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le billet de

HUMOUR

Jean Bojko

Et c’est reparti comme en 14 !

« C’est reparti comme en 14 ! » lance joyeusement le Didi Lacacane attablé sous le pommier en fleurs de la cour. Didi, c’est le fils du Didi, son père, et le petit fils du Didi, son grand-père. Agriculteurs, tous, de père en fils, quelque part dans le 58, au bout d’une vicinale, dans les bras d’un hameau. « Comme en 14, il y a ceux qui sont devant, les pieds dans la merdouille. Et il y a ceux qui sont à l’arrière et qui prennent du bon temps ! C’est du pareil au même !» Les Didi ont toujours eu un sens aigu de l’observation et de l’analyse conjoncturelle. Le Didi, le dernier, celui qui parle, il a connu son grand-père. Et ce feu grand-père avait connu l’autre 14, pas celui d’aujourd’hui, celui d’il y a un siècle. Il avait perdu un bras au Chemin des Dames*, comme Blaise Cendrars. C’est terrible de perdre un bras. Pour un écrivain, ça finit par donner un genre, un style mais pour un agriculteur ça complique sérieusement la tâche. Le grand-père du Didi s’était habitué et n’en voulait, ni à la Patrie, ni au général Nivelle (dit « le boucher »), ni aux Boches d’ailleurs. Il était revenu ébranché mais debout et vivant alors que tant étaient morts. Il avait pris ça comme un coup de foudre ou un accident du travail… Et puis… Il en avait rapporté, du Chemin des Dames…Un greffon qu’il avait soigneusement recueilli sur les restes d’un pommier, en pleine bataille, alors que les armées labouraient le paysage à leur manière, pour qu’il n’en reste rien… Un greffon enduit de boue et enveloppé dans un petit morceau de flanelle et qu’il avait glissé dans sa chemise…. Un peu plus tard, le shrapnel était tombé, lui emportant le bras (mais pas le greffon). Il fut évacué, soigné et renvoyé finalement dans son foyer, dans sa Nièvre natale. Contre vents et marées, dans ces circonstances, il avait réussi à préserver le greffon auquel il trouva, à son retour à la vie paysanne, à deux pas de sa ferme, un vigoureux portegreffe. Le greffon du chemin des Dames donna, des années plus tard, un arbre magnifique aux fruits succulents, insensible à l’oïdium et exempt de tavelures. Miracle, force vitale, obstination, adaptation au contexte, intelligence… appelons cela comme on voudra mais le fait est là comme la preuve que tout peut s’arranger ! Édité par

« Même mal ! » ajoute Didi le visage fendu d’un large sourire…. qui en dit long. Jean Bojko - Janvier 2014

Hôtel du Département 58039 Nevers Cedex Courriel de la rédaction magazine@cg58.fr Directeur de publication Patrice JOLY Rédacteur en chef Damien TRESCARTES Équipe rédactionnelle Aline DEVILLERS, Caroline GAFFET, Séverine BOURRÉE, Nathalie PINAULT, Elisabeth GAUJOUR, Catherine LOCATELLI, Gaëlle ROUSSEAU, Daniel MAGRA, Francis CLUZEL, Stéphane JEAN-BAPTISTE, Jean BOJKO, Philibert ETIENNE, Henri ZAHNER, Francis DREYER Photographies et illustrations Philippe DUFOUR, Stéphane JEAN-BAPTISTE, Emmanuel DARNAULT, Arnaud TAQUET, Fonds du Centre des Archives Historiques de la Nièvre Création graphique et mise en page Studio B Design Impression SIEP Technigraphic Tirage 115000 exemplaires ISSN 2257 - 8579

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Duf

*La bataille du Chemin des Dames est une offensive menée en Picardie, par le général Nivelle en 1917 et qui fera plus de 100 000 morts en moins d’un mois ( + 80 000 morts côté allemand).

l’œil de


SOMMAIRE 23 | POLITIQUE

4 | AGENDA

Foire exposition de Nevers, Aire de covoiturage, TNM junior, étape du Paris Nice et États généraux de la Nièvre : les événements du Printemps à ne pas manquer.

6 | ÉVÉNEMENT

QUELLE AGRICULTURE POUR DEMAIN ? À l'heure de la loi d'avenir sur l'agriculture, l’alimentation et la forêt et du Salon International de l'Agriculture, quelle agriculture pour la Nièvre aujourd'hui et demain ?

Interview de Claudy LEBRETON, Président de l’Assemblée des Départements de France après la remise du rapport sur les « Nouvelles Ruralités » au Premier Ministre.

24 | SOCIÉTÉ

Rénover son logement et réaliser des économies d’énergie, rencontre partenariale sur la jeunesse, Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, jardins des restos du cœur.

20 | IMAGES

Plongée dans le passé agricole de la Nièvre avec les images du Centre des Archives Historiques de la Nièvre.

28 | ÉCONOMIE

La Formule 4, nouveau fleuron du pôle de performance du technopôle de Magny Cours, l'Ilab de Nevers au service des entreprises nivernaises, la véritable couverture du réseau de téléphonie mobile avec l’UFC Que Choisir.

22 | CONCOURS PHOTO

En préparation d’uNiverBois 2014, le rendezvous nivernais de la forêt et du bois, le Conseil général de la Nièvre organise un nouveau concours photo.

LA NIÈVRE SUR LE WEB Site internet

n www.cg58.fr n www.bienvieillirennievre.fr

Le guide interactif qui répond aux questions que l’on se pose à tous les âges

Réseaux sociaux

Facebook.com/lanievre

32 | CULTURE

Les rendez-vous de février à avril et l’histoire du tableau « Labourage nivernais » de Rosa Bonheur.

Applications NOUVEAU ! Applications disponibles sur Google Play pour Smartphones Androïd

Twitter @lanievre Nièvre Rando Découvrez tous les chemins de randonnée de la Nièvre ! Nièvre Infos Travaux Visualisez rapidement l'ensemble des travaux routiers de la Nièvre ! 3


08>16mars

AGENDA

72ème Foire-Exposition de Nevers

Avec plus de 54 000 visiteurs en 2013, ce rendezvous avec les Nivernais est devenu un incontournable du calendrier de mars ! Cette année pour la première fois, venez participer aux deux concours de cuisine organisés par les Toques Nivernaises et la Cuisine des Césars pour les amateurs et pour les enfants. Infos : n www.nivexpo.com

20mars

Inauguration de l’aire de covoiturage

Saint Benin d’Azy accueille la première aire de covoiturage de la Nièvre ! C’est sur le parking d’Intermarché que les «covoitureurs» se retrouveront pour partager leur itinéraire. Solution économique et conviviale ! Ce système de transport pertinent offre également un transport durable sur nos territoires ruraux, sensibles à l’environnement. Infos : n www.cg58.fr + www.mobigo-bourgogne.com, le site pour organiser vos trajets de covoiturage en Bourgogne (cf NM2 / p. 17)

2014 ...

LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA NIÈVRE

17avril

premier rendez-vous avec les États généraux de l’emploi

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11/12mars

72ème course cycliste Paris-Nice à Nevers et Magny Cours !

5/6avril

Paris-Nice, course mythique de cyclisme créée en 1933 s’arrêtera pour la première fois sur le Circuit International de Nevers Magny- Cours le mardi 11 mars. La « Course du soleil » dans la Nièvre, un événement à ne pas manquer. Départ de Nevers le lendemain, Square de la Résistance. Infos : n www.letour.fr

Tour Nivernais Morvan Junior

Pour la 1ère année, le TNM Junior se déroulera sur 2 jours. Au programme, 3 étapes : le samedi toute la journée avec une étape en ligne de 106 km ; le dimanche matin avec un « contre la montre » de 10 km et l’après-midi une demi-étape en ligne de 84 km. L'épreuve se disputera par équipes de 5 coureurs. Infos : n www.tournivernaismorvan.fr

Le Conseil général de la Nièvre met en place des États Généraux sur quatre sujets fondamentaux de société : l’emploi, « les Nouvelles Ruralités », l’enseignement supérieur et la santé. Quatre journées pour s’informer, débattre, rencontrer les professionnels et les spécialistes des différentes questions. Les États Généraux donneront lieu à la publication de cahiers de doléances rassemblant les propositions phares de la journée. Elles permettront aux élus nivernais de contribuer avec différents partenaires aux projets visant au redressement de la France et de ses territoires. Infos : n www.cg58.fr


ÉDITORIAL

L’agriculture nivernaise :

un passé, un présent et un avenir à construire...

O

n raconte qu’il y a bien longtemps les hommes se nourrissaient de cueillette et de chasse. Un jour, l’un d’entre eux eut une idée. Il inventa l’agriculture. Peut- être en avait-il assez de déménager tout le temps ! Que serait la vie sur notre Terre aujourd’hui si cet homme n’avait pas eu cette idée ? Sûrement très rude ! Depuis, des hommes et des femmes façonnent la terre qui les nourrit. Ils domestiquent les animaux, transforment les forêts et les déserts en pâturages, en cultures, en vergers,… multipliant ainsi la biodiversité. On raconte aussi, qu’aujourd’hui, pour un certain nombre d’hommes et de femmes il est aussi simple de manger que d’ouvrir son « frigo ». Leurs enfants croient même que le lait vient des briques alimentaires. Et ils n’hésitent pas à jeter ¼ de leur nourriture. Dans le même pays, d’autres font la queue à la banque alimentaire. Ils sont 2,6 millions en France à y avoir recours. Sur la même planète, 850 millions d’humains sur 7 milliards sont mal nourris, contre 1 milliard en 1970 pour 3 milliards d’habitants. L’homme qui a inventé l’agriculture voulait-il cela ? Cette situation est-elle vraiment durable ? Produire plus et même trop, au prix de concessions environnementales qui ne sont plus tenables ne suffit pas à nourrir tout le monde. Les agriculteurs de notre pays ont rempli le contrat de production qui leur était fixé, mais un nouveau virage s’impose : celui d’une agriculture plus durable. Un jour, j’espère, qu’on pourra raconter que les tous hommes de la Terre se nourrissent en toute sécurité et en toute autonomie, qu’ils ont inventé une agriculture, dont les savoir-faire se transmettent de génération en génération et à travers le monde, dont les fermes sont pérennes, viables et transmissibles. Une agriculture qui assure aux générations futures le renouvellement des ressources naturelles, des terres agricoles de qualité, une biodiversité qui ne sera jamais assez riche de ressources pour l’avenir et l’innovation. La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt tente de guider l’agriculture dans un modèle plus durable. Cela est d’autant plus nécessaire que l’agriculture est aujourd’hui au cœur des enjeux du dérèglement climatique : à la fois consommatrice d’énergie, fournisseur d’énergie renouvelable et sensible au dérèglement climatique : c’est son prochain défi ! Je vous invite à travers ce numéro de Nièvre magazine à rencontrer quelques-uns des agriculteurs nivernais. Et comme on ne voit souvent les autres qu’à travers des stéréotypes, n’hésitez pas à le faire aussi en vrai ! Il n’y a rien de mieux pour se comprendre que de connaître réciproquement ce que l’on vit. Dans l’imaginaire collectif, l’agriculture c’est d’abord la campagne. Nous avons la chance dans notre département rural d’en profiter tous les jours. Démontrons que la campagne ce n’est pas le passé, c’est le présent et c’est l’avenir dans notre département et… dans le monde entier. Patrice Joly sur les réseaux sociaux facebook.com/jolypatrice twitter : @JolyPatrice

Patrice JOLY

Président du Conseil général de la Nièvre

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ÉVÉNEMENT

DOSSIER

Quelle agriculture pour demain ? 6


Quel visage souhaitons-nous donner à l’agriculture de demain ? Un récent sondage* l’affirme : 86 % des agriculteurs se déclarent heureux au travail. Le métier se classe même deuxième au palmarès du bonheur professionnel. Cet attachement des hommes et des femmes de la terre pour leur activité est l’un des plus forts qui existe, et ce malgré la pénibilité, les saisons, les aléas et l’incertitude. La Nièvre est d’une nature prodigue. Plus de 50% de sa surface est dédiée aux activités agricoles, elle compte environ 3 500 exploitations offrant environ 5 600 emplois. Les productions animales et céréalières sont variées, le vin est renommé, le bio se développe, la forêt est essentielle. Le Salon International de l’Agriculture qui se tient à Paris le rappelle tous les ans par les prix qu’il attribue aux productions de nos territoires : la Nièvre a du talent. NM profite de cette occasion pour (re)découvrir cette pépite et dresser un portrait de ceux qui la façonnent, jour après jour. *Enquête Viavoice réalisée pour Le Nouvel Observateur auprès de 5 000 actifs publiée en octobre 2013.

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L’ interview :

ÉVÉNEMENT

Pour le meilleur et pour l’avenir

Il a piloté la concertation nationale pour un nouveau souffle de l’enseignement agricole. Il est l’un des piliers de la nouvelle loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Henri NALLET, ancien Ministre de l’agriculture* qui fut également Député bourguignon, ne cache pas son plaisir quand il s’agit de former les générations futures.

