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DESTINATION CERTAINE

Dr. Daniel COULIBALY 1


TABLE DE MATIERES

Introduction

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CHAPITRE I : A LA RECHERCHE DE LA CERTITUDE 1. Le libre arbitre de l’homme 2. Comment aborder la Bible 3. Prendre un bon départ : connaître le vrai Dieu 4. Le Christ, un être exceptionnel 5. Symptômes d’une vie non régénérée par le Christ 6. Le sacrifice ultime

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CHAPTRE II : L’EXPERIENCE DE LA NOUVELLE NAISSANCE 1. Ma rencontre personnelle avec Dieu 2. Comment expérimenter la nouvelle naissance (1) 3. Comment expérimenter la nouvelle naissance (2)

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CHAPITRE III : COMMENT AFFERMIR VOTRE FOI EN DIEU 1. Avoir l’assurance de son salut 2. La méditation de la Parole de Dieu. 3. La prière 4. La confession du péché 5. La communion fraternelle

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CHAPITRE IV : LES INSTITUTIONS ET PRATIQUES ESSENTIELLES DANS L’EGLISE 1. Le baptême d’eau 2. La Sainte Cène (l’eucharistie) 3. La confession de foi chrétienne (le symbole des apôtres). 4. La prière dominicale 5. Le mariage chrétien 6. La présentation des enfants au Seigneur 7. Les cérémonies funèbres 8. La célébration des fêtes chrétiennes

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CHAPITRE V : CONSEILS ET ENCOURAGEMENTS POUR UNE VIE CHRETIENNE VICTORIEUSE 1. La présence de Dieu dans la vie du croyant par le Saint-Esprit 2. La crainte de perdre le salut 3. Les relations avec la famille et la société 4. La persévérance dans l’épreuve 5. Pourquoi souffrir si Dieu est avec nous ? 6. Notre sécurité physique et nos besoins matériels 7. La puissance du nom de Jésus-Christ 8. Faut-il plaire à Dieu ou aux hommes ? 9. « Mon royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus 10. Appel à Dieu au moment des crises. Psaumes 27 et 91 11. Le renoncement à soi-même 12. Le petit troupeau de Jésus Christ 13. Les événements de la fin du monde

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CONCLUSION

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Introduction Cher lecteur, Que la grâce, la paix et le salut de Dieu soit sur vous. Le prophète Ésaïe parlant de la part de Dieu déclare : « A CELUI QUI EST FERME DANS SES SENTIMENTS, TU ASSURES LA PAIX, LA PAIX, PARCE QU’IL SE CONFIE EN TOI. ». ESAIE 26 : 4. Que cette paix soit la vôtre. La paix et la sécurité dans ce monde et dans l’au-delà, c’est là l’aspiration la plus profonde de tout être humain qui croit en Dieu. Cela se traduit dans les termes de salutations et de bénédictions dans les langues de plusieurs nations africaines. C’est à cela que travaillent les autorités de tous les pays. Cependant l’effort des hommes à instaurer une paix durable rencontre un succès très limité. On dirait que les choses vont de mal en pis. Les guerres, la criminalité, les sécheresses, les accidents, les inondations, les incendies, les tremblements de terre, les typhons, les épidémies et les maladies incurables, la corruption, les violations des droits de l’homme et j’en passe, sont des évènements quasi quotidiens. Nul ne sait s’il vivra demain en paix et en sécurité. Pire encore, même quand tout irait bien, il y a un sujet d’angoisse permanent : on a beau vivre cent ans ou plus en paix et en sécurité, on est appelé à mourir un jour. S’il n’y a pas de certitude sur ce qu’il y a après la mort et qu’on a pris la mauvaise destination finale, à quoi aura servi une vie longue et heureuse sur terre ? Y a-t-il une solution à ces maux de l’humanité ? La Bible offre une réponse à toutes ces questions. Elle abonde en vérités et en prophéties sur le sens de l’existence et la destination finale de l’homme et de notre univers. Dans la recherche de la paix et de la sécurité, l’homme sage fait preuve d’esprit d’ouverture pour se mettre à l’écoute de ce qu’il n’a pas encore entendu ou compris. Quelles que soient nos convictions philosophiques, religieuses ou scientifiques, il est bon de connaître aussi ce que la Bible dit du chemin menant à la paix et à la sécurité à laquelle nous aspirons tant, non seulement dans le monde présent, mais aussi dans le monde à venir ; il est bon et sage de connaître ce que d’autres pensent ou savent de la vie, de connaître leur expérience. Bien entendu, tout homme jouit du libre arbitre et même Dieu ne s’impose à personne quant à la voie qu’il veut suivre. Ce livret a plusieurs objectifs : - Il offre des informations à ceux qui ne sont pas de confession religieuse chrétienne sur l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu 4


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Il offre aux nouveaux croyants en Jésus-Christ les connaissances essentielles pour grandir dans la foi Il offre à tous les chrétiens de tous âges et de tous niveaux de maturité des conseils, des encouragements et des informations sur la marche chrétienne pour une vie de paix, de joie, de sainteté et d’obéissance à Dieu. Il présente sommairement les pratiques essentielles de l’Église strictement basées sur les Écritures Saintes, et qui sont mal connues de beaucoup de croyants.

Le livret vous invite à fouiller vous-même dans la Bible et trouver les réponses à vos questions. Il ne s’agit pas de lire seulement, mais de faire des études dans la Bible et faire de grandes découvertes par vous-même. C’est pourquoi vous verrez beaucoup de références bibliques dans le texte. Une simple lecture sans rechercher et méditer sur les références bibliques ne vous rapportera pas un grand profit. Dieu a promis de vous rencontrer, selon sa déclaration par la bouche du prophète Jérémie : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous ». Jérémie 29 :13. C’est l’occasion de faire cette expérience. Si vous ne possédez pas la Bible, il vous faut absolument vous en procurer. Ce n’est pas un sacrilège pour un non chrétien de lire la Bible. Ne vous contentez pas de lire ce livret. Allez à la source, la Bible, pour entendre Dieu lui-même vous parler. Vous pouvez acheter la Bible dans une librairie chrétienne, ou vous la faire offrir par un ami chrétien. Voyez le chapitre de ce livret « Comment aborder la Bible » pour savoir comment l’utiliser. Ma prière et mon vœu est que ce livret vous ouvre la voie d’une destination certaine dans votre vie ici-bas et dans l’au- delà et vous aide à trouver la paix et la sécurité tant recherchées pour vous -même, votre famille, votre milieu de vie et votre pays.

CHAPITRE I.

A LA RECHERCHE DE LA CERTITUDE

1. Le libre arbitre de l’homme. La Bible affirme que L’homme a été créé à l’image de Dieu avec le libre arbitre c’est- à dire la liberté de décision et d’action envers Dieu, la liberté de choix d’obéir à Dieu ou de ne pas lui obéir. Genèse 1.27; 2 :16,17. La croyance au destin et au fatalisme conduit beaucoup de gens à une impasse dans leur recherche de la vérité. Jésus a confirmé la vérité divine du libre arbitre. Bien qu’il appelle, personne n’est obligé de le suivre, en d’autres termes, de devenir son disciple. Si ce n’était pas le cas, Dieu dans son amour et 5


sa miséricorde aurait obligé tous les hommes à suivre le seul chemin qui conduit au paradis. Certains des disciples de Jésus-Christ l’ont abandonné quand il a fait des déclarations difficiles à accepter. Alors il a dit à ses douze sur lesquels reposait tout son espoir de réussite de sa mission sur terre : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » Mais il dit qu’en choisissant de ne pas le suivre, on choisit délibérément le chemin de la perdition éternelle. Luc 9 :23-26. L’homme n’est pas un robot. Il est à l’image, à la ressemblance du créateur (Genèse 1 :27) Dieu respecte la volonté de chaque être humain. C’est pourquoi il ne donne pas si on ne demande pas. Jésus l’a dit et a insisté là-dessus : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et l’on ouvre à celui qui frappe » (Matthieu 7 :7,8). Tous les actes de la vie sont avant tout des actes d’exercice de notre libre arbitre. Il y a des gens qui croient que leur destinée est écrite avant qu’ils naissent par rapport à l’enfer ou au paradis. Où serait alors la justice de Dieu ? Il y a aussi des gens qui se sentent satisfaits de leur état et n’ont pas besoin d’un sauveur. Jésus dit à ceux-là qu’il n’est pas venu pour eux et il ne les appelle pas, puisqu’ils se croient justes et en bonne santé. (Matthieu 9 :11-13). Même s’il y a des caractéristiques génétiques propres à chaque humain, personne n’est créé pour mal agir, pour être malheureux ou pour aller en enfer. Entre le stimulus (ce qui vous arrive et vous pousse à réagir) et votre réaction, il y a le libre arbitre que Dieu vous a donné. Vous avez le choix de réagir positivement ou négativement à chaque situation. Dieu a dit : « Je mets devant toi le bien et le mal, la vie ou la mort. Choisis la vie ». Deutéronome 11 :26-28. Deutéronome 30 :19. Votre destination après la mort dépend de votre propre décision ici-bas.

2. Comment aborder la Bible « La Bible » un mot d’origine latine et grecque signifie LIVRE. En fait la Bible telle que vous la connaissez en milieu chrétien évangélique est une bibliothèque de soixante-six livres. Elle est composée de deux parties : L’Ancien et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament est un recueil de 39 livres relatant l’histoire de l’humanité depuis la création en suivant la généalogie et l’histoire du peuple juif, jusqu’à environ quatre siècles avant notre ère, c’est-à-dire avant la naissance de Jésus Christ. L’Ancien Testament donne des informations sur la création du monde et toutes les générations passées, avec des hommes célèbres comme Adam (Adama), Eve (Hawa) Noé (Nouhoun), Abraham (Ibrahim/Bourama), Ismaël (Soumaïla), Isaac (Issiaka), Jacob (Yacouba), Joseph (Youssoufou), Moïse (Moussa), David (Daouda), Salomon (Solomani), Job (Youba), des prophètes comme Jonas (Younoussa), Jean-Baptiste (Yaya). 6


Le Nouveau Testament est un recueil de 27 livres relatant la vie de Jésus-Christ (Isa Al Masi), de celle de ses disciples et des croyants du premier siècle de notre ère. C’est le Nouveau Testament qui intéresse en premier lieu celui qui est en quête de l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu par Jésus-Christ, et la certitude de la destination certaine après la mort. Jésus qualifie cette expérience de « nouvelle naissance ». Le but de ce livret est de décrire la voie par laquelle on peut faire cette expérience, et croître dans les relations intimes avec Dieu. Si vous ne possédez pas la Bible, le premier pas que vous devez faire vers cette expérience, c’est de vous la procurer et faire toutes les lectures qui vous sont proposées ici. La Bible se trouve partout dans les librairies chrétiennes. Ne vous contentez pas de lire seulement les références bibliques citées ici. Prenez le temps de lire vous-même et de faire des recherches personnelles. Si vous n’êtes pas habitué à lire la Bible, sachez ceci : Quand on écrit par exemple Genèse 2 :715, cela veut dire le livre de la Genèse, le chapitre 2 (les chiffres en gros caractères), les versets 7 à 15 (chiffres en petits caractères). Pour les débutants il y a dans les premières pages une liste de tous les livres avec les numéros de pages.

3. Prendre un bon départ : connaître le vrai Dieu Le premier pas à faire dans la recherche du chemin vers Dieu est d’avoir une connaissance juste et correcte sur la nature de Dieu. On peut être sincère et cependant se tromper dans ses convictions. C’est l’expérience qui fait la différence. D’abord la question brûlante pour certaines personnes est de savoir si vraiment Dieu existe. En ce qui concerne le doute sur l’existence de Dieu, je ne veux pas m’étendre sur ce sujet qui à mon avis est superflu. Pour toute personne intellectuellement honnête, elle reconnaitra l’existence de Dieu à travers la création. L’ordre parfait dans lequel l’Univers fonctionne, les lois de la nature, de la vie végétale, animale, humaine, le fonctionnement merveilleux du corps humain avec toutes ses facultés intellectuelles morales et spirituelles, les astres et les planètes dans leur rotation sans dévier de leurs orbites dans un système qui rend la vie humaine possible sur terre, montrent à suffisance qu’il y a une intelligence qui a créé et mis en ordre toutes ces choses. Appelez cela la dialectique, la force, la science etc. Nous, nous l’appelons Dieu. Voltaire se voulait être un athée. Mais on dit qu’il a déclaré en substance : « L’Univers m’embarrasse, et je ne puis m’imaginer que cette horloge puisse exister sans horloger ». Les hommes de science devaient être les premiers à croire en l’existence de Dieu. Certains l’ont fait. Lisez Romains chapitre 1 versets 18 à 25 pour voir ce que l’apôtre Paul dit à ce sujet. 7


En fait la découverte de la personne de Dieu se fait selon la Bible d’abord par un processus intellectuel, ensuite par la foi en ce qui est indéniable. La foi en Dieu n’est pas un saut aveugle dans l’inconnu. Jésus a dit dans Jean 3 : 8 que nous affirmons l’existence du vent par ses effets sur nous et sur la nature. Nous ne pouvons pas nier l’existence du vent parce que nous ne le voyons pas. De même la confirmation des lois scientifiques commence par une observation conduisant à des déductions et à des théories, des hypothèses pour arriver à la confirmation par des axiomes et des théorèmes. Mais beaucoup de gens à la recherche de la connaissance de Dieu se limitent à leurs propres théories pour affirmer l’inexistence de Dieu. Bill Bright, fondateur de Campus pour Christ International, dit que beaucoup de gens font un jeu d’enfant à cet égard. Ils se font une idée erronée de Dieu et se trompent sur l’existence de Dieu. Ils se construisent eux-mêmes un Dieu comme un bonhomme de neige ou un château de cartes selon leur propre conception, ensuite ils procèdent à le démolir par leurs propres arguments. Les dieux que les nations adorent, les idoles, les statues, les fétiches, ou les objets sur lesquels on compte pour avoir la faveur de Dieu ou la protection comme les talismans, les fétiches familiaux, les rosaires et les chapelets, etc. sont des fabrications des mains de l’homme. Les statues, les reliques des saints, les libations et les eaux bénites ou les aliments saints sont des choses faites par les hommes pour avoir la faveur de Dieu. D’autres encore sont sous l’emprise des mauvais esprits qui existent effectivement : les sorciers, les magiciens, les devins, les augures, les prophètes des divinités, les mediums, les enseignants de doctrines et de pratiques démoniaques et d’autres puissances sataniques. Ils croient que ces puissances sont des intermédiaires entre eux et le créateur (Actes 8 :9-13). Mais au constat final, il n’y a aucune certitude et aucun profit vers la connaissance du vrai Dieu, et souvent ils mènent ceux qui les consultent à leur perte. Je veux vous parler du Dieu qui est décrit dans la Bible, et dont les œuvres sont si manifestes dans la nature et dans le cœur des hommes, qu’il n’y a aucun doute sur son existence et ses interventions pour le salut et le bonheur éternel de l’homme. Dieu est l’Être Éternel, sans commencement, sans fin. Si on ne peut pas le démontrer par l’intelligence, on peut le démontrer par ses œuvres dans la nature et dans la vie des hommes (Romains 1 :18-20). Il est le créateur de toutes choses, les visibles et les invisibles. Il a créé la matière. Il a créé le monde (l’espace et ce qu’il contient). Ses œuvres sont insondables et insaisissables par l’esprit humain. Quel que soit le point du globe terrestre où vous vous trouvez, au-dessus de vous, vous voyez des myriades et des myriades d’étoiles. Il a créé le temps et le fera disparaitre dans l’éternité (Apocalypse 10 :5-7). Il a créé tous les êtres vivants (lire le chapitre 1 de la Genèse). Il a créé l’homme avec une intelligence extraordinaire, un potentiel inouï de connaissances, de 8


créativité par ce que l’homme lui-même est créé à l’image de Dieu (Genèse 1 :26, 27 et Genèse 2 :7). Ce Dieu a révélé son nom à Moïse. Il a dit qu’il s’appelle « Je suis ». (Exode 3 :14). Autrement dit l’être qui est éternel, sans commencement ni fin. Celui qui est maintenant, qui sera demain et pour toujours. C’est pourquoi dans la Bible on l’appelle « l’Eternel ». Les Juifs lui donnaient le nom de YAHWE. Les enseignements qui vont suivre vous montreront que ce Dieu de la Bible est réel et il intervient dans la vie de celui qui le cherche sur le chemin indiqué par la Bible. Le fait que votre vie sera transformée sera la preuve que ces paroles sont vraies et certaines. Le point de départ pour le bonheur éternel c’est la foi aux oracles (déclarations) de Dieu dans la Bible. Dieu a parlé aux hommes dans la Bible. Elle n’est pas comme les autres livres. Les autres livres vous édictent des lois ou des prescriptions, des instructions, des principes moraux, ou religieux et des principes pour la vie en société. La Bible, elle, transforme la vie et met en vous la vie même de Dieu. La Parole de Dieu sous l’action du Saint Esprit est un être vivant, c’est Dieu lui-même (Jean 1 :1). C’est comme un grain de maïs sec qui est apparemment sans vie. Mais semé dans un endroit humide, il reprend vie. Si votre vie est un terrain sec, c'est-à-dire, si vous n’acceptez pas les déclarations de Dieu dans la Bible comme LA VERITE, cette Parole ne peut pas germer en vous et votre vie ne se transformera jamais. La Bible déclare que la foi vient de l’écoute (la connaissance et l’obéissance) de la Parole de Dieu qui transforme la vie. Cette expérience est appelée la nouvelle naissance. La nouvelle naissance fera l’objet d’un chapitre du livret. Êtes- vous né de nouveau ? Si non vous avez pris un mauvais départ. Votre destination n’est pas certaine. Prenez donc un bon départ. Si vous doutez de votre salut, le premier pas que je recommande est de lire attentivement d’abord les quatre premiers livres du Nouveau Testament, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Cela vous préparera à votre rencontre avec Dieu.

