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CATHÉDRALES

1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE ROUEN - MUSÉE DES BEAUX-ARTS 12 AVRIL - 31 AOÛT 2014 – DOSSIER DE PRESSE –

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CATHÉDRALES

1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE ROUEN - MUSÉE DES BEAUX-ARTS 12 AVRIL - 31 AOÛT 2014

SOMMAIRE LA PROCHAINE GRANDE EXPOSITION À ROUEN ! PROLOGUE

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I. LA REDÉCOUVERTE DU GOTHIQUE : ALLEMAGNE ET GRANDE-BRETAGNE .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . II. DU CÔTÉ FRANÇAIS : L’ENGOUEMENT ROMANTIQUE

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III. DÉPASSER LE MYTHE ROMANTIQUE : L’APPROPRIATION DES CATHÉDRALES PAR LES PEINTRES PAYSAGISTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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IV. LA CATHÉDRALE MÉTAPHORIQUE

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ÉPILOGUE

SOMMAIRE & EXTRAITS DU CATALOGUE SCÉNOGRAPHIE

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AUTOUR DE L’EXPOSITION Gothique frémissant : Installation vidéo monumentale de Françoise Jolivet et Roy Lekus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Colloque international La cathédrale transfigurée : Regards, Mythes, Conflits .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Projets hors-les-murs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Animations et manifestations .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24-26 Journée de gratuité du 14 juillet .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN

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LE WALLRAF-RICHARTZ-MUSEUM & FONDATION CORBOUD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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The Cathedral : Romanticism – Impressionism – Modernism .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

MÉCÈNES ET PARTENAIRES COMMISSARIAT

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INFORMATIONS PRATIQUES

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

LA PROCHAINE GRANDE EXPOSITION À ROUEN ! UNE COPRODUCTION AVEC LE WALLRAF-RICHARTZ MUSEUM DE COLOGNE QUI SERA LA SECONDE ÉTAPE DE L’EXPOSITION

180 CHEFS-D’ŒUVRE 2 SIÈCLES DE CRÉATION 60 ARTISTES Goethe, Friedrich, Victor Hugo, Constable, Turner, Corot, Sisley, Pissarro, Monet, Rodin, Redon, Moreau, Marquet, Delaunay, Kupka, Schwitters, Feininger, Chagall, De Staël, Morellet, Delvoye… UNE SURFACE DE 1200 m2 soit 15 salles. 121 JOURS D’OUVERTURE (fermé les mardis et le 1er mai) 53 CRÉNEAUX DE SOIRÉES PRIVÉES POSSIBLES (sauf le dimanche et le mardi) UN COLLOQUE INTERNATIONAL organisé avec les universités de Rouen et de Nanterre. UN CATALOGUE EN VERSION FRANÇAISE ET ALLEMANDE UNE RECONNAISSANCE NATIONALE – Le patronage du ministère des Affaires étrangères – Le Label « Centenaire » délivré par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale

DE GRANDS PRÊTEURS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX Le musée des Arts Décoratifs, le Musée d’Orsay, le Musée Rodin, la Bayerische Staatsgemäldesammlungen de Munich, le Museum der Bildenden Künste de Leipzig, la National Gallery de Londres, la Tate Gallery de Londres, the Art Institute of Chicago, le Metropolitan Museum of Art de New-York, le Museum of Modern Art de New-York, el Museo de Arte Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Moderna Museet de Stockholm, le Schweizerisches Nationalmuseum de Zurich…

Ce projet d’exposition propose d’explorer, à la lumière du rapport franco-allemand, un thème qui n’a jamais été abordé jusqu’ici : la place de la Cathédrale dans l’imaginaire artistique et dans le débat national, depuis Goethe et Victor Hugo jusqu’à la première guerre mondiale. Il réunit deux villes, qui chacune conservent une cathédrale mondialement renommée, et deux musées, considérés parmi les plus remarquables d’Europe, à la fois pour leurs collections et leur programmation. L’exposition réunira environ 250 œuvres, peintures, objets d’art, photographies, maquettes, couvrant un siècle d’aventures artistiques franco-allemandes. Une seconde étape est programmée au Wallraf-Richartz Museum de Cologne où l’exposition sera présentée du 26 septembre 2014 au 18 janvier 2015. Cette exposition bénéficie des prêts exceptionnels du musée des Arts décoratifs de Paris et du musée d’Orsay. Un colloque international se tiendra les 13, 14 et 15 mai 2014, en partenariat avec les universités de Rouen et de Paris-Ouest. Après avoir sombré dans l’oubli pendant plusieurs siècles, la cathédrale gothique, qui incarne par excellence l’architecture monumentale du Moyen-Âge, a connu au XIXe siècle une renaissance inattendue, devenant un emblème de l’identité nationale, pour la monarchie comme pour l’Empire ou la République. Par une constante référence au passé, elle a été utilisée comme surface de projection non seulement par les adeptes de la religion et de la foi, mais aussi par leurs adversaires. Aujourd’hui encore, la restauration d’innombrables cathédrales françaises et l’achèvement de la cathédrale de Cologne, menés au XIXe siècle, sont les signes visibles de l’esprit de cette époque. On sait rarement combien la cathédrale gothique a également servi de sujet en poésie, musique, peinture et au théâtre ou à l’opéra au cours du XIXe siècle, fournissant une inépuisable source d’inspiration à de très nombreux écrivains, compositeurs, artistes plasticiens et décorateurs. À considérer le nombre et la diversité de peintres ayant éternisé les formes architecturales gothiques sur la toile, on ne peut que conclure à la présence d’un phénomène fondamental dans la culture francoallemande, qui n’a jamais été traité dans une exposition. L’exemple le plus célèbre est la série que Monet consacre à la cathédrale de Rouen. Elle doit être comprise non seulement comme une expérience plastique, mais aussi comme le produit d’un long processus d’appropriation du monument par la nation. De ce point de vue inédit, nous suivrons les grands mouvements de convection qui l’ont précédé dans le débat autour du patrimoine monumental au XIXe siècle, puis les réappropriations de l’image de la cathédrale après Monet, la cristallisation de ce motif en tant que symbole national de part et d’autre du Rhin, jusqu’au traumatisme du bombardement de la cathédrale de Reims. Le parcours se termine sur une vision de la cathédrale moderne à travers les œuvres de grandes figures de l’art moderne et contemporain.

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

PROLOGUE 4


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

LES CATHÉDRALES OU L’HISTOIRE D’UN REGARD À l’époque gothique, les chantiers des cathédrales, des abbayes, des églises sont souvent représentés dans les enluminures, les vues urbaines (Maître de Sainte-Gudule, Musée du Louvre), et font parfois l’objet de maquettes (Saint-Maclou, Musée des Beaux-Arts de Rouen). À partir du XVIIe siècle, une tradition des « perspectives de nefs » et des vues de villes, aux Pays-Bas (Saenredam, Peter de Neef…), renouvelle cette iconographie. Néanmoins, alors même que des efforts considérables sont dépensés pour ériger les édifices les plus somptueux et diffuser leur image, une église n’est cathédrale qu’à partir du moment où elle est le siège de l’évêque. C’est au XIXe siècle que ce terme s’impose et que le grand édifice gothique devient l’archétype, l’image même de la cathédrale. Cette salle résume l’histoire de ce glissement sémiologique à travers quelques-unes des plus insignes représentations médiévales. Jean-Charles Develly, Couronnement de Charles X à Reims, le 29 mai 1825 Aquarelle, gouache, 37 x 37 cm Cité de la Céramique de Sèvres, France © RMN-Grand Palais (Sèvres, Cité de la céramique) / Martine Beck-Coppola

SACRES ET MASSACRES En tant que forme symbolique, la cathédrale incarne la foi chrétienne, ainsi que l’alliance entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel : la plus importante des cathédrales françaises est à cet égard celle de Reims, lieu du couronnement des Rois de France. À cause de cette double portée symbolique – religieuse et royale – ces monuments furent parmi les plus touchés par le vandalisme révolutionnaire : l’intérieur de Notre-Dame de Paris fut saccagé, et les sculptures de la galerie des rois, prises pour la figuration de la dynastie française, décapitées. Dès 1795, Alexandre Lenoir ouvre le Musée des Monuments français, où il a collecté les statues et tombeaux sauvés de la furie révolutionnaire. Après la Restauration, les Cathédrales continuèrent d’être au cœur des enjeux politiques. Napoléon se fait couronner en grande pompe à Notre-Dame de Paris en 1804 ; vingt ans plus tard, Charles X signe un véritable retour à la symbolique de l’Ancien Régime par son couronnement à Reims ; Napoléon III utilisera Notre-Dame de Paris pour les célébrations du Second Empire, comme le fera également la IIIe République. La continuité triomphe in fine de l’épisode iconoclaste et investit le monument d’une fonction symbolique universelle.

