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REPORTAGE PROMOTIONNEL

S’investir

pour la prospérité

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13 % du PIB

L’économie québécoise ne peut se priver d’un tel potentiel !


A

udace, prospérité et joie de vivre! Ces mots, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et son président depuis 2009, Yves-Thomas Dorval, en ont fait les bases d’une nouvelle approche pour modeler l’avenir du Québec : « S’investir est le thème d’une campagne que compte lancer le Conseil du patronat pour donner aux Québécois le goût de la prospérité. Il ne s’agit pas de prendre des risques inconsidérés, mais plutôt d’oser investir et d’avoir l’audace de s’investir personnellement. Au lieu de faire payer les générations futures pour notre endettement actuel, nous devons créer de la richesse, laquelle contribuera à l’accroissement du niveau et de la qualité de vie de tous les Québécois. » Entrevue avec Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec (CPQ)

Porte-parole du milieu des affaires auprès des gouvernements, des employeurs, des syndicats, des médias et du grand public, le Conseil rassemble la majorité des associations sectorielles du Québec, plusieurs de ses plus grandes entreprises et bon nombre d’organisations de services qu’il représente dans divers débats publics : santé et sécurité du travail, financement des universités, formation professionnelle et technique, construction, budgets fédéral et provinciaux, taxe sur la masse salariale, gaz de shale, etc. Le CPQ est un rassembleur naturel : « Nous sommes la bougie d’allumage, mais cette C am pagn e p o u r la prospérité devra devenir un effort collectif et rassembleur. »

CRÉER DE LA RICHESSE Les atouts du Québec sont immenses et bien connus. Créativité et qualité de vie s’ajoutent à des ressources naturelles accessibles et abondantes, à des universités de très haut calibre, à un riche univers culturel. De quoi attirer ou stimuler les investisseurs et placer les Québécois en excellente posture économique.

« Pourtant, pointe M. Dorval, nous sommes la province la plus endettée au Canada et nous occupons une position non enviable, au sein du monde industrialisé, à cet égard. Plus que partout ailleurs en Amérique du Nord, nous exigeons des programmes sociaux généreux. Et nous les avons. Mais nous créons aussi moins de richesse. Au Québec, par exemple, environ 3,91 % des gens gagnent plus de 100 000 $ par année et, à eux seuls, ils paient 32 % de tout l’impôt sur le revenu. L’équivalent est de 6,2 % en Ontario et les revenus de ces voisins leur permettraient de bénéficier de plus de programmes sociaux. Or ceux du Québec sont plus généreux. Une entreprise québécoise paie 30 % de plus de taxes sur sa masse salariale. Et notre dette augmente.

Yves-Thomas Dorval

« Sortir de cette situation suppose de créer plus de richesse pour accroître la prospérité, poursuit le président du Conseil. Cependant, les perceptions à l’égard de la richesse diffèrent. Certaines valeurs judéo-chrétiennes prêtent malheureusement au mot une connotation DOSSIER PROMOTIONNEL | CPQ / AQESSS

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S’ALLIER POUR LA PROSPÉRITÉ À cette situation d’endettement s’ajoutent un fardeau fiscal, pour les citoyens et les entreprises, parmi les plus élevés en Amérique du Nord, ainsi que le vieillissement rapide de notre population avec, comme conséquence, des pénuries de main-d’œuvre qualifiée plus importantes qu’ailleurs au Canada. «Nous créons aussi moins d’entreprises et sommes moins productifs que nos voisins, ajoute M. Dorval. Pour l’instant, la volonté de lancer une entreprise, de la conserver et de la faire grandir n’est pas au rendez-vous. Si nous

avançons moins vite que les autres, nous accumulons du retard. Le gouvernement doit alors investir pour faire rouler l’économie, comme il l’a fait en période de récession. Ce type d’économie n’est malheureusement pas durable. » Dans sa Plate-forme 2010-2013 intitulée S’allier pour la prospérité, le Conseil du patronat pose les bases de son positionnement stratégique des prochaines années : « Notre pauvreté relative n’est pas une vertu, y déclare-t-on d’entrée de jeu. Elle signifie que nous générons moins de ressources que les provinces voisines pour assurer notre confort matériel, nous éduquer, nous soigner, protéger notre environnement, développer notre Tableau 1 – Synthèse

culture et assurer notre compétitivité dans le monde. Elle nous enferme aussi dans le cercle vicieux de la dépendance envers des systèmes comme la péréquation. Pour nous, la prospérité est d’abord affaire de coopération. Il est impossible de produire plus et mieux sans la collaboration de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux. »

.