4. Le Christ, un être exceptionnel Sans une connaissance réelle de la vraie identité de Jésus-Christ, on ne peut pas avoir confiance en lui pour répondre à nos problèmes temporels et éternels. Votre foi en lui est à la mesure de ce que vous savez et croyez de lui. Si pour vous il est simplement un prophète, vous mettrez en lui la foi qu’on peut accorder à un prophète. S’il est Dieu, vous croirez en lui pour ce qu’il déclare être sa mission pour votre salut. Faites votre conclusion à partir des faits suivants. 9


Il est né dans le petit village de Bethlehem à environ 9 km au sud de Jérusalem. Sept siècles avant sa naissance le prophète Michée a annoncé que c’est là qu’il allait naître (Michée 5 :1). Il est né d’une vierge, comme l’a prophétisé Ésaïe aussi sept siècles avant sa naissance (Ésaïe 7 :14). Marie sa mère n’a pas connu la couche d’un homme avant sa naissance. A sa naissance lors d’un recensement ordonné par l’Empereur romain César Auguste obligeant ses parents à voyager, il a eu pour seule chambre d’accueil à Bethlehem une étable de bœufs et pour berceau une mangeoire de bœufs. Son père adoptif n’était qu’un pauvre charpentier. Jésus est resté presqu’inconnu jusqu’à l’âge adulte. A trente ans environ, il a commencé sa mission et l’a achevée dans trois ans avant sa mort. Il n’a pas été un seul jour à l’école des rabbins juifs, mais à 12 ans il surpassait en intelligence et en connaissance des Écritures les docteurs de la loi juive (Jean 7 :15). Il n’a pas fréquenté les riches et grands de ce monde. Sa compagnie, c’était une douzaine de gens sans grande éducation ou considération, et il se laissait approcher par des gens de mauvaise vie qui cherchaient son secours. Il n’a rien possédé dans ce monde : ni maison propre à lui, ni femme, ni porte-monnaie. Tout ce qu’il possédait en propre, c’était les vêtements qu’il portait. Personne ne lui a jamais reproché d’avoir commis un seul péché (Jean 8 :46). Il a décliné son identité sous deux noms : le Fils de Dieu, et le Fils de l’homme, c’est-à-dire Dieu et homme à la fois. En considération de ses paroles et de ses actions on est obligé de conclure qu’il était réellement le Fils de Dieu, ou alors un imposteur de la pire espèce. De tous les temps, personne n’a jamais opéré autant de miracles que lui. Nous en connaissons seulement quelques-uns, selon le disciple Jean (Jean 21,25). Il n’avait pas besoin qu’on lui donne des informations sur qui que ce soit ou quoi que ce soit. Il lisait dans la pensée de tous ceux qui l’entouraient et leur répondait sans qu’ils posent leurs questions. Il a guéri les lépreux, ouvert les yeux des aveugles, redressé le bossu, guéri les paralytiques, ouvert les oreilles des sourds, chassé les démons (Jean 7 :15), ressuscité des morts. Lazare par exemple était dans le tombeau depuis quatre jours. Il lui a donné ordre de sortir. Le mort est sorti vivant (Jean 11). A la fille de Jaïrus qui venait de mourir, il a dit : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! ». La petite fille s’est réveillée (Marc 5 :41,42). Il commandait à la nature qui lui obéissait. Il a parlé au vent, à l’eau, aux poissons, aux arbres. Il a marché sur l’eau comme sur la terre ferme. Quand lui et ses disciples étaient menacés de naufrage, il a parlé au vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! Le vent et l’eau lui ont obéi. (Marc 4 :39). Il a menacé le démon qui lui parlait par la bouche de l’homme qu’il possédait et lui a dit : « Tais-toi et sors de cet homme ! Immédiatement le démon est sorti et le fou était guéri. Il a chassé sept démons qui possédaient Marie Madeleine. Il a chassé une légion de démons (plusieurs démons) du démoniaque de Gadara (Marc 5 :6-13). Il était la vérité personnifiée. (Jean 14 : 6). Il a dénoncé et censuré l’hypocrisie 10


des chefs religieux sans complaisance, défendu les femmes et les enfants. Il n’a jamais manié une arme. Lors de son arrestation, ses disciples ont voulu sortir leurs épées pour le défendre. Il le leur a interdit et a guéri celui dont Pierre avait déjà tranché l’oreille (Luc 22 :49,50. Jean 18 :10,11). Il n’a jamais ordonné une guerre religieuse ou une croisade pour sa cause, mais il a conquis le monde entier par l’amour. Il s’est laissé prendre et crucifier par son propre peuple parce que c’était sa mission pour son peuple et pour le monde entier (Jean 3 :16). Il a déclaré qu’il était sorti de Dieu (Jean 16 :28). Il n’a jamais été connu des Juifs sous sa vraie identité, bien que cela leur ait été dit clairement par le prophète Ésaïe sept siècles avant sa venue (Ésaïe 53 :1-7). Sa déclaration d’être le Fils de Dieu a été le chef d’accusation contre lui par les chefs religieux Juifs (Luc 22 :70,71), et cela lui a valu la peine capitale la plus humiliante : la crucifixion sur une croix par les Romains. En proie à la douleur la plus atroce sur la croix, il dit à Dieu son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Même ses propres disciples n’ont pas connu et compris que c’était là sa mission, jusqu’au jour où il est sorti du tombeau (Luc 24 :45-48). Le tombeau bien connu reste ouvert et vide aujourd’hui, preuve qu’il en est sorti comme l’attestent beaucoup de témoins oculaires qui ont été avec lui pendant quarante jours après sa résurrection. Sa mission était d’annoncer la vérité et de réconcilier les hommes avec Dieu en s’offrant lui-même comme sacrifice pour expier les péchés des hommes, de ceux qui croient en lui. C’est le mystère de Dieu pour sauver les hommes ; c’est à prendre par la foi. C’est par amour pour les humains, même ses ennemis qu’il a conquis le monde et formé son royaume divin. Pendant sa vie terrestre, Nicodème, le docteur de la loi, confondu par ces réalités est venu en secret de nuit faire sa confession : « Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire les œuvres que tu fais si Dieu n’est avec lui ». Jean 3 :2. Alors Jésus décline son identité à Nicodème par cette déclaration solennelle : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Lisez tout le chapitre 3 de l’Évangile de Jean. C’est là le vrai Jésus, et sa mission pour l’humanité. 5. Symptômes d’une vie non régénérée par le Christ. Voici d’une manière générale la condition du cœur d’une personne qui n’a pas fait cette expérience de la nouvelle naissance et certains problèmes auxquels elle fait face. La personne peut vivre ou ressentir ces choses à des degrés plus ou moins élevé. 1. La personne peut être très religieuse, très pieuse à ses propres yeux. Elle prie son Dieu jour et nuit. Mais si elle est sincère, elle sait qu’elle n’a pas l’assurance du salut. Elle ne peut pas dire honnêtement : « Si je meurs tout de suite, je vais entrer au paradis ». 11


2. Elle peut ne pas avoir cette assurance parce qu’elle compte sur sa bonté, sur ses bonnes œuvres (aumônes, sacrifices, prières, pèlerinages, etc.) pour accéder au ciel. Or, elle sait qu’elle fait aussi de mauvaises œuvres dont elle n’est pas sûre d’avoir obtenu le pardon de Dieu, des œuvres qui lui vaudront d’aller en enfer. Elle ne sait pas de quel côté la balance penchera au jour du jugement. Son salut est donc hypothétique (peut-être). 3. La personne peut avoir peur de la solitude. Elle n’a pas la paix du cœur ; elle est souvent triste ou mélancolique et cherche à s’évader dans les divertissements, les activités, les amitiés, la musique, les plaisirs, ou pire, dans la consommation de l’alcool, la drogue, le tabac, etc. 4. Le fait qu’elle sait qu’un jour elle va mourir et perdre tout ce qu’elle a pu acquérir dans ce monde, cela crée en elle un sentiment de désespoir et de vanité de la vie. A elle se pose cette question cruciale de Jésus : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ? » (Luc 9 :25). 5. Les connaissances scientifiques, intellectuelles et philosophiques, même religieuses ne l’ont pas menée à l’assurance d’entrer au paradis. 6. Elle passe par des humeurs changeantes : parfois dans la joie, parfois dans la tristesse et la mélancolie, la colère, la violence. Elle peut être jalouse et vindicative. 7. La personne peut être victime de désirs difficiles à contrôler : convoitise des femmes et volupté sexuelle incontrôlable, constante insatisfaction des biens matériels obtenus (femme, maisons, voitures, argent, plaisirs comme l’alcool, la drogue). Cette situation peut pousser au vol, au viol, au crime, à la corruption pour se satisfaire. Elle peut perdre sa réputation morale ou spirituelle. 8. La personne peut se croire juste, tout au moins pas plus mauvaise que les autres. Elle s’évalue en se comparant à d’autres. Elle croit que même si elle fait le mal parfois, Dieu l’acceptera à cause du bien qu’elle fait 9. Elle éprouve en elle-même un vide, une angoisse. Elle se dit parfois que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Elle peut arriver à vouloir se suicider ou même arriver effectivement à le faire. Et le spectre d’une mort possible à n’importe quel moment sans savoir ce qui l’attend dans l’au-delà provoque une hantise. 10. Elle peut avoir essayé différentes religions et philosophies, mais n’a pas trouvé la réponse à l’assurance du salut. 11. Dans beaucoup de cas, la personne adhère à une religion ou à une autre non pas par conviction, mais par crainte de son entourage et sa société. Elle redoute le rejet, la stigmatisation, la perte des honneurs et des avantages dans sa position actuelle. 12


Jésus dit que ces personnes sont toutes « fatiguées et chargées » (Matthieu 11 :28). Vous reconnaissez-vous dans un de ces états d’âme et désirez-vous en sortir ? Si vous vous mettez à chercher la réponse du côté de la Bible, voilà ce qui va se passer : une régénération de votre vie, appelée « nouvelle naissance ». Lisez Jean 3 : 3-5. 6. Le sacrifice ultime Au cœur du christianisme se trouve une réalité que toute personne qui n’a pas fait profession de foi en Jésus-Christ n’a pas encore saisie : l’expiation du péché par le sang. C’est que dans beaucoup de religions il y a des pratiques de sacrifices sanglants. Mais dans quel but ? Ces sacrifices peuvent-ils acquitter les hommes de leur culpabilité devant Dieu et leur assurer le paradis ? La Bible nous parle du dernier sacrifice, le sacrifice unique invalidant tout autre sacrifice et qui est parfait pour le pardon de tout péché. Dans la Bible nous trouvons cette révélation de la plus haute importance pour l’homme, une révélation au-delà de toute science et de toute connaissance humaines concernant le sang et les sacrifices : « La vie de toute chair est dans son sang ». (Lévitiques 17 :11 et 14.) C’est pourquoi Dieu a interdit la consommation du sang par les êtres humains. La Bible déclare qu’aucun sacrifice de quelle que nature que ce soit ne peut effacer le péché, à l’exception du sang. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon de péché » (Hébreux 9 :22). Pour comprendre le rôle du sang dans le pardon des péchés, la loi juive exigeait que celui qui était coupable d’un péché se présente devant le sacrificateur avec un taureau ou un bouc selon le cas. (Lévitiques chapitre 4). Il posait sa main sur la tête de l’animal et déclarait ce qu’il avait fait. L’animal était ensuite égorgé et sacrifié. C’est comme si l’animal portait le poids du péché de la personne repentante. Le sacrifice offert pour un bébé qui venait au monde était aussi un agneau sans défaut si les parents en avaient les moyens. Mais la Bible explique que le sacrifice des animaux était une pédagogie de Dieu, une préfiguration d’un sacrifice qui ne serait pas celui des animaux, mais celui d’un être à la fois humain et divin et qui aurait la puissante vertu d’effacer à jamais devant Dieu la culpabilité du pécheur. Car l’animal n’a pas été créé à l’image de Dieu comme l’homme, et son sang ne peut pas vraiment effacer le péché de l’homme. Ni les sacrifices sanglants des animaux, ni les sacrifices d’aliments, ni aucune autre sorte de sacrifice ne peuvent purifier l’homme de ses péchés. (Hébreux 9 :9,10). Un être humain ne peut pas non plus être sacrifié à la place d’un autre, car tous les êtres humains sont pécheurs. Ainsi, à la venue de Jésus, Jean Baptiste en le voyant a déclaré : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1 :29). Prenez le temps de lire Hébreux 9 :13,14 ; Hébreux 10 : 4 et Apocalypse 5 :1-10 pour mieux comprendre tout cela. A cause de la nature divine du Christ et du fait qu’il n’a jamais commis de faute, son sacrifice est le seul agréé de Dieu pour l’expiation du péché de l’homme une 13


fois pour toutes. C’est le sacrifice ultime qui satisfait Dieu le Père parfaitement. Voilà ce qui a valu au Christ d’accepter d’être crucifié sur une croix pour le pardon des péchés de l’humanité. Sans le sacrifice de Jésus-Christ, le christianisme ne sert à rien et n’a aucune valeur aux yeux de Dieu. CHAPITRE II. L’EXPERIENCE DE LA NOUVELLE NAISSANCE 1. Ma rencontre personnelle avec Dieu C’est le 3 juin 1966 vers 13h que j’ai été transformé par Jésus-Christ par cette expérience de la nouvelle naissance. Avant cela, j’ai vécu une vie malsaine au Cours Complémentaire (devenu Collège Moderne de Ségou) dans les années 1961-1964. Je fumais de la cigarette, je me dérobais pour aller au cinéma, j’avais mes petites amies, etc. Mais aucun de ces divertissements ne me procurait la paix du cœur. Je suis arrivé au Lycée Askia Mohamed en 1964. Étant en classe de philo-langues, j’ai étudié l’idéologie marxiste-léniniste, la philosophie et les œuvres des écrivains français comme François Marie Arouet dit Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Charles Baudelaire, Alfred de Vigny. Le poème de Baudelaire, intitulé « Spleen » (exprimant l’ennui, la mélancolie, le dégoût de la vie sans cause apparente) reflétait mon état d’âme, l’angoisse que je ressentais. Mais toutes ces philosophies ne m’avaient servi à rien dans ma quête de connaître le sens de l’existence. Je m’enfonçais davantage dans la confusion sur ce qu’est l’homme, son origine et sa destination finale. J’avais tendance à me révolter contre Dieu. Dans mon angoisse, je me sentais si malheureux que je commençais à penser à me suicider, car je trouvais que la vie n’avait pas de sens. Par contre, les paroles de la Bible m’impressionnaient, et la bonne conduite des chrétiens en général me donnait la conviction que la vérité devait se trouver dans la Bible. J’ai lu un verset qui m’a touché, là où Dieu dit : « Vous me chercherez et vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre cœur ; je me laisserai trouver par vous… » (Jérémie 29 :13). J’avais lu aussi cette promesse dans Malachie 3 :10 « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, et si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance ». Enfin je connaissais ces appels très rassurants de Jésus lui-même à venir à lui : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein ». (Jean 7 :37). « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos (Matthieu 11 :28).

