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GRATUIT - Numéro 490 - Edition du 13 au 20 Septembre 2018

Journal israélien en langue française


ÉDITO

Edition du 13 au 20 Septembre 2018

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Un vent mauvais souffle outre-Manche

Que se passe-t-il en Grande-Bretagne ? Près de la moitié de la communauté juive vivant dans ce pays serait prête à le quitter si Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste (rappelons que les juifs dans ce pays votaient généralement pour le Labour, par le passé) devenait le prochain Premier ministre... Il faut dire que l’homme est une contradiction en soi, commisérant au quotidien sur la propagation de l’antisémitisme au sein des rangs de son parti et dans le pays, mais manifestant, à chacune de ses apparitions publiques ou de ses prises de position, un antisionisme virulent l’amenant à frayer avec nombre de terroristes du Hamas, du Hezbollah, ou autre. Parmi ses récents faits d’armes, on notera la gentille gerbe de fleurs qu’il a déposée, en Tunisie, sur les tombes des terroristes ayant commis l’assassinats des onze athlètes israéliens lors des jeux olympiques de Munich en 1972. Echaudés par la menace que fait peser le Brexit sur l’organisation de la société et de l’économie britannique, nombre de citoyens du Royaume-Uni envisagent de mettre un bulletin de vote privilégiant l’alternance lors des prochaines échéances électorales. Un basculement politique en faveur des travaillistes qui équivaudrait à une catastrophe pour la communauté juive nationale. Car si Corbyn arrive au pouvoir, les Britanniques de confession juive, et ils sont 290 000 quand même, craignent le pire. Près de 40 % d’entre eux le disent : il faudrait, dans ce cas, partir... Comment en est-on arrivé là ? Comment, au 21ème siècle, peut-on voir dans le même temps l’islamisme monter en puissance et faire des ravages au sein de nos nations occidentales et la gauche ou l’extrême-gauche se ranger dans ses rangs, par antisionisme

Directeurs de la publication Rédacteur en chef Eliahou Ben Yoshua Tel: 06 68 17 25 55 Israël Actualités est une marque déposée en France

essentiellement. En parallèle, la riposte sur les questions de sécurité et de terrorisme viennent de l’extrême-droite avec une montée inquiétante de la xénophobie. Dans un cas comme dans l’autre, les juifs sont, seront en première ligne.

Que se passera-t-il en France dans moins de 4 ans ? Outre les déçus du Macronisme, nous attendent en embuscade la peste et le choléra : Le Pen ou Mélenchon et leurs sbires respectifs. Certes, l’une est en grande difficulté financière pour assurer la survie de son mouvement, l’autre a du mal à convaincre qu’il est autre chose qu’un révolutionnaire de pacotille aux tendances autoritaristes et colériques, mais qui pratique bien volontiers la lâcheté et la compromission. Mais il ne faut en rien se leurrer, dans 4 ans, eux ou d’autres auront trouvé comment faire basculer l’électorat français vers les extrêmes. Alors restons sur nos gardes... Pour l’instant, une nouvelle année s’annonce pour le peuple juif. Espérons qu’elle soit belle et douce, porteuse de paix et de sérénité, pour les juifs de diaspora comme ceux qui vivent en Israël. Qu’Hachem nous donne la force de rester debout pour combattre nos ennemis et trouver la paix... Que D. protège tous les enfants d’Israël, et que cette année soit remplie de santé, de joie, de Parnassa, de bonheur, de réussite pour vous chers lecteurs et pour ceux qui vous chérissez , refoua chelema pour tous les malades et que le Machiah vienne cette année nous délivrer... Am Israël Haï Alain Sayada Note à nos lecteurs Compte tenu des jours de fête et des délais de bouclage et d’impression, notre journal

Régie publicitaire exclusive Agence Key Web 112 avenue de Paris 94300 Vincennes Crédits photo Alain Azria : 06 21 56 22 13 Abonnement : 06 67 44 3000

ne pourra sortir durant les deux prochaines semaines, nous vous donnons donc rendez-vous dans le numéro du 3 Octobre 2018 pour écrire ensemble de nouvelles pages. Bon jeûne de Yom Kippour, que vous soyez

Directeur commercial Israel: Sigalit Siksik Sitbon 06 67 78 40 00 Directeur commercial France: Yohann Azoulay 06 68 75 46 26 Commerciaux : Patrick Haddad : 01 43 63 26 02

inscrits dans le livre de la vie... Et que tous les mauvais décrets qui pèsent sur le peuple juif soient annulés. Chana Tova

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Editeur 2SCOM Limited 50 Rehov Dizengoff Tel Aviv Journaliste Gary Bensoussan

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À LA UNE

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Francis Kalifat, Président du Crif

La rentrée est chargée pour le Crif et son président. Agression antisémite à Paris, tags sur les murs de l’université de Grenoble, agressions terroristes dans toute l’Europe et encore à Paris, dimanche soir, antisionisme en action... Rien de réjouissant sur le front du vivre ensemble. Ce que l’on peut reconnaître à Francis Kalifat, c’est une réelle ténacité. Une capacité à faire front, à attendre, sans passivité, les jours meilleurs, à y croire surtout. Pour Israël Actualités, le Président du Crif dresse le bilan des mois écoulés et des défis de cette nouvelle année hébraïque. Interview exclusive... ont la responsabilité de remettre de l’ordre. Ce n’est ni au Crif ni à aucune association juive de le faire, car nous nous exprimons dans le cadre républicain qui est le nôtre. Le travail du Crif est d’alerter, de réagir et d’appeler les pouvoirs publics à l’action. Et pourquoi pas le lobbying ? Ce n’est pas dans notre ADN, c’est une pratique très américaine. Si en revanche, ce que vous entendez par lobbying consiste à montrer la réalité israélienne pour démythifier, je dis que cela fait partie de notre action, avec les journalistes, les hommes politiques. Mais cela demande beaucoup de moyens, de temps et comme nous n’avons pas les moyens en question, cela s’étale dans le temps. On voit les résultats au compte-goutte. C’est la rentrée, c’est la nouvelle année, et les deux sont moroses, avec la reprise des agressions antisémites. Grenoble, le pont Alexandre III. Comment, en tant que Président du CRIF, faites-vous face ? C’est vrai ni vacances, ni répit pour les antisémites. Durant le mois d’août graffitis sur les murs de l’université de Grenoble, attaques contre l’avocat Louis-Denis Dreyfus, manifestations du BDS au cours desquelles la haine d’Israël s’est exprimée, et puis cette agression, alors que le mois de septembre est à peine entamé, en plein Paris, dans le Triangle d’Or, les beaux quartiers. Il a été volé et lorsque ses agresseurs ont réalisé qu’il était juif, il a subi un déchaînement de violence. C’est, je le dis, particulièrement inquiétant, surtout à la veille de ces célébrations de fête, durant lesquelles les synagogues sont pleines, il y a une grande affluence lors des sorties des offices. Nous avons dit, d’ailleurs, notre préoccupation aux pouvoirs publics. A quelle occasion ? Lors de la réunion que nous avons avec les forces de l’ordre et les pouvoirs publics pour organiser la sécurisation des lieux d’accueil de la communauté juive et que les fêtes puissent avoir lieu dans la plus grande sérénité. Justement, on a vu le Président Macron être présent lors des vœux à la communauté juive. Quel message délivre, selon vous, cette présence ? Sa présence est à mon sens, un message de solidarité, il marque l’importance qu’il accorde à la communauté juive au moment où elle célèbre le Nouvel An. C’est comme cela qu’il faut le voir : ce n’est pas je pense, dicté par l’actualité, c’est plus général. Une volonté d’être aux côtés des juifs de France en cette période de fête. Mettons l’actualité de côté et replaçons-la dans un contexte plus global : la situation est-elle pire ou finalement s’est-elle améliorée au cours des mois, de l’année

écoulée ? Le bilan n’est pas réjouissant, il y a eu, faut-il le rappeler, 12 juifs assassinés depuis 2003 au motif qu’ils étaient juifs. Faut-il rappeler aussi qu’une femme, rescapée de la Shoah, a été assassinée à son domicile cette année, parce qu’elle était juive ? On voit bien que l’antisémitisme est toujours présent de manière forte dans notre société. On ne le voit pas reculer. Ce qui nous inquiète énormément, c’est l’antisémitisme du quotidien : vol de courrier, insultes, moqueries, graffitis... Il rend la vie impossible aux juifs dans certains quartiers et les oblige à un exil intérieur. Cela doit cesser. Il faut des mesures fortes contre ça. Cela, bien sûr, ne doit pas faire oublier l’antisémitisme qui s’exprime de manière violente... Il vient d’ailleurs aujourd’hui de sources différentes que par le passé. C’est un fait. Il y a une survivance de l’antisémitisme d’extrême-droite, nous en connaissons les effets néfastes dans notre pays, mais à l’opposé de l’échiquier politique, à l’extrême-gauche, l’antisémitisme, qui se verbalise à travers une haine profonde d’Israël, est tout aussi virulent. Les campagnes de boycott et d’appels au boycott d’Israël sont ignobles. Et puis il y a aussi la haine antijuive issue de l’islamisme radical qui a fait beaucoup de dégâts dans notre pays. C’est face à ces trois facettes du même fléau, sur ces trois fronts que nous devons nous battre et que nous attendons, des pouvoirs publics, des réponses fortes. Nous battre... C’est-à-dire ? En parlant, en dialoguant, par exemple avec l’extrême-gauche ? Non, je pense que chacun sait ce qu’il fait. Je ne ferai pas l’injure aux dirigeants d’extrême-gauche d’imaginer qu’ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font. Alors pour le Crif, c’est quoi se battre ? Ce n’est évidemment pas descendre dans la rue en prenant les armes. Se battre, pour notre institution, c’est interpeller les pouvoirs publics, leur rappeler sans relâche que ce sont eux qui

Il y a donc des améliorations ? Oui, notamment dans le choix du vocabulaire, plus approprié. Nous n’avons pas la prétention de changer des anti-israéliens en sionistes, mais le discours, on le voit, on le note, est plus mesuré, les mots mieux choisis lorsqu’il est question du conflit israélo-palestinien. Nous scrutons la presse, nous suivons les évolutions et nous voyons les choses changer, mais c’est long. Soyons positifs, n’y a-t-il pas eu, en 2018, une autre façon de percevoir Israël, moins liée au conflit ? Vous ne vous trompez pas, il est indéniable que l’on a aujourd’hui un traitement de la réalité israélienne qui dépasse le conflit. Il faut dire aussi pour resituer, hélas, que la vague terroriste qui a débuté en Israël et s’est reportée sur le reste du monde occidental, avec les attaques au couteau, les voitures béliers, a fait prendre conscience de ce que vivait Israël au quotidien. Le terrorisme est un phénomène mondial qui s’attaque aux sociétés occidentales, pas juste une contingence liée à la réalité proche-orientale. Tout cela a remis en perspective la perception d’Israël. N’oublions pas non plus que l’expérience israélienne du terrorisme et le savoir-faire en matière de lutte, mis à la disposition des pays touchés par le terrorisme, ont fait aussi leur effet. On a vu alors les aspects positifs, presque miraculeux, de la société israélienne, émerger. On ne peut pas parler de start-up sans évoquer Israël, Start-up nation. Dans les salons de l’aérospatiale, du high-tech, le pays est incontournable et il n’est plus possible de fermer les yeux sur cette réalité. On ne voit donc plus Israël, 8ème puissance mondiale, avec les mêmes yeux. Mais dans ce cas, pourquoi un tel aveuglement des nations, notamment européennes, lorsqu’il est question de cesser de financer les leaders terroristes qui oppriment les Palestiniens ? Nous avons toujours été confrontés à cette

mansuétude internationale, et notamment européenne, à l’égard des dirigeants palestiniens. J’ai le souvenir du combat que nous avions mené contre les manuels scolaires palestiniens, en 2003, qui véhiculaient les clichés antisémites les plus ignobles. Il a toujours été difficile de montrer la réalité proche-orientale telle qu’elle est, et non telle que nos responsables politiques voudraient qu’elle soit. Pas uniquement dans le cas des Palestiniens d’ailleurs, mais même, vis-à-vis de l’Iran ? J’avoue que les positions adoptées par l’Europe et par la France en particulier, en ce qui concerne l’Iran et le régime des Mollahs sont incompréhensibles, dans la mesure où les garanties exigées n’ont pas été pleinement remplies. D’autant que nous connaissons le rôle déstabilisateur de l’Iran dans la région : intervention en Syrie, développement du Hezbollah, du Hamas... Si l’on ajoute à tout cela l’accès au nucléaire, le pays représente une vraie source d’inquiétude. Pas juste pour Israël, mais pour le monde libre. Aujourd’hui, la France et l’Europe doivent revoir leurs positions à ce sujet. Comment expliquez-vous l’aveuglement, la lâcheté des nations occidentales, notamment européennes, vis-à-vis des régimes dictatoriaux du Proche-Orient ? Je n’emploierai pas le terme lâcheté. L’analyse politique de cette situation est erronée, elle tient compte des intérêts économiques des différents pays et c’est à cette aune-là qu’il faut le voir. Mais ne nous leurrons pas, on parviendra toujours à nous démontrer que non, tout tourne rond et peut se justifier. Au mépris du respect des droits humains, sur lesquels on n’exige rien de la part de ces régimes tyranniques, en l’échange de faveurs économiques ? C’est bien là le problème, dans le cas de l’Iran, aucune disposition n’obligeait, je crois l’Iran au respect des droits de l’homme, en échange d’un accord. C’est peut-être un tort. Revenons à la France, pour conclure. Quel message souhaitez-vous transmettre à la communauté juive, à l’aube de cette nouvelle année ? En cette veille de Roch Hachana, je voudrais présenter, à la communauté juive, mes vœux les plus chaleureux, pour une année pleine de joie, de réussite, de succès et de sérénité mais pour l’ensemble de nos compatriotes, mes vœux de paix, en France et dans le monde. Enfin, je ne peux oublier ce petit pays cher à notre cœur, Israël, auquel nous souhaitons une année de paix, de tranquillité, mais aussi de croissance ! Israël Actualités


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168.441 bébés israéliens nés depuis Rosh Hashana de l’an dernier

168.441 bébés israéliens sont nés depuis Rosh Hashana de l’année dernière, toutes communautés confondues. On assiste depuis quelques années à une chute de la fécondité parmi les populations musulmanes ainsi que chez les juifs ultra-orthodoxes (Haredim).

semblables arabes (nombre de naissances par femme) n’existe plus. En 1955, les premières donnaient la vie en moyenne à 3,6 enfants tout au long de leur existence, alors que les secondes en avaient 7,1. Autrement dit, elles faisaient presque deux fois plus d’enfants.

Les musulmans sont passés d’un taux de fécondité de 4,6 en 2005 à 3,5 en 2010 et les juifs ultra-orthodoxes sont passés d’un taux de fécondité de 7,5 en 2005 à 6,5 en 2010. Le taux de fécondité a également chuté très fortement parmi les Bédouins du Néguev : de 10 enfants par femme en 1998 à 5,7 en 2009 puis 5,5 en 2016.

Cette situation a perduré jusqu’aux années 80’, période à laquelle s’est opéré le revirement. Dans les chiffres de 1995, l’écart se rétrécissait déjà (2,8 contre 4,2 soit un espacement réduit déjà de moitié). Les données de 2015 signent donc la fin de cet avantage en terme de perspectives démographiques, avec un taux dans le secteur arabe de 3,17 enfants par femme, contre 3,11 dans le secteur juif, et même 3,4 lorsque les deux parents sont israéliens.

La population d’Israël devrait dépasser les 10 millions d’habitants en 2024, les 15 millions en 2048 et les 20 millions en 2065. À cette date, les juifs ultra-orthodoxes pourraient représenter un tiers de la population du pays. Selon IsraelMagazine : « Début 2016, le Bureau Central des Statistiques a livré une donnée décisive : l’écart entre le taux de fécondité des femmes juives et celui de leurs

Parmi les habitants des localités juives de Judée-Samarie, ce taux atteint même le chiffre record de 5,7 enfants. Plus significatif encore, pour tous les démographes interrogés, la tendance de sens inverse (en régression constante dans la population arabe, en nette augmentation chez les autres) va continuer à s’amplifier ».

Les prénoms préférés des bébés en Israël en 2018 Un Institut public israélien a publié très récemment des données sur les prénoms les plus courants donnés aux bébés nés l’année dernière, aux juifs et à tous les citoyens, garçons et filles.

et Yehuda.

Garçons (secteur général) : Mohammed, Yosef, Ariel, Omer, Adam, David, Daniel, Lavi, Eitan et Uri.

Filles (secteur juif) : Tamar, Avigail, Yael, Adèle, Noa, Sarah, Shira, Noya, Esther et Talia.

Garçons (secteur juif) : Ariel, David, Lavi, Uri, Yosef, Eitan, Noam, Daniel, Itai

(Source Koide9enisrael)

Filles (secteur général) : Tamar, Avigail, Miriam, Sarah, Adèle, Yael, Noa, Shira, Noya et Lia.

Israël compte 8,9 millions d’habitants. 4,2% de la population est au chômage À l’approche des fêtes de fin d’année et du Nouvel An juif, le Bureau central des statistiques a publié ses tableaux annuels analysant la population d’Israël. Israël compte 8,9 millions d’habitants, dont 89% se disent heureux.

séparés. Le chômage a légèrement augmenté au cours de l’été, avec 4,2% de la population au chômage.

Ces chiffres incluent environ 6,6 millions de Juifs (74,4%), 1,8 million d’Arabes (20,9%) et un demi-million (4,7%) appartenant à d’autres groupes minoritaires.

Bien que le pays soit petit, les voyages sont faciles, avec 4,2 millions de conducteurs, 3,3 millions de véhicules et 19,6 kilomètres de routes supplémentaires. 70% des ménages de l’État possèdent au moins un véhicule.

L’année écoulée s’est révélée être un nouveau départ et un développement dans le petit pays du Moyen-Orient. Au cours de la seule année écoulée, 25 000 nouveaux immigrants (olim) se sont installés en Israël et 175 000 bébés sont nés ici.

La start-up nation n’a pas peur des systèmes éducatifs de haut niveau, en particulier avec le récent rapport dans lequel l’Université Technion de Haïfa et l’Université hébraïque de Jérusalem étaient classées parmi les 100 meilleures universités au monde.

L’État d’Israël contient 2,51 millions de ménages. 52 809 couples se sont mariés tout au long de cette année et 14 819 se sont

Dans l’ensemble du pays, il existe 63 établissements d’enseignement supérieur avec 313 000 étudiants.


