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VOLUME 3 | NUMÉRO 3

Dominic Gilbert

Le parcours exemplaire d’un professionnel engagé ENTRETIEN D’ÉDIFICES

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Des services qui se multiplient dans un marché changeant


« FFaites aites confiance confiance d dès ès a aujourd’hui ujourd’hui à lla a p plus lus g grande rande e entreprise ntreprise d d’entretien ’entretien m ménager énager a au u C Canada anada d de ep propriété ropriété 1 100 00 % q québécoise. uébécoise. » — Pierre Robitaille, préésident de PRM

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MOT DE LA RÉDACTION

UN TEMPS POUR CÉLÉBRER e 30 mai dernier, j’ai eu l’occasion d’assister au prestigieux gala annuel de BOMA Québec à l’Arsenal. Quelle belle soirée ! La foule qui se pressait à l’intérieur de ce bâtiment industriel historique de Griffintown était élégante et raffinée, comme en témoigne notre reportage photo en page 27. PHOTO : MAINTENANCE PAR ALAIN LAMBERT

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Nathalie Savaria

Au cours du gala, les noms des lauréats des prix BOMA 2013-2014 ont été dévoilés. Parmi eux figure le vice-président du conseil d’administration de BOMA Québec, Dominic Gilbert, à la une du magazine. Ce brillant gestionnaire de 38 ans a reçu le Prix de la présidente, attribué pour la première fois, afin de souligner son engagement exceptionnel envers l’Association. Détenteur d’un baccalauréat en administration des affaires de HEC Montréal, il était encore aux études lorsqu’il a décroché un premier emploi à temps partiel à la SITQ, ce qui lui a donné la piqûre pour la profession de gestionnaire immobilier, confie-t-il au journaliste Michel De Smet. Guylaine Boivin a elle aussi eu un coup de foudre pour la profession. Dans « Une journée dans la vie de… », elle nous fait découvrir son quotidien de gestionnaire au sein de la société de gestion immobilière Arcturus. Après un retour aux études, cette chef de famille monoparentale a obtenu dès sa sortie de l’université un emploi de comptable dans le secteur de l’immobilier, qui sera le prélude à une carrière fructueuse. Pour une troisième année consécutive, nous vous présentons notre dossier annuel sur l’entretien ménager commercial réalisé en collaboration avec l’Association des entrepreneurs de services d’édifices, Québec (AESEQ). Cette année, nous explorons le domaine des services complémentaires et spécialisés offerts par les entreprises d’entretien ménager. Des responsables de l’AESEQ ainsi que des entrepreneurs chevronnés répondent aux questions de la journaliste Suzanne Gagné. En complément à ce dossier, trois chefs d’entreprise se révèlent de manière inédite dans une tribune qui leur est consacrée. Vous comptez déménager votre entreprise bientôt ? Alors, lisez l’article de Charles Allain sur le sujet. Un déménageur ainsi qu’une entreprise témoignent de leur expérience. Au moment où vous lirez ces lignes, l’été sera à son zénith. C’est le temps de célébrer, de savourer des vacances bien méritées et, surtout, de faire le plein d’énergie pour la rentrée. Et puisqu’il est question de célébration, je vous invite à lire notre dossier spécial soulignant le 30e anniversaire de GSF Canada, un des leaders de l’entretien ménager commercial et de la maintenance d’immeubles au pays. Je vous souhaite une bonne détente. Nathalie Savaria Rédactrice en chef et éditrice déléguée Automne 2013 —

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VOLUME 3 | NUMÉRO 3

5 Le magazine Maintenance est publié par JBC Média inc. 2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9 Téléphone : 450 670-7770 Sans frais : 1 866 446-3185 Télécopieur : 450 670-7771

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3 MOT DE LA RÉDACTION Un temps pour célébrer Par Nathalie Savaria

5 DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES Des services qui se multiplient dans un marché changeant

info@jbcmedia.ca

Par Suzanne Gagné

14 CONFIDENCES D’ÉLITES Par Suzanne Gagné

www.jbcmedia.ca PRÉSIDENT ET ÉDITEUR: Jacques Boisvert RÉDACTRICE EN CHEF ET ÉDITRICE DÉLÉGUÉE: Nathalie Savaria ÉQUIPE DE RÉDACTION: Charles Allain, Alexandre Côté, Michel De Smet Suzanne Gagné, Daniel Michon, Nathalie Savaria, Gaëtan Tremblay et Bruno Turcotte RÉVISION : Hélène Roy et Anne-Marie Trudel CORRECTION D’ÉPREUVES: Christine Barozzi et Catherine Faucher DIRECTRICE ARTISTIQUE : Carole Bordeleau

15 ENTREVUE Dominic Gilbert Le parcours exemplaire d’un professionnel engagé Par Michel De Smet

17 GESTION IMMOBILIÈRE Le processus de contrôle diligent et l’expertise de gestion immobilière Par Bruno Turcotte

INFOGRAPHISTE : Sandrina Villeneuve PUBLICITÉ: Catherine Faucher, directrice des opérations Catherine Labbé, conseillère en développement des affaires et publicité Edith Lajoie, conseillère en publicité PHOTO EN PAGE COUVERTURE : Dominic Gilbert © Maintenance par Denis Bernier PHOTOS : © Maintenance par Denis Bernier et Alain Lambert (sauf indication contraire) IMPRESSION : Imprimeries Transcontinental S.E.N.C. 2850, rue Jean-Perrin, Québec (Québec) G2C 2C8 ENVOI DE POSTE — PUBLICATIONS : Convention no PP 41614528

ADRESSE DE RETOUR : 2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9

ABONNEMENTS : 450 670-7770, 1 866 446-3185 Dépôts légaux — Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque nationale du Québec, 2011. Toute demande de reproduction doit être adressée par écrit à l’éditeur. Si elle est acceptée, elle doit indiquer clairement la source de la façon suivante : Tiré du magazine Maintenance. Le nom de l’auteur et / ou du photographe doit également apparaître.

ISSN 1925-7988

19 ENTREVUE Une journée dans la vie de… Guylaine Boivin Par Nathalie Savaria

24 QUESTION D’INNOVATION Bureaux à aire ouverte : parlons décibels Par Suzanne Gagné

28 ENTREVUE Le déménagement de La Capitale à Québec Comment déménager son entreprise avec succès ? Par Charles Allain

31 COACHING EN GESTION Les pratiques d’un gestionnaire mobilisant Par Daniel Michon

32 CVAC Récupération efficace : l’échangeur à double noyau Par Gaëtan Tremblay

34 LE SAVIEZ-VOUS ? Par Alexandre Côté 4

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

DES SERVICES QUI SE MULTIPLIENT DANS UN MARCHÉ CHANGEANT PHOTO : GDI SERVICES AUX IMMEUBLES

Par Suzanne Gagné

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Automne 2013 —

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

«

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Il arrive souvent que les besoins de nos clients dépassent l’entretien ménager, soutient Jean-Yves Roy, président de l’Association des entrepreneurs de services d’édifices du Québec. Puisque nous les connaissons déjà et que la relation de confiance est établie, nous pouvons leur offrir plusieurs services. Certains sont complémentaires, comme le lavage de tapis et de fenêtres, tandis que d’autres sont spécialisés, comme les services de gestion technique ou les services après-sinistre. »

Jean-Yves Roy Président de l’AESEQ Président du conseil Groupe SMR

« La tendance est à l’impartition, confirme Claude Bigras, président et chef de la direction chez GDI Services aux immeubles. Nos clients sont de plus en plus occupés, et ils souhaitent se tourner vers des gens de confiance, qui peuvent entreprendre pour eux une foule de tâches. » Selon Marcel Langelier, président et chef de la direction de GSF Canada, la multiplication des services proviendrait souvent de changements internes chez les clients : « Dans le contexte économique actuel, remarque-t-il, il arrive souvent que des équipes de trois ou quatre acheteurs soient réduites à un seul acheteur. Pour se simplifier la tâche, le client préfère alors avoir un guichet unique. » Selon lui, l’entreprise de services d’entretien ménager devient alors « les yeux du client » : « Notre équipe d’entretien quotidien est présente partout dans les bâtiments, dit-il. Si elle aperçoit une fuite d’eau ou qu’elle décèle un problème de ventilation, par exemple, elle peut communiquer aussitôt avec nos équipes spécialisées, et tout se règle rapidement, ce qui réduit les démarches du client. »

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— Automne 2013


DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

UNE FOULE DE SERVICES Tout d’abord, ces entreprises d’entretien ménager offrent une foule de services complémentaires, des services « à la carte » qui s’ajoutent, au besoin, aux services d’entretien ménager de base. On parle alors de nettoyage de tapis, du lavage des fenêtres, de polissage de planchers, de décapage des tuiles, du nettoyage des ordinateurs, etc.

Si le client procède à des travaux de construction et de rénovation, les entreprises de services d’entretien ménager peuvent également lui proposer une offre élargie, allant du nettoyage après-construction jusqu’à la construction même ou la gestion de la construction.

PHOTO : GDI SERVICES AUX IMMEUBLES

Plusieurs entreprises offrent également à leurs clients les services d’hommes à tout faire pour réparer des poignées de porte ou des serrures, remplacer des ampoules, etc. « Dans les édifices de 50 000 pi2 ou moins, il est rare que les propriétaires comptent parmi leurs employés un homme à tout faire, alors ils apprécient ce service », souligne Maurice Supino, président de Controlnet.

Claude Bigras Président et chef de la direction GDI Services aux immeubles

DES PROTOCOLES STRICTS Un autre type de service consiste à effectuer l’entretien ménager dans des domaines spécialisés, comme le secteur hospitalier, pharmaceutique ou alimentaire.