Le tableau suivant résume les résultats du plus récent Bulletin de la prospérité du Québec

Indicateur

Note 2011 Note 2010 Rang parmi Rang parmi les quatre provinces et les Note provinces pays de l’OCDE

Disponibilité et qualité de la main-d’œuvre

C

1

Pourcentage des jeunes adultes qui sont sans diplôme d’études secondaires et qui ne fréquentent pas l’école

C

D

4/4

4/4

D

2

Pourcentage de la population adulte qui est sans diplôme d’études secondaires

B

4/4

12/37

B

3

Taux d’obtention du grade universitaire de premier cycle

B+

2/4

2/4

B

4

Taux de scolarisation postsecondaire des adultes

A

3/4

4/38

A

5

Proportion des adultes ayant suivi de la formation reliée à l’emploi

D

4/4

4/4

D

6

Taux d’activité des travailleurs âgés

C

4/4

20/37

C

7

Intégration économique des immigrants

D

4/4

4/4

D

Coût de la main-d’œuvre

C

8

Coût pour l’employeur des taxes sur la masse salariale

D

4/4

4/4

D

9

Salaire minimum en proportion du salaire médian des salariés

B

4/4

15/26

C

Réglementation

D

C-

D

10 Orientation des lois du travail

D

4/4

4/4

D

11 Nombre moyen de documents produits par entreprise

D

4/4

4/4

D

Finances publiques

C

C

12 Taux effectif marginal d’imposition sur l’investissement

B

1/4

21/37

C

13 Fardeau fiscal

C

4/4

27/37

C

14 Taux d’endettement

D

4/4

4/4

D

Environnement d’affaires

C

C

15 Âge moyen des investissements en infrastructures

C

2/4

2/4

B

16 Intensité entrepreneuriale

D

4/4

4/4

D

17 Dépenses en R-D

A

1/4

12/34

B

18 Brevets d’invention

C

4/4

9/15

C

19 Investissements en TIC

C

3/4

3/4

C

20 Productivité multifactorielle

C

ND

12/21

C

ND

1/4

2/14

21 Coût d’exploitation d’une entreprise Moyenne*

C

*Pour l’édition 2011, la note globale comprend le nouvel indicateur « Coût d’exploitation d’une entreprise ».

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A C

Source : Bulletin de la prospérité du Québec.

négative. Pour le Conseil de patronat, l’enrichissement n’est pas un combat pour s’approprier une plus grosse pointe de la ‘tarte économique’. L’idée, c’est de faire grossir cette tarte. Il ne faut pas confondre ‘richesse’ et ‘enrichissement de certains privilégiés’. Plus de richesse permettrait de réduire notre endettement et d’améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population. Pensez-y : nous sommes l’une des provinces canadiennes les plus pauvres. Notre qualité de vie actuelle est sans conteste assurée au détriment de celle des générations futures. »


PRIORITÉ À LA MAIN-D’ŒUVRE La qualité et l’accessibilité de la main-d’œuvre représentent la grande priorité du Conseil pour le Québec des prochaines années : « Il s’agit là d’un défi démographique, affirme M. Dorval. Nous avons besoin d’entrepreneurs – environ 16 000 au cours des prochaines années – pour remplacer

ceux qui prennent leur retraite. D’ici 2018, les besoins de tous ordres en matière de ressources humaines s’évaluent en dizaines et même en centaines de milliers de personnes. » Interrogés par le CPQ quant à leurs besoins, nombre d’entrepreneurs ont affirmé que le manque de maind’œuvre se révélait le principal frein à leur croissance. Une enquête Léger Marketing renforce cette information et indique que la majorité des investissements prévus d’ici 2013 seront consacrés à la formation (68 %). L’éducation, l’immigration, la mobilité et les incitatifs au travail représentent autant d’aspects liés à la main-

d’œuvre où le Conseil du patronat a l’intention d’agir. Pour juger de la situation le plus justement possible, il a notamment créé le Bulletin de la prospérité (tableau 1), qui note divers aspects liés à notre économie : « Nous sommes peut-être les champions du décrochage avec la note D, constate par exemple M. Dorval, mais, par contre, nous

Audace, prospérité et joie de vivre !

