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TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR

SUR LE Z.O.B. SANS

JAMAIS OSER LE DEMANDER


Photo : Stéphane Geay le Fondateur du Z.O.B. – Madagascar 1997 Source SG. – DR. SIGMA © 1997

Z

«  » COMME « O » COMME « B »

Cet acronyme est né d’une plaisanterie. Un de ces pari qu’on peut lancer lors d’une ripaille entre bons copains, comme ce soir-là à « Tana », quand après quelques verres, s’adressant à Stéphane Geay, Didier, un de ses amis lui demande : — « Puisque tu as créé la compagnie d’aviation MFS (Madagscar Flying Service), es-tu capable de nous dire quelle sigification pourrait avoir le nom d’une entreprise qui s’appèlerait Z.O.B ? »

COMME QUOI AU JUSTE ?

L’activité de collecteur d’animaux de bétail et de matériel agricole étant sans rapport avec celles des professions réglementées du secteur bancaire et de la finance, en 2003, la Z.O.B. (Zebu Overseas Bank) est devenue le Z.O.B. (Zebu Overseas Board) afin de lever toute ambigüité sur son objet social.

Pensant aux paysans qui le sollicitaient, S.G. imagine alors une banque du zébu, dont la vocation serait de proposer l’acquisition de zébus pour aider les paysans Malgaches. La Zebu Overseas Bank

Beaucoup de gens croient que le Zebu Overseas Board est une association, d’autres se demandent comment une structure peut être sérieuse et fiable avec un tel acronyme… Certains dubitent sur le fait que ce soit une “entreprise” à vocation “sociale” et s’interrogent tant sur son action que sur son fonctionnement.

C’est à la Réunion que ce concept visionnaire perndra sa forme, chez Eric Morand à qui Stéphane Geay expose l’idée. Emballé, Eric veut participer immédiatement, acheter un zébu. Il encourage Stéphane à se lancer sans attendre.

Sur le site internet, c’est écrit noir sur blanc, à la première ligne de la page d’accueil : « Le Zebu Overseas Board est une entreprise… » de droit Malgache, inscrite au registre du commerce depuis Octobre 1997. Il s’agit du texte originel. Il n’a pas changé !

Les deux amis se connaissent bien. De l’enfance. Ensemble, ils développeront en quelques jours, les fondements du projet. Designer de profession, Eric réalisera le logo et réservant d’avance, se portera acquéreur du premier zébu. Depuis 2017, il assure la gérance du Zebu Overseas Board.

Le Zebu Overseas Board n’est donc pas une ONG, ni une association, ni reconnus d’utilité publique et les souscriptions qui sont proposées pour soutenir les paysans, ne donnent droit à aucun abattement fiscal ni à aucune déduction sur l’impôt. Trop de gens (dont parfois des journalistes) ne lisent pas dans le détail les informations qui sont pourtant explicites.

Le mot “association” dont le Zebu Overseas Board se défend mais que beaucoup utilisent (à tors), donne une image inexacte, floue, ambigüe et qui porte préjudice à l’entreprise. Cette confusion des genres s’explique sans doute par le fait que le Zebu Overseas Board apporte une aide au paysans Malgaches là où “normalement” les entreprises s’activent à leur seul profit. Le Zebu Overseas Board est un modèle économique participatif. Lancé en 1997, on parle alors d’un concept précurseur et inovant en faveur d’un développement solidaire et profitable tous, que l’on appèle aujourd’hui « entreprenariat social ». Comme dans toute organisation, associative ou non, le Zebu Overseas Board a des procédures de fonctionnement, avec des principes, où la rigueur et la transparence sont de mise. Tout est expliqué avec des mots simples, sur le site ainsi que dans les ZNL (ZebuNewsLetters).


LE COWFUNDING ANCÊTRE DU CROWDFUNDING ? COMMENT ÇA FONCTIONNE ? Côté souscripteurs/ Les PEZ sont un mode de financement participatif qui – grâce à un système de souscription – permet à des familles paysannes sans grandes ressources, de devenir propriétaires d’un animal de bétail ou de matériel agricole sous la forme d’une location-vente. Parce qu’il est difficile de faire parvenir de l’argent à Madagascar, l’argent des souscriptions est récolté puis transmis au Zebu Overseas Board par l’association française Mille Zébus. Chaque souscription donne droit à l’ouverture d’un PEZ (Plan Épargne Zolidarité) bloqué pendant trois ans. Le souscripteur doit donc attendre trois ans avant de pouvoir récupérer son argent auquel s’ajoutera un bénéfice équivalent à 15 euros pour cent euros de souscrits. Par l’intermédiaire du Zebu Overseas Board, le souscripteur est donc le proprétaire de la bête jusqu’au terme de la location-vente. Si la bête vient à mourir dans les six mois qui suivent son attribution, elle sera remplacée. Dans tous les cas, le paiement des PEZ est garanti, même en cas de vol de l’animal.

