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aperçu de saison 2013/2014

Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la Ville de Paris


danser tout-monde petite enfance

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LE CENTQUATRE, C’EST…

innover

lire lieu de vie diffusion tous les arts

flâner

se nourrir

création

résidences

famille

pratiques spontanées

pratiques amateurs

«espaces de publics»

production

jouer

chiner

pages de couverture: GIOM/Guillaume Bruère, 15.11.2011, Vienna, oil pastel, crayon and pencil on paper, 150x300cm, photo: Hans Schröder/Marta Herford, 2012 http://giom.info

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ÉDITOS

A nouveau, cette saison, le CENTQUATRE fait la démonstration de tous les possibles. Audace, créations, démesure, recherches, inventions. C’est le vocabulaire de ce lieu. Le CENTQUATRE avance la tête tournée vers l’avenir, ce qui en fait un endroit unique en Europe pour la culture et les artistes. Lieu aux multiples facettes, le CENTQUATRE est un laboratoire artistique en perpétuelle expérimentation. Ouvert à tous les arts, véritable catalyseur de la vie culturelle internationale, il fonde aussi son dynamisme sur l’énergie de la vie locale. Inscrit au cœur du 19e arrondissement de Paris, il a su se fondre dans la ville et attirer des publics protéiformes (plus de 500 000 personnes en 2012). Qu’on le traverse ou qu’on y flâne, qu’on le découvre par hasard ou par choix, le CENTQUATRE est un lieu que l’on rencontre. Et cette rencontre rare, subtilement orchestrée par son directeur et son équipe, ne nous laisse jamais indifférents et nous retient. En avril 2013, le conseil d’administration du CENTQUATRE a renouvelé à l’unanimité sa confiance à José-Manuel Gonçalvès, en prolongeant son mandat de directeur pour une période de trois ans. Depuis sa prise de fonction, il a eu à cœur d’être fidèle au projet initial conçu par Bertrand Delanoë: celui de voir naître à Paris un lieu de métissage culturel pour promouvoir les arts mais aussi pour mettre en lumière les artistes et pour faire partager la culture à de nouveaux publics. C’est avec talent et générosité que le directeur du CENTQUATRE est parvenu à faire de ce centre un lieu d’échange et d’émotions esthétiques fortes, ouvert sur les habitants, sur les artistes et sur le monde entier. Je me réjouis qu’une nouvelle saison, riche et surprenante, débute bientôt et je félicite toutes les personnes qui œuvrent pour la vitalité de ce lieu hors du commun.

Ici, vous êtes! … dans un abri esthétique. Une saison nouvelle, qui va continuer de développer les singularités peu ordinaires du CENTQUATRE, d’interroger nos futurs possibles grâce à la présence permanente des artistes résidents – puis à leur exposition  –, grâce aux coopérations artistiques, culturelles et économiques. Créer l’actualité autant que la suivre, innover dans ces relations esthétiques avec de nouveaux usages de l’art et des espaces publics. Inventer un temps public défait de certaines normes pour s’inscrire dans des pratiques nouvelles. C’est ce que chacun peut éprouver concrètement au CENTQUATRE. A une identité fondée initialement sur sa situation géographique et ses caractéristiques architecturales s’est fort heureusement substituée une image de singularité due à ses contenus tout autant qu’à ses agencements, à ses liaisons interstitielles et alternatives, à sa capacité à nouer des relations rarement vues dans des établissements dotés de ces missions. «Toute singularité s’affirme relativement à celles qui l’entourent. Elle ne prend donc vie et forme que dans une démocratie de reconnaissance (et non de statut)» pour paraphraser Pierre Rosanvallon dans son magnifique ouvrage La société des égaux. Le Jardin, l’un des «Open Places», et plus globalement la halle Aubervilliers, tous les espaces ouverts avec «leurs pratiquants spontanés» remplissent cette fonction: «relationner» plutôt que séparer, pour créer les forces motrices d’une cité créative, un abri esthétique. Le CENTQUATRE, avec son équipe, s’évertue à désactiver les statuts pour que s’établisse une reconnaissance des pratiques, entre usagers professionnels ou amateurs, spectateurs ou simples visiteurs. La valeur de ce qui (se) produit sur place va bien au-delà des représentations de chacun et nous semble inestimable en ces temps de tensions multiples. A la fin de l’année 2013, le CENTQUATRE aura accueilli en trois ans plus d’un million et demi de spectateurs-visiteurs, des propositions artistiques, culturelles, économiques, et bien plus, si l’on considère ceux qui y flânent, y dansent, y consomment, y jouent dans ses places ou plateaux ouverts. Ce sont également près de 1 000 équipes artistiques qui y auront résidé. Si ces chiffres ne font pas le printemps d’un projet, ils en donnent l’intensité et l’ampleur. Ils complètent la liste des artistes associés et résidents tels Olivier Dubois, Ivan Mosjoukine, Jacques Gamblin, Leandro Erlich, Ann Veronica Janssen, Chloé Moglia pour n’en citer que quelques-uns, ou encore l’exceptionnelle exposition de l’œuvre de Keith Haring qui nous ont fait vivre une formidable saison. Certains seront de nouveau présents avec des reprises et de nouvelles créations, d’autres sont à découvrir cette saison qui s’ouvre notamment avec deux rendez-vous à ne pas manquer: une exposition des félicités de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris et le festival TEMPS D’IMAGES coorganisé avec ARTE.

Christophe Girard Président du CENTQUATRE

Que la saison vous soit douce et éclairée en notre compagnie. José-Manuel Gonçalvès Directeur du CENTQUATRE

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DANSE

THÉÂTRE

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Brokentalkers 07 The Blue Boy 24 et 25 septembre 2013 Stéphanie Aubin  07 Feed Back #2/Ambiente 28 et 29 septembre 2013 Olivier Dubois 08 Tragédie 16 et 17 octobre 2013 Bruno Beltrão 08 CRACKz 26 et 27 novembre 2013 Lia Rodrigues 09 Pindorama 28 > 30 novembre 2013 Via Katlehong Dance 09 Sophiatown (titre provisoire) 10 > 12 décembre 2013 Via Katlehong Dance 10 Katlehong Cabaret 14 et 15 décembre 2013 Louise Lecavalier 10 So Blue 26 février > 05 mars 2014 Radhouane El Meddeb 11 Au temps où les Arabes dansaient 01 et 02 mars 2014 Chloé Moglia 11 Opus corpus 06 > 09 mars 2014 les ballets C de la B 12 Miguel Moreira/Romeu Runa   The Old King 12 > 15 mars 2014 Olivier Dubois 12 Souls 14 > 16 mars 2014

CIRQUE / MAGIE NOUVELLE

P.17

Hotel Modern18 Kamp 18 > 22 septembre 2013 Christiane Jatahy18 Julia 19 > 22 septembre 2013 Cyril Teste /Collectif MxM19 Bedroom eyes 19 > 22 septembre 2013 ildi ! eldi et Olivia Rosenthal19 Le Nouveau Ciné Club 19 > 22 septembre 2013 Berlin20 Jérusalem [Holocène #1 revisité] 26 > 28 septembre 2013 Enrique Diaz20 Monster 26 > 28 septembre 2013  Claude Régy21 La Barque le soir, de Tarjei Vesaas 24 octobre > 24 novembre 2013 Brett Bailey21 House of the Holy Afro 19 > 21 novembre 2013 Berlin22 Moscou [béni celui qui est venu au monde en ces temps si sombres] 18 > 26 janvier 2014 Berlin22 Bonanza [ne crois rien de ce que tu entends et la moitié de ce que tu vois] 28 janvier > 02 février 2014 Berlin23 When You Forget – Horror Vacui [#3] 28 janvier > 02 février 2014 Stéphanie Cléau 23 Le moral des ménages, d’après le roman d’Eric Reinhardt 30 janvier > 09 février 2014 Daniel Jeanneteau24 Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck 08 > 16 février 2014 Halory Goerger et Antoine Defoort24 Germinal 04 > 19 mars 2014 Antoine Defoort25 Un faible degré d’originalité 14 > 18 mai 2014 La Comédie-Française: Ecritures en scène25 #1: 10 et 11 janvier 2014 #2: 25 et 26 mars 2014 #3: 19 et 20 juin 2014

P.13

Chloé Moglia 14 Rhizikon 13 > 21 décembre 2013 C’Magic – 2013/cycle d’installations magiques 14 Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro Stormy Weather Cie Vivre dans le feu – Louise Lévêque/Cie 14:20 Plus loin 19 décembre 2013 > 02 février 2014 Ivan Mosjoukine15 De nos jours [notes on the circus] 22 janvier > 09 février 2014 Stéphane Ricordel /Olivier Meyrou15 Acrobates 11 > 19 février 2014 Matias Pilet, Alexandre Fournier et Radhouane El Meddeb16 Nos limites 08 et 09 avril 2014 Cie Yoann Bourgeois16 L’Art de la Fugue 08 > 12 avril 2014

D'AUTRES REPèRES... DANSE 4c  réations des artistes en résidence 6 diffusions en coopération 2 reprises ou prolongations

THéâTRE 8 créations des artistes en résidence 6 diffusions en coopération 2 reprises ou prolongations

CIRQUE/MAGIE NOUVELLE 3 créations des artistes en résidence 2 diffusions en coopération 2 reprises ou prolongations

MUSIQUE 2 créations des artistes en résidence 7 diffusions en coopération 2 reprises ou prolongations

ARTS VISUELS 10 créations des artistes en résidence

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ARTS VISUELS

FESTIVALS

P.26

P.37

TEMPS D’IMAGES38 18 > 29 septembre 2013 Télérama Dub Festival – Volume 11 38 22 et 23 novembre 2013 40 ans de Libération38 29 et 30 novembre 2013 Festival PRéSENCES électronique 201438 10e édition 28 > 30 mars 2014 Impatience39 Festival du théâtre émergent –  6e édition 23 mai > 05 juin 2014 MANiFESTE-201439 Festival – Ircam 23 juin > 06 juillet 2014 Festival Paris Cinéma – 12e édition39 début juillet 2014 et aussi... 39 C’Magic, A voir et à manger, Séquence Danse...

Etats limites – installations 27 avec Zhenchen Liu, Minnette Vári, Hayoun Kwon, Mohamed Bourouissa, Jérémy Gobé, Vincent Delerm… 18 > 29 septembre 2013 Exposition des félicités des Beaux-Arts de Paris27 26 septembre > 10 novembre 2013 PHP (Henriette Desjonquères, Paul Fargues et Pauline Julier)28 Repeat after Me 08 et 09 novembre 2013 Jeune Création28 exposition internationale d’art contemporain 09 > 17 novembre 2013 Trouble Makers –Sensation Versus Digital29 16 novembre > 15 décembre 2013 Brett Bailey29 Exhibit B 25 > 27 novembre 2013 Festival Circulation(s)30 07 février > 16 mars 2014 Avec motifs apparents  ou débordements – exposition collective30 avec Kader Attia, Jérémy Gobé, Pascale Marthine Tayou, Xavier Juillot... (programmation en cours) 03 avril > août 2014 Les CENTQUATRE soirées MODERNE31 Cycle de performances avec des artistes en résidence au CENTQUATRE au musée d’Art moderne de la Ville de Paris Michelangelo Pistoletto31 Le Labyrinthe (1969-2010) tout au long de l’année Pascale Marthine Tayou31 Mur ouvert tout au long de l’année Tadashi Kawamata31 Exchange library tout au long de l’année

de l’artistique dans «les espaces de publics» P.39

ARTISTES ASSOCIÉS ET RÉSIDENTS

P.40

LE CENTQUATRE «ON THE ROAD» P.41 PARTENAIRES PAR PROJET/PRIVILÉGIÉS

P.42-43

LE CENTQUATRE AU QUOTIDIEN

P.44-45

ACTION TERRITORIALE ET CULTURELLE

P.46

INNOVATION et développement ÉCONOMIQUE P.47

MUSIQUE

P.32

PLAN DU CENTQUATRE

P.55

P.56-57

CALENDRIER ET TARIFS

Orchestre de chambre de Paris 33 Symphonie n°3 de Philip Glass Up-Close de Michel van der Aa 27 et 28 septembre 2013 Ibrahim Maalouf33 Orchestre et chœur franco-libanais  / Yann Frisch Cartes sur table! 30 septembre > 01 octobre 2013 Jonathan Morali /groupe Syd Matters34 4 a.m. Music 16 > 19 octobre 2013 Week-end dakarois au CENTQUATRE 34 After: Dakar Dance avec les groupes Daara J Family et Pape Fall 07 décembre 2013 Week-end dakarois au CENTQUATRE 34 Bal Pop’ spécial Dakar 08 décembre 2013 Albin de la Simone et Brigitte Giraud35 Ping-Pong 10 janvier 2014 Nuit 104/Carnaval électro avec Art Point M35 15 février 2014 Orchestre de chambre de Paris /Alasdair Malloy36 concert famille mai 2014

L’ÉQUIPE du centquatre P.58 INFOS PRATIQUES

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ET ÇA N’EST PAS TOUT! À SUIVRE DANS NOS PROGRAMMES TRIMESTRIELS, DE NOUVEAUX SPECTACLES, CONCERTS ET EXPOSITIONS…

R artiste résident A  proposition artistique faisant partie de l’abonnement 5


PLUTÔT

DANSE

Olivier Dubois Olivier Dubois––Tragé Tragédie die©©Franç Franç ois oisStemmer Stemmer


avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

Brokentalkers A Stéphanie Aubin A The Blue Boy Feed Back #2 – création 2013 24 et 25 septembre 2013 Ambiente 20h30 28 et 29 septembre 2013 28 septembre/21h 29 septembre/16h

En 2009, le rapport Ryan révèle comment plusieurs générations d’enfants enfermés dans des établissements disciplinaires gérés par l’Eglise catholique ont été victimes de sévices corporels et d’abus sexuels. Pour aborder ce scandale longtemps couvert par une étrange loi du silence, la compagnie dublinoise Brokentalkers s’appuie dans The Blue Boy sur des témoignages. Le visage comme froissé par des masques exprimant la peur, les interprètes muets évoquent cet univers de terreur à travers des mouvements chorégraphiés amplifiés par une bande son obsédante et de puissants effets de lumière et de projections vidéo. Beaucoup de ces enfants battus, affamés, victimes de viols à répétitions, n’ont pas survécu aux traitements qui leur étaient infligés. Diffusés en voix-off, les témoignages des victimes sont profondément dérangeants. Cependant The Blue Boy va au-delà du simple documentaire pour recréer une atmosphère volontairement trouble par le biais d’une performance traduisant avec pudeur la violence insoutenable du propos. Créée en 2001, la compagnie Brokentalkers, dirigée par Feidlim Cannon et Gary Keegan, se distingue par la qualité et la singularité de ses créations associant textes originaux, archives, films, vidéos et danse.    Il est très rare de découvrir du théâtre irlandais. Ce spectacle documentaire et politique dénonce l’énorme scandale des abus à l’égard des enfants placés dans des institutions gérées par l’Eglise catholique et cela, pendant des décennies. Guy Duplat, La Libre Belgique

Feed Back #2 Dans Feed Back, deux interprètes semblent ne faire plus qu’un. Chacun utilise de façon continue le soutien, l’appui, le support de l’autre. A mesure que se révèle la figure hybride formée par leurs corps, nos repères basculent: on ne sait plus qui danse, qui est dansé, d’où vient le mouvement. Seule subsiste une circulation de formes mouvementées, colorée par des images elles aussi mobiles. Une projection à laquelle en répond une autre, sonore cette fois, amplifiant les souffles, les frôlements, les appuis. Une expérience pour voir et entendre la matière même de la danse. conception et chorégraphie: Stéphanie Aubin/danse: Yan Giraldou et Kévin Jean/création images vidéo: Do Brunet /création son et régie: Sébastien Morin

Ambiente Bascules, chutes, changements de direction, accélérations… Faire l’expérience du mouvement équivaut à se projeter dans un espace en perpétuelle mutation. Ambiente se propose de nous faire partager cette réalité intérieure vécue par tout danseur et ceci sans que nous ayons à bouger un cil. Car ici, c’est l’espace lui-même qui se met en mouvement, cloisonné par des pans de brouillard lumineux... Une scénographie vidéo aussi mobile qu’immatérielle où un interprète joue les passe-muraille, oriente les flux et peu à peu, nous révèle un monde de formes en devenir…

mise en scène: Feidlim Cannon, Gary Keegan/interprétation: Dylan Coburn Gray, Eddie Kay, Gary Keegan, Jessica Kennedy, Megan Kennedy, Stephen Lehane, Mary-Louise McCarthy/ musicienne: Lucy Andrews/chorégraphie: Eddie Kay /direction musicale et composition: Séan Millar/ vidéo: Kilian Waters/lumières: Sarah Jane Shiels /son: Jack Cawley /scénographie et costumes: Lucy Andrews et David Fagan/production: Marcus Costello/ régie générale: Francis Fay/création costumes: Emma Downey/recherches: Sinéad O’Loughlin et Daniel Keane

Ambiente – Un solo masculin créé par Stéphanie Aubin qui est l’énergie même. Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur conception: Stéphanie Aubin /danse: Yan Giraldou /partition vidéo: Do Brunet et Stéphanie Aubin/ bande son et régie: Sébastien Morin

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1. Brokentalkers – The Blue Boy © Daniel Keane 2. Stéphanie Aubin – Ambiente © Alain Julien 3. Stéphanie Aubin –  Feed Back © Alain Julien

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avec le Festival d’Automne à Paris et le Théâtre de la Ville

Olivier Dubois RA Tragédie un poème chorégraphique pour 18 danseurs 16 et 17 octobre 2013

Bruno Beltrão A CRACKz création 2013 26 et 27 novembre 2013

20h30

20h30 03 > 06 décembre 2013 à 20h30 au Théâtre de la Ville

Faire l’expérience d’une humanité aveuglante, éblouissante… assourdissante. Ne plus distinguer les corps pour qu’affleurent de ces masses en mouvement des élans archaïques. Avec Tragédie, Olivier Dubois nous propulse dans une « sensation du monde » plus que dans une pièce chorégraphique. Le simple fait d’être homme ne fait pas humanité, voilà la tragédie de notre existence. Car ce n’est que d’entre les corps, d’entre les pressions nées du pas de chacun et de par nos engagements conscients et volontaires que surgira cette humanité. Surexposés dans leur nudité, pour mieux incarner cette évidente variation anatomique, neuf femmes et neuf hommes proposent un état de corps originel, une sollicitation de leur genre humain débarrassé des troubles historiques, sociologiques, psychologiques… et permettre in fine un chœur tel un chant/corps glorieux. Marcher, être redressé, faire face, tout d’abord par des allers et retours incessants, péripéties d’un mouvement –  puis par un martèlement du sol et ainsi refaire du pas le geste fondamental de leur volonté. Tout comme Révolution, Olivier Dubois signe là une pièce manifeste, obsessionnelle, voire hypnotique, où, dans un mouvement de sac et de ressac, ces femmes et ces hommes se fondent, disparaissent ; le frottement de leurs engagements crée le fracas. Une faille s’ouvre et laisse entrevoir dans ce tumulte, la précieuse transcendance d’une communauté humaine. Cette création a été préparée puis présentée la saison dernière dans le cadre de la résidence d’artiste associé au CENTQUATRE. Olivier Dubois prendra ses fonctions à la direction du CCN de Roubaix Nord‑Pas-de-Calais en janvier 2014. Renan Benyamina  /Festival d’Avignon 2012

Dépasser le vocabulaire du hip-hop sans l’abandonner pour autant, tel est le parti pris envisagé par Bruno Beltrão. Les spectacles de ce chorégraphe et danseur brésilien obéissent à une exigence qui le conduisent à repousser toujours les limites de ses recherches, comme on a pu le découvrir avec H2 ou H3, créations alternant solos épurés à l’extrême et interactions denses et touffues à plusieurs. Même si sa compagnie s’appelle Grupo de Rua, c’est non pas dans la rue mais en visionnant des vidéos de stars américaines du hip-hop – Vanilla Ice, Stevie B, Run-DMC – que Bruno Beltrão s’est intéressé aux danses urbaines. En assimilant cette culture importée, il a forgé progressivement son propre vocabulaire. Car, pour ce chorégraphe toujours en quête de nouvelles formes, il ne s’agit jamais de reproduire mais de réinventer. La vidéo constitue d’ailleurs un outil essentiel dans l’élaboration de ses spectacles. C’est en reprenant inlassablement ses chorégraphies qu’il parvient à une distanciation proche de l’abstraction. CRACKz, sa nouvelle création, confirme la validité de ce processus dans la mesure où c’est justement à partir de documents trouvés sur Internet qu’il a demandé à ses danseurs de travailler. En ce sens, il radicalise une démarche déjà à l’origine de son travail en l’ouvrant sur l’éventail de possibilités presque infinies glanées sur le Net. Sauf que, cette fois, ce ne sont plus seulement les cultures urbaines d’Amérique du Nord, mais le monde entier tel qu’il interagit sur la Toile qui est la source des figures développées dans ce spectacle. Hugues Le Tanneur  /Festival d’Automne à Paris Porter atteinte à la virtuosité qui se construit traditionnellement en solitaire, et donc sortir le hip-hop du régime démonstratif du défi. Beltrão pose au hip-hop les mêmes questions que Forsythe a pu poser à la danse classique. Laurent Goumarre, Danser

Quelle gifle ! Quel choc ! Standing ovation pour Tragédie, chorégraphie frénétique d’Olivier Dubois pour dix-huit danseurs. […] Tragédie déborde en restant d’abord et avant tout un grand spectacle de danse, solide et urgent, qui se saisit des corps en mouvement pour asséner un uppercut esthétique et émotionnel. Du pur plaisir à la frayeur excitée, Tragédie est jouissif. Rosita Boisseau, Le Monde

une création de Bruno Beltrão et Grupo de Rua /avec: Bárbara Lima, Bruno Duarte, Cleidson Almeida, Jonathan Canito, Joseph Antonio, Luiz Carlos Gadelha, Leonardo Galvão, Leonardo Laureano, Leandro Rodrigues, Ronielson Araujo « Kapu », Samuel Lima, Sid Souza, Thiago Lacerda

création et scénographie: Olivier Dubois /assistant à la création: Cyril Accorsi /musique: François Caffenne /création lumière: Patrick Riou /régie générale: François Michaudel /régie lumières: Emmanuel Gary /directrice de production: Béatrice Horn / interprètes: Benjamin Bertrand, Arnaud Boursain, Marie‑Laure Caradec, Sylvain Decloitre, Aurélie Mouilhade, Virginie Garcia, Karine Girard, Carole Gomes, Inès Hernández, Isabelle Kürzi, Sébastien Ledig, Filipe Lourenço, Thierry Micouin, Jorge More Calderon, Loren Palmer, Rafael Pardillo, Sébastien Perrault, Sandra Savin Olivier Dubois est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

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1. Olivier Dubois – Tragédie © François Stemmer 2. Bruno Beltrão – CRACKz © Titanne Bregentzer/academie Anderlecht

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avec le Festival d’Automne à Paris

dans le cadre des saisons Afrique du Sud – France 2012-2013

Lia Rodrigues A Pindorama création 2013 28 > 30 novembre 2013

Via Katlehong Dance Sophiatown (titre provisoire) création 2013 10 > 12 décembre 2013

20h30

A

20h30

Troisième pièce – les précédentes ont été présentées au CENTQUATRE –  d’un tryptique entamé avec Pororoca –  tableau de chair protéiforme, creusant en profondeur la question du collectif – Pindorama est à envisager comme un horizon: un point de passage, gardant en suspens les désirs, les impasses, les zones de fantaisie ou d’obscurité mises à jour lors des pièces précédentes. Pindorama, c’est d’abord un nom, celui du Brésil avant sa conquête par les colons portugais – nom formant un paradoxe, simultanément terre vierge à défricher et destruction de l’altérité. Dans cette pièce nomade, en constante métamorphose, les reliefs, les couleurs, les aspérités du paysage en voie d’apparition sont à trouver directement dans les corps, dans la singularité des individus qui le constituent. Sur scène, le groupe passe par tous les états, de l’agrégat à la nuée, de l’éparpillement à la fusion, de la fragilité à l’explosion – cherchant une forme d’agencement organique de ses forces. Inventant une multitude de rituels et de jeux, les danseurs se forcent un passage à travers leur propre matière, afin d’engendrer un devenir commun, une utopie chorégraphique éphémère. Chacune des créations de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues peut valoir comme une métaphore de l’engagement artistique et politique qu’elle mène au sein de la favela de Maré depuis plus de dix ans. Instigatrice d’un centre culturel, elle ne sépare jamais formation et création, danse et état de la société, interrogation de la mémoire et projections vers le futur. Formant un tout organique, son œuvre repose et réinvente inlassablement la question: « Par quels chemins explorer, une fois encore, les façons d’être ensemble? » Gilles Amalvi /Festival d’Automne à Paris

