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CONNAÎTRE LA CHINE AVANT DE LA CONQUÉRIR p.4 HONG KONG :

PORTE D’ENTRÉE VERS LE MARCHÉ ASIATIQUE p.5

AU-DELÀ DES CHIFFRES, DES OCCASIONS D’AFFAIRES p.6

BÂTIR DES ÉDIFICES EN JETANT DES PONTS

p.7 L’APPROCHE DE SID LEE ARCHITECTURE EN CHINE

En partenariat avec :


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Il y a bientôt 50 ans, Montréal recevait le monde lors de l’Exposition universelle de 1967. Plus de 50 millions de personnes avaient alors visité le site de Terre des Hommes. Mais au-delà des retombées touristiques, l’Expo a eu des impacts profonds sur la population montréalaise et québécoise qui, à partir de cette époque, s’est résolument ouverte au monde. Cette année, c’est au tour de Shanghai de tenir cet événement d’envergure où 70 millions de visiteurs sont attendus. Et Montréal y sera fièrement représenté, notamment, dans un lieu d’exposition audacieux, intitulé Espace Montréal, où notre savoir-faire créatif et nos pratiques urbaines innovantes seront mis en valeur grâce à l’exemple du Complexe environnemental de Saint-Michel.

L’Exposition de Shanghai sera également une occasion unique de souligner la longue relation d’amitié et d’affaires entre Montréal et la Chine. C’est pourquoi je présiderai une mission économique qui a non seulement pour objectif de tisser des liens d’affaires avec des entreprises chinoises, mais qui vise également à saisir la réalité du marché asiatique et tout son potentiel économique. Il s’agit donc d’une opportunité exceptionnelle de développer des partenariats, de promouvoir nos produits et nos expertises et de nous faire connaître davantage auprès d’investisseurs chinois.

voire intensifier, nos relations avec la Chine, d’autant plus que l’année 2010 coïncide avec le 25e anniversaire de jumelage entre Montréal et Shanghai signé en 1985 par les maires Jean Drapeau et Wang Daohan. L’Exposition universelle nous donne donc l’opportunité de concrétiser cet engagement, tout en offrant une vitrine remarquable pour Montréal. Saisissons cette chance!

Depuis quelques années, la Chine connaît une croissance fulgurante. Plus que jamais, on veut y faire affaire. Et Montréal ne fait pas exception. D’ailleurs, nous voulons poursuivre,

Gérald Tremblay Maire de Montréal

TISSEZ DES LIENS D’AFFAIRES

EN CHINE Constamment à l’affût des meilleures occasions à saisir à travers le monde, le World Trade Centre Montréal a ciblé la Chine comme l’un des pays prioritaires en raison de son importance économique mondiale et de ses perspectives favorables pour les entreprises québécoises.

SOYEZ DE LA MISSION DU 8 AU 16 MAI PROCHAIN ! REJOIGNEZ la délégation de gens d’affaires, dirigée par le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, qui se rendra en Chine pour développer ce colossal marché. FAITES VOTRE PLACE auprès des autorités et entreprises chinoises pouvant contribuer à votre succès. RENCONTREZ individuellement des clients et des partenaires d’affaires potentiels pour votre entreprise à Hong Kong et à Shanghai. Pour de plus amples renseignements : EMANUEL COUTURE ARMAND, conseiller, Développement des marchés internationaux, 514 871-4002, poste 6212 - ecarmand@ccmm.qc.ca

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Shanghai et Hong Kong


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La Chine, un partenaire économique et commercial prioritaire la Chine est maintenant le premier exportateur mondial, mais également le troisième importateur de marchandises derrière les États-Unis et l’Allemagne. Ce pays représente donc un potentiel d’occasions d’affaires considérable pour nos entreprises, et ce, tant dans les secteurs traditionnels que dans les secteurs de pointe.

