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lectures buissonnières rentrée littéraire 2014

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littérature francophone On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

Éditions JC Lattès 363 pages, 19 € Rencontre avec Grégoire Delacourt le samedi 27 septembre à 11 heures

Dans un monde où tout est compté, que vaut la vie d’Antoine, quadragénaire, père de deux jeunes enfants et expert en assurances automobile ? Rongé par le manque d’amour de son enfance, le délitement de son couple et le basculement de sa vie professionnelle, Antoine sent monter en lui le mal absolu. Commettra-t-il l’irréparable ? Plongée dans la noirceur de l’âme humaine, descente aux enfers d’un homme tourmenté, On ne voyait que le bonheur est aussi le très beau roman de la reconstruction de soi, de l’amour renaissant, de la filiation et de la réparation, le roman le plus profond de Grégoire Delacourt, le plus sombre aussi et, paradoxalement, le plus lumineux. Manuel

Le roi disait que j’étais diable de Clara Dupont-Monod

Éditions Grasset 236 pages, 18 € Rencontre avec Clara Dupont-Monod le samedi 27 septembre à 17 heures

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Roman de deux passions inassouvies, assemblées malgré elles dans une alliance royale, une relation de cœurs et d’âmes déjà tendue entre une épouse rebelle, libre et avantgardiste et son époux reclus, humble et hostile à la violence, perclus d’un amour inouï et non partagé. Une magnifique narration qui dit l’attente sauvage, les pulsions enfouies, une folie admise qui se tait, tapie dans l’ombre. Forcément, vous ne pourrez qu’être fasciné et subjugué par tant d’ardeurs, de rêves insensés et de poésie, par ce beau portrait romanesque d’Aliénor d’Aquitaine, reine flamboyante et incandescente. Betty

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littérature francophone Le détroit du Loup d’Olivier Truc

Éditions Métailié 409 pages, 19 € Rencontre avec Olivier Truc le vendredi 10 octobre à 17 heures

Passe de transhumance des rennes vers les pâturages estivaux, le détroit du Loup est un lieu bien dangereux : les morts accidentelles s’y succèdent étrangement. Klemet Nonga et Nina Nansen enquêtent au milieu des Samis, peuple d’éleveurs de rennes confrontés aux appétits prédateurs qu’ouvre une manne pétrolière prometteuse. Olivier Truc, le plus nordique des auteurs français, impressionne : la qualité littéraire, l’intensité narrative, l’épaisseur des personnages, la profondeur de l’intrigue en font un des grands maîtres du roman policier. Manuel

Joseph de Marie-Hélène Lafon

Éditions Buchet-Chastel 139 pages, 13 € Rencontre avec MarieHélène Lafon le samedi 15 novembre à 17 heures

Joseph est ouvrier agricole dans le Cantal. Bientôt à la retraite, sa vie est faite de peu mais de l’essentiel, de l’attention portée aux autres et du soin apporté aux bêtes. Comme une sculpture sortie de la glaise, la vie de Joseph prend forme peu à peu, au fil d’une narration sobre, élégante, toujours attentionnée, la vie d’un cœur simple marqué de déchirures qu’il saura surmonter. Joseph est un roman magnifique, d’une grande acuité sur le monde rural, tressant de subtils liens avec l’œuvre de Flaubert et la Normandie, suscitant, la lecture achevée, une grande et belle envie : le relire ! Manuel

Karpathia de Mathias Menegoz

Éditions P.O.L 696 pages, 23,90 €

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Aborder Karpathia c’est accepter une lente immersion aux confins de la Transylvanie, en ce début 1833. Nouvellement héritier d’immenses domaines, le comte Korvanyi découvre une terre hostile peuplée de serfs craintifs, superstitieux et faussement dociles. Amoureux de sa terre natale, épris de pouvoir, il n’aura de cesse de consolider sa légitimité de seigneur. Une lutte impitoyable s’engage alors au risque de l’instabilité, aux frontières de la mort. Ce premier roman porte une amplitude toute balzacienne dans l’écriture, impressionnante de finesse psychologique et de maîtrise narrative. Époustouflant ! Betty

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littérature francophone L’île du Point Némo de Jean-Marie Blas de Roblès

Éditions Zulma 459 pages, 22,50 €

Roman d’une ampleur extravagante et géniale. Complètement inclassable même si le point de départ s’inscrit dans le registre de l’aventure, de la grande aventure. C’est foisonnant, rayonnant, érudit, facétieux avec de légères touches jubilatoires. Vous tenez entre les mains un grand roman que vous ne lâcherez plus. Il s’agit d’un véritable hymne à la littérature, aux livres, aux auteurs, aux lecteurs, à l’imaginaire débordant mais parfaitement maîtrisé, doté d’une petite dimension utopique, voire écologique qui n’est pas pour déplaire. Embarquez vite dans ce roman à la recherche du diamant volé… Betty