Dans les années 1960-1970, sous le régime de l’apartheid, les populations rurales noires d’Afrique du Sud ont été déplacées vers les grandes villes et regroupées dans les townships. C’est dans ces ghettos, marqués par le chômage et la criminalité, que naît la culture pantsula, qui intègre mode, musique, danse, codes gestuels et parler, et trouve son terrain d’expression dans la rue. Elle s’est particulièrement développée à Sophiatown. Zone multiraciale, berceau de nombreux styles de musiques et de danses (le tsabatsaba ou le kofifi, l’ancêtre de la pantsula), ce quartier de Johannesburg, détruit à la fin des années 1950, demeure encore aujourd’hui le symbole de la lutte contre l’apartheid, ainsi qu’une référence pour les écrivains artistes noirs engagés. Sophiatown est un spectacle au long duquel trois musiciens de jazz, danseurs et danseuses font revivre les moments forts de la culture sud-africaine, où les danseurs crient, sifflent, tapent des pieds et des mains, et où l’assistance participe à cette fureur de vivre. Créée en 1992, la compagnie tire son nom du township de Katlehong dans l’East Rand (Johannesburg). Dans tous ses spectacles, Via Katlehong Dance, récompensée par de nombreux prix internationaux, défend la culture contestataire pantsula. Dans les années 1990, alors qu’une Afrique du Sud multiraciale se met lentement en place, Via Katlehong Dance poursuit son combat protestataire à travers ses spectacles et performances qui combinent la danse pantsula, la tap dance, le step et le gumboot (danse de mineurs). Ils ont la fierté superbe des ambassadeurs mais une authenticité brute de décoffrage qui détonne. […] Il s’agit de célébrer les couleurs, les rythmes, la poésie tant qu’on est là pour les sentir. Danses et chansons se succèdent tambour battant, sautant d’une saynète à l’autre, conviviales, variées. Ariane Bavelier, Le Figaro

Ses chorégraphies rondement menées, et surtout pertinentes sur les sujets de société qui lui tiennent à cœur, ne manquent pas de remporter de nombreux prix au Brésil comme à l’étranger […] pour un partage de sensations dans un même espace culturellement codifié. Marie-Christine Vernay, Libération

conception et chorégraphie: Via Katlehong  / 9 danseurs et 3 musiciens (distribution en cours)

dramaturgie: Silvia Soter /collaboration artistique: Guillaume Bernardi / lumière: Nicolas Boudier / photographie: Sammi Landweer  /assistante chorégraphe pour le répertoire: Amalia Lima

1. Lia Rodrigues – Pindorama © Sammi Landweer 2. Via Katlehong Dance – Sophiatown (titre provisoire) © Jürgen Schadeberg

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dans le cadre des saisons Afrique du Sud – France 2012-2013

Via Katlehong Dance Katlehong Cabaret 14 et 15 décembre 2013

avec le Théâtre de la Ville et dans le cadre de Séquence Danse

A Louise Lecavalier A So Blue 26 février > 05 mars 2014

14 décembre / 20h30 15 décembre / 16h

26 et 27 février, 01, 04 et 05 mars / 20h30 02 mars / 16h

Cette pièce associe le répertoire traditionnel de la compagnie Via Katlehong à celui du cabaret. On verra ainsi tour à tour les danseurs dans des numéros virtuoses mêlant danse et jeu, du tap (mouvement et frappe au sol) au pantsula (mime de scènes de la vie dans les townships), du gumboot (danse des mineurs chaussés de bottes de caoutchouc, qui frappent leurs mains sur leurs cuisses et leurs mollets) au chant traditionnel. « Via Katlehong Dance fait aujourd’hui partie du paysage chorégraphique international, multipliant tournées et succès. Originaire d’Afrique du Sud, si dynamique en matière de création artistique, cette troupe aime mélanger les genres et se confronter à d’autres horizons. L’invitation faite à Hlengiwe Lushaba, jeune chanteuse, performeuse et chorégraphe, et à Siphiwe Nkosi, acteur et chanteur connu en Afrique du Sud pour ses rôles à la télévision, va dans ce sens: avec les danseurs de Via Katlehong Dance, ils ont imaginé un cabaret lointain et proche, plein d’inventions et de fraîcheur, rempli d’images africaines. » Philippe Noisette 

Un maelström emporte le spectateur. Embrassant l’espace presque vierge, Louise Lecavalier passe à l’attaque à une vitesse stupéfiante, au son des pulsations viscérales de Mercan Dede, ce musicien alchimiste qui fait tourner les derviches jusqu’à la transe. La danseuse et chorégraphe donne sa démesure dans un solo périlleux et sauvage, dévoilant ce feu qui brûle en elle. Puis, sous haute tension, elle se mesure à son partenaire Frédéric Tavernini dans un duo tétanisé, syncopé, halluciné. Vitesse, lenteur, abstraction, théâtralité: chez Louise Lecavalier, tous les moyens sont bons pour exprimer, représenter et incarner le corps noble et racé, le corps animal, le corps excessif; le corps changeant, toujours mystérieux; le corps en recherche perpétuelle, vivant, sauvage et nerveux, qui prend et assume des risques; le corps, objet de jeu et de défi, d’abord seul puis à deux, objet de représentation; le corps en transe et transcendé, bleu atomique; le corps mutant vers le corps souffle, énergie, lumière. Ultimement, il dessine sa propre trajectoire, lutte, abandonne, rebondit et se fond dans l’espace. Un voyage intense et cathartique. Née à Montréal, danseuse professionnelle longtemps associée à Edouard Lock et La La La Human Steps, Louise Lecavalier a collaboré avec de nombreux artistes tels que David Bowie et Frank Zappa. Elle a notamment été nommée personnalité chorégraphique de l’année 2010-2011 par le syndicat professionnel français de la critique, et est la première lauréate des Prix de la danse de Montréal.

Tout est fait pour que la salle se sente dans un quartier. […] Dans cette guinguette ouverte sur la rue, danse, musique et chant se mêlent et tous les interprètes fortement engagés forment un seul et même orchestre. Pour le seul plaisir du vivre ensemble. Marie-Christine Vernay, Libération direction artistique: Siphiwe Nkosi  /conception: Hlengiwe Lushaba /chorégraphie: Vusi Mdoyi  / chant: Nolwazi Ngidi  /narrateur: Xolani Qwabe  /danseurs (sous réserve): Steven Faleni, Mandlenkosi Fanie, Vuyani Feni, Vusi Mdoyi, Buru Mohlabane, Thato Qofela, Xolani Qwabe  /régisseur général: David Hlatshwayo /régisseur plateau: William Gaoate

Louise Lecavalier emmène son public dans son sillage, irrésistiblement, et, quelque part, elle nous rend notre liberté. […] Tout cela sans paroles. Avec rien d’autre que son art de montrer le corps, le visage, le sentiment sans aucun ménagement. Gabriele Gorgas, Dresdner Neueste Nachrichten concept et chorégraphie: Louise Lecavalier /création et interprétation: Louise Lecavalier, Frédéric Tavernini /assistante à la chorégraphie et répétitrice: France Bruyère  /conception lumières: Alain Lortie  /musique: Mercan Dede  /musique additionnelle: Normand-Pierre Bilodeau, Daft Punk, Meiko Kaji /remixage: Normand-Pierre Bilodeau /costumes: Yso

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1. Via Katlehong Dance – Katlehong Cabaret © Annely Boucher 2. Louise Lecavalier – So Blue © André Cornellier 3. Valley of The Kings –  Samia Gamal ­/Belly Dance Museum 4. Chloé Moglia – Opus corpus © Leo Scomorovschi

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dans le cadre de Séquence Danse

Radhouane El Meddeb Au temps où les Arabes dansaient création 2014 01 et 02 mars 2014

dans le cadre de Séquence Danse

RA Chloé Moglia

Opus corpus 06 > 09 mars 2014

RA

06, 07 et 08 mars/19h30 09 mars/15h

01 mars/19h 02 mars/17h

«Rien n’est plus mystérieux sans doute aux yeux de l’homme que l’épaisseur de son propre corps», écrit David Le Breton (Anthropologie du corps et modernité, PUF). Dans le droit fil de ses précédentes créations, Chloé Moglia trace un chemin dans l’exploration de la suspension. Forme immersive, Opus corpus invite le public à traverser, à quelques centimètres du sol, la densité d’un champ de forces et d’incertitudes. Le corps arqué à l’extrême sur un trapèze minimaliste, elle décompose chaque mouvement avec une lenteur sidérante, donnant à voir chaque effort dans un total dépouillement et dans une proximité troublante. Le moindre souffle, le moindre tremblement deviennent perceptibles. Le fil rouge qui sous-tend cette démarche tient dans la présence, cette mystérieuse capacité d’écoute et d’attention qui a le pouvoir de distendre l’espace et le temps. La pratique aérienne devient un moyen efficace d’accroître l’intensité du vivant. Chloé Moglia se forme au trapèze au CNAC puis travaille plusieurs années avec Mélissa Von Vépy (Cie Moglice – Von Verx) sur le sens et l’imaginaire véhiculé par les disciplines aériennes. En 2009, elle fonde en Bretagne l’association Rhizome, intègre sa pratique des arts martiaux dans son cheminement artistique et inscrit son face à face avec le vide dans une perspective d’expérimentation. Elle crée Nimbus (2007), Rhizikon (2009) Opus corpus (2012) et en duo avec Olivia Rosenthal Le Vertige (2012). Elle participe aux Etonnistes #2 (décembre 2012), sur une proposition de Stéphanie Aubin.

Au temps où les Arabes dansaient appartient à un genre de spectacles qui, à travers la danse, les bribes de films projetés, la musique, les chansons et la langue, vise avec finesse et force une dimension politique. Depuis toujours, rappelle Radhouane El Meddeb, le monde arabe vit sous la menace inévitable des extrémismes. Parce qu’il craint plus que jamais que la modernité soit rayée de la carte au profit d’un retour à l’obscurantisme, porté par le souci de la liberté des artistes et de la culture, le danseur et chorégraphe d’origine tunisienne envisage sa création comme une œuvre de dénonciation. Au temps où les Arabes dansaient sera un spectacle total. Il revêtira l’atmosphère magique et factice des films des années 1950, 1960 et 1970, ceux de l’âge d’or du cinéma arabe. Radhouane El Meddeb se souvient de ces films où l’on dansait, chantait et buvait dans des décors de carton-pâte, se remémore le temps des grands compositeurs comme Mohamed Abdel Wahab, des grandes interprètes, Oum Kalthoum et Ismahane et des grandes danseuses, Samia Gamal et Tahia Carioca. Pour cette nouvelle création, le chorégraphe souhaite mettre en scène la nostalgie de ces airs qui l’ont bercé, fait chanter et danser en utilisant les formes populaires que sont le cabaret, les danses traditionnelles ou le music-hall. A l’image de son créateur, Au temps où les Arabes dansaient sera une forme festive, généreuse et ouverte. Elle donnera à voir un peuple qui a toujours aimé la vie… et la liberté. Sylvie Martin-Lahmani

Il y a des spectacles d’une demi-heure qui marquent définitivement un territoire artistique. Chloé Moglia, […] seule avec une petite barre en bois suspendue qui bouge à peine, est une artiste de l’infime, du diable dans les détails. Pierre Hivernat, Libération

Il a si curieusement, si précisément baptisé sa compagnie qu’on sait tout de suite quel est le ton du danseur et chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb. La Compagnie de Soi indique l’intime, la confidence, la singularité d’une parole artistique qui cherche d’abord la sincérité. Rosita Boisseau, Télérama Sortir

de et par: Chloé Moglia  /son: Alain Mahé / lumière: Stéphanie Petton /costume: Isabelle Périllat  / regards: Maxence Rey, Sandrine Roche  /production-diffusion: Laurence Edelin Chloé Moglia est artiste associée au CENTQUATRE – Paris et au Manège, Scène nationale de Reims

conception, chorégraphie: Radhouane El Meddeb /pièce pour 6 danseurs /auteur: Camille de Toledo / lumières: Xavier Lazarini /sonographie: Stéphane Gombert /régie générale: Bruno Moinard / vidéo: Haythem Zakaria /scénographie: Annie Tolleter /production-administration: Florence Kremper Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

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dans le cadre de Séquence Danse

les ballets C de la B Miguel Moreira/Romeu Runa  The Old King 12 > 15 mars 2014

dans le cadre de Séquence Danse

A Olivier Dubois

Souls création 2013 14 > 16 mars 2014

19h30

RA

14 et 15 mars/21h 16 mars/18h

« Un homme a été abandonné par Dieu et tous les saints. Il se trouve sur une scène égaré dans un champ de mines et il s’interroge sur lui-même et sur le monde qui l’entoure. Alors qu’il lutte avec ses pensées, il décide de construire une plate-forme à partir de laquelle il pourra s’adresser au peuple. The Old King cherche à découvrir les pensées d’un homme et comment il se situe par rapport à la société. Un homme en quête d’une identité solide pouvant lui expliquer sa raison d’être, un homme qui observe la société, ressent le besoin d’intervenir et d’exprimer une espèce de comportement collectif.» Tel est l’argument de ce spectacle dans lequel ses auteurs exhortent le spectateur à ne jamais renoncer, à « prendre des décisions, à être courageux, à célébrer la Création et  l’existence », comme le souligne Miguel Moreira. Les ballets C de la B (Gand/Belgique), troupe créée par Alain Platel en  1984, forment une compagnie régulièrement acclamée en Belgique et ailleurs. Au fil du temps, elle a adopté une structure de plateforme de travail réunissant plusieurs chorégraphes, qui développe un style toujours populaire, anarchique, éclectique et engagé, sous la devise suivante: « Cette danse s’inscrit dans le monde, et le monde appartient à tous. » Aux ballets C de la B et à Alain Platel, rejoint par Christine De Smedt, Koen Augustijnen et Lisi Estaras, s’associent aussi des artistes d’autres disciplines et d’autres univers (comme le metteur en scène Miguel Moreira et le danseur Romeu Runa, tous deux portugais).

Relancer les dés… Imaginez si nous, six milliards d’êtres humains, décidions simultanément de faire un pas dans le sens inverse de la rotation de la Terre… ne remettrions-nous pas l’ordre du monde, le destin en question et ne ferions-nous pas ainsi le jeu des dieux !  Ainsi s’interroge Olivier Dubois à propos de sa prochaine création. Souls, pièce pour sept danseurs africains est présentée au CENTQUATRE en mars 2014, après avoir éclos au fil de deux résidences à Dakar (Sénégal) et au Caire (Egypte). Souls (qui signifie les âmes, les esprits) explore la question du destin qui se tient entre nos mains. Notre capacité à le mettre en jeu, et in fine à questionner le destin du monde. Pour cette nouvelle pièce chargée de mysticisme, Olivier Dubois entend opérer un ralentissement du temps comme un écrasement de la gravité. Désir de rythme lent. Transport des corps et des âmes… Loin d’une vision cartésienne qui sépare le corps de l’esprit, le chorégraphe songe aux humains de manière quasi animiste: ensemble de pierres chargées d’anima, de souffle, de souls… qui dialogueraient avec le cosmos. Corps-pierres au sol, tels des oracles à déchiffrer. Porter le poids d’un homme ne revient-il pas à porter le poids de son destin? Olivier Dubois part questionner ces âmes à la fois annonciatrices d’un avenir et révélatrices d’un passé. Après Révolution, pièce pour 14 danseuses (2009), ou Rouge (solo 2011), Olivier Dubois convie sept hommes venus de Tunisie, du Maroc, d’Afrique du Sud, de République démocratique du Congo et du Sénégal à la rencontre de notre imperceptible et secrète destinée. Faune insatiable (voir Faune(s), autour de la pièce de Vaslav Nijinski, 2008), danseur atypique, autodidacte intello-sensuel non dénué d’humour (euphémisme). Envoûté par des expériences vécues en Afrique, Olivier Dubois souhaite les prolonger à la manière d’un voyage initiatique. Curieux, généreux et avide d’humanité, l’homme qui s’inspire des rituels dionysiaques (voir sa dernière et sublime création pour 18 interprètes, Tragédie, 2012 – lire page 8), le chorégraphe a d’ailleurs commencé son voyage par une rencontre «chamanique» avec Legba, le messager tout puissant des dieux lors d’un de ses récents voyages au Sénégal. Sylvie Martin-Lahmani

Seul pendant une heure, sur un sol de plastique noir brillant gorgé d’eau, le numéro pourrait servir de modèle dans toutes les écoles de danse contemporaine. […] Romeu est un danseur hors norme, sauvage, extrême. […] Il décortique la grammaire de la danse classique comme un danseur étoile. Pierre Hivernat, Libération créé par: Miguel Moreira  /créé et joué par: Romeu Runa  /musique: Pedro Carneiro  /costumes: Dino Alves  /éclairages: João Garcia Miguel /assistance à la direction: Catarina Felix  /coaching: Alain Platel  / technique: Carlo Bourguignon  /en collaboration avec: Sandra Rosado, Jorge Rosado

Il y a un souffle Dubois qui en fait le chorégraphe que tous les chorégraphes veulent approcher. […] Son audace, sa curiosité, une certaine forme d’ambition également. Philippe Noisette, Les Inrockuptibles création et chorégraphie: Olivier Dubois  /assistant à la création: Cyril Accorsi  /création musicale: François Caffenne /création lumière NN /régie générale: François Michaudel  /interprètes: Tshireletso Molambo (Afrique du Sud), Pierre Djino Sabin (RDC Kisangani), Hardo Ka (Sénégal), Jean-Paul Maurice-Noël Mahansio (Côte d’Ivoire), Youness Aboulakoul (Maroc), distribution en cours / directrice de production: Béatrice Horn Olivier Dubois est artiste associé au CENTQUATRE –  Paris

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1. les ballets C de la B – Miguel Moreira / Romeu Runa – The Old King © Viola Berlanda 2. Olivier Dubois – Souls © Jant-Bi

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PLUTÔT

CIRQUE MAGIE

NOUVELLE

Chloé Moglia Chloé Moglia––Rhizikon Rhizikon©©P.P.Gé Gé rard rard


Chloé Moglia Rhizikon performance transdisciplinaire 13 > 21 décembre 2013

RA C’Magic 2013

cycle d’installations magiques création 2013 19 décembre 2013 > 02 février 2014

13, 14, 19, 20 et 21 décembre /20h 15 décembre /18h

R

horaires sur www.104.fr

Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro Stormy Weather

Immergé au sein du vertige en même temps qu’il en domine les effets, l’individu ressent une exaltation d’autant plus forte que le reste de son existence lui échappe totalement. A ce moment où il se tient sur le fil du rasoir, il éprouve le sentiment de prendre possession de la meilleure version de lui-même et de tenir en joue la souffrance diffuse qui imprègne son existence. David Le Breton in Passions du risque (éd. Métailié)

Cie Vivre dans le feu – Louise Lévêque/Cie 14:20 Plus loin

« Rhizikon est un condensé allégorique, physique, visuel, auditif, visant à susciter sensations, sentiments, questionnements, rêveries, réflexions, autour de cette question de la mise en jeu /mise en danger de soi », précise Chloé Moglia, qui puise dans les travaux sur les conduites à risque de l’anthropologue David Le Breton. « Le risque, l’imminence du danger sont parfois déclencheurs d’une force de vie… La nécessité de mobiliser des ressources puissantes pour le maintien de son existence apparaît souvent lorsque cette dernière est menacée. De la même manière, un rite initiatique ancien comme le baptême consistaient à immerger une personne et à la maintenir tête sous l’eau jusqu’à la limite de la noyade. A la frontière de la mort, une force vitale archaïque, essentielle, se manifeste. C’est une nouvelle naissance. En tant que trapéziste, je me suis souvent demandé ce qui m’avait poussée à consacrer tant de temps à me suspendre par un bras à 8 mètres de hauteur… La fascination de la limite, dont le paradoxe est qu’elle peut être toujours repoussée? La recherche d’une forme d’exaltation? La tentative de restaurer un goût de vivre défaillant? Que recherche-t-on dans la prise de risque, quel est ce besoin qui nous fait côtoyer les bords du vide? Attirance  /répulsion  /fascination… Quel équilibre? ou quel perpétuel déséquilibre, se rattrapant de justesse mais jamais tout à fait? »

Pour cette nouvelle édition de C’Magic, la cie 14:20 imagine une série d’installations magiques comme autant d’expériences sensorielles inédites. En mettant en place des temporalités discontinues, les œuvres travaillent notre perception du temps et questionnent la fragilité de l’existence à travers les thèmes de la destruction et de la disparition. Pour l’édition 2013, la Cie 14:20 confie également à la metteur en scène, Louise Lévêque de la Cie Vivre dans le feu, la conception d’une bibliothèque magique et immersive, vivante et bouillonnante qui conduit le spectateur vers une rencontre intime de la parole des poètes, de la création littéraire. Une « expérience magique du monde » […] Les manipulations traditionnelles d’objets cousinent avec la machinerie théâtrale, les jeux de miroir mais aussi avec les technologies numériques les plus fines. Rosita Boisseau, Le Monde Stormy Weather conception magique et numérique: Clément Debailleul et Raphaël Navarro/création électronique et programmation: Charles Goyard/conseillère scénographique et ensemblière: Celine Diez/ construction magique: Bernard Painchault /direction technique: Robin Milly/régie générale: Eric Bouche-Pillon

Par-delà le jeu ici hors de propos, par-delà l’acrobatie qui constitue le nerf mais pas la chair, l’instant décisif où se loge le drame, le lieu où le cœur palpite surgit comme par enchantement entre les dessins et les mots griffonnés, entre le point d’équilibre et l’instant d’après . Catherine Lise Dubost, Lestroiscoups.com

Plus loin conception et dramaturgie: Louise Lévêque/scénographie: Celine Diez/conception numérique: Clément Debailleul/création électronique et programmation: Charles Goyard la Cie 14:20 est artiste associée au CENTQUATRE – Paris

conception et interprétation: Chloé Moglia/son: Chloé Moglia et Alain Mahé  /dispositif lumière: Christian Dubet  /construction scénographie: Vincent Gadras / production, diffusion: Laurence Edelin Chloé Moglia est artiste associée au CENTQUATRE – Paris et au Manège, Scène nationale de Reims

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1. Chloé Moglia – Rhizikon © P. Gérard 2. Cie 14:20  –  Stormy Weather/Illustration: Lasha Orjonikidze 3. Cie 14:20 – Plus loin © Clément Debailleul

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avec le Monfort et le Théâtre de la Ville

Ivan Mosjoukine De nos jours [notes on the circus] 22 janvier > 09 février 2014

avec le Monfort

RA Stéphane Ricordel /Olivier Meyrou Acrobates 11 > 19 février 2014

22, 23, 25, 29, 30 janvier et 01, 05, 06 et 08 février /20h30 26 janvier, 02 et 09 février/17h30 du 17 décembre 2013 au 05 janvier 2014 au Monfort

A

11, 12, 15, 18 et 19 février /20h30 16 février/16h 24 septembre > 19 octobre 2013 au Monfort

Les vitamines de jeunesse du cirque portent le nom d’un acteur russe du cinéma muet des années 1920, Ivan Mosjoukine (1889‑1939). En choisissant de s’appeler ainsi, les quatre jeunes acrobates et auteurs Tsirihaka Harrivel, Erwan Ha Kyoon Larcher, Vimala Pons et Maroussia Diaz Verbèke, sortis du Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne et du Conservatoire national d’art dramatique à Paris, soulignent leur passion pour l’art du montage, afin de révêler ce que le cirque a à dire. Leur spectacle, et grand succès, De nos jours [notes on the circus], défilé top chrono de 80 vignettes montées sur ressorts, télescope des numéros de corde souple, d’acrobatie, de jonglage et d’équilibre sur les mains avec un sens combiné de l’élégance, du danger et de la nervosité. Toujours en scène, les quatre acrobates-acteurs-danseurs veillent à tout, en particulier à la sécurité de chacun, en conservant un rapport très direct avec le public. Cet alliage contemporain, subtilement inventif, mixant cirque, danse, théâtre et musique, possède le charme puissant de la vulnérabilité sans cesse rattrapée par la virtuosité et le talent. Jeanne Liger  / Théâtre de la Ville

Acrobates est une ode à la vie, à l’amitié, à la tendresse. Ce spectacle raconte le long et tumultueux voyage vers l’âge adulte. Deux silhouettes traversent des mondes oniriques et parallèles, un menhir, une forêt de fougères, une mangrove, une boîte noire avant de revenir à la lumière du jour. Un peu comme si les deux acrobates du spectacle, tombés dans un film de Hayao Miyazaki, devenaient les personnages d’une quête universelle. C’est une célébration de l’acrobatie qui démarre sur un deuil mais s’achève sur la naissance de deux interprètes dont l’énergie vitale nous transporte. Ils dansent l’acrobatie et la vie. Ici, la fiction et le réel se croisent. Acrobates est une partie de leur histoire. Acrobates célèbre le rapport à l’apesanteur, au temps qui s’étire, au souvenir et à la vie. Ce spectacle parle d’humanité car au-delà même du mouvement, l’acrobate se dévoile, expose ses failles et se livre au public à livre ouvert. C’est une manière différente d’aborder l’espace et la vie: une énergie, un jet d’adrénaline. Quand la vie d’un partenaire tient dans les mains de l’autre, quand créer signifie mettre sa vie et son intégrité physique en danger. […] Dans le tendre corps à corps, il y a comme l’envie de faire (re)naître un enfant: Fabrice Champion. Edouard Launet, Libération