Photo : Signature du contrat entre l’acheteur, le garant, le vendeur et le Z.O.B. Source Z.O.B. – © 2017

Chaque souscripteur reçoit un certificat de propriété attestant l’ouverture de son PEZ et le nom du bénéficiaire. Ce certificat numéroté est accompagé d’un poil de la bête et d’une photo de celle-ci en compagnie de celui ou celle qui deviendra son futur propriétaire.

sont pas cumulables d’un PEZ à l’autre. In fine, ne seront exigibles – sur place à Antsirabe – que les sommes du dernier PEZ en cours, ceci durant les deux ans qui suivent sa clôture. Une souscription peut donc servir pour aider, aider et aider encore…

Jusqu’à la fin 2016, les PEZ (Plan épargne zolidarité) étaient souscrits pour une durée de deux ans au terme desquels le paysan devenait le propriétaire du zébu. Depuis Mars 2017, cette durée est de trois ans pour les nouvelles souscriptions.

En l’absence de reconduction, si personne ne vient récupérer son dû dans le temps imparti, cet abandon de créance est réinvesti automatiquement dans le Zebu Overseas Board

Depuis 2017, au terme échu d’un PEZ, chaque souscripteur dispose de deux ans au lieu de trois, pour retirer son dû. Comme auparavant, il doit en avoir fait la demande par écrit – à la souscription. Sauf si un tiers est clairement identifié à la souscription, la somme n’est pas transmissible à postériori. Un PEZ n’est exigible que si le souscripteur se rend en personne à Madagascar, au bureau à Antsirabe, où son dû lui sera remis en Ariary (la monnaie Malgache, afin qu’il puisse en disposer durant son séjour. Cette contrainte vise favoriser la retombée des PEZ sur l’économie locales. Pour éviter toute spéculation, arrivé à son terme, chaque PEZ peut être reconduit sur ordre écrit du souscripteur, mais les intérêts ne

Ce sont ces abandons de créances qui ont permis la création d’une ferme pédagogique et qui participent à son maintien. Ces sommes sont également utilisées pour la formation des paysans et des écoles, l’élevage d’animaux et la mise en place de projets tels que le Jardin d’Enfants, le Jardin de semences… Sur le site il est dit ce qu’il advient des sommes non récupérées par les souscripteurs. En cas de résultats excédentaires, les Statuts du Zebu Overseas Board prévoient que les associés et actionnaires ne peuvent prétendre à aucun dividende. Les actionnaires ont porté le Zebu Overseas Board sachant qu’ils ne récupéreront ni leur mise, ni aucun avantage. Pas même un PEZ ! Il y a vingt ans, ces précurseurs étaient déjà convaincus de la nécessité d’œuvrer pour une économie solidaire.


Côté paysans/ Les souscriptions touchent majoritairement une cible dont le pouvoir d’achat est insuffisant pour payer au comptant une bête et dont la valeur des biens représente un gage qui ne suscite pas la confiance des organismes prêteurs.

Cette charge qui est appliquée sur la location-vente, couvre en partie les frais de recouvrement que sont l’usage et l’entretien des véhicules, les frais de mission, les imprimés, les frais de procédures quand il y a lieu, voir le remplacement éventuel d’un animal.

Grâce aux souscriptions, des agriculteurs, des éleveurs font l’acquisition d’un zébu, d’un cochon, d’une charrette pour réaliser un projet, développer leur activité. L’objectif premier vise à l’amélioration durable des conditions de vie de ces paysans, en veillant à l’autonomie de chacun de manière structurée, mesurée, étudiée.

Ce principe de location-vente permet de responsabiliser les bénéficiaires à travers une relation contractuelle et morale, de personne à personne. C’est un lien fort, bien réel puisque des souscripteurs ou des touristes curieux viennent (et parfois reviennent) rendre visite aux familles chez qui se trouvent les animaux.

Grâce aux souscriptions… 1 – Le Zebu Overseas Board propose à des familles aux ressources minimes, de devenir propriétaire d’un animal de bétail ou du matériel agricole dont elles ont besoin. 2 – Les démarches et le montage du dossier sont très simples. 3 – Il n’y a pas de gage mais généralement il faut qu’un tiers puisse se porter garant. 4 – Le dépôt de garantie s’élève à 15 % du montant global de la location-vente. Il est remboursé à la fin du contrat. 5 – Il y a 10.000 Ariary de frais d’ouverture de dossier, soit un peu moins de trois euros. 6 – Aux mensualités de la location vente s’ajoute une quote part pour 100 euros pour le suivi sur le terrain, équivalente à 2,5 euro.