L’affaire des vivants de Christian Chavassieux

Éditions Phébus 340 pages, 21 €

Charlemagne. Il y a des prénoms qui font un destin. Son grand-père le sait (l’écrivain aussi !). Dans la région lyonnaise, sous la IIIe République, l’aîné des Persant, Charlemagne, porte ce destin inscrit sur les registres d’état civil. Il a l’ambition des plus grands et rien ne doit, rien ne peut, lui résister. Le benjamin Louis, seul, lui résiste, mais la liberté a un prix. Un roman fort qui rejoint dans notre bibliothèque les RougonMacquart et Les Misérables. Guillaume Houdan

Le Royaume d’Emmanuel Carrère

Éditions P.O.L 630 pages, 23,90 €

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Puisant dans les textes, l’histoire et sa vie personnelle, Emmanuel Carrère nous entraîne aux sources du christianisme et de la vie des premiers chrétiens. Un roman-enquête, une pérégrination sur les pas de Paul et de Luc, auteurs d’évangiles, dont les vies intenses résonnent avec celle de l’auteur, de sa quête de comprendre celui qu’il fut, un homme croyant intensément, et celui qu’il est devenu, un homme ne croyant plus. Le Royaume est un roman riche de savoirs comme d’interrogations, foisonnant et convulsif comme ce premier siècle, au plus proche des hommes et de leur soif d’absolu. Manuel

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littérature francophone Autour du monde de Laurent Mauvignier

Éditions de Minuit 371 pages, 19,50 €

Roman d’une intense densité, composé comme une pièce de tissus rares patiemment assemblés, cousus et agencés, reliés entre eux par un seul et même motif, un événement tragique, réunissant les personnages entre eux, à leur insu. La « mondialisation » est déployée dans toute sa splendeur, parfois riante et heureuse, parfois contrainte, quelquefois arrogante, sordide et monstrueuse. Magnifique et bouleversant enchevêtrement des existences qui donne à percevoir l’immensité de nos petites conditions humaines, fragiles et fugaces perdues dans une globalisation effrénée.  Betty

Peine perdue d’Olivier Adam

Éditions Flammarion 416 pages, 21,50 €

Peine perdue nous entraîne dans la spirale de l’histoire complexe d’Antoine qui se trouve attachée à celle d’une vingtaine d’autres personnages qui ont un rapport de près ou de loin avec lui. Les vingt-trois chapitres, éponymes, présentent chacun à leur tour des personnages, tous en souffrance, dont la vie a croisé celle d’Antoine. On retrouve dans ce long roman l’écriture qui nous plaît tant d’Olivier Adam, puissante de sa sensibilité profonde et touchante, grâce à son acuité particulière dans le constat et l’analyse des sentiments et des relations humaines, surtout lorsqu’elles sont désastreuses.  Corinne Jouen

Bois II d’Elisabeth Filhol

Éditions P.O.L 263 pages, 16,90 €

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Avec une écriture fluide et concise, Elisabeth Filhol, attentive à tous ses personnages, explore minutieusement tout ce qui se trame dans cet affrontement entre un patron séquestré et des salariés où la tension, la fatigue, la colère, la difficulté d’agir collectivement peuvent à tout moment tout faire basculer. Creusant avec une beauté narrative les soubassements de tout conflit social, elle met finement à jour et sans jamais perdre le fil d’un récit tendu, les transformations sociales, politiques et économiques qui bousculent les vies, démunissent les uns, enrichissent les autres.Manuel

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littérature francophone Bain de lune de Yanick Lahens

Sabine Wespieser éditeur 272 pages, 20 €

Bain de lune est le roman de la terre d’Haïti, d’une beauté insoupçonnable et enivrante, un mélange de pureté et de violence. La terre est chantée dans une prose poétique rare. C’est elle qui fait survivre les paysans, incessamment malmenés par les puissants et les despotes, par les intempéries rudes et tragiques. Ils y puisent leur force, leur survie mêlées de croyances ancestrales et de divinités vaudou bienveillantes. Une voix s’élève dans le silence de la nuit, dit le malheur de son peuple et le chante durablement. C’est beau, très beau. Betty