NM - À quoi ressemblera l’agriculture de demain ? Henri NALLET : Je crois qu’il faut être à la fois très ouvert et très modeste. L’agriculture de demain ressemblera et ne ressemblera pas à celle d’aujourd’hui. L’agriculture de demain ressemblera à celle d’aujourd’hui parce qu’elle aura toujours à travailler avec le vivant, avec des saisons, avec le rythme du temps, avec la pluie, avec le soleil. Et ça ne changera pas. L’agriculture restera de ce point de vue-là une activité très spécifique qui demande des hommes et des femmes sensibles, ouverts, formés et surtout très attentifs. En même temps, l’agriculture va changer parce que la société exige qu’elle change. Notre société veut des aliments qui soient à la fois de grande qualité, traçables, bons pour la santé et bon marché. C’est assez compliqué à réussir. Il faut donc que les producteurs agricoles répondent à cette demande. La refonte de la Politique Agricole Commune récente va lier une partie de l’aide publique que reçoivent les agriculteurs au respect des écosystèmes dans lesquels se déploient les exploitations agricoles. Les agriculteurs seront encore plus attentifs aux conditions géographiques, technologiques, climatologiques pour s’adapter. Au fond, ce métier restera toujours le même mais il sera de plus en plus diversifié parce qu’il faudra que chaque agriculteur établisse son programme de travail en fonction de son environnement immédiat.

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H. N. - L’enseignement agricole pour former les agriculteurs dont notre société a besoin devra mettre au premier rang la formation agronomique. C’est le retour d’une science assez complexe qui cherche à trouver les meilleures solutions possibles en fonction d’un ensemble de facteurs : naturels, économiques, sociaux et bien évidemment techniques. Ce qui demande beaucoup de finesse et de formation.

NM - Le retour de l’agronomie répond à cette grande préoccupation des Français pour leur assiette. Nous sommes bien attachés à la qualité de notre alimentation et à notre terroir… H. N. - Je crois que tout cela plaide pour la diversité de notre agriculture. Parce que bien sûr il faudra satisfaire les besoins d’une population qui veut des produits de qualité issus de cultures de proximité etc. Mais il ne faut pas oublier que bientôt, il y aura sept milliards d’habitants à nourrir et donc de très grandes masses humaines qui auront besoin de produits de qualité mais aussi de produits pas abordables et en quantité. Je suis certain que continueront à se développer les formes d’agricultures de proximité et également des formes de production exigeantes qualitativement et capables de répondre à une demande de grande échelle à des prix acceptables pour une population qui ne sera pas uniquement composée de classe moyenne.

NM - Des pistes existent-elles aujourd’hui qui NM - On voit apparaître une grande technicité des permettent de répondre à ce double enjeu ? métiers agricoles. L’originalité est que le chemin H. N. - Je crois qu’on n’a pas inventé des choses extrêmequi y mène est très concret avec la prédominance ment originales. Les pistes sont déjà là : il suffit de des filières techniques.


ÉVÉNEMENT

« »

L’agriculture de demain ressemblera et ne ressemblera pas à celle d’aujourd’hui. regarder autour de soi. Les agriculteurs n’ont pas attendu qu’on les supplie d’amorcer le virage pour le prendre. Aujourd’hui de très grandes coopératives orientent leurs producteurs vers ces manières de produire à la fois écologiques et intensives. C’est pourquoi il est très important que les établissements d’enseignement agricole soient bien insérés dans leur réalité professionnelle et le fait de confier la présidence de leurs conseils d’administration à un exploitant y contribue.

NM - Nos voisins européens sont-ils en la matière source d’inspiration ? H. N. - Oui. Comme sur beaucoup de sujets, nos voisins ont développé eux aussi des pistes, des pratiques qu’il faut aller voir, notamment en Allemagne, en Autriche, en Suisse. Aujourd’hui, je rêve d’un ERASMUS pour étudiants de l’enseignement professionnel agricole.

NM - Quels sont les enjeux de la formation à l’avenir? H. N. - Deux choses m’ont frappé durant la concertation : l’intérêt suscité par la démarche pour tous ceux concernés et la convergence des propositions. La volonté du gouvernement d’inclure un chapitre sur l’enseignement agricole dans la loi d’avenir est une bonne idée. La concertation a fait ressortir quelques idées forces. La première est que l’enseignement agricole reste un enseignement professionnel qui doit dépendre du Ministère de l’agriculture parce que c’est à lui que revient de donner les grandes orientations de la politique agricole. La deuxième est la nécessité de trouver de nouveaux liens entre la recherche, l’enseignement supérieur, le développement et l’enseignement professionnel. Nous proposons notamment que les jeunes gens qui acquièrent des diplômes de l’enseignement professionnel puissent poursuivre leur parcours dans les filières de l’enseignement supérieur. Les chercheurs et les enseignants du supérieur devront également développer des actions avec l’enseignement professionnel. La troisième concerne l’autonomie des établissements. Cette volonté d’avoir une agriculture plus liée à son environnement, aux écosystèmes, à la biodiversité suppose que les établissements d’enseignement professionnel soient très proches du terrain, très proches des professionnels et donc relativement autonomes. Mais tout cela ne peut se faire dans l’anarchie et le désordre, cela doit être formalisé dans un plan stratégique de l’enseignement, qui devrait avoir une valeur contraignante après une élaboration entre le Ministère et les grandes familles de l’enseignement agricole : le Conseil National de l’Enseignement Agricole Privé, les Maisons Familiales et l’enseignement public. Parce que depuis 30 ans, la bonne entente qui existe entre ces grandes familles permet aujourd’hui de construire ensemble l’avenir de l’enseignement agricole.n Infos : n http://agriculture.gouv.fr/

* à deux reprises en 1985 et en 1988.

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ÉVÉNEMENT Le point

Les pieds

sur Terre

La Nièvre est un territoire agricole d’une grande diversité et doté d’un potentiel important. À l’heure de la refonte du Programme Agricole Départemental, NM fait le point avec Daniel BARBIER, vice-président du Conseil général de la Nièvre chargé de l’Agriculture, de la Forêt et des Ressources Naturelles.

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NM – L’agriculture est une activité essentielle pour la Nièvre… Daniel BaRBIeR : L’agriculture est synonyme d’histoire, de patrimoine, de vie rurale, de lien social, d’entretien et de mise en valeur des paysages… Elle est aussi créatrice d’emplois et de richesses. Trivialement dans « agriculture », il y a « culture », c’est à dire art de cultiver, d’accompagner le milieu naturel pour la production d’éléments utiles à l’homme. Mais c’est aussi le support de notre identité individuelle et collective, un repère de valeurs reliées par une histoire, un art de vivre. Déjà dans son journal, Jules Renard soulignait l’importance de l’élevage charolais qui se confirme aujourd’hui avec la présence de 370 000 animaux dont 145 000 vaches nourrices pâturant dans nos bocages de façon traditionnelle et entretenant plus de 218 000 hectares de surface toujours en herbe. Les céréales sont aussi une grande famille à la source de nombreux produits  : pain, pâtes, farine, biscuits, gâteaux… À tous les repas, ils peuvent s’inviter sans rougir sur votre table et votre assiette. Près de 95 000 hectares sont consacrés à ces productions en terre nivernaise. Nos 227 000 hectares de forêts restent une empreinte écologique forte qui vient agréablement conforter l’économie de proximité générée par la diversification agricole et la mise en place de circuits courts  : maraîchage, viande bovine, sapins de Noël, produits fermiers, fromages de vache et/ou de chèvre, miel, vins de Pouilly, coteaux du Giennois, Charitois, de Riousse ou de Tannay… L’intelligence collective et l’esprit d’innovation ont permis l’organisation de la filière agrobiologique mais également les filières équines AQPS (Autre Que de Pur Sang) et la

Nièvre reste le premier département bourguignon en termes d’effectifs « ovins » sans oublier quelques élevages spécialisés en porcs, caprins, volailles et abeilles. NM – Le département a engagé une refonte de son Programme Agricole Départemental. Quels en sont les axes principaux ? D.B. - Le Programme Agricole Départemental est élaboré tous les 6 ans. Il sert à définir les grands enjeux et les orientations qui permettront à l’ensemble des Organisations Professionnelles Agricoles (O.P.A.) de travailler en cohérence avec l’État et les collectivités territoriales. Selon les territoires, il existe des spécificités. Le Morvan est préoccupé par la transmission des exploitations, la consolidation de la filière allaitante et les sapins de Noël. C’est aussi vrai pour la Bourgogne Nivernaise, qui est attentive à toutes les filières existantes, en particulier viticoles et caprines. Le Nivernais (Sud et Centre) s’oriente déjà vers le développement des filières courtes et l’agriculture périurbaine (maraîchage). Un certain nombre d’enjeux ont été identifiés et vont être traduits en actions concrètes : préparer la transmission des entreprises et favoriser l’installation, développer la qualification et la compétence des actifs, accompagner les agriculteurs tout au long de leur vie professionnelle, mutualiser les moyens matériels et humains, consolider les filières élevage allaitant et de grandes cultures, soutenir et développer les filières non dominantes, développer les énergies renouvelables et maintenir le paysage et le patrimoine… NM – Le Conseil général travaille avec des partenaires importants, comme la Chambre d'Agriculture, le Groupement de Défense Sanitaire Agricole et toutes les Organisations Professionnelles Agricoles. Quel est leur rôle ? D.B. - Par une politique volontariste, le Conseil général co-anime et co-construit les outils d’accompagnement les plus efficients possibles aux côtés des professionnels pour la création de valeur ajoutée, d’emplois, d’occupation du territoire. Cette collaboration permet de mutualiser des compétences, de partager des connaissances et de renforcer le lien entre le citoyen et le consommateur. Le Conseil général est en amitié avec les femmes et les hommes qui font la force de la Nièvre ! L’humanité demande beaucoup à l’agriculture et c’est tout à son honneur ! Cette agriculture mesure le temps et fixe le calendrier. C’est toujours vrai de nos jours. Le repas reste le moment privilégié de partage et de convivialité. Il est un vecteur de lien social. NM – Le territoire offre des formations agricoles variées. De nouvelles filières se développent-elles ? D.B. - Le renouvellement des générations reste un défi majeur pour l’agriculture. Par ses missions, l’enseignement agricole public (sites de Nevers-Cosne, Plagny, Château-Chinon) conjugué à la présence de pôles de formations sur Varzy et SaintSaulge offre un panel très large de formations : Brevet des collèges, Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole (CAP), Bac Technologique ou Professionnel, Brevet Professionnel, Brevet de Technicien Supérieur, Licence Professionnelle… Le champ des métiers est important : productions animales ou végétales, aménagement des paysages ou productions horticoles et légumières, machinisme ou agroéquipement, aquaculture ou gestion de l’eau… Chacun peut trouver sa voie : formation scolaire initiale ou continue, par apprentissage, tous les niveaux de diplôme peuvent être préparés selon la volonté de chacun dans la Nièvre ! Au travers de la richesse de leurs projets d’établissements, les différents centres constitutifs réfléchissent à la mise en œuvre de nouvelles formations. C’est par exemple le cas du Centre de Formation d’Apprentis Agricoles départemental sur la création d’un diplôme de niveau III à savoir BTS GDEA (Génie Des Équipements Agricoles). n


L’agriculture Nivernaise

ÉVÉNEMENT

Cartographie

Bovins Mixtes

Grandes cultures

Granivores

Vignes

Sapins de Noël Sylviculture

Maraîchage Polyculture & Polyélevage

en chiffres

Bovins

Autres herbivores

POPULATION Exploitants : 3 219 Effectifs emplois : 4 504

TERRITOIRE Surface Agricole Utilisée (SAU-2012) : 401 590 ha Vignes : 1 500 ha

ANIMAUX Bovins : 370 287 têtes Ovins : 82 000 Caprins : 7 883

Source : Agreste, Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Mémento 2013

CÉRÉALES Surface : 93 940 ha

BOIS-FORÊT Surface boisée : 230 000 ha Feuillus : 184 000 ha Conifères : 46 000 ha

BIO Exploitants : 130 Surface : 9 901 ha

RUCHERS Exploitations : 83 Production : 87 tonnes 5 000 rûches

VITICULTURE Production vin blanc : 76 995 hl Production vin rouge/rosé : 4 084 hl Vins d’appellation contrôlée : 1320 ha Le sauvignon blanc représente 78.8% des cépages cultivés. 11


Des bêtes…

ÉVÉNEMENT Foire

pas des bœufs !

Le Salon de l'agriculture est de retour du 22 février au 2 mars prochain au Parc des Expositions de Paris-Porte de Versailles. Une nouvelle édition qui ravira le public, chaque année plus nombreux. Pour cette 51ème édition, une agriculture moderne et innovante sera présentée à travers des stands où technologies et génétique seront mises en avant. C’est un monde agricole en évolution constante qui vous attend avec près de 1 000 exposants originaires de 22 pays, plus de 3 500 animaux et des centaines de milliers de visiteurs (près de 700 000 en 2013) pour célébrer pendant 9 jours la « planète agriculture » !

