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EDITO

Confiseur

Jacques de la Chaise

Directeur Associé

Antoine Viger

Directeur de Création

Tom Gordon

Rédactrice en Chef Digital Rédacteur en Chef Nuit

Rachel Thomas Lucas Javelle

Graphistes

Clément Tremblot Victoria Ivaldy

Secrétaire de Rédaction

Louis Haeffner

Rédacteurs

Inès Agblo Lisa Belkebla Hélène Chi Chao Wei Juliette Darmon Morgane Espagnet Sarah Sirel Zoé Stène Eva Yoro

Elle rentrait chez elle, les yeux rivés sur le trottoir comme tout Parisien qui se respecte. Elle voulait protéger son visage de la pluie battante qui faisait rage. Là, elle a fait quelque chose qu’elle ne fait jamais. Profitant d’une accalmie, elle a levé les yeux. Elle a levé les yeux et elle l’a vue : La ville. Sous un léger rayon de soleil, Paris la contemplait. Les nuages s’espaçaient et les immeubles gris prenaient une teinte légèrement dorée. Elle s’est arrêtée, elle a regardé le ciel... Elle ne savait pas depuis combien de temps elle n’avait pas regardé le ciel.

Social Media Manager

Gaëtan Gabriele

Photographes

Naïs Bessaih Eleanor Jenkins

Directeur Commercial

Benjamin Alazard

Directeur Évenementiel

Nicolas Delmatto

Directeurs de Clientèle

Léa Guignebert Fallon Hassaïni Marguerite Littaye

Chef de Projets

Juliette Bise Corentin Durrieu Chloé Decombes Mathilde Fournier

Concepteur Rédacteur

Timothée Malbrunot

Chefs de Publicité

Benjamin Haddad Élodie Gendron Victoire Benoit

Chefs de Projets Digital

Dulien Serriere Florian Yebga

Le Pass

Constance Bonhomme

Vidéo

William Baudouin Fiona Garfagnini Nicolas Grellier

Culture et Partenariats

Fanny Lebizay Antoine Kodio

Stagiaires

Jeanne Gourdon Emilie Malle Théo Conigliano

Bordel, Paris, qu’est-ce que t’es belle !

Contact

SAS Le Bonbon 15, rue du Delta - 9e

Sarah Sirel

Elle a regardé les petites fenêtres des chambres de bonne, des derniers étages des immeubles haussmanniens qui longent le boulevard de Clichy, leur architecture, leurs couleurs. Elle a regardé les arbres défeuillés qui tentaient de survivre à la fraîcheur de l’hiver, les passants, les vélos. Elle a regardé sa ville comme elle ne l’avait pas fait depuis longtemps. De son esprit embrumé, une seule pensée filtrait.

Benjamin Haddad

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fais de ta vie un rêve.

’ 90 s

écrit et réalisé par jonah hill ©2018 JAYHAWKER HOLDINGS, LLC

sortie le 24 avril


AVRIL 2019

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LE BON RESTO

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LA BONNE EXPO

Le Cyberféminisme à La Gaîté Lyrique

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LE BON BRUNCH

Le brunch le plus ensoleillé de Paname

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LA BONNE ASSO

La véritable classe verte

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LA BONNE PÉPITE

Petite trattoria de quartier

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LE BON FESTIVAL

Le rendez-vous comique de l’année

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LA BONNE ÉTOILE

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LA BONNE ENQUÊTE

Troc me troc moi

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LE BON SHOPPING

La Vie Aquatique

Nelson’s, le resto chill qui fait voyager

Pépite, la jungle urbaine

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Vincent Van Gogh : Terrasse de Café, Place du Forum à Arles, 1888, huile sur toile, rijksmuseum Kroller-Muller, otterlo - Autoportrait au chapeau de paille, 1887, huile sur toile, Metropolitan Museum of art, New York La nuit étoilée, juin 1889, Huile sur toile, Museum of Modern art, New York - Pour tous les visuels : © Bridgeman images