Tristesse de la terre d’Eric Vuillard

Éditions Actes Sud 158 pages, 18 €

Ce court récit raconte l’histoire de Buffalo Bill Cody et de son Wild West Show, personnage qu’on connaît tous mais pour lequel on découvre, à travers de nombreuses « anecdotes », présentées à la manière d’un puzzle, la choquante et véritable histoire qu’il a partagée avec les Indiens d’Amérique du nord. On croise alors Sitting Bull et sa tribu, Little Big Horn et les nombreux cadavres qui parsèment toute la vie de Buffalo Bill. Tristesse de la terre, ce titre magnifique exprime à lui seul, toute la souffrance supportée par ces êtres si mal traités par les Américains. Corinne Jouen

L’audience d’Oriane Jeancourt Galignani

Éditions Albin Michel 296 pages, 19 €

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Inspiré d’un fait réel qui a eu lieu en 2003 au Texas c’est le récit du procès d’une jeune enseignante libre dont le mode de vie en tant que femme et mère va heurter l’Amérique bien pensante. Sa vie sexuelle va être jetée en pâture à la vindicte populaire. Même ses proches ne lui seront d’aucun secours. Elle va être la victime expiatoire du puritanisme américain. L’écriture de ce roman est sèche, brutale, sans fioriture. Elle place le lecteur en situation de voyeur et retranscrit l’atmosphère lourde et sordide de ce procès joué d’avance. Valérie et Patrice Villers

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littérature francophone Viva de Patrick Deville

Éditions du Seuil 217 pages, 17,50 €

C’est le privilège de Patrick Deville de ramener aux lecteurs les époques enfouies, d’en révéler le tourbillon, l’intensité, les soubresauts. Avec force narrative et puissance littéraire, il nous projette dans le Mexique incandescent des années trente en ébullition, à la rencontre des chercheurs d’absolu que sont Léon Trotsky, exilé politique poursuivi par les sbires de Staline, et Malcolm Lowry, s’acharnant dix ans durant à l’écriture de Sous le volcan. Une danse macabre et joyeuse, aussi créatrice que destructrice, menant chacun au bord du précipice. Envoûtant ! Manuel

À l’origine notre père obscur de Kaoutar Harchi

Éditions Actes Sud 163 pages, 17,80 €

À l’origine notre père obscur est un très beau roman ! Sur un ton poétique, sensible, répétitif donné par « la mère », on se laisse porter par cette histoire intemporelle où la femme, depuis la nuit des temps, subit le destin cruel dicté par l’homme. Condamnée injustement par son mari, une jeune femme est « mise à l’isolement » dans la « maison des femmes ». Au fil des années, avec toujours l’espoir d’en sortir, elle y sombrera dans la folie, au milieu de ces femmes en souffrance, dévorantes… Elle cherchera ce père obscur dont elle a rêvé secrètement pendant toute sa jeunesse ! Sophie Lheureux-Raulin

Les tribulations du dernier Sijilmassi de Fouad Laroui

Éditions Julliard 324 pages, 20 €

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Un roman plus ambitieux que ceux que nous livre habituellement Fouad Laroui tant par la longueur que les thèmes développés. On y retrouve son ironie et le choc des cultures occidentale et arabe est traité plus profondément : même si son goût pour la culture occidentale y est affirmé il y fait aussi l’éloge de la culture arabe. À travers les tribulations de son personnage il nous invite aussi à une réflexion sur les religions, l’Islam en particulier. Pierrette Avenel

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littérature francophone Orphelins de Dieu de Marc Biancarelli

Éditions Actes Sud 235 pages, 20 €

Dans les montagnes corses, au XIXe siècle, un tueur à gages prépare son dernier engagement meurtrier. À la jeune femme qui le paye pour venger son frère, il raconte sa vie de mercenaire, marquée dès l’enfance par la violence qui règne sur son île natale. Ce beau roman, sombre et captivant, fascinant par la manière sobre dont il décrit la brutalité des hommes, s’inscrit dans l’histoire tourmentée de l’île. Plus proche du roman noir que du roman historique, il suscite pourtant une envie de mieux connaître cette Corse du passé, rebelle et sauvage, hostile parfois. Sylvia, lectrice

Pas pleurer de Lydie Salvayre Écrit avec beaucoup de finesse et de sensibilité, ce beau roman nous entraîne dans l’Espagne de 1936. À travers les regards croisés de l’écrivain Georges Bernanos et de Montse, 16 ans en 1936 et mère de la narratrice, nous découvrons les espoirs et les désillusions d’un peuple qui paiera cher ses rêves de liberté.  Sophie Serreau Éditions du Seuil 278 pages, 18,50 €

