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2 MARS 2018 Date limite de soumission d’articles

Communiquez avec nous au journalcapsule@gmail.com Les textes sont signés et représentent l’opinion de leur(s) auteur(s). Le Capsule, de même que l’association des étudiants en pharmacie de l’Université de Montréal, n’endossent pas nécessairement les opinions exposées. De plus, la reproduction d’un ou des textes est acceptée sous la seule condition que la provenance soit inscrite sur la copie. Les textes et commentaires peuvent être déposés dans la boîte prévue à cet effet dans le local étudiant ou envoyés à l’adresse du Capsule: journalcapsule@gmail.com. Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec - Février 2018


TA B L E D E S M AT I È R E S     JOURNAL LE CAPSULE                                    4 6 8 9

ÉDITORIAL Anna Wong MOT DE LA FACULTÉ Lucie Blais MOT DE LA PRÉSIDENTE Zina Ali QUOI DE NEUF À L’AÉPUM

34 GALERIE DE PHOTOS

Comité média AÉPUM

47 CONCOURS DU NOUVEL AN

Le Capsule

49 LE COMING-OUT, OU LE JOUR OÙ JE SUIS VÉRITABLEMENT NÉ

Marc-Antoine Dufresne

AÉPUM

51 DIRE NON AUX RÉSOLUTIONS ALIMENTAIRES 2018!

13 ENTREVUE AVEC PHILIPPE VINCENT: LA PSYCHIATRIE EST UN ART

54 PEUT-ÊTRE PAS FÉMINISTE, MAIS…

Anna Wong

17 POURQUOI FAIRE LA MAÎTRISE EN PHARMACOTHÉRAPIE AVANCÉE

Émilie Mégrourèche

19 LE RÔLE DU PHARMACIEN : FRANCE VS QUÉBEC Sarah Baiani et Marie-Ève Leclerc Champagne 23 RETOUR SUR LE COLLOQUE SUR L’AVENIR DE LA PHARMACIE 2017

Marie-Eve Dumas

25 CHRONIQUE D’UNE ÉTUDIANTE EN STAGE

Laurie Hudon-Germain

28 ALIMENTONS NOTRE AVENIR, UN CONGRÈS À LA FOIS!

Katia Vo

34 PDW: DANS LES COULISSES

Jean-Félix Côté

Gabrielle Sicotte-Mendoza

Marie-Ève Gagnon

55 CHRONIQUE D’UNE MAMAN ÉTUDIANTE AU QEP

Soumaya Berriri

56 MOTS CROISÉS PHARMACEUTIQUES

Audrey Desjardins

57 ORDONNANCE MAL FOUTUE

Le Capsule

58 À MANGER, SEULEMENT À MANGER

Julien Prévost

61 LES RXCOPES DU PHARM.D.

Nancy Zhang

65 CE QU’ILS ONT DIT...


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ACTUALITÉS

É D I TO R I A L     LETTRES DE REMERCIEMENT                                      PAR ANNA WONG (II)

Révision • Clara Girard • Marie-Anne Pépin • Danielle Fany Ngontie Tcheudjio • Nancy Zhang • Marie-Eve Dumas • Zhou Zhou Li • Emmanuelle Leblanc • Derek Bergeron

Mise en page • Anna Wong Page couverture • Boyi Lu Photos • Comité média AÉPUM

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Pour vous résumer brièvement le contenu du numéro de St-Valentin, vous trouverez… Un retour sur le congrès PDW 2018 à Edmonton; Une entrevue sur la psychiatrie en pharmacie avec Philippe Vincent; Un article sur un stage STOP en France; Et plus encore!

En plus de présenter le contenu de ce numéro, je tiens à réserver cette partie pour remercier toute mon équipe éditoriale. On est une grosse famille composée de 22 étudiants! Pour le quatrième numéro, j’aimerais exprimer ma gratitude sincère envers les nouveaux membres de 1re année ainsi qu’aux chroniqueurs.


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L’ÉQUIPE DE 1RE ANNÉE

LES CHRONIQUEURS

Marie-Eve Dumas

Laurie Hudon-Germain

Wiam Maachy

Houda El Ghomari

Jane May

La Faculté

Zhou Zhou Li

L’AÉPUM

Isabelle Racanelli

Benoît Lemire

Emmanuelle Leblanc

Shima

Derek Bergeron

Artiste Manquée

Marc-Antoine Dufresne

Gabrielle Sicotte-Mendoza

Gabrielle Sicotte-Mendoza

Audrey Desjardins

Julien Prévost

Nancy Zhang

Nicolas St-Onge

Marc-Antoine Dufresne

Je suis honorée de faire partie d’une équipe aussi dynamique et passionnée comme la nôtre. Je suis particulièrement reconnaissante de votre implication au journal. Je me souviens encore de mon discours lors de votre rentrée en août. Je m’inquiétais du recrutement de nouveaux membres au Capsule. Vous ne pouvez pas vous imaginer la joie et le soulagement que j’ai ressentis lorsque je vous ai vus venir à mon kiosque. J’ai vu votre désir de vous  impliquer au journal. Je vous voyais engagés, curieux et souriants. Ce fut un plaisir de travailler avec vous. Vous avez apporté une perspective plus fraîche à l’équipe éditoriale. Je suis persuadée que Le Capsule 20182019 sera en bonnes mains. C’est à la nouvelle génération de prendre la relève!

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Je n’arrive pas à trouver les mots pour exprimer mon admiration et mon respect envers vous, les chroniqueurs. Le Capsule est récompensé par des écrivains extraordinaires. Le journal est une bonne manière de rester informé de tout ce qui se passe en pharmacie et à l’école. En même temps, il permet aussi de se divertir avec, par exemple, des mots croisés, des horoscopes et des recettes. Toutes ces belles réussites viennent d’abord de votre contribution régulière au journal. C’est à partir de vos écrits inspirants qu’on accroche l’intérêt des étudiants à chaque numéro!

Bref… Merci,

Anna Wong, Rédactrice en chef du journal étudiant de la Faculté de Pharmacie de l’Université de Montréal

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ACTUALITÉS

M OT D E L A FA C U LT É     NOUVEAUX PROFESSEURS À LA FACULTÉ                                      PAR LUCIE BLAIS, VICE-DOYENNE AUX AFFAIRES PROFESSORALES Chères étudiantes, chers étudiants, Voici une nouvelle année qui commence! Je vous la souhaite bonne et paisible, mais aussi remplie de joie, de découvertes et de succès! L’année 2018 comportera son lot de nouveautés à la Faculté. Deux nouveaux professeurs se sont joints à nous récemment et deux arriveront au cours de l’année. Nous travaillons fort à recruter les meilleurs professeurs afin de vous assurer une éducation à la hauteur de vos espérances. M. Davide Brambilla, professeur a d j o i nt e n n a n o fo r m u l at i o n pharmaceutique, est arrivé à la Faculté en juillet. Il a obtenu un doctorat de l’Université Paris-Sud qui portait sur la conception de nanoparticules

polymériques pour différentes applications médicales. En 2012, il a rejoint le Département de Chimie et de Biosciences Appliquées de l’École Polytechnique Fédérale de Zurich pour un postdoctorat. M. Brambilla a démarré son laboratoire de recherche à l’interface entre la biotechnologie, les sciences pharmaceutiques et les biomatériaux. Ses intérêts de recherche incluent la conception, la fabrication et l’évaluation de micro-aiguilles polymériques pour la délivrance transdermique non invasive d’agents diagnostiques et thérapeutiques. Au niveau de l’enseignement, il est responsable du cours Développement des produits de biotechnologie du BSBP et enseigne la pharmacocinétique au PharmD. M. Simon-Pierre Gravel, professeur adjoint en pharmacologie, est arrivé en décembre. Diplômé de notre Faculté au niveau du doctorat en sciences pharmaceutiques, il a poursuivi avec un postdoctorat à l’Université McGill où il s’est spécialisé dans l’étude du métabolisme cellulaire associé au cancer du sein et au vieillissement de la peau. Il désire maintenant établir un laboratoire de recherche qui élucidera les bases métaboliques à l’origine de l’inflammation et leurs modulations par le médicament en utilisant des technologies de fine

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pointe telles que la métabolomique, les essais de criblage à haut débit et la respiration cellulaire. M. Gravel a une solide expérience en enseignement et il se fera un plaisir de partager ses connaissances dans les domaines du métabolisme, de la biologie moléculaire et de l’inflammation au BSBP. M. Pierre-Marie David a tout récemment été nommé au poste de professeur adjoint en évaluation des pratiques et des politiques reliées au médicament et se joindra à nous le 1er février. Il est titulaire d’un doctorat en sociologie de la santé obtenu en codirection de l’Université Lyon 1 et de notre Faculté. Il a par la suite fait des études postdoctorales en anthropologie de la recherche médicale à l’Université Paris Diderot. Ses recherches et son enseignement s’appuient sur une perspective innovante prenant en compte les multiples dimensions du médicament qu’il a expérimentées dans sa pratique au Québec, en Europe, en Asie et en Afrique, notamment dans les programmes de prise en charge de l’infection au VIH. Sa double formation de sociologue et de pharmacien lui permet d’entreprendre un programme de recherche qui s’articule autour de quatre volets, soit l’analyse de la place grandissante des médicaments


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d’exception au Québec, l’impact des logiques préventives sur les soins pharmaceutiques de première ligne, la vulnérabilité et les soins pharmaceutiques au Québec et les résistances au médicament via une perspective sociotechnique. Au niveau de l’enseignement, M. David sera impliqué au PharmD dans le cours Le pharmacien et la communauté. Mme Janelle Drouin-Ouellet a aussi récemment été nommée à un poste de professeure adjointe en pharmacologie et se joindra à nous au mois d’août. Elle a obtenu un doctorat en neurobiologie de l’Université Laval suivi de deux postdoctorats en neurobiologie à l’Université de Cambridge et à l’Université de Lunds. Ses recherches utiliseront la reprogrammation directe de cellules de peau de patients atteints de diverses maladies neurodégénératives en différents types de cellules cérébrales, permettant ainsi le développement d’un système neurotissulaire d’origine humaine pour l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques liées à l’inflammation. Mme DrouinOuellet participera à l’enseignement de la pharmacologie générale au D.É.S.S. en développement du médicament et au PharmD et à l’enseignement du fonctionnement normal et pathologique du corps humain au BSBP. Nous en sommes aussi à finaliser l’embauche d’un professeur adjoint en pharmacologie clinique et nous recrutons activement deux professeurs adjoints de clinique dans les domaines de la gériatrie et des soins pharmaceutiques de première ligne. L’arrivée de ces nombreux jeunes professeurs dynamiques et hautement qualifiés apportera un vent de renouveau à la Faculté et contribuera à maintenir l’excellence de votre formation.

M. Davide Brambilla, professeur adjoint en nanoformulation pharmaceutique

M. Pierre-Marie David, professeur adjoint en évaluation des pratiques et des politiques reliées au médicament

M. Simon-Pierre Gravel, professeur adjoint en pharmacologie Mme Janelle Drouin-Ouellet, professeure adjointe en pharmacologie

Bonne année 2018! Lucie Blais, vice-doyenne aux affaires professorales

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ACTUALITÉS

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M OT D E L A PRÉSIDENTE                                    

Et allez, hop! On recommence! Voici une nouvelle session et une nouvelle année. De nouvelles expériences, amitiés, joies, formations, ambitions, etc. Comme la plupart d’entre vous, j’ai pris des résolutions! Je vais les partager avec vous vous les partager. Qui sait, peut-être les miennes sont similaires aux vôtres??

01

Résolution:

En ce début de mois de janvier, j’ai décidé de délaisser toutes les idées préconçues que j’avais, aussi banales qu’elles fussent. Par exemple, sur le plan culinaire, j’ai décidé que ça y est, les insectes, j’y goûterai! Finis les peurs et les dégoûts du passé!

02

PAR ZINA ALI (III)

Résolution:

Passer plus de temps avec ma famille! Ce n’est pas la chose la plus facile à faire quand on jongle le travail, l’école, l’implication scolaire, etc. Par contre, ce sont les personnes avec qui je suis le plus proche. Certains sont âgés, d’autres sont malades et, en voyant les différentes pathologies en cours et en côtoyant des patients, je me rends compte que la vie n’est pas éternelle. Ce temps que je peux passer avec eux est précieux et il ne faut pas que je néglige ces moments en famille pour une excuse quelconque.

03

Résolution:

Travailler sur ma santé mentale! Depuis le début de l’année, je donne mon tout et même plus au niveau de l’association étudiante et de ma vie scolaire. Ainsi, par moments (qui sont d’ailleurs plus fréquents récemment) je me rends compte que ma santé mentale écope : anxiété, crises de panique, moments de détresse complète, moments dépressifs… eh oui, on est tous humains! Je m’engage ainsi à dédier plus de temps pour soi, à prendre un petit 10 minutes chaque soir pour méditer ou prier et me recentrer sur moi-même.

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Zina, Présidente du CEL Pharm.D. et QeP de l’AÉPUM


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QUOI DE NEUF À L’A É P U M ?                                      MIRZA AKRAM HOSSAIN — CHARGÉ AUX AFFAIRES CORPORATIVES Bonne année à tous! (il n’est jamais trop tard pour souhaiter bonne année…) Les commandites continuent à rentrer dans le compte de banque de l’AÉPUM, ce qui veut dire plus de conférences et plus d’activités pour vous! J’espère que vous avez apprécié la journée carrière qui s’est déroulée le 7 février! On ne lâche pas et bon courage pour la session!

