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Ville - Budget 2013 : la péréquation qui ne passe pas P.6

Epernay a lancé son journal des seniors P.6

e p e r n a y . l h e b d o d u v e n d r e d i .

La CCEPC lance son Football : Stade de Reims programme de réduction - Toulouse, au pied des déchets P.8 du mur P. 12

Œdipe par les fils et Godot au Salmanazar P. 16

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Bernon au centre des préoccupations É D I T I O N É P E R N A Y JOURNAL GRATUIT D’INFORMATION N°203

© l'Hebdo du Vendredi

du 25 au 31 janvier 2013

Réseau conséquent de trafic de stupéfiants derrière les barreaux, homicide de Zaccharia avant les fêtes... Le quartier sparnacien, en pleine mutation, a vu les projecteurs ne nouveau se braquer sur lui. Sous surveillance particulière, Bernon montre pourtant des signes d'un retour à l'optimisme. P. 4 et 5

CLASSE E R E I M PRE E ILE 1R ETO


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H umeurs ÉDITO

xRomanticostatistique Mardi 22 janvier 2013, la France et l'Allemagne, dans leurs médias, se sont trouvés des clichés sur l'un et l'autre, se sont révélés qu'ils s'enviaient baguette et bière, rigueur et indiscipline, et oublié qu'ils avaient une chaîne - Arte - de télévision commune, fait unique au monde. Dans nos contrées de l'est de la France, l'amitié entre les deux pays résonne plus qu'ailleurs dans l’hexagone, parce que c'est tout près, parce que le théâtre des pires guerres a précédé celui du premier acte de la réconciliation. Lue dans le Süddeutesche Zeitung, le grand quotidien bavarois, une information qui montre toutefois comme les réputations caricaturales sont tenaces. On y a calculé qu'entre 2000 et 2008, il avait été perdu 102 jours de travail pour 1 000 employés en raison d'une grève. Contre 5, seulement, en Allemagne. En France, si une rédaction avait eu la même idée d'enquête numérologique, ça aurait permis de vérifier, de comparer les deux sources. Nous, en tout cas, on ne l'a pas eu. Et puis en France, on est trop romantique pour comparer des statistiques. Ou alors quelqu'un y a bien pensé, mais il a suffi d'un gréviste aux archives, et...

Tony Verbicaro

La météo Vendredi

Samedi

-6° -2°

Dimanche

Lundi

0° 6°

Qualité de l’air 6

Vendredi 25 janvier

Samedi 26 janvier

-4° 2° 2° 6°

Dimanche 27 janvier

Bonne

L’indice varie de 1 – très bonne qualité de l’air à 10 – très mauvaise qualité de l’air.

L’hebdo du ve ndredi édité par la SARL B2M Editions Journal hebdomadaire gratuit d’information locale Siège social : 195, rue du Barbâtre à Reims

T él. 03 26 3 6 50 13 E-mails : Rédaction : redaction@lhebdoduvendredi.com Publicité : publicite@lhebdoduvendredi.com Newsletter : newsletter@lhebdoduvendredi.com Directeur de la publication : Frédéric Becquet (fb@lhebdoduvendredi.com) Journalistes : Julien Debant, chef d’édition Reims (julien.debant@lhebdoduvendredi.com) Tony Verbicaro, chef d’édition Châlons/Epernay (tony.verbicaro@lhebdoduvendredi.com) Aymeric Henniaux (aymeric.henniaux@lhebdoduvendredi.com) Responsable commercial : Philippe Dudel (philippe.dudel@lhebdoduvendredi.com) Responsable diffusion : Yoann Ruin (yoann.ruin@lhebdoduvendredi.com) Administration : Martine Bizzarri - Infographiste : Anne Rogé Parution le vendredi matin Imprimé par IPS à Amiens

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N°2 0 3 du 19 au 25 janvier 2013

Le chiffre 2,3

C'est, en pourcentage, la hausse annoncée par la SNCF des prix des billets de train pour l'année 2013. Une augmentation des tarifs, entrée en vigueur le 24 janvier, et qui fait suite à celle déjà pratiquée en 2012 (+3,2%), faisant grimper à 14% la hausse des prix des billets ces cinq dernières années. La direction du groupe justifie cette nouvelle évolution de ses tarifs par un programme d'investissement prévu de 2,6 milliards d'euros, mais aussi à cause de la progression du montant des péages versés à Réseau Ferré de France (+5% par rapport à l'an passé, +80% en dix ans), permettant à la SNCF d'utiliser les rails et infrastructures de RFF. Une bonne nouvelle toutefois : les prix des abonnements ne devraient pas, eux, être modifiés.

Coup d'œil sur le monde x Tchou-tchou Drôle de surprise pour les habitants d'un lotissement de Stockholm, en Suède, qui, la semaine passée au beau milieu de la nuit, se sont vus réveillés en sursaut par un bruit assourdissant, celui d'un train de voyageurs (vide, fort heureusement) qui venait de s'encastrer dans la façade de leur immeuble, après avoir déraillé sur plusieurs mètres. En cause, une femme de ménage à qui l'idée est soudain venue de conduire un train. Déjouant la vigilance des contrôleurs, la jeune femme, âgée d'une toute petite vingtaine d'années, a sorti le véhicule du terminus avant d'en perdre le contrôle. Ce dernier a finalement terminé sa course dans la cuisine d'un appartement, sans faire de blessés. La femme de ménage n'a pour le moment toujours pas su expliquer son geste.

x Un léger détour Rater la bonne sortie d'autoroute ou tourner dans la mauvaise rue sont des erreurs courantes qui, généralement, occasionnent un détour de quelques kilomètres tout au plus. A l'inverse, il y a les grands, les très grands détours, comme celui de cette automobiliste belge, partie d'Erquelines, une petite

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commune située à 70 km de Bruxelles, alors qu'elle se dirigeait initialement vers la capitale. « Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je connaissais pourtant la route et je suivais le GPS. A un moment, j'ai commencé à voir des panneaux d'indication écrits en allemand, je n'ai pas percuté », a-t-elle déclaré aux médias locaux de la ville où elle s'est finalement retrouvée. Des médias croates, puisque la conductrice s'est finalement rendue compte qu'elle avait pris le mauvais chemin à Zagreb, capitale de la Croatie, soit un détour de plus de 1 300 kilomètres.

x Mauvais début ? Ils auraient pu finir par croire que les éléments s'opposaient à leur union, mais au final rien n'a heureusement entaché leur amour. Jonathan et Kerin, jeune couple de San Diego, en Californie, ont décidé de se marier il y a quelques jours et, désireux de marquer le coup, ont loué une montgolfière afin de se dire « oui ». Un lieu effectivement plus qu'original pour procéder à la cérémonie, et c'est avec Monsieur le curé et leurs plus proches convives que les deux tourtereaux ont décollé dans les airs. C'est une fois l'union scellée que de

fortes bourrasques de vent ont commencé à secouer le ballon qui, quelques minutes après seulement, a fini par s'écraser sur la clôture d'un champ, sans pour autant faire de blessés. « Nous avons eu la chance de ne pas finir notre mariage le jour même où nous l'avons commencé », a ironisé Jonathan, vite remis de ces émotions. x Un singe en hiver Parmi les festivités programmées pour les célébrations du 34ème anniversaire de la révolution islamique de 1979 en Iran, les autorités, en partenariat avec l'Organisation spatiale iranienne, ont annoncé leur intention d'envoyer dans l'espace une fusée abritant un petit singe à l'intérieur. Baptisée Kavoshgarn-5, la capsule devrait emmener l'animal à 120 kilomètres d'altitude, pour un vol balistique suborbital d'une vingtaine de minutes. Une première étape avant l'envoi espéré d'un être humain d'ici cinq à huit ans. Précisons que l'Iran n'en est pas à son coup d'essai niveau animaux, puisque plusieurs missions précédentes de l'orga-nisation spatiale du pays avaient propulsé dans l'espace des insectes, un rat et même des tortues !


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A la une

Bernon

Ne pas laisser un quartier partir à la dérive

Le dernier conseil de quartier de Bernon, à Epernay, la semaine dernière, ne s'était jamais déroulé devant une aussi grande affluence. Le meurtre de Zaccharia, le 23 décembre, est encore dans tous les esprits. Le sentiment d'insécurité, qui ne se mesure pas dans les chiffres, mais dans les têtes, a grimpé d'un coup. Alors même que les chiffres officiels de la délinquance montrent une baisse notable.

xMercredi 16 janvier, le tribunal de Châlons a envoyé sous les verrous neuf des dix prévenus d'une affaire de trafic de stupéfiants (lire ci-contre). Pour un quartier qui compte moins de 3 000 habitants, c'est conséquent. « On a souvent présenté Vitry comme la plus ville la difficile du ressort du tribunal de Châlons, explique Christian de Rocquigny, le procureur de la République de Châlons. Aujourd'hui c'est Epernay. Et c'est en particulier le quartier Bernon. Le procès de la semaine dernière l'a démontré. Une grosse affaire de stupéfiants, dix prévenus, des armes, etc. » Dans ce dossier, la fermeté a succédé à la rapidité avec laquelle l'instruction a été menée. «  L'information judiciaire a été ouverte fin janvier 2012, les inter-

pellations ont eu lieu en avril, et mijanvier, la réponse pénale a été donnée. Moins d'un an, c'est peu, poursuit le procureur. Lors des interpellations, un dispositif policier très fourni avait été mis en place, aussi pour montrer que la force appartient à l'Etat. On doit montrer qu'on ne laissera pas des gens avec des antécédents fournis continuer à nuire à la vie d'un quartier. A l'échelle du ressort du tribunal de Châlons, c'est le quartier qui attire le plus mon attention. Le parquet est particulièrement vigilant, sans se désintéresser du Hamois ou de Rome-Saint-Charles à Vitry ou du Verbeau à Châlons. » Christian de Rocquigny n'oublie pas l'histoire locale, ancienne : « Là où Attila passait, l'herbe ne repoussait pas. Ici, quand on passe, ça repousse, ça suppose de passer la tondeuse régulièrement pour que ça repousse moins vite.  » Et aussi l'histoire plus récente d'un quartier du Bernon délinquant, « ça remonte à loin  ». Le drame de 2010, avec un policier blessé, a remis le quartier sous les feux nationaux des projecteurs. A peine les lumières étaient éteintes, que le 23 décembre dernier, Epernay faisait de nouveau l'ouverture des journaux nationaux après le meurtre de Zaccharia, qui pourrait être un règlement de compte lié aux stupéfiants. Zaccharia, et son tueur présumé, deux jeunes du quartier, ont été suivis à un moment donné par les éducateurs de rue. « Les travailleurs sociaux ont très mal vécu ce drame. Ils suivaient la victime et l'auteur », raconte Franck Leroy, le

« Gagner du terrain »

Franck Leroy, maire d'Epernay. © l'Hebdo du Vendredi

Le quartier le plus sensible du ressort du tribunal de Châlons. © l'Hebdo du Vendredi

maire d'Epernay. « Depuis trois ans, Zaccharia était livré à lui-même », entend-on. «  Au cours de l'année 2012, on a pu observer une baisse des actes délinquants, continue le procureur. On a gagné du terrain, mais ça suppose de maintenir une pression.  Il y a eu ce drame du 23 décembre, alors que les habitants du quartier disaient avoir l'impression que ça allait mieux.  » Mais dans un quartier «  à la réputation pas usurpée, où l'on assiste parfois à des faits durs  », la mèche se rallume vite. Et de nouveau l'on raconte «  des violences uniques dans le département », « des combats d'animaux », et le qualificatif de «  plaque tournante de la drogue dans la Marne ». À Bernon, la délinquance est celle d'une cité de banlieue parisienne. Mais Epernay n'a ni les atours, ni la taille d'une ville de ce type. Pour Christian de Rocquigny, « les actions des pouvoirs publics doivent se compléter. La réponse répressive ne peut pas être seule.

Améliorer le cadre de vie, l'éclairage public, ça va dans le bon sens ». Et c'est effectivement ce qui se passe ces dernières années, avec une vaste opération de renouvellement urbain largement financée par l'Anru, la ville et les institutions habituelles. Environ 100 millions d'euros ont été investis dans ces travaux, «  douze fois le coût de la rénovation de l'avenue de Champagne », précise Franck Leroy, qui s'est fait reprocher par l'opposition municipale de ne pas faire assez pour Bernon. Et rappelle que la ville ajoute 150% à la dotation de solidarité urbaine de l'Etat. «  Et les résultats, on les voit à Bernon. Les conditions de vie se sont améliorées. Je n'ai jamais reçu un courrier de protestation de la part d'habitants du quartier depuis qu'on y fait toutes ces opérations.  » La prochaine phase importante consistera en une tentative de désenclavement du quartier par rapport au reste de la ville, en créant un nouvel axe qui reliera

100 millions d’euros ont été investis pour rénover un quartier qui manque de présence policière

l'avenue de Middelkerke à la rue de Lorraine. « Toutes les études le montrent, explique Franck Leroy, il faut rapprocher Bernon du centreville. » « On ne peut pas laisser ce quartier dériver, continue le maire. Ce qui nous échappe, c'est la délinquance. C'est l'Etat qu'il faut interpeller dans son rôle dans les quartiers. Ça manque de présence policière. Le commissaire fait ce qu'il peut, avec les effectifs qu'il a. Avant le drame du 23 décembre, la délinquance était en baisse de 25% sur le quartier. » Christian de Rocquigny reconnaît que «  c'est tendu. Mais on ne se dirige pas vers un classement en zone prioritaire, c'est trop petit ». Pour Franck Leroy, « les habitants ont une partie de la réponse. Certains voient des choses, ils doivent en parler.  Les trafiquants savent, qu'en plus du labyrinthe de Bernon, ils peuvent compter sur une forme d'omerta dans le quartier. »

Tony Verbicaro


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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Justice

Un réseau de Bernon fermement sanctionné

Christian de Rocquigny, procureur de la République. © l'Hebdo du Vendredi

Il aura fallu une journée entière au Tribunal de Grande Instance pour juger l'affaire du trafic de stupéfiants démantelé à Epernay, quartier Bernon. Verdict : de la prison ferme pour neuf des dix prévenus et, à travers les peines prononcées, la volonté de faire passer un message dissuasif.

