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Président Jacques de la Chaise jacques@lebonbon.fr Rédacteurs en chef Denys Beaumatin denys@lebonbon.fr Michael Pécot-Kleiner mika_aka_rosco@yahoo.fr Stagiaires Valentine et Justine Secrétaire de rédaction Anne-Charlotte Anris Rédaction Victoire Boizard, Quentin Philibert, Céline Chacun, Julie Zeitline, Emmanuelle Labouré, Delphine Martincourt , Amandine Thireau Photographes Denys Beaumatin, Nicolas Receveur Arnaud Chaillou, Thomas Orssaud Maquette Emmanuelle Labouré Illustrateurs Guillaume Ponsin, Paulina Leonor Styliste Anthony Watson Remerciements à Florence, Victoire, à toute l’équipe de l’Hôtel du Nord, trinquons ensemble à la paix, à l’amour et à la vérité qui sommeillent en chacun de nous. Et vive les crêpes du canal Saint-Martin ! Chef de pub Arnaud Chaillou 06 80 46 58 76 arnaud@lebonbon.fr Grands comptes & Site internet Matthieu Lesne 06 50 71 92 71 Petites annonces annonce@lebonbon.fr Rejoignez Le Bonbon recrut@lebonbon.fr Contactez-nous hello@lebonbon.fr 01 48 78 15 64 SAS Le Bonbon 31 bis, rue Victor Massé 75009 Paris. SIRET 510 580 301 00016 ISSN : en cours Dépôt légal : à parution

RÉGIE PUBLICITAIRE 06 80 46 58 76 pub@lebonbon.fr

édito “bon”jour les chiffres et des lettres

M. P. : Consonne. D. B. : Voyelle. M. P. : Consonne. Un mot s’affiche : RMSA A. C. : à vous de trouver le mot le plus long. D. B. : J’ai un mot : 4 lettres. M. P. : Pas mieux. J’avais juste trouvé le mot « ram » sans « e ». D. B. : Mars. M. P. : Bravo. D. B. : Merci. ça me rappelle un proverbe. M. P. : Lequel ? D. B. : « Quand en mars il a tonné,
le lait des vaches est tiré. » M. P. : C’est très beau. « Si mars est poussiéreux, le bouvier est heureux. » Sur un tableau apparaît le chiffre 21 qu’il faut atteindre avec les valeurs 2, 5, 5, 5, 3, 1. Le tic-tac retentit, les deux rédacteurs en chef, l’œil concentré, griffonne la feuille de calculs. 1 h plus tard. M. P. : Le conte est booooooooooooon !!!!!!!!!!!! Quuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiine ! Silence. M. P. : Pardon. 2 + 5 + 5 + 5 + 3 + 1 = 21 !!!!!!!! D. B. : Pas mieux. Je n’ai que 26. A. C. : Félicitations messieurs les rédacteurs en chef, vous êtes à égalité. La suite dans le prochain édito, pour finir l’émission le hippipop ! Qui s’y colle ? D. B. : C’est en mars que j’irai à l’Hôtel du Nord me faire une bonne toile sur le son du Yes S Club et me dézinguer les souliers épars dans ce bon Petit resto dans la prairie avec mon shooteur gai préféré Romain Cabon, kiffer ces bons plans des Filles en Aiguille qui vont Promener leur chien, sans oublier de faire tomber l’Anoraak sans guenille et swinguer le moonwalk dans un bon en arrière de la place de la Bastille aux bons shops de la GardenParty avec une bonne bière pour me rhabiller ! à la Family Market, trouver un bon festival Juste Debout, bien chouette, en illustrant avec les bons petits diables Margaux et Chloé sur des murs surtagués ! ma nuit en Lesbienne invisible et me shopper ! le compte est bon : le 21, pour que l’oseille bien clean nous apporte des nouvelles sublimes !

Denys Beaumatin mars 2011 |

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leS bonbonS mode d’emploi comment profiter Des Bonbons

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Adresse et téléphone

Restaurant bar spécialités exotiques 3, rue Crespin-du-Gast 11e Tél. : 01 48 06 86 30 - M° Ménilmontant *pour tout repas acheté


sommaire miam miam !

Page 6. l'hôtel

du nord

Page 34. romain

cabon

Page 5. Le Bon Timing Page 6. Le Bon Commerçant Page 10. La Bonne Étoile Page 12. Les Bons Plans Page 14. Le Bon Art Page 16. Le Bon en Arrière Page 18. Le Bon Look

Page 10. yes

s club

Page 38. juste

debout

Page 21. Le Casse Bonbon Page 22. La Bon Livre Page 24. Le Bon Moment Page 26. Le Bon Astro Page 28. Les Bons Tuyaux Page 30. La Bonne Parisienne Page 32. Le Bon Jeu

Page 14. anoraak

Page 44. océane

rose marie

Page 34. Le Bon Homme Page 36. Les Bons Shops Page 38. Le Bon Artisan Page 40. Les Bons P’tits Diables Page 42. Les Bons Snapshots Page 44. Le Conte est Bon Page 46. Le Bon Agenda mars 2011 |

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maje

81, rue du Faubourg Saint-Antoine 75011 Paris / 01 43 07 05 86

lun au samedi 10h30 19h30 www.maje-paris.fr


le Bon Timing les événements à ne pas manquer

© DR

vernissage

© DR

exposition

Pour cette nouvelle édition de ses expositions collectives au Barbershop, l’agence Réécrire présente les travaux des plasticiens Little K et Doriane Souilhol. Seront installés les "Chillin", jeunes à capuche en pâte et les "Bling Bling", objets des rappeurs américains, Ghetto-Blasters en carton. L’exposition durera jusqu’à fin avril. Vernissage et DJ set le 24 mars au Barbershop, 68, avenue de la République 11e (19h-2h). www.reecrire.com

DJA'LOUZ "Vierge et corps" C'est sur murs vierges et corps de femme que DJA'LOUZ expose une nouvelle facette de son graffiti. Toujours fait de mouvements et de volumes, ses traits s'adaptent, jouent sur les matières de murs écaillés comme sur celles des courbes féminines. Toujours avec volupté… Du 1er au 31 mars Le Bric à brac bar, 108 rue Oberkampf 11e Tél. : 06 25 75 03 49 - www.le-bric-a-brac-bar.com www.myspace.com/lebricabracbar

soirée

le squatt de FLATEURVILLE ! Le lieu le plus underground de Paris ! Concept d’art contemporain créé par Laurent Godard, ce hangar appelé aussi hangar de Marcel accueille à partir d'avril "La troupe de cinéma", un projet qui mêle formation professionnelle au jeu devant la caméra et production audiovisuelle. Ouvert tous les jeudis soir de 18h00 à minuit. Le Squatt de Flateurville, 24, cour des Petites-écuries 10e Pour tout renseignement et inscription latroupedecinema.blogspot.com

concert

ANORAAK + JUPITER

© DR © DR

Réécrire 4

Anoraak sera sur la scène du Point Éphémère en mars prochain, puis en tournée dans toute la France, pour nous présenter la pop synthétique et romantique de son premier album Wherever the sun sets. Une date à ne pas rater, coup de cœur de la rédaction du Bonbon ! Jeudi 17 mars à 20h Point Éphémère, 200, quai de Valmy 10e Tél. : 01 40 34 02 48 - www.pointephemere.org mars 2011 |

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le Bon commerçant texte et photo concept Denys Beaumatin aka « scoop toujours »

Hôtel du Nord du pot-au-feu au pot aux roses Cette nuit, c’est sûr, je plonge dans une nouvelle enquête ! Brasse coulée dans le canal. Cap sur un phare mythique, une étoile m’indique le Nord : l’hôtel du même nom.