38, rue saint-maur - Paris 11ème

Van GoGh la nuit étoilée

UNE créatioN

Gianfranco iannUZZi - renato Gatto - MassiMiliano siccarDi

22 FÉV. - 31 DÉC. 2019


BON TIMING On se délecte de l’œuvre de Ren Hang La MEP nous offre une occasion unique de découvrir l’œuvre de l’un des artistes chinois les plus influents de sa génération à travers une sélection de 150 photographies représentant essentiellement des portraits et des nus. Une expo audacieuse, légère et poétique qui questionne la relation à l’identité et à la sexualité.  Love, Ren Hang MEP au 5-7, rue de Fourcy – 4e Du 6 mars au 26 mai 2019 On fête la 9e édition du Disquaire Day Créé aux États-Unis, le Disquaire Day est LA journée internationale qui met à l’honneur les magasins de disques indépendants et permet de dénicher des vinyles collectors ou des éditions limitées. Notre coup de cœur du quartier ? Lucky Records. La musique pop y est largement représentée, avec son petit lot de raretés. L’occase de profiter d’un samedi printanier, rythmé par une série de showcases et de concerts chez les différents disquaires de la capitale. Disquaire Day chez Lucky Records 66, rue de la Verrerie – 4e Le samedi 13 avril 2019 On file au théâtre voir un monstre de la comédie sur scène Après plus de 2 ans loin des planches, Edouard Baer retrouve le chemin du Théâtre Antoine pour y présenter sa toute nouvelle création. Sur scène, le comédien surgit, l’air en fuite. Dans ce moment où tout a l’air de pouvoir basculer, il se prend à imaginer d’autres vies que la sienne. Un seul-en-scène surprenant… Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce au Théâtre Antoine 14, bd de Strasbourg – 10e Du 18 avril au 15 juin

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LE BON RESTO

Nelson’s, le resto chill qui fait voyager Grande terrasse ensoleillée, mobilier en osier façon paillote du bout du monde, et sourires avenants définissent parfaitement ce nouveau lieu du 1er. Près des Halles mais loin des gens, Nelson’s se résume en deux mots : ultra-convivial et dépaysant. Il faut dire que le cadre s’y prêtait ; entouré par la végétation du jardin Nelson Mandela, le spot est tout simplement canon. Au rez-dechaussée, la terrasse plein sud nous invite à nous lover dans les larges banquettes en tissu qui font office de canapé. Ni une, ni deux, on commande une bonne bouteille de rosé, que l’on accompagne de quelques huîtres et plats à partager. C’est sûr, c’est le début de l’été.   La bonne idée ? Une carte exotique mi-carnivore, mi-végé et une série de petites assiettes gourmandes à combiner, comme les feuilles de nori grillées, avocat, courgette et girolles aux herbes sur tartine grillée, le chou-fleur rôti (une tuerie), l’excellent ceviche de dorade, ou encore le potimarron entier au cheddar gratiné. Pour les adeptes de bonne barbaque, sachez que la viande est grillée sur un barbecue au charbon de bois, et croyez-nous, ça change tout. Côté cuisine végétarienne, il y a l’embarras du choix et les

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communiqué

propositions changent tous les 4 mois, car ici, en plus d’être cuisinés maison, les produits sont de saison. Pour accompagner tous ces bons petits plats, le joli bar en bois propose une bonne sélection, dont quelques bio côté vignerons, ainsi qu’une série de bouteilles de whisky d’exception. À l’étage, l’on retrouve de grandes tablées dans une ambiance plus cosy et tamisée ainsi qu’un magnifique perchoir illuminé de loupiotes et jonché de plantes grimpantes. Dépaysement garanti, on vous le dit !    Une chose est certaine, les good vibes de ce nouvel endroit à manger et à glouglouter nous emmènent bien loin des grosses institutions du quartier, et l’imposent comme étant le QG parfait où prolonger les soirées d’été. • Z.S.

“À l’étage, un magnifique perchoir illuminé de loupiotes et jonché de plantes grimpantes. Dépaysement garanti !” Nelson’s 16, rue Coquillière – 1er Tél. : 01 42 36 74 24

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LA BONNE EXPO

Le Cyberféminisme mis à l’honneur à La Gaîté lyrique

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dans les nouvelles technologies s’amenuise considérablement, notamment face à l’avènement de l’ordinateur personnel, et de son marketing porté vers les hommes qui en ont fait un “boy’s toy” par excellence. Depuis, la technologie paraît plus que jamais genrée, conçue majoritairement par et pour des hommes occidentaux.

© Nadja Buttendorf

Et si les ordinateurs étaient des ordinatrices ? C’est la question à laquelle 23 artistes et collectifs internationaux ont tenté de répondre à travers une série de créations remettant en cause la domination masculine sur les technologies. Une cyberexposition dynamique et immersive invitant le visiteur à la réflexion. Il fut un temps où « les computers portaient des jupes », selon l’expression de l’ancienne mathématicienne de la NASA, Katherine Johnson. Eh bien oui ! Il faut savoir que le terme “computer” désignait une personne, souvent une femme, qui faisait les calculs à la main. Une frise chronologique nous révèle d’ailleurs le rôle et l’histoire méconnus des femmes dans le développement informatique et nous apprend qu’à l’époque, les femmes traitaient les données astronomiques, calculaient les trajectoires balistiques, crackaient les codes nazis et ont même été les premières programmeuses. Malheureusement, au milieu des années 80, la présence de ces “Rocket girls”

Computer Grrrls a invité des designeuses, makeuses, hackeuses et chercheuses du monde entier à décrypter les enjeux et les conséquences de ce manque de diversité en s’interrogeant, notamment, sur l’évolution des nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle. N’est-il pas déroutant de n’avoir aucune femme dans un secteur aussi influent sur nos vies ? Les algorithmes ne risquent-ils pas d’être uniquement à l’image de ceux qui les conçoivent ? Les artistes nous offrent un parcours intuitif en utilisant des outils de création divers : impression 3D, réalité virtuelle, algorithmes ou encore films publicitaires, afin de nous livrer un regard critique, ironique et spéculatif sur ces technologies de l’information et de la communication. Parallèlement à ces créations originales, une programmation de workshops, de tables rondes, d’ateliers, de projections, de concerts, DJ sets, performances et autres cartes blanches en présence des artistes, rythmera l’exposition le temps d’un week-end, une fois par mois. L’occasion d’inverser la courbe et de remédier à ce déséquilibre criant en invitant les femmes à se réapproprier la technologie. • Z.S.

