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Kreyòl : Paj 6

haiti observateur Lè manke gid, pèp la gaye !

VoL. XXXXiii, No. 39 New York : Tel : (718) 812-2820; •

Fondé à New York, cet hebdomadaire est édité par la société Haïti-Observateur Group, Inc.

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11- 18 septembre 2013

DANS LE PROCÈS LAMOTHE ET BAKER CONTRE LÉO JOSEPH ET HAÏTI-OBSERVATEUR

Le Premier ministre haïtien condamné à une amende

Laurent Lamothe est de su rcroît ordonné de se présenter pour sa déposition

Par Léo Joseph

Le principal initiateur de l’action judiciaire contre Léo Joseph et Haïti-Observateur pour diffamation a du mal à faire le suivi de sa plainte auprès de la Cour fédérale du district sud de Floride, à Miami. Son mauvais comportement dans le dossier vient de lui faire écoper une amende, d’abord pour non comparution à sa déposition, ensuite pour avoir abandonné l’audience à laquelle le

Tribunal lui avait ordonné de se présenter. En effet, suite à la décision prise par les avocats de Laurent Lamothe de mettre fin à son audition, le mardi 27 août, date qui lui avait été imposée pour ne s’être pas présenté à sa déposition initiale programmée pour le vendredi 16 août. Lors d’une audience, le mercredi 4 septembre, la Cour fédérale a condamné le Premier ministre haïtien à assumer tous les frais liés

à sa déposition du 16 août et à ceux du 17 septembre, en sus de l’ordonner de se présenter pour sa déposition le mardi 17 septembre 2013, au cabinet des avocats de l’accusé. Le Tribunal a aussi rejeté la requête du Premier ministre, qui avait sollicité « protection » contre Léo Joseph, cherchant à interdire aux avocats de l’accusé de l’interroger sur le Rapport du Sénat l’accusant de « parjure », de même que le président Michel Martelly et le ministre de la Justice

LE SENATEUR DESRAS MONTE AU CRENEAU

Appel au patriotisme pour contrer la saga totalitaire de l’équipe Martelly/Lamothe (Collaboration spéciale)

Alors que le secteur démocratique en Haïti se heurte à l’intransigeance du pouvoir Martelly/Lamothe, qui joue au chat et a la souris dans une valse-hésitation dont l’amateurisme plonge le pays quasiment dans le chaos, le président de

l’Assemblée nationale, le sénateur Simon Dieuseul Desras, a choisi la fin de la deuxième session annuelle 2013 du Parlement pour appeler au « patriotisme pour contrer la saga de l’équipe Martelly/Lamothe ». D’entrée de jeu, il dénonce les manœuvres gouvernementales, qui ébranlent les structures du Parlement, organis-

me de contrôle du pouvoir exécutif. « La jouissance des droits fondamentaux de la personne, sont sans cesse menacées par les cabrioles d’une transition qui s’achoppe de manière récurrente aux digues de l’autoritarisme, de l’arbitraire, de l’opacité, de la personnalisation du pouvoir et du Suite en page 2

L’ARMÉE DÉMOBILISÉE RÉTABLIE EN CATIMINI ?

Une garde prétorienne pour pérenniser le pouvoir rose

Durant leur manif. des anciens soldats démobilisés défilent à côté des véhicles blindés de la MINUSTAH.

(Collaboration spéciale) C’est dans un cérémonial bien

orchestré avec les pompes en usage pour commémorer les grands événements que Michel Martelly a accueilli le bataillon de

policiers-militaires fraîchement diplômés de l’Equateur. Maitre d’œuvre d’un retour éventuel des Forces armées d’Haïti sur le terrain, le président ne cachait pas sa satisfaction de les intégrer, sans bruit sans compte, au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH), une fourberie utilisée pour tromper la vigilance des Haïtiens et surtout des élus. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence du chef titulaire de la PNH, Godson Orélus, du ministre de l’Intérieur, de celui de la Défense ainsi que d’autres responsables gouvernementaux. Dans les propos liminaires de son allocution, le président Martelly s’est lui-même félicité d’avoir rempli une promesse électorale… de reconduire l’Armée d’Haïti. Le retour en catimini de policiers-militaires au sein de la Police Suite en page 2

Jean Renel Sanon.

Lamothe a-t-il la trouille ou veut-il abuser du système judiciaire américain ?

Pour avoir initié ce procès contre Léo Joseph et Haïti-Observateur et refusé d’y renoncer jusqu’à ce qu’il ait décidé que l’espèce soit entendue par un juge fédéral, alors qu’il semble pratiquer « la guérilla » dans la gestion de ce dossier, il faut se demander s’il a la

trouille ou bien s’il s’imagine pouvoir abuser du système judiciaire américain. Dès que Laurent Lamothe a décidé de foncer avec son procès, per fas et nefas, le processus était pleinement engagée et il fallait suivre à la lettre toutes les étapes dont l’une des plus importantes reste la divulgation, qui consiste à interroger longuement les témoins, y compris le plaignant (ou Suite en page 9

UNE SOMMATION DE L’AVOCAT DE FRANCK CINÉ REMISE À LAMOTHE À MIAMI

L’affaire Haitel bientôt devant un tribunal fédéral en Floride Les avocats américains de Franck Ciné ont profité de la déposition de Laurent Lamothe, au cabinet des avocats de Léo Joseph, pour

lui remettre une sommation concernant les biens de la Haitel, qui ont été saisies par l’État haïtien pour soi-disant non paiement Suite en page 9

IMITANT SON CONCUBIN DE PREMIER

Le modèle porno Petra Nemcova tente une action en justice contre Léo Joseph

Le Premier ministre Laurent Lamothe et sa concubine tchèque Petra Nemcova (photo d’archives estraite sur l’internet).

Dans le cadre de la stratégie de la gent au pouvoir en Haïti visant à «ruiner financièrement » HaïtiObservateur, dans l’objectif de forcer cet hebdomadaire à cesser sa publication, le modèle porno tchèque Petra Nemcova s’inscrit à la même enseigne que son concubin de Premier ministre. Car,

réagissant à l’article paru dans l’édition du 8 mai 2013 d’H-O, sous le titre « Le Premier ministre Lamothe tombe sous les charmes d’une vedette porno », dans lequel cette femme est présentée comme un « modèle porno », tel que constaté sur plusieurs sites sur l’interSuite en page 7


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Haïti-observateur

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L’ARMÉE DÉMOBILISÉE RÉTABLIE EN CATIMINI ?

Une garde prétorienne pour pérenniser le pouvoir rose

Suite de la page 1 nationale d’Haïti (PNH) répond à une stratégie élaborée de mains de maître par le pouvoir Martelly/Lamothe. Fort de l’échec du retour dans le sérail des Forces armées d’Haïti (FAdH) sans un consensus national, voire de celui venant notamment de l’avis, sinon de l’autorisation obligée de la communauté internationale, une nouvelle approche apparaissait nécessaire. Une stratégie modifiée pour le retour des hommes en kaki L’échec cuisant de l’ex-ministre de l’Intérieur, Thierry MayardPaul, sur ce dossier litigieux, avait mis le gouvernement en porte-àfaux. D’autant que, usurpant les prérogatives consacrées à la PNH, les « paramilitaires » pro-Martelly s’arrogeaient le droit d’occuper certaines casernes, notamment le poste stratégique du Fort Lamentin, au sud de la capitale. Au nombre de plusieurs centaines, ils défilaient à bord d’engins lourds, sillonnant les routes nationales avec la complicité des dirigeants au plus haut chef. Du même coup, la capitale tombait sous leur contrôle dans ses points névralgiques,

tels l’aéroport international Toussaint Louverture et les deux portails (Léogâne et Saint-Joseph). Le tollé soulevé face à l’arrogance des miliciens roses camouflés sous l’uniforme kaki et vert olive avait renvoyé aux calendes

grante de sa démarche, Martelly allait battre en retraite, d’autant que la MINUSTHA (Forces de l’ONU en Haïti) était chargée de capturer et désarmer ceux qui subitement faisaient figure de « bandes armées » au sein de la

.Les soldats démobilisés manifestent dans les rues de P-au-P, l’année dernière, avant leur bannissement de force par le régime Martelly.

grecques le rêve du président Martelly, lui-même ancien attaché paramilitaire aux ordres de l’excolonel putschiste Michel François. Pris en chasse par le spectre d’un retour aux exactions des macoutes de l’ère des deux Duvalier et l’inconstitutionnalité fla-

communauté internationale. Un commando de choc cantonné au service de la continuité du pouvoir Martelly/Lamothe Le désir maintes fois renouvelé,

principalement par le président Martelly, de pérenniser son pouvoir, est un secret de polichinelle. Son Premier ministre Laurent Lamothe, dont le nom apparaît régulièrement dans les graffitis qui jonchent les murs de la capitale, serait l’un des favoris pour cette éventualité. Tout comme l’exministre de l’Intérieur, Thierry Mayard-Paul, qui n’a pas dit son dernier mot sur la question. Son retour dans les bonnes grâces présidentielles fait encore de lui un éventuel probable, comme on le dit. Avant que son rejeton Olivier Martelly ne parvienne à l’âge requis constitutionnellement pour accéder à la suprême magistrature de l’État. Mais, le président est encore en selle, pas tout à fait maître de ses moyens, certes, puisqu’acculé par une opposition féroce au niveau des deux chambres. Voilà pourquoi, le démantèlement des pouvoirs de l’État et les tentatives renouvelées de domestication du Conseil électoral apparaissent comme un processus normal pour prendre le pays en otage. L’accomplissement de cette basse besogne ne serait couronné de succès sans un bras armé dument intégré dans le paysage sociopolitique et pouvant opérer en toutes quiétudes.

Duvalier avait « légalisé » les tontons macoutes sous le vocable de Volontaires de la sécurité nationale (VSN) et aujourd’hui, Haïti se voit à la merci de 41 officiers formés sous la houlette de militaires formés en Equateur. Si le président n’y voit que l’accomplissement d’une de ses promesses électorales, il faut convenir que le mot est fort quand il prévoit que la totalité de ses membres remplaceront le contingent de soldats équatoriens au sein de la Minustha en Haïti. En guise d’une intégration régulière, éparpillée dans différentes garnisons à travers le pays, ils sont cantonnés à la Petite Rivière de l’Artibonite, sous la supervision de l’ex-militaire, ancien sénateur et actuel conseiller du président, Youri Latortue. D’ailleurs, tous les membres de ce corps d’élite ont été recrutés sur une base purement partisane, traversant sans aucun scrupule les mailles de l’Académie de police de Frères, seule habilitée à diligenter une telle besogne. L’affaiblissement de la PNH facilite la mainmise sur le pays À la faveur de l’arrivée de Godson Orelus, à la tête de la PNH, ce corps est tombé sous la coupe du pouvoir Martelly/Lamothe. Des

LE SENATEUR DESRAS MONTE AU CRENEAU

Appel au patriotisme pour contrer la saga totalitaire de l’équipe Martelly/Lamothe

Suite de la page 1 refus obstiné de se soumettre à la légalité constitutionnelle ». Une affirmation qui apparaît clairement comme une déclaration de guerre, quoi que celle-ci soit déclenchée par les manœuvres anti-démocratiques de la démence présidentielle. Autrement dit, l’équipe Martelly/Lamothe veut détruire Haïti. La veille (9 septembre 2013), dans un geste empreint de patriotisme dont l’histoire lui sera, à coup sûr, redevable, le président de la Chambre des députés, Jean Tolbert Alexis, a été forcé d’utiliser des prérogatives liées aux règlements intérieurs de la Chambre pour faire passer le projet de loi électorale que des députées soumis au chef de l’État s’enquiquinaient à obstruer. Ces basses manœuvres imputables à l’Exécutif ne viseraient qu’a retarder le vote du projet de loi, afin qu’aucune élection n’ait lieu dans l’espace constitutionnellement prévu à cet effet. Une nouvelle formulation du fameux article 241, présentée tardivement par les acolytes du président Martelly, a été écartée de justesse par le président Tolbert. Cet article, qui statue sur le mandat des élus, a servi d’arme de discorde au pouvoir depuis des

semaines. Ses principaux défenseurs, parmi lesquels on retrouve le ministre renégat chargé des relations avec le parlement, Ralph Theano, tergiversent dans le noir afin de raccourcir le temps requis pour réaliser les prochaines joutes pour, finalement, aboutir à des « élections gagòt », à l’instar de celles qui ont catapulté Michel Martelly à la suprême magistrature de l’État.

malaise entre l’opinion publique et les institutions de tutelle alors que l’opposition bat la générale contre le projet anti-démocratique du pNationale, Honorables membres du Bureau, Honorables sénateurs et députés de l’Assemblée nationale Mesdames, messieurs les hauts cadres de l’Etat, Mesdames, messieurs les fonctionnaires du Parlement,

Desras perçoit des jours sombres pour Haïti Dans son allocution de circonstance, M. Desras souligne : « En ces instants singuliers, où se joue le sort de la démocratie en Haïti et l’éventualité d’épreuves conduisant à des souffrances inutiles pour les populations en situation de survie…, le pays expérimente une situation d’exacerbation de la crise institutionnelle. La loi électorale est déposée au Parlement dans l’intention avérée d’aiguiser les contradictions entre l’Exécutif et l’opposition parlementaire. Le Conseil de sécurité des Nations Unies applaudit les progrès patents du pouvoir en place, lesquels progrès échappent pourtant aux analystes les plus avertis et ne se répercutent dans aucun secteur de la vie socio-économique. Ce faux-fuyant amplifie le

Distingués invités, Le Parlement haïtien est ébranlé par les secousses d’une crise dont les racines plongent dans l’inadéquation des structures d’un état dépendant donc impuissant à répondre aux impératifs du développement national. Les conquêtes des dernières décennies, liées au respect et à la jouissance des droits fondamentaux de la personne, sont sans cesse menacées par les cabrioles d’une transition qui s’achoppe de manière récurrente aux digues de l’autoritarisme, de l’arbitraire, de l’opacité, de la personnalisation du pouvoir et du refus obstiné de se soumettre à la légalité constitutionnelle... Tous les gouvernements de l’après-Duvalier avaient pour objectif stratégique, chacun en ce qui le concerne, d’actionner les leviers de la transition aux fins de contribuer à la normalisation politique et

institutionnelle du Pays. La tentation autoritaire et l’obsession des dirigeants à se maintenir au pouvoir ont rendu vaines toutes les tentatives de promouvoir l’intérêt général et la stabilité politique. Le Parlement, nanti par la Constitution de 1987 de pouvoirs et de moyens d’action lui permettant d’asseoir l’ordre démocratique par l’exercice de la fonction législative, ne s’est pas hissé à la hauteur des attentes du Peuple haïtien. Il n’est pas parvenu, à ce jour, à se doter des instruments nécessaires au plein exercice de ses prérogatives... Dans le cadre de l’endossement de son autonomie, garante des droits, des libertés, des valeurs républicaines et des intérêts du peuple, il ne peut aujourd’hui présenter à la Nation, une majorité fonctionnelle, une technostructure d’encadrement et un agenda législatif indicateurs du fonctionnement responsable, efficace d’un pouvoir législatif, issu du suffrage universel, co-dépositaire de la souveraineté nationale. Que penser d’une telle insuffisance ! Honorables Collègues, Sénateurs et Députés, bien que tétanisés par les errements de nombre d’entre nous, détenteurs d’un mandat du peuple pour maintenir et sauvegarder ses droits et être

fidèle à la Constitution, nous lançons un mot d’ordre de ralliement du Corps législatif sous l’égide de la Constitution et de l’ordre démocratique, dans le cadre de l’Assemblée Nationale. Toujours guidé par le principe de légalité et déférant aux obligations de faire ce que commande cette conjoncture décriée mais combien décisive, nous nous réunissons aujourd’hui en Assemblée Nationale aux termes des articles 92-2, 98, 98-1 99, 99-2, 100, 101, 102 de la Constitution de 1987 amendée, pour la clôture de la deuxième session législative ordinaire de l’année 2013 et les objectifs que prescrivent la consolidation des institutions, le respect des libertés publiques et la paix sociale. Honorables sénateurs et députés de l’Assemblée nationale, Le Bureau vous présente ses respects et vous recommande la vigilance citoyenne, la fidélité au peuple, la loyauté au Parlement, le courage moral, en ces instants singuliers où se joue le sort de la démocratie en Haïti et l’éventualité d’épreuves conduisant à des souffrances inutiles pour les populations en situation de survie... A l’échelle du monde se Suite en page 3


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Appel au patriotisme pour contrer la saga totalitaire de l’équipe Martelly/Lamothe Suite de la page 2 déroulent des évènements qui influencent la vie quotidienne des peuples, leurs droits imprescriptibles, leurs options socio-économiques, le régime politique et les dirigeants qu’ils se donnent... Il s’agit de la guerre, des coups d’état, des attaques contre la démocratie, des violations de droits et tous autres agissements portant atteinte aux institutions républicaines et à la morale publique. Ils aggravent le climat de tension et de violence brutale ou larvée qui s’installe dans plusieurs aires géographiques du Moyen Orient, de l’Amérique et de l’Asie. Ce contexte global dominé par la guerre civile en Syrie, en Egypte notamment, se révèle nocif voire contagieux, lorsque les principaux dirigeants de l’Exécutif haïtien s’acharnent à démanteler le Parlement pour bâtir un pouvoir personnel, assis sur la propagande, l’arbitraire et la corruption. Que nos Collègues vacillants, peu conscients de leurs responsabilités, peu imbus des leçons de l’histoire fassent attention ! Jean Jacques Rousseau leur dit : « Lorsque dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutive, il n’y a point de liberté. » Mesdames, Messieurs, Au niveau national, le pays expérimente une situation d’exacerbation de la crise institutionnelle. La loi électorale est déposée au Parlement dans l’intention avérée d’aiguiser les contradictions entre l’Exécutif et l’opposition parlementaire. Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies applaudit les progrès patents du pouvoir en place, lesquels progrès échappent pourtant aux analystes les plus avertis et ne se répercutent dans aucun secteur de la vie socio-économique. Ce faux-fuyant amplifie le malaise entre l’opinion publique et les institutions de tutelle alors que l’opposition bat la générale contre le projet anti-démocratique du Président de la République. La réunion des Ministres de PETROCARIBE à Port-au-Prince met à nu le désintérêt du Gouvernement pour la production agricole, un moyen sûr de remboursement en nature des dettes pétrolières d’Haïti... Les charges qui électrisent la scène nationale et les prolégomènes auxquels nous assistons conduisent à l’évidence et à l’imminence de l’éclatement de la crise, en maturation depuis l’arrivée au pouvoir du Président Martelly. Les espaces générateurs de crise Le cadre socio-économique est animé par des secteurs potentiellement générateurs d’un ensemble d’activités susceptibles d’alimenter le discours de la mise en chantier du pays dans les domaines de la Reconstruction, des Investissements et de la Production agricole... La reconstruction, conçue dans le cadre du capitalisme du désastre, est une catégorie étudiée par Naomie Klein : le cas d’Haïti a été une parfaite illustration... La CIRH, cette commission fantôme, a berné l’Etat et le Peuple haïtien. Elle figurerait en bonne place dans le livre de PierreLouis Damas « Les mensonges de notre démocratie. » Les initiatives qui ont suivi n’ont fait qu’entériner l’esprit de la démarche initiale, d’autant qu’elles étaient conduites par les mêmes mystificateurs. Trois ans plus tard, la reconstruction se débat dans les rets des multinationales. Les firmes nationales et la main d’œuvre locale sont déboutées par de puissants lobbies. Les procédures d’attribution des contrats sont obscures. La substance de ce secteur se ramasse autour des édifices publics où la cérémonie de

pose de la première pierre a été organisée pour certains d’entre eux rien qu’à des fins médiatiques. Les millions d’haïtiens, victimes du séisme de janvier 2010 accrochés aux promesses fallacieuses de la communauté internationale, ne manqueront pas de défendre avec l’énergie du désespoir leur droit au logement... Cette frange de la population n’attendra pas longtemps pour s’embraser... si l’état haïtien ne pose ce problème au diapason des revendications de tous les marginalisés haïtiens de la Reconstruction : firmes, sociétaires, ingénieurs, techniciens, ouvriers etc.... Le deuxième secteur retenu comme générateur de crise est celui des investissements... Il y a des pré-requis à toute politique d’investissements. La garantie juridique commande le respect des engagements internationaux paraphés par Haïti et la préservation des droits, surtout du droit de propriété. Les infrastructures de base incluent les disponibilités en eau, les routes, le téléphone, l’électricité, les ports, les aéroports etc. La stabilité du cadre macroéconomique rassure sur les fluctuations du taux de change, le contrôle de l’inflation et la transparence des opérations financières. L’instauration de l’état de droit garantit le fonctionnement régulier des institutions et la stabilité politique. Ces conditionnalités sont loin d’être réalisées... Au contraire, l’inféodation de la Justice à l’Exécutif, la soumission de certains mandataires du peuple à la personne du Président de la République...l’état précaire des structures foncières, la menace de rendre caduc le Parlement... et la fronde de l’Exécutif contre la Constitution, de l’affaire du Député Bélizaire au rejet du mandat de six ans des Sénateurs de 2009... mobilisent les partis politiques, la société civile, l’opposition parlementaire, les organisations socio-professionnelles, les groupes de base, effrayés par la volonté délibérée du Président de la République de plonger Haïti dans la violence et l’instabilité. Le troisième secteur retenu comme générateur de crise est celui de la Production agricole. Au fait, l’Agriculture ne figure pas au programme officiel de l’Exécutif. La politique agricole est axée sur les importations de produits de consommation courante, riz, maïs, œufs, etc. qui s’élèvent à des centaines de millions de dollars US et sur l’organisation ABA GRANGOU qui s’approvisionne au niveau des ONGs et de l’humanitaire. La paysannerie n’a obtenu aucune réponse à son projet séculaire d’autosuffisance alimentaire pour Haïti... L’énergie électrique, l’irrigation, l’encadrement technique, le crédit agricole, les routes vicinales, les engrais, les semences, l’accès au marché, etc. devraient permettre l’ouverture de chantiers bourdonnants ramenant la verdeur dans les champs et la vie dans les sections. La chèreté de la vie, le gonflement des flux migratoires, la rareté du numéraire, les déprédations dues aux intempéries récurrentes, créent déjà une sensation d’asphyxie pour le peuple du « pays en dehors ». La famine grandissante et le dénuement subséquent au passage des ouragans et autres dépressions tropicales peuvent tout faire basculer à bref délai. La rentrée des classes jumelée à la pression fiscale peut devenir une cause occasionnelle de renversement de situations injustes. Il importe de souligner les lieux de priorité de ce Gouvernement Martelly-Lamothe qui, durant deux ans accomplis, a su organiser quatre