J

’étais bien décidé à en savoir plus sur le secret de fabrication du pot au feu, comprendre ce qu’il restait du mythe de Louis Jouvet et d’Arletty. Je savourais… le scoop arrivait, quand soudain : Un homme : « Qu’est-ce vous faites à poil dans le canal ?! Suivez-moi, je vais à l’Hôtel du Nord… ». Mon enquête tombait-elle à l’eau ? Je fis malgré moi une entrée triomphale : « Et les gars, je viens de chopper Scoop Toujours en train de braconner des mérous dans l’écluse ». Hilarité générale. L’homme qui m’avait recueilli n’est autre que Cédric Caurette, un mix entre Orange mécanique et Chapeau melon, bottes de cuir, directeur depuis 5 ans de l’Hôtel du Nord. Ridicule, j’en menais pas large, mais j’allais pouvoir le cuisiner pour lui faire cracher le morceau : sa fameuse recette du pot-au-feu. Je m’approchais du pot aux roses. « M. Caurette, j’ai quelques questions classées confidentielles à vous poser ». Vous en avez fait quoi du mythe ? Le film de Marcel Carné de 1930 est mythique.

Le lieu est mythique. L’important est de savoir comment tu utilises ce mythe. Le film L’Hôtel du Nord est un film assez lent, d’une autre génération. On a gardé la même trame que le film, c’est-à-dire un endroit populaire, mais qu'on a remis au goût du jour. On avait envie qu’il se passe quelque chose dans ce coin-là, on a réussi à attirer une clientèle de quartier et puis des gens qui traversent Paris pour venir chez nous. Au début de chaque soirée, on a une ambiance chandelle, nappe blanche et puis plus t’avances dans la soirée, plus la musique progresse, au début jazzy puis électro rock jusqu’à faire danser les gens sur les tables. Tes adresses où on ne trouve pas de pot-aufeu. Le Vicq d’Azir, l’un des meilleurs couscous de Paris, 21, rue Vicq-d’Azir. La boulangerie pâtisserie Martin, l’un des meilleurs pains du 10e, 42, rue des Vinaigriers. Un très bon fleuriste, Éphémère, 133, avenue Parmentier. Sans oublier le super bar à vin, la Cave du Daron, 140, avenue Parmentier. Ton actu avec ou sans pot-au-feu. Expo photo à l’Hôtel du Nord le 10/03 de Gaby, notre brésilienne qui travaille ici. Sur mars 2011 |

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Hôtel du Nord l’actu cuisine, on propose des plats à l’ancienne, très savoureux comme le pot-au-feu ou l’os à moelle. On a aussi cette ouverture au monde avec l’intégration dans la carte de plats asiatiques : la salade chinoise ou le millefeuilles de thon cru à la japonaise. Les tarifs ? Des formules de 10 euros (plat, café) à 13,50 (plat, dessert) pour le déjeuner, et le soir, c’est à la carte, il faut compter environ 40 euros. Sans parler d’un carte des vins très complète. Les people accros à ton pot-au-feu ? Je tiens à être discret sur ce sujet. Je mettrai un prénom devant chaque nom pour brouiller les pistes. Si tu viens régulièrement, tu auras la chance de croiser Jean-René Malkovich, Barnabée Zazie, Gilbert Higelin, Michel Timsit. Françoise Christensen. Comment fais-tu ton pot-au-feu ? J’ai toujours été habitué aux bons petits plats, j’aidais ma mère quand j’étais petit. Je me suis retrouvé naturellement à être le copain chez qui on va dîner. Avec le chef, on décide de la carte ensemble. Quant au pot-au-feu, j’ai bien compris où tu voulais en venir, mais c’est un secret. Ceci dit, tu veux un scoop recette à propos des chamallows ? Heu… Oui ! Scoop toujours… Regarde sur le sachet de chamallows, y a la recette.

Hôtel du Nord

102, quai de Jemmapes 10e Tél. : 01 40 40 78 78 10 —

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lA BonNE ÉTOILE texte victoire boizard/ photo nicolas receveur

Yes S Club yes week-end

Après des appels à répétition, et un vacarme sans nom, nous vous confirmons que la musique du Yes S Club est bien plus qu’une affaire d’état : c'est international…

à notre culture éclectique, chacun nourrit le groupe de nos influences : le hip hop pour Quentin, l’électro pour Gautier, et le rock pour Théo.

S

Que savez-vous faire que peu de gens savent faire ? Créer un groupe en 2 semaines avec 20 minutes de set pour une salle de 600 personnes.

uite à une forte demande du public et au-delà, je me devais de vous présenter ces doux aromates qui ont su faire de la scène, nos joies quotidiennes. Laissez-moi vous présenter ces vénérés, ces amours, ces bonbons tout doux, tout velours … Le Yes S Club, vu au grand jour ! Dieu créa la femme et vous, qu’aimeriez-vous créer ? Pour info, Dieu a aussi crée les hommes. Et en créant la femme, franchement, on n'aurait pas fait mieux. Bonne réponse ! Votre Parcours ? Pour nous, tout commençe fin 2008, après un challenge inégalé, notre motivation était de jouer du son électro pop-rock toujours en live ! C’est à force de prestations et de volonté, que nous avons été encouragés par notre public, un déclic survient alors, celui de faire un album, produit par le Label de choc : Raindrop… Ensemble, nous incarnons la fusion de projet expérimental, mêlant la musique électronique 12 —

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Et sinon où jouez-vous ? Depuis plus d’un an, on joue sur les scènes parisiennes, comme le Scopitone, le Bus Palladium, le Batofar, le Panic Room, l'OPA, le Comedy Club, l'International, etc. Mais aussi en province : Reims, Lille, Lyon, Valenciennes, Compiègne … Comment composez-vous vos titres ? Dans notre nouveau terrain de jeux, le studio son, où nous prenons un malin plaisir à expérimenter de nouvelles sonorités, à base de synthétiseurs, mais aussi de guitares ou de basses. Le moindre morceau musical est réfléchi, composé, orchestré par notre trio infernal. Vos influences musicales ? LCD Soundsystem, DJ Premier, Georges Clinton, Radiohead, Led Zep, Curtis Mayfield,


Hot Chip, The Street, The Beatles, Modeselktor…

partie d’Ultimate Freesbee, et on vous montrera ce qu’est le sport !