KAROLINE BONDU — REPRÉSENTANTE AU CONSEIL DE FACULTÉ Savez-vous pourquoi la fin de l’année scolaire est le moment que préfère un(e) représentant(e) au conseil de la Faculté? Parce que c’est le temps des ÉLECTIONS!! Qui dit élections, dit bonjour la relève! Oui, je sais que c’est triste de devoir dire adieu au merveilleux Conseil étudiant local (CEL) en place… mais rassurez-vous : je suis persuadée qu’ils sauront être tout aussi bons. Je le sais puisque toute personne démontrant de l’intérêt pour le CEL est une personne motivée, proactive et dévouée dans la majorité des sphères de sa vie. Vous savez, les étudiants impliqués d’aujourd’hui sont les leaders de demain, de cette fabuleuse profession qu’est la pharmacie. Pensez à M. Bolduc, Mme Ferreira, Mme Letarte, ils ont tous commencé dès leur entrée aux études. Vous avez ces qualités, mais aucune idée vers quel poste vous tourner? Une bonne chance qu’on a fait des vidéos explicatifs de chaque place composant l’association (vous y aurez accès via Facebook sous peu). Pour vous faciliter encore plus la vie, une journée d’information est prévue le 12 mars prochain dans l’Agora pour que vous puissiez nous poser toutes vos questions. Restez à l’affût, quelques surprises vous y attendent! C’est bien beau tout ça, mais la période électorale commence quand? C’est bien simple, elle aura lieu au retour du COCEP, soit le 19 mars 2018. Le jour de vote sera le 3 avril suivi du déclenchement des élections complémentaires le lendemain. Le brouhaha des élections se terminera le 20 avril. Sur ce, bonnes élections! LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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ACTUALITÉS

ZINA ALI — PRÉSIDENTE DE L’AÉPUM Plusieurs choses nouvelles depuis le dernier CAPSULE dont une rencontre avec l’OPQ pour discuter des divers sujets qui s’en viennent, notamment la semaine de sensibilisation au travail du pharmacien. Ensuite, pour faire un suivi sur UpToDate, j’ai discuté avec la FMEQ, car ils ont un tarif préférentiel pour leurs membres qui s’avère être de 99 $ par année ou 170 $ aux deux ans, pour ceux qui désirent s’abonner. J’ai contacté par la suite UpToDate et, étant un groupe trop petit pour bénéficier de cette offre, j’ai essayé de trouver un groupe plus grand d’étudiants qui pourraient bénéficier de cette offre avec nous. De ce fait, je discute présentement avec CAPSI pour voir si c’est possible pour nous, en tant qu’association canadienne, de bénéficier de cette offre aussi! À suivre! ;) Finalement, une activité de zoothérapie aura lieu le 2 février. J’attends de vos nouvelles, si l’activité est appréciée, elle sera à refaire! its use.

MARIE-ÈVE GAGNON — CHARGÉE AUX AFFAIRES EXTERNES Bonne année à tous et à toutes! Que 2018 vous apporte santé, joie et… argent! Parce que oui, en 2018, même si vous êtes tous et toutes étudiant(e)s, il risque d’y avoir un peu plus d’argent dans vos poches grâce au programme d’aide financière aux études (AFE) du Québec! En effet, une annonce faite le 7 décembre dernier confirmait une bonification du régime pour une somme de 80 millions, représentant un gain énorme pour le mouvement étudiant québécois. Il y a donc encore quelque chose à fêter et surtout, de quoi de bien commencer cette nouvelle année!

MAXIME PAQUET — COORDONNATEUR À LA VIE ÉTUDIANTE (CVE) Déjà au mi-mandat, ouf! Malgré l’organisation de plusieurs événements, l’implication dans divers comités organisateurs et la participation à plusieurs activités extrascolaires, je peux vous rassurer que je passe toujours mes cours. ;) En plus de l’organisation de l’activité de confection de sushis, la céramic café (février), la soirée-bénéfice PSF (mars), le bordel comédie club et la cabane à sucre (avril), je m’implique aussi dans d’autres projets à caractère plus sérieux. Par exemple, je participe activement à la mise à jour des chartes et je peux vous annoncer un scoop : un nouveau poste de « CVE junior » verra probablement le jour en septembre prochain! Je participe également au CEPPUM, vous aurez peut-être même la chance de m’apercevoir dans une capsule vidéo. ;) LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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KATIA VO/DENIS DANIEL HUOT — REPRÉSENTANTS AUX AFFAIRES DE L’ACEIP-CAPSI L’expérience PDW 2018 à Edmonton a été incroyable, et nous sommes fiers de savoir que les délégués de l’Université de Montréal ont fait preuve de beaucoup de solidarité, de dynamisme et de professionnalisme tout au long de l’événement! Nous aimerions aussi féliciter nos gagnants des compétitions nationales de l’ACEIP : Laurie Hudon-Germain, 4e place du Concours Littéraire et récipiendaire du prix Guy-Genest pour la « Passion de la pharmacie »; Aurélie Geoffrion, 4e place de la Compétition Entrevue-Patient; Zina Ali, 2e place de la Compétition MVL. De retour au bercail, CAPSI Montréal s’est déjà mis au travail pour son prochain gros projet, soit le Mois de la Sensibilisation au Travail du Pharmacien (MSTP). Vous pouvez vous attendre à plusieurs événements et activités organisés au courant du mois de mars. Restez à l’affût! Enfin, le comité d’organisation du PDW 2020 de Montréal, est toujours ouvert à agrandir son cercle! C’est l’opportunité pour vous de vous impliquer dans cette aventure. Si vous êtes intéressés, communiquez avec nous ou les coprésidents Hyukjin Kwon et Émilie Roy St-Pierre! sera à refaire! its use.

SARAH PELLETIER — PRÉSIDENTE DU CEPPUM Le CEPPUM se porte très bien! Le Colloque sur l’avenir de la pharmacie qui s’est déroulé en novembre dernier fut un grand succès. De plus, plusieurs capsules du coach du médicament sont en cours de réalisation. Nous avons très hâte de vous les présenter, en espérant que ce soit au mois de mars prochain! En parlant du mois de mars, le MSTP (mois de sensibilisation au travail du pharmacien) arrive à grands pas! Le CEPPUM organisera plusieurs activités en collaboration avec CAPSI. J’espère que vous appréciez notre travail. :) Et bon courage pour le reste de la session!

JIN KWON — CHARGÉ ADJOINT AUX AFFAIRES CORPORATIVES On vient de commencer l’école, mais les examens ont déjà commencé aussi… quoi de neuf en pharmacie ;) Les midis-conférences continuent et seront encore plus intéressants cette session (le repas est toujours inclus)! La Journée Carrière est le 7 février. Au plaisir de vous voir à nos événements! LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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ACTUALITÉS

SOPHIE LÉVEILLÉ — RESPONSABLE SPORTIVE Le calendrier des Interfacs de la session d’hiver est sorti au début du mois de janvier. Il y en a pour tous les goûts! Les frais d’inscription sont toujours pris en charge par l’AÉPUM et c’est moi-même qui s’occupe d’inscrire les équipes. Écrivez-moi personnellement si vous avez des questions ou souhaitez participer :) Je vous invite aussi à aller « aimer » la page Interfacs CEPSUM pour avoir toutes les informations mises à jour sur les compétitions!

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L A P S YC H I AT R I E EST UN ART     ENTREVUE AVEC PHILIPPE VINCENT                                    PAR ANNA WONG (II) Philippe Vincent pratique la pharmacie depuis plusieurs années à l’Institut Universitaire en Santé Mentale de Montréal (IUSMM). Passionné par tout ce qu’il entreprend, il s’investit notamment en recherche, donne des conférences, accueille des résidents en pharmacie à l’IUSMM et est professeur adjoint de clinique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

L’entrevue a été très enrichissante. Monsieur Philippe Vincent enseigne le cours PHA3160 — Soins pharmaceutiques : psychiatrie, toxicomanie. Saviez-vous que c’est le seul cours de pharmacie sur la prévention du suicide au monde? Selon vous, quel est le plus grand défi d’un pharmacien qui doit prendre en charge un patient souffrant d’une maladie mentale ? Le plus grand défi, c’est sa propre peur. La peur peut venir de plusieurs endroits : la peur de la maladie mentale comme telle, de son incompétence d’agir, de ne pas savoir quoi dire, de ne pas

savoir quel médicament lui servir, de ne pas être adéquat... La peur peut être aussi quelque chose qu’on a vécu soi-même dans sa famille. C’est vaste. La maladie mentale génère de la peur tout le temps, et ce, pour n’importe qui. Est-ce que vous éprouvez cette peur encore lorsque vous rencontrez ce genre de patient ? Non, je n’en ai plus. Je sais que la peur est là, mais j’intellectualise cette peur. Si un patient me fait peur, il ne me fait plus peur au point que je « shake » et que je veux partir. Je sais qu’il me fait peur, mais je me demande pourquoi. Plutôt que de me lever et de quitter la salle si le patient me fait peur, je reste calme et ça se termine là. Si tu as peur, une des clés pour la santé mentale va toujours être la curiosité. La curiosité est un antidote à toutes sortes de choses qu’on fait, qui stigmatisent les personnes qui ont une maladie mentale. C’est

un antidote au jugement, à sa propre peur. Quand on cherche l’information et qu’on l’obtient, on est moins anxieux. Ça aide de comprendre ce dont le patient a besoin. Ça aide à devenir plus adéquat. Ça diminue notre peur d’être inadéquat et de ne pas savoir quoi faire. La curiosité est la plus belle valeur qu’on peut avoir quand on travaille comme professionnel de la santé. La curiosité est antique. Il faut que je me trouve un proverbe en lien avec la curiosité. Qu’est-ce que vous donneriez comme conseil à un pharmacien qui doit se charger d’un patient avec une maladie mentale ? Ça dépend de son milieu de travail. Est-ce que c’est en établissement ou en communautaire? Ça dépend du patient. Est-ce qu’il a de l’insomnie ou est-ce qu’il est schizophrène? Je peux prendre tout mon temps avec un schizophrène si je veux. J’ai cette

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ACTUALITÉS

chance-là. C’est l’fun et j’adore ça, mais je suis très conscient qu’à l’officine, tu as trois minutes, parfois même deux minutes. Et là, il faut que tu choisisses très bien ce que tu vas dire. C’est pour ça que j’aime dire beaucoup de choses, outiller les personnes, outiller les pharmaciens qui, idéalement, savent où ils sont rendus dans leur plan de soins et dans le développement d’une alliance avec le patient.

encore, Monsieur? », « Sur une échelle de 0 à 10? ». On est dans le fonctionnement. On n’a rien à faire avec des symptômes précis. C’est fonctionnement, fonctionnement, fonctionnement! « Fonctionnez-vous ? », « Est-ce que vous vous faites à manger? », « Est-ce que vous dormez? », « Est-ce que vous vous occupez de vos enfants? », « Prenez-vous suffisamment, pas assez, ou trop de médicaments? ». « Et est-ce que

tout ça est satisfaisant selon votre niveau de fonctionnement? ». Si tu te limites à ces questions tout le temps, tu vas toujours faire un travail adéquat. Tu n’as pas besoin de demander pourquoi le patient pleure, parce que là tu vas t’embarquer dans une discussion. Si tu t’occupes du fonctionnement et des préoccupations, ça va toujours être concret.

Par exemple, une personne est en dépression pendant trois mois. Elle vient en pharmacie. La dernière fois, on a parlé de psychothérapie, mais ça n’a pas passé. Ses médicaments sont à dose maximale, pas d’effets secondaires. Elle a des problèmes familiaux. Donc, je laisse faire les effets secondaires et les données au labo. À la place, je vais me concentrer sur ses problèmes familiaux. Je vais lui parler cette fois-ci de ses préoccupations personnelles. Tout ça en trois minutes. Faire parler un patient de ses préoccupations en trois minutes ne semble pas facile. Comment faire? Ça dépend des questions. J’en ai donné en classe des questions qui se répondent très bien en trois minutes. C’est de poser la bonne question, des questions payantes. Tu dois savoir prioriser les questions. « Comment ça va? » n’est pas une question payante. Il s’agit de connaître l’évolution de la maladie. Demander plutôt : « Est-ce que les médicaments vous ont aidé à fonctionner au quotidien? », « Souffrez-vous

Ça finit notre jeu de rôle! Je vous remercie! Parlez-nous un peu des stratégies de communication que vous avez utilisées. Je ne donne pas d’ordre. « Comment puis-je vous aider? » Il faut que tu me dises de quoi tu as besoin. « Est-ce que tu as des relations qui peuvent t’aider? » Si oui, je n’ai pas besoin de lui suggérer un psychologue, un médecin, un infirmier, un travailleur social, ou d’autres professionnels. La personne en a du support. Donc, je n’ai pas besoin d’en parler. Si la personne était seule, je l’aurais peut-être envoyée au CLSC. Si je vois que la personne n’est pas fonctionnelle, j’arrête l’entrevue tout de suite et je l’envoie au médecin. Aussitôt que ça nuit à ton fonctionnement, c’est une définition de maladie mentale.

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Philippe Vincent, Pharmacien

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Le Capsule, Patiente

Jeu de rôle Maintenant, je vous propose un jeu de rôle. Vous serez le pharmacien. Je serai la patiente. Je me présente à votre pharmacie. Vous disposez de 5 minutes. Bonjour, je me sens vraiment pas bien ces temps-ci, je veux un médicament pour dormir. Qu’est-ce que vous me recommanderiez? Vous ne vous sentez pas bien, vous ne dormez pas bien? Est-ce qu’il y a d’autres choses qui vous préoccupent? J’ai beaucoup de stress. Ça va très mal avec mon mari. Pis maintenant, il est parti en voyage. Je ne sais pas quand il revient. C’est la première fois que je suis seule à la maison. Vous êtes seule, anxieuse? Au point de ne pas dormir? Oui. En plus, mon mari ne me répond plus au téléphone! Votre mari est distant? Donc, est-ce que votre relation vous inquiète aussi? Oui, beaucoup. Je peux comprendre que vous faites de l’insomnie et pour une bonne raison. Je peux m’occuper de votre insomnie pour commencer? Oui, ça marche. Puis, pour votre problème relationnel, peut-être faudrait penser à parler à d’autres personnes. Avezvous des amis ou de la famille à qui vous pourriez en parler? Peut-être que je devrais en parler avec ma mère.

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ACTUALITÉS

Quand on cherche l’information et qu’on l’obtient, on est moins anxieux. Ça aide de comprendre ce dont le patient a besoin. Ça aide à devenir plus adéquat. Ça diminue notre peur d’être inadéquat et de ne pas savoir quoi faire. La curiosité est la plus belle valeur qu’on peut avoir quand on travaille comme professionnel de la santé. La curiosité est antique. Il faut que je me trouve un proverbe en lien avec la curiosité.