De nos jours, la plupart des économies et entreprises qui élaborent une stratégie en commerce international se doivent de mettre la Chine au cœur de leur réflexion. En effet, avec un PIB estimé à 4 910 milliards USD et un taux de croissance anticipé de 10% en 2010,

Bien que la Chine se situe au troisième rang des principaux partenaires commerciaux du Québec, sa part dans les exportations totales québécoises ne représente que 1,9 %, une performance qui demeure bien faible, mais qui donne également une indication du potentiel de croissance à ce niveau. Pour exploiter son plein potentiel économique sur la scène internationale, le Québec doit donc renforcer sa présence dans les pays stratégiques comme la Chine. Par ailleurs, dans la mesure où Hong Kong fait partie des économies les plus libres au monde et dispose, entre autres, d’un système bancaire très développé et d’un système légal fortement

inspiré du système britannique, elle constitue un point de départ pertinent pour toute entreprise aspirant à accéder au marché chinois. C’est dans cette optique que l’équipe d’experts en commerce international de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le World Trade Centre Montréal (WTCM), a placé la Chine parmi ses marchés prioritaires. À cet effet, le WTCM travaille étroitement avec les entreprises montréalaises et québécoises dans le but de les aider à percer en Chine et à développer leurs affaires dans ce marché complexe, mais doté d’un formidable potentiel. Il a ainsi mis à leur disposition une série d’ateliers de formation et de séminaires afin de leur offrir différents conseils pour réussir en Chine. Le tout sera suivi d’une mission économique à Hong Kong et à Shanghai organisée en partenariat avec la Ville de Montréal et présidée par le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, en mai prochain. Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’ouverture officielle du pavillon de Montréal à l'Exposition universelle Shanghai

2010, ainsi que du 25e anniversaire des relations d’amitié et d’affaires privilégiées entre les villes de Montréal et de Shanghai. Cette initiative permettra également à nos entreprises de tisser des liens d’affaires durables avec les entreprises chinoises. Nous sommes convaincus que les entreprises montréalaises et québécoises gagneront à se positionner sur le marché chinois afin de s’y établir et de profiter des innombrables occasions d’affaires qui s’offrent à elles. C’est à cette fin que s'investit l’équipe du WTCM. Nous invitons les entrepreneurs désireux de passer à l’action dans l’un des marchés les plus prometteurs à se joindre à cette mission économique.

Michel Leblanc Président et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain

LE WORLD TRADE CENTRE MONTRÉAL, LA RÉFÉRENCE POUR LES PME EN MATIÈRE DE COMMERCE INTERNATIONAL

DEPUIS PLUS DE 25 ANS L’équipe d’experts en commerce international de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le World Trade Centre Montréal, appuie, forme et conseille les entreprises du Québec dans leurs efforts en vue de développer des marchés extérieurs. Ainsi, pour augmenter la compétitivité des entreprises montréalaises à l’étranger, une gamme complète de services a été créée :

DES ATELIERS DE FORMATION qui répondent aux défis commerciaux des entreprises qui oeuvrent à l’international ou qui souhaitent le faire. DES SÉMINAIRES de sensibilisation sur les occasions d’affaires à saisir à l’international. DES MISSIONS COMMERCIALES CLÉS EN MAIN sur des marchés prometteurs. DES ACCUEILS d’acheteurs étrangers.

LE WTC MONTRÉAL EST PLEINEMENT INTÉGRÉ AU RÉSEAU INTERNATIONAL DES WORLD TRADE CENTERS. PRÉSENT DANS PLUS DE 320 MÉTROPOLES MONDIALES, CE RÉSEAU D’AFFAIRES PRIVÉ COMPTE 500 000 MEMBRES DANS PLUS DE 100 PAYS.