Vos pauses, vos lieux ? Chez Jeannette, dans le 10e à Paris, puis le Kitch, 10, rue Oberkampf, le Valmy, et le Léopard.

Les questions que vous aimeriez poser au Bonbon ? Y a moyen de re-passer en double page pour la sortie de l’album dans un mois ? Est-ce que le Bonbon, ça paye bien ? Pas trop blasé de nous interviewer ? On pourra avoir des passes VIP pour les prochaines soirées ?

Signification de ces deux mots : cuniculture et nyctalope ? Cuniculture : culture de la Cunière, une plante des steppes mongoles autrefois utilisée pour soigner les problèmes de peau. Nyctalope : trop peu de gens le savent, mais c’est l’équivalent du cyclope dans la mythologie hindoue. Coté sport ? Au printemps, une fois par semaine, sur les pelouses des Invalides, retrouvez-nous pour une

Vos prochaines dates de concert ? Le 4 mars, Sounds Good To Me, au Madame. Le 25 mars au Scopitone. Le 2 avril, au Gala Dauphine. www.myspace.com/yessclub www.facebook.com/yessclub www.labelraindrop.com mars 2011 |

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les Bons plans on a testé pour vous

Des filles en aiguille Communiqué

Amies, passionnées de mode et elles-mêmes créatrices, Jennifer

Lors de la vente, chaque cliente pourra découvrir les tendances du printemps 2011, se concocter une silhouette mode made in France, élégante et unique, trouver l'accessoire déco essentiel à son “home sweet home” ou habiller

son bout de chou, de la tête aux pieds. Vêtements femmes, bijoux, foulards, sacs, univers enfants et design intérieur à prix atelier. Les créateurs seront là pour vous accueillir à l'Espace Beaurepaire, du mardi 29 mars au dimanche 3 avril de 11h30 à 20h, nocturne le vendredi 1er avril jusqu'à 21h, fermeture le dimanche 3 avril à 18h. Espace Beaurepaire 28, rue Beaurepaire 10e En avant-première, retrouvez un aperçu de l'événement sur www.desfillesenaiguille.com

Promenons-nous dans les bois pendant que le maître n'y est pas !

A

mélie de Maud'Huy aime les chiens, et surtout les vôtres ! Suite à des voyages à New York ou Buenos Aires, elle découvre le service très répandu de “promeneur de chiens”. Engagée dans une carrière financière et avec la volonté de créer sa propre entreprise, elle se lance il y a un peu plus d'un an et crée Les promeneurs de chiens ; un concept original mais qui trouve sa clientèle. Avec un quotidien toujours plus chargé, il est parfois difficile de consacrer le temps nécessaire à nos petites bêtes adorées. Plus que de simples balades en forêt ou dans nos quartiers, c'est quasiment un centre aéré canin que nous propose Amélie ; les chiens peuvent se dépenser mais aussi créer des liens entre eux, histoires 14 —

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amicales canines qui amusent beaucoup les maîtres une fois que toutou est rentré. Soutenue par la chambre de commerce de Paris, et en contact avec des éducateurs, la petite entreprise d'Amélie fonctionne bien, à seulement 26 ans, des jours heureux sont promis à nos compagnons tant qu'elle sera là pour s'en occuper, accompagnée de la vingtaine de promeneurs qu'elle emploie. Les promeneurs de chiens, un concept à la carte original, un côté “goûter de classe” pour nos amis les bêtes. Amandine Thireau Les promeneurs de chiens 104, rue de la Roquette 11e Tél. : 06 28 22 69 61 www.lespromeneursdechiens.com

© Emma Géraud

J

ennifer et Alix reviennent dans le 10e avec leur nouvelle collection printemps/ été 2011 proposée lors de la prochaine édition Des Filles en Aiguille.

Thieblin (Les Créatures) et Alix de La Chapelle mettent en lumière 19 créateurs sélectionnés “au coup de cœur” pour ce rendez-vous intimiste et féminin qui se tiendra dans le cadre minimaliste et lumineux d'une galerie d'art située à deux pas du canal Saint-Martin.


les bons plans

© Barnabé Gilbert

Le Petit resto dans la prairie Mange à l'Ouest… par Michael-Pécot-K.

Communiqué

I

l n'y à qu'un seul resto à Paris qui te permet de mater en boucle les épisodes de La Petite maison dans la prairie aux toilettes, prendre l'apéro dans un poulailler et te péter la panse dans un box à cheval… Ce spot, Le Bonbon, après maintes recherches, te l'a trouvé… Attention, le Charles Ingalls qui sommeille en toi risque de se réveiller !

L'équipe de la Bande des Cinq et des Fils à Maman a encore frappé. Les mecs à l'origine de cet endroit, c'est un peu le Nutella des nuits parisiennes. Forts d'une longue expérience dans l'événementiel et la création de restaurants complètement à part (La Bande des Cinq, les Fils à Maman), cette clique de potes légèrement barges ont décidé de monter il y a un mois de cela une ferme atypique en plein cœur du 10e. Le buzz fonctionne déjà à fond, et les places se font rares du midi jusqu'au soir… La déco ? Comment te dire…. décalée ! Avoue-le, tu as toujours rêvé de manger chez Nelly Olson, Charles, Laura, Caroline et autres comparses de ce mythique téléfilm qu'était La Petite maison dans la prairie… Fantasme exaucé. Ici, tu pourras dévorer ton plat dans un cadre champêtre, kitch et régressif à souhait : murs en bois, trophées de

chasse délurés, box chevalin, poulailler et autres tracteurs en modèles réduits formeront le terrain de jeu de tes ripailles… Déjà dit plus haut, mais nous accordons une mention spéciale pour les toilettes qui, outre leur fonction première, risquent de te provoquer une bonne barre de rire… Tout ça c'est cool, mais la bouffe au final, elle donne quoi ? Et ben autant te dire que les assiettes sont aussi généreuses qu'une fertile plaine du Minnesota… On ne fait pas trop dans la fioriture et une cuisine simple mais goûteuse viendra satisfaire la moindre parcelle de tes papilles. écoute plutôt pour voir : croquettes de camembert, œuf cocotte aux morilles, canon d'agneau à la croûte de champignons, gargantuesque côte de bœuf… Le repas complet est à partir de 30 euros, ce qui est plus qu'honnête par rapport à la quantité et à la qualité des mets. Pour conclure, Le Petit resto dans la prairie va vite devenir un incontournable du miammiam parisien. Allez-y les yeux fermés, ce lieu est un véritable coup de cœur de la rédaction du Bonbon ! Le Petit resto dans la prairie 9 bis, cour des Petites-Écuries 10e Tél. : 01 48 24 11 11 mars 2011 |

