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Kreyòl : Paj 6

haiti observateur Lè manke gid, pèp la gaye !

VoL. XXXXIV, no. 23 New York : Tel : (718) 812-2820; •

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4- 11 juin 2014

LA GABEGIE ADMINISTRATIVE SÉVISSANT EN HAÏTI SOUS MARTELLY

La Suisse ne restituera pas de si tôt les fonds de Duvalier En décembre 2012 titrait les journaux suisses, quasiment à l’unisson, que « La voie est libre pour la restitution des fonds de Duvalier ». Plus de deux ans plus tard, les autorités fédérales suisses n’ont affiché aucun intérêt à remettre ces millions, qui ont fait l’objet d’une longue procédure judiciaire, aux gouvernement Martelly qui, sans doute, se frottait déjà les mains de satisfaction à l’idée qu’il allait être en possession de quelques millions encore, en somme un peu plus de 6 millions U.S., pour renflouer ses comptes en banque et ceux de ces proches. Il semble que les dirigeants suisses aient été, non seulement aux écoutes des dénonciations de détournements de fonds et de corruption faites contre Sweet Mickey, mais

encore possèdent des informations vérifiables que de telles accusations sont justifiées. Voilà pourquoi ces avoirs de JeanClaude Duvalier gisent encore dans les coffres de la banque helvétique où ils ont été déposés depuis que le Conseil national de gouvernement (CNG) dirigé par Henri Namphy avait évoqué le principe d’assistance juridique mutuelle pour demander aux autorités suisses de bloquer les comptes en banque de Duvalier en Suisse. Quand, dès le 1er février 2011, les fonds de Duvalier sont restés bloqués sur la base de la nouvelle loi sur la restitution des avoirs illicites récemment promulguée, il était universellement admis en Suisse que les autorités haïtiennes étaient à la veille

d’encaisser ces millions. Les dirigeants helvétiques ayant établi que les fonds de Duvalier et de son entourage provenaient de détournements de fonds et de la corruption, il était logique qu’ils soient retournés à Haïti. Mais le gouvernement suisse avait, du même coup, mis en place un avertissement : les avoirs restitués doivent servir « à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne, renforcer l’État de droit et lutter contre l’impunité des crimes ». Cette disposition de la Suisse était prise trois mois et demie avant l’investiture de Michel Martelly. Vu la rapacité avec laquelle ce dernier raflait les millions, d’abord en acceptant des pots de vins du sénateur dominicain en échange de son aval de

MICHEL MARTELLY FINANCIÈREMENT DANS UNE VESTE DROITE

Le régime met la main à la gorge des salariées et des automobilistes (Collaboration spéciale) Afin de faire face à la période de vache maigre que traverse le pays, depuis quelques mois, le gouvernement Martelly/ Lamothe n’a pas hésité un seul instant à recourir à la taxation. Les pères et mères de famille qui ne savent déjà à quel saint se vouer pour joindre les deux bouts doivent se serrer les reins pour survivre dans la dignité. Ainsi, les salariés, journaliers et autres manœuvres des manufactures qui se réjouissaient de la dernière augmentation de cent (100) gourdes qu’annonçait en grande pompe le président Martelly en ont pris

pour leur rhume en recevant leurs premiers émoluments le mois dernier. Le « Payroll Martelly » enrage les gagnepetits Que ce soit au Parc industriel de Port-au-Prince ou bien ailleurs où les salariés attendaient cette maigre augmentation sur leur pitance, c’est la consternation. Quoique retardée de plusieurs mois, après les tractations intervenues entre le secteur ouvrier, les syndicats de travailleurs et le patronat, l’augmentation de cent gourdes ne l’est que de nom. Quarante gourdes sont prélevées de ladite augmentation et le tra-

vailleur se retrouve avec seulement soixante gourdes nettes. Dans les parages du Parc industriel, on parle couramment du « Payroll Martelly », comme d’un truc pour soutirer ces quarante gourdes du salaire des ouvriers qui se retrouveraient lésés en faveur du président de la république. Dans la réalité, nous avons appris que ce prélèvement de quarante gourdes servirait à équilibrer Ti manman cheri, qui subit de véritables revers depuis l’assèchement des fonds Petrocaribe. C’est un secret de polichinelle que le gouvernement

Jean-Claude Duvalier au balcon de son ancienne résidence à Paris, avant son retour en Haïti. projets conclus de gré à gré par l’équipe sortante de Préval; ensuite en se jetant à bras raccourcis sur les caisses de Pétrocaribe, en plus de quelques menus millions glanés ça et là, la

Suisse n’avait aucun empressement à effectuer un quelconque transfert en faveur du gouvernement Martelly-Lamothe. Suite en page 2

LA NOUVELLE LOI DOMINICAINE SUR LA NATURALISATION ÉGALE DISCRIMINATION SÉLECTIVE

La République dominicaine peut être l’objet d’un recours collectif en justice

Suite en page 2

LE CAS L’ÉTAT HAÏTIEN CONTRE LA HAITEL ET FRANCK CINÉ DEVANT UN TRIBUNAL AMÉRICAIN

Plaidoiries écartées, un juge fédéral est sur le point de trancher

Les réclamations contre l’État haïtien s’élèvent à Par Léo Joseph président directeur général, qui s’est déjà étiré sur plus d’Le litige opposant l’État haï- une dizaine d’années, est sur tien à la compagnie de télé- le point de connaître un verphone cellulaire Haitel et son dict. Un juge fédéral améri-

plus de 300 millions $ cain à Brooklyn s’apprête à rendre sa décision après avoir écarté les plaidoiries coutumières, les avocats du gouverSuite en page 8

Danilo Medina lors de sa prestation de serment. Par Léo Joseph Les autorités dominicaines se proposent d’apaiser l’opinion publique haïtienne et internationale, et de renverser les tendances hostiles

déclenchées par le verdict de la Cour constitutionnelle dominicaine, à la faveur de la loi récemment votée par le Chambre des députés et entérinée par le Sénat de ce Suite en page 9


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Haïti-observateur

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MICHEL MARTELLY FINANCIÈREMENT DANS UNE VESTE DROITE

Le régime met la main à la gorge des salariées et des automobilistes

Michel Martelly à court de fonds pour financer ses voyages.

mental, selon plusieurs constatations. C’est la sueur des salariés qui paie les largesses d’un gouvernement accusé trop souvent de niveler par le haut. Aucun sacrifice n’est réclamé des ministres et surtout de la famille présidentielle qui se vautrent dans un luxe effarant. Et qui surtout ne répond nullement aux exigences d’un pays pauvre qui vit de la mendicité internationale. D’autre part, on annonce en grande pompe un carnaval des fleurs pour les derniers jours de juillet. Une liesse qui ne sert, à l’instar des autres carnavals antérieurs, qu’à combler les souhaits insatisfaits du premier mandataire à satisfaire ses bas instincts.

internationaux, que c’est en raison de la stratégie consistant à « dépenser sans budgétiser » qui porte la communauté internationale à tenir la dragée haute au régime Martelly. Ce qui achève d’aggraver la précarité de la situation financière de l’administration tèt kale. Dans le cas des quarante gourdes soutirées des travailleurs pour alimenter les programmes «Ti manman cheri », « Ede pèp » et d’autres projets budgétivores, il s’agirait d’un fiasco monu-

Cinq cent millions de gourdes soutirés des automobilistes Apres avoir réclamés les arriérés de l’ancienne administration Préval, le gouvernement Martelly/Lamothe a le toupet de revenir une nouvelle fois avec de nouvelles demandes pour gruger les automobilistes. On leur réclame de nouvelles vignettes pour deux années subséquentes et surtout une déclaration d’impôt. Celle-ci est exigible pour le propriétaire et se mesure au cylindrage de son engin. Ainsi, un transporteur

Suite de la page 1 Martelly/Lamothe entretenait ses projets sociaux à crédit, malgré le désaveu de nos principaux bailleurs de fonds. On affirme, dans certains milieux financiers

de six ou dix roues se trouve dans de beaux draps. Même le propriétaire d’une petite cylindrée passe au cash. Il doit défrayer la coquette somme de cinq mille gourdes pour un impôt for-

Laurent Lamothe, le résponsable des dépenses publiques. faitaire, en sus des vignettes obligatoires. Selon plusieurs spécialistes en question de fiscalité, par cette dernière mesure, le gouvernement veut éviter de recourir à la planche à monnaie pour camoufler l’état lamentable des finances publiques. En surtaxant les automobilistes, plus de cinq cent millions de gourdes tomberont dans les jambes d’un gouvernement qui nage dans la corruption et qui n’entretient aucune rigueur administrative. On n’a qu’à penser à l’air hautain manifesté par le Premier ministre Laurent

Lamothe, qui refuse encore de se prononcer sur les fonds alloués pour secourir les sinistrés du cyclone Sandy. L’état d’urgence avait été décrété par le président Martelly sans que les mesures envisagées en de telles circonstances n’aient pris corps effectivement. Quant aux fonds collectés sous la rubrique de l’école universelle et gratuite, la transparence exigée lors du dépôt du budget de la république tarde manifestement. Baisse inquiétante des réserves de l’État Malgré des rentrées élevées en devises fortes, la gourde se porte très mal. Il faut quarante cinq gourdes pour l’équivalant d’un dollar américain. Les voyages intempestifs de la clique gouvernementale ne seraient pas étrangers à ce phénomène. Quoiqu’on dise, quoiqu’on pense, ces déplacements fréquents coûtent énormément au trésor public. Le récent « voyage officiel » d’Olivier Martelly, qui est passé presqu’inaperçu, ouvre encore bien grande l’hémorragie des dépenses incontrôlées. Avec la tendance du chef de l’État à vouloir imposer son rejeton dans le sillage des « hommes d’État », il faut

craindre le pire. Actuellement, le taux d’inflation dépasse largement les 5 %, et les exportations sont à leurs plus bas niveaux depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le grand argentier aura beau vociférer le contraire, les faits la contredisent largement. Ses récentes démarches d’un soutien budgétaire non équivoque stagnent dans les tiroirs de plusieurs institutions internationales telles la Banque mondiale,

Marie-Carmel Jean-Marie : Aprann fè san sot nan woch. le Fonds monétaire international et l’Union européenne. Lesdites institutions connaissent, mieux que tout autre, l’origine des écarts nuisibles à la bonne gouvernance qui prévaut au sein de l’actuelle équipe qui dirige Haïti.

LA GABEGIE ADMINISTRATIVE SÉVISSANT EN HAÏTI SOUS MARTELLY

La Suisse ne restituera pas de si tôt les fonds de Duvalier Suite de la page 1

Indéniablement, cette manière d’agir du nouveau président haïtien n’allait pas rendre les autorités helvétiques confortables avec l’idée d’apporter de l’eau au moulin d’un dirigeant dont l’agissement va à l’encontre des conditions régissant la restitution de ces fonds. La procédure de l’assistance juridique mutuelle a échoué Après plusieurs années de négociations avec les autorités haïtiennes, dans le cadre de l’assistance juridique mutuelle, il a été décidé que les fonds de Duvalier ne pouvaient être restitués à Haïti. La Suisse avait constaté l’échec de la

procédure d’assistance juridique mutuelle. Dans un mémo confidentiel préparé par un politicien proche des dirigeants helvétiques il est rapporté que : « Les structures de l’État d’Haïti avaient été affaiblies par des décennies de dictature, au point que les responsables n’étaient pas en mesure de fournir les informations sollicitées ». Le même rapport suggère que, en janvier 2010, la Cour fédérale Suisse décida que la restitution des millions de Duvalier à travers la procédure d’assistance juridique mutuelle n’était plus possible à cause du statut de limitation. De ce fait, a été constaté le danger que les fonds seraient retournés à Duvalier et à ses acolytes, même si l’évidence

existe fortement que ces avoirs avaient été accumulés grâce à la corruption et aux crimes similaires. Sur ces entrefaites, la Cour fédérale helvétique conclut que les dispositions régissant l’assistance mutuelle internationale étaient trop rigides dans certains contextes et proposa l’adoption de nouvelles procédures juridiques. Duvalier s’est désintéressé des fonds Au moment où la Suisse avait décidé de bloquer définitivement ces fonds, qui ont fait l’objet d’une longue procédure légale, Jean-Claude Duvalier y avait affiché peu d’intérêt. Puisque ni lui ni personne d’autre à sa place n’avait fait aucun recours contre la déci-

sion du Tribunal administratif fédéral (TAF) ayant confirmé le blocage des avoirs. Ils se sont gardés également d’interjeter appel contre la demande de confiscation des fonds qui avaient été déposés en avril 2011 par le Département fédéral des finances (DFF). Les actions judiciaires déclenchées autour des millions de Duvalier ont été menées durant plus de deux décennies avant d’aboutir à la décision finale établissant le gel définitif de ces millions jusqu’à ce que soit trouvée la formule ultime pour les restituer leur propriétaire légitime, le peuple haïtien. Du train où vont les choses, à moins que les autorités fédérales suisses inventent de nouvelles dispositions, encore moins rigides,

pour le décaissement de ces avoirs aux dirigeants haïtiens, il y a fort à parier qu’ils resteront encore longtemps à la banque suisse, sous le strict contrôle des autorités fédérales helvétiques. Au moment où le régime Martelly se trouve à bout d’invention pour trouver des ressources en vue de payer les factures courantes du gouvernement, les fonds niés à Duvalier pourraient servir à payer une partie des dettes de l’État haïtien. Mais qu’on n’aille pas trop vite en besogne. Car avec une équipe Martelly-Lamothe budgétivore, ces avoirs de Duvalier seraient happés par la gent au pouvoir avant même qu’ils ne soient crédités au compte du gouvernement haïtien.


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HEALTH NUGGETS FOR SMART PEOPLE

Une odeur de capotille

Volume 2, Issue 37

Par Saint-John Kauss

Did You Know? By Garry Emmanuel Carrots are categorized as a root vegetable and have an impressive list of nutrients and organic compounds that actually affect human health. They are one of the most widely used and enjoyed vegetables in the world, partly because they grow relatively easily. Nutrition experts claim that the health benefits of carrots include the following: Improved vision Carrots are rich in beta-carotene, which is converted into vitamin A in the liver. Vitamin A is transformed in the retina to rhodopsin, a purple pigment necessary for night vision. Betacarotene has also been shown to protect against macular degeneration and senile cataracts. A study found that people who ate the most beta-carotene had 40 percent lower risk of macular degeneration than those who consumed little. Cancer prevention Studies have shown that carrots reduce the risk of lung cancer, breast cancer, and colon cancer. Researchers have just discovered falcarinol and falcarindiol, which cause the anticancer properties. Falcarinol is a natural pesticide produced by carrots that protects their roots from fungal diseases. Carrots are one of the only common sources of this compound. A study showed that 1/3 of mice lowered their cancer risk by eating carrots. Anti-aging The high level of beta-carotene found in carrots acts as an antioxidant to cell damage done to the body through regular metabolism. It helps slow down the aging of cells. Healthy glowing skin (from the inside) Vitamin A and antioxidants protect the skin from sun damage. Deficiencies of vitamin A cause dryness to the skin, hair and nails. Vitamin A prevents premature wrinkling, acne, dry skin, pigmentation, blemishes, and uneven skin tone. Beautiful Skin (from the outside) Carrots are used as an inexpensive and very convenient facial mask. Just mix grated carrots with a bit of honey. Powerful antiseptic Carrots are known by herbalists to prevent infection. They can be used on cuts – shredded raw or boiled and mashed. Prevent heart disease Studies show that diets high in carotenoids are associated with a lower risk of heart disease. Carrots have not only beta-carotene but they also contain alpha-carotene and lutein. The regular consumption of carrots also reduces cholesterol levels because the soluble fibers in carrots bind with bile acids. Cleanse the Body Vitamin A found in carrots assists the liver in flushing out the toxins from the body. It reduces bile and fat in the liver. The fibers present in carrots help clean out the colon and hasten waste movement. Healthy teeth and gums Carrots clean your teeth and mouth. They scrape off plaque and food par-

ticles just like toothbrushes or toothpaste. It is all in the crunch! Carrots stimulate gums and trigger a lot of saliva which, being alkaline, balances out the acid-forming, cavity-forming bacteria. The minerals in carrots prevent tooth damage. Prevent stroke According to a Harvard University study, people who ate more than six carrots a week are less likely to suffer a stroke than those who ate only one carrot a month or less. Blood pressure Next time you start getting riled up about something and your blood begins to boil, eat a carrot! Carrots are a rich source of potassium, which is a vasodilator and can relax tension in your blood vessels and arteries. Hence, carrots increase blood flow and circulation, boost organ function throughout the body, while reducing the stress on the cardiovascular system. High blood pressure is also directly linked to atherosclerosis, strokes, and heart attacks. So this is yet another heart-healthy aspect of carrots! Coumarin found in carrots also has been linked to reducing hypertension and protecting your heart health! Immune booster Carrots contain a number of antiseptic and antibacterial abilities that make them ideal for boosting the immune system. Not only that, carrots are also a rich source of vitamin C, which stimulates the activity of white blood cells and is one of the most important elements in the human immune system. Digestion Carrots, like most vegetables, have significant amounts of dietary fiber in those orange roots. Fiber is one of the most important elements in maintaining good digestive health. It adds bulk to stool, which helps it to pass smoothly through the digestive tract. Fiber also stimulates peristaltic motion and the secretion of gastric juices. Altogether, this reduces the severity of conditions, such as constipation, while protecting your colon and stomach from various serious illnesses, including colorectal cancer. Fiber also boosts heart health by helping to eliminate excess LDL cholesterol from the walls of arteries and blood vessels. The challenge: If you want to enhance your health and live healthy, perhaps it is time to consider including carrots in your daily diet. So in the end, as with everything else, what you do with this information is as always up to you. But do remember that your health is the most precious asset you have. It is up to you to choose how to preserve it. Let us start today a carrots diet awareness campaign for a happier, healthier, stronger, and richer 2014! Food for Thought: “Your daily choices determine the quality of your health. Your lifestyle reveals your choices.” Disclaimer: The information contained in Health Nuggets for Smart People is for general information or entertainment purposes only and does not constitute professional health advice. Please contact your personal physician or an independent health professional for advice regarding your specific situation. Published: June 4, 2014