Un PEZ est un starter, un point de départ, une mise à l’étrier, pour qu’une montagne devienne une première marche, puis une autre… Avec de la volonté et de la constance, cette ascension est tout à fait réalisable grâce au soutien des souscripteurs. A Madagascar, les gens sont courageux. Ils sont fiers de leur culture et de ce qu’ils sont. Ils veulent réussir en se respectant, c’est à dire arriver par eux-mêmes. Plus que de l’aide, de l’empathie ou de la compassion, c’est de l’écoute et de l’attention que les paysans attendent. En même temps qu’un droit à la chance, le Z.O.B. apporte de la considération. C’est une forme de reconnaissance.


Côté financement/ Pour comparer les différents PEZ, la ventialtion des souscriptions est plus facile à comprendre en exemplant avec un montant théorique de 125 euros. Pour chaque souscription, il y a tout d’abord soustraire les frais de transaction, les commissions bancaire et de change ce qui représente un peu moins de 16 %. L’association Mille Zébu qui réceptionne les fonds, prélève 5 % de la sommes restante pour assurer son bon fonctionnement. Au final, pour 125 euros versé, le Zebu Overseas Board perçoit en fait un montant de 100 euros nets. Sur ces 100 euros nets, le pourcentage qui profite directement au paysans varie suivant les PEZ. Il est de 50,5 % pour les PEZ cochons, 65 % pour les PEZ zébus et métisse et de 71 % pour les PEZ charrettes. Tout le monde peut-il en dire autant ? La différence (49,5 % pour les PEZ cochons, 35 % pour les PEZ zébus et métisses et 29 % pour les PEZ charrettes) sert à combler les frais de transaction de manière à garantir au soucripteur, un bénéfice sur sa mise de départ équivalant à 15 euros pour 100 euros souscrits. Le reste sert au fonctionnement et à la mise en place de projets via la ferme pédagogique. Photo : Fara pose avec sa belle zébute – Source Z.O.B. © 2017


UNE AIDE ? QUI EN BÉNÉFICIE ?

EN QUOI EST-CE

Le Zebu Overseas Board est une alternative de financement destinée à des personnes qui ne sont généralement pas éligibles auprès des organismes prêteurs. Le coût de la location-vente proposée par le Z.O.B. est inférieur au coût des autres organismes de financement. Les démarches sont plus faciles, les dossiers simples à monter et les garanties exigées ne mettent pas les familles en danger.

Pour se faire connaître, le Zebu Overseas Board effectue tout d’abord un travail de sensibilisation. Même si le périmètre d’action demeure restreint, environ cent kilomètres de rayon, le Zebu Overseas Board n’est pas toujours connu de tous. Des affiches sont présentes dans les Communes et les Fokontany, de même qu’au siège social qui fait office de bureau d’accueil. Un petit document explique aux paysans en quoi et comment le Zebu Overseas Board peut leur donner un coup de main pour se développer durablement. Le Zebu Overseas Board communique également sur les radios locales . En complément, la responsable et les animateurs du Réseau rural parcourent la région où sont organisées des sessions d’information dans les Communes et les Fokontany. Le Zebu Overseas Board est également présent sur des événements locaux tels que foires et salons agricoles. La sélection des paysans fait suite à une enquête préliminaire sur la personne candidate, sa réputation. Cette enquête se déroule au domicile du demandeur pour vérifier son adresse, voir comment il se loge, combien de personnes sont sous le même toit. Est-ce une famille, un cas de divorce ou de concubinage ? Les animateurs de Réseau rural examinent quelles sont les dépenses mensuelles du demandeur. Est-ce qu’il a les ressources

nécessaires à son projet ? Est-ce qu’il gère correctement son budget ? Est-ce qu’il a des crédits en cours ? Les animateurs étudient qui peut se porter garant, parce que si le demandeur a plus de 50 ans, dans ce cas, un garant devient obligatoire. Ce peut être un voisin, un collaborateur, ou même un membre de la famille, y compris un enfant. Celui-ci doit alors avoir plus de 21 ans, un travail salarié, ou une activité déclarée. La responsable du Réseau rural accompagne les animateurs qui auront la charge de suivre le bon déroulement des contrats. L’enquête préliminaire permet d’envisager un montant de loyer mensuel raisonnable et raisonné en fonction du profil du candidat. La capacité financière de chaque paysan est évaluée pour déterminer la souplesse des échéances et minimiser au maximum les risques de chacun. En fonction, le dossier est accepté ou refusé. Parfois le Zebu Overseas Board peut proposer une solution intermédiaire qui consiste à revoir la demande à la baisse. Les animateurs de Réseau rural recueillent également des renseignements auprès de l’entourage de la personne, mais aussi du voisinage et du Chef de Fokontany pour s’assurer au mieux que le demandeur est un individu sérieux, stable et sans histoire.