(04) carnavals, zéro (0) élection autour d’une propagande Lekòl gratis pendant que la rentrée scolaire hypothétique est reportée dans de vacances prolongées, avec un mépris pour les normes, les enseignants, les élèves, les parents et l’avenir, en général. Kidonk, Gouvènman nan tan li fè sou pouvwa reyalize 4 kanaval, 0 eleksyon, lekòl gratis la plonje nan yon vakans san fen. Un deuxième espace déstabilisateur retient notre attention et appelle notre analyse. Il s’agit d’un cadre institutionnel qui se compose du Parlement, du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, du Conseil Transitoire du Conseil électoral permanent, de la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif. Ces institutions sont toutes aujourd’hui en situation de déséquilibre dû aux contradictions qui les bouleversent, aux difficultés de fonctionnement, aux conflits entre les membres, aux retards enregistrés dans le processus du renouvellement de leur personnel... aux incursions de l’Exécutif dans le champ sacré de leur indépendance... Elles entretiennent un état de crise qui paralyse l’Etat, l’affaiblit et émousse la confiance des administrés. Elles évoluent sous la menace d’une possible désagrégation ... les manifestations multiformes de cette crise pourraient, au cas où elles s’enveniment, jeter le pays dans l’ingouvernabilité la plus totale. Les médias, la citoyenneté, la société politique et d’autres forces engagés dans le maintien de la stabilité étatique pourraient durcir leurs positions contre le Pouvoir en place, qualifié de rebelle à l’ordre constitutionnel et légal. Un troisième espace de crise est identifié dans la nature du régime politique imposé par la Constitution et la Gouvernance mondiale. Ce régime repose sur l’état de droit et la démocratie. Le Gouvernement Martelly/Lamothe a démontré son incapacité de se soumettre à la Constitution, de respecter les mandats des élus, d’honorer les échéances électorales, de garantir le fonctionnement permanent des institutions républicaines. Les nombreux accrocs de ce pouvoir autoritaire et informel à l’ordre constitutionnel et légal devaient conduire à la mise en accusation du Président de la République et au renvoi du Premier Ministre par les Chambres. Cependant la faiblesse de certains parlementaires, annihile l’efficacité de cette fonction de contrôle du Parlement. Le refus d’organiser des élections à la fin de l’année 2013, par l’équipe Martelly/Lamothe, peut déclencher des troubles que ni l’International, ni les forces d’argent ne pourront comprimer. A ce stade de l’évolution de la crise, les perspectives s’assombrissent... l’affrontement entre les défenseurs des acquis démocratiques et les instigateurs du chaos se durcit au fil des jours. Y a-t-il une parade, une place réservée au dialogue, une alternative à cette descente aux enfers ? Les voies de solution Honorables Sénateurs et Députés, Nous lançons un appel aux combattants de la Démocratie pour qu’ils réveillent à la modernité démocratique les nostalgiques de la dictature. Nous convions les Parlementaires de la 49ème législature à se constituer en monolithe pour défendre le Pouvoir législatif. Nous appelons le Peuple souverain à la mobilisation pour faire échec au projet autoritaire et personnel du Président de la République. Et pour rester fidèle à nos

convictions et à nos pratiques démocratiques, nous ferons en tout temps l’apologie du consensus et du dialogue dans l’intérêt national. Mais que force reste à la loi ! Honorables Sénateurs et Députés de l’Assemblée nationale, Nous fermons aujourd’hui la session législative de l’année sur un bilan mitigé. La Chambre des Députés part en vacances, les Députés utiliseront ce temps non au repos bien mérité du guerrier mais pour resserrer les liens avec les populations qui leur ont confié le mandat de défendre leurs droits et leurs intérêts. C’est pour moi le moment de citer à l’honneur les différents blocs politiques du parlement, principalement ceux de la Chambre des députés, notamment le PRI et le PEP qui ont déployé aux côtés des forces de la société civile et politique leur patriotisme pour contrer la saga totalitaire de l’équipe Martelly/Lamothe. Le Sénat quant à lui siège en permanence comme une vigie. Il poursuivra le combat au sein du Parlement ainsi qu’avec les forces démocratiques et populaires pour le salut de la République. L’histoire et la conscience sociale et patriotique jugeront de nos comportements ! Honorables Sénateurs et Députés Dans ce contexte particulièrement dangereux pour l’avenir de nos enfants et de notre pays, des vacances pour les démocrates que nous sommes ne peuvent être que fictives ni ne sauraient nous séparer. Vous qui êtes prêts à mener le bon combat, Soyez au poste ! Simon Dieuseul Desras Président de l’Assemblée nationale résident de la République. La réunion des ministres de PETROCARIBE à Port-au-Prince met à nu le désintérêt du gouvernement pour la production agricole, un moyen sûr de remboursement en nature des dettes pétrolières d’Haïti… Les charges qui électrisent la scène nationale et les prolégomènes auxquels nous assistons conduisent à l’évidence et à l’imminence de l’éclatement de la crise, en maturation depuis l’arrivée au pouvoir du président Martelly ». Avant de dénoncer la gabegie, l’inféodation de la justice, la famine appréhendée… « Les firmes nationales et la main d’œuvre locale sont déboutées par de puissants lobbies. Les procédures d’attribution des contrats sont obscures. La substance de ce secteur se ramasse autour des édifices publics où la cérémonie de pose de la première pierre a été organisée pour certains d’entre eux rien qu’à des fins médiatiques ». « L’inféodation de la Justice à l’Exécutif, la soumission de certains mandataires du peuple à la personne du Président de la République…l’état précaire des structures foncières, la menace de rendre caduc le Parlement… et la fronde de l’Exécutif contre la Constitution, de l’affaire du Député Bélizaire au rejet du mandat de six ans des Sénateurs de 2009…

mobilisent les partis politiques, la société civile, l’opposition parlementaire, les organisations socioprofessionnelles, les groupes de base, effrayés par la volonté délibérée du Président de la République de plonger Haïti dans la violence et l’instabilité ». « La famine grandissante et le dénuement subséquent au passage des ouragans et autres dépressions tropicales peuvent tout faire basculer à bref délai. La rentrée des classes jumelée à la pression fiscale peut devenir une cause occasionnelle de renversement de situations injustes. « Il importe de souligner les lieux de priorité de ce Gouvernement Martelly-Lamothe qui, durant deux ans accomplis, a su organiser quatre (04) carnavals, zéro (0) élection autour d’une propagande Lekòl gratis pendant que la rentrée scolaire hypothétique est reportée dans de vacances prolongées, avec un mépris pour les normes, les enseignants, les élèves, les parents et l’avenir, en général. Kidonk, Gouvènman nan tan li fè sou pouvwa reyalize 4 kanaval, 0 eleksyon, lekòl gratis la plonje nan yon vakans san fen ». Le spectre de la mise en accusation du chef de l’État et du Premier ministre « Le Gouvernement Martelly/Lamothe a démontré son incapacité de se soumettre à la Constitution, de respecter les mandats des élus, d’honorer les échéances électorales, de garantir le fonctionnement permanent des institutions républicaines. « Les nombreux accrocs de ce pouvoir autoritaire et informel à l’ordre constitutionnel et légal devaient conduire à la mise en accusation du Président de la République et au renvoi du Premier Ministre par les Chambres. Cependant la faiblesse de certains parlementaires, annihile l’efficacité de cette fonction de contrôle du Parlement. Le refus d’organiser des élections à la fin de l’année 2013, par l’équipe Martelly/Lamothe, peut déclencher des troubles que ni l’International, ni les forces d’argent ne pourront comprimer. A ce stade de l’évolution de la crise, les perspectives s’assombrissent… l’affrontement entre les défenseurs des acquis démocratiques et les instigateurs du chaos se durcit au fil des jours ». Il ne fait aucun doute que le président de l’Assemblée nationale, le sénateur Dieuseul Simon Desras ne fait que refléter le sentiment populaire grandissant qui voit la solution de tous ses malheurs que dans l’écartement du pouvoir de l’équipe Martelly/Lamothe. Rien que la semaine dernière, le président a été forcé d’utiliser des 4X4, style Polaris, afin de traverser sans heurts la Grande Anse, a l’extrême sud du pays. Des mecontents avaient coupé la voie afin de lui barrer le passage. Il s’avère donc que l’impopularité du pouvoir devient une menace a court terme pour qu’il arrive à mener les destinés de la nation. Un risque que court la communauté internationale dont l’appui, a peine voilée, freine le départ de ces fossoyeurs de la patrie.

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La croix et le croissant « Tu n’auras point d’autres dieux devant moi. Tu ne feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point, car moi l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux » (Exode 20: 3) Frères et sœurs en Christ, Le pasteur Joelle Constant et nous avions entrepris, depuis trois années déjà, la formation de disciples par l'intermédiaire de l'Internet, et depuis lors, le peuple de Dieu s'est remis en marche vers Canaan. Des païens consommés ont aussi mis le cap vers des destinations irréfléchies, et nous voilà tous et chacun face à des internautes en attente d'essais relaxants, traitant de Dieu ou des hommes. Dieu n'a pas Son pareil, et même les athées, en cachette, Le prient dans les mauvais moments. Le pasteur et nous avons reçu des commentaires à propos d'une dernière livraison d'idées, des « Dialogues sur Dieu »; et quelle joie que ces opinions d'un Initié qui ne mâche pas ses mots. Lisons : «...Avec je ne sais quel enchantement j’ai lu et relu ‘’Sans dieux et sans idoles ’’ (Constant & Kauss, Éditions Conel, 2013), et j’avoue que ce dialogue sur Dieu a fait progresser ma réflexion sur les questions existentielles. S’il nous est impossible de saisir le Créateur, dans son essence, nous pouvons, néanmoins, affirmer que “ l'Éternel s’est révélé à son peuple par la manifestation de sa présence, et par le moyen de sa Parole et de ses actes, mais non pas sous une quelconque forme visible. Vouloir le représenter sous la forme d’une idole, c’est d’abord verser dans la caricature ”. Le travail de pastoral et d’évangélisation que vous accomplissez est considérable et l’analyse des ¨messages¨ qui se dégage de cet entretien ne peut être que très enrichissant pour le lecteur. Vous avez démontré que l’expérience de Dieu, devant les résultats de la liberté qu’il nous a laissée, permet des exceptions dans ses moyens d’actions. Somme toute, les théories de Dieu sont donc indiscutables, et la pédagogie la plus difficile s’inclinera devant la nécessité des épreuves personnelles pour convertir l’être pensant et le conduire à des conclusions, non plus spontanées, mais raisonnées. Ainsi, “celui qui dit dans son cœur : il n’y a pas de Dieu, est un insensé ”. En somme, Dieu tient autant de place dans la vie même de ceux qui le nient ou croient qu’ils l’ignorent. Sur ce, le concept de Dieu

recouvre les croyances les plus diverses, et chacun prend de Dieu ce que sa capacité spirituelle lui permet d’en prendre; car Dieu est exactement pour chaque être ce que chaque être peut concevoir de lui. L’homme, en effet, se crée un Dieu conforme à sa propre intelligence et à sa propre bonté. Il ne peut élever son idéal plus haut que ne lui permet son développement moral. Le Dieu qu’il adore est toujours son propre reflet agrandi. Je ne suis pas en mesure d’associer le vaudou à Satan, pas plus la franc-maçonnerie, la rose-croix ou autres sciences occultes. Le vaudou est une religion ancienne autant que le judaïsme. Jamais vous ne verrez des loâs qui font appel à Jésus-Christ. Ils implorent le Père éternel et, par le fait même, ils acceptent l’autorité de Dieu. Les francs-maçons, les rosicruciens, pour ne citer que ceux-là, n’implorent jamais Satan dans leur prière. De là, à les classer comme des sociétés sataniques, c’est aller un peu fort. Selon Jean Erich René, la plus grande crainte des fossoyeurs du vaudou, c’est le don de devin du houngan et de la mambo en étalant ses cartes ou en évoquant l’oracle des loâs. Une prouesse qui dépasse complètement l’entendement de nos prêtres catholiques et nos pasteurs protestants. Ils diabolisent littéralement la voyance révélée clairement dans la Bible. Je trouve que Kauss a très bien répondu à l’ entretien 5. De plus, les témoins de Jéhovah sont des chrétiens, sauf qu’ils ont des pratiques différentes des protestants et des catholiques. Ils sont loin d’être une secte. Kauss a bien raison quand il dit : « On peut faire partie d’une église sans être religieux ». Si l’église représente le temple de JésusChrist, nous pouvons affirmer que le temple de Dieu est dans chaque homme. Saint-Paul a dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’esprit de Dieu habite en vous ? » (I Cor., III, 16). Saint-Paul parle du corps humain comme du « Temple de Dieu ». En fait, Dieu est en nous inconnu et caché, mais rarement l’homme a le courage de descendre

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assez profond, de creuser assez loin dans le fond de son âme. Rarement il pénètre dans ce sanctuaire intérieur. Et c’est là pourtant qu’il trouverait ce qu’il cherche en vain si loin et qui est si proche. La présence du mal dans le monde, et plus précisément la souffrance humaine, reste pour chacun d’entre nous un mystère auquel aucune religion n’est capable d’apporter une réponse pleinement satisfaisante. Comment expliquer son existence ? En effet, le mal est une réalité qui fait partie de l’être, mais il n’est qu’une illusion et n’a aucune base réelle. Pasteure Joëlle a bien raison quand elle dit que l’homme est, en grande partie, responsable des cas de souffrance qui sévissent sur la planète et que nous observons autour de nous. En effet, nous avons une large part de responsabilité dans la plupart des maux de l’humanité. Si les ténèbres nous enveloppent, Dieu n’a pas voulu cette obscurité, cette détresse qu’engendre l’ombre. « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (I Cor. 10 : 13). Pour qui sait comprendre, ces mots sont un éclair incomparable qui met tout l’horizon spirituel en valeur. Le Saint-Esprit est Dieu en nous, notre Dieu, « qui ne nous laisse point d’orphelins » (Jean 14 : 18), et qui fait en nous le lieu de sa demeure ! En résumé, c’est Dieu qui crée l’adversité ou la paix (Ésaïe 45 : 37). Pour manifester la vérité, il a rendu le doute possible; et la possibilité de l’erreur est nécessaire pour la manifestation temporelle de la vérité. En ce qui a trait à l’entretien 7, il est inconcevable de croire que Moïse a été élevé au ciel par un Super Ange; car le Christ Sauveur a déclaré clairement à ses disciples, avant d’entrer dans la tombe, qu’il n’y a encore personne au ciel et, c’est après sa résurrection et son retour auprès de son Père, qu’il va y faire de la place pour les hommes. « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon je vous l’aurais dit; je vais préparer une place. Et quand je serai allé et que je vous aurais préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin » (Jean 14, 2- 4). Bref, il n’y a pas d’âge pour mourir. Il peut paraître désespérant et absurde à celui qui refuse d’y faire face et de l’assumer complètement; mais pour celui qui parvient à accepter vraiment cette réalité, elle représente toute la valeur de la vie. Parfois aussi la mort détruit. Deux jeunes êtres, comme Mario et Giovanni, qui avaient tout leur avenir devant eux; et que tout en eux se préparai(en)t à recevoir la plénitude de la vie, et voici qu’ils meurent. Que signifie cet arrachement ? N’est-ce pas la vie ellemême qui se trouve niée ? La nature du Dieu vivant n’est-elle pas ici en défaut ? La foi nous dit : « Quelle que soit la forme qu’ait prise la vie d’un être humain, sa mesure lui est donnée par Dieu qui ne veut pas la mort, mais la vie ». Ce qui lui est

donné est vraiment sa mesure. Ce qui est apparu comme un arrachement n’était qu’un aspect de cette mesure. Du point de vue de l’homme, elle peut être un accomplissement ou un arrachement. Mais là, nous sommes dans le mystère de la connaissance divine. Nous qui sommes en vie, nous ne sommes cependant pas absolument vivants. On reçoit une vie dont la durée est limitée mais inconnue, et dont la fin est inéluctable, irrémédiable et définitive. Sur le plan littéraire, je trouve que ce livre d’entretien est un succès qui vaut la peine d’être lu. Je souhaite de tout cœur que vous donniez suite à ce rigoureux dialogue pour l’édification des croyants et même des non-croyants. Sur ce, prions

pour demander la connaissance. Sans cesse la Sainte Écriture répète : « Dessillez mes yeux », « Ouvrez mon esprit », « Touchez mon cœur », « Au lieu d’un cœur de chair, donnez-moi un cœur vivant pénétré par l’Esprit et qui puisse sentir… » Ce ne sont pas là seulement des mots, mais de véritables promesses qui nous disent de prendre conscience de la réalité divine. Et si cette parole : « Demandez et vous recevrez » est valable pour le don des dons : la connaissance vivante de Dieu. Bref, il n’y a de connaissance de Dieu que celle que Dieu opère dans l’esprit. Voilà ce qui se passe de commentaires… J’ai dit