Computer Grrrls à La Gaîté Lyrique 3 bis, rue Papin – 3e Du 14 mars au 14 juillet 2019

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LE BON BRUNCH

Le brunch le plus ensoleillé de Paname Imaginez vous réveiller le matin d’un weekend ensoleillé, après une nuit de folie, avec l’envie d’aller bruncher entre amis. Ça tombe bien, parce qu’on vous a trouvé le brunch rêvé : Le Paname et sa terrasse gargantuesque qui donne envie de lézarder, et dont le brunch va vous régaler. Les beaux jours pointent enfin le bout de leur nez. Au cœur du quartier piétonnier des Halles, loin de la circulation et des klaxons, voilà un spot à l’ambiance décontractée. L’équipe hyper sympa (et entre vous et moi, on sait qu’à Paris ce n’est pas toujours le cas) vous installe confortablement en plein soleil avec un délicieux jus d’orange pressé, un grand pichet de jus de fraise, et une farandole de pains aux noisettes, fruits confits et viennoiseries « à se taper le cul par terre » comme dirait tata Bonbon. Mais rentrons dans le vif du sujet, car ce n’était que l’accueil.

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communiqué

La suite de la recette du Paname se déguste en 2 grandes étapes. Pour commencer, on nous propose un chocolat maison et un lait chaud pistache à accompagner de cannelés artisanaux, d’un délicieux banana bread, ou encore d’un pudding qui, nous dit-on, est l’un des meilleurs de Paris. Côté salé, on dégustera, entre autres, du saumon gravlax fait maison, du tarama à la truffe ou des rillettes de poisson dont la recette, soufflée par un ami breton, est tenue secrète. La deuxième étape est le choix du plat (voyons, nous n’allions pas vous laisser comme ça !). La seule question que vous aurez à vous poser est : que choisit-on ? Une salade de saison, un plat végan, les œufs Bénédicte à la truffe ou l’avocado toast au saumon ? Pas de panique, tout est bon et fait maison, puisque le Paname dispose du titre de maître restaurateur. Et parce que le week-end on

adore prendre notre temps que nous sommes tous des bonbons gourmands, on retourne faire un petit tour au buffet à volonté pour se délecter d’une salade de fruits frais, de la quiche poulet ananas ou encore d’un plateau de fromage. Au prix de 26€, ce brunch ensoleillé est d’autant plus pratique que l’on peut réserver. Et parce qu’on y resterait bien toute la journée, sachez que dès la fin du brunch, c’est happy hour jusqu’à minuit. On pourra y siroter le fameux “Mojito du Paname”, exquis. On vous l’avait bien dit qu’on avait trouvé le meilleur brunch ensoleillé de Paris ! • E.C.

Le Paname 15, rue Pierre-Lescot – 1er Tél. : 09 70 38 18 46

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LA BONNE ILLUSTRATION

Par Juliane Goustard

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LA BONNE ASSO

La véritable classe verte Ce n’est plus un secret pour personne, sans un changement drastique de nos comportements, la quasi-totalité des espèces menacées seront perdues à jamais. Heureusement, chaque jour, des citoyens du monde entier œuvrent pour nous sensibiliser et nous faire bouger. C’est le cas de l’association Tes P’tites Mains Vertes qui éduque les adultes de demain, les seuls désormais capables de sauvegarder ce qui reste de notre jolie planète. C’est à bord de son “café nomade” que Salima, travaillant depuis 17 ans au sein de l’association, propose des ateliers de jardinage, de discussion et de création. L’idée ? Transmettre la culture écolo aux enfants et les aider à ouvrir leur champ de vision. « Les ateliers sont créés au fil des saisons et selon nos inspirations. Au printemps, par exemple, on décore de petits jardins parisiens, c’est notre “café nomade” du moment. Ce qui nous guide finalement, c’est la nature et l’environnement. », nous confie Salima. Certaines animations sont axées sur le développement durable et la récupération, d’autres éduquent les enfants à mieux manger. « Lors de l’un de nos ateliers, les enfants ont inventé des personnages avec toutes sortes de fruits et légumes, ça leur a ouvert l’appétit. L’imagination se met en place, les mômes se découvrent, et ils s’amusent. Passer par le jeu, c’est une façon de recevoir et d’apprendre différemment. »

La force du café nomade ? Sa mobilité ! « Ça nous permet de nous déplacer partout dans Paris ainsi qu’en périphérie et de créer de la mixité entre les enfants des différents quartiers. Parce que finalement, la question qui se pose aujourd’hui, c’est comment va-t-on préserver la beauté de notre planète tous ensemble ? » Semer la petite graine dans la tête de nos enfants, voilà le plus important. « L’enfant est comme une éponge, il va s’ouvrir à des possibilités dont on espère qu’il se servira un jour. », conclut Salima. Vous souhaitez sensibiliser vos petits à la nature ? Sachez que l’asso proposera, d’ici quelques mois, le premier concours d’éloquence en vers. Tenez-vous informés !  • Z.S.