Une fois qu’un dossier est complet, il passe en commission d’attribution. Cette commission se réunit aussi souvent que de besoin. Ce peut être une fois par semaine. C’est en fonction du nombre de demandes des paysans. Le Comité d’attribution est constitué de l’animateur de Réseau rural qui a mené l’enquête, de la responsable Souscripteurs qui s’assure que l’offre des PEZ en attente d’attribution correspond bien aux demandes de projets. Il y a le responsable Administratif et Financer qui analyse si le dossier lui semble viable. Sont également présents la resposable du Réseau rural et la Direction. Chaque point du dossier est examiné et donne lieu à délibération, au terme de quoi, chaque candidat est informé de l’issue donné à sa demande. En cas d’approbation, la resposable du Réseau rural donne un RDV au futur bénéficiaire pour la signature du contrat et procéder à l’achat. Au delà des conditions à remplir, ce qui importe en fait, c’est que le paysan ait un projet auquel il a pensé, évalué, mûri et qui compte à ses yeux. Il ne s’agit pas de favoriser un coup ponctuel mais de permettre à chacun d’entreprendre, même quelque chose de très modeste. Plus qu’un soutien financier, le Zebu Overseas Board responsabilise les paysans.

En s’engageant avec le Z.O.B., les paysans s’engagent envers eux-mêmes pour améliorer, dans le temps, leur niveau de vie. Il y a dans l’idée de projet celle d’un développement, d’une vision dans le temps, d’une évolution. Ce sont des facteurs très importants. Au contraire de l’assistanat, il s’agit de défendre l’autonomie financière, l’indépendance, l’auto-gestion. Pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixée, chaque candidat doit respecter ses engagements. Ce socle “moral“ lui permet d’envisager une amélioration de sa vie quotidienne en même temps que son intégration dans le circuit économique, de manière structurée, solide et pérenne, où le sérieux est de rigueur, avec un cadre, des règles à suivre. Généralement, les cellules familiales sont prioritaires. Il y a dans cette acti, une volonté de soutenir l’entreprenariat sans imposer de modèle ou de changement dans la manière de faire. Chacun travaille comme il l’entend. Par rapport à la mondialisation et l’uniformisation des standards, c’est une façon de respecter et préserver tant les modes de vie que les traditions de chacun. Au delà d’un enjeu économique et social il s’agit aussi de protéger et de défendre des savoir-faire agricoles qui tendent à disparaître. C’est un patrimoine culturel important.

Photos : Chaque certificat est accompagé d’un poil de la bête et d’une photo de celle-ci avec son propriétaire. Source Z.O.B. – © 2017


SOUTENIR LA FILIÈRE AGRICOLE COMMENT EST-CE POSSIBLE ? L’engagement du Zebu Overseas Board en faveur des paysans s’illustre également par la volonté de construire des partenariats mettant en relation les paysans avec les entreprises, les ONG, le milieu associatif, ou encore le secteur du tourisme solidaire pour soutenir le développement du secteur agricole, tant sur l’aspect économique, éducatif ou social. L’objectif est de permettent aux paysans de développer des projets, d’intégrer des filières, d’accéder à de nouveaux marchés. Un premier projet a été signé entre le Z.O.B. et l’entreprise Socolait, avec pour la phase de lancement en 2018, dix éleveurs bénéficiaires de PEZ pour des vaches métisses. Grâce à ce partenariat, les paysans ont une assurance de débouché pour leur production ce qui leur offre une sécurité mener leur projet à terme. Bien qu’étant souvent dans une situation précaire, la mise en place de ce programme permet d’envisager leur intégration dans le système économie local de manière structurée et pérenne. Photo : Signature du contrat entre l’acheteur, le garant, le vendeur et le Z.O.B. Source Z.O.B. – © 2017

D’autres projets sont à l’étude, dont un avec l’association Aïna dont le parrain n’est autre que le très célèbre Laurent Voulzy.