Associations

Acteurs majeurs dans la vie des quartiers

xComme d'autres associations sparnaciennes, l'Association culturelle des Turcs d'Epernay (ACTE) œuvre au quotidien auprès des habitants de Bernon. Et notamment des jeunes. Pour y avoir habité pendant 13 ans et même s'il ne le fréquente plus autant qu'avant, Sedat Aydin, le président, connaît plutôt bien le quartier. « J'ai participé au comité organisé il y a une dizaine de jours. Certains habitants ne se sentent pas en sécurité, et ils sont plus nombreux qu'avant, avec tout ce qui s'y passe. Les groupes de jeunes leur font peur, même s'ils ne font rien de mal. Ils souhaitent voir des renforts policiers à Bernon ». En cause également, d'après lui, le fossé qui s'est creusé entre les jeunes et les anciennes générations. « Avant, par exemple, les parents maghrébins avaient le pouvoir sur leurs enfants, et ces derniers les craignaient. Aujourd'hui, il n'y a plus ce respect là ». Pour prévenir la délinquance juvénile, l'ACTE organise des actions éducatives, culturelles, ludiques et sportives. « Nous ne connaissons pas ce genre de problème au sein de la communauté turque, les jeunes filent droit. Notre but : bien les entourer en leur apportant nos conseils et en les aidant dans leurs études, en proposant des tutorats, etc. ». Le club de foot de l'association fédère bon nombre de jeunes de Bernon. « Toutes religions ou origines confondues. Et ça marche bien, aucun souci. Nous avons d'autres projets, même si ce n'est pas toujours évident à mettre en place. Je pense qu'on pourrait regrouper davantage les associations, et parler des problèmes du quartier entre nous ».

S. L

xAu Tribunal de Châlons, la semaine passée. Chose plutôt rare en audience correctionnelle, une vingtaine d'agents de l'administration pénitentiaire et de police était sur le pont, afin de veiller au bon déroulement du procès. Et pour cause. Parmi les dix prévenus convoqués, âgés de 19 à 49 ans, cinq étaient déjà détenus, les autres placés sous contrôle judiciaire. Seconde singularité : deux accusés - dont le plus accablé - ont comparu en l'absence d'avocat, ce qui, bien souvent, vaut un report d'audience. « Ils étaient représentés à la base par un avocat de Paris, qui leur a fait faux bond », explique Anne Guérin, substitut du Procureur. « Ils sont convoqués depuis début décembre, mais aucune demande de renvoi ou d'un nouvel avocat n'a été formulée ». Dont acte.

L'affaire débute le 11 juillet 2011, lorsque les enquêteurs rémois du Service régional de police judiciaire (SRPJ) sont informés d'un trafic de cannabis, héroïne et cocaïne au sein du quartier Bernon à Epernay, classé Zone à urbaniser en priorité (ZUP). Très vite, les premières investigations mettent en cause une sparnacienne de 33 ans, soupçonnée d'avoir conservé à domicile le principal stock de drogues. Un rôle de nourrice qu'elle réfutera ardemment devant le Parquet, arguant que les cartons entreposés chez elle ne contenaient, à sa connaissance, que des textiles et du cannabis. « 1 kilo et 200 grammes », précisera Isabelle Faleur, la présidente du Tribunal. « Ainsi que des bijoux, des armes à feu, et plusieurs centaines de grammes d'héroïne et de cocaïne ». Les écoutes téléphoniques et surveillances permettront ensuite d'identifier les autres membres du trafic et d'établir les transactions régulièrement passées entre eux. Elles font également état de plusieurs voyages organisés sous forme de convois entre Epernay et la région parisienne, pour s'approvisionner. En janvier 2012, une information judiciaire est ouverte pour acquisition, détention, transport, offre ou cession et usage de stupéfiants. Si, quatre mois plus tard, la majorité des trafiquants est interpellée, le principal suspect, un rappeur-délinquant réputé sur

Epernay et considéré de loin comme la tête de réseau, sera poursuivi et arrêté une quinzaine de jours après. Avec, entre temps, des appels téléphoniques plus que probants passés à quelques proches. « Je suis en train de courir partout depuis ce matin. Si maintenant moi aussi ils me pètent [...], il reste qui ? [...] C'est qui qui va envoyer des mandats, qui va faire les trucs ? On fait comment ? [...] Tous mes gars sont tombés ». La liste des éléments à charge s'allonge avec les perquisitions : des calepins griffonnés de noms de clients, quantités et sommes correspondant à leurs commandes, 10 kg de résine de cannabis, 550 g de cocaïne, 145 g d'héroïne, des armes, environ 15 000 euros en espèces, etc. Les fables et tentatives d'intimidation proférées par le meneur du groupe envers la nourrice n'auront pas raison des magistrats. Momentanément exclu du Tribunal, il écopera de cinq ans fermes avec maintien en détention. Des peines de prison ferme allant de 6 mois à 4 ans ont aussi été prononcées à l'encontre de huit autres mis-en-cause. « Et elles sont adaptées », commente le substitut. « Le trafic de stupéfiants n'est pas rentable. C'est le message que nous souhaitions faire passer, et c'est chose faite ».

Sonia Legendre


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S ociété

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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Ville - Budget 2013

La mauvaise équation du fonds de péréquation Lundi 20 janvier, le conseil municipal d'Epernay a adopté son budget primitif pour 2013.

xAvec 44,4 millions d'euros pour le fonctionnement et 16,2 millions pour l'investissement, le budget sparnacien est stable par rapport à l'an dernier. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 0,41%, l'investissement est stable, et continue de s'appuyer largement sur les ressources propres de la collectivité. L'auto-financement représente 5,3 millions d'euros, soit 32,7% du budget d'investissement, stable par rapport à l’an dernier. Comme ces années précédentes, la pression fiscale communale ne bouge pas. « En huit ans, nous avons touché deux fois aux taux d'imposition, et c'était pour les baisser », se félicite Franck Leroy. Un maire d'Epernay qui « insiste sur le contexte de ce budget 2013. Il est contraint pour Epernay comme pour toutes les collectivités. Le désengagement de l'Etat se poursuit. Le Président de la République a annoncé qu'après la période de gel, ça sera l'austérité à partir de 2014 ! Moins d'argent, et plus de dépenses en même temps !  ». Le projet de réforme des rythmes scolaire, « qui engendrera une

La Ville d'Epernay « paie » sa bonne santé financière. © l'Hebdo du Vendredi

hausse des dépenses de 60 000€ par an pour les activités périscolaires supplémentaires », les augmentations des charges patronales pour les collectivités sont une partie de l'explication de l'augmentation des dépenses, communes à toutes les municipalités. Mais il en est une qui touche spéciale-

ment Epernay, qui paie sa réputation de ville riche. Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC), créé en 2012 après le remplacement de la taxe professionnelle par la contribution sur la valeur ajoutée des entrepri-ses (CVAE), a cherché à maintenir un lien

entre les communes et les entreprises de son territoire, mais on peut douter que l’objectif soit atteint, et redistribue des sommes d'une municipalité à une autre. Et la manière avec laquelle tout ceci est calculé ne privilégie clairement pas Epernay, ville à fort potentiel fiscal entrepreneurial, vu le nombre et

la bonne santé des entreprises locales. De 170 000 euros en 2012, la taxe passera à 420 000 euros en 2013 et continuera d'augmenter pour atteindre 1,55 million d'euros en 2016. « Non seulement l'Etat donne moins d'argent, mais il nous taxe davantage  », s'indigne le maire d'Epernay. « On peut même penser que plus on est vertueux, plus on est taxé  », avance Jonathan Rodrigues, adjoint au maire en charge du budget. «  Le caractère automatique, contraignant, est antinomique avec le contexte actuel, poursuit Franck Leroy.  Demain, on aura moins de marge de manoeuvre, donc on investira moins, on ne remplacera pas tous les départs en retraite.  Quel bilan on fera de ça dans trois, quatre ans ? C'est inquiétant. » Sans vouloir jouer les maires pas solidaires, Franck Leroy s'agace également quand il évoque les bénéficiaires de la taxe sparnacienne : «  Les fonds sparnaciens vont aller essentiellement aux agglomérations de Reims et de Châlons. Ces villes, qui viennent d'investir dans un tramway ou un tout nouveau parc des expositions, sontelles franchement plus pauvres qu'Epernay ?

Tony Verbicaro

Médias

Epernay lance le Journal des Seniors

xIl est grand, il est clair, écrit en gros caractères. © l'Hebdo du Vendredi

Inutile de prendre une loupe ! Le premier numéro du « Journal des Seniors », encarté dans « Epernay le Journal » est une réussite. Il paraîtra trois fois par an et couvrira toute l'actualité susceptible d'intéresser les 55 ans et plus. Une bonne initiative dans une ville où 20% de la population a plus de 60 ans et qui possède la plus forte moyenne départementale de seniors. Le premier numéro va de janvier à avril et balaie d'une façon concise l'actualité de la cité, les propositions d'animation, des petites rubriques sympas comme une astuce pour lutter contre le rhume. Rien de mieux que l'inhalation de la lavande paraît-il !

Impossible de ne pas trouver son bonheur entre les rencontres tricots, la musicothérapie, l'atelier masque ! Et ceux qui aiment le théâtre, le cinéma, la musique, la danse et les sorties sont servis ! A Epernay, autour d'Epernay ou beaucoup plus loin. Comme à Péronne qui possède un historial de la Grande Guerre. Vous pourrez y passer la journée pour 80 euros, transport, déjeuner et spectacle compris. Et ce n'est pas fini ! En plus de ses traditionnels supports de communication, la ville d'Epernay met en place pour les 55 ans et plus une page Facebook. L'occasion d'échanger, de réagir et de découvrir les bons plans de sortie. Etre senior à Epernay ? Un vrai bonheur !

J.B


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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Programme Local de Prévention des Déchets

Ordures ménagères : la CCEPC tire le signal d'alarme !

Une opération d'information va être lancée par la CCEPC avec le soutien de l'ADEME afin de réduire de 7% la production d'ordures ménagères sur cinq ans. Les chiffres ont doublé en 50 ans et ne cessent de s'accroître. Alors que des gestes simples permettraient de limiter la collecte, fort coûteuse.

xTrop, c'est trop ! Nous n'avons jamais autant jeté. De tout. Des appareils électroménagers, des téléphones portables, des bouteilles de verre, du papier et même de la nourriture. « Il faut que les habitants de notre Communauté de Communes prennent conscience que jeter a un coût, de plus en plus élevé », commente Jacques Guillaume, président de la commission « Déchets » à la CCEPC. Il ne s'agit pas de contraindre. Mais de faire oeuvre de pédagogie. La Communauté de Communes Epernay Pays de Champagne s'engage dans la mise en oeuvre d'un

Objectif : réduire les déchets de 7% en cinq ans. © l'Hebdo du Vendredi

Programme Local de Prévention des Déchets, avec le soutien de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie). Le programme a été signé en décembre 2012 et son objectif est clair : la réduction de

7% de la production d'ordures ménagères et assimilés sur 5 ans. « Le succès d'un tel programme reste avant tout tributaire de l'engagement non seulement des collectivités locales, mais aussi des acteurs locaux de la société et des

habitants », poursuit l'élu. Chaque année un habitant de la CCEPC produit 243 kg d'ordures ménagères et apporte plus de 111 kg de déchets en déchèteries. Même si ces chiffres sont inférieurs à la moyenne nationale, ils ont doublé en 50 ans ! Et ils continuent de s'accroître chaque année. « Il est urgent d'agir ! » Jacques Guillaume ne voit qu'une solution : limiter les volumes à collecter et à traiter afin de réduire, notamment, l'impact sur l'environnement. « Cela exige de nouveaux comportements. Il faut que les femmes, qui sont d'importantes consommatrices de sacs, apprennent à les recycler », lance-t-il avec le sourire. Autres exemples : il est préférable d'utiliser l'eau du robinet, parfaitement consommable, que de remplir son caddy de packs d'eau. Il faut mettre les déchets du compostage dans les bons contenants et les bio déchets dans les bio seaux. « Si on diminue les tonnages on diminue les taxes, donc on diminue la fiscalité », souligne l'élu. Et on peut même faire des recettes car les déchets bien triés sont plus faciles à recycler et engendrent des recettes.