La Nièvre, une invitée d’honneur…

Pour le Salon International de l’Agriculture 2014, le Conseil Régional de Bourgogne, la Chambre Régionale d’Agriculture, les Conseils généraux de la Nièvre, de la Côte-d’Or, de l’Yonne et de la Saône-et-Loire et Bourgogne Tourisme se sont réunis à nouveau sur un seul et unique stand dont le slogan n’est autre que « Ici, c’est la Bourgogne ! ». Placé au Pavillon « Régions de France » (Pavillon 7.2), le stand Bourgogne Prestige offre une vue centrale sur la Bourgogne tout en étant au cœur des exposants bourguignons. Au sein de cet espace, les quatre départements bourguignons accueillent leurs producteurs et leurs artisans. L’objectif est de défendre la vie locale de chaque territoire et valoriser le patrimoine de la région. « C’est une occasion remarquable de mettre en avant les productions locales, les fleurons du département », explique Daniel BARBIER, vice-président chargé de l’Agriculture, de la Forêt et des Ressources Naturelles au Conseil général de la Nièvre. Chaque jour un département est invité à communiquer sur son terroir et son patrimoine sur le stand Bourgogne Prestige. Deux journées seront ainsi consacrées à la Nièvre, le vendredi 28 février et le samedi 1er mars 2014. Une véritable vitrine pour le département nivernais où les produits de bouche, la filière agricole, l’art traditionnel et l’innovation sont présentés au grand public. Différentes animations, dégustations gastronomiques et ateliers culinaires assurés par les Toques Nivernaises, animeront le stand durant ces deux jours. Fort de l’expérience 2013, un nouvel espace de dégustation, de promotion et de vente des produits de la région sera ouvert sur l’espace Bourgogne Prestige afin de valoriser notre terroir par une interaction directe avec le public.

Un moyen de faire découvrir notre département, ses atouts et de le promouvoir largement !

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Salon International de l’agriculture La Nièvre sur Bourgogne Prestige, Hall 7.2 Allée L – Stand 40 Le Village Charolais , Hall 3 – Allée C – Stand 110 Infos : n www.salon-agriculture.com Paris Porte de Versailles Du 22 février au 2 mars 2014 De 9h00 à 19h00 Nocturne, le vendredi jusqu'à 23h00 Plein tarif : 13 € - Étudiant : 6 € Enfant de 6 à 12 ans : 6 € - Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans

Les participants Le Conseil général de la Nièvre a convié plusieurs Nivernais, entre autres : le Lycée d’Enseignement Général et Technologique Agricole (LEGTA) de Cosne-sur-Loire, les Toques Nivernaises, Frédéric COUDRAYOzBOLT (Donzy), les Craquants du Val de Loire (Pouilly-sur-Loire), Au Négus (Nevers), A la tentation Thierry CAGNAT (Nevers), Morvan Terroir (Saint-Brisson), les Pépinières NAUDET (Planchez-en-Morvan), BEAULIEU Frères-Pouilly Fumé (Saint-Andelain) et bien d’autres encore... n


ÉVÉNEMENT

Informations

Les évènements agricoles

nivernais

LES MARCHÉS Marché au cadran de Moulins Engilbert (SICAFOME) : tous les mardis matin pour les bovins, un lundi matin sur deux pour les ovins Marché au cadran de Corbigny (SICAGEMAG) : tous les lundis matin pour les bovins, les lundis après-midi pour les ovins

AOÛT Tout le mois d’août - Les comices agricoles Les comices agricoles sont les rendez-vous annuels de la ruralité : les agriculteurs, les commerçants, les artisans peuvent échanger leurs expériences afin d’améliorer les procédés agricoles. Ces rencontres sont aussi des moments festifs qui rassemblent les Nivernais tout au long de l’été. - Moulins-Engilbert – du 08 au 10 août 2014 - Tannay – les 16 et 17 août 2014 - St Pierre-le-Moutier – les 23 et 24 août 2014 - Prémery – 30 et 31 août 2014 28 au 30 août Mondial du charolais - Ferme du Marault, Magny-Cours 3 jours de festivités autour de la race charolaise. Au programme : des activités pour toute la famille, dégustation de viande, près de 700 charolais présents, mais également des chevaux, des moutons... un barbecue géant... Venez vous amuser autour de la race charolaise et découvrir les plus beaux spécimens de la race ! - Le Concours National Adultes : Un concours national de bovins reproducteurs et un concours de boucherie dont l’objectif est de montrer la diversité du Charolais et de ses finitions et faire un lien avec la transmission génétique.

SEPTEMBRE 5 septembre Concours National Veaux et 27ème Vente nationale aux enchères UFRAGEC - Ferme du Marault, Magny-Cours Concours reconnus de race pure organisés par le Herd Book Charolais Contact : Herd Book Charolais - T 03 86 59 77 00 1ère quinzaine de septembre 2014 Ventes aux enchères de Yearlings et Foals – AETCE (Association des Eleveurs de Trot du Centre-Est), Magny-Cours Manifestation destinée à promouvoir le cheval trotteur français au sein de la région en vue de sensibiliser les pouvoirs publics, les Haras Nationaux et les sociétés de courses. Contact : Secrétariat AETCE : M. TROUVÉ T 02 48 51 06 56

MARS 1er mars Concours interdépartemental de taille de vigne. Domaine Champeau, Saint-Andelain. Organisé par l'ASAVPA (Association de Salariés de l'Agriculture pour la Vulgarisation du Progrès Agricole), ce concours a pour but de contribuer à la promotion des métiers de l’agriculture dans une ambiance festive et conviviale. MAI 25 mai 4ème édition de la fête écobio - Salle des fêtes, Decize Manger bio, s’habiller bio, se chauffer bio... On peut aujourd’hui choisir de vivre bio. C’est ce que souhaite faire découvrir, au plus grand nombre, la manifestation organisée en mai, à Decize. Contact : Comité d’organisation de la Fête Ecobiologique M. Gilbert CHAMPAGNE T 03 86 50 65 57

commercialisation, un outil de sélection, une occasion d’affirmer l’importance du modèle et une vitrine de l’élevage.

19 août Foire nationale ovine Promenade des halles, Decize Organisée par le Comité de la Foire Nationale de Reproducteurs Ovins de Decize le mardi 19 août durant la matinée. Contact : Chambre d’Agriculture de la Nièvre T 03 86 93 40 00 n www.nievre.chambagri.fr 20 août Concours départemental modèles et allures, Decize Organisé par le Syndicat Hippique Percheron, le Concours Départemental Modèles et Allures rassemblent des chevaux de trait. 30 août 21ème édition du concours interrégional modèles et allures AQPS (Autre Que de Pur Sang), Decize Cette grande journée de l’élevage est l’occasion de réunir un important public de connaisseurs et d’acheteurs, notamment irlandais et anglais, passionnés par une même cause : l’AQPS. Les éleveurs du Centre Est de la France ont choisi de faire de cette journée un support de

OCTOBRE 23 au 25 octobre Concours de Nevers Ferme du Marault, Magny-Cours Organisé par la Société d’Agriculture. Concours reconnu de reproducteurs de race pure charolaise. Contact : Chambre d’Agriculture de la Nièvre  T 03 86 93 40 00 - www.charolaise.fr NOVEMBRE 3ème édition de la fête de l'élevage et des plaisirs gourmands, Cercy la Tour Organisée par le Groupement Interprofessionnel Cercycois. EXTERIEUR DU DÉPARTEMENT Du 05 au 07 mai Congrés national des services de remplacement Palais des congrès, Dijon Les Services de Remplacement sont des groupements d’employeurs à vocation de remplacement gérés par des agriculteurs bénévoles aidés d’équipes administratives. Présents dans tous les départements français, ils ont pour objet de proposer des salariés « remplaçants », aux chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole qui souhaitent ou qui sont contraints de quitter momentanément leur exploitation. Du 04 au 07 septembre La Nièvre à Bordeaux Mondial des concours de labour, Saint Jean d'Illac, près de Bordeaux Organisation du championnat mondial de labour qui rassemble 40 délégations étrangères dont les Jeunes Agriculteurs de la Nièvre. Les Jeunes Agriculteurs (associations des JA partout en France) ont décidé de renouveler l'image de la manifestation et de lancer la marque « Les Terres de Jim » pour communiquer plus largement sur leur participation à des concours nationaux et internationaux agricoles.

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ÉVÉNEMENT

Le cheval de bataille de Jacques CYPRÈS

Économie

Jacques CYPRÈS, éleveur de champions AQPS (Autres Que de Pur Sang), Président de la SCAECC (Société Coopérative Agricole des Eleveurs de Chevaux de Courses), nous accorde un moment d’échange en partageant son regard sur le monde actuel du cheval. NM – Que sont les AQPS ? Et que représentent-

ils dans la Nièvre ? Jacques CYPRèS : AQPS est un terme barbare qui

signifie tous les chevaux Autres Que de Pur Sang, c’est-à-dire tout ceux qui ne sont pas de pur sang : des anglo-arabes, des trotteurs français et des selles français… Le terme est resté. C’est devenu une race à part entière. Au départ, il s’agissait de croiser une jument de selle ou de chasse avec un pur-sang. Aujourd’hui, ce sont 99% d’AQPS qui forment la race avec des gênes réservés à la naissance de chevaux de courses d’obstacle. En France, plus de 1 000 naissances tous les ans sont recensées et 400 ont lieu principalement en Nièvre, en Saône et Loire et dans l’Allier, c’est dire le berceau que nous protégeons ! NM – La SCAECC a été créée il y a un an suite

au désengagement de l’Etat et pour éviter la fermeture du Haras national de Cercy la Tour. Pourquoi avoir choisi cette forme juridique et avec quels partenaires ? J. C - En effet, depuis le 1er janvier 2013, la SCAEEC existe pour sauver le Haras de Cercy qui devait fermer définitivement. La forme juridique de société coopérative a été pensée pour garder à l’esprit l’image des Haras nationaux qui défendent les petits éleveurs de chevaux. Il fallait prioriser et conserver l’accessibilité pour tous les éleveurs. Le but principal est avant tout de transmettre une génétique à prix abordable. Le Conseil général s’est engagé à soutenir la société en entrant notamment dans son capital en 2013. Nous avons 150 partenaires adhérents dont 50 % sont des Nivernais alors qu’il s’agit d’une société coopérative nationale qui concerne 80 % du territoire français. Mais la Nièvre est le gros berceau des AQPS que nous défendons. Nous accueillons plus de 380 juments. Nous avons fait ce choix de société coopérative car, seuls, les éleveurs ne peuvent assurer la transmission génétique de chevaux 14 de courses qui coûte cher. L’union a fait la force !

NM – Quelles sont vos missions, vos moyens, vos objectifs ? J. C - Nos moyens, ce sont les bons étalons que nous possédons et que nous devons continuer à trouver ! Il nous faut disposer de superbes étalons pour être rentables et offrir une génétique de qualité à nos éleveurs. Nos missions sont dans cette recherche de qualité et d’offre. NM – Après un an d’existence, quelles perspec-

tives d’avenir pour la SCAECC ? J. C - Toujours travailler avec de bons étalons. Ce

qui signifie qu’il faudra les remplacer d’une façon ou d’une autre ! Dans les courses, il faut être les meilleurs, être à la tête du combat. On n’a pas trop le droit de se tromper. Nos chevaux sont principalement situés en course sur l’hippodrome d’Auteuil où il y a moins de multinationales qu’ailleurs. Dans le monde des chevaux de courses, nous sommes considérés comme les parents pauvres du milieu équestre, mais cette race d’AQPS travaille bien et un marché intéressant existe avec les pays européens. n Infos : n www.haras-cercy.fr


BienvenueWelcome Benvenuti Wilkommen WelKom Bienvenidos ÉVÉNEMENT Tourisme

Gîtes, chambres d’hôtes, fermes auberges… Les formules de séjour à la ferme offrent autant de solutions originales pour des vacances réussies ! Paroles de touristes !

Vous voulez partir un peu à la campagne pour vous ressourcer ? Prendre du temps pour vous et votre famille pendant quelques jours ? Un séjour à la campagne, dans la Nièvre, vous fera le plus grand bien ! Les gîtes nivernais offrent des hébergements confortables. Vous trouverez calme et convivialité. Tout ce dont vous avez besoin pour changer d’air !