Photo : Lautello, le zébu de Monsieur Chirac Source Z.O.B. – © 2017

Un beau Zébu fut offert un jour au Président Chirac, par l’un de ses amis sénateurs. Soigneusement choisi par l’équipe du Zebu Overseas Board, l’animal avait fier allure, semblait incarner robustesse et force. Baptisée Lautello il fut placé à Andranomanelatra chez Monsieur Jules Randriamanantena. Au bout de trois semaines à peine, Monsieur Jules s’est rendu au bureau à Antsenakely pour dire que le bel étalon de Monsieur Chirac s’avérait un vrai fainéant ! Déçu par cette bête oisive qui n’était qu’apparence, ce paysan a demandé de lui fournir un autre zébu qu’il choisirait lui-même cette fois-ci. Sans doute moins beau, mais travailleur. « Pas couleur » comme on dit ici, mais « valeur ! »

Photo : Marché du Zébu / Sophie Jovillard, marraine du Z.O.B., vient à la rencontre de la Responsable du Réseau rural – Juillet 2017 – TV5 Monde – © 2017


MON ZÉBU ! IL EST BEAU ! MAIS D’OÙ PROVIENNENT LES ANIMAUX ? IL EST BEAU

Les zébus n’ont pas de prix. Ils ne se vendent pas au kilo. Un zébu s’évalue à l’oeil. C’est une affaire de connaisseur où seul le paysan est à même de se faire son propre jugement en fonction de l’usage qu’il prévoit de l’animal. Si le zébu adolesce encore, il demandera de finir son dressage. Il coûtera en nourriture avant de pouvoir être rentable. S’il est trop gros ou trop âgé, il ne conviendra pas non plus parce qu’ici, on ne nourrit pas une bête qui ne travaille pas. Depuis feu Lautello, ce sont les paysans qui font leur choix en tenant compte également de leur capacité à conduire à bon terme la location-vente sur laquelle ils souhaitent s’engager. La responsable des Souscripteurs et la responsable du Réseau rural sont présentes pour contractualiser les achats, afin de garantir le bon usage des PEZ et s’assurer que l’animal a bien le carnet officiel qui l’identifie, mais elles n’interviennent plus dans le choix des bestioles. Le paysan décide seul. Les sources d’approvisionnement sont de deux ordres. Si le paysan a repéré un animal chez un voisin, pour être conforme à la loi, le Zebu Overseas Board demande à ce que le zébu soit inscrit dans le livret de bovidé de l’acquéreur pour être rayé de celui du vendeur.

Cette formalité administrative accomplie, le Zebu Overseas Board convie le vendeur, l’acquéreur et son éventuel conjoint, plus le garant, à écouter la lecture du contrat pour s’assurer que tout le monde en a bien compris les termes et s’accorde sur ceux-ci. Une fois que le vendeur, l’acheteur, le garant ont signé chacun leur contrat et l’échéancier, ces documents doivent être “légalisés“ auprès de la commune pour devenir officiels. Si l’achat se fait au marché, les différents documents sont scannés sur place. Les formalités sont les mêmes. Dans tous les cas, chaque contractant reçoit un double du dossier, le chèque est remis par le Z.O.B. au vendeur. Le bénéficiaire s’acquittera des frais de dossier et du dépôt de garantie. Par ailleurs, la responsable du Réseau rural vérifie que tous les animaux achetés que ce soit au marché ou chez un voisin, sont bien déclarés et enregistrés.


5.800 PEZ EN 20 ANS ! AVEC QUELS MOYENS ? Douze collaborateurs composent l’équipe du Zebu Overseas Board : – Un gérant ; – un co-gérant : – une personne responsable des Souscripteurs ; – une personne responsable du Réseau rural ; – deux animateurs Réseau rural ; – un comptable ; – un responsable des encaissements. Il y a également : – un chef de ferme, responsable de la formation ; – trois agents de ferme. Ce sont des postes permanents. Il y a des locaux et du matériel. La gestion de cette entreprise ressemble à celui des associations et des ONG. De la même manière qu’elles affectent une partie de l’argent qu’elles reçoivent (en subventions, cotisations et dons) pour assurer leurs besoins structurels et mener à bien leur action, les PEZ contribuent également au fonctionnement de cette entreprise.

Photo : Siège social du Z.O.B. / Réunion du comité d’attribution Source Z.O.B. – © 2017

Le salaire de la gérance n’a pas bougé depuis 2011. Il est de deux millions d’Ariary soit environ 500 euros mensuels. Par rapport au cours de 2011 cela représente une dévaluation aux alentours de 30 %, en contrepartie d’une inflation qui de son côté va bon train. Le tout sans couverture sociale…

Le Zebu Overseas Board dispose d’un véhicule tout-terrains pick-up qui date de 2011. Ce n’est pas un 4x4 de luxe… Il a des années de brousse et ne rutile plus vraiment. Il y a aussi deux petites motos chinoises. Elles sont mises à rude épreuve pour couvrir un rayon d’action qui s’étend sur plus de cent kilomètres. Les tarifs du carburant, des pièces et de l’entretien sont indexés sur ceux d’Europe ou d’ailleurs. Autant dire qu’au regard du niveau de vie à Madagascar, le recouvrement se fait à prix forts. Les bureaux sont simples. Il s’agit d’une seule pièce dans laquelle a été bricolé une mezzanine. Le parc informatique est à renouveler. La ferme pédagogique demande beaucoup d’entretien. Il faudrait y faire des travaux. Quand il est besoin de se déplacer, les frais de missions et réceptions sont de 10 000 Ariary (2,50 euros) le repas et de 15 000 Ariary (3,75 euros) la nuité.