Page précédente : Paul Delaroche, L’Art gothique ou Le Moyen Âge, 1853 Huile sur toile, 53 x 54 cm Musée des Beaux-Arts de Nantes, France © RMN-Grand Palais / Gérard Blot 5


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

I. LA REDÉCOUVERTE DU GOTHIQUE : ALLEMAGNE ET GRANDE-BRETAGNE 6


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

Carl Gustav Carus, La Musique, 1826 Huile sur toile, 23,3 x 21,5 cm Galerie Neue Meister, Dresde Etat Art Collections

John Constable, La Cathédrale Salisbury vue de la propriété de l’évêque, vers 1825 Huile sur toile, 87,9 x 111,8 cm

LE ROMANTISME ALLEMAND La redécouverte du gothique se déploie simultanément dans plusieurs pays européens, et trouve son accompagnement dans une esthétique qui se formule différemment dans les pays germaniques et dans les territoires anglo-normands. Dans les pays germaniques, Goethe réactive l’imaginaire gothique médiéval, notamment dans sa célèbre pièce Faust où le personnage de la pieuse Margarete tient un rôle majeur. Lieu de méditation de Goethe, la cathédrale de Strasbourg nourrit, de part et d’autre du Rhin, le mythe de l’architecte maître d’œuvre d’une cathédrale où tous les arts sont réunis, à travers la légende d’Erwin von Steinbach. Dans son ouvrage Von deutscher Baukunst (Architecture Allemande) publié en 1772, Goethe considère en effet l’architecte de la cathédrale de Strasbourg, Erwin von Steinbach, comme un génie, et il glorifie le vocabulaire décoratif gothique comme l’incarnation même de la tradition nationale germanique (au lieu de dénigrer ce style comme primitif et inférieur, comme c’était souvent le cas à l’époque). Mais c’est surtout autour de Schinkel, Friedrich et Carus que se manifeste ce courant. Chez Carus, le motif paysager monumental, religieux, est un signe de la fusion entre art, nature et spiritualité ; de même chez Friedrich, le sentiment de foi quasi-mystique est toujours présent, mais il communie avec l’éclosion d’une exaltation nationale, la cathédrale faisant une avec la terre sur laquelle elle a été bâtie. Rapidement, la cathédrale, à l’instar de celle de Cologne, commencée au XIIIe siècle mais achevée par une ultime et décisive phase de construction entre 1842 et 1880, incarne la longue et difficile construction de la Nation allemande. LE ROMANTISME ANGLAIS À cette exaltation germanique du gothique, il est éclairant de confronter la « nouvelle peinture » romantique de paysage défendue par Constable, tout spécialement en Normandie, qui devient le lieu de la transmission des théories britanniques aux artistes français, au moment où les pratiques du tourisme culturel se mettent en place. Les peintres anglais tels Turner et Samuel Prout sont adeptes de ces voyages en Grande-Bretagne et sur le continent, durant lesquels ils explorent et dépeignent les monuments, parfois dans le but d’en tirer des séries de vues aquarellées ou lithographiées formant un ensemble dans le goût des « voyages illustrés ». Turner s’attache à retracer dans ses aquarelles les modelés de la lumière sur les arabesques gothiques à l’intérieur des cathédrales anglaises et françaises, telles Salisbury et Rouen. Un demi-siècle plus tard, l’historien de l’art John Ruskin parcourt lui aussi la France et formalise la connaissance de l’art gothique par la publication d’un ouvrage majeur, Les Sept Lampes de l’architecture, édité en 1849. À l’occasion de ses voyages, il réalise de nombreuses esquisses ainsi que des moulages de détails sculptés.

The Metropolitan Museum of Art (New-York, États-Unis) / Don de Mary Stillman Harkness en 1950 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMNGrand Palais / image of the MMA

Page précédente : James Roberts, Intérieur de la cathédrale de Chartres Aquarelle, 95,5 x 68 cm Fontainebleau, dépôt du musée du Louvre © RMN-Grand Palais (Château de Fontainebleau) / Jean-Pierre Lagiewski 7


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II. DU CÔTÉ FRANÇAIS : L’ENGOUEMENT ROMANTIQUE 8


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VOYAGES PITTORESQUES, PHOTOGRAPHIES ET CHANTIERS : LA NAISSANCE D’UN PATRIMOINE

Charles Steuben, La Esméralda, 1839 Huile sur toile, 195 x 145 cm Musée des Beaux-Arts de Nantes, France © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

En France, la tradition paysagiste est revivifiée par le courant lithographique d’édition des Voyages pittoresques dans lesquels les lecteurs trouvent des illustrations des principaux monuments de France. Ce mouvement est à mettre en relation avec la constitution de l’inspection des monuments historiques, créée en 1830. En effet, la France est animée vers le milieu du XIXe siècle par un important mouvement de (re)découverte de son patrimoine régional : le territoire est arpenté, ses monuments reproduits, documentés, divulgués, peu à peu protégés, préservés, restaurés. En parallèle des grands chantiers de restauration, de vastes campagnes de collectes sont entreprises pour sauvegarder les restes d’un patrimoine longtemps négligé. La commission des Monuments historiques crée en 1851 la « mission héliographique » et envoie les pionniers de la photographie prendre des clichés des monuments français. D’autres, tels que Viollet-le-Duc, préfèrent la réalisation de moulages sur nature, pour garder un relevé des sculptures des portails et façades. Ainsi se constitue un matériel didactique, qui constitue aujourd’hui un champ patrimonial dont la redécouverte est en plein essor. La technique du moulage se révéla également cruciale dans la reconstitution des sculptures irrémédiablement détériorées ou détruites lors des bombardements. VICTOR HUGO ET NOTRE-DAME DE PARIS Victor Hugo participe lui aussi au mouvement de prise de conscience de la valeur du patrimoine français : ses pages pour la défense du vieux Paris sont restées dans les mémoires. Plus largement, l’auteur insuffle une force irrésistible à la vogue médiévale et gothique par son roman Notre-Dame de Paris, qui inspira de nombreux artistes. Tout comme le Faust de Goethe, Notre-Dame de Paris connaît de nombreuses éditions illustrées qui répandent de part et d’autre du Rhin l’imaginaire gothique. Il est identifié par ses contemporains à la cathédrale : « les tours de Notre-Dame étaient l’H de son nom », écrit Léon Vacquerie.

Page précédente : Charles Nègre, Le Stryge, 1853 32,5  x 23 cm Musée d’Orsay, Paris (France) © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski 9


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LES GARGOUILLES ET LE STRYGE : L’INVENTION D’UNE ICÔNE DANS LE PANORAMA URBAIN Le Stryge, sculpté au haut de la galerie Notre-Dame, fait partie d’une série de « gargouilles » réalisées d’après les dessins de Viollet-le-Duc. Au lendemain de 1848, les monstres associés à la vision panoramique de la capitale exprimaient comme un fantasme les peurs et la fascination des soulèvements révolutionnaires qu’il s’agissait d’exorciser ou d’exalter. Son allure, évoquant la pose d’un penseur mélancolique a inspiré de nombreuses œuvres, dont les plus importantes sont la photographie de Charles Nègre et la gravure de Charles Meryon, assortie d’une légende qui en fait un emblème de luxure dans la moderne Babylone. Ce thème est repris par de nombreux artistes en visite à Paris jusqu’à la fin du siècle. Il connaît d’innombrables variations et réinterprétations de Carriès à Chagall en passant par Brassaï.

Charles Frechon, Rouen, L’Abbatiale Saint-Ouen vue de la cathédrale, 1891 Huile sur toile, 35 x 27 cm Collection particulière © Dominique Langlois

ARTS DÉCORATIFS : LE MOTIF « À LA CATHÉDRALE » Les arts décoratifs romantiques sont inspirés par le thème du décor « à la cathédrale » où s’entremêlent, de la Restauration à la Monarchie de Juillet, les souvenirs de l’Ancien Régime et une ambiance littéraire : on le retrouve sous de nombreuses formes, et notamment dans le mobilier, comme dans les reliures des livres qui deviennent « cathédrales de poche » (Ruskin). La dimension politique et confessionnelle se ressent moins dès lors que ce répertoire se répand comme une mode, appréciée dans les intérieurs féminins de la Cour et de l’aristocratie chez les « grandes dames de 1830 » : le répertoire de l’ornementation religieuse y est détourné au profit de bibelots de luxe, ce qui témoigne tantôt d’une certaine forme de laïcisation, autant que de la prégnance du catholicisme. Le décor à la cathédrale apparaît aussi dans des objets de grand luxe, d’exposition de l’industrie, ou comme cadeau diplomatique échangé entre les Cours de l’Europe monarchique. Cette section de l‘exposition bénéficie des prêts exceptionnels du musée des Arts Décoratifs.

Pendule, 1835-1850 Bronze doré, 54,5 x 21,3 x 12,7 cm Musée des Arts Décoratifs de Paris, France © Les Arts décoratifs /Jean Tholance

Scénographie de la salle des arts décoratifs © Martin Michel

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III. DÉPASSER LE MYTHE ROMANTIQUE : L’APPROPRIATION DES CATHÉDRALES PAR LES PEINTRES PAYSAGISTES 11


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

COROT ET LE PAYSAGE Les paysagistes de l’école de 1830 et notamment Huet intègrent la cathédrale à leurs représentations panoramiques. Corot, qui est l’inspirateur de l’École de Barbizon, accorde une place importante à la thématique de la cathédrale, élément statique dans un paysage familier et bucolique. Elle signe en quelque sorte les lieux qu’il aime peindre. La découpe de la flèche de la cathédrale ou du clocher de l’église sur le ciel, au centre de la composition, devient un élément de référence dans l’image du paysage urbain ou rural, de part et d’autre du Rhin. L’édition de guides de voyage, qui accompagnent le développement du tourisme fluvial puis ferroviaire, présente des points de vue multiples sur les cathédrales du nord de l’Europe.