Les protocoles sont tout aussi stricts du côté pharmaceutique. « Nos employés doivent être rigoureux et bien consigner chaque tâche dans un registre, explique François Brassard, directeur du développement des affaires et des opérations, GSF Canada. Il est très important de suivre le protocole puisque si la compagnie découvre un produit non conforme, elle devra remonter toute la filière des opérations, incluant celles de nettoyage. »

PHOTO : CONTROLNET SERVICES D'ENTRETIEN D'IMMEUBLES

« Dans le domaine alimentaire, chaque usine est unique », indique Lydia Frascarelli, viceprésidente, Opérations, Groupe Lyna, qui effectue l’entretien régulier et en hauteur dans des usines alimentaires. « Il faut évaluer les points critiques et les risques chez chaque client. Aussi, les protocoles d’hygiène sont très stricts, et puisqu’il n’existe aucune formation pratique dans le domaine alimentaire, nous avons dû concevoir la nôtre pour bien encadrer nos employés. »

Maurice Supino Président Controlnet Services d'entretien d'immeubles

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PHOTO : GSF CANADA

SPÉCIALISTES TOUS AZIMUTS La mécanique du bâtiment évolue à une vitesse constante, et plusieurs propriétaires d’édifices choisissent maintenant de confier à des entreprises d’entretien ménager la gestion technique de leur immeuble, soit la gestion et l’entretien des équipements de climatisation, de chauffage, l’optimisation de la consommation d’énergie, etc., ce qui exige l’embauche de mécaniciens de machinerie fixe et de techniciens en mécanique du bâtiment.

Dans les édifices de 50 000 pi2 ou moins, il est rare que les propriétaires comptent parmi leurs employés un homme à tout faire, alors ils apprécient ce service .

»

– Maurice Supino

François Brassard Directeur du développement des affaires et des opérations GSF Canada Automne 2013 —

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

PHOTO : GTI ROY INC.

« Depuis environ 10 ans, les propriétaires immobiliers veulent se concentrer sur la gestion de l’actif, et l’élément technique est souvent donné en impartition, à des firmes comme nous, spécialisées en opérations et entretien technique. C’est une tendance du marché qui est en pleine croissance », indique Jean-François Northrup, directeur général et associé, Gestion Technique d’Immeubles Roy (filiale technique du Groupe SMR).

Jean-François Northrup Directeur général et associé Gestion Technique d’Immeubles Roy

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En fait, les services de gestion et d’entretien technique d’immeuble peuvent même aller jusqu’à représenter les propriétaires immobiliers afin de coordonner l’obtention de certifications de type environnemental ou d’implanter des programmes de gestion de la maintenance assistée par ordinateur. « Cela exige beaucoup de temps et de ressources techniques, et les clients ne peuvent pas toujours affecter leurs employés à ce type de mandat, constate M. Northrup. Par exemple, nous venons de passer deux ans à coordonner la certification BOMA BESt, niveau 4, pour un de nos clients. » Les entreprises peuvent aussi offrir à leur clientèle une foule d’autres services spécialisés, que l’on pense par exemple à la location de personnel ‒ comme des gardiens de sécurité ou des serveurs pour des cocktails ‒, au scellement du béton ou encore au polissage de pierres naturelles (granite, marbre, ardoise…). « Ce service est très apprécié entre autres des hôtels haut de gamme comme le Ritz-Carlton ou le Reine-Elizabeth, précise Maurice Supino. Plutôt que de systématiquement sabler le plancher, nous pouvons le traiter régulièrement avec une pommade et le sabler seulement à espaces éloignés ; cela est moins coûteux et entraîne moins de détérioration. »


Selon Lydia Frascarelli, la multiplication des services provient de la demande des clients : « Notre propre clientèle ne souhaite pas toujours faire affaire avec plusieurs fournisseurs. Nous évaluons alors chaque demande par rapport à notre capacité d’y répondre et relativement à l’ensemble de la clientèle. » Elle donne pour exemple un important client industriel qui lui a récemment fait une demande surprenante, soit celle de fournir pour la cafétéria des employés les condiments en sachets, ustensiles de plastique et serviettes de table. « C’était plutôt inusité ! dit-elle. J’ai trouvé un fournisseur pour ces produits et j’en ai profité pour offrir le service à mes autres clients. Plusieurs étaient heureux d’obtenir ces articles à prix avantageux. »

PHOTO : GSF CANADA

Préparation d'une machine de nettoyage à la glace sèche, qui sert à supprimer les moisissures, la suie et les saletés

PHOTO : SERVICES APRÈS-SINISTRE ROY ET SERVICES APRÈS-SINISTRE DU SUROÎT

DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

Marcel Langelier Président et chef de la direction GSF Canada

Faire affaire avec une entreprise spécialisée qui offre diverses ressources lui évite de se limiter à la seule expertise d’un employé qui travaille sur place et qui ne peut posséder toutes les compétences d’une équipe multidisciplinaire. Pour un propriétaire, c’est accroître sa connaissance et sa capacité de résoudre des problèmes. »

Marcel Langelier donne aussi l’exemple d’un client qui a demandé à GSF Canada de se servir de son centre d’appels informatisé. « Notre propre centre d’appels reçoit déjà entre 650 et 700 appels par mois, dit-il. Le pas n’était donc pas très grand à franchir pour devenir le centre d’appels en matière d’entretien pour cette chaîne de magasins de détail au Québec et en Ontario. » Par ailleurs, ces entreprises doivent aussi parfois répondre à des demandes d’exception. Ainsi, en 2009, elles ont dû composer avec la menace du virus de la grippe H1N1. « Nous avons suivi une formation afin de bien comprendre ce virus et de nous assurer d’utiliser les bons produits et des uniformes adéquats pour protéger nos clients et nos employés. Le fait d’avoir ces connaissances génère le calme et la confiance chez le client », indique Maurice Supino. UN AVENIR PROMETTEUR Pour l’avenir, Jean-Yves Roy estime que les services complémentaires et spécialisés sont indispensables. « La gestion technique des édifices, par exemple, permet aux propriétaires d’accéder à des spécialistes sans avoir la charge du personnel.

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

LES PROS DE L’URGENCE Incendie, inondation, refoulement d’égouts, dégâts de mazout, moisissures… Les spécialistes des services après-sinistre ont tout vu… et plus encore ! « Nous pouvons être appelés à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et il faut agir très rapidement », indique Ronald Racicot, directeur général, Services après-sinistre, Groupe SMR. « Ce service demeure connexe à celui de l’entretien ménager, mais il est très différent, ajoute Jean-Yves Roy. On ne s’improvise pas intervenant après-sinistre du jour au lendemain. Il faut faire ses classes, posséder une formation et beaucoup d’équipement. » D’abord, les entreprises spécialisées en service après-sinistre peuvent avoir deux types de clientèle : leurs clients habituels, qui appellent l’entreprise directement parce qu’ils connaissent leur compétence, et les assureurs, qui font affaire avec l’entreprise pour son expertise, parfois pour des édifices

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dont elle n’assure pas l’entretien ménager. Deux objectifs s’avèrent importants : permettre aux clients de poursuivre leurs activités rapidement, mais aussi faire épargner le maximum de coûts aux assureurs. Le travail effectué par cette équipe consiste donc à remettre les lieux dans l’état le plus proche possible de ce qu’il était avant le sinistre, notamment en retirant l’eau, en coupant les panneaux de gypse pour éviter la contamination, en asséchant les meubles et les documents, etc. « Certaines entreprises ont aussi des entrepôts pour conserver les biens des sinistrés pendant que les entrepreneurs procèdent à la reconstruction », précise M. Roy. Toutes les équipes se souviennent du 29 mai 2012, alors que la ville de Montréal était frappée d’un quasi-déluge. « Nous avons eu environ 250 dossiers ce mois-là, se souvient M. Racicot. Nous avons affecté tous nos effectifs aux urgences

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PHOTOS : SERVICES APRÈS-SINISTRE DU SUROÎT

DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

afin de servir nos clients immédiatement après le sinistre. Ce genre de situation exige non seulement beaucoup de personnel qualifié, mais également une flotte de camions ainsi qu’une multitude d’équipements spécialisés. » « La clientèle considère que ces services experts en situation d’urgence constituent une valeur ajoutée, conclut Claude Bigras. On peut être un bon entrepreneur en entretien d’immeubles pour le nettoyage au quotidien, mais pour le propriétaire immobilier, la différenciation est dans la capacité d’intervenir rapidement en situation de catastrophe. La compétence est critique puisqu’elle détermine la santé des occupants et la nature des réclamations dans le temps. En plus, en situation de détresse, le client est exposé à des débordements de coûts et à des facturations abusives. Il est important qu’il fasse affaire avec un fournisseur de confiance. »

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

Le site Internet du Comité paritaire de l’entretien d’édifices publics, région de Montréal (www.cpeep.qc.ca), offrira sous peu deux nouvelles fonctionnalités qui permettront aux propriétaires et aux gestionnaires d’immeubles d’obtenir de l’information supplémentaire à propos des entreprises de services d’entretien d’édifices qui présentent des offres de service. Rappelons que ces entreprises sont soumises au Décret sur le personnel d’entretien d’édifices publics, qui détermine les salaires et les conditions de travail des employés. Ainsi, les entreprises doivent s’inscrire au Comité paritaire, et elles peuvent ensuite obtenir un certificat de conformité, lorsqu’elles répondent aux critères de ce programme. Dès septembre prochain, un nouvel outil offrira au gestionnaire d’édifice de confirmer la validité du certificat de conformité présenté par une entreprise d’entretien. De plus, un outil de recherche permettra de déterminer si une entreprise en particulier a contrevenu à la loi dans la dernière année. « À l’heure actuelle, les clients de l’industrie doivent aller au palais de justice pour savoir si une entreprise a été délinquante en regard du Décret, explique Christiane Bigras, directrice générale du Comité paritaire de Montréal. Dans certains cas, nous pouvons fournir au gestionnaire d’édifice des renseignements généraux sur les déclarations de