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Connaître la Chine avant de la conquérir

par François Perreault, de Jacques Boisvert Communications

Une collaboration spéciale d’Exportation et développement Canada

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a Chine se caractérise par une croissance économique interne très vigoureuse et des échanges commerciaux internationaux qui se multiplient, particulièrement depuis son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001. Plus de la moitié de sa population de 1,3 milliard de personnes se trouve en milieu rural, mais on observe d’importants déplacements vers les villes. Par conséquent, 750 millions de Chinois devraient vivre en milieu urbain vers 2020. Le revenu moyen par habitant se situe maintenant à plus de 1 700 $ US par année, selon le gouvernement chinois et la Banque mondiale. Un tel revenu est nettement plus élevé dans les riches régions urbanisées, le long de la côte et dans la partie sud du pays. Cette richesse accrue a donné lieu à la montée d’une nouvelle classe moyenne, composée de ménages dont le revenu annuel se situe entre 25 000 et 100 000 yuan (3 750 $ à 15 000 $). En 2005, la Chine ne comptait que 40 millions de tels ménages, mais ce nombre devrait être au moins cinq fois plus élevé vers 2015. Tous ces éléments témoignent de la croissance que connaît présentement le pays.

Exportations canadiennes à la hausse La Chine offre aux investisseurs étrangers beaucoup d’occasions intéressantes, rehaussées par des mesures incitatives en place dans les zones économiques spéciales ou ouvertes du pays, les villes côtières et les autres régions désignées. Ces initiatives comprennent des taux d’imposition réduits pour les sociétés, des exonérations fiscales temporaires et de faibles droits d’occupation des terres. Des avantages fiscaux sont également offerts aux entreprises qui font affaire avec certaines industries prioritaires ou qui s’installent dans des régions économiquement défavorisées. Toutefois, comme le mentionne Exportation et développement Canada (EDC) aux entreprises canadiennes visant ce marché, les taux d’imposition appliqués autant aux sociétés étrangères que locales sont unifiés à 25 % depuis le 1er janvier 2008. La plupart des investisseurs voient donc leur fardeau fiscal s’alourdir en même temps que sont éliminées les mesures de traitement préférentiel.

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Les exportations canadiennes vers la Chine ont toutefois augmenté à un rythme exponentiel ces dernières années. Au milieu de la dernière décennie, les entreprises d’ici y avaient exporté des marchandises à la hauteur de 7,2 milliards de dollars, soit le double des exportations quatre ans auparavant. La majeure partie d’entre elles relèvent des secteurs des technologies de l’information et des communications, du transport, de l’aérospatiale et des pièces d’automobiles. Le Canada commence également à se tailler une place dans d’autres secteurs : matériel de chantier et matériaux de construction, équipements et services environnementaux, agriculture, agroalimentaire, énergie, ressources, exploitation minière et services financiers. De manière générale, la Chine importe aujourd’hui de vastes quantités de pétrole, produits chimiques, machinerie, engrais, produits agroalimentaires et véhicules, en plus des matières premières pour alimenter ses industries spécialisées dans les domaines de l’exploitation minière et du traitement de minerai; de la production de fer, d’acier et d’aluminium; du pétrole et de l’énergie électrique; du ciment, des produits chimiques et de l’engrais; de la machinerie; du matériel de transport (automobiles, wagons, locomotives, navires et aéronefs); des textiles et des vêtements; des biens de consommation ainsi que du matériel électronique et de télécommunications.

Il est également important de faire appel à des négociateurs expérimentés qui connaissent les deux cultures. En Chine, les investissements étrangers sont plus faibles dans le secteur des services que dans la fabrication, même si le pays élimine progressivement les barrières entourant les industries de services. Certains secteurs, dont les assurances, l’architecture, l’ingénierie, la planification urbaine et les télécommunications, s’ouvrent ainsi à la participation étrangère. D’autres, comme l’éducation, la culture, les arts, la radio, le cinéma et la télédiffusion, continuent d’être assujettis à une réglementation stricte.

Shanghai et Hong Kong

Depuis quelques années, le gouvernement privilégie l’investissement dans les secteurs à haute valeur ajoutée plutôt que dans la fabrication de base. La Chine cible donc la production de pointe, l’efficacité énergétique, l’agriculture et les services modernes ainsi que la recherche et le développement en haute technologie.