Claude Monet, La Cathédrale de Rouen. Le portail vu de face dit aussi Harmonie brune, 1892 Huile sur toile, 1070 x 750 cm Musée d’Orsay, Paris (France) © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

MONET ET LES IMPRESSIONNISTES : LUMIÈRE, SÉRIALITÉ, TERRITOIRE L’invention de la série que développe Monet s’annonce dès 1877 lorsque celui-ci expose : « des intérieurs de gare superbes. On y entend le grondement des trains qui s’engouffrent, on y voit des débordements de fumée qui roulent sous les vastes hangars. Là est aujourd’hui la peinture, dans ces cadres modernes. » Ces nouvelles architectures, que Zola glorifie, sont celles de la modernité. Dans les séries peintes par Monet, la cathédrale de Rouen se présente comme un contrepoint diamétralement opposé au motif de la gare : si cette dernière peut être conçue comme la cathédrale de la modernité, l’édifice rouennais renvoie au passé du monument national et du lieu de mémoire. Une idée que salue Clemenceau lorsqu’il fait paraître son article « Révolutions de cathédrales ». Au moment où Renan rédige Qu’est-ce qu’une nation ? la série de Monet peut s’interpréter comme une volonté de rappeler l’inscription dans le territoire national de la cathédrale normande. Cette section de l‘exposition bénéficie des prêts exceptionnels du musée d’Orsay.

Sisley, dont l’œuvre est dominée par la représentation de champs et de prairies, ne s’est consacré que rarement à des scènes urbaines ou à des monuments architecturaux. Sa série sur l’église Notre-Dame de Moret-sur-Loing est donc exceptionnelle. Cette série révèle de clairs éléments d’imitations vis-à-vis des cathédrales de Monet. Pour la première fois, ces deux séries seront confrontées, montrant comment les peintres impressionnistes ont joué sur le monument diversement éclairé selon les heures et les saisons, et vu sous de multiples points de vue. Pissarro fut lui aussi impressionné par la série de Monet ; cependant, ses tableaux de l’église de Dieppe sont moins marqués par cette influence. Ils révèlent bien plutôt une confrontation visà-vis du vocabulaire formel du gothique. Les vues de Pissarro privilégient également une cathédrale incluse dans la ville, qui se couvre d’affiches publicitaires, et qu’anime toute une foule, sous les auvents des marchands.

Page précédente : Claude Monet, La Rue de l’épicerie à Rouen, 1892 Huile sur toile, 92 x 52 cm Collection particulière, Courtesy Fondation Pierre Gianadda, Martigny © Claude Mercier Photographe 12


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IV. LA CATHÉDRALE MÉTAPHORIQUE 13


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

RODIN : LA CATHÉDRALE, À LA FOIS CHEF-D’ŒUVRE, MONUMENT ET SYMBOLE Dès 1880, Rodin commence à travailler à La Porte de l’enfer, projet sur lequel il revint pendant plus de vingt ans, resté inabouti. Il s’agit donc d’une œuvre qui est en partie contemporaine à la série des Cathédrales de Monet, et qui se propose elle aussi comme un ensemble composite sur le thème du monument religieux. La Porte de l’enfer étant inspirée par la Divine Comédie de Dante, une série de corps de damnés aux poses convulsées est offerte au regard, le tout formant un gigantesque portail de bronze, évoquant les vantaux des cathédrales. C’est l’œuvre d’un sculpteur qui se pense architecte, et travaille dans l’espace monumental. L’intérêt de Rodin pour les cathédrales est également manifeste dans deux autres œuvres très différentes. La sculpture intitulée La cathédrale, réalisée en 1908, enclôt l’espace de deux mains en prière, évoquant l’artistecréateur ou l’ouvrier-bâtisseur à l’œuvre. Rodin écrivit aussi un livre moins connu, Les cathédrales de France, édité à titre posthume et dont on célébrera en 2014 le centenaire de la parution, qui fit l’objet de nombreux croquis préparatoires faits in situ et qui introduit le thème de la cathédrale sous le pinceau de la lumière. Odilon Redon, Le Vitrail ou L’Allégorie, vers 1907 Huile sur toile, 81 x 61,3 cm Don de Ian Woodner Family Collection The Museum of Modern Art, New-York, États-Unis / © 2013. Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence

Othon Friesz, Étude de la cathédrale de Rouen, 1908 Huile sur toile, 55 x 46,3 cm Musée de Grenoble, France Photographie © Musée de Grenoble © ADAGP, Paris 2013

Page précédente : Odilon Redon, La Cathédrale, 1912-1914 Huile sur toile, 0.925 x 0.735 m

AU-DELÀ DE L’IMPRESSIONNISME : LA CATHÉDRALE SYMBOLISTE La fin du siècle voit une floraison d’œuvres littéraires et musicales inspirées par le thème de la cathédrale. L’Architecte de la cathédrale devient une figure de l’artiste maître d’œuvre, véritable démiurge qui opère de fusion des arts, selon le concept wagnérien du Gesamtkunstwerk. Que ce soit Debussy avec La cathédrale engloutie, ou Satie avec les Ogives, les compositeurs se montrent particulièrement réceptifs à ce nouveau motif. Suivant l’inspiration de Baudelaire (« La Nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles »), la Cathédrale est assimilée par les symbolistes à la forêt, organisme vivant qui incarne une totalité perdue. Chez Gustave Moreau émerge le thème de l’ange de la cathédrale, tandis que Redon élit celui de la fenêtre gothique, source de lumière. Inspiré par ces artistes qu’il admire, Huysmans met en scène sa conversion et la cathédrale de Chartres dans roman La cathédrale, paru en 1898. Le suisse Carlos Schwabe illustre de son côté Le Rêve de Zola, le “roman-cathédrale” du grand écrivain naturaliste. Lucien LevyDhurmer et Ferdinand Khnopff donnent corps aux visions du poète belge Georges Rodenbach, qui dans Bruges-la-morte (1892) évoque l’ascendant des monuments gothiques (« l’ombre des hautes tours ») sur l’âme des vivants. MODERNITÉ FRANÇAISE Les artistes modernes n’ont pas négligé ce motif, comme en témoignent les vues de cathédrales de Maximilien Luce à Henri Matisse ou Marquet qui reprennent le cadrage frontal de la cathédrale hérité de leurs aînés ainsi que le principe de la série. Notre Dame de Paris reste un symbole de la capitale qui rivalise avec celui de la Tour Eiffel ; le traitement stylistique de ce motif diffusé par ailleurs par l’imagerie touristique permet à chacun de ces artistes d’exprimer son propre style, un peu comme Étretat l’avait permis pour les peintres impressionnistes. Une conception plus abstraite, qui culmine dans l’œuvre de Matisse, se met en place à partir d’un schéma iconographique familier à tous. Dans un vaste mouvement patriotique, les avant-gardes vont reprendre à leur compte l’architecture gothique qui, avec ses arcs brisés, rend compte des tensions et des ruptures qui se font jour dans l’Europe moderne. En témoignent le cycle de Saint-Séverin par Delaunay, les cathédrales cubistes de Dumont ou de Gleizes, qui participent tous trois au salon de la Section d’Or.

Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek, Munich, Allemagne © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / image BStGS 14


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

1914 : LA CATHÉDRALE EN GUERRE Le bombardement de la cathédrale de Reims au tout début de la Grande Guerre, le 19 septembre 1914, marque la fin d’un monde. L’événement est un choc sans précédent, qui ébranle les amitiés artistiques franco-allemandes. Il donne lieu à une abondante littérature de propagande, accompagnée d’affiches, et de recueils graphiques. Sur la ligne de front, les cathédrales mutilées par les bombardements, comme à Amiens, Arras, Soissons, Noyon, Verdun, deviennent les emblèmes de la barbarie guerrière. Nombreux sont les artistes qui dépeignent cette nouvelle forme de paysage, celle des villes et monuments en ruine. Joseph Félix Bouchor, La cathédrale de Reims, 1917 Huile sur toile, 26,8 x 35 cm Musée national de la coopération franco-américaine, Blérancourt, France © RMN-Grand Palais (Château de Blérancourt) / Gérard Blot

L’exposition Cathédrales 1789-1914 : un mythe moderne participe à la Mission du Centenaire, dans le cadre de laquelle de nombreux événements commémorant l’éclatement de la Première Guerre Mondiale sont organisés partout en France. Plus d’informations sur www.centenaire.org

LA CATHÉDRALE, UN MANIFESTE POUR LES AVANT-GARDES ALLEMANDES La vision que les expressionnistes allemands donnent de la ville, agressive, anguleuse, dynamique, accorde une large place à la cathédrale. Entre les deux guerres, Lyonel Feininger développe une série d’œuvres inspirée par l’église de Gelmeroda, près de Weimar. Sa gravure sur bois d’une cathédrale pour la couverture du Manifeste du Bauhaus - une construction cristalline représentant la triade sacrée de l’architecture, de la sculpture et de la peinture – symbolise les aspirations utopiques du premier programme du Bauhaus. À Hanovre, Schwitters construit dans l’isolement la Merzbau, aussi appelée Cathédrale de la misère érotique, dont l’architecture s’inspire de l’élan des cathédrales gothiques.

