction du travail. Tél. 06 72 70 66 54
Annuaire équestre
Prochaine parution le vendredi 30 avril Date limite de réception des annonces le vendredi 23 avril
52. Poney d’avenir pour cav. à partir G5. Respect, équilibre, gentil, force et sang. Passe partout. Part en balade seul. Sorti en 90 et sans-faute a chaque tour. Sorti sur GP 1m et sortira 110 prochainement. Gros potentiel en CSO mais peut faire du CR, CCE. Gentil au soin et à la tonte.Vermifuge, vaccins, ostheo, dentiste OK. Visible et essayable a l’élevage (Chaumont 52000). Tél. 06 78 57 02 72
Site - 339-340
35. Vds Cafe Forte Bois Margot Z, idéal amat (Café Forte Bois Margot Z x Canturo), 160 cm, 6 ans. Première année de travail : 2020. Futur cheval Amateur 1. Tarif supérieur à 10K€. Stationné à Redon (35). Qualité génétique irréprochable. Tête en or. Qualités sportives : prêt sur 110, du sang, du respect et de la force.Visite radio impeccable, ostéo ok, dentiste ok, cheval très sain. Défauts : embonpoint. Tél. 06 99 84 55 96
Site - 340-341
Site - 339-340
Vente de poneys
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ACTU - PORTRAIT
Le Cheval - N°340 - Vendredi 9 avril 2021
Benoit Cernin : l’autodidacte à qui tout réussit
Sacré champion de France dans la catégorie Pro Elite en 2019, le talentueux cavalier de CSO a su se faire une place parmi les plus grands. Il brille dans les CSI 5* de Genève, St Gall, Samorin ou encore Drammen, et ne cesse de gravir les échelons en véritable autodidacte ! À 32 ans, Benoit Cernin vise les Jeux Olympiques de 2024 avec son tout beau Selle français de 9 ans, Cappuccino (Huppydam des Horts x Miss d’Helby) né chez Bruno Rocuet, tout en continuant son activité de commerce et valorisation de chevaux de sport. Rencontre avec celui à qui tout réussit. Benoit, parlez-nous de votre enfance « J’ai grandi en Saône-et-Loire, dans le petit village de Chassy. Mes parents étaient agriculteurs et produisaient des vaches Charolaises dans l’exploitation familiale. J’ai donc toujours été entouré d’animaux (et de chevaux). À l’époque, ils me faisaient faire des promenades à poney, durant lesquelles j’étais littéralement terrorisé ! Il faut dire que je n’étais pas un enfant très téméraire, j’avais souvent peur de perdre le contrôle. Cependant, pour me distraire, je me rendais sur les terrains de concours qui étaient organisés dans les centres équestres voisins. J’étais
fasciné par les cavaliers en piste et par leurs chevaux, qui à la fois m’impressionnaient et m’attiraient. C’est donc à l’âge de 9 ans, bien que n’étant pas encore cavalier, que je compris que ma place était avec eux. Dès lors, on m’a inscrit dans un centre équestre où j’ai eu ma première ponette, Hawai de Fosloir, avec qui j’ai rapidement pris confiance. Une fois le pied bien à l’étrier, tout s’est enclenché : à 11 ans je passais mon galop 7 et quelques mois plus tard, je foulais la piste du Grand Parquet de Fontainebleau, à l’occasion des finales des cycles classiques ». Votre ascension a été fulgurante, et loin d’être commune ! Comment avezvous fait ? « Dans la famille en réalité, nous nous sommes très souvent débrouillés seuls. Et c’est justement ce qu’il s’est passé pour ma carrière équestre. Je me souviens encore de ces longues soirées où, pour apprendre, je regardais des heures d’enregistrement de concours internationaux, et notamment les étapes de la Coupe du Monde. Je reproduisais à cheval ce que j’avais mémorisé, et c’est ainsi que j’ai pu progresser, sans avoir véritablement un moniteur attitré, ni même un centre équestre. J’ai aussi beaucoup appris sur les terrains de concours, en observant aussi bien les détentes que les parcours. Pour en connaître davantage à propos du cheval, de ses besoins et de tout ce qui gravite autour de son environnement, j’ai passé 6 mois aux côtés de JeanMarie Bouvard. À mon retour, j’ai commencé à acheter des poulains que je travaillais et valorisais sur l’exploitation agricole de mes parents. C’était le début de cette aventure dans le commerce de chevaux de sport ! Puis petit à petit, les choses ont pris de l’ampleur, j’ai investi dans un