Photos : Madatrek fait une halte au Z.O.B.. Allexandre et Sonia rende visite à Edmond et Louisette Nambintsoa. Grâce à leur sérieux, le couple a bénéficié de plusieurs souscriptions qui leurs ont permis de devenir les heureux propriétaire de plusieurs animaux et d’améliorer leur quotidien. – Source MADATREK – © 2017

QUEL EST LE MONTANT DES SOUSCRIPTIONS ? C’EST à VOTRE BON CŒUR ! Chaque PEZ (Plan Épargne Zolidarité) répond à des projets et à des besoins de développement différentes.C’est donc suivant les instructions des souscripteurs qu’avec les PEZ le Zebu Overseas Board achète – en leurs noms – un bien sur pattes ou sur roues, choisi par un paysan selon ses moyens, puisque c’est lui qui rachète ce bien sous la forme d’une location-vente dont il convient préalablement avec le comité d’attribution.

Souscription pour un PEZ zébu et belle zébute (trois ans)

Souscription pour un PEZ métisse (trois ans)

Le montant de la souscription d’un Plan Epargne Zébu est de 350 euros. Sa durée est de trois ans au terme desquels le souscripteur aurra deux ans pour récupérer, en Ariary, à Antsirabe, l’équivalent de 402,50 euros.

Le montant de la souscription d’un Plan Epargne Métisse est de 700 euros. Sa durée est de trois ans au terme desquels le souscripteur aurra deux ans pour récupérer, en Ariary, à Antsirabe, l’équivalent de 805 euros.

A Madagascar, le zébu est un animal de labeur. Il symbolise la réussite. Le zébu mâle sert dans les champs.Avant la plantation du riz, le zébu fait office de désherbant et de fertilisant. Il donne du bon fumier. C’est pour ainsi dire la seule source d’engrais des agriculteurs malagasy. C’est donc un bon moyen de revenus, tout autant que la force tranquille de ce noble animal qui semble pouvoir tirer inlassablement sa charette pour transporter mille et une choses d’un pas lourd et infatiguable.

Grâce au PEZ Métisse, voila de quoi faire son beurre pour un paysan. La Métisse est l’animal le plus demandé pour la production de lait.Une belle zébute métisse peut faire entre trois et dix litres de lait par jour. Plus la Métisse tend vers la vache, plus elle donne de lait mais plus elle est chère.

Quand à “Madame”, autant les un ou deux litres de lait quotidien d’une belle zébute subviennent généralement à une famille, autant ils ne constituent pas vraiment une source de revenus. La zébute est avant tout demandée pour la reproduction. Croisée avec un taureau ou un zébu métisse, elle mettra bas d’un petit Métisse, animal très prisé des paysans malgaches. Avec de bons soins, une belle zébute se reproduit une fois l’an.

Les Métisses sont très appréciées des paysans parce qu’elles produident presque deux fois plus de lait que nos chères belles zébutes malgaches. Les Métisses sont plus résistantes que des vaches laitières pures. On dit ici qu’elles sont une race améliorée. En fonction de son prix, vous êtes tout seul ou regroupés à plusieurs pour financer une zébute ou un zébu métisse qui lui, servira à la reproduction et au labeur.


Souscription pour un PEZ charrette (trois ans) Le montant de la souscription d’un Plan Epargne Charette est de 800 euros. Sa durée est de trois ans au terme desquels le souscripteur aurra deux ans pour récupérer, en Ariary, à Antsirabe, l’équivalent de 920 euros. La charrette est l’accessoire indispensable au couple de zébus amoureux. Ne dit-on pas que l’amour c’est regarder ensemble dans la même direction ? Tirée par deux zébus, une charrette permet le transport des récoltes, du fumier, du fourrage, mais aussi des briques, du bois… et des gens ! Parfois le possesseur d’une charrette loue son attelage à d’autres paysans qui n’en ont pas, ce qui lui permet de gagner plus en travaillant moins. Là encore, il vous est possible de vous regrouper pour souscrire cet“utilitaire” 100 % écologique. Souscription pour un PEC cochon / cochonne (un an) Le montant de la souscription d’un Plan Epargne Cochon est de 150 euros. Sa durée est de un an au terme duquel le souscripteur aurra deux ans pour récupérer, en Ariary, à Antsirabe, l’équivalent de 156 euros.