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excellons dans le raccrochage. Malheureusement, cela signifie que pendant 5 à 10 ans, une portion importante de la maind’œuvre a été sous-utilisée. Ce type d’information nous permet de mieux cibler les actions pertinentes. » Un capital humain à des coûts concurrentiels, la mise en place d’une réglementation intelligente favorisant le développement de nos entreprises, l’assainissement des finances publiques en termes de dépenses, de croissance économique et de revenus gouvernementaux ainsi que la promotion d’une économie durable pour assurer la prospérité de demain sont les quatre autres grands domaines d’intervention retenus par le Conseil de patronat du Québec. UN NOUVEAU RÔLE La réflexion qui a mené à ce positionnement stratégique a été l’occasion de redéfinir la mission du CPQ. Depuis plus de 40 ans, le Conseil observe le développement économique du Québec : « Les associations de tous les secteurs se sont organisées en confédération pour trouver des solutions 6

à des problématiques communes, rappelle M. Dorval. Le Conseil du patronat du Québec a alors acquis ses lettres de noblesse dans le secteur des ressources humaines. L’époque des grands débats sociaux a suivi et le CPQ a été partie prenante des sommets économiques, des référendums, des réflexions sur l’énergie ou sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec. Son rôle de lobbyiste s’appuyait avant tout sur la notion de consensus dans le milieu des affaires, pour devenir ainsi un interlocuteur crédible et incontournable pour le gouvernement aussi bien que pour les syndicats et autres groupes sociaux. » Aujourd’hui, le contexte a évolué. Le Conseil du patronat est investi d’une nouvelle mission, celle de « s’assurer que les entreprises bénéficient des meilleures conditions possibles – notamment en matière de capital humain – afin de prospérer de façon durable dans un contexte de concurrence mondiale. « Le CPQ se positionne dorénavant comme un agent de changement au sein de la société québécoise, ajoute Yves-Thomas Dorval. Plusieurs soutiendront qu’il est impossible de modifier des mentalités séculaires, mais l’histoire nous a prouvé le contraire. La Révolution tranquille a été le résultat d’une décision collective de changement et d’investissement dans l’éducation. Nous avons formé des ingénieurs, des chercheurs, des gestionnaires qui dirigent aujourd’hui des multinationales à travers le monde. Puis, les Québécois ont souhaité devenir propriétaires de leurs entreprises et on a vu l’apparition du Québec inc. Encore aujourd’hui, nous pouvons nous mobiliser pour changer les choses. » VERS UNE PLUS GRANDE JOIE DE VIVRE « Réaliser les changements qui mèneront le Québec de la pauvreté à la prospérité requiert la participation de tous et chacun d’entre nous, y compris les entreprises bien sûr, croit fermement M. Dorval. Nous devons sortir de notre confort, comme les milliers de bénévoles qui se sont retroussé les manches et se sont rendus dans la vallée du Richelieu aider les personnes sinistrées. Ils l’ont constaté : le gouvernement doit avoir un rôle de facilitateur pendant que chacun s’investit personnellement.

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LE CONSEIL DU PATRONAT EST INVESTI D’UNE NOUVELLE MISSION, CELLE DE « S’ASSURER QUE LES ENTREPRISES BÉNÉFICIENT DES MEILLEURES CONDITIONS POSSIBLES – NOTAMMENT EN MATIÈRE DE CAPITAL HUMAIN – AFIN DE PROSPÉRER DE FAÇON DURABLE DANS UN CONTEXTE DE CONCURRENCE MONDIALE ».