PHOTO : MAINTENANCE PAR ROSAIRE TURCOTTE

COMITÉ PARITAIRE : UN SITE INTERNET ADAPTÉ AUX BESOINS DES PROPRIÉTAIRES ET DES GESTIONNAIRES D’IMMEUBLES Christiane Bigras Directrice générale Comité paritaire de l'entretien d'édifices publics, région de Montréal

culpabilité au palais de justice, mais tout cela est assez fastidieux. En septembre, nous ajouterons à notre site Internet les employeurs qui ont été déclarés coupables dans les 12 derniers mois, selon certains critères précis. L’information sera donc accessible beaucoup plus facilement. » Outre ces nouveaux outils, le Comité paritaire de Montréal poursuit ses activités en vue de freiner la concurrence déloyale dans le milieu. L’an dernier, le Comité a formulé des recommandations au gouvernement pour modifier le Décret. Ces modifications viseraient à donner plus de pouvoir au Comité paritaire dans sa lutte contre le travail au noir. À titre d’exemple, le gouvernement pourrait augmenter le montant des amendes imposées aux employeurs fautifs. « Les clients de l’industrie ont intérêt à faire affaire avec un fournisseur qui détient son certificat de conformité, conclut Mme Bigras. C’est beaucoup plus avantageux sur le plan de la stabilité de la main-d’œuvre et de la sécurité, surtout quand on songe que ces fournisseurs ont les clés et les codes des systèmes d’alarme de leurs clients. Une entreprise conforme peut leur éviter bien des soucis. »

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DOSSIER ENTRETIEN D’ÉDIFICES

COUP D’ŒIL SUR L’ASSOCIATION DES ENTREPRENEURS DE SERVICES D’ÉDIFICES, QUÉBEC

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PHOTOS : GDI SERVICES AUX IMMEUBLES

• Fondée en 1967 • Compte 17 membres, qui emploient en moyenne 450 employés chacun, totalisant plus de 60 % de la main-d’œuvre du secteur québécois de l’entretien ménager • Vise à représenter les membres, défendre leurs intérêts et leur fournir des services • Services offerts par les membres : > Entretien ménager quotidien / hebdomadaire, tant dans des bâtiments ordinaires que dans des domaines de pointe comme l’agroalimentaire ou le pharmaceutique > Services « à la carte » : lavage de fenêtres, de tapis et de meubles, nettoyage en hauteur, etc. > Services spécialisés : selon les besoins de différents clients, gestion de la mécanique du bâtiment, gestion de construction, nettoyage aprèsconstruction, location de personnel (hommes à tout faire, gardiens de sécurité, vestiaire et service à l’occasion de cocktail, etc.), restauration après-sinistre

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CONFIDENCES D’ÉLITES Par Suzanne Gagné

Président et chef de la direction GDI Services aux immeubles

J’aime avoir le sentiment de bâtir une entreprise et de la voir évoluer – c’est très gratifiant ! Ma passion, c’est aussi de créer en innovant, par exemple de mettre au point des systèmes de gestion ou d’analyse de la performance. Mais ce qui s’est d’abord présenté comme le plus grand défi et qui est devenu une immense passion par la suite, c’est l’humain : apprendre à travailler avec des gens, respecter le rythme de chacun, les rallier vers un objectif commun, évoluer ensemble… La machine humaine est la plus compliquée, mais c’est aussi la plus fascinante et la plus performante de toutes !

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Lino Lopes Président Conciergerie Speico

Ce qui me passionne, c’est la recherche constante de la petite coche supplémentaire. Celle qui va faire toute la différence pour le client, c’est-à-dire de trouver et respecter ses points sensibles et ses particularités, pour faire en sorte que tout se déroule bien. Mon plus grand défi en carrière a été de transmettre à notre maind’œuvre le feu sacré du service bien fait et de lui faire comprendre que celui qui amène du pain sur la table, c’est le client.

PHOTO : MAINTENANCE PAR DENIS BERNIER

Claude Bigras

PHOTO : CONCIERGERIE SPEICO

PHOTO : GDI SERVICES AUX IMMEUBLES

TROIS CHEFS DE FILE DU SECTEUR DE L’ENTRETIEN D’ÉDIFICES NOUS LIVRENT QUELQUES RÉFLEXIONS PERSONNELLES SUR LEURS PLUS GRANDS DÉFIS ET CE QUI ALIMENTE LEUR PASSION.

Julie Roy Présidente et chef de la direction Les Services Ménagers Roy ltée, membre du Groupe SMR

J’ai avant tout la passion des gens. Un employé heureux est un employé performant et stable ; nous valorisons donc nos ressources humaines et leur communiquons notre souci de la qualité. Je suis aussi passionnée par l’impact que nous avons sur les 425 000 occupants qui profitent de nos services : nos produits et méthodes protègent leur santé, de même que l’environnement. Mon plus grand défi est d’assurer la relève familiale de troisième génération. Aussi, certaines multinationales pourraient lorgner nos contrats... Il faut donc continuer à réduire nos coûts tout en étant proches de nos clients et employés.


PHOTO : MAINTENANCE PAR DENIS BERNIER

ENTREVUE

DOMINIC GILBERT LE PARCOURS EXEMPLAIRE D’UN PROFESSIONNEL ENGAGÉ Par Michel De Smet

À PEINE ÂGÉ DE 38 ANS, DOMINIC GILBERT S’IMPOSE DÉJÀ COMME UN CHEF DE FILE PARMI LES GESTIONNAIRES IMMOBILIERS AU QUÉBEC. CE N’EST PAS UN HASARD S’IL A REÇU LE PRIX DE LA PRÉSIDENTE DE BOMA QUÉBEC LORS DU GALA ANNUEL DE L’ASSOCIATION TENU À MONTRÉAL LE 30 MAI DERNIER. ATTRIBUÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS ET REMISE PAR LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ASSOCIATION, ANNE MARIE GUÈVREMONT, LA DISTINCTION RÉCOMPENSAIT LE BÉNÉVOLE QUI S’EST SINGULARISÉ PAR SON ENGAGEMENT EXCEPTIONNEL AU DÉVELOPPEMENT ET À LA NOTORIÉTÉ DE L’ASSOCIATION.

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ominic Gilbert occupait jusqu’à tout récemment le poste de directeur général chez Gestion Canderel. À ce titre, il était responsable de la gestion du complexe immobilier 1350-1360 René-Lévesque Ouest, anciennement la Cité du commerce électronique, ainsi que du Technoparc Montréal, dans l’arrondissement Saint-Laurent. Il relève à présent un nouveau défi à sa hauteur, pour un employeur qu’il nous était impossible de nommer au moment d’écrire ces lignes, certaines formalités n’étant pas complétées. M. Gilbert détient un baccalauréat en administration des affaires de HEC Montréal, qu’il a achevé en 1995. Encore aux études, il obtient un premier emploi dans le domaine de l’immobilier chez SITQ. « C’était un travail à temps partiel, mais j’ai pu ainsi me familiariser avec diverses facettes de la gestion immobilière. C’est de là évidemment que me vient la piqûre pour ma profession. »

Son diplôme en poche, il est embauché par la firme Gestion immobilière Supra, de Québec, un emploi qui lui permettra de faire une incursion dans le domaine de l’administration d’immeubles résidentiels, commerciaux et industriels. Puis, en 1998, SITQ fait à nouveau appel à ses services. « Cette fois, je suis devenu un employé permanent, souligne-t-il. J’ai occupé divers postes d’administrateur de portefeuille à Montréal, mais aussi à Laval et sur la Rive-Sud. » Il sera notamment administrateur de deux immeubles de bureaux prestigieux sur l’avenue McGill College, ainsi que directeur du 700 De La Gauchetière Ouest. En 2002, il enrichit encore davantage son parcours professionnel en prenant pour la première fois une part active dans un projet en construction, à savoir le siège social à Montréal de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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De 2006 à 2008, on le retrouve directeur général à la Société immobilière Trillion, une occasion supplémentaire de s’initier aux exigences d’un portefeuille d’immeubles particulièrement diversifié ainsi qu’aux multiples fonctions que requiert une entreprise de plus petite taille. En 2008, Canderel l’embauche pour occuper la fonction de directeur général de la Cit�� du commerce électronique à laquelle s’ajoutera le Technoparc Montréal quelques années plus tard. UNE GRANDE IMPLICATION PROFESSIONNELLE Dès 2003, Dominic Gilbert se joint au Comité de gestion des immeubles de BOMA Québec dont il assumera la présidence en 2006. Au printemps de l’année dernière, il est nommé premier vice-président de l’Association. En 2010 et 2011, à la suite de rencontres avec des étudiants en administration, il prend conscience de leurs faibles connaissances du domaine de la gestion immobilière. Il propose donc de créer un comité de la relève au sein de BOMA afin de suggérer des initiatives permettant de rapprocher des étudiants qui ont un intérêt pour l’immobilier des gestionnaires chevronnés. Il est également à l’origine de la mise sur pied d’un événement de premier plan appelé Le Montréal du futur qui se déroule tous les deux ans sous l’égide de l’Association. « C’est devenu un incontournable pour l’industrie de l’immobilier dans la métropole. Nous invitons à cette occasion tous les promoteurs immobiliers à nous présenter des maquettes et des plans de projets, y compris les infrastructures, dans tous les secteurs de la construction, qu’ils se proposent de réaliser. C’est en somme une vitrine qui donne un aperçu des projets immobiliers qui façonneront l’image de Montréal d’ici 2020. »

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PHOTO : BOMA QUÉBEC

ENTREVUE

La présidente de BOMA Québec, Anne Marie Guèvremont, en compagnie de Dominic Gilbert, lauréat du Prix de la présidente

UNE PROFESSION EN CONSTANTE MUTATION Lorsqu’il fait le bilan de ses années professionnelles passées, Dominic Gilbert se dit lui-même surpris par la diversité des expériences qu’il a pu accumuler. « Cela m’a en particulier permis de me rendre compte combien ma profession évolue sans cesse, souligne-t-il. Un gestionnaire immobilier doit posséder des connaissances approfondies relativement aux opérations quotidiennes de ses immeubles tout en mettant en place un service à la clientèle irréprochable. La pression est par ailleurs de plus en plus forte pour que nous soyons au fait des innovations technologiques en matière de développement durable et de solutions écoenvironnementales. » Il constate également que la gestion financière s’impose aujourd’hui comme une dimension fondamentale de la profession. À cet égard, Dominic Gilbert observe que les fonds d’investissement immobilier n’échappent pas au phénomène de la mondialisation. Les gestionnaires de fonds, à titre de partenaires et clients de nos gestionnaires immobiliers québécois, proviennent d’horizons culturels et économiques de plus en plus diversifiés. « Qu’ils soient nord-américains, européens ou asiatiques, leurs exigences sont très élevées quant aux données comptables et financières qu’il nous faut leur fournir mensuellement et qu’ils scrutent ensuite à la loupe. » Il s’ensuit que les gestionnaires immobiliers québécois sont actuellement bien avisés d’acquérir des connaissances spécifiques leur permettant d’anticiper les attentes de propriétaires internationaux qui ont une vision de la valorisation de leurs biens immobiliers sensiblement différente de celle qui est répandue au Canada.