Les grands de Sylvain Prudomme

Éditions Gallimard 251 pages, 19,50 €

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Ce roman est un condensé de beauté, de musique et de grâce à dévorer passionnément. On le lit en agitant les pieds puis les jambes au fil des pages. On est pris dans la chaleur et la musicalité des rues guinéennes. On suit le cheminement de Couto, guitariste du Super Mama Djombo dans les ruelles de ses souvenirs. Avec finesse et passion, il nous conte aussi son amante, Dulce, ce petit corps rempli d’un océan de douceur. Sylvain Prudhomme maîtrise son sujet à la perfection, il aime l’Afrique, nous fait découvrir sa beauté à travers sa musique et c’est une réussite. Olivia

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littérature francophone Parle-moi du sous-sol de Clotilde Coquet

Éditions Fayard 214 pages, 17 €

Une immersion dans les entrailles d’un grand magasin durant les fêtes de Noël. Un petit enfer en vérité où sont plongés clients et vendeurs, également submergés dans un conglomérat de jouets, noyés dans la lumière artificielle, ballottés entre stress et ennui. Il y aurait de quoi affolir dans cet univers de frénésie marchande. Mais Clotilde Coquet a fait le choix d’un récit plein d’humeur et d’humour, jalonné de scènes cocasses et de personnages peaufinés. Sous le vernis de la dérision, enfoui dans un style qui sonne l’évacuation d’urgence, c’est un éloge à la résistance qui nous est offert. Christine Gaudin

Madame de Jean-Marie Chevrier

Éditions Albin Michel 199 pages, 16 €

Si Claude Chabrol vivait encore, il aurait pu s’emparer de ce roman et du personnage de Madame, une châtelaine excentrique, autoritaire et faussement généreuse qui entreprend l’éducation du fils de ses fermiers tout en l’accaparant chaque jour davantage. Elle domine et rayonne du haut de ses terres décadentes et creuse progressivement les sillons de l’ensevelissement. Perfide, manipulatrice, quel intérêt a-t-elle de poursuivre l’adolescent ? Que comprend-il à cet acharnement ? Et comme l’histoire est bien composée, vous ne le saurez qu’à la fin du roman… Betty

La chance que tu as de Denis Michelis À travers ce roman, Denis Michelis nous conte l’histoire d’un homme, sans identité, prisonnier de la société et de ses lois. L’auteur nous captive avec ce premier roman à l’écriture vive et saisissante. Un roman plein de mystères, de questionnements, qui fait réfléchir sur la vie, le travail, la société et notre place dans celle-ci. C’est un premier roman vraiment réussi. Amandine Édition Stock 363 pages, 22 €

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littérature francophone Charlotte de David Foenkinos

Éditions Gallimard 220 pages, 18,50 €

Longtemps Charlotte Salomon a tourmenté David Foenkinos. Comme une évidence magistrale, elle s’est finalement imposée à lui et revit sous sa plume d’un style singulier, épuré, elliptique. Loin d’une élégie funèbre, il chante la vie tragique de cette peintre juive qui a laissé une œuvre unique. Charlotte, anéantie par le nazisme, dotée d’une puissance créatrice inégalable porte aussi en elle un lourd héritage mélancolique familial. Surgit au fil des pages une beauté infinie née de la désespérance. Grâce à sa délicatesse narrative, David Foenkinos œuvre à ce que rien ne soit jamais oublié. Betty

Faux nègres de Thierry Beinstingel

Éditions Fayard 421 pages, 20 €

Dans un village de l’Est, abandonné du pouvoir politique, les électeurs ont placé en tête au premier tour de l’élection présidentielle la candidate du parti d’extrême droite. Un journaliste est envoyé enquêter sur le sujet. Par petites touches, à travers les différents personnages rencontrés, ce qu’ils disent d’eux-mêmes, des lieux et des péripéties de l’histoire, des fragments d’explication se révèlent. La question du langage, au cœur du roman, est soulevée. Ce roman est passionnant, tant par le style, la construction, la langue que par la progression narrative et par les questions qu’il pose. Dominique Dehays

Sauf quand on les aime de Frédérique Martin

Éditions Belfond 221 pages, 18 €

Monsieur Bréhel, vieil homme solitaire écoute à travers les murs les conversations de ses voisins, Claire, Juliette, Trisha et Kader, quatre jeunes colocataires. À travers ces personnages, Frédérique Martin dresse un portrait de la jeunesse française, ordinaire et silencieuse, en donnant accès à leur intériorité : souci de l’autre et quête de soi, vie rêvée et vie subie, amour et amitié, souffrance et complexité des sentiments. Un texte violent, drôle, tendre, et beau… comme la vie ! Amandine