« La catastrophe que vit le Québec actuellement n’est pas aussi évidente, poursuit-il, car nous grugeons le pain des générations futures, mais elle est bien réelle. Politicien ou citoyen, employeur ou décrocheur, patron ou employé, anglophone ou francophone, étudiant ou immigrant, scientifique ou artiste, tout le monde doit s’investir. Nous devons travailler ensemble en vue de la prospérité et créer un climat où les gens disent oui à l’investissement pour en partager collectivement les bénéfices. La qualité de vie et la joie de vivre n’en seront que plus grandes pourtout le monde. Voilà le véritable objectif de la Campagne pour la prospérité. »


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L’audace

d’aborder la santé... autrement

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Une analyse ambitieuse, des expériences originales, des recherches innovantes! La santé au Québec fait actuellement l’objet de regards nouveaux, d’approches inédites. Des changements profonds prennent racine de l’intérieur, sur tous les plans. L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) a évalué, avec rigueur et réalisme, la performance des 95 centres de santé et de services sociaux (CSSS) du Québec. Des initiatives novatrices dans des CSSS permettent notamment aux personnes âgées de vieillir à la maison ou dans leur communauté, en toute sécurité. Et les centres universitaires rivalisent d’ingéniosité en s’engageant résolument dans des collaborations avec des partenaires privés et publics pour optimiser les soins de santé. Lise Denis, directrice générale de l’AQESSS, se réjouit de ce bouillonnement : « Les idées nouvelles proviennent des gens du milieu qui investissent autrement, les changements sont rafraîchissants et nous pouvons envisager l’avenir avec optimisme. »

Performance

Nouveau regard sur les soins de santé

«

Les urgences et les difficultés qu’on y éprouve font souvent les manchettes des médias, mais cette lunette unique et réductrice conduit à tort à des jugements de valeur négatifs sur l’ensemble du réseau de santé, regrette Lise Denis. Les réussites et les bons coups sont pourtant nombreux, mais très peu mis en valeur. Pour obtenir un portrait réaliste de nos soins de santé, nous avons donc décidé de jeter sur la situation un regard rigoureux et exhaustif.

« Le score global de l’ensemble des CSSS est de 75 %, poursuit Lise Denis, un résultat somme toute positif. » Cette moyenne indiquée dans le Rapport d’évaluation globale et intégrée de la performance 2011, publié au cours de l’été, se base sur l’évaluation de quatre grands critères relatifs aux soins de santé : l’accessibilité, la qualité, l’impact sur la santé de la population et l’efficacité de la gestion.

« Les usagers confirment la qualité des rapports du personnel avec eux, indique Lise Denis, et l’humanisation des services est très appréciée. La qualité des soins sur le plan technique, comme geste professionnel, est de haut niveau. Et outre l’urgence, l’accès est jugé très bon. Nous devons cependant continuer à déployer des efforts pour en arriver à une meilleure adéquation entre les différents services et nous assurer de la disponibilité des bonnes ressources au bon moment. » UNE APPROCHE INÉDITE L’aventure a commencé en 2007, alors que la direction de l’AQESSS a pris l’initiative de lancer une démarche inédite au Québec, de grande envergure, pour évaluer la performance de ses établissements membres, à commencer par les CSSS : « L’opération était ambitieuse, rappelle la directrice générale, mais nous étions convaincus

Lise Denis

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« CETTE NOUVELLE OUVERTURE AU PARTAGE DE L’INFORMATION SUR LES CSSS EST UN SIGNE DES TEMPS, AFFIRME MME DENIS. NOTRE SOCIÉTÉ, ENCORE RÉTICENTE DEVANT CE TYPE DE DIFFUSION POPULAIRE IL Y A DEUX ANS, EST MAINTENANT PRÊTE. »

de l’importance d’être le plus transparent possible auprès de la population et d’assurer une amélioration soutenue des soins de santé. Il a fallu du courage et les retombées positives du rapport sont colossales. J’aime rappeler le commentaire du Vérificateur général du Québec, en mai dernier, qui déclarait que ‘la seule initiative prometteuse quant à la performance du système de santé est celle de l’AQESSS’. Nous avons osé prendre les choses en main, et les résultats sont au rendez-vous. » L’analyse repose sur un modèle théorique développé par l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM) : « Il s’agit d’un modèle puissant, précise Lise Denis, apte à refléter la réalité et la com-