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le Bon art texte Michael PéCOT-KLEINER / photo Chris Maccotta

Anoraak air(s) frais

Imaginez une brise d'été qui caresse votre peau bronzée, une pluie fine s'abattant sur l'asphalte chaud, un cocktail qui vous désaltère au bord d'une plage de Miami Beach : c'est un peu tous ces effets réunis que produit sur le système nerveux la musique d'Anoraak…

A

doubé par la blogosphère et la presse spécialisée pour son électro-pop rafraîchissante, Frédéric Rivière - instigateur de ces vibrations d'utilité publique - pose sa veste le temps d'une interview pour le Bonbon.

Anoraak, pourquoi ce nom ? Disons que dans un premier temps, ce nom s'est imposé comme ça, sans raisons particulières. Je trouvais que ça sonnait bien… En fait, les significations sont venues après : certains de mes potes étaient persuadés qu'Anoraak était la contraction inconsciente d'Anton Dvorak, l'un de mes compositeurs préférés. En langue inuit, “Anorak” veut dire “vent”, ce qui colle plutôt pas mal avec la légèreté de ma musique. Enfin, en slang, un “Anorak”, c'est un ultra nerd. En gros, tu peux piocher parmi ces sens pour trouver celui de mon nom de scène… 16 —

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C'était pas risqué pour toi de quitter Pony Pony Run Run en 2009 et de te lancer dans une aventure solo ? Quand j'ai quitté le groupe, c'était tout sauf un claquage de porte, je savais que je partais d'un bateau qui allait vraiment devenir très beau… Pour re-situer les choses dans leur contexte, Anoraak était un projet personnel que je menais en parallèle aux Pony. Et puis en 2008, mon premier album Nightdrive with you a rencontré un certain succès et des propositions de tournées un peu partout dans le monde se sont présentées à moi… Il a dès lors été très compliqué de joindre les deux bouts, il fallait que je fasse un choix  : soit je restais batteur de Pony Pony Run Run, soit je volais de mes propres ailes avec ma musique. On en a discuté ensemble, et c'est vers la deuxième alternative que je me suis tourné… Tout s'est fait très sainement finalement, et notre amitié n'en a pas été entachée. Ton son, tu le puises d'où ? C'est assez difficile de te dire ça car je pars du principe que tout ce que tu écoutes t'influence… C'est d'ailleurs un peu pour cette raison que j'ai essayé d'être hermétique à


tout ce qui se faisait lors de l'écriture de mon deuxième album (ndlr : Wherever the sun sets, 2010). Après, pour te répondre plus précisément, ce qui m'a vraiment marqué s'inscrit dans le triangle suivant : la funk et la disco des années 70, le mainstream des années 80 (Phil Collins, Madonna…) et le rock indie des années 90 (Pearl Jam, Soundgarden, Nirvana…). Tu fais une électro-pop légère, pas prise de tête, insouciante voire innocente… Ça te dérange si je te compare au niveau de l'état d'esprit à Cut Copy ? Pas du tout ! C'est peut-être l'un des groupes avec lequel je me sens le plus proche… Je les rejoins totalement sur leur discours d'anti-ringardisation des eighties : cette décennie ne s'est pas limitée à des coupes de cheveux débiles, car

elle a produit des contre-courants musicaux puissants qui ont encore d'importantes répercussions aujourd'hui. Tes bons plans dans le 11e ? Il y en a pas mal… Je peux te donner deux bars que j'adore : La Fée Verte, rue de la Roquette, et Le Planète Mars, rue Keller.

ANORAAK Discographie  : Nightdrive with you, 2008 Endless Summer Recording - Wherever the sun sets, 2010 Naïve En concert au Point Éphémère avec Jupiter, le jeudi 17 mars à 20h, 200, quai de Valmy 10e

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bon EN ARRIÈRE texte Amandine THIREAU

Bastille : immémoriale prison, actuel lieu de ripaille et d'érudition

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astille, celle d'aujourd'hui, lieu d'extravagances et de création, lieu de vie des amoureux et des familles. Pourtant autrefois, le théâtre de réclusion des plus grands esprits. Voltaire et Sade y ont fait les cent pas, dans un bruit de chaînes et de cris. Bastille n'a pas toujours été celle que l'on apprécie actuellement, la place des noctambules qui y perdent la raison, la place des artistes qui y trouvent un nom. Bastille était avant toute chose, un fort militaire mille fois assailli, alors le cardinal de Richelieu en fit une prison. Y étaient incarcérés les insurgés et les criminels de “lèse-majesté”, comprenez ici les petits révoltés, ceux qui en nombre ont déclenché une sanglante révolution. En réalité, la prise de la Bastille fut beaucoup moins impressionnante qu'il n'y paraît. La prison était quasiment vide depuis plusieurs semaines, la plupart des personnalités présentes menacées étaient déjà en fuite. La prise de la Bastille que l'on imagine toujours incroyablement théâtrale, fut en fait la libération de seulement sept prisonniers et l'exposition des têtes découpées de quelques pauvres malheureux geôliers qui, pleins de courage, voulaient assurer la protection des quelques détenus restants, n'ayant pas forcément 18 —

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connaissance des intentions révolutionnaires qui avaient envahi le quartier. Moins d'un siècle après la prise de la Bastille, Napoléon décida d'y ériger un gigantesque éléphant de bronze, fondu avec les canons des Espagnols vaincus, tentant ainsi de démontrer la grandeur de son empire. Il demeurera finalement une ébauche en plâtre, refuge de l'intrépide Gavroche, d'où, à sa déconstruction, une armée de rats s'en échappa, terrorisant tout le quartier pendant des semaines. C'est plus tard que Louis-Philippe décréta en 1833 qu’une colonne serait érigée au centre de la place en l’honneur des révolutionnaires morts, celle sur laquelle aujourd'hui les manifestants se hissent pour clamer leur hargne, joyeuse ou pleine de désarroi. De nos jours, les divertissements à Bastille sont variés : théâtre, concerts, Opéra, bars de nuit… Il y a de cela plus de deux siècles, le quartier était beaucoup moins enjoué; caserne et fort militaires, prison. Bastille est un patrimoine en soi, le théâtre d'émotions fortes passées, le puits de culture des talents futurs, alors je finirais comme le disait Jacques Brel : « On a détruit la Bastille - Et ça n'a rien arrangé. On a détruit la Bastille - Ne pourrait-on pas s'aimer ? »