Avec les Plan Épargne Cochon, le Zebu Overseas Board achète de petits cochos roses de deux ou quatre mois, de race localeou d’importation (Large White…) pour les placer. Les animaux sont rachetés sur une durée de 12 mois maximum, par les famills qui vont les élever. En général, les paysans demandent un cochon et une ou deux cochones pour la reproduction.Parfois la demande ne porte que sur un mâle, pour l’engraisser et le vendre en boucherie. Les paysans sont très intéressés par ces bêtes. Elles représentent un investissement à court terme pour lequelles revenus ne se font pas attendre.


QUE SE PASSE-T-IL À LA FERME PÉDAGOGIQUE ? Le Zebu Overseas Board dispose d’une ferme. Elle est implantée sur 1,6 hectare, à côté de l’aéroport d’Antsirabe. Un élevage de cochons et de poules pondeuses et quelques cultures maraîchères servent à son auto-financement. C’est également un lieu que viennent voir les souscripteurs ainsi qu’un certain nombre de tour-operateurs qui nous soutiennent et qui désirent sensibiliser les touristes sur l’action du Z.O.B. auprès de paysans, des éleveurs et des agriculteurs. Cette ferme accueille également les scolaires qui peuvent ainsi découvrir ce que sont les métiers de l’élevage et de la culture. Une partie du terrain est dédié au jardin d’enfants et un autre espace est consacré aux semences sans frontière, en partenariat avec l’association Kokopelli, deux projets qui ont vu le jour en 2017.

Photos : Des Tour-operateurs proposent dans leurs circuits une visite de la Ferme pédagogique du Z.O.B.. Ici un groupe fait une souscription collective. Source Z.O.B. – © 2017


BÍENVENUE DANS

LE JARDÍN D’ENFANTS L’idée du Jardin d’Enfants de la Ferme pédagogique est d’accueillir des enfants défavorisés et de mettre à leur disposition un espace à cultiver pour y faire un potager, en préparant la terre, en semant, en arrosant et en entretenant jusqu’à la récolte qui de fait leur revient – dans son intégralité – pour récompenser leurs efforts. C’est pour eux l’occasion de découvrir tous les secrets de la terre et des cultures et le plus important, de recueillir le fruit de leurs efforts.. Le Jardin d’Enfants permet : – à chaque enfant d’accomplir un travail de la préparation jusqu’à en récolter les fruits ; – d’être fier de soi et devant les autres, à travers ce qui a été accompli et réussi ; – de voir qu’avec du travail on peut manger et se débrouiller pour ne plus être dépendant. Si chaque enfant plante qui des tomates, qui des haricots verts, qui du persil ou des oignons, etc. il sera nécessaire que tous échangent, partagent pour que tous puissent rapporter un panier varié. C’est ici que la communauté et le lien social prennent leur importance. Ce cycle d’exercices pratiques est également un support de cours sur la fécondation des plantes, le rôle de leurs fleurs puis de leurs fruits pour expliquer le cycle de reproduction, de croissance et de vie des cultures et de la nature.


Le jardÍn de

Semences sans FrontÍÈre

« La plupart des paysans des pays les plus pauvres n’ont plus accès aux semences libres et fertiles. Leurs variétés paysannes traditionnelles ont été remplacées, au fil de ces dernières années, par les OGM, des variétés hybrides F1 et chimères génétiques stériles de l’industrie agroalimentaire. La campagne Semences Sans Frontière a pour mission de répondre à l’appel des communautés rurales des pays les plus pauvres, par l’envoi de SEMENCES BIOLOGIQUES DE VARIÉTÉS POTAGÈRES, LIBRES DE DROITS ET REPRODUCTIBLES. Avec sa campagne Semences Sans Frontière, Kokopelli répond aux demandes de ces paysans en situation de détresse alimentaire en leur offrant des semences à partir desquelles ils pourront retrouver leur autonomie semencière. Grâce à la campagne Semences Sans Frontière de Kokopelli, de nombreuses communautés rurales se réapproprient leur production semencière et alimentaire. Elles sortent ainsi de la dépendance vis-àvis du marché. » (Extraits de la brochure de présentation de la campagne Semences Sans Frontière).