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littérature francophone L’amour et les forêts d’Eric Reinhardt

Éditions Gallimard 360 pages, 21,90 €

L’auteur se met en scène mais laisse le premier rôle à Bénédicte Ombredanne, une mère de famille au caractère exalté et au destin tragique. D’une grande sensibilité, cette femme réussit par ses confidences à toucher tant Eric Reinhardt que le lecteur. Victime d’un mari pervers, elle est coincée entre l’image qu’elle a construite de sa vie et son puissant désir de vivre. Va-t-elle réussir à sortir de sa prison – familiale et intérieure – pour enfin s’épanouir dans les méandres de l’amour et la profondeur des forêts ? Un roman touchant et sombre qui porte une vraie force de vie. Mariane Palermo

J’ai toujours aimé ma femme de Gilles Bornais

Éditions Fayard 248 pages, 18 €

« Je ne rentrerai pas ». Tel est le message de Mylène laissé à Jean-Baptiste sur la table de la cuisine. S’en suit un maelström de questions et de sentiments contradictoires. Pourquoi cette fuite mettant fin à plus de vingt années d’un amour sans nuage ? Petit à petit, tel un détective, Jean-Baptiste s’insinue dans la vie de Mylène au risque d’en découvrir une autre. Ainsi se déroule ce roman psychologique qui analyse les contradictions masculines et féminines dans une saisissante autopsie des sentiments amoureux.  Christine Maquin

Simon, Anna, les lunes et les soleils de Verena Hanf

Le Castor astral 150 pages, 12 €

Après onze années de vie commune, Simon vient de se faire larguer, il décide de prendre du recul et de s’offrir une semaine de réflexion dans le village où il est né. Il nous décrit jour après jour avec beaucoup de poésie et de rancœur cette semaine. Il va rencontrer Anna qui se ressource dans le même hôtel que lui, ils vont se croiser et se parler timidement et enfin révéler leur secret de famille. Un roman très touchant. Que du bonheur pour le lecteur. 

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Marie-France Buquet

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littérature francophone La femme qui dit non de Gilles Martin-Chauffier

Éditions Grasset 346 pages, 19 €

Cette saga familiale, épique et romanesque des années 30 à nos jours est l’histoire de Marge, Anglaise qui passera toute sa vie dans l’île aux Moines., « femme qui dit non » aux normes, aux convenances, à sa belle-mère, à la morale bien-pensante… Passionnée, jamais désarmée, Marge semble indestructible, toujours prête à se battre dans l’adversité : bonheurs, angoisses, chagrins, choix heureux ou malheureux, passions et drames marqueront sa vie. Avec de très belles descriptions de ce territoire breton, l’auteur a l’art de la formule, parfois un peu facile, volontiers provocatrice, souvent drôle. Régine Jourdain-Brière & Laurence Fenestre

La fractale des raviolis de Pierre Raufast

Éditions Alma 261 pages, 18 €

Marc a trompé sa femme un nombre incalculable de fois et tout ça par « inadvertance ». Alors elle a décidé de l’assassiner avec des raviolis. Un roman étonnant où l’on saute d’une histoire à une autre avec une facilité déconcertante et un intérêt sans cesse renouvelé. L’auteur fait preuve d’ingéniosité, alternant des situations loufoques où l’on croise un éleveur de moutons engagé par l’armée avec des situations plus graves comme la peste à Marseille. On se plonge avec plaisir dans ce roman rempli d’humour. Une belle découverte.  Amandine

L’incertitude de l’aube de Sophie Van der Linden

Éditions Buchet-Chastel 149 pages, 13 €

En septembre 2004, à Beslan dans la fédération de Russie, une prise d’otages se déroule dans une école. Dans ce roman, l’auteur rend hommage aux victimes, à leurs familles et aux survivants. Anushka raconte, avec une innocence pure, les trois jours d’emprisonnement, dans un gymnase surchauffé, sans eau, sans nourriture, sans famille. Grâce à une écriture douce et poétique, Sophie Van der Linden nous entraîne aux côtés de ces otages sans jamais nous plonger dans l’effroi.  Amandine

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littérature francophone Ce sont des choses qui arrivent de Pauline Dreyfus