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Ces paroles pénétraient mon âme. Sont-elles vraies ? Si vraiment c’était Dieu qui parlait, pouvait-il mentir ? Je me suis dit que puisque Dieu me permet de le mettre à l’épreuve, alors je vais le faire. Le vendredi 3 juin 1966 j’ai jeûné et vers 13h je suis allé au jardin botanique de Bamako sur la colline du Point G où je me rendais pour apprendre mes leçons pour préparer le baccalauréat. Je voulais être tout seul avec Dieu ce jour-là. J’ai gravi la colline et me suis assis sur une grosse pierre à l’ombre d’un buisson, et j’ai prié en ces termes : « Seigneur, je t’ai cherché jusqu’à ce jour et je ne t’ai pas trouvé. Mais si tu existes réellement et si Jésus-Christ est ton Fils que tu as envoyé pour sauver le monde, je te demande de te révéler à moi aujourd’hui. ». Je suis descendu au jardin pour apprendre mes leçons. Ensuite je suis rentré au Lycée. Puis vers 17h je suis ressorti pour une promenade avec deux de mes plus proches amis du Collège de Ségou. Ils étaient venus me rendre visite. C’est lors de cette promenade vespérale que j’ai commencé à percevoir la manifestation de Dieu en moi. Au lieu du désespoir et de la mélancolie, le calme et la paix se sont établis dans mon cœur. J’ai réalisé bientôt qu’un fardeau était parti de mon cœur, et la joie a inondé progressivement mon cœur. C’était comme si je venais d’apprendre une bonne nouvelle. Je croyais vivre une expérience émotionnelle très agréable, mais éphémère. Mais cette paix et cette joie devinrent permanentes. La nuit, j’ai dormi paisiblement comme un enfant. Le lendemain samedi après-midi, je suis monté à l’Hôpital du Point G pour rendre visite à mon professeur d’anglais du Collège de Ségou, Monsieur Moussa Sangaré, qui était hospitalisé. C’était toujours la même paix et la même joie que je ressentais. J’ai alors compris que le Christ avait fait son entrée dans ma vie, et que j’avais obtenu la vie nouvelle qu’il avait promise, et que j’étais né de nouveau comme Jésus l’a expliqué à Nicodème dans Jean 3 :3. Les jours qui ont suivi ont confirmé cette expérience, à mesure que je découvrais dans la Bible les promesses merveilleuses de Christ concernant le Saint Esprit, l’amour de Dieu et du prochain, la paix, la joie, la maîtrise de soi, l’assurance du salut, etc. Les années ont passé, et la fidélité du Seigneur est restée à toute épreuve, car il a dit de ceux qui croient en lui : « Je leur donne la vie, et personne ne les arrachera de mes mains ». 2. Comment expérimenter la nouvelle naissance (1) Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Comment naître de nouveau ? Au début du chapitre 3 de l‘Évangile de Jean (Jean 3 :1-5), Jésus Christ nous parle de cette expérience extraordinaire dans un de ses entretiens avec un théologien, un 15


docteur de la loi juive nommé Nicodème. C’est une rencontre de deux docteurs. Dr. Nicodème dit à Jésus : « Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu car personne ne peut faire ces choses si Dieu n’est avec lui ». Jésus dit à Nicodème : « Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses ? » Jésus va ouvrir les yeux de Nicodème sur la vie avec Dieu. La nouvelle naissance est une intervention divine instantanée perceptible ou non sur le champ lorsque le Christ vient entrer dans la vie de la personne qui croit en lui et l’invite comme Sauveur et Maître. C’est par son Esprit-Saint que le Christ accomplit cette œuvre. Dès lors, la personne est transformée et connaît une nouvelle vie. Beaucoup de chrétiens se demandent s’ils sont nés de nouveau. La nouvelle naissance est une intervention divine qui ne peut se faire en nous sans changement remarqué par nous-même et par les autres. Le monde abonde en témoignages de voleurs, de bandits, de drogués, de criminels qui ont été transformés instantanément en de nouvelles personnes. Certains d’entre eux sont devenus même des pasteurs renommés. La nouvelle naissance donne la certitude d’entrer au ciel aussitôt qu’on meurt. Lisez Romains 8 :16 et 2 Cor. 5 :17. Pour les non chrétiens, ils se demandent comme Nicodème (Jean 3 :1-5) qu’est-ce que c’est que la nouvelle naissance. Dans certaines religions, à part la décision de se convertir, il y a des actes ou des rituels à accomplir, des confessions de foi à réciter pour devenir un fidèle. Il n’en est pas de même de la foi chrétienne. On ne devient pas chrétien simplement en adhérant à une confession de foi ou en accomplissant des devoirs religieux comme aller à l’église, faire l’aumône, payer la dîme, etc. La confession de foi doit être authentifiée par une transformation miraculeuse de la vie, qualifiée par Jésus de « nouvelle naissance ». Selon Jésus, la nouvelle naissance ne s’explique pas : c’est un miracle. La nouvelle naissance ne peut pas se faire à votre insu parce qu’il y a un changement de vie. Même les gens autour de vous constateront un changement net de votre vie, de votre conduite. Par exemple, si vous aviez l’habitude de mentir, de voler, de tromper, d’injurier, de prendre de la drogue, de commettre l’adultère, etc., vous verrez tout cela changer. Quelle sont les conditions et les étapes pour qu’une personne fasse cette expérience ? 2.1. En lisant la Bible, la personne devient consciente qu’elle est mauvaise. Elle commet des fautes. Elle est impure devant Dieu. Elle mérite la mort. Alors elle est attristée, elle regrette sa conduite et cherche à changer de vie. Elle est en crise et parfois est dégoutée de la vie. Elle a un comportement qui est décrit dans le chapitre ci-

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dessus intitulé : « SYMPTOMES D’UNE VIE NON RÉGÉNÉRÉE PAR LE CHRIST ». 2.2. 2.3.

2.4.

Elle a peur de la mort et se demande ce qui lui arrivera dans l’audelà. Elle veut l’intervention de Dieu dans sa vie. Elle apprend dans la Bible que ses œuvres religieuses (bienfaits, aumônes, prières, sacrifices etc.) sont incapables de la réconcilier avec Dieu. Elle ne veut pas faire le mal, mais c’est plus fort qu’elle. Que faire alors ? Elle apprend dans la Bible qu’il y a une solution à son problème, un chemin à suivre ; que c’est par un sacrifice de sang seulement que Dieu sera apaisé et va lui pardonner ses fautes (Hébreux 9 : 22). Elle apprend qu’il y a un seul sacrifice, pas celui des animaux, mais celui de la personne que la Bible appelle « l’Agneau de Dieu » (Jean 1 :29), Jésus Christ. Elle apprend que le péché peut être effacé et pardonné. Le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu se met alors à l’œuvre pour la pousser à s’humilier, reconnaître et accepter ces réalités. Maintenant c’est son libre arbitre qui sera mis à l’épreuve. Un combat s’engage en elle. Considérant les avantages (le salut éternel) et les inconvénients (un environnement hostile à la foi en Jésus Christ, le risque de perdre certains avantages et honneurs dans la société etc.,) la personne choisira de dire OUI à Jésus Christ ou NON. Sa nouvelle naissance (le changement de sa vie et l’obtention de l’assurance de son salut) dépendra de cela.

3. Comment expérimenter la nouvelle naissance (2) Comment inviter Jésus-Christ à entrer dans votre vie ? Ce qui nous permet d’entrer en contact avec Dieu, c’est la foi, c’est-à-dire la confiance aux déclarations de Dieu et de Jésus-Christ pour le salut. Toute religion est basée sur ce en quoi on croit. Mais en religion comme dans la vie quotidienne, on peut croire en quelque chose qui n’est pas vraie. Un homme peut faire fausse route en étant très sincère. Le résultat c’est la déception et l’échec. La foi en Dieu par Jésus-Christ n’est pas un saut aveugle dans le vide. La foi doit être basée sur des réalités. D’abord la conviction de l’existence de Dieu. Mais cela ne suffit pas. La Bible dit que Satan aussi croit en l’existence de Dieu et que cela le fait trembler. Les premiers chapitres du livret vous donnent des preuves de l’existence de Dieu et de la divinité de Jésus Christ. Ensuite, il faut comprendre que la foi chrétienne est basée sur un acte que Dieu a accompli. Il a donné son Fils Unique Jésus-Christ pour être le sacrifice 17


qui efface tous les péchés du pécheur repentant. La preuve de la validité d’une telle foi est la transformation qui s’en suit dans la vie, et l’assurance du salut par l’intervention permanente du Saint-Esprit dans la vie du fidèle. Sans cette expérience du renouvellement de sa vie, le chrétien pourrait difficilement prouver la certitude de son salut. Selon Hébreux 11 :1, « La foi est une ferme assurance des choses que l’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». C’est dire que la foi ne repose pas sur des sentiments ou le raisonnement ou des choses visibles. Elle repose sur les promesses de Dieu avec la conviction que Dieu ne peut pas mentir dans ce qu’il promet. Mais la foi prend racine sur les faits et vérités indéniables rapportées dans la Bible sur Dieu et sur Jésus-Christ. La lecture des nombreuses prophéties sur Jésus Christ et la vie sainte de Jésus et ses miracles obligent tout esprit humain à considérer ce que Jésus Christ dit de lui-même. Sa divinité est indéniable, sa mission de salut des hommes est certaine. Voici un exemple qui aidera à comprendre ce qu’est la vraie foi. L’histoire se trouve dans le livre des Nombres, chapitre 21 :4-9. Quand le peuple de Dieu avait désobéi et péché contre lui dans le désert, Dieu l’a puni en envoyant des serpents à morsure mortelle. Quand ils se sont repentis, pour pardonner et guérir, Dieu a exigé un acte de foi. Il a dit à Moïse de fabriquer un serpent en bronze et le fixer sur une perche. Celui qui était mordu par un serpent et qui levait les yeux vers ce serpent de bronze était immédiatement guéri. Mais celui qui croyait que c’était là un geste banal et insensé, et qui doutait et de la promesse de Dieu, refusait de lever les yeux pour regarder le serpent de bronze, ou regardait à terre pour esquiver les serpents à ses pieds, ou cherchait la guérison par d’autres moyens, celui-là mourrait de la morsure des serpents. L’image est claire. Celui qui doute que Jésus Christ a été élevé, crucifié pour lui sur une croix au début de notre ère, il va mourir dans ses péchés et ira conséquemment dans le lieu de tourments éternels. Maintenant, comment demander pardon à Dieu pour vos péchés et inviter Jésus à venir dans votre vie ? Vous n’avez pas besoin nécessairement de recourir à un pasteur ou un autre chrétien. Vous pouvez vous convertir tout seul sans rituel. Dieu est omniprésent et omniscient. Vous pouvez lui parler directement en faisant une prière comme indiquée ci-dessous. Faites-en d’abord une lecture pour bien la comprendre, ensuite si vous le désirez, faites-en une prière adressée à Dieu. Il vous répondra. « Seigneur Dieu, j’ai besoin de toi. Je reconnais que j’ai péché contre toi et contre mes semblables. Je reconnais que je mérite le châtiment éternel comme salaire de mon péché. Je me repens de mes péchés et me tourne vers toi. Je crois en mon cœur que Jésus-Christ est ton Fils Unique. Je crois qu’il est mort à ma place. Je te demande pardon en son nom pour tous mes péchés. Je reçois maintenant Jésus-Christ comme 18


mon Sauveur et mon Seigneur. Je veux le suivre toute ma vie. Merci pour le pardon de mes péchés. Merci pour le don de la vie nouvelle et éternelle. Amen ». Si vous avez fait cette prière sincèrement, croyez que Jésus Christ est venu entrer dans votre vie. Vous êtes alors réconcilié avec Dieu et vous êtes né spirituellement dans la famille de Dieu. Croyez-le, même si vous ne le sentez pas à présent. A mesure que vous lisez la Bible et que vous parlez à Jésus dans la prière, vous verrez les changements s’opérer progressivement dans votre vie. Dieu incorpore chaque croyant dans la communauté des fidèles qui est l’Eglise. Un croyant n’est pas appelé à vivre isolé. Ne restez donc pas seul. Contactez une église dont la confession de foi est entièrement fondée sur la Bible. Rencontrez un pasteur dont la crédibilité est notoire. Dites-lui comment vous vous êtes donné à Jésus et demandez-lui de vous aider à croître dans la foi. Que faire ensuite ? Le nouveau croyant est comme un bébé dans la foi et c’est là qu’il a besoin d’autres personnes mûres dans la foi pour l’enseigner, le conseiller et le guider dans sa marche en nouveauté de vie. Les chapitres suivants vont exposer les vérités et les pratiques essentielles pour grandir dans la foi et surmonter les difficultés que vous pouvez rencontrer dans la marche à la suite de Jésus-Christ.