Théâtre, cirque, danse, cabaret? Tout à la fois dans cette fiesta hybride à train d’enfer. […] Les Mosjoukine, par leur attention infinie au temps, aux gestes, aux choses, qui parfois ne servent à rien, leur donnent une profondeur faite de gravité et de légèreté. Fabienne Pascaud, Télérama

mise en scène: Stéphane Ricordel  /dramaturgie et images: Olivier Meyrou  /interprètes: Alexandre Fournier et Matias Pilet /musique: François-Eudes Chanfrault  /création sonore: Sébastien Savine  / scénographie & construction: Arteoh & Side-up  /concept: Stéphane Ricordel /création lumières, vidéo & consultants: Joris Mathieu, Loïc Bontems et Nicolas Boudier (Cie Haut et Court)  /monteuse: Amrita David /régie générale: Simon André /régie lumière: Amandine Galodé /régie son et vidéo: Alycia Karsenty

un spectacle de: Ivan Mosjoukine  /conçu et réalisé par: Erwan Ha Kyoon Larcher, Vimala Pons, Tsirihaka Harrivel, Maroussia Diaz Verbèke /création lumières: Ivan Mosjoukine  /avec les notes d’éclairage de: Elise Lahouassa /constructeur: Stephan Duve  /costumes et accessoires: Marion Jouffre /chefs monteur: Tim Van Der Steen & Manu Debuck  /administration, production: Mathilde Ochs

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1. Ivan Mosjoukine – De nos jours [notes on the circus]© Ivan Mosjoukine 2. Stéphane Ricordel /Olivier Meyrou – Acrobates © Christophe Raynaud de Lage/WikiSpectacle

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Matias Pilet, Alexandre Fournier RA Cie Yoann Bourgeois A et Radhouane El Meddeb L’Art de la Fugue Nos limites 08 > 12 avril 2014 d’après une idée originale de Fabrice Champion 20h30 création 2013 Et si la figure de cirque pouvait se faire motif musical et varier à l’infini comme une ligne mélodique? La partition s’est arrêtée. Inachevée. 08 et 09 avril 2014 Bach meurt avant de pouvoir finir sa dernière œuvre, L’Art de la fugue. 19h30

Cette composition musicale à l’issue bouleversante est écrite selon l’art savant du contrepoint où viennent se superposer plusieurs lignes mélodiques. Désir d’écrire, et peut-être d’écrire le cirque autrement, le spectacle tient l’agilité de son déroulement dans l’analogie entre figure de cirque et thème musical. Sur scène, ils sont trois: un homme, une femme et une pianiste. Entre eux, un bloc de matière, cube de bois d’environ cinq mètres de hauteur, déconstruit par lui et par elle. Les éléments du cube sont poussés, tirés, soulevés, défaisant des paysages plus ou moins familiers. Trappes, éléments de mobilier et faux plafond, porte dérobée ou marches d’escalier menant nulle part, les petites danses qu’ils exécutent semblent habiter la géométrie changeante d’un rêve éveillé. L’homme et la femme ne parlent que d’amour, sans un mot, comme un vertige, abyssal. Comme Bach faisait de la musique. Entre deux enfants. La scénographie de Goury est l’écrin parfait de cette «vitalité désespérée», comme ces petites boîtes qu’on ouvre sur une danseuse piquée au beau milieu. Sauf qu’ici la vie dévaste tout, le mobilier se casse, les murs s’envolent et la petite fée Clochette s’agace et s’alanguit, elle aime le prince des monte-en-l’air. Une promesse plutôt qu’un homme, qui n’accède à l’infini que par un escalier. L’amour et la mort se côtoient sans arrêt, c’est la vie qui s’envole. La musique nous rappelle, entêtante, que l’un n’est que le contrepoint de l’autre. Pour Yoann Bourgeois, il s’agit toujours de la même quête, un point de suspension, juste avant la chute, moment unique : le présent absolu. Ce présent qu’affrontent chaque soir une pianiste, une danseuse et un drôle de bonhomme. Sophie Tible-Cadiot

Nos limites est une histoire de pulsions de vie malgré les handicaps et les disparitions; l’histoire aussi d’une jeunesse confrontée à l’absence, mais surtout de sa capacité à rebondir, à empoigner sa technique et son art pour retrouver de l’énergie et continuer son processus de création. C’est lors d’une mise en scène de fin d’études à l’école nationale des arts du cirque de Rosny que Matias Pilet et Alexandre Fournier, encore élèves, rencontrent Fabrice Champion. Ancien trapéziste voltigeur des Arts Sauts, paralysé à la suite d’un accident lors d’une répétition en 2004, il décide, après cette rencontre, de retrouver la scène et de créer avec les deux étudiants un spectacle de portés acrobatiques. Malgré la disparition de Fabrice Champion en décembre 2011, Matias Pilet et Alexandre Fournier font le choix de continuer les répétitions. Radhouane El Meddeb, comédien de formation, puis danseur et chorégraphe – artiste associé au CENTQUATRE – assiste à l’une d’elles et tous les trois décident de poursuivre le projet. C’est cette forme, entre le cirque et la danse, dans laquelle l’écriture chorégraphique contemporaine de Radhouane El Meddeb vient alimenter les portés des circassiens, entièrement au sol, que les artistes ont choisi de présenter. Une installation filmique par le réalisateur Olivier Meyrou accompagne le public pour ces représentations. Alors suit une grande danse de danse. On ne sait ce qui flotte là, du chorégraphique ou du circassien, dans cette pièce où tout est sobre, épuré, vide de tapage. […] Un projet de l’art se consume dans une légèreté, à jamais. Transcendant. Gérard Payen, Mouvement.net

Le couple se noue et se dénoue, s’affronte et se retrouve, autour d’une structure en bois […] La dramaturgie repose sur la décomposition progressive de cette structure… C’est beau, énigmatique et exigeant. Stephane Barioz, Télérama Sortir

un projet de: Radhouane El Meddeb, Matias Pilet et Alexandre Fournier, d’après une idée originale de Fabrice Champion /chorégraphie et dramaturgie: Radhouane El Meddeb /interprétation: Alexandre Fournier et Matias Pilet / lumières: Xavier Lazarini /son: Stéphane Gombert

conception et mise en scène: Yoann Bourgeois  /en collaboration avec: Marie Fonte  /regard extérieur: Vincent Weber /interprètes: Marie Fonte et Yoann Bourgeois /pianiste: Célimène Daudet  /musique: L’Art de la fugue, de Jean-Sébastien Bach  /scénographie: Goury, Yoann Bourgeois et Marie Fonte / création lumière: Caty Olive /création son: Antoine Garry /costumes: Ginette /direction technique: Pierre Robelin /construction décor: Techniscène et Ateliers de construction du CDNA

installation filmique Fabrice, Matias, Alexandre réalisée par Olivier Meyrou /avec les images de Fabrice Champion, Matias Pilet et Alexandre Fournier /son: Sébastien Savine / les portraits sont tirés de Acrobates, un documentaire d’Olivier Meyrou ©Hold-up Films/ ITVS 2011 Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Nos limites est une production déléguée du CENTQUATRE – Paris

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1. M. Pilet, A. Fournier et R. El Meddeb – Nos limites © Christophe Raynaud de Lage/WikiSpectacle 2. Cie Yoann Bourgeois – L’Art de la Fugue © Christophe Manquillet

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PLUTÔT

THÉÂTRE

ildi ! eldi et Olivia Rosenthal – Le Nouveau Ciné Club © J. Oppenheim


avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

Hotel Modern Kamp 18 > 22 septembre 2013

avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

A Christiane Jatahy Julia 19 > 22 septembre 2013

18 septembre/20h30 19 > 21 septembre/21h30 22 septembre/18h30

RA

19 > 21 septembre/20h 22 septembre/17h

A la fois réalisatrice et metteur en scène, la Brésilienne Christiane Jatahy conjugue les moyens du théâtre et du cinéma pour donner une lecture très personnelle de la pièce de Strindberg, Mademoiselle Julie. D’emblée, le processus de tournage est intégré au dispositif théâtral associant scènes déjà filmées et tableaux tournés en direct. L’idée étant de montrer comment se fabrique l’image pour, du même coup, en désamorcer l’impact. Christiane Jatahy situe la pièce sur fond de rapports de pouvoir et de domination dans le Brésil contemporain. Julia oppose ainsi dans une villa des beaux quartiers de Rio la fille d’un patron à son majordome noir. En arrière-plan de cette confrontation amoureuse déjà compliquée, le rapport maîtreesclave vient corser la donne. Comme si l’attraction érotique entre Julia et le majordome était doublée par les effets de mise en abîme liés à l’intégration des images au cœur même du dispositif scénique. Car l’image permet de montrer ce que l’on ne voit pas sur scène, tandis  que le plateau actualise la relation entre ce qui est filmé et ce qui se joue à vue soulignant de fait la tension en jeu dans cette version brûlante du drame de Strindberg.

Dans un camp de concentration reproduit sous forme de maquette, les Néerlandais d’Hotel Modern reconstituent ce que pouvait être une journée dans l’enfer d’Auschwitz. Ce travail minutieux réalisé à partir d’archives montre l’organisation implacable à laquelle étaient soumis les déportés. L’effet est d’autant plus fort que les figurines représentant les personnages du drame sont miniaturisées – leurs visages s’inspirant du célèbre tableau de Munch, Le Cri. Ainsi les marionnettes – et la vidéo – permettent de créer dans l’espace du théâtre ce qui aurait été impossible avec des acteurs en chair et en os. Par ce processus, Kamp plonge le spectateur au cœur d’une tragédie en marche. L’alternance entre vision d’ensemble et détails précis souligne la dimension inhumaine de cette usine de mort que fut Auschwitz, définie par Pauline Kalker, Arlène Hoornweg et Herman Helle du groupe Hotel Modern comme une « ville-machine ». L’aspect mécanique de la « banalité du mal » apparaît avec une sourde violence dans cette reconstruction à la fois proche et distanciée. Imaginer ce qu’a pu être Auschwitz étant d’autant plus important qu’une telle barbarie demeure aujourd’hui encore une énigme.

Tout en explorant de nouvelles possibilités narratives au théâtre, le spectacle Julia réinterprète un texte classique avec singularité et pertinence. Luis Fernando Ramos, Folha de São Paulo

Le trio d’Hotel Modern renvoie les dogmatiques de l’indicible à leur plume. […] Ils n’ont d’autre préoccupation que de rendre leurs doigts assez souples pour façonner les corps, les têtes et les mouvements qui rendront Auschwitz palpable. Jean-Louis Perrier, Mouvement

mise en scène et réalisation du film: Christiane Jatahy /adaptation: Christiane Jatahy (d’après Mademoiselle Julie (1888) d’August Strindberg /avec: Julia Bernat, Rodrigo dos Santos et Tatiana Tiburcio (en vidéo) /création décors: Marcelo Lipiani et Christiane Jatahy /réalisation décors et direction artistique du film: Marcelo Lipiani / vidéo live et photographie: David Pacheco /création lumière: Renato Machado et David Pacheco / lumière: Paulo Correia /musique: Rodrigo Marçal / costumes: Angele Fróes /collaboration recherche: Dani Lima /son: Paulo Ricardo Nunes et Denilson Lopes Mixage /son du film: Denílson Campos /technicien son: João Braune/assistant mise en scène: Fernanda Bond / technicien vidéo: Felipe Norkus /machiniste: Thiago Katona/ édition du film: Christiane Jatahy, Sergio Mekler et Mari Becker /casting enfant: Alice Gastal et Lucas Banhos / jardinier: Gerson de Souza

concept original: Herman Helle, Pauline Kalker, Arlène Hoornweg /concept son et performer live: Ruud van der Pluijm /scénario, mise en scène et interprétation: Herman Helle, Pauline Kalker, Arlène Hoornweg / technique: Joris van Oosterhout, Aram Visser, Edwin van Steenberger /assistant scénographie et assistant marionnettes: Cathrin Boer, Heleen Wiemer, Kirsten Hutchemakers, Stefan Gross, Dirk Vroemen, Annette Scheer, Marije de Wit, Florus Groenewegen, Wilco Kwerreveld, Brigid Noone.../production: Adrian Sneeuw/directeur administratif: Corinne van Lelieveld

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1. Hotel Modern – Kamp © Ralph Prins 2. Christiane Jatahy –  Julia   DR

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avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES et l’Ircam

Cyril Teste /Collectif MxM

Bedroom eyes 19 > 22 septembre 2013

avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES 

RA ildi ! eldi et Olivia Rosenthal

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Le Nouveau Ciné Club création 2013 Ils ne sont pour rien dans mes larmes (Ciné Club 1) Toutes les femmes sont des aliens (Ciné Club 2) 19 > 22 septembre 2013

19 septembre/19h 21 et 22 septembre/16h

Comment associer narration et nouvelles technologies? Cyril Teste relève le défi dans une création utilisant les codes du jeu vidéo pour immerger le spectateur dans la vision subjective du protagoniste. Bedroom eyes est d’abord un texte de Frédéric Vossier autour de l’amnésie et de l’enfance évoquant la figure inaccessible d’une mère. En se connectant à un dispositif vidéo, le héros plonge dans le virtuel à la recherche d’un passé enfoui – une scène liée à la petite enfance et à la mère. Le personnage interprété par l’acteur Thierry Raynaud se déplace dans une géographie virtuelle représentant la maison où il a vécu des années plus tôt. Ses mouvements révèlent l’espace dans lequel il évolue comme s’il l’inventait. L’homme est tourmenté par un fantôme, celui de l’enfant qu’il fut et dont le spectre habite toujours son corps d’adulte. Associant vidéo et dispositifs sonores conçus en collaboration avec l’Ircam, Bedroom eyes se déploie sur plusieurs plans jouant sur les oppositions entre mémoire et amnésie, réel et virtuel. Voyage au cœur du souvenir, c’est aussi un spectacle total où le spectateur est entièrement immergé dans le matériau, comme s’il était lui-même le héros de cette ténébreuse affaire.

Ciné Club 1  19 septembre/20h30 21 septembre/15h 22 septembre/19h

Ciné Club 2 20 septembre/19h30 21 septembre/20h30 22 septembre/15h

«Les choses s’impriment deux fois: une fois sur la pellicule, une fois dans le spectateur», écrit Serge Daney. On pourrait ajouter que, une fois imprimées dans le spectateur, elles s’insinuent en lui pour bientôt participer à sa mémoire intime. Que reste-t-il d’un film quand on l’a oublié? Ou quand on ne l’a pas oublié? Voilà le genre de questions auxquelles s’intéresse Le Nouveau Ciné Club, une série de performances imaginée par le collectif ildi ! eldi. Dans son ouvrage Ils ne sont pour rien dans mes larmes, la romancière Olivia Rosenthal pose la question: «Quel film a changé notre vie?». C’est en lisant ce livre que Sophie Cattani et Antoine Oppenheim ont eu l’idée de créer une rencontre – différente à chaque performance – entre le théâtre et le cinéma. Avec ces deux premières créations et en complicité avec Olivia Rosenthal, ils interrogent notre mémoire du cinéma. Que ce soient Les Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy, où l’analyse du film dégénère dans Ils ne sont pour rien dans mes larmes; ou la tétralogie d’Alien, sur une idée originale de Ridley Scott, où ils racontent en une seule phrase l’épopée de Sigourney Weaver interprétant le personnage de Ripley dans Toutes les femmes sont des aliens.

Même s’il abandonne le schéma devenu traditionnel d’un texte de théâtre monté sur la scène, le collectif MxM n’en a pas pour autant évacué la force du texte et la magie de l’écriture scénique. Certes, il renonce à raconter des histoires standardisées mais c’est pour mieux traquer les bruits de l’histoire ambiante. Bruno Tackels, Mouvement texte: Frédéric Vossier /mise en espace: Cyril Teste /régie générale: Julien Boizard /musique: Nihil Bordures /réalisateur informatique musicale: Thomas Goepfer /avec: Thierry Raynaud/ administration: Anaïs Cartier/diffusion: Florence Bourgeon/le texte est édité aux Editions Espace 34

création: collectif ildi ! eldi /textes: Olivia Rosenthal /mise en scène et interpétation: Sophie Cattani et Antoine Oppenheim /vidéo: Antoine Oppenheim, Colas et Mathias Rifkiss / lumières: Ludovic Bouaud

Cyril Teste/Collectif MxM est artiste associé au CENTQUATRE – Paris, à la Scène nationale de Cavaillon, et au TGP-CDN de Saint-Denis

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1. Cyril Teste/Collectif MxM – Bedroom eyes © MxM 2. ildi ! eldi et Olivia Rosenthal – Le Nouveau Ciné Club © J. Oppenheim

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avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

Berlin Jérusalem [Holocène #1 revisité] création 2013 26 > 28 septembre 2013 21h

avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

RA Enrique Diaz

Monster création 2013 26 > 28 septembre 2013

les 10 ans du collectif Berlin

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19h30

Que s’est-il passé pendant dix ans à Jérusalem? En revisitant ce qui fut le premier spectacle de son cycle Holocène regroupant une série de portraits de villes, les Belges du groupe Berlin apportent des éléments de réponse. Créé en 2003, ce premier spectacle, intitulé Jérusalem – présenté à l’époque à TEMPS D’IMAGES –, s’intéressait à ce lieu hautement symbolique. Berceau des trois principales religions monothéistes, la ville est un point névralgique où se concentrent diverses tensions au cœur des conflits internationaux contemporains. Le peuple israélien vivant dans la peur des attentats, les Palestiniens traités comme des citoyens de second rang. Le tout dans le contexte quotidien d’une véritable métropole avec ses discothèques, ses marchés, ses projets immobiliers, ses artistes, ses fêtes… La barrière de sécurité – encore en construction à l’époque – est aujourd’hui achevée. Cette recréation confronte les deux époques en faisant notamment parler les personnes interviewées dans la version initiale. Utilisant une multiplicité d’écrans, le dispositif scénographique juxtapose images récentes et extraits de la création d’origine. Présent et passé dialoguent esquissant au passage de nouvelles perspectives. Ou comment une œuvre d’art peut se développer face à l’Histoire en intégrant la durée dans son processus.

Seul sur scène, Enrique Diaz se transforme en une série de personnages dont les vies s’avèrent plus ou moins mêlées les unes aux autres. Tous ont en commun d’avoir des dérèglements affectifs. Que ce soit ce gamin racontant les histoires les plus folles sur son voisin d’en face; ou encore Teo et Janine, un couple querelleur, qui en visionnant un film détaillant un crime atroce décident de se marier. Et que dire de cet alcoolique repenti qui prétend avoir rêvé le scénario du film en question. Autre personnage improbable, un réalisateur et scénariste un peu désemparé. Tournant autour d’un événement récurrent, la pièce évolue sur un mode obsessionnel. Monster du dramaturge et cinéaste canadien Daniel McIvor évoque une ritournelle lancinante hantée par un cauchemar. Jouant sur l’articulation entre les images projetées et sa présence au milieu du plateau, Enrique Diaz installe une atmosphère oppressante. Ce metteur en scène et acteur brésilien dont le travail a été montré plusieurs fois dans le cadre de TEMPS D’IMAGES est devenu le plus important metteur en scène de théâtre contemporain du brésil et un acteur de cinéma de premier plan. Il revient en France avec ce spectacle pour ouvrir un cycle consacré au théâtre de Daniel McIvor dont il a déjà monté In on It et A Beautiful View. Chez Enrique Diaz, l’acteur est au centre et à la périphérie. Son jeu doit être visible, dominant, le dédoublement apparent. Cœur et contour d’une figure divisée, l’acteur porte l’illusion, sans faux-semblants. Jean-Louis Perrier, Mouvement

Berlin, ex-trio mixte formé à Anvers en 2003 et, depuis 2009, tandem masculin passé maître dans l’observation vidéo (mais pas que) de ses congénères, à travers des agencements minutieux démontant la mécanique relationnelle de communautés spécifiques où chacun pourra néanmoins se sentir concerné. Gilles Renault, Libération

mise en scène et interprétation: Enrique Diaz /collaboration à la mise en scène: Marcio Abreu /création lumière: Maneco Quindere /musique: Lucas Marcier /décors: Simone Mina / vidéo: Batman Zavareze et Nathalie Melot /assistant à la mise en scène: Keli Freitas / technicien lumière: Leandro Barreto / tour manager: Henrique Mariano

concept: Berlin [Bart Baele et Yves Degryse] / composition musicale: Peter Van Laerhoven / musiciens: Eric Thielemans, Katelijn Van Kerckhoven, Tristan Driessens, Peter Van Laerhoven

Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

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1. Berlin –  Jérusalem © Berlin [berlinberlin.be] 2. Enrique Diaz – Monster © Nathalie Melot

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avec le Festival d’Automne à Paris

Claude Régy La Barque le soir, de Tarjei Vesaas 24 octobre > 24 novembre 2013

avec le Festival d’Automne à Paris et dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013

RA

Brett Bailey House of the Holy Afro 19 > 21 novembre 2013

du mardi au samedi / 20h les dimanches / 16h relâche les lundis

A

20h30

Le Sud-Africain Brett Bailey est depuis longtemps un spécialiste des carambolages stylistiques. Dans la foulée de ses spectacles et performances précédents, House of the Holy Afro mêle street dance, gospel des townships et rituels chamaniques. Un cocktail explosif à la croisée de plusieurs cultures. Brett Bailey agite un chaudron d’autant plus intense qu’il accueille les formes les plus diverses. C’est dans d’anciens lieux sacrés dans les montagnes de l’Est sudafricain que Bailey est allé enregistrer certaines des chansons au cours de cérémonies ancestrales. Ces enregistrements ont été ensuite retravaillés par les interprètes du spectacle qui y ont adjoint des rythmes électroniques. Il s’agit de montrer que l’Afrique ne présente pas un seul visage, mais qu’elle est composée de multiples facettes ; comme si différents mondes ou différentes époques coexistaient en même temps dans un même lieu. Ce principe, à l’origine de plusieurs spectacles créés avec sa compagnie Third World Bunfight – de iMumbo Jumbo à The Prophet –, est radicalisé dans House of the Holy Afro, où il s’agit de susciter un choc à même de remettre en question l’image trop formatée que l’on se fait souvent de la réalité africaine. Dramaturge, metteur en scène, mais aussi plasticien, Brett Bailey interroge inlassablement les transformations à l’œuvre dans l’Afrique post-coloniale avec les ambiguïtés et les contradictions qui les accompagnent. Hugues Le Tanneur / Festival d’Automne à Paris

Ce que personne d’autre ne sait Dans ce texte s’invente un univers vierge parce que se brouillent continûment les frontières: monter et descendre, toucher le fond parmi la vase, émerger à la surface – à peine un quart de visage, le nez seul peut-être. Respiration – très peu d’air – asphyxie – lutte farouche pour l’interrompre. Ce qu’on ressent, c’est le trouble constant de l’absence de démarcation. « Pas une mort violente, mais une mort profonde, silencieuse. » Une vie profonde, silencieuse. C’est l’écho qu’on entend au loin. A demi-cadavre, un homme dérive accroché, d’un bras, à un tronc d’arbre qui flotte à la surface d’un fleuve. Il dérive vers le Sud « comme une conscience blessée ». Des choses qui viennent d’une autre existence – la sienne sans doute en un autre temps – se déchaînent sur lui. A moins qu’il ne s’agisse des manifestations d’une existence extérieure à la sienne. Il s’agit en tout cas d’un déchaînement de forces qui s’opposent à lui, contraint comme il est de s’abandonner au courant. Vesaas laisse de grands espaces de liberté où peuvent jouer les clés secrètes de notre conscience. Il écrit un pur poème et nous le ressentons illimité. Pour l’homme qui navigue – étrange navigation – son reflet dans l’eau et sa propre place tout contre la mort peuvent dire – c’est un moment unique – ce que personne d’autre ne sait. Un cheminement lent au bord de l’inconnaissable. L’ultime ne finit pas. C’est une ouverture – pour un temps prolongé – à une libre coexistence de la vie et de la mort. Une sorte de permanence est donnée au passage du seuil qui cesse, par là même, d’être fatal et émotionnel. C’est une aventure du corps et de l’esprit, une expérience à l’extrême du vivant, dans le moment infiniment dilaté de sa rupture. La dilatation permet l’observation au-delà même du savoir. Claude Régy, mars 2013

Les sept danseurs déclenchent une vague contagieuse d’énergie qui traverse la pièce comme un courant électrique et secoue chaque membre du public. Simon Ferguson, The Daily Telegraph Australia avec: Odidiva /scénographie: Brett Bailey /chorégraphie: Natalie Fisher /poésie: Odidi Mfenyana, Brett Bailey /arrangements musicaux: Dino Moran /arrangements vocaux: Bongile Mantsai, Bongani Magatyana, Terence Nojila / lumière et responsable technique: Kobus Rossouw /régisseur général et responsable des tournées: Justin Green /responsable de la production et régisseur général: Barbara Mathers /producteur Royaume-Uni et consultant international: UK ARTS

Dans La Barque le soir, un homme se noie, se sauve, flotte entre deux mondes, conscience et inconscience, vie et mort, ombre et lumière, au milieu d’une nature peuplée d’animaux et de signes. Régy fait de ce texte a priori irreprésentable une de ces expériences poétiques dont il a le secret, portée par un acteur stupéfiant: Yann Boudaud. Fabienne Darge, Le Monde La Barque le soir, de Tarjei Vesaas /adaptation par Claude Régy du texte « Voguer parmi les miroirs », extrait du roman de Tarjei Vesaas La Barque le soir, traduit du norvégien par Régis Boyer / mise en scène: Claude Régy /assistant: Alexandre Barry /scénographie: Sallahdyn Khatir / lumière: Rémi Godfroy /son: Philippe Cachia /avec: Yann Boudaud, Olivier Bonnefoy, Nichan Moumdjian

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1. Claude Régy – La Barque le soir © Pascal Victor – ArtComArt 2. Brett Bailey – House of the Holy Afro © Theodoor and Maria de Pree (Temyahro.com)

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Berlin Moscou [béni celui qui est venu au monde en ces temps si sombres] 18 > 26 janvier 2014 18, 21, 22, 23, 24 et 25 janvier/21h 19 et 26 janvier/16h sous-titres en français

RA Berlin

Bonanza [ne crois rien de ce que tu entends et la moitié de ce que tu vois] 28 janvier > 02 février 2014

les 10 ans du collectif Berlin

28 janvier > 01 février/19h et 21h 02 février/15h30 et 18h sous-titres en français

Moscou, où toutes les routes mènent encore au Kremlin. Où l’on compte le plus grand nombre de milliardaires au kilomètre carré. Où tout ce que vous touchez est histoire. Où les clichés se voient simultanément confirmés et démentis. Où la vodka ne se commande pas dans un verre mais s’achète au poids. Moscou, un cirque? Pendant plusieurs mois, les membres du collectif Berlin ont interviewé des Moscovites. Empruntant sa forme au cirque, Moscou présente, sous un chapiteau spécialement conçu pour cette création, ces personnages dans un documentaire déconcertant. Six écrans mobiles, se déplaçant autour du public, révèlent des images d’une capitale au bord de l’apocalypse. Ils dialoguent comme autant d’acteurs sur le devant de la scène, tandis que résonne la composition musicale live interprétée par un quatuor à cordes et un pianiste. Depuis 2003, Berlin (Bart Baele et Yves Degryse) esquisse une série de portraits de villes choisies à la fois pour leurs singularités et pour leur portée universelle – Jérusalem, Iqaluit, Moscou, Bonanza  –, et rassemblées dans un cycle intitulé Holocène (la période géologique actuelle).