« Le gaspillage alimentaire ne cesse d'augmenter », souligne Nathalie Etchecopar, de la direction des déchets à la CCEPC. Il faut savoir acheter avec discernement. « Il est inutile de remplir son caddy de produits qui seront périmés deux jours après », ajoute Laurence Minassian, directrice du service. Il faut savoir en effet que sur 20 kilos de nourriture jetés, sept viennent de produits périmés... « Il faut regarder avant d'acheter et gérer son budget avec discernement. » Le programme mis en place avec l'ADEME ne portera ses fruits que si chacun joue le jeu. « Nous allons conduire des opérations de communication auprès des institutions et dans les établissement scolaires », précise Nathalie Etchecopar. Et pour concrétiser l'entrée dans ce Programme Local de Prévention des Déchets, la CCEPC a initié une opération Foyers-Témoins pour laquelle elle recherche encore des participants.

Jean Batilliet

Direction de la Gestion des Déchets : 03 26 56 47 15.

Vœux - CCI Reims-Epernay

Espérer la croissance... « sans conviction » Au cours de la présentation de ses vœux à la presse, le président de la CCI Reims-Epernay, Jean-Paul Pageau, a rappelé les priorités à suivre pour la Chambre de Commerce, avant de partager ses perspectives plutôt pessimistes quant à la reprise de l'activité économique dans le département. Défendre l'attractivité du territoire, voilà la ligne de conduite qu'a bien l'intention de suivre et défendre le président de la CCI en 2013. Pour ce faire, Jean-Paul Pageau et ses équipes souhai-tent renforcer le maillage qui s'établit entre la population et les entreprises, tout en multipliant les rencontres et les échanges entre entrepreneurs et décideurs. « Nous disposons de quelques atouts pour arriver à ces fins, notamment l'agence Invest in Reims, nos opérations de networking (afterwork, etc.); le réseau Connecting Transmission, nos actions pour les créateurs et chefs d'entreprise, créer au Féminin, Starter Entrepreneurs, le soutien au développement des parcs d'activités, nos opérations Démarche Qualité Commerce, mais aussi au travers d'événements de grande envergure comme Innovact et le Salon Entreprendre. » Plus gros acteur de la création d'entreprise dans le département, la CCI de Reims-Epernay a permis l'émergence de plus de 200 entreprises en 2012 et plus de 300 créations d'auto-entreprises. Voilà pour les éléments facteurs d'optimisme, mais avec une dégradation évidente de l'emploi en 2012, caractérisée par la progression d'un point du chômage (9,4 à 10,4% de la population active), Jean-Paul Pageau, qui espère retrouver au plus vite le chemin de la croissance, admet toutefois l'espérer « sans conviction ». « Je vois 2013 sombre, il n'y a aucune bonne nouvelle à l'horizon. Certaines annonces du gouvernement vont dans le bon sens, mais il y a un trop gros manque de précisions qui freine les entreprises à prendre des décisions et donc à embaucher. La croissance est en berne, les entrepri-ses ferment une à une, la consommation est morose... » Rien de plus réjouissant non plus à l'échelon local pour le président de la CCI, très déçu de la politique menée par Adeline Hazan sur le bassin rémois : « Je n'ai pas entendu de grandes annonces lors de ses voeux, par exemple, des idées mais rien de vraiment concret concernant le devenir de la base aérienne 112. L'élan économique n'est pas attractif dans cette ville et nous, CCI, sommes pratiquement les seuls à parler de développement économique ! Il faut se donner les moyens d'attirer les entreprises à Reims, et au lieu d'essayer de réussir ce pari, la municipalité prend des décisions contradictoires sur le commerce local. Ils veulent que les gens viennent davantage en centre-ville mais dans le même temps ils suppriment des places de stationnement. Pire, ils veulent défendre les commerces de proximité, mais avec le projet Sernam et l'arrivée dans la galerie du futur hypermarché d'une vingtaine de boutiques, c'est une mauvaise concurrence qui va s'installer. » Pourtant, les échanges entre la Chambre de Commerce et la Ville sont réguliers. « Ah ça oui, on se voit, souvent, et on discute. Voilà. », conclue Jean-Paul Pageau, visiblement désabusé.

Aymeric Henniaux


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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Medef

« Tous les signaux sont au rouge »

Le Medef de Champagne-Ardenne, dans sa récente note de conjoncture, a tiré la sonnette d'alarme. La crise qui se poursuit, bien sûr, et l'attente de la mise en place de dispositifs annoncés par le gouvernement font déclencher un « cri d'alarme que porte le Medef au nom des entreprises de la région. » Seul point positif avancé, l'accord signé par les partenaires sociaux, qui ouvre la porte à plus de flexibilité.

x« Quand toucherons-nous le fond ? » Le titre de l'éditorial de Pierre Possémé, président du Medef régional, donne le ton. «  L'analyse de la situation fin 2012 est conforme à nos prévisions et les perspectives pour 2013 sont alarmistes. Le processus de création de richesse est enrayé et l'emploi se dégrade. » Les signaux sont au rouge pour fin 2012 et 2013 dans tous les secteurs, sauf dans le textile, l'emballage (en 2012, pas en 2013), la plasturgie et les activités connexes au champagne.

Les entrepreneurs attendent la mise en place de la banque publique d'investissement, destinée à financer les PME, et la banque des collectivités, supposée remplacer Dexia crédit local, pour relancer l'emprunt des collectivités justement, donneurs d'ordre importants, en particulier dans le bâtiment. Et quand le bâtiment va, tout va, dit-on. « Dans les travaux publics, nous sommes l'une des régions de France qui perd le plus, indique Hervé Noël, de la fédération régionale des travaux publics. En 2012, l'activité a baissé de 10%, ça fait a priori autant d'emplois perdus. » Soit environ 750 salariés licenciés. « Nous voyons très peu de perspectives encourageantes pour 2013, relance Claudie Gaasch, FRTP également. Depuis 2008, les travaux co-financés par l'agence nationale pour le renouvellement urbain a donné du souffle, mais ces opérations se terminent. Et on ne voit rien de plus arriver pour 2013-2014. Tous les politiques sont d'accord pour dire qu'il faudrait construire 500 000 logements par an en France, mais on ne lance pas de programme. Nos jeunes chefs d'entreprises notamment, ceux qui n'ont pas connu de crise, vivent très mal cette situation. Comment remplir les carnets de commande pour payer les salariés ? » «  Les décisions annoncées doivent être prises maintenant. Il n'y a pas que le changement !  »,

Pierre Possémé, le président du Medef régional de Champagne-Ardenne. © l'Hebdo du Vendredi conclut Pierre Possémé, qui a également annoncé en région. Le fonds de soutien aux entreprises, annoncé il y a quelques mois, fera partie de ce le prochain lancement d'une cellule de veille du Medef en région pour donner des informations nouveau dispositif. précises sur la finance accessible aux entreprises Tony Verbicaro

Région - Budget 2013

Délinquance

Le changement, c'est... peut-être l'année prochaine

La Marne cambriolée

En attendant une probable réforme au printemps (avec des conséquences positives ?), la Région présente un budget primitif 2013 qualifié de « lucide et volontariste » par son président. xComme ces deux dernières années, le prési-

dent de la Région Champagne-Ardenne présentera aux conseillers régionaux (les 28 et 29 janvier) un projet de budget primitif pour 2013 contraint par « les conséquences directes de la loi de décembre 2010 réformant la fiscalité locale qui peu à peu étouffe les régions. Le budget 2013, construit dans le respect des engagements pris et sans augmentation de la fiscalité, a dû, encore cette année, être adapté aux ressources disponibles via les dotations que l'Etat mettra à notre disposition (93%) et non aux besoins identifiés pour le développement du territoire et de ses habitants et la volonté de ne pas augmenter la dette. » S'il n'oublie pas que la réforme en question a été l'oeuvre du précédent gouvernement, Jean-Paul Bachy regrette le retard pris par l'actuel : «  L'annonce par le gouvernement de mesures qui devaient intervenir avant la fin 2012 avait laissé espérer un apport financier nouveau pour l'élaboration de ce budget, mais le débat parlementaire relatif à l'acte III de la décentralisation n'aura lieu qu'au printemps. Une mobilisation des régions reste indispensable dans le cadre de ce débat, certains articles de cette loi présentent en effet quelques ambiguïtés notamment en matière économique, sur le

transport ou la gestion des fonds européens... » Côté chiffres, le budget 2013 affichera presque 680 millions d'euros, à la baisse de 0,5 million, décomposé en 411 millions pour le fonctionnement (+ 5,9) et 142,7 pour l'investissement (- 9,8). La différence, environ 27 millions d'euros, correspond aux subventions européennes, aux frais financiers et au remboursement de la dette. Les dépenses de «  train de vie  » sont encore revues à la baisse, atteignant 2,2 millions d'euros hors salaire. «  Elles avaient déjà baissé en 2011 et 2012. Il arrivera sans doute un moment où il sera difficile de continuer compte tenu de l'augmentation des charges obligatoires sur lesquelles nous n'avons aucune maîtrise », poursuit Jean-Paul Bachy. L'augmentation des dépenses de fonctionnement sera consacrée aux jeunes et à la préservation de l'environnement (amélioration de vie des apprenants, élévation du niveau de formation, économies d'énergie, transports collectifs). Ces augmentations sont compensées par des économies de dépenses liées à la gestion de la dette et au fonctionnement de l'institution. Les priorités d'investissement seront portées sur l'emploi, la recherche et l'innovation, la formation et la jeunesse, l'aide à la solidarité des territoires. Comme ces deux dernières années, les deux seuls leviers de fiscalité sur lesquels la Région peut encore jouer ne seront pas touchés. Il s'agit d'une fraction de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et sur les cartes grises.

Saladin Telaidj

Les différents services concernés (préfecture, parquets de Reims et Châlons, police, gendarmerie) ont présenté les chiffres de la délinquance dans la Marne en 2012. Il en ressort une hausse sérieuse des cambriolages et des atteintes aux personnes. x« Les résultats ne sont pas globalement mau-

vais, ils sont même plutôt en baisse, sauf pour les cambriolages et les atteintes aux personnes. Ils sont en hausse dans la Marne, alors qu'ils baissent au niveau national. » Ainsi Michel Guillot, préfet de la Marne, a-t-il introduit la présentation des chiffres 2012 de la délinquance. Les chiffres indiquent une légère hausse des atteintes aux biens de 1,89% entre 2011 et 2012, elle est forte en zone gendarmerie (+19,14%) tandis qu'elle affiche une baisse sensible (-4,53%) en zone police. Comprenez, en gros : les villages sont davantage cambriolés que les villes. Le plus surprenant, c'est qu'habituellement, les chiffres marnais sont équivalents aux chiffres nationaux. Et ce n'est pas le cas pour les atteintes aux biens, qui augmentent en France de 4%. « Les résidences principales et secondaires, mais aussi les locaux profes-

xSécurité routière : six morts de moins

Le bilan 2012 de l'accidentologie départementale est positif par rapport à 2011 : 285 accidents (contre 324 en 2011), 46 tués (40), 403 blessés (433) et 233 hospitalisés (253). La vitesse excessive, le non-port des équipements obligatoires de sécurité (ceinture), le déport sur la gauche, le refus de priorité et les facteurs distrayant (téléphone portable notamment) sont les facteurs qui ont pu être identifiés.

sionnels et commerciaux sont concernés, explique le colonel Vidal, commandant du groupement de gendarmerie départementale. Ça a monté tout au long de l'année. Ils sont le fait de délinquants locaux habituels, et aussi d'une délinquance itinérante régionale et de plus loin, notamment d'Ile-de-France. » « Et c'est substantiel, précise le préfet, il s'agit de raids organisés. » Pas non plus un fait du hasard, les territoires les plus proches de la région parisienne sont aussi les plus riches (vignoble) et sont les plus touchés par ces phénomènes. Côté filière champagne proprement dit, si moins de faits ont été constatés, davantage de bouteilles ont été dérobées. Les autres chiffres significatifs sont relatifs aux escroqueries et infractions économiques et financières, en baisse de 20,29%. La fraude sur internet est ici évoquée en particulier. « On est assez contemplatif de voir que ça baisse, mais on n'a pas vraiment d'explications, indique Fabrice Belargent, procureur de la République de Reims. Les atteintes proviennent souvent de l'étranger. La communication a dû aussi payer. » Les infractions révélées par les services ont progressé, et en particulier dans les trafics de stupéfiants (+44,59% en zone police).

xLe Corat est signé

S.T

En 2011, le ministère de l'Intérieur a demandé aux préfets de renforcer la coopération inter-services. Cette coordination opérationnelle entre les services de police et de gendarmerie dans les agglomérations et les territoires (Corat) a été signée mardi 22 janvier. « On signe ce qui se fait déjà, c'est une pratique commune, mais autant la formaliser », indique le préfet. En clair, quand, dans une situation particulière, les effectifs de police ou de gendarmerie sont justes, on fait appel à l'autre service en renfort.