Lyonel Feininger, Ruines de la mer, 1930 Huile sur toile, 68,4 x 110 cm The Museum of Modern Art, New York, ÉtatsUnis / © 2013. Digital image, The Museum of Modern Art, New York / Scala, Florence

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ÉPILOGUE 16


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ENTRE ABSTRACTION ET FIGURATION, QUELLE PLACE POUR LA CATHÉDRALE DANS L’ART ? En ouverture et en clôture de l’exposition, nous proposons au public deux œuvres contrastées qui montrent que la cathédrale peut encore aujourd’hui faire l’objet de débat et d’appropriations artistiques. Wim Delvoye utilise de façon récurrente l’image et l’ornementation des cathédrales gothiques dans ces œuvres, pour signifier l’idée d’une œuvre totale, véritable machine de guerre dont aucun détail n’est négligé. Ainsi, dans Caterpillar, la cathédrale gothique se fait support d’une réflexion sur l’art, l’artisanat, la technologie, sur le travail de la matière et de la forme. Chez Morellet, la référence à la cathédrale est à la fois référence à l’art et au passé, et d’autant plus que ses Démonetisations sont une relecture irrévérencieuse de la série des Cathédrales de Monet. À l’aide de tubes de néon, Morellet retrace la silhouette bien connue de l’édifice gothique et donne une version minimaliste du travail sur la lumière proposé par le peintre impressionniste.

Page précédente : François Morellet, Lightly n°4 (Monet démonitisé), 2008 Tubes néon sur toile, 100 x 65 x 4 cm © C. Lancien - C. Loisel / Musées de la Ville de Rouen 17


CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

SOMMAIRE & EXTRAITS DU CATALOGUE

CATALOGUE CATHÉDRALES 1789-1914 UN MYTHE MODERNE 416 pages, prix : 39 € Éditions Somogy ESSAIS Cathédrales, Alfred Grosser Quelques réflexions sur la définition organiciste de la façade telle que l’a formulée Goethe, Roland Recht Le mythe de la cathédrale, Willibald Sauerländer La Cathédrale dans les transferts culturels franco-allemands au XIXe siècle (avant 1870), Mario Kramp La Cathédrale « une création française », l’art gothique et la construction d’une identité nationale, 1870-1914, Michela Passini Vision et réalité – la cathédrale dans la peinture du romantisme allemand, Götz Czymmek La Cathédrale dans le contexte des romantismes anglais et français, Diederik Bakhuys La Cathédrale au XIXe siècle, une histoire du regard, Ségolène Le Men Impressionniste, pointilliste, cubiste, La cathédrale gothique comme motif de la peinture sérielle en France, Dagmar Kronenberger Hueffer La Cathédrale de Cologne, Klaus Hardering La Cathédrale de Rouen, Jean-François Leniaud CATALOGUE I. Introduction par Thomas Bohl II. Sacres et Massacres par Anne-Charlotte Cathelineau III. Romantiques allemands par Götz Czymmek IV. Romantiques anglais et français par Diederik Bakhuÿs V. Victor Hugo par Ségolène Le Men VI. Naissance du monument par Anne-Charlotte Cathelineau VII. Autour de Notre-Dame de Paris par Ségolène Le Men VIII. Stryges par Ségolène Le Men IX. Le Décor « à la cathédrale » par Audrey-Gay Mazuel

PRÉFACE D’ALFRED GROSSER CATHÉDRALES Au mot cathédrales, une image surgit en moi : la sculpture d’Auguste Rodin qui porte ce nom. Deux mains croisées qui se touchent et semblent englober un espace ascensionnel. Mais l’exposition étant organisée de Rouen et de Cologne, ce sont deux autres images qui s’imposent à moi. Pour Rouen, les variations de lumière dans les tableaux de Claude Monet. Pour Cologne, moins sérieusement, le rêve jamais réalisé de voir le Dom, comme ceux de Strasbourg et de Fribourg, débarrassé de tout échafaudage ! Rouen, c’est aussi le lieu où Jeanne d’Arc fut brûlée, non loin de la cathédrale nullement protectrice de l’innocente. La cathédrale de Reims, elle, l’a vue au comble de la réussite, avec le couronnement du roi pour lequel elle avait victorieusement combattu. Cette même cathédrale est devenue, au XXe siècle un symbole franco-allemand, négatif par les bombardements subis, positif par la présence commune du Président de la République et du chancelier allemand, le 8 juillet 1962. […] Le symbole était fort au point qu’il faisait oublier que l’acte créateur avait été accompli douze années auparavant, le 9 mai 1950, par le Ministre français des Affaires étrangères. Aussi convient-il de se reporter à la cathédrale de Metz, non à cause des magnifiques vitraux de Chagall, plus anciens et encore plus beaux que ceux de Reims, mais pour prendre connaissance du texte de l’évêque, Mgr Schmitt, lu le 7 septembre 1963 pendant la célébration des obsèques de Robert Schuman : « Placée au carrefour des routes conduisant du nord vers le sud et de l’ouest vers l’est, cette Cathédrale a vocation à rassembler dans son enceinte des hommes de toutes les nations et de toutes les cultures. La mission de Robert Schuman a été d’être un jeteur de ponts, un homme de la rencontre fraternelle et du dialogue fécond entre des peuples souvent opposés, un apôtre de la réconciliation et de la paix. » Alfred Grosser

ESSAIS VISION ET RÉALITÉ – LA CATHÉDRALE DANS LA PEINTURE DU ROMANTISME ALLEMAND PAR GÖTZ CZYMMEK On a déjà beaucoup écrit sur l’enthousiasme que la cathédrale de Strasbourg inspira à Goethe, frappé d’étonnement par la beauté de l’architecture, l’équilibre et la logique du langage formel du gothique. En outre, l’édifice était à ses yeux un monument purement allemand : « Voilà l’architecture allemande ; car les Italiens ne peuvent se prévaloir d’en avoir une qui leur soit propre, et encore moins les Français » ? déclaration qui fonda le mythe d’un style de cathédrale gothique « allemand […] Le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Karl Friedrich Schinkel. Cet artiste aux talents multiples a abordé le langage formel du gothique de divers points de vue. Architecte de profession, l’un des plus féconds de son époque, il est nommé architecte en chef, puis conseiller supérieur, et à ce titre responsable de l’ensemble des

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X. Monet et les impressionnistes par Sylvain Amic XI. Rodin par Antoinette Le Normand-Romain, François Blanchetière, Sophie Biass-Fabiani XII. La Cathédrale symboliste par Jean-David Jumeau-Lafond XIII. La Grande Guerre par Michela Passini XIV. Modernes français par Marie-Claude Coudert XV. Avant-gardes allemandes par Adam C. Oellers

constructions de Prusse, puis de Rhénanie avec la ville de Cologne. Mais Schinkel est également peintre, décorateur de théâtre, créateur de cadres, de meubles et autres objets de la vie quotidienne. […] Un autre peintre a été inspiré par la piété qu’exprime la représentation de sanctuaires gothiques. Il s’agit de Caspar David Friedrich, qui a d’ailleurs abordé ce thème avant Schinkel. Vers 1800, il réalise un premier dessin à la sépia des ruines de l’abbaye d’Eldena près de Greifswald. De l’ancienne abbaye cistercienne édifiée au début du XVe siècle, il reste un pan de la façade ouest visible de loin. Jusque vers 1825, Friedrich a repris sous des angles différents ce motif d’un fragment de façade dressé, avec sa haute fenêtre en ogive depuis longtemps privée de son remplage. Il n’a pas choisi cette église pour son importance historique ou artistique. De même, la passion romantique, toujours vibrante chez Friedrich, pour les ruines symbolisant l’éphémère et la mort n’est pas l’essentiel de ses représentations d’Eldena. IMPRESSIONNISTE, POINTILLISTE, CUBISTE : LA CATHÉDRALE GOTHIQUE COMME MOTIF DE LA PEINTURE SÉRIELLE EN FRANCE PAR DAGMAR KRONENBERGER-HUEFFER Si la cathédrale constituait un motif idéal à cet égard, elle était aussi et surtout pour Monet l’assurance d’attirer l’attention sur son œuvre. En effet, les cathédrales gothiques focalisaient l’intérêt en cette fin du XIX e siècle : symboles de l’Ancien Régime en tant qu’alliance de la monarchie et du clergé, elles avaient acquis une nouvelle portée au XIXe siècle avec la résurgence des questions de mystique, de religion et de foi, ravivées par réaction envers le rationalisme objectif du siècle des Lumières. Par leur architecture médiévale, elles incarnaient en outre les revendications nationales de la République française. Et comme les deux pays ennemis, l’Allemagne et la France, revendiquèrent à la même époque la redécouverte du gothique, les cathédrales devinrent l’objet d’une rivalité architecturale entre les deux nations. La cathédrale de Rouen, par exemple, reçut une flèche en fer haute de 151 m, qui en fit en 1877 la plus haute construction du monde. Trois ans après, on achevait celle de Cologne par une tour de 157 m, et la ville allemande volait à Rouen le privilège d’abriter l’édifice le plus élevé du monde. […] Une bonne décennie plus tard, au début des années 1890, Claude Monet – âgé d’à peine trente ans lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le peintre connut une période marquée par l’intensification du processus d’unification nationale de l’Allemagne et la crainte de la France de perdre son hégémonie sur la scène politique européenne – choisit précisément la cathédrale de Rouen, non pas comme sujet d’un simple tableau, mais comme thématique de sa série la plus importante formant un ensemble de trente toiles. Traduit de l’allemand par Aude Virey-Wallon