GESTION IMMOBILIÈRE

Bruno TURCOTTE

LE PROCESSUS DE CONTRÔLE DILIGENT ET L’EXPERTISE DE GESTION IMMOBILIÈRE

L

e contrôle diligent est un processus incontournable lors d’une transaction immobilière. Il permet à un acheteur de valider les aspects physiques, juridiques et financiers d’une propriété avant d’en finaliser l’acquisition.

> Enveloppe : état de la toiture, de la fenestration, du parement

> Je vous présente les principaux éléments de ce processus, le travail d’équipe requis pour réaliser cette tâche ainsi que l’implication de l’équipe de gestion immobilière. Comme le délai est habituellement court (30 à 90 jours), le travail d’analyse des aspects physiques, juridiques et financiers se fait en parallèle, selon la spécialité, afin de réaliser le processus rapidement. EXPERTISE PHYSIQUE L’expertise physique requiert habituellement des ressources spécialisées en architecture et en ingénierie. Il est nécessaire de relever l’état physique du bâtiment, les non-conformités, la liste des travaux en cours et à venir, et d’estimer le coût des correctifs. > Structure : capacité des dalles, déflexion, état des dalles de stationnement et de la membrane. L’examen des dalles du stationnement avec un carottage du béton et, probablement, un examen systématique pour en vérifier l’état sont souvent indispensables.

> > > >

>

extérieur, de l’ancrage des panneaux, des murs rideaux ou de la maçonnerie. Les plans et coupes seront aussi utiles à l’analyse. Mécanique : description des systèmes CVC, niveau de maintenance préventive, rapports techniques (balancement, test d’huile et autres), registre d’entretien des tours d’eau requis par la RBQ, système de contrôle DDC, capacité des systèmes CVC en référence aux normes ASHRAE. Plomberie : réseau, appareils sanitaires. Électricité : capacité de l’entrée électrique, état des équipements et du groupe électrogène. Sécurité : système d’alarme incendie et gicleurs, certificats de conformité requis, type de contrôle d’accès de l’immeuble, caméras de surveillance. Transport vertical : description des équipements, finition des cabines d’ascenseurs. Une expertise des composantes mécaniques, des contrôles et de la conformité au code est utile. Stationnement : équipements (barrière, émettrice à billets, système de gestion et caisse).

Directeur Administration, Placements immobiliers à l’Industrielle Alliance, Bruno Turcotte supervise la gestion de 10 immeubles de bureaux. Il est diplômé de l’Université Laval en administration. Évaluateur agréé, courtier agréé, membre du CA de BOMA Québec, il possède plus de 20 ans d’expérience en exploitation et développement immobilier.

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GESTION IMMOBILIÈRE

EXPERTISE EN GESTION IMMOBILIÈRE > Analyse du budget, registre de loyer, charges d’exploitation, immobilisations. > Analyse des contrats d’exploitation : liste des contrats, échéance, description et coût du service, modalités de résiliation. > Environnement : rapport environnemental, amiante, programme de récupération, audit sur la consommation d’eau, énergie, matières récupérables, rapport de la qualité de l’air, analyse des dossiers de certification BOMA BESt ou LEED. > Analyse des ressources humaines : personnel technique et de gestion disponible. > Gestion du stationnement : contrat de gestion, système de gestion, budget des revenus et dépenses, liste des clients, tarification. EXPERTISE COMPTABLE > Analyse des états financiers, bilan, validation des revenus par locataire et globaux dont les loyers de base et recouvrement, comparaison des revenus avec les données du vendeur et analyse des écarts, comptes clients et à payer, dépenses capitalisées et frais reportés, taxes municipales et scolaires et validation auprès de la municipalité des soldes dus, le cas échéant, rapports TPS / TVQ, impacts fiscaux, pour ne nommer que les principaux éléments. L’équipe comptable aura, à la suite de l’entente finale avec le vendeur, à valider l’exactitude du mémoire des ajustements à la vente. EXPERTISE JURIDIQUE Planification du processus légal de la transaction et sa réalisation. Le tout en lien avec les conseillers juridiques du vendeur dans le cadre d’un échéancier serré. Les tâches principales sont :

> Rédaction du contrat. > Analyse des baux et estoppels, validation des clauses spéciales.

> Analyse des titres, certificat de localisation, servitudes, zonage.

> Analyse des sûretés, hypothèques. Il est utile de réaliser un tableau sommaire qui synthétise chacun des éléments analysés. Chaque élément comporte les aspects suivants : description sommaire, état, problèmes relevés, prévisions budgétaires des correctifs et photos. Depuis quelques années, les vendeurs ont tendance à préparer un dossier résumant l’état de l’immeuble. Ce document constitue une base d’analyse pour l’acquéreur. L’expérience en gestion immobilière, qui inclut la réalisation de budgets de fonctionnement, la gestion de baux, d’entretien et de réparations, ainsi que la gestion de projets de construction, apporte une expertise pertinente lors de la vérification diligente. La participation du personnel spécialisé à ce processus est aussi une occasion d’apprentissage à ne pas négliger. C’est une façon de se préparer à une prise en charge de la gestion à la suite de l’acquisition. Le contrôle diligent est donc un processus d’examen complet qui vise à obtenir une image la plus claire possible de la propriété en phase d’acquisition et de permettre de finaliser la transaction avec une diligence raisonnable. Le proverbe suivant : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse », résume bien l’attitude associée à une telle démarche lors d’une acquisition.

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ENTREVUE

UNE JOURNÉE DANS LA VIE DE…

GUYLAINE BOIVIN Par Nathalie Savaria

COMME BIEN DES HOMMES ET DES FEMMES QUI TRAVAILLENT ACTUELLEMENT DANS L’IMMOBILIER AU QUÉBEC, RIEN NE PRÉDESTINAIT GUYLAINE BOIVIN À OCCUPER LE POSTE DE GESTIONNAIRE AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ DE GESTION IMMOBILIÈRE ARCTURUS,

PHOTO : MAINTE NANCE PAR ALA IN

LAMBERT

POUR LE COMPTE DE LAQUELLE ELLE GÈRE TROIS IMMEUBLES AU CENTREVILLE DE MONTRÉAL.

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ENTREVUE

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riginaire de l’est de Montréal, Guylaine Boivin grandit à Pointe-aux-Trembles. Elle amorce sa carrière comme commis de bureau à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ). Lorsqu’elle se sépare de son conjoint et devient chef de famille monoparentale avec deux jeunes enfants à sa charge, sa vie bascule. Nantie d’un diplôme d’études secondaires en secrétariat, la jeune femme, qui bénéficie du soutien exceptionnel de son employeur, décide d’effectuer un retour aux études. Elle hésite entre deux voies aux antipodes : chef cuisinière ou comptable. « La cuisine étant une passion pour moi, j’avais pris la décision de devenir chef cuisinière. Mais quand j’ai su que j’étais acceptée en comptabilité à l’université, j’ai hésité. Sous l’influence de mes proches et à cause de ma propre insécurité, j’ai finalement fait le saut en comptabilité », confie-t-elle sans l’ombre d’un regret.

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UNE PREMIÈRE INCURSION EN IMMOBILIER Tout en continuant à travailler, la jeune femme entame ses études à temps partiel à l’Université du Québec à Montréal. Quatre ans plus tard, en 2000, elle décroche un baccalauréat en comptabilité de management. Épuisée, Guylaine décide de faire une pause. Elle n’a pas le temps d’obtenir son titre de comptable agréée qu’elle occupe déjà un premier emploi dans le secteur de… l’immobilier. La société O&Y Enterprise, devenue Société immobilière Arcturus par la suite, l’embauche comme comptable. Une expérience qui lui permet d’en apprendre beaucoup sur la gestion immobilière. « Je travaillais à Saint-Hubert, au complexe Cousineau, raconte-t-elle. Nous étions une petite équipe. Il y avait la gestionnaire sur place, l’adjointe ainsi que les techniciens. Sans savoir que je serais un jour gestionnaire, j’ai appris ce qu’était le métier. » LE GRAND SAUT Quand la Société ferme son service de comptabilité, Guylaine accepte un poste de spécialiste comptable en immobilier pour la Standard Life. Mais le métier de gestionnaire l’attire de plus en plus et s’impose clairement comme une voie d’avenir. En 2005, elle communique avec Serge Charron, l’un de ses anciens patrons chez O&Y Enterprise, désormais vice-président, Opérations, chez Riocan, afin de lui offrir ses services comme gestionnaire. Il décide de lui donner sa chance. L’expérience est enrichissante et fait d’elle une gestionnaire accomplie. Trois ans plus tard, en 2008, elle administre un portefeuille de sept immeubles commerciaux totalisant 1 140 953 pi2. LE RETOUR AUX SOURCES Or, cette année-là, Guylaine Boivin reçoit un appel de Danielle Lavoie, alors vice-présidente, Service aux clients, chez Arcturus, son ancien employeur. Une amie commune


PHOTOS : MAINTENANCE PAR ALAIN LAMBERT

ENTREVUE

Les trois immeubles gérés par Guylaine Boivin : la tour du Faubourg, l’immeuble du métro Guy et l’édifice de la banque Toronto-Dominion, à Montréal

les a mises en relation. Entre les deux femmes, le courant passe immédiatement. « Danielle et moi, ça a été le coup de foudre. Nous avons tellement de points en commun. Elle a habité Pointe-aux-Trembles et elle a étudié dans les mêmes écoles que moi », tient-elle à souligner. Danielle Lavoie offre à Guylaine un poste de gestionnaire immobilière que cette dernière accepte sans hésiter. Depuis, Guylaine Boivin administre trois immeubles de bureaux de même que quelques commerces, et elle supervise le travail d’une équipe de cinq personnes. Les trois immeubles, qui logent une cinquantaine de locataires, ont la particularité d’être la propriété de l’Université Concordia et, donc, d’accueillir de nombreux étudiants. Le bureau de la gestionnaire est situé dans l’un de ces immeubles, la tour du Faubourg, qui comporte 12 étages plus sept niveaux de stationnement. La tour

À chacun son métier...