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Pour une Alternative républicaine en Haïti (1ère partie) Par Yves Saint-Gérard Nous nous refusons de définir cet « Haïtien authentique » que revendiquent tant les élites haïtiennes et les dirigeants successifs qui se contentent trop souvent de leur seul paraître mortifère, parce que cela leur permet de simuler un bonheur qu’ils n’éprouvent guère. Il ne faut donc pas s’étonner que ceux-ci prétendent malgré tout être les dignes représentants de leur peuple qu’ils ont pourtant affamé. Quoi qu’il en soit, leurs discours officiels disent tout et son contraire puisque ces dirigeants et élites soi-disant civilisés font de leurs propres compatriotes « un peuple qui chante et danse » et qui scande insouciamment « vive la différence » discriminatoire dont il est victime. Malgré tout, personne ne saurait ignorer que les masses populaires haïtiennes vivent dans des conditions de vie inhumaines qui interpellent tous ceux pour lesquels l’idéal républicain a encore un sens. Les élites haïtiennes et les dirigeants successifs ont systématiquement privé leurs compatriotes des progrès de la science : ils les maintiennent sciemment dans l’ignorance, l’arbitraire socioculturel, l’esprit magique et la maladie... Tout en comprenant la situation de grande misère physique et psychique du peuple haïtien, nous nous devons de dire que les photos touristiques d’Haïti font la fierté de bon nombre d’Haïtiens et les éloignent d’une réalité déconcertante. C’est évidemment bien éprouvant, car cette situation perdure et interpelle tous les Haïtiens qui voudraient enfin faire cohabiter leur égoïsme instinctuel individuel avec l’égoïsme instinctuel collectif de leur pays. Pourquoi ? Parce que cet état de choses doit maintenant changer et les bonnes volontés ne manquent pas. Un pacte national est à portée des mains : l’acuité du problème haïtien peut fédérer tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, adhérent aux véritables valeurs républicaines et sont prêts à se battre pour un changement fondamental en Haïti. Par conséquent, il leur appartient de prendre des initiatives fortes, car une alternative républicaine est possible si les Haïtiens mettent en place un véritable pacte national pour une approche politique et socio-économique véritablement républicaine. Les tenants de l’idéal démocratique en Haïti ont déjà courageusement mené la lutte contre la dictature infâme des Duvalier et ont encore pour vocation la recherche du bien commun : le plus grand bien au plus grand nombre en laissant le pouvoir aux plus compétents. Le pacte national doit à tout prix et activement offrir au peuple haïtien la liberté et la fraternelle égalité des chances en évitant surtout les approches dogmatiques et l’opportunisme ambiant. Les bonnes volontés ne manquent pas si les tenants de l’idéal démocratique en Haïti organisaient une opposition républicaine pour changer la donne. Il existe toutefois un préalable : le refus à tout prix du chaos institutionnel qui se met en place avec la problématique électorale qu’exploite l’actuel gouvernement Matelly. Il faut que les démocrates haïtiens osent se mobiliser une fois encore pour

un nouvel éveil de la conscience nationale, car l’hypertrophie de l’ego des élites et de bon nombre de dirigeants a systématiquement fait obstacle au changement. Les acquis du 7 février 1986 constituent aujourd’hui un leurre, dans la mesure où il y a eu deux 7 février 1986 en un. Indépendamment des slogans, le 7 février 1986 des élites n’a rien à voir avec le 7 février 1986 des masses populaires ; et c’est cela qui a changé toutes les donnes de l’après-Duvalier. Les préoccupations des masses populaires ont été très vite squeezées par des élites et hommes politiques qui n’ont jamais voulu une véritable option démocratique pour leur pays et c’était un poker menteur pendant que les masses populaires s’époumonaient en scandant « plus jamais ça ». Les diverses formes idéologiques les plus rétrogrades ont alors très vite repris le dessus et les Haïtiens même de bonne volonté n’ont pas pu ou su donner du sens à l’alternative démocratique qui était à portée de leurs mains en 1986. De toute évidence, l’esprit républicain a fait défaut et le changement tant espéré est resté lettres mortes, parce que trop d’Haïtiens ont refusé cette fraternelle cohabitation de leurs égoïsmes instinctuels individuels avec l’égoïsme instinctuel collectif. Le secteur démocratique, de plus en plus impuissant, se contente de comptabiliser ses propres rendez-vous manqués avec l’histoire, laissant ainsi le dilemme haïtien interpeller tous ceux qui aiment Haïti. Au-delà des Duvalier, Aristide, Préval ou Martelly, nous pouvons constater qu’il y a un manque cruel d’initiatives sérieuses de la part de ceux qui luttent pour sortir le pays de sa médiocrité ambiante. Dans une perspective de changement, tous ceux qui aspirent à une démocratie participative et au progrès social en Haïti doivent maintenant prendre de véritables initiatives pour catalyser une stratégie nouvelle qui éviterait au pays de sombrer dans un nouveau régime dictatorial. Pour notre part, nous leur proposons de libérer d’abord la réflexion en organisant des démarches prospectives républicaines qui sont de simples réunions citoyennes ayant pour objet de permettre à chaque Haïtien, indépendamment de son grade et de son appartenance socio-économique et politique, de débattre démocratiquement de la situation du pays en vue d’une action avisée qui permettrait de sortir de cette impasse néocoloniale. Pourquoi des réflexions républicaines ? Parce que la question de la constitution, le problème de l’organisation des futures élections, la gestion chaotique du pays et les malversations diverses doivent être correctement et collectivement abordés pour faire échec aux ego des grands petits hommes du pays. Certes, certains observateurs pensent que les Haïtiens auraient mieux fait de s’accommoder, le 7 février 1986, à la barbarie de la dictature des Duvalier, au lieu de bouter cette clique hors du pays. C’est l’interprétation tendancieuse de ceux qui présentent les Haïtiens comme « un peuple congénitalement incapables de se

gouverner ». Quoi qu’il en soit, beaucoup de Français d’outremer se laissent encore piéger par cette appréciation quand ils se mobilisent pour l’indépendance de leur pays. Cette piqûre de rappel les amène très vite à la « raison coloniale ». Tout se passe aujourd’hui en Haïti comme si, au fond, il n’y avait rien de plus urgent que de faire des élections pour éviter une caducité du parlement. Pourtant, jour après jour, la situation de la population ne cesse de s’aggraver. Néanmoins, tout n’est pas perdu si se développe aujourd’hui une opposition démocratique qui ferait obstacle aux dérives autocratiques du gouvernement Martelly parce qu’il est temps d’arrêter le gâchis et l’arbitraire. Par conséquent, il nous appartient de rappeler que, tout en ayant été frauduleusement élu, M. Martelly est démocratiquement élu pour 5 ans si sa conduite des affaires s’inscrivait encore dans le cadre constitutionnel. Autrement, au nom de la constitution de 1987, il devra être juridiquement écarté du pouvoir pour non respect de la constitution et/ou dilapidation de l’aide internationale. En effet, il a aggravé les conditions de vie de la population et son aspiration autocratique ne fait plus de doute et interpelle tous ceux qui voudraient un changement fondamental en Haïti. Il faut maintenant à tout prix sauvegarder les premiers acquis

démocratiques de l’après 7 février 1986. Certes, ils sont maigres, mais le pays est tout de même régi par une constitution que le peuple haïtien a massivement approuvée. Nous nous demandons sous quel régime politique vit la population tout en admettant que certaines options politiques (mêmes constitutionnelles) ne sont pas appropriées aux us et coutumes du pays. De très nombreux Haïtiens pensent que des amendements à la constitution de 1987 s’imposent, mais il faudrait les envisager dans la plus grande transparence pour effectivement changer la donne et limiter les dysfonctionnements constatés dans la gestion du pays aussi bien sous les gouvernements de Jean-Bertrand Aristide et de René Préval que

sous le gouvernement de Michel Martelly. Notons toutefois que tous les citoyens haïtiens — présidents, ministres et parlementaires y compris —, doivent respecter l’esprit et la lettre de la constitution de 1987 en vigueur. Elle est la trame essentielle de la démocratie haïtienne et la situation politique en Haïti est, répétons-le, actuellement très grave. Les démocrates haïtiens ne peuvent plus faire semblant de l’ignorer et des initiatives républicaines s’imposent pour favoriser l’éclosion d’un système politique moins archaïque. Les dirigeants et élites traditionnels ont pour la plupart oublié leur pays et leur peuple, à force de vouloir paraître (à suivre).

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Kreyòl

Bengo ! Bengo legal ! Se boul k ap woule

Nouyòk — Bwouklin, Vandredi swa, nou te nan Bwouklin, pou n te pase yon kote nou te konn vizite anpil, paske nou pa janm renmen tande lè zanmi nou yo ap plenyen absans nou. Yo gen rezon yo vrèman, piske se avèk yo nou te kòmanse, nou pa gen rezon pou n kite yo, oubyen pou lage yo pou yo demele yo pou kont yo. Nou pa moun pou sa, paske nou vle fè tout moun plezi pou lòt kapab li opinyomn yo tou. Engratitid pa gen plas lakay nou, paske nou konn ki jan pou nou trete moun e ke tout moun se moun pou nou. Se bagay nou pa janm renmen wè, moun engra. Si nou kite engratitid vale teren nan sen nou, anyen pa p janm regle pou nou nan sosyete a. Nou tout fè yon sèl, sètadi yon gwoup kote youn dwe respekte lòt. Fòk nou pa janm bliye nou se yon sèl kòt fanmi e nou dwe viv nan jan Jezi, Pitit Papa a te mande pou nou tout viv, nan kè kontan, nan senserite, nan lanmou ki pa dwe janm fini pou nou ki se pitit manman Ayiti. Li pa janm bèl pou wè lòt moun ap trete nou krab. Li pa janm bon pou yo kalifye nou konsa. Men si nou byen remake, anpil nan nou pa janm aji byen e yo konprann tou se konsa pou yo konpòte yo nan bay manti, fè egoyis, fè tapaj, fè resèlè, avili lòt pou dan griyen, fè difamasyon pou elimine lòt pou granmesi e itilize ipokrizi kòm zam pou kraze e devore lòt. Yo pa gen okenn kote yo prale e y ap pase tout vi yo san y opa janm regle anyen, paske yo pa gen ideyal. Yo pwonmennen ap lonje dwèt sou lòt k ap travay e ki vle yon amelyorasyon nan peyi a. Yo bliye si nou tout se Ayisyen. Piske yo nan yon pozisyon pou yo fè tout sa yo vle, yo menm bliye ki kote yo soti. Jodi a n ap konstate yon seri de tenten ke dirijan nou yo mete nan sen nou pou pa gen okenn avansman, defason pou nou toujou rete nan menm penpenp la. Konstitisyon peyi Dayiti a byen defini, malgre li gen anpil enpèfeksyon nan li. Se yon konstitisyon ke mesye dirijan yo sèvi avèk li lè l ap sèvi yo. Nou gen yon pakèt demagòg ki pran tèt peyi a tankou anpil moun fè konnen, ki pa p regle anyen serye. Yo vle lage peyi a nan tchouboum pou yo kapab regle zafè yo nan bon jan ti mamit ki gen madou. Entèpretasyon ke yo fè pou yo itilize Konstitisyon a pa nan lojik reyèl la. Sa ki pi mal se lè nou wè gen

yon seri de moun ki konnen trè byen ke mesye yo pa kanpe sou anyen serye ke sou bay kou pou yo apiye yo nan malpwòpte y ap fè a. Obsèvatè yo deklare kareman ke peyi sa a pa p janm soti kote li kanpe a, paske mesye yo pa gen volonte e yon detèminasyon pou reyalize bon bagay. Konstitisyon nan peyi Dayiti byen defini wòl prezidan, ki se ekzekitif, palmantè yo, ki se lejislatif, ak jij yo ki se jidisyè. Twa antite sa yo fòme Leta

ki pou travay pou devlopman peyi a. Pa gen yon kote nan li ki mande pou gen divizyon. Se sa n ap viv depi 14 me 2011. Obsèvatè avize yo fè konnen ke mouvman divizyon an kòmanse depi prezidan Jozèf Michèl Mateli prete sèman, ke anpil opozan kwè se pa plas li. Anpil moun k ap swiv bagay yo fè tout opozan kwè yo se kreten si yo kite Jozèf soti kote l te ye la a pou l pran direksyon peyi a. Sè ke yo pa gen anyen serye nan djakout yo pou pwouve pèp la yo gen yon bagay serye y ap regle. Klas politik la fini e li dwe reòganize tèt li, paske l ap pran kou ankò si mesye-dam yo, k ap ranse, betize, djèdjè pou granmesi, pa fè yon jan pou yo fè youn ou 2 pati pou yon amelyorasyon. Yo gaye twòp e se konsekans sa a ki mennen Mateli sou pouvwa a. Pa gen kesyon Mateli se yon novis. Gen sa nou rele kretinis ak divizyon ki gaye nan sen yo. Opoze ak Mateli sa fè fòs li, paske chak fwa nou nonmen non li anbyen e an mal, li bon pou li, paske l ap travay. Tandiske swadizan opozisyon an pa p regle anyen. Se pou tout opozan sispann kriye, daprè sa obsèvatè yo fè konnen. Yo dwe prepare 2015 pou yo kapab reprann fòs yo. Sinon yo peri nèt ale.

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Tout moun panse ke se jalouzi ki monte nan bil Nèg yo pou brase karaktè yo, paske se pa yo menm ki te gen chans pou yo te pran direksyon peyi a. Yo demontre bagay la klè, paske anpil nan yo ap plenyen ke nouvo prezidan an pa gen okenn preparasyon e li pat menm nan yon fonksyon piblik, nan yon pati politik e menm nan yon asosyasyon piblik. Sa pwouve tou ke opozisyon pa janm òganize l pou gen yon figi serye nan sosyete a. Gen anpil nan yo k ap frape lestomak yo, paske yo gen 20, 25, 30, e menm 40 tan nan politik e ke pa gen moun ki kapab vin fè yo lalwa. Se pou yo konprann klèman si yo pa gen movèz fwa ke se prezidan Mateli ki kòmandan an chèf e ke tout lòt moun ki gen tit prezidan sesi e prezidan sela pa yon reyalite. Yon sèl prezidan nan peyi a ki se sèl Mateli, ke w vle oubyen ou pa vle. Yo mèt fè tout sa yo vle, se verite sou tanbou.

Lè nou te rive nan sal la, yo te apèn pral kòmanse. Nou te wè kèk zanmi ki konnen nou sou non nòmal nou e ki te kontan wè nou, paske yo te gen anpil mwa yo pat janm gen mwayen pou yo te rankontre nou. Se te fèt nan sal la non sèlman pou zanmi nou yo men pou lòt konpatriyòt ki te vin tande koze sou peyi lakay. Daprè sa nou te tande, rankont sa a te yon rankont sansasyonèl ki te òganize sou sitiyasyon jodi a. San nou pa vle pran yon ti lòsyè nan espas zanmi nou yo, nou lage kòn nan ba yo pou yo di tout sa yo gen pou yo di nan sikonstans sa a. Wilnè : Konpatriyòt, zanmi, frè ak sè nou, bonswa ! Nou reyini aswè a avèk kè kontan, paske peyi Dayiti pral libere anba satan yo, ki gen pou disparèt, paske Bondye bay sen Michèl pouvwa pou l chase yo tout e mete yo deyò pou yo pa janm retounen nan figi moun. Sonya : Beniswa Letènèl ! Amèm ! Amèm ! Pisans Granmèt la toujou pi fò pase pisans dyab la. Alelouya ! Granmèt la ki toujou la pou epanye nou nan tout danje. Nou te toujou gen konfyans ke yon jou peyi Dayiti te gen pou l soti nan men bann malfektè, denmon yo ki te konprann yo se yon afè. Ansanm ak mwen ann di : Beniswa Letènèl. Ann repete 3 fwa : Beniswa Letènèl ! Beniswa Letènèl ! Beniswa Letènèl ! Mèsi. Wilnè : Nou remèsye Granmèt la ki ban nou okazyon sa a pou nou brase lide ansanm. N ap mande li pou l eklere nou e penmèt nou nou diskite, pale san youn pa fwase lòt, menm si nou pa gen menm konviksyon politik. Nou tout ki la a nou se demokrat, paske nou aksepte tout moun fè vwa yo pase. Nou gen kèk jou Jan Bèbè pa pase wè nou pa mank de tan. Men nou konnen kanmenm l ap vizite nou. Se li menm sèl kòm sitwayen konsekan ki sakrifye vi li pou l vin pran enfòmasyon pou l fè lòt yo konnen sa k ap pase. Nou pa gen pou n joure li, paske se yon sèvis l ap rann nou. Mwen remake li retounen nan Bwouklin nan pou l refè nou parèt ankò, paske mwen li Ayiti-Obsèvatè chak mèkredi. Se yon bagay ke nou apresye anpil. Se pa li menm sèl ki demokrat. Mwen kwè se staf la ak dirijan yo ki konprann nesesite a. Nou aplodi yo tout e remèsye editè anchèf la pou piblikasyon tout atik yo. Mesyedam, konpliman ak chapo ba pou nou tout. Sonya : Mwen kwè se yon bagay pou nou tout Ayisyen apresye tan nan dyaspora ke ann Ayiti. Nou kwè se jounal sa a sèlman k ap fè travay la ki pran yon dimansyon ekstraòdinè. Menm gouvènman an itilize anpil konsèy jounal sa a pote ba li nan sek-

syon sila a. Nou gen pou nou tounen sou bagay sa a, e lè sa a n ap voye yon lèt bay jounal la pou envite staf la pou yo vin wè e konprann byen ke travay yo pote fri tout bon. Wilnè : Nou pra l pase nan reyalite moman an. N ap mande nou tout ki la a pou n fè travay la nan lòd ak disiplin, san nou pa manke pèsonn dega. Nou toujou konsekan ak nou menm e n ap toujou rete konsa san nou pa chanje, paske nou pa aganman. Èske nou pare ? Foul la  : Nou pare pou nou fè kesyon an. Wilnè : Si nou pare, nou gen dwa di BENGO ! Bengo legal ! Nou pral repete : Bengo ! Bengo legal ! N ap repte sèlman refren yo e m ap di kouplè yo. Èske nou pare ? Foul la : Nou anfòm. Wilnè : Ann ale ! « Refren Bengo ! Bengo Legal. -1A wi se boul n ap woule Nou pa nan plezantri. -2Yo mèt ap ranse Se travay n’ap travay. -3Asosye, men boul yo tonbe Ou mèt vin verifye. -4Nimewo P16, J10, M13 k13, Se yo pèp la mande. -5Yo te mèt sote ponpe Fòk se li ke nou vle. -6Bengo, fòk yo ale Bengo, yo tout bannann ». Emanyèl : Mezanmi, nou kapab ! Gade yon banbòch nou kreye la a san moun pat atann yo asa. Nou te nan veritab ben de foul kote tout moun ap chante e viv moman an nan yon atmosfè moun sivilize, malgre anpil nan nou pa gen menm vizyon politik. Sa mete amoni nan kè nou tout, paske se kòm si se nasyon an ki mete tèt li ansanm pou travay, sètadi fè kòve a pou yo tout rekòlte ansanm. Nou pa wè Konvèjans, divalyeris, Lavalas e tout lòt yo, paske se Ayisyen ki sot fè yon sèl pou chante viktwa yo. Bengo ! Boul yo tonbe. Si nou penmèt mwen, m ap ajoute 3 lòt boul Y25, F6, T20 ki fòme 3 mo : « Yo fout tonbe ». Sonya : Se sa menm, konpatriyòt. Epa se Emanyèl ki te fè pwen sa a ? Se reyalite, frè mwen. E nou tout ansanm fè konnen ke 16 pou prezidan, J10 pou Jozèf, M13 pou Michèl, K13 pou Mateli ki gen kran. Yo fèk kare wè sa yo pat janm espere. Peyi a an chantye pou nou sa pa rete nan sèk parazit la. Bann denmèplè yo sezi. Yo pa gen anyen nan kalbas tèt yo. Kòm nou konnen y ap voye pye pou granmesi. Prezidan Mateli pa gen yon pa l ap fè, paske pèp la avèk li e menm pèp sa a boude yo tout. Edwa : Yo gen lè yo pat janm konprann pou ki rezon prezidan an te di nan Grandans : « Mwen voye tout ale ». Sa vle di li renmèt yo tout monnen pyès yo pou yo al plante latè pou penmèt pèp la jwenn manje pou yo manje, olye pou yo ap fè envalib nan Pòtoprens, nan monte desann al nan radyo pou granmesi. Yo bliye si yo gen travay pèp la pou yo fè. Yo pa janm vle al nan biwo, paske yo pa gen anyen pou yo fè. Pou yo, se pou tèt yo y ap travay. Mesye sa yo pa gen mwayen pou yo retounen nan figi moun. Se vrèman yon bengo. Silvya  : Mezanmi, lè nou tande mesye sa yo ap pale se kòm si prezidan an pa anyen. Mesye, kòm dirijan e moun nou dwe pran ekzanp nan men yo, se yo menm ki demontre trè byen yo se machann woywoy, machann pwason, machann piskèt, paske yo pa gen oken respè pou sosyete a. Nèg yo pa gen okenn fòmasyon pou yo ta rive fè lwa. Se pou bagay sa a fini nan peyi a e se pou okenn modifikasyon lwa eletoral la pa fèt, paske twòp rapyay anvayi palman an. Fòk yo defini byen pozisyon akademik yon palmantè ki pral okipe yon fonksyon parèy. Anpil nan yo bay moun degou pou yo t ale lekòl, paske mesye yo pat dwe la. Sa fè sosyete nou an wont. Mesye yo mete lwa e yo pa konnen poutèt pa yo. Sa fè lapenn anpil !