Cette odeur, je la sentais depuis Ouanaminthe, frêle comme le fil a pin, le fil d’Ariane, ou le fil d’aplomb. L’odeur nauséabonde des rues que j’enjambe chaque matin malgré toutes les peines de la mairie de Ouanaminthe. Que je quitte le quartier ou la route dénommée Sanse pour aller au travail en regardant vers l’angle du boulevard Alternatives et de la rue Calvaire, sans oublier la rue Espagnol âgée de l’ère des Espagnols dans l’île. Une odeur de goyave nous fit marcher vite, si vite jusqu’au rond-point près de la célèbre caserne aujourd’hui en ruines, parce que brulée par le rebelle Guy Philippe et par le temps des morts seuls. Plus loin, nous regagnons les sections communales dénommées Manquette, Baja (du Pasteur Amérique), Cana et finalement la ville et commune de Capotille, ville de toutes les marches rapides et transactions avec les Dominicains. Ville des églises et de toutes les religions. Elles se sont rassemblées là-bas pour ne pas y revenir. En face, derrière cette haute montagne aux arbres géants, ce sont les Dominicains de Laloma qui nous regardent et s’y cachent. Par honte des terres volées lors des viles tueries, par surprise, des leurs. Les Dominicains ont-ils des héros et célèbres écrivains comme nous, hormis Juan Bosch et Balaguer ? Ce sont ces choses qui arrivent. Deux peuples, deux civilisations, deux génies distincts. Ceci peut, à l’intérieur de soi, influencer le « pathos » le leur, lequel sous-entend l’émergence de la mémoire collective, à savoir le déni de l’autre dans l’appareil justificateur d’une société à vague raciste. Heureusement, nous sommes mieux armés qu’autrefois pour la défense de nos droits, et les Dominicains ne doivent pas oublier que leur indépendance ne tenaient qu’à nous. Sans Toussaint Louverture (pour l’amour de Saint-Domingue) et surtout Dessalines, on serait, peu après la colonie française des colonisés espagnols. Tous nos anciens chefs d’État n’avaient qu’un but : bloquer le retour des Français, sans oublier l’Armada espagnole prête à surgir de l’autre côté, à l’Est. Le mauvais exemple de ces Nègres saint-dominguois devrait être éradiqué, disaient les Espagnols, afin d’éviter la propagation de cette force incomparable de la Révolution. En visitant ces terres vieilles de la Révolution haïtienne, surtout celles de la frontière, je me sens, comme tout vrai Haïtien « déjoué» de ma vocation première, déjoué de mes terres gagnées en phase de guerre, déjoué de ma Révolution manquée, déjoué dans ma tour d’ivoire, déjoué dans cette société mosaïque à n’en plus finir. Des restants français, anglais et espagnols; des allemands, des italiens et des juifs; des arabes, des chinois et des Hindous; et maintenant des américains, des canadiens, des africains et des cubains, lesquels auront forgé notre avenir à coups de pioches, à coups d’équerres, à coups de rêves. Plusieurs peuples ont formé les ÉtatsUnis, accompagnes de leurs savoirs et de leurs pouvoirs. Ils ont mis au point, en l’espace d’un cillement, cette nation catégorique

que l’on voudrait sienne. Dans le cas d’Haïti, avons-nous tout détruit sans réserves au cours de la guerre, ou avons-nous dilapide le rêve des révolutionnaires haïtiens? Nous sommes arrivés Capotille, et nous nous sommes installés à l’Église Baptiste, près de la Police nationale (PNH). Pas de nouveaux cas en consultation, sinon toujours des rétinites, des H-Pilori positifs, des cas de maladies gastro-intestinales, de diabète et d’hypertension artérielle. Contrairement à Cana, l’une des sections communales de Capotille, de très beaux bâtiments privés et publics longeaient notre parcours vers le centre-ville de Capotille. Oui, nous avons visité le nouveau et grand lycée qui sera probablement prêt en septembre 2014, et surtout l’hôpital,

Saint-John Kauss qui traduit le reconditionnement de toute la population capotillaise. De jeunes policiers délinquants, à notre passage, lançaient des propos désobligeants à l’égard des jeunes infirmières qui nous accompagnaient, par manque de politesse et de belles filles dans la zone. De grosses mangues-cachimans nous ont été offertes et achetées au passage. Mangues de chair, chères, d’une odeur de capotille. Lisons, pour cela, ce poème de chair qui dit la cherté de la femme conquise et la liberté des odeurs sous l’haleine des mots : Chairs Ton corps que je maîtrise abrite la chair et la douleur de l’homme Éponyme de tous les jours et poète à chaque heure d’éternité Tant qu’il y aura des femmes telles que toi aux pampres de la terre endormie Pistages au sol de l’amour et de la bien-aimée si belle et si paisible Sous l’haleine des mots Si je sais la gloire et le feu où tant de rêves et tant d’amours honorent l’attente et la magnificence des désirs Ô belle à la pesée de rare transparence De si jolies gammes pour un chant de femme au corps des premiers matins Herbe vivante greffée aux premières nations Chemins de veille en silence éphémère de ma maîtresse folle des vents Amante d’homme captif de nuits salées dans la souplesse des regards Je deviens fou de sa chair qui alimente tant de défilés Tant d’aventuriers qui chantent la bergère La femme sans os haute dans ses rêves Rêves de naïfs maîtrisant les lignes et les mots du mensonge Rêves de pain et de villages où l’enfant s’y joue en chantant Tes yeux de peine et de sel où

migrent les oiseaux Ta bouche trémière et pulpeuse où se traînent les rumeurs Tes joues d’affiche qui suent à l’océan de mes caresses Tes seins de continents sans fin à la dérive de mes mains grandiloquentes Et ton ventre et ta hanche et tes cuisses qui gisent Au fond des inventaires et audelà des promesses de bonheur De cet amour frisolé il y a lieu de s’évader dans la nuit De capturer l’éponyme des jours meilleurs De garrotter le temps ou le chant Ou les joies de l’ivresse Du néant hautain à ma faim de tes empreintes Le poids des jours célèbres qui m’ont frappé tout enfant Tu es celle où meurt mon pursang étonné Ma page d’accueil qui mène à ton royaume nu Feu de ta brousse au bord de ma ceinture Ce fut toujours cette route qui s’ouvre sur la volupté Chemin des lèvres et de rêves où chaque geste est signe Où se promène dans le lit ce corps que je maîtrise Que j’ai appris à maîtriser dans les dédales de l’aventure Du sexe à l’infini de mes appels au large de tes vigies Si je sais le don des mots et de l’amour au plus-que-parfait Et tant de femmes Et tant de chairs immortelles Ô belle au décompte de rares courtisanes Tu es femme à l’odeur de bocage et d’épices Parfum des îles closes de peines et de sueur Mes heures perdues dans la vallée des rumeurs et des bergères Tu es celle où chante mon libéra au buisson de l’amour Mon étrangère des vagues et de la mer Ma source devinée de mon domaine Ce paradis perdu Chemin du corps et de ta chair où chaque geste est vie Où j’ai appris à mesurer le temps de tes caresses La durée de tes cris déliés dans le tumulte de l’orgasme Chair parmi tant d’autres Que je médite dans mon silence Tes élans fous Tes bonds d’athlète de haute promesse Les liquides de ton corps où goûte la liberté De l’amante endormie (ouanaminthe, samedi 31 mai 2014)


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LA NOUVELLE LOI DOMINICAINE SUR LA NATURALISATION ÉGALE DISCRIMINATION SÉLECTIVE

La République dominicaine peut être l’objet d’un recours collectif en justice Suite de la page 1 pays. Toutefois, la nouvelle législation, dont les stipulations, tout en donnant à certaines personnes nées en territoire dominicain accès à la citoyenneté, maintiennent intactes les dispositions discriminatoires à l’origine du conflit. Elle prouve avec éloquence le caractère raciste intrinsèque de la société dominicaine qui ne peut-être corrigé en dehors d’un recours collectif en justice. Cela sollicite l’intervention de juristes engagés en connaissance de cause dans la lutte pour la justice et la défense des droits humains. Incontestablement, la nouvelle législation relative à la nationalité, dénommée ironiquement « La Loi Medina », votée précipitamment par les deux Chambres législatives, n’apporte pas la solution escomptée au problème. Bien qu’elle épargne à une partie de Dominicains nés de parents étrangers, majoritairement d’origine haïtienne, les conséquences malheureuses de la sentence TC 168-13 rendue par la Cour constitutionnelle de la République dominicaine, le 23 septembre 2013, elle persiste à maintenir en état de dénationalisés la grande majorité des citoyens se trouvant dans cette situation. En effet, la nouvelle loi sur la nationalité offre deux options aux personnes victimes de l’Arrêt du 23 septembre pour bénéficier de nouveau de la citoyenneté dominicaine. Premièrement, les fils et filles d’immigrants qui détiennent les documents (actes de naissance) livrés par l’État dominicain, la Loi prévoit uniquement de les « légaliser ». L’autre option concerne les personnes nées en territoire

dominicain, mais qui ne détiennent pas encore de documents d’identité. Celles-ci ont un délai de 90 jours pour fournir des preuves de leur naissance sur le sol dominicain. La Loi sur la nationalité prévoit en effet deux façons pour les victimes de l’arrêt du 23 septembre d’avoir à nouveau accès à la nationalité dominicaine. Pour les descendants d’immigrants qui détiennent déjà les documents livrés par l’État dominicain, elle prévoit seulement de les « légaliser ». Quant aux personnes nées en république voisine et ne détenant pas encore les documents d’identité, elles ont 90 jours pour prouver qu’ils ont effectivement pris naissance sur le sol dominicain. Le document a été remis au secrétaire général de l’Organisation des États américains par l’ambassadeur dominicain auprès de l’organisme régional. Il constitue la réplique du président dominicain Danilo Medina au tollé provoqué par la décision scélérate de la Cour constitutionnelle dominicaine. Si les dirigeants dominicaines s’imaginent que cette législation, que d’aucuns qualifient d’ « acrobatie juridique » est sur le point d’arrêter la campagne antiRépublique dominicaine déclenchée par le verdict du 23 septembre, ils se trompent fort, car d’ores et déjà des voix se lèvent pour crier mal donne. Alors que le régime Martelly-Lamothe s’enferme dans le mutisme le plus complet, d’autres intervenants s’inscrivent en faux contre cette loi pourtant destinée à remettre les pendules à l’heure. Les organisations

AVIS DE DIVoRCE PAR CES MoTIFS, le Tribunal après examen, le ministère public entendu, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée; pour le profit déclare fondée ladite action. Admet en conséquence le divorce de la dame Fritzner Romage MILIEn, née Stéphanie MILLET, d’avec son époux pour injures graves et publiques aux torts de l’époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier de l’État civil de Delmas de transcrire sur les registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dommages-intérêts envers les tiers s’il y échet; commet l’huissier Vilneret Gabriel de ce siège pour la signification de ce jugement ; compense les dépens. AInSI JUGÉ ET PRononCÉ PAR noUS, Marleine Bernard DELVA, juge en audience civile ordinaire et publique du jeudi vingt quatre avril deux mille quatorze, en présence de Me. Ronald PIERRE, substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort et avec l’assistance du sieur Joseph PIERRE-LOUIS, greffier du siège. Me. Gilbert MIRTHYL, av. Me. Magalie Vero REN , av.

de défense des droits humains montent au créneau Plusieurs organisations de défense des droits humains, tant haïtienne qu’internationales, n’ont pas manqué d’exprimer leurs préoccupations par rapport à cette loi. C’est le cas du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits humains qui s’inquiète à l’idée que la législation continue de maintenir la condition d’apatride de la majorité de citoyens dominicains issus de pères et mères étrangers. La Loi sur la naturalisation constitue une réplique à l’Arrêt TC-168-13 prononcé par la Cour constitutionnelle, le 23 septembre 2013, contre Juliana Deguis Pierre modifiant rétroactivement les critères d’obtention de la nationalité dans le cas des citoyens nés en République dominicaine de parents étrangers, de 1929 à 2010, et privant des centaines de milliers de personnes de la nationalité dominicaine. La nouvelle loi pourvoie recours juridique à un groupe restreint de victimes, en l’occurrence les quelque 24 000 citoyens antérieurement détenteurs d’actes de naissance. Pour le « Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’homme », la Loi nouvellement adoptée n’a rien fait pour résoudre le problème des personnes privées de leur nationalité. Dans un communiqué de presse diffusé à Washington, le 22 mai 2014, « La loi ne traite pas de l’ampleur des dommages causés par la décision de la Cour constitutionnelle de l’an dernier ». Cette loi a laissé des dizaines de milliers de citoyens dominicains à la dérive via l’une des décisions les plus discri-

minatoires jamais prises par un tribunal supérieur ». Plus loin dans le communiqué, le Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’homme fait remarquer : « Prise conjointement avec le Plan national de régularisation, la loi sur la nationalité formalise la privation de la citoyenneté dominicaine aux enfants d’étrangers qui n’ont jamais été inscrits à l’état civil, dans de nombreux cas en raison de la pratique de l’État dominicain de suspendre l’attribution de certificats de naissance aux Dominicains d’origine haïtienne», De son côté, parlant au nom des Nations Unies, Cécile Pouilly, la porte-parole du Haut-commissariat, a souligné, lors d’un point de presse : « Nous regrettons de constater que la loi ne prend pas en compte ceux qui n’ont pas été enregistrés à la naissance et nous croyons que la grande majorité des personnes touchées se trouvent dans cette catégorie » Les mêmes préoccupations ont été formuées par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR). Dans un communiqué diffusé après la promulgation de cette loi soi-disant appelée à rectifier les torts causés, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR), qui s’érige en défenseur des réfugiés et rapatriés haïtiens, pense que rien n’a changé pour la plupart des Dominicains d’origine étrangère. Selon lui, la « Loi Medina » ne laisse aucune chance à la grande majorité de personnes privées de leur nationalité dominicaine par l’Arrêt constitutionnel de la Cour constitutionnelle de recouvrer leur statut de citoyen à part entière. En effet, écrit le GARR,

dans son communiqué : « En lisant le texte déposé au Congrès par le président Medina, on a l’impression que justice a été rendue aux victimes de la sentence TC 168/13. Mais, en l’analysant plus profondément, on se rend rapidement compte qu’il ne va aucunement permettre à tous les Dominicains/Dominicaines victimes d’apatridie de recouvrer leur nationalité et de jouir pleinement de leurs droits ». La République dominicaine souscrit sans réserve au principe universel du jus sanguinis (personne né au moins d’un parent ayant la citoyenneté dominicaine) pour déterminer la citoyenneté. Afin de tenir à l’écart celles nées sur le sol dominicain, et dont les parents sont d’origine haïtienne, le jus soli (naissance dans le pays), cette société raciste se réserve le droit d’ouvrir la porte de la citoyenneté seulement à une poignée de Dominicains. À bien observer la situation, il apparaît que cette loi est ainsi maintenue par souci de préserver la « blancheur » de la race dominicaine, s’il y a lieu de s’exprimer ainsi. En clair, la nouvelle loi sur la nationalité constitue un instrument pour perpétuer l’exclusion raciale et la discrimination sociale. Il semble qu’il ne reste plus qu’à lancer une action collective en justice par devant un tribunal international compétent pour trancher définitivement ce conflit qui risque autrement de perdurer. Dans la prochaine édition, l’expérience des frères Joseph d’Haïti-Observateur par rapport à la loi dominicaine sur la citoyenneté. Nés dans l’État voisin, Ray et Léo Joseph ont leurs propres témoignages à porter de ce sujet.


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DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

L’influence de la musique rap sur les jeunes (Suite et fin) Par Rosie Bourget Les rythmes de la musique rap sont très lents et s’inspirent de la musique classique du XVIIe, les paroles étant rarement des rythmes 4/4 ou 2/2 avec des temps

Rosie Bourget

fortement scandés par une alternance de grosse caisse et de caisse claire. Généralement, le tempo avoisine les 90-105 pulsations par minute et le caractère syncopé marqué rappelle celui de certaines formes de funk, dont le rap des premiers temps était d’ailleurs fortement inspiré. En 1982, c’est le morceau « The Message of My Life » de Grandmaster Flash qui confirma l’importance croissante du rap et de ses thèmes dans le paysage musical. Drôles de noms À mon avis, un artiste ne peut pas faire office de porte-parole des jeunes des quartiers défavorisés en ayant pour seuls arguments des textes rancuniers incitant la violence et très souvent amplifiés. Qui pis est, même les noms des groupes ou des chanteurs sont effrayants. Prenons comme exemples Bandit Légal, Snoop Dogg, OverDoz, Zo Pound, Dirty South, Waka Flocka Flame, …Ces noms n’ont-ils pas une connotation négative ? Ne portent-ils pas à équivoque ? Pourquoi faut-il appeler un groupe Bandit Légal ? Quel est son objectif ? Quand estce que le banditisme a été légalisé ? Dans quel article ou amendement de la loi ? Avec un nom pareil, OverDoz a peu de chance

de passer la douane sans une fouille corporelle intégrale. Il n’est pas étonnant de voir que, par exemple, un rappeur peut fustiger les forces de police ou la politique à travers ses lignes soidisant poétiques. Dans leurs chansons, les rappeurs américains s’autoproclament rappeurs anti tout et décernent une série de vers insultants aux les femmes. En plus de gâcher leur talent musical, ils n’aident pas à améliorer la situation souvent précaire des banlieues dont ils se proclament les ambassadeurs. Au contraire, ils ne font qu’accentuer le tiraillement qu’ils subsistent entre les jeunes et leurs régions. Ces rappeurs sont des exemples parmi tant d’autres qui ont exprimé ces sentiments agressifs. Qu’en est-il des fans ? Certes, les défenseurs de ces artistes et de ces tendances diront que sans ce contenu quelques fois violent, les textes de la musique rap n’auraient plus la même saveur, et le même tempo. Ils feront valoir que sans les paroles agressives, les auditeurs ne se rendraient pas réellement compte des situations globales des quartiers défavorisés. Enfin, ils soutiendront que c’est l’une des grandes forces de la liberté d’expression qui est mise ainsi en avant à travers ces chansons. Et ils auront raison. Mais n’existe-t-il pas d’autres moyens pour améliorer ces situations que celui d’avoir recours à la violence ? Les associations de quartier, les entreprises créées ou encore la volonté de certains jeunes de vouloir redorer leurs banlieues semblent indiquer que cela reste possible. Le rap est très mal vu Depuis sa création, le rap a tou-