Tes P’tites Mains Vertes Facebook : Tes P’tites Mains Vertes

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LA BONNE PÉPITE

Coup de cœur pour cette petite trattoria de quartier Vingt ans que cette trattoria gastronomia fait le bonheur des habitants du Marais. Si vous ne la connaissez pas, sachez que vous passez certainement à côté de l’un des meilleurs traiteurs italiens du quartier. À deux pas de Saint-Paul, un objet gastronomique non-identifié s’est installé il y a maintenant 20 ans dans le quartier. L’intérieur, petit mais cosy, accueille quelques tables bien dressées. Sur les étagères de Pasta Linea trônent différents produits qui sentent bon l’Italie. Leur sélection, Sylvia et son mari Alexis l’ont faite il y a une vingtaine d’années, après avoir sillonné la péninsule à la recherche des meilleurs producteurs du pays.  On y trouve, entre autres, des pâtes tréfilées au bronze venant du petit village de Vico Equense, des huiles d’olive bio, une série de sauces gourmandes en petits pots et une jolie collection de bouteilles d’exception. Du petit comptoir se dégage l’odeur des plats

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de pâtes pensés et préparés par la mamma Sylvia. Le maître-mot ? Se faire plaisir ! Alors autant ne pas choisir. On déguste la lasagne végé dont la pâte a été faite à la main dans le petit atelier, une portion de tortellini aux cèpes, et une autre de penne al ragu à tomber. Le secret ? Ça mijote pendant près de 4h. Accompagné d’un bon Barolo, on vous le dit, c’est un bonheur.

Et pour l’apéro, on se crée une planche de charcut’-fromage digne de ce nom accompagnée d’antipasti de saison : « On a déniché ces bons produits principalement en Toscane (San Miniato) et dans le Piémont (Vallée du Belbo). D’ailleurs, on rend visite aux producteurs tous les deux ans », nous confie Alexis. Il était évidemment hors de question de partir sans avoir goûté leur fameux tiramisu maison, dont la recette est tenue secrète depuis 3 générations. Doux et onctueux, il a clôturé ce sympathique moment culinaire. À en croire la queue, nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir craqué pour cette cuisine sans prétention, mais néanmoins délicieuse… • Z.S.

Pasta Linea 9, rue de Turenne – 4e Tél. : 01 42 77 62 54

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LE BON FESTIVAL

Le rendez-vous comique de l’année La comédie est certainement le genre le plus populaire et fédérateur du 7e art. Pourtant régulièrement snobé et peu honoré, il fait partie intégrante de la culture française et l’on doit avouer qu’il est l’un de nos préférés. Ça tombe bien : le Forum des images a décidé de s’en emparer et de le réhabiliter à travers un festival cinématographique mélangeant toutes les formes d’humour. Un rendez-vous ludique et unique à Paris, que l’on s’interdit de manquer ! « Il y a un milliard de manières de rire. On souhaitait proposer une sélection de longs métrages, séries et courts métrages, pour embarquer le spectateur dans un drôle de voyage. », nous confie Fabien Gaffez, directeur des programmes du Forum. Une belle opportunité de déambuler entre les différentes projections, rétrospectives, expositions et animations organisées,


ainsi que de partager un moment avec les artistes invités. « Ce qui nous intéressait, c’était de mettre l’humour et le cinéma au centre du festival mais de faire intervenir des personnalités artistiques très différentes pour l’animer. », précise Fabien Gaffez,  « c’est d’ailleurs dans cette optique que l’on accueillera, entre autres, deux stand-uppeuses de talent, Sophie-Marie Larrouy et Marine Baousson qui viendront animer le festival d’un spectacle interactif. ».   Les parrains du festoche, Nicolas et Bruno, prendront les clés du Drôle de festival et ouvriront le bal avec leur opus cultissime, La Personne aux deux personnes. S’enchaîneront ensuite et durant tout le week-end, des films plus ou moins récents comme Guy avec la présence exceptionnelle de l’acteur césarisé Alex Lutz, ou encore Gaspard va au mariage en présence du réalisateur Antony Cordier et

de l’excellente actrice Lætitia Dosch, qui vient pour une “Drôle de rencontre”.  Le Festival nous permettra également de revoir une série de films cultes (ou qui le deviendront), comme le genialissime Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?, et de fêter les 40 ans des Bronzés font du ski, en présence comme il se doit de leur papa, Patrice Leconte.   Toutes ces joyeuses festivités se termineront en dansant, en chantant et en buvant. On ne sait pas vous, mais nous, on nous a pris par les sentiments. • Z.S.