CATALOGUE RODIN : LA VOIX DES BASILIQUES PAR ANTOINETTE LE NORMAND-ROMAIN Comme David d’Angers, Hugo ou Ruskin avant lui, Rodin visita tout au long de sa vie ce qu’il appelait les « cathédrales », c’est-à-dire des édifices, religieux ou non, appartenant surtout à la période gothique et à la Renaissance. Il éprouvait pour eux un véritable amour, de l’ordre de la révélation. […] Il [le gothique] irrigue ensuite la réalisation de la Porte de l’Enfer, commandée en 1880, mais à laquelle, si l’on en croit Maillard, Rodin commença à rêver dès 1875. La commande officielle intervint le 16 août 1880 mais il faut certainement voir

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dans le laconisme de l’arrêté « une porte décorative ornée de bas-reliefs représentant la Divine Comédie du Dante », l’aboutissement d’une période de réflexion, au cours de laquelle il est fort possible que l’artiste ait eu présents à l’esprit les portails de Reims ou de Notre-Dame de Paris, comme une alternative aux portes de la Renaissance italienne. Même si la première esquisse de la Porte de l’Enfer, la petite cire conservée au musée Rodin (S. 1170), et les dessins contemporains dérivent très directement des modèles florentins et notamment de la Porte dite du Paradis réalisée par Lorenzo Ghiberti pour le Baptistère de Florence entre 1425 et 1452, le projet évolua rapidement et, quoique la forme générale de l’ensemble demeurât rectangulaire – ce qui renvoie plutôt au portail florentin, la structure, elle, est inspirée des portails romans ou gothiques, avec un encadrement sculpté en bas-relief, un trumeau et un tympan qui, dès 1882, offrait des scènes dont le sujet est le même que pour un édifice religieux, mais transposé ici dans l’univers de Dante : à gauche l’arrivée aux Enfers et à droite le jugement, la place centrale étant occupée par le Penseur qui joue le rôle d’une figure de tympan. CATHÉDRALE SYMBOLISTE PAR JEAN-DAVID JUMEAU-LAFOND Au moment de publier une édition illustrée du Rêve, roman paru en 1888, Émile Zola insista auprès de Flammarion pour confier ce travail à Carlos Schwabe dont il connaissait les aquarelles pour L’Évangile de l’enfance et peut-être aussi l’huile Les Cloches, exposée au Salon de 1891. « Je suis certain que nous aurons avec lui une œuvre très artistique et très originale », écrit-il à l’éditeur. Dans la mesure où Zola, maître du naturalisme, avait conçu son livre pour « faire la part du rêve dans [sa] série des Rougon-Macquart », subissant ainsi l’influence de l’idéalisme renaissant, il souhaitait une illustration adaptée à cette ambition ; il ne fut pas déçu. Schwabe ne se limita pas à une interprétation narrative mais transposa le roman en visions. […] L’artiste transpose ainsi l’iconographie de la Vierge de miséricorde dont le manteau est remplacé par les ailes de l’oiseau, car Schwabe a bien lu le romancier : « La cathédrale explique tout, a tout enfanté et conserve tout. Elle est la mère, la reine, énorme au milieu du petit tas des maisons basses, pareilles à une couvée abritée frileusement sous ses ailes de pierre […] ». Dans le bas de la composition, trois passiflores laissent échapper des fumées d’encens qui montent vers le ciel. Schwabe choisit aussi un lettrage gothique pour le titre du livre et conçoit une lettrine enluminée dont le motif, une passiflore cernée d’étoiles, évoque une rosace. En sacralisant cette couverture, dont une partie du tirage de l’édition fut imprimée sur soie, l’illustrateur souscrit au néo-mysticisme des années 1890.

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SCÉNOGRAPHIE Martin Michel, scénographe

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AUTOUR DE L’EXPOSITION

GOTHIQUE FRÉMISSANT INSTALLATION VIDÉO MONUMENTALE DE FRANÇOISE JOLIVET ET ROY LEKUS DU 12 AU 27 AVRIL 2014 À L’ABBATIALE SAINT-OUEN DE ROUEN

Le sculpteur Françoise Jolivet et le réalisateur Roy Lekus proposent Gothique frémissant, une nouvelle étape de leur exploration de la complicité entre les créations humaines et la nature. « Les forêts ont été les premiers temples de la divinité, et les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l’architecture. » Prenant au mot cette citation de Chateaubriand, ils transforment l’exceptionnelle nef gothique de l’Abbatiale Saint-Ouen en une majestueuse allée de platanes. La pierre des piliers devient écorce, les ramures des arbres se prolongent jusqu’au sommet de la voûte. Les couleurs évoluent en fonction des heures du jour et du cycle des saisons. Brume, soleil, pluie, neige, orage ou tempête se succèdent. La pierre de la voûte elle-même devient mosaïque végétale... Les auteurs cherchent le dépassement des limites spatiales et mentales conventionnelles par la mise en mouvement de l’architecture par la nature, dans la tradition de Léonard de Vinci transformant par ses fresques la Chapelle du Château des Sforza à Milan en luxuriant écrin de végétation. De courtes citations et aphorismes d’écrivains et de philosophes de tous les temps évoquant les rapports de l’homme, de la nature et de l’art seront projetés sur les piliers, incitant le visiteur à la promenade et à la réflexion. Une composition sonore à partir des bruits de la nature signée Francis Wargnier (Téchiné, Audiard) remplit l’espace de la nef. Durée de la projection : 12’, en boucle. Abbatiale Saint-Ouen, Place du Général De Gaulle, Rouen Horaires : 21h-23h. Contact : Private joke productions / privatejokeprod@free.fr / 02 32 55 07 57

La prochaine exposition de Françoise Jolivet, La Sève et la cicatrice : ruser avec la nature, aura lieu du 17 mai au 24 septembre au Musée Rodin (Meudon). www.francoisejolivet.net

Roy Lekus est cinéaste. Son dernier film, L’Alchimiste du potiron, a été sélectionné au FIFA de Montréal en 2013. Gothique frémissant est soutenu par la Ville de Rouen, la CREA, la MATMUT et la Fondation des Parcs et Jardins de France.

www.gothiquefremissant.eu

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AUTOUR DE L’EXPOSITION

COLLOQUE INTERNATIONAL

LA CATHÉDRALE TRANSFIGURÉE : REGARDS, MYTHES, CONFLITS LE 13 MAI À PARIS, LES 14 ET 15 MAI À ROUEN

COMITÉ D’ORGANISATION Sylvain Amic (Directeur des musées de Rouen), Aldo Battaglia (BDIC), Annette Becker (UPO/ IUF, EA 4414), Thomas Kirchner (Université Goethe, Frankfurt-am-Main/Centre allemand d’histoire de l’art), Ségolène Le Men (UPO/IUF, EA 4414), Claire Maingon (Université de Rouen, GRHIS), Constance Moréteau (docteur UPO, EA 4414), Michela Passini (IHMC, CNRS/ENS) COMITÉ SCIENTIFIQUE Diederik Bakhüys, Thomas Bohl, AnneCharlotte Cathelineau, Ghislaine GlassonDeschaumes, Philippe Joutard, Jean-Michel Leniaud, Stephanie Moore Glaser, Georges Roque, Hélène Pinet, David Reynolds, Valérie Tesnière, Michael Zimmermann Contact : Contance Moreteau / Chargée de mission / constancemoreteau@gmail.com

Ce colloque est organisé en partenariat avec l’Université de Rouen, l’Université de Paris X Nanterre et le Centre Allemand d’histoire de l’art. Une journée d’étude est consacrée à la thématique de la cathédrale en guerre, tandis que les deux autres abordent de façon plus générale des thématiques de l’exposition : la redécouverte de la Cathédrale après 1789, sa place dans l’histoire moderne et l’imaginaire artistique. JOURNÉES ET SECTIONS − Mardi 13 mai 2014 – Mythes, récits, représentations Centre allemand d’histoire de l’art − Mardi 13 mai 2014 – La cathédrale tascabile, autour d’Enrico Castelnuovo Université Paris Ouest/Institut national d’histoire de l’art 18h, Auditorium de la Galerie Colbert − Mercredi 14 mai 2014 – La première Guerre mondiale : la cathédrale comme symbole politique Auditorium du musée des Beaux-Arts de Rouen − Jeudi 15 mai 2014 – Regards contemporains : la cathédrale et les arts en correspondance Auditorium du musée des Beaux-Arts de Rouen − Vendredi 16 mai 2014 – Visites, bilans, perspectives

– Matin : Visite de l’exposition au musée des Beaux-Arts de Rouen, de la cathédrale et de l’église Saint-Ouen

– Transport : Rouen-Saint-Lazare puis Saint-Lazare Nanterre Université (train)

– Après-midi : Université Paris Ouest Nanterre La Défense, remise des certificats de participation aux étudiants, visite de la BDIC sur le site de Nanterre, réunion de programmation de recherches avec le labex Les passés dans le présent

Cet agenda est susceptible d’être modifié en fonction de la disponibilité des personnes impliquées dans la réunion de programmation. Le colloque dédié à l’exposition est organisé en collaboration avec l’Université de Rouen, l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense ainsi qu’avec le Centre Allemand d’Histoire de l’Art. Il bénéficie du Labex « Les présents dans le passé » (label des Laboratoires d’Excellence).