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jours été critiqué. Pour la grande majorité des gens, ce n’est pas un art, mais une musique chantée et produite par des éléments de la « racaille » ayant les velléités de renverser l’ordre établi en vue de créer un État anarchique. Le rap est pour beaucoup sans intérêt et réservé aux pauvres d’esprit, sousentendu les jeunes délinquants. Alors là je pense qu’ils exagèrent à peine. C’est évident, il y a des groupes rap pour qui la violence exprimée dans les textes est devenue en quelque sorte une marque de fabrique. Par contre, il y a exception à la règle. En effet, certains rappeurs ont fait de leur style musical un véritable art. Ils n’hésitent pas à briser des tabous et à taper où ça fait mal avec un style à la fois percutant et recherché. Le rap qu’ils produisent pourrait être qualifié de « Rap Peace ». King/Brothers Posse : Les rappeurs haïtiens favoris Ce qui caractérise avant tout certains groupes rap comme King et Brothers Posse, ce sont ses textes poétiques dont « Diana Ma Nana et Anne » dans lesquels ils manient les mots avec une grande originalité introuvable chez aucun autre rappeur de l’époque. Dans les années 90-2000, ils étaient considérés comme des pionniers du rap haïtien, ayant marqué déjà leur différence par des textes nettement moins violents que les autres rappeurs. En dépit de tout commentaire négatif lancé à leur endroit, je leur tire mon chapeau. Les rappeurs au grand cœur Nelly, visage connu du rap américain, est le fondateur de « Jes Us 4 Jackie », une fondation créée à l’intention des jeunes atteints de leucémie et inspirée par sa jeune sœur décédée en 2005 des suites de cette maladie. La rappeuse Missy Elliot, quant à elle, est un membre actif de « Break the Cycle », une association qui lutte contre la violence au sein des familles. Les rappeurs, modèles de réussite Né dans les quartiers défavorisés de Brooklyn, le rappeur Jay-z est aujourd’hui à la tête d’un empire estimé à 547 millions de dollars. PDG du label « Def Jam », il partage cette qualité de producteur avec P. Diddy, qui, bien plus qu’un simple musicien, s’avère être un ambitieux homme d’affaire, comme sa ligne de vêtement « Sean John » en témoigne. Ces deux grands noms du monde du rap sont à l’origine du succès international de jeunes artistes tels que Rihanna, Cassie ou encore le groupe Danity Kane issu de l’émission de télé-réalité Making The Band de P. Diddy. S’il est vrai que les chanteurs de rap se distinguent particulièrement par leur langage cru et assez choquant, il s’agit avant tout d’un art qui a pour objectif de divertir un secteur bien déterminé. Que ce soit par des manifestations de générosité ou par des ascensions sociales remarquables, il est bien simple de conclure que les rappeurs sont tous des revanchards. Ils ne sont peut-être pas des saints mais ils sont vraisemblablement bien plus que des Bad Boys. r_bourget@yahoo.com MSW (Masters of Social Work) CSW/therapist (Clinical Social Worker)

QUARANTE ET- UNIÈME SAINTE CONVOCATION ANNUELLE DE LA CROISADE ÉVANGELIQUE DE PÊCHEURS D’HOMMES Du 12 au 25 mai 2014 Chers collègues, Le moment est venu de nous rejoindre en vue de proclamer l’Evangile de notre Sauveur et Seigneur Jésus -Christ par une sainte réunion des frères et sœurs de différentes dénominations. La Croisade évangélique, fidèle à sa coutume, se sent pressée par l’ultime désir de lancer un appel à la communauté haïtienne à participer à sa 41e Sainte Convocation annuelle, qui débutera le Lundi le 12 mai à 6 :00 du matin et terminera le dimanche 25 mai 2014 à 10 : 00 du soir, à l’adresse suivante : 557 East 31st Street (entre Farragut Rd & Foster Ave) Brooklyn NY 11210. Le message se déroulera sur le thème suivant : «Les armes spirituelles du combattant» (Ephésiens 6 :) Le début du service sera une journée de jeûne et de prière de 6 :00 du matin au 2 :00 de l’après – midi. Tous les autres jours, les services seront : les matins de 10 :00AM à 1 :00PM, et les soirs de 7 :30 à 10 :00PM. Différentes congrégations partageront le message de circonstance. Du Dimanche 18 au Dimanche 25 Mai, l’évangéliste de renom international, le pasteur Apollinaire Bayoro venant de la Floride, sera le prédicateur. Vous être tous conviés d’embarquer avec nous dans la barque de Pêcheurs d’Hommes en vue d’amener ceux qui sont perdus et sans espoir dans ce monde au Seigneur. D’ores et déjà, l’Eglise compte sur votre participation pour la pleine réussite de la grande campagne de révitalisation spirituelle de 2014. Vos frères en Christ, Rév. Samuel Nicolas, pasteur.

Remerciements pour Vve Marc Solis, née Félicie Féquière Les familles Solis, Depestre, Bernard, Guillaume, Noailles, Johnson, Myers, Mathon, Pierre, très sensibles à la chaleur de votre sympathie et au réconfort de votre amitié lors du décès de leur mère, grand-mère et arrière grand-mère, Mme. Félicie F. Solis, survenu le 28 février 2014 à New York, remercient très sincèrement les parents et amis qui ont témoigné des marques de sympathie, soit par offrandes de messes, fleurs, cartes, courriels, dons, visites ou assistance aux funérailles. Elles les prient d’agréer leur profonde reconnaissance.


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Haïti-observateur

Kreyòl

Bon konsèy pou prezidan Mateli ak tout palmantè yo pou yon bon siksè PAWÒL PWoFESI nAn JoUnEn 28 SEPTAnM 2011 nAn LAKoU noUYÒK Pou sove peyi nou (Eksklizivite) Kwins, Nouyòk – Semen pase nou te pibliye atik «Vitès siperyè » gouvènman Mateli/Lamòt la pase kote yon zanmi te pale de atik sila a ke l te sijere nou pou n pibliye l ankò, paske gouvènman aktyèl la sèvi avèk anpil pwen ladann. Se kòm si se yon pwogram nou te prepare pou gouvènman an ki aplike l avèk anpil enterè. Anpil zanmi te deja sijere nou sa vèbalman. Nou te deja obsève aksyon yo paske nou te vle se youn ou plizyè zanmi nou ki pou definitivman te fè remak la. Pou satisfè dezi l e pou lòt zanmi ki reyèlman pa t gen chans pou yo te li tèks sa a, ke nou te pibliye 28 septanm 2011, n ap prezante tout ba ou yon lòt fwa. Nou remèsye tout lektè nou yo k ap swiv e pran nòt tou. Nou demare avèk dyalog la ki trè enteresan nan moman sa a. Semen sa a nou pa fè kòmantè, paske sak pay nou byen chaje. Nou vle rezève tout espas nou genyen an pou yon sijè trè enteresan ki kapab itil dirijan nou yo, si yo pa gen tèt di. Nou te rann youn nan zanmi nou yo yon vizit lafanmi kote nou te rive rankontre madanm ak misye, pitit ak 4 lòt zanmi kay la ki reyèlman te tanmen yon bon jan refleksyon ke nou jije bon pou voye bay nouvo dirijan nou yo ki sanble yo gen bòn volonte e ki vle ede peyi a pou li soti nan mizè ak lakras li ye a, pou yon devlòpman solid. Janèt, metrès kay la, Toma, mèt kay la, Wowo, pitit mesye dam sa yo, yon vwazen ki rele Salnav, ak twa (3) lòt konpatriyòt : Selin, Yasent ak Jera, ki voye yon mesaj byen kalkile pou pèp la ak dirijan yo pou yo adopte. Nou te la tou. Men kòm nou se bèbè, nou t ap koute ! San pèdi tan, nou rantre danble nan kozman yo a.

Ayiti gen pou l sove, malgre tout vye mannèv koken yo Janèt : Wowo ! Wowo : Wi, manmi ! Janèt : Depi maten, mwen wè w kagou, pitit mwen. Se pa konsa mwen konn wè w ! Di manman cheri w sa k ap fè w mal, pitit mwen. Wowo : Manmi, mwen pa gen anyen k ap fè m mal. Mwen gen yon gwo pwoblèm. Janèt : Ki pwoblèm piti mwen ? Wowo : Yon gwo pwoblèm, manman. Janèt : Pitit mwen, koze mande chita. Si m pa chita, m ap tonbe. Tou de pye’m ap tranble. Kite m pran ti chèz ba m pou m sa byen tande, pitit mwen, nan koze k ap itil nou. Wowo : Manmi, pa bay tèt ou pwoblèm. Ou konnen byen, pitit ou se yon Nèg ki fè respè l e li toujou tande w ! Janèt : Di m non, cheri ! Kè m cho ! Mwen santi m cho e m frèt an menm tan. Se yon tranche ki pran m. Di m non, cheri ! Wowo : Se pa 2 bagay grav ke w konnen yo ki rive m. Ou pa bezwen pè ! Janèt : Ki 2 bagay grav ke m pa sa konprann yo ? Wowo : Pitit cheri w pa nan dwòg ni li pa gen okenn fi gwòs pou li. Janèt : Beniswa Letènèl ! Se sa m konnen, pitit Janèt ak Toma pa sipoze nan tenten konsa. Wowo, ou fè m pi renmen w pou konpòtman w. Alelouya ! Granmèt la Toupisan ! Mwen konnen, Lespri Granmèt la avèk nou tout ki fè volonte l. E m konnen gen yon mirak ki pou fèt nan peyi Ayiti T o m a . Wowo : Amèn ! Beniswa Letènèl ! Manman, ki bon sen ki pouse w di pawòl sa a. Anverite, delivrans Ayiti pa lwen. Janèt: Mwen kwè sa tou. Avan mwen bliye, kòm memwa gran moun kout, di mwen non pwoblèm ou ! Wowo : Manman cheri, ou jwenn pwoblèm mwen an. Se peyi Dayiti, peyi nou ki reyèlman nan touman ki bezwen delivrans nan men tout pitit li

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yo ki tounen yon pwoblèm pou mwen. Janèt : Ou pa manti, pitit mwen. Pwoblèm Ayiti gen solisyon. Men nou pa vle mete tèt ansanm pou nou fè tout sa ki bon pou sove peyi a. Wowo : Mwen sonje papa m toujou di ke anblèm nou se : « Linyon fè lafòs ». Janèt: Wowo, pa konfonn anblèm ak deviz. Malgre ou pa fèt ann Ayiti, mwen wè ou renmen peyi manman w ak papa w tankou w renmen tèt ou. Wowo : Manman, mwen se Ayisyen natif-natal. Viv drapo ayisyen, koulè ble ak wouj. Janèt : Se sa, pitit mwen. Se pou rezon sa a ke nòmalman mwen te di w ke gen yon diferans ant anblèm ak deviz. Anblèm nou se ble e wouj ki fè drapo nou ! Deviz nou se reyèlman : « Linyon fè lafòs ». Se nan sans sa a

pwoblèm menm. Jera : Wowo, se yon jèn gason total-kapital. Janèt : Mezanmi, pèp la pa janm gen chans pou l fè yon bon chwa. Li toujou pran nan Tonton Nwèl, ki pa janm pote kado l vle a. Prezidan ki monte yo toujou ap di pran pasyans, yon jou sa va chanje, paske n ap travay avèk anpil kouraj e fèm volonte pou sa gen yon amelyorasyon. Yo vire monte-desann, tounen adwat, agòch; se toujou nadmarinad lakay Karidad.

nou mande yon tèt ansanm pou sove peyi nou. Wowo : Mèsi, manman ! Mèsi 100 fwa, mil fwa, milyon fwa pou tout sa w fè pou mwen, sitou pou w ban m fòmasyon ki trè enpòtan. Si w pa t janm pale de peyi’m, Ayiti, mwen t ap inyore peyi a tankou anpil lòt. Se yon gwo kado ou ban mwen. Yè swa, mwen fè tout nwit la m ap gade yon dokimantè sou peyi Dayiti. Mwen kriye tout nan nwit la aprè mwen fin wè eta peyi nou tonbe. Mwen di : « O sekou ! » Janèt : Ou pa manti ! Peyi nou tounen yon depotwa. Dirijan nou yo mechan e yo malonnèt tou. Kòm nou pral gen yon nouvo gouvènman, n ap tann sa l ap pote. Si se krab malzòrèy, n ap kouri dèyè l, paske nou di se twòp ase. Wowo : Manmi, pandan papa’m ap pale avèk zanmi yo anba a, ann ale avèk mwen pou pase opinyon mwen yo devan yo. Konsa, ya va fè nouvèl la gaye, ki va tonbe nan zòrèy prezidan-an ak pèp la. Janèt : Ou fè tout, pitit mwen. Ann ale, Wowo !

Nou kache istwa peyi a pou anyen ! Se pa yon byen n ap fè pou pèp la ki bezwen e ki dwe enfòme nòmalman. Mesye istoryen yo dwe rapòte fè yo pa ekri e ankò pa mwayen bouch ki byen efikas. Pwopryietè ou mèt radyo, ann Ayiti oubyen lòt bò dlo, va chache yon mwayen pou konsakre omwens 2 é-d-tan chak semenn pou fè yon emisyon sou istwa peyi nou. Fè apèl a istoryen yo ki ka rann peyi a yon sèvis jenyal. « Bay piti pa di chich », se sa pwovèb la di. Yasent : Mwen dakò avèk ou, Janèt. Si nou pran yon ti tan pou n kòmanse konte a pati lanmò malonnèt fondatè peyi a 17 oktòb 1806, na va konstate nou pral gen 205 lane depi n ap vire won e n ap peye pou krim sa a nou te fè. Nou ka remake tou nou pa janm vle konstwi, nou pito detwi. Nou gen yon vye defo k ap wine nou, se detwi tout bèl bagay ki te konstwi avan nou. Salnav : Se pa posib pou sa kontinye konsa, mezanmi. Rele sou kò nou pou-n sa chanje. Toma : Pa gen okenn pwogrè ki fèt pou soulaje lamizè ak lavi chè. Daprè yon etid ki fèt, gen 99,5 pou san dirijan nou yo ki se awousa, kale tèt. Yo piye trezò peyi a, ki vle di yo vòlè tout lajan peyi a avèk tout lòt trezò yo nan tout sans pou yo al viv byen an milyonnè lè yo kouri dèyè yo pou yo rache manyòk yo. Gen ladan yo nou dwe denonse piblikman pou zak malonèt e devègonde, brigandaj e r e y a k s y o n è . Selin : Nou pran kòn nan pou kont nou. Nou dwe ba Wowo pale, paske se li menm ki vin avèk sijè sou peyi nou. Wowo, ou gen lapawòl !

Bon konsèy pou sove peyi nou Janèt: Mesye-dam, lasosyete, se yon plezi pou mwen pou mwen prezante nou Wowo ki vle fè yon ti pawoli avèk nou. Li mande mwen pou mwen mande pa li, Toma ak nou tout pou l kapab fè yon ti dialòg avèk nou sou peyi nou paske li gen anpil bagay nan tèt li pou mete deyò. Mwen kwè ke Salnav, Selin, Yasent ak Jera ap trè kontan pou tande li. Ki donk, mwen lage li nan men nou. Foul la : Nou pa gen pwoblèm. Wowo, se pitit nou ! Nou pral pran plezi pou koute l ! Wowo : Mèsi, manman, mèsi, papa e mèsi nou tout ki la a, pou konpreyansyon nou. Mwen se yon Ayisyen tou ! Salnav : Bravo, Wowo ! Wowo : Mwen wè peyi m ap fini. Fòk nou tout rasanble pou nou sove li nan antant ak amoni. Divizyon se gate sa e se sa ki mete nou reyèlman nan stiyasyon malouk sa a. Selin : Ou pa manti, Wowo. Sa se langaj yon patriyòt konsekan e ki konsène an menm tan. Mwen felisite’w, Wowo ! Yasent : N’ap pran plezi pou nou koute w e kore w tou. Nou pa gen

Pa janm gen okenn pwogrè ki te fèt Toma : Tout Ayisyen konsyan, konsène e patriyòt konsekan va konprann verite ki fè nou pa janm ka fè yon pa. Li lè pou n fè istwa avèk pèp la pou n sa eksplike yo jan bagay yo te pase e pou ki sa yo rete konsa san chanjman.