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Les enfants de Rodrigo Duterte, en visite en Israël, sont juifs

Le Paraguay désole Israël sur le retour à Tel-Aviv de son Ambassade Le ministre des Affaires étrangères du Paraguay a annoncé mercredi le retour de l’ambassade à Tel-Aviv après qu’elle a été déplacée à Jérusalem le 21 mai dernier. La décision a été prise par le gouvernement du nouveau président Mario Abdo Benitez, qui a pris ses fonctions à la mi-août. Le Premier ministre israélien Netanyahou et le ministre israélien des Affaires étrangères auraient demandé à l’ambassadeur d’Israël au Paraguay de revenir en Israël pour des entretiens, selon les informations du porte-parole du ministre des AE. En réaction, le Premier ministre a demandé au ministère des Affaires étrangères de fermer l’ambassade d’Israël au Paraguay », a indiqué un communiqué du bureau de Netanyahou, ajoutant que la « gravissime » décision du Paraguay avait porté préjudice aux relations entre les deux pays. Israël avait notamment fermé son ambassade en 2002 pour raisons budgétaires avant de la rouvrir en 2016. « Le Paraguay veut contribuer à l’intensification des efforts diplomatiques régionaux pour parvenir à une paix juste et durable au

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Moyen-Orient » a déclaré le ministre des AE Luis Alberto Castiglione. Le ministre des AE de l’Autorité palestinienne a quant à lui annoncé qu’il ouvrirait une ambassade à Asuncion. Le président de l’AP Mahmoud Abbas s’est félicité de la décision « courageuse » du Paraguay, et l’a attribuée aux « efforts diplomatiques palestiniens sages et vigoureux afin de montrer le danger pour la paix du transfert des ambassades à Jérusalem. » Le Paraguay avait inauguré son ambassade à Jérusalem en présence du président paraguayen Horacio Cartes, imitant ainsi les Etats-Unis et le Guatemala. La cérémonie avait eu lieu en présence du Premier ministre Benyamin Netanyahou qui avait notamment salué « un grand ami d’Israël et un grand ami personnel, le Président Horacio Cartes Jara du Paraguay. Merci, Horacio ». Le Premier ministre israélien avait qualifié cet événement de « grand jour pour Israël, pour le Paraguay, pour notre amitié ». Source : i24 News (Copyrights)

Révélation en Israël. Un fait reste inconnu du grand public au sujet du chef des Philippines. Son ex-femme, Elizabeth Zimmerman, est juive. Le couple a été marié pendant 25 ans. Ensemble, ils ont eu trois enfants, Paolo, Sara et Sebastian, qui sont également juifs selon la Thora. Elizabeth Zimmerman est née le 14 avril 1948 dans la province de Davao, aux Philippines. Son père, qui était un Juif allemand, a obtenu un visa pour les Philippines avec environ 1 300 Juifs européens pour fuir l’Allemagne nazie. En août 2015, Zimmerman a reçu un diagnostic de cancer du sein. http://www1.alliancefr.com Selon francais.rt.com/int : « Le président philippin Rodrigo Duterte est arrivé le 2 septembre en Israël pour sa première visite de l’Etat hébreu. Face à la venue d’un dirigeant connu pour ses sorties fracassantes, un homme politique israélien a émis une curieuse suggestion… Commentant la venue du dirigeant philippin dans son pays, Avi Dichter, président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères à la Knesset (Parlement israélien), a recommandé d’ingurgiter «une pilule anti-vomitive» pour tenir jusqu’à la fin du séjour de Rodrigo Duterte en Israël. Selon ses propos rapportés le 2 septembre par le Jerusalem Post, Avi Dichter s’est en effet montré contrarié par la réception du chef d’Etat philippin : «Nous serions plus à l’aise si nous recevions [en Israël] un pré-

sident qui n’a pas fait le genre de commentaires que nous avons déjà entendu [dans la bouche de Rodrigo Duterte]. Il se pourrait que nous devions prendre une pilule anti-vomitive pour le recevoir.» Depuis son élection le 9 mai 2016, le président philippin s’est plus d’une fois illustré à travers des sorties fracassantes, des commentaires fleuris visant directement des personnalités et institutions politiques ou encore des représentants religieux (allant même jusqu’à insulter Dieu), et des références historiques pour commenter certaines de ses ambitions politiques. Ainsi, près de quatre mois après son élection, Rodrigo Duterte n’avait pas hésité à comparer «le massacre de millions de juifs [par Adolf Hitler]» avec «les millions de drogués» aux Philippines qu’il serait également «heureux de massacrer». Si elle a provoqué l’indignation d’Avi Dichter, la venue en Israël de Rodrigo Duterte correspond par ailleurs à la première visite officielle d’un chef d’Etat philippin depuis l’établissement des relations diplomatiques entre Israël et les Philippines il y a 60 ans. En outre, la visite en Israël de Rodrigo Duterte reflète sa volonté de réduire la dépendance militaire de son pays vis-à-vis de son allié historique américain. La visite est pour lui une occasion de «visiter un autre marché pour […] les armes des forces armées et de la police [philippines]», a confié à l’AFP Henelito Sevilla, professeur à l’Université des Philippines Diliman ».


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Israël réalise 60% de ses exportations vers la région Asie-Pacifique

Le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré mardi au président israélien Reuven Rivlin que son pays n’achèterait désormais que des armes qui proviennent d’Israël, en raison du peu de restrictions imposées, alors que des dizaines de manifestants s’étaient rassemblés devant la résidence du président à Jérusalem pour protester contre cet entretien controversé entre les deux dirigeants. Duterte a félicité Israël d’avoir aidé les Philippines à remporter la guerre contre le terrorisme et a déclaré que l’Etat juif avait aidé le pays à plusieurs reprises notamment dans le domaine du renseignement. Il a ajouté avoir exhorté ses armées à ne se fournir qu’en matériel militaire israélien. « Les États-Unis sont « un bon ami », mais si nous leur achetons des armes, nous sommes limités, tout comme c’est le cas avec l’Allemagne et la Chine », a ajouté M. Duterte. Israël figure parmi les principaux négo-

ciants en armes du monde, avec près de 60% de ses exportations vers la région Asie-Pacifique, selon les données du ministère israélien de la Défense. Les Philippines sont devenues un nouveau client important en 2017, avec des ventes d’équipements radar et anti-chars d’une valeur de 21 millions de dollars. Lors de sa visite officielle en Israël, Duterte, qui s’était comparé à Hitler avant de présenter ses excuses, s’est rendu lundi au musée Yad Vashem à Jérusalem après avoir rencontré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Les deux hommes ont souligné des « relations fortes » et une amitié « florissante », lors de la signature de trois accords, commercial, scientifique et sur les milliers de Philippins qui travaillent comme aides à domicile en Israël. Source : i24 News (Copyrights)

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278 800 entrées de touristes en août 2018 en Israël

À l’approche de la nouvelle année juive, le ministre du Tourisme, Yariv Levin, a annoncé de bonnes nouvelles, les entrées touristiques ayant augmenté de 16,5% depuis le début de l’année 2018, injectant quelque 3,9 milliards de dollars dans l’économie israélienne. Selon le Bureau central des statistiques, 278 800 entrées de touristes ont été enregistrées en août 2018, soit environ 10% de plus qu’en août 2017. Entre janvier et août 2018, environ 2,6 millions d’entrées ont été enregistrées, soit une augmentation de 16,5% par rapport à la même période de an. Les recettes du tourisme en août ont atteint environ 414 millions de dollars et entre janvier et août 2018, 3,9 milliards de dollars.

«Mois après mois, nous assistons à de nouvelles réalisations et à des niveaux record de tourisme entrant», a déclaré Levin. «Cela prouve le succès des activités marketing innovantes que nous mettons en œuvre, ainsi que les incitations pour les compagnies aériennes et les investissements dans les infrastructures. «L’industrie du tourisme continue d’être un facteur important d’impact et de contribution exceptionnels à l’économie et à la main-d’œuvre israéliennes. Je crois et j’espère que la nouvelle année sera prospère pour l’industrie du tourisme », a-t-il déclaré. Source: Jewish Press


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Une popularité croissante d’Israël parmi la population irakienne ? Le ministère israélien des Affaires étrangères a lancé en 2018 une nouvelle page Facebook, spécifiquement dédiée à l’engagement et au lancement d’un dialogue numérique avec le public irakien.

un dialogue positif et fructueux qui mènera à une connaissance plus approfondie entre les sociétés israélienne et irakienne dans toutes ses composantes – sunnites, chiites, kurdes et autres populations. «

La page, intitulée « Israël en arabe irakien », servira de pont numérique entre les deux populations. La nouvelle page se concentre sur le contenu d’intérêt pour le public irakien, comme des histoires touchantes sur la grande communauté juive irakienne qui vivait auparavant en Irak et vit aujourd’hui en Israël, ainsi que des similitudes entre les cultures israélienne et irakienne. La page Facebook présentera également la diversité et les réalisations d’Israël au public irakien.

Yonatan Gonen, chef de l’équipe Diplomatie numérique en langue arabe du MFA – l’équipe responsable de la gestion des médias sociaux en langue arabe – explique: « Le lancement de la page est le résultat du dialogue dynamique que nous avons eu avec la population irakienne depuis longtemps sur nos médias sociaux. En 2017 seulement, nous avons reçu environ 50 millions de vues exclusivement d’Irak. De nombreux ‘followers’ d’Irak montrent un grand intérêt à avoir un dialogue avec Israël. Ils considèrent l’existence d’Israël comme un fait accompli et expriment leur espoir d’établir des relations diplomatiques entre les deux pays. «

Yuval Rotem, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, a noté: « La page Facebook est destinée à répondre à l’intérêt croissant en provenance du monde arabe concernant Israël. Les réseaux sociaux nous permettent d’atteindre ce public – nos voisins – et de leur présenter le vrai visage d’Israël ; d’une manière qui n’était pas possible auparavant.

Objectif d’Israël : $120 milliards d’exportations en 2020

Au-delà de nos comptes génériques en arabe sur Facebook et Twitter (@IsraelArabic), nous avons choisi de consacrer une page dédiée aux Irakiens à la lumière de l’histoire glorieuse des Juifs irakiens (qui vivent aujourd’hui en Israël) et de l’intérêt croissant des citoyens irakiens. Dans notre histoire de ces dernières années, nous avons appris quelque chose après avoir reçu de nombreux commentaires positifs sur nos comptes de médias sociaux existants en provenance de Bagdad et à travers l’Irak. Nous croyons que cette page Facebook favorisera

L’une des raisons principales de la popularité croissante d’Israël parmi la population irakienne est le sentiment de nostalgie envers la communauté juive irakienne, une communauté qui a contribué de manière significative au développement de l’Irak moderne mais qui a été obligée de quitter le pays : « La communauté juive qui est née en Irak et qui vit aujourd’hui en Israël est un pont humain entre les 2 pays », explique Linda Menuhin Abdul Aziz, conseillère principale de l’équipe de Diplomatie numérique en langue arabe au MFA d’Israël. « Il ne fait aucun doute que nous assistons à un changement radical dans l’opinion publique irakienne, comparé à la période du règne Baas, quand j’y vivais et que les Juifs souffraient de la persécution et de l’hostilité ».

Shoah. L’algorithme de modération de Facebook connaît des ratés

L’Institut des Exportations au sein du ministère de l’Economie et de l’Industrie a publié les chiffres des exportations israéliennes pour le premier semestre 2018, qui indiquent un montant d’exportations de 54 milliards de dollars entre janvier et fin juin, soit une hausse de 8% par rapport à la même période en 2017. Le ministre de l’Economie et de l’Industrie Elie Cohen a accueilli ces chiffres avec satisfaction et a indiqué que le gouvernement s’était fixé un montant annuel de 120 milliards de dollars d’exportations pour l’année 2020.

En 2017, un record avait déjà battu avec plus de 100 milliards de dollars, et 2018 devrait être encore meilleure. Il en a profité pour remercier les exportateurs israéliens, l’Institut de l’Exportation et le ministère de l’Economie et de l’Industrie pour leurs efforts conjugués. Le ministre a rappelé que les exportations israéliennes constituent “le moteur de la croissance de l’économie israélienne et une source précieuse pour l’emploi, la stabilité et la baisse des disparités sociales”. Source : http://lphinfo.com

C’est une histoire qui a été largement rapportée par les médias israéliens. L’algorithme de modération de Facebook connaît quelques ratés, la preuve mercredi avec une publication du Anne Frank Center for Mutual Respect postée sur sa page officielle. L’association voulait interpeller sur la méconnaissance des Américains sur la Shaoh avec une étude aux chiffres alarmants, un article accompagné d’une photo d’enfants nus dans des camps de concentration.

hypocrite ? » Pas la première fois Le réseau social a mis quelques heures à remettre la publication, et à s’excuser « Nous n’autorisons pas les images d’enfants nus sur Facebook, mais nous savons que cette photo a une importance historique et nous l’avons remise en ligne. Nous sommes désolés, et merci de l’avoir porté à notre attention ». En 2016, Facebook avait déjà créé la polémique en retirant la célèbre photo d’une jeune Vietnamienne nue brûlée au napalm, avant de se raviser.

La publication avait été supprimée immédiatement car elle « enfreindrait le règlement » de Facebook, et le Anne Frank​ Source : .20minutes.fr Center for Mutual Respect s’en était ému immédiatement sur Twitter : « Bonjour Facebook, vous avez supprimé notre publication sur la nécessité d’enseigner l’histoire de l’Holocauste. Vous ne nous avez pas donné de raison, mais vous permettez à des pages négationnistes d’exister, n’est-ce pas


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Trois femmes qui ont une influence sur la société israélienne

Parmi les cinquante femmes figurant dans le classement annuel de ‘Lady Globes’, qui recense celles qui ont exercé une influence prédominante sur la société israélienne en occupant des postes-clés, se trouve une seule juive religieuse : il s’agit de la juge orthodoxe Havi Toker. Les personnalités féminines sélectionnées ont joué un rôle important dans le domaine de l’économie et des sciences, de la politique, de la sécurité, de l’industrie et de la justice.

En première position sur cette liste prestigieuse se trouve le professeur Marcelle Machluf, l’une des chercheuses les plus audacieuses du monde dans le domaine de la cancérologie et de la nanotechnologie. Elle est suivie, à la seconde place, par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, du parti Habayit Hayehoudi. Placée en 49e position, Havi Toker a eu droit aux éloges du jury qui a rappelé qu’elle exerçait au tribunal d’instance de Jérusalem, qu’elle avait 42 ans et qu’elle était mariée et mère de quatre enfants. Pour expliquer leur choix, ceux qui ont désigné Havi Toker ont indiqué que ‘c’était la première fois qu’une avocate juive d’obédience orthodoxe était nommée à ce poste’. Havi Toker est la fille du Rav Raphael Volf,

considéré comme le bras droit du Rav Shah. Née en Angleterre, elle a grandi à Bné Brak et est l’ainée d’une famille de 12 enfants. Elle a fait toute sa scolarité dans une école orthodoxe puis au Beth Yaakov. Au cours de ses études au séminaire Wolf puis au nouveau séminaire du Rav Lieberman à Jérusalem, elle s’était déjà distinguée par ses capacités intellectuelles et sa soif d’apprendre toujours davantage. Elle s’est ensuite mariée avec le Rav Yehezkel Toker, lui-même avocat, fils du Rav Nahman Toker z’l, membre d’une ancienne communauté orthodoxe du quartier de la Guiva Hatsarfatit. Le couple s’est alors installé à Jérusalem et Havi Toker a entamé ses études de droit à l’Université Hébraïque. Après l’obtention de son diplôme, avec d’excellentes notes, elle a travaillé au sein de l’unité des investigations de la police dépendant du ministère de la Justice puis au bureau du procureur du district de Jérusalem. Havi Toker a donné à ses enfants une éducation strictement orthodoxe et son fils aîné vient d’entamer son service militaire au sein d’une unité harédite de la brigade de Guivati. Claire Dana-Picard de chiourim.com

La compagnie aérienne EL Al se débarrasse de ses coucous

EL Al se débarrasse t-elle enfin de ses vieux coucous? La réponse est OUI! L’ancien PDG d’EL AL avait annoncé il y a quelques années « le plus vaste renouvellement de notre parc d’avions ». Des longues négociations avaient eu lieu avec Boeing pour l’achat et le bail de 15 nouveaux 787-8 Dreamliner de grande taille et de 787-9 et l’option d’achat de 13 avions supplémentaires. Le premier avion est arrivé en 2017

Au cours des 5 années à venir, ces avions remplaceront nos parcs de Boeing 747-400 et 767. Ils sont destinés aux destinations de grande et moyenne distances (New York, Boston, Toronto, Beijing, Mumbai, Afrique du Sud et autres destinations). Le Dreamliner, l’avion le plus innovant et le plus avancé au monde, compte de nombreux avantages opérationnels, dont le rendement énergétique et de faibles frais de maintenance.

L’ex PDG d’EL AL avait déclaré : « Je suis fier d’annoncer le plus vaste renouvellement du parc d’avions dans l’histoire d’EL AL. Le Conseil d’administration a approuvé la tenue de négociations avec Boeing pour l’achat et le bail de 15 avions au cours des 5 années à venir. Cette mesure sera une véritable percée dans l’optimisation de notre réseau d’itinéraires ainsi que pour le service clientèle et l’expérience de vol.

Nous conserverons notre position de compagnie aérienne leader et de choix privilégié pour les vols à partir et vers Israël, pour offrir aux passagers un maximum de confort, une technologie innovante, un avion avancé et un niveau de service supérieur. Je suis persuadé que cette mesure permettra de maintenir les normes élevées attendues d’EL AL et de poursuivre son essor de développement ».

Le jour où El Al a fait mieux que Qatar Airways

Il y a quelques années « La couverture enveloppante » d’EL AL a été la gagnante du 1er prix d’innovation internationale pour les compagnies aériennes organisé dans le cadre des cérémonies de nomination de la foire d’aviation de Hambourg en Allemagne. En gagnant cette compétition, ces designers israéliens ont permis à la Compagnie EL AL de remporter ce prix devant les Compagnies Qatar Airways (1) et United Airlines notamment. Cette couverture a été développée par Idan Neuberg et Gal Boulka (Lyly.design), deux

jeunes designers israéliens qui l’ont mise au point dans le cadre de leurs études dans le département de design industriel de la prestigieuse école BEZALEL. Sa particularité ? Permettre aux passagers une entière liberté de mouvement tout en conservant chaleur et maintien. Ses trois ouvertures qui laissent passer mains et tête garantissent un maintien en place idéal à toutes les phases du voyage, lecture, repos etc… Il s’agit d’un produit simple et innovant en matière de confort qui a immédiatement séduit la direction d’EL AL qui distribue depuis plusieurs mois déjà ce produit à bord de ces vols pour les passagers de la classe économique.


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Shoah. 25 millions réclamés à l’Allemagne par les juifs Grecs

Le mot du jour de Trump. « Je me montre dur avec la Chine car je dois l’être »

Selon (1) : « Au cours d’un point presse impromptu à bord de son avion Air Force One, le Président américain a annoncé pouvoir introduire de nouvelles taxes sur les marchandises en provenance de Chine. Selon lui, il s’agit de quelque 267 milliards de dollars.

«Je me montre dur avec la Chine car je dois l’être. Ils prennent 500 milliards de dollars chaque année», a-t-il souligné faisant référence aux importations en provenance de Chine qui se sont élevées à plus de 505 milliards de dollars en 2017 et qui devraient s’accroître encore cette année.

La guerre commerciale entre Washington et Pékin semble ne pas toucher à sa fin. Ce vendredi, Donald Trump a menacé de taxer la totalité des importations en provenance de Chine. «Maintenant, nous avons ajouté 200 milliards de dollars [de biens chinois faisant l’objet de taxes douanières, ndlr]. Je déteste dire ça mais […] il y a encore 267 milliards de dollars [de biens chinois prêts à être taxés, ndlr] rapidement si je le veux», a déclaré le Président.