24 h sur 24 h, 365 jours par année. Fondée en 1966.

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PHOTO : MAINTENANCE PAR ALAIN LAMBERT

ENTREVUE

est reliée au Faubourg Sainte-Catherine par le stationnement et le hall d’entrée. Un deuxième immeuble, celui du métro Guy avec sa façade nouvellement restaurée, compte pour sa part 11 étages et un niveau de stationnement. Enfin, l’édifice Toronto-Dominion, qui date du début du XXe siècle, est occupé par la Banque TD et divers bureaux. Deux des trois immeubles, la tour du Faubourg et l’immeuble du métro Guy, sont en cours de processus pour la certification BOMA BESt. Les services techniques de béton Scaram ltée

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UN QUOTIDIEN BIEN PLANIFIÉ Lorsqu’on lui demande de raconter une journée type, cette femme méthodique et organisée dévoile un quotidien réglé au quart de tour. Récemment, son nouveau conjoint et elle ont pris la décision de vivre ensemble sous le même toit avec leurs enfants. La vie familiale se déroule désormais en banlieue, à Blainville. Ce changement de vie a nécessité quelques adaptations pour la gestionnaire, qui habitait jusque-là à Montréal. « On se lève tôt, car c’est 1 h 15 min de déplacement en train, matin et soir. Je me rends ensuite à pied de la gare au bureau. Arrivée au bureau vers 8 h 30, je lis mes courriels, je fais un bilan des événements qui ont eu lieu la veille ou en soirée avec mon équipe des opérations. Si un problème est survenu, nous tentons de savoir comment nous aurions pu l’éviter, le cas échéant. Je planifie ensuite les priorités de la journée : perception des loyers, rédaction de lettres aux locataires, gestion des comptes fournisseurs, suivi des budgets et émission de divers


ENTREVUE

«

Mon but est de m’assurer que chaque employé reçoit la formation adéquate pour son poste. La sensibilisation au quotidien est un grand défi pour moi.

»

– Guylaine Boivin

rapports à remettre au client. » La formation en santé et sécurité est aussi l’une des priorités de la gestionnaire, ainsi que celle de son employeur, SNC-Lavalin, propriétaire d’Arcturus depuis 2011. Au même titre que la gestionnaire, les employés reçoivent une formation poussée en ce sens. « Mon but est de m’assurer que chaque employé reçoit la formation adéquate pour son poste. La sensibilisation au quotidien est un grand défi pour moi. » Tout cela dans l’optique de bien servir la clientèle. LA PRIMAUTÉ À LA QUALITÉ DE VIE Si Guylaine Boivin a des journées bien remplies, il n’est pas question pour elle de sacrifier sa qualité de vie. En général, sa journée de travail débute à 8 h 30 et se termine à 16 h 30. « Pour y parvenir, je dois bien planifier mes journées afin de ne pas manquer le train du retour qui me permet d’être à la maison à 18 h 15 et d’entreprendre la préparation du souper pour la famille. L’été, je fais du vélo, question de me détendre et de me tenir en forme. J’organise toujours mon trajet afin de passer par le parc équestre pour voir les chevaux ! Un moment de détente assuré. » Avec son conjoint, cette sportive joue aussi au golf, une autre de ses passions. UN ENGAGEMENT ENVERS LES FEMMES Un autre aspect intéressant de la vie de cette gestionnaire est son implication chez CREW (Commercial Real Estate Women), une association qui promeut, soutient et reconnaît le succès des femmes en immobilier. À l’instigation de Danielle Lavoie, ancienne présidente de CREW Montréal, Guylaine Boivin a adhéré à l’association en

2008. « Je n’avais pas le choix, dit-elle en s’esclaffant. Cela venait quasiment avec l’emploi ! » Ses deux enfants devenus adolescents, elle disposait aussi de plus de temps pour des activités de réseautage. Cette année, l’association célèbre son 10e anniversaire, et Guylaine y participe de très près puisqu’elle a été nommée directrice du comité membership et mentorat. Cette femme timide de nature, qui croit beaucoup au réseautage pour l’avancement d’une carrière, en a profité pour améliorer l’accueil des nouvelles recrues chez CREW. Une marraine d’un jour les reçoit et leur présente l’association. Cette initiative connaît d’ailleurs beaucoup de succès. On le constate, Guylaine Boivin aime les défis et, à 42 ans, tout est encore possible pour cette femme qui n’a pas fini de se laisser surprendre par la vie. Un mariage se profile d’ailleurs à l’horizon pour elle…

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QUESTION D’INNOVATION

Suzanne GAGNÉ

BUREAUX À AIRE OUVERTE : PARLONS DÉCIBELS

S

i les murs avaient des oreilles, trouveraient-ils que vos locaux à aire ouverte sont douillets ? Et pourraient-ils déchiffrer vos conversations confidentielles ? Confort acoustique et confidentialité sont deux éléments importants pour plusieurs occupants d’immeubles commerciaux. Pour certains, le masquage sonore peut être une façon de trouver un bon équilibre. Selon plusieurs études, le bruit ambiant, et surtout celui des conversations dans les postes de travail avoisinants, est un facteur important d’irritation pour les travailleurs, particulièrement en aire ouverte.

À cette époque, l’électronique était contenue dans l’appareil, qu’il suffisait de brancher pour qu’il génère un son. Le masquage correspondait plus ou moins aux besoins de la moyenne des aménagements, mais si l’on se trouvait dans des conditions qui ne correspondaient pas à l’aménagement typique, il pouvait être agressant ou presque inaudible. »

John Bradley, agent principal de recherche, Institut de recherche en construction, Conseil national de recherche du Canada, maintenant retraité, a fait partie d’une équipe qui a effectué une vaste étude de quatre ans sur 779 postes de travail dans neuf édifices au Canada et aux États-Unis, portant notamment sur l’acoustique dans les bureaux à aire ouverte : « Selon l’emploi qu’elles occupent, plusieurs personnes ont besoin d’intimité et ne veulent pas être constamment dérangées par les conversations des postes voisins, explique-t-il. En fait, l’intimité est une question d’intelligibilité. Si l’on peut comprendre ce que nos collègues disent, on sera naturellement porté à écouter et on sera déconcentré. Pour avoir une acoustique optimale, on doit trouver un équilibre entre le bruit des conversations et le bruit ambiant. » Selon lui, le masquage sonore peut être une bonne solution. Il s’agit d’un système générant un bruit de fond neutre qui, la plupart du temps, ressemble à celui d’un système de ventilation. « Les premières générations de systèmes de masquage sonore sont apparues avec l’avènement des bureaux à aire ouverte, au début des années 1970, mais ils étaient rudimentaires, rappelle François Gariépy, ingénieur, chargé de projet et associé chez Soft dB.

John Bradley Agent principal de recherche Institut de recherche en construction Conseil national de recherche du Canada

«

Selon l’emploi qu’elles occupent, plusieurs personnes ont besoin d’intimité et ne veulent pas être constamment dérangées par les conversations des postes voisins.

»

– John Bradley

Journaliste, rédactrice et auteure, Suzanne Gagné écrit sur des sujets techniques depuis 1986. Au cours des dernières années, elle s'est penchée plus particulièrement sur la question de l'énergie.

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QUESTION D’INNOVATION

PHOTO : INVESTISSEMENTS PSP

dans les immeubles, commente Monique Jobin, conseillère en gestion immobilière chez Desjardins. Entre autres, avec le masquage sonore, nous ne sommes pas obligés d’installer du verre thermos dans nos fenêtres intérieures. Et si nous réaménageons les bureaux, nous pouvons récupérer le système, contrairement à ce qui se passerait si nous installions des cloisons de dalle à dalle. Aussi, au-delà d’une dizaine de pieds, on n’entend pas les conversations. La confidentialité est très importante dans une institution financière. »

Nicole Goulet Directrice des services administratifs Investissements PSP

Au début des années 2000, une deuxième vague de systèmes de masquage sonore arrive, dotée du traitement électronique des signaux. « Cela nous offre une capacité d’ajustement beaucoup plus grande, indique M. Gariépy. Nous avons même aujourd’hui des systèmes dotés de l’ajustement actif, en temps réel, du niveau de bruit : des capteurs mesurent le niveau de bruit ambiant et plus il y a de l’activité, plus le masquage augmente, pour une efficacité optimale. À l’inverse, le masquage diminue tôt le matin ou tard en après-midi, à l’extérieur de la période de pointe. » Le Mouvement Desjardins a opté pour le masquage sonore dans plusieurs de ses caisses populaires. « Le but est notamment de réduire les montants investis

Même son de cloche chez Investissements PSP : « Le masquage sonore est arrivé avec un projet de réaménagement de nos espaces, rapporte Nicole Goulet, directrice des services administratifs. Nous avons opté pour des murs amovibles et nous voulions améliorer la qualité acoustique des locaux. Nous avons immédiatement remarqué un effet plus feutré dans les espaces à aire ouverte, malgré toutes les conversations et le niveau d’activité qui s’y déroule. Nous avons été agréablement surpris. » De quoi réjouir les oreilles des occupants… et celles des murs ! POUR UNE ACOUSTIQUE PLUS AGRÉABLE Selon John Bradley, trois principaux facteurs influencent l’acoustique dans les bureaux à aire ouverte : 1. La hauteur des cloisons. Pour que le son puisse rebondir sur la cloison, cette dernière devrait être au moins un peu plus haute que la tête de la personne qui parle. 2. Le degré d’absorption du plafond. « C’est quelque chose qu’on néglige trop souvent, estime M. Bradley. Plusieurs responsables de bâtiments verts installent des matériaux écoénergétiques au plafond, mais ceux-ci ne répondent pas nécessairement aux critères de confort acoustique. Si le matériau au plafond n’absorbe pas suffisamment le son, le confort n’y sera pas. » 3. Le niveau de bruit ambiant. « Il faut avoir un peu de bruit pour masquer en partie les conversations, ajoute-t-il. On ne peut pas compter sur le système de ventilation puisqu’il démarre et arrête régulièrement. Dans certains cas, le masquage sonore peut contribuer à obtenir le niveau de bruit approximatif dont on a besoin tout au long de la journée. »

