MAGALIE DAGENAIS
CHAMBRE DE L’ASSURANCE DE DOMMAGES
FOCUS
LINE CREVIER Responsable des affaires techniques Bureau des assurances du Canada
MAYA RAIC Présidente-directrice générale Chambre de l’assurance de dommages
M. Turcotte fait partie de ceux qui ont compris l’importance du contrat d’assurance. « Il faut traiter cette question avec le même sérieux et la même importance que tous les autres types de contrats que l’on signe, indique Line Crevier, responsable des affaires techniques, Bureau des assurances du Canada (BAC). Si l’on n’est pas bien assuré, cela peut causer beaucoup de problèmes. Il arrive qu’en cas de sinistre, les gens s’aperçoivent qu’ils n’étaient pas couverts à cause de telle ou telle clause, mais il est alors trop tard... » Du côté commercial, le BAC a conçu des formulaires types, mais ils doivent être adaptés à la situation particulière de chaque assuré, selon le genre et l’âge du bâtiment, les activités à l’intérieur de l’immeuble, le type d’environnement, etc. « Puisque chaque bâtiment est unique, il faut bien évaluer la situation pour obtenir une protection adéquate, souligne Maya Raic, présidente-directrice générale, Chambre de l’assurance de dommages. Le gestionnaire ou le propriétaire de l’immeuble doit poser des questions à son représentant et obtenir une information complète au sujet des protections offertes ainsi que des montants d’assurance. » C’est le rôle de l’agent ou du courtier d’assurance de bien conseiller l’assuré quant aux couvertures appropriées. Pour ce faire, ce dernier doit toutefois offrir au représentant un portrait le plus clair possible de ses activités et, le cas échéant, de celles de ses locataires.
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IMMOBILIER COMMERCIAL : : AOÛT – SEPTEMBRE 2015
VINCENT GAUDREAU Président Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec
ASSURANCE BIENS La première chose que l’on pense à faire assurer est le bâtiment lui-même. Ici, le montant que l’on choisira pour la couverture s’avère très important. « Les gens sous-estiment parfois les coûts de reconstruction de leur bâtiment, explique Vincent Gaudreau, président du Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec. Ils se fient à la valeur marchande ou à leur avis d’imposition pour déterminer un montant sur la police. Ce n’est pas une bonne idée parce que ces évaluations incluent le terrain, et elles peuvent fluctuer. Le coût de reconstruction, lui, augmente constamment. » La solution ? Embaucher un évaluateur agréé, qui pourra établir la juste valeur de reconstruction du bâtiment, à la suite de quoi l’assureur indexera ce montant d’un certain pourcentage chaque année. Une nouvelle évaluation pourra se faire tous les cinq ans, à moins que l’immeuble fasse l’objet de rénovations majeures ou d’un agrandissement. Outre le bâtiment lui-même, l’assurance biens devra couvrir ce qui se trouve à l’intérieur du bâtiment, soit les biens du propriétaire ou du locataire. Et ici encore, il ne faut rien négliger… « Par exemple, une entreprise qui utilise des drones devrait le dire à son assureur puisqu’ils ont souvent une valeur importante et qu’ils peuvent causer des dommages à des personnes ou à des bâtiments », prévient Line Crevier.