Les déclarations de Donald Trump interviennent alors que la période de consultations publiques en vue de taxer 200 milliards de marchandises chinoises supplémentaires à hauteur de 25% s’est achevée jeudi à minuit (04H00 GMT vendredi). En mars, la Maison-Blanche avait imposé des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium chinois ». (1) https://fr.sputniknews.com)

70 ans après, les leaders juifs en Grèce demandent des réparations de plus de 25 millions d’euros à l’Allemagne en lien avec l’occupation nazie, Hitler ayant forcé les juifs à payer le prix de leur transport dans les camps de concentration. En 1943, environ 58 585 Juifs ont été chargés dans des trains à Thessalonique pour être déportés dans des camps de concentration en Pologne. Comme pour remuer le couteau dans la plaie, les juifs ont été forcés à payer le coût du transport qui a dépassé deux millions de reichsmarks sur toute l’année, soit près de 25 millions d’euros actuellement. David Saltiel, président de la communauté juive de Thessalonique, a déclaré que les réparations allemandes pourraient financer la construction d’un monument de l’Holocauste sur le site de la gare d’où les Juifs sont partis pour la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. «Ce serait une grande opportunité si le gouvernement allemand décidait de contribuer, l’argent versé viendrait à point nommé», a annoncé à Newsweek David Saltiel. Presque 60 000 Juifs grecs – près de 75% de la population juive de Grèce à l’époque – ont péri pendant l’Holocauste, selon le musée et centre de recherche Yad Vashem. Les nazis ont déporté plus de 45 000 personnes de Thessalonique dans le camp de concentration d’Auschwitz en Pologne. La demande de la communauté juive grecque a été annoncée au moment où le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsi-

pras, suivant les pas des derniers gouvernements grecs, essaie d’obtenir des réparations de Berlin pour un prêt forcé de plus de 476 millions de reichsmarks (6 milliards d’euros) à l’Allemagne nazie. Les occupants nazis, en 1942, ont forcé la Grèce à fournir un prêt sans intérêt de 568 millions de reichsmarks (7,1 milliards d’euros). «Ce n’est pas une question matérielle, c’est une question morale», a annoncé aux journalistes le Premier ministre grec après sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin lundi. Angela Merkel, en face, est intransigeante : selon elle, il n’y aucun rapport entre la fourniture de fonds d’urgence supplémentaires à Athènes et la question du remboursement des dettes de l’Allemagne nazie. «Pour le gouvernement allemand, la question des réparations est politiquement et juridiquement fermée», a-t-elle déclaré. Alexis Tsipras a démenti les rumeurs selon lesquelles la Grèce pourrait saisir des biens allemands pour couvrir ses demandes. «Aucun membre de ce gouvernement n’a exprimé l’intention de la Grèce de récupérer les bâtiments dont l’Allemagne était propriétaire –ces rumeurs ont battu leur plein récemment, de même que l’idée de mettre fin aux grandes activités de l’Institut Goethe en Grèce», a affirmé le Premier ministre grec. «Rien de cela n’est vrai», a-t-il poursuivi. https://francais.rt.com/


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Des ultra orthodoxes obligent des femmes à changer de place? El Al dit non…

Le saviez-vous? Depuis quelques mois la compagnie El Al a changé de politique. Il ne sera plus possible aux passagers orthodoxes d’exiger à des femmes un changement de place. Le patron de la société israélienne NICE, cotée au NASDAQ, avait indiqué que son entreprise allait boycotter la compagnie aérienne El Al, accusée de « discrimination envers les femmes » suite à un incident survenu dans la semaine. Selon i24News : « En partance de New York, un vol de la compagnie israélienne a été retardé de plus d’une heure suite au refus d’hommes juifs ultra-orthodoxes de s’asseoir à côté de femmes. « Chez NICE on ne fait pas affaire avec les entreprises qui discriminent les gens à cause de leur race, leur genre ou leur religion », avait indiqué Barak Eilam, le PDG de la société, dans un message posté sur Facebook. « NICE ne choisira plus la compagnie El Al si elle ne change pas ses pratiques et ses agissements pour lutter contre la discrimination des femmes », avait-il précisé. « Dans le futur, un passager qui refusera de s’asseoir à côté d’un autre sera immédiatement renvoyé du vol », a précisé le PDG d’El Al, Gonen Usishkin. Interrogée sur sa politique à ce sujet, la compagnie israélienne a indiqué que « toute discrimination à l’encontre des passagers est absolument interdite. Les agents de bord d’El Al font tout ce qu’ils peuvent pour fournir un service de qualité à une grande variété de passagers avec des demandes différentes et diverses, en essayant d’aider dans la mesure de leurs capacités », a assuré l’entreprise ». HISTOIRE AUTHENTIQUE. Des passagers juifs ultra-orthodoxes d’un vol New York-Tel-Aviv refusant de prendre place à

côté de femmes ont transformé le voyage en cauchemar pour le reste des passagers, avait rapporté la presse israélienne. Les passagers du vol de la compagnie israélienne El Al en provenance de New York, qui se rendaient en Israël pour passer le Nouvel An juif ont atterri à l’aéroport Ben Gourion après «onze heures de cauchemar», a témoigné l’une des passagères citée par le site internet d’information israélien Ynet. Refus de s’asseoir à côté des femmes Avant le décollage, voyant qu’ils devaient s’asseoir à côté de femmes, plusieurs passagers ultra-orthodoxes ont demandé à leurs voisines de changer de place, allant même jusqu’à proposer de l’argent à celles qui étaient réfractaires à l’idée. Sans arrangement possible, ces hommes strictement religieux, ont donc refusé de s’asseoir et sont restés debout dans l’allée centrale, causant un important retard, puisque le commandant de bord a refusé de décoller tant que les passagers ne seraient pas assis, rapporte Ynet. «C’est totalement irrespectueux pour le public non-religieux de l’avion, quelle compagnie laisserait des passagers se comporter de la sorte ?», s’est interrogée Bar Natan, une autre passagère. Blocage des toilettes Finalement, les passagers ultra-orthodoxes ont accepté de s’asseoir à côté de femmes le temps du décollage, bondissant ensuite de leurs sièges pour prendre place dans l’allée centrale toute la durée du vol, prier à voix haute et empêchant de facto quiconque de passer. «J’ai essayé d’aller aux toilettes mais c’était mission impossible», raconte Galit, l’une des passagères. Selon Ynet, la compagnie aérienne El Al a promis d’étudier les circonstances de cet incident et de répondre à d’éventuelles plaintes.

Accords de réparations entre Israël et l’Allemagne. C’était en septembre 1952 10 septembre 1952 : signature des accords de réparations entre Israël et l’Allemagne. Le 10 septembre 1952, Le Chancelier allemand Adenauer et le Ministre israélien des affaires étrangères Moshe Sharett signent le Traité de réparations.Au début des années 1950, des négociations sur les réparations d’après-guerre ont lieu entre le Premier ministre d’Israël, David Ben Gourion, le secrétaire général du Congrès juif mondial, Nahum Goldmann, et le chancelier de l’Allemagne de l’Ouest, Konrad Adenauer. En raison de la sensibilité du dossier, cette décision a été intensément débattue à la Knesset israélienne, et ne prend pas en compte de réparations pour les victimes du génocide. En 1952, des accords de réparations sont signés. (Source : Ambassade d’Israël à Paris)L’Allemagne de l’Ouest versa des réparations à Israël et au Congrès juif mondial pour les biens juifs confisqués en vertu des lois de Nuremberg, le travail

forcé et les persécutions. Israël employa les réparations pour bâtir son industrie et absorber des centaines de milliers d’immigrants venus d’ Europe, de l’Afrique du Nord et d’Asie. Toutefois, aucune réparation n’a été payée, dans le cadre de ces négociations, pour les Juifs tués pendant la Shoah. La part de la somme, à l’époque, astronomique, qui avait été perçue par le CJM et une très petite partie fut reversée aux héritiers des victimes. La plus grande partie restante fut investie dans le musée national juif américain de New-York où siėge le CJM, dans des écoles juives et servit aussi à créer bien d’autres associations de défense juives.


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Ou est passée la statue dorée L’économiste de l’année. Dan de Benyamin Netanyahou ? Catarivas, boss du MEDEF d’Israël à l’international

Ou est passée la statue dorée de Benyamin Netanyahou? Notre réponse : elle se trouve dans un entrepôt de Tel-Aviv couverte de poussière. LE SAVIEZ-VOUS? Une statue dorée du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait été installée devant l’hôtel de ville de Tel Aviv, avant d’être retirée, quelques heures plus tard. Le sculpteur Itai Zalait l’avait érigée sans autorisation officielle dans le but de tester les limites de la liberté d’expression. « Je veux vivre dans un lieu où vous pouvez dire n’importe quoi, dans un lieu pluraliste, qui respecte chaque être humain, où chacun peut venir parler de sa propre voix, un endroit qui a des couleurs, qui permet d’agir. J’aimerais vivre dans un tel endroit », avait expliqué l’artiste. Hommage ou moquerie ?

Une initiative qui avait rapidement divisé. Si certains ont estimé que Benyamin Netanyahou « méritait » cet hommage, d’autres y ont vu une moquerie envers un dirigeant tout puissant, qui enchaîne les mandats et qu’ils surnomment « King Bibi » (en français « Le Roi Bibi »). A en croire The Guardian, l’œuvre avait été érigé en signe de protestation contre la politique mise en place par le gouvernement israélien. En effet, ce dernier prévoit notamment de priver de fonds publics les institutions culturelles qui ne manifestent pas de loyauté envers l’Etat. Pour rappel, en août, un collectif d’artistes avait installé à New York, Los Angeles, Seattle, San Francisco et Cleveland (EtatsUnis) des statues géantes et peu flatteuses représentant Donald Trump, alors candidat à la Maison Blanche.

Dan Catarivas est un économiste à multiples facettes. Aujourd’hui en charge des Relations Internationales du Patronat Israélien, nous l’avons rencontré dans le cadre du DLD Festival de Tel-Aviv. Il revient pour nous sur l’évolution du climat des affaires et de la croissance en Israël. Dan Catarivas né à Jérusalem d’une famille francophone, a débuté sa carrière en tant

que haut fonctionnaire au commerce extérieur du ministère du Commerce et de l’Industrie Israélien. Economiste de formation, il a écrit plusieurs publications sur les leviers de l’innovation dans l’économie Israélienne, milieu qu’il a longtemps fréquenté en tant que conseiller économique auprès de l’ambassade d’Israël à Pékin, puis à Hong Kong et Beyrouth. Par la suite Dan Catarivas a dirigé le cabinet du ministère de la Science et de la Technologie, celui du ministère du Commerce et de l’Industrie et enfin du département au commerce extérieur d’Israël au bureau Europe. Enfin depuis 2005 Dan Catarivas est en charge des Relations Internationales du Patronat Israélien. C’est à ce titre que nous l’avons rencontré au DLD Festival de l’Innovation de Tel-Aviv. Israël plus qu’un marché : un pôle de partenariat en recherche et développement Pour lui Israël n’est pas un marché bien qu’une entreprise comme Décathlon soit déjà venu s’y installer avec brio : « Les échanges économique ou de commerce ne sont pas important dans la relation économique entre la France et Israël » mais bien plutôt « des partenariats entre des compagnies Françaises et Israéliennes ». Ce sont surtout autour des pôles de recherche que se fédèrent ses partenariats puisque : « en Israël il existe plus de 350 pôles de recherche et de développement ». Avant d’ajouter enfin que « le but de la coopération est de travailler ensemble avec des compagnies Françaises pour les marchés internationaux, pour les marchés Européens comme pour les marchés du monde entier ». Extrait d’un article de ecomnewsmed. com


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L’homme de l’année : Roman Abramovitch

Un secret ? Les dépôts en cash en Israël ont diminué de $19,5 milliards en dix ans Le milliardaire juif russe et propriétaire du club de football de Chelsea Roman Abramovich a donné 20 millions de dollars à un nouveau centre de médecine nucléaire qui sera installé dans le plus important hôpital israélien. Un communiqué du centre médical Sheba a annoncé cette semaine que l’hôpital de Ramat Gan commençait tout juste la construction d’un centre de diagnostic et de recherche de 2000 mètres-carrés sur trois étages qui se consacrera à la médecine nucléaire, à l’imagerie moléculaire et à la recherche. Cette nouvelle structure accueillera un cyclotron, un accélérateur de particules qui peut cibler et tuer les cellules cancéreuses en utilisant des faisceaux ioniques radioactifs. Ce type de thérapie par proton a été

salué par certains qui l’ont qualifié de « cartouche magique » contre le cancer dans la mesure où le faisceau de variation ciblé ne nuit que de manière minimale aux tissus sains aux alentours. Roman Arkadievitch Abramovich, né le 24 octobre 1966 à Saratov, Union soviétique, est un homme d’affaires, oligarque et multimilliardaire russo–israélien, ancien gouverneur du district autonome de Tchoukotka dans l’extrême orient russe de 2000 à 2008. En août 2018 sa fortune est estimée à 11,7 milliards de dollars et fait de lui le 140e homme le plus riche du monde. En juin 2003, il devient propriétaire du Chelsea FC, club de première division anglaise de football.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue récemment à Jérusalem, à l’occasion de la sortie du rapport annuel de la Banque d’Israël sur le fonctionnement du système bancaire israélien, Hedva Ber, superviseure des banques a annoncé une perte du montant des dépôts de 19,5 milliards de dollars au cours des dix dernières années. Les dépôts ont diminué de 19,5 milliards de dollars en dix ans. Cette fuite de dépôts en cash est notamment dû aux différentes enquêtes des autorités de régulation américaines sur les banques israéliennes qui ont aidé des clients américains à dissimuler certains actifs. Hedva Ber a précisé que cette perte de dépôts a des conséquences au niveau macroéconomique. Elle représente 54% de dépôts en moins dans le système bancaire. Les résidents étrangers sont maintenant plus réticents à placer leur argent dans le système bancaire israélien à cause de la réglementation plus strictes des banques sur le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Trois banques israéliennes sont visées par

ces enquêtes de la part des autorités de régulation américaines : Bank Leumi Israel Ltd, Bank Hapoalim Ltd et Bank Mizrahi Tefahot. Elles sont touchées à différentes échelles. Leumi Ltd a accepté de régler 400 millions de dollars aux autorités américaines pour un règlement à l’amiable. Bank Hapoalim Ltd et Mizrahi Tefahot sont toujours sous le coup des enquêtes. Elles ont déjà constitué des provisions pour pouvoir régler un éventuel règlement. La première a épargné 365 millions de dollars selon Reuters et Mizrahi Tefahot, qui se trouve dans une plus mauvaise situation, aurait constitué un milliard de dollars mais devrait s’attendre à débourser plus. A la lumière de leur difficulté à contrôler la réglementation à distance , cette situation a conduit à la fermeture de nombreuses succursales de ces banques à l’étranger en addition à la réticence des résidents étrangers à placer de nouveau leur argent dans les banques israéliennes. http://ecomnewsmed.com


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Israël protège ses startups face aux mastodontes étrangers Israël, « terre promise des startups ». Un surnom que l’Etat hébreu honore chaque jour un peu plus. Il faut dire que le pays a mis en place, en quelques décennies, un écosystème économique parmi les performants au monde. Aujourd’hui, Israël souhaite mieux défendre ses startups face aux mastodontes étrangers.

Produits à acheter pour soutenir Israël et lutter contre le BDS ?

« liste en or » de produits à acheter en priorité, et qui ne vont pas faire plaisir au BDS (les marques que nous citons dans cet article sont sous le coup des attaques anti-Israël du BDS). En numéro 1 : Timberland. C’est une marque de The Timberland Company, une entreprise fabriquant et vendant ses propres produits de textile. Elle est spécialisée dans l’habillement de plein air, notamment les chaussures. Les chaussures de la marque, à l’origine destinées aux bucherons1, sont utilisées en principe pour la randonnée pédestre mais restent avant tout un objet d’usage courant. La marque s’est ensuite diversifiée avec des montres, des sacs, et autres objets.

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LA LISTE EN OR. Les produits israéliens à acheter en se faisant plaisir. Les produits de firmes étrangères installées en Israël : Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Israël consacre annuellement 4,5 % de sa richesse nationale à la recherche et au développement. Le pays compte aujourd’hui plus de 6 000 startups et 350 multinationales dont Apple, Google, Samsung et Orange qui y ont implanté des centres de recherche à la pointe de la technologie. Un chiffre qui place l’Etat hébreu à la première place mondiale en ce qui concerne le nombre de jeunes pousses par habitant (une startup pour 1 500 habitants). Pour protéger ces entreprises, notamment en matière de litiges de propriété intellectuelle, le cabinet d’avocats américain Kobre & Kim implanté à Tel Aviv et le cabinet mondial de financement de contentieux Bentham IMF ont mis en place un fonds conjoint de 30 M $. Défendre les startups israéliennes contre les grandes entreprises étrangères Les opérateurs israéliens affichent un portefeuille client essentiellement composé de firmes étrangères, étant donnée la relative petite taille du marché local. Pour se développer, ces entreprises ont besoin de nouer des partenariats avec d’autres structures plus importantes, ce qui nécessite la révélation de leurs procédés de production et une partie de leur secret professionnel.

Cette contrainte génère de nombreux problèmes sur le plan juridique. Lancé mardi dernier à Tel Aviv, le fonds de contentieux mis en place permettra d’assister les jeunes pousses israéliennes à mener des batailles juridiques à l’étranger. « Lorsque les Israéliens ont des différends juridiques aux ÉtatsUnis, notamment en matière de propriété intellectuelle, c’est à ce moment-là que nous intervenons », a souligné M. Rosen, avocat chez Kobre & Kim. Un fonds pour couvrir des procédures judiciaires coûteuses Ce fonds a donc été créé pour fournir des ressources financières destinées à couvrir les procédures judiciaires les plus couteuses, moyennant une commission lorsque la litige connait un dénouement favorable. Il devrait « permettre aux entreprises israéliennes de rivaliser sur un pied d’égalité, même lorsqu’elles sont confrontées aux plus grandes entreprises internationales dans ce qui serait autrement un litige d’un coût prohibitif », se réjouit M. Rosen. Le cabinet Kobre & Kim a déjà travaillé avec de nombreuses entreprises dans le cadre des litiges relatifs aux domaines de la virtualisation informatique, de l’apprentissage automatique et de la vision par ordinateur en vue de les protéger face aux structures multinationales ayant utilisé leurs procédés sans autorisation. http://ecomnewsmed.com

Cannabis d’Israël : huiles, pilules, vaporisateurs, inhalateurs, … Glace, inhalateurs, huiles essentielles, vaporisateurs, pilules, le cannabis se décline sous des formes aussi originales les unes que les autres. Avec un mot d’ordre cependant : une visée exclusivement médicale ou thérapeutique. Pour découvrir et s’informer, une adresse très select et courue, le salon Cannatech de Tel Aviv. Sitôt le « sésame » de 1500 dollars en poche, l’élu visiteur pourra arpenter deux jours durant les allées et stands de ce gigantesque forum où se côtoient chercheurs, scientifiques, oncologues, lobbies pharmaceutiques et …. Businessmen venus du monde entier.Avec plus de 40 pays participants, la course au « green rush » ou marijuana thérapeutique est désormais lancée. Plus de 200 fermes ou anciens kibboutz ont demandé à l’Etat hébreu des licences pour produire et exporter un cannabis médical estampillé « made in Israël ».Son efficacité avérée en tant qu’anti-douleur lui vaut d’être dispensé légalement depuis plus de 10 ans sur ordonnance médicale exclusivement. Quelques 10 000 patients souffrant d’autisme, de la

maladie de Parkinson, d’épilepsie ou de troubles post traumatiques se succèdent régulièrement au centre médical de Tel Aviv. Dans les années 60 du siècle dernier, le Professeur Mechoulam de l’université hébraïque de Jérusalem découvre et isole les composants psycho actifs du cannabis. Ces dernières années, la demande a connu un bond de 70% si bien que l’Etat hébreu et les investisseurs étrangers s’impliquent massivement dans la recherche. C’est le cas de Mike Gorenstein un hommes d’affaires canadien. Cronos, sa société spécialisée dans le cannabis est cotée en bourse, elle pèse plusieurs millions de dollars et souhaite investir dans cette nouvelle et juteuse industrie du cannabis. Ce n’est donc pas le profil hippie et encore moins celui des dealers ou du marché noir, mais bien celui des chercheurs et investisseurs qui se pressent pour satisfaire la demande locale et répondre aux besoins grandissants et lucratifs du marché mondial. ecomnewsmed.com


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Mots sympa et cadeaux de Trump et Poutine à Israël pour Rosh Hachana

Le Président russe Vladimir Poutine a adressé dimanche ses vœux à la communauté juive à l’occasion du Nouvel an juif, Roch Hachana. “Pour les fidèles juifs, cette fête est synonyme de purification morale et de perfection. Ces jours-ci, les gens méditent sur l’année sortante et font des projets pour l’avenir”, a déclaré le dirigeant russe dans un communiqué. “Je note avec satisfaction que les organisations religieuses juives participent activement à la vie du pays, mènent des activités caritatives efficaces. Elles ont mis en œuvre des projets éducatifs indispensables, familiarisent les jeunes avec leur riche héritage historique et spirituel, la culture et les traditions de leurs ancêtres”, a souligné M. Poutine. LE CADEAU DE TRUMP A ISRAËL. LE PRESIDENT US FERME L’OLP AUX USA. Cet article est un extrait de Libération, en général très critique sur Israël (le titrage est celui d’IsraelValley). Selon

Libération qui évite toute violence verbale durant les fêtes de Rosh Hachana : « Les coupes budgétaires redoublent sur les Palestiniens. Lundi, le département d’Etat américain a annoncé la fermeture du bureau de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington. Cette décision s’inscrit dans une longue série de mesures de rétorsion visant à tordre le bras du leadership palestinien, depuis que Mahmoud Abbas a coupé tout contact avec les émissaires trumpistes pour protester contre le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem. La position pro-israélienne de Washington s’est durcie ces dernières semaines. Et ce, alors que la présentation du plan de paix américain, «le deal ultime» selon Donald Trump, a été une énième fois repoussée. Fin août, le département d’Etat a décrété l’arrêt de ses versements à l’UNRWA, l’agence aux réfugiés palestiniens, jusqu’à ce que l’organe se «réforme». Autrement dit : qu’il baisse drastiquement le nombre des bénéficiaires pour saper la demande palestinienne de «droit au retour» en cas d’accord de paix.