RA les 10 ans du collectif Berlin

Une petite ville, la plus petite du Colorado (Etats-Unis). Cinq maisons habitées, nichées dans les montagnes Rocheuses. Une couche de neige recouvre les rues en hiver. Un torrent de montagne traverse le village. Il suffit de regarder assez longtemps pour voir danser des lutins. Bonanza est un portrait filmique unique en son genre d’une ville minière abandonnée. Jadis y vivaient 6 000 personnes. On y dénombrait 36 saloons, 7 dancings et un nombre impressionnant de prostituées pour les travailleurs de la mine. La devise était: « Get in, get rich, get out » (Entrez, enrichissez-vous, partez !) La ville compte aujourd’hui cinq maisons, un maire, un conseil municipal et sept habitants, tous pétris de spiritualité, vivant en quête de ragots, dans la crainte et la méfiance de leurs voisins. « Bonanza est le monde en miniature », comme l’assure chacun de ses habitants. Berlin brosse le portrait de ce microcosme avec une maquette reconstituant la ville en arrière-plan et cinq écrans. Ancien haut lieu de la ruée vers l’or, Bonanza est la ville la plus petite du Colorado au pied des montagnes Rocheuses […]. On entre dans ce Bonanza-là comme dans un havre reculé, isolé des turpitudes du monde ; on en ressortira comme d’un polar-documentaire, incrédules et abasourdis. Cathy Blisson, Télérama

Il n’y a pas de révélation dans Moscou, mais une écoute de ceux qui résistent encore à la corruption. La mise en scène, le dispositif, tout fonctionne parfaitement et intelligemment. Jusqu’aux images d’ouverture et de clôture. […] L’underground comme symbole du dernier lieu de résistance. Marie-Christine Vernay, Libération

concept: Berlin [Bart Baele, Yves Degryse, Caroline Rochlitz] /photographie: Bart Baele, Nico Leunen /prise de son: Tom De With /montage: Bart Baele / bande son & mixage: Peter Van Laerhoven /recherches: Berlin et Nico Leunen /construction maquette: Koen De Ceuleneer, Kim Troubleyn /conseil décor: Tom Van de Oudeweetering /catering: Kim Troubleyn, Véronique Batens / sous titrages: Sofie Benoot /multimédia (développement des logiciels): Frank Lanssens /conception du système LED: Dadaelectronics /comptable: Koen Huygebaert /graphisme: Gerjo Van Dam / prises de vue aériennes: Saguache Ranger District /coordination générale: Natalie Schrauwen / coordination tournée: Laura Fierens /direction technique tournée: Robrecht Ghesquière / administration générale: Kurt Lannoye

concept: Berlin [Bart Baele, Yves Degryse, Caroline Rochlitz] /photographie: Bart Baele, Luk Sponselee /interviews: Yves Degryse, Caroline Rochlitz /montage: Bart Baele, Geert De Vleesschauwer, Nico Leunen /composition et arrangements musicaux: Benjamin Boutreur / violon: Wim Lauwaert, Sterre de Raedt /alto: Natalie Glas / violoncelle: Katelijn Vankerckhoven, Sam Faes/ piano: Stijn Wauters /mixage son: Peter Van Laerhoven /prise de son: Tom De With, Roeland Trauwaen /interprétariat et traduction: Alexey Babilua,Julia Galygina / recherches: Berlin, Marina Barrett /design chapiteau: HMMH /assistant post-production: Frank Lanssens /coordination technique: Koen Bauwens, Jesse Janssens /design écrans: Manu Siebens / costumes: Kim Troubleyn, Kristin Van der Weken /graphisme: Gerjo Van Dam /catering: Kim Troubleyn /coordination générale: Natalie Schrauwen /coordination tournée: Laura Fierens /direction technique tournée: Robrecht Ghesquière /administration générale: Kurt Lannoye

Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

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1. Berlin –  Moscou © Torben Huss 2. Berlin – Bonanza © Berlin [berlinberlin.be]

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Berlin When You Forget Horror Vacui [#3]  création 2014  28 janvier > 02 février 2014 28 janvier > 01 février/19h30 et 21h 02 février/15h et 17h

Stéphanie Cléau 

RA

Le moral des ménages d’après le roman d’Eric Reinhardt création 2014 30 janvier > 09 février 2014

les 10 ans du collectif Berlin

RA

30 janvier, 01, 04, 05, 06, et 08 février /21h 02 et 09 février/16h

Une table ronde avec trente écrans posés d’un côté de la table et de l’autre côté, trente chaises pour le public. Trente récits en tête-à-tête. Le spectateur peut en choisir six.

Manuel Carsen (incarné par Mathieu Amalric sur le plateau), est chanteur. Enfin, comme dirait sa mère, il essaie. Manuel Carsen, comme il le martèle de chanson en chanson, a tout fait pour « se désincruster du marécage où vivaient ses parents: la classe moyenne ». Manuel Carsen a tout fait pour oublier les infortunes professionnelles de son père technico-commercial. Son père a tout fait pour jouir du prestige des notables, lui a tout fait pour jouir du prestige des artistes. Manuel Carsen est le «héros», don quichottesque, du roman Le moral des ménages d’Eric Reinhardt. Texte galopant que Stéphanie Cléau adapte pour deux acteurs dans sa première mise en scène. Mathieu Amalric se glisse donc dans la peau de ce personnage aux pérégrinations verbales tragicomiques. Face à lui, Anne-Laure Tondu interprète toutes les figures féminines qui l’entourent: mère, femme, maîtresses, amour de jeunesse, fille. Chacune de ses confrontations dévoilant une nouvelle facette de l’histoire de Manuel. Accompagnant par intermittence les acteurs sur le plateau, les dessins de Blutch, charbonneux, rôdent comme les piqûres de rappel d’un passé qui, malgré tous les efforts de celui-ci, ne veut pas se faire oublier.

Une pianiste célèbre se rend compte sur scène qu’elle n’a pas étudié le bon concerto; un neurochirurgien échange la tête et le corps de deux singes et ceux-ci survivent; au Japon, 700 000 personnes vivent en hikikomori, retirées dans leur chambre à coucher et coupées de toute vie sociale pendant au moins une année; Six Degrees of Separation, une théorie selon laquelle nul n’est jamais éloigné de plus de six maillons de n’importe quelle autre personne dans le monde. Une vaste gamme d’histoires très diverses est offerte au public. Berlin a rencontré les personnages derrière de petits ou de grands récits publiés dans la presse internationale: magazines, quotidiens, sites Internet d’actualité, Youtube, etc. Les thèmes de ces histoires sont éclectiques: ils vont de propositions philosophiques à des anecdotes, en passant par des détails scientifiques… Trente histoires, transposées en trente monologues filmés auxquels la dramaturgie confère une certaine cohérence. La durée de chaque récit sera identique et les multiples interactions interviendront à des moments différents. Un spectacle en tête-à-tête pour trente spectateurs installés autour d’une table ronde.

Dans Le moral des ménages, Eric Reinhardt fustige les classes moyennes. Un réquisitoire impitoyable et brillant. François Busnel, L’Express

concept: Berlin (Bart Baele and Yves Degryse) /musique: Peter Van Laerhoven

adaptation et mise en scène: Stéphanie Cléau /interprétation: Anne-Laure Tondu et Mathieu Amalric /dessins: Blutch /costumes: Alexia Crisp-Jones / lumières et vidéos: Sylvie Garot

Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris

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1. Berlin –  When You Forget © Berlin [berlinberlin.be] 2. Stéphanie Cléau –  Le moral des ménages © Blutch

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avec le Studio-Théâtre de Vitry et l’Ircam

Daniel Jeanneteau Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck création 2014 08 > 16 février 2014

avec le Théâtre de la Ville

A Halory Goerger et Antoine Defoort Germinal 04 > 19 mars 2014

RA

04, 05, 06, 08, 11, 12, 13, 15, 18 et 19 mars /20h30 09 et 16 mars/16h

08, 09, 11, 12, 13, 15 et 16 février /20h30 23 janvier > 03 février 2014 au Studio-Théâtre de Vitry

Naviguant librement entre théâtre, performance et arts plastiques, Halory Goerger et Antoine Defoort font feu de médiums et d’intérêts très éclectiques pour inventer un genre scénique en décalages et décadrages perpétuels. Chez eux, le bricolé semble cohabiter avec le savant et le tragique avec l’incongru. Germinal, leur dernière création, envisage la boîte noire du théâtre comme un lieu entièrement vierge. « Et si on avait la possibilité de repartir de zéro, même à l’intérieur de huit mètres par huit, on ferait comment? » Quatre individus réinventent le langage et se découvrent en tant qu’êtres pensants capables de faire émerger un système-monde. Tels des explorateurs, ils vont de révélation en révélation, en remettant tout sur le tapis, des lois de la physique aux fondements de l’interaction sociale. Epopée philosophique jubilatoire de bout en bout, Germinal est un spectacle sur la fabrication du théâtre comme métaphore de la construction de l’Homme. Rien de moins qu’un prodige! Kunstenfestivaldesarts 2013

Douze aveugles en pleine nature attendent le retour d’un prêtre qui les a guidés jusque-là. Mais ce prêtre est mort parmi eux. Le dénouement est donné d’emblée au spectateur voyant, à l’insu des protagonistes aveugles: ils sont perdus, ils ne le savent pas encore. Dans ce poème visionnaire et simple, l’unique action réside dans la lente découverte, par un groupe disparate de personnes traversées par les mêmes sensations, de leur solitude dans un monde qu’ils ne comprennent pas, et de l’imminence de leur disparition. Piège pour l’imagination, la pièce produit l’effet d’un attentat, d’un acte brut, comme la mise à nu d’une vérité ultime, obscène, et sans réponse: « Tu vas mourir. » C’est tout. De quoi regarder ce qui nous entoure autrement et reconsidérer le prix de chaque chose. De quoi, peut-être, repenser la communauté. Avec ce spectacle, Daniel Jeanneteau choisit de ne rien traiter du visible: ni costumes, ni décor, ni lumières. Son dispositif mêle public et acteurs en un groupe indifférencié. Les voix, anonymes, qui en émanent, et le travail du son d’Alain Mahé (en collaboration avec l’Ircam) évoquent pour le spectateur (les yeux fermés?) une humanité ordinaire, sans histoire et sans identité, le mouvement du monde, de la nature, et l’infini travail des forces qui agissent sur les vies. Daniel Jeanneteau dirige le Studio-Théâtre de Vitry depuis janvier 2008. Après un long parcours de scénographe (pour Claude Régy, Jean-Claude Gallotta, Trisha Brown, Jean-François Sivadier, Pascal Rambert, Alain Ollivier…), il se consacre, depuis 2001, à la création de ses propres spectacles, en collaboration avec Marie-Christine Soma.

Fantaisies et ingénuité se conjuguent dans un univers virtuel où technologie et théories jouent un rôle déterminant. […] Drôle et habilement troussé. Hugues Le Tanneur, Les Inrockuptibles conception: Antoine Defoort et Halory Goerger /interprétation: Arnaud Boulogne, Ondine Cloez / Beatriz Setien, Antoine Defoort et Halory Goerger /direction technique, régie plateau: Maël Teillant / lumière, video: Sébastien Bausseron /son, plateau: Robin Mignot /consultant lumière: Annie Leuridan /chargé de production, regard extérieur: Julien Fournet /assistante de production, téléconseillère: Mathilde Maillard

Daniel Jeanneteau, qui fut longtemps scénographe de Claude Régy, s’impose depuis quelques années comme un metteur en scène sensible et exigeant. Fabienne Darge, Le Monde

l’Amicale de production est artiste associée au CENTQUATRE – Paris

mise en scène et dispositif: Daniel Jeanneteau /collaboration artistique: Jean-Louis Coulloc’h / création son: Alain Mahé / lumière: Anne Vaglio/réalisation informatique musicale Ircam: Thomas Goepfer /ingénieur du son Ircam: Sylvain Cadars /assistant: Jérémy Tourneur /avec: Ina Anastazya, Solène Arbel, Pierrick Blondelet, Jean-Louis Coulloc’h, Geneviève de Buzelet, Estelle Gapp, Gaëtan Sataghen, Benoît Résillot, Azzedine Salhi, Anne-Marie Simons, Nadir Sonmez Le Studio-Théâtre de Vitry et le CENTQUATRE sont partenaires pour l’accueil d’équipes artistiques en résidence de création.

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1. Daniel Jeanneteau –  Les Aveugles © Daniel Jeanneteau 2. Halory Goerger et Antoine Defoort – Germinal © Alain Rico

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avec la Comédie-Française

Antoine Defoort

Un faible degré d’originalité conférence – version bêta 14 > 18 mai 2014

RA La Comédie-Française: Ecritures en scène A #1: 10 et 11 janvier 2014 #2: 25 et 26 mars 2014 #3: 19 et 20 juin 2014

14, 15, 17 et 18 mai /20h

20h

« Un faible degré d’originalité est une causerie portant sur le sujet épineux de la propriété intellectuelle dans le domaine de la création artistique. Elle sera élaborée en déployant des efforts de rigueur et de documentation, probablement tempérés par quelques digressions thématiques qui évoqueront davantage un dimanche après-midi entre amis qu’un cours de droit. Il va s’agir de dresser un état des lieux du droit d’auteur, de son fonctionnement juridique et de son histoire, et de débattre de ses enjeux et de ses implications sociétales. Grosso modo et pour résumer, mon objectif est de faire en sorte que cette conférence soit rigoureuse, claire et quand même un peu palpitante. Et force est de constater que la zone d’intersection de ces trois territoires est assez étroite », précise Antoine Defoort. Pas plus artiste que vous et moi, Antoine Defoort essaie de maintenir une bonne ambiance et un taux de porosité élevé entre ses lubies de saison, la vie, la vraie, et l’art contemporain. Il se retrouve donc souvent aux prises avec des contradictions flagrantes qui sont soit fièrement assumées, soit honteusement dissimulées au moyen de sauts du coq à l’âne et de digressions sauvages. Les ratés et les accidents sont accueillis à bras ouverts et forment une granularité croustillante particulièrement appréciée des connaisseurs. Et puis comme disent si bien les Néerlandais, « Antoine Defoort springt van de hak op de tak en maakt als humoristiche beeldenstormer de gekste zijsprongen.»

Nombre d’auteurs et de textes contemporains restent à révéler. Indéfiniment! La Comédie-Française et le CENTQUATRE s’associent pour les proposer au plateau, à l’issue de trois sessions conclues par une présentation. Ce travail de découverte s’effectuera à la vue du public après une première rencontre, celle d’un metteur en scène, souvent étranger, qui révélera un texte en même temps qu’il découvrira pour la première fois les interprètes de la troupe de la Comédie-Française. Il sera présenté sous la forme de lecturespectacle, à la lisière du texte, du jeu, de la mise en scène donnée par bribes pour donner du corps à ces mots arrachés de leur textualité, pour en faire une actualité. Celle du jeu par les voix et les corps agiles de la troupe exceptionnelle de la Comédie-Française. Donner du sens en donnant un plateau à ces textes qui restent à entendre, en allant à la rencontre du public avant qu’ils ne soient connus et bientôt reconnus, c’est également tenter de s’ouvrir à de nouveaux imaginaires, de nouvelles expériences théâtrales.

et aussi... Impatience – Festival du théâtre émergent PETIT EYOLF 23 mai > 05 — juin 2014 (voir page 39)

Réfléchit, fait des schémas et parle aux gens: Antoine Defoort /alimente la réflexion et met en perspective: Julien Fournet /anticipe et résout les problèmes techniques: Robin Mignot /coordonne les choses et dispense des conseils: Mathilde Maillard /fait les contrats, les déclarations et bien d’autres choses: Sarah Calvez /a pris une photo: Belinda Annaloro /a fait du python: Olivier Demarto l’Amicale de production est artiste associée au CENTQUATRE – Paris

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Vladislav Galard, Pauline Lorillard

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1. Antoine Defoort -Un faible degré d’originalité © Belinda Annaloro 2. Jonathan Chatel – Le Petit Eyolf / Impatience,édition 2013 © Bernard Coutant 3. Julie Deliquet – Collectif In Vitro – La Noce /Impatience, édition 2013 © Sabine Bouffelle

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PLUTÔT

ARTS

VISUELS

Quatre Chairs, Maman, Jérémy Gobé (2011) © Jérémy Gobé


avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES

avec l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts

Exposition des félicités des Beaux-Arts de Paris 26 septembre > 10 novembre 2013

Etats limites Installations Zhenchen Liu, Minnette Vári, Hayoun Kwon, Mohamed Bourouissa, Jérémy Gobé, Vincent Delerm… 18 > 29 septembre 2013

horaires sur www.104.fr

C’est à Gunnar B. Kvaran que les Beaux-Arts de Paris ont confié cette année le commissariat de l’exposition des jeunes artistes qui ont obtenu le diplôme national supérieur d’arts plastiques avec les félicitations du jury. Ces 27 talents, représentatifs de la création contemporaine, puisent dans une diversité d’inspirations et de registres esthétiques, et présenteront leurs œuvres dans les espaces du CENTQUATRE. Il s’agira pour eux d’être réunis dans un espace commun où chacun s’invente et définit son parcours, tout en contribuant à la formation d’un ensemble aux contours mouvants. Ce tout nouveau partenariat entre le CENTQUATRE et les Beaux-Arts de Paris reflète un axe fort du projet de l’école: prendre à bras-lecorps les problématiques dites de professionnalisation de ses anciens étudiants en créant les conditions de leur projection dans le milieu artistique.

vernissage le 18 septembre/19h30 mardi > samedi/14h–21h dimanche 14h–19h Zhenchen Liu Kaleïdoscope (installation, 2009) Under Construction (vidéo, 2007) Petting Zoo (installation, 2013) Mirage (vidéo, 2010) Minnette Vári Oracle (installation vidéo, 1999)

Minnette Vári est représentée par la Goodman Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud

avec: aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppooll sskkii, Sara Acremann, Clémentine Adou, Aline Aune, Chia-chi Chiang, Pierre-Marie Croc, Clémence Fonquernerie, Hélène Garcia, Adrien Genty, Adrien Giros, Apolline Grivelet, Léa Le Bricomte, Jean-Baptiste Lenglet, Quentin Mornay, Justine Ponthieux, Magali RousseL, Adrian Schindler, Chloé Silbano, Clara Stengel, Ana Vega, Aya Yamamoto, Anastasia Benay, Pierre Daniel, Thibault De Gialluly, Xavier Mc Packe

Hayoun Kwon 38 Line (vidéo, 2013) Kijong-dong (vidéo, 2013) Mohamed Bourouissa Temps mort (vidéo, 2009) Jérémy Gobé L’Adresse (installation, 2013)

Gunnar B. Kvaran est le commissaire de la Biennale d’art contemporain de Lyon en 2013 et le directeur du musée Astrup Fearnley à Oslo

Vincent Delerm Ce(s) jour(s)-là (installation, 2013) Poser sur l’époque un regard critique. Sonder les failles et les contradictions du monde contemporain. Tel est l’enjeu des artistes plasticiens Zhenchen Liu et Hayoun Kwon – accueillis en résidence cette année au CENTQUATRE – ainsi que de la performeuse et vidéaste Minnette Vári et des vidéastes plasticiens Jérémy Gobé et Mohamed Bourouissa. Under Construction du Chinois Zhenchen Liu – œuvre déjà présentée dans le cadre de Temps d’Ecole d’Images – évoque la violence de décisions arbitraires qui, sous prétexte de régénérer la vieille ville de Shanghai, déplace des centaines de familles en détruisant leurs logements. Ce thème de l’expulsion est aussi au cœur de Kaleïdoscope, autre création de Zhenchen Liu. Cette mosaïque harmonieuse exposant les images idylliques d’une Chine idéalisée est en réalité composée de motifs tirés des papiers peints trouvés dans les maisons détruites du vieux Shanghai. Ce regard critique, on le retrouve chez la Coréenne Hayoun Kwon, dont le travail mêle vidéo et performance. Dans une des zones les plus militarisées au monde, à la frontière de la Corée du Nord et de la Corée du Sud, elle fait apparaître les fantômes de deux soldats se tenant de chaque côté de l’espace qui sépare artificiellement les deux nations. En soulignant cette opposition, Hayoun Kwon interroge la mémoire, les frontières et l’interprétation de l’Histoire selon le côté où l’on se trouve. Dans Oracle, la Sud-Africaine Minnette Vári s’inspire du tableau de Goya Saturne dévorant ses enfants pour se représenter elle-même en Golem ingurgitant dans sa bouche tous les conflits qui déchirent l’Afrique contemporaine espérant par ce geste cannibale – en référence au Manifeste cannibale d’Oswaldo de Andrade – déjouer un destin irrémédiable. Temps mort de Mohamed Bourouissa interroge l’opposition entre vie carcérale et monde du dehors via un échange de sms. Tandis que, dans L’Adresse, Jérémy Gobé recompose à partir de chutes de tissus la production d’une usine désaffectée. Enfin, Vincent Delerm interroge notre geste démocratique le plus symbolique: le droit de vote ou plutôt le moment du vote! Devenu photographe furtif de ce déplacement vers l’urne, il filme et capte cet instant avant l’intimité du vote et de son résultat sur nos vies, nous révélant entre autres la banalisation d’un geste presque tombé en désuétude et pourtant fondateur de nos démocraties.

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1. Vue d’ensemble, Le Vent d’Après, exposition 2011 des diplômés félicités (commissariat Jean de Loisy) 2. Adrian Dan, Géographies Nomades, exposition 2012 des diplômés félicités (commissariat Chantal Pontbriand)

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PHP RA Jeune Création exposition internationale d’art contemporain (Henriette Desjonquères, Paul Fargues 09 > 17 novembre 2013 et Pauline Julier) vernissage le vendredi 08 novembre / 18h Performance Repeat after Me 12h-19h 08 et 09 novembre 2013 nocturnes les samedi 09, vendredi 15 et samedi 16 novembre 20h30

ouverture à 11h le week-end

Les itinéraires maritimes qui relient San Francisco à New York sont les mêmes depuis les premières traversées. Il paraît que notre ère est celle du «re-» que les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit, qu’ils n’ont pas la forme longue des choses qui vont vers des buts: la flèche, la route, la course de l’homme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques. Dans une installation minimale et en mouvement, PHP invite les visiteurs à un parcours dans son cosmos, entre un tube de musique péruvienne, un diaporama d’espaces et une collection d’éponges. Le temps s’y déploie sous différentes formes. Lenteur, accélération, rupture et répétition nous entraînent dans une boucle hypnotique. Henriette Desjonquères, Paul Fargues et Pauline Julier forment PHP, artiste collectif pluridisciplinaire. Issus des arts plastiques, ils décident de s’unir pour entamer un travail scénique. PHP travaille des formes transversales, entre théâtre, performance et installation. PHP se situe dans le sillage de Va Wölfl lorsqu’il dit: «Le spectacle est aussi une forme d’installation ou d’exposition.» Artiste associé au CENTQUATRE, PHP a présenté le spectacle Le Sacrifice des grillons lors du Festival Impatience ainsi que What about Sunrise, une installation vivante. Repeat after Me est leur dernière création.