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Santé - Groupe Courlancy

Une saga qui dure depuis 40 ans

A Bezannes, la proximité sera assurée grâce aux transports en commun (TGV, tramway), et au nombre de places de parking. © Groupe Courlancy

Évoquée dès 2010, la création d'un nouvel établissement de santé à Bezannes devrait être une réalité fin 2016. A l'occasion des 40 ans du Groupe Courlancy, son directeur Jean-Louis Desphieux a fait le point sur ce projet, l'un des plus importants du genre en France, estimé à plus de 100 millions d'euros.

x Au tout début des années 70, Reims

compte encore dix-huit petits établissements de santé en plus du CHU. Cependant, à cette époque, l'idée de créer une grande clinique pour être plus performant émerge dans l'opinion publique. C'est ainsi qu'est créée la Polyclinique Courlancy, à partir du regroupement de plusieurs petits éta-blissements, à l'initiative d'un groupe de médecins dont les docteurs Bertrand et Malassagne. Nous sommes en 1973 et la saga Courlancy ne fait que commencer. En effet, de nombreuses avancées marqueront le Groupe les années suivantes : acquisition du premier scanner de la région en 1979, naissance du premier bébé éprouvette en ChampagneArdenne en 1984, etc. Et dès 1999, le Groupe poursuit son évolution en acquérant la clinique Saint-Martin de Château-Thierry. Suivront ensuite les établissements de Saint-Christophe à Soissons, Priollet à Châlons-en-Champagne, SaintAndré et les Bleuets à Reims, François 1er à Saint-Dizier et la Renaissance à Vitry-leFrançois. Si bien qu'aujourd'hui, fort de ses huit établissements, de ses 300 médecins et 2000 salariés, le Groupe Courlancy est devenu l'un des plus importants acteurs

privés de la santé en France. Un géant du secteur qui possède d'ailleurs une particularité étonnante avec un actionnariat purement médical ! « C'est très rare en France, confie Jean-Louis Desphieux, actuel directeur du Groupe. Chez nous, il y a 240 actionnaires, tous des médecins, quand les autres groupes de santé sont contrôlés par 5 ou 6 gros actionnaires ». Cette singularité s'accompagne d'une autre, tout aussi surprenante : les actions du Groupe Courlancy ne rapportent en effet aucun dividende  ! «  Il y a un sentiment d'appartenance fort, précise le directeur qui ajoute, que le conseil d'administration est composé de médecins qui décident des grandes orientations du Groupe ». Et la grande orientation du moment, c'est bien sûr la future clinique de Bezannes qui doit fin 2016 remplacer les établissements rémois de Courlancy et de Saint-André. «  C'est un projet indispensable, explique Jean-Louis Desphieux. L'histoire se renouvelle. Il y a 40 ans, il nous fallait grossir pour être plus performant. Aujourd'hui, si nos établissements sont encore performants, il nous faut préparer l'avenir et nous adapter à la médecine de demain ». Pour rappel, la clinique de Bezannes disposera de 600 lits et devrait accueillir plus de 1200 patients par jour. Seul problème dans ce très beau projet, il manque toujours le nom de l'investisseur privé qui doit construire l'établissement dont le Groupe Courlancy sera locataire et dont le coût est estimé à plus de 100 millions d'euros. Pas de quoi inquiéter le directeur qui explique, « qu'il fallait avoir terminé les plans pour mobiliser les investisseurs ». « La première pierre sera posée en mars 2014  », assure même Jean-Louis Desphieux.

Julien Debant


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Déchets nucléaires

En Bref

A Bure, le tombeau des déchets radioactifs fait poser des questions à l'Eglise

L'Andra, l'agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) développe à Bure ( Meuse), dans son laboratoire souterrain un projet d'enfouissement des déchets hautement radioactifs qui devrait entrer en service en 2025. L'Eglise pointe les dangers éthiques de la gestion des déchets nucléaires, par la voix de Msg Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi, un groupe de réflexion qui s'est constitué en 2011.

x« Nous, les évêques de Langres, SaintDié, Troyes et Verdun, estimons que l'Eglise est dans sa mission lorsqu'elle défend les intérêts de l'homme et de l'environnement, en favorisant les questionnements sur les choix de société et la confrontation des points de vue à leur sujet », indiquent en liminaire d'un document de travail les évêques Philippe Gueneley, de Langres, Jean-Paul

Une galerie de liaison du laboratoire souterrain de l'Andra, à Bure. © Philippe Demail

Galerie d'expérimentation du laboratoire de Haute-Marne. © Eric Autre modèle de stockage réversible pour conMathieu, de Saint-Dié, Marc Stenger, de finer sous terre, à 500 mètres de proTroyes et François Maupu, de Verdun. fondeur, quelque 100 000 m3 de déchets Le 17 janvier dernier, à Joinville (Hautenucléaires à haute et moyenne activité et Marne), c'est autour du projet du centre à vie longue. Ces déchets dénommés d'enfouissement des déchets nucléaires HA/ MA-VL, sont actuellement entrede Bure (Meuse), à quelques kilomètres posés dans les différents sites nucléaires. de là, que les questions étaient posées, Ils sont d'une extrême nocivité et émetlors d'une réunion publique, en présence tent pendant des dizaines de milliers d'une centaine de personnes, des élus, des d'années entre 100 000 et 10 milliards de opposants antinucléaires et de l'évêque becquerels par gramme. Parmi ceux-ci, troyen. le plutonium présent dans le combustible Dans ce petit village d'une centaine usé des centrales nucléaires qui a une d'âmes ( situé à 160 km de Troyes), demi-vie de 24  000  ans, c'est le temps l'Agence nationale pour la gestion des qu'il faut pour perdre la moitié de sa déchets nucléaires (Andra) y développe radioactivité. depuis 1998 dans son laboratoire souterPourquoi donc l'Eglise s'intéresse-t-elle à rain, un vaste projet d'enfouissement des ce sujet brûlant ? « Il est de notre respondéchets radioactifs les plus dangereux sabilité que des questions soient levées et produits en France par le nucléaire civil exprimées pour que tout le monde puisse et militaire, et qui doit être mis en service avoir confiance dans les enjeux et les à l'horizon 2025 pour un coût de 35 mildéfis, de savoir ce que cela engage pour liards d'euros. l'homme et pour l'avenir. Nous sommes Ce centre industriel de stockage responsables de l'héritage de ceux qui géologique (Cigéo) doit concevoir un

viennent après nous », souligne Marc Stenger, à la tête du groupe de réflexion « Ethique ». « L'autre question est celle de la responsabilité par rapport à tout ce qui nous entoure, la sécurité. Mais le nucléaire et la gestion des déchets sont aussi la conséquence de nos modes de vie, de la surconsommation. Il faudra s'interroger sur la gestion des déchets mais aussi sur ce qui les produit. Nous sommes tous concernés », estime l'évêque. Et de s'étonner de ces mesures d'accompagnement hors normes, à l'image des Groupement d'intérêt public (GIUP) de la Meuse et Haute-Marne qui perçoivent quelque 30 M€ d'aides par an, ou ces communes voisines qui touchent de grosses subventions. « On peut se poser la question sur la manière dont les pouvoirs publics compensent les risques. La question n'est pas de savoir si c'est moral de faire ça mais de réfléchir au rapport que nous avons avec l'argent. Aussi nous avons un regard clairvoyant sur les compensations proposées ». Marc Stenger, qui incite à la poursuite du dialogue, rappelle qu'il faut « avoir à l'esprit de trouver des solutions, des alternatives moins coûteuses en conséquences. Il y a aussi l'option du stockage sous nos yeux pour qu'on se rappelle toujours qu'on doit trouver des solutions. C'est à ce niveau que se situe l'Eglise. Il faudra choisir une solution en pleine conscience des risques encourus et surtout, après avoir écouté les gens. Car c'est une grave responsabilité que nous prenons qui pourrait faire dire dans 100 000 ans, que ce que nous avons fait, est néfaste ».

Géraldine Pion

Mariage pour tous

Exæquo Reims sera dimanche à Paris

xL'association Lesbiennes Gays Bi et Trans (LGBT) de Reims (entourée pour l'occasion par des représentants du Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts, Aides, Contact 51...) a tenu à rappeler ses positions sur le mariage pour tous, une semaine après l'importante manifestation des opposants au projet de loi du gouvernement, et à quelques jours des cortèges devant rassembler les citoyens favorables cette fois à l'union pour tous (dimanche 27 janvier à Paris). Si Exæquo, par la voix de sa présidente, Laurence Weber, est évidemment « plus que favorable à l'ouverture du mariage pour tous, le débat sur la procréation médicale assistée ne doit pas non plus être oublié, ainsi que l'avancée des droits pour les personnes transgenres. » Dominique Bunel, élu à la Ville de Reims et adhérent Exæquo, souligne par ailleurs, «  le profond malaise engendré par la manifestation des opposants au mariage pour tous. On entend depuis de

Laurence Weber a confié son malaise face à la montée ressentie d'un climat homophobe. © l'Hebdo du Vendredi graves attaques homophobes et Reims, François Hollande, pour défendre les qui a déjà été le témoin de deux meurtres droits des co-parents, le statut de famille homophobes, ne fait pas exception... » homoparentale et rappeler avant tout que Pour rappeler son engagement 31 à le mariage pour tous ne présente en rien

un risque de destabilisation de la famille, Exæquo défilera dimanche prochain à Paris, aux côtés probablement de centaines de milliers de citoyens, anonymes, politiques ou représentants d'associations. Patron du Parti Socialiste dans la Marne, Nicolas Marandon, soutenant la démarche d'Exæquo, a rappelé que « la question du mariage pour tous était un débat de société qui impliquait tout le monde. Pour moi, on parle ici d'une loi de reconnaissance de réa-lité sociale et de sécurisation. » D'ores et déjà, trois bus affrétés par l'association affichent complets, et un quatrième est en passe de l'être. « On espère être près de 300 à partir ensemble à Paris », conclue Laurence Weber, confiante.

Aymeric Henniaux

Inscription pour le départ en bus : exaequoreims.blogspot.fr www.exaequoreims.com

xMariage

pour tous : France 3 poursuit le débat

La Voix est libre, l'émission hebdomadaire de France 3 Champagne-Ardenne abordera samedi 26 janvier (11h30), la thématique plus que d'actualité du mariage pour tous. Pour débattre autour de Michèle Pigeon, Charles de Courson (député UDI de la Marne), Nicolas Marandon (conseiller régional PS et 1er Secrétaire Fédéral de la Marne du parti), Laurence Weber (présidente de l'association LGBT Exæquo) et Alexis de Beaurepair (coordinateur de la "Manif pour tous" dans la région) ont été conviés à participer à l'émission. D'ores et déjà, les téléspectateurs sont invités à poser leurs questions aux invités au 03 26 61 39 33, ou par mail : lavoixca@france3.fr.

xNuits

de l'Orientation, ce n'est que le début... ... et c'est déjà un succès ! Made in CCI, l'événement décliné en région vise à informer les jeunes et à leur faire découvrir les différents métiers qu'ils pourraient exercer, y compris les moins connus. Le tout dans une ambiance sympa et animée, échanges avec les pros à l'appui. Preuve que la formule fonctionne, la session haut-marnaise a rassemblé à elle seule plus de 700 participants. Prochaines Nuits de l'Orientation : ce vendredi 25 janvier à Châlons (Capitole en Champagne), vendredi 1er février à CharlevilleMézières (CCI) et vendredi 8 février à Reims (Centre des Congrès).

xEnvie

de devenir infirmier ou aide-soignant ?

Les inscriptions pour le concours Infirmiers 2013 au CHU de Reims se déroulent jusqu'au 28 février (cachet de la poste faisant foi), tandis que celles à la formation d'aide-soignant se tiennent jusqu'au 31 janvier. Pour s'inscrire : rendez-vous sur le site www.chu-reims.fr, directement auprès du secrétariat, 45, rue Cognacq-Jay à Reims ou par téléphone au 03 26 78 74 53 ou 03 26 78 74 95.