Ce week-end, six hôpitaux de Jérusalem-Est, jusque-là épargnés par les coupes américaines car liés à plusieurs associations chrétiennes outre-Atlantique, se sont vu refuser les 25 millions de dollars (21,5 millions d’euros) promis par le Congrès. L’Autorité palestinienne a annoncé lundi qu’elle compenserait cette perte pour éviter la fermeture de ces établissements aux services réputés dans le traitement des maladies graves (cancers, malformations cardiaques, chirurgie néonatale, etc.) qui ne peuvent être traitées en Cisjordanie ou à Gaza. Le tout forme une «punition collective» menant à «une escalade dangereuse», a mis en garde lundi Saeb Erekat, l’historique négociateur en chef palestinien. La stratégie américaine, dont la radicalité commence même à inquiéter l’appareil militaire israélien, apparaît de plus en plus incompréhensible aux yeux des dirigeants de l’OLP. Si Hanan Ashrawi, membre du cabinet de l’OLP, y voit un «chantage grossier et vicieux», le désormais ex-représentant palestinien à Washington Husam Zomlot considère qu’il s’agit en fait d’appliquer «la liste de courses d’Israël à la lettre, plutôt que de faire pression sur nous». S’exprimant devant la presse depuis Ramallah, en Cisjordanie occupée, le diplomate a considéré que les relations entre Palestiniens et Américains avaient atteint un «point historiquement bas». La mission diplomatique de l’OLP, quasi-ambassade au cœur du quartier de Georgetown, avait vu le jour en 1994, dans l’euphorie des accords d’Oslo signés à la Maison Blanche un an plus tôt. Les Palestiniens avaient même obtenu l’autorisation d’y faire flotter leur drapeau. Mais sous

Barack Obama, les membres républicains du Congrès avaient mené une virulente campagne appelant à faire fermer ces bureaux, accusant l’OLP de pas condamner suffisamment le terrorisme. Officiellement, cette fermeture est la conséquence du «refus» d’engager des «négociations directes et significatives avec Israël » de la part des émissaires de la Mouqata’a. Washington condamne en outre toutes «condamnations» visant le plan de paix américain, que les Palestiniens «n’ont pas encore vu». Sanctions contre la CPI Mi-août, John Bolton, le conseiller du Président américain à la sécurité nationale, avait visité Israël pendant trois jours, rencontrant le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et les éminences du renseignement israélien. C’est à cet ultra-faucon que reviendra la tâche d’expliquer cette nouvelle sanction américaine à l’occasion d’un discours devant la Federalist Society, un think-tank ultraconservateur, lundi soir. Selon la presse américaine, il devrait y réaffirmer que «les Etats-Unis se tiendront toujours au côté de notre ami et allié, Israël». Et de menacer de sanctions la Cour pénale internationale (CPI) si jamais cette dernière ouvrait des procédures à l’encontre de Washington ou Tel-Aviv. L’interdiction d’entrer sur le territoire américain pour les juges et procureurs de la CPI serait à l’étude. De leur côté, les Palestiniens, membres observateurs de la CPI, entendent déposer une nouvelle plainte contre l’Etat hébreu, à la suite de la décision de la Cour suprême israélienne d’autoriser la destruction du village bédouin de Khan al-Ahmar. » Guillaume Gendron Correspondant à Tel-Aviv pour Libération

Un succès en Israël. Le film « Call me by your name » est-il juif ? Depuis sa projection en avant-première au festival Sundance en janvier, le film « Call me by your name » du réalisateur Luca Guadagnino a vu des spectateurs bouleversés et en pleurs, avec son regard poignant sur l’entrée dans l’âge adulte. Adapté du roman d’André Aciman, « Plus tard ou jamais », il a pour vedette Timothée Chalamet qui joue Elio, un jeune américain de 17 ans qui vit en Italie. Son père, interprété par Michael Stuhlbarg, est professeur d’archéologie et accueille chaque été un étudiant différent et brillant. Cette année, au son des hirondelles qui gazouillent et des abricots qui mûrissent, l’invité se nomme Oliver, joué par Armie Hammer. Il y a un aspect de ce film qui n’a pas fait l’objet de commentaires. Ce film est très juif et aussi, avec sa compassion, sa franchise, son ardeur et son intelligence, très « bon pour les Juifs ». L’auteur André Aciman est un Juif né en Égypte, le jeune newyorkais de Manhattan Timothée Chalamet

est juif par sa mère, Stuhlbarg est un juif de Californie venu à New York pour étudier et Hammer est le descendant direct de l’industriel et philanthrope Armand Hammer. Plus important encore, tous les personnages du film sont juifs, de ce type de juifs que l’on rencontre tout le temps dans la vraie vie mais que l’on voit rarement dans des films. Le professeur joué par Stuhlbarg est un bon vivant chaleureux, mais pas du genre « La vérité si je mens ». C’est un intellectuel dont le plus grand travers est d’essayer de coincer un étudiant sur un sujet étymologique tordu. Lui, sa femme et son fils passent indifféremment de l’italien au français et à l’anglais, et parlent d’art classique, d’esthétique et d’histoire. Elio aime jouer des airs de Bach à la manière de Liszt, puis à celle de Busoni adaptant Liszt (Oliver ne semble pas impressionné : joue simplement comme Bach). Je dois signaler ici que l’action se situe dans

les années 1980, quand YouTube ne polluait pas les jeunes esprits. C’est aussi un idéal platonicien du « milieu enrichi », sans doute une vision stéréotypée de l’accent mis par la culture juive sur l’éducation. Les Gens du Livre, comme on dit. C’est un film où Armie Hamme apparaît torse-nu tout en essayant d’analyser une phrase de Heidegger (Heidegger !) avant de s’immerger dans une antique piscine en pierre. Ce sont des Juifs qui connaissent probablement le Pentateuque de fond en comble, mais sont fondamentalement séculiers. En effet, aucun signe juif dans leur villa italienne, c’est pourquoi on remarque à ce point l’étoile de David pendue au cou d’Oliver. Source et copyrights : https://fr.timesofisrael.com


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Le billet d’humeur de Bernard Korn Brzoza en étant conscients de la source antisémite des départs de nos compatriotes juifs vers Israël ou le Canada se déclarent indifférents ». L’antisionisme est un fait, il se relaie silencieusement « aussi longtemps que l’Islam souterrain dominera l’inconscient en imposant la peur et la loi du milieu, cet antisémitisme persistera ». « L’Islam progresse dans les consciences et plus encore dans l’inconscient. » Les autorités ont-elles le courage de regarder cette vérité en face ? Les leaders Iraniens n’ont t’ils pas soulignés dans un discours fleuve « l’influence d’Israël sur le dérèglement climatique », autant d’inepties prêteraient à sourire si ce n’est le fait que des centaines de milliers d’individus « le croient ». Le reste suit.

Israël est notre cœur, l’âme vibrante de nos pensées, en cette veille des fêtes les plus significatives de la tradition juive, Rosh Hashana, la célébration de l’année nouvelle et le son du schofar comme « un cri du cœur »et Kippour voué à la prière, à la repentance et au pardon, l’arbre de vie dans cet espace temps est réservé à la réflexion. Jour, ou l’Omniprésent, D. se penche sur l’âme de ses fidèles et balance entre la vie et le jugement fatal. Triste espérance dans ce monde perfide ou l’on condamne les hommes et pas les Nations. Notre histoire est au début de toute chose, une facette lumineuse dans un monde qui se lézarde faute de morale, une lumière qui brule les pervers d’une jalousie infâme et les pousse à une cruauté sans pareille lorsqu’il est question des juifs et d’Israël. Y a-t-il une raison ? D. a-t-il une réponse ? La tradition indique comme pour accorder à notre sensibilité ce retour pérenne à notre passé « l’âme des disparus descend vers nous et se joint à celle de ses proches ». Kippour, les larmes versées ce jour sont à la mémoire de tous les drames que nous avons vécus, une solidarité émotionnelle qui ne s’adressent pas particulièrement à nos chers défunts, elles vont vers toutes nos victimes, toutes générations confondues dans un suprême Kaddish, celles pour lesquelles le linceul ne fut que cendres et fumée, ce Yiskor sorti de nos âmes meurtris est le rappel constant que notre souffrance à été aussi le sursaut de notre renaissance. Cet univers politisé est acquis au soi disant politiquement correct, une planète qui s’entretue, se massacre, se haïsse, la représentation de cet occident « déshumanisé » « immobilisé « à l’ONU, cette communauté de destin s’accommodant du pire n’est qu’une scène de théâtre, un leurre à l’échelle du monde ou s’exerce toute la panoplie des tragédies humaines couvertes par les mensonges appropriés, une conspiration permanente entre les influences des uns sur les autres, un chantage outrageant pour le « grand MACHIN » que rien n’ébranle ou le droit à l’expression n’est qu’un rapport d’intérêt, un deal entre deux mondes, un

bras de fer entre les puissants, une partie de poker entre deux sociétés rivales confrontant simultanément terreur et paix, en fait annonce notre déclin civilisationnel. Ce monde sans cohésion consensuel ne véhicule que des haines et à des objectifs bien précis, la suprématie religieuse figée dans une orthodoxie d’intolérance. L’humanisme condescendant de nos démocraties ne se laisse pas impressionner mais dans ce parcours de la régression républicaine, le laisser faire adoubé par des critiques compassionnelles, des moralisateurs faiseurs de fausses idées, ils demeurent dans un entêtement mortifère et jurent que la paix est une possibilité à l’universelle à la condition d’abandonner l’exigence de nos propres valeurs. « Cette réconciliation de l’humanité avec elle-même supposent des valeurs communes à tous les hommes, à toutes les sociétés et à privilégier ce qui nous unit plutôt de ce qui nous distingue ». Nous sommes bien loin de cet angélisme politique, le croire ? L’imaginer ? Le vivre un jour ? Notre sensibilité occidentale joue à la dramatisation tactique des événements, elle calme, joue la diplomatie « courbette », pondère nos actes de colère au nom de nos valeurs, elle n’est pas sans conséquence sur l’ombre fatale de notre devenir, elle pousse le peuple à une inquiétude croissante et tente de freiner une violence urbaine brutale, sorte de « loi de la jungle » à vrai dire sans trop de succès. Ils se rassurent de préjugés stériles, tous liés en grande partie à leur désarroi. Le pouvoir des mots, des idées transmises par les médias, les images manipulées, falsifie une réalité afin qu’une stratégie de la diversion s’ingère dans les esprits et souille les intelligences. Les nouveaux intellectuels, ces penseurs en mal de reconnaissance jettent en pâture le fait juif, la parole antisémite s’exprime de plus en plus librement en public, l’insondable haine du juif, de générations en générations colportées par une obsession maladive vue comme étant l’unique problème que connaitrait la planète. Déraison, malveillance voulue, tout s’attache à cette présomption de culpabilité à demi-mot que les juifs et Israël seraient les seuls détonateurs du désordre mondial. « Selon un sondage de 2017, 60 % des français tout

Communauté juive, au cœur de cette contestation, pris entre un antisémitisme primaire, religieux et l’antisionisme comme le ressort de la haine du juif dans son ensemble, aurait de quoi nous faire trembler. Une judéophobie implacable anime le monde « des autres », leurs crimes commis au nom d’une fureur primaire, dopant leur ADN , les agresseurs les mains tâchés du sang de nos frères sont des « débiles mentaux » diton, crime après crime, leurs forfaitures sont une victoire que Daech revendique quelque soit le degré de leur déficience psychologique. Ils sont excusés, « des déséquilibrés » nous dit on, ils hurlent « Allah Akbar » à l’ instant où ils tuent. Nous vivons sur deux mondes, une existence bâtie sur le « bon vouloir du prince ». La présence du président Macron à la grande synagogue de la Victoires, première historique, pas de discours , question protocole laïque, il est à même d’entendre les doléances de nos représentants cultuels, Joël Mergui « la France, terre d’asile est en train de devenir une terre d’exil pour les Juifs ». Haïm Korcia « Vous êtes comme le Mur Occidental à qui nous confions nos peines et nos espoirs, sans qu’il ne nous réponde alors que nous savons bien que quelqu’un nous entend ! » Une crainte communautaire « la montée de l’Islamisme, de l’antisémitisme » et de « la haine d’Israël ». Est-ce que tout a été dit ? Rappel sur l’agression d’un jeune juif sur le pont Alexandre III, un fait divers ou un acte antisémite ? La question cruciale « jusqu’ou ira la mauvaise conscience de notre société, à tout accepter, à tout pardonner ? Nous rencontrer, une excuse, un prétexte pour nous honorer en tant que communauté exemplaire et nous agonir lorsque nous réagissons « disproportionnément » à Gaza. « Par peur de stigmatiser, de commettre un amalgame coupable, la France a perdu des années dans sa lutte contre l’islamisme radical», selon Finkielkraut « l’antisémitisme va s’aggraver en France.» « L’idée que les juifs ne sont pas tout a fait des français à part entière.»Est ce une dérobade, d’un coté la France défend nos valeurs juives mais son choix au Conseil de Sécurité est il l’indicateur sans censure de sa position à l’égard d’Israël sachant ce qui nous lie notre communauté à Israël ? Nous posons la question, cette dichotomie laisse peu d’espoir à une pause des agressions pouvant advenir à notre communauté. Nous le savons, c’est à

l’Assemblée Générale du Conseil de Sécurité de l’ONU, il faut être lucide, c’est au vote des résolutions que nous connaissons nos véritables amis. Kippour, c’est le combat de la conscience, le terminal divin qui introduit dans ses prières l’idée du bien et du mal, du pardon au repentir se devrait également juger les états, un contrat de vie pour l’année à venir, et pour les exécutifs l’idée de la fragilité de leur pouvoir. Mais quel homme d’état n’est pas soucieux de sa représentation, il s’adapte, corruption des promesses par lesquelles il a accédé au pouvoir, quelle figure politique ne se sent elle pas au dessus des lois, être le plus habile, orgueil et vanité s’associent, le texte de l’Ecclésiaste « tout n’est que vanité, rien que vanité ». Il en est de même pour le fidèle, cette propension à être D. quand sa réussite l’éclabousse de lumière, sa suffisance immodérée lui retire toute objectivité, prince provisoire d’une société mouvante « il n’est que poussière… et s’en retourne à la terre.» Kippour nous appelle à la modestie. Devant D. la confrontation n’est point de se montrer dans ses plus beaux atours, nous savons ce que nous valons, l’homme se retrouve face à ses extrêmes, seul à sa vérité, tel qu’il ait, aveugle dans le quotidien, le courage à Kippour est d’affronter les démons qui sommeillent en nous, tenter de les dompter, maitriser ses forces négatives pour que s’éveille en ce jour de jugement la promesse d’une rédemption intime de nos erreurs passées ou freiner celles à venir, comme on le récite par 3 fois à Kol Nidre. Il n’y a pas de métamorphose , l’homme reste égal à lui-même, dans son âme le sentiment de la faute n’est pas éteint, il sait en cet instant la limite de son geste, qu’il soit faible ou fort l’homme succombe, la prière ne guide pas son quotidien, c’est l’instinct alors face à sa conviction religieuse , il sait qu’il vit un passage douloureux et inquiétant, le sentiment d’offenser D. par une décision trouble, le sublime du jeûne lié à la fatigue de ce jour il est dans l’acceptation de la morale de Kippour, jusqu’à quand, demande le sage ? Dès le souffle du « schofar », commence alors le temps d’adapter nos bonnes résolutions dans l’espace temps à venir. Nous, les héritiers d’une religion d’une richesse incomparable, lumière dans les ténèbres, dans ces religions de haine qui entoure l’idée même d’Israël, jusqu’à notre légitimité désavouée, les propos puants de nos détracteurs sur notre nature d’assurer nos frontières et nos citoyens, la veulerie politique qui nous soutient politiquement de façade et de l’autre nous agonise sur nos soit disant dérapages sécuritaires. « Le déclin du courage dans les démocraties » est une réalité « chaque génération est un peuple nouveau » dit Tocqueville, alors « que le courant rigoriste de l’Islam est parfaitement licite par nos autorités. CHANA TOVA Bernard Korn Brzoza


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Voeux de David Bittan Président de Migdal

Cette période est toujours propice à faire le bilan de l’année écoulée.

gré l’environnement hostile des différentes compétitions.

L’Iran et son programme nucléaire ne sont soutenus que par quelques chefs d’état européens aveugles ou idiots et l’isolement sur la scène politique et économique du pays des ayatollahs est de plus en plus suivi par les nations et les grandes compagnies internationales.

Ce bilan, Israël ne le doit à personne d’autre qu’à ses habitants, à sa ténacité, à sa foi dans le Peuple juif et dans le sionisme…

Le président Trump a changé la donne au moyen orient :

Je veux rendre hommage à nos chers soldats de Tsahal et du Magav qui veillent sur le pays, tout au long de l’année et particulièrement à ceux qui seront de garde pendant les fêtes, loin de leur famille.

L’UNRAW affaibli financièrement ne servira plus de tuteurs aux programmes terroristes palestiniens. L’ONU et l’UNESCO ont enfin définitivement perdu toute crédibilité et n’auront plus aucun rôle actif faute de moyens. JERUSALEM accueille enfin la première ambassade, ce qui correspond à une reconnaissance de facto de la capitale d’ISRAEL. Les Etats-Unis seront suivis par d’autres pays. Au niveau économique, Israël fait pâlir de jalousie de nombreux pays. Sa capacité à surmonter la crise mondiale est un fait établi, c’est l’exemple à suivre pour les ministres des Finances occidentaux. La « star up nation » donne des sueurs froides à BDS et à tous les antisémites du monde. ISRAEL a fêté cette année ses 70 ans ! Sa population atteint plus de 8 millions d’habitants, l’espérance de vie est de presque 80 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes. Sur le plan artistique, elle a remporté l’Eurovision, avec l’espoir que Jérusalem accueille le concourt en 2019. Sur le plan sportif, les athlètes Israéliens ont remporté une multitude de médailles, mal-

Les juifs seront dorénavant présents à jamais sur la Terre d’Israël, avec Jérusalem pour capitale, une et indivisible.