Divivye : Ou touche yon pwen ki fè anpil sans. Nou pa gen yon palman kredib. M ap eksplike m trè byen, paske anpil kapab konprann se toya mwen pral voye. Se pa sa ditou. Alò si yon moun vle pran l nan sans li vle se dwa li, paske nou la pou laverite e non pa pou kase fèy kouvri sa. Mwen kwè ke fòmasyon 49 lejislati a se li ki pi pyèt e pi mal pase tout lòt yo. Mesye yo pa gen langaj, yo pa gen fòmasyon e yo enkonpetan nan tout sans. Se pa mwen menm pèsonèlman ki di sa, se sa ou tande tout kote nou pase. Nou pa p site non moun pou yo pa di n ap fè pèsonalite. Men nou konnen ke si te gen bon jan eleksyon 7 fevriye 2011, se pa moun sa yo ki t ap reprezante nou. Fòk mwen repwoche klas inivèsitè ak entèlektyèl nou an ki penyen lage pou kite se moun sa yo ki pran pouvwa a pou dirije nou. Se fòt mwen lefè mwen natiralize pou sikonstans. Men tout lòt ki te pase vrèman sou ban lekòl pa t ap remèt malpwòpte sa a. Gen anpil nan yo ki wont tèt yo, paske yo pa gen langaj. Nou kwè se yon mal ansyen prezidan Preval fè peyi a lè li te bay bann moun sa yo plas kle peyi a. Nou di w mèsi pou debri sa yo ou mete nan peyi a. Kènizan : Ou fè tout, gason. Si nou pa konprann rezon ki fè Nèg yo ap voye pye konsa, nou pa p janm rive fè yon konklizyon. Mesye yo ap pale Etazini mal jan yo vle. Poutan, se bèf sa a k ap bay yo tout lèt. Lè w tande yon senatè avèk yon depite ap di se kòb palman ki voye fè sesi, fè sela, se pa lajan ameriken, nou ri, paske bidjè peyi a depann de gouvènman peyi Etazini. Si yo vle bay tèt yo manti, se zafè yo, paske youn nan tout pa konsyan de reyalite peyi a. Si yo te konsyan, yo ta dwe mete ak prezidan peyi a pou fè bagay yo mache. Yo tounen opozan pou ryen, paske yo pa janm pwouve sa yo pote kòm opozan. Depi van lajan an bouche, kontwòl ap fèt e ke tout chèk zonbi boule, mesye yo mete yo kòm opoze gouvènman an plas la. Men yon pwojè de lwa mande lajan pou yon kandida genyen pou degèpi tout vagabon, yo tonbe voye pye. Mesye yo pa vini pou yo regle zafè peyi a, men pou regle zafè yo, pou peyi a toujou rete nan gagòt. Nou apiye pwojè lwa sa a e li dwe aplike pou tout sendenden sa yo pa janm jwenn chans ankò pou vin fè dezòd. Nou di sa, paske lachanm wo ak ba a te yon lokasyon ki te fè diyite pèp ayisyen, paske konpetans te rete la. Yon pakèt Kongo pran pozisyon la ki lakòz renome l pèdi. Nou pa nan voye monte, paske mesye yo pi kwè nan lòbèy olye yo travay. Se mwa dawou a yo te renmèt yon voksal nan chanm depite a kote te gen batay. Sa se yon wont pou nou tout Ayisyen. Si prezidan Mateli pa eseye rezoud sitiyasyon an pou anpeche voksal sa a pa repete ankò, nou mèt di Ayiti fouti. Nèg yo konprann ke peyi a pa dwe chanje e se pou l rete tankou aprè 7 fevriye. Nou pa dwe nan bagay tè a tè sa a ankò, paske nou dwe soti nan malpwòpte sa a. Fok yo tout ale! Selin : Fòk nou pran konsyans e ramase karaktè nou pou nou sa retire peyi a nan tchouboum li ye la a. Lè nou rete ap kritike gouvènman an e nou pa janm vin ak yon solisyon valab, nou pa fè anyen ke lave kay tè. Nou malonnèt konsa. Nou pwomennen di ke Mateli pa kalifye pou pòs prezidan an, tandiske nou te la avan li, sa pwouve ke nou tout k ap voye pye a se yon bann kreten, payas, mazèt e menm jalou pou wè Mateli pote lamayòl la sou yo tout. Jalouzi pa janm pote bon bagay e li toujou lage moun nan tenten. Se sa menm ki rive anpil nan bann vagabon pèpè yo ki pran pòz yo se yon afè. Y o se jalou! Yo tout pran nan 3 wa Selimèn : Yo tout pran nan 3 wa, paske yo konpran yo konnen. Poutan se yon pakèt nil, voryen ki pa gen plas yo nan okenn fonksyon peyi a. Yo tounen yon toupi e yo toupatou ap fè laviwonndede pou enpoze peyi a fonksyone. Se toujou yo menm depi sen Silvès ki pa janm regle anyen e prezante yon altènatif. Pa gen moun nan peyi a ankò, daprè yo menm. Tout prale an gwoup pou kite plas la pou lòt ki kapab. Se yon bann sèk

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IMITANT SON CONCUBIN DE PREMIER MINISTRE D’HAÏTI

AFRICA IN THE NEWS

Le modèle porno Petra Nemcova tente Tunisia: Birthplace une action en justice contre Léo Joseph of Arab Spring

Suite de la page 1 rnet, Mme Nemcova, a, par le truchement des avocats de Laurent Lamothe, à Miami, lancé une action en justice contre Léo Joseph, directeur et rédacteur en chef du journal, auprès du tribunal fédéral de district, à Miami, en Floride. En effet, l’assignation de Pétra Nemcova a été présentée à l’accu-

des avocats de Lamothe et de Patrice Baker. Léo Joseph devait se présenter au bureau des avocats de M. Lamothe pour faire sa déposition, dans le cadre du procès intenté contre lui par Lamothe et Baker. La plainte déposée par Nemcova prétend que dans l’article incriminé, l’accusé « com-

Une des centaines de photos du modèle tchèque Petra Nemcova exposées sur l’internet, de même que ses vidéos et photos interdits aux mineurs (photo d’archives trouvee sur des sites porno).

sé, le vendredi 29 août 2013, dans le vestibule de l’immeuble situé au 1000 Brickell Avenue, à Miami, où se trouve logé le cabinet

mence à diffuser délibérément des déclarations diffamatoires concernant l’accusée à un groupe illimité de lecteurs à l’échelle inter-

MAiSoN À VENDRE Position Strategique donnant sur deux rues - Propriete Fonds et Batisse situee a Petion-Ville, angle rue Geffrard et Villatte #32, mesurant 76 pieds ou 24 metres 67 centimetres aux cotes nord et sud et 30 pieds ou 9 metres 75 centimetres aux cotes est et ouest. Prix a negocier. Tel. 212-569-4068.

nationale, y compris en Floride et Haïti ». Une copie de l’article en question, traduit en anglais, est présentée comme « pièce à conviction A ». La plainte de Petra Nemcova souligne que l’article de l’accusé est « rempli de déclarations outrageantes, scandaleuses rappelant une publication à sensation ». Plus loin, la sommation de Petra Nemcova signale les citations que la plaignante juge outrageantes, diffamatoires et de nature à lui porter préjudice, à savoir, que Mme Nemcova est l’ « une des plus populaires vedettes porno sur la scène internationale »; que la plaignante « expose ses atouts dans les courts métrages XXX ». Dans la même plainte, Léo Joseph est également accusé de faire des « déclarations fausses et diffamatoires » contre la plaignante traitant cette dernière de « vedette porno » et de « modèle porno ». Petra Nemcova s’en prend aussi à M. Joseph parce que, proteste-telle, ce dernier l’accuse de s’afficher dans « des sexe tapes ». La concubine de Laurent Lamothe affirme dans sa plainte que l’accusé a délibérément opté pour publier ces déclarations en dépit du fait qu’il savait pertinemment leur nature diffamatoire et mensongère. Dans sa requête au tribunal, Nemcova demande que soit rendu un verdict de culpabilité contre l’accusé « pour dommages subis par la plaignante »; « enjoindre l’accusé de publier des déclarations fausses et diffamatoires à l’égard de l’accusatrice »; imposer à l’accusé « des frais, dépens, intérêts et les honoraires des avocats »; « et telles réparations additionnelles que l’honorable Cour jugera justes et appropriées ». De surcroit, la plaignante formule une demande de procès avec assistance de jury pour les différentes accusations portées contre Léo Joseph.

Les sites porto où sont affichées les photos et images de Petra Nemcova omis

La plainte portée par Petra Nemcova fait une omission monumentale : la liste des sites internet où se trouvent affichées ses photos et images. En effet, pas moins de douze sources d’informations et de photos du modèle sont disponibles sur le web. Tout un chacun peut y avoir accès en versant les frais exigés pour récupérer des photos ou pour visionner les vidéos porno dont la publicité est largement assurée en ligne. D’ailleurs l’article incriminé s’inspire précisément des commentaires et d’articles diffusés et illustrés de photos nues du modèle; y compris les citations contenues dans ce même article publié dans l’édition du 8 mai 2013 d’Haïti-Observateur. Autant qu’on sache, Mme Nemcova n’a jamais porté plainte contre les animateurs de ces sites internet, qui exploitent ses photos et vidéos à des fins commerciales. Les avocats de la plaignantes attendent une réplique de l’accusé dans vingt jours francs, à partir du vendredi 29 août. Les avocats de Léo Joseph ont été saisis du dossier et doivent répondre dans le délai légalement établi à cette fin.

A Tunisian pop singer in trouble

A 25-year-old Tunisian rapper, Ala Yaacoubi, has been in trouble with the Tunisian legal system. His popular song The Police Are Dogs says that the police should be slaughtered. He was prosecuted and given a two-year jail sentence this past June for offensive and inciting lyrics. His incarceration, viewed as a threat against freedom of speech, caused human rights activists, bloggers, and journalists to launch a relentless campaign for his release. Due to intense public protests, he was released from prison two months later. Now he is being prosecuted again for allegedly continuing to sing the same song after his liberation. Deadly Snake attack in Soroti, Uganda Soroti Town of Uganda is mourning the sudden passing of retired bishop of Soroti Dioceses, Gereshom Ilukor. Bishop Ilukor was bitten by a rattlesnake as he was taking bags of corn crops out of the storage room in his house in Bukedea County. He was moving them to a different location when the incident happened. He died as a result of the venom injected in his body by the snake.

Egypt: A republic of generals Ousted Egyptian President Mohammed Morsi to face trial Egypt has turned the clock back. Egyptian generals have hijacked the spring revolution while installing a puppet civil government. They have continued their crackdown on the Muslim Brotherhood organization and its supporters. But Morsi’s loyalists have not backed down; they have maintained their demand for Morsi’s reinstatement. Instead, the constitutional president will soon face trial on charges of inciting the murder of political opponents. The charges relate to violent protests that took place outside the presidential palace in Cairo in December 2012. At least seven people were killed in clashes. Egyptian prosecutor referred the case for trial on Sunday. Morsi is still being incarcerated in a secret location since he was ousted in July. Other Muslim Brotherhood leaders are facing similar charges. Last month, over 700 peaceful protesters died when security forces loyal to the military-backed government used live ammunitions against pro-Morsi camps. Réginald Barthélemy 9.04.2013


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DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ

Québec français ou le drame de Lisée Par Dan Albertini Entre (). Le journaliste aime la galère politique, c’est pour nous de s’exercer sur du bon vieux vin français. Il y aurait de là une loi non écrite qui nous oblige souvent. A force de s’en rapprocher, nous nous projetons politiciens. Pour rectifier le tir. Cependant, la vie a toujours un tournant. Juste après la courbe. Ce n’est pas un standard. Fermons les (). La politique québécoise étaitelle définie à l’avance pour le journaliste Jean-François Lisée quand il a viré conseiller politique spécial du PM Parizeau, en 1995 ? La date du 4 septembre 2012 était-elle la courbe tracée, pour le tournant du 19 septembre de la même année ? C’en quoi il croyait, n’est tout de même pas ce qui lui arrivera de mieux. Lisée ratissait large au niveau des études internationales, le Canada ne pouvait donc faire défaut. Le Québec trop restreint, trop tricoté serré, pour une telle ambition, tellement plus large qu’un couloir qui risque de finir en impasse. Lisée ne saurait autant mentir, à moins d’avoir soigneusement caché sa passion des frontières d’un temps ancien. Alors là, non et pas du tout, ce n’est pas la fleur de Lisée, mais bien le drame de Lisée.

La vie sous Marois. D’emblée, le drame prend naissance, mais les apparences sont trompeuses. D’abord, Lisée n’est pas un homme de parti. Il ne possède pas l’instinct rassembleur ni ne l’en souffrira, c’est un homme de mission, puis un chercheur qui avait pris l’habitude de repousser les frontières de l’infini. Conseiller politique, il pouvait s’évader du fardeau, prétextant la quête de la réplique, toujours plus facile, mais aussi la recherche l’épingle qu’on ne trouvera ou qu’on devra trouver dans la botte de foins. L’adrénaline trouve son espace, en parallèle avec la compétition et à l’adversité. Sous Marois, finis le héros sereins, ce sont les résultats de l’acteur politique qui comptent, donc les nerfs à l’épreuve d’un électorat tellement frivole quand les problèmes économiques font face. Cependant, il faudrait tout de même admettre que Lisée est à la bonne place dans les relations internationales, mais pas dans le commerce. Le drame de Lisée. Lisée n’est pas un politicien, il ne souffrira pas non plus l’idée de la soumission d’un leadership. Il se verra mal, sous-fifre, d’autant plus que sous Marois, c’est la minorité. Les failles. Lisée est d’abord

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bon à voir ce qui est à venir, convaincant, en possession d’un carnet d’adresse, mais pas nécessairement bon à dire où aller. D’ailleurs Parizeau, puis Bouchard. Lisée est un homme qui croie dans les grandes études américaines, mais se trouve malheureusement renfermé dans un gouvernement réduit à sa plus simple expression rhétorique. Un gouvernement qui ne peut lui contenter ni contenir. Sinon le pousser vers la simplicité ahurissante de la Charte des valeurs québécoises. Avec l’option cachée du pseudo grand tronc cul-

Jean-François Lisée.

turel de Landry, tellement semblable à la pensée limitée de Parizeau, dans le domaine de la diversité. C’est un gouvernement sans génie, qui le pousse inexorablement vers la faille de Lisée. Le danger. La francophonie africaine comme plat du jour est un menu peu digeste. Allez donc voir les joints venture des quatre ténors médiatiques de la franco-

LA VRAIE AFRIQUE QUE JE CONNAIS/THE REAL AFRICA I KNOW

Glimpses of Ethiopia (Part 6) By Réginald Barthélemy There is a widespread perception in Africa that all Westerners – whether blacks or whites – are wealthy. Ethiopians, like other Africans, arguably believe that they have suffered for a very long time. Therefore, they have to make up for their years of hardships. The general consensus is that by any means they have to exploit Westerners who come their way. The story of a missionary friend of mine who went through a series of ordeals in Ethiopia is a powerful illustration of this mindset. Dealing with a smooth-talking con artist A few years ago, my friend Ronnie, who was a financial analyst in the United States, went to Ethiopia, Africa, as a self-supporting missionary. A little over 13 months upon his arrival, he seriously considered going into business for himself to support his family. Until then, he did not know that many Ethiopians have a reputation for being smooth-talking con artists. With the technical assistance of a church consultant friend, Ronnie opened a vegetarian restaurant in Meri. Meri is located in the outskirts of Addis Ababa, Ethiopia. Arasa Hordofa, a self-proclaimed engineer and born-again Christian, was the landlord of the restaurant facility. Arasa befriended Ronnie and promised to help him become a successful businessman in Ethiopia. This was a way to trap Ronnie. Arasa used schemes to take

30,000.00 Ethiopian Birr (17,650.00 US dollars) from him for another empty shop. Ronnie told me that he had intended to have a beauty salon in the new shop. Arasa denied that he had ever taken the money from Ronnie. He later rented the shop to another Ethiopian whom he had persuaded to open another restaurant right next to Ronnie’s. Stealing property rights As if stealing the money was not enough, Arasa Hordofa believed that as a foreigner, Ronnie had no property rights in Ethiopia. A restaurant specialized in vegetarian foods was unknown to Ethiopians before 2011. So Ronnie understood that he had to work extremely hard to sell the concept of a vegetarian restaurant to Ethiopian consumers. He invested a lot in marketing and promotion to convert the hearts and minds of the skeptics. Besides flyers and decoration of the shop, Ronnie had the brilliant idea of posting a movable sign on the sidewalk right in front of the restaurant. This was to attract passers-by and motor vehicle drivers. He used his imagination, time, and energy to come up with the concept and content of the sign. Then he hired a graphic designer to put all the ideas together for him. On one side there was a chubby short kitchen chef pointing customers to the restaurant. The opposite side listed menu items, especially those targeting school students. The sign post was huge and attractive. It was taken out every morning and back in every night at the closing time.

As an intelligent and honest person, “Would you say that the sign post was Ronnie’s property?” “And you would be correct to say so!”? Well, Arasa Hordofa would not agree with you. He did not think that the sign post was Ronnie’s property. He believed that stealing property rights was the acceptable norm to many Ethiopians. And because he did not think there was such thing as property rights, guess what? One morning while Ronnie was out, Arasa and a staff member of the next door restaurant were measuring the sign post. When a staff asked them what they were doing, the next-doorrestaurant worker answered, “Ato Arasa is the one who gave me permission to measure the sign.” Turning to Arasa, the staff told him, “How do you dare to give him any permission?” “You have no right to do that. That’s Ronnie’s property,” she added. The incident was reported to Ronnie as soon as he came back, and he was not happy. Expressing his displeasure The following morning, Arasa Hordofa came again and stood by the sign post on the sidewalk. Ronnie seized the opportunity to express his displeasure and disappointment in his dishonest landlord. Here is how he told me the story: When I saw him standing by the sign post, I went outside and said, “You stole 30,000.00 Ethiopian Birr from me. As if this was not enough, now you came and stole my property rights. How do you dare to give permission to people to measure my sign post?

phonie. SRC, RTBF, RTSR, RFI. Un plat exclusif pour invités sous tutelle. Lisée ne pourra rien y changer, le voudrait-il, d’ailleurs ? Cependant, les économies africaines ne répondent plus à la soumission aveugle à l’étranger. Ce Blanc. La compétition rentre de plus en plus avec les Chinois, tandis que le Québec ne possède pas les moyens d’un Canada qui déserte de plus en plus. Le poids affaibli de la blanche francophonie au milieu des Noirs majoritaires ne conviendra pas longtemps à Lisée. Car le parler africain va peser de plus en plus lourd dans ce giron, pour un journaliste de cœur et de foi, tel que Lisée. Ce n’est pas vrai que Lisée politicien saura résister. Celui qui pouvait se permettre des analyses critiques controversées, sans frais, cachées dans leur essence même, finira par sortir de ses gonds politiques. Il ne suffisait pas de s’appeler «Robin des banques », pour que l’autre frère soit… ! Le danger qui attend Lisée est sérieux. La faute viendra de l’idiotie de certains militants haïtiens du PQ. Les pauvres, qui se croient obligés de crucifier un frère noir pour se vouloir « bon militant péquiste d’appartenance ». Déception, défaite et préjugés vont se mêler. Ce qui soit dit en passant dans ce contexte, lorsque Lisée parle de firmes de génie conseil québécois, la charte des valeurs québécoise ne manque pas de rappeler à l’Afrique, le génie évincé du Code noir, par Haïti. Car, l’extension technologique avancée offre aussi la référence des déboires de firmes telles que SNC-Lavalin You are really a stupid thief!” Surprisingly, explained Ronnie: Arasa zipped his mouth; he did not say a word back to me. Obviously, he was short of arguments. I went back to my office. The next thing I knew he pressed charge against me for calling him “a stupid thief.” Fabricating a false charge Ronnie continued: Arasa Hordofa shamelessly fabricated a false criminal charge against me. What surprises me the most was that the judge sided with him (evidently, he bribed the judge, a common practice in Ethiopia.) Arasa even denied that he had known me. Can you believe that the judge did not have any decency to ask Arasa Hordofa: “If you did not know this gentleman and if there was no antecedent, how could he just out of the blue come and insult you for no reason?” Ronnie added: When I explained to the judge, “I did not insult him. I simply expressed my disappointment for having stolen my property rights.” I further explained, “Not only did Arasa steal my property rights, he also stole 30,000.00 Ethiopian Birr from me.” The judge stopped me short, by saying, “I am not going to listen to your complaint about the 30,000.00 Ethiopian Birr. You have to go to a different court and file a complaint against him.” Ronnie concluded: The judge allowed me time to go on with my argument, “I insisted that the stealing of my money and the fact that he gave permission to my next door competitor were the grounds for my confronting him that day.” The judge and prosecutor suddenly said, “Sir, the court is not going to listen to your argument about the money.” I was stopped short from talking, alleging that my argument was irrelevant.

et autres, impliquées dans des scandales locaux et internationaux. Ce qui me pousse à me poser la question suivante : les Haïtiens sont-ils réellement les bienvenus au PQ ? Pour le militantisme ou pour renforcer la voie comme opposition ? En effet, le problème de réélection du parti en bloc majoritaire et les compromis comme, par exemple, avec le député Bernard Drainville causeront problème. La réalité. Le défi québécois, qui consistait à faire élire une femme au rang de PM, est relevé. Il va falloir faire mieux pour gouverner. Lisée ne pourra soutenir ne pas le voir ainsi aussi, avec la rigueur de sa plume d’actualité. C’est là une souffrance qu’il ne pourra endurer, à moins d’un léger prestige ministériel convoité, juste pour des émotions. Si c’était ça l’homme, c’est triste pour le Québec. Mais je crois personnellement Lisée capable de plus. Son drame c’est de n’avoir pas su s’adapter à la chute de Parizeau et de rester accrocher dans le vide de l’anti canadien par défaut. Alors que sa vraie place serait celle de Baird aux Affaires étrangères. Car, le commerce international ne propose pas de barrière francophone ni de charte d’un Québécois fondamental. En effet, la Chine d’il y a trente ans de cela ne serait pas là où elle se trouve aujourd’hui. L’Inde non plus. L’Afrique d’aujourd’hui voit plus loin que le Québec de Marois. Il le dit luimême, sous une autre forme. lovinsky2008@gmail.com Learning a painful lesson Filled with indignation and disappointment, my missionary friend Ronnie expounded: this was a fabricated charge for insult. This case reflects the corruption that mirrors the Ethiopian court. It’s no secret that many Ethiopian judges and prosecutors are bribed by those who are corrupt and influential. Ronnie complained that this was no more than miscarriage of justice. Ronnie’s Ethiopian church friends were confused and embarrassed by his painful lesson. They apologized to him and warned him to never trust anyone in Ethiopia. This ordeal taught Ronnie that there is a tragic shortage of integrity in Ethiopia. Con Ethiopians have no shame when it comes to exploiting and preying on their Western victims. The rule is survival of the smartest con artists. Closing Remarks I have many Ethiopian friends. From personal experience, I must say that there are Ethiopians who are very honest and decent citizens. It seems, however, that those who are dishonest are so powerful and influential that they overshadow those playing by the rules. Ronnie gave me permission to share his bitter and expensive experience so you can be always on your guard, should you plan to travel anywhere in Africa. The message is that you should never take Ethiopians (or any Africans, for that matter) at their word, including those who claim to be born-again Christians. There is no shortage of smooth-talking con artists, like Arasa Hordofa, in Ethiopia. This sad episode underlines one key point: In Ethiopia con art is accepted, but telling people that they are con artists is regarded as insulting and criminal. September 11, 2013


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DANS LE PROCÈS LAMOTHE ET BAKER CONTRE LÉO JOSEPH ET HAÏTI-OBSERVATEUR

Le Premier ministre haïtien condamné à une amende

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les plaignants) et l’accusé (ou les accusés). Au cours de cette étape du procès, l’accusé fait sa déposition en se soumettant aux questions des avocats de l’accusation; de même, le plaignant se soumet aux questions de l’avocat de l’accusé. Au départ, Laurent Lamothe devait faire sa déposition le mardi 16 août. Lundi après-midi (15 août), un de ses avocats téléphona aux avocats de l’accusé pour demander, au nom de son client, que soit omise la vidéo, suggérant alors que seul le sténographe devait assurer l’enregistrement de l’audience. L’avocat de Léo Joseph ayant donné une réponse négative, son interlocuteur raccrocha. Il devait rappeler un peu plus tard pour annoncer que son client n’allait pas

se présenter pour sa déposition le lendemain matin, prétextant l’absence du président et le fait qu’il ne serait pas disponible étant attendu au Parlement, qui devait l’interroger le jeudi (18 août). Sur ces entrefaites, l’avocat de l’accusé adressa une plainte au Tribunal dans laquelle fut exposé le comportement étrange de Lamothe. Un juriste a laissé entendre que jamais auparavant personne n’avait omis de faire sa déposition. Alors le Tribunal ordonna au Premier ministre haïtien de se présenter pour sa déposition le 27 août. De fait, Laurent Lamothe se présenta au cabinet des avocats de Léo Joseph, dans la matinée de cette date, accompagné de ses trois avocats américains ainsi que de deux autres juristes haïtiens, Salim Soucar et Michel Brunache.