Suivez-nous au cœur du Parc Naturel Régional du Morvan… Il existe des gîtes ruraux dans un environnement qui vous enchantera par ses paysages sauvages de forêts, ses rivières chantantes et ses grands lacs purs. Proche de Château-Chinon, Dominique et Jean-Jacques Coppin ouvrent leurs portes aux touristes depuis près de 30 ans. Et des touristes, Dominique en a accueilli de nombreux… Son taux de remplissage est important : ses gîtes affichent complet plus de 25 semaines par an ! « Le coin est attractif et de nombreuses activités de pleine nature s’offrent aux vacanciers. Il y a les touristes de passage, qui cherchent à se mettre au vert quelques jours et puis il y a les touristes fidèles… soit parce que la famille est à Château-Chinon et que c’est l’occasion de se retrouver, soit parce qu’il fait bon vivre dans le Morvan et on y revient ! »

Dominique a vu les habitudes changer chez les touristes. « Avant on venait plusieurs semaines en famille durant l’été. Aujourd’hui, les Français bougent sur le territoire plus souvent mais moins longtemps… c’est l’effet RTT ! » Les habitudes ayant évolué, on trouve de plus en plus de couples qui viennent dans le Morvan pratiquer librement les sports dits « de pleine nature » – difficiles à pratiquer avec de jeunes enfants. « Les touristes qui peuvent encore partir, sont ceux qui ont un peu de moyens. Ils choisissent aujourd’hui leurs vacances, non plus par choix géographique, mais plutôt par thématique : culture, sport, gastronomie… Et le Morvan est un vrai terrain d’aventures pour les sportifs ! » Et puis, il y a ceux qui viennent dans le Morvan souvent, à chaque période de vacances scolaires avec les enfants pour retrouver la famille, ou tout simplement parce qu’ils s’y sentent bien. Dominique et Jean-Jacques accueillent régulièrement des personnes à la recherche de verdure et de calme… mais pour des raisons bien différentes ! Tous les ans à la même époque, durant 4 jours, deux frères, l’un de Toulouse et l’autre de Blois, viennent ici pour l’ouverture de la pêche. Ils profitent de se retrouver entre hommes autour de leur passion commune qu’est la pêche en rivière. En automne, ils reçoivent aussi une famille accompagnée de plusieurs

amis venus des 4 coins de la France, toujours les mêmes... Une passion les unit : les champignons. Et ils partent ensemble durant des heures à la cueillette du trésor tant convoité ; les gîtes se transforment alors le soir en une conserverie de champignons pour que chacun reparte le coffre rempli du souvenir de nos forêts ! Et puis, il y a les Normands… Il y a 20 ans, un couple en promenade dans le Morvan visite avec leurs jeunes enfants la miellerie des Coppin. Ils tombent sous le charme de la région et découvrent l’existence de gîtes ruraux. Les années se suivent et les Normands reviennent tous les ans. Les enfants grandissent et le couple continue ses escapades en amoureux dans le Morvan où se créent année après année de belles relations avec les Nivernais. Aujourd’hui, ils séjournent deux à trois fois par an dans le même gîte et y accueillent les gens du coin, devenus leurs amis. Il y a 20 ans, ils venaient pour la beauté et la tranquillité des paysages ; aujourd’hui ils reviennent car cet endroit est devenu leur résidence secondaire de cœur où de vrais liens d’amitié sont nés sur cette terre morvandelle ! Toutes les infos : n www.bienvenue-a-la-ferme.com

Rejoignez le réseau « Bienvenue à la ferme » est un réseau national porté par les Chambres d’Agriculture. Il regroupe 5 800 agriculteurs qui vous accueillent sur leur exploitation et vous garantissent des prestations touristiques de qualité. Vous êtes producteur et/ou propriétaire de gîte ? Rejoignez le réseau Bienvenue à la Ferme. Renseignez-vous auprès de Maud PERROY à la Chambre d’Agriculture de la Nièvre. T : 03 86 93 40 14 15


ÉVÉNEMENT Généalogie

mode d’emploi

Le Charolais !

Comment reconnaître la race charolaise ?

Sa robe est blanche, unie, parfois crème, sans la moindre tache

Sa culotte est rebondie, car la musculature de son arrière est très développée

Ses cornes sont en avant, légèrement relevées et claires

Ses muqueuses sont claires Ses membres sont courts

Les qualités de la race charolaise

La race charolaise est aujourd’hui la première race à viande en France et en Europe. La Charolaise a la particularité d’être une vache facile à élever. De tempérament calme, elle s’adapte facilement à tout système de production. Son potentiel de croissance, son adaptabilité, sa rusticité, sa docilité sont ses principaux atouts. Elle a également un fort potentiel pour transformer en muscle ce qu’elle mange. La viande est par conséquent très peu grasse, persillé et tendre à souhait.

Qu’est ce que le Herd Book Charolais ? Le Herd Book Charolais est une association d’éleveurs gérée par des éleveurs. Elle existe depuis 150 ans. Elle a pour principale mission de tenir le livre généalogique de la race. Le livre généalogique permet de tracer les origines de chaque animal et d’assurer une orientation génétique. Ce livre met à la disposition de chaque éleveur des taureaux inscrits ayant un potentiel génétique adapté aux besoins de leur élevage. le Herd Book Charolais est situé au Marault à Magny-Cours qui est ainsi, d’une certaine manière, la capitale du Charolais.

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Salon International de l’agriculture Village Charolais du 22 février au 2 mars, Hall 3 - allée C - Stand 110.

Rencontre avec un éleveur Jean-Paul BEAUZON, du GAEC BEAUZON, Eleveur de Charolais à Préporché. NM - Depuis combien de temps êtes-vous éleveur de Charolais dans la Nièvre? Jean-Paul BEAUZON : Notre élevage existe depuis 1983. J’ai commencé avec mon frère et nous avions à l’époque 30 vaches chacun. Aujourd’hui nous avons au total près de 180 vaches. Depuis toujours je suis passionné par le Charolais. Tout petit déjà je connaissais tout de la généalogie charolaise. NM - Vous êtes présélectionné pour être présent au Salon de l’Agriculture à Paris. Pourquoi souhaitez-vous y participer ? J.P. B. - Il y quelques années, nous avons déjà participé avec un taureau de notre élevage nommé « Berlioz ». Cette année nous souhaitons présenter « Eurovision », qui a déjà remporté de nombreux prix dont celui de Grande championne au Concours National Adultes en 2011. Pour un éleveur, participer au Salon revêt une importance particulière. Cela permet au grand public de découvrir notre métier et de mieux connaître notre race et ses qualités. NM - Toutes les races sont présentes au Salon de l’Agriculture. Quelles sont aujourd’hui les forces du Charolais par rapport aux autres races ? J.P. B. - Toutes les races ont leurs qualités! Le Salon permet de présenter les meilleurs spécimens de chacune d’entre elles et de mettre en avant leurs atouts. La vache que nous espérons emmener au Salon présente des qualités essentielles de la race charolaise tel que le potentiel de croissance et un fort développement squelettique. NM - Qu’est ce que représente le Herd Book Charolais pour vous ?

J.P. B. - Il me permet d’optimiser le potentiel de mon cheptel. L’utilisation de taureaux inscrits au HBC améliore la performance génétique de mon troupeau et me permet de commercialiser plus de reproducteurs.


Les Experts

ÉVÉNEMENT Santé

Le Laboratoire Départemental d’Analyses et de Conseil (LDAC58) est un service du Conseil Général de la Nièvre. Il propose à un large éventail de clients (particuliers, professionnels, collectivités, administrations) ses compétences d’analyse, de prélèvement, de formation et de conseil en matière d’hydrologie, d’hygiène alimentaire et de santé animale. Rencontre avec Chantal AUDEVAL, docteur vétérinaire.

NM - Quelles sont les missions du Laboratoire Départemental ? Chantal AUDEVAL : Le LDAC 58 est l’acteur essentiel de la santé publique dans le département. Il est mobilisable à tout moment dans son rôle de surveillance et de veille sanitaire en matière de santé animale, d’hygiène alimentaire et de qualité des eaux.

NM - Le Laboratoire veille, au quotidien, sur la qualité sanitaire des cheptels nivernais. C. A - Il intervient dans la surveillance des maladies animales transmissibles à l’homme, dans le dépistage des maladies animales faisant l’objet des plans de contrôle et de certification et dans la prévention des épidémies animales. Outil de veille épidémiologique des maladies animales de la faune domestique et sauvage, il a été mobilisé lors des récentes crises sanitaires (Fièvre catarrhale ovine, maladie de Schmallenberg). Le LDAC58 intervient pour vérifier la qualité sanitaire des quelques 70 000 animaux exportés en Europe ou vers les Pays Tiers.

NM - Il est donc partenaire également du monde agricole ? C. A - Le LDAC58 est sollicité par les vétérinaires en cas de pathologie pour réaliser des examens complémentaires. Autopsie, bactériologie, virologie, biologie moléculaire, immunologie, parasitologie… toutes ces analyses sont réalisées par des techniciens spécialisés, sous la responsabilité d’un vétérinaire. Ces analyses permettent au praticien de conforter son diagnostic et de rationaliser l’utilisation des médicaments (antiparasitaires, antibiotiques, etc.). Le LDAC58 intervient également pour réaliser les analyses nécessaires avant la mise à la reproduction des chevaux AQPS afin de garantir l’absence de maladies sexuellement transmissibles.. n

Le laboratoire Le secteur Santé Animale traite environ 250 000 échantillons par an provenant de différentes espèces animales (bovins, ovins, caprins, chevaux, faune sauvage, animaux de compagnie). La qualité et la fiabilité des analyses du LDAC58 sont reconnues par le COFRAC (Comité français d’accréditation) ce qui garantit aux clients des services de qualité fondés sur une rigueur scientifique irréprochable. Enfin, il possède les agréments de différents ministères dont le Ministère de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation.. Infos : Contacts et renseignements Laboratoire Départemental d’Analyses et de Conseil Rue de la Fosse aux Loups - BP 25 58028 NEVERS T : 03 86 71 93 60 M : laboratoire@cg58.fr n www.cg58.fr 17


L’agriculture :

ÉVÉNEMENT Formation

des métiers où l’on se forme…

L'Enseignement Agricole Public est un système éducatif varié qui propose des parcours de formation allant de la classe de 4ème jusqu'au doctorat. Il prépare principalement aux métiers du secteur de l'agriculture mais aussi de l'alimentation, de l'environnement, du développement durable, du paysage, des services aux personnes, de la médecine vétérinaire ou encore des loisirs et du commerce. Par ailleurs, il offre des formations en adéquation avec les besoins du marché du travail et de l’environnement socio-économique. Ces parcours peuvent être suivis de différentes manières : • la formation initiale scolaire dispensée dans les établissements publics de l'enseignement agricole permet de répondre aux besoins des jeunes en les accueillant dans les classes de la 4ème au baccalauréat,

• l’apprentissage s’adresse aux jeunes de 16 ans à moins de 26 ans (25 ans révolus) qui souhaitent acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique, un titre d'ingénieur ou un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP),

• la formation professionnelle continue permet, quant à elle, d’améliorer son niveau de qualification, d’acquérir un diplôme, une qualification professionnelle reconnue, une spécialisation, un perfectionnement,

• la formation ouverte et à distance répond aux projets de formation et de promotion sociale des jeunes et adultes isolés ou indisponibles pour suivre une formation à temps plein,

• l'enseignement professionnel et technologique mis en œuvre dans les établissements publics de l'enseignement agricole prépare aux diplômes du CAPA, du Baccalauréat professionnel et du Baccalauréat technologique,

• enfin, l’enseignement supérieur comprend un cycle court qui mène au BTSA et un cycle long qui prépare aux carrières d'ingénieur, de vétérinaire, de paysagiste, de chercheur et d'enseignant du second degré. n

Petit lexique des différents diplômes… • CAPA : Certificat d’Aptitude Professionnel Agricole • BEPA : Brevet d’Enseignement Professionnel Agricole • BPA : Brevet Professionnel Agricole • Baccalauréat professionnel • Baccalauréat technologique Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant • Baccalauréat scientifique option Ecologie Agronomie Territoire Citoyenneté • BTSA : Brevet de Technicien Supérieur Agricole • Licence professionnelle 18 • Diplome ingénieur agricole

Pour en savoir plus : n www.educagri.fr, le site d’information et de promotion des établissements publics d’enseignement agricole http://issuu.com/lanievre/docs/guideenseignementsuperieur, le guide de l’enseignement supérieur de la Nièvre, l’Allier, le Cher et la Creuse n www.cg58.fr Pour information, des journées portes ouvertes sont organisées dans les établissements d’enseignement supérieur de février à juin. Pour connaître, le calendrier rendez-vous sur : http://draaf.bourgogne.agriculture.gouv.fr/Portes-Ouvertes


ÉVÉNEMENT Formation

Liste des établissements Enseignement agricole

ETABLISSEMENTS PUBLICS •EPLEFPA de Nevers Cosne Plagny [1]

(Etablissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole)

1 LEGTA Nevers Cosne à Challuy [2]

(Lycée d’Enseignement Général et Technologique Agricole)

243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 00 Web : www.epleanevers-cosne.educagri.fr