Un drôle de festival Forum des images 2, rue du Cinéma – 1er   Du 18 au 21 avril  

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LA BONNE ÉTOILE

Sarah Sirel Photos Naïs Bessaih

Texte

Pépite, la jungle urbaine Après deux EP à succès, des singles entêtants et des concerts à guichets fermés, Thomas Darmon et Édouard Perrin, qui forment un duo résolument pop, signent ce mois-ci leur premier album, Virages, ode à la nuit et au voyage, à Paris et à la plage, à l’amour triste et à la nostalgie. Un petit bijou. On les rencontre un lundi grisâtre dans le hall d’un hôtel, ciré jaune pour l’un et veste en jean pour l’autre. Les deux larrons, qui ont laissé tomber les chemises à fleur qu’on leur connaissait si bien, apportent avec eux le soleil de leur musique. Fringants et guillerets, timides mais décontractés, les deux amis se charrient autant qu’ils s’admirent, et la moustache de Thomas frémit quand il sourit à l’heure de se remémorer leur rencontre. « On jouait au foot sur la plage, Eddy s’est ouvert le tibia, et comme j’étais un peu le médecin de l’équipe je suis allé le voir. C’était dégueu, on voyait son os. » Par chance, en ce jour de l’été 2012 sur la plage de Sables-d’Or-lesPins, Édouard, ou Eddy pour les intimes, a une guitare. Installé sur un banc, le tibia fort amoché, il joue quelques accords, alors qu’un inconnu simplement venu vérifier l’état de sa jambe commence à chanter avec lui.

Cet inconnu, c’est Thomas, passionné de foot autant que de musique. Si Eddy n’a plus jamais touché à un ballon depuis, lui au contraire concilie encore aujourd’hui ses deux passions : après notre entretien, il s’est échappé, il avait un match. Les deux hommes ne partagent peut-être pas l’amour du sport, mais côté musique, la sauce prend instantanément. De retour à Paris, ils se revoient, jouent à nouveau ensemble, deviennent amis. Jusqu’en 2015, lorsqu’ils dégottent de sous leur manteau un futur tube, “Les Bateaux”. « On a senti qu’il y avait quelque chose à faire, comme une petite étincelle. Alors on s’est dit cool, faisons un EP et chantons en français, et voilà, Pépite était lancé. » L’étoile Pépite s’embrase rapidement. S’enchaine un premier EP (Les Bateaux), puis un second (Renaissance), une signature chez le label microqlima, une longue tournée des festivals, et, à chaque fois, une foule qui chante en chœur, dès les premières notes, les paroles du morceau qui les aura fait connaître, « J’ai tant rêvé pour ne pas gagner / J’ai tant pleuré pour t’ignorer ». En 2018, c’est dans une Maroquinerie et une Cigale toutes les deux complètes, sur la plage de Cabourg ou dans des théâtres de verdure avec vue

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PÉPITE

“Que ce soit dans le choix de l’instrument ou de l’effet que je vais mettre sur un synthé, les mots sont une source d’inspiration que j’essaie de sublimer.”

sur la Méditerranée, en tête d’affiche ou en première partie de Parcels ou de l’Impératrice, que les fidèles de Pépite acclament le groupe. Mais pas de repos pour les guerriers. En parallèle, ils travaillent sur leur premier album, Virages, un exercice de longue haleine qui leur prend deux ans. En résulte un condensé de leurs aventures et de ce qu’ils auront vécu de plus beau et de plus poignant. Et si ces EP donnaient à Pépite l’image d’un groupe de plage bretonne, cheveux au vent et soleil au zénith, le duo prend un nouveau tournant avec un premier album plus sombre, plus nocturne, toujours amoureux mais pas toujours heureux. À mi-chemin entre Paris et la Côte d’Azur, le disque fait l’effet d’un virage à 180 degrés, entre larges autoroutes et routes de plage, les yeux fixés dans le rétro, le remous des vagues jamais très loin. Si des singles ont déjà émergé de ce premier album – le groupe a sorti deux clips pour les irrésistibles “Tant de Peine”, écrit par Benoit David de Grand Blanc, et “Feu Rouge” –, on retient surtout l’excellent “Monte Carlo”, récit d’un séjour monégasque de Thomas, qui transperce en plein cœur, ainsi que les sublimes “Revues” et “Rubis”, véritables lettres d’adieu à un amour déchu, contant le genre de rupture qui prend aux tripes. Sans jamais tomber dans la tristesse, Thomas joue plutôt sur la corde fine de la nostalgie. « On n’est pas devenus dark du jour au lendemain, confiet-il. Mais vers la fin de l’écriture de l’album, j’étais animé par des images plus sombres, plus parisiennes peut-être, plus urbaines. Bon, comme il y a des chansons de plusieurs époques sur le disque, il y a un côté solaire qui transparait malgré tout avec les morceaux qu’on a écrits il y a plus longtemps. » Un « côté solaire » qui se ressent principalement dans des morceaux comme “Hiéroglyphes” et “Les