Les avocats de l’accusé commençaient à interroger Lamothe presque immédiatement après l’arrivée de ce dernier avec ses avocats américains et haïtiens. Toutefois, quelque quarante-cinq minutes après, quand on commençait a poser des questions relatives au Rapport du Sénat haïtiens sur la mort du juge instructeur Jean serge Joseph, l’avocat du Premier ministre décida d’arrêter l’audience. La déposition de Lamothe ayant ainsi avorté, le Premier ministre devait annoncer, par le truchement de son bureau, qu’il était venu à Miami pour rencontrer des officiels dominicains, notamment le ministre des Affaires étrangères de l’État voisin, ainsi que des membres de la société civile de la République dominicaine. Il faut donc poser les ques-

tions : Lors du voyage de Laurent Lamothe, à Miami, avec MM. Soukar et Brunache, qui a payé la facture ? Des bons de caisse ont-ils été remplis pour Lamothe et ceux qui effectuaient le voyage avec lui en vue de leur permettre de toucher le per diem prévu pour compenser les fonctionnaires en voyage à l’étranger ? Pour sa part, l’autre plaignant dans le dossier, Patrice Baker, avait déjà fait sa déposition le lundi 12 août, et qui s’est déroulée sans aucun incident. Léo Joseph devait se présenter chez l’avocat de Lamothe, le vendredi 29 août, dès 9 heures du matin. L’interrogatoire de l’accusé se termina à 4 h. 50 de l’après-midi, avec une pause de 45 minutes pour le déjeuner du midi.

Rendez-vous à Miami pour Lamothe le 17 septembre Laurent Lamothe a encore rendezvous à Miami le 17 septembre 2013. La Cour lui a intimé l’ordre de revenir au cabinet des avocats de Léo Joseph pour faire de bon sa déposition.

Assignation de Franc Ciné remis à Lamothe Le même mardi 27 août, au moment où Laurent Lamothe arriva dans l’immeuble logeant le cabinet des avocats de Léo Joseph, il se retrouva nez à nez avec un individu qui attendait dans le vestibule, et qui lui tendit une sommation émise par les avocats de Franck Ciné, et qui concerne le dossier de la Haitel.

UNE SOMMATION DE L’AVOCAT DE FRANCK CINÉ REMISE À LAMOTHE À MIAMI

L’affaire Haitel bientôt devant un tribunal fédéral en Floride

Suite de la page 1 d’impôts. La saisie fait suite à une décision rendue par le doyen du tribunal de première instance siégeant en ses attributions commerciales. Dans le document remis au Premier ministre haïien, et qui cite

les Télécommunications d’Haïti S.A.M. (la Téléco), l’avocat de Franck Ciné, Lewis Stein, se propose de lancer dans un tribunal fédéral, à Miami, le processus d’arbitrage indiqué lorsque surgit un conflit entre la compagnie de téléphone cellulaire de Franck Ciné et la Téléco, selon le protocole prévu

dans l’acte de constitution de la Haitel en société commerciale. Me Stein raisonne, dans la sommation remise à M. Lamothe, que le contentieux qui existe entre la Haitel et l’État haïtien et dont s’est illégalement saisi un tribunal haïtien, qui a rendu une « décision scélérate » ayant favorisé la mise sous

séquestre de la Haitel et la saisie des biens de la compagnie ainsi que la résidence familiale des Ciné, ne relève pas de la compétence de la justice haïtienne. C’est pourquoi il propose, en dehors de Bermudes, siège désigné pour entendre un tel différend, que l’affaire soit portée par-devant un tribunal fédéral amé-

ricain, dont la ville de Miami serait le lieu idéal. Franck Ciné se réjouit que l’assignation a été remis directement à Lamothe, et il croit dur comme fer que le gouvernement haïtien ne peut plus continuer à faire des dilatoires, ni à prétexter n’avoir jamais reçu de sommation.

Par Jean Robert Noë La vie est une voie unidirectionnelle qui nous conduit vers la mort. Qu’on soit riche ou pauvre, jeune ou vieux, malade ou bien portant, nous avançons tous vers cette destination incon-

Les missionaires des Shleu Shleu nue. Ce qui effraie plus d’un, c’est le fait de ne pas vraiment connaître la

Original Shleu Shleu distance qui nous sépare de la fin du pèlerinage terrestre. N’est-ce pas là un grand défi ? La mort demeure une énigme. Pourtant, la vie et la mort sont indissociables Cette dualité nous

permet de comprendre le fondement de l’existence. Qui aurait cru que la mort nous aurait enlevé Tony Moïse, sans qu’il ait eu le temps de concrétiser tous ses rêves.

Bref profil de Tony Moise Anthony « Tony » Moïse est originaire des Côtes de Fer, village du sud-est d’Haïti. Il entra à Portau-Prince et fit une partie de ses études secondaires au Lycée Alexandre Pétion, puis les acheva au Lycée Toussaint Louverture, dans cette même ville. Très jeune, il débuta dans la musique avec Alvarez. Il apprit la guitare, qui, pendant des années, a été son instrument favori. Il développa un amour particulier pour la musique populaire, mais il embrassait d’autres styles. Cette versatilité l’aida à faire la transition de la guitare au saxophone. Il faisait partie de l’orchestre des Frères Lorenceau, puis d’un groupe de quartier du nom de « Les Manfoubins ». Avec Jacky Vabre, Tony assurait le rôle de guitariste au sein de cette dernière formation musicale, d’après ses témoignages. Quand Sergo Rosenthal fut choisi comme guitariste du groupe, Tony Moïse changea d’instrument et devint saxophoniste, un rôle qu’il a joué jusqu’à son dernier soupir. Tony a eu le soin d’enseigner aussi la guitare à son jeune frère,

Gérard Moïse, qui fit ses débuts au sein du groupe musical « Les Stars », à l’école des Frères du SacréCœur, à Port-au-Prince, sous la supervision de Frère Claude, de son vrai nom Jean Daniel Jacques. Gérard a dû abandonner la musique pour continuer ses études universitaires. Il choisit la médecine ; et Tony Moise l’encourageait à rester sur les rails. Le maestro le supportait dans tout ce qu’il entreprenait. Dr Gérard Moïse a concrétisé son rêve cher, ce qui rendit Tony Moise très fier. Il faut dire en passant que le saxophoniste était aussi intéressé à la médecine, il a dû lâcher prise parce qu’il lui manquait le parrainage qu’il lui fallait. À New York, il devint laborantin et a travaillé comme tel pendant des années jusqu’à sa retraite. Il a pu agencer la musique et les études de cette science médicale, qui lui permit de gagner un salaire plus décent que la musique ne lui avait offert. Tony fut un père et un mari responsable. Il se souciait du bien-

Anthony Moise maestro et saxophoniste des Shleu Shleu

Le grand saxophoniste Anthony « Tony » Moïse est décédé à New York

être de sa famille et accordait une importance capitale à l’éducation de ses enfants.

Tony Moise et ses collègues partent à l’aventure avec Shleu Shleu

Les musiciens du groupe « Les Manfoubins » décèdent de prendre une autre dimension, en créant une nouvelle formation musicale qu’il baptise Shleu Shleu. Ils firent appel à Hugues

« Dada » Jacaman pour administrer le groupe. Ce n’est pas sans raison qu’on présentait le groupe comme « Les Shleu Shleu de Dada Jacaman ». Ces jeunes musiciens firent un coup de maître en faisant un tel choix et cela pour plusieurs raisons. Ce nouveau groupe était composé de Tony Moise, Smith JeanBaptiste, Sergo Rosenthal, Milot Toussaint, Léon Milien, Francky Jean-Baptiste, Clovis Saint-Louis, Hans Chérubin (Gros Bébé), Jean-Claude Pierre-Charles (Peddy). Les Shleu Shleu ne pouvait avoir deux chanteurs aussi talentueux que Hans Cherubin « Gros Bébé » et Peddy. Ces musiciens se montrent encore très reconnaissants envers le maestro Nemours Jean-Baptiste, qui, en décembre 1965, leur donna la possibilité d’exhiber leur talent au cours d’une soirée dansante qu’animait le Super Ensemble Nemours Jean-Baptiste. Tony Moïse a confirmé l’information. Le maestro Nemours JeanBaptiste fit preuve de compréhension en encourageant ces jeunes musiciens dans leurs entreprises. Remarquant que le nouveau groupe n’avait que neuf musiciens, Nemours le baptisa mini-jazz. Les Shleu Shleu a ainsi pavé la voie à des formations qui ont adopté le Suite en page 12


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ÉDITORIAL

L’ostracisme dont sont frappés des journalistes confirme l’instinct dictatorial du régime rose

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es esclandres initiaux de Michel Martelly avec des journalistes, durant les premières semaines qu’il a passé au pouvoir, avant même que soit mis en place son gouvernement, étaient les signes précurseurs d’une dictature en herbe. Cette tendance se précisait, au fil des mois, soit à la faveur des scandales en série qui caractérisent le régime rose; ou bien par les nombreuses dérives de l’équipe au pouvoir affichant ses affinités avec des éléments douteux; et la propension du chef de l’État à violer les droits humains des citoyens par le biais des institutions régulièrement préposées à la protection des uns et des autres. La disposition prise par la présidence d’interdire l’accès au Palais national à Amélie Baron, correspondante de Radio France Internationale (RFI), constitue l’aboutissement logique de la politique de Michel Martelly consistant à modeler son pouvoir sur celui des Duvalier. Michel Martelly et ses conseillers ne sont pas devenus des violateurs des droits humains des Haïtiens, ni prédateurs de la presse, du jour au lendemain. Ses nombreux actes arbitraires et les multiples violations de la Constitution, qui se sont multipliés durant les deux premières années de son mandat, ont fini par le convaincre qu’il n’avait de compte à rendre à quiconque. Mais, trop souvent pris en flagrant délit de mentir à la nation, les dirigeants haïtiens, Martelly et Lamothe en tête de liste, digèrent mal les révélations exposant leur fourberie. C’est ce qui aurait mis Mme Baron en difficulté avec le Palais national. Certes, dans l’esprit des deux chefs de l’Exécutif haïtien, la correspondante de RFI a eu le toupet d’exposer la supercherie de Laurent Lamothe, qui avait promis l’électricité en Haïti « 24 heures sur 24 ». Mais c’est plutôt après son interview avec Dickens Raphaël, directeur de l’Électricité d’Haïti (EdH), que Baron s’est retrouvée dans le collimateur du pouvoir. Elle avait décidé de relever une erreur de Raphaël, après que ce dernier eut proclamé que la capitale haïtienne avait accès à 14 heures d’électricité par jour. Suite à une enquête, elle devait rectifier, révisant radicalement à la baisse la ration d’électricité annoncée par Dickens Raphaël. Au lieu de 14 heures de courant électrique par jour, Port-au-Prince n’en reçoit que 1,4 heure/jour, devait-elle constater. Ainsi, Amélie Baron a fait d’une pierre deux coups. Car, d’une part, son enquête a rappelé à tous qu’après plus d’un an, la prédiction de Lamothe promettant l’électricité 24 heures sur 24 en Haïti ne s’est pas matérialisée. D’autre part, la journaliste de RFI relève ce qui pourrait être une erreur du directeur d’EdH, ayant mal placé une virgule. Les tendances dictatoriales du tandem Martelly-Lamothe se sont

affirmées par les interminables dérives du gouvernement « tèt kale». Du commencement du mandat de Sweet Mickey jusqu’à l’interdiction au Palais prononcée contre Mme Baron, en passant par l’arrestation d’un parlementaire en fonction, en l’occurrence le député Arnel Bélizaire; aussi bien la mort du juge d’instruction Jean Serge Joseph, on ne saurait oublier les nombreuses violations de la Constitution haïtienne et des droits de la personne perpétrées par Martelly et sa clique. En effet, les faits suivants prouvent que Michel Martelly n’a manifesté aucune velléité de gérer le pays démocratiquement. On peut signaler certains des accrocs qu’il a faits à la Constitution; de même que des occasions qu’il s’est données pour fouler aux pieds de manière éhontée les droits des citoyens. Par exemple, les dilatoires mises en train par le président Martelly pour éviter d’organiser des élections sénatoriales, municipales et locales (Casecs et les Asecs) constituent une démarche calculée pour se mettre en position de gouverner le pays par décret. Il en est de même pour des attaques répétées par M. Martelly contre les partis politiques et les organes de presse, s’ingéniant à diaboliser certains d’entre eux, tandis que d’autres sont chouchoutés par la présidence. Un autre abus de la Charte fondamentale par Martelly et son équipe réside dans le culte de la personnalité qu’ils pratiquent, violant sans vergogne les articles 2 et 7 de la Constitution. La présentation de panneaux publicitaires louangeant la personne du président Martelly et du Premier ministre Lamothe, et exhibant les photos de ce tandem dans les espaces publics est formellement interdite par la Charte fondamentale du pays. Dans la foulée, ces deux personnages ont substitué les couleurs nationales, qui sont le bleu et le rouge, par celle de leur parti politique, qui est rose. Là encore, Michel Martelly se révèle le digne imitateur des Duvalier et ne réprime aucune tendance à agir et à diriger Haïti en empruntant la route qu’ils ont suivie : la dictature. Ceux qui entretiennent encore des doutes sur les tendances dictatoriales de l’équipe rose au pouvoir; ou qui s’acharnent à faire l’apologie de ses dérives anticonstitutionnelles n’ont qu’à comparer ses agissements aux actions tyranniques des gouvernements des Duvalier. Car ses réflexes politiques s’inspirent du comportement de ses prédécesseurs. En effet, constatant qu’il était poussé dans ses derniers retranchements, à la fin de 1985, le régime de Jean-Claude Duvalier n’eut d’autres recours que le renforcement de la violence contre la population sans défense et l’intensification des violations des droits des citoyens. Quelques semaines avant la fuite en exil, en Franche, de la famille Duvalier, le régime avait ordonné le massacre des élèves des

Gonaïves. Après la chute de cette Dans les mesure où toutes les dictature, Prosper Avril, porté au dictatures se ressemblent et se compouvoir par la soi-disant révolte des portent pareillement, les derniers sergents, qui chassaient Henry actes de l’équipe Martelly-Lamothe Namphy, et confronté à une opposi- ne font que confirmer sa nature. tion démocratique qui l’accula, crut Aussi l’arrestation, assortie de basdevoir utiliser la bastonnade contre tonnade, des frères Florestal; les les militants. « Les prisonniers de menaces de violence sur les oppola Toussaint », en l’occurrence : sants; et plus tard, cette mesure Serge Gilles, Evens Paul (K-Plim) d’interdiction prise à l’encontre et Auguste Mesyeux, qui furent d’Amélie Baron ne sont-elles que le présentés à la télévision après avoir halètement d’une dictature réduite à été copieusement passés à tabac par sa plus simple expression et pousles bourreaux du régime. Acculé, à sée au désespoir. son tour, à la limite de la défaite par Il ne reste aujourd’hui qu’à le mouvement des GNBistes, en exhorter Michel Martelly et sa février 2004, Jean-Bertrand Aristi- clique à se ressaisir et à cesser de de ordonna le massacre de La marcher sur les brisées des dictaScierie, quartier des Gonaïves, dans tures qui les ont précédés. Voilà un le nord, par sa garde personnelle. avertissement salutaire, car après la Mais il devait s’envoler vers l’exil, chute des Duvalier et les acquis d’abord à Bangui, en Union centra- démocratiques réalisés, bien que fricaine, puis en Afrique du sud, encore balbutiants, le peuple haïaprès un séjour de quelques semai- tien n’a aucune intention de faire nes à la Jamaïque. demi tour. HaïtiObservateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 8122820


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EDITORIAL

The stigmatization of affected journalists confirms the dictatorial regime instinct pink

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ichel Martelly’s initial scenes with reporters during the first few weeks he spent in power, even before the government was put in place, exhibited signs of a budding dictatorship. This trend became clearer over the months, thanks either to the numerous scandals that characterize the rose régime; or else by the many abuses of the team in office showing its affinity with dubious elements; and the tendency of the Head of State to violate the human rights of citizens through institutions regularly mandated to protect the citizenry. The decision made by the Presidency to deny access to the National Palace to Amélie Baron, correspondent for Radio France Internationale (RFI,) is the logical culmination of Michel Martelly’s policy, patterning his government on the Duvalier’s. Michel Martelly and his advisers did not become violators of human rights of Haitians, or predators of the press overnight. Their many arbitrary acts and multiple violations of the Constitution, which have been numerous during the first two years of his term, has finally convinced him that he had to account to no one. But too often caught lying to the nation, Haitian leaders, Martelly and Lamothe on top of the list, don’t stomach revelations exposing their treachery. This is what would cause Ms. Baron to have problem with Haitian decision-makers. Of course, in the spirit of the latter, the RFI correspondent had the nerve to expose the deception of Laurent Lamothe having promised electricity in Haiti “round the clock.“ But it was rather after her interview with Dickens Raphael, Director of Electricity of Haiti (EdH) that Baron found herself in an awkward position with the government. She decided to correct an error made by Raphael, after he was proclaimed that the Haitian capital had access to electricity 14 hours per day. Following an investigation, she rectified that error, radically revising downward the electricity ration announced by Dickens Raphael. Instead of 14 hours of electrical current per day, Port -auPrince receives only 1.4 hours / day, she found. Thus, Amélie Baron has killed two birds with one stone. Because, firstly, the investigation has reminded everyone that after more than a year, Lamothe’s prediction promising electricity round the clock in Haiti hasn’t materialized. On the other hand, the RFI journalist picked out what could be a mistake of the EdH’s director having misplaced a comma. The dictatorial trends of the Martelly-Lamothe pair were confirmed through the endless drift of the “tèt kale“ government. From the beginning of Sweet Mickey’s presidency to the time of the ban imposed against Ms. Baron by the

National Palace, including the arrest of a seating parliamentarian, namely Congressman Arnel Belizaire, as well as the death of investigating Judge Jean Serge Joseph, we can’t forget the numerous violations of the Haitian Constitution and human rights perpetrated by Martelly and his clique. Indeed, the following facts show that Michel Martelly has shown no inclination to run the country democratically. It’s possible to point out some of his violations of the Constitution; as well as occasions he provided himself to trample blatantly the rights of some citizens. For example, the delaying tactics used by the President Martelly to avoid holding Senatorial municipal and local (CASECS and ASECS) elections are calculated as a move to govern the country by decree. This goes aw well for repeated attacks by Mr. Martelly against the political parties and the press, working hard at demonizing some of them, while pampering others. Another abuse of the fundamental Charter by Martelly and his team is the cult of personality they practice, shamelessly violating Articles 2 and 7 of the Constitution. The display of billboards praising the President Martelly and Prime Minister Lamothe, and showing photos of the two in public areas is prohibited by the Constitution. In the process, these two characters have replaced the national colors, which are blue and red, with that of their political party, which is rose. Again, Michel Martelly proves himself a worthy imitator of Duvalier and suppresses any tendency to act and lead Haiti through a different path, away from a dictatorship. Those who still have doubts about the dictatorial tendencies of the rose team now in power, or who are striving to justify its abuses of the Constitution only need to compare its actions to those of the tyrannical government of the Duvaliers. For Martelly’s political reflexes mimic the behavior of his predecessors. Indeed, noting that he was pushed into a corner, at the end of 1985, the Jean-Claude Duvalier regime had no recourse other than to reinforce its violence against the defenseless population and increased its violations of the rights of citizens. A few weeks before the flight of the Duvalier family to exile in France, the regime ordered the massacre of students in Gonaives. After the fall of the dictatorship, Prosper Avril, brought to power by the so-called revolt of the sergeants, who had chased Henry Namphy from power, facing a democratic opposition that was close to driving him out of office, thought he should use beating against the militants. The “Prisoners of the Mid-Summer’s Day,“ as they were called, namely: Serge Gilles, Evens Paul (K-Plim) and Auguste Mesyeux, who were shown on television after being copiously beaten by the tor-

turers of the regime. Cornered, in turn, and on the edge of defeat by the GNBistes movement, in February 2004, Jean- Bertrand Aristide ordered the La Scierie massacre, a neighborhood of Gonaives, in the north, by his bodyguard. But he had to fly into exile, first in Bangui, Republic of Central Africa, later in South Africa, after spending a few weeks in Jamaica. In as much as all dictatorships look and behave similarly, the last violent acts of the Martelly-Lamothe only confirm its nature. So, the arrest and beating of the Florestal brothers, threats of violence against

opponents, and later, this ban against Amélie Baron are only the blueprint of a dictatorship reduced to its simplest expression and driven to despair. There is nothing left to say or do other than to urge Michel Martelly and his clique to get a grip of themselves, and stop following the path of the dictatorships that preceded them. That’s a salutary warning, because after the fall of the Duvaliers and the democratic gains which followed, although still in their infancy, the Haitian people have no intention of turning back the clock.