L’audace d’aborder la santé... autrement

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11-08-16

15:21

plexité des établissements étudiés. » Avec l’appui du Conseil québécois d’agrément (CQA), qui accompagne les organisations dans la gestion de la qualité, et à l’aide des banques de données gouvernementales et de la collaboration de tous les CSSS, quelque 157 indicateurs de performance ont été établis et compilés à partir de données existantes.


Chacun des 95 établissements a obtenu son propre rapport personnalisé. « Cette nouvelle ouverture au partage de l’information sur les CSSS est un signe des temps, affirme Mme Denis. Notre société, encore réticente devant ce type de diffusion populaire il y a deux ans, est maintenant prête. »

Gilles Gagnon Directeur général adjoint au CSSS de Chicoutimi

Gilles Gagnon est directeur général adjoint au CSSS de Chicoutimi : « Il s’agit d’un outil de travail dynamique et intéressant, élaboré spécifiquement pour les établissements du réseau. Le modèle est complexe et permet des croisements entre certains indicateurs pour voir l’impact d’une dimension sur une autre. »

L’AQESSS a encore du pain sur la planche pour les prochaines années avec la réalisation prévue d’un profil semblable pour les établissements universitaires et psychiatriques du Québec : « Le grand intérêt suscité par notre initiative nous encourage à poursuivre », se réjouit la directrice générale.

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Vieillissement

nouveau personnes âgées

Du pour les

«

Notre société vieillit et la demande croissante de services pour des gens en perte d’autonomie nous force à être imaginatifs, constate la directrice générale de l’AQESSS, Lise Denis. Il ne s’agit pas uniquement d’un problème d’argent, mais aussi de la capacité du milieu à bien répondre aux nouveaux besoins des personnes âgées. » Plusieurs l’ont compris et, pour qu’elles puissent vieillir dans le confort et la sécurité, des idées originales surgissent dans toutes les régions du Québec : « Nous avons repéré de nombreuses initiatives audacieuses et efficaces mises en place dans des CSSS au sein de leur communauté, apprécie Mme Denis. Des changements sont déjà en cours. »

À l ’ a u to m n e 2 0 0 9 , l’AQESSS a entrepris d’évaluer la capacité du réseau de la santé et des services sociaux à répondre aux besoins des personnes âgées en perte d’autonomie et de leurs proches aidants. Une réflexion en profondeur a permis d’identifier six grandes cibles (encadré) que les actions doivent viser pour répondre aux nouveaux besoins.

Certains CSSS se sont mis à l’écoute des citoyens plus âgés pour mieux connaître leurs attentes et repenser en profondeur l’organisation du travail. C’est le cas du CSSS de la Matapédia, comme l’explique son directeur des programmes et des activités cliniques, Michel Simard : « Pour respecter le désir des personnes aptes à rester à domicile, nous avons fermé 25 lits de soins de longue durée et ainsi accentué notre gamme de services à domicile : bains, habillage, ménage, cuisine, gardiennage, soins des plaies, etc. Il a fallu penser autrement et s’organiser autrement. Quelque 120 personnes requérant des soins complexes ont ainsi pu continuer à vivre chez elles. »

Michel Simard Directeur des programmes et des activités cliniques au CSSS de Chicoutimi

L’ASSOCIATION QUÉBÉCOISE D’ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX (AQESSS) A IDENTIFIÉ SIX GRANDES CIBLES QUE LES ACTIONS DOIVENT VISER POUR RÉPONDRE AUX NOUVEAUX BESOINS. SIX CIBLES POUR MIEUX VIEILLIR Cible 1 Bien vieillir et s’y préparer

Cible 4 Redéployer l’offre de services à domicile

Cible 2 Plus jeune, plus longtemps et s’y adapter

Cible 5 Héberger autrement

Cible 3 Vieillir chez soi

Cible 6 Reconnaître et soutenir les proches aidants

Source : Six cibles pour faire face au vieillissement de la population, Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, 2011. Document disponible gratuitement : aqesss.qc.ca