Depuis bientôt soixante-cinq ans l’association Jeune Création, collectif d’artistes, est au service de la création émergente. Cette année encore, 57 projets orignaux d’artistes sélectionnés parmi près de 3 000 dossiers investiront les Ecuries et reflèteront la diversité des pratiques actuelles. Deux artistes invités (sélectionnés sur Art-O-Rama et ArtOsaka), ainsi qu’un espace historique regroupant des artistes renommés, anciens membres de l’association (avec le lancement du deuxième opus Jeune Création 1983-2013 par Jean-Luc Chalumeau) enrichiront le parcours de cette édition placée sous le signe de l’échange, de la circulation et du voyage. Les dix jours d’exposition seront ponctués de nombreux événements: invitations (Less is More Projects, chorégraphes, musiciens), rencontres (réflexion sur les Artist-Run Spaces avec Glassbox), performances (avec la Fondation d’entreprise Ricard), vidéos, karaoké d’artistes, projets d’éditions (avec la revue Oscillations) et des parcours ludiques de médiation. Jeune Création, laboratoire de pensée et d’idées, décloisonne les pratiques au travers d’une programmation à la frontière des genres et des formats. Véritable lieu de rencontres et d’échanges, Jeune Création est un rendez-vous annuel incontournable de repérage et d’exploration pour les professionnels et les amateurs. C’est ainsi un tremplin pour les artistes, prolongé toute l’année à la galerie du 18e arrondissement et lors d’expositions hors les murs.

avec: Julia Perazzini, Nicolas Leresche et Paul Fargues

avec: Louis Baguenault/Yoan Beliard/Yasmina Benabderrahmane/ Allison Blumenthal/Edith Bories/Rémy Briere/Emilie Brout & Maxime Marion/ Romain Cattenoz/Florian Cochet/ Claire Colin-Collin/ Valérie Collart/Pierre Daniel/Margaret Dearing/Jérémie Delhome/ Julien des Montiers/Antoine Desailly/Marcel Devillers/Iris Dittler/ Ginger Dorigo/Thomas Durel/Emmanuelle Duron-Moreels/Guillaume Durrieu/Alan Fertil & Damien Teixidor/Aude Fourel/Aurélien Grèzes/ Nadja Groux/Tarik Hayward/Katrin Heichel/Pauline Hisbacq/ Linda Hofvander/Franziska Holstein/Han Ji Hee/Carine Klonowski/ Elizaveta Konovalova/Nicolas Lafon/Béranger Laymond/Guillaume Lebelle/Arnaud Lesage/Carmen Loch/Lucie & Simon/Constance Nouvel/Aurélie Pétrel/Samuel Paugam/Eric Potempa/ Manon Recordon/Pia Rondé/Julie Sas/Lei Saito/Julien Saudubray/Marine Semeria/Kevin Senant/Julien Tardieu/Anna Tomaszewski/Remi Uchéda/Ana Vaz/Sergio Verastegui/Cyril Zarcone le CENTQUATRE est grand partenaire de Jeune Création 2013

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1. PHP  –  Repeat after Me  DR 2. Vue de l’exposition Jeune Création 2012 DR

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avec Arcadi, dans le cadre du festival Némo

dans le cadre des saisons Afrique du Sud – France 2012-2013

Trouble Makers Sensation Versus Digital 16 novembre > 15 décembre 2013

Brett Bailey Exhibit B 25 > 27 novembre 2013

vernissage public et soirée de performances audiovisuelles le 16 novembre horaires sur www.104.fr

25 et 26 novembre/séances de 19h à 22h20 27 novembre/séances de 17h à 22h35

A Performance

Exhibit B est la deuxième partie d’une série de présentations réalisées par Brett Bailey, centrées sur l’histoire occultée du racisme et les jeux de pouvoir complexes entre l’Europe et l’Afrique de la fin du XVIIIe siècle à aujourd’hui. A travers une succession de tableaux vivants, l’œuvre est axée sur les expositions ethnographiques et les zoos humains, le racisme scientifique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, les atrocités commises en Afrique à l’ère du colonialisme et les politiques actuelles envers les immigrés africains en Europe. Présentée en Autriche et en Allemagne en 2010, Exhibit A braquait les projecteurs sur le génocide perpétré dans le Sud-Ouest africain (l’actuelle Namibie) par les forces coloniales allemandes entre 1904 et 1909. Exhibit B examine les impérialismes français et belge dans les Etats du Congo de la même période. Sous un prétexte philanthropique, des millions d’Africains ont été sacrifiés pour l’exploitation féroce par l’Europe de l’ivoire, du caoutchouc et d’autres ressources. « Mon œuvre explore les dimensions et la complexité du paysage africain colonial et postcolonial. L’Afrique est si souvent considérée comme un ‹cas désespéré›, le ‹continent sans espoir›, l’accent étant mis sur son état de ruine en oubliant que, durant les cinq cents dernières années, l’Afrique a été pillée et colonisée, ses sociétés, structures sociales et cultures ont été démantelées », explique Brett Bailey.

Fabricants de troubles! C’est ainsi que l’on pourrait nommer ceux qui forment une tendance ou peut-être un mouvement artistique visant clairement, avec leurs machines numériques, aux dérèglements de notre entendement commun. Ici, vous êtes invités à perdre vos repères par certains sourciers de l’invention numérique. A l’instar des mouvements artistiques du cinétisme ou de l’optique revenus très en grâce auprès du public et des professionnels, l’exposition se veut comme une expérience concrète et sensible de l’avancée de la recherche, à la croisée de l’art et des sciences numériques. Mouvement esthétique plutôt qu’artistique? Cette exposition est une contribution à cette interrogation. Parmi les premières œuvres sélectionnées (programmation non définitive ): un rideau de vapeur qui se brise en pur cristal, par Anke Eckardt; une coiffeuse psychédélique, par Ivana Franke; le premier show audiovisuel de Dinos Chapman (oui, le Young British Artist passé à l’électro); une cathédrale sonore dans la halle Aubervilliers; des massages sensoriels et des hallucinations pour toute la famille, les moirages interactifs d’un passionnant duo de Detroit, deux légendes électroniques en soirée d’ouverture... et des oiseaux 2.0 par HeeWon Lee. co-commissariat: Gilles Alvarez et José-Manuel Gonçalvès plus d’informations sur www.festivalnemo.fr et www.arcadi.fr

Brett Bailey rouvre les blessures du colonialisme, de l’exploitation brutale des ressources naturelles et des humains, du darwinisme social et de l’humiliation des représentations du « bon sauvage » au XIXe siècle. Catherine Makereel, Le Soir création: Brett Bailey /directeur technique: Raphael Noel /chorale Namibie: Marcellinus Swartbooi, Chris Nekongo, Lesley Melvin Du Pont, Avril Nuuyoma

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1. Between You and Me © Anke Eckard 2. Brett Bailey – Exhibit B © Anke Schuettler

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Festival Circulation(s) 07 février > 16 mars 2014

Avec motifs apparents ou débordements exposition collective avec Kader Attia, Jérémy Gobé, Xavier Juillot, Pascale Marthine Tayou...

12h-19h vernissage le samedi 08 février /15h – 22h Seul festival consacré à la jeune photographie européenne, Circulation(s) propose un regard croisé sur l’Europe et fédère un réseau d’acteurs du continent partageant l’ambition de l’association Fetart qui l’organise: aider les jeunes photographes à s’insérer dans le monde professionnel et faire découvrir au public la création artistique contemporaine en favorisant le dialogue interculturel. La programmation s’articule autour de la sélection d’un jury après un appel à candidatures international, avec des invités (une galerie et une école) et une carte blanche accordée à un parrain. Circulation(s) crée des passerelles et met en lumière les différentes structures européennes œuvrant à la promotion des jeunes photographes et les initiatives lancées par des commissaires, des galeristes, des festivals, des collectifs, des écoles de photographie ou encore des éditeurs européens. Le festival relaie des initiatives culturelles européennes et leur assure une visibilité accrue. Autour d’une exposition réunissant quelque 40 photographes, des activités pédagogiques (visites commentées par les artistes, projections...) et des ateliers (lectures de portfolios...) sont mis en place à destination du grand public et des jeunes photographes.

(programmation en cours)

03 avril > août 2014 horaires sur www.104.fr

Cette exposition est avant tout une invitation à des artistes, (re)connus ou non, à interpréter puis à inventer un espace ambivalent le temps de leurs installations. Un espace entre public et privé ou plus exactement un espace public et un espace privé. Chargée des thématiques ou problématiques propres à chacun, l’architecture du CENTQUATRE est appelée à jouer le rôle de support révélateur de nouveaux espaces, de nouvelles œuvres à l’échelle du lieu dans un seul et même geste aux origines multiples, simultanément. En débordement vers l’extérieur et en envahissement vers l’intérieur. Métaphore d’une société à la fois contrainte par des économies défaillantes et dans le même temps désireuse d’inventer, de déborder de ses cadres, de ses repères. A chaque artiste son motif entre simple customisation architecturale spectaculaire et manifeste plus ou moins explicite de questions intimes et singulières? Telles devraient être les œuvres à pratiquer par les visiteurs.

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1. Festival Circulation(s) © Christina De Middel 2. Kader Attia  –  Kasbah (2008) © Kader Attia courtesy Galleria continua, San Gimignano/Beijing/Le Moulin

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Et aussi....

tout au long de l’année, des œuvres en accès libre…

avec le musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Michelangelo Pistoletto Le Labyrinthe (1969 – 2010)

Les CENTQUATRE soirées MODERNE cycle de performances avec des artistes en résidence au CENTQUATRE au musée d’Art moderne de la Ville de Paris / 20h – 21h

A l’invitation du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, les « CENTQUATRE soirées MODERNE » sont l’occasion pour un artiste associé au CENTQUATRE d’intervenir dans les collections du musée et de proposer au public une expérience inédite. Ces soirées permettent de confronter les œuvres du musée à la représentation que s’en font les artistes, hors du temps muséal et hors des espaces d’exposition habituels. Après les succès des propositions des artistes Séverine Chavrier, Jonathan Morali (Syd Matters), Olivier Dubois, Albin de la Simone et Bertrand Bossard… lors de la saison précédente, les soirées reprennent! programmation sur www.104.fr et sur www.mam.paris.fr

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L’artiste italien Michelangelo Pistoletto – notamment connu pour son appartenance, dans les années 1960, au mouvement Arte Povera – conçoit Le Labyrinthe (1969-2010) comme « une route sinueuse et imprévisible qui nous amène jusqu’à un espace de révélation, de connaissance ». Composé de carton ondulé de différentes longueurs, Le Labyrinthe est un espace de déplacement, de confusion et de peur. Le miroir, situé à son extrémité, devient «la réflexion de la méditation, qui oscille entre la peur et la sécurité, l’égarement et l’adéquation avec soi-même, le doute et la certitude, une ruelle sombre et une route éclairée». Un filtre contre la banalité de l’existence dans lequel on voit notre image «purifiée de toute difformité qui aurait pu se loger en notre âme». Lui seul permet de trouver la sortie du labyrinthe…

Pascale Marthine Tayou Mur ouvert Le Mur ouvert est constitué d’enseignes lumineuses au néon et électroluminescentes (glanées sur Internet, dans différents pays), de câbles aux dimensions variables: «C’est un mur, mais avec des ouvertures» précise Pascale Marthine Tayou. Sur le mur de verre du CENTQUATRE, l’œuvre apparaît comme une invitation… ouverte à tous! Autodidacte, ce plasticien camerounais s’intéresse au thème du voyage, pas seulement physique mais surtout mental, vers l’autre, à la rencontre des différences qui sont une source de richesse fondamentale de la croissance de l’humanité.

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Michelangelo Pistoletto et Pascale Marthine Tayou sont représentés par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano / Beijing / Le Moulin

Tadashi Kawamata Exchange library (2009) extrait de l’œuvre Open cafe project L’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata fonctionne comme une bibliothèque mobile sociale et participative sur un système d’échange ou de troc. Le public est invité, d’une part, à consulter sur place les ouvrages présents; et d’autre part à échanger des ouvrages qu’il aurait amenés contre d’autres présents dans la bibliothèque.

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1. CENTQUATRE soirée MODERNE avec Bertrand Bossard au MAM © Boris Munger 2. CENTQUATRE soirée MODERNE avec Albin de la Simone au MAM © Boris Munger 3. Michelangelo Pistoletto – Le Labyrinthe © Bertrand Huet

Tadashi Kawamata est représenté par la galerie Kamel Mennour, Paris

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PLUTÔT

MUSIQUE

Ibrahim Maalouf © Denis Rouvre


avec l’Orchestre de chambre de Paris et avec ARTE dans le cadre du festival TEMPS D’IMAGES 

Orchestre de chambre de Paris Symphonie n° 3 de Philip Glass Up-Close de Michel van der Aa 27 et 28 septembre 2013

avec le Festival d’Ile de France

Ibrahim Maalouf A RA Orchestre et chœur franco-libanais/Yann Frisch Cartes sur table! création 2013 (commande du Festival d’Ile de France) 30 septembre > 01 octobre 2013

20h30

20h30

Avec Up-Close du compositeur néerlandais Michel van der Aa, l’Orchestre de chambre de Paris ne présente pas simplement un concerto pour violoncelle et ensemble de cordes. Cette œuvre a en effet la particularité d’intégrer un écran vidéo qui interagit avec les musiciens comme en reflet de ce qui se déroule sur scène. La phalange dirigée par Bernard Calmel, avec Emmanuelle Bertrand au violoncelle, reproduit ce dispositif original où la musique se voit comme dédoublée dans un miroir d’autant plus mystérieux qu’à l’écran une femme âgée s’emploie à transmettre des codes secrets. Avec ce compositeur né en 1970, familier des mariages entre musique et vidéo, l’Orchestre de chambre de Paris fait le choix d’un répertoire résolument contemporain. Ce que confirme l’autre partie de ce concert consacrée à la Symphonie n° 3 de Philip Glass. Considérée comme une des plus classiques de ce compositeur, cette œuvre est composée de quatre mouvements écrits pour un orchestre à cordes. Elle accorde une belle place aux solistes, en particulier pendant le troisième mouvement où chaque instrumentiste joue une partition différente. C’est en se conjuguant que ces multiples lignes forment un ensemble harmonieux.

Musicien surdoué, Ibrahim Maalouf évolue sur les scènes les plus diverses se jouant des frontières entre les genres , du jazz d’avantgarde à des espaces plus métissés mêlant Orient, musique des Balkans, rythmes latinos ou carrément rock. Ce trompettiste brillantissime présente aujourd’hui Cartes sur table!, un projet ambitieux réunissant outre son quintet habituel, un orchestre composé de musiciens et chanteurs amateurs, français et libanais – comprenant notamment des élèves du lycée Georges-Brassens, à Paris, et du Conservatoire national supérieur de musique de Beyrouth. Cette création, commande du Festival d’Ile de France en partenariat avec le CENTQUATRE, s’articule autour de la figure du Joker. L’histoire de ce personnage caméléon inventé à la fin du XIXe siècle est l’occasion d’une immersion dans l’univers des cartes à jouer. Pour Ibrahim Maalouf, le Joker est une façon d’interroger la relation entre l’individu et le collectif. Au fil d’une série de tableaux, il esquisse le portrait d’un personnage insaisissable en quête de sa vérité et de sa propre histoire. Concepteur de ce spectacle, le trompettiste est aussi l’auteur des musiques composées spécialement pour l’occasion.

direction: Bernard Calmel / violoncelle: Emmanuelle Bertrand

On y entend la liberté du jazz, la douce mélancolie des notes bleues. On y perçoit le parfum capiteux de la musique arabe. On y saisit le rythme subtil de Paris "jammant" sous la pluie. Il s'agit juste d'un voyage entre ici et ailleurs. Comme si Ennio Morricone buvait à la santé de Chet Baker. Yann Plougastel, Le Monde composition, trompette et direction: Ibrahim Maalouf / Fender Rhodes: Frank Woeste /guitare: François Delporte /guitare basse: Laurent David / batterie: Xavier Rogé/magie nouvelle: Yann Frisch/ Orchestre et chœur franco-libanais: élèves en classe à double cursus musique du lycée GeorgesBrassens (Paris) et les chœurs et musiciens du Conservatoire national supérieur de musique (Beyrouth)

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1. Michel van der Aa © Marco Borggreve 2. Ibrahim Maalouf © Denis Rouvre

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Jonathan Morali – groupe Syd Matters 4 a.m. Music création 2013 16 > 19 octobre 2013

avec le Théâtre de la Ville et dans le cadre du Tandem Dakar-Paris

RA Week-end dakarois au CENTQUATRE 07 et 08 décembre 2013

semaine dakaroise au centquatre et au Théâtre de la Ville du 07 au 14 décembre 2013

21h

Capitale du Sénégal, Dakar est, dans tous les sens du terme, une grande ville d’Afrique. Port qui bruisse d’énergies, de musiques et de danses, Dakar fait escale à Paris. En toute complicité, le Théâtre de la Ville, le CENTQUATRE et l’Atelier de Paris se font l’écho de ce vibrant présent.

Comment vivre un concert autrement ? L’idée de Jonathan Morali – groupe Syd Matters consiste à convier le public à un concert dans le noir, sans dévoiler ni le nombre de musiciens ni les instruments utilisés… La musique enveloppera l’audience située au milieu de la salle, tandis que les musiciens seront installés tout autour. Le musicien Jonathan Morali est à l’origine du groupe Syd Matters. Lauréat du concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles en 2002, il sort un premier album très remarqué, A Whisper and a Sigh, en 2003. Il devient le leader de Syd Matters lorsqu’il s’entoure de quatre musiciens pour construire l’album Someday We Will Foresee Obstacles en 2005. Mélange de folk et de pop mélancolique, leur musique croise des mélodies lentes avec des instruments acoustiques tout en traversant une esthétique électronique. En 2007, le groupe signe la bande originale du film de Nicolas Klotz, La Question humaine, nommée aux Victoires de la musique 2008. Leur troisième album à la fois folk et dépouillé, intitulé Ghost Days, sort la même année. En 2010, un nouvel EP 4 titres, intitulé Hi Life, sort sur le label Because en prélude à l’album Brotherocean publié à la fin d’août de la même année.

After A Dakar Dance avec les groupes Daara J Family et Pape Fall 07 décembre 2013 à partir de 22h

Pour la première fois en France, Amadou Fall, alias Pape Fall, reconnu pour avoir introduit les sonorités africaines dans la musique cubaine, présentera son groupe emblématique des nuits dakaroises. Véritable institution, à l’instar d’un Buena Vista Social Club, il crée en 1995 son groupe African Salsa, l’une des meilleures formations de ce genre musical au Sénégal. Artiste engagé, il développe des thèmes d’intérêt national et participe grandement à l’éveil des consciences citoyennes. Toujours soucieux de la mélodie, Daara J pratique le wolof comme le français en haute voltige. Mêlant à la fois musique traditionnelle mandingue, rap français et américain, reggae, dancehall, soul, funk ou encore musique cubaine, Faada Freddy et N’Dongo D incarnent à la fois tradition et modernité.

Songwriting éblouissant, arrangements d’orfèvre […] le Français déballait alors une musicalité à la fois éblouissante et fragile, enchaînant avec une facilité trompeuse des chansons à la mélancolie dévastatrice, portées par des arrangements de fil d’or. Johanna Seban, Les Inrockuptibles

Bal Pop’ dakarois 08 décembre 2013 à partir de 13h

Au cours de ce bal, Andréya Ouamba enseignera un enchaînement au public, assisté par les danseurs de sa compagnie et d’un groupe musical. Le danseur et chorégraphe Andréya Ouamba, originaire du Congo-Brazzaville, installé au Sénégal depuis 1999, a créé son premier spectacle L’Haleine en 1995 et fondé sa compagnie 1er Temps à Dakar en 2000. Passé par l’enseignement de Germaine Acogny, à l’Ecole des Sables, il a collaboré avec les chorégraphes Carlos Orta, Flora Théfaine et Bernardo Montet. Présent régulièrement en France, il participe aux ateliers dirigés par Susan Buirge à l’abbaye de Royaumont et a chorégraphié une dizaine de pièces qui tournent en Europe comme en Afrique. au Théâtre de la Ville Concerts Ismaël Lô 07 décembre 2013/17h et 20h30 Concert Ablaye Cissoko 14 décembre 2013/17h la danse à Dakar /une journée avec Germaine Acogny 08 décembre/11h et 17h au Théâtre des Abbesses Sueur des ombres – Andréya Ouamba /Cie 1er Temps 10 > 14 décembre 2013/20h30

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Albin de la Simone et Brigitte Giraud Ping-Pong lecture-concert intime 10 janvier 2014

Nuit 104/Carnaval électro avec Art Point M

RA

15 février 2014

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à partir de 21h

Arty et éclectiques, les nuits 104 cultivent leur différence. Bâties autour d’un socle musical qui en constitue le pivot, les Nuits 104 se brodent et se réinventent à chaque fois autour d’une thématique élargie. La nuit du 15 février est confiée à Art Point M pour les 10 ans du NAME festival. Le CENTQUATRE se transforme pour une nuit unique en un carnaval électro Yellow/Black – déjanté et décalé. Dress code obligatoire en jaune et/ou noir. A vous d’imaginer le costume (ou déguisement) le plus délirant. De la fin du jour au cœur de la nuit, emmenés par les DJ’s sur le dance-floor, vous vous laisserez bercer par les lives plus intimistes dans les espaces lounge. L’ensemble cohabite avec un dispositif vidéo géant. Plongé dans les images mixées par les VJ’s, vous vous ferez surprendre par des activités insolites: jeux gonflables jaunes et noirs revisités pour petits et grands. Installez vous dans les cabines. Une équipe de coiffeurs et maquilleurs vous accueillent pour une séance de relooking (Yellow/black)

21h

Il ne faut pas croire Albin de la Simone quand il chante que ses épaules ne sont pas « bien carrées, pas bien gaulées, pas baraquées, pas balèzes »… Non content d’alterner concerts et albums (Un Homme, paru le 18 février 2013), le chanteur, compositeur et interprète se jette avec délice dans de nouvelles entreprises insolites. C’est l’occasion d’un ping-pong inédit au cours duquel les textes de l’écrivain et les chansons du chanteur se répondent de manière surprenante. Avec lucidité et humour, distance et dérision, les deux artistes évoquent les tumultes de l’amour. Un échange doux-amer dans lequel chansons et textes dialoguent pour dire les espoirs et déceptions, les petits arrangements et les grands élans, les lâchetés ordinaires et l’héroïsme fou! Les raisons de chérir Albin de la Simone sont légion […] Albin de la Simone parvient finalement, à force d’arrangements légers et de bons mots, à gagner les cœurs des férus d’une chanson française émue. Renault Paulik, Magic Albin de la Simone est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Ping-Pong est une production déléguée du CENTQUATRE-Paris

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1. Jonathan Morali – Syd Matters © Yann Orhan 2. Daara J Family © Antoine Tempé 3. Albin de la Simone et Brigitte Giraud © Christophe Raynaud de Lage/ WikiSpectacle 4. Nuit 104 © Boris Munger 5. Nuit 104 © TrinitaDerMaus

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avec l’Orchestre de chambre de Paris

Orchestre de chambre de Paris / Alasdair Malloy concert famille mai 2014

et retrouvez aussi la musique dans les festivals R présents au CENTQUATRE… Télérama Dub Festival  22 et 23 novembre 2013

date et horaire sur www.104.fr

Festival PRéSENCES électronique 2014 10e édition 28 > 30 mars 2014

Percussionniste, joueur d’harmonica, concepteur de programmes, arrangeur, Alasdair Malloy franchit de nombreuses frontières musicales en explorant des genres inattendus. Ses programmes originaux et créatifs pour les enfants et les familles abordent des thèmes aussi divers que la magie, les créatures fantastiques, les produits alimentaires, les mathématiques ou encore le sport. Avec son style décontracté et sa présentation animée, il trouve un équilibre parfait entre l’interaction avec le public, la présence d’éléments visuels, et des moments consacrés à l’écoute de la musique. Une aventure unique au long de laquelle le spectateur découvre de nombreux styles musicaux et entend des sons surprenants.

ManiFeste – 2014 Festival – Ircam 23 juin > 06 juillet 2014 (voir pages 38 et 39)

… et tous les mois avec le Bal Pop’ (voir page 45)

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1. Orchestre de chambre de Paris © Jean-Baptiste Millot 2. Alasdair Malloy DR 3 – 4. Présences électronique © Aude Paget

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PLUTÔT

FESTIVALS

Petting Zoo, Zhenchen Liu © Zhenchen Liu


avec ARTE

avec Libération

TEMPS D’IMAGES Etats Limites 18 > 29 septembre 2013

40 ans de Libération 29 et 30 novembre 2013 40 ans et pas une ride ! Pas de midlife crisis à Libération, mais la furieuse envie de s’interroger sur l’avenir du métier de journaliste et de faire la fête avec tous les artistes que nous soutenons. Rejoigneznous pendant un week-end pour partager nos débats et danser avec les nombreux artistes et les groupes qui aiment fêter les anniversaires importants!

La crise qui secoue le monde actuel pose une multiplicité de questions. Les notions de temps et d’espace, chamboulées par l’efficacité d’outils de communications de plus en plus performants, présentent des perspectives nouvelles dont les conséquences n’ont pas encore été totalement analysées. Plusieurs artistes accueillis cette année dans le cadre de TEMPS D’IMAGES témoignent ainsi de situations d’états limites, entendues non dans le sens psychiatrique de borderline, mais dans celui, politique, de tension au bord du basculement. Que ce soient les plasticiens Zhenchen Liu, Hayoun Kwon et Minnette Vári, dont les œuvres posent un regard critique sur la réalité de leurs pays, ou encore le groupe Berlin qui dans une nouvelle version de Jérusalem enregistre le mouvement de l’Histoire dans cette ville hautement symbolique. De même, avec Kamp, Hotel Modern mise sur la distanciation pour interroger la barbarie nazie. Depuis ses débuts, TEMPS D’IMAGES associe arts plastiques et arts de la scène avec un intérêt particulier pour la création émergente. Beaucoup d’artistes présents dans cette nouvelle édition ont fait leurs premiers pas dans le cadre du festival. D’autres l’ont marqué par des créations emblématiques. A chaque fois, le festival a souhaité les accompagner soit en reprenant l’une de leurs œuvres, soit en soutenant de nouveaux projets. Ouverte sur le monde dans son éclatement et sa diversité, cette édition de TEMPS D’IMAGES témoigne ainsi des interrogations qui traversent notre époque dont plusieurs artistes invités se font l’écho.