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Suite de la page 15 le même format, avec un saxophone en lead, ajoutant les couleurs, et deux guitares. Je ne saurais laisser dans l’ombre l’apport de Milot Toussaint à cette forme de musique. Il exécutait des arpèges, que les gens désignent sous le vocable « bouyon ». Ce style a fait tache d’huile, Milot a donc fait école. Sergo Rosenthal limitait ses solos et jouait à la manière de Raymond Gaspard, ex-guitariste de l’Ensemble Nemours Jean-Baptiste, ce pour permettre à Tony Moïse d’exécuter ses solos et ses riffs qui font identifier Les Shleu Shleu. C’est la marque de fabrique de ce groupe mythique. Tout cela était rendu possible grâce à la section rythmique des Shleu Shleu, qui a transcendé les générations. Smith Jean-Baptiste, à

la batterie, utilisait un style Rock N Roll modifié, qui s’armonise bien sur le fond compas-direct que le groupe embrassait. Certains batteurs se sont inspirés de la forme que Smith adopta, mais ils ont dû utiliser des variantes pour ne pas décalquer le style de celui-ci. J’ai dû auditionner toutes les chansons des Shleu Shleu pour redécouvrir ce que, plus jeune, je ne pourrais comprendre pour expliquer la limpidité de style des Shleu Shleu de Dada Jacaman. J’ai pu réaliser que Clovis SaintLouis, au tambour, et Léon Milien, à la basse, ne faisaient aucun excès de zèle, ce qui aida à bien maintenir le rythme. Cette façon de jouer a apporté le support dont Tony Moîse avait grand besoin pour entreprendre ses excursions musicales. Léon, Clovis, Francky Jean-Baptiste et Smith JeanBaptiste constituaient la colonne vertébrale des Shleu Shleu. Ils respectaient l’intervalle qui leur était alloué. Je ne peux non plus oublier Francky Jean-Baptiste au tom basse/gongtom tom, qui faisait preuve d’une exactitude rythmique qui défie l’imagination. Le succès des Shleu Shleu avait pour socle la simplicité de style des musiciens. Le groupe Shleu Shleu gagnait du terrain Le groupe « Les Shleu Shleu » animait des soirées dansantes privées dans les salons. Mes aînés ne peuvent de si tôt oublier les bals traditionnels qu’organisaient des commerçants et commerçantes de la ville. Une des soirées qui marquaient cette époque est celle qu’offrait annuellement la propriétaire du magasin « Chez Cienne ». Le commerce était lors florissant, et l’insécurité n’existait pas. Les kidnappeurs auraient peur d’opérer. Dans le temps, les activités nocturnes drainaient toujours une foule immense. C’était le temps du respect des valeurs et de la personne. Les Shleu Shleu honoraient aussi des contrats de kermesse dans les écoles. Les élèves de Saint François d’Assise, des Sœurs de la Charité Chrétienne, du Sacré-Cœur de Turgeau,

Haïti-observateur

etc., peuvent en témoigner. On retrouvait Les Shleu Shleu également à Cabane Choucoune, en kermesse, le dimanche. Contrairement à l’opinion publique, toutes les couches sociales y participaient. Les gens de Bourdon, de Martissant, de Carrefour, de Croix des Bouquets, du Bas-Peu de Choses, du Bel-Air, de CarrefourFeuilles, de Place Jérémie, etc., n’avaient aucun problème pour y participer. Les camionnettes de marque Peugeot assuraient le transport, allant du centre-ville jusqu’à Pétion-Ville et vice versa, après la kermesse ou un bal. Ces huit kilomètres de route se faisaient en un temps record, sans danger ni peur d’être attaqué par des chenapans. Les Shleu Shleu avaient aussi des contrats à Villa Créole, El Rancho, Ibo Lélé, au Rond Point Night Club, etc. Si le groupe « Les Shleu Shleu

de Dada Jacaman » a pavé la voie à d’autres groupes musicaux utilisant le format qu’il a créé, Tony Moïse a ouvert la porte aux saxophonistes qui l’ont succédé. Je considère les chansons des Shleu Shleu comme des classiques. Pour mieux me comprendre, je recommande l’audition des pièces suivantes : « Devinez », « Maille », « Ti Came », « Partie de chasse », « Vuelve me Negrita mia », « Boutilliers », « Haiti terre de soleil », « Solanges », « 7 jours de la semaine », « 4 Saisons », « Cérémonie Loâ », « Vacances », « Moun Damou », « St Valentin », « Mambo sentimental », « Volleyball », « Ma poupée », « Minuit sonnen », etc. Avec ces jolies compositions, le groupe Les Shleu Shleu a apporté une forme d’innovation au niveau forme et structure musicale. Une nouvelle ère Shleu Shleu a commencé En 1970, la formation Shleu Shleu de Dada Jacaman obtint un contrat qui le conduisit à New York, au Casa Borinquen. Ils prouvèrent leur professionnalisme et exhibèrent leur talent de musiciens avec une telle magnanimité, qu’ils ont conquis New York sans difficultés. JeanMichel Saint-Victor, dit « Zouzoule », avait effectué le voyage avec Shleu Shleu. Certains musiciens, à la demande de leurs parents résidant à New York, avaient fini par élire domicile dans le Big Apple. Après le départ de Tony Moise, Fito Sadrac le remplaça comme saxophoniste, mais son passage a été bref, car il voyagea pour le Canada, laissant sa place à Loubert Chancy. Quand Clovis Saint-Louis laissa Haïti, Ti Paul Edmé assura le rôle de tambourineur. Et quand ce nouveau tambourineur se sépara du groupe, Gérald Désir vint le remplacer. Après leur séjour à New York, Sergo Rosenthal, Zouzoul et Dada Jacaman retournèrent en Haïti pour commencer une nouvelle aventure avec la formation d’ne deuxième version des Shleu Shleu, grâce à la collaboration de Loubert Chancy (ancien saxophoniste des groupes

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« Les Consuls de Carrefour » et « Les Gars de Sainte Cécile » du maestro Alberick « Bébé » Samedi jr.), ancien élève des Frères du Sacré-Cœur de Port-au-Prince. Dans la nouvelle version Shleu Shleu, on retrouvait, aux côtés de Loubert, des musiciens tels que Jean Élie Telfort « Cubano », Mario Mayala, Arsène Apollon, JeanMichel Saint-Victor « Zouzoul », Johnny Frantz Toussaint « Ti Frère », Gérald Désir, Yves Jean-Baptiste « Jeanba Mamba », « Fréderic Mews « Dodo ». Je les appelle les alumni, les diplômés de l’institution Shleu Shleu. Cette formation s’est dissoute après le départ pour New York de ces nouveaux musiciens. Dans le Big Apple, ils ont jugé bon de former le Skah-Shah, le 24 juin 1974, une formation que je considère comme une extension aussi des Shleu Shleu. En fait, il y a eu au moins quatre générations des Shleu Shleu. Gérard Daniel faisait partie de la troisième génération des Shleu Shleu. Ces musiciens ont eu pour compétiteur à New York « l’Original Shleu Shleu », que Tony Moise et ses collègues musiciens de la première version Shleu Shleu avaient créé avec Edward Richard remplaçant Sergo Rosenthal à la guitare. L’Original Shleu Shleu honorait des contrats un peu partout à New York. La soirée qui a surtout marqué les mélomanes de New York, c’était la double affiche mettant l’Original Shleu Shleu et le Skah-Shah sur un même podium au Coconut Grove de Brooklyn, en 1976, où Tony Moise et Loubert Chancy jouaient en duo. Tony a aussi produit bien d’autres disques, encore inconnus du grand public. Il a un disque de son mini groupe « Shleuito » et aussi de « Shleu Shleu en troubadour ». Au cours d’une soirée au Labadee Manor, j’avais suggéré le nom « Shleu Shleuito » à Tony, mais son épouse a choisi un meilleur diminutif et proposa « Shleuito », qui sonne bien. Tony Moise et son amour pour la musique L’Original Shleu Shleu de New York a produit des chansons qui restent gravées dans la mémoire de plus d’un. Comment peut on oublier « Trou Crab », « En filant les aiguilles » « La femme », « O.S.S5 », « Comme l’eau qui dort », « Nèg Guinen », « Erzulie », « Pays mwen », « L’Evangile selon les Shleu Shleu », « Kann kale », « Pa w se pa w », « No money no honey », etc. Tony Moïse ne vivait que pour la musique, pour sa famille et ses bons amis. Tony Moïse me disait souvent qu’il allait abandonner la musique, et deux semaines plus tard je le retrouvais au Restaurant Mixed Notes ou au Restaurant Labadee Manor, en train de jouer. Surpris de me voir à ces rendez-vous, il me disait : « Ou kenbe m, mwen paka lague mizik, mizik, se vi m, mwen konnen wa p konpran n mwen ». Quand il entra à l’hôpital, il demanda au médecin s’il sera capable de jouer au saxophone après l’intervention chirurgicale qu’il allait subir, d’après une source digne de foi. Au début du mois de mai 2013, il fit la même déclaration, puis le 25 mai il jouait à la réception d’une nouvelle diplômée en médecine ayant un lien de parenté avec l’épouse du maestro. Personne ne sut que Tony Moïse allait faire une telle surprise. J’ai encore la voix du défunt sur mon répondeur m’invitant à une soirée qu’il allait organiser en septembre. Même quand j’étais en voyage, il sut comment me contacter pour m’apprendre les dernières nouvelles de l’industrie musicale, ou bien pour partager avec moi ses récentes créations musicales. Il voulait m’enseigner le saxophone, mais le temps me manquait. En juillet dernier, Tony Moïse a

été l’artiste invité à une soirée d’anniversaire du groupe « Les Frères Dejean de Pétion-Ville », à Miami, en Floride. À son retour, il me faisait le récit de cette magnifique soirée. Il eut à dire : « A la yon gwo djaz sa a se Frères Déjean, mwen santi m alèz kon Blèz lè mizisyen sa yo ap akonpaye m ». Avec eux, Tony a interprété la chanson « Moun Damou ». Il m’a envoyé un photo-souvenir le montrant en spectacle avec Les Frères Dejean, un geste que j’ai grandement apprécié. Tony devrait se rendre en Afrique, en décembre 2013, pour honorer un contrat de deux semaines avec les membres fondateurs/originaux des Shleu Shleu. J’avais établi les contacts pour lui avec les organisateurs de cette tournée africaine. Tout allait bien et

rendit au Restauant Chez Mireille, où a eu lieu une veillée artistique organisée par Frantz Antoine et son épouse, avec le professeur Étienne Télémaque. Dans un temps, M. Antoine était bassiste de l’Original Shleu Shleu. M. Télémaque a bien assuré le rôle de maître de cérémonie. Il nous a conduits à travers l’univers Shleu Shleu et nous présenta une brève biographie du défunt. Il a passé en revue des différentes versions des Shleu Shleu et fit tourner les chansons qui ont été composées à chaque époque. Il a profité de l’occasion pour présenter les membres fondateurs des Shleu Shleu. Présents à cette occasion étaient Serge Rosenthal (venu d’Haïti), Milot Toussaint (venu de la Floride), Francky JeanBaptiste (venu d’Haïti), Léon

Tony s’occupait déjà du regroupement des musiciens. Il allait profiter de cette opportunité pour faire rayonner le nom d’Haïti et la culture haïtienne dans le continent africain. Tony Moïse était fraîchement revenu d’une croisière avec sa famille, le mois dernier, et il ne montrait aucun signe de malaise. À son retour, il m’informa qu’il allait contacter tous les musiciens des Shleu Shleu pour réaliser une victoire collective. J’étais vraiment étonné, quand, le jeudi 29 août, à 11h 30 a. m, j’ai appelé chez lui et que son épouse m’a appris qu’il se trouvait à l’hôpital, où il avait subi une intervention chirurgicale — un quadruple pontage cardiaque — « quadruple bypass ». La voix de Mme Moïse m’inquiétait un peu quand elle me dit qu’il y avait peu d’espoir. J’étais très confiant que Tony reviendrait chez lui. Je me sentais déboussolé et j’avais souhaité avoir mal compris le message que son épouse m’a donné. Je me suis gardé de discuter de la situation avec une tierce personne. Tony était encore à l’hôpital pendant que certains diffusaient de fausses nouvelles. D’autres, voulant faire du scoop, ont précipitamment annoncé sa mort, puis essayaient de faire la rectification deux jours plus tard. Ils ont même inventé un âge fictif de Tony Moise. J’ai appris la nouvelle de sa mort, le vendredi 30 août.

Milien, Clovis Saint-Louis, Hans Chérubin (Gros Bébé), Jean-Claude Pierre-Charles (Peddy). Au cours de cette veillée artistique, le maître de cérémonie accorda la parole aux musiciens suivants : Léon Milien, Clovis Saint-Louis, Édward Richard et Serge Rosenthal. Ils ont tous fait l’éloge du grand saxophoniste et tout en mettant en relief son apport à la musique des Shleu Shleu et du compas direct en général. La chanteuse Maryse Coulanges avait aussi pris la parole. Elle abonda dans le même sens, s’exprimant en termes élogieux à l’égard du défunt avec qui elle avait collaboré. Le Dr. Raymond Myrthil a également pris la parole pour aussi parler des Shleu Shleu et de Tony Moïse qu’il connaît bien. D’ailleurs il a épousé une sœur du défunt. Étienne Télémaque a jugé bon d’offrir l’opportunité à tous ceux qui voulaient exprimer leurs sentiments à cette occasion. Guy Ford a profité de l’occasion pour extérioriser ce qu’il ressentait et présenter le récit de son expérience avec le défunt. De leur côté, Hans Chérubin et Essud Fungcap ont chanté « Haïti Chérie » en duo. Si Tony Moïse avait encore le souffle, il les aurait accompagnés au saxophone, parce qu’il aimait Haïti. Les funérailles de Tony Moïse ont été chantées à l’église Our Lady of Mercy, à Hicksville, Long Island (N.Y), le samedi 7 septembre à 9 h 30 a .m. L’église était pleine au maximum. Tony Moïse est parti sans avoir eu le temps de concrétiser tous ses rêves et sans dire au revoir à ses proches, parce que ce voyage n’était pas planifié. Il nous devance d’un pas. Nous sommes en ligne, attendant notre tour. Tony s’en va avec son talent, mais il nous laisse des œuvres que nous saurions apprécier à leur juste valeur. Le personnel d’Haïti-Observateur s’incline devant la bière de ce musicien de grand talent. Le journal prie sa famille, ses proches, ainsi que les membres des Shleu Shleu et les collègues musiciens de Tony Moïse de trouver ici l’expression de ses plus sincères condoléances.

La veillée funèbre et artistique La veillée funèbre de Tony Moïse a eu lieu le vendredi 6 septembre, de 5 h. p.m. à 6 h. p.m., au Vernon C. Wagner Funeral Homes, à Hicksville, Long Island (N.Y). Le service de prière a été fait selon le rituel de l’église catholique. Les amis et fans du défunt lui ont rendu un dernier hommage. Ils se sont courbés devant la dépouille mortelle et ont présenté leurs condoléances à la famille éplorée. Le directeur du parloir funèbre ne pouvait croire que le défunt était si populaire. Il dit qu’il n’a jamais vu pareilles choses. Aussi a-t-il fini par comprendre qu’il s’agit d’un grand homme, d’un grand musicien. Après la veillée funèbre, on se

robertnoel22@yahoo.com


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Blagues de Louis

En traduisant en français des blagues conçues et écrites en allemand, Louis, citoyen haïtiano-allemand, jette un pont culturel entre la franco-créolophone Haïti et la germanophone Allemagne qui réunit Prussiens et Bavarois.

2011 — Un homme vêtu de noir arrive devant Saint Pierre, qui lui demande : — « D’après ton apparence, je crois reconnaître que tu étais arbitre de football, n’est-ce pas ? » — « En effet ! » — « As-tu jàmais été injuste dans tes décisions ? » — « Oui, j’ai refusé une fois de reconnaître un but d’une équipe, bien qu’il était correctement marqué… » — « Quand cela s’est-il passé ? » — « Il ya environ 2 minutes ! » 2012 — Un homme appelle du travail à la maison. À la fillette qui répond, il lui dit : — « Hey, bébé, peux-tu me passer ta maman ? » Elle répond : — « Non, ça ne va pas. Elle est dans la chambre à coucher avec oncle Hubert ». (Moment de silence) Puis l’homme ajoute : — « Mais, chérie, tu n’as pas d‘oncle Hubert ». — « Mais il est dans la chambre à coucher avec maman». (Encore une fois un court silence) — « Eh bien, ma chérie, tu vas dans la chambre et dis assez fort que ma voiture vient de staionner devant la maison ».

Chose dite, hose faite. Quand fillette revient au téléphone, il lui demande ce qui s’est passé. Elle répond : — « Maman a sauté du lit complètement nue et a couru à la fenêtre tout en s’habillant avant de se jetter par la fenêtre ; et maintenant elle est morte dans l’allée ... » — « Oh, mon Dieu, et l’oncle Hubert ? » — « Il a ramasse ses vêtements puis a sauté par la fenêtre dans la

piscine. Mais il a sans doute oublié que tu l’avais complètement vidée la semaine dernière pour la net-

CoMMUNiQUÉ L’ASSOCIATION DU CLERGÉ HAÏTIEN:

Que la paix de Dieu vous soit accordée de la part de notre Seigneur et Sauveur Jesus-Christ!