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AUTOUR DE L’EXPOSITION

PROJETS HORS-LES-MURS EXPOSITION GOTHIQUE – NÉOGOTHIQUE  AU MUSÉE DÉPARTEMENTAL DES ANTIQUITÉS Ce projet repose sur l’élaboration d’un parcours thématique, mettant en lumière les différents chantiers et travaux de restauration mis en œuvre à Rouen au XIXe siècle. Cette manifestation sera divisée en deux volets : un premier parcours présente une série d’œuvres (sculptures, vitraux, éléments d’architecture) provenant de la cathédrale de Rouen, tandis qu’une exposition-dossier est organisée autour de la maquette de Saint-Ouen réalisée par l’architecte Henri Grégoire, et s’interroge sur la question du courant néogothique au XIXe siècle. Du 17 mai au 30 septembre 2014 M  usée départemental des Antiquités – Contact : Service des Publics des Sites et Musées Départementaux / 02 35 15 69 11 / musees.departementaux@cg76.fr

EXPOSITION « VICTOR HUGO, DU CÔTÉ DU GOTHIQUE » Cette exposition-dossier est également en lien avec celle organisée par le musée des Beaux-arts de Rouen. Elle repose sur la présentation de dessins de Victor Hugo sur la thématique des burgs, de ses croquis et impressions de voyage sur le Rhin, et témoigne des interrogations de l’écrivain sur le style gothique des cathédrales françaises. Du 12 avril au 6 juillet 2014 V  illequier, Maison Vacquerie, Musée départemental de Victor Hugo Contact : Service des Publics des Sites et Musées Départementaux / 02 35 15 69 11 / musees.departementaux@cg76.fr

ANIMATIONS ET MANIFESTATIONS CONTES FANTASTIQUES LA PIERRE ET LE FRISSON Détentrice du label Villes et Pays d‘art et d’histoire depuis 2012, la CREA propose dans le cadre de l’ouverture du festival Printemps en Seine un parcours initiatique sur les traces du gothique dans son territoire. En collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Rouen, elle fait appel pour une soirée au musée à des conteurs afin de mettre en œuvre des lectures de contes fantastiques. Le 19 avril M  usée des Beaux-Arts de Rouen Contact : Service des publics : publicsmusees@rouen.fr / 02 35 52 00 62

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WEEK-END ARCHITECTURE Ce week-end, placé sous le signe de l’architecture, regroupe un ensemble de projets de médiation au musée des Beaux-Arts de Rouen : – Des ateliers sur la construction de voûtes gothiques proposés au jeune public par le label Ville et pays d’art et d’histoire de la CREA. – L’École nationale supérieure d’architecture de Normandie proposera des ateliers animés par les élèves. – Une conférence est également donnée par un enseignant de l’école d’architecture sur l’architecture du fer au XIXe siècle. Mai 2014 – C  ontact : ecole@rouen.archi.fr

LA NUIT DES CATHÉDRALES À l’occasion de la huitième nuit des cathédrales, la cathédrale de Rouen rejoint pour la première fois cette grande manifestation européenne destinée à tous types de publics et en particulier à ceux qui en général, ne sont pas habitués à la fréquentation des édifices religieux. Ce type d’événement propose un programme varié à travers des animations et des manifestations spirituelles, artistiques et culturelles, avec des concerts, conférences, expositions, spectacles, et temps de prière. À cette occasion le musée des Beaux-Arts de Rouen propose une ouverture exceptionnelle de son exposition Cathédrales en nocturne, avec des visites guidées ainsi que des animations. Le 10 mai 2014, en nocturne jusqu’à minuit à  la Cathédrale de Rouen et au musée des Beaux-Arts de Rouen – Contact : info@nuit-des-cathedrales.org

FESTIVAL TERRES DE PAROLES Dans le cadre de sa troisième édition, le Festival Terres de Paroles met de nouveau à l’honneur la littérature contemporaine en organisant des lectures et des rencontres littéraires. Cet événement est l’occasion pour des comédiens de réaliser des performances et notamment de lire à voix haute des textes, tandis que des écrivains ayant marqué la saison littéraire sont amenés à rencontrer leurs lecteurs dans un cadre inhabituel. À l’occasion d’un partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Rouen, cet événement donne lieu à des lectures dans l’auditorium du musée sur le thème des Cathédrales dans la littérature chez Goethe, Hugo, Huysmans, Zola, ou Proust par exemple. Du 19 au 22 mai A  uditorium du musée des Beaux-Arts de Rouen Contact : Relations avec le public, erwan.vrinat@arts276.com / 02 32 10 81 03

ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN Durant l’exposition Cathédrales, les étudiants de l’école des Beaux-Arts de Rouen présentent dans les salles du musée un ensemble d’œuvres contemporaines qu’ils ont réalisées dans le cadre d’un atelier animé par Jean-Paul Berrenger, artiste et enseignant. Durant l’exposition M  usée des Beaux-Arts de Rouen. Contact : esadhar@esadhar.fr / publicsmusees@rouen.fr / 02 35 52 00 62

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ROUEN-SUR-MER Pour la sixième édition de Rouen-sur-Mer, la plage s’installe de nouveau sur les quais de Seine qui seront occupés par les transats, jeux gonflables et terrains de sports. Des activités ludiques sont également proposées par le musée des Beaux-Arts de Rouen aux centres de loisirs, mêlant découverte de l’exposition Cathédrales et construction de cathédrales de sable sur le site de Rouen-sur-Mer. Mi-juillet – mi-août

JOURNÉE « OUBLIÉS DES VACANCES » L’association des Secours populaires de Rouen organise une journée « oubliés des vacances » à destination des enfants qui restent à Rouen pendant les vacances. Au cours de cette journée sont proposées une visite de la Cathédrale de Rouen, une visite de l’exposition Cathédrales au musée des Beaux-Arts de Rouen et une chasse au trésor sur le site de Rouen-sur-Mer. Dates à confirmer

JOURNÉE SOLIDAIRE Avec l’appui de la Direction de la Solidarité et de la Cohésion Sociale de la Ville de Rouen, le musée des Beaux-Arts de Rouen propose un accueil spécifique à destination des publics éloignés de la culture en organisant une découverte exceptionnelle de ses salles un jour de fermeture. Mardi 15 avril M  usée des Beaux-Arts de Rouen Contact : Service des publics : publicsmusees@rouen.fr / 02 35 52 00 62

ROTARY CLUB Les Rotary Club de Rouen-Rouvray et de Bonn-Rheinbrücke organisent un événement culturel dans le cadre de l’exposition Cathédrales afin de renforcer les liens amicaux entre les deux clubs, et d’enrichir l’image publique du Rotary. Cet événement comprend une visite de l’exposition, un débat ouvert à des personnalités françaises et allemandes et animé par un journaliste, ainsi qu’une soirée de l’amitié francoallemande permettant de collecter des fonds pour une action humanitaire. Samedi 31 mai M  usée des Beaux-arts de Rouen (sous réserve de modifications)

WEEK-END « FÊTE DE LA MUSIQUE » Des animations musicales sont assurées autour de l’exposition par les étudiants et les enseignants du Conservatoire National de Région de Rouen. La « maison illuminée » propose une collaboration avec les amis du musée et les heures de Saint Maclou : une rencontre musicale avec Michael Schöch, orgue (premier prix concours international 2011 à Munich) et piano, et Oswald Sallaberger, violon et alto. Les 21 et 22 juin M  usée des Beaux-arts de Rouen / église de Saint-Maclou Contact : conservatoirederouen@rouen.fr / publicsmusees@rouen.fr / 02 35 52 00 62

CONCERT DE L’OPÉRA DE ROUEN L’opéra de Rouen propose des concerts à l’abbatiale Saint-Ouen avec Michael Schöch à l’orgue, l’Orchestre de Rouen Haute-Normandie et Oswald Sallaberger, chef fondateur. Jeudi 26 et vendredi 27 juin A  bbatiale Saint-Ouen – Contact billetterie 02 35 98 74 78

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LAISSEZ-VOUS CONTER L  E TERRITOIRE ROUEN-ELBEUF-AUSTREBERTHE Le label Villes et Pays d’art et d’histoire de la CREA propose un programme d’animations axé sur des visites guidées tout public en ville, autour de thématiques en lien avec l’exposition Cathédrales. Un dimanche par mois entre mai et août à Rouen Contact : accueil@rouenvalleedeseine-tourisme.com / 02 32 08 32 40

ET PATATI ET PATRIMOINE Le label Villes et Pays d’art et d’histoire de la CREA propose deux journées de stage destinées au jeune public pendant les vacances d’été, reposant sur une visite guidée de l’exposition Cathédrales, ainsi qu’un atelier « voûtes gothiques » animé par un médiateur du Label aux ateliers du Patrimoine Lundi 21 juillet et le lundi 18 août V  isites commentées de 10h30 à 11h30, ateliers de 14h à 17h, musée des Beaux-arts de Rouen/ Ateliers du Patrimoine, 27 rue Victor Hugo, Rouen Contact : accueil@rouenvalleedeseine-tourisme.com / 02 32 08 32 40

JOURNÉE DE GRATUITÉ DU 14 JUILLET Grâce au mécénat exceptionnel de la Matmut, le musée des Beaux-Arts de Rouen ouvre l’exposition gracieusement au public pendant toute la journée du 14 juillet de 10h à 18h. Cette opération totalement inédite permet au plus grand nombre de visiter cette exposition événement.