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D’autres ont établi des alliances, tel le CSSSInstitut universitaire de gériatrie de Sherbrooke avec la Ville de Sherbrooke: pendant la semaine, les personnes âgées peuvent fréquenter gratuitement la piscine, l’aréna ou toute autre installation sportive. Des télésoins à domicile ont aussi été mis sur pied, qui permettent, par exemple, à une personne diabétique de faire parvenir ses tests sanguins par ordinateur et de se rendre chez le médecin uniquement en cas de problème : « Il suffit de fournir le bon logiciel, explique Mme Denis, pour éviter des déplacements inutiles.» PETITS MARCHANDS DE BONHEUR Offrir des services aux personnes en perte d’autonomie est essentiel, mais encore faut-il les repérer. Le CSSS du Lac-des-DeuxMontagnes a constaté l’urgence d’agir sur son territoire : « En dix ans, de 2005 à 2015, la population vieillissante aura augmenté de 60 %. Devant l’importance des besoins, nous avons décidé d’être proactifs, dit Brigitte Meloche, responsable du projet RÉVA, élaboré en collaboration avec l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal pour identifier le plus tôt possible les personnes qui ont besoin d’aide. Nous avons créé un 14

réseau novateur composé de deux groupes de personnes recrutées dans la communauté: les éclaireurs et les veilleurs.» En 28 mois, le CSSS a formé quelque 300 éclaireurs provenant de 28 organisations : caissière dans une pharmacie, livreur à domicile, employé de banque ou de caisse populaire, autant de personnes qui sont en contact direct avec la population. « Les gens âgés sont très souvent des gens d’habitudes, précise Mme Meloche, qui fréquentent régulièrement les mêmes endroits et développent un lien de confiance avec les personnes qui les servent. Celles-ci sont donc bien placées pour remarquer un changement de comportement. À leur suggestion, la personne en difficulté risque d’accepter plus facilement le coup de main proposé par le CSSS. » Ce coup de main se présente sous la forme de veilleurs bénévoles qui prennent ensuite le relais. Une fois jumelé avec une personne en perte d’autonomie, le veilleur lui fait une visite amicale une ou deux fois par semaine : « Je les appelle mes petits marchands de bonheur, confie Brigitte Meloche. Ils s’adaptent aux centres d’intérêt de l’aîné. Ils sont notre filet de sécurité et nous permettent de trouver des solutions au fur et à mesure des besoins. Nous avons dix veilleurs et huit jumelages actifs depuis plus d’un an. » VIEILLIR SANS SE DÉRACINER Le logement reste par ailleurs une préoccupation majeure pour les aînés, et le CSSS de Montmagny-Lislet a effectué un virage majeur dans ce domaine : « Nous avons pris une décision inhabituelle, celle de fermer 64 lits de soins de longue durée institutionnelle dans notre région, rappelle Daniel Paré, directeur général de ce CSSS, et de les remplacer par des petites maisons séparées en deux sections autonomes pour accueillir huit personnes chacune. Ce changement permet d’accueillir des clientèles bien définies et de personnaliser les soins.

« Pour réaliser ce projet, il a fallu faire éclater les champs de travail traditionnels. Il y a toujours du personnel infirmier sur place, mais les préposés aux soins s’occupent aussi, dorénavant, de cuisine et de ménage. Les changements n’ont pas toujours été faciles, mais après trois ans, on a vu que l’effort valait le coup. Les heures de repas sont plus flexibles, on ne réveille plus toutes les personnes à 6 heures du matin pour les faire manger. »

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Brigitte Meloche Responsable du projet RÉVA au CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes

Quatre maisons sont déjà construites, à Saint-Eugène et à Sainte-Perpétue: «Elles sont situées au cœur du village : c’est la beauté de la chose !, s’exclame Daniel Paré. Ces maisons sont devenues de vrais milieux de vie communautaire et des jardins désherbés par des jeunes permettent de créer un lien intergénérationnel très apprécié. » Lise Denis se réjouit de ces initiatives parfois très avant-gardistes et rappelle que ces actions doivent déborder le cadre du seul réseau de la santé et des services sociaux : « Le vieillissement est l’affaire de toute la population québécoise. »