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Aéroport Paris-Vatry

Marrakech, un bon signe

pagnie gardera toutes les destinations. Cela devrait pouvoir se préciser vers la fin du mois, lors de l'entretien entre la compagnie (qui exprimera ce qu'elle veut développer), APVP (qui pourra accompagner le projet), et l'aéroport de Vatry. » René-Paul Savary, le président du Conseil général, ne s'est pas offusqué non plus de voir Ryanair faire des annonces : «  Ça veut dire que Vatry les intéresse, que Marrakech est une bonne destination depuis Vatry et réciproquement. L'opérateur connaît le marché, nous on ne le connaît pas. Chacun son boulot. J'ai bon espoir. Ça me paraît une bonne destination. Après, ça dépendra du xLors de la cérémonie des voeux du Conseil prix. » régional, Jean-Paul Bachy, son président, a tancé le gouvernement. « J'ai du mal à comprendre, alors APVP, c'est l'association Paris-Vatry Project, qu'il faut faire des économies, qu'on dépense des chargée de développer le transport passagers de centaines de millions d'euros et qu'on mette une l'aéroport marnais. Et qui collecte les subventions région à feu et à sang pour construire en Pays de qui financent les opérations de marketing autour Loire un aéroport de déconcentration de des lignes aériennes ouvertes par les compagnies l'Ile-de-France alors qu'il existe à 170 km de Paris low cost. Son président, Philippe Wittwer, égaleun aéroport ultramoderne ment directeur général de la CCI fret et passagers dont c'est la de Reims et Epernay, explique : Fermer Stockholm ? « Pour vocation. » être tout à fait clair, cette annonce a été faite par Ryanair Pas si sûr... Quelques jours plus tard, en dehors de tout accord en terRyanair affiche donc sur son mes de soutien marketing. Ce qui m'a incité à de la site internet la ligne Paris (Vatry) - Marrakech au prudence, puisque notre négociation sur le proprogramme de ses vols à compter du 26 avril 2013 gramme d'été n'est pas complètement aboutie. (aller-retour à partir d'environ 95€). Le pro-blème, Mais je ne vais pas jouer les grincheux. Ça me va si problème il y a, c'est que vu de la Marne, pertrès bien que Ryanair intègre naturellement Vatry sonne ne semblait véritablement au courant. A dans son programme de développement. C'est pour Vatry, le directeur Youri Busaan nous dit même que ça qu'on s'est battu, alors je ne vais pas m'en plain« nous ne savons pas encore si cela va se faire. La dre. » compagnie Ryanair l'a déjà annoncé de son côté, seule, alors que les négociations ne sont pas terL'annonce de Ryanair combinée aux subventions minées. Je ne peux donc pas, à l'heure d'aujourdes collectivités territoriales en baisse pour APVP, d'hui, dire s'il y aura des choix à faire ou si la comon a tôt compris qu'il faudrait peut-être choisir. Pas

La compagnie low cost Ryanair a annoncé des vols pour Marrakech, au départ de Vatry, pour sa programmation estivale. Une annonce peut-être un peu prématurée, du point de vue de l'aéroport et de son propriétaire, le Conseil général, mais qui peut-être aussi vu comme un signe positif.

Les vols vers Marrakech débuteront le 26 avril. © l'Hebdo du Vendredi

touche à Porto, qui marche très bien, mais Stockholm, qui souffre en dehors du plein été, a été mis sur le grill. « Je ne sais pas d'où la suppression de Stokholm a été extrapolée, poursuit Philippe Wittwer. Bien sûr, à la lecture des débats et d'un budget a priori à la baisse pour APVP, je comprends qu'on puisse se poser la question. On va essayer d'obtenir plus avec moins, etc. tout ça, j'y adhère pleinement. Cela dit, on pourrait être gêné aux entournures à un certain moment pour promouvoir tout ça. Ce qui n'est pas impossible, c'est que des choix puissent être faits selon un budget contraint.  Est-ce que c'est ça qui a fait dire que Stockholm pourrait disparaître ? Stockholm marche bien en été, moins en avril et à partir de miseptembre. Mais sur la grosse période estivale, ça marche très bien. Et puis le pouvoir d'achat des Suédois n'est pas inintéressant. Je ne suis pas du tout certain que s'il fallait faire sauter une ligne, ce serait Stockholm. C'est très prématuré, inutile de tirer des plans sur la comète. »

René-Paul Savary est optimiste lui aussi : « On met une enveloppe, via APVP, pour le développement passagers. Il faut que ça satisfasse les exigences de Ryanair et des autres. Il y a aussi Jetairfly. Tout se discute au sein de cette enveloppe. Que ça se fasse au détriment de Stockholm... On verra. Tout dépend du marché. L'enveloppe est définie. Plus on met de lignes à l'intérieur, plus ça me va. » Jusqu'à présent, et sur tous les opérateurs où Ryanair opère, la pratique consiste à d'abord se mettre d'accord sur les financements du marketing avant de commencer à vendre des billets d'avion. « Ce serait inhabituel, poursuit Philippe Wittwer, mais cette annonce montre que le soutien au marketing est jugé moins important qu'il y a deux ans. À l'époque, on partait d'une page vierge. Là, la compagnie connaît l'aéroport, connaît les gens. C'est signe qu'ils doivent être satisfaits. Cela dit, je pense que ça mérite un minimum de travail commun sur la promotion autour de cette ligne. »

Tony Verbicaro

Festival international de cinéma

War on Screen : l'art de la guerre (et de la paix) sur grands écrans

Unique en son genre, la toute première édition de « War on Screen » rejoindra, en octobre, le paysage international des festivals de films. Une initiative made in Marne, qu'Albert Dupontel en personne a accepté de parrainer !

xL'idée originale, portée par la Comète et concrétisée en étroite association avec le Pays de Châlons, part d'un constat irrécusable. Depuis la nuit des temps, les batailles auxquelles se livrent les hommes constituent une source d'inspiration précieuse pour les cinéastes du monde entier. Certains mettent au service de cette thématique leurs talents artistiques et leurs expérimentations techniques. D'autres dénoncent par l'image la triste et dure réalité des guerres, ou s'engagent pour la paix. Bref, le concept a rapidement trouvé ses artisans, et aussi son public. Et il gagnera progressivement du terrain, décliné en une pléiade de genres différents. Du péplum au western, en passant par la comédie, le thriller ou encore la chronique sociopolitique.

Voici déjà un an que la Scène nationale et ses partenaires planchent sur ce projet, afin de le déployer sur les territoires de Châlons-enChampagne, Mourmelon et Suippes. Avec à leurs côtés, cinq experts investis dans les missions de conception, de repérage et de programmation du festival. Il faut dire que la région, particulièrement la Marne et ses milieux ruraux, témoignent, aujourd'hui encore, de nombreux faits belliqueux passés. L'occasion est ainsi offerte aux spectateurs, d'ici ou d'ailleurs, jeunes ou anciens, de s'approprier l'histoire à travers le langage cinématographique et diverses actions culturelles. Le thème retenu pour cette première édition s'intitule « la comédie, le pastiche et le burlesque dans le film de guerre ». De quoi dédramatiser le sujet abordé, donc, en réunissant tous les formats cinématographiques possibles, pour représenter au mieux la diversité et la richesse du domaine (fictions, documentaires, films d'archives, longs et courts métrages, séries télévisées, films anciens, rétrospectives, sorties à venir, jeux vidéos). Au programme : des projections, évidemment, mais aussi des rencontres-débats, des conférences et master-classes, les « cartes blanches » de plusieurs réalisateurs et autres personnalités, une expo-photo, des ciné-concerts, etc. Le tout orbitant autour d'une

Albert Dupontel, ici dans « L'ennemi intime » sorti en 2007, parrainera le Festival International de Cinéma « War on Screen » © Thibault Grabherr

compétition officielle, classée par catégories et présidée par des jurys internationaux chevronnés. Si le site Internet dédié à « War on Screen » est en cours de peaufinage, la thématique de l'édition 2014 semble, à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre, déjà toute trouvée : « la Première Guerre Mondiale au cinéma ».

Sonia Legendre Festival international de cinéma « War on Screen » Du mercredi 2 au dimanche 6 octobre 2013 à Châlons-en-Champagne, Mourmelon et Suippes.


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Foot (L1, 22e) Reims - Toulouse

Au pied du mur

fanfare, ses trois buts remontent tous à la bonne période. Evidemment, tout ne repose pas sur les épaules d'un seul élément, prolifique buteur soit-il, mais quand on commence à perdre des matches, en série, on perd en confiance, et on connaît la suite... Si les dirigeants stadistes ont choisi de faire encore un effort financier pour s'attacher les services de Nicolas de Préville (on évoque près d'un million d'euros d'indemnité de transfert), c'est bien parce qu'il fallait proposer une nouvelle solution offensive. Le nouveau numéro 12 du Stade de Reims a le même âge que Gaëtan Courtet, et tout le staff se défendra de leur faire porter toute la pression. Mais dans les tribunes, on va beaucoup compter sur eux.

Le Stade de Reims, désormais relégable, reçoit Toulouse ce samedi à 20 heures au stade AugusteDelaune. Au pied du mur, les Rémois trouveront-ils des ressources pour enrayer la spirale infernale ? xElimination à Plabennec, en Coupe

de France, inclue, le Stade de Reims reste sur une série alarmante de 14 matchs sans victoire. Depuis début octobre et un dernier succès contre Nice, Reims a plongé de la cinquième à la 18e place, première position relégable, avec 19 points. Certes, les premiers mieux lotis ne sont pas bien loin (Evian, 17e, totalise 20 points ; Ajaccio, 16e, 21 points ; Sochaux, 15e, 22 points), mais au rythme des rouge et blanc ces trois derniers mois, ils seront vite décrochés en ne mettant pas fin à cette terrible série. Derrière, Nancy (12 points) et Troyes (13) apparaissent définitivement décrochés, mais avec le temps... Avec la mauvaise passe, les « bruits » sont ressortis. Forcément, la position d'Hubert Fournier se trouve fragilisée, même si son costume d'entraîneur qui a permis la remontée en Ligue 1 plaide en

T.V xDe

Préville officiellement rémois Diego (trois buts) n'a plus marqué depuis Reims - Nice, dernier succès de la saison. © l'Hebdo du Vendredi

sa faveur. Autant qu'un premier tiers de championnat réussi. Ce qui est difficilement explicable, c'est comment Reims en est arrivé là. En remontant l'historique de cette saison bien entamée, on remarque que la

mauvaise série commence avec l'absence, pour deux mois, de Gaëtan Courtet, auteur de quatre buts avant sa blessure à la cheville au Parc des Princes (il a marqué deux buts supplémentaires depuis son retour en décem-

bre). Les autres attaquants sont restés muets, ou presque, depuis le début de la saison. Nicolas Fauvergue n'a marqué qu'une seule fois. Kamel Ghilas et Julien Toudic jamais. Et si Diego, de son côté gauche, a fait des débuts en

Le bruit circulait depuis longtemps, cette fois c'est fait, Nicolas de Préville est Rémois. Le jeune (22 ans) attaquant d'Istres (L2), club avec lequel il a marqué cinq buts depuis le début de la saison, s'est engagé pour trois ans et demi en faveur du Stade de Reims.


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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Basket Pro B - 19e j. - Châlons-Reims - Fos-sur-Mer

En Bref

Bien plus qu'une simple revanche

xDakar 2013 :

Battu sur le fil lors du match aller, Châlons-Reims entend cette fois trouver le chemin menant à la victoire face à Fos-sur-Mer. Surtout, en cas de succès, ce serait alors le 5e de rang, le CCRB poursuivrait son irrésistible marche en avant au sommet de la Pro B, en embuscade derrière l'ogre Pau-Orthez. xTous les voyants sont au vert au

Champagne-Châlons Reims Basket. Cité régulièrement en exemple par le président de la Ligue Nationale de Basket, Alain Béral, qui se félicite de la réussite de la fusion entre les clubs de Châlons et de Reims, c'est d'abord sur les parquets que l'étendard marnais impose sa marque ces derniers temps. Après avoir battu Pau-Orthez (87-78), c'est donc Antibes (75-82), un autre très gros poisson du championnat, qui a succombé à la pression collective de Kevin Joss Rauze et de ses coéquipiers. Le jeune arrière de 24 ans s'est particulièrement mis en évidence, grâce à sa défense sur la star Azuréenne Tim Blue (17 points marqués mais 6 sur 14 aux tirs), mais aussi en attaque avec un total

Michel Périn 4ème Le Sparnacien Michel Périn a échoué au pied du podium du récent Dakar, rallye raid disputé au Pérou, en Argentine et au Chili. Co-pilote de Nani Roma, leur Mini termine quatrième au classement général autos, à 1h36 du vainqueur Stéphane Peterhansel (accompagné de JeanPierre Cottret, sur Mini également). Roma et Périn ont remporté la dernière étape, arrivée jugée à Santiago du Chili, dimanche 20 janvier. Vainqueur en 1994, 1995 et 1996 avec Pierre Lartigue sur Citroën, Michel Périn avait terminé deuxième l'an dernier.

Désormais 2e du classement, Nikola Antic et ses hommes n'ont pas le droit de flancher lors de la venue, vendredi à Châlons, de Fos-sur-Mer (10e). © l'Hebdo du Vendredi

de 14 points. Un match complet en fait, à l'image de la prestation collective de Châlons-Reims, bien emmené par ses deux américains Johnson (23 pts et 9 rbs) et Burrel (18 pts et 10 rbs). Et voilà comment l'équipe de Nikola Antic se retrouve aujourd'hui en embuscade, à une victoire du leader Pau-Orthez, tout en reprenant le point-average favorable face à Antibes. Ce vendredi, l'histoire se

répète un peu puisque l'adversaire, Fossur-Mer, s'était imposé à aller (78-76) après avoir été dominé pendant une bonne partie de la rencontre. Là encore, il s'agira donc de gagner, tout en soignant si possible le score. Mais gare à l'excès de confiance. Fos-sur-Mer n'est plus l'équipe en mal de repaire du début de saison. Comme les Marnais, elle a d'ailleurs accroché à son tableau

de chasse Antibes (73-71) et PauOrthez (95-73), les deux fois à domicile... à Marseille. La Ligue, qui rêve d'implanter un grand club dans la cité phocéenne n'est pas pour rien dans cette double expérience réussie. Cependant, la comparaison avec Châlons-Reims s'arrête là. Car aujourd'hui, entre les deux équipes, il semble y avoir une marge. Nikola Antic et ses hommes

réalisent des performances notables aussi bien à l'extérieur qu'à domicile, et sont 2e du classement avec 15 victoires pour 5 défaites, s'imposant comme des prétendants à la montée. En revanche, sous la conduite de Rémi Giuitta, les Fosséens manquent cruellement de régularité et perdent souvent leur basket loin de leur base. Leur dernier match joué et perdu au Portel (73-67), comme le précédent à l'extérieur à Bourg (8677) en attestent. Actuellement 10e du classement, avec 10 victoires pour neuf défaites, leur objectif demeure d'abord une qualification en play-offs.