Éditions Grasset 227 pages, 18 €

Ce roman raconte la Seconde Guerre mondiale de Natalie de Sorrente, femme frivole pour qui la guerre ne signifie que la fin des agapes et des mondanités. Natalie a dû délaisser son hôtel particulier pour la tranquillité de la Côte d’Azur : finis les bals, les manteaux de fourrure, les dîners du gratin parisien, comme si ce temps-là s’était arrêté. Inconsciente, elle a traversé la guerre d’une façon bien étrange jusqu’à ce qu’elle découvre une faille dans sa prestigieuse lignée… Ce roman pose doublement la question de la filiation et cette femme, qui découvre peu à peu ses origines, va en dépérir.  Régine Jourdain-Brière & Laurence Fenestre

Blond cendré d’Eric Paradisi

Éditions JC Lattès 248 pages, 18 €

Lors d’une longue nuit d’amour, la petite-fille de Maurizio raconte la déchirante histoire d’amour qui a uni son grandpère à une communiste italienne, Alba, pendant la Seconde Guerre mondiale à Rome. Plus qu’un roman sur l’amour dans la guerre, cette histoire nous parle de la perte de l’être aimé et de la difficile reconstruction qui s’en suit. L’histoire d’amour de Maurizio se lie alors à celle de sa petite-fille, l’une et l’autre s’entrecroisant. Est-ce cela l’amour ? La même histoire qui recommence à chaque fois avec de nouveaux protagonistes ? Olivia

Toute ressemblance avec le père de Franck Courtès Un décès accidentel d’un père laisse une famille perdue : Mathis, narrateur, sa sœur et sa mère. Chacun à sa façon. Trois errants dans leur vie qui trouveront leur propre chemin, sans plus devoir fuir. Un roman attachant qui traite de la transmission et de l’identité., en ouvrant des fenêtres.  Michèle Huybrechts Éditions JC Lattès 439 pages, 19,50 €

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littérature francophone Dans les yeux des autres de Geneviève Brisac

Éditions de l’Olivier 305 pages, 18,50 €

Dans les yeux des autres raconte l’engagement politique et révolutionnaire de jeunes gens dans les années 70 jusqu’au début des années 80. Anna et Molly, deux sœurs, lors d’un meeting y découvrent l’ivresse, la solidarité, l’idéologie. Leurs combats avec leurs compagnons Marek et Boris les mèneront jusqu’au Mexique pour entrer dans la lutte armée. Mais au bout de l’aventure, il y aura la mort de Marek, la désillusion et le chagrin. Anna en écrira un livre. Molly ne lui pardonnera jamais de s’être approprié leur histoire pour en faire un roman. Car pour Anna, la Révolution se pense, se rêve et s’écrit. Pour Molly, se révolter, c’est se frotter comme médecin à la rugosité du quotidien. Avec élégance, Geneviève Brisac nous livre une éducation sentimentale. Celle d’une jeunesse qui, à défaut de se perdre, n’a jamais complètement cédé sur son désir. 

Marie-Frédérique Dehays

La ballade d’Ali Baba de Catherine Mavrikakis

Sabine Wespieser éditeur 193 pages, 18 €

C’est un formidable portrait que dresse une fille, Erina, de son père mort, Vassili Papadopoulos, et qui nous embarque littéralement des rivages de la Méditerranée à ceux des États-Unis puis dans un périple de Montréal à Las Vegas, en passant par Kalamazoo et Key West. Nous suivons, tant bien que mal, chronologiquement déboussolés, de 1934 à 2013, le sillage de cet homme séduisant, charmant, attachant… mais pas attaché, un père insaisissable, volubile et menteur laissant de maigres mais intenses souvenirs de bonheur à Erina. Neuf mois après la mort de son père et sa soudaine ré-apparition, Erina s’abandonne à cette étrange rencontre de l’éternel revenant, et nous assistons, médusés nousmêmes, à une forme de re-connaissance et de renaissance. 

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Isabelle Melin

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littérature étrangère Nos disparus de Tim Gautreaux

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville Éditions du Seuil 539 pages, 23 €

Voici plein de couleurs et de musique ! Sam Simoneaux s’engage comme second lieutenant et pianiste sur un bateau-cabaret. Sous prétexte de partir à la recherche d’une petite fille, puis des assassins de la famille Simoneaux, nous voguons avec Sam sur le Mississippi depuis la Nouvelle Orléans jusqu’à Memphis et Cincinnati. Au rythme de la musique jazz, l’auteur nous emmène à travers des paysages pittoresques de Louisiane et de l’Arkansas à la rencontre de personnages du Sud profond aussi étonnants les uns que les autres. Agréablement traduit, ce livre est un voyage intense dans l’Amérique des années 20. On pense aux illustrations de Norman Rockwell, aux trompettes de Sidney Bechet et Louis Armstrong, mais aussi aux westerns de la même époque. L’auteur, Tim Gautreaux, porte bien son surnom de Conrad des bayous ! Un livre intense et émouvant ! Ghislaine Mesnil