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MOT DE LA PRÉSIDENTE

Chef de file en gestion immobilière

PHOTO : BOMA QUÉBEC

PRIX PINACLE – CATÉGORIE SERVICE À LA CLIENTÈLE STANTEC – EXPERTS-CONSEILS LTÉE

Anne Marie Guèvremont

LES LAURÉATS DES PRIX BOMA 2013-2014 Nous avons eu le plaisir de dévoiler les lauréats des PRIX BOMA 2013-2014 à l’occasion du prestigieux gala de l’Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles du Québec (BOMA Québec) tenu le 30 mai 2013 à l’Arsenal dans Griffintown. Cet événement s’est déroulé sous la présidence d’honneur de monsieur Mario Bédard, premier viceprésident Québec et Maritimes, Bentall Kennedy (Canada) LP. J’ai aussi eu l’honneur de remettre en personne le Prix de la présidente à un bénévole remarquable pour son implication dans l’Association. CATÉGORIE IMMEUBLE DE PLUS DE 1 000 000 PI2 PLACE VICTORIA Corporation immobilière Magil Laurentienne

PRIX DE LA PRÉSIDENTE MONSIEUR DOMINIC GILBERT Canderel Management Le PRIX ÉDIFICE DE L’ANNÉE reconnaît les étoiles de l’industrie de l’immobilier commercial qui se sont démarquées notamment pour l’excellence de la gestion, la qualité des opérations, leur préoccupation pour la conservation des ressources et pour leur conscience environnementale. Le titre Édifice de l’année est la plus prestigieuse reconnaissance de l’industrie de l’immobilier commercial en Amérique du Nord. Le PRIX ENVIRONNEMENT vise à accroître la sensibilisation en regard du rôle que nous jouons tous quant aux questions environnementales et à souligner l’importance des approches de gestion et de communication en cette matière. Le Prix Environnement honore l’immeuble où les considérations environnementales sont de la plus haute importance. Les PRIX PINACLE reconnaissent l’importance de l’excellence en matière de service à la clientèle dans notre industrie dans trois catégories : Service à la clientèle, Innovation et Service exceptionnel. Pour qu’une entreprise soit reconnue comme offrant un service à la clientèle hors pair, elle doit avant tout démontrer de la constance, de la créativité, de l’intégrité et s’appliquer quasi religieusement pour que tout soit parfait dans ce domaine.

CATÉGORIE IMMEUBLE DE 500 000 À 1 000 000 PI2 TOUR KPMG / PROMENADES CATHÉDRALE Groupe immobilier Oxford

Le PRIX DE LA PRÉSIDENTE est attribué à la discrétion de la présidente ou du président du conseil d’administration de BOMA Québec à un bénévole qui a démontré un intérêt marqué envers l’Association et qui s’est investi dans le développement et la notoriété de BOMA Québec.

CATÉGORIE IMMEUBLE HISTORIQUE LE WINDSOR Corporation immobilière Magil Laurentienne

Nous avons également remis, au cours de cette soirée gala, les certificats BOMA BESt aux immeubles qui ont obtenu la certification.

CATÉGORIE IMMEUBLE RÉNOVÉ COMPLEXE SCIENTIFIQUE DU QUÉBEC Société immobilière du Québec

Le programme de certification environnementale BOMA BESt vise à reconnaître les efforts mis de l’avant et les résultats obtenus par les immeubles qui entreprennent une démarche de développement durable.

PRIX ENVIRONNEMENT LE 1100 BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE Groupe immobilier Oxford PRIX PINACLE – CATÉGORIE SERVICE EXCEPTIONNEL SIGNATURE SERVICE D’ENTRETIEN 26

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Anne Marie Guèvremont Directrice générale, gestion des immeubles Conseillers immobiliers GWL Présidente de BOMA Québec www.boma-quebec.org


LE GALA DES PRIX BOMA EN IMAGES

PHOTOS DU COCKTAIL CI-HAUT : MAINTENANCE PAR DENIS BERNIER PHOTOS DES LAURÉATS À GAUCHE : BOMA QUÉBEC

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ENTREVUE

LE DÉMÉNAGEMENT DE LA CAPITALE À QUÉBEC

PHOTO : DAN S. HANGANU ARCHITECTES / LEMAY / COARCHITECTURE

COMMENT DÉMÉNAGER SON ENTREPRISE AVEC SUCCÈS ? Par Charles Allain

DE MAI 2012 À JANVIER 2013, LA COMPAGNIE D’ASSURANCES LA CAPITALE A RAPATRIÉ PLUS DE 1 000 EMPLOYÉS DISSÉMINÉS DANS TROIS AUTRES IMMEUBLES DE LA VILLE DE QUÉBEC AU SEIN D’UN SIÈGE SOCIAL CONSIDÉRABLEMENT AGRANDI. AUCUNE JOURNÉE DE TRAVAIL PERDUE NI AUCUNE INTERRUPTION DE SERVICE, L’OPÉRATION A ÉTÉ MINUTIEUSEMENT PLANIFIÉE POUR NUIRE LE MOINS POSSIBLE AU PERSONNEL ET AUX ACTIVITÉS COURANTES. HISTOIRE D’UNE RÉUSSITE.

«

C’est le genre de projet qu’on ne réalise qu’une fois dans sa carrière, commente Sylvie L. Beaudoin, directrice principale des ressources matérielles à La Capitale. Nous sommes passés d’un édifice de 86 500 pi2 abritant 450 employés à un siège social agrandi de près de 325 000 pi2 où travaillent maintenant près de 1 500 personnes. » La Capitale s’était donné quatre objectifs : 1. Respecter l’échéancier des déménagements. 2. Maintenir les activités courantes. 3. Continuer à offrir à toutes les personnes évoluant sur les lieux un environnement confortable et totalement sécuritaire. 4. Éviter de déplacer les employés plus d’une fois. Le réaménagement devait s’effectuer étage par étage, car La Capitale ne faisait pas qu’agrandir son siège social, elle rénovait également son immeuble d’origine. Elle devait donc libérer peu à peu les étages qu’elle occupait afin que l’entrepreneur puisse faire les travaux de rénovation tout en construisant la nouvelle aile. Déménagement & Transport Dolbec inc. s’est imposée comme le meilleur choix à l’issue de l’appel d’offres. La firme disposait des capacités financières et professionnelles pour relever le défi 28

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de réaliser un déménagement qui s’accomplirait exclusivement du vendredi soir au lundi matin pendant 32 semaines, soit pendant huit mois. « Outre le déplacement du mobilier et des dossiers, l’équipe Infrastructures technologiques (IT) devait effectuer les débranchements et branchements des nombreux ordinateurs et vérifier que tout fonctionne à la perfection au retour des employés le lundi matin, explique Sylvie L. Beaudoin. Nous voulions donc faire affaire avec une entreprise qui pouvait nous offrir du renfort en appuyant notre équipe IT dans ce volet des opérations. Transport Dolbec s’est assuré de fournir une équipe de personnes chargée de la transition informatique chaque semaine. » Dans sa coordination, La Capitale a également planifié soigneusement chaque étape des déménagements en tenant compte de l’inventaire existant du mobilier, en vue de réduire le plus possible ses achats. C’est pourquoi Sylvie L. Beaudoin a mis sur pied, dès mars 2012, un comité de coordination des déménagements réunissant des employés de La Capitale — plus précisément des ressources matérielles, de la gestion immobilière, des ressources humaines et des infrastructures technologiques, ainsi que du personnel de Déménagement & Transport Dolbec et de Mobilier de bureau MBH. « Asseoir tous


Les ressources humaines ont joué un rôle stratégique tout au long du déménagement en alimentant le site Web « Bâtir ensemble », conçu spécialement pour informer les employés, ainsi qu’en accueillant chaque lundi matin le personnel qui prenait possession de ses nouveaux locaux. De plus, elles ont organisé des visites du nouveau siège social pour les employés sur le point de déménager, mis sur pied un comité d’agents de gestion du changement et créé une adresse courriel spécifique servant au personnel qui désirait faire part de ses préoccupations par rapport au déménagement. La Capitale n’a pas négligé non plus les communications avec ses voisins en les tenant informés régulièrement de la progression des travaux d’agrandissement de son siège social. Et si c’était à refaire ? « La Capitale avait soigneusement préparé son plan de match et nous a intégrés dans tous les aspects de sa réinstallation, commente Robert Piché. Ce fut le client idéal. » Du côté de La Capitale, c’est la satisfaction de la mission accomplie. « Nous avons atteint tous nos objectifs, conclut Sylvie L. Beaudoin. Le travail d’équipe, la solide coordination de toutes les personnes clés et l’appui constant de la direction nous ont permis de réaliser le déménagement à l’intérieur du budget prévu tout en respectant les échéanciers. Grâce aux communications constantes avec les employés, nous avons réussi à conserver l’intérêt tout au long du projet. »

PHOTO : LA CAPITALE

les intervenants concernés autour d’une même table est l’une des conditions les plus importantes de la réussite d’une réimplantation, opine Robert Piché, vice-président Ventes et développement des affaires chez Déménagement & Transport Dolbec. Chaque décision a des impacts sur les autres intervenants. Il est essentiel de pouvoir se synchroniser afin d’aplanir les difficultés et d’effectuer le travail de façon optimale. »

Sylvie L. Beaudoin Directrice, Ressources matérielles La Capitale

PHOTO : DÉMÉNAGEMENT & TRANSPORT DOLBEC

Déménagement & Transport Dolbec possède une large gamme d'équipements pour faciliter les déménagements commerciaux et résidentiels

PHOTO : DÉMÉNAGEMENT & TRANSPORT DOLBEC

ENTREVUE

Robert Piché Vice-président Ventes et développement des affaires Déménagement & Transport Dolbec

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ENTREVUE

Décembre 2011 Lancement de l’appel d’offres auprès des firmes de déménagement commercial

Mars 2012 Choix du fournisseur et mise en place du comité de coordination des déménagements

Février 2012 Création du site Web « Bâtir ensemble », mode de communication pour les employés

Mai 2012 Début des déménagements par phase L : 4,75 po x H : 7,5 po

LES PRINCIPALES ÉTAPES DE LA RÉIMPLANTATION

Janvier 2013 Fin du déménagement. Les 1 490 employés sont tous en poste au siège social.