CHAPITRE III. COMMENT AFFERMIR VOTRE FOI EN DIEU Si vous avez fait sincèrement la prière en fin du chapitre II, vous êtes en communion avec Dieu ; vous êtes un nouveau-né dans la famille de Dieu. Pour garder une relation intime avec Dieu et voir sa manifestation dans votre vie, cinq choses sont indispensables et nécessaires à pratiquer régulièrement : la foi en l’assurance de votre salut, la méditation (l’étude) de la Parole de Dieu, la prière, la confession du péché et la communion fraternelle. Voici les directives essentielles sur ces pratiques. 1. Avoir l’assurance du salut Dans votre prière, vous avez dit que vous recevez Jésus-Christ comme votre Sauveur et Seigneur. Lisez la promesse de Jésus dans Apocalypse 3 :20 : Où est donc Jésus-Christ maintenant ? Il est dans votre vie. Comment pouvez-vous en être sûr ? C’est parce que Jésus a promis d’entrer dans votre vie, et il l’a fait. Dieu ne peut pas mentir. Il est dans votre cœur. Et si vous ne sentez pas sa présence, qu’en est-il ? Il est là quand même dans votre cœur. Même si vous ne le sentez pas maintenant, il est là en vous ; il 19


accomplit toujours ce qu’il promet. Ne considérez pas vos sentiments. C’est la foi que Dieu demande. La foi, c’est la confiance en Dieu et en ses promesses. Les sentiments sont très changeants et peuvent vous tromper. Mais en persistant régulièrement dans la lecture de la Bible, dans la prière et dans l’obéissance, vous allez constater une transformation graduelle de votre manière de vivre, de penser, dans vos désirs et une aspiration à vivre dans la sainteté, et par moments, vous aurez en vous le sentiment de la présence de Jésus-Christ grâce au Saint-Esprit qui vous a régénéré, comme il est écrit dans 2 Cor. 5 :17 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées. Voici, toutes choses sont devenues nouvelles ». Il arrivera un moment où vous allez vivre l’expérience de la voix intérieure qui vous assure de votre salut, comme il est dit dans Romains 8 :16 ; « L’Esprit (de Dieu) lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». Une fois que Jésus entre en vous, il ne sort plus de votre vie. Il reste toujours avec vous et en vous. Il a dit aux chrétiens : « Je leur donne la vie, et personne ne les arrachera de ma main ». Croyez que vous êtes sauvé une fois pour toutes. 2. La méditation de la Parole de Dieu La connaissance profonde de la Parole de Dieu est indispensable à votre santé spirituelle pour deux raisons : La Bible, Parole de Dieu n’est pas comme un livre quelconque qui donne des connaissances intellectuelles ou des préceptes religieux ou moraux, mais ne peut pas changer la vie. Les médecins savent que la cigarette est nuisible à la santé, mais il y en a qui fument ! La Bible est un livre dont les paroles sont des oracles (des déclarations) de Dieu qui transforment la vie miraculeusement. Elle ressemble à un grain sec de maïs qui semble mort. Mais en le semant et en l’arrosant, il reprend vie et porte du fruit. Si vous ne savez pas ce que Dieu vous demande de faire ou de ne pas faire, vous allez toujours lui désobéir et tomber dans le péché. C’est pourquoi le roi David a dit : « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? C'est en se dirigeant d’après ta Parole ». (Psaumes 119 :9). « Je serre ta Parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi » (Psaume 119 :11). « Ta Parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » (Psaume 119 :105). Il est donc nécessaire de passer suffisamment de temps à étudier la Parole de Dieu pour pouvoir la mettre en pratique. La deuxième raison pour laquelle vous avez besoin de bien connaître la Parole, c’est qu’elle génère la foi. Certains chrétiens se lamentent de ne pas avoir assez de foi. C’est qu’ils ne lisent pas assez la Bible, ou la lisent superficiellement. Dans Romains 10 :17, il est dit que la foi vient de l’écoute de la parole du Christ. Quelqu’un a dit : « Ce n’est pas une grande foi qu’il vous faut, mais la foi en un grand Dieu ». Votre foi devient 20


authentique et profonde à mesure que vous découvrez la grandeur, la puissance de Dieu, son amour pour vous et les grandes promesses qu’il vous a faites dans sa Parole. Je vous recommande de lire et méditer un passage de la Bible et prier si vous le pouvez matin, midi et soir si vous voulez avoir une croissance spirituelle normale et transformatrice de votre vie. Si vous ne le pouvez pas à midi, ne manquez pas votre rendez-vous avec Dieu tôt le matin et le soir ; vous disposez de plus de temps en ces moments. Une bonne méditation suivie de la prière demande à mon avis 30mn à une heure de temps. Mon expérience personnelle est que c’est au bout d’une telle durée de temps que je commence à sentir le Saint-Esprit se manifester dans mon cœur. La parole de Dieu est la nourriture spirituelle indispensable à votre âme tous les jours. Lisez 1Pierre 2 :2. Tâchez de vous procurer une Bible, au moins le Nouveau Testament pour commencer, et lisez chaque jour une portion. Je vous recommande de vous procurer le livret de méditation quotidienne utilisée partout en Afrique francophone, appelé « Le Lecteur de la Bible ». Il est produit par la Ligue pour la Lecture de la Bible et se trouve en fin d’année dans les librairies. Vous pouvez y trouver à défaut d’autres livrets de méditation quotidienne. 3. La prière La prière est un privilège sans pareil pour le chrétien. Il lui est donné le pouvoir de parler à Dieu directement comme on parlerait à son père. Dans le dialogue avec Dieu, quand nous lisons et méditons sur la Bible, c’est Dieu qui nous parle par le Saint-Esprit. Quand nous prions, c’est nous qui parlons à Dieu. Le chrétien doit donc user du privilège de prier chaque jour. La prière est la plus grande puissance que Dieu met à la disposition du croyant. Mais nous parlons à Dieu et il nous entend seulement à cause de ce que Jésus Christ a fait pour nous : son sacrifice sur la croix pour nous purifier de nos péchés. Si vous êtes un nouveau chrétien, il y a une prière qu’il vous faut apprendre par cœur et la faire chaque jour, de préférence le matin. C’est un commandement de Jésus luimême dans Matthieu 6 :9. Il vous faut absolument bien mémoriser cette prière, comme la confession de foi. La voici : « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles le règne, la puissance et la gloire. Amen » En fréquentant les frères et sœurs en Christ, très vite vous apprendrez aussi comment vous adresser à Dieu avec vos propres mots sans récitation. Comme dans la prière cidessus, une bonne approche dans la prière est de commencer par reconnaitre la grandeur de Dieu, sa sainteté, sa souveraineté sur l’Univers, son amour. Ensuite vous 21


devez confesser vos fautes connues ou inconnues. Enfin vous pouvez lui présenter vos besoins et ceux d’autres personnes : les parents et amis non chrétiens, les malades, les problèmes de travail, les problèmes du pays, etc. Après avoir ainsi prié, vous dites à Dieu que vous lui demandez ces choses au nom de Jésus-Christ. Dieu ne refuse jamais de répondre à Jésus Christ. Si votre prière est faite avec foi en Jésus elle sera toujours répondue mais selon la volonté de Dieu qui est la meilleure pour vous. Le chrétien peut prier dans toutes les postures : assis, à genoux, debout, couché si c’est nécessaire. Le respect et l’humilité de Daniel devant Dieu le faisaient prier à genoux trois fois par jour (Daniel 6 :10). L’un des commandements des plus importants du Seigneur par rapport à la méditation de la Parole et la prière, c’est de « demeurer » en Jésus-Christ. Dans Jean 14 :6 Jésus dit : « Demeurez-en moi, et je demeurerai en vous ». Qu’est-ce que cela signifie ? C’est essentiellement la sanctification constante, et la communion constante avec LUI par la connaissance de la Parole, l’obéissance à cette parole et la prière. Dieu dans sa grâce m’a donné quelques visions, dont l’une des plus inoubliables est celle de demeurer en Lui. Au plus fort de la maladie qui a causé la mort de ma première épouse, j’ai moimême subi de violentes attaques sataniques caractérisées par des insomnies, des luttes avec des serpents, des apparitions d’êtres malfaisants pendant des mois au point où je pensais perdre la tête. Alors une fois vers 4h du matin, j’ai été envahi d’un sentiment d’une atmosphère glorieuse autour de moi, et j’ai vu sous mes yeux un livre ouvert vers sa fin, avec des chapitres. Dans l’un des chapitres, dans les premières phrases, il y avait un mot qui manquait, et j’ai reçu l’ordre d’écrire ce mot sans le connaître. Alors mon doigt s’est mis à écrire de lui-même le mot manquant en anglais, le mot : DEMEURER (ABIDE), comme cela se trouve dans Jean chapitre 15 v.4. Il n’y avait pas de doute que ce livre, c’était la Bible. Le message était clair : « Quelle que soit ta situation, ton épreuve, il faut demeurer dans le Seigneur, et cela se fait par la Parole de Dieu et la prière de foi. Nous trouvons tout le sens de demeurer dans le Seigneur dans l’Évangile de Jean au chapitre 15. Vous ferez bien de le méditer en entier. Nous demeurons dans le Seigneur lors que nous nous nourrissons régulièrement de sa parole, que nous prions et que nous mettons en pratique ce que nous avons appris du Seigneur. La méditation profonde et sans précipitation de la Parole crée la foi (Romains 10) et la prière est l’arme puissante par laquelle nous louons, et nous gagnons la bataille contre tous nos ennemis spirituels. Le prophète Daniel priait trois fois par jour (Daniel 6 :10) Le Seigneur Jésus se retirait tôt ou tard dans la journée pour prier (Luc 5 :16 ; Luc 6 :12) 22


La victoire de tous les jours dans toutes les circonstances simples et difficiles dépend de cette pratique régulière : DEMEURER DANS LE SEIGNEUR.

4. La confession du péché Maintenant que vous appartenez à Jésus-Christ, vous êtes mis à part pour Dieu. C’est ce que signifie le mot « saint ». Le Saint-Esprit habite votre cœur et vous jouissez de la paix intérieure. Vous découvrirez en vous-même le fruit du Saint-Esprit selon Galates 5 :22 : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la fidélité et la maîtrise de soi. Mais cela ne veut pas dire que vous êtes parfait. Vous ne perdez pas votre personnalité et votre volonté. Seulement vous les soumettez à Dieu. Le saint, ce n’est pas une personne qui ne commet jamais de fautes. C’est la personne qui, aussitôt que l’Esprit de Dieu la convainc d’avoir commis une faute, regrette sa faute, en parle à Dieu et cherche à régler cette faute avec le ou les personnes offensées. Si vous ne restez pas tout prêt du Seigneur par la connaissance de sa Parole, la prière et l’obéissance, l’ennemi de votre foi, le diable, va vous tenter, vous pousser à des désirs, des pensées et des actions coupables. Quand cela arrive, l’Esprit de Dieu en vous est attristé, et vous perdez la paix. Cela ne veut pas dire que le Saint-Esprit vous a quitté, mais il est attristé (Ephésiens 4 :30), et vous, vous êtes troublé : votre communion avec Dieu est affectée. Le genre de choses qui vont attrister le Saint-Esprit en vous est cité dans les versets précédents. La perte de la paix est un bon signe venant de Dieu en ce sens que c’est l’Esprit de Dieu qui vous avertit et vous pousse à vous repentir. Dieu ne supporte la présence d’aucun péché en vous. L’Esprit de Dieu est en vous comme un arbitre qui siffle les fautes du joueur et invite à la réparation. Quand vous faites du mal à quelqu’un, c’est d’abord Dieu que vous avez offensé parce que vous avez offensé une créature de Dieu. Il est alors nécessaire de demander le pardon à Dieu d’abord, ensuite à la personne que vous avez offensée. Si la faute est réparable (ex. restituer de l’argent ou un objet, présenter des excuses, etc.), il faut le faire pour votre propre dignité et honneur et pour avoir la paix. Après la confession à Dieu, demandez-lui de vous donner son pardon comme il l’a promis dans 1 Jean 1 :9 : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de tout péché ». Il y a une différence entre la voix de la conscience et la voix du Saint-Esprit. La conscience peut être souillée ou émoussée au point d’être insensible aux fautes, même au crime comme nous le voyons aujourd’hui. Le Saint-Esprit de Dieu qui est parfait révèle toutes les fautes même insoupçonnées et ne vous laissera pas en paix tant que vous n’avez pas fait la réparation avec Dieu et la personne offensée. Après avoir ainsi obéi au Saint-Esprit, 23


vous verrez que sa paix reviendra dans votre cœur. Ne gardez jamais en vous des fautes non réglées. Vous serez malheureux. (Voir Psaume 32 :3,4). Même si au fond c’est vous qui avez raison, pour l’amour et le bonheur de l’offenseur et pour votre propre bienêtre, Jésus recommande d’aller voir l’offenseur pour régler le problème. (Matthieu 18 :15). La confession immédiate du péché chaque fois que cela arrive vous permettra de vivre constamment une vie remplie de paix et de joie. Soyez franc, humble et sincère avec Dieu. Prenez votre péché par son nom, et reconnaissez-le et demandez pardon. Si vous avez fait du mal à quelqu’un, prenez la ferme décision d’aller le voir et vous réconcilier avec lui, voire réparer le tort si cela est possible. La personne qui s’humilie et demande pardon au prochain, c’est elle qui est grande aux yeux de Dieu. La respiration (l’inhalation de l’air pur et l’exhalation de l’air pollué) nous est indispensable pour vivre. De même la confession régulière et sans délai du péché (l’exhalation) et la prière pour le pardon et le contrôle du Saint-Esprit sur notre vie (l’inhalation) est indispensable pour connaitre la paix de Dieu et toutes ses bénédictions. Je vous donne un exemple de confession. J’étais le responsable de ma classe en philolangues II au Lycée Askia Mohamed en 1966 peu après ma rencontre avec Jésus. C’était le dernier jour de l’année scolaire, et certains élèves avaient refusé de me rendre un des livres de français pour les remettre au Censeur en fin d’année. Ce n’était que quelques livres, et la chose pouvait passer inaperçue au censorat. Pour éviter de réveiller le soupçon du censeur, j’ai fait comme mes camarades, je n’ai pas rendu mon livre. Tout l’après-midi, mon cœur était troublé sans que je ne sache pourquoi. Je suis sorti pour me promener, mais j’étais malheureux. A Bamako Coura près du petit hôtel qu’on appelait le Bar Mali, je me suis arrêté pour prier Dieu en ces termes : « Seigneur, s’il y a un péché dans ma vie, montre-le-moi ». Dieu a répondu immédiatement à ma prière. J’ai vu en mon esprit l’image du livre que j’avais gardé, sa couleur rouge et ses dimensions, et Dieu m’a convaincu qu’en le gardant, j’avais commis un vol. J’ai confessé mon péché et de retour à l’école, je suis allé rendre le livre au Censeur. Alors, la paix du Seigneur est revenue dans mon cœur. Dieu vous montrera vos fautes si vous le lui demandez. Le péché empoisonne votre vie. Aussitôt que vous vous en rendez compte, débarrassez-vous en par la confession. 5. La communion fraternelle. En acceptant Jésus-Christ, vous êtes devenu membre d’une nouvelle famille. Tout en maintenant et soignant vos relations familiales et sociales il vous faut développer l’amitié et la fraternité avec les chrétiens de votre entourage. Autant que possible, joignez-vous à une église, et faites-vous des amis chrétiens sérieux. Si vous restez isolé, 24


et si vous fréquentez une mauvaise compagnie, le diable vous éprouvera et vous risquez d’abandonner la foi. Faites-vous connaître à un pasteur. Sollicitez des cours bibliques pour affermir votre foi. Partagez vos problèmes avec des frères et sœurs en Christ, et priez ensemble. L’union fait la force. Attachez-vous donc aux enfants de Dieu. Lisez Jean chapitre 17. Vous vous rendrez compte de combien il est important pour Jésus que vous ayez des relations intimes avec les autres croyants. Le début peut être difficile. Mais tôt ou tard il vous faut vous identifier à une communauté de foi en Jésus Christ. Participez aux activités de votre groupe de sexe et d’âge. Engagez-vous avec eux dans l’étude de la Parole de Dieu (dans des groupes d’étude biblique s’il y en a) et la prière. Si vous êtes étudiant, l’organisation appelée Groupes Bibliques Universitaires (GBU) vous aidera beaucoup à développer vos relations et à croître dans la foi et le service chrétien. Le chrétien doit comprendre que l’église locale qu’il fréquente est une famille. Tous ceux qui sont nés de nouveau sont membres de la même famille. Mais aussi longtemps que nous sommes sur terre, nous ne serons pas parfaits, bien que nous devons courir vers la perfection. Notre famille naturelle est composée de garçons et de filles. Il n’y a pas deux qui soient identiques dans la famille, et il n’y a personne qui ne commette des fautes. Mais pourtant nous ne nous levons pas un jour pour dire : « Cette famille est trop mauvaise, je n’en suis plus membre, je l’abandonne ». Même si vous faites cela, le sang qui coule dans vos veines et dans celles de vos frères et sœurs, vous ne pourrez pas changer cela. De même vous n’avez pas le choix de vos frères et sœurs en Christ. Cela dépend de Dieu. La Parole de Dieu nous commande de ne pas abandonner notre église pour aller ailleurs. Hébreux 10 :25 : « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour ». Les gens décident de changer d’église pour diverses raisons. N’est-ce pas là faire preuve d’infidélité ? On le fait par exemple parce qu’on ne s’entend pas avec certains membres de l’église. On pense que cette église n’est pas spirituelle. Mais si Dieu vous a placé là, n’est-ce pas pour lutter pour que cette église soit forte, sanctifiée, spirituelle ? Cela se fait par l’exhortation selon Hébreux 10 :25. Il faut parfois des années de prière et d’action avant de voir le changement. Quelqu’un a dit (je paraphrase) : « Si vous trouvez une église, où tous les membres sont parfaits, n’y entrez pas ; vous allez la souiller, car vous-même vous n’êtes pas parfait ». Nous voyons facilement la paille dans l’œil de notre frère ou notre sœur, et nous ne voyons pas la poutre qui est dans le nôtre. Nous devons plutôt aimer les membres de notre communauté et œuvrer ensemble pour la sanctification et la plénitude de vie dans la communauté ou Dieu nous a placés. 25


Bien sûr il y a des raisons valables qui peuvent nous mener à changer de lieu de culte et de communauté. Par exemple, une affectation d’un fonctionnaire dans une autre ville, un déménagement de la famille dans un autre quartier, etc. Il est bon que le changement se fasse dans l’amour. Allez voir votre pasteur et dites-lui la raison qui vous mène à quitter son église. Vous préserverez ainsi de bonnes relations entre votre famille et votre pasteur, puis entre votre pasteur et le pasteur de la nouvelle communauté.