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Bateaux”, présents sur les EP précédents, que l’on retrouve avec un plaisir non dissimulé et qui n’en finissent pas de ravir nos oreilles. Enivrante, entrainante et excitante, influencée par Christophe ou Niagara autant que par le rock anglo-saxon, la pop tropicale de Pépite est une douce messe qui conte les déboires de la jeunesse contemporaine. Ceux de Thomas surtout, qui puise dans ses souvenirs d’amours malheureuses. Et quand on lui demande à quoi ressemblera sa musique quand il sera enfin heureux, il rit avant de rétorquer qu’il n’aura plus qu’à puiser dans ses souvenirs. « Et après tout, la nostalgie c’est le bonheur d’être triste. C’est pas moi qui l’ai dit, mais c’est vrai. » Édouard, lui, passe derrière les textes de son acolyte, trouve l’inspiration

dans une phrase, une intonation, et crée un univers musical aux couleurs éparses. « Je n’essaie pas de prendre le pas sur les paroles. J’écoute les maquettes pendant très longtemps jusqu’à ce qu’il y ait un mot-clé qui me fasse penser à une ambiance. Que ce soit dans le choix de l’instrument ou de l’effet que je vais mettre sur un synthé, les mots sont une source d’inspiration que j’essaie de sublimer. » Si les deux amis se complètent autant qu’ils s’opposent, leur réunion pétille, explose, crépite, étincelle. Pépite, quoi. •S.S.

Pépite – Virages Sortie le 12 avril 2019 / microqlima / Allpoints En concert le 28 mai à la Gaîté lyrique

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LA BONNE ENQUÊTE

Hélène & Sarah

Texte

Troc me troc moi Qui dit troc, dit troc d’objets… Oui mais pas que. La pratique, qui se démocratise largement, concerne en réalité un champ beaucoup plus large. Désormais, on s’échange nos compétences, nos graines, et même nos bactéries ! Mode d’emploi pour une expérience 100% gratuite. Le troc, c’est cette façon ultra ludique de faire des économies et de protéger notre belle planète en limitant la surconsommation. Après tout, pourquoi dépenserait-on des mille et des cent dans le dernier accessoire à la mode quand on peut trouver son équivalent sans financer les industries polluantes ? La bonne nouvelle, c’est que de plus en plus de Parisiens changent leur habitude ! « Plus j’avançais dans la vie active, plus j’avais l’impression que mon pouvoir d’achat était bas. C’est une amie d’amie qui m’a parlé du troc, et au delà de l’aspect économique, je trouve le concept vraiment sympa. On a l’impression de retourner à la cour de récré,

comme quand on échangeait nos cartes Pokémon avec les copains », confie Eléonore, 26 ans, nouvelle aficionado du troc. Un retour en enfance qui remémore des souvenirs passés : ton calot contre trois billes, mon pain au chocolat contre tes bonbons. L’art de la transaction Le troc le plus populaire, c’est bien le troc d’objets. Meubles, jouets, petit mobilier, vaisselle, accessoires, livres, vêtements… à qui l’on donne une seconde vie. Tout ce dont on ne veut plus et qui pourrait être utile au voisin. C’est le credo de Paris Friendly qui organise depuis une dizaine d’années des Free Troc Party. Les places s’arrachent à une vitesse record, et on comprend pourquoi : on s’y rend avec le nombre d’objets qu’on veut, et on repart avec le nombre d’objet qu’on souhaite. Oui oui, zéro limite ! Une seule règle, pas d’affaires sales, tachées, abimées, et pas de sous-vêtements. Maeva Attias, organisatrice de l’événement, l’assure, il n’y a pas de dispute pour la paire d’escarpins