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VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE AUTORISATION DE REPRODUCTION UNIQUEMENT PENDANT LA DURÉE DE L’EXPOSITION ET POUR EN FAIRE LE COMPTE-RENDU.

< HISTOIRE D’UN REGARD Paul Delaroche, L’Art gothique ou Le Moyen Âge, 1853 Huile sur toile, 53 x 54 cm Musée des Beaux-Arts de Nantes, France © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

Maître de la vie de Sainte-Gudule, L’Instruction Pastorale, XVe siècle Huile sur toile, 98 x 69 cm Musée du Louvre, France © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

< GOETHE ET LE ROMANTISME ALLEMAND Caspar David Friedrich, La Tonnelle de jardin, 1818 Huile sur toile, 30 x 21,5 cm Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek, Munich, Allemagne © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / image BStGS

Carl Gustav Carus, La Musique, 1826 Huile sur toile, 23,3 x 21,5 cm Galerie Neue Meister, Dresde Etat Art Collections

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

< ROMANTISME ANGLAIS ET FRANÇAIS James Roberts, Intérieur de la cathédrale de Chartres, Aquarelle, 95,5 x 68 cm Fontainebleau, dépôt du musée du Louvre © RMN-Grand Palais (Château de Fontainebleau) / Jean-Pierre Lagiewski

John Constable, La Cathédrale Salisbury vue de la propriété de l’évêque, vers 1825 Huile sur toile, 87,9 x 111,8 cm The Metropolitan Museum of Art (New-York, États-Unis) / Don de Mary Stillman Harkness en 1950 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMNGrand Palais / image of the MMA

< NOTRE DAME DE PARIS Mlle Elisa Victorine Henry, Quasimodo sauvant la Esmeralda des mains de ses bourreaux, 1832 Huile sur toile, 80 x 63 cm Maison Victor Hugo, Paris © Maisons de Victor Hugo / Roger-Violle

Charles Steuben, La Esméralda, 1839 Huile sur toile, 195 x 145 cm Musée des Beaux-Arts de Nantes, France © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

LES ARTS DÉCORATIFS > Pendule, 1835-1850 Bronze doré, 54,5 x 21,3 x 12,7 cm Musée des Arts Décoratifs de Paris, France © Les Arts décoratifs /Jean Tholance

Anonyme, Projet de salon dans le goût gothique, vers 1836. Aquarelle, 20 x 18 cm Musée des Arts Décoratifs de Paris, France © Les Arts décoratifs /Jean Tholance

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

< CHIMÈRES ET STRYGE Charles Frechon, Rouen, L’Abbatiale Saint-Ouen vue de la cathédrale, 1891 Huile sur toile, 35 x 27 cm Collection particulière © Dominique Langlois

Charles Nègre, Le Stryge 32,5 x 23 cm. Musée d’Orsay, Paris (France) © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

< MONET ET LES IMPRESSIONNISTES Johann-Barthold Jongkind, Le Pont Neuf Huile sur toile, 45,7 x 76,2 cm The Metropolitan Museum of Art, New-York, États-Unis © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMNGrand Palais / image of the MMA

Claude Monet, La Cathédrale de Rouen. Le portail vu de face dit aussi Harmonie brune, 1892 Huile sur toile, 1070 x 750 cm Musée d’Orsay, Paris (France) © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Claude Monet, La Rue de l’épicerie à Rouen, 1892 Huile sur toile, 92 x 52 cm Collection particulière, Courtesy Fondation Pierre Gianadda, Martigny © Claude Mercier Photographe

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

RODIN ET LE SYMBOLISME Odilon Redon, Le Vitrail ou L’Allégorie, vers 1907 Huile sur toile, 81 x 61,3 cm Don de Ian Woodner Family Collection © 2013. Digital image, The Museum of Modern Art, New York / Scala, Florence

Auguste Morisot, Lumière, vers 1910 Triptyque - Tableau du centre Huile sur toile, 146,5 x 97 cm Donation Muguette et Paul Dini, Musée Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône, France © Didier Michalet

Auguste Rodin, La Cathédrale, 1908 Plâtre patiné, 64,5 x 29,3 x 33,10 cm Musée Rodin, Paris, France © Adam Rezpka / Musée Rodin, Paris

Gustave Moreau, Les Anges voyageurs Huile sur toile, 130 x 65 cm Musée Gustave Moreau, Paris, France © RMN-Grand Palais / René-Gabriel Ojéda

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

1914 Raymond Fournier-Sarlovèze, La Cathédrale de Reims en flammes, partie gauche du triptyque des prêtres aux armées, vers 1915 Huile sur toile, 116 x 73 cm Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, France © Paris - Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée

Raymond Fournier-Sarlovèze, Soldats et officiers à une messe en campagne, Partie du triptyque des Prêtres aux armées, vers 1915 Huile sur toile, 116 x 89 cm Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, France © Paris - Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée

Raymond Fournier-Sarlovèze, Soldats alliés accompagnant un mort dans un village en ruines. Partie du triptyque « Les prêtres aux armées », vers 1915 Huile sur toile, 116 x 73 cm Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, France © Paris - Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée

Antoine Bourdelle, Le martyre de Reims, 1914-1929 Plume et encre noire, aquarelle sur papier vélin Musée Bourdelle, Paris (France) © Musée Bourdelle / Roger-Viollet

Joseph Félix Bouchor, La Cathédrale de Reims, 1917 Huile sur toile, 26,8 x35 cm Musée national de la coopération franco-américaine, Blérancourt, France © RMN-Grand Palais (Château de Blérancourt) / Gérard Blot

Gargouille, Reims, Palais du Tau Sculpture, pierre, calcaire, plomb. 36cm X 31,5 cm X 84 cm © David Bordes / Centre des monuments nationaux

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MODERNES FRANÇAIS Othon Friesz, Étude de la cathédrale de Rouen, 1908 Huile sur toile, 55 x 46,3 cm Musée de Grenoble, France Photographie © Musée de Grenoble © ADAGP, Paris 2013

AVANT-GARDES ALLEMANDES Robert Delaunay, N° 5, époque du St Séverin, 1909-1910 Huile sur toile, 59 x 38 cm Moderna Museet, Stockholm, Suède © Moderna Museet / Stockholm

Lyonel Feininger, Ruines de la mer, 1930 Huile sur toile, 68,4 x 110 cm © 2013. Digital image, The Museum of Modern Art, New York / Scala, Florence

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LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN

© Agence La Belle Vie / Musées de la Ville de Rouen

Le musée des Beaux-Arts de Rouen abrite l’une des plus prestigieuses collections publiques de France réunissant peintures, sculptures, dessins et objets d’art de toutes écoles, du XVe siècle à nos jours. Pérugin, Gérard David, Clouet et Véronèse constituent les premiers grands jalons d’un parcours qui se prolonge avec un ensemble exceptionnel de peintures du XVIIe siècle : il compte des chefs-d’œuvre de Rubens, Caravage, Velázquez, Vouet, La Hyre, Poussin, Le Sueur… Les salles consacrées à l’art du XVIIIe siècle confrontent des peintures de Fragonard, Boucher et Hubert Robert, des sculptures et des objets d’arts. Par la richesse du fonds, par l’ampleur des mouvements artistiques représentés, par la présence d’œuvres de référence des plus grands maîtres d’Ingres à Monet, le musée est un temple de la peinture du XIXe siècle : Géricault, Delacroix, Corot, Gustave Moreau, Degas ou Monet y sont représentés par certains de leurs chefs-d’œuvre, et la donation de François Depeaux (1909) a établi à Rouen la première collection impressionniste de France hors de Paris. Modigliani, Dufy et les frères Duchamp ouvrent les collections du XXe siècle, qui se développent essentiellement autour du groupe de Puteaux, puis de l’abstraction (Vieira da Silva, Dubuffet, Nemours). La rénovation continue de nombreuses salles, le développement du service des publics, de la communication et une politique d’exposition audacieuse ont récemment contribué à revivifier l’image d’une institution qui avait fait l’objet en 1992-1994 d’une rénovation fondamentale : depuis plusieurs années, le musée a renoué avec des hausses de fréquentation, avec notamment des expositions d’envergures internationales : Une ville pour l’impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen, en 2010 ; Éblouissants reflets, 100 chefs-d’œuvre impressionnistes, en 2013…