. Seconde générale et technologique . BAC technologique et scientifique - S & T de l'Agronomie et du Vivant - Biologie - Ecologie - Agronomie . Brevet de Technicien Supérieur Agricole - ACSE : Analyse et Conduite des Systèmes d'Exploitation - Productions Animales - GEMEAU : Gestion et Maîtrise de l'eau . Licence Pro - Protection de l'environnement - Spécialité : Traitement de l'eau et des déchets

1.2 - Site de Nevers Challuy [4] 243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 00 2 - Exploitation agricole de Nevers Challuy [5] 243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 05 3 - Exploitation agricole de Cosne-sur-Loire [6] 66, rue Jean Monnet - BP 132 58206 COSNE COURS / LOIRE T : 03 86 26 99 84 4 - Exploitation horticole de Plagny-Sermoise [7] 128, route de Lyon - 58000 SERMOISE SUR LOIRE T : 03 86 37 56 07 5 - CFA de la Nièvre [8] (Centre de Formations d’Apprentis) 243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 07 Web : www.epleanevers-cosne.educagri.fr 5.1 - Site de Challuy [9] 243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 07

. CPA (Classe Préparatoire à l’Apprentissage) - DIMA : Dispositif d'Initiation aux Métiers par Alternance . CAP Agricole - Travaux Paysagers - Productions Florales et Légumières - Utilisation des Matériels "Productions Animales" . BAC Pro - Aménagements Paysagers - Agroéquipement - Conduite et Gestion de l'Exploitation Agricole : "Productions Animales" . BP Agricole - Option production animale / élevage de ruminants - Responsable d'Exploitation Agricole (Niveau IV) . BTS Agricole - Aménagement Paysagers - Analyse et Conduite des Systèmes d'Exploitation

. Brevet Pro - Responsable d'exploitation agricole, spécialité Agriculture Biologique . CAPA - Services en milieu rural . BTSA - Analyse et conduite de systèmes d'exploitation . Contrat de Spécialisation - Conduite de productions en agriculture biologique, transformation et commercialisation

9 - Exploitation piscicole de Château-Chinon [17] T : 03 86 85 14 34

. BAC Pro -Productions Aquacoles .BTSA - Aquaculture

1.1 - Site de Cosne [3] 66, Rue Jean Monnet BP 132 - 58206 COSNE COURS / LOIRE T : 03 86 26 67 67

BAC Pro . Conduite et gestion des exploitations agricoles - Système à dominante élevage - Vigne et vin . Cycle orientation collège - lycée - Classe de 3ème et 4ème de l'enseignement agricole .Seconde Pro - Productions végétales - Agroéquipement (Vigne et vin) - Productions animales (Systèmes d'élevage)

8 - CFPPA du Morvan [16] T : 03 86 79 49 30

10 - LEGTA du Morvan [18] T : 03 86 85 14 34

5.2 - Antenne de Cosne [10] 66, rue Jean Monnet - BP 132 58206 COSNE COURS / LOIRE T : 03 86 26 67 67 5.3 - Antenne de Saint Saulge [11] Place Dom de Laveyne - 58330 ST SAULGE Tel : 03 86 58 33 87 5.4 - Antenne de Château Chinon [12] Rue Pierre Mendès-France - 58120 CHATEAU CHINON T : 03 86 79 49 80 . BTSA - Analyse et conduite de systèmes d'exploitation . CAPA - Production agricole, utilisation des matériels / Productions animales

6 - CFPPA Nevers - Challuy [13]

(Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles)

243, route de Lyon - 58000 CHALLUY T : 03 86 21 66 08 . CAPA - Services en milieu rural - Action Courte Qualifiante Taille et Conduite de l’Enjambeur . Licence Pro - Protection de l’Environnement . BPA - Travaux de la Production Animale - Travaux de la Vigne et du Vin

7 - LPA Plagny Sermoise [14] 128, route de Lyon - 58000 SERMOISE SUR LOIRE T : 03 86 59 72 30 CAPA - Services en Milieu Rural . BAC Pro - Productions Horticoles - Aménagements Paysagers . Seconde Pro - Productions Horticoles - Aménagements Paysagers

• EPL du Morvan

[15]

(Etablissement Public Local)

Rue Pierre Mendès-France 58120 CHATEAU CHINON VILLE T : 03 86 79 49 80 - Web : formavenir.pronde.net

. BAC Pro - Conduite et gestion des exploitations agricoles / Système à dominante élevage - Productions aquacoles - Services aux personnes et aux territoires . BTSA - Aquaculture - Développement et animation des territoires ruraux . Cycle orientation collège - Classe de 3ème et 4ème de l'enseignement agricole . Seconde Pro - Productions animales (Aquaculture - Systèmes d'élevage) - Services aux personnes et aux territoires

ETABLISSEMENTS PRIVES 1- Lycée Horticole et Rural Privé du Haut Nivernais - Varzy [19] Chemin des Plantes Froides - 58210 VARZY T : 03 86 29 45 95 - Web : lycee-varzy.fr

Cycle orientation collège - Classe de 3ème et 4ème de l'enseignement agricole . BEPA - Travaux Paysagers . BAC Pro - Aménagements Paysagers

2 - Institut Privé d'Enseignement Rural et de Mécanique Agricole (I.P.E.R.M.A.) SAINT SAULGE [20] Place Dom de Laveyne 58330 SAINT SAULGE T : 03 86 58 33 87 - Web : www.iperma.net . Cycle orientation collège - Classe de 3ème et 4 ème de l'enseignement agricole . BAC Pro - Agroéquipement

À noter : La plupart des établissements proposent hébergement et restauration - Renseignez-vous directement auprès d’eux. Sources : - Sites : www.eduagri.fr - www.epleanevers-cosne.educagri.fr - www.formavenir.pronde.net - http://agriculture.gouv.fr/enseignementagricole => Téléchargez liste, coordonnées, formations et diplômes sur le site : www.cg58.fr => Téléchargez le Guide des métiers et des formations en Bourgogne – Edition 2013 : - http://draaf.bourgogne.agriculture.gouv.fr/

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IMAGES

La Nièvre

aux champs...

Les images présentées ici font partie de notre patrimoine commun. L’iconographie du monde agricole rural de la première partie du 20ème siècle est très riche. Chaque famille nivernaise possède des photos de famille ou des cartes postales qui ont largement illustré l’activité́ paysanne. Le Centre des Archives Historiques de la Nièvre est là pour préserver ce patrimoine. NM souhaite partager ce trésor.

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Les rouisseurs de chanvre : technique pour isoler les fibres du chanvre, par une macération dans l'eau.


Place du Champs de Foire à NEVERS vers 1900

Les vendanges à Pouilly sur Loire

Sources : Direction Départementale des Archives, collection personnelle.

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« Nouvelles Ruralités »

POLITIQUE

Interview

le rapport remis au Premier Ministre

« Le rapport sur les « Nouvelles Ruralités » est un formidable outil de mobilisation collective », nous confie Claudy LEBRETON, Président de l’Assemblée des Départements de France et du Conseil général des Côtes d’Armor. NM - Qu’évoque pour vous aujourd’hui la démarche des « Nouvelles Ruralités » portée par les présidents de l’Allier, de la Nièvre, de la Creuse et du Cher ? Claudy LEBRETON - C’est la démarche de l’innovation. Des présidents ont une intuition, font une analyse et demandent de mutualiser leurs forces pour aborder ce qu’ils considèrent comme essentiel à leurs territoires, les « Nouvelles Ruralités ». Leur recherche de vérité rejoint celle de l’Assemblée des Départements de France. Cette intuition et nos analyses étaient justifiées à partir de faits objectifs sur la démographie de nos départements. Nous observons que des femmes et des hommes, des jeunes veulent venir vivre dans nos départements pour des raisons d’emploi bien sûr, mais désormais plus sûrement de qualité de vie et de relations humaines plus sereines. C’est une excellente initiative qui s’est avérée pertinente, tant le rapport produit est d’excellente qualité. NM - Comment expliquez-vous le succès rencontré par la mission qui a rassemblé à ce jour 32 départements ? C. L. - Ce fut une vraie mobilisation qui a vu des départements très différents - ruraux, urbains, montagnards ou maritimes - adhérer à cette démarche innovante. Cela montre bien que la ruralité se vit en harmonie et en complémentarité entre les zones très densifiées en population et les espaces moins peuplés. De plus, si la ruralité peut caractériser un espace géographique à moindre densité de population, elle devient de plus en plus un espace communautaire de recherche de vivre ensemble, un modèle économique voire une volonté partagée de relations sociales et humaines singulières. NM - Quelles suites attendez-vous après la remise du rapport* par vos soins au gouvernement ? C. L. - Notre objectif est simple et complexe à la fois : Ce rapport ait une suite exactement inverse à celle que connaissent nombre d’entre eux, le classement vertical. De ce point de vue, la pertinence des observations et des propositions qu’il contient nous rassurent. Surtout, il s’agit pour lui d’ouvrir un débat, pas de le clore. Nous acceptons trop volontiers l’idée selon laquelle ceux qui vivent dans les territoires ruraux auraient baissé les bras se sentant abandonnés, notamment par l’État. Ce rapport témoigne du contraire et, à ce titre, il doit être perçu comme un formidable outil de mobilisation collective. Il est plein d’optimisme et d’espoir car il dit que rien n’est irréversible et que tout est toujours possible. NM - Le rapport a préconisé la création d’un ministère du Développement Rural. Comment concevez-vous les prérogatives d’un tel ministère ? C. L. - Je souhaite que les préconisations du rapport ne soient pas centrées sur cette seule proposition. Cependant elle doit s’inscrire comme un signal de

la part du gouvernement qui justifierait par sa création, une juste complémentarité entre le rural et l’urbain car les deux sont intimement liés. Elle relève, à l’évidence, d’une mobilisation de l’ensemble des services de l’État. NM - Pensez-vous que le mode de vie rural soit traité dans la nouvelle loi de décentralisation qui s’appuie clairement sur les concepts de métropolisation et de massification ? C. L. - De toute évidence, la question sera plus présente dans le second texte dont le Président de la République a annoncé qu’il serait débattu par les deux assemblées au second semestre 2014. Ce sera l’occasion de clarifier, en le renforçant, le rôle des départements, garants des solidarités entre les personnes mais aussi entre les territoires, tant il est vrai que les deux dimensions sont inséparables. Des départements dont l’efficacité, notamment en faveur du dynamisme des territoires ruraux, est réelle dans la mesure où leur action est globale et basée sur l’emploi, le social, l’éducation et l’écologie. Nul doute que le contenu du rapport sur les « Nouvelles Ruralités » sera utile tout au long du débat au Parlement ainsi qu’à la réflexion collective qui doit précéder l’élaboration de ce texte. n Infos : Retrouvez le rapport sur n www.cg58.fr, rubrique Nouvelles Ruralités

LES ETATS GENERAUX NEVERSl5lJUINl2014

Le Conseil général de la Nièvre en lien avec 32 départements de France organisera le 5 juin prochain les États Généraux des « Nouvelles Ruralités », à la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre. À suivre sur n www.cg58.fr

LES ETATS GENERAUX NEVERSl5lJUINl2014

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Isoler plus, pour dépenser moins !

SOCIÉTÉ Social

E

Les aides publiques permettent la rénovation de votre logement. Témoignages.

n novembre dernier, votre magazine vous présentait un panorama des aides financières publiques existantes en direction des propriétaires occupants désirant se lancer dans la rénovation de leur logement en vue d’améliorer sa performance énergétique.

Ces différentes aides ainsi que l’accompagnement aux travaux sont le fruit d’une collaboration étroite entre les collectivités territoriales, les services de l’Etat et différents organismes qui ont, avant tout, souhaité qu’un conseil permanent, gratuit et neutre puisse être apporté aux Nivernais désireux d’améliorer leur habitat. Ainsi la contribution du Conseil général de la Nièvre dans le cadre du PIG (Programme d’Intérêt Général) - Habitat Indigne et Précarité Energétique et du FNAME (Fonds Nivernais d’Aide à la Maîtrise de l’Energie), s’avère complémentaire à celle de l’Etat attribuée dans le cadre du programme HABITER MIEUX. Ce sont donc près de 200 foyers nivernais qui ont déjà envisagé des travaux d’amélioration ou de rénovation de leur logement en 2013. À l’issue d’un accompagnement administratif par les services du CDHU (Conseil Développement Habitat et Urbanisme) ou de l’ALE (Agence Locale de l’Energie), s’en suit un diagnostic pour évaluer la situation énergétique du logement. Des préconisations sont ainsi formulées aux usagers et une démarche de réflexion commune est enclenchée pour envisager les travaux en vue d’atteindre un minimum de 25% d’économie d’énergie supplémentaire. Aujourd’hui, les aides publiques (État, Conseil général et autres organismes…) parviennent à financer, en moyenne, près de 67 % du montant des travaux sur des dossiers ayant un total de travaux de l’ordre de 12 000 €. Il est toutefois tenu compte du niveau de ressources des foyers. Pour le FNAME, le reste à charge des foyers varie en 5 et 25 % selon les travaux nécessaires. Cependant, il peut arriver quelques exemples rares et étonnants dans la Nièvre ! La prise en charge quasi intégrale de la facture des tra24 vaux !