Autre pays, autres mœurs Selon EDC, pour réussir son entrée en Chine et conquérir un ou plusieurs de la cinquantaine de marchés qui la composent, une entreprise doit s’assurer de bien connaître l’environnement économique, particulièrement les réalités de la région visée. Elle doit s’informer des priorités économiques et sociales du gouvernement pour cette région et établir une liste de contacts identifiant les clients et fournisseurs potentiels, les bureaux des autorités locales, les concurrents chinois, les firmes occidentales présentes dans le secteur, les personnes-ressources, les associations industrielles, les organismes de réglementation de même que les consultants. Il est également important de faire appel à des négociateurs expérimentés qui connaissent les deux cultures. À ce chapitre, EDC rappelle que les Chinois préfèrent traiter avec des cadres supérieurs. Conquérir une part d’un marché aussi vaste et complexe nécessitera sans doute un investissement initial considérable. Il faut donc qu’une société donnée s’assure d’amasser toutes les ressources nécessaires, financières comme humaines, afin de mettre en place une infrastructure solide pour les besoins du service à la clientèle. Dépendre d’un seul employé n’est pas recommandé, que ce soit en Chine ou au Canada; une entreprise doit

pouvoir compter sur des employés qui prendront la relève au besoin. Les Chinois sont souvent réticents à l’idée de traiter avec un fournisseur qui se trouve à l’autre bout du monde. Des gens sur place sauront calmer leurs inquiétudes. Les Chinois ont des pratiques, mœurs et habitudes bien à eux. Par exemple, lorsqu’on rencontre un groupe de personnes, on doit d’abord saluer la plus âgée ou celle qui occupe le poste le plus élevé. Les salutations par inclinaison du buste sont généralement réservées aux cérémonies. Par ailleurs, l’honneur est un concept capital en Chine. Cela détermine en partie le statut d’une personne au sein de la société et l’estime qu’elle obtient de son entourage. Faire perdre la face à quelqu’un, même accidentellement, peut causer des dommages irréparables dans les relations professionnelles. À l’opposé, on peut subtilement rehausser l’honneur de son interlocuteur chinois dans son milieu de travail, notamment en vantant son efficacité auprès de ses collègues et supérieurs. EDC fournit quantité d’information aux entreprises canadiennes désireuses d’exporter leurs biens et services vers la Chine, notamment le Guide pas-à-pas à l’exportation, à www.exportsource.ca/pasapas, qui couvre tout le processus d’exportation, ainsi que le Carnet de route pour l’exportation, accessible à la même adresse. D’autres ressources sont disponibles en consultant le w w w. ex p o r t s o u rce . ca /ca rn e t ou en composant le 1 888 811-1119.


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Hong Kong :

par Marie-Ève Lefebvre, de Jacques Boisvert Communications

porte d’entrée vers le marché asiatique ong Kong est sans contredit une cité qui abrite l’un des plus imposants et importants centre d’affaires au monde. Pour des raisons historiques, cette région administrative se distingue du reste de la Chine parce qu’elle a développé – et qu’elle développe toujours – un environnement commercial qui lui est propre, caractérisé par un système politique, des lois et une monnaie typiquement indépendants.

H

Avec une population locale totalisant 7 millions de personnes à laquelle s’ajoutent annuellement 30 millions de visiteurs, l’influence de Hong Kong est manifeste. Son marché local comprend plusieurs secteurs dont l’électronique, la production d’accessoires de mode et de bijoux, l’alimentation et les produits de santé, les cosmétiques et les produits d’hygiène personnelle de même que l’hôtellerie, la restauration et l’industrie du divertissement.

Un marché vigoureux

Un environnement commercial qui facilite les investissements

Selon les dernières données fournies par Invest Hong Kong, l’indice PMI (Purchasing Manager Index) est en hausse depuis les derniers mois et les exportations ont bondi de 9,2 % en décembre 2009, preuve que l’économie de la région – et du marché asiatique en général – se remet elle aussi de la crise qui secouait récemment le monde des affaires. Même si l’efficacité du réseau de transport de la région administrative est déjà reconnue, le gouvernement y a dernièrement effectué des investissements majeurs de l’ordre de 9 billions de dollars US, assurant ainsi que les liaisons routières et ferroviaires entre Hong Kong et les villes de Shenzhen, Guangzhou et Zhuhai soient plus adéquates.

Membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hong Kong s’affiche également comme un leader du domaine financier et reste un important carrefour d’échanges et de ventes en Asie. La ville a une vaste expertise commerciale, notamment avec les plus grandes banques du continent, mais réussit aussi dans ses relations d’affaires avec les compagnies locales et étrangères. Les bureaux ouverts par les quelque 6 600 entreprises étrangères, chinoises et taïwanaises à Hong Kong sont principalement des sièges sociaux locaux, des lieux d’achats et d’approvisionnement et des bureaux de ventes et de service à la clientèle. Depuis de nombreuses années, des sociétés issues d’un peu partout dans le monde choisissent de s’établir à Hong Kong afin de conquérir le marché asiatique. La métropole a encore la réputation d’être une rampe d’accès fort intéressante pour les exportateurs étrangers même si la Chine, depuis son entrée dans l’OMC en 2001, s’est peu à peu ouverte aux investissements extérieurs, notamment en libéralisant ses politiques commerciales. Plusieurs facteurs favorisent Hong Kong, dont le fait qu’elle possède une forte concentration de capitaux de même que l’un des plus simples et bas régimes de taxation. Son gouvernement s’applique à créer un environnement commercial avantageux facilement accessible aux exportateurs. Ainsi, il favorise le libre marché, n’impose pas de restrictions quant à la propriété, de quotas, de cautionnement ou d’autres exigences. Aucune discrimination n’est faite entre les différentes sociétés, quelle que soit leur origine.

Vivre le futur : le choix de Globe Électrique Ce sont sans doute ces raisons qui ont motivé plusieurs entreprises canadiennes telles que Bombardier, Air Canada, la Banque de Montréal et la Financière Sun Life à s’installer à Hong Kong. Il en a été de même pour Globe Électrique qui s’y est établie en 1998.

Edward Weinstein, président et directeur général de Globe Électrique

En 78 ans d’existence, le statut de l’entreprise familiale montréalaise, aujourd’hui dirigée par les frères Edward, Jack, Gerry et Ken Weinstein, est passé de grossiste à celui de véritable chef de file dans le domaine de la production et de la distribution de luminaires et de produits électriques adaptés à tous les besoins de la clientèle. Ayant bénéficié d’une importante croissance durant les années 1980 et 1990 grâce à des stratégies de marketing et de production innovatrices et ambitieuses, Globe Électrique a pu investir l’ensemble des marchés qui s’offraient à elle. C’est ainsi que la société Keystore International, l’exploitant asiatique de Globe Électrique, a vu le jour à Hong Kong, placée sous la direction de Ken Weinstein. Rejoint alors qu’il y effectuait justement un voyage d’affaires, M. Edward Weinstein, président et directeur général de Globe Électrique, confirme les avantages d’y avoir établi l’entreprise : « C’est un endroit merveilleux, idéal, pour débuter en affaires. La ville met à notre disposition de fantastiques ressources et des infrastructures complètes. On y trouve aussi des gens de partout dans le monde. Tout est là. » Hong Kong assure effectivement un bon environnement d’affaires à toute société, car on y trouve quantité de banques, un réseau de transport efficace, des services de logistique et des ressources humaines qualifiées. Alors que le marketing et le service à la clientèle de Globe Électrique se font toujours à

Montréal, l’ensemble de la production, de la prospection de la clientèle et de l’assurance de la qualité des produits Globe s’effectue en Asie. Se présentant, depuis 2002, comme la compagnie de l’énergie créatrice, l’entreprise poursuit résolument sa croissance. À preuve, Keystore International a investi, depuis 2005, dans trois usines de fabrication de produits d’éclairage, soit à Shunde, dans la province de Guangdong, à Qingpu Shanghai, ainsi qu’à Fuzhou, où sont fabriquées des lampes fluorescentes compactes (LFC) et des ampoules DEL issues des nouvelles technologies écoénergétiques. Le société a également ouvert des bureaux à Shenzen et Macao. « Notre stratégie était que la compagnie soit reconnue internationalement, poursuit Edward Weinstein. Nous avons donc visé les marchés américain, européen et asiatique. Nous pouvons ainsi vivre l’avenir, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Être présents sur le marché asiatique nous permet d’être plus efficaces, d’innover. C’est un marché basé sur la rapidité et la qualité. Hong Kong est un centre d’affaires pour l’Asie et surtout pour la Chine. Cette ville est très différente du reste du pays. C’est une démocratie et elle applique les lois internationales. » Ainsi, Hong Kong facilite de plusieurs façons les investissements canadiens et permet un accès graduel et contrôlé aux différents marchés asiatiques. C’est sans doute pourquoi les échanges entre le Canada et Hong Kong se sont chiffrés à plus de 5 billions de dollars US en 2008, selon Invest Hong Kong.