OSER, RÊVER, AGIR… ET SE DONNER LES MOYENS Assurer la pérennité du réseau de la santé n’est pas impossible dans un contexte de plus en plus contraignant sur le plan des ressources humaines et financières et d’une demande de services toujours en croissance. Mais il y a nécessité de transformer des préoccupations morcelées de performance en un projet organisationnel global, mobilisateur et durable.

système de santé enthousiastes et qui font corps peuvent faire une réelle différence. Par où commencer ? De tous les projets qui ont été mis sur la table pour « soigner » notre système de santé, émergent deux fils directeurs. Dans un premier temps, la gestion et le leadership pour guider une organisation à travers un projet porteur. Puis, l’amélioration continue et le goût de réussir dans une approche mobilisatrice animée par une vision intégratrice. Pour fonctionner, ce grand projet devrait réunir quatre conditions gagnantes. Il devrait être conçu dans une vision globale, être mobilisateur, porteur de résultats et durable. Une pensée organisée, un leadership convaincant, la capacité de se donner une vision et de la partager, des outils pour supporter les équipes et susciter leur implication ainsi que l’appui du conseil d’administration sont des atouts indispensables. Il faut aussi une bonne dose de confiance !

MARIE-HÉLÈNE DESROSIERS Associée responsable Secteur santé et services sociaux

Des projets bien circonscrits dans des organisations prêtes à entreprendre un tel changement et un accompagnement bien structuré sont les clés du succès. Il faut aussi s’appuyer sur une réflexion positive, une perspective plus encourageante. Des gestionnaires et des professionnels du

Un projet global Le projet de l’établissement de santé et de services sociaux de demain doit être global, c’est-à-dire prendre en considération chacun de ces volets dans un ensemble dynamique où chaque partie influence l’autre. Une première ligne, bien structurée, bien développée est le premier facteur du fonctionnement efficace du réseau. La performance de chaque partie du système dépend du fonctionnement de ce continuum; il faut pousser l’utilisation du réseau local de services bien au-delà des limites des établissements de santé et de services sociaux. Un projet mobilisateur Considérer le projet comme un projet central. Les directeurs, les cadres, les professionnels et les médecins de l’organisation portent le projet; ils ont des rôles précis et sont en mesure d’en identifier les bénéfices. On leur fournit le support, la formation et les outils pour agir et bien le faire.

Un projet porteur de résultats Il faut éviter de s’attarder aux diagnostics déjà connus, et plutôt s’attarder aux résultats : définir nos cibles, mesurer nos résultats et être continuellement en mode action. Un projet durable Il faut avoir l’assurance que les décisions que l’on prend et les gestes que l’on pose auront des retombées qui vont se maintenir dans le temps. Le projet s’inscrit dans une pensée prospective. Il privilégie les solutions et les moyens qui transforment les façons de faire, permettant aux individus de se les approprier, de les utiliser et de les faire évoluer. Et pourquoi pas des solutions très simples, épurées de toutes activités sans valeur ajoutée ?

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Recherche et innovation

Des

alliances fructueuses...

à l’Université de Montréal

P

lus que jamais, les universités développent des alliances, en particulier dans le domaine de la santé. « La recherche fondamentale occupe toujours une place primordiale, soutient Joseph Hubert, vice-recteur à la recherche et aux relations internationales à l’Université de Montréal, mais les centres de recherche hospitaliers sont devenus de véritables bassins d’innovation, branchés sur le milieu industriel. »