Suivez-nous à Lurcy le Bourg et Dornecy… À Lurcy le Bourg, un couple demeurant dans une maison de 1877, chauffée au bois et à l’électricité s’interrogeait sur le montant de ses factures énergétiques trop élevées. Sans trop savoir où se renseigner, c’est grâce au fils de la famille qu’ils se décident à se lancer dans d’éventuels travaux… Ils espèrent surtout changer de mode de chauffage et installer un poêle à granulés. Dans cette vieille maison, le technicien commence en octobre par établir un état des lieux thermique et évalue ainsi leur consommation énergétique. Il faut un gain de plus de 25% d’économie

d’énergie pour que le dossier soit éligible, et en ne changeant que le poêle, on en est loin ! Et pour cause : l’isolation de la toiture date de nombreuses années et une déperdition importante de la chaleur se fait par le toit. Il faut donc isoler les combles pour optimiser l’installation du poêle et gagner près de 28 % d’économie d’énergie. L’étude de leur dossier de demande d’aide prend en compte leur situation financière, le devis des travaux à hauteur de 8 500 €. Une fois accepté en Commission ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) début novembre, les entrepreneurs interviennent rapidement et une belle surprise attend le couple : étant donné les éléments de leur dossier, ils n’auront rien à débourser. Les 8 500 € sont pris


SOCIÉTÉ

en charge par les aides publiques de l’Etat ! Aujourd’hui, les travaux sont finis et le couple peut se reposer tranquillement près de la chaleur de leur poêle à granulés qui ne s’évapore plus par les combles mal isolés.

À Dornecy, c’est grâce aux aides du FNAME (Conseil général de la Nièvre, Syndicat Intercommunal d’Energie, d’Equipement et d’Environnement de la Nièvre (SIEEEN) et Communauté de Communes des Vaux d’Yonne) qu’une propriétaire occupante, conseillée par son assistante sociale, a pu envisager le remplacement de ses radiateurs. Après un diagnostic complet et une proposition optimale (réalisés par un technicien de l’ALE) pour réduire ses dépenses de chauffage un devis pour l’installation de nouveaux radiateurs et pour l’isolation de la pièce qui accueille son chauffe-eau lui a été proposé. Au vu de son dossier, les travaux ne lui coûtent que 5% de la facture de 935 €, soit 45 € ! Elle a retrouvé un logement plus confortable en matière thermique.

Alors si vous aussi, vous hésitez à vous lancer dans des travaux de rénovation ou d’amélioration thermique de votre habitation, contactez les services de l’ALE et du CDHU pour connaître vos possibilités de prise en charge. Tout est possible… n

Contacts : ALE58 (Agence Locale de l'Energie de la Nièvre) Tél : 03 86 38 22 20 ANAH Nièvre (Agence Nationale de l’Habitat) : 03 86 71 70 98 CDHU Nièvre (Conseil Développement Habitat et Urbanisme) : 03 86 36 01 51

OPaH – Opérations Programmées d’amélioration de l’Habitat Dans certains secteurs de la Nièvre, les aides du PIG départemental ne peuvent s’appliquer car des OPAH (opérations programmées d'amélioration de l'habitat) ont été conclues entre collectivités territoriales et Etat. Les OPAH ouvrent sur des aides de rénovation de logements pour les particuliers mais également sur un accompagnement de projets d’urbanisme pour les territoires comme l’embellissement d’un secteur ou le réaménagement d’un quartier. Si vous habitez dans les Communauté de Communes des Grands Lacs du Morvan et Communauté de Communes du Pays Corbigeois, renseignez-vous sur l’OPAH de secteur et les aides auxquelles vous pouvez prétendre auprès de votre conseiller directement à la Communauté de Communes. Communauté de Communes des Grands Lacs du Morvan Tél 03 45 23 00 01 - communautedecommunes@grandslacsdumorvan.com Communauté de Communes du Pays Corbigeois Tél 03 86 20 22 03 - ccpayscorbigeois@wanadoo.fr Ou à la délégation de Nevers de la Direction Départementale des Territoires Tél 03 86 71 71 07 - ddt@nievre.gouv.fr

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SOCIÉTÉ

Environnement

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Succès de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets

L'édition 2013 de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, organisée du 16 au 24 novembre 2013, a rencontré un grand succès. Public d'abord avec plus de 600 personnes mobilisées pour les événements organisés.

pectacles pour éveiller le jeune public à une autre consommation, "Chariot malin" avec les ambassadeurs du tri du SIEEEN... le programme était varié pour sensibiliser tout un chacun. Les organisateurs se réjouissent également de la dynamique engagée, participative et éco-responsable, par l'ensemble des partenaires, collectivités, associations, fédérés pour montrer l'importance de l'enjeu. Réduire ses déchets est aujourd'hui l'affaire de tous. Citoyen, consommateur, scolaire, en maison individuelle ou en habitat collectif : quelle que soit la casquette, chacun a joué le jeu. Le Forum de la Prévention des Déchets, organisé durant le salon Cité 58, a particulièrement mobilisé les élus.

L'année 2014 sera orientée sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Bien plus qu’une pratique « à la mode », elle est devenue un mouvement raisonné et une journée lui est dédiée. Dans la Nièvre, la lutte contre le gaspillage alimentaire prend de l’ampleur. Les pouvoirs publics s’en sont emparés, les associations et les particuliers aussi. Dans un contexte contraint comme celui que nous connaissons depuis plusieurs années, jeter de la nourriture devient un acte rédhibitoire pour certains, impossible pour d’autres. A l’occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD), des initiatives ont vu le jour pour sensibiliser différents publics à cette lutte.

Le partage du cœur...

Les collégiens nivernais, tout d’abord ! Au sein de ses restaurants scolaires, le Conseil général expérimente des gestes très pratiques : on propose désormais aux élèves des quantités de nourriture plus réduites dans les assiettes pour éviter de jeter si l’enfant n’a plus faim. Les plus gros mangeurs ayant bien entendu la possibilité de se resservir. Dans certains établissements, une action spécifique sur le pain a été initiée : celuici se trouve désormais en bout de chaîne du self. Résultats : les élèves en consomment moins !

Dans un autre esprit cette fois, une « disco soupe » était organisée pour clôturer la SERD le 22 novembre 2013. Implantée sur le parvis de la place de la Résistance à Nevers, cette manifestation placée sous le signe de la fête et de la convivialité permettait aux passants de déguster des soupes et des salades de fruits réalisées à partir de légumes et de fruits normalement destinés à être jetés ! Une façon simple de sensibiliser à la cuisine des restes… Une centaine de badauds a pu apprécier cette démarche citoyenne et festive animée par le groupe "disco soupe" de Nevers. Nul doute que d'autres "disco soupes" verront le jour les prochains mois à Nevers ou dans la Nièvre. n A suivre : l’actualité du groupe disco soupe sur facebook.com/DiscoSoupeNevers

Social

entre potager et assiette…

I

l existe des jardins qu’on aimerait voir partir en friche ou laisser à l’abandon pour laisser place aux pâquerettes, coquelicots et autres « cœurs de marie »… Ces jardins se trouvent à Sermoise et au cœur de ces parcelles cultivées, on rencontre des hommes et des femmes au grand cœur. Vingt personnes mettent leur cœur à l’ouvrage chaque année dans ces jardins. Elles y retrouvent la fierté du travail grâce aux contrats d’insertion des Restos du Coeur. Les Restos, on le sait, distribuent des repas chaque hiver. Mais on ne sait pas toujours qu’ils offrent la possibilité à des personnes en situation de précarité de reprendre le rythme d’une activité professionnelle par le biais d’ateliers de chantiers d’insertion. A Nevers, depuis plus de 20 ans, les Jardins du Cœur dispensent une formation qualifiante dans les métiers de l’horticulture et permettent surtout aux personnes en grande difficulté de se réadapter au monde du travail.

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Toute l’année, les 5 hectares de terrain sont plantés de légumes variés et entretenus par une culture raisonnée. En hiver, quand le travail de maraîchage est terminé, on apprend la logistique. Les productions sont alors entreposées, calibrées puis emballées à l’Espace Nelson Mandela de Nevers. Les 60 tonnes de légumes ainsi récoltés partent pour alimenter exclusivement les 28 centres des Restos du Cœur de la Nièvre.

Contact et renseignements : Restos du Cœur de la Nièvre Téléphone : 03 86 71 66 66 Mail : ad58.siege@restosducoeur.org n www.restosducoeur58.org


SOCIÉTÉ

La jeunesse

La Nièvre, y rester ou partir pour mieux revenir ? Le 25 novembre 2013 se tenait la rencontre partenariale sur la Jeunesse. Première pierre de la refonte de la politique jeunesse du département. Elle a réuni tous les professionnels du secteur pour entame une réflexion. Point de situation avec Delphine FLEURY, conseillère générale déléguée à la Jeunesse.

NM - Quels étaient les objectifs de la rencontre partenariale ? Delphine FLEURY : le but était de faire le point avec les professionnels et les jeunes, d’évaluer leur ressenti sur les problématiques liées à la jeunesse sur notre département qu’ils soient issus du milieu rural ou urbain. Ce travail a été préparé en amont par le collectif Nièvre 2021 afin de permettre au Conseil général, dans la plus grande concertation possible, de redéfinir sa politique « jeunesse ». En premier lieu avec les professionnels qui oeuvrent au quotidien. Notre objectif n’est pas de tout mettre par terre mais d’appréhender les priorités en observant la réalité de notre territoire. NM - Que se dégage-t-il de cette première rencontre ? D. F. - Trois thématiques ont été choisies : l’emploi, la mobilité et l’engagement citoyen. Ce ne sont pas forcément des problématiques au sens littéral du terme mais les thèmes qui nous interpellent et qui nous paraissent prioritaires… Pour l’anecdote, nous avons voulu impliquer les jeunes au maximum et avons demandé aux jeunes apprentis présents ce jour-là leur témoignage. Ils nous ont simplement répondu qu’« ils n’avaient aucun problème », preuve que certains dispositifs fonctionnent bien ! NM - un film a été projeté pendant la rencontre à l’issue duquel les jeunes ont été questionnés sur le fait de vivre, de partir et de revenir dans la Nièvre. Et les réponses semblent pour le moins inattendues . D. F. - Ensemble avec les professionnels de la jeunesse, nous oeuvrons sur ce concept. Nous nous interrogeons sur les moyens pour retenir nos jeunes sur le territoire départemental . Il ne s’agit pas forcément d’un problème. Le choix de rester ou de partir est que si on part, il faut pouvoir revenir. Il faut donc faire en sorte que la Nièvre soit davantage vécue comme un département tremplin pour favoriser la poursuite d’études ailleurs.

NM - Si les jeunes partent étudier ailleurs il faut donc que le département les soutienne ? D. F. - Il faut permettre aux jeunes partis étudier, de revenir pour mettre à profit, sur le territoire, ce qu’ils ont appris au cours de leur cursus. On ressent nettement une tendance à vouloir rester dans la Nièvre. Malheureusement, ils sont obligés de s’éloigner, l’offre de filières, bien qu’existante, n’est pas encore suffisante. Bien entendu, on se penche parallèlement sur la possibilité de mieux les accompagner vers les grandes villes universitaires. NM - Quelles sont les prochaines étapes de la refonte de la politique jeunesse ? D. F. - Après avoir accompli celui avec les professionnels en 2013, nous allons engager pendant toute l’année 2014 un travail avec les jeunes. Nous allons diffuser un questionnaire, avec l’aide des professionnels, sur les réseaux sociaux, sur Internet, etc. Les résultats nous permettront de savoir si les jeunes et les professionnels ont les mêmes priorités, si elles se présentent dans le même ordre. Par exemple : la santé et le logement n’ont pas été évoqués par les jeunes lors des rencontres alors que les professionnels les avaient identifiés. Le chantier est important. Il sera mené par tous les partenaires Nièvre 2021, avec pour perspective, 2015 et la tenue des Etats Généraux de la Jeunesse. n « Je voudrais que notre jeunesse puisse jouir de tout ce dont elle a besoin sur notre territoire sans perdre de vue qu’il faille aussi bouger, se déplacer, rencontrer d’autres cultures, pour enfin savoir d’où l’on vient et où l’on va et se rendre compte de ce que l’on possède. »

Extrait du discours introductif à la Rencontre Partenariale, par Patrice JOLY.

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ÉCONOMIE Industrie

Le Pôle de la Performance, leader du marché Formule 4

Elle est le maillon qui manquait au sport automobile pour permettre l’ascension des pilotes du karting vers la Formule 1. La création de la Formule 4 permet au Technopôle de Magny-Cours de mettre en vente le premier modèle de la catégorie. Après Noao, c’est une nouvelle réussite qui s’impose aujourd’hui au niveau mondial. Récit d’une aventure hors norme par Bertrand DECOSTER.