le bon potin texte quentin philibert / photo denys beaumatin

vOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU ! Totalement Déjanté ! Vous vous êtes déjà demandé comment faire tenir une piscine gonflable dans un F2 ?? Pourquoi installer un bistrot dans un ascenseur de 2 m² ?! L’intérêt de parquer 35 personnes dans un mini studio, si ce n’est de faire plus de bruit que les centaines de riverains postés sur le canal (et de voir débarquer les keufs) ? Ou de faire grimper des cracheurs de feu et des acrobates sur un toit de 10 étages ?? Vous l’êtes-vous déjà demandé ? Parce que moi, oui je me le suis demandé, et je me le demande encore… Parce qu’après que je me sois fait expulser de mon précédent logement (menottes aux poignets je précise), jamais, ô grand jamais je n’aurais cru qu’un tel bordel soit humainement concevable. Pourtant, dès mon arrivée au « XX » quai de Jemmapes (c’était ça ou la prison), je me faisais contaminer par ce haut-lieu de la perdition mentale et par la folie contagieuse de ses habitants. Parmi eux, celle qui semble avoir pris la tête de cette petite armée de révolutionnaires, j’ai nommé Melle V., sorte de tsunami emportant toute morosité et toute raison sur son passage : désormais rompue aux crises en tout genre, elle est accompagnée de Melle H., qui ajoute à la diplomatie de ses origines helvètes un

mordant tout ce qu’il y a de plus parisien. Ces deux-là sont fièrement épaulées par Melle Z., petite boule de poil qui ferait fondre à elle seule la banquise, complétant ce trio infernal qu’il vaut mieux éviter de défier en party, croyez-le !! Pourtant, certains ont réussi à s’en sortir indemnes et même à s’enfuir, tels monsieur A., parti en maison de repos sur les bords de Marne après avoir scandalisé 3 générations de riverains, ou encore monsieur D., saltimbanque du bon mot qui s’est vu octroyer un droit de semi-liberté pour services rendus au Bonbon. Et, il y a enfin les visiteurs facétieux, ceux qui, sans vivre ici, ont apposé sur ce repaire de gentils pas débiles leur empreinte indélébile, tel Sinior Canardo, paparazzo de ces stars en devenir, à la fois acteur et témoin privilégié du lieu. Pour ma part, à l’instar de McMurphy dans le film, je fus touché par l’humanité et l’authenticité de ces marginaux, de ces doux dingues qui tentent et parviennent à résister aux diktats d’une époque gagnée par le banal et le salace, et dont j’ai aujourd’hui rejoint les rangs. Parce que plus on est de fous, plus on rit ! Que toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes reste une heureuse coïncidence !!!

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le bon homme texte michael pécot-kleiner / photo Romain Cabon

Romain Cabon

l'Œil revolver «  Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent.  » P. Claudel. Jolie phrase, Paul, très à propos pour parler aujourd'hui du bon mec du mois. Il est photographe, bourré de talent, habite le 11e et sa vie est plus romanesque qu'un roman photo.

A

mies lectrices, amis lecteurs, suivez mon regard, voici l'interview-citation de monsieur Romain Cabon.

« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans ? » (A. Rimbaud) C'est vrai qu'à 17 ans, je me suis barré de mon patelin à côté de Tours. J'avais l'habitude de traîner dans le bar PMU du coin, et je voyais des tas de gars raconter leurs vies, de leurs problèmes avec leurs femmes, de leurs soucis de boulot. J'ai voulu échapper à tout ça, je ne voulais pas d'une vie plan-plan, alors j'ai pris mon appareil photo et je suis monté à la capitale avec 250 francs dans les poches… « J'me voyais déjà, en haut de l'affiche ? » (C. Aznavour) Euuuh… Disons qu'au début, j'ai pas mal 20 —

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galéré… J'ai dû dormir ici et là… Et puis j'ai fait de bonnes rencontres, je suis devenu assistant d'un photographe et j'ai côtoyé le milieu de la mode. J'ai connu les strass, les paillettes, j'ai fait aussi un peu le mannequin… Et puis au bout de 2/3 ans, ça m'a blasé, voire dégoûté, les gens n'étaient pas clean, j'ai décidé de quitter Paris et de revenir dans mon bled, un peu la queue basse… «  à l'avenir, tout le monde aura son quart d'heure de célébrité ?» (A. Warhol) ? Tu veux parler de ma participation à Loft Story 2 ? Ben, ça s'est fait par hasard… Après ma première expérience parisienne, je suis parti faire une saison à la montagne, histoire de changer d'air… Un soir, quelqu'un m'a proposé de faire un casting pour une émission TV. Quelques jours plus tard, je me suis retrouvé dans une file d'attente pleine de Steevy… On m'a ensuite recontacté pour me dire que c'était OK. Je suis resté deux mois dans le Loft, et pour te dire la réalité, je m'y suis fait bien chier ! La sortie était plus marrante, et je n'ai pas vraiment souffert de cette pseudocélébrité, car comme je t'ai dit plus haut, les strass et les paillettes, je connaissais déjà… Je


ne regrette absolument rien ! Et surtout, ça m'a permis de rencontrer des gens formidables comme Laurent Ruquier ou Frédéric Lopez.. « Fan des années 80, fan jusqu'au bout des seins ? » (M. Sardouille) (Sourire) Oui, les années 80, j'ai bien connu puisqu'à la sortie du Loft, je suis devenu producteur et j'ai organisé des tournées avec des artistes connus pendant ces années-là… Le succès était au rendez-vous mais l'argent a fait dérailler mon connard d'associé… C'est devenu lourd, alors je me suis barré ! « Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas ? » (P. Dac) 

J'essaye le plus possible de faire de beaux portraits qui dévoilent le paysage intérieur de mes modèles… À ce sujet, mes références absolues en la matière sont Irving Penn et Richard Avedon. La photographie, c'est la grande passion de ma vie, j'ai toujours eu un appareil à portée de main… C'est un truc qui vient de mon père, c'est lui qui m'a refilé le virus quand j'étais petit. Elle me permet d'être peintre malgré le fait que je sois un piètre dessinateur, et d'exprimer ma curiosité quant aux mystères que cachent les visages…

www.romaincabon.com Interview réalisée aux Coulisses 55, rue de la Roquette 11e mars 2011 |

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les Bons shops

© Arnaud Chaillou

les nouvelles boutiques du quartier

Communiqué

Garden Party

un well-food parfait Ceux qui traversent le 10e arrondissement, qui parcourent de temps en temps les rues du côté des stations Strasbourg-Saint-Denis ou Château-d’Eau ont dû s’en apercevoir : ce quartier arty est en pleine mutation et tend à devenir le carrefour incontournable de tous les créateurs (d’art, de cinéma, de mode, de pub, de design, de petites entreprises audacieuses et engagées…).

manger équilibré tout en satisfaisant leur palais, ils pourront profiter des soupes, gratin de butternuts et patates douces à la coriandre, gratin de choux-fleurs et romanesco aubeaufort des alpages, salade de potimarron-betteraves à la feta et à la menthe, le tout accompagné d’un jus de laitue, raisin et gingembre. Les différentes formules proposent plat et/ou salade et/ou dessert entre 9,90 euros et 12 euros.