Oui, c’est bien. Donc, quelqu’un qui ne vous fera pas de jugement, qui sera là pour vous. Avez-vous aussi des amis à qui vous pourriez en parler? Ouais, j’en ai quelques-uns. Et si ça ne marche pas, revenez me voir. Je vais vous conseiller d’autres méthodes. Pour l’instant, on va se limiter aux médicaments pour l’insomnie? Déjà, si on s’endort mieux, on se sent un petit peu mieux. C’est plus facile affronter le stress. Ça vous convient comme plan? Oui, je crois que ça me convient. Avez-vous d’autres choses que vous voulez qu’on fasse pour aujourd’hui? Est-ce que j’ai besoin de voir un médecin? Considérant vos préoccupations, vous êtes dans un état de stress normal. Dites-moi s’il vous arrive de pleurer sans aucune raison, de vous sentir coupable, d’avoir des idées noires, de diminuer vos sources de plaisirs… Est-ce que ça vous est arrivé récemment? Non, ça nuit surtout à mon sommeil. On pourrait essayer de vous faire dormir pour commencer. Prenez-vous d’autres médicaments? Des conditions de santé chronique? Des allergies? Est-ce qu’il y a des chances que vous soyez enceinte? Non (à toutes ces questions) Avez-vous déjà pris de la mélatonine? C’est 5 mg, une fois par jour, au soir et ça fond dans la bouche. Ça ne coûte pas cher et c’est simple à prendre. Êtes-vous satisfaite? Oui, merci.

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P O U R Q U O I FA I R E LA MAÎTRISE EN P H A R M A COT H É R A P I E AVA N C É E     OPTION PRATIQUE EN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ ?    V                                 PAR ÉMILIE MÉGROURÈCHE — RÉSIDENTE EN PHARMACIE

Faire ou ne pas faire la maîtrise ? C’est une question sur laquelle il vaut la peine de se pencher avant la fin de son Pharm.D.!

Pour y répondre, j’ai demandé aux étudiants de la cohorte de maîtrise 2017-2018 pourquoi ils ont décidé de la faire. Tel que présenté dans le cadre de la soirée d’intéressement à la maîtrise en novembre dernier, j’ai également réalisé une vidéo à ce sujet (https://www.youtube.com/ watch?v=2ZaTQ_l1bcE). Voici les réponses les plus fréquentes des étudiants :

R

elever un nouveau défi

La maîtrise c’est un défi de taille à la hauteur de tes compétences, tu ne seras pas déçu!encore.

O

uvrir ses options

La maîtrise te permet d’ouvrir des choix de carrière auxquels tu n’avais peut-être même pas pensé: La recherche, l’enseignement, industrie, la gestion bien plus encore.

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ACTUALITÉS

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Ê

tre étudiant encore un peu

Parce que je réalise qu’être étudiant, c’est une véritable chance. C’est une chance pour poser des questions avec toute la naïveté que l’on veut, une chance pour essayer des choses, pour se tromper et recommencer, pour avoir de la rétroaction comme vous n’en aurez jamais eue dans votre vie, pour être encadré, pour développer ses compétences, pour s’impliquer dans la vie étudiante, pour faire des projets de toutes sortes, etc.

A

cquérir des connaissances et de l’expérience

La maîtrise te permet non seulement d’apprendre de nouvelles choses dans le cadre des cours et des stages, mais aussi de perfectionner ta pratique et tes compétences et surtout de gagner en confiance. encore.

T

ravailler en hôpital

La maîtrise te permet d’exercer en établissement de santé ; ce n’est probablement pas une surprise! Mais elle te permettra aussi d’avoir plus tard le choix entre une pratique communautaire et une pratique hospitalière, ou même de jumeler les deux, ce qui peut être très tentant pour quelqu’un qui aime ces deux pratiques. Cela t’ouvre la porte sur une pratique très différente de l’officine en t’amenant notamment à travailler au sein d’équipes multidisciplinaires et à être plus directement au chevet des patients. LE CAPSULE | FÉVRIER 2018

Il y a en fait autant de bonnes raisons qu’on peut en inventer! La maîtrise, c’est le travail d’équipe, la collaboration, une dynamique de classe nouvelle, des classes plus petites en plus d’une proximité plus grande avec les professeurs tout en étant entouré d’étudiants tous plus déterminés et motivés les uns que les autres. Tu t’inquiètes de la charge de travail ? Je te rassure tout de suite, tu as déjà vu pire, j’en suis certaine. Je t’invite aussi à te renseigner sur les autres types de maîtrise qui s’offrent à toi, que ce soit la maîtrise en pharmacothérapie avancée en pratique ambulatoire offerte dès septembre prochain, ou encore toute autre maîtrise connexe qui pourrait allier plusieurs de tes centres d’intérêts. Les dates limites des demandes d’admission à la maîtrise approchent pour les étudiants de 4e année, mais si tu es en 1re, 2e, ou 3e année, il n’est jamais trop tôt pour commencer à te faire une idée. Pour toute question, n’hésite surtout pas à m’écrire!


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LE RÔLE DU PHARMACIEN     FRANCE VS QUÉBEC                                      PAR SARAH BAIANI ET MARIE-ÈVE LECLERC-CHAMPAGNE (IV) Circuit du médicament Modèles de distribution des médicaments

Introduction Dans le cadre de notre stage STOP de quatrième année au PharmD, nous avons eu l’occasion de passer un mois dans un hôpital français, l’hôpital Saint-Julien du CHU de Rouen en Normandie. Un des buts de notre projet était de comparer le rôle du pharmacien dans cet hôpital avec celui du pharmacien d’établissement de santé au Québec. Nous avons effectué cela par le biais d’observations et en participant à de multiples réunions. Nous détaillerons, dans le présent article, certains points pertinents que nous avons relevés.

Mise en contexte À l’hôpital Saint-Julien, il n’y a pas de pharmacie centrale dans l’établissement de santé. Les médicaments proviennent de la pharmacie du CHU de Rouen à l’édifice Charles Nicolle. Aucun pharmacien n’est présent sur place, la responsabilité pharmaceutique revient ainsi à une seule interne en pharmacie s’occupant de tout l’hôpital avec l’aide de quelques externes.

La délivrance globale est, encore aujourd’hui, le modèle de distribution principal dans les hôpitaux français. Sous réception d’une ordonnance, ce sont les infirmières qui préparent les médicaments à partir de l’inventaire déjà disponible sur l’étage. Il n’y a pas de double vérification contenantcontenu. Cela peut entraîner des erreurs de médication et, potentiellement, porter préjudice au patient. Toutefois, puisque ce sont les infirmières qui préparent directement les médicaments selon la prescription du médecin, les délais peuvent être plus courts. Cela est avantageux par rapport au Québec dans certaines situations (il y a moins d’intermédiaires entre la prescription et l’administration du médicament). En contrepartie, avant d’être délivrées, les prescriptions ne sont pas analysées de manière systématique par un pharmacien ou un interne à l’hôpital Saint-Julien du CHU de Rouen, ce qui augmente le risque d’erreurs sur les ordonnances. Aussi, même lorsque l’analyse est bel et bien effectuée, le médicament peut avoir déjà été administré plusieurs fois au patient avant la validation.

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Dans le cadre de notre stage STOP de quatrième année au PharmD, nous avons eu l’occasion de passer un mois dans un hôpital français, l’hôpital Saint-Julien du CHU de Rouen en Normandie. L E C A P S U L E | F É V R I E R 2 0 1 8CATHÉDRALE

DE ROUEN


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Quelques définitions : Délivrance nominative La délivrance nominative est le modèle que nous utilisons au Québec. La pharmacie prépare les médicaments directement au nom du patient et les envoie dans les différents départements par la suite.

Délivrance globale Dans ce modèle, les médicaments sont envoyés sur les étages par la pharmacie centrale, sans être destinés à un patient en particulier. Ils sont entreposés sur l’étage et l’infirmière prend ce dont elle a besoin pour préparer elle-même le pilulier du patient avant de lui administrer ses traitements.

Soins pharmaceutiques

Validation des prescriptions Tel que discuté ci-haut, les ordonnances ne sont pas validées de manière systématique avant l’administration au patient. Par contre, il existe une catégorie de prescriptions plus contrôlée, soit les prescriptions nominatives. Ce sont des prescriptions pour certains types de médicaments tels que les narcotiques et quelques antibiotiques par ticuliers. Ces ordonnances doivent être validées par le pharmacien avant que le médicament soit donné au patient.

Rôle du pharmacien français n’existant pas au Québec Les pharmaciens sont responsables de gérer la stérilisation, soit la décontamination des dispositifs médicaux. Le processus comprend trois étapes : lavage, conditionnement et distribution. Le rôle des pharmaciens dans ce procédé est de gérer les problèmes quotidiens, faire une double validation des cycles de stérilisation, gérer la traçabilité des dispositifs médicaux (chacun d’eux a un code-barre pour pouvoir savoir en tout temps où il se trouve) et s’assurer que les instruments sont au bon endroit au bon moment (incluant les commandes spéciales via d’autres institutions).

Cadre légal Les droits des pharmaciens diffèrent beaucoup entre les deux pays. D’abord, en France, le pharmacien n’a pas le droit de prescrire, que ce soit des médicaments ou des tests de laboratoire (1). Au Québec, grâce à la Loi 41, le pharmacien peut maintenant prescrire certains médicaments et analyses de laboratoire selon des conditions prédéterminées (2). De plus, les pharmaciens français n’ont théoriquement pas le droit de prendre des ordonnances verbales, alors que cela est légal et très fréquent au Québec autant en pharmacie communautaire qu’en établissement de santé. Aussi, la hiérarchie se fait beaucoup sentir dans l’établissement de santé dans lequel nous avons fait notre stage. En effet, le médecin est encore vu comme le référant autant sur le plan médical que pharmaceutique, alors que dans les hôpitaux québécois, l’expertise du pharmacien est en général reconnue et appréciée. La hiérarchisation se fait également sentir au niveau des stagiaires. Les internes, l’équivalent de nos résidents, font le pont entre

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les médecins et les externes, qui eux, se parlent peu. Les fonctions de chacun sont très délimitées contrairement au Québec où les étudiants sont encouragés à réaliser des tâches du pharmacien sous supervision. Bilan comparatif des médicaments (BCM) Les bilans comparatifs des médicaments (appelés conciliations en France) sont la principale tâche des externes en pharmacie avec lesquels nous avons été jumelées au CHU Saint-Julien de Rouen. Le processus pour réaliser ceux-ci est très similaire à celui que nous utilisons au Québec. Une des différences est le nombre de sources requises pour pouvoir compléter une conciliation. En effet, un minimum de trois sources doivent être consultées, incluant le patient ou son entourage proche, faute de quoi la conciliation ne peut être terminée. Cela limite le nombre de bilans pouvant être complétés et validés. Aussi, si les conciliations ne sont pas terminées, certaines erreurs peuvent ne pas être découvertes ou ne pas être résolues même si repérées.

Conclusion Malgré certaines similitudes, il est possible de constater que la profession n’a pas évolué de la même façon dans les deux pays. Certains rôles ou responsabilités du pharmacien au Québec n’existent tout simplement pas en France et vice versa. Somme toute, l’expérience a été très enrichissante au niveau professionnel et personnel. Nous avons beaucoup appris grâce aux échanges avec les étudiants et le personnel français que nous avons côtoyés. Nous avons également pu profiter de l’occasion pour faire valoir le rôle et la vision de notre profession au Québec.

Analyse pharmaceutique L’analyse pharmaceutique est réservée à l’interne en pharmacie ou au pharmacien si présent. Le processus de l’analyse est similaire et les paramètres analysés sont les mêmes que dans notre province (dose, clairance rénale, paramètres de laboratoire, interactions, etc.). Par contre, puisque les prescriptions ne sont pas toutes validées par un pharmacien avant d’être données au patient, cette validation fait également partie des étapes de l’analyse. Enseignement au patient L’enseignement au patient, nommé éducation thérapeutique au patient en France, est bien développé tout comme au Québec. Toutefois, au CHU Saint-Julien, cela n’est pas implanté par manque de personnel et de temps.

nce n, Rouen, Fra e li Ju tS l a it p Hô

Références : 1. Ministère des Solidarités et de la Santé. Qui peut les prescrire? Qui peut les dispenser ? (Publié le 13 juin 2016, mis à jour le 10 octobre 2016). Disponible : solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/medicaments/le-bon-usage-des-medicaments/ article/qui-peut-les-prescrire-qui-peut-les-dispenser 2. Ordre des pharmaciens du Québec. Loi 41 Nouvelles activités des pharmaciens, Résumé des règlements. LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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CO L LO Q U E S U R L’AV E N I R D E L A P H A R M A C I E 2017    RETOUR                                   PAR MARIE-EVE DUMAS (I)

Les premiers conférenciers, Bertrand Bolduc, président de l’OPQ ainsi que Patrick Boudreault, directeur des affaires externes et du soutien professionnel de l’OPQ, nous exposaient le problème des opioïdes qui sévit présentement au Canada et les mesures prises pour y faire face. De façon intéressante, malgré une augmentation du nombre d’ordonnances pour les opioïdes au Québec en 2016, leur utilisation est moindre. En effet, de plus petites quantités sont prescrites et le traitement est mieux ciblé. Plusieurs autres mesures sont prises au fédéral et au provincial concernant les opioïdes. Comme le mentionnait M. Bolduc : « Au Québec, nous avons des bons taux par rapport au reste du Canada. [Le sujet des opioïdes], on le traite depuis longtemps et on veut inculquer la bonne conduite pour

Le 30 novembre dernier se tenait le Colloque sur l’avenir de la pharmacie 2017 organisé par le CÉPPUM. Cet événement pour les étudiants accueillait plusieurs conférenciers influents et traitait de sujet touchant, de près ou de loin, l’avenir de notre profession. leur utilisation. » Pour ce qui est du dossier sur la légalisation du cannabis, l’Ordre n’en recommande pas l’usage pour l’instant, mais plusieurs équipes travaillent à obtenir plus de données pouvant servir au développement du volet médicament. Au final, plusieurs questions ont été soulevées pour nous faire réfléchir quant à notre rôle par rapport au cannabis et à l’éducation des patients. La recommandation à retenir? Utilisez votre jugement!