L’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) est un pionnier de cette approche, notamment avec son Centre de coordination des essais cliniques (MHICC) et le Centre d’excellence en médecine personnalisée (Cepmed), qui développe des partenariats pour optimiser les traitements selon le profil du patient. Le cardiologue Jean-Claude Tardif, de l’ICM, a un jour voulu prédire quels étaient les individus les plus à risque de mourir de maladies cardiaques et analyser les réponses aux médicaments à partir de biomarqueurs. Il a entrepris une collecte de données médicales et génétiques visant quelque 30 000 patients afin de constituer une vaste biobanque et ainsi développer de grandes études cliniques innovantes. Ces dernières

coûtent cher et, pour les rendre possibles au sein du système de santé, le Cepmed a établi des partenariats avec de grandes pharmas. Les résultats sont fulgurants, comme l’illustre un partenariat avec Roche où l’investissement privé vient multiplier par dix l’investissement public. La lutte contre le cancer est une autre priorité à l’Université de Montréal. L’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) constitue une référence en biologie des systèmes appliquée à l’étude des mécanismes fondamentaux responsables du cancer. Il s’est doté d’un centre d’excellence en commercialisation et recherche (IRICoR) qui soutient la recherche de nouveaux traitements contre le cancer et en favorise la commercialisation. «Les relations universités-entreprises s’en trouvent consolidées, le développement de médicaments accéléré, et le déploiement des connaissances assuré », apprécie Joseph Hubert.

Joseph Hubert Vice-recteur à la recherche et aux relations internationales à l’Université de Montréal

Grâce à une collaboration entre l’IRIC et le centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), deux nouvelles approches thérapeutiques verront probablement le jour sous peu : un médicament contre la leucémie myéloïde aiguë issu des travaux de Kathy Borden de l’IRIC, et l’application au traitement des leucémies par transplantation d’une méthode d’expansion des cellules souches développée par les Drs Guy Sauvageau et Denis-Claude Roy. DOSSIER PROMOTIONNEL | CPQ / AQESSS

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Contrer la crise des isotopes médicaux... au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke

L

a force des équipes de recherche multidisciplinaires de Sherbrooke a permis de contrer la crise des isotopes médicaux engendrée en 2009 par la fermeture du réacteur nucléaire de Chalk River en Ontario. La disponibilité du technétium-99m (99mTc) était alors menacée.

quelques réacteurs nucléaires vieillissants répartis à travers le monde et le fonctionnement de nombreux hôpitaux était affecté par la pénurie. Les chercheurs du Centre de recherche clinique ÉtienneLe Bel du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) ont alors eu l’idée d’en produire à l’aide d’une autre technologie, implantée chez eux depuis 1998 : «Notre cyclotron TR19, un accélérateur de particules circulaire, permettait déjà d’obtenir des isotopes médicaux en quantité suffisante pour la recherche,

Photo : CHUS

Le 99mTc est un élément essentiel pour diagnostiquer, par imagerie nucléaire, des maladies du cœur, de la thyroïde, du cerveau, des poumons, du foie, des reins, de la moelle osseuse et, en particulier, pour détecter des cancers. Son approvisionnement dépendait désormais de

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mais pas pour une production à grande échelle, rappelle la directrice g é né ra l e d u C H U S , Patricia Gauthier. Un ambitieux projet de recherche a alors été m i s e n p l a ce , q ui a finalement permis de commencer en 2003 à approvisionner plusieurs


7635D_PDSP_F_SCV_F copy.pdf 1 09/08/11 7:51 AM

Patrica Gauthier Directrice générale du CHUS

hôpitaux du Québec et de l’est du Canada en radiotraceurs. Le gain était majeur, d’autant plus que cette méthode durable, plus écologique et plus économique, ne produit pas de déchets nucléaires. » Anticipant une demande croissante, les chercheurs sherbrookois, avec des collègues de Vancouver et d’Edmonton, ont convaincu le gouvernement fédéral d’investir 35 millions de dollars, en janvier dernier, pour consolider l’approvisionnement en isotopes. Sherbrooke bénéficie d’une partie de cet argent ainsi que de l’apport d’un partenaire privé et de la Fondation du CHUS pour rehausser les capacités du cyclotron existant et en installer un nouveau en vue d’une production commerciale à grande échelle : « Le très haut niveau de nos équipes multidisciplinaires

de recherche, en partenariat avec l’Université de Sherbrooke, en imagerie médicale est à l’origine de cette innovation », rappelle Patricia Gauthier.

Une réalisation de

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