CHAPITRE IV. LES INSTITUTIONS ET PRATIQUES ESSENTIELLES DANS L’EGLISE Voici les institutions et pratiques chrétiennes fondamentales conformes aux instructions de Jésus Christ et des apôtres qui sont les fondateurs de l’Eglise primitive. La connaissance de ces institutions et pratiques permettra aux nouveaux croyants et aux plus jeunes dans la foi de mieux comprendre l’Eglise et de s’y intégrer beaucoup plus rapidement. Le mot « Eglise » lui-même est d’origine latine « ecclesia » qui signifie « assemblée ». Toute assemblée locale de croyants en Jésus-Christ est appelé église. Jésus a dit que là ou deux ou trois sont assemblés (église) en son nom, il est au milieu d’eux. 1. Le baptême d’eau D’abord, comprenons que le baptême n’est pas la cérémonie de présentation d’un enfant à l’Eglise ou en famille et l’annonce publique de son nom comme certains l’entendent. Le baptême est une institution divine et sacrée prescrite par Jésus-Christ dans Marc 16 :16 : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ». Comment est-ce que le baptême s’administre aujourd’hui ? Par le passé, il se faisait dans un cours d’eau, à l’exemple de Jésus-Christ lui-même qui s’est fait baptiser par Jean-Baptiste dans le fleuve du Jourdain. Jésus s’est fait baptiser non pas parce qu’il avait commis un péché quelconque, mais pour accomplir la loi à notre place. Peu de baptêmes se font aujourd’hui dans les cours d’eau pour des raisons sanitaires, de rareté de cours d’eau propre et pour d’autres raisons. Les baptistères sont le plus souvent aménagés dans la cour du domaine de l’Eglise, ou dans l’église elle-même. Mais il faut exclure l’idée de dissimulation, car le baptême a pour but de montrer au monde entier et à ceux qui nous entourent que nous sommes maintenant entièrement identifiés à Jésus-Christ que nous n’avons pas honte d’être appelés chrétiens (disciples de Jésus-Christ). 26


Pourquoi le vrai croyant est-il tenu de se faire baptiser ? Se faire baptiser, c’est obéir à Jésus-Christ qui l’a ordonné (Marc 16 :16) ; c’est déclarer publiquement qu’on a renoncé à la vie de péché et qu’on a accepté Jésus-Christ comme Sauveur et Maitre. C’est déclarer à la face du monde qu’on est désormais disciple de Jésus-Christ. Toute personne qui s’est donnée entièrement à Jésus-Christ se fera baptiser. Refuser de se faire baptiser dénote un cœur partagé. Cette personne n’est probablement pas encore un vrai chrétien. Comment se déroule la cérémonie ? La cérémonie du baptême consiste à faire entrer le candidat dans le baptistère rempli d’eau, lui poser des questions pour savoir s’il croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, qu’il est mort crucifié comme sacrifice pour le pardon des péchés, et s’il a pris la ferme résolution de suivre Jésus-Christ toute sa vie. S’il répond positivement à toutes ces questions, alors le Pasteur qui baptise déclare : En raison de votre confession de foi, je vous baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ensuite la personne est entièrement immergée dans l’eau du baptistère et relevée aussitôt. Que signifie le baptême ? Il signifie que la personne comprend la mort et la résurrection de Jésus Christ, qu’elle atteste qu’elle est morte avec Jésus-Christ sur la croix (immersion) quant à sa vie passée de péché et ressuscitée avec Jésus-Christ sorti du tombeau (émersion) pour une vie nouvelle. Le baptême ne sauve pas un homme. L’un des brigands crucifiés avec Jésus est entré au paradis dès sa mort (Luc 23 :43). Il ne pouvait pas être baptisé avant de mourir. Le baptême est un témoignage du salut déjà obtenu par la foi en Jésus-Christ le jour de la conversion. 2. La Sainte Cène (l’eucharistie) Comme le baptême, la Sainte Cène est aussi une institution de Jésus-Christ pour les croyants. Elle est sacrée. On l’appelle aussi « la table du Seigneur » ou l’eucharistie. La manière de l’administrer diffère selon les églises, mais l’essence reste la même. Prenez le temps de lire le texte biblique dans Luc 22 :7-20. Pendant la cérémonie, un petit morceau de pain est offert à chaque croyant et une petite gorgée de vin ou d’une boisson de couleur rappelant le sang. Dans les églises protestantes en général, cette boisson est utilisée en remplacement du vin. La Sainte Cène est une pratique pour se souvenir de la passion de Jésus-Christ, c’est-àdire la souffrance extrême qu’il a subie de la part des autorités juives et romaines. Jésus a été arrêté au jardin de Gethsémané, son corps a été complétement lacéré par les fouets cloutés des soldats romains. Il a été chargé de sa croix qu’il n’a pas pu porter tant 27


il était brisé et extenué. Un paysan, (un africain dit-on) du nom de Simon de Cyrène a été forcé à prendre sa croix à sa suite pour aller au lieu appelé Golgotha (lieu du crane). Il a été cloué sur une croix et là, lentement pendant près de trois heures, son corps s’est vidé de son sang jusqu’à ce qu’il dise son dernier mot : « Père, je remets mon esprit entre tes mains ». Puis il a rendu l’âme. La Sainte Cène n’est donc pas un acte banal aux yeux de Dieu. Il y a de graves conséquences à y participer sans en comprendre la portée spirituelle. Celui qui goûte au pain et au vin distribué pendant la cérémonie, c’est comme s’il a mangé la chair de Jésus et bu son sang. C’est d’ailleurs ce que Jésus dit lui-même. Lisez Jean 6 :52-56. C’est par le sang versé de Jésus-Christ que le péché est effacé pour toujours. La Sainte Cène rappelle la mort et la résurrection de Jésus jusqu’à son prochain retour sur la terre. Dans nos églises, elle n’est pas pratiquée tous les dimanches. 3. La Confession de foi chrétienne (le symbole des apôtres). Il y a des vérités fondamentales de la Parole de Dieu que les Pères de l’Eglise ont exprimées en une confession de foi qu’on appelle aussi le symbole des apôtres, une confession qui montre que vous croyez en Jésus-Christ et que vous le suivez, que vous êtes donc un disciple de Jésus-Christ. La connaissance de ces vérités et la foi en elles et en elles seules sont capitales pour empêcher le vrai chrétien de tomber dans des erreurs doctrinales, dans des hérésies et dans les sectes qui pullulent aujourd’hui et qui altèrent la foi pure en Dieu. Il est important pour le croyant de mémoriser ces paroles. Elles sont récitées dans presque toutes les églises protestantes chaque dimanche. Pour un nouveau chrétien ou un chrétien qui ne sait pas lire et écrire, c’est ici une pratique extrêmement importante qui va fortifier, approfondir sa foi. Cela permettra aussi de communier avec les autres croyants à l’Eglise le dimanche quand on les récite ensemble. Voici cette confession de foi : « Je crois en Dieu, le Père Tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Je crois en Jésus Christ, son Fils Unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate. Il a été crucifié. Il est mort ; il a été enseveli ; il est descendu aux enfers. Le troisième jour, il est ressuscité des morts. Il est monté au ciel. Il s’est assis à la droite de Dieu, le Père Tout-Puissant. De là il viendra pour juger les vivants et les morts. Je crois au Saint-Esprit. Je crois à la sainte église universelle, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. » 4. La prière dominicale

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Cette prière est donnée par le Seigneur Jésus lui-même. Il est très important de la mémoriser et de la faire régulièrement. En effet, le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : « Voici comment vous devez prier : … ». Un nouveau chrétien qui ne sait pas comment converser avec Dieu par la prière y trouvera sa première prière quotidienne. La voici : vous la trouvez dans Matthieu 6 :9-13. « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas tomber en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent dans tous les siècles le règne, la puissance et la gloire. Amen ». 5. Le mariage chrétien Il est bon de dire l’essentiel sur cet acte qui est si important dans la vie de chaque être humain. Le mariage chrétien est aussi une institution divine et sacrée pour Dieu. Tout comme Dieu a créé un homme et une femme, le mariage chrétien est un mariage monogamique, une alliance sacrée entre un homme et une femme. Pour l’harmonie du foyer et la bénédiction de Dieu sur les enfants, la norme du foyer chrétien est que l’homme et la femme soient tous deux des croyants en Jésus-Christ. Cela évite beaucoup de problèmes et éventuellement le divorce. L’éducation religieuse des enfants va générer un désaccord dans le foyer pour des conjoints de confessions différentes. Demandez à Dieu avec foi, persévérance et patience votre partenaire. Dieu est fidèle. Il pourvoira. Voici une déclaration du Seigneur Jésus concernant le mariage, institution divine et sainte aux yeux de Dieu. Lisez-la. Matthieu 19 :4-6. Il peut arriver que votre femme ou votre mari ne soit pas chrétien(ne), surtout pour ceux qui étaient mariés avant de devenir chrétiens. Autant que cela dépend de vous, vous ne devez pas rompre les liens de mariage, aussi longtemps que le conjoint/la conjointe ne vous oblige pas à abandonner la foi en Jésus-Christ. Voici ce que les apôtres ont recommandé : lisez 1 Corinthiens 7 :12,13. La vie conjugale est l’une des choses les plus importantes dans la vie d’un homme et d’une femme. L’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme pour former un seul corps. Ils ne sont plus deux, mais un seul corps. C’est pourquoi la position du chrétien concernant l’égalité entre l’homme et la femme, ce n’est pas vraiment qu’ils sont égaux, mais qu’ils sont UN devant Dieu. L’unité est de loin supérieure à l’égalité. La procréation et la responsabilité d’élever des enfants est une grande responsabilité

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conjugale. L’homosexualité, le mariage gay, l’adultère sont des abominations aux yeux de Dieu. Le divorce est un péché grave aux yeux de Dieu. Les conflits entre époux et épouse sont dus à des comportements coupables, sinon le mariage est un sacrement qui apporte au couple le bonheur, la joie, la plénitude de vie. 6. La présentation des enfants au Seigneur C’est Dieu qui est l’auteur de la procréation. L’enfant est un don de Dieu et les parents ont la lourde responsabilité de l’élever dans l’amour et la connaissance de son créateur. Jésus a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui sont comme eux ». C’est pourquoi l’Église encourage les parents à venir présenter le bébé à l’assemblée des croyants afin de demander la bénédiction de Dieu sur lui et de s’engager devant tous à élever l’enfant selon la volonté de Dieu. Les parents décident du nom qu’ils veulent donner à l’enfant et l’annoncent au Pasteur qui prend l’enfant dans ses bras ou lui impose les mains et prie pour lui.

7. Les cérémonies funèbres Il n’y a pas de cérémonies précises prescrites dans la Bible sur l’inhumation des personnes décédées, mais les pratiques ancestrales ou coutumières qui s’opposent à la Parole de Dieu sont écartées. L’Eglise prend les dispositions pour solidariser avec la famille du défunt et faciliter l’enterrement. Selon la Parole de Dieu l’âme du vrai croyant quand il meurt est reçue directement au ciel par le Seigneur. Voyez par exemple le cas du brigand crucifié avec Jésus dans Luc 23 :39-43. L’assemblée est convoquée pour tenir une cérémonie funèbre composée de chants d’espérance qui rappellent la victoire de Jésus sur la mort. Le Pasteur donne un message d’exhortation dans ce sens puis le corps est porté en terre, avec ou sans cercueil et enterré sans autre forme de cérémonies. Le geste de la poignée de terre que les parents jettent parfois dans la tombe n’a d’autre signification que la participation symbolique à la fermeture de la tombe.

8. La célébration des fêtes chrétiennes Les grandes fêtes observées par toutes les églises sont Noël et Pâques. La Pentecôte est aussi célébrée par certaines églises. Noël se fête le 25 décembre chaque année et commémore la naissance de Jésus. Cela ne veut pas dire que Jésus est né un 25 décembre mais les chrétiens se sont 30


accordés pour choisir un jour pour commémorer cet événement extraordinaire quand Dieu a visité l’humanité par l’envoi de son Fils pour vivre la condition humaine et donner sa vie en sacrifice pour le salut de tous ceux qui croient en lui. La fête de Pâques commémore la mort et la résurrection de Jésus-Christ et c’est par cette œuvre puissante que les hommes reçoivent le pardon du péché, une vie nouvelle, l’assurance du salut et la puissance du Saint esprit pour vivre une vie agréable à Dieu. La date de la célébration de la Pâques varie légèrement entre le premier et le deuxième trimestre de l’année, mais toujours un dimanche. La Pentecôte est la commémoration de l’effusion du Saint-Esprit sur les disciples cinquante jours après la Pacques. L’événement est relaté dans les Actes des Apôtres au chapitre 2.