Li poko two ta pou n reprann prestij nou e ramase karaktè n Wowo :A la bèl bagay se lè genyen antant antre nou pou amelyorasyon an triyonfe. Lè konsa, lavi a vin wòz, paske « Sò Magrit pote bon komisyon». Janèt : Pitit gason m nan konn pwovèb. Sa nou di pou sa ! Salnav : Pozitif ! Wowo : Se nan kè poze, nan amoni nou ka rive fè bèl bagay pou itil nou. Li pa bèl pou n kontinye ak vye sitiyasyon sa a. Delivrans peyi nou nan men nou. Se linyon pou n fè pou nou travay ansanm ! Divizyon okipe yon plas nan sen nou. Nou kwè nan «

chak koukouy klere pou je l ». Yasent : Ou di yon gwo koze. Se pa lòd sa a zansèt nou yo te pase n. Ann pran konsyans ! Lidè ki genyen monopòl yo nan men yo, fè jefò pou n fè bon separasyon. Nan yon fanmi, lè separasyon an pa byen fèt, li kreye pwoblèm ki pwovoke katastwòf ! Fòk nou pran konsyans ! Wowo : Nou gen fèm konviksyon ane sa a tout bagay ap chanje. Nou fin peye pèn nou. Gras la ap desann pou n sa wè klè. Alemye a pral kòmanse louvri je l pou pèp la kapab respire. Pou bagay la ka fèt tout bon vre, fòk nou genyen fèm volonte. Se pa achte nou pral achte, men nou pral travay ankonsekans avèk yon fèm desizyon tèt ansann pou n fè tout sa nou kapab pou ede peyi a. Nou pa bezwen frape tèt nou adwat, agoch pou n konnen priyorite a. Ki sa priyorite n ye menm ? Toma : Verite a devan je n. Se yon travay tèt ansanm ki pou fèt depi nan zantray jiska gran moun yo. Wòl yon gouvènman serye se bay sosyete a ankadreman nòmal nan tout pwogram ki nan enterè pèp la. Nou kwè bagay yo pa p si grav si gouvènman ki anplas la deside rann peyi a sèvis k ap bon pou li. Janèt : Nan sans sa a nou kwè ke yon gouvènman serye, e ki pran responsablite l, dwe degaje l kou mèt Jan-Jak pou nesesite yo vin yon priyorite. Se pou gouvènman an fè jann l konnen pou l ekzekite tout priyorite yo, tankou Wowo sot di a. Retire frè n ak sè n yo anba tant yo Wowo : Nou kwè li trè enpòtan pou prezidan an kreye yon anvironnman pou bay pèp la satisfaksyon 1- Yon bon dispozisyon ak yon fèm desizyon kapab fè li pran yon aksyon anfavè konpatriyòt yo ki déjà pran twòp. Ekselans, nou kwè li ta reyèlman bon si w bati plizyè anga pwovizwa nan bon zòn kote tè Leta yo ap gaspiye pout ka plase sitwayen yo, defason pou mouvman kontriksyon Pòtoprens la kòmanse. Si Pòtoprens se salon peyi Dayiti, nou pa fouti kontinye kite vil la nan sitiyasyon malouk sa a li tonbe depi 12 janvye 2010 nan lasware. Nou konnen ou gen lanmou pou kapab fè bon bagay e nou kwè ou pral travay ankonsekans pou aplike tout sijesyon yo. Selin : Nou tande deklarasyon ak sijesyon Wowo ba prezidan Mateli. Se pou prezidan an pran nòt tankou Jan Bèbè nan Ayiti-Obsèvatè. Wowo : Mwen pa rekonèt li. Li ta bon pou’l ta tande koze sa yo. Toma : Ou pa bezwen pè, nou deja fè nouvèl, paske mesye-dam yo toupatou. Dlo se yon bezwen endispansab Wowo : Dlo se yon bezwen natirèl pou limanite. San li lemonn pa fouti ekziste. Se pou rezon sa a nou di : 2- Tout dlo ki nan peyi a bezwen bon jan tretman pou tout mounn kapab rive jwenn li pou sèvi. Dlo byen trete ap anpeche maladi. Se pou rivyè yo netwaye ak tout kannal yo. Nan yon peyi kote gouvènman an pran swen dlo ke popilasyon an ap sèvi a, nou kwè ke moun yo ap mwen ekspoze ak maladi e ap gen mwens pwoblèm pou lopital yo. Rezèvwa yo, rivyè yo, ma yo, sous yo dwe gen yon atansyon espesyal pou yo sa reponn a bezwen sosyete a. Se pou rivyè yo jwenn pasaj nòmal yo e se pou drenaj yo fèt nan lòd ak disiplin. Se pou mete yon sistèm awozaj sou pye pou ede abitan ki nan difikilte yo. L ap penmèt agrikilti a bouje pou manje ka taye banda l nan kat kwen peyi a. Se pa pou granmesi ke w monte sou pouvwa sou

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LA VRAIE AFRIQUE QUE JE CONNAIS/ THE REAL AFRICA I KNOW

Glimpses of Rwanda (Part 6) Topic: Who is Paul Kagame? By Réginald Barthélemy Paul Kagame is the sixth and current president of Rwanda. Most observers describe his personality as one of seriousness and intelligence. Richard Grant, writing in London’s Daily Telegraph, described Kagame as radiating “a quality of intense seriousness that is both impressive and intimidating.” In his interview with Grant, Kagame claimed he sleeps for only four hours per night, devoting the remainder of his day to work, exercise, family, and reading academic texts and foreign newspapers. Roméo Dallaire, commander of the United Nations Assistance Mission for Rwanda during the Rwandan Genocide, described Kagame as having a “studious air that didn’t quite disguise his hawk-like intensity.” But who is really Paul Kagame? Let us take a look at his early life, his military and political journey, including his place on the world stage. Early life Paul Kagame, the youngest of six children, was born to a Tutsi family in southern Rwanda on October 23, 1957. When Kagame was

two years old, the Rwandan Revolution ended centuries of Tutsi political dominance. Then his family fled to Uganda where he spent the rest of his childhood. Kagame began his primary education in a school near the refugee camp where he and other Rwandan refugees learned English and began to integrate into Ugandan culture. At the age of nine he moved to the respected Rwengoro Primary School, around 10 miles away, graduating with the highest grades in the district. He subsequently attended Ntare School, one of the best schools in Uganda and the alma mater of future Ugandan President Yoweri Museveni. The death of Kagame’s father in the early 1970s, and the departure of Fred Rwigyema, his comrade, to an unknown location, led to a decline in his academic performance and an increased tendency to fight those who belittled the Rwandan population. He was eventually suspended from Ntare and completed his studies without distinction at Old Kampala Secondary School. After high school, Kagame made two visits to Rwanda, in 1977 and 1978. He was initially hosted by family members of his

former classmates; however, upon arrival in Kigali, he made contact with members of his own family. He kept a low profile on these visits, believing that his status as a well-connected Tutsi exile could lead to arrest. On his second visit, he entered the country through Zaire rather than Uganda to avoid suspicion. Kagame used his time in Rwanda to explore the country, familiarize himself with the political and social situation and make connections that would prove useful to him in his later activities. Military career and Rwandan genocide In the 1980s, Kagame fought in Yoweri Museveni’s rebel army. He became a senior Ugandan army officer after the military victories that brought Museveni to the Ugandan presidency. Kagame joined the Rwandan Patriotic Front (RPF,) which invaded Rwanda in 1990. The party’s leader, Fred Rwigyema, died early in the war, and Kagame took control. By 1993, the RPF controlled significant territory in Rwanda and a ceasefire was negotiated. The assassination of Rwandan President Juvénal Habyarimana was the starting point of the geno-

cide in which Hutu extremists killed an estimated 500,000 to 1 million Tutsis and moderate Hutus. Kagame resumed the civil war and ended the genocide with a military victory. Political career During his vice presidency, Kagame controlled the national army and maintained law and order, while other officials began rebuilding the country. Many RPF soldiers carried out retribution killings. It is not clear whether Kagame orchestrated these executions or was simply powerless to stop them. Hutu refugee camps in Zaire and other countries threatened Rwanda’s security. The RPF attacked and disbanded the camps in 1996, forcing many refugees to return home. But insurgents continued to attack Rwanda. As part of the counterinsurgency, Kagame sponsored two controversial rebel wars in Zaire. The Rwandan- and Ugandan-backed rebels won the first war (1996–97,) installing Laurent-Désiré Kabila as president in place of dictator Mobutu and renaming the country as the Democratic Republic of the Congo (DRC.) The second war was launched in 1998 against Kabila, and later his son Joseph, following the DRC government’s expulsion of Rwandan and Ugandan military forces from the country. The war escalated into a continent-wide conflict, which lasted until a 2003 peace deal and ceasefire. As president, Kagame has prioritized national development, launching a program which aims to transform Rwanda into a middle income country by 2020. Since 2013, the country has been focusing strongly on key indicators, such as healthcare and education. The annual growth between 2004 and 2010 averaged 8% per year. Kagame has had mostly good relations with the East African Community and the United States, while his relations with France were poor until 2009. His relations with the DRC remain tense despite the 2003 ceasefire. He won an election in 2003, under a new constitution adopted that year, and was elected for a second term in 2010. Image on the world stage

7 The image of Kagame among international observers is varied. Human rights organizations, including Amnesty International and Freedom House, claim that Kagame hamstrings the opposition by restricting candidacies in elections to government-friendly parties, suppressing demonstrations, and arresting opposition leaders and journalists. Human Rights Watch has accused Kagame of using strict laws criminalizing genocide ideology to silence his critics, to the point of making Rwanda a de facto one-party state. However, it has praised some aspects of Kagame’s rule, such as the progress made in the delivery of justice and the abolition of the death penalty. Kagame’s image among foreign leaders was very positive until the late 2000s. He was credited with ending the genocide, bringing peace and security to Rwanda, and achieving development. Since 2010, however, the international community has increasingly criticized Kagame following a leaked United Nations report alleging Rwanda’s support for the rebel movement M23 Congo. In 2012, the United Kingdom, Germany, the Netherlands, and several other countries suspended programs of budget support to Rwanda, with many redirecting their aid to project-based assistance. Closing remarks Paul Kagame is popular in Rwanda and with some foreign observers; however, human rights groups accuse him of political repression. Kagame took office in 2000 when his predecessor, Pasteur Bizimungu, resigned. He has a highly dominant personality, which he uses to enforce his rule and to ensure that his vision for the country is followed. American journalist Stephen Kinzer, who wrote the biography A Thousand Hills in collaboration with Kagame himself, describes him as “one of the most intriguing leaders in Africa.” Kinzer credits Kagame with leadership skills that have fostered Rwanda’s rebirth following the genocide. He also, however, cites a personality of “chronic impatience, barely suppressed anger, and impulsive scorn for his critics.” reggiescornergcs@gmail.com Source: Wikipedia June 4, 2014


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DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ

Martelly doit éviter le PHTK Par Dan Albertini Entre (). Si Tutu (Desmond) n’arrête pas ses fadaises, l’on finira par croire que sa croisade contre l’apartheid était une hérésie tribale. Ça risque de ternir plus que sa soutane blasée, n’ayant su protéger les petites victimes des pédophiles du Vatican. Doit-on croire que Tutu n’a jamais été un expert de la foi dans la gestion du spirituel, mais un spécialiste des sables bitumineux depuis son ère séminariste ? C’est comme le nouveau cardinal haïtien qui se voudrait expert en négociations politiques, écartant les autres partenaires de la foi, pour s’associer sans vergogne à un document douteux, contre les principes de la Constitution républicaine. Et, qui abandonne en ce moment même, les fidèles de l’Église catholique aux proies de prêtres malades qui accusent la liberté de 1804 d’acte démoniaque devant être en soumission à l’exorcisme récurent à l’infini. Il ferait mieux négocier un droit d’entrée en faveur du père Jules Campion, sur le territoire américain. Tutu demande-t-il d’abord la charité en Alberta, comme Campion, pour sa mission ? Fin de (). La loi matrice condamne l’effigie… Loi et l’esprit de la loi.Art. 7 : « le culte de la personnalité est formellement interdit. Les effigies de personnes vivantes ne peuvent figurer sur la monnaie, les timbres, les vignettes. Il en est de même pour les bâtiments publics, les rues et les ouvrages d’art ». Art 7.1 : « L’utilisation de l’effigie de personne décédée doit obtenir l’approbation de l’Assemblée Nationale ». Si ce texte fait foi, alors quand un parti politique devrait se sustenter de l’acronyme du Parti haïtien tèt kale (PKTK), ce serait en pleine violation de la Constitution en vigueur, des principes de conventions rejetant toute discrimination. Le parti dont la philosophie suggestive et inductive serait exclusif, donc illégal, dangereux, tendancieux et haineux. Considérons rapidement Léon Mungesera impliqué dans le génie du massacre de Rwanda 94, rappelons la pratique d’exclusion organisée par les Nazis, les suprémacistes aussi. L’esprit de la Constitution d’Haïti l’interdit. Le président ne doit tout simplement s’y associer. L’on voudra bien considérer l’affaire comme une grivoiserie, faisant appel aux sanctions linguistiques du cinéaste haïtien Roland Paret. Paret dit que nous faisons trop souvent dans une littérature de gallinacée, « ti coq ». C’est notre langage, comme « tèt kale » ferait sans cheveu. Une littérature de la pilosité. C’est parc contre tendancieux en politique. Un parti qui prône le symbole de Tèt kale suggère de fait une discrimination et serait à l’effigie de la présidence. N’a-t-on pas déjà vu d’ailleurs l’ancien ambassadeur français Didier LeBret, en l’occurrence, porter le bracelet rose de la présidence haïtienne ! Au moment où la France tente de se défendre de ses responsabilités dans les massacres de Rwanda 94’. La Commission du Sénat sur

les Affaires étrangères l’avait-elle remis à sa place ? Autre cas, le consul général Forbin à New York aux bracelets roses, en fonction. Comment le corps consulaire peut-il être partisan ou propagandiste en faveur DE ? Le ministre Duly Brutus du MAEH se refusera-t-il lui-même de faire respecter la neutralité de l’État dans son ministère ? Rappelons que du PAMPRA, il avait refusé de prendre position contre le principe d’un coup d’État militaire en 1991. Pourquoi cette nuance ? Brutus, protégé de Serge Gilles, avait fait lui-même école en la personne de l’ancienne députée ESB. Même comportement, alors boursière au Canada. Mal lui en prenait, elle s’est souvent mêlée aux tentatives de déstabilisation du gouvernement Préval, avec des étrangers. Dixit Jacques Jules Nicolas et certains courriels de son origine. Réf 2011 : « Dan, J’ai demandé à la sénateure Edmonde Beauzile, la cheffe de file du groupe, prônant un gouvernement provisoire, de te contacter, pour la mettreen contact avec le groupe parlementaire libéral canadien, lors de la venue prochaine d’une délégation, à Montréal d’une délégation dont elle fera partie. Cette délégation compte se rendre au Canada et aux ÉtatsUnis, à compter de lundi 31 janvier 2011, pour soumettre à qui de droit un memorandum et communiquer, de manière informelle, la composition éventuelle du gouvernement provisoire. Elle (la délégation) souhaite rencontrer le député canadien, Denis Cordère et d’autres personnages politiques ». La République peut s’épargner de ces dérives qui introduisent malheureusement des étrangers sous une forme de gestion politique hasardeuse dans les affaires vitale de l’État. Ce sont des risques inutiles qui menacent notre souveraineté et nous font céder des pans sensibles, là où nous nous attendons le moins. Duvalier nous a pénalisés par la multiplication d’effigies personnelles et la République s’était enfoncée pour se relever avec difficultés. Ce n’est pas une performance ni une source d’expertise. Le président Martelly devrait mieux étudier la sociologie des enfants de 1804. L’effigie abusive est un élément qui les a déjà orientés dans la politique de la terre brûlée. La Constitution de 1987 fait plus qu’exhorter, elle l’interdit. C’est même une honte de se faire élire sous la bannière ou sur le dos des paysans et de les trahir en créant un PHTK frivole. Je réitère, Haïti en train de commencer à refaire surface, le président devrait s’en dissocier rapidement. Ce n’est pas ainsi que l’on gagne collectivement. Le registraire des partis politiques devrait déclarer une telle appellation, illégale. La Commission sur les Affaires étrangères devrait, de son côté, rappeler à l’ordre les diplomates étrangers en poste au pays, qui portent le bracelet rose tet kale. Le président devrait mieux protéger les enfants de 1804. dan@danalbertini.com

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LE CAS L’ÉTAT HAÏTIEN CONTRE LA HAITEL ET FRANCK CINÉ DEVANT UN TRIBUNAL AMÉRICAIN

Plaidoiries écartées, un juge fédéral est sur le point de trancher Les réclamations contre Suite de la page 1 nement haïtien n’ayant pas réussi à présenter les autres documents qu’avait demandés le magistrat. Selon des observateurs juridiques qui connaissent bien les pratiques judiciaires dans les tribunaux fédéraux, les avocats de Franck Ciné ont dû bien ficeler le dossier. Dès lors, il y a fort à parier que le verdict serait plutôt en faveur de M. Ciné et la Haitel. Dans les prochains jours, les parties engagées dans la dispute sauront le verdict du juge qui avait reçu des arguments par écrits de l’État haïtien, représenté par les avocats Bertrand Madsen et Michelle Thybule, d’une part; et de Franck Ciné et la Haitel avec pour défenseurs Me Guy Lewis et Matthew Simon. Rappelons que, selon le protocole établi dans le contrat passé entre l’État haïtien et Franck Ciné, agissant en tant que PDG de la Haitel, tout conflit entre les deux entités doit être tranché par le Tribunal d’arbitrage de Bermudes. Mais lorsque le conflit éclata entre l’État haïtien et Franck Ciné, les autorités haïtiennes (le gouvernement Préval) traduisirent ce dernier et sa compagnie devant la justice haïtienne. Selon les instructions reçues du Palais national, le juge chargé du dossier ordonna l’incarcération du PDG de la Haitel, qui resta en prison durant plus de deux ans. Le Tribunal de première instance rendit un verdict contre Franck Ciné et la Haitel, verdict qui fut entériné par la Cour d’appel, sous la dictée du régime Préval. Entre-temps, le processus de saisie des biens de la Haitel était déclenché, surtout qu’antérieurement au contentieux l’État haïtien-Haitel, l’administration Préval avait intenté une poursuite contre Socabank, institution dont Franck Ciné était actionnaire majoritaire. Poursuivi en justice par le biais de la Socabank, Ciné et ses co-accusés étaient trouvés coupables et le gouvernement effectua une saisie immédiate des avoir de la banque de Ciné, qui furent partagés entre d’autres institutions bancaires, notamment la Banque de l’Union haïtienne (BUH) et la Banque nationale de crédit (BNC). Ayant interjeté appel auprès de la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire du pays, le jugement rendu contre la Socabank fut cassé et l’État haïtien condamné à restituer les biens détournés de la Socabank. Les juges de la Cour de cassation reconnurent qu’il n’y a pas eu de conspiration pour frauder les déposants ni de faillite tel qu’ont argumenté les avocats de l’État haïtien. Toutefois, loin d’obtempérer à l’ordonnance des juges de la Cour de cassation prise en faveur de Franck Ciné et de Socabank, le gouvernement Préval décida d’attaquer ces derniers en justice, les accusant d’omettre de payer les fréquences et d’autres valeurs dues à l’État. La Haitel mis en faillite par le gouvernement

l’État haïtien s’élèvent à Préval Avec l’incarcération du PDG de la Haitel, le gouvernement Préval a signé l’arrêt de mort de la compagnie. Car une fois gelés, dans un premier temps, les comptes de la Haitel et ceux, privés, de Franck Ciné et de sa femme, la compagnie ne pouvait plus fonctionner normalement. Selon M. Ciné, il fallait faire toute une série d’« acrobaties financières » pour mener les opérations et faire marcher la compagnie. Cette mesure devait en même temps causer le tarissement des sources de crédit de la Haitel et miner la confiance des interlocuteurs locaux et internationaux de Franck Ciné dans la compagnie. De l’avis de plusieurs experts en télécommunications et en gestion, Ciné mérite d’être félicité d’avoir tenu si longtemps avant de perdre les pédales. Car les pressions psychologiques auxquelles il était soumis par les mesures coercitives prises injustement et illégalement par le gouvernement Préval auraient dû avoir raison de lui et de sa compagnie depuis bien longtemps.

plus de 300 millions $ échange d’une vaste propriété située non loin de Ti-Tanyen comptant plus d’une centaine de carreaux de terre que possède le patron de la compagnie de téléphone cellulaire. Sur ces entrefaites, Franck Ciné avait toutes les raisons de croire qu’il était arrivé au bout du tunnel. Mais c’était se tromper lamentablement sur les motifs de Lamothe, qui voyait dans les avoirs de la Haitel une autre source de millions. Cela va de soi quand on sait qu’il était en train de concocter le projet d’éducation universelle obligatoire financé par les taxes perçues sur les appels entrants provenant de l’étranger ainsi que sur les transferts d’argent effectués à partir des pays d’outremer où séjournent les Haïtiens. En effet, grande a été la surprise de Franck Ciné d’apprendre que le ministre Lamothe n’avait aucune intention de signer l’accord qui a été conclu. Une source a indiqué à l’auteur que Franck Ciné devait apprendre que le président Martelly n’avait rien à voir, de près ou de loin, avec cette décision de Lamothe.