À

Magny-Cours, les jeunes pilotes tournent sur la piste de Karting. Ils ont le choix entre quatre types de karts et de jeunes sportifs utilisent les modèles de compétition. C’est sur les 1 100 mètres de cette piste que naît souvent l’envie d’aller plus loin et de se lancer dans le sport automobile, avec en point de mire, le rêve de piloter un jour une monoplace sur la piste Grand Prix du Circuit de Magny-Cours, située juste à côté. La Formule 1 est la partie de la filière monoplace la plus connue du grand public et, pour alimenter celle-ci en pilotes, il y a la partie invisible des formules de promotion. Jusqu’à présent, aucune discipline ne permettait de passer du karting à la monoplace, aucun schéma international unifié ne permettait de tracer son chemin. La Fédération Internationale de l’Automobile s’est attelée au problème et a décidé la création d’une filière claire et lisible quels que soient les pays : Formule 4, Formule 3, Formule 2, Formule 1. « La route n’était pas très bien tracée, indique Bertrand DECOSTER, PDG de Mygale, entreprise nivernaise spécialisée dans la construction de monoplaces. Maintenant elle va être très claire : je démarre en Formule 4 dans mon propre pays pendant deux ou trois saisons. Puis je passe en Formule 3, régionale ou nationale pour m’aguerrir. Vers 20 ans, je vais commencer à l’international et rejoindre ensuite la Formule 2. Le rêve étant de rejoindre un jour une écurie de Formule 1. Avec ce nouveau chemin, le positionnement des grands constructeurs qui avaient l’habitude de créer leurs propres catégories (Formule Ford, BMW, Renault) va changer. Il n’y avait que la FIA* qui pouvait faire ce travail de clarification en s’appuyant sur un réseau de 112 fédérations dans le monde. 28

« Le patron de ce projet est Gerhard BERGER, ancien pilote de Formule 1. Il a interrogé tous les acteurs du secteur, et donc le Pôle de la Performance, pour avoir notre vision. En mars 2013, le projet était devenu suffisamment consistant pour imaginer qu’il allait se concrétiser. À ce moment là, et c’est toute la force du Pôle de la Performance, on a décidé de se mettre au travail. Pour nous, c’est très facile, parce qu’on l’a déjà fait avec Noao**. On sait comment chacun fonctionne et chacun connaît ses compétences mais également celles du voisin. On sait donc comment partager le travail.

Les atouts du collectif « La première étape était l’annonce du lancement de la Formule 4, le 27 juin 2013 à Goodwood en Angleterre. On a proposé à la Fédération de présenter une maquette lors de l’événement : voilà le concept et voilà le produit ! Tous les présidents de fédérations nationales du monde entier (112) ont donc découvert notre Formule 4 et rencontré ses fabricants. C’était pour nous une opération de communication internationale très valorisante.

«Travailler sur un projet comme celui-ci est essentiel pour le Pôle de la Performance. D’abord, parce qu’il nous positionne comme un vrai partenaire pour la FIA, en travaillant au plus près sur le concept technique. Par exemple, on s’est rendu compte qu’en termes d’aérodynamique une modification majeure permettait une nette amélioration. On n’a pas hésité à la proposer même si cela nous a coûté de nouveaux moules, parce qu’au final, on développe le produit en simultané avec la Fédération.


ÉCONOMIE

Ensuite, cela crée une véritable dynamique de complémentarité entre les entreprises du Pôle. Il y a des compétences qui existent à MagnyCours et qui existent ailleurs : des fournisseurs du monde entier nous ont ainsi contacté pour être fournisseurs pour la Formule 4. Mais l’intelligence est de développer un véritable produit made in Magny-Cours. Enfin, parce que cela nous ouvre les portes de marchés très importants. Chacune des entreprises est ainsi repérée pour ses propres savoir-faire. On va, par exemple, développer des moteurs Formule 4 pour de grands constructeurs, notamment chinois. Avec ce véhicule, on s’attend aujourd’hui à la commande de plusieurs centaines d’exemplaires. Le Pôle joue alors pleinement son rôle de développeur économique. Après Noao qui était un produit de recherche, la Formule 4 est un produit de marché commercial. On vient de vendre une première voiture à la fédération australienne (entre 20 et 30 exemplaires), on est en phase de finalisation avec la Chine, on travaille avec l’Amérique du Sud et on va répondre à l’appel d’offre de l’Angleterre. Globalement, on est sur une phase de rayonnement international de la voiture. Ce qui va nous amener une contrainte jusqu’ici inconnue avec Noao : produire à grande échelle. Les perspectives « Aujourd’hui, on a 3 mois d’avance sur la concurrence internationale. Cela nous permet de prendre des marchés. La mise en place se fait progressivement avec des premières compétitions en 2015, sauf en Italie qui lancera sa compétition dès 2014 et présentera alors son modèle de F4. En juillet, ils auront la voiture et la plateforme commerciale avec ce championnat. C’est la guerre, c’est normal.

Mais d’autres projets s’annoncent. Et le Pôle de la Performance est prêt à relever ces nouveaux défis. On travaille notamment sur les véhicules militaires du futur. C’est un autre domaine, mais pour nous, c’est tout aussi passionnant.» n La Formule 4 made in Magny-Cours aCe a réalisé les études aérodynamiques, Martini/Ligier la coque et les éléments de composite structurel, Danielson engineering les fonderies de bâches moteur et de porte-moyeux, Sodemo et Texys l’électronique châssis, acquisition de données et changement de vitesse au volant, Mygale assurant la gestion du projet, la relation avec la FIA et les fédérations, la sélection des fournisseurs, la conception mécanique et carrosserie composite, la fabrication, l’assemblage, l’homologation, le développement et la commercialisation. L’ISaT, au travers de ses ingénieurs, et le Circuit de Nevers Magny-Cours, pour les essais et les présentations, sont associés au programme. Le Conseil général de la Nièvre, la Région Bourgogne et l’Europe ont soutenu financièrement le projet. Infos : Karting T 03 86 21 26 18 Ouvert 7 jours sur 7 http://kartingmagnycours.com/ Le Pôle de la Performance T 03 86 21 22 00 http://www.asso-ppnmc.fr/ * Fédération Internationale Automobile **Noao : première voiture de course hybride créée par six entreprises du Pôle de la Performance en 2011.

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ÉCONOMIE

Toutes les entreprises nivernaises

Technologies

à la pointe du numérique

I

L’ilab est un outil formidable mis à la disposition des entreprises nivernaises. Il les aide à prendre le virage du numérique et à mettre en place les solutions adaptées à leur activité. Visite guidée par les premiers utilisateurs.

l accueille les visiteurs avant même qu’ils ne pénètrent dans l’ilab, même la nuit. Son rôle : présenter le lieu à ses futurs utilisateurs, renseigner sur les actualités de l’ilab et les formations à venir. Lui, c’est un humanoïde qui prend vie à l’écran situé derrière la vitrine. Et il répond à toutes les questions qu’on lui pose à l’aide d’un clavier tactile. Ce conseiller virtuel nous est déjà devenu familier. Nombreux sont les sites d’e-commerce et de grandes sociétés qui utilisent cette technologie pour répondre aux questions des internautes à toute heure du jour ou de la nuit. Ce que l’on sait moins, c’est que l’une des entreprises pilotes en la matière est basée à Nevers et que son fondateur est Nivernais.

Pascal ARBAULT a créé il y a quinze ans l’entreprise DAVI qui aujourd’hui travaille pour de nombreux secteurs : automobile (Toyota, Renault, PSA), banques et assurances (Macif, GMF, Crédit Mutuel, Crédit Foncier), énergie (Suez, GDF) et également d’autres secteurs comme le médical et la nutrition. Son crédo : transformer la relation digitale en relation humaine via des logiciels qui s’insérent partout, sur nos smartphones, nos tablettes, nos ordinateurs. Et l’humanoïde qui est présenté à l’ilab n’est autre qu’un prototype sur lequel DAVI travaille actuellement pour la SNCF et qui devrait équiper à l’avenir une vingtaine de gares majeures en France. Pour lui, “l’ilab est un endroit qui permet aux sociétés technologiques de présenter leur savoir-faire aux chefs d’entreprises, aux élus et à la population et donc de rayonner sur la région. L’objectif n’est pas uniquement de faire du business à Paris mais bien de développer notre activité ici, dans la Nièvre, parce qu’il y a des usages tels que la télémédecine, des industries de pointe comme au Technopôle et des filières comme celle du bois.”

Le bois et la forêt, c’est devenu le coeur d’activité de M. et Mme VASCHER. Ils ont créé récemment une société de transaction de forêt et se sont très vite équipés d’un site internet pour promouvoir leur entreprise. Ils ont rapidement été confronté à une problématique majeure : se faire connaître. “Comment apparaître en premier dans les résultats des moteurs de recherche ? “. Une première formation de deux heures à l’ilab a permis de défricher le problème et d’apporter des premières réponses. “Après cette première formation, j’ai pu améliorer la visibilité du site. Je me suis donc inscrite à une seconde session sur la prospection par e-mail. Des conseils simples et des astuces qui m’ont amenée à retravailler le rédactionnel du site avec des mots clés plus recherchés par les clients que je vise.” L’ilab permet de faire découvrir les nouvelles technologies aux PME et de les aiguiller vers les solutions adaptées. Elles pourront ensuite être mises en place avec des professionnels de la communication numérique. “J’ai déjà constaté une véritable différence au niveau des visites sur notre site !” reprend Mme VASCHER qui viendra prochainement suivre une formation sur le développement commercial.

La Nièvre dispose d’atouts majeurs pour le développement des entreprises, en particulier celles du secteur numérique. “Plusieurs initiatives m’ont permis d’installer à Nevers ma structure de Recherche et Développement qui emploie aujourd’hui huit personnes, précise Pascal ARBAULT : la présence d’une boucle locale reliée à la fibre optique, le data-center situé au 13ème de ligne qui permet de stocker et d’héberger des données avec des flux assez denses et l’école CS2i qui forme les ingénieurs en informatique.”

Fabien BAzIN, président de Nièvre Numérique (ex-niverlan), conforte le projet : “L’ilab est là pour accompagner et apprivoiser le sujet numérique et le rendre utile à notre vie quotidienne et à notre développement économique. C’est évidemment important pour un territoire rural comme la Nièvre.” n

Infos www.ilab.nievrenumerique.fr T 09 71 00 14 00

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ilab – pour Internet laboratoire – est un lieu pour s’informer, se former, travailler et échanger sur les usages numériques pour les professionnels et les collectivités. L’ilab propose un espace coworking (qui accueille les travailleurs nomades et les télétravailleurs), un showroom (permettant aux professionnels de découvrir les dernières innovations numériques et de tester les nouveaux usages) et organise des ateliers (conférences, formations, diagnostics…). Enfin une salle de visioconférence permet d’organiser réunions et séminaires professionnels.


ÉCONOMIE

Internet mobile:

Technologies

la Nièvre monte au créneau pour enfin connaître la vérité !

Une intéressante initiative de l’association de consommateurs UFC-QUE CHOISIR va permettre de savoir enfin dans quels secteurs les smartphones, tablettes, etc. sont opérationnels, ouvrant ainsi à tous la possibilité de pouvoir communiquer via internet ! Le Conseil général de la Nièvre, présidé par Patrice JOLY a souhaité relayer, sur son site web et dans son magazine, l’information sur cette enquête qui relève de l’utilité publique, vient renforcer notre action et fournir des éléments d’appréciation indiscutable. Au-delà des discours des opérateurs qui, bien souvent, et pour des raisons bassement mercantiles, se dédouanent devant les insuffisances de couverture géographique, chacun a pu constater que, dans certains secteurs le portable ne fonctionne pas. Lors de la session de l’Assemblée départementale du 12 décembre 2012, il a été décidé d’interroger fermement les opérateurs télecoms et plus particulièrement Orange auprès duquel nous ne parvenons pas, malgré de multiples demandes, à obtenir des cartes de la couverture téléphoniques du département ainsi que les éléments cartographiques corrects des équipements de ses centraux. Dans le même ordre d’idée, l’Assemblée a demandé à son Président d’interpeller Orange, non pas pour accélérer, mais bien pour finaliser dans les six prochains mois son programme de neutralisation et de débridage des multiplexeurs, sur lequel il s’était engagé pour fin 2013, afin d’améliorer le débit internet. Selon nos estimations l’opérateur historique récupère au minimum 50 millions d’euros de revenus bruts sur le département de la Nièvre et il s’avère qu’il est bien loin de les réinvestir sur notre territoire. Patrice JOLY a d’ailleurs indiqué « Je voudrais que les choses soient très claires vis à vis de l’ensemble des opérateurs que l’on sollicite et en particulier d’Orange : on souhaite qu’ils puissent venir nous apporter des réponses précises à l’occasion de notre prochaine session en février prochain, car, avec un investissement faible de la part d’Orange on pourra avoir une amélioration du service. C’est-à-dire qu’il va falloir à partir de maintenant prendre l’opinion publique à témoin pour que ces entreprises se comportent en entreprises citoyennes, car ce n’est pas acceptable ! Nous sommes donc vraiment dans une logique offensive. L’Observatoire National de la Couverture du Réseau Mobile ! Quelle utilité ? Il a pour objectif de mesurer de manière neutre et indiscutable la qualité du réseau des opérateurs téléphoniques en France. Les données collectées servent à alimenter une base de données qui permet de générer une carte interactive. Plus il y aura de réponses et plus précise sera la carte ! La solution proposée par l’UFC - QUE CHOISIR est gratuite : Il vous suffit de télécharger une application Androïd ! Une fois installée sur votre smartphone, celle-ci transmet automatiquement : position géographique, niveau de qualité du signal téléphonique, nom de l’opérateur, type de connexion utilisée (Edge, 3G, 3G+,...) et marque + modèle. Les données recueillies par UFC - QUE CHOISIR sont anonymes, et ne sont diffusées à aucun fabricant, opérateur de téléphonie ou tout autre tiers. Comment participer ? Téléchargez gratuitement l’application mobile pour Android «Info Réseau UFC» : - flashcodez l’image ci-contre et accéder directement au site de téléchargement - ou bien connectez vous au site Google play : https://play.google. com/store/apps/details?id=com.ufcquechoisir.signalandposition