Toute l’équipe des bénévoles de MIGDAL se joint à moi pour vous souhaiter une merveilleuse année 5779, remplie de bonheur, de joie et de santé et vous donne rendez-vous le 3 février 2019 pour le prochain gala en faveur des soldats d’Israël. Puissions-nous ensemble réaliser de grandes choses pour ISRAEL et nos soldats! Que les esprits s’ouvrent à la vérité et les cœurs à la tolérance et à l’amour. Shana Tova David BITTAN PRÉSIDENT

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Prendre un vol entre Tel-Aviv et New-York le 11 Septembre? Oui où non?

Le rédacteur d’IsraelValley prendra l’avion pour New-York ce vendredi prochain. Des places étaient disponibles entre Tel-Aviv et New-York ce 11 Septembre.Sachant que les avions sont toujours bondés en partance de Tel-Aviv une question se pose. Les israéliens évitent-ils de voyager ce jour? La réponse est oui! Non pas pour des raisons liées à l’attentat du 11 septembre 2001 mais aux fêtes de Rosh Hachana. Ce jour là El Al ne fonctionne pas! A SAVOIR. Il y a 17 ans, le 11 septembre 2001, quatre avions de ligne sont détournés par des terroristes et frappent plusieurs lieux emblématiques des Etats-Unis, notamment les tours jumelles à New York et le Pentagone, faisant près de 3000 morts. À la question « Prendriez-vous l’avion sans appréhension un 11 septembre ? », la réponse des voyageurs est nuancée : « Il y aurait vrai-

ment beaucoup de peur avant, pendant le décollage, et jusqu’à l’atterrissage. Honnêtement, un vendredi 13, je prendrai l’avion sans crainte, sans peur. Mais si un jour je dois aller en voyage à New York, c’est sûr que ce ne sera pas un 11 septembre ! » C’est même devenu un chiffre noir : « Cette mauvaise date reste gravée. Rien que le chiffre 11 me rappelle constamment les deux tours. Déjà que prendre l’avion tout court me fait peur, un 11 septembre, je pense que je ne pourrais pas. » Et si l’on en croit les messages d’internautes sur Twitter ces derniers jours, elles ne sont pas les seules à avoir une certaine appréhension : Les pilotes d’avion ne sont évidemment pas insensibles non plus à la date du 11 septembre. « C’est clair que c’est un jour particulier. Et encore plus pour les pilotes qui étaient en vol au-dessus des Etats-Unis ce jour-là. Ils ont toujours un petit pincement. »

Apple fait main basse sur les pépites les plus prometteuses d’Israël Spécialiste de la reconnaissance faciale, la jeune pousse israélienne RealFace fondée en 2014 a été rachetée pour plusieurs millions de dollars par le géant américain Apple. Apple est présent en Israël avec un centre de R&D à Herzliya (près de Tel-Aviv), son second plus grand centre de recherche et développement avec 800 employés. Mais le groupe ne s’arrête pas là puisqu’il fait main basse depuis plusieurs années sur les pépites les plus prometteuses de la Silicon Wadi israélienne. En 2011, la firme à la pomme s’était emparée du spécialiste de l’optimisation de mémoire flash Anobit pour 400 millions de dollars. Deux ans plus, le groupe américain récidive avec l’expert en reconnaissance des gestuelles PrimeSense pour 345 millions de dollars. Enfin, Apple a racheté dans la foulée pour 20 millions de dollars LinX, spécialisé dans les capteurs pour mobile. Une pépite pleine d’avenir

A présent, c’est au tour de RealFace, spécialiste de la reconnaissance faciale et de l’intelligence artificielle, d’être repris par Apple qui aurait débourser plusieurs millions de dollars pour se l’offrir selon nos confrères du quotidien économique israélien Calcalist. Cette jeune structure fondée en 2014 et comptant 5 personnes a développé une technologie apte à s’appuyer sur le « deep learning » pour identifier une personne en fonction de ces traits et des spécificités de son visage. La start-up créée par Adi Eckhouse Barzilai et Aviv Madar s’est appuyé sur une levée de fonds de 1 million de dollars. Pour rappel, en 2012, Facebook avait mobilisé 100 millions de dollars pour acheter Face.com, autre start-up de l’Etat Hébreu elle-aussi spécialisée dans la reconnaissance faciale. http://ecomnewsmed.com


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Netsah Israël lo ychaker

J’ai relevé les phrases suivantes dans le chapitre de présentation du livre DÉCADENCE de Michel Onfray. Les extraire de leur contexte ne les dénature pas. Aussi je vous les livre sans malice, aux fins d’éclairage. Quand ONFRAY dit: ...L’effondrement de la civilisation romaine rend possible l’avènement de la civilisation judéo-chrétienne.»

Certains rêvent, d’autres constuisent

Il parle de Civilisation JUDÉO-CHRÉTIENNE. Et si j’insiste, c’est parce qu’Onfray fait le distinguo entre les JC et les juifs. Si le philosophe n’hésite pas à dire, que TOUTE civilisation est appelée à disparaître, il se garde bien de citer le Judaïsme.

Mais qui sont ces réfugiés? Ils ont fuit leur

Et le célèbre adage revêt toute sa splendeur: NETSAH ISRAËL LO YCHAKER. (Chmpoul 1, 16) L’Eternité d’Israel ne se démentira jamais. Et plus loin, Onfray poursuit : Le christianisme recycle le paganisme aussi bien dans son architecture que dans l’élaboration de sa fable. Et encore; La puissance d’une civilisation épouse toujours la puissance de la religion qui la légitime. Quand la religion se trouve dans une phase ascendante, la civilation l’est également. Quand elles se trouve dans une phase descindante la civilisation déchoit. Quand la religion meurt, la civilisation trépasse avec elle.

toire. 3 générations ont passées en exil.

doute, déjà, arrières petit fils. Tous les Présidents américains depuis Harry TRUMAN à Obama ont subventionné un malheur scenarisé. Même quand on brûlait le drapeau Américain.

L’UNWRA, agence créée en 48 par l’ONU a aussi perduré.

maison en 1948, persuadés qu’ils reviendraient dans les rangs d’une grande armée arabe et qu’ils jetteraient Israël à la mer. Ou, tout au moins dans les poubelles de l’his-

A l’effondrement de ROME( comprendre la chrétienté) nous assisterons au rétablissement d’Israel. L’antériorité d’israël s’étend sur plusieurs millénaires. Personne ne peut imaginer la fin du peuple choisi par HM. Ceci dit sans flagornerie.

La phrase citée à propos de l’effondrement...rend possible...est déjà développée par le MAHARAL de Prague au XVI eme siècle, dans le célèbre « NER MITSVA ». Le Vénère MAHARAL désigne ROME. Du fait que ma citation ne sera pas fidèle, retenons-en l’esprit:

Les clés de la maison sont passées entre les mains du fils au petit fils. Mais la maison n’est plus là, depuis longtemps. De 600.000 (présumés) ils sont 5 millions, mais on continue à parler de réfugiés. Les camps de tentes installés tout autour sont devenus des bidonvlles, puis des quartiers, mais on continue à parler de camps.

Ne plus financer les réfugiés... Ne plus subventionner l’UNWRA.

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Elle assisté les habitants de Gaza pour environ 80%, car il y a des réfugiés palestiniens, dans les territoires palestiniens. Réfugiés dans leur propre territoire et réfugiés à jamais. Donald TRUMP les voit comme des RMistes, qui refusent tous les emplois proposés, de père en fils, en petit fils et sans

René SEROR

La prétendue paix d’Oslo s’est enlisée jusqu’à disparaître dans les sables mouvants de l’histoire. Donald TRUMP, comme un syndic de faillite à tout liquidé. En installant l’ambassade à Jerusalem, il a mis fin au « Statut à part » de la ville 3 fois Sainte. Du coup, il renverse un espoir, le droit au retour. Il plante un clou supplémentaire dans le cercueil de l’état palestinien, enterrant ainsi l’utopie d’une paix négociée. CHANA TOVA A TOUS René SEROR


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Emmanuel Macron célèbre le Nouvel An Juif

Le debrief de la semaine Par Jack-Yves Bohbot

14,7 millions de Juifs dans le monde A la veille de Roch Hachana, l’Agence juive pour Israël a indiqué que la population juive s’élevait désormais dans le monde à 14,7 millions. Près de la majorité des Juifs, soit 6,6 millions de personnes, résident en Israël. L’organisation recense 453 000 Juifs dans notre pays.

Dérapage d’un sénateur macroniste Le sénateur LREM des Français de l’Etranger, Richard Yung, a noté dans un tweet que lors de la cérémonie de la Victoire « les rabbins soulignent la montée de l’antisémtisme mais ne disent rien de la situation des palestiniens ». Désolant de voir un parlementaire lier le sort des Juifs de France au conflit israélo-palestinien !

Historique. Le mot est souvent utilisé et galvaudé mais la cérémonie des vœux mardi soir du Consistoire était bel et bien historique. Car c’était la première fois dans notre pays, que la plus haute autorité de la République assistait à cette cérémonie, qui, à quelques jours du début du mois de Tichri, marquait le nouvel an juif dans une grande synagogue de la Victoire, pleine comme un œuf, où se mêlaient ministres, élus, ambassadeurs, rabbins, représentants des autres cultes ou simples fidèles. En raison de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui ne lui permet pas de s’exprimer dans une enceinte religieuse, Emmanuel Macron n’a pas pris la parole, et le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a - non sans malice - comparé le chef de l’Etat au «Kotel», au Mur de Jérusalem. «Nous lui confions nos espoirs et nos peines sans qu’il nous réponde. Et pourtant nous savons que quelqu’un nous entend», prévenant Emmanuel Macron qu’il allait probablement repartir avec «les poches pleines de petits papiers» sur lesquels les Juifs présents lui auraient confié leurs espoirs et leurs craintes. Le mot est juste car craintes et inquiétudes, il y a. Le président du Consistoire, Joël Mergui, ne sait pas priver de les énoncer. La persistance d’un antisémitisme de plus en plus prégnant et désormais fortement ancré dans notre pays, comme l’ont illustré les derniers actes antisémites dans le 20ème, au Pont Alexandre III, à Beaubourg ou à Grenoble. «Si les Juifs devaient continuer à quitter massivement la France, ce serait uniquement parce que la France aurait cessé d’être la France» a pointé Joël Mergui.

Cette situation crée une forte inquiétude auprès des nouvelles générations qui, davantage que leurs aînés, « ne comprennent pas pourquoi ils doivent quitter les quartiers de leur enfance ou même s’exiler de France » pour fuir les actes antisémites. Joël Mergui a demandé que «l’abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses» ne soient «plus perçues comme des concessions en marge du droit mais comme des libertés évidentes». Il a également remercié le chef de l’Etat pour son soutien au Centre Européen du Judaïsme qu’il inaugurera cette année dans le 17éme arrondissement.

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Le Paraguay transfère son ambassade à Tel Aviv Volte-face de ce pays sud-américain qui, après avoir annoncé il y a quelques semaines l’installation de son ambassade à Jérusalem, vient de décider de la ramener à Tel Aviv. Cette mesure a conduit l’Etat hébreu à fermer sa représentation diplomatique à Asunción, capitale du Paraguay.

Le secrétaire général de l’Onu participe à Tashlikh Antonio Guterres a participé avec d’autres ambassadeurs auprès de l’Onu à cette célébration organisée, sur les rives de l’East River à New-York, par Danny Danon, ambassadeur d’Israël. « Je voulais profiter de cette occasion pour donner ma bénédiction au peuple juif » a commenté le secrétaire général de l’Onu.

La maire de Paris à la Roquette Après l’inauguration du Jardin Truillot dans le 11ème arrondissement samedi, Anne Hidalgo est venu saluer les fidèles de la synagogue de la rue de la Roquette, après l’office de Chabbat . Son président Serge Benhaïm l’a accueilli au nom du Consistoire et de la communauté juive du 11ème. Enquête ouverte après la dégradation de l’exposition consacrée à Simone Veil Après les dégradations subies par les panneaux de l’exposition consacrée à Simone Veil au Panthéon, la police a ouvert une enquête qui a été confiée au commissariat du 5ème arrondissement.

La « loi berko ». Fin des drapeaux ennemis lors de manifs en Israël?

Dernier petit papier glissé dans le Mur, Joël Mergui a lancé en guise de vœu à Emmanuel Macron : «Nous voulons croire que vous préférez les actes à la parole». Jack-Yves Bohbot

Anat Berko est un criminologue et un politicien israélien. Elle est experte dans les domaines de la lutte contre le terrorisme. La députée Dr. Anat Berko (Likoud) prépare actuellement une proposition de loi visant à sanctionner sévèrement tout citoyen israélien qui brandira un drapeau d’une organisation ou d’un pays ennemis lors d’une manifestation. Il s’agit d’un amendement à la loi interdisant les troubles de l’ordre public. Son initiative survient après les images choquantes filmées sur la place Rabin lors de la grande manifestation arabe contre la Loi de la Nation. Ce phènomène très fréquent s’est reproduit lors des obsèques du terroriste Ahmed Mahmadi à Oum El-Fahm. Dr. Anat Berko déposera le texte sur le bureau de la Knesset dès le début de la session d’hiver qui débu-

tera au mois d’octobre. La députée trouve anormal qu’aucune loi n’ait jamais été adoptée en ce sens, estimant avec raison qu’il est inacceptable que des citoyens expriment publiquement la haine de l’Etat dans lequel ils vivent et apportent leur soutien aux ennemis de cet Etat. Dr. Anat Berko affirme qu’elle a eu des entretiens avec des hauts responsables qui lui ont promis le soutien gouvernemental à sa proposition lorsque le moment sera venu, y compris pour un processus législatif accéléré. Le texte de loi prévoit jusqu’à une année de prison pour quiconque se livrera à de tels actes. Source : http://www.lphinfo.com


SÉCURITÉ

Edition du 13 au 20 Septembre 2018

Un drone capable de sauver la vie de personnes frôlant la noyade

Une société israélienne a développé un drone capable de sauver la vie de personnes frôlant la noyade. L’univers des drones s’est considérablement développé ces dernières années, ses capacités étant passées de celles d’un simple jouet à celles d’un outil de surveillance, d’expédition et même de lutte contre le terrorisme se révélant particulièrement utile. Une entreprise israélienne a récemment décidé d’ajouter à la technologie du drone une nouvelle utilité, celle de sauver des personnes se noyant en mer, a rapporté Ynet. Le nouveau drone, développé par Blueskimmer, est équipé de trois flotteurs qui gonflent rapidement au contact de l’eau,

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Qui a bien pu espionner un satellite franco-italien ? Pas les israéliens…

et a pour objectif d’aider les sauveteurs en augmentant leurs capacités de sauvetage. Ainsi, une fois que le maître nageur identifie une personne en détresse à des centaines de mètres, le drone peut déployer les flotteurs en seulement 15 secondes. Il est également équipé d’un système de haut-parleurs permettant au maître nageur d’informer la personne dans l’eau. Le drone est fabriqué à partir de fibres de carbone et peut fonctionner dans un rayon de 2 km, ce qui réduit considérablement le temps de réponse apportée à une victime en train de se noyer. Source : Par l’équipe d’Unis avec Israël

Au cours d’une conférence de presse organisée ce 7 septembre au Centre national des études spatiales de Toulouse, la ministre française des Armées, Florence Parly, s’est exprimée sur les enjeux de l’espace pour la Défense. Elle a à cette occasion accusé la Russie d’avoir tenté en 2017 d’espionner un satellite franco-italien permettant des communications militaires sécurisées. Moscou n’a pour l’heure pas réagi à ces accusations. Ce n’est pas seulement inamical, cela s’appelle un acte d’espionnage «Alors qu’Athena Fidus [un satellite franco-italien] continuait sa rotation, tranquillement, au dessus de la terre, un satellite s’est approché de lui. De près. D’un peu trop près. De tellement près qu’on aurait pu croire qu’il tentait de capter nos communications. Tenter d’écouter ses voisins, ce n’est pas seulement inamical, cela s’appelle un acte d’espionnage. Et cette petite guerre des étoiles n’a pas eu lieu il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine. Elle a eu lieu il y a un an, à 36 000 km au-dessus de nos têtes. Et ce satellite aux grandes oreilles s’appelle Louch Olympe. C’est un satellite russe, bien connu mais un peu indiscret», a-t-elle expliqué.«Nous l’avons vu arriver, nous avons pris les mesures qui s’imposaient, nous le surveillons attentivement, nous avons d’ailleurs observé qu’il continuait de manœuvrer activement les mois suivants auprès d’autres cibles. Mais, demain, qui dit qu’il ne reviendra pas auprès d’un de nos satellites ? Qui dit surtout qu’il sera le seul alors que nous savons très bien que d’autres très grandes puissances spatiales déploient en orbite des objets intrigants, expérimentant des capacités potentiellement offensives, conduisent des manœuvres qui ne laissent guère de doute sur leur vocation agressive ?», s’est

ensuite interrogée Florence Parly. https://francais.rt.com ISRAËL ET ESPIONNAGE SPATIAL. L’Ofek 11, un nouveau satellite espion ultra sophistiqué, a été lancé il y a deux ans depuis la base israélienne de Palmahim. La démarche a tout de suite ravivé les craintes subsistantes dans la région. Aucun doute, Israël cherche à espionner l’Iran et certains autres pays de la région. C’est ce qu’a déclaré à Sputnik Persian Hassan Hanizadeh, analyste politique et ancien rédacteur de l’agence d’information iranienne MehrNews. Le satellite espion Ofek 11, lancé le 13 septembre par l’État hébreu, a provoqué une vague d’inquiétude au Proche-Orient. De nombreux médias affirment que l’engin spatial est chargé de recueillir des données sur les pays voisins d’Israël, et notamment sur la Syrie et l’Iran. « Par cette provocations, Israël cherche à surveiller attentivement et à recueillir des données secrètes, à analyser et à contrôler la situation dans les pays du Proche-Orient tels que l’Iran, la Syrie, l’Irak et même dans des pays éloignés comme la Russie et la Chine », estime M. Hanizadeh. Depuis de longues années, Israël utilise des technologies ultrasophistiquées d’espionnage au Proche-Orient et en Asie centrale. Une dizaine de modifications à l’Ofek avaient déjà été lancées par le passé. « Ce n’est pas sans la participation des ÉtatsUnis que ces satellites ont été construits et lancés », fait remarquer l’expert. Selon lui, en matière d’espionnage, Israël ne connaît pas de limites et les États-Unis lui fournissent tout le soutien possible. https://fr.sputniknews.com


SÉCURITÉ

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Pas cool. Google aurait conclu un accord « secret » avec Mastercard

Google aurait conclu un accord avec Mastercard permettant au géant californien de savoir ce que les consommateurs achètent dans des boutiques physiques, rapporte Bloomberg. Les personnes concernées sont les clients de Mastercard aux Etats-Unis, qui disposent d’un compte Gmail et n’ont pas refusé le suivi publicitaire de la firme dans les paramètres. Or, la grande majorité des deux milliards de détenteurs d’une Mastercard n’ont pas été avertis de cette transmission d’informations, commencée il y a environ un an. Efficacité des publicités Pour avoir accès à ces données, Google aurait payé plusieurs millions de dollars à Mastercard, selon deux personnes ayant participé à la finalisation de l’accord. En surveillant les achats des internautes dans les magasins, l’entreprise peut déterminer l’efficacité des publicités en ligne de ses annonceurs. Il s’agit aussi de mieux comprendre le lien entre les campagnes pu-

blicitaires sur internet et le comportement des acheteurs dans les points de vente « en dur ». Un avantage précieux Cet accord est un gros avantage pour Google, notamment dans la compétition acharnée qui oppose la société à Amazon. Pourtant, quand le géant avait présenté en 2017 son service de « mesure des ventes en magasins », il avait évité de nommer son partenaire dans ce projet, rappelle 01Net. « Nous n’avons accès à aucune information personnelle via les cartes de débit et de crédit de nos partenaires et nous ne partageons aucune information personnelle avec nos partenaires », avait assuré un porte-parole. Mastercard a expliqué de son côté ne fournir « aucune donnée personnelle ou relative à une transaction individuelle ». Seuls les volumes des ventes et l’importance de chaque achat seraient communiqués. Source : 20minutes.fr

Masada Armour (Israël) a mis au point un modèle de sac pare-balles

La société israélienne Masada Armour déclare avoir vendu aux Etats-Unis des centaines de sacs à dos pare-balles depuis la tuerie dans un lycée de Parkland en Floride Par AFP : « Une firme israélienne dit avoir vendu ces derniers mois aux Etats-Unis des centaines de sacs à dos pare-balles, derniers-nés de sa gamme d’équipement de protection, depuis la tuerie dans un lycée de Parkland en Floride. « Nous avons conçu un sac à dos pare-balles à la demande de nos distributeurs aux EtatsUnis après l’énorme traumatisme provoqué par la fusillade de février en Floride », a dit à l’AFP Snir Koren, PDG de Masada Armour. Nikolas Cruz, 19 ans, avait ouvert le feu et tué 17 personnes le 14 février dans son ancien lycée de Parkland avec un fusil semi-automatique type AR-15.