Martelly et Lamothe dans le sillage de Préval René Préval s’imaginait qu’il allait infliger lui-même le coup de grâce à la Haitel et à Ciné, par le truchement de Jude Célestin, son homme lige, dont il manigançait la succession du pouvoir. Mais la mauvaise fortune politique n’allait pas lui donner cette opportunité. Aussi s’est-il rabattu sur Michel Martelly pour achever son œuvre de destruction de la Haitel et la mise à genoux de Franck Ciné. Selon toute vraisemblance, dans le cadre de la passation des pouvoirs, le dossier Haitel et Franck Ciné a dû être examiné à fond et semble qu’on ait convenu que la nouvelle équipe gouvernementale, sous l’égide de Martelly, allait continuer la politique de Préval. C’est ce qui semble expliquer l’acharnement de Lamothe, un homme d’affaires quasiment made by Franck Ciné, à casser la colonne vertébrale de la compagnie de ce dernier. En effet, si Préval avait incarcéré le PDG de la Haitel pour le réduire à sa plus simple expression, Laurent Lamothe, agissant au nom de Martelly ou sous sa dictée, a choisi la voie de la supercherie pour traiter avec Franck Ciné. Puisque, avant même la prestation de serment de Sweet Mickey, le président élu avait affiché son intention d’arriver à « une solution à l’amiable » avec lui. Au fait, un comité a été créé afin d’examiner le dossier aux fins d’arriver à un protocole d’accord, comité dont faisaient partie, notamment Laurent Lamothe (avant de devenir ministre des Affaires étrangères), le directeur de la Direction générale des impôts, le directeur de CONATEL, le gouverneur de la Banque centrale et Franck Ciné. Un tel document a été finalement créé au terme duquel l’État haïtien allait, entre autres, renoncer à ses prétentions sur la Haitel et les biens de Franck Ciné en

L’ordre de saisie des biens de la Haitel renforcé Franck Ciné ne savait plus à quel saint se vouer, surtout que l’ordre de saisie de ses biens s’était renforcé. Le gouvernement Martelly-Lamothe à effectué des saisies sur plusieurs immeubles, maisons et propriétés vacantes appartenant à la Haitel et à la famille Ciné, y compris la maison familiale à La Boule. La Direction générale des impôts a véhiculé des publicités dans les organes de presse annonçant la vente par voie parée des biens de Franck Ciné et de la Haitel. Entre-temps, le propriétaire de la compagnie de téléphone cellulaire, comprenant qu’il n’avait plus aucune chance de faire entendre la raison à l’équipe au pouvoir, a décidé de mobiliser ses ressources en vue de contrer la propagande gouvernementale le concernant et sa société. D’où ses nombreuses interventions dans les média dénonçant les mesures draconiennes injustes et illégales dont lui et sa compagnie ainsi que toute sa famille étaient l’objet. Les dénonciations de Ciné ont dû avoir un sérieux impact sur les décisions du pouvoir relatives à l’affaire Haitel, puisque celui-ci, par le truchement de la DGI, se voyait contraint de tenter de donner la réplique par des vagues de propagande émettant de nouveaux avis de vente aux enchères des biens de Franck Ciné et de la Haitel. Après plus de deux trois ans que le régime Martelly-Lamothe invite le public à participer à ces ventes aux enchères, aucun preneur n’a montré le nez. Puisque le grand public a fini par comprendre à quel point les autorités du pays avaient versé dans le brigandage avec les biens de Ciné et de sa compagnie qu’elles avaient saisis en recourant à des décisions judiciaires non seulement injustes, Suite en page 12


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ÉDITORIAL

La Police nationale transformée en force de répression de l’équipe Martelly-Lamothe

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ichel Martelly s’est systématiquement éloigné de ses promesses électorales, renvoyant aux calendes grecques son serment de changement. Dans la gestion des affaires publiques, il affiche de plus en plus des tendances le rapprochant des pratiques duvaliéristes, dont certaines ont été mises en honneur par Jean-Bertrand Aristide. Bien que le régime Martelly-Lamothe se fasse l’émule de ses prédécesseurs, mais surtout de Duvalier, père et fils, d’Aristide et de Préval, dans plusieurs domaines, c’est particulièrement sa façon de manipuler la justice et la Police qui lui confère son caractère répressif, en dépit de la propagande orchestrée par ses relationnistes et autres menus subalternes du pouvoir s’acharnant à présenter le régime « tèt kale » comme modèle dans le domaine du respect des droits de l’homme. C’est principalement par leur mainmise sur le système judiciaire et la force de police du pays que Martelly et Lamothe passent pour des violateurs impénitents des droits humains. Parallèlement à leur grossière intervention dans le système judiciaire, imposant aux juges soumis les verdicts qu’ils doivent appliquer en faveur des partisans du pouvoir et des amis de la première famille; mais aussi contre les citoyens assimilés aux ennemis du gouvernement et à l’opposition. Aussi, immédiatement après la prestation de serment de Michel Martelly, ont été répertoriées une série de décisions judiciaires faites sur mesure soit pour punir ceux opposés au président de la République, soit pour blanchir ses partisans accusés de crimes graves; ou encore pour protéger les membres de la première famille contre des poursuites judiciaires pour abus d’autorité, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs. En effet, la présidence de Martelly est riche en incidents impliquant son intervention directe dans les décisions judiciaires. Par exemple, moins de trois mois après son investiture, il devait trier sur le volet un juge d’instruction chargé de renvoyer hors de cause un ancien commissaire de police incarcéré sous l’administration Préval pour son rôle présumé dans l’assassinat de sa concubine, Monique Pierre, dont le cadavre était retrouvé avec deux obus dans la tête, à Morne à Cabrits. Ernst Bouquet Dorfeuille fut libéré à la cloche de bois et réintégré au sein de la PNH. Quelque mois plus tard, c’était le tour du conseiller présidentiel Calixte Valentin, emprisonné pour meurtre sur la personne d’un commerçant de Fond Parisien, au port d’entrée de Malpasse, d’être innocenté par un juge nommé à cette fin par Michel Martelly. M. Valentin avait abattu Octanol Dérissaint suite à une alter-

cation dont la nature n’avait pas été précisée. La plus grotesque et la plus scandaleuse intervention du régime Martelly-Lamothe dans l’administration de la justice est sans conteste la tentative d’influencer le verdict du juge instructeur Jean Serge Joseph, qui était chargé du dossier de la première dame et du fils aîné du couple présidentiel, poursuivis tous les deux par des citoyens pour activités illégales et anticonstitutionnelles. Le juge Joseph avait trouvé la mort suite aux fortes pressions dont il était l’objet de la part du président Martelly, du Premier ministre Laurent Lamothe ainsi que du ministre de la Justice Jean Renel Sanon. Les deux frères Florestal pourrissent en prison pour la même raison, car l’un d’eux avait également poursuivi la femme du chef de l’État pour corruption et détournement de fonds publics. Dans le cadre de sa politique de violation des droits de l’homme, l’administration Martelly-Lamothe a transformé la Police nationale en sa milice privée, faisant de certains policiers son bras armé contre tous ceux qu’elle prend pour des opposants au gouvernement. La dernière action en date menée contre l’opposition est l’arrestation illégale du militant politique Rony Timothée sur l’accusation inventée d’avoir provoqué l’incendie d’une station d’essence à l’occasion d’une manifestation de rue. L’incarcération de Timothée n’a d’autre objectif que de réduire au silence la voix de la contestation contre un régime pourri, corrompu et violateur des droits légitimes des citoyens. Elle s’inspire de la même logique qui a transformé la Police nationale en force de répression politique. Avec l’acte de répression aveugle du pouvoir contre ce militant, Michel Martelly et Laurent Lamothe achève de vassaliser la PNH dont le nouveau directeur département de l’Ouest (DDO), le commissaire Paraison, avait procédé lui-même à son arrestation. La mission pour laquelle ce dernier a été muté du Cap-Haïtien à Port-auPrince est donc admirablement accomplie. Mais la machine de répression mise en place par l’équipe au pouvoir ne réussira pas à casser la volonté de changement exprimée dans les débats publics, dans les interventions multiformes et les manifestations populaires qui se multiplient. Que le militant Rony Timothée ait été transféré du Pénitencier national, à Port-au-Prince, à L’Archie pour l’isoler davantage, son nom s’ajoute indubitablement à la liste de citoyens qui ont été injustement et illégalement mis en prison par l’actuel gouvernement dans le but de perpétuer les violations des droits civiques, politiques et démocratiques du peuple haïtien, en un mot l’impunité. La Police nationale d’Haïti, sous

le leadership de Godson Aurélus, et avec la collaboration d’un groupe de hauts gradés maintenus au sein de l’institution par Michel Martelly sans les qualités requises pour exercer leurs fonctions, est devenue partie prenante de la politique de répression du régime en place. Mais les dirigeants actuels de la PNH ne doivent pas perdre de vue que les abus de pouvoir auquel ils

se prêtent ne sont que provisoires. Assurément les violateurs des droits humains des citoyens d’aujourd’hui sont appelés à rendre compte de leurs actes. Tout comme leurs prédécesseurs qui se croyaient éternels. La transformation de la Police nationale en milice privée de Martelly et de Lamothe ne durera pas à jamais. C’est la brutale réalité! HaïtiObservateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 8122820


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EDITORIAL

The national Police changed into a repressive force by team Martelly-Lamothe

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ichel Martelly has consistently grown more distant from his campaign promises, putting off indefinitely his pledge of change. In the management of public affairs, he appears increasingly closer to the trends practiced by the Duvaliers, some of which have been put to use by Jean- Bertrand Aristide. Although the Martelly-Lamothe government follows in the footsteps of its predecessors, mostly both Duvaliers, Aristide and Préval, in several areas, particularly its way of manipulating the justice system and the police clearly establishes its repressive nature, despite the propaganda orchestrated by its Public Relations persons and other odds subordinates seeking to present the “bald-headed “ regime as a model in the area of respect for human rights. It’s mainly through their control over the judiciary and the police force that Martelly and Lamothe stand out as impenitent violators of human rights. Along with their gross interference in the judiciary, imposing on submissive judges the verdicts they must apply in favor of government supporters and friends of the first family; but also against citizens treated as enemies of the government and the opposition. Also, immediately after the swearing in of Michel Martelly, have been recorded a series of tailor-made judicial decisions aiming to punish those opposed to the president of the Republic, to exonerate his supporters accused of serious crimes; or to protect members of the first family against lawsuits for abuse of power , embezzlement and conspiracy. Indeed, Martelly’s presidency is rich in incidents involving direct intervention in judicial decisions. For example, less than three months after his inauguration, the new president cherrypicked a judge charged with declaring free from charges a police captain detained under the Préval administration for his alleged role in the murder of his concubine, Monique Pierre. The latter’s body was found with two shells in the head, in the area of Morne à Cabrits. Ernst Bouquet Dorfeuille was surreptitiously released and reinstated in the ranks of the Police. A few months later, it was the turn of Presidential Adviser Calixte Valentine, jailed for the murder of a trader from Fond Parisien, at the port of entry of Malpasse, to be exonerated by a judge appointed for this purpose by Michel Martell. Valentin had shot Octanol Dérissaint following an altercation whose nature had not been speci-

fied. The most grotesque and most outrageous intervention of the Martelly-Lamothe regime in the administration of justice is undoubtedly its attempt to influence investigating Judge Jean Serge Joseph’s verdict. Defunct Judge Joseph was handling the case of the first lady and the eldest son of the presidential couple both sued by private citizens for illegal and unconstitutional activities. Judge Joseph died following heavy pressure to which he was subjected by President Martelly, Prime Minister Laurent Lamothe and Minister of Justice Jean Renel Sanon. The two Florestal brothers are rotting in jail for the same reason, because one of them had also sued the wife of the Head of State for corruption and embezzlement of public funds. As part of its violation of human rights policy, the MartellyLamothe administration changed the National Police into its private militia, making some police officers its henchmen against all those it takes for government opponents. The latest action taken against the opposition is the illegal arrest of political activist Rony Timothée on trumped-up charge of having caused a fire to a gas station during a street demonstration. The incarceration of Timothée has no other purpose than to silence the voice of dissent against a rotten and corrupt system, which violates the legitimate rights of citizens. It’s based on the same logic that Mr. Marthelly and his cronies have transformed the National Police into his tool of political repression. With this act of indiscriminate abuse of power against this activist, Michel Martelly and Laurent Lamothe have completed the domestication of the PNH, including the new director of the Western Department (DDO.) Police captain Paraison, who carried out the arrest of Mr. Timothée himself, thinks he has perfectly fulfilled the mission for which he was transferred from Cap-Haitien to Port -au- Prince: breaking the back of the demonstration getting louder and more numerous week by week. But the repression machine set in motion by the team in power will not succeed in breaking the desire for change expressed in public debates, through multifaceted interventions in the press and by way of popular street demonstrations, which tend to multiply. Whether Rony Timothée has been transferred from the National Penitentiary in Port-au –Prince to a jail in Archaie in order to isolate him more, his name is added to the

long list of citizens who have been unjustly and illegally imprisoned by the government, in order to stay indefinitely in power to violate the civil, political and democratic rights of the people of Haiti. Haiti’s National Police, under the leadership of Godson Aurélus, and with the collaboration of a group of senior officers kept in the institution by Michel Martelly without qualifications to perform their duties, became a party to the repressive policies of the regime.

But the current leaders of the PNH must not forget that the abuse of power which they have become part of is only provisional. Obviously, today’s violators of human rights of citizens will be called to account for their actions; like their predecessors who believed their power was eternal. The transformation of the National Police into Martelly and Lamothe’s private militia will not last forever. That’s the blunt and frank reality! HaïtiObservateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 8122820


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AFRIQUE ACTUALITÉS Égypte : Sisi remporte une « victoire écrasante » L’ancien chef militaire Abdul Fattah al-Sisi a décroché une «victoire écrasante » aux élections présidentielles de l’Egypte ayant gagné plus de 93 % du suffrage exprimé. Le taux de participation devrait être d’environ 46 %, beaucoup plus faible que M. Sisi espérait. Les Frères musulmans et de nombreux militants libéraux et laïques ont boycotté le vote. Le mouvement islamiste a rejeté le vote du mardi 27 mai et qualifié le processus de « pièce de théâtre qui n’a convaincu personne». Hamdeen Sabahi, le seul autre candidat en face d’al-Sisi, a déclaré que son équipe avait enregistré des « violations » dans le processus de tabulation des bulletins de vote. M. Sabahi a obtenu moins de 760 000 des 24,7 millions de votes comptés. Des centaines de partisans d’alSisi sont descendus dans les rues du Caire, durant les premières heures des résultats du jeudi, agitant des drapeaux égyptiens, faisant étalage de feux d’artifice et donnant des coups de klaxonne d’automobiles interminables. En 2012, Mohammed Morsi avait gagné près de 52 % des suffrages exprimés, avec quelque 13 millions de voix au total Les autorités militaires ont prolongé le vote jusqu’au jeudi, dans l’espoir de stimuler la participation. Mais de nombreux observateurs ont rapporté que les bureaux de vote étaient presque vides. Le président élu hérite d’une économie paralysée, d’une insurrection de faible intensité et d’une nation cruellement divisée. Il espérait gagner 40 millions des 54 millions de votants enregistrés, en vue de prouver qu’il avait le soutien de la majorité des Égyptiens. Cependant, il apparaît que seulement environ 25 millions de votants se sont

présentés dans les bureaux de vote. Le taux de participation à l’élection présidentielle précédente entre Mohammed Morsi et l’ancien Premier ministre Ahmed Shafiq était d’environ 52 %. RCA : Les rebelles Séléka prennent la revanche Au moins 11 personnes ont été tuées à l’occasion des attaques orchestrées par des rebelles musulmans contre une église chrétienne dans la capitale centrafricaine. Selon des témoins, des membres de la milice Séléka ont lancé des grenades avant de tirer à hauteur d’homme indistinctement à l’intérieur de l’église Notre Dame de Fatima située dans la banlieue de Petevo. Les rebelles à majorité musulmane sont impliqués dans de violents combats avec la milice antiBalaka majoritairement chrétienne depuis mars 2013. L’incident du mercredi 28 mai est le pire que le pays a connu depuis que les rebelles Séléka ont été chassés du pouvoir en janvier 2014. La milice Séléka avait annoncé qu’elle allait mettre en place une nouvelle chaîne de commande en vue de contrecarrer les rebelles chrétiens. Les membres du groupe Séléka contrôlent encore une grande partie de la République centreafricaine. Faits divers Saviez-vous que les Indiens contrôlent l’économie nationale ougandaise ? Qui pis est, ils rapatrient leurs profits chez eux. Toutes les grandes entreprises de manufacture ainsi que les mégasupermarchés appartiennent aux Indiens. C’est, en effet, la rude réalité, surtout dans la partie est du pays. Les Indiens résident en Ouganda simplement pour exploiter

AVIS DE RECRUTEMEnT À L’UCM L’Univers Centre Médical (UCM) de Ouanaminthe recrute, pour compléter son équipe médicale, quatre médecins spécialistes à temps complet. niveau d’études Médecins diplômés de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ou d’une Faculté de médecine étrangère dument reconnue. Domaines de spécialisation : Pédiatrie, Gynéco-Obstétrique, Anesthésie, orthopédie. niveau d’expérience Toutes candidatures sont les bienvenues, surtout celles ayant plusieurs années d’expériences hospitalières. Informations complémentaires S’adapter à l’administration de l’UCM (Ouanaminthe). Pour postuler à ces offres, nous vous remercions de bien vouloir nous adresser vos candidatures par e-mail, tout en tenant compte de nous présenter vos délais de disponibilité. Dès réception, un de nos consultants vous contactera en toute confidentialité. E-mail: huguesbastien@yahoo.com jodumay@yahoo.com Mobile: 3768-9866 Pour l’UCM : Dr John Nelson, neuropsychopharmacologue, nutritionniste, biochimiste, professeur des universités.