BOMA BESt : VOTRE IMMEUBLE À SON MEILLEUR Chef de file en gestion immobilière

PEU COÛTEUSE ET ACCESSIBLE À TOUS LES ÉTABLISSEMENTS, PEU IMPORTE LEUR ÂGE, LA CERTIFICATION BOMA BESt EST CONÇUE POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES GRANDISSANTES DES OCCUPANTS EN MATIÈRE ENVIRONNEMENTALE.

BOMA BESt (Building Environmental Standards) définit les normes de gestion d’un bâtiment vert. Le programme a été créé pour satisfaire les besoins de l’industrie en matière de normes réalistes concernant la performance énergétique et environnementale des immeubles existants. Lancé en 2005 par BOMA Québec (l’Association des propriétaires et des administrateurs d’immeubles), le programme de certification environnementale est passé d’une simple énumération des meilleures pratiques écoénergétiques à un programme de certification à quatre niveaux. Le programme à quatre niveaux est offert aux gestionnaires et aux propriétaires d’édifices commerciaux et industriels, aux centres commerciaux et, depuis peu, aux immeubles résidentiels à logements multiples. Grâce aux efforts de BOMA Québec, le plus important regroupement de propriétaires et d’administrateurs d’immeubles au Québec, plus de 400 édifices détiennent l’un des quatre niveaux de certification, ce qui fait du Québec la province la plus favorable (au prorata) aux initiatives de développement durable.

Pour un immeuble à son meilleur, offrez-lui une certification environnementale BOMA BESt.

Pour en savoir davantage, visitez : www.boma-quebec.org ou contactez Mme Linda Carbone, directrice générale, BOMA Québec, 514 282-3826 #2012.

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LES MEILLEURS CONSEILS POUR RÉUSSIR UN DÉMÉNAGEMENT D’ENTREPRISE Choisissez bien votre fournisseur. Le déménagement d’une entreprise est plus qu’une affaire de boîtes et de mobilier à déplacer. Assurez-vous de faire affaire avec une firme expérimentée qui saura vous conseiller et vous épauler tout au long du processus. Établissez les critères qui doivent être respectés et soyez exigeant.

Informez-vous, vérifiez, visitez. N’hésitez pas à poser des questions, à demander des références, à vérifier les antécédents (juridiques, fiscaux, santé et sécurité) de vos fournisseurs potentiels. Ne vous contentez pas de discuter avec un représentant : allez voir sur place les équipements et les façons de faire de l’entreprise.

Faites un suivi serré. Le succès d’une réimplantation se construit chaque semaine. Formez un comité de coordination et établissez un calendrier de rencontres hebdomadaires pour suivre le projet de près. Réglez les problèmes au fur et à mesure. Faites participer les personnes clés non seulement à l’interne, mais aussi les fournisseurs concernés.

Soyez proactif et communiquez. Le déménagement peut s’échelonner sur plusieurs semaines pour maintes raisons : construction, aménagement des locaux, contraintes commerciales et administratives… Les risques de démotivation et d’insatisfaction du personnel sont bien réels. Mettez en place des communications qui permettront aux employés de savoir exactement où en est la réinstallation et quelles sont les répercussions sur leurs conditions de travail.


COACHING EN GESTION

Daniel MICHON

LES PRATIQUES D’UN GESTIONNAIRE MOBILISANT

daniel.michon@videotron.ca

U

ne des attentes de l’organisation envers ses gestionnaires est que ceux-ci manifestent auprès de leur équipe un comportement mobilisant qui influence positivement l’atteinte des résultats. Souvent, malgré son expérience de gestion, son expertise des opérations et sa bonne volonté, le gestionnaire se questionne sur les comportements à adopter pour répondre à cette attente tacite. M’inspirant d’auteurs reconnus1 pour leur réflexion sur l’exercice du leadership, je vous présente aujourd’hui cinq pratiques mobilisantes en gestion.

l’équipe à l’égard des résultats à atteindre. L’appartenance de tous à la cause commune les rend copropriétaires des projets et non simples exécutants. À l’origine de cette collaboration se trouvent deux valeurs fondamentales : le respect et la confiance réciproques. Pour le gestionnaire, encourager la prise en charge de ses employés signifie partager avec eux le leadership, donc leur laisser une certaine latitude d’action. En résultent une augmentation de l’engagement et une production des résultats optimale, qui peut même dépasser les attentes initiales.

ENCOURAGER L’INNOVATION ET L’APPRENTISSAGE Beaucoup de gens aiment influencer l’ordre des choses et ont le goût de contribuer à des changements, à l’amélioration de façons de faire si on leur en donne l’occasion. Le gestionnaire leader utilise ce potentiel d’innovation et d’apprentissage dans l’action en mobilisant ses gens à dépasser leurs limites. Il sait écouter les employés, les clients et tient compte de leurs avis et suggestions. Le gestionnaire leader aime sortir des sentiers battus, prendre des risques et tirer profit des erreurs et des difficultés rencontrées. Il sait donc reconnaître les bonnes idées et s’investit pour les mettre à exécution en sachant qu’au bout du compte les innovations implantées distingueront sa pratique d’une gestion à courte vue et routinière qui laisse dormir le potentiel d’innovation de l’équipe.

PRÊCHER PAR L’EXEMPLE Le gestionnaire leader est porteur des valeurs de son organisation, de sa mission, de sa culture. Sa crédibilité repose sur la cohérence entre ce qu’il dit et ce qu’il fait. Pour mobiliser ses gens avec succès, le leader posera les premiers gestes. Qu’il le veuille ou non, il est perçu comme un modèle : autant l’assumer et se montrer positif et inspirant. Il prêtera donc attention aux priorités du travail, mais aussi aux détails souvent importants pour ses équipiers et qui peuvent faire une différence notable sur leur mobilisation. Dans chaque situation, il choisira la meilleure pratique possible, celle qu’il aimerait qu’on adopte à son égard. Évidemment, comme le gestionnaire leader s’appuie sur sa propre réalité pour influencer son entourage, il doit être au fait de ses forces et de ses limites comme gestionnaire et se donner des moyens de développement.

INSPIRER UNE VISION COMMUNE Nul ne connaît l’avenir, mais le gestionnaire mobilisant regarde le futur avec ouverture et optimisme, ce qui l’amène à développer une vision inspirante, une anticipation idéale de la direction que son organisation pourrait prendre. Alignant sa boussole intérieure sur cette vision personnelle, il planifie les étapes possibles du chemin à suivre. Mais le véritable défi du gestionnaire mobilisant est de partager sa vision à son organisation et à son équipe de façon vivante, expressive. Son enthousiasme sert de bougie d’allumage : c’est à ce moment que se crée la vraie mobilisation. Lorsque des gens partagent les valeurs, les intérêts et les espoirs de l’organisation, lorsqu’ils en comprennent le sens, ils acceptent alors de collaborer à une vision devenue commune. ENCOURAGER LA PRISE EN CHARGE ET LA COLLABORATION La mobilisation se manifeste par un engagement collectif, une mise en commun des énergies. Le leader ne peut agir seul. Il a donc avantage à susciter la collaboration, la solidarité des membres de

ENCOURAGER LE CŒUR Le leader « encourage le cœur » par la reconnaissance visible qu’il manifeste pour les contributions de chacun à la vision commune. Les succès de son équipe lui inspirent une fierté légitime qu’il n’hésite pas à exprimer dans l’organisation, auprès de ses supérieurs, des collègues, des clients. Cette pratique du renforcement positif par des rétroactions pertinentes, spécifiques et régulières pourra être individuelle, mais aussi groupale quand le contexte le justifie. Par exemple, en réunion d’équipe, le gestionnaire ne ratera pas l’occasion de signaler les succès, les contributions exceptionnelles, les efforts investis, la prise de risque, les innovations, les apprentissages significatifs. Il alimente un sentiment de réussite chez ses employés, ce qui stimule un réseau de relations interpersonnelles de qualité. En retour, cela peut avoir une incidence favorable sur la productivité et sur un climat de travail qui incite au dépassement. 1

Kouzes, James J., & Posner, Barry Z. (1987). The Leadership Challenge. San Francisco, Calif. : Jossey-Bass.

Daniel Michon cumule près de trente ans d’expérience comme conseiller en management, formateur et coach en gestion. Automne 2013 —

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CVAC

Gaëtan TREMBLAY

RÉCUPÉRATION EFFICACE : L’ÉCHANGEUR À DOUBLE NOYAU

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n peut abaisser les coûts élevés du traitement de l’air de ventilation en récupérant la chaleur rejetée. Parmi les équipements qui effectuent ce travail, l’échangeur à double noyau doit être mentionné pour sa grande efficacité et sa durabilité.

Jean-Philippe Morin, ingénieur Dessau

La ventilation est l’élément le plus coûteux en mécanique du bâtiment, particulièrement dans les immeubles commerciaux ou d’habitation où le confort est prioritaire. Ces coûts sont particulièrement importants en hiver, car de grandes quantités d’air neuf doivent être alors élevées à une température appropriée avant d’être acheminées dans les locaux à la température de confort. Plusieurs fabricants ont mis au point des équipements pour réduire ces coûts en récupérant la chaleur rejetée par les extracteurs d’air usé. Parmi les options offertes aux concepteurs se trouve l’échangeur à double noyau. L’échangeur à double noyau (aussi appelé récupérateur à cassettes) effectue un traitement à 100 % de l’air extérieur. Sa grande efficacité permet de fournir de plus grandes quantités d’air de qualité aux occupants et à un meilleur coût. C’est un appareil autonome qui s’installe habituellement en toiture sur l’entrée et la sortie d’air du bâtiment (ce qui suppose qu’elles se trouvent à proximité l’une de l’autre). Au Québec, on connaît les marques RegentECO de Trane, et Dual Core™ de Tempeff. Ces équipements globalement comparables se distinguent par certaines caractéristiques. Ainsi, le premier est de conception modulaire. Sa construction est plus robuste et il est donc plus lourd. « Chaque équipement possède ses particularités », estime l’ingénieur Jean-Philippe Morin de la firme Dessau. Une bonne sélection du produit est donc essentielle. »

Journaliste en technologie depuis une vingtaine d’années, Gaëtan Tremblay s’intéresse plus particulièrement à la mécanique du bâtiment.