Un monde flamboyant de Siri Hustvedt

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Bœuf Éditions Actes Sud 402 pages, 23 €

Un roman gigogne touffu, érudit, hétéroclite, poignant. Harriet Burden est morte. Femme flamboyante, consumée par son intelligence, sa curiosité insatiable, elle fut une artiste qui ne prit jamais son envol, trop occupée à être fille, à être femme et mère avec application, créant cependant trois œuvres ambitieuses dont elle fait endosser la paternité à trois hommes avec lesquels elle tisse des liens intimes, plus ou moins délétères. Le roman est bien plus qu’une ode féministe. Si les questions de genre et d’identité sexuelles sont centrales, le propos est universel. Ce roman à l’écriture rigoureuse est une véritable réussite. Au fil de la lecture, les masques tombent, mais aucun ne révèle de véritable visage, l’illusion est triomphante, la vie n’est qu’une comédie. 

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Marceline Putnaï

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littérature étrangère francophone Wash de Margaret Wrinkle

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut Éditions Belfond 410 pages, 21,50 €

Ce roman aux multiples voix nous conte l’histoire de Wash, esclave dans le Sud américain, utilisé comme reproducteur par son propriétaire, Richardson. Cet événement va briser le fragile équilibre instauré entre ces deux êtres. Un style tout en poésie porte le lecteur à travers cette histoire vibrante pleine d’amour et d’espoir. Évoquant une partie de l’histoire américaine que ce pays aimerait oublier, ce roman s’intéresse à l’héritage qu’elle a laissé. Olivia

Prières pour celles qui furent volées de Jennifer Clement

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Patricia Reznikov Éditions Flammarion 269 pages, 20 €

Dans les montagnes du Guerrero, les hommes se sont envolés. Ils sont partis vers la ville pour une vie meilleure, abandonnant femmes et enfants. Les femmes, quant à elles, doivent affronter les chefs de la drogue qui enlèvent leurs filles. Entre terreur, pauvreté, survie, ces femmes tentent tout pour sauver et protéger leurs filles. Avec une écriture à la fois puissante et douce, Jennifer Clement nous entraîne au Mexique où le moindre petit bruit peut être synonyme de danger. Un premier roman captivant. Amandine

Les réputations de Juan Gabriel Vasquez

Traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon Éditions du Seuil 187 pages, 18 €

Qui n’a jamais pensé croire… Qui n’a jamais été persuadé… Qui n’a jamais ressenti ce doute si déroutant… Entre l’imagination et la réalité, la frontière est parfois si infime… Et lorsque l’on est un célèbre caricaturiste les conséquences peuvent être fatales… Il suffira d’une nuit pour créer le doute qui bouleversera la vie d’un homme… Dans la chaleur humide de Bogota, l’auteur nous emmène au tréfonds du doute. Thriller psychologique et intime, Vasquez nous montre une nouvelle fois son talent pour l’écriture. On regrettera cependant un roman trop court au suspense en dents de scie.  Benjamin Fenestre

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littérature étrangère francophone Le fils de Philipp Meyer

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel Éditions Albin Michel 670 pages, 23 €

Roman ambitieux, de longue haleine qui maintient le lecteur subjugué et pantois devant tant de densité et de maîtrise. Une histoire fabuleuse et tragique de l’état du Texas sur quatre générations qui force l’admiration. À travers trois narrateurs principaux, issus de la même lignée familiale se dessine la constitution d’un empire dans le sang et dans la violence, imprégnée de pâturages verts et d’or noir. Sous la soif inassouvie d’accumulation des richesses et de l’argent se dévoile l’histoire des États-Unis, sanglante et fracturée. C’est grandiose ! Betty

Retour à Little Wing de Nickolas Butler Un coup de cœur, un coup de foudre, du grand bonheur. C’est la sensation que nous laisse Nickolas Butler après la lecture de son roman. Ce voyage au cœur d’une petite ville du Wisconsin en compagnie d’une bande de potes que l’on aimerait rencontrer nous laisse heureux et nostalgiques. Un très beau roman. Nadine Charrier Traduit de l’anglais (États-Unis) par Mireille Vignol Éditions Autrement 444 pages, 22 €

L’homme de la montagne de Joyce Maynard

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Françoise Adelstain Éditions Philippe Rey 318 pages, 20 €