T.V


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Marionnettes - Salmanazar/MJCi d'Aÿ

Mythe marionnettique

xŒdipe, roi de Thèbes destiné depuis sa plus tendre enfance à tuer son père et à devenir l'amant de sa mère, a tenté par tous les moyens d'échapper à cette malédiction... sans se douter un seul instant qu'en réalité, il ne faisait que s'en rapprocher. Interprété de nombreuses fois au fil des siècles, le célèbre mythe antique n'a pas fini de nous étonner et investira la scène de la MJC Intercommunale d'Aÿ, en partenariat avec le Salmanazar, dans une version proposée par la Compagnie Les Anges au plafond. « Au fil d'Œdipe » tentera, en musique et avec humour, de démêler ce mythe universel, à l'aide de personnages de papier. « Nous avons imaginé Oedipe comme un migrant, un voyageur sans papier en quête de sa propre identité mais qui ne se laisse pas manoeuvrer. Volontaire, combatif, acharné, parfois même colérique, il lutte pour sa survie. Il refuse la fatalité avec vio-

lence, quitte à envoyer son manipulateur pardessus bord. De tout ce que l'on a pu lire, entendre et voir sur Œdipe, rien ne nous a plu autant que la destinée de ce personnage, l'histoire de sa vie. Si l'on a voulu faire revivre ce mythe, vieux de plus de 2500 ans c'est qu'il nous semble parler avec force du monde d'aujourd'hui. Cet espoir fou qui conduit les hommes à se jeter à la mer, pour espérer déjouer le sort... Et finalement, en remontant le fil des origines, le courage qu'il faut pour comprendre d'où l'on vient, qui l'on est, même si cela doit nous brûler les ailes. Œdipe nous interroge sur notre liberté, notre capacité à changer le cours de nos vies », confient les membres de la Cie.

Claire Lagrange

Au fil d'Œdipe, lundi 28 et mardi 29 janvier, à 14 h 15 et 19h - Salle Sabine Sani à Aÿ.

Les marionnettistes de la Cie Les Anges au plafond sauront revisiter le mythe. © Pascal Auvé

Théâtre - Salmanazar

Une attente interminable

x« - Allons-nous en. - On ne peut pas. - Pourquoi ? - On attend Godot. - C'est vrai. » Estragon et Vladimir, deux clochards, attendent Godot. Sans le connaître, sans l'avoir jamais vu et surtout, sans savoir pourquoi. Mais la promesse seule de cette rencontre improbable suffit à les faire espérer et leur donne une raison de vivre. Deux jours durant, ils attendent au bord d'une route, près d'un arbre, et s'ennuient. Tout devient alors prétexte à se distraire, qu'il s'agisse d'essayer de se pendre ou de rassembler ses souvenirs. Rejoints plus tard par Pozzo et son valet Lucky, nos protagonistes subiront le temps qui passe et qui s'étire, attendant continuellement celui qui ne semble pas décidé à venir, envoyant chaque jour un messager pour justifier son absence : « Il ne viendra pas ce soir mais sûrement demain. Didi et Gogo peuvent s'en aller. » Renversant les codes du théâtre, Samuel Beckett s'est emparé de la parole pour dire l'absur-

dité du monde, s'interrogeant avec un humour bien particulier sur la triste condition humaine. Après Fin de partie, Bernard Levy se lance aujourd'hui dans l'aventure d'En attendant Godot. Entouré de la même équipe de techniciens et d'acteurs, il nous livre une mise en scène aussi lumineuse qu'intelligente : « La seule certitude que j'ai à ce jour face à cette écriture, c'est la jubilation qu'elle provoque, les réflexions abyssales qu'elle déclenche sur la condition de l'homme et son immense difficulté à être ».

C.L En attendant Godot, jeudi 31 janvier à 20h30 - Théâtre Gabrielle Dorziat.

Estragon et Vladimir finiront-ils par rencontrer ce fameux Godot ? © Philippe Delacroix

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA seurs qui réinterprèteront sur scène les plus couvrir ou redécouvrir « les chants de Noël », dimanche 27 janvier EPERNAY entourée d’un Quartet vocal et de 4 musiciens.

vendredi 15 mars

À 20h00. Tarif : 35 euros Collégiale Notre Dame de Vaux, rue de Vaux à Châlons-en-Champagne

VARIÉTÉ ET CHANSON FRANÇAISES : « MARC LAVOINE »

Musicalement et dans le thème abordé, Marc Lavoine surprend, se met à nu et détonne : ainsi sur le fil, il fait chalouper nos cordes sensibles. À 20h00. Tarifs : 42 à 49 euros. Le Millésium, av. du général Margueritte à Epernay.

CHÂLONS

L’anniversaire de l’Orange Bleue continue avec ce groupe qui nous fait revivre l’âge d’or du rock’n’roll !

À 20h30. Tarifs : de 10 à 16 euros. l’Orange Bleue à Vitry-le-François.

samedi 26 janvier

GOSPEL : « ISABELLE AUBRET ET KUMISA QUARTET »

Isabelle Aubret, une des plus grandes stars de la chanson française a décidé de nous faire dé-

À 20h00. Dans le cadre du Festival Machabulles. L’Orange Bleue à Vitry-le-François.

samedi 26 janvier

DUB ROCK : « ZENZILE »

Du dub et en même temps tellement d’autres choses ! Le groupe angevin rayonne sur scène et nous accompagne pour une troisième soirée anniversaire. À 20h30. Tarifs : de 10 à 16 euros. L’Orange Bleue à Vitry-le-François.

vendredi 25 janvier

BLUES JAZZ : « LITTLE BOB BLUES BASTARDS »

ROCK REGGAE FUNK : « EPIKOI ENKOR »

Trio de guitare, basse et batterie, Epikoi Enkor est explosif ! Enfants et parents seront subjugués.

dimanche 27 janvier

POP-ROCK/FOLK : « LETZ ZEP »

Après une toute 1ère tournée française remarquée début 2012 (concert complet à l’Olympia) par le public et les médias, Letz Zep revient s’imposer comme le meilleur groupe hommage à Led Zeppelin.

À 17h30. Tarifs : 40 à 45 euros Capitole-en-Champagne, av. du président Roosevelt à Châlons-en-Champagne

mercredi 6 février

VARIÉTÉ ET CHANSON FRANÇAISES : « PATRICIA KAAS »

Kaas chante Piaf : Après plus de vingt ans d’une carrière fabuleuse, son succès planétaire n’a cessé de faire de Patricia Kaas la digne héritière de la « Môme » pour les publics du monde entier. À 20h30. Tarifs : 39 à 69 euros Capitole-en-Champagne, av. du président Roosevelt à Châlons-en-Champagne

vendredi 15 février

COMÉDIE MUSICALE : « SALUT LES COPAINS »

Salut Les Copains, le spectacle musical, c’est une troupe de comédiens, chanteurs et dan-

grands tubes de cette période. Des chansons, mais aussi une histoire.

À 20h30. Tarifs : 45 à 59 euros Capitole-en-Champagne, av. du président Roosevelt à Châlons-en-Champagne

vendredi 15 février

MOURMELON - CORBIER

Le chanteur et guitariste, star du Club Dorothée, poursuit son tour de chant et fait étape à Mourmelon.

À 20h30. Centre culturel.

dimanche 31 mars

CHANT CHORAL : « LES CHŒURS DE L’ARMÉE ROUGE »

120 choristes et musiciens mais aussi un ballet virevoltant de danseurs et danseuses pour un spectacle familial hors du commun ! À 14h30 et 18h30. Tarifs : 37 à 45 euros Capitole-en-Champagne, av. du président Roosevelt à Châlons-en-Champagne.


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Exposition à l'Office de tourisme

Capitole en Champagne - Patricia Kaas

De la fémininité avant toute chose Hymne à la Môme, en avant-première à Châlons xIl a été durant près de 12 ans expert-comptable dans un cabinet à Amiens. Bernard Chevrier montre qu'il est impossible de ranger les gens dans des cases. Ce spécialiste des chiffres, des bilans économiques, de la rigueur, a emprunté voici une dizaine d'années d'autres voies. Celle de la peinture lui va bien. Il est heureux, bien dans sa peau, fait des oeuvres qui lui ressemblent. Avec beaucoup de délicatesse et d'élégance. Depuis 2009, Bernard Chevrier a ouvert une galerie à Bernard Chevrier expose à l'Office de Tourisme. © l'Hebdo du Vendredi Athis, une commune située entre Epernay et Châlons-en-Champagne. Il est passé professionnel. Des arts plastiques. Il expose actuellement à l'office de tourisme d'Epernay une douzaine de pastels et d'huiles qui renvoient au vers célèbre d'Aragon : « la femme est l'avenir de l'homme ». Chacun en pense ce qu'il veut. Lui y croit. Ses toiles impressionnistes et romantiques mettent en valeur le corps des femmes, leur charme, leur duplicité, leur soumission à la séduction. Les personnages se situent dans des déserts sahariens, sur les plages méditerranéennes et ailleurs. Hors du temps. « Car l'imagination est plus forte que la réalité », avoue l'artiste. Bernard Chevrier est bien connu dans la région. Il a animé des cours pour des élèves de Vertus, fait des formations à Troyes et à Charleville-Mézières. Ses oeuvres sont charmantes. Elles dégagent de la sensibilité, une belle lumière, le sens du mouvement, le goût de la peau brûlante, sous le soleil. Bernard Chevrier est Vendéen d'origine et il a trouvé l'âme soeur en Picardie. Maintenant il vit dans la Marne. Il nous épargne les paysages de vignes et de coteaux. De champs à perte de vue. Ses créations sont à son image. Sympathiques.

J.B

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA EPERNAY REIMS jusqu’au samedi 26 janvier « L’IMAGIN ÈRE DE SYLVAIN LÉCRIVAIN »

Dans le cadre des Habits de Lumière, un voyage à travers des paysages lunaires et des contrées imaginaires.

Entrée libre. Médiathèque Daniel-Rondeau à Epernay.

jusqu’au samedi 2 mars

« MEMENTO MORI ENFERS ET DAMNATION »

Frédéric Voisin poursuit son travail de dialogue entre arts ancien et contemporain. À 10h00. Entrée libre mar., mer. et ven. 10h-13h et 14h-19h, jeu. 14h-19h et sam. 10h-13h et 14h-18h Bibliothèque Carnegie, 2, place Carnegie à Reims

CHÂLONS

jusqu’au lundi 4 février

PARALLÈLE DE LA BIENNALE ANIMALIÈRE

Elisabeth Dalle propose une exposition à l’Office de tourisme en parallèle de la Biennale Animalière qui aura lieu à l’Abbaye de Vinetz. Œuvres réalisées par les résidents du Centre de Rééducation Motrice et le foyer Mermoz.

Du lundi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h à 18 h, à l’Abbaye de Vinetz.

jusqu’au dimanche 26 mai

« LES ARTS DE L EFFERVESCENCE. CHAMPAGNE ! »

Cette exposition dédiée aux rapports entre le champagne et les arts aura une large ampleur chronologique.

À 10h00. Entrée 4 euros, gratuit pour les enfants de -16 ans tous les jours 10h-12h et 14h-18h, sauf le mardi. Fermé le 25 décembre Musée des Beaux-Arts, 8 rue Chanzy à Reims

jusqu’au samedi 16 mars

EXPO PHOTOS DE ZENG NIAN

Un fleuve tranquille : les trois gorges, est le nom de cette exposition de photographies de Zeng Nian, proposée par l’association La Salle d’Attente. Zeng Nian aborde le bouleversement provoqué par la construction du barrage des trois gorges, en Chine.

Bibliothèque Georges Pompidou.

jusqu’au dimanche 17 mars

« ATTENTION CHANTIER ! LES COULISSES DU MUSÉE »

A travers une sélection éclectique d’objets, l’exposition vous convie à découvrir le destin des œuvres du musée.

À 10h00. Tarifs : 3 à 3,50 euros. Musée des Beaux-arts et d’Archéologie de la Ville à Châlons-en-Champagne.

jusqu’au samedi 9 février

« JEU »

Une installation pour construire, inventer, apprendre, raconter...

À 10h00. Entrée libre. mar., jeu. et ven. 16h30-18H, mer. 10h-12h et 14h-18h, sam. 14h3018h sauf pdt les vacs. scol. Dans la lune, 41 av. Sarah Bernhardt à Tinqueux

jusqu’au jeudi 7 février

« RÉSONANCE EN ROUGE ET NOIR »

Gravures de Corinne Alexandre et Emmanuelle Lemaire. La couleur au service de la matière...