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Au-delà des chiffres, des occasions d’affaires haque semaine, il semble que de nouvelles statistiques sur l’économie chinoise viennent nous révéler à quel point la Chine est puissante, dynamique, rugissante : un PIB qui est en train de ravir au Japon son titre de deuxième économie du monde, des taux de croissance annuels à deux chiffres, le titre de premier exportateur mondial arraché à l’Allemagne en début d’année et une concentration du tiers de toutes les réserves mondiales en devises étrangères.

C

Mais la Chine ne fait pas qu’afficher des chiffres époustouflants. Elle affirme aussi son intention de consommer les produits étrangers, d’intégrer des technologies développées ailleurs et d’attirer des investisseurs en quête d’occasions d’affaires. La croissance des importations en témoigne : 25 % par année depuis 2000, une moyenne à peine inférieure à celle de la formidable croissance des exportations chinoises. Pour les secteurs traditionnels comme celui des matériaux (métaux, minerais, plastiques, bois), la Chine demeure une destination très prometteuse. Afin de fabriquer tous les produits qu’elle exporte comme pour répondre à sa demande intérieure, elle doit importer ces types de matériaux et les équipements nécessaires à leur transformation. Dans le secteur de la construction en particulier, l’adoption de nouvelles normes du bâtiment exige des produits dont la qualité et les standards se rapprochent de ceux requis en Amérique du Nord. Les produits de consommation sont également très recherchés dans le pays le plus peuplé du monde dont le pouvoir d’achat de la population s’accroît très rapidement. Les occasions sont innombrables dans ce

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domaine, notamment en ce qui concerne les produits de luxe pour lesquels le Canada est reconnu : meubles haut de gamme, produits du terroir, vêtements et accessoires de marque, pour ne nommer que ceux-là. Mais les perspectives les plus intéressantes pour les entreprises québécoises se situent du côté des produits à forte valeur ajoutée. Le développement du secteur des transports y sera considérable au cours des prochaines années. Les projets de lignes ferroviaires se multiplient, dont celui de relier Hong Kong à Beijing par TGV. Sur le plan du transport aérien, les autorités chinoises estiment que le pays devra acquérir 4000 nouveaux avions d’ici 20 ans. Considérant que la Chine est devenue le plus important marché intérieur quant au nombre de passagers, la demande pour des appareils de type régional s’annonce forte. L’appétit chinois pour les produits et les technologies de pointe touche les autres secteurs technologiques (composantes pour les TIC, équipements médicaux, équipements de production et de transport de l’électricité), mais aussi les secteurs traditionnels (textiles et plastiques techniques, extraction et traitement des métaux rares). Les dépenses chinoises en recherche et développement sont en plein essor, ce qui favorise grandement la création de centres de recherche et ouvre la voie à de nouvelles occasions de partenariats avec des entreprises et des chercheurs étrangers. Preuve du développement technologique chinois, le nombre de demandes annuelles pour des brevets est passé de moins de 40 000 en 1997 à près de 250 000 en 2007. Rappelons que les occasions d’affaires sur le marché chinois peuvent être saisies auprès de trois clientèles qui nécessitent chacune une approche différente. D’abord, les sociétés d’État, qui conservent le contrôle sur les secteurs jugés stratégiques, comme l’énergie et la défense. Ensuite, les entreprises étrangères déjà établies en Chine, qui restent les principales importatrices de produits sur le territoire chinois. Leur notoriété ainsi que leur connaissance du marché peuvent en faciliter l’accès pour des entreprises qui l’abordent pour une première fois. Enfin, les entreprises privées chinoises ont un fort potentiel de demande pour nos produits, car les importations dont elles sont responsables connaissent la plus forte croissance parmi ces trois clientèles.