V. CONSEILS ET ENCOURAGEMENTS POUR UNE VIE CHRETIENNE VICTORIEUSE 1. La présence de Dieu dans la vie du croyant par le Saint-Esprit La Bible nous révèle qu’il y a un seul Dieu (Marc 12 :29), mais il a trois manifestations appelées le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Un Dieu unique en trois personnes. Tous les exemples qu’on peut donner sont inadéquats pour comprendre la Trinité, l’homme ne peut pas expliquer Dieu. Ce que nous connaissons de lui, c’est par révélation. Si on pouvait expliquer l’essence de Dieu, nous serions nous-mêmes des dieux. Néanmoins des exemples de trinité dans la nature peuvent nous aider à comprendre : H2O est une trinité (3 molécules). Un œuf est une trinité (la coque, le blanc, le jaune). L’homme est une trinité (esprit, âme et corps voir 1 Thessaloniciens 5 :23) ; il peut être à la fois fils, mari et père, etc. Dieu le Père a envoyé le Fils naître d’une femme par la vertu du SaintEsprit et vivre la condition humaine et donner sa vie en sacrifice pour effacer nos péchés si nous croyons. Cette mission étant accomplie, le Fils est monté au ciel sous les regards de ses disciples et il leur a promis qu’il enverrait le Saint-Esprit vivre dans le cœur des croyants. Lisez attentivement Jean 14 :15-26. Notez particulièrement le verset 23. C’est ce qui est arrivé le jour de fête de la Pentecôte. Lisez Actes 2 :1-4. L’Esprit est descendu sur les disciples réunis. Dès lors ils avaient la victoire sur le péché et ils étaient remplis d’une puissance qui les rendait hardis et capables de parler de Jésus le Sauveur du monde à tous les hommes (Actes 1 :8). Le Saint-Esprit donne aussi la puissance de vivre au-dessus du péché. Ainsi, le jour de notre conversion, si c’est une conversion sincère, une nouvelle naissance, le Saint Esprit 31


entre en nous et produit les dispositions suivantes dans notre cœur : l’amour de Dieu et du prochain, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la maitrise de soi (Lire Galates 5 :22). Le Saint-Esprit nous enseigne toute la vérité et joue plusieurs rôles en nous. Quand nous commettons un péché, le Saint-Esprit est attristé. Il nous fait des reproches ; alors nous perdons la paix du cœur, mais pas le salut. Il faut alors se repentir, demander pardon à Dieu et à la personne offensée pour retrouver la paix. Je l’ai déjà dit, le Saint-Esprit est l’avertisseur, comme le sifflet de l’arbitre en nous, qui nous montre que nous avons fauté. Il faut alors arrêter toute activité chrétienne et réparer d’abord la faute, avant de continuer la marche avec Dieu. Nous devons prendre le temps d’écouter le Saint-Esprit. C’est grâce à la manifestation du Saint-Esprit en nous que nous connaissons et affirmons que nous avons la certitude d’entrer au paradis (Romains 8 :16). C’est aussi lui qui accorde des dons aux croyants comme il le veut, par exemple le don de parler des langues que la personne n’a pas apprises, de guérir des malades, d’enseigner la Parole de Dieu, de faire des prophéties, des révélations, etc. (Éphésiens 4 :11 ; 1Corinthiens 12 :28). Quand le chrétien en qui habite le Saint-Esprit se trouve en face d’un homme ou d’une femme en qui habitent de mauvais esprits (charlatans, sorciers, magiciens, enchanteurs, augures etc.), les pouvoirs de ces personnes sont anéantis, car les mauvais esprits s’enfuient en présence du Saint Esprit. Les témoignages abondent dans ce domaine. La meilleure manière de laisser le Saint-Esprit transformer notre vie est de prendre le temps d’être tout seul quelque part pendant assez longtemps, parfois des heures dans l’étude de la Bible et dans la prière. Le jeûne est aussi un puissant moyen de s’approcher de Dieu, comme Jésus lui-même le faisait. (Luc 5 :16). L’apôtre Paul nous dit : Ayez du zèle et non de la paresse. Romains 12 :11. La marche avec le Saint-Esprit, c’est un apprentissage durant toute la vie. 2. La crainte de perdre le salut. Jésus nous assure que ceux qui croient en lui n’iront jamais en enfer Jean 8 :51 (il s’agit ici de la mort spirituelle, l’enfer). Jésus fait cette affirmation dans plusieurs autres occasions. Mais beaucoup de croyants, même nés de nouveau, se demandent si un jour ils ne vont pas perdre le salut dont ils étaient si sûrs quand, lors de leur conversion, le Saint-Esprit est venu habiter en eux. Le problème est que nous sommes tentés de nous fier à nos sentiments. Quand on est troublé par une faute, quand on n’éprouve pas la joie, quand on n’a pas envie de lire la Bible ou de prier, etc., on croit avoir perdu le contact avec Dieu. Les expériences de la vie, notre logique intellectuelle ou même notre interprétation de certains passages bibliques sèment le doute dans notre cœur. Le diable aussi sème le doute dans le cœur des croyants comme il le fit au jardin d’Éden. 32


Nous devons avoir foi aux promesses de Dieu. Bill Bright fondateur de Campus pour Christ parlait un jour à un chrétien qui avait le doute sur son salut. Cet homme déclara : « Quand ma mère est devenue chrétienne, elle a eu une expérience qui a bouleversé sa vie. Et moi depuis des années, je prie et j’attends une telle expérience ». Les expériences de transformation sont très variées selon la volonté de Dieu. Il est dangereux de vivre la vie chrétienne en dépendant des sentiments et des émotions. Les sentiments et les émotions du chrétien sont produits par la foi et non l’inverse. Prenons par exemple une marmite qui vient juste d’être mise au feu. Vous êtes la marmite avec l’eau au feu. Le feu représente le Saint-Esprit. La vapeur qui sort de la marmite représente les sentiments, les émotions. Quelques trente secondes après la pose de la marmite au feu, quand vous mettez le doigt dans l’eau, vous ne sentirez aucune chaleur. Pourtant, l’eau a commencé à se chauffer. Plus tard, vous verrez la chaleur se dégager, confirmant même à distance que cette eau est très chaude. De même, au moment où l’Esprit vient en vous, vous pouvez ne pas le sentir immédiatement. Mais si vous vous dites : « Dieu ne peut pas mentir. Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Par son sacrifice sur la croix, Dieu a pardonné mes péchés. Je suis devenu enfant de Dieu. Je suis sauvé », alors sachez que vous êtes réellement sauvé. Les sentiments et les émotions produits par le Saint-Esprit viendront à la suite de cette confession de foi. Il faut donc remercier Dieu chaque jour parce qu’il vous a sauvé et que vous êtes maintenant son enfant. Certains croyants pensent que s’ils commettent un péché, ils perdent le salut, le SaintEsprit se retire. Certains pensent qu’ils ont commis le péché impardonnable dont Jésus a parlé dans Matthieu 12 :31,32. Non. Si un homme commet ce péché, il ne se souciera même pas de chercher la face de Dieu pour se repentir. Quand vous péchez, le Saint Esprit trouble votre cœur parce qu’il est attristé (Éphésiens 4 :30). Il vous appelle à confesser votre péché à Dieu d’abord, puis à la personne offensée. Alors, Dieu pardonne, et la paix du Saint-Esprit est restaurée en vous. Oswald Chambers un serviteur de Dieu déclare : « La marque de l’approbation de Dieu, chaque fois que vous lui obéissez, c’est la paix. Il envoie une paix profonde qu’on ne peut mesurer ; ce n’est pas une paix naturelle « comme le monde donne », mais la paix de Jésus ». Une autre raison de la crainte de certains croyants, c’est l’interprétation de certains versets bibliques, notamment les versets dans Hébreux 6 :4-6. Ne soyez pas confus par cette déclaration. Même l’auteur de cette lettre continue immédiatement aux versets 9 et 10 pour dire que Dieu n’est pas injuste pour oublier notre travail et l’amour que nous avons montré pour son nom. C’est comme s’il voulait dissuader les croyants qui vivent dans le désordre spirituel. Il vous suffit de vous confier aux paroles sorties de la bouche du Seigneur Jésus lui-même, le Fils de Dieu qui ne peut pas vous mentir. Il a dit qu’il est 33


le bon berger qui va jusqu'à donner sa vie pour vous, que vous êtes un don de Dieu à lui Jésus, et que personne ne vous ravira de sa main. L’apôtre Paul aussi déclare que rien dans le monde présent ni dans le monde à venir ne pourra nous arracher à l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ. Romains 8 :38-39. Ce sont les chrétiens sans zèle, sans un attachement sincère à Jésus qui craignent de perdre le salut (Hébreux 6 :11). Soyez donc un disciple fervent du Seigneur et vous ne vous poserez même pas de question sur votre salut éternel. Si l’Esprit de Dieu habite en vous, il fait disparaitre tout doute. Lisez 2 Corinthiens 5 :17 et Romains 8 :14 et 16. La Bible dit que si nous sommes infidèles (s’il nous arrive de pécher) Dieu lui reste fidèle (il ne nous abandonne pas. Cependant nous sommes mis en garde contre l’abandon volontaire de la foi en reniant Jésus comme Seigneur et Sauveur : Si nous le renions, il nous renie aussi. (2 Timothée 2 :12) Ce qu’il faut retenir c’est la promesse de Jésus que nous sommes ses brebis et que personne ne nous arrachera de sa main. (Jean 10 :27,28) Enfin certaines théologies chrétiennes et non chrétiennes nous entraînent sur le terrain de la prédestination. Non. Personne n’est né pour être jeté en enfer. J’ai déjà parlé du libre arbitre. Si quelqu’un va en enfer après avoir entendu l’évangile, c’est son choix. La question est simple : Jésus a dit (Jean 3 :16) : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Vous faites partie de ce quiconque. Vous êtes sauvé et pour toujours. Jésus ne peut pas mentir. Paul dit ceci à Timothée : (1Tim. 2 :4) « Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ». Rassurez-vous donc dans votre foi et votre salut éternel.

3. Vos relations avec la famille et la société Dieu aime tous les êtres humains sans exception et veut leur bonheur sur terre et au paradis. C’est pourquoi Jésus désire que vous partagiez avec d’autres ce que vous avez reçu : Cette instruction est fondée sur l’ordre donné par Jésus à tous ses disciples dans Matthieu 28 :19,20. « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit ». C’est l’Ordre Suprême qu’il nous a laissé avant d’aller au ciel. Son retour pour enlever les croyants dépend de l’accomplissement de cet ordre. Vous avez beaucoup d’amis, de parents, de camarades qui ont aussi besoin de connaître Jésus. Partagez votre expérience avec eux. Donnez-leur la Bible, 34


le Nouveau Testament ou des traités. Vous pouvez leur envoyer aussi ce texte que vous lisez maintenant. En parlant de Jésus aux autres, votre propre foi en sortira grandie. Jésus a dit que celui qui a honte de parler de lui aux hommes, lui aussi aura honte de parler de lui à Dieu son Père. Jésus nous a donné la mission de faire des disciples parmi toutes les nations. (Matthieu 28 :19,20). Jésus vous invite à être ses témoins. Ce qu’il a fait pour vous, racontez-le simplement à d’autres. S’ils sont intéressés, conduisez-les vers un pasteur qui pourra mieux les aider, sinon, offrez-lui une copie de ce livret. Quand vous serez formé, vous pourrez vous-même conduire des gens à la conversion. 4. La persévérance dans l’épreuve Comme cela a été dit dans les premières pages de cette brochure, quand vos proches, parents et amis auront connaissance de votre décision de suivre Jésus, s’ils ne sont pas chrétiens ou s’ils ne sont pas tolérants, il se peut qu’ils fassent pression sur vous pour vous faire revenir sur votre décision. La situation est encore plus difficile si vous êtes économiquement dépendant. Leur attitude à votre égard est normale parce que pour eux, vous avez quitté la bonne voie du salut pour vous perdre. Tenez ferme. Supportez la persécution. Gardez toujours un comportement respectueux et aimable à l’égard de vos parents, amis et collègues, mais ne reniez jamais votre foi en Jésus. Si vous dépendez d’eux et qu’ils décident de vous renvoyer de la famille, je vous conseille de chercher un ami de la famille plus tolérant, qu’il soit chrétien ou pas, pour faire la médiation entre vous et vos parents. Si tous vos efforts échouent et que la seule condition de rester en famille est de renoncer à la foi en Christ, peut-être vous n’avez pas d’autre choix que de quitter momentanément la famille. Lisez les passages suivants ; ils vous aideront à traverser ce moment difficile : Daniel chapitre 3. 2 Timothée 3 :12. Actes 22 :18. Matthieu 19 :27-29. Matthieu 10 :22,42. Matthieu 28 :20. Tout le Psaume 91. Si vous devez quitter votre famille, priez et demandez à Dieu de vous conduire vers un autre parent ou un ami chrétien qui peut vous recevoir chez lui pendant le temps nécessaire. Pour autant que cela dépende de vous, ne rompez jamais vos relations avec votre famille, même si on vous renvoie. S’il ne vous est pas permis d’y mettre pied, envoyez des gens ou des messages écrits, téléphoniques ou électroniques, etc. pour dire à vos parents que vous les aimez et les respectez, et que vous désirez rentrer à la maison s’ils vous laissent la liberté de conscience. Jésus nous dit d’aimer même nos ennemis, à plus forte raison les membres de notre famille même s’ils ne sont pas chrétiens et nous font du mal. C’est l’un des dix commandements de Dieu : « Honore ton père et ta mère » (Exode 20 :12). Priez constamment pour eux pour que Dieu se 35


révèle à eux un jour pour qu’ils comprennent votre décision et changent de comportement à votre égard, et qu’eux aussi connaissent Jésus qui les aime. L’expérience dans beaucoup de cas est qu’après des mois ou des années Dieu travaille, et les parents reviennent à de meilleurs sentiments, et laissent revenir leurs enfants. Continuez à aider vos parents dans leurs besoins selon vos moyens, même s’ils refusent de recevoir ce que vous leur donnez. Dieu touchera leur cœur un jour, et ils accepteront vos dons. Soyez patient, et essayez sans relâche, persévérez. Si vous persistez, plusieurs des vôtres seront éclairés sur la personne de Jésus à leur grand bonheur. Si vous lâchez, souvenez-vous des paroles de Jésus et des apôtres : Luc 9 : 23-26. Actes 4 :12. Ne vous laissez pas décourager aussi par le mauvais comportement de certains chrétiens de nom. Suivez Jésus et non un homme. Faites connaître vos problèmes à votre pasteur et vos amis chrétiens. Priez ensemble. 5. Pourquoi souffrir si Dieu est avec nous ? Beaucoup de chrétiens sont scandalisés par le silence apparent de Dieu face à leurs problèmes. Mais selon Dieu, au lieu d’être un sujet de tristesse, l’épreuve doit être un sujet de joie pour le croyant, même d’une joie immense. Jésus a dit : « Heureux serezvous lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux » Lisez Matthieu 5 :11,12. Jésus nous a aussi avertis en ces termes : « Vous aurez des tribulations dans le monde. Mais prenez courage, j’ai vaincu le monde ». Jean 16 :33. L’apôtre Pierre nous présente les épreuves de la vie (persécutions, maladies, etc.) comme une chose normale et même nécessaire dans la vie chrétienne. Voir 1 Pierre 1 :6,7. Il dit : « C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves… ». Tant que le croyant ne comprend pas, n’accepte pas et ne conçoit pas la souffrance comme normale, indispensable et bénéfique dans la vie, il ne cessera pas de blâmer Dieu pour ses épreuves. Il ne pourra pas vivre heureux, joyeux et reconnaissant à Dieu en toutes circonstances. Depuis l’entrée du péché dans le monde, la croissance de tous les organismes vivants se fait par une lutte contre des ennemis. Les plantes et les animaux, les hommes luttent contre les maladies, les déprédateurs, les catastrophes, et la lutte les immunise, les aguerrit pour survivre. Il en est de même de la foi. Même l’or brut ne sert à rien. Il faut qu’il passe par le feu. (1Pierre 1 :7). Le secret est de savoir d’où tirer la force pour triompher dans l’épreuve. 36