À 9h00. Entrée libre. du lun. au ven. de 9h à 18h. Maison du Département, 18, rue Carnot à Reims

xDu haut de ses vingt ans de carrière et pour cette nouvelle tournée internationale, Patricia Kaas offre au public ce qu'elle a de plus beau en commun avec Edith Piaf : sa voix. En live, elle interprète et revisite 21 titres mythiques de la Môme sous l'œil complice d'Abel Korzeniowski. Un compositeur émérite de musiques de films, connu entre autres pour avoir décroché le Golden Globe de la meilleure bande originale, et pour sa récente collaboration avec Madonna. Sublimé de jeux de lumières et d'images inédites de l'artiste disparue - il y a 50 ans déjà -, cet hommage à Piaf se jouera en avantpremière au Capitole en Champagne. Puis rejoindra les plus grandes salles de Paris, Londres, Moscou, New-York, Séoul, etc. Une mise en scène spectaculaire, des airs qu'on a quasiment tous déjà fredonnés, et deux divas de la chanson française réunies à Châlons : le show promet d'être inoubliable !

Sonia Legendre

Pour la première étape de sa tournée mondiale, Kaas chantera Piaf au Capitole en Champagne © DR

Kaas chante Piaf - Mercredi 6 février à 20h30 au Capitole en Champagne - De 39 à 69 € Placements numérotés assis - Billets en vente à l'Office de Tourisme, Carrefour Croix Dampierre, Espace culturel Leclerc de Fagnières et en ligne (Fnac, Ticketnet, Francebillet)

Concerts - Cartonnerie

Culturez vous à la Carto !

xDès l'ouverture de ses portes, en 2005, la Cartonnerie s'est montrée fidèle à sa vocation de scène de musiques actuelles. Séduisant public et artistes grâce à une programmation riche et va-riée, allant du rock aux musiques du monde, en passant par la chanson, le hip hop, le métal ou l'électro, elle continue, aujourd'hui encore, de nous en mettre plein les oreilles. Et ça n'est pas le calendrier de ce début d'année qui nous fera dire le contraire ! Au commencement, il y aura Vader, pilier majeur de la scène death metal européenne depuis 20 ans, qui, ce vendredi, viendra mettre à l'honneur deux de ses albums cultes, Back to The Blind et Sothis, sur la scène de la Cartonnerie. Accompagné par Aborted, très efficace en matière de Brutal Death, le groupe bénéficiera d'une première partie digne de ce nom avec Bonded by Blood, Fhobi et Bloodshot Dawn. Le week-end se poursuivra ensuite sous un ciel pop-rock avec la tournée Europavox, mettant en scène Funeral Suits, Ewert and The Two Dragons et Great Mountain Fire. Attention aux mélodies entêtantes et aux sonorités dansantes ! Février s'ouvrira quant à lui sur un Cabaret Pop, au cours duquel The Spinto Band, Baden Baden et We are Knights vous offriront de l'évasion. Viendra ensuite le Sharivari électro de l'association Inner Corner, où Mekanik Kantatik, I.W.S. et NGC777 se produiront en live. Gardant son esprit rock blues, les Nuits de l'Alligator seront également de la partie pour leur 8ème édition en compagnie de The Heavy, The Computers et The Skins. Le 14 février, ce sera au tour de Mathieu Boogaerts et Françoiz Breut de donner rendez-vous aux amoureux

de la musique, pour une soirée placée sous le signe de la douceur et de la poésie. Artistes hip hop majeurs depuis la fin des années 90, La Scred, groupe le plus connu des inconnus, sera enfin de passage par la cité des sacres. Avec La Jonction et Nefast en première partie, attendez-vous à passer un vrai moment de hip hop. C'est musicalement prouvé : la Cartonnerie n'a pas fini de vous faire plaisir ! Vader vous donne rendez-vous fin janvier !

Claire Lagrange

Prochainement à la Cartonnerie : Vader + Aborted, ven. 25 janvier à 19h - Tarifs : 9 à 16 € Tournée Europavox, sam. 26 janvier à 20h Tarif : 10 € Cabaret Pop, sam. 2 février à 20h - Tarif : 10 euros Sharivari by Inner Corner, ven. 8 février à 20h30 - Tarifs : 10 à 17 €

Les Nuits de l'Alligator, sam. 9 février à 20h Tarifs : 9 à 16 € Mathieu Boogaerts + Françoiz Breut, jeu. 14 février à 20h Tarifs : 11 à 18 € Scred Connexion - ven. 15 février à 20h Tarifs : 10 à 17 €


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C inéma

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N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Les horaires x

du 23/01/2013 au 29/01/2013

Patrick Vanlanghenhoven

BLANCANIEVES

CINÉMA Le Palace

(Espagnol 1H44 Drame) De Pablo Berger, avec Maribel Verdú, Daniel GimenezCacho, Ángela Molina. Carmen est la fille d’un torero tétraplégique sous la coupe de sa marâtre, l’infirmière SM et accro à la beauté qui pousse la jeune fille à fuir dans l’arène avec sept nains toreros. Ce sont eux qui l’adoptent et la surnomment Blancanieves, lui offrant une nouvelle mémoire et un avenir à nul autre pareil. La dernière version de Blanche Neige et les sept nains en muet, noir et blanc emprunte à Murnau, Lang, Buñuel. Il rappelle que le muet, rapidement disparu sous les lambris du parlant, pouvait mener à un autre cinéma plus proche de la notion d’art.

33 Bld Motte - 51200 Epernay

Django Unchained VF mercredi samedi 14h30 | 17h30 | 20h30; jeudi vendredi lundi mardi 14h30 | 20h30; dimanche 10h30 | 15h VO dimanche 20h Alceste à bicyclette mercredi 14h30 | 17h30 | 20h30; jeudi lundi 14h30 | 20h30; vendredi 20h30; samedi 14h30 | 17h | 20h | 22h30; dimanche 10h30 | 17h30 | 20h; mardi 14h30 | 18h | 20h30 Zero Dark Thirty VO dimanche 20h VF mercredi samedi 14h30 | 17h30 | 20h30; jeudi vendredi lundi mardi 14h30 | 20h30; dimanche 10h30 | 15h Les Cinq Légendes mercredi 14h30; samedi 14h30 | 17h; dimanche 10h30 | 15h; mardi 18h Max mercredi 14h30 | 17h30 | 20h30; jeudi vendredi lundi 14h30 | 20h30; samedi 14h30 | 17h | 20h | 22h30; dimanche 10h30 | 15h | 17h30 | 20h; mardi 14h30 | 18h | 20h30 Main dans la main mercredi 14h30 | 17h30; jeudi 20h30; samedi 14h30 | 22h30; dimanche 10h30 | 20h; lundi 14h30; mardi 18h The Master VO mercredi vendredi lundi mardi 20h30; jeudi 14h30; samedi 17h | 20h; dimanche 15h | 17h30 Anna Karenine VO jeudi 20h30; samedi 22h30; dimanche 20h; mardi 18h VF mercredi 17h30 | 20h30; vendredi mardi 20h30; samedi 20h; dimanche 17h30 10, 11, 12... Pougne le hérisson dimanche 15h; mardi 18h

COOKIE

(France 1H38 Comédie dramatique) De Léa Fazer , avec Alice Taglioni, Virginie Efira, Mehdi Nebbou. Comment Adeline et sa sœur récupèrent un petit Chinois, le fils de la femme de ménage. Elles le surnomment Cookie tout en reprenant, grâce à lui, la route du bonheur de vivre. Une gentille comédie, nouvelle classification du cinéma français, ni mauvaise ni nanar, mais déjà vue par ailleurs de nombreuses fois, sans surprise, tous le monde jouant avec un plaisir communicatif.

LE DERNIER REMPART

(USA 1H47 Action) De Kim Jee-woon, avec Arnold Schwarzenegger, Jaimie Alexander, Peter Stormare. L’histoire tient sur un ticket de cinéma. Un chef de cartel mexicain cherche dans son joli bolide à échapper au FBI. Il arrive bientôt dans un petit patelin proche de la frontière où le Shérif, un vieux de la vieille, décide d’être le dernier rempart. Kim Jee-woon, nous avait donné deux films intéressants, Le bon, la brute et le cinglé variation de Sergio Leone à la coréenne, désopilant, et un film d’horreur pur et dur J’ai rencontré le diable. Plus de rien de tout cela n’apparait sur Le dernier rempart. Trop intimidé par sa star ou bouffé par les studios US ? Le tout finira dans le panier des nanars.

CINÉ Le Majestic

ZAC des Escarnotieres 51000 Châlons Django Unchained séances à 10h30 | 13h30 | 16h30 | 19h30 | 22h30 Alceste à bicyclette mercredi samedi dimanche 11h15 | 16h | 18h | 20h; jeudi lundi mardi 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h; vendredi 11h15 | 16h | 18h De l'autre côté du périph' mercredi samedi dimanche mardi 20h; jeudi vendredi lundi 13h45 | 16h | 18h | 20h Jack Reacher séances à 11h15 (sf mercredi samedi dimanche) | 22h Bilbo le Hobbit : un voyage inattendu VF/3D séances à 22h Le Dernier Rempart VF séances à 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h | 22h15 Zero Dark Thirty VF film à 10h30 (sf mercredi samedi dimanche) | 13h30 | 16h30 | 19h30 | 22h15 Le Monde de Nemo VF/3D Paulette séances à 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h (sf lundi mardi) | 22h15 Les Cinq Légendes VF/3D mercredi samedi dimanche 11h15 | 13h45 Max séances à 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h (sf lundi) | 22h15 Cookie séances à 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h | 22h15 Les Mondes de Ralph VF/3D mercredi samedi dimanche 11h15 | 16h Rue Mandar (pour que l'année soit douce) séances à 11h15 | 13h45 | 16h | 18h | 20h | 22h15 Amitiés Sincères mardi 20h Lincoln lundi 19h30 Happiness Therapy mardi 20h Dirty dancing vendredi 20h

CINÉ La Comète

5 rue des Fripiers - Châlons-en-Champagne

Tabou VO mercredi vendredi 18h; dimanche 20h30 Télé Gaucho samedi 18h; lundi 15h | 20h 4h44 Dernier jour sur terre VO mercredi vendredi samedi 20h30; jeudi dimanche 18h Augustine jeudi 20h30

MAX

gros plan

Curtis Mayfield : Superfly (Curtom Records ; 1972 ; film réalisé par Gordon Parks Jr ) C'est en 1977 que sort le film de Gordon Parks Jr, classique de la Blaxploitation. L'avantage de ce courant cinématographique est qu'il aura été le premier à offrir aux acteurs afro-américains autre chose que des rôles de majordomes ou d'esclaves. L'inconvénient étant que la Blaxploitation n'est pas la Nouvelle Vague. Car pour un Sweet sweet Back Badaass Song (le chef-d'oeuvre de Melvin Van Peebles), combien de nanars tels que Shaft

DARK ZÉRO THIRTY

(USA 2H29 Histoire) De Kathryn Bigelow, avec Jessica Chastain, Jason Clarke, Joel Edgerton. Le 11 septembre frappe les États-Unis, comme un coup de poignard dans le dos, les enfants de la liberté se retrouvent confrontés au terrorisme, une guerre sale, sans limites, sans règles. Les tours s’effondrent. L’Amérique atteinte dans son cœur, dans ses fondements par des fous menés par un homme que nous ne verrons jamais, Ben Laden. Après le choc, elle se réveille avec la gueule de bois et elle décide de ne pas se laisser mener à l’abattoir comme les poulets du Mac Do. La traque commence, et avec elle, le retour à la bonne vieille méthode, la torture et bien d’autres actions nauséabondes. Elle ne prend pas le temps de réfléchir, la chasse est ouverte, la course au diable est lancée. Dans cette poursuite folle, ces dix ans dans l’ombre, des agents s’activent. L’Amérique se réveille et elle est furieuse. Nous suivrons Maya, agent de la CIA, Dan aux interrogatoires plus que musclés. Ils aboutissent au bout de dix ans à déloger le mal. Le début du mot fin peut être inscrit désormais. Le diable est mort, mais il reste ses démons. Bigelow choisit comme pour Démineurs, une forme proche du documentaire. Certains propos sont masqués, car proche des codes réels. Kathryn Bigelow nous propose un film de journalisme sans parti pris. Elle ne néglige aucun des actes, même la torture. Celle-ci devient une polémique ramenant les Américains à cette hystérie d’une nation, certaine de ses valeurs, pensant trouver un but dans la vengeance de Ben Laden. Peut-être parce qu’elle pose la question des méthodes. Jusqu’où doit-on aller ? Faut-il employer la barbarie pour chasser le barbare ? Il ne faudrait pas qu’elle masque le fond du sujet. C’est un film à grand spectacle évitant les mauvais aspects du genre, fidèle à la réalité, avec en seconde lecture un avis que je vous laisse traquer. C’est le coup de cœur de cette semaine. Retrouvez la version longue et toutes les sorties sur www.cine-region.fr et maintenant notre chronique cinéma le mercredi de 18H à 18H30 sur France Bleu Champagne 107.1 FM .