Masada Armour a mis au point en quelques mois un modèle de sac pare-balles désormais certifié par l’armée et la police israéliennes, a dit le patron de cette entreprise de Julis (nord d’Israël) qui avait déjà à son catalogue des casques, des gilets pare-balles ou du matériel de camouflage. « Depuis, les commandes venant des EtatsUnis n’ont cessé d’affluer. En deux mois, nous en avons vendu des centaines et nous nous préparons à augmenter les cadences de production pour arriver à 500 unités par mois », dit Snir Koren. Le modèle de base, d’un poids de 2,9 kg, protège contre les tirs de pistolet de 9 mm et est vendu 500 dollars, dit-il. Une version améliorée, plus lourde, est censée protéger contre les tirs de fusils d’assaut M-16 et Kalachnikov pour plus de 700 dollars ». Source : https://fr.timesofisrael.com

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SÉCURITÉ

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Vente aux enchères de la « flotille de Gaza » en Israël

Les bateaux de la « flottille à Gaza », confisqués il y a un mois, seront vendus aux enchères et l’argent de la vente sera remis aux familles des victimes du terrorisme. Quatre navires confisqués il ya un mois et demi par la marine alors qu’ils se rendaient dans la bande de Gaza seront vendus et l’argent à payer pour cette vente sera réparti entre deux familles de victimes terroristes, les familles Gavish et Weinstein, le tribunal de district de Jérusalem a statué suite à une requête déposée par les familles contre le Hamas. Selon un rapport publié à Yediot Aharonot , le tribunal a discuté de la pétition et entendu l’opinion des officiers supérieurs de la marine et des renseignements, qui ont affirmé sans équivoque que lorsque des navires atteignent la bande de Gaza, ils les transmettent immédiatement au Hamas. A la fin de l’audience, le tribunal a décidé que deux des navires, « Freedom » et « Karstein », seraient confisqués s’ils étaient capturés par la marine. Fin juillet, la marine a pris le contrôle de la flottille et les navires ont été transférés au port d’Ashdod et, ces derniers jours, le tribunal a décidé que les navires seraient vendus aux enchères et que l’argent

reçu serait distribué entre les deux familles. La famille Gavish a perdu David et Rachel Gavish, résidents d’Elon Moreh, leur fils Avraham et Yitzchak Kanar, le père de Rachel Gavish. L’attaque s’est produite lorsqu’un terroriste est entré chez la famille Gavish à la veille du premier jour de la Pâque en 2002 et a ouvert le feu sur les occupants. La famille Weinstein a perdu son fils, Adam, lors d’une attaque terroriste sur le passage piéton de Jérusalem en 2001. Dans les deux cas, le tribunal a déterminé le lien direct entre les auteurs des attaques et l’organisation du Hamas. Le montant à percevoir de la vente des navires ne devrait pas dépasser les quelques milliers de shekels à répartir entre les familles, mais les familles considèrent que cette décision est en principe importante. « C’est loin des dizaines de millions que le tribunal a décidé pour nous », a déclaré à Yediot Aharonot un membre de la famille, « mais de notre point de vue, ce n’est que le début de la route. il y a un prix pour les crimes intolérables du Hamas. http://www.israelnationalnews.com

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C’est quoi ce Mag-Lev qui arrive à Netanya ?

La ville israélienne de Netanya est la prochaine sur la liste à monter à bord du plan skyTran pour l’avenir des transports en commun.Elle a approuvé la construction d’un itinéraire de 600 mètres sur lequel une flotte de navettes mag-lev pouvant transporter deux passagers prendra les voyageurs à la demande, grâce à une intelligence artificielle, entre la gare de la zone industrielle de Poleg et le quartier résidentiel de Kiryat Nordau. Les véhicules contrôlés par l’ordinateur de skyTran, capables d’atteindre une vitesse de 300 kilomètres par heure, ont été déve-

loppés au centre de recherche Ames de la NASA en Californie (1) et sont en cours de construction chez Israel Aerospace Industries. Le système mag-lev est destiné à révolutionner les navettes urbaines et suburbaines de manière rapide, sûre, écologique et économique. On ne sait pas quand skyTran sera prêt pour le marché, bien que Globes rapporte que le développement de la technologie sera achevé avant la fin de cette année. Source : Israel21C


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Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël était à Marseille le mois dernier

Mémorial de la Déportation des Juifs de France. Un nouvel outil de recherche

« La 26e Conférence des ambassadeurs a été marquée par l’annonce, le 27 août dernier, du président de la République Emmanuel Macron de la tenue d’un sommet sur la Méditerranée. L’événement doit se tenir l’été prochain à Marseille. Après avoir pris leur feuille de route, les 112 diplomates se sont rendus dans onze régions pour leur dernière journée sur le sol français.

A la découverte de l’écosystème d’innovation Israélien Interrogé sur les raisons de sa venue à Marseille, Réne Troccaz, ambassadeur à Chypre, a expliqué le projet de la ville de Limassol. La ville portuaire souhaite dupliquer le modèle d’aménagement urbain d’Euroméditerranée. Dans le cadre de cette coopération, une délégation marseillaise s’envolera pour Chypre le 1er octobre.

Treize avaient fait le choix de Marseille et Aix, le 31 août dernier. Avec une forte représentation de la France dans les pays du bassin Méditerranéen. Temps fort de cette journée, la rencontre au sein de The Camp avec des entreprises étrangères qui ont fait le pari de la Provence.

« Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région qui entretient des liens les plus étroits avec Israël. D’ailleurs lors du salon technologique DLD, la Région et la Métropole viennent en force pour rechercher les collaborations avec des start-up et mieux connaître l’écosystème d’innovation Israélien », explique Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël.

« Dix ans après l’Union pour la Méditerranée, il nous faut retrouver le fil d’une politique méditerranéenne », a annoncé le président de la République, le 27 août dernier aux 112 ambassadeurs, réunis durant quatre jours à Paris lors de la traditionnelle Conférence annuelle, moment clé de la diplomatie française. Mission leur a été donnée de sélectionner des personnalités qui participeront cet été au sommet sur la Méditerranée. Sur les 112 ambassadeurs en province, 13 choisissent la Provence Lors de son discours à l’Elysée, le président français a notamment insisté sur la stabilité en Syrie, en Libye et au Sahel. « Notre coopération avec l’Algérie est importante dans le cadre des opérations Barkhane au Mali. Le président en a déjà beaucoup parlé avec les Algériens dans le cadre du G5, il nous a rappelé l’importance de l’Algérie dans cette région », a expliqué Xavier Driancourt. L’ambassadeur de France en Algérie, tout comme 12 autres diplomates, avait choisi de consacrer sa dernière journée à la Provence.

Le « Mémorial de la Déportation des Juifs de France », se dote d’un moteur de recherche interactif et accessible à l’adresse suivante: https://stevemorse. org/france

Grèce, domiciliées à Marseille, et déportées en 1943.

La base de données est construite à partir du Mémorial de la Déportation des Juifs de France, publié par Serge Klarsfeld en 2012, puis mis à jour par ses soins et ensuite par Jean-Pierre Stroweis.

– rechercher les personnes déportées de Corrèze par le convoi 51.

Ce dernier a ajouté des compléments et des liens destinés à identifier plus précisément les lieux de naissance des déportés. L’outil offre une variété de méthodes pour identifier une personne ou un groupe de personnes d’un profil donné. Il permet, par exemple de : – rechercher la ou les personnes nées en

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– rechercher les personnes nées à Francfort et internées au camp de Gurs.

– rechercher les enfants âgés de moins de 7 ans habitant dans le 11ème arrondissement de Paris et dont le prénom commence par un ‘J’. – permettre une recherche phonétique des noms, prénoms et localités, afin de retrouver des personnes inscrites sous une orthographe différente. Le site est bilingue (Anglais/Français) et reprend la préface de l’édition 2012 du Mémorial.

Une journée en province souhaitée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian. Les Régions étant, depuis la loi NOTRe, responsables de la stratégie d’internationalisation des entreprises de leur territoire. « La diplomatie ne se traite pas qu’à Paris. Elle se fait également en région, dans les grandes métropoles qui ont également des messages à délivrer », a souligné Xavier Driancourt. Ainsi, Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur les a reçus dans la matinée afin de leur exposer sa politique internationale. « Avec la stratégie Méditerranée du Futur lancée l’année dernière, notre région a initié une véritable dynamique autour de la ligne méditerranéenne de la France. L’annonce de la tenue d’un sommet international à Marseille en 2019 est la parfaite confirmation », a déclaré l’ex-secrétaire d’Etats aux Affaires étrangères.

Les diplomates ont passé l’après-midi à la découverte de TheCamp, nouveau haut lieu de l’innovation. Depuis son inauguration en septembre 2017, le site a accueilli 20 000 personnes et hébergé une douzaine de startup. L’une d’elles, Bovlabs, jeune pousse indo-américaine spécialiste de l’échange d’énergies, a témoigné auprès des ambassadeurs des liens tissés localement lors d’une conférence sur l’attractivité du territoire, organisée par Provence Promotion. Implantée récemment à La Ciotat, la société japonaise Tajima, a fait de la Provence sa tête de pont pour conquérir de nouveaux marchés au Maghreb. « Il s’agit à travers les récits de Vectorys, entreprise de transport tunisienne, Katoen Natie, logisticien belge ou du Canadien Mont-Mars que nous avons implanté sur Aix-Marseille de convaincre les ambassadeurs d’être un relai auprès des entreprises étrangères pour venir sur le territoire », explique Valérie Vernaz, chargée de la communication de l’agence de développement métropolitaine. Faire valoir les intérêts de la France à l’étranger consiste également à soutenir les entreprises locales qui se positionnent à l’export. En ce sens, la diplomatie économique complète le travail de fond de Business France, des chambres de commerce et des conseillers du commerce extérieur ». http://ecomnewsmed.com


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Le bizutage est interdit par la loi en France. Vraiment ?

Les étudiants israéliens en programme d’échanges s’étonnent toujours de ce qu’ils peuvent voir en France durant leurs séjours. Des étudiants proches de l’équipe de rédaction d’Israelvalley nous ont écrit pour nous raconter une histoire sordide de bizutage (qui n’existe pas en Israël) qui a eu lieu à Toulouse. La presse locale toulousaine en a parlé.

Selon (1) : « Le bizutage a beau être interdit par la loi en France depuis 1998, la tradition se perpétue. Il n’y a qu’à se promener au centre-ville de Toulouse ces derniers jours pour s’en rendre compte. Certains restent potaches et bon enfant. D’autres moins. Celui infligé mercredi 5 septembre aux quelque 250 élèves infirmiers de première année à Toulouse passe mal selon la CGT du CHU qui tire la sonnette d’alarme après avoir recueilli les témoignages d’étudiantes qui se sont senties « humiliées ». Attachés avec du scotch avant les chansons salaces Selon le syndicat, les petits nouveaux ont été attachés deux par deux avec du scotch par une centaine de leurs aînés, « certains et certaines les mains entre les jambes d’autres ». Ils ont ensuite été conduits dehors pour la phase classique d’aspersion de diverses substances : œufs, farine mais aussi bétadine, coca, vinaigre… « Y compris dans les yeux ». Sans compter, l’obligation d’entonner des chansons aux paroles dégradantes du type « La fellation, c’est tellement bon »…

« Cela a duré plus d’une heure », précise la CGT qui dès ce jeudi matin a déclenché une « procédure de danger imminent » via son Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Nous ne demandons pas que les élèves bizuteurs soient sanctionnés, précise Pauline Salingue, la secrétaire du CHSCT. Notre objectif est que ça ne se reproduise pas l’année prochaine. Car certains élèves qui l’ont mal vécu s’expriment, mais quand on gratte un peu, on s’aperçoit que tout le monde veut que ça s’arrête. » Enquête interne La direction du CHU, accusée d’avoir laissé faire par la CGT, a réagi en début d’après-midi assez fermement, en parlant des « réminiscences d’une tradition inacceptable ». « Ces manifestations ne sont pas conformes aux valeurs hospitalières de l’établissement », indique un porte-parole. Une « enquête interne sur les événements » a été lancée en lien avec le CHSCT. A son issue « s’il devait être constaté des débordements contraires à la règle instituée, un rappel à la discipline sera engagé contre les responsables ». Le règlement intérieur de Pôle régional d’enseignement et de formation aux métiers de santé de Toulouse (PREFMS) interdit le bizutage. Visiblement, beaucoup d’étudiants l’ont signé sans le lire ». (1) https://www.20minutes.fr/

Depuis janvier 2018, 22 policiers se sont suicidés en France. Et en Israël ?

En France, un syndicaliste de la police : «Depuis le début de l’année, nous avons eu 22 collègues qui se sont suicidés parce qu’il y a une perte de sens de notre métier. On ne se reconnaît plus dans ce que l’on nous demande de faire.» Que se passe t-il en Israël sur ce sujet très délicat ?

En Israël, à la suite de suicides dans Tsahal (pas dans la police) de nombreuses mesures ont été misent en place pour arrêter le fléau. Des psychologues et psychiatres ont été nommés. L’armée avait publié les détails (pour une année) des 41 morts en 2016 : 15 soldats se sont suicidés, 4 ont été tués en opération, 9 pendant des accidents sur base, 7 sur les routes et 6 sont morts de maladie.

Sur les soldats qui se sont suicidés, 12 étaient des conscrits, deux des militaires de carrière, et un était réserviste. Comme en 2016, où tous les soldats qui se sont suicidés étaient des hommes, tous les ans, la majorité des suicides sont menés par des hommes (environ 90 %), mais il est rare qu’aucune soldate ne se suicide, selon le responsable des Ressources humaines. Des systèmes d’alertes ont lieu au jour le jour. A l’Université de Tel-Aviv le Professeur Peter Bamberger mène depuis des années des travaux scientifiques sur le suicide au travail. En ce qui concerne la police israélienne les chiffres sont confidentiels sur le nombre de suicides. Par contre il existe bien dans le pays un dispositif anti-suicide similaire à celui de Tsahal pour la police.

Un groupe de supporters marseillais installés à Tel Aviv sous le choc des Jeannine Pick est morte à Tel-Aviv. anti-Israël Une femme d’exception

L’OM contraint d’effacer un tweet qui a provoqué une pluie d’insultes antisémites.

Le club phocéen a été contraint de retirer un tweet soutenant un groupe de supporters marseillais installés à Tel Aviv en raison de la parution d’une multitude de messages haineux et antisémites. La bêtise n’a pas de limites et avec les réseaux sociaux, celle-ci jouit d’un formidable terrain de jeu pour étendre son empire. Comme le font régulièrement les clubs de football professionnels, l’Olympique de Marseille a adressé jeudi un message de soutien à un club de supporters fondé à l’étranger, en l’occurrence Tel Aviv (Israël). «La famille OM Nation continue de s’agrandir. Bienvenue à @OM_Tel Aviv», a écrit le community manager de la formation provençale. Avec ces quelques mots, l’OM reconnaissait donc officiellement le groupe OM_Tel Aviv, entré dans la galaxie des supporters

marseillais éparpillés aux quatre coins de la planète. L’adoubement a très mal tourné. So Foot rapporte que ce tweet a finalement été retiré du compte officiel des Phocéens quelques heures plus tard. Il avait provoqué une multitude de messages hostiles, haineux et très souvent antisémites de pseudo-supporters qui n’acceptaient pas qu’un groupe de fans israéliens entre dans le giron des vainqueurs de la Ligue des champions 1993.

Le site du mensuel consacré au football s’appuie sur le tweet de Fiorenzo Pazzo, rédacteur sur le site unolympique.com consacré à l’actualité du club français. «Tweet supprimé par le club à cause de réponses haineuses. C’est le meilleur moyen de dégouter à jamais des supporters de l’OM. Les pauvres imaginez ce qu’ils ressentent!»Marseille contre le racisme» c’est pas valable pour tous? La politique et le foot n’ont rien à faire ensemble», a écrit désolé ce fan phocéen. Source : http://sport24.lefigaro.fr

Jeannine Pick nous a quittés. D’une fermeté d’airain dans ses convictions, d’un sionisme intransigeant, d’une intégrité parfaite, d’un dévouement et d’une modestie exemplaires, telle a été Jeannine, une femme qui forçait la curiosité, puis le respect et l’admiration.

Pionnière du Planning Familial en France, militante des droits des femmes, Jeannine Pick a été la première Française d’Israël à rejoindre le noyau fondateur de l’ADFI en 1993. Ses qualités lui ont valu de rejoindre le Bureau Exécutif de notre association. Elle y est demeurée pendant plus de 20 ans, y occupant tour à tour les fonctions de Secrétaire générale adjointe et de Trésorière. Toujours souriante, toujours de bonne humeur, elle animait les réunions du Bureau Exécutif par son sens de la répartie, ses anecdotes piquantes et son regard toujours positif sur la vie. Cette femme d’un naturel gai et bienveillant était de tous les combats. En Israël, pour la

paix avec nos voisins, en France, pour la justice sociale et la défense de nos libertés et de nos droits. Elle s’est toujours voulue une « Femme Debout » et c’est ainsi, en « Femme Debout » qu’elle est partie et que nous la garderons dans nos cœurs.


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Pourquoi des jeunes Français non juifs veulent faire du bénévolat en Israël ?

Bénédicte Bourdier a terminé ses études dans l’école d’infirmières de sa ville natale, Limoges en France ; Jérémie Gachassin lui est diplômé en droit et était chargé de production pour un ensemble de musique contemporaine dans sa ville natale, Bordeaux : tous deux ont rencontré des difficultés pour poursuivre leur route. Ils ont dû s’arrêter et recalculer leurs options pour l’avenir. « Je cherchais un emploi », dit Bénédicte, «j’ai envoyé mon CV à l’hôpital, et au moment où j’ai envoyé des e-mails, j’ai réalisé que je ne veux pas encore faire carrière parce que je suis encore trop jeune, que je veux acquérir de l’expérience, voyager et pourquoi pas en tant que volontaire ! »

personnel m’a immédiatement invité à venir chez eux durant les vacances. » Après avoir retenu la destination Israël, ils étaient tenus de passer à l’étape suivante – parlez à leurs parents. “Les nouvelles en France présentent Israël comme un pays en lutte constante”, explique Bénédicte. « On en entend parler que lorsqu’un incident de sécurité survient, et au début j’ai dit à mes parents: ‘Comme vous le savez, je veux faire du bénévolat, alors j’ai trouvé du bénévolat avec des enfants ayant des besoins spéciaux. Quand j’ai dit que c’était en Israël, ils ont immédiatement demandé: ‘Peut-être que tu peux trouver un pays plus sûr? Donc ça a été plus qu’une simple conversation, mais ils m’ont finalement donné le feu vert.”