— « La ferme pédagogique permet entre autre de former et de sensibiliser les paysans et les éleveurs sur divers aspects de leur travail. » explique Monsieur Bruno, le chef de ferme. — « A travers l’aide que nous apportons, il ne s’agit pas de moderniser ni de changer les modes de vies. Mais nous avons un devoir de sensibilisation sur les mutations qui nous entourent et sur leurs conséquences. Nous avons également un devoir de transmission car nous sommes encore détenteurs de savoirs-faire que nous tenons de nos parents et grands-parents et qui ailleurs, disparaissent au profit d’une normalisation que dicte la mondialisation par la finance. Nous avons mis en place un jardin de semences biologiques et reproductibles librement, pour préserver, à notre façon, l’indépendance semencière et alimentaire de nos paysans. C’est pour cela que nous nous sommes rapprochés de l’association Kokopelli. N’oublions pas que la région d’Antsirabe porte le nom de “Grenier de Madagascar”. Nous sommes farouchement opposés à ce que des semences soient génétiquement modifiées et fasse l’objet de brevets. Le prétexte de rendement cache une boulimie financière, où des société comme Monsanto (https://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto) mettent sciemment en jeux la santé publique, alors qu’à la base la nature est faite pour nous permettre de subvenir sainement à l’en-

semble nos besoins alimentaires, sans qu’il soit besoin de modifier génétiquement l’œuvre du créateur. Il faut songer que près de 80 % de variétés des semences que nous connaissions ont aujourd’hui pratiquement disparu de la sutface du globe. A Madagascar, l’agriculture a encore une taille humaine et au Z.O.B. chacun est convaincu que la permaculture, la culture en semis directs etc. ou encore les semences librement reproductibles sont des solutions pour renouer le contact et l’écoute avec la nature et assurer un développement durable qui soit véritablement profitable à tous, si nous voulons, avec sincérité, préserver la fertilité de cette Terre-Mère nourricière que nous transmettrons à nos enfants. »


DE BOUCHE À OREILLE, LE MONDE EN PARLE En cliquant ici, vous pourrez visionner les émissions et reportages à propos du Zebu Overseas Board. En cliquant là, vous pourrez également visionner :

C’est un immense honneur d’être soutenus par Sophie Jovillard et Franco Clerc, deux amoureux de Madagascar bien connus du public. Une belle manière pour le Zebu Overseas Board de fêter vingt ans et près de 5800 souscriptions ; un bel encouragement pour continuer d’agir.

France O – Passion Outre-mer Les trésors de l’Ile Rouge  France 5 – Échappées belles Madagascar, luxuriante et généreuse

Sophie Jovillard ________________________________ LA MARRAINE DU ZEBU OVERSEAS BOARD Faut-il encore vous présenter Sophie Jovillard, journaliste emblématique de l’émission Échappées belles ? Depuis 12 ans, le public ne s’y trompe pas. Chaque samedi soir, la sincérité et l’authenticité des reportages classent cette merveilleuse invitation à la découverte et au voyage, en tête des audiences TNT sur France 5.

Franco Clerc ________________________________ LE PARRAIN DU ZEBU OVERSEAS BOARD Expositions, conférences, workshop… Originaire de Madagascar où il vit, la réputation de Franco n’est plus à faire. On pourrait dire de cet esprit créatif que c’est un conteur. Franco est scénariste. Auteur de bandes dessinées et réalisateur, Franco CLERC s’est d’abord fait connaître avec la Société des antithèses, un ouvrage satirique réalisé à compte d’auteur sur un Madagascar antinomique, où la liberté d’expression reste discutable. Franco CLERC est publié en France aux éditions l’Harmattan. On lui doit un excellent thriller en deux tomes “la fille volée” et “joyeuses retrouvailles”, qui se déroule dans les méandres et la noirceur d’Antananarivo, la capitale Malgache. Primé à plusieurs reprises pour ses œuvres cinématographiques, Franco CLERC est une figure bien connue du Festival du Court à Madagascar, une rencontre annuelle qui aujourd’hui rassemble les plus grands réalisateurs du continent Africain.


Remerciements Le Z.O.B. remercie pour leur soutien et leur confiance, tous les souscripteurs auxquels s’ajoutent l’association Touraine Madagascar et le collège Rabière, l’association Tsarabe Madagascar, l’association Mille Zébus, Sophie Jovillard, Franco Clerc, Ellen Spinnler, Franz, Madatrek, Alexandre et Sonia Poussin, Charles Giblain, Julien Leraillé, Gilbert Eusèbe, Bruno Peltier, Mireille Rakotomalala, Frederic Bouvier, Philippe Church, Meggy Boizumeau, Thibault Grelier, Hugo Levavasseur et le lycée de Chatellerault, Ornella Razafindrabe, Mr Mondialisation, le Guide du Routard, the Lonely Planet, tous les médias qui nous regardent, sans oublier celles et ceux qui sans être cités, se reconnaîtrons.  Renseignements et contact ________________________________ ZEBU OVERSEAS BOARD +261 20 44 492 04 contact@zob-madagascar.org www.zob-madagascar.org BP 69 –110 Antsirabe – Madagascar

ZEBU OVERSEAS BOARD  

Derrière cet acronyme, découvrez le cowfunding. Une idée originale, crée en 1997 pour soutenir des familles de paysans à Madagascar en deven...

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