La 2e conférence, très humoristique, portait sur le nouveau modèle de rémunération du pharmacien et était présentée par Jean Bourcier, vice-président exécutif et directeur général de l’AQPP. Contrairement à l’ancien modèle (celui en vigueur présentement) qui favorise le volume et la distribution, le nouveau modèle proposé par l’AQPP souhaite recentrer les activités sur les compétences du

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pharmacien ainsi que sur la complexité des interventions et favoriser le service professionnel plutôt que la simple distribution de médicaments. Bien entendu, ce changement n’est pas encore conclu, mais il permettrait de « repositionner le rôle du pharmacien dans le système de santé ». La 3e conférence était donnée par Nathalie Marceau, conseillère aux affaires professionnelles de l’APES, qui nous racontait une histoire sur la pharmacie d’hôpital. Débutant par le passé de la profession au Québec, elle en est venue à parler du métier à ce jour et des enjeux bien connus de tous tels que les différences interétablissements et le rôle mal connu du pharmacien d’hôpital. Mme Marceau a présenté les actions mises en place pour remédier à cette situation comme des guides de pratique et des documents phares. Il est aussi possible de trouver une baladodiffusion sur le site de l’APES ou via leur page Facebook traitant de divers sujets d’actualité en lien avec la pharmacie d’hôpital. Je vous invite fortement à aller écouter le 1er épisode de 20 minutes qui est très intéressant! Enfin, Mme Marceau a terminé en soulignant que l’avenir de la profession en hôpital n’est que « plein de portes qui ne demandent qu’à être ouvertes ». Suite au souper, le colloque s’est poursuivi avec une présentation de Jean-Philippe Adam, pharmacien en oncologie au CHUM, sur la reconnaissance de la spécialisation en pharmacie. À l’aide d’une analogie Star Wars très amusante, M. Adam nous a expliqué les tentatives répétées de l’Ordre des pharmaciens du Québec à faire reconnaître les spécialités en pharmacie et nous a présenté sa proposition d’une autre approche selon sa vision des choses. En effet, le combat pour la reconnaissance persiste depuis plus de 25 ans et l’obtenir permettrait de réorganiser

le travail et d’améliorer les soins. Il est peut-être le temps de tenter une autre approche? Il nous laisse y réfléchir et termine sur cette phrase : « À vous de jouer! » Pour la dernière présentation, John Nguyen et Alessandra Stortini, pharmaciens au CHUM, nous ont parlé de leur projet fort intéressant d’enseignement par simulation clinique en pharmacie permettant de bien préparer le pharmacien d’hôpital à des situations hors de l’ordinaire dans un contexte réel. Un témoignage de Maude, une étudiante résidente ayant participé au projet a soutenu que c’est une expérience motivante qui permet d’augmenter nos compétences multidisciplinaires. Un beau projet en développement!

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Suite à ces conférences, une table ronde de pharmaciens constituée de Lyne Lalonde, Jean Bourcier, Nirvishi Jawaheer, Jean-Philippe Adam et Nathalie Marceau ont pris le temps de répondre aux questions envoyées par les étudiants. Des sujets comme la distribution en ligne, la loi 41 et la place du pharmacien dans la société ont été discutés. La soirée s’est terminée par un cocktail permettant à tous d’échanger entre nous et avec les conférenciers au sujet des sujets chauds soulevés lors du colloque! Suite à cette expérience enrichissante, je félicite le comité organisateur et vous invite tous à y participer l’an prochain! Ça vaut définitivement le coup !


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J O U R N É E D E CO N G É P O U R S’ I M P L I Q U E R     CHRONIQUE D’UNE ÉTUDIANTE EN STAGE    V                                 PAR LAURIE HUDON-GERMAIN (IV) Étudiante en quatrième année, Laurie nous propose dans chaque numéro une capsule sur la vie en tant que stagiaire. Après avoir été successivement représentante de classe et chargée aux affaires académiques de l’AÉPUM, c’est via le journal, entre autres, qu’elle souhaite garder un lien avec les étudiants en pharmacie des diverses cohortes.

Mini-école de la santé — Manawan

4h00 Réveil difficile 5h00 Départ de l’UdeM vers Manawan Nous nous déplaçons dans un autobus voyageur. Quatre heures de route nous attendent, dont 2 dans des chemins sinueux où l’absence de réseau cellulaire et de population règne. Le déjeuner et le café seront servis en route.

9h00 Arrivée à Manawan

Cette année, c’est à l’école primaire que nous présentons nos futurs métiers. Les présentations débutent à 9h45. Nous avons donc 45 minutes pour sortir le matériel de l’autobus et l’installer dans le gymnase de l’école. La journée prend la forme d’une « foire à l’emploi ». Les étudiants et étudiantes des différents programmes de la santé préparent un kiosque et les enfants circuleront d’un kiosque à l’autre. LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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Le 20 novembre dernier avait lieu une énième miniécole de la santé organisée par le Groupe d’intérêt en santé autochtone de l’Université de Montréal (GISA). La mini-école, qui prend place 2 à 3 fois par année depuis 2011, est un projet qui permet aux étudiants des différents domaines de la santé de l’Université de Montréal (UdeM) d’aller à la rencontre des jeunes des différentes communautés autochtones du Québec. Le but de cette activité est, en partie, de véhiculer un message de persévérance scolaire aux jeunes Autochtones. On donne par le fait même l’occasion aux enfants et adolescents des différentes communautés d’en apprendre plus sur des métiers qu’ils ne côtoient pas quotidiennement.

Zoom sur cette expérience ! 9h45 Début des présentations

Pour intéresser les enfants du primaire à la pharmacie, je leur présente des démonstrateurs de pompes et inhalateurs & d’Épipen. J’ai aussi un faux pilulier rempli de Smarties qui les fait rêver. Plusieurs jeunes connaissent déjà les aérosols doseurs, mais ils sont très impressionnés par les autres types d’inhalateurs. Quelques-uns semblent plus intéressés que d’autres au métier de pharmacien et posent des questions spécifiques sur la profession. Malgré leur jeune âge, les discussions deviennent souvent très intéressantes. Alors que je leur en apprends davantage sur cette profession qui me passionne, ils m’en apprennent à leur tour sur leur culture. Les présentations dureront jusqu’à 16h00, avec une pause d’un peu plus d’une heure pour dîner. LE CAPSULE | FÉVRIER 2018

16h00 Visite du centre de santé

Après les présentations, nous avons la chance d’être accueillis au centre de santé de Manawan pour en apprendre plus sur les pratiques médicales de la communauté. Le centre de santé de cette communauté est petit, mais très moderne. Au centre, c’est la médecine moderne qui est pratiquée, mais on y inclut quelques activités de médecine traditionnelle, notamment dans le programme de santé mentale. Au sein de la communauté, certaines personnes renseignent sur les plantes médicinales et autres remèdes traditionnels, mais la médecine moderne est tout de même priorisée dans la majorité des cas. Sur le territoire de la réserve, il n’y a aucune pharmacie et aucun pharmacien ne travaille au centre de santé. Pour recevoir

leur médication régulière, la population doit se rendre dans les pharmacies des villes avoisinantes, soit à environ deux heures de route. Par ailleurs, un certain nombre de médicaments sont conservés au centre de santé et peuvent être initiés/servis par les infirmières. En effet, celles-ci ont un rôle élargi et peuvent prescrire des médicaments pour plusieurs conditions de santé, notamment les antibiotiques. Si elles ne sont pas en mesure de prescrire ou qu’elles nécessitent de l’assistance, elles peuvent communiquer avec un médecin de garde à Joliette qui pourra les épauler et émettre une prescription verbale au besoin. Par ailleurs, le médecin est présent sur la réserve pour un total de 2 journées et demie par mois. La majorité des rendez-vous médicaux ont lieu à l’extérieur de la réserve : un service de transport quotidien est offert vers Joliette où des résidences sont à la disposition des Atikamekw en cas de besoin. Les suivis de grossesses, quant à eux, ont lieu au centre de santé et un médecin se connecte en visioconférence pour y assister. Au centre de santé, un psychologue est également présent 2 semaines par mois. Un dentiste est également sur place 1 vendredi par mois. Si la majorité des intervenants viennent de l’extérieur, on priorise des Atikamekw de la communauté de Manawan pour devenir intervenants en santé mentale, car cette proximité facilite les interventions.


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Le centre de santé offre une clinique de 8h00 à 16h30 tous les jours. Un service de transport par ambulance est disponible sur la réserve : les ambulances sont conduites par les premiers répondants. De 16h30 à 8h00, une infirmière est de garde. Lorsqu’elle reçoit un appel, elle juge si une consultation est nécessaire immédiatement ou si le patient peut attendre au lendemain. En cas de besoin, ce sont les premiers répondants qui se déplaceront pour une consultation urgente. Un cas sévère ne pouvant être traité au centre de santé de Manawan devra être transféré en ambulance ou en hélicoptère selon la gravité et l’urgence de la situation. Il est très impressionnant pour des étudiants en santé de l’UdeM de constater l’indépendance et le fonctionnement d’un centre qui dispose de si peu de ressources.

17h30 Repas et concert

À notre retour du centre de santé, un groupe de musique Atikamekw nous attend, guitares à la main, pour nous donner un bref concert en Atikamekw. Suite à ce concert, nous sommes reçus pour un repas traditionnel avant de quitter vers Montréal.

19h00 Départ de Manawan vers l’UdeM

Nous sommes prêts à quitter. Nous chargeons tout le matériel dans l’autobus et reprenons la route, mais que serait une telle journée sans une anecdote savoureuse pour la terminer ? Quelques minutes après notre départ de l’école primaire, l’autobus glisse et se coince dans un banc de neige. Il aura fallu les policiers et les pompiers de Manawan, de même qu’un tracteur pour réussir à nous sortir de là. Une heure plus tard, nous quittons réellement pour Montréal.

00h30 Arrivée à l’UdeM; Fin de la journée

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A L I M E N TO N S N OT R E AV E N I R     UN CONGRÈS À LA FOIS                                     

H

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le PDW, il s’agit d’un congrès annuel organisé par CAPSI (Association Canadienne des Étudiants et Internes en Pharmacie) où près de 600 étudiants des dix facultés de pharmacie à travers le Canada se réunissent pour vivre une expérience inoubliable! C’est une opportunité en or de faire la rencontre de personnes inspirantes et engagées dans leur profession. Ce sont donc quatre belles journées où les délégués ont l’occasion d’assister à diverses conférences, de participer à des compétitions académiques et de célébrer lors des soirées thématiques!

AWAII À -30 °C

L’ouverture du PDW s’est faite avec le Gala Tropical. Les délégués, colliers de fleurs à leur cou et gougounes de plage à leurs pieds, ont été invités à un souper dans une ambiance hawaiienne. Nous avons eu droit à un spectacle de danse hula où certains étudiants ont même pu monter sur la scène pour tester leurs talents de danse! C’est également lors de ce souper que Jean-Félix Côté, VP Éducation de CAPSI, a remis les prix Guy-Genest « Passion pour la pharmacie » à un étudiant de chaque université qui s’est démarqué par son implication dans la profession. À l’Université de Montréal, c’est Laurie HudonGermain (4e année) qui a remporté ce prix. Les grands gagnants du Concours Littéraire ont également été annoncés et c’est Laurie HudonGermain qui s’est méritée la 4e position avec son texte « Moi, j’ai un rêve ».

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PAR KATIA VO (III) L ÉTAIT UNE FOIS LE WESTERN…

La fameuse compétition de Canada’s Next Top Pharmacist (la version nationale de PharmAcadémie) s’est tenue le 12 janvier. Le thème de cette soirée fut Western Carnaval. Chapeaux de cowboys, chemises carreautées, bandana, bottes, chevaux… On se serait cru dans Lucky Luke! Nous étions fiers d’avoir Maxime Paquet (2e année) comme candidat pour l’Université de Montréal à cet événement. Lui et les sept autres participants ont été mis à l’épreuve sur scène à travers plusieurs challenges tels que « Devine la chanson » (un des candidats porte des écouteurs et doit faire deviner la chanson qu’il entend à son partenaire) et « Évacuer la pilule » (course à relais où le candidat doit courir avec un sac de soluté entre les cuisses). Maxime s’est particulièrement démarqué dans « Devine la chanson », dans son défilé en sarrau où il a paradé avec une attitude de star ainsi que dans sa performance de « Shape of Pills » (Shape of You de Ed Sheeran revampé!).


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U

C’est le 10 janvier dernier que seize étudiants en pharmacie de l’Université de Montréal se sont envolés vers Edmonton, en Alberta, pour la Semaine de Développement Professionnel 2018 (mieux connue sous le nom de PDW).

A

LIMENTONS NOTRE CERVEAU!

Cette année, plus d’une vingtaine de conférenciers se sont joints au PDW. Les délégués ont donc pu assister à des séances éducatives très enrichissantes sur des sujets variés, de la pharmacie hospitalière à la crise des opioïdes, en passant par le traitement du VIH. Nos coups de cœur du congrès furent : Dr Samantha Nutt, qui nous a partagé son expérience en tant que médecin dans les zones de guerre; M a r ni Panas , q u i a d i s c u t é de la santé des LGBTQ; Jaris Swidrovich, qui a expliqué divers aspects de la santé des autochtones; Michael Landsberg, qui nous a fait part de son parcours à travers la maladie mentale. C’est également à Edmonton que notre Comité d’organisation du PDW 2020 a pu rencontrer le conseil national de CAPSI. Nous leur avons donc présenté les débuts de notre planification du PDW à Montréal et avons pu en profiter pour recueillir les savoirs et les conseils des membres des comités organisateurs des PDW 2018 et 2019. Si vous avez envie de vous embarquer dans cette belle aventure avec nous, restez à l’affût, car nous tiendrons un kiosque d’inscription aux sous-comités sous peu!

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NOXVILLE’S TAVERN

La soirée sociale a eu lieu dans le bar Knoxville’s Tavern. J’aimerais bien vous en dire plus, mais j’ai passé la soirée/nuit dans ma chambre d’hôtel à traduire des documents pour l’Assemblée générale de CAPSI et pour les PharmaFacts… Ayayaye, tu parles d’un dévouement incroyable pour mon poste! ;)

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NE FERMETURE COLORÉE

Tous les délégués, vêtus de leurs plus beaux habits, se sont rassemblés pour un dernier souper lors de la soirée du Bal de l’Aurore Boréale. C’est à ce moment-là que les prix pour les compétitions académiques nationales ont été remis. Nous sommes fiers d’affirmer que l’Université de Montréal s’est bien démarquée cette année! Pour la Compétition MVL, Zina Ali (3e année) a décroché la 2e place tandis que pour la Compétition EntrevuePatient, Aurélie Vintze-Geoffrion (3e année) a remporté la 4e place!

Ce fut ainsi l’heure de dire au revoir à des personnes extraordinaires que j’ai eu la chance de côtoyer durant les deux dernières années. C’est donc le 14 janvier au matin que nous sommes tous repartis en direction de Montréal, le cœur gros (et un peu stressés pour nos examens de cardio et de dermato!). Que ce congrès ait été notre première, deuxième ou quatrième expérience au PDW, ce qui est certain, c’est que chacun d’entre nous en est reparti avec une motivation débordante, de nouveaux amis et la tête pleine de merveilleux souvenirs!