Elle a treize ans, un père adoré mais qui quitte la famille, une mère géniale mais solitaire et indifférente. Elle a aussi une sœur et elles sont inséparables. Elles ont toutes deux un esprit vif, curieux, imaginatif. Leur terrain de jeu est immense, du jardin des voisins à la montagne. On ressent toutefois que tout cela est fragile et pourrait bien être bousculé… Le style est vif, concis, rythmé par des paragraphes courts qui vont à l’essentiel. La description de l’adolescence et du rapport entre les sœurs est superbe. C’est un beau roman plein de surprises, d’idées épatantes et d’émotion. Catherine Haas

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littérature étrangère francophone Et rien d’autre de James Salter

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville Éditions de l’Olivier 363 pages, 22 €

Si l’élégance littéraire avait un nom, elle s’appellerait James Salter. Empreint de mélancolie et de soif de vivre, Et rien d’autre nous entraîne dans la vie de Philipp Bowman, homme tiré par deux obsessions, la littérature et la quête de l’amour, dans sa traversée de la seconde moitié du XXe siècle. Ciselé comme une pièce d’orfèvrerie, ce roman au charme fou explore subtilement les passions amoureuses et leur affadissement, la vie conjugale et ses délitements, les désirs et leur apaisement, tout ce qui fait vibrer la vie… et rien d’autre !  Manuel

La route sombre de Ma Jian

Traduit de l’anglais par Pierre Ménard Éditions Flammarion 441 pages, 22 €

La route sombre détermine le parcours long et insensé d’un jeune couple en rivalité avec les autorités chinoises. Désespéré de ne pouvoir engendrer une descendance masculine, le couple entame une fuite en avant tragique et épouvantable. Sans aucune dérobade, avec une acuité déroutante, Ma Jian aborde l’absurdité de la politique de l’enfant unique dans une nation pourrie de l’intérieur, vaste dépotoir du monde occidental qui fait la fierté de ses dirigeants. Le ton est accusateur, le lecteur frémit devant l’immensité du désastre. Le pays du milieu n’a rien d’un rêve. Betty

Une constellation de phénomènes vitaux d’Anthony Marra Apprenant que son voisin et ami a été enlevé par les Russes, Akhmed décide de protéger la fille de celui-ci, Havaa, toujours recherchée. Pour cela, il va demander l’aide d’une chirurgienne russe, Sonja. Par son écriture en puzzle, où rien n’est laissé au hasard., l’auteur nous conte une histoire d’entraide et d’espoir dans la Tchétchénie actuelle, pays martyrisé envahi par les Russes. Olivia Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert Éditions JC Lattès 444 pages, 22 €

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littérature étrangère francophone Marina Bellezza de Silvia Avallone

Traduit de l’italien par Françoise Brun Éditions Liana Levi 541 pages, 23 €

L’auteure poursuit son œuvre sociale profondément ancrée dans l’Italie contemporaine bipolaire et traque les malaises existentiels d’une jeunesse abandonnée en marge des villes. Créature superbe dotée d’une voix sublime, Marina Bellezza ne rêve que de s’extraire de son milieu d’origine, d’écraser les rivales potentielles et de rayonner sur l’Italie entière. Son ascension est fulgurante mais dissimule difficilement un mal-être enfoui. Déterminée mais pétrie d’incertitudes, elle ne sait où s’arrêter, conquise par les lumières éphémères de la ville et de la célébrité, marquée par l’âpreté et la rudesse de son village montagnard. Saura-t-elle choisir ? A-t-elle la capacité d’effectuer un choix définitif dans une nation qui s’oublie elle-même ? Betty

Une vie d’emprunt de Boris Fishman

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphane Roques Éditions Buchet-Chastel 492 pages, 22 €

Slava, jeune immigré russe aspire à devenir un écrivain reconnu. La mort de sa grand-mère adorée le prive de l’histoire de ses origines qu’il espérait tant écrire. La demande de son vénal grand-père, non juif, d’écrire une fausse lettre de réclamation à un service d’indemnisation des victimes de l’Holocauste, va changer sa vie et le plonger dans son histoire. En rédigeant ces lettres, il va pouvoir réaliser son rêve : écrire. Avec humour et finesse, Boris Fishman dresse le portrait de la communauté des Juifs Russes immigrés aux États-Unis dévoilant la difficulté de la transition entre la vie soviétique et le style de vie américain. Une vie d’emprunt est un roman touchant et drôle sur la famille, l’immigration et les notions de bien et de mal. François Fouquet

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La Buissonniere "Rentrée littéraire"  
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