camion pour emmener les chevaux en concours, et me suis aménagé de petites installations, jusqu’au jour où mes parents ont décidé de cesser leur activité pour s’associer avec moi et faire partie intégrante de ce nouveau quotidien. Je ne les remercierai jamais assez d’avoir fait ce choix audacieux, car l’équitation, c’est encore mieux en famille ! Plus tard bien sûr, je suis allé en stage chez des cavaliers professionnels comme Bertrand de Bellabre, Carlos Pinto, qui m’a transmis une grande rigueur en dressage, ou encore Nicolas Delmotte, grâce à qui ma technique à l’obstacle s’est nettement améliorée ». A-t-il été difficile de vous faire cette place dans le milieu, et d’être reconnu dans la profession ? « À vrai dire non. J’ai l’impression que les choses se sont mises en place d’elles-mêmes. Au début et sans trop de moyens, j’achetais des poulains sans être exigeant. Ils étaient d’ailleurs souvent difficiles et compliqués. Mais à force de travail et de bons résultats en concours, avec à la clé, des chevaux bien mis et prêts dans leur catégorie, les gens ont commencé à me confier des chevaux, et à vouloir travailler avec moi. Parallèlement, je me devais de remporter des gains en concours, faute de quoi je ne pouvais pas envisager d’engager le week-end suivant. C’est pourquoi je courais le maximum d’épreuves possibles, avec une seule idée en tête : gagner. Aujourd’hui mon équitation est tout à fait différente, mais je pense que cette détermination m’a beaucoup aidé dans mes débuts, et tous ces podiums m’ont certainement crédibilisé dans le milieu ». Quelle est votre « ligne directrice » aujourd’hui dans votre activité de
commerce ? « Lorsque tout a commencé à vraiment bien fonctionner, et que le travail me submergeait à n’en plus pouvoir, j’ai été contraint de faire un « tri » dans ma cavalerie. J’ai décidé de ne continuer qu’avec les chevaux de très bon niveau. Aujourd’hui je suis exigeant à propos de leur caractère. Je préfère travailler avec un cheval qui possède une très bonne tête plutôt que de gros moyens. En somme, je ne choisis que ceux qui ont véritablement envie de faire sans-faute, et croyezmoi, ça aide ! Bien sûr, j’aime aussi les chevaux rapides, respectueux et dont la parabole est impeccable, même si je déroge parfois à ces règles lorsque je suis pris d’un gros coup de coeur. À côté de cela, je ne choisis que des chevaux qu’il est possible d’essayer. Je n’ai jamais recours aux ventes aux enchères par exemple, car selon moi, pour bien apprécier un cheval, il est nécessaire de monter sur son dos. S’agissant d’un futur partenaire, d’un coéquipier qui ne forme finalement qu’une entité avec son cavalier, il est primordial de ne pas négliger cette étape, si on veut aller loin. Enfin, je dirais que je ne suis pas vraiment de règle concernant la vente. Mes clients sont à la fois des professionnels et des amateurs et il m’arrive de garder les chevaux parfois très longtemps, quand d’autres s’en vont plus vite ». Comment s’organise votre quotidien ? « En ce moment, nous avons 18 chevaux au travail dont je m’occupe quotidiennement et ce, avec la précieuse aide de mes parents, de ma compagne ainsi que de mon équipe. J’en profite pour leur témoigner ma reconnaissance, puisque grâce à eux, je peux concilier profession et vie de famille, pour le plus grand bonheur de mes 2 enfants, Ethan (9ans) et Giulia (10 mois). D’une manière
Toujours Champion de France Pro Elite avec Uitlanders du Ter (© ER)
générale, les chevaux vont beaucoup au paddock et beaucoup dehors, en trotting par exemple. J’ai à coeur de respecter leurs besoins et de les faire évoluer dans la nature, indispensable selon moi pour leur bien-être. Le Covid-19 et ses confinements ont d’ailleurs favorisé cet aspect-là, car il a été question de périodes durant lesquelles je n’ai monté que pour mon plaisir, sans échéances de concours ni d’objectif autre que le plaisir. Lorsque nous avons repris, les chevaux
n’avaient pas sauté une barre depuis un bon bout de temps et ils étaient plus au top que jamais ! Ainsi je ne saute pratiquement pas à la maison, mais accentue le travail sur un gain en condition physique, que je réalise en extérieur et notamment sur des terrains en dénivelés. Je me focalise sur des choses simples, avec un travail précis, toujours dans le plaisir et surtout en prenant mon temps ». Victoire Beauverd