Selon l’apôtre Paul, toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Selon Oswald Chambers dans le livre TOUT POUR QU’IL REGNE, « les circonstances de la vie du saint sont dictées par Dieu ». Le hasard en est donc exclu. Le chrétien qui ne souffre pas n’a pas de part à l’héritage avec le Seigneur. Comme Christ a souffert, nous souffrirons aussi. Et si nous souffrons avec lui, nous régnerons avec lui, dit l’apôtre Jean. On peut souffrir de plusieurs manières : de la main de Satan, de la main des hommes par notre propre faute, etc. Nous pouvons aussi nous mortifier, nous imposer des abstinences pour le royaume de Dieu. Paul a dit : « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti afin de ne pas pécher après avoir enseigné aux autres ». (1 Corinthiens 9 :27 L’épreuve n’a jamais pour but de nous faire tomber dans le péché, de nous décourager ou nous faire abandonner la foi. C’est au contraire avec le but de nous fortifier, nous tremper comme l’acier, et nous rendre utiles pour le royaume de Dieu. Il faut plus tôt se réjouir des épreuves qui viennent à cause de notre foi. Mais il faut aussi prier pour la délivrance au temps fixé par Dieu. Lisez Actes 16 et voyez la réaction de Paul et Silas en prison. Est-ce votre attitude devant l’épreuve ? Tous les vrais chrétiens seront éprouvés. Mais Jésus est là avec eux pour les aider, les fortifier pour supporter l’épreuve. Voyez le cas de Schadrac, Meschac et Abed Négo au milieu de la fournaise ardente (Daniel 3 :24,25) ; le cas de Daniel dans la fosse aux lions (Daniel 6 :20-22), de Pierre dans la prison (Actes 12 :7-11), de Paul et Silas en prison (Actes 16 :24-30). La souffrance est un mystère que Dieu ne nous a pas révélé, tout comme l’origine du mal. Mais il n’est pas nécessaire de le savoir pour vivre heureux, servir le Seigneur et entrer dans son Royaume. Jésus a dit de ne pas craindre ceux qui peuvent tuer le corps, et après ne peuvent plus rien, mais plutôt de craindre celui (Dieu) qui peut tuer et jeter en enfer. Mais Dieu veut le salut de tous. 6. Notre sécurité physique et nos besoins matériels Hormis la crainte de perdre le salut, l’esprit de beaucoup de croyants est envahi par les problèmes de sécurité de leur vie : La crainte de la maladie, de la mort, les mauvaises nouvelles dans le pays et dans le monde, la crainte de manquer du pain du jour, le souci de trouver une maison pour abriter sa famille, avoir un emploi permanent, une retraite 37


assurée, des économies en banque pour les mauvais jours ou pour des projets, etc. Nous sommes dans un temps où il n’y a plus de paix dans le monde, et comme Jésus l’a dit, on entend toujours parler de guerres et de bruits de guerre, et cela trouble le cœur des hommes. La clé pour la résolution de tous ces problèmes se trouve dans la sanctification et la relation intime avec Jésus Christ. Le croyant doit savoir que c’est Dieu qui est sa sécurité. « Si l’Eternel ne garde la maison, celui qui veille veille en vain » (Psaumes 127 :1). Le cas de Job nous inspire beaucoup. Il a perdu tous ses biens, mais Dieu a interdit à Satan de toucher à sa vie. Mais voyez la fin de la vie de Job (Job 42 :12-17). Qui ne voudrait terminer ainsi sa vie sur terre ? Le Seigneur nous dit que même les cheveux de notre tête sont comptés. Il dit qu’on vend cinq petits oiseaux pour moins de cinq francs, mais que pas même un seul ne tombe à terre sans la volonté de Dieu le Créateur. Pour l’homme qui croit, rien ne lui arrive que le Seigneur ne laisse arriver. Nous pouvons avoir de dures épreuves, jusqu'à la mort même. Mais qu’est-ce qui est meilleur à la volonté de Dieu ? De toute façon, chacun mourra un jour. Seigneur, que je meurs de la mort du juste ! Beaucoup de chrétiens sont hantés par la peur de la persécution, par la menace des ennemis de la foi en Christ. Mais Jésus nous rassure et nous demande de ne pas avoir peur de celui qui peut tuer le corps, mais ne peut rien faire de plus. Lisez Luc 12 :17.

Concernant les guerres et les bruits de guerre, Jésus nous avertit de ne pas être troublés : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre ; gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent » (Luc 21 :9 ; Matthieu 24 :6). Nous devons savoir que la mort peut frapper à tout moment : les accidents de route, le banditisme, les assassinats, les catastrophes naturelles, les maladies incurables, voici autant de dangers. Aucun de nous ne sait s’il vivra demain, et nous nous inquiétons de certaines choses qui ne nous arriveront jamais. Le chrétien en qui habite le Saint-Esprit épreuve un sentiment de joie quand il pense à sa mort, parce qu’il connaît sa destination finale. Ce qu’il faut simplement au croyant, c’est de demeurer en Jésus Christ qui nous assure la paix par le témoignage du Saint-Esprit en lui Romains 8 :16. « A celui qui est ferme dans ses sentiments, tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi.. » Ésaïe 26 :4. Concernant la sécurité de nos besoins quotidiens, Jésus nous « interdit » de dire : que mangerons-nous, que boirons-nous, de quoi serons-nous vêtus, (Matthieu 6 :31,32). 38


Quand nous disons cela, nous pensons et nous nous comportons comme des incroyants. Jésus a dit ce qu’il faut faire pour résoudre tous ces problèmes cités ci-dessus : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus ». C’est pourquoi il nous a enseigné la prière à faire chaque jour : donne-nous le pain quotidien. Le comportement de beaucoup de croyants répond à ceci : « Je cherche premièrement le royaume du monde et sa sécurité, et ensuite le royaume de Dieu ». Tout ceci ne veut pas dire que nous ne devons pas travailler pour gagner notre pain et pourvoir à nos besoins. C’est Christ qui vit dans le chrétien et le dirige dans toutes les affaires de la vie. Mais si la priorité du croyant est de s’enrichir et de thésauriser, il risque de devenir comme le riche paysan de la parabole de Jésus dans Luc 12 :16-21. Il peut mourir misérable spirituellement et peut-être même matériellement. 7. La puissance du nom de Jésus-Christ Le croyant n’a aucun mérite devant Dieu pour voir ses prières exaucées. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ». Il a dit aussi : « Tout ce que vous demandez au Père en mon nom, je le ferai ». Jésus nous a ordonné d’adresser nos prières directement au Père. « Quand vous priez, dites : Notre Père qui es aux cieux… ». Mais il nous faut être conscient que c’est lui Jésus qui porte nos prières devant le Père, et intercède pour nous. Tout ce que nous demandons à Dieu, c’est à cause de l’œuvre et des mérites de Jésus que nous sommes exaucés. C’est pourquoi quand le chrétien prie, il termine par cette expression : « Nous te prions au nom de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur ». Notre relation avec Dieu est scellée par une alliance de sang : le sang de Jésus crucifié pour nous. Il nous faut savoir que, à part nos besoins ordinaires et quotidiens, nous avons aussi des besoins extraordinaires que nous pouvons présenter au Père au nom du Fils, et nous attendre à être exaucés, selon sa volonté. Nous lisons dans Marc 16 : 17, 18 « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris ». Pour certaines demandes comme la guérison des malades, il faut tenir compte du fait que le Saint-Esprit fait des dons d’opérer des miracles à des croyants parmi nous ; il n’est pas donné à tout chrétien le don de prière pour la guérison des malades, de chasser les démons. Mais la prière de deux ou plusieurs chrétiens pour un sujet quelconque peut aboutir à un exaucement de Dieu. Jésus a dit : « Je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour 39


demander une chose quelconque, elle leur est accordée par mon Père qui est dans les cieux. La prière de deux ou plusieurs est plus puissante que la prière individuelle. Les requêtes de certaines situations extraordinaires demandent un temps de jeûne et de prière pour être exaucées (Matthieu 17 :21). Ce qui est évident, c’est que Dieu entend toutes les prières faites sincèrement au nom de Jésus Christ et nous exauce selon sa volonté. Ce que nous demandons paraît toujours bon à nos yeux, mais peut être mauvais pour nous : Dieu ne nous le donnera pas, et c’est là sa réponse. Les mauvais esprits ont peur du nom de Jésus. Invoquez le nom de Jésus dans toutes vos difficultés et il vous délivrera. Jésus a promis ceci : « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et sur les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi. Et rien ne pourra vous nuire ». Croyez-vous à cette parole de Jésus ? Jésus peut-il mentir ? Si vous êtes attaqué par de mauvais esprits, par exemple des cauchemars, un serpent qui essaie de vous enlacer ou de vous effrayer, invoquez le nom de Jésus dans une prière pour être délivré. Dites à Satan : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, je t’ordonne de t’en aller ». L’épreuve peut être inévitable, mais la victoire du chrétien est certaine. La louange à Dieu, les cantiques sont aussi un moyen remarquable pour exprimer notre foi en Dieu, et ont pour effet de chasser les puissances maléfiques et nous donner la victoire. Pour vous en convaincre je vous invite à prendre le temps de lire l’histoire de la bataille du roi Josaphat contre les Moabites et les Ammonites dans 2 Chroniques 20 : 1-29. 8. Faut-il plaire à Dieu ou aux hommes ? Lecture : Matthieu 9 :9-13. « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? » La vie terrestre de Jésus-Christ était choquante et scandalisante pour ses contemporains. Il faisait des choses qui entamaient son respect et sa crédibilité et sa sainteté aux yeux des hommes. Ses valeurs n’étaient pas les valeurs des hommes. Nous le voyons dans ces quelques évènements suivants : -

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Jésus appelle Matthieu, un collecteur d’impôts (des gens réputés comme des fraudeurs), et il va manger dans la maison d’un tel homme. C’est scandaleux pour les Juifs. Il fait la même chose avec Zachée un autre collecteur d’impôts. Jésus parle aux prostituées, se permet de les toucher ou de se laisser toucher par elles quand elles sont dans le besoin de repentir et de pardon. 40


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Jésus touche les lépreux, ce que la loi juive ne permettait pas. La pécheresse qui oint ses pieds et les essuie avec ses cheveux (Luc 7 :36) Les disciples qui l’abandonnent et il dit à ses douze apôtres qu’ils sont aussi libres de s’en aller. Les Samaritains lui refusent l’hospitalité, les disciples veulent les consumer par le feu du ciel, mais Jésus s’y oppose parce qu’il les aime et veut leur salut. Luc 9 :51. La grâce pour la femme prostituée samaritaine Jean chapitre 4. La défense des faibles, comme les enfants Sur la croix, il pardonne aux Juifs et à ceux qui l’ont crucifié. La dénonciation de l’hypocrisie des chefs religieux. Luc 11. Le courage de dénoncer le mal. La libéralité du pauvre qui a plus de valeur que celle du riche. Luc 21 : 2. La pite de la veuve.

Pourquoi faisait-il tout cela ? Il déclare : Matthieu 9 :9-13 : « Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». La vie de Jésus était empreinte d’amour, de compassion et de miséricorde sans discrimination. Jésus s’attend à ce que nous démontrions une telle qualité de vie. Nous sommes appelés à exercer la compassion envers les personnes les plus nécessiteuses et les plus marginalisées. Ce n’est pas ce que font les gens qui se respectent selon les normes de ce monde. Voir Matthieu 25 :35-36. « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais nu, et vous m’avez vêtu. J’étais en prison, et vous êtes venus vers moi ». Les valeurs précieuses aux yeux des hommes, c’est la richesse, les vêtements luxueux, les mets succulents, les honneurs, l’élévation, le respect et l’estime de soi, etc. Les juifs ont voulu dire à Jésus : Tu dois te respecter toi-même et ne pas t’associer à ces gens vulgaires. Le chrétien doit avoir le courage de ses opinions et agir en obéissance à la Parole de Dieu, même si cela ne plaît pas aux gens du monde. Voici quelques exemples où nous pouvons nous tester pour savoir si nous cherchons à plaire aux hommes et non à Dieu : a. Comment réagissons-nous quand un mendiant nous demande l’aumône ? b. Une femme ou une fille proche de vous commet un péché d’adultère et en récolte un enfant né hors mariage. Que faisons-nous à l’égard de cette fille mère et de cet enfant ?

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c. Quelqu’un qui manifeste des hostilités contre vous à cause de votre foi, qui vous agresse souvent en paroles ou en actes. Il tombe malade et a besoin d’aide. Que ferez-vous ? d. Vous avez dans votre entourage un lépreux ou une personne vivant avec le VIH SIDA ou une autre maladie mortelle ou contagieuse. Est-ce que vous approchez cette personne ? Est-ce que vous l’aidez, et comment ? e. Quelle attitude adopter envers des enfants délinquants ou des fonctionnaires ou commerçants corrompus ? f. Dans vos relations avec les non chrétiens, comment réagissez-vous à leurs paroles et gestes qui n’honorent pas votre Dieu ? Faites-vous comme eux ? Apprenons à agir et parler comme l’apôtre Paul : - « Si je voulais plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Galates 1 :10 - « Il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain ». 1 Cor 4 :3 9. « Mon royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus Cette parole du Seigneur Jésus devant ses juges, devant le gouverneur Pilate est très profonde dans son application à notre vie. Toutes les accusations portées contre Jésus dans son jugement étaient fausses. Ce ne fut qu’une parodie de justice. Jésus ne s’est jamais défendu des mensonges dont on l’accusait. Mais quand il s’agissait d’affirmer sa nature de Fils de Dieu et sa mission de Sauveur, il a déclaré ces vérités devant le peuple et les autorités romaines, parce que c’est ce qu’il est vraiment. En tant que chrétien, il y a la tentation de chercher toujours à nous défendre des fausses accusations en rapport avec notre foi en Christ. Nous devons nous rendre compte que cela ne nous rapporte rien. C’est surtout par orgueil personnel que nous n’acceptons pas qu’on parle mal de nous. Sinon Jésus a dit que si l’on nous accuse faussement dans le domaine de la foi, et même si on nous persécute à cause de la foi, il ne faut pas se défendre ou se venger. Il faut louer Dieu, bénir et servir ceux qui nous font du mal, et même prier pour eux. Lisez Matthieu 5 :11, 12, et Matthieu 5 :43,44. La meilleure manière de faire connaître Jésus Christ, à quelqu’un, c’est d’abord de le faire par la démonstration d’amour envers lui, par l’exemple de vie. C’est en nous aimant de cette manière que Jésus nous a sauvés. Sur la croix, il a pardonné à toute l’humanité et ouvert la porte du salut. Et toi, comment vas-tu te comporter afin d’amener au salut un grand nombre de personnes ?

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Si votre attente est le bonheur dans ce monde, vous êtes sur la mauvaise voie. Mais si vous regards sont fixés constamment sur l’avenir, le royaume qui n’est pas de ce monde, alors vous êtes heureux.

10. Appel à Dieu au moment des crises Psaume 27 et 91 La parole de Dieu ne doit jamais être utilisée comme une incantation ou une imprécation pour faire du mal à quelqu’un. Mais la Parole de Dieu est une puissance de Dieu dans la main du croyant pour se défendre et vaincre l’ennemi. Le vrai chrétien ne peut jamais être possédé par les démons. Mais il peut être attaqué, affligé par de mauvais esprits. La prière de foi et la Parole de Dieu sont les armes puissantes pour détruire la puissance de Satan et le faire fuir. Comme Jésus donnait des ordres aux démons de quitter des hommes possédés, de même il nous donne autorité sur les démons. J’ai été parfois affligé par des démons, par exemple par des insomnies, des bruits autour de moi, des apparitions de serpents, etc. Il m’a fallu utiliser l’autorité que Jésus donne dans Marc 16 :17-18 et dire aux mauvais esprits : « Esprits méchants, je vous ordonne de partir d’ici au nom de Jésus-Christ. J’appartiens à Jésus-Christ. Son sang m’a racheté. Vous n’avez pas votre place ici. Au nom de Jésus Christ de Nazareth, allezvous-en ! » Dieu m’a toujours délivré de l’influence de Satan qui voulait m’empêcher de faire l’œuvre de Jésus Christ à laquelle j’étais appelé. En cas de crise, vous pouvez aussi chercher l’aide de personnes mûres dans la foi. Dans Éphésiens 6 :17, il est dit que la Parole de Dieu est une épée, l’épée que le Saint Esprit utilise contre les ennemis de Dieu et les ennemis de notre vie. Je vous encourage fortement à mémoriser entièrement les psaumes 27 et 91. Ils seront un appui puissant pour vous au moment des épreuves. Lisez-les et priez. J’ai vu plusieurs fois la délivrance de Dieu au moment de mes crises, quand dans la prière je me suis mis à réciter les paroles de ces deux psaumes. Même si vous êtes en prison, ces paroles vous donneront de l’assurance, comme Paul et Silas qui chantaient et priaient dans la prison, causant ainsi un tremblement de terre, l’ouverture de la prison et la libération des disciples. (Actes 16 :25,26) Le chrétien est en combat perpétuel contre les forces du mal. Il lui faut se revêtir d’armes offensives et défensives comme un soldat. Étudiez Éphésiens 6 :10-18 pour bien comprendre ce combat. 11. Le renoncement à soi-même.