40 ANS avec l’Ina GRM et Radio France

Festival PRéSENCES électronique 2014 10e édition

28 > 30 mars 2014

En matière de festival, dix ans, c’est l’occasion de faire le point sur une aventure commencée par intuition en 2005. Quelle était cette intuition ? Ouvrir l’espace et la technologie spatiale des concerts Ina GRM à toutes les modalités musicales basées sur l’invention du son : acousmatique, live electronic, field recording, performances instrumentales, prototypes, improvisations, arts sonores et compositions qui sont autant de pistes explorées ces dix dernières années en 65 concerts par plus de 200 artistes invités. Notre public, édition après édition, a montré son exigence et sa passion pour ces nouvelles aventures musicales. Il a apprécié l’Acousmonium, outil de projection du son, conçu au GRM, qui permet de donner à la musique électronique une dimension exceptionnelle. Les musiciens, pour leur part, profitant de ces très belles conditions, ont su adapter leurs propositions – inédites et originales – pour tirer le meilleur parti de cet échange avec le public. Au CENTQUATRE, la dixième édition en forme de bilan et perspectives, sera l’occasion de prolonger et d’amplifier cette dynamique aujourd’hui incontournable, qui, depuis les profondeurs, comme une nappe phréatique, nourrit et alimente ce qui se passe en surface. Christian Zanési, directeur artistique – Ina GRM

avec Bi-Pole

Télérama Dub Festival – Volume 11 22 et 23 novembre 2013

informations à retrouver sur www.inagrm.com et www.104.fr

Après une édition 2012 exceptionnelle célébrant son dixième anniversaire, le Télérama Dub Festival ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Manifestation de référence en matière de dub – ce genre musical né des expérimentations de sorciers jamaïquains du son – le Télérama Dub Festival proposera cette année une programmation célébrant la scène dub française et internationale, dans toute sa diversité, du reggae à l’électro, de la world au rock lors de deux soirées parisiennes au CENTQUATRE riches en invités d’exception, en découvertes, en créations inédites et en animations autour du dub. Sans oublier la désormais traditionnelle nuit Sound System et ses basses gargantuesques. informations à retrouver sur www.teleramadubfestival.fr

vol.11

Présences électronique © Aude Paget

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DE L’ARTISTIQUE DANS «LES ESPACES DE PUBLICS»

avec Télérama et le Théâtre du Rond-Point

Impatience Festival du théâtre émergent – 6e édition 23 mai > 05 juin 2014

Tout au long de l’année de nombreuses représentations sont programmées à l’extérieur des salles ou ateliers et investissent les espaces publics du CENTQUATRE. Au-delà des résidences et autres propositions artistiques, le CENTQUATRE est un «Open Places» qui se comprend, se vit et se pratique en permanence, dans un rapport original parce qu’inventé par ceux qui le pratiquent. Les espaces sous les nefs sont autant de territoires de partage réinventés, qui se transforment aussi bien en squares qu’en plateaux, au gré des pratiques artistiques spontanées. Mêlant gaiement pratiquants amateurs et professionnels dans la liberté et l’anonymat d’une ruche organique et créative.

Télérama, le CENTQUATRE et le Théâtre du Rond-Point, associés cette saison, entre autres, aux Théâtre Louis-Aragon / Tremblay-en-France et à L’apostrophe, Scène nationale de Cergy-Pontoise, organisent Impatience – Festival du théâtre émergent. Soutenu par Arcadi et la région Ile-de-France, le festival et sa diffusion francilienne ont pour objet de donner aux compagnies émergentes une visibilité accrue auprès du grand public et des professionnels. En plus des repérages habituels effectués par les organisateurs, un appel à projets sera ouvert au dernier trimestre 2013, à toutes les compagnies professionnelles. A l’issue du festival, le prix Impatience 2014, décerné par un jury composé de professionnels, assurera au spectacle primé une diffusion à Paris et en Ile-de-France. Un prix du public sera également décerné. informations à retrouver sur www.104.fr, www.theatredurondpoint.fr, www.telerama.fr et sur  www.festivalimpatience.fr

avec l’Ircam

MANiFESTE-2014 Festival – Ircam 23 juin > 06 juillet 2014 Festival international et académie pluridisciplinaire, rendez-vous de la création et de l’émergence artistiques à Paris, ManiFeste-2014 replace la musique au centre des arts du temps (théâtre, danse, cinéma, arts numériques...). Pendant un mois, ManiFeste-2014 réunit dans un espace commun d’expression près de 100 compositeurs, interprètes, metteurs en scène, acteurs, vidéastes, chorégraphes, danseurs, tous protagonistes d’une intrigue temporelle intégrant la technologie.  A l’affiche de ManiFeste-2014: trois grands musiciens européens, trois compositeurs et chefs d’orchestre, animés par l’opéra et la relation au théâtre: Peter Eötvös (Hongrie), George Benjamin (Grande-Bretagne) et Matthias Pintscher (Allemagne). Georges Aperghis dirigera un In Vivo Théâtre; Robert Henke, artiste des scènes électroniques, supervisera un In Vivo Vidéo en collaboration avec Le Fresnoy. Parmi les rendez-vous emblématiques de ManiFeste-2014: la Métamorphose, de Valère Novarina et Michaël Levinas, mise en scène par Stanislas Nordey; une création chorégraphique de Yuval Pick et Ashley Fure; Bedroom eyes de Cyril Teste et la master class pour chefs d’orchestre conçue par Peter Eötvös.

Festival Paris Cinéma début juillet 2014 – 12e édition Retrouvez, en juillet 2014, la 12e édition du festival Paris Cinéma autour d’un programme riche dans différents quartiers parisiens. Avantpremières prestigieuses, films inédits en compétition, hommages soutenus et vivants, films et ateliers pour les petits cinéphiles… Après la Belgique en 2013, le Festival comblera l’appétit des fans de cinéma asiatique en invitant Taïwan!

et aussi… C’Magic, A voir et à manger, Séquence Danse …

Battle Starter au CENTQUATRE © R'Style

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ARTISTES ASSOCIéS ET RéSIDENTS Ils sont ou seront en résidence au CENTQUATRE en 2013/2014…

Winter Family (musique/théâtre) Amicale de production /Antoine Defoort, Halory Goerger, Julien Fournet (théâtre/performance) Bertrand Bossard (théâtre/arts visuels) Berlin (théâtre/vidéo) Albin de la Simone (musique) Radhouane El Meddeb (danse) PHP (théâtre /arts visuels) Cyril Teste /Collectif MxM (théâtre / vidéo) Orchestre de chambre de Paris (musique) Olivier Dubois (danse) Ivan Mosjoukine (nouveau cirque) Hayoun Kwon (arts visuels) Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro (magie nouvelle) Zhenchen Liu (arts visuels) Chloé Moglia (cirque / littérature) Christophe Huysman (théâtre / nouveau cirque) Stéphanie Cléau / Eric Reinhardt (théâtre / littérature) Benoît Dervaux (cinéma) Claude Régy (théâtre) Glaser/Kunz (arts visuels) Jérémy Gobé (arts visuels) Alice Mulliez (arts Visuels) Philippe Ménard (danse) Pierre Maillet (théâtre) Matias Pilet et Alexandre Fournier (danse /cirque) Groupe Entorse (danse) Grégoire Strecker (théâtre) Sébastien Derrey (théâtre) Christiane Jatahy (théâtre) Jonathan Morali – Syd Matters (musique) Vincent Delerm (musique/arts visuels) ildi ! eldi (théâtre/littérature) Guillaume Bruère (arts visuels) et d’autres à venir (liste non exhaustive complétée tout au long de la saison sur www.104.fr) 40


LE CENTQUATRE «ON THE ROAD» / Les projets en tournée Jérusalem Plomb durci, de Winter Family – théâtre documentaire Une jeune femme nous guide dans un voyage sonore, textuel et visuel à travers Jérusalem. Douleur, mémoire et courage y sont célébrés de toutes parts, jusqu’à l’épuisement. Israël accélère sa fuite en avant, désespérée et vaine: la dictature émotionnelle… Winter Family a reçu pour cette pièce le prix du jury du festival Impatience 2011. (En tournée en collaboration avec EPOC-productions)

Accompagnateur de projets, le CENTQUATRE est une véritable plateforme collaborative; il soutient les artistes à travers différents types d’accompagnement et la dynamique qu’il propose, dans ses murs ou ailleurs: › Le CENTQUATRE soutient les créateurs, notamment à travers l’accueil de 350 résidences par an. Des résidences d’essai aux artistes associés en passant par des résidences de diffusion, ce sont autant de modes de collaboration qui sont réinventés à chaque nouvelle aventure.

Incredibly Incroyable, de et avec Bertrand Bossard – théâtre Une stand up comedy en anglais pour les Français. De l’assassinat du tsar Nicolas II au mime Marceau, des frasques nautiques de la reine d’Angleterre aux supplications d’une grenouille angoissée, l’artiste crée un langage universel plein de cynisme et d’humour grinçant.

› Les artistes associés, au nombre d’une quinzaine, issus de toutes disciplines, sont invités en résidence. Sur place, ils peuvent selon les cas travailler leurs créations durant une longue période ou reprendre des productions pour les montrer à un plus large public. Afin de suivre au plus près ses artistes associés, le CENTQUATRE est coproducteur de leurs projets ou producteur délégué de certains.

Prêt à baiser, une performance d’Olivier Dubois – performance/danse Avec Sylvain Decloitre et Olivier Dubois et des arrangements musicaux de François Caffenne. La première note, ce basson… Cette complainte chasseresse. La traque sulfureuse et complice de la muse. «Où es-tu? Je suis là. Où es-tu? Je suis là derrière le bois.» Cette performance a été créée en mai 2012 à l’occasion des CENTQUATRE soirées MODERNE au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. (En tournée en collaboration avec COD/Compagnie Olivier Dubois)

Cette saison, ce sont 13 œuvres et projets, et plus de 50 artistes que le CENTQUATRE accompagnera sur les routes, auprès de son réseau: Les Films fantômes, Albin de la Simone – concert, performance, exposition Albin de la Simone accompagné de cinq musiciens et de deux comédiens, propose Les Films fantômes, une renversante performanceconcert-exposition sur des films qui n’existent pas. Avec l’envie de provoquer l’imagination des spectateurs, Albin concocte un événement pluridisciplinaire en présentant musiques, synopsis, dialogues, affiches, costumes, critiques etc., mais surtout point de films!

Notre religieuse d’après Diderot, Bertrand Bossard – théâtre/vidéo A travers ce texte de Diderot dénonçant l’oppression des libertés par le carcan moral et religieux, Bertrand Bossard cherche l’occasion d’examiner les multiples oppressions possibles auxquelles se heurte le sujet à la recherche de la liberté. La vidéo multiplie les facettes de cette religieuse, et les différentes visions du personnage se télescopent comme des corps prisonniers d’une cellule trop étroite, plaçant Diderot en messager de ce que sera la révolution. Une forme chaotique en trompe-l’œil, qui devient farce à l’acte III...

Le Jeu des 1000 euros, de Bertrand Bossard – théâtre Adaptation scénique du jeu radiophonique éponyme sur France Inter, le spectacle part du postulat que si Le Jeu des 1000 euros a autant de succès c’est qu’il est garant du savoir universel, et que s’il s’arrête, l’Humanité et toute sa culture péricliteront. Une farce donc, mais qui laisse un goût amer, qui nous taquine sur la place de l’érudition, l’éducation et la connaissance… Alors faut-il continuer à jouer?

Dr Jekyll and Mr Mouse, de Berger & Berger – arts visuels Une œuvre éblouissante, une architecture lumineuse. Un espace d’anonymat au cœur de la lumière. Cette œuvre créée à l’ouverture du CENTQUATRE sera présentée par Métamorphose Fantastic / Lille 3000 dans la rotonde de l’opéra.

Ping-Pong, Albin de la Simone et Brigitte Giraud – littérature/cinéma Une lecture-concert intime. Un ping-pong inédit au cours duquel les textes de l’écrivain et les chansons du chanteur se répondent de manière surprenante. Avec lucidité et humour, distance et dérision, les deux artistes évoquent les tumultes de l’amour. Un échange douxamer où chansons et textes se questionnent et se répondent pour dire les espoirs et les déceptions, les petits arrangements et les grands élans, les lâchetés ordinaires et l’héroïsme fou!

Ego Imposteur, de Bertrand Bossard – installation/performance avec Elodie Varlet et Marco Castro Lorsqu’on achète le journal Libération, notre premier réflexe est souvent de regarder qui est le «héros du jour» en quatrième de couv’; est-ce qu’on le connaît? Cette installation joue avec ce protocole très codifié, en l’ouvrant aux anonymes. Il offre le plaisir trouble de devenir la vedette d’un jour.

Nos limites, de Matias Pilet, Alexandre Fournier et Radhouane El Meddeb – danse/cirque Sous l’œil complice du chorégraphe Radhouane El Meddeb, deux jeunes interprètes évoquent l’absence, avec une délicatesse mêlée d’énergie. Entre portés acrobatiques et danse au sol, Nos limites raconte les pulsions de vie, la capacité à rebondir pour sublimer le souvenir… Ce spectacle peut être proposé en tournée avec l’installation filmique d’Olivier Meyrou intitulée Fabrice, Matias, Alexandre.

Nine Poems for an End, de Winter Family – théâtre Nouvelle création de Winter Family mêlant musique, théâtre documentaire et danse. Création en juillet 2014. (Recherche de coproductions en collaboration avec EPOC-productions) Les musiques actuelles Dans le domaine spécifique des musiques actuelles, le CENTQUATRE monte des projets sur mesure: des salles reconfigurées, des résidences musiques, des appartements, des démarrages de tournées. Les collaborations avec les professionnels de la musique (tourneurs, labels, agences événementielles…) s’imaginent suivant les projets via des coréalisations, des coproductions, etc.

Changing Rooms, de Leandro Erlich – arts visuels Bâtiment, de Leandro Erlich – arts visuels Les créations du génial plasticien jouent avec les miroirs, les effets de trompe-l’œil pour modifier les perceptions de la réalité et créer des espaces insolites. L’artiste argentin détourne ainsi les éléments banals du cadre urbain pour happer les passants et agir sur l’inconscient du public…

Si vous êtes programmateur ou producteur et que vous souhaitez croiser ces projets sur votre chemin ou si vous voulez recevoir des précisions complémentaires (dossiers de diffusion, dossiers de presse, fiches techniques, photos ou dates de tournées), n’hésitez pas à contacter: Julie Sanerot, directrice de production / j.sanerot@104.fr l’équipe de production /production@104.fr /01 53 35 50 35

Les visites déguidées, de Bertrand Bossard – performance/théâtre Créé in situ, ce spectacle permet de découvrir les dessous cachés d’un lieu à travers son imaginaire, son histoire, ses personnes. Du nouveau Théâtre auditorium de Poitiers au nouveau site francilien du Crédit agricole, ces spectacles sont de réelles créations uniques et étonnantes.

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LES PARTENAIRES PAR PROJET DANSE P.06 CIRQUE  / MAGIE NOUVELLE Brokentalkers – The Blue Boy coproduction: Dublin Theatre Festival, LÓKAL Theatre Festival Reykjavík, Noorderzon Performing Arts Festival Groningen, Korjaamo Theatre/ Stage Festival Helsinki et the Cork Midsummer Festival avec le soutien de the Norfolk and Norwich Festival et Culture Ireland / Brokentalkers font partie de Project Catalyst, une initiative de Project Arts Centre / Brokentalkers sont représentés par Sarah Ford/Quaternaire – www.quaternaire.org Olivier Dubois –  Tragédie production: COD  /coproduction: le CENTQUATRE – Paris, Festival d’Avignon, l’apostrophe, Scène nationale de Cergy‑Pontoise et du Val d’Oise, la Rose des vents, Scène nationale Lille Métropole à Villeneuve-d’Ascq, Ballets de Monte-Carlo / Monaco Dance Forum, Mâcon, Scène nationale, Malandain Ballet Biarritz dans le cadre de l’accueil studio /COD est soutenue par la direction régionale des Affaires culturelles d’Ile-de-France – ministère de la Culture, au titre du conventionnement, le conseil régional d’Ile-de-France, le conseil général du Val-d’Oise, la SPEDIDAM /COD reçoit l’aide de l’Institut français pour ses projets à l’étranger. COD /Compagnie Olivier Dubois est en résidence à l’apostrophe, Scène nationale de Cergy‑Pontoise et du Val-d’Oise. Olivier Dubois est artiste associé au CENTQUATRE – Paris. Bruno Beltrão –  CRACKz production: Grupo de Rua (Niterói) /coproduction: Kunstenfestivaldesarts; Wiener Festwochen; Ruhrtriennale et PACT Zollverein (Essen); Holland Festival (Amsterdam); Théâtre de la VilleParis; Festival d’Automne à Paris. www.grupoderua.com Lia Rodrigues –  Pindorama coproduction: Théâtre Jean-Vilar (Vitry-sur-Seine); Théâtre national de Chaillot (Paris); la Briqueterie/CDC du Val-de-Marne; KING’S FOUNTAIN; Kunstenfestivaldesarts /  la Lia Rodrigues Companhia de Danças est soutenue par Petrobrás et le ministère de la Culture du Brésil, dans le cadre du programme Petrobrás Cultural – aide au projet de fonctionnement 2012/2013 /résidence de création au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine, dans le cadre d’un compagnonnage soutenu par le conseil régional d’Ile-de-France/ avec le soutien de l’ONDA/ en partenariat avec Redes da Maré Via Katlehong Dance – Sophiatown (titre provisoire) production: Via Katlehong Dance, Damien Valette prod. / coproduction: Maison de la Danse – Lyon, Institut français, programme Afriques et Caraïbes en Créations, Via Katlehong Dance, Damien Valette prod. /manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013. www.france‐southafrica.com Via Katlehong Dance – Katlehong Cabaret production: Damien Valette prod. /coproduction: Via Katlehong Dance; Théâtre national de Chaillot, Paris; Scène nationale d’Orléans; Peak Performances @ Montclair State (New Jersey, USA) /manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013. www.france-southafrica.com Louise Lecavalier –  So Blue production: Fou glorieux /coproduction: tanzhaus nrw (Düsseldorf); Théâtre de la Ville-Paris; Hellerau (Dresden); Centre national des Arts (Ottawa); Festival TransAmériques (Montréal) / résidence de création: Szene Salzburg / Fou glorieux reçoit le soutien du Conseil des Arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et du Conseil des Arts de Montréal. Radhouane El Meddeb – Au temps où les Arabes dansaient production: La Compagnie de SOI /coproduction (en cours): Le CENTQUATRE-Paris; Centre chorégraphique de Montpellier; CDC Toulouse-Midi Pyrénées; la Filature; WIP Villette /avec le soutien de l’aide à la création de la DRAC Ile-de-France et de l’association Beaumarchais Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE – Paris. Chloé Moglia –  Opus corpus production: Rhizome / coproduction: Carré Magique Lannion Trégor, Pôle national des arts du cirque en Bretagne; Cie Moglice – Von Verx; Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie; Itinéraires Bis – association de développement culturel et artistique des Côtes d’Armor; La Filature, Scène nationale – Mulhouse; MA, Scène nationale – Pays de Montbéliard; Théâtre Le Grand Logis, Ville de Bruz /aides à la création: ministère de la Culture et de la Communication; D.R.A.C. Bretagne –  aide à la production théâtrale; D.G.C.A– aide à la création arts du cirque; conseil régional Bretagne; conseil général du Finistère /accueils en résidence: Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie; Le Grand Pré– scène de territoire arts de la piste de Langueux; T.R.I.O...S – Théâtre du Blavet Inzinzac-Lochrist/Hennebont; Terrain Blanc– MPT de Penhars et le Théâtre de Cornouaille, Scène nationale à Quimper. Chloé Moglia est artiste associée au CENTQUATRE-Paris et au Manège, Scène nationale de Reims. les ballets C de la B/Miguel Moreira  / Romeu Runa – The Old King production: les ballets C de la B /coproduction: CNB-Teatro Camões (Lisbonne); Teatro Cine em Torres Vedras; Centro Cultural Município do Cartaxo; Centro cultural Vila Flor (Guimarães); Teatro municipal de Faro et Útero Associação Cultural; La Rose des vents (Villeneuve-d’Ascq); TorinoDanza /avec le support de: Secretaria de Estado da Cultura/DGArtes, Câmara municipal de Almada, Espaço do Tempo (Montemor-o-Novo) /résidences artistiques: Uferstudios (Berlin), S3 les ballets C de la B (Gand) /remerciements: KVS (Bruxelles) /avec l’appui de la ville de Gand, de la province de la Flandre-Orientale, des autorités flamandes /diffusion: Frans Brood Productions Olivier Dubois –  Souls production COD /coproduction: avec le soutien de l’Institut français à Paris pour le dispositif Circles, l’Institut français d’Egypte, l’Institut français de Dakar, Holland Festival, l’apostrophe Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, le CENTQUATRE-Paris, le Théâtre Paul Eluard à Choisy-le-Roi, le Tarmac , la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-enYvelines – Le Prisme /COD est soutenue par la direction régionale des Affaires culturelles d’Ile de France – ministère de la Culture, au titre du conventionnement et par le Conseil régional Ile-de-France au titre de la permanence artistique. La compagnie COD est en résidence d’implantation à L’apostrophe, Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val‑d’Oise. COD reçoit l’aide de l’Institut français pour ses projets à l’étranger. Olivier Dubois est artiste associé au CENTQUATRE – Paris. Stéphanie Aubin –  Feed Back #2/Ambiente  production: le Manège de Reims, Scène nationale

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Chloé Moglia –  Rhizikon production: Rhizome; Cie Moglice – Von Verx /coproduction: Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau /soutien financier: conseil régional Languedoc-Roussillon dans le cadre de Languedoc-Roussillon lycéen tour. Chloé Moglia est artiste associée au CENTQUATRE –  Paris et au Manège, Scène nationale de Reims. Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro – Stormy Weather et Plus loin coproduction: le CENTQUATRE-Paris avec le soutien le DICRéAM/la Cie 14:20 est soutenue par la Ville de Rouen, le département de la Seine-Maritime, la région Haute-Normandie et la DRAC Haute-Normandie. www.1420.fr/www.vivredanslefeu.com La Cie 14:20 – Clément Debailleul, Raphaël Navarro est artiste associée au CENTQUATRE-Paris. Ivan Mosjoukine– De nos jours [notes on the circus] coproductions: La brèche, Cherbourg-Octeville; l’Hippodrome, Douai; Parc de La Villette (EPPGHV), Paris; Les Subsistances, Lyon; La Verrerie d’Alès, (PNC-LR); Cirque-Théâtre d’Elbeuf. Soutiens, pour les résidences : La brèche, Cherbourg-Octeville; La Cascade, BourgSaint-Andéol; le Monfort, Paris; l’Espace Périphérique, Paris; Association de Regards et Mouvements, Pontempeyrat; l’Hippodrome, Douai; Parc de La Villette (EPPGHV), Paris; Les Subistances, Lyon; L’Agora, PNAC de Boulazac; La Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée; Le CENTQUATRE – Paris/aides: Jeunes Talents Cirque Europe 2009-2010; ministère de la Culture et de la Communication: DGCA et DRAC Ile-de-France; Ville de Paris. Stéphane Ricordel /Olivier Meyrou – Acrobates production déléguée: Le Monfort | Laurence de Magalhaes /coproduction: Théâtre de la Ville – Paris; Théâtre Vidy-Lausanne; L’Agora – PNAC de Boulazac; Cirque-théâtre d’Elbeuf, Centre des arts du cirque de Haute-Normandie; L’Hippodrome, Scène nationale de Douai; Le Nouveau Relax, Chaumont /avec le soutien de: l’Académie Fratellini; la Fondation BNP Paribas /résidences: Le Monfort, L’Hippodrome, Scène nationale de Douai; La FaïencerieThéâtre de Creil – Scène conventionnée; La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marnela-Vallée; Le Nouveau Relax – Chaumont /avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Ile-de-France Cie Yoann Bourgeois –  L’Art de la Fugue production déléguée: MC2: Grenoble /avec la complicité de: Cie Yoann Bourgeois /coproduction: MC2: Grenoble; Centre culturel Agora, Pôle national des arts du cirque de Boulazac; EPCC Cirque-théâtre d’Elbeuf, Centre des arts du cirque de Haute-Normandie; Cie Yoann Bourgeois; Centre dramatique national des Alpes /résidence de création: Les Subsistances – Lyon; Théâtre de la Croix-Rousse – Lyon; CDC | Pacifique – Grenoble /aides à la création: DGCA, DRAC RhôneAlpes, conseil général de l’Isère, SPEDIDAM /avec le soutien de: la Ville de Grenoble la Cie Yoann Bourgeois bénéficie du soutien de la Fondation BNP-Paribas pour le développement de ses projets. La Cie Yoann Bourgeois remercie l’Espace culturel Odyssée – Eybens; Ecole de cirque de Lyon; Jeannine et Jean Boutet, Ella et Pitr, Gus, Denis Janon, Marilou, Régis Petitrenaud, Blandine Soulage, Sophie Tilbe-Cadiot, Karim Youkana, les équipes administratives et techniques de la MC2: Grenoble Matias Pilet, Alexandre Fournier et Radhouane El Meddeb –Nos limites production: le CENTQUATRE-Paris /avec le soutien de l’Académie Fratellini /résidence d’aide à la création à La brèche / Pôle nationale des arts du cirque /Cherbourg-Octeville /ce projet a été monté dans le cadre de la formation du CFA des arts du cirque de l’Académie Fratellini Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE –  Paris