Infos : => Accueil du site > Services Numériques > Participez à l’Observatoire Voir la carte interactive du réseau mobile : => http://www.quechoisir.org/app/forfait-mobile/signal-infos.php

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CULTURE Agenda

29Exposition sept

jusqu’au

« Chevroches, à la croisée des voies antiques », en partenariat avec l’INRAP

(Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) au Musée d’Art et d’Histoire Romain Rolland à Clamecy Cette mise en valeur des découvertes faites lors de la fouille de l'agglomération gallo-romaine replace Chevroches dans son contexte, sur la voie qui reliait Autun à Entrains-sur-Nohain. L'objet le plus célèbre mis au jour lors des fouilles, la « calotte zodiacale » de Chevroches, constitue un des moments forts de l'exposition. Cet instrument astrologique est mis en relation avec d'autres pièces rares comme les semainiers d'Alésia et des sources de la Seine, les tablettes de Grand, le mécanisme d'Anticythère... Infos : n www.musees-bourgogne.org

22Festival /24fév

"Cordes en folie» à Luzy

Rencontre musicale incontournable de l’hiver en Nièvre, Cordes en Folie fait vivre depuis plus de 10 ans Luzy au son des violons venus d’ici et d’ailleurs.Venez voyager au rythme des cordes du monde entier et vous initier, grâce à des stages, au violon et à la danse traditionnelle. Infos : n www.feteduviolon.com

10 avril « Echappée lecture »

le prix nivernais de la littérature jeunesse

Pour faire découvrir la richesse de la littérature et donner le goût de la lecture aux jeunes, le prix « Echappée Lecture » a été créé en 2013. Relayé par les bibliothèques de la Nièvre et en partenariat avec les écoles et collèges, il invite les jeunes lecteurs à voter pour leur livre favori. Démarré en octobre 2013, les lectures et les votes s’enchaînent jusque fin mars 2014. La proclamation des résultats aura lieu à la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre le 10 avril. Infos : n www.cg58.fr

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10 8

fév/ mars Exposition "La Grande Pâture : image de vie, image de ville » au Palais Ducal de Nevers Cette exposition, accompagnée d’un film, donne la parole aux habitants de la Grande Pâture. Á travers leur connaissance des lieux, leur mémoire des faits et des gens, leur perception des nouveaux aménagements urbains, ils font partager leur image du quartier et invitent à le regarder avec un œil neuf. Infos : n www.nevers.fr

04mars

« Oliver Twist » en tournée internationale

Après une mini tournée dans la Nièvre l’an dernier, le ciné-concert du Pôle Vocal Victor Hugo emmène son projet « Oliver Twist » outre Manche ! A partir d’une œuvre inscrite dans les programmes des collèges en littérature et en histoire du XIXème siècle, Cyril LOHBRUNNER a créé un véritable spectacle qui est plébiscité aujourd’hui en Grande-Bretagne - pays natal de Charles Dickens - pour deux représentations au Britannia Theatre Leviathan Way à Chatham ! Infos : cyril.lohbrunner@wanadoo.fr


CULTURE Livre

Rosa Bonheur,

l’histoire d’un tableau

Au Salon de 1849, Rosa Bonheur expose son « Labourage Nivernais ». L’impact est retentissant. Rosa Bonheur y gagne une notoriété internationale et la Nièvre y trouve la représentation de son identité. L’œuvre exposée et reproduite dans le monde entier devient alors une icône de la ruralité. La Conservation des Musées et du Patrimoine du Conseil général de la Nièvre vient de publier l’histoire passionnante de ce tableau d’exception. Extrait.

Voir la page dédiée sur n www.cg58.fr

« À en juger d’après le comportement des visiteurs du musée d’Orsay mis en présence du Labourage nivernais, le tableau exerce toujours un immense pouvoir d’attraction. Où qu’il se trouve sur les cimaises du musée, il est amusant de voir les visiteurs passer rapidement en revue les autres toiles de la salle et s’arrêter sur le Labourage nivernais. L’oeuvre capte véritablement le regard du badaud, saisit son attention, plus ou moins longtemps, mais intrigue assurément. À cela, nous ne saurions invoquer le sujet même du Labourage nivernais, peu propice à piquer la curiosité du visiteur. Le Labourage nivernais, n’est certes pas aussi croustillant que L’Origine du Monde de Courbet par exemple. Mais c’est plus sûrement par son traitement que la peinture fascine autant. Le format, tout d’abord, incite à se plonger dans l’œuvre, et le spectateur se trouve véritablement « le nez dans la terre  ». Comme Gustave Courbet avec son Enterrement à Ornans (1850, Musée d’Orsay), qui recourt au format traditionnellement dévolu à la peinture d’histoire pour une scène de la vie quotidienne, Rosa Bonheur rompt avec la hiérarchie académique des genres pour donner toutes ses lettres de noblesse à une modeste scène de labour. D’autant que ne s’y déploie aucune leçon morale sous-jacente à l’inverse d’autres exemples dont le but est manifestement de magnifier une vie paysanne, conformément à une idéologie inspirée de Rousseau. C’est le rendu « brut » d’une scène se déroulant sous ses yeux qui occupe seul Rosa Bonheur. Et cette remarquable authenticité d’intention apparaît frappante. Par ailleurs, l’atmosphère qui se dégage du tableau incite à un certain recueillement, tant l’on sent le

mouvement lent des bêtes, la marche ralentie par le poids de leur carcasse s’enfonçant dans la terre, leur peine silencieuse. Le défilé passe calmement devant les yeux du spectateur, magistralement mis en valeur par la composition en frise et le fond de ciel bleu. Toute l’attention de l’artiste se porte sur la vie insufflée à ces bêtes. Et c’est le génie de Rosa Bonheur que de rendre avec tant de brio cette « présence animale ». Anthropomorphisation de la bête, psychologisation de l’animal ? Insuffler la vie, la représenter dans sa tension : la démarche de Rosa Bonheur est toute dans cette ambition. Elle ne cesse de le répéter : « Je ne me plaisais qu’au milieu de ces bêtes, je les étudiais avec passion dans leurs mœurs. Une chose que j’observais avec un intérêt spécial, c’était l’expression de leur regard ; l’œil n’est-il pas un miroir de l’âme pour toutes les créatures vivantes ? N’est-ce pas là que se peignent les volontés, les sensations, les êtres auxquels la nature n’a pas donné d’autre moyen d’exprimer leurs pensées ? ». n Infos : Autour d’un chef-d’oeuvre : Rosa Bonheur & le Labourage Nivernais - Collection Etudes et Documents (n°15), sous la direction de Maïté METZ, Service des Musées et du Patrimoine du Conseil général de la Nièvre. Prix : 15 euros T 03 86 60 68 60 M musees@cg58.fr

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Points de vue... POLITIQUE

Le Conseil général de la Nièvre rédige actuellement un nouveau Programme Départemental Agricole. Ce programme s’établit en partenariat avec les différents acteurs de la filière agricole. Même si cette activité ne fait pas partie des compétences obligatoires de la collectivité départementale, il n’en demeure pas moins que celle-ci représente un pan important de l’économie nivernaise et qu’à ce titre, elle mérite toute notre attention. Les défis qui nous attendent dans les années à venir sont nombreux. Il faudra relever le pari de la production, l’entretien des campagnes, la préservation des ressources mais aussi celui du renouvellement des générations. S’agissant de la production, l’augmentation de la population mondiale provoquera inévitablement une hausse de la demande en produits agricoles. Il est donc indispensable que les agriculteurs nivernais puissent contribuer à satisfaire cette demande tout en assurant la qualité des produits. Ceci sans oublier à chaque fois que cela sera possible de contribuer au développement de l’économie de proximité. Cette augmentation de la production ne pourra se faire au détriment de l’environnement. Il est indispensable qu’un programme ambitieux d’expérimentation permette à terme l’émergence de techniques de productions innovantes, moins consommatrices de pesticides, respectueuses de l’environnement. Comme il est aussi important de maintenir des surfaces agricoles suffisantes en préservant les SAU (Surfaces Agricoles Utiles). Pour assurer le renouvellement des générations, le métier d’agriculteur doit apparaître comme une profession offrant une liberté d’entreprendre. Il doit être un maillon incontournable des territoires ruraux. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour permettre au jeune agriculteur d’évoluer dans son parcours professionnel (aides, perspectives) avec une noble double tâche : nourrir ses congénères et entretenir la campagne. Il n’y a pas de paysages sans paysans !

LES CONSEILLERS GÉNÉRAUX du Rassemblement pour l’Avenir de la Nièvre 34

Les questions agricoles sont au cœur des problématiques d’aménagement du territoire et rejoignent le travail sur les « Nouvelles Ruralités » engagé par notre département et auquel je m’associe. Mais comment peut-on avoir cette démarche sans interpeller le gouvernement sur la réforme territoriale ? Cette réforme n’est pas qu’un simple redécoupage des cantons. Elle remet en question l’avenir des communes et des départements à travers la remise en cause de leurs moyens financiers et de leurs compétences. Ces collectivités sont des points d’appui essentiels pour le développement et l’aménagement des territoires ruraux, les affaiblir remet en cause l’avenir de ces territoires. Et quand on parle de développement et d’aménagement du territoire, le récent rapport DURON propose le contraire avec le report du projet de Ligne à Grande Vitesse et du projet d’électrification de la ligne Nevers/Chagny. Mais comment avoir des perspectives de développement économique quand les grands projets structurants sont abandonnés ? Nous devons nous mobiliser afin d’obtenir d’autres orientations nationales qui instaurent des politiques de Gauche soucieuses du développement de nos territoires et respectueuses de ses habitants. C’est, par exemple, le développement et le renforcement des services publics locaux, une politique en direction de l’emploi et non des actionnaires, une politique de la santé qui développe les services nécessaires à la prise en charge de tous. Dans la Nièvre, nous n’avons plus qu’une maternité et même plus de service d’urologie, sans parler du manque de généralistes. Interpellons le gouvernement pour qu’il prenne en compte les besoins de nos territoires et des habitants.

Pascal REUILLARD, Conseiller général du Canton de Guérigny Groupe Communiste

BÂTIR LES VILLES

ET LES VILLAGES DU FUTUR

La réflexion lancée sur l'organisation territoriale de notre pays doit être une chance pour la Nièvre. Même si les départements ruraux ne sont pas explicitement identifiés comme devant évoluer, la modification potentielle de la carte des régions, les nouveaux statuts des Pays, la mise en œuvre des SCOT, le rendez-vous démocratique de mars prochain comme la nécessaire évolution de nos intercommunalités, font de la période qui s'ouvre, un moment important pour nos territoires. Cela est d'autant plus vrai que les stratégies de développement et les moyens d'interventions (fonds européens, contrat de projet avec l’Etat, schéma régional de développement...) évoluent avec vigueur. Notre département s'est collectivement mobilisé pour peser dans ces discussions et permettre une meilleure prise en compte des enjeux de la Nièvre. Les conditions d'une renaissance de nos territoires passent, en effet, par un effort commun de hiérarchisation des projets, qu'ils soient urbains ou ruraux. Mais aussi par une stratégie partagée du modèle de développement que nous voulons pour notre département car il s'agit, au fond, de construire les villages et les villes du futur. L'alliance ainsi scellée entre ville et campagne est un signal encourageant pour tous les Nivernais. En cette nouvelle année , que nous vous souhaitons riche en projets personnels et collectifs, il nous appartient de saisir ces opportunités pour expérimenter , proposer et agir.

Fabien BAZIN Président du Groupe socialiste et apparentés


A

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S

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T

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NM3  

Le nouveau numéro de NM s'intéresse à l'agricuture nivernaise. Mais pas que.