Dans cette effervescence, de nouvelles enseignes voient le jour, et notamment le très inventif GardenParty, un well-food parfait pour les déjeuners pressés mais pas stressants.

La carte change souvent, suivant l’instinct et les envies de la chef qui aime surprendre sa clientèle. Ouvert tout récemment, le lieu clair et lumineux est ouvert du lundi au vendredi dès 9h pour le café du matin et jusqu’à l’heure du goûter avec des carrot cakes et des moelleux au chocolat appétissants.

à la cuisine et à l’origine du projet, Marion Masson, une jeune femme vive et passionnée. Marion Masson est une créatrice à part entière, rappelant que la cuisine parfois considérée comme le 23e art est vraiment une affaire de goût, d’exigence et d’originalité. Elle a attendu dix ans pour ouvrir sa propre boutique, et c’est sans doute ce désir inébranlable qui donne autant de saveur à ses plats. Les produits frais du jour et les légumes de saison sont les atouts majeurs de ses compositions culinaires. à tous ceux et celles qui veulent 22 —

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Finalement c’est Marion elle-même qui résume bien l’esprit de la maison : une cuisine gourmande ! Delphine Martincourt

GardenParty 14, rue des Petites-Écuries10e Tél. : 01 53 34 66 19


© Peter Parker

les bons shops

Family Market

D’une "Sainte" à "En Sainte" !!! Enfin une alternative au Zaraïsme, au règne des H&Mistes et autres Ikéastes que nous sommes devenus…Que diable un peu d’originalité, bordel !!! T’en as pas marre coco de te saper commetout le monde ?? Heureusement, Family Market, LE nouveau concept store incontournable de notre 11e bien-aimé a décidé de satisfaire les petites envies de toute la famille. Vous l’avez bien compris, cet endroit se veut avant tout un lieu d’échanges où les bons conseils fringues, déco, design de nos trois drôles de dames, Lydia, Caro et Cécilia se distillent avec passion. En effet, nos trois pétillantes compères, mamans, femmes actives et modernes jusqu’au bout des ongles (manucurés bien sûr !), unies par trente ans d’amitié, s’iou plait, ont décidé en juin de se lancer corps et âme dans cette aventure et de vous faire découvrir leurs marques : Sainte-Paris pour la femme, et En Sainte pour les dames aux ventres arrondis… le tout made in France et en plus à des prix éthiques sympatoches ! N’oublions surtout pas de citer également pour le grand plaisir des ladies et autres demoiselles les créations les plus dingues d’Annabel Winship, AN+KA…

Mais que serait la femme sans l’homme, je vous le demande. C’est pour cela que Homecore, 2WS (la marque de nos amis acrobates les Yamakasis) et bien d’autres comme Smiling Planet qui feront également le bonheur de monsieur et des messieurs et mesdames en herbe qui ne sont pas en reste dans la boutique ! Cerise sur le gâteau, événements culturels, concerts (Keziah Jones venu jouer gratuitement lors de la Fête de la Musique pour le plus grand plaisir des chanceux présents pour l’occasion notamment), rencontres et surprises sont au programme, ça fourmille d’idées et d’initiatives au Family Market ! Bref, le maître-mot c’est du confort, du confort et du style !!! Du style, oui, mais pas celui de tout le monde ! Peter Parker

The Family Market, 12, rue Jean-Macé 11e Tél. : 01 43 70 61 94 www.the-family-market.com mars 2011 |

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le bon festival texte emmanuelle labouré / photo thomas orssaud

Juste th Debout 10

bruce "ykanji" soné Danser, c'est s'émouvoir, c'est laisser des émotions s'exprimer à travers soi, les vivre physiquement. C'est quelque chose d'à la fois beau et douloureux, maîtrisé et imprévisible mais toujours chargée de vérité.

P

opping, locking, new-style, top-rock, house, expérimentale… autant de danses issues du mouvement hip hop que Bruce Ykanji Soné met à l'honneur depuis 10 ans à travers une compétition internationale qui réunit 15 000 spectateurs et les meilleurs danseurs mondiaux du genre : le Juste Debout. Tes premiers pas de danse ? J’ai commencé la danse au Cameroun à l’âge de huit ans, c’était magique ! Les premières fois ce sont toujours celles qui marquent le plus et c’est ce qui fait que j’aime toujours la danse après 26 ans. Une fois arrivé en France, j’ai intégré TKS (The Kriminal Star), ce sont eux qui m’ont inculqué les vraies valeurs du hip hop. D'ailleurs, ce sont des gens qui ont bien réussi par la suite, Sully Sefil a créé la marque Royal Wear et a été disque d’or, Lone de AS a fait un disque avec Busta Flex… Quand j'ai eu mon premier appart à 20 ans, je me suis donné un an pour me consacrer entièrement à la danse. Trois mois après, j’étais dans la tournée de Mc Solaar…

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Qu'est-ce que tu ressens quand tu danses ? C’est très particulier parce qu’on ne prend pas tout le temps du plaisir. C’est beaucoup de sueur et de souffrances physiques mais, en même temps, je compare souvent la danse à un orgasme. Parfois, tu ressens 30 secondes de frissons sur une musique et ces 30 secondes de ta vie sont super profondes. C’est pour ces moments de bonheur que je danse. Tu t’entraînes beaucoup ? Je ne suis pas un mec qui s’entraîne vraiment, je suis plutôt feignant… Ça donne des résultats d’être feignant ! (Rires) Non, mais par contre je donne beaucoup de cours qui me permettent de rester à niveau. Je ne prends pas la danse comme un sport. Je prends ça comme une envie que tu as ou que tu n’as pas. Parfois, pendant deux mois je ne danse pas, comme je pense qu’il y a des peintres qui parfois ne peignent pas pendant une certaine période. Raconte-moi les débuts du Juste Debout … À l’époque, il y avait beaucoup d’événements autour du break (danse acrobatique au sol) mais les parties de lock ou de pop (danses dites "debout") passaient au second plan. Je me suis dis qu’il fallait faire un événement avec


les danseurs qui kiffaient ce style. Je ne voulais pas que ce soit un battle à proprement dit (confrontation entre danseurs), je voulais que ce soit une rencontre. C’est là-dessus que j’ai axé le Juste Debout et je pense que c’est ça qui a fait que ça a marché.

prennent qu'il est nécessaire à leur évolution. Mon but aujourd'hui, c’est de mettre les danseurs en avant au maximum. Lorsqu’un bijoutier comme Chopard ou une danseuse comme Pietragalla viennent piocher des talents au Juste Debout, je me dis que j’ai réussi ma mission.