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LE WALLRAF-RICHARTZ-MUSEUM & FONDATION CORBOUD

Le musée Wallraf-Richartz de Cologne, rassemble une collection unique au monde de peinture médiévale et en particulier de peintres de la « Kölner Malerschule » comme Stephan Lochner. Ce musée, le plus vieux de Cologne, offre également une vision complète de l’histoire et du développement de l’art du Moyen-Âge jusqu’au XXe siècle à travers une collection constituée d’œuvres gothiques, renaissantes, baroques, impressionnistes, symbolistes, ainsi que d’une grande collection d’art graphique. Par l’importance des œuvres gothiques issues des écoles aussi bien allemande, italienne, hollandaise, on observe une dimension européenne de la peinture religieuse de l’époque. L’art baroque y est représenté par de grands noms tels que Rubens, Rembrandt, Boucher. La partie consacrée aux XVIIIe et XIXe siècle porte surtout sur des peintres allemands et français comme Renoir, Courbet, Moët, Liebermann, Böcklin, Friedrich. Ce musée, bien que le plus vieux de Cologne, est abrité depuis 2001 dans un bâtiment très moderne. Cette même année, la fondation Corboud a prêté de façon permanente au musée un grand nombre d’œuvres néo-impressionnistes et impressionnistes qui accentue la richesse de sa collection, agrandie également par de nombreuses donations.

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THE CATHEDRAL ROMANTICISM – IMPRESSIONISM – MODERNISM 26 SEPTEMBRE 2014 – 18 JANVIER 2015

WALLRAF-RICHARTZ-MUSEUM & FONDATION CORBOUD Obenmarspforten (Am Kölner Rathaus) D - 50667 Köln Telefon: +49 (0)221 / 221 211 19 www.wallraf.museum PRESSOFFICE Stefan Swertz Phone: +49 (0)221 / 221 244 15 Cell: +49 (0)178 / 70 47 658 Mail: presse@wallraf.museum PRESS-DOWNLOAD www.museenkoeln.info

Caspar David Friedrich did it, just as Alfred Sisley and Auguste Rodin did; Claude Monet managed it all of 33 times. And the same is true of Feininger, Ernst, Picasso, Warhol and Gursky, to name just the most famous artists. They all let themselves be inspired by the grace, the radiance and majesty of famous cathedrals to produce wonderful works. The fascinating path this pictorial motif has taken from the Romantics to the present day will be traced out at the Wallraf in winter 2014: In the major special exhibition “The Cathedral” the Cologne museum will present about 120 paintings that all explore that most monumental of mediaeval buildings, including four of the works in which Monet immortalised the Rouen Cathedral. Using the example of the cathedral, the exhibition takes the visitor through a number of the most intriguing chapters of art history. But it will not simply show a wealth of interpretations from various epochs, but also point out surprising connections between the prominent artists themselves, while clarifying their personal aims, views and motivations. The Wallraf is mounting the great cathedral show in close cooperation with the Musée des Beaux-Arts in Rouen. So this unique exhibition links two cities which each can boast an outstanding cathedral of their own, and two museums which are well known for their outstanding public collections. Further information can be found on www.wallraf.museum.

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MÉCÈNES ET PARTENAIRES

L’exposition est organisée par le musée des Beaux-Arts de la Ville de Rouen en coproduction avec le Wallraf-Richartz-Museum de la Ville de Cologne Étape française : du 12 avril au 31 août 2014 Étape Allemande : du 26 septembre 2014 au 18 janvier 2015

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/ Services des musées de France, elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État. Elle est placée sous le patronage du ministère des Affaires étrangères.

L’exposition a reçu le label « Centenaire » délivré par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale et a reçu le soutien de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne.

Cet événement reçoit le soutien financier de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie ainsi que de la Région Haute-Normandie.

L’exposition est réalisée avec les prêts exceptionnels du musée d’Orsay ainsi que des prêts exceptionnels du musée des Arts décoratifs.

Le colloque dédié à l’exposition est organisé en collaboration avec l’Université de Rouen, l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense ainsi qu’avec le Centre Allemand d’Histoire de l’Art. Il bénéficie du Labex «Les présents dans le passé» (label des Laboratoires d’Excellence).

L’exposition a reçu le mécénat exceptionnel de la MATMUT. La MATMUT permet à tous de venir visiter gratuitement l’exposition le 14 juillet 2014.

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

MÉCÈNES ET PARTENAIRES

Le CIC NORD OUEST et la Caisse des dépôts et Consignations de Haute-Normandie ont apporté leur soutien financier pour l’organisation générale de l’exposition.

La scénographie de l’exposition bénéficie du mécénat de Little Greene France, de l’Atelier d’Offard, de l’entreprise Tinho et de Transpalux.

L’œuvre de Claude Monet, La Cathédrale de Rouen. Le Portail et la tour d’Albane. Temps gris, fait l’objet d’une étude scientifique financée par le Crédit Agricole Normandie Seine, en vue de sa restauration.

La communication de l’exposition bénéficie du soutien de SAPN-SANEF, SNCF, Réseau Astuce et Apollonet.

Le musée des Beaux-Arts de Rouen remercie l’Association ArCEN, Art Collections European Network, pour l’organisation d’un dîner de gala en faveur de la mise en œuvre de cette exposition. La surveillance des salles bénéficie du mécénat de France Gardiennage.

L’inauguration de l’exposition bénéficie du soutien du Champagne Jacquinot, Cirette Traiteur, Bultel et l’Envers du Décor.

La conférence de presse se tenant à Paris le 27 janvier 2014 bénéficie du soutien de la Maison de la Mutualité (Groupe GL EVENTS), de l’Envers du Décor et de la Maison Taittinger.

En partenariat avec Le Monde, Télérama, ARTE et RTL.

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

MÉCÈNES ET PARTENAIRES

Inscrire la Matmut une nouvelle fois aux côtés d’une grande exposition au musée des Beaux-arts de Rouen, voilà une bonne raison de faire vivre ce partenariat, de le confronter, de l’exprimer. Rendre la Ville de Rouen plus attractive alors qu’elle est le siège de la Matmut et le lieu où la mutuelle met son comportement citoyen le plus en évidence, voilà une deuxième bonne raison. Ouvrir cette exposition aux salariés du groupe, l’offrir aux habitants de la ville, voilà une troisième bonne raison de mettre en place ce partenariat culturel et d’être convaincu qu’il rencontrera un grand succès.

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

COMMISSARIAT

ÉQUIPE DE COMMISSARIAT FRANCO-ALLEMANDE Commissariat général France : Sylvain Amic, directeur des musées de Rouen Ségolène Le Men, professeur à l’IUF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense Commissariat général Allemagne : Dr. Markus Dekiert, directeur du Wallraf Richartz museum, Cologne Dr Dagmar Kronenberger-Hueffer, freiberufliche Kulturmanagerin, Kuratorin Commissaires associés : Diederik Bakhuÿs et Anne-Charlotte Cathelineau, conservateurs aux musées de Rouen Audrey Gay-Mazuel, conservateur, musées des Arts Décoratifs, Paris Dr Gotz Czymmek, oberkustos, Wallraf Richartz museum, Cologne Marie-Claude Coudert, attachée à la conservation aux musées de Rouen

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CATHÉDRALES 1789 – 1914 : UN MYTHE MODERNE

INFORMATIONS PRATIQUES

MUSÉE DES BEAUX-ARTS Esplanade Marcel Duchamp 76000 Rouen Tél. : +33 (0)2 35 71 28 40 Fax : +33 (0)2 35 15 43 23 www.rouen-musees.fr Accès en train Gare SNCF Rouen Rive Droite 1h10 depuis Paris Saint-Lazare Accès en bus Arrêt Square Verdrel (4, 5, 8, 11, 13, 20) Arrêt Beaux-Arts (4, 5, 11, 13, 20) Métrobus Station gare Rue Verte ou Palais de Justice Parking Espace du palais

CATHÉDRALES 1789-1914 : UN MYTHE MODERNE Rouen - Musée des Beaux-Arts 12 avril - 31 août 2014 De 10 heures à 18 heures tous les jours Fermé les mardis et le 1er mai Tarif plein : 9 € Tarif réduit : 6 € Entrée gratuite pour les moins de 26 ans et les demandeurs d’emploi

CONTACTS PRESSE NATIONALE ANNE SAMSON COMMUNICATIONS 4 rue de Jarente - 75004 Paris www.annesamson.com Léopoldine Turbat Presse nationale + 33 (0)1 40 36 84 35 leopoldine@annesamson.com Andréa Longrais Presse internationale + 33 (0)1 40 36 84 32 andrea@annesamson.com

CONTACTS PRESSE RÉGIONALE 1. Administration des musées 1, place Restout 2. Accès Handicapés Auditorium 3. Accès handicapés Rue Deshays 4. Accès au service des publics 5. Accès Association des Amis des musées

MUSÉES DE ROUEN Virgil Langlade Responsable communication & mécénat 02 35 71 71 88 virgil.langlade@rouen.fr Hélène Tilly Chargée de communication 02 35 71 71 88 helene.tilly@rouen.fr

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Dossier de presse / exposition Cathédrales  

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