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Bref, ce fut une soirée émouvante, surtout pour moi, puisqu’il s’agissait du dernier PDW de mon mandat au CAPSI. L E C A P S U L E | F É V R I E R 2 0 1 8PHARMAFACTS


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SARAH PELLETIER — 3E ANNÉE Tous les étudiants devraient vivre l’expérience du PDW au moins une fois dans son PharmD! C’est un événement de grande envergure qui permet un développement tant professionnel que personnel. Nous avons assisté à des conférences intéressantes et pertinentes ainsi qu’à des soirées inoubliables. La rencontre des étudiants en pharmacie des autres provinces du Canada est selon moi un incontournable dans notre parcours universitaire. Ce fut définitivement un moment que je n’oublierais jamais de mon parcours au PharmD. L’an prochain, n’hésitez pas à vous laisser tenter par vos représentants CAPSI pour y aller ;) ZINA ALI — 3E ANNÉE Le PDW était extraordinaire!! Mettre en mots les sentiments que j’avais à vivre cette expérience est presque impossible. Rencontrer des nouvelles personnes de toutes les universités à travers le Canada, discuter des différences et des similarités qu’on a avec eux, apprendre des choses me permettant de m’épanouir sur le plan professionnel, découvrir la culture western en Alberta et les chansons qu’ils aiment écouter, tisser des liens plus solides avec mes camarades et amis montréalais (et j’en passe) ont rendu tout cela mémorable. J’ai forgé des amitiés inoubliables et c’est certain qu’en tant qu’étudiante et en tant que future pharmacienne, mais surtout en tant que personne, ces rencontres valent plus que tout l’or du monde. J’ai eu la chance à participer à la compétition de consultation de MVL et de voir les laboratoires de pratique professionnelle à Edmonton. Ils avaient une section de médicaments en vente libre ainsi qu’un comptoir d’accueil, comme dans une pharmacie communautaire normale. C’était de toute beauté!! J’aimerais aussi faire une petite mention spéciale à Katia qui a organisé toute la logistique pour nous à Montréal, ça n’aurait pas pu être mieux fait que ça, merci! AMINE TABIT — 3E ANNÉE Tout le monde sait à quel point le COCEP et le vins et fromages sont des événements à ne pas manquer dans son parcours au PharmD. Peu de gens semblent réaliser à quel point le PDW est de loin supérieur. Au-delà des conférences inspirantes qui définissent un peu la partie développement personnelle, ce que je trouve encore plus spécial c’est d’avoir la possibilité de rencontrer des centaines de futurs pharmaciens de partout du Canada et de découvrir leur énergie, leur personnalité et tous leurs talents incroyables. En gros, le PDW, c’est réaliser qu’on est plus que des étudiants en pharmacie. C’est nous le futur. LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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ACTUALITÉS

ANTOINE MARQUIS — 2E ANNÉE Quelle semaine se fut! Quelle expérience inoubliable! Le PDW a réussi à surpasser toutes mes attentes! C’était la première fois que j’y allais et je vais certainement participer à cet événement l’an prochain! En effet, les conférences étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres et l’esprit d’équipe de l’Université de Montréal était parfait. J’ai aussi beaucoup apprécié rencontrer les étudiants des autres universités de partout au Canada, car les échanges étaient captivants. Enfin, le PDW m’a appris de ne pas toujours me fier A mon instinct ;) J’espère que je vous ai donné le goût d’y participer un jour. Si oui, ça tombe bien! Le PDW sera à Montréal en 2020! HYUKJIN KWON — 2E ANNÉE Il n’y a vraiment pas de mots pour décrire l’énergie qu’il y avait au PDW. Il faut vraiment y aller au moins une fois au PharmD (peut-être en 2020 quand ce sera à Montréal!!). En rencontrant des étudiants de partout à travers tout le pays, j’ai vu des différences entre chaque faculté de pharmacie, mais il y avait aussi ce sentiment de passion qui regroupait tous les étudiants. C’était très enrichissant de voir cette motivation que les futurs pharmaciens avaient pour faire avancer notre profession! AURÉLIE VINTZE GEOFFRION — 3E ANNÉE Ce fut une expérience incroyable, largement à la hauteur de mes attentes, où j’ai pu élargir mes horizons professionnels, faire des rencontres inoubliables et repousser mes propres limites. Le PDW est définitivement un incontournable de mon PharmD. FRANCIS BARIL-LEBLANC — 3E ANNÉE Expérience unique à vivre au moins une fois en tant qu’étudiant en pharmacie. Il s’agissait de mon deuxième PDW et à nouveau j’ai été enchanté par l’expérience. Il faut croire qu’on a la piqûre dès qu’on y participe! Un tel congrès nous permet non seulement de rencontrer des étudiants des autres facultés canadiennes de pharmacie, mais également de forger de précieux liens avec les autres délégués de l’UdeM. Bref, un PDW, c’est plaisir, fou rire et souvenirs mémorables garantis. Aurons-nous la chance de se voir au prochain PDW à St-Jonh’s? Qui sait… DENIS DANIEL HUOT — 2E ANNÉE Ma 2e aventure PDW en 2 ans. Je décrirais mon expérience à Edmonton en 3 mots : excitante — magique – enrichissante. Revoir et rencontrer des collègues, camarades, amis de partout à travers le pays, tous étudiants en pharmacie, a été une opportunité absolument excitante. Sortir de Montréal pour explorer une toute nouvelle ville représente toujours une expérience magique et précieuse à mes yeux. Enfin, avoir écouté une conférencière-docteure de renom, vécu les multiples soirées thématiques, tissé des liens inébranlables avec autant d’individus aussi diversifiés, et surtout, avoir été au cœur d’un sentiment indescriptible d’appartenance qui semblait habiter chaque étudiant en pharmacie, a offert des opportunités incroyables d’enrichissement tant professionnel que personnel. L’aventure PDW est à vivre au moins une fois dans son PharmD.. MAXIME PAQUET — 2E ANNÉE Je ne savais pas qu’il était possible de vivre autant d’émotions à l’intérieur de seulement 5 jours. De l’appréhension de découvrir une nouvelle ville à l’anxiété de performer devant près de 600 personnes, je suis passé par tous les états d’âme possibles. Au-delà du développement professionnel, des conférences, des soirées sociales et des galas, le PDW m’a permis d’en apprendre plus sur soi-même et de faire un travail d’introspection. De quoi je veux que ma pratique ait l’air? Comment pourrais-je mettre en pratique les nouvelles expériences acquises? Toutes les rencontres faites au cours de ce court séjour m’ont permis d’étendre mes connexions au Canada et d’en apprendre davantage sur la pratique de nos homologues dans les autres provinces. Il y a encore beaucoup de chemin à faire afin d’étendre notre champ de pratique et cette conférence nationale annuelle est probablement un peu de plus vers la perfection de notre profession. Bref, j’espère vous voir à MUN l’année prochaine, car moi j’y serai! LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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MIRZA AKRAM HOSSAIN — 3E ANNÉE Mon deuxième PDW et WOW! Quelle belle expérience d’y être retourné! C’est vraiment une expérience unique à vivre. J’ai rencontré plein de gens à travers le Canada. J’ai même réussi à trouver des compatriotes de mon pays natal (amusez-vous bien à le découvrir !). J’ai formé des liens plus solides avec mes camarades de l’UdeM, mais également avec ceux et celles de l’Université Laval. Il y avait de très bonnes conférences également, mais celle qui m’a marqué le plus c’est celle de Michael Landsberg sur la déstigmatisation de la dépression et des maladies mentales. Je tiens à cœur son « sick but not weak » pour démontrer la force de son message. Ce fut une fin de semaine mémorable, remplie de mémoire et d’émotions. Je ne pensais pas avoir autant le goût d’aller à St-John pour PDW 2019 ! Gabrielle Sicotte-Mendoza — 1re année Ce fut ma première expérience de PDW… et pas la dernière! Malgré les 5h de vol (soit 3579 km selon Google Maps) et les 2h de décalage horaire, c’est un événement à ne pas manquer! Le PDW démontre que les étudiants canadiens en pharmacie partagent de nombreux points en commun : la motivation, la détermination et l’enthousiasme. Les sujets qui sont abordés lors des conférences sont nettement plus larges que le cadre traditionnel du PharmD : la santé influencée par les politiques internationales et le trafic facilité d’armes à feu, la stigmatisation des minorités (LGBTQ/Premières Nations) en plus du tabou des maladies mentales. En plus d’être un moyen de découvrir du pays, c’est l’occasion de tisser les liens inter — et intrafacultaires avec les nombreux délégués des 10 universités représentées. Bref, un événement inoubliable qui débute en beauté 2018. Au plaisir de vous compter des nôtres au PDW 2019! LAURIE HUDON-GERMAIN — 4E ANNÉE Ahh le PDW… Quelle expérience extraordinaire! SI vous rêvez de rencontrer vos pairs d’à travers le Canada, de parfaire vos connaissances sur des sujets d’actualité grâce aux conférences d’experts et de découvrir des régions du pays que vous n’auriez peut-être jamais visité autrement, c’est l’occasion idéale! Cette année encore, je sors grandie de cette expérience tant sur le plan des connaissances professionnelles qu’au niveau du développement personnel. Les rencontres que j’y ai faites et les moments incroyables partagés avec les délégués de l’Université de Montréal resteront gravés dans ma mémoire. Mon coup de cœur cette année : la présentation de Marni Pana, activiste transgenre, qui traitait de l’approche à adopter avec une clientèle LGBTQ. Cette conférence m’a permis de mettre en perspective les préjugés entourant la communauté LGBTQ et de m’outiller pour traiter ces patients au meilleur de mes connaissances et avec tout le respect qui leur est dû. Par ailleurs, j’ai été agréablement surprise par la quantité, la qualité et la variété des présentations offertes, tout comme les activités proposées d’ailleurs! Derek Bergeron — 1er année Le PDW, c’est l’occasion de faire de nouvelles rencontres au fil des différentes conférences et activités proposées. C’est sortir de sa zone de confort habituelle pour aller au-devant de ce qui nous est enseigné pour créer des contacts, découvrir les différences qui existent dans l’enseignement de la pharmacie partout au Canada et assister à des conférences qui changent notre vision et nous permettent d’adapter notre pratique future à la réalité vécue par les innombrables patients que nous côtoierons dans notre vie professionnelle. Pour y arriver, il ne faut pas hésiter à plonger dans l’inconnu et à se mêler aux autres pour découvrir tout un nouveau monde qui dépasse notre train-train quotidien. Il faut également être ouvert à la nouveauté et à la découverte. Le PDW représente également une immense organisation pour les étudiants qui le planifie (584 étudiants de 10 facultés qui se retrouvent pendant 5 jours avec des compétitions, plus de 20 conférenciers et 4 soirées sociales dans). Un merci spécial au comité organisateur du PDW 2018!!! Et quelle chance nous avons de pouvoir accueillir cet événement grandiose à Montréal en 2020! En espérant vous y voir en 2020!

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ACTUALITÉS

PDW     DANS LES COULISSES                                    PAR JEAN-FÉLIX CÔTÉ (IV) Comme vous le savez, la Semaine de Développement Professionnel (PDW) à Edmonton s’est déroulée récemment. Cette année, j’ai eu la chance d’y assister et encore mieux, d’y participer! Ce congrès est organisé par une école hôte différente à chaque année et se fait avec la collaboration de l’ACEIP. Effectivement, votre Association Canadienne des Étudiants et Internes en Pharmacie opère sous deux niveaux, soit le local (ACEIP Montréal), mais aussi au niveau national avec un conseil exécutif composé de vos représentants locaux et de 10 autres postes incluant Chargé des finances, Chargé à l’éducation, Webmestre, Chargé aux communications, Chargé aux affaires externes, Présidents, etc. Ayant été élu en décembre 2016 au poste de VP à l’Éducation sur le conseil, ce fut une expérience incroyable de pouvoir donner mon temps pour le congrès. Depuis ma passation de pouvoirs, en mai, j’ai assumé la tâche colossale de la rédaction des compétitions académiques. Par exemple, la compétition de médicament de vente libre et d’entrevue pharmaceutique sont de type ECOS, se déroulent au niveau local et par la suite, leurs gagnants ont la chance de participer au volet national qui a lieu au PDW. De plus, j’ai eu le mandat de coordonner une compétition littéraire, une compétition de magistrales, le prix Guy-Genest « Passion pour la pharmacie », le quiz pharmaceutique ludique PharmaFacts et bien d’autres. Ce poste m’aura permis de réseauter

avec des étudiants de partout au Canada, forger des amitiés solides, rencontrer des commanditaires, diversifier mon réseau de contacts et bien sûr élargir mes horizons! Au courant de mon mandat jusqu’à présent, j’ai eu la chance de travailler avec des pharmaciens lors de la rédaction des cas, ce qui m’a permis d’aiguiller mes connaissances académiques, et j’ai pu participer à des réunions visant à discuter et défendre les intérêts des étudiants en pharmacie. Une expérience comme celle-ci ne s’oublie pas de sitôt et marque définitivement mon passage au PharmD. J’encourage fortement tous les étudiants en quête de nouvelles aventures à participer à la vie étudiante et à se lancer dans des postes d’envergure sur le conseil national de l’ACEIP qui vous permettront de Jean-Félix Côté, VP Éducation de CAPSI, développer beaucoup plus que vos remet à Aurélie Vintze-Geoffrion la 4e place compétences en pharmacie. Votre de la Compétition Entrevue-Patient passage au Doctorat sera effréné; prenez le temps de vous engager dans des activités passionnantes, car ce sont ces souvenirs qui vont rester, pas la note de votre dernier examen de rhumatologie! Sur ce, je vous souhaite un bon trimestre! Si vous avez des questions sur l’implication au sein de CAPSI, n’hésitez pas à contacter sur Facebook Katia Vo, représentante séniore de l’ACEIP, Denis Daniel Huot, Jean-Félix Côté, VP Éducation de représentant junior, ou moi-même, CAPSI, remet à Zina Ali la 2e place de la Jean-Félix Côté, VP à l’Éducation. Compétition MVL

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G A L E R I E D E P H OTO S     ALIMENTONS NOTRE AVENIR, UN CONGRÈS À LA FOIS!                                     