THÉÂTRE P.17 Hotel Modern –  Kamp production: Hotel Modern financé par la Ville de Rotterdam et le fonds pour les arts du spectacle/avec le soutien de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas/contact pour la France: EPOC productions Christiane Jatahy –  Julia production: Axis Produções Artisticas et Cia Vertice de Teatro – RJ /direction de production: João Braune – Fomenta Produções /production du film: Claudia Marques /direction de production du film: Manuela Duque /production designer: Marina Lage /avec le soutien de: Fundação Nacional de Artes FUNARTE (Brazil)/www.christianejatahy.com.br Cyril Teste/Collectif MxM –  Bedroom eyes production: Collectif MxM /coproduction: Ircam-Centre Pompidou; Comédie de Reims; Le CENTQUATRE-Paris; Théâtre des Bouffes du Nord /avec le soutien de la SACD – La Culture avec la copie privée . Le Collectif MxM est artiste associé au TGP-CDN de Saint-Denis et soutenu par la direction régionale des Affaires culturelles d’Ile-de-France –ministère de la Culture et de la Communication et le conseil régional d’Ile-de-France. La compagnie est en résidence de recherche à l’Ircam-Centre Pompidou. Cyril Teste/Collectif MxM est artiste associé au CENTQUATRE-Paris, à la Scène nationale de Cavaillon, et au TGP-CDN de SaintDenis. www.collectifmxm.com Berlin –  Jérusalem [Holocène #1 revisité] coproduction: le CENTQUATRE – Paris/Festival TEMPS D’IMAGES[FR]; PACT ZOLLVEREIN – Essen [DE]; La Comédie de Valence – Centre dramatique national Drôme Ardèche [FR] et Le Lux, Scène nationale de Valence [FR], SPIELART Festival/Münchner Kammerspiele, Munich [DE]/ avec le soutien du Gouvernement flamand. Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris. Enrique Diaz –  Monster production: Henrique Mariano et Enrique Diaz /MONSTER a été présenté pour la première fois par da da kamera au Du Maurier World Stage de Toronto en 1998 / Monster est mis en scène en accord avec Pam Winter, Gary Goddard Agency/ www.garygoddardagency.com Claude Régy –  La Barque le soir création: les Ateliers contemporains /coproduction: Odéon-Théâtre de l’Europe (Paris); CDN Orléans-Loiret-Centre; Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées et Théâtre Garonne; Comédie de Reims; Festival d’Automne à Paris  / les Ateliers Contemporains sont une compagnie subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication – direction générale de la création artistique. Brett Bailey –  House of the Holy Afro production: A Third World Bunfight /reprise pour le CENTQUATRE – Paris et le Festival d’Automne à Paris /manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013. www.france‐southafrica.com /spectacle créé en 2004 au Sharp Sharp Festival (Berne) Brett Bailey –  Exhibit B production: Third World Bunfight, Barbara Mathers (management)/production internationale: UK Arts International (Worcester) /co-production: Wiener Festwochen, Theaterformen Festival

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LES PARTENAIRES PAR PROJET NOS PARTENAIRES PRIVILÉGIÉS et Kunstenfestivaldesarts/avec le soutien de l’Institut français /remerciements: UK Arts International, KVS – Koninklijke Vlaamse Schouwburg /manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013. www.france-southafrica.com Berlin – Moscou [béni celui qui est venu au monde en ces temps si sombres] production: BERLIN /coproduction: STUK /30CC (Louvain, BE); Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles, BE); Theater op de Markt – Zebracinema (province Limburg, BE), Pact Zollverein (Essen, DE), Festival TEMPS D’IMAGES 2009 – La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marnela-Vallée; Festival a/d Werf (Utrecht, NL); Dans & Teater Festival (Göteborg, SE); Herbst Festival (Graz, AT); Alkantara (Lisbonne, PT); TNBA (Bordeaux, FR) /avec le soutien de: Fonds audiovisuel flamand, gouvernement flamand, programme Culture de l’Union européenne (réseau NXTSTP), la Ville d’Anvers Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Berlin – Bonanza [ne crois rien de ce que tu entends et la moitié de ce que tu vois] production: Berlin /coproduction: STUK (Louvain, BE); KVS (Bruxelles, BE); Vooruit (Gand, BE) / avec le soutien: du Fonds audiovisuel flamand, Flanders Image et la Ville d’Anvers Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Berlin – When You Forget – Horror Vacui [#3] coproduction: le CENTQUATRE–Paris; KunstenfestivaldesArts (Bruxelles, BE); Deutsches Schauspielhaus Hamburg (DE) Berlin est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Stéphanie Cléau – Le moral des ménages production: le CENTQUATRE–Paris, la Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-La-Vallée, Lebeau & associés, A48, Film(S) Daniel Jeanneteau – Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck production: Studio-Théâtre de Vitry /coproduction: Ircam – Centre Pompidou /création au Studio-Théâtre de Vitry du 23 janvier au 3 février 2014 Halory Goerger et Antoine Defoort – Germinal coproduction: La Biennale de la danse de Lyon; Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles); Buda Kunstencentrum (Courtrai); Kunstencentrum Vooruit (Gand); Le Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre (Armentières); Le Phénix, Scène nationale de Valenciennes; Le Manège – Mons; CECN; Technocité; Beursschouwburg (Bruxelles); alkantara festival (Lisbonne); le Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine /projet coproduit par NXTSTP / soutien: programme Culture de l’Union européenne; conseil régional Nord-Pas-de-Calais; ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Nord-Pas-de-Calais); Ville de Lille; programme européen apap/Performing Europe (DGEAC – programme Culture) /Antoine Defoort et Halory Goerger sont artistes associés au Phénix, Scène nationale de Valenciennes, au Beursschouwburg-Bruxelles, au CENTQUATRE-Paris et à APAP/Performing Europe (DGEAC– programme Culture) /Antoine Defoort est artiste associé au Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières. l’Amicale de production est artiste associée au CENTQUATRE – Paris Antoine Defoort – Un faible degré d’originalité production: l’Amicale de production /coproduction: Le Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières; le Centre national de la danse (CND-Paris); Buda Kunstencentrum (Kortrijk); Bit Teatergarasjen (Bergen) /Antoine Defoort est artiste associé au Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières, au Phénix, Scène nationale de Valenciennes, au Beursschouwburg (Bruxelles) et au réseau européen APAP/Performing Europe (DGEAC – programme Culture) /l’Amicale de production bénéficie du soutien ministère de la Culture et de la Communication (conventionnement DRAC Nord-Pas-de-Calais), du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et de la Ville de Lille l’Amicale de production est artiste associée au CENTQUATRE – Paris La Comédie-Française: Ecritures en scène coréalisation: le CENTQUATRE – Paris/la Comédie-Française

ARTS VISUELS

partenaires artistiques saison 2013/2014

grands mécènes et partenaires

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partenaires associés

Etats limites Zhenchen Liu et Jérémy Gobé bénéficient du soutien de la Banque Neuflize OBC Jérémy Gobé bénéficie du soutien de l’Académie N.A! Fund ildi ! eldi et Olivia Rosenthal – Le Nouveau Ciné Club production: ildi ! eldi; Actoral; le CENTQUATRE– Paris, Festival TEMPS D’IMAGES PHP (Henriette Desjonquères, Paul Fargues et Pauline Julier) – Repeat after Me production: Head Box /coproduction: le CENTQUATRE – Paris; Bonlieu, Scène nationale à Annecy PHP est artiste associé au CENTQUATRE – Paris Avec motifs apparents ou débordements – exposition collective Jérémy Gobé bénéficie du soutien de la Banque Neuflize OBC et de l’Académie N.A! Fund Trouble Makers – Sensation Versus Digital coproduction: Arcadi /le CENTQUATRE– Paris, dans le cadre du Festival Némo, le rendez-vous arts num��riques d’Arcadi /plus d’informations sur www.festivalnemo.fr et www.arcadi.fr

MUSIQUE

partenaires média saison 2013-2014

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Orchestre de chambre de Paris /Symphonie n°3 de Philip Glass – Up-Close de Michel van der Aa avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas/coréalisation: Orchestre de chambre de Paris/ le CENTQUATRE – Paris Ibrahim Maalouf – Cartes sur table! une commande du Festival d’Ile de France /en coréalisation avec le CENTQUATRE–Paris / avec le soutien du conseil régional d’Ile-de-France dans le cadre de l’accord de coopération Ile-de-France /Beyrouth, la Ville de Paris, l’Institut français, l’Institut français du Liban et la municipalité de Beyrouth Week-end dakarois–After : Dakar Dance et Bal Pop’ dakarois manifestation organisée dans le cadre du Tandem Dakar-Paris. Le Tandem Dakar-Paris est mis en œuvre par l’Institut français, avec le soutien de la Ville de Paris, de la Ville de Dakar, du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture et de la Communication. www.tandemdakarparis.com Orchestre de chambre de Paris /Alasdair Malloy – concert famille coréalisation: le CENTQUATRE – Paris/ Orchestre de chambre de Paris

Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la Ville de Paris

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LE CENTQUATRE, UN LIEU À VIVRE AU QUOTIDIEN Au-delà de notre programmation, nous vous proposons de prolonger vos expériences artistiques et de découvrir le CENTQUATRE à travers la diversité des possibles: rencontres, expressions spontanées, temps familiaux, échanges, visites, ateliers de pratiques artistiques… Exprimez-vous!

le CENTQUATRE en amateur le Cinq

Le Cinq est l’espace du CENTQUATRE destiné aux habitants et aux associations des 18e et 19e arrondissements qui développent des activités artistiques amateurs. C’est un espace qui œuvre à l’accompagnement et à la mise en réseau des initiatives locales autour de toutes les pratiques créatives. Cet accompagnement s’appuie, en collaboration avec l’équipe des relations avec les publics, sur la découverte et la pratique de la programmation du CENTQUATRE et sur les ressources et dynamiques du territoire. Toute personne, seule ou en association, développant une activité artistique en amateur sur les 18e et 19e arrondissements peut utiliser, sur réservation, un des quatre ateliers de 50 à 90 mètres carrés du Cinq. conditions d’accès: participation forfaitaire de 2€ l’heure accessible avec l’acquisition d’une carte Cinq tarif: 10h = 20€ /15h = 27€ /20h = 35€. adhésion via le PASS 104 «groupe» à la première inscription incluant 10 heures d’accès au Cinq: 28€ mercredi > vendredi /12h-22h le week-end /12h-20h infos 01 53 35 51 20 ou lecinq@104.fr

le CENTQUATRE en famille De la Maison des Petits aux expositions temporaires, le CENTQUATRE vous permet une découverte sensible des œuvres et des espaces, pour le plaisir des petits et des grands.

la Maison des Petits

Lieu d’accueil artistique pour les enfants de la naissance à 5 ans et les adultes qui les accompagnent. Au cœur du CENTQUATRE, la Maison des Petits offre aux bébés, aux jeunes enfants et à leur famille un espace de rencontre et de création. Dans ce lieu dont le design original a été confié à Matali Crasset, les enfants viennent jouer librement, lire, peindre, dessiner, rêver. C’est également un lieu où des professionnels formés à l’écoute peuvent accueillir la parole des enfants et celle des adultes. Les accueillants de la Maison des Petits informent et orientent les familles vers les propositions artistiques du CENTQUATRE. accueil gratuit et confidentiel, dans la limite de 30 places disponibles, sans réservation. mardi > vendredi /15h-18h les week-ends /14h-19h infos 01 53 35 51 21 ou maisondespetits@104.fr

retrouvez l’actualité du Cinq sur www.104.fr et www.104.fr/blogcinq

les pratiques spontanées

Le CENTQUATRE offre à tous la possibilité de pratiquer librement le lieu dans les espaces ouverts aux publics pendant les horaires d’ouverture du lieu. Les espaces disponibles pour ces pratiques sont évolutives au gré de l’activité générale du lieu. Ces différents espaces pratiqués par des spectateurs, visiteurs ou amateurs activent en permanence la dynamique du lieu. Chacun invente son plateau, transformant les espaces ouvert en "Open Places", redéfinis constamment par ceux qui le pratique, en véritable mille plateaux d’un tout-monde et donne la dimension organique et sensible d’un lieu disponible à s’ouvrir au désir d’art de chaque visiteur.

retrouvez l’actualité de la Maison des Petits sur www.104.fr

patienter et jouer dans le Petit Salon

Le « Petit Salon » réalisé par la designer Matali Crasset permet aux familles de patienter confortablement, avant d’être invitées à entrer dans la Maison des Petits. Ni tout à fait dehors ni tout à fait dedans, cet aménagement dynamique sollicite l’imaginaire des petits et des grands.

le CENTQUATRE en curieux les visites guidées «Groupes»

Visites guidées «Groupes», accompagnées par des médiateurs, pour découvrir le CENTQUATRE, son projet artistique, les expositions temporaires. durée: 1h ou 1h30 visites organisées à la demande auprès de la billetterie: 01 53 35 50 00 /billetterie@104.fr

avec le soutien de Tarkett

construire dans le Petit Salon

La Maison des Petits du CENTQUATRE a le plaisir d’accueillir un «petit chantier de construction» à l’intention des enfants âgés de 1 à 10 ans. Une intervenante joue avec un groupe d’enfants, pendant que quelques-uns s’emparent spontanément de briques et de personnages, et que d’autres viennent, commencent très vite un assemblage, l’abandonnent… pour le reprendre quelques instants plus tard. tous les mercredis dans le Petit Salon 15h30 > 17h30 /en accès libre

les «visites déguidées» mises en scène par Bertrand Bossard

Vous aimeriez faire plus intime connaissance avec le CENTQUATRE? Venez découvrir les dessous cachés du lieu, vous infiltrer dans son imaginaire, réinventer ses usages et ses fonctions! En exclusivité, Bertrand Bossard invente un nouveau concept de visites qui saura vous surprendre. Ni historiques ni diplomatiques, celles-ci vous «déguideront» pour que vous ne viviez plus jamais le CENTQUATRE de la même façon… durée: 1h — individuels 8€ TP /5€ TR /3€ TA — groupes (à la demande, sur réservation) informations et réservations: 01 53 35 50 00 /billetterie@104.fr

avec le soutien de la Fondation Martine Lyon

les Toutes Petites Visites

Dans les bras ou à petits pas, les Toutes Petites Visites proposent la découverte d’une œuvre au CENTQUATRE pour les enfants âgés de 1 à 4 ans et accompagnés d’un adulte. Sur un temps privilégié, au calme et au rythme des tout-petits, une visite de 45 minutes maximum suivie d’une petite réalisation artistique. le quatrième mardi de chaque mois gratuit pour les enfants 5€ TP/ 3€ TR /2€ TA (sur réservation à la billetterie) pour le(s) accompagnant(s) rendez-vous au Petit Salon de la Maison des Petits

bien-être au CENTQUATRE Qi gong

Séances d’arts énergétiques en complicité avec Chloé Moglia, artiste associée au CENTQUATRE. tous les samedis et dimanches/11h et 12h15/gratuit /dans les différents espaces du CENTQUATRE

lire au CENTQUATRE

Les mercredis des mois d’automne et d’hiver, la Maison des Petits du CENTQUATRE a le plaisir d’accueillir, dans la nef Curial, les lectrices de l’association LIRE à Paris. À l’abri, confortablement installées sur des tapis, elles vous invitent au voyage par la lecture d’albums, de comptines et de chants. d’octobre à mars gratuit sans réservation programmation à suivre sur www.104.fr

Do In

Nouvelles séances de pratique corporelle issue de la tradition orientale associant des techniques d’automassage à des exercices d’assouplissement et d’étirement des méridiens d’acupuncture, rythmés sur la respiration. avec Catherine Noyelle (association EtMouvance) 5€ TP /3€ TR /2€ TA détail des séances sur www.104.fr

informations et réservations: 01 53 35 50 00 /billetterie@104.fr 44


LE CENTQUATRE, UN LIEU À VIVRE AU QUOTIDIEN les boutiques éphémères

le Bal Pop’

Lampions, guirlandes, buvette: tous les mois, le CENTQUATRE se pare des atours festifs de la guinguette pour faire guincher petits et grands. Mais ne vous y trompez pas: si le Bal Pop’ apprécie la java, le tango et la valse musette, il est aussi perméable aux courants musicaux actuels, dépoussiérant l’image du bal «à la papa». Bal Pop’ dakarois le 08 décembre 2013 autres dates et horaires sur www.104.fr en accès libre 

l’épicerie du 104

A l’entrée du CENTQUATRE, rue Curial, l’épicerie vous propose sa sélection de produits naturels et issus de l’agriculture biologique. Venez découvrir les paniers de fruits et légumes de saison, fruits secs, plats cuisinés, produits du marché bio du samedi en provenance des fermes de la région, huile d’olive de Sicile et bien plus encore… L’épicerie du 104 se veut aussi un lieu d’échanges pour une consommation responsable, respectueuse de critères sociaux et écologiques exigeants. mardi > vendredi / 14h > 19h samedi > dimanche / 11h > 19h fermé le lundi

faire une pause? les commerces à votre disposition le Café caché

la Nouvelle Fabrique

Entre café du coin et rendez-vous des artistes, le Café caché vous propose une sélection de boissons originales et de créations culinaires dans un décor contemporain aux inspirations 1950’s. mardi > jeudi: 9h-19h30 et jusqu’au début des spectacles les soirs de programmation vendredi, samedi: 9h-22h dimanche: 11h-20h fermé le lundi /service prolongé les soirs de programmation contact: 01 42 05 38 40

A l’invitation du CENTQUATRE, la Nouvelle Fabrique s’est installée dans une des boutiques éphémères. Micro-usine urbaine, laboratoire sur les nouveaux modes de fabrication numérique, la Nouvelle Fabrique produit localement grâce à un parc de machines industrielles à commande numérique. Au travers d’ateliers (notamment pour les enfants), de résidences artistiques et d’une offre de prestations de services professionnels, elle permet à tous (artistes, designers, chercheurs, entrepreneurs, étudiants, familles, scolaires, etc.) d’expérimenter la micro-industrie et de partager avec son équipe une nouvelle expérience de fabrique sociale à l’échelle du quartier. La Nouvelle Fabrique propose aussi dans sa boutique un catalogue d’objets fabriqués localement, dessinés par son studio ou par des designers invités. ateliers partagés (adultes) /du mercredi au dimanche de 16h à 19h ateliers poche (adultes)/samedi de 11h à 16h ateliers poche (enfants)/dimanche de 11h à 13h

le camion à pizzas

Napolitaine, orientale, végétarienne… Le camion stationné dans la halle Aubervilliers cuit dans son four à bois un large choix de pizzas, et vend des gaufres, du vin chaud et des confiseries. mardi > vendredi: 12h-15h le week-end: 11h-20h fermé le lundi service continu les week-ends, pendant les nocturnes et les vacances scolaires

en partenariat avec le CENTQUATRE plus d’informations sur www.104.fr, www.nouvellefabrique.fr , ou par téléphone: 09 83 39 47 73

l’incubateur du CENTQUATRE

nouveau le Camion Chacun Ses Goûts!

Composez votre dessert glacé fabriqué à partir de lait bio et de yaourt fermier 0% de Normandie, ajoutez-y des fruits frais, du chocolat, du crumble et pleins d’autres gourmandises... pesez, dégustez!

L’incubateur du CENTQUATRE accompagne le développement de start-up innovantes qui s’appuient sur la création artistique pour en faire de nouveaux territoires d’expérimentation, de recherche et de développement d’applications. Le CENTQUATRE leur met à disposition un environnement de travail adapté et, en partenariat avec l’incubateur Agoranov, un accompagnement sur mesure. Plus d’informations sur les porteurs de projets incubés au CENTQUATRE sur www.104.fr rubrique incubateur

le Merle moqueur, librairie du 104

Imaginée comme un lieu ouvert, la librairie accueille les flâneurs, les spécialistes comme les amateurs d’art et les enfants. mardi > vendredi / 12h > 20h – samedi / 11h > 20h dimanche/ 11h > 19h – fermé le lundi contact: 01 40 38 85 65

partenaire de l’incubateur: Agoranov /soutiens: Ville de Paris, OSEO, région Ile‑de‑France partenaire de l’aménagement de l’incubateur: Steelcase

les Grandes Tables du 104

GALLERIA CONTINUA

Les Grandes Tables du 104 se réinventent en explorant avec un nouveau chef résident, Frédéric Anache, la cuisine d’aujourd’hui dans un lieu artistique. Avec le grand retour des Carrioles, la nourriture de rue offre une restauration accessible à tous les publics du CENTQUATRE. Burger et wok régalent petites et grandes faims. La carte du restaurant redevient le lieu de l’exploration culinaire. L’accrochage des photos du tour du monde de Frédéric annonce le voyage permanent des goûts et des saveurs que vous pourrez vivre au CENTQUATRE.

Galerie d’art contemporain de premier plan installée en Italie, en Chine et en France et partenaire artistique majeur du CENTQUATRE, elle développe son activité de diffusion et production artistique par la création d’une nouvelle entité juridique. Dans le cadre de son incubateur, le CENTQUATRE a invité la société française issue des activités de GALLERIA CONTINUA à s’installer sur le site, à proximité des autres porteurs de projets incubés et dans un environnement propice à l’effervescence artistique et économique.

Tout au long de l’année, suivez l’actualité du restaurant sur www.104.fr et sur www. lesgrandestables.com

le CITU

mardi > vendredi: 12h-19h le week-end: 11h-19h fermé le lundi service prolongé les soirs de programmation contact: 01 40 37 10 07

Parmi les équipes-projets accueillies au sein de l’incubateur, le CENTQUATRE reçoit les chercheurs du laboratoire CITU-Paragraphe de l’université Paris-VIII, et leur équipement, le SAS, seule salle de réalité virtuelle accessible aux artistes et au grand public aujourd’hui dans Paris. Le CITU est dédié à la recherche dans le domaine de la création transdisciplinaire et des médias émergents, selon 3 axes principaux: réalités mixtes, enjeux esthétiques et éthiques; nouvelles formes de création et de production; scénographie et muséographie interactive.

l’appartement d’Emmaüs

Pour chiner toutes sortes d’objets et de vêtements à des prix imbattables! mercredi: 15h30-19h jeudi, vendredi: 15h-19h samedi: 12h-19h fermé les dimanches, lundis et mardis réception des dons au bric-à-brac Riquet

le marché bio du CENTQUATRE

avec Loïc Boulanger (la Ferme de Marconville), Jean-Marie Beaudoin (la Ferme des bio pâturages) et la Ferme de Mesenguy. tous les samedis / 11h 45


ACTION TERRITORIALE ET CULTURELLE les partenaires de l’action territoriale et culturelle du CENTQUATRE

Le CENTQUATRE, avec son équipe des relations avec les publics, en appui sur la programmation et les équipes artistiques en résidence, développe une action large et durable en direction des partenaires du  territoire (associations, centres sociaux et établissements scolaires notamment). Ces actions visent à favoriser la découverte culturelle par le contact avec les œuvres (spectacles, expositions, visites, pratiques artistiques…). L’action du CENTQUATRE se développe en priorité en direction des acteurs et habitants du Nord-Est parisien, incluant la banlieue proche, et selon les enjeux prioritaires de ce territoire. Le CENTQUATRE est engagé dans de nombreuses collaborations, inscrites dans une démarche de curiosité active. Au cœur de son action, le CENTQUATRE mène un travail spécifique autour des pratiques artistiques amateurs avec le Cinq et l’accompagnement des familles avec la Maison des Petits.

Le CENTQUATRE est engagé dans «TRANSVERS’ARTS», projet initié par l’Association nationale de recherche et d’action théâtrale (ANRAT) dont l’objectif est de démocratiser l’accès à l’art et la culture à l’école. Le CENTQUATRE participe au projet initié par le PRES Sorbonne Paris Cité visant à sensibiliser à l’action culturelle les étudiants, enseignants et personnels des universités et grandes écoles rassemblés au sein du PRES (la Sorbonne nouvelle, l’université Paris-Descartes, l’université Paris-Denis Diderot, l’université Paris-xiii, Sciences po, Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), Inalco, Institut de physique du globe de Paris l’IPGP). Le CENTQUATRE reçoit le soutien de la Ville de Paris dans le cadre du projet «Art pour grandir» mettant en place notamment des résidences d’artistes dans les collèges. Dans ce cadre, des artistes associés du CENTQUATRE s’engagent dans des projets avec des collégiens et leurs enseignants afin de favoriser la rencontre avec la création et les œuvres.

FORUM des dynamiques culturelles du territoire Les collaborations engagées dans le contexte de l’action territoriale se développent tout au long de la saison, dans le cadre du FORUM des dynamiques culturelles du territoire.

Le CENTQUATRE coréalise le projet POM (petits objets multimédias) «Trois à quatre minutes d’utopie» avec la Maison du geste et de l’image (MGI), la Gaîté lyrique, visant à favoriser les pratiques créatives autour de l’image et de la curiosité culturelle.

Le FORUM est l’expression de l’engagement territorial du CENTQUATRE, favorisant la découverte de la programmation, encourageant les pratiques artistiques, dans un souci d’accès de tous aux œuvres et aux pratiques culturelles. Il réunit ainsi l’ensemble des initiatives d’action territoriale développées par le CENTQUATRE et ses partenaires, en lien avec le travail spécifique développé autour de la pratique artistique amateur au Cinq.