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par l’équipe d’experts du World Trade Centre Montréal

Grands axes de développement et plan de relance

pour combler sa consommation, malgré la construction du barrage des Trois-Gorges.

Pour soutenir la croissance de la Chine, le gouvernement a adopté un plan de développement sur quatre axes principaux pour lesquels les produits, le savoir-faire et les technologies de l’étranger seront indispensables. Les portes devraient donc s’ouvrir aux exportateurs et aux investisseurs dans les domaines suivants :

> Rattrapage technologique : Enfin, les autorités chinoises tiennent ardemment à dissocier le « Made in China » de sa réputation de piètre qualité. C’est par un accès accru à de nouvelles technologies que les entreprises chinoises pourront offrir des produits à plus forte valeur ajoutée.

> Infrastructures : La Chine doit améliorer son réseau de transport ainsi que ses installations portuaires et aéroportuaires. > Environnement: Le gouvernement souhaite corriger les problèmes de traitement des déchets et des eaux usées. À Copenhague, il a annoncé des objectifs très ambitieux de réduction des émissions atmosphériques et de la consommation énergétique. Le parc automobile de la Chine croît sans cesse et la majeure partie de son électricité provient de centrales au charbon très polluantes. > Énergie : La Chine doit aussi réduire sa consommation de pétrole, dont le pays est devenu un importateur depuis 2004. Sa production électrique demeure elle aussi insuffisante

Ajoutons à ces axes de développement les plans d’investissement public massif qui ont été lancés en 2009 afin de relancer l’économie, et l’on constate que les orientations du gouvernement créent énormément d’occasions d’affaires. Près de 600 milliards USD ont ainsi été promis dans des programmes de logement, d’infrastructure, de services de santé et d’éducation, et de haute technologie. Enfin, n’oublions pas le secteur touristique, qui continue d’attirer les investissements publics en Chine continentale et privés dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao. L’un des plus importants chantiers touristiques est le terminal de croisières de la zone de Kai Tak à Hong Kong, sur le site de l’ancien aéroport, tout près du centre-ville. Parions qu’il sera plus facile d’y accoster que d’y atterrir au ras des gratte-ciel.

Une préparation essentielle Toutes les occasions d’affaires en Chine sont certes prometteuses, mais elles ne devraient pas laisser croire aux entrepreneurs intéressés que la Chine déroule aisément son tapis rouge aux entreprises et investisseurs étrangers. Le pays n’ouvre pas tous ses secteurs à la compétition extérieure, et l’accès à la propriété privée y est limité. Le respect de la réglementation y est tout aussi important qu’il est compliqué, c’est pourquoi le recours aux avocats spécialisés est si essentiel pour naviguer dans ce système légal. Dans certains cas, l’embauche de professionnels chinois est obligatoire. Si la perspective de bénéficier de coûts de production très compétitifs et d’une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée attire tant d’entreprises étrangères en

Chine, il ne faut pas oublier que toute implantation sur le territoire chinois requiert du temps et des ressources. Faire des affaires dans cet environnement demeure encore très difficile si on le compare aux pays de l’OCDE. Le marché chinois devrait donc être réservé aux entreprises qui s’y sont dûment préparées et pour lesquelles la Chine répond à un réel besoin dans la stratégie de développement d’affaires à l’international. Heureusement, au Canada, un réseau d’organismes et d’individus offrant des services d’information, de conseils et de représentation sur le marché chinois est bien implanté. Nos entreprises ont donc l’embarras du choix de partenaires pour les aider à développer leurs affaires en Chine.