Aurélie Vintze-Geoffrion représente l’UdeM à la Compétition Entrevue-patient

Jean-Félix Côté, VP Éducation de CAPSI, remet à Laurie HudonGermain le Prix Guy-Genest «Passion pour la pharmacie»

Francis Baril-Leblanc, Mirza Akram Hossain, Sarah Pelletier et Aurélie Vintze-Geoffrion représentent l’UdeM à la Compétition de Magistrales

Hyukjin Kwon et Gabrielle Sicotte-Mendoza, co-président et trésorière du Comité d’organisation du PDW 2020, planification du PDW 2020 à Montréal

Hyukjin Kwon et Maxime Paquet au Blood Pressure Clinic

Et c’est un départ vers Edmonton!

Maxime Paquet lors du challenge «Devine la chanson» au Canada’s Next Top Pharmacist

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G A L E R I E D E P H OTO S     ALIMENTONS NOTRE AVENIR, UN CONGRÈS À LA FOIS!                                     

Les délégués de l’UdeM au Gala Tropical

Les délégués de l’UdeM au Gala de l’Aurore Boréale

PharmaFacts

Les délégués de l’UdeM à la soirée western du Canada’s Next Top Pharmacist

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G A L E R I E D E P H OTO S     ALIMENTONS NOTRE AVENIR, UN CONGRÈS À LA FOIS!                                      Félicitations à l’équipe 1 (Francis Baril-Leblanc, Mirza Hossain, Sarah Pelletier et Aurélie Vintze-Geoffrion)! Nos gagnants des compétitions locales sont ensuite allés au volet national au PDW 2018 Edmonton pour représenter l’Université de Montréal.

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G A L E R I E D E P H OTO S     PHARMACADÉMIE POUR UNE BONNE CAUSE                                      Chaque année, tous les profits découlant de la vente des billets de l’événement PharmAcadémie sont versés à un organisme du choix du gagnant. Le 17 novembre dernier, grâce à vous, CAPSI Montréal a pu amasser 300 $ que nous remettrons à la Fondation de l’Institut Universitaire de Santé Mentale de Montréal, organisme choisi par notre personnalité pharmaceutique 2017, Maxime Paquet! - Katia Vo, représentante séniore aux affaires de l’ACEIP-CAPSI

© Chloé Vo et Karoline Bondu

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G A L E R I E D E P H OTO S     PHARMACADÉMIE POUR UNE BONNE CAUSE                                     

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G A L E R I E D E P H OTO S     POUNDROCK WORKOUT                                      Mardi le 28 novembre dernier a eu lieu l’activité d’automne le « PoundRock WorkOut » où les membres du personnel et les étudiant(e)s ont pu se réunir pour suer, avoir du plaisir et évacuer le stress! Cette activité se veut un mixte de Pilates, d’aérobie et de renforcement musculaire où tous les muscles du corps sont sollicités! Plus d’une trentaine de courageux et de courageuses ont participé au cours. L’ambiance était parfaite pour se laisser aller au son de la musique et suivre le « beat » avec les fameuses baguettes vertes! Une autre activité de ce genre sera organisée cette session, restez à l’affût! - Annie Duguay, votre chargée aux affaires académiques

© Antoine Marquis

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G A L E R I E D E P H OTO S     INTERFAC DE BASKETBALL                                      Très belle performance pour nos représentants de Pharmacie à l’Interfacs de Basketball de la session dernière. Leur talent et effort leur ont rapporté une 3e place dans la catégorie compétitive du tournoi. Bravo! Prochain Interfacs de Basket : le 18 mars. Bienvenue aux nouveaux joueurs! - Sophie Léveillé, représentante sportive

   MOVEMBER                                     Très belle pour nos Le mois deperformance novembre est le mois représentants de Pharmacie de la santé masculine, où les à l’Interfacs de Basketball deleur la belle hommes triomphent avec dernière. Leur talent et moustache session bien garnie. Qui dit santé masculine effort leur ont rapporté une 3e place dans la dit Movember! Pour la cause, notre équipe, catégorie compétitive du tournoi.a Bravo! les Prostaches Pharmaceutiques, récolté la Prochain Interfacs de Basket : le 18 mars. belle somme de 2 439 $. Il y a de quoi être fier! Bienvenue aux nouveaux joueurs! Bravo et merci à tous pour votre participation! Sophie Léveillé, - - Katerine Cloutier,représentante représentantesportive du comité humanitaire

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G A L E R I E D E P H OTO S    ÉCHAPPE-TOI                                     Puisqu’on ne se creuse pas assez les méninges au PharmD, quoi de mieux qu’un jeu d’évasion pour s’évader un peu des études (la pognes-tu?!) C’est à travers une foule d’indices et d’énigmes à résoudre que les valeureux participants devaient mettre leur cours de CSS à profit afin de sortir de la pièce dans laquelle ils étaient confinés. Un peu plus de 60 étudiants étaient au rendez-vous (un record de participation). Ils ont su vaincre les statistiques et ils ont réussi à déjouer le jeu 3 fois sur 8, une bonne moyenne pour les étudiants de pharmacie! - Maxime Paquet, CVE

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G A L E R I E D E P H OTO S     PHARMD FULL MOON PARTY                                     

Malgré l’épuisement accumulé tout au cours de la session, les finaux n’ont pas réussi à venir à bout de nos fêtards au PharmD. L’engouement suscité par ce party thématique a réussi à mobiliser plus de 100 étudiants afin de célébrer une dernière fois en 2017. Peinture fluorescente, « glowsticks » et beaucoup d’énergie étaient au rendez-vous. - Maxime Paquet, CVE

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G A L E R I E D E P H OTO S     PHARMD FULL MOON PARTY                                     

© Chloé Vo

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G A L E R I E D E P H OTO S     COLLECTE DE SANG HÉMA-QUÉBEC 23 JANVIER                                      Le mardi 23 janvier a eu lieu la deuxième collecte de sang de l’année 2017-2018! Le comité humanitaire est heureux de pouvoir aider la cause d’Héma-Québec à chaque année, et c’est grâce à vous! Chaque donneur devrait être fier de son geste qui permet de sauver des vies. À ceux qui n’ont pas encore eu la chance de donner du sang, mettez ça sur votre « bucket list » cette année! Vous avez le pouvoir de faire la différence. Merci pour votre générosité! - Katerine Cloutier, représentante du comité humanitaire.

© Chloé Vo et Guillaume Dagenais

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G A L E R I E D E P H OTO S     COLLECTE DE SANG HÉMA-QUÉBEC 23 JANVIER                                     

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CO N CO U R S D U NOUVEL AN     QUELLES SONT VOS RÉSOLUTIONS POUR CETTE SESSION D’HIVER ?                                      Pour le concours de Noël 2017, Le Capsule vous a posé la question suivante : « Quelles sont vos résolutions pour la prochaine session d’hiver? » Vous étiez nombreux à participer sur la page Facebook. On a reçu plus de 60 participants! Le prix à gagner était un beau chandail de Noël ayant une thématique de pharmacie! Félicitations à la gagnante, Justine Huot!

Notre gagnante « Ma résolution : arrêter de sentir l’urine de mes patients. #pharmanurse #thirion » (Justine Huot, étudiante de 2e année)

Voici un petit retour sur le concours. Le Capsule vous souhaite de persévérer dans la réalisation de vos résolutions. Ne les oubliez surtout pas!

Restez à l’affût pour le retour sur le concours de St-Valentin dans notre prochain numéro. Il y aura de l’amour dans l’air. ;) LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

Nos rigolos! •

Pour 2018, je vais m’arranger pour qu’on arrête de penser que je suis dans l’équipe de rugby. JO

Nos coups de cœur

Mes résolutions : me trouver un mari, dormir 6h

ma dernière session d’école au PharmD. Je veux

par nuit minimum, faire plus de sport, manger

participer aux activités organisées par la Faculté et

mieux *les classiques, et me trouver des activités

profiter du temps avec mes amis avant que nous

extracurriculaires. SS •

nous éloignions à travers le Québec à la fin du

Pour l’année 2018, 3 mots : but, tâche, lien (Alliance thérapeutique) :) CA En 2018 j’aimerais travailler sur ma procrastination.

PharmD. AL •

Pour 2018, je veux organiser des événements

« à chaque jour suffit sa peine ». :) FT •

Pour 2018, je vais me prendre AU MOINS une

d’heures de sommeil. C’est important :) MS •

ne dure qu’une semaine.... #psychiatrie CP •

socio-culturelles! JK •

De plus, je vais tenter de trouver un meilleur équilibre de vie entre le travail, les études, les

vie sociale et dormir 8h par jour :) WM En 2018, je veux écrire un f*ckoff paper dans le British Journal of Medecine! AM •

Survivre à la session ça compte tu? CV

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Pour 2018, j’aimerais commencer à travailler dans une pharmacie afin d’appliquer ce qu’on apprend.

Pour 2018 je me fixe l’objectif de faire de l’activité physique, avoir une job, avoir 4.0 de GPA, avoir une

Développer davantage mon réseau professionnel en allant plus souvent aux conférences et activités

semaine avant les examens pour commencer à réviser les cours.... à moins bien sûr... que le cours

Pour l’année 2018, j’aimerais pouvoir m’entraîner 2 à 3 fois par semaine et vraiment avoir plus

encore plus LIT (lit, lumières de Noël, t’as catch tu!?) MP

Ma résolution pour l’année prochaine est de ne pas prendre de résolution et d’y aller selon l’adage

Ah ouin, laisse faire je vais faire ça en 2019 à la place. JF

Ma résolution est de profiter au maximum de

implications et surtout le sommeil! JD •

Pour l’année 2018, j’aimerais promener plus souvent mon chien. TP


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L E CO M I N G - O U T     OU LE JOUR OÙ JE SUIS VÉRITABLEMENT NÉ                                      PAR MARC-ANTOINE DUFRESNE (I) Je me suis dit : « Marc-Antoine, ce n’est pas vrai que tu vas vivre tes amours dans le déni et la honte. L’amour, c’est si beau et ça mérite d’être partagé.

F

évrier, c’est quand on commence à avoir hâte au printemps. Février, c’est quand on a juste envie de boire quelque chose de brûlant près d’un feu de foyer. Février, c’est aussi le mois de la Saint-Valentin. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour vous parler de cette fête (que je juge franchement inutile, parce que tout le monde sait qu’on n’a pas besoin de chocolat ou de pétales de rose sur un lit pour prouver son amour à quelqu’un). Je trouve simplement que le moment est bien choisi pour vous partager comment moi, le Gaspésien, j’ai vécu mon coming-out en région.

Je n’ai jamais eu de copines. Enfin, au primaire, des petites amourettes qui ne duraient que le temps d’une récréation, mais rien de sérieux. J’ai toujours été studieux et j’étais impliqué dans les arts de la scène, au secondaire. J’ai participé à plusieurs spectacles et je faisais de l’improvisation. Je sortais du lot. Parce que le reste des garçons de ma classe jouaient au hockey et changeaient de blonde au rythme des saisons. C’est alors que quelques camarades, pas tous, ont commencé les insultes : tapette, fif, fifure. Ça devenait lourd. Une chance que j’avais de superbes amies et que je m’impliquais dans le parascolaire. Ça m’aidait grandement à me changer les idées. Le vase a fini par déborder. Pour les faire taire, j’ai inventé avoir eu une aventure avec une fille. Quand j’y repense, je regrette, ce n’était pas la meilleure solution, mais ça m’a fait souffler un peu.

encore contact. On se surnomme « Les 4 Fantastiques » et on a passé deux magnifiques années scolaires ensemble. Bien que l’université nous ait séparés, on ne manque aucune occasion pour se faire des soirées retrouvailles. Bref, comme je le disais, on était très proches et ce, même à la première session d’automne. C’est aussi à ce moment que j’ai eu ma première date (secrète) avec un garçon. Avant ça, je n’arrivais pas à mettre de réels mots sur mon orientation sexuelle. Je m’étais toujours dit que je le saurais lorsque j’essayerai. J’ai bel et bien eu ma réponse, mais elle me stressait. Je m’imaginais vivre mon amour caché tellement j’avais peur de la réaction de mon entourage.

En revenant de ma première date, je me suis étendu sur mon lit et je me suis laissé bercer par le dernier album de Lana Del Rey. Des larmes coulaient sans cesse sur mes joues. Je me suis dit : Le cégep est un lieu de sélection « Marc-Antoine, ce n’est pas vrai naturelle : tous ceux qui m’ont que tu vas vivre tes amours dans intimidé durant mon secondaire le déni et la honte. L’amour, c’est si ne se sont pas inscrits au Cégep beau et ça mérite d’être partagé. de Gaspé. Dès la rentrée, je me suis Il n’y a pas que les hétérosexuels fait trois bonnes amies, avec qui j’ai qui peuvent s’afficher heureux LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

et en amour. Tu peux le faire toi j’ai préféré leur dire de vive voix, aussi, même si tu t’intéresses aux c’était différent avec mes parents. garçons. L’amour n’a pas de sexe. » Je préférais mettre le tout par écrit, choisir les bons mots. Un aprèsC’est le lendemain que mes midi où je partais travailler (ma amies adorées, membres des 4 job étudiante était réceptionniste Fantastiques, ont tout su. Je voulais dans un hôtel, donc je travaillais le dire à elles en premier. Je savais jusqu’à tard), j’ai donné la lettre qu’elles m’écouteraient, qu’elles à mes parents qui écoutaient la seraient là pour moi. Et puis, petit télévision et je suis parti, sans à petit, la nouvelle s’est propagée rien dire. Ils allaient connaître et je m’en foutais, parce que j’étais pleinement leur fils, désormais. bien avec moi-même. J’étais MarcAntoine Dufresne, et personne ne Je n’aurais pu imaginer une pouvait dorénavant me rabaisser. meilleure réaction. Étonnamment, c’est mon père qui a pris la parole Il me restait une étape importante: le premier, au souper le lendemain mes parents. Étant enfant unique, soir : « Tout ce que nous voulions, ta j’ai toujours été très proche mère et moi, c’est ton bonheur. On d’eux, et disons que je craignais s’en fout que tu nous présentes un davantage leur réaction. À Gaspé, copain ou une copine. Tant que tu c’est déjà arrivé qu’une famille es bien avec. » Le dernier poids qui rejette son enfant parce qu’il restait sur mes épaules venait de était homosexuel. Je ne voulais disparaître. Je les ai serrés fort dans absolument pas vivre le même mes bras et j’ai remercié la vie de scénario. Bien qu’avec mes amies m’avoir donné de si bons parents.