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LA BONNE ENQUÊTE

vintage trop canon ou le vase Ming quasiment introuvable. Ici, les échanges se font dans un bon esprit ou ne se font pas. « Les gens sont de moins en moins réticents à utiliser de la seconde main, le nombre d’adeptes augmente dans ce contexte de nos jours où l’on tend à favoriser le développement durable. » Une bonne nouvelle pour le porte-monnaie et pour la planète, que demande le peuple ? Si les échanges de meubles ou de vêtements ne nous surprennent plus, c’est désormais le troc de compétences, ou échange de services, qui s’installe lentement mais surement dans le paysage parisien. Ici, on échange donc… du temps. Des plateformes comme Onsaitfaire réunissent une large communauté d’utilisateurs désireux d’apprendre des nouvelles compétences, et prêts en échange à enseigner ce qu’ils savent faire de mieux. En contrepartie de cours de guitare, on partage ses talents en cuisine thaïlandaise, en bricolage ou en sport. Et pour aller plus loin, pourquoi diable paieront-on des sommes faramineuses à une entreprise pour réaliser des travaux dans une salle de bain, quand le voisin du bout de la rue se débrouille tout aussi bien ? Partant de ce constat, Onsaitfaire propose aussi aux utilisateurs de réaliser des services rémunérés. Un bon moyen de s’entraider, d’un côté comme de l’autre. « C’est un moyen de gagner en pouvoir d’achat, expliqué Fabien Coupaye, CEO de Onsaitfaire. La vie est de plus en plus compliquée pour chacun, il faut qu’on trouve des moyens pour consommer différemment, obtenir des choses à moindre coût ». À terme, la plateforme aimerait valoriser les compétences de personnes comme les retraités, qui ont une certaine expérience de vie.

Une pratique qui favorise le lien social Ne sois pas en reste, la liste des trocs ne s’arrête pas là. C’est ainsi que l’on trouve des plateformes en ligne qui proposent d’échanger graines, boutures, semis et plantes gratuitement. À nous le jardin aux choix infinis, les variétés introuvables, anciennes et même inconnues ! Sur l’application GEEV, qui permet à quiconque d’offrir les objets de son choix, on déniche même du troc de kombucha ou de grains de kéfir, bactéries qui permettent la fabrication des boissons du même nom.

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Mais peut-on uniquement vivre du troc ? Si l’idée peut sembler irréalisable, le belge Benjamin Lesage est célèbre pour vivre sans argent, uniquement grâce à l’échange. Celui qui se fait héberger en contrepartie de travaux manuels ne fait aucune transaction d’argent, et propose même de “payer” son médecin en services rendus ! Même schéma chez l’allemande Heidemarie Shwermer, aujourd’hui décédée, qui, en 1996, plaque tout pour mener une vie de nomade sans argent, offrant échanges et services pour subvenir à ses besoins. Car au final, tout n’est qu’une question de négociation, il suffit juste d’un peu d’imagination… Alors, on s’y met ?

“Les gens sont de moins en moins réticents à utiliser de la seconde main.” Où faire du troc ? Onsaitfaire — www.onsaitfaire.fr/ GEEV — www.geev.com/ Le Comptoir du Troc — lecomptoirdutroc.fr/ France Troc — www.france-troc.com/ MyTroc — mytroc.fr/

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LE BON SHOPPING

La Vie

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Aquatiq ue 27


Photos : Eleanor Jenkins Illustrations : Victoria Ivaldy


LE BON HOROSCOPE

BÉLIER

GÉMEAUX

LION

Je sais, c’est votre anniversaire les Bélier. Super, joie et félicité dans les cœurs, ce mois-ci il est à vous et vous avez visiblement bien envie de le faire savoir ! Comme je vous comprends, après tout, qui n’a pas envie d’être au centre d’émotions positives ? Sauf que bon, calmez-vous bande d’égoïstes et gardez un peu de considération pour les taureaux de fin de mois. Gros big up pour les Taureau, mes vrais potes.

Hé les Gémeaux… j’ai le droit de dire que vous ne collez pas à l’expression “Y’en a pas deux comme toi” ? Parce que bon… vous êtes GÉMEAUX ! J’espère que vous trouvez ça drôle, je teste un peu mes blagues et franchement je suis pas loin d’envisager une carrière. Et si un jour je finis par percer, vous aurez des places pour mon spectacle… des places pour deux parce que vous ne fonctionnez que par PAIRES !

Il est grand temps de regarder en face la quantité astronomique de travail qui vous attend. Fini de faire semblant, remontez vos manches et essayez de vous y mettre une bonne fois pour toutes ! Loin de moi l’idée de me prendre pour votre père mais lorsqu’il sera trop tard, je serai là près de votre oreille pour susurrer « je te l’avais bien dit » et ensuite disparaitre dans un nuage de fumée, tel le ninja des mauvaises nouvelles.

TAUREAU

CANCER

VIERGE

Toujours dans les bons coups de la capitale, vous êtes de ceux qu’on voit fouiner le dimanche dans des petites brocantes, à la recherche de la pièce unique. De ceux qui cherchent le haut chiné en fripe, celui qui fera fureur auprès de vos jaloux d’amis : une pièce « bobo chic mais un peu bohème » ! Seriezvous le dieu de la mode et du vintage ? Absolument pas, vos amis sont juste des hypocrites.

Ça vous dit un petit coup de pression ? Alors expliquezmoi : comment ça se fait que vous mettez autant de temps à envoyer un message à vos parents, vos grandsparents… C’est pas très sympa, en plus vous savez que ça leur fait plaisir ! Faites un effort. Non je ne fais pas de vous mes boucs émissaires en vous accusant parce que moi aussi j’ai oublié, je ne suis pas aussi mesquin (j’ai complètement zappé).