les ressources du pays tandis qu’ils ne s’intègrent pas dans la société ougandaise. Il y en a qui y vivent depuis longtemps, pourtant ils ne partagent pas la langue locale. Ils s’adressent toujours à leur personnel ougandais en anglais, un anglais élémentaire. Les employés ougandais des entreprises indiennes travaillent de longues heures, au moins 10 heures par jour, et ils n’ont pas droit à des rémunérations salariales pour des heures supplémentaires. Contrairement à d’autres pays africains, il n’existe pas de lois régissant le salaire minimum en Ouganda. Les Indiens s’enrichissent outre mesure. Cependant, il ne leur est pas fait l’obligation de réinvestir leurs profits dans le pays; ils les rapatrient chez eux. Quelques semaines de cela, j’ai eu une conversation avec Béatrice, une jeune manufacturière de 25 ans. Depuis un an et demi, elle travaille 10 heures par jour, du lundi au samedi, de 7 heures du matin à 6 heures du soir, dans une manufacture de sachets en plastique. Pourtant, elle ne gagne que seulement 1,20 dollar par jour. Si, par malheur, elle arrive quelques minutes de retard, elle est obligée de travailler toute la journée sans gagner même pas un sou pour sa journée de travail. Cela est loin d’être une exception, c’est la règle. Qui pis est, tout le monde le sait. Les employés sont sans défense; ils sont livres à eux-mêmes. Postcards from Africa The power of pro-activity: “Success is a proactive choice.” Challenge: Show me a single person who has succeeded without being proactive, and I will show you millions who have failed simply because they were not proactive. Thanks to my eldest brother Hugo, I am a lover of good nonfiction books. From my middle school days, he challenged me to stick to books as my only passport to social promotion in life. Years ago, I got acquainted with French psychologist Maurice Tièche who said: “If you have a goal you want to accomplish, you must stay focused by sacrificing your social life.” The psychology of success is made up of three simple steps: Recognize that you are the master of your destiny. There is no tomorrow. Tomorrow is today. To repeat the great American social psychologist, “The future is made up of the same stuff as today.” As goes the French adage, “Qui veut juin prepare octobre.” Begin with the end in mind. You need to be sure of what it is you want to achieve. Do you want to be a medical doctor? So you must: Plan accordingly. Learn to prioritize. Put first things first. Nothing can stand in the way of your success. You, and only you, can be your own enemy. Always remember this: Success is the fruit of dedication and discipline. Chances do not exist. Life is all about sowing and reaping. That is the law of cause and effect. Successful people are those who are single-minded, dedicated, and disciplined. They know how to turn their minuses into pluses. You can succeed in everything you want to do if you make up your mind and are proactive. Success is a proactive choice you make, not sometimes, but every day of your life. Réginald Barthélemy 4 juin 2014

LE CAS L’ÉTAT HAÏTIEN CONTRE LA HAITEL ET FRANCK CINÉ DEVANT UN TRIBUNAL AMÉRICAIN

Plaidoiries écartées, un juge fédéral est sur le point de trancher Les réclamations contre l’État haïtien s’élèvent à plus de 300 millions $ ans de l’accord pour la License, Suite de la page 8 soit entre 15 millions et 29 milmais illégales, et qui ne pour$. lions ront pas tenir dans un tribunal respectueux des droits des citoyens et dans un pays où Autres propriétés : prévaut la bonne gouvernance. Rue Grégoire : Immeuble pour C’est sans doute faute de pre- industrie loué à 3 mille $/mois, neurs locaux que Laurent plus générateur évalué à 25 Lamothe a tenté, de conniven- mille $ ; à Delmas 60 : comce avec le consul d’Haïti à plexe résidentiel loué pour 12 New York agissant comme mille/mois plus deux généracourtier, de vendre les avoirs de teurs évalués à 60 mille $, plus la Haitel à une compagnie qui 16 onduleur avec accumulane semblait pas avoir les reins teurs pour 100 mille $; équipesuffisamment solides pour ments tels que réfrigérateurs, lits, téléviseurs, lessiveuse et mener une telle affaire. séchoir plus microonde pour Une décision judiciai- 30 mille $; maison à Pèlerin re à New York pourrait louée à 2 mille $/ plus généracoûter des centaines teur coûtant 20 mille $; Maison de millions à l’État haï- à Saint-Louis Jeanty louée à 2 mille 500 $/m avec générateur tien évalué à 20 mille $, plus onduÀ la lumière de tous ces faits, leurs avec accumulateurs coûon peut s’imaginer l’intérêt que doit susciter la décision qu’au- tant 20 mille $; maison à Imra rendue éventuellement le passe Saint-Marc louée à 3 juge fédéral, à Brooklyn, New mille $, plus générateur coûtant York. Surtout que, dans l’- 20 mille $, plus onduleurs avec éventualité d’une décision accumulateurs évaluée à 10 défavorable au gouvernement mille $; maison à Rue Louverhaïtien, l’État haïtien devrait ture louée à 2 500 $/m; comencourir une facture extrême- plexe résidentiel à Laboule 10 ment lourde pour compenser et loué à 10 mille /m, avec génédédommager Franck Ciné et sa rateurs coûtant 30 mille $, plus 8 onduleurs (inverters) avec compagnie. accumulateurs évalués à 80 Pour avoir une idée de ce qui pourrait attendre le gouver- mille $ et réfrigérateurs, lits, nement haïtien, le chef de téléviseurs, lessiveuse, séchoir l’Exécutif, le Premier ministre, et microondes évalués à 15 le directeur de la DGI, le direc- mille $. La résidence de la famille teur de CONATEL, celui de la Ciné située à Laboule 15 évaTéléco et le gouverneur de la luée à 2,5 million, plus œuvres Banque centrale, car tous étant d’art pour 3 millions $, montres responsables individuellement et solidairement, il faut con- évaluées à 1, 5 million $, bisulter l’inventaire des biens de joux pour 1,5 million, générala Haitel et de la famille Ciné teur coûtant 30 mille $, ondusaisis par le gouvernement leurs (inverters) avec accumuMartelly-Lamothe. Car il fau- lateurs pour 20 mille $, véhidra déterminer quel usage a été cules évalués à 1,1 million, fait des loyers collectés des plus équipements et mobiliers maisons et immeubles qui (lits, table de billard, téléviseur, étaient en location au moment système de son, etc.) évalués à de leur saisie par l’État haïtien. 20 mille $. À Laboule 17, propriété vaDans ce même ordre d’idées, il lant 1,5 million; à Papette, profaut établir également les compensations à faire aux proprié- priété valant 50 millions $; protaires pour les biens gardés par priété à Tabarre valant 45 mill’État haïtien durant tout le lions $ louée pour 20 mille temps que ni Ciné ni la Haitel $/m; propriété sur la plage, ou la famille Ciné n’avait point résidence des Ciné évaluée à 1,2 million, plus générateur la jouissance de ces actifs. coûtant 30 mille $, plus équipeInventaire des biens ments et meubles (lits, télévide la Haitel et de Ciné seur, etc.) évalués à 20 mille $, saisis par le gouverne- plus onduleur coûtant 15 mille $ et œuvres d’art pour 60 mille ment haïtien $; Résidence sur la montagne Équipements saisis de la Haitel : Véhicules dont le coût de M. Ciné coûtant 1,3 milse situe entre 800 mille et un lion, plus générateur pour 20 million $; des générateurs éva- mille $, équipements et meulués à 450 mille à 500 mille $; bles (lits, téléviseur, etc.) pour Des tableaux évalués à un mil- 15 mille $, onduleur (inverter) lion $ à 1,5 millio0n $; équipe- pour 15 mille $, œuvres d’art ments et mobiliers de bureaux, coûtant 40 mille $; immeuble à y compris ordinateurs et por- Bois Verna loué à 3 mille tables coûtant entre 2 millions $/mois, plus générateurs pour et 2,5 millions $; le coût sur 15 50 mille $.


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The Haitian community must act decisively By Herbert Regnier 18 Mai came and went with great fanfare and celebration in the Haitian and Haitian-American community living in New York. Thousands of individuals commemorated Haitian Flag Day with joyful pride. This exuberant manifestation of euphoria meant to honor the flag - the symbol of the first black republic, and the efforts of Toussaint Louverture, JeanJacques Dessalines and the countless others whose blood was spilled in the process. Appearing on the bottom of the flag’s coat of arms are the words - L’union Fait La Force – meaning, in union there is strength. At the time, Haiti’s founding fathers knew that great things were accomplished when individuals pulled together. Two hundred and ten years later, and hundreds of miles away, this notion still holds true as well. And there is no better example of when the Haitian community must pull together to accomplish great things than with Rubain Dorancy’s New York State senate campaign. Dorancy is vying to become the next senator to represent the 20th senatorial district in central Brooklyn. This encompasses Brownsville, Crown Heights, East Flatbush, Park Slope, Prospect Heights, and Sunset Park. Following a successful 20–year career as an administrator in the New York City Department of Education, Dorancy has decided to continue serving the public, and expand on the impact he has on the lives of Haitians and HaitianAmericans living in Brooklyn, and the greater NY region. Dorancy was born and raised in the Crown Heights section of Brooklyn. Attending public school PS 91 and Mahalia Jackson I.S. 391, Dorancy would go on to graduate from Brooklyn Tech H.S. and City College. Shortly thereafter, Dorancy pursued his JD from Brooklyn Law School and an MPA from Brauch College. Given his upbringing, education, and professional accomplishments, this is an individual who is immensely qualified to represent the community. In many ways, Dorancy signifies the aspirations of a past generation that ventured hundreds of miles to seek a more fulfilling life in the US. Nonetheless, there is a clear distinction between qualifications and the ability to serve as an effec-

tive legislature, as experience has taught us. And this is exactly why Dorancy’s candidacy is that much more significant to our community. He will undoubtedly be one of the states most effective legislatures in the near future. Dorancy has a pathway by which he will target central components of his platform. Dorancy is seeking to improve access to quality public education, ensuring that NYS passes the D.R.E.A.M. Act, in-

Rubain Dorancy. creasing job opportunities through the expansion of small businesses, and reducing crime rates and gang violence by expanding state funding for youth programs. As an example, Dorancy has proposed introducing a bill to compel the governor and state legislature to fully fund NYC public schools, which the New York Court of Appeals ruled was underfunded in a 2007 lawsuit brought against the state by the Campaign for Fiscal Equity. This would potentially provide the NYC’s Department of Education with an additional $5 billion dollars in financing, and several hundred million more each fiscal year. Additionally, Dorancy has proposed mandated measures to increase the amount of goods and services MWBE certified businesses can procure from the state of New York. Lastly, Dorancy has hinted at being a forceful ally of Mayor Bill de Blasio in the state legislature, working to ensure the city’s progressive agenda receive the necessary support in Albany. Furthermore, the Dorancy senate campaign places the Haitian and Haitian-American community at the epicenter of the city’s shifting political landscape. This is not only about electing the most capable candidate to represent our community, but more importantly, it is about providing the community with a legitimate seat at the table. A Dorancy victory is without question a game changer! Although, the Haitian community has grown increasing influential over the past couple of

months with Ambassador Patrick Gaspard’s close personal friendship with the Mayor, and the appointment of two members of the Haitian community to prominent positions in the Mayor’s administration; Jacques Jiha as commissioner of the Department of Finance and Rosemonde PierreLouis as commissioner of the Office to Combat Domestic Violence, there are still plenty more inroads to be made. Thus, while Dorancy’s campaign is politics, for us this is not just politics as usual. To borrow Dorancy’s tagline - because it matters! In continuing to look at the election of Mayor de Blasio, Brooklyn is now the focal point of politics in the state. And it is inconceivable that at this juncture the Haitian community in Brooklyn does not have any representation in NYS’ Senate or Assembly to advocate on behalf of the community. Despite popular belief, Councilman Mathieu Eugene’s influence and authority does not exceed the boundaries of NYC and its budget, and Assemblywoman Michaelle Solages cannot be expected allocate Nassau county’s resources to Brooklyn residents. With over 86,000 Haitians and Haitian-Americans residing in Kings county, the need for greater political organization and to elect a member of the community could not be more pressing. Brooklyn is home to the third largest county of Haitian and Haitian-American population in the country outside of Miami-Dade and Broward counties in FL. Like the Italians, Irish, Greek, and Jewish Communities before, and most recently, the Jamaican and Dominican communities, political organization and participation is integral to the success and prosperity of the community in New York. It has been a long time coming for the Haitian and Haitian-American community, now is the chance for a lasting action. Over the past couple of weeks, the Dorancy campaign has gained a tremendous amount of momentum. He has been able to secure the endorsements of the New Kings Democrats and LAMBDA Independent Democrats of Brooklyn. These are two prominent political clubs in the borough. Additionally, he has recently received the endorsement of Progressive Democrats Political Association (PDPA). This is the political organization lead by the Hon. Dr. Una Clarke and her daughter, Congresswoman Yvette Clarke. At this time, the campaign is well positioned to pick up several more endorsements from other locally elected officials and from across the city, as well as, key labor support like 1199, Working Family Party, United Teachers Federation, and 32BJ. As with Councilman Eugene’s victory in 2007, this senate seat is currently vacant and offers a tremendous opportunity for a victory. However, as you know, 3 things, and 3 things only - numbers, numbers, and more numbers, win elections! That is to say, campaigns are won by the number of actual votes you receive, the number of volunteers, and the amount of money a candidate raises. Dorancy campaign needs your help. So, as we did 210 years ago, let us unite and accomplish another great feat.

north Miami : Des élections anticipées pour remplacer la mairesse inculpée Lucie Tondreau Par Michel Léandre Les règlements internes de la ville de North Miami exigent que des élections doivent se tenir dans les prochains 60 jours qui suivent la destitution de tout maire par le gou-

Par Michel Léandre. verneur de l’État. Ainsi, une fois inculpée, le chef exécutif de cette municipalité, Marie Lucie Tondreau, a été suspendue par le gouverneur Rick Scott, laissant au maire adjoint Philippe Bien-Aimé et ses assesseurs la responsabilité de gérer les affaires courante. L’équipe municipale devrait établir une date en juillet pour la tenue du scrutin spécial. Mais en raison des grands débours financiers que cela implique, elle a opté pour le 23 août, date qui coïncide avec d’autres élections primaires et municipales, une décision qui permet d’éviter certaines dépenses liées au double emploi des infrastructures électorales. L’inculpation de Tondreau crée un scandale surpassé seulement par l’avidité de certains Haïtiano-américains, notamment l’ex-maire Kevin Burns, à terminer le mandat de Lucie Tondreau. Le jour même de l’arrestation de celle-ci, des dizaines de compatriotes hostiles à la mairesse se sont rendus à l’hôtel de ville pour vociférer leur opposition avant de forcer la porte de son bureau principal, brisant sa photo et autres objets qui s’y trouvaient, un acte de barbarie que les médias ne cessent de commenter avec force critiques. Mme Tondreau est une activiste politique et communautaire de première heure ; elle a gagné ses gallons dans la lutte en faveur des

refugiés et des démunis. Son accession à la mairie de North Miami s’est justifiée par sa popularité et sa manière d’aborder les gens. Élue mairesse, elle s’est créée de nouveaux amis en quête de faveurs. Mais ces derniers se sont retournés contre elle parce qu’elle est très à cheval sur les principes. Elle entendait diriger sans favoritisme ni copinage et menait la ville difficile a certains propriétaires de maisons et d’appartements qui refusent d’obtempérer et te tenir leurs maisons en location en bonnes conditions. Nul doute que son attitude de non-complaisance allait lui attirer l’inimitié de plus d’un. De plus, des candidats malheureux aux élections ne pardonneront jamais à Lucie Tondreau son écrasante victoire aux urnes et crient toujours aux fraudes et à la duperie dans les votes transmis par voie postale. Chaque résident de North Miami croit digne d’être le maire de la ville. Aussi des dizaines de candidats affichent-ils leurs intentions d’entrer en compétition à l’occasion de chaque élection et parfois commencent à mener campagne une année avant les joutes. On se rappelle le cas du médecin Smith Joseph, qui a dépensé des centaines de milliers de dollars pour gagner ce siège. Après son échec mal digéré, il s’est lancé dans l’opposition à tout éventuel élu. Pour les élections anticipées du 23 août prochain, 10 citoyens d’origine haïtienne et un Américain, Kevin Burns ont déclaré leur candidature avant même que soit proclamée la date de ce scrutin spécial. Mais quel enjeu ? Pourquoi tant de gens veulent-ils prendre charge briguer de la municipalité de North Miami ? Voilà une question dont la réponse se fait encore attendre. Pour Lucie Tondreau, son sort n’est pas encore scellé. La mairesse a de fortes chances de regagner son poste avant la tenue des élections programmées. Car son cas devra être entendu vers la fin du mois de juillet ; dans le cas de son élargissement, la politique reprendra son cours normal dans la ville, mettant les éternels assoiffés du pouvoir de North Miami sur le banc de touche, jusqu’en mai 2015. mleandre51@gmail.com

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mesi ke w monte sou pouvwa sou labanyè « peyizan ». Jodi a, lopital yo chaje ak anpil malad. Te sipoze gen pi plis, men nou pa prepare pou n bati lòt. Nou gen anpil moun kalifye ki ka bay sa sou de chèz pay. An nou eseye fè yon jefò pou n wè si nou ka rezoud pwoblèm yo youn pa youn. Salnav : Toma ak Janèt, nou gen yon towo gason ki pral itil peyi nou. Tout sa l ap pale la a gen yon valè kapital. Mwen reyèlman fyè de ou, Wowo ! Wowo : Mèsi, m’sye Salnav. Nou pa gen dwa bliye agrikilti a ! Agrikilti se yon nesesite tou Wowo : Pou nou kanpe e okipe fonksyon nou sou latè, nou dwe bwè e manje tou. 3-San agrikilti, pa gen peyi. Manje se sak kenbe limanite an jeneral. Kretyen vivan pa ka viv nan dezè, paske fòk yo jwenn dlo ak manje. Menm zannimo yo pa ka fonksyone san de bagay sa yo. Yasent : Ansyen prezidan Préval kòm agwonòm konnen pi byen ke nou. Men li pa t janm fè anyen pou

soulaje mizè ak grangou pèp la. Nou kwè ke erè li te komèt yo pa pral rive prezidan Mateli, paske l se yon prezidan konpetan e li konn doulè pèp la. Li pral mete konesans li nan èd peyi a bezwen. Sonje byen li te di, nan premye diskou ke li te fè a apre rezilta eleksyon yo, ke li se « prezidan tout moun ». Se pou l twouse janm kanson li, pou l pa pran dikta ki ka antrave l pou rann sosyete a sèvis li bezwen an. Se pou l fè jan li konnen pou ede peyizan yo nan travay latè. Wowo : Se pou gen yon bidjè pou agrikilti. Si li te ka achte 2 traktè pa depatman, kote anplwaye yo travay pa relèv pou laboure tè a pou yo, san yo pa peye yon santim ni resevwa okenn kado. Y ap gen alatèt yo yon sipèvizè ki pou fè rapò chak senmenn ba minis Agrikilti a ki pou enfòme prezidan an tou. Ap gen enspektè tou ki pa pral nan dòmi kole ni nan zanmitay avèk teknisyen ak sipèvizè pou demaske tout magouy. Ba peyizan yo 3 zan pou rekonèt yo avan yo fè yo peye yon ti task pou reparasyon aparèy yo k ap itilize pou sèvis yo pandan tout period yo. Ya resevwa angrè pou trete tè yo. Konsa va gen anpil manje e pri yo va bese anpil. Nou pa p rete sou kont peyi etranje. Si mouvman sa