Comment s’est faite la renommée du JD ? Par le bouche à oreille ! Au début, les gros médias ne nous suivaient pas trop. On décrit souvent le jeune de banlieue comme un violent. Ça aurait été bien de montrer qu’un événement hip hop de 7 000 personnes a eu lieu au stade Coubertin (jusqu'en 2007) et qu’il n’y a pas eu de bagarres. Le stade se trouve dans 16e mais ils n'ont pas fait le déplacement. Peut-être que plus tard les gens comprendront… ou pas d’ailleurs, mais ce n’est pas grave, toi tu es là aujourd’hui donc tant mieux (sourire).

Ton meilleur souvenir du JD ? Il y en a plein… Phax en 2005 a fait un show magique avec du ralenti. Il y a des moments comme ça où tu as les larmes aux yeux.

Tes aspirations pour le JD ont changé ? Je te mentirais si je te disais non. Le mot business est péjoratif en France mais pour moi c’est super important que les danseurs com-

Le 13 mars au POPB; 8, b d de Bercy 12e

Question pratique. C’est dangereux de danser avec un bonbon dans la bouche ? (Rires) Je pense que oui ! En hip hop, on mâche souvent des chewing-gums mais les danseurs classiques te le déconseilleront fortement !

juste debout 1O th édition À partir de 14h www.justedebout.com

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les bons petits diables texte delphine Martincourt / illustration dp

Biliothèque Parmentier Des livres à gogo ! Mercredi, 15h. Temps maussade, giboulées incessantes,  perspectives  d’éclaircies proches de zéro.

C

houpinette et Boutd’chou tournent en rond en tirant des têtes de trois mètres de long à peine plus étirées que leur ennui latent, ça se chamaille un peu. Si je ne réagis pas vite, dans moins de quinze minutes ça va finir en cris et en pleurs. Le jardin d’enfants, on verra ça pour les beaux jours. Un ciné ? Ils ont déjà tout vu ! Voilà la petite qui s’amène, un livre à la main, elle me fait les yeux doux pour entendre pour la millième fois le remake du Petit Chaperon rouge, celui où je joue le rôle du grand méchant loup en imitant le toon de Tex Avery affublée d’une vieille descente de lit poussiéreuse. On fait ce qu’on peut. Et puis soudain, eurêka ! THE idée. Direction la bibliothèque municipale Parmentier. Pour ceux qui seraient restés sur une image archaïque de ces lieux de vie et de démocratisation de la lecture, ils vont être surpris. Là-bas, ce sont plus de 20 000 ou-

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vrages rien que pour la section jeunesse, de très beaux rayons théâtre, poésie, contes et comptines, près de 5 000 bandes dessinées, une vingtaine de revues pour les enfants et les ados, des CD, des DVD et même des mangas ! Il faut savoir que la France est le deuxième consommateur au monde de mangas après le Japon. Pour prendre en compte ce type de lectorat, la bibliothèque a mis en place le concours "les mordus du manga" : les jeunes lecteurs votent pour leur manga préféré et bénéficient ensuite d’une heure offerte dans un Manga Café pour les remercier de leur participation. La bibliothèque organise aussi régulièrement des expos et événements. Et enfin, tous les premiers samedis du mois, elle propose des contes à destination des enfants de 4 à 7 ans par l’association l’Âge d’or, c’est ma Choupinette qui va être contente. Et moi, je vais enfin pouvoir souffler…

bibliothèque Parmentier 20 bis, avenue Parmentier 11e Tél. : 01 47 00 64 42


texte photo et illustration JULIE ZEITLINE

Margaux et Chloé Imaginez le Super Héros du printemps !! Cet après-midi, entourées de leurs jouets, Margaux, 9 ans et Chloé, 8 ans nous imaginent le Super Héros du printemps ! Julie, elle, le dessinera selon les instructions de nos deux complices !!!

A

lors les filles, vous aimez le printemps ? Oh oui, c'est formidable car on peut s'habiller en été, faire du roller et aller bronzer à la piscine. En plus, on peut se promener au parc, faire des bouquets de fleurs et manger au soleil sur notre terrasse ! Qu'est-ce que vous aimez faire ? J' adore lire les aventures du roi Dagobert et dessiner sur mon joli bureau. Regarde, j'ai dessiné toute ma famille !! Ce que j'aime c'est jouer à la maîtresse et dessiner les pin's que ma copine m'a offerts, en plus ça me donne plein d'idées pour en faire d'autres !

C'est une fée d'abord ! Elle porte un grand chapeau et une robe avec plein de pétales de fleurs, et des chaussures tissées en feuilles ! Elle habite dans un grand chêne, son dessert préféré c'est le gâteau pommes-chocolat. Elle passe ses après-midi à jouer à cache-cache et à chat avec son meilleur ami qui est un écureuil. Son super pouvoir ? Elle fait pousser des fleurs en agitant sa baguette magique et en tapant deux fois dans ses mains. C'est une fée très coquine qui adore faire des bêtises, des roulés-boulés dans l'herbe, et ne pas écouter sa maman, tout comme nous !

Comment vous imaginez le Super Héros du printemps ? mars 2011 |

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le Bonbon

il vous suffit de prononcer le mot magique

au moment de payer et vous bénéficierez de l’offre annoncée !


retrouvez encore plus de bons plans sur

www.leBonbon .fr

Š Denys Beaumatin


le conte est bon texte Céline Chacun / photo arnaud chaillou

Océane Rose Marie

la lesbienne invisible Océanerosemarie, la Lesbienne invisible débarque dans le 10e au Théâtre du Petit Gymnase dès le 1er mars 2011, après avoir fait glousser moult personnes au Théâtre des Feux de la Rampe tels que des hétéros, des lesbiennes, des pédés, des bi-goût, des jeunes, des moins jeunes, des mamans, des papas, des gens comme vous, des gens comme moi…