Je suis parfaitement conscient que mon histoire n’est pas la même pour tout le monde. Mais je tenais à vous la partager pour vous montrer à quel point même dans de petites régions, il y a de la tolérance, de l’ouverture et du respect. Je suis chanceux de n’avoir jamais vécu d’homophobie. L’amour, c’est quelque chose de fort qui mérite d’être vécu. Tout le monde mérite de le vivre pleinement et personne ne devrait avoir peur de l’afficher.

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LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


LE CAPSULE, VOLUME 41, NO.4

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DIRE NON     AUX RÉSOLUTIONS ALIMENTAIRES 2018!                                    PAR GABRIELLE SICOTTE-MENDOZA (I) Avec le début d’une nouvelle année,

« se prendre en main » ou de « cesser les

la tendance est de faire peau neuve :

excès » ; autant de résolutions floues qui,

nouvelle session, nouveau départ… et

comme le nouvel abonnement au gym-

nouvelle alimentation. C’est le temps de

nase, ne survivront pas jusqu’à la fin du mois de janvier.

Pour vous aider à faire des choix sains à long terme, l’acronyme P-A-Q-U-E-S vous indique les aspects importants à considérer!

Plaisir

Puisqu’on s’alimente au minimum trois

réaliser. Le même repas dégusté à chaque

fois par jour, autant en faire des moments

bouchée a un effet beaucoup plus rassasiant

plaisants! Ce moment répond à plus de

que si on mange par automatisme.

besoins que la seule nécessité de fournir

Expérience vécue : Manger un repas asiatique

d’avoir de l’énergie. Les relations sociales

avec des baguettes ralentit considérablement la

tissées au cours des repas favorisent un

vitesse du repas! La dextérité et la compétence

climat agréable et une alimentation plus

technique font aussi de très bons sujets de

équilibrée. Quand on discute au repas, on

conversation!

prend davantage notre temps et il devient

Le plaisir, c’est aussi de manger des aliments

plus difficile d’ingérer de grandes quantités

qu’on aime. Il n’y a rien de plus déprimant que

d’aliments rapidement. L’inverse est d’autant

de manger des aliments pour la simple raison

plus vrai : lorsqu’on mange seul, il est plus

qu’ils sont « bons pour nous ». Il n’y a pas de

facile d’être distrait (ex : télévision, cellulaire,

bon ou mauvais aliment : tout est question de

Netflix, etc.) et de manger de grandes

qualité et de fréquence!

quantités de nourriture sans vraiment le LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

Attrayant Pour encourager les enfants à manger leurs repas,

mais le concept de rendre attrayant le moment

on propose aux parents de varier les couleurs,

du repas reste essentiel! En effet, manger dans

les formes, faire des dessins avec les aliments.

une assiette de carton ou une porcelaine délicate

Bon, soyons réalistes… ça ne fonctionne pas

change drastiquement l’expérience du repas.

toujours (et cela prend beaucoup de temps),

Qualité La qualité des aliments peut être variable :

ni jugement. La qualité d’une alimentation ne

de très faible (notamment pour des aliments

se mesure pas au quotidien : c’est la constance

ultra-transformés) à très haute (les 4 groupes

globale de la qualité qui est davantage bénéfique.

alimentaires). L’équilibre alimentaire consiste à consommer tous les aliments, sans discrimination

Mythe ou réalité? Est-ce que les fruits congelés sont de qualité

contenus en éléments nutritifs. Les fruits congelés

inférieure aux fruits frais?

permettent de conserver les éléments nutritifs

Tout dépend de la saison! En été, les fruits locaux

dès leur récolte et, en plus d’être nutritifs, ils se

sont riches en nutriments. En hiver cependant,

conservent bien plus longtemps!

ces fruits parcourent de longues distances pour rejoindre nos épiceries, ce qui peut affecter leurs

LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


LE CAPSULE, VOLUME 41, NO.4

Unique

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Il ne me reste qu’à vous souhaiter une belle année 2018 : prochains conseils nutrition au numéro Capsule de Pâques! Bonne session à tous! Gabrielle Sicotte-Mendoza, Dt.P

Comme vous, votre alimentation est unique :

peut être tentant de vouloir perdre un ou deux

le repas idéal ne sera pas le même pour tous.

kilos facilement, cependant, les modifications des

Pourquoi vouloir se conformer à des régimes

habitudes de vie à long terme sont nettement plus

stricts établis pour une large population alors

bénéfiques.

que nous avons tous des besoins différents? Il

Équilibre Avoir une alimentation saine, c’est aussi de savoir

efforts et de savoir revenir à notre alimentation

lâcher prise! Il y aura toujours des périodes plus

régulière. L’alimentation ne doit pas devenir une

occupées (n’oublions pas les sessions d’examens)

source d’anxiété : mieux vaut une alimentation

qui limitent nos bonnes volontés. L’essentiel est

équilibrée flexible qu’une culpabilité récurrente.

d’en prendre conscience, de poursuivre nos

Sans restriction Finalement, le dernier aspect essentiel pour une

et sentiment de manque, les restrictions mènent

alimentation saine est de ne pas s’imposer de

davantage à une consommation impulsive : c’est

restriction! Qui n’a jamais fait l’expérience d’une

le « retour du refoulé ». Pour éviter cette situation,

réduction drastique de son alimentation après

faites-vous plaisir!

les excès du temps des Fêtes? Rassurez-vous, c’est totalement inefficace! Incluant frustration

LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

P E U T - Ê T R E PA S FÉMINISTE, MAIS…     CERTAINEMENT EN VOIE DE L’ÊTRE, PIS MAUDIT QUE J’EN SUIS FIÈRE!                                      PAR MARIE-ÈVE GAGNON (III) Parce que finalement, peut-être qu’un seul mot suffit amplement…

Ce que je peux affirmer hors de tout doute avec un peu de recul, c’est que oui, j’avais des préjugés. Des idées préconçues, arrêtées et même complètement farfelues. C’est à croire que je refusais qu’on mette une étiquette, un nom sur mes valeurs et mes convictions personnelles. Un seul mot pour expliquer ma vision de l’égalité, du droit et de la justice, c’était beaucoup trop simpliste…

À mes yeux, il n’y a sans doute pas de plus bel accomplissement que celui qui vient de soi. Comme peut-être beaucoup d’entre vous, j’ai longtemps entendu des collègues, des amies ou même des membres de ma famille me dire qu’elles étaient féministes alors que moi, je ne pouvais pas l’affirmer avec aplomb parce que j’ignorais concrètement ce que cela voulait dire. Les raisons m’échappent un peu quand j’y pense, probablement un mélange d’ignorance avec une peur d’être mal comprise ou interprétée faussement.

Ce que je n’avais pas réalisé avant 2017, c’était l’idéologie qu’il y avait derrière le féminisme et surtout, le profond sentiment d’appartenance qui y était rattaché. À quel point c’est satisfaisant d’être fière de ce que nous sommes et de ce que les femmes peuvent accomplir partout dans le monde ! Avant 2017, j’étais fière d’être une femme pour de multiples raisons qu’il serait beaucoup trop long d’énumérer. Après 2017, je suis surtout fière d’être une femme parce que je suis fière de celles qui m’entourent et qui se battent pour des valeurs qui sont miennes. Je n’ai

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pas honte d’être aux côtés de celles qui ont su se lever debout et de saluer avec fierté le courage énorme dont elles ont su faire preuve. Malheureusement, je n’ai pas le pouvoir de lire l’avenir et je ne peux pas dire ce que l’année nous apportera, mais je vous annonce que l’année 2018 sera celle des femmes. Une année que j’entrevois charnière pour les droits de vos mères, de vos sœurs, des femmes qui vous entourent. La vague énorme de dénonciations dans laquelle nous sommes n’a probablement pas encore atteint le rivage et c’est certainement la plus belle façon d’entamer cette nouvelle ère. Un temps où l’égalité des genres devient possible sur tous les points, incluant enfin celui où la tolérance envers des actes lâches tels que le harcèlement et les agressions sexuelles n’existe plus. Soyons fières en tant que femmes de dénoncer ce que nous n’avons pas à taire. Soyez fiers en tant qu’hommes de celles que vous connaissez, qui font preuve d’une force incroyable et qui ont su trouver une façon de briller dans la dénonciation et la solidarité.


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CHRONIQUE D’UNE MAMAN É T U D I A N T E AU Q E P    V                                 PAR SOUMAYA BERRIRI (QEP)

Au-delà de l’équivalence de nos diplômes, je pense que ce programme nous a offert une chance; celle d’avoir une deuxième famille, nous qui avions tout laissé, à des milliers de kilomètres du Québec, notre terre d’accueil.

rappelles des consignes, tout est bon? » « Oui, oui, je prends le sarrau (avec grâce) de la main gauche, je salue de la main droite, et je fais un tour avec grâce c’est ça?!! »

M

Ce jour-là, j’étais fière… Pourtant, des succès universitaires, j’en ai eus, plein. J’étais pharmacienne spécialiste et adjointe titulaire à l’enseignement à la Faculté de pharmacie de mon pays, jusqu’au jour où j’ai décidé de prendre l’avion avec mon mari et mon fils d’à peine 2 ans, faire 9 heures de vol, et commencer une autre vie, ici.

es pensées reviennent au jour de la cérémonie de remise des sarraus… Je regardais défiler ces jeunes gens, étudiants de première année, beaux, frais et brillants. J’étais tellement émue de les voir et j’imaginais mon fils de 2 Ce jour-là, j’étais fière… Je reprenais ans et demi, un jour, à leur place… la course à nouveau, vers un nouveau défi, une nouvelle aventure. Moi, Soudain on appelle mon nom : maman de 32 ans, je me sentais « On passe au QeP maintenant, comme une super héroïne. Soumaya tu es la suivante, tu te

Mais… comment gérer un stage et 17 crédits par session, quand vous êtes parent, que vous avez dépassé la trentaine (et pour certains la quarantaine), et que vous êtes, en plus, un immigrant? Je dirais que les choses sont plus dures que ce qu’on croirait… Ça prend du courage pour le faire, beaucoup de courage, de la résignation, de la solidarité et des sacrifices. Ainsi, avec le temps, le petit groupe de 30 pharmaciens étrangers du QeP devient une famille soudée; il y a de l’entraide, de l’amour, des amitiés, de la sympathie. Il y a des jours où on pleure et des jours où on rit, mais… On ne lâche jamais.

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DIVERS

M OT S C R O I S É S    PHARMACEUTIQUES                                   PAR AUDREY DESJARDINS (III)

1. Pathologie dans laquelle le malade entend des voix. 2. Signifie « bouche sèche ». 3. Nom générique du Diovan. 4. Antiviral utilisé notamment contre le zona et l’herpès (nom original). 5. Ville où se tiendra le COCEP cette année. 6. Couche superficielle de la peau. 7. Corticostéroïde topique retrouvé en vente libre à une concentration de 1%. 8. Timbre transdermique utilisé dans la cessation tabagique (nom original). 9. Antibiotique de première intention en sinusite. 10. Nom du seul anti-inflammatoire de type coxib encore sur le marché au Canada (nom original).

Réponse à la page suivante ! LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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ORDONNANCE     MAL FOUTUE                                   

Sauriez-vous déchiffrer ce qui est écrit? Réponse sur la page Facebook de Capsule!

Mots croisés pharmaceutiques (solution) LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

À MANGER     SEULEMENT À MANGER                                      PAR JULIEN PRÉVOST (III) Nouvelle année, nouveaux défis. J’ai décidé de changer ma chronique cette fois-ci afin de sortir de ma zone de confort. Après une longue journée de travail, il n’est pas réaliste de passer 1h1h30 dans la cuisine afin de se faire à souper. Il est même très facile d’opter pour un « fast-food » ou de se commander quelque chose. Je vous propose donc des recettes simples et accessibles qui contiennent un minimum d’ingrédients et qui utilisent un maximum de raccourcis. Je m’inspire grandement du cadeau de Noël de ma petite sœur, le plus récent livre de mon idole, Jamie Oliver, intitulé « Quick and Easy Food ».

01

Les pâtes : linguine aux courgettes et citron

Faites bouillir, dans un large chaudron, de l’eau et bien la saler. Toujours saler l’eau des pâtes! Débuter la cuisson des linguines. La sauce est tellement simple et rapide, elle sera prête juste à temps pour les pâtes. Couper des courgettes (ou zucchini) en fins bâtonnets qui miment la forme allongée des pâtes. Pour un plat plus coloré, utiliser des courgettes de différentes couleurs (vertes, jaunes ou blanches). Faites chauffer de l’huile dans un poêlon. Ajouter les bâtonnets de courgette avec un peu de sel et de poivre. Faire revenir quelques minutes, dépendamment de la grosseur de vos bâtonnets. Ajouter le zeste d’un citron ainsi que quelques feuilles de menthe finement hachées.

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Lorsque les pâtes sont prêtes (2-3 minutes de moins que sur le paquet), réserver une bonne tasse d’eau de cuisson et les drainer. Ajouter les courgettes aux pâtes et ajouter de l’eau de cuisson. L’eau contient de l’amidon, qui servira de lien entre les pâtes et les courgettes. L’eau est aussi salée, ce qui assaisonnera votre plat. Il est important de garder votre chaudron sur le rond allumé, comme ça l’eau pourra bouillir et les pâtes finiront leur cuisson. Ajouter du parmesan râpé afin d’augmenter la consistance de la sauce. La texture finale devrait être à la fois crémeuse, légère et « lousse ». Finir avec le jus du citron, du poivre fraîchement moulu (si je peux vous recommander une seule chose, c’est de vous acheter une vraie poivrière; tellement mieux que du poivre déjà moulu) et un filet de votre meilleure huile d’olive. Servir avec un extra de parmesan râpé.


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02

Les légumes : salade de betteraves, clémentines et fromage de chèvre C’est un fait, nous consommons trop de viande. Il est donc important de savoir cuisiner quelques plats végétariens. Il existe une grande sélection de betteraves et leurs couleurs sont vraiment vivides. Tentez d’en trouver de différentes couleurs (mauves, roses ou dorées). Si vous en trouvez avec les feuilles attachées, c’est encore mieux puisque celles-ci sont comestibles. Bien rincer et frotter les betteraves afin d’enlever toute la terre. Amener à ébullition de l’eau et y ajouter une trentaine de mL de vinaigre balsamique (ou de vin rouge), quelques brins de thym (si vous en avez) et une bonne pincée de sel. Mettre les betteraves dans l’eau bouillante.