“La même chose m’est arrivée”, dit Jérémie “j’ai compris que mon avenir n’était pas encore tracé. Comme j’ai beaucoup travaillé avec les enfants par la musique, et que le groupe que j’ai dirigé en a aidés plusieurs, cela m’a appris à apprécier le travail avec des enfants, j’ai donc aimé enseigner. J’ai alors décidé de faire du bénévolat. ”

“J’ai vécu exactement la même histoire”, s’identifie Jérémie. « Dans ma famille, ils m’ont dit que c’était très bien de faire du bénévolat, mais que je trouverais un pays moins tendu, mais pour moi, il était question de découvrir Israël aussi. »

Chacun d’entre eux a navigué sur Internet et a trouvé l’association française CIEUX, qui offre d’innombrables missions bénévoles dans plusieurs pays. Ils y ont envoyé un curriculum vitae, l’organisation les a mis en relation avec d’autres organisations à travers le monde, et la première à répondre était l’Association israélienne des volontaires-IVA, qui offrait plusieurs options aux deux jeunes Français, ainsi qu’avec l’association OSE (oeuvre de Secours à l’Enfant).

« Au début, je n’ai rien compris, parce que tout est en hébreu » se souvient Bénédicte. « Je voulais acheter du shampoing et j’ai accidentellement acheté un conditionneur, ou encore des gens m’ont posé des questions que j’ai cru comprendre, mais j’ai répondu par une réponse qui n’était aparemment pas vraiment liée. Ce n’était pas seulement la nouvelle langue qui rendait l’échange difficile pour elle. “La nature de la vie en Israël est très différente de celle de la France”, ditelle.

Bénédicte (23 ans) a choisi de faire du bénévolat dans un lycée et un jardin d’enfants ayant des ‘besoins spéciaux’ à Holon, et Jérémie (25 ans) a choisi l’école franco-israélienne du village de Mikve Israël. Sur le point de terminer leur année de bénévolat, tous deux partagent avec nous ici leur expérience, à la fois excités, fiers – et vous serez surpris, ils racontent surtout de bonnes choses sur Israël et sa société ! “Quand on m’a parlé de volontariat en Israël, je ne savais pas grand-chose sur cet Etat, mis à part ce que j’ai entendu aux nouvelles, lorsqu’il s’agissait principalement du conflit israélo-arabe”, se souvient Jérémie. Il est intéressant de comprendre ce qui se passe ici, de faire l’expérience du vrai Israël. ” « Ce qui m’intéressait avant tout était de travailler avec des enfants ayant des besoins spéciaux », explique Bénédicte. « Quand j’ai vu que le volontariat était en Israël, la seule chose que je savais était qu’il y avait une guerre ici, je ne savais rien de ce pays, je ne savais même pas où c’était sur la carte… J’ai aimé le soutien que les Israéliens nous donnent: vous n’avez pas à demander d’aide, quelqu’un vient toujours vous offrir son aide. À Rosh Hashana (Nouvel An juif) et à Hanoukka (Noël juif), il y avait régulièrement des fêtes au jardin d’enfants, et le

Et ils sont enfin arrivés en terre inconnue !

« En France, tout est très lent, et je suis donc plus lente, alors qu’en Israël, je fais des choses tout le temps, et de plus en plus vite. Ce que j’ai beaucoup apprécié. Tout comme le soutien que les Israéliens donnent les uns envers les autres… Vous n’avez pas besoin de demander de l’aide, car immédiatement quelqu’un arrive : sachant que je faisais du bénévolat dans le jardin d’enfants où je me suis portée volontaire, le personnel m’a immédiatement invité à venir chez eux pour les fêtes juives, passer des vacances … ils m’ont vraiment adoptée. ” “Il y a ici un sentiment d’unité qui n’existe pas en France”, reconnaît Jérémie. « Les Français se sont sentis réellement solidaires après l’attentat contre Charlie Hebdo, quand tout le monde est descendu dans les rues de Paris. Ce fut la première, et peutêtre dernière fois que j’ai ressenti de l’unité en France. » L’année dernière, nous avons beaucoup appris et n’en avons pas moins été surpris : “L’une des premières choses qui m’a surprise …. C’est ce que les Israéliens pensent de la France”, explique Jérémie. “Je ne savais pas que nous donnions une opinion si négative que c’était dangereux en France. Et pour beaucoup d’Israéliens, la France c’était surtout Paris, alors il était important

pour moi d’expliquer que la France compte bien plus d’endroits que Paris, qui est en soi comme un grand pays dans le pays ». Et ils eurent d’autres réactions surprenantes, reçues de chez eux à la maison … « Quand nous sommes arrivés à Bethléem, des amis français m’ont appelée parce qu’ils avaient entendu qu’il y avait eu un incident à Bethléem et qu’il y avait des combats partout », dit Bénédicte. Et moi je leur répondais en fonction de ce que je voyais : “Hé les filles, je suis là sur place… tout près de l’église, tout est calme, tout le monde chante, c’est vraiment génial.” Jérémie raconte encore : “L’une des premières questions que mes élèves m’ont posée : ‘es-tu juif ?’ …‘Ah non, alors tu es chrétien?’ Et encore une fois après que j’ai répondu que non : «Donc tu es musulman ?. Et comme j’ai répondu que non : “Alors qu’est-ce que tu es ?” Il était difficile pour eux de comprendre le concept d’athée”. «Ils m’ont aussi demandé ça », dit Bénédicte avec une soudaine excitation, « et il leur était vraiment difficile de comprendre que je ne pratiquais aucune religion. » “Je pense que c’est l’une des principales différences entre la France et Israël”, analyse Jérémie. “En France, la religion ne change généralement rien aux relations entre les gens … et ici tout est une question de religion. Pour nous, c’est étrange au début et on a du mal à s’y habituer.” “Il m’est arrivé un autre truc aussi, il y a quelques semaines”, explique Jérémie. « Il y avait le désordre habituel à Gaza pendant le Ramadan, alors toute ma famille a téléphoné en panique – je suis resté très calme : « Tout va bien, je vais bien. » Ils ne comprennent pas que de tels événements sont très spécifiques et n’affectent pas forcément tout Israël. ” “Justement à cause de tout ça, mes parents sont venus me rendre visite ici”, dit Bénédicte. “Ils ont vu Israël comme nous, et si je ne m’étais pas portée volontaire ici, ils n’y seraient probablement jamais venus.” Mais il s’avère qu’eux-mêmes en Israël ont rencontré des réactions qui les ont surpris : beaucoup d’Israéliens ont eu du mal à comprendre pourquoi les jeunes Français non juifs voudraient faire du bénévolat ici. Pourquoi devraient-ils venir en Israël plutôt que dans d’autres pays, souvent plus proches géographiquement et en termes de mentalité, de lien envers la France ? Ils ont dû aussi s’habituer au style de discours et aux ‘manières’ israéliennes… « Le personnel des lieux où j’ai fait du bénévolat parle très fort», nous décrit Bénédicte : « Au début, j’ai été si choquée que je pensais que je faisais quelque chose de mal, mais tout de suite mon collègue est venu vers moi et m’a embrassée. Il est très important en Israël de regarder son interlocu-

teur dans les yeux. Une autre chose que j’ai pu remarquer c’est que les Israéliens parlent constamment au téléphone. Y compris en pleine activité professionnelle, ils nous ont fait attendre 20 minutes… en France ce n’est pas concevable : on ne peut pas parler au téléphone pendant son travail. ” Malgré toutes ces différences culturelles, leur séjour ici nous est décrit comme un réel succès. Tous deux ont eu des relations personnelles étroites avec les enfants qu’ils ont traités et ont même appris à communiquer avec eux en hébreu. Bénédicte : «J’ai appris tous les mots hébreux dont j’avais besoin pour communiquer avec eux : « Champion (Aluf !) »,« Tout mon respect (Kol Hakavod) », « Lavez-vous les mains (Lilhtzu Yada’im) », bref j’ai entendu des mots et je me rends compte que j’ai aujourd’hui déjà le vocabulaire de base d’une enseignante israélienne. Jérémie : “Mon désir de poursuivre mes études dans ce domaine est la meilleure preuve du lien incroyable que j’ai créé ici avec les enfants et le personnel.” Dans quelques semaines, ils reviennent en France, laissant derrière eux plusieurs mois d’expériences inoubliables, une année où ils se sont consolidés et où leur avenir a pris forme, et au cours de laquelle peut-être avant autre toute chose – ils ont mieux compris comment poursuivre le cours de leur vie. Bourdieu: « Cela a été une année incroyable Si les gens veulent faire du bénévolat, et le temps – je suggère qu’ils le font sans crainte cela m’a changé et ma vie je me suis déplacé des choses tellement incroyables, je ne les remplacer quoi que ce soit une des choses que je…. C’est une décision de voyager plus en France, j’ai visité tout l’État d’Israël, et soudain j’ai réalisé que je n’avais jamais vu la France. ” Jérémie : « La décision de faire du bénévolat a été l’une des meilleures décisions que je n’ai jamais prises ! C’est arrivé juste au moment où j’en avais le plus besoin : encore quelques mois, j’aurai alors digéré tout ce qui m’est arrivé cette année, je saurai dire plus précisément ce qui était si puissant. A côté de cela, je me suis vraiment éloigné longtemps de France… Et j’apprécierai beaucoup plus d’y revenir. La première chose que je ferai après avoir atterri ? Manger du fromage. » *service civique international Source Ynet http://coolisrael.fr


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Un israélien change de nom et se En Israël, des forfaits de téléphonie mobile pour 1 shekel par mois dénomme à présent « Michelin »

Tom Pollak un jeune homme âgé de 24 ans originaire de Tel-Aviv qui occupe un poste dans une chaîne de hamburgers à Herzliya, a décidé de changer son prénom en « Kokhav Michelin » (Etoile Michelin). Qu’est-ce qui l’a amené à faire cela ? Quelle a été la réaction de l’employée du ministère de l’Intérieur. Et qu’en on pensé ses amis? Tom Kokhav Pollak est venu au studio de Ynet et a répondu à toutes les questions de la journaliste. Bonjour Tom, ou « Kokhav Michelin » Pollak. Comment faut-il vous appeler ? » Kokhav, Kokhav Michelin Et pourquoi avec vous fait cette démarche ? Tout d’abord, parce que c’est un beau nom. Vous ne trouvez pas ? Ensuite, nous nous sommes demandé comment faire pour qu’un restaurant en Israël obtienne une étoile au Guide Michelin. En préparant de la bonne cuisine ? Oui, en effet, mais en Israël le plus grand obstacle est la bureaucratie. Demandes, permis, réunions de comités, etc. C’est la raison pour laquelle aucun restaurant n’a cette étoile ici. Nous nous sommes dit que nous devions emprunter un chemin alternatif pour obtenir cette étoile Michelin et nous sommes tombés d’accord pour que l’un des membres de la direction du restaurant change son nom. Je me suis proposé, j’ai décidé de le faire pour moi et pour l’entreprise.

Ce n’est pas un peu extrême de changer son nom pour cela ? Combien d’années devez-vous porter ce nom ? Sept ans.

Ce n’est pas bizarre ? Votre famille ne vous a pas fait de gros yeux ? Si, ils m’ont questionné. Mais ça leur est passé. Mes amis pareil, ils ont trouvé ça amusant.

Nous vivions dans un monde en mouvement. Que se passera-t-il si vous changez de travail d’ici 2 ans ? Je ne sais pas, on verra bien. Je garderai ce nom et les gens me questionneront. Je leur expliquerai. Ce sera drôle. Comment a réagi l’employée du ministère de l’Intérieur lorsque vous êtes venu faire votre changement de nom ? Elle m’a regardé, a levé un sourcil, et m’a dit : « Bon, j’ai reçu des demandes pires que celle là. C’est vous qui allez vous retrouver coincé avec ce nom pendant 7 ans, pas moi ». Elle n’a pas essayé de vous dissuader de le faire ? Si. Elle m’a demandé au moins 20 fois : « Vous êtes sûr ? » Comment vous appellent vos amis ? Kokhav Vous pensez qu’à travers votre nom, le Guide Michelin écoutera votre histoire et viendra en Israël pour goûter vos hamburgers ? Oui. Nous apportons un souci particulier à la qualité. Nous sommes les premiers Kokhav Michelin en Israël.

Rami Levy Chain Stores Hashikma Marketing 2006 Ltd. (TASE: RMLI) propose une offre de téléphonie mobile sans précédent. Les membres du club de fidélité de la société se voient proposer des forfaits de téléphonie mobile pour 1 NIS par mois pendant un an. L’ensemble complet comprend des appels téléphoniques mobiles et huit gigaoctets de données par mois. Le ministère des Communications a demandé à Rami Levy Communications des éclaircissements sur le plan et craint que cela ne nuise à la concurrence.

La dernière fois qu’un forfait de téléphonie mobile a été proposé pour 1 NIS, c’était une offre promotionnelle de Golan Telecom, qui a vendu un deuxième abonnement à ce tarif pendant un mois. Cependant, pour autant que l’on sache, une telle aubaine n’a jamais existé sur le marché de la téléphonie mobile. Une source principale de Rami Levy Communications a confirmé les détails. La promotion est valable jusqu’au 16 octobre.

Au cours des derniers mois, Rami Levy a commencé à se concentrer sur les forfaits de téléphonie mobile destinés à la communauté haredi (orthodoxe), qui constitue un marché connu et apprécié. Il vend généralement des forfaits de téléphonie mobile sans Internet, car les haredim veulent un téléphone casher, sans accès Internet. Rami Levy utilise le réseau Pelephone Communications Ltd. les sources du marché affirment qu’il paie sur la base du surf et les clients à qui il vend des abonnement pour quelques shekels sont donc rentables pour l’entreprise. Rami Levy a recruté 2 190 clients de sociétés concurrentes en août, en plus d’attirer un grand nombre declients qui n’avaient auparavant pas d’abonnement de téléphonie mobile. Source : globes.co.il

200 000 ruches en Israël. 80% appartiennent à une poignée de familles

Merci Tom, pardon Kokhav. Et bonne chance ! Merci Source : Ynet

Jethro Tull, groupe de rock britannique, en Israël en Octobre 2018 Echec au BDS. Les billets du prochain concert de Jethro Tull, groupe de rock britannique, sont en vente en Israël (Octobre 2018). Jethro Tull est un groupe de rock britannique, originaire de Blackpool, Lancashire, en Angleterre. Il est formé dans la seconde partie des années 1960. Sa musique est marquée par le style vocal très particulier du leader Ian Anderson (une voix nasillarde mais remarquablement juste), son travail unique de flûtiste, et par des constructions de chansons inhabituelles et souvent complexes. La musique de Jethro Tull incorpore des éléments de musique classique et celtique, blues (surtout à ses débuts) ainsi que des phases art rock alternatif du rock. Malgré cela, il est difficile de désigner des artistes spécifiques ayant directement influencé ou étant directement influencés par Jethro Tull, dont l’œuvre reste à part dans le

monde du rock. Le groupe sort son dernier album en 2003 (The Jethro Tull Christmas Album) et continue des tournées jusqu’en 2011. En avril 2014, alors qu’il se consacre à sa carrière solo déjà bien entamée (avec, entre autres, Walk Into Light, Thick as a Brick 2 et Homo Erraticus), Ian Anderson annonce que Jethro Tull est bel et bien terminé. Toutefois, le chanteur et flûtiste Ian Anderson sera de retour en concert avec une toute nouvelle formation de Jethro Tull le 17 avril 2018 au Royal Albert Hall, afin de célébrer le 50e anniversaire du groupe. Les musiciens étaient Florian Opahle à la guitare, David Goodier à la basse, John O’Hara aux claviers, Scott Hammond à la batterie et des invités surprise virtuels. Le groupe a revisité la carrière de Jethro Tull en alternant les vieux classiques et le matériel plus récent des derniers albums.

Eyal pratique l’apiculture comme passion. Il n’en a pas encore fait son métier. “Il est très difficile d’obtenir une licence en Israël, pour pratiquer professionnellement l’apiculture”. En fait, il n’y a que très peu de terrains disponibles à cet effet et les différentes régulations imposées dans le domaine, le rende très inaccessible. “Il existe une sorte de monopole”, nous décrit Eyal, ”Les ruches se transmettent de génération en génération. Sur les 200000 ruches en Israël, 80% appartiennent à une poignée de familles”. Et les exportations? ”Elles sont très réglementées aussi”, affirme Eyal. Partant de ce constat, Eyal a décidé de ne pas passer à côté de sa passion. Il possède des ruches chez lui, à partir desquelles, il fabrique son propre miel, avec, évidemment, l’autorisation de ce qu’on l’appelle ”Le Conseil du Miel”, institution publique.

Qu’est-ce qui vous fascine dans cette discipline? ”Quand j’étais en kita hé (CM2), j’ai eu l’occasion de voir comment fonctionnait une ruche. J’ai constaté l’harmonie qui y régnait. J’ai alors décidé de suivre des cours sur le sujet. L’influence des abeilles sur les environnements écologiques est absolument extraordinaire. On ne le sait pas, mais sans ces petits insectes, il y aurait la famine dans le monde entier!”. Les abeilles permettent, par leur activité, la reproduction des fleurs, des arbres fruitiers et de nombreux végétaux à la source de notre alimentation. ”C’est ce qui m’a plu: contribuer à la préservation de notre système écologique. Une abeille pouvant voler à 6 km à la ronde autour de sa ruche, je me dis que je participe à la sauvegarde de la nature sur cette distance autour de moi”. Source : http://lphinfo.com


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Mort dans son sommeil. C’était l’une Le film Atomic Falafel lancé avec des stars du zoo de Jérusalem en Israël un gimmick : « L’ambassade d’Iran

Agé de 59 ans, l’hippopotame Tami a fait preuve d’une longévité surprenante par rapport à ses congénères qui vivent en moyenne de 40 à 50 ans… C’était l’une des stars du zoo de Jérusalem en Israël. Tami, l’un des plus vieux hippopotames en captivité du monde, s’est éteint dans son sommeil jeudi à l’âge de 59 ans. « Nous avons trouvé Tami l’hippopotame sans vie dans le lac de la partie africaine », a annoncé sur Facebook le zoo de Jérusalem, également connu sous le nom de Zoo biblique. Dernière de son espèce au zoo de Jérusalem depuis le décès du mâle Mati il y a une dizaine d’années, « elle est morte à un

âge avancé, entourée de beaucoup d’amour et respect ». Les hippopotames ont une longévité de 40 à 50 ans.

Le zoo n’en a guère dit plus sur l’histoire de Tami, sinon qu’elle s’était imposée comme la figure dominante de la partie africaine du parc parmi les girafes, les zèbres et les rhinocéros. « C’est un jour difficile pour nous », a commenté Gilad Moché, employé du zoo, sur le site du quotidien Israël Hayom. « Un peu comme lorsqu’on perd une amie ». L’ancienne doyenne des hippopotames en captivité, Bertha, est morte en 2017 à 65 ans au zoo de Manille.