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a mache, peyi Dayiti va reprann figi l. Gen anpil konpatriyòt ki bon nan domèn sa a. Fè apèl a yo menm pou yo bay patisipasyon pa yo. Anpil sant va louvri pou ede moun ki pa kapab reponn a bezwen yo. Mwen kwè ke prezidan an ap fè diferans sa a. Janèt : Ou panse dò pitit mwen. Ou gen tèt. Ou merite yon bon manje kòm rekonpans ! Prezidan Mateli nan Repons Peyizan dwe pran nòt pou regle koze yo. E m kwè l ap mete pawòl sa yo an aplikasyon. Yon jou nou tout va rekòlte, malgre mechan yo ap fè mannèv tèt kanna. Kouran elektrik pou tout moun Wowo : San elektrisite anyen pa fouti mache nan tout domèn. Prezidan nou an gen yon travay espesyal pou li fè. 4- Yon peyi pa ka fonksyone san kouran elektik, ki yon bezwen nesesè tou. Nou ka di, li se venn peyi a e dlo a se san an. Kidonk, se pou gouvènman an fè jan l konnen pou l mete elektrisite nan peyi a. Gen plizyè mwayen pou mete kouran nan peyi a. Se yon fè eksprè oubyen yon politik pye sal ki jèmen nan peyi a. Olye n’ap depanse nan bagay ki pa genyen enpòtans, sak fè nou pa sanble tout lajann sa yo pou achte aparèy k’ap sèvi. Salnav : Pawòl verite ! Gen anpil bon teknisyen ayisyen konpetan ki ka fè travay sa a. Envesti nan yo. Ba yo ankadreman nan tout sans. Se movèz fwa ki reyèlman te nan kò anpil dirijan avan yo ki fè yo pat mete elektrisite nan peyi a. Prezidan Mateli se pou w reyèlman fè yo tout wont nan tout sans. Mwen konnen ou kapab anpil pou rive fè diferans lan kòm yon prezidan santi bon ki konn bon bagay. Mwen pa di sa nan sans pou w ap fè enteresan kòm yon chèlbè ki konn gou bouch li. Selin : Yo pa wont pou wè se nan eta sa a peyi a ye aprè 25 an ansyen prezidan Jan-Klod Divalye pati, ale e retounen. Se bak n ap fè olye n vanse. Se pa posib pou peyi a gen moun save ladann pou bagay lèd sa yo ap pase devan je n. Nou kwè ke doleyans nou yo klè. Nou pa pra l nan batay ni nan joure. Nou rete kwè ke prezidan Mateli pra l fè posib li pou mete peyi a sou 2 pye militè l oubyen sou 2 ray li. Ou kapab prezidan nou an. Mete bon materyo pou yo e fè nou kontan travay prezidan an. Yasent : Mwen aprann pandan m ap tande Wowo k ap pale a. Men ta renmen nou bay opinyon sou yon lòt pwen. Se zafè transpòtasyon an. Wowo bon pou sa, l ap vin ak yon bagay kanmenm. Wowo : Alò se Wowo ki gen mwayen pou bay opinyon. Nou tout ki la a se yon sèvo. Tout, sèlman, nou pa vle mete koze yo deyò, paske nou toujou pè pou yo pa kouri ak nou. Pa gen sa ankò menm, paske prezidan Mateli pase m’ap vin sou li e sou tout. Gen yon pwovèb ki di : M’ap fè bab ou… Gade mwen bliye’l! Salnav : M ap di li pou ou, Wowo. « M ap fè bab ou, ou di m, ou blese ».” E ankò, gen yon lòt ki di: “Mwen pote’w sou do, ou di’m ou pile teta”. Ou mèt kontinye, gason mwen. Transpòtasyon dwe efikas pou lavi ka gen sans Wowo : Mèsi anpil. Mwen nan mitan yon bann save. 5- Ekonomi yon peyi repoze sou transpòtasyon anjeneral nan tout sans. Se faktè enpòptan ki ki pi enpòtan ke tout bagay nan ekonomi a. Kèlkeswa sa k ap fèt, transpòtasyon gen plas li. Ann Ayiti, nou bliye si nou gen yon responsablite. Se pou wout prensipal yo fèt nan peyi a pou travèse yo pa yon pwoblèm e pi rapid pou manje yo pa gate. Bato, avyon ak machin

pou transpòtasyon an Janèt : Moun ki pa konprann reyalite a ka di ke nou pa gen pou n fè nan sijesyon sa yo, paske Ayiti se youn peyi fouti. Tout mesye ki pase sou pouvwa yo se fasè, blofè e aloufa. Nou ka konprann sa, men se pa tout ki konsa. Omwens, nou ka bay kèk nan yo kredi ou byen chans yo. Yon gouvènman serye travay pou monte peyi l e fè tout sa k posib pou bay peyi a yon imaj ke tout moun renmen. Prezidan an, balon an nan pye w, pou w make sèlman 5 gòl ak anpil drib kòm bon bitè. Wowo : Janèt se foutbolè ki konn woule balon won. Se ta bèl bagay pou wè ke yon gouvènman achte 10 avyon transpò ou byen 5 pou travay transpò a tounen yon reyalite. Nan sans sa a, machandiz yo kapab transpòte byen vit. Bato ak avyon yo kapab itilize pou pote sa kamyon yo pa ka pote. Se yon etid fasil k ap pote bon solisyon. Nou konnen pa gen lajan pou bagay yo sa mache. Gen ekspè nan domèn sa a ki ka ede. Nou ta renmen 4 bato pou trajè sa yo k ap fèt byen vit. Toma : Mwen dakò. Nou pa bezwen chaje yon pakèt lajan pou nou fè sa ki bon. Se pou n bat fè-a padan-l cho a nan tout kò l. Se tout mounn ki pou mete men nan pat la pou ede peyi-a. Ekselans, prezidan Mateli bon nan domèn sa a e li te menm chante sou sò peyi a ak tribilasyon pèp la. Nou kwè l ap ankouraje envestisè antre nan peyi a pou penmèt ekonomi an pran pye. Ou pa wè li chita sou edikasyon! Edikasyon se yon mwayen pou vrèman ede tout moun Wowo : Edikasyon se boul pik mwen. 6-Nan yon peyi kote moun yo pa jwenn mwayen pou yo al lekòl, yon fason pou yo ka konnen li ak ekri, peyi sa a pa fouti devlope e ale pou pi devan. Se nan pozisyon sa a peyi n ye jodi a. Majorite pèp la pa konn ni li, ni ekri. Nou pa dwe wont di sa. Selin : Se sa k fè nou nan sitiyasyon malouk sa a douvan je sosyete-a. Lekòl se yon nesesite e se yon mwayen ki penmèt yon peyi devlope e avanse. Se pa bati anpil lekòl san zouti ak ankadreman. Sipozon, yon gouvènman bati 10 lekòl nan yon sèl depatman e li kite lòt yo ap naje pou yo soti, jan ansyen prezidan Preval te di a, se kòm si w lave men w siye l atè. Premyèman, li mete pitit pèp la nan gwo pwoblèm. Pa gen okenn ankadreman ki fèt pou pofesè yo jwenn mwayen pou travay la ka fèt nòmalman, se kòm si ou ba yon moun yon sòs pwa pou l manje avèk yon fouchèt. Wowo : Li ta preferab, gouvènman sa a bati yon gwo lekòl nan chak depatman. Nan kondisyon sa a, ap genyen pwofesè ki prepare pou al ede lòt yo ki nan bezwen. Meyè mwayen an se dekonjeksyone lekòl yo pou sèvi chak depatman e mete tout bagay pre pou pwofesè, elèv ak anplwaye y o . Salnav: Nou kwè se yon nan priyorite Prezidan Mateli. Ti mounn kou gran moun bezwen ale lekòl Toma : Gran moun ki pa gentan pandan lajounen kapab al lekòl leswa pou meble konesans yo e pran responsablite yo. Lekòl diswa dwe relouvri pòt li ankò pou gran moun yo ka tounen lekòl. Se pou yo tounen lekòl pou yo pran bon jan fòmasyon ak tout prensip ki genyen pou sove tout moun. Kanta pou ti moun nou yo, nou pa dwe neglije yo. Janèt : A la bèl sa ta bèl si gouvènman an te pran yon ti minit pou reflechi e menm panche sou zafè lekòl santral nan chak depatman peyi a pou nou jwenn jènjan ak jèn demwazèl ki soti avèk yon metye nan men yo. Sa

se yon avantaj bab e moustach pou sosyete a. Selin : Nou konprann bagay yo pa fasil, men avèk bon jan dispozisyon tout bagay ka mache e ap genyen pote-kole tout bon k ap demontre solidarite ayisyen natif natal. Gen anpil ti moun ki bezwen al lekòl men yo pa jwenn mwayen pou yo ale. Gen anpil nan sa yo rele restavèk yo ki maton nan li ak ekri. Men yo pa jwenn ankadreman. Wowo : Se travay gouvènman an pou ede ti moun yo ki definitivman nan bezwen. Minis Edikasyon national la dwe pran travay la oserye pou kapab gen yon amelyorasyon nan sosyete nou an. Li gen dwa kòmanse pou lòt k ap vini aprè li yo kontinye travay nòmal ki deja kòmanse a. Yon verite nou pa ta vle kwè ki se yon reyalite Yasent : Koze sa a ke m pral aprann nou la a, gen anpil moun ki te ka pa tande l. Nan yon entèvyou nan youn na radyo bò isit te fè avèk 2 ti moun 10 ak 9 an nan peyi Dayiti, li te mande ti moun 10 an : « Pou ki sa ou pa al lekòl e ki kote ou soti e kote fanmi w ? Ti gason an te reponn konsa : « Mwen soti Lagonav. Mwen vin Pòtoprens avèk matant mwen. Li mouri e m pou kont mwen ». Ou kwè gen anpil asyosyasyon ki la pou ede n, pou ki sa ou pa al nan youn ? Ti gason an reponn: « Te gen youn ki te vini, yo pran foto m, yon bann ak yon pakèt chire pit, mwen pa janm tande yo ankò. Mwen menm, mwen nan yon bagay la a ke mwen pa renmenn. Se kokorat mwen ye. Yo rele m kokorat, mwen reziye m. Men se pa yon bagay mwen renmen di tou. Si prezidan Preval te vle pran mwen tout bon vre pou mete m lekòl pou m sa aprann e menm fèmen m pou m pa janm soti al deyò, mwen ta kontan. Mwen ta p etidye pou m sa vin yon gwo sitwayen demen ». Nou wè verite a. Se ankadreman ti moun nou yo manke ki fè yo tout tounen ti bèt, ti lougawou dèyè manman. Nou ka wè ki enpòtans « LEKÒL SANTRAL » la genyen nan sosyete a. Toma : Gen anpil gwo tèt ki fè mèvèy, se nan lekòl sa yo yo soti. Ou tande pawòl ti moun sa a ki bay a panse. Salnav : Mwen pa p pale de lòt ti gason 9 an paske koze pa l la se koze politik ak èn yo mete nan kè ti mounn yo pou yo fè zak, di sa yo pa sipoze gaye nan kalbas tèt yo. Nou gen yon sosyete pouri ki bezwen dezenfekte, yon fason pou yo chanje mantalite ak mòd vi sa y ap mennen an. Se pa byen di tou ke ekip k ap pèdi ti moun nou yo nan zak vagabondaj ak kriminèl, se pou gouvènman an lage kat wouj dèyè yo pou pratik malonnèt sa a. Selin : Se pou lajistis lage koukouwouj dèyè tout sanginè, gate-pati, gate-sa yo pou n sa gen yon sosyete refòme ki ka itil peyi a e non pa detwi tout sa k genyen anndan li. Nan yon ka parèy, ki reyaksyon w pou wè yon ti fanmi w nan yon kondisyon konsa ? Nou se yon sosyete byen fòme. Men politik tèt chat ak malpratik nan tout sans divize n. Nou konnen sa fè anpil nan nou mal pou wè jan sosyete nou an kowonpi. Nou dwe denonse tout vye pratik sa yo ka p fèt la. Le nou aksepte tout tenten sa yo nan je nou, se kòm si nou pa yon pèp ki genvizyon. Pinga nou janm bliye ke timoun yo se ranplasan nou. Se pou nou fòme yo, ba yo bon ekzanp, ba yo bon enfòmasyon, ba yo verite ki koresponn ak kesyon yo poze. Kache pou ba yo yon eksplikasyon, se lave men siye atè. Se tout ti moun ak gran moun ki nasyon. Wowo, ou se youn nan modèl yo. Wowo : Mèsi anpil. M ap travay di pou m kenbe diyite m nan tout sans. Nou tout fè m viv reyalite a.

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Selin : Ou merite sa, Wowo. Nou kwè yon gouvènman onèt e serye dwe mete ann aplikasyon tout ti sijesyon k ap itil li pou yon randman nan sèvis l’ap rann nasyon-an. Sosyete ayisyèn an ap chanje jan l panse pou bagay yo ka fèt nan lòd ak disiplin. Nan bezwen jeneral prese-prese e obligatwa pou chanjman nan peyi a, nou kwè dlo, lamanjay, elektrisite, konstriksyon, edikasyon pou tout moun nan peyi a se priyorite nimewo 1 nou. Fè konstriksyon nan tout depatman yo Wowo : Konstriksyon nan yon peyi vle di de bagay : lojman ak travay pou penmèt ekonomi an a c h e . m 7- Kòm nou konnen, pa gen lojman nan peyi a. Nou kwè nan «Yon ti pa 2 ti pa na rive. Pou nou rive », fòk gen volonte. Depi dirijan yo gen bòn dispozisyon pou itil pèp la, ap gen siksè kanmenm. Prezidan Mateli ap fè tout sa l konnen pou regle koze peyi a, kwak vagabon yo ap anpeche l nan twous sans. Y ap betize e se yo tout k ap pèdi, paske se yon bann ensanse, demon e satan tou. Nou kwè si gen yon pwojè Leta pou bati 5 000 ti kay 2 etaj byen prezante nan 10 depatman yo se yon jefò apresyab. L ap penmèt fasilite 10 000 fanmi ak kay pou yo rete k’ap lwe nan yon ti pri ke moun yo kapab peye. Anpil tèt chaje ap soti. Chak depatman ap responsab travay yo. Avèk 50 000 kay byen bati se yon pwogrè jistifye. Mwen kwè ke prezidan an ap fè kesyon yo. Mete gerit sou wout yo pou ranmase lajan Yasent : Mwen dakò avèk ou, Wowo. Ou se Toma ak Janèt. Toma : Janèt, kouman ou rele pawòl Yassent la. Janèt : Se yon kout lang doub Jera Dipèvil. Toma : Atansyon, Jera se pa ou menm non frè m. Jera : Mwen konnen, Toma. Nou tout nan yon deba trè sere. Anpil bagay ap tonbe. Mwen nan bòl grès mwen. 8-Gen mwayen pou « grès kochon an kwit kochon an ». Malgre chofè yo peye taks, yo kapab peye yon 2 jiska 4 dola pou chak vwayaj yo fè k ap penmèt yon ti tchotcho antre nan kès Leta a pou ranje wout yo ak lòt bagay ki gen pou wè ak depatman transpòtasyon. Tout lajan sa yo dwe fiskalize. Travay pou jèn yo pou evite twòp chomè Selin : Mwen pral di yon bagay la ki fò. 9-Prezidan Mateli, ou pase anpil tan nan peyi Etazini e ou wè anpil bèl bagay ki penmèt peyi a fonksyone. Nou kapab imite bon bagay k ap itil nou nan travay pou refè lakay. Ou gen dwa remete lotri a sou plas ak bon jan kontwòl. Ou gen dwa travay avèk lajistis pou penmèt nou baze lotri a sou tiraj etranje a chak senmenn pou sa gen yon mouvman lajan nan peyi a. Sou chak transfè k ap fèt, moun k ap voye li a ap bay 2

dola e moun k’ap resevwa li a ap bay yon grenn dola pou « mouvman solidarite pou ede Ayiti ». Sa t’ap aprann pèp la ede peyi li. Piske’w mande yon grenn dola ak mwatye, nou dakò ! Wowo : Se yon bèl demach. Tout kòb ki rantre ap itilize pou edikasyon nan peyi a. Nan chak biwo transfè yo ap gen yon anplwaye Leta, yon jèn ki pou sipèvize tout tranzaksyon sa yo. Nou gen yon pakèt chomè ke nou kapab ede pou jwenn travay. Olye yo rete ap jwe kat, domino, jwèt marèl, pou kale pitit oubyen fè vyolans, nou kwè nou gen solisyon pou ede jèn yo. Li nesesè pou idantifye tout Ayisyen Wowo : Ekselans, nou sijere’w pou deplwaye nan 10 depatman peyi a yon travay de resansman sere, solid e dirab baze sou metòd kontwòl planifye. Nan sans sa a, w’ap bezwen yon biwo resansman k ap fasilite anpil jèn jwenn yon bagay pou yo fè, sètadi ale nan tout kwen peyi a pou pran enfòmasyon nan men tout moun. Y ap fin pran enfòmasyon yo, renmèt moun sa yo yon resi nimewote k ap sèvi tamporèman yon idantite e tout enfòmasyon yo ap sèvi pou kontwòl e anrejistre nan òdinatè. Chak nimewo avèk seri ap determine yon zòn nan yon depatman. Se pa pral yon travay pou yon ti bout tan, men pou yon tan ki pa limite. Sa k ap penmèt kontwòl sosyete a ak mwayen pou ede. Chak depatman ap endepandan e biwo envestigasyon ap gen bon jan enfòmasyon tou. Nou kapab chita pou kontwole salè pou jèn yo ki pa t janm resevwa yon peni pa mwa. Si yo rive resevwa 80 jiska 100 pa mwa, yo kapab bouche yon twou. Salnav : Nou kwè ou di nou tout bagay. Nou pa gen anyen pou nou ajoute. Lajistis dwe refòme Janèt: Nou bezwen anpil refòm nan tout administration yo. Wowo : Nou kwè gen yon travay ki dwe fèt pou amelyore lajistis nan fonksyonman li. Fòk jij yo byen touche pou yo kapab fè travay yo. Ba yo mwayen pou yo gen yon konpòtman pou yo kapab aplike lalwa san pati pri. Se pou jij yo kapab gen yon bon kote pou yo rete, machin pou yo itilize ak ekipman pou yo sèvi. Si nou pa vle koripsyon fòk Leta pran swen de tout sitwayen ak sitwayèn k’ap sèvi sosyete a. Fòk gen yon swenyay ki pou fèt nan lwa yo pou kapab ranfòse yo. Epi se pou lalwa aplike pou tout sitwayen san pati pri. Fòk gen sanksyon pou tout moun san diskriminasyon. Lè Ayiti rive gen yon lajistis djanm, lè sa a na wè ki jan bagay yo ap mache byen. Selin : Ou pa manti. Pou konstitisyon an se yon referandòm ki pou fèt avèk tèt repoze, nan yon konferans nasyonal ke nou konnen w’ap sipòte e fè pati ladan li pou pote sipò pa’w san pasyon pou evite tout derapaj k ap fèt yo. Chwazi moun serye e onèt pou travay sou chanjman yo e ki dwe ratifye pa pèp la apre yo soumèt travay sa a nan bon ti mamit. Fòs Lame nasyonal