Plus qu’un fournisseur... une solution ! ®

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L'échangeur à double noyau

Plusieurs des avantages que réunit cette technologie découlent de la simplicité de sa conception. Son mécanisme central ne comporte que des volets et deux noyaux d’échange (ou accumulateurs thermiques) constitués de minces ailettes d’aluminium. Ce métal très conducteur permet de retenir la chaleur récupérée pour ensuite la retourner dans le système de ventilation. Un simple mouvement de volets permet de charger alternativement les deux noyaux en air chaud récupéré. « Toutefois, cet air doit être de qualité suffisante pour éviter les problèmes de contamination », précise Daniel Robert, ingénieur, PA LEED, vice-président ventes et ingénierie, Kolostat. Le cycle d’échange est assez court. Ainsi celui du Dual Core™ s’effectue en 60 secondes. EFFICACITÉ PAR TEMPS FROID La comparaison avec la roue thermique — un autre équipement de récupération apprécié par les concepteurs — permet de saisir l’efficacité de l’échangeur à double noyau. La roue thermique possède une efficacité de 75 % dans des conditions optimales. Celle de l’échangeur à double noyau se maintient à environ 90 % avec des débits balancés. « De surcroît — et c’est un avantage majeur dans notre climat —, l’échangeur à double noyau nous évite de devoir préchauffer l’air lorsque les températures se situent au-dessous de zéro », note Jean-Philippe Morin. L’échangeur à double noyau demeure aussi efficace en hiver alors que, par temps froid, la roue thermique est affectée par la formation de givre. Cet appareil voit en effet son efficacité thermique réduite en raison même de sa capacité à capter l’humidité de l’air. Lorsque la température descend sous zéro, l’humidité se transforme en givre. Il faut alors ralentir la vitesse de la roue ou ajouter du chauffage auxiliaire. Les deux solutions affectent également l’efficacité de l’équipement. Cette perte d’efficacité n’existe pas avec l’échangeur à double noyau. Sur le plan mécanique, l’échangeur à double noyau est avantagé par sa simplicité de conception puisqu’il ne comporte ni moteur ni courroie. Ainsi l’échangeur Dual Core™ ne contient qu’une seule pièce effectuant un travail mécanique : l’actuateur qui permet aux volets de pivoter. MOINS D’ENTRETIEN L’échangeur à double noyau possède un dernier atout : il est autonettoyant et il se passe de filtration. Sa conception élimine tout simplement à l’air libre les saletés qui s’accumuleraient sur les ailettes des noyaux d’échange. L’espace entre les ailettes augmente la turbulence de l’air, ce qui chasse les poussières. Il n’y a donc aucun filtre à remplacer et aucun risque de réduire l’efficacité de l’appareil par un entretien négligé.

PHOTO : KOLOSTAT

PHOTO : DESSAU

CVAC

Daniel Robert, ingénieur, PA LEED Vice-président ventes et ingénierie, Kolostat

EFFICACITÉ RECHERCHÉE Le coût d’achat de ces équipements est devenu abordable au cours des dernières années. C’est pourquoi l’échangeur à double noyau est sélectionné de plus en plus dans les projets commerciaux autant en construction qu’en conversion. Son coût est compensé par une très avantageuse période de récupération de l’investissement. « Pour tous leurs avantages, l’utilisation d’échangeurs à double noyau doit être considérée dans tous les projets où l’efficacité énergétique est un élément essentiel, notamment ceux qui visent une certification LEED », conclut Daniel Robert.

Nos services Impartition des services techniques Projets de remise en service (RCX) Projets de développement durable Projets d’économie d’énergie Plan directeur services CVAC

Les avantages Diminution des coûts d’énergie Diminution des pénalités reliées au dépassement de la pointe électrique Diminution des coûts d’opération

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Automne 2013 —

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SAVIEZ-VOUS

?

Par Alexandre CÔTÉ

ALIMENTER LE FUTUR Le 2 juillet dernier, Sodexo a tenu un événement pour lancer la saison 2013 du programme « Alimenter le futur ». Ce programme vient en aide à des milliers d’enfants démunis partout au Canada en leur offrant un lunch durant tout l’été (par l’entremise des camps de jour). Les employés de Sodexo préparent bénévolement les repas durant tout l’été. Ils reçoivent la nourriture gratuitement de leurs fournisseurs, d’organismes comme Moisson Montréal et font des milliers de dollars d’achats de nourriture complémentaire.

DES CLIENTS DE COFELY OBTIENNENT LA CERTIFICATION BOMA BESt Le 30 mai dernier, BOMA BESt a remis des certifications environnementales à 14 des clients de Cofely. Lors de ces mandats, l’équipe du bâtiment durable de Cofely était responsable du montage des dossiers BOMA BESt et des simulations et propositions de projets environnementaux dans un objectif d’amélioration continue. L’implication de Cofely portait également sur la réalisation des bilans de consommation d’énergie et d’eau, la vérification de la qualité de l’air, ainsi que sur la préparation des programmes et procédures environnementales.

PHOTO : MAINTENANCE PAR DENIS BERNIER

JULIE ROY NOMMÉE PRÉSIDENTE ET CHEF DE LA DIRECTION DES SERVICES MÉNAGERS ROY Jean-Yves Roy, président du Groupe SMR, a annoncé la nomination de Julie Roy au poste de présidente et chef de la direction des Services Ménagers Roy ltée. Diplômée de l’Université McGill et de HEC Montréal, Julie Roy s’est bâti une équipe de gestion solide qui adhère à sa vision de développement durable. C’est donc sous le signe de la continuité, mais avec un désir constant d’innovation et d’amélioration, qu’elle assumera la présidence de l’entreprise qui compte plus de 1 350 employés s’occupant de l’entretien sanitaire de centaines d’établissements au Québec et en Ontario. Elle sera également présidente et chef de la direction de Roy Sécurité inc. ainsi que de deux autres filiales en pleine croissance du Groupe SMR : Services AprèsSinistre Roy inc. et Services Après-Sinistre du Suroît inc.

CÉRAGRÈS AFFICHE SES COULEURS ! Vive le retour des couleurs vives ! C’est l’occasion d’égayer son intérieur et de faire preuve d’audace dans ses choix d’aménagement. Pour Geneviève Deslauriers, directrice artistique en design d’intérieur, chez Céragrès, le courant des couleurs vives prend de la valeur lorsqu’il est exprimé de façon subtile. « Les murs d’accent sont une merveilleuse façon d’ajouter de l’éclat sans pour autant dominer l’espace. Dans un décor sobre et neutre, une touche de couleur plus prononcée prend tout son sens. » 34

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LE DIFFUSEUR NEX GAGNANT AU CONCOURS DES NOUVEAUX PRODUITS Le nouveau diffuseur NEX d’Airvector a remporté le concours des nouveaux produits dans la catégorie « Composants de chauffage à air pulsé » lors du salon MCEE. Il a été sélectionné autant pour ses performances que pour son apparence unique. Le diffuseur PLAY, finaliste, a également connu beaucoup de succès.

ANNE MARIE GUÈVREMONT CHEZ CONSEILLERS IMMOBILIERS GWL La présidente du conseil d’administration de BOMA Québec, Anne Marie Guèvremont, vient d’être nommée directrice générale, gestion des immeubles, pour Conseillers immobiliers GWL. Mme Guèvremont, qui a succédé à John Rosato à la tête de BOMA Québec en mars 2012, était jusqu’à tout récemment directrice régionale de FCR, services de gestion.

LANCEMENT DU NOUVEAU SITE INTERNET DE PROLON Le manufacturier de système de régulation ProLon a récemment procédé à la mise en ligne de son nouveau site Internet. Ce nouveau site fournit toute l’information pertinente sur les produits et appareils ProLon, le logiciel graphique Focus et plusieurs projets réalisés par l’entreprise. De nombreux documents sont aussi disponibles en ligne pour consultation ; on accède rapidement aux fiches des produits, dessins d’atelier ou tout autre renseignement de nature technique. On y trouve également les dernières nouvelles sur l’entreprise. Le site est dynamique et convivial et l’équipe ProLon croit que tous les utilisateurs en apprécieront la navigation.

UN PRODUIT, UN DISTRIBUTEUR, UNE SOLUTION NETTOYANTE ÉCOLOGIQUE Le fabricant de solutions de nettoyage professionnelles Avmor a récemment annoncé le lancement de son nouveau système de nettoyage EP50 OxyMixx conçu pour réduire les coûts de l’utilisateur en employant un seul nettoyant et un seul distributeur, et ce, pour une multitude de surfaces. Le produit offre quatre applications différentes : un nettoyant multiusage, un désinfectant, un nettoyant pour les planchers et un nettoyant pour les vitres. Le système de distribution permet une dilution économique du produit à l’aide d’un simple bouton s’ajustant à de multiples débits et dilutions.

UN PRIX DE RECONNAISSANCE ENVIRONNEMENTALE POUR WOOD WYANT Cascades Groupe Tissu a remis un prix de reconnaissance environnementale à Wood Wyant, une filiale du Groupe Sani Marc, pour son implication et son engagement à offrir des produits Cascades à empreinte écologique réduite. En offrant à ses clients des produits faits à partir de fibres 100 % recyclées, au lieu de fibres vierges, Wood Wyant a permis de sauver, en 2012, environ 166 273 arbres, soit l’équivalent de 1 223 patinoires de hockey.


On a la chance d’avoir au Québec la plus belle industrie d’entretien d’édifices d’Amérique du Nord.

Avec tous nos partenaires, nous sommes en train de travailler à l’améliorer encore davantage !

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Magazine Maintenance volume 3 - numéro 3