Africa with love. Les rappeurs d’«Innocent Boys» en Israël Israël, trois jeunes immigrés soudanais, habitués à faire profil bas dans un pays qui tolère difficilement leur présence, se sont pris à rêver de devenir de futures stars du hip-hop international. Les membres du groupe «Innocent Boys» se donnent rendez-vous dans les allées bétonnées de la gare centrale de Tel-Aviv. Tout autour se trouve un quartier aux allures de «petite Afrique», où vivote une majorité des 53.000 demandeurs d’asile africains. XXX, 27 ans, tout sourire, jean large descendu sous les fesses et démarche de «gangsta-rappeur», débarque d’un bus, une de ses propres chansons à fond sur le hautparleur de son téléphone. «Ils me mettent en prison, mais merde! Je ne suis pas un criminel», scande-t-il sur sa propre voix, faisant se retourner les passants. Son rêve de musique est tout empreint de la contre-culture afro-américaine, qui a fait passer la lutte pour les droits civils par la musique et les refrains engagés. Mo-Yassine et One-Pac (détournement du nom du rappeur américain décédé Tupac), les noms de scène de ses deux comparses, ont aussi la dégaine de leurs idoles, les célèbres rappeurs de la côte ouest américaine, comme Fifty Cent ou Dr. Dre: pantalon baggy, maillot de basket, casquette et une carte du continent africain en pendentif blingbling autour du cou. Impossible de deviner qu’au quotidien, ces deux comparses sont des silhouettes discrètes dans les grands hôtels de la station balnéaire d’Eilat, où ils travaillent comme hommes de ménage. «On travaille, on va dormir, on retourne au travail, nous sommes des ombres, des machines, des robots», entonne Mo-Yassine,

en Israël va ouvrir à Tel-Aviv »

un ancien officier de l’armée soudanaise qui attend depuis cinq ans d’obtenir des autorités israéliennes le statut de «réfugié politique». Israël compte 53.000 immigrants clandestins et demandeurs d’asile d’Afrique. Déjà qu’on est noirs Pour leurs sessions d’enregistrement, les rappeurs d’«Innocent Boys», habitués à la débrouille, font à chaque fois le tour par SMS de la communauté soudanaise de TelAviv pour trouver un ordinateur portable, un micro et une enceinte. En attendant de trouver le matériel, les trois jeunes se retrouvent dans la studette d’une connaissance. Ils sirotent un thé sucré. XXX, Mo-Yassin et One-Pac, élevés dans l’islam, ne boivent d’alcool ni ne fument, contrairement à leurs idoles américaines. Pour rapper, mais aussi pour converser, ils ont adopté l’anglais et même l’hébreu, qu’ils parlent couramment au bout de cinq ans, plutôt que leur langue maternelle, un dialecte proche de l’arabe. «Déjà qu’on est noirs… Si, en plus, les Israéliens nous entendent parler arabe, alors là ça devient compliqué», s’amuse Mo-Yassine. Le racisme est le thème principal des chansons, très amères, des trois rappeurs soudanais. Une de leurs chansons, «Promised Land», fait la liste des «promesses déçues» d’Israël, où ils pensaient trouver «la liberté, l’ouverture, et la réussite». La morosité s’installe dans la chambrette. Le matériel d’enregistrement n’a pas été trouvé. XXX tente de galvaniser ses troupes en proposant une session de hip-hop en extérieur. En attendant les salles combles, leur scène sera ce soir-là un bloc de béton dans un parc public où certains immigrés africains, sans domicile, passent la nuit sur la pelouse. «Nous sommes enfermés ici, mais nous avons un rêve», scandent-ils. Source : 20minutes.fr

C’était il y a bien longtemps… « L’ambassade d’Iran en Israël va bientôt ouvrir ici ». C’est ce que proclamait une affiche géante au centre de Tel-Aviv, ornée de deux drapeaux, israélien et iranien, et d’un numéro de téléphone, alors même qu’Israël et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques depuis 1979 et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou n’a de cesse de dénoncer une «menace» iranienne. Intrigués par cette affiche mystérieuse, les internautes avaient multiplié les hypothèses sur les réseaux sociaux: annonce de l’ouverture d’un restaurant avec des spécialités iraniennes? appel d’associations en faveur d’un dialogue avec la République islamique? projet artistique? Comédie Les producteurs d’Atomic Falafel, un film évoquant avec humour les peurs et les tensions sur le nucléaire entre l’Iran et Israël avaient révélé être à l’origine de l’affiche et du coup publicitaire pour promouvoir ce long métrage réalisé par Dror Shaul. La comédie raconte la rencontre virtuelle de deux jeunes filles, une Iranienne et une Israélienne, vivant dans des villes dotées de sites nucléaires. Elles se partagent des secrets d’Etat afin d’éviter un affrontement

voulu par l’ancienne génération des deux pays ennemis. Un divertissement sans prétention Le réalisateur, auteur dans le passé de clips électoraux pour un parti de la gauche israélienne, présente le film comme un divertissement sans prétention et se dit animé d’intentions pacifiques. «Il s’agit d’une comédie sarcastique et satirique se moquant de l’ultra-militarisme», a expliqué le producteur israélien du film Avraham Pirchi. Au milieu du désert israélien, Mimi élève seule sa fille de 15 ans, Nofar. Sous la surface du terrain où elles ont installé leur food truck, qui ravitaille en falafels les soldats de la base militaire voisine, se trouve une centrale secrète de commandement censée anticiper une éventuelle attaque nucléaire iranienne. Lorsque l’Agence internationale de l’énergie atomique envoie des inspecteurs sur place, Mimi tombe amoureuse d’Oli, un Allemand chargé de vérifier les installations. Film: Atomic falafel Réalisateur : Dror Shaul Bande originale : Ran Shem-Tov Producteurs : Dror Shaul, Avraham Pirchi, Matthew Metcalfe, Nominations : Ophir Award for Best Supporting Actress.

Ouverture du 2ème restaurant Pizza Hut dans la ville de Jénine Ouverture du second restaurant Pizza Hut dans la ville de Jénine, après celui de Ramallah.Le plus curieux est que cette ouverture intervient alors que les Palestiniens encouragent des campagnes de boycottage contre Pizza Hut dans les pays arabes et musulmans .

la campagne mondiale de boycott de Pizza Hut, dans le monde arabe. Les Palestiniens exercent des pressions sur Pizza Hut pour fermer la succursale de l’entreprise qui travaille dans Maale Adumim, une municipalité israélienne située en Judée Samarie à 7 kilomètres à l’est de Jérusalem.

Il convient de mentionner que la militante espagnole Mari Fernandez est la cheffe de

Source : Souhail Ftouh


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Arthrose du genou : aux États-Unis, les premiers patients reçoivent des implants Agili-C

CartiHeal, la société israélienne qui a développé Agili-C, un implant exclusif pour le traitement des lésions de surfaces articulaires, et deux chirurgiens orthopédiques du centre des sciences de la santé LSU Health New Orleans ont recruté les deux premiers patients aux États-Unis dans le cadre de l’étude pivot IDE* sur Agili-C. Le premier patient randomisé pour recevoir un implant Agili-C aux États-Unis est un homme de 53 ans qui souffrait d’une lésion du cartilage chronique douloureuse au milieu de la trochlée. Il a reçu un implant unique dans le cadre d’une approche de mini-arthrotomie. CartiHeal, société d’équipements médicaux à capitaux privés basée en Israël, développe des implants exclusifs pour le traitement de défauts ostéochondraux et du cartilage dans des articulations traumatiques et ostéoarthritiques. L’étude sur ces deux premiers cas aux ÉtatsUnis a été menée par le Dr Vinod Dasa, chercheur principal, professeur associé et directeur de la recherche orthopédique, et le Dr Michael Hartman, professeur associé de chirurgie orthopédique à la LSU Health New Orleans School of Medicine, le 14 août 2018. « Nous manquons actuellement de bonnes options de traitement pour les patients souffrant de douleurs persistantes au genou engendrées par des problèmes de cartilage et qui sont trop jeunes pour un remplacement du genou », a déclaré le Dr Dasa. « La mise en place de l’implant d’Agili-C s’est faite en douceur, sans complication. Nous prévoyons de recruter davantage de patients au cours des prochaines semaines et espérons que cet essai lDE révèlera que l’implant Agili-C soulage la douleur pour ces patients, leur permettant de revenir à un mode de vie actif. » 80 patients recrutés et traités en Europe et en Israël En Europe et en Israël, 80 patients ont déjà été recrutés et traités dans le cadre de cette étude, qui comprendra un minimum de 250 patients dans des centres aux États-Unis et en dehors, dans le but d’aboutir à une demande d’autorisation de pré-commercialisation auprès de la FDA. L’objectif de l’essai est de démontrer la supériorité de l’implant Agili-C par rapport aux thérapies chirurgicales standard (microfracture et débridement) pour le traitement des défauts ostéochondraux ou du cartilage, dans les genoux arthritiques et les genoux sans évolution dégénérative. Nir Altschuler, fondateur et PDG de CartiHeal, a indiqué : « Nous tenons à féliciter le Dr Dasa et le Dr Hartman pour avoir recruté les deux premiers patients aux États-Unis. Il

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A découvrir. La ferme des perroquets de Kfar Hess

s’agit d’une étape importante pour notre entreprise et pour notre étude. Nous sommes très satisfaits du taux de recrutement à ce jour et prévoyons d’ouvrir davantage de sites aux États-Unis dans un avenir proche. » L’implant sans cellule en vente libre de CartiHeal (marquage CE) pour une utilisation sur les défauts du cartilage et ostéochondraux. L’implant Agili-C a été testé dans le cadre d’une série d’essais menés dans de grands centres en Europe et en Israël, sur plus de 400 patients atteints de lésions du cartilage au niveau du genou, de la cheville et du gros orteil. Dans le cadre de ces essais, l’implant a été utilisé pour traiter un vaste spectre de lésions du cartilage, allant des lésions focales uniques à des défauts multiples et importants chez des patients souffrant d’ostéoarthrite. Aux États-Unis, l’implant Agili-C n’est pas disponible à la vente, il s’agit d’un dispositif médical expérimental utilisé dans le cadre de l’étude IDE. LSU Health Sciences Center New Orleans éduque les professionnels des soins de santé de Louisiane. Institut phare, le LSU Health New Orleans est l’université des sciences de la santé la plus complète de l’État et comprend une faculté de médecine, la seule école de médecine dentaire de l’État, la seule école publique de santé publique de Louisiane, ainsi que des écoles d’études paramédicales, de soins infirmiers et supérieures. La faculté du LSU Health New Orleans prend soin de patients dans des hôpitaux et cliniques publics et privés dans toute la région. À l’avant-garde de la recherche bio-scientifique dans plusieurs domaines sur la scène mondiale, la division dédiée à la recherche du LSU Health New Orleans génère des emplois et un immense impact économique. La faculté du LSU Health New Orleans a fait des découvertes d’importance vitale et continue d’œuvrer à la prévention, à l’amélioration des traitements ou la guérison des maladies. En savoir plus sur l’étude IDE sur Agili-C à LSU Health New Orleans : Cara Rowe, MSW, CCRP, coordinatrice 504568-4640. *IDE : Investigational Device Exemption – exemption des dispositifs de recherche

Vous vous sentez d’humeur à parler de cœur à coeur – avec un perroquet? Cette ferme de perroquets colorés à Kfar Hess pourrait bien être ce que vous recherchez. La ferme abrite des dizaines de types d’oiseaux exotiques, ainsi que des lapins, des faisans, des poulets, des paons, des porcs-épics, des moutons et d’autres animaux, avec lesquels vous pouvez vous connecter personnellement.

Vous pouvez faire une visite guidée pour apprendre à tenir et à nourrir les animaux, à visiter les couveuses, à faire un atelier de pâtisserie ou à créer des œuvres d’art à partir de matériaux naturels inspirés des animaux. Kfar Hess est un moshav dans le centre d’Israël. Situé dans la plaine de Sharon au sud-est de Tel Mond et couvrant 3 900 dunams, il relève de la compétence du Conseil régional de Lev HaSharon. En 2015, il comptait 1 581 habitants.

Décathlon : un 3ème magasin à Kfar Saba

Decathlon a annoncé qu’il ouvrira son troisième magasin en Israël à Kfar Saba, près du complexe G de Gazit Globe, en 2020 (dans 18 à 24 mois).

clients. Le magasin comprendra des escaliers mécaniques et un ascenseur. Le siège israélien et les bureaux de la société seront transférés à Kfar Saba.

Le terrain appartient à Gazit Globe, propriété de Chaim Katzman, propriétaire du complexe G à Kfar Saba, et de Harel. L’ouverture de la troisième succursale est destinée à répondre à la demande importante de produits Decathlon en Israël. Le troisième magasin de Kfar Saba couvrira une superficie de 3.400 m². Ce magasin rejoindra le premier magasin qui a ouvert ses portes il y a un an à Rishon Letzion et le deuxième magasin qui ouvrira prochainement à Haifa.

Decathlon a récemment loué à Ashdod un terrain pour y construire un centre logistique qui coordonnera tous les services logistiques des magasins de Rishon Letzion Haïfa et Kfar Saba. L’ouverture des entrepôts permettra à l’entreprise une flexibilité dans tout ce qui concerne les stocks et permettra la disponibilité des marchandises dans les magasins et sur le site.

Pour adapter la grande surface au magasin, un bâtiment a été construit à côté du complexe G. Le magasin comprendra deux niveaux de stationnement à l’usage des clients, environ 300 places de stationnement, le stationnement sera gratuit pour les

Decathlon a ouvert sa première succursale en Israël en septembre 2017, à Rishon Letzion. Israël est le 34ème pays dans lequel l’entreprise s’est implanté. Le magasin de Rishon Letzion propose des articles pour 60 sports différents. Source Koide9enisrael


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Ayelet Shaked, parfois surnommée La Ministre de la justice la « Dame de fer » en Israël Ayelet Shaked. Personnalité qui marque Israël selon Haaretz

Députée à la Knesset pour le parti nationaliste Le Foyer juif depuis 2013, elle est ministre de la Justice depuis 2015, au sein du quatrième gouvernement Netanyahou. Bien qu’appartenant à un parti religieux, Ayelet Shaked se dit laïque (au sens israélien du terme).

Venant du magazine économique The Marker, lié au quotidien Haaretz, le compliment prend d’autant plus de valeur. Le magazine a établi un classement des personnalités qui ont marqué l’année 5778 en Israël et qui ont été les plus influentes. C’est la ministre de la Justice Ayelet Shaked (1) qui a été placée en tête de liste. Le commentateur juridique du magazine, Dr. Ido Baum, a constaté que dans son domaine ministériel, “Ayelet Shaked a eu une réussite phénoménale, notamment dans la nomination des juges à la Cour suprême, en plaçant une majorité de magistrats conservateurs”. Dr. Baum note qu’Ayelet Shaked est convaincue que l’esprit nouveau qu’elle a réussi à insuffler dans le système judiciaire entraînera moins d’interventionnisme de la Cour suprême dans les décisions politiques et tournera la page de l’activisme judiciaire introduit dans les années 1990 par l’ancien président de la Cour suprême le Prof. Aharon Barak.

Les trois pages de commentaires consacrés Ayelet Shaked dans ce numéro du magazine The Marker, ni même les lignes écrites par le Dr. Ido Baum ne sont pas forcément dues à une approbation de la politique menée par la ministre de la Justice depuis sa prise de fonction. Pour le magazine Ayelet Shaked est venue avec un agenda politique clair qu’elle a su mettre en application dans la “douceur” sans provoquer de révolution ou de levée de boucliers dans le système judiciaire. Répondant en fin de semaine dernière à ceux qui l’accusaient une nouvelle fois de “porter atteinte à la démocratie”, la ministre a répondu qu’au contraire, la démocratie – la vraie – a gagné en force grâce à aux réformes qu’elle a entreprises, ainsi que l’estime et la confiance de la population dans le système judiciaire et en premier lieu, dans la Cour suprême. Source : http://lphinfo.com

Ayelet Shaked, de son nom de jeune fille Ayelet Ben Shaul, est née à Tel Aviv en Israël au sein d’une famille de la classe moyenne. Sa mère, une enseignante de la Bible hébraïque, est ashkénaze (ses ancêtres faisaient partie de la première aliyah russe à la fin du XIXe siècle) et vote centre-gauche. Son père, né en Iran dans une famille juive irakienne ayant quitté cette région dans les années 1950, est comptable et vote pour le Likoud. Elle se décrit comme « à moitié irakienne et fière de l’être ». Shaked grandit dans le quartier de Bavli à Tel Aviv. Elle déclare que sa passion pour la politique est née en regardant à huit ans un débat télévisé entre Yitzhak Shamir et Shimon Peres, durant lequel elle affirme avoir soutenu Shamir. À sa majorité, elle intègre l’Armée de défense d’Israël et occupe rapidement le poste d’instructeur d’infanterie dans la Brigade Golani. Après son service militaire, elle intègre l’université de Tel Aviv et obtient un master en ingénierie électronique et informatique. Elle travaille ensuite au service marketing de la société Texas Instruments. Carrière politique De 2006 à 2008, elle est directrice du cabinet de Benjamin Netanyahu. Entre 2010 à 2012, elle crée et développe le mouvement politique Mon Israël avec Naftali Bennett. Depuis fin 2011, elle fait campagne contre l’immigration illégale en provenance d’Afrique, estimant que ceci représentait une menace pour l’État d’Israël et un problème pour son économie. Elle fit aussi campagne contre la radio Galeï Tsahal, dont elle estime que la ligne éditoriale était politiquement de gauche. En janvier 2012, Ayelet Shaked est élue membre du comité central du Likoud. Mais en juin 2012, elle démissionne et rejoint le parti Le Foyer juif. Le 14 novembre 2012, elle se hisse à la troisième place lors des primaires de son parti pour les élections législatives de janvier 2013 mais dans le cadre d’une alliance entre son parti et l’Union nationale, elle n’est que cinquième sur la liste. Lors de ces 19e élections législatives

israéliennes, elle est élue membre de la Knesset, le Parlement israélien, mais reste la seule élue laïque de son parti parmi les onze autres députés du Foyer juif. Elle intègre rapidement la commission des affaires économiques, la commission parlementaire, la commission sur les travailleurs étrangers et de manière moins régulière la commission des finances. Elle préside le lobby pour les immigrants anglophones — les lobbies israéliens sont des groupes parlementaires se donnant pour mission le soutien d’individus ou de groupes clairement désignés5 —, celui pour Jonathan Pollard et celui pour les agents infiltrés et elle participe à de nombreux autres lobbies de la législature 20132015. Le 6 mai 2015, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, quelques heures avant le délai limite que lui impose la loi pour former un gouvernement, nomme Ayelet Shaked ministre de la Justice. Après avoir mené sous la précédente législature le combat pour le service militaire des ultra-orthodoxes, elle a pour ambition de diminuer les pouvoirs de la Cour suprême d’Israël. Régulièrement victime d’attaques sexistes de la part de collègues députés et de journalistes, elle reçoit le soutien d’opposantes politiques comme Zehava Gal-On du parti de gauche Meretz. Le 4 août 2015, elle annonce vouloir séparer en deux le poste de conseiller juridique au gouvernement. Ce dernier se verrait ainsi déchargé de la fonction de procureur général et ne garderait que le rôle proprement dit de conseiller juridique auprès du gouvernement. En 2017, elle est élue « femme de l’année » par le magazine Forbes. Parfois surnommée la « Dame de fer » en raison de son intransigeance dans la répression des crimes et des délits commis par les Palestiniens ainsi que pour ses positions nationalistes, elle est favorable à la peine de mort pour les individus ayant commis des actes terroristes, y compris pour ceux de confession juive qui auraient tué des enfants palestiniens. Toutefois, elle estime que la peine capitale ne doit s’appliquer que dans les cas les plus extrêmes. Vie privée Elle est mariée à M. Shaked. Le couple a deux enfants et la famille vit toujours dans le quartier de Bavli à Tel Aviv.


Israël Actualités n°490  

Toute l'Information en provenance d'Israël

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