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la endispansab Salnav : Bagay yo mache nan mwèl mwen. 11-Daprè Konstitisyon ke nou te vote masivman 28 mas 1987 la, Lame nasyonal la te jwenn plas li tankou Polis nasyonal la nan lavi sosyete a. Malerezman, belijeran yo te kraze Lame a ki toujou fè pati Konstitisyon nou an. Depi zak malonnèt sa a, ensekirite blayi nan peyi a jis jounen jodi a, ki pote lanmò ak dèy nan sen fanmi yo. LONI okipe peyi nou avèk yon okipasyon modèn ki koute nou anpil lajan. Nou kwè ke lajan sa a te kapab byen sèvi peyi a pou sekirite nou pa Lame nasyonal la. Wowo : Ekselans, se pa pou granmesi ke’w te chante mizik ki rele : « Mon général » ! la. Jodi a ou gen pouvwa pou w deside nan reyalite peyi a e nou rete kwè avèk yon fèm asirans ke w ap retounen avèk Fòs Lame a pou sekirite nou e pou zafè kidnaping nan fini. Ou vini pou repare e pou konstwi. Bondye ap ba w fòs ki makonnen avèk entèlijans pou sove peyi a. Nou konnen trè byen ke chay la lou pou ou, men n ap kanpe djanm pou ede’w mete men pou nou leve l e pou nou rive mete nan dezòd. lòd Janèt : Si LONI vle ede nou, nou kwè li kapab voye espesyalis nan depatman ILO (International Labor Organization) ki fonde pou ede gouvènman nan devlòpman yo pou yon period de 3 zan. Kòm UNESCO nan peyi a, li kapab pote konkou pa li tou. Nou pa bezwen MINISTA ki okipe peyi a depi 1994. Fòk yo kite peyi a aprè 17 tan. Ensekirite a gen pou l pran fen pou toutan nan peyi a. Yon biwo envestigasyon pou kwape tout kontrebandye yo Wowo : Men bon zepon pou touye lòt kòk kalite yo. 12-Obsèvatè atantif yo e ki gen bon vizyon pou sosyete nou an fè konprann ke « nan yon peyi kote dezòd ap fèt tout la sentjounen, pa fouti gen yon ekonomi reyèl e pèp sa a ap sibi tout sòt imilyasyon ki pa rete ak moun. Si la polis ak lajistis ap penyen lage, nou kapab di pa gen gid. Toma : Nan peyi nou, zafè kontrebann nan se lekòl lage. Moun ou pa ta kwè ki nan mouvman sa a, se yo menm ki pi fon. Se nan tout enstitisyon yo ke dezòd sa a ap papote e menm ap taye banda ti Joslin nan yon yayad klasik lakay Frederik ki fè yon sèl avèk akolit li yo pou kidnape lajan pèp la ka p chache yon mwayen pou-l viv. Sou fontyè a se yon gagòt ti cheri ke yon gouvènman serye te ka rete sou wout li. Nou fatige ak jan de pratik sa yo ki layite tankou yon kansè nan peyi a. Twòp frè ak sè nou yo tonbe ou byen imilye nan Sen Domeng. Pou ki sa tout bagay sa yo ? Selin : Pa gen yon kontwòl ki fèt pou sispann vye pratik sa yo. Se pou gouvènman an chwazi yon kote ki genyen gwo espas nan 10 depatman an pou resevwa tout moun ka p pase mizè laba a. Mete mwayen konfòm pou yo sa jwi dwa libète yo. Mete travay latè ak lòt bagay pou ede yo. Si se kann ki ka plante kote sa yo, fè yo travay. Bati kèk izin pou sa ba yo mwayen pou yo viv. Janèt : Se kontwòl ki pa janm genyen ki fè tout bagay lèd sa yo rive nan peyi a. Nou kwè avèk tout senserite nou, pa genyen

Ayiti la a pou nou paka dirije. Sanble pa gen nan nou lespri patriyotik ki ka fè n panse a peyi nou ki reyèlman nan dilèm. Se pou n sispann panse ak tèt nou. Moman an vini pou n pran desten nou reyèlman nan men nou pou n ede peyi nou ki prèske fouti. Èske n dwe rete ap gade ? Wowo : Nou pa kwè n ap konpòte nou tankou avèg nan chimen jennen. Nou gen yon gwo responsablite nan men nou. Nou pa fouti rete ap gade paske : « Peyi-n se pa-n ! » Se pa etranje k ap vin jere l pou nou. Se pou nou divòse ak rayisab, blame tèt nou mete nan yon twou tout rayisab ak movèz fwa pou n wè si n ka sove peyi sa a nou fin lage nan tchouboum. Salnav : Si nou rete nan konpasyon san aksyon, nou mèt di nou echwe. Afè zanmitay sa a dwe fini nan peyi a. Se konpetans ki pou fonksyone. Bliye sa ti Mari, ti Jak ak Solanj te fè pou ou pèsonèlman. Jodi a se pa pou ou w ap travay, se pou peyi n ki prèske fini nan men nou ke n pral twouse janm kanson nou pou sove l. Se pou n itilize fòmil : « Prenn fè pa ! Mò rèd depi opa !» Pou nou repete aprè w : «S ak pa kontan, anbake ! » Li enpòtan anpil pou n jwe jwèt tout vis pou chanjman nou bezwen an Wowo : Nou ta swete pou vrèman ta genyen yon « Biwo Enspeksyon Sèvis » (B.E.S.) ki gen ladan l plis pase 500 anplwaye ki la pou envestige tout depatman yo nan fonksyonman yo. Bi enspektè yo se detekte kote ki genvisa dwèt long siperyè. Kote ki gen vis, se ranplase yo pa boulon pou boulonnen yo. E kote ki gen dwèt long siperyè, se mete yo anba kòd pou yo peye pou tout zak kriminèl yo fè. Yon seri de 3 ou 4 enspektè ap vizite enstitisyon sa a jodi a, ranpli tout fòmalite enspewksyon. Demen, yon lòt delegasyon ale pou yo kapab fè menm bagay san lòt ki te ale avan yo pa konnen ki kòlèg ki t al fè envestigasyon an. Tout rapò ap al jwenn dirèktè a. Yon twazyèm delegasyon toujou enkoni ale pou yon rapò final. Si 2 premye rapò yo ale nan sans twazyèm rapò a, pa gen pwoblèm. Enstitisyon sa a pase tès la. Si gen youn ke rapò l la diferan, li pral kesyone pou aksyon legal ka pran kon delegasyon sa a. Li pral sijè a amann, menm prizon. Ki donk : « Chat konnen, rat konnen, barik mayi a ap rete la». Toma : Nou dakò avèk ou, Wowo. Ou di anpil bèl pawòl. Se konsa pou biwo yo fonksyone pou youn nan anplwaye yo pa konnen ki kote yo prale. Tout kout fil ap sanksyone e tout dosye yo ap ekzamine nòlmalman. Selin : Tout zak sa yo pral konsidere kòm aksyon kriminèl ke lalwa ap pran tout dispozisyon pou pini koupab sa yo. Se pa pral yon plezantri, men « se sa ou se pa sa ». E n t è d i k s y o n Yasent : Nou pale anpil bon bagay. Mèsi Wowo, gason vanyan. 13-Peyi Dayiti pa yon depotwa, men youn tankou tout lòt peyi sou planèt-la. Li pa fouti ap resevwa tenten ki sot lòt bò dlo. Zafè vye rad, vye soulye k’ap

15 rantre nan peyi a pou sal li e fè l tounen depotwa dwe kaba. Nou konnen l ap di pou anpil malerèz, men nou pa fouti kite peyi a ap ankese plis maladi ankò. Pa gen moun ki konnen ki maladi ki sou pantalon, chemiz ak bèl wòb sa yo ke yon frè n ak sè n pran pou l mete sou li. Salnav : Kidonk, nou sijè pou nou atrape nenpòt maladi. Epi, li pa bon pou ekonomi peyi a kote nou pa fouti fòme koutiryè, tayè ak kòdonye. Nou chaje ak pwoblèm ki kapab pa janm jwenn solisyon si gouvènmanw an pa mete yon fren nan sa. Li fasil pou itilize taktik nan monte taks sou chak koli kote moun ki voye l la pa p fouti peye pou dedwane l. Nan bagay serye pa fouti gen p l e z a n t r i . Janèt : Gen anpil lòt bagay ki gen pou fèt. Gen anpil nan patriyòt nou yo ki reyèlman ta renmen retounen nan peyi yo, men yo pa jwenn ankadreman. Gouvènman an ta dwe gen teren nan 10 depatman yo pou penmèt moun yo gen yon site, sètadi yo voye lajan pou achte teren ke gouvènman ap bati pou yo e yo peye task yo chak mwa ou chak ane. Toma: Ou gen rezon. Sa t ap penmèt lajan antre nan peyi a olye l ale nan lòt peyi. Men se yon bon konsèy si gouvènman an panse a tout bagay nou sot di la a. Yasent : Mezanmi, mwen tande anpil koze ki satisfè mwen anpil. Lè a ap avanse seryezman. Fòk mwen retounen lakay mwen. M’ap rele nou ankò pou nou pwogram e pou yon lòt chita tande. Wowo : Mezanmi, nou tout dakò ke nou p ap rete ap gade san pa gen aksyon. Nou ta renmen tout moun viv avèk kè kontan nan yon amoni kote ki pa gen tèt chaje. Nan sans sa a, n ap konseye gouvènman an pou li enpoze machin dezyèm men ki gen ane yo anba 2007 rantre nan peyi a pou evite fatra ak pwodwi chimik pa fin anvayi peyi a. Twòp lese-ale fè moun kriye e regrèt. Si w vini pou chanje e fè yon bon bagay, fòk ou chache yon bon anplasman pou ti machann yo kapab vann machandiz yo sans tèt chaje. Peyi Dayiti dwe reprann figi l ! Jan Bèbè 28 me 2014


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Une solution au problème du groupe Kreyòl La Par Robert noël La musique est non seulement un art et une science mais aussi un business/une entreprise. Les règles de gestion sont les mêmes. Pour réussir dans ce domaine, il faut qu’on établisse des plans (A, B et C), des stratégies, et qu’on comprenne les différentes facettes de ce business difficile. Quand la musique est un gagnepain pour les musiciens, ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour trouver des solutions capables d’aider en temps de crise. Il s’agit bien d’un intérêt commun.

générale chez les musiciens de Kreyòl La. Cela affecte même le manager à qui on conseille de garder la tête froide. La lumière brille au bout du tunnel, même si pour le moment Kreyòl La ne l’entrevoit pas encore. Ansyto-fils doit être le cadet des soucis du manager et de ses anciens collègues musiciens. Le linge sale se lave mieux en famille. Le manager de Kreyòl La doit s’armer de courage et de sagesse pour continuer la route avec sa formation musicale, puisqu’il commande l’équipage. Il doit

calme messieurs, puisque tout problème a une solution. Point n’est besoin de chercher un keyboardiste de midi à quatorze heures.

Une nouvelle formule pour remédier à la situation

qui les ont précédés, s’ils veulent sortir du traditionnel qui semble les conduire à la dérive. Ils ont besoin d’un maître à penser pour continuer le travail qu’Ansyto père avait commencé.

Le style c’est l’homme

Kreyol La est obligé d’adopter une nouvelle formule, une nouvelle configuration musicale. L’acquisition de Fabrice Fombrun avait fait luire une lueur d’espoir, mais son départ inattendu reconduit le groupe à la case

On est unanime à reconnaitre qu’Ansyto père ne jouait pas seulement le rôle de claviériste / keyboardiste de Kreyol La. Il représentait le SOUL / l’âme de cette formation musicale. Il utilisait souvent des accords suspendus,

départ. Cela se comprend bien. Il faut quand même le remercier pour sa sincère collaboration lors du weekend du 16e festival compas de Miami. Il faut admettre que les priorités diffèrent d’une personne à une autre. Kreyol La ne doit pas vraiment s’éterniser sur le problème de claviériste / keyboardiste pour combler le vide que créent le départ de Ti Ansyto et l’absence de son père encore alité. Car il y a d’autres façons de contourner cet obstacle. Le groupe Kreyol La doit simplement ajouter une autre guitare ou même deux, pour combler le vide. Auteur de l’article: Robert Noël. Dépendant de la connaissance musicale de ce nouveau guitariste, il pourra utiliser des extensions d’accords, des accords d’enrichissement / des embellissements d’accords pour dynamiser la rythmique. Les extensions peuvent se construire à partir des accords de septième auxquels on ajoute une seconde note de la gamme pour obtenir un accord de neuvième (7+2=9). On peut tout aussi bien additionner une quarte au septième, ce qui donne un accord de onzième (7+ 4=11). Quand le guitariste inclut une sixte, il obtient un accord treizième (7+ 6=13). Auteur de l’article: Robert Noël. Ces accords sonnent très justes et peuvent renforcer l’harmonisation de la composition musicale. Tout ceci apportera une meilleure couleur tonale, un nouveau souffle au Kreyol La. Il est recommandé que cette formation musicale consulte avec des guitaristes doués qui comprennent un tel concept, pour apprendre comment bien appliquer cette nouvelle formule. Il est temps que les jeunes musiciens profitent de la connaissance musicale de ceux

des accords d’embellissement, des extensions d’accords qui conféraient une excellente couleur à la musique que joue Kreyol La. Il savait comment et quand substituer les accords pour créer l’espace dont les autres musiciens avaient besoin pour s’expri-

Le groupe Kreyòl La entre le rêve et la réalité

Dans mon dernier article sur Kreyòl La, qui avait pour titre « Un seul être lui manque et tout est dépeuplé », j’avais prédit que le keyboardiste/claviériste choisi pour remplacer Ansyto-père n’allait pas rester au sein de l’orchestre. N’avais-je pas dit : la p kouri ? Il ne sera pas le seul à emprunter une telle voie. Déjà, plusieurs claviéristes/keyboardistes ont essayé, mais ils ont décidé de ne pas faire la route avec Kreyòl La. Les raisons peuvent être de différents ordres. Il est plus difficile de trouver un claviériste dans la diaspora. Et cela vient avec son lot de problèmes : déménagement du musicien, ses responsabilités de famille à assumer, une voiture pour assurer ses déplacements personnels, l’écolage de ses enfants et son loyer à payer, etc. Kreyòl La doit maintenant penser à un plan B. Ti Joe Zenny et les responsables du groupe doivent se mettre en tête que les choses ne sont pas vraiment comme ils les conçoivent. Pour remplacer Ansyto Mercier-père, cela requiert beaucoup de talents et d’expérience. L’expérience d’Ansyto père (Toto) n’est pas mince. Il a créé son propre univers musical. Il détient le secret et la clé pouvant donner accès à cet univers fait sur mesure. Sa compréhension de la musique compas direct le démarque de tous les autres keyboardistes. Point final ! On peut comprendre l’effet de son absence sur l’ensemble. C’est la panique

Le groupe Kreyol La. braver la tempête et conduire la barque à bon port. La priorité demeure la survie et l’avancement du groupe. La crise qui sévit au sein de Kreyol La aujourd’hui est passagère (passing shower). Elle peut être dénouée facilement si tous les membres du groupe s’unissent et se regroupent au centre du cercle. Ti Joe Zenny doit aussi contrôler son langage en public, pour ne pas ternir le bon renom du groupe. Ce serait une faiblesse de penser au mal. Kreyol La n’est victime ni de maléfice / wanga, ni de sabotage. Certes, la situation devient plus compliquée de jour en jour, mais rien n’est éternel, incluant nos problèmes. L’absence du père et du fils se ressent fortement, mais il faut toujours avoir et garder un esprit sain pour pouvoir bien penser dans les moments difficiles. Ces musiciens s’affolent inutilement. Gardez le

mer sans contraintes. Ansytopère maîtrise encore bien le concept de renversements d’accords. Ansyto-père a une façon toute particulière d’incorporer des voisements d’accords (chords voicings) dans la musique compas direct. Il est aussi un excellent guitariste. Témoignage! Un soir à Washington D.C, il avait accompagné un groupe local, le Washington Express, à la guitare. Il avait joué en parfaite harmonie avec feu Sergo Denis, ce guitariste tout-terrain. Il improvisait et c’était beau. Combien de claviéristes / keyboardistes possèdent cette connaissance musicale en théorie et pratique. Cela ne dit pas qu’un musicien doit jouer comme Ansyto- père, puisque le style c’est l’homme. On peut bien utiliser trois guitares en même temps, sans un keyboard / sans les claviers, si les guitaristes savent comment s’y prendre. La nouvelle configuration va rendre la musique plus dynamique et alléger la tâche des autres musiciens. Si les mesures nécessaires sont prises à temps, le groupe Kreyol La va rebondir avec force. La pensée positive permet de réussir dans la vie. Les musiciens de Kreyol La doivent formuler, avec foi et cela chaque jour, les affirmations spirituelles qui suivent: nous allons remonter la pente et continuer notre mission. La parole crée. La situation que confronte Kreyol La n’est qu’une épreuve. Tout ira bien. Il ne reste qu’à souhaiter bonne chance, bonne besogne à Kreyol La et aussi un prompt rétablissement à Ansyto père. robertnoel22@yahoo.com

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Haiti-Observateur: 4 au 11 juin 2014