L’Association du Clergé haïtien d’outre-mer voudrait, par le présent avis, encourager nos sœurs et frères compatriotes à participer pleinement aux prochaines élections primaires qui auront lieu le mardi 10 septembre 2013. Ces joutes sont très importantes. Le candidat démocrate qui l’emporte aux élections primaires sera dans en bonne position pour obtenir la victoire au scrutin de novembre 2013. Sans vouloir nous imposer sur qui que ce soit, l’Association du Clergé haïtien voudrait annoncer que nous avons décidé de supporter et endosser les candidats suivants : BILL DI BLASIO YORK SCOTT STRINGER CHARLES D. HYNES DISTRICT ATTORNEY MATHIEU EUGENE JUMAANE WILLIAMS MERCEDES NARCISSE

pour

MAIRE DE NEW

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COMPTROLLER KINGS COUNTY

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To WHoM iT MAY CoNCERN:

THE OVERSEAS HAITIAN CLERGY ASSOCIATION May the peace of the Lord Jesus-Christ be with you! The Overseas Haitian Clergy Association would like to encourage everyone to participate in the upcoming primary elections, which will take place on September 10, 2013. These elections are very important. The democratic candidate who wins the primaries will stand a very good chance to win the general election in November. Without imposing our view upon anyone, we would like to announce that we have decided to endorse and support the following candidates: BILL DI BLASIO YORK SCOTT STRINGER CHARLES D. HYNES TRICT ATTORNEY MATHIEU EUGENE JUMAANE WILLIAMS MERCEDES NARCISSE

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toyer. Maintenant, il est également mort ». (Long silence) Après un certain temps it s’exclame : — « Piscine !?! ? Quelle Piscine ? ... Oups, mauvaise connexion… » 2013— Comment une femme peut-elle reconnaître que son mari a la lèpre? — Lors de rapports sexuels, le pénis tombe. 2014 — Quels ont été les derniers mots du grimpeur-alpinist ? – « Ces crochets n’ont pas été si chers ! » 2015 — Après un grave accident et une longue opération, le joueur de football prend lentement conscience de l’anesthésie. Le médecin déclare : — « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. D‘abord, la mauvaise : Malheureusement, nous avons dû amputer votre jambe gauche ! » — « Oh, mon Dieu, c’est terrible et qu’elle est la bonne nouvelle ? » Le médecin dit : — « Nous avons trouvé quelqu’un qui veut acheter vos chaussures de foot ! » 2016 — Un homme visite la tombe de son ancien patron. Il lit l’inscription : Martin Mueller, un homme d’affaires capable, un homme décent. Le visiteur se dit alors à luimême : — « Difficile à croire ! On l’a enterré avec deux inconnus dans une si petite tombe! » 2017 — Quels ont été les derniers mots du coureur de voiture de course ? — « Le mécanicien ne sait pas que je couche avec sa petite amie ». 2018 — Un médecin déclare à son patient : — « Allongez-vous par terre et recouvrez votre corps avec un peu de terre humide ! » Patient: Le patient de répondre : — « Et vous êtes censé pouvoir m’aider ? » Le médecin : — « Non, mais ça vous aidera à vous habituer à votre état futur… » 2019 — Le médecin annonce : — « Il ya deux mauvaises nouvelles : Vous avez le cancer et la maladie d’Alzheimer ». Le patient réagit : — « Dieu soit loué…au moins je n’ai pas le cancer ! » 2020 — Quel a été le dernier mot du plongeur ? – « Requin ! ! » 2021 — Un acteur de cinéma s’adresse au directeur : — « Ditesmoi, Monsieur le directeur ... Comment pourrai-je sortir de ce fleuve en furie, après que les bandits m’y aient jeté ? » — « Ne vous faites pas trop de soucis…Vous n’apparaîtrez plus dans le film après cette scène… » 2022 — Un sénateur et un cow-boy traversent à cheval une prairie. Le sénateur s’écrie : — « Voici les Indiens…Sont-ils vraiment si dangereux ? » Le cowboy répond : — « L’année dernière, un sénateur a visité les Indiens et a essayé de faire la paix avec eux ». Le sénateur d’ajouter : — « Et les Indiens ont enterré la hache de guerre? » Le cowboy répond : — «Non !...le sénateur ! » 2023 — « Maman, Maman, viens vite Papa a perdu connaissance, il est tombé sur le tapis, dans une main il tient une boite ronde et dans l’autre un morceau de papier ! » — « Oh, c’est merveilleux, Fritz, mon nouveau chapeau est arrivé avec le bordereau ! » 2024 — Sur son lit de mort, un homme confesse à sa femme : — « Je ne peux pas mourir sans t’avoir dit la vérité…Tout au long de notre mariage, je t’ai trompé plus d’une fois avec d’autres femmes ». Sa femme répond : — « Je sais.... C’est aussi pourquoi je t’ai donné du poison ! »

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Haïti : Bras de fer Exécutif – Parlement L’EQUILIBRE DE LA PEUR

Par Michel Léandre L a politique ne se fait plus au quotidien en Haïti depuis le départ des Duvalier, constate-t-on. Les gouvernements qui se sont succédé gèrent le pays au quotidien et refusent le principe du copartage de la souveraineté nationale imposé par la Constitution de 1987. Depuis l’entrée de la Charte fondamentale votée immédiatement après la chute de la dynastie duvaliériste, ces deux branches du pouvoir ne s’entendent jamais et les présidents élus ne cessent de se laisser séduire par le désir de rafler tout le pouvoir par le biais d’élections frauduleuses quand ils ne se laissent entraîner dans un bras de fer avec les deux Chambres législatives afin de s’en débarrasser. À l’instar de René Préval qui réussit à écarter le Parlement OPListe au cours de son premier mandat 1996-2001. Chat échaudé craignant l’eau froide, aujourd’hui, les parlementaires redoutent un TKO de la part de Michel Martelly. Et comme pour parer à ce coup fatal, que semble mijoter le chef de l’État et ses suppôts du pouvoir rose, les parlementaires se sont mis à la tache, une sorte de fuite en avant. Car les présidents des deux chambres ont invite les forces politiques du pays à se ressaisir. Dans une réunion extraordinaire ou plus de 200 personnes de la faune politique étaient présentes, la semaine écoulée, à l’Hôtel Montana, pour écouter le discours du président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Deras, qui a déclaré, savoir sur un ton menaçant àa Martelly, que s’il s’absente au parlement, le deuxième lundi de janvier 2014, pour la présentation l’état de la Nation, on ne fera que constater sa démission. En réalité, que craignent les parlementaires ? De plus ont-ils les moyens de leur politique ? Martelly n’inspire pas confiance aux parlementaires, qui craignent le jeu du chat et de la souris. À chaque fois, disent-ils, que l’on agite la question des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat et élire les maires et les représentants locaux des CASECs et ASECs le président joue la montre en créant toutes sortes de subterfuges pour laisser passer le temps, afin d’arriver à l’échéance du mandat des membres des deux Chambres. Les observateurs s’inquiètent que les actes des pro-

tagonistes n’entraînent un vide institutionnel susceptible de chambarder les structures vermoulus de l’des institutions du pays. Entre-temps, du côté de l’Exécutif, c’est le calme plat. La seule action a son actif face à la tempête provoquée par les parlementaires est le dépôt de la loi électorale que bon nombre de parlementaires ne digèrent trop. À moins d’une convocation de l’Exécutif, les députés devront partir en congé jusqu’au deuxième lundi de janvier. À cet égard, la présidence garde un silence suspect au point où les grands ténors de la classe politique crient déjà au complot. Une certaine affaire de « Blanc » L’équilibre de la peur apparaît quand le président de l’Assemblée nationale brandit l’épouvantail du « Blanc » visant à dénoncer l’omniprésence des étrangers dans les affaires internes du pays : « Mateli gen Blan pa l, nou gen Blan pa nou tou » (Martelly a ses Blancks, nous avons les nôtres aussi). Cette proclamation se semble se confirmer par la présence d’environ une vingtaine de Blancs, ambassadeurs ou chargés de Missions accrédités en Haïti à une réunion organisée par les représentants des deux Chambres, en vue de discuter des moyens d’éviter un vide institutionnel dans le pays. Quasiment tous ces « Blancs » ont opté pour la carte de l’entente entre les frères-ennemis, se contentant de renvoyer les protagonistes en mode de négociation et de compromis. Il n’est un secret pour personne que les « Blancs » ont leur mot à dire dans ce qui se fait en Haïti. Mais quand ces propos viennent directement d’un officiel, il y a de quoi s’inquiéter. Car le pays se trouve confronté à un imminent danger avec un Michel Martelly entêté et mal informé des affaires de l’État et affichant peu de respect pour les institutions du pays. En effet, depuis la confirmation de Laurent Lamothe comme Premier ministre, les parlementaires n’exercent aucun contrôle du pouvoir rose. Trop souvent, c’est par la voie de la presse que des scandales en cascades éclatent au sein de l’équipe au pouvoir, laissant les pauvres parlementaires sans moyens pour gérer de telles situations. Tout compte fait, c’est une guerre de paroles et une bataille d’usure sans merci qui se font sans que personne ne soit en mesure d’en savoir le dénouement. On en est là et la peur présente dans les deux camps ne fait qu’assombrir l’image du pays. Des hommes et femmes politiques qui n’arrivent pas à s’entendre pour diriger un pays de 27 250 km2 et œuvrer pour changer la vie de ses citoyens. Quand le « Blanc » intervient, il tranche toujours en sa faveur. Mleandre51@gmail.com


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Haïti-observateur

Kreyòl Soti nan paj 6

bwa ki konprann yo kapab twoke kòn yo avèk sèk an fè. Se pèp la ki meprize yo tout. Se pa jodi a y ap mande pou pèp la mobilize pou mande prezidan an rache manyòk li bay tè a blanch. Si yo te gen yon bagay yo t ap regle, pèp la ta tande yo. Yo se yon bann mafini. Selina : Pèp la konnen yo byen, li pa okipe yo menm. Mezanmi, si te gen yon bagay serye nan moun sa yo k ap mande destitisyon ou eleksyon. Ki moun atò ki kapab destitiye. Ki moun sa yo ki gen kalib pou retire sa pèp la mete. Sa ki pirèd la, yo fè tout tanti ki pa janm abouti a anyen. Na sonje ke gen yon majò jon ki rele Moyiz Janchwal ki chaje sakpay li ak sitwon. Li te akize prezidan an de tout peche dimond. Jodi a li gen pou l rete trankil, paske li prale nan mòn pou l al sekle latè pou l sa aprann travay pou ede lòt yo. Yon senatè tankou m’sye fè moun wont, paske l pa gen langaj. Pou li ta yon bon aktivis tou fòk li ta pale yon fason pou moun konprann li

e pou l ta sispann bay manti. Pa gen yon bagay sitwayen sa a vin avèk li pou l vin ak prèv. Li vin tounen yon paserye ke moun pa fouti fè konfyans. Se devan lemonn ke anbasadè ameriken an te avili li kòm mantè. Malgretou, li kontinye ap bay manti pou laplibèl. Se li menm ki te monte nan radyo ak televizyon pou avili prezidan an, Premye minis la ak minis Lajistis la kòm kriminèl ki te bay jij la pwazon. Save nan domèn sa a te pwouve ke m’sye se yon mantè diplome ke moun pa dwe fè l konfyans. Menm Titid retire kò l sou m’sye, paske l se yon danje sosyal. Antouka, Titid pa t ap jwe avèk li, m’sye t ap jwenn sa li merite. Titid pa chè pou sa. Se an manke akasan, li mete siwo. Tout moun t ap dou si se Titid ki te sou pouvwa a. Yo betize top ak moun Leyontès : Mezanmi, mwen dakò avèk tout sa nou sot di la yo. Gen ti mo ki trè frapan e menm pikan tou, paske se vokabilè lang nou an e nou dwe dakò avèk konsèp la. Tout moun ki abitye avèk mwen konnen mwen

Avis judiciaire Le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, jugeant en ses attributions civiles, a rendu le jugement suivant dont le dispositif est ainsi conçu : Par ces motifs, le Tribunal, sur les conclusions du Ministère Public, après en avoir délibéré conformément au vœu de la loi, accueille l’action du demandeur pour être juste et fondée ; accorde défaut contre les ajournés non-comparants à l’audience publique ordinaire et civile du mercredi huit mai deux mille treize (8 mai 2013) ; adjuge au demandeur ses conclusions ; ordonne la révocation de l’adoption ayant existé entre Jean-Wally Ducson et les époux Joseph Gaspard PetitHomme, la femme née Marie Hilane Dixon, conformément aux injonctions des dispositions de l’article 34 du décret du 4 avril 1974, ce, pour enfin sortir son plein et entier effet ; dit que tous les effets nés antérieurement à cette assignation cessent pour les temps à venir ; qu’en d’autres termes, ces effets tombent et deviennent ipso-facto bancaux ; ordonne que l’adopté reprenne d’emblée les noms, prénoms de la famille nucléaire, entre autre : WALLY et DUCSON ; étant né le 05 avril 1980 à Port-au-Prince, en lieu et place de Jean-Wally Ducson qu’il avait adopté avant ce jugement ; dit qu’il sera désormais au corps de l’acte : auquel enfant il avait donné le prénom de Wally ; fait injonction au directeur des Archives nationales d’Haïti de transcrire dans tous les registres y relatifs le dispositif du présent jugement afin de délivrer en temps opportun toute expédition nécessaire au demandeur, avec la mention en marge de son acte de naissance Wally Ducson, né le 5 avril 1980 ; compense les dépens vu la qualité des parties. Commet l’huissier Sony Jean-Baptiste de ce Tribunal pour la signification de ce jugement. RENDU DE NOUS, Jacques Hernon CONSTANT, Juge en Audience civile du mercredi 15 mai 2013 (15 mai 2013) en présence de Me. Yanick Odney, représentant (e) du Ministère public, avec la participation du sieur Raymond Homère, Greffier du siège. IL ORDONNE QUE… etc EN FOI DE QUOI… etc AINSI SIGNE : Jacques Hernon CONSTANT, Juge Homère RAYMOND, Greffier. POUR EXPEDITION CONFORME COLLATIONNEE. Me. Jean Claudy Cherubin Avocat

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rele Leyontès. Mwen pa yon demagòg men yon Nèg ki soti Miragwan. Se bagay Wilnè avèk Sonya konnen byen, mwen se yon defansè Lavalas. Men, kòm « letan ramene la rezson », nou kalma nou, paske Lavalas la fin pase e li pa fouti tounen ankò avek menm fòs li a. Fòk yon moun pratik e konsyan pou pa kite pasyon fè w fè tenten e se sa k ap pase anpil sitwayen nan peyi a. Mwen ale, mwen wè e mwen kapab rakonte. Mezanmi, gen yon pakèt amelyorasyon ki fèt nan peyi a. Mwen sot pase 4 mwa nan lòt bò e a mwen te vwayaje avèk lajan pou m te ale kote m vle. Si moun konprann se pedan m ap fè, yo mèt bliye sa. Mwen te prepare pou sa, paske se Sen Toma mwen ye. Avènman Michèl Mateli a chanje tout bagay nan peyi a. Mesye yo fè yon travay konsiderab e yo gen volonte. Se reyèlman « jour avec la nuit ». Nou dwe mete bagay yo kote yo ye. 2 zan mesye yo gen sou pouvwa a mete peyi a nan yon faz byen wo konparativman a 24 an ki pase yo. Si mesye ki nonmen tèt yo opozan avèk palemantè yo te fè yon sèl avèk gouvènman an, peyi a t ap lwen. Pwoblèm yo se jalouzi e se konsekans sa a ki pote anpil dilèm nan peyi a. Ti Nèg Dayiti mechan e yo pa janm renmen verite. Men Bondye, « rayi chen, di dan l blan, » anpil pwogrè fèt nan peyi a. Si yon moun di pa gen amelyorasyon pou jan peyi sa te ye, nou mèt di moun sa a se yon kriminèl, yon sadik. Peyi Dayi se yon peyi ki vyèj e ki bezwen konkou tout pitit li. Admeton ke mesye yo vòlè, men yo pwouve nou ke yo pa mete tout lajan an nan bank yo. Si yo te gen 5, yo depanse 4 e yo pran youn. Ki moun ki pa defann enterè pòch li ? Avrèdi se yon jan de koripsyon ke li ye, men pa gen yon peyi nan monn nan ki pa gen koripsyon. Mwen vwayaje nan tout peyi a pou m al konstate avèk pwòp je m pou mwen kapab wè verite a. Si m te yon istoryen mwen ta ekri tout sa m wè. Malerezman mwen gen yon malin nan tè mwen ki anpeche m ekri. Foul la : Tout moun tonbe ri. Leyontès : Mwen wè tout moun tonbe ri. Se yon verite li ye. Gen moun ki prefere kache verite a ki tankou dlo ou pa kapab kache nan twou paske l gen pou l fè sifas. Si yon moun gen malè repwoche mesye yo poutèt yo pa regle anyen serye, moun sa a se mantè. Se pawòl sa yo ki te pouse m ale nan peyi a. Gouvènman Mateli/Lamòt ap travay e yo konnen byen sa y ap fè. Mesye yo pase nan peyi etranje, yo konn bèl bagay. Tout lòt reyaksyonè yo ap betize, pale anpil e menm di tout sa ki vin nan bouch yo san reflechi, gouvènman Mateli/ Lamòt la ap travay e poze anpil pyon. Peyi a sou ray devlopman an. Tren an ap mache piti-piti pou li pran wout la avèk yon vitès siperyè. Nou pa fouti rekòmanse, mezanmi, paske gen yon travay k ap fèt. Tout moun ki di lekontrè, yo tout nan manti. Mwen se yon nasyonalis e mwen aplodi mesye yo pou travay yo. Fòk gen yon Lame nan peyi a. Nou felisite gouvènman an ki pran etap sa a pou ede peyi a. Tout sitwayen ki opoze yo a chanjman reyalite a se trèt yo tout ye. Peyi a pa fouti rete konsa e nou toujou wè se menm kalite moun sa yo ki kontinye ap fè nyezi pou granmesi. Nou te gen yon peyi ki te tonbe nan twou, mesye yo pran li, yo abiye li avèk kèk twal jiskaske yo jwenn bèl twal syanm ki pou taye, pou fè bèl wòb pou rèn nan. Jous jounen jodi a, peyi Dayiti toujou rèn Karayib la, paske se sou li y ap kopye. Nou gen moun ki gen movèz fwa ki enpoze peyi a fonksyone. Se sa ki fè m te renmen Titid, li te mache pran yo san pèsonn pa atann. Jodi a zo moun sa yo pa t ap bon pou fè bouton, paske yo t ap gen tan pouri. Se nan vil yo pou nou wè travay k ap fèt. Mesye yo travay pandan lòt yo ap charabya. Gen de enfòmasyon k ap rantre nan dyaspora a ki pa bon, paske se yon kanpay destabilizasyon k ap fèt pou dezabiye gouvènman an. Ou pa wè pèp la rete tèt frèt, paske yo wè avèk je yo tout travay k ap fèt la. Dayè, entènèt mete tout bagay deyò pou manti sispann. Sèdomaj ke enfòmasyon ki rantre nan dyaspora a pa verifye avan yo mete yo aladispozisyon kominote a. Mwen menm ki ta Nèg sa yo mwen pa t ap janm pale, paske

se yon defèt total ki pwouve ke nou pa t ap regle anyen. Fòk nou pa kite moun maske nou, paske pa gen opozisyon ayisyen vrèman. Se yon gwoup krab malzòrèy ki monte lè yo bezwen respire e ki file desann pou lannwit pa bare yo. Sa vle di pa gen yon blòk serye antre yo. Pou ta di gen yon bagay serye k ap regle. Si w wè yo nan peyi kòm aladen paske yo fin tounen « Je vendais à crédit », paske yo pa chita sou yon baz solid. Yo dakò pou yo toujou ap choute sou gouvènman an, paske yo gen dwa e lòt yo pa gen sa menm. Danton ki pa gen anyen serye ke pwononse « r » yo san li pa fouti kenbe pwotokòl la konprann li se yon afè. Danton, se chat ki fè dezòd nan ogatwa w la e ou pa konnen kouman pou netwaye l, paske w pa konnen ki pwodwi pou achte. Ki dwa w, pou mande prezidan an pou l fè ekskiz bay nasyon an ki pa gen pwoblèm avèk prezidan an ? Monchè, si w konprann pwen ou gen nan men w la se yon pwoteksyon, ou chire, paske ti bagay sa yo pa fouti fè Sen Michèl pè, tankou lòt yo ta di. Se moun tankou w yo ki lakòz gen diktati nan peyi a, paske nou kreye evenman pou granmesi. Yè prezidan Mateli te kapab di w sa Kasayòl te di bèf la. Men li gen matirite e li se mounn ki tande moun ki fè l vale l pou ou. Li pa pran nan pwovokasyon. L’ap travay e ou menm avèk bann vagabon tankou w yo pa konn ki non pou w rele chen n, nou rete ap betize, pale anpil olye nou mete nou nan pozisyon pou nou fè travay pèp la. Nou pa wè ke gouvènman an ap travay pandan n ap betize ? Non, se pa posib pou nou rete deyò chanm nan ki gen tribin pou nou travay olye nou rete nanm stasyon radyo ap voye monte. Pèp la pa pran plezi nan bagay sa a, paske nou pa regle nan sikonstriksyon nou reprezante. Olye pou pèp la ta kouri dèyè Mateli avèk Lamòt, se dèyè nou kòm denmèplè, parese, radòtè e zoboukechen li gen pou l kouri. Nou pa regle anyen nan 49 lejislati a ki rete yon souvni anmè pou pèp ayisyen ki rete konsa l ap asite tapaj machann lòbèy yo nan chanm depite a. Nou pa kite okenn souvni. Nonm se Leyontès. Tita : Leyontès, ou te kapab fè yon bon istoryen, paske ou rakonte bagay yo byen. Nou renmèrsye w anpil pou eklèsisman ou pote yo. Nou konnen ou gen anpil lòt bagay pou w ta pale, paske ou asiste e ou wè tout bagay pandan ti bout tan an ke w te pase lakay. Mesye sa yo se aganman yo tout ye. Depi m ti moun se menm kalite moun sa yo m ap tande. Yo fè moun konprann pa gen moun serye nan peyi a ke sèlman yo. Gen Divalye ki te lage 2 gidon ban degon yo. Gen lòt se Aristid ki te fè yo vole malgre yo fè konnen Mateli pa bon. Yo tout monte sou radyo nan peyi a pou yo denigre prezaidan an avèk tout fanmi li e pou yo avili li tou. Yon plim cheve yo pa rache. Alòske y ap vin pale de diktati. Bon, si yo vle diktatè nan peyi a se pou yo fè tout sa ki pa bon, lè sa a y ap wè tout bon po piman an avèk grenn nan kilès ki pi pike. Ayisyen gen sa pou defo, yo renmen atake lòt, men lè w fè sa pou demontre yo lekontrè, yo rele anmwe. Nou pa fouti konprann ki sa yo gen nan kalbas tèt yo, paske yo pa sensè. Mesye sa yo se yon bann ipokrit ki vin avèk yon objektif pou yo anpeche gouvènman an reyalize rèv li gen pou peyi a. Si yo konprann yo ka rete tren an konsa, l ap pase sou yo, paske yo pral konte pami tout viktim ki te konprann yo kapab deraye tren an pou lakòz aksidan. Prezidan Mateli dwe mete depatman enfòmasyon li a pou demanti tout mantè, paske pwopagann yo a san objektif, men li kapab fè lòt yo ki gen tèt fèb kwè gen yon bagay serye. Mesye yo tèlman aji sou emosyon, yo pa fouti kite yon deklarasyon pran chè. Se chak sekond, yo vin avèk yon bagay diferan. Pèp la boude yo e yo pa gen agiman ankò pou bay pèp la manti. Yo tout gen pou yo retr an pè. Eleksyon ou demisyon Jilbè : Èske nou tout ki la a tande ? « Eleksyon ou demisyon ». Mesye yo pa kanpe sou anyen, paske yo pa gen yon objektif byen detèmine. Yo pral fè kèk tan nan opozisyon jiskaske y ap mache sou baton, byen bosi. Nan