Le CENTQUATRE est en dialogue régulier avec le conseil général de Seine-Saint-Denis et reçoit son soutien dans le cadre des projets « Education à l’image » et « La culture et l’art au collège ». Chaque année un ou plusieurs projets voient le jour entre des artistes du CENTQUATRE et des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis afin de favoriser la découverte culturelle des élèves.

Le FORUM, porté conjointement par le CENTQUATRE et ses partenaires, se concrétise tout au long de l’année par des temps de témoignage sur les projets mis en œuvre et se conclut par un temps fort au printemps (la deuxième édition s’est déroulée en avril et mai 2013).

Dans le cadre de son action territoriale, le CENTQUATRE entretient des relations avec: > la mission Territoires de la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris; > la délégation à la politique de la ville et à l’intégration de la Ville de Paris (DPVI); > la direction des affaires scolaires de la mairie de Paris (DASCO); > les mairies du 18e et 19e arrondissements; > les kiosques jeunes; > la délégation académique aux arts et à la culture du rectorat de Paris; > la délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle du rectorat de Créteil; > la délégation académique à l’action culturelle du rectorat de Versailles; > l’association citoyenneté Jeunesse, association d’action artistique, culturelle et éducative (Seine-Saint-Denis).

Le FORUM vise à valoriser les démarches exigeantes menées en faveur de l’accès de tous à la culture dans une attitude de curiosité active et collective.

rencontre avec les équipes artistiques avant ou après le spectacle De nombreuses équipes artistiques sont présentes durant cette saison. Nous vous proposerons régulièrement de les rencontrer, avant ou à l’issue des spectacles afin d’aller plus loin dans la découverte de leurs univers et de leurs démarches.

action éducative

Dans le cadre de l’appel à projets pour la réforme des rythmes scolaires initiés par la Ville de Paris, le CENTQUATRE, en cohérence avec l’action qu’il mène avec de nombreux acteurs sur le Nord-Est Parisien dans le cadre du FORUM des dynamiques culturelles du territoire, a élaboré plusieurs types d’ateliers, à destination des écoles en proximité géographique avec le CENTQUATRE. La plupart des ateliers ont été construits pour se dérouler au CENTQUATRE, afin d’inviter les enfants à fréquenter un lieu de vie de leur quartier, comme une manière, par le déplacement, d’engager les enfants dans une pratique sociale des arts. Le CENTQUATRE s’est attaché notamment à faire une proposition spécifique en direction des tout-petits autour de la lecture.

agir avec le CENTQUATRE

Si vous souhaitez entamer une collaboration avec le CENTQUATRE, participer au FORUM ou obtenir plus d’informations, vous pouvez contacter l’équipe des relations avec les publics: relations.publics@104.fr En savoir plus: www.104.fr/action-territoriale.html Maison des Copains de la Villette/Compagnie La Déferlante © Brigitte Cano

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INNOVATION ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE rejoignez le cercle d’entreprises du CENTQUATRE pour soutenir une création artistique ouverte à tous

En tant qu’établissement public de coopération culturelle, le CENTQUATRE s’emploie à inventer et développer des formes de coopération innovantes et dynamiques entre les sphères de l’art et de l’entreprise. Certaines de ces activités sont génératrices de recettes, d’autres contribuent à insérer l’établissement dans le territoire économique de la capitale et de la région. Toutes ont un impact sur la fréquentation et la vie du lieu. La plupart des espaces du CENTQUATRE sont ainsi accessibles à la location pour les personnes morales. L’usage de ces lieux est déterminé par la cohérence du projet artistique et la fréquentation des publics. La commercialisation de ces espaces constitue une part non négligeable des recettes de l’EPCC. Cette politique se traduit par l’accueil de manifestations d’envergure, dont la majorité sont publiques: visiteurs de concerts, d’expositions, de salons (forums pour l’emploi, festival du Yoga, entre autres) sont amenés à découvrir et à fréquenter le site. Le CENTQUATRE accueille également de nombreux commerces qui prennent part à la vie du lieu. Ils conduisent leur activité au service des publics, tant au quotidien, qu’en s’associant aux événements de la programmation artistique et économique. Certains sont pérennes comme la librairie Le Merle moqueur, le restaurant Les Grandes Tables ou le Café caché. D’autres sont éphémères comme l’Appartement de l’association Emmaüs Défi ou la Nouvelle Fabrique et l’Epicerie bio, installés depuis peu. Au-delà des moyens engendrés par ces différentes concessions, l’existence de ces multiples activités favorise la circulation des individus, et plus largement l’insertion du CENTQUATRE dans le quartier. Le Cercle d’entreprises du CENTQUATRE fédère autour de l’établissement des partenaires et mécènes qui apportent leur soutien, financier ou en nature, aux activités de l’établissement. Des entreprises, de taille et de secteur d’activité très différents, s’y rencontrent. Parallèlement, le CENTQUATRE est désireux de favoriser les interactions entre les mondes de l’entreprise, de la recherche et de la création artistique afin de faire émerger de nouvelles formes d’innovation. L’incubateur du CENTQUATRE héberge et accompagne dans leur développement des start-up qui s’appuient sur la création artistique pour en faire de nouveaux territoires d’expérimentation, de recherche et de développement de produits et de services. A l’invitation du CENTQUATRE, la Nouvelle Fabrique s’est installée sur le site dans une des boutiques éphémères. Micro-usine, laboratoire sur les nouveaux modes de fabrication numérique, la Nouvelle Fabrique dispose d’un parc de machines à commande numérique. Elle permet à tous (artistes, designers, chercheurs, entrepreneurs, étudiants, grand public, etc.) de fabriquer et d’expérimenter les enjeux conjugués de la micro industrie créative et de la fabrique sociale à l’échelle du quartier, au travers d’ateliers (notamment pour les enfants), de résidences artistiques ou de prestations de services professionnels. Attentif à la recherche en art, le CENTQUATRE accueille sur son site les activités et équipements du laboratoire CITU-Paragraphe, notamment son SAS, seule salle de réalité virtuelle et augmentée accessible aux artistes et au grand public aujourd’hui dans Paris. Le CENTQUATRE ouvre régulièrement ses espaces publics à des dispositifs innovants en lien avec des problématiques urbaines ou artistiques, pour les placer dans des conditions réelles d’expérimentation in-situ, au contact des visiteurs. Enfin l’établissement fait une place dans sa programmation à des manifestations d’envergure notamment liées aux arts numériques et au rapprochement des domaines de la création et de l’innovation. Par ailleurs, par l’intermédiaire des liens noués avec la Maison du développement économique et la mairie du 19e arrondissement, l’établissement s’engage encore d’avantage pour la création d’activités et le dynamisme économique de son territoire.

Les entreprises sont des acteurs engagés du CENTQUATRE, institution qui fédère les publics les plus divers autour d’une programmation exigeante, éclectique et populaire. A travers le Cercle d’entreprises du CENTQUATRE, elles participent activement à la vie de l’établissement en impulsant, stimulant et soutenant les projets artistiques ainsi que l’accès à la création contemporaine pour le plus grand nombre. S’engager aux côtés du CENTQUATRE, c’est la possibilité pour votre entreprise de: > promouvoir l’accès à la création artistique au profit de tous, en particulier les habitants des quartiers populaires du Nord-Est parisien > rencontrer les artistes en résidence et avoir un accès privilégié à la programmation > définir des projets de coopération spécifiques entre l’entreprise et les artistes résidents > bénéficier d’une forte visibilité sur les supports de communication ainsi que des espaces exceptionnels du CENTQUATRE pour l’organisation de vos événements privés Pour plus d’informations, veuillez contacter le service mécénat: Nicolas Zurmeyer: n.zurmeyer@104.fr; 01 53 35 50 72

le CENTQUATRE remercie ses mécènes et partenaires grands mécènes et partenaires

partenaires associés

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Le CENTQUATRE déborde, Télérama aussi. Le monde bouge. Pour vous, Télérama explose chaque semaine, de curiosités et d’envies nouvelles. Chaque mercredi chez votre marchand de journaux Plus de débordements sur telerama.fr

Le Parisien a toujours accompagné les grands évènements culturels: musique, expositions, cinéma, théâtre, littérature, le Parisien décrypte toute l’actualité culturelle dans les pages « culture ». leparisien.fr


Tendances /expos / théâtre / danse /musique  /cinéma / sorties / bons plans Affaires culturelles comme au CENTQUATRE, toutes les cultures sont dans A Nous Paris. anous.fr facebook.com/anousparis

France Culture partenaire du CENTQUATRE soutient la création et le spectacle vivant. franceculture.fr


«La seule manière de faire ce mouvement, c’est de le faire.» (Merce Cunningham) 5 manières de suivre Mouvement: une revue bimestrielle de 144 pages, mouvement.net, une newsletter bimensuelle, un site mobile, et une application iPhone.

La culture, C’ Magic! Avec parisART, CENTQUATRE fois plus encore. paris-art.com


La RATP aime la ville et participe tout naturellement à son rayonnement culturel en soutenant le CENTQUATRE, lieu de création, de partage et d’accès aux pratiques artistiques. ratp.fr/aimerlaville

AWCP Art Work Create Passion


le CENTQUATRE

darty.com

Avec le mécénat de Darty, partenaire de l’innovation.

L’imagination nourrit le monde artistique et culturel.

*

kering.com

PPR deviendra KERING sous réserve de l’approbation de l’Assemblée Générale du 18 juin 2013 * Donner des ailes à l’imagination


On a tous besoin de la toile… 1 104 jeunes accompagnés dans le monde numérique en 2012. fondationorange.com

SUEZ ENVIRONNEMENT, partenaire du CENTQUATRE, soutient l’accès à la culture pour tous. suez-environnement.fr


La Compagnie de location de mobilier, au côté de la création artistique et événementielle. lacompagniemob.com


PLAN DU CENTQUATRE

104 rue d’Aubervilliers L

09 11

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niveau

04

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accès spécif ique

halle Aubervilliers

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Ateliers

cour Aubervilliers

cour de l’Horloge

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400

nef Curial

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le Jardin

Rez-de-

Jardin

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accès public

Côté

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Sud

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cour

Côté

Curial

Nord

Entrée 5 rue Curial

niveau

Ecuries

accès spécif ique

place des Ecuries les Ecuries

BAL'POP © Henriette Desjonquères & Paul Fargues

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200 201 400 401

salle 200 foyer 200 salle 400 foyer 400

A B C D E F G H I J K L

l’épicerie du 104 l’Incubateur du CENTQUATRE le Cinq le Merle moqueur, librairie du 104 les Grandes Tables du 104 l’appartement d’Emmaüs la Nouvelle Fabrique la Maison des Petits le Petit Salon de la Maison des Petits le camion à pizzas Exchange library de Tadashi Kawamata le Café caché

   

accueil administratif billetterie pc sécurité toilettes


CALENDRIER ET TARIFS mois

événements

dates

septembre Etats limites – installations 18 > 29 septembre 2013 avec Zhenchen Liu, Minnette Vari, Hayoun Kwon, Mohamed Bourouissa, Jérémy Gobé, Vincent Delerm… Kamp – Hotel Modern A 18 > 22 septembre 2013 Julia – Christiane Jatahy A 19 > 22 septembre 2013 Bedroom eyes – Cyril Teste/Collectif MxM A* 19 > 22 septembre 2013 Le Nouveau Ciné Club – ildi ! eldi et Olivia Rosenthal A 19 > 22 septembre 2013 The Blue Boy – Brokentalkers A 24 et 25 septembre 2013 Jérusalem [Holocène #1 revisité] – Berlin A* 26 > 28 septembre 2013 Monster – Enrique Diaz A 26 > 28 septembre 2013 Exposition des félicités des Beaux-Arts de Paris 26 septembre > 10 novembre 2013 Symphonie n° 3 de Philip Glass – Up-Close de Michel van der Aa A* 27 et 28 septembre 2013 Orchestre de chambre de Paris Feed Back #2/Ambiente – Stéphanie Aubin A 28 et 29 septembre 2013 Cartes sur table! – Ibrahim Maalouf /Orchestre et chœur franco-libanais/Y. Frisch A 30 septembre > 01 octobre 2013 octobre Tragédie – Olivier Dubois A 16 et 17 octobre 2013 4 a.m. Music – Jonathan Morali/Groupe Syd Matters A 16 > 19 octobre 2013 La Barque le soir, de Tarjei Vesaas – Claude Régy A* 24 octobre > 24 novembre 2013 novembre Repeat after Me – PHP (Henriette Desjonquères, Paul Fargues et Pauline Julier) A* 08 et 09 novembre 2013 Jeune Création – exposition internationale d’art contemporain 09 > 17 novembre 2013 Trouble Makers – SensationVersus Digital 16 novembre > 15 décembre 2013 House of the Holy Afro – Brett Bailey A 19 > 21 novembre 2013 Télérama Dub Festival – Volume 11 22 et 23 novembre 2013 Exhibit B – Brett Bailey A 25 > 27 novembre 2013 CRACKz – Bruno Beltrão A 26 et 27 novembre 2013 Pindorama – Lia Rodrigues A 28 > 30 novembre 2013 40 ans de Libération 29 et 30 novembre 2013 décembre Week-end dakarois au CENTQUATRE A 07 décembre 2013 After: Dakar Dance avec les groupes Daara J Family & Pape Fall Week-end dakarois au CENTQUATRE – Bal Pop’ dakarois 08 décembre 2013 Sophiatown (titre provisoire) – Via Katlehong Dance A 10 > 12 décembre 2013 Rhizikon – Chloé Moglia A* 13 > 21 décembre 2013 Katlehong Cabaret – Via Katlehong Dance A 14 et 15 décembre 2013 C’Magic – 2013/ Stormy Weather – Cie 14:20 – C. Debailleul et R. Navarro 19 décembre 2013 > 02 février 2014 Plus loin – Cie Vivre dans le feu – L. Lévêque/Cie 14:20 janvier Ping-Pong- Albin de la Simone et Brigitte Giraud A 10 janvier 2014 La Comédie-Française : Ecriture en scène #1 A 10 et 11 janvier 2014 Moscou [béni celui qui est venu au monde en ces temps si sombres]– Berlin A* 18 > 26 janvier 2014 De nos jours [notes on the circus] – Ivan Mosjoukine A 22 janvier > 09 février 2014 Bonanza [ne crois rien de ce que tu entends et la moitié de ce que tu vois] – Berlin A* 28 janvier > 02 février 2014 When You Forget – Horror Vacui [#3] – Berlin A* 28 janvier > 02 février 2014 Le moral des ménages – Stéphanie Cléau A* 30 janvier > 09 février 2014 février Festival Circulation(s), festival de la jeune photographie 07 février > 16 mars 2014 Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck – Daniel Jeanneteau A* 08 > 16 février 2014 Acrobates – Stéphane Ricordel /Olivier Meyrou A 11 > 19 février 2014 Nuit 104/Carnaval électro avec Art Point M A 15 février 2014 So Blue – Louise Lecavalier A 26 février > 05 mars 2014 mars Au temps où les Arabes dansaient – Radhouane El Meddeb A* 01 et 02 mars 2014 Germinal – Halory Goerger et Antoine Defoort A* 04 > 19 mars 2014 Opus corpus – Chloé Moglia A* 06 > 09 mars 2014 The Old King – les ballets C de la B – Miguel Moreira/Romeu Runa  A 12 > 15 mars 2014 Souls – Olivier Dubois A* 14 > 16 mars 2014 La Comédie-Française : Ecriture en scène #2 A 25 et 26 mars 2014 Festival PRéSENCES électronique 2014 28 > 30 mars 2014 avril Avec motifs apparents ou débordements- exposition collective 03 avril > août 2014 avec Kader Attia, Jérémy Gobé, Pascale Marthine Tayou, Xavier Juillot... Nos limites – Matias Pilet, Alexandre Fournier et Radhouane El Meddeb A* 08 et 09 avril 2014 L’Art de la Fugue – Cie Yoann Bourgeois A 08 > 12 avril 2014 mai Orchestre de chambre de Paris /Alasdair Malloy – concert famille mai 2014 Un faible degré d’originalité – Antoine Defoort A 14 > 18 mai 2014 Impatience, festival du théâtre émergent – 6e édition 23 mai > 05 juin 2014 juin La Comédie-Française : Ecriture en scène #3 A 19 et 20 juin 2014 ManiFeste-2014, Festival de l’Ircam 23 juin > 06 juillet 2014 juillet Festival Paris Cinéma – 12e édition début juillet 2014 tout au long Le Labyrinthe – Michelangelo Pistoletto de l’année Mur ouvert – Pascale Marthine Tayou Exchange library – Tadashi Kawamata Les CENTQUATRE soirées MODERNE au musée d’Art moderne de la Ville de Paris dates sur www.104.fr

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18 18 19 19 07 20 20 27 33 07 33 08 34 21 28 28 29 21 38 29 08 09 38 34 34 09 14 10 14 35 25 22 15 22 23 23 30 24 15 35 10 11 24 11 12 12 25 38 30 16 16 36 25 39 25 39 39 31 31 31 31


CALENDRIER ET TARIFS

TP TR

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5€

3€

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20€ 20€ 15€ 15€ 20€ 15€ 15€ en accès libre 22€

15€ 15€ 12€ 12€ 15€ 12€ 12€

12€ 12€ 10€ 10€ 12€ 10€ 10€

15€

11€

15€ 27€ 25€ 20€ 20€ 15€ 5€ 5€ 25€ infos sur www.104.fr 15€ 25€ 20€ infos sur www.104.fr 20€

12€ 22€ 20€ 15€ 15€ 12€ 3€ 3€ 20€

de 0 € à 35€ Accès gratuit aux expositions pour les enfants âgés de moins de 6 ans accompagnés d’au moins un adulte (hors visites groupes). TP = tarif plein TU = tarif unique TR = tarif réduit

- de 30 ans, + de 65 ans, demandeurs d’emploi, personnes bénéficiant de minima sociaux, artistes (Maison des artistes, AGESSA), familles nombreuses, groupes (+10 personnes), adhérents des lieux et institutions partenaires.

TA = tarif abonné, adhérent PASS 104

des tarifs – de 15 ans sont proposés pour certains spectacles ou événements. Les tarifs sont mentionnés hors frais de location et de gestion appliqués sur la vente en ligne et chez nos revendeurs.

abonnement CENTQUATRE saison 2013/2014

10€ 14€ 15€ 12€ 12€ 10€ 3€ (gratuit -10 ans) 2€ 15€

12€ 20€ 15€

10€ 15€ 12€

20€

15€

15€ 12€ 15€ 5€

12€ 10€ 12€ 3€

15€ 12€ 15€ 12€ 15€ 12€ 25€ 16€ 15€ 12€ 15€ 12€ 20€ 15€ en accès libre 15€ 12€ 25€ 16€ 20€ 20€ 25€ 20€ 20€ 15€ 25€ 20€ 15€ 12€ 20€ 15€ 20€ 15€ 15€ 12€ en accès libre infos sur www.104.fr

10€ 10€ 10€ 10€ 10€ 10€ 12€

15€ 25€ infos sur www.104.fr 15€ infos sur www.104.fr 15€ infos sur www.104.fr infos sur www.104.fr en accès libre en accès libre en accès libre infos sur www.104.fr

12€ 20€

10€ 15€

12€

10€

12€

10€

infos sur www.104.fr 20€ 15€ 20€ 8€

tarifs

S’abonner au CENTQUATRE c’est simple et on peut s’abonner toute l’année! Il suffit de choisir au départ 3 spectacles au minimum. L’un au moins doit être choisi parmi la liste des spectacles notés A*. L’abonnement est individuel. La personne qui vous accompagne peut bénéficier du Tarif Réduit pour les spectacles de votre abonnement. A votre prise d’abonnement, vous bénéficiez des tarifs les plus bas pour toutes les propositions artistiques de la saison. Vous profitez, en outre, des avantages suivants: > adhésion PASS 104 offerte, > priorité de réservation pour toutes les autres propositions artistiques de la saison jusqu’à 15 jours au plus tard avant la date choisie (dans la limite des places disponibles), > une invitation pour une des expositions de la rentrée, > tarif réduit pour votre accompagnateur, > envoi du programme trimestriel à votre domicile, > invitation à des événements spécifiques et rencontres privilégiées, > réduction de 5 à 10 % au Merle moqueur, la librairie du CENTQUATRE, > tarifs préférentiels pour certains spectacles proposés par nos lieux partenaires.

adhésion PASS 104 saison 2013/2014

Vous souhaitez ne pas vous engager tout de suite en prenant un abonnement? Dès le mardi 27 août 2013, vous pourrez adhérer en achetant votre PASS 104 aux tarifs suivants: TP 25€/TR 15€/Tarif étudiant 10€ Vous pourrez ainsi acheter vos places à votre rythme et bénéficier des avantages suivants:

10€ 10€ 15€ 15€ 12€ 15€ 10€ 12€ 12€ 10€

> accès aux tarifs les plus bas pour toutes propositions artistiques de la saison, > tarif réduit pour votre accompagnateur, > envoi du programme trimestriel à votre domicile, > invitation à des événements spécifiques et rencontres privilégiées, > réduction de 5 à 10 % au Merle moqueur, la librairie du CENTQUATRE, > tarifs préférentiels pour certains spectacles proposés par nos lieux partenaires.

nouveau!

etudiants et tous les jeunes de moins de 30 ans, avec votre PASS 104 à 10€, vous avez accès à toutes les propositions artistiques de la saison aux tarifs les plus bas.

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L’ÉQUIPE DU CENTQUATRE

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INFOS PRATIQUES le CENTQUATRE 5 rue Curial 75019 Paris www.104.fr

accessibilité

Le CENTQUATRE s’engage pour l’accès de tous à la culture. pour les personnes à mobilité réduite L’ensemble du site leur est accessible. Les salles de spectacle sont dotées de places réservées. Le service billetterie remercie les personnes concernées de bien vouloir se signaler dès leur arrivée.

billetterie /réservations 01 53 35 50 00 (mardi > vendredi/12h-19h, samedi, dimanche et jours fériés/11h-19h, fermé le lundi) standard 01 53 35 51 00 (lundi > vendredi / 9h-13h / 14h-18h) accueil administratif 01 53 35 50 01 (lundi > vendredi / 9h-13h / 14h-18h)

pour les personnes déficientes visuelles Un système d’audioguidage est disposé dans l’ensemble du CENTQUATRE. pour les personnes déficientes auditives Les salles de diffusion 400 et 200 sont équipées de boucles magnétiques.

horaires d’ouverture du CENTQUATRE

mardi > vendredi /12h-19h le week-end/ 11h-19h fermeture le lundi accès spécifique par le 5, rue Curial les soirs de programmation (soirées, spectacles)

renseignements: relations.publics@104.fr le CENTQUATRE est partenaire du Comité régional du tourisme Paris-Ile-de-France

restez connectés au CENTQUATRE!

venir nous voir

Tout au long de l’année, le CENTQUATRE invente avec vous de nouvelles esthétiques de la relation.

métro Riquet et Crimée (ligne 7), Stalingrad (lignes 2, 5 et 7) Marx-Dormoy (ligne 12) bus arrêts Crimée et Crimée /Curial (lignes 54 et 60) et Riquet (54) navette arrêts Riquet ou Curial /Archereau (la Traverse) Vélib’ bornes rue Curial, rue d’Aubervilliers, rue de Tanger, avenue de Flandre, quai de la Seine Autolib’ – stations sans borne d’abonnement: 35, rue Mathis 61, avenue de Flandre 126, rue d’Aubervilliers 38, rue d’Aubervilliers Autolib’ – station avec borne d’abonnement: 169, avenue de Flandre

Jour après jour, les bancs et transats installés sous nos halles accueillent une belle diversité de visiteurs, d’artistes et de pratiques, donnant corps à l’idée de «tout-monde» chère au poète de la multitude Edouard Glissant. Vous l’aurez compris: au CENTQUATRE, c’est le public qui fait le lieu! Une devise plus que jamais applicable sur le Web. Alors, pour vivre à plein l’expérience CENTQUATRE, connectez-vous à nos profils communautaires! Ils vous donneront accès à une multitude d’actus, de bons plans, de mémos, d’astuces et d’offres spéciales, et vous permettront de partager sans retenue vos coups de cœur, vos envies, vos photos…

Pour accéder à tout l’univers communautaire du CENTQUATRE, flashez ce QR Code!

tarifs

(voir détails page 57)

acheter des places

par téléphone: 01 53 35 50 00 au guichet: mardi > vendredi/12h-19h samedi, dimanche et jours fériés /11h-19h, fermé le lundi devant les salles 200 et 400: 45 minutes avant chaque événement en ligne: www.104.fr www.digitick.com www.fnac.com et 0 892 68 36 22 (0,34€/mn) www.theatreonline.com www.ticketac.com

directeur de la publication José-Manuel Gonçalvès, directeur du CENTQUATRE coordination Naïa Sore, responsable du département communication, assistée de Fanny Delacroix mise en page Romain Eludut création graphique Change is good impression Imprimerie Art et Caractère Ce document est imprimé sur un papier fabriqué par Arjowiggins creative papers Olin Rough, High Wight, 80g Remerciements à Christophe Balaresque

Programme publié en juin 2013, susceptible de modifications licences 1045966/1045967/1045968

l’équipe du CENTQUATRE dans l'exposition Keith Haring, The Political Line/Grands formats au CENTQUATRE, autour des œuvres suivantes: Untitled (Head through Belly), 1987 et Untitled (Dancing Dog), 1989 Collection particulière, Courtesy Lio Malca, New York © Keith Haring Foundation, NY Photo Marc Domage

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www.104.fr



Le CENTQUATRE-PARIS : aperçu de saison 2013-2014