On la connaît l’histoire ; dès que vos amis vous proposent de sortir, de faire une activité qui implique de dépenser de l’argent, vous passez en mode survie, vous vous plaignez et sortez votre carte piège “pauvreté soudaine”, et vos amis qui eux sont des gens bien vous prennent de pitié et vous paient la soirée. Vous savez ce que je pense de tout ça ? C’est génial, lâchez rien, les leaders de demain c’est vous.

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Illustration @mink.lgl

Avril 2019

bill@lebonbon.fr

Texte

BALANCE

SAGITTAIRE

VERSEAU

Il est vrai que l’amour court les rues. Il est même partout, il suffit juste de le trouver, de profiter, de vivre le moment et de ne pas avoir peur de ses sentiments ! En voilà une belle philosophie pleine de romantisme et d’énergie positive. C’est quand même dommage que vous voyiez le monde comme un terrain de chasse, et surtout au bureau hein, bande de petits coquins… Faudra penser à vous calmer si vous voulez garder votre boulot.

On m’a fait cette remarque au bureau : l’horoscope ne serait pas très sérieux ! Et comme je suis de ceux qui écoutent les critiques, au travail ! Faisons comme tout bon magazine lifestyle qui se respecte ! AMOUR : 4 étoiles ; les astres vous sourient, vous ne rentrerez pas seul ce soir. TRAVAIL : 3 étoiles ; arrêtez de venir en retard, 9h c’est 9h. SPORT : 2 étoiles ; pas besoin d’en dire plus ; HÔTEL : 3 étoiles ; j’adore l’humour.

Lorsque vous avez annoncé un hiver enneigé, vous vous êtes trompé. Lorsque fièrement vous avez dit à vos amis que vous repreniez le sport, c’était aussi une fausse annonce. Et le jour où, gaillard comme vous êtes, le bureau tout entier vous a entendu dire que « ce soir, je paye ma tournée », vous vous êtes esquivé pour rentrer chez vous. Alors je vous le demande : c’est quoi votre problème ? Eh ouais, cet astro tire à balles réelles.

SCORPION

CAPRICORNE

POISSONS

Soyons honnêtes 5 min : je vous ai oubliés. J’étais en train de finir, j’ai envoyé et là : où sont les Scorpion ? C’est ma faute je regrette. Parce que vous comptez ! Mais oui voyons ! Regardez-vous, vous allez vivre cette journée et en faire quelque chose de beau ! Mon discours est si bien qu’il mériterait un TedX juste pour parler de vous. Promis le mois prochain je vous fais une si belle éloge que vous aller en rougir.

Vous êtes critique envers tous ces gens qui jugent vos choix, qui vous voient prendre une planche de charcuterie pour vous tout seul, qui soupirent lorsque vous dites que « le gras c’est la vie », qui hurlent lorsque vous affirmez ne pas aimer l’avocado toast ! C’est clair que cette tendance healthy, c’est pas dans votre nature. Alors arrêtez de hurler, c’est bon, vous êtes démasqué, vous n’êtes pas de Paris.

L’instant positivisme c’est pour vous, ne me remerciez pas vous l’avez bien mérité. Souriez à l’avenir, faites face aux aléas et gardez la tête haute ! C’est bien évidemment vous les meilleurs et vous m’êtes indispensables, tels l’eau gazeuse de mon gin fizz. Prenez soin de vous, triez vos déchets et mettez votre ceinture, car un petit clic vaut mieux qu’un grand crac ! Je vous aime, bon sang épousez-moi.

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Courage Cranos, toute la mif’ pense fort à toi. Reviensnous vite !

Bravo m on Césa r, comme dans le s charrio ts de fe u, tu rattra peras e t tu gagnera s !

Merci à ma famille de m’avoir poussée à commencer cette vie parisienne… Un régal ! Victoria

Belle black bien gaulé e che rche homm e end urant pour n uit de folie 06 52 58 #send 24 90 nudes

Projet photo ! Je cherche des femmes qui se laissent pousser les poils. Si intéressée pour poser devant l’objectif : nais.b@lebonbon.fr

Un grand merci à tous pour ce fabuleux moment passé en votre compagnie ! Augustin

de Zoé, arrête le pécho tout irée ; ) so en de mon

es La fête d n u Bonbo 10 ans d e, approch vous, ça préparezuge ! va être h #raveon d e #excit

Welcome on board Marguerite ! Que le Bonbon soit avec toi !

Vous aussi passez votre annonce, contactez : hello@lebonbon.fr

à toi Augustin, merci i rm pa ssé pa d’être te nous, et bonne rou  ! ite su la pour

der gar n rs re ine mo u o j e n u l o o p t T e mes arti la p tu enta bat, je m , e Ben ros co ens g je p toi ! s , i u l o p c nt ave is e cro je suis , i à to JdlC

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Le Bonbon - Paris Centre - Avril 2019  

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