V

enez découvrir ce one-woman-show qu’on ne présente plus, interprété par la chanteuse Oshen qui nous conte l’histoire d’une lesbienne qui aime les robes à fleurs et les talons, d’une lesbienne qui fait trop hétéro pour être lesbienne et d’une lesbienne qui fait trop lesbienne pour être hétéro… vous me suivez ? Comment est née la Lesbienne invisible ? J’étais chanteuse depuis un peu plus de 10 ans (Oshen) et, à un moment donné, mon label m’a demandé d’être ou la nouvelle Camille ou la nouvelle Muriel Robin… j’ai alors décidé de faire un spectacle. J’ai fait pas mal de théâtre étant plus jeune et, étant donné qu’il y avait toujours quelque chose de théâtral voire d’humoristique dans mes chansons, je me suis

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dit que c’était le bon moment pour séparer les deux et d’aborder un thème encore méconnu. Il m’a alors semblé évident de parler de l’homosexualité féminine et de redorer notre blason ! Oui, parce que tu comprends les lesbiennes sont toujours masculines, psychopathes, complètement tarées… Qui vient voir ton spectacle ? Au départ c’est un projet adressé aux hétéros dans le but de changer l’image de la lesbienne que l’on imagine toujours « butch »(ndlr : masculine). Et puis en fait, très vite, je me suis rendue compte qu’il y avait surtout des lesbiennes qui venaient et que c’était aussi pour leur donner une identification. J’ai souffert de ne pas pouvoir aller voir assez de films qui traitaient de ça et de toujours voir le héros se pécho l’héroïne ! (ndlr : pas la drogue, hein) Disons que ça aurait été vraiment mieux de voir que c’est sa meilleure copine qui l’embrasse… En tout cas, je continue mon combat en espérant voir autant d’hétéros que de lesbiennes car il n’y a vraiment rien d’excluant ni de communautariste… Avec le mot « lesbienne » dans ton titre, tu n’as pas eu peur d’être stigmatisée ?


Non, pas du tout. Puis c’était important pour moi qu’il y ait ce mot lesbienne que les gens ont tant de mal à dire, qui fait rougir, qui met mal à l’aise…. Reçois-tu des messages de femmes homosexuelles ? Oui, pas mal. Surtout de lesbiennes vivant en province, pour qui la vie homosexuelle est un peu plus problématique qu’ici à Paris et qui, grâce à mon spectacle, arrivent à renouer avec leur sexualité. Le plus étonnant, c’est que certaines filles sont venues sur recommandation de leur psy ! En tout cas, si ça a des vertus « thérapeutiques » j’en suis très ravie… Petit break journalistique d’Arnaud Chaillou, le photographe (présent lors de l’interview).

Est-ce que vous aimez les gros seins ? C’est marrant parce que j’ai eu une discussion ici même, il y a 3 jours, avec un mec qui m’a posé exactement la même question et on a parlé que de cul. Il était super content : il y avait 4 lesbiennes… et lui. Il a posé tout un tas de questions et s’est montré très intéressé. à quoi te fais penser le mot Bonbon ? Hooooo, alors là vraiment je n’ai pas d’idées… ! ça me fait penser à Marie Dubas, qui a fait une chanson extrêmement drôle dans les années 50 dans laquelle elle énumère tous les petits noms qu’on donne au sexe féminin…

La lesbienne Invisible À partir du 1er mars au Théâtre du Petit Gymnase, 38, bd Bonne-Nouvelle 10e mars 2011 |

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le Bon agenda agenda des manifestations culturelles exposition

Théâtre

De l’amour, de l’état brut, de la nature humaine… Entre rêve et réalité, obsession et légèreté de l’être, de l’intime aux relations humaines, du biologique aux fantasmes, de l’amour à la transgression, trois artistes nous dévoilent leurs univers très personnels. À partir du 3 mars Le Cabinet d'amateur 12, rue de la Forge-Royale 11e

Du 1er au 27/03 Alexandre Darmon s'installe Les samedis et dimanches à 18h00 au Théâtre du Temple, 18, rue du Faubourg du Temple 11e Du 1er au 31/03 6e étage sans ascenseur, comédie dramatique au Théâtre de l'Archipel, 17, bd de Strasbourg 10e. Du mercredi au samedi à 20h. Le 11 et 12/03 Deux concerts co-plateau Helen Juren + Kelka. Espace Christian Dente. La Manufacture Chanson, 124, avenue de la République 11e. à 20h30. Du 1er au 31/03 L’amour sur un plateau avec Pierre Palmade et Isabelle Mergault au Théâtre de la Porte Saint-Martin Du 1er au 31/03 Alex Lutz au Splendid

soirée PANIC BOOGIE Inspirée des soirées Sweaterfunk et Funkmosphere de la scène californienne. Toutes les tendances du boogie funk/garage 70's/80's jusqu'à aujourd'hui y seront distillées à une allure infernale par une équipe fresh et éclectique ! Jeudi 10 mars, de 20h à 2h00 Panic Room 101, rue Amelot 11e LA KIDNAPPING, SOIRÉE LESBIENNE HÉTÉRO LA PLUS GAY DU 11EME. le jeudi 10 mars La Kidnapping au QG, 112, rue Oberkampf 11e

Du 1er au 31/03 La nuit sera chaude au Théâtre de la Renaissance Du 1er au 31/03 Hilarmonic Show avec Michel Leeb au Théâtre Comédia Du 1er au 31/03 La Vie parisienne au Théâtre Antoine

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les bonnes adresses

RÉGIE PUBLICITAIRE 06 80 46 58 76 arnaud@lebonbon.fr

1/ LES SAB Ots d e mar i e

5/ C rystal O pti cal

25, rue Faidherbe 11

42, rue d’Hauteville 10e

e

Tél. : 01 43 67 06 60

Tél. : 01 47 70 77 24

2/ l'I n d i e n b o utiq u e 25, 30, 36, rue Keller 11

6/ p o r o khan e e

3, rue Moret 11e

Tél. : 01 49 29 95 57

Tél. : 01 40 21 86 74

3/ b o e s n e r

7/ le 3C

46, rue du Chemin Vert 11

e

Tél. : 01 43 57 81 52

Tél. : 01 43 38 58 32

4/ PAR FUMERIE B UR D IN 7, boulevard de Denain 10 Tél. : 01 42 33 10 46

24, rue de la Folie-Méricourt 11e

8/1001 fe nêtr e s e

71, rue Condorcet 9e Tél. : 01 45 33 03 86

Le Bonbon est imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement, sur un site labellisé imprim-vert avec des encres végétales. Ne pas jeter sur la voie publique.

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mai 2010 |

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29 A N S D ' E x P E RIENCE 10 AGEN C E S à PA R I S RIVE-DROITE

toute l’équipe de davidimmo est heureuse de vous accueillir dans sa nouvelle agence AG E N C E D AV I D C A N A L ST MAR TIN 19, rue Jean-Poulmarch 75010 Paris tél. : 01 81 80 40 40 / st.martin@davidimmo.com

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10eme 11eme - le bonbon mars 2011