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Certaines paroles de Jésus sont d’une importance capitale pour la marche quotidienne du disciple. Celle-ci en est une : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive ». Luc 9 :23-27 Il y a un prix à payer pour être disciple de Jésus-Christ. C’est le renoncement à soimême. La raison pour laquelle beaucoup d’entre nous chrétiens sommes inquiets pour notre vie et notre lendemain, c’est que nous ne sommes pas prêts à renoncer à nousmêmes pour Christ. Nous tenons à vivre ce que chaque être humain aspire à vivre : la santé, le vêtement, la nourriture, le logement, le confort même, les honneurs qui font qu’on craint de révéler publiquement son identité chrétienne. Mais Jésus nous dit que nous pouvons mourir cette nuit même, notre âme peut nous être retirée. Alors, que nous aura servi de courir après les choses de la vie ? Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ? Quand l’apôtre Paul se sentait menacé de tribulations et d’emprisonnement (Actes 20 :22-24), il dit aux Éphésiens qu’il ne fait aucun cas de sa vie. Elle ne lui est précieuse que si elle est utilisée pour l’annonce de la Bonne Nouvelle. Plus tard il dira à Timothée : « Il n’y a pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ».2 Tim. 2 :4 Jésus vous a enrôlé dans son armée. Vous ne connaîtrez la paix et la joie de la vie et la satisfaction de votre raison d’être que si vous êtes prêt à renoncer à l’amour de toutes vos possessions, vos honneurs, et même votre propre vie pour que s’accomplisse le dessein de Dieu pour vous. Ce faisant, votre héritage céleste est assuré. Celui qui se donne entièrement à Dieu par Jésus-Christ est sur le point de découvrir des choses si grandes que le langage humain ne peut les exprimer (2 Corinthiens 12 :2-4 ; 2 Corinthiens 4 :17). Beaucoup de chrétiens ont vécu des expériences semblables à celles de l’apôtre Paul dans ces versets. C’est ce qui nous pousse à la fidélité et a la persévérance dans les épreuves jusqu’à la fin de nos jours ici-bas. Il y a un grand secret dans le renoncement à tout pour Jésus : c’est le fait que malgré les épreuves, il ne nous manquera jamais rien de ce qu’il nous faut pour vivre sur la terre, de sorte de le vrai enfant de Dieu ne sera jamais un mendiant. Car Jésus a dit : « Cherchez premièrement le Royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses [dont vous vous inquiétez] vous seront données par-dessus (Matthieu 6 :33). 12. Le petit troupeau de Jésus Christ.

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La déclaration de Jésus ici est choquante et difficile à croire et accepter, mais elle doit être prise avec le plus grand sérieux : les élus pour le Royaume de Dieu sont peu nombreux. Lisez Matthieu 7 :13,14 et Luc 13 :24 Que ce soit en politique, en idéologie, en religion etc., les leaders se livrent à une lutte acharnée pour avoir le plus grand nombre de militants ou de fidèles. On a tendance à croire aussi que la vérité est du côté de la majorité. Ce n’est pas le cas pour le leader Jésus Christ. Vous serez surpris de savoir que les vrais croyants en Jésus Christ ne seront jamais une grande majorité numérique dans un pays quelconque, même dans les pays dits chrétiens. Ce petit nombre de vrais fidèles, Jésus les appelle son « petit troupeau ». En effet, dans Luc 12 :32, il déclare : « Ne crains point, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». C’est difficile à croire qu’il y aura peu de gens qui seront sauvés, par rapport à ceux qui seront perdus, même s’il est mention d’une foule innombrable d’élus louant Dieu dans les cieux (Apocalypse 7 :9,10). Est-ce que cela signifie que Dieu ne s’intéresse pas au salut de tous les hommes. Loin de la ! Jésus déclare qu’il y a de la joie dans le ciel quand un seul pécheur se repent de ses péchés. Je vous invite à lire Luc 15 :3-10. Il dit que la porte qui mène à la perdition est large et le chemin spacieux, et c’est là que la majorité des gens entrent. Mais la porte qui mène au paradis est étroite et le chemin resserré, et il y a peu qui s’efforcent d’entrer par là. (Lisez Matthieu 7 :13,14). Pourquoi donc y aura-t-il peu de gens au paradis ? La réponse est simple. Les gens ont pris la mauvaise destination par le mauvais usage délibéré de leur libre arbitre et au mépris de leurs convictions profondes. Jésus a dit que « …la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises (Jean 3 : 19). Dans tous les pays, les minorités de quelque religion que ce soit sont comme un petit troupeau qu’on a tendance à marginaliser, négliger, mépriser ou même persécuter et priver de certains droits. Le Christ a averti que la vie ne sera pas facile pour ceux qui ont choisi de le suivre. Lisez Matthieu 5 :11. Mais cela ne veut pas dire que cette situation est insupportable. Au contraire le Christ dit que la souffrance du croyant doit être pour lui un sujet de très grande joie (voyez le verset 12). Le croyant en Jésus Christ est sorti du camp de l’ennemi Satan. Il est évident que Satan est en colère contre lui et cherchera à le combattre. Mais le Christ a vaincu le diable et il donne la victoire à ses fidèles. Ce que les gens peuvent souffrir à cause de leur foi peut les amener à vivre dans la dissimulation. Le Seigneur désire que nous ayons le courage de nos convictions (Luc 9 :23-27). Ceux qui prennent le courage de vivre leur foi voient la main puissante de Dieu sur leurs vies. Il y a dans la Bible des cas de personnes dans des situations très critiques, mais qui ont été de véritables croyants. Voici quatre cas :

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a) Elie était un grand prophète de l’Ancien Testament au temps du roi d’Israël Achab. Jézabel la femme d’Achab était idolâtre. Le prophète Elie a fait disparaître les prophètes du dieu Baal, et Jézabel a juré de le tuer dans 24 h. Elle cherchait à tuer tous les vrais prophètes de Dieu. Elie s’est enfui, et il pensait qu’il était le seul prophète de Dieu ayant échappé au massacre. Dieu l’a rencontré et lui a fait savoir qu’il y a dans le pays 7.000 personnes qui n’ont pas adoré l’idole. Lisez dans Romains 11 :2-4, et l’histoire même dans 1 Rois 19 :1-18 b) Pierre le disciple le plus passionné pour Jésus a renié son Maître lors de l’arrestation de Jésus alors qu’il avait promis qu’il allait mourir avec lui. Mais quand le Christ est ressuscité et qu’il a envoyé le Saint-Esprit dans la vie de ses disciples à la Pentecôte, Pierre s’est levé et a confronté de face les chefs religieux qui ont livré Jésus à la mort et les a accusé et blâmé. Pierre a été emprisonné, mais Dieu l’a délivré miraculeusement. Il a poursuivi sa mission jusqu’au bout. Il n’a pas manqué un jour à la durée de sa vie selon le temps fixe par Dieu pour lui. c) Le docteur de la loi Nicodème est venu nuitamment voir Jésus par crainte de ses collègues chefs religieux. Il n’a pas pris part à la décision de mettre Jésus à mort. Il a tenté même de le défendre, mais sans succès (Jean 7 :19). d) Joseph d’Arimathée un homme riche était aussi un disciple discret de JésusChrist. C’est lui qui a offert de descendre le corps de Jésus de la croix et de l’ensevelir dans un tombeau qu’il avait fait creuser dans sa propriété. Nicodème s’est associé à Joseph d’Arimathée dans cette bonne action. (Jean 19 :38-42). Les voies de Dieu sont insondables et nous ne pouvons pas l’enfermer dans notre logique. Quoi qu’il arrive, Jésus a promis à ceux qui lui appartiennent : « Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Pourquoi est-ce que les élus sont si peu nombreux ? Je reviens à ce que j’ai dit au début de ce livre : le libre arbitre et la volonté délibérée de rejeter la vérité à cause de l’amour du péché, des plaisirs et des honneurs de ce monde. Ils se sont eux-mêmes exclus du Royaume et voici ce que le Christ leur dira au jour du jugement dernier : « Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, vous tous qui commettez l’iniquité » Lisez Luc 13 :2230. « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge (Apocalypse 22 :15). Jusqu’au retour du Seigneur, la porte du salut reste ouverte. Le fait qu’il est mention de beaucoup d’appelés et peu d’élus (Matthieu 22 :14) ne doit pas décourager les porteurs de la Bonne Nouvelle. Dieu seul connaît ceux qui vont encore bien user de leur libre 46


arbitre et leur volonté pour être arrachés du feu, comme le dit l’apôtre Jude (Jude 1 :23). 13. Les événements de la fin du monde Les événements de la fin du monde sont terribles et effrayants. Toutes les prophéties faites par Jésus Christ sur les temps qui ont suivi sa vie sur la terre sont en voie de s’accomplir. Par exemple il a annoncé à ses disciples que la nation juive serait dispersée et que le beau temple qui faisait leur gloire et leur fierté serait rasé jusqu’à la pierre de fondation (Luc 21 :5,6). Cela s’est accompli quand l’empereur romain Titus Flavius Vespasianus s’est emparé de Jérusalem en l’an 70 après Jésus-Christ. Les soldats ont rasé le temple glorieux de Salomon jusqu’aux pierres de fondation et les ont mises sens dessus-dessous (selon certains historiens, à la recherche de trésors enchâssés dans les murs du temple). De même il faut s’attendre à ce que tout ce qu’il a dit concernant la fin du monde arrive certainement. Jésus a annoncé l’arrivée de fléaux terribles sur la terre. Dans le livre de Matthieu chapitre 24, il dit que dans les derniers temps de la terre, il y aura des guerres, des famines, des tremblements de terre, l’antisémitisme, la haine des chrétiens et leur persécution, des faux Christs et des faux prophètes, des faiseurs de miracles sans être de vrais croyants. Ensuite, le soleil et la lune s’obscurciront, les étoiles et les planètes seront ébranlée et embrasées. Jésus fait mention d’autres événements dans Luc chapitre 21 où nous lisons ceci : « Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre il y aura des angoisses chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme (Jésus- Christ) venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire ». Je vous encourage à lire tout le chapitre 21 de Luc. L’apôtre Jean a eu une grande vision de la part du Seigneur sur les temps de la fin : Voir Apocalypse chapitre 6. La guerre, les conflits, l’enlèvement de la paix dans le monde, les hommes s’égorgent les uns les autres, le contrôle du marché mondial, une mortalité très forte dans le monde par la guerre, la famine et d’autres fléaux, la disparition de la lumière du soleil et de la lune, les chaleurs excessives et le froid, les astres qui tombent sur la terre, les hommes désemparés cherchant à se cacher ou à se donner la mort. Dans les chapitres qui suivent de plus grands fléaux et phénomènes sont annoncés. Ne voyons-nous pas certains de ces fléaux arriver déjà ? Jésus les appelle « le commencement des douleurs » : guerres, banditisme, tremblements de terre, inondations, typhons, incendies, maladies incurables, haine religieuse, immoralité, corruption étalée au grand jour, sont choses courantes aujourd’hui. 47


Tous ces événements se terminent par l’apparition de Jésus-Christ le Messie pour enlever du monde ceux qui lui appartiennent. Un jour, subitement, on verra des gens disparaître du monde sans savoir ce qu’ils sont devenus. Ils auront été enlevés par Jésus-Christ (voir Matthieu 24 :40,41). Et le monde continuera à exister encore pour un temps mais dans l’angoisse comme vous l’avez lu dans ces passages. Jésus dit que personne ne sait quand cet événement aura lieu. Mais il nous a donné les signes de l’avènement, et a précisé que sa venue surprendra beaucoup de gens, y compris les chrétiens mal préparés. II nous invite à être toujours prêts pour ne pas être surpris et être du nombre de ceux qui ne seront pas enlevés. CONCLUSION Le bien le plus précieux qu’un homme peut avoir sur la terre, c’est la vie nouvelle qui lui ouvre la porte à un contact direct avec son Créateur et la certitude d’entrer dans le paradis à la fin de sa vie sur terre. Cette vie nouvelle est une opération miraculeuse et instantanée lorsque le Christ entre dans la vie d’un homme à sa propre demande. C’est le trésor le plus précieux pour lequel il vaut la peine de tout investir de soi-même et de tout ce qu’on possède comme biens et honneur. Ecoutez plutôt les déclarations de Jésus lui-même, mot pour mot, à cet égard, dans Matthieu 13 : 44-50 et je vous encourage à en faire la lecture vous-même : « Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache, et dans sa joie il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ » « Le royaume de Dieu est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » La vie de l’homme sur la terre est très éphémère. La Bible, Parole de Dieu ne parle pas d’une seconde chance d’entrer au paradis après la mort. Tout le sort éternel de l’homme se joue sur la terre. Il est difficile de penser que Dieu puisse envoyer des gens en enfer pour l’éternité. Ce n’est pas Dieu qui les y envoie. C’est eux-mêmes qui choisissent cette destination. Les prédictions de Christ et des prophètes qui se sont accomplies à la lettre nous obligent à croire que les prophéties sur l’avenir vont aussi s’accomplir en leur temps. Parmi ces prophéties il y a un lieu de souffrance éternelle appelé « enfer ». S'il y a un destin pour chaque homme, c’est d’entrer dans le royaume éternel de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Dieu n’a créé personne pour aller en enfer. Dieu est amour. Mais c’est le libre arbitre en chaque homme ou femme qui déterminera le lieu où il se trouvera après la mort. Dieu nous a tous destinés à son royaume appelé « le paradis » par opposition à « l’enfer ». Que choisirez-vous ? Mon vœu et ma prière pour vous c’est qu’un jour vous rencontriez personnellement Jésus48


Christ, et que votre destination soit certaine dès maintenant : le Royaume de Dieu qui vient bientôt. Que la grâce de Dieu repose sur vous. A propos de l’auteur Ce livret est produit par le Dr. Daniel Coulibaly. Il a rempli par le passé les fonctions de professeur d’anglais, Directeur National de l’ONG World Vision au Mali et Directeur Régional du Témoignage Chrétien de World Vision en Afrique de l’Ouest, Délégué Général Adjoint puis Délégué Général de l’Association des Groupements d’Eglises et Misions Protestantes Evangéliques au Mali (AGEMPEM). Il est Chevalier de l’Ordre National du Mali. J’exprime ma profonde reconnaissance au Dr. Mamadou Ndiaye Doyen de la Faculté de Théologie et de Missiologie Evangélique au Sahel (FATMES), pour la lecture attentive et les corrections de forme et de fond du texte. Je remercie vivement mon Pasteur, le Révérend Daniel Tangara, ex Secrétaire Général de l’AGEMPEM pour son encouragement et pour son apport sur le texte. Mes remerciements s’adressent aussi au Dr. Nouh Ag Infa Yattara Président de la Fédération des Eglises Evangélique Baptistes au Mali pour ses réflexions et son apport sur le contenu du livret.

Edition 2017 révisée. Site: www.naitredenouveau.org Contact: naitredenouveau@gmail.com daniel_ncoulibaly@yahoo.fr Tel. (00223) 73002036

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DESTINATION CERTAINE  

Un livret qui, je l’espère, vous aidera à étendre facilement votre témoignage du Seigneur à beaucoup de personnes en le leur partageant tout...

DESTINATION CERTAINE  

Un livret qui, je l’espère, vous aidera à étendre facilement votre témoignage du Seigneur à beaucoup de personnes en le leur partageant tout...

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