yon premye tan, nou te tande rache manyòk, bay palè a san okenn agiman. Tout sa te pawòl djèdjè. Yon lòt tan yo vin avèk destitisyon ki te pwouve yo tout te gen foli pouvwa. Jodi a ton an chanje, yo vin avèk demisyon. Men, mezanmi, de ki moun bann vagabon abiye avèk rad pèpè ap pale la a ? Ki moun ki ta azade l mande prezidan an pou l demisyone ? Tout sa se pawòl demagoji, moun ki gen foli pouvwa ki pa fouti ale nan eleksyon, paske yo pa gen moun dèyè yo. Pawòl yo ap chanje chak segonn, paske mo destitisyon yo t ap karyonnen nan zòrèy nou an tounen demisyon. Apali, papa ! Tout reyaksyonè yo ap swete pou yo gen yon plas pou yo retounen nan gagòt van nan ki fèmen an. Tout entèlektyèl tèt chat yo pran nan pwòp pyèj yo, paske yo se yon bann malpwòp ki toujou ap tann yon kou pou yo rantre tout kò yo. Se pa fòt yo, paske yo pa janm reflechi, alevwa pou yo ta fè yon analiz lojik. Nèg nan Palman ki pran pòz yo se opozan yo ye a pa konn kote pwent nen yo plase. Yo se yon bann mantè, kale tèt, opozan azizwèl, bèk fè figi di, konplotè, denmèplè, kriminèl, reyaksyonè, teworis, vòlè, atoufè, akimafe, sanzave, sanwont, san karaktè, medizan malpalan e rena fini ki konprann yo te kapab kreye dezòd nan peyi a. Li te lè e li te tan pou te voye bann vagabon sa yo ale. Nou menm nou mache men nan men avèk fè e lwa. Si mesye sa yo gen kouraj pou yo fè konnen yo la pou 2015, yo se yon bann ensanse. Nou ta renmen konnen tout bon vre sou ki Konstitisyon yo te regle tout zafè yo jiskaske yo te prete sèman. Mesye yo pa fouti vin betize ak moun pou yo kwè tout moun sòt tankou yo, paske yo pa janm renmen fè lekti pou yo fè revizyon. Yo tout gen movèz fwa. Se yon fason y ap rete pou yo anbete gouvènman an, paske se yo ki pi cho devan bann nan. Se pou Moyiz konnen ke chak bagay pou yon tan. Li te konnen li te etènèl e ke Mateli t ap rache manyòk li. Si Moyiz brav se pou l rete nan peyi a aprè mwa janvye a pou l kontinye ap ranse ak bouch li konsa. Dra iminite leve sou do l, kounye a lajistis pral regle avèk ou. Pa gen mwayen pou sove, paske peyi Dayiti se peyi w, se ladann pou w rete pou reponn devan jij natirèl ou. Si w koupab, w ap jwenn sanksyon w e si w inosan, w ap lage pou kontinye al bavade, betize, ranse jan ou te konn fè avan yo. Moyiz pral limite paske tout bri li te konn fè yo pati avèk van an ki pase a. Nèg yo te eli sou labanyè Konstitisyon 1987 la ki pat ko amande, yo gen pou yo kite an 2014. Tout pawòl anpil gen la se pou yo ale an janvye a paske yo se bann demagog. Joubè : Jilbè, ou fè tout, gason. Toutalè gen apèl ki pral fèt la a e anpil nan Konze yo pral absan, paske yo pral mache tèt anba. Yo te bliye ke yon jou pou chasè e ke yon lòt jou pou jibye. Pa gen anyen serye lakay bann vagabon sa yo. Se yo menm ki lakòz yo tounen eskòpyon. Mateli te konnen byen yo t ap tonbe nan 3 wa a. Li te kite yo ap betize, paske yo pat janm gen okenn atou nan men yo. Mateli ap prepare l pou l devye tout kou, kèlkeswa kote l soti. Dayè, li konnen gen yon pakèt konspirasyon ki pa kanpe sou anyen, paske mesye dasomannyo divize nan tout sans. N ap repran pouvwa a paske Lavalas se sèl kòk ki chante nan baskou a Jefwa : Jodi a tout moun konstate ke kòk la sekwe zèl li e se li menm sèl k ap chante. Tout ti poul e menm pentad vole gagè, paske yo konnen byen l ap devore yo. Lavalas la se sèl li menm ki kapab kanpe sou teren an pou fè yon diferans, paske pa gen tankou li. Nou te tande y ap pale ke nou fini, pa gen sa pyès. Sabin : Pa gen lòt lidè nan peyi a ke Jan-Bètran Aristid. Ou panse si JanBètran te la, Mateli t ap vin ap ranse avèk moun konsa ? Tout moun ou tande k ap travay la se pou lidè a kapab retounen. Menm si anpil nan yo tonbe, yo pa kouche pou yo pa leve, paske se repo y ap pran pou yo kapab retounen anplèn fòm pou yo pran pòs yo. Ti Pòl Deni konnen li pa

A swiv


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Haïti : Un pays malade qui peine à se réhabiliter Par Damus Etienne

La persistance des problèmes qui nous assiègent continuellement, depuis tantôt une bonne année, interpelle urgemment ceux qui croient encore à notre destin de peuple libre et altier. Aujourd’hui, plus que jamais, Haïti est au bord de la ruine. Un déséquilibre flagrant menace les institutions citoyennes qui façonnent à la fois et le pays et la nation créés de toutes pièces par des hordes d’esclaves organisées à l’orée du XIXe siècle. Mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui nécessite une notice historique de 209 ans de misère, pour la simple et bonne raison que « nous n’avons jamais eu de contrat social », comme le dit si bien l’écrivain Michel Rolph Trouillot, un contrat social de type haïtien, c’est-a-dire incluant la formalisation d’un modèle social négocié à un moment donné. En 1801, la constitution de Toussaint Louverture formalisait un modèle social à partir duquel la société issue de l’ancienne colonie saint-domingoise aurait pu être structurée. Donc, pour parler du gouvernement actuel en Haïti, il faut chercher à savoir de quel produit il émerge. Il est issu grâce à la défaillance d’une classe politique coquin-copain, avec un « gombo » chaud puisque n’ayant pas de véritables représentants aux deux niveaux du parlement, véritable maillon, et une communauté internationale omniprésente. Il aura fallu quatre mois de négociations, de compromis et de compromissions pour former un gouvernement avec un Premier ministre

plus ou moins stable, pour constater l’irréversible retard à voir poindre l’horizon 2084 ou, selon des statistiques contestables, nous aurions pu sortir de l’ornière du sous-développement en exploitant honnêtement les richesses de notre sous-sol. Aujourd’hui, le concept de l’administration Martelly/Lamothe actualise un cycle minable : crise postélectorale, crise électorale, retour aux contestations que nous avons vécues au cours de ces 25 dernières années, alors que les vrais problèmes du pays ne sont aucunement résolus et qu’en termes de capital humain, nous aspirons tous à émerger de notre misère. Une trilogie s’impose afin de disséquer les retournements de situation, prémisses de la stagnation dans laquelle le pays risque de s’enliser davantage. Certains pensent que les problèmes du pays proviennent de l’amateurisme, de la corruption et de l’autoritarisme du gouvernement Martelly/Lamothe. Pour eux, il faut pratiquer la politique de la table rase et chasser l’équipe actuelle du paysage politique. D’autres attribuent nos malheurs à une opposition fantoche, démoralisée et désorganisée. La solution providentielle serait son renouvellement en faveur d’une classe politique constituée de technocrates issus de grandes universités nord-américaines et européennes. Un troisième groupe, non moins négligeable, met la société civile au banc des accusés : il s’agirait d’un parti politique embryonnaire, partisan et sectoriel. La solution serait l’émergence d’un regroupe-

ment issu des mouvements de jeunesses compartimentés à travers toutes les strates de la société. En définitif, nous avons un pays malade, gangrené de tous bords. Pour s’en sortir, il faudrait pratiquer une médecine de cheval, une sorte d’objection de conscience pour aboutir à un nouveau contrat social. Il faut tuer le cancer qui ronge cette société, cancer qui n’a jamais cessé de grossir avec toutes ses distances sociales. Cette objection de conscience nous permettra de gérer les conflits sociaux tels Nèg lavil/Nèg andeyò, Nèg anwo/Nèg anba,Nég nwa/Nèg koulè koton, Nèg save/Nèg kip pa kon li… Donc, il s’agit de détruire ces barrages qui affligent depuis toujours une société émiettée et qui, en termes de capital humain, veut sortir de sa misère. En grandissant de la sorte, la société haïtienne doit faire des choix rationnels qui lui permettront d’orienter le pays vers des options économiques plus justes et plus humaines. C’est le vœu de tous les Haïtiens conséquents. Une cohabitation de l’état et de la nation doit devenir une réalité tangible avec la participation effective de la paysannerie à la chose publique. Les forces saines de la nation essaient désespérément de se prendre en main; les jeunes, qui représentent plus de 60 % de la population, sont abandonnés à eux-mêmes; les femmes, quoique leurs efforts soient systématiquement galvaudés, tentent de se prendre en main. Aujourd’hui que les organisations dites populaires sont ruinées et ce concept épuisé, il faut remodeler les organisations de jeunes et

structurer les regroupements de femmes vaillantes. La charpente de la société telle qu’elle se présente aujourd’hui montre clairement le vrai visage du gouvernement Martelly/ Lamothe et surtout ses défaillances morales et ses inaptitudes à mener ce pays vers la voie du développement durable. La terre ne nourrit plus son homme et nous importons jusqu’à nos produits de première nécessité. Commerçants et industriels végètent dans la soustraitance et ne produisent rien qui vaille la peine. Nous prônons la démocratie tout en la pervertissant. La classe politique n’aime pas les débats. A la lecture des faits, le gouvernement Martelly/Lamothe est la réplique idéologique d’un tsunami politique en Haïti. Fort de sa politique néolibérale, il prône une croissance économique qui est à l’antithèse des réalités sociales du pays. On ne taxe pas les démunis pour les secourir, comme le laisse entendre le jargon politique utilisé dans le discours sur le budget. Les problèmes posés par ledit budget 2013-2014 montrent clairement la nécessité d’un contrat social qui, malheureusement, tarde à venir. La relecture de l’histoire sociopolitique de notre pays à travers les luttes des esclaves et des nouveaux libres avant l’indépendance, l’arrivée subite de Lysius Félicité Salomon et même de Sylvain Salnave, les espoirs portés par Benoit Batraville et Charlemagne Peralte s’inscrivent dans la mouvance d’un contrat social en gestation. Et qui arrivera tôt ou tard pour sauver la paysannerie et les classes nécessiteuses de leur

ornière plus que séculaire ?

Me Damus Éienne

Journaliste, ethnologue, juriste, contradicteur social, Me Damus Étienne est journaliste responsable de « Grands dossiers » à Radio Télé Venus (RTV) au CapHaitien. Il accueille quotidienne-

Me Damus Etienne

ment des citoyens qui viennent s’y abreuver de nouvelles dans un contexte parfois difficile. Natif du Cap-Haitien, il est à l’image régionaliste qui fait la fierté de son patelin. Depuis plus de deux décades, Me Étienne participe à toutes les activités socioculturelles de ce vaste bassin de population. Il fait partie de cette nouvelle génération capable de relever tous les défis conjoncturels.


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Eagle d’or remporte le premier prix au terrain Maracaryann Du 4 août au 9 septembre, s’est déroulée une compétition de foot-

formées de jeunes de 16 à 18 ans se sont inscrits auprès des organi-

Eagle d’or, championne a la première compétition au terrain Maracaryann de Delmas 48 (photo de courtoisie). ball au terrain Maracaryann, situé a Delmas 48, au quartier de Musseau. Dès le départ, 12 équipes

sateurs. Dans ce bassin de population, ils en forment principalement le noyau.

Cette compétition, qui a débuté pendant les grandes vacances, s’est prolongée jusqu’au mois de septembre, car la rentrée des classes a été renvoyée au 2 octobre prochain. Au grand soulagement des parents et surtout des jeunes, le terrain Maracaryann était rempli d’adeptes du ballon rond, dès le premier jour. Un véritable suspense régnait à chaque match et, après l’élimination des équipes les plus faibles, deux belligérants s’affrontaient finalement le lundi 9 septembre. Au terme d’une partie acharnée, Eagle d’or l’a remporté haut la main face à « Mal pou 2 » de Delmas 36. La présidente du Comité organisateur, Laurie Andrée Michel, a remis le premier prix de 1 500 gourdes à l’équipe championne, Eagle d’or. Tandis que « Mal pou 2 » récoltait la bagatelle de 750 gourdes. Ces sommes ont été récoltées grâce à la générosité de certains résidents du quartier.

ÉTIQUETTE, PROTOCOLE ET SAVOIR-VIVRE

« Mal pou 2), sorti deuxième face à Eagle d’or, le 9 septembre dernier (photo de courtoisie). Ceux-ci, au nombre de cinq, ont spontanément répondu à l’appel afin de procurer une saine détente aux plus jeunes, tout en les gardant dans leur environnement. Tard dans la soirée du lundi 9 septembre, des dizaines de fanatique du ballon rond festoyaient en

parcourant la principale artère dans la danse. Un DJ bénévole animait la partie récréative. H-O adresse ses félicitations aux organisateurs, aux généreux donateurs et surtout aux équipes participantes dont principalement Eagle d’or et « Mal pou 2 ».

HEALTH NUGGETS FOR SMART PEOPLE

Le protocole parlementaire Did You Know? Par Rosie Bourget *

Après avoir observé à plusieurs reprises le comportement de certains parlementaires qui, par manque de bienséance et de savoir-vivre, transforment le parlement en une véritable gaguère, une vaste cour de recréation, je juge nécessaire de présenter une rubrique où sont dispensés des enseignements concernant le code de bonne conduite ou comment se comporter en société. En effet, on a pu relever des attitudes franchement grossière telles que que « gratter ou soulever ses testicules, en public, décortiquer son nez, interrompre sans cesse une conversation avec des collègues pour répondre à des appels téléphoniques, parler de sa vie privée, de sa copine, briser les bureaux du parlement, défoncer les portes du bureau d’une ministre » qu’un parlementaire ne peut pas se permettre de faire en pleine séance. Récemment, on a pu observer des membres de la Chambre basse se lançant dans un véritable pugilat, ou proférant des insultes à l’endroit de l’un et l’autre, et provoquant des scènes de violence. Récemment, au cours d’un pareil épisode, le député Fritz Gérald Bourjolly s’est fait marteler de coups de poing par un collègue. À coup sûr, on ne sera pas suffisamment éclairé sur les vrais raisons et intérêts de leur intervention, mais qu’ils ne nous parlent plus de morale (le cas de Mme Pierre-Louis) et autres bons sentiments. Quant à moi, je préfère ne pas écrire ce que je pense des parlementaires lorsqu’ils évoquent de tels sujets. Dans cette perspective, rien, absolument rien, ne semble pouvoir empêcher aux parlementaires agresseurs de poursuivre leur objectif consistant en la destruction totale des structures sociales établies. En tout cas, on peut se faire une idée de ce que constitue notre Parlement d’aujourd’hui quand on sait qu’il compte dans ses rangs — ou qu’il avait accueilli dans ses rangs — des repris de justice et des criminels, voleurs de véhicule et de moteur de véhicule, ou encore de pneus. Faut-il alors imputer aux mandants la faute d’avoir fait de mauvais choix pour les représenter ? Protocole parlementaire Les règles de politesse et de civilité

constituent un art de vivre en harmonie avec les autres, que la nouvelle génération doit posséder pour s’intégrer à un monde meilleur et progresser dans sa carrière. Il est impossible d’énumérer toutes les règles qui gouvernent toutes les situations. Par contre, il faut toujours faire preuve de courtoisie. Des formes usuelles de politesse aux mondanités, en passant par les négociations et le règlement des conflits, cette rubrique vous aidera à communiquer avec élégance. Il est nécessaire de distinguer les notions d’étiquette (formalisme des relations entre particuliers), de politesse ou de courtoisie (égards ou attitudes de respect), de bon usage ou de bonnes manières. Toutes ces notions concernent le comportement entre individus : certaines sont normatives. Le savoirvivre peut être considéré comme une synthèse des comportements adéquats, il comprend des éléments d’étiquette et de bon usage. Les règles de savoir vivre diffèrent selon les pays et les époques, d’où l’utilité de s’informer sur les usages sociaux. Mais il existe aussi des règles universellement admises. Le protocole permet d’accorder à chacun le rang et les égards qui lui reviennent en raison de sa fonction et non au regard de ses qualités personnelles ou de ses affinités (personnelles ou politiques). C’est une technique qui permet à chacun de « trouver sa place ». Le protocole, c’est d’abord le bon sens, donc beaucoup de préparation et d’anticipation, et peu de place à l’improvisation. Le protocole n’est qu’une commodité : il n’est pas stationnaire, il évolue avec le temps, même s’il reste fondé sur les précédents ; il s’enrichit au fil de l’expérience ; il n’est qu’un recours. Son respect n’est pas un absolu en soi, il permet de trancher les difficultés en cas d’absence d’accord sur une autre solution. Bref, le protocole, c’est beaucoup de logistique et de bon sens, donc beaucoup de préparation et d’anticipation, et peu de place à l’improvisation.

La présence de dignitaires aux réunions Lorsque des officiels d’État, des maîtres d’arrondissement, des députés de district, des prêtres ou des invités spéciaux sont présents à une réunion, il faut leur prodiguer le respect dû à

leur rang. Ils doivent toujours être assis à la place d’honneur. Si un officiel d’État, un maître d’arrondissement, un député de district, un prêtre ou un invité spécial arrive après le début de la réunion, l’officier qui préside frappera trois coups de maillet pour indiquer aux membres de se lever, et il demandera au maître de cérémonie d’escorter le visiteur, qui prendra ensuite sa place d’honneur. Toutefois, il n’est pas nécessaire de reconnaître d’une manière spéciale un officiel d’Etat, un vice-maître suprême, un maître d’arrondissement ou un député de district qui assiste à une réunion de son propre conseil ou de sa propre assemblée, à moins qu’il ait été invité d’y assister à titre officiel ou qu’il en fasse lui-même la demande. Ceci permet à l’officiel en question de prendre part aux délibérations de son conseil ou de son assemblée sans compromettre le poste qu’il occupe.

Code vestimentaire pour les réunions Celui qui préside devrait, par respect de la dignité de son poste, être proprement et convenablement vêtu. Il doit demander à ses collègues de faire autant. Ainsi, ils indiqueraient aux membres le code vestimentaire à observer. De la visite d’un député  ou d’un officiel supérieur  Lorsque le député, le maître d’arrondissement, ou autres officiels de rangs supérieurs doit assister à une activité dans un conseil ou dans une assemblée, il faut assurer qu’il soit informé de la date, de l’heure, du lieu et du but ou encore du genre d’activités, aussi bien que de la fonction et d’autres renseignements pertinents à fournir à d’autres participants au programme. Si les femmes assistent à de telles activités, il faut aussi inviter l’épouse du député d’État. Il faut l’informer du code vestimentaire et prendre les mesures nécessaires pour qu’un comité des épouses la prenne en charge et l’accueille. Il importe toujours d’informer le député et les invités de la table d’honneur du code vestimentaire pour l’occasion. *Rosie Bourget, MSW (Masters of Social Work) CSW (Clinical Social Worker) r_bourget@yahoo.com

By Garry Emmanuel Walking improves learning ability. According to researchers, there is a strong connection between walking (especially, brisk walking) and brain. Walking increases blood circulation, oxygen, and glucose that reach our brain. Scientists claim that walking improves our learning ability, concentration, abstract reasoning, and memory capability. Let me share the story of a group of outstanding students. During my elementary school days in Haiti, a group of students from a nearby village called Puilboreau (close to Marmelade) were among those who attended my school. Puilboreau was about six miles away from my hometown. For many years, the Puilboreau students had been among the top performers in the school. They normally left their home in the early morning hours to get to school. For the most part, they were punctual. They reached home from school in the early evening hours. Most of their families were poor farmers whose material conditions left a lot to desire. These students from Puilboreau walked every day for over 11 miles roundtrip during the whole school year. As you may understand, they had very little time left to do their homework. Yet, their scholastic performance was outstanding and well ahead of many of us. After their elementary school studies, some of them went on to become lawyers, Catholic priests, high school teachers, agronomists, medical doctors, nurses, and so on. For years, I had this question lingering on my mind: “What makes these Puilboreau students perform so well in school?” It was not until three weeks ago when I read the scientific evidence linking brisk walking to learning ability that I got the answer to my

over-two-decade-old question. The benefits of walking or, even better, brisk walking in the open air on a regular basis, are countless — mentally, spiritually, physically, emotionally, and intellectually. The challenge: If you have a memory problem or if your children are poor academic performers, perhaps it’s time that you consider incorporating daily walking exercise into the family’s agenda. You will be amazed at the wonders it will produce! Food for Thought: Prevention is better than cure.

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Haiti observateur 11 18 septembre 2013