M usique : la Griffe Velours

Georges Delerue et Jean-Luc Godard. Bernard Hermann et Alfred Hitchcock. Sergio Leone et Ennio Morricone. Eric Serra et Luc Besson. Euh non. Pas eux. Les histoires d'amour artistiques entre musiciens et cinéastes sont nombreuses et font le miel des cinéphiles depuis des décennies. Tour d'horizon de 3 films dans lesquels c'est la musique qui porte la culotte.

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(France 1H23 Comédie) De Stéphanie Murat, avec Mathilde Seigner, JoeyStarr, Shana Castera. Le plus beau cadeau pour Max, voyou branquignol au grand cœur, c’est sa petite fille Max. Elle lui offre, pour Noël, Rose, une prostituée au grand cœur qui révolutionnera leur vie. Vous prenez une gamine à la bonne bouille, une fille de joie aux proportions aguichantes, un scénario convenu, sentimentaliste comme les photos des ONG avec les gosses crevant de faim. Secouez le tout et espérez que personne ne soit dupe du manque d’originalité.

RUE MANDAR

(France 1H38 Comédie dramatique) De Idit Cebula, avec Sandrine Kiberlain, Richard Berry, Emmanuelle Devos. A l’occasion des funérailles de la mère, le frère et les deux sœurs se retrouvent pour l’enterrement et la succession. Une fois de plus, c’est l’occasion pour chacun de faire le point avec sa culture et ses racines, ici juives, et la difficulté des uns et des autres à dire je t’aime. Après Deux vies plus une, un sujet déjà commun mais non dénué d’un peu d’originalité, la réalisatrice propose une comédie chorale convenue, inégale.

x 3 bandes originales qui explosent au nunchaku et au Magnum 357 Python les films qu'elles illustrent

in Africa ou Blacula Strikes again ? Heureusement, l'histoire de ce dealer de coke aux méthodes expéditives est sauvée in extremis par la bande-son la plus cool de l'histoire du cinéma. Les 9 titres de cette BOF portée par le falsetto de Curtis Mayfield et sa guitare wah wah débouleront dans vos enceintes comme un coup de fusil à pompe.

Lalo Schifrin : Enter the Dragon ( Warner Bros ; 1973 ; Film réalisé par Robert Clouse) Mission Impossible, Bullitt, Mannix, c'est lui. Chapeau melon et bottes de cuir c'est pas lui. Starsky & Hutch c'est lui aussi mais vous n'êtes pas obligés de le répéter. Bref, vous l'aurez compris, vous avez tous un jour siffloté un air de L'Argentin le plus célèbre d'Hollywood sans même savoir qu'il en était l'auteur. Elève d' Olivier Messiaen puis pianiste chez Dizzy Gillespie, le monsieur n'est pas à proprement parler un manche lorsqu'on commence à parler mélodie. C'est

au début des années 60 qu'il quitte New York pour Hollywood, où l'attend sa carrière de compositeur, son succès planétaire avec le générique de Mission Impossible et sa drôle de mesure à 5 temps, ainsi que la BO d'Opération Dragon. La partition, entre musique traditionnelle chinoise et Jazz saupoudré de Funk, constitue l'écrin idéal pour les coups de pied retournés de Bruce Lee contre les acolytes du méchant Han. Galt Mac Dermot : Hair (1979 ; film réalisé par Milos Forman) Dès sa sortie sur les planches de Broadway en 1967, la comédie musicale Hair explose. Les ingrédients de ce succès mondial (qui lui vaudront même d'être adapté en France avec les funky Julien Clerc et Gérard Lenorman dans les rôles principaux) ? Ses messages libertaires, évidemment (protestation contre la guerre du Viet-Nam, révolution sexuelle), mais aussi son livret, qui est l'oeuvre d'un compositeur de Jazz canadien

jusqu'alors méconnu. Galt Mac Dermot décroche donc la timbale à 40 ans, avec une bande originale rock et funky à la fois, faisant la part belle aux cuivres et aux basses slappées. Le film, quant à lui, vieillira plutôt mal et on continuera de lui préférer Vol au-dessus d'un nid de coucou, chef-d'oeuvre absolu du cinéaste tchèque. DJ Poom Chaque semaine l'association Velours sort de ses bacs un album oublié qu'il fait bon (ré)écouter. Retrouvez également la griffe Velours dans l'émission le Style du Tigre, tous les mercredis de 18h à 19h sur Radio Primitive (92.4 FM).


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ortrait P

w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

N°203 du 25 au 31 janvier 2013

Pascal Alexandre et Martine Guidez - 1ère participation au Rallye Monte-Carlo Historique 2013

Du modèle réduit à la grande aventure

Unis dans la vie, Pascal Alexandre et Martine Guidez le seront aussi sur les routes du Rallye Monte-Carlo Historique 2013. A bord de leur Peugeot 504 TI datant de 1976, le couple prendra, pour la première fois, le départ de cette course mythique : l'aboutissement d'un rêve célébrant 20 ans de vie commune.

xDimanche, Pascal et Martine prendront le départ du 16e Rallye Monte-Carlo Historique, comme cent autres équipages de la place du Forum à Reims. Une première participation pour ce couple d'Aubois dont la passion pour l'automobile a grandi au fil des années. Si, comme de nombreux enfants, Pascal s'est vu offrir quelques petites voitures dès son plus jeune âge, il passe cependant rapidement à la vitesse supérieur. « Je possédais quatre voitures de collection avant même d'avoir mon permis  », confie celui qui aujourd'hui a fait de sa passion pour l'automobile son métier. En effet, depuis cinq ans, il écume chaque week-end les bourses et les foires du Nord de la France et de la Belgique à bord de son camion rempli à ras bord de petites voitures de collection et autres objets évoquant le monde de l'automobile. « En fait, je travaillais à cette époque pour une société qui stockait des modèles réduits. J'en achetais aussi pour moi sur les brocantes et vide-greniers. A force, je me suis aperçu que ça se vendait très bien. Je me suis mis alors à chiner pour me

Martine Guidez et Pascal Alexandre vont vivre leur premier Rallye Monte-Carlo Historique à bord de leur Peugeot 504 de 1976.

constituer un stock et je me suis lancé ». Mais Pascal ne fait pas que vendre des petites voitures. Habile de ses mains, il est capable de reproduire, à partir de modèles existants, l'auto de votre choix. « Lors d'une concentration de 4L, j'avais amené avec moi une 4L dont j'avais coupé le toit. Sur place, j'ai rencontré une homme qui possédait la même mais grandeur nature. Quand il a vu ma création, il était fou. Et bien sûr, il l'a achetée ». L'accompagnant régulièrement dans ses périples, Martine découvre et apprend à apprécier l'univers des passionnés de grandes et petites autos. « Il y règne une ambiance très conviviale, explique-t-elle. Ces amoureux aiment raconter l'histoire de leur voiture et moi j'adore les écouter. » Aujourd'hui, en plus des innombrables petites voitures acquises au fils des ans, Pascal et Martine

H o ro s c o p e

x Bélier du 21.03 au 20.04 C’est le bon moment pour développer ou concevoir un projet, mais les décisions concrètes doivent être prises après mûre réflexion. Vous devrez prendre du recul, et patienter encore un peu pour prendre des initiatives plus heureuses.

x Taureau du 21.04 au 20.05 L’équilibre est favorisé dans les domaines créatifs. La semaine s'avérera constructive si vous savez rester patient(e). Vous serez surpris(e) par l'accélération soudaine que vos entreprises vont connaître.

x Gémeaux du 21.05 au 21.06 Aujourd'hui, de nouvelles responsabilités vous seront confiées. Vous devrez, avec efficacité et tact, les assumer comme il se doit. Tout dépendra de la manière dont vous réagirez avec vos interlocuteurs.

possèdent deux modèles de collection grandeur nature. Il y a la Mustang rouge et blanche, leur véhicule de coeur, rejointe il y a quelques mois par une Peugeot 504 TI de 1976. « Nous l'avons achetée exprès pour participer au Rallye Monte-Carlo Historique », indique le couple. Alors qu'ils n'ont jamais couru un seul rallye, Pascal et Martine ont décidé de franchir le pas cette année. Pourquoi ? « Pour fêter nos vingt ans de vie commune ! On aurait pu organiser une grande fête avec des amis, mais on souhaitait se faire plaisir et en même temps vivre quelque chose de différent. On connaissait le Rallye pour l'avoir vu passer près de chez nous. Il y avait un engouement extraordinaire. L'ambiance nous a électrisés ! On s'est dit pourquoi pas vivre une telle expérience de l'intérieur ? Et quitte à faire un rallye, autant faire le plus beau. »

La peugeot 504 acquise, l'inscription par les organisateurs acceptée, le couple s'est alors préparé. Grâce à leurs économies et aux concours de sponsors locaux, la voiture de collection a été bichonnée pour tenir le coup jusqu'à Monte-Carlo. C'est Pascal qui prendra le volant tout au long des 2000 kilomètres de la course. Sa compagne jouera le rôle de copilote, le nez plongé dans son roadbook de près de 400 pages. « Je n'ai jamais fait ça », avoue Martine en souriant. « Quand elle me dit d'aller à droite, je pars à gauche », enchaîne Pascal. Plus sérieux : « Dans le Monte-Carlo, c'est le copilote qui fait tout. On va découvrir et surtout essayer de ne pas s'engueuler pour des broutilles ». Néophyte mais passionné, le couple a tout de même pris conseil auprès de JeanMichel, un ami qui a déjà participé à ce Rallye mythique. « Il nous a tout appris, remercie Pascal. Mais le plus important

pour nous, ce n'est pas la compétition, c'est juste d'arriver classés à Monaco, et peut importe que l'on arrive les derniers ». « Participer à cette course, c'est avant tout un rêve », conclut Martine. Ce rêve, le couple le vivra donc en tant qu'équipage, mais aussi en tant qu'exposant. Au sein du Village des Clubs régionaux, samedi 26 et dimanche 27 janvier au parc des Expositions, Pascal y présentera ses modèles réduits de collection et quelques unes de ses créations.

Julien Debant www.miniabaz.fr

xRep èr e s : Pascal Alexandre est né le 21 mars 1964 à Reims, tandis que sa compagne, Martine Guidez, a vu le jour le 27 janvier 1971 à Estessac, à quelques kilomètres de Troyes. Le couple, qui ne s'est jamais marié, s'est rencontré il y a 20 ans dans la cité des sacres. Alors que Pascal travaillait à son compte dans la vente, Martine suivait des études de Mathématiques. A la recherche d'un petit boulot, cette dernière est alors engagée par Pascal. La suite ? Vingt de vie commune et deux enfants, Romain et Elodie, aujourd'hui respectivement âgés de 19 et 15 ans. Aujourd'hui, Pascal vit de sa passion automobile en arpentant les foires, bourses et rassemblements dédiés où il vend des modèles réduits et divers autres objets de collection. Quant à Martine, si elle accepte volontiers de l'accompagner, elle a conservé son emploi d'ouvrière spécialisée au sein de l'entreprise France Volet installée à Arcis-sur-Aube.

x Cancer du 22.06 au 22.07 Il vous faudra dessiner de nouvelles stratégies dans votre travail. Vous serez apprécié(e) pour les initiatives heureuses que vous aurez prises. Vous excellerez dans ce domaine. Evitez toute forme de gaspillage.

x Balance du 23.09 au 22.10 La tendance est à la réussite, surtout dans la communication. Toutefois, il est nécessaire de vous discipliner dans vos ambitions. Evitez de vous mettre trop en avant.

x Capricorne du 23.12 au 20.01 Toutes les actions que vous mènerez connaîtront une issue favorable. Restez déterminé(e) et enthousiaste quoi qu'il vous arrive. Vous constaterez une reconnaissance à votre égard inhabituelle.

x Vierge du 23.08 au 22.09 Les responsabilités que vous exercerez sont assez pesantes, vous subirez des contraintes provenant de votre entourage. Toutefois, un accord ou un arrangement est possible en ce qui concerne une démarche en cours.

x Sagittaire du 23.11 au 22. 12 Vous rayonnerez ! Votre enthousiasme dynamisera votre entourage et, tel un soleil, vous serez le centre d'où émaneront chaleur et réconfort. Savourez ces moments.

x Poissons du 20.02 au 20.03 Aujourd'hui, un travail considérable vous sera demandé. Vous serez partagé(e) entre le besoin de faire bien les choses et le désir fort de montrer vos compétences.

x Lion du 23.07 au 22.08 Votre inventivité et vos initiatives seront bien perçues. Vous serez reçu(e) cinq sur cinq alors n'hésitez pas un seul instant à vous exprimer. Ne craignez pas de passer pour un(e) original(e).

x Scorpion du 23.10 au 22.11 Veillez aux relations humaines surtout celles qui peuvent poser des problèmes. Aussi, arrangez-vous pour terminer la semaine de façon agréable, avec les vôtres, autour d'un moment de convivialité.

x Verseau du 21.01 au 19.02 La semaine ne sera pas facile. Vous trouverez sur votre chemin de nombreux obstacles au niveau relationnel. Ne baissez pas les bras. Cherchez à tout prix à instaurer de solides bases de dialogue.

Benoit MELVHILLE


Eligible loi Duflot

L'Hebdo du Vendredi - Epernay - 203  

L'Hebdo du Vendredi, édition Epernay, numéro 203, semaine du 25 au 31 janvier 2013