59

Pendant ce temps, préparer la vinaigrette. Zester 1-2 clémentines et presser leur jus dans un large bol. Ajouter de l’estragon (une herbe à découvrir), quelques mL de vinaigre balsamique (ou de vin rouge) et de l’huile d’olive (deux fois plus d’huile que de vinaigre). Bien mélanger la vinaigrette. Ajoutez-y des quartiers de clémentines. Lorsque les betteraves sont cuites (entre 15-20 minutes; vous pourrez passer un couteau facilement au travers), les rincer à l’eau froide quelques instants avant de les éplucher. Les couper en morceaux et les ajouter à la vinaigrette avec des noix de Grenoble et votre fromage de chèvre préféré.

03

La viande : steak et ragoût de haricots blancs

La Saint-Valentin arrive et je trouve ce plat très romantique. Un romantisme audacieux. Faire cuire un steak peut sembler compliqué, mais ce ne l’est pas. Je vais tenter de vous synthétiser l’essentiel. Premièrement, ça prend le steak. Je vous conseille un faux-filet (Ribeye en anglais). La parfaite combinaison de saveur, gras et tendreté. Achetez votre steak chez un boucher, ou du moins, au comptoir de boucherie d’un supermarché. Sinon, les épiceries coupent leurs steaks tellement minces que c’est impossible de bien les cuire. Tentez de choisir un morceau de viande d’au moins 5 cm d’épaisseur (un steak peut facilement nourrir 2-3 personnes). Ça va vous coûter assez cher, mais ce plat en est un d’occasion. Comment faire cuire un bon steak?

Premièrement, le sortir du frigo au moins 30 minutes avant de le faire cuire; il doit être température de la pièce. Deuxièmement, faites préchauffer votre poêlon. Huiler légèrement votre steak (et non la poêle) et assaisonner généreusement avec du poivre fraîchement moulu et du sel (sel de mer si vous en avez). Il y a souvent une bande de gras sur les faux-filets; prenez un couteau et faites des incisions (sur l’épaisseur) sur le gras. Ceci fera en sorte que votre steak restera plat dans la poêle. Quand votre poêle est fumante (littéralement), déposer votre steak dans la poêle, de manière à ce qu’il soit debout (débutez par saisir les côtés et non les faces plates). N’ayez pas peur du bruit, allumez votre hotte et ouvrez la fenêtre. Utiliser des pinces en métal et, lorsque le côté est bien doré, bouger sur un autre côté. Lorsque tous les côtés sont dorés, déposer sur une des deux faces et tourner chaque minute. Le fait de tourner le steak

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DIVERS

constamment assure une cuisson uniforme. C’est impossible pour moi de vous dire combien de temps faire cuire votre steak; ça dépend d’un tas de facteurs. Petit truc qui fonctionne à tous les coups : lorsque votre steak à la même texture que le creux de votre joue, c’est qu’il est saignant, la même texture que votre menton, c’est qu’il est « médium » et s’il est la même texture que le milieu de votre front, c’est qu’il est bien cuit (trop cuit, selon moi, mais chacun ses goûts). Enlevez le steak de la poêle et laissez-le reposer dans une assiette. Cette étape est essentielle pour un

steak juteux. Dans le même poêlon, faites frire des feuilles de romarin dans le gras du steak et y ajouter des champignons. Tentez de trouver des beaux champignons, il se vend souvent des mélanges avec différentes variétés. Assurez-vous qu’ils soient propres (mais ne jamais laver des champignons sous un jet d’eau). Saler et poivrer. Lorsque les champignons commencent à perdre de leur eau, ajoutez une courgette finement coupée en petits cubes. Après 3-5 minutes, les champignons devraient être bien colorés et la courgette tendre. Ajouter les haricots blancs égouttés et bien rincés et combiner

© Emmanuelle Leblanc

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avec le reste des ingrédients. Ajouter un bon filet de vinaigre de vin rouge et de l’huile d’olive jusqu’à ce que la texture des haricots soit crémeuse. Trancher le steak, mais pas trop mince, et servir avec les haricots et un bon verre de vin rouge.


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LES RXSCOPES     PHARM.D.                                       PAR NANCY ZHANG (II) L’horoscope qui suit tente de prédire les événements se déroulant entre février et mars 2018. Un médicament vous a été prescrit selon le mois de votre date de naissance. Par exemple, si vous êtes nés en décembre, le Leucovorinvous a été prescrit. Écoutez bien Nancy « clairvoyante » Zhang, sa sagesse est infinie.

Janvier

Meloxicam (Mobicox)

Juillet

Dutasteride (Avodart)

Février

Duloxétine (Cymbalta)

Août

Norethindrone acétate – éthinylestradiol (Lolo)

Mars

Vitamine B12

Septembre

Febuxostat (Uloric)

Avril

Adalimumab (Humira)

Octobre

Lansoprazole (Prevacid)

Mai

Bimatoprost (Lumigan)

Novembre

Warfarine (Coumadin)

Juin

Tiotropium (Spiriva)

Décembre

Leucovorin

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DIVERS

Janvier — Meloxicam (Mobicox) Il est temps de mettre votre esprit de leadership à l’épreuve. Vous rencontrerez des situations complexes où votre jugement sera mis en valeur. Il est important de prendre des décisions claires et sages, car les intérêts de plusieurs individus en sont dépendants. Cependant, soyez sans crainte, car les choses finiront par bien s’arranger puisque vous inhibez sélectivement le COX-2.

Février — Duloxétine (Cymbalta) Vous semblez plutôt distrait ces temps-ci. Peut-être est-ce l’esprit des fêtes qui vous manque? Il se peut que votre vie vous semble peu mouvementée lorsque vous vous comparez à votre entourage. Il ne faut surtout pas laisser ces émotions se transformer en d’autres plus néfastes à votre santé mentale! Vous pouvez en discuter avec votre ami le foie ; ce dernier sera ravi de vous métaboliser en d’autres métabolites plus optimistes via le CYP2D6.

Mars — Vitamine B12 Votre esprit créatif est bel et bien présent dans votre vie quotidienne. Prenez la chance de réaliser quelques projets personnels que vous avez toujours dû reporter à plus tard. Le début d’une nouvelle année est le meilleur moment pour réévaluer ses objectifs. Agissez maintenant avant que les choses banales de la vie ne vous ralentissent. Gardez votre système nerveux à l’affût!

Avril — Adalimumab (Humira) Vous rencontrerez bientôt quelqu’un de spécial dans votre vie. Ce n’est pas nécessairement une relation amoureuse qui en naîtra, mais ce peut également être le début d’une longue amitié qui résistera aux obstacles de la vie. Par contre, faites preuve de méfiance envers ceux qui vous approcheront avec une intention malfaisante. Distinguez ces intentions tout comme vous distinguez les formats stylo-injecteurs et seringues pré-remplies en lesquels vous êtes formulés.

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Mai — Bimatoprost (Lumigan) Les gens peuvent interpréter vos propos de multiples façons et en faire toutes sortes d’histoires. Vous pouvez donc vous sentir injustement accusé d’idées qui ne vous appartiennent pas. Laissez ces haters dans l’année précédente et, en cette nouvelle année, sentez-vous invincible et n’ayez crainte de vous exprimer librement! Ainsi, votre niveau de stress sera diminué de façon similaire à votre mécanisme d’action dans l’œil, qui est de diminuer la pression intraoculaire.

Juin — Tiotropium (Spiriva) Vous êtes une personne qui travaille fort pour atteindre ses objectifs. Votre capacité de vous discipliner est remarquable et vous êtes connu pour votre exigence envers vos équipiers. Par contre, derrière votre professionnalisme se cache une personne sensible et passionnée pour les petits plaisirs de la vie. Donc, reposez-vous de temps en temps et prenez une profonde inspiration. Une profonde inspiration est aussi requise après avoir percé la capsule avec le dispositif afin d’inhaler la poudre.

Juillet — Dutasteride (Avodart) Vous en êtes probablement conscient, mais vous devez arrêter une de vos mauvaises habitudes. Ce n’est pas quelque chose d’absolument dramatique, mais ce serait mieux pour vous et vos proches que vous cessiez cette habitude à la lumière d’une nouvelle année. Saisissez cette occasion pour vous en débarrasser complètement! Par exemple, arrêtez d’écraser ou de croquer les capsules qui ne peuvent être écrasées ou croquées!

Août – Norethindrone acétate & éthinylestradiol (Lolo) Vous êtes une personne sociable et les gens se sentent confortables en votre présence. Par votre simplicité, votre gentillesse et votre honnêteté, vous devenez la personne de confiance de plusieurs autres. Tel votre emballage coloré, vous ajoutez de la couleur à la vie des autres. Continuez à faire du bien dans votre entourage et à laisser votre trace.

© Monica Chen

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DIVERS

Septembre — Febuxostat (Uloric) Vous êtes capable de diminuer votre niveau de stress tout comme vous diminuez les niveaux d’acide urique dans votre système. Quel exploit! Outre votre apparence excentrique lorsque vous vous retrouvez en comprimés de 80 mg, votre personnalité est également comparable à une brise fraîche du mois de votre naissance, où les dernières traces d’été cèdent place à l’automne. Quoi dire de plus? Vous êtes simplement une personne rafraîchissante!

Octobre — Lansoprazole (Prevacid) Vous prévoyez effectuer une grosse dépense prochainement? Apprenez à gérer vos finances, car c’est la clé du succès financier. La meilleure chose à faire est de s’entourer des bonnes personnes qui vous donneront les bons conseils d’investissement et d’achat de propriété par exemple. Ne soyez pas gêné de demander de l’aide, car peu de personnes y arrivent seules.

Novembre — Warfarine (Coumadin) Il est évident que vous êtes une personne minutieuse par les multiples teneurs en lesquelles vous existez. Vous semblez savoir ce que vous voulez accomplir dans la vie, chose pas facile puisque la majorité des gens de votre âge sont encore à la recherche de ce je ne sais quoi. Par contre, vos plans peuvent vous emporter et vous vous retrouvez fréquemment dans l’irréaliste plutôt que le rationnel. C’est pourquoi on doit vous surveiller périodiquement, car votre fenêtre thérapeutique est étroite.

Décembre — Leucovorin Vous avez peut-être l’impression que vous êtes constamment en train de réparer les dommages cytotoxiques causés par quelqu’un d’autre. Vous et votre cousin l’acide folique sont deux membres indispensables à assurer que tout se passe bien au sein d’une organisation. Dans votre vie personnelle, les choses ne se passent peut-être pas aussi bien qu’elles le sont au travail, mais gardez en tête que tout est temporaire.

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CE QU’ILS ONT DIT…                                      Psst! Vous avez entendu quelque chose de drôle de votre professeur? Envoyez-nous vos citations de profs par courriel au journalcapsule@gmail.com ou par Facebook Le Capsule.

M’a te donner du bon sperme. D’habitude je ne tue pas. • JFB

Vous Vous vous vous rappelez rappelez sûrement sûrement de de moi moi comme le gars du labo comme le gars du labo qui vous vous aa enseigné enseigné la la qui méthode arc-en-ciel arc-en-ciel méthode pour l’ouverture l’ouverture des des pour capuchons d’aiguilles. d’aiguilles. capuchons C’est ma ma hotte. hotte. Elle Elle n’est n’est C’est vraiment pas pas « hot ». « hot ». vraiment AM • • AM

Les parents se plaignaient que leur bébé était vraiment irritable. Je suis descendue à la réserve (de l’hôpital). On s’est aperçu que la petite prenait de la théophylline à 15 % d’alcool. T’sais, 8 mL pour un bébé, avec de l’alcool... Ça ressemble presque à un shooter. • AL

Avez-vous Vous vous eu un cours rappelez sur les sûrement dysfoncde moi tions sexuelles? Ouais, comme le gars du labo maisvous c’était bref. C’était qui a enseigné la court? Ah arc-en-ciel c’est mieux méthode quand c’est plus des long, pour l’ouverture mais c’est pas grave. capuchons d’aiguilles. Avec ma Remeron, tu n’est C’est hotte. Elle deviens rond. vraiment pas « hot ». falloir donner • Il vaAM une bonne thérapie de support... pour les malades mentaux. Vous comprenez? « Support », « manteaux ». • PV LE CAPSULE | FÉVRIER 2018


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DIVERS

Nous, en pharmacie, on dit qu’il faut é-cou-ter. Mais les docteurs adorent ça lorsqu’on parle en même temps qu’eux. C’est comme ça Vous vous rappelez qu’ils fonctionnent. sûrement de moi comme le gars du labo Il y avous un effet secondaire qui a enseigné la rare au métronidazole. méthode arc-en-ciel C’est la neuropathie pour l’ouverture des périphérique — capuchons d’aiguilles. La cohorte devient bruyante. C’est ma hotte. Elle n’est – Oh, est-ce Lydvraiment pasque « hot ». gie vous en a parlé? • AM Un antibiotique tempsdépendant, c’est comme road runner qui écœure le coyote tout le temps. Et à la fin, le coyote crève. Puis dans le monde privé, tu peux vendre tes selles pour faire de la recherche contre le C. difficile. • DT #1

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Moi je vis pour les pellicules transparentes. Tellement qu’un jour ma fille m’a dit qu’elle était tannée et qu’elle voulait des pansements avec des princesses... Ça, ça voulait dire pu de cicatrisation en milieu humide... • MP

Évidemment, les vrais patients ne sont pas ceux vus en laboratoire, dans les cubicules, tous bien gentils, qui écoutent tes conseils pendant 10 minutes… Non, ils veulent juste leur médicament et partir. De nos jours, les ATP sont des denrées rares. • DT #2

On s’en va dans 5 secondes... de pharmacien,

alors ça va prendre 2 min. • FI

Patrick. Ohh. • RM

Quel est ton prénom? Patrick. Bertrand?

On vient de faire nos résolutions du Nouvel An. Combien d’entre nous les ont déjà brisées? Moi, c’était cet avant-midi... • DD Si vous avez 6h de cours de dermato, prenez pas de benadryl, vous allez dormir! Si c’est un cours bleu ou vert, c’est encore pire! • RL


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Le Capsule - Février 2018  

Volume 41, No.4

Le Capsule - Février 2018  

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