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Bâtir des édifices en jetant des ponts L’approche de Sid Lee Architecture en Chine Les dirigeants de la firme montréalaise Sid Lee Architecture se sont intéressés à la Chine au début de la dernière décennie, commençant à y offrir des services en 2004. Aujourd’hui, les mandats en provenance de ce pays représentent presque 10% du portfolio d’affaires de l’entreprise. « Nous avons tout d’abord participé à une mission commerciale gouvernementale, ce qui nous a permis de nous familiariser avec l’ampleur du marché, puis d’établir des contacts», explique Martin Leblanc, architecte et associé principal. «Notre objectif était de rencontrer le maximum de gens, pas nécessairement tous des clients potentiels, mais des personnes pouvant nous aider à nous rapprocher des décideurs. » L’entreprise, aussi présente à Paris et Amsterdam, a adopté une approche pragmatique axée sur le partenariat et la collaboration. « Dans la culture d’affaires chinoise, les liens personnels et familiaux sont très importants. De fait, la confiance constitue souvent le

par François Perreault, de Jacques Boisvert Communications

critère ultime d’une décision. Par conséquent, notre désir était de collaborer avec les personnes rencontrées, pas de les remplacer dans des mandats. » Pour faciliter les rapprochements, Martin Leblanc s’est investi à titre personnel, allant jusqu’à s’établir avec sa jeune famille en Chine ou à inviter des Chinois à séjourner au Québec. « Alors qu’en affaires, les clients deviennent souvent des amis, nous avons pris le chemin inverse en se faisant des amis d’abord », ajoute celui qui est aussi parvenu à se positionner comme un expert crédible en présentant quelques conférences sur le design et la gestion de projets lors de conditions hivernales. Avec sa vingtaine d’employés en architecture, qui en fait un joueur de petite taille à l’échelle internationale, Sid Lee Architecture a l’ambition de compter trois ou quatre clients chinois pertinents par année. Elle a aussi ciblé

des petits projets ou des mandats partiels où les risques financiers sont plus faibles. « Pas question de nous lancer dans l’inconnu ou l’irréalisable simplement pour gagner des mandats. Nous avons choisi de nous occuper des volets initiaux tels que la conception générale et le design préliminaire puis de confier la suite à un partenaire en effectuant un certain suivi durant la réalisation. » Cette approche a permis à la firme de piloter, entre autres, la réalisation d’un centre multifonctionnel de 50 000 pieds carrés et de 7 étages à Wuhan et de collaborer au développement d’un autre centre à Shenzen. À Shunde, elle participe à la planification du nouveau centre d’affaires de la ville. Six ans après le premier séjour de Martin Leblanc en Chine, Sid Lee maintient le cap et se concentre sur un nombre limité de partenaires chinois. Pourtant, les occasions d’affaires sont nombreuses. «En Chine, avec

Martin Leblanc, architecte et associé principal de Sid Lee Architecture le volume, on peut voir passer une dizaine d’occasions en 15 jours, alors qu’au Québec, trois mois peuvent s’écouler avant d’en compter autant. Elles n’ont évidemment pas toutes la même valeur et il faut se montrer sélectif dans le choix des projets », conclut-il.

LE QUÉBEC S’AFFAIRE EN CHINE À la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’expansion des entreprises québécoises sur les marchés internationaux fait partie de nos priorités. Grâce à notre appui, des entreprises d’ici, comme Emballage St-Jean, GLV, Mechtronix World Corporation, et Solotech, ont pu relever les défis du marché chinois avec succès.

www.lacaisse.com

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Dalian

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Chengdu Beijing

Tianjin

Guangzhou Shanghai

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HONG KONG. LE BON ENDROIT. LE BON MOMENT. La Chine est aujourd’hui le moteur de la croissance économique mondiale. Il n’y a pas de meilleure façon de naviguer dans ce marché dynamique qu’à partir de Hong Kong – une ville commerciale internationale qui ouvre la voie vers la Chine. Offrant une libre circulation des capitaux, des biens et de l’information, une primauté du droit et d’autres avantages concurrentiels, Hong Kong est le bon endroit pour bâtir vos opérations régionales.

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Destination Shangai et Hong Kong